Le devoir, 19 juillet 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 6 0 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a L\u2019emprunteur canadien af?che un bon crédit.Le niveau d\u2019endettement des ménages canadiens demeure néanmoins préoccupant.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 3 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Allemagne Plus de 500 enfants d\u2019une chorale victimes de sévices sexuels Page B 4 Bienvenue aux dames L\u2019humour, un boys\u2019 club ou pas ?Page B 8 A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement Couillard vient d\u2019accorder 20 millions de dollars provenant du Fonds vert à Gaz Métro, pour lui permettre d\u2019étendre son réseau de distribution.Cette subvention à une entreprise qui distribue de plus en plus de gaz de schiste s\u2019inscrit dans le cadre de la «transition énergétique», affirment les libéraux.Il s\u2019agit au contraire d\u2019une décision injustifiée, réplique l\u2019ancien coprésident de la Commission sur les enjeux énergétiques.Coup sur coup, le gouvernement a annoncé l\u2019octroi d\u2019une « aide financière maximale » de 6,7 millions, puis une autre de 13,2 millions à Gaz Métro.Ces fonds doivent servir à deux projets d\u2019extension du réseau de distribution de gaz naturel, l\u2019un dans la région de Thetford Mines et l\u2019autre en Beauce.En moyenne, Québec paie 75 % de la facture des projets.Dans les deux cas, le gouvernement est allé puiser dans le Fonds vert pour financer l\u2019installation de nouvelles conduites pour transporter le gaz naturel vers de futurs clients de Gaz Métro.La construction devrait débuter à l\u2019été 2018, selon ce que précise l\u2019entreprise.« La grande majorité des clients seront commerciaux, industriels ou institutionnels, dans un premier temps », ajoute sa porte-parole, Catherine Houde.«Nous sommes tous appelés à contribuer à une transition vers une plus grande utilisation d\u2019énergies renouvelables, et le gaz naturel est une avenue énergétique ef ficace pour nous aider à accélérer cette transition, a fait valoir le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, au moment de l\u2019une des annonces des derniers jours.C\u2019est avec cet objectif en tête que notre gouvernement poursuit ses interventions en vue de favoriser l\u2019extension du réseau de gaz naturel au Québec.» On ne sait toutefois pas, pour le moment, quels seront les éventuels impacts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Selon ce que précise le cabinet de M.Ar- cand, en réponse aux questions du Devoir, le gaz naturel « pourrait jouer un rôle de plus en Gaz Métro financé par le Fonds vert Une aide de 20 millions octroyée par Québec lui permettra d\u2019étendre son réseau de distribution Pendant plus d\u2019un siècle, les décombres du parlement du Canada à Montréal ont dormi sous un terrain de stationnement, dans le Vieux-Montréal.Mais depuis mardi, le public est invité à visiter le site des fouilles archéologiques pour déterrer ce lieu témoin d\u2019un tournant de l\u2019histoire du pays.C A R O L I N E M O N T P E T I T E n 1844, Montréal est désignée capitale du Canada-Uni.Elle succède alors à la ville de Kingston, jugée trop près des États-Unis, et dont les infrastructures d\u2019accueil sont limitées.Les architectes décident de construire le parlement de Montréal au-dessus du marché Sainte-Anne, lui-même érigé au-dessus de HISTOIRE Montréal, tumultueuse capitale du Canada Les décombres du parlement du Canada à Montréal révèlent leurs secrets ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les fouilles archéologiques, entreprises en 2010, ont permis de dégager environ le quart du site situé dans un stationnement du Vieux-Montréal.JEUNE ET TALENTUEUX ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Musique solidaire.Demain, au chalet du Mont-Royal, Nicolas Ellis, jeune chef d\u2019orchestre de 25 ans, marchera sur les traces de Yannick Nézet-Séguin, qui lui con?e son Orchestre Métropolitain.Il raconte au Devoir le chemin parcouru en cinq ans.Page B 7 M A R C O B É L A I R - C I R I N O à Edmonton M A R I E - L I S E R O U S S E A U L e milieu culturel québécois accueille favorablement l\u2019engagement du premier ministre Philippe Couillard à refuser tout compromis sur l\u2019exception culturelle avec le gouvernement Trump à l\u2019approche de la renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Il émet cependant de vives inquiétudes quant à la protection de l\u2019exception culturelle en ligne.En marge du Conseil de la fédération à Edmonton mardi, M.Couillard a chargé son conseiller spécial Raymond Bachand de se montrer intransigeant en cette matière.«On va tenir très, très fort sur cette question de l\u2019exception culturelle », a-t-il martelé.Ces paroles sont saluées par les institutions culturelles de la province.« On est très content d\u2019une déclaration ferme comme celle-là », a affirmé Solange Drouin, coprésidente de la Coalition pour la diversité culturelle, qui chapeaute 27 associations du milieu.Une réaction partagée par l\u2019ancienne ministre de la Culture du Québec Louise Beaudoin.«Le ministre de la Culture, Luc Fortin, et [la ministre de l\u2019Économie] Dominique Anglade avaient déjà dit la même chose.Ça fait trois fois ALENA Plaidoyer pour préserver l\u2019exception culturelle Lire aussi \u203a Ottawa devra faire des concessions douloureuses.Page B 1 Le Canada sur la défensive.Page A 6 VOIR PAGE A 8 : GAZ VOIR PAGE A 8 : PARLEMENT VOIR PAGE A 8 : ALENA L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a por te-parole des opposants au projet de cimetière musulman minimise ses liens avec le groupe La Meute et af firme au contraire avoir cherché à les tenir à distance dans les semaines précédant le référendum.Mécontente d\u2019être associée au groupe, Mme Sunny Létour- neau af firme que ses liens avec La Meute étaient surtout «virtuels ».« Ils m\u2019ont demandé s\u2019ils pouvaient m\u2019inscrire et j\u2019ai accepté de communiquer les informations avec eux.Ils voulaient suivre le dossier.» Lundi, Le Devoir révélait que Mme Létourneau ainsi que six militants du Comité de l\u2019alternative citoyenne, étaient aussi membres du « clan » local de La Meute sur la plate- forme Facebook.Des liens confirmés par le porte-parole national de La Meute, Sylvain Brouillette.Créé en 2015 par des vétérans des Forces armées canadiennes, La Meute est un groupe identitaire qui dit vouloir combattre l\u2019implantation de l\u2019islam radical au Québec.Une autre membre du Comité de l\u2019alternative citoyenne a confirmé par écrit au Devoir qu\u2019elle était bien membre du clan 12 de La Meute et « fière de l\u2019être ».« Nous n\u2019avons aucune arme et voulons seulement être présents pour les projets qui ne sont pas toujours clairs avec les dif férents groupes musulmans », a-t-elle écrit.« Avec le CCIQ (Centre culturel islamique de Québec), il y a anguille sous roche.» Selon Mme Létourneau, La Meute a rapidement manifesté de l\u2019intérêt pour la controverse entourant le projet de cimetière mais elle dit avoir justement cherché à les tenir à l\u2019écart.«Je leur ai demandé surtout de ne pas s\u2019en mêler et ils m\u2019ont écoutée.» Par ailleurs, la porte-parole du groupe d\u2019opposants ne veut pas dire ce qu\u2019elle pense du groupe La Meute.Elle soutient vouloir surtout « échanger » et «créer de liens entre les groupes» et souligne qu\u2019elle est aussi active dans une organisation musulmane, l\u2019Association de la sépulture musulmane au Québec.Sa présence sur la page Facebook du clan 12 de La Meute lui a même permis, dit-elle, de répliquer à des gens qui tenaient des propos trop agressifs.«J\u2019ai l\u2019impression de leur avoir apporté quelque chose», dit-elle.« Il y avait beaucoup plus de membres avant [dans le clan 12].Ils ont flushé un nombre considérable de membres parce qu\u2019ils trouvaient que ces gens-là avaient des propos un petit peu trop agressifs dans cer taines circonstances.» Par ailleurs, des six membres du Comité de l\u2019alternative citoyenne identifiés sur la page Facebook du clan 12, trois sont membres de la famille immédiate de Mme Lé- tourneau dont son conjoint, sa mère et le conjoint de sa mère.Sunny Létourneau signale enfin qu\u2019elle a nécessairement des liens avec le porte-parole national de La Meute puisque ce dernier possède une compagnie de remorquage à Saint- Apollinaire dans le même domaine qu\u2019elle (elle gère une entreprise de carrosserie).Labeaume met en garde Du côté de Québec, les révélations du Devoir à propos de La Meute ont vivement fait réagir le maire Régis Labeaume mardi.«C\u2019est potentiellement dangereux ce genre de milice.C\u2019est extrêmement toxique», a-t-il déclaré lors d\u2019un point de presse devant différents médias de Québec.« Moi, je n\u2019accepte pas ça.Idéologiquement, ça me pue au nez des groupes comme ça.Si on veut combattre l\u2019islamisme radical, il faut le faire dans les limites de la démocratie et du droit», a-t-il dit selon ce qu\u2019a rapporté Le Soleil.«Je leur conseille de marcher très droit et de ne pas faire de coche mal taillée.Ils auront zéro marge de manœuvre.» Des propos salués par le premier ministre Philippe Couillard en après-midi.« Monsieur le maire Labeaume s\u2019est exprimé très fortement d\u2019ailleurs sur la participation de certains groupes au processus du référendum, j\u2019apprécie qu\u2019il l\u2019ait fait.» M.Couillard s\u2019est en outre engagé à offrir une solution à l\u2019impasse du projet de cimetière musulman de la mosquée de Québec.«Ce que je vois maintenant, c\u2019est la nécessité pour notre gouvernement de nous impliquer pour trouver une solution», a-t-il soutenu.«Les gens ont le droit \u2014 franchement c\u2019est fondamental \u2014 d\u2019enterrer leurs morts.[\u2026] Ils ont besoin d\u2019espace, d\u2019une sécurité, d\u2019avoir l\u2019espace pour les prochaines années.» Le Devoir Cimetière musulman : le rôle de La Meute se précise Le premier ministre Couillard s\u2019engage à trouver une « solution » au projet battu par référendum W ashington \u2014 Plus de 30 millions d\u2019Américains souffrent de diabète et 84,1 millions sont prédiabétiques, selon des estimations fédérales publiées mardi, qui confirment un taux constant de nouveaux cas diagnostiqués.Cette maladie \u2014 septième cause de mortalité aux États- Unis \u2014 représente un problème grandissant de santé publique, soulignent les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), dans un rapport s\u2019appuyant sur des statistiques de 2015.« Notre étude montre que le nombre de cas de diabète continue d\u2019augmenter mais pas aussi rapidement que les années précédentes », pointe Ann Albright, docteure responsable de la division chargée du diabète aux CDC.«Bien que ces statistiques révèlent certains progrès dans la gestion du diabète et sa prévention, il y a encore beaucoup trop d\u2019Américains diabétiques et pré- diabétiques», note Brenda Fitzgerald, directrice des CDC.« Plus d\u2019un tiers des adultes ont un prédiabète et la majorité ne le savent pas », déplore-t- elle.« Désormais plus que jamais, nous devons intensifier nos ef forts pour réduire le fardeau de cette maladie grave.» Prévention et contrôle Selon les auteurs du rapport, un prédiabète non traité conduit le plus souvent au diabète dans les cinq ans.Une personne est diabétique quand sa glycémie est supérieure à 126 milligrammes/décilitre de sang, et prédiabé- tique entre 105 et 126mg/dl.Le diabète peut souvent être contrôlé par l\u2019activité physique, le régime alimentaire, de l\u2019insuline et d\u2019autres médicaments contrôlant le taux de sucre dans le sang.Il touche 9,4% de la population américaine.Les diabétiques courent un risque supérieur de complications graves (décès prématuré, cécité, maladie cardiaque, accident vasculaire cérébral, défaillance rénale, amputation de membres).« Le diabète est un facteur contribuant à tellement d\u2019autres maladies graves qu\u2019en luttant contre cette pathologie, on peut limiter nombre d\u2019autres problèmes de santé », pointe Mme Albright.Prévalences Quelque 1,5 million de nouveaux cas de diabète ont été diagnostiqués en 2015 aux États-Unis chez les plus de 18 ans, précise le rapport.Mais près d\u2019un adulte sur quatre souffrant de diabète \u2014 soit 7,2 millions d\u2019Américains \u2014 ne le sait pas et seulement 11,6 % des prédiabétiques en ont conscience.Le taux de diabète augmente avec l\u2019âge : 4 % des 18- 44 ans et 17 % des 45-64 ans.À partir de 65 ans, cette maladie touche 25 % des personnes aux États-Unis.Les Amérindiens et les autochtones d\u2019Alaska sont les plus af fectés par cette pathologie avec une prévalence de 15,1%, suivi par les Noirs (12,7%) et les Hispaniques (12,1%).Les Américains d\u2019origine asiatique et les Blancs sont les moins touchés avec 8 % et 7,4 % respectivement.Agence France-Presse Plus de 100 millions d\u2019Américains diabétiques ou prédiabétiques Le nombre de nouveaux cas n\u2019a pas augmenté aussi rapidement en 2015 que lors des années précédentes, souligne un rapport ELAINE THOMPSON ASSOCIATED PRESS Actuellement, les traitements d\u2019immunothérapie sont ef ficaces pour environ 40% de ceux qui les subissent, selon le Dr Rudd.J E S S I C A N A D E A U U ne équipe de chercheurs, menée par le Dr Chris Rudd, directeur de la recherche en immunothérapie au centre de recherche de l\u2019hôpital Mai- sonneuve-Rosemont, vient de faire une percée majeure pour le traitement du cancer.Avec cette découver te, le chercheur espère être en mesure d\u2019améliorer grandement l\u2019efficacité des traitements d\u2019immunothérapie, notamment chez les patients atteints d\u2019un cancer du sein ou d\u2019un lym- phome de Hodgkin.« Nous croyons que nous pourrons sauver plus de vies », se réjouit le Dr Chris Rudd, en entrevue au Devoir suite à la publication de son article dans la revue scientifique Nature communications.Bon vulgarisateur, le chercheur revient à la base pour mettre en contexte la découverte de son équipe.Ainsi, ex- plique-t-il, le monde de la recherche sur le cancer a connu une véritable révolution il y a dix ans.Un chercheur avait alors réussi à démontrer que le système immunitaire, qui a la capacité de détruire les bactéries et les virus comme l\u2019influenza, pouvait en faire de même avec les cellules cancérigènes.Au centre du système immunitaire : les cellules T, qui reconnaissent les cellules infectées et les détruisent.À la surface de ces cellules T se trouvent des récepteurs positifs qui envoient un signal pour attaquer et détruire les bactéries, virus et autres corps étrangers.Les cellules T sont également dotées de récepteurs négatifs, dont le rôle est de garder le système immunitaire de l\u2019humain assez faible afin d\u2019éviter qu\u2019il n\u2019attaque ses propres cellules.Or, les cellules cancéreuses ne sont pas des corps étrangers, mais des cellules du corps qui deviennent anormales à la suite de mutations.Ainsi donc, le système immunitaire ne par venait pas, jusqu\u2019alors, à détecter et détruire les cellules cancéreuses.«Il y a dix ans, les travaux du Dr Jim Allison ont permis de démontrer pour la première fois qu\u2019on pouvait agir pour bloquer les récepteurs négatifs des cellules T et, du coup, permettre au système immunitaire de reconnaître et d\u2019agir contre les cellules cancéreuses.» C\u2019est ainsi que sont apparus les traitements d\u2019immunothérapie.« Tout est une question d\u2019équilibre, af firme le chercheur.Bloquer les signaux négatifs sur les cellules T permet une meilleure réponse pour lutter contre la tumeur, mais c\u2019est souvent accompagné d\u2019ef fets secondaires.C\u2019est ce qu\u2019on appelle une réponse auto-immune.» Temps d\u2019exposition Tout cela, c\u2019est la genèse.Le Dr Rudd, qui est également professeur à l\u2019Université de Montréal, se lance maintenant dans l\u2019explication de sa propre découverte.Pour dé- tr uire les cellules cancéreuses, les cellules T doivent se lier à celles-ci, précise-t-il en guise d\u2019introduction.« Ce que nous avons découvert, c\u2019est un mécanisme qui permet de contrôler le temps que la cellule T passe avec la cellule cancéreuse.Encore une fois, c\u2019est une question d\u2019équilibre.On veut que la cellule T passe assez de temps avec la tumeur pour qu\u2019elle puisse la détruire, mais on ne veut pas qu\u2019elle passe trop de temps non plus, parce qu\u2019on ne veut pas gaspiller les ef for ts de la cellule T qui pourrait plutôt s\u2019attaquer à une autre cellule.» Ainsi, en allongeant le temps d\u2019exposition, on pourra mieux traiter les patients qui, pour l\u2019instant, ne répondent pas ou peu aux traitements d\u2019immunothérapie, explique le chercheur.À l\u2019opposé, les médecins pourraient diminuer ce temps d\u2019exposition chez ceux qui ont trop d\u2019ef fets secondaires.« L\u2019immunothérapie, c\u2019est formidable et c\u2019est ce que nous avons trouvé de mieux jusqu\u2019à présent.Mais il reste tout de même autour de 60 % des patients qu\u2019on ne réussit pas à guérir avec ces traitements.Nous avons trouvé un mécanisme qui, en augmentant le temps de contact entre la cellule T et la cellule cancéreuse, va permettre d\u2019augmenter le taux de réponse chez les patients.» Tests sur des souris Selon lui, les patients qui en bénéficieront le plus sont ceux chez qui on peut voir un certain effet de l\u2019immunothérapie, mais dont les cellules sont trop résistantes pour être détruites.«Si on parle du cancer du sein, par exemple, on guérit environ 30 % des patients par immunothérapie.En combinant le traitement avec un médicament qui viendrait allonger le temps d\u2019exposition, nous avons espoir de guérir beaucoup plus de patients et de faire passer le taux de guérison de 30 % à un nombre plus élevé, qui sait jusqu\u2019à quel pourcentage ça pourrait aller\u2026» Un médicament qui pourrait permettre de contrôler le temps d\u2019exposition a déjà été identif ié par l \u2019équipe du Dr Rudd, qui va procéder à une série de tests sur des souris afin de voir si la combinaison des traitements donne les ef fets escomptés.« Il y a toute une série d\u2019étapes à suivre, avec des études précli- niques, etc.De façon réaliste, si tout va comme prévu et qu\u2019on obtient les résultats escomptés, on parle d\u2019un horizon de 5 à 10 ans avant que les patients puissent en bénéficier.» Le Devoir Percée majeure pour le traitement du cancer Une équipe menée par un chercheur montréalais a découvert un mécanisme permettant de contrôler les cellules T, qui jouent un rôle important dans l\u2019immunothérapie Nous avons espoir de guérir beaucoup plus de patients et de faire passer le taux de guérison de 30 % à un nombre plus élevé Le Dr Chris Rudd « » Une dérogation impossible Le maire de Saint-Apollinaire n\u2019aurait pas pu obtenir de dérogation à la Loi pour élargir le territoire couvert par le référendum de dimanche, a indiqué mardi le ministère des Affaires municipales.Ces dernières semaines, des opposants au projet avaient reproché au maire Bernard Ouellet de ne pas l\u2019avoir demandé au ministre des Affaires municipales comme le lui avait suggéré l\u2019ex-ministre devenue animatrice Nathalie Normandeau lors d\u2019une entrevue radio.Vérification faite, la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme ne prévoit pas de mécanisme de dérogation.Dès lors, la seule manière pour le ministre des Affaires municipales d\u2019exaucer une telle demande aurait été de modifier la loi.1,5 million Le nombre de nouveaux cas de diabète qui ont été diagnostiqués en 2015 aux États-Unis.CENTRE DE RECHERCHE HMR L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L\u2019 appui d\u2019une députée québécoise au candidat Jagmeet Singh ravive les craintes de néodémocrates de la province, qui s\u2019inquiètent de voir leur parti se choisir un chef qui nuirait à leurs chances électorales au Québec.À tel point que certains se demandent s\u2019il n\u2019est pas temps pour eux de renoncer au NPD, du moins quelque temps.L\u2019ancien élu Alain Giguère ne mâchait pas ses mots sur Facebook lundi soir, après que son ex- collègue Hélène Laverdière a appuyé la candidature de Jagmeet Singh à la tête du NPD.« Il y a du monde au NPD Canada qui espère que le Québec est assez stupide pour voter pour un chef qui parle moins bien le français que Jack ou qui ne comprend pas les aspirations à la laïcité des Québécois », déplorait M.Giguère.«Ce choix qui a tout pour faire disparaître de la carte le NPD au Québec oblige ses militants à devoir faire des choix.[\u2026] Si le NPD ne veut pas tenir compte des aspirations du Québec, c\u2019est à nous d\u2019en prendre note.» Sa conclusion: il songe à un «plan B».Et d\u2019autres \u2014 des députés, d\u2019anciens élus ou des militants de mouvements syndicaux \u2014 y réfléchiraient eux aussi, selon lui.L\u2019idée de regrouper les députés ou candidats frustrés au sein d\u2019une nouvelle entité politique \u2014 qui pourrait rester alliée du NPD \u2014 circule selon M.Giguère.«Évidemment, c\u2019est la solution la plus extrême», consent-il en reconnaissant qu\u2019elle n\u2019est pas répandue au sein de la famille néodémocrate.Mais d\u2019autres pensent à rassembler les députés dans un caucus indépendant, ou à unir leurs forces au sein d\u2019une campagne « Anybody But Singh ».La majorité préférerait quant à elle, selon M.Giguère, prendre congé du NPD pendant quelques années en attendant la prochaine course à la chefferie.Une option évoquée par certains en coulisses, qui n\u2019ont pas eu envie de prêter main-forte à un candidat cette fois-ci.Militant au NPD depuis 1976, Alain Giguère se dit déçu de voir que les deux meneurs de la course à la chef ferie sont le député Charlie Angus et l\u2019élu on- tarien Jagmeet Singh.Car l\u2019un s\u2019exprime péniblement en français, tandis que l\u2019autre est un sikh pratiquant qui porte turban et kirpan.«Les deux principaux leaders ont des handicaps majeurs face au Québec», martèle M.Giguère au Devoir.« Il nous reste 16 députés [au Québec], il faudrait quand même en sauver quelques-uns», dit celui qui s\u2019était fait élire avec la vague orange en 2011 avant de perdre son siège de la rive nord en 2015.Pas prêt à renoncer L\u2019ex-député Pierre Dionne Labelle n\u2019est pas aussi radical.«Moi, je suis attaché au NPD fédéral, à son histoire, à ses réalisations», assure-t-il au Devoir.«Si M.Singh était élu à la chefferie, je ne déchirerais pas ma carte du parti.Mais je sais qu\u2019on ne réussirait probablement pas à récupérer la majorité des comtés qu\u2019on a perdus à la suite du dérapage du niqab.» Hélène Laverdière assurait lundi, en entretien avec Le Devoir, que Jagmeet Singh saurait séduire les Québécois, car il partage leurs valeurs progressistes.« Je suis convaincue que, quand les gens vont mieux le connaître, ils vont être conquis», insistait-elle, à l\u2019instar de son candidat.Or, M.Dionne Labelle ne partage pas sa lecture.«Nonobstant les qualités personnelles du candidat, on ne peut ignorer la place prise au Québec par la question des signes religieux ostentatoires lors de la dernière campagne électorale», fait-il valoir dans une lettre qu\u2019il lui a adressée et qu\u2019il a transmise au Devoir (voir notre page éditoriale).«Même s\u2019il est évident que nous ne devons pas baisser les bras devant ceux qui tentent de diviser la population à partir de considérations ethniques ou religieuses, le NPD ne peut faire fi de la sensibilité des Québécois face à cette question s\u2019il veut un jour retrouver leur appui», argue l\u2019ancien élu de Saint-Jérôme.« Je souhaite comme elle que le prochain ou la prochaine chef du NPD soit profondément humaniste et adhère aux valeurs universelles, mais je m\u2019attends aussi à ce que son jugement soit totalement libéré des dogmes inventés ou imposés par les Églises ou les prophètes », arguait-il en outre sur Facebook lundi en soutenant que nulle part dans le monde « politique et religion ne font bon ménage».Un commentaire apprécié par l\u2019ancien député néodémocrate devenu vert Jean Rousseau et la conjointe du député Pierre-Luc Dusseault.Le Devoir CHEFFERIE DU NPD La popularité de Singh inquiète des néodémocrates québécois M A R C O B É L A I R - C I R I N O à Edmonton L e gouvernement fédéral ne pourra faire l\u2019économie d\u2019un débat constitutionnel avant de mettre en œuvre les « Principes régissant [sa] relation [\u2026] avec les peuples autochtones », a averti le premier ministre Philippe Couillard en marge du Conseil de la fédération mardi.Le gouvernement Trudeau souhaite favoriser « la réconciliation avec les peuples autochtones au moyen d\u2019une relation renouvelée de nation à nation, de gouvernement à gouvernement et entre la Couronne et les Inuits, axée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat », a indiqué le ministère de la Justice vendredi.« On parle d\u2019un nouvel ordre de gouvernement», a fait valoir M.Couillard lors d\u2019une mêlée de presse dans la capitale albertaine mardi.« Nécessairement, ça a un lien avec le texte constitutionnel.» Des juristes de l\u2019État québécois sont affairés à établir si des changements à la Constitution du Canada doivent être adoptés afin de permettre à Ottawa de nouer des relations « de gouvernement à gouvernement » avec les Premières Nations, les Inuits et les Cris du Canada, a appris Le Devoir.Le gouvernement fédéral a-t-il \u2014 peut-être inconsciemment \u2014 appuyé sur le bouton de mise en marche de négociations constitutionnelles ?« Il y a certainement là quelque chose d\u2019intéressant», s\u2019est contenté de répondre M.Couillard, renvoyant la question à son homologue fédéral, Justin Trudeau.Cela dit, le gouvernement québécois est disposé à prendre part à des pourparlers visant à modifier la loi fondamentale du pays, 35 ans après son rapatriement sans l\u2019accord du Québec, mais pas à n\u2019 impor te quelle condition.«On sera prêt à participer au règlement d\u2019un problème de type constitutionnel pourvu que les demandes du Québec, qui sont des demandes des Québécois, [\u2026] soient sur la table aussi », a insisté M.Couillard, en marge des célébrations du 150e anniversaire du Canada.«Ce n\u2019est pas sain pour un pays de la taille du Canada que la deuxième plus grande province ne soit pas encore signataire de la Constitution.Tout le monde s\u2019entend là-dessus, y compris mes collègues.Mais, je ne suis pas venu ici pour négocier la Constitution», a-t-il insisté sur la terrasse de l\u2019hôtel MacDonald, où l\u2019entouraient des journalistes québécois.Réforme constitutionnelle inéluctable Selon lui, « il va se produire [tôt ou tard] un enjeu quelque part dans la vie du pays où il va falloir parler de ça ».Avec l\u2019aide des ministres Jean-Marc Fournier et Geof frey Kelley, M.Couillard prépare le terrain afin de ne pas vivre à ce moment-là un traumatisme semblable à ceux subis il y a 30 ans (Meech) et 25 ans (Charlottetown).«Si on a une autre conversation qui ne mène nulle part, ce ne sera pas bon ni pour le Québec ni pour le Canada», a-t-il fait valoir.Pour s\u2019assurer que « les esprits » de tous les Canadiens, y compris ceux des membres de la classe politique, sont «positivement disposés » le jour J, le gouvernement du Québec tente d\u2019opérer un «rapprochement» entre les Québécois et les autres Canadiens.«Les liens qui unissent les Québécois et les autres Canadiens, avant d\u2019être gouvernementaux ou institutionnels, sont d\u2019abord des relations entre les individus et la société civile dans son ensemble.C\u2019est sur cette base que doit préalablement être construit un véritable dialogue sur l\u2019avenir de notre pays », stipule la Politique d\u2019affirmation du Québec et de relations canadiennes, qui a été dévoilée le 1er juin dernier.Philippe Couillard a fait une «brève présentation » de sa Politique coiffée du titre « Québécois, notre façon d\u2019être Canadiens» à ses homologues des provinces et des territoires lors d\u2019un déjeuner mardi.Une « bonne discussion » s\u2019est ensuivie.«Personne n\u2019a dit : \u201cOn ne veut pas entendre parler de ça\u201d», a-t-il précisé à la presse.Plus tard, il a toutefois admis que sa Politique a suscité un intérêt relatif au Conseil de la fédération.A fortiori, « le sujet qui intéresse les gens [\u2026] quotidiennement, aujourd\u2019hui, demain, le mois prochain, l\u2019été prochain, c\u2019est la question économique, la question des emplois, la question des échanges commerciaux», a-t-il lui-même souligné à gros traits.Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, juge «raisonnable» de penser que des négociations menant à la signature du Québec au bas de la Loi constitutionnelle de 1982 seront menées dans le futur dans la mesure où, «après trois décennies et demie, le partenaire fondateur n\u2019a toujours pas signé la Constitution du pays».« Il n\u2019y a pas d\u2019échéancier fixé », a indiqué M.Wall avant d\u2019ajouter : « Dieu merci qu\u2019un tel document a été présenté par un premier ministre fédéraliste, comme [M.] Couillard, qui veut que le Québec continue de faire partie du pays.Le document aurait été très différent si c\u2019était un autre premier ministre.» La fédération est « chanceuse » de compter Philippe Couillard dans ses rangs, a renchéri le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil.Le Devoir Dans la foulée des Premières Nations Québec compte profiter de la volonté de réconciliation d\u2019Ottawa avec les autochtones pour relancer les négociations constitutionnelles JASON FRANSON LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard (accompagné sur la photo de la première ministre de l\u2019Ontario, Kathleen Wynne) s\u2019est dit disposé à prendre part à des pourparlers visant à modifier la loi fondamentale du pays, 35 ans après son rapatriement sans l\u2019accord du Québec, mais pas à n\u2019importe quelle condition.Ottawa \u2014 Deux juges ont été nommés à la Cour supérieure du Québec par Ottawa : il s\u2019agit de Marie-Paule Gagnon et de Mario Longpré.Mme Gagnon se joindra aux juges de la Cour supérieure siégeant à Québec.Elle était associée du cabinet Stein Monast, pratiquant en droit bancaire et en restructuration-insolvabilité.Elle remplace le juge Bernard Godbout, qui a choisi de devenir juge surnuméraire à compter du 18 juin 2017, est-il précisé dans un communiqué diffusé mardi par le ministère fédéral de la Justice.Quant à Mario Longpré, il sera juge dans le district de Montréal.Il était procureur en chef adjoint pour les af faires de droit criminel au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).M.Longpré occupe l \u2019un des nouveaux postes créés à la suite de l\u2019adoption du projet de loi fédéral C-44, qui met en œuvre cer taines dis- posit ions du budget 2017, peut-on lire dans le communiqué.Le dernier budget allouait des fonds pour l\u2019ajout de juges au pays.Ces nominations s\u2019ajoutent aux quatre nouveaux juges nommés à la Cour supérieure du Québec en mai, et aux deux autres en juin.Québec a mis de la pression sur Ottawa pour avoir plus de juges, dans la foulée de l\u2019arrêt Jordan rendu par la Cour suprême du Canada en juillet 2016, qui fixe des délais maximaux pour la durée des procédures criminelles.Plusieurs accusés se sont depuis prévalus d\u2019une requête en arrêt des procédures \u2014 et l\u2019ont obtenu, y compris deux accusés pour meurtre.Québec demande donc des juges supplémentaires afin de raccourcir les délais des procès criminels et d\u2019éviter qu\u2019ils avortent.La Presse canadienne JUSTICE Deux nouveaux juges nommés à la Cour supérieure du Québec Certains pensent à rassembler les députés dans un caucus indépendant, ou à unir leurs forces au sein d\u2019une campagne «Anybody But Singh» La SAAQ produira bientôt les cartes de la RAMQ Québec \u2014 La Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) annonce qu\u2019elle fera bientôt appel à la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) pour produire ses cartes d\u2019assurance maladie.La RAMQ explique qu\u2019elle produit annuellement 2,3 millions de cartes et utilise un système de production dont le contrat de service se terminera prochainement.La prolongation de quatre à huit ans de la validité des cartes d\u2019assurance maladie fait en sorte que le nombre de renouvellements diminuera de moitié en 2018.La Régie affirme que la SAAQ sera en mesure d\u2019assumer la production des cartes d\u2019assurance maladie en 2018.Elle estime que cette décision s\u2019inscrit dans la volonté gouvernementale d\u2019optimiser ses services, d\u2019éviter la duplication de ses équipements et de favoriser le partage d\u2019expertise.Les procédures de renouvellement demeureront les mêmes et la délivrance de la carte d\u2019assurance maladie et du permis de conduire continuera de se faire de manière synchronisée.La Presse canadienne Le premier ministre Philippe Couillard a refusé d\u2019écourter des vacances prévues de longue date dans l\u2019est du Québec afin d\u2019être présent à la rencontre annuelle des premiers ministres des provinces et des territoires et des dirigeants autochtones nationaux lundi à Edmonton.« Comme tout le monde, j\u2019ai accès à certains jours dans l\u2019année où j\u2019ai des activités pour moi-même.C\u2019est important pour ma santé, dans tous les sens », a-t-il affirmé.Plusieurs s\u2019expliquaient mal la présence du ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, à la table des chefs de gouvernements provinciaux et territoriaux lundi.Les vacances de Couillard L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Avis légaux et appels d\u2019offres Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : réservations avant 15 h le vendredi avisdev@ledevoir.com // Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Projet de résolution CA17 170226 approuvant le projet particulier PP-101 visant à autoriser l'agrandissement du complexe des sciences Richard-J.Renaud situé sur le campus Loyola de l\u2019Université Concordia au 7141, rue Sherbrooke Ouest, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (RCA02 17017).AVIS est par les présentes donné, par la soussignée, que le projet de résolution CA17 170226 approuvant le projet particulier PP-101 décrit ci-dessus a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement lors d\u2019une séance extraordinaire tenue le 6 juillet 2017 et fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 7 août 2017 à compter de 18 heures 30 au 5160, boulevard Décarie, 4ième étage, à Montréal, en conformité des dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).QUE l'objet de ce projet de résolution vise à autoriser un projet d\u2019agrandissement du complexe des sciences situé sur le campus Loyola de l\u2019université Concordia au 7141, rue Sherbrooke Ouest.QUE ce projet particulier vise la zone 0139 ci-après illustrée : QU\u2019au cours de cette assemblée publique, le président d\u2019assemblée expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce projet de résolution est susceptible d\u2019approbation référendaire.QUE ce projet de résolution ainsi que le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapporte sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 heures.Toute personne qui en fait la demande peut obtenir une copie du projet de résolution sans frais.Pour toute information additionnelle vous pouvez communiquer au 514 868-4561.QUE le présent avis ainsi que ce projet de résolution et le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapporte sont également disponibles sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 19 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public PROMULGATION RÈGLEMENT RCA17 17279 AVIS est par les présentes donné que le règlement ci-après décrit a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 27 juin 2017 est réputé conforme au plan d\u2019urbanisme et est entré en vigueur le 6 juillet 2017 : RÈGLEMENT RCA17 17279 : Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Côte- des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (01-276) visant à modifier l\u2019annexe A en vue d\u2019identifier le nouveau territoire dédié à l\u2019usage parc, en bordure des rues Buchan et Paré ainsi que de l\u2019avenue Victoria.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 19 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 17-15986 Descriptif : AService de nettoyage et d'inspection par caméra des conduites d'égouts incluant le transport et la disposition des résidus, 1 an Date d\u2019ouverture : 16 août 2017 Dépôt de garantie : 5 000 $, Toute forme de garantie acceptée par arrondissement Renseignements : Éliane Clavette, agente d'approvisionnement : 514 872-1858 Appel d\u2019offres : 17-16292 Descriptif : Fourniture, plantation et arrosage d'arbres Date d\u2019ouverture : 21 août 2017 Dépôt de garantie : 20 000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Gustavo Penagos, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-5710 Appel d\u2019offres : 17-16259 Descriptif : Service de remplissage mécanisé de nids-de-poule Date d\u2019ouverture : 21 août 2017 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Guy Roy, agent d'approvisionnement : 514 872-1040 Appel d\u2019offres : 17-16339 Descriptif : A56 - Acquisition d'arbres pour l'automne 2017 et le printemps 2018 Date d\u2019ouverture : 9 août 2017 Dépôt de garantie : 5 000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Laurence Théorêt, agente d'approvisionnement : 514 872-4907 Appel d\u2019offres : 17-16271 Descriptif : Location de divers équipements mécaniques avec ou sans opérateur pour le déneigement de divers arrondissements Date d\u2019ouverture : 21 août 2017 Dépôt de garantie : 2 000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Marc-André Deshaies, agent d'approvisionnement : 514 872-6850 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 17-16268 Descriptif : Services professionnels d'ingénierie pour la conception et la surveillance des travaux du projet de recouvrement partiel de la bretelle Berri / Saint-Laurent Date d\u2019ouverture : 21 août 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Yves Belleville, agent d'approvisionnement : 514 872-5298 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 juillet 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publique - ment dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 19 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné à 9251- 2581 QUÉBEC INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d'assignation ont été laissés à I'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE- DAME EST, MONTRÉAL dans le dossier 500-22- 239431-177.Il est ordonné à la partie défenderesse de répondre dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 17 juillet 2017 Sonia Lavoie, huissier de justice ALIÉNATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l\u2019article 28 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l\u2019aliénation de biens au cours du mois de juin 2017 : Vente à 9360-0179 Québec inc., d\u2019un emplacement constitué du lot 1 179 373 du cadastre du Québec et d\u2019une bâtisse dessus érigée connue sous l\u2019édifice Rodier, situé aux numéros 912 à 932, rue Notre-Dame Ouest, d\u2019une superficie de 526,2 m2, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, pour 930 000 $ (CM17 0751) Vente à Tour TDC Développements inc.d\u2019un terrain constitué des lots 1 852 946 et 5 830 806 du cadastre du Québec, situés au sud de la rue Saint- Antoine Ouest, entre les rues Jean-D\u2019Estrées et de la Montagne, dans l\u2019arrondissement de Ville- Marie, pour 2 297 100 $ (CM17 0785) AVIS est aussi donné que la Ville a autorisé l\u2019aliénation suivante au cours du mois d\u2019avril 2017 (laquelle a été omise de l\u2019avis publié dans ce journal le 30 mai 2017) : Vente à Immeubles Protégé inc.d\u2019un immeuble constitué du lot 5 488 397 du cadastre du Québec, situé du côté ouest de la rue Dépatie, à l\u2019angle de la rue Poirier, d\u2019une superficie de 94,5 m2, dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, pour 9 200 $ (DA161233003) Fait à Montréal, le 19 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d'offres : 403911 Descriptif : Démantèlement partiel de la marquise de la Plaza Saint-Hubert Date d'ouverture : 21 août 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 19 juillet 2017 Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 19 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans le journal 795 C.c.Q.) Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de Lucette CAISSE, en son vivant domiciliée au CHSLD Le Château, 1231, rue Dr.Olivier-Marie-Gen- dron, Berthierville, Québec, J0K 1A0, survenu le 17 décembre 2016, un inventaire des biens de la défunte a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés en l'Étude de Me Sonia Paquin, notaire au 691, rue De Montcalm, Berthierville (Québec), J0K 1A0.Donné ce 17 juillet 2017 Pierre Desroches et Marcel Desroches, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Par les présentes, avis est donné que, à la suite du décès de Gérard AUBRY, en son vivant domicilié au 4335 boulevard Ri- gaud, appartement 831, Trois- Rivières, province de Québec, G8Y 0C6, survenu le 30 janvier 2017, un inventaire des biens du défunt a été rédigé par la liquidatrice successorale, Céline AUBRY, devant Me Annie BEAUDETTE, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de WARD & ASSOCIÉS S.E.N.C.R.L.ª, sise au 190, rue Fusey, Trois-Rivières, province de Québec, G8T 2V8.Donné ce 17 juillet 2017 Céline AUBRY, liquidatrice PAR : WARD & ASSOCIÉS S.E.N.C.R.L.Annie BEAUDETTE, notaire AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Pliatech inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Pliatech inc., personne morale dûment constituée et ayant son siège social au 40-2141, rue Léonard-De Vinci, Sainte-Julie, Québec J3E 1Z3 est survenue le 13 juillet 2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3 août 2017, à 14h au 4159, rue Bélanger, Montréal, dans la province de Québec.Fait à Montréal, le 19 juillet 2017.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1A2 Tél.: 514-721-3744 www.LibereTesDettes.ca AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Pierina (aussi connue Pierrette) Bellizzi, domiciliée au 2572, rue Raudot, Montréal, Québec, H4E 2P3, survenu le 18 janvier 2017 à Montréal, un inventaire des biens de la défunte a été effectué par Rosa Sirignano et Robert Dagenais, liquidateurs, le 14 juillet 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté au 1349, rue Charbonneau, Montréal, Québec, H8N 1M3.Donné à Montréal, Québec, ce 14 juillet 2017.Nathalie Vocelle, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que suite au décès d'Yvette Cockburn survenu le 27 novembre 2016 et domicilié au 940 rue De La Rochelle, Boucherville (Québec) J4B5M5, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral Louise Bélair le 1er avril 2017 et signé devant deux témoins en conformité avec la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressées au 2740 rue De Beaurivage, Montréal (Québec) H1L 5W4.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Par les présentes, avis est donné qu\u2019à la suite du décès de monsieur Robert Desjardins survenu le 1er février 2017, en son vivant domicilié au 40, rue Augustin-Thibault, Gatineau, Québec, J9A 1H3, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur de la succession devant Me Maryse Piérard, notaire, le 14 juillet 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 380, rue Saint-Antoine Ouest, bureau 7100, Montréal, Québec, H2Y 3X7.Donné ce 14 juillet 2017.Danielle Tassé, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Pierre FORTIN, né à Québec (Québec), le 18 août 1947, en son vivant domicilié au 1460, rue de la Crémaillère, Québec (Québec) G3K 0K1, est décédé à Québec (Québec), le 8 février 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Robert LEDOUX, notaire au 1845, boulevard Guillaume-Cou- ture, Lévis (Québec) G6W 5M6.Lévis, le 17 juillet 2017 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : PAYSAGEMENT DÉNEIGEMENT YANNICK autrefois domicilié au 464 rue Jarry, St-Jérôme (Québec) J7Z 3N6 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Terrebonne situé au 25 de Martigny Ouest, St-Jérôme (Québec) J7Y 4Z1 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délais indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 17 juillet 2017 par le greffier dans le dossier numéro 700-32-033846-179.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.St-Jérôme, le 17 juillet 2017 Jade Faubert Greffière-adjointe de la Cour du Québec E dmonton \u2014 Environnement Canada estime que la fumée générée par les incendies de forêt en Colombie- Britannique migrera vers l\u2019Al- ber ta, mercredi, abaissant considérablement les niveaux de qualité de l\u2019air.L\u2019agence signale que si un front froid a évacué une bonne partie de la fumée en Alberta, elle traversera à nouveau les Rocheuses durant la nuit, transportée par le vent.Environnement Canada a émis une alerte, mardi, quant aux risques élevés que présentera la qualité de l\u2019air en Alberta.Les particules fines présentes dans la fumée posent un danger pour la santé, plus particulièrement celle des enfants, des personnes âgées et des gens souf frant de maladies cardiaque ou pulmonaire.Une mauvaise qualité de l\u2019air peut causer une toux inhabituelle, l\u2019irritation de la gorge, des maux de tête et de l\u2019essoufflement, a-t-on précisé.Le pire corridor de fumée devrait se situer entre les régions d\u2019Edmonton, de Hinton et de Red Deer.Environnement Canada déconseille le port d\u2019un masque, recommandant plutôt aux résidants des régions touchées de rester à l\u2019intérieur, idéalement dans un bâtiment doté d\u2019un climatiseur pour rafraîchir et filtrer l\u2019air.Du renfort de l\u2019Atlantique Par ailleurs, des pompiers des provinces de l\u2019Atlantique se sont envolés mardi matin pour la Colombie-Britannique afin d\u2019aller prêter main-forte à leurs confrères qui luttent contre les énormes feux de forêt qui ravagent le centre et le sud de leur province.Des spécialistes de lutte aux incendies de forêt de Terre- Neuve-et-Labrador, de l\u2019Île-du- Prince-Édouard et de la Nou- velle-Écosse ont pris l\u2019avion ensemble à Halifax.Ils se rendront dans les régions de Kamloops, à environ 350 kilomètres au nord- est de Vancouver, et de Prince George, à 600 kilomètres au nord de Kamloops.Les autorités de la Nouvelle- Écosse précisent qu\u2019une de ses équipes d\u2019élite sera assignée à la création d\u2019une barrière devant servir à empêcher les flammes de prendre de l\u2019expansion.Pour sa par t, le Nouveau- Brunswick envoie une équipe constituée de 20 pompiers et d\u2019un garde forestier qui rejoindra dans la région de Kamloops un contingent de 20 pompiers néo-brunswickois délégué il y a une semaine.Ces derniers ont pris la relève de pompiers locaux épuisés par leur travail.La Presse canadienne COLOMBIE-BRITANNIQUE La fumée des incendies de forêt reviendra polluer l\u2019air de l\u2019Alberta JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Un travailleur agricole pilotant un tracteur dans une atmosphère alourdie par la fumée des incendies de forêt à Cremona, en Alberta, lundi Québec \u2014 Une analyse statistique révèle que la région de Montréal se démarque dans plusieurs secteurs par rapport aux 16 autres régions administratives du Québec.Selon un panorama régional publié par l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ), la région montréalaise présentait en 2015 la plus forte croissance de son PIB de toutes les régions analysées.Elle affichait aussi le plus haut taux de diplômés universitaires.De plus, l\u2019emploi y a augmenté de façon considérable au cours des dix dernières années et la région bénéficiait de la plus faible proportion de personnes ayant un problème de santé chronique.Par contre, la région de l\u2019Ou- taouais a fait moins bonne figure sur le plan économique.Le PIB y a augmenté moins rapidement que dans le reste du Québec.Le revenu disponible par habitant y a progressé plus lentement et son taux de familles à faible revenu a été l\u2019un des plus élevés.Pour sa part, la région de la Capitale-Nationale a affiché le revenu disponible par habitant le plus élevé au Québec en 2015.Dans la région de Québec tout comme dans la région Chaudière-Appalaches, les taux de chômage étaient les plus faibles enregistrés cette année-là.On signale par ailleurs que les recettes laitières ont augmenté dans la Chaudière-Appalaches, l\u2019an dernier, qui se classait en tête de toutes les régions pour ce qui est du nombre de producteurs laitiers et de la production laitière.Selon l\u2019ISQ, l\u2019investissement minier semble se stabiliser dans les régions minières de la Côte- Nord et de l\u2019Abitibi-Témisca- mingue.Elles avaient connu une période de ralentissement en 2015, résultant de l\u2019ef fondre- ment du prix du fer.D\u2019autre part, le Nord-du-Qué- bec et la Côte-Nord sont les régions qui disposent de la plus grande puissance énergétique, essentiellement de source hydroélectrique.En ce qui concerne la filière éolienne, près des deux tiers de la puissance énergétique québécoise se concentrent dans les régions de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent.La Presse canadienne ANALYSE Montréal se démarque des autres régions du Québec, selon l\u2019ISQ L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 P H I L I P P E P A P I N E A U Ottawa a confirmé mardi que le vétéran de l\u2019industrie de la téléphonie et des communications satellites Ian Scott devenait le nouveau président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CR TC).Plusieurs observateurs se sont toutefois inquiétés de son manque de connaissance du monde de la création.Le gouvernement a aussi nommé Caroline J.Simard à titre de vice-présidente du volet radio- dif fusion du CRTC, ainsi que Christianne M.Laizner à titre de vice-présidente par intérim, au volet télécommunications.Le nouveau président Ian Scott entrera en fonction le 5 septembre, pour un mandant de 5 ans.Peu connu du public, le Montréalais bilingue a passé une grande par tie de sa carrière dans l\u2019industrie des télécommunications.Diplômé de l\u2019Université McGill après avoir étudié au collège Dawson, M.Scott était depuis huit ans chez Télésat Canada, un opérateur de satellite de télécommunications, où il était directeur général de la réglementation et des affaires gouvernementales.L\u2019homme a aussi travaillé chez Call-Net et comme vice-président chez Telus.Retour au CRTC Le communiqué officiel diffusé par Patrimoine canadien affirme que M.Scott possède « une expérience approfondie » dans le secteur public.En début de carrière, il a travaillé au Bureau de la concurrence canadien et au CRTC.En 2007 et 2008, il était retourné au Conseil comme responsable des af faires réglementaires, dans le cadre d\u2019un programme d\u2019échange entre les secteurs publics et privés.Ce dernier passage avait fait l\u2019objet d\u2019une enquête de la CBC, qui avait dévoilé que Scott ne s\u2019était pas retiré du registre des lobbyistes pour Telus, son pré- cédent employeur, pendant la durée de ce mandat public.M.Scott avait plaidé qu\u2019il avait respecté toutes les règles.Un homme de l\u2019industrie Le professeur de droit à l\u2019Université d\u2019Ottawa et analyste des questions médiatiques et réglementaires Michael Geist estime que le C.V.de M.Scott révèle une grande expérience, «mais un domaine où il n\u2019est pas très expérimenté, c\u2019est dans les sujets d\u2019intérêt public, et c\u2019est pour ça que certains groupes vont scruter son travail pour s\u2019assurer qu\u2019il entend leur perspective également».L\u2019organisation OpenMedia, qui milite pour qu\u2019Internet reste ouvert, à bas prix et sans surveillance, s\u2019est dite « très inquiète », selon sa responsable des communications, Meghan Sali.«Surtout après les années de Jean-Pierre Blais, qui a ouvert le CRTC aux commentaires des Canadiens, et qui a mis les consommateurs au sommet de ses priorités.On se demande si ça ne va pas marquer un changement dans l\u2019attitude du CRTC.On a l\u2019impression que c\u2019est un retour en arrière de plusieurs années.» L\u2019Association canadienne des producteurs médiatiques, quant à elle, a souligné l\u2019excellence du parcours de M.Scott, mais a demandé du même souffle au gouvernement que les deux postes toujours vacants au CRTC soient pourvus par des commissaires issus de la production indépendante en cinéma, en télévision ou en médias numériques.Un acteur de longue date de l\u2019industrie des télécommunications contacté par Le Devoir a qualifié Ian Scott d\u2019être «très brillant» qui s\u2019entend bien avec les gens et qui aime réfléchir en profondeur aux enjeux qui le préoccupent.«Ses politiques sont en général plutôt libérales.Je crois qu\u2019il sera grosso modo d\u2019accord avec le gouvernement », ajoute cette source.Des dossiers à suivre Ian Scott et Caroline J.Si- mard auront déjà plusieurs dossiers chauds sur leur bureau lors de leur entrée en poste.Le spécialiste du CRTC Richard Paradis, président du Groupe CIC, rappelle que le dossier des quotas à la radio francophone n\u2019a jamais été réglé.«Et il va possiblement falloir revoir les décisions concernant le contenu francophone en télévision.Et il y a la dernière décision du CRTC qui est contestée par le secteur de la création et de la production francophone », explique celui qui enseigne aussi au Département de communication de l\u2019Université de Montréal.À ce sujet, le ministère de la Culture du Québec a dit au Devoir avoir envoyé les documents de la demande d\u2019appel à la fin juin au gouverneur en conseil.«Nous allons donc laisser le nouveau président désigné du CRTC entrer en fonction et prendre connaissance du dossier», a dit l\u2019attaché de presse du ministre, Karl Fillion.Le doctorant en communication à l\u2019UQAM et adjoint de recherche au Centre de recherche CRICIS sur la communication Simon Claus croit quant à lui qu\u2019Ian Scott aura entre autres à jongler avec le dossier de l\u2019Internet à large bande et avec les enjeux de découvrabilité du contenu canadien en ligne, dans la mer de production américaine.«Dans cette période d\u2019incertitude, ce qui est sûr, c\u2019est que M.Scott est face à des choix particulièrement complexes, où de multiples intérêts s\u2019affrontent et face auxquels il sera difficile d\u2019aboutir à un arbitrage satisfaisant.» Le Devoir Le profil du nouveau président du CRTC soulève des inquiétudes La nouvelle fontaine jouxtant la mairie de Montréal est en panne Inaugurée il y a deux semaines à peine, la fontaine de la place Vauquelin ne fonctionne plus en raison d\u2019un bris d\u2019aqueduc qui a causé un dégât d\u2019eau au sous-sol de l\u2019hôtel de ville.«Nous sommes à évaluer la cause exacte de ce bris.Des mesures seront mises en place d\u2019ici la fin de la semaine afin de relancer la circulation d\u2019eau et d\u2019assurer un éclairage fonctionnel sur la place Vauquelin», a indiqué Anik de Repentigny, chargée de communication à la Ville de Montréal.Le bris est survenu vendredi dernier.La place Vauquelin avait été complètement réaménagée à l\u2019occasion de travaux qui ont duré plus d\u2019un an et qui ont nécessité des investissements de 14,7 millions de dollars.Legs pour le 375e anniversaire de Montréal, elle a été inaugurée le 30 juin dernier en présence du maire Denis Coderre.La fontaine interactive permettant des jeux d\u2019eau, de son et de lumière représente l\u2019élément central de cet aménagement.A M É L I P I N E D A L\u2019 ex-entraîneur de ski Bertrand Charest, reconnu coupable en juin dernier d\u2019avoir agressé sexuellement neuf skieuses, porte en appel son verdict.Son avocat, Me Antonio Cabral, estime que le juge Sylvain Lépine a erré lorsqu\u2019il a prononcé la sentence de culpabilité de son client, le 22 juin.Bertrand Charest est en attente de sa sentence pour les agressions sexuelles commises sur neuf jeunes athlètes qu\u2019il supervisait dans les années 1990.L\u2019ancien entraîneur de ski à Mont-Tremblant, qui n\u2019avait pas témoigné lors de son procès qui s\u2019est tenu au palais de justice de Saint-Jérôme, espère cependant échapper aux accusations.Dans une requête d\u2019appel déposée mardi à la Cour d\u2019appel, Me Cabral demande à ce que le jugement de culpabilité de son client soit annulé et de l\u2019acquitter, ou encore que la tenue d\u2019un nouveau procès soit ordonnée.Alors que le juge décrivait le compor tement de Bertrand Charest comme celui d\u2019un « véritable prédateur », Me Cabral soutient qu\u2019« aucune preuve, ni aucune plaignante, ni aucun exper t ne sont venus établir ce fait \u2014 qualificatif de prédateur \u2014 tout au long du procès qui s\u2019est déroulé devant lui ».«Pratique courante» Il estime également que le juge Lépine a erré en concluant que « les attouchements des fesses et des seins» reprochés à l\u2019ex-entraîneur «avaient un caractère sexuel».Selon lui, « la preuve soumise veut plutôt que ce genre de com- por tement était une pratique répandue au niveau du ski tel que cela a été décrit par plusieurs plaignantes ».Me Cabral estime que con - trairement à la conclusion du juge Lépine, Bertrand Charest n\u2019exerçait pas de «contrôle total» sur les victimes.« Une partie importante des éléments pris en compte par le juge pour conclure ainsi correspondent aux tâches intrinsèques d\u2019un entraîneur», indique-t-il.La défense remet aussi en question la crédibilité des témoignages de certaines plaignantes sur lesquels le juge s\u2019est basé pour rendre sa décision.«Quelques-unes d\u2019entre elles ont témoigné qu\u2019elles avaient parlé des faits de la cause avec d\u2019autres personnes, alors qu\u2019au départ, il avait été mentionné par la poursuite qu\u2019aucune d\u2019entre elles ne s\u2019était parlé avant le début du procès et/ou avant de por ter plainte à la police », explique Me Cabral dans la requête.Arrêté en 2015 Bertrand Charest avait été arrêté en 2015 après que d\u2019anciennes skieuses ont décidé de briser le silence en apprenant qu\u2019il avait recommencé à entraîner de jeunes filles.Les crimes qui lui sont reprochés remontent à une vingtaine d\u2019années, au moment où il était entraîneur de ski à Mont-Tremblant.Il faisait face à 57 chefs d\u2019accusation concernant 12 skieuses âgées de 12 à 19 ans.Il a été reconnu coupable de 37 accusations à l\u2019égard de 9 skieuses.M.Charest fait face à une peine maximale de 14 ans de prison.Il est attendu devant la cour en août.Le Devoir JUSTICE L\u2019ex-entraîneur de ski Bertrand Charest fait appel de son verdict de culpabilité J E A N N E C O R R I V E A U À trois mois et demi des élections municipales, les hostilités ont bel et bien commencé à Montréal.La transformation d\u2019une r ue en sens unique dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest a été au cœur d\u2019un affrontement sur Twitter entre le maire de Montréal, Denis Coderre, et le maire de l\u2019arrondissement, Benoit Dorais, membre de Projet Montréal depuis mai dernier.En après-midi, le maire Co- derre a ouvert le bal en faisant savoir sur Twitter que son administration n\u2019entendait pas autoriser l\u2019implantation d\u2019un sens unique sur la rue Rose- de-Lima compte tenu des « impacts négatifs » de cette mesure.« Veuillez prendre note que pour [sa] réalisation, [le] projet nécessite une approbation de la Ville.Réponse : Non», a-t-il écrit dans un gazouillis.«Nous ne laisserons pas l\u2019arrondissement du Sud-Ouest souf frir du syndrome du Pla- teau-Mont-Royal\u2026 », a-t-il ajouté par la suite.Projet approuvé En réplique à Denis Coderre, Benoit Dorais a reproduit sur le réseau social les documents officiels démontrant que le conseil municipal et le Service des infrastructures de la Ville avaient donné leur accord au projet.D\u2019ailleurs, les travaux sont maintenant terminés.Le 22 août 2016, le conseil municipal a approuvé l\u2019octroi un contrat de 10,4 millions au Groupe TNT pour la reconstruction des infrastructures souterraines et divers travaux de réaménagement sur la rue Notre-Dame Ouest, entre l\u2019avenue Atwater et la r ue Saint-Augustin.L\u2019intersection des rues Notre-Dame et Rose- de-Lima a été entièrement refaite afin de la rendre plus sécuritaire pour les piétons, les cyclistes et les personnes à mobilité réduite.La chaussée a du même coup été rétrécie et la circulation, autrefois à double sens, n\u2019est désormais autorisée que vers le nord.Des commerçants, dont l\u2019homme d\u2019affaires Peter Serga- kis, ont toutefois exprimé leur mécontentement face à l\u2019implantation d\u2019un sens unique, craignant une baisse d\u2019achalandage dans leurs boutiques.Défaire ce qui a été fait Benoit Dorais ne comprend pas la sor tie de Denis Co- derre.«S\u2019il veut revenir en arrière, il faudra qu\u2019il défasse au complet ce qu\u2019il a autorisé en août dernier.Il lui faudra détruire en partie le parc qui a été agrandi, démolir les aménagements flambant neufs, revoir au complet les feux de circulation et les deux passages pour piétons.On est dans une facture extrêmement élevée », a-t-il expliqué au Devoir.Benoit Dorais a appelé Denis Coderre, mais il soutient que le maire lui aurait raccroché au nez.Selon M.Dorais, plusieurs scénarios d\u2019aménagement ont été soumis aux citoyens et une majorité d\u2019entre eux se sont prononcés en faveur du projet comportant un sens unique sur la rue Rose-de-Lima.Même l\u2019association des commerçants était au courant des changements à venir, a-t-il dit.Les deux élus ont poursuivi leur querelle sur Twitter en soirée.Le maire Coderre a affirmé que la Ville avait autorisé les travaux sur la rue No- tre-Dame Ouest, mais pas ceux de la rue Rose-de-Lima : « La Ville ne financera pas un projet de plusieurs millions de dollars qui implique un sens unique vers le nord sur ce tronçon de la rue Rose-de-Lima.Les impacts sont trop impor tants pour les citoyens, notamment pour le transport collectif ».«À coups de 140 caractères, on n\u2019y arrivera pas, a rétorqué le maire Dorais.Venez me rejoindre [à l\u2019intersection] pour qu\u2019on en jase sur le parc agrandi à même la voie sud.» M.Co- derre a décliné l\u2019offre.Le Devoir MONTRÉAL Bisbille autour d\u2019un sens unique Frédérick Gingras : enquête préliminaire reportée L\u2019état de santé de Frédérick Gingras, auteur présumé d\u2019une cavale meurtrière dans l\u2019est de Montréal, n\u2019a pas permis que commence son enquête préliminaire, prévue mardi.L\u2019homme de 22 ans fait face à deux accusations de meurtre au premier degré et à deux autres de tentative de meurtre.L\u2019avocat de l\u2019accusé, Me Kaven Morasse, a demandé la remise de l\u2019enquête préliminaire « le temps de stabiliser l\u2019état de santé mentale» de M.Gingras.L\u2019enquête préliminaire est reportée aux 20 et 30 novembre.Le 4 décembre 2016, Frédé- rick Gingras aurait tué James Jardin dans son appartement de Montréal-Est.Il se serait ensuite dirigé vers une station- service de Pointe-aux-Trem- bles, où il aurait fait feu sur Chantal Cyr.Le Devoir Un vélo fantôme dans Rosemont Afin d\u2019honorer la mémoire de Meryem Anoun, la cycliste décédée après une collision avec un poids lourd le 14 juillet dernier dans Rosemont\u2013La Petite- Patrie, un vélo fantôme sera déposé à l\u2019angle de la rue Bélanger et de la 6e Avenue vendredi matin à 8 h, soit une semaine jour pour jour après l\u2019accident.«À la mémoire de cette personne, nous érigeons un symbole pour susciter une réflexion sur les dangers des véhicules motorisés, tout en commémorant la vie de la victime», peut-on lire sur la page Facebook de l\u2019événement organisé par Vélo fantôme Montréal.Il s\u2019agira du sixième vélo fantôme à être installé dans les rues de Montréal depuis 2013.Rappelons que la cycliste de 41 ans a été frappée par un camion de douze roues vendredi dernier.Il s\u2019agit du deuxième accident mortel de l\u2019année impliquant un cycliste dans la métropole.Le Devoir MIKE MCLAUGHLIN LA PRESSE CANADIENNE Bertrand Charest a été reconnu coupable de 37 accusations à l\u2019égard de 9 skieuses.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR if?cile d\u2019imaginer cafouillage plus total de la part de la majorité républicaine au Congrès dans ses efforts pour «abolir et remplacer l\u2019Obamacare».Non pas que ce dérapage ait été entièrement imprévu.Cet échec n\u2019est après tout qu\u2019une nouvelle illustration, ampli?ée par l\u2019arrivée d\u2019un président imprévisible à la Maison-Blanche, des profondes divisions qui agitent depuis des années le Parti républicain entre ses ultraconservateurs et son aile plus modérée.Les républicains ont une première fois échoué à liquider la grande réforme votée sous Obama à la ?n de juin, quand leur leader au Sénat, Mitch McConnell, constatant l\u2019ampleur de la dissidence, a dû renoncer à tenir un vote.Un second revers a commencé à prendre forme vendredi dernier avec l\u2019hospitalisation du sénateur John McCain, ce qui n\u2019est évidemment pas sans ironie \u2014 M.McCain se trouvant à approuver le projet de démantèlement de l\u2019Obamacare tout en disposant sûrement pour lui-même d\u2019une excellente couverture d\u2019assurance maladie\u2026 La décon?- ture s\u2019est con?rmée lundi soir avec la défection de deux sénateurs additionnels, dont celui de l\u2019Utah, Mike Lee, un homme pour qui les réductions d\u2019impôt sont l\u2019unique credo.L\u2019abrogation de la réforme devait être chose faite dans les toutes premières semaines de la nouvelle présidence.Il est vite devenu évident que M.Trump parlait à tort et à travers et qu\u2019à défaire l\u2019Obamacare, les quelque 20 millions d\u2019Américains qui, grâce à cette réforme, étaient dorénavant en mesure de se procurer une assurance maladie à un coût plus raisonnable risquaient de se retrouver sans couverture.Mardi, M.Trump, l\u2019air résigné, a fait des déclarations toutes plus irresponsables les unes que les autres, poussant notamment l\u2019imprévoyance jusqu\u2019à recommander aux républicains d\u2019abroger tout de suite l\u2019Obamacare en remettant à plus tard l\u2019adoption d\u2019une loi de remplacement.Une avenue que plusieurs sénateurs ont rejetée sur le champ, conscients de sa bêtise comme des risques qu\u2019elle faisait peser sur leur cote de popularité.Jouant sur la ?bre anti-interventionniste des Américains, les républicains auront réussi ces dernières années à convaincre un grand nombre d\u2019entre eux que ce montage complexe qu\u2019est l\u2019Obamacare était inacceptable.Le temps a ?ni par contrecarrer cet argument, démontrant que la réforme jouait, malgré ses défauts, un rôle social utile.Encore heureux que les républicains soient aussi divisés au Congrès.Certes, la confusion ambiante angoisse tous ces Américains qui craignent de perdre leur couverture.La bonne nouvelle, c\u2019est que, les républicains se chamaillant, la réforme de M.Obama reste en vigueur.La liste des objectifs poursuivis par Washington dans la rené- gociation de l\u2019ALENA promise par le président Trump couvre bien des secteurs sensibles pour les Canadiens.De l\u2019agriculture à la culture en passant par les services financiers, les télécommunications et les mécanismes d\u2019arbitrage, tout y passe.Au Canada de faire de même ! es Canadiens font ?gure de nains devant les Américains, mais ils ont la réputation d\u2019être de bons négociateurs en matière de commerce.En exigeant de renégocier l\u2019ALENA au lieu de l\u2019abolir purement et simplement, Donald Trump a déjà succombé à une certaine pression des pays partenaires et de plusieurs États qui dépendent largement du commerce extérieur.Fermer les frontières aux importations est un jeu qui se joue à deux.Contrairement à ce que défend le président Trump, les États-Unis ont toujours pro?té des accords de libre-échange en gagnant un accès facile et peu coûteux aux ressources, à la main-d\u2019œuvre et aux consommateurs du reste de la planète.Le cas des produits électroniques et culturels de masse n\u2019est que le plus spectaculaire des dernières décennies.À eux seuls, les Google et Facebook se sont approprié une fraction immense des revenus publicitaires dans le monde sans le moindre obstacle et sans aucune réciprocité.Parmi les objectifs ?xés par le gouvernement américain pour la prochaine ronde de négociations, il y a l\u2019ouverture aux investissements étrangers dans les secteurs de la ?- nance et des télécommunications.Les consommateurs y gagneraient certainement, mais il faut s\u2019attendre à ce que les banques et les sociétés comme Bell, Telus et Rogers mettent toute leur énergie à convaincre Ottawa de résister.Jusqu\u2019où le Canada est-il prêt à céder ?Et que veut-il en échange ?Une plus grande ouverture aux produits agricoles fait aussi partie des objectifs de Washington, c\u2019est connu.Ce qui l\u2019est moins, ce sont les changements que les agriculteurs américains seraient prêts à céder en contrepartie, eux qui pro?tent déjà d\u2019un surplus commercial avec le Canada.Gageons qu\u2019ils refuseront de toucher à leurs programmes de subvention, et le Canada, d\u2019abolir la gestion de l\u2019offre.En renégociant l\u2019ALENA, le Canada ne devra pas seulement penser à ses agriculteurs, ses producteurs de bois et de biens manufacturés.Il devra aussi protéger et soutenir les industries de services, les droits intellectuels et la culture que les Américains imaginent universelle puisque\u2026 américaine.Dans sa forme actuelle, l\u2019ALENA prévoit une exception culturelle pour le Québec, mais le cinéma et la musique en ligne de même que l\u2019invasion des Net?ix, Google et autres Facebook dans le marché de la publicité posent de sérieux problèmes auxquels il faut s\u2019attaquer.De même en est-il du commerce en ligne que les Américains voudraient intégrer dans l\u2019accord : une bonne chose pourvu que chacun y trouve son compte, notamment en revenus ?scaux.Finalement, il y a le fameux mécanisme indépendant de règlement des différends que les Américains voudraient éliminer au pro?t des tribunaux nationaux.Il va sans dire qu\u2019un recours aux tribunaux américains par les sociétés canadiennes en cas de litige leur serait désavantageux compte tenu de l\u2019obligation d\u2019appliquer les lois américaines en priorité.On comprend les Américains de privilégier cette voie plutôt que celle d\u2019une instance indépendante, mais quelle défaite ce serait pour le Canada de perdre un élément aussi crucial ! L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Pour un NPD indépendant des dogmes religieux Chère Hélène Laverdière, En tout respect, je ne peux par tager ton enthousiasme quant à l\u2019éventualité de l\u2019élection à la chef ferie du NDP de Jagmeet Singh.Nonobstant les qualités personnelles du candidat, on ne peut ignorer la place prise au Québec par la question des signes religieux ostentatoires lors de la dernière campagne électorale fédérale.Sans minimiser la victoire des libéraux en 2015, il ne fait aucun doute que le dérapage instrumentalisé par nos adversaires sur la question du niqab demeure un élément déterminant dans la per te de nombreuses circonscriptions pour le NPD.Plusieurs candidats, ex-dé- putés ou députés du NPD se souviennent avec douleur de la frénésie islamo- phobe qui s\u2019était alors emparée du Québec.Personnellement, j\u2019ai dû m\u2019abstenir de faire campagne sur le terrain pendant quelques jours tellement la grogne des citoyens à l\u2019endroit de notre position alambiquée sur le niqab était virulente.Même s\u2019il est évident que nous ne devons pas baisser les bras devant ceux qui tentent de diviser la population à partir de considérations ethniques ou reli- L I B R E O P I N I O N Y V A N P E T I T C L E R C L e Québec, comme le reste de l\u2019Occident, ne l\u2019avait vraiment pas vu venir, ce retour en force du religieux.Pendant les années 1970 et 1980, il pensait en avoir définitivement terminé avec la religion.Il est vrai qu\u2019aujourd\u2019hui, le nombre de gens se disant sans religion est en augmentation.Mais il est aussi vrai que la démographie joue de plus en plus en faveur des groupes et individus les plus religieux.Mais surtout, pourquoi le terrain semble-t-il soudain si propice en Occident à ce retour des manifestations religieuses les plus identitaires ?Une évidence s\u2019impose : la nature, on le sait, a horreur du vide.Or, la culture également.À partir du moment où la religion n\u2019occupe plus la place centrale de jadis et n\u2019incarne plus la culture d\u2019un pays ou d\u2019un espace donné, elle se doit alors d\u2019être remplacée par autre chose.Jusqu\u2019à la fin du XXe siècle, le monde des arts et de la littérature a occupé ce rôle.Malheureusement, il le fait de moins en moins de nos jours, particulièrement à l\u2019école.Or, l\u2019humanisme séculier qui ne s\u2019abreuve plus à la grande culture, aussi flexible puisse être cette définition, n\u2019est plus en mesure de résister au fondamentalisme religieux qui cherche à occuper l\u2019espace.Vous croyez que les références de la grande culture littéraire et artistique occupent une large part chez les partisans de la lecture littérale et intégriste des textes religieux?Question de mode Depuis quelques décennies, la culture en Occident n\u2019est devenue essentiellement que la mode, le design et le divertissement.Eh bien, désolé, cette vision du monde ne fera jamais un contrepoids efficace contre la lecture fondamentaliste des textes du Coran et des hadiths.Et le conflit n\u2019ira qu\u2019en s\u2019aggravant.C\u2019est simple.Nous croyons au- jourd\u2019hui, en Occident, que la culture, c\u2019est tout, sauf la religion.L\u2019islam fondamentaliste croit, lui, que la religion doit être toute la culture.Mais il y a un autre élément important qui nous échappe souvent.Et cela découle du fait que nous avons complètement perdu de vue la véritable nature de cette idée de démarche identitaire.Regardez la réaction ou, plutôt, l\u2019absence de réaction lorsqu\u2019en Occident, par exemple, on apprend que des chrétiens ont été persécutés par des musulmans extrémistes en Égypte.Aucune manifestation d\u2019outrage ou de colère collective.Considérez maintenant ce qui se passe lorsqu\u2019un juif ou un musulman est victime d\u2019un conflit qui les oppose.Aussitôt, les élans de solidarité ethnique de par le monde se font entendre.Incultes sur les questions religieuses Quelle leçon tirer de cela ?Tout simplement que nous sommes devenus à ce point incultes sur les questions religieuses en Occident que nous ne comprenons même plus qu\u2019être juif n\u2019est pas par définition une seule identité religieuse, mais bien une identité ethnique, culturelle, historique, voire pour certains éthique également.Quant à l\u2019islam, par son concept de l\u2019umma \u2014 traduit généralement par « nation islamique » \u2014, il relève également d\u2019un appel à une solidarité identitaire se rapprochant d\u2019une solidarité ethnique.Ne pas tenir compte de cela, c\u2019est rendre risibles les accusations de démarche identitaire à l\u2019égard des pays occidentaux.Cette prétendue démarche identitaire en Occident ?Une réaction à une convergence culturelle de moins en moins réussie, en raison de pressions identitaires communautaristes au sein de l\u2019immigration.Il serait temps de se le rappeler plus souvent.Le retour du religieux FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET gieuses, le NPD ne peut faire fi de la sensibilité des Québécois quant à cette question s\u2019il veut un jour retrouver leur appui.Par ailleurs, au-delà de la rigueur que le candidat Singh révèle quant à la pratique de sa foi, on ne peut pas non plus ignorer que politique et religion ne font bon ménage à nul endroit sur la planète .Les membres du NPD devront certainement y penser à deux fois avant de s\u2019aventurer sur cette voie.Comme toi, Hélène, je souhaite que la personne qui deviendra chef du NPD reflète pleinement les valeurs humanistes et universelles qui inspirent notre parti depuis sa création.Mais je m\u2019attends aussi à ce que son jugement et son action politique soient totalement indépendants des dogmes inventés ou imposés par les Églises, les messies, les gurus ou les prophètes.Pierre Dionne Labelle, député du NPD de la circonscription de Rivière- du-Nord de 2011 à 2015 Le 18 juillet 2017 Nos patrimoines maritimes enterrés par le RDV2017 ?Les grands voiliers par ticipant au Rendez-vous naval de 2017 à Québec ar- ALENA Le Canada sur la défensive TRUMPCARE La débandade L D JEAN-ROBERT SANSFAÇON GUY TAILLEFER rivent dans la vallée du Saint-Laurent.Cherchez-les\u2026 il ne se trouve pas au programme un bateau construit au Québec malgré l\u2019incontournable caractère maritime de son territoire.Dans le passé, le berceau de l\u2019Amérique française et sa région ont pourtant consacré des ressources immenses pour la construction d\u2019une variété considérable de navires, dont une par t titanesque de grands voiliers commandés par l\u2019Empire anglais et ses princes marchands au XIXe siècle.La ville de Québec a été considérée à cette époque comme le plus important chantier naval du monde ! Il est absolument insupportable que l\u2019équipe du Rendez-vous et ses par te- naires n\u2019invitent pas à l\u2019avant-scène le travail et les savoirs d\u2019ar tisans et d\u2019ouvriers constructeurs de voiliers réalisés sur les rives du fleuve à cette époque et en d\u2019autres proches situations.Sans les patrimoines de l\u2019hôte de cet événement, celui-ci ne ressemble-t-il pas plutôt à une sorte d\u2019enterrement où le corps du défunt aurait dispar u ?Mais\u2026 est-il vraiment mor t, ce patrimoine québécois, ou vit-il seulement en marge de ce genre de feu d\u2019artifice qui ne fait que passer ?Mathieu Parent Montréal, le 15 juillet 2017 Une évidence s\u2019impose : la nature, on le sait, a horreur du vide.Or, la culture également. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 5500 caractères (y compris les espaces), ou environ 850 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi : si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.S É B A S T I E N C O L L A R D Mouvement Sortons la Caisse du carbone, porte- parole de Recycle ta Caisse L a Caisse de dépôt et placement du Québec est-elle prête à faire face à l\u2019éventualité où l\u2019humanité arriverait à contenir le réchauffement climatique sous les 2 °C ?Cette question est celle qui a mené le Fonds mondial pour la nature (WWF) à publ ier récemment une étude où était évaluée la capacité de trente grands fonds européens à faire face à ce scénario.Seulement six d\u2019entre eux se sont trouvés à l\u2019être pour les trois indicateurs utilisés.Nous avons plusieurs raisons d\u2019être inquiets du résultat qu\u2019obtiendrait la Caisse dans un tel exercice.Avant d\u2019aborder ces raisons, notons que la baisse constante du prix des énergies renouvelables entraîne selon le WWF une propagation exponentielle de ces technologies, laquelle accélère la sor tie des énergies fossiles, et ce, pour des raisons économiques.Charbon, pétrole et gaz Notre inquiétude quant au résultat qu\u2019obtiendrait la Caisse provient d\u2019abord du fait que celle-ci a choisi d\u2019investir massivement dans les énergies fossiles en 2016, ce que démontrait en mai l\u2019analyse faite par le groupe Recycle ta Ca isse .Par exemple, la Caisse a décidé d\u2019augmenter de 116 % la quantité d\u2019actions détenues dans le charbon en 2016, ce qui a fait bondir de 95 % la valeur des placements dans ce secteur.Or, l\u2019extraction du charbon et la production d\u2019électricité à par tir de ce combust ible const ituent deux des indicateurs utilisés par le WWF.Quant au choix de la Caisse d\u2019augmenter à 16,2 milliards ses placements dans le secteur du pétrole et du gaz (dont la moitié dans les sables bitumineux), il est difficile d\u2019imaginer qu\u2019il n\u2019aurait pas un impact majeur sur son rendement dans un scénario où nous arriverions à atteindre les objectifs de l\u2019Accord de Paris.Le seul indicateur où la Caisse pourrait faire bonne figure concerne ses investissements dans les énergies renouvelables.Cela étant dit, lorsque la prochaine vague de faillites associées à l\u2019éclatement de la bulle carbone surviendra, est-ce que la Caisse pense sérieusement pouvoir s\u2019excuser des milliards perdus en disant qu\u2019elle a fait des investissements dans les énergies renouvelables ?Tendance mondiale lourde Les gestionnaires de la Caisse ne peuvent ignorer la tendance mondiale lourde consistant à mesurer si un fonds de pension est prêt à faire face à une transition technologique rapide.Ont-ils procédé à cette analyse, et si oui, quel en est le résultat ?Nous ne pouvons que contester haut et for t le fait de ne pas avoir publié cette analyse, ou pire encore, de ne pas l\u2019avoir effectuée.En septembre, lors de la visite du Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019évolution du climat (GIEC) à Montréal, nous ne pouvons qu\u2019espérer que la Caisse se rapprochera de la science et des leaders de ce monde pour aligner ses investissements sur l\u2019Accord de Paris.De nombreux groupes citoyens se mobiliseront alors pour inviter la Caisse à plus de cohérence et de prudence.Contrairement aux grands fonds de la Californie et de la Norvège, la Caisse n\u2019a pas encore fait de pas pour sortir des énergies fossiles.Ne pas faire partie des fonds qui auront joué un rôle de chef de file mondial dans la lutte contre les changements climatiques est une chose, manquer à son rôle de faire fructifier le patrimoine lorsque la transition devient inéluctable en est une autre.INVESTISSEMENTS DANS LES ÉNERGIES FOSSILES La Caisse et le scénario d\u2019un réchauffement inférieur à 2 °C F A B R I C E R I V A U L T Anciennement directeur des communications et des politiques du Parti libéral du Canada (Québec) et directeur des communications de Marc Garneau et de Martin Cauchon lors que la première ministre de l\u2019Alberta, Rachel Notley, organise cette semaine la Rencontre estivale 2017 des premiers ministres des provinces et ter ritoires, il convient de souligner que la plupart des Québécois n\u2019ont pu que difficilement célébrer le 150e anniversaire de leur fédération avec le même enthousiasme que leurs compatriotes du reste du pays.En effet, le Québec n\u2019ayant toujours pas signé la Constitution, force est de reconnaître que la nation québécoise ne fait toujours pas officiellement partie de cette fédération dans laquelle les plus fédéralistes des Québécois se sentent «exilés».Voilà pourquoi le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a cru bon de saisir cette occasion historique afin d\u2019entamer un vaste dialogue sur la place du Québec au sein du Canada.Certes, la fin de non-recevoir du premier ministre du Canada est regrettable.Mais elle n\u2019empêchera pas cette importante discussion d\u2019avoir lieu.Quoiqu\u2019en pense Justin Trudeau, un seul homme ne saurait à lui seul imposer ses vues sur l\u2019avenir du Québec et des autres provinces canadiennes.Si la majorité des Québécois souhaitent encore intégrer la grande famille canadienne avec honneur et dignité, ils n\u2019en restent pas moins libres de leur futur.Monsieur Trudeau doit donc comprendre que si le Canada continue de refuser d\u2019accorder au Québec la place qui lui revient dans la fédération, les Québécois n\u2019auront pas d\u2019autre option que de prendre leur destinée en main.Heureusement, monsieur Trudeau a su démontrer par le passé qu\u2019il sait réajuster ses positions lorsqu\u2019il se rend compte qu\u2019il s\u2019est trompé.On se rappellera, par exemple, qu\u2019il a enfin accepté de reconnaître la nation québécoise au sein du Canada, et ce, après s\u2019y être farouchement opposé.Voilà qui est tout à son honneur ! Mais si Justin Trudeau ne sait pas saisir la main tendue de Philippe Couillard, c\u2019est un rendez-vous crucial avec l\u2019histoire qu\u2019il manquera inéluctablement.Qu\u2019on se le tienne pour dit : l\u2019histoire du Canada et du Québec continuera de s\u2019écrire, avec ou sans lui.Un Canada de diverses cultures À ce titre, le temps est venu de célébrer l\u2019ouverture qui caractérise notre pays en reconnaissant la nature multiculturelle, mais aussi multinationale, d\u2019un Canada qui est composé de diverses cultures, certes, mais aussi de diverses nations et de multiples Premières Nations.À l\u2019heure de la réconciliation, les Québécois comme leurs compatriotes autochtones doivent prendre la place qui leur revient dans leur pays, tant sur le plan h istor ique que constitutionnel.Pendant que les souverainistes rêvent encore d\u2019une république indépendante, les Québécois fédéralistes, eux, continueront de se battre pour reconquérir leur pays et af firmer leur contribution à notre histoire canadienne commune.Ce n\u2019est donc pas le 150e anniversaire que les fédéralistes nationalistes du Québec fêteront cette année, car leur Canada est bien plus vieux que cela.En effet, ce n\u2019est pas parce que le Parlement canadien a reconnu de façon informelle la nation québécoise en novembre 2006, 37 jours après que l\u2019aile québécoise du Parti libéral du Canada eut voté une résolution allant dans le même sens, que les Québécois ont fêté le dixième anniversaire de leur nation l\u2019année dernière.La raison est simple : la nation québécoise est bien plus vieille que la motion de la Chambre des communes ! D\u2019une manière similaire, la place informelle du Québec au sein de la fédération canadienne ne nous permet pas de fêter pleinement le 150e d\u2019un Canada qui trouve son origine il y a plus de 480 ans, lorsque Jacques Cartier s\u2019inspira du mot iroquois « Kanata » pour inaugurer le Canada, en 1535.En attendant que la nation québécoise puisse enfin prendre officiellement sa place dans la fédération canadienne, en voyant notamment sa reconnaissance être enchâssée dans la Constitution du pays, les fédéralistes nationalistes du Québec n\u2019oublieront pas que le Canada, leur Canada, c\u2019est aussi l\u2019histoire des Autochtones, des Canadiens français et des Québécois.Joyeux 482e anniversaire Canada ! Joyeux 482e anniversaire Canada ! M A D E L E I N E B A I L L A R G E O N Professeure retraitée de l\u2019Université Laval e ministre de l\u2019Éducation du Québec, Sébastien Proulx, vient d\u2019annoncer que désormais, les enfants de 4 ans de milieux dits défavorisés apprendront les lettres de l\u2019alphabet.Enfin une mesure qui assurera leur réussite scolaire, applaudissent les deux seuls et uniques spécialistes québécois de la lecture et de l\u2019éducation préscolaire qui semblent crédibles aux yeux du ministre et de plusieurs journalistes! J\u2019ai fait carrière en éducation préscolaire, d\u2019abord comme enseignante de maternelle, puis comme formatrice et chercheuse universitaire spécialisée en développement du langage et en éducation des jeunes enfants.Maintenant retraitée, je suis toujours active dans mon domaine, notamment au sein de l\u2019Organisation mondiale pour l\u2019éducation préscolaire (OMEP).Je ne peux donc pas me taire devant tant d\u2019aberrations répandues sur la place publique, au nom de la réussite «éducative», telle qu\u2019intitulée lors de la consultation du ministre, maintenant devenue «scolaire».Les «données probantes» que j\u2019ai consultées au cours de mes années d\u2019universitaire indiquaient en gros que plus ou moins 15% des enfants échouaient dans l\u2019apprentissage du langage écrit quelles que soient les méthodes, qui ont déjà fait l\u2019objet de débats très acrimonieux et qui ont graduellement été abandonnées au profit d\u2019approches moins pointues et tenant davantage compte de toutes les dimensions et fonctions du langage écrit.Des recherches et des interventions très bien documentées ont été faites là-dessus et continuent d\u2019être dans la mire d\u2019excellentes équipes québécoises en la matière.Bizarrement, pas de traces de ces travaux dans les décisions du ministre, mais plutôt retour à l\u2019alphabet, très populaire auprès de certaines collègues de maternelle dans les années 1960.À cette époque, l\u2019éducation «compensatoire», reposant sur la thèse du déficit éducatif des enfants de milieux défavorisés, était largement répandue aux États-Unis et parvenait aussi au Québec.Pourtant réfutée, notamment par les travaux d\u2019éminents linguistes américains et britanniques dès les années 1970, cette thèse reprend étrangement du service en 2017 chez notre ministre de l\u2019Éducation, vraisemblablement influencé par les idées de nos deux spécialistes médiatisés.Démarche globale Je sais aussi pour avoir été mêlée à des travaux sur l\u2019émergence de l\u2019écrit que la connaissance de l\u2019alphabet est liée à l\u2019apprentissage de la lecture.Mais préconiser le retour à cette pratique éminemment réductrice heurte la rigueur de ceux et celles qui ne peuvent ignorer que toutes les dimensions du langage oral sont aussi liées à la maîtrise future du langage écrit.En effet, l\u2019apprentissage de l\u2019écrit est complexe et doit reposer sur une démarche globale dont la connaissance de l\u2019alphabet n\u2019est qu\u2019une dimensions parmi bien d\u2019autres, y compris la compréhension, le vocabulaire, la syntaxe, les registres de la langue propres à l\u2019écrit, et qui sont liées à la motivation et à l\u2019intérêt de l\u2019enfant, à sa connaissance des fonctions de l\u2019écrit et à son éveil à la signification de l\u2019écrit.Pour peu qu\u2019on soit à jour dans le domaine, il est clair que l\u2019approche de la scolarisation précoce en éducation des jeunes enfants n\u2019est pas efficace pour la réussite scolaire future, comme vient de l\u2019affirmer encore récemment le rapport «Starting Strong V» de la conservatrice OCDE, qui recommande aux états membres de ne pas miser sur la early childhood schoolification, mais plutôt sur une approche plus globale tenant compte de toutes les dimensions du développement de l\u2019enfant, telles que décrites dans les recherches sur la qualité des services d\u2019éducation à la jeune enfance.[\u2026] La vulnérabilité et les besoins dé- veloppementaux particuliers constatés chez certains enfants à leur entrée à l\u2019école ne peuvent être réduits à leur méconnaissance du nom des lettres de l\u2019alphabet, comme le laissent entendre les propos de notre ministre de l\u2019Éducation.Ils touchent bien d\u2019autres dimensions de leur personne et prennent racine dans des facteurs inhérents à l\u2019organisation sociale, politique et économique qui affectent leurs conditions de vie et celles de leur milieu.Je crois profondément au potentiel préventif d\u2019une éducation qui commence dès la naissance et qui est influencée par les conditions qui la précèdent et qui continuent de l\u2019influencer.Mais je suis aussi convaincue que, malgré de très bonnes intentions de départ, si elle est étroite, voire mal faite, elle peut être la source de problèmes futurs.Je prie donc notre ministre de tenir compte de l\u2019ensemble des mémoires qui lui ont été soumis (dont celui de l\u2019OMEP-Canada, qui fait une revue des tendances et recherches en éducation préscolaire), de ceux déposés à la Commission sur l\u2019éducation à la petite enfance, ainsi que de la Déclaration du Sommet sur l\u2019éducation à la petite enfance, dont il a pu prendre connaissance comme ministre de la Famille, pour se donner du souffle et élargir sa vision de l\u2019éducation des jeunes enfants de 4 ans.L\u2019enseignement de l\u2019alphabet à 4 ans, un enjeu électoral ou une réelle préoccupation ?JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Ce n\u2019est pas le 150e anniversaire que les fédéralistes nationalistes du Québec fêteront cette année, car leur Canada est bien plus vieux que cela.Contrairement aux grands fonds de la Californie et de la Norvège, la Caisse n\u2019a pas encore fait de pas pour sortir des énergies fossiles A ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019apprentissage de l\u2019écrit est complexe et repose sur une démarche globale.L L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 9 J U I L L E T 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement 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maintenir l\u2019exception culturelle dans l\u2019ALENA, mais il faudra s\u2019assurer que le commerce électronique est doté des mêmes protections et moyens pour mettre en avant notre contenu», prévient Mme Drouin, aussi directrice générale de l\u2019Association québécoise de l\u2019industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).Conserver les acquis de l\u2019ALENA sans prendre en compte tout le volet numérique serait catastrophique, selon la présidente de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC), Sylvie Lussier.« Si le numérique saute, c\u2019est comme s\u2019il n\u2019y avait plus d\u2019exception culturelle.On est déjà inondés avec les Netflix et Amazon, qui n\u2019ont aucune obligation ici.Il faudrait serrer la vis plutôt qu\u2019ouvrir les vannes», illustre-t-elle.La protection des industries culturelles québécoises revêt une importance toute particulière alors que le commerce électronique fleurit.«Pour nous, c\u2019est excessivement important.[\u2026] Le transfert des matériels de style culturel par voie numérique, maintenant, devient de plus en plus facile.C\u2019est une raison de plus pour porter une attention particulière à ce qui fait notre identité», a déclaré M.Couillard.Le premier ministre qualifie ainsi de «bonne nouvelle» le souhait du gouvernement Trump d\u2019aborder la question du commerce électronique au cours des pourparlers des prochains mois.Mais le milieu culturel doute de la volonté de nos voisins du sud.«Ce serait surprenant que les États- Unis veuillent se soumettre à des règles de valorisation des contenus locaux», avance Mme Drouin.Un enjeu canadien M.Couillard a été le seul chef de gouvernement provincial et territorial qui a défilé au micro du Conseil de la fédération à évoquer la préservation de l\u2019exception culturelle dans l\u2019ALENA version 2.0.Le premier ministre ne s\u2019en formalise pas.«Il ne faut pas penser que ce n\u2019est pas important pour le reste du Canada.Je crois que les Canadiens veulent également voir des contenus canadiens sur leurs écrans», a-t-il dit à la presse.«Tout le Canada a intérêt à protéger l\u2019exception culturelle, les anglophones ont déjà de la misère à faire valoir leurs œuvres», note Sylvie Lussier, de la SARTEC.Il reste que ce sera au gouvernement fédéral de défendre cet enjeu lors des négociations.«C\u2019est possible que, dans certaines provinces, ils ne défendent pas ce dossier, mais ce qui va compter, c\u2019est la position du gouvernement canadien», rappelle Louise Beaudoin.Au Québec, il y a un consensus sur l\u2019importance de l\u2019exception culturelle, avance-t-elle.«Les quatre partis à l\u2019Assemblée nationale sont pour, le milieu culturel est très mobilisé, et j\u2019imagine que l\u2019opinion publique y est majoritairement favorable.» «On va s\u2019assurer de faire respecter l\u2019exemption culturelle, parce que c\u2019est une priorité pour notre gouvernement», avait affirmé la ministre fédérale de la Culture, Mélanie Joly, au Devoir en mai dernier.L\u2019avenir de la culture québécoise en jeu Cette volonté exprimée par la ministre donne espoir au milieu culturel, qui soutient que l\u2019avenir de la culture québécoise se joue dans la renégo- ciation de cet accord.«C\u2019est une bataille fondamentale qu\u2019il faut gagner», martèle Solange Drouin, qui suit le dossier de très près.Sans l\u2019exception culturelle, on peut dire adieu à culture québécoise, alerte Sylvie Lussier.«On existe au Québec parce qu\u2019il y a un cadre réglementaire qui nous fait vivre.Par la force du marché, on n\u2019est pas assez nombreux.Dès que le cadre réglementaire s\u2019affaiblit, c\u2019est toute la culture qui en souffre directement», affirme-t-elle gravement.Le mot à retenir dans cet enjeu est « iniquité», selon Louise Beaudoin.Contrairement aux entreprises de câblodistribution canadiennes, celles de l\u2019étranger, comme Netflix et Spotify, n\u2019ont pas à payer de redevances pour financer la production de contenus canadiens.«S\u2019il n\u2019y a plus d\u2019exception culturelle, il ne sera pas possible de réglementer tout ce qui concerne le numérique, ce qui serait dramatique», dit-elle.Par ailleurs, le Canada est dans l\u2019obligation de respecter la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qu\u2019il a ratifiée en 2005.«Le Canada doit respecter ses engagements», soutient Mme Drouin.Les mesures de protection des industries culturelles québécoises et canadiennes constituent des « éléments essentiels » de tout accord de libre- échange, et ce, au même titre que des mesures de protection des industries laitières et forestières, qui se trouvent sous gestion de l\u2019offre, a répété Philippe Couillard mardi.Les discussions sur l\u2019ALENA doivent s\u2019amorcer à la mi-août.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ALENA la rivière Saint-Pierre, qu\u2019on a décidé de recouvrir pour limiter les épidémies de choléra.Le parlement de Montréal, près de l\u2019actuelle place D\u2019Youville, compte alors deux étages de bois, qui seront entièrement avalés par les flammes.Mais les archéologues qui en fouillent les décombres aujourd\u2019hui en ont déjà tiré un portrait de la reine Victoria, un projet de loi qui était à l\u2019étude, ainsi que des objets qui se trouvaient dans le restaurant ou dans le salon de barbier qui étaient intégrés au parlement.L\u2019archéologue en chef du musée Pointe-à- Callière, Louise Pothier, va jusqu\u2019à parler d\u2019une petite Pompéi, en parlant du site archéologique du parlement de Montréal.En effet, au moment de l\u2019incendie de 1849, tous ont fui le parlement, laissant le site comme figé dans le temps.« C\u2019est presque un instantané.On peut même dire à quelle heure c\u2019est arrivé, à neuf heures du soir», dit-elle.Au terme du projet, en 2021, le musée espère pouvoir ouvrir un pavillon d\u2019interprétation sur le site.Pour l\u2019instant, le public est invité à consulter des panneaux d\u2019explication à l\u2019entrée du site.On y apprend qu\u2019à l\u2019époque du parlement, Montréal compte quelque 44 000 habitants, dont 57 % d\u2019anglophones et 43 % de francophones.Les parlementaires y tiennent une première session, le 28 novembre 1844.Manifestations C\u2019est autour d\u2019un projet de loi entourant l\u2019indemnisation des victimes des soulèvements des patriotes, en 1837-1838, que les tensions ont atte int leur comble entre les tor ies, proches de la Couronne britannique, et les réformistes, au pouvoir, représentés par Louis- Hippolyte La Fontaine et Robert Baldwin.Les tories s\u2019opposent férocement à cette indemnisation, arguant qu\u2019elle récompenserait les « rebelles » d\u2019hier.Des manifestations se déroulent dans les rues proches du parlement, où les tories vont jusqu\u2019à lancer des pierres et des œufs au gouverneur Elgin, venu sanctionner le projet de loi.Le gouverneur regagna alors son carrosse et fut emmené au galop, selon un article du journal The Gazette.C\u2019est dans ce contexte que l\u2019incendie se déclare au parlement de Montréal le 25 avril 1849.Une douzaine de tories avaient pénétré dans le parlement.Des carreaux avaient été cassés aux fenêtres, et la salle de l\u2019Assemblée législative avait été saccagée.Un dénommé Alfred Perry, qui était alors capitaine d\u2019un corps de pompiers volontaires de Montréal, a prétendu avoir mis le feu par accident à l\u2019édifice en lançant une brique sur un lustre au gaz.Direction Ottawa C\u2019est à la suite de ces événements que le parlement du Canada quitte définitivement Montréal, pour s\u2019installer successivement à Québec, puis à Toronto, puis enfin à Ottawa, en 1857.Ottawa sera finalement choisie, parce qu\u2019elle forme une sorte de frontière entre le Haut et le Bas-Canada de l\u2019époque, dit Alain Roy, historien spécialiste de l\u2019époque.C\u2019est donc cette époque riche en réformes que le site archéologique du musée Pointe-à- Callière vient documenter.Le parlement de l\u2019époque abritait une bibliothèque de quelque 22 000 livres.On a aussi retrouvé des encriers, qui témoignent de la présence d\u2019écrivains qui travaillaient sur place au service des députés.Pour l\u2019historien Alain Roy, cet incendie ne doit pas occulter le fait que le gouvernement du Canada était alors en pleine réforme.« Il y a une grande richesse historique dans la mémoire cachée autour du parlement », dit-il, ajoutant que l\u2019incendie ne doit pas distraire l\u2019attention de ces réalités.Le passage du parlement du Canada à Montréal compte en ef fet son lot de faits déterminants dans l\u2019histoire du pays.La langue française y sera reconnue comme l\u2019une des langues officielles de l\u2019État, et l\u2019Assemblée y gagne le plein contrôle de son budget.Des ministères des Travaux publics, de l\u2019Éducation, et des Terres de la Couronne sont créés.L\u2019autonomie locale est confortée par la reconnaissance du gouvernement réformiste comme « gouvernement responsable ».Certains parlent même de cette époque comme d\u2019une première Révolution tranquille, poursuit M.Roy.Après l\u2019incendie, qui sera suivi d\u2019une période trouble à Montréal, des pétitions sont menées d\u2019un bout à l\u2019autre du Québec en appui au gouvernement responsable, ajoute-t-il.On demande alors aux citoyens de faire serment de fidélité à la reine.Le gouvernement \u2014 qui est aussi contesté par les républicains menés par Louis-Joseph Papineau, qui lui reprochent d\u2019accepter l\u2019Empire britannique \u2014 est fragile.Site patrimonial Depuis 2010, date à laquelle les fouilles ont débuté, les archéologues ont dégagé environ 25% du site complet.Cette année, on espère en dégager à partir de maintenant un autre 25%.Il est de coutume de laisser des portions des sites archéologiques en friche pour les générations futures, explique Mme Pothier.Mardi, déjà, on pouvait voir les archéologues travailler à environ un mètre et demi de profond.«Imaginez quand on atteindra cinq mètres», dit Mme Pothier.Le gouvernement du Québec a classé ce site patrimonial en 2012, tandis qu\u2019en 1949 le gouvernement du Canada a désigné l\u2019incendie du parlement de Montréal comme événement historique national.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PARLEMENT plus important dans le soutien au développement économique et dans la compétitivité des entreprises québécoises sur la scène internationale ».On ne sait cependant pas, pour le moment, quelles entreprises utiliseront ce gaz.Décision injustifiée Pour l\u2019ancien coprésident de la Commission sur les enjeux énergétiques, Normand Mous- seau, le gouvernement ne fait tout simplement pas la preuve que ces investissements sont justifiés dans le cadre de son Plan d\u2019action 2013- 2020 sur les changements climatiques.«Nous n\u2019avons pas d\u2019informations pour ces investissements du Fonds vert.Quelles seront les réductions de gaz à effet de serre?Est-ce que cet investissement de 20 millions aurait été plus efficace ailleurs?Nous n\u2019avons aucun moyen d\u2019évaluer la pertinence de l\u2019investissement, par rapport aux objectifs du gouvernement», insiste-t-il.Puisque le Québec espère réduire ses émissions de gaz à ef fet de serre de 37,5 % d\u2019ici 2030, M.Mousseau estime d\u2019ailleurs que « la solution n\u2019est pas de passer du mazout au gaz naturel, mais plutôt de passer à l\u2019électricité».Selon lui, le fait d\u2019investir des millions dans une extension du réseau de gazoducs est donc une erreur.«On construit une infrastructure qui doit être utilisée pour au moins 50 ou 60 ans, alors que nous devons réduire notre consommation d\u2019énergies fossiles, et donc éventuellement cesser d\u2019utiliser cette infrastructure.» La gestion du Fonds vert a fait l\u2019objet de nombreuses critiques au cours des dernières années.Des documents du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) ont aussi révélé ce printemps que des centaines de millions y ont été investis, mais en ne générant que de faibles baisses d\u2019émissions de gaz à effet de serre.Qui plus est, le gouvernement a accordé de l\u2019aide provenant du Fonds vert à la pétrolière Suncor, un important exploitant des sables bitumineux, à Canadoil Forge, qui fabrique des portions de pipelines pour TransCanada, à la multinationale Alcoa, à la minière Arcelor Mittal ou encore à Bombardier.Gaz de schiste Par ailleurs, Gaz Métro distribue de plus en plus du gaz «non conventionnel», soit du gaz de schiste ou provenant de «réservoirs étanches».L\u2019exploitation de ces ressources, qui a soulevé une vive controverse au Québec, nécessite des opérations de fracturation hydraulique.Est-ce que l\u2019entreprise est en mesure de préciser quelle est la proportion de ce type de gaz naturel dans son réseau?«Il n\u2019est pas, à l\u2019heure actuelle, possible de pouvoir le relier à sa source de production et donc, à son procédé d\u2019extraction », indique Catherine Houde.Elle explique qu\u2019il existe « de nombreuses interconnexions en Amérique du Nord sur le réseau gazier ».Il n\u2019est donc pas possible de connaître la «provenance exacte» du gaz qui circule dans le réseau au Québec.L\u2019entreprise admet toutefois que le gaz de schiste est de plus en plus présent.«Il est possible d\u2019affirmer que, comme il y a de plus en plus de production non traditionnelle de gaz naturel en Amérique du Nord, la proportion de ce type de gaz naturel qui entre au Québec va en augmentant.» Les prévisions sur la production de gaz naturel provenant de l\u2019Office national de l\u2019énergie et de l\u2019Energy Information Administration, aux États-Unis, indiquent que le gaz de schiste et celui des réser voirs étanches continueront d\u2019augmenter au cours des prochaines années.Il devrait représenter entre 70 % et 90 % de la production d\u2019ici 2035.Or, l\u2019exploitation de ces ressources « soulève de nombreuses questions environnementales », souligne Normand Mousseau.Selon dif férentes études publiées au cours des dernières années, le gaz de schiste pourrait être nettement plus polluant que le gaz naturel conventionnel.L\u2019exploitation par fractura- tion émet en effet d\u2019importantes quantités de méthane, un gaz à effet de serre qui peut être au moins 30 fois plus puissant que le CO2, selon le Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019évolution du climat (GIEC).Outre les impacts climatiques, cette exploitation peut nécessiter jusqu\u2019à 10 millions de litres d\u2019eau pour chaque forage.Certains redoutent aussi la contamination des sols et des eaux souterraines.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 GAZ Nous n\u2019avons aucun moyen d\u2019évaluer la pertinence de l\u2019investissement, par rapport aux objectifs du gouvernement Normand Mousseau, ancien coprésident de la Commission sur les enjeux énergétiques « » ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a classé patrimonial le site du parlement de Montréal en 2012, tandis qu\u2019en 1949 le gouvernement du Canada a désigné sa destruction comme événement historique national."]
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