Le devoir, 7 avril 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 7 6 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a Analogies, rimes riches et autres contraintes béné- ?ques.Univers parallèles, le nouvel album de Damien Robitaille.Page B 5 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m The Love Witch, cet ingénieux pastiche signé Anna Biller, n\u2019est qu\u2019un des nombreux films récents amenés par des réalisatrices qui font enfin leur un genre longtemps réservé aux hommes : l\u2019horreur.CINÉMA Renouveau de l\u2019horreur au féminin Une vague de réalisatrices s\u2019empare d\u2019un genre longtemps réservé aux hommes M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa S i le gouvernement Trudeau espérait que Brian Mulroney vienne les rassurer quant aux visées de Donald Trump sur l\u2019avenir de l\u2019ALENA, c\u2019est tout le contraire que leur aura offert l\u2019ancien premier ministre.Car la négociation sera « serrée», a prévenu le père de l\u2019accord de libre-échange, qui était de retour au Parlement pour rencontrer les ministres libéraux.Ambassadeur officieux du gouvernement canadien auprès du gouvernement américain, Brian Mulroney avait été invité à rencontrer le sous-comité de ministres responsables des relations du Canada avec les États- Unis.Depuis l\u2019élection de Donald Tr ump à la présidence des États-Unis, M.Mulroney profite de sa relation d\u2019amitié avec ce dernier, de même qu\u2019avec le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, pour faire le pont entre Ottawa et Washington.« Ça va être une négociation serrée.Avec les Américains, c\u2019est toujours le cas», prévenait-il en arrivant au Parlement jeudi.Il n\u2019était pas plus optimiste à sa sortie de la rencontre du cabinet libéral.Le président Trump a beau avoir tenté, depuis son élection, ALENA Ce ne sera pas facile, prévient Brian Mulroney Les États-Unis ne feront pas de cadeau au Canada, dit l\u2019ancien premier ministre ANNA BILLER PRODUCTIONS L\u2019héroïne du film The Love Witch, Samantha Robinson FRAPPE PUNITIVE CONTRE LA SYRIE ALEX BRANDON AGENCE FRANCE-PRESSE Les États-Unis ont attaqué une base aérienne de Syrie jeudi soir.Dans un court message, le président américain, Donald Trump, a soutenu que le régime syrien avait failli à ses obligations légales et qu\u2019il était «une menace pour les États-Unis et ses alliés».Page B 9 F R A N Ç O I S L É V E S Q U E D epuis quelques années, le cinéma d\u2019horreur vit un renouveau.C\u2019est, en bonne partie, le fait d\u2019un groupe de réalisatrices qui, dans leurs films, bousculent les codes et les poncifs qu\u2019ont établis avant elles des légions de réalisateurs, puis qu\u2019a maintenus par la suite une VOIR PAGE A 10 : HORREUR VOIR PAGE A 10 : MULRONEY VOIR PAGE A 10 : HISTOIRE Idées Pour ou contre le Lab-école?Page A 9 Zeitgeist Je suis adomasochiste, avoue Josée Blanchette Page B 10 «Ça fait 25 ans.Alors, nous aurons à prendre certaines décisions importantes.» M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L es oubliés du docudrame historique Canada : The Story of Us n\u2019auront pas le fin mot de l\u2019histoire.La société d\u2019État CBC/Radio- Canada n\u2019a pas énoncé, même du bout des lèvres, des excuses pour avoir réduit 12 000 ans d\u2019histoire amérindienne à quelques minutes seulement, passé sous silence la déportation des Acadiens ou encore dépeint les figures historiques françaises de manière désobligeante.Toute série sur l\u2019histoire du Canada, quelle qu\u2019elle soit, suscite immanquablement la controverse, selon le diffuseur public.«Lorsque nous racontons l\u2019histoire d\u2019un pays, il y a inévitablement des citoyens, des historiens et des politiciens qui ont une autre façon de voir les choses », a souligné la porte-parole de CBC, Emma Be- dard, par voie de communiqué.Elle soutient que « le format » du « docu- drame » narré par 50 personnalités choisies a été « mal compris ».Il ne s\u2019agit pas d\u2019un « récit exhaustif et linéaire de l\u2019histoire du Canada», et ce, contrairement à la série Le Canada : une histoire populaire, qui s\u2019était d\u2019ailleurs elle aussi attiré son lot de critiques, a-t-elle insisté.« [Cela CANADA : THE STORY OF US L\u2019histoire ne s\u2019arrêtera pas là Québec exige des excuses que la CBC refuse de présenter Lire aussi \u203a Une théorie de l\u2019horreur au féminin.Entretien avec Kier-La Janisse Page B 3 Santé Dr Donald Vinh, détective des maladies génétiques Page A 5 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER RÉPARER LES GÈNES R LI À OTO H P TE EX T RA DEMAIN E ME U A LL I U G : S L VE G INE UL A P : S ur ceux q plan s ts de m st a uébec e ant v ent le vi épar ui r ent t v s doi ue énétiq s g die ein ala s r s de e g s lo e emièr ux pr .e soigner a urs aller se fair ujo o éniq apie g s en thér che echer s.ni ts-U a ux Ét tients s pa s de ue, mai LE ET UR O P AS EV L TE NTEX CO TE TEX LE R U SE P H I L I P P E P A P I N E A U L es principaux corps de police du Québec ont fait près de 13 000 demandes d\u2019informations sur des clients de Vidéotron, Telus et Bell Canada depuis mai 2010, selon les chiffres dévoilés jeudi par ces entreprises de télécommunication lors de la commission Chamberland sur la protection des sources journalistiques.Et c\u2019est sans compter les nombreuses requêtes faites à Rogers, qui ne comptabilise pas ses données de la même manière.Selon les statistiques que les quatre entreprises ont soumises au juge Chamberland, c\u2019est la Sûreté du Québec qui est la plus active dans ses demandes, suivie du Service de police de la Ville de Montréal.Les corps policiers de Gatineau et Laval suivent, loin derrière.Chez Bell, le gestionnaire senior responsable des enjeux légaux Alain Monfette a dévoilé que le fournisseur a dû répondre à près de 5000 demandes policières depuis le mois de mai 2010.Pour la même période, ce chif fre s\u2019élève à 4200 demandes de transmission d\u2019informations pour Te- lus et 4056 pour Vidéotron.Chez Rogers, on ne comptabilise pas les demandes, mais plutôt la quantité de clients touchés par lesdites demandes, qui s\u2019élève à 7600.Le contenu des SMS enregistré Les informations transmises aux policiers dépendent du type d\u2019autorisation judiciaire demandée au juge par les agents de police, mais peuvent inclure les numéros de téléphone, l\u2019heure d\u2019un appel, la durée de celui-ci et la tour cellulaire qui a permis de transmettre les données.L\u2019analyste en sécurité de Telus, Sergio Catoni, a même af firmé qu\u2019avant le 20 avril 2013 l\u2019entreprise enregistrait même le contenu des messages textes et le conservait pendant 150 jours.« Ce qui était pitonné était sauvegardé», a-t-il imagé, avant d\u2019ajouter que l\u2019entreprise avait donc transmis ces contenus aux policiers qui en avaient fait la demande avec des ordonnances de communication en règle.Même qu\u2019avant l\u2019entrée en vigueur de l\u2019ar rêt Spencer de la Cour suprême du Canada en décembre 2014 \u2014 qui renforçait la protection de la vie privée en ligne \u2014, Sergio Catoni a expliqué que les corps policiers n\u2019avaient pas besoin de mandat pour obtenir les noms des clients à partir d\u2019un numéro de téléphone.Pire, « les policiers avaient accès à un système [à distance] , et pouvaient eux-mêmes chercher pour obtenir les informations nominatives des clients actifs chez Telus.Ce ne sont pas tous les services de police qui étaient inscrits, mais une simple demande par courriel permettait aussi d\u2019obtenir des informations.» Les quatre entreprises de télécommunication qui ont témoigné jeudi à la commission Chamberland ont spécifié que l\u2019arrêt Spencer avait marqué un virage dans leurs pratiques.Désormais, un mandat ou une ordonnance est nécessaire pour chaque requête.Critères Le conseiller juridique principal de V idéotron, Me Anthony He- mond, a expliqué devant la Commission que toute demande d\u2019informations par un corps policier doit répondre à une « liste de vérification » avant d\u2019être acceptée, une approche aussi par tagée par Telus, Bell et Rogers.« De façon générale, si vous n\u2019avez pas de mandat ou d\u2019ordonnance, vous n\u2019aurez pas les informations, nous sommes stricts », a dit M.Hemond.Parmi les critères de la liste, le conseiller de Vidéotron a mentionné qu\u2019il fallait que la date d\u2019échéance de la demande soit valide, que le mandat ou l\u2019ordonnance soit relié à la nature de la requête, et surtout signé par un juge.«Tower dump» Les représentants des quatre fournisseurs ont aussi mis en lumière devant la commission Cham- berland un type de demande des policiers, appelé « tower dump » \u2014 ou déversement de tour cellulaire \u2014, qui consiste à demander l\u2019ensemble des données recueillies par une antenne précise, durant un laps de temps déterminé.« Si on prend une tour au centre-ville, dans une période de 60 minutes, il peut y avoir 10 000 appels qui passent par là », a expliqué M.Catoni.Chez Te- lus, on reçoit ce genre de demande « deux ou trois fois par mois ».Kristi Jackson, de l\u2019équipe légale de Rogers, trouve ces demandes in- trusives, car « elles impliquent beaucoup de clients qui ne sont pas impliqués dans un événement.On essaie le plus possible de préserver l\u2019identité des tiers partis ».Le Devoir COMMISSION CHAMBERLAND La police multiplie les demandes aux fournisseurs Les grands corps policiers du Québec ont fait plus de 13 000 requêtes d\u2019informations sur les clients de Bell, Telus et Vidéotron depuis 2010 RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le suspect, Sylvain Duquette, a été arrêté dans le stationnement d\u2019un poste d\u2019essence du nord de Shawinigan, près d\u2019une voiture volée.S T É P H A N I E M A R I N C A R O L I N E S T - P I E R R E à Shawinigan U n homme de 51 ans a été accusé, jeudi après- midi en Mauricie, à la suite d\u2019un triple meurtre qui a les apparences d\u2019un drame familial.Sylvain Duquette a comparu en fin de journée, au Palais de justice de Shawinigan, au lendemain d\u2019une soirée mouvementée qui s\u2019est soldée par trois décès dans deux résidences différentes.Il fait face à trois chefs de meurtre prémédité, un de tentative de meurtre avec arme à feu, un de séquestration et un autre d\u2019incendie criminel dans un endroit qu\u2019il savait habité.Plusieurs témoins ont raconté que le suspect et les victimes avaient des liens familiaux, une information que n\u2019a toutefois pas voulu confirmer la Sûreté du Québec (SQ), se contentant de dire que toutes les personnes impliquées se connaissaient.Selon la SQ, l\u2019histoire a débuté dans une résidence située sur le chemin Méandre, à Saint- Mathieu-du-Parc.Une femme y a été assassinée et un homme y a été victime d\u2019une tentative de meurtre.Appelés sur les lieux pour un début d\u2019incendie à 23h45 mercredi soir, les pompiers ont trouvé une personne inerte à l\u2019intérieur de la résidence.Une deuxième personne, un homme de 80 ans, s\u2019était réfugiée chez les voisins.Jeudi après-midi, un voisin, Claude Blais, affirme avoir été réveillé par un coup de feu en fin de soirée, puis a entendu les pompiers, les ambulances et la police arriver.«J\u2019ai dit : \u201cIl y a quelque chose qui se passe certain, on n\u2019est pas censé avoir des coups de feu ici\u201d», a-t-il raconté.Le suspect se serait ensuite rendu à une deuxième résidence, sur le chemin du Lac-Mar- chand, dans le secteur Saint-Gérard-des-Lau- rentides.Deux femmes y ont été retrouvées sans vie.Suspect arrêté Le suspect a été arrêté plus tard dans le stationnement d\u2019un poste d\u2019essence du nord de Shawinigan, près d\u2019une voiture volée.Un bidon d\u2019essence a été trouvé près du véhicule.Liette Montreuil, qui réside non loin de la maison du chemin du Lac-Marchand où une partie du drame a eu lieu, connaissait bien l\u2019une des victimes, qui avait un lien familial avec le suspect, selon elle.« On la voyait tous les étés se promener avec ses petits-enfants, je lui disais bonjour.[\u2026] Ça m\u2019a donné un coup, c\u2019étaient des bons amis et, aujourd\u2019hui, ils ne sont plus là », a-t-elle lancé, un sanglot dans la voix.Mme Montreuil avait également déjà rencontré le suspect, et elle n\u2019en avait pas gardé une bonne impression.«C\u2019était un gars agressif.Il parlait sec», a-t-elle confié.«C\u2019était un bon petit gars, mais on dirait qu\u2019il était sur les nerfs, a quant à lui soutenu Claude Blais.C\u2019était un petit gars nerveux.Il était gêné.Quand il avait quelque chose dans la tête, il l\u2019avait dans la tête, il ne l\u2019avait pas dans les pieds.» Un autre porte-parole de la SQ, Marc Tessier, a précisé que les trois victimes étaient âgées de 56, 61 et 70 ans.Il a aussi précisé que le suspect et les victimes se connaissaient, mais n\u2019a pas voulu donner davantage de détails.La Presse canadienne MAURICIE Un triple meurtre aux apparences de drame familial H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a sénatrice L ynn Beyak crie au crime de lèse-li- ber té d\u2019expression.Elle estime que son exclusion du comité sur les peuples autochtones, en raison de ses commentaires à propos des écoles résidentielles, relève de la rectitude politique.« La rectitude politique réprime les opinions et la conversation réfléchie que nous devons avoir», écrit Mme Beyak dans un communiqué.«Que je perde ma place au comité sur les peuples autochtones pour avoir souligné le travail des infirmières, des enseignants, des familles d\u2019accueil et d\u2019une pléiade d\u2019autres Canadiens honnêtes et attentionnés [\u2026] m\u2019apparaît comme une menace sérieuse à la liberté d\u2019expression.» Mm e Beyak est au cœur d\u2019une controverse depuis qu\u2019elle a déclaré au Sénat le 7 mars dernier qu\u2019il y avait aussi eu du bon dans les écoles résidentielles et que plusieurs des gens liés à ces écoles avaient été «bien intentionnés».« Leurs travaux, actes et récits sur les pensionnats indiens sont essentiellement passés sous silence et éclipsés par des rapports négatifs, avait déploré la sénatrice conservatrice.Certes, les aspects négatifs doivent être relevés, mais malheureusement, ils sont quelquefois amplifiés et considérés comme étant plus dignes d\u2019attention que les nombreuses bonnes actions qui ont été faites.» Expulsée Depuis, Mme Beyak est attaquée de toutes parts.Mercredi, la ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, avait demandé son expulsion du comité afin que celui-ci reste un « safe space » pour les témoins futurs.« Cela heur te les gens qu\u2019elle pense qu\u2019elle n\u2019a rien à apprendre des survivants des écoles résidentielles.» Lorsqu\u2019on lui a demandé si le concept de « safe space» était compatible avec le parlementarisme britannique basé sur le choc \u2014 souvent brutal \u2014 des idées, la ministre a été tranchante : les autochtones dont on parle sont des personnes « traumatisées ».Dans son communiqué, Mme Beyak déplore que « trop souvent, sur un large éventail d\u2019enjeux, une minorité bruyante allègue l\u2019of fense chaque fois qu\u2019un point de vue contraire au sien est évoqué.Pendant ce temps, la majorité silencieuse, ceux qui contribuent à ce pays en travaillant, construisant et vendant des choses, qui prennent soin de leurs parents et leurs enfants se sentent seuls dans leur coin.À tous ces Canadiens, je dis : vous n\u2019êtes pas seuls».Minimiser la discrimination Le député néodémocrate Nathan Cullen démolit cet argument de la « majorité silencieuse».«Les racistes et les bigots disent toujours cela.[\u2026] C\u2019est quoi, la prochaine étape?Défendre l\u2019Allemagne nazie au nom de la liberté d\u2019expression?» Il déplore qu\u2019il se trouve toujours quelqu\u2019un pour minimiser une discrimination au nom de la bonne intention de départ.Selon lui, Mme Beyak devrait être expulsée du Sénat, car sa « position de pouvoir et d\u2019autorité » cautionne « l\u2019ignorance» chez les autres.L\u2019aspirant chef conservateur Maxime Bernier s\u2019est porté à la défense de Lynn Beyak, qui l\u2019appuie dans la course.«Je pense que la rectitude politique est allée un peu trop loin », a-t-il déclaré.« En tant que parlementaires, nous avons le droit d\u2019avoir des points de vue dif férents et d\u2019en débattre.» Il est néanmoins d\u2019accord avec son expulsion du comité.Le Devoir PENSIONNATS AUTOCHTONES La sénatrice Beyak plaide la liberté d\u2019expression Bombardier n\u2019aura pas à s\u2019expliquer en commission parlementaire Ottawa \u2014 Le président-directeur général de Bombardier, Alain Bellemare, et le ministre de l\u2019Innovation, Navdeep Bains, n\u2019auront pas à s\u2019expliquer en comité parlementaire.Les libéraux, majoritaires au comité des finances, ont défait jeudi la motion du député conservateur Gérard Deltell.Conservateurs et néodémocrates voulaient obtenir des explications de la part du président-directeur général de Bombardier sur la hausse de la rémunération des dirigeants de l\u2019entreprise qui a soulevé l\u2019indignation de la population et de la classe politique la semaine dernière.Face à cette grogne, Bombardier avait décidé de la reporter en partie.Ottawa a consenti en février un prêt de 372,5 millions à l\u2019entreprise pour le développement de l\u2019avion d\u2019affaires Global 7000 et de la CSeries.La Presse canadienne Mme Beyak est au cœur d\u2019une controverse depuis qu\u2019elle a déclaré au Sénat le 7 mars dernier qu\u2019il y avait aussi eu du bon dans les pensionnats autochtones Les informations transmises aux policiers peuvent inclure les numéros de téléphone, l\u2019heure d\u2019un appel, la durée de celui-ci et la tour cellulaire qui a permis de transmettre les données Arrêt Jordan : libération d\u2019un présumé meurtrier Un homme accusé du meurtre de sa femme évite son procès en raison de l\u2019arrêt Jordan.Le juge Alexandre Boucher a tranché jeudi que les délais écoulés depuis l\u2019arrestation de Sivaloga- nathan Thanabalasingam, il y a 56 mois, étaient déraisonnables et a conséquemment arrêté les procédures.Il s\u2019agit d\u2019«une décision aux conséquences très graves», a soutenu la porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, jeudi soir.«Un présumé meurtrier de sa conjointe vient d\u2019être libéré non pas parce qu\u2019il a été innocenté, mais bien parce que les délais de la justice ont été trop longs, parce que la procédure n\u2019a pas pu suivre son cours comme on s\u2019y attendrait dans un système de justice qui fonctionne correctement.» Véronique Hi- von presse la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de recourir à la clause de dérogation de la Constitution canadienne afin de se mettre à l\u2019abri temporairement de l\u2019arrêt Jordan.La semaine dernière, Québec a annoncé l\u2019embauche de seize nouveaux juges pour désengorger le système judiciaire.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 P hilippe Poutou est un gentil garçon.Une fois, tous les cinq ans, il devient le chouchou des médias.Mardi soir, il est arrivé les mains dans les poches au studio 210 de la Plaine Saint-Denis.C\u2019est là qu\u2019on enregistrait le grand débat rassemblant les onze candidats à l\u2019élection présidentielle.Question de sécurité, le lieu avait été tenu secret jusqu\u2019à la dernière minute.Pas de quoi énerver ce syndicaliste qui est ar rivé en jeans avec les manches remontées.Cool, quoi ! D\u2019aucuns auront vu dans ce négligé un symbole des milieux ouvriers.Réparateur de machines-outils chez Ford, Philippe Poutou est en effet le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, qui n\u2019avait fait que 2,5 % à la présidentielle de 2012.Comme si le négligé n\u2019était pas de nos jours l\u2019apanage des vedettes du showbiz.Qui en effet se pavane sous les projecteurs en jeans déchirés, sinon les stars de la chanson ?Les ouvriers, eux, sont peut-être ringards, mais, lorsqu\u2019ils vont à un mariage, ils mettent un veston.L\u2019histoire ne s\u2019arrête pas là.Pendant ce débat de quatre heures, Philippe Poutou a été le seul à s\u2019exprimer avec la vulgarité d\u2019un charretier, à refuser de participer à la traditionnelle photo de famille, à parler avec ses collaborateurs pendant que des candidats s\u2019exprimaient et à piquer une colère en direct contre les soupçons de corr uption pesant sur deux candidats.Même Marine Le Pen, pourtant experte dans ce genre de coup d\u2019éclat, en était pantoise.Résultat, le lendemain, sur tous les écrans, il n\u2019y en avait que pour lui.Les autres petits candidats qui s\u2019évertuèrent à décortiquer minutieusement les traités européens et à documenter la désindustrialisation de la France n\u2019avaient qu\u2019à s\u2019en prendre à eux-mêmes.Ils n\u2019avaient qu\u2019à être aussi trash que Poutou.Le candidat trotskiste a parfaitement compris ce qu\u2019il fallait faire pour avoir ses quinze minutes de gloire à la télévision.À Rome, on fait comme les Romains.Eh bien, avec des médias populistes, on fait le populiste ! Voilà comment on fabrique ce que les experts nomment pompeusement de «grands moments de télévision».C\u2019est ainsi que, à une autre échelle, les télévisions italiennes et américaines ont largement contribué à mousser des personnages comme Silvio Berlusconi et Donald Trump.Ces télévisions, publiques et privées, auront alors beau jeu de dénoncer ce même populisme dont elles sont au fond largement la source.N\u2019est-ce pas ce que cer tains nomment un système « ga- gnant-gagnant »?Rares sont ceux qui ont remarqué que, dans ce débat, dix des onze participants avaient voté contre le traité de Maastricht en 1992 ou contre la Constitution européenne en 2005.Parmi tous ces candidats, seul Emmanuel Macron n\u2019avait jamais marqué son désaccord avec l\u2019Union européenne.Il a d\u2019ailleurs été le seul dans le débat à ne pas critiquer la directive européenne qui permet à des travailleurs détachés étrangers de travailler en France sans y payer de charges sociales.Bien sûr, ces onze candidats ne font pas un por trait de la France.Mais ils expriment à tout le moins une ambiance.Pour ne pas dire une tendance.Depuis l\u2019adoption du traité de Maastricht par une mince majorité, la population française est devenue encore plus euro- sceptique.Même si elle ne veut pas sortir de l\u2019euro et manifeste un attachement à l\u2019idée européenne, elle peut parfois se montrer plus eurosceptique que les Britanniques.Dans une étude publiée l \u2019été der nier, après le Brexit, seuls 38 % des Français avaient une opinion favorable à l\u2019Europe, contre 44 % des Britanniques ! D\u2019où la question qui suit.Comment fera le favori des sondages, dont l\u2019engagement à l\u2019égard de l\u2019Europe actuelle est aussi inconditionnel que celui de François Hollande pour gouverner une France qui s\u2019est considérablement éloignée de Bruxelles depuis trois décennies et encore plus ces dernières années ?C\u2019est toute la contradiction de cette élection.L\u2019éclatement du Parti socialiste et des Républicains, sans oublier la popularité de Marine Le Pen, sont en train de plébisciter un candidat qui, sur de nombreux sujets, n\u2019est pas du tout en phase avec l\u2019évolution des Français pendant ce quinquennat.Sous celui de Nicolas Sarkozy, les Français avaient voté à gauche dans toutes les élections intermédiaires, ce qui a finalement porté les socialistes au pouvoir.Sous le quinquennat de François Hollande, les Français ont systématiquement voté à droite, ce qui ne portera pas la droite au pouvoir si l\u2019on se fie aux sondages.Le débat de mardi a montré que, sur des questions comme le protectionnisme, l\u2019Europe, la lutte contre l\u2019islamisme et l\u2019immigration, Emmanuel Macron est loin de se situer à un point d\u2019équilibre de l\u2019opinion majoritaire des Français.Voilà pourquoi la rumeur circule à Paris que, en cas de défaite de François Fillon au premier tour, l\u2019ancien président Nicolas Sarkozy s\u2019apprêterait dès le 7 mai au soir à reprendre en main ce qui restera de son camp pour tenter de prendre sa revanche aux législatives qui se tiendront en juin.Si tel devait être le cas, il n\u2019est pas exclu que la France soit en route vers un gouvernement de cohabitation.À suivre\u2026 Les leçons d\u2019un débat CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec L es membres de la Commission des institutions de l\u2019Assemblée nationale ne se sont pas entendus sur l\u2019encadrement des fiducies sans droit de regard, mais se sont mis d\u2019accord sur le remboursement des frais encourus par la création de celles-ci.La commission a remis jeudi le rapport de ses «observations et conclusions » sur les 23 recommandations qu\u2019avait faites le commissaire à l\u2019éthique au sujet du code d\u2019éthique des élus, en février 2015.À l\u2019époque, en plein débat sur la création d\u2019une fiducie sans droit de regard par l\u2019ex-chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau, le commissaire Jacques Saint-Laurent avait recommandé de « préciser les obligations du député et les pouvoirs du commissaire à l\u2019égard des situations exceptionnelles relatives aux intérêts détenus par un élu».Les membres de la Commission des institutions, qui sont issus de tous les partis représentés à l\u2019Assemblée nationale, se disent «préoccupés par l\u2019enjeu que soulève la recommandation», mais ajoutent qu\u2019ils trouvent cette recommandation «difficilement applicable».En revanche, ils accueillent favorablement la recommandation concernant la modification du code d\u2019éthique afin qu\u2019il prévoie le remboursement, par l\u2019Assemblée nationale, des frais engendrés par la constitution d\u2019une fiducie sans droit de regard.L\u2019appui des membres s\u2019explique par le fait que la création d\u2019un tel mandat est obligatoire pour les ministres et le premier ministre, et donc « requis par l\u2019emploi, la fonction qui vous est dévolue », a expliqué le député libéral Marc Tanguay, qui est membre de la commission.«On a accepté, après beaucoup de discussions, en se disant que c\u2019est une règle imposée », a poursuivi la députée péquiste Agnès Maltais.Les élus disent s\u2019être inspirés d\u2019Ottawa, qui rembourse l\u2019exercice selon un barème, qui prévoit un plafond de 3000 $.Tracer la ligne Dans son rapport, le commissaire à l\u2019éthique ne mentionnait aucun élu.Ses recommandations faisaient toutefois écho à la situation dans laquelle s\u2019est retrouvé Pierre Karl Péladeau, qui avait été pressé de se départir de sa participation dans Québecor dès son entrée en politique.En septembre 2015, quelques mois après être devenu chef de l\u2019opposition officielle, l\u2019élu avait placé ses actifs dans une fiducie sans droit de regard.«Est-ce qu\u2019un chef de l\u2019opposition, un leader parlementaire [doit placer ses avoirs dans une fidu- cie sans droit de regard] ?Où trace-t-on la ligne?» a demandé Marc Tanguay, pour illustrer la complexité de la réflexion.«C\u2019est une problématique sérieuse, mais on ne peut pas rédiger un code d\u2019éthique pour chaque député.Ça nécessite un mécanisme qui ne fait pas de particularisme, qui n\u2019isole pas de député, mais qui est suffisamment clair et applicable pour tous.C\u2019est tout un défi.» Double emploi et double fonction Le commissaire à l\u2019éthique recommandait par ailleurs aux membres de l\u2019Assemblée nationale d\u2019examiner la «pertinence de maintenir la possibilité, pour les députés, d\u2019exercer simultanément plus d\u2019une fonction».Ici, les membres de la Commission des institutions ont dit juger «opportun que l\u2019Assemblée nationale balise l\u2019exercice de plus d\u2019une fonction par les députés», sans pour autant s\u2019avancer sur une interdiction du double emploi, comme l\u2019avaient recommandé deux des experts qu\u2019ils ont entendus sur le sujet.«La Commission rappelle que certains ordres professionnels exigent de leurs membres qu\u2019ils maintiennent une certaine fréquence dans la pratique de leur profession pour conserver leurs droits», ont-ils écrit.Le Devoir ASSEMBLÉE NATIONALE Pas de consensus sur les fiducies sans droit de regard ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Marijuana : Jean Lapointe dit oui, mais\u2026 Jean Lapointe, comédien et fondateur de la Maison Jean Lapointe, est pour la légalisation de la marijuana, mais à la condition que les profits de la vente soient réinvestis en prévention de la toxicomanie.La légalisation doit donc être l\u2019occasion de mieux encadrer la consommation, mais, surtout, d\u2019assurer le financement de programmes de prévention.«La prévention est la seule façon d\u2019éviter les problèmes liés à la consommation», a-t-il soutenu en conférence de presse jeudi.C A R O L I N E P L A N T E à Québec L\u2019ancienne ministre des Aînés et députée libérale Marguerite Blais juge insuf fisant l\u2019amendement proposé au projet de loi 115 qui instaurerait la dénonciation obligatoire des cas de maltraitance dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).Jugeant la mesure trop timide, l\u2019ancienne ministre a insisté, en entrevue à La Presse canadienne jeudi, sur l\u2019importance de ne pas « faire les choses à moitié ».Quiconque est témoin d\u2019un mauvais traitement devrait être dans l\u2019obligation de le dénoncer, que ce soit en CHSLD ou ailleurs, sous peine de sanction, a-t-elle dit.«Quand on a des projets de loi de cette nature, qui touchent les humains vulnérables [\u2026] il faut toujours que ce soit tolérance zéro.On ne peut pas les faire à moitié ; il faut y aller, il faut que ça ait du mordant», a dit Mme Blais.«Est-ce qu\u2019on va adopter un projet de loi et se dire : \u201cAh ben mon Dieu, il y en a eu [de l\u2019abus] dans une ressource intermédiaire ! Ah mon Dieu, il y en a eu aussi chez une personne vulnérable dans un hôpital qui attendait une place en CHSLD ! Ah mon Dieu, on a dénoncé, mais la personne est partie, elle n\u2019a pas eu de sanctions, c\u2019est comme avant?» C\u2019est pour ça que c\u2019est important», a-t-elle ajouté.Aucune sanction pénale n\u2019apparaît dans le projet de loi 115 pour punir ceux qui maltraitent les personnes âgées.Les contrats de travail, les ordres professionnels et le Code criminel prévoient généralement des sanctions en cas d\u2019abus, a expliqué la ministre responsable des Aînés, Francine Charbonneau.«On en a des sanctions ; on a des sanctions criminelles, administratives et civiles, elles existent.Elles existent maintenant et elles vont exister demain», a-t-elle dit.Le projet de loi 115, déposé en octobre, avait été qualifié par plusieurs de « coquille vide » parce qu\u2019il n\u2019obligeait pas le signalement des mauvais traitements.Le président du Conseil pour la protection des malades (CPM), Paul Brunet, avait déclaré en janvier que les animaux étaient mieux traités que les personnes âgées, rappelant qu\u2019en 2015 le gouvernement avait adopté une loi visant à assurer le bien-être des animaux et à punir sévèrement les contrevenants, passibles de lourdes amendes.L\u2019Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) et l\u2019Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) avaient réclamé elles aussi d\u2019inclure dans la loi l\u2019obligation de dénoncer tout geste de maltrai- tance envers un aîné.Se disant sensible aux arguments des groupes, Mm e Charbonneau a déposé un deuxième amendement jeudi.Celui-ci mentionne que « le gouvernement peut, par règlement, déterminer que l\u2019obligation de signalement prévue à l\u2019article 18.1 s\u2019applique à l\u2019égard d\u2019autres personnes recevant des services de santé et des services sociaux».«Moi, je dirais que, si par règlement tu as l\u2019intention, potentiellement, de faire ça, c\u2019est que tu constates déjà qu\u2019un jour tu auras peut-être à agir ailleurs que dans les établissements qui sont nommés, soit les CHSLD», a réagi le député ca- quiste François Paradis.« Alors, si tu présumes que, faisons-le maintenant, la loi est là, la loi est ouverte, on en discute», a-t-il ajouté.L\u2019étude des deux amendements a été suspendue jeudi, à la demande de l\u2019opposition of fi- cielle, qui souhaite en discuter en caucus.En vertu du projet de loi 115, les établissements publics et privés qui accueillent ce type de clientèle devraient se doter d\u2019une politique contre la maltraitance des aînés.La Presse canadienne MALTRAITANCE Le Québec doit protéger ses aînés, où qu\u2019ils soient, dit Marguerite Blais La proposition gouvernementale reste insuffisante, dit l\u2019ancienne ministre libérale L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Avis légaux et appels d\u2019offres Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : réservations avant 15 h le vendredi avisdev@ledevoir.com // Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Monsieur ALAIN LUSSIER de vous présenter au greffe du palais de justice du district de Terrebonne situé au 25, rue de Martigny Ouest à St-Jérôme dans les 30 jours afin de recevoir le JUGEMENT de la Caisse populaire de Mirabel qui y a été laissé à votre attention.Vous devez répondre à ces documents dans les délais prévus conformément à la loi.Le présent avis est publié à la demande de Marie-Pier Demers, huissier, qui a tenté de vous signifier ledit document le 29 mars 2017.Il ne sera pas publié de nouveau.Montréal, le 7 avril 2017 Marie-Pier Demers, huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de Réjane Patry, en son vivant domiciliée au 45, rue de l'Ermitage, Victoriaville (Québec) G6P 6X4, survenu le 30 octobre 2016, un inventaire des biens de la défunte a été préparé par les co-liquida- trices de la succession, soit la Société de fiducie privée MD et Esther Patry, le 5 avril 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, au bureau de la Société de fiducie privée MD a/s Anne Pinsonnault, notaire, au 1150 - 2820, boulevard Laurier, Québec (Québec) G1V OC1.Donné à Québec, ce 5 avril 2017 Société de fiducie privée MD, co-liquidatrice de la succession APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS Reconstruction de trottoirs et de bordures associés aux travaux de planage et de revêtement bitumineux des chaussées, là où requis, sur les différentes rues de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce (PRR-4-2017) Soumission N°: CDN-NDG-17-AOP-TP-007 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le lundi 24 avril 2017 au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Renseignements : Division Infrastructures et aqueduc : bureau des études techniques.Courriel : bureautechniquecdn-ndg@ville.montreal.qc.ca Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 7 avril 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 7 avril 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2017-06 Descriptif : Aménagement paysager des espaces verts sur les avenues des Closeries et de la Malicorne, dans l'emprise des lignes de transport électrique d'Hydro Québec L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 11 avril 2017, est reportée au 13 avril 2017, à 11 heures, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe Arrondissement d\u2019Anjou 7701, boulevard Louis-H.-La Fontaine Anjou (Québec) H1K 4B À l\u2019attention de madame Louise Goudreault Montréal, le 7 avril 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement Louise Goudreault Remplacement de la maçonnerie, des fenêtres et travaux divers au 6655, avenue Decelles à Montréal.Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 7 avril 2017 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES GI-2017-09 Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 26 avril 2017, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint- Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint- Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 17-020 Descriptif : Services professionnels de surveillance des travaux de construction de la phase 2.2 du parc Bois-Franc (Volet 1) et des travaux d\u2019aménagement de trois (3) terrains de soccer (Volet 2) Renseignements : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 26 avril 2017, à 11 h Documents : Disponibles à compter du 7 avril 2017 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669- 7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 7 avril 2017.La Secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate.Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins du titulaire 380, rue Stinson Ville Saint- Laurent (Québec) H4N 2E9 1950, 46e Avenue Montréal (Lachine) (Québec) H8T 2P1 380, rue Stinson Ville Saint- Laurent (Québec) H4N 2E9 1950, 46e Avenue Montréal (Lachine) (Québec) H8T 2P1 380, rue Stinson Ville Saint- Laurent (Québec) H4N 2E9 1950, 46e Avenue Montréal (Lachine) (Québec) H8T 2P1 380, rue Stinson Ville Saint- Laurent (Québec) H4N 2E9 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Beck Canada Ltée A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1902 Beck Canada Ltée A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1901 Bières Boddingtons Canada inc.A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1900 Bières Boddingtons Canada inc.A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1899 Interbrew Canada inc.A/s: Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1898 Interbrew Canada inc.A/s: Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1897 La Brasserie Labatt Limitée A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1896 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins du titulaire Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins du titulaire Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent La Brasserie Labatt Limitée A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1895 Les Brasseries Sleeman Ltée.A/s : M.Stéphane Harvey 1100, 50e Avenue Lachine (Québec) H8T 2V3 dossier : 55-30- 1907 G Modelo Canada inc.A/s: Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1906 G Modelo Canada inc.A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1905 4467809 Canada inc.(Anheuser-Busch) A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1904 4467809 Canada inc.(Anheuser-Busch) A/s : Me Jean- Stéphane Kourie 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 dossier : 55-30- 1903 1950, 46e Avenue Montréal (Lachine) (Québec) H8T 2P1 9225, boulevard Henri- Bourassa Est Montréal (Québec) H1E 1P6 380, rue Stinson Ville Saint- Laurent (Québec) H4N 2E9 1950, 46e Avenue Montréal (Lachine) (Québec) H8T 2P1 380, rue Stinson Ville Saint- Laurent (Québec) H4N 2E9 1950, 46e Avenue Montréal (Lachine) (Québec) H8T 2P1 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur le domaine public 3 Bars dont 2 sur terrasses 1 Restaurant pour vendre avec spectacles sans nudité 1 Bar (suite à une cession) Permis additionnel 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité et danse 4 Bars dont 2 sur terrasses 1 Restaurant pour vendre (suite à une cession) 1 Restaurant pour servir 1 Bar avec autorisations de danse et spectacles sans nudité Permis additionnel 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) (demande amendée) 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse sur domaine public 1 Bar 1199, avenue Van Horne Montréal (Québec) H2V 1K1 5002, chemin de la Côte- des-Neiges Montréal (Québec) H3V 1G6 1224, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V7 20, avenue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1G6 2112, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K9 1471, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 910, boul.Décarie Montréal (Québec) H4L 3M4 2687, rue Wellington Montréal (Québec) H3K 1X8 420, Place Jacques- Cartier Montréal (Québec) H2Y 3B3 580, rue Victoria Montréal (Québec) H8S 1Y6 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Caroline Dumas Inc.BLOOMFIELD 1199, avenue Van Horne Montréal (Québec) H2V 1K1 Dossier : 1299-460 Duc de Lorraine Inc.DUC DE LORRAINE 5002, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3V 1G6 Dossier : 1021-807 9355-6199 Québec Inc.ESCONDITE 1224, rue Drummond Montréal (Québec) H3G 1V7 Dossier : 890-970 Bar Hara-Kiri Inc.BAR SUZANNE 20, avenue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1G6 Dossier : 809-483 9263-7560 Québec inc.LE BLED RESTO BAR LOUNGE 2112, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K9 Dossier : 391-458 Cave Don Juan Inc.CAVE DON JUAN 1471, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 Dossier : 351-825 9290-2220 Québec inc.MAISON SHING DO 910, boul.Décarie Montréal (Québec) H4L 3M4 Dossier : 261-750 9031-6670 Québec Inc.BAR SÉRIE CAPRI 2687, rue Wellington Montréal (Québec) H3K 1X8 Dossier : 226-571 9235-5825 Québec inc.THAI EXPRESS ET VALENTINE 420, Place Jacques- Cartier Montréal (Québec) H2Y 3B3 Dossier : 216-846 Jie Lu BAR LE GRIFFON 580, rue Victoria Montréal (Québec) H8S 1Y6 Dossier : 191-601 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Permis additionnel 1 Bar sur terrasse (suite à uen cession) Changement de Catégorie de 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse à 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité (suite à une cession) Bébé Gout Resto- Bar Inc.RESTO-BAR BÉBÉ GOUT 6510, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H1M 1A9 Dossier : 4555-512 9355-5639 Québec Inc.GASTON, RESTAURANT APPORTEZ VOTRE VIN 2666, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 2Y1 Dossier : 4555-272 9355-1919 Québec Inc.RESTO MOUSHI 3593, boul.Saint- Jean Dollard-des- Ormeaux (Québec) H9G 1W9 Dossier : 4551-610 9338-7959 Québec inc.NOTRE-BOEUF-DE- GRÂCE 3834, boul.de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4R 1P8 Dossier : 4409-140 9353-2257 Québec Inc.RESTO BAR CODE 159, Saint-Antoine O., # C-1 & Corridor Montréal (Québec) H2Z 2A7 Dossier : 4113-619 9081-7693 Québec Inc.RESTO CAFÉ OXFORD 5630, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1W5 Dossier : 3549-268 9338-2356 Québec inc.FOURCHETTE ANTILLAISE 5968, rue de Salaberry Montréal (Québec) H4J 1J8 Dossier : 2940-278 9321-1183 Québec inc.RESTAURANT LE JELLY FISH 626, rue Marguerite d'Youville Montréal (Québec) H3C 1W7 Dossier : 2210-490 Restaurant Da Lillo inc.RESTAURANT DA LILLO 615, rue Jarry Est Montréal (Québec) H2P 1V8 Dossier : 1972-165 9340-2113 Québec Inc.MONTRÉAL BLUES & JAZZ 3383, boul.Cavendish Montréal (Québec) H4B 2L7 Dossier : 1961-762 6510, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H1M 1A9 2666, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 2Y1 3593, boul.Saint-Jean Dollard-des- Ormeaux (Québec) H9G 1W9 3834, boul.de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4R 1P8 159, Saint- Antoine O., # C-1 & Corridor Montréal (Québec) H2Z 2A7 5630, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1W5 5968, rue de Salaberry Montréal (Québec) H4J 1J8 626, rue Marguerite d'Youville Montréal (Québec) H3C 1W7 615, rue Jarry Est Montréal (Québec) H2P 1V8 3383, boul.Cavendish Montréal (Québec) H4B 2L7 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (art.136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à BADR-EDDINE TOUATI de vous présenter au greffe de la Cour Supérieure du district de Laval situé au 2800 boul.St-Martin O., Laval, afin de recevoir la Demande en modification des mesures accessoires, déclaration sous serment, avis de présentation et documents prescrits, annexe I, déclaration requise en vertu de l\u2019article 444 c.p.c., preuves de revenus de la demanderesse et pièces p-1 à p-4, qui y a été laissée à votre attention dans la cause numéro 540-12-020019-154.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis de présentation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.La requête sera présentée devant le tribunal le 25 avril 2017, à 8h45 en salle 2.02, au palais de justice du district de Laval.Le présent avis est publié à la demande Sabrina Desjardins, huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 4 avril 2017.Daniel Gratton, Huissier de justice M Y L È N E C R Ê T E à Ottawa U ne femme de Bromont est devenue propriétaire d\u2019un espace de stationnement à force de l\u2019utiliser.Son droit de propriété a été confirmé par la Cour suprême, jeudi.Hélène Allie et sa famille se sont stationnées de façon continue durant plus de 15 ans dans un espace de stationnement près de leur chalet en pensant qu\u2019il leur appartenait, alors qu\u2019il appartenait plutôt à leur voisin.Celui-ci ne s\u2019y est jamais opposé puisqu\u2019il ignorait, lui aussi, que cet espace était le sien.Cet espace adjacent à son chalet fait partie d\u2019une série de quatre places de stationnement que la plaignante et son voisin se partageaient aux abords des pistes de ski de Bromont.De nouveaux propriétaires font l\u2019acquisition du chalet en 2011 et interdisent à la famille d\u2019Hélène Allie d\u2019utiliser le stationnement.Ils inscrivent le titre de propriété au registre foncier du Québec.Six juges sur sept de la Cour suprême ont estimé qu\u2019une personne peut revendiquer la propriété d\u2019un bien après une utilisation «paisible, continue, publique et non équivoque » en vertu du Code civil, sans avoir à faire confirmer ce droit de propriété par la cour.Ce droit de propriété a donc préséance sur l\u2019inscription du titre au registre foncier du Québec.La décision vient remédier à un vice de titre, selon l\u2019avocat de Mme Allie, Philippe Dumaine.«Nous sommes extrêmement satisfaits du jugement, très heureux, a-t-il dit.Essentiellement, la Cour suprême reconnaît que notre cliente avait un droit légitime à faire valoir malgré des inscriptions au registre foncier qui étaient adverses.» La plaignante avait également tenté de faire reconnaître sa propriété sur un deuxième espace de stationnement, mais la requête avait été rejetée en première instance parce qu\u2019elle n\u2019avait pas pu démontrer un usage continu pendant au moins dix ans.Elle avait cessé de se rendre à son chalet après la mor t de son mari en 2001 et par conséquent n\u2019utilisait plus cette place de stationnement.Seul son fils continuait de s\u2019y rendre et de s\u2019y garer.Ce verdict confirme les jugements de la Cour supérieure et de la Cour d\u2019appel.Un seul magistrat, la juge Suzanne Côté, a exprimé sa dissidence.Les interprétations variées d\u2019un article du Code civil quant à la propriété acquise remontent à la réforme du registre foncier abandonnée par le gouvernement du Québec au tournant des années 2000.La Cour suprême invite le gouvernement à clarifier l\u2019ar ticle 2918, qu\u2019elle juge ambigu.La Presse canadienne BROMONT La Cour suprême tranche dans une chicane autour d\u2019un stationnement Des préposés aux bénéficiaires seront formés en cinq semaines à Québec La région de Québec mise sur une formation écourtée pour attirer de nouveaux préposés aux bénéficiaires dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).La formation habituelle de 25 semaines, qui mène à l\u2019obtention d\u2019un diplôme d\u2019études professionnelles, est remplacée temporairement.Elle fera place à un cours accéléré de cinq semaines.Le but: contrer la pénurie de travailleurs, observée partout dans la province, mais encore davantage dans la région de Québec.Un total de 25 étudiants doivent terminer leur formation d\u2019ici cinq semaines.Ils ont déjà été embauchés et évalués, assure le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Natio- nale, qui chapeaute la formation.«On choisit une solution mitoyenne, pas permanente», a affirmé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en évoquant les difficultés de recrutement.Le CIUSSS de la Capitale-Natio- nale estime avoir besoin de recruter 300 préposés aux bénéficiaires d\u2019ici l\u2019été.Le Devoir J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L e Par ti québécois (PQ) lance une pétition dans l\u2019espoir de faire reculer le gouvernement Couillard sur son projet de tenir une consultation sur le racisme systémique au Québec.Selon le chef péquiste, Jean- François Lisée, la démarche gouvernementale est inacceptable, ne visant qu\u2019à culpabiliser les Québécois.De plus, il estime que le premier ministre, Philippe Couil- lard, a choisi de se livrer à cet exercice uniquement pour gagner du temps et repor ter, après les prochaines élections générales, les décisions et les actions en ce domaine.Rendue publique jeudi, la pétition péquiste, intitulée « Intégration et laïcité : de l\u2019action, oui, un procès, non ! » réclame « l\u2019abandon immédiat » du projet libéral de consultation sur le racisme et la discrimination systémiques.Le gouvernement avait annoncé dernièrement la formation d\u2019un comité-conseil devant jeter les bases de cette consultation à venir sur le racisme systémique, une initiative aussitôt décriée par l\u2019opposition péquiste.Aviver les tensions La pétition mentionne que, selon le PQ, «cette consultation sera vue par les Québécois comme une mise en accusation de leur comportement général», et qu\u2019elle aura pour conclusion inévitable «une aggravation des tensions» entre la société d\u2019accueil et les nouveaux arrivants.Cette démarche ne ferait «qu\u2019aviver les tensions » entre différentes communautés, selon M.Lisée, qui a présenté jeudi sa pétition, en conférence de presse, entouré de quelques membres des minorités culturelles: Ferid Chikhi, consultant en insertion socioprofessionnelle, Gabriel Bazin, vice-président de la Ligue des Noirs du Québec, et Alexandra Regalado, vice-présidente de l\u2019Association latino-américaine du Québec.« Nous sommes un cer tain nombre aujourd\u2019hui à dire: il ne faut pas aviver les tensions, il ne faut pas mettre de l\u2019huile sur le feu ou du sel sur la plaie.Il faut agir», a plaidé M.Lisée.La Presse canadienne RACISME SYSTÉMIQUE AU QUÉBEC Le PQ lance une pétition pour faire reculer le gouvernement De nouveaux propriétaires font l\u2019acquisition du chalet et interdisent à la famille d\u2019Hélène Allie d\u2019utiliser le stationnement J E A N N E C O R R I V E A U A près avoir subi de multiples retards depuis plus d\u2019un an, le procès du Faubourg Contre- cœur devrait entrer dans le vif du sujet, vendredi, avec le témoignage de l\u2019ex-ingénieur Michel Lalonde.Lors de son passage devant la commission Charbonneau en 2013, cet ancien p.-d.g.de la firme Genius avait reconnu avoir coordonné le système de collusion impliquant les f irmes de génie-conseil à Montréal.Le mois dernier, le juge Yvan Poulin avait commencé à entendre les témoins, essentiellement des policiers ayant participé aux perquisitions dans le cadre de l\u2019enquête Faufil.Mais un nouveau chapitre devrait être entamé vendredi à 14 h avec le témoignage de Michel Lalonde.Devant la commission Charbonneau, l\u2019ex-ingé- nieur avait expliqué les ficelles du système du par tage des contrats à Montréal entre les firmes de génie-conseil.En échange, ces firmes versaient une ristourne de 3 % à Union Montréal, le parti de l\u2019ex-maire Gérald Tremblay.M.Lalonde avait relaté être devenu le « porte-parole » des firmes de génie auprès de Bernard Trépanier, collecteur de fonds d\u2019Union Montréal, et de Frank Zampino, ancien président du comité exécutif de la Ville, tous deux accusés dans le dossier du Faubourg Contrecœur.Le téléphone de Zampino En matinée jeudi, le juge Poulin a entendu le témoignage de Michel Nantel, qui a occupé jusqu\u2019en 2012 le poste de conseiller en sécurité informatique à la Ville de Montréal.M.Nantel a expliqué comment il s\u2019y était pris pour extraire les courriels, l \u2019agenda électronique, les contacts ainsi que l \u2019historique des appels entrants et sortants du téléphone intelligent ayant appar tenu Frank Zampino.Au moment de la perquisition survenue le 15 mai 2010, Frank Zampino avait déjà quitté la Ville depuis deux ans.Mais les données de son téléphone pour la période de 2006 à 2010 étaient toujours archivées dans un des ser veurs de la Ville, a expliqué M.Nantel au tribunal.Avant de suspendre l\u2019audience jeudi, le juge Yvan Pou- lin a servi un avertissement aux parties au sujet de la suite du procès : «Je m\u2019attends à ce que les choses avancent.» Rappelons que les six accusés dans le dossier du Faubourg Contrecœur sont soupçonnés d\u2019avoir eu recours à des stratagèmes frauduleux afin de favoriser l\u2019entreprise Construction F.Catania pour la réalisation d\u2019un projet immobilier dans l\u2019est de Montréal.Le Devoir A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T P endant plus de 30 ans, Steven Francis a subi infections et hospitalisations constantes sans jamais connaître la cause des problèmes de santé qui l\u2019affligeaient ainsi depuis l\u2019enfance.Jusqu\u2019à ce que le Dr Donald Vinh croise sa route et révèle la maladie génétique rare qui af faiblit son système immunitaire.Même s\u2019il n\u2019existe pas encore de traitement pour sa maladie.M.Francis est soulagé.« Je m\u2019étais fait une raison.Mais aujourd\u2019hui, ça me donne espoir qu\u2019il y ait un traitement un jour.Même si je suis souvent hospitalisé pour des semaines, voire des mois, j\u2019arrive à avoir une vie relativement normale», a-t-il expliqué au Devoir.Car il y a de l \u2019espoir : le Dr Vinh, qui est clinicien et chercheur à l\u2019Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), a publié en février une étude dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology où il fait la démonstration qu\u2019une molécule a un fort potentiel de corriger le défaut génétique responsable de la maladie.Mais convaincre les compagnies pharmaceutiques de produire ce traitement, tout comme les organismes sub- ventionnaires de financer ces recherches, n\u2019est pas simple.Une maladie rare Le trouble génétique dont M.Francis est porteur est très rare : une trentaine de cas seulement sont connus à travers le monde, indique le Dr Vinh en entrevue.Le Dr Vinh, qui est médecin interniste, s\u2019est spécialisé dans ces maladies génétiques rares du système immunitaire.Depuis 30 ans, ce patient avait consulté des spécialistes non seulement au Québec, mais aussi à Toronto et aux États- Unis, sans succès.Le Dr Vinh s\u2019est penché sur son cas alors qu\u2019une infection sanguine s\u2019est déclarée en 2012.«Le dossier du patient tenait en trois boîtes\u2026 Pour moi, son infection sanguine était le signal de quelque chose de plus profond.» Effectivement : les tests en laboratoire ont révélé une mutation génétique rare.«Un mystère vieux de trente ans était peut-être résolu, mais je ne voulais pas arrêter là», explique le Dr Vinh.Aujourd\u2019hui, les enfants trouvés porteurs de cette maladie peuvent recevoir une greffe de moelle osseuse.Mais cette délicate intervention doit sur venir avant la cinquième année de vie.Il était trop tard pour M.Francis.C\u2019est pourquoi le Dr Vinh a travaillé à développer un traitement dans son laboratoire.Une molécule qui vient s\u2019attacher au gène défectueux semble avoir un fort potentiel, selon les tests qu\u2019il a effectués en laboratoire.«En laboratoire, les cellules ont retrouvé leur fonction normale», explique le Dr Vinh.Il y a toutefois un pas entre les éprouvettes et le traitement d\u2019êtres humains.« L\u2019objectif est de travailler avec des partenaires industriels pour développer le traitement», souhaite-t-il.D\u2019autres patients pourraient en profiter : plus de 300 mutations différentes peuvent causer des maladies génétiques immunitaires.Ces dernières semblent plus fréquentes dans la population québécoise, par ailleurs.Le Dr Vinh est fréquemment appelé à enquêter sur les cas de patients qui laissent les autres professionnels de la santé perplexes.Par exemple, il a traité avec succès deux patients qui, en raison d\u2019une maladie génétique de leur système immunitaire, avaient développé une infection fongique\u2026 au niveau du cerveau! « Un médicament approuvé pour d\u2019autres utilisations a pu être utilisé.Nous avons travaillé for t pour convaincre Santé Canada, mais ces personnes ont retrouvé leur qualité de vie », explique le Dr Vinh.L\u2019une d\u2019entre elles était considérée comme mourante il y a trois ans.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ COMMUNIQUER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 / petitesannonces@ledevoir.com CÔTE-DES-NEIGES 6301 NORTHCREST, APP.1K Lumineux condo, 1 084 pc, immense terrasse privée, côté soleil couchant.Hall, salon, s/manger et coin repas aires ouvertes avec fenestration mur-à-mur.Grande s/bains.Garage + rangement.429 000$ - MLS # 25951443 JAMES MORRIS 514-702-1110 courtier immobilier, gr.sutton \u2013 immobilia inc.PLATEAU - CONDOS 3535 PAPINEAU IMMEUBLE LES DAUPHINS.Profitez 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la formule à la grandeur du Québec dans le futur.« C\u2019est ça, le réseau du futur », a-t-il lancé lors du dévoilement du projet-pilote « Archimède » à la Clinique Saint-Vallier, dans le quartier Saint-Sauveur.Dans ce GMF nouveau genre, on trouve cinq infirmières spécialisées (par rapport à zéro dans un GMF standard), trois infirmières cliniciennes au lieu de deux, une infirmière auxiliaire, et le recours à des professionnels comme les physiothérapeutes est plus courant.Enfin, trois médecins y travaillent à temps plein et trois à temps partiel.Selon l \u2019 infirmière praticienne spécialisée (IPS) qui a défini le projet, Christine Laliberté, les IPS pourraient décharger les médecins d\u2019entre 85 et 90 % des patients.« C\u2019est un projet pour les patients, a-t- elle résumé.C\u2019est un travail axé sur la bonne ressource au bon moment.» Les IPS, faut-il le rappeler, sont des infirmières détentrices d\u2019une maîtrise capable de prodiguer divers soins anciennement réser vés aux médecins, comme le traitement des maladies chroniques, la prévention des infections transmissibles sexuellement ou encore le suivi de grossesse.Le ministre Barrette en conclut que les médecins pourraient ainsi suivre chacun jusqu\u2019à 3000 patients et dès lors réduire les listes d\u2019attente.« Est-ce qu\u2019un médecin peut prendre en charge 3000 patients seul ?Non.Est-ce qu\u2019avec une équipe appropriée [c\u2019est possible]?Absolument.» Le gouvernement investit 3,5 millions dans le projet-pi- lote, qui s\u2019étirera sur cinq ans.Au cours de cette période, une équipe de chercheurs documentera l\u2019expérience.« Si on arrive à démontrer que la clientèle qui est prise en charge ici fréquente moins les salles d\u2019urgence, c\u2019est un indicateur », a expliqué le professeur Serge Dumont, de l\u2019Université Laval.Si la formule connaît du succès, elle pourrait être reproduite à la grandeur du Québec, avance le ministre, qui souligne que ce seront des emplois prometteurs pour les 2000 nouvelles IPS que l\u2019on s\u2019apprête à former.Pas comme SABSA Cette ouverture peut sembler étonnante de prime abord quand on sait à quel point le ministre s\u2019était opposé au financement public de la clinique SABSA, elle aussi basée sur le travail des IPS.Or M.Barrette souligne qu\u2019il ne s\u2019opposait pas à un rôle accr u pour les infirmières, mais à ce que cela se fasse à l\u2019extérieur des groupes de médecine familiale (GMF).« J\u2019ai toujours dit que je défavorisais les réseaux parallèles.» La clinique SABSA était constituée en coopérative et ne faisait pas partie officiellement d\u2019une GMF, même si l\u2019IPS pouvait consulter au besoin un «médecin partenaire» de la Clinique Saint-Vallier, justement.À la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui a milité à la fois pour SABSA et Archimède, on se réjouit de «ce grand changement».« C\u2019est une bonne nouvelle », a dit la présidente, Régine Laurent.« Finalement, les gouvernements se rendent compte que c\u2019est possible et que ça va être bien pour les patients.» Le Devoir PROJET-PILOTE À QUÉBEC Ouverture d\u2019une clinique dotée d\u2019infirmières spécialisées Même si je suis souvent hospitalisé pour des semaines, j\u2019arrive à avoir une vie relativement normale Steven Francis, patient du Dr Donald Vinh « » ISTOCK Selon l\u2019instigatrice de la clinique, les infirmières spécialisées pourraient décharger les médecins d\u2019entre 85 et 90 % des patients.PROCÈS CONTRECŒUR Michel Lalonde attendu à la barre des témoins L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 60.87 -0.18 -0.29 527 Canadian-Tire CTC.A 162.70 1.41 0.87 223 Cogeco CCA 70.85 0.29 0.41 48 Corus CJR.B 12.69 -0.27 -2.08 1179 Groupe TVA TVA.B 3.55 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 20.06 0.13 0.65 111 Loblaw L 70.70 -0.50 -0.70 387 Magna MG 53.43 -0.01 -0.02 1046 Metro MRU 41.05 0.02 0.05 799 Quebecor QBR.B 41.21 0.16 0.39 96 Uni Select UNS 35.45 -0.04 -0.11 32 Saputo SAP 45.44 -0.14 -0.31 187 Shaw SJR.B 27.54 -0.11 -0.40 674 Dollarama DOL 113.99 0.12 0.11 739 Restaurant Brands QSR 75.18 -0.19 -0.25 302 Transat A.T.TRZ 5.09 -0.01 -0.20 38 Yellow Media Y 7.51 -0.29 -3.72 49 S&P TSX SPTT15697.18 54.19 0.35 180307 S&P TX20 TX20 674.76 3.93 0.59 55723 S&P TX60 TX60 925.09 3.54 0.38 94097 S&P TX60 Cap.TX6C 1022.97 3.92 0.38 94097 Cons.de base TTCS 530.84 -0.88 -0.17 3188 Cons.discr?©.TTCD 188.83 0.16 0.08 8470 ?ânergie TTEN 203.42 1.00 0.49 57439 Finance TTFS 290.30 0.78 0.27 21429 Aurif?®re TTGD 214.97 -0.36 -0.17 53597 Sant?© TTHC 65.48 0.63 0.97 4473 Tech.de l\u2019info TTTK 60.12 -0.11 -0.18 4538 Industrie TTIN 213.26 0.70 0.33 9819 Mat?©riaux TTMT 251.50 0.45 0.18 48313 Immobilier TTRE 300.03 0.60 0.20 5394 T?©l?©coms TTTS 161.38 0.53 0.33 2600 Sev.collect.TTUT 249.96 0.63 0.25 3313 M?©taux/minerals TTMN 670.38 0.00 0.00 0 TSX Venture JX 821.85 1.55 0.19 71494 Cameco CCO 14.91 0.31 2.12 5120 Canadian Natural CNQ 44.82 0.32 0.72 1603 Hydro One H 24.19 0.04 0.17 258 Enbridge ENB 56.60 0.94 1.69 1818 EnCana ECA 15.88 0.23 1.47 3058 Enerplus ERF 10.72 -0.01 -0.09 1692 Pengrowth Energy PGF 1.39 0.02 1.46 472 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 40.73 0.14 0.34 475 Suncor Energy SU 41.69 0.25 0.60 1604 Cenovus Energy CVE 15.09 -0.02 -0.13 17712 TransCanada TRP 62.66 0.60 0.97 1343 Valener VNR 21.95 0.22 1.01 44 Air Canada AC 13.20 -0.05 -0.38 1272 Bombardier BBD.B 2.02 0.00 0.00 3388 CAE CAE 20.33 -0.13 -0.64 334 Canadien Pacifique CP 201.63 1.79 0.90 320 Chemin de fer CN CNR 99.11 0.56 0.57 875 SNC-Lavalin SNC 54.80 -0.37 -0.67 286 Transcontinental TCL.A 24.00 -0.27 -1.11 354 TransForce TFI 35.00 0.00 0.00 0 B.CIBC CM 115.57 0.75 0.65 748 B.de Montr?©al BMO 99.95 0.32 0.32 1009 B.Laurentienne LB 58.72 0.15 0.26 95 B.Nationale NA 56.26 0.27 0.48 1147 B.Royale RY 97.81 0.77 0.79 2331 B.Scotia BNS 78.73 0.61 0.78 2140 B.TD TD 66.34 -0.51 -0.76 3223 Brookfield Asset BAM.A 49.45 0.03 0.06 581 Cominar Real CUF.UN 14.56 0.06 0.41 335 Corp.Fin.Power PWF 34.20 -0.29 -0.84 648 Fin.Manuvie MFC 23.38 0.07 0.30 3339 Fin.Sun Life SLF 47.73 0.09 0.19 811 Great-West Lifeco GWO 36.31 0.36 1.00 528 Industrielle All.IAG 57.16 0.50 0.88 203 Power Corporation POW 31.10 0.31 1.01 807 TMX X 70.47 0.09 0.13 44 Agrium AGU 126.02 -0.20 -0.16 182 Barrick Gold ABX 25.87 -0.14 -0.54 2262 Goldcorp G 19.86 -0.08 -0.40 2429 Kinross Gold K 4.78 -0.04 -0.83 2442 Mines Agnico-Eagle AEM 60.27 0.33 0.55 502 Potash POT 22.59 -0.04 -0.18 1516 Teck Resources TECK.B 31.98 0.93 3.00 2476 Fortis FTS 44.00 -0.01 -0.02 447 TransAlta TA 7.59 0.07 0.93 254 BlackBerry BB 10.64 0.01 0.09 1146 CGI GIB.A 63.20 -0.22 -0.35 346 BCE BCE 59.77 0.10 0.17 1250 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 59.40 0.52 0.88 687 Telus T 44.22 -0.03 -0.07 663 iShares DEX XBB 31.45 0.01 0.03 49 iShares MSCI XEM 29.54 -0.16 -0.54 5 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 26.99 0.05 0.19 249 iShares S&P/TSX XIC 24.86 0.09 0.36 154 CENOVUS ENERGY INC CVE 15.09 -0.02 -0.13 17712 CAMECO CORP CCO 14.91 0.31 2.12 5120 ARC RESOURCES LTD ARX 18.91 -0.18 -0.94 4451 RAGING RIVER RRX 9.25 -0.61 -6.19 3793 MANULIFE FINANCIAL MFC 23.38 0.07 0.30 3339 TORONTO DOMINION TD 66.34 -0.51 -0.76 3223 ENCANA CORP ECA 15.88 0.23 1.47 3058 APHRIA INC APH 7.50 0.28 3.88 2681 TECK RESOURCES LTD TECK.B 31.98 0.93 3.00 2476 GOLDCORP INC G 19.86 -0.08 -0.40 2429 SILVERCORP METALS SVM 5.18 0.35 7.25 1144 CASCADES INC CAS 16.08 0.77 5.03 732 DETOUR GOLD CORP DGC 16.21 0.62 3.98 1335 APHRIA INC APH 7.50 0.28 3.88 2681 NUVISTA ENERGY LTD NVA 6.56 0.23 3.63 420 TAHOE RESOURCES THO 11.28 0.39 3.58 1175 SLEEP COUNTRY ZZZ 34.08 1.10 3.34 144 RICHMONT MINES INC RIC 10.16 0.32 3.25 263 HB NYMEX CL BULL HOU 7.41 0.23 3.20 1630 TECK RESOURCES LTD TECK.B 31.98 0.93 3.00 2476 RAGING RIVER RRX 9.25 -0.61 -6.19 3793 NORTH AMERICAN FFN 8.96 -0.35 -3.76 376 HORIZONS BETAPRO HVU 7.55 -0.29 -3.70 1014 TOREX GOLD TXG 25.75 -0.89 -3.34 351 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.19 -0.35 -3.32 1096 MEDICAL FACILITIES DR 18.18 -0.61 -3.25 229 PEYTO EXPLORATION PEY 27.18 -0.74 -2.65 631 ALAMOS GOLD CL A AGI 10.68 -0.26 -2.38 678 HUDBAY MINERALS HBM 9.10 -0.22 -2.36 1625 AURINIA AUP 8.84 -0.21 -2.32 143 CANADIAN PACIFIC CP 201.63 1.79 0.90 320 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 162.70 1.41 0.87 223 PREMIUM BRANDS PBH 82.78 1.12 1.37 143 SLEEP COUNTRY ZZZ 34.08 1.10 3.34 144 ENBRIDGE INC ENB 56.60 0.94 1.69 1818 TECK RESOURCES LTD TECK.B 31.98 0.93 3.00 2476 CASCADES INC CAS 16.08 0.77 5.03 732 ROYAL BANK of RY 97.81 0.77 0.79 2331 CANADIAN IMPERIAL CM 115.57 0.75 0.65 748 NORBORD INC OSB 40.58 0.70 1.76 240 TOREX GOLD TXG 25.75 -0.89 -3.34 351 PEYTO EXPLORATION PEY 27.18 -0.74 -2.65 631 MEDICAL FACILITIES DR 18.18 -0.61 -3.25 229 RAGING RIVER RRX 9.25 -0.61 -6.19 3793 INTACT FINANCIAL IFC 94.53 -0.60 -0.63 505 TORONTO DOMINION TD 66.34 -0.51 -0.76 3223 LOBLAW COMPANIES L 70.70 -0.50 -0.70 387 WESTON GEORGE LTD WN 114.74 -0.37 -0.32 122 SNC-LAVALIN GROUP SNC 54.80 -0.37 -0.67 286 LINAMAR CORP LNR 56.22 -0.36 -0.64 159 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 697,18 ?+54,19 +0,35% New York S&P 500 2357,49 ?+4,54 +0,19% NASDAQ 5878,95 ?+14,47 +0,25% DOW JONES 20 662,95 ?+14,80 +0,07% PÉTROLE 51,71 +0,56 $US +1,09% ?OR 1253,70 +5,20 $US +0,42% ?DOLLAR CANADIEN 74,53 +0,05 $US +0,07% ?1$US = 1,3417 70,03 +0,25 EURO 1 EURO = 1,4279 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2515,02 5,60 0,22 IQ120 2541,48 6,18 0,24 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine Paris \u2014 Les énergies renouvelables ont connu un développement record dans le monde l\u2019an dernier, et cela, avec des investissements moindres, une première depuis 2013, grâce notamment à la baisse des coûts des technologies, selon un rapport publié jeudi.En une année, plus de 138 gigawatts de nouvelles capacités d\u2019éolien, de solaire, de géothermie, etc., ont été installés, un chiffre « record», selon cette étude publiée sous l\u2019égide du Pr ogramme des N a t i o n s unies pour l\u2019Environnement (PNUE).Autre élément significatif : cette for te croissance des énergies renouvelables s\u2019est accompagnée d\u2019une baisse de 23 % des montants investis par rapport à 2015, soit 241,6 milliards de dollars, le niveau le plus bas depuis 2013.Le rapport y voit un signe positif, car cela illustre notamment la baisse des coûts de l\u2019éolien (terrestre et en mer) et du solaire photovoltaïque, grâce à des conditions de financement plus favorables et à une plus grande efficacité des technologies.« L\u2019éolien et le solaire sont plus concurrentiels que le charbon ou le gaz \u2014 voire les deux \u2014 en matière de coûts dans un nombre croissant de pays » , note le rappor t, réalisé avec Bloomberg New Energy Finance (BNEF).Record de prix Des records de prix à la baisse ont été battus à plusieurs reprises l\u2019an dernier.Un projet solaire s\u2019est fait à 29,10 dollars par mégawat- theure au Chili, et le projet éolien le moins cher se situait au Maroc pour 30 dollars/MWh.Globalement, le coût moyen du solaire (sans stockage) a atteint 101 $/MWh, en baisse de 17 % sur un an, et celui de l\u2019éolien terrestre, 68 $/MWh, en recul de 18 %.En revanche, d\u2019autres énergies renouvelables, comme la biomasse et le solaire thermique, ont fait « peu de progrès » selon le rapport.Toutefois, cette baisse traduit également le «ralentissement» des investissements en Chine, comme au Japon ainsi que dans d\u2019autres pays émergents.En Chine, après des années de déploiement tous azimuts de capacités renouvelables et avec la fin d\u2019un mécanisme de soutien, le pays s\u2019est concentré davantage l\u2019an dernier sur l\u2019adaptation de son réseau électrique.Au total, dans les pays en développement, les investissements ont reculé de 30 % l\u2019an dernier à 116,6 milliards de dollars, soit bien plus que dans les économies développées (-14 % à 125 millions d\u2019euros), qui repassent en tête du volume d\u2019investissements.Cer tains pays, comme le Mexique, le Chili, l\u2019Uruguay, l\u2019Afrique du Sud ou le Maroc, ont mis en suspens ou décalé certains projets.Ces ralentissements montrent que « l\u2019éolien et le solaire restent vulnérables aux changements défavorables de politiques ou aux mesures mises en place pour soutenir le charbon et le gaz », prévient le rapport, qui pointe aussi l\u2019ef fet potentiellement négatif d\u2019une remontée des taux d\u2019intérêt sur le financement des projets.Agence France-Presse ÉTUDE Toujours plus d\u2019énergies renouvelables pour moins cher en 2016 ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Le développement record des énergies renouvelables illustre la baisse des coûts de l\u2019éolien et du solaire photovoltaïque.A L E X A N D R A P O S A D Z K I à Toronto L e grand patron de la Banque Royale a indiqué jeudi à ses actionnaires qu\u2019il était de plus en plus inquiet au sujet des marchés immobiliers de Vancouver et de Toronto et qu\u2019il accueillerait favorablement une intervention des gouvernements.La croissance rapide des prix des logements dans les deux villes est le produit d\u2019une «combinaison malsaine» de facteurs, a estimé le chef de la direction de la Royale, Dave McKay, lors de l\u2019assemblée annuelle des actionnaires de la banque, à Toronto.« Tous ces facteurs se mélangent et font grimper les prix à des niveaux insoutenables, ce qui agit sur le bilan des ménages et rend le marché de l\u2019habitation inaccessible à plusieurs personnes», a affirmé M.McKay.Des données dévoilées mercredi par la chambre immobilière du grand Toronto montraient que le prix moyen des habitations de la région avait grimpé à 916 567 $ en mars, ce qui représentait une croissance de 33,2 % par rapport à l\u2019an dernier.Le prix moyen d\u2019un logement dans la grande région de Vancouver est de 919 000 $.Selon M.McKay, les problèmes qui affligent les acheteurs dans ces deux marchés ne se régleront vraisemblablement pas à l\u2019aide d\u2019une seule solution.« À plus long terme, je crois que toutes les parties auront besoin de s\u2019entendre \u2014 les gouvernements, les promoteurs, les agents, les banques, les groupes communautaires et les autres \u2014 pour accélérer les progrès dans la mise en place de politiques et de solutions dans ce dossier », a-t-il affirmé.La Presse canadienne IMMOBILIER Les marchés de Toronto et Vancouver inquiètent le chef de la Royale S trasbourg \u2014 Les frais d\u2019iti- nérance téléphonique seront abolis dans l\u2019Union européenne à par tir du 15 juin 2017, grâce à un accord sur les prix de gros que se facturent entre eux les opérateurs, dernière pièce d\u2019une réforme menée depuis dix ans.En vertu de cet accord entre les institutions européennes, validé jeudi par le Parlement européen à Strasbourg, la promesse faite en fanfare en 2015 par la Commission d\u2019une UE sans frais d\u2019itinérance va pouvoir devenir réalité.« Les Européens ne seront plus en état de choc quand ils recevront leur facture de téléphone.Ils avaient jusqu\u2019à présent l\u2019habitude d\u2019éteindre leur téléphone quand ils passaient une frontière », s\u2019est réjouie l\u2019eurodéputée finlandaise Mia- petra Kumpula-Natri, rapporteuse du texte pour le Parlement européen.Dès mi-juin, les citoyens de l\u2019UE ne payeront plus de sur- coûts lorsqu\u2019ils téléphoneront, enverront un texto ou surferont sur Internet dans un autre pays de l\u2019Union que celui où ils résident.Cependant, leur «itinérance» aura toujours un coût pour leur opérateur, qui devra acheminer la communication sur un réseau autre que le sien.C\u2019est sur ce point que portait le vote final du Parlement européen : le nouveau règlement approuvé jeudi définit des plafonds pour ces tarifs de gros, avec par exemple un prix du gigaoctet de données qui diminuera progressivement pour atteindre 2,50 euros en 2022.«Il fallait réduire les prix d\u2019iti- nérance en gros, sinon beaucoup d\u2019opérateurs n\u2019auraient pas pu supprimer les frais d\u2019itinérance sans augmenter leurs tarifs », a expliqué mercredi le commissaire responsable du Marché unique numérique, Andrus An- sip, se félicitant d\u2019une mesure qui aura «un impact positif immédiat sur la vie de millions d\u2019Européens».Depuis dix ans, la Commission européenne s\u2019emploie à réduire les frais supplémentaires que les opérateurs de télécommunications imposent à leurs abonnés chaque fois qu\u2019ils franchissent une frontière.Les frais d\u2019itinérance ont déjà diminué de plus de 90% depuis 2007.Agence France-Presse L\u2019UE scelle la fin des frais d\u2019itinérance téléphonique en Europe B ruxelles \u2014 La Commission européenne a rendu définitives des mesures antidumping imposées de manière provisoire en octobre contre cer tains produits en acier en provenance de Chine, a-t-elle annoncé jeudi.Ces droits de douane, « plus élevés » que ceux imposés provisoirement, « serviront à protéger les producteurs d\u2019acier européens des ef fets néfastes du dumping chinois », a expliqué un porte-parole de l\u2019exécutif européen.La production d\u2019acier, en surcapacité mondiale, est un secteur très surveillé par l\u2019Union européenne, qui a déjà mis en place des dizaines de mesures de défense commerciale sur des importations de produits sidérurgiques.Sont cette fois concernés certains produits plats laminés à chaud en fer et en acier.L\u2019UE a également annoncé qu\u2019elle avait décidé de ne pas imposer de droits de douane provisoires sur ces mêmes produits en provenance du Brésil, d\u2019Iran, de Russie, de Serbie et d\u2019Ukraine.«L\u2019enquête sur les importations en provenance de ces pays va se poursuivre pendant encore six mois et évaluera plus en détail l\u2019impact des mesures potentielles sur les industries qui utilisent de l\u2019acier importé» pour leurs produits dans l\u2019UE, a précisé le porte-parole de la Commission.Agence France-Presse Nouvelles mesures antidumping de l\u2019UE contre l\u2019acier chinois MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Les citoyens européens ne paieront plus de surcoûts lorsqu\u2019ils téléphoneront, enverront un texto ou surferont sur Internet dans un autre pays de l\u2019Union que celui où ils résident. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S A lors que le conflit du bois d\u2019œuvre semble sur le point d\u2019éclater à nouveau, il vaudrait mieux ne rien signer du tout que de signer une mauvaise entente, estime l\u2019ambassadeur canadien à Washington, David MacNaughton.À moins d\u2019un accord de dernière minute, les premières pénalités contre les exportations canadiennes de bois d\u2019œuvre à destination du marché américain pourraient s\u2019appliquer dans les jours suivant le 24 avril, un coup dur pour les finances des entreprises forestières québécoises et du reste du pays.Au Québec, environ 60 000 emplois dépendent directement de l\u2019industrie, souvent dans des villes monoindustrielles déjà hypothéquées par la dernière crise du bois d\u2019œuvre et par les dommages causés par la montée rapide du dollar canadien dans les années 2000.« Nous continuons d\u2019être ou- ver ts à un accord qui fonctionne à la fois pour le Canada et les États-Unis.Mais nous n\u2019allons pas accepter un mauvais accord.Nous préférerions n\u2019avoir aucune entente que d\u2019en avoir une mauvaise », a dit l\u2019ambassadeur David Mac- Naughton lors d\u2019une rencontre avec la presse jeudi à Ottawa.Il sortait d\u2019une réunion avec des ministres fédéraux et l\u2019ex-premier ministre Brian Mulroney, à qui le gouvernement Tr udeau a fait appel pour participer aux négociations avec Washington concernant l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Le dernier conflit (2001-2006) avait coûté environ 5,5 milliards aux producteurs canadiens, mais une partie de ce montant n\u2019a pas été remboursée.En gros, les producteurs américains accusent leurs concurrents canadiens de bénéficier d\u2019un régime de coupe très avantageux qui leur permet d\u2019exporter aux États-Unis en dessous de la valeur marchande.Québec af firme que les changements apportés à son propre régime il y a quelques années visaient à le rendre conforme à celui des Américains.Inquiétudes Le ministre québécois des Forêts a exprimé son inquiétude jeudi matin en compagnie de représentants syndicaux et de l\u2019industrie et a demandé à Ottawa de s\u2019impliquer et d\u2019offrir des garanties de prêt aux entreprises.Le gouvernement Couillard est prêt à le faire.« Il est urgent, vital, crucial, primordial que le gouvernement fédéral s\u2019engage», a dit le ministre Luc Blanchette lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019Assemblée nationale.« Nous parlons d\u2019une seule voix et travaillons ensemble, le secteur municipal, le secteur syndical, les gens d\u2019af faires, les associations patronales, et nous insistons auprès du gouvernement fédéral pour qu\u2019il donne aux entreprises les outils financiers nécessaires pour traverser cette période de conflit.» L e Q u é b e c a m ê m e d e - mandé à Raymond Chrétien, ancien ambassadeur canadien à Washington, de le représenter dans les négociations.Ottawa se dit sensible aux inquiétudes du Québec et assure qu\u2019il collabore.« J\u2019étais en communication justement avec les gens de Québec ce matin.Ils savent que les ministres fédéraux concernés, on sort l\u2019éventail des mesures qu\u2019on peut prendre pour aider dans ce dos- sier-là », a dit le ministre du Commerce inter nat ional , François-Philippe Champagne.Avec Marie Vastel Le Devoir BOIS D\u2019ŒUVRE L\u2019ambassadeur canadien à Washington se veut rassurant Comment vont les négociations ?« C\u2019est une question difficile », dit David MacNaughton, selon qui le Canada est ouvert à une entente J U L I E N A R S E N A U L T Bien qu\u2019il ait causé une certaine surprise en décidant de rentrer en France pour se joindre à la campagne présidentielle du candidat Emmanuel Macron, le numéro deux de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Roland Lescure, estime que l\u2019institution qui gère le bas de laine des Québécois a été capable de regagner la confiance du public.Le contexte dans lequel M.Lescure part est bien diffé- rent de celui de son arrivée en 2009, lorsque la nomination du président et chef de la direction, Michael Sabia, ne faisait pas encore consensus et que la Caisse avait af fiché des per tes de 40 milliards l\u2019année précédente.« Nous avons nettoyé, géré le risque, couvert une partie du papier commercial adossé à des actifs et mis fin à un cer tain nombre d\u2019activités, a-t-il expliqué jeudi, au lendemain de l\u2019annonce de son départ, dans le cadre d\u2019une entrevue téléphonique.Nous avons aussi réinstallé la Caisse au Québec avec des investissements de qualité.Cela a permis de rétablir la confiance qui était complètement disparue à notre arrivée.» Diversification Depuis, le gestionnaire québécois de caisses de retraite s\u2019est af fairé à diversifier ses placements, notamment avec les marchés émergents, tout en se tournant vers les infrastructures, qui génèrent des revenus stables.Dans un contexte de montée du protect ionnisme et de risques géopolitiques élevés \u2014 notamment avec l\u2019élection de Donald Trump aux États-Unis et la décision du Royaume-Uni de quitter l\u2019Union européenne \u2014, il est difficile de trouver un autre adjectif que «solide» pour qualifier la performance de la CDPQ, estime M.Lescure.« La Caisse est solide et cela tombe bien parce que le monde est risqué et turbulent, a dit l\u2019homme de 50 ans.On va avoir besoin de solidité pour naviguer dans un environnement qui demeure volatil.» Ce dernier estime que son passage à la Caisse représente les «huit plus belles années» de sa carrière professionnelle.Éléments déclencheurs M.Lescure a expliqué que s o n c h o i x d e r e n t r e r e n France avait été motivé par un « sentiment d \u2019urgence » au terme d\u2019une année «particulièrement frappante » et « choquante » pour tous ceux qui s\u2019intéressent à la vie publique.Le vote du Brexit a été un « premier coup de tonnerre », suivi, seulement quelques m o i s p l u s t a r d , p a r u n deuxième : la campagne présidentielle américaine remportée par M.Trump.« J e s u i s u n E u r o p é e n convaincu, ma femme est Irlandaise et j\u2019ai travaillé sur les af faires européennes, a expliqué M.Lescure.Le fait que le Royaume-Uni puisse quitter l\u2019Union européenne a été une espèce de signal d\u2019alarme.» S\u2019il ne pointe pas un moment précis comme élément déclencheur, une nuit du mois de janvier marquée par de l\u2019insomnie semble néanmoins avoir pesé dans la balance.« Je suis tombé sur une entrevue de M.Macron sur France Culture dans laquelle il parlait d\u2019éducation et de culture, a raconté M.Lescure.Je me suis dit que d\u2019avoir un président intelligent et cultivé qui va remettre la culture au cœur du modèle français, c\u2019était parfait.» Sa décision sur vient alors que la campagne présidentielle est bien en marche, avec un premier tour prévu dès le 23 avril.M.Lescure a vanté quelques éléments du programme électoral de M.Macron, comme son soutien à l\u2019Union européenne ainsi que la volonté de ramener une forme de «discrimination positive » dans les banlieues françaises, un « lieu de fracture sociale et un terreau horrible pour le fondamentalisme islamique».Aider Macron L\u2019homme d\u2019af faires assure qu\u2019on ne lui a promis aucun poste précis advenant une victoire du candidat français.Sans rôle défini \u2014 et de déménagement immédiat prévu \u2014 pour le moment, l\u2019important, af- firme-t-il, est d\u2019aider Emmanuel Macron à se faire élire puisqu\u2019il est un candidat «centriste et modéré» qui souhaite «transformer la société française».« Aux États-Unis, les gens ne sont pas allés voter, déplore-t- il.C\u2019est l\u2019un des risques majeurs de l\u2019élection française, c\u2019est que les gens n\u2019aillent pas aux urnes.Je ne veux pas me réveiller avec un cauchemar au deuxième tour de la présidentielle française.» Un récent sondage publié en France place Marine Le Pen \u2014 du Front national \u2014 à égalité avec M.Macron, mais le numéro deux de la CDPQ a rappelé qu\u2019il était dif ficile de se fier à ces enquêtes d\u2019opinion, étant donné que les sondeurs se sont trompés à plus d\u2019une reprise dans le passé.La Presse canadienne CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT Roland Lescure estime que la Caisse a regagné la confiance du public GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Mieux ne rien signer du tout que de signer une mauvaise entente, selon l\u2019ambassadeur canadien à Washington, David MacNaughton.SOURCE PIERRE LAHOUD Québec a promis de mettre fin à tous les projets de recherche d\u2019énergies fossiles et de protéger intégralement l\u2019île d\u2019ici 2020.Il pourrait pour cela devoir négocier avec Junex.A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement dispose de la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour offrir une compensation à Pétrolia et Corridor Resources, a soutenu jeudi le ministre des Finances, Carlos Leitão.Selon ce qu\u2019a révélé Le Devoir, les partenaires de Québec dans le projet pétrolier sur Anticosti entendent réclamer 200 millions pour la rupture du contrat.«Nous avons les marges nécessaires pour renégocier ce contrat, qui était par ailleurs un très mauvais contrat », a fait valoir jeudi matin le ministre Leitão.Selon ce qu\u2019il a précisé, le plus récent budget du gouvernement Couillard permettrait d\u2019utiliser des fonds publics pour indemniser les pétrolières Pétrolia et Corridor Resources, notamment à même les provisions pour éventualités.«Nous sommes très à l\u2019aise », a-t-il assuré.Est-ce que le gouvernement pourrait accéder aux demandes de départ des deux entreprises, qui s\u2019élèveraient à plus de 200 millions de dollars ?« Nous avons des marges importantes qui nous permettront de faire face à de telles éventualités », s\u2019est contenté de répondre M.Leitão.Porte de sortie L\u2019important, selon lui, est de négocier « une porte de sortie » pour l\u2019État québécois, engagé depuis 2014 dans «un contrat très mal ficelé » signé par le gouvernement péquiste de Pauline Marois.Québec avait alors accepté \u2014 après avoir négocié avec l\u2019ancien premier ministre Lucien Bouchard, négociateur de Pétrolia \u2014 d\u2019accorder une valeur de 200 millions de dollars aux 38 permis cédés par Pétrolia et Corridor Resources à la Société en commandite Hydrocarbures Anticosti.Le gouvernement s\u2019était également engagé à injecter 56,7 millions de dollars dans un programme de recherche de pétrole et de gaz de schiste sur l\u2019île.Selon les détails du contrat, qui n\u2019a jamais été rendu public, le gouvernement péquiste a aussi accordé un peu plus de 13 millions à Corridor afin d\u2019acquérir une plus grande participation dans Hydrocarbures Anticosti.Or, ce projet ne passe tout simplement pas chez les Québécois, selon Carlos Leitão.«Nous constatons qu\u2019il y a zéro acceptabilité sociale pour un tel projet.C\u2019est donc dans l\u2019intérêt public de négocier une entente équitable pour les deux parties », a-t-il expliqué jeudi.Potentiel hypothétique Le potentiel pétrolier du sous-sol d\u2019Anticosti n\u2019a jamais été démontré, malgré des décennies de travaux d\u2019exploration.Le gouvernement Couillard a par ailleurs of fer t son appui à la candidature de la municipalité de L\u2019Île-d\u2019Anti- costi, qui souhaite que la plus grande île du Québec soit inscrite au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Québec a aussi promis de mettre fin à tous les projets de recherche d\u2019énergies fossiles et de protéger intégralement l\u2019île d\u2019ici 2020.Il pourrait pour cela devoir négocier avec Junex, qui détient cinq permis d\u2019exploration sur Anti- costi.Interpellée par Le Devoir, l\u2019entreprise n\u2019a pas voulu commenter le dossier jeudi.Martine Ouellet, qui était ministre des Ressources naturelles au moment de la signature du contrat avec Pétrolia et Corridor, a pour sa part rejeté l\u2019idée d\u2019indemniser les deux entreprises jeudi.« Ce n\u2019est pas au gouvernement et aux contribuables de payer des compensations pour l\u2019île d\u2019Anticosti », a-t-elle dit, jugeant que ce projet serait «non rentable».La députée solidaire Manon Massé a exigé la divulgation de l\u2019entente, en plus de rejeter elle aussi l\u2019idée de verser des millions de dollars de « fonds publics » à Pétrolia.L\u2019entreprise bénéficie déjà de l\u2019appui du gouvernement, qui est son «premier actionnaire».Ressources Québec a notamment versé 12,3 millions pour le projet d\u2019exploration gazière Bourque, en Gaspésie.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir ANTICOSTI Québec a les moyens d\u2019indemniser Pétrolia, affirme Carlos Leitão Les contrats sans fil posent encore problème Le nombre de plaintes dans leur ensemble est en baisse, mais la clarté du langage des contrats figure encore au cœur des problèmes les plus fréquents aux yeux des clients, constate le commissaire aux plaintes relatives aux services de télécommunications (CPRST) dans son dernier rapport semestriel.Le CPRST a résolu 90% des quelque 3900 plaintes traitées entre le 1er août et le 31 janvier, mais a recensé 52 violations au Code sur les services sans fil.De ce nombre, 16 violations concernaient le contenu du contrat qui s\u2019avérait non conforme à ce qu\u2019exige le Code en matière d\u2019information.«Dans une transaction faite par un consommateur, il faut comprendre en quoi consiste le service ou le produit que l\u2019on obtient en s\u2019abonnant, a affirmé dans un communiqué le commissaire Howard Maker.C\u2019est possible uniquement si les fournisseurs de services informent clairement les clients de leurs droits et obligations.» Le Devoir Postmedia réduit sa perte au deuxième trimestre Toronto \u2014 Le groupe médiatique canadien Postmedia a réduit sa perte à 26,5 millions, ou 28¢ par action, au deuxième trimestre, comparativement à 225, 1 millions, ou 80¢ par action, au même moment l\u2019an dernier.La compagnie avait toutefois inscrit des éléments non récurrents de 187 millions il y a un an.Ses charges d\u2019exploitation ont reculé cette année de 21,6 millions, principalement grâce à des mesures de réduction des coûts.Ses revenus trimestriels ont fondu de 13,5%, ou 28,3 millions, à 180,8 millions, surtout en raison du déclin des revenus publicitaires du côté des médias imprimés.Les revenus numériques ont progressé de 2,6 millions, ou 10,3%, à 28,1 millions.La Presse canadienne Quincaillerie Richelieu profite de la reprise du marché immobilier américain Quincaillerie Richelieu tente de profiter le plus possible de la reprise du marché de l\u2019habitation aux États-Unis.Le patron de l\u2019entreprise montréa- laise a expliqué jeudi avoir complété une série d\u2019acquisitions, ces quelques dernières années, pour se positionner parmi les chefs de file sur ce marché, qui prend du mieux depuis son écroulement en 2008.Le Devoir if ficile de dire \u2014 si tant est que Donald Trump le sait lui-même \u2014 s\u2019il a vraiment modifié son approche face au bourbier syrien, vu les mots éplorés qu\u2019il a prononcés dans la foulée de l\u2019attaque à l\u2019arme chimique de mardi (« Mon attitude vis-à-vis de la Syrie et d\u2019Al-Assad a beaucoup changé ») et les menaces non étayées qu\u2019il a lancées à l\u2019endroit du régime de Damas.Rien en fait ne semble avoir plus d\u2019influence sur cet homme que ce qu\u2019il voit à la télé et ce qu\u2019il retient de ses navigations sur les réseaux sociaux.Pour le reste, son idéologue en chef, Steve Bannon, lui montre le chemin.Pris au pied de la lettre, ses commentaires constituent un revirement par rapport aux propos tenus récemment par deux de ses principaux ministres sur la question syrienne.La semaine dernière, l\u2019ambassadrice américaine à l\u2019ONU, Nikki Haley, af?rmait « notre priorité n\u2019est plus le départ d\u2019Assad » \u2014 avant de se dédire à son tour en brandissant mercredi en termes vagues la menace d\u2019actions unilatérales contre Damas \u2014, pendant que le secrétaire d\u2019État, Rex Tillerson, de passage à Ankara, s\u2019en lavait aussi les mains en déclarant absurdement qu\u2019il revenait au « peuple syrien de décider» du sort du dictateur.Comme si les Syriens vivaient en démocratie électorale.Avant l\u2019attaque au gaz menée en Syrie, le gouvernement Trump a appliqué la même rhétorique belliqueuse en réaction à des tirs de missiles effectués par la Corée du Nord.M.Tillerson est allé déclarer à Séoul que « la politique de patience stratégique est terminée» face à Pyongyang, évoquant là encore la possibilité d\u2019une intervention militaire.Ce qui serait complètement insensé, sauf peut-être pour ?atter l\u2019idée que le président américain se fait de lui-même.Plus imprévisible encore que Donald Trump est après tout le dictateur nord-coréen Kim Jong-un.Entendu que des attaques punitives lancées en Syrie ou en Corée du Nord ne feraient que jeter de l\u2019huile sur le feu de dynamiques déjà très enchevêtrées.L\u2019exercice du pouvoir fait-il en sorte que M.Trump prend au- jourd\u2019hui un tout petit peu mieux la mesure de la complexité des enjeux?Quelles leçons tirera-t-il, à ce titre, de son sommet ?ori- dien avec le président chinois, Xi Jinping?Pour l\u2019heure, sa diplomatie en est une, bancale, de menaces et d\u2019intimidation \u2014 pendant que s\u2019y conjugue sur le terrain, depuis son arrivée au pouvoir, une intensi?cation des opérations militaires américaines contre le groupe État islamique en Syrie et en Irak.M.Trump jappe fort et risque à tout moment de mordre.Il est prisonnier d\u2019une logique exclusive du recours à la force.La ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, a annoncé la tenue, à l\u2019automne, de consultations sur le racisme et la discrimination systémique.Or le phénomène de la discrimination envers les communautés culturelles, et plus particulièrement les minorités visibles, est déjà bien documenté.Le gouvernement ne peut attendre la conclusion de ces consultations pour agira Commission jeunesse du Par ti libéral du Québec avait réclamé la tenue d\u2019une forme de consultation sur le racisme systémique.Appuyée par Québec solidaire, une pétition avait circulé en ce sens.Le gouvernement Couillard a formé un comité-conseil pour lui demander quelle forme doit prendre cette consultation.S\u2019agira-t-il d\u2019une commission parlementaire ou d\u2019une commission itinérante ?On n\u2019en sait rien ; le comité, composé de la sous-ministre à la retraite Maryse Alcindor et d\u2019une brochette de chercheurs et d\u2019experts, ne s\u2019est réuni qu\u2019une seule fois.Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, redoute que cette consultation sur le racisme systémique \u2014 le terme systémique implique une responsabilité collective \u2014 aboutisse à un «procès culpabilisant» des Québécois.Jeudi, le PQ lançait sa propre pétition pour exiger du gouvernement Couil- lard qu\u2019il renonce à cet exercice.La pétition, que le chef péquiste a présentée avec quelques représentants des communautés culturelles, af- ?rme que la consultation risque d\u2019aggraver les tensions entre la société d\u2019accueil et les nouveaux arrivants.Il faut agir au lieu de consulter, clame le PQ, qui propose 20 mesures pour contrer la discrimination et favoriser l\u2019intégration au marché du travail des immigrants.La semaine dernière, le premier ministre, Philippe Couillard, a quali?é l\u2019attitude du chef de l\u2019opposition de «né- gationnisme», un terme chargé puisqu\u2019il s\u2019applique à ceux qui nient l\u2019Holocauste.À l\u2019Assemblée nationale, jeudi, Philippe Couil- lard s\u2019est lié à Gabriel Nadeau-Dubois, dont il a repris une des déclarations : une société mature doit «être capable de se poser les questions difficiles, notamment celle de la discrimination et celle du racisme».Sur la tenue de la consultation, libéraux et solidaires sont des alliés objectifs.Il est vrai qu\u2019elle a un air de déjà-vu, comme l\u2019a fait remarquer Jean-François Lisée.En 2006, le gouvernement Charest a tenu une consultation en vue de concevoir une politique de lutte contre le racisme et la discrimination.La consultation a conduit à la présentation, deux ans plus tard, d\u2019un plan d\u2019action intitulé La diversité : une valeur ajoutée.Le gouvernement se targue d\u2019avoir fait des progrès depuis quant à l\u2019embauche des personnes issues des communautés culturelles dans le secteur public.La discrimination à l\u2019emploi et à l\u2019accès à un logement est déjà bien documentée.Plusieurs études québécoises ont traité du phénomène.Comme s\u2019il donnait raison au PQ, Philippe Couillard af?rme que son gouvernement est déjà actif avec le projet de 98, qui vise à mettre de l\u2019ordre dans la reconnaissance des compétences professionnelles des nouveaux arrivants.En outre, le dernier budget Leitão prévoit l\u2019ajout de 26 millions en 2017-2018 pour soutenir l\u2019intégration des immigrants.On peut se demander à quoi servira cette consultation.Le gouvernement libéral, qui semble vouloir marcher et mâcher de la gomme en même temps, doit se rappeler que c\u2019est la situation concrète des personnes victimes de discrimination qu\u2019il faut avant tout améliorer.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Bilinguisme sans ailes Air Canada peut tristement se vanter d\u2019occuper à temps plein, par fois en heures supplémentaires, le commissaire aux langues of ficielles, qui présente un rapport spécial pour dénoncer le manque de changements en matière de bilinguisme chez ce transpor teur.L\u2019actuel commissaire, Graham Fraser, dont la fin du mandat approche, a reçu des centaines de plaintes et fait plusieurs recommandations concernant Air Canada.Le commissaire suggère par exemple de modifier la loi pour y inclure la possibilité d\u2019imposer des amendes en cas de manquement aux obligations linguistiques du transporteur, ce qui n\u2019est pas applicable en ce moment.Une autre suggestion est une modification de la loi pour permettre à la Cour fédérale d\u2019accorder des dommages-intérêts si des infractions sont commises par Air Canada en matière de langues officielles.Entre 2005 et 2011, quatre projets de loi ont été présentés afin d\u2019assurer un meilleur service bilingue pour les employés et les clients d\u2019Air Canada.Aucun de ces projets n\u2019a été adopté.Le gouvernement fédéral est-il complice du laxisme dans le bilinguisme chez Air Canada ?N\u2019oubliez pas que dans un vol Montréal-Rome, les consignes sont expliquées en anglais et en italien.Quel bilinguisme ! Michel Beaumont Québec, le 3 avril 2017 L I B R E O P I N I O N Y V E S C H A R T R A N D Montréal D ans le dernier bilan « routier » de la SAAQ, on mentionne qu\u2019il y a eu en 2016 40 % de plus de piétons décédés au Québec après avoir été heurtés par un véhicule.Si je pense à ma propre expérience quotidienne de piéton, je n\u2019en suis pas surpris.Ma conjointe et moi habitons sur « l\u2019autoroute d\u2019Iberville », près de la rue Hochelaga à Montréal.Nous nous mettons sur le mode défensif dès que nous descendons l\u2019escalier de notre domicile.Nous nous retrouvons sur une rue de quartier, en pente depuis Sherbrooke, menant à la « rue » Notre-Dame et à l\u2019autoroute est-ouest, et des automobilistes klaxonnent si le chauf feur qui les précède ne va pas assez vite à leur goût ou tente de se stationner.Craintifs même en utilisant le trottoir, nous nous retrouvons coin Iberville et De Rouen.Les automobiles descendent la côte d\u2019Iberville tellement vite que nous avons même peur de traverser à cette intersection sur le feu ver t tellement cer tains conducteurs poursuivent leur élan et tournent à gauche à toute vitesse.Le virage, tant à gauche qu\u2019à droite, à un tel endroit devrait être interdit.De plus, cet hiver, je me suis fait renverser par une voiture à l\u2019intersection Lafontaine et Pie-IX en revenant de mon travail, heureusement sans conséquence grave, hormis une raideur dans le cou et quelques contusions.Un automobiliste m\u2019a renversé en tournant à droite alors que je traversais sur le décompte chiffré pour les piétons.Le conducteur dit qu\u2019il ne m\u2019a pas vu\u2026 Intimidation Je voudrais également signaler que de plus en plus d\u2019automobilistes ne s\u2019immobilisent plus au coin des r ues même avec des piétons à proximité.D\u2019autres nous intimident carrément avec leurs voitures de plus en plus grosses ou des camions de plus en plus longs.J\u2019oserais même dire que certains utilisent leur véhicule comme une arme et nous menacent parce que nous sommes tout simplement dans leur chemin, qu\u2019ils n\u2019ont pas de temps à perdre et qu\u2019ils sont frustrés par je ne sais quoi.On ne peut souhaiter, sans y croire vraiment, que la vitesse soit réduite à 30 km/h partout en ville, que les traverses de piétons souvent ef facées soient repeintes régulièrement et plus nombreuses avec un poteau au milieu indiquant le montant d\u2019amende de 100 $, et que la sur veil- lance policière soit accrue.En attendant, c\u2019est au péril de notre vie que nous nous déplaçons chaque jour.Paradoxalement, nous sommes les grands négligés de la circulation, alors que nous sommes ceux et celles qui polluent le moins en marchant et en utilisant le transport en commun et qui coûtent le moins cher en frais de santé en faisant de l\u2019exercice tous les jours.Allez y comprendre quelque chose.Piétons en péril FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Stade ou amphithéâtre : dépenses publiques et profits privés Dépenser plusieurs centaines de millions de dollars publics pour maximiser les profits d\u2019une équipe de baseball à Montréal est un projet de société profondément tordu.Le privé doit assumer risques et profits.L\u2019abattage récent d\u2019un millier d\u2019arbres et la presque totalité des 73,4 millions de dollars d\u2019argent public dépensés au parc Jean-Drapeau visent aussi à maximiser les profits des promoteurs.La grande différence entre le stade des Expos et la création d\u2019une nouvelle maxiplace des Festivals, tarifée, est l\u2019illusion « de nature et de service public » enrobant cette dernière démarche.L\u2019appellation « amphithéâtre naturel » à l\u2019île Sainte-Hélène masque le fait que des plans d\u2019eau, prairies et boisés seront détruits, que l\u2019on minéralisera l\u2019essentiel du territoire et que l\u2019on n\u2019y saupoudrera que de rares arbres, infiniment plus petits que les géants abattus.Hors des grands événements, le site sera lugubre, d\u2019une vastitude désolante, aux antipodes du caractère foisonnant d\u2019Expo 67 que l\u2019on prétend évoquer.Le projet se vante d\u2019améliorer l\u2019accès au fleuve.Pourtant, pendant la plus grande partie de l\u2019été, un immense espace situé entre le métro, le fleuve et le lac des Cygnes, incluant les abords du Calder, sera contrôlé par un réseau tentaculaire de clôtures et de guérites.En été, cette section du fleuve risque de n\u2019être facilement accessible que les fins de semaine, dans le cadre d\u2019événements extrêmement coûteux.En semaine, les visiteurs seront-ils interdits, devront-ils se faufiler entre camions et véhicules de service ou devront- ils faire un détour d\u2019un kilomètre?La Ville avance que les destructions actuelles seront compensées, un jour, ailleurs\u2026 Elle doit présenter publiquement une analyse comparative du site détruit et des compensations proposées, incluant les coûts des mesures hors site.Pourquoi, comme proposé initialement au square Viger, faut-il raser d\u2019immenses secteurs plutôt que trouver une solution inventive basée sur une analyse fine des potentiels et contraintes du site ?Pourquoi cette quasi-privatisation, accompagnée d\u2019un afflux massif de fonds publics, pour un projet qui contredit les politiques de la Ville et de la Société du parc Jean- Drapeau sur l\u2019arbre, les milieux naturels, le développement durable ?L\u2019amphithéâtre dénaturé du parc Jean- Drapeau sera une déception coûteuse pour les payeurs de taxes.L\u2019aménagement proposé dans ce parc identitaire de Montréal doit être révisé en profondeur pour offrir une véritable destination loisirs aux Mont- réalais, même à ceux qui ne paient pas des centaines de dollars pour les spectacles.L\u2019argent public ne doit pas uniquement viser à maximiser les profits des promoteurs, que ce soit au parc Jean-Drapeau ou dans un éventuel stade des Expos.Daniel Chartier, architecte paysagiste Montréal, le 2 avril 2017 CONSULTATIONS SUR LA DISCRIMINATION SYSTÉMIQUE Le temps des mesures concrètes DONALD TRUMP Diplomatie des menaces L D GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC Certains utilisent leur véhicule comme une arme et nous menacent parce que nous sommes tout simplement dans leur chemin L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L e Québec homophobe ?Si l\u2019on se fie au dernier livre d\u2019Éric Duhaime sur l\u2019homosexualité ou à la popularité des péripéties lesbiennes de l\u2019émission Unité 9, ça semble plutôt être le contraire.À côté de l\u2019hostilité déployée lors des «Manifs pour tous» chez nos cousins français et de l\u2019intolérance des mouvements religieux conservateurs chez nos voisins américains, la Belle Province semble avoir des allures d\u2019oasis pour les personnes LGBTQ+.Ce n\u2019est pas entièrement faux, mais le por trait n\u2019est pas aussi rose, quoi qu\u2019en pense la ministre de la Justice Stéphanie Vallée.Lors de la présentation de son bilan du Plan d\u2019action gouvernemental de lutte contre l\u2019ho- mophobie, elle s\u2019est félicitée, sur un ton un peu trop triomphaliste, d\u2019avoir mis en place des mesures « pour favoriser la pleine reconnaissance des droits des personnes de minorités sexuelles ».Certes, les travaux du ministère de la Justice avec les acteurs scolaires, communautaires, et de la santé sont fort louables.Mais ils ne suffisent plus.Pour assurer la pleine reconnaissance des droits des personnes LGBTQ+, des réformes législatives s\u2019imposent, et vite ! Interdire les thérapies de conversion Inutile de retourner bien loin en arrière au Québec et ailleurs, pour se souvenir que l\u2019homosexualité était perçue comme une maladie.Cette conception n\u2019a pas complètement disparu du paysage.Le Québec continue à abriter des organismes of frant des « thérapies réparatrices » destinées à « convertir » les personnes homosexuelles en sujets hétérosexuels.L\u2019organisme Arc-en-ciel du Québec déposait récemment un mémoire dénonçant l\u2019existence de groupes tels que Campagne Québec-vie, Thérapie chrétienne Outaouais ou Ta vie ton choix, qui proposent aux personnes LGBTQ+ de les « libérer» de leur orientation sexuelle.L\u2019Ontario a effectué les changements législatifs en 2015 pour interdire ces pseudo-thérapies homo- phobes sur des mineurs.Cette réforme tarde toujours à venir au Québec.Tant et aussi longtemps que ces pratiques auront droit de cité, le message toxique selon lequel l\u2019homosexualité est une condition curable persistera.Accueillir la diversité des modèles familiaux Tandis que les modèles familiaux sont en pleine évolution au Québec, notre droit familial n\u2019a pas tout à fait emboîté le pas pour mieux refléter ces réalités.Je pense notamment aux débats sur la gestation pour autrui (le phénomène des «mères porteuses»), méthodes utilisées par plusieurs personnes LGBTQ+.Toutes les autres provinces reconnaissent et encadrent cette pratique à certaines conditions.Au Québec, cette pratique n\u2019est ni reconnue ni encadrée, si bien que l\u2019on se retrouve dans un vide juridique.Selon la Coalition des familles LGBT, cette zone grise provoque un « tourisme reproductif » par lequel des parents voyagent dans d\u2019autres régions pour réaliser leur projet de gestation pour autrui.Il est temps que le Québec se positionne sur ces questions éthiques.La question des familles pluriparentales, où des parents choisissent de fonder une famille en trio ou en quatuor, s\u2019impose aussi.Il y a déjà une décennie, la Cour d\u2019appel d\u2019Ontario reconnaissait la possibilité d\u2019inscrire trois parents, soit la mère sociale, le donneur de sperme et la mère biologique sur le certificat de naissance de l\u2019enfant.La pluriparentalité a aussi été rendue légale en Colombie-Britannique en 2013.Cette innovation législative permet de s\u2019ouvrir concrètement à l\u2019idée que « cela prend un village pour élever un enfant ».À l\u2019heure où les familles recomposées se multiplient, qu\u2019est-ce qui empêcherait le Québec de faire un pas de plus dans la normalisation des modèles familiaux diversifiés?Inclure les personnes trans migrantes Le Québec est la seule province où il est toujours interdit pour une personne non citoyenne de changer son nom et son sexe.La possibilité d\u2019effectuer ces modifications au Québec se limite aux personnes possédant la citoyenneté canadienne, ce qui peut représenter jusqu\u2019à sept ans d\u2019attente pour les personnes trans migrantes.Pendant ce temps, la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, vante la défense des LGBTQ+ comme partie intégrante de sa politique étrangère québécoise.Persécutées dans leur pays, des personnes trans trouvent refuge au Québec.Mais une fois chez nous, ces personnes sont susceptibles de revivre des discriminations, par exemple en cherchant de l\u2019emploi ou un logement, parce que leurs papiers ne correspondent pas à leur identité de genre.Qu\u2019attendons-nous?Le Québec est mûr pour tous ces changements.À l\u2019aube du nouveau Plan de lutte contre l\u2019homophobie et la trans- phobie, ces réformes législatives s\u2019imposent si l\u2019on veut réellement incarner l\u2019oasis que l\u2019on prétend être.Qu\u2019attendons- nous ?CATHY WONG L U C P A P I N E A U Enseignant et coauteur du Grand mensonge de l\u2019éducation e ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, a été pris au dépour vu quand les médias ont dévoilé le nom des trois « vedettes » qui repenseront les écoles québécoises dans le cadre du projet Lab-école : Pierre Lavoie, Ricardo Larri- vée et Pierre Thibault.Le tout donnait alors l\u2019impression d\u2019un projet plutôt mal ficelé.Et on peut se demander si ce n\u2019est effectivement pas le cas.Pour appuyer cette initiative, on a indiqué qu\u2019il était parfois important de « repenser à l\u2019extérieur de la boîte » afin de trouver de nouvelles idées.D\u2019où ma première réflexion : à quoi sert le ministère de l\u2019Éducation s\u2019il n\u2019est plus capable de gérer ou de penser à l\u2019école de demain?Le ministère est-il toujours l\u2019endroit pour innover et faire avancer les choses?Ce choix du ministre constitue un clair désaveu du travail des fonctionnaires sous sa gouverne.Au-delà des activités sportives, de l\u2019alimentation et de l\u2019architecture, il est regrettable toutefois que le ministre Proulx ne s\u2019intéresse pas plus à un élément tout aussi important : le curriculum et l\u2019enseignement.«On ne veut pas changer la vocation [des écoles].La vocation, c\u2019est d\u2019apprendre.On veut apprendre mieux et apprendre plus.» Très bien, mais où sont les pédagogues et les enseignants dans ce projet ?Et où sont les technologies de l\u2019information, pourtant un incontournable de la réalité d\u2019aujourd\u2019hui ?L\u2019imagination ou l\u2019inexpérience au pouvoir?Si on peut être d\u2019accord avec l\u2019idée qu\u2019il faut faire preuve d\u2019imagination quant à l\u2019école québécoise, l\u2019inexpérience de nos « vedettes » du ministre Proulx peut cependant soulever de nombreuses interrogations.Prenons par exemple quelques idées de Pierre Thibault.L\u2019architecte imagine des cours de yoga la fin de semaine dans le gymnase.Les gymnases de bien des écoles servent déjà à donner des cours la fin de semaine, le sait-il ?Il rêve ensuite d\u2019une bibliothèque scolaire ouverte le soir où le jeune pourra venir avec ses parents.Très bien, mais qui paiera le salaire des employés?Avec quel budget ?«L\u2019école doit redevenir le cœur d\u2019une communauté, croit le ministre Proulx.Je ne peux concevoir que, dans certains milieux, on construise des écoles neuves et à côté, on construit aussi une bibliothèque et un centre sportif.» On peut effectivement songer à établir des liens entre les écoles et les municipalités, mais on l\u2019a vu par le passé, cette idée est loin d\u2019être simple.Une autre idée de M.Thibault est de libérer à jamais l\u2019école de la clôture Frost.Très bien, mais par quel moyen assure-t-on la sécurité des élèves en milieu urbain, par exemple ?Comment empêcher le ballon de se rendre dans la rue ?Comment empêcher un des élèvres parmi les dizaines sinon les centaines qui sont sous la surveillance des éducateurs de quitter imprudemment la cour de récréation?Ce sont davantage les idées de Ricardo Larri- vée qui montrent à quel point ce dernier semble ne pas avoir une bonne connaissance de la réalité du réseau scolaire.Celui-ci croit que les élèves devraient se faire à déjeuner à l\u2019école comme ils le font à la maison : «Le pain va être là, le beurre d\u2019arachides, les céréales.» Le beurre d\u2019arachide ?Est-il au courant qu\u2019il existe des allergies alimentaires en milieu scolaire ?Qu\u2019avec le transport scolaire, ou le service de garde certains élèves sont déjà levés au moins une ou deux bonnes heures avant d\u2019arriver à l\u2019école ?« On va leur enseigner ce qui est bon pour la santé et, lorsqu\u2019ils iront en classe, ils auront eu 20 minutes de cours sur l\u2019alimentation du petit-déjeuner.» Qui paiera cette nourriture ?Qui enseignera aux jeunes?Si ce sont les profs, quel cours sera coupé ?Et où mangeront les enfants quand on sait que bien des écoles sont en surpopulation?Dans leurs classes?L\u2019argent dans tout cela?Si nos trois penseurs croient qu\u2019il en coûtera plus cher pour repenser l\u2019école québécoise mais que le tout en vaudra la peine, ils auront fort à faire pour convaincre le ministre Proulx qui, déjà, annonce qu\u2019on «peut faire mieux avec le même dollar investi.On y mettra ce qu\u2019il faudra, en fonction de notre capacité de payer ».Imaginez : on peine à financer des services spécialisés pour les élèves en difficultés.Il faut aussi repenser au cas de l\u2019école Saint-Gé- rard, à Montréal, qu\u2019on a dû reconstruire à cause d\u2019un problème de moisissures causé par une gestion négligente et un financement insuffisant au fil des années.En 2015, ce même gouvernement exigeait le retrait des plans originaux d\u2019un atrium central, de la toiture verte, des exigences LEED Argent et de la géothermie.Même l\u2019école devait être plus petite, passant de 6090 à 5300 mètres carrés pour répondre aux demandes du ministère.S\u2019il n\u2019y a que les fous qui ne changent pas d\u2019idée, on cherche la cohérence dans la vision qu\u2019à ce gouvernement élu il y a trois ans.On nage une fois de plus dans l\u2019improvisation.Il est à se demander finalement si tout ce projet est bien réaliste ou ne constitue pas un autre écran de fumée qui cachera une désolante réalité.Actuellement, on aurait plutôt besoin de véritables états généraux afin de déterminer ce que l\u2019on souhaite vraiment pour nos enfants et d\u2019établir enfin un véritable consensus sur le rôle de l\u2019école québécoise.Pour l\u2019instant, on a davantage l\u2019impression d\u2019être dans de l\u2019éduca- tion-spectacle.Des murs, du pain et des jeux.PROJET LAB-ÉCOLE Verse-t-on dans l\u2019éducation-spectacle ?F E R N A N D L A V I G N E Montréal e projet récemment mis de l\u2019avant afin d\u2019adapter l\u2019école aux besoins de l\u2019heure consiste en une aventure aussi ambitieuse que nécessaire.Bien sûr, cer tains manifesteront leurs réserves puisque des chasses gardées seront en jeu.En contrepartie, la perspective d\u2019avenir de l\u2019école conviviale au profit de sa communauté devrait susciter l\u2019intérêt, et une participation intensive, afin de préciser un plan de relance pour une institution devenue désuète, mais cruciale à l\u2019essor du Québec.Tout projet requiert son financement, soit par de l\u2019argent frais ou par des économies d\u2019ef fi- cience.À cette fin, transformer l\u2019école en un centre multifonctionnel municipal permettrait de réaliser des économies substantielles étant donné qu\u2019actuellement, leur taux d\u2019occupation dans le temps est déplorable.De même qu\u2019un certain nombre d\u2019édifices sous la gouverne des villes ou des municipalités sont également sous- utilisés pendant les heures de classe à l\u2019école.Des espaces à multiples usages accessibles à la communauté, voilà un moyen efficace de réduire les coûts afin de mieux desservir la collectivité.En fait, il ne suffit donc pas de revoir la conception et l\u2019aménagement de l\u2019école uniquement en regard de sa vocation première, mais de rendre également disponibles en tout temps des locaux pour des initiatives communautaires.Dans l\u2019ensemble, le taux d\u2019occupation dans le temps de nos écoles primaires et secondaires est déplorable.En effet, pour des fins scolaires, ces établissements maintenus à grands frais sont occupés moins de 200 jours par année et libres en soirée.Les activités autres qu\u2019éducationnelles, peu nombreuses, sont hors de la mission d\u2019une commission scolaire.Par ailleurs, les villes et les municipalités possèdent de même des installations récupérables pour fin éducationnelle ou communautaire.Des structures anachroniques Dans l\u2019optique de l\u2019école communautaire, la gestion des édifices devra être confiée aux municipalités ou aux organismes paramunicipaux.Cependant, les commissions scolaires, dans leur forme actuelle ou révisée, conserveront la gestion du personnel enseignant ainsi que le transport des élèves.Pour l\u2019histoire, les commissions scolaires, instituées à l\u2019origine en fonction d\u2019impératifs linguistiques et religieux, légitimes à l\u2019époque, ont perdu depuis leurs finalités d\u2019origine.Elles sont devenues anachroniques dans leur forme actuelle.Ce mode de gestion fait figure d\u2019exception, en marge de meilleures pratiques de gestion intégrées ailleurs en Amérique comme en Europe.Au Québec, le transfert des installations scolaires a déjà été proposé et bien reçu dans certains milieux.Ainsi, le maire Coderre a exprimé le désir de considérer la prise en charge de ces infrastructures.Actuellement, Montréal doit négocier des ententes avec deux commissions scolaires aux fins d\u2019activités sportives.En région, le principe of fre des avantages d\u2019autant plus intéressants, puisqu\u2019à l\u2019intérieur des paramètres actuels, des villages peinent à garder leur école locale.Or, un centre multi- fonctionnel adapté à leurs nécessités devient donc une solution concevable.Enfin, on répète qu\u2019il faut un village pour élever un enfant, soit.Encore faut-il que le village existe, qu\u2019on lui trouve un centre, un sens commun.Bref, un point d\u2019attache identitaire, l\u2019âme de la communauté.Comme l\u2019a si bien décrit le regretté Fernand Dumont : «L\u2019héritage de la Révolution tranquille a aussi eu ses ef fets pervers, soit la per te de lieux d\u2019ambitions communautaires.» D\u2019où l\u2019on doit attribuer la cause principale de l\u2019état anémique de la responsabilité individuelle en manière de vivre en collectivité.Oui à l\u2019école communautaire ASSOCIATED PRESS Celui-ci croit que les élèves devraient se faire à déjeuner à l\u2019école comme ils le font à la maison.« On va leur enseigner ce qui est bon pour la santé et, lorsqu\u2019ils iront en classe, ils auront eu 20 minutes de cours sur l\u2019alimentation du petit-déjeuner.» L L L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 7 A V R I L 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 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qu\u2019on pourra voir au cinéma du Parc dès ce vendredi.Plus près de nous, Izabel Grondin espère tourner son premier long métrage, Les oubliés, rare incursion québécoise du côté de la terreur.On a voulu creuser la question avec elles deux.« Traditionnellement, l\u2019horreur a été pensée comme un genre fait par et pour les hommes », lance d\u2019entrée de jeu Anna Biller.Une affirmation à laquelle acquiesce Izabel Grondin, qui précise toutefois : « Sauf peut-être tout au début du cinéma, avec Méliès, Murnau, Lang, Wiene, Mamoulian, etc.À partir de la fin des années 1940, début des années 1950, le cinéma d\u2019horreur n\u2019a plus été fait que par et pour des hommes.Brutal, macho, sexy.Ça change parfois, mais cette recette prévaut encore.» Ce qui n\u2019a pas empêché Izabel Grondin, naguère, de s\u2019enticher dudit genre.« Mon initiation s\u2019est faite précocement, par hasard.À la télé \u2014 au \u201cCinéma de 5 heures\u201d pour les nostalgiques \u2014 jouait un des Dracula de La Hammer Studio, avec en vedette Christopher Lee.Tous ceux qui connaissent la série savent qu\u2019il y avait toujours une cer taine dose d\u2019érotisme dans ces films.Très chaste, j\u2019en conviens, mais quand on a 9 ans, ça marque.Je dirais que c\u2019est ce mélange d\u2019organique, de physique, de violence aussi, dans tout cet univers baroque, précieux, noble et ar tistique, qui m\u2019a allumée et m\u2019allume encore.Et bien sûr, avec l\u2019âge, ce besoin de me faire expulser de ma zone de confort, afin de pouvoir ensuite me sentir bien vivante ; l\u2019ef fet montagnes russes.» Filmer dif féremment The Love Witch est le premier long métrage d\u2019Anna Biller, qui l\u2019a écrit, réalisé, monté, mais en a aussi assuré la direction artistique, créé les costumes et composé la musique.Le film relate les escapades sensuelles et surnaturelles d \u2019une apprent ie sorc ière cal ifor- n ienne dés ireuse de comprendre les hommes, quitte à les tuer ce faisant.The Love Witch a été conçu comme l\u2019un de ces délires psychédéliques en technicolor ayant fait les belles heures des cinéparcs au cours des années 1960-1970.Ce sous-genre aux accents volontiers érotiques est typique d\u2019une vision objectivée de la femme dont le cinéma d\u2019horreur s\u2019est souvent rendu coupable à grand renfort de nudité.«Une réalité à laquelle les hommes ne pensent jamais, c\u2019est que lorsque vous êtes une femme, vous ne fétichisez pas les femmes comme le ferait un homme, note Anna Biller.Vous fétichisez les femmes de l\u2019intérieur de votre propre corps.C\u2019est un regard narcissique.Je crois que la plupart des réalisatrices filment les femmes dif féremment des réalisateurs.» Quant au film Les oubliés, Izabel Grondin en est à l\u2019étape du financement.Produit par Christine Falco de Camera Oscura et distribué par l\u2019Atelier de distribution, cette adaptation libre du roman Le quartier des oubliés de Madeleine Robitaille conte le cauchemar de voyageurs dont l\u2019autocar a été intercepté par des preneurs d\u2019otages.Les œuvres en question Elles sont de fait nombreuses, les spectatrices qui apprécient le cinéma d\u2019horreur.Pourtant, leur expérience et leur point de vue, historiquement absents du scénario et de la mise en scène, ont longtemps constitué l\u2019angle mort du genre.« Les femmes ont leurs propres conceptions et expressions de l\u2019horreur», croit à cet égard Anne Biller.Le cinéma d\u2019horreur (dans toutes ses déclinaisons) que propose depuis quelques années une kyrielle de réalisatrices tend à lui donner raison.Grave de Julia Ducournau, sur une étudiante qui découvre les vraies raisons du végétalisme de sa famille, The Babadook de Jennifer Kent, sur les problèmes psychiques d\u2019une mère qui s\u2019incarnent dans un monstre, Prevenge d\u2019Alice Lowe, sur la rage homicide d\u2019une femme enceinte et en deuil, A Girl Walks Alone at Night d\u2019Ana Lily Amirpour, sur les pérégrinations nocturnes d\u2019une vampire hipster, The Invitation de Karyn Kusama, sur un sinistre souper « entre amis » : ce ne sont là que quelques-uns de ces films d\u2019horreur, qui mélangent tous joyeusement les genres et les influences, où se déploient ces « conceptions » et « expressions » propres.Satisfaction particulière Tout en af firmant qu\u2019il est très satisfaisant d\u2019écrire des personnages féminins intéressants pour le cinéma en général, Anna Biller précise que ce l\u2019est encore davantage en horreur.«Les personnages féminins forts en horreur informent la conscience collective d\u2019une manière archétypale, qui reste dans l\u2019esprit du public, es- time-t-elle.Les gens qui regardent les films d\u2019horreur ont l\u2019habitude de voir de beaux corps féminins violés et mutilés d\u2019une manière artistique.La sexualité masculine en vient à mettre cela en rappor t avec la porno violente.Les femmes, quant à elles, pourront se sentir déprimées par ces films où elles ne sont réduites qu\u2019à des corps sur lesquels on agit.» Tout est affaire de perspective, de point de vue justement.«Dans The Love Witch, on a une protagoniste de film d\u2019horreur dotée de désirs, de sentiments, imparfaite certes, mais belle et en pleine possession de ses moyens, et autour de qui s\u2019articule l\u2019action.Surtout, c\u2019est SON histoire \u2014 elle est au centre de celle-ci.C\u2019est à propos d\u2019une femme, et non d\u2019un fantasme ou d\u2019une projection de femme.» Financer l\u2019horreur Fait à signaler, tous ces films de réalisatrices américaines et britanniques ont été produits par des studios indépendants.À ce propos, Iza- bel Grondin relève qu\u2019à de rares exceptions, c\u2019est le lot du cinéma d\u2019horreur au Québec également.Le snobisme prévaut encore dès lors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019horreur, selon elle.« Je donne l\u2019exemple du Festival Fantasia : pendant presque un mois, les rues de Montréal sont envahies par des files d\u2019attentes, tous âges et cultures confondus, et ce, chaque jour, pour chaque film.Pareil pour le festival Spasm, qui remplit régulièrement le Club Soda et le Théâtre Plaza, et ce, depuis 15 ans, avec des courts métrages de genre de par tout dans le monde, mais beaucoup du Québec.Vous ne trouvez pas ça un peu aberrant que, malgré la demande évidente d\u2019un public trop souvent laissé pour compte, dans une province qui loge l\u2019un des plus gros festivals internationaux de films de genre au monde, eh bien, cette même province ne prend presque pas de risques pour financer un film de genre d\u2019ici ?J\u2019arrête là.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HORREUR dit], nous n\u2019avons jamais eu l\u2019intention d\u2019of fen- ser qui que ce soit ou quelque groupe que ce soit, ni de minimiser l\u2019importance des histoires qui n\u2019ont finalement pas été incluses dans la série», a ajouté Mme Bedard.CBC/Radio-Canada dit être « sensible » aux « préoccupations » exprimées par le public à l \u2019égard de sa programmation marquant le 150e anniversaire de la fédération canadienne.Il pourrait tenir compte de « certains de ces commentaires », mais seulement durant l\u2019élaboration du matériel éducatif qui sera offert \u2014 pour l\u2019instant en anglais seulement \u2014 après la diffusion des dix épisodes de la série.Le feuilleton Canada: The Story of Us rate la cible, se désolait les élus de l\u2019Assemblée nationale, toutes formations politiques confondues.«Il manque de grands bouts là, franchement.Ça a été écrit dans une perspective qui, manifestement, n\u2019est pas la nôtre», a affirmé le premier ministre, Philippe Couillard, dans un bref entretien avec Le Devoir jeudi après-midi.« L\u2019histoire dépend toujours de celui qui l\u2019écrit et de celui qui la lit.Parce que chacun a son prisme et son orientation», a-t-il souligné, après avoir fait le plein de nouveaux ouvrages \u2014 dont quelques essais historiques \u2014 au Salon du livre de Québec.M.Couillard a insisté sur le devoir des Québécois de « prendre la parole » afin de rappeler les moments charnières de leur histoire à ceux qui l\u2019escamotent volontairement ou involontairement.« C\u2019est décevant qu\u2019on soit obligé de le rappeler, tout le temps.C\u2019est décevant, mais c\u2019est notre rôle aussi, à nous, d\u2019engager le dialogue et de dire aux gens : un instant ! » «Let\u2019s talk about us!» Le ministre des Relations canadiennes, Jean- Marc Fournier, espère que la «polémique» entourant Canada : The Story of Us permettra de «repren[dre] un dialogue about us» d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.« Let\u2019s talk about us ! Essayons encore de reprendre un dialogue pour qu\u2019il y ait de la place pour chacun», a-t-il déclaré à moins de trois mois de l\u2019apogée des célébrations entourant le 150e anniversaire de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique (AANB).Souhaite-t-il préparer discrètement le terrain à d\u2019éventuelles négociations constitutionnelles ?« On doit d\u2019abord se comprendre.Un jour, lorsqu\u2019on se sera compris, on pourra demander à des juristes d\u2019écrire.On a déjà essayé d\u2019écrire et de comprendre après, et ce n\u2019était pas réussi», a- t-il rétorqué.Pour l\u2019heure, le gouvernement québécois s\u2019affaire à « communiquer davantage » avec les décideurs politiques du Rest of Canada (ROC), à commencer par les élus au Parlement fédéral.M.Fournier s\u2019est aventuré dans la capitale fédérale jeudi soir, où il était attendu par des élus québécois du groupe parlementaire du Parti libéral du Canada.Il entendait notamment les sensibiliser aux priorités québécoises.Il compte refaire l\u2019exercice avec les députés québécois du Parti conservateur du Canada (PCC) et du Nouveau Parti démocratique (NPD) prochainement.«L\u2019objectif, c\u2019est de pouvoir exprimer quelle est la position du Québec sur un ensemble d\u2019enjeux, de faire entendre notre voix.Ce n\u2019est pas impossible, un moment donné, que j\u2019aille voir des sénateurs», a-t-il expliqué au Devoir.Par ailleurs, le gouvernement du Québec compte aussi être «plus présent dans les capitales provinciales», a annoncé M.Fournier avant de larguer les amarres pour Ottawa.L\u2019élu libéral avait pourtant procédé à une réorganisation du réseau de la représentation du Québec au Canada il y a seulement deux ans.Celle-ci s\u2019était soldée par la fermeture du Bureau du Québec à Ottawa et de l\u2019Antenne du Québec à Vancouver.«Où sommes-nous?» En chambre, M.Fournier avait dit accueillir « très négativement» les deux premiers épisodes de la série, dans lesquels le Grand Dérangement a été passé sous silence au profit, par exemple, de la décapitation du serrurier comploteur Jean Duval, qui avait été ordonnée par un Champlain échevelé et crasseux.« La CBC devrait faire des excuses », a-t-il soutenu en chambre.« Il y a une grande partie du \u201cnous\u201d [des autochtones, des Acadiens, des Québécois] qui dit : \u201cOù sommes-nous?\u201d dans la méga- production de la CBC », avait-il lancé durant la période des questions jeudi.L\u2019ex-président de la Société d\u2019histoire d\u2019Annapolis Alan Melanson a pour sa par t soutenu jeudi au micro de Radio-Canada que « l\u2019histoire du Canada appartient à tous les Canadiens ».«Pour sentir qu\u2019on fait partie de l\u2019histoire, il faut se voir dans l\u2019histoire», a-t-il souligné dans l\u2019ombre du monument érigé en l\u2019honneur de Pierre Du Gua de Monts sur les côtes de la Nouvelle- Écosse.La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, s\u2019est dite indignée par cette œuvre de «propagande».Le député péquiste Stéphane Bergeron a aussi durement égratigné le docudrame historique qui dépeint les Amérindiens et les colons français comme du «monde bien sale puis pas très trustable».«Avec ses clichés, ses omissions, ses partis pris, The Story of Us [\u2026] ne bonifiera en rien la connaissance de notre histoire, entretenant, bien au contraire, des préjugés tenaces et of fen- sants», regrette l\u2019animateur de «L\u2019autre 150e».Avec Dave Noël Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HISTOIRE d\u2019apaiser les craintes canadiennes en promettant de simples ajustements mineurs à l\u2019ALENA, Brian Mulroney n\u2019y croit pas.« Il y a de la matière.Il y a de la viande là-dedans à être négociée, a laissé tomber l\u2019ancien premier ministre progressiste-conservateur à sa sortie de la rencontre de deux heures.Ça fait 25 ans.Alors, nous aurons à prendre certaines décisions importantes.» Les États-Unis risquent, à son avis, de vouloir revoir les clauses sur les règles d\u2019origine ou sur le mécanisme de règlement de différends.«C\u2019est un document qui reflète un désir d\u2019avantage pour le territoire américain, alors, vous pouvez vous attendre à ce que ce soit dif ficile, a-t-il convenu.Je ne suis pas inquiet.Mais je sais que ça va être extrêmement difficile pour y arriver.» L\u2019ambassadeur canadien en poste à Washington, David MacNaughton, n\u2019a pas voulu dire s\u2019il croyait que la renégociation de l\u2019ALENA compterait plus que des ajustements mineurs, comme le laissait entendre Donald Trump en février.«Nous allons entamer ces négociations et nous allons faire de notre mieux pour le Canada», s\u2019est-il contenté de répondre.Mais d\u2019abord, il faudra attendre que les États- Unis entament ces pourparlers en déclenchant le préavis de trois mois.L\u2019ambassadeur Mac- Naughton s\u2019était fait dire que cette étape était « imminente ».« \u201cImminente\u201d semble s\u2019éterniser», a-t-il relaté.Messages contradictoires Le président Trump a adouci le ton, depuis la campagne électorale lors de laquelle il martelait sur toutes les tribunes que l\u2019ALENA est un «désastre» et le pire accord de libre-échange jamais négocié.Cet hiver, il reconnaissait plutôt qu\u2019il n\u2019existe pas le même déséquilibre commercial entre le Canada et les États-Unis qu\u2019entre les États-Unis et le Mexique.L\u2019ébauche d\u2019une lettre par le représentant commercial par intérim des États-Unis, Stephen Vaughn, a cependant ravivé les inquiétudes la semaine dernière, puisque le document citait une liste préliminaire de priorités de renégociation pour les États-Unis \u2014 l\u2019agriculture, la propriété intellectuelle, les contrats gouvernementaux, les règles d\u2019origine de produits comme les pièces automobiles, l\u2019élimination de dispositions sur les mesures antidumping et compensatoires qui peuvent être évoquées pour le bois d\u2019œuvre.La lettre citait également un éventuel tarif douanier sur les importations.Ce qui ne se concrétisera pas, selon l\u2019ambassadeur MacNaughton, car une telle taxe nuirait à l\u2019économie américaine.Quant au reste du contenu de la lettre, l\u2019ambassadeur en a minimisé l\u2019importance en attendant de connaître les demandes réelles du gouvernement américain.« Un brouillon ne reste qu\u2019un brouillon», disait de son côté la ministre des Af faires étrangères, Chr ystia Freeland, cette semaine.« Je suis sûr qu\u2019ils voudront discuter de plusieurs choses avec nous.Nous allons vouloir discuter de plusieurs dossiers avec eux.C\u2019est la base d\u2019une négociation », a fait valoir l\u2019ambassadeur jeudi.Le Canada pourrait aborder la classification des emplois, la mobilité des personnes ou l \u2019économie numérique, qui n\u2019existait pas en 1993, a noté le diplomate.Le gouvernement Trudeau demeure optimiste.Car lorsqu\u2019il explique aux Américains l\u2019étroite relation économique entre les deux pays et les bénéfices qu\u2019en tirent des dizaines d\u2019États américains, le message est entendu, selon Andrew Leslie, secrétaire parlementaire responsable des relations avec les États-Unis.«C\u2019est pour ça qu\u2019il faut continuer de leur parler, a-t-il indiqué.Nous comprenons mieux ce que pourraient être des éventualités.Ils comprennent mieux nos liens commerciaux.» Les néodémocrates s\u2019interrogent cependant sur la pertinence de voir Brian Mulroney conseiller le gouvernement canadien.Notamment parce que l\u2019ancien premier ministre est un ami de Donald Trump.«On veut quelqu\u2019un qui va tenir tête à M.Trump», a fait valoir Nathan Cullen.«Que M.Mulroney, après avoir quitté la politique, ait fait des choses scandaleuses et ignobles, en acceptant littéralement des enveloppes pleines d\u2019argent [de la part du lobbyiste Karlheinz Schreiber], m\u2019inquiète aussi quant à sa crédibilité aux yeux des Canadiens, a-t-il ajouté.Cela témoigne d\u2019une certaine éthique.» Le NPD estime que l\u2019ALENA comporte des lacunes et s\u2019oppose à ce que l\u2019un de ses auteurs fasse partie de ceux qui participeront à sa renégociation.Brian Mulroney agit bénévolement à titre de conseiller pour le gouvernement canadien, et non pas comme négociateur, a précisé le libéral Andrew Leslie.« On cherche la sagesse, l\u2019expérience pour nous aider à faire des suggestions constructives à nos amis américains dès qu\u2019ils déclencheront officiellement les négociations.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MULRONEY FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney à la sortie de sa rencontre avec des membres du conseil des ministres du libéral Justin Trudeau Les femmes ont leurs propres conceptions et expressions de l\u2019horreur Anne Biller « » "]
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