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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-07-18, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 5 9 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Monde \u203a Venezuela.L\u2019opposition appelle à la « grève générale massive ».Page B 5 Actualités \u203a Environnement.Bécancour : un coûteux héritage toxique.Page A 3 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m I S A B E L L E P O R T E R à Québec P lusieurs membres du petit groupe d\u2019opposants au projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire sont également membres du « clan » local du groupe identitaire La Meute, qui dit militer contre l\u2019islam radical.Le porte-parole de La Meute ne s\u2019en cache pas d\u2019ailleurs.«Il y a certains des membres du comité [du non] qui sont membres de La Meute, a déclaré Sylvain Brouillette en entrevue au Devoir.Mais ce n\u2019est pas une initiative de La Meute.On les a soutenus dans l\u2019intérêt de l\u2019exercice démocratique.» Créé en 2015 par des vétérans des Forces armées canadiennes, La Meute est un groupe iden- titaire qui dit vouloir combattre l\u2019implantation de l\u2019Islam radical.Ses membres se défendent d\u2019être xénophobes et d\u2019appartenir à l\u2019extrême droite et accusent les médias qui font ce genre d\u2019association de faire de la désinformation.Cet enjeu a déjà fait l\u2019objet d\u2019un texte samedi dans le média Web Ricochet.Selon nos vérifications, au moins six des membres les plus actifs CIMETIÈRE MUSULMAN La Meute actif dans le comité du non ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Un référendum au résultat serré a bloqué la voie dimanche à l\u2019implantation d\u2019un cimetière musulman dans la municipalité de Saint-Apollinaire, située à une trentaine de minutes de Québec.M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa P lusieurs néodémocrates québécois ont beau craindre les périls électoraux d'une élection de Jagmeet Singh à la tête de leur parti, leur collègue Hélène Laverdière n'y croit pas.La députée s'est rangée derrière Jagmeet Singh, qui se dit confiant en entrevue avec Le Devoir qu'il saura convaincre le Québec en démontrant que ses valeurs sont toutes aussi progressistes que celles des néodémocrates de la province.La députée de Laurier\u2014Sainte-Marie s\u2019est rangée derrière Jagmeet Singh en disant avoir confiance, comme l\u2019aspirant-chef, qu\u2019ils sauront convaincre le Québec de lui emboîter le pas en démontrant que les valeurs de M.Singh sont toutes aussi progressistes que celles des néo- démocrates de la province.Le député et ancien chef adjoint du NPD en Ontario ne se formalise pas des inquiétudes partagées par d\u2019anciens élus néodémocrates avec Le Devoir la semaine dernière.L\u2019ex-député Pierre Dionne Labelle et d\u2019autres anciens collègues qui préféraient garder l\u2019anonymat ont confié craindre que Jagmeet Singh ne représente un frein pour leur parti au Québec s\u2019il est élu chef du NPD fédéral cet automne.« C\u2019est leur avis.Ils sont libres d\u2019avoir leur avis », a réagi M.Singh, en entretien pour la première fois depuis ces échos à son endroit.Mais il af firme qu\u2019il ne ressent pas ces réticences sur le terrain.« Mes valeurs sociodémo- crates sont les mêmes valeurs progressistes que celles des Québécois, insiste-t-il en entrevue avec Le Devoir.Et j\u2019ai confiance qu\u2019on peut continuer de gagner des appuis au Québec.» Jagmeet Singh dit compter de nombreux bénévoles dans la Belle Province.Et l\u2019appui d\u2019Hélène Laverdière à sa campagne, annoncé lundi, «montre qu\u2019on a réussi à montrer notre respect, notre amour pour le français et le peuple québécois », plaide-t-il.Mme Laverdière reconnaît toutefois elle-même, dans le communiqué de presse annonçant sa décision, le malaise évoqué par certains anciens élus et stratèges.«Le rapport qu\u2019ont les Québécois avec la religion est complexe et très différent que celui qu\u2019ont COURSE À LA DIRECTION Singh convaincu de partager les valeurs progressives du Québec VOIR PAGE A 8 : SINGH VOIR PAGE A 8 : MEUTE M A N O N D U M A I S E n 2016, HBO annonçait des cotes d\u2019écoute faramineuses pour la série culte inspirée des romans de George R.R.Martin, Game of Thrones (Le trône de fer).De fait, plus de vingt-cinq millions de spectateurs se retrouvaient devant le petit écran le dimanche soir pour suivre les péripéties épiques de Jon Snow (Kit Harrington), Tyrion Lannister (Peter Din- klage) et Dayneris Targarien (Emilia Clarke) \u2014 les trois prétendants préférés au trône selon les « gonzillions » de théories circulant sur le Web.Dimanche dernier, la popularité de la série ne s\u2019est pas démentie puisque les sites de HBO et de la chaîne française OCS ont crashé lors de la diffusion du premier des sept épisodes de la septième, et GAME OF THRONES Quand l\u2019hiver fait oublier l\u2019été Dimanche dernier, des millions de fidèles ont communié devant la télé HBO Les péripéties épiques de Jon Snow et autres prétendants au trône de fer tiennent en haleine des millions de téléspectateurs.Lire aussi \u203a Les musulmans doivent obtenir leur cimetière.L\u2019éditorial de Robert Dutrisac.Page A 6 Montréal fait son cinéma La ville vue de Côte-de-Liesse Page B 8 Renégociation de l\u2019ALENA Les États-Unis dévoilent leurs objectifs Page B 1 VOIR PAGE A 8 : HIVER L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 S T É P H A N I E W E N G E R à Fès D es antibiotiques dopés aux huiles essentielles : après 30 ans de recherche, le Marocain Adnane Remmal, qui a reçu en juin le « prix du public » de l\u2019Of fice européen des brevets, espère contribuer à la lutte contre le fléau mondial des germes résistants.« À force de mal utiliser les antibiotiques, la résistance [des bactéries] se développe », explique à l\u2019AFP le chef du laboratoire de biotechnologie de l\u2019Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, au centre du Maroc.Pour l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), la résistance aux antibiotiques constitue une «des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale».Pour la contourner, Adnane Remmal a imaginé une solution inspirée par la tradition marocaine d\u2019utilisation médicinale des plantes.Origan, thym, romarin : les plantes qui contiennent les composants les plus efficaces contre les microbes sont très répandues au Maroc, grâce au climat méditerranéen.Le chercheur a ajouté aux antibiotiques des « molécules naturelles provenant d\u2019huiles essentielles », créant un nouveau complexe moléculaire.C\u2019est « comme si on camouflait l\u2019antibiotique » avec les molécules d\u2019huiles essentielles, explique ce biologiste de 55 ans.La bactérie peine à le reconnaître et donc à développer un mécanisme résistant.« Elle redevient sensible à cet antibiotique.» Et « grâce à ce nouveau médicament, on peut traiter un patient qui a un germe résistant», explique-t-il.Sa découverte a été brevetée en 2014 par l\u2019Office européen des brevets.Les essais cliniques ont débuté en 2016 et des tests complémentaires sont en cours.Le biologiste, qui a signé un contrat avec un laboratoire pharmaceutique marocain, espère obtenir fin 2017 l\u2019autorisation de mise sur le marché dans le royaume.Laboratoire aux odeurs de romarin L\u2019aventure d\u2019Adnane Rem- mal a commencé à la faculté des sciences de Fès, où il s\u2019est lancé dans des études de biologie en 1980.«Dans ma famille, il y avait beaucoup de respect pour les \u201csavants \u201d, quelle que soit la discipline», se souvient le chercheur aux lunettes fines cerclées de métal.«J\u2019ai aussi été marqué par mes cahiers d\u2019écolier: sur la page de garde, on y voyait Louis Pasteur penché sur un microscope.» Après un doctorat obtenu à Paris en pharmacologie moléculaire, Adnane Remmal revient dans la ville impériale marocaine où il supervise les travaux d\u2019une vingtaine d\u2019étudiants.Dans son laboratoire, certains d\u2019entre eux vêtus de blouses immaculées s\u2019af fai- rent au mil ieu des microscopes.Une jeune f i l le injecte une solution dans une orange pour empêcher les moisissures de se développer ; un étudiant à la barbe bien taillée scrute des échantillons vieillis de pommes de ter re et d\u2019oignons.Ici pas d\u2019odeur de solvants ou de gaz : le laboratoire embaume le romarin, conséquence des manipulat ions réal isées à par tir d\u2019huiles essentielles d\u2019herbes aromatiques.Grâce aux travaux effectués dans ce laboratoire, Adnane Remmal a remporté en 2015 un prix de la Fondation africaine pour l\u2019innovation, après avoir mis au point des suppléments alimentaires pour bétail à base d\u2019huiles essentielles.Objectif : réduire le recours aux antibiotiques dans l\u2019élevage intensif.« L\u2019origine de la résistance des bactéries vient principalement des animaux », décrypte le chercheur.«Les éleveurs ont découver t que s\u2019ils donnaient des antibiotiques au bétail, les animaux grossissaient plus vite », souligne-t-il.« Mais les bactéries résistantes sont transmises à l\u2019homme par l\u2019alimentation : donc si je voulais combattre la résistance chez l\u2019homme, je devais trouver une solution de rechange à ces antibiotiques » pour l \u2019animal, explique le chercheur.Chercheur et producteur Les entreprises sollicitées n\u2019ayant pas voulu fabriquer ces addit i fs , le biologiste s\u2019est lui -même lancé dans l\u2019industrie.Des vastes locaux de son usine dans les environs de Fès se dégagent des senteurs d\u2019herbes aromatiques.Dans une cuve de 3000 litres d\u2019huiles essentielles sont mélangés des composants solides naturels comme l\u2019argile.Le résultat est une fine poudre beige qui sera ajoutée à la nourriture du bétail.«Nous voulons remplacer les antibiotiques par des produits efficaces à base de substances naturelles, à moindre coût et qui ne présentent aucune toxicité pour le consommateur final », explique Mounia Okhouya, responsable de la recherche et du développement.Abderrahmane Eytrib, gérant d\u2019une ferme de la région, utilise ces produits depuis deux ans.« On donnait beaucoup d\u2019antibiotiques les années précédentes », ce n\u2019est plus le cas cette année, se réjouit-il.Derrière lui, des taurillons suivent leurs mères en trottinant vers l\u2019étable.En bruit de fond, les bêlements de dizaines de moutons.Les bêtes semblent en pleine forme, le poil dense et le pied agile.« Pour les bovins, on note une augmentation de la production laitière.Pour les ovins, on a remarqué la qualité de la viande », insiste Ab- derrahmane Eytrib.Adnane Remmal et son équipe ne comptent pas s\u2019arrêter là.Des brevets sont en attente de publication pour d\u2019autres produits à destination agricole : biopesticides, antifon- giques, antiparasitaires.Les recherches continuent aussi pour la santé humaine.Agence France-Presse MAROC Des antibiotiques dopés aux huiles essentielles JACQUES NADEAU LE DEVOIR La promenade de 3,8 kilomètres passe notamment par la rue McTavish, qui a subi pour l\u2019occasion une métamorphose d\u2019envergure.J E A N N E C O R R I V E A U À presque 50 millions de dollars, la promenade Fleuve- Montagne a peut-être coûté plus cher que prévu, mais les Montréalais en ont pour leur argent, a martelé lundi le responsable du développement durable au comité exécutif de l\u2019administration Coderre, Réal Ménard.« Je suis totalement mu par l\u2019enthousiasme euphorique.Je suis convaincu que ça va devenir un point de référence, un incontournable » , a déclaré avec détermination M.Mé- nard lors de l\u2019inauguration officielle de la promenade de 3,8 kilomètres qui relie le fleuve Saint-Laurent au mont Royal, deux « icônes de Montréal ».Du musée Pointe-à-Callière, lieu qui évoque la fondation de Montréal, les touristes sont invités à suivre un parcours qui longe notamment la rue McGill vers le nord, remonte la côte du Beaver Hall pour emprunter la rue Sainte-Catherine, l\u2019avenue McGill College et la rue McTavish jusqu\u2019au pied du mont Royal.Plusieurs attraits ou lieux significatifs de l\u2019histoire de Montréal ponctuent le parcours et des activités d\u2019animation, des expositions en plein air et des performances musicales sont prévues au cours des prochains mois.Du mobilier et des fleurs Piétonne depuis plus de cinq ans, la rue McTavish a subi une métamorphose importante.La chaussée a été couverte de pavés, et du mobilier ainsi que des bacs à fleurs ont été ajoutés de par t et d\u2019autre.L\u2019avenue McGill College a pour sa part été rendue plus conviviale avec l\u2019installation de mobilier et des plantations de fines herbes.Un segment de trottoir du côté nord de la rue Sherbrooke a aussi été élargi et fleuri.Mais les inter ventions au sud de la rue Sainte-Catherine sont beaucoup plus discrètes.Pour guider le marcheur, des bornes et des éléments de signalisation ont été installés à intervalle régulier, et du marquage sur la chaussée indique au promeneur le chemin à suivre.Mais ces éléments signalétiques tendent à se perdre dans le paysage encombré du centre-ville.Réal Ménard a soutenu que les rues au sud de Sainte-Ca- therine ne permettaient pas des aménagements élaborés.« Il fallait relever le défi de partir du Vieux-Montréal jusqu\u2019au mont Royal dans un contexte où il y a un centre-ville et des infrastructures vieillissantes », a-t-il dit.Une économie Réal Ménard a toutefois affirmé que le projet, qui constitue un legs du 375e anniversaire de Montréal, a coûté 49,7 millions et non 55 mill ions, comme véhiculé au cours des derniers jours.Ce montant provenait pour tant d\u2019un document récent émanant de la Ville, et il correspond aux prévisions estimées par la Ville il y a un an.M.Ménard a attribué ces informations à « certains esprits mal informés ».Rappelons que, lorsque le projet avait été annoncé en février 2015, son coût avait été estimé 42,4 millions avant que les prévisions ait été revues à la hausse à 55 millions.« Je pense qu\u2019aujourd\u2019hui, les Montréalais sont fiers et qu\u2019i ls en ont pour leur argent », a assuré Réal Ménard, qui préférait insister sur l\u2019économie de 5 millions réalisée.Cette baisse de coût est attribuable au fait que la Ville n\u2019a pas eu à piger dans le budget destiné aux dépenses imprévues et que les montants pour les pavés et l\u2019asphalte ont été inférieurs à ceux qu\u2019on avait anticipés.La V il le a cependant dû composer avec des mauvaises surprises.Les travaux du collecteur situé sous la rue Sherbrooke ont notamment été deux fois plus importants que prévu.Précisons que les travaux d\u2019infrastructures souterraines et de chaussée ont accaparé 46 % du budget, contre 54 % pour le mobilier, les plantations, la reconstruction de trottoirs et l\u2019installation de pavés.Le facteur «wow!» Mais l\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville n\u2019en démord pas.La promenade Fleuve-Montagne telle que conçue est « ultraba- nale », estime le maire du Pla- teau-Mont-Royal, Luc Ferran- dez.« On est dans le minéral.On a fait une rue magnifiée avec de beaux carrés d\u2019arbres.Mais est-ce que ça va convaincre les gens de venir ?Est-ce qu\u2019il y a le facteur \u201cwow !\u201d qu\u2019on attend d\u2019un investissement de cette taille-là ?Non.Quelle occasion ratée ! » Selon lui, la Ville aurait pu verdir bien davantage la promenade.« Sans dire qu\u2019il faut piétonniser tout le parcours, il faudrait au moins qu\u2019on sente qu\u2019il y a un \u201cchemin Fleuve- Montagne\u201d.» Le Devoir PROMENADE FLEUVE-MONTAGNE Montréal en a pour son argent, dit la Ville Réal Ménard a inauguré avec enthousiasme le parcours qui souligne le 375e La Couronne a finalement demandé l\u2019arrêt des procédures pour les onze derniers accusés dans le cadre d\u2019une vaste opération policière menée contre la mafia \u2014 mais ce n\u2019est pas à cause de l\u2019arrêt Jordan.Le procureur André Albert Morin, du Ser vice des poursuites pénales du Canada, a expliqué lundi que la Couronne avait demandé au tribunal ce nouvel arrêt des procédures après consultations avec les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui avaient mené cette importante opération policière baptisée «Clemenza».La technique en cause La Couronne a conclu qu\u2019il lui serait impossible de répondre aux questions très précises de la défense concernant les techniques policières d\u2019interception de messages électroniques.Plutôt que de dévoiler ses méthodes d\u2019enquête, la GRC a préféré laisser tomber les dossiers.Lors de la première vague d\u2019arrestations dans cette affaire, la GRC s\u2019était vantée d\u2019avoir réussi à mettre la main, entre 2010 et 2012, sur plus d\u2019un million de textos échangés sur des téléphones Black- Berr y et pour tant protégés par des numéros d\u2019identification personnels.Déjà en mars dernier, la Couronne avait demandé au tribunal l\u2019arrêt des procédures pour 36 autres personnes arrêtées dans le cadre du projet Clemenza, la plus vaste opération menée par la GRC contre la mafia depuis l\u2019opération Co- lisée, qui avait ébranlé le clan Rizzuto en 2006.Au cours d\u2019une série de perquisit ions menées entre 2014 et 2016, le projet Cle- menza avait permis l\u2019arresta- t ion de dizaines de personnes.Les suspects fai - saient face à une kyrielle de chefs d\u2019accusation, notamment production, importation et trafic de drogue, incendie criminel et enlèvement.«Il y a eu des rondes de divulgations qui ont été faites, [mais] la défense a demandé certains aspects plus pointus, plus techniques, et après avoir analysé le tout, notamment avec [la GRC], on n\u2019était pas en mesure de répondre aux questions posées par la défense », a expliqué le procureur Morin, lundi, à sa sortie de la salle d\u2019audience, au palais de justice de Montréal.Avec Cogeco Nouvelles La Presse canadienne PROJET CLEMENZA La Couronne demande l\u2019arrêt des procédures pour les onze derniers accusés 36 autres personnes arrêtées ont vu les procédures à leur endroit arrêtées Grâce à ce nouveau médicament, on peut traiter un patient qui a un germe résistant Adnane Remmal « » L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministère de l\u2019Environnement sait depuis plus de 12 ans qu\u2019un impor tant site contaminé situé à Bécancour pollue les sols et les eaux souterraines, révèle un rappor t commandé par le ministre David Heurtel.Mais le gouvernement n\u2019a pas de plan pour venir à bout de cet héritage toxique, qui devrait coûter des dizaines de millions de dollars à l\u2019État québécois.Le site en question a servi à l\u2019enfouissement de matières dangereuses de 1986 à 2003.Selon les données officielles, pas moins de 360 000 tonnes de résidus de production d\u2019aluminium y ont été enfouies au fil des ans par l\u2019ancien propriétaire du site, Recyclage d\u2019Aluminium Québec.Même si le problème de contamination remonte à plusieurs années, la situation n\u2019a été connue publiquement qu\u2019à la suite de révélations dans les médias, à l\u2019automne 2016.Le ministre Heurtel a alors dit qu\u2019il ignorait l\u2019existence de ce site, avant de confier un mandat d\u2019enquête administrative sur la «gestion» du dossier par la direction régionale du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).Contamination connue Le rapport, daté de mai 2017, a finalement été rendu public vendredi après-midi.Ce document démontre que le problème de propagation de la contamination était connu avant même la fermeture du site, en 2003.Et au début de 2005, un consultant embauché par l\u2019entreprise confirmait au ministère de l\u2019Environnement que la contamination atteignait la nappe souterraine.Les résultats d\u2019une étude hydrogéologique commandée par Québec en 2012 indiquent même que « la contamination des eaux souterraines s\u2019est propagée sur une distance d\u2019environ 700 mètres du lieu de dépôt, et qu\u2019une certaine stabilisation semble s\u2019installer », note le rapport.Ce site a pourtant été inscrit au réper toire des ter rains contaminés seulement en 2013, soit neuf ans après que le gouvernement eut été mis au fait du « problème de contamination », précise le rapport.Entre-temps, le ministère a eu « de nombreux échanges » avec le propriétaire, lui demandant de « faire cesser le rejet de contaminants ».Toutes les démarches se sont avérées vaines.Néanmoins, aucune action en justice n\u2019a été entreprise contre les responsables de cette contamination, inscrite au « passif environnemental du gouvernement » depuis maintenant 2008.« La probabilité que le ministère devienne responsable de la réhabilitation de ce terrain est considérée comme élevée, soit à plus de 70 % », soulignent les auteurs du rapport.« Étant donné l\u2019ampleur des coûts des travaux pour faire corriger les problématiques environnementales du site, le ministère est d\u2019avis que ni Recyclage d\u2019Aluminium Québec ni les propriétaires subséquents n\u2019ont la capacité financière pour régler la problématique environnementale.» Aucun plan Il n\u2019existe toutefois aucun plan de décontamination ni aucune évaluation des coûts des travaux à venir.«Au moment de nos travaux, le ministère évaluait toujours la situation dans le but d\u2019identifier une solution pour régler la problématique environnementale du site contaminé de Bécancour», peut-on lire dans le rapport publié vendredi.Pour le moment, les coûts sont estimés entre 40 et 80 millions, selon les informations disponibles.Mais pour avoir l \u2019heure juste, i l faudra attendre les résultats de l \u2019« étude de faisabili té » commandée par le gouvernement en octobre 2016, afin d\u2019évaluer l\u2019option d\u2019extraire les matières dangereuses du site.Au cabinet du ministre David Heurtel, on précise que « le site est sous contrôle, mais la solution finale à mettre en place dépendra du résultat des études réalisées.La problématique du site est complexe de par la nature des matériaux enfouis ainsi que du milieu dans lequel ils se trouvent».Quant aux coûts des travaux à venir, ils sont « très variables en fonction de l \u2019option qui sera considérée.Une meilleure idée des coûts réels pourra être avancée à la suite des tests et études à réaliser».Le Devoir ENVIRONNEMENT Bécancour : un coûteux héritage toxique Québec devra assumer les coûts de décontamination d\u2019un dépotoir privé de produits dangereux M A R I E - L I S E R O U S S E A U L e référendum sur le projet de cimetière musulman qui a eu lieu à Saint-Apollinaire dimanche a fait couler beaucoup d\u2019encre.Au-delà de cet événement qui a suscité bien des débats au Québec, Le Devoir a voulu en savoir plus sur les particularités des rites funéraires musulmans.Le cas de cette communauté de quelque 300 000 âmes au Québec est unique, selon Yan- nick Boucher, chargé de cours au Département d\u2019anthropologie de l\u2019Université de Montréal, qui termine un doctorat sur les rites funéraires musulmans au Québec.« Il y a déjà une certaine diversité de cimetières dans la province.Il y a des cimetières juifs, catholiques, protestants\u2026 Il n\u2019y a que ce cas précis de cimetière musulman qui dérange », affirme celui qui s\u2019était prononcé publiquement pour le projet de Saint-Apollinaire.Qu\u2019est-ce qu\u2019un cimetière musulman, au fait ?Il y en a deux sor tes au Québec.Un seul cimetière de type confessionnel existe ici, il s\u2019agit du Centre islamique de Laval.Les carrés musulmans constituent le deuxième type de sépulture.Il s\u2019agit de portions de cimetières déjà existants qui sont louées à la communauté.« Les carrés musulmans sont comme une division à l\u2019intérieur d\u2019une entreprise funéraire, avec leurs propres locaux, leurs propres cercueils, leurs propres linceuls » , explique M.Boucher.Le projet de Saint-Apollinaire est confessionnel, puisque le Centre culturel islamique de Québec en aurait été le propriétaire.Selon M.Boucher, la communauté musulmane est divisée quant au modèle de cimetière qu\u2019elle souhaite développer.La présidente et fondatrice de l\u2019Association de la sépulture musulmane du Québec, Had- jira Belkacem, milite pour le développement des carrés musulmans.«On ne veut pas que les mosquées se chargent des cimetières, parce que ceux-ci seraient alors entièrement réservés aux membres de ces congrégations et non à l\u2019ensemble de la communauté», explique-t-elle.Dans tous les cas, les musulmans du Québec sont dans l\u2019obligation de respecter les lois qui encadrent les pratiques funéraires, même si elles entrent en contradiction avec deux de leurs traditions.En effet, selon les rites musulmans, le corps doit être enterré à même le sol, orienté vers la Mecque, après avoir été lavé et enveloppé dans un linceul.«On ne peut pas enterrer un corps sans cercueil au Québec, c\u2019est illégal», note l\u2019anthropologue.Par ailleurs, «on ne peut pas faire embaumer les corps dans la tradition musulmane », ex- plique-t-il.Or, la loi québécoise stipule qu\u2019il faut embaumer un corps au plus tard 18 heures après le décès, question de santé publique.De plus en plus d\u2019inhumation Alors qu\u2019environ les deux tiers de la communauté musulmane rapatrient leurs morts dans leur pays d\u2019origine, de plus en plus de musulmans optent pour l\u2019inhumation, constate M.Boucher.« Je le vois sur le terrain», affirme-t-il.Pourquoi donc ?Aux yeux de l\u2019exper t, il s\u2019agit d\u2019une question d\u2019intégration.Les familles qui se sont installées au Québec ces dernières années choisissent de plus en plus souvent d\u2019y enter rer leurs mor ts, car leurs enfants et leurs petits-enfants ont leur vie ici.« L\u2019image est for te : je donne mon corps à la terre du Québec pour que mes enfants s\u2019y enracinent et s\u2019y intègrent », illustre M.Boucher.La distance qui sépare les défunts et leur pays d\u2019origine entre aussi en ligne de compte.Selon le poids de la dépouille et sa destination, cette option peut coûter jusqu\u2019à 15 000$, estime l\u2019anthropologue.Cette tendance à l\u2019inhumation crée un besoin d\u2019espace pour enterrer les corps des pratiquants au Québec, souligne Mme Belkacem, qui souhaiterait ouvrir un carré musulman dans chaque région du Québec.Le Devoir Le chemin vers le repos éternel Au-delà du référendum, regard sur les rites funéraires de la communauté musulmane M A R C O B É L A I R - C I R I N O à Edmonton L a demande des principales organisations des Premières Nations, des Inuits et des Métis d\u2019être reconnus comme des « gouvernements » se heurte à de profondes réticences de la part des provinces, à commencer par celles du Québec.«Grâce à la Convention de la baie James, je pense qu\u2019on peut parler d\u2019un gouvernement cri au Québec : il y a une commission scolaire, une régie de la santé, il y a le grand conseil des cris\u2026 Les pouvoirs de tout le monde sont bien définis», a expliqué le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.« Quand on parle d\u2019autres groupes, c\u2019est moins évident au Québec», a-t-il ajouté.Chose certaine, le gouvernement du Québec ne fera pas siens les 10 « Principes régissant la relation du Gouvernement du Canada avec les peuples autochtones » dévoilés il y a quelques jours par Ottawa \u2014 « sans [avoir préalablement tenu] des consultations avec les autochtones et les gouvernements des provinces et des territoires », a fait remarquer M.Kelley.Le gouvernement Trudeau souhaite opérer « la réconciliation avec les peuples autochtones au moyen d\u2019une relation renouvelée de nation à nation, de gouvernement à gouvernement et entre la Couronne et les Inuits, axée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat ».Refus de participer Le chef national de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN), Perr y Bellegarde, le président d\u2019Inuit Tapiriit Kana- tami (ITK), Natan Obed, et le président du Ralliement national des Métis (RNM), Clément Chartier, ont exhorté les 13 provinces et territoires à eux aussi nouer une véritable relation non seulement «de gouvernement à gouvernement » avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis du Canada, à l\u2019instar de celle prenant forme entre le gouvernement canadien d\u2019une part et l\u2019APN, l\u2019ITK et le RNM d\u2019autre part.Dans cet esprit, les dirigeants des trois principales organisations autochtones refusent de participer à la rencontre annuelle des premiers ministres et des dirigeants autochtones nationaux organisés en marge du Conseil de la fédération aussi longtemps qu\u2019ils n\u2019obtiendront pas le statut de membre en règle de ce club.Ils brillaient ainsi par leur absence à Edmonton lundi.Les 634 Premières Nations à travers le Canada refusent d\u2019être « tenues à l\u2019écart » plus longtemps des cercles de discussions et de décisions, a soutenu M.Bellegarde.«Nous [demandons] le respect dû aux nations autochtones, aux gouvernements autochtones.» Seules les por te-parole de deux des cinq groupes invités \u2014 le Congrès des peuples autochtones et l\u2019Association des femmes autochtones du Canada qui n\u2019ont pas la prétention de parler au nom d\u2019une nation ou encore d\u2019un gouvernement \u2014 n\u2019avaient pas fait faux bond à l\u2019hôte de la rencontre, Rachel Notley.ALENA Le Conseil de la fédération se réunit deux fois par année afin d\u2019affronter des grands enjeux pancanadiens.Au programme, mardi et mercredi, figurent notamment l\u2019ébauche d\u2019une stratégie en vue de la renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), la commercialisation du cannabis, ainsi que la présentation de la Politique d\u2019affirmation du Québec et de relations canadiennes.En effet, le chef du gouvernement québécois, Philippe Couillard, présentera les grandes lignes de sa Politique à ses homologues provinciaux et territoriaux à l\u2019occasion d\u2019un déjeuner mardi.«Il va leur expliquer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une politique de rapprochement qui vise à ce qu\u2019on ait une meilleure compréhension [de la nation québécoise.Celle-ci se traduira] par des retombées, des avantages dans toutes les matières: économiques, sociales\u2026», a fait valoir le ministre Jean-Marc Fournier lundi soir.Des négociations constitutionnelles pourraient toutefois être entreprises, mais seulement «une fois» que «les solidarités» auront pris le dessus sur « les solitudes», a ajouté le maître d\u2019œuvre du « réinvestissement du Québec sur la scène canadienne».Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, n\u2019y est pas opposé tant que le Québec accepte de revoir la formule de péréquation du Canada, afin notamment de tenir compte des bas tarifs d\u2019Hydro- Québec.Le Devoir CONSEIL DE LA FÉDÉRATION Pas de siège pour les Premières Nations Le Québec désapprouve la politique d\u2019affirmation des autochtones Une meilleure idée des coûts réels pourra être avancée à la suite des tests et études à réaliser Cabinet du ministre David Heurtel « » Qui est cet homme ?Tous les premiers ministres des provinces étaient présents à la rencontre hormis celle de la Colombie-Britannique, Christy Clark \u2014 qui s\u2019apprêtait à céder le pouvoir à John Horgan \u2014 et celui du Québec, Philippe Couillard en raison d\u2019un «conflit d\u2019horaire».Pourtant, aucun événement n\u2019apparaissait à l\u2019agenda du premier ministre.«Qui est cet homme qui représente le Québec?» a demandé une journaliste au Devoir.Il s\u2019agissait du ministre Geoffrey Kelley.CHRISTOPHER KATSAROV LA PRESSE CANADIENNE Le chef Perry Bellegarde, accompagné des chefs Clément Chartier et Natan Obed (absent de la photo), a réclamé des sièges en bonne et due forme au Conseil de la fédération pour les trois principales organisations autochtones au pays.Les lieux de sépulture musulmans Le Cimetière islamique de Laval, qui est divisé en deux sections, une chiite et l\u2019autre sunnite, chacune propriété d\u2019une mosquée différente.Il s\u2019agit du seul cimetière confessionnel musulman au Québec.Carré musulman du Cimetière Magnus Poirier, à Laval Carré musulman du Cimetière Les Jardins Québec, à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec Carré musulman du Cimetière Jardin Urgel Bourgie, à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal Carré musulman des Jardins commémoratifs, à Dollard-des-Ormeaux, dans l\u2019Ouest-de-l\u2019Île de Montréal L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11h à la date ci-dessous, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maison- neuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8, pour : Appel d\u2019offres : VMP-17-034 \u2013 Services professionnels pour la mise à niveau de la Place Émilie-Gamelin Date d\u2019ouverture : 22 août 2017 Dépôt de garantie : Aucun Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2017 par le biais du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Renseignements : Domenico Zambito \u2013 vm-appeldoffres@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin par l\u2019arrondissement de Ville-Marie et placée dans une enveloppe cachetée portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.L\u2019arrondissement de Ville-Marie ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 18 juillet 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Avis public ERRATUM AVIS est donné qu\u2019une erreur s\u2019est glissée dans l\u2019avis public paru le 20 juin 2017 relativement au second projet de règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite- Patrie (01-279) afin de consolider et de renforcer le pôle commercial et d\u2019emplois Angus/Maisonneuve et d\u2019autoriser l\u2019installation de bâtiments temporaires sous certaines conditions.Le numéro du projet de règlement aurait dû se lire 01-279-49 au lieu de 01-279-42.Fait à Montréal, ce 18 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Ruest Service de la gestion et de la planification immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5915 Descriptif : Travaux de transformation majeure Auditorium de Verdun et aréna Denis- Savard (3234) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mercredi 19 juillet 2017 est reportée au lundi 14 août 2017, à 10h30, au Service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Fait à Montréal, le 18 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 1er avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 1 513 163 et 1 513 196 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Maplewood, Gorman et Springgrove et le boulevard du Mont-Royal, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896059 \u2013 1er juin 2017) - les lots 1 513 082 et 1 553 300 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Hutchison, les avenues Van Horne et Durocher et la compagnie du chemin de fer Canadien Pacifique, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896060 \u2013 2 juin 2017) - les lots 1 884 638, 1 884 748, 1 884 779, 1 885 544 et 2 316 437 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues de Rouen, Cartier et Sherbrooke Est et l\u2019avenue De Lorimier, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA176896062 \u2013 6 juin 2017) - les lots 1 512 921, 1 512 927, 1 513 165 et 1 513 167 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Hutchinson, le boulevard Saint- Joseph Ouest et les avenues Querbes et Laurier Ouest, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896063 \u2013 7 juin 2017) - les lots 1 354 993, 1 355 020, 1 355 041, 1 512 937, 1 512 941, 1 512 942, 1 512 945, 1 553 358 et 1 553 369 du cadastre du Québec, faisant partie des avenues Wiseman, Van Horne et Saint-Viateur, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896064 \u2013 7 juin 2017) - les lots 1 355 026, 1 512 877 et 1 512 932 du cadastre du Québec, étant une partie de l\u2019avenue Rockland, situés entre les chemins Bates et de la Côte- Sainte-Catherine, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896065 \u2013 8 juin 2017) - les lots 1 355 047 et 1 355 049 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Stuart, Van Horne et Ducharme et le boulevard Dollard, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896066 \u2013 9 juin 2017) - le lot 1 354 996 du cadastre du Québec, étant une partie de l\u2019avenue Van Horne, est compris entre les avenues Rockland et de Vimy, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896067 \u2013 12 juin 2017) - le lot 1 512 870 du cadastre du Québec, étant une partie de l\u2019avenue Dunlop, situé entre l\u2019avenue Lajoie et le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896068 \u2013 12 juin 2017) - les lots 1 884 476, 1 885 540, 2 317 107 et 2 317 114 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues de Bordeaux, Gauthier, Cartier et Rachel Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896069 \u2013 12 juin 2017) - les lots 1 884 589, 1 884 600, 1 884 603, 1 884 646, 1 884 670, 1 885 204, 2 317 125, 2 317 126 et 3 204 382 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Sherbrooke Est, Cartier et Gauthier et l\u2019avenue De Lorimier, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896070 \u2013 12 juin 2017) - les lots 1 354 950, 1 512 949 et 1 512 950 du cadastre du Québec, faisant partie du chemin de la Forêt et du boulevard du Mont-Royal, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896058 \u2013 20 juin 2017) - les lots 3 364 620, 3 364 621 du cadastre du Québec et deux parties du lot 5 960 224 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 293,6 m2, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Darling, Hochelaga, Saint-Germain et Sherbrooke Est, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA176896072 \u2013 27 juin 2017) - les lots 2 162 424 et 2 162 427 du cadastre du Québec, faisant partie de la rue Labrecque et de la ruelle Mercure, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA172551010 \u2013 29 juin 2017) - les lots 1 884 468, 1 884 618, 1 884 649, 1 884 660 et 1 885 554 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Bousquet et Saint- André et les avenues du Parc-La Fontaine et Duluth Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896074 \u2013 30 juin 2017) - les lots 1 514 310 et 1 514 356 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Peel, Sainte-Catherine Ouest et de la Montagne et l\u2019avenue des Pins Ouest, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA172551011 \u2013 30 juin 2017) - le lot 2 171 000 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Jarry Est, la 2e Avenue, la 6e Avenue et le boulevard Crémazie Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896071 \u2013 30 juin 2017) - les lots 1 885 111 et 1 885 112 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Sherbrooke Est, Saint-André et Cherrier et l\u2019avenue du Parc-La Fontaine, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896073 \u2013 30 juin 2017) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le premier de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 18 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Avis public MODIFICATION AU CALENDRIER DES SÉANCES ORDINAIRES DU CONSEIL D\u2019ARRONDISSEMENT \u2013 ANNULATION DE LA SÉANCE DU 2 OCTOBRE 2017 AVIS est donné par les présentes que le conseil d\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie a adopté, lors de sa séance ordinaire du 4 juillet 2017, une résolution visant à annuler la séance ordinaire du 2 octobre 2017, qui devait avoir lieu à 19 h dans la salle Jean-Drapeau, située au 2e étage du 5650, rue D\u2019Iberville en la Ville de Montréal.Fait à Montréal, ce 18 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Ruest Avis public ORDONNANCES AVIS est par les présentes donné aux personnes intéressées que le conseil d\u2019arrondissement a édicté à sa séance du 4 juillet 2017, les ordonnances suivantes : ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-045, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur selon les sites, les dates et l'horaire des événements indiqués dans son annexe, en vertu du Règlement sur le bruit et les nuisances (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-046, permettant de vendre des articles promotionnels, de la nourriture et des boissons alcooliques ou non selon les sites, les dates et l'horaire des événements indiqués dans son annexe, en vertu du Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1, articles 3 et 8).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-047, permettant la fermeture de rues selon les sites, les dates et l'horaire des événements indiqués dans son annexe, en vertu du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-048, permettant le ralentissement temporaire de la circulation selon les parcours, les dates et l'horaire des événements indiqués dans son annexe, en vertu du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., c.C- 4.1, article 3).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-049, permettant l'installation de bannières et de fanions portant le nom de l'événement et des partenaires selon les sites, les dates et l'horaire des événements indiqués dans son annexe, en vertu du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013 Petite-Patrie (01-279, article 521, par.5).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-050, permettant de peindre, avec de la peinture soluble à l\u2019eau, sur les trottoirs et sur la surface de la chaussée de la rue selon les sites, les dates et l'horaire des événements indiqués dans son annexe, en vertu du Règlement sur la propreté et sur la protection du domaine public et du mobilier urbain (R.R.V.M.c.P-12.2, article 7).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-051, autorisant « Jack\u2019s Soda », à titre de participant dans le cadre de l'événement « Vélos gourmands », à vendre de la nourriture et des boissons non-alcoolisées sur le domaine public, en vertu du Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1, article 8).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-052, modifiant les articles des ordonnances numéros 2007-26-185, 2008-26-194, 2013-26-122, 2013-26-244 et 2015-26- 198 référant à la date de validité des vignettes de stationnement réservé et d'émission des vignettes de type SRRR, institutionnel, autopartage et flotte corporative, en vertu du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-053, relative au déplacement de deux zones de stationnement réservées pour les taxis situées sur l\u2019avenue Louis- Hébert et sur la rue Chabot, en vertu du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., c.C- 4.1, article 3).ORDONNANCE NUMÉRO 2017-26-054, interdisant la circulation des véhicules routiers pour certains accès dans deux ruelles localisées dans l'arrondissement, en vertu du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., chapitre C-4.1, article 3).Toute personne intéressée peut consulter ces ordonnances au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 18 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Ruest Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2017-013 Réaménagement du parc Pierre-Bernard Date d\u2019ouverture : Le jeudi 17 août 2017 à 14 h.Renseignements : Monsieur Pierre Bilodeau, architecte paysagiste au 514 872-5415 Dépôt de garantie de soumission : 10 % de la valeur de la soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publique ment dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondis sement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immé diatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 18E JOUR DE JUILLET 2017.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Monsieur Magella Rioux Avis public ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné que le conseil d\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve a adopté, lors de sa séance ordinaire tenue le 6 juin 2017 à 19 h, le règlement suivant : \u2022 Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l'arrondissement Mercier/Hochelaga- Maisonneuve (01-275) concernant le zonage de la place du 375e et le Règlement sur la délégation de pouvoirs du conseil d\u2019arrondissement aux fonctionnaires et employés (RCA06-27008) concernant la délégation de pouvoirs pour des projets situés dans le secteur cité de la logistique (RCA17-27003).Le 12 juillet 2017, le certificat de conformité au Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal a été délivré et le règlement est maintenant en vigueur.Toute personne intéressée peut consulter le règlement mentionné ci-dessus à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, durant les heures normales d\u2019ouverture.FAIT À MONTRÉAL, CE 18E JOUR DE JUILLET 2017.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Monsieur Magella Rioux Réfection majeure d\u2019un sous-sol et autres travaux connexes dans l\u2019immeuble sis au 5722- 5724, rue Mountain Sights Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du mardi 18 juillet 2017 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP17-022 ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 24 avril 2017, a adopté les règlements suivants : 17-043 Règlement autorisant un emprunt de 30 517 000 $ pour le financement de la réalisation des projets d'acquisition et de valorisation d'équipements culturels admissibles au Forum des équipements culturels 17-049 Règlement autorisant un emprunt de 7 300 000 $ pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour l'aménagement des patinoires extérieures 17-052 Règlement autorisant un emprunt de 10 000 000 $ pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la mise aux normes d'installations aquatiques 17-053 Règlement autorisant un emprunt de 9 000 000 $ pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la réfection et l'aménagement des plateaux sportifs extérieurs Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 12 juin 2017, a adopté le règlement suivant : 17-070 Règlement autorisant un emprunt de 1 950 000 $ afin de financer les travaux de réalisation du projet expérimental de toiture végétalisée sur l\u2019édifice Louis-Charland Le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire a approuvé les règlements 17-043, 17-049 et 17-053 le 11 juillet 2017 et approuvé les règlements 17-052 et 17-070 le 12 juillet 2017.Tous ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 18 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16243 Acquisition de contrats de support et d'entretien pour les équipements de télécommunication L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 juillet 2017 est reportée au 24 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 18 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16162 Services professionnels en ingénierie et en architecte pour la modernisation et la réfection des stations de pompage et des réservoirs L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 juillet 2017 est reportée au 24 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 18 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, suite au décès de Francine SIMARD, en son vivant domiciliée au 1902-3225 boulevard Gouin Est, Montréal, Québec, survenu le 1er février 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, le 14 juillet 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Michèle VALLÉE, notaire, au 2665, rue Beaubien Est, Montréal, Québec, H1Y 1G8.Donné ce 14 juillet 2017.Vincent DESSALLES, liquidateur AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à MIGUEL ANGEL URBINA DEL TORO de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, Longueuil, Qc.afin de recevoir l'Avis d'éxécution, la Déclaration sous serment et le Procès-verbal de saisie avant jugement qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-22-025975-170.Le présent avis est publié à la demande de François Guay, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 14 juillet 2017 Sylvain Brouillard, huissier de justice AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102 (4) No Cour : 705-11-010904-176 No Ottawa : 41-2269842 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 3074757 Canada Inc.corporation constituée ayant son siège social au 1180, rue Lévis, bureau 2, Terrebonne (Québec) J6W 5S6.AVIS est, par les présentes donné que la faillite de 3074757 Canada Inc.est survenue le 6 juillet 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27e jour de juillet 2017 à 10 h 00, au bureau du syndic BDO Canada Limitée au 1000, de la Gauchetière ouest, bureau 200, dans la ville de Montréal, dans la province de Québec.Fait à Montréal, ce 10e jour de juillet 2017 BDO Canada Limitée Ronald P.Gagnon, LL.B.CIRP, SAI 1000, de la Gauchetière ouest, bureau 200 Montréal (Québec) H3B 4W5 Tél.: 514-934-7810 Services institutionnels Service de la gestion et de la transaction immobilière Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5913 Descriptif : Contrat de conception, construction, exploitation et entretien d\u2019un centre traitement des matières organiques par compostage \u2013 Arrondissement Saint-Laurent Date d\u2019ouverture : 13 décembre 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 18 juillet 2017 Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire, mais non supervisée pour le site et obligatoire et supervisée pour le bâtiment.Les visites du bâtiment seront du 14 au 18 août, du 11 au 15 septembre, du 16 au 20 octobre et du 13 au 17 novembre 2017, entre 8h à 11h30 et 13h à 16h30.La date limite de prise de rendez-vous est le 6 novembre 2017 \u2013 10h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 18 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à un représentant de 9331-9572 Québec Inc.et Objets Promotionnel C3 Québec S.E.N.C., Charles Verville et Éric Lachance de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Terrebonne situé au 25, rue de Martigny Ouest, Saint-Jérôme, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance, l\u2019Avis d\u2019assignation, Liste des pièces et Pièces qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 700-22- 037742-177.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accom - pagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande d\u2019Hugo Doucet et Loïc Fontaine, huissiers, qui ont tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 17 juillet 2017 Lucie Meunier, Huissier AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Tony Almonte: 4235 Marquette, Montréal, Qc, H2J 3W8 Caroline Bélanger: 6955 16e Avenue, Montréal, Qc, H2A 2S8 9214-9004 Québec inc.: 5100 Gaetan-Boucher, St-Hubert, Qc, J3Y 7R8 Francesca Jinbachian : 101-2023 Papineau, Montréal, Qc, H2C 4J5 André Boudreau : 101 Ch.De Chambly # 4, Marieville, Qc, J3M 1N9 Eddine Bechaht Chems : 3510 de Soubirous, Montréal, Qc, H2X 1C2 1-800-Construction inc.: 3450 boul.Thimens, St-Laurent, Qc, H4R 1V6 Marjolaine Deneault : 3230 De Verdun, Montréal, Qc, H4G 1K1 Rénovation Groupe-Multi O.M.C.: 1099 ave.Shorecrest, Laval, Qc, H7W 1R4 Rénovation Groupe-Multi O.M.C.: 1291 St-Jean Baptiste, Val-David, Qc, J0T 2N0 9296-1085 Québec inc.: 109-5900 Armstrong, Cote-Saint-Luc, Qc, H4W 2Z5 Larry Randolph : 109-5900 Armstrong, Cote-Saint-Luc, Qc, H4W 2Z5 Emmanuel Saint-Fleur: 7687 boul.LaSalle, LaSalle, Qc, H8P 1Y4 Wilhelmine Saint-Fleur: 134 ave.Alpin, LaSalle, Qc, H8P 2E1 Jardin de Rue: 5639 Chabot, Montréal, Qc, H2G 2S5 Laurent Richer : 5639 Chabot, Montréal, Qc, H2G 2S5 John Schweitzer: 300-5845 Cote-des-Neiges, Montréal, Qc, H3S 1Z4 Roger Nahhoul : 352 Deguire, Montréal, Qc, H4N 1P6 Maxime Berneche-Soucy : 5771 Dejumonville, Montréal, Qc, H1M 1P8 Laurence Bouchard: 2693 Prevert, Longueuil, Qc, J4L 1T8 Bibliomondo inc.; Coach-In: 5695 Papineau, Montréal, Qc, H2E 2H1 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 14 juillet 2017 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Montréal, le 14 juillet 2017 Marioara Albastroiu Greffière de la Cour du Québec numéro de dossier 500-32-701572-176 500-32-701680-177 500-32-156218-176 500-32-701619-175 500-32-156395-172 500-32-702075-179 500-32-156083-174 500-32-701583-173 500-32-701594-170 500-32-701535-173 500-32-701472-179 500-32-701472-179 500-32-156397-178 500-32-156397-178 500-32-156225-171 500-32-156225-171 500-32-701869-176 500-32-701620-173 500-32-701930-176 500-32-700672-175 500-32-155465-174 A N N A A Z N A O U R Quelque 39 millions de personnes à travers le monde sont aveugles et 285 millions d\u2019autres souffrent d\u2019une déficience visuelle, d\u2019après l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Bien que la cécité soit évitable et curable dans 80% des cas, grâce au port de lunettes ou à une simple opération, ces interventions sont inaccessibles dans certains pays d\u2019Afrique subsaharienne et d\u2019Asie, ainsi que dans quelques régions d\u2019Inde.C\u2019est pourquoi la grande majorité des personnes souffrant de troubles de la vue vivent dans des pays à faible revenu.Des experts réunis récemment à Genève pour la première conférence internationale d\u2019ophtalmologie ont esquissé des pistes d\u2019action contre ce fléau.La cécité frappe dif férem- ment les populations en fonction de leur niveau de vie.Si dans les pays riches ce sont principalement les maladies liées à l\u2019âge avancé (dégénérescence maculaire liée à l\u2019âge, glaucome) qui la provoquent, ailleurs, ce sont surtout la cataracte non opérée et les défauts de réfraction non corrigés (myopie, hypermétropie et astigmatisme) qui en sont les responsables.Douze millions d\u2019enfants Ce manque d\u2019accès aux soins concerne 120 millions de déficients visuels, dont l\u2019écrasante majorité vit en dessous du seuil de pauvreté.Parmi eux, 12 millions d\u2019enfants qui, pour la plupar t, ne sont pas scolarisés en raison de leur handicap.À travers le monde, 1,4 million d\u2019enfants présentent une cécité irréversible.L\u2019initiative Vision 2020, menée conjointement par l\u2019OMS et des ONG depuis 1999, a permis d\u2019améliorer partiellement la situation, en réduisant le nombre de personnes présentant une déficience visuelle due à une maladie infectieuse.Mais une nouvelle maladie, la rétinopathie diabétique, est en progression.Beaucoup de cas sont dus au diabète non contrôlé, lui-même provoqué dans certains cas par l\u2019absorption excessive de nourriture et de boissons industrielles.«Les industries des pays développés expor tent la misère dans des pays qui n\u2019ont pas les moyens d\u2019offrir des soins à large échelle à leur population», dénonce la professeure Gabriele Thu- mann, chef de service d\u2019ophtalmologie des Hôpitaux universitaires de Genève et l\u2019organisatrice de la Conférence.Plusieurs innovations destinées à améliorer la prise en charge des maladies oculaires dans les pays du Sud ont été présentées lors de la conférence de Genève.Une des difficultés dans les zones défavorisées est le manque d\u2019appareils médicaux.De plus, parmi ceux qui sont fournis à titre d\u2019aide humanitaire, seuls 10 % fonctionnent encore au bout d\u2019une année d\u2019usage, en raison notamment de la lourdeur de leur entretien.Face à cette pénurie, des médecins mettent en place des techniques chi- r urgicales ingénieuses par leur simplicité.C\u2019est le cas d\u2019une suture de l\u2019iris présentée par le docteur Ravi Kumar (Inde).«Cette manière de suturer permet de se passer des instruments chirurgicaux dernier cri dans des hôpitaux des localités rurales au matériel basique et au courant électrique instable », explique ce médecin qui, après avoir effectué un stage à l\u2019hôpital lausan- nois Jules Gonin, a ouvert son propre centre ophtalmologique à Vijayawada, sa ville natale.D\u2019autres scientifiques ont inventé des applications mobiles permettant de réaliser un examen de la vue, y compris avec des personnes illettrées.Celle du chirurgien Andrew Bastaw- rous (Grande-Bretagne) utilise la lettre « E » sur l\u2019écran d\u2019un téléphone intelligent.Le patient doit, à chaque étape du contrôle, indiquer l\u2019orientation spatiale des lignes horizontales de la lettre dont la taille varie constamment.Chaque réponse donnée est enregistrée par l\u2019application qui, une fois l\u2019examen terminé, non seulement calcule le score de vision mais affiche également une image de l\u2019univers visuel de la personne testée.« Une des choses les plus im- por tantes lors d\u2019un examen comme celui-ci est la simplicité du langage.Les patients, peu importe leur niveau d\u2019instruction, doivent comprendre ce que l\u2019on mesure et comment pour nous aider à faire le bon diagnostic.La simplicité d\u2019usage de cette application répond à cet impératif », souligne Andrew Bastawrous.Une autre application encore, conçue par le professeur Char turong Tantibundhit et son équipe (Thaïlande) permet de dépister le diabète par une simple photographie de la rétine, couplée à un logiciel qui rend un diagnostic immédiat.Cette innovation, dont l\u2019objectif est de venir en aide aux populations démunies et souvent isolées géographiquement, a remporté le grand prix du Salon des inventions 2017 à Genève.«Créer des réseaux de collaboration a été le but de notre conférence», conclut la doctoresse Thumann.Le Temps L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 REBECCA CONWAY AGENCE FRANCE-PRESSE Dans certaines régions de l\u2019Inde, ainsi qu\u2019en Afrique subsaharienne et en Asie, l\u2019accès aux soins des yeux est très limité.A M É L I P I N E D A L e ministre de l\u2019Immigration, Ahmed Hus- sen, n\u2019entend pas accélérer le traitement des demandes d\u2019asile des familles qui avaient hébergé à Hong Kong, en Chine, le lanceur d\u2019alerte Edward Snowden, tandis que leurs avocats se tourneront mardi vers la Cour fédérale pour obliger Ottawa à agir dans leur dossier.«Sans intervention rapide, Ottawa va contribuer à condamner à mort un groupe de bienfaiteurs », soutient l\u2019un des avocats du groupe, Me Marc-André Séguin.En 2013, trois familles de réfugiés avaient caché pendant deux semaines Edward Snowden, cet ancien employé de la National Security Agency (NSA) devenu lanceur d\u2019alerte en dévoilant les détails de programmes de surveillance américains et britanniques.Depuis un an, la situation des quatre réfugiés et de leurs trois enfants s\u2019est détériorée, et depuis la dernière semaine, elle « empire d\u2019heure en heure», dit Me Séguin.Les bienfaiteurs, originaires du Sri Lanka et des Philippines, se sont retrouvés sous les projecteurs à l\u2019automne dernier lorsque leur rôle dans la fuite de M.Snowden a été dévoilé dans le film hollywoodien du réalisateur Oliver Stone.«Ce sont des personnes qui ont été persécutées dans leur pays et qui risquent leur vie si elles y étaient déportées.On parle de gens qui ont été torturés, même violés », indique Me Séguin.Leur demande d\u2019asile à Hong Kong a récemment été rejetée et, depuis, ils se sont tournés vers le Canada.Le groupe veut forcer la main du gouvernement fédéral pour que leur demande, déposée depuis janvier dernier, soit traitée avant le 1er août.« Leur sécurité et leur vie sont menacées.On leur a annoncé la semaine dernière qu\u2019ils doivent se présenter dans un centre de détention au début du mois d\u2019août, ce qui laisse entendre qu\u2019i ls pourraient faire face à une éventuelle expulsion vers leur pays d\u2019origine » , mentionne Me Séguin.L\u2019avocat souligne que l\u2019immigration de ces trois familles n\u2019engendrerait pas de coûts pour l\u2019État, puisqu\u2019ils seraient parrainés par l\u2019organisme à but non lucratif For the Refugees.Les protecteurs de Snowden aimeraient vivre à Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges, indique Me Séguin.La semaine dernière, une mise en demeure a été envoyée au ministre Hussen.Dans le document, on soutient que le ministre de l\u2019Immigration avait reconnu l\u2019urgence de la situation et leur avait promis, en mai dernier, que leurs demandes seraient traitées de « façon expéditive ».Toutefois, le 7 juillet dernier, les avocats ont reçu une lettre qui confirmait que les dossiers seraient analysés selon les délais habituels, qui s\u2019élèvent à 52 mois.« Il s\u2019agit d\u2019une situation exceptionnelle de laquelle il faut tenir compte.Parmi ces réfugiés, il y a deux petites filles de 5 ans et un petit garçon de 13 mois», dit Me Séguin.Traitement «équitable» Le cabinet du ministre Hussen confirme être au fait du dossier, mais nie tout engagement envers ces réfugiés sur nommés les « anges gardiens » de Snowden.« Le ministre n\u2019a pris aucun engagement pour accélérer le traitement de cette demande », indique Hursh Jaswal, adjoint au bureau du ministre Hussen.« Nous ne pouvons pas en discuter davantage en raison des lois sur la protection des renseignements personnels », souligne-t-il.M.Jaswal mentionne toutefois que la demande sera évaluée comme tous les autres cas, soit « selon le bien-fondé du dossier et de manière équitable ».Le dernier espoir pour les bienfaiteurs est que la Cour fédérale accepte la requête en mandamus qui sera déposée mardi.« C\u2019est une procédure exceptionnelle, c\u2019est comme une injonction envers le gouvernement», explique Me Séguin.«Si Ottawa ne peut pas traiter leurs demandes d\u2019ici le 1er août, ils peuvent leur accorder un statut temporaire le temps de les analyser », fait valoir Me Séguin.En mars dernier, l\u2019une des demandes d\u2019asile avait déclaré par vidéoconférence de Hong Kong vouloir que le premier ministre Justin Trudeau «ouvre son cœur».Edward Snowden a lui aussi interpellé les Canadiens, dans une vidéo publiée en mai, à mettre de la pression sur le ministre Hussen.Le Devoir RÉFUGIÉS Ottawa n\u2019entend pas accélérer le traitement des dossiers des protecteurs d\u2019Edward Snowden Près de 90 % des personnes souf frant de déficience visuelle vivent dans des pays à faible revenu.Des innovations destinées à améliorer leur accès aux soins ont été présentées lors d\u2019une conférence récente à Genève.OPHTALMOLOGIE La cécité, fléau des pays du Sud La grande majorité des personnes souffrant de troubles de la vue vivent dans des lieux où les interventions de base sont inaccessibles K amloops, C.-B.\u2014 Les autorités de la Colombie- Britannique amorcent la difficile tâche d\u2019annoncer à certains résidants qu\u2019ils ont tout perdu dans les incendies de forêt qui rasent de vastes secteurs de la province depuis le début de juillet.Les sapeurs ont eu accès pour la première fois lundi à des secteurs complètement dévastés dans le district régional de Cariboo, où les maisons et les autres édifices ont été rasés par les flammes au nord- ouest de 100 Mile House, à quelque 200 kilomètres au nord de Kamloops.Des équipes s\u2019affairaient aussi lundi à rétablir le courant, le service téléphonique et les autres infrastructures dans les secteurs évacués depuis le 6 juillet.Au moins 40 000 personnes ont été chassées de leur domicile par plus de 160 incendies dans le centre et le sud de la Co- lombie-Britannique, alors que 17 000 autres doivent demeurer sur un pied d\u2019alerte.Les résidants de Williams Lake ont été évacués samedi devant la progression menaçante d\u2019un incendie alimenté par les vents, mais les sapeurs ont finalement réussi à maintenir le brasier à environ cinq kilomètres au nord-ouest de la ville.Une scierie et le centre directeur des opérations d\u2019urgence de Williams Lake se trouvent maintenant sur la trajectoire de ce brasier qui couvre une super ficie de 80 kilomètres carrés.Les vents ont aussi alimenté vendredi un important incendie qui avait pris naissance près de la réserve autochtone d\u2019Ashcroft.Ce brasier a rasé plus de 400 kilomètres carrés à l\u2019ouest de Kamloops et détruit plus d\u2019une trentaine de maisons à Boston Flats, près d\u2019Ashcroft.Dans la région de Ke- lowna, la plupar t des rési - dants ont pu regagner leur demeure de Lake Countr y, après le passage d\u2019un incendie d\u2019origine humaine mais indéterminée qui a détr uit huit maisons.Cet incendie, qui couvrait une superficie de 55 hectares, avait été maîtrisé aux trois quarts lundi, a indiqué le chef des pompiers de Lake Countr y, Steve Windsor.Environ 70 résidants devraient at tendre encore jusqu\u2019à au moins mardi, au plus tôt , avant de rentrer chez eux, a estimé M.Windsor.Par ailleurs, Environnement Canada a publié lundi matin un bulletin spécial concernant la fumée, qui rend la qualité de l\u2019air mauvaise et réduit la visibilité dans une bonne partie de la province, du nord au sud, sauf pour une portion située le long des côtes.Il est conseillé à la population d\u2019éviter les activités extérieures qui demandent de grands ef- for ts \u2014 sur tout les nourrissons, les personnes âgées et celles qui souf frent déjà de problèmes de santé.Le feu progresse rapidement en raison de la température estivale, du bois et de l\u2019herbe secs, ainsi que de la topographie de la région.Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goo- dale, a indiqué lundi que la Gendarmerie royale du Canada déployait 500 policiers supplémentaires en Colombie- Britannique afin de soutenir les opérations d\u2019évacuation et maintenir l\u2019ordre dans les localités touchées.La Presse canadienne INCENDIES EN COLOMBIE-BRITANNIQUE Les sapeurs accèdent à des secteurs complètement rasés Sophie Grégoire ouvre une conférence de l\u2019ONU Washington \u2014 Sophie Grégoire a prononcé lundi matin l\u2019allocution d\u2019ouverture d\u2019une conférence consacrée aux filles et au leadership, à Washington.La femme du premier ministre canadien a encouragé les jeunes femmes à croire en elles et à reconnaître leur capacité de modeler le monde à leur façon.Mme Grégoire a rappelé qu\u2019elle avait elle-même souffert de troubles de l\u2019alimentation lorsqu\u2019elle était plus jeune, et elle a évoqué le manque de confiance que vivent souvent les jeunes filles face à leur apparence physique ou à leurs capacités véritables.La Presse canadienne U n mandat d\u2019arrestation a été lancé à Montréal contre un imam jordanien, accusé d\u2019avoir livré en décembre un prêche dénigrant les Juifs.L\u2019unité des crimes haineux du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait enquête au sujet du prêche prononcé dans une mosquée montréalaise.Un juge du Québec a signé le mandat d\u2019arrestation la semaine dernière contre Moh\u2019d Mousa Hussein Nasr, aussi connu comme l\u2019imam Cheikh Muhammad ibn Musa Al Nasr.Il est accusé d\u2019un chef d\u2019incitation à la haine.Les autorités ne savent pas où il se trouve.Une vidéo du prêche prononcé à la mosquée Dar al-Ar- qam montre l\u2019imam disant que les Juifs sont ce qui se fait «de pire dans l\u2019humanité» et souhaiter leur massacre aux mains des musulmans.Elle a été mise en ligne et diffusée largement sur le site YouTube.Michael Mostyn, de l\u2019organisme B\u2019nai Brith Canada, espère que les autorités fédérales feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que l\u2019homme subisse un procès au Canada.«Il est très important que les gens sachent que, même s\u2019ils ne sont pas citoyens ou résidents canadiens, s\u2019ils viennent dans ce pays et qu\u2019ils prêchent la haine contre un groupe spécifique [\u2026] le Canada ne va pas accepter un tel comportement et il y aura des conséquences», a dit M.Mostyn.Il a précisé que ses tentatives de joindre la mosquée pour faire retirer la vidéo ou obtenir des excuses étaient restées vaines.La Presse canadienne PROPOS HAINEUX Un imam visé par un mandat d\u2019arrestation Au moins 40 000 personnes ont été chassées de leur domicile par plus de 160 incendies DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Garth Lee (à gauche) et son petit-fils Floyd, ont été évacué de leur demeure de 108 Mile Ranch.L\u2019avocat souligne que l\u2019immigration de ces trois familles n\u2019engendrerait pas de coûts pour l\u2019État C\u2019est par une majorité de trois voix sur 36 que le projet de cimetière musulman dans la municipalité de Saint-Apollinaire a été rejeté, dimanche, par référendum.Les musulmans de la région de Québec, contrairement aux catholiques, aux protestants et aux juifs, n\u2019ont toujours pas de cimetière à eux pour enterrer leurs morts, une situation déplorable.e projet était mené par le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), la grande mosquée de Québec où Alexandre Bissonnette a commis son attentat qui a fait six victimes.Le directeur du complexe funéraire Harmonia, de Saint- Apollinaire, a fait une offre à la mosquée pour lui vendre un terrain a?n qu\u2019on puisse y établir le premier cimetière musulman de la région de Québec.Comme le zonage qui régit Harmonia se limite à l\u2019enterrement de cendres, un changement de zonage était nécessaire pour qu\u2019on puisse y ensevelir des corps.Favorable au projet, le maire de la municipalité, Bernard Ouellet, était convaincu qu\u2019une majorité des 6000 Apollinairois l\u2019était aussi.Les opposants au projet ont toutefois réussi à recueillir suf?samment de signatures pour forcer la tenue d\u2019un référendum dans lequel seuls les citoyens résidant à proximité du futur cimetière étaient appelés à se prononcer.En tout, 49 personnes avaient le droit de vote et 36 s\u2019en sont prévalues.S\u2019il y a une chose que montre cet exercice supposément démocratique, c\u2019est que les tares qu\u2019avait relevées Jean-Paul L\u2019Allier dans un rapport sur les référendums municipaux sont bel et bien réelles.L\u2019ex-maire de Québec recommandait qu\u2019ils soient abolis parce qu\u2019ils consacraient, à ses yeux, la primauté d\u2019intérêts particuliers à l\u2019intérêt général.Dans le cas présent, les opposants ne pouvaient invoquer sérieusement le fait que le projet représentât une nuisance et qu\u2019ils subiraient des inconvénients.Il ne s\u2019agissait pas de construire à l\u2019arrière de la cour de leurs bungalows une usine polluante et bruyante ou un immeuble en hauteur.N\u2019y a-t-il rien de plus calme qu\u2019un cimetière et de plus discret que le bruit des pissenlits que l\u2019on mange par la racine ?La porte-parole des opposants, réunis dans le Comité de l\u2019alternative citoyenne, Sunny Létourneau, s\u2019est bien gardée de reprendre les propos carrément xénophobes qu\u2019une minorité de citoyens a proférés en mars lors d\u2019une assemblée publique.On apprend qu\u2019elle est membre du clan 12, en Chaudière- Appalaches, de La Meute, qui milite contre l\u2019islamisme, un groupe que d\u2019aucuns quali?ent d\u2019extrême droite, mais qui rejette cette étiquette.Faisant preuve d\u2019une cer taine maîtrise des relations publiques, Mme Létourneau a soutenu que ses concitoyens ne s\u2019opposaient pas à l\u2019inhumation de musulmans sur le territoire de leur municipalité, mais qu\u2019ils souhaitaient que le cimetière ne soit pas réservé à une seule confession.Dans un bel esprit du «vivre-ensemble ».La porte-parole s\u2019appuie sur l\u2019exemple d\u2019un cimetière, à Saint- Augustin-de-Desmaures en banlieue de Québec, qui vient d\u2019inaugurer un carré pour l\u2019inhumation de musulmans.Il s\u2019agit d\u2019un cimetière exploité par l\u2019entreprise funéraire Lépine Cloutier.En outre, Mme Létourneau a avancé quelques arguments pratiques, notamment le fait qu\u2019un cimetière appartenant à une communauté religieuse, contrairement à une entreprise privée, ne paie pas de taxes municipales, contrairement à l\u2019entreprise privée, et que l\u2019entreprise Harmonia ne possède pas d\u2019expertise dans l\u2019inhumation des corps.Tous ces arguments sont spécieux.Pourquoi les musulmans devraient-ils nécessairement enterrer leurs morts sur un terrain appartenant à une entreprise de pompes funèbres?Qui plus est, on voit mal sous quel prétexte et en vertu de quelle loi on empêcherait les musulmans de posséder leur propre cimetière à l\u2019instar des chrétiens ou des juifs.D\u2019autant plus qu\u2019il s\u2019agit après tout d\u2019une affaire privée.Dimanche, à Saint-Apollinaire, nous avons assisté à un détournement de la démocratie municipale.Dans un référendum, une poignée de citoyens xénophobes ont tranché une question qui concernait l\u2019ensemble de la population de Saint-Apollinaire.Malheureusement, ce refus entache la réputation de l\u2019ensemble des Québécois, dont certains soutiennent qu\u2019ils seraient moins tolérants que leurs voisins canadiens ou américains.La question n\u2019est pas de savoir si les musulmans de la région de Québec peuvent avoir leur cimetière, mais quand ils l\u2019auront ; le plus tôt sera le mieux.Et s\u2019il faut que Philippe Couillard s\u2019en mêle, qu\u2019il fasse, lui qui avait trouvé les mots justes pour exprimer la tristesse et la compassion des Québécois à la suite de l\u2019attentat.L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S La peur de l\u2019autre La décision de quelques citoyens de Saint-Apollinaire m\u2019interpelle grandement.Cette décision met en évidence la peur de l\u2019autre.Une peur qui peut mener facilement vers le racisme.Je ne veux ni ne peux blâmer les 19 résidants qui ont voté contre l\u2019implantation d\u2019un cimetière musulman dans leur municipalité.Je trouve dangereuse cette manière de voir l\u2019autre, celui qui vient d\u2019ailleurs, qui porte des vêtements différents et qui s\u2019exprime parfois dans une langue qui nous est inconnue.On parle d\u2019un cimetière.Je ne peux concevoir le danger d\u2019en implanter un dans un village.La seule raison que je puisse imaginer est la peur de voir le village de Saint-Apollinaire envahi par des musulmans venant rendre visite à des êtres chers décédés.Le danger est grand de voir beaucoup de Québécois frôler le gouf fre du racisme.Je crois que nous devons être aux aguets, car le vrai danger n\u2019est pas d\u2019implanter un cimetière dans un village du Québec.Non, le vrai danger est de choisir la noirceur du racisme.Jean Chenay Sherbrooke, le 17 juillet 2017 L I B R E O P I N I O N R O M A I N G A G N É Québec E ncore une fois, le gouvernement fédéral vient s\u2019excuser pour avoir malmené la langue française dans ses communications écrites.Lors du dernier gala de remise des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, le compte Twitter of ficiel de cette institution a commis des fautes grossières dans sa description des événements.La Fondation des Prix du Gouverneur général s\u2019est excusée et la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, s\u2019est engagée à faire respecter la Loi sur les langues officielles.Décidément, le gouvernement fédéral souffre d\u2019une ahurissante compulsion de répétition d\u2019excuses relativement au manque de respect de sa Loi.En guise d\u2019explication, on invoquera le manque de temps, le fait que l\u2019erreur est humaine ou, plus désolant encore, on pointera les limites des logiciels de traduction.J\u2019ignore si l\u2019auteur des fautes s\u2019est servi du nouvel outil de traduction automatique déployé par le Bureau de traduction, mais si c\u2019est le cas, on pourra conclure que cet outil ne s\u2019est vraiment pas amélioré.En effet, dès son lancement au printemps 2016, il multiplia les erreurs, dont celle-ci : « To decline our invitation » devenait « diminuer notre invitation ».Interrogé sur ces problèmes de traduction, le député libéral d\u2019Hull-Aylmer, où se trouve le Bureau, Greg Fergus, déclarait que son parti est celui de la politique des langues officielles, et il s\u2019attend à ce « qu\u2019on adresse cette question [sic] comme il faut ».Très rassurant ! La directrice générale du Bureau, Donna Achimov, précisait, elle, que les gens peuvent toujours faire des plaintes.Belle affaire ! Au mois de mai de cette année, autres excuses : le bureau de la ministre de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, reconnaissait, à la suite d\u2019une lettre d\u2019une citoyenne, que « la situation était inacceptable » sur le plan de la qualité de la langue française dans ses communications aux citoyens et promettait d\u2019y voir.Stéphane Dion, dans une allocution du 19 juin 2015 (« L\u2019avenir du français au Canada »), af firmait que « le gouvernement fédéral doit faire progresser le bilinguisme dans sa fonction publique et considérer la maîtrise des deux langues of ficielles comme une compétence nécessaire pour les postes de responsabilité supérieure y compris, bien sûr, le poste de vérificateur général ou celui de ministre des Af faires étrangères ».Quelle ironie ! Une des raisons of ficieuses avancées pour expliquer la chute du ministre en 2017 fut précisément ses dif ficultés\u2026 en anglais.À quand la démission de ministres anglophones unilingues ?Respect du français Même le Bureau du Conseil privé n\u2019est pas en reste quant au peu de respect du français.La première version française des notes biographiques du premier ministre accessibles sur son site web of ficiel comportait en ef fet cinq fautes en 500 mots, selon deux l in- guistes exper tes consultées par La Presse, édition du 31 mai 2017.Le cabinet du premier ministre avait reconnu que ces fautes étaient inacceptables et que « la qualité de la langue française était une priorité pour notre gouvernement ».Mais des inter ventions du premier ministre lui-même à la période des questions soulèvent un doute sérieux sur le respect de cette priorité : « Ils [les conservateurs] ont truqué les numéros » pour « Ils ont manipulé les chif fres » ou encore « il ne faut pas favoriser la croissance au coût de l\u2019environnement » pour « il ne faut pas favoriser la croissance au prix de l\u2019environnement ».On pourrait multiplier ces exemples désolants.Ne voir que de simples anecdotes dans ces « étranges » phrases constitue même le symptôme le plus révélateur du mépris du français au sein du gouvernement.Non seulement viole-t-on, par le peu d\u2019importance attachée à cette langue, la Loi sur les langues officielles, et ce, au plus haut niveau institutionnel, mais on vient saper le travail des enseignants et des parents qui s\u2019appliquent quotidiennement à transmettre à leurs enfants la maîtrise de la langue française ! Le français, une langue officielle malmenée FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Un acte discriminatoire Les catholiques, les protestants, les juifs, pour ne nommer que ceux-ci, ont leur propre cimetière au Québec.Pourquoi les musulmans ne pourraient-ils pas avoir le leur?Je ne vois aucune raison, sinon le contexte mondial actuel défavorable à tout ce qui peut se rapprocher de l\u2019islam.Le projet de cimetière musulman aurait dû être pris en charge par les autorités provinciales compétentes et non laissé entre les mains du seul Conseil municipal de Saint-Apollinaire ; cela me semble d\u2019une évidence criante.La question dépasse grandement le cadre d\u2019une petite municipalité et d\u2019un référendum impliquant une quarantaine de personnes ! À nos hommes et femmes politiques de réparer diligemment le dégât et de contrer un acte discriminatoire.Michel Lebel Entrelacs, le 17 juillet 2017 Montréal, ville invisible Nous sommes en 2017, c\u2019est le 375e de Montréal et, bien que je devrais la célébrer, je réalise plutôt que, depuis quelques années, j\u2019ai pris l\u2019habitude d\u2019habiter la ville comme si j\u2019y étais une touriste.Ça me permet de me la réapproprier temporairement.Pas parce que je sens qu\u2019elle m\u2019échappe, mais parce que, pour peu que ça veuille dire quelque chose, je sens que n\u2019y ai jamais appartenu.Enfin, jamais vraiment.Je n\u2019ose pas dire que c\u2019est « ma » ville.Elle ne m\u2019appartient pas plus que je suis à elle.Ne sommes-nous pas tous que de passage ?J\u2019ai lu une anecdote fort intéressante, relayée par le réalisateur Krzysztof Kies- lowski dans ses mémoires : un de ses amis était dans l\u2019avion à côté d\u2019un type qui racontait qu\u2019il était fabricant de fenêtres.L\u2019homme racontait qu\u2019en Allemagne, sa terre d\u2019origine, sa compagnie allait à merveille, il vendait des produits de qualité avec une garantie de cinquante ans.Fort de son succès, il décida que c\u2019était temps d\u2019aller percer aux États-Unis.Il proposa les mêmes produits, au même prix avec toujours une garantie de cinquante ans.Personne n\u2019en voulait.Il baissa la garantie à vingt ans.Les ventes commençaient.Il rebaissa la garantie à dix ans, les fenêtres restant au même prix ; les ventes ont quadruplé.Pas bête, l\u2019homme d\u2019affaires s\u2019apprêtait à diminuer sa garantie à cinq ans et à ouvrir une deuxième usine en sol américain.Sa théorie, à la suite de son expérience, était que, comparativement aux Européens, les Américains ne s\u2019imaginent pas vivre cinquante ans au même endroit.Dans mon cas, dix ans à Montréal et presque autant de déménagements.Pourquoi tant de mouvements ?Est-ce que ça m\u2019a empêchée de m\u2019y ancrer ?Parfois, je m\u2019installe seule en terrasse avec un livre et, dans ses moments en solitaire, je suis capable de m\u2019extraire d\u2019une réalité à une autre.Montréal m\u2019apparaît alors un endroit où il fait bon vivre, car c\u2019est le cas, j\u2019en suis bien consciente.J\u2019y habite sans y être.« Je est un autre », écrivait Rimbaud.J\u2019entends les conversations des habitués autour de moi.Je ne suis que de passage.Par l\u2019intermédiaire de la correspondance, j\u2019ai fantasmé la ville il y a quelques années.À travers les mots de cet homme, j\u2019ai imaginé Montréal par ses yeux à lui et, déjà, elle me plaisait plus.Vivre la ville par procuration.J\u2019aimerais la voir comme Italo Calvino voyait ses villes invisibles : marquées par des émotions et des personnes en particulier.Voir ce qu\u2019elle cache.J\u2019aurais voulu m\u2019y évader, m\u2019y blottir.Y descendre.L\u2019habiter.La vivre.Rachel Bergeron-Cyr Montréal, le 17 juillet 2017 RÉFÉRENDUM À SAINT-APOLLINAIRE Les musulmans doivent obtenir leur cimetière L ROBERT DUTRISAC Nous avons assisté à un détournement de la démocratie municipale L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L es droits fondamentaux sont en principe universels.Mais leur portée concrète est tributaire du contexte sociétal dans lequel ils sont appliqués.Leur sens et leur portée varient d\u2019un contexte à l\u2019autre.Deux événe- ments récents viennent rappeler leur caractère relatif.Une décision validant l\u2019interdiction du voile et une autre censurant la republication d\u2019images témoignent des différences entre les conceptions européennes et nord-américaines.Le 11 juillet dernier, la Cour européenne des droits de l\u2019homme a jugé valide une loi belge interdisant de se trouver dans l\u2019espace public vêtu d\u2019une tenue destinée à dissimuler le visage.Le plus haut tribunal européen a estimé que la loi est justifiée dans son principe dès lors qu\u2019elle vise à garantir les conditions du « vivre-ensemble ».La Cour ajoute que « les autorités nationales jouissent d\u2019une légitimité démocratique directe en ce qui concerne la protection des droits de l\u2019homme.En outre, grâce à leurs contacts directs et constants avec les forces vives de leur pays, les autorités de l \u2019État se trouvent en principe mieux placées que le juge international pour évaluer les besoins et le contexte locaux.» Dans le contexte de la Convention européenne des droits, la Cour rappelle la nécessité «d\u2019accorder une importance particulière au rôle du décideur national ».L\u2019État dispose en effet d\u2019une «ample marge d\u2019appréciation pour décider si et dans quelle mesure une restriction au droit de manifester sa religion ou ses convictions est \u201cnécessaire\u201d».En somme, il revient aux élus de déterminer la limite entre le droit de manifester son identité religieuse en public et les impératifs du «vivre-ensemble ».Ce jugement illustre la pluralité de façons d\u2019envisager les limites à la liberté de religion.Au Canada, les tribunaux ont plutôt estimé qu\u2019une loi ne peut a priori interdire le port de vêtements manifestant une identité religieuse à moins de démontrer des impératifs spécifiques incontournables pour limiter la liberté individuelle.La liberté de religion est à cet égard plus étendue au Canada qu\u2019en Europe.La semaine dernière, un tribunal français a interdit à Paris Match de republier des images émanant de dispositifs de surveillance et montrant le déroulement de moments de l\u2019attentat meurtrier perpétré à Nice le 14 juillet 2016.Selon ce qu\u2019en rapporte Le Monde, le tribunal a estimé que certaines des photographies diffusées par le magazine « témoignent d\u2019une recherche évidente de sensationnel, dès lors qu\u2019elles révèlent des personnes paniquées, sur le point de se faire écraser ».Le tribunal retient aussi que les images « sont accompagnées de commentaires racoleurs», ce qui les rendrait indécentes.Pour le tribunal, ces photographies portent atteinte à la « dignité humaine » et « n\u2019apportent rien de nouveau au droit à l\u2019information légitime du public sur les faits ».Sanctionnant ce qu\u2019il qualifie d\u2019«atteinte à la dignité humaine», le tribunal interdit toute nouvelle publication de ces photos.Il refuse cependant d\u2019ordonner le retrait des exemplaires de Paris Match déjà en vente, car une telle mesure serait difficile d\u2019application.En somme, le tribunal s\u2019autorise à évaluer ce qui est constitutif de l\u2019intérêt « légitime » du public à l\u2019information à l\u2019égard de matériel déjà publié.Cette décision illustre la légèreté du poids de la liberté d\u2019expression lorsqu\u2019il s\u2019agit de départager le droit de publier des documents publics portant sur des événements publics et historiques et les revendications de cer tains proches des victimes qui clament leur inconfort devant la diffusion de ces images.C\u2019est une autre illustration des conceptions prévalant en Europe à l\u2019égard de la préséance accordée à l\u2019une ou l\u2019autre des libertés fondamentales.Tant à l\u2019égard de la loi belge réprimant la liber té de paraître en public vêtu selon ses croyances religieuses qu\u2019à l\u2019égard des choix éditoriaux de Paris Match, les juridictions européennes concluent que les libertés de religion et d\u2019expression doivent céder le pas devant les exigences du « vivre-ensemble » ou encore devant la lutte au « sensationnalisme».Les tribunaux nord-américains font des évaluations différentes de la place de ces libertés.La Cour suprême du Canada a jugé que les lois étatiques ne peuvent imposer un interdit général de porter en public des vêtements qui manifestent des identités ou croyances religieuses.De même, les tribunaux canadiens et américains exigent plus que des allégations de « sensationnalisme médiatique» pour interdire la publication d\u2019images relatant des événements historiques ou d\u2019intérêt public.Ces exemples viennent rappeler que les droits fondamentaux ont beau être proclamés universels, ils sont l\u2019objet d\u2019interprétations qui peuvent en accroître ou en diminuer la portée, surtout lorsque leur exercice vient en conflit avec d\u2019autres valeurs.Cette chronique fait relâche pour les prochaines semaines.Elle sera de retour le 22 août.LIBERTÉ D\u2019EXPRESSION L\u2019Europe diffère du Canada PIERRE TRUDEL H A R O U N B O U A Z Z I Coprésident de l\u2019Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL-Québec) imanche dernier, à Saint-Apolli - naire, 19 citoyens ont suf fi pour tuer dans l\u2019œuf le premier projet de cimetière musulman dans la grande région de notre capitale nationale.On pourrait légitimement se poser plusieurs questions.Par exemple, puisqu\u2019il existe déjà dans la région de Québec des cimetières catholiques, orthodoxes et juifs, pourquoi est-il si important pour la présidente du « camp du non» de créer un «cimetière multi- confessionnel » plutôt qu\u2019un cimetière musulman ?Ou encore, quel rôle ont joué les membres du groupe identitaire islamophobe « la Meute » dans la mobilisation contre le projet ?On pourrait aussi réfléchir à la pertinence, dans une démocratie, de l\u2019utilisation du référendum pour statuer sur les droits des minorités.Mais en se focalisant sur la conjoncture locale du fiasco, on ferait l\u2019erreur de passer à côté de l\u2019essentiel : ce qui s\u2019est passé dimanche à Saint-Apollinaire doit être vu et traité comme une conséquence du racisme systémique sur le plan national.Racisme systémique Nos institutions publiques ont créé et entretenu un problème par les politiques qu\u2019elles ont mises en place.Rappelons encore une fois que cela ne veut pas dire que les fonctionnaires ou les élus à l\u2019origine de ces pol it iques sont racistes.Citons la définition parfaitement claire donnée par le gouvernement de l\u2019Ontario : « Le racisme systémique se manifeste lorsqu\u2019une institution, ou un ensemble d\u2019institutions agissant conjointement, crée ou maintient une iniquité raciale.Cette attitude n\u2019est pas toujours intentionnelle et ne signifie pas nécessairement que le personnel au sein d \u2019un organisme concerné est raciste.» Et en ef fet, depuis plus de 25 ans, le Québec a fait le choix politique d\u2019accorder la priorité à une immigration francophone, souvent ressortissante de régions à majorité musulmane telles que le Maghreb ou l\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Or, pendant cette période, alors que nos gouvernements successifs parlent de régionalisation de l\u2019immigration afin de contrer la dévitalisation de nos régions, aucun plan stratégique n\u2019a inclus de plan d\u2019aménagement du territoire à l\u2019échelle provinciale pour que les nouveaux arrivants de confession musulmane puissent disposer de lieux de culte ou de cimetières.Au contraire, le gouvernement provincial a fait l \u2019autr uche face aux conséquences prévisibles de ses propres politiques en se cachant derrière le principe de séparation entre les pouvoirs provincial et municipal.Mais face à l\u2019ampleur croissante du phénomène, on est en droit de se demander à partir de combien de municipalités touchées on commencera à parler de problème national justifiant une réponse globale.Pour mémoire, à Mascouche et à Terrebonne, si rien ne change, les musulmans n\u2019auront jamais de lieu de culte puisque ces deux villes n\u2019autorisent plus de nouveaux lieux de culte et que ceux qu i ex istent se l imitent à des églises.À Shawinigan, on se souvient de la mosquée dont l\u2019ouverture a été d\u2019abord interdite par le conseil municipal pour ensuite être acceptée après l\u2019intervention de\u2026 l\u2019entreprise CGI.À Ahunt- sic, la population locale a refusé aux minorités musulmanes, par voie référendaire, le droit de jouir d\u2019un lieu de culte.À Saint-Lau- rent, après le succès d\u2019une mobilisation citoyenne pour demander la régularisation d\u2019une mosquée, le maire a pris conscience des changements démographiques dans sa circonscription et de la nécessité de revoir sa politique de zonage.Les exemples d\u2019injustice dans la gestion des droits des minorités musulmanes sont innombrables pour le seul enjeu des lieux de culte et des cimetières, qui ne sont qu\u2019un aspect de la citoyenneté mais agissent comme un révélateur.À problème national, réponse globale Il est évident que le problème dont il est question est national, qu\u2019il perdure depuis des années et qu\u2019il est appelé à empirer si rien n\u2019est fait, d\u2019autant plus que les régions sont toujours en for te demande de main-d\u2019œuvre immi - grante.Or, après trois années au pouvoir, notre gouvernement ne semble pas être prêt à prendre ses responsabilités et continue à se cacher derrière la séparation des pouvoirs municipal et provincial.Le problème est que cet argument est fallacieux et ne fait que mettre en lumière le manque de leadership politique du gouvernement en place.En effet, contrairement à la séparation stricte entre les paliers fédéral et provincial, le pouvoir municipal est en réalité une émanation du pouvoir provincial, une sorte de délégation de pouvoirs.Le gouvernement continue d\u2019ailleurs régulièrement à définir les contours de ce pouvoir municipal, comme récemment avec l\u2019extension des domaines de compétence de Montréal et de Québec ou encore avec la modification des conditions de recours au référendum municipal.En conclusion, plutôt que de laisser les municipalités se débattre avec les conséquences des politiques d\u2019immigration qu\u2019il met en place, notre gouvernement devrait offrir sa collaboration active pour aider à définir et à déployer une stratégie d\u2019occupation du territoire, de régionalisation et de respect des droits des minorités, dont les résultats seraient positifs pour l\u2019ensemble des Québécoises et des Québécois.RÉFÉRENDUM À SAINT-APOLLINAIRE Québec doit prendre ses responsabilités ILLUSTRATION TIFFET D É R I C M O N T I G N Y Professeur au Département de science politique de l\u2019Université Laval C H A R L E S T E S S I E R Doctorant au Département de science politique de l\u2019Université Laval e choix d\u2019un chef de parti n\u2019est pas un exercice banal.Toute ouverture de ce processus implique la contribution d\u2019un nombre toujours plus important d\u2019individus à la sélection du chef.Une primaire est une formule qui remet en question le pouvoir de la direction d\u2019un parti de choisir son chef.Dans le cas d\u2019une primaire fermée, ce pouvoir est conféré aux membres en règle.Pour une primaire ouverte, il est aussi accordé à certains électeurs qui ne sont pas pour autant membres en règle du parti.Cet ar ticle a pour objectif d\u2019expliquer les causes qui favorisent l\u2019adoption d\u2019une formule de primaire ouverte.Les partis politiques sont- ils ainsi à la recherche d\u2019une légitimité accrue auprès d\u2019un bassin plus large d\u2019électeurs, et ce, dans un contexte de déclin du militantisme traditionnel ?En somme, au-delà d\u2019un mimétisme institutionnel, existe-t-il des facteurs qui favorisent l\u2019ouverture du processus de sélection des chefs ?Au Canada, deux formations politiques ont connu un débat sur l\u2019intégration de primaires ouvertes.Le cas du PLC Le Parti libéral du Canada fut (PLC) longtemps considéré comme le par ti naturel de gouvernement au fédéral.C\u2019est cependant lors des élections générales de 2011 que le PLC subit son plus grand choc.Il termine pour la première fois en troisième position, derrière le Nouveau Parti démocratique (NPD).Ce choc provoque un exercice de réflexion qui mènera à des modifications importantes au processus de sélection du prochain chef .Lors d\u2019un congrès du parti tenu en 2012, une nouvelle catégorie de sympathisants est créée dans l\u2019objectif de permettre d\u2019élargir la base du parti en accordant le droit à une personne appuyant le parti ou un de ses candidats de voter pour le choix du chef.En incluant les membres et les sympathisants, ce sont donc 104 000 personnes qui se seront prévalues de leur droit de vote lors du choix de Justin Trudeau.En comparaison avec les primaires fermées des courses précédentes chez les deux autres principaux partis, l\u2019écart s\u2019avère faible sur le plan de la participation.Rappelons que le choix du nouveau chef du NPD reposait sur le vote de 65 000 militants et celui des conservateurs, sur 93 000 militants.Compte tenu du caractère secret de la proportion de membres versus celui de sympathisants, il est possible de formuler l\u2019hypothèse que le choix du PLC d\u2019établir des primaires ouvertes aura permis de dégager une perception de croissance plutôt que de déclin sur le plan des adhésions.Le cas du PQ Au Québec, le concept de primaires ouvertes fait son entrée dans le débat public à la suite de la défaite du Parti québécois (PQ) à l\u2019élection du 7 avril 2014.Ce dernier obtient alors un de ses pires résultats depuis sa fondation.L\u2019introduction de l\u2019idée de primaires ouvertes pourrait donc s\u2019apparenter à un retour aux sources pour un parti qui a été le premier, en 1985, à élire son chef au suffrage universel des membres.Dans cet esprit, le député péquiste Alexandre Cloutier lance l\u2019idée d\u2019élire le prochain chef suivant un mécanisme de primaire ouverte.Cette suggestion reçoit toutefois un accueil mitigé.Certains craignent une érosion du pouvoir des membres.La Conférence des présidents a finalement tranché, permettant seulement aux membres en règle de participer au choix du prochain chef du parti.Perte du statut de parti majeur Après une défaite historique en 2011, le PLC est passé directement d\u2019une formule de vote par des délégués à celle d\u2019une primaire ouverte.Ce changement constituait clairement une tentative de relancer le parti sur de nouvelles bases, mais correspondait aussi à l\u2019objectif de mettre sur pied de nouveaux outils de mobilisation de l\u2019électorat.Même si sa défaite fut l\u2019une des pires depuis sa fondation quant au suffrage exprimé, le PQ a tout de même conservé le statut d\u2019opposition officielle.Sur le plan institutionnel, la menace était donc moins élevée au lendemain du scrutin que celle vécue par le PLC.Quête de légitimité populaire La mise en place d\u2019une formule ouverte à des sympathisants peut permettre de protéger la légitimité du processus lorsque l\u2019effectif officiel connaît un déclin impor tant .En d\u2019autres termes, l\u2019ajout de sympathisants dans les données of ficielles permet de gonfler le niveau d\u2019adhérents, surtout lorsqu\u2019il est dif ficile de distinguer les membres des sympathisants.Ainsi, un parti aura davantage de chances de procéder à une réforme menant à une primaire ouverte lorsqu\u2019il sentira que sa légitimité politique pourrait être mise en doute en raison de la faiblesse de son effectif traditionnel.Ce fut le cas au PLC, mais pas au PQ.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.LÉGITIMITÉ POPULAIRE Plaidoyer pour des primaires ouvertes DES IDÉES EN REVUES Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons une version abrégée d\u2019un texte paru dans la revue Politique et Sociétés, 2017, volume 36, no 2.L L E D E V O I R , L E M A R D I 1 8 J U I L L E T 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S avant-dernière, saison de Game of Thrones.Moins de vingt-quatre heures plus tard, les fans trépignaient encore plus d\u2019impatience en découvrant la bande-annonce du deuxième épisode.Pour tuer le temps, certains d\u2019entre eux n\u2019hésiteront pas à consulter tous les sites et forums consacrés à la série afin d\u2019y recueillir le moindre « divulgâcheur ».Avertissement : ce n\u2019est pas ici que vous en trouverez ! Coups de théâtre Bien qu\u2019elle ait eu le coup de foudre dès le premier épisode en 2011, Raphaëlle Huysmans, productrice chez Urbania, n\u2019était pas au rendezvous dominical, préférant attendre que sa bande revienne en ville afin de vivre collectivement l\u2019événement télévisuel de l\u2019été, de l\u2019année : «Depuis deux ans, on a développé des habitudes.Je suis abonnée à HBO, donc ils viennent regarder la série chez moi, on se fait des soupers thématiques, on sélectionne les vins et les mets selon la maison choisie», raconte-t-elle.Fidèle depuis la première saison, Michel De- mers, professeur d\u2019histoire, jure que personne n\u2019aurait pu l\u2019empêcher de renouer avec les Lan- nister et compagnie dimanche dernier.Passionné de Game of Thrones, il ne consulte aucun site afin d\u2019en savoir plus, contrairement à Raphaëlle Huysmans, qui n\u2019hésite pas à s\u2019y référer afin d\u2019y comprendre les moindres détails.N\u2019ayant ni l\u2019un ni l\u2019autre lu les romans de George R.R.Martin, tous deux carburent aux coups de théâtre que leur réserve la série.« Cette série nous amène des surprises quand les personnages auxquels on s\u2019est tellement attaché trouvent la mor t.Ça tient en haleine constamment parce qu\u2019on ne sait jamais ce qui va arriver, il y a toujours des revirements.Parfois, je me jetterais à terre tellement c\u2019est trop.Les noces pourpres : je n\u2019en suis pas encore revenue ! », confie la productrice.«Quand de tels personnages meurent et on se dit que ça se peut pas ! C\u2019est comme si l\u2019on tuait Aragorn à la moitié du deuxième volet du Seigneur des anneaux, renchérit l\u2019enseignant.À l\u2019inverse, il y a les personnages qu\u2019on aime haïr.Chaque fois que le roi Geof frey (Jack Gleeson) mangeait une claque sur la gueule, il y avait une ovation partout dans le monde.C\u2019est la même chose avec Cersei (Lena Headey) ; on aime la haïr, on ne veut pas qu\u2019elle meure parce qu\u2019on aime ça quand elle mange une volée ou qu\u2019elle exécute la marche de la honte.» Les coulisses du pouvoir Puisant dans les codes de l\u2019épopée, du drame historique, du récit d\u2019apprentissage, du récit de vengeance, de la fantasy et du cinéma d\u2019horreur, Game of Thrones parvient en amalgamant savamment plusieurs genres, et en mettant de l\u2019avant des personnages féminins forts, à rejoindre différents publics.« Outre la gamme d\u2019émotions, la complexité des relations entre les personnages, entre les familles, il y a les enjeux politiques qui sont aussi super intéressants.Il y a du surnaturel, des dragons, mais pas trop.Il y a un côté médiéval, de barbarie, qui est bien intéressant et qui va puiser dans les ramifications de notre propre histoire.La série aborde aussi des tabous, comme l\u2019inceste, l\u2019esclavage, les castrats, la montée des religions extrémistes.Il y a vraiment des parallèles intéressants à faire.Moi qui la regarde en groupe, je peux dire que ça suscite énormément de discussions», explique Raphaëlle Huysmans.Michel Demers croit aussi que la série séduit d\u2019abord par ses intrigues politiques et ensuite, pour son aspect «pseudo-médiéval-fantastique à la Seigneur des anneaux».S\u2019il y reconnaît divers éléments empruntés au Moyen Âge, telle la Guerre des Deux-Roses, l\u2019enseignant suggère que Martin ait pu reculer davantage dans le temps, d\u2019où la grande violence sanglante de la série.« Au Moyen Âge, il y a beaucoup de jeux de coulisses qui se font à l\u2019intérieur de la cour royale pour savoir qui va éliminer le roi pour prendre sa place.À partir de la crise du troisième siècle dans l\u2019Empire romain, les prétendants au trône jouent des coudes, du glaive pour prendre le trône impérial.On est à peu près dans le même patter n dans Game of Thrones.Je ne me servirais pas de la série pour illustrer la Guerre des Deux-Roses, je l\u2019exploiterais beaucoup plus pour expliquer la décadence à par tir du troisième siècle jusqu\u2019à 1476 avec la déposition du dernier empereur d\u2019Occident », avance Michel Demers.«On avait passé en classe Apocalypto de Mel Gibson, poursuit-il.J\u2019avais eu des critiques de parents qui trouvaient le film trop violent.Je leur ai répondu que c\u2019était ça, la réalité, qu\u2019il fallait arrêter de dire que les civilisations anciennes, c\u2019est Walt Disney.Au Moyen Âge, une épée ne servait pas à transpercer une armure, mais à casser des membres.Des séries comme Vikings et Game of Thrones amènent ce réalisme-là.Le problème, c\u2019est peut-être pour ça que les réactions aussi violentes dans la vie d\u2019aujourd\u2019hui deviennent banales».Détestant les films d\u2019horreur, Raphaëlle Huys- mans affirme s\u2019accrocher à la qualité de la trame narrative, de la réalisation, de la direction artistique et de la construction pour supporter cette violence.À l\u2019instar de Michel Demers, elle ne croit pas que celle-ci soit recherchée par les spectateurs, mais qu\u2019elle joue tout de même une fonction cathartique : «Il y a eu des temps plus barbares que l\u2019époque présente, qui l\u2019est d\u2019une autre manière.Est-ce que c\u2019est une façon de reconnecter avec ce côté-là?Je ne sais pas.C\u2019est une manière de s\u2019évader de notre époque, mais j\u2019ai l\u2019impression que la série aurait pu fonctionner à une autre époque.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HIVER les autres Canadiens.Mais je pense qu\u2019ils vont être conquis par Jagmeet quand ils vont mieux le connaître et se rendre compte combien ses valeurs et ses aspirations nous ressemblent », fait- elle valoir par écrit.En entretien téléphonique, la députée montréa- laise dit comprendre «que des gens puissent avoir des préoccupations.Mais moi, ce n\u2019est pas l\u2019appartenance que je regarde ou les vêtements», argue-t- elle.«Je regarde les valeurs, les principes des gens.» Et à ce chapitre, elle martèle à son tour que Jagmeet Singh est au diapason avec le Québec et ses citoyens progressistes.Il suffira, selon elle, pour faire mentir Pierre Dionne Labelle et les autres, de le démontrer.« Je suis convaincue que, quand les gens vont mieux le connaître, ils vont être conquis », assure Mme Laverdière.Or, un sondage Angus Reid mené à la fin mai révélait que les Québécois sont plus réticents que le reste des Canadiens à appuyer un parti dont le chef porterait des signes religieux ostentatoires.Chez les quelque 1500 Canadiens sondés par la firme de sondages, 56 % se disaient prêts à voter pour un parti dont le chef porterait un couvre-chef religieux, contre 36% au Québec.Pour un parti dirigé par une femme portant un couvre-chef religieux, l\u2019appui était à 53% chez les répondants du reste du Canada et à 34% chez les Québécois.Et 63 % des Canadiens se disaient prêts à voter pour un parti dirigé par un sikh, contre 46% au Québec.M.Singh est sikh pratiquant et porte le turban et le kirpan.Encore là, l\u2019aspirant-chef du NPD rétorque lorsqu\u2019on lui cite ces statistiques que «la question la plus grande, c\u2019est les valeurs.[\u2026] Ce n\u2019est pas un très grand obstacle.On peut réussir», répète-t-il, en notant qu\u2019il appuie le mariage de même sexe et le droit à l\u2019avortement des femmes, tandis que le chef conservateur Andrew Scheer s\u2019y est opposé au fil de son parcours politique.Des positions critiquées Jagmeet Singh s\u2019est cependant fait le porteur des objections de sa communauté lors de l\u2019implantation d\u2019un cours de sexualité dans les écoles onta- riennes.Il réplique qu\u2019il appuyait les changements au curriculum \u2014 qui avaient donné lieu à de vifs débats dans la province il y a deux ans \u2014, mais qu\u2019il estimait que le projet n\u2019avait pas été suffisamment expliqué aux communautés culturelles, lesquelles n\u2019avaient pas été assez consultées.Le député ontarien a en outre parrainé un projet de loi modifiant le Code de la route pour exempter les motocyclistes sikhs de l\u2019obligation de porter un casque.Il s\u2019agit là d\u2019une question de droits, soutient l\u2019avocat de formation, qui voulait «être cohérent» avec l\u2019application de la Charte des droits et libertés en Colombie-Britannique et au Manitoba sur cette question.Ni l\u2019une ni l\u2019autre de ces positions n\u2019ont été guidées par sa foi, fait valoir Jagmeet Singh.Mais les néodémocrates québécois qui se sont confiés au Devoir expliquaient craindre que ce soit tout le contraire et que la religion ait influencé ses décisions au Parlement ontarien.Jagmeet Singh semble néanmoins estimer qu\u2019en se présentant aux Québécois et aux Canadiens, et en leur exposant son programme politique et ses valeurs, il saura dissiper ces craintes.«Il y a des défis, mais je garde un bon moral.J\u2019aime réussir malgré les obstacles.» Mais dans les rangs néodémocrates québécois, on demeure sceptique.Et l\u2019appui de la députée Hélène Laverdière n\u2019y change rien.On estime au contraire qu\u2019elle jauge mal les sentiments des gens sur le terrain.Jagmeet Singh, quant à lui, s\u2019estime- t-il simplement victime de racisme?Il refuse de jeter la pierre au Québec, en relatant que sa jeunesse n\u2019était pas non plus facile en Ontario où ses cheveux longs \u2014 l\u2019un des symboles du sikhisme \u2014 lui attiraient les railleries d\u2019autres enfants.«Il faut reconnaître que dans notre société, au Canada, le racisme existe.Mais la discrimination existe pour beaucoup de personnes», répond-il.Le candidat québécois de la course, Guy Caron, a obtenu lui aussi, pour l\u2019instant, l\u2019appui d\u2019une seule députée québécoise, Ruth Ellen Brosseau.Niki Ashton et Charlie Angus n\u2019en comptent pour l\u2019instant aucun chez les élus québécois.Cinq des seize députés du Québec avaient appuyé Peter Julian, avant que celui-ci n\u2019abandonne sa campagne il y a dix jours.Aucun d\u2019entre eux n\u2019a encore choisi de nouveau camp.Les néodémocrates choisiront leur prochain chef au mois d\u2019octobre.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SINGH du comité du non \u2014 Comité de l\u2019alternative citoyenne \u2014 apparaissent sur Facebook comme membres du clan 12, en Chaudière-Appalaches, de La Meute.La page du groupe recense un total de 117 membres, dont la porte-parole du comité, Sunny Létourneau.Lundi, Le Devoir a tenté en vain de joindre Mme Létourneau pour en savoir plus sur son engagement au sein de La Meute.Dans des entrevues passées, elle a souvent répété qu\u2019elle n\u2019avait rien contre les musulmans, mais s\u2019opposait au projet pour d\u2019autres motifs, dont leur refus de cohabiter avec des non-musulmans dans un cimetière.Mme Létourneau n\u2019avait par ailleurs pas le droit de vote au référendum de samedi.Quant à M.Brouillette, qui s\u2019exprime parfois sous le nom de Sylvain Maikan, il connaît bien Saint-Apollinaire, puisqu\u2019il y possède un commerce.Le rôle des clans locaux comme le clan 12, avance-t-il, est de « s\u2019affairer surtout à cibler des objectifs politiques locaux.[\u2026] En ce moment, on a sept clans actifs sur 17 et on est en train d\u2019établir les autres pour avoir une couverture provinciale».Le porte-parole de La Meute répète que ce n\u2019est pas l\u2019aspect religieux qui les intéressait dans le dossier.«Nous, on pense que les musulmans, ils ont droit d\u2019avoir un cimetière.Tout le monde en a.Les juifs en ont, les catholiques en ont, dit-il.On s\u2019est fait connaître par notre combat contre l\u2019islam radical, mais notre mandat, en fait, c\u2019est de faire la promotion de la laïcité au Québec.On prend la défense de la démocratie.» Le statu quo impensable Or, beaucoup s\u2019interrogent justement depuis quelques semaines sur la valeur démocratique d\u2019une consultation quand seulement les voisins immédiats peuvent y participer (49 personnes sur une population de plus de 3000 personnes).Rappelons que 36 des 49 citoyens éligibles se sont prévalus de leur droit de vote.Dix-neuf d\u2019entre eux ont voté contre le projet, soit seulement trois de plus que ceux qui ont voté pour.Un autre bulletin a été rejeté.Interrogé là-dessus, le porte-parole de La Meute renvoie la balle au maire qui, dit-il, aurait pu demander au ministère l\u2019autorisation de faire un référendum à plus grande échelle.Rejoint à cet égard, le maire Bernard Ouellet rétorque que ce n\u2019est pas si simple.C\u2019est l\u2019animatrice et ex-ministre Nathalie Normandeau qui lui en avait fait la suggestion lors d\u2019une entrevue à la radio après la séance d\u2019information du 29 mars.«Elle avait dit que peut-être ça se ferait de faire une demande de dérogation au ministre.On l\u2019a pas fait, mais c\u2019est pas automatique, ça là.[\u2026] Ça ne m\u2019a pas été offert par le ministère ou le DGE, ça.Il faut vraiment envoyer une ministre, lui expliquer la situation\u2026 Est-ce qu\u2019il aurait accepté?Je ne le sais pas.» Du côté du gouvernement, le ministre responsable des relations canadiennes, Jean- Marc Fournier, a laissé entendre que le statu quo n\u2019était pas possible dans ce dossier.« Sur le fond de la question, j\u2019espère ardemment qu\u2019il y aura une solution très, très prochainement.On ne peut pas laisser ça en suspens », a-t-il déclaré en marge du Conseil de la fédération à Edmonton.Du côté de Québec, le ma ire Régis La- beaume était aussi peiné par les résultats du vote, ma is a pr is ses d istances de la dé - marche du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) en qual i f iant ce projet de « privé ».« Je rappelle que les musulmans qui veulent se faire enterrer à Québec peuvent le faire à Saint-Augustin.Il y a 500 lots pour eux autres », a-t-il dit.Le maire de Québec a également déploré que «49 personnes aient droit de vie ou de mort sur un projet qui a un impact sociologique important au Québec ».« Il faut se poser des questions sur notre système de gouvernance.» Au cabinet du ministre des Affaires municipales, on souligne que la nouvelle loi sur les gouvernements de proximité (122) vise justement à donner plus de souplesse aux élus municipaux en matière de référendums.«Dans le cadre de la nouvelle loi, le processus vise justement à permettre une plus grande participation des citoyens en amont des décisions », a déclaré Marie-Ève Pelletier, l \u2019attachée de presse du ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux.«Ça facilite aussi le dialogue.» Le projet de loi 122 n\u2019était d\u2019ailleurs pas encore adopté lors de l\u2019ouverture du registre pour la consultation à Saint-Apollinaire.Adoptée à la fin de la session, la loi 122 donne aux villes le pouvoir d\u2019élaborer leur propre politique de consultation.Or, cette politique devra se baser sur des balises que le ministère n\u2019a pas encore rendues publiques.Les villes qui le souhaitent, par ailleurs, pourront conserver le processus référendaire actuel.Le CCIQ critiqué Par ailleurs, des voix se sont élevées pour critiquer le CCIQ dans ce dossier.La présidente de l\u2019Association de la sépulture musulmane, Had- jira Belkacem, estime que l\u2019organisation aurait pu faire preuve de plus de souplesse dans ce dossier.«Le Centre culturel islamique ne représente que le Centre culturel islamique.Il ne faut pas oublier que la communauté musulmane n\u2019est pas représentée par une mosquée.On les a approchés pour collaborer et travailler ensemble, mais ils ont refusé, et c\u2019est déplorable», a-t-elle soutenu.« Le problème était l\u2019approche inadéquate du Centre islamique, qui voulait avoir son cimetière sans le consentement de la population.Je vous assure que les habitants de Saint-Apollinaire ne sont pas contre un cimetière musulman, eux.Ils voulaient partager le terrain, parce qu\u2019ils ont aussi besoin de ce terrain.» Le Devoir a tenté sans succès de joindre les porte-paroles du CCIQ lundi.Leurs boîtes vocales étaient pleines.Avec Marie-Lise Rousseau et Marco Bélair-Cirino Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MEUTE NATHAN DENETTE, LA PRESSE CANADIENNE Jagmeet Singh se dit convaincu de partager les mêmes valeurs sociodémocrates que celles des Québécois.Lire aussi \u203a Le chemin vers le repos éternel.Regard sur les rites funéraires de la communauté musulmane.Page A 3 HBO La série Game of Thrones parvient à rejoindre dif férents publics en amalgamant savamment plusieurs genres, et en mettant en avant des personnages féminins forts."]
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