Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le devoir, 2017-06-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" G A R Y L A W R E N C E à Paro, Bhoutan P as de feux de circulation, nulle part.Interdiction de vendre des cigarettes, partout.Aucun panneau-réclame, à la grandeur du pays.Les sacs de plastique ?Proscrits.Des écoliers qui portent tout de go le gho \u2014 l\u2019habit traditionnel \u2014 et d\u2019innombrables adultes qui continuent à le faire.Des moines qui vivent reclus du monde pendant trois ans, trois mois, trois semaines, trois jours, trois heures et trois minutes.Et des habitants d\u2019une douceur et d\u2019une gentillesse qui transpirent la réserve et la pudeur, mais qui habitent des maisons aux murs ornés de pénis ailés, dentus ou enrubannés.On a beau chercher, rares sont les pays qui arrivent à la cheville de singularité du Bhoutan.Ravissant éden pour randonneurs, ornithologues et botanistes, contrée enclavée entre deux poids lourds \u2014 l\u2019Inde et la Chine \u2014, ce petit royaume jamais colonisé a longtemps évolué en vase clos et en autarcie, avant que le quatrième roi, Jigme Singye Wangchuck, n\u2019entame une série de réformes.«En 1981, quand je suis arrivée au Bhoutan, c\u2019était le Moyen-Âge, se souvient l\u2019ethnologue française Françoise Pommaret, qui y vit depuis.À l\u2019époque, il n\u2019y avait pas de liaison aérienne ni de voitures, pas de télé ni de téléphone\u2026» Peu de visiteurs étrangers s\u2019y risquaient, les premiers touristes n\u2019y ayant posé le pied qu\u2019en 1974.Cet isolement d\u2019alors y est pour beaucoup dans le caractère intact et hautement authentique de la culture, des fêtes religieuses, du foisonnant patrimoine artistique et du cadre naturel du pays.Pas moins de 70 % du territoire est ainsi couvert de forêts éblouissantes, même si la Constitution ne fixe la barre qu\u2019à 60 %.Hormis certains lieux de Thimphu, la capitale en trop-plein de développement, le pays du dragon tonnerre affiche aussi une étonnante et ravissante unité architecturale.Du boui-boui de bord de route à la résidence de montagne en passant par la dernière succursale bancaire, tout un chacun construit et érige dans le respect des traditions, avec force ornementations dans les poutres, colombages et boiseries qui enjolivent les murs chaulés.En fait, il n\u2019y a qu\u2019avec le Tibet voisin qu\u2019on peut établir de proches parallèles, d\u2019autant plus que le Bhoutan y a puisé sa langue (le dzongka), sa culture et sa religion.« Tout bien réfléchi, le Bhoutan, c\u2019est une sorte de Tibet libre », constate Robert Bérubé, fondateur de l\u2019agence Les Routes du Monde.Saveurs La chaude saison des glaces: ce qui nous attend au comptoir Page D 5 Le coin vert Élégants Jardins de Balmoral au Nouveau-Brunswick Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 J U I N 2 0 1 7 Petit royaume himalayen d\u2019un peu plus de 700 000 âmes, le Bhoutan forme un étrange ovni étatique dans le firmament des nations du globe.Survol de Druk Yul, le pays Du dragon tonnerre, où le bonheur national est brut mais pas pour autant universel.TOURISME BHOUTAN Au pays du bouddhisme national brut Un État éminemment sûr, serein, empreint de spiritualité et si pieux qu\u2019il donne presque l\u2019envie de le devenir dès qu\u2019on y pose les pieds PHOTOS GARY LAWRENCE De tous les temples bhoutanais, Taktshang Goemba, alias le « nid du Tigre », est l\u2019un des plus vénérés, et certainement le plus visité.Ce jeune moine bouddhiste veille depuis trois ans sur des ermites reclus du monde, dans les hauteurs montueuses de Trongsa.VOIR PAGE D 3 : BHOUTAN L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 Le petit-déjeuner est compris à cet hôtel.Un conseil: le matin, montez votre bol de salade de fruits maison au Bookmarks et profitez du coin feutré de l\u2019élégant bar pour lire The New York Times ou régénérez-vous dans la tranquillité du jardin de la terrasse avant de replonger dans la grouillante mégalopole.NEW YORK Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 1er au 16 octobre 2017 VOLS DIRECTS SANS ESCALE Un circuit remarquable, minutieusement conçu a?n de vous offrir un niveau de faste et de raf?nement.Un voyage unique ! Circuit \u2018\u2019haut de gamme\u2019\u2019 ISRAËL ET JORDANIE Groupe de 24 voyageurs maxim um accompagné par Louise Dro uin LE GROUPE VIP 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-3616 ou 1-877-887-7843 détenteur d\u2019un permis du Québec WWW.LEGROUPEVIP.COM 1 985 $   par personne en occupation double Dates de départs garantis \u2013 2017 Minimum 2 - maximum 12 personnes 20 Juin, 04 Juillet, 22 Août, 19 Septembre, 03 Octobre 2017 Le Charme de la Bulgarie angie@legroupevip.com CIRCUIT GUIDÉ EN FRANÇAIS 10 JOURS / 9 NUITS INCLUS : transferts, hébergement 3*& 4*, 3 repas par jour, guide francophone, visites selon programme.NON INCLUS : transport aérien, dépenses personnelles, pourboires, boissons lors des repas, frais OPC.22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS: info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c Réservez tôt! 1 877 573-2678 reservation@voyagescoste.ca Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Partez * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).vous amène ailleurs.NEW YORK à partir de 205 $* départs : tous les vendredis CHICAGO à partir de 589 $* départs : 28 juin, 26 juillet et 23 août Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners*, guides accompagnateurs francophones.* Sauf à Philadelphie beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 À L\u2019AVENTURE TOUT L\u2019ÉTÉ! BOSTON à partir de 265 $* départs : 2, 9, 23 juin, 7, 14, 21, 28 juillet, 4, 11 et 18 août WASHINGTON à partir de 359 $* départs : 15, 29 juin, 13, 27 juillet, 10 et 24 août PHILADELPHIE à partir de 389 $* départs : 29 juin, 27 juillet et 17 août AGENCE DE VOYAGES n s e o DEMANDEZ NOTRE DÉPLIANT QUARTIER ROSEMONT 514 593-1010 PROMENADE FLEURY 514 389-7777 ST-EUSTACHE 450 472-7112 QUÉBEC 418 650-2222 Sans frais 1 888 861-2485 DU 13 AU 28 SEPTEMBRE 2017 INDE \u2013 DÉPART GARANTI Circuit 18 jours \u2013 Minimum de 10 personnes MUMBAÏ \u2013 UDAIPUR \u2013 JODHPUR \u2013 JAIPUR RANTHAMBHORE \u2013 AGRA \u2013 VARANASI \u2013 DELHI DU 8 AU 25 NOVEMBRE 2017 AU PAYS BASQUE Séjour 14 jours Randonnées pédestres BIARRITZ \u2013 ST JEAN DE LUZ SAN SEBASTIAN \u2013 BILBAO En compagnie de François Dompierre Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com DÉJ A 23 ANS ! P e r m i s d u Q u é b e c GRAND CIRCUIT CULTUREL DE L\u2019ESPAGNE ET DU PORTUGAL - 25 JRS Du 22 septembre au 16 octobre GARANTI (4 places) Cet itinéraire exclusif et unique de 25 jrs, vous invite à visiter sans courir les richesses de ces 2 pays : Portugal : Lisbonne (3 nts), Evora, Sintra, Coimbra, Fatima, Porto, Vallée du Douro.Espagne : Salamanque, Avila, Ségovie, Madrid (3 nts), Tolède, Cordoue (2 nts), Séville (2 nts), Grenade (2 nts), Murcia, Alicante (2 nts), Valence, Terragone, Barcelone (3 nts) Hôtels 4*, 3*sup, 46 repas, incluant : Toutes les entrées, visites croisière, Petit Groupe, guides locaux francophones dans les villes visitées, guides accompagnateurs francophones : Manuel LES PERLES DES BALKANS - 22 JRS CROATIE - MONTENEGRO - BOSNIE - SERBIE Du 15 septembre au 6 octobre GARANTI (4 places) Zagreb (3 nts), Opatijia (3 nts), Rovinj, Porec, Pula, Parc National de Plitvice, Zadar (2 nts), Sibenik,Trogir, Split, Ploce, Korcula, Oberic, Mali Ston, Dubrovnick (4 nts), Bouche du Kotor, Perast, Kotor, Budva, Mostar, Sarajevo (2 nts), Belgrade (3 nts) Hôtels 4* (zone1centre) 55 repas incluant : plusieurs dégustations locales.Toutes les entrées, visites, croisières.Aucun facultatif, Groupe de 20 personnes Guide locaux francophones dans les villes visitées.Guidé en français.Accompagnateur francophone Accompagnée par Mme Danielle Delorme Le Portugal vous fait rêver : Meilleur choix d\u2019itinéraire ! GRAND TOUR DU PORTUGAL ET DE MADÈRE - 25 JRS Départ 25 septembre au 16 octobre 2017 (4 places) Porto (3 nts), Vallée du Douro (1 nt), Coimbra (2 nts), Tomar (1 nt), Caldas da Rainha (1 nt), Evora (2 nts), Faro (3 nts), Madère : Funchal (3 nts), Lisbonne (4 nts) Croisière sur le Douro , font de ce circuit le plus complet sur le marché.Petit groupe de 20 personnes.Meilleurs choix de guides en français Pour voir nos prochains départs en petits groupes g Mercredi, 21 juin 2 017 BHOUTAN et TANZANIE En formule mini-group e, avec 8 voyageurs maxim um ! www.routesdumonde.com 514 842-1888 P E R M I S D U Q U É B E C 05 Juil INDE et NÉPAL 12 Juil PÉROU et BOLIVIE 26 Juil JAPON 02 Août VIETNAM et MYANMAR 09 Août MADAGASCAR et NAMIBIE 16 Août ÉTHIOPIE et TANZANIE Les Mercredis sur les Routes du Monde 19 h 30 650, rue Fleury Est H2C 1N8 M I S E R Réservez votre place gratuite ! É M I L I E F O L I E - B O I V I N L e livre est en vogue dans les hôtels, et les beaux livres trônent sur les tables de chevet ou servent de déco dans les bars.La ville de New York compte par ailleurs quelques library bars, notamment dans les hôtels Hudson et Nomad.Avec ses 6000 livres, le Library Hotel embrasse la littérature depuis longtemps déjà.Ouvert depuis 17 ans, il n\u2019est plus l\u2019hôtel dernier cri en ville, mais, installé à deux pas de Grand Central Terminal et de la bibliothèque publique de New York, dans le cœur grouillant de Manhattan, ce repère tranquille que les rats de bibliothèque sauront apprécier se distingue.On ne s\u2019y rend pas nécessairement pour y être vu (sauf à son bar en terrasse), mais plutôt pour se reposer, un bon livre en main.Anonyme et feutré, le Library Hotel s\u2019articule autour d\u2019un concept original puisque ses 10 étages, ainsi que les numéros de chambre, sont établis selon la classification décimale de Dewey.Au 5e, les chambres ont pour thème les mathématiques et les sciences; les arts sont au 7e, tandis que l\u2019histoire se trouve au 9e.Le temps d\u2019une nuit, on m\u2019a assigné la chambre 900.002 sur l\u2019histoire ancienne, mais il y en a sur l\u2019océanographie, la littérature érotique, les encyclopédies, etc.Si la sélection des livres varie pour chacune des 60 (petites) unités, la déco sobre et apaisante de ces cocons est la ligne directrice.Le rappel du thème sur l\u2019histoire ancienne de la mienne est seulement visible dans les trois cadres surplombant le lit, ainsi que dans la petite sélection de livres (un intrus, Bridget Jones: The Edge of Reason, s\u2019était infiltré) de la tout aussi minuscule bibliothèque.En cherchant une bible dans ma table de chevet, j\u2019ai été amusée d\u2019y trouver The Complete Writings of Thucydides.Pour s\u2019assurer d\u2019avoir une chambre selon ses préférences, mieux vaut réser ver puisque certaines chambres du Library sont très prisées.Service impeccable Le service à la clientèle impeccable et à l\u2019avenant du jeune personnel est l\u2019arme secrète de cet hôtel au charme discret.Courtois comme tout et intéressés, les responsables de l\u2019accueil multiplient les efforts pour qu\u2019on ait envie de rester blottis dans le petit cocon que l\u2019hôtel a créé.Avant de monter prendre un old fashionned (cher et correct, sans plus) sur la terrasse de l\u2019élégant Bookmarks Lounge \u2014 le bar végétalisé sur le toit de l\u2019hôtel \u2014, on se surprend à vouloir prendre un « pré-apéro » dans la salle commune, où l\u2019on propose un 5 à 8 vins et fromages (compris et à volonté).Le petit-déjeuner aussi est compris.Un conseil : le matin, montez votre bol de salade de fruits maison au Bookmarks et profitez du coin feutré de l\u2019élégant bar pour lire le New York Times ou régénérez-vous dans la tranquillité du jardin de la terrasse avant de replonger dans le tourbillon de la mégalopole.On aime: l\u2019accueil enthousias - te, l\u2019ambiance feutrée apaisante après une journée étourdissante, que l\u2019on retrouve autant dans les chambres que dans les couloirs et le bar, les petites attentions (les DVD offerts, les vins et fromages), le départ à 13 h.On aime moins : le petit côté daté.Les chambres pourraient être mises au goût du jour, comme la sélection de livres.Prix: à partir de 249$US la nuit.Library Hotel, 299 Madison Avenue, libraryhotelcollection.com Collaboratrice Le Devoir Une ambiance apaisante dans le tourbillon de Manhattan Avec ses 6000 livres, le Library Hotel embrasse la littérature LIBRARY HOTEL À deux pas de Grand Central Terminal et de la bibliothèque publique de New York, dans le cœur de Manhattan, ce repaire tranquille se distingue. Le bouddhisme-roi « Regarde, il ne lui reste plus que la tête et les pattes avant, comme il doit souf frir ! » dit mon guide Karma Gyemtshok, tourneboulé par l\u2019empathie, en me montrant une grosse bestiole en pleine agonie.«Vas-y, abrège ses souffrances!» « Je ne peux pas, je suis bouddhiste\u2026» Chaque fois qu\u2019il voit une créature en détresse, Karma s\u2019émeut.La veille, c\u2019est un doryphore convoité par des fourmis voraces qu\u2019il a sauvé ; au- jourd\u2019hui, il ne peut plus rien pour cet insecte, surtout pas mettre fin à ses jours.« Et si c\u2019était mon père, décédé il y a quelques années, qui s\u2019était réincarné en lui?» Au Bhoutan, le bouddhisme est ubiquiste et il forme la trame de base \u2014 y compris juridique \u2014 sur laquelle s\u2019écrit l\u2019essentiel du quotidien de la grande majorité de la population.Il suf fit de pousser la por te de la plupar t des demeures pour trouver un choe- sum, sorte d\u2019autel ou de sanctuaire qui constitue la plus grande pièce, même si ce mini-temple privé n\u2019est utilisé que quelques minutes par jour.Après tout, ce ne sont pas les occasions de prouver sa piété qui manquent en ce royaume.Sur la route, des chör tens (ou stupas) émergent parfois du bitume, créant un îlot que les conducteurs contournent par la gauche.Dans les parcs publics, d\u2019immenses moulins à prière sont activés par les passants.En campagne, même les rivières et les vents sont appelés à contribution pour prier, les premières en actionnant par des aubes les moulins où sont inscrits des mantras ; les seconds en souf flant sur les drapeaux de prières pour que celles-ci s\u2019envolent jusqu\u2019aux déités.« Plus il vente for t, mieux c\u2019est ! » assure Karma.Dans les innombrables et admirables temples éparpillés dans ce pays grand comme la Suisse, les dévôts se suivent, prient et ne se ressemblent pas, que ce soit pour améliorer leur karma ou pour un proche décédé.« Pour m\u2019assurer que mon père continuera à progresser vers une vie meilleure et qu\u2019il atteindra le nirvana, je prie pour lui chaque jour », dit Karma, après avoir marmonné une énième fois un mantra dans le plus vieux temple du pays, Kyichu Lhakhang, cons - truit en l\u2019an 659.Au célébrissime Taktshang Goemba, extraordinaire temple perché à 3100 mètres à flanc de falaise et surnommé «le nid du Tigre», on se bouscule littéralement pour reluquer la grotte où Guru Rimpoché \u2014 l\u2019un des saints bouthanais les plus vénérés \u2014 aurait médité pendant trois mois après avoir chassé un démon, au VIIIe siècle.Dans ce pays, histoire, religion et légendes s\u2019entremêlent comme l\u2019air et l \u2019encens, et même les non-bouddhistes se laissent prendre au jeu, que ce soit au splendide Changang- kha Lhakang, le temple de la fer tilité de Thimphu, ou, et surtout au Chimi Lhakang, le temple du Phallus.Déroutantes biroutes « C\u2019qui faut pas faire pour avoir un enfant ! » doivent se dire les couples qui font sept fois le tour de ce temple en transportant un encombrant zob de bois.Selon la croyance populaire, c\u2019est ainsi qu\u2019on peut venir à bout de son infertilité en ce pays.À l\u2019intérieur, entre le tintement des cloches et le boucan des tambours, un moine assis par terre souffle dans un instrument à vent en forme de biroute.Un autre bénit le crâne d\u2019une Américaine stérile avec un phallus de bois, avant que celle-ci y aille d\u2019une offrande à Drukpa Kunley.Surnommé le « fou divin », ce lama libidineux est connu pour ses frasques provocatrices par lesquelles il transmettait les enseignements de Bouddha, mais aussi pour ses nombreuses conquêtes féminines.Les braquemarts peints sur les façades ou accrochés aux corniches symbolisent son passé d\u2019érotomane et visent à apporter protection et fertilité à ceux qui vivent derrière des murs ainsi ornés.Dans les dzongs, ces remarquables monastères-for te- resses qu\u2019on retrouve dans chaque région du pays, on compte aussi un ou plusieurs temples pour attirer la faveur des divinités et les inciter à recouvrir les lieux de leur bienfaisante protection.À Trongsa, le majestueux dzong perché sur un éperon rocheux compte pas moins de 23 temples ; sa position stratégique le long d\u2019une route fort fréquentée en faisait la proie des envahisseurs.«Dans chacun de ces temples, on s\u2019est ef forcé de recréer ce à quoi pourrait ressembler le nirvana», note Karma.Ceci expliquant cela : pénétrer dans ces antres de quiétude et de sérénité est source de ravissement extrême, tant les lieux sont richement ornés.Entre les volutes de fumée, le scintillement des lampes à beurre et la lumière naturelle qui se dépose tout doucement sur les bouddhas géants recouverts de feuilles d\u2019or, on frise le climax extatique.«Désolé, pas de photos : on ne voudrait pas que des images divines se retrouvent souillées dans un contexte impur », d\u2019intimer Karma, la première fois que j\u2019ai tenté de croquer pareilles splendeurs\u2026 Plus à l\u2019est Au col de Dochu La, à 3140 mètres, c\u2019est le rideau de nua - ges qui m\u2019a empêché de rapporter des images des hautes cimes himalayennes.«Par temps dégagé, on aurait droit à une enfilade de 11 pics, dont le Gangkhar Pueneum, 7541 mètres, et le Khula Gangri, 7554 mètres», explique Karma.À quelque chose malheur est bon : le brouillard qui nimbe les majestueux pins bleus et les cyprès altiers crée une atmosphère profondément mystique, et on saisit mieux d\u2019où viennent toutes ces légendes qui peuplent l\u2019imaginaire bhoutanais, com - me celle voulant que les environs du col soient habités par une démone cannibale.Pour atteindre ce col, il faut emprunter la route à flanc de montagne qui mène de Wang- due (dans l\u2019ouest) à Trongsa (au centre du pays), laquelle est spectaculaire : à-pics vertigineux, tor rents gonflés à bloc, cultures en terrasses, rizières, chörtens bhoutanais ou népalais, monastères haut perchés, hameaux esseulés et ponts de chaînes où claquent au vent des drapeaux de priè - res multicolores\u2026 Par endroits, la route zigzague à travers des villages de réfugiés tibétains, passe devant un troupeau de yaks paissant, s\u2019enfonce dans des vallées riantes à haute teneur en chlorophylle, longe des forêts de rhododendrons en fleurs nimbés de brume.Le seul hic, c\u2019est qu\u2019il faut compter huit heures de trajet pour franchir les 135 kilomètres de cette route.Sur de longs tronçons, celle-ci ne forme qu\u2019un long chantier jalonné de pelles mécaniques où surgissent poids lourds, chevaux en cavale, bovidés égarés et moines en train de ramper dans la poussière pour se laver de leurs péchés.« Dans l\u2019est et le centre du pays, on voit de plus en plus de maisons vides et cadenassées : les jeunes partent étudier ou travailler à Thimpu ou à Paro, ils finissent par y rester et leurs parents vont les rejoindre, explique Karma.Puisque les rou - tes sont vraiment mauvaises, ils ne reviennent pas de sitôt.» Le gouvernement a donc entrepris de repaver et d\u2019élargir l\u2019unique route (surnommée the highway) qui relie l\u2019ouest à l\u2019est du pays.Le chantier perdurera jusqu\u2019en 2018 \u2014 à moins que les ouvriers se mettent à cueillir toutes ces herbes qui poussent à l\u2019état sauvage.«C\u2019est du chanvre, il y a en partout chez nous ! » rigole Karma.Serait-ce là la véritable source du bonheur national brut ?L\u2019ère BNB du Bhoutan En 2006, le roi du Bhoutan annonce qu\u2019il abdiquera au bénéfice de son fils \u2014 l\u2019actuel roi, très apprécié \u2014 et qu\u2019il instaurera une monarchie constitutionnelle.Il n\u2019en était pas à son premier coup d\u2019éclat : en plus d\u2019avoir épousé simultanément quatre sœurs, c\u2019est lui qui a inventé le «bonheur national brut».«Ce concept ne veut aucunement dire que tout va bien et que tout le monde est heureux en ce pays, c\u2019est une politique alternative de développement où on tient compte d\u2019autre chose que des intérêts économiques », explique Françoise Pommaret.De fait, le Bhoutan n\u2019échap - pe pas au chômage, à la surconsommation d\u2019alcool, au consumérisme et aux autres problèmes sociaux répandus ailleurs.En revanche, le bien-être collectif compte autant que la productivité, et tout nouveau projet doit être mesuré à l\u2019aune de « l\u2019indice BNB ».Inspiré par des principes bouddhistes et humanistes, celui-ci compor te quatre piliers de base sur lesquels il repose : préser vation de l\u2019environnement, développement durable, gouvernance responsable ain - si que conservation et promotion de la culture.Dans ce dernier cas, le bonheur national brut s\u2019est cependant déjà fait brute : dans les années 1990, des dizaines de milliers de Lhotsampas, une ethnie népalophone et hindoue du sud du Bhoutan, ont été expulsés du pays ou l\u2019ont quitté par crainte de persécution, à la suite de l\u2019adoption de la politique « une nation, un peuple », forçant ces apatrides à vivre dans des camps de réfugiés au Népal.En outre, l\u2019aménagement en cours d\u2019une dizaine de centrales hydroélectriques semble partiellement miner le «pilier environnemental » de l\u2019indice BNB.Mais, puisque l\u2019hy- droélectricité est la première source de revenus du pays\u2026 Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019intention et l\u2019idée du bonheur national br ut ont cer tes leurs avantages louables et servent une noble cause, celle de penser et de voir le monde dif férem- ment.Plus souvent qu\u2019autrement, le résultat se fait aussi sentir au quotidien dans ce pays éminemment sûr, serein, empreint de spiritualité et si pieux qu\u2019il donne presque l\u2019envie de le devenir dès qu\u2019on y pose les pieds.Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 En 2006, le roi du Bhoutan annonce qu\u2019il abdiquera au bénéfice de son fils et qu\u2019il instaurera une monarchie constitutionnelle: ce n\u2019est pas son premier coup d\u2019éclat.En plus d\u2019avoir épousé simultanément quatre sœurs, il a inventé le «bonheur national brut».TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES BONS PLANS / ESCAPADES SUITE DE LA PAGE D 1 BHOUTAN PHOTOS GARY LAWRENCE Une vénérable Bhoutanaise marque une pause à Chanangkha Lhakang, le temple de la Fertilité, à Thimphu.À droite: au Tshering Farmhouse, une ferme-auberge près de Paro, grand-papa trimballe petit-fiston sur son dos.Partout, des drapeaux de prière sont plantés dans les lieux les plus venteux, comme ici, dans la vallée de Phobjikha.En vrac Transport aérien.De Montréal, le plus simple est de s\u2019envoler pour Delhi (avec Air France, de cinq à sept vols par semaine via Paris).De là, le transporteur national Drukair dessert Paro, porte d\u2019entrée du Bhoutan.Compter 18 heures de vol, avant escales.airfrance.ca, drukair.com.bt Formalités.Mis à part les citoyens indiens, les étrangers doivent débourser de 200$US (basse saison) à 250$US (haute saison), par jour et par personne, voire davantage (de 30 à 40$US) s\u2019ils voyagent seuls ou à deux.Ils ont alors droit à un guide, un chauffeur et un véhicule, à l\u2019hébergement (trois étoiles, de correct à très bien), aux repas et à l\u2019accès aux sites.Il est aussi possible de séjourner en hôtel quatre ou cinq étoiles en payant la différence.tourism.gov.bt Pour régler toutes les formalités, y compris le visa, il faut traiter avec un voyagiste.À Montréal, l\u2019agence Les Routes du Monde, spécialiste du sous-continent indien depuis 15 ans, propose des départs garantis en petits groupes ou des circuits sur mesure au Bhoutan.routes dumonde.com Meilleures saisons.Mars- avril et septembre-octobre correspondent à la haute saison.En mai, le climat est clément, mais de nombreux Indiens fuient la chaleur de leur pays et sont fort présents dans l\u2019ouest du Bhoutan.La période de juin à août est déconseillée pour cause de mousson.Lectures.Le fort complet Lonely Planet Bhoutan (1re édition en français, 2016); Bhoutan, forteresse bouddhique de l\u2019Himalaya, par Françoise Pommaret (Guides Olizane, 2014); et Bhoutan.Terre de sérénité, aux éditions de la Martinière (2016), par le moine photographe Mat- thieu Ricard.Notre journaliste était l\u2019invité d\u2019Air France, des Routes du Monde et de Bhutan Norter Adventures.Tambouille bhoutanaise dans un boui-boui de bord de route, entre Paro et Trongsa.Dans chaque temple, on s\u2019est efforcé de recréer ce à quoi pourrait ressembler le nirvana Le guide Karma Gyemtshok « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Le 375e anniversaire de la métropole a servi de prétexte pour faire découvrir des histoires, des images et des paysages peu connus de bien des Montréalais.GASTRONOMIE Mots-croisés du samedi Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 352 Horizontalement I.Chansonnette.II.Hévéa.Oô.Eon.III.Are.Pitchpin.IV.Longévité.Tu.V.Liure.Culs.VI.Enée.Céréale.VII.Ne.Neveu.VIII.Tamise.Ans.IX.Evident.Ante.X.Répertoriées.Verticalement 1.Challenger.2.Héroïne.3.Avenue.Tip.4.Né.Grenade.5.Sapée.Mer.6.IV.Ceint.7.Notice.Sto.8.Nocturne.9.Hélée.Aï.10.Tep.Savane.11.Toit.Lente.12.Ennuyeuses.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 353 1.Trouvera toujours à redire.2.Même fausse, elle donne une bonne mesure.Négation.3.Met son nez partout.Préparé douillettement.4.Dit tout sur votre compte.Fera gagner du temps.5.Cours asiatique.Pourront servir.6.Se retrouvent mis au placard.Au fond du parc.7.Bonne mine.Dans nos habitudes.Personnel.8.Institueras.9.Ouvrent l\u2019appétit.Affluent du Rhône.10.Arrivé.Pour prendre contact sous la table.11.En Inde.Souverain grossier.Descendu.12.Etendues et abattues.I.Fait avancer la culture et reculer la nature.II.Parfois difficile à conserver une fois trouvé.Roule en piste.III.Autre forme de boulot.Arrose le Tyrol.IV.Crie comme un porteur de bois.Ses bombes font de sales dégâts.V.Ducs en Bretagne, président aux Etats-Unis.Préposition.Epreuve pour le jeune scout.VI.Peut tout faire.Autre mec.VII.Règle plate.Mise en réseau.VIII.Long ruban en Afrique.Doit être bonne pour espérer durer.IX.Tout ce qui existe autour de nous.Bien malin.X.Sont revenues de leur haute situation.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde É L I A N E B R I S E B O I S Quelle est la meilleure façon de se reconnecter à son alimentation et de découvrir une région ?«En prenant le champ», diront les trois femmes passionnées derrière les tournées agrotouristiques « Prenez le champ avec les Tours de la table », une formule qui marie la visite de fermes aux plaisirs gastronomiques.Le pari de Mélissa Simard, fondatrice de Tours de la table \u2014 une entreprise qui propose des circuits guidés pour découvrir Montréal et ses environs à travers les aliments et la gastronomie \u2014, Julie Aubé, nutritionniste « gourmande », et Marie-Ève Laplante, sommelière et créatrice de «mises en scène gourmandes», est de faire connaître le territoire agroalimentaire, mais surtout d\u2019offrir au public «un accès privilégié », dira Mélissa, à ceux qui y travaillent.Cette dernière, qui rêve un jour d\u2019organiser des tournées à vélo chez les producteurs agricoles, voit dans ces visites gastronomiques le top du concept «de la ferme à la table».Pour la nutritionniste Julie Aubé, auteure du livre Prenez le champ et animatrice des tours guidés du même nom, l\u2019agrotourisme donne un nouveau « sens et de la valeur» aux aliments et permet aux gens d\u2019approfondir leur « culture agroalimentaire », ce qui suscite de l\u2019intérêt pour ce secteur et « l\u2019envie de le protéger».« Je crois que lorsqu\u2019on associe des histoires, des images et des paysages au «bien manger», on peut rendre les mangeurs plus curieux, sensibles et responsables », affirme-t-elle d\u2019entrée de jeu lors de la présentation du déroulement de l\u2019activité du samedi 10 juin dernier.Ce jour-là, les participants étaient invités à prendre le champ\u2026 sur l\u2019île de Montréal.Des histoires et un 375e Le 375e anniversaire de la métropole a servi de prétexte pour faire découvrir des histoires, des images et des paysages peu connus de bien des Montréalais.Comme l\u2019histoire de Ramzy Kassouf, qui a lais - sé son emploi dans le milieu de la finance pour devenir agriculteur et fonder avec Alex Flores les Jardins Carya, une petite ferme maraîchère bio à Senneville.Ou encore, à deux pas de là, le premier et unique paysage viticole montréalais, à la ferme Souffle de vie, où les visiteurs ont pu goûter en exclusivité les vins que développent Philippe Druelle et Denis Richer.Ou l\u2019image de l\u2019incubateur agricole qu\u2019est la ferme Bord- du-lac, à l\u2019île Bizard, qui regroupe dans un esprit de collaboration une dizaine de projets différents sur une même terre.Pour couronner le tout, la tournée des fermes de l\u2019ouest de l\u2019île, ponctuée de petites séances de cueillette d\u2019asperges et de plantes sauvages comestibles, s\u2019est terminée par un souper champêtre gastronomique où les produits de la région étaient mis en valeur.Le menu accord alcool et mets, orchestré par Marie-Ève Laplante et des chefs, a permis aux participants de se délecter de « ruban d\u2019asperges, capucines, micropousses et sabayon », de « volaille farcie miso livèche, bettes à carde colorées, rabioles au miel» et de « rhubarbe glacée, chocolat blanc, yogour t, estragon et fraises», entre autres délicieux plats nous ayant été servis.Prenez le champ Une expérience de la sorte pourra être renouvelée en septembre avec une autre édition de « Prenez le champ avec les Tours de la table » animée par Julie Aubé, cette fois à Rouge- mont, à l\u2019heure des récoltes.La nutrit ionniste gourmande organise également d\u2019autres événements « Prenez le champ » avec d\u2019autres partenaires (voir encadré).Ce samedi, en collaboration avec le magazine Caribou, elle fait visiter des fermes de la Mon- térégie et des Cantons-de- l\u2019Est sur le thème « Produire autrement ».Le Devoir La clé des champs, assiette comprise Des tours guidés en milieu agricole proposent de découvrir le territoire et notre alimentation S Y L V A I N C O R M I E R E lle a le regard qui pétille, des milliers de chansons qui lui tournent dans la tête tout le temps, elle aime l\u2019histoire et vit intensément au présent, se passionne pour Boris Vian.Madonna, pleure encore David Bowie son «dieu londonien».Je connais Geneviève Borne depuis ses débuts à Musique- Plus, on est tous deux fans finis des Beatles (son préféré, c\u2019est Paul McCar tney).Elle est grande voyageuse (45 pays au compteur), mais c\u2019est à Londres qu\u2019elle se sent «à la maison», comme elle dit.Her home away from home.Elle y retourne chaque année, depuis que son métier l\u2019y envoya, en 1995 : « [\u2026] j\u2019y étais allée des milliers de fois dans mon cœur et dans ma tête [\u2026]», écrit-elle dans l\u2019introduction de 300 raisons d\u2019aimer Londres.C\u2019est un guide à la fois très perso et destiné à quiconque aime les amoureux fous, les épicuriens, les belles têtes chercheuses et leurs trouvailles.« Je ne suis pas très \u201cfish and chips\u201d, alors je n\u2019ai pas fait un Top 20 des meilleurs endroits pour en manger : il y en a partout.Je suis demeurée fidèle à ce qui me plaît.» Ce qui est un très vaste programme.Où se côtoient fiction et réalité.«Tu tournes le coin et t\u2019es dans une scène de James Bond.Mais quand tu entres dans le véritable grand magasin Selfridges, t\u2019es dans la série télé.Il y a aussi le Londres de Harry Potter ! Et d\u2019Alice ! » Ce n\u2019est surtout pas un guide déguisé de tous les lieux associés aux Beatles (ça existe, j\u2019en ai plus d\u2019un).Ils y sont, nos héros, ça et là.Bowie?Deux fois, c\u2019est tout.« Je me suis plus consacrée à Brixton, son coin natal.» Entendez : Geneviève aime l\u2019immersion.Oui, elle a le regard d\u2019une rare acuité (toutes les photos sont d\u2019elle, sauf les quelques-unes où on la voit), mais sur tout, sur tout, elle ressent les vibrations.« Quand je marche à Londres, particulièrement dans la City avec ses gratte-ciel où les architectes ont dû rivaliser pour créer le design le plus flyé, je sens sous mes pieds la ville romaine, les forteresses médiévales, les cou - ches de cendres des grands incendies qui ont rasé Londres : il y a 2000 ans de traces de l\u2019histoire, et il y a l\u2019avenir qui mon - te, qui monte, et l\u2019énergie vient de ces deux forces.» Elle n\u2019évite pas Big Ben, ni le bunker de guerre de Churchill, pas plus que l\u2019O2 Arena ou la British Library, mais donne autant de place à la boutique Irregular Choice et ses « sublimes chaussures aux allures de bijoux », au Camera Club et au Rooftop Film Club, au World\u2019s End «le laboratoire punk de Vi- vianne Westwood» et jusqu\u2019à la station de métro Strand, désaffectée mais constamment utilisée pour des tournages.«Tant de lieux, de gens, d\u2019expériences m\u2019ont fait triper à Londres.J\u2019avais trois critères qui devaient être réunis pour que ça devienne l\u2019une de mes «300 raisons»: ce qui a fait battre mon cœur, ce qui peut intéresser d\u2019autres personnes que moi [je peux être très monoma- niaque], et ce qui raconte une histoire.Ça ne me donnait rien de parler du toit de la bâtisse de Savile Row où les Beatles ont joué en public pour la dernière fois : on ne peut pas y aller.» Elle y a été, elle, mais ça ira dans ses mémoires, un jour.Le Devoir 300 raisons d\u2019aimer Londres, Geneviève Borne, Éditions de l\u2019Homme, Montréal 2017, 288 pages GENEVIÈVE BORNE À Londres, 300 fois son cœur a battu la chamade PHOTOS ÉLIANE BRISEBOIS LE DEVOIR Ramzy Kassouf explique les dif férentes étapes du travail dans les champs, des semis jusqu\u2019à la culture en sol.À droite: ruban d\u2019asperges, capucines, micropousses et sabayon.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Geneviève Borne: «Tant de lieux, de gens, d\u2019expériences m\u2019ont fait triper à Londres.Les prochains rendez-vous 17 juin: Prenez le champ avec Caribou sur le thème «Produire autrement ».6 août: Prenez le champ avec Pascal le boucher.26 août: Prenez le champ avec YUL EAT sur le thème de «boire local ».23 septembre: Prenez le champ avec Les Tours de la Table dans le secteur de Rougemont.29 octobre: Prenez le champ avec HappyFitness.Infos: julieaube.com/ prenez-le-champ, toursdelatable.com/tours L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 C\u2019est la grande mode des trempages au chocolat noir, au lait ou blanc déclinés en de multiples parfums et de tout ce qui peut s\u2019y agripper : miniguimauves, bouts de bretzels, morceaux de biscuits, confettis sucrés, bonbons\u2026 La mode est à l\u2019enrobage de la crème glacée, mais aussi à l\u2019enrobage visuel.SAVEURS A vec la météo printanière en dents de pluie, la saison des crèmes glacées n\u2019a pas démarré sur les chapeaux de cornet.Mais le retard risque d\u2019être vite rattrapé.Petite tournée de ce qui nous attend au comptoir lorsqu\u2019on va se plaindre qu\u2019il fait trop chaud (ça commence déjà!).Sauf pour une glace.Les enrobages bling-bling C\u2019est la grande mode des trempages au chocolat noir, au lait ou blanc déclinés en de multiples par fums (thé vert, sorbet orange, érable, noir fleur de sel, pâte à biscuit, etc.) et de tout ce qui peut s\u2019y agripper : miniguimauves, bouts de bretzels, morceaux de biscuits, confettis sucrés, bonbons\u2026 La mode est à l\u2019enrobage de la crème glacée, mais aussi à l\u2019enrobage visuel.On trempe allègrement, on garnit de trucs et de bidules, puis on se prend en photo avant de s\u2019attaquer à la chose avec une manucure impeccable sur un fond contrasté, et c\u2019est parti sur les réseaux sociaux.Ainsi défilent sur Instagram ces torches glacées dignes des olympiades! Comme celles que brandissent les clients de La Diperie.Plus de 25 boutiques franchisées sont attendues cette année au Québec et en Ontario.De quoi devenir la chaîne québécoise de glace molle trempée.Ce qui est manifestement l\u2019intention! Il semble bien loin, le premier petit commerce montréa- lais coincé sur l\u2019avenue des Pins, à Montréal, avec ses murs turquoise, son concept de trempage et la douzaine d\u2019arômes offerts à l\u2019époque\u2026 en 2014 ! Son fondateur, Sam Arif, a dégoté un bon filon.Tellement bon que le groupe MTY, plus gros franchiseur alimentaire d\u2019ici (Cultures, Sushi Shop, Thaï Express, La Crème- rie\u2026) a mis la main dessus en rachetant 60% des actifs en décembre 2016.« Le défi est de grossir de la bonne manière en maintenant une certaine qualité.J\u2019essaie de garder mon af faire la plus intacte possible», dit Sam.Souhai- tons-lui de ne pas trop se faire enrober, ou avaler.Sois molle et végane Déjà, la crème glacée molle reste un choix hyperpopulaire au Québec, mais la voilà désormais offerte dans des laits végétaux tels que soya, coco ou riz.Hoche Glacé est une nouveauté montréalaise ouverte depuis fin avril.C\u2019est le pendant glacier du Hoche Café, installé depuis 2011 dans le quar tier Hochelaga-Maison- neuve à Montréal.Dominic Roy-Blanchette en est le propriétaire avec sa conjointe: «Nous avons trois enfants, nous aimons la crème glacée, et cela allait de soi de faire tout nous-mêmes, comme pour l\u2019autre commerce.» Y compris de proposer des desserts glacés sans produits laitiers ou dérivés, sans œufs.Parce que la demande est forte pour tout ce qui est «sans».La nutritionniste qui travaille pour Dominic a donc développé une recette de glace molle au lait de soya et une autre au lait de riz.Vanille, matcha, chaï\u2026 Les parfums varient ou alternent selon le turbinage de la semaine (sauf pour la vanille, toujours présente, qui permet de faire des tourbillons), avec la possibilité de deux enrobages véganes au chocolat : l\u2019un à 54%, l\u2019autre à 70%.J\u2019ai aimé la molle matcha au lait de riz (sans enrobage) pour sa légèreté et son dosage à la poudre de thé vert, ni trop ni trop peu, avec un bon maintien de la glace même s\u2019il faut l\u2019engloutir plus rapidement qu\u2019une molle « classique ».Ce qui n\u2019est pas un exercice difficile, on s\u2019entend.Ras l\u2019cornet, place aux biscuits ! Le sandwich glacé n\u2019est pas en soi une nouveauté.La communauté italienne nous a notamment ramené cette tradition gourmande.Par contre, on en voit davantage.Choisir son type de biscuit, celui du dessus pouvant être différent de celui du dessous, dans des recettes qui se déclinent également en « sans » (sans gluten, sans arachides, sans produits d\u2019origine animale), et le nec plus ultra\u2026 pouvoir les tremper (La Diperie lancera bientôt ses sandwichs glacés trempés), figurent parmi les nouveautés.Dalla Rose, une crèmerie artisanale, ouverte depuis l\u2019été 2016 dans le quar tier Saint- Henri, a fait des sandwichs glacés l\u2019une de ses spécialités.L\u2019ancien chef des restaurants Nora Gray et Manitoba, Michael Dalla Libera, propose ainsi une petite gamme de biscuits maison.Quant à ses glaces, elles sont toutes faites à partir d\u2019une crème anglaise avec des produits laitiers de qualité \u2014 excepté pour les versions véganes.Cela donne un résultat vraiment onctueux, au goût bien marqué.Par exemple, pour sa choco-noisette, le chef par t d\u2019une base de noisettes torréfiées\u2026 Imaginez le résultat en bouche ! Boules d\u2019arômes exploratoires « On vient tout juste de faire une crème glacée à la moutarde de Dijon.On a déjà fait un sorbet poivron rouge-framboises, une glace à la carotte, une autre à la courge musquée », explique par courriel Alexandre Deslauriers, pâtissier-glacier et copropriétaire des Givrés.Ah ?! Malheureusement, cette quenelle de glace moutardée, déposée sur une tartelette de chèvre, était une commande par ticulière pour un restaurant.Tout comme le sorbet au poivron.Donc, inutile de courir en boutique.« La restauration et les commerces du type pâtisseries fines ont le plus de flexibilité pour expérimenter la frontière glacée mi-salée mi-sucrée.Je ne tiens pas en inventaire ces saveurs pour des raisons de volume de production et de stockage.[Même si le commerce reste artisanal dans sa démarche, notamment dans le choix des matières premières, l\u2019équipement, lui, est semi-industriel] », explique Alexandre, dont la fabrique de glaces entame sa septième saison\u2026 Tout en rêvant à voix haute d\u2019un par fum « pâté chinois » qui présenterait les trois couches superposées, steak- maïs-patates, façon tranche napolitaine (un desser t glacé créé par les immigrants italiens installés aux États-Unis, qui place trois parfums l\u2019un sur l\u2019autre, généralement vanille- chocolat-fraise).Sachant que la couche « maïs » est déjà au point, puisque Les Givrés propose depuis plusieurs saisons sa crème glacée « épluchette de blé d\u2019Inde », devenue pas mal populaire (parce que réussie !).Avec les glaces, il y a donc de quoi explorer.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que pense Stephanie Le, la jeune propriétaire de Ca lem (qui veut dire « crème glacée » en vietnamien), un comptoir à glaces situé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal.Ouver t en mai 2016, son commerce saisonnier propose pour presque la moitié des parfums asiatiques.La jeune femme, qui est encore aux études, puise dans ses origines familiales et sur tout dans les tendances nord-américaines qu\u2019elle voit passer sur les réseaux sociaux \u2014 on n\u2019est pas étudiante en marketing pour rien ! Ainsi, sa glace couleur charbon, une reprise de la grande mode apparue l\u2019été dernier, création du glacier new-yorkais Morgens- tern\u2019s Finest Ice Cream, l\u2019a mise sous les feux de nos ins- tagrameurs locaux.Il est vrai que cette glace à base de sésame noir, dont la couleur est renforcée par de la cendre de coco (du charbon activé, un produit naturel), fascine.Mais j\u2019ai aimé d\u2019autres par fums chez Ca lem : son café vietnamien (un espresso combiné à du lait condensé sucré), sa patate mauve (taro) et son thé thaï.Sans oublier la glace au fruit « qui pue et qui est défendu dans certains lieux publics », le durian, combiné à de la banane.Ne reste plus qu\u2019à courir le cor net ou le sandwich glacé ! La chaude saison des glaces Tour d\u2019horizon de ce qui nous attend au comptoir Cornets de concurrence La crème glacée est un secteur commercial difficile : coût des matières premières lorsqu\u2019on veut faire de la qualité, saisonnalité du produit, concurrence entre petits et grands\u2026 Par exemple, une succursale de La Diperie s\u2019installe juste en face de Dalla Rose, artisan indépendant du quartier Saint-Henri.Quant à Chocolats Favoris, une autre entreprise québécoise qui a le vent dans les voiles, elle s\u2019attaque au marché des crèmes glacées enrobées avec sa nouvelle offre de cornets éclatés.Les deux enseignes frôlent le même nombre de succursales et semblent avoir les mêmes ambitions d\u2019expansion\u2026 Soupe froide aux concombres PAR HEMÉLA POURAFZAL, CHEF AU BYBLOS LE PETIT CAFÉ Avec l\u2019été qui est enfin arrivé, quoi de mieux qu\u2019une soupe rafraîchissante pour accompagner vos grillades?Pour 6 personnes Ingrédients 2 concombres anglais 1 oignon blanc moyen 2 cuillèrées à soupe de fines herbes fraîches hachées : menthe, coriandre, aneth et persil italien 750 g de yaourt nature à 2 % Eau Sel et poivre Pétales de roses sèches pour la décoration Préparation Laver les concombres et les râper en fines juliennes avec la peau.Râper l\u2019oignon en purée.Mélanger les concombres, l\u2019oignon et les fines herbes.Ajouter le yaourt nature.Ajouter de l\u2019eau fraîche jusqu\u2019à la consistance désirée, soit environ la même quantité que le yaourt.Parsemer de pétales de roses émiettés.Servir très frais.BYBLOS LE PETIT CAFÉ 1499, rue Laurier Est Montréal?514 523-9396 bybloslepetitcafe.ca VALERIE WAN Chez Ca lem, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, presque la moitié des parfums sont asiatiques.Sa glace couleur charbon a connu un grand succès sur Instagram.SOPHIE SURANITI GABRIELLE SYKES / GEORGES DUTIL Petit contenant de crème glacée au chocolat des Givrés.À droite : un duo de cornets chez Hoche Glacé.MICHAEL AYOUB Une sélection de cornets bien garnis de La Diperie ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 J U I N 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 S i tués dans le nord du Nouveau-Bruns- wick, Les Jardins de Balmoral ont émergé de la passion pour les plantes de Philippe Lévesque et de celle de sa mère Louise pour les fleurs.Ils reflètent l\u2019intérêt pour les plantes rares de Philippe, qui, avec les années, a développé une collection unique.Vous passez dans la région cet été ?Voici un endroit pour découvrir des plantes singulières et une pépinière en mutation.Le lieu est ouver t depuis cinq ans, et le fils et la mère travaillent actuellement à la transformation de la pépinière en jardins d\u2019inspiration européenne.Ils souhaitent en faire une destination touristique comme les Jardins de Métis ou les jardins de Quatre-Vents.« Un jour, les gens viendront nous voir autant pour nos plantes inusitées que pour nos jardins », espèrent-ils.Comme me l\u2019expliquait Philippe lors du dernier Rendez-vous horticole, « nous n\u2019avons pas les moyens de ces deux jardins, mais nous voulons démontrer avec élégance ce qui peut se faire sous notre climat.Présentement, les deux acres sont en construction et nous aménageons étang, lac et rivière et nettoyons les champs, mais c\u2019est ouvert aux visites, et c\u2019est gratuit.» La spécialité des Jardins, ce sont les vivaces, mais Philippe af fectionne particulièrement les plantes de sous-bois, les pivoines et les gentianes, et il préfère de loin les espèces aux hybrides.Il s\u2019approvisionne en plantes et en graines au Japon, en Angleterre, en Nor vège, aux Pays-Bas et aux États- Unis.Aux Jardins, il aime présenter les plantes autant que possible dans leur écosystème naturel, ou par thème.La promotion du jardinage écologique lui tient aussi beaucoup à cœur.Nouveauté cette année : en plus des plantes, on propose des semences et une collection exceptionnelle d\u2019outils, chers, oui, mais quand on les a pour la vie\u2026 Partir pour l\u2019Angleterre À 18 ans, Philippe par t en Angleter re pour jardiner.C\u2019est tout ce qu\u2019il veut, jardiner, apprendre à connaître les plantes, à découvrir les jardins.Il y passe deux ans pendant lesquels il travaille dans une jardinerie de Londres et visite les plus beaux jardins d\u2019Europe.C\u2019est à ce moment qu\u2019il découvre Beth Chatto, la très respectée et influente garden designer anglaise, et que lui prendra l \u2019envie de créer des jardins inspirés de sa philosophie.C\u2019est-à-dire la bonne plante au bon endroit, une approche qui fait son chemin graduellement.Il revient, puis repart pour cinq autres années en Angle- ter re et poursuit sa route jusqu\u2019en Australie, où il passera un an dans un jardin botanique.Passionné, c\u2019est un esthète avec un côté peu orthodoxe et un côté traditionnel.Comme il n\u2019aime pas qu\u2019on raconte son histoire, je parie qu\u2019il trouve que j\u2019en ai trop dit ! Ce qui compte pour lui, ce sont ses jardins et les plantes, qu\u2019elles soient curieuses, rares, étranges ou belles.Les plantes des Jardins de Balmoral sont disponibles dans quelques jardineries au Québec.lesjardinsdebalmoral.com lgobeille@ledevoir.com NOUVEAU-BRUNSWICK L\u2019élégance des Jardins de Balmoral Des lieux inspirés qui promettent et des plantes méconnues à découvrir Nouveau parc dans le Sud-Ouest Dernièrement, l\u2019arrondissement du Sud-Ouest de Montréal a procédé à une double inauguration: un nouvel aménagement sur l\u2019espace vert jouxtant le métro Lionel- Groulx, le parc Rollande-Da- nis-Pelletier, et l\u2019œuvre éphémère Freiner la chute de l\u2019artiste Philippe Allard, réalisée dans le cadre du Plan de lutte contre l\u2019agrile du frêne.Le maire de l\u2019arrondissement et président du Conseil d\u2019agglomération de Montréal, Benoit Dorais, a dit souhaiter que «ce nouveau parc invite à la détente, à la socialisation et à une réflexion autour de la thématique de l\u2019agrile du frêne».Fleurs D\u2019ARMES Fleurs D\u2019ARMES, une exposition d\u2019art itinérante présentée aux Jardins de Métis jusqu\u2019au 30 septembre, est inspirée des fleurs cueillies par le soldat George Stephen Cantlie dans les jardins, les champs et les tranchées d\u2019une Europe dévastée par la guerre, et qu\u2019il a envoyées chez lui, à Montréal, à sa plus jeune fille, « petite Celia », comme il l\u2019appelait.La commissaire de l\u2019exposition, Viveka Melki, présente dix de ces fleurs centenaires en utilisant la floriographie, un mode de communication par les fleurs élaboré à l\u2019époque victorienne afin de raconter l\u2019histoire de la nature humaine dans le paysage de la guerre.Chaque fleur représente des émotions associées à des valeurs telles que le dévouement, la solitude, la famille, l\u2019amour, la grâce, l\u2019innocence, la mémoire\u2026 L\u2019exposition voyagera par la suite dans de nombreux musées.jardinsdemetis.com Le courrier Les fruits et légumes du Devoir «Dans notre village où Le Devoir est distribué à l\u2019épicerie du coin, je conserve précieusement mes anciens exemplaires au bénéfice des jardinières locales.L\u2019une d\u2019elles m\u2019a affirmé dur comme fer de sarcleur que le papier et l\u2019encre utilisés pour l\u2019impression du journal n\u2019ont pas leur pareil comme couche anti-mauvaises herbes sous la terre meuble des potagers.» «Des tests empiriques conduits au cours des ans par ces passionnées d\u2019horticulture auraient ainsi relégué au bac de recyclage les copies papier des autres journaux et des circulaires du Publisac.\u201cMon Devoir fertilise mon intelligence tous les jours et nourrira mon corps en fruits et légumes grâce à la seconde vie qu\u2019il aura l\u2019été durant.\u201d Légende villageoise s\u2019il en est une ! Qu\u2019en pense votre chroniqueuse en horticulture?» Paul-André Cloutier Saint-Michel-de- Bellechasse Bien\u2026 ce n\u2019est pas une légende villageoise ! Les jardinières de votre région ont vu juste, car notre fournisseur confirme que l\u2019encre employée pour imprimer Le Devoir est fabriquée à partir de produits végétaux.Il a même ajouté que les matières premières utilisées sont contrôlées et il assure qu\u2019aucun produit dangereux ou ne respectant pas les critères environnementaux n\u2019est utilisé.Ça fait plaisir à savoir ! Lise Gobeille Au jardin cette semaine Une habituée de nos forêts de feuillus, communément appelée chenille à tente, ou livrée des forêts, cause des soucis cette année dans certaines régions du Québec.Quand elle est présente en grand nombre, elle peut dévorer rapidement tout le feuillage d\u2019un arbre, ce qui lui donne un choc, et à nous aussi.Toutefois, comme elle cesse de se nourrir vers la fin de juin, l\u2019arbre a généralement le temps de faire une deuxième feuillaison.Par chance, les dommages importants sont généralement de nature cyclique et apparaissent environ tous les 10 ans.Comment les contrôler ?En taillant les branches qui portent des tentes quand les chenilles sont à l\u2019intérieur, soit tôt le matin ou en soirée.On brûle la tente pour éviter de déplacer l\u2019infestation.Si on ne peut pas éliminer les branches, il est possible d\u2019utiliser le Bacillus thuringiensis var.kurs- taki, ou BTK, un biopesticide efficace pour contrôler les chenilles.Il est vendu dans les jardineries.Dans la bibliothèque 100 FICHES SPÉCIALES MINI POTAGER Michael Guerra Collection «Nains de jardin» Marabout Vanves, 2017, 120 pages Volà un guide pratique à la portée de toutes les bourses pour cultiver des légumes et des fruits en ville.Il aide à réfléchir à son projet, donne des idées de conception et de bons conseils, touche les substrats, le compostage, l\u2019usage de l\u2019eau et l\u2019entretien.Chaque sujet est expliqué brièvement, mais l\u2019essentiel est là.Les 100 fiches donnent l\u2019abc de la culture pour une grande diversité de légumes, de fruits et de fines herbes.JE CULTIVE MON POTAGER Abigail Wheatley Illustrations par Anni Betts et John Russell Usborne Londres, 2017, 64 pages C\u2019est un beau livre de jardinage à offrir en ce début de vacances à un jeune pour qu\u2019il découvre les plaisirs de faire pousser des légumes et des fruits.Pour chaque projet, des instructions étape par étape sont joliment illustrées et faciles à suivre.Les projets proposés vont de la culture des haricots aux graines germées, en passant par les fleurs comestibles et les pâtissons en forme de soucoupe volante.Dès sept ans.PHOTOS PHILIPPE LÉVESQUE À 18 ans, Philippe Lévesque est parti faire ses classes en Angleterre.Il y a pris l\u2019envie de créer des jardins inspirés par Beth Chatto.LISE GOBEILLE Nouveauté cette année : en plus des plantes, les Jardins proposent des semences et une collection exceptionnelle d\u2019outils.FACEBOOK / ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST ISTOCK "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.