Le devoir, 22 avril 2017, Cahier D
[" G A R Y L A W R E N C E \u2014 Mais qu\u2019est-ce qu\u2019il a à crier comme ça, le monsieur ?\u2014 Euh\u2026 C\u2019est le muezzin qui appelle les musulmans à la prière, ma chérie.L\u2019 été dernier, en me rendant à New York en famille, je ne pensais pas a - voir l\u2019occasion d\u2019a - border les us et coutumes de l\u2019islam avec ma fille de huit ans.Mais la globalisation du Village mondial étant ce qu\u2019el - le est, on ne peut plus se surprendre de rien, y compris trouver plusieurs mosquées en plein Brooklyn, en particulier dans le quar tier de Fort Greene, où nous avions élu domicile pour quatre jours.Bien loin de la très manhat- tanite Trump Tower et au-delà de l\u2019ultrabranché Williams- burg et de l\u2019écolo-bobo Park Slope, ce secteur du célèbre borough de New York est en douce mutation.Y alternent aujourd\u2019hui immeubles abandonnés, marchands de jus bios, boutiques pour vélomanes, épiceries et restos moyen-orientaux et barbiers octogénaires aux origines incer taines, mais aussi des rues entières en brownstones \u2014 ces ravissantes demeures en pierre \u2014, ainsi qu\u2019au moins une église néogothique transfigurée en propriété à condos.Le quartier voisin, Prospect Heights, n\u2019échappe pas à cette mouvance réformiste.« Il y a un an, c\u2019était le ghetto ici ; de nos jours, les hipsters af fluent en raison des loyers plus abordables », souligne une gentille autochtone, tandis qu\u2019un ba- rista prépare nos doses de drogue noire (et deux laits au chocolat pour les petiots), dans un café situé sur le chemin qui mène au Brooklyn Museum, plus au sud.Nous y allions pour voir les momies et les 4000 artéfacts d\u2019art égyptien (fifille est égyptologue en herbe).En lieu et place, nous avons plutôt accroché sur l\u2019art africain contemporain, les fascinantes « œuvres vir tuelles chimériques » de Saya Woolfak, ainsi que sur l\u2019exposition BoomBox, des sculptures formées de mini- chaînes por tatives.« Par fait pour moi », dixit fiston, 11 ans, adepte de break dance, style inventé à New York.\u2014 Et ça, c\u2019est quoi ?d\u2019ajouter le rejeton, au dernier étage de ce musée de 52 000 mètres carrés.\u2014 Des af fiches du style de celles qu\u2019on trouve à Coney Island.Ça tombe bien : nous y allons ce soir\u2026 On est comme Coney « C\u2019est le meilleur monde du monde ! » s\u2019exclame fiston en se rendant compte qu\u2019on peut être dans une forêt de gratte- ciel à 17 h et sur une plage à 18 h, rien qu\u2019en empruntant le métro \u2014 même dans une colossale cité-goliath de plus de 20 millions d\u2019âmes.Mais Coney Island n\u2019est pas qu\u2019un long liseré de sable blond en bord de mer, où il fait bon piquer une tête ou un roupillon.Dès qu\u2019on sort de la station du métro aérien, on sent qu\u2019on vient d\u2019atterrir sur une autre planète, celle où règnent les enseignes criardes, les affiches de carton-pâte et les devantures aussi délavées par les embruns que ravalées par les années, créant du coup une ambiance surannée.Parfait pour de jeu - nes yeux en quête de stimuli envoyés sous forme de coloris.Saveurs Un nouveau label pour épiceries «Apportez vos contenants» Page D 5 Le coin vert Heureux d\u2019un printemps, ou comment devancer la saison Page D 6 Quand on vit à une heure d\u2019avion ou huit heures de route de l\u2019une des plus trépidantes méga- poles de la planète, on se doit de s\u2019y rendre pour son propre plaisir, mais aussi pour y exposer sa descendance à la variété, à certaines vérités, à la cadence et aux décadences de la vie moderne, pour le meilleur et pour le pire.Morceaux choisis de quatre jours passés à quatre sans aucun temps mort.PHOTOS GARY LAWRENCE Central Park, l\u2019incontournable poumon vert de Manhattan, à New York C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 Une otarie joueuse au zoo de Central Park.Mordre à quatre dans la Grosse Pomme VOIR PAGE D 3 : NEW YORK L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 «On récolte plutôt là où l\u2019eau est brassée et de bonne qualité », souligne l\u2019agriculteur André Berthou.Dans de tels endroits, les algues récoltées par les professionnels peuvent même bénéficier du label bio.TENDANCE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes Au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com RÉSERVEZ ! LES PERLES DES BALKANS - 22 JRS Croatie-Monténégro - Bosnie- Serbie Départ 15 sept.au 6 oct.2017 6 645 $ - 400 $ = 6 245 $ (6 places) Zagreb (3nts), Opatijia (3nts) Rovinj, Porec, Pula, Parc Nationale de Plitvice, Zadar (2nts), Sibenik, Trogir, Split, Ploce, Korcula, Orebic, Mali Ston, Dubrovnik (4nts), Perast, Kotor, Budva, Mostar, Sarajevo (2nts), Belgrade (3nts) Hôtels 4* (zone1 centre), 55 repas incluant : Plusieurs dégustations locales, Toutes les entrées, visites, croisières.Aucun facultatif, groupe de 20 personnes Guidée en français, accompagnateur Francophone du Québec RENDEZ-VOUS DES DIEUX - 22 JRS La Grèce et ses Îles Départ 15 sept.au 6 oct.2017 7 536 $ - 400 $ = 7 136 $ (6 places) La Grèce Antique et Byzantine : Athènes (4nts), Corinthe, Mycènes, Épidaure,Olympie, Delphes, Météores Les Cyclades : Santorin (2nts) Mykonos (2nts) Au pays de Minos et de Pasiphaé : Crète (2nts) Trésors du Dodécanèse : Rhodes (2nts) Corfou (3nts) aux influences vénitiennes françaises et anglaises.Hôtel 4*, 39 repas, 3 vols intérieurs Hydroglisseurs rapides réservés classe club.Guidé et accompagné en français Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Pour des voyages pas comme les autres ! Les circuits les mieux conçus sur le marché.Ce qui fait toute la différence.RÉSERVEZ ! P e r m i s d u Q u é b e c HOTEL Ruby Foo\u2019s 7655 boulevard Décarie Angleterre Ecosse Irlande Rendez-vous des dieux : La Grèce et ses îles Grand Circuit culturel de l\u2019Espagne et Portugal Trésors de Jordanie d\u2019Israël et Cisjordanie PRÉSENTATIONS CONFÉRENCES MONTRÉAL : DIMANCHE LE 23 AVRIL DÉJA 23 ANS ! 11h30 : 12h30 : 13h30 : 14h30 : - 23 jrs - 22 jrs - 25 jrs - 18 jrs Voyages d\u2019une Vie 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-0840 ou 1-866-713-4439 (Division de Groupe VIP) TARIFS DE LA CROISIÈRE 2 POUR 1 Comprend le vol au départ de Montréal Légendes Polynésiennes À Partir de 7289 $ CA par personne en occupation double (Cabine avec balcon-pont B2) PRIME EXCLUSIVE : Pourboires prépayés GRATUITS comprend : Vol* et Internet illimité plus une prime au choix : 8 excursions terrestres \u2013 GRATUITES Forfait breuvages \u2013 GRATUIT Crédit à bord de 800 $US \u2013 GRATUIT info@legroupevip.com | www.legroupevip.com SAN DIEGO-P 1er novembre 2017 \u2013 fait avec inclusions offer For APEETE \u2013 18 jours A TT REGA t pour un temps limité mis du Québec détenteur d\u2019un per P h o t o : J e s s i c a D e l l a R i p a 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c Vivez Anticosti DE TOUTES LES COULEURS! Vous en verrez n s e o *Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).vous amène ailleurs.Forfaits 3 ou 4 jours disponibles : BOSTON, à partir de 265 $* \u2014 départs : 12,19 et 26 mai NEW YORK, à partir de 205 $* \u2014 départs : 5, 12, 19, 20 et 26 mai Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Nous acceptons American Express, Mastercard, Visa.Paiements en personne : carte de débit et argent comptant.Plus de 15 ans d\u2019expérience! www.collectionneursdevoyages.com Tél.: 514 730-9293 DÉTENTEUR D\u2019UN PERMIS DU QUÉBEC TRÉSORS & FJORDS SPECTACULAIRES DE NORVÈGE À partir de 5 379 $* par personne en occ.double ITINÉRAIRE INÉDIT DE 8 JOURS DE BERGEN À COPENHAGUE, DU 22 AU 29 AOÛT 2018 À BORD DU LAPÉROUSE Découvrez Bergen et Haugesund et leur héritage viking, Olden et ses églises en bois, Flam et l\u2019époustouflant Sognefjord, ou le glacier de Briksdal ! NOUVEAU YACHT DE LUXE, 92 cabines seulement ! RÉSERVEZ VITE ! * Prix en vigueur selon disponibilité chez le croisiériste.Inclus : la croisière en cabine Deluxe, les boissons non alcoolisées et alcoolisées à l\u2019exception des alcools premium, toutes les taxes.Non inclus : vol international, pourboires, dépenses personnelles, assurance voyage.Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 07 novembre au 28 novembre 2017 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 799$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 mai 2017 *Tarifs paiement par chèque Accompagnateur de Montréal Petit groupe, maximum 17 personnes Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines Tous les repas inclus (57 repas) 19 nuits d\u2019hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* 1 nuit dans un campement dans le désert du Thar Sud de l\u2019Inde Enchanteur Du 16 janvier au 31 janvier 2018 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 3 899$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 mai 2017 *Tarifs paiement par chèque Accompagnateur de Montréal Petit groupe, maximum 17 personnes Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines Tous les repas inclus (39 repas) 14 nuits d\u2019hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 30 janvier au 20 février 2018 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 599$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 mai 2017 *Tarifs paiement par chèque Accompagnateur de Montréal Petit groupe, maximum 17 personnes Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines Tous les repas inclus (57 repas) 19 nuits d\u2019hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* 1 nuit dans un campement dans le désert du Thar INDE DÉPARTS DE GROUPES 2017-2018 Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip Le spécialiste de la location d\u2019appartements meublés pour vos séjours à Paris À partir de 3 nuits et plus.ou consultez votre agence de voyages www.europeappart.com contact@europeappart.com Une entreprise du Québec Permis de l\u2019OPC EUROPEAPPART.COM 1 514 586-1717 1 844 586-1717 TOUS LES DÉTAILS DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 26 juin au 10 juillet 2017 Un magni?que voyage de 15 jours incluant tous les incontournables: Whistler, Victoria, Vancouver, Kelowna, Banff, Jasper, Edmonton, Calgary et son Stampede ! Le voyage le plus complet sur le marché québécois! OUEST CANADIEN & Stampede de Calgary Circuit exclusif accompagné pa r \u2018\u2019Capitaine\u2019\u2019 Georges Caron P e r m i s d u Q u é b e c S A N D R A F E R R E R F R A à Concarneau, France Brunes, rouges ou ver tes, les algues, toutes comestibles à la dif férence des champignons, passionnent de plus en plus les consommateurs à la recherche de produits naturels et sains pour varier leur alimentation.«Les algues, il n\u2019y en a aucune qui soit toxique », assure André Berthou, algo- culteur breton.Dix personnes, bot - tes aux pieds et seau à la main, sont venues en ce mois d\u2019avril assister à un stage «cueillette et cuisine » des algues organisé par le Musée de la pêche de Concarneau, en Bretagne.«Impossible de tomber sur une amanite», poursuit l\u2019animateur en arrachant une poignée de pioka (Chondrus crispus), une algue rouge très utilisée en agroalimentaire, notamment dans les flans.André Berthou en donne à goûter à ses stagiaires à proximité de la pointe de la Jument, au sud de la cité corsaire.«On récolte plutôt là où l\u2019eau est brassée et de bonne qualité», souligne-t-il.Dans de tels endroits, les algues récoltées par les professionnels peuvent même bénéficier du label bio.Dans le public, ce jour-là, Ma- ryse, 63 ans, se dit « intéressée par toutes ces alternatives alimentaires.Les algues sont remplies d\u2019oligo- éléments, mais il faut les mériter, c\u2019est quand même un peu hasardeux, ça glisse», note la résidante de Concar- neau en s\u2019a grippant d\u2019une main à une poin - te de rocher pour rétablir son équilibre.Après la récolte, François, 66 ans, participe à la con - fection d\u2019un tar tare.« Je ne connaissais pas du tout les algues, c\u2019est une découverte très intéressante et une richesse à portée de la main», se félicite-t-il.Et tous sont unanimes pour dire le ravissement de leurs papilles gustatives.« La demande est for te en matière d\u2019algues alimentaires » , explique André Berthou, également conchyliculteur et président du Syndicat des récoltants professionnels d\u2019algues de rive de Bretagne.Le recours aux algues est très courant dans la gastronomie en Asie (Japon, Chine, Corée du Sud, Indonésie\u2026), en particulier dans la cuisine japonaise où elles sont omniprésentes, notamment dans les soupes, les salades et les sushis, du «wakame » de la soupe miso au «nori » utilisé pour enrouler les makis\u2026 Mais «le Breton moyen, lui, ne connaît pas très bien les algues sur lesquelles il marche.C\u2019est un sujet encore assez méconnu», relève André Berthou.Il regrette l\u2019amalgame souvent fait avec les algues vertes qui, en se décomposant, émettent du sulfure d\u2019hydrogène (H2S), un gaz extrêmement toxique à forte dose.« Ce problème a fait de la mauvaise publicité aux algues vertes », juge le pêcheur, en assurant pour tant que ce sont celles qui contiennent le plus de fer et de calcium.Xavier Terlet, spécialiste de l\u2019innovation dans l\u2019agroalimen- taire au sein du cabinet XTC Innovation, estime toutefois que «l\u2019algue est en train de sortir du ghetto dans lequel elle était au départ».Pour plusieurs raisons : « la ressource est abondante », les produits élaborés avec des algues sont «gourmands» et les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de produits «bons pour la santé».D\u2019ailleurs, ces organismes marins répondent par faite- ment au modèle alimentaire français, « très culinaire, très plaisir, très gastronomique », estime cet expert, contrairement aux insectes qui, selon lui, « ne fonctionneront jamais » en France.Sur 2500 nouveaux produits alimentaires sortis en 2016 en France, 47 (près de 2 %) sont élaborés à partir d\u2019algues, selon le cabinet XTC Innovation.« Ca peut paraître peu, mais c\u2019est beaucoup pour un marché qui n\u2019existait pas jusqu\u2019à il y quelques années», souligne Xavier Terlet.Parmi ces produits : du pain biologique à base d\u2019algues, un porridge aux algues marines ou encore du beurre aromatisé aux algues\u2026 Agence France-Presse Brunes, rouges ou vertes, les algues sortent de leur ghetto Des aliments santé de plus en plus recherchés FRED TANNEAU AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019algoculteur breton André Berthou (à gauche) en pleine récolte d\u2019algues, ce produit qui passionne de plus en plus les consommateurs à la recherche d\u2019aliments naturels pour varier leur alimentation.À la différence des champignons, les algues sont toutes comestibles Recette de tartare Un tiers de nori (Porphyra), algue rouge très utilisée dans la cuisine japonaise, un tiers de dulse (Palmaria pal- mata), algue également rouge au goût doux et corsé, un tiers d\u2019ulve, plus connue sous le nom de laitue de mer, trois échalotes, de l\u2019huile d\u2019olive, du citron ou du vinaigre de cidre.«Vous émincez, mélangez, placez deux heures au réfrigérateur et dégustez, dit l\u2019algoculteur André Berthou.C\u2019est ferme sous la dent, c\u2019est raffiné!» Entre 1880 et 1940, Coney Island abritait aussi le plus important parc d\u2019attractions des États-Unis.Aujourd\u2019hui, ses jeux et manèges rétro-kitsch nous télépor tent gaiement dans une dimension parallèle du New York actuel, qu\u2019on soit tout jeune, ado, adulescent ou adulte évanescent.Du reste, les New-Yorkais affluent et déambulent toujours par milliers sur les quatre kilomètres du boardwalk tout de bois recouver t, là même où trône Nathan\u2019s, le père de tous les hot-dogs, et l\u2019intrigante échoppe où on ose tremper les biscuits Oréo dans la friture.Coney Island forme enfin un bel endroit pour initier les jeunes à la variété et à la diversité de la faune humaine dans toute sa splendeur : fem - me fripée qui dégobille sa bière sur la terrasse où nous dégustons une glace ; épaves humaines échouées sur les lattes de bois ; nains à tête de chou et autres créatures burlesques apparaissant sur les af fiches des freak shows ; bimbo au bikini minimaliste et à la poitrine gonflée à l\u2019hélium qui cherche à se faire tamponner (par des autos tamponneuses).Le tout à l\u2019ombre de la fleur de métal du Parachute Jump (la « tour Eiffel de Brooklyn», un ancien manège), de la Wonder Wheel (une grande roue aux nacelles mobiles) et du Cyclone (un parcours de montagnes russes qui aura 90 ans cette année), qui se dressent devant une infinité de baigneurs.\u2014 Papa, on peut se baigner ?\u2014 Euh\u2026 Oui, mais uniquement dans l\u2019ambiance.M\u2019est avis que l\u2019eau n\u2019est pas des plus salubres ici.Tiens, paraît que celle du zoo est bien plus propre\u2026 À la recherche de Madagascar Des siècles (dans l\u2019esprit des enfants) après avoir vu le film Madagascar, voici enfin venu le jour de la visite du célébrissime zoo de Central Park.C\u2019est plutôt une minuscule prison animalière comme on en faisait tant autrefois, tout bien réfléchi, laquelle a tôt fait d\u2019émouvoir les enfants, mais pas dans le sens qu\u2019on aurait aimé.« Pauvre bête, comme elle a l\u2019air de souffrir, il fait tellement chaud\u2026 » de soupirer fifille à la vue d\u2019un léopard des neiges, qui encaissait comme il le pouvait les 35 degrés à l\u2019ombre, ce jour-là, dans sa microcellule.Consolation : cette façon désuète d\u2019aménager des zoos exigus rebute tellement qu\u2019el - le permet de former de nouvelles générations de visiteurs sensibles au bien-être des bêtes.En revanche, le spectacle des otaries a cartonné et nous étions d\u2019autant plus réjouis qu\u2019elles avaient tout l\u2019espace voulu pour batifoler, dans de l\u2019eau fraîche de surcroît.\u2014 Ça ne serait pas les cousines des loutres du Biodôme et de l\u2019Ecomuseum, papa?Rien à cirer de Madame Tussauds Dans ma prime jeunesse, j\u2019ai visité Madame Tussauds, le célèbre musée londonien de personnages de cire grandeur nature.À l\u2019époque, j\u2019avais apprécié les reconstitutions historiques \u2014 dont celles du sinistre Henri VIII, passé maître dans l\u2019ar t de la tor ture.Plus tard, après une visite du Grévin de Paris, mon intérêt pour les personnages stoïques au sourire figé et à l\u2019expression iner - te a rapidement chuté.Alors, quand ma fille a insisté pour visiter le Madame Tussauds de New York, c\u2019est à reculons que j\u2019ai accepté de me soumettre volontairement à ce tourment et de l\u2019accompagner pour voir « Djostine Bi- beurre » et consorts.Au début, la visite tenait effectivement du supplice : nymphettes aux dents triplement cerclées de broches qui se font prendre en photo près d\u2019un ersatz de Robert Pattinson ; jeu - nes quidams qui passent à deux doigts de vous éborgner avec leur selfie stick ; et sur tout, moult statues au teint exsangue dont on ne reconnaît pas le personnage, une fois sur deux, tellement elles sont ratées.Puis\u2026 \u2014 Papa, regarde : c\u2019est Helen Keller ! \u2014 Qui ?\u2014 Une femme aveugle, sour - de et muette dont on nous a parlé à l\u2019école ! \u2014 Ah ben oui, Helen Keller\u2026 Vinrent ensuite Gandhi, Obama, Woody Allen, Hemingway, Andy Warhol, Messi\u2026 tous plutôt réussis, comme l\u2019était Jennifer Lawrence.\u2014 Regardez, vous savez que son père porte le même prénom que le vôtre ?Elle pourrait être votre gran de sœur\u2026 Hélas, cependant, point de « Djostine Bibeurre », l\u2019élément motivateur et principale raison pour laquelle nous avions pénétré dans cet antre de morts-vivants.\u2014 Dis Papa, en rentrant à Montréal, on pourra voir s\u2019il est au Grévin?Jamais rien vu d\u2019aussi haut Qu\u2019on mesure deux mètres ou qu\u2019on soit haut comme trois pommes, le monument commémoratif du World Trade Center a de quoi vous secouer les fondements.L\u2019aménagement, simple et sobre, souligne sans flonflon ni flafla la disparition des quelque 3000 âmes avalées par le 11-Septem- bre 2001: l\u2019eau s\u2019écoule vers le centre dans deux trous béants dont on ne voit pas le fond depuis les abords.C\u2019est notamment pour demeurer terre à terre que nous ne sommes pas allés nous élever jusqu\u2019à l\u2019observatoire du 102e étage de la nouvelle tour de 541 mètres du One World Trade Center \u2014 mais aussi parce qu\u2019il en coûte une beurrée pour s\u2019y rendre à quatre.Nous avons donc plutôt gagné The Oculus, chef-d\u2019œuvre de grâce et de lumière signé Calatrava, pour nous y engouffrer et prendre le métro jusqu\u2019à l\u2019Empire State Building.« Du haut de ce promontoire du 86e étage, l\u2019Empire vous contemple depuis 1931», dis-je aux enfants d\u2019un ton napoléonien, une fois au sommet.Et je suis sûr qu\u2019on voit beaucoup plus de choses ici que dans l\u2019autre tour : celle-ci est au centre de l\u2019île de Manhattan, celle du One World Trade Center est à l\u2019une de ses extrémités\u2026» Plus haut obser vatoire en plein air de New York, l\u2019Empire State Building n\u2019est cependant pas le seul à permettre de s\u2019of frir un bol d\u2019air de haute altitude : celui du Top of the Rock est tout aussi fascinant, sinon plus.Non seulement peut-on y voir Manhattan en étant à l\u2019air libre, mais encore le fait-on en étant carrément sur le toit d\u2019un gratte-ciel (de 70 étages), celui du Rockefeller Center.Une vue à 360 degrés inoubliable le soir, quand la ville s\u2019illumine et que les nuages percutent doucement le sommet\u2026 Liberté, j\u2019écris ton nom Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019anniversaire de fifille et elle veut absolument\u2026 aller voir la statue de la Liberté.\u2014 Ben voilà, regarde, on la voit très bien d\u2019ici, non ?dis-je en apercevant l\u2019interminable file d\u2019attente en train de cuire sous le soleil, à l\u2019embarquement du bateau-navette, depuis Battery Park.\u2014 Non, je veux la voir de très près et monter à l\u2019intérieur ! Deux heures plus tard, périple en bateau compris, nous y étions, au pied du fameux présent remis par la France à ce qui deviendrait les États-Hon- nis.Si les enfants furent bien impressionnés, pas de quoi fouetter un chat ou écrire à sa mère pour les parents.Cela dit, la vue sur la pointe de Manhattan est sublime, convenons-en.\u2014 Et quand est-ce qu\u2019on monte au sommet de la statue?\u2014 Pas avant trois mois : c\u2019est le délai d\u2019attente minimum, en date d\u2019aujourd\u2019hui.On va faire un peu de magasinage à Times Square pour compenser?Quelle mauvaise idée que de proposer pareille activité dans la mégapole la plus richement fournie en babioles au pays de la surconsomma- t ion extrême \u2014 à moins, bien sûr, d\u2019être ouver t à l\u2019i - dée de contracter une secon - de hypothèque.Quelques heures plus tard, nous étions dans l\u2019immense Disney Store, véritable caverne d\u2019Ali Baba pour marmots.Quand le préposé a su que c\u2019était l\u2019anniversaire de fifille, il a pris son micro et avisé tous les clients répartis sur trois étages.\u2014 Très gentil à vous, quelle délicate attention.Est-ce qu\u2019on a aussi droit à 10 % de rabais en pareille circonstance ?Nos ancêtres sur terre Le Musée d\u2019histoire naturelle est probablement le premier endroit auquel on songe en débarquant en famille à New York, qu\u2019on ait vu ou non le film Une nuit au musée.Si rien ne s\u2019y anime, la collection de squelettes de dinosaures est ahurissante.Oubliez le T-Rex : depuis l\u2019an dernier, la nouvelle vedette du musée est le titanosaure, un mastodonte de 37 mètres de long qui pesait 70 tonnes.« L\u2019espèce vient juste d\u2019être découverte en Patagonie, et les paléontologues ne l\u2019ont même pas encore formellement baptisée ! » indique-t-on au musée.Les enfants ont tout autant aimé palper le crâne-boulet d\u2019un pachycéphalosaure (65 millions d\u2019années), ainsi qu\u2019une palette de stégosaure (140 millions d\u2019années).C\u2019est ce qu\u2019on appelle toucher du doigt l\u2019histoire du monde, et pas qu\u2019un peu.Du reste, les scènes animalières peintes sont d\u2019un réalisme criant, et la section des « Origines humaines » est tout aussi fascinante, qu\u2019on cher - che à retracer les cousins néander taliens de Donald Trump ou qu\u2019on veuille saluer Lucy, habilement reconstituée aux côtés de ce qui devait être son conjoint velu.\u2014 Regardez les enfants, des australopithèques ! C\u2019est à ça qu\u2019on ressemblait il y a très longtemps\u2026 \u2014 Ça veut dire que j\u2019avais l\u2019air de ça quand je suis née ?Collaborateur Le Devoir Renseignements : nycgo.com L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Entre 1880 et 1940, Coney Island abritait le plus important parc d\u2019attractions des États-Unis.Aujourd\u2019hui, ses jeux et manèges rétro-kitsch nous téléportent gaiement dans une dimension parallèle du New York actuel, qu\u2019on soit tout jeune, ado, adulescent ou adulte évanescent.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES QUÉBEC Quel que soit votre prétexte de visite à Québec, faites-en votre adresse privilégiée.Vous apprécierez le confort douillet de cet hôtel historique entièrement rénové, son accueil sympathique et dévoué et les nombreux services qui vous sont offerts sous un même toit.Pour les épicuriens, n\u2019oubliez pas de réserver votre table au réputé restaurant de l\u2019hôtel : Chez Boulay-bistro boréal, un des favoris en ville ! Ou découvrez le tout nouveau Comptoir boréal situé au pied de l\u2019escalier du hall, pour déguster un sandwich ou une pâtisserie maison.La section boutique vous offre d\u2019ailleurs plusieurs produits à emporter pour partager votre expérience boréale à la maison.Comblez votre besoin de détente avec un soin santé-beauté au SPA du Manoir et prélassez-vous à la piscine.Profitez d\u2019avantageux rabais en ligne pour les séjours de deux nuits et plus.À partir de 145$ par nuit, en occupation double, plus taxes applicables Pour plus de détails, visitez notre site internet : www.manoir-victoria.com 1-800-463-6283 HÔTEL MANOIR VICTORIA VIEUX-QUÉBEC GOLFEN RÉGI N Vous désirez organiser un tournoi ou un mariage ?(site enchanteur) Il me reste encore quelques samedis, faites vite ! GOLFVALLEEDESFORTS.COM valleedesforts@sympatico.ca | 450-346-6090 Ouverture du parcours bientôt Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com M O N T É R É G I E SUITE DE LA PAGE D 1 NEW YORK PHOTOS GARY LAWRENCE L\u2019étonnante plage de Coney Island, accessible en métro Le musée d\u2019art de Brooklyn possède une collection de 4000 arté - facts et objets égyptiens, dont ce sarcophage.À droite : la Wonder Wheel, icône du parc d\u2019attractions de Coney Island, date des années 1920.Ci-contre : The Oculus, chef-d\u2019œuvre du starchitecte catalan Santiago Calatrava.Fresque murale dans Prospect Heights, un quartier de Brooklyn.À droite : la statue (plutôt réussie) de Jennifer Lawrence au musée Madame Tussauds de New York. É M I L I E F O L I E - B O I V I N A lors qu\u2019à Montréal les crocus sont en fleurs depuis peu, les prairies de Ma- licorne, en Bourgogne, ont plusieurs semaines d\u2019avance sur le printemps et sont déjà tapissées du jaune soleil des pissenlits.En plus de se retrouver sur tous les continents, cette plante a aussi sa place dans le livre J\u2019ai vu une fleur sauvage de l\u2019astro- physicien Hubert Reeves.Détournant un instant les yeux de l\u2019infiniment grand pour s\u2019intéresser à l\u2019infiniment petit, le scientifique a écarté toutes les plantes cultivées de son jardin pour ne réper torier que celles que la nature offre généreusement à la contemplation.Pissenlit dent-de-lion compris.« Je pense que l\u2019expression \u201cmauvaise herbe\u201d est à éliminer.C\u2019est nous qui décidons qu\u2019elles sont mauvaises.On se prend pour des juges qui ont le droit de décider qu\u2019il y a des plantes nuisibles.Mais nuisibles à qui?À nous?» C\u2019est dit.Pendant cinq ans, l\u2019astrophy- sicien de 84 ans a multiplié les balades avec la photographe Patricia Auber tin dans les champs tout près de sa maison de Malicorne, en Fran ce, afin d\u2019immortaliser toutes les saisons des fleurs, du moment où elles perçaient la neige jusqu\u2019à ce qu\u2019elles se fanent.Un minutieux travail d\u2019observation, à genoux sur la terre humide.Entremetteur d\u2019amitiés On ne retrouve qu\u2019une poignée de la quarantaine de fleurs répertoriées par Hubert Reeves dans les forêts et les champs québécois (dont la grande bardane \u2014 que les enfants d\u2019ici surnomment pique- pique, ou toc \u2014, les pâquerettes, les violettes).Pourtant, son message résonne jusque de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Par les fleurs, Hubert Reeves nous invite à fermer nos écrans et à nous reconnecter au plaisir d\u2019être dans la nature.«On est de plus en plus dans nos voitures, dans nos villes, et on ne voit plus tout ça, explique le charismatique professeur par l\u2019entremise de Face- Time.Si personne ne vous dit : \u201cArrête-toi et regarde ça, ça vaut la peine\u201d, vous pouvez marcher toute votre vie sur ces fleurs sans les voir.C\u2019est là le but du livre : connaître les fleurs par leur nom et prendre plaisir à les retrouver au printemps, comme des amies.» Il a rencontré ses premières amies dans les champs québécois, alors qu\u2019il n\u2019était qu\u2019un gamin, fasciné par la curiosité du botaniste et ami de la famille, le père Louis-Marie.Il vouait un véritable culte à cet homme qui les emmenait dans les champs et leur faisait découvrir les beautés de la nature à travers sa petite loupe.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019influence du père Louis-Marie qui a conduit Hubert Reeves vers une carrière scientifique.«Les enfants sont impressionnés par ce que les parents et les amis aiment, et ils ont envie de s\u2019associer à ça.Si vous emmenez votre enfant dans la campagne et que vous lui montrez que la nature vous intéresse, celui-ci a beaucoup plus de chances de devenir quelqu\u2019un qui va défendre l\u2019environnement plus tard.Ça ne sert à rien de faire des discours aux enfants.C\u2019est dans l\u2019af fect.C\u2019est contagieux.S\u2019ils savent que vous aimez les fleurs, il aimera les fleurs et il protestera lorsqu\u2019on voudra couper les arbres.» Prétexte vert La verge d\u2019or, la cardamine des prés, le brouillon-blanc, l\u2019anémone Sylvie et le géranium herbe à Rober t ne sont que quelques-unes de la quarantaine de copines qu\u2019Hubert Reeves présente en racontant leur histoire, des souvenirs et des anecdotes qui leur sont rattachés.Avec la tendresse et la simplicité qu\u2019on lui connaît.Dans J\u2019ai vu une fleur sauvage \u2014 le titre vient d\u2019un haïku \u2014, le scientifique par tage également ses réflexions et les observations qu\u2019il a pu faire depuis qu\u2019il est arrivé à Mali- corne, il y a presque 40 ans.Les espèces de papillons sont aujourd\u2019hui moins nombreuses qu\u2019avant à butiner son arbre à papillons \u2014 un buddleia \u2014, signe de la perte de la biodiversité.Il initie les lecteurs à la sensibilité des fleurs, qui ont une vie sociale complexe, travaillant de pair avec les champignons et les bactéries, collabore avec leurs voisines pour les aviser du danger.Et aussi aux mystères de l\u2019ADN qui ont permis aux fougères, par exemple, de traverser 300 millions d\u2019années et d\u2019arriver jusqu\u2019à nous pratiquement inchangées.À son arrivée au domaine, il a planté dans sa forêt millénaire des séquoias et des cèdres du Liban, des arbres qui peuvent vivre jusqu\u2019à 3000 ans.Les siens sont encore des bébés, même si le tronc de son séquoia est maintenant si large qu\u2019il ne peut plus l\u2019entourer de ses bras.« J\u2019aime beaucoup l\u2019idée de planter un arbre qui, je pense, même si rien n\u2019est certain, pourrait être encore là dans 3000 ans.Il y a trois millénaires, c\u2019était l\u2019empire des Égyptiens.Alors, on n\u2019a pas la moindre idée de ce à quoi ressemblera notre Terre dans 3000 ans.Ça me fascine de penser qu\u2019eux seront peut-être là pour le voir», dit-il, émerveillé cette fois par l\u2019infiniment loin.Collaboratrice Le Devoir J\u2019AI VU UNE FLEUR SAUVAGE L\u2019HERBIER DE MALICORNE Hubert Reeves Éditions du Seuil Paris, 2017, 256 pages Le livre est doublé d\u2019un herbier en ligne où l\u2019on peut con - sulter plus de 600 photos de la quarantaine d\u2019espèces de plantes, afin de pouvoir les reconnaître sous tous leurs angles au fil des saisons.herbier-hubert-reeves.fr L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Pendant cinq ans, l\u2019astrophysicien de 84 ans a multiplié les balades avec la photographe Patricia Aubertin dans les champs tout près de sa maison de Malicorne, en Fran ce, afin d\u2019immortaliser toutes les saisons des fleurs, du moment où elles perçaient la neige jusqu\u2019à ce qu\u2019elles se fanent.NATURE Mots-croisés du samedi Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 345 Horizontalement I.Irrésolution.II.Réaction.Duo.III.Roguées.Lest.IV.Ipé.Aba.Ta.V.Teutonne.VI.Arrêt.Grener.VII.Té.Typée.Eve.VIII.Dépistages.IX.Ope.Ie.Maïs.X.Niquedouille.Verticalement 1.Irritation.2.Réopère.Pi.3.Rageur.Deq.4.Ecu.Tête.5.Sténotype.6.Oie.Pied.7.Losanges.8.Un.Béret.9.La.Ami.10.Ide.Inégal.11.Oust.Eveil.12.Notairesse.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 346 1.Dans l\u2019ensemble il ne voit que les détails.2.Grande aventure mouvementée.Négation.3.Fit courber le fier Sicambre.Lettres pour une embauche.Droit et vert.4.Les souris s\u2019y laissent prendre.5.Lettres de relâchement.Pièces de moteurs.6.Production ouvrière.Perles en campagne.7.Bonne carte.Pastel.8.Assurât la stabilité.Point matinal.9.Mauvais coup.Se lancer.10.Font vivre en attendant mieux.Cours primaire.11.Se penche sur notre alimentation.Brisé pour soutenir.12.Mis sur la voie.I.Rien n\u2019ira jamais bien avec lui.II.Difficile de faire mieux dans un monde où tout irait bien.III.Belle au tempérament amoureux.Substantif verbal chez les latinistes.IV.Grande partie du monde.Mesures pour les grands descendeurs.V.Sur la Tille.En travers.Jamais sérieuse.VI.Vous et moi pour Le Monde.Filet léger.VII.L\u2019avenir lui appartient.Pose problème.VIII.Pas facile de les retrouver parmi les autres.Un grand tour et puis s\u2019en va.IX.Sans la moindre fantaisie.Pour tout ranger au jardin.X.Mis à l\u2019écart.Remplacent mots et objets.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde Après avoir fait découvrir les étoiles aux gens des villes, le scientifique préféré des Québécois, Hubert Reeves, publie J\u2019ai vu une fleur sauvage, un herbier nous invitant à nous pencher pour observer de plus près ce que l\u2019on passe notre vie à piétiner.Un herbier pour se rapprocher des plaisirs simples de la nature et, ultimement, la défendre.ISTOCK Détournant un instant les yeux de l\u2019infiniment grand pour s\u2019intéresser à l\u2019infiniment petit, Hubert Reeves a écarté toutes les plantes cultivées de son jardin pour ne répertorier que celles que la nature offre généreusement à la contemplation.Pissenlit dent-de-lion compris.Hubert Reeves nous fait une fleur L\u2019astrophysicien présente ses amies fleuries pour nous faire mieux apprécier ce qu\u2019on passe notre temps à piétiner L\u2019expression \u201cmauvaise herbe\u201d est à éliminer.C\u2019est nous qui décidons qu\u2019elles sont mauvaises.On se prend pour des juges qui ont le droit de décider qu\u2019il y a des plantes nuisibles.Mais nuisibles à qui ?À nous?Hubert Reeves « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Partout au Québec, un commerçant peut s\u2019inscrire au Circuit zéro déchet, moyennant 5$ pour couvrir les frais d\u2019impression de l\u2019autocollant et de gestion de la plateforme.Le nouveau membre apparaîtra alors sur la carte interactive et dans le répertoire du site Web.SAVEURS S urtout, bien planifier.Penser que tel aliment devrait entrer dans tel contenant.Laver, rincer, assécher, empaqueter.On part avec des pots vides, ils reviennent pleins.Avec la satisfaction d\u2019avoir apporté notre (petite) contribution.Plus l\u2019exercice se répète, plus nos poubelles fondent comme neige au printemps.Et tant pis si deux ou trois emballages non prévus se sont ajoutés sur le parcours.On ne naît pas «zéro déchet».On apprend à le devenir.Lorsque Cin dy Trot tier se pointait avec ses contenants vides chez des commerçants de son coin, à Salaberry-de-Valley- field, en leur demandant d\u2019y mettre des aliments, elle essuyait systématiquement des refus.«Non.Impossible.Pour cause d\u2019hygiène\u2026» Des tentatives d\u2019achat en vrac qu\u2019elle relatait sur son blogue lancé en 2015.Deux ans plus tard, sa pratique, qui s\u2019 inscrit dans la mouvance d\u2019un mode de vie dit « zéro déchet » visant la réduct ion à la source, est moins jaugée, et son idée d\u2019apposer un autocollant sur les boutiques acceptant des c l ients comme el le a pr is forme.En janvier 2017, la municipal i té régionale de comté (MRC) de Beauhar- nois-Salaber r y s\u2019est engagée à d is tr ibuer gratui te - ment un autocollant à tous les marchands référencés sur son ter ritoire qui désiraient participer.« L\u2019arrivée de ce partenaire m\u2019a donné les fonds de base pour financer la première série d\u2019autocollants », raconte Cindy Trott ier.Le Circuit zéro déchet était né.Mais l \u2019 in i t ia t ive de cet te jeune mère de famil le , infogra - phiste indépendante, va au- delà du ter r i to ire de sa MRC.Partout au Québec, un commerçant peut s\u2019inscrire au Circui t (circui tzerode - chet .com) , moyennant 5 $ pour couvrir les frais d\u2019impression de l\u2019autocollant et de gestion de la plateforme.Le nouveau membre apparaîtra alors sur la carte interactive et dans le répertoire du site Web.Salubrité «Si on s\u2019affiche avec l\u2019autocollant, c\u2019est qu\u2019on décide de ne juger que la salubrité du contenant.Pas le reste», explique-t- elle.Comme il importe, dans une situation d\u2019achat en vrac, d\u2019avoir une approche positive et de rester courtois, l\u2019autocollant s\u2019accompagne d\u2019un guide de bonnes pratiques complété de règles d\u2019hygiène et de salubrité émanant du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l \u2019Alimentation (MAPAQ), ainsi que d\u2019une lettre promotionnelle ex plicative.Pour que cha cun s\u2019y re trou ve, clients co - mme commerçants.À quel type de commerce ai-je affaire ?Quelles sont les zones de service ?Comment procéder avec les ustensiles (louche, pelle, cuillère) qui entrent en contact avec les contenants?Etc.Les échanges amorcés dès 2015 avec le service des communications du MA- PAQ (la blogueuse avait alors un tas de questions concernant sa propre démarche d\u2019achat en vrac) ont permis à Cindy d\u2019éclaircir le contexte et la pratique.Des précisions qu\u2019elle relaie dans le guide du Circuit, qui reprend mot pour mot celles communiquées par le MAPAQ.Pour le ministère, ces pratiques de bonne tenue du service en vrac, des règles d\u2019hygiène et de salubrité, trouvent généralement leurs réponses parmi des documents officiels déjà existants.Toutefois, la popularité croissante du mouvement Zéro déchet les remet au-devant de la scène avec des interprétations qui, par fois, sur le terrain, varient d\u2019un inspecteur à l\u2019autre.Petit casse-tête bureaucratique pour la boutique et incompréhension pour le client\u2026 «Par exemple, le marchand doit toujours porter des gants, utiliser un petit sac en plastique ou un papier pour y déposer l\u2019aliment à peser.Ce sont des déchets, mais on n\u2019a pas le choix », explique Cindy.En fait, c\u2019est le déchet final qui devrait être remis au client (une barquette enrobée de papier ou un sac dans un sac) qui est éliminé.Deux réalités Deux réalités commerciales coexistent : les nouvelles épiceries pensées pour servir les clients selon la formule « zéro déchet » (comme LOCO, à Montréal, qui met à leur disposition un évier pour le nettoyage des contenants si nécessaire) et celles qui ne le sont pas et qui doivent s\u2019adapter en respectant les règles du MAPAQ.« Les marchands doivent s\u2019informer avant de s\u2019af ficher sur le Circuit.En aucun cas le Circuit zéro déchet ne peut être tenu pour responsable d\u2019un commerce ou d\u2019un client qui ne respecterait pas les règles », ajoute Cindy.Elle verrait bien son initiative s\u2019accompagner de formations spéciales en hygiène et salubrité et son site devenir une référence, une sorte de TripAdvisor du «zéro déchet».Depuis janvier, le Circuit zéro déchet se développe grâce à de bons samaritains donateurs (on finance soi- même une série d\u2019autocollants qu\u2019on distribue gratuitement aux marchands de son coin ; il suffit de leur présenter la lettre promotionnelle, le guide, etc.) et des par te- naires comme la MRC de Beauharnois-Salaberry.Escouade verte Certes, il ne s\u2019agit pas encore d\u2019une armée : une trentaine de commerces, à l\u2019heure actuelle, toutes régions confondues, sont listés sur le site, mais 260 autocollants sont en circulation.Du côté du service de l\u2019environnement de la MRC de Beauharnois-Salaberr y, l \u2019 impulsion sera véritablement donnée lorsque son « escouade verte » fera de la sensibilisation en se rendant chez les marchands.« Rien de tel que le contact direct ! » confirme Alexandra Verner, chargée de projets en gestion des matières résiduelles pour la MRC.Elle fait d\u2019ailleurs partie de ceux qui ont décidé de prendre leur bâton de pèlerin pour répandre ce type d\u2019action.Munie d\u2019autocollants, la jeune femme compte bien intégrer dans le circuit certains commerces de la rue Wellington, dans l\u2019arrondissement de Verdun, où elle habite.Une vingtaine d\u2019autocollants en poche, des centaines de déchets en moins.Le nouveau Circuit zéro déchet Un label conçu pour des épiceries « Apportez vos contenants » partout au Québec SOPHIE SURANITI FZD.Non, ce n\u2019est pas le code d\u2019un nouvel aéroport, mais l\u2019abrégé de « Festival zéro déchet » de Montréal, dont la première édition devrait se tenir l\u2019automne prochain dans la métropole.Pensé et organisé par un groupe de citoyens qui souhaitent communiquer et faire découvrir le mode de vie zéro déchet, zéro gaspillage.Ce festival, de même que l\u2019Association québécoise zéro déchet, qui a vu le jour récemment, et le Circuit zéro déchet dont je vous parle aujourd\u2019hui, sont tous des projets nés du collectif citoyen Éco-Système (Consommer autrement était son nom provisoire).Je vous présentais ce collectif en décembre dernier dans ma chronique intitulée «Noël écomangeable».ledevoir.com/plaisirs/alimentation/486590/saveurs- noel-ecomangeable La gourou du mouvement Zéro déchet est la Franco- Américaine Béa Johnson.Son livre Zéro déchet (en anglais Zero Waste Home), paru en 2013, a fait un tabac et des émules.Depuis, les récits de famille à la quête du zéro déchet (c\u2019est à celle qui exhibera le plus petit bocal de déchets !) ont la côte.Le blogue de Béa Johnson, qui donne des conférences sur le sujet à travers le monde : zerowastehome.com Les grandes bannières alimentaires classiques et l\u2019achat en vrac, voilà une question et une gestion qui, pour le moment, restent complexes.Par contre, pour d\u2019autres, dont c\u2019est le cœur du service, le virage est pris.Ainsi, Bulk Barn, le plus gros détaillant alimentaire en vrac du Canada, vient de rendre son programme de contenants réutilisables disponible dans tous ses magasins au pays ; et désormais, des frais pour les sacs s\u2019appliquent.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Bulk Barn, le plus gros détaillant alimentaire en vrac du Canada, vient de rendre son programme de contenants réutilisables disponible dans tous ses magasins au pays.L\u2019autocollant du Circuit zéro déchet Rillettes de saumon Par Kimberly Lallouz, chef chez Monsieur resto-bar Pour 4 à 8 portions Ingrédients 1 filet de saumon (220 g) 1 litre d\u2019eau Le zeste d\u2019une lime Le zeste d\u2019un citron 2 cuillerées à soupe d\u2019aneth 1 cuillerée à soupe d\u2019échalote 1 cuillerée à soupe de ciboulette 1 à 2 cuillerées à soupe de beurre fondu 2 cuillerées à soupe de beurre Sel et poivre 1 cuillerée à soupe de crème de table Préparation Faire pocher le saumon dans l\u2019eau avec le jus de citron et le jus de lime (préserver le zeste).Retirer le saumon.Ajouter le beurre au saumon, mélanger.Laisser refroidir pendant 1 heure.Dans un bol, mélanger le zeste de citron, le zeste de lime, l\u2019échalote, l\u2019aneth et la ciboulette.Mélanger les ingrédients, ajouter le saumon (avec les mains).Ajouter de la crème de table, jusqu\u2019à l\u2019obtention de la texture souhaitée.Note : utiliser deux cuillerées à soupe pour former les rillettes de saumon en quenelles.Servir.MONSIEUR RESTO-BAR 1102, rue de Bleury Montréal ?514 861-0000 restobarmonsieur.com MONSIEUR RESTO-BAR «En aucun cas le Circuit ne peut être tenu pour responsable d\u2019un commerce ou d\u2019un client qui ne respecterait pas les règles [du MAPAQ]» P H I L I P P E H U G U E N A F P L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 D ès les premiers jours de temps doux, on voit les amateurs de jardinage sortir des quincailleries avec des sacs de terre, des plantes vertes, des sachets de semences\u2026 Le besoin de verdure est toujours intense après nos longs hivers.Mais, au Québec, le printemps prend souvent du temps à s\u2019installer et les risques de gel s\u2019étendent jusqu\u2019au 3 mai pour la région de Montréal.Alors, comment faire pour devancer un peu le printemps ?Voici quelques trucs.Plantes résistantes au froid Pour fleurir tôt en saison balcon, terrasse et platebande, on choisit des annuelles qui résistent bien au froid, et même au gel.Elles ne sont pas nombreuses, mais combien il est agréable de les voir.Les plus faciles à trouver sont les pensées, les giroflées, les primevères et les mufliers.Avec quelques boîtes de plants et sans dépenser une fortune, on colore et parfume l\u2019entrée et le balcon en un rien de temps, et quel bonheur ! On trouve également, à ce temps-ci de l\u2019année, des bulbes en pot dans les supermarchés et les jardineries.Au lieu de les mettre au salon, plantez-les dehors, bien en vue, dans un beau pot.En plus, ils dureront bien plus longtemps qu\u2019à l\u2019intérieur.Un autre truc : choisissez ceux dont les boutons sont à peine ouverts et peu colorés : vous profiterez de leur floraison plus longtemps.Cloches et bâches au potager Un truc tout simple pour pouvoir semer et planter tôt au potager est de couvrir le sol d\u2019une bâche de plastique noire afin qu\u2019il se réchauffe plus rapidement.Cette astuce est particulièrement efficace avec les bacs surélevés, mais dans tous les cas elle permet des récoltes plus rapides de bons légumes frais.D\u2019un autre côté, même si les légumes (radis, épinards, mesclun\u2026) que l\u2019on sème tôt tolèrent le froid, ils aiment qu\u2019on leur fournisse un microclimat légèrement plus doux.Pour ce, les couvertures flottantes sont par faites.Elles of frent une légère protection contre le gel mais laissent passer lumière, air et pluie.Pour les plantes qui ont besoin de plus de chaleur (tomates, aubergines, poivrons\u2026), les minitunnels de plastique ou les cloches, une bonne vieille mé thode du XIXe siècle dévelop pée par les ma raîchers français, sont idéaux.Des projets C\u2019est le moment de planifier les projets pour le jardin.Vous souhaitez vous isoler d\u2019un voisin, faire un mur végétal ou avoir un potager sur votre balcon ?Prenez le temps de bien vous documenter et consultez des spécialistes au besoin pour éviter les déceptions.On trouve une tonne de renseignements sur le Web, et c\u2019est fantastique, mais il n\u2019y a rien comme un bon livre.Ma bibliothèque préférée est celle du Jardin botanique de Montréal.Toutefois, pour emprunter un ouvrage, on doit être membre des Amis du Jardin, ce que vous pouvez faire en vous rendant au local des Amis.Sinon, on peut toujours consulter les livres sur place.C\u2019est toujours un grand plaisir de vous retrouver, chers lecteurs, et je nous souhaite une luxuriante saison de jardinage! lgobeille@ledevoir.com Heureux d\u2019un printemps Quelques trucs pour devancer la saison horticole LISE GOBEILLE Le jardinier Le film québécois Le jardinier est un excellent et très beau document sur les jardins des Quatre-Vents, à La Mal- baie, et sur son concepteur, Frank Cabot.Le rythme est bon, le scénario est bien conçu, les images sont magnifiques et les entrevues, très intéressantes.En particulier celle avec M.Cabot, qui y explique sa fascinante vision d\u2019un jardin, et celle avec Penelope Hobhouse, designer anglaise de jardin reconnue, qui jette un regard critique et admirateur sur l\u2019homme et son œuvre.À voir.Un arbre pour mon quartier À Montréal, la campagne Un arbre pour mon quartier est de retour pour une 5e édit ion.Pour seulement 25 $ pour un arbre et 35 $ pour un arbre fruitier de 1,5 à 2 mètres, c\u2019est une aubaine.Planter un arbre embellit le quartier, en plus d\u2019améliorer la quali té de l \u2019a ir, car les feuilles sont de fantastiques filtres à polluants.Si chacun s\u2019y met, le quartier se transforme en quelques années seulement.D\u2019autre part, bien choisir son arbre est essentiel, mais pas toujours facile.Pour vous aider, je vous recommande de vis i ter le s i te de la campagne (unarbrepourmon- quar tier.org), où on trouve des consei ls et une fo ire aux questions.La date l i - mite pour passer une commande est le 31 mai 2017.Jour de la Terre Le réseau Éco-quartier organise des fêtes de quartier pour le Jour de la Terre, ce samedi 22 avril, de 10 h à 17 h.Des arbres seront distribués gratuitement.j ourde la ter re .org/qc/22 - avril/programmes/les-fetes-de- quartier Dans la bibliothèque JARDINER DANS 1M2 TRUCS ET ASTUCES POUR CULTIVER DANS DE PETITS ESPACES Multimondes 2017, 256 pages Ce guide prodigue de bons conseils et donne de nombreuses idées origi - nales pour cultiver dans des espaces restreints.Sa force : les nombreux projets peu coûteux proposés et souvent fabriqués avec des matériaux recyclés.Expliqués étape par étape à l\u2019aide de photos, ils sont faciles à réaliser : passoire à fraisiers, escabeaux gourmands, palette, gouttière, rigolo support de roue\u2026 Les questions de base pour bien réussir les récoltes sont abordées de manière succincte et présentées à l\u2019aide de tableaux, d\u2019encadrés et de nombreuses photos.Pour tout enseignant qui souhaite développer des activités pédagogiques de jardinage, ce bouquin est sans nul doute un excellent outil.À la fin du livre, on trouve des adresses utiles de jardineries et de se- menciers d\u2019ici.Exposition Ikebana international L\u2019ar t floral japonais fascine par sa beauté et son apparente simplicité.Contrairement à l\u2019ar t floral occidental, il met en valeur autant le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même.Réalisées par des maîtres et des élèves expérimentés, les œuvres présentées en fin de semaine au Pavillon japonais du Jardin botanique de Montréal sauront ravir et surprendre.Cette exposition est organisée par la Section d\u2019Ikebana international.Gratuit.Parmi les annuelles qui résistent bien au froid, les giroflées (ci-dessus) et les pensées (en haut à droite) sont des plus faciles à trouver.PHOTOS LISE GOBEILLE Des cloches de plastique utilisées pour aider des plantes qui ont besoin de beaucoup de chaleur.À droite, des primevères.LISE GOBEILLE Au jardin cette semaine Si vous installez des protections hivernales sur les rosiers ou toute autre plante, enlevez-les maintenant pour éviter les risques de surchauffe en dessous.On retire également le pail- l is protecteur sur les vivaces pour éviter la pourriture et leur donner accès à l\u2019eau et au soleil bienfaiteur.On en profite pour faire du ménage, mais si le sol est détrempé, il est préférable d\u2019attendre avant d\u2019y mettre les pieds pour ne pas le compacter.Avant que les bourgeons ne débourrent, c\u2019est la période idéale pour la plantation d\u2019arbustes, d\u2019arbres et de rosiers à racines nues.Pourquoi utiliser des végétaux à racines nues ?Parce qu\u2019ils sont moins chers, ce qui est par ticulièrement intéressant pour la réalisa- t ion d\u2019une haie.Néanmoins, on doit travailler plus et plus rapidement car, sans traîner après l \u2019achat, on doit praliner leurs racines, c\u2019est-à-dire les enduire de boue et les planter, pour ne pas compromettre la reprise.Finalement, on sème déjà directement au potager dans la région de Montréal : la bette à carde, le kale, le cresson, les épinards, la mâche, le mesclun, les pois mange-tout, les radis et la roquette.Et, à l\u2019intérieur, on sème les aubergines, le brocoli, le céleri, les choux de Bruxelles et le pommé, les échalotes, les melons, les oignons, les poivrons, le poireau et les fameuses tomates.Il est important de préciser qu\u2019à l\u2019intérieur, pour obtenir des plants compacts, il faut un excellent ensolei l lement ou de l\u2019éclairage artificiel.Sinon, il est nettement préférable d\u2019acheter des plants, car des plants forts et en santé sont une garantie, ou presque, de récoltes abondantes.Car l \u2019entretien joue un rôle également.PEDRO RUIZ ARCHIVES LE DEVOIR "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.