Le devoir, 24 juin 2017, Cahier D
[" C A R O L Y N E P A R E N T à Saint-Jean-de-Matha F lanquée des Lauren- tides et de la Mauri- cie, deux régions aux identités fortes, Lanaudière mise sur ses par ticularités insoupçonnées pour nous inciter à nous rapprocher d\u2019elle.Avec sa campagne publicitaire télévisuelle et sur le Web, Tourisme Lanaudière se livre d\u2019ailleurs à une opération gran - de séduction présentement.«L\u2019objectif est de positionner la région comme \u201cl\u2019insoupçonnée destination\u201d afin de démontrer qu\u2019el - le constitue une option vacances de choix, mais mécon nue », explique Éliane Larouche, du Service des communications de l\u2019association touristique.En ce qui me concerne, début juin, j\u2019avais simplement envie de me mettre au ver t pas trop loin de Montréal.Mais, très rapidement, l\u2019inattendu a pris le dessus dans ce vaste territoire agricole et forestier : je suis allée de surprise en surprise\u2026 Et c\u2019est ainsi que je me suis retrouvée chez Kina- dapt, à Rawdon.Kinadapt, c\u2019est une base de plein air où 88 huskys bossent hiver comme été.Elle a été fondée par Carole Turcotte, psy- cho-éducatrice de formation, et Peter Boutin, kinésiologue.Avec leur fille Paméla, une athlète en devenir, ils partagent un grand amour de la nature et des chiens.«Notre mission, c\u2019est de faire bouger le plus de gens possible, qu\u2019ils soient sur deux jam bes ou handicapés », dit Carole Turcotte, en ajoutant que, l\u2019hiver, les personnes à mobilité réduite peuvent se balader dans des traîneaux à chiens conçus pour elles.Ce dimanche-là, c\u2019était un après-midi de cani-cross (ou cani-course) qui m\u2019attendait.Et me voilà attelée à Aria, une chienne fougueuse qui semble avoir très, très hâte de me montrer combien elle est plus rapide que moi.Au fil des foulées dans le boisé, Paméla Turcotte Boutin m\u2019explique que cette activité est pratiquée tant par les coureurs du dimanche que par les marathoniens de haut niveau.L\u2019apprécient également « tous ceux qui aiment les chiens mais n\u2019ont pas le style de vie pour en avoir un, comme [ l \u2019humoriste] François Morency : ils viennent ici se ressourcer en leur compagnie ».Aria n\u2019en finit plus de se retourner vers moi, l\u2019air de dire : la madame n\u2019aurait-elle pas envie de pousser la machine ?J\u2019obtempère, d\u2019autant plus qu\u2019il se mit à tomber des clous.Pour les deux prochains jours, ou presque.Saveurs La tisane, produit gastronomique, avec trois passionnées Page D 5 Le coin vert Des plantes pour contrer les problèmes environnementaux Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 4 E T D I M A N C H E 2 5 J U I N 2 0 1 7 Où peut-on apprendre à marier cœurs de quenouilles et prosciutto ?Se frotter à la passion d\u2019un ex-vidéaste underground pour l\u2019art du bonsaï ?Se retrouver attelé à un husky ?Ah, si seulement le sieur de La Naudière voyait ce qui se passe sur ses anciennes terres\u2026 TOURISME LANAUDIÈRE Inattendue de nature La région mise sur ses particularités insoupçonnées pour charmer les visiteurs KABANIA Dormir dans les arbres chez Kabania CAROLYNE PARENT À l\u2019abbaye Val Notre-Dame, située à Saint-Jean-de-Matha, les 19 moines de la communauté ont confectionné 170 000 chocolats l\u2019an dernier.Frère Emmanuel (Cottineau) nous incite à la gourmandise avec son plateau de chocolats au noyer noir.VOIR PAGE D 3 : LANAUDIÈRE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 4 E T D I M A N C H E 2 5 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 Créé à Montréal en 1994, l\u2019événement s\u2019est également implanté à Rio.FRANCE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTEZ EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 P h o t o : J e s s i c a D e l l a R i p a 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c Cet été venez visiter l\u2019archipel des Îles Mingan Partez * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).vous amène ailleurs.NEW YORK à partir de 205 $* départs : tous les vendredis CHICAGO à partir de 589 $* départs : 28 juin, 26 juillet et 23 août Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners*, guides accompagnateurs francophones.* Sauf à Philadelphie beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 À L\u2019AVENTURE TOUT L\u2019ÉTÉ! 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sommation de 30 litres par an par habitant, selon des chiffres fournis par les Brasseurs de France.Agence France-Presse Un Mondial de la bière au pays du vin Une première édition parisienne pour le festival d\u2019origine québécoise LA VITRINE MAGAZINE VÉLOMAG Histoire du vélo au Québec Collectif d\u2019auteurs Hors-série, 2017 ?1/2 On situe en 1874 l\u2019esquisse du premier circuit cyclable de Montréal.Mais ce n\u2019est qu\u2019au cours des 50 dernières années qu\u2019un véritable réseau s\u2019est installé au Québec.C\u2019est entre autres ce qu\u2019on apprend en feuilletant le numéro hors-série du magazine Vélomag, que Vélo-Québec publie à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire des 50 ans de l\u2019organisation.« Au début du XIXe siècle, la pratique du vélo est bien marginale au Québec », écrit à ce sujet Florence Sara G.Ferra- ris dans l\u2019un des articles de ce numéro.Aujourd\u2019hui, Montréal est considérée comme l\u2019une des villes d\u2019Amérique où c\u2019est le plus agréable de circuler à vélo.Et Vélo Québec s\u2019attribue, avec raison, une bonne partie du mérite de cet état de fait.Un texte du numéro spécial est d\u2019ailleurs consacré à Gabriel Lupien, « le fier précurseur», père rédemptoriste qui a créé en 1967 la Fédération cyclotou- riste provinciale, devenue en 1979 Vélo-Québec.Les amateurs conserveront sans doute jalousement cette publication qui retrace le développement de l\u2019industrie au Québec à travers ses grands noms, en même temps qu\u2019elle dessine les enjeux de l\u2019avenir de la pratique cycliste québécoise.Caroline Montpetit CARNET HOCHELAGA IMAGINAIRE EXPÉRIENCE/MÉMOIRE La Traversée.Atelier québécois de géopoétique Collectif d\u2019auteurs Montréal, 2017, 55 pages ?Errer dans les ruelles, se laisser happer par la poésie des lieux, le chant des oiseaux, les enfants à vélo\u2026 les graffitis anticondos ?Dans ce carnet où se mêlent comptes rendus déambulatoires, souvenirs amers de relations perdues et observations attendries, 14 auteurs relatent le Hochelaga qu\u2019ils connaissent.Cinquante-cinq pages de fragments de mémoire d\u2019un quartier arpenté entre 2014 et 2016.La rue Ontario, ses junkies, ses bars à karaoké et ses vidanges éventrées sont source de beauté cachée dans ce recueil alliant textes et photos.Si les œuvres sont inégales, toutes font vivre ou revivre le quotidien d\u2019un quartier ouvrier qui se laisse apprivoiser avec un certain temps.Comme champ de recherche et création, la « géopoé- tique » établit un lien fondamental entre la création et l\u2019environnement dans lequel l\u2019artiste évolue.Si les textes de certains des auteurs sélectionnés tombent dans une mielleuse naïveté (Dentellières, de Camille Brunet-Villeneuve, ou encore Bestiaire, de Denise Brassard), ils parviennent tous à faire saisir le port créateur d\u2019un contexte comme Hochelag\u2019.Il faut voir au-delà du visuel, qui manque un peu de professionnalisme.Sophie Chartier Au spa dans le bois «Oh, mais c\u2019est quand il pleut que l\u2019expérience du spa nordique est la plus agréa ble !» me dit-on à l\u2019accueil de La Source, à Raw- don.Je con nais la chanson : la nature est encore plus belle vernissée de pluie.Vous m\u2019en direz tant ! N\u2019empêche que cet établissement de bains nordiques est vraiment d\u2019une beauté\u2026 inespérée.Toutes de bois et de verre, ses installations s\u2019étagent sur un flanc du mont Pontbriand.Ici, des bassins dans lesquels on mijote à des températures variées.Là, des aires de détente, dont une chambre noi - re dotée de fauteuils à « zéro gravité ».Plus loin, une plateforme de yoga, un sentier de méditation et jusqu\u2019à une aire de massage extérieure.Estela m\u2019y a fait un bien fou sur fond de mélopée pluviale.À Saint-Alphonse-Rodriguez, l\u2019insoupçonné m\u2019attendait aussi chez Robert Smith.Il appert qu\u2019après une longue carrière au deuxième sous-sol de Radio- Canada, le vidéaste eut grande envie de s\u2019aérer à la campagne afin de donner libre cours à sa passion: l\u2019art du bonsaï.Avec sa conjointe, Suzanne Piché, il créa, il y a 20 ans, la Société du bonsaï et du pen- jing du Québec et se mit à im- por ter d\u2019Asie des arbres à sculpter de bonne qualité.«Vous avez un pionnier devant vous ! » lance-t-il.C\u2019était avant qu\u2019un Chinois ne l\u2019exhorte à « créer des pen- jings à la québécoise ».Depuis, il achète des mélèzes de la Côte-Nord ! Dans ses serres, il veille sur les sculptures arboricoles qu\u2019on a laissées à ses bons soins, donne des cours aux amateurs et crée ses propres paysages en pot.Aux curieux qui s\u2019amènent au Centre d\u2019interprétation, il fait visiter les installations et cause techniques de ligature comme dynastie Tang.Quant à Suzanne Piché, elle réalise de minibonsaïs d\u2019accompagnement d\u2019une grande délicatesse.Douceurs monacales En 2009, le développement d\u2019Oka incite les moines trappistes à se relocaliser à Saint- Jean-de-Matha.« Il nous fallait retrouver le calme, la solitude et la nature », dit le frère Emmanuel (Cottineau).À l\u2019abbaye Val Notre-Dame, qu\u2019a dessinée l \u2019architecte Pierre Thibault, le ver t s\u2019invite d\u2019ailleurs allègrement à l\u2019intérieur.Selon la Règle de saint Benoît, tous ceux qui se présentent à l\u2019hôtellerie du monastère sont reçus comme le Christ en personne.Je n\u2019en demandais pas tant.Seulement, voilà : les 14 chambres étaient louées.Eh ben, ça, je ne m\u2019y attendais pas ! Comme quoi nous sommes plus nombreux qu\u2019on le croit à rechercher le silence\u2026 À Oka, les moines ont fait du fromage pendant 40 ans pour subvenir à leurs besoins et payer le compte de taxes.Ici, ils confectionnent des douceurs tels chocolats, caramel et gâteaux.Avec le fruit de leurs cueillettes forestières, ils concoctent également des condiments comme du sel aromatisé aux champignons homards.Et ils transmettent leur savoir de la forêt et de la perma- culture par une dizaine d\u2019ateliers donnés jusqu\u2019à la mi-octobre.Lors des activités culinaires, pétoncles au sirop de bouleau et cœurs de quenouilles au prosciutto sont au menu.Avouez que ça sort des sentiers gustatifs battus ! Glamping et cie Au rayon du dodo alternatif en nature, Kabania est novateur.À Notre-Dame-de-la-Mer - ci, en bordure du parc régional de la forêt Ouareau, Marie- Christine Tremblay a voulu créer « une expérience d\u2019hébergement à ambiance communautaire ».Mission accomplie.Sa proposition ?Dix maisonnettes dans les arbres et sept cabanitas haut perchées, celles-là conçues uniquement pour roupiller.Chaque type d\u2019habitation est desservi par une aire de jeux, une aire de feux et des bâtiments communs abritant cuisine, salon et installations sanitaires.Voisin d\u2019un réseau de sentiers totalisant 120 kilomètres traversé par la rivière Du- fresne, le site forestier est bien invitant hiver comme été.Dommage que la madame déteste le camping sous la pluie, aussi glam soit-il.Finalement, c\u2019est à Saint-Do- nat que j\u2019ai logé, au domaine Grand R.« Si, en haut de la côte, il vous semble que vous êtes perdue, c\u2019est que vous êtes arrivée ! », dit la directrice, Miriam Har t.Ça augure bien pour qui veut la sainte paix ! Les fans de la série Le Chalet, eux, auraient de suite reconnu\u2026 ledit chalet utilisé par l\u2019équipe de Vrak.tv.Avec ses trois lacs et ses 2500 acres, ce domaine, une propriété de la Compagnie immobilière Gueymard (tout comme les Lofts Redpath, à Montréal), a des allures de miniparc régional.D\u2019autant plus qu\u2019il avoisine une propriété sœur, la station de ski La Réserve.Pour l\u2019heure, il compte 28 unités d\u2019habitation allant de chalets rustiques à une résidence su- per-luxueuse, en passant par des appartements à l\u2019aménagement contemporain, ces derniers bordant le lac Bouillon.Un restaurant, un bar, une piscine intérieure et un aménagement extérieur dédié à la célébration de mariages donnent presque envie de dire «Oui» ! Tout ça au milieu de nulle par t et en même temps à proximité de Saint-Donat\u2026 « Ici, on ne vient pas magasiner mais plutôt relaxer, rêver et prendre l\u2019air sans la jet-set de Tremblant», dit Miriam Hart.De la ferme à la fourchette Dans l\u2019assiette lanaudoise aussi, la surprise est au rendez-vous.À Saint-Donat, Chez Victor est un bistrot sans prétention où le chef Martin Du- buc donne dans le « fast-food urbain ».Traduction : une cuisine de réconfor t où les accompagnements sont des versions plus sophistiquées que les of frandes du traditionnel stand de patates frites.En guise de dessert, le « ba- nax » (une pâte levée, tressée et frite), accompagné de glace vanille et gingembre et inspiré de l\u2019origine madelinienne du proprio, est un vrai délice.À Saint-Côme, Le Petit Café d\u2019antan est une autre adresse sympa.Aux commandes : Ma- non Brault et Yvan Trottier.Après avoir géré deux maisons d\u2019hôtes dans les environs, ils ont décidé de faire de la vieille forge du village leur maison privée et\u2026 un lieu de rencontre pour gens du cru et d\u2019ailleurs.« Je me sens infidèle quand je ferme, hors saison », confie la restauratrice.Vitrine des produits locaux, ce café tout simple garnit ses assiettes de « tartins » de la Terre des Bisons, de jambon de Cochon Cent Façons et de plein d\u2019autres bonnes choses.«Depuis 20 ans, je vois bien l\u2019intérêt grandissant pour la région, dit-elle.Un exemple?Val Saint-Côme est devenu le nouveau Saint-Sauveur!» Entre autres parce que s\u2019y tient la Coupe du monde du ski acrobatique.De retour à Saint-Jean-de Matha, je m\u2019arrête au Domaine Maurel-Coulombe, une ferme d\u2019élevage artisanal de canards.L\u2019endroit est idyllique.Derrière l\u2019ancienne chaumière de feu Henri Bernard, chef français et Ricardo de son temps, Yvanne Maurel et Martin Coulombe bichonnent leurs volatiles qui s\u2019ébattent en liberté (pas de cages ici).Puis ils en tirent des produits exquis \u2014 foie gras, rillettes, terrines, magret farci de foie (génial !), cuisses confites, alouette \u2014 dont on peut s\u2019approvisionner sur place.Lorsque l\u2019agricultrice cause de « gavage respectueux de l\u2019animal », je suis sceptique.Mais lorsqu\u2019elle m\u2019explique, avec son charmant accent tou- lousain, qu\u2019un canard peut avaler sans problème un poisson de 500 grammes tant son œso- phage est extensible \u2014 « Ça ne lui fait pas mal », assure-t- elle \u2014, ça remet les pendules à l\u2019heure.Et lorsqu\u2019elle ajoute qu\u2019elle masse ses canards pendant les huit minutes que dure l\u2019opération, répétée pendant 14 jours, et qu\u2019elle joint machinalement le geste à la parole, j\u2019y crois, à son respect des oiseaux.Un parcours d\u2019interprétation particulièrement instructif et ouvert tous les samedis et dimanches d\u2019été raconte la belle aventure du couple.Voilà qui n\u2019a peut-être rien d\u2019inattendu, mais qui permet de se rappeler que le bonheur est dans le pré.Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 4 E T D I M A N C H E 2 5 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 À Saint-Alphonse-Rodriguez, l\u2019insoupçonné m\u2019attendait entre autres chez Robert Smith.Il appert qu\u2019après une longue carrière au deuxième sous-sol de Radio- Canada, le vidéaste eut grande envie de s\u2019aérer à la campagne afin de donner libre cours à sa passion : l\u2019art du bonsaï.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES BONS PLANS / ESCAPADES SUITE DE LA PAGE D 1 LANAUDIÈRE LA SOURCE BAINS NORDIQUES Détente dans le bois à La Source Bains nordiques.En vrac Très courues, les expositions Les natures mortes d\u2019Ozias Leduc et Armand Vaillancourt, au Musée d\u2019art de Joliette jusqu\u2019au 17 septembre.museejoliette.org Très attendu, le Festival de Lanaudière, le plus grand festival de musique classique au pays, du 1er juillet au 6 août.lanaudiere.org Très convoitées, les créations arboricoles présentées à l\u2019Expobonsaï, au Centre d\u2019interprétation du bonzaï, à Saint-Alphonse-Rodriguez, les 8 et 9 juillet prochains.bonsaiduquebec.com Très populaire, la course à pied ! En collaboration avec Mountain Equipment Coop, Kinadapt invite les coureurs de tous calibres sur ses sentiers, à Rawdon, le dimanche 27 août prochain.evenements.mec.ca Renseignements: kinadapt.com, lasourcespa.com, bonsaigrosbec.com, abbayevalnotredame.ca, kabania.ca, legrandr.ca, bistrochezvictor.com, domainemaurelcoulombe.com Carolyne Parent était l\u2019invitée de Tourisme Lanaudière.À la pépinière Gros Bec, l\u2019Expobonsaï présente de beaux spécimens.À droite : avec les produits du Domaine Maurel-Coulombe, une ferme d\u2019élevage artisanal de canards, on peut créer tout un plateau de bonnes choses à partager à l\u2019heure de l\u2019apéro ! ROBERT SMITH CAROLYNE PARENT L O U I S E G A B O U R Y à Cherbourg I l y a Les parapluies de Cherbourg, le film mythique de Jacques Demy qui a remporté la Palme d\u2019or au Festival de Can - nes en 1964, mais aussi le parapluie de Cherbourg, un bel article de luxe fabriqué sur place.Il est ironique que, même s\u2019il ne pleut pas tant que ça à Cherbourg, la ville soit associée à des images de parapluies.Ce jour-là, le soleil brillait, mais il ventait suffisamment pour ne pas mettre en doute le fait que la ville soit située dans la deuxième région parmi les plus venteuses de France.Qu\u2019à cela ne tienne, le parapluie de Cherbourg résiste non seulement à la pluie, mais également aux bourrasques.Le parapluie de Cherbourg a vu le jour plus de 20 ans après la sortie du film.Son créateur, Jean- Pierre Yvon, a grandi dans la région, issu d\u2019une famille de manufacturiers du cuir depuis le début du XIXe siècle.Photographe basé à Paris, il a parcouru le monde avant de revenir, plein d\u2019usage et raison dans la ville qui l\u2019a vu naître.Une marque et son écrin Rentré au pays avec des malles pleines de soieries et de bijoux, il ouvre une boutique de souvenirs exotiques avant de lancer le parapluie, clin d\u2019œil et hommage au film de Demy, au tournage duquel il avait assisté enfant.Après 10 ans de sous- traitance, Jean-Pierre Yvon décide de fabriquer lui- même, à Cherbourg, ce parapluie de qualité.« J\u2019ai vendu ma maison, embauché cinq personnes et fait venir sur place un couple d\u2019Italiens qui, en un mois, m\u2019ont enseigné les ficelles du métier.Je voulais un beau produit, fait avec des matériaux nobles, le plus souvent français, mais également d\u2019Italie et d\u2019Angleterre et même du Japon.» La manufacture a pignon sur le quai Alexandre III dans un prestigieux immeuble qui abritait auparavant la Banque de France.«La marque avait besoin de son écrin», souligne Jean-Pierre Yvon.Son fils Charles, diplômé d\u2019une école de commerce, le seconde désormais.L\u2019entreprise abrite maintenant une quarantaine de machines à coudre et emploie une quinzaine de personnes.Elle fabrique 15 000 parapluies par année, mais son patron espère doubler la production d\u2019ici trois ans.Le modèle de base se détaille autour de 120euros.Les modèles plus luxueux peuvent être fabriqués sur mesure en choisissant chacune des composantes du parapluie.Résolument orienté vers le haut de gamme, le véritable Cherbourg se décline en une jolie palette de couleurs et une variété de modèles.L\u2019un peut résister à des vents de plus de 150km/heure, un autre, protéger efficacement les élus de la pluie, mais peut-être pas des injures.Quelques marques de luxe en font fabriquer à leur logo pour offrir de somptueux cadeaux d\u2019entreprise.Des palaces les proposent à leurs clients.Pour des modèles exclusifs, le prix peut atteindre plus de 1000 euros.parapluiedecherbourg.com Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 4 E T D I M A N C H E 2 5 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 L\u2019entreprise fabrique 15 000 parapluies par année, mais son patron espère doubler la production d\u2019ici trois ans.Le Cherbourg est conçu en une variété de modèles.L\u2019un peut résister à des vents de plus de 150km/heure, un autre, protéger ef ficacement les élus de la pluie.mais peut-être pas des injures.CRÉATION jesoutiens .com Chaque semaine, vous m\u2019écrivez pour me dire merci.Aujourd\u2019hui, c\u2019est à mon tour de vous dire MERCI ! JOSÉE BLANCHETTE CHRONIQUEUSE La vérité, c\u2019est que Le Devoir vous dit merci.D O M I N I C T A R D I F «T u vois les érables, là ?» demande Éloïse Com- tois Mainville, alors que nous discutons sur la terrasse du Beat & Betterave de Frelighs- burg, le café culturel dont elle mène la destinée avec son chum, Ludovic Bastien.Si on voit les érables?Il faudrait avoir un cœur de pierre et des yeux dangereusement myopes pour ne pas s\u2019émerveiller devant ces deux majestueux monuments ligneux.«Eh bien, ces érables-là, Yvon et Carmel, nos voisins, les ont plantés en 1957», poursuit notre hôte en insistant sur 1957 moins par émoi hor ticole qu\u2019afin que nous pesions bien le noble poids du mot « engagement », tel qu\u2019elle l\u2019envisage déjà malgré ses 27 ans.Les érables des Lemaire sont pour le Beat & Betterave un étalon de mesu re de ce qu\u2019il res te à accomplir et de ce qu\u2019il est possible de faire pousser, pour peu qu\u2019on sache conjuguer des idées malmenées par l\u2019époque com me la patience et l\u2019effort.Lui issu du monde de la musique, elle de celui de l\u2019horticulture et des ar ts visuels, tous deux nés dans Lanau- dière, Éloïse et Ludovic s\u2019installaient il y a deux ans, sous les regards incrédules, dans cette maison érigée en 1865.Un village soumis aux allés et venues des touristes pour- rait-il fournir l\u2019oxygène nécessaire à la survie d\u2019un lieu où l\u2019on mange et boit pour une poignée de menue monnaie, et où se succèdent les soirées de contes, les projections de films et les grisants concer ts de bonne musique ?« Au début, on nous traitait de dingues et, maintenant, on fait presque par tie des meubles », résume Éloïse, avant d\u2019ajouter que le sous-sol de la maison a déjà abrité un casino clandestin.Autrement dit : les murs du Beat & Betterave connaissaient déjà les paris risqués.Une kyrielle d\u2019artistes Tout Frelighsburg semblait réuni au Beat & Betterave le soir précédant notre jasette, alors que les très électriques Hay Babies transpiraient à grosses gouttes sur la minuscule scène que s\u2019est appropriée, avec une affection inversement proportionnelle à sa grandeur, une kyrielle d\u2019artistes de renom, dont Fred Fortin, Avec pas d\u2019casque et Fanny Bloom.Une (très suintante) foule parsemée de têtes blanches, de jeunes parents, ainsi que de quelques enfants dansait devant la visite acadienne, à quelques centimètres du visage des musiciennes, dans une intimité que permettent trop peu de salles au Québec.Vers 23 h 30, Éloïse et Ludo- vic, derrière le comptoir, servaient toujours aux fêtards des gin-tonics à la betterave, leur cocktail emblématique (betteraves cultivées dans le jardin à l\u2019arrière, of course).Pas de répit pour les entrepreneurs néoruraux: en ce samedi matin, alors que Frelighsburg bâille encore un peu, Éloïse et Ludovic, en cuisine, travaillent déjà à préparer des falafels et à trancher des légumes.«Quand tu regardes la démographie et les statistiques, c\u2019est vrai que ça ne ressemble pas au coin idéal pour ouvrir un commerce», se rappelle Ludovic en évoquant les quelque 1100 habitants de cette bourgade que cer tains surnomment af fec- tueusement Fribourg.Il finira quand même par se laisser convaincre par sa blon de, dans le cœur de qui la région de Brome-Missisquoi occupait déjà une place; sa sœur fondait il y a plus de dix ans les Jardins de la Grelinette à Saint-Armand.Une nouvelle garde Et l\u2019enthousiasme de la communauté, lui, finirait par con - firmer leur intuition: Frelighs- burg, déjà fertile en adresses ambitionnant de charmer le touriste, avait besoin d\u2019un espace où pourraient se réunir les gens de la place, sans pour autant fermer la porte aux visiteurs.« On peut dire qu\u2019il y a présentement, dans les Cantons-de- l\u2019Est, plein de jeunes qui arrivent, une sor te de nouvelle garde qui s\u2019installe », observe Ludovic en saluant ses amis de l\u2019Épicerie-Café et de la ferme Les Carottés à Dunham, du Fournil du Capitaine Levain, une boulangerie artisanale à l\u2019ancienne de Stanbridge East, ainsi que ceux de la Brouërie, une microbrasserie-auberge de Sutton.« Saint-Armand, Dunham, Sutton, Stanbridge East et Frelighsburg, j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est un seul et même gros village », obser ve Éloïse en célébrant l\u2019esprit de corps de cette bande animée par une conviction ancienne voulant qu\u2019une région frontal ière sache toujours récompenser les esprits débrouillards et téméraires.« Quand tu les comptes, c\u2019est vrai qu\u2019il n\u2019y en a peut-être pas beaucoup, des gens de 35 ans et moins, mais on se connaît tous.On a tous en commun d\u2019avoir une vision, on trouve toujours une façon d\u2019arriver à nos fins.Mais ce sont sur tout des gens qui savent que lorsque, en région, tu te roules les manches pour réaliser quelque chose, ça produit un ef fet immédiat, comme c\u2019est impossible d\u2019en produire un en ville.» Collaborateur Le Devoir Un café culturel pur jus dans les Cantons-de-l\u2019Est Beat & Betterave, le cocktail musical d\u2019un nouveau Frelighsburg au visage étonnamment jeune PHOTOS LOUISE GABOURY Le créateur du parapluie de Cherbourg, Jean-Pierre Yvon, secondé par son fils Charles.À droite : l\u2019article emblématique a vu le jour plus de 20 ans après la sortie du film Les parapluies de Cherbourg et se décline en une jolie palette de couleurs.Le vrai Cherbourg Comme un clin d\u2019œil au film de Jacques Demy, un fabricant propose des parapluies de luxe Animaux en direct Une nouvelle caméra 360 degrés retransmet en direct et en tout temps les images HD et le son ambiant des gestes d\u2019animaux du Zoo de Granby.Une association avec ICI Explora permet ainsi de contrôler le mouvement de la caméra à l\u2019aide de son téléphone, son clavier ou sa souris pour voir jouer, manger et se reposer les bêtes dans leur habitat.L\u2019horaire des collations et d\u2019autres infos sont aussi fournis sur le site cameraexplora.exploratv.ca.On pourra y voir le panda Kelly (jusqu\u2019au 20 juillet), les jaguars Kuwan et Taïama (21 juillet au 20 août), les gorilles Jawara et Zwalani (21 août au 20 septembre) et les léopards des neiges Snowflake, Anna et Elsa (21 septembre au 31 octobre).DOMINIC TARDIF Défiant les sceptiques, Ludovic Bastien et Éloïse Comtois Mainville tiennent le café Beat & Betterave, où se produisent des artistes renommés et où l\u2019on mange et boit pour une poignée de menue monnaie.BERTRAND DUHAMEL L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 4 E T D I M A N C H E 2 5 J U I N 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Les acheteurs de tisanes sont-ils des siroteurs aux cheveux gris ?Depuis l\u2019ouverture de leur boutique en 2011, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, Karina et Nathalie servent une clientèle jeune.Des 20 ans et plus soucieux de ce qu\u2019ils boivent et peuvent boire sans théine ni caféine.SAVEURS À la Saint-Jean, la coutume était d\u2019aller cueillir dif férentes herbes médicinales réputées au top de leur forme après le solstice d\u2019été.La tradition s\u2019est perdue, mais pas les plantes et leurs vertus.Toutefois, on confine encore trop souvent les tisanes à leurs bienfaits thérapeutiques.Et si on les amenait ailleurs, dans une dimension plus gastronomique ?De sa Bretagne natale, Chantal Conan rêvait de fouler le sol canadien et de plonger ses sens dans cette immensité sauvage.Arrivée au Québec en 1996, cette mordue des plantes fait la connaissance de coureurs des bois, dont un qui la marquera par ticulièrement : « Cet homme qui ne savait ni lire ni écrire avait développé une écoute multisensorielle de la nature.En le suivant en forêt, je me suis mise à me sentir un peu comme une bête sauvage, avec les sens décuplés ! » Après plusieurs années de cueillette pour les autres, l\u2019herboriste lance sa propre entreprise.Forêts et Papilles voit le jour en 2011 dans les Laurentides, son camp de base.Dès lors, Chan- tal se tourne vers une herboristerie plus axée sur la notion de plaisir, sur le goût.Fatigue, stress, digestion difficile\u2026 Oui, la tisane peut être un pansement sur un bobo.Mais en dehors de ses vertus médicinales s\u2019offre une étendue de possibilités aromatiques et savoureuses.Après avoir trouvé une plante indigène au meilleur de sa forme (comme tout bon professionnel qui pratique une cueillette sauvage éthique), Chantal cherche à faire perdurer les odeurs qui l\u2019ont saisie dans le bois.Sans oublier l\u2019aspect esthétique.« Le mélange de plantes séchées doit être merveilleusement beau et bon.» Agencement des couleurs, feuilles et pétales restés intacts\u2026 C\u2019est à cela que se reconnaît une tisane de qualité.Proposer des tisanes l\u2019été peut sembler un défi.Pourtant, après une journée de forte chaleur, finir un repas par une tisane artisanale hyper rafraîchissante s\u2019avère simple comme bonjour ! Infusez le mélange quelques minutes, filtrez-le, laissez-le refroidir avant d\u2019ajouter un peu de citron et du sirop d\u2019érable ; servez-le tout bien frais.Cette recette de tisane estivale de Chantal est disponible sur son site foretsetpapilles.com.Pour remplacer les sodas ou toute autre boisson hypersucrée, les tisanes ont tellement de potentiel ! Avec un thé du Labrador qui est en fait une tisane et non un thé (lire l\u2019encadré), Chantal suggère de le laisser infuser un peu plus longtemps, soit environ 15 minutes, puis de l\u2019utiliser comme un bouillon pour cuire du riz ou du quinoa.On ajoute un peu de gras, de l\u2019huile végétale ou du beurre, et on assaisonne au goût.En cuisine, les tisanes peuvent aussi servir à déglacer.On procède comme pour une sauce au thé, mais on verse la tisane dans sa poêle au lieu du thé.Les tisanes peuvent donc servir\u2026 à toutes les sauces ! Aborder l\u2019herboristerie différemment Tisa-barre, tisa-boule, tisa-freeze\u2026 Karina Hammond et Nathalie Morand s\u2019amusent à « ti- saner » des recettes populaires.Aujourd\u2019hui, c\u2019est sous la forme d\u2019un Mr.Freeze que je suçote ma tisane artisanale biologique baptisée Roue de secours ! Abricot, gingembre, hibiscus, stévia.Quelle belle idée d\u2019ainsi ensacher des mélanges de plantes séchées ! Contrairement à Chantal Conan, les propriétaires de la tisanerie Mandala (tisanerieman- dala.com) ne cueillent pas.Mais les deux entreprises ont comme point commun d\u2019aborder l\u2019herboristerie différemment, plus « goûteuse- ment », et de ne travailler qu\u2019avec des produits de qualité.La tisanerie Mandala s\u2019approvisionne localement en plantes biologiques auprès d\u2019entreprises d\u2019herboristerie faisant office de distributeur (pour cer taines plantes impor tées, comme l\u2019hibiscus) ou de petits cultivateurs.Les acheteurs de tisanes sont-ils des siro- teurs aux cheveux gris ?Depuis l\u2019ouverture de leur boutique en 2011, dans le quartier Hoche- laga-Maisonneuve, Karina et Nathalie servent une clientèle jeune.Des 20 ans et plus soucieux de ce qu\u2019ils boivent et peuvent boire sans théine ni caféine.On se méprend sur les tisanes.Toutes ne facilitent pas le comptage de moutons.Certaines s\u2019avèrent énergisantes.Associer la tisane à la détente, voilà encore un raccourci que nous faisons ! Tout comme ces arômes artificiels très puissants auxquels l\u2019industrie alimentaire nous a habitués.Essayez donc d\u2019infuser des canneberges.Le résultat est pas mal « plate » ! « Avec les tisanes, j\u2019essaie d\u2019emmener les gens ailleurs.Il est possible de conserver leurs propriétés médicinales tout en les utilisant de dif férentes façons », explique Nathalie, fille d\u2019Abitibi née dans le bois et Hochelaguienne depuis au moins 25 ans.Son travail consiste à créer des mariages de plantes où chacune, malgré la collectivité, parvient à s\u2019affirmer individuellement, à trouver sa place aromatique.Une démarche similaire lorsqu\u2019on cuisine avec les épices.« Chaque tisane pourrait être servie chaude, froide, glacée ou en dessert.Parmi nos 70 à 80 tisanes proposées, nous avons retenu les plus populaires, notamment celles avec des saveurs fruitées », précise Karina, qui s\u2019occupe de tout ce qui est communication et développement des affaires.La tisane sous toutes ses formes En boutique, les deux sympathiques propriétaires me convient à un exercice vraiment intéressant.Goûter à la même tisane créée par Nathalie sous dif férentes formes : en bouchée de barre tendre sans cuisson, en shooter non alcoolisé ser vi bien frais, en morceau glacé à suçoter et en version très froide avec de la glace pilée.Ce mélange de plantes séchées, selon la manière dont je l\u2019ai consommé, s\u2019est révélé très différemment.Moralité.On cuisine encore peu, voire pas du tout avec les tisanes.Barmans, boulangers, cuisiniers, pâtissiers\u2026 Qu\u2019attendez- vous pour vous amuser avec elles ?Dans un cocktail, une pâte à pain, en mélange à frotter sur une viande ou un poisson, un gâteau\u2026 et j\u2019en passe ! Comme le thé, la tisane mérite d\u2019être explorée, défrichée en cuisine.Décoincée de la tasse.La tisane, produit gastronomique Rencontre avec trois passionnées des plantes ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Une tisane glacée de la tisanerie Mandala, une des nombreuses mutations de ce breuvage qu\u2019on peut trouver dans le commerce d\u2019Hochelaga-Maisonneuve.SOPHIE SURANITI Le thé du Labrador ?Une tisane ! Le thé du Labrador, aussi appelé lédon du Groenland ou thé velouté, est une plante à tisane et non une plante à thé.Pourquoi ce nom?Chantal Conan, de Forêts et Papilles, relate la petite histoire qu\u2019un biologiste québécois lui a contée.Sur le bout de la langue toutefois, car certains récits se contredisent, et la période (était-ce en 1600 ou en 1700?) reste imprécise.Des prospecteurs miniers se sont rendus dans le Labrador.Leur réserve de thé étant épuisée, les autochtones leur ont fait goûter le lédon du Groenland qu\u2019ils faisaient infuser.Les prospecteurs ont trouvé leur succédané de thé, qu\u2019ils ont rebaptisé «thé du Labrador»! Une plante qui ne pousse pas uniquement au Labrador, mais partout dans l\u2019hémisphère Nord\u2026 Le kombucha PAR DAVID CÔTÉ Le chef a mis au point des jus à base de fruits et légumes rejetés par l\u2019industrie pour lutter contre le gaspillage alimentaire: jusloop.ca.Il est le coauteur, avec Sébastien Bureau, de Révolution fermentation (éditions de l\u2019Homme).Temps de fermentation : de 9 à 16 jours Pour 2 litres Simple et peu coûteux N\u2019importe qui peut faire un excellent kom- bucha ; c\u2019est simple, peu coûteux et motivant.Le résultat est rapide et le goût, quoique surprenant aux premières gorgées, est si agréable qu\u2019on y développe une dépendance.Culture originaire de Chine impériale, ce fameux thé fermenté pétillant remplace petit à petit les boissons gazeuses traditionnelles dans les cafés et restos branchés.Galette de cellulose gélatineuse partagée comme «champignon de l\u2019amitié » depuis des générations, la mère de kombu- cha est un levain complexe, nid de levures et de bactéries qui cohabitent à merveille.Il vous faudra dénicher une mère baignant dans un peu de kombucha pour démarrer votre brasserie maison.Équipement Bouilloire, bols, tamis fin, contenant de fermentation en verre ou en plastique de grade alimentaire (no 2) de 4 litres à embouchure large, tissu respirant, élastique ou ficelle, contenant hermétique de 500ml, filtre en coton ou linge à vaisselle propre (facultatif), bouteilles hermétiques.Ingrédients 12 g (4 sachets standards) de thé vert, noir ou blanc (les grands crus comme les thés industriels peuvent faire l\u2019affaire ; par contre, la camomille ou les herbes plus huileuses pourraient affaiblir la culture) 120 g (½ tasse) de sucre roux, blanc ou de canne, ou de cassonade Une culture de kombucha : mère de kombu- cha + 250 ml de kombucha 1,75 litre d\u2019eau Aromates au goût : herbes aromatiques, plantes médicinales, fruits, infusion concentrée, hydrolats, etc.Gingembre frais (facultatif) Préparation Infuser le thé pendant 5 minutes dans 500ml d\u2019eau presque bouillante.Filtrer dans un tamis posé sur un bol et laisser tiédir.Ajouter le sucre et mélanger pour bien le dissoudre.Ça devrait goûter le concentré trop sucré et trop intense pour boire ainsi, à moins que vous soyez un Berbère.Verser dans le contenant de fermentation, ajouter 1,25 litre d\u2019eau froide et bien mélanger.Laisser tiédir.Ajouter la culture de kombucha (mère + liquide) au thé sucré tiède.Le contenant de 4 litres devrait être à moitié rempli.Couvrir d\u2019un tissu qui laisse passer l\u2019air (mais pas les insectes) et le fixer autour de l\u2019embouchure à l\u2019aide d\u2019un élastique ou d\u2019une ficelle.Placer à l\u2019abri de la lumière à une température de 23 à 28°C (73 à 82°F).Laisser fermenter de 8 à 14 jours.Le kombucha deviendra de moins en moins sucré et de plus en plus acide.À partir du jour 8, goûter tous les 2 jours.Quand l\u2019équilibre entre l\u2019acidité et le sucre satisfait votre palais, réserver 500ml de liquide ainsi que la mère dans un contenant hermétique au réfrigérateur pour la prochaine brassée (de 4 litres peut-être).La mère demeure vivante tant qu\u2019il y a moins de 6 mois entre chaque utilisation.Facultatif : pour minimiser la quantité de dépôt dans le produit fini, tapisser un tamis d\u2019un filtre en coton ou d\u2019un linge propre et filtrer le kombucha.Aromatiser le kombucha selon l\u2019inspiration du moment en infusion concentrée ou en ajoutant simplement les aromates, selon ce qu\u2019a la nature de bon à offrir en saison.Laisser fermenter de quelques heures à quelques jours, au goût.Filtrer et verser dans les bouteilles.Bien refermer.Entreposer à l\u2019abri de la lumière dans un espace chaud de la maison (de 25 à 35 °C/77 à 95 °F) pour démarrer une seconde fermentation durant laquelle le kombucha deviendra pétillant.Un peu de jus ou quelques tranches de gingembre peuvent accélérer cette seconde fermentation.Vérifier le niveau d\u2019effervescence en ouvrant les bouteilles chaque jour.Lorsque c\u2019est à son goût, entreposer les bouteilles au réfrigérateur pour arrêter la fermentation secondaire et stabiliser les bulles.Ça y est, vous êtes dorénavant brasseur de kombucha.Vous pouvez maintenant démarrer votre propre entreprise et multiplier vos mères jusqu\u2019à la surabondance.FORÊTS ET PAPILLES Le mélange Boréalie de Forêts et Papilles : thé du Labrador d\u2019été, fleurs de thé du Labrador de printemps et fleur d\u2019épilobe de la forêt boréale québécoise.ÉDITIONS DE L\u2019HOMME L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 4 E T D I M A N C H E 2 5 J U I N 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 Q uel est le rôle des phytotechnologies pour des villes vraiment ver tes ?Quels sont les freins et les solutions à leur développement?Quel est l\u2019état de la situation ?Voilà quelques- unes des questions que posait la Société québécoise de phyto- technologie (SQP) lors de son dernier colloque.Pour y répondre, des conférenciers de la France, de l\u2019Ontario et du Québec ont partagé leurs connaissances et leurs réalisations.Les phytotechnologies ?Il s\u2019agit de l\u2019usage des plantes pour régler des problèmes environnementaux, c\u2019est-à-dire les îlots de chaleur, la gestion des eaux pluviales, la décontamination des sols, de l\u2019air, de l\u2019eau, etc.Saint-Laurent innove Le maire de l\u2019arrondissement Saint-Laurent, Alan DeSousa, a étonné les participants en présentant une grande diversité de phytotechnologies mises en œuvre dans son arrondissement.D\u2019abord, pour réduire les îlots de chaleur, on a mis en place une réglementation visant le remplacement de revêtement des toits plats ou à faible pente.Ils sont désormais végétalisés ou recouverts d\u2019un matériau pâle.Notamment, trois bâtiments municipaux ont maintenant des toitures végétalisés : les ateliers municipaux, le chalet du parc Painter et la bibliothèque du Boisée.Ensuite, le ruisseau Bertrand a été aménagé afin de minimiser les rejets d\u2019eaux pluviales à l\u2019intercepteur municipal.Puis, lors de travaux de réfection de ses routes, l\u2019arrondissement en profite pour intégrer des infrastructures de biorétention.Y sont dirigées les eaux pluviales pour être absorbées et décontaminées par le sol et les plantes, au lieu de s\u2019écouler dans le réseau d\u2019égouts.Pour les mêmes raisons, plusieurs bassins d\u2019eaux pluviales à retenues permanentes ont été créés et, afin de préserver la qualité de ces eaux, des techniques de phytotechnologie ont été utilisées : berme filtrante, noue et végétalisation de berge.Les toits verts Antoine Trottier, biologiste à La ligne verte, une entreprise d\u2019aménagement paysager (toits, cours et murs), a fait état de la situation actuelle des toits verts au Québec.Sans être complètement hors course, le Québec fait face à des freins qui ralentissent leur développement : le poids des systèmes, les coûts, les réglementations, le politique et les politiques.C\u2019est pourquoi a été formé le Groupe de travail sur les toitures végétalisées du Conseil du bâtiment durable du Canada \u2013 Québec en 2014.Par exemple, il a recommandé que toute nouvelle construction puisse accueillir une toiture extensive et que la Ville de Montréal explore des initiatives financières pour encourager leur développement.Cette dernière recommandation est d\u2019ailleurs pratiquée avec beaucoup de succès à Toronto (Ontario), Washington (D.C.), Chicago (Illinois) et Seattle (Washington).Pour finir, le Québec n\u2019a jamais dépassé la phase 4 des 6 phases de l\u2019élaboration de politiques et de programmes de toits végétalisés : la recherche technique.Gestion des eaux pluviales Olivier Damas, chargé de mission chez Plante & Cité, en France, a présenté l\u2019association où il œuvre, entre autres le projet VegDud.Plante & Cité est une association de 500 adhérents, dont des collectivités, des entreprises et des structures de recherche.Ils expérimentent et mutualisent l\u2019information sur l\u2019usage des végétaux en ville pour favoriser l\u2019avancement des connaissances.Parmi leurs thèmes de recherche: végétal, paysage et urbanisme, sols et conduite des végétaux, écologie et biodiversité\u2026 Le projet VegDud, pour le rôle du végétal dans le développement urbain et durable, évalue les stratégies de végéta- lisation de la ville notamment en fonction de la densification et des changements climatiques.On a constaté que l\u2019hydrologie urbaine et la forme urbaine ont un impact sur l\u2019efficacité de la végétalisation et que la gestion et les conditions de croissance sont des paramètres clés.Un excellent site Internet : plante-et-cite.fr.Le financement pour la création d\u2019infrastructures vertes pour la gestion des eaux pluviales est souvent dif ficile à trouver.Dans sa conférence, Sara Jane O\u2019Neill, associée senior de recherche, a présenté le résultat d\u2019un rapport qui propose des exemples et des pistes de solution.Par exemple, des programmes de crédits et de réduction de frais aux propriétaires installant des systèmes de gestion des eaux pluviales qui ont fait leurs preuves ailleurs : Portland (Oregon), Kitchener (Ontario) et Victoria (Colombie-Britannique).À Philadelphie, le Program - me de réaménagement d\u2019acres végétalisés (GARP) a même permis de créer une industrie d\u2019infrastructures vertes.Pourquoi pas chez nous?Le sujet vous intéresse?Le rap port est disponible à l\u2019adres se institute.smartprosperity.ca/storm water.Infrastructures naturelles et sélection des végétaux Les infrastructures naturelles telles que les corridors écologiques et les trames vertes et bleues sont le pendant des infrastructures grises: routes, canaux, égouts\u2026 Louise Hénault- Éthier, chef des projets scientifiques à la Fondation Suzuki, a expliqué l\u2019importance d\u2019allier les infrastructures naturelles aux phytotechnologies afin de créer des écosystèmes urbains fonctionnels et résilients.Alliés\u2026 naturels, les deux partagent des objectifs communs, comme la réduction des îlots de chaleur et la gestion des eaux pluviales.L\u2019arbre de rue, dans sa plus simple expression, est autant une infrastructure naturelle qu\u2019une phy- totechnologie permettant de rendre nos cités plus vivables, a-t-elle expliqué.Elle a également souligné que le développement de ces infrastructures est une question de politique.Quant à Alain Paquette, professeur à l\u2019Université de Montréal, il a démontré la nécessité de développer une nouvelle stratégie de plantation pour créer un couvert forestier urbain résilient dans le but de faire face aux changements climatiques et aux infestations.Actuellement, 60 % des arbres dans nos villes sont des érables de Nor vège et des frênes de Pennsylvanie.L\u2019élaboration d\u2019un plan maître est essentielle pour amener de la diversité, car, selon les données récentes, tout indique que le réflexe est de poursuivre dans la continuité, selon lui.Présentement, le quar tier Ahuntsic à Montréal sert de laboratoire à ciel ouvert pour faire les tests.Ensuite, Isabelle Dupras, architecte paysagiste et chargée de projet chez Aiglon Indigo, une pépinière spécialisée dans la production de végétaux indigènes, a décliné les défis du milieu urbain pour la sélection et l\u2019entretien des végétaux pour les ouvrages de phytotechnolo- gie.En premier lieu, elle a fait remarquer que les attentes des citoyens envers ces ouvrages sont souvent les mêmes que pour les aménagements ornementaux.D\u2019où l\u2019impor tance d\u2019une stratégie de communication à leur égard.Car la sélection des végétaux pour ces ouvrages est réalisée dans le but d\u2019optimiser les processus phy- totechnologiques.Les facteurs à considérer pour l\u2019entretien sont la fréquence, la croissance des végétaux et l\u2019optimisation du couvert et des processus.Quant à la conception, elle doit être compatible avec les ressources disponibles.Même si cela semble aller de soi, ce n\u2019est pas toujours le cas.L\u2019auteure est membre du conseil d\u2019administration de la Société québécoise de phytotechnologie (SQP).lgobeille@ledevoir.com Les phytotechnologies pour des villes vraiment vertes Comment utiliser des plantes pour régler des problèmes environnementaux MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801, av.Laurier Est, Montréal Livraison 1 877 272-2226 514 272-2225 www.marievermette.com BONNE SAINT-JEAN ! 25 ANS Dans la bibliothèque UNE ÎLE D\u2019ARBRES Bronwyn Chester Éditions Marchand de feuilles Montréal, 2017, 288 pages En traçant un parcours menant à une cinquantaine d\u2019arbres, Bronwyn Chester, qui fut l\u2019auteure d\u2019une chronique hebdomadaire sur les arbres dans The Gazette, dévoile l\u2019île sous un regard original.Elle va au-delà de la description de chaque arbre en le plaçant dans un contexte, en racontant son histoire.La plupart des récits sont accompagnés d\u2019une illustration de Jean-Luc Trudel ou de Charles L\u2019Heureux saisissant l\u2019arbre dans son élément.Elle explique que l\u2019île de Montréal se révèle un écosystème unique.Isolée d\u2019une rive à l\u2019autre par le fleuve Saint-Lau- rent d\u2019un côté et la rivière des Prairies de l\u2019autre, elle possède un microclimat plus chaud que les territoires avoisinants.C\u2019est ce qui a permis à des espèces comme le gigantesque peuplier deltoïde d\u2019y prospérer et à d\u2019autres, comme le noyer noir, le tulipier de Virginie ou le métaséquoia, de s\u2019y installer.Mme Chester a animé de nombreuses visites guidées d\u2019observation d\u2019arbres dans les parcs et les quartiers de Montréal.Une île d\u2019arbres est son testament, son legs, la preuve de son amour pour la flore du Québec.Un beau livre instructif et agréable à lire.Au jardin cette semaine L\u2019arrachage des indésirables se poursuit, mais afin de diminuer le temps passé à cette tâche et à l\u2019arrosage, il n\u2019y a rien comme de mettre un paillis.Au potager, on choisit un paillis qui se dégrade dans l\u2019année, mais dans les platebandes, ce sera une question de choix: BRF, écailles de sarrasin, cèdre, etc.Une fois les indésirables arrachées, si elles ne sont pas en graines, cachez- les sous les arbustes ou les vivaces: ainsi, elles se dégradent et nourrissent les microorganismes dans le sol.N\u2019oubliez pas d\u2019enlever les fleurs fanées des annuelles et des vivaces et de récolter celles à consommer.De nombreuses herbes sont prêtes à être récoltées, il ne faudrait pas les oublier : thym, origan, coriandre, lavande, estragon\u2026 Et pendant que vous êtes au jardin, prenez le temps de faire une inspection pour les insectes et les maladies, car il est toujours préférable d\u2019agir rapidement.ARRONDISSEMENT SAINT-LAURENT Afin de minimiser les rejets d\u2019eaux pluviales à l\u2019intercepteur municipal, plusieurs bassins d\u2019eaux pluviales à retenues permanentes, comme celui de la Brunante, ont été créés à Saint-Laurent.LISE GOBEILLE PLANTE & CITÉ Plante & Cité a fait la recherche pour la réalisation du toit végétalisé de l\u2019école Aimé Césaire à Nantes.Les végétaux utilisés comptent parmi la flore des landes et des dunes de la région."]
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