Le devoir, 30 juin 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 4 5 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a La lutte pour l\u2019égalité piétine au Québec.Lise Thériault annonce le «plan féministe» de son gouvernement.Page A 3 Avis légaux.A 4 Décès.B 8 Météo.A 4 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 8 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m F A B I E N D E G L I S E «P ar fois, être une fille, ce n\u2019est pas facile.» Derrière cette af firmation, une v o i x a s c e n d a n t e d e l \u2019Amér ique : Chelsea Clinton, fille de Hillar y et de Bill, qui, dans un troisième livre en carrière, intitulé She Persisted (Philomel Books) \u2014 traduction libre : Elle a persisté \u2014, cherche une fois de plus à changer le cours de tous ces destins féminins que le monde tout autour, explique-t-elle, tente de contraindre.Elle le fait en dressant le Treize femmes pour inspirer toutes les autres Chelsea Clinton persiste et signe\u2026 un livre féministe pour enfants PHILOMEL BOOKS VOIR PAGE A 10 : CLINTON Jazz Charles Lloyd, un géant parmi nous Page B 4 Gatineau Revoir son rapport au paysage Page B 1 Etcetera Sauver la ville, un pas à la fois Page B 10 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Kent Nagano dirigeait jeudi soir à Pierrefonds un concert au bénéfice des sinistrés des inondations.M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa La pratique est presque devenue coutume : c\u2019est à coup de communiqué de presse que le gouvernement Trudeau a annoncé qu\u2019il prolongeait la mission canadienne en Irak.Et ce, de deux ans.Les troupes libérales ne comptent pas soumettre le changement à un vote ou à un débat aux Communes.Ce qui a valu au premier ministre les critiques de l\u2019opposition, qui l\u2019a accusé de faire pire que son prédécesseur Stephen Harper en matière de transparence.Or, le mandat de l\u2019armée canad ienne en I rak ne change pas.Nul besoin, donc, selon le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, d\u2019en débattre à nouveau.Les troupes canadiennes poursuivront jusqu\u2019au 31 mars 2 0 1 9 l e u r s e f f o r t s d e « conseil et d\u2019assistance » aux troupes locales.Jusqu\u2019à 850 soldats pourront être déployés pour participer à la guerre contre le groupe armé État islamique \u2014 contre 830 à l\u2019heure actuelle.Un avion de transport militaire CC130 Hercules sera mis à la disposition de la coalition.Le gouvernement dépensera 371 millions de dollars, sur deux ans, pour bonifier sa participation.«Notre mission dans son ensemble dans la région, avec l\u2019opération Impact, a été débattue», a fait valoir le ministre Sajjan, évoquant les pourparlers qui ont entouré l\u2019annonce de la première mouture de la mission canadienne sous l\u2019ère Trudeau au printemps 2016.« Et nous avons établi clairement que l\u2019on demeurerait un partenaire crédible, que l\u2019on réviserait l\u2019aspect militaire de notre mission chaque année afin de pouvoir mettre les bonnes ressources en place», a ARMÉE CANADIENNE La mission irakienne prolongée sans discussion C H R I S T O P H E H U S S L e directeur musical de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano, a décidé de ne pas poursuivre son association avec l\u2019orchestre au-delà de son présent contrat, qui s\u2019achèvera à l\u2019été 2020.La nouvelle du départ de Kent Nagano en 2020 a été rendue publique par l\u2019OSM jeudi en milieu de journée dans un communiqué : « Au terme d\u2019une longue réflexion, Maestro Nagano a décidé de ne pas accepter l\u2019offre de l\u2019OSM en vue du prolongement de son contrat à titre de directeur musical au-delà de l\u2019échéance prévue.» La longue réflexion aura pris 14 mois.En effet, Le Devoir avait révélé en exclusivité dans son édition du 11 avril 2016 que c\u2019est à ce mo- ment-là, après la tournée aux États-Unis, que le comité de direction du conseil d\u2019administration de l\u2019OSM avait présenté au chef une proposition de prolongement jusqu\u2019en 2022.« Nous avons le vent en poupe», analysait notre source, arguant du bénéfice mutuel de « reconquérir le marché américain » et de se donner au moins « la période 2020-2022» pour le faire.Kent Nagano avait alors déclaré que les évé- nements alors récents (tournée aux États-Unis, parution en CD de l\u2019opéra L\u2019Aiglon) étaient « fort gratifiants pour l\u2019OSM et pour la communauté en général, reflétant la qualité, la vitalité et le potentiel de la culture au Québec.Cela établit aussi notre orchestre comme une institution culturelle de pointe en ce XXIe siècle ».Il concluait : « Partant de ce constat, moi-même MUSIQUE CLASSIQUE L\u2019OSM en quête d\u2019un nouveau directeur musical Maestro Kent Nagano s\u2019en ira en 2020 au terme de son contrat VOIR PAGE A 10 : NAGANO VOIR PAGE A 10 : MISSION Jusqu\u2019à 850 soldats pourront participer à la lutte contre le groupe EI jusqu\u2019au 31 mars 2019 Cher Canada, On est ensemble depuis 1867 déjà.Durant ces 150 ans, on a travaillé avec et pour toi.On est très fiers de faire partie de ton histoire.Et plus que jamais, on continue d\u2019y croire.Ensemble pour toi.On l\u2019a toujours été, et toujours on le sera.On te remercie de nous laisser nous adapter à ta vie.1914 Lac Saskatoon, Alberta #EnsemblepourleCanada L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 C haque année, la vénérable institution qu\u2019est l\u2019Académie française se réunit pour une cérémonie haute en couleur.Le dernier jeudi de novembre, c\u2019est la rentrée des académiciens en habits verts.La tradition veut qu\u2019on y prononce trois discours.Le premier porte sur les prix littéraires, le second sur l\u2019état de la langue et le dernier sur\u2026 la vertu ! On pourrait s\u2019imaginer que rien n\u2019est plus daté, archaïque et antédiluvien que cette idée de « vertu ».Et pourtant, si le mot est devenu ringard, nous avons rarement été plus obsédés de vertu.Ce n\u2019est pas moi qui le dis, c\u2019est l\u2019historien français Pierre Nora, à qui échoua un jour la tâche de prononcer cet important discours.Au moment où les ligues de vertu se déchaînent avec une violence rarement vue, où les procès en sorcellerie se multiplient et où certains médias se transforment en Semainier paroissial, il vaut la peine de revenir sur ce que disait cet académicien qui fut aussi un grand ami du défunt Marcel Masse.« L\u2019esprit de vertu, qui est ef fort vers le bien, écrit-il, est la chose du monde aujourd\u2019hui la plus répandue.Le moralisme coule à pleins bords.On le trouve partout.Il n\u2019est qu\u2019humanitaire, exclusion de l\u2019exclusion, exhortation à la tolérance, ouverture à l\u2019Autre, condamnation de toutes les formes de crimes contre l\u2019humanité, repentance, culpabilité généralisée, droits de l\u2019homme, de la femme, de l\u2019enfant, de l\u2019animal, de la nature.L\u2019Empire du Bien étend partout ses tentacules.» Pour Nora, la ver tu, qui est pour tant une chose éminemment sérieuse, a malheureusement sombré dans sa caricature.C\u2019est ce qu\u2019il nomme le « vertuisme ».Celui-ci a envahi tous les domaines, écrit-il.«Les médias, qui ont remplacé l\u2019information par les bons sentiments ; le droit, où le pieux souci de la défense des individus va souvent jusqu\u2019à faire des coupables les victimes du système social ; les relations internationales, où les monstres froids que sont les nations apprennent à vivre avec le droit d\u2019ingérence ; l\u2019histoire enfin, que l\u2019extension du \u201cdevoir de mémoire\u201d est en train de transformer en procès général du passé.» ?À lire Pierre Nora, on a l\u2019impression que ces mots qui datent pourtant de 2006 ont été écrits hier.Qu\u2019on pense un instant à ce lamentable procès fait à tout un peuple parce que quatre jeunes Noirs se sont retrouvés par hasard à pousser un char de la Fête nationale.Dans une société normale, personne n\u2019en aurait fait de cas.Qu\u2019on pense à ces nouveaux dévots qui sont en train de transformer le 375e anniversaire de Montréal en séance d\u2019autoflagellation collective.Sans oublier de répandre quelques erreurs historiques.Qu\u2019on pense à ce procès permanent en racisme et en xénophobie destiné à faire taire les rares esprits qui refusent de communier à cette psychose nationale.Qu\u2019on pense enfin aux lynchages, relayés par des médias complaisants et populistes, qui se déclenchent sur Internet chaque fois que la meute renifle une vague odeur suspecte.De Claude Jutra à Denise Filiatrault, de Bertrand Cantat à Lise Payette, les nouveaux inquisiteurs ne manquent pas de trophées de chasse à accrocher à leur mur de la Vertu.Pier re Nora a bien compris que l\u2019on se trouve devant un phénomène plus religieux que politique, plus instinctif que rationnel, plus inconscient que raisonné.Pour lui, ce déferlement de rectitude morale, politique et sexuelle vient de notre incapacité à dire le Bien après l\u2019âge totalitaire que fut le XXe siècle.À défaut de croire au Bien, on chassera donc le Mal jusque dans ses derniers retranchements.Les seuls héros qui restent ne sont plus que des victimes.D\u2019où cette concurrence éhontée des discours victimaires.Noirs, autochtones, homosexuels, handicapés, jeunes, femmes, migrants et j\u2019en oublie, c\u2019est à qui aurait le plus souffert.Qu\u2019il me soit permis de souligner que le Québec semble encore plus vulnérable à ce genre de discours.Comme si, chez nous, tout était grossi à la loupe.Peut-être parce que nous n\u2019avons jamais comblé le vide abyssal laissé par un catholicisme longtemps omniprésent.Les réflexes sont toujours là sans qu\u2019on en comprenne le mécanisme.Comme une machine dont on aurait perdu le mode d\u2019emploi.Peut-être parce que nous sommes plus près que les autres de cet empire anglo- protestant qui étend chaque jour un peu plus sa mainmise morale sur le monde.Peut-être aussi à cause de ce consensus que pratiquent les peuples minoritaires.Consensus qui s\u2019accentue au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans la province et la « communauté » ; et que nous nous éloignons de la nation et de sa citoyenneté.Étrange tout de même de voir des sociétés qui comptent parmi les moins inégalitaires du monde se perdre dans ces procès sans fin.Comme si l\u2019égalité, certes difficile à atteindre, ne suffisait plus, et qu\u2019il fallait sombrer dans une forme d\u2019universalisme totalisant que le philosophe Pierre Manent nomme la « religion du semblable ».On nous reparlera après cela de la diversité ! Les sommets atteints par ce moralisme sont aujourd\u2019hui tels qu\u2019il serait peut-être temps de s\u2019écrier avec Pierre Nora : « Ô ver tu, que de crimes on commet en ton nom!» De la vertu CHRISTIAN RIOUX à Paris H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement fédéral fait un pas de plus vers la transformation de son processus d\u2019évaluation environnementale des grands projets.Il a donné jeudi un aperçu de la réforme qu\u2019il envisage et invite le public à se prononcer au cours de l\u2019été.La réforme suggérée comporte trois aspects principaux.Dans un premier temps, Ottawa rapatrierait vers un organisme unique les fonctions d\u2019évaluation environnementale dont s\u2019acquittent à l\u2019heure actuelle trois instances : l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale, l\u2019Of fice national de l\u2019énergie (ONE) et la Commission canadienne de sûreté nucléaire.Cette consolidation est bien accueillie par les groupes environnementaux.«On a vu dans le passé le manque de crédibilité de l\u2019ONE», indique Patrick Bonin, le responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace.« On devait lui retirer l\u2019évaluation des projets de transpor t d\u2019énergie.» Même son de cloche du côté de Karine Peloffy, la directrice générale du Centre québécois du droit de l\u2019environnement.« L\u2019idée est d\u2019avoir des évaluations environnementales qui sont indépendantes des secteurs réglementés.» L\u2019autre réforme proposée par Ottawa est d\u2019élargir la por tée des évaluations.Au lieu de ne considérer que l\u2019impact d\u2019un projet sur l\u2019environnement, on considérerait aussi ses effets sur la santé et l\u2019économie ainsi que son incidence sociale.On soumettrait même le projet à une « analyse comparative entre les s e xe s p lu s (ACS +) » , un concept cher au gouvernement de Justin Trudeau.Dans la même veine, le projet devrait faire l\u2019objet d\u2019une « évaluation stratégique sur le climat ».En d\u2019autres mots, Ottawa étudierait si un projet permet d\u2019atteindre les objectifs du Canada en matière de lutte contre le réchauffement climatique.« On établit une trajectoire de transformation de notre économie et il s\u2019agit de déterminer si le projet \u201cfit\u201d dans cette trajectoire » , i l lustre Mme Peloffy.Mme Peloffy, bien qu\u2019optimiste, souligne qu\u2019elle aurait souhaité qu\u2019Ottawa aille encore plus loin.«Par rapport à ce que le fédéral faisait, c\u2019est une amélioration, mais par rappor t à ce que le BAPE au Québec fait, c\u2019est rien.» Enfin, Ottawa propose que les populations af fectées par un projet soient impliquées plus en amont du processus d\u2019évaluation, de manière à ce qu\u2019elles contribuent à dresser la liste des questions auxquelles le promoteur devrait répondre.Le Devoir ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE L\u2019approche holistique d\u2019Ottawa Un organisme unique serait responsable d\u2019évaluer les projets JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, accompagnée de ses collègues Kathleen Weil et Rita de Santis a présenté jeudi la stratégie gouvernementale visant à relancer la lutte contre les inégalités entre les hommes et les femmes.I S A B E L L E P O R T E R Malgré les avancées des dernières décennies, les femmes continuent d\u2019être moins payées que les hommes au Québec et peinent à percer dans les secteurs traditionnellement attribués au genre masculin, constate le gouvernement dans sa nouvelle stratégie pour l\u2019égalité vers 2021.«L\u2019évolution de l\u2019égalité entre les femmes et les hommes nécessite une nouvelle impulsion », avance le document dévoilé jeudi par la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault.« Lors des travaux de consultation, plusieurs organismes gouvernementaux ont évoqué un \u201cplafonnement\u201d dans la progression de l\u2019égalité.» Cette stagnation est particulièrement marquée dans le monde du travail, où les femmes se concentrent dans les domaines qui leur étaient traditionnellement dévolus, comme les soins, le travail de bureau ou la vente (56,1 % des femmes y travaillent).Une proportion qui a à peine baissé depuis 30 ans (59,2 % en 1987).Du côté des programmes professionnels, on constate en outre que les jeunes femmes demeurent plus attirées par la santé et les soins esthétiques et que les jeunes garçons se destinent plus au travail en bâtiment, à l\u2019entretien d\u2019équipement motorisé, à l\u2019électronique et à la métallurgie.À cela s\u2019ajoutent des écarts de salaire qui oscillent autour de 20 %, soit un revenu médian de 34 932 $ pour les femmes et de 44 388 $ pour les hommes.Au-delà du choix du métier, « les stéréotypes sexuels et l\u2019iniquité dans la répartition des tâches familiales ou domestiques sont, à titre d\u2019exemple, tout autant de facteurs pouvant expliquer que les revenus des femmes demeurent moindres que ceux des hommes», écrit-on dans le document.Interrogée à ce propos, la ministre Thériault explique que « même quand on fait des avancées, les acquis demeurent fragiles ».À titre d\u2019exemple, la proportion de femmes élues à l\u2019Assemblée nationale a diminué au cours des dernières années, note-t-elle.Autre exemple: les femmes dans le monde des affaires, dit-elle.La proportion de femmes entre- preneures est passée de 20 à 39% depuis 1986, mais les hommes sont encore deux fois plus nombreux que les femmes à être propriétaires.Or les sondages révèlent que la population n\u2019est pas très consciente de ces écarts.« Plusieurs personnes croient que l\u2019égalité de fait est acquise au Québec et que ce n\u2019est pas un sujet de discussion », déplore la nouvelle présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Louise Cordeau.« Mais quand on regarde les chif fres, on constate qu\u2019il y a encore beaucoup de travail.» Des fonds jugés insuffisants Afin de renverser la vapeur, le gouvernement s\u2019engage à injecter 80 millions dans la « Stratégie gouvernementale pour l\u2019égalité entre les femmes et les hommes \u2014 vers 2021 ».Une somme jugée insuffisante par le Parti québécois, Québec solidaire, la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes.Tous soulignent que l\u2019enveloppe ne contient que 32 millions en argent frais par rapport à ce que contenait le dernier budget et que, de toute façon, le travail à abattre nécessiterait davantage.Les pistes d\u2019action ratissent large.On officialise les cours d\u2019éducation dès la maternelle, on veut financer des stages pour les femmes dans des milieux non traditionnels comme la construction, sensibiliser les femmes immigrantes à leurs droits, offrir des formations sur les règles d\u2019appels d\u2019offres aux femmes entre- preneures, etc.Mais les deux priorités de la ministre sont la création d\u2019un Indice de l\u2019égalité qui permettra de mesurer les progrès réalisés et ceux qui restent à faire et l\u2019adoption d\u2019une loi-cadre sur l\u2019égalité.Mme Thériault a en outre mis en place des mécanismes avec le monde municipal pour que les femmes soient plus nombreuses à participer aux élections municipales de l\u2019automne prochain.À l\u2019heure actuelle, moins d\u2019une municipalité sur cinq est dirigée par une femme au Québec.Enfin, la ministre a beaucoup insisté jeudi sur la participation des hommes aux initiatives visant à atteindre l\u2019égalité.Un discours qui a suscité des inquiétudes au sein du Réseau des tables régionales de groupes de femmes.«L\u2019accent était beaucoup mis là-dessus en dépit de l\u2019ex- per tise des groupes de femmes », observe leur porte-parole, Marie-Andrée Gauthier.« Juste avoir des projets pour que les hommes soient nos alliés, ça peut avoir ses limites.» Priée de réagir, la ministre Thériault a dissipé ces craintes.« Mme Thériault croit que l\u2019égalité entre les femmes et les hommes ne peut être atteinte si les hommes ne sont pas aux côtés des femmes », a communiqué son attachée de presse jeudi en fin de journée.«Toutefois, cela n\u2019enlève aucune crédibilité aux groupes de femmes.Ces derniers ont fait beaucoup pour l\u2019avancement des femmes et continueront à en faire.Il n\u2019est donc pas question d\u2019enlever à l\u2019un pour en donner à l\u2019autre.» Le Devoir STRATÉGIE FÉMINISTE DU GOUVERNEMENT La lutte pour l\u2019égalité piétine au Québec Les femmes restent confinées dans les emplois qui leur sont traditionnellement dévolus et elles accusent toujours un retard salarial sur les hommes Climat : trois ans pour agir L\u2019humanité doit absolument utiliser les trois ans à venir pour entamer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sous peine de ne pouvoir maintenir le réchauffement sous la limite de 2°C fixée par l\u2019Accord de Paris, préviennent des experts et scientifiques.Après avoir crû pendant des décennies, les émissions mondiales de CO2, liées pour l\u2019essentiel à la combustion d\u2019énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), se sont stabilisées depuis deux ans, à environ 41 milliards de tonnes par an.Mais à ce rythme encore, le monde aura consommé en 20 ans, voire moins, son «budget carbone» \u2014 la quantité de CO2 qu\u2019il peut émettre avant de franchir la barre des 2°C.«Il y a encore du chemin à faire avant de parvenir à décarboner l\u2019économie, souligne dans le journal Nature un groupe de six experts.Or, pour le climat, tout est question de temps.» Dans leur article, ces trois climatologues, deux experts du développement durable ainsi que l\u2019ancienne responsable climat de l\u2019ONU Christiana Figueres, appellent les dirigeants du G20 à insister sur l\u2019échéance de 2020 lors de leur sommet Hambourg en juillet.La communauté internationale a adopté fin 2015 à Paris un accord l\u2019engageant à limiter le réchauffement en deçà de 2 °C par rapport aux températures d\u2019avant la Révolution industrielle.Faute de quoi, les scientifiques annoncent des impacts croissants, qu\u2019il s\u2019agisse de canicules, de montée des mers ou encore de tempêtes.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.Avis légaux et appels d\u2019offres TOMBÉES SPÉCIALES FÊTE DU CANADA Jours de non publication : Lundi 3 juillet 2017 TOMBÉES : Publication du mardi 4 juillet : Réservation et matériel le vendredi 30 juin 11 H Publication du mercredi 5 juillet : Réservation et matériel le vendredi 30 juin 15 H TOMBÉES RÉGULIÈRES Les réservations doivent être faites avant 15 H pour les publications deux (2) jours plus tard.Publication du lundi : Réservations avant 11 H le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 H le vendredi Téléphone : 514-985-3344 Télécopieur : 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Thérèse Jallabert, en son vivant domiciliée au 7015, boulevard Gouin Est, chambre 2M, Montréal, est décédée à Montréal, le 14 juillet 2015.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au 210, rue Saint-Jacques, La Prairie.Pierre Péladeau liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Paul LAGUEUX, en son vivant domicilié au 1311, rue St-Gré- goire, appartement 205, Montréal, Québec, H2J 4G4, survenu le 11 juin 2015, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Suzanne HOTTE, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (Québec), H1M 2Y2.Donné ce 28 juin 2017, par Me Suzanne HOTTE, notaire Avis de demande de changement de nom Prenez avis que DAVID SIMON dont l'adresse de domicile est le 2244, rue Harmony, app 203, Montréal, Québec, H2K 3P9 présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de De Angelo Mikaël Simon.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 18-06-2017 par David Simon.AVIS PRENEZ AVIS de la clôture de l'inventaire des biens de la succession Françoise Bélanger, décédée à Montréal, le 13 décembre 2016 et de l'adresse où peut être consulté cet inventaire: 3859 boul.Décarie, Montréal, Québec, H4A 3J6.Montréal, le 26 juin 2017 PASCALE A.CHAPDELAINE, notaire AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à MIGUEL ANGEL URBINA DEL TORO de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, Longueuil, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d'instance, l'Avis d'assignation (art.145 ss.C.p.c.) et les Pièces P-1 À P-4 qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-22-025975-170.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de François Guay, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 28 juin 2017 Sylvain Brouillard, huissier de justice Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 4 Bars dont 2 sur terrasses 1 Restaurant pour vendre (suite à une cession) 2 Bars avec autorisations de danse et spectacles sans nudité (suite à une cession) Changement de catégorie et de capacité de 1 Bar à 1 Restaurant pour vendre avec addition d'autorisation de spectacles sans nudité.Changement de catégorie et de capacité de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar Changement permanent de pièce de 2 Bar existants Permis additionnel de 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre 1471, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 8700, boul.Langelier Montréal (Québec) H1P 3C6 426, rue Saint-Gabriel Montréal (Québec) H2Y 2Z9 5617 & 5623, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1W4 4475, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9360-3934 Québec inc.DÉBAUCHE 1471, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 Dossier : 351-825 9257-7337 Québec inc.SALLE DE RÉCEPTION AMIENS 8700, boul.Langelier Montréal (Québec) H1P 3C6 Dossier : 330-258 9096-7357 Québec inc.AUBERGE LE SAINT- GABRIEL 426, rue Saint- Gabriel Montréal (Québec) H2Y 2Z9 Dossier : 253-682 9019-8441 Québec inc.RESTO-BAR LE JERSEY'S SALOON 5617 & 5623, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1W4 Dossier : 166-090 Produits Fins Madrid-Barcelona inc.RESTO BOUTIQUE IBERICOS 4475, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 Dossier : 152-900 4 Bars dans un amphithéâtre avec vente et consommation dans les gradins dont 1 sur terrasse 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar (suite à une cession) 10087408 Canada inc.À VENIR 1280, avenue des Canadiens-de- Montréal Montréal (Québec) H4B 5G0 Dossier : 4617-429 9340-4952 Québec inc.À VENIR 409, rue McGill Montréal (Québec) H2Y 4A3 Dossier : 4616-710 9357-3830 Québec Inc.LE CLUB LOUNGE ORIGN 269, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 1J2 Dossier : 4608-881 9339-0383 Québec inc.DOUBLE PIZZA - PLACE DES ARTS 280, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H2X 2A1 Dossier : 2719-334 Le Lendemain d'Veille Déjeuners dîners Inc.LE LENDEMAIN D'VEILLE DÉJEUNERS DÎNERS 7467, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2R 2N5 Dossier : 2486-967 9853413 Canada inc.HAMPTON INN & SUITES 1900, route Transcanadienne Dorval (Québec) H9P 2N4 Dossier : 2178-911 1280, avenue des Canadiens-de- Montréal Montréal (Québec) H4B 5G0 409, rue McGill Montréal (Québec) H2Y 4A3 269, rue de la Commune Est Montréal (Québec) H2Y 1J2 280, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H2X 2A1 7467, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2N5 1900, route Transcanadien ne Dorval (Québec) H9P 2N4 AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 2 336 390 et 2 806 712 du cadastre du Québec, situés dans le quadri - latère délimité par les rues Saint-Dominique, Saint-Zotique Est et Bélanger et le boulevard Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896045 \u2013 2 mai 2017) - les lots 2 336 310, 2 336 314, 2 336 315, 2 336 366 et 2 336 386 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Dante et Saint- Dominique et les avenues De Gaspé et Mozart Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896046 \u2013 4 mai 2017) - les lots 2 336 296, 2 336 297, 2 336 313, 2 336 319 et 2 336 383 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Saint-Zotique Est et les avenues Henri-Julien, De Gaspé et Mozart Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896047 \u2013 4 mai 2017) - les lots 2 336 182, 2 336 290, 2 336 294, 2 336 611 et 2 336 615 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue De Castelnau Est, les avenues Henri-Julien et Mozart Est et le boulevard Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie et Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension (DA176896048 \u2013 8 mai 2017) - les lots 2 336 285, 2 336 288 et 2 336 295 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Bélanger, Drolet et Jean-Talon Est et l\u2019avenue De Chateaubriand, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896049 \u2013 8 mai 2017) - les lots 2 336 287 et 2 336 289 du cadastre du Québec, situés dans le qua - drilatère délimité par les rues Saint-Denis, Jean-Talon Est et De Castelnau Est et l\u2019avenue Henri-Julien, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013 Parc-Extension (DA176896050 \u2013 9 mai 2017) - les lots 1 591 355, 1 591 377, 1 591 396 et 1 591 687 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Gilford, l\u2019avenue Laurier Est, la 5e Avenue et la 7e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896052 \u2013 17 mai 2017) - le lot 2 004 436 du cadastre du Québec, étant la rue Guilbault Ouest, situé entre la rue Saint-Urbain et le boulevard Saint-Laurent, dans l\u2019arrondis se - ment du Plateau-Mont-Royal (DA172551006 \u2013 18 mai 2017) - les lots 1 591 168, 1 591 169 et 1 591 527 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Dandurand, la 10e Avenue et les boulevards Saint-Michel et Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie (DA176896053 \u2013 18 mai 2017) - les lots 2 281 823 et 2 281 838 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Du Quesne, de Marseille, De Cadillac et Chauveau, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA172551007 \u2013 18 mai 2017) - les lots 1 591 185, 1 591 189 et 1 591 191 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Dandurand, la 13e Avenue, la 14e Avenue et le boulevard Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896056 \u2013 22 mai 2017) - les lots 1 591 289, 1 873 029 et 1 873 030 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Masson et Dandurand, la 15e Avenue et la 18e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896055 \u2013 22 mai 2017) - le lot 1 591 417 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Lafond et Masson, l\u2019avenue Laurier Est et la 13e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896054 \u2013 22 mai 2017) - les lots 1 591 304, 1 591 306, 1 591 380, 1 591 398 et 1 591 693 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Gilford, la 2e Avenue, la 5e Avenue et l\u2019avenue Laurier Est, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA176896051 \u2013 24 mai 2017) - les lots 1 077 248, 1 235 501 et 1 328 703 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la 37e Avenue, les boulevards Bishop-Power et LaSalle et le fleuve Saint-Laurent, dans l\u2019arrondissement de LaSalle (DA176896042 \u2013 25 mai 2017) - les lots 3 459 974 et 3 459 986 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Gounod et Jarry Est et les avenues De Gaspé et Casgrain, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension (DA172551009 \u2013 29 mai 2017) - les lots 1 512 960, 1 512 961, 1 512 966, 1 512 967, 1 512 970, 1 553 389, 1 553 390 et 1 553 391 du cadastre du Québec, faisant partie du chemin de la Côte-Sainte-Catherine, entre les avenues Vincent-D\u2019Indy et du Mont-Royal, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896057 \u2013 30 mai 2017) - le lot 1 573 615 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues des Seigneurs, Payette, Chatham et Notre-Dame Ouest, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA172551008 \u2013 31 mai 2017) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 30 juin 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Service de la Gestion et Planification Immobilière Direction de la Gestion de Projets Immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5928 Descriptif : Pavage des cours intérieures, Ateliers Viau (0246) et Rouen (0248) Date d\u2019ouverture : 19 juillet 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 30 juin 2017.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 7 juillet 2017 à 10:30, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca.Les visites auront lieu du 10 au 12 juillet 2017 fin inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9:00, 10:30, 13:30 et 15:00.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 30 juin 2017.Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Services institutionnels Service de la gestion et de la transaction immobilière Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5914 Descriptif : CONTRAT DE CONCEPTION, CONSTRUCTION, EXPLOITATION ET ENTRETIEN D\u2019UN CENTRE DE TRAITEMENT DES MATIÈRES ORGANIQUES PAR BIOMÉTHANISATION À MONTRÉAL \u2013EST Date d\u2019ouverture : 13 novembre 2017 \u2013 10h30 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 30 juin 2017 Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire, mais non supervisée : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 30 juin 2017.Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la planification immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5919 Descriptif : Réfection de la maçonnerie, phase 2 Caserne 48 : 3616, rue Hochelaga, Montréal (Québec) H1W 1J1 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 5 juillet 2017, est reportée au, 12 juillet 2017, à 10h30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Fait à Montréal, le 30 juin 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau Direction de l\u2019eau potable Appel d\u2019offres : 10230 Modernisation de l\u2019automatisation des réservoirs de Pierrefonds L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 juin 2017 est reportée au 5 juillet 2017 à 10h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 30 juin 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis de la première assemblée (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : 3094-6347 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 212, rue Quévillon, Varennes (Québec) J3X 1K1.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 3094-6347 Québec Inc.est survenue le 20 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 10 juillet 2017 à 15h00 au bureau du syndic.Ce 22e jour de juin 2017.PRIMEAU PROULX ET ASSOCIÉ INC., Syndics autorisés en insolvabilité SYLVAIN PROULX, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 103-3410, Chemin de Chambly Longueuil (Qc) J4L 1N8 Tél.: (450) 670-1040 Téléc.: (450) 670-1542 Syndics de faillite et gestionnaires autorisés en insolvabilité Avis de la première assemblée (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : LINDA GIBEAU INC., corpo - ration légalement constituée ayant eu sa place d\u2019affaires au 486, boul.de L\u2019Ange-Gardien, L\u2019Assomption (Québec) J5W 1S8.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de Linda Gibeau Inc.est survenue le 22 juin 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 13 juillet 2017 à 10h00 au bureau du syndic.Ce 22e jour de juin 2017.PRIMEAU PROULX ET ASSOCIÉ INC., Syndics autorisés en insolvabilité SYLVAIN PROULX, CPA, CA, SAI Syndic administrateur 846, boul.Curé-Labelle, bureau 205 Blainville QC J7C 2K9 Tél.: (450) 972-1030 \u2022 Téléc.: (450) 972-1020 Syndics de faillite et gestionnaires autorisés en insolvabilité APPEL D'OFFRES PUBLIC DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET DU GREFFE DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS ACTIFS IMMOBILIERS Fourniture et installation des modules de jeux d\u2019eau au parc Macdonald Transformation de la pataugeoire existante en jeu d\u2019eau Soumission : CDN-NDG-17-AOP-DAI-034 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le lundi 17 juillet 2017, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez- de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Renseignements : Amar Bensaci, Gestionnaire immobilier Téléphone : (514) 872-9783 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 30 juin 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 30 juin 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 OSSIER LA RÉCOLTE AMÈRE DES TRAVAILLEURS AGRICOLES MIGRANTS IRE L À MARIE - A LIS TE TEX DEMAIN AIS V GER S s lai aille , le apier ud à déco ens du S y o it s c ssent ce s pr omet de ème leur pr st sy ement a rut ec , du r t er v u emploi irr \u2019 s d amme gr o é.ux soins de sant é, alit é s.En r ochable épr RA LE ET UR O P H A S TE NTEX CO TE TEX LE NE G A P M CHA .R M A R I E - L I S E R O U S S E A U L a version allégée du controversé décret anti-immigra- tion du gouvernement américain, qui touche les citoyens de six pays à majorité musulmane, est finalement entrée en vigueur jeudi soir à 20 h, heure de Montréal.Bien que ses restrictions ne doivent pas s\u2019appliquer aux Canadiens ayant la double citoyenneté ainsi qu\u2019à ceux qui ont la résidence permanente, sa mise en application suscite de nombreuses questions chez les communautés concernées.Les citoyens d\u2019Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen se verront désormais refuser l\u2019entrée au pays, à moins de prouver qu\u2019ils ont une rela- t ion famil iale ou d\u2019af faire « valable » aux États-Unis.Ceux ayant obtenu leurs documents de voyage avant que la Cour suprême ne donne le feu vert à l\u2019entrée en vigueur du décret, lundi dernier, ne devraient pas être af fectés par la mesure.C\u2019est pourquoi le Ser vice des douanes et de la protection des frontières des États- Unis s\u2019attend à ce que tout se déroule comme d\u2019habitude aux postes frontaliers, a fait savoir un por te-parole du service à Los Angeles au Devoir.À l\u2019aéroport Pierre-Elliott-Tru- deau, aucun vol ne partait vers les États-Unis après 20 h jeudi.«Nous sommes tout de même inquiets, parce que l\u2019application de la première mouture du décret [en janvier] avait été très mal gérée et des citoyens canadiens s\u2019étaient retrouvés dans des situations fâcheuses », soutient le président du Congrès iranien du Canada, Bijan Ahmadi.Détails attendus Le ministère de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada attendait davantage de détails de la par t des autorités américaines jeudi quant aux impacts de la mesure sur les résidents canadiens.« Je peux vous dire qu\u2019il y avait très peu de perturbation dans les aéropor ts canadiens lorsque [la deuxième mouture du] décret a été annoncé en mars », a déclaré par courriel le directeur des communications, Bernie Derible.M.Ahmadi se montre particulièrement préoccupé par la notion de relation « valable » que devront démontrer les ressor tissants des six pays qui vivent au Canada et qui ne sont pas citoyens ou résidents permanents, comme les étudiants et les travailleurs temporaires.«Le concept est flou, dit-il.Si un étudiant iranien au Canada veut par ticiper à une conférence au sud de la frontière, est- ce qu\u2019il va satisfaire les exigences de la Cour suprême ?» s\u2019interroge M.Ahmadi, qui souligne que cette mesure aura des impacts sur des milliers de personnes au pays.L\u2019ambassade des États-Unis au Canada n\u2019a pas donné suite à nos appels jeudi.Des impacts directs La mise en application du décret touche notamment la galerie d\u2019art Mekic, située au Pla- teau-Mont-Royal, qui a la mission de dif fuser les œuvres d\u2019artistes originaires du Proche et du Moyen-Orient.Après que la Cour suprême a restauré le décret lundi, elle n\u2019a eu d\u2019autre choix que d\u2019annuler une exposition.«L\u2019artiste vit aux États-Unis avec un visa d\u2019étudiante.Elle n\u2019ose pas faire le voyage au Canada parce qu\u2019elle a peur de ne pas être admise à son retour », explique la gérante adjointe de la galerie, Ronak Kordestani.Citoyenne canadienne d\u2019origine iranienne, Mme Kordes- tani redoute son prochain voyage au sud de la frontière, bien que le décret ne la concerne pas.« Je ne suis pas allée aux États-Unis depuis l\u2019élection de Trump par crainte qu\u2019on appose une étampe rouge dans mon passeport parce qu\u2019il y est écrit \u201cNée en Iran\u201d », raconte celle qui fait régulièrement l\u2019aller-retour dans le cadre de son travail.Le directeur du Conseil syro- canadien de Montréal, Faisal Alazem, partage la même inquiétude.Ce Canadien d\u2019origine syrienne constate que, depuis l\u2019élection de Donald Trump en novembre 2016, la communauté syrienne évite de voyager au sud de la frontière.« Je ne parle pas de ceux qui ont un statut de réfugié, je parle de citoyens canadiens qui, par malchance, sont nés à Damas, par exemple», affirme-t-il.Bien que le décret ne vise pas les détenteurs d\u2019un pas- sepor t canadien, il rappelle des cas médiatisés de ci - toyens qui se sont vu refuser l\u2019entrée aux États-Unis l\u2019hiver der nier en raison de leurs origines.Lui -même, dont une sœur vit à Los An- geles, craint d\u2019y voyager.« Il y a deux ans, je n\u2019aurais même pas hésité une seconde.Maintenant, j\u2019y réfléchis », sou- ligne-t-il.Selon M.Alazem, l\u2019application du décret ne fait que renforcer la méfiance déjà bien présente des Canadiens d\u2019origine syrienne envers les États- Unis depuis l\u2019élection de Donald Trump.Rappelons que l\u2019entrée en vigueur du décret est temporaire.Cette mesure censée prévenir l\u2019arrivée de « terroristes étrangers » doit être examinée à l\u2019automne.Le Devoir Inquiétudes autour du décret migratoire américain Sa mise en application suscite au Canada de nombreuses questions chez les communautés visées Je ne suis pas allée aux États-Unis depuis l\u2019élection de Trump par crainte qu\u2019on appose une étampe rouge dans mon passeport parce qu\u2019il y est écrit \u201cNée en Iran\u201d Ronak Kordestani, de la galerie d\u2019art montréalaise Mekic « » B E R N A D E T T E S A U V A G E T C\u2019 était une épée de Damo- clès au-dessus de la tête du pape François depuis plusieurs mois.Déjà fragilisé par de for tes contestations internes, le chef de l\u2019Église catholique doit faire face à l\u2019une des crises majeures de son pontificat : la convocation devant la justice civile de l\u2019un de ses hommes de confiance pour des faits de pédophilie.Numéro trois du Vatican, le cardinal George Pell, responsable des dossiers économiques, comparaîtra le 18 juillet devant la justice de son pays, à Melbourne en Australie, pour de multiples sévices sexuels sur mineurs.C\u2019est la première fois qu\u2019un cardinal de l\u2019Église catholique (la plus haute fonction après celle de pape) doit répondre de telles accusations.« C\u2019est une journée très difficile pour le pape », souligne un expert du Vatican.D\u2019abord nommé, en 2013, au conseil des cardinaux, une instance créée par François pour le seconder, Pell a pris la direction, l\u2019année suivante, du secrétariat pour l\u2019économie, un poste très stratégique.À l\u2019époque, le Vatican se devait de mettre en ordre ses finances et sa banque, suspectée d\u2019abriter des milliers de comptes douteux.Malgré les soupçons qui pèsent depuis longtemps sur le prélat, François lui a continuellement \u2014 ou du moins publiquement \u2014 maintenu sa confiance.« Il ne serait pas correct de juger avant la conclusion de l\u2019enquête, avait-il déclaré, en août 2016, interrogé par des journalistes sur le cas Pell.Il y a des doutes.Nous devons éviter tout procès médiatique, un procès qui s\u2019appuie sur des ragots.» Deux mois plus tard, la police australienne se déplaçait au Vatican pour auditionner le cardinal.«Aile conservatrice» Pour l\u2019historienne italienne Lucetta Scaraf fia, « le pape a cru à l\u2019innocence de George Pell, qui a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.Comme beaucoup de personnes qui ont vécu sous des régimes de dictature, il redoute les calomnies dont des membres du clergé peuvent être l\u2019objet.» En cela, l\u2019attitude du jésuite argentin est assez proche de celle qu\u2019avait, en son temps, Jean-Paul II.« Le cardinal Pell appar tient à l\u2019aile conservatrice de la curie, explique le va- ticaniste Iacopo Scaramuzzi.Il a exprimé à plusieurs reprises son opposition à des réformes mises en route par François.» Le prélat australien s\u2019est joint ainsi à ceux qui critiquent ouvertement l\u2019ouverture faite en direction des divorcés remariés.Auparavant, Pell s\u2019était aussi distancié de l\u2019encyclique sur l\u2019écologie, Laudato si', publiée en juin 2015.Du coup, il peut paraître surprenant que le prélat australien ait été le numéro trois au Vatican.« François a été élu avec l\u2019appui de plusieurs conservateurs.Pell a joué un rôle certain lors du conclave, explique Ia- copo Scaramuzzi.C\u2019est Pell lui- même qui est venu proposer ses services au pape, ajoute, de son côté, une source au Vatican.Il bénéficiait d\u2019une réputation d\u2019exper t des questions financières et avait la réputation d\u2019avoir bien géré les diocèses australiens qu\u2019il avait dirigés.» Ce choix correspondait aux vœux de François, qui voulait internationaliser la curie romaine, prendre ses distances d\u2019avec les lobbys très actifs en son sein et y réduire l\u2019influence italienne.«Tolérance zéro» Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019affaire Pell jette un peu plus le trouble sur l\u2019attitude de François par rapport au dossier explosif de la pédophilie dans l\u2019Église.Même s\u2019il prône, dans ses discours, une « tolérance zéro », même s\u2019il a sanctionné lourdement des prélats et prêtres influents, il semble hésitant dans d\u2019autres dossiers, comme le montrent le cas Pell ou les récentes révélations concernant des affaires de pédophilie en Argentine.«Pour le moment, il n\u2019y a pas de politique claire du Vatican.À partir de quand suspend-on un membre du clergé suspecté d\u2019abus sexuels sur mineurs ?» remarque un expert des questions de pédophilie.Libération ACCUSATION DE PÉDOCRIMINALITÉ Le pape François éclaboussé par l\u2019affaire George Pell ALBERTO PIZZOLI AGENCE FRANCE-PRESSE Le cardinal George Pell, responsable des dossiers économiques au Vatican, comparaîtra le 18 juillet devant la justice australienne pour de multiples sévices sexuels sur mineurs.V ictoria \u2014 Le gouvernement libéral de Colombie- Britannique a perdu l\u2019appui du Parlement, jeudi soir, dans un vote de confiance qui ouvre la voie à la tenue de nouvelles élections ou à la formation d\u2019un gouvernement par les néodémocrates.Aucun élu n\u2019a rompu les rangs, alors que les ver ts se sont joints aux néodémocrates pour défaire le gouvernement de Christy Clark par 44 voix contre 42.Il revient maintenant à la lieutenante-gouverneure Judith Guichon de déterminer si elle permettra au chef du Nouveau Parti démocratique de la province, John Horgan, de tenter de former un gouvernement.Sinon, elle devra dissoudre le Parlement et rappeler les Britanno-Colombiens aux urnes.Les plus récentes élections avaient donné lieu au premier gouvernement minoritaire en 65 ans dans la province, après que les libéraux eurent remporté 43 sièges, contre 41 pour le NPD et 3 pour les verts.Christy Clark, dont la formation s\u2019est maintenue au pouvoir pendant les 16 dernières années, avait repris une série de promesses électorales de ses adversaires politiques dans l\u2019espoir de rester en poste.La Presse canadienne COLOMBIE- BRITANNIQUE L\u2019opposition défait les libéraux de Christy Clark Le cardinal australien George Pell a pris congé jeudi pour se défendre des accusations d\u2019agression sexuelle qui ont été déposées contre lui dans son pays natal.Il s\u2019est adressé aux journalistes dans la salle de presse du Vatican pour réfuter avec véhémence les accusations dont il fait l\u2019objet, dénoncer la «campagne de sa- lissage sans merci» à son endroit dans la presse et annoncer qu\u2019il rentre en Australie pour blanchir son nom.Le Vatican a précisé que le congé entre en vigueur immédiatement et que le cardinal Pell ne participera à aucun événement liturgique public pendant sa durée.Le cardinal a dit avoir l\u2019intention de revenir éventuellement au Vatican pour reprendre ses fonctions.L\u2019homme de 76 ans est le dignitaire du Vatican le plus haut placé à être traduit en justice dans le cadre la crise persistante des scandales d\u2019inconduite sexuelle au sein de l\u2019Église.Associated Press Le cardinal Pell clame son innocence DARRYL DYCK PC Christy Clark L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 62.75 -1.59 -2.47 1096 Canadian-Tire CTC.A 146.16 -2.24 -1.51 246 Cogeco CCA 79.77 -0.35 -0.44 62 Corus CJR.B 13.68 -0.28 -2.01 652 Groupe TVA TVA.B 2.20 -0.04 -1.79 46 Jean Coutu PJC.A 19.91 -0.87 -4.19 390 Loblaw L 72.18 -0.91 -1.25 422 Magna MG 59.41 -0.08 -0.13 828 Metro MRU 42.50 -0.55 -1.28 341 Quebecor QBR.B 42.96 -0.07 -0.16 316 Uni Select UNS 31.10 0.15 0.48 58 Saputo SAP 41.03 -0.50 -1.20 504 Shaw SJR.B 28.61 -1.53 -5.08 2040 Dollarama DOL 122.79 -1.38 -1.11 291 Restaurant Brands QSR 80.44 -0.98 -1.20 553 Transat A.T.TRZ 5.82 -0.08 -1.36 5 Yellow Media Y 7.44 0.00 0.00 33 S&P TSX SPTT15213.42-142.16 -0.93 188734 S&P TX20 TX20 620.52 -5.60 -0.89 65450 S&P TX60 TX60 895.85 -8.47 -0.94 93469 S&P TX60 Cap.TX6C 990.63 -9.37 -0.94 93469 Cons.de base TTCS 539.64 -7.53 -1.38 4388 Cons.discré.TTCD 197.50 -2.51 -1.25 8333 Énergie TTEN 173.02 -0.92 -0.53 41759 Finance TTFS 285.11 -0.91 -0.32 31333 Aurifère TTGD 194.31 -5.45 -2.73 66425 Santé TTHC 71.00 -0.69 -0.96 6159 Tech.de l\u2019info TTTK 61.63 -1.05 -1.68 9533 Industrie TTIN 222.34 -2.64 -1.17 9367 Matériaux TTMT 227.73 -4.16 -1.79 55053 Immobilier TTRE 296.29 -4.01 -1.34 5744 Télécoms TTTS 163.14 -2.47 -1.49 3655 Sev.collect.TTUT 253.83 -2.54 -0.99 7612 Métaux/minerals TXBM 100.65 0.03 0.03 50509 TSX Venture JX 762.40 -7.10 -0.92 58719 Cameco CCO 12.27 -0.17 -1.37 858 Canadian Natural CNQ 38.09 -0.17 -0.44 2247 Hydro One H 22.90 -0.16 -0.69 783 Enbridge ENB 51.90 -0.66 -1.26 2618 EnCana ECA 11.39 0.12 1.06 4358 Enerplus ERF 10.65 -0.30 -2.74 931 Pengrowth Energy PGF 1.03 -0.01 -0.96 499 Pétrolière Impériale IMO 38.23 -0.55 -1.42 628 Suncor Energy SU 38.26 -0.27 -0.70 2625 Cenovus Energy CVE 9.46 -0.11 -1.15 4538 TransCanada TRP 61.90 -0.41 -0.66 1342 Valener VNR 22.32 -0.29 -1.28 36 Air Canada AC 17.34 0.04 0.23 594 Bombardier BBD.B 2.42 -0.03 -1.22 2486 CAE CAE 22.18 -0.32 -1.42 464 Canadien Pacifique CP 208.51 -1.59 -0.76 216 Chemin de fer CN CNR 105.45 -2.18 -2.03 2161 SNC-Lavalin SNC 56.68 -0.33 -0.58 357 Transcontinental TCL.A 25.80 0.04 0.16 71 TFI International TFII 27.68 0.20 0.73 145 B.CIBC CM 105.94 -0.42 -0.39 1179 B.de Montréal BMO 95.50 -0.08 -0.08 1698 B.Laurentienne LB 54.40 -0.71 -1.29 197 B.Nationale NA 54.73 0.04 0.07 1218 B.Royale RY 94.70 -0.36 -0.38 3085 B.Scotia BNS 78.39 -1.20 -1.51 2376 B.TD TD 65.47 -0.22 -0.33 3734 Brookfield Asset BAM.A 51.53 -0.70 -1.34 1556 Cominar Real CUF.UN 12.73 -0.17 -1.32 517 Corp.Fin.Power PWF 33.21 -0.07 -0.21 404 Fin.Manuvie MFC 24.49 0.41 1.70 6001 Fin.Sun Life SLF 46.11 0.08 0.17 1220 Great-West Lifeco GWO 35.01 0.17 0.49 526 Industrielle All.IAG 55.94 0.34 0.61 205 Power Corporation POW 29.61 -0.09 -0.30 475 TMX X 70.69 -0.68 -0.95 49 Agrium AGU 117.63 -1.25 -1.05 375 Barrick Gold ABX 20.67 -0.36 -1.71 2772 Goldcorp G 16.84 -0.54 -3.11 2979 Kinross Gold K 5.21 -0.16 -2.98 2635 Mines Agnico-Eagle AEM 58.24 -2.31 -3.82 745 Potash POT 21.11 -0.18 -0.85 1692 Teck Resources TECK.B 22.46 -0.02 -0.09 2681 Fortis FTS 45.82 -0.59 -1.27 1127 TransAlta TA 8.30 0.15 1.84 1737 BlackBerry BB 13.01 -0.34 -2.55 2832 CGI GIB.A 66.36 -1.01 -1.50 541 BCE BCE 58.60 -0.40 -0.68 1543 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 61.78 -1.51 -2.39 983 Telus T 44.73 -0.62 -1.37 1128 iShares DEX XBB 31.42 -0.15 -0.48 31 iShares MSCI XEM 29.99 -0.46 -1.51 11 iShares MSCI EMU XEU 23.28 -0.33 -1.40 33 iShares S&P 500 XSP 27.57 -0.22 -0.79 426 iShares S&P/TSX XIC 24.08 -0.21 -0.86 293 iShares S&P TSX 60 XIU 22.53 -0.19 -0.84 6516 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.49 0.41 1.70 6001 HORIZONS BETAPRO HVU 13.83 1.22 9.67 5322 CENOVUS ENERGY INC CVE 9.46 -0.11 -1.15 4538 ENCANA CORP ECA 11.39 0.12 1.06 4358 HB NYMEX CL BULL HOU 5.18 0.01 0.19 3913 TORONTO DOMINION TD 65.47 -0.22 -0.33 3734 VALEANT VRX 22.46 0.05 0.22 3719 FIRST QUANTUM FM 10.92 0.04 0.37 3324 CRESCENT POINT CPG 9.99 -0.15 -1.48 3124 HORIZONS BETAPRO HVU 13.83 1.22 9.67 5322 HORIZONS BETA HGD 9.22 0.45 5.13 1699 ELEMENT FINANCIAL EFN 8.95 0.43 5.05 2019 ALARIS ROYALTY AD 22.81 0.92 4.20 357 KELT EXPLORATIONS KEL 6.18 0.15 2.49 1536 SECURE ENERGY SES 8.78 0.20 2.33 305 AGT FOOD & AGT 22.62 0.43 1.94 665 HB NYMEX NG BEAR HND 12.21 0.23 1.92 626 EMPIRE CO LTD EMP.A 21.39 0.39 1.86 920 TRANSALTA CORP TA 8.30 0.15 1.84 1737 ALIO GOLD INC ALO 5.85 -1.58 -21.27 1044 NOVAGOLD RESOURCES NG 5.82 -0.33 -5.37 426 CANADA GOOSE GOOS 25.64 -1.41 -5.21 455 HORIZONS BETAPRO HVI 14.28 -0.77 -5.12 855 SHAW SJR.B 28.61 -1.53 -5.08 2040 S&P TSX GLOBAL HGU 14.20 -0.76 -5.08 1395 ALAMOS GOLD CL A AGI 8.98 -0.45 -4.77 988 JEAN COUTU GROUP PJC.A 19.91 -0.87 -4.19 390 RICHMONT MINES INC RIC 10.09 -0.43 -4.09 294 FORTUNA SILVER FVI 6.35 -0.27 -4.08 355 FAIRFAX FINANCIAL FFH 568.07 3.07 0.54 167 HORIZONS BETAPRO HVU 13.83 1.22 9.67 5322 ALARIS ROYALTY AD 22.81 0.92 4.20 357 INTACT FINANCIAL IFC 97.52 0.81 0.84 240 HORIZONS BETA HGD 9.22 0.45 5.13 1699 GUARDIAN CAPITAL GCG.A 26.45 0.45 1.73 140 ELEMENT FINANCIAL EFN 8.95 0.43 5.05 2019 AGT FOOD & AGT 22.62 0.43 1.94 665 MANULIFE FINANCIAL MFC 24.49 0.41 1.70 6001 EMPIRE CO LTD EMP.A 21.39 0.39 1.86 920 SHOPIFY INC SHOP 112.58 -4.05 -3.47 471 KINAXIS INC KXS 79.76 -2.69 -3.26 101 AGNICO EAGLE MINES AEM 58.24 -2.31 -3.82 745 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 146.16 -2.24 -1.51 246 CANADIAN NATIONAL CNR 105.45 -2.18 -2.03 2161 FRACO-NEVADA CORP FNV 94.16 -1.86 -1.94 434 CANADIAN PACIFIC CP 208.51 -1.59 -0.76 216 ALIMENTATION ATD.B 62.75 -1.59 -2.47 1096 ALIO GOLD INC ALO 5.85 -1.58 -21.27 1044 SHAW SJR.B 28.61 -1.53 -5.08 2040 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 213,42 ?-142,16 -0,9% New York S&P 500 2419,70 ?-20,99 -0,9% NASDAQ 6144,35 ?-90,06 -1,4% DOW JONES 21 287,03 ?-167,58 -0,8% PÉTROLE 44,93 +0,19 $US +0,4% ?OR 1245,80 -3,30 $US -0,3% ?DOLLAR CANADIEN 76,83 +0,26 $US +0,3% ?1$US = 1,3015 67,26 -0,11 EURO 1 EURO = 1,4868 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2560,12 -23,91 -0,93 IQ120 2583,84 -22,65 -0,87 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine GRAEME ROY LA PRESSE CANADIENNE À Toronto, le prix moyen des maisons unifamiliales est monté à 1,21 million en mars.G É R A R D B É R U B É L a Colombie-Britannique, mais surtout Toronto ont poussé l\u2019indice d\u2019accessibilité au logement à des niveaux jamais vus depuis le krach immobilier de 1990-1992.La frénésie immobilière dans l\u2019agglomération torontoise a poussé l\u2019indice canadien d\u2019accessibilité au logement à des niveaux «insoutenables» au premier trimestre.Selon les données du ser vice des études économiques de la Banque Royale, l\u2019indice atteignait 45,9% au Canada après trois mois en 2017, soit son deuxième plus haut niveau depuis 1990.La mesure d\u2019accessibilité exprime la proportion du revenu avant impôts qu\u2019un ménage doit consacrer aux coûts de possession d\u2019une propriété, y compris les versements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers.À Toronto, l\u2019indice a établi un record de 72 %, partant de 69,3 % au quatrième trimestre de 2016.Le précédent record, de 70,6 %, remonte à 1990, année de déclenchement du krach immobilier de 1990- 1992.Et un afflux d\u2019acheteurs quittant Toronto pour sa banlieue a provoqué une flambée des prix sur les marchés limitrophes de Hamilton, de St.Ca- tharines et de Kitchener-Wa- terloo, ajoute l\u2019institution.À Toronto, le prix moyen des maisons unifamiliales est monté à 1,21 million en mars, une hausse de 33,4% sur un an.« À une seule reprise depuis 1990 les Canadiens ont eu à dépenser autant pour leurs frais de propriété », a résumé Craig Wright, économiste en chef de RBC.«Cela démontre la rapidité avec laquelle la hausse des prix de l\u2019immobilier est venue détériorer l\u2019accessibilité l\u2019an dernier.» À Vancouver, où il y a également surchauffe, l\u2019indice d\u2019accessibilité s\u2019est légèrement amélioré, passant de 80,9 % au quatrième trimestre de 2016 à 79,7% après trois mois en 2017.La série de gestes posés l\u2019an dernier pour refroidir ce marché produit ses effets.Relative stabilité Au-delà de ces deux poches de surchauf fe, l\u2019accessibilité au logement dans les autres grands marchés est demeurée relativement stable, une modeste amélioration dans les Prairies compensant une détérioration marginale au Québec (à 43 % à Montréal) et dans les provinces atlantiques.Craig Wright salue les mesures annoncées par le gouvernement ontarien le 20 avril dernier visant à abaisser la tension sur le marché immobilier.«Mais il faudrait deux ou trois trimestres pour que l\u2019impact de ces mesures se fasse sentir dans Toronto et ses environs.» L\u2019économiste invite également à inscrire ces déséquilibres dans un environnement de hausse imminente des taux d\u2019intérêt.« La Banque du Canada pourrait augmenter ses taux directeurs plus vite que ce à quoi s\u2019attendaient les marchés financiers.En résultat, la politique monétaire causerait un risque accru pour le marché immobilier canadien.» Le mois dernier, le gouvernement ontarien retenait la formule de l\u2019imposition d\u2019une taxe de 15% sur la spéculation pour les non-résidants.Son programme comprenait 16 mesures, dont un renforcement de la protection des locataires contre les hausses de loyer soudaines et substantielles, la permission accordée à la métropole torontoise d\u2019imposer une taxe sur les propriétés vacantes et d\u2019utiliser des terrains excédentaires pour construire des logements abordables.Premier résultat, les ventes dans le marché résidentiel canadien ont connu une for te baisse le mois suivant, l\u2019Association canadienne de l\u2019immeuble attribuant notamment cette chute à l\u2019ef fet de cette taxe imposée aux acheteurs étrangers dans l\u2019agglomération torontoise.Le nombre de propriétés résidentielles vendues à l\u2019échelle canadienne a diminué de 6,2 % entre avril et mai.Il s\u2019agissait de la plus importante baisse mensuelle en cinq ans, les ventes effectuées en mai à Toronto et dans les villes avoisinantes ayant à elles seules baissé de 25,3 %.Le Devoir MARCHÉ CANADIEN L\u2019accessibilité au logement se détériore à des niveaux records 45,9 % Indice canadien d\u2019accessibilité au logement après trois mois en 2017.La mesure d\u2019accessibilité exprime la proportion du revenu avant impôts qu\u2019un ménage doit consacrer aux coûts de possession d\u2019une propriété.L es cinq organisations syndicales représentant les travailleurs de la construction au Québec contestent la constitutionnalité de la loi spéciale qui a mis fin à la grève dans la construction.L\u2019Alliance syndicale de la construction s\u2019est ainsi tournée vers la Cour supérieure pour y déposer une requête indiquant que la loi, adoptée le 30 mai dernier, contrevient à la Char te canadienne des droits et libertés ainsi qu\u2019à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.Selon l\u2019Alliance, la loi sur le retour au travail « porte atteinte de façon injustifiée au droit de grève» des travailleurs en leur interdisant complètement l\u2019exercice de ce droit, reconnu comme étant fondamental par la Cour suprême.Le porte-parole de l\u2019Alliance syndicale, Michel Trépanier, a précisé par communiqué que les membres avaient l\u2019intention de démontrer que le gouvernement du Québec « a agi de façon abusive» en forçant le retour au travail.L\u2019Alliance syndicale conteste également, devant la Cour suprême, l\u2019article 48 de la loi sur les relations de travail dans la construction, jugeant que l\u2019interdiction de négocier des augmentations de salaire rétroactives est aussi inconstitutionnelle, puisqu\u2019elle nuit au droit d\u2019association.M.Trépanier indique que l\u2019Alliance souhaitait donc plaider pour l\u2019abolition de cet article et pour l\u2019introduction de mesures antibriseurs de grève dans la loi régissant l\u2019industrie.L\u2019Alliance syndicale de la c o n s t r u c t i o n r e p r é s e n t e 175 000 travailleurs dans les négociations de la construct i on e t r e gr oupe l a FTQ- Construction, le Conseil provincial (international), le Syndicat québécois de la construction, la CSD Construction et la CSN-Construction.La Presse canadienne L\u2019Alliance syndicale de la construction conteste la loi spéciale A L L E M A G N E 2200 postes éliminés chez Bombardier Transport Pour une deuxième fois en moins d\u2019un mois, le couperet tombe au sein de la division transport de Bombardier, qui compte éliminer jusqu\u2019à 2200 postes en Allemagne, soit près du quart de son effectif dans ce pays, d\u2019ici 2020.Cette décision annoncée jeudi s\u2019inscrit dans le cadre de la restructuration annoncée l\u2019automne dernier par le constructeur d\u2019avions et de trains, et qui se traduira par la suppression de 7500 postes à travers le monde.Bombardier prévoit plutôt de changer la vocation de certains sites afin de les spécialiser davantage, ce qui nécessite des réductions d\u2019effectifs, fait valoir l\u2019entreprise.En date du 31 décembre dernier, Bombardier comptait 37 150 employés au sein de sa division de matériel roulant.À terme, ce nombre devrait être inférieur à 35 000 employés dans le cadre des restructurations.La Presse canadienne Le Manitoba ne veut pas de la « tarification du carbone » d\u2019Ottawa Winnipeg \u2014 À l\u2019instar de la Saskatchewan, le Manitoba songe à contester la décision d\u2019Ottawa de forcer les provinces à adopter un mécanisme de tarification des émissions de carbone.Le premier ministre Brian Pallister a annoncé jeudi que le Manitoba avait demandé un avis juridique sur la constitutionnalité de l\u2019initiative fédérale, qui force les provinces à imposer une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) ou à mettre en place un système de plafonnement et d\u2019échange de droits d\u2019émission \u2014 communément appelé «Bourse du carbone».Le Manitoba élabore déjà son mécanisme de taxation du carbone, mais M.Pallister soutient que la cible de 50$ la tonne fixée par Ottawa est trop élevée, et que les Manitobains sont déjà assez taxés.La Presse canadienne Un ex-directeur des services financiers de la BMO arrêté pour détournement Un ancien conseiller puis directeur de services financiers dans une succursale de la Banque de Montréal a été arrêté relativement à une fraude de près de 9 millions de dollars qui aurait été commise sur une période de neuf ans, de 2004 à 2012, dans la métropole.C\u2019est la Banque de Montréal qui avait porté plainte en 2013 auprès des enquêteurs des Fraudes financières du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Après une enquête «complexe et de longue haleine», les policiers ont arrêté Bassam Salman le 21 juin dernier à Longueuil, indiquait le SPVM jeudi.Il est soupçonné d\u2019avoir détourné des fonds pour près de 9 millions pendant neuf ans, grâce à un stratagème frauduleux qualifié d\u2019«élaboré» par la police, qui parle d\u2019«une des plus importantes fraudes commises au Québec».Bassam Salman effectuait ses vols en fraudant «par reports différés», un stratagème (appelé également « lapping») qui consiste à s\u2019approprier une partie des paiements reçus par son employeur et à dissimuler ce détournement de fonds en le «couvrant» par les paiements ultérieurs.La Presse canadienne JACQUES BOISSINOT PC Michel Trépanier G É R A R D B É R U B É G rands bénéficiaires de l\u2019ALENA, les États- Unis ont beaucoup à perdre à emprunter la ligne dure dans la renégociation avec leurs partenaires de l\u2019accord commercial.L\u2019agence Moody\u2019s constate, d\u2019ailleurs, un changement de ton de Washington depuis le début de l\u2019année, en rappelant toutefois que les forces protectionnistes demeurent bien ancrées.Les risques de perturbations majeures du commerce transfrontalier et d\u2019éventuelles représailles américaines ont diminué depuis le début de l\u2019année, estime Moody\u2019s.La taxe aux frontières aussi n\u2019est pas au menu budgétaire.L\u2019agence de notation new-yorkaise n\u2019atténue toutefois pas les menaces d\u2019imposition de barrières tarifaires et non tarifaires sur des produits et aux industries précises.Elle rappelle le conflit sur le bois d\u2019œuvre et les enquêtes menées sur l\u2019acier et l\u2019aluminium.Pour la renégociation de l\u2019Accord de libre- échange nord-américain, Elena Duggar, directrice générale associée chez Moody\u2019s, croit que Washington mettra essentiellement l\u2019accent sur une modification des règles en matière de contenu américain et du mécanisme de règlement des différends.Des éléments pourraient également être puisés à même le Partenariat Transpacifique, concernant notamment la protection de l\u2019environnement et la sécurité de la main-d\u2019œuvre.L\u2019étude de Moody\u2019s porte sur les liens commerciaux unissant les États-Unis au Mexique.Pour le Canada, il est déjà reconnu que les données officielles font généralement ressortir un excédent américain, hors énergie, dans les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.Aussi, 70 % des États américains ont le Canada comme principal client, et 9 millions d\u2019emplois américains dépendent des exportations vers le Canada.Pris séparément, le Canada est le premier marché de destination pour les États-Unis, accueillant 18 % des exportations américaines, suivi du Mexique, avec 13 %, et de loin derrière la Chine, au troisième rang, avec 8 %.Inversement, la Chine compte pour 21 % des importations américaines, suivie du Mexique (13 %) et du Canada (13 %).Moody\u2019s reprend également les données du département du Commerce américain indiquant que les emplois américains liés aux exportations vers le Mexique atteignaient 1,2 million en 2015, contre 891 000 en 2010.Le Mexique est le partenaire commercial d\u2019une vingtaine d\u2019États, dont le Texas, l\u2019Arizona, le Michigan et la Louisiane qui ont le Mexique comme principal marché pour leurs exportations.Moody\u2019s insiste sur l\u2019intégration des chaînes de valeur en Amérique du Nord.Les coûts de production au Mexique représentant entre 1/8 et 1/5 de ceux aux États-Unis, un rapatriement de la production en sol américain se traduira par des coûts de production accrus, par des produits intermédiaires plus dispendieux pour les entreprises et par des prix plus élevés pour les consommateurs américains, écrit l\u2019agence.Le Devoir K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I B lue Apron n\u2019a pas créé d\u2019engouement chez les investisseurs à sa première journée en Bourse jeudi, son action terminant la journée exactement là elle l\u2019avait commencée, à 10 $US.La compagnie reconnue comme la pionnière américaine dans le secteur du prêt-à- cuisiner avait d\u2019abord prévu que son action se vendrait à un prix initial se situant entre 15 et 17 $US, mais elle a revu sa stratégie mercredi en ramenant sa fourchette de prix entre 10 et 11 $US.L\u2019action a amorcé la journée au prix plancher pour ensuite frôler les 11$ en fin de matinée, avant de retomber à son prix initial en fin de journée, lors d\u2019une séance marquée par un cours baissier.Forte concurrence Fondée en 2012, Blue Apron livre des repas « prêt-à-cuisi- ner » à travers les États-Unis.Son inscription en Bourse était fort attendue, compte tenu de l\u2019engouement pour ce modèle d\u2019affaires et de la forte concurrence que se font dif férentes compagnies.Aux États-Unis, Blue Apron fait notamment face à Plated et à Hello Fresh, alors que des joueurs canadiens tentent également de s\u2019imposer de ce côté-ci de la frontière.La montréalaise Marché Good- food bagarre par exemple avec l\u2019ontarienne Chef\u2019s Plate.En abaissant le prix initial de son action de près de 40 % par rapport à son estimation de départ, Blue Apron semble avoir réagi à la mégatransac- tion impliquant Amazon et Whole Foods.Il y a deux semaines, le géant du commerce électronique a mis la main sur le roi de l\u2019alimentation bio pour 13,7 milliards de dollars américains, alimentant les rumeurs sur sa volonté de s\u2019établir dans le marché du prêt-à-cuisiner.En entrevue jeudi au réseau CNBC, le président-directeur général de Blue Apron, Matthew Salzberg, a déclaré que l\u2019arrivée d\u2019Amazon ne ferait que convaincre plus de gens d\u2019acheter leurs aliments en ligne plutôt qu\u2019au supermarché.« D\u2019une cer taine façon, Amazon est notre allié dans cette bataille », a-t-il affirmé.Les revenus de Blue Apron ont explosé en l\u2019espace de deux ans, passant de 77,8 millions en 2014 à 795,4 millions en 2016.À ce jour, la compagnie n\u2019a cependant pas réalisé de profit.Le Devoir BOURSE Blue Apron fait du surplace L\u2019action du pionnier du prêt-à-cuisiner a terminé sa première journée à son prix initial W ashington \u2014 La croissance économique des États-Unis a été révisée à la hausse au premier trimestre grâce à des dépenses de consommation plus fortes que prévu, selon une troisième estimation du département du Commerce vendredi.De janvier à mars, pour le début de la présidence de Donald Trump, le PIB de la première économie mondiale a progressé de 1,4 % en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières.Soit 0,2 point de pourcentage de plus que l\u2019estimation précédente.Cette révision à la hausse s\u2019explique essentiellement par des dépenses de consommation qui ont finalement progressé de 1,1 % au lieu du médiocre 0,6 % évalué précédemment.Cela reste un rythme modéré de progression des dépenses.Les exportations également ont été meilleures que prévu, avançant de 7 %, tandis que les importations, qui représentent un coût pour le PIB, ont progressé de 4 %.Les industriels ont également moins investi dans les stocks, ce qui pèse sur l\u2019expansion.Pour le premier trimestre de la présidence Trump, la croissance américaine reste donc modeste, après 2,1 % au quatrième trimestre de 2016.Ces dernières années, le premier trimestre hivernal a constamment été décevant.Le gouvernement publie le 28 juillet la première estimation du deuxième trimestre qui devrait s\u2019afficher bien au-dessus de 2 %.Mais le gouvernement Trump espère faire accélérer l\u2019économie à 3 % durablement dès 2018, une projection qui est apparue « peu probable » aux yeux du Fonds monétaire international.L\u2019institution financière a abaissé cette semaine ses prévisions d\u2019expansion de l\u2019économie des États- Unis à 2,1 % cette année et en 2018 dans l\u2019attente de voir une concrétisation des mesures de relance du gouvernement (réduction d\u2019impôt, dépenses d\u2019infrastructures) qui, pour l\u2019instant, n\u2019avancent pas au Congrès.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Le PIB des États-Unis révisé à la hausse à 1,4 % DANIEL R.PATMORE ASSOCIATED PRESS L\u2019aluminium est un des produits, avec l\u2019acier, dont les importations font l\u2019objet d\u2019une enquête aux États-Unis.Assurez-vous de conclure un contrat avec un entrepreneur détenant une licence de la Régie du bâtiment du Québec.www.urgencequebec.gouv.qc.ca Victimes des inondations ?Vous souhaitez à des professionnels ?RENÉGOCIATION DE L\u2019ALENA Les États-Unis devront baisser le ton orsque la Grande-Bretagne a of?ciellement rendu Hong Kong à la Chine le 1er juillet 1997, l\u2019espoir manifestement naïf existait en Occident que la ville ait à plus ou moins long terme une in?uence politique positive sur l\u2019avenir de la Chine.Ville prospère et internationale, Hong Kong allait favoriser le développement de l\u2019État de droit sur le continent, conformément à ce rêve éveillé voulant qu\u2019une conjonction d\u2019expansion économique et d\u2019ouverture sur le monde débouche par la force des choses sur plus de liberté et de démocratie.À l\u2019époque, le pragmatique Deng Xiaoping, admirateur de Hong Kong comme modèle de développement capitaliste, contribua à rassurer les Hongkongais avec sa politique d\u2019«un pays, deux systèmes».Arrivé au pouvoir début 2013, même le président Xi Jinping, dont l\u2019intransigeance et l\u2019autoritarisme sont aujourd\u2019hui avérés, aura momentanément fait croire à certains militants du mouvement prodémocratie que son projet était de mener la Chine vers plus de pluralisme.À 79 ans, Martin Lee, père du mouvement démocratique hongkongais, reconnaît aujourd\u2019hui avoir commis l\u2019erreur de faire con?ance à M.Xi.Pour autant, les Hongkongais jaloux de leur autonomie n\u2019ont jamais baissé la garde.Le 1er juillet 2003, une manifestation monstre rassemblant un demi-million de personnes faisait dérailler un projet de loi antisubversion dont l\u2019adoption aurait rendu les voix critiques sujettes à persécution \u2014 comme l\u2019a été en Chine cette emblématique ?gure de l\u2019opposition qu\u2019est Liu Xiaobo, dont on vient d\u2019apprendre qu\u2019il se mourait en prison d\u2019un cancer du foie.C\u2019est après l\u2019échec de 2003 que Pékin redoubla d\u2019efforts pour verrouiller le système politique à son avantage, par « Bureau de liaison» et politiciens corvéables interposés.À l\u2019échelle des désillusions endurées par le mouvement pro- démocratie, 2014 marqua un autre tournant quand Pékin proposa pour l\u2019élection du dirigeant de Hong Kong qu\u2019il soit élu au suffrage universel, mais sur la base de deux ou trois candidats présélectionnés.S\u2019éleva contre cette fausse avancée le «mouvement des parapluies » emmené par une nouvelle génération de jeunes leaders.Plusieurs quartiers de la ville furent occupés pendant plus de deux mois et demi.Du jamais vu.Il y aura évidemment d\u2019autres batailles, comme l\u2019entente de rétrocession garantit à Hong Kong un système politique distinct jusqu\u2019en 2047 \u2014 du moins sur papier.« Hong Kong a toujours eu une place dans mon cœur », a déclaré M.Xi en débarquant jeudi dans la mégapole en prévision des célébrations du 20e anniversaire qui auront lieu samedi.C\u2019est forcément une étreinte en forme de camisole de force.Le projet de politique culturelle du Québec est décevant.Rempli de bonnes intentions et de graves omissions, il aurait pu être écrit au siècle dernier.l y a quelque chose qui cloche, sur la forme et sur le fond, dans le projet de politique culturelle dévoilé furtivement mardi par le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin.Sur la forme.La politique est passée de 150 pages en 1992 à 50 pages en 2017, alors que les enjeux et les dé?s propres au rayonnement de la culture québécoise ont gagné en complexité au cours des 25 dernières années, gracieuseté d\u2019une prodigieuse révolution numérique.Le ton déçoit.Le rapport semble écrit par un obscur technocrate pour qui le ?nancement et le rayonnement de la culture se résument à une en?lade de partenariats, de synergies, de hauts standards de qualité et même de gestion écoresponsable des activités de création et de production artistiques.Sur le fond.L\u2019économie numérique occupe une place pratiquement con?dentielle dans le rapport.Tous autant que nous sommes, nous devons «apprivoiser la culture numérique et apprendre à maîtriser ses codes et sa technologie».Ne cherchez pas des termes tels que « Facebook », « Google » ou « GAFA » dans ce document.Ils n\u2019y ?gurent tout simplement pas.«Les transformations introduites par le numérique ont des effets considérables sur l\u2019écosystème culturel.Nous devons demeurer vigilants et proactifs pour nous adapter à la nouvelle réalité», af?rme le document.Tout un euphémisme.Le document de ré?exion, prélude à un forum national de deux jours cet automne, possède quelques qualités.La politique reconnaît la primauté du français «comme le socle sur lequel bâtir notre destinée commune», la nécessité d\u2019accroître la diversité et la présence autochtone dans le paysage culturel québécois, de même que la valeur du patrimoine bâti.Un des arguments défendus par Le Devoir, lors des consultations tenues l\u2019an dernier par le ministre Fortin, trouve aussi son chemin dans le document.Les médias forment un maillon dans la chaîne de diffusion de la culture, en permettant la rencontre d\u2019un créateur avec son public.L\u2019implication accrue des philanthropes dans le ?nancement de la culture est intéressante, pour autant que la ?scalité soit modi?ée en conséquence.La critique de l\u2019opposition en matière de culture Agnès Maltais déplore néanmoins un document bourré «de généralités», «tourné vers le XXe siècle, plutôt que vers le XXIe».Tout le problème est là.Au Québec, l\u2019industrie culturelle et la création artistique ont pu prospérer grâce à un soutien étatique constant, de la création des écoles des beaux-arts dans les années 1920 jusqu\u2019à la création du CALQ en 1994.Il ne pouvait en être autrement pour assurer l\u2019af?rmation du caractère francophone du Québec.Ce devoir d\u2019État est tout aussi important aujourd\u2019hui alors que l\u2019économie numérique fait éclater les frontières et contribue à la circulation ef frénée des contenus anglophones.La politique manque de pugnacité à l\u2019égard de la défense de la culture québécoise.Elle réaf?rme l\u2019importance que les créateurs d\u2019ici puissent vivre de leurs œuvres, tout en expédiant bien vite la ré- ?exion sur le fait que la diffusion, la distribution et la monétisa- tion des contenus reposent entre les mains d\u2019oligopoles fondés sur la maîtrise de puissants algorithmes.La politique servira de base à un plan quinquennal par lequel le gouvernement passera de la parole à l\u2019action.Ce plan devra à la fois stimuler l\u2019innovation et la création, tout en réaf?rmant, même à l\u2019heure du numérique, le rôle de l\u2019État comme un rempart pour l\u2019essor de la culture québécoise.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Lettre au ministre Sébastien Proulx Quatre enseignants sur dix au Québec ne savent pas à qui ils vont enseigner, ne connaissent ni le niveau de leurs élèves ni le contenu à enseigner, et ne savent pas dans quelle école ils seront affectés pour l\u2019année scolaire 2017-2018.Ils connaîtront leur tâche d\u2019enseignement seulement vers le 20 août 2017.Chaque année, ces enseignants à statut précaire apprennent tardivement les paramètres de leur assignation pour l\u2019année scolaire qui commence quelques jours plus tard.La plupart d\u2019entre eux vivent cette situation depuis plus de sept ans.Vous aurez deviné que cette situation a un impact majeur sur les élèves et diminue considérablement les efforts constructifs du ministère de l\u2019Éducation et du milieu pour réduire le décrochage et augmenter les taux de réussite.L I B R E O P I N I O N T E X T E C O L L E C T I F * L\u2019 Ontario adoptait récemment des mesures pour contrer la spéculation immobilière.Parmi celles-ci, une taxe de 15 % aux investisseurs étrangers, la possibilité pour les villes de taxer les logements vacants, un investissement de 125 millions de dollars sur cinq ans pour favoriser la construction d\u2019immeubles locatifs, mais surtout un contrôle des loyers resserré pour protéger les locataires.En Ontario, avec le projet de loi 124, les hausses de loyer ne pourront excéder l\u2019indice des prix à la consommation (1,5 % pour 2017 et 1,8 % pour 2018), ce qui préviendra ainsi les hausses abusives de loyer, allant par fois jusqu\u2019à 50 %, voire 100 %.Un propriétaire pourra néanmoins faire fixer le prix d\u2019un loyer par le tribunal, notamment dans les cas où des travaux ont été effectués.Précédemment, seuls les logements construits avant 1991 étaient assujettis à ce contrôle.Cette exception voulait encourager la construction de nouveaux logements locatifs, ce qui n\u2019a que très peu fonctionné.Loyers gonflés Au Québec, la spéculation immobilière n\u2019a peut-être pas atteint le niveau de Toronto et de Vancouver, mais force est de constater que les locataires sont mal protégés.Malgré les indices publiés par la Régie du logement, les hausses demandées aux locataires sont souvent gonflées, et ce, sans que des travaux aient nécessairement eu lieu.La Régie fixe moins de 0,5 % des loyers ; les autres sont soit négociés entre propriétaires et locataires, soit tout simplement acceptés par les locataires.Ce moment de négociation est rarement à l\u2019avantage des locataires puisque c\u2019est le propriétaire qui détient les renseignements pour calculer la hausse.Cela peut aussi être un moment éprouvant lorsque les locataires se font menacer d\u2019éviction s\u2019ils refusent la hausse.Malheureusement, peu de locataires connaissent bien leurs droits \u2014 quant à la possibilité de refuser une hausse de loyer \u2014 et beaucoup craignent de faire valoir leurs droits.Bref, il n\u2019y a, au Québec, aucun contrôle obligatoire sur le coût des loyers.On nous répondra que les loyers québécois sont les moins chers du pays et que les propriétaires doivent attendre quatre décennies avant de recouvrer leurs dépenses de travaux majeurs.Sur le premier aspect, il est vrai que les loyers sont plus bas ici et que les locataires du Québec ne se retrouvent pas expulsés de leur ville au même rythme que ceux de Toronto et de Vancouver.Néanmoins, la spéculation immobilière et la gentrification frappent déjà de plein fouet un grand nombre de locataires, qui n\u2019ont d\u2019autre choix que de quitter leur milieu de vie en raison des hausses de loyer répétées.Investissements payants Selon Statistique Canada, le prix du loyer médian a grimpé de 14 % au Québec entre 2006 et 2011, tandis que le revenu médian des ménages locataires n\u2019a augmenté que de 9 % pendant la même période.Davantage de personnes se voient dans l\u2019obligation de recourir aux banques alimentaires pour se nourrir, le taux d\u2019iti- nérance ne cesse d\u2019augmenter et les refuges débordent.Sur la question du rendement de l\u2019immobilier, nous trouvons honteux le discours des associations de propriétaires affirmant que les marges de profit du marché locatif sont trop faibles à court terme.Pourtant, l\u2019immobilier est un investissement payant.Sur le long terme, les immeubles prennent énormément de valeur.La preuve : les valeurs foncières ont triplé en dix ans dans plusieurs quartiers montréalais.Selon la Fédération des chambres immobilières du Québec, le prix moyen de vente d\u2019un triplex a augmenté de 172 % à Québec entre 2003 et 2013.À terme, ce sont les propriétaires qui empocheront le gain en capital, qui, lui, n\u2019est imposé qu\u2019à 50 %.N\u2019oublions pas que les propriétaires jouissent de nombreux avantages fiscaux, ne payant des impôts que sur leur revenu net, soit après que toute une panoplie de dépenses a été déduite, dont les réparations majeures.Près de 500 000 ménages locataires au Québec accordent plus de 30 % de leur revenu pour se loger, alors qu\u2019un ménage sur cinq y accorde plus de 50 %.Pour freiner l\u2019appauvrissement des locataires, garantir le droit au logement et limiter la spéculation immobilière, le Québec doit suivre l\u2019exemple de l\u2019Ontario et se doter d\u2019un véritable contrôle des loyers en rendant obligatoires les indices d\u2019estimation publiés par la Régie du logement.Ont signé ce texte : Maxime Roy-Allard, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec ; Claude Thomasset, professeure retraitée du Département des sciences juridiques de l\u2019UQAM; Hélène Bélanger, professeure au Département d\u2019études urbaines et touristiques de l\u2019UQAM; Louis Gaudreau, professeur à l\u2019École de travail social de l\u2019UQAM; Ted Rutland, professeur au Département de géographie de l\u2019Université Concordia.Contrôle des loyers : suivre le modèle ontarien FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Voici une liste de quelques-uns des impacts de la situation de ces enseignants à statut précaire: Très peu, ou pas de temps pour se préparer à enseigner une nouvelle matière, un nouveau niveau avec du matériel à apprivoiser.Par exemple, un enseignant de maths de 1re secondaire qui obtient une tâche de maths en 3e secondaire et 4e secondaire SN; ou une enseignante de sciences de 3e secondaire qui obtient une tâche en sciences ST- STE et un groupe d\u2019élèves en difficulté AT de 2e secondaire.La plupart du temps, les enseignants à statut précaire du secondaire héritent d\u2019une tâche multiniveaux et multidisciplinaire avec un horaire chargé au maximum permis de 28 cours/9 jours.Très peu de temps pour se préparer au type d\u2019élèves à enseigner, à une classe en mesure d\u2019appui, au type d\u2019élèves en adaptation scolaire au primaire.En changeant d\u2019école et de tâche chaque année, l\u2019enseignant dispose de trop peu de temps pour améliorer et adapter ses outils pédagogiques et son matériel.Intervenants, professionnels et culture du milieu sont à découvrir au gré des jours selon le temps disponible.Aucun ou peu de sentiment d\u2019appartenance au milieu, implication réduite.Ces enseignants s\u2019y habituent et disent «on prend une année à la fois\u2026»; c\u2019est devenu normal, cela fait partie des mœurs de notre système.Monsieur Proulx, j\u2019espère que vous pourrez prendre les mesures nécessaires afin de diminuer le nombre d\u2019enseignants à statut précaire et la durée de la précarité.Cela contribuera grandement à vos efforts de réduction du décrochage, à l\u2019augmentation du taux de réussite des jeunes du Québec et à la valorisation de la profession d\u2019enseignant.Fikry Rizk, 40 années d\u2019enseignement au Québec Montréal, le 27 juin 2017 PARTOUT, LA CULTURE La politique culturelle manque de tonus HONG KONG La camisole de force I L GUY TAILLEFER BRIAN MYLES L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).«J e ne suis pas Québécois, ni Canadien, je suis Haïtien», m\u2019a répondu un jeune de 15 ans, appelons-le Charles, lors d\u2019une discussion sur l\u2019identité que j\u2019animais.Il avait pourtant grandi au Québec et il n\u2019avait jamais mis les pieds dans son pays d\u2019origine.Mais devant les défis d\u2019em- ployabilité de sa famille et les vexations diverses \u2014 le fréquent « d\u2019où viens-tu ?», ou alors l\u2019assignation à être et n\u2019être que Noir \u2014, il a trouvé la seule réponse qui semblait protéger, à ses yeux, sa propre dignité.Affirmer son identité relativement à la société d\u2019accueil n\u2019était plus une option pour Charles.Ce réflexe ressemble à celui de plusieurs jeunes issus de familles immigrantes qui évoluent aujourd\u2019hui dans nos écoles, et pour lesquels l\u2019identité s\u2019est avant tout construite en réaction au regard des autres et aux obstacles d\u2019intégration.Chez eux, comme chez Charles, le sentiment d\u2019appartenance n\u2019a pas surgi par magie avec la naissance ou la citoyenneté.Refus Adolescente, je me sentais aussi comme Charles : je refusais de m\u2019identifier comme Québécoise.Ce rejet d\u2019adhésion témoignait d\u2019une saturation d\u2019être continuellement projetée dans l\u2019altérité.Née au Québec de parents sino-vietnamiens, j\u2019étais contrariée par les interrogatoires sur mes appar tenances et mes loyautés.« Est-ce que tu te sens davantage Chinoise, Québécoise ou Canadienne ?» \u2014 des questions derrière lesquelles se dessinait parfois un profilage d\u2019allégeance.Pourquoi de- vrais-je fractionner, telles des formules mathématiques, mes appartenances multiples?C\u2019est lors d\u2019un voyage en Chine à l\u2019âge de 16 ans, aux côtés d\u2019une masse d\u2019individus qui me ressemblaient, que je me suis questionnée de nouveau sur mes appartenances.Là-bas, mon chinois à l\u2019accent québécois détonnait, tout comme ma démarche, mes réflexes et mes valeurs.Je m\u2019y sentais étrangère.De retour au Québec, j\u2019ai accepté que mon identité n\u2019aille pas de soi et demande des efforts de conjugaison plus complexes que celles du subjonctif plus-que-parfait.Dualité L\u2019articulation et l\u2019expression d\u2019identités plurielles sont ardues dans un contexte où nos sociétés ont tendance, par réflexe monoethnique, à ramener cette question au lieu de naissance ou à l\u2019apparence physique.Toute réponse au « qui es-tu » devient alors un piège potentiel où la pluralité de nos appartenances se heurte à l\u2019intimation, subtile ou non, d\u2019en choisir une et une seule : sois comme et avec Nous, ou bien entête-toi dans ta différence et sois l\u2019Autre.En outre, notre société d\u2019accueil est double : le Québec et le Canada.S\u2019ajoute alors une nouvelle couche propre au contexte québécois où la question nationale et linguistique génère ses enjeux d\u2019appartenance et de loyauté.Se revendiquer d\u2019une identité canadienne au Québec ne va pas sans conséquence, même pour un Québécois d\u2019origine canadienne-française, dans un cadre qui reste polarisé.Imaginez alors à quel point des jeunes issus de familles immigrantes doivent marcher sur des œufs lorsque convoqués au tribunal de l\u2019identité.À quoi doivent-ils s\u2019identifier : à leur pays d\u2019origine ou d\u2019accueil ?Et ensuite, au Québec ou au Canada ?Être une minorité au sein d\u2019une communauté minoritaire peut enrichir parfois, mais complique généralement les débats identitaires.Conjugaison Lorsque j\u2019ai demandé à Aisha de quelle façon elle se définissait, elle m\u2019a répondu sans hésitation, du haut de ses 17 ans : « Je suis Canadienne, mais je me considère avant tout comme une Québécoise d\u2019origine pakistanaise et philippine.Je précise toujours mes origines, car je sais que la prochaine question que l\u2019on me posera sera \u201cmais d\u2019où viens-tu vraiment ?\u201d » À la suite d\u2019une expérience positive d\u2019inclusion à l\u2019école francophone, Aisha a réussi à conjuguer des ap- par tenances qui font la synthèse entre son identité d\u2019héritage et son identité d\u2019accueil.Lorsque je l\u2019écoute me parler de son parcours, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019entendre une grande diplomate, sensible aux réalités plurielles des personnes qui l\u2019entourent, désireuse de bâtir des ponts, habile à déconstruire les malentendus et à régler les conflits, et toujours prête à vanter les mérites des cultures diverses.Aisha résiste, avec raison, à l\u2019idée de devoir choisir une identité homogène, monolithique.S\u2019il y a un choix à faire, c\u2019est celui d\u2019assumer tout ce qu\u2019elle est.Après tout, l\u2019identité doit être une quête fluide, où les repères bougent, sans jamais se figer.Elle est favorisée dans un climat dénué de discrimination sur la base des origines et dans des conditions d\u2019égalité réelle des chances.Au Québec, notre identité sera toujours la conjugaison vivante d\u2019une diversité de récits en tiraillement.Et c\u2019est tant mieux comme ça.Conjugaisons identitaires CATHY WONG B E N O Î T P E L L E T I E R Professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa, ex- député et ministre origine consen- suelle de la fédération canadienne est d\u2019une importance fondamentale pour en comprendre le sens et en saisir l\u2019esprit.En ef fet, la naissance du Canada est indéniablement le fruit d\u2019un compromis historique intervenu entre les représentants des provinces maritimes, de l\u2019Ontario et du Québec.À tout le moins, il s\u2019agit du résultat d\u2019un compromis entre les représentants des provinces fondatrices : le Canada- Uni, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.Ce sont les conférences de Charlottetown et de Québec de 1864, et celle de Londres de 1866 qui ont permis au Canada de voir le jour.Ce pays est donc venu au monde par le fédéralisme exécutif, c\u2019est-à- dire par des rencontres entre politiciens.Et ces politiciens étaient «canadiens» de surcroît.De fait, les autorités britanniques ne nous ont pas imposé une Constitution en 1867.Elles se sont plutôt pliées aux volontés de leurs colonies nord-américaines.Ces volontés se sont toutes trouvées confirmées dans l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique (1867), une loi du Parlement de Westminster qui a été sanctionnée le 21 mars 1867 et qui est entrée en vigueur le 1er juillet 1867, soit il y aura bientôt 150 ans.Et c\u2019est bel et bien une fédération, et non une confédération, qu\u2019a instituée la loi de 1867.Dans un État fédéral, c\u2019est la Constitution qui partage explicitement les matières relevant de la compétence législative des ordres de gouvernement en présence.Ce partage des pouvoirs législatifs ne peut évidemment pas être modifié par un seul des ordres de gouvernement en question ; pour modifier ce par tage, il faut plutôt que chaque ordre de gouvernement concerné y consente.De plus, il appartient à des instances indépendantes, le plus souvent des tribunaux, d\u2019interpréter et d\u2019appliquer le par tage des pouvoirs législatifs et les autres dispositions constitutionnelles qui ont un caractère suprême ou formel dans l\u2019État.En d\u2019autres termes, les tribunaux se doivent de contrôler les bornes de la souveraineté des deux ordres de gouvernement.Dominion Bien qu\u2019elle ait donné naissance à une fédération, comme nous l\u2019avons dit ci-dessus, la loi de 1867 ne changea toutefois rien au fait que les provinces canadiennes demeurèrent des colonies britanniques sur le plan juridique même après la fondation du lien canadien.Ainsi, pendant encore plusieurs années, ce fut le gouvernement britannique qui représenta le Canada sur la scène internationale et qui agit en son nom.De même, la loi de 1867 continua d\u2019être modifiée par le Parlement londonien.De plus, bien que le Statut de Westminster de 1931 eût accordé à l\u2019État canadien sa souveraineté étatique, la modification de la Constitution canadienne resta pour sa part entre les mains du Parlement de Westminster, et ce, à la demande d\u2019ailleurs des provinces canadiennes, lesquelles craignaient à l\u2019époque devoir faire les frais d\u2019un quelconque «vide juridique».Toutefois, le Statut de Westminster prévoyait que de telles modifications ne pouvaient être apportées à la Constitution du Canada qu\u2019à la demande et avec le consentement du Dominion.La question s\u2019est donc rapidement posée de savoir quelle instance ou quelles instances pouvaient faire une telle demande au Parlement du Royaume-Uni au nom du « Dominion du Canada ».En 1981, dans un renvoi, la Cour suprême en est venue à la conclusion que le Parlement canadien pouvait faire unilatéralement pareille demande à Londres en vertu du droit strict, et ce, même lorsque les modifications demandées avaient un effet sur les relations fé- dérales-provinciales ou sur les pouvoirs, droits ou privilèges des provinces.La Cour a toutefois ajouté que, dans ce dernier cas, pareille demande devait reposer sur un degré appréciable de consentement provincial pour être conforme aux conventions constitutionnelles existantes.Cela a perduré jusqu\u2019au rapatriement de la Constitution canadienne, sur venu en 1982.Plus concrètement, ce qu\u2019on a appelé le «rapatriement», c\u2019était l\u2019abandon par le Parlement de Londres de son pouvoir de modifier les parties les plus substantielles de la Constitution canadienne.Dénominateur commun Somme toute, malgré le passage des années, on constate que la loi de 1867 a permis au Québec de préserver et de développer ses particularités en matière de langue, de culture, de religion et même de droit privé.En cela, peut-on dire de cette loi qu\u2019elle s\u2019est fondée sur le caractère national du Québec et qu\u2019elle en a reconnu la valeur \u2014 quoiqu\u2019indirectement \u2014, plutôt que de chercher à le battre en brèche et à le faire disparaître comme ce fut le cas avec l\u2019Acte d\u2019Union en 1840.Certes, à l\u2019intérieur du Canada, le Québec dispose d\u2019une autonomie enviable, quoique celle-ci soit inférieure à celle qui découlerait du statut d\u2019État souverain.Le fait d\u2019appartenir à un grand ensemble comme le Canada comporte donc des inconvénients, comme celui de n\u2019offrir qu\u2019un espace constitutionnel restreint à chacun des États fédérés.Mais il comporte aussi de nombreux avantages, dont celui de partager des valeurs, principes et ressources avec un groupe humain animé par la recherche du plus grand dénominateur commun.La spécificité du Québec est un atout pour le Canada P A U L C L I C H E Auteur du livre Pour réduire le déficit démocratique : le scrutin proportionnel 45 ans de distance, les premiers ministres libéraux Justin Trudeau et Robert Bourassa ont utilisé les mêmes arguments éculés pour justifier leur refus d\u2019instaurer un mode de scrutin à finalité proportionnelle.Quel exemple éloquent de stagnation politique.Il y a quelques jours, le premier ministre Trudeau a tenté de justifier, une nouvelle fois, le refus de son gouvernement de respecter l\u2019engagement que son parti avait pris, lors de la campagne de 2015, en promettant que ce serait la dernière élection tenue en vertu du système actuel, le scrutin majoritaire à un tour.La représentation proportionnelle serait mauvaise pour notre pays, a-t-il dit en substance, parce qu\u2019elle conduirait à la fragmentation des grands partis politiques.(Entendons par là le libéral et le conservateur.) C\u2019est le même argument dont s\u2019était servi le premier ministre québécois Robert Bourassa, en 1972, alors qu\u2019il avait opté pour une réforme de la carte électorale plutôt que pour l\u2019instauration d\u2019un mode de scrutin proportionnel.Ayant mis sur pied un comité d\u2019étude sur la réforme électorale, le premier ministre n\u2019eut rien de plus pressé que de rencontrer ses membres pour leur dire qu\u2019il ne leur servait à rien de recommander l\u2019instauration d\u2019un scrutin à finalité proportionnelle, car il s\u2019y opposerait.Quant à la réforme de la carte électorale, visant à rendre égalitaires les votes des électeurs, elle a été mise en place à temps pour la tenue des élections de 1973.Mais, ô surprise, le nouveau découpage de la carte a produit les plus for tes distorsions de l\u2019histoire du Québec.En effet, les libéraux ont obtenu 93 % des députés avec 55 % des votes, tandis que le Parti québécois a dû se contenter de 5,5 % des députés avec plus de 30 % des votes.Par la suite, des tentatives d\u2019instaurer un scrutin à finalité proportionnelle ont échoué sous les gouvernements Lévesque et Charest.Cynisme Par ailleurs, M.Trudeau a indiqué clairement, lors de sa dernière déclaration, qu\u2019il préférait l\u2019adoption d\u2019un scrutin préférentiel depuis le début du débat sur la réforme électorale.Mais il ne s\u2019en était pas ouvert durant la campagne électorale, non plus que pendant les six mois qu\u2019a siégé, en 2016, le comité parlementaire multipartite sur la réforme électorale qui avait pour mandat d\u2019étudier toutes les possibilités.Ce dernier a alors entendu quelque 1300 intervenants qui se sont prononcés en forte majorité pour un scrutin proportionnel mixte avec compensation.On se demande maintenant pourquoi le premier ministre a donné l\u2019impression que toutes les options étaient sur la table alors que son opinion était faite depuis longtemps.Cet épisode est une énième illustration des raisons qui alimentent le cynisme des citoyens.Cette saga de la réforme du mode de scrutin, qui dure depuis un demi-siècle au Canada comme au Québec, prouve une fois de plus que notre système démocratique restera bloqué aussi longtemps que la volonté populaire ne sera pas assez forte pour mettre au pouvoir, malgré les obstacles du système électoral en place, des formations politiques qui font passer l\u2019intérêt commun avant leur intérêt partisan.Des partis aussi qui ne changent pas d\u2019idée de façon oppor tuniste lorsqu\u2019ils prennent le pouvoir, comme on l\u2019a vu à quelques reprises ces dernières décennies.RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN Justin Trudeau et Robert Bourassa, même combat À Cette saga dure depuis un demi-siècle au Canada comme au Québec FRED CHARTRAND ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Lors des élections de 1973, le découpage de la carte électorale favorisé par Robert Bourassa a produit les plus fortes distorsions de l\u2019histoire du Québec.L\u2019 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 0 J U I N 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Précision La photo principale de la page une de notre édition de jeudi 29 juin illustrant l\u2019ouverture du Festival international de jazz de Montréal avec, entre autres invités, Cœur de Pirate est l\u2019œuvre de notre collègue photographe Pedro Ruiz.portrait de 13 femmes inspirantes, selon elle, pour «n\u2019avoir jamais accepté un non comme réponse» et espère par le fait même que ces récits vont élargir les horizons des jeunes filles de 5 à 10 ans, à qui le livre, lancé il y a quelques jours aux États-Unis, s\u2019adresse.« La vie ne se résume pas seulement à ce qui vous arrive, mais aussi à ce que vous faites pour que cela vous arrive, a expliqué l\u2019auteure, vice- présidente de la Fondation Clinton et fidèle complice de sa mère Hillary lors de la dernière campagne présidentielle américaine, dans les pages du magazine Vogue.Je voulais raconter la vie de femmes qui, à leur manière, dans leur domaine respectif, ont été des activistes.Il est dif fi- cile pour la plupart d\u2019entre nous d\u2019imaginer ce que l\u2019on ne peut pas voir.Avec She Persisted, j\u2019espère ainsi combler ce vide dans l\u2019imaginaire des jeunes lectrices, en leur montrant ce qu\u2019il est possible de faire, peu importe leurs rêves.» Hillary Clinton ne fait pas l\u2019objet d\u2019un des portraits qui composent cette courtepointe dédiée à l\u2019affirmation sociale et professionnelle de 13 femmes.Mais la politicienne, qui n\u2019a pas atteint la Maison-Blanche en novembre dernier, y fait toutefois une apparition subtile, en étant facilement reconnaissable dans son tailleur rouge, au cœur d\u2019un élément du décor des premières pages du bouquin qui s\u2019ouvre sur le destin atypique et déterminé de Harriet Tubman.Rappel des faits : cette esclave en résistance contre sa condition est devenue la figure emblématique du Chemin de fer clandestin (Underground Railroad), réseau d\u2019émancipation d\u2019esclaves des États du Sud vers ceux du Nord entre 1830 et 1860.On l\u2019a surnommé la « Moïse noire ».Une des lignes de ce réseau, la ligne Champlain, a d\u2019ailleurs conduit plusieurs de ces esclaves vers la liberté à\u2026 Montréal.Le court texte du livre, qui résume la vie de cette femme d\u2019exception en 50 mots, n\u2019en fait toutefois pas mention.Sous les illustrations d\u2019Alexandra Boiger, Chelsea Clinton redonne vie à la journaliste Nellie Bly, « devenue reporter en partie parce qu\u2019un homme lui avait dit qu\u2019une femme au travail était une monstruosité», tout comme à Virginia Apgar, cette anesthésiste américaine qui a persisté dans sa quête pour devenir médecin dans un milieu d\u2019hommes qui a tout fait pour l\u2019en dissuader.La danseuse de ballet Maria Tallchief, première Amérindienne à devenir première ballerine, Helen Keller, première femme aveugle et sourde à décrocher un diplôme universitaire, la syndicaliste Clara Lem- lich, la sprinteuse Florence Griffith Joyner ou encore l\u2019égérie du petit écran américain Oprah Winfrey, que sa famille destinait à un métier d\u2019aide familiale, font également partie de cette œuvre qui érige la persévérance en lieu de pouvoir et qui, la semaine dernière, est arrivé au cinquième rang du palmarès des ventes de livre, catégorie « récit », du Washington Post.She Persisted : le titre de l\u2019album n\u2019est d\u2019ailleurs pas anodin puisqu\u2019il fait référence au geste posé par la politicienne Elizabeth Warren en février dernier en marge d\u2019un débat au Sénat sur la nomination controversée de Jeff Sessions au poste de procureur général des États-Unis par Donald Trump.La sénatrice démocrate avait voulu lire en Chambre un texte de la veuve de Martin Luther King, Coretta Scott King, pour dénoncer l\u2019accession du sénateur de l\u2019Alabama, rattrapé par ses déclarations racistes, à ce prestigieux poste.La majorité républicaine l\u2019en avait empêché, forçant Mme Warren à faire cette lecture en ligne dans une vidéo vue par plus de 5 millions d\u2019inter- nautes.La chose a induit l\u2019apparition en ligne du mot-clic #ShePersisted pour souligner sa détermination à briser le silence qu\u2019on a cherché à lui imposer.« Un jour, quelqu\u2019un va probablement vous dire non, va vous demander de vous taire et pourrait même vous dire que vos rêves ne sont pas réalisables, expose Chelsea Clinton en guise d\u2019introduction à son livre.Ne l\u2019écoutez pas ! » Hasard des calendriers, le livre de la fille de l\u2019ancien président américain et de l\u2019ex-candi- date démocrate à la présidence sort dans les librairies, dans sa version anglaise uniquement pour le moment, un mois à peine après le lancement du livre d\u2019une autre fille de président, Ivanka Trump.Women Who Work : Rewriting the Rules for Success (Penguin Books) (Femmes au travail : réécrire les règles du succès) \u2014 c\u2019est son titre \u2014 est un guide de conseils pour concilier travail, famille et vie de femme.Le bouquin, qui n\u2019a pas été traduit en français à ce jour, a été qualifié unanimement à sa sortie de « féminisme de façade » par la critique américaine.L\u2019exercice littéraire de Mme Clinton, mère de deux enfants, n\u2019est pas sans rappeler celui réalisé en 2011 par l\u2019ex-président américain Barack Obama dans Lettres à mes filles (La Marti- nière).L\u2019album illustré dressait lui aussi le portrait de 13 figures historiques inspirantes, selon lui.Helen Keller en faisait par tie, aux côtés d\u2019Albert Einstein, d\u2019Abraham Lincoln, de Neil Armstrong, de Martin Luther King ou de Sitting Bull.Pour ne citer qu\u2019eux.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CLINTON comme nous tous avons besoin de temps pour réfléchir à l\u2019avenir, calmement et sereinement.» La réflexion l\u2019a amené à refuser l\u2019offre qui lui avait été faite.Le chef, qui dirigeait jeudi soir à Pierrefonds un concert au profit des sinistrés des inondations, se refusant à tout commentaire, il est impossible de connaître si c\u2019est une analyse de fond ou une mésentente contractuelle qui l\u2019a amené à trancher défavorablement.Une séparation amiable L\u2019OSM, par la voix de sa directrice générale, Marie-Josée Desrochers, insiste auprès du Devoir sur l\u2019aspect pacifique de cette séparation amiable.Non seulement Kent Nagano accomplira ses trois ans de contrat restants de manière tout à fait régulière, mais en plus, une relation cordiale se dessine pour la suite.Le communiqué diffusé comporte d\u2019ailleurs une déclaration de Lucien Bouchard, président du conseil d\u2019administration de l\u2019OSM, dans laquelle on peut lire : « Nous avons l\u2019intention de poursuivre la relation avec Maestro Nagano à l\u2019issue de son mandat, dans trois ans, afin que le public et nous tous puissions garder un lien avec le chef d\u2019orchestre qui aura, ultimement, passé 16 années mémorables à Montréal.» Kent Nagano lui-même s\u2019inscrit dans cette continuation, à laquelle il réserve sa seule déclaration : « Après une décennie et demie passée en tant que directeur musical, il semble normal d\u2019entamer une transition qui changera la nature de notre relation et nous avons amorcé des discussions créatives concernant la direction vers laquelle cela pourrait nous mener.Le XXIe siècle demeure un temps de prospérité, de grande créativité et d\u2019innovation pour toute notre organisation et pour la ville de Montréal et nous avons encore de nombreux objectifs à atteindre et plusieurs projets à réaliser.» Un legs important Lucien Bouchard reconnaît que Kent Na- gano, arrivé en poste en 2006, va « laisser une empreinte indélébile sur l\u2019institution », et on ne peut que lui donner raison.Dès sa nomination en 2004, le chef américain s\u2019est mis à la recherche de l\u2019ADN de Montréal et du Québec, multipliant les projets mettant l\u2019OSM au centre de la vie culturelle.L\u2019OSM au Stade olympique, l\u2019OSM accueillant les familles à la Virée classique, l\u2019OSM se produisant au Centre Bell avec les légendes des Canadiens de Montréal, l\u2019OSM à la SAT, l\u2019OSM dans des contes de Noël racontés par Fred Pellerin et, plus récemment, la musique pour les enfants défavorisés de Montréal-Nord : cette diversification a replacé l\u2019orchestre dans la vie de la cité.Ce faisant, et dès son arrivée, Kent Nagano a été un catalyseur provoquant enfin l\u2019étincelle de la décision de la construction d\u2019une vraie salle de concert symphonique.Le chef a aussi multiplié les contacts dans le milieu de l\u2019audiovisuel, sécurisant des accords d\u2019enregistrements avec Analekta, Sony, ECM et, ultimement, un retour chez Decca, mais aussi des captations vidéo pour Medici.tv comme pour la chaîne du câble Mezzo.Sur le plan musical, même si l\u2019identité musique française et musique du XXe siècle demeure attachée à l\u2019orchestre pour toujours, Kent Nagano a élargi l\u2019expertise de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal dans divers répertoires, notamment germanique (Beethoven, Bruckner, Mahler), au point de se produire à Vienne en tournée dans la 7e symphonie de Gustav Mahler.Désormais, l\u2019OSM devra engranger un processus de sélection.Un comité sera sans doute formé à cet effet.Le temps presse, car comme nous l\u2019avions analysé en avril 2016 dans notre cahier Perspectives, l\u2019institution a manqué jusqu\u2019ici à se donner une palette d\u2019options crédibles.Le choix des chefs invités de la saison 2018-2019 sera crucial, sous peine, comme l\u2019Orchestre de Philadelphie jadis, avec Charles Du- toit, ou l\u2019Orchestre symphonique de Toronto, il y a quelques semaines avec Andrew Davis, de devoir s\u2019acheter deux ans de répit dans la recherche d\u2019un nouveau directeur musical en nommant un «vieux sage » à titre temporaire, le temps de bien faire le travail\u2026 Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 NAGANO argué le ministre, en conférence téléphonique depuis Bruxelles, où il participait à une réunion des ministres de la Défense des pays membres de l\u2019OTAN.Pas question donc de reprendre ce débat aux Communes lorsque les travaux reprendront à l\u2019automne.«Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que M.Trudeau n\u2019a pas joué franc-jeu avec les Canadiens, a aussitôt dénoncé le chef du NPD, Thomas Mul- cair.On était encore en session [parlementaire] il y a quelques jours.Il savait parfaitement bien qu\u2019il avait l\u2019intention de reconduire ce qui est devenu de toute évidence une mission de combat en Irak.» Une critique partagée par le conservateur Pierre Paul-Hus.Les libéraux «ont toujours joué les grands apôtres de la transparence, mais il n\u2019y a aucun débat, aucun vote en Chambre », a-t-il déploré à son tour, à l\u2019instar du Bloc québécois.Pourtant, la tradition des dernières années voulait que le gouvernement permette aux élus de discuter puis de voter sur le déploiement de troupes canadiennes lors de conflits étrangers.Stephen Harper avait soumis aux Communes le prolongement des missions canadiennes en Libye en 2011, puis en Irak \u2014 lorsque le déploiement a été bonifié et étendu à la Syrie en 2015.Lors de la guerre en Afghanistan, l\u2019ancien premier ministre avait permis un débat pour les premières prolongations de la mission.Mais en 2010, M.Harper n\u2019avait pas confié à la Chambre basse sa dernière prolongation jusqu\u2019en 2014.Reste qu\u2019aux yeux de Thomas Mulcair, «M.Harper respectait [la tradition] plus que Justin Trudeau».«Ce n\u2019est pas juste l\u2019opposition, c\u2019est les Canadiens au complet qui sont tenus dans la noirceur», estime aussi Pierre Paul-Hus.D\u2019autant plus que la mission ne restera pas identique.À l\u2019heure actuelle, environ 200 membres des forces spéciales sont déployés dans le nord de l\u2019Irak et 600 autres soldats sont sur le terrain.La nouvelle mouture de la mission pourra compter 30 soldats de plus.Ce sera au chef d\u2019état-major de la Défense, le général Jonathan Vance, de déterminer s\u2019il modifie la répartition des 850 troupes qui pourront être envoyées, a-t-on indiqué au bureau du ministre Sajjan sans préciser si le nombre de forces spéciales serait augmenté.«Cette prolongation inclut l\u2019autorité d\u2019offrir de l\u2019instruction à de nouveaux partenaires potentiels au sein des Forces de sécurité irakiennes », mentionne en outre le communiqué de presse du ministre.Outre les forces kurdes, les Irakiens pourront désormais rejoindre les rangs des élèves des Canadiens.L\u2019annonce discrète du gouvernement survient alors que le déploiement canadien faisait déjà l\u2019objet de critiques, après que l\u2019armée eut révélé qu\u2019un tireur d\u2019élite canadien avait abattu un djihadiste à 3,5 km de distance.Ce qui a fait dire à l\u2019opposition qu\u2019il s\u2019agit maintenant d\u2019une mission de combat, et non plus simplement d\u2019entraînement.Justin Trudeau assurait mardi que le mandat n\u2019avait pas changé, disant que les forces canadiennes avaient le droit et le devoir de se défendre et de défendre leurs alliés.« On peut observer des menaces d\u2019une bonne distance», a noté à son tour le ministre jeudi en assurant que les règles d\u2019engagement de l\u2019armée canadienne n\u2019ont pas changé.Mais il a refusé de préciser à combien de reprises les soldats canadiens ont échangé des tirs avec les dji- hadistes depuis un an.« Je ne ferai pas comme l\u2019ancien gouvernement [conservateur] l\u2019a fait, en faisant une annonce chaque fois qu\u2019on échange des tirs pour marquer des points politiques », a martelé le ministre Sajjan à la question qui lui a été posée à plus d\u2019une reprise.La Défense refuse, depuis que la mission est passée à l \u2019of fensive en accompagnant les troupes locales plus souvent à la ligne de front, de révéler la fréquence des échanges de tirs avec l\u2019ennemi.L\u2019armée n\u2019a pas tenu de séance d\u2019information pour l\u2019ensemble des médias depuis janvier.Une première prolongation de la mission, en mars dernier, s\u2019était aussi faite par voie de communiqué.Pour y faire quoi?Le conservateur Pierre Paul-Hus s\u2019interroge en outre quant au mandat de la mission, puisque la ville de Mossoul aurait presque été entièrement libérée.« C\u2019est quoi, la prochaine étape, une fois que Mossoul va être libérée ?L\u2019Irak va être pas mal repris.Il se passe quoi après ?On est là deux ans, on va faire quoi ?» s\u2019est demandé l\u2019ancien militaire devenu député.Le bloquiste Michel Boudrias s\u2019inquiète que l\u2019armée canadienne soit en train de s\u2019embourber.Et il ne s\u2019étonne pas de voir changer le rôle du Canada sur le terrain, ayant lui-même fait du « mentorat opérationnel » en Afghanistan en 2010-2011.«On n\u2019est pas en zone sécurisée.Donc oui, nos troupes sont à risque.Que l\u2019on ne nous fasse pas croire le contraire.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MISSION RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Sur cette photo prise en février 2017, on voit des membres des forces spéciales de l\u2019armée canadienne discuter avec des combattants peshmergas dans le nord de l\u2019Irak.La mission canadienne dans ce pays est prolongée de deux ans, a annoncé le gouvernement canadien par voie de communiqué."]
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