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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2017-05-05, Collections de BAnQ.

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[" C A R O L I N E M O N T P E T I T C\u2019 était une première à Montréal.En 1872, le magasin Morgan, fondé par les frères du même nom, immigrants écossais, présente des articles dans les vitrines de son magasin de la rue Saint- Jacques.Trois ans plus tard, l\u2019endroit deviendra le premier grand magasin de la ville.À partir de ce moment, les clients, et surtout les clientes, ont pu venir y choisir des chemises à man ches longues et à collet monté et des robes de type victorien, comme cel les qu\u2019on peut voir dans l\u2019exposition qui ouvrait ses por tes cette semaine au Musée de la mode de Montréal, rue de la Commune.À l\u2019occasion du 375e anniversaire de Montréal, le musée a en effet choisi de présenter un panorama de la mode à travers 33 compagnies de détaillants, fabricants, grossistes et distributeurs qui ont habillé Montréal depuis près de deux siècles.Certaines compagnies ont perduré à travers les années.On célèbre les 60 ans de la compagnie Joseph Ribkof f, par exemple, ou les 30 ans de M0551, dont le fondateur, Frédéric Mamarbachi, est arrivé à Montréal du Moyen-Orient à l\u2019âge de 20 ans.Au même moment, quelques phares de la mode d\u2019ici s\u2019éteignent.Labelle Fourrures, fondée en 1910 par Élizabeth Labelle, vient de fermer ses por - tes, et le bâtiment qui a abrité sept étages de fourrures en tous genres est mis en vente, rue Saint-Hubert.Comme ailleurs, l\u2019industrie de la fourrure, qui a eu ses années de gloire, a subi les contrecoups du discours éthique condamnant l\u2019exploitation des animaux.Si les ornements de fourrure reviennent progressivement à la mode, c\u2019est principalement par l\u2019entremise des produits recyclés ou synthétiques, explique Ophélie Raf fin, directrice du musée.Mais la tendance est moins prononcée ici qu\u2019en Europe, puis que la fourrure demeure une par tie intégrante du patrimoine québécois.Dans l\u2019ensemble, l\u2019industrie de la mode montréalaise a connu son apogée dans les années 1960-1970, dit-elle.À partir de l\u2019an 2000, plusieurs entreprises se sentent contrain - tes, pour des raisons budgétaires, de délocaliser les activités de confection en Chine.Certaines, comme Pajar, qui emploie toujours des représentants de trois générations de la même famille, gardent cependant une collection entièrement confectionnée à Montréal.C\u2019est en 1956 que Paul Gol- bert arrive de France et fonde avec sa famille Pajar au Québec.L\u2019entreprise crée sa propre usine sur le Plateau Mont- Royal en 1973, où est encore fabriquée la collection Héritage de la compagnie.L\u2019exposition présente également quelques curiosités.Les soutiens-gorge de la lingerie Grenier, par exemple, dont la compagnie a été dirigée de père en fils depuis 1860.«Dans ce temps-là, c\u2019était étonnant de voir la quantité de fabricants de tissu au Qué bec », raconte dans une vidéo Camille J.Grenier, qui a dirigé la société après son père et son grand- père.L\u2019entreprise s\u2019adaptera aux changements sociaux.La gaine et le corset disparaissent successivement pour laisser leur place au soutien- gorge accroche-cœur, premier du genre à s\u2019attacher à l\u2019avant, au soutien-gorge d\u2019allaitement et même au soutien-gorge «soufflable», qui avait tendance à se gonfler un peu trop en avion ! raconte Ophélie Raffin.En pleine crise économique, les femmes tentent de prendre soin d\u2019elles et se procurent le soutien-gorge Caresse, ce qui permet à la compagnie de traverser la première partie du XXe siècle.L\u2019entreprise a réussi à concevoir ses modèles et à maintenir sa production au Québec jusqu\u2019en 2016, date à laquelle elle a définitivement fermé ses portes.L\u2019exposition ne néglige pas les compagnies montréalaises de chaussures, dont Browns, qui règne sur la ville depuis 1940.En 1959, son fondateur, Benjamin Brownstein, est le seul détaillant en Amérique du Nord à rapporter des chaussures d\u2019Italie.À ses côtés, le groupe Aldo, établi en 1972, est aujourd\u2019hui classé parmi les 30 meilleures entreprises pour ses conditions de travail et au sommet des meilleurs employeurs de jeunes en 2015 et en 2016, lit-on sur un panneau de l\u2019exposition.Autre pilier de l\u2019industrie montréalaise de la mode, la maison Birks, fondée en 1879, a couvert de bijoux les fem mes montréalaises qui fréquentaient les bals au début du XXe siècle, alors que la compagnie s\u2019établissait dans un somptueux édifice du squa re Phillips.Cinq générations plus tard, la maison Birks est toujours en place.À défaut de s\u2019y offrir une rivière de diamants, on pouvait encore, jusqu\u2019à récemment, y prendre, pour moins cher, le thé à l\u2019anglaise en bonne compagnie\u2026 Le Devoir PIGNON SUR RUE À MONTRÉAL ACTEURS DE L\u2019INDUSTRIE DE LA MODE DE 1845 À NOS JOURS Au Musée de la mode jusqu\u2019au 30 décembre 2017 Cinéma Emily Dickinson: l\u2019histoire d\u2019une passion, en attendant la postérité Page B 3 Resto Le maudit Français, une belle table dans le Vieux-Terrebonne Page B 7 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 Des suggestions de sorties pour le week-end JANE, EMMÈNE-MOI Même s\u2019il pleut, il faut faire honneur aux Promenades de Jane qui se tiennent simultanément partout dans le monde jusqu\u2019à dimanche.Près d\u2019une centaine de marches sont pour l\u2019heure organisées à Montréal, l\u2019œu- vre de citoyens désireux de partager les secrets de leur quartier et d\u2019échanger avec leurs voisins \u2014 proches ou plus lointains.Histoire, nature, aménagement, patrimoine, c\u2019est la ville qui se tricote et se détricote\u2026 Pour ceux qui souhaiteraient approfondir la démarche de Jane Jacobs, le cinéma du Parc accueille, le 13 mai, une séance de discussion après la projection du documentaire Citizen Jane : Battle for the City ($), sur les combats menés à New York par la militante dans les années 60.De vendredi à dimanche à Montréal.Gratuit.Calendrier : 150conversationsen marche.com SALUT DELISLE Quelques mois après la sortie de S\u2019enfuir, son dernier ouvrage où l\u2019on revit la longue et difficile captivité d\u2019un travailleur humanitaire français enlevé en Tchétché- nie en 1997, Guy Delisle est de passage à Montréal pour un lancement\u2026 en anglais.Sous la forme d\u2019une discussion avec Alexandre Trudeau, le frère de l\u2019autre, le bédéiste parlera du processus de création de ce récit graphique qu\u2019il aura mis 15 ans à achever.Samedi à 19 h au Rialto, 5723, avenue du Parc.5 $.En anglais.Infos et billets : bit.ly/2q0KMjL 10 ANS D\u2019ARTS C\u2019est l\u2019endroit où aller pour mettre le nez dans l\u2019atelier même des artistes et faire au passage de jolies découvertes.Pour ses dix ans, la Virée des ateliers ouvre ses portes sur le travail d\u2019une centaine de créateurs installés dans l\u2019ancienne usine Grover, au Chat des artistes et dans la coopérative Lé- zarts.Inutile de dire que les artisans (métiers d\u2019arts, mode, arts visuels) expliqueront volontiers leur processus de création à qui se fera curieux.Jusqu\u2019à dimanche aux 2205, 2220 et 2265, rue Parthenais, dans Centre-Sud.Entrée libre.lavireedesateliers.com FRINGUES GRIFFÉES Avis aux amateurs de fringues griffées de seconde main.L\u2019association Alzheimer Group, qui amasse des fonds pour soutenir les proches de victimes de la maladie d\u2019Alzheimer, revient ce week-end avec Haute couture en rappel 2017.L\u2019événement est ouvert au public ce vendredi de 11 h à 20 h, et samedi de 10 h à 17 h à l\u2019Atleier, 5500, rue Ferrier à Montréal.Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com De Morgan à Kanuk, de la robe victorienne au manteau de spor t, elles ont habillé les Montréalais.À l\u2019occasion du 375e anniversaire de la ville, le Musée de la mode présente l\u2019histoire de 33 maisons montréalaises de prêt-à-porter.Les habits neufs de Montréal Le Musée de la mode présente une histoire de notre industrie du vêtement PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR À l\u2019occasion du 375e anniversaire de Montréal, le musée présente un panorama de la mode à travers 33 compagnies de détaillants, fabricants, grossistes et distributeurs qui ont habillé Montréal depuis près de deux siècles. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É Notre choix cette ?n de semaine EN ATTENDANT LA SUITE\u2026 À quelques jours de la sortie du second volet d\u2019un des films les plus lucratifs du cinéma québécois, voilà une occasion de voir les premières aventures périlleuses et comiques de deux policiers des deux solitudes.C\u2019est pétaradant et prévisible, mais sympathique et efficace dans son genre.Bon cop, bad cop, Radio-Canada, vendredi, 20 h LE NOUVEL « HOMME NOUVEAU » Début d\u2019une courte série documentaire sur les dernières innovations technologiques qui pourraient rendre l\u2019humain plus solide, plus efficace, plus «connecté» et en voie de devenir éternel.Fascinant, comme dirait un certain animateur, mais franchement effrayant à plusieurs égards\u2026 Humains 3.0, Planète +, dimanche, 20h30 ODE À LA RÉSISTANCE Portrait d\u2019un quartier multiculturel de Montréal en voie de gentrification à travers ses plus anciens « immigrants », ceux de la communauté grecque.Retour à Parc-Ex, Canal D, dimanche, 21 h Amélie Gaudreau Premier Acte varie les formes La prochaine saison se déclinera sur une grande variété de formes chez Premier Acte : bouffon, one-man-show, comédie, danse-théâtre, happening, conte.Ça commence en force avec La Cour suprême par Hommeries ! où wannabe, douchebag et Lacharrue jouent à une cour martiale déjantée.Suivra Hypo de Nicola- Frank Vachon, road movie aux allures de ballade folk.Viendra ensuite Abadou veut jouer du piano, comédie grinçante écrite par Hilaire St-Laurent Sénécal.L\u2019hiver débutera avec Made in Beautiful, la Belle Province, deuxième création hybride du Théâtre Kata.S\u2019ensuivront Angle mort du Théâtre pour pas être tout seul et la comédie presque philosophique Conversation avec mon Pénis de Dean Hewison.Viendront enfin Embrigadés des Pentures et Extras et ordinaires de Duncan Macmillan, qui bouclera la boucle.Sans oublier Fuck toute, qui sera de retour entre les murs de Premier Acte de même que Les contes à passer le temps.Le Devoir C A R O L I N E M O N T P E T I T C\u2019 est un opéra solo, l\u2019un des rares du genre.À partir de vendredi, la soprano Stéphanie Lessard interprétera à la Cinquième Salle de la Place des Arts Yo soy la desin- tegración, l\u2019opéra-performance inspiré du journal intime de Frida Kahlo, conçu par Pauline Vaillancourt en 1997.C\u2019est en 1995, soit 40 ans après la mort de Frida Kahlo, que son journal intime, écrit durant les dix dernières années de la vie de l\u2019artiste, est publié.Pauline Vaillancourt, qui reçoit le livre en cadeau, est fascinée par le personnage de Frida Kahlo qui, malgré des épreuves successives, et bien que petite et menue, a toujours rayonné d\u2019un charisme remarquable.« C\u2019est là que je suis entrée dans le monde plus intime de Frida Kahlo.On la connaissait en tant que peintre, et là on entrait dans ses émotions », se souvient Pauline Vaillancourt.L\u2019opéra-performance prend forme à Coyoacan, dans la ville de Mexico, où Pauline Vaillancour t séjourne avec son fils Yan Muckle, qui écrit le l ivret .I ls habitent tout près de la maison de Frida Kahlo, qui est aujourd\u2019hui un musée.Jean Piché, qui écrit la musique, leur envoie progressivement ce qu\u2019il compose.C\u2019est à la Vénézué- lienne Anita Pantin que Pauline Vaillancour t a confié la scénographie, et qui signe décors et costumes.« Je trouvais qu\u2019elle avait les couleurs de Frida Kahlo », dit Pauline Vaillancourt.À l\u2019époque, c\u2019est Pauline Vaillancourt elle-même qui incarne le personnage principal sur scène.V ingt ans plus tard, Stéphanie Lessard reprend sa partition, un ton plus bas.Une bande de musique électroacoustique l\u2019accompagne tout le long du spectacle.La femme avant l\u2019artiste En entrevue, Stéphanie Lessard parle du lyrisme de la musique.« C\u2019est très émotif, dit-elle.Cela parle davantage de la femme que de l\u2019artiste.» Le spectacle se déroule en neuf tableaux.On y aborde bien sûr l\u2019accident de Frida Kahlo, sur venu lorsqu\u2019elle a v a i t 1 8 a n s , e t q u \u2019 i l l \u2019 a clouée au lit durant plusieurs années, mais aussi son avortement, son incapacité à enfanter, et son amour trompé pour le peintre Diego Rivera, qu\u2019on appellera ici simplement « l\u2019homme ».« Pour moi, c\u2019est devenu autre chose, raconte Pauline Vail- lancourt.C\u2019est une œuvre d\u2019art en tant que telle.Cela porte la signature d\u2019Anita Pantin, pas la signature de Frida Kahlo.Ça ne me tentait pas de faire une biographie.Ça a été écrit et fait.Il y a eu des films sur elle.» En 1997, cette intégration de l\u2019écriture, des arts visuels et de la musique était tout à fait nouvelle.Anita Pantin a notamment créé un costume que Pauline Vaillancourt appelle le «costume- carcan», que Stéphanie Lessard doit enfiler pour réapprendre à marcher, comme Frida Kahlo l\u2019a fait dans sa jeunesse.Stéphanie Lessard l\u2019admet : Yo soy la desintegración est une œuvre difficile à chanter.« Mais il y a des moments où j\u2019ai énormément de plaisir.C\u2019est très vocal », dit-elle.Pauline Vaillancourt a créé une œuvre exigeante pour l\u2019interprète.La soprano doit notamment chanter couchée, mais aussi en se traînant par terre et en dansant, en utilisant tout son corps.Dans un tableau, qui met en scène l\u2019accident, Stéphanie Lessard ne chante pas.« C\u2019est le corps qui reçoit le choc au ralenti.C\u2019est aussi du théâtre, parce que l\u2019opéra, c\u2019est du théâtre chanté», dit-elle.Le Devoir YO SOY LA DESINTEGRACIÓN De: Chants libres.À la Cinquième Salle de la Place des Arts, les 5 et 6 mai à 20 h et le 7 mai à 16 h.Chants libres raconte Frida La soprano Stéphanie Lessard se glisse dans la peau de la peintre mexicaine J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U D e sa fondation en 1910 jusqu\u2019en 2009, le journal Le Devoir est désormais accessible à tous en ligne.Pour venir à bout de kilomètres de pages mises bout à bout, il a fallu cinq mois de numérisation et neuf mois de traitements de ces imposants fichiers par une quarantaine d\u2019ar tisans attachés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) « On a tout numérisé d\u2019un bloc, à partir des microfilms », explique Claire Séguin, directrice de la Collection nationale et des collections patrimoniales.S\u2019il fallait auparavant souvent compter sur la chance pour trouver un texte ancien, il est désormais possible de compter sur des recherches très précises grâce aux outils numériques.Des recherches numériques très précises peuvent donc désormais être faites dans l\u2019ensemble des numéros.Les chercheurs et les curieux sont aux anges, comme en témoignent des messages d\u2019appréciation reçus immédiatement à la suite de sa mise en ligne.« Vous ne pouvez pas imaginer les commentaires positifs que nous recevons.C\u2019est un énorme potentiel, notamment pour les enseignants », explique Simon Mayer, bibliothécaire au développement des collections numériques patrimoniales.« Le Devoir a toujours suscité un for t intérêt pour la recherche » , indique en entrevue Claire Séguin.Et la constitution d\u2019une mémoire commune au Québec passe certainement par la dif fusion de la mémoire de l\u2019institution qu\u2019est Le Devoir par de nouveaux médias.Depuis sa fondation, ce journal représente un témoin privilégié de sa société, observent les spécialistes de BAnQ.Comme le soulignait André Laurendeau, un de ses plus célèbres rédacteurs en chef, Le Devoir ne s \u2019est jamais constitué en une avant-garde qui se détache complètement de sa société, mais a plutôt veillé à accompagner celle-ci dans son évolution, étant de la sorte tantôt un miroir, tantôt une lumière.Objet de référence Le Devoir dénoncera « le coquin » , selon la formule de son premier numéro.À ses journalistes, il of fre en tout cas en 1910 un « bel encrier tout neuf », selon les mots de Jules Fournier.Il y a un ton et une vision qui émanent des premiers numéros dirigés par cet orateur bouillant qu\u2019était Henri Bourassa.Le journal se veut d\u2019abord une feuille de combat.Il va s\u2019institutionnaliser, mais sa tradition se maintient.Son élan initial le conduit souvent à défendre des visées réformistes au fil de l\u2019histoire.Q u \u2019 e s t - c e q u i a f r a p p é l\u2019équipe chargée de le rendre disponible dans la planète Web?Mille choses\u2026 «Le frère Marie-Victorin utilisait Le Devoir comme tribune pour ses recherches », obser ve Simon Mayer, bibliothécaire au développement des collections numériques patrimoniales.« Dans les années 1980 du \u201cQuébec inc.\u201d, on voit que les nouvelles économiques augmentent dans le journal, qui publie même, pendant quelques années, un magazine économique.Dans les années 1970, on trouve beaucoup de préoccupations pour le patrimoine.» Les intérêts suscités par ses pages sont parfois étonnants : « On a des chercheurs qui sont fous de joie de pouvoir consulter enfin en ligne le journal parce qu\u2019ils s\u2019intéressent à la planification des naissances ! » En 1966, Le Devoir a été le premier grand quotidien québécois indexé en raison de l \u2019 intérêt qu\u2019i l représentait pour la recherche et pour l\u2019information du public en général.Un demi-siècle plus tard, il continue de susciter la même attention générale comme objet de référence.Une entente pour la dif fusion des archives du Devoir avait été signée il y a un moment avec l\u2019ancien directeur du journal.« Il y avait une belle ouver ture de Bernard Descô- teaux en ce sens.Il était favorable à la dif fusion », explique Claire Séguin.Les collections de BAnQ comptent environ 6000 titres différents pour les magazines et les journaux.À ce jour, 306 ont été numérisés et rendus disponibles à la consultation.« Le papier, jusqu\u2019à présent, est ce qui résiste le mieux » à l\u2019usure du temps, note au passage la directrice de la Collection nationale et des collections patrimoniales à l\u2019intention de ceux qui voudraient croire trop vite que la vie utile du papier est terminée.Le Devoir Cent années enfin numérisées Les anciens numéros du Devoir désormais disponibles sur le Web PEDRO RUIZ LE DEVOIR Stéphanie Lessard (lors d\u2019une répétition sur notre photo) l\u2019admet : Yo soy la desintegración est une œuvre dif ficile à chanter.« Mais il y a des moments où j\u2019ai énormément de plaisir.C\u2019est très vocal.» Lire aussi \u203a La critique de Catherine Lalonde du spectacle de danse Rain d\u2019Anne Teresa De Keersmaeker, sur les plateformes numériques du Devoir.ARCHIVES LE DEVOIR La une du Devoir du mercredi 30 décembre 1970 ANNE VAN AERSCHOT Les Canadiens écoutent plus de musique sur leur cellulaire Toronto \u2014 Écouter de la musique par le biais d\u2019un téléphone intelligent est devenu de plus en plus populaire pour les amateurs de musique canadiens.Un nouveau sondage de Nielsen Music Canada révèle en effet qu\u2019environ 53% de ceux qui écoutent de la musique le font à partir de leur téléphone.Cela représente une augmentation de 19 points de pourcentage comparativement à l\u2019an dernier, une hausse attribuable en partie à la popularité des services d\u2019écoute en continu.Cette donnée s\u2019inscrit dans l\u2019étude, plus large, sur les habitudes d\u2019écoute des Canadiens effectuée par Nielsen.Le sondage indique par ailleurs que les gens passent plus de temps à écouter de la musique.En moyenne, les répondants ont dit avoir écouté 32 heures de musique par semaine, soit environ 8 heures de plus que l\u2019an dernier.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 CINEMA B 3 W E E K-E N D UN MONDE INAPERÇU Canada, 2017, 95 minutes.Documentaire d\u2019Étienne Plasse.Habituellement associés aux pays tropicaux, les reptiles et amphibiens sont pourtant très présents sur le territoire québécois, particulièrement dans la vallée de l\u2019Outaouais, où une équipe documentaire a entrepris de les observer au fil des quatre saisons.V.O.: Beaubien.MOI, DANIEL BLAKE Grande-Bretagne, 2016, 101 minutes.Drame social de Ken Loach avec Dave Johns, Hayley Squires, Dylan McKiernan.Alors qu\u2019il se bat pour obtenir ses indemnités de maladie auprès des services sociaux qui le jugent apte au travail, un ouvrier de Newcastle au seuil de la soixantaine vient en aide à une jeune mère célibataire.V.O.: Forum, Cavendish.V.F.: Quartier latin.V.O., s.-t.f.: Beaubien, Cinéma du Parc.UN JOURNALISTE AU FRONT (FREELANCER ON THE FRONT LINES) Canada, 2016, 97 minutes.Documentaire de Santiago Bertolino.À l\u2019heure des mutations dans la sphère journalistique, portrait du Torontois Jesse Rosen- feld, reporter pigiste pour le Daily Beast et expert dans les conflits armés qui déchirent le Moyen-Orient.V.O., s.-t.f.: Cinémathèque québécoise.THE DINNER États-Unis, 2017, 120 minutes.Drame d\u2019Oren Moverman avec Richard Gere, Laura Linney, Steve Coogan.Dans un restaurant cinq étoiles, un enseignant dépressif et son frère politicien règlent des comptes, tandis que leurs épouses respectives, sans le laisser voir, entendent résoudre une question urgente impliquant les fils adolescents de l\u2019une et de l\u2019autre.V.O.: Forum.APRÈS LA TEMPÊTE (UMI YORI MO MADA FUKAKU) Japon, 2016, 117 minutes.Drame de Hirokazu Kore-eda avec Hiroshi Abe, Yoko Maki, Taiyo Yoshizawa.À Tokyo, un écrivain au parcours décevant, devenu un mauvais père et un parieur invétéré, tente un ultime rapprochement avec son ex-femme et son jeune fils alors qu\u2019un typhon menace de s\u2019abattre sur la ville.V.O., s.-t.f.: Beaubien.V.O., s.-t.a.: Cinéma du Parc.Média?lm.ca encore et toujours DÈS LE 5 MAI Distribué au Québec par LE FILM DE BAZIN LIEUX ET MONUMENTS-8 DISTRIBUÉ PAR PRÉSENTÉ À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE DU 5 AU 11 MAI 2017 UN ESSAI DOCUMENTAIRE DE PIERRE HÉBERT AVEC LA VOIX DE MICHAEL LONSDALE Décès de l\u2019acteur Victor Lanoux Paris \u2014 Victor Lanoux, célèbre pour son rôle dans le film Un éléphant ça trompe énormément et son personnage de Louis la Brocante à la télévision, est décédé jeudi.«Sa famille et ses proches sont au regret de vous faire part du décès de Victor Lanoux, comédien et scénariste, à l\u2019âge de 80 ans, cette nuit à 00h30 à l\u2019Hôpital de Royan», en France, a annoncé son agent.L\u2019acteur à la célèbre moustache avait joué notamment le séducteur impénitent, Bouly, dans le diptyque- culte d\u2019Yves Robert Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977), aux côtés de Jean Rochefort, Claude Brasseur et Guy Bedos en copains quadragénaires à la vie amoureuse agitée.Sa carrière a été marquée par plus de 40 rôles au cinéma, plus de 25 téléfilms.Agence France-Presse PATIENTS ?Drame psychologique de Mehdi Idir et Grand Corps Malade.Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly, Nailia Haroune.France, 2017, 111 min.A N D R É L A V O I E U ne tragédie a peu à peu effacé Fabien Marsaud pour laisser place au slameur Grand Corps Malade.Après un accident qui a bien failli le clouer à un fauteuil roulant, et une année complète dans un centre de réadaptation, les priorités de ce sportif zélé ont radicalement changé, le poussant vers l\u2019écriture, la chanson, un parcours ar tistique qui ne ressemblait pas à celui dont rêvait le jeune joueur de basketball d\u2019une banlieue parisienne.L\u2019histoire de cette résurrection a d\u2019abord fait l\u2019objet d\u2019un livre, inspiré autant de son chemin de croix que de la faune un peu poquée qu\u2019il a côtoyée, offrant une autre variation de cette expérience douloureuse en la portant à l\u2019écran.Et par souci de réalisme, mais sans doute aussi pour rendre hommage à ceux et celles qui l\u2019ont remis sur ses deux pieds, il a planté sa caméra dans le centre qu\u2019il a jadis fréquenté, celui de sa seconde naissance.Patients, que Grand Corps Malade cosigne avec Mehdi Idir, l\u2019artisan de ses vidéoclips, fait le pari de la symbiose : jamais nous ne sortirons de ces lieux forcément aseptisés et sans élégance, là où des accidentés de la route, de jeunes téméraires et des âmes tourmentées réapprennent à marcher, ou simplement à tenir une cuillère.Leurs progrès sont tributaires de la gravité de leurs tragiques péripéties, qu\u2019ils évoquent avec pudeur, ou à la blague, sans compter leurs moqueries à l\u2019égard du personnel, dont certains sont de véritables caricatures (comme ce préposé trop content d\u2019être heureux, peu à peu éclipsé, et personne ne s\u2019en plaint).L\u2019alter ego de Grand Corps Malade se nomme Benjamin (Pablo Pauly, solide et constamment sous l\u2019œil de la caméra), déterminé à sortir au plus vite de cet endroit où il ne peut rien faire par lui-même.Chaque geste accompli, comme le mouvement d\u2019un orteil ou le maniement de la télécommande, se transforme en victoire, mais derrière sa détermination se cache une par t de déni.Ses compagnons d\u2019infortune, souvent issus de milieux défavorisés, font preuve d\u2019une franchise désarmante, camouflant mal leurs colères et leur désarroi, galerie de figures attachantes pas tout à fait exemptes de clichés, dont celui de la fantasmatique France black-blanc-beur.Quelques indications temporelles, dont une publicité avec des montants en francs, nous laissent devenir les années 1990, époque où Fabien Mar- saud a bien failli y rester.Un récit étalé sur un an impose un r ythme en rupture avec la monotonie des lieux, les deux cinéastes accumulant des incidents dont les impacts sont par fois passés sous silence (une violente chute provoquée par une préposée laisse visiblement Benjamin sans séquelle), s\u2019octroyant aussi des moments visuellement accrocheurs issus de leur monde musical.Leçon de courage qui ne pêche jamais par excès de subtilité, Patients nous fait découvrir de jeunes interprètes à la bouille inconnue, tous d\u2019une grande vérité, appuyés par des acteurs de métier (dont Dominique Blanc et Yannick Rénier) qui donnent beaucoup de noblesse à ces jeunes corps malades.Le Devoir V.O.: Quartier latin, Beaubien.V.O., s.-t.a.: Forum.Jeunes corps malades L\u2019histoire d\u2019une résurrection inspirée du parcours courageux d\u2019un slameur à succès EMILY DICKINSON : L\u2019HISTOIRE D\u2019UNE PASSION (V.F.DE A QUIET PASSION) ?1/2 Drame biographique de Terence Davies.Avec Cynthia Nixon, Jennifer Ehle, Keith Carradine, Duncan Duff, Jodhi May.États- Unis, 2016, 126 minutes.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E E lle vint au monde en 1830 à Amherst, dans le Massachusetts, où elle vécut en réclusion jusqu\u2019à sa mor t, en 1886.Au cours de cette existence somme toute cour te, elle écrivit, sur tout de nuit, près de deux mille poèmes dont une poignée seulement fut publiée.Considérée, ou déconsidérée, de son vivant comme une vieille fille excentrique, elle fut reconnue après sa mor t comme une poète incontour nable.Son nom ?Emily Dickinson.C\u2019est le Britannique Terence Davies qui a écrit et réalisé Emily Dickinson : l\u2019histoire d\u2019une passion (V.F.de A Quiet Passion), drame biographique revenant sur la vie de la poète américaine.Passé maître dans l\u2019art d\u2019un cinéma de l\u2019intime, du feutré, Davies sait déceler les plus grands tourments derrière le moindre soupir, le moindre frémissement.Habituellement campés dans un passé aux accents élégiaques, poétiques, les récits qui l\u2019attirent sont souvent peuplés de personnages, tel ce garçon imaginatif dans The Long Day Closes ou cette femme suicidaire dans The Deep Blue Sea, vivant davantage en eux-mêmes que parmi leurs semblables.Ce fut certainement le cas d\u2019Emily Dickinson.Davies montre à cet égard, au moyen d\u2019une mise en scène sobrement évocatrice, et plus austère que de coutume afin de mieux épouser son sujet, comment l\u2019univers physique de la poète s\u2019est rétréci au fur et à mesure qu\u2019elle s\u2019est consacrée à son art.Du séminaire aux jardins de la propriété familiale, elle s\u2019en est tenue à l\u2019intérieur de la maison pour finalement ne plus quitter sa chambre.Une figure fascinante s\u2019il en fut, Emily Dickinson.Nixon formidable Croyante mais pleine de doutes qu\u2019elle exprimait volontiers, au grand dam de son père et de l\u2019Église, elle revendiqua très tôt son indépendance d\u2019esprit à une époque où l\u2019on tenait les femmes engoncées dans des corsets et des carcans, au propre comme au figuré.Rendue célèbre par la série Sex and the City où elle incarnait Miranda, mais d\u2019abord et avant tout une professionnelle des planches depuis l\u2019âge de 13 ans, Cynthia Nixon est formidable de fougue contenue dans le rôle-titre, son regard brillant d\u2019une intelligence et d\u2019une sensibilité en avance sur leur temps.Nixon incarne une femme qui assumait en outre son ambition (le mot est lâché), son désir d\u2019être reconnue de son vivant, quitte à subir l\u2019opprobre des siens.On n\u2019est toutefois pas en présence de l\u2019hagiographie d\u2019une sainte : Emily Dickinson avait le sens de la formule et, vexée, elle savait décocher des flèches empoisonnées.En toile de fond, Terence Davies compose un portrait de famille complexe, une spécialité à lui.Œuvre à patienter Finement obser vé, rigoureux, son plus récent long métrage n\u2019en accuse pas moins des redites, en plus de chercher son r ythme, entre lenteur et langueur.Pour les cinéphiles patients, il y a cela étant ample matière à réflexion, à émotion.Très dialogué, le film rappelle, paradoxalement, que les mots tus ont parfois plus d\u2019importance que ceux qu\u2019on prononce.Ces mots-là, Emily Dickinson les écrivit, et ils lui survécurent.Le Devoir V.O.: Forum.V.F.: Quartier latin.En attendant la postérité Cynthia Nixon incarne la célèbre poète dans Emily Dickinson : l\u2019histoire d\u2019une passion MK2 MILE END L\u2019alter ego de Grand Corps Malade se nomme Benjamin (Pablo Pauly).TVA FILMS Cynthia Nixon est formidable de fougue contenue dans le rôle-titre.Victor Lanoux en 1983 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 Montréal littéraire en 3,75 heures Parmi les invités : Catherine Mavrikakis, Guillaume Morissette, Marie-Hélène Poitras et Monique Proulx.Avec la participation de : Michel David, Eric Desrosiers, Brian Myles et Odile Tremblay.Au menu : entrevues, confessions littéraires et tables rondes Vendredi, 5 mai 2017 / 17h à 20h45 Diffusion en direct sur la page Facebook du Devoir et au www.ledevoir.com/litteraire 375 Dans le cadre du 375e anniversaire de la ville de Montréal Le Devoir vous invite à la découv erte du Montréa l littéraire.Équipe d\u2019animation : Louise-Maude Rioux Soucy, Annabelle Caillou, Manon Dumais, Fabien Deglise VOYAGE SUD-AMÉRICAIN Jimmy López : Perú Negro.Piazzolla : Las cuatro estaciones porteñas (arr.Desyatnikov).Revueltas: La noche de los Mayas.Alexandre da Costa (violon), Orchestre symphonique de Montréal, Miguel Harth-Bedoya.Maison symphonique de Montréal, jeudi 4 mai (10h30).C H R I S T O P H E H U S S L e trombone basse solo de l\u2019OSM, le joyeux Pier re Beaudr y, souf fle comme un bouc en rut dans une sorte de coquillage géant sous l\u2019œil goguenard de ses amis trompettistes pendant qu\u2019à l\u2019autre bout de la scène une rangée de percussionnistes jouent à qui sonnera le plus for t.Bienvenue dans Noche de Encantamiento, le dernier tableau de La nuit des Mayas du compositeur mexicain Silvestre Revueltas ! Quel bonheur ! Et le plaisir pour beaucoup, j\u2019espère, d\u2019entendre autre chose, de découvrir une autre musique, aride et brute.Ce réper toire, présenté deux fois, jeudi, à 10h30 et à 19 h, en formule d\u2019une heure sans pause, nous a été appor té par Miguel Har th- Bedoya, chef péruvien âgé de 48 ans qui dirige depuis 17 ans l\u2019Orchestre de Forth Worth au Texas.De ce que j\u2019ai vu jeudi matin, Miguel Harth-Bedoya est un excellent chef, très efficace, qui, sans geste inutile, trouve à donner l\u2019indication juste au bon moment.I l a surtout le mérite, notamment dans cette musique, de ne rien faire sombrer dans la vulgarité.Le concert débute par une énorme surprise : Perú Negro, œuvre orchestrale d\u2019un quart d\u2019heure composée il y a cinq ans par un compositeur péruvien né en 1978.Jimmy Lopez, adepte d\u2019une musique clairement intelligible et picturale, s\u2019inscrit dans la ligne du Véné- zuélien Antonio Estevez (1916- 1988) et du Mexicain Silvestre Revueltas (1899-1940).D\u2019ailleurs, un passage niché au centre de Perú Negro évoque clairement une partition de Revuel- tas : Sensemaya.Lopez fournit une intéressante proposition autre que Marquez ou d\u2019autres compositeurs dans des programmes sud-américains.Alexandre Da Costa a joué les Quatre saisons de Piazzola avec engagement, générosité et une belle corde de sol, notamment pour donner corps à l \u2019 i r r é s i s t i b l e m é l o d i e d \u2019 Inv i e r no por t eño .L o r s du concert du matin, je ne sais ce que le violoniste a voulu faire au début de L\u2019automne, mais cela n\u2019a pas marché.L\u2019OSM s\u2019est bien engagé dans l\u2019accompagnement, mais Le printemps, un peu mou, aurait e u p l u s d e c a r r u r e a v e c I Musici ou les Violons du Roy.Le sommet du programme et du concert a été l\u2019interprétation tenue et colorée de La nuit des Mayas, musique si fascinante, si hors de nos attentes et de nos codes qu\u2019on peut espérer un autre voyage du même type, tant le répertoire est vaste, parfois insoupçonné.Ah, oui ! Le coquillage de Pierre Beaudry n\u2019est pas son dernier souvenir de voyage : c\u2019est bien un instrument requis par la partition.Il se nomme «conque» (shelltrumpet en anglais) et, dans la nature, c\u2019est un vrai mollusque.Tout le contraire de l\u2019instrumentiste qui en joue! Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Le bonheur de l\u2019altérité musicale Y V E S B E R N A R D C omment animer les quartiers de Montréal ?Comment investir l\u2019espace privé pour dif fuser de la musique traditionnelle ?C\u2019est ce à quoi s\u2019appliquent les organisateurs de la Chasse-Balcon, qui est de retour dans les quartiers de Montréal chaque samedi en fin d\u2019après-midi du 6 mai au 10 juin.À chaque occasion, on rassemble six musiciens qui font la fête gratuitement sur un balcon résidentiel devant un public souvent surpris de se laisser prendre joyeusement au jeu.Le fonctionnement rend le projet par ticulièrement unique : l\u2019endroit exact n\u2019est pas dévoilé avant la journée du spectacle, mais tout au long de la semaine qui le précède, des indices sont fournis sur le site Internet et le compte Facebook de la Chasse-Balcon, ou via Instagram et Twitter.Ce samedi, le premier rassemblement a lieu dans Rosemont\u2013La Petite-Patrie et la première indication est déjà connue : « Le nom de la rue où aura lieu la première Chasse-Balcon a été nommé en l \u2019honneur d \u2019un évêque dont le père a été maire de Montréal de 1849 à 1851.» À vous de dénicher le reste\u2026 Créé en 2014 par la violo- neuse Catherine Planet qui s\u2019est inspirée de l\u2019esprit de la Louisiane, l \u2019événement fut présenté à deux occasions à Montréal et une autre fois à Joliette.En 2015, cer tains spectacles ont attiré jusqu\u2019à 500 personnes et l\u2019an dernier, même si la température fut moins clémente, cela n\u2019a pas empêché la ferveur des participants, puisque la Chasse- Balcon a rempor té par vote populaire la bourse V iva- MTL, une initiative du Mouvement Desjardins qui « visait à reconnaître l\u2019engagement de ceux et celles qui font rayonner leur quartier et qui sont une source de fierté pour leurs concitoyens ».« Il y avait beaucoup de gens derrière nous.Si la population n\u2019est pas là, ce projet n\u2019existe pas », af firme Catherine Planet, une battante pour la diffusion de la musique traditionnelle.« Je me suis toujours demandé s\u2019il n\u2019existait pas une sor te de gêne devant la musique trad.On ne va jamais voir des gens avec des fenêtres ouvertes qui font entendre une toune en novembre ou en mai.Ça ne se fait pas, c\u2019est gênant.Mais pourquoi ça ne l\u2019est pas dans d\u2019autres pays ?André Gladu [le cinéaste] a de belles images de ça.Il parle de l\u2019emprise que la religion avait sur la musique traditionnelle autrefois, en gérant même ses sonorités, son image, ce qui allait passer à la radio.Il y avait moins de laisser-aller, moins d\u2019âme.» Catherine se réjouit du fait que les gens qui ont voté au concours Viva Mtl ont soutenu une initiative qui vise les rencontres dans les quartiers en utilisant la musique traditionnelle.Un pont entre le public et le privé La Chasse-Balcon revient avec la même formule que par le passé.« L\u2019idée première est de créer un pont entre l\u2019espace public et l\u2019espace privé, fait valoir l\u2019organisatrice.Au début, on cherchait des balcons de façade, qui donnent sur la rue et non sur la ruelle.Mais c\u2019est parfois plus compliqué lorsque le trottoir n\u2019est pas assez grand.Dans la ruelle, ça reste de l\u2019ordre du privé, c\u2019est un peu caché.» Ce qui n\u2019empêche pas l\u2019agrément, d\u2019autant que la moitié des rencontres participatives s\u2019y déroulent.D\u2019une semaine à l\u2019autre, le répertoire est le même et plusieurs musiciens sont devenus des habitués.Parmi ceux qui sont très impliqués, mentionnons les guitaristes Mathieu et André Gagné.D\u2019autres ar tistes font par tie des plus importants groupes trad du Québec.Au chapitre de la mise en scène, on favorise aussi la participation des enfants, qui sont invités à se présenter avec des bulles.Quant au spectacle de cette semaine, il est dédié à Mario Loiselle, valeureux pia- niste-compositeur qui s\u2019est éteint en mars dernier.Des hommages à d\u2019autres porteurs sont à prévoir.Collaborateur Le Devoir LA CHASSE-BALCON Du 6 mai au 10 juin de 16 h à 18 h, chaque samedi dans les quartiers de Montréal.Reporté en cas de pluie.Pour les indices : lachassebalcon.com, Facebook, Instagram et Twitter.LA CHASSE-BALCON Des violons dans les quartiers Chaque samedi, des artistes font la fête sur les balcons de Montréal PEDRO RUIZ LE DEVOIR Mélissa Thibodeau, Catherine Planet (au violon), Mathieu Gagné (à la guitare), David Simard (au violon), Olivier Arseneault (assis avec harmonica) joueront sur un balcon près de chez vous ce printemps ! FORTH WORTH SYMPHONY Miguel Harth-Bedoya, chef péruvien âgé de 48 ans, dirige depuis 17 ans l\u2019Orchestre de Forth Worth au Texas. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 W E E K-E N D M U S I Q U E B 5 LA VITRINE Vous pouvez entendre un extrait des disques marqués du symbole à ledevoir.com/culture/musique CLASSIQUE CARL HEINRICH GRAUN ?Airs d\u2019opéra.Ioulia Lejneva (soprano), Concerto Köln, Mikhaïl Antonenko.Decca 483 1518.ÉLECTRO POP AFTERGLOW ?1/2 Ásgeir One Little Indian Les 15 dernières années ont amené l\u2019édition phonographique à développer une nouvelle discipline, à la fois pointue et populaire : le récital vocal à substrat musicologique.Cecilia Bar- toli a été l\u2019ambassadrice de ces programmes accessibles révélant des répertoires inconnus.C\u2019est le cas de ce disque, le troisième récital Decca de la stratosphérique soprano russe Ioulia Lejneva (ou Julia Lezhneva en orthographe anglo- saxonne).Sur douze plages, il comprend onze airs enregistrés pour la première fois, tous composés par Carl Heinrich Graun (1704-1759) \u2014 on précise le prénom car son frère Johann Gottlieb était un compositeur de renom également.Ce Graun est, en Allemagne, avec Johann Adolph Hasse, le compositeur qui porta à son apogée l\u2019opéra dans un certain sens italien, celui de la prouesse vocale.Il manquait une telle monographie Graun par une voix capable de tout.Ce n\u2019est pas mon genre de frisson musical, mais je reconnais l\u2019exploit.Christophe Huss Depuis In the Silence (2014), un premier album qui l\u2019a propulsé bien au-delà de son petit village natal d\u2019Islande, Ásgeir a fait un choix : ce sera l\u2019électro, une soul circumpolaire frayant avec la pop et, si on extrapole, un rock ambient très doux.Afterglow est l\u2019album de la transition, où le jeune artiste (24 ans) explore, ose, déploie.C\u2019est indéniable, il y a du talent à la barre \u2014 ne serait-ce que dans ses textes, écrits ici encore avec son père, le poète Einar Georg Einarsson.Ses ambiances ont soit le lustre d\u2019un pouls gras, soit la linéarité chantante des cordes ou d\u2019un piano haché, voire en cascades (très belle Afterglow).Pensez à un aimant radioactif laissé dans l\u2019eau, avec voix de falsetto.Sa recherche va jusqu\u2019à déposer, en finale, des chœurs en incantation mystique (Hold).S\u2019il glisse parfois dans un trop-plein épileptique, comme si la direction battait un temps de l\u2019aile, Ásgeir a la sensibilité, l\u2019audace et le doigté.Ce deuxième album prouve qu\u2019il continue de monter.Geneviève Tremblay INDIE ROCK THIS OLD DOG ?1/2 Mac DeMarco Captured Tracks AFROBEAT RUNNIN\u2019 FOR THE GHOST ?Big Mean Sound Machine Peace & Rhythm et Blank Slate Records Avec son personnage de scène qui se fout à poil et ses entrevues sans queue ni tête, le prince fou du « jizz jazz» est-il devenu une caricature ?Souvent décrite comme « slacker rock», sa musique est tout sauf paresseuse.Sur ce quatrième LP, au son moins avachi, un peu plus glam (On the Level), le Canadien poursuit ce qu\u2019il avait entrepris avec 2 et Salad Days ; un soft rock bluesé aux accents californiens et à la guitare désaccordée (sa signature).Mac est un romantique (For the First Time), mais cette fois, ses ballades amoureuses partagent l\u2019espace avec des réflexions plus vulnérables sur l\u2019abandon (My Old Man, Watching Him Fade Away).Si les derniers albums s\u2019écoutaient dans un sous-sol enfumé, ici, on sort sur la galerie et on prend du soleil.DeMarco est aimé pour sa proximité avec ses admirateurs.This Old Dog ne rompt pas avec cette facette ; c\u2019est comme renouer avec un vieil ami.En spectacle au Métropolis les 10 et 11 mai.Sophie Chartier Depuis 2009, ce groupe d\u2019Ithaca-New York porte en grande tribu l\u2019afrobeat instrumental en Nouvelle-Angleterre.Mais, du genre de Fela et de Tony Allen, ils prennent quelques distances créatrices en intégrant çà et là des univers cousins.Et dans le style, ils excellent.La guitare roule, tourne, va parfois vers l\u2019Afrique centrale, du highlife au soukous.Les percussions rebondissent et tourbillonnent, s\u2019accouplent dans une pièce avec les tambours afro-cubains.La guitare peut funker, rocker, apporter une pulsion plus lourde, sans faire perdre l\u2019effet de la danse, même si, tout au long du parcours, toutes sortes de petits effets s\u2019allument dans la musique.L\u2019afrobeat y est rarement préservé dans son intégralité, et des climats atmosphériques adoucissent parfois les tempos, pendant que les cuivres s\u2019occupent de l\u2019accroche et que le synthé se livre à des solos plus rétros.C\u2019est même cinématographique.Yves Bernard DRAME MUSICAL FUNAMBULE ?1/2 Textes : Marie Gingras.Musiques : Serge Keravel et Jean-Louis Pitre.Interprétation : Monique Fauteux, Sylvie Tremblay, Philippe Touzel.Indépendant CLASSIQUE CHRISTOPH GRAUPNER ?1/2 Das Leiden Jesu \u2013 Cantates de la Passion (vol.1).Ex Tempore, Florian Heyerick.CPO 555 071-2.Funambule ?Pour chapeauter un drame musical, ça laisse froid.Trop générique.J\u2019aurais préféré « Les inconsolables » ou « Le moulin à rumeurs », à partir de chansons centrales dans l\u2019album.Ce sont les voix \u2014 belles à chérir \u2014 de Sylvie Tremblay et de Monique Fauteux qui m\u2019ont donné envie de savoir ce qui se cachait derrière l\u2019équilibriste.En gros, le livret de Marie Gingras raconte une histoire de psy accusée de négligence, où se mêlent amours, thérapies, suicides, culpabilités.Et ça se chante ?Oui.Les compositeurs Serge Keravel et Jean-Louis Pitre ont décanté des mélodies bien accueillantes que Sylvie et Monique servent parfaitement, chacune à sa façon \u2014 l\u2019emphase de l\u2019une, la retenue de l\u2019autre.S\u2019ajoute Philippe Tou- zel, compétent et plutôt neutre.Ce que ça donnera sur scène ?Je ne le sais pas.Mais je sais qu\u2019il y a quelques grandes rencontres entre chansons et interprètes.Sylvain Cormier Ce n\u2019est pas sans un pincement au cœur que l\u2019on constate que le labourage du sillon Graupner se perpétue désormais hors de nos frontières, alors que la pionnière de la redécouverte, Geneviève Soly, se trouvait ici et que le Québec avait de l\u2019avance en la matière.Peut-être des œufs sont-ils allés dans les mauvais paniers\u2026 Au moins, avec Florian Heyerick, Graupner est entre de bonnes mains.Ce premier volume présente 3 des 10 cantates du cycle de la Passion composé en 1741, présenté à Montréal à partir de 2012.Heyerick définissait alors la singularité de Graupner en le traitant de compositeur « impressionniste», pour lequel une figure, un rythme, une couleur inattendue apportent le piment à une composition dont l\u2019idéal esthétique tient du dépouillement et de la simplicité.La limite au disque est la même qu\u2019en concert : les modestes solistes entendus ici ne sont, hélas ! pas des gens qu\u2019on a envie d\u2019entendre chanter dans son salon.Christophe Huss ROCK SLOWDIVE ?1/2 Slowdive Dead Oceans CHANSON LIFE, LOVE, FLESH, BLOOD ?Imelda May Universal Réjouissant retour sur disque du quatuor britannique Slowdive, 22 ans après ce dernier album ultraplanant qui signait la fin d\u2019une carrière brève et semée d\u2019embûches, lui qui débarquait tardivement sur la scène shoegaze \u2014 l\u2019album Souvlaki (1993) est considéré comme un classique du genre.C\u2019est avec plaisir (et un brin de nostalgie) qu\u2019on retrouve sa touche atmosphérique et rêvasseuse qui tranchait avec les denses et bruyantes couches de guitares électriques de ses semblables.La première moitié de l\u2019album, avec les envoûtantes Slomo et Star Roving en ouverture, rappelle la force évocatrice de ce rock riche en textures; l\u2019alternance des voix de la chanteuse-guitariste Rachel Goswell et du principal compositeur Neil Halstead rend toujours unique le son de Slowdive.Les compositions de la seconde moitié du disque semblent plus banales, nous en retiendrons toutefois une élégance dans les arrangements dépouillés qui aspirent l\u2019album du côté de la pop planante.Ce samedi à l\u2019Olympia.Philippe Renaud Qu\u2019est devenue l\u2019égérie rockabilly, l\u2019Irlandaise irrépressible qui embrasa L\u2019Astral?On peut parler ici d\u2019un virage aigu dans le parcours d\u2019Imelda Mary Clabby, voire d\u2019une réinvention en chanteuse douloureuse.Au revoir Johnny Got a Boom Boom, bonjour Game Changer : les titres parlent.On n\u2019est plus dans le défoulement jubilatoire un peu hors du temps, mais bien dans le présent d\u2019une vie qui est \u2014 comme pour tout le monde \u2014 un combat : Imelda chante la plaie pas cicatrisée d\u2019une rupture (Black Tears, Leave Me Lonely), les constats en forme de bilan et de résolution (mélancolique The Girl I Used to Be, intense When It\u2019s My Time), les affres de la suite (Love and Fear, The Longing).Du swing furieux à la soul d\u2019écorchée, on y perd en énergie ce qu\u2019on gagne en vérité, mais le réalisateur T-Bone Burnett garantit l\u2019estampille roots et Jeff Beck se transforme en Santo Farina (de Santo et Johnny, le duo de Sleepwalk).De quoi faire vraiment connaissance, au cinquième album.Sylvain Cormier S Y L V A I N C O R M I E R A chetez Appalaches et Ho- chelaga, le nouvel album de Jonathan Savage.A-CHE- TEZ CE DISQUE.Je peux répéter ces mots jusqu\u2019en bas de cette colonne si vous voulez.Marteler le message, l\u2019imposer coûte que coûte, that\u2019s the way to do it.De nos jours, il faut appuyer très for t son appui, dans l\u2019océan des j\u2019aime et des j\u2019adore.Le faire savoir à pleins poumons.Le hurler sur les toits.À l \u2019ère des Spoti fy et consor ts, un ar tiste méconnu, pour ainsi dire hors du système et loin de La voix, peut passer complètement inaperçu s\u2019il n\u2019y a pas un bruit tonitruant pour le distinguer de la foule des aspirants.Il y a toujours eu mille raisons et détours du destin qui font ou défont le succès d\u2019un auteur-compositeur-inter- prète, si valeureux soit-il, mais le caractère aléatoire du destin de l\u2019ar tisan tient aujourd\u2019hui de la loterie.Ça fait une bonne dizaine d\u2019années qu\u2019il se débrouille en marge de la marge, Jonathan Savage.Ce troisième album est son meilleur, mais pas de si loin son meilleur.Faux prophète, par u en 2006, alors qu\u2019il sortait à peine de l\u2019École nationale de la chanson, se situait déjà bien au-delà de la moyenne, au moins aussi valable que le premier disque d\u2019un Damien Robitaille, issu de la même fournée (ils sont copains, et Damien sera d\u2019accord).En 2010, l\u2019écriture et les musiques se détachaient plus que jamais du lot, mais qui a vu passer son deuxième disque, Le très honorable Jonathan Savage ?« Peut-être que je ne suis pas le meilleur vendeur de moi- même, en tout cas hors de la scène», offre en tentative d\u2019explication le Gaspésien d\u2019origine, qui a son petit chez-lui à Montréal depuis 1996 (d\u2019où le titre du nouvel album : Appa- laches et Hochelaga).« Je porte assez bien mon nom, je pense.Je suis assez sauvage, pas méchamment.C\u2019est dif ficile pour moi d\u2019approcher les gens du métier.» Dans ses spectacles, si l\u2019on ne trouve pas toujours ses disques à la table en entrant, c\u2019est parce qu\u2019il « les oublie tout le temps».Le nouvel album est disponible sur Bandcamp.Enlève des trompettes, ajoute des trompettes Ce coup-ci, Jonathan s\u2019est entouré.Pour le pistage radio, pour intéresser des diffuseurs.Et c\u2019est une équipe d\u2019élite qui joue avec lui sur le disque: José Major (qui a tout arrangé et réalisé), Philippe Brault, Alex McMahon, Joseph Marchand, Andre Pananicolaou, d\u2019autres encore.Et des cuivres, le grand luxe ! Plus j\u2019énumère, plus il sourit.«J\u2019ai été chanceux, finalement!» Chanceux dans sa malchance, le cliché s\u2019applique.Tout s\u2019est joué en décembre dernier.MusicAction a dit non, c\u2019était mal parti.«On s\u2019est dit qu\u2019on allait se calmer sur les trompettes ! » Cinq jours plus tard, lettre de SoundExchange, l\u2019organisme qui s\u2019occupe à travers la planète des droits pour les diffusions en numérique: on avait de l\u2019argent pour lui.« Je ne savais même pas que j\u2019existais dans le monde numérique.Je m\u2019attendais à trois dollars et demi, de quoi m\u2019acheter un pain.J\u2019ai reçu 5000 $! US! Pour deux chansons ! À mon moi et Je suis saoul sous la table ! On a remis un peu de trompettes\u2026» Allez comprendre.Y a rien à comprendre : une chance à saisir, voilà tout.Et des chansons absolument remarquables à faire connaître.Les anciennes et les nouvelles.Souvent, des textes arrache- cœur mais décalés.Dans Laura, par exemple : « Je n\u2019vendrai jamais mon âme / Mais je pourrais la louer / Ça peut te paraître infâme / Mais l\u2019alouette est plumée».Un peu Dédé Fortin, un peu Desjardins dans l\u2019art de dire le mal-être de l\u2019humanité.«Triste comme la pluie l\u2019hiver / Comme la mort au printemps / Je n\u2019sais pas depuis quand, je n\u2019suis jamais content / Le sort du monde me pèse lourd en dedans» (Avec l\u2019année qui finit).Ce ton-là, et des chansons plus ironiques pour équilibrer, dont la très chouette J\u2019étais électrique (même avec une guitare acoustique).« J\u2019ai pas mal lâché prise sur mes ambitions de carrière », avoue Jonathan.Manutentionnaire le jour, il transporte le courrier de gratte-ciel en gratte-ciel.« Quand je me dégage un samedi ou un dimanche d\u2019écriture de chansons par mois, je suis content.» Renoncer à la grande percée l\u2019a « libéré ».« Je suis heureux quand j\u2019ai une nouvelle chanson, heureux quand j\u2019ai vingt minutes sur scène comme l\u2019autre jour [en première partie de l\u2019ami Damien, au Club Soda].J\u2019en tire le maximum.Et pour l\u2019album, je pense qu\u2019avec José et tous les merveilleux musiciens, on a été au bout.» Après, c\u2019est advienne que pourra.Et si ça advenait ?«Chanter, c\u2019est boxer.Tu tapes dans un sac.Quoi qu\u2019il arrive, ça te fait du bien.Ça sort de toi ce qu\u2019il y a à sortir.Ça vaut la peine.» Jonathan Savage n\u2019est pas l\u2019homme du knock-out.« Je fais des chansons, je les chante quand je peux, je les sors tôt ou tard.C\u2019est un besoin.» Et si on avait précisément besoin de ses chansons ?Encore faut- i l qu\u2019elles se rendent.Je le répète : achetez ce disque.Le Devoir APPALACHES ET HOCHELAGA ?Jonathan Savage Indépendant Faites place à Jonathan Savage ! PEDRO RUIZ LE DEVOIR Ça fait une bonne dizaine d\u2019années qu\u2019il se débrouille en marge de la marge, Jonathan Savage.Ce troisième album est son meilleur. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 W E E K-E N D V I N S B 6 LA BELLE AFFAIRE Chenin Blanc 2015 Marcel Martin, Loire, France (14,55$ \u2013 13188794) Différente de l\u2019expression plus dramatique du Vouvray, cette cuvée n\u2019en retient pas moins un mélange de tonicité et de salinité qui l\u2019aiguise comme un Laguiole prêt à découper un chèvre affiné.Un blanc sec et bien net, au fruité franc et précis, simple d\u2019expression et court en bouche, mais très sympa tout de même.(5) ?LE CARIGNAN Carignano del Sulcis Riserva 2014, Terre Rare, Sella & Mosca, Sardaigne, Italie (23$ \u2013 10675431) Le carignan n\u2019a plus de mauvaise presse.Trop jeune et voilà la rusticité s\u2019installer.Mais plusieurs décennies sur pied (quand il n\u2019est pas centenaire) livrent une sève inimitable, originale, épicée et parfumée.Le terroir très singulier le distingue, sur fond minéral de garrigue.(5) ?LA PRIMEUR EN BLANC Riesling 2014, Selbach, Mosel Allemagne (17,75$ \u2013 11034741) Dans la catégorie « Le bonheur tout de suite », l\u2019impression immédiate de salinité donne déjà le ton de la fluidité à venir.Un peu comme si votre langue, telle une tête chercheuse, s\u2019efforçait de forer là où l\u2019échafaudage minéral se dresse, fier, froid, vertical et d\u2019une solidité à toute épreuve.Une perle pour la soif ! (5) ?LA PRIMEUR EN ROUGE (Instant Bécot) 2014, Bordeaux France (22,95$ \u2013 13098254) Pas de bordeaux à vous mettre sous la dent ?La famille du Château Beau-Séjour Bécot a ici trié merlots et cabernets de leurs propriétés pour vous offrir l\u2019archétype du beau bordeaux.Tout en jeunesse et en fruit, aux tanins mûrs et arrondis ; un rouge bien élevé qui a du grain, de l\u2019étoffe et un joli caractère.Bavette grillée ?(5) ?LE BIO-BRY Malagousia 2015, Tetramythos Grèce (17,95$ \u2013 12910335) Une délégation de vignerons grecs était de passage au Québec cette semaine, avec une version moderne du paysage vinicole sous le coude, mais toujours d\u2019une rare originalité sur le plan saveurs.Le cépage malagousia le prouve ici par ses arômes floraux uniques sur une trame tonique, légère et citronnée.Poisson grillé ! (5) ?1/2 (5)à boire d\u2019ici cinq ans (5+) se conserve plus de cinq ans (10+)se conserve dix ans ou plus © devrait séjourner en carafe ?appréciation en cinq étoiles L a recherche du bonheur n\u2019a jamais fait de mal à personne.Même à temps perdu.Il n\u2019y a pas de mal à être heureux.Je n\u2019ai jamais vu un être vivant sensible se plaindre d\u2019un trop-plein, voire d\u2019un débordement de bonheur.«Quand le vin coule hors du verre, il est peut-être temps de redresser la bouteille », nous apprend le dicton.À l\u2019évidence, oui, mais aussi : «Pour éviter de tacher la nappe », rétorquera tout bonnement l\u2019amphitr yon ! Sans doute certains ont-ils le bonheur distrait.Ce vin qui coule et qui rend heureux n\u2019est peut-être pas celui qu\u2019on pense.« Ce qui m\u2019intéresse, ce n\u2019est pas le bonheur de tous les hommes, c\u2019est celui de chacun », nous apprenait l\u2019auteur, musicien, pata- physicien et buveur à ses jours Boris Vian, dans L\u2019écume des jours.Car il est évident que votre bonheur n\u2019est peut-être pas le mien.Mais alors, comment diable débusquer le bonheur d\u2019autrui ?Embrasser ses goûts Avant de se mettre dans la peau de l\u2019autre, encore faut-il se glisser dans la sienne et faire corps avec elle.Sentir ce qui nous embrase pour mieux embrasser ses propres goûts.Puis élargir le jardin des possibilités dans un univers où tous les goûts sont dans ma nature, et la vôtre.Mais peut- on aimer tout et son contraire ?Pourquoi pas?Tout dépend du contexte.Vous serez peut-être touché par un juteux côtes-du-rhône en janvier, mais moins par un filiforme muscadet en février.Décalez ce dernier en juin et voilà la minuterie du bonheur qui sonne l\u2019heure.À la bonne heure ! Deux pistes possibles Amusons-nous un peu.Et si nous réduisions l\u2019univers du vin à deux expressions, l\u2019une plus simple et l \u2019autre plus complexe ; l\u2019une plus immédiate et l\u2019autre plus profonde ?Pas tant pour être réducteur que pour démarrer quelque par t, pour espérer tirer les choses au clair.Tenez, imaginons le bonheur tout de suite avec ses vins simples, jeunes, friands, digestes et turbulents.Vos yeux s\u2019écarquillent et vous craquez illico.Vous êtes cuit.Vous ne pouvez vous soustraire, tant la magie opère.Large soif alors.À cette première piste, ajoutons le bonheur parallèle avec ses vins détaillés, assurés, étof fés et multipistes qui savent d\u2019où ils viennent pour mieux deviner où ils vont.Une synergie d\u2019ensemble À l\u2019image d\u2019un millefeuille qui, rivalisant de textures, de profondeur et de densité, permettrait une synergie d\u2019ensemble plus éclatante.Vos yeux basculent alors et la rêverie s\u2019installe dans une espèce d\u2019oscillation subtile entre des mondes qui jamais ne se touchent, mais que tout pourtant rapproche.S\u2019assagit alors la soif qui devient moins pressante, plus attentive, plus «pensante ».Ces «bonheurs» maintenant mieux cernés, il ne reste plus qu\u2019à cibler au plus près ce qui vous touche et vous rend heureux.Quel que soit la piste empruntée, l\u2019occasion, la circonstance ou encore le con - texte proposés.Mais le but du jeu ne s\u2019arrête pas là ! Encore faut-il dire pourquoi ces vins vous rendent heureux.J\u2019ai tenté le coup pour vous.À vous de rebondir maintenant.Le bonheur tout de suite Blancs.Je ne sais pas ce qu\u2019il en est pour vous, mais ce Sauvignon blanc 2015 du Domaine de la Charmoise de la famille Marionnet, dans la Loire (18,25 $ \u2013 12562529), semble particulièrement survitaminé dans ce millésime en tous points radieux et généreux.Le fruité a de l\u2019éclat et file en bouche comme une balle de ping-pong soudainement happée par l\u2019apesanteur, tant c\u2019est léger, friand, tonique et lumineux.(5) ?Même ambiance festive avec ce Cheverny 2015 du Domaine Maison (18,20 $ \u2013 11649201), qui franchit la bar re avec succès, tant le perchiste maîtrise au millimètre près tout le ressort de sa verticalité.Ajoutez la rondeur du chardonnay pour plus d\u2019épaisseur et voilà l\u2019apéritif propulsé à bout de bras.(5) ?Aussi : Pinot blanc Réserve 2016, Willm, Alsace, France (15,15$ \u2013 029983 \u2013 (5) ?1/2); Loureiro 2015, Vinho verde, Quinta de Gomariz, Portugal (16,30 $ \u2013 11895233 \u2013 (5) ?1/2).Rouges.Il y a une appétence pour le bonheur tout de suite ; d\u2019ailleurs, pourquoi attendre ?Que ce soit avec le Gamay 2015 du Domaine de la Char- moise (16,75 $ \u2013 329532), gorgé de fruits comme un terrain en bordure de rivière après l\u2019inondation printanière et libre comme une hirondelle qui fait décidément le printemps.(5) ?Ou encore le festif Côtes-du- Marmandais 2015 d\u2019Elian Da Ros (21,90 $ \u2013 11793211), qui sait plus que quiconque dérider les zygomatiques du plaisir avec cet assemblage original et percutant à base d\u2019abou- riou, de cabernet franc et de merlot.Un bio sec et léger qui sent bon, qui goûte bon et qui rend bon, simplement.(5) ?Aussi : Le Bois Jacou 2015, gamay, J.F.Mériau, Loire, France (20,30 $ \u2013 12572858 \u2013 (5) ?) ; Morandina Valpoli- cella 2015, Prà, Vénétie, Italie (23,45 $ \u2013 12131964 \u2013 (5) ?) Le bonheur parallèle Blancs.Il semble qu\u2019avec le Pinot gris Rosenberg 2014 de la maison alsacienne Barmès- Buecher (33,25 $ \u2013 11655811) le cépage cède sa sève et sa puissance épicée à ce grand terroir qui ne se gêne nullement pour prendre le dessus.Il est sec, modéré sur le plan de l\u2019alcool, avec, enroulée dans le ressort, une capacité de détente qui avive son fruité tout au long du parcours en bouche.Un bio de haut vol qui ne cesse d\u2019étonner ! (10+) ?© Votre bonheur ne prendra certes pas non plus de plomb dans l\u2019aile avec ce Chardonnay 2013 de la Sonoma Lake Winery, qui profite visiblement des climats frais de la Russian River Valley (27,05 $ \u2013 12830271) pour tracer en longueur.À ce prix, nous avons là un vin qui non seulement souligne son origine avec autant de fierté que de sincérité et de conviction, mais qui taille aussi des croupières aux meilleurs pouillys-fuissés.Un blanc sec qui of fre droiture et texture, fruité et vivacité, sève et densité, le tout porté par un boisé intégré par ticulièrement évocateur.Longue finale qui culmine sur une amertume des plus nobles.Un régal.(5+) ?1/2 © Aussi : Bandol 2015, Domaine de la Suffrene, France (26,45 $ \u2013 11903491 \u2013 (5) ?1/2) ; Pouilly-Fuissé 2014, Bouchard Père & Fils, Bourgogne, France (30,75 $ \u2013 13116256 \u2013 (5 +) ?1/2 ©) Rouges.À tout juste 20 $, la cuvée Les Quatre Terres 2014 du Domaine Santa Duc dans les Côtes-du-Rhône (19,95 $ \u2013 12598548) propose, à vol d\u2019oiseau, une exploration fruitée et épicée de belle ampleur et, parallèlement, une fouille plus soutenue du sous-sol local où principalement grenache et sy- rah semblent gagner en densité et en prestance, tout en demeurant d\u2019une fraîcheur exemplaire.C\u2019est sérieux sans en avoir l\u2019air.(5) ?© Mais ça se corse nettement plus avec cet Aenorio d\u2019Otazu 2009, Pago d\u2019Otazu d\u2019Espagne (31,25 $ \u2013 12382827), qui offre au cabernet sauvignon, ici majoritaire dans l\u2019assemblage, un terroir d\u2019exception.Si 6 ans de bouteille et 18 mois de barrique ne l\u2019ont pas encore dégriffé en lui conservant l\u2019expression pleine et entière de son fruité, ce rouge corsé et structuré demeure encore consistant, compact mais aussi long et racé.À méditer.(5+) ?1/2 © Aussi : Barbaresco 2012, Cantina del Pino, Piémont, Italie (40,50 $ \u2013 11910131 \u2013 (5+) ?1/2 ©) ; Daumen 2014, Châteauneuf-du-Pape, France (40,50 $ \u2013 13085630 \u2013 (5+) ?1/2 ©) guideaubry@gmail.com Ces vins qui rendent heureux, et pourquoi JEAN AUBRY Et si nous réduisions l\u2019univers du vin à deux expressions, l\u2019une plus simple et l\u2019autre plus complexe ; l\u2019une plus immédiate et l\u2019au - tre plus profonde?JEAN AUBRY BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC arteco.ca 438.397.1560 arteco.inc@gmail.com PARCE QUE VOUS ÊTES UNIQUE CHARLEVOIX : LE FLEUVE DANS VOTRE ASSIETTE À LOUER AU MOIS Maison sur la falaise de Pointe-au-Pic (La Malbaie).Tranquille.Entièrement meublé, 3 chambres, tout compris, câble, Wi-Fi.Vue panoramique sur le fleuve et les montagnes.Près de tous les services et attractions.Immense terrain.Non-fumeur.Pas d?animaux.Avril, mai, octobre et novembre 2017 : 2 000 $ / mois Septembre et décembre 2017: 2 500 $ / mois 438-491-2301 PRECOURT.GAGNE@GMAIL.COM DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.MÉTRO IBERVILLE - 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ka mêlés de fraise, d\u2019abricot, d\u2019ananas ou de fruit de la passion en sorbets.Les plats principaux La réussite est plus uniforme en ce qui concerne les plats principaux.Un très beau filet de dorade royale, accompagné de quelques crevettes et déposé sur un pressé de panais caramélisés ; un beau cube de boudin noir, tendre au cœur et croustillant sur ses côtés, ou encore un pavé de thon mi-cuit posé sur une sauce au foie gras par ticulièrement réussie.Sans doute mes ris de veau auraient-ils gagné à ne pas être écrasés aussi virilement.Ils avaient ainsi perdu cette tendreté sous le croustillant qui les caractérise, ce moelleux si par ticulier qui fait le bonheur des amateurs.La sauce aux cèpes, toute réussie qu\u2019elle ait été, ne rattrapait pas l\u2019erreur.Chacun des plats principaux est accompagné d\u2019une petite assiette d\u2019un assortiment de légumes (pâtisson, chou frisé, petite tomate, carotte, chou de Bruxelles et cie) et d\u2019une délicieuse verrine de courge butternut, crème Chantilly avec une pointe d\u2019huile de truffe.À défaut d\u2019originalité, tous ces légumes démontrent une générosité louable et une dextérité certaine dans l\u2019utilisation parcimonieuse de l\u2019huile de truffe, que les cuisiniers moins talentueux ont la fâcheuse habitude d\u2019utiliser à la louche.Parmi les desserts, Comme une tar te au citron se distingue avantageusement, peut- être pas tant visuellement que gustativement.Sur un long biscuit de pâte sablée, une crème citron par faite, riche juste ce qu\u2019il faut, pas trop sucrée, savoureuse.Sous trois gros bleuets et encadrée de points de coulis de framboises, la chose a un peu tendance à ressembler à une grosse chenille jaune, mais la première bouchée avalée, on se laisse entraîner.LE MAUDIT FRANÇAIS 285, boulevard des Braves Terrebonne ?450 824-9991 Ouvert en soirée du mercredi au dimanche.Entrées de 7$ pour une petite verte à 18$ pour le foie gras de canard mi- cuit et chutney du moment ; trou normand à 5$ ; plats principaux de 29$ à 50$ et desserts à 8$.Carafes d\u2019eau, taxes et pourboire compris, cette petite escapade gastronomique dans la MRC Les Moulins aura coûté 156,60$ pour deux personnes, ce qui, même en dollars terre- bonniens, représente une somme assez rondelette.Collaborateur Le Devoir Une belle table française dans le Vieux-Terrebonne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 W E E K-E N D R E S T O S B 7 MOISHES 3691, boulevard Saint-Laurent Montréal ?514 845-3509 ?$$$1/2 Leonard Lighter et son frère font un travail remarquable et poursuivent l\u2019œuvre paternelle.La maison a été élégamment revampée et la clientèle a embarqué.On y croise autant de jeunes clients affamés que d\u2019habitués de longue date.À voir le plaisir de tous, on peut avancer que le steak d\u2019excellente qualité est un élément unificateur.PATRICE PÂTISSIER 2360, rue Notre-Dame Ouest Montréal ?514 439-5434 ?$$ Depuis toujours, Patrice De- mers brille avec ses chefs-d\u2019œu- vre sucrés.Dans sa pâtisserie, à côté des cannelés, des éclairs et de ses célèbres petits pots, on peut, le midi, savourer de belles assiettes pas compliquées, vols- au-vent originaux, irrésistibles œufs en cassolette et autres délices.Grandes assiettes des brunchs de fins de semaine.KAZAMAZA 4629, avenue du Parc Montréal ?514 844-6292 ?$$1/2 «Cuisine du Moyen-Orient», dit la pancarte.Elle pourrait aussi dire cuisine maison généreuse, savoureuse, gentiment échevelée et au centre de nombreuses distractions.On peut y constater que Fadi Sakr, le propriétaire, est un artiste, musique, poésie et toiles accompagnant les assiettes.Une visite exige rarement de longues attentes.Le s nappe s du mo i s ?Je regrette de devoir vous en parler ?Pas mauvais, mais on n\u2019est pas obligés de s\u2019y précipiter ?Bonne adresse ?Très bonne adresse ?Exceptionnel: cuisine, service, décor $ Le bonheur pour une vingtaine $$ Une quarantaine par personne $$$ Un billet rouge par personne $$$$ Un billet brun par personne $$$$$ Le bonheur n\u2019a pas de prix LE MAUDIT FRANÇAIS Le maudit Français of fre un menu classique, très français, presque familial, avec des accents venus de l\u2019enfance du chef. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 L E S S P O R T S B 8 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION Montréal, le 5 mai 2017.Prenez avis que la personne morale sous le nom de SERVICES CONSEIL GAÏA INC.demandera au Registraire des entreprises du Québec la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Partie III de la Loi sur les compagnies, article 42 de la loi sur la publicité légale des entreprises.Téléphone : (514) 739 - 8678.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Lucien GUY, né le 8 septembre 1934, en son vivant domicilié au 14 005, rue Sherbrooke Est, appartement 309, Montréal, province de Québec, H1A 3Y4 et décédé le 15 juillet 2016 à Montréal, secteur de Pointe-aux-Trembles.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Geneviève GUY, notaire, au 428, rue Notre-Dame, suite 201, en la ville de Repentigny (Québec) J6A 2T4.Me Geneviève GUY, notaire Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01-283-96 INTITULÉ : « Adopter le Règlement 01-283-96 modifiant le Règlement de zonage de l'arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension afin de ne pas prescrire de marge de recul avant pour l'installation de bâtiments temporaires servant à la location ou à la mise en vente de locaux ou d\u2019unités de logements.» 1.Objet du règlement et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 13 avril 2017, le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension a adopté, lors de la séance du 2 mai 2017, le second projet de Règlement modifiant le Règlement de zonage de l'arrondissement Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (01-283).Ce dernier contient une disposition propre à un règlement susceptible d'approbation référendaire.Cette disposition peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées d\u2019une zone visée énumérée ci-dessous et des zones contiguës afin qu\u2019elle soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05-267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013Cartierville : 0471, 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0561, 0563, 0570, 0573, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0323, 0336, 0340, 0666, 0731, 0733, 0751, 0761, 0769, 0805; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-38; Arrondissement de Saint-Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.Une telle demande vise à ce que cette disposition soit soumise à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone d\u2019où provient une demande valide à l\u2019égard de la disposition.2.Description du territoire Les zones ainsi touchées par cet amendement sont celles de l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement et ses zones contiguës.Le territoire visé par le présent avis est montré ci-dessous : 3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement dans les 8 jours du présent avis, soit au plus tard le 15 mai 2017 à 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 2 mai 2017 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 2 mai 2017: - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois ; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 2 mai 2017: - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désignée, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 2 mai 2017 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.5.Absence de demandes Cette disposition du second projet de règlement numéro 01-283-96 qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Cette disposition du second projet de règlement numéro 01-283-96 ainsi que l\u2019illustration du secteur concerné du territoire de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension, peuvent être consultés au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, aux heures habituelles d\u2019ouverture.Le 5 mai 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Division Bureau de projets aménagements \u2013 Grands Parcs Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-6958 Descriptif : Réfection de la Maison Thomas-Brunet au Parc nature du Cap Saint-Jacques L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 8 mai 2017, est reportée au, 15 mai 2017, à 10h30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 5 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension a adopté, lors de sa séance ordinaire tenue le 2 mai 2017, le règlement suivant : RCA16-14001-1 : Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension (exercice financier 2017).Toute personne intéressée peut consulter ce règlement au Bureau Accès Montréal situé au 405, avenue Ogilvy, du lundi au vendredi, aux heures habituelles de bureau.Le règlement peut également être consulté sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements PRENEZ EN OUTRE AVIS que ledit règlement entre en vigueur conformément à la loi.Le 5 avril 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Projet de Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (01-277) et le Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (2005-18) afin d\u2019identifier un parc sur trois lots publics situés dans le secteur Saint-Viateur Est (2017-05) AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : QUE le conseil d\u2019arrondissement a adopté, aux termes de sa résolution CA17 25 0164 du 1er mai 2017, un projet de Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (01-277) et le Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (2005-18) afin d\u2019identifier un parc sur trois lots publics situés dans le secteur Saint-Viateur Est (2017-05).QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (chapitre A-19.1), ce projet de règlement sera soumis à une consultation publique le mardi 30 mai 2017, à 18 h, au 201, avenue Laurier Est, 5e étage; QUE l\u2019objet de ce projet de règlement vise à remplacer le zonage industriel et commercial (I.2C, C.1(2) C) des lots 3 105 681, 2 806 719 et 2 806 718 par la catégorie d\u2019usage « parc » (E.1(1)).Ces lots sont situés au nord de la rue Bernard Est et au nord du 5605 de l\u2019avenue De Gaspé.QUE Lors de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement, ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera ce projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce projet de règlement est disponible pour consultation au bureau d\u2019accueil situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 5 mai 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de permis de fabricant de vin et de cidre (industriel) Les Brasseurs sans Gluten inc.A/s: M.Julien Niquet 2350, rue Dickson Local 950 Montréal (Québec) H1N 3T1 dossier : 55-10- 0590 55-10-0591 2350, rue Dickson Local 950 Montréal (Québec) H1N 3T1 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de changement d\u2019endroit d\u2019exploitation du permis de distributeur de bière n° DB-043 8505667 Canada inc.(Brasserie Bierbrier) A/s: M.Charles Bierbrier 121, Aberdeen avenue Westmount (Québec) H3Y 3A6 dossier : 55-10- 0593 4850, rue Saint- Ambroise Local 108 Montréal (Québec) H4C 3N8 HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.PETER DIANA ASSOCIATED PRESS Crosby de retour à l\u2019entraînement Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, a patiné au complexe d\u2019entraînement de l\u2019équipe jeudi, deux jours après que l\u2019équipe a confirmé qu\u2019il avait subi une autre commotion cérébrale.L\u2019entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, a dit que Crosby poursuivait sa rééducation, mais il n\u2019a donné aucune indication quant à la possibilité que le joueur de centre étoile soit en uniforme pour le match numéro 5 de la série demi-finale de l\u2019association Est contre les Capitals de Washington.La Presse canadienne B I L L B E A C O N O n dirait que le nouveau directeur général Kavis Reed a complètement remodelé les Alouettes de Montréal.L\u2019ex-coordonnateur des unités spéciales qui a remplacé Jim Popp, le directeur général de l\u2019équipe depuis 1996, a de toute évidence déjà laissé son empreinte sur l\u2019ex-puissance de la section Est qui a raté les éliminatoires lors des deux dernières campagnes.L\u2019ailier espacé étoile S.J.Green a quitté l\u2019équipe, tout comme le plaqueur Alan-Mi- chael Cash, le secondeur Winston Venable, le bloqueur Jeff Perrett et de nombreux autres joueurs de soutien de cette équipe qui a présenté un dossier de 7-11 la saison dernière.En revanche, le vétéran quart Darian Durant s\u2019est joint aux Oiseaux, tout comme l\u2019ailier espacé Ernest Jackson, le bloqueur Jovan Olafioye et plusieurs autres.Aux yeux des partisans, il semble qu\u2019une toute nouvelle équipe foulera la pelouse synthétique du stade Percival-Molson cette saison.«Le pourcentage de changements est tout juste sous la barre des 25%, et c\u2019est probablement un taux de roulement normal pendant la saison morte pour un club de la LCF, a noté Reed jeudi.Nous avons libéré certains gars qui ne correspondaient pas à notre nouvelle philosophie, ainsi que d\u2019autres dont les contrats étaient trop lourds.» « Je ne crois pas que notre pourcentage de changements soit si dif férent de celui des autres équipes de la LCF, mais chaque fois que tu changes la direction d\u2019un club, tu obtiens la possibilité de transformer sa culture.Nous tentons d\u2019établir une très bonne ambiance, qui entraînera de bons résultats sur le terrain.» Repêchage L\u2019ambiance n\u2019a pas été tellement agréable au cours des dernières campagnes au sein d\u2019une équipe habituée de dominer l\u2019Est \u2014 elle a participé au match de la Coupe Grey à huit reprises et l\u2019a gagné trois fois entre 2000 et 2010.Depuis leur dernière participation au match de la Coupe Grey, les Alouettes ont une fiche de 1-4 en éliminatoires.Reed, qui s\u2019est joint aux Oiseaux à titre de coordonnateur des unités spéciales sous Popp en 2015, s\u2019est révélé contre toute attente le choix du propriétaire Robert We- tenhall pour le remplacer à titre de directeur général le 14 décembre.Ces derniers temps, Reed se prépare en prévision de sa première séance de repêchage de la LCF à titre de directeur général, qui aura lieu dimanche.Les Alouettes ont échangé leur premier choix, troisième au total, aux Lions de la Colombie- Britannique l\u2019an dernier en retour du quart Vernon Adams.Les Alouettes pourraient choisir leur premier joueur au 12e rang, mais Reed pourrait être tenté de l\u2019échanger si un joueur qu\u2019il convoite devient disponible.Ce sera également un moment important pour l\u2019ex-ailier espacé Éric Deslauriers, qui est directeur du repêchage.Deslauriers, qui a toujours fait partie de l\u2019organisation montréalaise, a vu les récents changements s\u2019opérer à l\u2019interne.« Toute bonne chose a une fin, a-t-il dit.Malheureusement pour Jim, c\u2019était sa dernière saison avec nous.» « Je n\u2019ai rien de négatif à dire sur lui.Parfois, les changements deviennent nécessaires.» La Presse canadienne Kavis Reed veut remodeler les Alouettes Le nouveau directeur général a déjà laissé son empreinte Kavis Reed L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 LE MONDE B 9 I V A N C O U R O N N E à Washington L e président américain, Donald Trump, a engrangé un succès jeudi au Congrès, avec l\u2019adoption de justesse par la Chambre des représentants d\u2019un texte de remplacement de la loi emblématique de Barack Obama sur la santé.Il efface ainsi son échec du 24 mars, quand, faute de consensus au sein de la majorité et malgré de for tes pressions de sa par t, les républicains avaient été forcés de retirer une première version de la loi.« Ce sera une victoire incroyable lorsque cela passera au Sénat », s\u2019est félicité Donald Trump dans la roseraie de la Maison-Blanche, où les élus républicains l\u2019avaient rejoint juste après le vote pour saluer cette étape «historique».«Ça a vraiment permis de rassembler tout le Parti républicain», a dit le président, auquel les élus, rayonnants, ont rendu un hommage appuyé.Vers un débat au Sénat «Les quatre prochaines années seront formidables, et les huit prochaines aussi, mais nous allons commencer par une grande première année », a-t-il ajouté, satisfait d\u2019avoir commencé à remplir l\u2019une de ses principales promesses de campagne.À ses côtés, le président de la Chambre, le quadragénaire Paul Ryan, a expliqué qu\u2019il avait connu quatre présidents différents, mais qu\u2019il n\u2019en avait jamais vu aucun d\u2019aussi impliqué.«C\u2019est un grand jour, mais seulement une étape du processus», a prévenu Paul Ryan.Le vote final, très serré, illustre l\u2019aspect controversé du texte actuel : 217 voix contre 213.Les 193 démocrates ont voté non, et 20 républicains ont fait défection.L\u2019annonce des résultats a été saluée par une ovation républicaine dans l\u2019hémicycle.Le débat se déplace désormais à la chambre haute du Congrès, le Sénat, où la loi est considérée comme inacceptable en l\u2019état y compris par plusieurs sénateurs républicains.La loi « doit être examinée avec prudence », a souligné le sénateur Lindsey Graham.Son collègue Bob Corker a prédit au moins un mois de débat, et une révision complète.Changements Sur le fond, la loi reviendrait sur plusieurs acquis d\u2019Obamacare, adoptée en 2010 : les Américains ne seraient plus obligés de souscrire une assurance maladie et n\u2019auraient plus à payer d\u2019amende en cas de non-couverture ; les financements publics de Medicaid, le programme fédéral d\u2019assurance pour les plus modestes, seraient progressivement réduits ; et la couverture minimum instaurée par Obamacare serait allégée, à la discrétion des gouverneurs des 50 États fédérés, au risque de faire payer plus aux personnes ayant des antécédents médicaux, ou de ne plus couvrir certains soins, comme les soins de maternité ou les hospitalisations.« Si nous adoptons cette loi, des gens vont mourir», a prévenu l\u2019élu démocrate John Cony- ers.Cette loi «ne vise qu\u2019à transférer d\u2019énormes sommes des travailleurs vers les Américains les plus riches », a dénoncé le sénateur Bernie Sanders, soulignant les suppressions d\u2019impôts contenues dans la réforme.Un rapport initial du bureau du budget du Congrès avait estimé que la réforme républicaine conduirait 14 millions d\u2019Américains à ne plus être assurés dès 2018, effaçant la majeure partie des gains réalisés sous Obamacare.On attend un nouveau chif frage du texte républicain, surnommé «Trumpcare » par l\u2019opposition.Si la réforme pourrait permettre aux assureurs de proposer des assurances « light » et donc moins chères, elle devrait renchérir les tarifs pour de nombreux Américains, surtout ceux proches de la retraite, car les aides fédérales baisseraient dans l\u2019ensemble.Les États, faute de fonds, devraient aussi rejeter certains assurés modestes de Medicaid.Spirale infernale Aux États-Unis, environ la moitié des personnes sont assurées par leur employeur ; elles ne seraient pas directement concernées par la réforme républicaine.La cible est le marché « individuel », des millions de travailleurs qui doivent acheter une assurance seuls, sans appartenir à un groupe, et qui grâce à Obamacare bénéficient d\u2019aides importantes.Les républicains affirment que le marché individuel créé par Obamacare est dans une spirale infernale.De plus en plus d\u2019assureurs se retirent de ce marché peu lucratif, où les prix augmentent inexorablement.C\u2019est l\u2019argument de Donald Trump: de toute façon, Obamacare s\u2019écroulera sous son propre poids.«C\u2019est clair que c\u2019est un échec, c\u2019est mort, a-t-il dit à la Maison-Blanche.On va l\u2019achever.» Ces événements ont fait passer au second plan un accomplissement concret : le Congrès a financé jeudi l\u2019État fédéral jusqu\u2019au 30 septembre, fruit de négociations réussies entre républicains et démocrates.Agence France-Presse Obamacare franchit un premier pas vers son abrogation MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE « Ce sera une victoire incroyable lorsque cela passera au Sénat », s\u2019est félicité Donald Trump dans la roseraie de la Maison-Blanche.E L O I R O U Y E R à Paris A u lendemain d\u2019un duel télévisé à la violence inédite, la campagne présidentielle française se termine dans un climat tendu, avec une plainte jeudi d\u2019Emmanuel Macron après des rumeurs de compte of fshore et un accueil houleux pour les deux candidats.La candidate de l\u2019extrême droite, Marine Le Pen, a participé à sa dernière réunion publique dans un petit village du Nord, où elle a sonné la mobilisation : «La France ne peut plus attendre.La France ne peut pas se permettre d\u2019attendre cinq ans de plus pour relever la tête », a-t-elle lancé à ses partisans.Plus tôt, celle qui se présente comme « la candidate du peuple» avait été accueillie par des jets d\u2019œufs lors d\u2019un déplacement dans l\u2019ouest de la France.En cas de victoire, « j\u2019irai chercher des gens partout où il y aura des compétences», a af firmé Marine Le Pen dans un entretien à paraître vendredi dans La Provence, un appel du pied aux Républicains «en rupture de ban».Macron dépose une plainte Toujours en tête dans les sondages à la veille de la fin de la campagne, le jeune centriste proeu- ropéen s\u2019est engagé à tenir « la promesse du renouvellement jusqu\u2019au bout » lors d\u2019un dernier meeting à Albi (sud-ouest) devant près de 4000 personnes, à qui il a assuré qu\u2019il entendait «cette colère qui existe dans le peuple ».Emmanuel Macron avait été interpellé à son arrivée à Albi par une cinquantaine de syndicalistes sur une loi controversée libéralisant le Code du travail, qu\u2019il s\u2019est refusé à abroger en cas de victoire.Les insinuations de sa rivale pendant le débat télévisé, sur « un compte of fshore aux Bahamas» qu\u2019il pourrait détenir \u2014 allégation massivement relayée par les réseaux sociaux proches de l\u2019extrême droite \u2014, ont conduit M.Macron à déposer une plainte contre X pour «propagation de fausse nouvelle».Le parquet de Paris a immédiatement ouver t une enquête préliminaire.Cette accusation était l\u2019une des multiples attaques lancées mercredi soir par la candidate du Front national (FN) lors du seul face à face de l\u2019entre-deux-tours, suivi par près de 16,5 millions de téléspectateurs.Sa prestation a été sévèrement jugée dans les rangs de son parti, plusieurs de ses soutiens évoquant en privé une débatteuse « très mauvaise» et parfois « incompréhensible».Son père, Jean-Marie, brouillé avec elle et déjà très critique de sa campagne « trop cool», a lui-même jugé qu\u2019elle avait «peut-être manqué de hauteur».Agence France-Presse PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE Journée très tendue N I C O L A S R E V I S E à Washington P our son premier voyage à l\u2019étranger en tant que président des États-Unis, Donald Trump se rendra en Israël fin mai pour tenter de relancer le règlement d\u2019un des plus anciens conflits au monde entre l\u2019État hébreu et les Palestiniens.Il se rendra également en Arabie saoudite, allié de longue date de Washington.L\u2019occupant de la Maison-Blanche, qui avait affiché mercredi son optimisme en recevant le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé jeudi qu\u2019il irait d\u2019abord en Arabie saoudite, puis en Israël et au Vatican, où il sera reçu le 24 mai par le pape François.Ces trois étapes s\u2019ajoutent à sa présence déjà annoncée à ses premiers sommets de l\u2019OTAN à Bruxelles, le 25 mai, et du G7 en Sicile les 26 et 27.Ce voyage en Israël \u2014 où M.Trump sera reçu par le premier ministre Benjamin Né- tanyahou, mais aussi par M.Abbas possiblement en Cisjordanie \u2014 survient dans un contexte en pleine évolution sur un dossier dans lequel les États-Unis ont toujours joué un rôle unique de médiateur.Les dirigeants devraient « discuter des moyens de faire avancer une paix véritable et durable entre Israéliens et Palestiniens», selon la Maison-Blanche.Après avoir accueilli mi-février son « ami » Benjamin Nétanyahou, M.Trump a assuré mercredi à M.Abbas qu\u2019il « voul[ait] créer la paix entre Israël et les Palestiniens».«Nous y arriverons ! » a lancé le milliardaire, qui se targue d\u2019être un « faiseur d\u2019accords », affirmant qu\u2019un traité de paix serait « peut-être moins dif ficile que ce que les gens pensent depuis des années».Il n\u2019a cependant rien dit de la manière dont il s\u2019y prendrait pour régler l\u2019un des plus vieux conflits de la planète, pour lequel les positions ont rarement été aussi éloignées et sur lequel tous les présidents américains se sont cassé les dents.À Riyad En Arabie saoudite, Donald Trump aura fin mai « une réunion vraiment historique avec des dirigeants de tout le monde musulman».Les États-Unis, allié de la pétromonarchie sunnite, ont amorcé sous la présidence Trump le réchauffement de liens distendus sous l\u2019ère de Barack Obama en raison de la Syrie et de l\u2019Iran.En outre, même s\u2019ils n\u2019ont pas de relations diplomatiques, l\u2019État hébreu et Riyad entretiennent des liens officieux, comme lorsque deux hauts responsables israélien et saoudien s\u2019étaient vus en 2015 à Washington, puis en juillet dernier à Jérusalem-Ouest.Ils avaient alors évoqué le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis l\u2019échec en 2014 de la médiation du secrétaire d\u2019État de l\u2019époque John Kerry, et ils avaient plaidé pour revigorer l\u2019initiative de paix arabe : un plan de paix saoudien de 2002 proposant une normalisation entre Israël et les pays arabes en échange d\u2019un État palestinien dans les frontières de 1967.MM.Trump et Nétanyahou avaient repris en février l\u2019esprit de ce projet en vantant une solution « régionale » au conflit et la formation d\u2019un front entre Israël et les pays arabes sunnites contre l\u2019Iran chiite, leur bête noire commune.Tant en Israël qu\u2019à Riyad, le président républicain parlera d\u2019ailleurs des « menaces de l\u2019Iran et du groupe État islamique», a précisé la Mai- son-Blanche.Agence France-Presse Destination Arabie saoudite, Israël et Vatican pour Trump Obama appuie Macron Paris \u2014 Sans grande surprise, l\u2019ancien président américain Barack Obama a appuyé jeudi Emmanuel Macron dans la course à la présidence française.Dans un message vidéo mis en ligne sur le compte Twitter de M.Macron, M.Obama explique qu\u2019il appuie le candidat centriste, car « l\u2019élection française est d\u2019une importance capitale pour l\u2019avenir de la France et les valeurs que nous chérissons».Il ajoute ensuite qu\u2019il «admire la campagne qu\u2019Emmanuel Macron a menée.Il a défendu des valeurs libérales.Il a mis en avant le rôle important que la France joue dans l\u2019Europe et dans le monde.Il s\u2019est engagé pour un avenir meilleur pour les Français.Il s\u2019adresse à leurs espoirs, et non à leurs peurs».Associated Press D A N A R I S M O U K H A M E D O V A à Astana L a Russie et l\u2019Iran, alliés du régime de Bachar al-As- sad, et la Turquie, soutien des rebelles, ont adopté jeudi à Astana le dernier plan russe sur la Syrie, visant à créer des zones sécurisées pour instaurer un cessez-le-feu durable dans plusieurs régions.Les chefs des délégations des trois pays, parrains des pourparlers de paix d\u2019Astana, ont signé « un mémorandum sur la création de zones de désescalade en Syrie », a déclaré le ministre kazakh des Affaires étrangères, Kaïrat Abdrakhma- nov, au terme des négociations.L\u2019accord n\u2019est en revanche signé ni par les émissaires du régime de Damas ni par les rebelles présents à Astana, où les négoc ia t ions se son t concentrées pendant deux jours sur la création de ces « zones sécurisées » ou zones dites «de désescalade».Et l\u2019accord ne semblait pas susciter l\u2019unanimité : un des membres de la délégation rebelle a lancé un cri pour protester contre la signature du document par l\u2019Iran, soutien du président Bachar al-Assad, et a quitté la salle, selon une journaliste de l\u2019AFP sur place.« Au cours des deux derniers jours, les participants aux pourparlers d\u2019Astana ont examiné la mise en œuvre d\u2019un accord de cessez-le-feu et l\u2019arrêt des opérations militaires », a précisé M.Abdrakhmanov.Le plan russe est apparu au grand jour mardi pendant une conversation téléphonique entre le président russe et son homologue américain, Donald Trump.Et le lendemain, recevant son homologue turc, Re- cep Tayyip Erdogan, dans la station balnéaire de Sotchi, sur les bords de la mer Noire, Vladimir Poutine avait déroulé son plan visant « une plus grande pacification » de la Syrie, en guerre depuis six ans, et « un renforcement du cessez-le-feu».Pour cela, il s\u2019agit de créer des « zones sécurisées » ou zones dites « de désescalade », un terme flou qui pourrait s\u2019approcher de l\u2019idée d\u2019une zone tampon sans toutefois impliquer de déploiement massif de soldats pour assurer le cessez-le-feu.Selon une version en arabe du projet de mémorandum obtenue par l\u2019AFP, les « zones de désescalade » seront créées dans les territoires rebelles à Idleb, dans la province centrale de Homs, dans l\u2019enclave rebelle de la Ghouta (banlieue est de Damas) et dans la partie méridionale du pays.Par ailleurs, «des zones de sécurité» constituées de postes de contrôle et de centres de surveillance tenus conjointement par l\u2019armée syrienne et les rebelles seraient mises en place autour des «zones de désescalade».Des unités militaires d\u2019«observateurs» de pays non précisés devraient aussi être déployées.Recep Tayyip Erdogan a estimé que la création de zones de «désescalade» permettrait de résoudre le conflit syrien à «50%».Les négociations d\u2019Astana sont présentées comme le pendant sécuritaire des pourparlers plus politiques sur l\u2019avenir du pays qui se tiennent à Genève et n\u2019ont pas progressé jusqu\u2019à présent.Les précédentes rencontres d\u2019Astana s\u2019étaient concentrées sur le renforcement d\u2019une trêve fragile, instaurée en décembre entre les forces de Bachar al- Assad et les groupes rebelles, mais menacée par des flambées régulières de violences.Agence France-Presse Le dernier plan russe sur la Syrie est adopté DREW ANGERER GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE Les appels à manifester à l\u2019arrivée de Trump peu suivis New York \u2014 Donald Trump est arrivé jeudi soir à New York \u2014 son premier retour dans sa ville natale depuis son intronisation \u2014 pour une rencontre avec le premier ministre australien, Malcolm Turnbull.Les opposants au président, qui avaient appelé à manifester en force à l\u2019occasion de son retour, ont été peu suivis, avec à peine quelques centaines de manifestants au moment de son arrivée en début de soirée.Le président américain est arrivé à Manhattan peu avant 19 h, soit beaucoup plus tard que prévu, après avoir pris le temps de célébrer le remplacement d\u2019Obamacare.Environ 200 autres protestaient près de la Trump Tower, sur la 5e Avenue de New York, où il résidait et qui lui a servi de quartier général de campagne. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 5 M A I 2 0 1 7 B 10 I l ne veut pas que je lui donne du «docteur » ni du «courageux».Et chez lui, en France, on dit encore « cancérologue » alors que chez nous, on a préféré se référer à la racine grecque « onco » (tumeur), qui fait moins peur mais glace toujours les globules rouges.J\u2019ai devant moi un scientifique, un homme réfléchissant à l\u2019extérieur des cadres et une tête forte qui a donné sa vie pour que la vérité voie le jour : «La mortalité des cancers chez les adultes n\u2019a à peu près pas diminué depuis 60 ans \u2014 0,5% \u2014 si on tient compte du vieillissement et de l\u2019accroissement de la population ! Les avancées thérapeutiques ne sont pas à la hauteur.» Bang.Depuis son diplôme en radio-oncologie obtenu à Har vard il y a plus de 30 ans, le Dr Schwartz junior \u2014 fils du doyen de la Faculté de médecine de Strasbourg \u2014 n\u2019a pas chômé.Mais il s\u2019est rapidement rendu compte du peu de succès des traitements proposés d\u2019emblée aux patients sous le terme de « protocoles ».Si des gains avaient été faits en leucémie infanti le, on ne peut en dire autant pour la majorité des cancers chez les adultes.En 1995, il faisait son coming out avec son premier pavé dans la mare, Métastases.Vérités sur le cancer.Laurent Schwar tz y dénonçait l\u2019inefficacité des chimiothérapies, des traitements qu\u2019il compare à une médecine de guerre, d\u2019une grande violence.«Le lendemain, je recevais une interdiction professionnelle», laisse-t- il tomber.Il a retrouvé son droit de pratique quelques années plus tard après un procès musclé, une réinsertion «de façade», comme il dit.Aujourd\u2019hui, il traite gratuitement, seulement des cas désespérés, des cancers du pancréas mé- tastatiques qui n\u2019ont que Dieu ou leur maman vers qui se tourner.Son ordre professionnel le poursuit aussi pour cela, même s\u2019il considère que c\u2019est de l\u2019assistance à personnes en danger.À titre de médecin et de chercheur à l\u2019Assistance publique des hôpitaux de Paris, le Dr Laurent Schwartz a sacrifié 20 000 souris en six ans et sauvé la vie de bien des humains que la médecine conventionnelle condamnait.Ce cancérologue hors norme est passé chez nous cette semaine, de façon quasi anonyme, alors que son dernier livre, Cancer.Un traitement simple et non toxique, s\u2019est vendu à plus de 50 000 exemplaires dans l\u2019Hexagone l\u2019automne dernier.Et pour cause.Il y donne « sa » recette (dont il ne pense pas qu\u2019elle soit miraculeuse, mais «prometteuse»), inspirée des travaux du prix Nobel de médecine Otto Warburg, dans les années 1920, et appuyée sur la piste métabolique plutôt que génétique.Même s\u2019il existe des milliers de publications sur ce sujet, du côté de ses pairs, ce fut le silence institutionnel d\u2019usage : «Aucune critique sur le fond.On sait que c\u2019est déjà prouvé.Cela a tout simplement été écarté pour des méthodes plus agressives.» Et payantes\u2026 Médecin maudit Le Dr Schwartz n\u2019a rien d\u2019un savant fou ou d\u2019un narcissique en quête de projecteurs aveuglants.Il ne se définit pas comme un docteur alpha, plutôt comme « le gars ben ordinaire» de la chanson de Charlebois.Et c\u2019est l\u2019oncologue que vous souhaiteriez croiser dans votre parcours labyrinthique de patient lorsque tout a échoué, et même avant.La cellule cancéreuse carburant au glucose (dix fois plus qu\u2019une cellule normale), il insiste sur l\u2019importance de l\u2019alimentation dans le traitement et recommande à ses patients la diète cé- togène (70 % à 90 % de lipides, pauvre en glucides).Certains y arrivent, d\u2019autres pas.Il ajoute également deux suppléments disponibles en pharmacie ou sur Internet (acide li- poïque et hydroxycitrate), dont il donne le dosage précis dans son ouvrage.«Rien n\u2019est compliqué.Le cancer pas plus que les autres maladies.Mais il est plus simple de suivre le système\u2026 » D\u2019ailleurs, le Dr Schwartz soutient que ce système économique du cancer, inefficace et trop coûteux, n\u2019en a plus pour très longtemps.Il le compare au mur de Berlin, qui a fini par tomber.Depuis 20 ans, le docteur s\u2019entoure d\u2019équipes de physiciens, de biologistes, de mathématiciens, et en appelle sur son site à ses collègues qui voudraient établir «une communauté médicale ouverte » et partager leurs connaissances entre eux, en source ouverte.De connivence avec le professeur au Département de génie chimique à Polytechnique Montréal, Mario Jolicœur, il explore.Celui-ci a fait sa thèse de maîtrise sur des composantes de chimiothérapie et est passé par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour en apprendre sur le métabolisme cellulaire.Ils tentent de modéliser la thérapie « schwartzienne » sur le plan métabolique.« Cette piste existe depuis 100 ans, souligne le prof Jolicœur.Mais là, on voit les chercheurs s\u2019y réintéresser.» Médecine intégrative «Il y a longtemps que le cancer aurait pu, si ce n\u2019est être guéri, tout au moins être maîtrisé, écrit le Dr Schwartz.C\u2019est nous qui l\u2019avons rendu compliqué.Le trop-plein d\u2019argent et le politiquement correct ont fait le reste: ils ont tué la vraie recherche.» Et le projet de recherche du médecin parisien est peut-être mort et enterré avec ses souris.On ne lui accorde pas le droit de passer à la phase clinique et de tester son traitement sans effets secondaires et peu coûteux sur de vrais malades.N\u2019acceptant pas le statu quo, le Dr Schwartz évoque un « système vaseux » où « scientifiquement, rien n\u2019est solide» et «ces thérapies dont on ne peut dire que du bien et penser autre chose».« Il y a beaucoup de foutaise en médecine traditionnelle et en médecine douce, dit-il.Mais la mise en commun peut être très ef ficace.Il existe des charlatans des deux côtés, mais une voie royale entre les deux.» Le mot «violence» est revenu souvent au fil de notre échange.Il a vu des patients dont la vie fut brisée par les traitements, en état de choc post- traumatique.Il les amène ailleurs avec un certain succès, considérant la lourdeur des cas.Tout en broutant ma salade, je l\u2019observe s\u2019attaquer à sa pièce de bœuf, beurrer généreusement sa baguette et y ajouter du gros sel en plus.J\u2019ose une question narquoise : «La prévention, ça ne vous dit rien ?» Il me regarde, amusé : «Moi, c\u2019est le curatif, mon truc ! » En voilà un qui croit en sa propre médecine, c\u2019est presque rassurant ! cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo Le Dr Laurent Schwartz donnait une conférence cette semaine à l\u2019invitation de l\u2019OSBL Croquer la vie (croquerlavie.ca), de même qu\u2019au Laboratoire de génie métabolique appliqué de Polytechnique Montréal.Un docteur pas ordinaire Un « explorateur » qui se bat contre le cancer du système ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Joblo rencontre le Dr Laurent Schwartz, oncologue hors norme (à gauche), et son complice québécois, le professeur Mario Jolicœur, de Polytechnique Montréal.Deux chercheurs qui réfléchissent à l\u2019extérieur de la boîte.JOSÉE BLANCHETTE Sauver sa peau L\u2019excellent documentaire Surviving Terminal Cancer («Survivre à un cancer en phase terminale ») est à voir par toute personne qui veut comprendre les étapes des études cliniques, des protocoles, du système dans lequel sont coincés médecins (comme le Dr Schwartz) et patients (qui en font les frais) lorsque vient le moment de choisir la piste de guérison appropriée.Grâce à Internet, des individus condamnés par la médecine conventionnelle s\u2019organisent à l\u2019insu de leurs médecins et échangent connaissances, tuyaux et médicaments (négligés mais ayant fait l\u2019objet d\u2019études) à l\u2019international pour guérir par eux-mêmes.Tout un marché noir est né par solidarité.Et vive la dissidence ! Les exemples cités \u2014 des cas de glioblas- tomes au cerveau \u2014 sont spectaculaires et ces patients désespérés, mais acharnés, sont devenus leurs propres spécialistes.Le film fait parler des chercheurs, des patients-experts mais aussi des médecins révoltés par ce système contraignant qui ne favorise pas la découverte d\u2019une cure pour le cancer, bien au contraire.«Je ne sais pas comment un neuro-oncologue peut se regarder dans le miroir le soir en sachant que ses patients vont mourir avec la radiothérapie et la chimio», dit un patient qui s\u2019est automédicamenté avec succès et en utilisant une dizaine de médicaments hors protocole.Gratuit et sous-titré en français.Un must ! vimeo.com/119006145 Dévoré le dernier livre du Dr Laurent Schwartz, Cancer.Un traitement simple et non toxique.Cette plaquette d\u2019une centaine de pages relance le débat autour des traitements et explique très clairement la piste métabolique et la mitochondrie (respiration cellulaire).Pour suivre le Dr Schwartz et lire, surtout, les nombreux témoignages des patients, c\u2019est ici : guerir-du-cancer.fr ; thierrysouccar.com Savouré sur une plage, cet hiver, l\u2019essai Mes mille et une nuits du philosophe et chercheur Ruwen Ogien, sur «la maladie comme drame et comme comédie».Atteint d\u2019un adénocarcinome canalaire pancréatique (un cancer jugé gravissime), l\u2019auteur nous fait pénétrer dans l\u2019intimité psychologique de la maladie avec un humour caustique et une distance critique à la fois balsamique et littéraire.Il souligne notre propension au dolorisme, ces bénéfices intellectuels et moraux que nous pouvons tirer de la maladie et de la souffrance.Toute l\u2019attitude des soignants et celle des malades est implicitement calquée sur cette approche nietzschéenne du «ce-qui-ne-te-tue-pas-te-fortifie».albin-michel.fr «Vous voulez que je sois un Dieu Si vous saviez comme je me sens vieux Je peux pu dormir, chu trop nerveux Quand je chante, ça va un peu mieux Mais ce métier-là, c\u2019est dangereux Plus on en donne, plus le monde en veut» Robert Charlebois, Ordinaire «Pour ma part, je n\u2019ai jamais cru à la théorie du complot.En revanche, je crois au conformisme, au conservatisme et, plus encore, à la bêtise paralysante de l\u2019individu, à l\u2019entêtement et à l\u2019absence de remise en question d\u2019un dogme que tous savaient faux.» Le Dr Laurent Schwartz "]
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