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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-07-29, Collections de BAnQ.

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[" H É L È N E C L É M E N T à Old Orchard Beach V ille bruyante, ville délabrée, ville aux odeurs de friture, ville arpentée par des hordes de touristes tapageurs engloutissant bières, hot-dogs, pizzas, popcorn au caramel, boissons gazeuses\u2026 Clichés et préjugés ont la vie dure.Old Orchard en est bourrée.Du coup, pour redorer son blason, la petite ville de quelque 9000 habitants \u2014 une population qui s\u2019élève à 100 000 l\u2019été \u2014, à l\u2019ambiance carnavalesque, est à peaufiner son image et mise dorénavant sur une clientèle familiale plus calme, plus curieuse, plus huppée.Et le résultat n\u2019est pas mal du tout! Plutôt convaincant même.La rue principale a fait peau neuve.On y a installé des lampadaires victoriens.Tout autour, aucun bâtiment ou motel délabrés et bien moins de commerces kitsch.Les magasins de friandises comme Dickinson\u2019s Candy Factor y, où l\u2019on fabrique depuis des lustres salt water candy, fudge, barbe à papa et pop-corn au caramel, ont pris des allures de laboratoires culinaires où l\u2019on peut en observer la confection de A à Z.Le Pier, construit en 1898 sur une longueur de 520 mètres, endommagé par un orage en 1909, reconstr uit et raccourci à 250 mètres en 1910, encore détruit en 1978 par une tempête, mesure 120 mètres, attire autant et est plutôt photogénique vu de la plage.Pour un voyage historique dans le passé coloré de cette petite ville balnéaire jadis fréquentée par la bourgeoisie américaine et canadienne, la Chambre de commerce propose une virée au Musée Har- mom, tout en haut de la rue Old Orchard.L\u2019exposition The Big Band Era vient d\u2019y être lancée par la Old Orchard Beach Historical Society.On y apprend que les somptueux hôtels et palaces de la ville \u2014 dont le nom vient d\u2019un pommier planté en 1636 par son premier colon, Thomas Rogers \u2014 en firent sa réputation de lieu noble de villégiature sur la côte est des États-Unis.Que les musiciens de jazz les plus célèbres du monde, les Duke Ellington, Louis Ams- trong, Guy Lombardo\u2026 s\u2019y arrêtèrent tous.Et que la plage d\u2019Old Orchard servit de piste d\u2019atterrissage aux premiers héros de l\u2019aéronautique, dont Charles Lindbergh.Tout ça, et bien plus encore, c\u2019était bien avant que les Québécois des années 1970 sans trop le sou viennent, nombreux, y faire bamboche et créent ainsi une foule de préjugés.L\u2019accent québécois résonne toujours dans les r ues, les commerces et sur les plages.Les habitués et leur descendance continuent d\u2019y venir, mais dans un esprit plus familial.Ce même accent s\u2019entend aussi sur les plages de Bar Harbor, Wells, Ogunquit, Ken- nebunkport, Cape Cod\u2026 Les Québécois adorent la côte est américaine.Cela dit, il y a bien quelques fêtards à l\u2019occasion, mais ce n\u2019est pas la règle.Car la municipalité a pris des mesures pour leur faire obstacle.Entre autres en interdisant la con - sommation d\u2019alcool sur la plage et en certains lieux, la cigarette et les jurons.Partir Là où je ne peux plus aller: la chronique de Carolyne Parent Page D 3 Le coin vert Les vertus du jardin Notman à Montréal Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 7 Camp Ellis, Ferry Beach, Bay View, Kinney Shores, Ocean Park, Old Orchard, Pine Point\u2026 Des noms qui claquent comme des voiles au vent, évoquant aux familiers de ces lieux de vacances une plage de sable de 15 kilomètres, de ports de mer où l\u2019on déguste homards, palourdes et huîtres, une jetée sur pilotis animée, un parc d\u2019attractions coloré.Malgré bien des avatars au fil de sa riche histoire, la baie de Saco \u2014 et son épicentre, Old Orchard Beach \u2014 continue d\u2019attirer les habitués et leur descendance.Les plages temporelles d\u2019Old Orchard Beach La petite ville balnéaire mise dorénavant sur une clientèle plus familiale et plus «discrète» PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT La jetée d\u2019Old Orchard Beach, qui faisait à l\u2019origine, en 1898, 520 mètres de longueur, en fait aujourd\u2019hui 120.Vu de la plage, elle est très photogénique.Ci-dessous : sur la terrasse du restaurant Bait Shed de chez Bayley\u2019s Lobster Pound, à Pine Point (Scarborough).VOIR PAGE D 4 : ORCHARD Les magasins de friandises comme Dickinson\u2019s Candy Factory, où l\u2019on fabrique depuis des lustres salt water candy, fudge, barbe à papa et pop-corn au caramel, ont pris des allures de laboratoires culinaires où l\u2019on peut en observer la confection de A à Z. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 Située sur les berges du Niger, Ayorou a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d\u2019hippopotames.L\u2019insécurité liée aux groupes armés islamistes a fait chuter le nombre de touristes.NIGER POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 OU edevarennes@ledevoir.com Voyages d\u2019une Vie 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-0840 ou 1-866-713-4439 (Division de Groupe VIP) info@legroupevip.com | www.legroupevip.com Circuit Andalousie entre Culture et Traditions Circuit Route de Barcelone à Madrid E S P A G N E E S P A G N E À partir de 1 170$ À partir de 1 475$ s t i u s / 7 n r u o 8 j s i t n a r a s g t r a p é s * d i a ç n a r n f é e d i u G s i l o : v s u l c n i - n o N n e m e g r e b é : h s u l c n I s r e r p a x p i r P mis du Québec détenteur d\u2019un per s t i u s / 7 n r u o 8 j a r a s g t r a p é s * d i a ç n a r n f é e d i u G t 2 û o 1 a u 3 a \u2019 u q s u r j u e u g i n v x e i r P C P s O i a r - F x u a n o i t a n r e t n e t è l p m o n c o i s n e , p s e t i s i , v t e l b u o e d s a e / b n n o s i t n 7 1 0 * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Sortez de l'ordinaire ET LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE! Consultez notre site Internet ou appelez-nous pour connaître toutes les dates de départ ainsi que nos autres destinations nord-américaines.vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES FÊTE DU TRAVAIL ET DE L'ACTION DE GRÂCE Les sièges partent vite! RÉSERVEZ TÔT 1er et 2 septembre 6 et 7 octobre 1er septembre 6 et 7 octobre NEW YORK BOSTON Fête du Travail, départs Action de Grâce, départs à partir de 225 $* à partir de 265 $* n s e o Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com CIRCUITS EXCEPTIONNELS, tous accompagnés avec soin et personnalisés GRAND AVANTAGE ET VALEUR AJOUTÉE : on couche à l\u2019INTÉRIEUR DES VILLES dans des hôtels soigneusement sélectionnés.LES ENTRÉES ET VISITES SONT INCLUSES.C\u2019est la force de nos circuits ! PAS DE MAUVAISES SURPRISES ! Petit groupe ! DÉJA 23 ANS ! Permis du Québec DÉPARTS SEPT.& NOV.2017 \u2013 DERNIÈRES PLACES DISPONIBLES Les Perles des Balkans \u2013 22 jrs Croatie \u2013 Monténégro \u2013 Bosnie \u2013 Serbie Départ garantie 15 sept.2017 (3 places) Splendeurs de l\u2019Italie \u2013 22 jrs Départ garantie 16 sept.2017 (2 places) L\u2019Inde des Grands Empires \u2013 29 jrs Départ garantie 2 nov.2017 (4 places) Espagne et Portugal \u2013 25 jrs Départ garantie 22 sept.2017 (4 places) Demande de partage homme Égypte Pharaonique \u2013 18 jrs Départ garantie 11 nov.2017 (2 places) Grand Tour Portugal et Madère \u2013 22 jrs Départ garantie 25 sept.2017 (4 places) La Grèce et ses îles \u2013 22 jrs Départ garantie 15 sept.2017 (2 places) Argentine et Patagonie \u2013 21 jrs Départ garantie 7 nov.2017 (6 places) Europe de l\u2019Est et Centrale \u2013 24 jrs Départ garantie 6 sept.2017 (3 places) 1 personne seule sans supplément Angleterre, Écosse, Irlande \u2013 23 jrs Départ garantie 6 sept.2017 (2 places) Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 29 nov.au 17 décembre 2017 PLACES LIMITÉES, HÂTEZ-VOUS ! 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Départ le 3 février 2018 Possibilité de prolongation en séjour terrestre *L\u2019offre prend fin le 30 sept.2017.Prix en vigueur selon disponibilité chez le croisiériste.Vol offert à partir des aéroports YOW, YUL, YVR, YYZ.À partir de 5 749 $* par pers.en occ.double N iamey \u2014 Le gouvernement nigérien a créé un sanctuaire pour les hippopotames, sur les berges du fleuve Niger, pour les protéger des massacres.Une trentaine de ces animaux protégés ont été massacrés en cinq mois par des populations qui les accusent de commettre des dégâts sur les cultures et le bétail.« La création du sanctuaire des hippos a été fixée par un décret pris en conseil des ministres le 20 juillet », a indiqué une source au ministère nigérien de l\u2019Environnement.Ce sanctuaire est situé dans des bour- goutières, qui sont des plaines inondables où pousse le bour- gou, plante fourragère et composante essentielle de la chaîne alimentaire des hippopotames, a expliqué cette source.Vigilance L\u2019idée avait été lancée en 2014 lors d\u2019un forum regroupant autorités et représentants des populations de la région de Tillabéri (ouest) qui abritent les hippopotames.«Ce sanctuaire a une triple mission: préserver les hippopotames, faciliter la recherche scientifique et apaiser les tensions de la cohabitation avec les hommes», a expliqué un expert de l\u2019environnement.Celui-ci appelle cependant à la vigilance : «Les bourgoutières sont convoitées par les hippopotames, les éleveurs, les agriculteurs et les pêcheurs.» Au moins 27 hippopotames, espèce protégée au Niger, « ont été abattus illégalement » depuis mars 2017 dans des villages insulaires du fleuve Niger, a affirmé le préfet d\u2019A - yorou (ouest), Jando Rhichi Algaher.Une dizaine de personnes, dont des chefs coutumiers, ont été arrêtées après ces massacres.Située sur les berges du Niger, à 200 kilomètres de Niamey, Ayorou a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d\u2019hippopotames.Les problèmes d\u2019insécurité liés aux groupes armés islamistes ont fait chuter le nombre de touristes.En mai, des chefs coutumiers ont déjà lancé l\u2019aler te quant aux dégâts causés par des hippopotames, qui compromettent les récoltes et la navigation sur le fleuve.Se faire justice soi-même Devant l\u2019inertie des autorités locales, des victimes se font parfois justice elles-mêmes en abattant les animaux envahisseurs.« Il faut que l\u2019État leur trouve une réserve, ou nous-mêmes nous allons les diminuer», avait prévenu Zariya Issaka, le chef des pêcheurs d\u2019Ayorou.Des troupeaux d\u2019hippopotames à la recherche d\u2019herbes fraîches ou d\u2019eaux profondes s\u2019aventurent régulièrement jusque près de la capitale, Niamey, et y sèment souvent la panique.En 2014, douze écoliers \u2014 sept filles et cinq garçons âgés de 12 à 13 ans \u2014 avaient été tués dans l\u2019attaque d\u2019une pirogue par un hippopotame sur le fleuve Niger, à Liboré, une bourgade près de Niamey.L\u2019animal avait été mis à mort par les agents des eaux et forêts.Agence France-Presse Un sanctuaire pour hippopotames L\u2019État veut préserver ces animaux des massacres, faciliter la recherche scientifique et apaiser les tensions de la cohabitation avec l\u2019humain LA VITRINE GUIDE TOURISTIQUE DRIVE YOUR ADVENTURE GUIDE D\u2019UN ROADTRIP EN VAN AUX CONFINS DE L\u2019EUROPE Elsa Frindik-Pierret Bertrand Lanneau Éditions de La Martinière 2017, 320 pages ?1/2 Prenez une boîte française de location d\u2019autocaravanes, nommément We-Van, souhaitant clamer haut et fort : «Vive le voyage libre ! » Ajoutez-y une expédition, Drive Your Adventure, pensée par ladite boîte et visant à publiciser les tribulations de deux aficionados du nomadisme recrutés par un appel à tous.Et six mois, 25 pays, 20 000 kilomètres et moult entrées de blogue plus tard, et vous obtiendrez ce bouquin ! Choisi parmi 3000 candidatures d\u2019équipages, le tandem Frindik-Pierret\u2013Lanneau nous entraîne du côté des plats- pays et des pays celtes, scandinaves, baltes, slaves, méditerranéens et ibériques.Toute une boucle qu\u2019il photographie et qu\u2019elle décrit.Les textes, courts, racontent les destinations et les rencontres.Des renseignements pratiques sur différents aspects de cette vie de nomades, des recettes locales et de jolies photos complètent le guide.Mission accomplie : voilà qu\u2019on a envie de prendre la route nous aussi : ciao, Sardaigne ! Il y a deux bémols, cependant, à notre enthousiasme.Primo, il existe des mots en français pour causer de «vanlife » (sic), de «nightspot » et de\u2026 « food» ! Deuzio, à voir le California Coast de Volkswagen photographié comme il l\u2019est sous toutes ses coutures, on pourrait avoir l\u2019impression de feuilleter la brochure d\u2019un concessionnaire automobile.Mais il n\u2019en demeure pas moins que l\u2019ouvrage témoigne avec candeur et sincérité d\u2019une belle épopée.Carolyne Parent ISTOCK C A T H E R I N E F E R L A N D E n matière de spectacles, plusieurs auront éternellement sept ans et adorent se laisser émer veiller.Sous le chapiteau coloré, la petite arène circulaire tapissée de sable exerce un attrait irrépressible\u2026 Ils étaient donc ravis de pouvoir découvrir Planète, quel cirque !, le nouvel opus du cirque équestre Ekasringa.Saviez-vous qu\u2019à ses débuts, au XVIIIe s iècle, le cirque moderne reposait en grande par tie sur les chevaux et les per for mances équestres ?Cette forme de diver tisse- ment est arrivée chez nous en 1798, révélant les prouesses des cavaliers et écuyères\u2026 puis les chevaux ont été progressivement remplacés par des animaux e x o t i q u e s comme les lions et les éléphants.Au XXe siècle, le « nouveau cir que» s\u2019est finalement concentré sur les exploits physiques d\u2019artistes humains.Redonnant au cheval sa place primordiale, Ekasringa crée une synergie entre hom - mes et animaux, les numéros de saltimbanques et de « centaures » se répondant de manière harmonieuse.C\u2019est en quelque sorte un retour aux sources mêmes du cirque.Planète, quel cirque ! raconte une histoire.Articulés autour de la sensibilité écologique et du respect des animaux, ses différents tableaux dénoncent, avec humour et poésie, les dérives de la société de consommation.Sans être moralisateur, l\u2019art se met ici au ser vice d\u2019une cause importante.En parfaite cohérence avec cette mission écoresponsable, presque tous les décors et costumes ont été créés à partir de matériaux recyclés.Clowns, jongleurs et contorsionnistes (dont on souligne l\u2019excellent jeu scénique) transforment les sacs de plastique en créatures fabuleuses.Jusqu\u2019au cracheur de feu qui, près de sa pile de pneus, n\u2019est pas sans évoquer le grave incendie sur venu en Montérégie en 1988\u2026 La place des animaux dans le spectacle contribue aussi à renforcer ce beau message.Sous la houlette des artistes équestres, les chevaux galopent, se cabrent, font la révérence ou déambulent au pas espagnol : ces performances, attendues, sont applaudies avec enthousiasme par les quelque 280 « enfants de tous âges » massés sous le chapiteau.La toute petite cavalière sur son poney crée évidemment un impact très for t.Les adroites per formances du chien, des cochons et du chat (qui suscitent beaucoup de oh ! et de ah !) traduisent la grande complicité qui lie ces animaux à « leurs» humains.Une heure trente d\u2019émerveillement hors du temps.Tradition de fête et d\u2019hospitalité Baie-Saint-Paul est reconnue pour son extraordinaire fourmillement ar tistique, mais aussi pour son accueil chaleureux.C\u2019est donc dans le confort de l\u2019auberge La courtepointe que nous avons pu nous poser en fin de soirée afin de rêver cirque, chapiteau, acrobates et chevaux la nuit durant.Niché entre fleuve et falaise à Petite-Rivière-Saint-François, ce gîte (et ses délicieux déjeuners, ser vis dans la verrière avec vue sur la grève).Collaboratrice Le Devoir Planète, quel cirque! Jusqu\u2019au 6 août au boisé du quai de Baie-Saint-Paul.cirqueequestre.com BAIE-SAINT-PAUL Nouvelle incursion dans l\u2019univers poétique du cirque équestre Ekasringa L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Un récent passage au beau Musée de l\u2019af fiche de Toulouse (MATOU) m\u2019a fait réaliser combien notre monde change.Paradoxalement, l\u2019exposition Broders, le voyage, qui y est présentée jusqu\u2019au 27 août prochain, souligne qu\u2019il est bien moins vaste qu\u2019il l\u2019a déjà été.PARTIR Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES D ébut XXe siècle, le Français Roger Bro- ders créait des af fiches touristiques expressément dans le but de donner à ses contemporains des envies de par tances exotiques.Aujourd\u2019hui, force est de constater que je ne pourrais séjourner dans certaines des destinations qu\u2019il illustrait, pour la simple raison qu\u2019elles sont devenues inaccessibles.Avis aux voyageurs : le monde rapetisse\u2026 Plus je voyage, plus je constate que je n\u2019ai encore rien vu.J\u2019ai beau avoir volé de Paris à Paro, navigué vers Nuuk et Komodo, le monde se dilate, une aventure en appelant une autre qui lui fait écho, l\u2019enrichit et m\u2019entraîne ailleurs.Le monde est vaste\u2026 Vraiment ?Un récent passage au beau Musée de l\u2019affiche de Toulouse (MATOU) m\u2019a fait réaliser combien notre monde change.Paradoxalement, l\u2019exposition Broders, le voyage, qui y est présentée jusqu\u2019au 27 août prochain, souligne qu\u2019il est bien moins vaste qu\u2019il l\u2019a déjà été.Roger Broders fut pendant une décennie l\u2019af fichiste attitré de la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerra- née (PLM).Fondée en 1857, intégrée à la SNCF en 1938, la PLM desservait le Sud-Est de la France (Côte d\u2019Azur, Provence, Alpes).Sa clientèle était essentiellement constituée de villégiateurs.De 1922 à 1932, par ses créations, l\u2019artiste incita les plus fortunés de ses contemporains à voyager au fil de la ligne PLM, et jusqu\u2019en Afrique du Nord.Dans la trentaine de ses œuvres exposées au musée, i l vante les sports d\u2019hiver, les plaisirs balnéaires, la dé- couver te de sites exceptionnels \u2014 sans même jamais, ou presque, représenter une voie ferrée ou un train ! Esprit des années folles, palette éclatante, audace graphique : les œuvres de l\u2019illustrateur sont encore bien invitantes.En 1931, par chemin de fer, il fallait huit jours pour rallier Bagdad au départ de Londres, nous renseigne Bro- ders au moyen d\u2019une af fiche qui met en vedette l\u2019arche de Ctésiphon.Située en bordure du Tigre, cette ancienne ville de Mésopotamie, berceau de l\u2019humanité, était un lieu de résidence royal.Aujourd\u2019hui, on met peut-être moins de sept heures de vol pour ef fectuer le même trajet, mais qui a envie d\u2019aller en vacances en Irak ?(Qui même se souvient de Ctésiphon?!) Autrefois, l\u2019accessibilité d\u2019une destination était exclusivement tributaire des moyens de transport à disposition et du portefeuille des voyageurs.Aujourd\u2019hui, alors qu\u2019on peut, techniquement, aller n\u2019importe où \u2014 ciel, même le vol suborbital sera bientôt à notre portée ! \u2014, nos partances dépendent de variables tout autres : la stabilité sociale, politique, religieuse, climatique et même sanitaire des destinations qui nous font envie.Depuis le début de ce XXIe siècle tumultueux, des fous de Dieu et autres groupes terroristes s\u2019en prennent aux « infidèles » à la ville comme sur la plage.Ils ont détruit des trésors de l\u2019humanité : les bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan, des mausolées à Tombouctou, au Mali, des ruines antiques à Ninive, un site archéologique irakien où Agatha Christie avait financé des fouilles.En Turquie, en Tunisie, en Égypte et ailleurs, ils appauvrissent tous ceux pour qui le tourisme est un gagne-pain.Mère Nature n\u2019est plus ce qu\u2019elle était non plus.À cause du réchauffement climatique, les Maldives et Venise seront un jour englouties.Quant à la récente fissure, en Antarctique, de la barrière de glace Larsen C, elle n\u2019augure rien de bon à long terme puisqu\u2019elle risque d\u2019accélérer la fonte de glaciers en amont.Et alors qu\u2019on se croit à l\u2019abri de tout ça, voilà qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, le paludisme sévissait dans une île des Caraïbes qui compte parmi nos préférées ! Je ne renoncerai pas au voyage pour autant.Vous non plus, sans doute.Mais je m\u2019interroge : oh, Broders, que dessineriez-vous en ces temps troubles?Là où je ne peux plus aller CAROLYNE PARENT à Toulouse COLLECTION MUSÉE DE L\u2019AFFICHE DE TOULOUSE Des af fiches présentées à l\u2019exposition Broders, le voyage au Musée de l\u2019af fiche de Toulouse, dans le sud-ouest de la France.De 1922 à 1932, par ses créations, Broders incita les plus fortunés de ses contemporains à voyager au fil de la ligne PLM, et jusqu\u2019en Afrique du Nord PHOTOS CATHERINE FERLAND Redonnant au cheval sa place primordiale, Ekasringa crée une synergie entre hommes et animaux.Articulé autour de la sensibilité écologique et du respect des animaux, Planète, quel cirque! dénonce, avec humour et poésie, les dérives de la société de consommation L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Loin de nous le temps où le dummy, ce train qui, au XIXe siècle, emmenait les estivants d\u2019Old Orchard à Camp Ellis pour y prendre le traversier (d\u2019où «Ferry Beach») vers Biddeford Pool, le temps d\u2019un thé.Comme il n\u2019avait aucun endroit pour tourner à Camp Ellis, le train revenait à reculons à Old Orchard.D\u2019où son nom.TOURISME Comme dans la communauté d\u2019Ocean Park, à trois kilomètres au sud.Et puis, si l\u2019on déteste le maelstrom des fêtes foraines, il suffit de bouger un chouia vers le sud ou le nord pour trouver plus calme, plus rustique, plus nature.La baie de Saco s\u2019étend de Camp Ellis (Saco) au sud, jusqu\u2019à Pine Point (Scarborough) au nord.Les grandes vacances Comme bien des familles québécoises, nous passions nos vacances à Old Orchard à une certaine époque.Plus précisément à Ferr y Beach, à huit kilomètres au sud.Mais je préférais dire Old Orchard, car mes amis en avaient tous entendu parler.Ça m\u2019évitait des explications! À Ferry Beach, il n\u2019y avait ni vague, ni parc d\u2019attractions, ni jeux d\u2019arcade, ni boutiques de sweat shirts, ni d\u2019aussi bonnes patates frites que chez Pier Fries.Pier Fries ! Une légende depuis 1932.Toujours aussi délicieuses, d\u2019ailleurs.Enfants, nous les achetions sur le pier, mais depuis que la jetée a été détruite par une tempête hivernale en 1978, la boutique a déménagé sur la rue principale.La même recette depuis 85 ans : des pommes de terre du Maine, fraîchement coupées au quotidien, frites dans l\u2019huile de soja, servies dans de petites boîtes, saupoudrées de vinaigre et de sel.Et la barbe à papa ?Tout aussi populaire que dans le temps, mais ce n\u2019est pas don - né.Quatre dollars américains l\u2019unité.Je vous le disais, Old Orchard Beach est devenu un lieu huppé.« La raison du coût de la vie élevé ?Les taxes y sont pharaoniques », précise Daniel E.Blaney, membre de l\u2019Old Orchard Beach Historical Society, auteur du livre Old Orchard Beach, Maine et natif de la ville : « L\u2019hiver, la vie est au ralenti ici.L\u2019été, c\u2019est autre chose.La population est quasiment dix fois plus élevée.La Ville doit veiller au bon fonctionnement du traitement des eaux, payer le salaire des 23 sauveteurs, de la quarantaine de policiers engagés pour veiller à la sécurité et des pompiers en sus.» Parlons-en, des incendies.Ils font partie de l\u2019histoire de cette ville qui a vu le jour en 1636.Le pire fut celui de 1907, qui a détruit tout le secteur compris entre la plage et Grand Avenue, dont le parc d\u2019attractions inauguré en 1902, et de Staples à Brisson.«En six heures, il y avait déjà plusieurs morts et des blessés sérieux.Dix-sept hôtels ont été détruits, dont le Velvet, le Fiske, l\u2019Alberta, ainsi qu\u2019une soixantaine de chalets et de maisons.Plus de 117 commerces ont dû fermer boutique», raconte l\u2019historien.En 1943 c\u2019est l\u2019Old Orchard House qui est réduite en cendres et en 1969, l\u2019entrée du parc d\u2019attractions et du Pier, dont l\u2019Arche de Noé juché sur ce qui représentait le mont Ararat.De ses fenêtres apparaissaient les têtes d\u2019une vigie, d\u2019un éléphant, d\u2019une girafe, d\u2019un singe.Et assis sur le pont, Noé qui regardait les vagues se briser sur la plage.Je me souviens Nous n\u2019avions pas de voiture.C\u2019est mon oncle qui nous emmenait dans le Maine.Au début juillet.Nous, c\u2019est-à-dire ma grand-mère, ma mère, ma sœur, le chien, le chat, les souris et tout l\u2019attirail nécessaire à la sur vie de cette transhumance estivale d\u2019un mois.Quinze années consécutives de ce remue-ménage estival.Ça ne s\u2019oublie pas.Que de bons souvenirs.Même durant les étés où il pleuvait des trombes une partie du temps et que les aiguilles de la machine à coudre de ma mère rouillaient sur le dispositif.Nous louions une maison en bois à deux étages (elle se loue toujours), avec des planchers qui craquent et une immense galerie grillagée qui en faisait le tour.Le soir, on s\u2019y berçait en écoutant les grenouilles coasser et les cigales craqueter avec ferveur.Du chalet, on voyait le clocher de la petite église blan che en bois de Camp Ellis.Elle a été transformée en maison, privée de son clocher.«Elle a fermé ses portes simplement parce que les gens sont moins croyants », explique Daniel E.Blaney.La seule épicerie du nom de Langevin permettait d\u2019acheter l\u2019essentiel.On s\u2019y procurait du lait Hood \u2014 le meilleur au monde, selon ma mère \u2014 et des bonbons à la cenne.Il y avait une pizzeria qui fabriquait aussi la meilleure pizza de toutes et le restaurant Huot, où l\u2019on achetait à l\u2019occasion des onions rings et des fried clams.Il existe toujours.Le mur de roches L\u2019océan se trouvait au bout de la rue, à environ 30 mètres de la maison.Les jours de beau temps, la mer scintillait comme un joyau sous le soleil.Par temps orageux, on entendait les vagues se briser contre le mur de roches qui séparait la plage de la rue.Dans ses roches empilées les unes sur les autres, le temps n\u2019existait pas.J\u2019aimais transformer l\u2019antre en maison que je décorais d\u2019algues, d\u2019étoiles de mer, de coquilles de palourdes ou de crabes, de couteaux, de dollars de sable\u2026 Combien de sandwichs au beurre d\u2019arachide et à la confiture ai-je dégustés dans les anfractuosités de ces rochers?La mer était calme, comparativement à Old Orchard Beach, et à marée basse, une série d\u2019îlots de sable se formait.Nous pouvions marcher des mètres vers le large.Il fallait toutefois se méfier de la marée montante.«Ça va vite », nous répétait ma mère.Aujourd\u2019hui, ce tronçon de plage entre les rues Sunrise et Sunset et la longue jetée cons - truite au XIXe siècle, à Camp Ellis, pour protéger du sable la voie navigable de la rivière Saco, n\u2019existent plus.Voilà un des grands changements observés.Notre terrain de jeu a disparu, emportant avec lui quel - ques maisons et des milliers de souvenirs d\u2019enfance.«Cette digue a altéré les courants et redirigé le sable vers le nord, explique Daniel E.Bla- ney.En conséquence, beaucoup plus de sable sur la plage d\u2019Old Orchard et disparition de ce tronçon de plage où vous passiez vos étés il y a 40 ans.» Un tramway nommé Izabella Mon oncle revenait, le temps d\u2019une fin de semaine au milieu du mois, accompagné de mon père.Un moment attendu puis - que la coutume, ce week-end- là, était d\u2019aller au parc d\u2019attractions à Old Orchard Beach.À l\u2019époque, aucun trolleybus ne faisait la navette.Et loin de nous le temps où le dummy , ce train qui, au XIXe siècle, emmenait les estivants d\u2019Old Orchard à Camp Ellis pour y prendre le traversier (d\u2019où « Ferr y Beach ») vers Biddeford Pool, le temps d\u2019un thé.Comme il n\u2019avait aucun endroit pour tourner à Camp Ellis, le train revenait à reculons à Old Orchard.D\u2019où son nom «dummy».Aujourd\u2019hui, des trolleybus font la navette à la demi-heure, du matin jusqu\u2019à 23 h 30, entre Old Orchard, Saco, Biddeford, Portland et Camp Ellis.Ce qui permet aux gens de visiter la région sans avoir à prendre la voiture.Ils ont un petit air rétro, font plaisir à voir et ne coûtent qu\u2019un dollar.Celui qui arrête à Camp Ellis se nomme Izabella.Heureusement qu\u2019il n\u2019existait pas lorsque nous étions ados, car nous aurions passé nos soirées à Old Orchard Beach ! Collaboratrice Le Devoir SUITE DE LA PAGE D 1 ORCHARD PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT La promenade du parc d\u2019État Ferry Beach La plage entre Pine Point et Camp Ellis, longue de quelque 15 kilome ?tres : ge?nial pour courir ou randonner.À droite : la pêche aux palourdes à Pine Point (Scarborough).En vrac Des adresses où dormir : oldorchardbeach- maine.com/accommodations.Plusieurs motels sont construits le long de la voie ferrée qui traverse le centre-ville d\u2019Old Orchard Beach.L\u2019Amtrak y passe plusieurs fois par jour, ce qui peut être bruyant.À vérifier au moment de la réservation si vous souhaitez des nuits calmes.Manger.Voici deux classiques qui ne trompent pas pour déguster homard, chaudrée de palourdes, fried clams, clam chowder, lobster rolls\u2026 dans une ambiance rustique de petit port de mer : Huot Seafood Restaurant, un classique à Camp Ellis (Saco) qui existe depuis 1935 (huotsseafoodrestaurant.com) ; et au quai sur pilotis avec vue sur les marais salins de Scarborough, le Bait Shed Restaurant de chez Bayley\u2019s Lobster Pound (bayleys.com).Excursion.Si je devais n\u2019en choisir qu\u2019une, j\u2019opterais pour la visite en bateau de la ferme d\u2019huîtres Nonesuch Oysters, à Scarborough, en compagnie de sa fondatrice, Abigail Carroll.Ses huîtres grandissent dans un estuaire où se rencontrent eau douce et eau salée.L\u2019ostréicultrice y récolte entre 15 000 et 20 000 huîtres par semaine, 12 mois par année.Visite, donc, de la couveuse des bébés, de la ferme et dégustation d\u2019huîtres Nonesuch et Pearl sur le bateau.nonesuchoysters.com.Suggestion de lecture avant de s\u2019y rendre : The Essential Oyster de Rowan Jacobson et The Big Oyster : History of the Half Shell du journaliste et écrivain Mark Kurlansky.Randonnées à pied, en kayak ou en canot.Dans le parc d\u2019État Ferry Beach, un espace vert boisé, ombragé et balisé qui compte des sentiers de marche, des aires de pique-nique et une plage donnant sur l\u2019océan.maine.gov/cgi-bin.Et dans les marais d\u2019eau salée du Scarborough Marsh Audubon Center.maineaudubon.org L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Année après année, le nombre de découvreurs et de mangeurs de vastedda augmente.C\u2019est que la commune de Troina valorise cette recette ancienne, notamment lors de la fête qui lui est consacrée en juin, la Sagra della vastedda cu sammucu.SAVEURS T roina est un bourg sicilien perché à plus de 1100 mètres d\u2019altitude.En toile de fond, l\u2019Etna, qui entre régulièrement en éruption.Dès juin, les terres virent au jaune or.Le paysage semble craquer tellement tout est sec.Je le connais bien, ce gros village.Mon père y est né et j\u2019y ai passé sans discontinuité des dizaines d\u2019étés.Une partie de ma famille y vit encore.Troina a une recette ancienne exclusive.Il s\u2019agit de la vastedda cu sammucu, ou vas- tedda \u2018nfigghiulata.La vastedda s\u2019apparente à une épaisse focac- cia farcie.Ronde, moelleuse à l\u2019intérieur, avec une croûte brun foncé légèrement craquante.Ni pain, ni gâteau, ni brioche\u2026 un peu des trois à la fois ! Une couche de fromage et une couche de saucisson balafrent l\u2019intérieur de cette galette rustique lorsqu\u2019on la coupe en pointes.Sa particularité, outre le fait que les saveurs en sont très relevées (saucisson bien poivré, fromage goûteux), est l\u2019arôme qu\u2019apportent les fleurs de sureau incorporées à la pâte.Pas de sureau (sammucu en sicilien, sambuco en italien), pas de vastedda ! En ancien français, le mot gastel signifie «gâteau» ; guastel, ou was- tel, découle de l\u2019ancien normand.Sachant que les Normands ont conquis et régné sur la Sicile aux XIe et XIIe siècles et que vastedda se prononce « vastel »\u2026 Ses origines remonteraient donc à l\u2019époque médiévale ! Cette recette est issue de la cucina povera (cuisine pauvre) italienne, explique Luigi Ruc- cella, boulanger copropriétaire de La Bottega del pane (la boutique du pain) à Troina.Une vraie recette de paysans, pour les paysans du coin, avec les produits que fournissait la campagne.Les familles paysannes troinaises ont en effet pensé à réunir dans une même recette de la charcuterie de porc, du fromage, des œufs et la fameuse fleur de sureau incorporée fraîche, au moment de la floraison printanière, lorsque l\u2019arbuste déploie ses odoriférants parapluies floraux blanc crème.Et comme l\u2019agriculture de la région était axée sur le grain, il ne manquait jamais de semoule de blé dur (la variété de blé utilisée pour faire les pâtes alimentaires ; à ne surtout pas confondre avec la semoule à couscous), base essentielle pour confectionner ce pain roboratif.La pâte, composée de farine, de saindoux, d\u2019eau, de levure et d\u2019un peu de sel, est pétrie énergiquement.Des traditions qui évoluent Même les traditions les plus enracinées évoluent au fil du temps.La vastedda n\u2019y échappe pas.Si les familles se lancent encore au- jourd\u2019hui dans la fabrication maison de cette fo- caccia ancienne, elles s\u2019en éloignent par le contenu.« Les interprétations deviennent très personnelles et nombreuses.Certains vont ajouter des petits pois, d\u2019autres vont omettre le saucisson\u2026 D\u2019une famille à l\u2019autre, la garniture varie beaucoup.Mais la base, à savoir la pâte, reste la même», explique le boulanger.L\u2019autre évolution est le fait qu\u2019on prépare la vastedda à longueur d\u2019année et plus seulement au moment de la floraison du sureau.Car les fleurs s\u2019incorporent sous la forme séchée.C\u2019est ce que fait le boulanger Luigi, qui a appris le métier sur le tas, un vrai autodidacte ! Après la cueillette printanière, il met à sécher les délicates fleurs près de ses fours.«Dès l\u2019ouverture du commerce en 1998, je me suis lancé dans la production de cette recette.» Chaque samedi, la vastedda est au menu.Et ça part comme des petits pains ! Par contre, ce qui ne change pas, c\u2019est que la vastedda ne se produit qu\u2019à Troina.La fabrication ne sort effectivement pas du territoire.Ils sont une dizaine de commerçants (des bars, des boulangeries, des pâtisseries) à faire partie d\u2019un consortium.Le petit groupe s\u2019est entendu sur certains points concernant la recette.D\u2019abord, la forme du produit doit toujours afficher une belle rondeur, fidèle à ses origines.Quant à son épaisseur, elle ne doit guère aller au-delà de cinq centimètres.Enfin, le groupe est tenu de respecter les ingrédients de la garniture, tout en se permettant quelques petits écarts.Telle la quantité d\u2019œufs mis dans la pâte, la présence ou non de lait, le choix des fournisseurs locaux pour la charcuterie de porc (le sa- lame casareccio est très relevé) et le fromage artisanal (la tuma, un fromage sans sel, peut être 100 % vache, mi-vache mi-chèvre, ou mi-vache mi-brebis).Depuis quelques années, cette recette, pointée comme élément du patrimoine culinaire sicilien grâce au travail de divers organismes locaux et régionaux, comme le mouvement Slow Food (à travers ses branches représentatives régionales), fait partie de la liste des produits agroalimentaires traditionnels italiens \u2014 Pro- dotti Agroalimentari Tradizionali.Ce label national, mis en place par le ministère des Politiques agricoles, alimentaires et forestières (mais ce sont les régions qui s\u2019en occupent), permet la reconnaissance de produits agricoles de niche simples ou élaborés, issus de la culture et de l\u2019élevage et fabriqués selon des méthodes anciennes toujours respectées.Des produits qui ne seraient pas forcément admissibles au système de reconnaissance d\u2019appellations européennes.Dans cette liste, on trouve diverses catégories de produits, dont des alcools, des bières, des fromages, etc., ou ceux issus de la boulangerie, comme la vas- tedda cu sammucu.Frontières communales Année après année, le nombre de découvreurs et de mangeurs de vastedda augmente.C\u2019est que la commune de Troina, à travers son petit groupe de commerçants, ses 10 000 habitants et le soutien d\u2019organismes de défense et de promotion de traditions régionales gastronomiques, valorise cette recette ancienne, notamment lors de la fête qui lui est consacrée en juin, la Sagra della vastedda cu sammucu.Toutefois, le produit ne sort toujours pas de ses frontières communales; avant tout pour des raisons de conservation.Envisager une commercialisation mettrait en péril sa fraîcheur.Et puis, sortir la recette irait à l\u2019encontre de sa particularité, qui est le confinement géographique.La nécessité de devoir se déplacer pour consommer un produit à un endroit précis permet d\u2019en faire un produit d\u2019appel fort vis-à-vis de l\u2019extérieur, un gage d\u2019authenticité.Et comme me le fait si justement remarquer Luigi, « tout le monde n\u2019aime pas la vastedda, car ses saveurs sont vraiment très prononcées ».Son caractère est en effet bien trempé, comme celui des Troinais ! Je le connais bien, ce tempérament.J\u2019en ai directement hérité ! Une recette traditionnelle hyperlocale en Sicile La vastedda cu sammucu de Troina, aux saveurs très relevées PHOTOS SOPHIE SURANITI Troina fut la première capitale normande de la Sicile.Au loin, le volcan Etna se dresse devant la commune italienne, culminant à 3330 mètres d\u2019altitude.Choucroute Par David Côté Le chef a mis au point des jus à base de fruits et légumes rejetés par l\u2019industrie pour lutter contre le gaspillage alimentaire : jusloop.ca.Dans le même but, il est le coauteur avec Sébastien Bureau de Révolution fermentation (Éditions de l\u2019Homme).Type de fermentation : lactique Temps de fermentation : 21 jours Équipement requis : balance, bol, bocal en verre de 1 litre (4 tasses) ou cruche de fermentation, puis mandoline, pilon, pesée et barboteur (facultatifs) Ingrédients 1 kg (2,2 lb) de chou blanc et/ou rouge 4 c.à café de sel de mer 1 c.à café de carvi 1 c.à café de poivre noir 1 c.à café d\u2019épices inspirantes Préparation À la mandoline (ou au couteau de chef), émincer le chou (réserver 1 feuille de chou entière) et le déposer dans un bol.Ajouter le sel, le carvi, le poivre et toute autre épice inspirante.Masser le tout avec les mains pendant quelques minutes, jusqu\u2019à ce que le chou commence à dégorger.Transférer dans un bocal en verre ou une cruche de fermentation par petites quantités, en comprimant chaque fois le chou à la main ou à l\u2019aide d\u2019un pilon.Le liquide produit devrait submerger le chou.Déposer la feuille de chou entière sur le dessus du mélange a?n d\u2019éviter que le chou émincé soit en contact avec l\u2019air.Ajouter une pesée sur cette feuille de chou au besoin.Laisser reposer à l\u2019abri de la lumière directe pendant trois semaines.Enlever la pesée intérieure et jeter les morceaux de chou qui ?ottent à la surface, le cas échéant.Goûter la choucroute, qui devrait être acidulée.Mettre sans attendre une généreuse quantité de la choucroute dans un burger au tem- peh, ou l\u2019utiliser en accompagnement de presque tout ce qui se mange.Se conserve un an au réfrigérateur.SOPHIE SURANITI La vastedda cu sammucu se mange préférablement chaude.Celle-ci a refroidi avant de se faire photographier, puis dévorer ! ÉDITIONS DE L\u2019HOMME L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 J U I L L E T 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 P oumon ver t en zone minéralisée abritant des arbres centenaires ou rares, l\u2019espace derrière la Maison Notman, à l\u2019angle des rues Milton et Clark à Montréal, doit être protégé.En plus de sa valeur historique exceptionnelle, il est également d\u2019une grande valeur environnementale, sociale et paysagère pour le secteur.De plus, sa transformation en parc-jar- din permettrait de faire connaître son histoire, de sensibiliser les citoyens à la nature et d\u2019y tenir des activités culturelles et artistiques.Le jardin Notman, aussi appelé jardin de l\u2019hospice St.Magaret, est actuellement une propriété privée.Depuis 2001, deux mouvements citoyens ont réussi à écar ter des projets de construction et travaillent assidûment à sa conservation.Cet été, ils ont dû se mobiliser de nouveau, car les arbres risquent d\u2019être rasés pour faire place à un projet immobilier.Ils demandent donc l\u2019inter vention urgente des gouver nements provincial et municipal pour sauver in extremis cet espace patrimonial.Valeur historique exceptionnelle Ce jardin de 1000 mètres carrés, jamais construit, est l\u2019un des rares reliquats qui subsistent des anciens domaines bourgeois de la rue Sherbrooke du XIXe siècle.Cela montre tristement la valeur que notre société leur a accordée.Or ce terrain indissociable de la Maison Not- man, mais qui en a été séparé en 1993 pour être vendu à des promoteurs, fait l\u2019objet d\u2019une longue histoire qui implique de nombreux personnages connus.D\u2019abord, il aurait accueilli le premier jardin botanique commercial du Québec (une jardi- nerie), le jardin Guilbault, entre 1831 et 1838.Ensuite, il fut la propriété de William Collis Meredith, juge en chef à la Cour supérieure, qui l\u2019a vendu à Alexander Molson, son voisin, situé juste à l\u2019est.Il est probable que le verger ou le jardin de la villa Molson ait occupé le site.Puis, le célèbre photographe William Notman l\u2019occupa de 1876 à 1893, année où la maison et le jardin ont été vendus à George Alexander Drummond.Ce dernier en fit don aux sœurs de St.Margaret et y fit construire le premier hospice pour femmes au Canada.Déjà, à l\u2019époque, on reconnaissait les bienfaits de la nature sur la santé mentale et physique, et le jardin réaménagé par lady Julia Drummond ser vait de lieu de repos aux résidents.Cette der nière était par ti - sane du mouvement City Beautiful.La conser vation de ce jardin, dernier témoin de l\u2019époque, serait une occasion unique de rendre hommage aux jardins des villas qui constituaient autrefois le Golden Square Mile de la rue Sherbrooke.La reconstitution d\u2019un tel jardin est réalisable, explique Roger Latour, naturaliste, car nous avons accès aux catalogues et aux ar ticles hor ti- coles de l\u2019époque.Capital paysager irremplaçable D\u2019abord, le jardin, situé aux limites du Plateau Mont- Royal et du centre-ville, joue un rôle fondamental d\u2019oasis de verdure dans ce quartier densément constr uit .Ensuite, comme certains arbres sont de très grande taille, vu leur âge plus que respectable, leur présence est appréciée bien au-delà du si te .Font partie de ces remarquables arbres cinq érables argentés (Acer saccharinum), trois chicots du Canada (Gym- nocladus dioicus) et un if d\u2019Europe de moindre envergure.Témoin d\u2019une autre époque, l\u2019un des majestueux érables argentés âgés de 125 à 150 ans pourrait avoir été planté par la famille Molson, souligne Tony Antakly, président du Mouvement citoyen pour la préser vation du jardin Not- man.Quant aux chicots, de plus en plus couramment utilisés aujourd\u2019hui comme arbres de rue, ils étaient rarement plantés à l\u2019époque à cause de leur r usticité limite.Il est donc exceptionnel de voir des spécimens de cette taille et de cet âge à Montréal.Quand on pénètre dans ce jardin abandonné depuis plus de deux décennies, on ne peut qu\u2019être impressionné par ce miniboisé naturel qui forme une voûte au-dessus de nos têtes, d\u2019autant plus qu\u2019on se trouve dans une zone extrêmement minéralisée.Enfin, le jardin contribue grandement à mettre en valeur l\u2019ancien hospice et les autres bâtiments aux alentours et fait contrepoids à la station- service asphaltée à l\u2019est de la rue Clark.Rôle environnemental essentiel Ce boisé, même s\u2019il est de petite taille avec ses arbres, ses arbustes et autres végétaux, est bénéfique pour la société.Sa disparition entraînerait la perte de nombreux services écosystémiques essentiels en mil ieu urbain, tels que la réduction des îlots de chaleur, l\u2019absorption des eaux pluviales, la réduc- t ion de la pol lut ion, etc.Cette perte aurait inévitablement un impact sur la santé des citoyens et sur le Plan d\u2019action canopée 2012-2021 visant l\u2019atteinte de 25 % de ca- nopée pour Montréal d\u2019 ici 2025.Les grands arbres, avec leur impor tante sur face foliaire, sont les plus ef ficaces pour fournir ces services, et on les trouve presque uniquement dans les parcs urbains.Les couper serait une grave erreur.Importante valeur sociale L\u2019attachement des citoyens du quartier à cet espace vert a pris de l\u2019ampleur au fil des années et des projets qu\u2019ils ont élaborés.Les associations dynamiques qu\u2019ils ont créées pour sa protection, notamment le Groupe de défense de la Maison Notman et le Mouvement citoyen pour la sauvegarde du jardin Notman, en sont la preuve.La création du jardin permettrait la réal isation de nombreux projets qu\u2019ils ont imaginés, tels que la présentation de photos de William Notman, l \u2019ouver ture d\u2019un centre d\u2019interprétation de la nature dans l\u2019ancien garage et l\u2019organisation d\u2019activités ar tistiques et culturelles\u2026 Entre autres, maintenant que la Maison Notman abrite la Maison du Web avec ses star t-up , le jardin pour rait servir pour des présentations d\u2019art numérique.Il semble même que, lors du choix par les concepteurs de l\u2019emplacement de l\u2019hospice au milieu du terrain, selon un rapport ef fectué pour le compte du ministère de la Culture en 2000, ces derniers souhaitaient déjà of frir un coin de verdure à la communauté ! Alors, ne serait-il pas temps de régler ce dossier et d\u2019offrir ce jardin chargé d\u2019histoire à Montréal pour son 375e anniversaire ?Pour soutenir la sauvegarde du jardin Notman, on peut signer la pétition à jar- dinnotman.weebly.com ; pour suivre les act iv i tés, on se rend à facebook.com/Jardin- Notman.lgobeille@ledevoir.com Les vertus du jardin Notman Ce poumon vert en zone minéralisée, abritant des arbres centenaires ou rares, doit être protégé Au jardin cette semaine Dernière semaine pour ajouter du compost ou tout type d\u2019engrais contenant beaucoup d\u2019azote au pied des vivaces au feuillage persistant, des arbustes ou des arbres.Pourquoi ?Parce que bientôt, déjà, nous serons en période d\u2019aoûtement, ce qui signifie que la plante commence à s\u2019endurcir pour l\u2019hiver.Donc, on ne veut surtout pas favoriser la formation de feuillage et de branches tendres qui n\u2019auraient pas le temps de se préparer pour le froid.Toutefois, pour tout ce qui est plantes annuelles, aucun souci.D\u2019ailleurs, comme nous avons encore de nombreuses semaines pour profiter de nos annuelles d\u2019ornement, il n\u2019est pas trop tard pour les pincer afin d\u2019encourager la formation de branches secondaires.On obtient ainsi des plants plus trapus, plus denses.Qu\u2019est-ce que le pinçage ?On enlève simplement les quatre ou les deux dernières feuilles sur la tige.Si vous utilisez un taille-bor- dure ou une tondeuse à fouet, il faut être prudent lorsque vous êtes proche de jeunes arbres en particulier, car leur écorce est tendre.C\u2019est pourquoi il est préférable de mettre à leur pied une bonne couche de paillis pour éviter de les endommager.PHOTOS LISE GOBEILLE Le jardin derrière la Maison Notman, situé aux limites du Plateau Mont-Royal et du centre-ville, est peuplé d'arbres remarquables, parmi lesquels font partie cinq érables argentés (Acer saccharinum).Le naturaliste Roger Latour (à gauche) et Tony Antakly, président du Mouvement citoyen pour la préservation du jardin Notman, photographiés sur le balcon de l\u2019ancien hospice LA PERMACULTURE AU JARDIN PRINCIPES, TECHNIQUES ET MISES EN ŒUVRE Jean-Michel Groult et Frank Boucourt Édition Ulmer, collection «Mini-Maxi» 2017, 64 pages Un autre livre sur la perma- culture ! Décidément, c\u2019est le sujet de l\u2019année.Cette plaquette est un guide d\u2019initiation pour s\u2019y mettre dans un jardin existant.À partir d\u2019exemples concrets, de repères simples et de gestes pratiques, cet ouvrage va à l\u2019essentiel.En bref, on y découvre les principes et les façons de créer ou de transformer un jardin pour appliquer cette approche.Puis, les différentes pratiques sont expliquées, en particulier les techniques pour le potager et le verger.Un guide simple et pas cher pour débuter en permaculture.Dans la bibliothèque LISE GOBEILLE "]
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