Le devoir, 31 mai 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 2 0 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Une icône du pouvoir entre au MBAM.Une esquisse raf?- née du portrait de Louis XIV acquise un an après sa découverte.Page B 10 Avis légaux.A 6 Décès.B 8 Météo.A 6 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 8 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m La vérité, c\u2019est que Le Devoir a besoin de vous.« C\u2019est un point d\u2019ancrage quand je cherche à comprendre.Il faut absolument protéger le travail qui se fait au Devoir.» CHRISTINE BEAULIEU jesoutiens .com C A R O L I N E M O N T P E T I T D epuis deux ans, tout le milieu cinématographique demande que le film Pour la suite du monde, de Pierre Per- rault, Marcel Carrière et Michel Brault, tourné en 1962 à l\u2019île aux Coudres, soit reconnu comme « événement historique ».Considéré comme un chef-d\u2019œuvre, ce film rappelle l\u2019importance du documentaire dans la tradition cinématographique québécoise, une tradition qui bat de l\u2019aile aujourd\u2019hui faute d\u2019être mieux soutenue, soutient l\u2019Observatoire du documentaire.Le film Pour la suite du monde, «c\u2019est le début d\u2019un genre qu\u2019on a créé, qui est une spécificité québécoise, qui caractérise la culture cinématographique québécoise.Moi, je dis que c\u2019est à la fondation de notre cinéma national, incluant la fiction.Beaucoup de cinéastes documentaires sont aussi devenus des cinéastes de fiction », disait mardi le réalisateur Hugo Latulippe, qui préside l\u2019Observatoire.Pour la suite du documentaire Le genre à l\u2019origine d\u2019un cinéma proprement québécois est dans un état critique OFFICE NATIONAL DU FILM Pour la suite du monde, de Pierre Perrault, Marcel Carrière et Michel Brault FEMMES AUTOCHTONES LA COMMISSION FÉDÉRALE SE MET EN BRANLE JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Première à témoigner à l\u2019enquête fédérale sur les femmes autochtones, Frances Neumann essuie ses larmes après avoir raconté aux commissaires la ?n tragique de sa belle-sœur dont elle n\u2019a appris la mort que des années plus tard.La première audience publique avait lieu mardi, à Whitehorse, au Yukon.Page A 2 Dysfonctionnel, le syndicat des cols bleus de Montréal est mis sous tutelle Page A 4 J E S S I C A N A D E A U C A T H E R I N E D R A P E A U L e nombre de femmes qui commettent des agressions sexuelles est grandement sous-évalué, révèle une nouvelle étude de la chercheuse Franca Cortoni de l\u2019Université de Montréal.En effet, elles seraient six fois plus nombreuses que ce que disent les statistiques officielles.« Dans les données of ficielles, on constate qu\u2019environ 2% des crimes sexuels rapportés à la police sont commis par des femmes.Mais quand on demande aux victimes le sexe de leur agresseur, on est à 12%», résume la chercheuse, qui présente mercredi le résultat de ses travaux dans le cadre du congrès international francophone sur l\u2019agression sexuelle.« On a également fait des calculs basés sur le sexe de la victime.Ainsi, 40% des victimes masculines disaient que leur agresseur était une femme, alors que 4 % des victimes féminines di- La délinquance sexuelle féminine serait sous-estimée Cette criminalité négligée reflète bien les stéréotypes de son époque, dit une chercheuse I S A B E L L E P O R T E R S A R A C H A M P A G N E L es professeurs qu\u2019on force à hausser les notes de leurs élèves peuvent s\u2019en plaindre auprès de leur commission scolaire, selon le ministre de l\u2019Éducation Sébastien Proulx, qui vient de donner une directive à ce sujet.«Si vous avez l\u2019occasion de faire la démonstration que la loi n\u2019est pas respectée, vous avez la possibilité de le rapporter à la commission scolaire », a déclaré le ministre mardi après-midi.«On va faire en sorte que les gens qui doivent appliquer la loi le fassent.[\u2026] Je ne veux pas que des organisations utilisent l\u2019évaluation pour tenter d\u2019améliorer leur bilan comme institution.» M.Proulx est sous pression depuis qu\u2019un sondage de la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) a révélé que près de la moitié des professeurs avaient vu des notes d\u2019élèves augmentées par la direction de l\u2019école pour qu\u2019ils puissent avoir la note de passage.Après avoir fait des vérifications, le ministre en a conclu que le problème était assez important pour imposer « une directive » rappelant le réseau à ses obligations.Sans quantifier le phénomène, M.Proulx a dit que le gonflement des notes n\u2019était pas une pratique « généralisée » et qu\u2019il n\u2019avait pas eu vent d\u2019autres cas que ceux recensés dans les médias ces dernières semaines.Il se dit par ailleurs convaincu que la directive permettra de régler le problème sans qu\u2019il ait à imposer des sanctions.ÉDUCATION Québec veut faire cesser les notes gonflées Le ministre de l\u2019Éducation invite les professeurs à dénoncer les situations irrégulières VOIR PAGE A 10 : NOTES VOIR PAGE A 10 : DÉLINQUANCE VOIR PAGE A 10 : DOCUMENTAIRE L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 L A U R A K A N E à Whitehorse F rances Neumann cherchait désespérément sa belle- sœur portée disparue dans le « quar tier chaud » de Downtown Eastside, à Vancouver, lorsqu\u2019elle a finalement appris, dans les journaux, qu\u2019elle était morte depuis des années.Mme Neumann, première intervenante aux audiences publiques de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, mardi à Whitehorse, au Yukon, a imploré les commissaires de ne pas permettre que sa belle-sœur Mar y Smith John soit morte en vain.La jeune femme avait quitté le Yukon à la suite de la mort de son petit garçon ; elle a été retrouvée sans vie, mor te d\u2019une surdose d\u2019alcool, en 1982.Selon Frances Neumann, Mary Smith John fréquentait alors Gilbert Paul Jordan, surnommé le « Boozing Barber », soupçonné d\u2019avoir saoulé à mort plusieurs femmes.En larmes, Mme Neumann a rappelé mardi que ces femmes étaient vulnérables, perdues, mais que chacune avait pourtant une famille qui les aimait.Or, la société les a laissées tomber parce qu\u2019elles étaient faibles, a-t-elle déploré.Gilbert Paul Jordan, mort en 2006, a été reconnu coupable d\u2019homicide en 1988 relativement à la mort d\u2019une alloch- tone.Mais il avait été lié auparavant à la mor t de plusieurs femmes des Premières Nations, selon un reportage du Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN), dont un extrait a été diffusé à l\u2019audience de la commission mardi.Mary Smith John, elle, a été enterrée dans une tombe anonyme à Vancouver bien avant que ses proches n\u2019apprennent son décès.Frances Neumann a utilisé des photos de famille pour permettre à la police d\u2019identifier sa belle-sœur comme étant cette femme dont les journaux avaient parlé à l\u2019époque.Mm e Neumann a dit aux commissaires qu\u2019elle ne pouvait demander justice pour sa belle-sœur : elle souhaite seulement que ses filles et ses petites-filles puissent marcher dans la rue sans crainte.« Je vous en prie : faites quelque chose.Ne balayez pas sous le tapis », a-t-elle imploré.Un processus nécessaire La commissaire en chef de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones dispar ues et assassinées, Marion Buller, avait d\u2019entrée de jeu demandé mardi à tous les Canadiens de s\u2019ouvrir à la vérité cr ue de cette violence subie pendant des générations.À l\u2019ouverture des audiences publiques, Mme Buller a soutenu que ce processus constitue une étape douloureuse mais essentielle dans l\u2019histoire du pays.Les audiences à Whitehorse, tenues sous un chapiteau, devraient voir défiler jusqu\u2019à jeudi une quarantaine de survivantes et de membres de familles de victimes.Les familles peuvent témoigner en personne ou en privé, et les participants peuvent parler aussi longtemps qu\u2019ils le souhaitent.Les murs intérieurs du chapiteau ont été tapissés de couver tures colorées créées par des bénévoles ; l\u2019assemblée est disposée en cercle, pour créer une atmosphère plus accueillante.Mme Buller a estimé qu\u2019au milieu de ces témoignages troublants il sera aussi question de courage et de résilience, de rédemption, de réconciliation, de croissance personnelle et d\u2019innovation.Elle estime que ces audiences sont essentielles pour que le Canada puisse prendre toute la mesure de la violence systémique dont sont victimes les femmes et les filles autochtones.Les audiences s\u2019étaient amorcées lundi par une cérémonie du feu sacré à l\u2019aube, suivie d\u2019un repas traditionnel en soirée.Les autres séances au sein des communautés autochtones ont été reportées à l\u2019automne, mais Mme Buller souligne que celles de Whitehorse s\u2019amorcent dès maintenant en raison de la volonté des par ticipants d\u2019aller de l\u2019avant.La Presse canadienne ENQUÊTE SUR LES FEMMES AUTOCHTONES Audiences émotives à Whitehorse Les familles des disparues témoignent de leur perte survenue dans l\u2019indifférence de la société JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Frances Neumann montre des photos de sa belle-soeur disparue en 1982, Mary Smith John, à la première audience de l\u2019enquête nationale tenue mardi à Whitehorse.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec M anon Massé refuse de rappeler à l\u2019ordre les participants du dernier congrès de Québec solidaire qui ont accablé de reproches le Parti québécois, l\u2019accusant notamment d\u2019avoir sombré dans la xénophobie et le racisme.« Je ne suis pas pour [leur] dire : \u201cTu as tort\u201d », a déclaré la porte-parole de QS lors d\u2019un point de presse à l\u2019Assemblée nationale mardi.Cela dit, «pour [elle], le Parti québécois n\u2019est pas raciste ».«C\u2019est clair.» «Il y a des gens qui ont la peau noire, il y a des gens qui portent un hijab qui sont et qui ont été discriminés, et ils et elles associent ça à, disons, l\u2019atmosphère qu\u2019a laissée planer au Québec la charte des valeurs [qui était] discriminatoire pour eux.Alors, ce que je vous dis c\u2019est que, pour moi, que quelqu\u2019un qui vit une situation nomme les choses telles qu\u2019il les vit, je peux comprendre», a affirmé Mme Massé.Plusieurs personnes avaient pris la parole durant le dernier congrès de QS afin de dissuader leurs camarades d\u2019entamer des discussions d\u2019alliances stratégiques avec le PQ.La membre du comité antiraciste Dalila Awada était du nombre.«Pour les communautés raci- sées au Québec, l\u2019ennemi est double.Il s\u2019incarne à la fois dans le néolibéralisme et dans le racisme.Le Parti québécois, au- jourd\u2019hui, porte en lui ces deux bêtes», avait-elle déclaré devant un parterre de quelques centaines de délégués de QS rassemblés dans un auditorium de l\u2019UQAM le dimanche 21 mai dernier.« Il n\u2019y a personne qui est venu au micro pour dire : il faut mettre à mort le PQ», a fait remarquer Mme Massé, soulignant du même souffle que QS ne tolère d\u2019aucune façon des «propos haineux».«Insulte» à tous les Québécois L\u2019exécutif du PQ s\u2019indigne que des «propos [\u2026] inadmissibles [tenus lors du congrès de QS] n\u2019aient pas fait l\u2019objet de rappels à l\u2019ordre de la part des modérateurs».Dans une lettre, le président du par ti, Raymond Archam- bault, a sommé lundi le comité de coordination de QS de « se dissocie[r] fermement et publiquement de ces accusations mensongères».« Tous ceux qui au Québec pensent qu\u2019il faut faire des pas en avant pour la laïcité, baliser les accommodements religieux, interdire les signes religieux pour cer taines catégories de personnel, tous ces gens-là, selon Québec solidaire, sont xénophobes et racistes.Alors, c\u2019est une insulte qui a été ressentie par les 90 000 membres du Par ti québécois et par l\u2019immense majorité des Québécois qui sont d\u2019accord avec les mesures qu\u2019on propose», a affirmé le chef péquiste, Jean-François Lisée, dans une mêlée de presse mardi.La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, a de son côté appelé au ralliement les forces indépendantistes.« C\u2019est avec le rassemblement qu\u2019on va pouvoir avancer.Et il va falloir que les gens puissent apprendre à exprimer leurs opinions sans tomber dans des insultes », a-t-elle déclaré, qualifiant au passage d\u2019« insensées » les « insultes » lancées par des délégués solidaires au PQ.Le Devoir INSULTES «Le Parti québécois n\u2019est pas raciste» Manon Massé refuse de rappeler à l\u2019ordre les détracteurs du Parti québécois GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR La porte-parole de Québec solidaire Manon Massé s\u2019est dit convaincue que le parti de Jean-François Lisée n\u2019était pas raciste.Réactions à l\u2019élection de Gabriel Nadeau-Dubois Gabriel Nadeau-Dubois prêtera serment d\u2019allégeance à la reine Elizabeth II et de loyauté au peuple québécois avant d\u2019être consacré mardi prochain député de Gouin par le secrétaire général de l\u2019Assemblée nationale.Philippe Couillard, premier ministre : «On va accueillir sa présence, parce que toutes les options politiques et tout le spectre politique doivent être représentés ici.» Jean-François Lisée, chef de l\u2019opposition officielle :«À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.[\u2026] La principale opposition à QS n\u2019était pas présente.» François Bonnardel, leader parlementaire du deuxième groupe d\u2019opposition :«Félicitations à Gabriel Nadeau-Dubois.Il sera à l\u2019Assemblée nationale, il va pouvoir répondre à vos questions.» Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Scheer : pas facile de séduire les Maritimes Ottawa \u2014 Andrew Scheer aura «beaucoup de travail à faire» dans les Maritimes, «il n\u2019y a pas de doute», puisque le Parti conservateur fédéral n\u2019y compte plus aucun élu, prévient l\u2019ancien premier ministre conservateur du Nouveau- Brunswick Bernard Lord.Les conservateurs des provinces atlantiques sont traditionnellement plus progressistes sur les questions sociales, a-t-il dit au Devoir.Les militants de trois des quatre provinces \u2014 le Nou- veau-Brunswick, la Nouvelle- Écosse et l\u2019Île-du-Prince- Édouard \u2014 ont cependant favorisé Andrew Scheer dans le vote à la chefferie.«Il aura la chance de revenir dans les provinces maritimes, comme à travers le pays, pour mieux se faire connaître et faire connaître ses idées», a assuré M.Lord.Quant aux convictions personnelles d\u2019Andrew Scheer, issu de la droite sociale, M.Lord ne s\u2019inquiète pas de leur perception par les conservateurs de l\u2019Est, car le nouveau chef a promis de faire comme Stephen Harper avant lui en n\u2019ouvrant pas à nouveau les débats sur l\u2019avortement ou le mariage gai.Le Devoir Portland : le tueur défend son acte de «patriotisme » Los Angeles \u2014 L\u2019Américain accusé d\u2019avoir poignardé à mort deux hommes qui s\u2019interposaient lors de son agression isla- mophobe, vendredi à Portland, a comparu mardi devant un juge local, assumant pleinement son geste, qu\u2019il a qualifié de patriotique.Jeremy Christian, 35 ans, comparaissait pour les «meurtres aggravés» de Ricky John, 53 ans et Taliesin Namkai- Meche, 23 ans, qui étaient intervenus alors qu\u2019il insultait deux jeunes filles, dont une portait un voile islamique, à bord d\u2019un tramway de Portland, sur la côte nord-ouest des États-Unis.Agence France-Presse Stéphanie Raymond déçue par la réaction du chef d\u2019état-major Ottawa \u2014 L\u2019ancienne caporale des Forces armées canadiennes Stéphanie Raymond et son avocat demandent que soit rendu public le rapport d\u2019une commission d\u2019enquête sur le traitement qu\u2019elle a subi après avoir déposé une plainte d\u2019agression sexuelle contre l\u2019un de ses supérieurs.Mme Raymond et son avocat, Michel Drapeau, ont reçu deux documents confidentiels mardi: le rapport de la commission d\u2019enquête qui confirmerait le lien entre sa plainte et le fait qu\u2019elle n\u2019ait pu obtenir une promotion, ainsi qu\u2019une lettre du chef d\u2019état-major qui refuserait de reconnaître ces représailles.«À ce moment-là, il n\u2019y a pas de poursuite disciplinaire, administrative ou légale qui pourrait être prise contre personne», a expliqué Michel Drapeau.Les Forces armées canadiennes refusent de divulguer le rapport pour protéger les informations personnelles qu\u2019il contient.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 R eflet du sourire proverbial de leur nouveau chef, les conservateurs affichent un certain optimisme teinté de soulagement depuis l\u2019élection, samedi soir, d\u2019Andrew Scheer à la tête de leur parti.Imaginez ! Après les manchettes des premiers mois de campagne au sujet du test sur les valeurs canadiennes à imposer aux immigrants proposé par Kellie Leitch au moment où Donald Trump faisait des siennes sur le même thème, ils ont vu Maxime Bernier relever le discours avec des propositions cohérentes mais organisées un peu simplement autour d\u2019un État minimaliste.Et une distraction en la personne de Kevin O\u2019Leary, un homme d\u2019affaires vedette de téléréalité, venu faire un tour de piste qui a tourné cour t après plusieurs déclarations controversées.Leitch, Bernier, O\u2019Leary en têtes d\u2019affiche, pour aboutir avec\u2026 Scheer ! Ouf ! ont soupiré plusieurs.Scheer, qui fait dire aux commentateurs que les conservateurs ont «choisi » la voie de la prudence.Un choix, vraiment ?Ou plutôt un résultat ?Avec 51 % des points au 13e tour et seulement 22 % des appuis au départ, M.Scheer a pris la tête au tout dernier tour en tirant profit d\u2019un mode de scrutin tortueux couplé à un concours de circonstances.Deux blocs d\u2019appuis, les conservateurs sociaux et les hostiles à la libéralisation à tous crins de Maxime Bernier, en par ticulier au Québec sur le dossier de la gestion de l\u2019offre, combinés à l\u2019image d\u2019af fabilité d\u2019Andrew Scheer, et le tour était joué.Avec M.Scheer à leur tête, les conservateurs ont certes remédié à un des constats rapides qui ont suivi la défaite d\u2019octobre 2015 : un changement de ton s\u2019imposait.Mais on reste loin de l\u2019autre appel, celui lancé par des bonzes et commentateurs de la droite canadienne, pour une régénération de la pensée de droite.M.Scheer se cantonne depuis samedi dans des lieux communs sur les impôts ou des attaques contre Justin Trudeau qu\u2019auraient lancés Rona Am- brose ou, pire, Stephen Harper.?Quelle route mène Andrew Scheer à l\u2019échéance électorale, outre celle de talonner les libéraux à titre de chef de l\u2019opposition et de compter sur certaines erreurs de ceux-ci ainsi que sur les aléas de la politique, ici et ailleurs, pour lui fournir des munitions?Il ne commence pas son mandat les mains vides.La course a permis de revitaliser la base.Les fonds ne manquent pas, c\u2019est un euphémisme, et l\u2019expertise de campagne ainsi que la base de données sont de première qualité.En prime, les conservateurs ont en mémoire l\u2019errance libérale post-Chrétien-Martin.Pas de schisme en vue, mais surtout, pas de ce syndrome du «parti de gouvernement naturel» qui a différé les profondes remises en question qui s\u2019imposaient chez les libéraux.Le congrès qui va jeter les bases de la prochaine plateforme, prévu en août 2018, sera la véritable occasion de définir le conservatisme qui permettra de créer la coalition indispensable pour projeter le parti des 30 % d\u2019appuis acquis jusqu\u2019à la victoire.La coalition de la majorité de 2011 n\u2019est pas susceptible de se reproduire, nous disent plusieurs conser vateurs consultés.Les immigrants des grandes banlieues de Toronto et de Vancouver vont être dif ficiles à récupérer en aussi grand nombre.On va se concentrer sur ceux d\u2019origine asiatique, plus conservateurs.Obtenir une majorité avec seulement cinq élus au Québec est une « tempête parfaite » qui n\u2019est pas envisageable, ni souhaitable.Enfin, l\u2019arrivée en masse des « milléniaux » sur le marché électoral a changé la donne ; ils vont pour la première fois dépasser les baby-boomers en nombre et leur taux de participation aux élections a bondi de 20 %, pour rejoindre la moyenne nationale.Une modernisation des politiques et du discours va s\u2019imposer, comme aller plus loin qu\u2019un simple recul sur la tarification du carbone et présenter une politique crédible sur les changements climatiques pour donner un exemple.Une indication : à sa toute première question en chambre hier, M.Scheer a misé sur l\u2019insécurité financière des jeunes familles en ciblant des politiques du gouvernement Trudeau qui les taxent davantage, les endettent collectivement pour des décennies et limitent leur embauche.Les libéraux misent eux aussi sur l\u2019économie, avec un redressement qu\u2019ils vont vouloir associer à leurs politiques en matière d\u2019infrastructures, d\u2019innovation et de soutien aux familles.Toutefois, ils ont maintenant une cible dans leur mire en prévision de 2019, moins grosse et moins facile à toucher que Maxime Bernier, de leur propre aveu.Une cible qui a du bagage.En plus de son opposition à l\u2019avortement et au mariage gai mise au placard, il y a celle à l\u2019aide médicale à mourir, à C-16 sur l\u2019égalité des transgenres et un appui à un projet de loi qui criminaliserait un assaut contre un fœtus.Ajoutez les engagements à éliminer le déficit en deux ans, à financer l\u2019école à la maison, à contrer les sites d\u2019injection supervisés ou à privilégier les réfugiés chrétiens, et la course vers 2019 est lancée ! Il ne reste qu\u2019à connaître le troisième joueur fédéral ; le NPD choisira son chef fin octobre.2019 est à l\u2019horizon DENIS FERLAND M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e projet de légalisation de la marijuana de Justin Trudeau essuie les critiques de l\u2019opposition à Ottawa : les néodémocrates le jugent trop punitif, tandis que les conservateurs martèlent qu\u2019il ne l\u2019est pas assez.Ces derniers pensent qu\u2019en permettant la culture personnelle à la maison le gouvernement libéral mettra en danger les jeunes canadiens.«Qu\u2019y a-t-il de plus facile comme moyen pour les jeunes de se procurer de la marijuana que si leurs parents ont quatre plants dans la cuisine ?» a lancé mardi le conser vateur Rob Nicholson alors que débutait le débat sur la légalisation du cannabis récréatif.Le projet de loi libéral prévoit que les adultes canadiens puissent posséder 30 grammes de marijuana ou faire pousser quatre plants à leur domicile.La vente serait interdite aux moins de 18 ans, mais les jeunes ne seraient pas visés par des accusations criminelles s\u2019ils sont en possession de moins de cinq grammes.Résultat : les jeunes pourront piger allégre- ment dans les plantes de leurs parents, consommer les produits comestibles que les adultes pourront faire chez eux ou encore s\u2019improviser trafiquants de stupéfiants en vendant le cannabis de leurs parents dans les cours d\u2019école du pays, ont martelé les conservateurs aux Communes mardi.La ministre de la Justice, Judy Wilson-Ray- bould, a rétorqué qu\u2019il reviendrait simplement aux parents de s\u2019assurer que leurs plants de cannabis sont hors de portée des enfants.«La loi prévoit la possibilité pour des individus de cultiver chez eux, tout en reconnaissant que les adultes s\u2019assureront \u2014 comme ils le feraient pour des médicaments sur ordonnance ou de l\u2019alcool \u2014 de mettre en place des mesures de sécurité pour les jeunes afin de les empêcher d\u2019y avoir accès.» Or, une plante par définition ne pourra pas être cachée dans une armoire, ont répliqué les conservateurs.«Si [la ministre de la Justice] consultait les statistiques d\u2019empoisonnements, elle verrait que les enfants mangent des plantes constamment.Parce que leurs parents ne les mettent pas dans des placards», a fait valoir la députée Marilyn Gladu.Les conservateurs ont beau compter s\u2019opposer au projet de loi C-45, les libéraux pourront néanmoins user de leur majorité pour l\u2019envoyer à l\u2019étude en comité parlementaire.Les néodé- mocrates l\u2019appuieront aussi, afin d\u2019étudier plus à fond les mesures proposées.Le NPD persiste à réclamer \u2014 en vain jusqu\u2019à présent \u2014 que la marijuana soit décriminalisée en attendant d\u2019être légalisée.Faute d\u2019obtenir gain de cause, le député Alistair McGregor estime comme le gouvernement qu\u2019il vaut mieux n\u2019imposer que des infractions pénales aux mineurs en possession de petites quantités.« Il ne s\u2019agit pas d\u2019accepter le fait que [les jeunes] puissent obtenir de la marijuana.C\u2019est juste de faire en sorte qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une infraction, pour qu\u2019ils ne se retrouvent pas avec un dossier criminel pour le reste de leur vie.» Le projet de loi menace par ailleurs de 14 ans de prison quiconque donne ou vend du cannabis à un mineur, ou quiconque fait appel à un jeune pour commettre une infraction liée au cannabis.Une peine qui, bien que sujette à la discrétion d\u2019un magistrat, est jugée excessive par le NPD, qui veut consulter des experts afin de vérifier si elle respecte la Charte des droits et libertés.Le gouvernement croit que oui.Au Québec, la vente d\u2019alcool à un mineur est une infraction passible d\u2019une simple amende.Les néodémocrates s\u2019inquiètent en outre, comme les conservateurs, des « sérieuses conséquences » auxquelles pourraient faire face les Canadiens à la douane américaine puisque plusieurs États n\u2019ont pas légalisé la marijuana récréative.Le Parti conservateur craint par ailleurs de voir une explosion des cas de conduite avec facultés affaiblies par la marijuana.Le Bloc québécois n\u2019a pas décidé s\u2019il appuierait le projet de loi, car il a certaines inquiétudes.«On veut que la production relève de Québec.Pour l\u2019instant, Ottawa veut se garder le privilège où c\u2019est le ministre qui distribue lui-même les permis », a déploré Xavier Barsalou-Duval, qui réclame aussi une compensation pour le système de santé québécois.Le Devoir MARIJUANA Le projet libéral mettra les jeunes en danger, plaident les conservateurs H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e renversement prochain de la libérale Christy Clark en Colombie-Britannique n\u2019inquiète pas Ottawa.L\u2019avènement d\u2019un gouvernement néodémocrate appuyé par les verts, aussi opposé soit-il à l\u2019oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan, ne pourra pas y faire barrage, assure-t-on.«Il s\u2019agit d\u2019un pipeline qui a été approuvé par le gouvernement fédéral», a rappelé le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr.«L\u2019approbation est là pour l\u2019ancien gouvernement, le gouvernement actuel et pour tout futur gouvernement.» Le premier ministre Justin Trudeau, en visite en Italie, a indiqué qu\u2019il ne changerait pas d\u2019avis.« La décision que nous avons prise sur l\u2019oléoduc Trans Mountain a été prise sur la base de faits, de données et dans l\u2019intérêt des Canadiens, de l\u2019économie canadienne et de l\u2019avenir du Canada.Quel que soit le gouvernement en Co- lombie-Britannique ou ailleurs, les faits et les données ne changent pas.» Le pipeline Trans Mountain, qui serpente d\u2019Edmonton à Burnaby (à l\u2019est de Vancouver), existe déjà.Le projet consiste à en tripler la capacité en ajoutant un second conduit.Quelque 73 % du nouveau conduit sera construit sur les emprises actuelles du pipeline existant.Le terminal maritime sera agrandi et le nombre de pétroliers qui s\u2019y approvisionneront passera de 5 à 34 par mois.Ce projet, approuvé par Ottawa en novembre dernier, divise la population de la Colombie-Britannique.La première ministre libérale Christy Clark avait fini par appuyer le feu vert fédéral, mais ses jours sont comptés, elle qui a fait réélire 43 députés.Les députés néodémocrates (41) et les ver ts (3) ont annoncé qu\u2019ils s\u2019alliaient pour la déloger.Mme Clark a en somme concédé la défaite mardi en annonçant qu\u2019elle convierait l\u2019Assemblée législative en juin et en demanderait la confiance, ce qu\u2019elle sait qu\u2019elle n\u2019obtiendra pas.« S\u2019il doit y avoir un transfert de pouvoirs dans cette province, et il semble bien qu\u2019il y en aura un, celui-ci doit se faire en public, [\u2026] dans la maison du peuple et non derrière des portes closes », a-t-elle déclaré à la presse.Il reviendra alors à la lieutenante-gouverneure de demander au NPD de prendre la relève, a ajouté Mme Clark.Une des conditions de l\u2019alliance NPD-PV est que le nouveau gouvernement utilise « tous les outils disponibles pour arrêter l\u2019expansion du pipeline Kinder Morgan».Ces outils existent, reconnaît Pierre-Olivier Pineau, professeur à la Chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie aux HEC.«Une province ne peut pas formellement refuser un tel projet approuvé par le fédéral, dit-il.Mais si la province ne collabore pas dans la délivrance de certains permis locaux requis pour la construction, comme des permis de construction, des permis environnementaux \u201clocaux\u201d ou des droits de passage, elle peut entraver le processus de manière importante.Ça devient donc un jeu politique qui peut avoir des répercussions dans d\u2019autres dossiers.» Cette situation divise la grande famille néo- démocrate.La première ministre albertaine Rachel Notley, qui appuie le pipeline, a lancé mardi une pique fielleuse à ses voisins.« Bien franchement, la Colombie-Britannique ne peut pas faire reposer sa croissance économique seulement sur la hausse des prix immobiliers de Vancouver et du Lower Mainland.Elle a besoin de plus de croissance économique et, à l\u2019intérieur des terres, elle a besoin des emplois que créera cet oléoduc.» En pleine course à la chefferie, le NPD fédéral devra manœuvrer prudemment pour ne pas s\u2019aliéner les électeurs de l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux provinces.Une des candidates, Niki Ash- ton, a invité hier ses adversaires à se prononcer contre Kinder Morgan.Avec La Presse canadienne Le Devoir COLOMBIE-BRITANNIQUE L\u2019oléoduc Kinder Morgan survivra à l\u2019élection, dit Ottawa JACQUES NADEAU LE DEVOIR Retour forcé sur les chantiers Pas moins de 175 000 employés du domaine de la construction remettent leurs bottes ce mercredi et retournent sur les chantiers de la province pour se conformer à la loi spéciale du gouvernement Couillard, que leurs syndicats ont promis de contester devant les tribunaux. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 J E A N N E C O R R I V E A U L e Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) national a perdu patience et a placé le syndicat des cols bleus de Montréal sous tutelle.Cette mesure exceptionnelle, qui a pour effet de neutraliser la présidente Chantal Racette et son équipe, a été prise après que des syndiqués eurent tenté d\u2019intimider le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, i l y a deux semaines.Le SCFP, qui invoque de « graves dif ficultés de fonctionnement » au sein de la section locale 301, a gelé les comptes bancaires du syndicat et nommé un administrateur afin de gérer le syndicat regroupant 6500 membres «pour une période indéterminée».La mise en tutelle survient après que la présidente Chan- tal Racette et des délégués du syndicat des cols bleus ont pris à partie et bousculé le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, en marge d\u2019un congrès du SCFP à Québec le 18 mai dernier.Cet incident est l\u2019élément qui a fait déborder le vase et qui s\u2019ajoute à des mois de gestion chaotique au sein de l\u2019entité syndicale.Une fois que les problèmes internes auront été réglés, de nouvelles élections seront tenues et un nouveau comité exécutif reprendra les rênes du syndicat, a expliqué le SCFP.Leadership contesté Des querelles divisent le puissant syndicat depuis des mois.Même si elle n\u2019était pas souhaitée, la tutelle est bien accueillie par le vice-président du syndicat et opposant à Chantal Racette, Michel Martin.«On est dus pour un changement.On aurait aimé mieux s\u2019entendre en interne et éviter la tutelle, mais malheureusement, elle [Chantal Racette] n\u2019a jamais voulu fonctionner avec nous », a indiqué au Devoir M.Martin, qui reproche à la présidente d\u2019utiliser des méthodes «un peu matamores des années 1970».Lorsqu\u2019elle avait été élue à la tête du syndicat en 2015, Chantal Racette avait déclaré d\u2019emblée qu\u2019elle comptait s\u2019inspirer de l\u2019ancien président Jean Lapierre.La contestation a l\u2019égard de son leadership a pris de l\u2019ampleur après qu\u2019elle eut ordonné que des GPS soient installés sur les véhicules personnels de deux membres de l\u2019exécutif afin de suivre leurs déplacements.En janvier dernier, Mme Ra- cette avait reçu l \u2019appui de 66 % des membres, mais le président national du SCFP, Mark Hancock, avait désapprouvé la tenue de ce vote de confiance qui, avait-il indiqué, ne respectait pas les statuts du syndicat.Et en mars dernier, Chantal Racette avait dû s\u2019expliquer devant le SCFP au sujet de dépenses excessives.Le SCFP avait alors exigé que la comptabilité des deux dernières années du syndicat soit vérifiée par une firme indépendante.Un col bleu dissident a même annoncé son intention de créer une nouvelle entité syndicale pour représenter les cols bleus, une initiative qui avait été mal accueillie par Chantal Racette.« Le SCFP n\u2019a pas eu le choix.Les recommandations qui ont été faites par le SCFP en mars n\u2019ont pas été écoutées.Ç\u2019a même été pire depuis ce temps-là », a commenté Claude Sauvé, l\u2019un des directeurs syndicaux dont la voiture avait été munie d\u2019un GPS sur ordre de la présidente.Le syndicat réagit Dans un communiqué, le syndicat a nié « catégoriquement » les événements survenus à Québec il y a deux semaines.« Nous sommes des gens honnêtes qui ont à cœur l\u2019intérêt de leurs membres », a-t- on souligné.Le syndicat et sa prési - dente disent avoir collaboré avec le SCFP en faisant appel à un vérificateur général pour examiner les finances du syndicat et en révisant les statuts de l\u2019organisation.Chantal Racette n\u2019a pas rappelé Le Devoir.L\u2019ex-président Michel Parent s\u2019étonne que le syndicat puisse nier la bousculade survenue il y a deux semaines : « Ça prend un cer tain culot, parce que l\u2019ensemble des membres présents au congrès ont été témoins de ça.» Selon lui, la tutelle est une mesure appropriée dans les circonstances.«Il n\u2019y avait plus de démocratie appliquée au comité exécutif.Mme Racette dirigeait ça comme une dictatrice.C\u2019était inacceptable», a-t-il dit.Professeur associé à l\u2019UQAM et spécialiste en relations de travail, Michel Grant confirme l\u2019importance du geste posé par le SCFP.«C\u2019est très inusité.Une chose qui a toujours été très importante au SCFP, c\u2019est l\u2019autonomie du syndicat local.Le SCFP est allé à la limite pour respecter l\u2019autonomie du syndicat », estime le spécialiste.Le Devoir MONTRÉAL Le syndicat des cols bleus placé sous tutelle La présidente et des délégués auraient bousculé un directeur québécois du SCFP lors d\u2019un congrès à Québec JACQUES NADEAU LE DEVOIR Chantal Racette, présidente du syndicat des cols bleus de Montréal J E A N N E C O R R I V E A U D iffuser de fausses informations pour tenter de débusquer les sources de fuites dans les médias n\u2019est pas une stratégie d\u2019enquête que le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, est prêt à condamner.Rappelons que, lors de son témoignage devant la commission Chamberland il y a deux semaines, l\u2019enquêteur Normand Borduas avait décrit la technique de «provocation» qui consiste à diffuser de fausses informations basées sur des enquêtes inventées et des individus fictifs afin de vérifier si elles se retrouveront dans les médias.Son collègue Iad Hanna avait toutefois affirmé qu\u2019il était question d\u2019informations « très par tiellement » modifiées et sans conséquence.Philippe Pichet, qui témoignait mardi, a paru hésitant lorsque Me Charles Levasseur, avocat en chef adjoint de la commission, lui a demandé de donner son avis sur cette méthode.«Je ne connais pas le domaine.Je ne peux pas me prononcer là-dessus», a-t-il indiqué.Devant l\u2019insistance de Me Le- vasseur, il a fini par répondre qu\u2019il faudrait tenir compte de la nature des informations utilisées.«Il faudrait que ce soit très bien encadré», a-t-il dit.L\u2019appel du maire Philippe Pichet a par ailleurs confirmé que le maire Denis Coderre l\u2019avait appelé directement pour lui parler d\u2019un dossier personnel, soit la possible usurpation d\u2019identité impliquant son fils.« J\u2019ai dirigé le maire vers la bonne personne, a expliqué M.Pichet.Il me demandait conseil et je l\u2019ai orienté vers les opérations.[\u2026] Ce sont des situations exceptionnelles.» Mais c\u2019est le seul élu à l\u2019avoir fait, a-t-il précisé.Lundi, l\u2019ex-chef de police Marc Parent avait dit que, des quatre maires s\u2019étant succédé à l\u2019Hôtel de Ville pendant son mandat, seul Denis Coderre l\u2019avait appelé directement pour l\u2019entretenir d\u2019un dossier le concernant personnellement.Philippe Pichet a indiqué que cela ne l\u2019indisposait pas de recevoir un appel du maire ou d\u2019un autre élu pour discuter des orientations du SPVM ou de questions de sécurité publique.Mais il a convenu qu\u2019être appelé par un élu pour un problème personnel pouvait poser problème.« Idéalement, il y a d\u2019autres méthodes, mais en même temps, diriger le maire vers un poste de quartier, je ne suis pas sûr non plus », a-t-il dit.Selon lui, des procédures pourraient être envisagées pour encadrer ces communications.Philippe Pichet a aussi reconnu qu\u2019à son ar rivée en poste en 2015, il n\u2019avait pas été avisé de l\u2019existence d\u2019une enquête de la division des affaires internes sur la fuite médiatique relative au constat d\u2019infraction du maire Coderre.« J\u2019aurais aimé le savoir », a-t-il déclaré.De même, personne ne lui a fait état d\u2019une enquête qu\u2019aurait menée l\u2019Escouade de protection de l\u2019intégrité municipale (EPIM) sur Denis Coderre.Le Devoir COMMISSION CHAMBERLAND Fuites médiatiques : Pichet ne condamne pas le recours à de fausses informations ISTOCK Chez deux souris dont le gène muté avait été bien réparé, les chercheurs ont découvert plus de 1500 mutations imprévues af fectant des nucléotides individuels.P A U L I N E G R A V E L A lors qu\u2019on s\u2019apprête à employer la technologie CRISPR-Cas9 dans des essais cliniques de thérapie génique chez l\u2019humain, une étude parue dans la revue Nature Methods montre que cette technologie qui permet de corriger une mutation dans un gène précis introduit aussi des centaines de mutations inattendues dans le génome des animaux traités.La technologie d\u2019édition génique CRISPR-Cas9 est devenue l\u2019outil de prédilection des scientifiques qui cherchent à comprendre le rôle de certains gènes en raison de sa simplicité d\u2019utilisation, de sa grande précision et de sa rapidité d\u2019action.Elle laisse aussi entrevoir des thérapies géniques plus efficaces étant donné qu\u2019elle permettrait de réparer les gènes défectueux qui sont responsables de maladies génétiques.Un premier essai clinique faisant appel à cette technologie est en cours depuis novembre dernier en Chine.Cet essai consiste à injecter à des patients cancéreux des cellules immunitaires dans lesquelles CRISPR-Cas9 a supprimé le gène codant pour une protéine qui réduit l\u2019activité immunitaire contre les cellules appartenant à l\u2019organisme, dont les cellules cancéreuses.Plusieurs études cliniques de thérapie génique devraient également débuter en 2018 aux États-Unis.Mutations imprévues Dans l\u2019étude publiée cette semaine dans Nature Methods, les chercheurs ont utilisé chez des souris la technologie CRISPR-Cas9 pour corriger un gène responsable de la cécité.Chez deux souris dont le gène muté avait été bien réparé, ils ont découvert plus de 1500 mutations imprévues affectant des nucléotides individuels (soit une seule lettre de l\u2019ADN) et plus d\u2019une centaine de délétions (perte d\u2019un fragment d\u2019ADN) et d\u2019insertions inattendues.« Aucune de ces mutations n\u2019avait été prédite par les algorithmes qui sont couramment utilisés pour repérer les mutations af fectant des régions autres que le gène ciblé », souligne le Dr Vinit Mahajan, professeur d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université Stanford en Californie et coauteur de l\u2019étude.Dans des régions codantes Ces algorithmes de prédiction fonctionnent très bien quand CRISPR-Cas9 est utilisé sur des cellules ou des tissus particuliers, mais ils n\u2019avaient pas encore été éprouvés sur le génome complet d\u2019animaux vivants, font remarquer les auteurs.Parmi les multiples mutations découvertes, plusieurs étaient situées dans des régions codantes, c\u2019est-à-dire responsables de la synthèse de protéines, mais la plupar t visaient « des régions non co- dantes qui représentent près de 99 % du génome».«Cet ADN non codant était autrefois appelé ADN poubelle.Aujourd\u2019hui, nous savons que ces régions du génome ne fabriquent pas de protéines, mais qu\u2019elles produisent du matériel qui contrôle l\u2019expression des gènes.Nous ne comprenons pas complètement leur rôle, mais elles ne peuvent être ignorées», affirme le Dr Mahajan.Impacts inconnus Même si les animaux semblaient normaux à la fin de l\u2019expérience, le Dr Maha- jan avoue qu\u2019ils n\u2019ont pas été étudiés très longtemps et qu\u2019il faudra procéder à de plus amples recherches pour mieux les comprendre et pour voir l\u2019impact qu\u2019elles pourraient avoir.De plus, « nous ne savons pas si les conséquences seront les mêmes si la correction doit être ef fectuée sur d\u2019autres types de cellules et dans d\u2019autres systèmes que celui de la vision», précise-t-il.«Nous continuons néanmoins d\u2019entrevoir l\u2019utilisation de CRISPR-Cas9 avec enthousiasme car, en tant que médecins, nous savons que tous les traitements comportent des bénéfices et des risques [c\u2019est-à-dire des effets secondaires].« Et dans certains cas, le bénéfice est si grand que les risques nous apparaissent acceptables», fait valoir le chercheur, avant de spécifier que des chercheurs tentent d\u2019«optimiser et d\u2019améliorer toute la machinerie» de CRISPR-Cas9.Ils cherchent à améliorer l\u2019enzyme Cas9 pour qu\u2019elle soit plus spécifique quand elle coupe le gène visé et qu\u2019ainsi elle n\u2019agisse pas en dehors de sa cible, et ils s\u2019appliquent à concevoir des ARN qui guideront l\u2019enzyme de façon plus spécifique.« On peut espérer obtenir un système plus performant que celui que nous avons aujourd\u2019hui», dit-il.Le Devoir MÉDECINE Des bémols à la thérapie génétique Des modifications inattendues sont observées chez des animaux de laboratoire Aucune de ces mutations n\u2019avait été prédite par les algorithmes qui sont couramment utilisés Dr Vinit Mahajan, professeur d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université Stanford « » COMMISSION CHAMBERLAND Philippe Pichet a confirmé que le maire Denis Coderre l\u2019avait appelé directement pour lui parler d\u2019un dossier personnel. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 INONDATIONS 2017 AIDE FINANCIÈRE AUX SINISTRÉS 1 888-643-AIDE urgencequebec.gouv.qc.ca FATIH HOCA GETTY IMAGES Les enseignants de maternelle seront épaulés par un technicien en éducation spécialisée une journée par semaine.A L E X A N D R E S H I E L D S T ransCanada critique la décision de l\u2019Office national de l\u2019énergie de tenir compte des émissions de gaz à effet de serre dans l\u2019évaluation fédérale du projet de pipeline Énergie Est, qui transporterait chaque année 400 millions de barils de pétrole des sables bitumineux.Après avoir relancé le processus d\u2019examen du projet de la pétrolière albertaine, l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) a annoncé récemment qu\u2019il pourrait tenir compte des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la production pétrolière qui circulera dans le pipeline Énergie Est.L\u2019organisme pourrait aussi prendre en considération les politiques climatiques du gouvernement fédéral et des provinces dans son examen du projet.Or, ce changement de cap déplaît visiblement à TransCanada.Dans une lettre transmise uniquement en anglais à l\u2019ONE, l\u2019entreprise affirme que l\u2019évaluation des émissions de gaz à effet de serre par l\u2019organisme fédéral chargé d\u2019évaluer son projet de pipeline « serait complètement redondante et inutile ».Question sérieuse Selon la pétrolière, cette évaluation revient uniquement au gouvernement fédéral, et non à l\u2019Office.Elle rappelle ainsi les mesures de « transition » annoncées par le gouvernement Trudeau en janvier 2016.Celles- ci prévoient que le fédéral tiendra compte des émissions de GES dans l\u2019étude d\u2019Énergie Est, mais aussi que ce pipeline sera évalué par l\u2019ONE dans sa forme actuelle, donc sans attendre la réforme promise par Ottawa pour l\u2019organisme.L\u2019entreprise souligne aussi qu\u2019il n\u2019y a pas eu de changement dans la loi ou les politiques du gouvernement qui justifierait d\u2019inclure l\u2019examen des GES dans l\u2019évaluation du plus gros projet de pipeline en Amérique du Nord.Dans ce contexte, le fait de retirer «unilatéralement» cet enjeu de la compétence du gouvernement pour « l\u2019imposer» dans le cadre de l\u2019évaluation en cours est « une question sérieuse », peut-on lire dans la lettre transmise à l\u2019ONE par le cabinet de Calgary Blake, Cassels & Graydon.Délai accordé TransCanada a donc demandé à l\u2019Office de lui accorder un délai supplémentaire pour lui permettre de répondre aux « commentaires » qui doivent être envoyés d\u2019ici la fin du mois à l\u2019ONE.Ces commentaires du public doivent porter sur les « sujets » qui devraient être «pris en considération » par l\u2019Office, en premier lieu l\u2019enjeu climatique.L\u2019ONE a accepté la demande de TransCa- nada, a indiqué le porte-parole de l\u2019entreprise, Tim Duboyce.Il a donc accordé jusqu\u2019au 21 juin à la pétrolière pour répondre aux commentaires du public.L\u2019entreprise dit ainsi vouloir of frir «un point de vue équilibré » au comité qui dirigera l\u2019examen du pipeline Énergie Est.C\u2019est ce comité qui décidera s\u2019il évaluera la question des gaz à effet de serre dans son examen.Selon une évaluation du groupe Pembina, les émissions liées à la seule production pourraient dépasser les 32 millions de tonnes de GES chaque année.Cela équivaut au bilan de tout le secteur du transport routier au Québec.Le Devoir ÉVALUATION DES GAZ À EFFET DE SERRE TransCanada critique l\u2019Office national de l\u2019énergie M A R C O F O R T I E R L es enseignants de maternelle et de première année de toutes les écoles du Québec auront droit à une aide à temps par tiel en classe à compter de l\u2019automne prochain.Les enseignants de maternelle seront épaulés par un technicien en éducation spécialisée une journée par semaine.Les enseignants de première année, eux, auront l\u2019aide d\u2019un autre enseignant ou d\u2019une autre ressource professionnelle, deux jours par semaine.Fait à noter, en vertu de nouvelles règles mises en place par le ministre Sébastien Proulx, chaque école recevra des fonds pour embaucher ce personnel supplémentaire, peu importe la taille ou les besoins de l\u2019établissement.Les syndicats d\u2019enseignants et les commissions scolaires estiment qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une façon inéquitable de répartir les investissements, parce que les grandes écoles situées en milieu défavorisé ont de plus grands besoins que les petites écoles situées dans des quartiers aisés.Le ministre de l\u2019Éducation a fait le choix d\u2019investir dans toutes les écoles, parce que tous les jeunes d\u2019âge préscolaire ou de première année du primaire méritent de « partir du bon pied ».Sur 1500 embauches supplémentaires qui seront faites en vue de la prochaine rentrée scolaire, 1183 iront appuyer les enseignants de maternelle et de première année.Quelque 108 ressources iront aussi aider \u2014 une journée par semaine \u2014 les élèves de deuxième à sixième année du primaire qui ont les plus grandes difficultés, dans les écoles les plus défavorisées ; 223 techniciens ou professionnels s\u2019ajouteront aussi au secondaire pour prévenir le décrochage, l\u2019intimidation ou la toxicomanie.Des fonds serviront aussi à accompagner les parents d\u2019enfants de maternelle ou de première année.«Quelque chose de troublant» Il s\u2019agit d\u2019un investissement de 114 millions de dollars pour l\u2019année 2017-2018, déjà annoncé dans le budget du Québec présenté au mois de mars.D\u2019autres investissements plus impor tants sont prévus au cours des cinq prochaines années.« Il y a quelque chose de troublant dans la façon de répartir les sommes.Toutes les écoles auront le même nombre de ressources, mais les écoles défavorisées ont des besoins plus grands », a réagi Nathalie Morel, vice-présidente de la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE).Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), estime que cette distribution décentralisée des ressources est un «ef fet pervers» de la loi 105 adoptée récemment.Défi de recrutement Les syndicats s\u2019interrogent aussi sur la pertinence de créer des postes à temps partiel, peu attrayants au moment où des commissions scolaires parviennent difficilement à embaucher des enseignants et des professionnels.La Commission scolaire de Montréal (CSDM) \u2014 la plus grande au Québec \u2014 doit faire preuve d\u2019imagination pour pourvoir ces postes.La CSDM prévoit d\u2019ajouter 189 postes en 2017-2018, dont 108 sont attribuables au réinvestissement annoncé par le ministre Proulx \u2014 techniciens en éducation spécialisée, techniciens en loisirs, psychoéducateurs, orthophonistes, orthopédagogues.Le processus de recrutement «va bon train » à la CSDM, dit la présidente Catherine Harel Bourdon.Le Parti québécois soupçonne le ministre Proulx de chercher à faire des gains politiques en annonçant 1500 embauches tout en sachant que c\u2019est tout un défi de recruter autant de monde d\u2019ici trois mois.«Le gouvernement a tellement attendu avant d\u2019embaucher des ressources, pourtant nécessaires, que les besoins sont maintenant très grands, et ce sont les élèves qui en paient le prix.Le Québec nage pourtant dans les surplus depuis plus de deux ans», a réagi Amir Khadir, de Québec solidaire.La Coalition avenir Québec, de son côté, applaudit à l\u2019annonce du ministre.«C\u2019est une mesure qui vient assurer un minimum pour les petites écoles, sachant qu\u2019il y a un paquet de mesures [déjà en place] qui assurent l\u2019équité », fait valoir le député Jean- François Roberge.Le Devoir Du renfort pour les professeurs de maternelle et de première année Les petites écoles favorisées par la méthode du ministre de l\u2019Éducation Toutes les écoles auront le même nombre de ressources, mais les écoles défavorisées ont des besoins plus grands Nathalie Morel, vice-présidente de la Fédération autonome de l\u2019enseignement « » Élections en Nouvelle-Écosse : les libéraux sont réélus Halifax \u2014 Les libéraux en Nou- velle-Écosse ont été réélus, mardi, à la suite d\u2019une campagne ayant porté spécifiquement sur l\u2019image du premier ministre libéral, Stephen McNeil, critiqué par certains quant à sa volonté de réduire le déficit de la province alors que le système de santé semble surchargé.Ce gouvernement sera toutefois vraisemblablement minoritaire: les libéraux menaient dans 24 circonscriptions au moment d\u2019écrire ces lignes, alors qu\u2019il en faut 26 pour obtenir une majorité.Les progressistes- conservateurs étaient élus ou en avance dans 18 circonscriptions.Le Nouveau Parti démocratique (NPD) comptait neuf candidats élus ou en avance.La Presse canadienne Les Québécois boivent de moins en moins d\u2019alcool Fait étonnant : la consommation moyenne d\u2019alcool des Québécois a diminué ces dernières années.En cinq ans, cette consommation moyenne est passée de 3,3 à 3 verres par semaine, selon un sondage Crop réalisé pour le compte d\u2019Éduc\u2019alcool auprès de 1139 Québécois adultes.Selon ce sondage, même la consommation en une seule occasion a diminué, passant de 2,5 verres à 2,2, souligne l\u2019organisme.Et les consommateurs justifient leur changement de comportement par des raisons de santé.En revanche, 11 pour cent des buveurs réguliers admettent que leur consommation nuit à leur santé.C\u2019est pratiquement le double d\u2019il y a cinq ans, soit 6 pour cent en 2012, relève l\u2019organisme.La Presse canadienne Le tabac tue plus de sept millions de personnes par an La consommation de tabac tue plus de sept millions de personnes chaque année dans le monde, a alerté mardi l\u2019Organisation mondiale de la santé, appelant à interdire sa promotion et à augmenter les taxes et les prix du tabac.À l\u2019occasion de la Journée mondiale sans tabac, l\u2019OMS a publié un rapport évaluant le coût sanitaire et économique du tabac et, pour la première fois, son impact environnemental.Actuellement, le tabac, principale cause évitable des maladies non transmissibles, tue la moitié de ceux qui en consomment.Le tabagisme touche principalement les personnes pauvres et constitue une cause importante de disparités en matière de santé entre riches et pauvres, selon l\u2019OMS, qui indique que plus de 80% des décès surviendront dans des pays à revenu faible ou intermédiaire d\u2019ici à 2030.Agence France-Presse Selon la pétrolière, cette évaluation revient uniquement au gouvernement fédéral, et non à l\u2019Office L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Pierre ASSELIN, 3256, boul.Chèvremont, Montréal (Ile Bizard), Québec, H9C 1V7, décédé à Pointe-Claire, le 12 mars 2017, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur, le 25 mai 2017.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Claude Leblanc, notaire, 560 boul.Jacques Bizard, bureau 101, Ile Bizard, Québec, H9C 2H2.Donné ce 25 mai 2017 Marie-Claude Leblanc, Notaire Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que Paul Trudeau, résidant au 1600-3065 Boul.Notre-Dame, Laval, (Québec), H7V 0A6 est décédé(e) le 12 février 2017.L'inventaire des biens est détenu aux bureaux de La Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse situés au 1002 Sherbrooke ouest, bureau 540, Montréal (Québec), H3A 3L6 pour fins de consultation.AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la personne morale CLUB RÉCRÉATIF STE-ANNE DE BOUT DE L'ÎLE demandera au Registraire des entreprises la permission d'obtenir sa dissolution.Le 29 mai 2017.BLAKE, CASSELS & GRAYDON, S.E.N.C.R.L., s.r.l.Procureurs de la personne morale ÉTUDE PUBLIQUE Rapport de la vérificatrice générale pour l\u2019année 2016 La Commission sur les finances et l\u2019administration procèdera à l\u2019étude publique du rapport de la vérificatrice générale qui couvre l\u2019exercice financier terminé le 31 décembre 2016.Le mandat de la vérificatrice générale consiste à vérifier les états financiers ainsi que la conformité des opérations de la Ville et des organismes sous sa gouverne.Les travaux de la vérificatrice visent l\u2019optimisation des ressources dans une perspective de saine gestion des fonds publics.La présentation se tiendra : Date : Le mercredi 14 juin 2017 Heure : 19 h Lieu : Hôtel de ville, salle du conseil, 275 rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de-Mars stm.info La Commission adoptera ses recommandations au cours d\u2019une assemblée qui aura lieu : Date : Le mercredi 28 juin 2017 Heure : 19 h Lieu : Hôtel de ville, salle du conseil, 275 rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de-Mars stm.info ACCESSIBILITÉ (HÔTEL DE VILLE) Les personnes à mobilité réduite accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de synto - niser la fréquence 100,3 sur la bande MF de votre baladeur.Aussi, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, sous réserve de la dispo - nibilité d\u2019interprètes.Les citoyens ainsi que les représentants d\u2019orga - nismes qui désirent participer à la période de ques tions et de commentaires sont priés de s\u2019inscrire 30 minutes avant le début de l\u2019assem - blée ou de communiquer dès maintenant avec le Service du greffe.Le rapport de la vérificatrice générale sera disponible pour consultation aux bureaux Accès Montréal, bureaux d\u2019arron disse - ment, hôtels de ville ainsi qu\u2019au Service du greffe et sur le portail de la Ville à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/commissions, dès que pos sible.Renseignements : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commis sions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 Téléphone : 514 872-3000 Télécopieur : 514 872-5655 commissions@ville.montreal.qc.ca @Comm_MTL Avis public ! \" # $ % & ' ( ) * & & ) + , - ./ 0 1 2 3 ) + ) ! \" # $ ! ! % & ' ( ) \" * + , * , \" 4 5 # # 4 , 6 , ., 7 , 3 , 8 , 8 , - ! % ) ! .% \" $ / ! % ! 5 9 ) % ' % * # : ) ; % ) : ) ; % ) % ' ; * ) % ' ; * ) % ' ; * ) % ' ; * ) % ' ; % ) # ! ! + % / / ! % & * + , % 0 / ! 1 ! * $ % $ % ! % $ + ) : ( 9 + & $ ) < , - < 5 ' ' = / 0 1 8 5 ( .% % $ .# > ( = ?# # 2 + 3 ) \" 4 1 ! , 3 % % $ 3 ) * / ! .* # - ! % ) ! .% \" $ / ! % ! ) ! 5 ! \" * ., 0 4 ! % ) ! .% \" $ / ! !% , 6 , ., - ! % ) ! .% \" $ / ! % ! 6 # 9 ) % ' ) 4 # % * 9 ) ; % * + - 7 8 9: %* ; < 8 % $ * ) 9 ) ; ) ) 9 ) ; ) ) ' ' ; % * + , / @ ?1> $ ' 4 7 ! # # A ' * 9 ($ * : $ % % + ) 6 : > : B ) 2 / 0 1 0 % ) ' C ?( # 3 < 9 < 2 ( D / * / ! $ ! % = : > ?, 5 \" + \" ! $ / ! * + .! ( / ! $ ! + + : @ ( < 8 ! $ ! ) 0 5 \" 1 4 7 8 : 9 * % ; 4 # E E E @ ?> * $ : + ) $ A 4 , , 4 9 $ $ (9 9 ) % ' % * * ' % * : ) ; * ) ' ) ; % * + ) B0 1B 5 9 ) % ' ) * 9 7 < B ) 2 ! (2 8 4 D , \" # @ - / * ' ' 0 ) + & B 4 % * @ # ( B < 9 : 4 A F 6 8 # 5 ( * A 1 % % ! ) 1 ! % ! * ) / 0 1 0 \" 9 ) % ' $ ) = 6 PROMULGATION RÈGLEMENT RCA17 17278 AVIS est par les présentes donné que le règlement ci- après décrit a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 1er mai 2017 est réputé conforme au plan d\u2019urbanisme et est entré en vigueur le 24 mai 2017 : RÈGLEMENT RCA17 17278 : Règlement modifiant le Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (01-276) et abrogeant le Règlement d\u2019approbation d\u2019un plan d\u2019occupation de l\u2019école Rosedale située au 4575 de l\u2019avenue Mariette (5365).Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 31 mai 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 300101 Réfection des structures du tunnel Saint-Rémi.Structure 81- 05208C (Projet 12-02) L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 31 mai 2017 est reportée au 7 juin 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Montréal, le 31 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (Article 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : 9317-3136 QUÉBEC INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9317- 3136 QUÉBEC INC.1654, CHEMIN DE JAMESTOWN, ORMSTOWN, QUÉBEC, J0S 1K0, CANADA est surve - nue le 25e jour de mai 2017, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 15e jour de juin 2017 à 16:00 heures, au Bureau du Syndic, 10 Grand Boulevard, bureau 202, Ile-Perrot, Québec.Daté à ILE PERROT, Québec, 25e jour de mai 2017.PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC., Syndic autorisé en insolvabilité 10, Grand Boulevard Bureau 202 Île Perrot (QC) J7V 7P8 Tél.: 514 453-9857 Téléc.: 514 453-2134 pierreroy.com Service de la gestion et de la planification immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5873 Descriptif : Agrandissement et rénovation d\u2019un immeuble administratif de la Ville de Montréal 10351 rue Sherbrooke Est, Montréal-Est L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 14 juin 2017, est reportée au, 21 juin 2017, à 10 h 30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.La visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous prévue pour le 24 mai 2017, est reporté au, 2 juin 2017 à 10 h 30, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu mardi le 6 juin 2017 et mercredi le 7 juin 2017 selon l\u2019horaire suivant : 8 h 30 ; 9 h 30 ; 10 h 30 ; 13 h 00 et 14 h 00 Montréal, le 31 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ORDONNANCE Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 18 mai 2017, a adopté les ordonnances suivantes : Ordonnance émise relativement aux catégories des sites de cuisine de rue (1) Cette ordonnance, adoptée en vertu de l\u2019article 33.3 du Règlement régissant la cuisine de rue (15-039) remplace l\u2019annexe C de ce règlement.Ordonnance émise relativement aux tarifs de la cuisine de rue pour l\u2019exercice financier 2017 (5) Cette ordonnance, adoptée en vertu de l\u2019article 120 du Règlement sur les tarifs (exercice financier 2017) (16-065) modifie l\u2019article 15 de ce règlement pour fixer à 40 $ / période, l\u2019occupation du domaine public pour un emplacement de catégorie A.Ces ordonnances entrent en vigueur en date de ce jour.Elles sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Elles peuvent également être consultées en tout temps sur le site internet de la Ville : ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 31 mai 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10h30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 214728 Descriptif : Lot 49 - Rampes Duke et de Nazareth (de Wellington à de la Commune) : travaux correctifs de finition des glissières à l\u2019aide d\u2019un traitement au jet de sable, de l\u2019application d\u2019un enduit coloré et d\u2019un enduit anti-graffiti Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 31 mai 2017 Visite supervisée des lieux : n/a Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 31 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8, pour : Appel d\u2019offres : VMP-17-027 - Travaux de reconstruction de trottoirs du boulevard De Maisonneuve Ouest et des rues Mansfield et Metcalf autour de la Maison Manuvie Date d\u2019ouverture : 20 juin 2017 Dépôt de garantie : Cautionnement de 10 %.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 31 mai 2017 par le biais du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Renseignements : vm-appeldoffres@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin par l\u2019arrondissement de Ville-Marie et placée dans une enveloppe cachetée portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.L\u2019arrondissement de Ville-Marie ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 31 mai 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 17-16010 Descriptif : Service de nettoyage de bris de lampes et décontamination du mercure à l\u2019usine de production d\u2019eau potable Charles-J.-Des Baillets ou Atwater Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 17-16051 Descriptif : Service de remorquage et d\u2019entreposage pour les véhicules de délit pour le secteur Est Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : 2500 $, Toute forme de garantie acceptée Renseignements : Geneviève Fortin, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-4437 Appel d\u2019offres : 17-16029 Descriptif : A87 - Fourniture, plantation et entretien d\u2019arbres publics pour l\u2019arrondissement de Montréal-Nord 2017-2019 Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement) Renseignements : Gustavo Penagos, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-3439 Appel d\u2019offres : 17-16196 Descriptif : Acquisition de divers véhicules de marque Honda, Kia, Mazda et Subaru Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Renée Veillette, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-1057 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 17-16179 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019évaluation du potentiel et des compétences de gestion des cadres de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Louise Venne, agente d\u2019approvisionnement : 514 868-5944 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 31 mai 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 31 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR REGLEMENTS 2016-05-01 ET 2016-05-03 AVIS est par la présente donné, par le soussigné, que conformément à la Charte de la Ville de Montréal (chapitre C-11.4) et la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (chapitre A-19.1), un certificat de conformité a été délivré le 26 mai 2017 par le Greffier de la Ville de Montréal, à l\u2019égard des règlements suivants : Règlement (2016-05-01) modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (01-277).Règlement (2016-05-03) modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (01-277).En conséquence, les règlements susmentionnés sont entrés en vigueur le 26 mai 2017.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau d\u2019accueil situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 31 mai 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Claude Groulx Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16097 Acquisition d\u2019un système de planification des chantiers, d\u2019émission de permis et de suivi des travaux L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 31 mai 2017 est reportée au 7 juin 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 31 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8, pour : Appel d\u2019offres : VMP-17-004 \u2013 Aménagement du parc Aristide-Beaugrand-Champagne Date d\u2019ouverture : 19 juin 2017 Dépôt de garantie : Cautionnement de 10 %.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 31 mai 2017 par le biais du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Renseignements : vm-appeldoffres@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin par l\u2019arrondissement de Ville-Marie et placée dans une enveloppe cachetée portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.L\u2019arrondissement de Ville-Marie ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 31 mai 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Examen de la conformité d\u2019un règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal Avis public est donné à toute personne habile à voter du territoire de la Ville de Montréal : Le règlement 04-047-187 intitulé « Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) » a été adopté par le conseil de la Ville à son assemblée du 15 mai 2017.Ce règlement modifie la carte intitulée « Les densités de construction » du secteur 11-T5 pour les mégastructures au sud de la rue Saint-Viateur Est.Conformément aux dispositions des articles 137.11, 137.12 et 264.0.3 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), toute personne habile à voter du territoire de la municipalité peut demander par écrit à la Commission municipale du Québec son avis sur la conformité de ce règlement au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.La demande doit être transmise à la Commission dans les 30 jours qui suivent la publication du présent avis.Si la Commission reçoit, d\u2019au moins 5 personnes habiles à voter du territoire de la municipalité, une demande faite conformément à l\u2019article 137.11 à l\u2019égard de ce règlement, celle-ci doit, dans les 60 jours qui suivent l\u2019expiration du délai prévu à cet article, donner son avis sur la conformité du règlement 04-047-187 au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.Montréal, le 31 mai 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 LE MONDE A 7 J É R Ô M E C A R T I L L I E R à Washington L e ton est encore monté d\u2019un cran mardi entre Angela Merkel et Donald Trump, qui a lancé une vir ulente charge contre l\u2019Allemagne, la crise entre les deux pays alliés apparaissant comme l\u2019une des pires de l\u2019histoire récente.Depuis le sommet du G7 en Sicile, où le président américain a fait cavalier seul, en particulier sur la question du climat, la chancelière allemande a changé de registre et ne mâche plus ses mots sur la politique du nouveau locataire de la Maison-Blanche.A p p e l a n t a u s u r s a u t , Mme Merkel, actuellement en campagne pour un quatrième mandat, semble convaincue que le discours de Trump \u2014 dont le passage à Bruxelles et à Taormina a laissé un goût amer aux responsables de l\u2019UE \u2014 peut servir d\u2019aiguillon pour faire avancer l\u2019Europe, sur la défense et la diplomatie.Comme souvent, Donald Trump a choisi Twitter pour lancer la riposte.« Nous avons un ÉNORME déficit commercial avec l\u2019Allemagne, en plus elle paye BIEN MOINS qu\u2019elle ne le devrait pour l\u2019OTAN et le secteur militaire.Très mauvais pour les É.- U.Ça va changer», a-t-il lancé, lettres majuscules à l\u2019appui.Une heure plus tôt, Angela Merkel, connue pour choisir ses mots avec attention, avait jugé «extrêmement important» que l\u2019Europe devienne un «acteur qui s\u2019engage à l\u2019international», notamment en raison de l\u2019évolution de la politique américaine.Dimanche, elle avait lancé sa première salve, affirmant que l\u2019époque où « nous pouvions compter les uns sur les autres» était «quasiment révolue».Il faut remonter à 2003 pour trouver des tensions aussi for tes entre Washington et Berlin, lorsque le gouvernement du social-démocrate Ger- hard Schrœder avait marqué son opposition à la guerre en Irak lancée par le gouvernement de George W.Bush.Le sujet fait en tout cas l\u2019unanimité en Allemagne.Le concurrent de la chancelière aux élections de septembre, l\u2019ex-président du Parlement européen Mar tin Schulz, a défendu sa rivale, accusant M.Trump de tabler « sur l\u2019isolationnisme et le droit du plus fort » pour imposer ses vues.Mme Merkel, comme d\u2019autres dirigeants européens, a par le passé insisté sur la nécessité pour l\u2019UE de s\u2019affirmer sur la scène internationale pour mieux défendre ses intérêts.Mais jusqu\u2019ici, la mise en place d\u2019une action diplomatique européenne a achoppé sur les réticences des États membres à abandonner des pans de souveraineté dans ce domaine régalien.Ces tensions ne sont pas nouvelles.Avant et après son élection, le magnat de l\u2019immobilier ne s\u2019était pas privé d\u2019attaquer l\u2019Allemagne, menaçant en par ticulier d\u2019instaurer des taxes douanières en représailles aux excédents commerciaux allemands.Mais la nouvelle posture de la chancelière allemande depuis le sommet du G7 de Taor- mina a marqué un tournant.Reste à déterminer quelles ser ont l es conséquences concrètes de cette escalade verbale sur les relations entre les deux géants économiques.En après-midi, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a tenté de minimiser les différends.« Ils s\u2019entendent très bien.[\u2026] Je pense que le président décrirait sa relation avec Mme Merkel comme assez incroyable, a-t-il dit.Il a du respect pour elle.» Donald Trump et Angela Merkel ont d\u2019ores et déjà une nouvelle rencontre en vue: elle aura lieu lors du sommet du G20, début juillet, à Hambourg.Agence France-Presse Le ton monte entre Trump et Merkel J E A N - F R É D É R I C L É G A R É - T R E M B L A Y U n peu plus de six ans après le début du Printemps arabe en Libye, le pays méditerranéen reste incapable de sortir de la violence et du chaos.Plusieurs groupes politiques armés s\u2019arrachent le contrôle du territoire.En clair, le colonel Mouammar Kadhafi, expulsé du pouvoir et tué en octobre 2011, n\u2019a toujours pas de véritable successeur\u2026 Quelle est la situation?Réponse de Raouf Farrah, analyste spécialisé de l\u2019Afrique au groupe de recherche en risque politique SecDev, basé à Ottawa.Qui sont les principaux acteurs politiques de la crise libyenne aujourd\u2019hui?La Libye est un pays fragmenté sur le plan politique où aucun acteur ne peut revendiquer une légitimité nationale.À ce jour, trois gouvernements se concurrencent.À l\u2019ouest, le gouvernement d\u2019union nationale (GNA), mené par Fayez al-Serraj et reconnu par la communauté internationale, contrôle très peu de quartiers de la capitale et de la Tri- politaine [la région côtière occidentale du pays].Il est défié par le gouvernement non officiel du salut national (NSG), dirigé par Khalifa al-Ghoweil, un islamiste longtemps éjecté de la capitale, mais revenu en force en 2016 par deux tentatives de coup d\u2019État.À l\u2019est, le gouvernement d\u2019al-Bayda, surnommé gouvernement de To- brouk, est une autorité politique aux mains du puissant maréchal Haftar, le chef de l\u2019armée nationale.C\u2019est l\u2019acteur militaire et sécuritaire aux velléités politiques les plus importantes au pays.Mais le vrai pouvoir en Libye est morcelé, émietté entre les mains d\u2019une myriade de milices, bandits armés et groupes extrémistes qui peuplent ce pays désertique, riche en ressources et en proie à tous les abus.Qu\u2019est -ce qu i oppose ces groupes ?On est tenté de répondre : tout et rien à la fois.Ce qui les unit au plus haut point est la soif de pouvoir \u2014 particulièrement dans le cas d\u2019Haftar \u2014, la capacité à créer des alliances de circonstance avec des acteurs éloignés de leur spectre idéologique, la lutte farouche pour le contrôle des ressources \u2014 surtout les hydrocarbures et les routes du trafic illicite \u2014 et leur incapacité à maîtriser des régions entières du pays.Ce qui les oppose sur le fond est leur vision de l\u2019avenir politique national, l\u2019importance de la dimension sécuritaire et le rapport à l\u2019islamisme politique.En simplifiant, Haftar passe souvent pour le laïc au profil militaire, similaire à celui du président égyptien, Abdel Fat- tah al-Sissi.Fayez al-Serraj incarne le technocrate islamiste aux mains douces, courbé devant les exigences occidentales.Al-Ghoweil représente quant à lui une sor te de rebelle islamiste mal-aimé, prêt à en découdre avec les deux précédents en s\u2019alliant avec des groupes extrémistes et salafistes notoires.Un accord signé le 2 mai doit mettre deux protagonistes de la crise sur le chemin de la paix.Celle-ci a-t-elle de bonnes chances d\u2019être atteinte?La récente rencontre entre Fayez al-Serraj (GNA) et Kha- lifa Haftar (LNA) à Abou Dhabi avait donné des signes plutôt positifs.Mais les violences du 18 mai autour de la base de Brak al-Shati, dans le sud-ouest de la Libye, qui opposaient des milices pro-LNA et pro-GNA, ont carrément brisé l\u2019élan diplomatique.Sans être un envenimement de la situation, il s\u2019agit plutôt de la transposition des combats vers la région du Fezzan, dans le sud-ouest du pays.La Libye vit dans le chaos sécuritaire et politique depuis des années maintenant.Même si Syrte a été libérée des forces obscurantistes du groupe État islamique il y a quelques mois, la menace terroriste reste très élevée.L\u2019insécurité est extrême.Du nord au sud, de l\u2019est à l\u2019ouest, les milices, les terroristes et les seigneurs de guerre sont les véritables maîtres du bourbier libyen.Depuis l\u2019intervention militaire de l\u2019OTAN en 2011, les puissances étrangères semblent avoir abandonné le pays à son sort.Est-ce le cas?Sinon, qui intervient?La Libye est plus que jamais l\u2019objet des ambitions politiques des pays tiers, ce qui, très souvent, complique une sortie de crise.Ce n\u2019est pas parce que les puissances étrangères n\u2019apparaissent pas officiellement sur le sol libyen qu\u2019elles n\u2019ef fec- tuent pas un travail de l\u2019ombre.Par exemple, l \u2019Italie, ancienne puissance coloniale, conserve une influence importante en Libye, surtout avec la compagnie pétrolière ENI, qui possède des intérêts économiques vitaux dans la région.La Russie pousse de son côté, lentement, pour habiller le maréchal Haftar d\u2019un costume politique qui lui offrirait un allié régional supplémentaire, en le soutenant avec du renseignement militaire.Quant aux États-Unis, ils ont coopéré de près avec les milices de Mis- rata durant la bataille de Syrte, alors que ses forces spéciales (SOCAF) traquaient les groupes terroristes dans la région de Ben Walid.Sinon, deux pays sont particulièrement actifs : les Émirats arabes unis et l\u2019Égypte.Ils apportent un appui militaire, logistique et moral de haut calibre au maréchal.Sans eux, Haftar aurait beaucoup moins d\u2019influence sur le terrain.S\u2019ajoutent à cette liste déjà longue la France, qui s\u2019active près de la frontière nigérienne, et l\u2019Algérie, qui joue un rôle diplomatique en misant sur un processus de réconciliation nationale.En orchestrant des alliances politiques et communautaires entre Libyens, Alger s\u2019est attaché à une solution lente et dif ficile, basée sur la culture des réseaux et la confiance, mais qui apparaît néanmoins comme la plus à même de stabiliser un pays détruit par l\u2019intervention irréfléchie de l\u2019OTAN en 2011.Collaborateur Le Devoir Libye, le pays sans État Près de 30 morts dans deux attentats- suicides à Bagdad Bagdad \u2014 Près de 30 personnes ont été tuées et une centaine blessées dans deux attentats-suicides mardi à Bagdad, au moment où les forces irakiennes progressent lentement face aux djihadistes à Mossoul, plus au nord.Les deux attentats ont été revendiqués par le groupe armé État islamique (EI), celui-là même qui résiste aux troupes gouvernementales à Mossoul, deuxième ville d\u2019Irak, où le sort de quelque 200 000 civils pris au piège des combats inquiète les organisations internationales.Ils ont eu lieu en plein ramadan, souvent endeuillé en Irak par des attentats djihadistes qui frappent surtout le soir, quand les habitants sortent se promener après le repas de rupture du jeûne.Mardi peu après minuit, un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé devant un marchand de glaces dans le quartier de Karrada (centre).Quelques heures plus tard, un kamikaze a fait exploser une voiture piégée non loin du principal bâtiment du service des retraites, près d\u2019un important pont de la capitale.Agence France-Presse J U A N J O S É R O D R I G U E Z à Panama L\u2019 ancien homme fort du Panama des années 1980, Manuel Noriega, qui fut un agent de la CIA avant de tomber en disgrâce et d\u2019être renversé par les États-Unis, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à 83 ans après avoir été opéré d\u2019une tumeur au cerveau.«La mort de Manuel Noriega clôt un chapitre de notre histoire », a tweeté le président du Panama, Juan Carlos Varela.L\u2019ancien dictateur purgeait trois peines de 20 ans de réclusion chacune pour la disparition d\u2019opposants politiques sous son régime.Il est décédé à l\u2019hôpital public Santo Tomas de Panama City, où il avait été admis et opéré le 7 mars d\u2019une tumeur bénigne au cerveau.Souffrant d\u2019une hémorragie cérébrale après l\u2019intervention, il avait dû être opéré à nouveau et était dans un état critique.S\u2019il faut caractériser Noriega, on peut souligner sa facilité à travailler avec différents services secrets en pleine guerre froide.Il travailla ainsi pour la CIA, mais tout allait ensuite changer et, de fidèle allié des États-Unis, il devint pour ce pays un ennemi lié au trafic de drogue.Le président américain de l\u2019époque, George Bush (1989-1992), ancien directeur de la CIA, ordonna l\u2019invasion du Panama le 20 janvier 1989 pour s\u2019emparer de Noriega.L\u2019opération «Cause juste» a fait officiellement 500 morts, mais des ONG évaluent le nombre des victimes à plusieurs milliers.Manuel Noriega s\u2019était réfugié à la Nonciature et se rendit le 3 janvier 1990.Il avait été condamné à 40 ans de prison aux États-Unis pour trafic de drogue et blanchiment de capitaux.Il n\u2019a effectué toutefois que la moitié de sa peine, pour bon comportement.Mais en 2010, il était extradé vers la France pour blanchiment d\u2019argent et, en 2011, extradé vers le Panama.Il fut alors condamné à trois fois vingt ans d\u2019emprisonnement pour la disparition et l\u2019assassinat de l\u2019opposant Hugo Spadafora en 1985, du militaire Moises Giroldi, après sa rébellion en 1989, et pour ce que l\u2019on a appelé cette même année le «massacre d\u2019Albrook» où périrent plusieurs militaires à la suite d\u2019un soulèvement.Il était également impliqué dans des affaires de disparition quand il était chef de l\u2019ancienne Garde nationale et l\u2019homme fort du dirigeant nationaliste Omar Torrijos, qui était arrivé au pouvoir en 1968.« J\u2019ai connu Noriega quand j\u2019étais lieutenant et lui sous-lieutenant, se souvient le général Ruben Dario Paredes, auquel Manuel Noriega avait succédé à la tête de la Garde nationale.Il était très attentif et normal, correct, discipliné, décent.Mais quand cet homme est devenu général, c\u2019est devenu un autre pour toujours.Le pouvoir l\u2019a transformé et corrompu.» Agence France-Presse Agent de la CIA, trafiquant de drogue, dictateur L\u2019ex-président Manuel Noriega est décédé mardi à l\u2019âge de 83 ans B angui \u2014 Tueries et viols, tortures, pillages, enlèvements, enrôlement d\u2019enfants- soldat : les Nations unies ont détaillé 620 crimes commis en Centrafrique lors des conflits armés entre 2003 et 2015, dans un rapport publié mardi, avant la mise en route à Bangui de la Cour pénale spéciale (CPS) pour juger ces crimes.Ce rapport soulève aussi la question de savoir si les massacres ciblés entre communautés n\u2019ont pas constitué des faits de génocide.« En République centrafricaine, l\u2019impunité a toujours été la règle \u2014 et la justice l\u2019exception», relève ce travail exhaustif publié au moment où les 4,5 millions de Centrafricains subissent un regain de violence des groupes armés ex- Séléka pro-musulmans ou anti- Balakas pro-chrétiens, avec des morts par dizaines et des milliers de nouveaux déplacés depuis début mai.Lieux précis, dates exactes, mode opératoire des assaillants, calvaire des victimes, souvent très jeunes, tuées, violées, torturées\u2026 : ce dénombrement de plus de 300 pages se présente comme un document de travail pour le procureur de la Cour pénale spéciale (CPS) qui vient d\u2019arriver à Bangui.Agence France-Presse CENTRAFRIQUE L\u2019ONU recense 12 ans de violence MARCO LONGARI AGENCE FRANCE-PRESSE Nigeria : Onitsha, ville morte en souvenir de la guerre du Biafra Les marchés d\u2019Onitsha sont d\u2019habitude grouillants de monde.Mais mardi, pour marquer le cinquantenaire de la déclaration de sécession du Biafra qui avait entraîné une terrible guerre civile (1967-1970), la grande ville commerciale du sud-est du Nigeria a pris des allures de ville fantôme.Magasins, écoles et bureaux sont restés fermés, à la demande des mouvements indépendantistes, pour exprimer le mécontentement de la population, à grande majorité Igbo, et leurs velléités indépendantistes.L\u2019année dernière, à la même date, plus de 60 personnes avaient été tuées lors des célébrations, selon Amnesty International.Les appels à faire sécession du Nigeria se sont multipliés ces dernières années, notamment après l\u2019arrestation du chef de file du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (IPOB), Nnamdi Kanu, fin 2015.Le pouvoir fédéral, de son côté, voit dans ces montées contestataires une menace pour l\u2019unité du Nigeria, alors que la guerre civile reste un souvenir douloureux et quasiment tabou dans le pays.ASSOCIATED PRESS Le général Manuel Noriega photographié en 1989 Lire aussi \u203a L\u2019éditorial de Guy Taillefer, L\u2019Europe comme contre-pouvoir, en page A 8. il fallait faire de l\u2019humour, on dirait qu\u2019en remportant 69% des voix à l\u2019élection partielle de Gouin Gabriel Nadeau- Dubois a obtenu un score quasi soviétique.Québec solidaire aurait toutefois tort de tirer des conclusions euphoriques de cette victoire qualifiée d\u2019«écrasante».Pour le principal intéressé, les électeurs de Gouin ont pris «une décision lourde de sens», celle d\u2019envoyer à l\u2019Assemblée nationale «un député progressiste de plus».Il serait plus juste de dire qu\u2019ils ont tout simplement décidé de remplacer une députée progressiste, Françoise David, par un autre député progressiste.Certes, les résultats montrent que le rejet du projet d\u2019alliance électorale avec le Parti québécois et, par voie de conséquence, le torpillage de l\u2019entente signée sur la convergence souve- rainiste sous l\u2019égide des OUI Québec n\u2019a eu qu\u2019un effet marginal.L\u2019autre option souverai- niste, Option nationale, n\u2019a pas attiré un grand nombre de solidaires déçus ou de péquistes courroucés, ne récoltant que 700 votes de plus qu\u2019à l\u2019élection générale de 2014.Comme le Parti québécois n\u2019a pas présenté de candidat, il est impossible de savoir si Gabriel Nadeau-Dubois aurait pu égaler la performance de Françoise David, qui a recueilli 51 % des votes en 2014.Mais l\u2019appui massif dont le candidat a bénéficié lundi confirme que QS est solidement ancré dans Gouin.Candidat au poste de co-porte-parole, Jean-François Lessard avait affirmé dans un débat organisé par Le Devoir que Nadeau- Dubois « l\u2019a eu facile » en se présentant dans le fief de Françoise David.Mais en toute justice, nous devons reconnaître qu\u2019il n\u2019a pas démérité et qu\u2019il possède un indéniable pouvoir d\u2019attraction.Les vrais défis l\u2019attendent.À titre de co-porte-parole, il devra exercer une forme de leadership sans indisposer une formation politique qui restreint la marge de manœuvre dont il a besoin pour réagir à la donne politique.Il s\u2019est aussi fixé comme but de démontrer que QS n\u2019est pas un phénomène strictement montréalais.À cet égard, le rejet d\u2019une alliance électorale avec le PQ complique les choses.Il devra aussi se méfier des libéraux qui voient dans QS un allié objectif contre le PQ et ses visées identitaires.Dans des entrevues à la radio, Gabriel Nadeau-Dubois a évoqué mardi ce qui pourrait représenter un objectif réaliste pour QS: détenir la balance du pouvoir en 2018 et former un gouvernement de coalition pour remplacer les libéraux minoritaires.C\u2019est ce que projettent de faire les néodémocrates et des verts en Colombie-Britannique.Les dirigeants européens auront fait de gros ef forts, la semaine dernière, au sommet de l\u2019OTAN à Bruxelles, pour composer avec Donald Trump.Leur patience, à commencer par celle de l\u2019Allemagne, a craqué au sommet du G7 de Taormina, en fin de semaine.À quelque chose malheur est bon : M.Trump se trouve à revigorer l\u2019idée européenne.vons-nous jamais vu retombées moins diplomatiques d\u2019un sommet du G7 ?On savait déjà les relations entre Donald Trump et Angela Merkel plutôt mauvaises.Leur rencontre en mars dernier à la Maison-Blanche avait été glaciale.Avec le sommet du G7, le désaccord est étalé au vu et au su de tous.Dimanche à Munich, déboussolée par ce qu\u2019elle venait de vivre en Sicile, la chancelière allemande n\u2019a pas mis de gants : «Les temps où nous pouvions totalement nous reposer sur d\u2019autres sont en partie révolus.Je l\u2019ai vécu ces derniers jours.Nous, les Européens, devons vraiment prendre en main notre propre destin.» Lire que le traditionnel allié américain n\u2019est plus tout à coup l\u2019ami qu\u2019il était depuis 60 ans.Commerce international, politique de défense, Accord de Paris sur le climat : le fossé creusé par Trump devant ses principaux partenaires occidentaux est devenu béant au G7, impossible à ignorer.«Ce que nous avons vécu lors du sommet ne correspond pas à ce que nous attendons d\u2019un président américain, ni sur le plan intellectuel ni sur le plan du potentiel de l\u2019Amérique », a déclaré très publiquement Jürgen Hardt, député membre du gouvernement allemand et haut placé aux Affaires étrangères.Sigmar Gabriel, chef de la diplomatie, en a rajouté lundi en déclarant que « l\u2019Occident est devenu plus petit, ou du moins a été af faibli » maintenant que les États-Unis ont à leur tête un président qui nie l\u2019impact du réchauffement climatique et qui est allé négocier un contrat d\u2019armement en Arabie saoudite, «où les droits de la personne sont bafoués».Tout cela vaut d\u2019être cité, vu la véhémence hors norme du propos.Encore qu\u2019en matière de vente d\u2019armes dans le monde, les États-Unis ne sont certainement pas les seuls à mériter qu\u2019on les montre du doigt.Il ne faut pas non plus oublier que les propos de Mme Merkel sont électoralement intéressés, puisque des législatives auront lieu en septembre en Allemagne.Que la sortie anti-Trump de Berlin soit justi?ée ne veut pas dire par ailleurs que M.Trump a tort d\u2019avoir dénoncé, mardi encore, dans son vocabulaire de dix mots, l\u2019excédent commercial excessif de l\u2019Allemagne avec les États-Unis.Vrai qu\u2019il est excessif et que les Allemands sont coupables de faire la sourde oreille à ce sujet.Le problème étant évidemment que les accusations lancées à l\u2019Europe en général et à l\u2019Allemagne en particulier, pour ce qui concerne notamment leur contribution inadéquate au ?nancement de l\u2019OTAN, visent moins à recréer un ordre international amélioré qu\u2019à servir les obsessions protectionnistes du nouveau président.Mme Merkel prend acte de la nouvelle donne qu\u2019impose M.Trump et s\u2019en inquiète aussi sûrement, comme l\u2019alliance avec les États-Unis est depuis longtemps un principe de politique extérieure pour la droite allemande.Reste qu\u2019en l\u2019occurrence et dans le contexte de la négociation qui s\u2019amorce autour du Brexit avec le Royaume-Uni, M.Trump joue le rôle de repoussoir.Il cherche à diviser l\u2019Europe, mais son comportement est en fait l\u2019occasion pour le couple franco-allemand de se souder, à la faveur de l\u2019arrivée du président Emmanuel Macron, et pour les européistes de se constituer utilement en contre-exemple à l\u2019enfermement sur soi.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Le CRTC rectifie les faits Le 15 mai dernier, suivant un processus public, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a publié les décisions de renouvellement des licences de radiodiffusion de TVA, V, Bell et Corus.Plusieurs informations erronées de ces décisions ont circulé dans les médias récemment.J\u2019aimerais rectifier les faits.D\u2019abord, on nous reproche d\u2019avoir retiré des conditions de licence exigeant des dépenses en émissions originales de langue française.Pourtant, seulement trois des vingt-neuf services et stations dont les licences ont été renouvelées étaient visés par de telles conditions.Et ces trois services se sont vu imposer de nouvelles conditions qui se traduiront par plus d\u2019investissement en contenu original de langue française.Prenons l\u2019exemple de Séries + qui circule dans les médias.Le CRTC a remplacé la condition de licence de dépenses de 1,5 million de dollars par année en émissions originales de ce service par de nouvelles conditions qui obligeront Séries + à consacrer potentiellement plus de 7,8 millions de dollars par année à l\u2019acquisition ou la production de contenu canadien de langue française.De ce montant, plus de L I B R E O P I N I O N O L I V I E R C O L L I N Professeur à l\u2019Université du Québec à Montréal Le texte qui suit se veut une réplique à celui de Libre opinion publié le 29 mai et signé par André Lamoureux, sous le titre «Québec solidaire, enclave du gauchisme et allié de l\u2019islamisme ».M.André Lamoureux, je ne vous connais pas même si nous enseignons à la même université, mais votre texte sur Québec solidaire et l\u2019islamisme n\u2019est pas digne d\u2019un universitaire tant il est truffé de raccourcis évidents.On y sent de plus une hargne à l\u2019égard des concitoyens ayant des opinions et croyances différentes des vôtres, une hargne qui illustre bien ce qui dérange un grand nombre de Québécois en ce qui concerne la question du vivre ensemble et de l\u2019idée de la nation.Tout d\u2019abord, vous usez du terme « islamisme » de la même façon que l\u2019on brandissait naguère l\u2019épouvantail « communiste » dans certains milieux, c\u2019est-à-dire sans aucune nuance et, surtout, en réduisant des réalités complexes (statut d\u2019immigrant, difficultés quant à l\u2019emploi, liens à la communauté d\u2019origine et à celle d\u2019accueil, etc.) à une simple question de croyance religieuse.Ne pas voir que les diverses populations de la communauté musulmane ne se reconnaissent généralement pas dans les prescriptions salafistes et wahhabites relève de l\u2019aveuglement volontaire ou alors d\u2019une absence totale d\u2019interaction avec des représentants ordinaires de ces communautés.Un des acquis les plus chers de nos démocraties est qu\u2019il n\u2019est pas admissible pour une majorité de dicter à une minorité comment se comporter dans des sphères ne relevant pas des lois et chartes sur lesquelles il y a un historique crédible et partagé.Une relecture du fameux texte Two concepts of liberty d\u2019Isaiah Berlin vous serait cer tainement bénéfique.Toute attaque du type de la char te de Bernard Drainville est immédiatement reconnue par un immigrant roumain ayant fui Ceausescu, un Algérien pourfendeur du Front islamique du salut (FIS) ou un militant de gauche connaissant tout le mépris que peuvent ressentir certains cercles bien nantis à l\u2019égard du «petit peuple».Un des fondements de l\u2019idéal de gauche est que la condition humaine doit être améliorée là où il y a des injustices flagrantes.Cela vaut pour les conditions de travail inadmissibles dans certains secteurs, pour une redistribution de la richesse pour éviter à quiconque la pauvreté abjecte, et pour des discours s\u2019en prenant à des concitoyens ayant des pratiques ou opinions fondamentalement différentes mais néanmoins compatibles avec les lois de notre contrée.Certes, la réalité nous rattrape constamment, mais l\u2019idéal devrait être là pour guider nos intuitions quant à l\u2019avenir.On ne finit pas de compter les phrases dénigrantes dans votre texte, ce qui suggère que celui-ci n\u2019est pas écrit dans un souci d\u2019une meilleure compréhension de la situation politique et sociale actuelle.Le Québec a fait il y a plusieurs décennies un choix d\u2019ouverture à l\u2019immigration et à l\u2019intégration de nouvelles communautés dans le tissu québécois.Il existe des avenues entre un communautarisme étanche et un repli de la majorité sur des valeurs posant problème à diverses minorités.C\u2019est la voie de l\u2019interculturalisme, du dialogue respectueux et, si tout cela se passe bien, du métissage.Et avant que vous ne me catégorisiez, je voudrais vous faire savoir que je me revendique d\u2019un athéisme à l\u2019aise dans une social-démocratie laissant place à tous les courants de pensée, que je sois d\u2019accord ou non avec ceux-ci.Et puis, mon éducation m\u2019a enseigné que la situation de mes concitoyens est plus importante que des concepts professés ici et là de manière purement spéculative sans égard à leur impact sur le vécu quotidien de tout un chacun.ISLAM ET ISLAMISME L\u2019amalgame relève de l\u2019aveuglement volontaire FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET S\u2019 DONALD TRUMP L\u2019Europe comme contre-pouvoir GABRIEL NADEAU-DUBOIS La vraie partie commence A GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC 4,5 millions pourraient être voués spécifiquement aux émissions dramatiques, comiques, musicales ou de variété, par année.En tout, pour les quatre grands groupes, plus de 1,1 milliard de dollars seront investis en programmation canadienne de langue française dans les cinq prochaines années, dont 460 millions pour des émissions dramatiques, comiques, musicales ou de variété.On nous a aussi reproché d\u2019avoir permis aux services francophones de ne plus produire de contenu original québécois en leur permettant de diffuser du contenu ca- nadien-anglais doublé.À cela, je réponds qu\u2019il est impossible que les coûts de doublage suffisent à permettre aux groupes de répondre à leurs exigences de dépenses.Ainsi, les groupes devront investir dans de nouvelles productions canadiennes de langue française spécifiques au Québec et aux communautés franco-canadiennes.Enfin, j\u2019aimerais rappeler aux téléspectateurs que les distributeurs câblés et satellites doivent désormais offrir tous les services à la carte.Les consommateurs sont libres de ne payer que pour les services de leur choix.Dans ce contexte, le choix appartient aux consommateurs de favoriser les services qui offrent davantage de contenu original qui les reflète et qui les intéresse.Nous avons pris ces décisions pour les bonnes raisons.Je trouve dommage que le débat s\u2019oriente sur des données qui, dans les faits, sont inexactes.Toutefois, je suis persuadé que nos décisions permettront aux services de langue française de produire un contenu captivant, de grande qualité et qui fera rayonner encore la culture québécoise et franco-canadienne, ici et ailleurs.Jean-Pierre Blais, président et premier dirigeant, CRTC Le 30 mai 2017 Déclin du français Depuis 10 ans, les productions audiovisuelles en langue française classées par la Régie du cinéma du Québec ont diminué de façon importante.Ainsi, la Régie en classait- elle 997 en 2007, contre 300 en 2016.Il faut remonter à 1984, avec 254 productions, pour connaître une pire année que 2016.Ces chiffres sont inquiétants.Et qu\u2019est-ce que ce sera avec l\u2019ALENA 2?Car Donald Trump ne fera pas de cadeaux au chapitre de la culture.Les libéraux (à Ottawa et à Québec) comptent-ils faire quelque chose pour inverser la tendance?Sylvio Le Blanc Montréal, le 28 mai 2017 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).U sant de ce mélange de charme et d\u2019audace qui lui a beaucoup réussi jusqu\u2019à maintenant, Justin Tr udeau a demandé des excuses formelles au pape François cette semaine.Sa Sainteté étant un bon gars, déjà disposé à reconnaître les dérapages au sein de son troupeau, un mea culpa pontifical pour les pensionnats autochtones est dans le sac, croit-on.M.Trudeau a le don de poser des gestes symboliques qui frappent, c\u2019est clair.Mais il est beaucoup moins doué, on commence à le comprendre, pour s\u2019attaquer concrètement aux problèmes.Exemple patent : l\u2019enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées.Un des premiers gestes posés par le gouvernement Trudeau, cette commission a été annoncée en grande pompe en décembre 2015.La commission dispose d\u2019un budget de 54 millions, de cinq commissaires, dont quatre autochtones, d\u2019une pré-enquête menée par les ministres de la Justice, des Affaires autochtones et de la Condition féminine, ainsi que d\u2019une quantité de rapports, dont ceux de la GRC, sur la question.Selon la police, au moins 1200 femmes autochtones auraient vraisemblablement été tuées depuis 1980.Selon les communautés autochtones, c\u2019est probablement quatre fois plus.Les jeunes Amérindiennes sont cinq fois plus susceptibles de mourir d\u2019un acte de violence que les autres Canadiennes du même âge.Pour ce pays, qu\u2019on aime croire au-dessus de tout soupçon, il n\u2019y a pas de situation plus honteuse que celle-là.Mais, malgré l\u2019urgence d\u2019agir, tout indique que ladite commission pédale dans la choucroute.C\u2019est seulement cette semaine, à Whitehorse au Yukon, neuf mois après le lancement de l\u2019enquête, qu\u2019ont débuté les premières audiences.Pourquoi tout ce temps à ne rien faire ?D\u2019abord, la commission croule sous le poids d\u2019un mandat beaucoup trop large, disons- le, soit celui de déterminer « les causes sociales, économiques, culturelles, institutionnelles et historiques qui contribuent à perpétuer la violence [auprès] des femmes et des filles autochtones».Ensuite, la commission ne dispose toujours pas de plan de travail et n\u2019a réussi à rejoindre qu\u2019environ 300 familles sur plus de 2000 touchées.Outre Whitehorse, aucune autre séance n\u2019est prévue ailleurs pour l\u2019instant.Les auditions qui auraient dû normalement se tenir cet été ont été annulées pour respecter les activités de chasse et de pêche des autochtones.Le respect des habitudes amérindiennes est bien sûr une bonne chose, et est d\u2019ailleurs inscrit explicitement dans le mandat de la commission, mais il semble aussi ser vir d\u2019excuse à un manque d\u2019organisation et de transparence.À tel point que ce sont les autochtones eux- mêmes qui aujourd\u2019hui s\u2019en plaignent.Dans une lettre ouverte adressée à la commissaire en chef, Marion Buller, et signée par plus de 100 leaders autochtones ainsi que des membres des familles de femmes disparues, l\u2019ar tiste métis Christi Belcourt se plaint du manque de leadership, d\u2019expertise et de communication de la commission.La sommant de « repenser son approche » , Mm e Belcour t évoque « l\u2019anxiété, la frustration et la confusion » au sein des familles.L\u2019ex-journaliste et militante féministe Sue Montgomer y, qui a travaillé pour la commission, est plus pointue encore.« Les familles veulent et méritent de l\u2019information concrète.Que se passe-t-il une fois qu\u2019elles sont inscrites pour témoigner ?À quel moment la commission sera-t-elle dans leur communauté ?À quoi sur tout peuvent- elles s\u2019attendre une fois leur témoignage enregistré ?» Rien de tout ça n\u2019a été clairement communiqué pour l\u2019instant.Frustrée par l\u2019imbroglio qui dure depuis des mois, Sue Montgomery (connue pour la campagne #AgressionNonDénoncée, dans la foulée de l\u2019af faire Ghomeshi) a démissionné de son poste de directrice intérimaire des communications cette semaine.« Les cinq commissaires ne voient pas souvent les choses de la même façon et ne semblent pas souhaiter communiquer », dit-elle.Si l\u2019objectif déclaré de cette enquête est de « trouver la vérité», la commission est bien mal par tie .Sa rectitude politique manifeste, d\u2019abord, en plus d\u2019être un frein au bon fonctionnement, empêche de voir l\u2019éléphant dans la pièce : la part de responsabilité des hommes autochtones, voire des conseils de bande eux- mêmes, dans des cas de disparitions souvent liées au trafic sexuel.Il est temps que cette réalité soit éventée.Seulement, on n\u2019y parviendra pas sans restreindre le mandat de la commission aux cas répertoriés par la police ainsi que directement liés à la traite des femmes.Et sans finir, aussi, avec les paroles creuses.Qu\u2019attend le gouvernement fédéral pour inter venir ?Cette commission, visiblement, tourne en rond.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter :@fpelletier1 Enquête en péril FRANCINE PELLETIER P A T R I C E D A L L A I R E Diplomate en résidence aux Hautes Études internationales de l\u2019Université Laval elon le Directeur général des élections du Québec, une élection par tielle coûte en moyenne 550 000 $ au trésor public.Au rythme où vont les choses, les Québécois auront dépensé, au cours du mandat actuel, plus de 10 millions de dollars pour remplacer des députés qui, dans 90 % des cas, n\u2019ont pas rempli leur contrat moral envers leurs électeurs en démissionnant avant la fin de leur mandat.Pourtant, il existe deux façons simples d\u2019éviter ces dépenses : l\u2019élection de substituts ou encore la désignation par forfait.Les substituts seraient élus conjointement avec les députés lors du scrutin général ; la désignation par forfait dépendrait du résultat de l\u2019élection générale.La première option, relativement simple, aurait l\u2019avantage de respecter la volonté démocratique exprimée lors du scrutin en instituant le remplacement du député démissionnaire par un remplaçant ou un substitut élu au même moment, tout en évitant un coûteux scrutin où le taux de participation est souvent beaucoup plus bas, donc à valeur démocratique plus douteuse, que lors de l\u2019élection générale.Elle aurait aussi l\u2019avantage de favoriser la parité hommes-femmes, les partis n\u2019ayant qu\u2019à s\u2019assurer que cet équilibre soit respecté dans chaque circonscription.Sous cette option, une élection complémentaire n\u2019aurait lieu que si le substitut déjà élu n\u2019était pas en mesure, pour une raison ou une autre, de prendre la relève.Pour éviter les candidatures prête-noms qui ne viseraient qu\u2019à donner un effet de levier au premier de liste, et afin d\u2019éviter qu\u2019il ne se défile au dernier moment, le substitut pourrait être assermenté comme député au même titre que le premier de liste.Les substituts seraient donc des députés en réserve.Ils pourraient aussi, à la discrétion des formations politiques, participer aux activités partisanes (congrès, caucus, etc.) et, de leur propre initiative, comme observateurs aux délibérations de l\u2019Assemblée nationale ou des commissions parlementaires.Ce mode d\u2019élection n\u2019est pas éloigné de celui de remplaçants élus, en même temps que les délégués of ficiels, lors des conventions politiques de naguère.On amène au niveau du député, en quelque sorte, le principe du vice-président ou du vice-premier ministre en désignant quelqu\u2019un qui prend la relève en cas d\u2019incapacité, de départ ou de décès.La deuxième option, plus complexe mais aussi plus mordante politiquement, permettrait d\u2019imposer un coût politique aux partis des députés démissionnaires en instituant le remplacement de ceux-ci par le candidat ou la candidate ayant récolté le deuxième plus important total de votes lors du scrutin général.Pourquoi, en effet, ne pas imposer un prix politique pour ce qui constitue un forfait politique, voire moral ?Ce prix politique serait d\u2019autant plus élevé que le parti bénéficiaire du forfait serait, généralement, le principal adversaire du parti dont le démissionnaire serait issu ! Le scrutin à date fixe, en instituant un calendrier de mandat précis, offre ainsi l\u2019occasion de remédier à une situation coûteuse, car il permet de diviser le mandat électif en périodes égales.Ce mécanisme de désignation par forfait pourrait être appliqué pendant les deux premières années du mandat.Il aurait sans doute pour effet d\u2019engendrer des pressions politiques pour éviter les démissions et départs volontaires ou du moins les remettre à la dernière année du mandat, car on n\u2019aurait qu\u2019à prévoir que, pour la quatrième année, aucun remplacement (ni par élection ni par substitut) ne serait permis.De sorte qu\u2019une élection complémentaire n\u2019aurait lieu qu\u2019en cas de démission, de départ ou de décès au cours de la troisième année du mandat.On pourrait prévoir la tenue d\u2019une élection, par exception, si une vacance se produisait pendant les deux premières années du mandat et que le député désigné par forfait n\u2019était pas en mesure d\u2019occuper le siège laissé vacant.On pense juguler le phénomène des départs hâtifs en pénalisant financièrement les députés démissionnaires.C\u2019est-à-dire en les privant, dans la plupart des cas, de leurs primes de départ.Mais il est évident que l\u2019abolition ou la restriction des primes de départ à elles seules n\u2019endigueront pas le phénomène des démissions avant la fin des mandats.Il faut donc aller dans une autre direction et sanctionner politiquement les partis politiques eux-mêmes.Nominations partisanes Dans la même veine, on pourrait aussi prévoir que tout député qui démissionne pour accepter une nomination politique (fédérale ou provinciale) ou pour se présenter à la Chambre des communes serait automatiquement remplacé par le candidat du parti ayant terminé deuxième lors du dernier scrutin, qu\u2019il y ait ou non une clause de substitution.Cette dernière proposition permettrait de décourager les nominations partisanes et les changements de carrière opportunistes.Gardons à l\u2019esprit que l\u2019élection d\u2019un membre de l\u2019Assemblée nationale coûte aussi cher aux contribuables que son salaire pour un mandat normal de quatre ans ! Les contribuables-élec- teurs sont en droit d\u2019exiger un meilleur rendement pour leur « investissement» dans le processus démocratique.Alors, si, en plus, il faut de nouveau pourvoir un poste par une élection en cours de mandat, ce rendement devient négatif.Plus facilement mises en place qu\u2019une réforme en profondeur du mode de scrutin, ces modifications au système électoral pourraient être adoptées rapidement.Certes, nos propositions exigent que nous acceptions de penser autrement et elles impliquent des entorses à nos traditions politiques.Mais pour changer durablement les choses et si on souhaite véritablement contrer le cynisme ambiant, il faut, en corollaire, agir avec audace et bousculer un peu nos vieilles façons de faire.Des substituts pour éviter la plupart des élections partielles ?E R I C M O N T I G N Y Professeur de science politique à l\u2019Université Laval P A S C A L E D U F O U R Professeure de science politique à l\u2019Université de Montréal éception, méfiance, insultes, accusations et procès d\u2019intentions ont dominé les échanges des derniers jours entre les militants des deux formations partisanes.Manifestant tour à tour incompréhension et colère, les dirigeants du Parti québécois sont également passés par dif férentes émotions, alors que ceux de Québec solidaire ont plutôt insisté sur le caractère démocratique de leurs instances.La sociologie politique peut nous aider à comprendre les difficultés qu\u2019ont eues ces deux formations à se comprendre et à s\u2019entendre.Au-delà des enjeux partisans, des idéologies et de la stratégie partisane, ne serions-nous pas en présence d\u2019un choc des cultures organisationnelles?Cette incompréhension mutuelle pourrait-elle découler de règles de fonctionnement interne spécifiques à chaque formation politique et de l\u2019asymétrie quant à leur niveau respectif de décentralisation?Dès son congrès de fondation en 1968, le PQ a vécu des débats internes afin de déterminer le niveau de sa démocratie interne.Les «électoralistes», proches de René Lévesque, souhaitaient une structure plus souple, alors que les «partici- pationnistes», dont André Larocque, préféraient une structure décentralisée à l\u2019image du Parti communiste yougoslave.À l\u2019époque, ce sont les «participationnistes» qui l\u2019ont emporté.Encore aujourd\u2019hui, le PQ demeure un parti plus décentralisé que le Parti libéral du Québec ou la Coalition avenir Québec.Avec le temps, il a cependant subi un processus de «dédémocra- tisation » conduisant à une centralisation plus importante des pouvoirs vers le chef.L\u2019initiative de consultation menée par Paul St-Pierre Plamondon vise d\u2019ailleurs à rétablir un certain équilibre institutionnel et à redonner davantage de pouvoir aux militants.Résolument plus à gauche de l\u2019échiquier politique, QS a réuni, comme le PQ, dif férentes tendances et différentes organisations lors de son congrès de fondation.Les solidaires ont également opté pour une structure organisationnelle décentralisée d\u2019où émanent deux porte-parole.Cela implique une culture organisationnelle qui ne repose pas sur une hiérarchie classique impliquant un chef formel.Rappelons que la dernière élection de ses co-porte- parole échappait aux dispositions de la Loi électorale québécoise en matière d\u2019encadrement d\u2019une course à la chefferie.Une analyse plus fine serait utile pour mesurer l\u2019écart culturel entre les dirigeants des deux formations politiques.Les dirigeants du PQ se sont d\u2019ailleurs attaqués à la structure de QS en comparant son comité de direction à un «Politburo soviétique » et en s\u2019interrogeant sur l\u2019absence d\u2019un chef réel.Comme si le fonctionnement de QS (collégialité dans la gouvernance, poids plus impor tant des membres dans la conduite des affaires du parti, co-porte-parole) était d\u2019emblée suspect, parce que distinct.N\u2019oublions pas que si la trajectoire institutionnelle du PQ depuis sa fondation l\u2019a conduit vers une plus grande centralisation, celle de QS s\u2019apparente davantage à celle d\u2019une organisation de la société civile, comme c\u2019est généralement le cas pour un parti qui en est toujours à l\u2019étape de sa genèse institutionnelle.Les divergences entre QS et le PQ ne sont pas que stratégiques ou idéologiques.Elles sont ancrées dans des cultures politiques qui s\u2019opposent et qui alimentent une certaine incompréhension.PQ-QS, un choc des cultures internes S D JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gardons à l\u2019esprit que l\u2019élection d\u2019un membre de l\u2019Assemblée nationale coûte aussi cher aux contribuables que son salaire pour un mandat normal de quatre ans , demande l\u2019auteur.Ci-dessus, Gabriel Nadeau-Dubois au moment de voter dimanche lors de la partielle dans Gouin. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S La directive constitue toutefois une mesure bien trop timide aux yeux de l \u2019opposition.Alexandre Cloutier du Parti québécois continue de réclamer la tenue d\u2019une commission parlementaire pour qu\u2019on puisse mesurer l\u2019étendue du problème.«Il faut donner une chance au milieu de s\u2019exprimer », a-t-il déclaré.Le député a également mis en doute les propos du ministre, qui af firmait que le problème n\u2019était pas plus étendu.«C\u2019est faux», a-t-il dit en soulignant qu\u2019il avait reçu «des dizaines et des dizaines de témoignages» à cet effet ces dernières semaines.Du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ), on reproche au gouvernement de donner le mauvais exemple en maintenant sa pratique de majorer les notes de 58 à 60 % lors des examens du ministère.«S\u2019il en reste là, ça veut dire qu\u2019il ne veut pas aller au fond des choses », a dénoncé le député Jean-François Roberge, qui milite, lui aussi, en faveur d\u2019une commission parlementaire.En conférence de presse, le ministre s\u2019était en effet montré opposé à l\u2019idée de revoir les pratiques du ministère.«Le traitement statistique est nécessaire», a-t-il dit.«Il n\u2019y a pas à peu près 1,6% des cas qui ont été touchés.Il faut se rappeler, là, que ce n\u2019est pas tous les élèves qui se retrouvent à une épreuve unique du ministère à 58%.» Enfin, Québec solidaire salue la nouvelle directive, mais estime qu\u2019il faut « régler le problème à la source » en finançant mieux le réseau.«La dure vérité est que les coupes ont fait mal à nos classes, et maintenant des directions tentent de réchapper le système en jouant avec les notes », a fait valoir Amir Khadir.Pas juste une histoire de notes Mardi, la Fédération des comités de parents a félicité le ministre pour l\u2019arrivée « rapide » de cette directive.« Avec cette directive, les commissions scolaires doivent prendre tous les moyens disponibles afin de corriger toutes situations non conformes », a plaidé la présidente Corinne Payne.La Fédération des commissions scolaires a, elle aussi, salué le geste du ministre tout en mettant en cause l\u2019ampleur du phénomène.«Lorsque la situation a été dénoncée par les syndicats, on a écrit à nos membres pour leur dire de faire des vérifications», a signalé la porte-parole Caroline Lemieux.« On s\u2019interroge sur l\u2019ampleur du phénomène.On est toujours en attente de preuves de ça.» La directive est aussi «une façon de calmer le jeu, sur tout en période d\u2019évaluation », croit quant à elle Hélène Bourdages, présidente de l\u2019Association montréalaise des directions d\u2019établissement scolaire (AMDES).Elle ne nie pas qu\u2019il existe un certain « malaise » autour de l\u2019évaluation des compétences plutôt que l\u2019évaluation des connaissances depuis la réforme scolaire.Le rehaussement des notes des élèves ne surviendrait cependant pas à l\u2019insu des enseignants ou à la suite de « pressions indues », selon elle, contrairement à ce qu\u2019affirmait la FAE avec ses sondages.La directive changera donc peu les manières de faire, croit-elle.Les mots du ministre Proulx serviraient plutôt de rappel utile des «rôles et responsabilités de chacun », appuie Lorraine Normand-Charbon- neau, présidente de la Fédération québécoise des directions d\u2019établissement d\u2019enseignement (FQDE).Elle explique que l\u2019évaluation des enfants en difficulté fait l\u2019objet de discussions où d\u2019autres spécialistes peuvent être conviés en plus de l\u2019enseignant.Du côté des enseignants, la Fédération des syndicats FSE-CSQ parle d\u2019un « pas dans la bonne direction».Or la présidente Josée Scala- brini se demande comment le ministre entend faire respecter ce qu\u2019il annonce.Quant à la FAE, elle estime qu\u2019il était temps d\u2019agir.«On va dire clairement aux professeurs : à l\u2019avenir, si quelqu\u2019un remet en question votre jugement professionnel, sor tez la directive du ministre », a réagi le président Sylvain Mallette, qui lui aussi aimerait toutefois que se tienne une commission parlementaire sur le sujet.Avec Marco Fortier Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 NOTES saient avoir été agressées par une femme.» Pour obtenir ces résultats, la chercheuse a épluché pendant deux ans les données of fi- cielles de la police et des tribunaux dans 12 pays, incluant le Canada, l\u2019Australie, la France, la Norvège et les États-Unis.Parallèlement, elle a compilé les données sur la victimisation sur la population en général à travers des sondages nationaux de type Statistique Canada.« Attention, je ne veux pas qu\u2019on commence à penser que c\u2019est un nouveau fléau dans la société et que le nombre d\u2019agressions commises par des femmes augmente tout d\u2019un coup», met en garde la psychologue spécialisée en agressions sexuelles à l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal.« Mon interprétation, c\u2019est que les gens commencent à se donner la permission d\u2019en parler, ce qu\u2019ils ne faisaient pas avant.Nous savons parfaitement bien que ça existe et que des victimes de femmes sont négligées.» Stéréotypes Pendant longtemps, on a pensé que les seules femmes qui perpétraient ces gestes étaient forcées par leur conjoint ou atteintes de problèmes de santé mentale importants, au point où plusieurs femmes qui commettaient des sévices sexuels étaient dirigées vers le système de santé plutôt que dans le système de justice, explique la chercheuse.« Il y a un changement qui se fait graduellement dans la société.Si on prend l\u2019exemple d\u2019un enseignant de 35 ans qui s\u2019engage dans des contacts sexuels avec une fille de 14 ans, personne n\u2019hésite à dire que ce n\u2019est pas correct.Mais quand on tourne ça à l\u2019inverse, une femme avec un garçon, on dit \u201cMais oui, mais les garçons aiment ça\u201d.On va dire aussi que les femmes ne sont pas capables de commettre des agressions sexuelles, parce qu\u2019elles ne sont pas faites comme ça.Ce sont tous ces stéréotypes qui font qu\u2019on n\u2019a pas porté beaucoup attention au fait de la délinquance sexuelle chez les femmes.» Victimes dans le passé Aujourd\u2019hui, la recherche permet de démontrer qu\u2019environ le tiers des femmes agissent « en codélinquance sexuelle » avec le conjoint.« Mais elles ne sont pas nécessairement forcées, précise Franca Cortoni.« On sait aujourd\u2019hui qu\u2019une grande proportion d\u2019entre elles choisissent de s\u2019engager de leur plein gré et que certaines pouvaient même entreprendre les agressions.Mais on est vraiment au début des recherches.Il y a des choses qui commencent à se dessiner, mais on est loin d\u2019avoir la compréhension qu\u2019on a pour les hommes, sur lesquels on fait des recherches depuis des décennies.Quand on parle de femmes, on a de tout petits échantillons, c\u2019est dif ficile de généraliser.» Ce qui émerge, c\u2019est que ces femmes qui commettent des agressions sexuelles souffrent souvent de troubles de dépression, trouble d\u2019adaptation, trouble de personnalité ou sont «borderline», et ce, souvent parce qu\u2019elles ont été elles-mêmes victimes dans le passé, explique la chercheuse.Moins menacées par des adolescents Par ailleurs, celles-ci n\u2019agissent pas sous les mêmes impulsions que les hommes.Ces derniers sont mus par le désir sexuel et « considèrent qu\u2019ils ont un droit indu en raison de leur supériorité».Chez la femme, on est dans une tout autre dynamique : elles cherchent davantage une connexion émotionnelle.« Les femmes ne choisissent pas de s\u2019engager par attirance sexuelle, mais plutôt pour le contexte relationnel.Avec les adolescents, elles se sentent moins menacées que par les hommes.» Des dif férences surgissent également du côté des comportements lors de l\u2019agression, les femmes se rendant moins souvent que les hommes jusqu\u2019à la pénétration.Il apparaît donc évident, selon la chercheuse, qu\u2019il faut adapter les politiques de justice pénale pour l\u2019évaluation et la gestion des délinquantes sexuelles.«Alors que par le passé elles étaient évaluées et traitées suivant les pratiques validées pour les hommes, nous comprenons maintenant que des pratiques d\u2019évaluation, de traitement et de gestion sexo-spécifiques sont requises.» Mais la chercheuse espère surtout que ses travaux permettront de remettre les pendules à l\u2019heure.« Il faut qu\u2019il y ait une reconnaissance du fait qu\u2019il y a des femmes qui commettent des agressions sexuelles, que ça existe et que ça a toujours existé.Présentement, il y a des victimes qui ne sont pas reconnues et, franchement, comme société, on leur doit au moins ça.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DÉLINQUANCE Mardi, toute une brochette de représentants de l\u2019industrie du documentaire était réunie dans les locaux de l\u2019Association des réalisateurs et des réalisatrices du Québec pour livrer un état des lieux de la situation critique du documentaire au Québec.En effet, alors que la production de documentaires explose un peu partout dans le monde, le financement de ce genre stagne, voire décline au Québec, précisément au moment où il doit relever le défi du virage numérique.« Notre milieu, notre écosystème, ne va pas bien.C\u2019est un peu un signal d\u2019alarme qu\u2019on veut envoyer [\u2026], poursuit Hugo Latulippe.On voit d\u2019un assez mauvais œil ce qui se présente.On pense qu\u2019on est rendus à négocier un virage important, et qu\u2019on a besoin d\u2019une vision d\u2019État, autant au niveau québécois que canadien.On a besoin d\u2019initiatives de l\u2019État pour que la profession de documentariste continue d\u2019exister [\u2026].On est arrivés à un moment critique.» Un modèle à repenser Pour assurer sa survie, le milieu demande qu\u2019on procède notamment à la taxation de grands dif fuseurs comme Netflix et qu \u2019on leur impose un quota de contenu canadien.Du côté québécois, on propose aussi la perception d\u2019une taxe culturelle, sur les appareils par exemple, à la manière de l\u2019écofrais, perçu pour assurer la sauvegarde de l\u2019environnement.L\u2019Obser vatoire du documentaire du Québec, qui organisait la rencontre d\u2019hier, relève que le budget d \u2019ICI Rad io-Canada, comme celui de l\u2019Of fice national du film, a baissé depuis 10 ans.«Alors qu\u2019il y a 10 ans Radio-Canada produisait, ou coproduisait, ou participait au financement de 25 unitaires documentaires par année, cette année on est rendu à 12.Et ça continue, le jeu de massacre continue », disait Bruno Bou- lianne, réalisateur et membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec.On cite aussi le fait que le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants a disparu en 2008.Et on relève que le Fonds des médias du Canada est surtout financé par les câblodis- tributeurs, dont les abonnements sont en chute libre.« Les contributeurs au Fonds des médias du Canada, que sont les Vidéotron et Rogers de ce monde, sont aussi des fournisseurs de services Internet.Ils n\u2019ont pas intérêt à ce que le modèle change.Une pression politique sérieuse doit être exercée», poursuit Bruno Boulianne.Un public au rendez-vous Pendant ce temps, 67 % des Canadiens disent toujours regarder des documentaires, et 41 % des productions originales des films de Netflix sont des documentaires.« Il y a une inadéquation entre ce que le public veut, ce que le public aime, et ce qu\u2019on leur offre, dit Benjamin Hogue, producteur, réalisateur et directeur de l\u2019Observatoire du documentaire.Ça nous apparaît anachronique que le documentaire soit de moins en moins bien financé alors que le public est au rendez-vous.Le documentaire coûte moins cher à produire que la fiction.En France et aux États-Unis, il s\u2019en produit et il s\u2019en consomme de plus en plus.Mais le Canada ne prend pas bien le virage.» Or le documentaire est, poursuit-il, «un outil culturel et citoyen de notre société ».En fait, selon la productrice Karine Dubois, les documentaristes, qui voient leur budget fondre, sont de plus en plus obligés de les réaliser bénévolement.Ce qui fait qu\u2019au bout d\u2019un ou de deux films, ils vont aller chercher un emploi dans un autre domaine.Or les grandes avancées technologiques, de la technologie en trois dimensions à l\u2019invention des jeux vidéo, se font largement à partir de l\u2019apport du documentaire.En Europe, poursuivent les représentants de l\u2019Observatoire du documentaire, tous les ministres de la Culture se sont entendus pour imposer à Netflix un quota de contenu européen.«Ça n\u2019est pas encore officialisé, mais c\u2019est un pas dans la bonne direction », dit Benjamin Hogue, qui avance que l\u2019Europe travaille également à imposer une contribution de Netflix qui permettrait de financer la production européenne.De son côté, l\u2019Australie serait sur le point d\u2019imposer une taxe à Netflix aussi tôt que cet été.Autant d\u2019exemples qui pourraient inspirer le Canada, disent les représentants de l\u2019industrie documentaire.« Il ne faut pas suivre le modèle américain», dit Benjamin Hogue.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DOCUMENTAIRE MANIFESTES EN SÉRIE / ESPERAMOS FILMS «On a besoin d\u2019initiatives de l\u2019État pour que la profession de documentariste continue d\u2019exister», explique Hugo Latulippe.ISTOCK "]
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