Le devoir, 5 août 2017, Cahier D
[" C A R O L Y N E P A R E N T dans la province de Gansù T el un moussaillon détectant un bout de terre à l\u2019horizon après des mois de navigation, Marco Polo s\u2019écria « Cathay ! » en apercevant Dunhuang.Enfin, l \u2019empire du grand khan ! Enfin, une oasis dans cet océan de sable ! Enfin\u2026 de l\u2019eau ! En vérité, je ne sais fichtrement rien de ce que l\u2019aventurier vénitien a bien pu dire au terme de sa traversée du déser t, mais ça me plaît bien de l\u2019imaginer aussi tonitruant qu\u2019assoif fé.Ma seule cer titude est que je marche dans ses pas, dans cette Chine mongole, actuelle Chine du Nord, qu\u2019il avait baptisée Cathay.Je voyage dans la province de Gansù, le seuil du monde occidental au temps de l\u2019empereur aux visées expansionnistes.C\u2019est d\u2019ailleurs sous l\u2019impulsion de ce cher Wudi que fut créée la fameuse Route de la soie.Parti explorer les territoires de l\u2019Ouest, son émissaire établit une voie commerciale reliant Chang\u2019an (rebaptisée depuis Xi\u2019an) à Rome, au IIe siècle\u2026 avant Jésus-Christ.Précision : on dit la Route de la soie, mais dans les faits il y avait deux voies majeures, in- terconnectées par tout un écheveau de chemins qui totalisaient quelque 6500 kilomètres, dont le quart se trouvent dans le Gansù.« Il y avait la route du Nord et celle du Sud, via le Tibet, explique Tony Du, un agent de voyages natif de la région avec qui je voyage.Au carrefour, Dunhuang occupait une position stratégique qui a connu son apogée sous les dynasties Han et Tang.» La voie du développement Mais Dunhuang est encore loin.Je ne suis qu\u2019au début du corridor du Hexi, l\u2019ancien trait d\u2019union entre le no man\u2019s land occidental et le reste de l\u2019empire Han.Pour y arriver, je traverserai une por tion caillouteuse du déser t de Gobi et plusieurs anciennes étapes devenues les principales villes du Gansù.La première d\u2019entre elles, Lanzhou, capitale provinciale, abrite la plus importante base militaire de l\u2019ouest de la Chine.Son industrie pétrochimique est également florissante.Tant et si bien que le fleuve Jaune qui la borde est d\u2019un beau brun latte.Voilà qui explique sans doute pourquoi la spécialité culinaire locale est une célèbre soupe aux nouilles et non un plat de poisson.Tout comme Linxia, sa pimpante voisine au sud, Lanzhou est nickel.Ciel, on dirait même que tout y a été construit la veille ! Et pour cause\u2026 Jadis synonyme de prospérité, la Route de la soie représente encore au- jourd\u2019hui un espoir de jours meilleurs pour la population locale.Même que l\u2019Administration nationale du tourisme en a fait une « destination prioritaire » dans le but avoué d\u2019éradiquer la pauvreté dans cet arrière-arrière-pays.Dévoilée en 2013, l\u2019initiative One Belt, One Road du président Xi Jiping vise par ailleurs à revitaliser la mythique route commerciale pour reconnecter la Chine à l\u2019Asie centrale et au littoral indien, via l\u2019Indochine.Ponts, barrages et autres méga-infrastructures sont en chantier à cette fin.«Dans les années 1990, le gouvernement a baptisé la région le \u201cnouveau village\u201d, raconte Tony Du.Il encourageait les jeunes en quête d\u2019emploi à s\u2019y établir, car il y voyait déjà un grand potentiel de développement.» Selon cet ex-résidant, les autorités ont eu raison puisque la qualité de la vie s\u2019est grandement améliorée depuis 15 ans: «Les salaires y ont été multipliés par 10.» Just imagine! L\u2019autocar avale les kilomètres, et nous voilà à Wuwei.C\u2019est une jolie ville qui compte plusieurs sites historiques.Trouvées dans un tombeau \u2014 qu\u2019on visite \u2014 sous le temple Léitái, plusieurs sculptures de bronze, dont un cheval ailé, font sa fierté.Vieux de 2000 ans, l\u2019original de celui-ci est sous vitrine au très beau Musée provincial, à Lanzhou.Ce cheval renvoie au véritable culte que vouaient les Han à une race équine d\u2019Asie centrale reconnue pour sa rapidité.À l\u2019époque, la survie du guerrier dépendait de la célérité de cette monture de Ferghana qui, selon la légende, suait le sang\u2026 Au temple ming Wen Miao, consacré à la littérature et érigé par un disciple de Confucius, une stèle rappelle que « la bibliothèque ne connaît pas la nuit ».Au temple du Grand Bouddha, de rares statues d\u2019arhats entretiennent l\u2019espoir que le nirvana existe bel et bien.Au parc, des aînés dansant le triple swing ou s\u2019activant sur des équipements d\u2019entraînement, mis à la disposition de tous, mettent en relief le triste sort de certains de nos aînés vivotant en CHSLD\u2026 « Dites, M.Wei, à Zhangye (où Marco Polo a vécu un an avant de rejoindre la cour de Kubilaï Khan), pourra-t-on aller voir la statue érigée en son honneur?\u2014 Euh, horaire serré, sorry, just imagine ! » répond le guide.Imaginer\u2026 Mais je ne fais que ça, car vous pensez bien qu\u2019il ne reste pas grand-chose du passage du marchand au XIIIe siècle.Histoire Visite étonnante à la Vieille Prison de Trois-Rivières Page D 3 Le coin vert Faut-il craindre les pesticides naturels?Page D 6 Le désert de la Mort.Les steppes désolées de l\u2019Asie centrale.Les barbares sanguinaires\u2026 Aux yeux des Han sous l\u2019empereur Wudi, tout ce qui se trouvait au-delà de l\u2019extrémité occidentale de la Grande Muraille était terrifiant.Mais cela ne les a en rien empêchés d\u2019acheminer leur soie jusqu\u2019à Rome ! Récit au fil de la plus ancienne des routes commerciales du monde.TOURISME CHINE La conquête de l\u2019Ouest Dans les pas de Marco Polo en cette partie mongole qu\u2019il avait baptisée Cathay C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 A O Û T 2 0 1 7 BENJAMIN CHOW L\u2019oasis de Dunhuang.Tout en haut : stupas et ravissement aux grottes de Mogao.VOIR PAGE D 4 : CHINE CAROLYNE PARENT L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 Tout le long de l\u2019Airport Road, les commerçants sont d\u2019une simplicité et d\u2019une gentillesse désarmantes.On dirait qu\u2019ils arrivent tout droit d\u2019une campagne indienne baignée de soleil, alors qu\u2019ils travaillent dans un environnement gris et urbain au possible.TOURISME POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Voyages d\u2019une Vie 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-0840 ou 1-866-713-4439 (Division de Groupe VIP) info@legroupevip.com | www.legroupevip.com Circuit Venise et la Vénétie Circuit Les Lacs Italiens I T A L I E I T A L I E À partir de 1 480$ À partir de 1 725$ s t i u s / 7 n r u o 8 j s i t n a r a s g t r a p é s * d i a ç n a r n f é e d i u G 1 0 e 2 r b o t c o er , 1 e r b m e t p e 7 s t 1 3 e 0 s i l o : v s u l c n i - n o N e m e g r e b é : h s u l c n I r e r p a x p i r P mis du Québec détenteur d\u2019un per s t i u s / 7 n r u o 8 j a r a s g t r a p é s * d i a ç n a r n f é e d i u G 7 1 0 e 2 r b m e t p e 4 S t 2 3 e 0 7 o 1 a u 3 a \u2019 u q s u r j u e u g i n v x e i r P C P s O i a r - F x u a n o i t a n r e t n e t è l p m o n c o i s n e , p s e t i s i , v t n e l b u o e d s a e / b n n o s s i t n 7 1 0 t 2 û * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Sortez de l'ordinaire ET LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE! 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Permis du Québec DÉPARTS SEPT.& NOV.2017 \u2013 DERNIÈRES PLACES DISPONIBLES Les Perles des Balkans \u2013 22 jrs Croatie \u2013 Monténégro \u2013 Bosnie \u2013 Serbie Départ garantie 15 sept.2017 (3 places) ANNULATION BON PRIX L\u2019Inde des Grands Empires \u2013 29 jrs Départ garantie 2 nov.2017 (4 places) Espagne et Portugal \u2013 25 jrs Départ garantie 22 sept.2017 (4 places) ANNULATION BON PRIX Grand Tour Portugal et Madère \u2013 22 jrs Départ garantie 25 sept.2017 (4 places) ANNULATION BON PRIX Europe de l\u2019Est et Centrale \u2013 24 jrs Départ garantie 10 sept.2017 (2 places) La Grèce et ses îles \u2013 22 jrs Départ garantie 15 sept.2017 (2 places) Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 8 au 25 novembre 2017 DÉPART GARANTI Itinéraire exclusif et créatif proposant une véritable incursion dans la culture nippone ! Le JAPON Circuit aux couleurs d\u2019automne Accompagné et guidé par Dino Riccio, spécialiste du Japon 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c Découvrez la Côte-Nord avec le Bella Desgagnés INDE DÉPARTS DE GROUPES 2018 Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : Accompagnateur de Montréal, Petit groupe, maximum 17 personnes, Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines, Tous les repas inclus, Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* Sud de l\u2019Inde Enchanteur Du 16 janvier au 31 janvier 2018 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 3 899$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 août 2017 *Tarifs paiement par chèque Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 30 janvier au 20 février 2018 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 599$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 août 2017 *Tarifs paiement par chèque B E N O I T L E G A U L T à Mississauga P earson.Aéropor t géant.Interface sans visage précis de l\u2019humanité qui va et revient.Sur la route de l\u2019aéroport, l\u2019Airport Road, on roule sur un boulevard à six voies en apparence anonyme, anodine.Pourtant, un côté fascinant de la vie torontoise y bat.La beauté est ici intérieure et prend des visages précis, venus surtout du sous- continent indien.Dans la grande Singh Plaza, un centre commercial à l\u2019angle d\u2019Airpor t Road et de Derr y Road, tous les commerces sans exception sont d\u2019origine étrangère.Les restaurants principaux servent de la cuisine hakka-indian chinese.Ce sont des plats des Chinois de l\u2019ethnie hakka qui ont quitté la persécution en Inde, apportant au Canada une sino- cuisine fortement influencée par les cuissons et les épices indiennes.Ce type de cuisine est dif ficile à trouver hors de Toronto ; c\u2019est donc une forme de spécialité régionale ! À la Singh Plaza, un restaurant indien est un aimant par ses couleurs, sa luminosité, son comptoir de friandises et ses employés charmants.C\u2019est le Standard Sweets & Snacks.On peut en tout temps s\u2019y régaler de saveurs robustes et d\u2019agréables textures avec un thali végétarien pour 6,99 $, ou faire des expériences copieu - ses plus coûteuses, mais toujours moins chères qu\u2019au centre de Toronto.Tout le long de l\u2019Airpor t Road, les commerçants sont d\u2019une simplicité et d\u2019une gentillesse désarmantes.On dirait qu\u2019ils arrivent tout droit d\u2019une campagne indienne baignée de soleil, alors qu\u2019ils travaillent dans un environnement gris et urbain au possible.Des terrains pas chers « Dans les années 1970, les terrains près de l\u2019aéroport ne coûtaient pas cher ; c\u2019est pourquoi beaucoup d\u2019Indiens, de Pakistanais et de Sri-Lankais s\u2019y sont établis, note Munir Ab- dulla, concierge de l \u2019hôtel Westin Toronto Airpor t.La deuxième génération, plus prospère, s\u2019est ensuite concentrée à Brampton et dans certains secteurs résidentiels de Mississauga.» À Toronto, qui dit Little India pense au secteur de la rue Ger rard, à l \u2019est du centre- ville.Mais la zone de l\u2019Air- por t Road est moins touristique et clinquante, donc plus authentique.Le «centre de congrès des pauvres» Juste au sud de Derry Road, l\u2019International Centre est en quelque sor te le « centre de congrès des pauvres », avec ses foires commerciales plus obscures et ses propositions moins chères que celles du Metro Toronto Convention Center du centre-ville.Quelques centaines de mètres plus au sud, un Tim Hor- tons ne paie pas de mine.L\u2019été, il devient toutefois le quartier général de familles indiennes et pakistanaises qui s\u2019accrochent aux clôtures de l\u2019aéroport pour obser ver les départs et arrivées.Il est vrai qu\u2019on voit bien les avions tout le long de l\u2019Airport Road, mais on les voit d\u2019encore plus près sur Derr y Road, à l\u2019angle de Cattrick Street, à moins d\u2019un kilomètre à l\u2019ouest d\u2019Airport Road.Juste à côté du Tim Hor- tons, l\u2019Airpor t Gate Steak & Grill ser t des hamburgers énormes aux noms évocateurs.Le Canadian propose une épaisse tranche de bacon de dos en plus de la boulette habituelle.Le Twin Engines fait un clin d\u2019œil à l\u2019aviation avec ses deux grosses boulettes de bœuf haché.Dans les deux cas, on parle ici de sandwichs qui, avec des frites et une boisson sucrée, fournissent assez d\u2019énergie pour faire décoller un être humain pendant un bon bout de temps.Les travailleurs de l\u2019aéroport Manifestement, les menus sont conçus pour les gens, surtout des hommes, qui travaillent à l\u2019aéroport.Les portions sont énormes et les viandes grillées sont à l\u2019honneur.À quelque 300 mètres au sud du resto Airport Gate, le restaurant grec Zets est la meilleure adresse du secteur.« Ici, tout est remarquablement bon, c\u2019est pourquoi nous sommes prêts à attendre », dit un couple au milieu d\u2019une file d\u2019attente d\u2019environ 20 mètres, un dimanche soir.Ils pourraient y partager une assiette, tant les portions sont gargantuesques.Munir Abdulla confirme que Zets vaut le déplacement : « Certains clients viennent de loin pour manger là, c\u2019est l\u2019institution de l\u2019Airpor t Road, mais les clients sont pour la plupar t des habitués qui habitent tout près, dans les secteurs résidentiels qui se développent au nord-est de Pearson International.» Chez Zets, les steaks grillés au charbon de bois sont alléchants, mais M.Munir juge que les souvlakis et les gargantuesques petits-déjeuners, servis en tout temps, sont ses véritables spécialités.En fait, Zets est toujours ou- ver t, comme plusieurs des commerces de la section de sept kilomètres d\u2019Airport Road qui longe l\u2019aéroport en direction nord-ouest, de l\u2019autoroute 427 à Derry Road.La clientèle d\u2019Airport Road ne dor t jamais et elle va en bonne par tie s\u2019envoler vers les États-Unis, c\u2019est pourquoi le guichet automatique de la Banque CIBC, près du Tim Hortons, distribue au choix des dollars canadiens ou américains.L\u2019Airport Road et ses char - mes exotiques ne sont mentionnés dans aucun guide de voyage.L\u2019artère ne fait même pas partie des nombreux secteurs cosmopolites promus intensément par Tourism Toronto.Pourtant, j\u2019y ai passé un week-end exotique et dépaysant à l\u2019explorer, sans même me rendre à l\u2019aéroport Pearson\u2026 Collaborateur Le Devoir AÉROPORT PEARSON DE TORONTO L\u2019Airport Road et son exotisme BENOIT LEGAULT À la Singh Plaza, le restaurant indien Standard Sweets & Snacks est une attraction par ses couleurs et son comptoir de friandises. L E I L A M A C O R à San Juan «L es gringos arrivent ! » Depuis le succès de la pièce Despacito, les touristes ne cessent de défiler dans le quartier populaire de La Perla, à San Juan, sur l\u2019île de Porto Rico, où a été tourné le clip de Luis Fonsi et Daddy Yankee, vu près de trois milliards de fois.Mais avant la sortie de cette chanson reggaeton au succès planétaire, les étrangers ne se pressaient pas pour s\u2019aventurer dans le quartier bariolé à la mauvaise réputation, où de petites maisons bleues ou jaunes font face à la mer.Maintenant, à peine arrivés, ils demandent : « Despacito ?» Les locaux leur montrent alors la direction vers ces rochers devenus si célèbres depuis que Luis Fonsi y a chanté son refrain, ou vers le mur devant lequel a dansé l\u2019ancienne miss Univers, Zuleyka Rivera.Les touristes sont également ravis de découvrir que les joueurs de domino, réunis autour de tables dans la rue, sont bel et bien réels.« C\u2019est vraiment à cause du clip que je suis venue, explique Jennifer Adams, une institutrice américaine de 28 ans.J\u2019ai regardé ce clip plein de fois.Je savais où je devais aller, j\u2019ai pris des photos et j\u2019ai essayé de danser.» Son but est maintenant d\u2019apprendre les paroles de la pièce, en espagnol, pour pouvoir les chanter dans un karaoké.À côté d\u2019elle, une Suédoise se prend en photo devant les rochers, alors qu\u2019un Marocain se promène le long de ce que les brochures touristiques ont surnommé la «Des- pacito Coast » Ce déferlement soudain de fans de Despacito contraste avec la pauvreté du quartier, mais n\u2019est qu\u2019une conséquence logique du message mis en avant dans le clip.«Les mots-clés étaient culture, sensualité, danse et couleurs.On est allés filmer dans un barrio [quartier] où l\u2019on pouvait retrouver tout ça », a expliqué le metteur en scène du clip, Carlos Perez.L\u2019ampleur du succès de cette pièce a certainement plu aux habitants de La Perla, mais ces derniers n\u2019avaient pas attendu Luis Fonsi et Daddy Yankee pour essayer de redorer l\u2019image de leur quartier.Avant Despacito, les résidants de La Perla se battaient bec et ongles pour défendre cette partie du Vieux-San Juan nichée sur les hauteurs d\u2019une péninsule, coincée entre les rochers et les murailles de la vieille ville.Quelque 1600 personnes habitent dans ce qui est l\u2019un des quartiers les plus pauvres de San Juan, à l\u2019économie majoritairement régie par le trafic de drogues, malgré les efforts \u2014 vains \u2014 du gouvernement.Sur le site Yelp, plusieurs commentaires recommandaient aux touristes de ne pas se rendre dans ce cadre paradisiaque mais potentiellement dangereux.Depuis, la communauté s\u2019est toutefois organisée : un boulanger communal et deux potagers ont fait leur apparition, et 80 000 $ provenant de donateurs privés ont été réunis pour rénover les maisons.« Maintenant, vous pouvez venir, il ne va rien vous arriver.Il n\u2019y a pas de monstre ici, personne ne va vous tuer ou vous agresser », avance Yashira Gomez, présidente du conseil communautaire local.La suite des opérations ?Mettre en place une entreprise pour organiser des visites guidées axées sur l\u2019histoire de la ville.En mai, cinq mois après la sortie du clip, les réservations d\u2019hôtel ont augmenté de 9 % par rapport à la même période l\u2019année dernière.La hausse des fréquentations pourrait également être due à la fin du virus Zika, qui avait contraint les États- Unis à décréter l\u2019état d\u2019urgence sanitaire à Porto Rico l\u2019année dernière, alors que le tourisme comptait pour 6 % du PIB du pays en 2015.« Tous les éléments sont maintenant en place pour que Porto Rico devienne la destination la plus prisée des voyageurs voulant se rendre dans les Caraïbes », assure José Izquierdo, directeur de la Compagnie de tourisme de Porto Rico, détenue par le gouvernement.L\u2019homme est sûr que le succès de Despacito a permis à l\u2019île d\u2019améliorer son image.Un avis partagé par Marwan Badran, responsable du site Hotels.com en Amérique centrale, selon qui les recherches en ligne de chambres d\u2019hôtel ont augmenté de 45% cette année.«On voit souvent des destinations devenir plus prisées après le succès de films ou de séries, ou quand des célébrités s\u2019y marient.C\u2019est pareil à Por to Rico maintenant, Despacito est la chanson la plus écoutée de l\u2019histoire du streaming.» Agence France-Presse D I A N E P R É C O U R T à Trois-Rivières Dès les premiers pas dans l\u2019ancienne prison trifluvienne, surtout par une journée de grande chaleur, on sent la vétusté des lieux et l\u2019odeur qui suinte des murs.Dans l\u2019une des cellules, restées pratiquement inchangées pendant toutes ces décennies, Thomas raconte avec émotion les traitements réservés aux prisonniers au fil des ans, y compris son séjour au « trou», à tout juste 20 ans.Ce cachot, un minuscule espace voûté au sol en terre battue, saturé d\u2019humidité, est plongé dans le noir total.Le candidat au « trou» y sera enfermé pendant cinq jours sans possibilité de sortir, jusqu\u2019à en perdre toute notion du temps (et la raison?).Et comme si ce n\u2019était pas suffisant, on lui ser vira ses repas à dif férentes heures de la journée, histoire de le désorienter encore un peu plus, explique Thomas.«Un détenu au trou particulièrement aimable avec un gardien pourra éventuellement obtenir une cigarette.Le briquet pour l\u2019allumer servira peut-être aussi à \u201c brûler \u201d au mur un nom ou un message.» Les prisonniers y seront enchaînés, comme au Moyen Âge : il fallait bien les empêcher de creuser un tunnel pour s\u2019enfuir.Une pratique en vigueur jusqu\u2019au début des années 1970.Puis, au fil des années, sept pendaisons y seront exécutées, par défenestration, pour des crimes graves comme des meurtres, la dernière ayant eu lieu en 1934.Mais au XIXe siècle, les peines y sont purgées surtout pour des délits mineurs : vagabondage, vol, ivresse, atteinte à la morale ou à l\u2019ordre public, désertion.Ce qui n\u2019empêchera pas la surpopulation.En 1911, le lieu d\u2019incarcération conçu pour une quarantaine de détenus en accueillera une centaine, puis ils seront plus de 130 en 1986, résume notre guide.La nuit, confinés dans leur cellule, les prisonniers feront encore, jusque dans les années 80, leurs besoins dans des seaux communs.Avec les odeurs qu\u2019on imagine aisément.D\u2019autant plus qu\u2019on entassait jusqu\u2019à six personnes dans les cellules qui faisaient à peine trois mètres sur trois.Les chaudières nauséabondes étaient vidées à tour de rôle au petit matin.On rapporte qu\u2019à certains moments, le récipient et son contenu pouvaient servir d\u2019arme.« Après la période des douches \u2014 hebdomadaires \u2014, précise Thomas, ça sentait le savon partout dans la bâtisse puisque tout le monde y passait la même journée.» Lui se lavait tout habillé, histoire de nettoyer du même coup ses vêtements, qu\u2019il laissait sécher sur la peau.Il n\u2019y avait pas de buanderie dans l\u2019établissement.Tout ça constituera évidemment un foyer rêvé pour les maladies et les infections de toutes sortes.Et ce n\u2019est qu\u2019en 1912 que seront retirées les multiples couches de chaux sur les murs, où se terrent punaises et coquerelles, pour y appliquer de la peinture.Dans la cellule où nous nous installons avec Thomas, quatre lits superposés \u2014 auxquels on pouvait ajouter deux autres matelas par terre au besoin \u2014 nous servent de salle d\u2019entrevue.Entourés de ces murs délabrés, témoins de souffrances et d\u2019angoisses parfois jusqu\u2019à la psychose, nous restons figés, assis au bord du « matelas » \u2014 d\u2019origine \u2014 en écoutant son témoignage.Thomas fait mine de s\u2019étendre sur le sien, et s\u2019enfonce littéralement.On n\u2019est pas dans un cinq-étoiles, n\u2019est-ce pas?Tout au long de ses décennies en fonction, la Vieille Prison de Trois-Rivières a fait l\u2019objet de réclamations de la part des détenus, mais aussi des geôliers et des organismes sociaux, pour mettre fin à l\u2019insalubrité et aux minables conditions de détention qui y avaient cours.Même Amnesty International s\u2019est investie à quelques reprises pour la cause.Mais d\u2019une promesse électorale à l\u2019autre, ces revendications sont étrangement restées lettre morte malgré le piètre état d\u2019insalubrité des lieux, connu de tous.Une prison qui fut érigée en véritable forteresse.L\u2019une des raisons pour lesquelles le projet de sa démolition fut plus tard abandonné ! Heureusement, puisqu\u2019on peut aujourd\u2019hui pénétrer dans ce témoin concret de l\u2019histoire, un repaire de détenus où les pièces transpirent encore la tristesse et la douleur.Ah oui, notre matricule : 95428.Le Devoir Pendant 164 ans, on y a pratiqué les conditions de détention réputées parmi les plus difficiles en Amérique du Nord.La Vieille Prison de Trois-Rivières, construite au début du XIXe siècle, fut l\u2019établissement de détention le plus longuement en fonction au Canada.Visite des lieux en compagnie de Thomas, un ex-dé- tenu.Une incursion troublante dans des installations qui, malgré une extrême désuétude, n\u2019ont jamais connu de modifications dignes de ce nom\u2026 jusqu\u2019à la fermeture en 1986! 24 HEURES À TROIS-RIVIÈRES Matricule 95428, en prison ! La visite du vieil établissement carcéral révèle les pénibles conditions de détention qui y ont sévi pendant plus d\u2019un siècle et demi L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Le «trou», un minuscule espace voûté au sol en terre battue, saturé d\u2019humidité, est plongé dans le noir total.Le malheureux candidat y sera enfermé pendant cinq jours sans possibilité de sortir, jusqu\u2019à en perdre toute notion du temps (et la raison?).Aussi, on lui servira ses repas à différentes heures, pour le désorienter un peu plus.HISTOIRE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES GL PHOTOGRAPHE La plupart des sections de la Vieille Prison de Trois-Rivières sont restées intactes depuis son ouverture en 1822.Une vie pénitentiaire La visite de la Vieille Prison de Trois-Rivières est ouverte au public : l\u2019expérience En prison ! dure environ une heure et quart, sous la supervision d\u2019un guide (parfois un ex-détenu).On y voit notamment les cellules et les cachots, en plus d\u2019en imaginer les conditions difficiles de détention.L\u2019établissement intégré au Musée québécois de culture populaire offre même un séjour d\u2019une nuit pour des groupes, moyennant une «caution» de 60$.On prévient les gens que « la visite n\u2019est pas accessible aux jeunes de moins de 12 ans.Elle comprend, entre autres, les témoignages sur la vie carcérale.Les propos tenus ne sont pas pour les enfants.De plus, la visite des cachots peut être angoissante pour certaines personnes.» La bâtisse, érigée selon les plans de l\u2019architecte François Baillairgé, est classée au patrimoine culturel.Dès 1905, « on reconnaît ironiquement que la prison de Trois-Rivières est le seul monument historique de ce genre au Québec, mais on se plaint du même souf fle des mauvaises odeurs des latrines, du mauvais chauf fage en hiver, des punaises et des coquerelles ».En vrac Depuis 2015, dans une ancienne banque rénovée en conservation patrimoniale, Nancy Samson brasse des affaires en chocolat.Intarissable sur sa passion pour ce métier artisanal, elle concocte des produits qui ne souffrent d\u2019aucune concession sur la qualité.Et ça se goûte, sur place avec un bon café, ou à emporter.Son atelier tout vitré permet de voir la maître chocolatière à l\u2019œuvre.@chocolateriesamson sur Facebook Au restaurant Angéline, on trouvera un menu italien comprenant notamment des pâtes fraîches maison, mais aussi une ambiance conviviale et un accueil des plus chaleureux.Une terrasse sur rue et une autre ensoleillée à l\u2019arrière complètent agréablement l\u2019espace intérieur.angelinerestaurant.com Le restaurant Poivre noir propose un décor avec vue sur le fleuve.On pourrait y aller juste pour son entrée de tartare de bison.Un menu «Amphithéâtre» à prix fixe est spécialement conçu pour ceux qui veulent assister au spectacle Stone hommage à Pla- mondon du Cirque du Soleil, présenté jusqu\u2019au 19 août au très bel amphithéâtre de Trois-Rivières longeant le Saint-Laurent.poivrenoir.com, cirquedusoleil.com/fr/stone Une petite tournée des boutiques dans la vieille ville permet de dénicher de belles trouvailles.Renseignements.tourismetroisrivieres.com DIANE PRÉCOURT LE DEVOIR Nancy Samson, maître chocolatière, dans son atelier-boutique.Les touristes sur les traces de Despacito dans les quartiers pauvres de Porto Rico RICARDO ARDUENGO AGENCE FRANCE-PRESSE Une femme prend des photos de ses deux petites filles dans le quartier La Perla, où a été tournée la populaire vidéo Despacito.DIANE PRÉCOURT LE DEVOIR L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 À cinq heures d\u2019autocar du fort, les grottes de Mogao apparaissent tel un mirage à l\u2019horizon, tandis que souffle une tempête de sable.Le « gars des vues» n\u2019aurait pas mieux planifié la chose ! Inscrit au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, Mogao consiste en 500 sanctuaires rupestres.TOURISME Un désert qui fait boom Zhangye, ville du désert, est vraiment étonnante.Imaginez, justement, une plaine aride dans laquelle toutes les grues du pays semblent avoir migré, et je ne parle pas d\u2019oiseaux.Dans cette immensité, des Dix30 surgissent ça et là.De rutilantes tours las-ve- gassiennes côtoient des édifices de deux étages et des excroissances de béton non finies.Le tout avoisine un vert « pou mon », le National Wetland Park, où l\u2019on vient se mettre au frais.Irréel ! Dans les parages de la ville, le parc géologique de Danxia est une autre surprise.Sur quelque 500 kilomètres carrés, des collines aux couleurs des minéraux qu\u2019elles renferment créent un paysage rayé blanc, jaune, rouge et ocre.Au site voisin de Binggou Danxia, ce sont plutôt de grandes « or - gues » de grès mauve qui s\u2019é - lancent vers le ciel.Shawna Park, une agente de voyages de Toronto faisant partie de notre groupe, est ravie car le mois prochain, 22 de ses clients, des artistes-pein- tres et sculpteurs, se rendront dans le Gansù.« Ils cherchent des paysages inspirants, en voici ! », s\u2019exclame-t-elle.Trois heures de bus et d\u2019un panorama beige-grenailles-de- pierre plus tard et nous voilà à Jiayùguan.Son fort imposant érigé sous les Ming, à proximité d\u2019un massif aux pics enneigés, marquait la fin de la Grande Muraille, la frontière occidentale de la Chine impériale et la fin du monde civilisé.Aussi, tous les marchands y transitaient afin d\u2019obtenir le visa leur permettant de franchir cette « passe imprenable sous le ciel ».En pâmoison à Mogao Sur la Route ne voyageaient pas seulement des marchandises, mais aussi des idées.C\u2019est d\u2019ailleurs par elle que le bouddhisme, né en Inde, arriva en Chine.À cinq heures d\u2019autocar du fort, les grottes de Mogao apparaissent tel un mirage à l\u2019horizon, tandis que souffle une tempête de sable.Le gars des vues n\u2019aurait pas mieux planifié la chose ! Inscrit au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, Mogao consiste en 500 sanctuaires rupestres, chacun ayant été financé par une famille fortunée de Dunhuang, le car refour stratégique situé tout au bout du corridor du Hexi.« La première grotte date de l\u2019an 366 ; la dernière fut creusée 1000 ans plus tard, explique la guide.Et comme seuls quelques lettrés pouvaient lire les soutras, les familles engageaient des artistes- peintres et des calligraphes pour les interpréter.» Le résultat est fabuleux ! Le roc est tatoué de fresques qui mettent en scène des nomades aux pantalons bouffants d\u2019un beau bleu lapis-lazuli afghan, des sages en tunique tang et des Bouddhas aux yeux bridés.Ces magnif iques « chapelles » accueillaient notamment les caravaniers qui venaient y prier afin que leur périple soit fructueux.Tout aussi déconcer tante est Dunhuang, dont une des artères principales débouche directement sur les dunes aux sables chantants des confins du désert de Gobi.Nous voilà dans l\u2019oasis où les marchands de l\u2019Ouest pouvaient enfin trouver refuge et échanger leurs chameaux.«La soie destinée à Rome y transitait, et du thé, des peaux de lézard, des pierres semi-précieuses, des couteaux et les fameux blood sweat horses y étaient négociés», raconte Tony Du.Les dunes sont ver t igi - neuses.La présence de lou - eurs de chameaux, de luges des sables et de 4 X 4 ne donne pas moins le tournis.C\u2019est franchement le cirque touristique.Pour goûter au déser t, il me faut impérativement atteindre une des crêtes.Je prends donc mon courage à deux mains et gravis une dune.Au sommet, l\u2019océan de sable est époustouflant.La nuit tombe.Il me semble bien entendre « Cathay ! », mais non, c\u2019est juste le sable qui rugit, soulevé par le vent.Et du coup, j\u2019ai tellement soif\u2026 Collaboratrice Le Devoir SUITE DE LA PAGE D 1 CHINE PHOTOS CAROLYNE PARENT Dunes sous la lune à Dunhuang Le marché de nuit à Dunhuang Une marchande de fruits à Wuwei Au temple de la littérature à Wuwei Le chameau, «paquebot du désert » En vrac Le bon moment pour y aller.De mai à octobre.Un bon ouvrage à lire.Dans les sables du Taklamakan, de Sven Hedin.Ce désert au nom qui claque comme un coup de cravache sur l\u2019échine d\u2019un alezan mongol est situé à l\u2019ouest du désert de Gobi.Hedin, lui, était un explorateur suédois ayant étudié la géographie avec l\u2019inventeur de l\u2019expression « Route de la soie », l\u2019Allemand Ferdinand von Richthofen.Il a été le premier Européen à s\u2019aventurer dans le Taklamakan et, surtout, à en sortir vivant.En 1895, il écrit : « Devant cette majestueuse immensité, plus que jamais je me sens poussé en avant par l\u2019aiguillon de la découverte et par la fantasmagorie de l\u2019inconnu.» Sa soif de découverte lui fera également vivre les affres de la soif tout court, et c\u2019est ce qu\u2019il raconte dans ce livre captivant.Le bon guide à parcourir.En Asie, les Lonely Planet sont imbattables, et Chine ne fait pas exception.La prochaine édition est prévue pour novembre prochain.On pourra aussi n\u2019acheter que le chapitre numérique portant sur Gansù.lonelyplanet.fr La bonne soupe aux nouilles de Lanzhou.À déguster aussi à Montréal, chez Nouilles de Lanzhou, dans le quartier chinois, au 1006, boulevard Saint-Laurent).Renseignements.airca- nada.com, pour ses vols directs Montréal-Shanghaï, ville de laquelle on peut s\u2019envoler pour Lanzhou ; cnto.org Carolyne Parent était l\u2019invitée d\u2019Air Canada et de l\u2019Office national du tourisme de la Chine.Une Chine autre Si vous n\u2019avez jamais séjourné dans l\u2019Empire du Milieu, sans doute aurez-vous envie de visiter Pékin avant le Gansù.Normal.Autrement, allez-y : c\u2019est une Chine autre.«Cette région est différente du reste du pays à tous les points de vue», assure Tony Du, un agent de voyage établi à Shanghai et natif de Lanzhou, la capitale provinciale.«Notre façon de vivre est plus proche de celle du Moyen-Orient que de la Chine, poursuit l\u2019employé de Rewards Travel China.Nous sommes plus bouddhistes que confucianistes ou taoïstes.Nous mangeons du bœuf, mais aussi de l\u2019agneau ; nous buvons du thé noir et non du thé vert.Nous nous habillons de blanc, de noir et de vert pour nous confondre à notre environnement.Et nous avons nos propres dialectes.» Et puis, 8% de la population étant de confession musulmane, on aperçoit des mosquées dans le Gansù.Enfin, l\u2019industrie du tourisme s\u2019y développant depuis tout au plus une décennie, il faut voir la tête \u2014 sympathique \u2014 que fait le restaurateur quand on entre chez lui pour commander une soupe en pointant la photo scotchée au mur\u2026 Quant à savoir si la région convient à tous ou d\u2019abord aux voyageurs d\u2019ascendance asiatique, Shawna Park, une agente de voyages établie à Toronto, est d\u2019avis qu\u2019elle est pour tous : «Elle est juste plus exotique pour vous ! » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 «Notre définition du circuit court, c\u2019est de n\u2019avoir aucun intermédiaire entre le producteur et le client, à part nous.Ou alors, il peut y avoir un intermédiaire en plus, mais celui-ci doit fournir un certain pourcentage de la valeur ajoutée du produit.» SAVEURS D ans les allées du supermarché O\u2019tera du Sart à Villeneuve-d\u2019Ascq, dans le nord de la France, je déambule, tout sourire, en contemplant les por traits grand format de fermiers locaux.La nouvelle récolte d\u2019ail fumé d\u2019Olivier Drubay vient justement d\u2019arriver.Sur le présentoir, une af fichette informe que ce producteur partenaire touchera plus de la moitié du prix de vente pour cette tresse.Grâce au circuit court.L\u2019enseigne O\u2019tera a vu le jour en 2006.Son fondateur, Matthieu Leclercq, s\u2019est inspiré du modèle coopératif américain où des agriculteurs se regroupent pour vendre directement aux consommateurs.Mais cette fois, c\u2019est un privé, issu d\u2019une lignée familiale bien connue de la grande distribution française, qui réinterprète la formule en af fichant notamment la par t qui revient au producteur et celle que prend le magasin.«L\u2019objectif est de proposer des produits frais accessibles à tous, de transposer un peu de rural dans l\u2019urbain », dit Pauline Janson, chef de rayon boucherie-traiteur-poisson.L\u2019idée, c\u2019est aussi de proposer un produit pour un besoin.Afin que les producteurs retenus n\u2019entrent pas en concurrence les uns avec les autres.Le choix se veut donc volontairement restreint.Pas de suremballage ni de multipor tion- nage.Les tranches de jambon, nature ou fumé, se vendent par quatre.Les yogour ts s\u2019achètent à l\u2019unité.Le pain peut être tranché (une machine est mise à la disposition des clients).Quant à la provenance de chaque produit, on la souhaite la plus proche possible des consommateurs.Sachant tout de même qu\u2019une banane restera toujours un fruit ayant parcouru des milliers de kilomètres et que le magasin en proposera tant que les clients en réclameront.Un seul intermédiaire Citrons, oranges, saumon fumé\u2026 On ne fait pas toujours les raccourcis kilométriques que l \u2019on voudrait dans la philosophie du cour t ! Même si chaque magasin \u2014 quatre actuellement \u2014 choisit les producteurs locaux avec lesquels il fait affaire.Certains volumes de production de fermes alentour s\u2019avèrent insuf fisants par rappor t à la demande du supermarché.Quant au système européen d\u2019appellations réservées, il fait en sorte que certains produits ne peuvent tout simplement pas s\u2019afficher tout court.Une appellation d\u2019origine contrôlée reste une AOC où qu\u2019elle soit vendue.« Ce qui fait beaucoup varier l\u2019achalandage en circuit court est le secteur des fruits et légumes.L\u2019été, on atteint les 70 %, voire un peu plus, grâce aux produits maraîchers cultivés dans la région », explique Pauline.Sinon, la moyenne annuelle tourne autour de 50 %.« Notre définition du circuit cour t, c\u2019est de n\u2019avoir aucun intermédiaire entre le producteur et le client, à part nous.Ou alors, il peut y avoir un intermédiaire en plus, mais celui-ci doit fournir un cer tain pourcentage de la valeur ajoutée du produit.Par exemple, mon producteur de porcs peut se fournir auprès d\u2019un autre éleveur si nécessaire.Mais la découpe et la transformation de ces bêtes doivent toujours se faire chez lui.» Chez monsieur Machin.À la ferme de.C\u2019est le ner f de la guerre que se livre ce type de supermarchés nouveau genre : la tra- çabilité des produits.Le « d\u2019où ça vient ?», après le « ce que je mange doit être bon », est en ef fet devenu une préoccupation majeure.Côté clients, et donc côté (re)vendeurs.Pour y répondre, l\u2019enseigne demande à ses partenaires fournisseurs de maîtriser toute leur chaîne informationnelle.Et encore plus lorsque des synergies se mettent en place.Ce qui se fait de plus en plus, notamment pour l\u2019offre traiteur du magasin.L\u2019origine sur l\u2019étiquette Car on a beau être un client pro-circuits courts, on ne cuisine pas forcément plus\u2026 Par exemple, les brochettes de bœuf avec la viande du producteur X, les champignons du producteur Y ou les courgettes du producteur Z.Pour Pauline, il s\u2019agit donc de faire travailler ensemble certains partenaires en s\u2019assurant que l\u2019origine de chaque produit entrant dans la composition d\u2019un plat offert figure bien, et au complet, sur l\u2019étiquette.« C\u2019est véritablement une mutation pour nos fournisseurs.Ils savent que ce lot provient de tel producteur, mais ils ne l\u2019ont jamais informatisé.Cela leur demande beaucoup de logistique», explique la jeune chef de rayon.Il faut être capable d\u2019établir une traçabilité totale, sans oublier une information ni en donner une qui soit erronée.« Il faut pousser à un niveau plus exigeant, obtenir plus de transparence », confie Pauline.D\u2019autant plus que la concurrence pousse elle aussi.Avec le concept de circuit court, le supermarché revoit au complet sa copie.Notamment cette notion de saisonnalité et la relation avec les producteurs, qu\u2019il avait complètement reléguées aux oubliettes.Il agit comme un relais fermier, il crée un lien et va même jusqu\u2019à soutenir ses fournisseurs quant au développement de gammes de produits.Super ! Mais dans ce système, je me demande comment s\u2019y retrouve un modèle d\u2019agriculture paysanne basé sur la diversification.Cela n\u2019encou- rage-t-il pas à faire du monoproduit ?Du mono- produit qui permettra, en raison des volumes prévisionnels, de tirer les prix vers le bas au moment de la négociation?De plus, on élimine les intermédiaires, mais on demande aux producteurs d\u2019en faire davantage : découpe, transformation, emballage, étiquetage\u2026 N\u2019est-ce pas leur en demander beaucoup?La formule réinterprétée du supermarché Un exemple français de « circuit court » en périphérie lilloise, bastion de la grande distribution PHOTOS SOPHIE SURANITI La question de savoir d\u2019où proviennent les aliments est devenue une préoccupation importante.L\u2019idée du « circuit court » est de fournir le plus d\u2019informations possible aux consommateurs.SOPHIE SURANITI Salade de crevettes de Matane style Waldorf Par Kimberly Lallouz Pour 4 à 6 personnes Ingrédients 1 tasse de céleri en brunoise d\u2019un quart de pouce 1 tasse de pommes (Cortland) avec la peau, en brunoise d\u2019un quart de pouce 1 1?4 de tasse de raisins rouges sans pépins coupés en deux 1/3 de tasse d\u2019amandes tranchées et rôties 2 cuillerées à soupe de ciboulette coupée finement 3 cuillerées à soupe d\u2019estragon finement haché 1 livre de crevettes de Matane (décongelées) Sel et poivre au goût Vinaigrette 3?4 tasse de mayonnaise (j\u2019utilise de la mayo végétalienne !) 1?4 tasse de yogourt nature 1 cuillerée à soupe de babeurre 1 cuillerée à thé de miel 1?2 cuillerée à thé de moutarde de Dijon Jus et zeste d\u2019un demi-citron 1 cuillerée à soupe d\u2019estragon haché finement Sel et poivre au goût Préparation Enlever le surplus d\u2019eau des crevettes Ma- tane congelées cuites.Dans un grand bol, mélanger tous les ingrédients en ajoutant l\u2019estragon en dernier Ajouter graduellement de la vinaigrette, puis saler et poivrer au goût.Il restera probablement de la vinaigrette à utiliser une autre fois.Servir dans un bol, sur de la roquette ou dans un pain à guédille.Au choix : c\u2019est une recette polyvalente ! MONSIEUR RESTO-BAR 1102, rue De Bleury Montréal?514 861-0000 restobarmonsieur.com KIMBERLY LALLOUZ Repérages En France, un tournant s\u2019opère dans la grande distribution depuis quelques années.Elle se recentre sur l\u2019alimentaire, chose qu\u2019elle avait délaissée en vendant de tout\u2026 un peu trop de tout parfois ! À l\u2019heure actuelle, trois grands axes se développent : la filière biologique, avec la création de marques maison ou d\u2019enseignes (c\u2019est fou, le nombre de nouveaux magasins spécialisés dans le biologique) ; l\u2019agriculture urbaine, avec notamment l\u2019installation de potagers sur les toits ; et le circuit court, où une enseigne fait directement affaire avec les producteurs.Mais on retrouve ce phénomène ailleurs qu\u2019en France.Au Québec, l\u2019IGA de la famille Duchemin, dans l\u2019arrondissement de Saint- Laurent à Montréal, vient d\u2019inaugurer son immense toit potager biologique.Des villes comme Berlin ou Rio de Janeiro ont vu ces derniers temps des concepts de culture fleurir à l\u2019intérieur de supermarchés.Après s\u2019être emparées des niches bio et locale, la prochaine étape des grandes enseignes sera peut-être celle où elles encapsu- leront du coopératif autour de ces grands axes de développement : le client récupérera en bons d\u2019achat ses heures de bénévolat passées dans les rayons ou sur les toits «verts».En attendant, ces enseignes revoient la taille de leurs magasins.Beaucoup plus petits, ceux-ci s\u2019insèrent dans les moindres interstices urbains. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 5 E T D I M A N C H E 6 A O Û T 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 H eureusement pour nos enfants, pour nous, pour les animaux et pour l\u2019environnement, on ne trouve depuis 2003 que des pesticides peu toxiques sur les tablettes des jardineries, des Rona et autres magasins vendant des produits pour les plantes.Néanmoins, même s\u2019ils ne contiennent que des ingrédients naturels, certains doivent être utilisés avec précaution ; en fait, même la fabrication de certains produits maison peut être hasardeuse.Pour nous en parler : Pierre-Oli- vier Duval, agent régional de conformité et application de la loi de Santé Canada.Y a-t-il des risques associés à l\u2019utilisation de certains pesticides commerciaux d\u2019origine naturelle ?Comme pour les pesticides de synthèse, il peut y avoir des risques.Par exemple, la terre diatomée, ou Insectigone, est un insecticide couramment vendu pour le contrôle des insectes rampants, tels que les perce-oreilles, les coquerelles, les fourmis\u2026 Ce produit composé de coquillages marins broyés n\u2019a rien de dangereux ; toutefois, cette fine poudre, si elle est respirée lors de l\u2019application, irrite les voies respiratoires.Il y a aussi de plus en plus de produits à base de bactéries et de champignons sur le marché, qu\u2019il est important d\u2019utiliser avec diligence.Y a-t-il également des risques avec les produits fabriqués à la maison?Un produit à base de savon de vaisselle ne comporte aucun risque.Mais la fabrication d\u2019une décoction de rhubarbe, oui, car quand on fait bouillir les feuilles, il se dégage des vapeurs d\u2019acide oxalique.Un acide organique très toxique.Il est donc recommandé de faire la préparation à l\u2019extérieur.Il y a aussi l\u2019extraction de la pyréthrine des fleurs de chr ysanthème avec du kérosène qui, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire, est plutôt hasardeux.Puis, il y a toujours le risque d\u2019avoir des contenants mal identifiés et que des enfants mettent la main dessus.[La décoction de rhubarbe est utilisée contre les insectes piqueurs-suceurs, comme les araignées microscopiques et les pucerons, et plusieurs insectes à carapace molle, comme les cloportes.Quant à la pyréthrine, elle est efficace contre tous les insectes, mais attention, elle est toxique pour les poissons.] Est-ce imprudent d\u2019acheter des pesticides sur Internet?Cela comporte des risques, car il s\u2019agit parfois de produits retirés du marché canadien à cause de leur toxicité, ou encore de produits qui ne sont pas homologués au Canada.Or la loi canadienne exige d\u2019acheter seulement des produits homologués par l\u2019Agence canadienne de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), et ce, même pour les biopesticides.On a pu voir, notamment sur Kijiji et sur Les Pac, que des gens vendent des produits miracle extrêmement nocifs sans aucun conseil ni indication d\u2019utilisation.Ces produits concentrés et toxiques sont destinés aux agriculteurs.Quelles seraient vos recommandations générales concernant les pesticides?Je recommande de n\u2019employer les pesticides qu\u2019en dernier recours.On doit d\u2019abord avoir de bonnes méthodes culturales.La lutte intégrée est une bonne pratique à adopter.[La lutte intégrée combine différents moyens, comme de bonnes pratiques culturales, l\u2019utilisation de barrières physiques (ex.le voile) et, en dernier recours, les pesticides.] On devrait se procurer uniquement la quantité de produit dont on a besoin et ne jamais acheter sur Internet.De plus, il est important de respecter le mode d\u2019emploi ; doubler une dose ne sert absolument à rien.Finalement, il faut bien suivre les recommandations inscrites sur le contenant.Si un propriétaire utilise les services d\u2019une entreprise pour l\u2019entretien de sa pelouse, comment peut-il s\u2019assurer que celle-ci n\u2019emploie que des pesticides conformes à la réglementation?Le propriétaire doit poser les questions suivantes : quels produits seront utilisés et quels sont leurs numéros d\u2019homologation ?Comment seront-ils utilisés ?L\u2019entreprise détient- elle un certificat du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ?Pour compléter sa recherche, on peut aussi télécharger sur son téléphone mobile l\u2019application gratuite «Étiquettes de pesticides» conçue par Santé Canada.On y trouve de nombreuses informations sur les ingrédients et les usages permis.Lors d\u2019une inspection, nous avons surpris des entreprises à utiliser des produits comme le Dursban, interdit depuis 2003, dont l\u2019ingrédient actif est le chlorpyrifos.Les commerces en infraction sont passibles de sanctions administratives et pécuniaires importantes, et chaque année leurs noms sont publiés sur le site de Santé Canada.lgobeille@ledevoir.com Faut-il craindre les pesticides naturels ?LISE GOBEILLE PHOTOS LISE GOBEILLE Plusieurs pesticides d\u2019origine naturelle sont vendus dans les commerces.Tous sont dotés d\u2019un mode d\u2019emploi qu\u2019il est important de suivre, car certains peuvent comporter des risques.Dans la bibliothèque DÉJOUE LES PIÈGES DE LA NATURE Pascale Hédelin Illustré par Benjamin Strickler Éditeur Gulf Stream 2017, 48 pages Ce livre-jeu est composé de dix planches aux dessins inspirés de la bande dessinée qui permettent de découvrir dix milieux naturels avec leur faune et leur flore.Dans chacune d\u2019elles, l\u2019enfant doit trouver huit pièges et quatre faux pièges.Certains sont faciles à voir, comme la cigogne au cœur de la forêt amazonienne ou le cactus dans l\u2019Arctique, mais plusieurs donneront du fil à retordre même aux parents ! 8 ans et plus.Au jardin cette semaine Vos iris de jardin, ou barbus, nommés ainsi parce qu\u2019ils ont des poils sur leurs sépales retombants, n\u2019ont pas eu une fantastique floraison ce printemps?Peut-être est-il temps de les diviser.Au bout de quelques années, ces iris ont tendance à se dégarnir au centre, et même carrément de moins fleurir.Les diviser n\u2019est pas trop laborieux et encourage la production de fleurs.Après la floraison, les iris tombent dans une sorte de dormance, ce qui correspond aux mois de juillet et d\u2019août, et c\u2019est à cette période qu\u2019on en profite pour les diviser.Pour visualiser la méthode à utiliser, rendez-vous sur le site du Jardin botanique, qui l\u2019explique étape par étape avec des dessins.espacepourlavie.ca/division-des-vivaces Après la récolte des légumes, il est important de ne pas laisser d\u2019espace de sol à nu, qu\u2019il soit grand ou petit, car les indésirables s\u2019y installent rapidement.Profitez-en pour faire des semis de légumes à croissance rapide, pour transplanter des plants ou encore pour semer un engrais vert afin de nourrir le sol ! Sanctions pécuniaires au Québec en 2017 Serge Jodoin paysagiste, Pelouse Santé et Entretien Rémi Fortier ont reçu chacun une amende de 8000$ pour avoir utilisé deux produits antiparasitaires d\u2019une façon non conforme au mode d\u2019emploi inscrit sur l\u2019étiquette.Mayfair Colony Farms, Les Associés DM Gestion antiparasitaire, Entreprises Demers 4 Saisons, Allaire et Fils, Weedman Lauren- tides-Lanaudière, Extermination et Fertilisation Poirier, Fertilisation du Nord et Entretien de pelouses Plus ont chacun reçu une amende de 4000$ pour avoir utilisé un produit antiparasitaire d\u2019une façon non conforme au mode d\u2019emploi inscrit sur l\u2019étiquette.Finalement, François Girard a reçu une amende de 12 000$ pour avoir distribué sur Internet des produits antiparasitaires non homologués au Canada.Source : Santé Canada canada.ca/fr/sante-canada Formations, visites et ateliers La dynamique entreprise Les Urbainculteurs de la ville de Québec lance une série de formations, d\u2019ateliers et de visites en agriculture urbaine.Trois journées de formation sont proposées, les 12 août, 9 septembre et 14 octobre, afin de se familiariser ou d\u2019approfondir ses connaissances en agriculture urbaine.Puis, deux visites guidées d\u2019une demi-journée sont organisées pour découvrir leurs surprenantes réalisations, les 11 et 18 août.Pour s\u2019inscrire : urbainculteurs.org Pierre-Olivier Duval recommande d\u2019utiliser des pesticides en dernier recours seulement."]
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