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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-07-15, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD\u2019HUI Le Monde \u203a Triste 14 juillet.Nice et la France ont rendu hommage aux 86 victimes de l\u2019attentat de la promenade des Anglais perpétré un an plus tôt.Page C 5 Avis légaux.A 6 Météo.C 5 Décès.C 7 Mots croisés.B 6 Petites annonces .C 7 Sudoku.B 6 V O L .C V I I I N o 1 5 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Quelques arpents de lacs Le lac laboratoire Page A 3 Parentés atlantiques Partie de Langres\u2026 Page B 3 ?w w w .l e d e v o i r .c o m La langue de Molière a-t-elle des limites qui ouvrent la porte aux emprunts ?Cet été, Le Devoir se penche sur certains mots anglais récents de plus en plus utilisés en français et qui n\u2019ont pas trouvé d\u2019équivalent juste dans notre langue.Au- jourd\u2019hui : twerk.COMMENT LE DIRE ?Dansez-vous le twerk ?Miley Cyrus a popularisé le genre et contribué à répandre le mot RICH FURY AGENCE FRANCE-PRESSE Miley Cyrus lors d\u2019une performance en Californie JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quelque 380 bernaches ont été capturées dans les enclos pour l\u2019opération de baguage sur les îles de Varennes.À la chasse aux bernaches Une équipe de recherche capture les grands oiseaux pour leur passer la bague\u2026 à la patte S A R A H R .C H A M P A G N E U n nouveau centre de détention de l\u2019immigration de 5200 m2 sera construit à Laval.Ottawa dépensera 56,1 millions de dollars au Québec pour maintenir sa capacité à détenir des immigrants et des demandeurs d\u2019asile, malgré une volonté affichée de trouver des solutions de rechange à la détention et une baisse du nombre de personnes détenues l\u2019an dernier.Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait annoncé en août 2016 des investissements de 138 millions de dollars dans le système de détention en immigration.Il avait alors précisé que cette somme servirait surtout à la modernisation des centres de Laval et de Vancouver.L\u2019on apprend maintenant que le futur centre, qui doit être achevé d\u2019ici 2020, aura une capacité de 121 lits.Le centre actuel de Laval contient entre 109 et 144 personnes, capacité qui diffère si l\u2019on se fie au site Web de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ou au chiffre habituellement cité.Ottawa a donc décidé de maintenir la capacité du centre de détention, malgré une baisse du nombre de détenus en 2016-2017 par rapport aux années précédentes.Le nombre global d\u2019immigrants détenus par l\u2019ASFC a diminué de 5 % l\u2019an dernier.Il est passé de 6596 pour l\u2019exercice 2015-2016 à 6251 personnes, dont 162 enfants.Au Québec, ce sont 1028 personnes qui sont passées en majorité par le centre de détention de Laval.La confirmation d\u2019un nouveau centre aussi grand que l\u2019actuel déçoit Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR).« On voudrait voir moins de détention.Ce qui est décevant en plus, dans cet appel d\u2019offres, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas été consultés sur les critères exigés », déplore-t-elle.« Je partage la préoccupation qu\u2019un investissement dans un nouveau centre risque de mainte- IMMIGRATION Un nouveau centre de détention à Laval en 2020 GRANDEUR NATURE S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L a ballerine classique monte sur ses pointes de pied.Dans le ka- thakali, la danse se fait avec une gestuelle des mains hyperco- dée.Les danseurs irlandais se tiennent le corps bien droit, les bras tendus, en serrant les poings.Leur énergie endiablée se concentre dans les jambes.Et dans le twerk, ce sont les hanches et les fesses qui s\u2019activent, dans un licen- VOIR PAGE A 8 : TWERK J E S S I C A N A D E A U T rois bateaux encerclent l\u2019île Saint-Patrice.Aux commandes sur son Zodiac, Francis donne le feu vert pour le débarquement de Catherine et de Jeanne, qui se lancent à l\u2019assaut, courant dans les grandes herbes tels des chiens de berger pour rabattre les bernaches effrayées vers l\u2019eau.Les deux autres bateaux encadrent le troupeau pour les ramener vers les filets.Arrivant par-derrière, Paul apporte la touche finale et pousse les bernaches dans l\u2019enclos sur l\u2019île voisine.La récolte du matin a été bonne : 380 bernaches.Séparées en petits groupes dans les enclos, les bernaches se démènent, se lancent dans les filets, grimpent les unes sur les autres en faisant d\u2019étranges bruits de serpent.Elles battent des ailes, en vain.« Les jeunes n\u2019ont pas encore la capacité de voler et les adultes sont en mue, ils perdent toutes leurs plumes et ne peuvent donc pas voler pendant à peu près trois semaines.On profite de cette période pour les baguer », explique Jean-François Giroux, professeur au dé- par tement des sciences biologiques de l\u2019UQAM et responsable de l\u2019étude longitudinale des bernaches sur les îles de Varennes.Ils sont une douzaine sur l\u2019île Masta : le professeur, son assistant, des étudiants à la maîtrise, des bénévoles et des représentants d\u2019Environnement Canada et du Service canadien de la faune.Ils ont installé des tentes d\u2019ombrage au-dessus des enclos et étalé du foin au sol pour que les bernaches soient plus confortablement installées.Une par une, les bêtes sont inspectées : sexe, poids, longueur du bec, de la tête et de la tarse.On installe des bagues et des Le Devoir vous transporte cet été sur le terrain en compagnie de chercheurs qui profitent de la belle saison pour recueillir observations et données.Dans une série épisodique, Grandeur nature s\u2019immisce dans la sphère de ceux qui font la science au jour le jour.Au- jourd\u2019hui, les bernaches des îles de Varennes.VOIR PAGE A 8 : BERNARCHES Livres Toute l\u2019humanité sur une civière Page C 1 VOIR PAGE A 8 : IMMIGRATION 70 % Du 13 au 18 juillet Jusqu\u2019à 70 % de rabais Solde d entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt Solde d\u2019entrepôt à Mirabel Durant notre vente d\u2019entrepôt, visitez nos succursales de Montréal, du Quartier DIX30 et de Québec, et profitez de rabais allant jusqu\u2019à 50 %.jardindeville.com Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasins.12400 rue de l\u2019Avenir Mirabel Québec J7J 2J1 450 435 6046 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 M A R I E - L I S E R O U S S E A U Une cycliste de 41 ans a perdu la vie vendredi après avoir été frappée par un camion à benne basculante de 12 roues, dans le quartier Rosemont, à Montréal.Ce deuxième accident mortel de l\u2019année impliquant un cycliste dans la métropole ravive le débat sur la place des véhicules lourds en ville.Le drame est survenu vers 9h25, lorsque le camion, qui circulait en direction est sur la rue Bé- langer, a fait un virage vers le sud pour emprunter la 6e Avenue.La cycliste circulait parallèlement au camion sur la rue Bélanger.«Elle était possiblement dans l\u2019angle mort du camionneur», a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Jean-Pierre Brabant.Le décès de la victime a été constaté dès l\u2019arrivée des services d\u2019urgence.Le chauffeur du véhicule, un homme de 49 ans, a été transporté à l\u2019hôpital pour choc nerveux.Il devait être interrogé par les enquêteurs en soirée, a avisé M.Brabant.Une enquête a été ouverte afin de connaître les causes de ce tragique accident.« Il semble que rien d\u2019illégal n\u2019aurait été commis, il s\u2019agirait plutôt d\u2019un malheureux concours de circonstances», a déclaré le porte-parole du SPVM.Le camion n\u2019avait aucune défectuosité et sa visibilité interne était « très bonne », rapporte le porte-parole de Contrôle routier Québec, Félix Santerre.On ne sait pas si le véhicule était muni de miroirs convexes.Si la famille de la victime le permet, un vélo fantôme \u2014 entièrement peint en blanc \u2014 sera installé au cours des prochains jours sur les lieux du drame à la mémoire de la cycliste, a fait savoir Vélo fantôme Montréal.Les camions remis en question «C\u2019est alarmant de voir qu\u2019un poids lourd est impliqué dans quasiment chaque décès de cycliste à Montréal», déplore la porte-parole de Vélo Québec, Magali Bebronne.Ce drame ravive le débat sur la cohabitation entre les usagers de la route à Montréal.Selon Vélo Québec, il faut remettre en question la place des camions en ville.«Il semble que l\u2019industrie du camionnage ne veut pas faire partie de la solution», avance Mme Bebronne.Un reproche que n\u2019en peut plus d\u2019entendre le président de l\u2019Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux, qui assure collaborer pleinement pour une meilleure cohabitation.«L\u2019industrie s\u2019ajuste.Un très fort pourcentage de nos camions ont des miroirs convexes et on fait de la sensibilisation sur les angles morts», indique M.Cadieux, précisant que le véhicule impliqué vendredi n\u2019est pas représenté par son association.À son avis, il serait irréaliste d\u2019interdire la circulation des camions en ville, comme le proposent certains groupes de défense de cyclistes.Il ajoute que des mesures suggérées par ces associations ne feraient qu\u2019entraîner d\u2019autres problèmes.«On nous a demandé de circuler la nuit, mais les gens ne veulent pas se faire réveiller par des camions dans leur ruelle», cite en exemple M.Cadieux.L\u2019Association du camionnage prône plutôt une meilleure cohabitation routière.Tout comme Vélo Québec, elle recommande d\u2019améliorer les aménagements cyclables de Montréal.Vision Zéro Tous les yeux sont désormais tournés vers la Ville de Montréal, dont le plan d\u2019action Vision Zéro est attendu d\u2019ici la fin de l\u2019été.En septembre 2016, elle a adhéré aux principes de Vision Zéro, une approche inspirée de la Suède qui signifie qu\u2019une ville ne tolère aucun décès sur la route.La Commission des transports de la Ville a formulé 30 recommandations au printemps, après avoir mené des consultations publiques.Elle suggère de prioriser les usagers les plus vulnérables de la route.«Nous sommes en train d\u2019étudier la faisabilité des recommandations», affirme l\u2019élu responsable des transports au comité exécutif de la Ville de Montréal, Aref Salem, qui promet de déposer le plan d\u2019action d\u2019ici la fin de l\u2019été.Par ailleurs, la réforme du Code la sécurité routière du Québec, promise en 2014, est toujours attendue.« Le dépôt des documents finaux se fera au début de la prochaine session parlementaire», a fait savoir une porte-parole du ministère des Transports vendredi.Le Devoir Une autre cycliste frappée mortellement par un camion dans Rosemont ANDREI TILIN/CC Tout l\u2019été, Le Devoir navigue en eau douce et propose des portraits de lacs emblématiques du Québec.Aujourd\u2019hui : le lac Hertel, objet d\u2019observations scientifiques depuis des décennies.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le tragique accident est sur venu sur la rue Bélanger, à l\u2019intersection de la 6e Avenue.S T É P H A N E B A I L L A R G E O N S i le lac Hertel était un animal, ce serait une souris de laboratoire.Ou un autre organisme modèle propice aux expérimentations.Un cochon d\u2019Inde peut-être.Les premières études scientifiques ont été réalisées en 1859.Le frère Marie-Victorin a ensuite arpenté les sous-bois riches de 600 espèces de plantes (dont certains arbres vieux de 500 ans) et de 220 espèces fauniques.Le lac Hertel, perché au sommet du mont Saint-Hi- laire, au cœur de la réserve naturelle Gault, appartient à l\u2019Université McGill depuis bientôt 60 ans.Ce sanctuaire naturel, reconnu par l\u2019UNESCO, a servi de référence à plus de 400 articles scientifiques, à une trentaine de livres ou de chapitres de livres et à une centaine de thèses de doctorats ou de maîtrise.« Par hectare, nous avons certainement le record du nombre de publications scientifiques dans le monde.Franchement, je ne connais pas de lieu semblable si près d\u2019une métropole », dit Virginie Millien, directrice de la réserve naturelle Gault, en se tournant vers le paysage féerique.La crête du mont entièrement couverte de feuillus et de conifères ceinture et protège le petit lac comme les rebords d\u2019un grand chaudron rempli d\u2019eau.Un quai se laisse deviner dans une boursouflure.Comme tout le reste ici, il sert aux savants.Mme Millien vient d\u2019être nommée à la direction la réserve.Elle est aussi conservatrice des collections de sciences naturelles du Musée Redpath de l\u2019Université McGill, où elle enseigne par ailleurs l\u2019écologie, la biologie évolutive et la paléobiologie.La professeure explique que le mont Saint- Hilaire est une des dix collines montérégiennes (mons regius veut dire « mont royal »), alignées sur une distance d\u2019environ 90 km en Montéré- gie et en Estrie.Comme les autres inselbergs, elle a été formée par une montée de magma au Crétacé, il y a environ 125 millions d\u2019années.La montagne abrite une quarantaine de minéraux exclusifs à la région.Les glaciers ont ensuite arraché une partie de la calotte friable et creusé des dépressions.La mer de Champlain, en se retirant, a laissé l\u2019eau du lac renouvelé par le ruissellement naturel.Chacune des sœurs montérégiennes possède son lac.La forêt qui entoure le Hertel n\u2019a jamais été coupée: ni avant la Conquête ni après.Un legs Le trésor naturel du mont Saint-Hilaire a été en possession du brigadier général Andrew Hamilton Gault (1882-1958) pendant des décennies.Diplômé de Bishop et de McGill, riche héritier de la famille des «rois du coton», il achète les 890 hectares montérégiens en 1913 à la famille Campbell, qui les tient elle-même des seigneurs Hertel depuis 1844.Il forme quelques mois plus tard un bataillon, à ses frais, pour participer à la Première Guerre mondiale où il perd la jambe gauche.Établi en Angleterre, il se fait élire aux Communes puis reprend du service militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale, dans les rangs canadiens.Le militaire Gault rentre au Québec en 1945.L\u2019aventurier, pionnier de la conservation, y défend farouchement, jusqu\u2019à sa mort, sa propriété mon- térégienne contre les projets d\u2019exploitation minière.Le legs à l\u2019université du domaine intact («le mont Saint-Hilaire, le plus précieux de mes biens») spécifie qu\u2019il faut préserver « sa beauté et ses charmes pour les générations futures».Mission accomplie.La réser ve naturelle Gault, accrue d\u2019une centaine d\u2019hectares depuis la légation, se trouve en fait coupée en deux : d\u2019un côté, une zone accessible au public avec un réseau de sentiers ; d\u2019un autre côté, un espace de conservation exclusif, avec un accès limité aux chercheurs.La réser ve naturelle Gault accueille environ 350 000 visiteurs par année à 7 $ par adulte.«L\u2019argent des guichets nous sert à préserver le site », explique David Maneli, responsable des sciences et des communications de la réserve, qui travaille à un nouveau plan de diffusion et de vulgarisation des activités scientifiques sur le Web qui verra le jour à l\u2019automne.«Nous ne sommes pas un parc provincial et les visiteurs viennent ici pour contempler la nature, pas pour des activités sportives.» Des recherches L\u2019ancienne résidence du brigadier général, en pierres des champs, demeure la seule aux abords du plan d\u2019eau.Elle sert maintenant aux universitaires pour la gestion du domaine, mais aussi pour un tas de réunions, de colloques ou de sessions de travail.Il y a quelques autres bâtisses sur le site, notamment des chambrettes pour recevoir les chercheurs et, depuis peu, une étrange installation comprenant un laboratoire, un bassin tirant son eau du lac situé à un kilomètre et 96 cuves de plastique de 1000 litres chacune.Le tout constitue le Grand Rassemblement expérimental des étangs (Large Experimental Array of Ponds, ou LEAP, qui veut aussi dire «saut »).Le tout reproduit et gonfle les fameuses petites plaques à 96 minuscules puits largement utilisés en biologie moléculaire.Ces mésocosmes (de taille moyenne par rapport aux microcosmes) fournissent des espaces semi-contrôlés où les expérimentateurs font varier des paramètres pour ensuite étudier la réaction des algues, des bactéries, du zooplancton, bref de tout ce qui grouille et vit normalement dans un lac.L\u2019an dernier, le LEAP a servi à étudier les effets sur les macrophytes (les algues) et divers planctons de deux herbicides.Les chercheurs ont découvert un effet pervers du produit qui, en relâchant du phosphore dans l\u2019eau, finit par stimuler la croissance des plantes aquatiques.«Personne ne le dit, mais à long terme, les herbicides qui se retrouvent dans les lacs peuvent contribuer à la prolifération des algues, explique le postdoctorant Vincent Fugère, rencontré autour du LEAP.Et nous avons montré que les algues profitent rapidement des perturbations de leur milieu de vie.» Lui-même est bien prêt à le répéter, mais pas pour décider s\u2019il faut ou non continuer à utiliser ce genre de fer tilisant.« Le militant pourra choisir son interprétation», dit-il.La directrice Millien rebondit sur cette distinction entre le savant et le politique.« Notre rôle est de dif fuser l\u2019information, explique-t-elle.Beaucoup de nos recherches visent à comprendre les ef fets des importantes transformations qui font que le climat se réchauffe ou que les océans s\u2019acidifient.» L\u2019acidification est le sujet de la recherche de cet été de M.Fugère et son équipe de jeunes chercheurs de la réserve naturelle Gault et du lac Hertel.Paradoxalement, le vieux domaine préservé, choyé et chouchouté, avec son lac cobaye, sert donc à étudier l\u2019impact des activités humaines (notamment des changements climatiques) sur l\u2019habitat et la vie.Le Devoir QUELQUES ARPENTS DE LACS Hertel, le lac laboratoire Ce joyau naturel est protégé par l\u2019Université McGill GOOGLE EARTH Deux vues sur le lac Hertel : sur terre et à partir d\u2019un satellite, au creux du mont Saint-Hilaire.Fiche signalétique Le lac tire son nom de la famille Hertel qui reçoit la seigneurie de Rouville le long du Richelieu de Louis XIV en 1694.Le lac Hertel est situé sur le mont St-Hilaire, à environ 35 km au sud-est de Montréal.La rivière Richelieu coule en contrebas.Le plan d\u2019eau situé à 173 mètres au-dessus du niveau de la mer s\u2019étend sur 30 hectares, à une profondeur moyenne de 5 m et de 8 m au maximum.Un barrage datant de 1768 a longtemps servi à réguler le débit actionnant un moulin.Il a été reconstruit en 2011 pour rendre l\u2019écosystème le plus naturel possible, l\u2019évacuateur de crue laissant le libre passage aux poissons.Un castor s\u2019acharne, en vain, à le bloquer.L\u2019eau pure du lac a servi pendant plus d\u2019un siècle, jusqu\u2019en 2005, à alimenter des villes de la vallée.La montagne et son lac stimulent les interprétations ésotériques depuis des décennies.D\u2019ailleurs, le mont St-Hilaire ressemble assez à la Devil\u2019s Tower du film Rencontre du troisième type de Steven Spielberg, racontant le contact entre humains et extraterrestres.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 A L E X A N D E R P A N E T T A à Providence, Rhode Island L e gouvernement canadien a obtenu ce qu\u2019il souhaitait, cette semaine, lors de rencontres avec des représentants des États-Unis : une réaffirmation claire de républicains importants qui souhaitent que l\u2019Accord de libre-échange nord- américain (ALENA) survive.Ces messages rassurants sur viennent quelques jours seulement avant que le gouvernement américain fasse connaître ses positions en vue des négociations sur l\u2019ALENA \u2014 négociations qui doivent débuter le mois prochain.Ces pourparlers pourraient se faire sous les menaces sporadiques du président Donald Trump de déchirer l\u2019accord entre les trois pays.Ces signaux ont été transmis non seulement de la par t de gouverneurs d\u2019États, qui sont réunis au Rhode Island pour leur rencontre annuelle, mais aussi de la part du vice-président américain, Mike Pence.Dans un discours, ce dernier a promis une approche de collaboration.Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui était dans la pièce, a applaudi les déclarations du vice-président.« Nous allons moderniser l\u2019ALENA en fonction du XXIe siècle, afin qu\u2019il soit un accord bénéfique pour tous nos partenaires commerciaux en Amérique du Nord», a dit Mike Pence.«Laissez-moi vous rassurer: les États-Unis et le Canada ont déjà bâti une relation for te sous le règne de ces deux leaders, a-t-il poursuivi.Nous sommes reconnaissants pour le leadership du premier ministre [\u2026] le président Trump sait que toute relation de commerce peut être améliorée et nous sommes impatients d\u2019orienter l\u2019ALENA vers le futur.» Trudeau satisfait Justin Trudeau est devenu le premier dirigeant étranger à prendre la parole lors de la rencontre annuelle des gouverneurs \u2014 le résultat de longs mois de tractations auprès de 11 gouverneurs d\u2019États clés pour encourager la discussion sur l\u2019ALENA.«Créer de nouvelles barrières commerciales, ajouter davantage d\u2019obligations de contenus locaux, donner un accès plus privilégié à des acteurs locaux pour des contrats gouvernementaux n\u2019aide pas les familles de la classe moyenne à long terme, ni à moyen terme», a déclaré Justin Trudeau dans un discours.Le premier ministre s\u2019est dit satisfait de la réponse reçue.Réactions des gouverneurs Le gouverneur républicain du Kentucky, Matt Bevin, a nié la possibilité que son pays puisse imposer des barrières commerciales, telles qu\u2019une taxe à la frontière comme le suggère Washington.Pour sa part, le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, est sorti de la rencontre en reconnaissant les dif férends entre les deux pays quant aux politiques sur les produits laitiers, tout en réfutant l\u2019idée que tout irritant pourrait entraîner le démantèlement de l\u2019ALENA.M.Walker a déclaré aux journalistes que « l\u2019accord a besoin d\u2019être amélioré », ajoutant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un traité « vieux de deux décennies » et qu\u2019il y a toujours une façon d\u2019améliorer les choses.Besoin d\u2019alliés La délégation canadienne était dirigée par Justin Trudeau.Au cours de la journée, le premier ministre a rencontré les gouverneurs du Kentucky, du Wisconsin, du Rhode Island, de l\u2019Iowa et du Colorado, en plus de discuter avec le vice-président Mike Pence.Les représentants canadiens affirmaient que l\u2019objectif à long terme était de créer des relations qui seront utiles, advenant la possibilité que le Canada ait besoin d\u2019alliés qui se positionnent en faveur de l\u2019ALENA.La première ministre de l\u2019Ontario, Kathleen Wynne, la ministre des Relations internationales du Québec, Christine St-Pierre, le ministre des Transpor ts de la Nouvelle- Écosse et des sénateurs étaient notamment parmi la délégation au Rhode Island.« Nos discussions ici ont un but : le libre-échange et les rené- gociations de l\u2019ALENA, a dit Christine St-Pierre.Il s\u2019agit d\u2019un exercice de relations publiques pour convaincre nos partenaires de l\u2019importance des échanges.» La Presse canadienne RELATIONS ÉCONOMIQUES ALENA: Pence se montre rassurant À la recherche d\u2019alliés, Trudeau rencontre des gouverneurs américains RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau a dirigé une délégation canadienne en visite à la rencontre annuelle des gouverneurs américains, vendredi, au Rhode Island.Le premier ministre a ainsi eu l\u2019occasion de s\u2019entretenir avec le vice-président américain, Mike Pence.J O R D A N P R E S S à Ottawa L a culture d\u2019entreprise du Ser vice canadien du renseignement de sécurité est remise en question en raison d\u2019allégations selon lesquelles la direction entretiendrait des préjugés envers ses employés musulmans, qui sont considérés comme « essentiels » à la mission du SCRS, mais qui ne bénéficient pas de la confiance et du respect de l\u2019agence.Ces allégations sont comprises dans une demande déposée en Cour fédérale, jeudi, par cinq employés du SCRS, qui poursuivent l\u2019agence pour la somme de 35 millions .La poursuite indique que du harcèlement, de l\u2019intimidation et de « l\u2019abus d\u2019autorité » sont monnaie courante au sein du SCRS et que les patrons tolèrent ce type de comportement.La poursuite repose sur l \u2019expérience de cinq employés qui ne peuvent être légalement identifiés dans le document.Les employés affirment que le harcèlement vécu au fil des ans leur a notamment fait développer des dépressions et de l\u2019anxiété.Tous ne sont plus en mesure de travailler.La poursuite mentionne également que les plaintes concernant des compor te- ments inappropriés sont rejetées du revers de la main, que les minorités sentent ne pas avoir la confiance des patrons et que l\u2019avancement professionnel est fondé sur la personnalité, plutôt que sur le mérite.Les documents de cour suggèrent aussi que les relations amoureuses aident à obtenir une promotion.Aucune des allégations n\u2019a encore été prouvée en cour.Cette poursuite pourrait devenir un problème pour les libéraux de Justin Trudeau, qui ont promis d\u2019agir contre le harcèlement et la discrimination au sein de l\u2019armée et de la GRC.Dans une déclaration, le directeur du SCRS, David Vi- gneault, a affirmé que l\u2019agence ne tolère pas le harcèlement, la discrimination ou l\u2019intimidation en aucune circonstance, ce qui est reflété dans le code de conduite des employés.M.Vigneault a martelé que toute allégation de comportement inapproprié est prise au sérieux.Allégations Une femme, identifiée sous le nom de Bahira, af firme qu\u2019un collègue ne lui a pas parlé pendant trois ans en raison de rumeurs infondées selon lesquelles elle était une amie de la famille Khadr.L\u2019un des membres de cette famille, Omar Khadr, vient de recevoir plusieurs millions de dollars en guise de compensation financière de la part d\u2019Ottawa pour son emprisonnement à la prison de Guantánamo.Bahira ajoute qu\u2019elle devait faire approuver ses activités personnelles et religieuses par ses super viseurs après qu\u2019elle eut commencé à porter le hijab, et ce, même en ayant obtenu les accréditations de sécurité.Un autre plaignant allègue qu\u2019un patron a déjà crié que « tous les musulmans sont des terroristes » lors d\u2019une sortie amicale à Toronto.Le porte-parole du NPD en matière de sécurité publique, Matthew Dubé, demande au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, d\u2019ouvrir une enquête en raison de l\u2019impact que de tels comportements pourraient avoir sur la sécurité nationale.Un porte-parole pour Ralph Goodale a indiqué que le ministre ne commenterait pas les allégations énumérées dans la poursuite, mais a dit que le harcèlement ou la discrimination de toutes sor tes sont «complètement inacceptables ».Scott Bardsley a réitéré l\u2019engagement de M.Goodale à s\u2019assurer que toutes les agences de sécurité sous sa responsabilité, dont le SCRS, constituent des environnements de travail libres de tout harcèlement.La Presse canadienne PRATIQUES DISCRIMINATOIRES Le SCRS poursuivi pour 35 millions Le harcèlement et « l\u2019abus d\u2019autorité » seraient monnaie courante au sein du service W illiams Lake, C.-B.\u2014 Les équipes d\u2019inter vention qui luttent contre les incendies de forêt en Colombie-Britannique se préparaient au pire, vendredi, alors que les autorités anticipent des vents plus forts au courant du week-end après le léger répit météorologique observé ces derniers jours.Le directeur de l\u2019information pour le Service de lutte contre les incendies de forêt de la Co- lombie-Britannique, Kevin Skrepnek, a indiqué que des vents devraient se manifester samedi à une vitesse de 20 à 40 kilomètres par heure pour la région de Cariboo et l\u2019intérieur méridional de la province.Dans d\u2019autres zones touchées par les incendies, les rafales pourraient atteindre 70 kilomètres par heure, a-t-il ajouté.Si ces prévisions se concrétisent, le défi sera grand pour les équipes d\u2019intervention, a souligné M.Skrepnek, précisant qu\u2019un tel niveau de vent «a certainement le potentiel d\u2019attiser le comportement du feu».Environ 170 incendies de forêt brûlaient toujours, vendredi, dans le centre et le sud de la Colombie-Britannique, dont trois en périphérie de Williams Lake, où 11 000 personnes étaient prêtes à quitter leur domicile.Depuis le début de la saison des incendies de forêt, en avril, plus de 616 brasiers ont ravagé 1140 kilomètres de terre, amenant les autorités à ordonner l\u2019évacuation de 16 680 personnes.Rob Turner, de la gestion des services d\u2019urgence, a indiqué que vendredi après-midi quelque 4000 familles s\u2019étaient déjà inscrites auprès de la Croix-Rouge canadienne.Plus de 10 000 personnes se sont inscrites dans des centres d\u2019accueil et environ la moitié d\u2019entre elles étaient hébergées dans des centres d\u2019hébergement collectif.Comité spécial Le premier ministre Justin Trudeau a en outre annoncé, vendredi, la création d\u2019un nouveau comité spécial du Cabinet chargé de coordonner les efforts fédéraux pour contrôler les flammes.Ce dernier contribuera aussi au travail de rétablissement et de reconstruction.Plusieurs ministres forment ce comité spécial, notamment celles de la Justice et des Affaires autochtones ainsi que ceux de la Défense nationale et de la Sécurité publique.Une directive concernant la qualité de l\u2019air était par ailleurs en vigueur dans les portions intérieures et est de la province.On a conseillé aux résidants de ces régions d\u2019éviter toute activité intense et encouragé les personnes âgées à rester à l\u2019intérieur.Le gouvernement de la Co- lombie-Britannique s\u2019est notamment fait demander de permettre des déplacements sur les sections fermées de l\u2019autoroute 97 afin que les personnes ayant quitté leur résidence à Williams Lake pour aller à Prince George puissent se rendre à Vancouver, au sud.La Presse canadienne COLOMBIE-BRITANNIQUE Incendies de forêt : les pompiers se préparent au pire DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Une vieille camionnette a complètement brûlé au passage des flammes plus tôt cette semaine à Boston Flats, en Colombie- Britannique.À la recherche d\u2019un nouveau juge à la Cour suprême Ottawa \u2014 Le prochain juge de la Cour suprême pourrait provenir du Nord canadien.Le premier ministre Justin Trudeau a ouvert vendredi le processus de nomination du prochain juge de la Cour suprême du Canada, qui pour la première fois tiendra compte des trois territoires \u2014 Nunavut, Territoires du Nord-Ouest et Yukon \u2014 dans la tradition de représentation régionale.Justin Trudeau doit pourvoir le poste qui se libérera en décembre avec la retraite de la juge en chef Beverley McLachlin, originaire de la Co- lombie-Britannique.Les candidats devront être «effectivement bilingues» en vertu de ce nouveau processus de nomination, peut-on lire dans le communiqué du bureau du premier ministre.Donc, faire preuve d\u2019un bilinguisme fonctionnel.La Presse canadienne Opération policière au centre-ville pour un forcené Plusieurs rues autour de la tour de la Bourse à Montréal, dans le secteur Ville-Marie, ont été fermées à la circulation vendredi après-midi alors qu\u2019un «homme non coopératif » menaçait de se suicider, a indiqué le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Vers 15 h vendredi, le SPVM a reçu un appel concernant un homme «possiblement armé» présent sur les lieux.Vers 19 h, les policiers ont réussi à intervenir auprès de l\u2019individu, qui a été transporté dans un centre hospitalier «pour une évaluation psychologique».Dès leur arrivée, les policiers ont établi un périmètre autour du bâtiment.Par mesure de précaution, les personnes se trouvant dans les immeubles de bureaux avoisinants ont été rapidement évacuées.Le Devoir Laissez-moi vous rassurer : les États-Unis et le Canada ont déjà bâti une relation forte sous le règne de ces deux leaders Mike Pence, vice-président américain « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement libéral de Justin Trudeau remet en question l\u2019implantation d\u2019un registre public des délinquants sexuels qu\u2019avaient imaginé les conservateurs de Stephen Harper.Il en étudiera les bénéfices avant d\u2019aller de l\u2019avant.En juin 2015, le Parlement a adopté le projet de loi C-26 qui prévoyait la mise en place d\u2019une base de données accessible au public contenant des renseignements à propos de personnes déclarées coupables d\u2019infractions sexuelles visant les enfants et présentant un risque élevé de commettre des crimes de nature sexuelle.On aurait retrouvé dans cette banque de données le nom du condamné, sa photo et le nom de la «collectivité locale» où il réside.«Chaque parent a le droit de savoir s\u2019il y a un pédophile dangereux dans son quar tier » , avait plaidé le ministre de la Sécurité publique de l\u2019époque, Steven Blaney.Mais voilà : la date prévue de mise en œuvre de cet aspect du projet de loi était le 1er décembre 2016.Entre-temps, les conservateurs ont été chassés du pouvoir par les libéraux.Ceux-ci ont dû se demander s\u2019ils iraient de l\u2019avant.Une décision n\u2019a pas encore été prise, mais le gouvernement émet des réserves évidentes.« Le ministre a demandé de revoir le registre pour déterminer s\u2019il y a des bénéfices à en tirer avant de déterminer si cette loi sera mise en œuvre », explique Dan Brien, le porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale.« Il y aura de la recherche et des consultations », dit-il sans donner davantage d\u2019explications.Le dossier a ressurgi en juin lorsque les conservateurs ont interrogé le gouvernement à ce sujet à la Chambre des communes.«On apprend avec effroi que le gouvernement libéral veut priver nos corps policiers d\u2019un outil essentiel pour la surveillance des délinquants sexuels, le registre national des agresseurs sexuels à haut risque de récidive», s\u2019est insurgé M.Blaney à la période de questions.Le nouveau chef conservateur, Andrew Scheer, est revenu à la charge quelques jours plus tard et s\u2019est fait répondre par le premier ministre Justin Trudeau que les conservateurs «ont mis en avant une initiative sans la financer».Effets dangereux Les critiques avaient été vives à propos de ce registre.Aux États-Unis, où de telles banques publiques existent, des citoyens les ont utilisées pour se faire justice eux- mêmes.On a recensé le cas d\u2019un homme ayant agressé sexuellement une adolescente qui a été décapité et brûlé au Michigan en 2007.La même année, la conjointe d\u2019un homme figurant dans un tel registre est morte au Tennessee dans l\u2019incendie de sa maison, déclenché par deux voisins.En 2006, un homme de Nou- velle-Écosse s\u2019est rendu aux États-Unis dans le but d\u2019assassiner 34 délinquants inscrits au registre du Maine.Il en a tué deux avant d\u2019être intercepté.Les conser vateurs avaient plaidé que ce syndrome du justicier ne se manifesterait pas au Canada, car seules les informations préalablement dif fusées par les corps policiers seraient consignées dans la base de données.Il arrive en effet que lorsqu\u2019un délinquant est relâché dans une communauté la police en informe les résidants.Mais cette information est diffusée sporadiquement et pas nécessairement dans un format consultable après coup.Il existe déjà un registre des délinquants sexuels au Canada, mais il n\u2019est accessible qu\u2019aux corps policiers.Le Devoir Registre public de délinquants sexuels : les libéraux hésitent A N N A B E L L E C A I L L O U L a crise des opioïdes qui sévit dans l\u2019Ouest canadien se fait progressivement ressentir au Québec.Quatre détenus de la prison de Don- nacona, non loin de Québec, ont été victimes d\u2019une sur- dose de fentanyl dans les derniers jours.Le directeur adjoint des services de gestion de l\u2019établissement, Stéphane Jai l let , a confirmé au Devoir les informations révélées vendredi matin par Le Journal de Québec.«On s\u2019est retrouvé en quelques jours avec quatre cas d\u2019intoxication», explique-t-il, reconnaissant toutefois ne pas être «convaincu à 100% que c\u2019était [du fentanyl]».«On n\u2019a pas d\u2019analyse de ce qu\u2019ils ont pris exactement, c\u2019est ce qu\u2019on croit être du fentanyl, à cause du type d\u2019ef fets que ça crée», a-t-il précisé.Les détenus ont rapidement été pris en charge par les équipes médicales au centre de détention, et leur état de santé n\u2019est désormais plus inquiétant, d\u2019après M.Jaillet.Médecins et infirmiers ont rencontré les détenus pour mieux comprendre la situation et établir existence d\u2019une détresse médicale ou non.À ce jour, l\u2019établissement n\u2019a jamais enregistré de surdose mortelle liée au fentanyl, mais des détenus ont déjà perdu la vie à cause de l\u2019héroïne.L\u2019ar rivée de ce nouvel opioïde, considéré comme 50 fois plus puissant que l\u2019héroïne, inquiète grandement M.Jaillet.«C\u2019est une drogue plus dure, on n\u2019a pas besoin d\u2019en prendre autant [que l\u2019héroïne] pour que ça fasse le même ef fet.Mais les gens en prennent autant ou font des mélanges, et ça peut faire des cocktails mortels.» De son côté, le ministère de la Sécurité publique du Québec précise qu\u2019«aucune problématique concernant le fentanyl n\u2019est survenue dans les établissements de détention de l\u2019est du Québec [\u2026] sauf une saisie de timbre de fentanyl lors de l\u2019arrivée d\u2019une personne incarcérée à l\u2019Établissement de détention de Québec, en avril 2017».Le ministère ne possédait par contre aucune donnée pour l\u2019ouest du territoire.Surveillance accrue Pour le moment, le centre de détention de Donnacona ne s\u2019explique pas comment le fen- tanyl a pu se retrouver entre ses murs.«Il y a des fouilles faites de façon régulière avec nos chiens et nos appareils de détection [\u2026], mais les détenus sont très ingénieux pour faire entrer de la drogue», se désole M.Jaillet.Beaucoup de prévention est aussi faite auprès des détenus pour les sensibiliser aux effets de cette drogue.« Après, la balle est dans leur camp.Malgré la sensibilisation, il en rentre quand même, ils en prennent quand même », constate-t-il.Les mesures sont les mêmes dans tout le milieu carcéral, d\u2019après Manon Simard du Service correctionnel du Canada.« Le fentanyl nous préoccupe, c\u2019est sûr, on connaît le problème.Mais les surdoses, il y en a avec n\u2019impor te quelle substance », explique-t-elle, notant le travail effectué en collaboration avec les policiers à l\u2019extérieur pour contrer le trafic de drogues.Phénomène de société?Aux yeux de Stéphane Jail- let, le problème sur venu à Donnacona reflète un phénomène de société.Le Québec n\u2019échappe pas à la crise des opioïdes qui touche le pays, particulièrement la Colombie- Britannique et l\u2019Alberta.Le mois dernier, l\u2019Agence de la santé publique du Canada rapportait qu\u2019en 2016 au moins 2458 Canadiens sont décédés d\u2019une surdose d\u2019opioïdes.Du moins, «selon des données préliminaires », précise le responsable des relations médias, Éric Morrissette.Ces chiffres ne comprennent pas les données du Québec, qui «continue de travailler pour recueillir ses données et s\u2019est engagé à les partager avec le [Comité consultatif spécial sur l\u2019épidémie de sur- doses d\u2019opioïdes].» Le ministère de la Santé du Québec a indiqué travailler actuellement sur un plan d\u2019action, avec différents partenaires impliqués, pour contrer les dépendances aux opioïdes.Le Devoir Des détenus de la prison de Donnacona victimes de surdoses de fentanyl L\u2019arrivée de cette nouvelle drogue inquiète la direction du pénitencier JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Le projet de loi prévoyait la mise en place d\u2019une base de données accessible au public recensant des personnes déclarées coupables d\u2019infractions sexuelles visant les enfants et présentant un risque élevé de commettre des crimes de nature sexuelle.Chaque parent a le droit de savoir s\u2019il y a un pédophile dangereux dans son quartier Steven Blaney, ex-ministre de la Sécurité publique « » A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement Couillard souhaite «réduire» l\u2019utilisation de certains pesticides couramment utilisés dans le domaine agricole au Québec.Mais il ne compte pas interdire certains produits pourtant réputés toxiques pour la santé humaine, l\u2019environnement et les insectes pollinisateurs.C\u2019est ce qui se dégage du « projet de modifications réglementaires » déposé vendredi dans le cadre de la mise en œu- vre de la «Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018 ».Ce projet sera d\u2019ailleurs suivi d\u2019une « consultation publique» qui se tiendra en plein cœur de la période estivale.Essentiellement, Québec compte «interdire» l\u2019utilisation de l\u2019atrazine, du chlorpyrifos et de trois néonicotinoïdes (la clo- thianidine, l\u2019imidaclopride et le thiaméthoxame), ainsi que la mise en terre des néonicoti- noïdes qui enrobent les semences de «certaines» cultures en milieu agricole.Fait à noter, la quasi-totalité des semences de maïs et environ la moitié des semences de soya sont traitées avec ces insecticides.Le gouvernement Couillard prévoit cependant que tous ces pesticides pourront continuer d\u2019être utilisés «si leur usage est justifié au préalable par un agronome».Or, cette façon de faire est déjà en bonne partie en vigueur, selon l\u2019Union des producteurs agricoles.«Je suis persuadé qu\u2019une utilisation contrôlée, rigoureuse et responsable des pesticides est la clé pour réduire leurs ef fets néfastes sur la santé de la population, sur les pollinisateurs et sur l\u2019environnement », a commenté, par voie de communiqué, le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel.« Afin d\u2019améliorer plus rapidement la santé de nos écosystèmes, nous devons donc aller encore plus loin en resserrant l\u2019encadrement de l\u2019utilisation des pesticides les plus à risque.» Produits toxiques Pour Louise Hénault-Éthier, spécialiste des pesticides à la Fondation David Suzuki, la « por te ouver te » à des pesticides pour tant réputés pour leur toxicité est une mauvaise nouvelle.À titre d\u2019exemple, l\u2019Autorité européenne de sécurité des aliments reconnaît clairement que les néonicotinoïdes, vendus librement au Québec, pourraient affecter le cerveau humain et le système nerveux.Ces néonicotinoïdes sont aussi montrés du doigt pour expliquer l\u2019ef fondrement des colonies d\u2019abeilles, une situation qui pose un risque majeur pour toute l\u2019agriculture.Et leurs concentrations dans plusieurs cours d\u2019eau sont en croissance, ce qui pose des risques environnementaux certains, prévenait l\u2019an dernier Santé Canada.Réagissant au projet publié vendredi sans préavis, Équi- ter re a salué « un pas en avant », mais qui ne va pas assez loin.Le groupe, tout comme plusieurs autres organisations écologistes au Canada, souhaite « l\u2019interdiction des pesticides les plus toxiques ».Utilisation en hausse Du côté des Producteurs de grains du Québec, on demande au gouvernement de dévoiler l\u2019évaluation des impacts financiers des mesures proposées pour les entreprises.« Les producteurs de grains du Québec devront manifestement s\u2019ajuster, encore une fois, à de nouvelles contraintes sans évaluation de leur impact.D\u2019ailleurs, le moment choisi pour présenter ces nouvelles mesures est peu propice à attirer l\u2019attention des citoyens», a commenté Christian Overbeek, président de l\u2019organisation.L\u2019an dernier, le commissaire au développement durable soulignait le manque de suivi du gouvernement sur l\u2019utilisation des pesticides.Il notait aussi que l\u2019augmentation des ventes de ces produits se poursuivait, malgré les promesses de réduction du recours aux pesticides formulées par les gouvernements depuis 25 ans.Un rapport de l\u2019ONU publié en mars dénonçait par ailleurs le recours à grande échelle aux pesticides dans toutes les régions du monde, au nom de la productivité de l\u2019agriculture industrielle.Les auteurs y accusent directement la puissante industrie qui commercialise ces produits de nier systématiquement les risques et les impacts des pesticides pour la santé humaine et l\u2019environnement.Le Devoir AGRICULTURE Québec veut réduire l\u2019usage de certains pesticides\u2026 sans les interdire JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les néonicotinoïdes sont notamment montrés du doigt pour expliquer l\u2019ef fondrement des colonies d\u2019abeilles, une situation qui pose un risque majeur pour toute l\u2019agriculture.L\u2019organisme Équiterre a salué « un pas en avant », mais qui ne va pas assez loin Beaucoup de prévention est aussi faite auprès des détenus pour les sensibiliser aux effets de cette drogue Pour la première fois, une expérience confirme par imagerie cérébrale que la générosité et le sentiment de bonheur sont bien associés dans le cerveau.M A R I E - L A U R E T H É O D U L E Q u\u2019est-ce qui pousse l\u2019être humain à se montrer généreux ?Par exemple lorsqu\u2019il fait des dons à des associations humanitaires, qu\u2019il se lance dans le bénévolat, ou qu\u2019il aide un passant handicapé à traverser la rue ?L\u2019économie, la psychologie, la biologie et la philosophie, toutes ces disciplines ont tenté de découvrir les raisons profondes qui sous-tendent nos comportements généreux.Parmi les motifs étudiés \u2014 soutien à ses proches ou à sa communauté, attente d\u2019une réciprocité (si j\u2019aide l\u2019autre, il m\u2019aidera aussi), recherche de notoriété \u2014, aucun n\u2019explique complètement cette propension de l\u2019homme à la générosité, quel que soit le contexte.Une autre hypothèse a désormais le vent en poupe, car elle s\u2019est renforcée à partir de nombreuses études en psychologie menées depuis les années 2000 : et si aider les autres nous rendait tout simplement heureux?Cette idée va à l\u2019encontre de la pensée dominante en économie, selon laquelle tout comportement généreux représente un coût pour l\u2019individu \u2014 il dépense ses ressources pour les autres \u2014, alors que la poursuite du bonheur est considérée comme la recherche d\u2019un gain.« Pourtant, beaucoup de travaux en psychologie montrent les liens entre générosité et bonheur.Ainsi, en 2010, une enquête menée dans 136 pays, avec une moyenne de plus de 1300 personnes par pays, a trouvé une corrélation positive entre le don et le bien-être dans 122 pays », explique Jacques Lecomte, chercheur en psychologie, et auteur d\u2019un essai sur le sujet, Bonté humaine : altruisme, empathie, générosité (Odile Jacob, 2002).Mécanismes cérébraux Or, pour la première fois, un travail d\u2019une équipe internationale de neurobiologistes des universités de Lübeck (Allemagne), Chicago et Zurich démontre que la relation entre générosité et sensation de bonheur s\u2019observe aussi dans le cerveau.Les études en neuro-imagerie avaient jusqu\u2019à présent étudié séparément chaque phénomène.Ainsi, un comportement généreux active une zone du cerveau, la jonction temporo-pariétale.Et la sensation de bonheur, en raison de sa relation au plaisir, active deux zones cérébrales liées à la récompense, le striatum ventral et le cortex orbito-frontal.Allant plus loin, la nouvelle étude détaille les mécanismes cérébraux par lesquels le comportement généreux module la sensation de bonheur.La générosité entraîne la générosité Pour cela, l\u2019équipe a établi un protocole en deux phases qu\u2019elle a testé auprès de 48 participants répartis en deux groupes, l\u2019un s\u2019engageant dans une action altruiste et l\u2019autre servant de contrôle.Au début de la première phase, les participants apprennent qu\u2019on va leur envoyer de l\u2019argent (25francs par semaine) pendant quatre semaines.La moitié d\u2019entre eux (le groupe expérimental) s\u2019engage à dépenser cet argent pour d\u2019autres, cependant que l\u2019autre moitié (le groupe témoin) s\u2019engage à dépenser cet argent pour lui-même.Puis, lors de la seconde phase, l\u2019ensemble des participants effectue une tâche de prise de décision dans laquelle ils peuvent se comporter plus ou moins généreusement, pendant que l\u2019on mesure leur activité cérébrale à l\u2019aide de l\u2019imagerie par résonance magnétique fonctionnelle.Par ailleurs, le niveau de bien-être des participants a été évalué deux fois au moyen d\u2019un questionnaire standardisé: au tout début de l\u2019étude, avant qu\u2019ils ne reçoivent les consignes, et à la fin.Résultat : sur le plan comportemental, les participants engagés dans la promesse d\u2019une action généreuse se sont comportés plus généreusement aussi dans la tâche de prise de décision, et leur niveau de bien-être a augmenté plus que celui du groupe de contrôle.Et au niveau neuronal, on note chez le groupe expérimental par rapport au groupe témoin une augmentation de l\u2019activité de la jonction temporo- pariétale (liée à la générosité), laquelle est corrélée à une augmentation de l\u2019activité du stria- tum ventral (lié au bien-être).«Notre travail montre donc que l\u2019engagement dans une promesse de don, comme dans les émissions de télévision, suffit à faire augmenter la sensation de bien-être et la générosité, et que le lien entre générosité et bonheur existe aussi au niveau neuronal dans l\u2019interaction entre deux régions du cerveau», explique Philippe Tobler de l\u2019Université de Zurich, l\u2019un des auteurs de l\u2019étude.Mais Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie à l\u2019hôpital Bichat à Paris, tempère: «Cette étude très sérieuse n\u2019a pas d\u2019application directe au niveau médical.Elle s\u2019inscrit dans un courant qui tente de localiser, comme au XIXe siècle, des fonctions intellectuelles.Elle montre tout de même notre grande plasticité cérébrale: lorsqu\u2019on fait un travail psychologique, ici un travail de générosité, cela modifie notre cerveau.» Reste une question non résolue, comme le souligne Philippe Tobler : un individu sera-t-il plus heureux s\u2019il se montre généreux uniquement dans ce but?La neuro-imagerie n\u2019explique pas encore si on peut forcer le bonheur\u2026 Le Temps L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 6 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Jeannette GENDRON, née le 05 avril 1945, à Lac au Saumon, province de Québec, en son vivant domiciliée et résidant au 4072 rue de l'Écluse, appartement 11, ville de Lévis, province de Québec, G6X 1G6, et décédée le quatre décembre deux mille seize (04-12-2016) à Lévis, province de Québec.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Charles CHARETTE, notaire, au 1599 rue Fleury Est, en la ville de Montréal, province de Québec, H2C 1S7.Montréal, le 13 juillet 2017.Me Charles CHARETTE, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession de Marie-Paule RAJOTTE, née le 23 juillet 1932 à Drummondville, province de Québec, en son vivant domiciliée et résidant au 819 Montée Montrougeau, ville de Laval (Québec) H7P 0A6, et décédée le 23 novembre 2016 (23-11-2016) à Laval en la province de Québec.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Charles CHARETTE, notaire, au 1599 rue Fleury Est en la ville de Montréal, province de Québec, H2C 1S7.Montréal, le 13 juillet 2017.Me Charles CHARETTE, notaire AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, RC-27, Longueuil, Qc., J4M 2J6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes le 13 juillet 2017 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci- haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Fait à Longueuil, le 13 juillet 2017 Michèle Bellefleur Greffière de la Cour du Québec 505-32-700220-172 505-32-700352-173 505-32-700304-174 505-32-700542-179 505-32-700614-176 505-32-700578-173 505-32-700324-172 505-32-700202-170 505-32-700334-171 505-32-700284-178 505-32-700440-176 505-32-700286-173 505-32-700426-175 505-32-700065-163 505-32-036492-172 505-32-036489-178 505-32-036493-170 505-32-036449-172 505-32-036435-171 505-32-036445-170 Avis est donné à : Steve Paquette : 8-370 boul.des Ormeaux, Longueuil, Qc, J4L 1J4 Dave Villeneuve : 16 Jodoin, Varennes, Qc, J3X 1R2 Montréal Lux Limousine : 6840 D\u2019Avila, Montréal, Qc, H1T 1J4 Frédéric Collette : 6e-825 Avenue Verdun, Montréal-Ouest, Qc, H4G 3A3 Pierre-Marc Boileau : 1187 de Ropery, Montréal, Qc, H3K 2W7 Les Revêtements GBM Aluminium : 306 Saint-Michel, St-Jean-Sur-Richelieu, Qc, J3B 1T4 9147-8057 QUÉBEC INC.: 5228 Avenue Clarendon, Laval, Qc, H7W 4W9 Taing Sok Hu : 1002 rue Union, Sainte-Catherine, Qc, J5C 1B3 Déménagement Diplomate (Les Spécialistes) : 10365 Balzac, Montréal, Qc, H1H 3L6 Planicad Enr.: 3855 Émilie, Longueuil, Qc, J3Y 5L4 Promotions Eco Sac Inc.: 106-4360 D\u2019Iberville, Montréal, Qc, H2H 2L8 Richard Durocher : 805-1200 Chemin Du Golf, Montréal, Qc, H3E 1P5 9290-1529 QUÉBEC INC.: 5505A Albanie, Brossard, Qc, J4Z 1G5 CORPORATION ÉCO GLOBAL : 300-417 St-Nicolas, Montréal, Qc, H2Y 2P4 Jérôme Croteau : 80 rue Thibeault, Victoriaville, Qc, G6P 9N3 Éric Lagacé : 537 rue Bois de Boulogne, Terrebonne, Qc, J6Y 1N6 Gestion Intégrale D\u2019entreprises : 9355 Avenue San-Francisco, Brossard, Qc, J4X 2H6 Maria Garcia : 2252 rue René, Longueuil, Qc, J4K 3E9 Restaurant La Nouvelle Barca : 8534 Place Chartier, Laval, Qc, H7A 4A5 Patrick Cordeau : 2357 rue de Toscane, Longueuil, Qc, J4N 0B5 Dans l\u2019affaire de la faillite de : SUCCESSION DE FEU DENIS PICARD Avis est par les présentes donné que la faillite de Succession de feu Denis Picard domicilié au 299 Brébeuf, app.303, Beloeil, Québec J3G 5E7, est survenue le 6 juillet 2017, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25 juillet 2017, à 16h30, au bureau du syndic autorisé en insolvabilité au 2500 boul.Casavant Ouest, bureau 102, Saint-Hyacinthe, Québec.Fait à Saint-Hyacinthe, le 11 juillet 2017.LOUIS LANGEVIN INC.Syndic autorisé en insolvabilité à l\u2019actif de Succession de feu Denis Picard Louis Langevin, CPA, CA, CIRP Responsable de l\u2019actif 2500, boul.Casavant Ouest Bureau 102, Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 7R8 Téléphone : (450) 250-0500 Télécopieur : (450) 250-0501 L o u i s L a n g e v i n i n c .Syndic autorisé en insolvabilité Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité Avis de la première assemblée des créanciers AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Québec situé au 300 Jean-Lesage, 1.24, Québec QC G1K8K6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l'ordonnance afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance/ demande introductive d\u2019instance modifiée/ demande reconventionnelle/ demande d\u2019intervention forcée d\u2019un tiers en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 21-06-2017 par le greffier de la cour du Québec dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Québec, le 11-07-2017 Sophie Mignault-Morin Greffière de la Cour du Québec nom et dernière adresse connue : GHANEM TAREK, 84 RUE VERDUN, QUEBEC, QC, G1N 3N3 GHANNEM IMEDEDDINE, 84 RUE VERDUN, QUEBEC, QC, G1N 3N3 LEMIEUX CATHERINE, 45 AVE DU PONT SCOTT, QUEBEC, QC, G1N 3S4 GAGNON DAVID, 17 MASSUE, VARENNES, QC, J3X 1R4 BOUTIN CHRISTINE, 2886 AVE ROYALE, ST MICHEL BELLECHASSE, QC, G0R 2T0 MILLER LAWRENCE, 2886 AVE ROYALE, ST MICHEL BELLECHASSE, QC, G0R 2T0 MORIN PELLETIER SABRINA, 12-95 JOHNNY PARENT, QUEBEC, QC, G2B 1V2 CHAINE MARIE JOSEE, 1570 HAUT FOSSAMBAULT, ST AUGUSTIN-DESMAURES, QC, G3A 1W8 POULIOT SERGE, 828 RUE DES CARAVELLES, LEVIS, QC, G6V 9P8 FOURNIER ROUSSEAU MARIE-PIER, 101 LACASSE, ST GILLES, QC, G0S 2P0 9330-7700 QUEBEC INC, 707-4994 LIONEL-GROULX, ST-AUGUSTIN-DESMAURES, QC, G3A 0M8 COTE SHANNEN, 901 RUE ST ANDRE, ST LAMBERT LAUZON, QC, G0S 2W0 DORAIS NICOLAS, 8898 DES MARSOINS, QUEBEC, QC, G1J 0H8 REMILI RABIA, 6-2250 CHOQUETTE, QUEBEC, QC, G1L 3J2 DEMENAGEMENT WESTMOUNT, 5-2435 AVENUE WATT, QUEBEC, QC, G1P 3X2 PELLETIER CARL, 13 RUE LAROCHELLE, LA DURANTAYE, QC, G0R 1W0 SIMARD DANIEL, 1819 PIE XI NORD 4, QUEBEC, QC ST-HILAIRE VALERIE, B-95 ST-JOSEPH, LEVIS, QC, G6V 1B9 1900450 ONTARIO INC, A-370 RUE MAIN, GATINEAU, QC, J8P 5K7 GARANTITOIT INC., 59 BESSETTE, QUEBEC, QC, G1B 1R7 MARTEL JEAN FRANCOIS, 117 RG ST JEAN, SAINT-BERNARD, QC, G0S 2G0 GENERATION HEROS, 201-2520 CHEMIN STE-FOY, QUEBEC, QC, G1V 1T5 TREMBLAY MARC, 301-3155 DES EMERAUDES, LONGUEUIL, QC, J4T 3S9 TREMBLAY PIER-LUC, 4033 CHANOINE-MOREAU, TROIS-RIVIERES, QC, G8Y 1R6 BOLDUC JULIE, 404 AVENUE PLANTE, QUEBEC, QC, G1M1S7 DUPRE MICHEL,12 CHEMIN DU MARTIN PECHEUR, STONEHAM-TEWKESBURY, QC, G3C 2E9 9163-3578 QUEBEC INC FAS ZONE MARINE, 5055 RIVE SUD, LEVIS, QC, G6V 4Z5 numéro de dossier : 200-32-063524-150 200-32-063524-150 200-32-065005-166 200-32-067021-179 200-32-066842-161 200-32-066842-161 200-32-700014-169 200-32-067125-178 200-32-700191-173 200-32-700455-172 200-32-700412-173 200-32-067252-170 200-32-700294-175 200-32-700295-172 200-32-700346-173 200-32-700353-179 200-32-700431-173 200-32-700550-170 200-32-066035-162 200-32-700571-176 200-32-700575-177 200-32-700599-177 200-32-700681-173 200-32-700743-171 200-32-700547-176 200-32-700484-172 200-32-700705-170 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Jacques Hurtubi- se, né le 5 novembre 1950, en son vivant résidant au 5210, rue de la Fabrique, Laval, Québec, et décédé le 12 décembre 2015 à Laval.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Beauchamp et Gilbert, notaires, au 1300-507 Place d'Armes, Montréal, (Québec) H2Y 2W8.Montréal, le 13 juillet 2017 Beauchamp et Gilbert, Notaires AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Rita GAUTHIER, née le 23 novembre 1932, en son vivant résidant au 5655, rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec, et décédée le 7 avril 2016 à Montréal.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Beauchamp et Gilbert, notaires, au 1300-507 Place d'Armes, Montréal, (Québec) H2Y 2W8.Montréal, le 15 juillet 2017 Beauchamp et Gilbert, Notaires AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à KEVIN REGO de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jacques- Cartier Est, Longueuil, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d'instance, l'Avis d'assignation (art.145 ss.C.p.c.) et les Pièces P-1 À P-6 qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-22-025981-178.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Louis-Philippe Tou- rigny, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 13 juillet 2017 Sylvain Brouillard, huissier de justice NEUROSCIENCES Pourquoi la générosité nous rend plus heureux FREDERIC J.BROWN AGENCE FRANCE-PRESSE Une étude de neurobiologistes allemands, américains et suisses démontre que la relation entre générosité et sensation de bonheur s\u2019observe aussi dans le cerveau.I S A B E L L E B U R G U N V oilà peut-être un argument susceptible de faire passer à l\u2019action bon nombre d\u2019Américains : si rien n\u2019est fait pour les combattre, les changements climatiques appauvriraient les États-Unis et risqueraient d\u2019aggraver les inégalités, avance une récente étude.Basés sur 116 projections climatiques, les résultats de cette étude démontrent que le tiers des États les plus pauvres feront face à des dommages économiques liés au climat pouvant atteindre jusqu\u2019à 20 % de leurs revenus.Les chercheurs der rière cette étude ont tenté d\u2019estimer les dommages économiques que pour raient encourir les États-Unis, en se basant sur des données recueillies entre 1981 et 2010 au sein de différents secteurs (agriculture, énergie, santé, emploi, etc.).Des données sur les crimes dans les divers États et sur les tempêtes côtières faisaient aussi par tie du lot.D\u2019après ces projections, on apprend par exemple que la chaleur pourrait augmenter les agressions criminelles et affecter la viabilité des champs de maïs, mais aussi réduire le nombre de décès chez les itinérants durant l\u2019hiver.Estimer les dommages liés aux changements climatiques serait essentiel pour mettre en place des politiques d\u2019adaptation, soulignent les auteurs.Pertes considérables Chaque demi-degré supplémentaire de la température globale (0,55 °C) causerait ainsi, pour l\u2019économie américaine, une per te de 0,7 % du PIB national.De plus, ce risque se distribuerait ir régulièrement au sein de la nation, accentuant les inégalités économiques entre les États.D\u2019ici la fin du XXIe siècle, les États les plus pauvres expérimenteraient donc, selon ces mêmes projections, entre 2 et 20 % plus de dommages économiques si les émissions de gaz à ef fet de serre ne diminuent pas.La région du golfe du Mexique risquerait de subir des per tes par ticulièrement considérables en raison de la vulnérabilité de cette région aux événements climatiques extrêmes \u2014 vagues de chaleur meur trières, puissants ouragans et montée du niveau des océans \u2014, tout comme les communautés côtières de l\u2019Atlantique.Productions agricoles La hausse des températures entraînerait un déclin des productions agricoles combiné à une augmentation de la demande énergétique, principalement dans le domaine de la climatisation, au sein des États du sud et du centre- ouest.Alors que les États du nord et du nord-ouest pourraient connaître la situation inverse, avec des hivers plus courts et chauds propices aux récoltes et moins énergivores en matière de chauffage.«Si nous continuons sur cette voie, nos analyses indiquent que nous assisterons au plus important transfert économique des États les plus pauvres vers les plus riches », a même avancé Solomon Hsiang, professeur de politique publique à l\u2019Université de Berkeley, de l\u2019État de Californie.Comme le montrent les projections produites par les chercheurs, construites à partir de 29 000 simulations, les changements climatiques affecteraient négativement plus d\u2019une quinzaine d\u2019États américains d\u2019ici la fin du siècle, ce qui risque de redessiner en grande partie la carte de l\u2019économie américaine.Agence Science-Presse ENVIRONNEMENT Les inégalités sociales seraient aggravées par les changements climatiques Beaucoup de travaux en psychologie montrent les liens entre générosité et bonheur Jacques Lecomte, chercheur en psychologie « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 RÉSERVEZ MAINTENANT veloquebecvoyages.com 514 521-8356 > 1 800 567-8356, poste 506 Photo : Magalie Dagenais Du 5 au 11 août Le scénario de vos vacances! Imaginez une semaine de vacances à vélo, du Saint- Laurent aux Appalaches, entre Montmagny, Saint-Damien- du moment présent.Le scénario de vos vacances! en partenariat avec V A L C A R T I E R Un militaire accusé d\u2019agression sexuelle Ottawa \u2014 Un militaire actuellement basé à Valcartier est accusé d\u2019agression sexuelle à la suite d\u2019une enquête des Forces armées canadiennes.Les faits qui sont reprochés au caporal Regis Tremblay se seraient produits il y a 10 ans sur la base de Wainwright en Alberta.Celui qui fait maintenant partie de l\u2019Unité interarmées de soutien au personnel à Valcartier fait face à un seul chef d\u2019accusation.L\u2019affaire sera traitée par la justice militaire et pourrait être présentée en cour martiale, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale.Les Forces armées canadiennes ont lancé l\u2019opération Honour en 2015 pour mettre fin aux inconduites sexuelles dans leurs rangs quelques mois après la publication d\u2019un rapport accablant.Ce rapport faisait état d\u2019une culture hostile aux femmes et aux minorités sexuelles.La Presse canadienne Photos de la semaine Notre sélection des meilleures images d\u2019actualité DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Darin Minnabarriet, un résidant d\u2019Ashcroft en Colombie- Britannique, marche vers sa maison, qui a survécu à un incendie de forêt, pour vider son congélateur.FADEL SENNA AGENCE FRANCE-PRESSE Le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a déclaré lundi que la ville de Mossoul, un bastion du groupe armé État islamique, a été reprise.Tout n\u2019est pas rose, cependant : plus d\u2019un million de civils ont fui la ville depuis le début de l\u2019of fensive.En photo, une rue à l\u2019ouest de Mossoul marquée par les combats.ISAAC LAWRENCE AGENCE FRANCE-PRESSE Une photo du lauréat du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo est installée au mur du bureau de liaison avec la Chine de Hong Kong.Le dissident chinois, un symbole de la démocratie, est décédé d\u2019un cancer du foie à l\u2019hôpital de Shenyang.Il est devenu le premier lauréat d\u2019un prix Nobel à mourir en détention depuis 1938.M A I N E Un virus très rare fait surface Augusta, Maine \u2014 Les autorités de santé publique du Maine mettent la population en garde après qu\u2019un homme eut été infecté par un virus extrêmement rare et transmis par les moustiques.Le résidant du comté de Kennebec a présenté des symptômes du virus Jamestown Canyon en juin.Il pourrait s\u2019agir de la première infection à ce virus jamais constatée dans le Maine.Seulement 31 infections au virus ont été recensées à travers le monde depuis 14 ans.La maladie ne s\u2019est jamais révélée mortelle.Comme plusieurs autres infections transmises par les moustiques, ses symptômes incluent une fièvre, des raideurs de la nuque et des douleurs corporelles.Le virus est similaire à la grippe et peut se transformer en méningite ou en encéphalite.Associated Press L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 5 E T D I M A N C H E 1 6 J U I L L E T 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au 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l\u2019article «Les tomates de la colère» publié le 1er juillet 2017, Sarah R.Champagne écrivait que Noé Arteaga n\u2019a pas obtenu de compensation financière de son ancien employeur Savoura (Les Serres du St-Laurent) après la reconnaissance de son congédiement illégal par un tribunal d\u2019arbitrage et la faillite de cette entreprise en 2015.L\u2019auteure aurait dû préciser que le racheteur de Serres du St-Laurent, Sa- gami inc., n\u2019était ni responsable du congédiement illégal de M.Arteaga ni tenu de lui verser une compensation, puisqu\u2019il n\u2019existe au- jourd\u2019hui aucun lien juridique entre Serres Sa- gami et Serres du St-Laurent.cieux mouvement de va-et-vient.Le mot « twerking » est entré dans la version en ligne de l\u2019Oxford English Dictionnary en 2013, après environ deux décennies d\u2019usage courant.La définition parle d\u2019une danse «osée et provocante».Des dictionnaires en ligne en français comme le Wikitionnaire ou le Reverso font aussi maintenant une place à twerk en français.Ce dernier ramène la chose décrite par ce mot à une «danse suggérant l\u2019acte sexuel ».Pas besoin de Freud pour comprendre ça.YouTube suffit.«Pour moi, il y a deux branches de twerk, corrige Urpi Samara, fondatrice du centre Twerk Fitness à Montréal, il y a quatre ans, le premier du genre au Québec.Il y a une branche plus sensuelle et une autre plus athlétique ou sportive.Moi, j\u2019ai développé des cours de mise en forme à base de twerk.C\u2019est un exercice excellent pour raf fermir les fesses, évidemment, mais aussi les cuisses, les hanches, le dos, les abdominaux.C\u2019est toujours assez sensuel, évidemment, et c\u2019est très amusant.Mais ce n\u2019est pas réservé aux femmes et dans notre école, nous avons des participantes de tous les âges.» La pionnière y est arrivée quand la mode s\u2019étendait.«Le twerk a été popularisé par Miley Cyrus, qui a aussi aidé à répandre le mot, dit encore Mme Samara.Mais ce n\u2019est pas quelque chose de nouveau.Le twerk a des racines très profondes dans dif férentes parties du monde, où il s\u2019appelle autrement.» Breakdance, krump, popping, locking ou waacking, le mouvement hip-hop a fourni bien d\u2019autres déclinaisons dansées.Le twerk a cependant ceci de particulier qu\u2019il aurait très bien pu adopter une appellation contrôlée africaine plutôt qu\u2019afro-américaine.La Côte d\u2019Ivoire et le Congo ont même en partie réussi dans les années 1980 à exporter le mapouka, la «danse du fessier » et le kwassa kwassa.Mais bon, Mme Samara dit twerk, comme tout le monde, ou presque.Elle ne connaît pas d\u2019équivalent en français et trouve que le terme se défend très bien comme il est.Comme twist, quoi.L\u2019art de la forme «En général, la société qui invente ou popularise une danse lui fournit son vocabulaire, dans sa langue », résume l\u2019historienne de la discipline Marie Beaulieu, professeure au Département de danse de l\u2019UQAM, elle-même ancienne interprète professionnelle.Le ballet classique parle français de Gaspé à Taipei, depuis toujours, enfin depuis que cet art a essaimé de Versailles vers les autres palais d\u2019Europe, avec une force décuplée dans la Russie impériale par les maîtres de ballet Petipa, père et fils.«Une classe en Russie, en Chine ou en Italie comprend très bien \u201cpas de bourré\u201d, ajoute l\u2019historienne.Le vocabulaire de la danse classique est très codifié.Il épouse d\u2019ailleurs souvent la qualité et la particularité du geste.On dit \u201cglisssssssade\u201d parce qu\u2019on met l\u2019accent sur le parcours du pas.La langue donne la qualité du mouvement.» La danse moderne, bien qu\u2019en rupture avec la tradition, perpétue l\u2019habitude à nommer, à structurer, à codifier.« Pour obtenir la reconnaissance du nouveau genre, les créateurs vont formaliser le vocabulaire, poursuit Mme Beau- lieu.Martha Graham, même si elle était en réaction contre le ballet, va organiser tout son système et sa méthode avec des termes très précis, mais en anglais, parce qu\u2019elle est américaine.Elle va parler de \u201ccontraction\u201d et de \u201crelease\u201d, de \u201cfall\u201d aussi parce qu\u2019elle travaille au sol.» Et maintenant?La spécialiste demande de bien distinguer la danse théâtrale de la danse dite populaire.La première a organisé et structuré son vocabulaire assez rapidement.La seconde n\u2019y tient pas nécessairement, et peut même travailler contre une certaine codification formelle qui pourrait être assimilée à de l\u2019ossification.Urpi Samara cite des noms de mouvements : le pop up ou le pop down et puis la superpose, qu\u2019elle a développée et décortiquée, un enchaînement difficile qui permet de passer de la verticale à l\u2019horizontale.Pour le reste, le style demeure en formation, assez imprécis, même si la Grande Toile regorge de tutoriels avec un vocabulaire plus ou moins précis, toujours en anglais, pour décrire la gestuelle.La forme de l\u2019art Marie Beaulieu raconte avoir récemment assisté à une conférence à son université où il devait être question de la transposition possible du hip-hop de la rue à la scène.Toute la discussion a finalement tourné autour du vocabulaire de ce genre.« Les purs et durs ne veulent pas d\u2019un syllabus, ne veulent pas qu\u2019on enferme les termes, ne veulent pas de concepts figés, dit la professeure.Pour eux, l\u2019essence de cette danse se trouve dans la battle, dans l\u2019improvisation qui permet d\u2019inventer de nouveaux mouvements.D\u2019autres demandent plutôt des repères, un ancrage, pour la transmission par l\u2019enseignement, mais aussi pour donner de la crédibilité au genre qui serait alors plus reconnu formellement.» La professeure souligne aussi la liaison trans- historique entre la danse et la musique.La règle veut que l\u2019une engendre l\u2019autre, sauf la danse baroque, seule forme à renverser le rapport : toutes les autres suivent la partition, tandis que celle-là la précède.Louis XIV, grand danseur de menuet ou de sarabande, a fait de ce genre un pivot de son règne surchargé d\u2019étiquette et de révérences.«C\u2019est une exception: la musique est faite pour supporter la danse au rythme du roi pour montrer sa magnificence et établir sa politique.Sinon, c\u2019est toujours la musique qui stimule une façon de bouger.La danse s\u2019y greffe et elle codifie son langage.» La musique naît, le mouvement suit.Le swing, sorti du jazz des années 1920, va engendrer le lyndy pop (version afro-américaine), le west coast swing, le jitterbug (version blanche) et d\u2019autres styles encore regroupés sous l\u2019appellation swing.La règle se répète dans le hip-hop.La break- dance reste tout aussi indissociable du style musical du même nom, le «break» étant un interlude musical rythmé passé en boucle par les DJ.Le genre a emprunté à la gymnastique, aux arts martiaux.Il a engendré plusieurs styles jusqu\u2019à ce que quelqu\u2019un quelque part se mette ou se remette à twerker\u2026 Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TWERK colliers à celles qui n\u2019en ont pas déjà.Tout est noté, compilé.Puis les bernaches sont relâchées par petits groupes.«Ça va rondement, c\u2019est quasiment du travail à la chaîne.Il faut travailler rapidement pour déranger nos oies le moins longtemps possible », précise le professeur qui laisse échapper un petit cri \u2014 mélange de douleur et de surprise \u2014 alors qu\u2019une bête lui donne un grand coup de bec sur la cuisse.Croissance exponentielle C\u2019est en 1992 que le chercheur a découvert les premiers nids de bernaches sur les îles de Varennes.Il y en avait trois.Chaque année, il en trouvait davantage.«La croissance était exponentielle et on y a vu une occasion unique de suivre l\u2019établissement d\u2019une population sur un nouveau territoire.On voulait savoir ce qui fait que la population va croître, ce qui la ralentit.Toute une génération d\u2019étudiants a été mobilisée sur ce projet-là, car on a besoin de procéder à beaucoup de marquage d\u2019individus.» Depuis quelques années, la population de bernaches sur les îles de Varennes a atteint un plateau.Bon an, mal an, les chercheurs trouvent quelque 275 nids au printemps.« Dès que la glace se retire en avril, on se rend sur les îles avec les étudiants.On met des tuteurs à tomates à cinq pas du nid pour l\u2019identifier.Chaque nid a son numéro.On sait le nombre d\u2019œufs, qui sont les parents, la date d\u2019éclosion prévue.En mai, lorsque les oisons vont éclore, on les marque avec une étiquette dans la palmure pour être capable de les suivre.Plus tard, quand on va les peser, on va être capable de connaître leur âge au jour près.» Lorsque les oisons auront grandi, les chercheurs leur mettront à la patte une bague en aluminium numérotée \u2014 un système d\u2019identification commun pour toute l\u2019Amérique du Nord \u2014, de même qu\u2019un collier orange avec un numéro écrit bien gros, un système maison qui permet à son équipe d\u2019identifier les individus à distance.Nids inondés Au fil du temps, l\u2019équipe de Jean-François Gi- roux a réussi à baguer près de 12 000 bernaches.Cette année, ils ont réussi à capturer 950 oies.C\u2019est beaucoup moins qu\u2019à l\u2019habitude, constate le biologiste.«Normalement, on en a environ 1400: 800 adultes et 600 juvéniles.Cette année, le nombre d\u2019adultes est sensiblement le même, mais on a capturé seulement 150 juvéniles.» L\u2019année fut mauvaise pour les oisons en raison des fortes pluies.Près de 60 % des nids ont été inondés.«On voyait des œufs et des nids à la dérive sur le fleuve.Il y a déjà eu des inondations dans le passé, mais les pertes se situaient alors autour de 20 ou 30 %.C\u2019est la première fois qu\u2019on voit autant de pertes.» Peste Toutes ces informations sont per tinentes pour le chercheur.Car, au-delà de l\u2019étude de la dynamique populationnelle, il s\u2019intéresse également aux méthodes de contrôle.Ces dernières années, il a arrosé des œufs avec de l\u2019huile minérale pour empêcher leur éclosion et détruit des nids pour voir comment les oiseaux réagissaient, c\u2019est-à-dire s\u2019ils restaient dans la région ou la quittaient, afin de documenter l\u2019efficacité de différentes méthodes.«Au Québec, la bernache a une image un peu mythique.Quand on entend les volées de bernaches, c\u2019est l\u2019arrivée du printemps, les gens sont heureux.Mais ailleurs, dans le sud de l\u2019Ontario par exemple, c\u2019est considéré comme une peste, particulièrement dans les milieux périurbains, sur les terrains de golf et dans les parcs.Et, malheureusement, c\u2019est ainsi que la bernache est perçue dans la documentation scientifique.» Dans le sud du Québec, ce n\u2019est pas encore un problème, mais ce n\u2019est qu\u2019une question de temps, estime le chercheur.«Un des avantages qu\u2019on a, au Québec, c\u2019est que nos hivers sont encore rigoureux, les oiseaux doivent migrer et cela occasionne nécessairement des pertes.Mais avec les changements climatiques, les bernaches pourront rester ici à l\u2019année.Et là, ça va devenir un réel problème.» Ce n\u2019est pas pour rien que des représentants d \u2019Environnement Canada accompagnent l\u2019équipe de Jean-François Giroux dans ses expéditions de recherche sur les îles de Varennes.« Ils ont besoin d\u2019informations scientifiques pour savoir quand ouvrir la chasse et pour établir les quotas, explique le professeur.À terme, il est possible que l\u2019on élargisse la chasse pour éviter que la population n\u2019augmente trop rapidement.» En attendant, les chercheurs procèdent à toutes les études possibles dans le but d\u2019émettre, au moment venu, des recommandations pour mieux contrôler la croissance de la population.« À certains endroits, ils attrapent les bernaches comme nous, mais au lieu de les baguer, ils les euthanasient.Nous, on pense qu\u2019on peut cohabiter si on contrôle la croissance et que, donc, nos études peuvent aider à trouver des solutions.» La vengeance des bernaches De retour sur l\u2019île de Masta, les chercheurs suent allègrement sous leurs chemises à manches longues à moitié déchirées par les coups de becs des bernaches.« Il faut bien qu\u2019elles se vengent un peu », raisonne avec humour Paul Messier, maître baguier et contractuel pour le Service canadien de la faune.«Celle-là est handicapée, on ne la bague pas», lance Jean-François Giroux à la ronde.Certains s\u2019y opposent, ils aimeraient connaître le taux de survie des bernaches plus fragiles.Mais le professeur tient son bout : « Si on la bague et que quelqu\u2019un la trouve, ils vont croire que c\u2019est nous qui l\u2019avons blessée, il faut faire attention, avec les réseaux sociaux maintenant\u2026» L\u2019argument fait mouche.La bernache passe directement dans l\u2019enclos suivant, prête à être relâchée.Quelques heures et plusieurs égratignures plus tard, les enclos sont enfin vides.Les chercheurs épuisés tentent de trouver un coin d\u2019ombre pour avaler un sandwich.Ils parlent peu, tentent de conser ver leurs énergies pour la deuxième capture qui aura lieu en après-midi.C\u2019est la dernière étape de la saison.Les chercheurs vont passer les prochains mois à analyser les données recueillies sur le terrain.Quant aux bernaches, elles quitteront les îles de Varennes juste un peu avant la période de la chasse, pour aller s\u2019empif frer sur les terres agricoles près de Joliette.Aux premiers gels, elles s\u2019envoleront pour aller passer l\u2019hiver à Central Park, à New York.Et elles reviendront, pour la plupar t, nicher sur les îles au printemps.Les autres, moins chanceuses, finiront comme trophée de chasse, mais leurs bagues seront retournées aux chercheurs.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BERNACHES nir les pratiques de détention, quand ce qui est souhaitable est de ne pas détenir», appuie Jenny Jeanes, responsable du programme de détention chez Action Réfugiés Montréal.Elle est l\u2019une des rares représentantes d\u2019organisme à avoir accès à l\u2019intérieur du centre de Laval, qu\u2019elle visite chaque semaine.Une modernisation Le centre actuel situé à Laval est vétuste, avait justifié le ministre Goodale l\u2019an dernier en conférence de presse.Cette ancienne prison, construite en 1950 et conver tie en 1996, a gardé plusieurs caractéristiques de l\u2019univers carcéral, notamment de hautes clôtures surmontées de barbelés.Les immigrants qui y sont détenus ne sont pas des criminels, sauf une infime minorité.Si un agent de l\u2019ASFC doute de l\u2019identité d\u2019un res- sor tissant étranger, s\u2019il croit que celui-ci se soustraira aux procédures d\u2019immigration ou encore s\u2019il considère que sa demande est inadmissible, il a le pouvoir de le détenir.L\u2019ASFC est résolue à bâtir un nouveau bâtiment « d\u2019apparence non institutionnelle », précise l\u2019appel d\u2019offres maintenant publié.Les éléments de « contrôle et de sécurité », immanquablement présents, ne devront pas faire ressembler le centre à une institution correctionnelle, a expliqué par courriel une por te-parole de l\u2019Agence.Modernisation qui n\u2019est pas toujours pour le mieux, notent Janet Dench et Jenny Jeanes.« Un élément contre lequel nous avions déjà soulevé nos préoccupations plusieurs fois est l\u2019utilisation de la vidéoconférence pour les révisions de détention » devant la Section de l\u2019im- migrat ion, soul igne Mm e Dench du CCR .Cette nouvelle méthode posera des limites aux possibilités de négociation, avance-t-elle, puisque l\u2019avocat du requérant, son interprète, le commissaire chargé d\u2019évaluer le maintien ou non en détention et le représentant du ministre ne se trouveront plus en présence de la personne détenue.« C\u2019est de toute évidence un désavantage par rapport aux autres interlocuteurs, ce n\u2019est plus du tout la même chose que d\u2019être entendu de vive voix », ajoute-t-elle.La vidéoconférence « limite la dignité humaine», appuie Mme Jeanes.Solutions de rechange Cette façon de comparaître va « surtout à l\u2019encontre de l\u2019objectif du gouvernement qui est de trouver des solutions de rechange à la détention », dit Mme Dench.Ces solutions sont souvent trouvées lors des contrôles des motifs de la détention ; un avocat peut alors suggérer qu\u2019un garant soit présenté ou of frir une caution, par exemple.«Et c\u2019est beaucoup plus dif fi- cile de négocier quand les parties sont dans des endroits dif férents », insiste-t-elle.Ce genre de négociation est pourtant habituel pour des personnes accusées de crime.Pourquoi ne pas appliquer les mêmes normes aux personnes immigrantes?demande la directrice du CCR.Le bureau du ministre Goodale a réitéré au Devoir qu\u2019il voulait augmenter les possibilités de « solutions de rechange à la détention», sans pouvoir donner davantage de détails.Lors de l\u2019annonce des investissements de 138 millions de dollars en août dernier, Ralph Goodale avait indiqué qu\u2019une somme de 5 millions y serait consacrée.Jenny Jeanes voudrait aussi voir le ministère de la Sécurité publique et l\u2019ASFC investir dans un «système rigoureux de contrôle des décisions prises par les agents», une sorte d\u2019ombudsman qui surveillerait la détention des immigrants.«C\u2019est un pouvoir très fort d\u2019arrêter une personne et de la priver de sa liberté, et il doit y avoir un système de responsabilité de l\u2019Agence», justifie-t-elle.Certains migrants, surtout en Ontario et en Colombie-Britannique, se retrouvent détenus dans des prisons, alors qu\u2019ils n\u2019ont commis aucun crime.L\u2019ASFC donnera cet été une nouvelle directive sur la détention des mineurs à ses agents.Elle vise à leur fournir des « paramètres et des conseils clairs pour éclairer leurs décisions concernant les mineurs et leur famille », écrit l\u2019Agence au Devoir.Le Canada s\u2019est engagé devant les autres États membres de l\u2019ONU en septembre dernier à s\u2019efforcer de mettre fin à la détention des enfants en raison de leur statut migratoire ou de celui de leurs parents.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 IMMIGRATION Découvrez la chaleureuse et intime chapelle Notre-Dame-de-la-Résurrection.Messes de funérailles Messes commémoratives mensuelles Musiciens professionnels Liturgie de la Parole à la mémoire du défunt Renseignez-vous sur nos services et les célébrations 514 735-1361 cimetierenotredamedesneiges.ca Bien plus qu\u2019un cimetière "]
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