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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-07-22, Collections de BAnQ.

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[" G A R Y L A W R E N C E Parfois, j\u2019oublie qu\u2019au fil des ans j\u2019ai développé une façon par ticulière de voyager.Forgé par des années de reportages intenses et intensifs, je fais en sorte que chaque heure du jour (et certaines de la nuit) soit consacrée à voir du pays et à vivre des expériences.Tant pis pour le repos du guerrier, on dormira plus tard.Or, ce n\u2019est pas tout le monde qui aime ce genre de séjour au rythme effréné et aux journées bien chargées.Surtout pas un préado loin de ses potes, du berceau de son enfance et de sa console vidéo.Voici donc le compte rendu de six jours de cavale père-fils au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, à effectuer sur une plus longue période (ou à ponctuer de plus de temps libres) si la smala rechigne à l\u2019idée de cumuler fort kilométrage, longue bourlingue et multiple butinage d\u2019activités.Virée vélo au tobo \u2014 Euh\u2026 c\u2019est un centre de ski, ça ?\u2014 C\u2019est pour le vélo qu\u2019on vient, alors on s\u2019en fout si ce n\u2019est pas Tremblant.Si ça se trouve, on n\u2019aura pas à grimper longtemps pour dévaler les sentiers.De fait, à peine dix minutes à mouliner en montée sur une pente même pas raide permettent ici d\u2019accéder à cinq kilomètres d\u2019une longue et agréable descente sur le sentier d\u2019initiation, dans ce domaine skiable qui se fait cyclable l\u2019été venu.Au Québec, le Club tobo-ski de Saint-Félicien figure parmi les premiers sites à avoir aménagé un réseau de sentiers pour vélomanes des bois.Ouvert depuis 1993, l\u2019endroit a même accueilli une épreuve de la Coupe du monde de vélo cross-country en 2007.« Elle avait été annulée ailleurs et nous avons sauté sur l\u2019occasion pour la récupérer», explique Martin Demers, le dynamique maître des lieux.Aujourd\u2019hui, une soixantaine de kilomètres de pistes s\u2019insinue dans une belle forêt bien dense et allègrement fournie en feuillus et conifères.À la base de la montagne, un parcours technique bien ficelé permet de développer ses habiletés et d\u2019aspirer à suivre les traces de Léan- dre Bouchard, l\u2019olympien et champion régional qui s\u2019est fait les dents de pignon ici.En prime, un parcours d\u2019héber tisme aérien avec tyroliennes se déploie sur le domaine.\u2014 C\u2019est ton genre ça, fiston ; on essaie ?\u2014 Non merci, trop de moustiques ! En fait, il a tellement plu les jours précédant notre arrivée que fiston a préféré le fatbike pour ne pas s\u2019enliser à certains endroits.Heureusement, le réseau s\u2019assèche vite car il est bien drainé \u2014 tout comme l\u2019est l\u2019énergie positive entre moi et ma descendance, malgré le temps maussade.Ce phare, où est-ce?\u2014 J\u2019aime pas ce vélo, je préfère le fatbike ou le vélo dans les skate parks, p\u2019pa.\u2014 Oublie la vile ville et regarde-moi ça : des barrages de castor taillés de dents de maître, des tourbières légères, des enfilades de bouleaux au garde-à-vous, et toujours ce lac en arrière-plan.Un peu de courage: on est presque arrivés au phare.Rien de tel pour motiver de jeunes pleinai- ristes en (mauvaise) herbe que de donner un objectif alléchant à atteindre.Normalement, le cadre naturel du ravissant parc national de Pointe-Taillon devrait à lui seul suffire à stimuler le plus flemmard des préados.Sauf qu\u2019aujourd\u2019hui, le lac Saint-Jean a des petits airs de mer du Nord au mois de novembre et une agaçante bruine brouille nos lunettes.Même les incroyables sables grenat, ocre, rose et blond des étonnantes plages du parc ont l\u2019air ternes, c\u2019est dire.Qu\u2019importe: vêtus de nos impers respirants, nous parcourons le plat pays des Bleuets qu\u2019est celui de ce parc, et qui se mouline sans suer.\u2014 P\u2019pa, j\u2019suis fatigué ! \u2014 Pourtant, mon rythme cardiaque n\u2019a pas varié d\u2019un battement depuis que nous sommes partis tellement on roule peinard.Tiens, voilà le phare! En fait de phare, il n\u2019y avait qu\u2019une plage vierge et sauvage sur laquelle fiston a sauté à pieds joints, oubliant toutes les vicissitudes de l\u2019effort.Une heure plus tard, il poussera l\u2019audace jusqu\u2019à s\u2019immerger dans le lac, seul ce jour-là sur l\u2019immense plage du poste d\u2019accueil \u2014 l\u2019une des plus belles du Québec.\u2014 Tu viens te baigner, papa?\u2014 Euh\u2026 j\u2019pense pas, non.Et tu devrais sortir de l\u2019eau : là où nous allons, les pneumologues ne courent pas les rues.En route pour la yourte Après une heure et demie de voiture sous la flotte, l\u2019idée de passer la nuit dans une yourte ne nous plaisait guère.D\u2019autant plus que celles d\u2019Imago Village sont situées au bout de la route qui mène au joli « hameau alpin » du centre de ski Le Valinouët, fort vivant l\u2019hiver, mais quasi mort l\u2019été.Saveurs Une église devient bistrot-buvette et marché à Saint-Lambert Page D 5 Le coin vert De jolies vivaces, peu connues, pour les coins ombragés Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 J U I L L E T 2 0 1 7 Vélo, rando, kayak, zodiac, hébertisme aérien, hébergement insolite : un séjour au Saguenay\u2013 Lac-Saint-Jean permet autant de repousser ses limites que de resserrer ses liens familiaux.Récit d\u2019une virée active à deux et en sept temps.GARY LAWRENCE Du kayak de mer le long du fjord, près de Petit-Saguenay VOIR PAGE D 4 : VIRÉE De père en fils, TOURISME SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN de fjord en lac Une virée à deux en sept temps L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 On évalue à 20 000 le nombre de civils tués lors de la bataille de Normandie.Dans le monde, cette guerre aura fait 35 millions de victimes civiles, 16 millions de Russes, plus d\u2019une douzaine de millions de Chinois, plus de 5 millions de Polonais et 1,5 million d\u2019Allemands, sans compter les dizaines de millions de blessés et d\u2019estropiés.MÉMOIRE POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Voyages d\u2019une Vie 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-0840 ou 1-866-713-4439 (Division de Groupe VIP) info@legroupevip.com | www.legroupevip.com Circuit Venise et la Vénétie Circuit Les Lacs Italiens I T A L I E I T A L I E À partir de 1 480$ À partir de 1 725$ s t i u s / 7 n r u o 8 j s i t n a r a s g t r a p é s * d i a ç n a r n f é e d i u G 1 0 e 2 r b o t c o er , 1 e r b m e t p e 7 s t 1 3 e 0 s i l o : v s u l c n i - n o N e m e g r e b é : h s u l c n I r e r p a x p i r P mis du Québec détenteur d\u2019un per s t i u s / 7 n r u o 8 j a r a s g t r a p é s * d i a ç n a r n f é e d i u G 7 1 0 e 2 r b m e t p e 4 S t 2 3 e 0 7 o 1 a u 3 a \u2019 u q s u r j u e u g i n v x e i r P C P s O i a r - F x u a n o i t a n r e t n e t è l p m o n c o i s n e , p s e t i s i , v t n e l b u o e d s a e / b n n o s s i t n 7 1 0 t 2 û * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Sortez de l'ordinaire ET LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE! Consultez notre site Internet ou appelez-nous pour connaître toutes les dates de départ ainsi que nos autres destinations nord-américaines.vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES FÊTE DU TRAVAIL ET DE L'ACTION DE GRÂCE Les sièges partent vite! RÉSERVEZ TÔT 1er et 2 septembre 6 et 7 octobre 1er septembre 6 et 7 octobre NEW YORK BOSTON Fête du Travail, départs Action de Grâce, départs à partir de 225 $* à partir de 265 $* n s e o Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com CIRCUITS EXCEPTIONNELS, tous accompagnés avec soin et personnalisés GRAND AVANTAGE ET VALEUR AJOUTÉE : on couche à l\u2019INTÉRIEUR DES VILLES dans des hôtels soigneusement sélectionnés.LES ENTRÉES ET VISITES SONT INCLUSES.C\u2019est la force de nos circuits ! PAS DE MAUVAISES SURPRISES ! Petit groupe ! DÉJA 23 ANS ! 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interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Experts en Voyages de Groupe Louise Drouin.com 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c Autotour Côte-Nord Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 07 novembre au 28 novembre 2017 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 799$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 juillet 2017 *Tarifs paiement par chèque Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : Accompagnateur de Montréal, Petit groupe, maximum 17 personnes, Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines, Tous les repas inclus, Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* RESTE 2 PLACES INDE DÉPART DE GROUPE 2017 L O U I S E G A B O U R Y Outre ces kilomètres de plages où tant de jeunes hommes sont venus mourir, ces immenses cimetières où on les a enterrés, ces villes trop neuves, ces villages meurtris à jamais, il y a la souffrance des civils tout au long du conflit.Elle a atteint son paroxysme lors de la bataille de Normandie, mais ne s\u2019est pas atténuée miraculeusement après la victoire.C\u2019est à leur situation que s\u2019attarde le nouveau Mémorial des civils dans la guerre de Falaise, ville natale de Guillaume le Conquérant.Située au sud de Caen, près de Chambois, où s\u2019est achevée la bataille de Normandie, Falaise a connu un réveil brutal le 7 juin 1944 quand se sont abattues sur elle des centaines de bombes.En accueillant ce Mémorial il y a un peu plus d\u2019un an, cette ville anéantie à 80 % a voulu por ter le flambeau des lieux détruits par les guerres.Aménagé sur trois étages dans un ancien tribunal, le Mémorial de Falaise donne la parole à ceux qui n\u2019ont jamais été invités aux commémorations et n\u2019y ont jamais défilé en rangs serrés.Une muséographie sobre, conçue par le Mémorial de Caen, met en valeur les témoignages des habitants qui n\u2019étaient alors que des enfants et des documents d\u2019époque qui retracent l\u2019Occupation et la Libération.Marché noir, service de travail obligatoire, rationnement, réquisitions, persécutions et rafles, qui rythmaient la vie quotidienne, sont évoqués notamment grâce à des exemples d\u2019affiches qu\u2019on placardait sur les murs.Les aléas de la Collaboration, de la Résistance, de l\u2019Exode, des bombardements et de la Reconstruction y sont aussi soulignés à travers des reconstitutions éloquentes.Un film à la limite du supportable termine la visite sur le site d\u2019une maison bombardée, dont on peut voir le sol à travers un plancher de verre.On évalue à 20 000 le nombre de civils tués lors de la bataille de Nor- mandie.Dans le monde entier, cette guerre aura fait 35 millions de victimes civiles, 16 millions de Russes, plus d\u2019une douzaine de millions de Chinois, plus de 5 millions de Polonais et 1 ,5 mil l ion d\u2019Al lemands, sans compter les dizaines de millions de blessés et d\u2019estropiés.memorial-falaise.fr Collaboratrice Le Devoir LOUISE GABOURY Le Mémorial de la ville de Falaise donne la parole à ceux qui n\u2019ont jamais été invités aux commémo - rations et n\u2019y ont jamais défilé en rangs serrés.Falaise a connu un réveil brutal le 7 juin 1944 quand s\u2019y sont abattues des centaines de bombes FRANCE En Normandie, un musée consacré aux victimes civiles de la Deuxième Guerre mondiale B E N O I T L E G A U L T à Sault Ste.Marie Dès mon arrivée au Sault, on me fait enfiler des waders (bottes-pantalon) et je dois garder l\u2019équilibre sur les roches glissantes des rapides qui mènent du lac Supérieur au lac Huron.Ici, l\u2019eau est oxygénée et les poissons nombreux; les gens de Tourism Sault Ste.Marie me font pratiquer la pêche à la mouche avec un guide.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019être dans la nature boréale, alors que je me trouve à deux kilomètres du centre d\u2019une ville de 75 000 habitants.«J\u2019adore Sault Ste.Marie», dit mon guide, Brad Hodkinson, de la Soo North Fly Shop.Il est originaire de London : « Je suis venu faire un contrat ici, il y a une vingtaine d\u2019années, et je ne suis jamais reparti.Une nature pareille à côté d\u2019une ville sympathique pleine de bons restaurants, c\u2019est fantastique.» Près de 50 % des habitants de Sault Ste.Marie sont d\u2019origine italienne (comme les ex- hockeyeurs Tony et Phil Espo- sito), alors les bons restos italiens ne manquent pas.Le fait français Une autre bonne surprise a été de percevoir le respect accordé au fait français.Les gens d\u2019ici, même les jeunes, savent que le maire Joe Fra- tesi a fait adopter, en 1990, un règlement municipal promulguant l \u2019anglais comme la seule langue de l\u2019administra- t ion municipale.Ce règlement avait ébranlé la fédération canadienne.Le Nord ontarien a longtemps mené la vie dure aux francophones, autrefois perçus comme une minorité indûment privilégiée par les lois linguistiques.Aujourd\u2019hui, les écoles d\u2019immersion française abondent et les employés bilingues sont recherchés dans la région de Sault Ste.Marie.Toute la région d\u2019Algoma, englobant Sault Ste.Marie, est d\u2019ailleurs désignée bilingue par le gouvernement de l\u2019Ontario.Même un leader autochtone, Darrell Boissoneau, président de Shingwauk Kinoomaage Gamig, le centre d\u2019excellence en éducation Anishinaabe, parle du respect qu\u2019a vaient les Français pour les autochtones et du fait qu\u2019ils voulaient faire du commerce plus que d\u2019établir leur pouvoir sur un empire, comme les Anglais.« Les Français étaient meilleurs que les Anglais envers nous, dit-il en entrevue au Devoir, et ils comprenaient mieux notre culture.Ils voulaient partager des choses, pas seulement prendre des choses.» Des musées L\u2019été, on peut visiter de nombreux musées intéressants.L\u2019Ar t Galler y of Al- goma joue par faitement son rôle de musée régional en mettant en avant le travail d\u2019artistes locaux, tout en affichant le rôle symbolique clé de la région dans l\u2019inspiration de l \u2019œuvre du Groupe des Sept.Ce musée est dédié à la représentation de la beauté de la forêt boréale et du lac Supérieur.Le grand musée des avions de brousse (le Canadian Bush- plane Heritage Center) révèle avec vigueur le travail important des pilotes de brousse pour la sécurité et le développement du Nord.Un nombre impressionnant d\u2019appareils historiques y sont entretenus et présentés.Agawa Canyon Tour Train La saison des couleurs d\u2019automne est la période annuelle de gloire du train qui parcourt le canyon d\u2019Agawa (l\u2019Agawa Canyon Tour Train).À l\u2019origine, il transpor tait des matières premières de Hearst à Sault Ste.Marie.Air Canada et Por ter se rendent à Sault Ste.Marie en passant par Toronto.Les tarifs ont beaucoup diminué depuis que Por ter fait concurrence à Air Canada sur cette liaison.En voiture, cette ville est à 1000 ki lomètres de Montréal.Collaborateur Le Devoir Tourism Sault Ste.Marie:?705 759-5442, 1 800 461-6020.ssmdc.ca, ontariotravel.net, norddelontario.ca Ce reportage a été réalisé grâce à la collaboration de Tourism Sault Ste.Marie et de Tourisme Ontario.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 L\u2019été, on peut visiter de nombreux musées intéressants à Sault Ste.Marie.L\u2019Art Gallery of Algoma joue parfaitement son rôle de musée régional en mettant en avant le travail d\u2019artistes locaux, tout en af fichant le rôle symbolique clé de la région dans l\u2019inspiration de l\u2019œuvre du Groupe des Sept.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES Sault Ste.Marie est une ville sous-estimée.On y trouve des musées et des restaurants intéressants, à deux pas d\u2019une nature florissante et d\u2019une culture autochtone étonnante.De belles surprises attendent les nombreux touristes québécois qui font étape ici, en route vers l\u2019Ouest canadien.Mais la beauté sauvage du lac Supérieur avoisinant fait de Sault Ste.Marie une destination estivale à part entière.Les belles surprises de Sault Ste.Marie Une étape ontarienne en route vers l\u2019Ouest canadien, mais aussi une destination en soi LINDSEY ACKLAND Notre journaliste apprend les rudiments de la pêche à la mouche dans les rapides de Sault Ste.Marie, devant le pont qui mène aux États-Unis.LA VITRINE BEAUX-ARTS RODIN Rainer Maria Rilke Éditions Prisma 2017, 199 pages ?Maître incontesté et monstre sacré de la sculpture française, Auguste Rodin est considéré comme le père de la sculpture moderne.Il est indéniablement l\u2019artiste le plus illustre de son temps.Au départ, son art est fortement imprégné de l\u2019héritage néoclas- sique.Puis, au cours d\u2019un voyage en Italie, il découvre l\u2019œuvre de Michel-Ange qui sera déterminante pour la suite de son travail.Désormais, l\u2019artiste n\u2019obéira plus qu\u2019à ses propres règles en marquant une rupture dans l\u2019histoire de la sculpture et en ouvrant la voie à l\u2019art du XXe siècle.Une œuvre puissamment novatrice qui vise à représenter le corps en mouvement à la recherche d\u2019une action «naturelle», prise sur le vif.Chez Rodin, les mouvements du corps et de l\u2019âme sont indissociables.Son travail fut malgré tout fortement contesté à son époque, car on le jugeait trop audacieux et choquant.Il dut inlassablement se battre pour poursuivre son œuvre malgré de nombreuses commandes de l\u2019État et de particuliers.Cet ouvrage est d\u2019autant plus remarquable qu\u2019il est écrit par le grand poète allemand Rainer Maria Rilke.Celui qui fut aussi son secrétaire particulier rédigea cette biographie en proposant une vision sensible et passionnée.Il sut traduire avec émotion la poésie créatrice de Rodin, car porté par l\u2019amour des œuvres du sculpteur.Cet ouvrage, superbement imprimé et richement illustré des principaux chefs-d\u2019œuvre de Rodin, reflète magnifiquement l\u2019œuvre hors-norme de cet artiste.Christian Tiffet RÉCIT HISTORIQUE UNE FEMME À LA MER ! AVENTURES DE FEMMES NAUFRAGÉES Marie-Ève Sténuit Éditions du Trésor 2017, 224 pages ?Les femmes et les enfants d\u2019abord?Allons-y voir ! La consigne maritime date de 1852.Elle fut lancée pour la première fois non pas par le capitaine d\u2019un navire en péril, mais par un passager, lieutenant-colonel de son état.Malheureusement pour lui, il périt dans le naufrage du HMS Birkenhead.Avec le capitaine.Pour Marie-Ève Sténuit, historienne de l\u2019art passionnée par l\u2019archéologie sous-marine, l\u2019image du «seul maître à bord après Dieu» sombrant avec son bâtiment relève davantage du mythe que de la réalité.Pour un capitaine Smith (celui du Titanic), combien y a-t-il eu de commandants au comportement beaucoup moins héroïque (celui du Costa Concordia vient à l\u2019esprit)?En effet, il semble que l\u2019instinct de survie l\u2019emporte sur l\u2019élan chevaleresque, car, selon une étude de l\u2019Université d\u2019Uppsala, rapporte l\u2019auteure, ce sont d\u2019abord les enfants, puis les femmes, qui ont payé le plus lourd tribut à la mer dans 18 naufrages ayant fait les manchettes entre 1852 et 2011.Dans son ouvrage, l\u2019historienne présente huit tragédies maritimes s\u2019échelonnant du XVIe au XIXe siècle.Il y est question des disparues de la Méduse comme de celles de l\u2019Amphitrite, deux naufrages carrément imputables à la bêtise des hommes en poste d\u2019autorité, comme de la bravoure d\u2019une dame Denoyer (non, son patronyme n\u2019annonçait pas son destin) et de plusieurs autres face à la menace des flots.Quel bel hommage! Carolyne Parent L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Qu\u2019on voie le fjord du ciel, de ses rives ou depuis ses eaux, ses parois écartées par les glaciers ne sont jamais aussi impressionnantes qu\u2019en les ef fleurant à vau l\u2019eau, à bord d\u2019un frêle esquif à pagaies.Même si elles sont moins hautes ici qu\u2019à Baie-Éternité.TOURISME Qu\u2019importe : les six yourtes d\u2019Imago Village, près de Saint- David-de-Falardeau, valent bel et bien le détour.Juchées à flanc de colline, elles sont dotées d\u2019une jolie terrasse et de vastes portes vitrées et sont aménagées avec goût et fonctionnalité : table, causeuse, mi- nifrigo, micro-ondes, évier, toilette au compost et poêle à granules sont dominés par la mezzanine où l\u2019on dort, sous un dôme translucide (qu\u2019on peut recouvrir pour ne pas se faire tirer du lit à 4 h30).Cette nuit-là, c\u2019est donc sous le tambourinement de la pluie que Morphée est venue nous tendre les bras.Au petit matin, le ciel pétant de bleu nous a permis d\u2019embrasser toute la superbe du massif des Monts- Valins, falaises balèzes et fières rivières comprises, sur la jolie route de terre menant à Saint-Fulgence.Beaux parleurs, petits jaseurs \u2014 Pardon, c\u2019est bien par là, le parcours extrême ?\u2014 Oui, vous êtes inscrits ?\u2014 Oui oui\u2026 Le parc aventures Cap-Ja- seux, à Saint-Fulgence, est le premier au Québec à s\u2019être doté d\u2019un parcours d\u2019arbre en arbre.Depuis, le réseau s\u2019est richement développé et compte désormais un parcours extrême.Celui-ci comprend une section où on se lance dans le vide pour attraper des modules\u2026 sans être rattaché à un câble de sûreté par des mousquetons (contrairement à tous les parcours du genre), avec comme seule protection un filet de sécurité.Pour s\u2019assurer que ceux qui s\u2019y engagent sont à la hauteur du défi, l\u2019itinéraire aérien débute par une haute poutre mobile entourée d\u2019un « escalier » d\u2019échelons en spirale.« On appelle ça la sélection naturelle : si vous franchissez ça, vous pouvez continuer ! », indique Rebecca Tremblay, directrice du parc.En jaugeant la poutre du regard, fiston et moi convenons de nous autosélectionner pour ne pas devenir les prochains récipiendaires d\u2019un Dar win Award.Nous avons bien fait : le parcours régulier, séparé en quatre sections, forme un crescendo d\u2019autant de niveaux de difficulté, et il est juste assez corsé pour faire palpiter jugulaires et carotides, en plus d\u2019of frir des points de vue ex- tra-or-di-naires sur le Sague- nay du haut de ses ver tigi- neuses plateformes.Le soir, nous aurions bien voulu nous ef fondrer de fatigue dans l\u2019une des cabanes dans les arbres fixées en hauteur à de grands troncs, mais elles étaient toutes deux réservées jusqu\u2019à la fin des temps, ou presque.\u2014 Les sphères ou le dôme, ils sont libres?\u2014 Pareil, désolé\u2026 Victimes de leur succès ! Véritables capsules spatiales géodésiques dominant le fjord, ces deux ovnis habitables que sont les sphères sont isolés dans les bois et nous télépor tent dans de vastes ailleurs malgré leur taille étroite.Le dôme n\u2019est pas mal non plus : sorte de tente hémisphérique par tiellement translucide, il est doté d\u2019un lit double et d\u2019un mini-espace cuisine, et il est très couru par les couples qui aspirent à voir toutes sortes d\u2019étoiles en toute quiétude.Nous nous sommes finalement contentés des rustiques cabanes en rondins, sympas mais sans plus, après l \u2019a - gneau fumé, le riz pilaf et l\u2019excellent saumon en sauce achetés sous vide à la Vieille Ferme, agréable arrêt obligé sur la route menant au parc Aventures.La très charmante et fort loquace Éva, 11 ans \u2014 que nous avons baptisée « la p\u2019tite jaseuse de Cap-Jaseux » \u2014 y offre des tours guidés des jardins bios de la ferme, moyennant une obole d\u2019un huard.\u2014 T\u2019as envie qu\u2019on essaie ce tour, chéri ?Je crois que tu lui plais bien\u2026 \u2014 Pas question ! Elle est plus bavarde que ma sœur\u2026 Le nouveau statut de la vierge \u2014 Allez, un petit effort, tu verras, t\u2019auras jamais eu droit à un aussi beau point de vue ! \u2014 Ça monte encore longtemps?Suis fatigué, là\u2026 Pour monter, ça monte, mais pas si raide que ça.À tout le moins, l \u2019itinéraire (3- 4 heures aller/retour) du Sentier de la statue est ponctué de sublimes percées visuelles sur la baie Éternité, dont une qui s\u2019ouvre sur sa convergence avec le Saguenay, au bien- nommé belvédère Bellevue.Le sentier redescend ensuite jusqu\u2019à une grande statue de la vierge, qu\u2019un voyageur de commerce de Québec, Charles-Napoléon Robi- taille, a fait construire en 1881 après avoir évité la noyade au pied de la falaise, pour cause de prière exaucée.Une fois à la statue, un brave octogénaire arrive avec sa petite-fille.«La dernière fois que je suis venu, elle était bleue ; ils l\u2019ont remise dans sa couleur d\u2019origine, blanche avec des dorures », dit-il.Entre les fentes où l\u2019on glisse un vœu et un petit billet, on devine la présence d\u2019une ancienne trappe.«Quand j\u2019étais jeune, on venait dormir à l\u2019intérieur de la statue», se souvient le retraité, qui travaillait au parc.De nos jours, on oublie rapidement la vierge quand on découvre ce lieu si divinement agréable : depuis le rocher plat et en pente sur lequel repose Notre-Dame-du-Saguenay, on jouit d\u2019une époustouflante vue à 180 degrés sur le fjord.«Autrefois, on pouvait même monter par la falaise : ça nous prenait 25 minutes », d\u2019ajouter celui que j\u2019ai fini par surnommer « le vénérable du sommet ».Fiston et moi, nous avons mis deux heures aller-retour par le sentier \u2014 pas si mal pour un jeune qui s\u2019est plusieurs fois fait prier d\u2019avancer.Le fier fjord en kayak « Left, right ! Left, right ! » de beugler sans relâche l\u2019un des 22 ados ontariens pour inciter ses covacanciers à pagayer comme des galériens.« La, ferme ! La, ferme !», avais-je envie de lui lancer, assis avec fiston dans mon kayak de mer en tandem, en tentant de profiter de la plénitude de ces lieux qui incitent à la sérénité.Pas facile d\u2019apercevoir des bélugas en compagnie de pareil troupeau envahissant.Surtout quand on sait que ces braves baleines blanches sont capables de percevoir de très loin le simple tapotement d\u2019un doigt sur un kayak.Heureusement, l\u2019itinéraire emprunté mérite à lui seul le coup de pagaie : pendant environ une heure, nous avons longé en eaux calmes les falaises du fjord et leurs teintes ocre, vert et gris.Qu\u2019on voie le fjord du ciel, de ses rives ou depuis ses eaux, ses parois écartées par les glaciers ne sont jamais aussi impressionnantes qu\u2019en les effleurant à vau l\u2019eau, à bord d\u2019un frêle esquif à pagaies.Même si elles sont moins hautes ici qu\u2019à Baie-Éternité.Un peu après le lieu dit Brise- culottes, alors que le groupe s\u2019apprêtait à faire demi-tour, nous lui avons faussé compagnie pour jouir enfin d\u2019un peu de quiétude sur tout le chemin du retour.Bien nous en prit, car au détour de la dernière baie, un drôle de plongeur chauve au crâne gris a surgi juste à côté du kayak.\u2014 Hiiiiiiii, un phoque !, de s\u2019écrier fiston, tout ébaubi.Nous avons été les seuls à le voir ; comme quoi il est toujours profitable de garder le profil bas, le silence et ses distances, quand on explore la nature et qu\u2019on tutoie la faune.Une règle qui s\u2019applique tout autant aux baleines, d\u2019ailleurs.Baleines en direct Ce matin-là, il pleuvait \u2014 pour faire changement (climatique) \u2014, mais le grain ne nous a pas abattus pour autant.Dès que le robuste zodiac a franchi les limites du Saguenay, des taches blanches ont commencé à émerger d\u2019entre les vagues.«Bélugas droit devant!» a lâché un passager hexagonal emmitouflé dans sa veste.Puis, la valse des rorquals a pris le dessus.Tandis que l\u2019un ouvrait sa gueule béante pour engloutir un maximum de krill, l\u2019autre roulait sa bosse avant d\u2019exhiber sa nageoire dorsale sans aucune inhibition.Bientôt, la surface de l\u2019eau s\u2019est mise à ressembler aux rapides de Lachine, avec une constellation de vaguelettes frétillant sur l\u2019étale.« Ici, il y a à peine 20 mètres de profondeur, ça brasse par en-des- sous ! », d\u2019indiquer Olivia, la gentille pilote-interprète, en éteignant le moteur pour laisser venir à nous les visiteurs du fleuve.Les baleines ont convergé en quantité pour profiter de l\u2019agitation de leur garde-manger.Méchant festin, méchante liesse pour la dizaine de passagers du zodiac.Pendant ce temps, au large, une épaisse nappe de brume flottait à la surface du fleuve, laissant croire qu\u2019un bateau d\u2019obser vation de 600 passagers (!) était en train de sombrer.« Quand une baleine va d\u2019un côté, tout le monde se rue, et on voit le bateau s\u2019incliner », assure Olivia.À bord de notre silencieux zodiac, foin de tout cela : on jouit d\u2019un contact intime avec les vénérables mastodontes, on garde nos distances, et tant les passagers que les cétacés apprécient.Sauf peut-être fiston, le regard hagard, perdu dans le brouillard de ses pensées.« Regarde là-bas, chéri ! Cinq bélugas ! » \u2014 Ah ben ouais\u2026 Cette fois, ça y est : fiston a vraiment le blues de la métropole.Va falloir rentrer plus tôt que prévu \u2014 de toute façon, il pleut comme vache qui pisse.Heureusement qu\u2019hier soir, il m\u2019a entraîné à l\u2019anse Saint- Étienne, la jolie plage de Pe- tit-Saguenay, où une lune irréelle se reflétait dans les flaques d\u2019onde oubliées sur les sables.Ça m\u2019a fait penser à fiston et moi : deux entités indissociables, l\u2019une née de l\u2019autre, l\u2019autre ne pouvant vivre sans l\u2019une.Mais la prochaine fois, on partira juste un peu moins longtemps.Collaborateur Le Devoir SUITE DE LA PAGE D 1 VIRÉE PHOTOS GARY LAWRENCE La baie Éternité vue depuis le Sentier de la statue, au parc national du Fjord-du-Saguenay.Le dôme du parc Aventures Cap-Jaseux, très couru par les couples en quête d\u2019isolement.Sortie en zodiac pour aller observer les baleines à la confluence du Saguenay et du Saint-Laurent.Le parc Aventures Cap-Jaseux est réputé pour ses palpitants parcours d\u2019hébertisme aérien.En vrac Carnet d\u2019adresses.Club tobo ski : velostfelicien com.Forfaits vélo, kayak et rando avec Équinox Aventures : equinoxaven- ture.ca.Imago Village : imagovillage.com.Parc aventures Cap-Jaseux : capjaseux.com.La vieille ferme : agneaudufjord.com.Parcs nationaux de Pointe- Taillon et du Fjord-du-Sa- guenay : sepaq.com Excursions en kayak sur le Saguenay et en zodiac aux baleines, au départ de Petit-Saguenay, avec Orga- nisaction : organisaction.com.Village Vacances de Petit-Saguenay : village vacances.com.Hébergement.Un bon hôtel familial à Saint-Félicien : hôtel du Jardin, avec piscine intérieure.hoteldu jardin.com À voir.La nuit, le zoo sauvage de Saint-Félicien présente une agréable expérience multimédia créée par Moment Factory, Anima Lumina.Inspirant et apaisant.zoosauvage.org/ animalumina Renseignements: tourisme saglac.net Notre journaliste était l\u2019invité de Tourisme Sague- nay\u2013Lac-Saint-Jean. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 La livraison de l\u2019église restaurée et convertie en pôle alimentaire est prévue pour mai 2018.Les travaux commenceront à l\u2019automne.Ce sera un bâtiment vert, écologique, assure Max Dubois, un commerçant fromager à l\u2019origine de ce projet provisoirement baptisé l\u2019Échoppe-marché paysan.SAVEURS «T u vois là, à droite, il y aura l\u2019Échoppe des fromages.Le marché paysan sera tout autour.J\u2019aurai aussi un petit coin où je pourrai cuisiner et transformer mes fromages.» Nous sommes avec Max Dubois, face à l\u2019église anglicane du centre-ville de Saint-Lam- bert, qui passera à la rentrée sous le bistouri ar- chitecto-patrimonial.Le nom de ce «(dé) sacré» projet alimentaire?«Pour le moment, c\u2019est provisoirement l\u2019Échoppe- marché paysan.Mais j\u2019aimerais un nom qui rappelle l\u2019histoire, la proximité avec l\u2019eau, \u201cLa barque\u201d par exemple ! » s\u2019anime le commerçant fromager qui s\u2019ajoute une casquette de promoteur en reprenant cette chapelle laissée à elle- même depuis des années.Mais pas une casquette de promoteur classique.Max, on le connaît bien dans le milieu du fromage au Québec, notamment pour ses montées aux barricades lors de la grave crise de la listériose, en 2008, et ses prises de parole régulières pour la défense des artisans locaux.C\u2019est d\u2019ailleurs à tous ces petits entrepreneurs qui triment fort au bout de leur rang qu\u2019il dédie ce futur pôle de souveraineté alimentaire.Briser l\u2019isolement Dans cette boucle, il intègre aussi des travailleurs autonomes, tous secteurs confondus, car Max s\u2019est rendu compte qu\u2019ils avaient des besoins similaires.L\u2019idée est donc de briser l\u2019isolement grâce à la création d\u2019une communauté qui va échanger, partager, réseauter, se nourrir (à tous les niveaux) grâce à des espaces, des outils et des services mis en commun.Paysans et travailleurs autonomes seront- ils tous installés dans l\u2019église ?Non ! En fait, le projet de Max s\u2019articule en deux gros morceaux.Le premier, c\u2019est la restauration de l\u2019église au complet (seule la structure en poutres apparentes sera conservée).Cette église anglicane, dont l\u2019intérieur est de style élisabéthain et l\u2019extérieur de style néo-Tudor, date de 1886.Ce serait l\u2019une des premières sur la Rive-Sud.Elle a été vendue en 1926 aux francs-maçons, qui l\u2019ont conservée jusqu\u2019en 1996.Puis, la Ville de Saint-Lambert l\u2019a rachetée.Et Max a fait une of fre.Le deuxième morceau, c\u2019est l\u2019ajout d\u2019une construction neuve qui of frira des espaces de travail partagés.Cette communauté de travailleurs autonomes qui louera des espaces de travail devrait insuf fler une nouvelle dynamique au centre-ville, en fréquentant notamment les commerces al imentaires, dont la future église restaurée qui sera interreliée au bâtiment flambant neuf.« Nous avons reçu les résultats de notre étude de marché, qui confirment nos choix innovateurs.Plus de 360 000 personnes ont lu notre étude, 120 000 à moins de 15 kilomètres, et plus de 1000 personnes ont répondu à toutes les questions, et près de 800 à moins de 10 kilomètres veulent louer un espace dans notre hub ! C\u2019est une clientèle à pied, à vélo, en transport collectif.Mission accomplie ! » jubile Max.Un marché paysan Depuis au moins dix ans, le propriétaire de L\u2019Échope des fromages dépose régulièrement des projets à la Ville pour cette église laissée à l\u2019abandon.Mais il fallait un plan d\u2019affaires viable pour que la municipalité l\u2019accepte et que les partenaires embarquent.Cette fois, c\u2019est bon.Même si les inspirations lui viennent du côté de Brooklyn, de commerces alimentaires du type Eataly, Max Dubois ne veut surtout pas faire de ce projet un endroit stéréotypé, bobo chic.Un design qui rappelle le côté doudou des fromages, les champs, l\u2019étable, des petites tables, une ambiance buvette\u2026 Voilà plutôt ce qu\u2019il imagine (moi aussi si on pouvait s\u2019éloigner des commerces aseptisés\u2026).Au fond de l\u2019église, il y aura donc L\u2019Échoppe des fromages qui se concentrera sur ce que la boutique fait depuis 27 ans rue Aberdeen, à savoir la vente de fromages fermiers et d\u2019appellations, de beurres, de yogourts, de charcuteries\u2026 Et la partie bistrot, avec ses formules tant appréciées de croûtes chaudes, de plateaux de fromages, de salades, etc.Autour se tiendra un marché paysan qui offrira des produits de pâturage : viandes, œufs, fruits et légumes.« Douze mois par année, j\u2019ai un marché de style fin de semaine.J\u2019en ai déjà un ici le jeudi matin, qui est magnifique, avec une vingtaine de producteurs [Max a lancé le marché à Saint-Lambert avec Diane Séguin, présidente de l\u2019Association des marchés publics du Québec].Je transfère tout ça dans l\u2019église, mais avec le double de producteurs [voire plus s\u2019il le faut ; le marché pourra s\u2019étendre à l\u2019extérieur].» Au centre de la nef, une cuisine avec un chef résident permettra de transformer les éléments que les producteurs apporteront au fil des semaines et des saisons: le pigeon de madame Un- tel, la dinde sauvage de monsieur Machin, etc.«Nous n\u2019avons pas accès à ces produits.Pourtant, ils existent ! Nous les mettrons en pots !» L\u2019essence même de ce projet est d\u2019être un représentant du paysan, de ce travailleur.Une écoconstruction La livraison de l\u2019église restaurée et convertie en pôle alimentaire est prévue pour mai 2018.Les travaux commenceront à l\u2019automne.Quant à la construction du bâtiment de bureaux par tagés adjacent à l\u2019église, dont les plans sont signés In Situ atelier d\u2019architecture, Stéphane Pratte et Annie Lebel, elle se fera dans un deuxième temps.Ce sera un bâtiment vert, écologique, une écoconstruction à part entière.« Je dédie tout ce projet à la souveraineté alimentaire et à l\u2019agriculture urbaine [Max se cherche d\u2019ailleurs un hectare de terre à Saint-Lamber t pour compléter, étof fer son projet et fournir dans un premier temps le bistrot-restaurant].Pour moi, dans l\u2019agriculture urbaine, il y a une solution à la surconsommation et à la surproduction de nos campagnes.Il faut revenir au meilleur du moment.» À une question alimentaire toute simple : qu\u2019est-ce qu\u2019il y a de bon aujourd\u2019hui ?Fini la grand-messe alimentaire, retour à « l\u2019essenciel» ! Max et sa réforme alimentaire Une église anglicane abandonnée convertie en marché fermier, échoppe à fromages et bistrot-buvette à Saint-Lambert Brochettes de poulet à l\u2019iranienne Par Heméla Pourafzal, chef du Byblos Pour 6 personnes Voici une recette parfaite pour vos barbecues cet été.En Iran, les brochettes sont les plats traditionnels des restaurants, toujours servies avec une grosse portion de riz, des tomates grillées sur le charbon et des fines herbes.Le riz est parfumé avec du sumac et parfois un jaune d\u2019œuf cru.Ingrédients 6 blancs de poulet coupés en gros cubes ou 6 petits coquelets coupés en huit (en réalité, tout morceau de poulet est adéquat, mais on préfère en général les morceaux avec les os, car ils sont moins secs après cuisson) 3 gros oignons coupés le plus petit possible 6 cuillèrées à soupe de jus de citron frais 6 cuillèrées à soupe de yaourt grec nature 1 cuillèrée à soupe d\u2019huile Une pointe de safran moulu Sel et poivre au goût Préparation Mélanger tous les ingrédients de la marinade.Bien en enduire les morceaux de poulet et laisser reposer au minimum 6 heures au frigo, en retournant les morceaux une ou deux fois pour que tous les côtés soient marinés.Embrocher les morceaux de poulet en laissant un petit espace entre chacun pour faciliter la cuisson.Faire griller sur le barbecue et servir tout de suite avec du riz et des tomates grillées sur le barbecue.BYBLOS LE PETIT CAFÉ 1499, rue Laurier Est Montréal ?514 523-9396 bybloslepetitcafe.ca IN SITU ATELIER D\u2019ARCHITECTURE, STÉPHANE PRATTE ET ANNIE LEBEL L'idée du futur pôle de souveraineté alimentaire est donc de briser l\u2019isolement grâce à la création d\u2019une communauté qui va échanger, partager, réseauter, se nourrir, au propre comme au figuré, grâce à des espaces, des outils et des services mis en commun.SOPHIE SURANITI L\u2019église anglicane, dont l\u2019intérieur est de style élisabéthain et l\u2019extérieur, néo-Tudor, date de 1886.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR SOPHIE SURANITI IN SITU ATELIER D\u2019ARCHITECTURE, STÉPHANE PRATTE ET ANNIE LEBEL Les plans du bâtiment de bureaux partagés adjacent à l\u2019église sont signés In Situ atelier d\u2019architecture, Stéphane Pratte et Annie Lebel. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 J U I L L E T 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 Q ui n\u2019a pas un petit coin d\u2019ombre à aménager avec autre chose que des hostas et des fougères, même si on les aime bien ?Voici deux plantes remarquables et moins connues pour les zones où le soleil se fait rare.D\u2019abord une qui illumine et qui contraste magnifiquement avec les autres végétaux, l\u2019herbe du Japon, puis une autre qui fait un superbe couvre-sol, même sous l\u2019ombre sèche, et qui, en plus, a une charmante floraison, les fleurs des elfes jaunes.Herbe du Japon La Hakonechloa macra « Aureola », ou herbe du Japon, est une graminée fantastique pour apporter de la lumière dans les coins ombragés.Son feuillage jaune doré strié de ver t éclaire à un point tel qu\u2019automatiquement nos yeux y sont rivés dans un aménagement.Ses fleurs, au contraire des autres graminées, ont peu d\u2019intérêt.Son port, unique pour une graminée, est buissonnant par le fait que son feuillage linéaire est retombant.L\u2019herbe du Japon est vivace jusqu\u2019en zone 4, mais, règle générale, elle doit être bien re- couver te de neige pour être rustique sous nos latitudes.Comme elle se propage lentement par rhizome, elle a l\u2019avantage de ne pas être envahissante.De sorte qu\u2019on la divise rarement avant qu\u2019elle ait une dizaine d\u2019années.On la plante dans un sol riche en matières organiques qui doit demeurer légèrement humide, car elle ne tolère ni l\u2019eau stagnante ni la sécheresse.Il est préférable de rabattre son feuillage seulement au printemps, comme pour la plupart des graminées ornementales, afin d\u2019augmenter sa résistance au froid.De plus, comme elle devient ocre-brun à l\u2019automne, elle met de la couleur au jardin.La Hakonechloa ma- cra provient des montagnes humides de la région d\u2019Hakone, au Japon, d\u2019où son intolérance à la sécheresse et sa préférence pour la fraîcheur.Fleurs des elfes jaunes Quel joli nom : il lui vient de ses petites fleurs fabuleuses qu\u2019on apprécie à leur pleine valeur en s\u2019agenouillant.Mignonnes comme tout, elles ressemblent vaguement à celles de l\u2019ancolie, mieux connue, mais en plus cireuses.L\u2019Epimedium x versicolor « Sulphu- reum », de son nom latin, produit tôt au printemps une multitude de fleurs jaunes en grappes, qui contrastent mer veilleusement avec le feuillage rougeâtre.Ce dernier est composé de 5 à 7 folioles en forme de cœur.Les tiges, toutes délicates, sont étonnamment robustes.Le feuillage est teinté de rouge au printemps; toutefois, il tourne au vert à l\u2019été pour redevenir rouge à l\u2019automne! Cet épi- mède, comme les nombreux autres hybrides et espèces de ce genre, est une plante à rhizomes qui fait un excellent couvre-sol.Il préfère un sol organique, meuble et frais, mais tolérera un sol peu profond et sec une fois implanté.En outre, cette grande adaptabilité permet de l\u2019utiliser à l\u2019ombre sèche, comme sous les grands arbres, là où le choix de plantes est restreint.Néanmoins, pour qu\u2019il reste beau, l\u2019épimède doit être protégé des vents secs, et pour que son feuillage soit persistant, le climat ne doit pas être trop rigoureux.Rustique jusqu\u2019en zone 4.?Traces-Pistes disparues est une œuvre de land art de William Vazan présentée à la place De La Dauversière jusqu\u2019au 9 octobre, dans le cadre de l\u2019événement Métis-sur-Montréal.Cette œuvre simule les nombreux cours d\u2019eau qui traversaient l\u2019île avant l\u2019arrivée des Européens.Effacées du territoire par la canalisation et l\u2019assèchement, ces rivières sont évoquées dans l\u2019herbe par un labyrinthe blanc, qu\u2019on s\u2019amuse à remonter jusqu\u2019à un mont Royal sous forme de butte.L\u2019artiste souhaite nous amener à réfléchir « à quoi ressemblait le territoire à l\u2019époque pré- coloniale, quand les Amérindiens traversaient l\u2019île de Montréal essentiellement par voie d\u2019eau sur le réseau hydrographique ».William Vazan vit et travaille à Montréal depuis 1957.Il est reconnu internationalement pour sa pratique du land art.Cet événement gratuit est une collaboration entre le Château Ramezay et les Jardins de Métis.?Cette année, au Jardin Daniel A.Séguin, le TechnoLab d\u2019agriculture urbaine de l\u2019Institut de technologie agroalimentaire (ITA) présente au public les plantes gagnantes All-America Selections (AAS) sur la toiture du Pavillon horticole écoresponsable.Sur le plancher des vaches, le TechnoLab a également réalisé un potager qui montre les dif férentes approches de cultures possibles, en plus de présenter une grande diversité de plantes comestibles.Pour compléter, il a conçu le plus grand mur végétal de plantes comestibles à ce jour au Canada sur un des murs du Pavillon.Il est composé de 1300 plants disposés selon des critères à la fois esthétiques et pratiques.Par ailleurs, du 31 juillet au 6 août, se tient aussi l\u2019événement L\u2019Art au jardin, dont le thème est Van Gogh s\u2019invite au jardin.Semaine hommage à Vincent Van Gogh et à sa Provence.Plusieurs activités culturelles sont proposées et animées par l\u2019artiste visuel québécois Jean Gladu : atelier de croquis, conférence, journée des enfants\u2026 De plus, le jardin Daniel A.Séguin abrite 21 jardins thématiques où se balader, dont Le jardin du futur réalisé par Albert Mondor.Un jardin original qui met en valeur, à l\u2019aide de surprenantes structures d\u2019acier rouillées et de verre récupéré, des végétaux comestibles, des plantes médicinales, des plantes tropicales et des annuelles.lgobeille@ledevoir.com Deux jolies vivaces pour coins ombragés Même si on aime les hostas et les fougères, voici des plantes remarquables et peu connues LISE GOBEILLE Dans la bibliothèque CULTIVER SON JARDIN EN PLEINE CONSCIENCE Cindy Lachapelle et Serge Schall Cecile Hudrisier, illustratrice Plume de carotte, 2017, 108 pages Cindy Lachapelle applique au jardinage la sophrologie, une synthèse des techniques orientales de méditation, de yoga et de relaxation occidentale, afin qu\u2019il soit réalisé en pleine conscience.Ce livre est un outil pour apprendre à contempler la nature proche, pour se recentrer tout en s\u2019ouvrant au monde ; au fil des saisons, éveiller un autre regard sur soi-même ; prendre soin de soi comme de son jardin ; découvrir des plantes sous un nouveau jour ; cultiver l\u2019instant présent\u2026 Serge Schall, auteur de nombreux livres sur le jardinage, amène ici ses nombreuses années d\u2019expertise dans le domaine, et Cécile Hudrisier a su en faire un joli ouvrage.PHOTOS LISE GOBEILLE L\u2019Epimedium x versicolor « Sulphureum » (gauche), ou la fleur des elfes jaunes, produit tôt au printemps une multitude de fleurs jaunes en grappes, qui contrastent merveilleusement avec le feuillage rougeâtre.La Hakonechloa macra « Aureola », ou l\u2019herbe du Japon, est reconnaissable à son feuillage jaune doré strié de vert.Ses fleurs, au contraire des autres graminées, sont de peu d\u2019intérêt.Quand récolte-t-on l\u2019ail?Voici une question qui m\u2019est régulièrement posée.On le récolte en général vers la fin juillet, mais en réalité, le moment varie selon la région.Le meilleur indice visuel est le moment où la moitié du feuillage du haut est encore vert, selon Sylvie Maurice, de chez Samour\u2019Ail.Elle explique qu\u2019après la récolte, le séchage est une période de conditionnement essentielle pour que les bulbes accomplissent leur maturation et se conservent durant l\u2019hiver.Pour une petite production, on étend simplement les bulbes sur des treillis, ou on les suspend dans un endroit chaud (entre 20 et 25 °C), sombre et aéré, pour environ trois semaines.Faire une tournée du jardin permet d\u2019apprécier les fleurs, de récolter les fruits et d\u2019enlever quelques indésirables, mais aussi de l\u2019inspecter.L\u2019inspecter pour ramasser les scarabées japonais dans les framboisiers, les rosiers, les haricots\u2026 les chrysomèles dans les concombres, les courges et les melons\u2026 et voir s\u2019il n\u2019y aurait pas des tétranyques, ces araignées microscopiques, sur les aubergines.On traite cette dernière en vaporisant avec un savon maison fabriqué avec 40 ml de savon liquide dans 4 litres d\u2019eau.Au jardin cette semaine L\u2019œuvre de land art Traces-Pistes disparues est présentée jusqu\u2019au 9 octobre à la place De La Dauversière, située dans le Vieux-Montréal à un jet de pierre de la place Jacques-Cartier.Un scarabée japonais "]
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