Le devoir, 13 mai 2017, Cahier H
[" L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES C A H I E R T H É M A T I Q U E H \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 MBAC Hommage au génie artistique de tous les peuples du Canada Page H 5 Un été chargé aux musées McCord et Stewart Page H 3 BLACK ARTICK/44 SCREENS Aux îles de la Madeleine, le Musée de la mer fait revivre le cachalot dont le squelette est exposé dans le grand hall depuis 2015.Grâce à la réalité augmentée, celui-ci va littéralement se mettre à bouger.Les musées du Québec entrent dans l\u2019ère numérique H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale «A vec le 375e, on s\u2019attend à une augmentation de 5% des touristes à Montréal, indique Stéphane Chagnon, directeur général de la Société des musées du Québec (SMQ).On espère que les musées de la métropole, mais aussi en région, pourront en bénéficier.» D\u2019autant que certains d\u2019entre eux auront un nouvel argument dès cet été: leur passage au numérique.Dans le cadre du Plan culturel numérique du Québec, la mesure 24 permettait en effet aux musées de proposer des projets visant à enrichir leur offre de contenus culturels numériques.Cent quatorze institutions l\u2019ont fait et trente-cinq ont été retenues par un comité d\u2019experts sous la houlette de la SMQ, et ont obtenu les moyens de mettre en œuvre un projet innovant.« Il y avait deux volets, explique le directeur général.Cer taines institutions ont demandé des subventions pour numériser leurs collections.D\u2019autres ont proposé des projets de mises en valeur de leurs œuvres par l\u2019intermédiaire de techniques innovantes.Cer taines seront prêtes dès cet été.» Parmi celles qui seront prêtes pour la belle saison, notons l\u2019application tablette du Musée des Abénakis d\u2019Odanak qui permettra au visiteur d\u2019avoir accès à toute la collection, même aux objets qui ne sont pas exposés, faute de place.Des capsules présentant des entrevues, des compléments d\u2019information et des contenus plus familiaux seront également à portée de main.Et à l\u2019extérieur, l\u2019application qui utilise la géolocalisa- tion, un peu à la façon de Pokémon Go, permettra au visiteur de se lancer dans une chasse au trésor à la recherche d\u2019artefacts (voir texte page H 8).Autre lieu, mais tablette toujours ou téléphone intelligent, trois musées de Sherbrooke se sont unis pour faire revivre aux touristes de grands moments d\u2019histoire.Le Musée des beaux-ar ts, le Musée de la nature et des sciences et la Société d\u2019histoire ont en ef fet reçu une aide pour un projet de randonnée urbaine mettant en valeur soixante-quinze éléments patrimoniaux allant de la cathédrale Saint-Michel au Magog House, un ancien édifice hôtelier ayant accueilli à plusieurs reprises l\u2019ancien premier ministre du Québec, Maurice Duplessis.« L\u2019idée, c\u2019est toujours qu\u2019il y ait du contenu muséal, explique M.Chagnon.Il ne s\u2019agit pas d\u2019utiliser le numérique pour le numérique.Il doit être au service d\u2019un propos, et nous faire vivre une émotion par le biais d\u2019expériences multi- sensorielles, diversifier les angles d\u2019approche, mettre en valeur les collections.L\u2019idée derrière ça, c\u2019est bien évidemment de faire venir les \u201cmilléniaux\u201d au musée en leur proposant des outils qu\u2019ils connaissent bien et ainsi leur permettre de rencontrer les œuvres, les sites, les archives, les ar te- facts, tout simplement l\u2019histoire.» Un objectif atteint au musée de la Gaspésie notamment, qui grâce à un film projeté sur 360° et à la réalité augmentée, permet au visiteur de se retrouver en 1963, en pleine mer, en compagnie de deux pêcheurs.« Ce genre d\u2019expérience immersive permet de vraiment faire comprendre ce qu\u2019ils vivaient », souligne le directeur de la SMQ.C\u2019est aussi le cas de l\u2019exposition Nourrir le quartier, nourrir la ville, présentée par l\u2019Écomusée du fier monde, qui parvient à faire revivre le quartier Centre-Sud de Montréal dans lequel il s\u2019est implanté.Une maquette 4D de l\u2019usine Raymond aide à comprendre son fonctionnement et des bornes interactives tactiles permettent de mieux appréhender les marchés publics de l\u2019époque et les premières chaînes d\u2019alimentation.Aux îles de la Madeleine, le Musée de la mer fait quant à lui revivre le cachalot dont le squelette est exposé dans le grand hall depuis 2015.Grâce à la réalité augmentée, celui-ci va littéralement se mettre à bouger et ainsi en apprendre aux visiteurs sur l\u2019histoire humaine, l\u2019environnement, la chasse, les traditions, les arts et tout ce qui fait de ce peuple insulaire une communauté unique.Les institutions muséales et autres centres d\u2019interprétation du Québec ont accueilli 14,7 millions de visiteurs l\u2019an dernier.Une année record.Mais les musées ne souhaitent pas s\u2019arrêter en si bon chemin et comptent même tirer parti de l\u2019attrait du 375e anniversaire de Montréal et des 150 ans de la Confédération pour attirer encore plus de gens entre leurs murs.Pour ce faire, certains d\u2019entre eux misent sur un nouvel atout : une plus grande utilisation des nouvelles technologies.VOIR PAGE H 7 : QUÉBEC MUSÉE DE LA GASPÉSIE/ID3 Grâce à un film projeté sur 360° et à la réalité augmentée, le musée de la Gaspésie permet au visiteur de se retrouver en 1963, en pleine mer, en compagnie de deux pêcheurs.Stéphane Chagnon L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 2 en Vieux-Montr éal I l l u s t r a t i o n : w w w .a n n i e c a r b o .c o m #rnf2017 #375mtl ACTIVITÉ GRATUITE J É R Ô M E D E L G A D O Collaboration spéciale L e dessin, la couleur et la composition, ce sont les trois bases de la peinture classique.La trinité du peintre, selon ce que défendait Ozias Leduc (1864-1955), qui s\u2019y connaissait, autant sur les questions picturales que spirituelles.Auteur de grands décors d\u2019églises et maître à penser de Paul-Émile Borduas, Leduc bénéficiera cet été d\u2019une importante exposition au Musée d\u2019ar t de Joliette (MAJ).Cette première exposition d\u2019importance sur l\u2019artiste depuis la grande rétrospective de 1996 est majeure.Intitulée Laboratoire de l\u2019intime, les natures mortes d\u2019Ozias Leduc ne réunira pourtant qu\u2019une dizaine de toiles.Mais pour Laurier La- croix, le grand spécialiste de Leduc et commissaire invité pour l\u2019occasion par le MAJ, la réunion de ces dix natures mortes (sur la quinzaine qui lui sont attribuées) a un caractère inusité, voire historique.« C\u2019est la première fois qu\u2019on en exposera autant, en même temps.Ozias Leduc les montrait l\u2019année de leur réalisation.Elles étaient aussitôt acquises et entraient dans des collections privées, explique Laurier La- croix.Leduc lui-même ne les a pas beaucoup vues de son vivant.Dans les deux grandes expositions [de 1916, à la Bibliothèque Saint-Sulpice, et de 1940, au Musée du Québec], seulement deux d\u2019entre elles ont été présentées.» Ce « laboratoire de l \u2019 in - time » sera cer tes conscrit à un genre pictural, et au plus petit d\u2019entre eux, il révélera tout le savoir-faire du peintre natif de Saint-Hilaire, estime l\u2019historien de l\u2019ar t et enseignant retraité de l \u2019UQAM.La trinité qu\u2019il valorisait se retrouve là, dans chacun de ses petits formats, œuvres réalisées pour la plupart au début de sa carrière.« Avec ses natures mortes, il essaie de définir ce qu\u2019est l\u2019art pour lui, note M.Lacroix.On y voit des objets de l\u2019atelier, du matériel pour peindre, ou des livres, ou des reproductions d\u2019œuvres anciennes.La peinture, pour lui, découle à la fois d\u2019une technique maîtrisée, d\u2019une étude, d\u2019une histoire.» L\u2019idée de l\u2019exposition incombe à Ma- rie-Claude Landry, la conser vatrice des collections du MAJ.Elle cherchait à mettre en valeur une œuvre d\u2019Ozias Leduc conservée à Jo- liette, Nature morte, oignons rouges (1892), et de là est tombée l\u2019invitation à Laurier La- croix.Cette rare occasion de faire le point sur ce genre pictural tel qu\u2019il est traité par un seul ar tiste aura sa par t de nouveautés : deux tableaux qui n\u2019étaient connus que par des photographies \u2014 Leduc était, déjà à son époque, un obsédé de la documentation \u2014 ont été retrouvés ces dernières années.Laboratoire de l\u2019intime, les natures mortes d\u2019Ozias Leduc sera portée par une scénographie visant à mettre en lumière les références du peintre.Autour d\u2019un chœur triangulaire formé par les tableaux vedettes, le commissaire présentera, en reproduction, des toiles des grands maîtres qui ont inspiré Leduc, soit les Botticelli, Michel-Ange et Raphaël de la Renaissance, mais aussi Rubens, Rossetti et d\u2019autres.Autres expositions Le Musée d\u2019ar t de Joliette ne fera pas que dans l\u2019histoire de l\u2019ar t cet été.Il sera aussi très contemporain, très actuel même.La photographe et vi- déaste Isabelle Hayeur présentera en ef fet une toute nouvelle série d\u2019images, réalisées avec et pour (la région de) Jo- liette.Intitulée Dépayser, l\u2019exposition sera animée des couleurs politisées de l\u2019ar tiste, connue notamment pour ses réflexions sur les transformations du territoire.Un des corpus qui sera dévoilé pour l\u2019occasion est né du dialogue avec un groupe de citoyens opposés à la construction d\u2019une ligne électrique de haute tension.Ces images seront mises en relation avec d\u2019autres, que Hayeur a réalisées autour de développements immobiliers et urbains au Québec et en Europe.Autre grande figure de l\u2019art engagé, Armand Vaillancourt proposera de toutes nouvelles sculptures qu\u2019il aura réalisées sur place.Actuellement en résidence au MAJ, l\u2019infatigable batailleur de 87 ans occupera les espaces publics et extérieurs du musée avec des œu- vres composées essentiellement de pneus.De l\u2019étranger, le MAJ a attiré l\u2019artiste autrichien Olivier Laric.Son exposition à Jo- liette, sa première au Canada, rassemblera vidéos et sculptures et proposera une immersion dans le monde qualifié de post-Internet.Laric, dit-on, se penche sur les ef fets que la culture libre a sur les notions d\u2019auteur et d\u2019authenticité.La programmation estivale du MAJ sera inaugurée, le 3 juin, par une nouvelle installation festive et éphémère (un soir seulement) de Dean Baldwin.Le regard critique que porte l\u2019artiste montréalais envers la société de consommation se traduit par la mise en scène de la démesure.Sur place, ça boit et ça mange, pour de vrai.Baldwin laisse aux propres convives du vernissage le soin de participer, ou pas, à cette surconsommation assumée.Signalons enfin que le MAJ profitera de l\u2019exposition Laboratoire de l\u2019intime, les natures mortes d\u2019Ozias Leduc pour diriger les gens vers la cathédrale Saint-Charles-Borromée de Jo- liette, située à quelques pas du musée.Leduc y a peint 23 murales, à même les voûtes du chœur, de la nef et du transept.Des visites commentées y s e r o n t t e n u e s t r o i s d i - manches pendant l\u2019été.MUSÉE D\u2019ART DE JOLIETTE Un maître et ses natures mortes MUSÉE D\u2019ART DE JOLIETTE Nature morte, oignons rouges (1892), Ozias Leduc L\u2019idée de l\u2019exposition incombe à Marie-Claude Landry, la conservatrice des collections du MAJ.Elle cherchait à mettre en valeur une œuvre d\u2019Ozias Leduc conservée à Joliette, Nature morte, oignons rouges (1892), et de là est tombée l\u2019invitation à Laurier Lacroix.C L A U D E L A F L E U R Collaboration spéciale P eut-être ignorez-vous que le regroupement du Jardin botanique, de l\u2019Insectarium, du Biodôme et du Planétarium constitue l\u2019Espace pour la vie ?« Il n\u2019y a pas beaucoup de villes à travers le monde qui disposent de quatre institutions de cette ampleur, constate Charles-Mathieu Bru- nelle, directeur d\u2019Espace pour la vie.Nous sommes vraiment très chanceux ici à Montréal ! » Lorsque M.Brunelle est entré en fonction en 2008, ces quatre institutions étaient déjà regroupées administrativement.Toutefois, son équipe a eu l\u2019idée de créer une mission commune afin de propulser ces institutions dans le XXIe siècle.«Nous avons donc eu l\u2019idée de reconnecter l\u2019humain avec la nature», dit-il.Quelques années plus tôt, M.Brunelle avait fondé la TOHU, un établissement d\u2019un nouveau genre, combinant cirque, terre et humain, et qui a depuis obtenu de nombreux prix dans le domaine de l\u2019architecture, de l\u2019urbanisme et des affaires.Voilà donc qu\u2019il récidive en créant l\u2019Espace pour la vie, qui se veut un projet inventif, participatif et ouvert sur le monde.C\u2019est ainsi que le Biodôme, l\u2019Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium constituent un lieu où la nature et les sciences sont à l\u2019honneur.Ce complexe muséologique se veut en plus un «mouvement participatif des citoyens», ainsi qu\u2019un engagement envers la biodiversité.On parle même de cocréation avec les visiteurs.Rendez-vous horticole : le beau à manger Ainsi, du 26 au 28 mai, nous sommes conviés au Rendez-vous horticole du Jardin botanique.En cette 20e édition, on nous initiera au foodsca- ping, c\u2019est-à-dire à la création de jardins ornementaux constitués de plantes comestibles.«Fruits, fleurs et légumes font désormais bon ménage dans nos platebandes urbaines», explique-t- on.Plus besoin donc de cultiver un potager, on n\u2019a qu\u2019à intégrer des plantes comestibles ou productrices de fruits et légumes à nos aménagements paysagers ! «Nous mettons vraiment l\u2019accent sur les contenus en créant des jardins nourriciers », résume Charles-Mathieu Brunelle.On vous présentera également l\u2019aquaponie, une technique de production qui combine l\u2019aquaculture et l\u2019hydroponie (ou agriculture hors-sol).De plus, le Rendez-vous horticole dévoilera l\u2019échinacée de Montréal, qui a été produite pour souligner le 375e anniversaire de la ville.Jardin botanique: les sculptures Dougherty Patrick Dougherty est un artiste de land art de renommée internationale.Cet été, dans l\u2019Arboretum du Jardin botanique, il créera en direct de spectaculaires sculptures fabriquées à par tir de tiges de saules tressées.On sera même invité à créer avec lui l\u2019une de ces œu- vres végétales.L\u2019ar tiste sera à l\u2019œuvre du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h, du 15 au 22 juin et du 3 au 22 juillet.Par ailleurs, chaque dimanche après-midi, le Jardin botanique reçoit des artistes.C\u2019est ainsi que cet été, l\u2019harmoniste Guy Bélanger, le duo mère-fille Carol Young et Coral Egan, ainsi que Luce Dufault et Shaw Phillips seront en concert ESPACE POUR LA VIE Un repère pour amoureux de la nature HATTEN L\u2019artiste Patrick Dougherty créera en direct ses œuvres à partir de tiges de saules tressées dans l\u2019Arboretum du Jardin botanique.Les visiteurs seront aussi invités à créer à ses côtés une œuvre.VOIR PAGE H 3 : NATURE L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 3 Ce cahier thématique a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute demande d\u2019information quant au contenu de ce cahier, vous pouvez contacter par courriel Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahiers ou toute autre information au sujet de la publicité, vous pouvez contacter Mark Drouin, vice-président des ventes publicitaires, à l\u2019adresse courriel mark.drouin@ledevoir.com.«dans un environnement tout à fait enchanteur », souligne M.Brunelle.Planétarium: des ondes aux petites planètes Pour sa part, le Planétarium Rio Tinto Alcan présente depuis le 9 mai un programme double : Kyma, ondes en puissance et Voyageurs de l\u2019ombre.Fruit d\u2019une première collaboration entre l\u2019Of fice national du film et le Planétarium, Kyma est un film ar tistico- scientifique qui nous fait explorer la gamme des ondes, de celles qu\u2019on perçoit à l\u2019aide de nos yeux ou de nos oreilles ou que l\u2019on ressent sur notre peau jusqu\u2019aux plus mystérieuses ondes en provenance de l\u2019univers.On nous promet une expérience immersive insolite où ar tistes, musiciens et acrobates donnent corps aux mondes invisibles des vibrations.Avec Voyageurs de l\u2019ombre, on nous fait découvrir les origines du système solaire et les petites planètes (dont Pluton, Charon et Cérès), de même que les comètes (dont la célèbre 67P/Tchouri explorée par la sonde Rosetta).Charles-Mathieu Brunelle indique au passage que le Planétarium développe une expertise en scénarisation propre à Montréal.«Nous sommes à Montréal un berceau de créativité, rappelle le fondateur de la TOHU.Et nous, nous recourons aux meilleurs créateurs pour concevoir des projets uniques en leur genre.» Insectarium: des insectes au menu « Et si les insectes faisaient partie de l\u2019alimentation de demain ?» C\u2019est la proposition audacieuse que nous fait l\u2019insectarium cet été\u2026 avec dégustation à l\u2019appui ! En effet, l\u2019Insectarium nous invite à « élargir nos horizons gustatifs » en nous conviant à goûter à des aliments confectionnés à partir d\u2019insectes.On nous propose des bouchées aux saveurs étonnantes.« Al- lez-y, croquez ! Vos papilles n\u2019en reviendront pas ! » nous promet-on.À ceux et celles que l\u2019idée rebute, M.Brunelle précise qu\u2019on ne mange pas les insectes en tant que tels, mais qu\u2019il s\u2019agit plutôt de farines fabriquées à base d\u2019insectes.Biodôme: la forêt et la mer au menu Cela vous dirait-il de goûter à du sirop de bouleau blanc, à du sapin en gelée, à des boutons de marguerite, à des algues du golfe ou de savourer une tisane de thé des bois ?Rendez-vous donc au Bio- dôme où des entreprises québécoises présentent leurs produits de la forêt et des rives du golfe du Saint-Laurent.Et si nous devenions des biophiles?Comme l\u2019illustre la programmation de cet été, Espace pour la vie met l\u2019accent sur les interactions avec les visiteurs, indique Charles-Mathieu.«On veut aller de plus en plus en implication avec le citoyen», dit-il.« Nous, nous célébrons la vie, poursuit-il, et notre approche c\u2019est : vivre la vie.Nous cherchons donc à faire apprécier les beautés et les bienfaits de la nature.» Le complexe muséologique cherche même à répandre le concept de la biophilie, c\u2019est-à- dire à nous faire « tomber amoureux de la nature ».« Notre programmation vise à mettre en valeur la nature inspirante », résume le directeur d\u2019Espace pour la vie.« Et comme j\u2019aime à le répéter, lance-t-il, si vous voulez voir du 3D, déposez votre cellulaire et venez nous voir ! » SUITE DE LA PAGE H 2 NATURE S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale V ous êtes nostalgique d\u2019Expo 67, vous aimez le monde des caricaturistes, l\u2019univers de la magie vous fascine\u2026 Si un, plusieurs ou tous ces sujets vous intéressent, vous serez comblé par une visite aux musées McCord et David Stewart, à l\u2019île Sainte- Hélène.Petit tour d\u2019horizon de ce qui attend le visiteur.Retour sur un rêve L\u2019année 2017 marque le 50e anniversaire d\u2019Expo 67.L\u2019exposition Expo 67.Rêver le monde au Musée Stewart rappelle comment cet événement a marqué les esprits de bien des baby-boomers.Présentée depuis la fin avril, l\u2019expo se décline sous six thèmes : rêver l\u2019Expo, rêver la ville, le cauchemar de la guerre froide, rêver l\u2019être humain, rêver la terre et rêver de l\u2019Expo.Pour chacun des thèmes, différentes propositions artistiques sont à découvrir, allant de la réalité virtuelle au mapping vidéo (une technologie de projection d\u2019images sur des surfaces tridimensionnelles).Ainsi, le thème Rêver la ville souligne l\u2019architecture avant- gardiste d\u2019Habitat 67.« En construisant cet ensemble, on voulait créer des unités modulaires qui auraient tous les avantages de la maison en banlieue tout en étant situées dans un milieu très urbain», dit Catherine K.Laflamme, chargée de projets et porte-parole de l\u2019exposition.Le thème suivant, le cauchemar de la guerre froide, rappelle qu\u2019Expo 67 se déroulait à une époque où il y avait d\u2019énormes tensions entre les États-Unis et l\u2019ancienne URSS.« Les pavillons des États-Unis et de l\u2019URSS se faisaient face sur le site de l\u2019Expo et étaient séparés seulement par la passerelle du Cosmos, dit Mme Laflamme.Un certain climat de paranoïa régnait.» Sur le thème Rêver l\u2019être humain, «on a voulu faire revivre aux visiteurs l\u2019expérience du Labyrinthe, le pavillon de l\u2019Office national du film, qui avait été vu par plus d\u2019un million de personnes lors de l\u2019Expo, explique Mme Laflamme.La technique de projection au mur, au sol et en croix était innovatrice et avait donné lieu au développement de la technologie IMAX.Le visiteur peut revivre l\u2019expérience grâce à la réalité virtuelle.» Le côté humaniste de l\u2019Expo est souligné par le thème Rêver la terre.En 1963, une rencontre a lieu à Montebello, où des personnalités du monde artistique et des intellectuels discutent de sujets qui ont inspiré différents thèmes présentés lors de l\u2019Exposition universelle.« Le visiteur pourra notamment consulter deux cahiers de notes de Gabrielle Roy, la romancière qui était présente à Montebello », assure Mme Laflamme.L\u2019exposition se termine avec le thème Rêver de l\u2019Expo.Sur une note plus nostalgique et personnelle, il sera possible de voir des diapositives appartenant à trois collectionneurs montréalais (dont Roger Laroche).« Ces gens ont aussi livré leur témoignage sur leur passion de l\u2019Expo qu\u2019il est possible d\u2019entendre sur pistes audio», affirme Mme Laflamme.L\u2019été au Musée McCord Dans l e cen t r e - v i l l e de Montréal, le Musée McCord en of fre pour tous les goûts aux visiteurs.On y présentera cinq expositions : Incontournable Expo 67, Mode Expo 67, Aislin, 50 années de caricatures, La ville suspendue et Illusions.L\u2019art de la magie.Dès le 29 mai, Incontournable Expo 67 présentera 24 photographies en couleur de Jean- Louis Frund, installées sur l\u2019avenue McGill.Elles ont été choisies parmi les 1000 diapositives qu\u2019a prises le photographe lors de l\u2019Expo.Toujours sur le thème de l\u2019Expo, Mode Expo 67, déjà en cours, permet aux visiteurs de voir une soixantaine d\u2019uniformes d\u2019hôtesse et de costumes portés lors de l\u2019exposition.Il y aura aussi des vêtements de designers québécois de l\u2019époque auxquels s\u2019ajouteront des accessoires, des croquis, des photos, des extraits de films et des témoignages au sujet de ce célèbre événement.Des caricatures mordantes Pour les férus d\u2019histoire et de caricatures, il sera très intéressant de visiter l\u2019exposition Aislin, 50 années de caricatures, jusqu\u2019au 13 août.Les 50 dessins du célèbre caricaturiste du journal The Gazette qui y sont présentés permettent de suivre l\u2019évolution de son style et constitue un cours d\u2019histoire en accéléré de Montréal, du Québec et du Canada, de 1967 à 2017.Terr y Mosher (de son vrai nom) rappelle qu\u2019il a toujours fait ses dessins pour les lecteurs du journal et non pour faire plaisir aux politiciens.« Certaines de mes caricatures ont été mal interprétées ou mal comprises, mais elles ne sont qu\u2019une impression, un instantané du moment», affirme-t-il.Selon lui, le Québec est une société distincte sur le continent en matière de caricatures.«Nos caricaturistes sont tous très bons et ont un style différent les uns des autres.Leurs dessins sont mordants et livrent un message plus politique qu\u2019ailleurs en Amérique du Nord.» La ville en photos Présentée depuis le 12 mai dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, La ville suspendue est une exposition ambulante qui se promènera dans les 19 arrondissements de la ville au cours de l\u2019été.Elle comprendra des photos anciennes et contemporaines, de même que des témoignages de citadins qui seront dif férents selon l\u2019arrondissement où elle sera présentée.De la magie au musée La der n ièr e expos i t ion porte sur la magie et elle intéressera tout public fasciné par l \u2019 i l lusion créée par cet ar t.Dès le 26 mai, l\u2019exposition offrira une rétrospective la plus complète, jamais présentée, d\u2019af fiches de l \u2019âge d \u2019or de l a mag ie (1880 à 1930).Sur 71 affiches présentées et des documents multimédias, le visiteur pour ra voir l\u2019histoire, les numéros et la vie des illustres magiciens qui ont marqué cette époque (Houdini, Herrmann, Kellar, Thurston).Dans l e cadr e de ce t te expo, un livre contenant 230 reproductions a aussi été réalisé.Enfin, diverses activités, conçues pour tous les âges, seront au programme (ateliers, conférences et activités éducatives).Un été chargé aux musées McCord et Stewart Chagall : couleur et musique est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec le Los Angeles County Museum of Art, et initiée par la Cité de la musique \u2013 Philharmonie de Paris, et La Piscine \u2013 Musée d\u2019art et d\u2019industrie André Diligent, Roubaix, avec le soutien de la Succession Chagall.| Marc Chagall, Maquette dé?nitive de la peinture murale du Metropolitan Opera, Lincoln Center for the Performing Arts, New York : Le Triomphe de la musique (détail), 1966.Collection particulière.© SODRAC & ADAGP 2017, Chagall ®.© Archives Marc et Ida Chagall, Paris.| Love Is Love : le mariage pour tous selon Jean Paul Gaultier est réalisée par le MBAM en collaboration avec la Maison Jean Paul Gaultier.Jean Paul Gaultier, Collection La Parisienne punk (détail), Prêt-à-porter Femme printemps-été 1997.© Rindoff-Garcia / Angeli | Révolution: « You Say You Want a Revolution » est organisée par le Victoria and Albert Museum, Londres, en collaboration avec le MBAM.Milton Glaser, The Sound Is WOR-FM 98.7 (détail), 1966.MBAM, collection Liliane et David M.Stewart.Photo MBAM LOVE IS LOVE LE MARIAGE POUR TOUS SELON JEAN PAUL GAULTIER 27 MAI \u2014 9 OCTOBRE 2017 CHAGALL COULEUR ET MUSIQUE JUSQU\u2019AU 11 JUIN 2017 RÉVOLUTION « YOU SAY YOU WANT A REVOLUTION » 1966 \u2014 1970 17 JUIN \u2014 9 OCTOBRE 2017 Exposition organisée par le Victoria and Albert Museum, Londres Une présentation de Grand mécène Grand bienfaiteur Expérience sonore par Une présentation de PLU S QU \u2019UN MO IS ! MUSÉE STEWART Vue partielle du Pavillon des Pâtes et Papier lors d\u2019Expo 67 MUSÉE MCCORD Caricature de Aislin représentant Justin Trudeau L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 4 1395, boul.de la Concorde Ouest www.maisondesarts.laval.ca MAISON DES ARTS DE LAVAL Maison des arts de Laval Métro Montmorency Exposition Visite commentée : 28 mai, à 14 h Atelier de création parent-enfant : 20 mai 13 h 30 ($) 16 JUL 7 MAI au Exposition Mardi au dimanche 13 h - 17 h HEURES D\u2019OUVERTURE Et les soirs de spectacle jusqu\u2019à 20 h Entrée libre Salle Alfred-Pellan SARA A.TREMBLAY & LÉNA MILL- REUILLARD Géographies : recomposées S\u2019ensevelir Commissaire : Catherine Barnabé © L é n a M i l l - R e u i l l a r d e t S a r a A .T r e m b l a y , 2 0 1 7 P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale L\u2019 Amazonie sera à l\u2019honneur au Musée Pointe-à-Callière cet été.Intitulée Le cha- mane et la pensée de la forêt, l\u2019exposition est une production du Musée d\u2019ethnographie de Genève, réalisée en collaboration avec les Musées royaux d\u2019art et d\u2019histoire de Bruxelles.«C\u2019est une exposition haute en couleur présentant près de 500 pièces datant du XVIIIe siècle jusqu\u2019au milieu du XXe siècle, explique Francine Lelièvre, directrice du Musée Pointe-à-Callière.Parmi ces pièces, on trouve des parures de plumes, des sarbacanes, des arcs et des flèches au curare, des masques, des objets utilisés par les chamanes, etc.De plus, toutes ces pièces sont en excellente condition.» L\u2019exposition, qui se déroule sur deux niveaux, comprend quatre étapes.«La première salle présente l\u2019Amazonie, son fleuve, sa forêt et son paysage géographique.On le fait par le biais de projections et d\u2019une centaine de photos», précise Mme Lelièvre.La seconde salle est entièrement consacrée au chamane.«Qui était-il et comment le choisissait- on?Quels sont les outils et les objets dont il se servait dans ses rituels?On se penche aussi sur son rôle, inspiré de la pensée animiste, qui voulait que le chamane soit le lien entre les humains et la nature, et tout ce qui est vivant.» La troisième salle est consacrée à la trentaine d\u2019ethnies différentes qui habitent en Amazonie.« On recrée une ambiance de forêt, grâce à un jeu d\u2019ombres et de lumières, qui permet d\u2019aller à la rencontre de ces ethnies et de leurs cultures », dit la directrice.La dernière salle, aménagée sous forme de maison commune, donne à voir 22 masques géants.« Ces masques étaient confectionnés afin de servir dans une cérémonie par laquelle les peuples amazoniens demandaient l\u2019aide des esprits pour recréer l\u2019équilibre entre les humains et la nature.Cette cérémonie était un événement majeur, qui ne se tenait pas toutes les années, et les masques étaient détruits une fois le rituel achevé, note Francine Lelièvre.Si le musée de Bruxelles a réussi à convaincre les peuples amazoniens de céder les masques, c\u2019est en disant que leur transport en Europe équivalait en quelque sorte, de façon symbolique, à leur destruction.C\u2019est d\u2019ailleurs la seule collection au monde de ce type de masques.» Le thème principal qui traverse l\u2019ensemble de cette exposition est le lien entre l\u2019humain et la nature.« En cela, le thème est au cœur de la philosophie qui animait le chamane.Mais il rappelle aussi l\u2019importance de la conservation de ce joyau de la nature sur Terre qu\u2019est l\u2019Amazonie.» Allô Montréal ! «Oui, allô?» Voilà deux mots que l\u2019on a tous prononcés en répondant au téléphone.En ces temps où les téléphones sont qualifiés d\u2019intelligents et servent à de nombreux usages autres que la stricte téléphonie, il peut être amusant de retourner en 1874, au moment où Alexander Graham Bell inventait la téléphonie et d\u2019en remonter l\u2019histoire.C\u2019est ce que propose l\u2019exposition Allô Montréal ! une réalisation du Musée Pointe-à-Callière rendue possible grâce à la collection historique de Bell.«L\u2019entreprise Bell est l\u2019une des rares compagnies au Canada à avoir monté et conservé une collection historique la concernant», note Francine Lelièvre, directrice du Musée Pointe-à-Callière.L\u2019histoire de la téléphonie et de son évolution est donc présentée à travers des photos et des artefacts, comme différents appareils et standards téléphoniques et autres objets.«C\u2019est une exposition parfaite pour l\u2019été, car elle est ludique, souriante et familiale», dit Mme Lelièvre.Et parfois même surprenante.« Nous avons des téléphones à cadran et, spontanément, les jeunes mettent un doigt dans un trou afin de toucher un numéro.Et ils sont déçus lorsqu\u2019ils s\u2019aperçoivent que ça ne fonctionne pas.C\u2019est qu\u2019ils ne savent pas qu\u2019il faut faire tourner le cadran pour que ça marche.» C\u2019est aussi une exposition interactive, comportant six stations à cet effet, dont l\u2019une comprend un standard téléphonique du début du XXe siècle où les visiteurs pourront mettre à l\u2019épreuve leur aptitude de téléphoniste.Autres événements au calendrier Les Rencontres en Nouvelle-France, cette grande foire regroupant des personnages, artisans et musiciens, fait revivre chaque année la vie quotidienne de Montréal sous le Régime français.« Cette année, à cause de 375e anniversaire de Montréal, on a devancé la date de l\u2019événement de sorte à mieux coïncider avec la fondation de la ville, note Mme Lelièvre.On a aussi prolongé sa durée.» Ainsi, l\u2019événement de cet été se tiendra sur trois jours, du 19 au 22 mai, toujours aux abords du Musée et de la place Royale.La Grande Paix de Montréal sera aussi soulignée cet été par des ateliers qui lui seront consacrés le dimanche 6 août.«On oublie trop souvent l\u2019importance historique de la Grande Paix de Montréal, une entente tripartite entre Iroquois, Hurons et autres nations amérindiennes et colons français, signée en 1701, note Mme Lelièvre.L\u2019un des architectes de la Grande Paix de Montréal est Louis-Hector de Callière, alors gouverneur de la Nouvelle-France.» Aussi au menu, les Dimanches en famille, où ces dernières sont invitées à participer à une foule d\u2019activités intergénérationnelles.Rappelons aussi que du 22 juin au 31 août, tous les jeudis, entre midi et 13 h, des concerts musicaux sont organisés avec des artistes montréa- lais de la relève, en collaboration avec Pop Montréal.De plus, les fouilles archéologiques du parlement de Montréal seront aussi accessibles cet été au grand public, grâce à une initiative du Musée Pointe-à-Callière.MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE L\u2019Amazonie s\u2019invite à Montréal MEG, J.WATTS Diadème cérémoniel masculin me-àka de l\u2019État du Pará, au Brésil S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale Célébrant son 45e anniversaire cette année, le Musée régional de Rimouski axe ses inter ventions sur l\u2019histoire, la science et les arts visuels.Regard sur sa programmation estivale.Une programmation estivale variée D\u2019abord, il est intéressant de savoir que le musée se trouve dans une ancienne église, sis sur le bord du Saint- Laurent.Il fait partie de l\u2019un des rares bâtiments patrimoniaux à avoir survécu au grand incendie sur venu dans cette ville en 1950.Sa transformation en musée, en 1972, revêt donc un caractère symbolique.Cet été, le musée offre aux visiteurs trois expositions qui leur permettront d\u2019approfondir leurs connaissances en arts visuels et en sciences.La première porte sur les algues, rappelant ainsi le voisinage de la ville avec cette vaste étendue d\u2019eau qu\u2019est l\u2019estuaire du Saint- Laurent.Débutant le 4 juin, cette exposition, appelée Le secret des algues, permettra aux visiteurs de découvrir, de reconnaître et de démystifier cet organisme marin au grand potentiel.«C\u2019est aussi un sujet de recherche au sein de plusieurs institutions rimouskoises [ex.: l\u2019Université du Québec à Ri- mouski], affirme Francine Pé- rinet, directrice du musée.L\u2019exposition se déclinera en quatre thèmes : qu\u2019est-ce qu\u2019une algue, la recherche portant sur cette plante, les caractéristiques associées aux algues indésirables [ex.: les cyanobactéries, appelées « algues bleues »] et le potentiel de développement des algues.» Sur ce dernier point, l\u2019exposition explorera les possibilités d\u2019utiliser cet organisme dans les domaines des biotechnologies, de la bioénergie, de la nutraceutique, de l\u2019agroalimentaire, du textile, de la cosméceutique (qui est la fabrication de cosmétiques ayant des propriétés pharmaceutiques) et de l\u2019horticulture.«Nous avons choisi de présenter cette exposition cet été parce qu\u2019il y aura un grand congrès à Rimouski cet automne sur les produits de la mer [appelé Bio- Marine] », dit Mme Périnet.Aussi, lors de la tenue de l\u2019événement, en octobre, l\u2019exposition aura toujours lieu.Exposition sur les minéraux Une autre exposition portant sur les minéraux s\u2019amorcera dès le 14 mai.Produite par le Musée canadien de la nature, avec le soutien de la minière Barrick Gold Corporation et du Temple de la renommée du secteur minier canadien, elle comprendra 90 spécimens de minéraux d\u2019une variété de formes, de tailles et de couleurs fournis par le Musée canadien de la nature.Elle permettra aux visiteurs de découvrir l\u2019impressionnante diversité des minéraux et leurs nombreuses applications dans la vie de tous les jours.L\u2019exposition traitera de la couleur, de la constitution, des propriétés et des usages de plusieurs types de minéraux.Le visiteur pourra aussi se renseigner sur la provenance parfois insolite de cert a i n s m i n é r a u x e t l e u r s usages à travers le temps.On trouvera des informations sur les procédés d\u2019extraction et de fabrication de certains objets du quotidien faits à base de minéraux.Saviez-vous, par exemple , que l \u2019 eud ia ly te contient des éléments de terres rares qui sont essentiels au fonctionnement d\u2019appareils de haute technologie tels que les téléphones intelligents ou les éoliennes?D\u2019autres minéraux, comme la galène, contiennent du plomb, qui a des propriétés toxiques.L\u2019exposition comportera des éléments interactifs afin d\u2019accroître l\u2019intérêt du visiteur.Elle se veut à la fois ar tis- tique, historique (ex.: rôles des minéraux dans l\u2019histoire) et scientifique (grâce aux informations sur les propriétés et la composition chimiques des spécimens présentés).Puisque le Canada est un grand producteur et exportateur de métaux, les responsables de l\u2019exposition ont pensé qu\u2019il était impor tant que le public connaisse mieux ces MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI Un musée régional qui rayonne VOIR PAGE H 8 : RIMOUSKI JAMES NIZAM ET BIRCH CONTEMPORARY Entanglement of Chairs (2009), James Nizam L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 5 e x p o s i t i o n i m m e r s i v e m u l t i m é d i a d u 2 6 a v r i l a u 8 o c t o b r e 2 0 1 7 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Hommage au génie artistique de tous les peuples du Canada H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale «Très peu de musées font c e l a , i n d i q u e M a r c Mayer, directeur du Musée des beaux-ar ts du Canada.Nous avons appris que le Metropolitan Museum de New York préparait la même chose p o u r 2 0 1 8 .N o u s avons donc une année d\u2019avance sur lui.» Et si très peu le font, ajoute-t- il, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont pas les œu- vres autochtones dans leurs collections.Pourquoi donc?Tout simplement parce que, pendant de nombreuses années, ces pièces n\u2019ont pas été considérées comme des œuvres, mais plutôt comme des artefacts, et que ce sont donc les musées d\u2019histoire et d\u2019ethnographie qui se les sont procurées.« Or, ce sont des objets exceptionnels, qui ont tout à fait leur place dans des galeries d\u2019art, affirme le directeur.On ne peut pas comprendre l\u2019histoire de l\u2019art du Canada si on ne la raconte que par le biais des œu- vres des Européens venus coloniser ces terres.Il y a des choses précieuses parce que typiques ou au contraire atypiques dans l\u2019art autochtone, et elles méritent que nous les présentions.» Le Musée des beaux-arts a cependant dû faire appel à d\u2019autres institutions pour se les procurer, car lui-même ne les possédait pas.Le Musée canadien de l\u2019histoire, Bibliothèque et Archives nationales Canada, le Musée McCord de Montréal, les Ursulines de Québec ou encore le Bata Shoe Museum de Toronto figurent parmi les prêteurs qui ont permis la réalisation de cette exposition unique.« L\u2019histoire de l \u2019ar t canadien n \u2019 e s t p a s u n e h i s t o i r e euro - péenne, indique M.Mayer.Nous sommes particuliers ici parce qu\u2019il y a depuis des millénaires des Premières Nations, qui sont des peuples autochtones particuliers.Nous sommes par ticuliers aussi parce que ce sont les Français qui ont colonisé les premiers, puis que les Anglais ont mené la conquête.Nous sommes particuliers parce que ces dif fé- rents groupes ont interagi entre eux de manière par ticu- lière, par fois violente, par fois diplomatique.» M.Mayer insiste sur le fait que ces relations faites de négociation et d\u2019oppression ont forcément influé sur l\u2019art d\u2019ici.«Ce sont deux histoires qui se rencontrent, mais ne s\u2019assimilent pas», souligne-t-il.Le trajet débute donc dans les toutes nouvelles salles d\u2019art canadien et autochtone récemment transformées, avec la présentation d\u2019œuvres d\u2019art datant des temps immémoriaux jusqu\u2019en 1967.Il se poursuit dans les salles d\u2019art contemporain où le public est invité à découvrir les nombreux thèmes et mouvements qui ont façonné le paysage visuel du monde des arts au Canada de 1968 à nos jours.Enfin, l\u2019exposition organisée par l\u2019Institut canadien de la photographie permet de s\u2019initier à un vaste éventail de pratiques et de productions de la photographie au Canada de 1960 à 2000.L\u2019exposition Des temps immémoriaux jusqu\u2019en 1967, qui s\u2019ouvre le 15 juin, présente ainsi plus de six cents œuvres d\u2019artistes comme Tom Thomson, Emily Carr, Norval Mor- risseau et Daphne Odjig, James Wilson Morrice, aux côtés du manteau de chasse réalisé par un artiste naskapi inconnu, œuvre qui remonte aux années 1840.Ces pièces sont enrichies par la présence de photos de William Notman et de John Vanderpant, entre autres, ainsi que par une diversité de sujets thématiques comme l\u2019émergence de l\u2019art inuit.Les salles d\u2019ar t contemporain réunissent quant à elles plus de cent cinquante œuvres de toutes formes, depuis le mouvement de l\u2019art féministe des années 1970 jusqu\u2019à l\u2019art inuit.Parmi les pièces incontournables, L\u2019iceberg nord-américain de Carl Beam, une œu- vre sur papier Sans titre de la série de porcelaines fantaisistes de Shary Boyle, et les sculptures Transmutation et Vienne de Brian Jungen inspirées de squelettes de baleines et réalisées avec des chaises de plastique blanc.Enfin, la Photographie au Canada, 1960-2000, qui a déjà pris l\u2019af fiche le 7 avril dernier, et ce, jusqu\u2019au 17 septembre, présente une centaine d\u2019œuvres de soixante et onze artistes, dont Raymonde April, Edward Bur tynsky, Lynne Cohen, Angela Grauer- holz, Michael Snow, Jeff Wall, et Jin-me Yoon.Elle rend hommage à la diversité de la pratique de la photographie au Canada sur une période de quatre décennies, et illustre comment certaines idées sur cet art persistent et d\u2019autres évoluent avec le temps.L\u2019exposition est ar ticulée autour de thèmes comme la photographie conceptuelle et le paysage urbain, de même que le documentaire, le portrait et le paysage.Du 15 juin au 4 septembre, le musée consacre également un espace d\u2019exposition intitulé Nos histoires, proposant des expériences interactives aux visiteurs afin de mieux faire comprendre la place de l\u2019ar t au Canada et suggérer des façons de s\u2019investir dans les expositions présentées.Situé dans les salles d\u2019expositions temporaires, cet espace comprend des modules expliquant diverses formes de création ar tistique et le rôle du musée dans la conser va- tion de collections nationales.Un tableau chronologique et une carte géographique illustrent notamment la diversité de la production artistique au Canada.Des projections vidéo de paysages canadiens servent d\u2019inspiration aux visiteurs dans la création de leurs propres tableaux numériques.« Le Canada, ce n\u2019est pas une seule culture, explique Marc Mayer, directeur du Musée des beaux-arts du Canada.Il y a des peuples d\u2019origine et leurs traditions n\u2019ont pas été ef facées même si les Européens ont tenté de le faire.Parmi les peuples autochtones également, les cultures sont variées.Certains sont nomades, d\u2019autres sédentaires et tout cela influence l\u2019art.Dans l\u2019histoire coloniale, il y a aussi des moments rustiques et d\u2019autres plus sophistiqués.Nous avons souhaité relater toute l\u2019histoire de ce génie artistique qui rend le Canada si unique.» C\u2019est une approche proprement novatrice que propose le Musée des beaux-arts du Canada.Les œuvres des artistes autochtones et des descendants des Européens sont en ef fet dorénavant présentées en tandem, sur les mêmes murs, afin de raconter l\u2019histoire du Canada de manière globale.Une histoire de relations entre ces deux cultures, aussi tendue soit-elle.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Blunden Harbour (vers 1930), Emily Carr L\u2019exposition Des temps immémoriaux jusqu\u2019en 1967 présente plus de 600 œuvres d\u2019artistes comme Emily Carr, Norval Morrisseau et Daphne Odjig, aux côtés du manteau de chasse réalisé par un artiste naskapi inconnu L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 6 P h o t o R o b e r t K a y a e r t © S u c c e s s i o n R o b e r t K a y a e r t / S O D R A C ( 2 0 1 7 ) à Québec 21 juin \u2013 22 octobre 2017 Musée de la civilisation mcq.org P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale Les deux expositions qui sont en vedette cet été au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) sont diamétralement opposées quant à leur facture ; l\u2019une portant sur des tableaux d\u2019ar t religieux peints aux XVIIe et XVIIIe siècles, l\u2019autre sur un important photographe du XXe siècle.Malgré cette dif férence, les deux expositions ont en commun le fait de proposer des parcours artistiques singuliers qui sauront sûrement surprendre le visiteur.Étonnez-moi ! est le titre de l\u2019exposition consacrée au photographe américain Philippe Hals- man.Cette exposition, une production du Musée de l\u2019Élysée à Lausanne, est la première rétrospective de cet artiste, et le MNBAQ la reçoit en première nord-américaine.Si le nom de Philippe Halsman est peut-être méconnu du grand public, ses photos, par contre, ne le sont pas.« Ses photos sont connues parce que Halsman a beaucoup travaillé pour les magazines et a photographié, par conséquent, des vedettes, souligne André Gilbert, conservateur aux expositions au MNBAQ.À lui seul, il a réalisé 101 fois la couverture de la revue Life.» Autodidacte, Philippe Hals- man découvre la photographie à 15 ans.Dans les années 1930, il séjourne et travaille en France et fréquente l\u2019avant-garde artistique, dont les surréalistes.«Ce séjour en France va teinter sa démarche artistique, qui repose sur l\u2019humour, la fantaisie et le surréalisme, note M.Gilbert.Par exemple, il réalise de nombreux photomontages.» En 1940, il rentre aux États-Unis et s\u2019établit à New York, où il fonde son studio.Sens de la mise en scène Philippe Halsman est un photographe qui possède un sens inné de la mise en scène.«Même lorsqu\u2019il réalise pour des revues des portraits plus conventionnels, il travaille toujours de près avec ses modèles qu\u2019il met dans le coup», explique M.Gil- ber t.Ce sens de la mise en scène est particulièrement évident dans les photos qu\u2019il a réalisées avec Salvador Dali, avec lequel il a collaboré pendant trente ans.« Les deux hommes élaboraient ensemble le concept, ensuite Dali s\u2019occupait de la partie performance, et Halsman de la photographie.Toute l\u2019œu- vre photographique de Dali, où ce dernier se met en scène, notamment avec sa moustache, est signée Halsman.» Cette approche non conventionnelle de la photographie amène Halsman à inventer une nouvelle démarche artistique, la « jumpology ».« La jumpology consistait à photographier le sujet tandis que ce dernier était en train de sauter dans les airs.En procédant ainsi, Halsman pensait que le sujet laisserait tomber son masque et qu\u2019ainsi, il pourrait mieux capter son âme », explique André Gilbert.Outre les photos de Hals- man, l\u2019exposition comprend aussi plusieurs ar tefacts , comme des planches-contacts.« La démarche ar tistique de Halsman l\u2019a amené à réaliser des photos compliquées sur le plan technique, et ce, bien avant l\u2019invention de Photoshop, note M.Gilbert.On veut que le visiteur ait aussi un aperçu de la façon dont Halsman travaillait.» L\u2019apport des abbés Desjardins La seconde exposition intitulée Le fabuleux destin des tableaux des abbés Desjardins donne à voir des tableaux d\u2019art religieux peints aux XVIIe et XVIIIe siècles et d\u2019abord destinés à orner les églises de France et à servir d\u2019objets de dévotion.Outre la qualité picturale des œuvres, ce sont le périple qu\u2019elles ont connu et l\u2019apport à l\u2019art québécois et canadien qui étonnent.Lors de la Révolution française, de nombreux tableaux d\u2019art religieux sont retirés des églises par les révolutionnaires et placés dans des entrepôts.« À la fin de la Révolution, explique Daniel Drouin, conservateur de l\u2019ar t ancien au MNBAQ, un lot de ces œuvres a servi à la fondation du Louvre, et le reste a été mis en vente.» Parallèlement, les frères Desjardins, Philippe-Jean- Louis et Louis-Joseph, tous deux abbés, refusent de prêter allégeance à la Révolution française et choisissent l\u2019exil au Canada français, où ils deviendront aumôniers.« Vers 1800, la population au Canada français explose et les paroisses se multiplient.Les églises ont grandement besoin d\u2019œuvres religieuses, mais malheureusement, il y a peu ou pas d\u2019artistes peintres à cette époque dans la colonie britannique », explique M.Drouin.En 1803, Philippe-Jean-Louis retourne vivre en France et, conscient de la situation qui prévaut dans les églises cana- diennes-françaises, acquier t certains des tableaux religieux entreposés dans le but de les acheminer ensuite au Canada français.Après avoir transité par la Bretagne et l\u2019Angleterre, les tableaux arrivent à New York, en 1817, où ils sont récupérés et ramenés en traîneau à Québec.Naissance de l\u2019art québécois et canadien Une fois à Québec, les tableaux sont placés dans la chapelle des Ursulines.«Mais ces tableaux ont été désencadrés et les toiles roulées sur elles- mêmes, ce qui les a endommagés.Il faut donc les restaurer.La tâche est confiée à François Bai l lairgé , seul peintre à l\u2019époque formé à Paris, raconte M.Drouin.Baillairgé va s\u2019entourer de jeunes peintres autodidactes, comme Joseph Légaré et Antoine Plamondon.La restauration des tableaux des abbés Desjardins leur servira d\u2019école et de formation.» Mais les tableaux restaurés des abbés Desjardins, un peu moins de 200, ne suffisent pas à la demande.« Les curés vont alors commander des copies aux jeunes artistes qui ont restauré les tableaux, ce qu\u2019ils vont accepter de faire.Et c\u2019est ainsi que ces jeunes peintres autodidactes canadiens-français vont réaliser leurs premières œuvres, note M.Drouin.On peut donc dire que les tableaux des abbés Desjardins ont donné naissance aux balbutiements de l\u2019art québécois et canadien.» L\u2019exposition présente à la fois les tableaux exécutés en France et restaurés à Québec et les copies réalisées par les peintres canadiens-français.MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC D\u2019un registre à l\u2019autre GOUVERNEMENT DU CANADA, INSTITUT CANADIEN DE CONSERVATION Le songe de saint Joseph (entre 1600 et 1650), inconu 2016 ARCHIVES PHILIPPE HALSMAN/MAGNUM PHOTOS Hitchcock pour la promotion de The Birds (1962), Philippe Halsman 15 000 ANS D\u2019HISTOIRE VOUS SERONT BIENTÔT RÉVÉLÉS Dès le 1er juillet, parcourez les chemins de notre mémoire collective, marquée tant par les con?its, les luttes et les pertes que par les réalisations, les exploits et l\u2019espoir.Cette nouvelle exposition emblématique met en relief l\u2019héritage impérissable que nous ont légué les générations passées \u2013 un patrimoine vivant et en constante évolution.100, RUE LAURIER, GATINEAU QC salledelhistoire.ca E N T R E Z D A N S V O T R E H I S T O I R E GOUVERNEMENT DU CANADA, INSTITUT CANADIEN DE CONSERVATION L\u2019incrédulité de saint Thomas (1770), Jean-Jacques Lagrenée L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 7 ÉTONNE Z- MOI! Philippe Halsman MNBAQ.ORG Une exposition produite par le Musée de l'Elysée, Lausanne, en collaboration avec les Archives Philippe Halsman, New York.Commissaires : Anne Lacoste et Sam Stourdzé Philippe Halsman, Marilyn Monroe, 1959 (détail).© 2017 Archives Philippe Halsman / Magnum Photos 15 JUIN \u2013 4 SEP TEMBRE 2017 © O z i a s L e d u c , N a t u r e m o r t e , o i g n o n s , 1 8 9 2 .C o l l e c t i o n W i l f r i d C o r b e i l , d é p ô t d e s C l e r c s d e S a i n t - V i a t e u r d e J o l i e t t e Laboratoire de l\u2019intime.Les natures mortes d\u2019Ozias Leduc Commissaire : Laurier Lacroix 3 juin au 17 septembre 2017 450 756-0311 .museejoliette.org 145, rue du Père-Wilfrid-Corbeil, Joliette (Québec) J6E 4T4 AUSSI AU MAJ CET ÉTÉ Isabelle Hayeur Armand Vaillancourt Oliver Laric Dean Baldwin PIE-IX espacepourlavie.ca JARDIN BOTANIQUE 15 JUIN \u2014 4 SEPTEMBRE Impossible de faire ici la liste de tous les projets multimédias qui ver ront le jour dans les musées québécois dès cet été.Difficile de ne pas parler cependant du Musée Stewart et de son exposition soulignant le cinquantenaire d\u2019Expo 67.Une exposition multimédia et immersive destinée, notamment, à faire revivre les technologies cinématographiques de l \u2019époque.Mapping vidéo, réalité virtuelle et ambiances sonores feront replonger les visiteurs au cœur d\u2019un événement historique ayant marqué la mémoire des Québécois et du public du monde entier (voir texte page H 3).«La numérisation permet de rendre les œuvres plus accessibles, explique M.Chagnon.Elle permet de faire vivre un moment plutôt que d\u2019être un simple spectateur du passé.Le deuxième volet du plan culturel numérique, qui a permis à 17 musées de numériser toutes leurs collections, est également un bon moyen de permettre au public de côtoyer des œuvres qui jusque-là étaient dans des réserves.» Ces expériences, qui démarrent parfois sur le site Internet de l\u2019institution ou par l\u2019intermédiaire des applications mobiles, doivent également servir à attirer les visiteurs, les plus jeunes notamment, in situ, précise cependant le président de la Société des musées du Québec.Parce que faire l\u2019expérience de se retrouver face à une œuvre ou à un ar tefact ne peut être remplacé, selon lui.L\u2019été est une période très im- por tante pour les musées puisque, en l\u2019espace de trois mois, ils font le plein de près de la moitié des visiteurs de l\u2019année entière, révèlent de récentes données de l\u2019Observatoire de la culture et des communications du Québec.Rendez-vous cet automne donc, pour évaluer si le passage au numérique aura généré une augmentation du nombre d\u2019entrées.SUITE DE LA PAGE H 1 QUÉBEC MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Vous avez dit révolution ?E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale P our préparer l\u2019adaptation montréalaise de l\u2019exposition You Say You Want a Revolution, montée par le Victoria and Albert Museum, la commissaire Diane Char- bonneau est allée la visiter dans l\u2019établissement de Londres, où elle prenait l\u2019affiche du 10 septembre 2016 au 26 février 2017.Dans l\u2019une des sections, elle a eu un choc : des livres et des disques qu\u2019elle possédait plus jeune, durant la période entre 1966 et 1970 couverte par l\u2019exposition, se trouvaient côte à côte.« À cette époque, je n\u2019avais même pas réfléchi au fait qu\u2019il y avait une continuité entre ce que j\u2019écoutais et ce que je lisais.Je l\u2019ai fait sur place.Ç\u2019a été une révélation », raconte-t-elle.En ce moment, Mme Charbon- neau s\u2019attelle à intégrer dans cette exposition, à l\u2019origine concentrée sur la Grande-Bre- tagne et les États-Unis, des éléments, objets, livres, œuvres d\u2019art et images d\u2019archives pour illustrer ce qui se produisait ici, durant la même période.«On pense souvent à la Révolution tranquille, mais les cinq dernières années de la décennie 1960 ont é t é un peu p lus brusques, plus effervescentes, ce qui était très similaire à ce qui se passait ailleurs», souligne la conservatrice des arts décoratifs modernes et contemporains au Musée des beaux-ar ts de Montréal (MBAM).Ici comme dans les pays anglo-saxons, les baby-boomers devenaient majeurs e t bouscula ient les conventions.La société, qui avait commencé à s\u2019échauffer dans la première moitié des années 1960, s\u2019est mise à bouillonner et à se révolter, dans ce qui apparaît avec le recul comme l\u2019apogée des trente glorieuses.Le titre de l\u2019exposition, qui sera présentée au MBAM du 17 juin au 9 octobre prochain, s\u2019inspire des paroles de la chanson Revolution des Beatles.John Lennon l\u2019avait composée dans une année 1968 par ticuliè- rement mouvementée, durant laquelle s\u2019est notamment déroulé mai 1968 en France, le Printemps de Prague en Tchécoslovaquie et l\u2019occupation par des étudiants de l\u2019Université Columbia, à New York.Comme les Québécois s\u2019ouvraient sur le monde, i ls s\u2019abreuvaient de la musique rock et du militantisme secouant au même moment le reste de la planète.Expérience immersive Ce n\u2019est pas la première fois que le MBAM consacre une exposition aux années 1960 entre ses murs.En 2009, Imagine.La ballade pour la paix de John et Yoko rappelait les 40 ans du bed- in à l\u2019hôtel Reine Elizabeth.En 2003, Village global : les années 1960, sur laquelle avait aussi travaillé Mme Charbonneau, explorait l\u2019art contemporain de cette décennie.Cet été, il s\u2019agira davantage d\u2019une plongée dans la culture populaire de cette période.Même si certaines toiles seront exposées, les projecteurs seront davantage braqués sur les affiches, moyens de communication par excellence de l\u2019époque pour transmettre un message politique ou annoncer un spectacle de musique.Des habits de scène portée lors de Woodstock en 1969 ou des instruments de musiciens vedettes seront présentés au public, mais aussi des lettres de simples étudiants s\u2019exprimant sur les manifestations se déroulant sur leur campus.« C\u2019est vrai qu\u2019on parle encore beaucoup des années 1960, mais c\u2019est une époque qui a marqué l\u2019imaginaire de plusieurs.Cette fois-ci, elle sera illustrée d\u2019une autre façon», souligne Mme Charbonneau.Elle précise que les deux commissaires de l\u2019exposition originale, Victoria Broackes et Geoffrey Marsh, ont pris soin de ne pas tomber dans la nostalgie, même si l\u2019exposition se veut une expérience immersive dans l\u2019esprit du temps qui régnait à cette époque.Casque d\u2019écoute vissé sur les oreilles, le visiteur entendra, selon ses déplacements, le bruit des hélicoptères sur volant le Vietnam ou les mélodies des Doors, de Janis Joplin, des Who et des Rolling Stones.Après une entrée en matière psychédélique, on promet la reconstitution d\u2019une rue londonienne au moment où la métropole britannique vibrait au rythme des «swinging sixties» et de la Beatlemanie avec ses boutiques de vêtements, librairies, salons de beauté, galeries d\u2019ar t et ateliers de photo.Même un disquaire permettra aux visiteurs d\u2019admirer des pochettes de disques vinyles.L\u2019équipe du MBAM promet également des projections au sol et au mur dans la section consacrée à la rue, ce théâtre de toutes les contestations, qu\u2019il s\u2019agisse des manifestations en opposition à la guerre du Vietnam ou de l\u2019opération McGill français à Montréal.L\u2019exposition abordera aussi les grands happenings mar- q u a n t s d e c e t t e é p o q u e , comme les expositions universelles de Montréal en 1967 et d\u2019Osaka en 1970, ainsi que les spectacles et festivals musicaux devenus mythiques, comme Woodstock en 1969 et l\u2019Osstidcho en 1968.En filigrane, le musée rappellera la course à la conquête de l\u2019espace, la guerre du Vietnam et le mouvement hippie de la côte ouest-américaine, qui ont coloré ces années et déteint sur la production culturelle.Il évoquera aussi la crise d\u2019Octobre et la réaction des artistes québécois à cet événement.«L\u2019exposition aborde plusieurs sujets pour montrer une cohésion dans cette époque charnière», explique Mme Charbon- neau.En parallèle, le MBAM organisera cet été la projection de films réalisés durant la même période, dont 2001 : A Space Odyssey, Easy Rider, Blow Up et Barbarella.Mme Charbonneau juge importantes ces cinq années dans l\u2019histoire, notamment en raison des questions sur la consommation, l\u2019environnement, le militantisme et l\u2019individualisme qui en ont émergé et qui n\u2019ont toujours pas été résolues.Une belle occasion de les revisiter ! Il y a 50 ans, alors que toute la planète convergeait à Montréal pour Expo 67, les Québécois s\u2019ouvraient au monde.Cet été, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) replacera l\u2019ef fer- vescence vécue ici durant la deuxième moitié des années 1960 dans l\u2019esprit turbulent qui embrasait l\u2019Occident à la même époque, avec une adaptation d\u2019une exposition immersive du Victoria and Albert Museum de Londres.SUCCESSION MARTIN SHARP/SODRAC Bob Dylan en couverture de la revue OZ, no 7, oct.-nov.1967, Martin Sharp «C\u2019est vrai qu\u2019on parle encore beaucoup des années 1960, mais c\u2019est une époque qui a marqué l\u2019imaginaire de plusieurs» L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 8 Fermé le lundi Expérience Belvédère TARIF SPÉCIAL 5 $ #vue360viewMTL margueritebourgeoys.com produits qui constituent un secteur névralgique de notre économie.L\u2019exposition La chose en soi La dernière exposition présentée cet été au musée portera sur l\u2019art contemporain.Appelée La chose en soi, elle se veut une suite de L\u2019état des choses, une exposition présentée en 2016 qui regroupait une vingtaine d\u2019œuvres de huit artistes canadiens extraites de la collection du musée.L\u2019exposition poursuivra la réflexion amorcée en 2016 sur la dialectique du sujet-objet en abordant cette fois l\u2019anthropomorphisme, le corps-objet et les modes de production de l\u2019objet.«C\u2019est une exposition collective qui met en valeur le travail de dix artistes en arts visuels, affirme Ève De Garie- Lamanque, conservatrice de l\u2019art contemporain au musée et commissaire de l\u2019exposition.Ces artistes proviennent de divers horizons, du Québec, de l\u2019Ontario et de l\u2019Europe et exercent leur art de façon très personnelle.Par exemple, Kristin Nelson, détentrice d\u2019une maîtrise en art à Concordia, tisse des objets manufacturés.Elle fait des essuie- mains tissés de manière artisanale, ce qui provoque un questionnement sur les objets jetables [que l\u2019on trouve en quantité dans notre société].Certains artistes sont renommés.Par exemple, l\u2019Allemand Axel Lieber est réputé en Europe.» L\u2019exposition fera appel à tous les sens du visiteur, selon Mme De Garie-Lamanque.« Il y aura des installations vidéo, des photos et de la musique.» Ainsi, malgré l\u2019appellation régionale du musée, l\u2019institution s\u2019ouvre clairement au monde par l\u2019entremise des œuvres d\u2019ar tistes de diverses provenances qui y sont présentées et le caractère universel de ses expositions.Un musée au service de la communauté Le Musée régional de Rimouski est aussi utilisé à l\u2019occasion comme lieu d\u2019exposition pour des étudiants de diverses disciplines d\u2019établissements d\u2019enseignement de la ville.Ainsi, le 4 mai dernier, les finissants du programme technologie de l\u2019architecture du cégep de Ri- mouski exposaient 17 de leurs réalisations.Le 18 mai, ce sera au tour des étudiants de 2e secondaire du programme d\u2019art de l\u2019école Lange- vin de présenter leurs œuvres.SUITE DE LA PAGE H 4 RIMOUSKI S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale S ur les rives de la rivière Saint-François, à Odanak, se trouve le Musée des Abéna- kis, la première institution mu- séale autochtone au Québec, fondée en 1965.Cet été, grâce à une nouvelle application numérique interactive et immersive appelée Mémoire d\u2019un peuple, le visiteur pourra enrichir ses connaissances sur la nation abénaquise.Il pourra aussi visiter trois expositions dont les thèmes sont liés aux nations autochtones.Tour d\u2019horizon.L\u2019application Mémoire d\u2019un peuple Lancée en juin prochain, l\u2019application Mémoire d\u2019un peuple permettra aux visiteurs de vivre une expérience muséale plus complète.«À l\u2019aide d\u2019une tablette fournie gratuitement par le musée, les gens pourront visualiser virtuellement des objets que nous possédons dans notre réserve, mais que nous ne pouvons pas exposer dans nos salles, faute d\u2019espace », dit Mathieu O\u2019Bomsawin, directeur du musée.À travers trois thèmes (mémoire de l\u2019eau, mémoire des objets et mémoire de la terre), l\u2019application permettra d\u2019en apprendre davantage sur les Abénaquis.Ainsi, au gré de la découverte du musée, le visiteur découvrira du contenu supplémentaire qui s\u2019affichera sur la tablette.Des entrevues avec trois membres de la communauté ont aussi été réalisées pour compléter l\u2019information dif fusée dans les expositions.Il sera aussi possible, en activant un genre de clé de voûte sur la tablette, d\u2019accéder virtuellement à des objets similaires (à ceux présentés dans l\u2019exposition) préservés dans la réserve muséale.Le visiteur pourra aussi sortir du musée, sur la terrasse, et sélectionner sur la tablette une ligne du temps.Ainsi, en pointant l\u2019appareil vers l\u2019horizon, il verra apparaître des moments marquants (créés en animation graphique) de la vie du village fortifié d\u2019Odanak au XVIIIe siècle.Aussi, sur le site du musée, on pourra visiter une exposition virtuelle qui relate l\u2019historique du fort Odanak, qui s\u2019y t r o u v a i t d e 1 7 0 4 à 1 7 5 4 .Construit aux abords de la rivière Saint-François, il s\u2019agit de la seule fortification commandée par le roi de France Louis XIV, aménagé par un contingent militaire français et abénaquis et habité ensuite par des autochtones.Ce site a fait l\u2019objet de fouilles archéologiques de 2010 à 2014, grâce à une contribution financière de Patrimoine canadien.« Dans une chasse au trésor archéologique, le visiteur sera appelé à parcourir le site à la recherche d\u2019une vingtaine d\u2019artefacts », dit M.O\u2019Bomsawin qui mentionne que les fouilles qui y ont été ef fectuées ont permis de recueillir 2000 artefacts, aujourd\u2019hui propriété du musée.En se déplaçant sur le site, le visiteur pourra repérer des points d\u2019intérêt à l\u2019aide de sa tablette.Lorsque l\u2019inter face indiquera une zone riche en artefacts, le visiteur pourra secouer son appareil tel un tamis et accédera ainsi à un objet retrouvé sur place.Il pourra aussi consulter du contenu supplémentaire sous forme d\u2019informations contextuelles, de photographies et de modélisation virtuelle de l\u2019objet.Un ouvrage sur le mode de vie abénaquis Les fouilles archéologiques effectuées de 2010 à 2014 ont aussi abouti à une autre réalisation.En début d\u2019été, le musée dévoilera une publication qui fera le point sur ce que les recherches archéologiques, à Odanak et le long de la rivière Saint-François, ont permis de révéler.On pourra ainsi en apprendre davantage sur l\u2019histoire, l\u2019occupation du territoire et le mode de vie ancestral des Abénaquis.L\u2019ouvrage mettra aussi en valeur les ar tefacts les plus importants mis au jour lors des fouilles.Des expositions variées Situé dans l\u2019ancienne école catholique d\u2019Odanak, le musée présentera cet été trois expositions temporaires.La première est appelée Enfants de la terre.« Le chanteur-rappeur algonquin Samian y présente une trentaine de photos qu\u2019il a prises lors de ses multiples voyages», dit M.O\u2019Bomsawin.Une autre exposition appelée Offrandes consiste en une installation multimédia qui propose une réflexion sur le sens et la valeur des offrandes.Elle explore la complexité et la diversité des dif férentes pratiques liées au geste d\u2019of frir.Elle est constituée d\u2019œuvres issues de l\u2019ar t contemporain réalisées par des artistes autochtones et non autochtones.La dernière exposition s\u2019intitule Territoires partagés.«Elle of fre une incursion dans un univers où la vision du monde autochtone et l\u2019oralité jouent un rôle de premier plan.Des autochtones de diverses nations y présenteront leurs œuvres », dit M.O\u2019Bomsawin, qui rappelle que la mission du musée est de présenter l\u2019art autochtone sous toutes ces formes.Ces trois expositions seront présentées au musée du 15 juin à la mi-septembre.Des expositions printanières Jusqu\u2019au 21 mai, le musée présente aussi deux expositions printanières.Il s\u2019agit de l\u2019exposition Miroir d\u2019un peuple, qui révèle l\u2019œuvre et l\u2019héritage de Zacharie Vincent, premier autochtone de la nation wendat à avoir exploré l\u2019ar t contemporain avec le médium de la peinture.L\u2019autre exposition s\u2019intitule Reprendre le portage, par Sarah Cleary, une artiste originaire de la communauté innue de Mashteuiatsh.L\u2019exposition comprend des œuvres et des installations de l\u2019artiste.Enfin, autre aspect intéressant pour les amants de la nature, il sera possible de découvrir la faune et la flore d\u2019Oda- nak en parcourant le sentier pédestre Tolba (tortue), d\u2019une longueur de 1,2 km, aménagé le long de la rivière Saint- François.On y trouvera des panneaux d\u2019interprétation portant sur les plantes médicinales et des espèces animales comme les tor tues, les reptiles et les oiseaux.MUSÉE DES ABÉNAKIS Un voyage dans le temps et dans le présent 241, rue Dufferin, centre-ville, Sherbrooke | T.819 821-2115 | MBAS.QC.CA Cecil Beaton, Aldous Huxley, 1966, épreuve argentique, coll.MBAS, don de Luc LaRochelle.DIALOGUES LA COLLECTION DE PHOTOGRAPHIES DE LUC LAROCHELLE / du 3 juin au 9 octobre 2017 AUSSI } Luminosité et opacité : les sculptures de David James DU 10 JUIN AU 15 OCTOBRE 2017 PHOTOS FRANÇOIS PILON Vue de l\u2019exposition permanente au Musée des Abénakis Atelier de création artisanale au Musée des Abénakis Sur le site du musée, on pourra visiter une exposition virtuelle qui relate l\u2019historique du fort Odanak, qui s\u2019y trouvait de 1704 à 1754 L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 9 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE Un été sous le signe de l\u2019accessibilité et de la variété É M I L I E C O R R I V E A U Collaboration spéciale C élébrant cette année son 35e anniversaire, le MBAS est aujourd\u2019hui le principal intervenant des Cantons-de-l\u2019Est en matière de conservation et de diffusion des arts visuels.Il a pour mission de promouvoir les beaux-arts et de mettre en lumière leur universalité, mais aussi leur caractère régional.À ce titre, il s\u2019intéresse autant aux œuvres réalisées par des artistes estriens qu\u2019à celles inspirées par la région ou collectionnées par ses résidants.«On a un champ très large, précise Cécile Gé- linas, directrice du MBAS.D\u2019abord, il y a beaucoup d\u2019artistes qui viennent des Cantons-de-l\u2019Est, mais ce qui nous donne beaucoup de liberté, ce sont les collectionneurs de la région.Évidemment, ils ne collectionnent pas automatiquement les oeuvres des ar tistes d\u2019ici, ce qui crée une grande ouverture à la présentation d\u2019artistes majeurs ou d\u2019artistes de la relève.» Au gré des saisons Comptant trois salles se déployant sur autant d\u2019étages, le MBAS propose une dizaine d\u2019expositions par année.Bien que de septembre à juin, sa clientèle se compose à environ 60 % de visiteurs locaux et régionaux, l\u2019été, ce sont en majorité des touristes qui fréquentent l\u2019établissement.Sensible à cette réalité, l\u2019équipe du MBAS orchestre sa programmation en conséquence.«En période estivale, on essaie toujours d\u2019avoir soit un très grand nom, soit un artiste de la région pour faire découvrir les Cantons-de-l\u2019Est aux gens de l\u2019extérieur», indique Mme Gélinas.C\u2019est ce qui explique que le Musée ait choisi de programmer cet été l\u2019artiste renommé David James, ainsi que l\u2019impressionnante collection photographique de Luc LaRochelle.«C\u2019est une programmation à la fois accessible, diversifiée et stimulante, relève Catherine Duper- ron, conservatrice intérimaire du MBAS.Si on tient compte de notre exposition permanente, sur les trois étages, on aura de l\u2019art décoratif, de la photographie et à peu près tout ce qui peut se faire dans le domaine des arts visuels du XIXe siècle à nos jours.C\u2019est un mélange parfait pour la saison estivale.» Les sculptures de David James Comptant un peu plus d\u2019une trentaine d\u2019œu- vres, l\u2019exposition Luminosité et opacité : les sculptures de David James sera présentée du 3 juin au 9 octobre 2017.Elle mettra en lumière le travail des 20 dernières années du sculpteur qui habite aujourd\u2019hui Sutton, mais dont la réputation est loin de se cantonner à la région.« Il est connu au Canada, en Europe et aux États-Unis, souligne Mme Duperron.Ce qu\u2019il fait est exceptionnel.Il réalise notamment des œuvres en verre moulé.Moins de 10 % des artistes qui travaillent le verre utilisent cette technique.Habituellement, c\u2019est du verre soufflé.» « Il utilise du verre avec du plomb parce que c\u2019est plus facile à travailler, à sabler, poursuit-elle.C\u2019est plus lumineux, ça reflète mieux, mais ça augmente le poids de l\u2019œuvre ! Il place dif férents lingots de verre dans son moule et ça crée des espèces de filtres à l\u2019intérieur des pièces ; on appelle ça le voile interne.Ce que ça donne comme résultat, ce sont des œuvres qui sont à la fois très lumineuses et très denses.» Ses pièces à la fois translucides, épurées et pleines de vivacité seront présentées en toute simplicité.De petite et moyenne dimensions, elles seront exposées sur un mobilier neutre.«Comme ce sont des œuvres qui ont beaucoup de caractère, on va travailler la muséographie pour faire ressor tir les couleurs et la transparence», note la conservatrice.L\u2019exposition présentera également trois sculptures monumentales de l\u2019artiste qui explorent la dualité entre densité et légèreté.« Dans les dernières années, l\u2019artiste a étendu sa pratique au granit, explique Mme Duperron.Il a commencé par reprendre certaines formes qu\u2019il avait faites en verre.Maintenant, il fait des œuvres avec du granit et de l\u2019acier inoxydable poli.L\u2019ef fet miroir ainsi créé est assez impressionnant.Ça reflète tout l\u2019environnement autour.On parle d\u2019œuvres qui peuvent mesurer jusqu\u2019à six pieds.» Deux d\u2019entre elles seront exhibées à l\u2019intérieur et une sera installée à l\u2019extérieur du musée.La collection de Luc LaRochelle Regroupant une soixantaine d\u2019œuvres d\u2019une quarantaine d\u2019artistes dif férents, l\u2019exposition Dialogues.La collection de photographies de Luc LaRochelle sera tenue au MBAS du 10 juin au 15 octobre 2017.Elle présentera quelques-unes des plus intéressantes pièces de la vaste série que Luc LaRochelle a amassée au fil des ans.« Cet homme, originaire de Sherbrooke, a collectionné beaucoup de choses dans sa vie, mais a toujours eu la photo comme dada », signale la conservatrice du MBAS.L\u2019exposition présentera surtout des photographies en noir et blanc, mais quelques œuvres en couleur seront aussi proposées.«On va explorer trois thèmes à travers le temps: le por trait, le paysage et la théâtralité.Dans chaque thème, il y aura des images qui datent du XIXe siècle jusqu\u2019à nos jours.L\u2019objectif, c\u2019est de montrer à travers le temps les diverses façons de faire et les différentes visions des artistes.Ça sera simple et accessible à tous.On veut que les photographies parlent d\u2019elles-mêmes.Il y aura du texte pour situer, mais ça ne sera pas très didactique», révèle Mme Duperron.Plusieurs clichés de photographes renommés feront partie de l\u2019exposition.On y trouvera notamment des œuvres de Cecil Beaton, Lee Friedlander, Carolee Schneemann, Jason et Carlos Sanchez, Jocelyne Alloucherie et Geneviève Cadieux.Particularités estivales Dès le 24 juin, et ce, jusqu\u2019au 4 septembre, le MBAS adoptera son horaire estival et prolongera ses heures d\u2019ouverture.Ainsi, il ouvrira ses portes tous les jours, de 10 h à 17 h.Fait intéressant, les visites commentées et les ateliers de création y seront gratuits tout l\u2019été.Les intéressés n\u2019auront qu\u2019à en faire la demande à l\u2019accueil lors de leur arrivée.C L A U D E L A F L E U R Collaboration spéciale L e Musée de la civilisation de Québec présente cet été trois expositions qui ont tout pour nous intéresser et nous ravir, quels que soient notre âge et nos intérêts.La première exposition, intitulée Cerveau à la folie, nous permettra de voir ce qui se passe dans de véritables cerveaux de personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer, de la maladie de Parkinson, d\u2019autisme, de bipolarité et de dépression.La deuxième exposition, Hergé à Québec, nous fera découvrir le créateur de Tintin, un homme aux multiples centres d\u2019intérêt.Enfin, on présentera aussi les magnifiques sculptures de navires en ivoire réalisées par Edmond Lecouvie.À ceux qui s\u2019étonneraient d\u2019un ensemble aussi hétéroclite d\u2019expositions, Stéphan La Roche, directeur général du Musée de la civilisation, répond : «Notre musée est un musée de société.On s\u2019intéresse à tout ce qui touche l\u2019être humain, et nous plongeons donc les visiteurs dans dif férents aspects de la civilisation.» Pour lui, le Musée de la civilisation est « la maison du monde », c\u2019est-à-dire un lieu agréable et accueillant, où l\u2019on a plaisir à revenir souvent.C\u2019est aussi un lieu populaire, accessible et qui s\u2019intéresse à tout ce qui fait notre monde.« Nous sommes un musée ou- ver t sur le monde.On s\u2019intéresse à tout ce qui concerne la planète», résume-t-il.À la direction du musée depuis un an et demi, M.La Roche est enchanté par la diversité des sujets traités, «des nanotechnologies au cerveau, en passant par les autochtones, la bande dessinée et les chiens et chats».Au cœur de véritables cerveaux Présentée du 17 mai au 11 mars 2018, l\u2019exposition Cerveau à la folie est une occasion unique de comprendre le fonctionnement du cerveau, l\u2019évolution de la recherche sur cet organe mystérieux, ainsi que les dysfonctions cérébrales.Ainsi, l\u2019exposition nous fera voir l\u2019ensemble des recherches sur le cer veau réalisées au cours des siècles écoulés, indique Stéphan La Roche.On montre la gamme des instruments qui ont servi à l\u2019étude du cerveau, à commencer par des outils de trépanation et des instruments utilisés pour pratiquer des lobotomies, jusqu\u2019aux plus récents appareils médicaux qui servent au diagnostic et au traitement des maladies du cerveau.Cerveau à la folie démystifie également les troubles neurologiques en présentant une collection de cer veaux pour comparer un organe sain à celui de personnes qui ont souffert de la maladie d\u2019Alzheimer, de la maladie de Parkinson, d\u2019autisme, de bipolarité ou de dépression.« Vous allez pouvoir observer les dif férences et l\u2019atrophie qu\u2019il y a dans certaines parties du cerveau chez les personnes atteintes », explique M.La Roche.On nous présente aussi des crânes d\u2019animaux et une série de cerveaux de mammifères.«C\u2019est une exposition à la fois fascinante et très belle visuellement, poursuit M.La Roche, puisqu\u2019en entrant dans la salle d\u2019exposition, vous aurez l\u2019impression d\u2019être dans un cerveau.Votre parcours se fera par la suite à travers des synapses.» Cette exposition est une création maison du Musée de la civilisation.«Lorsque je suis arrivé en poste, il y a un an et demi, on songeait déjà à un projet d\u2019exposition sur le fonctionnement du cerveau, explique le directeur général du musée.Mais je me suis dit que ce thème est si riche et si large qu\u2019il fallait le développer bien davantage.» C\u2019est ainsi qu\u2019en collaboration avec le Musée Armand- Frappier et le Centre de recherche de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Québec, le Musée de la civilisation a développé Cerveau à la folie sous la super vision d\u2019un comité scientifique de haut calibre.« On a vraiment été bien nourri par tous ces experts », relate avec satisfaction l\u2019organisateur en chef.M.La Roche espère à présent que son exposition voyagera un jour à travers le monde.Le monde merveilleux d\u2019Hergé Du 21 juin au 22 octobre 2017, le Musée de la civilisation présente Hergé à Québec, qui nous fait découvrir la vie, l\u2019œuvre et la curiosité de Georges Remi, alias Hergé, le créateur de Tintin.«Hergé s\u2019est intéressé à beaucoup de choses et a fait beaucoup plus que Tintin, rappelle Stéphan La Roche.Nous vous présentons donc ce personnage fascinant dans le cadre d\u2019un parcours rétro-chronologique.» L\u2019exposition s\u2019amorce avec le décès de M.Remi, en 1983, et se déroule jusqu\u2019à sa naissance en 1907.On découvrira alors les différents aspects de la vie de ce créateur de génie, dont son amour pour l\u2019art contemporain et sa carrière de graphiste et de publiciste.Si Hergé est reconnu comme le père de Tintin et Milou, on découvrira qu\u2019il est aussi celui de Quick et Flupke, de Jo et Zette, etc.«Si Tintin est bien sûr mis à l\u2019honneur, tous ces aspects sont également traités dans l\u2019exposition», relate M.La Roche.Un autre élément séduisant chez Hergé, poursuit-il, est le fait qu\u2019il s\u2019est beaucoup intéressé à l\u2019art contemporain.Les visiteurs auront donc la chance d\u2019admirer des tableaux d\u2019Andy Warhol, de Roy Lichtenstein, de Lucio Fontana et de Serge Polia- kof f.« On n\u2019a pas souvent la chance de voir ce type de tableaux au Québec, rappor te M.La Roche.C\u2019es t même quelque chose d\u2019unique.» On découvrira également des tableaux peints par Hergé lui- même, «une autre facette méconnue de George Remi», dit-il.De magnifiques petits chefs-d\u2019œuvre Enfin, du 6 juin au 22 octobre 2017, le Musée de la civilisation présente 42 sculptures de navires en ivoire, taillées dans des défenses de narval et de morse, constituant la collection Lecouvie-Déry.« Il s\u2019agit d\u2019œuvres de petites dimensions, mais grandioses dans le raffinement d\u2019exécution et des détails », souligne Sté- phan La Roche.Ces miniatures ont été réalisées dans les années 1930 et 1940 par Edmond Lecouvie, un policier, explique M.La Roche.Ces magnifiques navires appar tenant à Gordon Déry, on parle désormais de la collection Lecouvie-Déry.«Ces 42 maquettes, toutes différentes et de différentes grandeurs, sont d\u2019une beauté, d\u2019une splendeur remarquable», commente-t-il.Stéphan La Roche se dit convaincu que toute personne qui s\u2019intéresse au monde maritime et à la voile sera charmée par l\u2019exposition.« Ce sont de véritables petits chefs-d\u2019œuvre», affirme-t-il.MUSÉE DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC Le cerveau et Hergé comme vous ne les avez jamais vus DAVID JAMES Détail de l\u2019œuvre Jules Verne, alias nébuleuse (2005), David James MUSÉE DE LA CIVILISATION DE QUÉBEC Cerveau tricoté (2017), collectif Colifichet Le Musée des beaux-ar ts de Sherbrooke (MBAS) profitera de la saison chaude pour présenter deux nouvelles expositions.La première mettra en lumière les sculptures de l\u2019artiste David James, alors que la seconde exhibera un large pan de la collection de photographies de Luc LaRochelle. L\u2019ÉTÉ DES MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 3 E T D I M A N C H E 1 4 M A I 2 0 1 7 H 10 E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale D es cris de joie jaillissent.Dominique Savard, spécialiste du développement créatif au Musée canadien de l\u2019histoire, s\u2019excuse d\u2019interrompre ses explications, alors que sa voix est enterrée par cette exclamation soudaine.Des jeunes célèbrent, dans un coin de l\u2019exposition, un but marqué sur une planche de hockey sur table.Puis avec un sourire, Mme Savard ajoute : « C\u2019est l\u2019effet qu\u2019on voulait ! » Lancée le 10 mars dernier dans l\u2019établissement de Gati- neau, l \u2019exposi t ion Hockey cherche justement à témoigner de cette passion pour le sport national.Le centenaire d e l a L i g u e n a t i o n a l e d e hockey (LNH) était tout désigné.Néanmoins, l\u2019exposition ne se limite pas aux exploits des joueurs professionnels.Elle plonge plutôt, jusqu\u2019au 9 octobre prochain, dans cette culture du hockey qui règne dans notre société d\u2019un océan à l\u2019autre et qui la rythme.Aux côtés des vedettes de la LNH, les salles célèbrent les athlètes du hockey féminin, du hockey sur luge et du hockey amateur.L\u2019exposition reste avare d\u2019informations écrites ou de statistiques.Elle mise plutôt sur le lien émotionnel entretenu avec ce jeu depuis plus d\u2019un siècle.«Pour nous, un grand défi était de s\u2019adresser aux amateurs de hockey et aux familles, d\u2019avoir autant de respect pour l\u2019amateur de 8 ans que pour celui de 60 ans», raconte Dominique Savard.Le parcours retourne tout de même aux origines.Dès l\u2019entrée, le plus ancien bâton de « hockey » retrouvé à ce jour au Canada, acquis par le musée en 2014, se tient debout.Il date des années 1830, bien avant que le sport soit organisé, réglementé et même baptisé hockey.Les médailles et les coupes témoignent du passage de variantes plus ou moins formelles vers les premiers tournois d\u2019un jeu désormais encadré une cinquantaine d\u2019années plus tard.Devant les chandails de laine des joueurs de la première moitié du XXe siècle, on constate la popularité grandissante du sport avec la multiplication de ligues au pays.Certaines, comme en témoignent des photos d\u2019archives, étaient formées par les communautés autochtones, noires et asiatiques, probablement en raison de l\u2019exclusion dont leurs membres étaient victimes dans les autres circuits.Puis l\u2019ascension de la LNH s\u2019accompagne du vedettariat, illustrée par le macaron en hommage à Howie Morenz après son décès prématuré en 1937, ainsi que l\u2019uniforme de Maurice Richard au match des étoiles de 1949.Comme dans un amphithéâtre L\u2019exposition prend ensuite les allures d\u2019une entrée dans un amphithéâtre.Un décor moderne suggère les formes d\u2019un vestiaire pour montrer l\u2019évolution de l\u2019équipement et les joueurs derrière ces changements.Les masques de gardien de Jacques Plante trouvent ici une place de choix derrière une vitrine, mais le visiteur peut manipuler d\u2019autres bâtons, casques ou jambières d\u2019antan.Au bout du couloir se trouve le plat de résistance : une grande salle avec, en son cœur, une fausse patinoire sur laquelle on souligne les plus grands exploits de l\u2019équipe canadienne lors de championnats internationaux.On y trouve notamment les chandails de Ma- non Rhéaume aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, de Sidney Crosby à ceux de Vancouver en 2010, mais surtout de Paul Henderson, lorsque celui-ci a accompli le but victorieux contre l\u2019URSS lors de la Série du siècle de 1972.Au plafond, un tableau d\u2019affichage diffuse des extraits de matchs désormais historiques.Autour de la bande, l\u2019exposition fait la part belle aux personnalités marquantes à l\u2019extérieur de la patinoire, comme les entraîneurs, soigneurs, arbitres, journalistes, descripteurs, propriétaires d\u2019équipes et partisans.La section consacrée au business du hockey dévoile notamment un contrat de Maurice Richard d\u2019une valeur de 12 000 $ pour la saison 1956-1957, ainsi qu\u2019un autre de T im Hor ton, des Maple Leafs de Toronto, qui détaille les primes auxquelles ce dernier avait droit s\u2019il menait son équipe au premier rang du classement ou à la conquête de la Coupe Stanley.Dans l\u2019espace sur les médias, il est possible d\u2019écouter des descriptions émises par René Lecavalier ou par son équivalent anglophone, Foster Hewitt, mais aussi de commenter soi-même des matchs, un peu à la manière d\u2019un karaoké.À travers l\u2019ensemble, on constate comment la culture populaire a vêtu les couleurs du hockey.Les livres de recettes publiés par des équipes professionnelles ou les disques vinyles sur lesquels les joueurs donnent leurs conseils techniques en font la preuve, tandis que la quantité imposante de films, romans, bandes dessinées et chansons qui s\u2019inspirent de ce sport nous rappelle son omniprésence.C\u2019est sans compter le milieu des arts visuels, qui s\u2019en est aussi emparé, comme le montre le portrait de Wayne Gretzky brossé par Andy Warhol.Mais en fin de parcours, on constate qu\u2019un jeu de hockey sur table suffit pour éveiller et garder en vie la passion pour ce sport.LE MUSÉE CANADIEN DE L\u2019HISTOIRE Comment le pays s\u2019est entiché du hockey LA PHOTOGRAPHIE AU CANADA 1960\u20132000 Institut canadien de la photographie Musée des beaux-arts du Canada J i n - m e Y o o n , S o u v e n i r s d u m o i ( L a c L o u i s e ) , 1 9 9 1 .C o l l e c t i o n M C P C .M B A C , O t t a w a .P h o t o : M B A C beaux-arts.ca 7 AVRIL\u201317 SEPTEMBRE 2017 PARTENAIRE FONDATEUR DE L\u2019INSTITUT CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE L\u2019exposition permanente revue et corrigée En marge des festivités entourant le 150e anniversaire du Canada, le Musée canadien de l\u2019histoire lancera sa nouvelle exposition permanente consacrée à l\u2019histoire du pays, le 1er juillet prochain.L\u2019ancienne se déployait sur 4000 mètres carrés à travers des reproductions de bâtiments d\u2019époque.L\u2019établissement a décidé de remiser ces décors pour désormais réserver la même superficie à environ 1500 artefacts réellement issus du passé.«L\u2019authenticité est la raison d\u2019être des musées, explique Chantal Amyot, directrice de la salle de l\u2019Histoire canadienne.On a des collections, des témoins de notre histoire.C\u2019est ce qui nous rend uniques.» Tout ce réaménagement permettra d\u2019intégrer l\u2019histoire autochtone, jusque-là exclue de ce parcours, qui s\u2019échelonnait auparavant de l\u2019arrivée des Vikings au Canada moderne.Le Musée s\u2019est donné par la même occasion la mission de traiter des aspects douloureux et sombres du passé, en plus de refléter différents points de vue.«On a beaucoup travaillé sur les perspectives multiples, précise Mme Amyot.Un événement peut être la gloire pour quelqu\u2019un et un échec pour un autre.On veut que les gens comprennent que c\u2019est complexe.» ETIENNE PLAMONDON EMOND Vue du chandail des Flyers de l\u2019Aviation royale canadienne (gauche), qui ont représenté le Canada lors des Jeux olympiques de Saint-Moritz, en Suisse, en 1948, et de l\u2019équipement complet d\u2019Hilda Ramscombe (droite), joueuse de l\u2019équipe féminine de hockey de Preston dans les années 1930."]
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