Le devoir, 21 juillet 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 6 2 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Les 50 ans du « Vive le Québec libre ! » Une légende vivante débarque au Québec.Premier d\u2019une série de textes de Christian Rioux.Page A 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 8 Météo.A 2 Mots croisés.A 7 Petites annonces .B 8 Sudoku.A 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m M A R I E - L I S E R O U S S E A U L e gouvernement Couillard a finalement annoncé jeudi la tenue de consultations sur la discrimination systémique et le racisme, réclamées depuis plus d\u2019un an, au courant de l\u2019automne.Mais la forme que prendra ce processus ne fait pas que des heureux.Cette annonce du ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion (MIDI) faite à Montréal sur vient alors que divers actes haineux contre la communauté musulmane du Québec se sont produits cette semaine, dans la foulée du référendum pour un projet de cimetière musulman tenu à Saint-Apollinaire dimanche.« Tous ces gestes haineux sont inacceptables dans une société.C\u2019est blessant, ça me touche profondément.[\u2026] C\u2019est une problématique importante qu\u2019il faut aborder, c\u2019est ce qu\u2019on fait aujourd\u2019hui», a déclaré la ministre, Mme Kathleen Weil.Ces consultations seront tenues par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).Sa présidente, Mme Tamara Thermi- tus, a cité quelques statistiques en conférence de presse : les personnes non racisées ont 60 % plus de chance que les personnes racisées d\u2019être convoquées en entretien d\u2019embauche au Québec et le taux de chômage est de deux à trois fois plus élevé chez les personnes non ra- cisées, peu importe leur parcours scolaire.« Tout ça a un ef fet sur leurs conditions sociales », a-t-elle affirmé.Un plan d\u2019action en 2018 La ministre Weil a lancé jeudi un appel de propositions aux organismes à but non lucratif (OBNL) aux quatre coins du Québec.La CDPDJ sélectionnera entre 15 et 20 de ces organismes pour mener des consultations aux mois de septembre et octobre, afin de recueillir des témoignages de victimes de discrimination systémique ou de racisme.Afin de mobiliser le plus grand nombre de citoyens, tous ceux qui le désirent pourront remplir un questionnaire ou déposer un mémoire sur un site Web qui sera mis en ligne en septembre.«Vos voix comptent et nous voulons les faire entendre», a déclaré Mme Thermitus.Parallèlement à ces démarches consultatives, quatre groupes de travail seront constitués pour se pencher sur autant d\u2019enjeux liés à la discrimination, soit l\u2019emploi et le travail; l\u2019éducation, la santé, les services sociaux et le logement; la justice et la sécurité publique; la culture et les médias.Toutes les informations recueillies seront mises en commun à l\u2019occasion d\u2019un forum public en novembre.Un état de la situation sera alors dressé, ce qui permettra à la CDPDJ de formuler des recommandations, auxquelles le gouvernement donnera suite dans un plan d\u2019action devant être déposé au printemps prochain.Le ministère estime le coût de l\u2019ensemble de ce processus à 500 000 $.Entendre les voix sur le terrain Des organismes et membres de la société civile rassemblés sous la bannière de la Coalition pour l\u2019égalité et contre le racisme systémique demandaient la tenue d\u2019une commission depuis mai 2016.Une pétition ayant recueilli plus de DISCRIMINATION SYSTÉMIQUE Sitôt annoncée, la consultation est déjà décriée VOIR PAGE A 10 : CONSULTATIONS F A B I E N D E G L I S E L a révision du Dictionnaire de l\u2019Académie française, ça ne va pas très vite.Vite, avec un V, cette lettre qui délimite depuis plusieurs années les mots sur lesquels les immortels débattent, palabrent, s\u2019obstinent, à raison d\u2019une heure et demie par semaine.« Quand je suis entrée à l\u2019Académie [c\u2019était en 2013], on était déjà sur le V », dit le romancier Dany Laferrière, rencontré jeudi dans un bistrot de Montréal où il est de retour cet été, pour promouvoir entre autres la 15e édition des Correspondances d\u2019Eastman, festival littéraire qui va se tenir du 10 au 13 août prochain.« Et la chose pourrait durer encore longtemps.» L\u2019institution est un peu hors du temps, quasiment sans temps.Ce sont ses habitudes, en somme, ses valeurs, mot sur lequel les académiciens se sont forcément penchés, sans être insensibles d\u2019ailleurs à ce qu\u2019il raconte de nouveau sur notre temps, avoue l\u2019auteur de Mythologie américaine (Grasset) et de Tout ce qu\u2019on ne te dira pas, Mongo (Mémoire d\u2019encrier) et membre de la Commission du dictionnaire de l\u2019Académie.« \u201cValeur\u201d, c\u2019est un mot considéré comme de droite, dit-il.Il est utilisé par des gens qui s\u2019accrochent à une donnée de qualité, à quelque chose qui doit rester intact.On fait beaucoup de choses au nom des valeurs, on justifie le repli sur soi, on essaie même d\u2019effacer l\u2019histoire en oubliant que les valeurs changent.» Prôner ses valeurs, c\u2019est réclamer que rien ne bouge, c\u2019est se porter à la défense de coutumes.Celles qui font le vi- vre-ensemble, tout comme celles qui ont condamné par référendum, au début de la semaine, l\u2019ouverture d\u2019un cimetière privé à l\u2019usage de la communauté musulmane de Québec à Saint-Apollinaire ?La question peut être posée, mais pas à Dany Laferrière, qui refuse avec RENCONTRE Comme un appel à la majorité silencieuse Le racisme doit concerner ceux et celles qui n\u2019en souffrent pas, dit Dany Laferrière VOIR PAGE A 10 : LAFERRIÈRE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dany Laferrière rappelle subtilement l\u2019importance des lettres dans le combat contre certaines peurs.I S A B E L L E P O R T E R à Québec A u Québec, on estime qu\u2019environ 10 % des gens ayant accès à un logement social finissent par se faire expulser, aboutissent dans la rue et voient leurs problèmes se détériorer.Véritable zone grise, leur réalité est au cœur d\u2019un nouveau projet-pilote qui suscite beaucoup d\u2019espoir.« Notre but, c\u2019est de sortir les gens de la rue, pas de les y envoyer », résume Mario Bousquet du programme Clés en main, de l\u2019organisme PECH, qui vient en aide aux personnes avec des problèmes de santé mentale.Considérées comme des cas à problème, ces personnes comptent pour 10 % des détenteurs de logements sociaux, mais mobilisent 90 % des énergies du personnel des services sociaux.Trop souvent sans succès, jusqu\u2019à l\u2019expulsion.Pour mieux comprendre leur réalité, Clés en main a suivi pendant plusieurs mois vingt personnes qui avaient épuisé les seuils de tolérance des propriétaires et des voisins et étaient sur le point de perdre leur appartement.Un homme sourd avec de sérieux problèmes à communiquer ne payait pas son loyer, un orphelin de Duplessis dérangeait ses voisins lorsqu\u2019il buvait trop, une dame souffrant du syndrome de Diogène laissait l\u2019état de son appartement se dégrader.Dernier recours Derrière ces histoires, l\u2019équipe de Clés en main a découvert des besoins complexes que le filet social ne parvenait pas à soutenir.« Il y a des gens qui n\u2019avaient plus accès aux services.On les avait oubliés ou ils étaient sur des listes d\u2019attente», explique Mario Bousquet.« Dans un cas, la personne n\u2019avait plus de diagnostic de santé mentale, alors que ça prend un diagnostic pour avoir des services.Le problème, c\u2019est que pour avoir un diagnostic il faut voir un psychiatre, mais souvent le psychiatre n\u2019est pas disponible avant six mois.Et en six mois, tu as le temps de perdre ton logement.» Or, le logement social est habituellement un dernier recours, alors, quand on le perd, les op- Resserrer les mailles du filet social Des personnes souffrant de maladies mentales évitent la rue grâce à un projet-pilote à Québec VOIR PAGE A 10 : LOGEMENT Prôner ses valeurs, c\u2019est réclamer que rien ne bouge, c\u2019est se porter à la défense de coutumes La Coalition pour l\u2019égalité et contre le racisme systémique demandait la tenue d\u2019une commission depuis mai 2016 VIVRE ENSEMBLE Zeitgeist Se décider à mettre tout plein de couleur dans son assiette Page B 10 Dunkerque Le magni?que et insoutenable drame de guerre de Chris Nolan Page B 3 C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris C e matin-là, Jean-Paul Bled était à Saint- Malo.On n\u2019ima gine pas un lieu plus symbolique pour apprendre que, la veille, le général de Gaulle a provoqué tout un branle-bas de combat diplomatique en lançant « Vive le Québec libre ! » du haut du balcon de l\u2019hôtel de ville de Montréal, le 24 juillet 1967.« En plus, c \u2019était le jour de mon mariage ! dit l\u2019historien.Le moment resta gravé à jamais dans ma mémoire.» Mais au fond, dit - i l , ce geste n\u2019avait rien de si étonnant.Il était dans le prolongement direct de ce qu\u2019avait été le général de Gaulle depuis qu\u2019il avait pris la direction de Londres et lancé l \u2019appel du 18 juin 1940, devenant ainsi le symbole vivant de la Résistance française.« On a oublié combien le nom du général de Gaulle a été depuis toujours associé à l\u2019indépendance nationale , dit Jean- Paul Bled.Pendant la guerre, ses re lat ions ont souvent été orageuses avec Churchill et surtout Roosevelt.Après la Libération, de Gaulle aurait pu se révéler un vieux colonisateur nostalgique, mais il sera tout le contraire.À la Libération, non seulement impose-t-il aux Américains une administration française, mais dès ce moment il propose une polit ique d \u2019émancipation des hommes qui va inévitable - ment le conduire à soutenir l\u2019indépendance des anciennes colonies.» Champion des indépendances L\u2019homme qui débarque au Québec en 1967 pour payer la dette de Louis XV n\u2019est pas seulement le libérateur de la France.Il n\u2019est pas seulement le président revenu au pouvoir en 1958 pour sor tir le pays de la guerre d\u2019Algérie.À cette date, il est devenu un véritable symbole de la lutte an- ticoloniale.« La chronologie de ce voyage n\u2019est pas for tuite , explique Jean-Paul Bled.Le \u201cVive le Québec libre !\u201d s\u2019inscrit évidemment dans la renaissance nationale du Québec.Mais il s\u2019inscrit aussi dans une série d\u2019événements internationaux qui lui donnent tout son sens.Dès qu\u2019il aura tranché le nœud algérien, en 1961, de Gaulle s\u2019engagera dans une politique de non-alignement qui en fera le champion des indépendances nationales.» À partir de 1958, les événe- ments vont se précipiter.Avant même la fin de la guerre d\u2019Algérie, la France se dote de l\u2019arme nucléaire, ce qui assure son indépendance militaire des États-Unis.En 1964, elle reconnaît la Chine populaire.La même année, de Gaulle enfreint la doctrine Monroe qui veut que, du nord au sud, l\u2019Amérique demeure une chasse gardée des États- Unis.Le général fait un voyage triomphal en Amérique latine, où il est reçu et acclamé en « Liber ta- dor ».Un an seulement avant de fouler le sol québécois, la France se retire du commandement intégré de l\u2019OTAN sans pour autant condamner l\u2019alliance atlantique.Mais ce que de Gaulle rejette, c\u2019est la domination militaire américaine.La même année, il prononce son célèbre discours de Phnom Penh contre la guerre du Vietnam.Un mois avant d\u2019arriver à Québec, il condamne l\u2019attaque israélienne en Palestine.Toujours au nom de l\u2019autodétermination des peuples.Pour Jean-Paul Bled, il n\u2019y a aucun hasard dans le «Vive le Québec libre ! ».Ceux qui évoquent un vieil homme un peu sénile pris d\u2019un soudain grain de folie n\u2019ont rien compris à ce qui s\u2019est passé alors.« Pour moi, de Gaulle arrive au Québec dans la foulée de tous ces événements qui font de lui le héros insurpassé des indépendances, dit Bled.Pour de Gaulle, les Québécois représentent un peuple de plus qui cherche son indépendance.Et il ne va pas les décevoir.Tout cela est par faitement préparé.Il a observé la renaissance québécoise depuis 1960.Pour celui qui s\u2019inscrit dans le temps long de l\u2019Histoire, ce voyage of fre de plus à la France une chance unique de payer la dette de Louis XV.» Une dette à payer Car, chez les de Gaulle, on n\u2019a pas oublié cette époque.Fils d\u2019un professeur d\u2019histoire, de Gaulle baigne depuis toujours dans l\u2019histoire de son pays.« C\u2019est quelqu\u2019un qui assume toute l\u2019histoire de France, celle de la monarchie comme celle de la Révolution », dit le professeur d\u2019histoire Gaël No- fri, aujourd\u2019hui conseiller municipal de la Ville de Nice.La preuve : en 1913, lorsqu\u2019à 23 ans il prononce une conférence sur le patriotisme devant le 33e régiment d\u2019infanterie, il l\u2019illustre par les exemples de Jeanne d\u2019Arc, Du Guesclin et\u2026 Montcalm ! La fin du XIXe siècle a d\u2019ailleurs été marquée par la publication de nombreux ouvrages sur le malheureux combattant des plaines d\u2019Abraham.On sait par le témoignage de son fils, Philippe, que de Gaulle avait lu Maria Chapde- laine, le roman fétiche de Louis Hémon paru en 1921 qui raconte l\u2019histoire malheureuse de ce peuple poussé à l\u2019exil après avoir été abandonné par la France.Nofri est convaincu que la vision qu\u2019a de Gaulle du Canada est marquée par l\u2019œu- vre de l\u2019historien Jacques Bain- ville.Ce catholique monarchiste, mais qui n\u2019était guère nationaliste, déplore que, « malgré une glorieuse résistance», la France n\u2019ait plus manifesté d\u2019intérêt pour le Canada après la Conquête.Avant de par tir, le général confie d\u2019ailleurs à son ministre Alain Peyrefitte que son voyage «est la dernière occasion de réparer la lâcheté de la France».« C\u2019est cette dette que veut payer de Gaulle, dit Nofri.Pour lui, c\u2019est la France qui a fondé le Canada.C\u2019est pourquoi d\u2019ailleurs il ne saurait être question d\u2019aller fêter le centenaire de la Confédération.Dans sa vision, les Québécois sont une branche de l\u2019arbre français.C\u2019est pourquoi il parle toujours des Français du Canada.Il n\u2019y a là aucune volonté hégémonique.Seulement une vision de la France comme une civilisation qui s\u2019inscrit dans le temps long de l\u2019Histoire.Comme quelque chose qui a existé, qui existe et qui a vocation à exister.» Un combat culturel De Gaulle ne cache pas que son combat contre l\u2019hégémonie américaine est aussi un combat culturel contre l\u2019hégémonie anglo-saxonne.C\u2019est le message qu\u2019il a livré à Phnom Penh et à Mexico, dit Nofri.«Au Québec, il cible évidemment les Anglo- Saxons.Pour lui, c\u2019est un combat de civilisation.Il perçoit déjà le danger de cette hégémonie anglo- américaine et la menace qu\u2019elle fait peser sur la culture et la langue.Et donc sur les libertés!» Car la liberté pour de Gaulle, précise l\u2019historien, n\u2019est pas celle des existentialistes ou de l\u2019épanouissement personnel.« C\u2019est la liberté des Classiques.Celle qui est donnée à chacun pour remplir son devoir.Celui de donner sens à ce qu\u2019il a été, à ce qu\u2019il est et ce qu\u2019il devrait être.C\u2019est un combat pour la civilisation.» Pour Gaël Nofri, le message que livre de Gaulle à Montréal, à Mexico et à Phnom Penh demeure éminemment moderne et actuel.« Certes, le monde a beaucoup changé depuis, dit-il.Mais ce qu\u2019il dit de la nation et des rapports entre les nations est d\u2019une extrême modernité à l\u2019époque de la lutte contre la globalisation.» Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 J E S S I C A N A D E A U L\u2019 endocrinologue québécois Michel Chrétien, de l\u2019Institut de recherche clinique de Montréal (IRCM), fait son entrée dans la plus récente version du Petit Larousse.Le scientifique de renom vient y rejoindre son frère, l\u2019ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien.«CHRETIEN (Michel) Shawinigan 1936, médecin et endo- crinologue canadien, frère de J.Chrétien.Il explique, en 1967, le processus de fabrication de certaines hormones (théorie des prohormones), puis il codécou- vre, en 1990, les enzymes qui les activent (appelées \u201cconver- tases\u201d), précisant ainsi sa première théorie.» Ainsi se résume, en six lignes et demie, la vie du chercheur québécois, selon Larousse.« C\u2019est une grande surprise, une belle surprise », affirme le scientifique de 81 ans au bout du fil.Ce dernier affirme avoir eu un « cer tain sentiment de fierté » en recevant la lettre du directeur général de Larousse Canada, il y a trois semaines.« Ça a fait plaisir à la famille, ils sont fiers de leur petit frère», ajoute celui qui s\u2019apprête à devenir arrière-grand-père.« J\u2019ai essayé de m\u2019expliquer pourquoi j\u2019étais là, alors j\u2019ai fouillé dans le Larousse pour me rendre compte que c\u2019était beaucoup plus gros que je ne le croyais, parce que les scientifiques sont sous-représentés dans le Larousse, d\u2019après ce que j\u2019ai pu voir.» Découverte « fortuite» Cette consécration arrive à point nommé, puisqu\u2019elle coïncide avec le 50e anniversaire de la théorie qui l\u2019a rendu célèbre et qui est toujours d\u2019actualité.« C\u2019était une découver te fortuite », affirme humblement le chercheur, qui était alors assistant de recherche à l\u2019Université de Berkeley, en Californie.Il procédait à des « travaux de chimie très avancés » \u2014 les moyens du temps n\u2019étaient pas aussi sophistiqués qu\u2019au- jourd\u2019hui, rappelle-t-il \u2014 lorsqu\u2019il a découver t, si l\u2019on simplifie à l\u2019extrême, qu\u2019il fallait des coupures dans les protéines pour les rendre actives.La découver te de ces « ciseaux biologiques » a permis d\u2019apporter une lumière nouvelle sur les causes de certaines maladies comme le diabète, l\u2019obésité, le cancer, le cholestérol, les maladies car- diovasculaires et l\u2019Alzheimer.«La théorie des prohormones, qu\u2019il a émise, a des implications très importantes dans la biologie moderne, affirme son assistant, Majambu Mbikay.Je me plais à dire \u2014 très souvent d\u2019ailleurs \u2014 que c\u2019est plus qu\u2019une observation, c\u2019est en fait devenu une vérité scientifique, une loi biologique.Il n\u2019y a pas un livre de biochimie qui ne parle pas des coupures de protéines.C\u2019est pour ça que je crois qu\u2019il mérite bien l\u2019honneur qu\u2019on lui fait aujourd\u2019hui.» Promotion de la science Michel Chrétien a reçu maints honneurs au cours de sa carrière.Il est notamment officier de l\u2019Ordre national du Québec, de l\u2019Ordre du Canada et de l\u2019Ordre national de la Légion d\u2019honneur de la République française.Une entrée dans le Larousse constitue un honneur supplémentaire pour le scientifique.«Mais ce qui m\u2019importe le plus, c\u2019est la promotion de la science, répète-t-il.Ça donne une plus grande visibilité au domaine scientifique, en espérant que ce soit vu par des jeunes et que ça leur donne la piqûre.» Âgé de 81 ans, le chercheur travaille toujours à l\u2019avancée de la science dans le domaine de l\u2019endocrinologie avec l\u2019Institut de recherche clinique de Montréal, qu\u2019il a dirigé pendant 10 ans.Après des années de recherche fondamentale, Michel Chrétien est revenu à ses premières amours, la recherche appliquée.Il travaille sur la génétique du cholestérol chez les familles québécoises et sur le lien entre le cholestérol et la malaria au Mali.«Je suis revenu à l\u2019aspect clinique, j\u2019ai bouclé la boucle», conclut-il.Le Devoir Michel Chrétien rejoint son frère Jean dans les pages du Petit Larousse ARCHIVES LE DEVOIR / BANQ La une du Devoir du 25 juillet 1967, au lendemain du discours du général de Gaulle C\u2019était il y a 50 ans à peine.Le 23 juillet 1967, le général de Gaulle débarquait à l\u2019Anse-au-Foulon pour une visite de trois jours qui allait changer la face du Québec.Entre Paris et Montréal, Le Devoir retrace la genèse de ce moment au- jourd\u2019hui inscrit dans tous les livres d\u2019histoire.Premier article d\u2019une série de trois.LES 50 ANS DU « VIVE LE QUÉBEC LIBRE ! » Une légende vivante débarque au Québec Pour de Gaulle, les Québécois représentent un peuple de plus qui cherche son indépendance.Et il ne va pas les décevoir.Tout cela est parfaitement préparé.L\u2019historien Jean-Paul Bled « » L\u2019homme qui débarque au Québec en 1967 est devenu un véritable symbole de la lutte anticoloniale ARCHIVES PC De Gaulle, le 24 juillet 1967, peu après son célèbre discours IRCM Michel Chrétien L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J E A N N E C O R R I V E A U Au lendemain du concert de Metallica au parc Jean- Drapeau, le maire de Saint- Lamber t s\u2019attend à un autre été difficile pour ses citoyens.Le déménagement des spectacles sur l\u2019île Notre-Dame en raison du chantier du nouvel amphithéâtre de l\u2019île Sainte- Hélène ne permet pas à Alain Dépatie d\u2019envisager de répit pour ses citoyens.Aux dires d\u2019Alain Dépatie, le dialogue est rompu avec la Ville de Montréal sur la question des décibels en raison du litige por té devant les tribunaux.À part quelques blagues lancées à l\u2019occasion par le maire Denis Coderre en référence aux récriminations de Saint-Lambert, le sujet ne fait pas l\u2019objet de discussions, dit-il.Mercredi soir, le groupe Metallica se produisait sur une scène aménagée sur l\u2019île No- tre-Dame, près de la courbe Ayr ton-Senna de la piste Gilles-Villeneuve.Compte tenu du chantier du nouvel amphithéâtre naturel qui est en constr uction sur l\u2019île Sainte-Hélène, les concer ts d\u2019Evenko ont dû migrer sur l\u2019île voisine, encore plus près de Saint-Lambert.« C\u2019était très bruyant.Il y avait beaucoup de gens qui étaient sur la rue Riverside, à Saint-Lambert, pour écouter le spectacle.C\u2019était comme si on était là », a relaté le maire Dé- patie, qui note toutefois que l\u2019absence de vent a permis de réduire la propagation du son.La scène temporaire, qui était orientée vers Montréal, servira aussi au spectacle de Guns N\u2019 Roses le 19 août prochain.Les autres concer ts, comme ceux du festival Osheaga du 4 au 6 août, se dérouleront sur une scène installée plus à l\u2019est, à proximité du virage en épingle du circuit de Formule Un.Malgré son mécontentement, Alain Dépatie se permet quelques blagues sur le sujet litigieux : « J\u2019ai déjà dit à M.Coderre qu\u2019il devrait mettre des estrades du côté de Saint- Lambert.Il pourrait charger la moitié du prix des billets.» Rappelons qu\u2019en 2014 l\u2019arrondissement de Ville-Marie, plutôt que de restreindre davantage les niveaux sonores permis, a retiré la limite de décibels afin de ne pas nuire à la venue d\u2019ar tistes majeurs.La mesure n\u2019a fait qu\u2019ajouter à la colère de Saint-Lambert.Demande d\u2019injonction La Ville de Saint-Lamber t s\u2019est adressée à la Cour supérieure afin de forcer Montréal à limiter le volume sonore autorisé au parc Jean-Drapeau.La demande d\u2019injonction permanente sera débattue sur le fond à l\u2019automne ou à l\u2019hiver 2018, croit M.Dépatie.Le maire de Saint-Lambert espère toutefois que le nouvel amphithéâtre naturel de 65 000 places qui doit être inauguré en 2019 sur l\u2019île Sainte-Hélène sera doté d\u2019équipements efficaces pour atténuer les nuisances sonores.«Ils disent qu\u2019ils vont investir 2 millions dans les mesures de mitigation, mais on ne sait pas quelles seront ces mesures.Si on le savait, probablement que l\u2019on comprendrait.[\u2026 ] Mais on n\u2019a pas de réponses.Ils continuent à faire de la musique et on dirait qu\u2019à 22 h le soir ils mettent le volume plus fort.» Les Lambertois ne sont pas des « chialeux », estime Alain Dépatie.Les plaintes se sont comptées par milliers depuis 2014.«Ce n\u2019est pas un spectacle de temps en temps.Si ton voisin t\u2019avertit qu\u2019il fait un barbecue jusqu\u2019à 3 heures du matin une fois dans l\u2019été, c\u2019est correct.Mais là, c\u2019est douze fins de semaine.» Evenko n\u2019a pas souhaité commenter la question litigieuse du bruit compte tenu des procédures devant les tribunaux.Avec Philippe Papineau Le Devoir CONCERT DE METALLICA Saint-Lambert ne décolère pas S A R A H R .C H A M P A G N E Quatre migrants dans un état de déshydratation grave ont été trouvés jeudi matin dans un conteneur du port de Montréal.Les quatre hommes dans la trentaine auraient passé de 10 à 20 jours, selon les sources, dans cette caisse métallique sur un navire parti du port de Hambourg en Allemagne le 10 juillet.Des ambulances ont été dépêchées sur place vers 7 h 15, a indiqué un por te-parole d\u2019Ur- gences-santé.Deux des hommes étaient dans un « état de déshydratation extrême», souffrant de coups de chaleur et de problèmes respiratoires, mais leur vie n\u2019était pas en danger.Au moment d\u2019écrire ces lignes, ils étaient tous les quatre dans un état stable à l\u2019Hôpital Santa Cabrini.Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a identifié le conteneur où se trouvaient les quatre hommes comme provenant de OOCL Montréal.Une enquête interne a été ouverte par la compagnie OOCL, a confirmé Brian Keegan, chef des opérations pour Montréal.Il n\u2019a souhaité confirmer ou infirmer aucune autre information.«La GRC fera une enquête de faits pour découvrir d\u2019où ils viennent et qui ils sont », a précisé quant à lui Érique Gasse, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).L\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) est responsable des hommes pour l\u2019instant et confirme que des passagers clandestins ont été interceptés.« Mais parce que les événe- ments sont en cours, et pour des raisons de protection des renseignements personnels, nous ne pouvons pas donner plus d\u2019information », a ajouté Judith Gadbois-St-Cyr, porte-parole de l\u2019Agence pour le Québec.Rare Il s\u2019agit d\u2019un cas exceptionnel.Même si la découverte revêt un aspect « triste » et « spectaculaire», reconnaît le gendarme Gasse, le dossier est traité comme une entrée illégale au pays par la police fédérale.Les quatre hommes ont la possibilité de déposer une demande d\u2019asile.Leur sort ne serait alors pas différent de celui des personnes qui traversent la frontière à pied de manière irrégulière, compare Stephan Reichhold, directeur de la Table de concer tation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).S\u2019ils demandent l\u2019asile, ils pourront être dirigés vers un hébergement temporaire, indique-t- il, et suivront ensuite « le parcours habituel » d\u2019audience devant la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié.Contrairement au nombre croissant de demandeurs d\u2019asile entrés par la terre depuis les États- Unis \u2014 plus de 2700 depuis janvier \u2014, les arrivées irrégulières par voie maritime se sont faites de plus en plus rares dans les dernières années.En 2009 et 2010, l\u2019arrivée de deux bateaux sur les côtes de la Colombie-Britannique avait marqué les consciences.L\u2019Ocean Lady contenait 76 passages et le MV Sun Sea, 492 : hommes, femmes et enfants avaient navigué pendant de longues semaines depuis le Sri Lanka.Ils débarquaient au Canada non pas comme clandestins, mais en demandant immédiatement l\u2019asile.Le gouvernement alors dirigé par Stephen Harper avait accouché expressément d\u2019un projet de loi pour décourager les « arrivées massives» de demandeurs d\u2019asile.Les deux premières moutures du projet de loi sur l\u2019immigration étaient cependant restées lettre morte.La réforme promise par les conservateurs avait finalement été adoptée en juin 2012, englobée par le projet de loi «mammouth» C-38.Avec Guillaume Saint-Hilaire Le Devoir PORT DE MONTRÉAL Des passagers clandestins dans un conteneur Les quatre hommes se seraient faufilés sur un navire parti d\u2019Allemagne le 10 juillet JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a identifié le conteneur où se trouvaient les quatre hommes comme provenant de OOCL Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les plans proposés ont été dessinés par l\u2019architecte Paul Laurendeau, qui a conçu le fameux amphithéâtre en plein air de Trois-Rivières.M A R C O F O R T I E R L\u2019 arrondissement du Pla- teau-Mont-Royal a proposé un plan pour remplacer le vieux Théâtre de Verdure, véritable institution du parc La Fontaine fermée depuis trois ans à cause de la décrépitude des lieux : il s\u2019agit d\u2019un nouveau bâtiment plus bas, décrit comme mieux intégré au paysage en bordure de l\u2019étang nord.Ce projet, dont l\u2019esquisse a été obtenue par Le Devoir, permettrait de relancer les spectacles dans ce lieu en plein air qui faisait salle comble depuis sa fondation, en 1956.La Ville de Montréal a dû fermer le théâtre en 2014 à cause de l\u2019état lamentable du bâtiment.Le théâtre, qui peut accueillir 3000 spectateurs, a besoin de rénovations estimées à 1,6 million.Le Théâtre de Verdure est une institution parce qu\u2019il offrait depuis plus d\u2019un demi-siècle des spectacles de qualité \u2014 et gratuits \u2014 à des gens qui n\u2019auraient pas nécessairement les moyens de payer pour voir ces concerts, ces films ou ces représentations de danse en plein air.La Ville a proposé de recons- tr uire le bâtiment en 2013, mais le projet a été rejeté deux fois par le Conseil du patrimoine, qui jugeait les plans mal ancrés dans le paysage et l\u2019histoire du parc La Fontaine.La direction de la culture de la Ville prépare une nouvelle version du Théâtre de Verdure, indique-t-on à l\u2019Hôtel de Ville.Ce projet fera partie du plan directeur du parc La Fontaine, qui est aussi en préparation après une vaste consultation tenue au cours des derniers mois.Selon nos sources, une version préliminaire du plan directeur pour l\u2019ensemble du parc a été soumise récemment au Conseil du patrimoine, pour consultation informelle.Un lieu romantique Le maire du Plateau-Mont- Royal, Luc Ferrandez, avait aussi rejeté les plans de la ville- centre pour le nouveau Théâtre de Verdure : «Trop lourd, trop gros, trop massif», dit-il.Il insiste pour que le bâtiment respecte l\u2019esprit champêtre, naturel et même romantique du parc.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il a commandé des plans à l\u2019architecte Paul Laurendeau, qui a conçu le fameux amphithéâtre en plein air de Trois-Ri- vières.Luc Fer randez dit avoir bon espoir que la prochaine version du bâtiment proposée par la Ville répondra aux critères du Conseil du patrimoine et aux attentes de son arrondissement.Fait rare, il dit être satisfait du travail du maire Denis Co- derre dans ce dossier.Il estime que le maire et lui, généralement à couteaux tirés, sont sur la même longueur d\u2019onde à ce sujet.« Tout le monde est conscient qu\u2019il ne faut pas rater notre coup cette fois », dit-il.L\u2019esquisse commandée par le Plateau-Mont-Royal a l\u2019avantage de s\u2019intégrer au paysage, estime Luc Ferrandez.Le plan prévoit un mur amovible, au fond de la scène, pour laisser voir l\u2019étang du parc lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de spectacle.Pour rendre possible cette version basse à toit plat, l\u2019architecte Paul Laurendeau a prévu de placer les loges des artistes et les autres locaux de production au sous-sol du bâtiment.«Présentement, le Théâtre de Verdure n\u2019est utilisé que deux mois par année et n\u2019est accessible au public que durant les soirées de représentations.Des clôtures restreignent l\u2019accès durant les dix autres mois.Cette situation doit être repensée pour en faire un lieu intégré à la vie du parc.Le Théâtre de Verdure doit être un lieu accessible et accueillant autant durant les deux mois de spectacles que durant les dix autres mois», indique le plan soumis par la firme Atelier Paul Laurendeau.Cure de rajeunissement Des sources à l\u2019Hôtel de Ville s\u2019attendent à ce que le plan directeur du parc La Fontaine soit annoncé en grande pompe au cours des prochaines semaines, juste à temps pour les élections municipales de cet automne.Le maire du Plateau rappelle que la vaste consultation menée par la Ville a donné lieu à un consensus en faveur du respect du caractère naturel de ce grand parc, un des premiers créés à Montréal à la fin du XIXe siècle.«C\u2019est un grand parc romantique comparable au parc Mont- souris de Paris, créé à la même époque.Il faut respecter l\u2019esprit des lieux et y mettre les moyens financiers.On ne doit pas se contenter de faire du \u201cpat- chage\u201d», dit Luc Ferrandez.La fontaine a besoin d\u2019une bonne cure de jouvence.Il faut assainir les étangs, qui restent envahis par le myriophylle à épi, une plante envahissante.Luc Ferrandez souhaite aussi que l\u2019accès au parc soit rendu plus sûr du côté des rues Sherbrooke, Rachel et Papineau.Le Devoir Un Théâtre de Verdure « romantique » Le Plateau propose à la Ville sa vision d\u2019un amphithéâtre au caractère champêtre Tout le monde est conscient qu\u2019il ne faut pas rater notre coup cette fois Luc Ferrandez, maire de Plateau-Mont-Royal « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que l'inventaire des biens de feue Laure Lalonde, décédée le 7 avril 2017 et résidant au 1320, rue Raimbault, en la ville de Montréal (Saint-Lau- rent), Québec, H4L 4R9, a été dressé conformément à la loi et qu'il peut être consulté par les intéressés au 1100, boulevard Crémazie Est, bureau 805, en la ville de Montréal, province de Québec, H2P 2X2.Ce 19 juillet2017 Watson Venne s.e.n.c.r.l./LLP PRENEZ AVIS QUE, à la suite du décès de Réjane RÉ, en son vivant domiciliée au 11570, rue No- tre-Dame est, Montréal, province de Québec, H1B 2X4, survenu le 6 mars 2017, un inventaire des biens de la défunte a été effectué par Jean-Marie GAUTHIER et Louise CARON-LOISELLE, le 18 juillet 2017 devant Me Martial Lavoie, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude dudit notaire, sise au 3131, boul.St-Martin O., bureau 340, Laval, Québec, H7T 2Z5.Donné par Me Martial Lavoie, notaire, le 19 juillet 2017.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Fourrures Getsios Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Fourrures Get- sios Inc.est survenue le 19 juillet, 2017, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9 août, 2017, à 11h00, au bureau du syndic, 210-5000 Jean-Talon Ouest, Montréal, Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 210-5000 Jean-Talon Ouest, Montréal Québec H4P 1W9 Téléphone: (514) 777-8888 Appel d\u2019offres Direction des travaux publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant 11 heures, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Direction des services administratifs, des relations avec les citoyens et du greffe, arrondissement d\u2019Anjou, au 7701, boulevard Louis-H.-La Fontaine, Anjou (Québec) H1K 4B9 (à l\u2019attention de madame Viviana Iturriaga).Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2017-09 Descriptif : Reconstruction du boulevard des Sciences, entre les boulevards du Golf et Bourget, et du boulevard du Golf, entre les boulevards des Sciences et Métropolitain Date d\u2019ouverture : Le mercredi 23 août 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : nrobitai@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 21 juillet 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 21 juillet 2017 Viviana Iturriaga Secrétaire d\u2019arrondissement substitut AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT D\u2019URBANISME DE L\u2019ARRONDISSEMENT ROSEMONT-PETITE-PATRIE 01-279-50 AVIS est, par les présentes, signifié aux personnes intéressées que le conseil d'arrondissement a adopté, lors de sa séance tenue le 4 juillet 2017, le premier projet de règlement numéro 01-279-50 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) », afin de retirer le contingentement des débits de boissons alcooliques sur le boulevard Saint-Laurent, entre les rues Jean-Talon et Beaubien, ainsi que le contingentement des restaurants sur l'avenue Shamrock.Une assemblée publique de consultation sera tenue concernant ce projet de règlement le 2 août 2017, à 19 h, au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.L'objet du présent projet de règlement vise à modifier le Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) afin de retirer le contingentement des débits de boissons alcooliques sur le boulevard Saint-Laurent, entre les rues Jean-Talon et Beaubien Est, ainsi que le contingentement des restaurants sur l'avenue Shamrock.Toutes les dispositions de ce projet de règlement sont susceptibles d\u2019approbation référendaire.Le territoire concerné par ce règlement comprend les zones visées ainsi que les zones contigües à celles-ci, le tout tel qu\u2019illustré ci-dessous.L\u2019article 1 du projet de règlement visant le retrait du contingentement des restaurants sur l'avenue Shamrock concerne les zones visées : 0021 et 0024, ainsi que les zones contigües : 0013, 0014, 0019, 0026, 0028 et 0030.Les articles 2, 3, 4 et 5 du projet de règlement visant le retrait du contingentement des débits de boissons alcooliques sur le boulevard Saint-Laurent, ainsi que le retrait de certaines dispositions sur les usages conditionnels, concernent les zones visées : 0011, 0013 et 0064, ainsi que les zones contigües : 0007, 0012, 0014, 0017, 0019, 0021, 0024, 0030, 0031, 0035, 0042, 0045, 0047, 0054, 0062, 0069, 0073, 0078, 0093, 0103, 0106, 0112, 0116, 0759, 0760, 0761 et les zones 0282 et 0301 de l'arrondissement de Villeray\u2013Saint- Michel\u2013Parc-Extension.Le projet de règlement ainsi que les plans illustrant les zones visées et les zones contigües sont disponibles pour consultation au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 21 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut Véronique Bélanger Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Bar dans amphithéâtre avec consommation dans les gradins (suite à une cession) 7 Bars dont 3 sur terrasse dans Centre sportif avec consommation et vente sur le parcours de golf 1 Restaurant pour vendre (suite à une cession) 2 Restaurants pour servir avec autorisation de spectacles sans nudité 1 Restaurant pour vendre Addition d'autorisation de spectacles sans nudité dans 1 Restaurant pour vendre sur terrasse existant 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public Changement de catégorie de 2 Bars à 2 Restaurants pour vendre (suite à une cession) (demande amendée) 11600, rue de Salaberry, # A53A-A53B Dollard-des- Ormeaux (Québec) H9B 2R8 5723, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4H2 9555, boul.du Golf Montréal (Québec) H1J 2Y2 4, avenue Somerville Westmount (Québec) H3Z 1J2 1255, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B1 160, rue Sainte-Anne Sainte-Anne- de-Bellevue (Québec) H9X 1M6 3801, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 3615, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V5 1232, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z1 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 10066362 Canada Inc.RESTAURANT DUNN'S DE L'OUEST 11600, rue de Salaberry, # A53A- A53B Dollard-des- Ormeaux (Québec) H9B 2R8 Dossier : 1964-659 Les Productions Merveilles Inc.& ALS (Rialto St- James, s.e.n.c.) THÉÂTRE RIALTO 5723, avenue du Parc Montréal (Québec) H2V 4H2 Dossier : 1706-993 Club de Golf Métropolitain Anjou Inc.CLUB DE GOLF MÉTROPOLITAIN ANJOU INC.9555, boul.du Golf Montréal (Québec) H1J 2Y2 Dossier : 1433-606 Ceiba Restaurant inc.CEIBA LATIN BISTRO 4, avenue Somerville Westmount (Québec) H3Z 1J2 Dossier : 654-434 9353895 Canada inc.RESTAURANT BBQ JAPONNAIS 1255, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B1 Dossier : 481-721 9455990 Canada Inc.PETER'S CAPE COD 160, rue Sainte- Anne Sainte-Anne-de- Bellevue (Québec) H9X 1M6 Dossier : 440-362 Le Club Expresso Bar Inc.LE CLUB EXPRESSO BAR 3801, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 Dossier : 422-956 2328-7659 Québec Inc.MAESTRO SVP # 2 3615, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2X 2V5 Dossier : 384-875 9355-7155 Québec Inc.RESTAURANT L.O.V.- DE LA MONTAGNE 1232, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z1 Dossier : 306-019 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 1 Bar dans théâtre avec consommation dans les gradins 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 9351-5252 Québec Inc.RESTAURANT Q & K 1620-B, avenue Lincoln Montréal (Québec) H3H 1G9 Dossier : 4634-127 Les Éditions Québec Amérique inc.CHEZ L'ÉDITEUR - CAFÉ LITTÉRAIRE 7240, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2R 2N1 Dossier : 4633-566 9362-0110 Québec Inc.RESTAURANT L'INTIME 4619, rue Wellington Montréal (Québec) H4G 1X1 Dossier : 4633-087 9344-5179 Québec Inc.MON AMI EXPRESS 5891 & 5889-A, avenue Victoria Montréal (Québec) H3W 2R6 Dossier : 4632-790 Claudia Ionela Baciu CAFÉ BELLA CAMELLIA 27, avenue Saint- Pierre Montréal (Québec) H8R 1N8 Dossier : 4629-986 Abe & Mary's (2013) inc.ABE & MARY'S (2013) 2160, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z7 Dossier : 4629-887 Les Productions Merveilles Inc.& ALS (Rialto St- James, s.e.n.c.) LE THÉÂTRE ST- JAMES 265, rue Saint- Jacques Montréal (Québec) H2Y 1M6 Dossier : 4097-556 10091979 Canada Inc.JOUNEY 1486, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3G 1S8 Dossier : 3869-088 9360-4254 Québec Inc.LE BLOSSOM 1101, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 1Z6 Dossier : 3517-174 1620-B, avenue Lincoln Montréal (Québec) H3H 1G9 7240, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2R 2N1 4619, rue Wellington Montréal (Québec) H4G 1X1 5891 & 5889- A, avenue Victoria Montréal (Québec) H3W 2R6 27, avenue Saint-Pierre Montréal (Québec) H8R 1N8 2160, rue de la Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z7 265, rue Saint- Jacques Montréal (Québec) H2Y 1M6 1486, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3G 1S8 1101, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 1Z6 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis de distributeur de bière (industriel) Distribution Sapporo Vietnam du Québec Ltée A/s : M.Stéphane Harvey 1100, 50e Avenue Lachine (Québec) H8T 2V3 dossier : 55-10-0610 9225, boulevard Henri- Bourassa Est Montréal (Québec) H1E 1P6 ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 15 mai 2017, a adopté les règlements suivants : 17-058 Règlement autorisant un emprunt de 36 000 000 $ pour financer les travaux prévus au Programme de soutien à la mise aux normes des arénas municipaux 17-062 Règlement autorisant un emprunt de 400 000 $ pour financer le remplacement d'équipements mécaniques et spécialisés 17-063 Règlement autorisant un emprunt de 20 000 000 $ pour le financement des travaux de construction et de mise aux normes d'un centre aquatique intérieur, dans l'arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie 17-065 Règlement autorisant un emprunt de 10 636 000 $ pour le financement des travaux d'aménagements muséaux dans le cadre du projet de relocalisation du Centre d'Histoire de Montréal au Carré Saint-Laurent 17-066 Règlement autorisant un emprunt de 21 000 000 $ afin de financer l'achat de véhicules et de leurs équipements Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 12 juin 2017, a adopté le règlement suivant : 17-067 Règlement autorisant un emprunt de 23 450 000 $ pour le financement d\u2019acquisitions immobilières stratégiques 17-069 Règlement autorisant un emprunt de 1 350 000 $ pour financer la réalisation d\u2019une œuvre d\u2019art public à être installée sur la jetée Alexandra Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 14 juillet 2017.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 21 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 27 avril 2017, a adopté les règlements suivants RCG 13-020-2 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 70 400 000 $ pour le financement des travaux d\u2019aménagement et de mise en valeur du secteur ouest de l\u2019île Sainte- Hélène du parc Jean-Drapeau, pilotés par la Société du Parc Jean-Drapeau dans le cadre du 375e de la Ville de Montréal (RCG 13-020) L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 3 000 000 $.RCG 15-012-1 Règlement modifiant le Règlement d\u2019emprunt portant le numéro RCG 15-012 autorisant un emprunt de 44 451 000 $ afin de financer deux centres de tri des matières recyclables L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 9 036 000 $ et à préciser que l\u2019emprunt financera un seul centre de tri au lieu de deux.RCG 16-030-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 8 187 000 $ afin de financer les travaux de réhabilitation des réservoirs et des stations de pompage (RCG 16-030) L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 4 000 000 $.Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 18 mai 2017, a adopté les règlements suivants RCG 17-021 Règlement autorisant un emprunt de 400 000 $ pour financer le remplacement d\u2019équipements mécaniques et spécialisés RCG 17-022 Règlement autorisant un emprunt de 17 000 000 $ afin de financer l\u2019achat de véhicules et de leurs équipements Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 14 juillet 2017.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 21 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16112 Fourniture et installation de structures gonflables dans le cadre du projet de réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 juillet 2017 est reportée au 31 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 21 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) AVIS EST DONNÉ AUX HÉRITIERS COLLECTIVEMENT DE FEU REAL ST-GERMAIN de vous présenter au greffe de la Cour Supérieure du district de Longueuil situé au 1111, boulevard Jacques- Cartier Est, Longueuil, Québec, J4M 2J6, dans les 30 jours afin de recevoir la Demande pour radiation d\u2019inscriptions sur le registre foncier déclaration sous serment, liste des pièces et nouvel avis de présentation qui ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-17-009924-178.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis de présentation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.La demande, sera présentée devant le tribunal le 23 août 2017 à 9h30 en la salle RC-31 à 9h30 au Palais de Justice de Longueuil.Le présent avis est publié à la demande de Michel Pinet, huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier les documents ci-dessus précités.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 18 juillet 2017 Carole Charron Huissière de justice Service professionnel - Contrat de surveillance d\u2019acquisition de matériel roulant ferroviaire en Chine Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001488 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres sont disponibles exclusivement via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca, à partir du mercredi 19 juillet 2017.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE MERCREDI, 2 AOÛT 2017 À 14H30.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Mounir Batty Directeur exécutif \u2013 Approvisionnement et gestion immobilière Appel d\u2019offres public Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Jennifer Lavallée de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111, boul.Jacques-Cartier, Longueuil, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance, Avis d\u2019assignation et Pièces P-1 à P-5 qui y a été laissé à votre attention dans le numéro de cause 505-22-026189-177.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Carl Thifault, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 18 juillet 2017 Lucie Meunier, Huissier Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à un représentant de Toitures Eco Québec Inc./ Eco Roofing Inc.et Sébastien Houle de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueill situé au 1111, boul Jacques-Cartier Est, Longueuil, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la «Judicial application originating a proceeding in damages and Summons » qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 505-22-026165-177.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Loïc Fontaine, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 18 juillet 2017 Lucie Meunier, Huissier A N N A B E L L E C A I L L O U L es importantes crues printanières et l\u2019été pluvieux dans la grande région de Montréal n\u2019auront pas été sans conséquence sur la saison de la baignade.Plusieurs plages ont dû reporter leur date d\u2019ouverture, et quelques-unes demeurent même fermées en raison du niveau élevé des cours d\u2019eau.Jeudi, entre deux averses de pluie, les Longueuillois ont enfin pu profiter de leur plage sur l\u2019île Charron.« On a mis les bouchées doubles pour trouver un aménagement adéquat et pouvoir accueillir les gens », af firme le por te-parole de Longueuil, Louis-Pascal Cyr.L\u2019eau gagnant du ter rain sur les berges, du sable a été ajouté sur une par tie du gazon pour « permettre aux gens de prendre un bain de soleil et de pique-niquer les pieds dans le sable ».La por tion de baignade a quant à elle été réduite sur sa largeur, pour s\u2019adapter à l\u2019état du fleuve.Selon le porte-parole, le site devait initialement accueillir, pour sa deuxième saison, ses premiers baigneurs juste après la fête nationale, le 24 juin dernier.Mais le niveau « exceptionnellement élevé du fleuve Saint-Laurent » a entraîné le report de ce moment tant attendu de l\u2019année.Après les inondations printanières, les vannes des barrages en Ontario ont été ouvertes pour « laisser souf fler les sinistrés, mais ça a augmenté le niveau du fleuve », précise-t-il.À l\u2019heure actuelle, l\u2019eau du lac Ontario est 70 centimètres au-dessus de la normale.«C\u2019est la deuxième fois qu\u2019on atteint un niveau si élevé depuis 1900», note M.Cyr.D\u2019autres plages ont quant à elles pu ouvrir en juin, notamment cel les du Cap- Saint -Jacques et du parc Jean-Drapeau.Des plages en attente De l\u2019autre côté du lac Saint- Louis, la situation est moins encourageante.À Salaberry- de-Valleyfield, les baigneurs devront prendre leur mal en patience avant de profiter de la plage du parc régional des Îles-de-Saint-Timothée.La Ville maintient son avis de ne pas se baigner dans le bassin ni même de naviguer sur les eaux à bord d\u2019une embarcation à rames ou à moteur.Elle surveille aussi de près le lac Ontario, espérant que son niveau baissera rapidement dans les prochaines semaines.Mais l \u2019espoir est mince : « Selon les dernières nouvelles hier, Hydro-Québec prévoit qu\u2019on pourra ouvrir [la plage] dans la première ou deuxième semaine d\u2019août, en fonction de la descente du lac Ontario.Ça dépend aussi du débit des pluies qu\u2019on pourrait recevoir », explique le directeur du Ser vice récréatif et communautaire de Salaberry- de-Valleyfield, René Monette.C\u2019est surtout le courant qui inquiète l\u2019administration.« Contrairement à Longueuil, où la plage est dans une anse, nous, on est près des courants majeurs, ça pourrait être dangereux.Les gens pourraient se noyer», prévient M.Monette.L\u2019impact de cette fermeture sur le budget de la Ville l\u2019inquiète aussi.« Bon an mal an, la plage reçoit en moyenne 40 000 personnes chaque année, ça génère des recettes d\u2019environ 250 000 dollars.On a décidé de maintenir les emplois des jeunes souvent au cégep, ce qui représente une dépense nette à prévoir.» Plus au nord, la montée des eaux du lac des Deux Montagnes force aussi la fermeture de la plage de l\u2019île Bizard jusqu\u2019à nouvel ordre.La plage d\u2019Oka a pour sa part ouvert à temps pour la chaude saison, mais sa superficie a diminué.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 P I E R R E S A I N T - A R N A U D Les Québécois ont beau se plaindre du temps gris et froid qui sévit depuis le printemps et le début de l\u2019été dans la province, cette situation présente des avantages pour la forêt.La tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette connaît actuellement des moments difficiles au Québec en raison de la météo.Ainsi, de nombreux articles ont fait état d\u2019un lien entre la progression de la tordeuse sur la Côte-Nord et le réchauf fe- ment climatique, mais la météo capricieuse des deux dernières années a aussi eu un impact important \u2014 et inverse \u2014 sur l\u2019épidémie de l\u2019insecte ravageur.Les experts s\u2019attendent en effet à voir une chute des populations de tordeuse en raison du printemps tardif de 2017, un phénomène qu\u2019ils avaient déjà constaté l\u2019an dernier alors que le printemps et l\u2019été s\u2019étaient également fait prier avant de se manifester.«On s\u2019est rendu compte que les populations ont drôlement chuté à l\u2019été 2016 par rappor t à ce qu\u2019elles étaient avant, et on soupçonne que le printemps dernier a aussi été dif ficile pour les tordeuses », raconte Johanne De- lisle, chercheuse en entomologie forestière à Ressources naturelles Canada.Cette chute de population serait attribuable au fait que les bourgeons des arbres infestés par la tordeuse ne sont pas encore ouverts lorsqu\u2019elle sort de sa période d\u2019hibernation.« Le débourrement [NDLR : l\u2019ouverture de nouveaux bourgeons] ne s\u2019est pas fait de façon aussi rapide et on pense qu\u2019il y a eu une carence alimentaire pendant le printemps à cause du temps froid et pluvieux», a expliqué Mme Delisle en entrevue avec La Presse canadienne.Contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire avec un tel nom, la tordeuse du bourgeon de l\u2019épinette s\u2019attaque davantage au sapin qu\u2019à l\u2019épinette noire, celle- ci étant plus souvent épargnée en raison d\u2019un débourrement plus tardif.L\u2019épidémie actuelle, qui affecte environ 7 millions d\u2019hectares surtout sur la Côte-Nord, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et le Témiscamingue, n\u2019a rien d\u2019exceptionnel, selon les experts, à une exception près, qui, elle, serait attribuable au réchauffement climatique, selon Yan Boulanger, spécialiste en écologie forestière à Ressources naturelles Canada.«La tordeuse revient tous les 35 ans environ.Ce qui est particulier, c\u2019est qu\u2019on observe depuis certaines années une amélioration des conditions climatiques qui sont propices au développement de la tordeuse sur la Côte- Nord, des conditions que l\u2019on n\u2019observait pas, notamment, lors de la dernière épidémie en 1970», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique.Jusqu\u2019où le réchauffement climatique pourrait-il pousser la tordeuse?Trop loin pour sa survie, affirme Yan Boulanger.«Les modèles de réchauffement nous indiquent que les conditions climatiques favorables au développement de la tordeuse vont de plus en plus survenir vers le nord», souligne-t-il.Mais il ajoute que, selon les pires scénarios de réchauffement, «ça migre tellement vers le nord qu\u2019à un moment donné ces conditions ne se superposent plus avec les autres».La Presse canadienne Météo capricieuse signifie survie difficile pour la tordeuse de bourgeons de l\u2019épinette L\u2019ambassadrice américaine désignée est entendue par un comité sénatorial Ottawa \u2014 Lors de sa comparution devant le comité du Sénat américain qui doit confirmer sa nomination, la femme désignée par le président Donald Trump pour devenir ambassadrice des États-Unis au Canada a soutenu jeudi matin, à Washington, qu\u2019on peut faire encore davantage pour créer plus de croissance économique et davantage d\u2019emplois des deux côtés de la frontière.Kelly Knight Craft a promis d\u2019œu- vrer sans relâche à améliorer le partenariat économique entre les deux pays.Le gouvernement Trump souhaite que le poste d\u2019ambassadeur au Canada soit pourvu rapidement, puisque la renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) doit commencer dès le mois prochain.Mme Knight Craft, une riche philanthrope mariée à un magnat du charbon, a contribué généreusement à la caisse de candidats du Parti républicain.Si sa candidature était confirmée par le comité sénatorial, Mme Knight Craft deviendrait la première femme à occuper le poste à Ottawa.La Presse canadienne Affiche haineuse au Saguenay Une affiche portant l\u2019inscription « Saguenay ville blanche » a été installée jeudi matin par-dessus l\u2019écriteau du cimetière de Saguenay, à Saint-Honoré.Le maire de l\u2019endroit, Bruno Tremblay, a lui-même retiré l\u2019affiche offensante.Lundi dernier, en entrevue au journal Le Quotidien, l\u2019Association islamique du Sa- guenay-Lac-Saint-Jean annonçait qu\u2019elle réactiverait le projet de cimetière musulman qui avait été élaboré il y a deux ans à l\u2019intérieur des limites du cimetière catholique Sague- nay, situé à Saint-Honoré.Le projet a été rejeté par quelques votes, à l\u2019époque.« Tous ces gestes haineux sont inacceptables dans une société.C\u2019est blessant.Moi, ça me touche profondément », a commenté la ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil.La présence de l\u2019affiche à Sague- nay a coïncidé avec l\u2019apparition d\u2019autocollants anti-immi- gration à Sherbrooke.Le Service de police de Sherbrooke n\u2019interviendra pas dans ce dossier puisque les messages sur les autocollants sont surtout de nature politique.La Presse canadienne Andrew Scheer présente son cabinet fantôme Le nouveau chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a complété son équipe de direction à la Chambre des communes, jeudi.Il avait déjà annoncé le mois dernier que le poste de lieutenant politique pour le Québec serait occupé par le député de Richmond-Ar- thabaska, Alain Rayes.Ce dernier sera finalement le seul francophone \u2014 et le seul député du Québec \u2014 à faire partie de l\u2019équipe, puisque ses confrères nouvellement nommés sont tous unilingues anglophones.Andrew Scheer a choisi de confier à son ancienne rivale dans la course à la chefferie Lisa Raitt le poste de chef adjointe de l\u2019opposition officielle.Candice Bergen, du Manitoba, deviendra quant à elle la leader de l\u2019opposition officielle, épaulée par l\u2019Albertain Chris War- kentin, qui détenait déjà la responsabilité de leader adjoint.Et c\u2019est Mark Strahl qui sera le nouveau whip conservateur.Le Devoir Halifax \u2014 Une autre baleine noire de l\u2019Atlantique Nord a été retrouvée sans vie dans le golfe du Saint-Laurent, a indiqué jeudi un organisme de protection des animaux marins alors qu\u2019on planifiait le transport de la carcasse sur la rive.La Marine Animal Response Society (MARS) a affirmé qu\u2019un relevé aérien mené par l\u2019Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) avait permis de repérer la carcasse, mercredi après-midi, à l\u2019est de Ship- pagan, au Nouveau-Brunswick.Il s\u2019agit du huitième cadavre de cette espèce en voie de disparition trouvé depuis le 6 juin dans la région.L\u2019analyse aérienne a en outre permis de repérer une autre baleine empêtrée dans le golfe du Saint-Lau- rent, a ajouté la MARS.Le coordonnateur de l\u2019organisation, Andrew Reid, a dit que son équipe collabore avec le ministère fédéral des Pêches et Océans et le Réseau canadien de la santé de la faune (RCSF) pour réaliser une nécropsie de la baleine afin de déterminer la cause de sa mort.«Nous devons trouver un endroit propice pour la nécropsie afin d\u2019y remorquer l\u2019animal», a-t-il expliqué, ajoutant que son équipe travaillait de pair avec le RCSF afin de dépêcher toutes les ressources nécessaires sur place.M.Reid a qualifié la vague de morts qui frappe la population de baleines noires de l\u2019Atlantique Nord de « sans précé- dent » et de « très inquiétante».«Pour n\u2019importe quelle espèce, ce serait inquiétant que tant d\u2019animaux meurent sur une si courte période», a-t-il dit.«Pour une espèce comme la baleine noire de l\u2019Atlantique Nord, c\u2019est une inquiétude accrue», a poursuivi le coordonnateur de la MARS.La population totale de baleines noires de l\u2019Atlantique Nord est estimée à seulement 525 individus.Des collisions Une nécropsie menée aux îles de la Madeleine sur l\u2019une des carcasses de baleines a démontré que cette dernière portait les marques d\u2019un traumatisme contondant, avait indiqué le RCSF la semaine dernière, suggérant que l\u2019animal serait entré en collision avec un navire.Des tests menés sur deux autres carcasses, à l\u2019Île-du-Prince-Édouard, ont aussi révélé les traces d\u2019un pareil choc.Les autorités fédérales ont récemment suspendu leurs efforts pour libérer les baleines noires piégées dans des gréements de pêche depuis la mort d\u2019un bénévole dans le cadre d\u2019une opération de sauvetage au large du Nouveau-Brunswick.Les États- Unis ont établi des mesures similaires concernant les sauvetages de baleines.Les autorités américaines ont toutefois annoncé, plus tôt cette semaine, qu\u2019elles autorisaient les opérations de sauvetage, sauf celles visant des baleines noires de l\u2019Atlantique Nord.La Presse canadienne Une huitième baleine noire retrouvée morte Les inondations printanières retardent l\u2019ouverture des plages dans la région montréalaise PEDRO RUIZ ARCHIVES LE DEVOIR Certaines plages, comme celle du parc Jean-Drapeau, ont quand même réussi à ouvrir en juin.PEDRO RUIZ LE DEVOIR La plage municipale de Longueuil, au parc de l\u2019Île-Charron, accueillait ses premiers visiteurs jeudi, entre deux averses de pluie.Initialement prévue pour la fin juin, son ouverture a été retardée par l\u2019importante montée des eaux à la suite des inondations printanières. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 60.38 -0.27 -0.45 836 Canadian-Tire CTC.A 143.92 1.18 0.83 175 Cogeco CCA 87.72 1.36 1.57 43 Corus CJR.B 13.72 0.02 0.15 181 Groupe TVA TVA.B 2.97 0.13 4.58 8 Jean Coutu PJC.A 20.83 0.38 1.86 88 Loblaw L 71.72 0.46 0.65 234 Magna MG 61.44 0.54 0.89 569 Metro MRU 42.92 0.28 0.66 211 Quebecor QBR.B 44.03 0.19 0.43 62 Uni Select UNS 28.13 -0.16 -0.57 60 Saputo SAP 42.01 -0.41 -0.97 609 Shaw SJR.B 27.83 -0.03 -0.11 681 Dollarama DOL 122.96 0.58 0.47 160 Restaurant Brands QSR 77.36 -0.13 -0.17 194 Transat A.T.TRZ 6.74 0.14 2.12 236 Yellow Media Y 6.85 0.14 2.09 8 S&P TSX SPTT15264.64 19.93 0.13 141899 S&P TX20 TX20 620.52 -1.92 -0.31 48765 S&P TX60 TX60 900.84 2.27 0.25 61617 S&P TX60 Cap.TX6C 996.15 2.52 0.25 61617 Cons.de base TTCS 536.62 0.74 0.14 2686 Cons.discré.TTCD 196.74 1.02 0.52 5300 Énergie TTEN 173.92 -1.39 -0.79 37845 Finance TTFS 286.74 0.56 0.20 15803 Aurifère TTGD 191.97 0.93 0.49 47569 Santé TTHC 69.84 0.64 0.92 2358 Tech.de l\u2019info TTTK 61.41 -0.11 -0.18 3991 Industrie TTIN 219.00 -0.70 -0.32 8935 Matériaux TTMT 230.06 0.41 0.18 41652 Immobilier TTRE 294.03 0.75 0.26 4203 Télécoms TTTS 166.58 1.55 0.94 3273 Sev.collect.TTUT 250.21 0.71 0.28 8661 Métaux/minerals TXBM 107.42 -1.67 -1.53 43501 TSX Venture JX 764.53 -1.42 -0.19 47011 Cameco CCO 12.67 0.05 0.40 598 Canadian Natural CNQ 38.18 -0.21 -0.55 2192 Hydro One H 22.67 0.14 0.62 4483 Enbridge ENB 52.75 0.40 0.76 2008 EnCana ECA 12.17 -0.36 -2.87 3948 Enerplus ERF 10.74 -0.26 -2.36 651 Pengrowth Energy PGF 0.93 -0.03 -3.13 321 Pétrolière Impériale IMO 37.41 -0.31 -0.82 534 Suncor Energy SU 38.82 0.26 0.67 2242 Cenovus Energy CVE 9.58 -0.08 -0.83 3492 TransCanada TRP 64.58 0.37 0.58 1299 Valener VNR 21.91 -0.07 -0.32 18 Air Canada AC 19.88 -0.03 -0.15 631 Bombardier BBD.B 2.39 0.03 1.27 2755 CAE CAE 22.03 -0.09 -0.41 417 Canadien Pacifique CP 204.70 1.10 0.54 420 Chemin de fer CN CNR 103.22 -0.72 -0.69 1289 SNC-Lavalin SNC 56.50 -0.13 -0.23 151 Transcontinental TCL.A 25.17 -0.13 -0.51 24 TFI International TFII 28.50 -0.06 -0.21 150 B.CIBC CM 109.19 0.26 0.24 1072 B.de Montréal BMO 96.71 0.13 0.13 1069 B.Laurentienne LB 54.41 0.10 0.18 93 B.Nationale NA 56.16 0.10 0.18 485 B.Royale RY 95.21 0.30 0.32 1372 B.Scotia BNS 78.32 0.10 0.13 1300 B.TD TD 65.48 0.27 0.41 1759 Brookfield Asset BAM.A 50.24 0.25 0.50 737 Cominar Real CUF.UN 13.39 0.04 0.30 504 Corp.Fin.Power PWF 33.64 -0.07 -0.21 264 Fin.Manuvie MFC 25.31 0.01 0.04 1995 Fin.Sun Life SLF 47.50 0.20 0.42 625 Great-West Lifeco GWO 35.33 0.12 0.34 261 Industrielle All.IAG 56.61 -0.46 -0.81 238 Power Corporation POW 30.15 0.03 0.10 416 TMX X 67.87 -0.20 -0.29 35 Agrium AGU 126.25 0.17 0.13 211 Barrick Gold ABX 20.55 0.25 1.23 1855 Goldcorp G 17.14 0.12 0.71 1943 Kinross Gold K 5.22 0.01 0.19 2016 Mines Agnico-Eagle AEM 57.41 0.83 1.47 502 Potash POT 22.70 0.05 0.22 1713 Teck Resources TECK.B 24.23 -0.21 -0.86 1439 Fortis FTS 44.69 0.41 0.93 735 TransAlta TA 8.10 -0.05 -0.61 370 BlackBerry BB 12.77 -0.01 -0.08 1595 CGI GIB.A 66.01 0.25 0.38 314 BCE BCE 58.70 0.40 0.69 852 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 64.88 0.87 1.36 1304 Telus T 45.22 0.34 0.76 1117 iShares DEX XBB 31.17 0.01 0.03 40 iShares MSCI XEM 30.78 -0.06 -0.19 16 iShares MSCI EMU XEU 23.19 0.11 0.48 8 iShares S&P 500 XSP 28.18 0.01 0.04 203 iShares S&P/TSX XIC 24.18 0.04 0.17 112 HYDRO ONE LTD H 22.67 0.14 0.62 4483 ENCANA CORP ECA 12.17 -0.36 -2.87 3948 CENOVUS ENERGY INC CVE 9.58 -0.08 -0.83 3492 HB NYMEX CL BULL HOU 5.58 -0.10 -1.76 3322 LUNDIN MINING CORP LUN 7.76 -0.35 -4.32 2683 CRESCENT POINT CPG 9.40 -0.43 -4.37 2462 FIRST QUANTUM FM 12.74 -0.54 -4.07 2313 iShares S&P TSX 60 XIU 22.66 0.05 0.22 2281 SUNCOR ENERGY INC SU 38.82 0.26 0.67 2242 CANADIAN NATURAL CNQ 38.18 -0.21 -0.55 2192 LINAMAR CORP LNR 71.56 3.00 4.38 327 TAHOE RESOURCES THO 7.12 0.23 3.34 1658 KNIGHT GUD 10.00 0.28 2.88 290 SANDSTORM GOLD LTD SSL 5.35 0.14 2.69 259 CANADA GOOSE GOOS 25.09 0.60 2.45 103 ENDEAVOUR MINING EDV 23.61 0.56 2.43 132 HB NYMEX NG BEAR HND 12.04 0.27 2.29 1241 WHEATON PRECIOUS WPM 25.15 0.53 2.15 553 MEDICAL FACILITIES DR 13.85 0.29 2.14 106 TRANSAT AT INC TRZ 6.74 0.14 2.12 236 EXCHANGE EIF 30.33 -2.69 -8.15 744 A & W REVENUE AW.UN 30.60 -1.60 -4.97 128 HUDBAY MINERALS HBM 8.18 -0.40 -4.66 1797 CRESCENT POINT CPG 9.40 -0.43 -4.37 2462 LUNDIN MINING CORP LUN 7.76 -0.35 -4.32 2683 WHITECAP RESOURCES WCP 9.15 -0.39 -4.09 1359 FIRST QUANTUM FM 12.74 -0.54 -4.07 2313 ADVANTAGE OIL & AAV 8.81 -0.35 -3.82 786 ELEMENT FINANCIAL EFN 9.10 -0.31 -3.29 949 INTERFOR CORP IFP 19.02 -0.58 -2.96 151 LINAMAR CORP LNR 71.56 3.00 4.38 327 FRACO-NEVADA CORP FNV 93.76 1.43 1.55 396 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 143.92 1.18 0.83 175 CANADIAN PACIFIC CP 204.70 1.10 0.54 420 ROGERS RCI.B 64.88 0.87 1.36 1304 AGNICO EAGLE MINES AEM 57.41 0.83 1.47 502 CANADA GOOSE GOOS 25.09 0.60 2.45 103 DOLLARAMA INC DOL 122.96 0.58 0.47 160 ENDEAVOUR MINING EDV 23.61 0.56 2.43 132 BROOKFIELD BIP.UN 50.70 0.54 1.08 131 EXCHANGE EIF 30.33 -2.69 -8.15 744 SHOPIFY INC SHOP 114.28 -1.69 -1.46 231 A & W REVENUE AW.UN 30.60 -1.60 -4.97 128 CANADIAN NATIONAL CNR 103.22 -0.72 -0.69 1289 NEW FLYER NFI 51.34 -0.70 -1.35 226 METHANEX CORP MX 58.66 -0.62 -1.05 168 INTERFOR CORP IFP 19.02 -0.58 -2.96 151 FIRST QUANTUM FM 12.74 -0.54 -4.07 2313 RUSSELL METALS INC RUS 25.37 -0.52 -2.01 167 WASTE CONNECTIONS WCN 80.65 -0.52 -0.64 195 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 264,64 ?+19,93 +0,1% New York S&P 500 2473,45 ?-0,38 -0,0% NASDAQ 6390,00 ?+4,96 +0,1% DOW JONES 21 611,78 ?-28,97 -0,1% PÉTROLE 46,92 -0,40 $US -0,8% ?OR 1245,50 +3,50 $US +0,3% ?DOLLAR CANADIEN 79,46 +0,06 $US +0,1% ?1$US = 1,2585 68,47 -0,44 EURO 1 EURO = 1,4604 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2575,76 2,04 0,08 IQ120 2595,92 2,71 0,10 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine I S A B E L L E L E P A G E M A R I E J U L I E N à Francfort L a Banque centrale européenne (BCE) n\u2019a pas fait bouger d\u2019un pouce sa politique monétaire abreuvant les marchés d\u2019argent bon marché, appelant jeudi à attendre patiemment une véritable accélération de l\u2019inflation avant d\u2019envisager un changement de cap.« L\u2019inflation n\u2019est pas au niveau où nous voulons qu\u2019elle soit, ou là où elle devrait être», a déclaré le président de l\u2019institution, Mario Draghi, lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019issue de la réunion de son conseil des gouverneurs.«Nous devons être persévérants, patients et prudents », a-t-il martelé à plusieurs reprises.Le but était clair : ne pas faire s\u2019emballer une nouvelle fois les marchés sur des intentions qui ne sont pas vraiment les siennes, comme cela s\u2019était produit en juin.À l\u2019occasion d\u2019un discours au Portugal, Mario Draghi avait provoqué une minipanique en semblant se montrer plus confiant sur la reprise à venir de l\u2019inflation, ce que les marchés avaient interprété comme le signe d\u2019une sortie plus rapide qu\u2019anticipé jusqu\u2019ici de la politique ultra-accommodante.Mais ce jeudi, comme attendu, l\u2019institution monétaire de Francfor t a maintenu à zéro son principal taux directeur, qui fait référence pour le crédit en zone euro.Le taux de dépôt au jour le jour est resté à -0,4 %.Les taux sont à ces plus bas niveaux historiques depuis mars 2016.La BCE n\u2019a pas modifié non plus son programme massif de rachats de dettes, dont elle se laisse toujours la possibilité d\u2019accroître le montant \u2014 aujourd\u2019hui de 60 milliards d\u2019euros par mois \u2014 ou la durée si nécessaire.Certains analystes escomptaient une disparition de la référence à une possible hausse du volume des rachats d\u2019actifs, ce qui aurait donné le signal que ce programme, surnommé «QE», avait atteint son apogée.Mais Mario Draghi n\u2019a pas changé un mot dans son discours répété depuis des mois.Si la reprise économique en zone euro continue de se raf fermir, l\u2019inflation, excluant les prix de l\u2019énergie et de l\u2019alimentation, «reste dans l\u2019ensemble à des niveaux restreints», a rappelé le président de la BCE.En effet avec une inflation à 1,3% seulement en zone euro pour le mois de juin, la BCE est loin d\u2019avoir atteint son objectif de stabilité des prix, fixé à un peu moins de 2% sur le moyen terme.Dans cette situation, il a semblé évident aux gouverneurs de la BCE qu\u2019un «niveau très important d\u2019accommodation monétaire est encore nécessaire».Selon Mario Draghi, un calendrier de sortie progressive du vaste programme de rachat de dettes (QE) n\u2019a pas été à l\u2019ordre des discussions.Il ne reste pourtant à la BCE que trois réunions du conseil d\u2019ici la fin de l\u2019année pour expliquer comment et quand va être réduit ce programme, l\u2019une des mesures phares mises en place pour aider l\u2019économie de la zone euro et bannir le spectre de la déflation.Agence France-Presse La BCE appelle avec insistance à patienter EMMANUEL DUNAND AGENCE FRANCE-PRESSE « L\u2019inflation n\u2019est pas au niveau où nous voulons qu\u2019elle soit, ou là où elle devrait être », a déclaré le président de la BCE, Mario Draghi.DANIEL SANNUM LAUTEN AGENCE FRANCE-PRESSE La Norvège compte environ 120 000 véhicules électriques ou hybrides pour une population de quelque 5 millions de personnes.Au Québec, on compte près de 14 400 véhicules sur les routes.J U L I E N A R S E N A U L T L a popularité grandissante des véhicules électriques ne perturbe pas encore les activités des exploitants de dépanneurs et de stations-service, ce qui ne les empêche toutefois pas de réfléchir aux façons d\u2019assurer la pérennité de leur modèle d\u2019affaires.À terme, ceux-ci devront trouver des moyens de stimuler l\u2019achalandage dans leurs magasins même si de plus en plus de consommateurs n\u2019auront plus à s\u2019arrêter pour remplir le réservoir de leur automobile.Présent sur plus de 300 sites en Nor vège \u2014 la capitale mondiale du véhicule électrique par habitant \u2014, Alimentation Couche-Tard s\u2019affaire à tester de nouvelles initiatives dans ce marché que l\u2019entreprise qualifie de laboratoire.«C\u2019est exploratoire à ce stade-ci [\u2026] mais nous sommes très engagés afin de trouver les solutions les plus ef ficaces », avait expliqué le président et chef de la direction de Couche- Tard, Brian Hannasch, au cours d\u2019une récente conférence téléphonique.La Norvège compte environ 120 000 véhicules électriques ou hybrides pour une population de quelque 5 millions de personnes.Au Québec, on comptait près de 14 400 véhicules sur les routes de la province en date du 31 mars et quelque 34 800 au Canada.Si l\u2019on offre des rabais en Amérique du Nord pour stimuler les ventes, en Nor vège, on préfère plutôt taxer davantage le carburant et offrir d\u2019autres exemptions aux automobilistes qui tournent le dos aux énergies fossiles.Pour se démarquer en Norvège, Couche-Tard dit avoir rehaussé l\u2019of fre de produits frais et de plats préparés dans ses dépanneurs, en plus d\u2019accélérer la cadence d\u2019installation des bornes de recharge.Selon l\u2019association nor vé- gienne des voitures électriques, de plus en plus de compagnies ont les yeux rivés sur le pays européen pour comprendre comment s\u2019adapter.«Elles se réveillent, af firme sa secrétaire générale, Christina Bu, en entrevue téléphonique depuis Oslo.Si les stations-service ne s\u2019adaptent pas, d\u2019autres joueurs vont s\u2019emparer de ce marché.» Des restaurants, des épiceries ainsi que des détaillants comme IKEA installent des bornes de recharge pour attirer les électromobilistes.Les compagnies comme Couche- Tard ont toutefois un atout, estime Mm e Bu, puisque bon nombre de leurs sites sont déjà à proximité des grands axes routiers, ce qui facilite la vie aux automobilistes.Amorcer un virage Dans la province, le virage s\u2019amorce.Harnois Groupe Pétrolier a emboîté le pas à Énergies Sonic et s\u2019af faire à réaliser l\u2019installation de 10 bornes \u2014 la moitié sont à recharge rapide \u2014 dans cinq stations-service Esso.Harnois a choisi des endroits situés près d\u2019autoroutes dans les Laurentides et Lanaudière, puisque ce sont les électromobilistes qui effectuent de longs trajets qui s\u2019arrêtent pour ef fectuer une recharge rapide.« Des établissements de restauration se trouvent sur les sites, explique Claudine Harnois, vice-présidente de l\u2019entreprise.Les électromobilistes s\u2019arrêtent une dizaine de minutes et peuvent casser la croûte ou aller dans le dépanneur.» Mais puisque plusieurs estiment qu\u2019il faudra environ une décennie pour que les véhicules électriques se taillent une place impor tante sur le marché, le déploiement de ces sites multiservices sera limité pour l\u2019instant.Ailleurs au pays, Irving collabore avec Énergie NB pour déployer sept sites au Nouveau-Brunswick destinés aux recharges rapides.À l\u2019échelle nationale, en date du 31 décembre, on comptait plus de 4500 bornes, dont certaines capables de recharger jusqu\u2019à 80% de la batterie d\u2019un véhicule en environ 30 minutes.Couche-Tard estime toutefois que le carburant traditionnel a encore de beaux jours devant lui en Amérique du Nord.Ce sont plutôt les véhicules de moins en moins éner- givores qui pourraient tirer vers le bas les volumes de carburant.« Nous croyons qu\u2019il s\u2019agira de l\u2019impact le plus im- por tant, avait dit M.Han- nasch.Le carburant va continuer d\u2019être impor tant pour nous pour encore longtemps.» Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux, est du même avis.Même en 2030, estime l\u2019analyste, l\u2019impact des voitures électriques ne devrait pas influencer négativement les résultats de Couche-Tard.Au cours du dernier exercice, le carburant a généré 40 % des profits de l\u2019entreprise et 69 % de ses recettes.Hausse à prévoir Pour le président de l\u2019Association des véhicules électriques du Québec, Simon- Pierre Rioux, le nombre de ces véhicules devrait grimper de façon plus rapide au cours de la prochaine décennie, notamment en raison de l\u2019arrivée des batteries de nouvelle génération, ce qui devrait faire fléchir les prix.Ainsi, à son avis, les exploitants de stations-service ont tout intérêt à réfléchir à leur modèle d\u2019affaires pour répondre aux besoins des élec- tromobilistes qui devront s\u2019arrêter au moins 10 minutes pour recharger leur véhicule.« Les entreprises ont tout à gagner, dit-il.Elles se retrouvent avec un consommateur captif.Il va aller s\u2019acheter un café ou peut-être même faire des courses.» Bien que les proprié- ta ires de stat ions-ser vice « traînent légèrement de la patte » en ce qui a trait à leur virage vers l\u2019électrification, M.Rioux estime que ceux-ci se rendent compte qu\u2019il y a un retard à combler.La Presse canadienne Les voitures électriques poussent les exploitants de stations-service à la réflexion La BCE n\u2019a pas modifié non plus son programme massif de rachats de dettes J U L I E N A R S E N A U L T A u moment où les coups de marteau cesseront de résonner sur les chantiers de la province, plusieurs des 125 000 travailleurs de la construction iront dépenser une partie de leur paie de vacances chez nos voisins du sud.Cette année, la Commission de la construction du Québec (CCQ) a transmis 148 500 chèques de vacances pour un montant d\u2019environ 400 millions.C\u2019est environ 10 % de plus que ce qui a été versé l\u2019été dernier \u2014 364 millions \u2014 étant donné que l\u2019activité a été plus vigoureuse dans le secteur de la construction pendant la deuxième moitié de 2016.Au total, c\u2019est près de 80 % de la main-d\u2019œuvre, des travailleurs et des employeurs qui prennent une pause de deux semaines.En 2016, l\u2019industrie de la constr uction comptait quelque 154 000 travailleurs et 25 700 employeurs.Les fluctuations du dollar canadien \u2014 qui avantagent les voyageurs ces temps-ci \u2014 et l\u2019arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche ne semblent pas avoir dissuadé les vacanciers québécois de séjourner aux États-Unis.Environ 11 % des personnes sondées par le CAA-Québec avaient l\u2019intention de passer leurs vacances aux États-Unis, soit un point de pourcentage de plus que l\u2019an dernier, d\u2019après un sondage dévoilé au début du mois de juin.Les États du Maine et de New York arrivent respectivement en tête de liste des lieux les plus prisés par les vacanciers.« Il y a une longue histoire d\u2019amour et de traditions familiales avec la côte est américaine, explique la porte- parole de CAA-Québec, Annie Gauthier.Les habitués continuent d\u2019y aller.» Ce portrait est toutefois bien différent de celui d\u2019il y a trois ans \u2014 le huard était pratiquement à parité avec le billet vert \u2014, alors que 21 % des personnes sondées envisageaient de se séjourner aux États- Unis.Même si la conjoncture économique peut changer d\u2019une année à l\u2019autre, pour plusieurs, la tradition des vacances sur la côte est des États-Unis perdure, af firme Mme Gauthier.Trump n\u2019effraie pas Si certains se sont posé des questions à la suite de l\u2019assermentation de Donald Trump comme président des États- Unis en janvier, les doutes se sont rapidement dissipés, selon Suzanne Beaulieu, propriétaire du Kebec 3 Motel à Old Orchard Beach, dans l\u2019État du Maine.« Il y a peut-être eu des craintes en hiver au moment de réserver en raison des contrôles aux frontières, mais il n\u2019y a pas vraiment eu d\u2019ef fet par la suite », explique Mme Beaulieu, dont environ 90 % de la clientèle est québécoise.Après un début de saison au ralenti, l\u2019établissement de 35 chambres affiche complet jusqu\u2019à la fin du mois d\u2019août.Se lon M m e Beau l i eu , l e huard, qui valait 73 ¢ US au début du mois de mai, ainsi que les conditions météorologiques moins clémentes, plutôt que le contexte politique, sont davantage à l\u2019origine d\u2019un début de saison plus lent.« Jusqu\u2019à la mi-juin, c\u2019était froid.J\u2019ai même eu une chambre de libre au début du mois de juillet.C\u2019est rare que cela arrive.Mais le téléphone n\u2019a pas arrêté de sonner à cause de M.Trump.» Par ailleurs, les vacanciers qui s\u2019apprêtent à aller dépenser au sud de la frontière auront un peu de répit lorsque viendra le temps d\u2019aller acheter des dollars américains.Depuis le début du mois de mai, le huard, stimulé par le resserrement monétaire effectué la s e m a i n e d e r n i è r e p a r l a Banque du Canada, a fait une remontée pour atteindre 79 ¢ US à la fermeture des marchés, mercredi.Au début du mois de mai, le dollar valait aux alentours de 73 ¢ US.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 J U L I E N A R S E N A U L T L e plus impor tant actionnaire de Tembec dit avoir récolté suffisamment d\u2019appuis pour saborder la proposition de 807 millions $US déposée par Rayonier Advanced Materials afin d\u2019acquérir la compagnie forestière.Oaktree Capital Management a indiqué jeudi, après la clôture des marchés, que des actionnaires représentant près de 51% des titres en circulation comptent s\u2019opposer à l\u2019of fre lors du vote prévu le 27 juillet, à Montréal.À moins d\u2019un revirement, cela fera échouer la transaction étant donné que les deux tiers des porteurs de titres doivent donner leur feu vert afin qu\u2019elle puisse aller de l\u2019avant.Estimant que Rayonier Advanced Materials doit bonifier son offre, la firme d\u2019investissement de Los Angeles, qui détient 19,9% des actions de Tem- bec, s\u2019af faire depuis presque une semaine à mobiliser les actionnaires mécontents.Restructuring Capital Associates, le deuxième plus important actionnaire de Tembec, et la firme de services aux actionnaires Glass Lewis se sont rangés derrière les arguments d\u2019Oaktree.« Nous avons fait part de nos préoccupations [\u2026] et nous sommes encouragés [que plusieurs actionnaires] se rallient à notre conclusion que cette offre ne représente pas une juste valeur », fait valoir le directeur général et gestionnaire de portefeuille chez Oaktree, Patrick McCaney.Par ailleurs, l\u2019Autorité des marchés financiers dit étudier une plainte qui lui a été envoyée \u2014 ainsi qu\u2019à la Commission des valeurs mobilières de l\u2019Ontario \u2014 par Oaktree.Oak- tree se demande si Fairfax Financial Holdings est autorisée à se prononcer la semaine prochaine même si la société de portefeuille torontoise a vendu ses actions après le dépôt de l\u2019offre de Rayonier Advanced Materials, le 25 mai dernier.Selon la firme américaine, cela fait en sorte que Fairfax peut voter même si elle a liquidé sa position dans la forestière.Le 25 mai, Tembec avait affirmé que Fairfax \u2014 son plus important actionnaire à ce moment \u2014 appuyait la proposition de Rayonier Advanced Materials.La Presse canadienne Le plus gros actionnaire de Tembec dit pouvoir saborder l\u2019offre d\u2019acquisition G É R A R D B É R U B É É tude après étude et trimestre après trimestre, le logement apparaît de moins en moins accessible aux ménages désirant en faire leur propriété.Le contraste s\u2019est toutefois creusé à l\u2019échelle canadienne.La lecture de la Banque Nationale publiée jeudi indique que le marché immobilier n\u2019a jamais été aussi peu abordable en neuf ans.À l\u2019échelle canadienne, le poids du paiement hypothécaire en pourcentage du revenu atteignait 34,5%, en hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport au premier trimestre, et de 2,8 points sur un an.La dégradation trimestrielle de l\u2019abordabilité du logement est la huitième de suite, «ce qui constitue la plus longue séquence du genre en trois décennies », font ressortir les analystes de la Nationale.«Par conséquent, notre indice national affiche le plus mauvais niveau d\u2019abordabilité depuis 2008», avant la Grande Récession.Là encore, les principaux marchés de la Colombie-Britannique et de la grande région de Toronto influencent largement la moyenne, avec des pourcentages allant de 75,1% pour Vancouver à 66 % pour Toronto.Dans ces marchés, il faut respectivement 127 mois et 105 mois pour accumuler la mise de fonds nécessaire à l\u2019achat d\u2019un logement représentatif, à un taux d\u2019épargne de 10%.Ailleurs, l\u2019accessibilité s\u2019est l égèr ement amé l io rée à Montréal, avec un paiement hypothéca i r e accaparan t 27,6 % du revenu, à Ottawa- Gatineau (25,7 %) et à Québec (22,4 %).Calgar y, Edmonton et Winnipeg font également par tie des marchés où une amélioration a été mesurée.Pour les villes québécoises, le nombre de mois requis pour constituer la mise de fonds oscille entre 25 et 32, selon les calculs de l\u2019institution.Krach immobilier Le mois dernier, la Banque Royale allait plus loin en précisant que la Colombie-Britannique, mais aussi et surtout Toronto avaient poussé leur indice d\u2019accessibilité au logement à des niveaux jamais vus depuis le krach immobilier de 1990-1992.Selon les données du service des études économiques de l\u2019institution publiées le 29 juin, l\u2019indice atteignait 45,9 % au Canada au terme du premier trimestre de 2017, soit son deuxième plus haut niveau depuis 1990.Ici, la mesure d\u2019accessibilité exprime la proportion du revenu avant impôts qu\u2019un ménage doit consacrer aux coûts de possession d\u2019une propriété, y compris les versements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers.« À une seule reprise depuis 1990 les Canadiens ont eu à dépenser autant pour leurs frais de propriété », avait résumé Craig Wright, économiste en chef de RBC.« Cela démontre la rapidité avec laquelle la hausse des prix de l\u2019immobilier est venue détériorer l\u2019accessibilité l\u2019an dernier.» À Toronto, l\u2019indice établissait un record de 72%, le précédent record, de 70,6%, remontant à 1990.À Vancouver, où il y a également surchauffe, l\u2019indice d\u2019accessibilité s\u2019est légèrement amélioré, passant de 80,9 % au quatrième trimestre de 2016 à 79,7% après trois mois en 2017.En revanche, l\u2019accessibilité au logement dans les autres grands marchés demeurait relativement stable, une modeste amélioration dans les Prairies compensant une détérioration marginale au Québec (à 43 % à Montréal) et dans les provinces atlantiques.Le Devoir IMMOBILIER Le marché le moins accessible en neuf ans 400 millions de chèques de vacances pour les travailleurs de la construction RAPIDFIRE / CC L\u2019État du Maine reste un des lieux les plus prisés pour les vacances des Québécois.La Bourse de Toronto accueille son 500e FNB La Bourse de Toronto parle d\u2019une étape importante: elle compte désormais 500 fonds négociés en bourse (FNB) inscrits à sa cote.«Le nombre de FNB inscrits a plus que doublé au cours des cinq dernières années, portant leur capitalisation boursière totale à environ 130 milliards au 30 juin 2017.» Dans les six premiers mois de 2017, 56 FNB ont été inscrits à la TSX, qui a accueilli cinq nouveaux fournisseurs.Au total, la TSX compte maintenant 23 fournisseurs de cette catégorie de fonds d\u2019investissement.Le Devoir Au cours de sa campagne électorale, Justin Trudeau s\u2019était engagé à introduire plus d\u2019équité dans le régime fiscal canadien.Les propositions présentées cette semaine par le ministre Bill Morneau vont dans ce sens et méritent certainement d\u2019être adoptées rapidement par Ottawa et les provinces.out en rejetant l\u2019idée de resserrer les règles d\u2019imposition des options d\u2019achat d\u2019actions que se versent certains dirigeants à titre de rémunération, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, s\u2019attaque à trois autres échappatoires ?scales utilisées par les plus fortunés.La première, très populaire auprès des travailleurs indépendants constitués en société, a pour nom « La répartition du revenu par le recours aux sociétés privées».Le truc est simple et légal, mais peu équitable par rapport aux simples salariés ou à quelque autre travailleur indépendant qui n\u2019est pas incorporé.Il va comme suit : un consultant, un professionnel constitué en société, peut séparer ses revenus de rémunération en deux parties, la première qu\u2019il se verse sous forme de salaire, le reste sous forme de dividendes pour son conjoint ou sa conjointe et ses enfants adultes inscrits comme actionnaires sans contribution réelle aux activités de l\u2019entreprise.Selon les calculs du ministère des Finances, à un niveau de revenus de 220 000 $, un salarié paie 35 000$ d\u2019impôt de plus que le travailleur indépendant constitué en société ayant choisi de toucher 100 000$ en salaire et de distribuer le reste, après impôts les pro?ts, sous forme de dividendes à ses proches.À elle seule, la répartition du revenu entre les membres d\u2019une même famille amènera 250 millions supplémentaires dans les coffres fédéraux et sans doute autant dans ceux des provinces qui n\u2019ont aucune raison de ne pas suivre.?Ce n\u2019est pas un hasard si « le nombre de sociétés du domaine des services professionnels a triplé dans les 15 dernières années » au Canada, constate le ministère des Finances.Même en n\u2019ayant pas recours aux échappatoires, l\u2019incorporation reste une formule intéressante depuis que les conservateurs ont réduit les taux d\u2019imposition des entreprises, dont ceux des PME.Au Québec, le gouvernement Charest a permis aux médecins de se constituer en société en 2007 pour compenser son incapacité à répondre à leurs demandes salariales salées.Il avait fait de même quelques années auparavant pour les avocats et les comptables.Le deuxième changement proposé par le ministre Morneau vise à taxer l\u2019argent que le propriétaire d\u2019une PME choisit de conserver passivement (achat d\u2019actions, d\u2019obligations, etc.) dans un compte de son entreprise au lieu de se le verser sous forme de salaire et de dividendes imposables avant de le placer.En agissant ainsi, le propriétaire pro?te du taux d\u2019imposition peu élevé des PME et d\u2019un report d\u2019impôt jusqu\u2019au moment d\u2019empocher l\u2019argent.Quant à la troisième mesure, elle a pour but de neutraliser les conséquences d\u2019une stratégie complexe d\u2019ingénierie ?scale par laquelle le propriétaire d\u2019une société vend des actions de sa ?rme à une seconde entité lui appartenant a?n de toucher une plus-value vir tuelle sous forme de gains en capital qui sera moins lourdement imposée que des dividendes.Que n\u2019invente- rait-on pas pour se soustraire à l\u2019impôt ! ?Ces changements qu\u2019Ottawa a le devoir d\u2019adopter l\u2019automne prochain, après consultations, ont de quoi choquer les individus touchés qui considèrent ces avantages comme des acquis, et les ?scalistes qui vendent chèrement leurs services.Les associations patronales ont déjà fait part de leur opposition en disant craindre que le ?sc brime des familles dont les proches participent vraiment aux affaires de la compagnie.À cela, les libéraux répondent qu\u2019ils n\u2019ont surtout pas l\u2019intention de pénaliser «les gens de la classe moyenne qui travaillent fort» dans leur entreprise.Certains craignent aussi que de taxer davantage les revenus des PME nuise au réinvestissement.Pourtant, c\u2019est précisément ce qu\u2019Ottawa cherche à faire : que l\u2019argent des pro?ts soit réinvesti dans l\u2019entreprise au lieu d\u2019être engrangé à l\u2019abri de l\u2019impôt dans des comptes sans lien avec les activités de l\u2019entreprise en attendant d\u2019être retiré par le propriétaire.Propriétaire qui a déjà le droit de se verser des dividendes au lieu d\u2019un salaire et de pro?ter d\u2019une exonération du gain en capital de 835 000 $ à la vente de son entreprise.Malgré ces changements, le traitement ?scal des PME canadiennes reste très compétitif par rapport aux autres pays du G7.Et il sera maintenant plus équitable.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Injustices sociales au gouvernement libéral du Québec En Outaouais, depuis deux ans, 10 000 contribuables sont passés de la commission scolaire des Draveurs à la commission scolaire Western Québec pour le paiement des taxes scolaires.Pourquoi ?Parce qu\u2019ils paient la moitié de la facture ! On peut blâmer les personnes sans autres valeurs que celle de l\u2019argent d\u2019aller où cela convient à leur portefeuille, mais la source du problème émane du gouvernement libéral de Philippe Couillard, qui est un facteur d\u2019inégalités sociales au Québec, car il refuse de modifier les règles qui régissent la perception des taxes scolaires.En ef fet, pourquoi le ferait-il ?Il risquerait de déplaire à son électorat favori, source de votes à un an des élections générales ! Force est de constater que les parents francophones en Outaouais sont désavantagés, car ils doivent envoyer leurs enfants dans une école francophone et payer le double de la taxe scolaire, alors que les parents anglophones économisent sur la facture de taxe.Ça s\u2019appelle de l\u2019inégalité sociale, pour ne pas dire de la discrimination ! Gilles et Jacynthe Bélisle, contribuables à la Commission scolaire des Draveurs Val-des-Monts, le 18 juillet 2017 L I B R E O P I N I O N S T É P H A N E R O Y Président, Les Serres Sagami, Sainte-Sophie L\u2019auteur souhaite commenter notre dossier sur les travailleurs étrangers agricoles publié le 1er juillet 2017.Quoi qu\u2019en dise le vérificateur général du Canada, monsieur Michael Ferguson, la preuve est faite et fort bien documentée, depuis plusieurs années, que, malheureusement, les travailleurs locaux ne veulent pas d\u2019emplois en agriculture, ni saisonniers ni permanents.Le programme qui permet l\u2019embauche de travailleurs étrangers pour des périodes plus ou moins longues est donc essentiel.L\u2019organisme FERME, Fondation des entreprises en recrutement de main-d\u2019œuvre agricole étrangère, de même que dif férents services, comme celui de la Main- d\u2019œuvre agricole de l\u2019Union des producteurs agricoles, ou encore Agri-Carrières, disposent de données fort éloquentes sur la question.Lorsque je prends connaissance de certaines informations véhiculées par les médias, j\u2019ai l\u2019impression, comme propriétaire d\u2019une entreprise de production en serre, que quelqu\u2019un veut me placer dans la situation où je serais complice de certaines pratiques douteuses, d\u2019influence indue sur les travailleurs étrangers, d\u2019ententes lointaines avec des gangs de malfaiteurs et d\u2019extorqueurs.Nous ne demandons pas la venue chez nous de travailleurs étrangers pour les exploiter ou les maltraiter.Nous agissons dans le cadre des lois, des règles, de l\u2019équité et du bon sens.Nous agissons avec humanité avec nos travailleurs, peu importe qu\u2019ils soient d\u2019ici ou d\u2019ailleurs.Chez Savoura, nous n\u2019avons aucune objection à ce que bien davantage de visites d\u2019inspection soient effectuées dans nos installations et dans les logements mis à la disposition des employés pour vérifier les conditions dans lesquelles ils travaillent et ils vivent.D\u2019ailleurs, de telles inspections ont déjà été plus fréquentes, pratique qui a changé on ne sait pourquoi ! Pour ce qui est de la santé, des accidents et des maladies possibles, nous demandons à nos travailleurs de nous en faire part rapidement.Des cas peuvent devenir compliqués et dangereux si on tarde à intervenir et à confier aux professionnels compétents les personnes touchées.Une «omertà» Cependant, nous ne pouvons être tenus responsables des cas où, volontairement, des travailleurs gardent secrets des incidents et demandent à leur entourage de faire de même.Qui exactement impose cette «omertà»?Nous serions les premiers heureux de l\u2019apprendre.Je crois que le mal vient essentiellement du pays d\u2019origine des travailleurs.Des «mafias» locales exigent des paiements importants, en dehors du cadre normal et censément prévu du recrutement.De la sorte, les extorqueurs disent pouvoir garantir du travail à des personnes qui sont tenues dès le départ, avant même leur arrivée au Canada, au silence.La crainte existe, certes, mais chez Savoura (Les Serres Sagami inc.), nous prônons l\u2019ouverture, la collaboration la plus étroite, tout cela pour le bien-être des travailleurs et le bon fonctionnement de nos activités.Le gouvernement canadien a assoupli les règles d\u2019entrée au pays des travailleurs étrangers.Nous sommes heureux de cette décision.En parallèle cependant, pourquoi n\u2019y aurait-il pas élaboration de protocoles plus fiables entre le Canada et les pays d\u2019origine des travailleurs, dans les opérations de recrutement ?Les travailleurs qui arrivent chez nous, déjà enfermés dans un étau du secret, n\u2019ont souvent d\u2019autre réflexe que de poursuivre en silence ce qu\u2019ils ne veulent absolument pas perdre, c\u2019est-à- dire un travail qui leur fournira de quoi améliorer leurs conditions de vie.Encore faut-il que personne n\u2019ait au préalable contraint ces travailleurs à payer des sommes souvent importantes ou à s\u2019endetter pour obtenir l\u2019emploi en question.Comme entrepreneur agricole, j\u2019ai besoin de main-d\u2019œuvre et ne souhaite surtout pas que ces travailleurs se sentent exploités, ni par moi ni par d\u2019autres qui les auraient placés en situation précaire, souvent même avant leur arrivée au Canada.Parmi les éléments de ce qui deviendrait un protocole officiel de recrutement entre le Canada et d\u2019autres pays, il devrait nécessairement y avoir, auprès des travailleurs potentiels, la présentation claire des règles, de la formation et de l\u2019information et, prioritairement, l\u2019établissement de contrats types.Si, malgré tout, des intermédiaires véreux s\u2019infiltrent dans le processus, il revient, je crois, aux pays d\u2019origine de faire le nécessaire.Je n\u2019ose prétendre que tout est parfait au Canada.J\u2019ajoute toutefois que si des correctifs doivent être apportés par telle ou telle autre entreprise, il faudra le faire.N\u2019oublions pas, par ailleurs, que pour nombre d\u2019entreprises, les relations avec les travailleurs étrangers sont bonnes et mutuellement profitables.Encore une fois, tout est perfectible, mais il serait prudent et correct de ne pas généraliser sur la base de quelques cas déplorables.Pourquoi ne pas tout dire à propos des travailleurs migrants ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L\u2019enterrement de première classe d\u2019un cimetière Entretenir un discours haineux contre l\u2019islam est une chose, empêcher le projet de cimetière musulman dans Saint-Apollinaire en est une autre.À cet ef fet, 49 riverains potentiels du cimetière dans cette municipalité de 6000 habitants ont procuré un « enterrement de première classe » au projet, 19 votant contre, 16 pour.À mes yeux, il y a quelque chose de « bizarre » dans le fait qu\u2019on empêche une communauté quelconque, qu\u2019elle soit musulmane ou autre, d\u2019enterrer ses morts sur un terrain légalement acquis sous le simple prétexte qu\u2019elle soit musulmane.En ef fet, comment un lieu réservé à des morts et à qui on souhaite qu\u2019ils reposent en paix constitue-t-il un danger public quelconque ?Le gouvernement libéral de Philippe Couillard a fait adopter en juin le projet de loi 122, qui accorde plus de pouvoirs aux élus municipaux \u2014 et qui permettra notamment aux municipalités d\u2019être exemptées de l\u2019obligation de tenir ces référendums si elles se dotent d\u2019une « politique de par ticipation publique ».Toutefois, ce futur cadre de « politique de participation publique » n\u2019est pas encore connu.Or, des leaders de la communauté musulmane de Québec veulent maintenant demander aux élus d\u2019invoquer les dispo- sit ions de la nouvelle loi adoptée le 15 juin et de ramener le projet au conseil municipal aussitôt que le cadre de cette politique sera défini par Québec\u2026 Une saga qui risque de rebondir ! Henri Marineau Québec, le 18 juillet 2017 Lutter contre l\u2019obsolescence programmée Lettre à Mme Catherine McKenna, ministre canadienne de l\u2019Environnement, En Europe, on discute for t actuellement pour mettre en place la lutte contre l\u2019obsolescence programmée, cette façon de faire dans plusieurs domaines de production visant à raccourcir intentionnellement la vie utile des objets et à les rendre non réparables.Voilà une initiative que le Canada pourrait suivre pour réduire la pollution, le gaspillage de ressources et d\u2019énergie tout en limitant la quantité de déchets.La réparation des objets permettrait en plus de créer des emplois chez nous.Cette lutte contre l\u2019obsolescence programmée ne pourrait-elle pas faire partie des prochaines négociations dans le cadre de l\u2019ALENA ?En toute simplicité, Pascal Grenier, simplicitaire Québec, le 18 juillet 2017 RÉFORME FISCALE Plus d\u2019équité, bien sûr ! T JEAN-ROBERT SANSFAÇON L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).Un homme de 29 ans est mor t tué par balle dans la nuit de samedi à dimanche.Il m\u2019a été donné de connaître la victime durant sa jeunesse.On le surnommait affectueusement «Paté».Pate, en créole, réfère à ces délicieux feuilletés à la viande haïtiens.Ce meurtre n\u2019est pas qu\u2019un incident à ajouter aux statistiques d\u2019homicides.Pour moi, il représente une triste occasion de rappeler que nous sommes tous humains, et que la société devrait réellement croire en l\u2019égalité des chances.Le dimanche 16 juillet, les nouvelles rapportaient que, durant la nuit, un individu avait été assassiné à Saint-Léonard.Le 13e homicide de l\u2019année à Montréal.Les faits rapportés indiquent que ce meurtre serait survenu lors d\u2019un conflit durant un mariage.Au-delà des circonstances du meurtre, certains médias ont relaté des propos qui font sourciller : Radio-Canada mentionne que la victime était « connue des policiers ».Le Journal de Montréal et TVA Nouvelles indiquent de plus qu\u2019elle était « connue des milieux policiers, notamment pour plusieurs dossiers en matière de violence ».Ces deux médias se demandent enfin si la victime et le suspect étaient des « invités au mariage ou des trouble-fête qui s\u2019étaient invités eux-mêmes ».Ce traitement de la nouvelle a pour effet de déshumaniser la victime et de banaliser l\u2019incident : «Si elle était connue des policiers, le meurtre était un peu plus légitime », certains penseront.De plus, présumer que la victime était un trouble-fête la déshonore et nous rend insensibles au drame survenu.Ceux et celles qui pleurent la mort de la victime savent trop bien que ce meurtre catégorisé au rang des faits divers est plutôt un autre décès qui illustre que notre société ne nous offre pas les mêmes chances.J\u2019en suis profondément indigné.Dès l\u2019âge de 12 ans, Paté et mon frère jouaient dans la même équipe de basketball.De mon souvenir, Paté était beaucoup plus timide que ses coéquipiers.Il était aussi plus petit et moins talentueux qu\u2019eux, ce qui lui valait moins de temps de jeu.Mais voilà, Paté était premier dans le gymnase, dernier sorti.À 16 ans, aidé par une poussée de croissance, il est devenu l\u2019un des joueurs clés de son équipe.Un exemple inspirant de la valeur de l\u2019effort.Un bon gars, bref, mais qui a vécu dans un milieu difficile.Paté a grandi dans le quartier Saint-Michel et fréquentait l\u2019école Louis-Joseph-Papineau, Louis-Jo.Une école dont 49 % des familles ont un revenu se situant près ou en dessous du seuil de faible revenu.En 2009, Louis-Jo faisait l\u2019objet d\u2019un article de Michèle Ouimet dans lequel elle relatait que le taux de décrochage était de 58 %.C\u2019est cette même école qui, en octobre 2015, figurait dans une vidéo filmée par un enseignant démontrant l\u2019état inacceptable de ses infrastructures.Depuis, certaines rénovations ont été ef fectuées, mais un fait demeure : Louis-Jo est une école sans fenêtres.Quelle est la dif férence entre ce bâtiment et les installations d\u2019une prison ?Malgré son contexte de défavorisation, le quartier Saint-Michel est empreint d\u2019une résilience et d\u2019une vitalité qu\u2019il faut saluer.Qu\u2019il s\u2019agisse de la direction de Louis-Jo, qui œuvre à améliorer l\u2019encadrement offert aux jeunes, du club Les Monarques de Montréal, auquel appartenait Paté, et qui offre depuis 20 ans des sports et loisirs aux jeunes du quartier, ou de la Table Vivre Saint-Michel en santé, qui mobilise un ensemble d\u2019acteurs pour la revitalisation du quartier.Mais il en faut plus.Notre Charte des droits et libertés de la personne énonce que tous les êtres humains sont égaux en valeur et en dignité.Toutefois, nous acceptons encore l\u2019inégalité des chances.Dans certains milieux aisés que j\u2019ai fréquentés, la diplomation des jeunes est une certitude, on sait que plusieurs investiront les sphères de pouvoir et on espère que certains deviendront ministres.Dans Saint-Michel, la diplomation est une incertitude, on sait que plusieurs vivront d\u2019une criminalité par nécessité et on espère qu\u2019aucun ne mourra trop jeune d\u2019une violence qui s\u2019inscrit dans ce contexte.Ma conviction : Paté ne serait jamais mort si son environnement lui avait of fer t de meilleures conditions.L\u2019actualité est fertile en activités touchant des sujets tels que l\u2019éducation, les services sociaux et la discrimination systémique.Le tout doit cependant reposer sur une reconnaissance de la valeur de chaque humain.Si pour certains les choix de société représentent des questions de calcul économique, de stratégique politique ou d\u2019appartenance idéologique, pour certains d\u2019entre nous, il s\u2019agit d\u2019une question de vie ou de mort.C\u2019est ce sentiment d\u2019urgence qui devrait tous nous habiter.Accepteriez-vous qu\u2019un de vos proches meure lors d\u2019un mariage ?Que fe- riez-vous pour éviter que votre enfant meure à 29 ans ?Question de vie ou de mort FABRICE VIL M I C H E L G O U R D L\u2019Ascension-de-Patapédia ace à la récente augmentation annoncée de 70 % des dépenses militaires en 10 ans, on peut se demander quelle est l\u2019impor tance réelle de cette institution au Canada.En ce début de XXIe siècle, ce pays a-t-il besoin d\u2019autre chose que d\u2019une Légion étrangère et d\u2019un bon département de sécurité civile ?Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a présenté récemment un plan dans lequel le budget de la Défense, qui est de 18,9 milliards de dollars, grimpera en une dizaine d\u2019années à 32,7 milliards.Selon les prévisions du ministre, le Canada fera passer d\u2019ici 2027 la proportion de son budget consacré à la défense de 1 % à 1,4 % de son produit intérieur brut (PIB).Or, les conflits les plus violents qui y sont prévisibles sont des actes terroristes asymétriques contre lesquels les dispendieux nouveaux avions et bateaux de l\u2019armée seront inutiles.[\u2026] Une analyse sommaire des inter ven- tions de l\u2019armée canadienne ces dernières années montre que les soldats font en général deux types d\u2019interventions très spécifiques qui nécessitent des connaissances totalement différentes.À l\u2019extérieur du pays, ils sont intégrés à diverses forces d\u2019inter vention des Nations unies ou de l\u2019OTAN.À l\u2019intérieur des frontières, ils s\u2019occupent très majoritairement des catastrophes naturelles.Il y a 99 % de chances que les 88 nouveaux avions de chasse qui doivent coûter environ 19 milliards de dollars, les 15 navires de guerre au coût de 60 milliards et les 101 500 soldats que prévoit avoir l\u2019armée canadienne ne soient utilisés en situation de combat qu\u2019à l\u2019extérieur du Canada.Quelle est leur utilité réelle, sinon que de faire plaisir au président américain Donald Trump, qui exige que le Canada consacre 2 % de son PIB à la défense en tant que membre de l\u2019Organisation du traité de l\u2019Atlantique Nord (OTAN) ?Pourtant, le gouvernement canadien plaide lui-même en réponse aux pressions de Washington que les pays membres de l\u2019OTAN n\u2019utilisent pas tous les mêmes règles comptables pour calculer leurs contributions.Le ministère de la Défense nationale affirme même disposer de données qui démontreraient que le budget militaire canadien serait même beaucoup plus élevé que celui d\u2019autres pays de l\u2019OTAN en utilisant des règles de calcul comparables.Alors, pourquoi gaspiller tout cet argent ?Utilisation en dernier recours À l\u2019intérieur du pays, les soldats n\u2019ont pratiquement toujours servi qu\u2019en soutien à la sécurité civile pendant des catastrophes naturelles.Force est de constater que ces soldats sont peu adaptés à faire des interventions pour aider les civils à bâtir des digues.L\u2019armée canadienne a de plus une solide réputation d\u2019intolérance et de misogynie qui ne s\u2019estompe pas.L\u2019incident survenu à Halifax le 1er juillet entre des militaires et des autochtones n\u2019en est qu\u2019un autre exemple.Pendant un événement spirituel que les membres des Premières Nations tenaient au pied de la statue du gouverneur britannique de la Nouvelle-Écosse Edward Cornwallis, cinq militaires sont venues en brandissant le « Red Ensign», soit l\u2019ancien drapeau canadien.Ils ont chanté l\u2019hymne national britannique en marchant vers les autochtones.Les autorités militaires ont eu beau se confondre en excuses, le mal était fait.Ces soldats ont en quelque sorte actualisé la signification de cette manifestation qui dénonçait les honneurs faits à Edward Cornwallis, un homme qui avait offert une récompense à ceux qui lui ramèneraient des scalps de Micmacs.Au Canada, l\u2019armée est actuellement utilisée en dernier recours dans des situations qui ne concernent pas son rôle militaire.Plutôt que d\u2019embaucher 3500 nouveaux soldats à temps plein et 1500 réservistes à temps partiel, le gouvernement fédéral ne ferait-il pas mieux de mettre ces ressources humaines dans la sécurité civile ?En mai, plus de 146 municipalités, de l\u2019Outaouais jusqu\u2019en Gaspésie, étaient touchées par des inondations.Plutôt que d\u2019y déployer plus d\u2019un millier de soldats dont la formation est axée principalement sur la guerre, le fédéral aurait pu y envoyer des employés fédéraux spécialisés dans la sécurité civile.Les dégâts causés par ces désastres naturels empirent d\u2019année en année et il n\u2019y a rien qui laisse présager que cette situation change d\u2019ici la fin du siècle.Une force fédérale d\u2019inter vention spécialisée pour les prendre en charge serait un bon investissement.C\u2019est la Sûreté du Québec et non l\u2019armée qui aurait dû régler la crise d\u2019Oka en juillet 1990.Les méthodes de ce corps policier utilisé pendant cette intervention ont d\u2019ailleurs été revues en fonction des recommandations du coroner qui a rédigé un rapport sur le décès d\u2019un agent dans ces événements.La mission la plus connue de l\u2019OTAN au Canada est de suivre le traîneau du père Noël durant le temps des Fêtes et d\u2019en faire rapport aux enfants.Est-il vraiment nécessaire de dépenser 33 milliards de dollars par année pour ça?Le Canada a-t-il vraiment besoin d\u2019une armée ?I V A N B E R N I E R Professeur émérite à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval V É R O N I Q U E G U È V R E M O N T Professeure et titulaire de la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles de la Faculté de droit de l\u2019Université Laval u moment où les États-Unis demandent au Canada de rouvrir l\u2019ALENA sous prétexte qu\u2019il bénéficie davantage au Canada qu\u2019aux États-Unis, il convient de souligner que dans le domaine culturel, la situation est totalement inversée et que les États-Unis accaparent une grande partie du marché canadien.Or, non contents de cette position dominante, les États-Unis, avec les demandes qu\u2019ils formulent présentement, espèrent s\u2019imposer encore davantage sur ce marché.Ces demandes sont relativement nombreuses.Nous nous intéressons ici plus spécialement à celles qui concernent un secteur par ticulièrement névralgique, soit celui du commerce électronique.Il faut toutefois comprendre que les objectifs des États-Unis couvrent aussi d\u2019autres secteurs, comme le commerce des services, l\u2019investissement, la propriété intellectuelle et les entreprises d\u2019État.La libéralisation du commerce électronique n\u2019est pas un objectif nouveau pour les États- Unis.Pratiquement tous les accords de libre- échange conclus par ces derniers durant la dernière décennie comportent un chapitre sur le commerce électronique.Le but explicitement poursuivi dans la présente demande de renégo- ciation est d\u2019«assurer un traitement non discriminatoire des produits numériques transmis élec- troniquement et garantir que ces produits ne seront pas aux prises avec des mesures discriminatoires basées sur la nationalité ou sur le territoire du pays de production».Aux termes des accords conclus précédemment par les États-Unis, le «produit numérique désigne un programme informatique, un texte, une vidéo, une image, un enregistrement audio ou un autre produit à encodage numérique qui est produit pour la vente ou la distribution commerciale et qui peut être transmis par voie électronique».Aussi bien dire que c\u2019est l\u2019ensemble de la production culturelle canadienne qui est visée.Si un tel objectif devait être atteint, le nouvel ALENA remettrait clairement en cause le droit du Canada d\u2019adopter et de mettre en œuvre «des mesures pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles sur son territoire» tel qu\u2019on le retrouve exprimé à l\u2019article 5.2 de la Convention sur la diversité des expressions culturelles.L\u2019avenir des industries culturelles Dans un environnement numérique qui s\u2019impose de plus en plus dans les échanges internationaux de produits culturels, on peut donc s\u2019interroger sérieusement sur l\u2019avenir de nos industries culturelles dans des domaines comme ceux du cinéma, de la télévision, de la musique et du livre.Le danger est réel et il faut réfléchir dès maintenant à la façon de contrer une telle éventualité.Rappelons que, dans la version actuelle de l\u2019ALENA qui ne couvre pas le commerce électronique, il existe une exemption culturelle, c\u2019est-à-dire une disposition qui exclut l\u2019ensemble de ces secteurs de la portée de l\u2019accord en question, sujet cependant à un droit de représailles des États-Unis qui n\u2019a toutefois jamais été utilisé.Il faut aussi rappeler qu\u2019en matière de services culturels (par exemple les services de production, de distribution et de projection de films, ou encore d\u2019émissions de télévision, ainsi que les services relatifs à la musique), le Canada n\u2019avait pas pris d\u2019engagement concernant l\u2019ouver ture de son marché au titre de l\u2019ALENA.En d\u2019autres mots, le Canada avait conservé son droit de soutenir, sans restriction, ses industries culturelles, ses artistes et ses professionnels de la culture, notamment par le biais de mesures de financement de ses entreprises, d\u2019exemptions fiscales ou de quotas de production et de dif fusion de contenus nationaux dans les domaines de la télévision et de la radio.La fin de l\u2019exemption culturelle?Néanmoins, il ne suf fit pas de chercher à préser ver les mesures de protection déjà contenues dans l\u2019ALENA.Le Canada pourrait vouloir mettre en place de nouvelles mesures propres au contexte numérique, comme la fixation d\u2019exigence de contenus locaux, ou encore de nouveaux modes de financement de la production culturelle axés sur des contributions de fournisseurs de services en ligne.Ce sont là des politiques qui sont sérieusement envisagées par les pays membres de l\u2019Union européenne qui souhaitent par exemple imposer aux fournisseurs de services audiovisuels numériques opérant sur le territoire européen de réserver au moins 30 % de leurs catalogues aux œuvres européennes et d\u2019assurer de manière adéquate la visibilité de celles-ci, et exiger de leur part des contributions financières pour soutenir la production audiovisuelle européenne (investissements directs ou prélèvements alloués aux fonds cinématographiques nationaux).À l\u2019heure où le Canada songe à mettre en place une politique culturelle adaptée à l\u2019environnement numérique, il ne faudrait pas qu\u2019il restreigne sa capacité à le faire en raison de ses nouveaux engagements au titre d\u2019un ALENA renégocié.Au contraire, il faudrait plutôt qu\u2019il obtienne une extension de la por tée de l\u2019exemption culturelle aux nouvelles règles qui s\u2019appliqueront au commerce électronique.L\u2019avenir de la diversité culturelle dans un ALENA renégocié F A ISTOCK Dans un environnement numérique qui s\u2019impose de plus en plus dans les échanges internationaux de produits culturels, on peut s\u2019interroger sur l\u2019avenir de nos industries culturelles dans des domaines comme ceux du cinéma, de la télévision, de la musique et du livre. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 1 J U I L L E T 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S son élégance et son éloquence habituelles d\u2019y répondre.« Je ne parle pas politique.Jamais.Pas de racisme.Pas d\u2019intolérance.Pas d\u2019identité.Parce que je ne peux pas être à la fois la maladie et le remède.J\u2019ai remarqué que les écrivains qui viennent de minorités sont occupés à 80 % par des choses qui les concernent négativement.Moi, je ne veux pas réduire ma vie à ce tunnel.» Et il ajoute : « Pour extirper le racisme dans une société ou dans une ville, il faut interpeller surtout ceux qui n\u2019en souffrent pas, pas les ostracisés.C\u2019est comme pour les tremblements de terre, il faut aller chercher des forces neuves pour s\u2019en sortir, des gens qui n\u2019en sont pas victimes pour aider ceux qui en souf frent et à qui cela pose problème.» Les mots Le commentaire sur l\u2019actualité et sur la majorité silencieuse qu\u2019il serait désormais temps d\u2019entendre n\u2019ira pas plus loin, parce que, dit le romancier, « les grands débats viennent de l\u2019intimité, plutôt que des sujets du jour».Le racisme, l\u2019intolérance, qui s\u2019installent sournoisement dans notre temps, sont des choses « si puissantes que ça mérite l\u2019écriture d\u2019un, deux, trois, quatre, cinq livres\u2026 pas une conversation».Écrire des livres pour parler identité, d\u2019intégration, de dif férences, Dany Laferrière dit avoir fait tout ça avec son premier roman écrit en 1985, en se fatiguant, puis avec Le cri des oiseaux fous, Éroshima, L\u2019odeur du café\u2026 Justifiant ainsi sa volonté de ne pas en dire plus.Lire des livres pour ne pas laisser « l\u2019amertume le gagner», il le fait depuis toujours, dit le romancier pour rappeler subtilement l\u2019importance des lettres dans le combat contre certaines peurs.«Quand on lit un livre, on l\u2019ajoute à notre vie.On ouvre nos horizons», dit-il en prenant soudainement conscience de « répondre à [notre] question sur l\u2019intolérance ».« Le livre amène la nuance.Il faut aimer des gens que l\u2019on n\u2019aimerait pas dans la vie.Prenez le Maigret de Simenon.C\u2019est un personnage sinistre.Il a toujours un manteau gris, dans un décor gris.Il mange du hareng.Et pourtant, il est magnifique.On veut être l\u2019ami de Maigret.» Les mots, dit-il, «contiennent le roman de la vie», et c\u2019est avec eux, bien plus qu\u2019avec le commentaire hasardeux que commandent la pression médiatique et l\u2019urgence d\u2019exister dans certains univers, qu\u2019il préfère se perdre et surtout se trouver.« Je suis devenu écrivain pour donner du sens au temps et le pouvoir aux mots », résume l\u2019académicien qui reconnaît qu\u2019aujourd\u2019hui, tout va trop vite, parce que les gens le veulent bien.«Moi, je ne veux pas.» Il se plaît dans le monde des lettres, mais af firme tout de suite, pour contrebalancer l\u2019affirmation, que la littérature, « il n\u2019y a pas que ça dans la vie».Lire et le dire, c\u2019est bien, mais pour lui, cela ne doit pas culpabiliser ceux et celles qui ne le font pas.« Il y a des gens qui ne savent pas lire et qui sont bien plus généreux que ceux qui savent lire», dit-il, évoquant un père analphabète capable d\u2019offrir des livres à ses enfants, rappelant qu\u2019on lit pour 1000 raisons, sans qu\u2019il y en ait une meilleure que d\u2019autres, et que les nuances induites par les mots viennent surtout « enrichir le cœur ».Séduire et chercher à émouvoir par les mots : l\u2019homme, après trente-deux ans d\u2019une carrière qui l\u2019ont amené du carré Saint-Louis au quai de Conti, à l\u2019Institut de France, siège de l\u2019Académie, sait faire.Habile, pour déjouer les questions sur l\u2019actualité, il dira : « Je n\u2019ai pas de point de vue, c\u2019est pour ça que je suis devenu écrivain.J\u2019ai tous les points de vue.» Des points de vue multiples, dont quelques-uns, quand on essaye de lire entre ses lignes de défense ou de résistance bien louable, méritent forcément d\u2019être un peu plus écoutés que d\u2019autres.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LAFERRIÈRE tions sont nulles.Une expulsion a des conséquences à long terme, explique Geoffrey Lain, lui aussi de Clés en main, puisqu\u2019après une expulsion les gens doivent attendre cinq ans avant de faire une nouvelle demande de logement social, sans compter les deux ans moyens d\u2019attente avant d\u2019en obtenir un.Un appui de la coroner Clés en main a donc créé un poste d\u2019accompagnateur de maintien en logement (AML).«Son rôle est de cibler ses besoins, de comprendre pourquoi, soudainement, il n\u2019est plus adéquat dans son logement.Est-ce qu\u2019il y a eu un décès dans la famille?Il a recommencé à consommer?» L\u2019accompagnateur joue en outre un rôle « tampon» en attendant que la personne accède à d\u2019autres services.À défaut de cela, les situations dérapent, explique Geoffroy Lain.« Le système est très bien pour 90% des gens», dit-il.Mais pour les autres, il est trop rigide.«Ça prend une équipe flexible.On ne peut pas travailler du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Il faut travailler des fois les fins de semaine, le soir, le matin.Le réseau n\u2019est pas aussi souple que ça», ajoute M.Bousquet.Prochaine étape Le projet-pilote vise aussi à contrer le travail en silo.Dès lors, ces derniers mois, des représentants du réseau (infirmiers, travailleurs sociaux, etc.) se réunissaient régulièrement pour échanger de l\u2019information sur les vingt cas et dégager des pistes de solution.Au terme de l\u2019exercice, personne n\u2019a été expulsé, cinq personnes ont été réintégrées au système de santé, trois ont reçu un diagnostic, cinq ont évité de nouveaux démêlés judiciaires, etc.Depuis, Clés en main reçoit de plus en plus de demandes d\u2019accompagnement.L\u2019équipe veut donc passer à une prochaine étape et créer une équipe de quatre accompagnateurs pour répondre à l\u2019ensemble des besoins.Mario Bousquet pense même qu\u2019un tel service pourrait réduire les risques de drames comme le meurtre commis à la coopérative L\u2019Étal en 2015.Un touriste français, Joachim Aracil, avait alors été poignardé à mort par un homme en pleine psychose.«On aurait pu le reconnecter avant qu\u2019il pète sa coche», affirme-t-il.Dans son rapport sur le décès de M.Aracil, la coroner Andrée Kronström a fait la même suggestion en juin.L\u2019initiative de Clés en main, écrit-elle, «est porteuse et pourra alors créer un filet de sécurité additionnel pour aider les personnes éprouvant un problème de santé mentale et, conséquemment, tenter de diminuer la survenance d\u2019agressions mortelles comme celle dont a été victime M.Aracil».Elle recommande en outre à l\u2019organisme Programme d\u2019encadrement clinique d\u2019hébergement (PECH) «de créer des équipes d\u2019accompagnateurs de maintien en logement pour tous les intervenants of frant des unités d\u2019habitation aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale à Québec».Clés en main a fait une demande de financement de 240 000$ sur trois ans au Centre intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS).Au CIUSSS, on indique que la demande est toujours à l\u2019étude.À cet égard, M.Bousquet plaide que cela coûtera beaucoup moins cher que de venir en aide plus tard à des personnes qui sont passées par la rue.Dans le cadre du projet-pilote, l\u2019accompagnement d\u2019une personne coûterait 8500$ par an, alors que le programme fédéral pour réintégrer en logement des personnes ayant vécu l\u2019iti- nérance nécessite plutôt 40 000$ par an.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LOGEMENT 2600 signatures avait été déposée à l\u2019Assemblée nationale en septembre dernier.Le cofondateur de Montréal-Nord Républik, Will Prosper, est membre de la Coalition ainsi que d\u2019un comité-conseil qui a été mis en place au printemps dernier afin d\u2019orienter les thèmes et objectifs des consultations.Il déplore que la suite des choses soit entièrement placée entre les mains de la CDPDJ.« J\u2019aurais aimé qu\u2019il y ait encore des personnes en lien avec le comité-conseil ou de la Coalition impliquées dans le processus.Ce sont des gens du terrain, il ne faut pas cette démarche soit déconnectée de la réalité », prévient le documentariste.« On a des exper ts qui sont évacués dans la forme que la consultation semble prendre.Qu\u2019est- ce qu\u2019on fait pour rendre ces gens plus présents au sein de cette consultation?Présentement, on a l\u2019impression que le gouvernement parle directement avec la CDPDJ et que les autres sont évacués de cette discussion», poursuit M.Prosper.La présidente de Québec inclusif, Émilie Nicolas, salue l\u2019initiative du MIDI, mais émet des inquiétudes quant à la protection de ceux qui témoigneront.«La façon dont on va procéder doit donner une place aux citoyens qui ont vécu [du racisme ou de la discrimination systémique].Il faut que les gens se sentent à l\u2019aise et en sécurité de témoigner.Ce qu\u2019ils ont à dire peut les mettre dans une situation dif ficile, par exemple avec leur employeur.Il va falloir s\u2019assurer qu\u2019ils sont protégés », avertit-elle.La présidente et fondatrice de l\u2019organisme COR (Communication pour l\u2019ouverture et le rapprochement interculturel), Samira Laouni, s\u2019est quant à elle dite rassurée que ces consultations ne prennent pas la forme « d\u2019une autre commission à la Bouchard-Taylor ».Cependant, elle se questionne sur la suite des choses.« Il reste à savoir exactement comment ça va se dérouler et comment ça va aboutir», dit-elle.Des actions réclamées Le gouvernement aurait dû mettre en place des « moyens concrets pour lutter contre le racisme et la discrimination » au lieu de lancer une autre consultation, déplore la porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière d\u2019immigration et de communautés culturelles, Carole Poirier.« Il y a une manœuvre électoraliste de la part du gouvernement », a dénoncé la députée de Hochelaga-Maisonneuve au Devoir.Le plan d\u2019action de Québec doit être déposé quelques mois avant la tenue de la prochaine élection provinciale.Mme Poirier souligne que le Par ti québécois avait déposé 20 propositions pour lutter contre le racisme et la discrimination systémique en févr ier qu i sont restées lettre morte.Le PQ suggérait notamment de créer des ententes avec cer tains pays, comme la France, le Maroc et l\u2019Algérie, afin de favoriser la reconnaissance des diplômes, ainsi que de recruter les employés de l \u2019État au moyen de CV anonymes.« Pourquoi le gouvernement s\u2019entête-t-il à ne pas agir ?» demande la députée.Aucun por te-parole de Québec solidaire n \u2019était disponible jeudi pour réagir à l \u2019annonce du MIDI.Le par ti avait déposé une motion en février pour instituer une commission sur le racisme systémique.La Coalition avenir Québec a quant à elle dit vouloir prendre le temps d\u2019analyser l\u2019annonce avant de la commenter.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CONSULTATIONS Discrimination systémique.«Des situations où des pratiques, des décisions ou des comportements [qui] se combinent à d\u2019autres pratiques au sein d\u2019une organisation et [qui] produisent de la discrimination.» Racisme.«Ensemble des idées, des attitudes et des actes qui visent ou aboutissent à inférioriser des groupes ethnoculturels et nationaux, sur les plans social, économique, culturel et politique.» Source : ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion du Québec Définitions RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE La ministre Kathleen Weil a annoncé jeudi la tenue de consultations sur le racisme et la discrimination systémique.B E N J A M I N B O U L Y R A M E S M I C H A E L A C A N C E L A - K I E F F E R à Figueras, Espagne L a dépouille de l\u2019artiste surréaliste espagnol Salvador Dalí a été exhumée jeudi soir, 28 ans après sa mort, pour déterminer s\u2019il est bien le père d\u2019une car tomancienne espagnole assurant être le fruit d\u2019une liaison du peintre.Les « prélèvements d\u2019échantillons biologiques des restes mortels de Salvador Dalí ont été réalisés », a précisé dans un communiqué la Cour d\u2019appel de Catalogne.Deux heures et demie plus tôt, la tombe avait été ouverte et les médecins légistes avaient commencé leur travail.L\u2019opération s\u2019est déroulée à l\u2019abri des regards, dans le Théâ- tre-Musée Dalí de Figueras, où le peintre fantasque a été enterré, à quelque 140km au nord de Barcelone.Fin juin, la justice a ordonné l\u2019exhumation du peintre ultra- médiatique et provocateur, mort à l\u2019âge de 84 ans, à la demande de Pilar Abel, une cartomancienne de 61 ans.La voyante assure que sa mère, une employée de maison, avait rencontré Dalí chez des amis du peintre, à Cadaquès, au lieu-dit de Portlligat.De leur brève liaison serait née Pilar, tenue au courant de ce secret dès son enfance et qui veut en avoir le cœur net.Pour éviter que toute image soit prise, des tentures noires avaient été dressées autour de la crypte, et les nombreux journalistes dépêchés pour couvrir l\u2019événement tenus à l\u2019écart.Auparavant, des habitants du village s\u2019étaient massés sur la toute petite place devant le musée, observant avec curiosité le ballet des experts judiciaires, avocats et autres autorités qui arrivaient pour assister à l\u2019exhumation du peintre fantasque à la fine moustache noire, a constaté un journaliste de l\u2019AFPTV.Chacun y allait de son commentaire, pour ou contre.« Je vis cette journée avec émotion, cela me rappelle le jour de sa mort [\u2026] aujourd\u2019hui Dalí est ravi, c\u2019est une journée à la mesure de sa personne», déclarait avec excitation à l\u2019AFP Marià Lorca, qui était le maire de cette localité quand Dalí est mort.Le prélèvement devait se faire sur «des restes osseux et/ou des pièces dentaires », selon le document judiciaire ordonnant l\u2019exhumation.L\u2019extraction de cet ADN «va se faire avec beaucoup de délicatesse», avait aussi déclaré à l\u2019AFP l\u2019avocat Miguel Domenech, membre de la direction de la fondation.Le cadavre embaumé de Dalí reposait dans un cercueil sous une lourde dalle de plus d\u2019une tonne qu\u2019il a fallu soulever.Les échantillons prélevés devront être transmis à l\u2019Institut de toxicologie de Madrid pour y être comparés à l\u2019ADN de Pilar Abel, une femme brune aux grands yeux noirs.Ce qui est bien, «c\u2019est que la science permet désormais d\u2019être sûr à 99%», a encore expliqué l\u2019avocat.La réponse prendra quelques semaines et les preuves seront présentées lors du procès prévu le 18 septembre, selon Enrique Blanquez, l\u2019avocat commis d\u2019office de la plaignante.«Je veux juste connaître la vérité, et c\u2019est tout », avait confié mercredi soir Pilar Abel, qui est née et a grandi à Figueras, la ville où Dalí est né en 1904 et mort en 1989.Elle a assuré lutter depuis dix ans pour obtenir cette re- conna issance et avo ir dé jà réalisé trois tests ADN, dont les résultats ne lui sont pas parvenus.Des faits que l\u2019AFP n\u2019a pu vérifier.Si les tests prouvaient sa filiation, elle pourrait réclamer selon son avocat 25 % de l\u2019héritage de Dalí entièrement cédé à l\u2019État espagnol : au moment de sa mor t, on évoquait des centaines d\u2019œuvres d\u2019art, dont 250 signées par le peintre des horloges molles, mais aussi des propriétés en Catalogne.Son avocat à l\u2019époque avait estimé sa valeur à 136 millions de dollars.Sans compter les revenus issus de l\u2019exploitation de produits dérivés, la vente d\u2019entrées au musée\u2026 Dalí a vécu ses dernières années retiré dans son château de Pubol avec sa compagne Gala, morte en 1982, avec laquelle il n\u2019a pas eu d\u2019enfant.« Dalí aimait sa femme, mais il l\u2019aimait sans avoir de rapports, c\u2019était un voyeur, je dirais.C\u2019est pour cela que nous, les gens de Figueras, nous pensons que c\u2019est très difficile qu\u2019il ait pu avoir un enfant », a déclaré à l\u2019AFPTV une habitante de Figueras, Lidia, qui assure avoir connu Dalí à l\u2019âge de 13 ans.Agence France-Presse Dalí exhumé à la demande d\u2019une cartomancienne MANU FERNANDEZ ASSOCIATED PRESS Les restes exhumés de l\u2019artiste ont été examinés par des médecins légistes jeudi à Figueras, en Espagne."]
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