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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-08-12, Collections de BAnQ.

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[" A N T O I N E C H A R à Arezzo T rompettes dorées, lances de soldats pointées vers un ciel étoi lé, destriers caparaçonnés sur lesquels se tiennent de preux chevaliers casqués, prêts à af fronter le « Sarrasin » pour « sauver » Arezzo : deux fois l\u2019an, le trésor oublié de la Toscane vit à l\u2019heu - re médiévale.Au son des fanfares, 27 ca- valieri entrent dans une con - tenance grave sur la Piaz za Gran de sous les applaudissements nourris de 5000 spectateurs debout, assis ou perchés sur les balcons d\u2019édifices alliant style gothique et Renaissance.C\u2019est sur cette grande place pentue que furent tournées plusieurs séquences de La vita è bella de Roberto Benigni.Dans quelques minutes, chacun des huit cavaliers choisis pour représenter les quatre quartiers de la ville s\u2019engagera au galop, lance bien tendue, contre le buratto, le mannequin tournant sur lui-même représentant le Sarrasin, nom donné au Moyen Âge aux peuples de confession musulmane.Le « pauvre infidèle » aux grosses moustaches n\u2019est pas une victime sans défense : cuirassé, il tient dans la main droite un lourd fléau armé de balles de plomb et de cuir qui le font tournoyer à peine le bouclier touché, menaçant ainsi de désarçonner le cavalier qui perd alors deux points s\u2019il est atteint.Après tout, hier comme aujourd\u2019hui, la joute \u2014 la pratique martiale la plus codifiée de la fin du Moyen Âge \u2014 reste un sport extrême.Roulements de tambour Les huit chevaliers devant affronter le Sarrasin ont hâte d\u2019en découdre.Ils doivent encore patienter.C\u2019est l\u2019heure du lancer des drapeaux.La clameur mon - te, enfle.Les oriflammes bariolées volent dans tous les sens, sous le regard admiratif des dames aux premières loges, au port altier dans leur costume.Navigation Les maîtres du Saint-Laurent, ces pilotes amoureux du ?euve Page D 3 Le coin vert Plantes alpines, comestibles, médicinales et indigènes Page D 6 Entre Florence et Rome se « cache » Arezzo, une ville de 100 000 âmes qui, en juin et en septembre, plonge dans une autre époque grâce à un tournoi équestre médiéval appelé Giostra del Saraceno, la Joute du Sarrasin.TOURISME ITALIE Arezzo, trésor oublié de la Toscane Deux fois l\u2019an, le tournoi équestre du Sarrasin plonge la ville dans une époque lointaine PHOTOS ANTOINE CHAR Nichée dans le Val di Chiana, formant le « Triangle d\u2019or du Chianti » avec Florence et Sienne (qui a également son tournoi équestre, le Palio), entourée d\u2019une nature sauvage où se dissimulent vieux châteaux et villages épargnés par le temps, Arezzo abrite des vestiges étrusques et romains, puis une douzaine d\u2019églises du Moyen Âge.Ci-dessous : avec ses quelque 400 figurants en costumes du XIVe siècle, la Joute du Sarrasin, remise en vogue en 1931, non seulement recrée la magie d\u2019un saut dans le passé, mais permet aussi aux habitants de festoyer pendant une semaine.VOIR PAGE D 4 : TOSCANE C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 2 E T D I M A N C H E 1 3 A O Û T 2 0 1 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 2 E T D I M A N C H E 1 3 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 Il faudrait s\u2019accorder deux ou même trois heures pour visiter ce musée, pour lire et visualiser ses nombreux documents, comme d\u2019ailleurs la Bibliothèque juive de Montréal, dans le même bâtiment.EXPOSITION Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c P h o t o : R o b e r t J o n e s * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Sortez de l'ordinaire ET LAISSEZ-VOUS SURPRENDRE! Consultez notre site Internet ou appelez-nous pour connaître toutes les dates de départ ainsi que nos autres destinations nord-américaines.vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES FÊTE DU TRAVAIL ET DE L'ACTION DE GRÂCE Les sièges partent vite! RÉSERVEZ TÔT 1er et 2 septembre 6 et 7 octobre 1er septembre 6 et 7 octobre NEW YORK BOSTON Fête du Travail, départs Action de Grâce, départs à partir de 225 $* à partir de 265 $* n s e o CONTACTEZ NOS ARCHITECTES DU VOYAGE info@collectionneursdevoyages.com | Tél.: 514 730-9293 \u2022 Oceania et ses aventures gastronomiques en mer \u2022 Ponant et ses croisières expéditions \u2022 Scenic et ses croisières fluviales de luxe \u2022 Disney et ses aventures en famille pleines de magie Notre agence se spécialise dans les séjours d\u2019exception.Découvrez nos partenaires privilégiés Membre de Du 7 novembre au 28 novembre 2017 RÉSERVEZ TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 799$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 août 2017 *Tarifs paiement par chèque Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : \u2022 Accompagnateur de Montréal, \u2022 Petit groupe, maximum 17 personnes, \u2022 Guide accompagnateur francophone \u2022 Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines \u2022 Tous les repas inclus, \u2022 Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* RESTE 2 PLACES INDE DÉPART DE GROUPE 2017 Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉO DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 29 nov.au 17 décembre 2017 PLACES LIMITÉES, HÂTEZ-VOUS ! 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P e r m i s d u Q u é b e c GRAND CIRCUIT DE L\u2019ESPAGNE ET DU PORTUGAL - 25 JRS Du 22 sept.au 16 oct.(4 places) Petit groupe Cet itinéraire exclusif et unique de 25 jrs Les richesses de ces 2 pays : Portugal : Lisbonne (3 nts), Evora, Sintra, Coimbra, Fatima, Porto, Vallée du Douro.Espagne : Salamanque, Avila, Ségovie, Madrid (3 nts), Tolède, Cordoue (2 nts), Séville (2 nts), Grenade (2 nts), Murcia, Alicante (2 nts), Valence, Terragone, Barcelone (3 nts) Hôtels 4*, 3* sup, 46 repas, incluant : Toutes les entrées, visites, croisière.Guides locaux francophones dans les villes visitées Guidé, accompagné par Manuel LES PERLES DES BALKANS - 22 JRS CROATIE - MONTENEGRO - BOSNIE - SERBIE Du 15 sept.au 6 oct.(4 places) Un circuit qui a fait ses preuves Zagreb (3 nts), Opatijia (3 nts), Rovinj, Porec, Pula, Plitvice, Zadar (2 nts), Sibenik, Trogir, Split, Ploce, Korcula, Oberic, Mali Ston, Dubrovnick (4 nts), Bouche du Kotor, Perast, Budva, Mostar, Sarajevo (2 nts), Belgrade (3 nts) Hôtels 4*, 55 repas incluant : plusieurs dégustations locales.Toutes les entrées, visites, croisières.Aucun facultatif, Groupe de 20 personnes Accompagné par Mme Danielle Delorme Le Portugal vous fait rêver : Meilleur choix d\u2019itinéraire ! 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Petit groupe de 16 personnes maximum (4 places).Grand Circuit de l\u2019Europe de L\u2019Est et Centrale - 24 jrs Départ 10 septembre Garanti (2 places) DIMANCHE 20 AOÛT 2017 CÔTE ADRIATIQUE Du 22 avril au 10 mai 2018 INDE CENTRALE Du 22 novembre au 13 décembre 2017 MADAGASCAR Du 20 avril au 12 mai 2018 INDE DU SUD & SRI LANKA Du 12 janvier au 4 février 2018 INDE DU NORD & NÉPAL Du 11 février au 4 mars 2018 N-ZÉLANDE & AUSTRALIE Départs : 15 nov.2017 & 19 jan.2018 VIETNAM & CAMBODGE Du 14 janvier au 4 février 2018 PANAMA Du 16 février au 1er mars 2018 11h00 11h00 12h45 12h45 14h15 14h15 15h45 15h45 2105, ch.Ste-Foy, Québec voyages-lambert.com À MONTRÉAL LIEU : AUBERGE UNIVERSEL - 5000, RUE SHERBROOKE EST ENTRÉE LIBRE PRÉSENTATIONS DE NOS CIRCUITS B E N O I T L E G A U L T L e Musée de l\u2019holocauste à Montréal mérite une visite pour qui veut comprendre l\u2019un des pires volets de l\u2019histoire de l\u2019humanité, et ce, d\u2019une manière portée vers l\u2019espoir.«Les visiteurs ne sortent pas d\u2019ici bouleversés et tristes.Ils partent plutôt sensibilisés et outillés pour percevoir des signes avant- coureurs de catastrophes sociales basées sur le racisme et la ségrégation», explique Audrey Licop, porte-parole de ce musée appelé jusqu\u2019en janvier dernier Centre commémoratif de l\u2019holocauste.«Beaucoup de gens pensaient qu\u2019un centre commémoratif, ça ne se visite pas, alors il valait mieux changer de nom, d\u2019autant que nous sommes reconnus comme une institution muséale par le gouvernement du Québec depuis 2002.» Dans ce musée, on ne voit pas d\u2019images d\u2019amas de cadavres.«Ce genre d\u2019images man - que de respect envers les victimes, d\u2019une par t, et d\u2019autre par t ce n\u2019est pas le genre de description de l\u2019histoire que nous préconisons », dit Mme Li- cop.On y présente de manière objective le long cheminement qui a mené à la folie meurtrière de l\u2019holocauste.On apprend comment les Juifs, en Allemagne mais aussi dans toute l\u2019Europe et ailleurs, ont été progressivement marginalisés et présentés comme un danger pour la société.L\u2019exposition suscite une réflexion profonde.Il faudrait s\u2019accorder deux ou même trois heures pour visiter ce musée, pour lire et visualiser ses nombreux documents, comme d\u2019ailleurs la Bibliothèque juive de Montréal, dans le même bâtiment.Particularité Le Musée de l\u2019holocauste accueille quelque 17 000 visiteurs par année, dont près de 10 000 font partie de groupes scolaires de la 6e année à l\u2019université.« C\u2019est peu, mais il n\u2019est pas facile d\u2019attirer des gens à Montréal où il y a tant de grands musées et d\u2019événements.Nous avons un petit budget de promotion, que nous consacrons notamment à des publicités dans le métro », dit Audrey Licop, une Française d\u2019origine qui a travaillé au Centre de la mémoire d\u2019Oradour-sur-Glane avant son arrivée dans la métropole, il y a 10 ans.Les visiteurs sont également répar tis entre francophones et anglophones.« Une par ticularité du musée est que tous les objets présentés appar tiennent à des Juifs venus s\u2019installer à Montréal après l\u2019holocauste \u2014 la majorité étant des survivants de ghettos, ce qui est spécial aussi », note-t-elle.Le Musée de l\u2019holocauste est subventionné par la Fédération juive de Montréal et le ministère québécois de la Culture et des Communications.5151, chemin de la Côte-Sain - te-Catherine, ?514 345-2605, museeholocauste.ca Collaborateur Le Devoir MUSÉE DE L\u2019HOLOCAUSTE À MONTRÉAL Le long cheminement qui a mené à une folie meurtrière Pour comprendre l\u2019un des pires volets de l\u2019histoire de l\u2019humanité, d\u2019une manière portée vers l\u2019espoir PHOTOS VADIM DANIEL MUSÉE DE L\u2019HOLOCAUSTE À MONTRÉAL Des visiteurs dans la salle de commémoration où sont écrits les noms des milliers de villes, villages et shtetls en Europe et en Afrique du Nord qui ont été tyrannisés par les nazis et leurs collaborateurs.Ils incarnent le souvenir des communautés juives qui s\u2019y étaient épanouies et le dynamisme de la vie juive avant la guerre.Un carnet en forme de cœur of fert à Auschwitz pour le 20e anniversaire d\u2019une prisonnière. D I A N E P R É C O U R T C e n\u2019est pas d\u2019hier que le pilotage maritime coule de sour ce au Québec.Déjà, les grands explorateurs au long cours partis d\u2019Europe faisaient appel à cette surspécialité de la navigation pour sonder hauts-fonds, courants, glaces et marais afin de minimiser les risques d\u2019échouement.Au début de la colonie, pas question d\u2019approcher le bateau trop près des rives sous peine de heurter des obstacles qui pouvaient s\u2019avérer fatals.La car tographie étant alors inexistante, le pilote, à bord, quittait le vaisseau en chaloupe pour détecter tout écueil potentiellement nuisible à une bonne circulation.Ce métier méconnu, qui a fait des vagues au cours des décennies, permet aux équipages de circuler sur le Saint- Laurent en toute sécurité.Les pilotes connaissent « leur » fleuve comme les bas-fonds de leur poche.Et la formation pour arriver à ce niveau de responsabilité est imposante.L\u2019unique école de navigation au Québec, l\u2019Institut maritime de Rimouski, forme les pilotes qui grimperont dans la hiérarchie afin d\u2019obtenir le brevet requis pour diriger tout type de navire, une démarche pouvant s\u2019échelonner sur dix ans.Pas étonnant que la relève se compte sur les doigts de la main.Commission d\u2019enquête De la création, en 1971, d\u2019une commission royale d\u2019enquête a découlé une réglementation méthodique régie par le ministère des Transports, explique le président de la Corporation des pilotes du St-Laurent central, le capitaine Alain Arseneault, intarissable sur son rôle, qu\u2019il qualifie de privilégié.C\u2019est le gouvernement qui négocie avec les armateurs les contrats et les conditions d\u2019emploi des pilotes, notamment pour protéger ceux-ci de liens commerciaux qui pourraient inter férer sur leur indépendance décisionnelle.« Avant que les pilotes se regroupent, explique M.Arse- neault, ils étaient embauchés directement par les compagnies maritimes.À l\u2019époque, ils devaient eux-mêmes aller rejoindre le navire au large pour of frir leurs services au capitaine, puis s\u2019ensuivait une négociation.» Si bien que le contrat revenait à celui qui réussissait à se rendre le plus loin le plus rapidement.Résultat : beaucoup d\u2019entre eux perdaient la vie en devoir.«Au milieu du XIXe siècle, notre association a été formée pour se doter de règles, améliorer les conditions de travail et diminuer le taux de mortalité.» Dans le secteur compris entre Les Escoumins et le port de Montréal, le pilote du Saint- Laurent devient le seul maître à bord, responsable de la navigation jusqu\u2019à la fin des ma- nœuvres d\u2019amarrage.«Ailleurs dans le monde, sauf peut-être au canal de Panama, il agit seulement en conseiller technique auprès du capitaine, qui a le loisir de suivre ou non ses recommandations», poursuit-il.Trois femmes Si la route est longue jusqu\u2019à l\u2019accréditation de pilotage et si les conditions de travail \u2014 de jour, de nuit ou de soirée, selon les besoins \u2014 sont éprouvantes côté santé, reste que « les pilotes sont fiers de leur rôle, ce sont des amoureux du Saint-Laurent.On fait ce métier par passion et non par appât du gain ou par ambition professionnelle.» Le regroupement compte 400 pilotes au Canada, y compris 180 sur le Saint-Laurent, dont\u2026 3 femmes.Les périodes de travail leur sont assignées un an à l \u2019avance, mais pendant ces périodes, ils devront être disponibles 24 heu res sur 24 pour des services de pilotage, et ce, à quatre heures d\u2019avis.Toujours plus gros «Les avancées technologiques nous facilitent la vie, explique M.Arseneault.Nous avons été les premiers à utiliser des car tes électroniques extrêmement précises, par exemple.» Les pressions des armateurs, elles, se font de plus en plus présentes sur les conditions de pilotage, histoire de diminuer leurs coûts dans une situation économique flottante.«Les bateaux sont toujours plus gros, mais le fleuve reste le même ! En amont de Québec, notamment, le chenal, très étroit, n\u2019a pas changé.» Et aux Escoumins, lorsque les conditions météo rendraient trop dangereux l\u2019acheminement du bateau-pilote, la «pilotine », vers le navire à diriger, le capitaine devra manquer le bateau et attendre que le temps revienne au beau.Il faut tout de même une vingtaine de minutes de « rou - te » pour atteindre un bateau.Et dans cette région, les ma- nœuvres sont laborieuses à cause des vagues.«Pour faire ce métier, il faut être en forme physiquement et ne pas souffrir de vertige ! poursuit le président.Avec une hauteur équivalant à huit étages d\u2019un édifice, ajoutés aux huit mètres de la coque, on parle souvent d\u2019une dizaine d\u2019étages à monter, par une échelle.» Les pilotes doivent d\u2019ailleurs subir des tests de condition physique tous les deux ans.Le président aborde au passage d\u2019autres aspects de leur travail.«Nous voulons favoriser l\u2019économie générée par les activités maritimes, mais nous avons aussi une mission publique de protection du Saint-Laurent et une responsabilité envers la population, les riverains en particulier.On a déjà vu des cas d\u2019importants dommages causés à des propriétés côtières.Et il y a environ quatre millions de Québécois qui puisent leur eau potable dans le fleuve\u2026 » À bord, le français d\u2019abord Un long processus de formation, une réglementation stric - te, des conditions compliquées pour la vie familiale et des jeunes qui manquent à l\u2019appel : pourquoi, alors, ne pas engager des pilotes étrangers?«C\u2019est le Saint-Laurent, on le connaît par cœur, c\u2019est chez nous et tout se passe en français entre les métiers maritimes, comme les capitaines des brise-glace qui nous assistent l\u2019hiver, par exemple.On communique constamment avec tout ce monde-là pour échanger des informations sur les portions du fleuve où nous naviguons.La maîtrise du français est essentielle ici, et c\u2019est une question de sécurité pour les équipages de faire appel à des pilotes québécois.» Sécurité aussi pour les pê- cheurs et les plaisanciers sur le fleuve, dont 95 %, dit-il, sont francophones.Des plaisanciers pas toujours conscients des mesures de pilotage des gros navires battant pavillon canadien ou étranger, et avec qui les pilotes doivent échanger au besoin.Si les conditions de vie en pilotage sur ce long fleuve pas tranquille du tout sont particulièrement complexes, « sa navigation nous of fre quand même des points de vue privilégiés sur les paysages», note Alain Arse- neault.Alors là, tout baigne.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 2 E T D I M A N C H E 1 3 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Sur le Saint-Laurent, reconnu pour sa navigation capricieuse, les pilotes québécois ont l\u2019entière responsabilité des navires qui le sillonnent, et ce, jusqu\u2019à la ?n des manœuvres d\u2019amarrage.Les équipages, battant pavillon local ou étranger, doivent se soumettre à la Loi canadienne sur le pilotage, à l\u2019application unique au monde.NAVIGATION Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES Ils surfent d\u2019un navire à l\u2019autre sur le fleuve, seuls maîtres à bord le temps d\u2019un parcours précis entre Les Escoumins et le port de Montréal, en passant par Trois-Rivières, Québec et la rivière Saguenay.Les pilotes du Saint-Laurent, cette voie navigable reconnue comme capricieuse, prennent les commandes des navires locaux et étrangers qui le sillonnent.Et contrairement au reste du monde, la Loi canadienne sur le pilotage oblige les équipages à céder la gouverne de leurs bateaux à un pilote accrédité pour cette zone maritime difficile à dompter.Les maîtres du Saint-Laurent Les pilotes québécois prennent les commandes des navires circulant sur le fleuve entre Les Escoumins et Montréal CORPORATION DES PILOTES DU SAINT-LAURENT CENTRAL Les pilotes du Saint-Laurent jouissent de points de vue privilégiés sur les paysages.CAPITAINE SIMON LEBRUN Les pilotes québécois montent par une échelle, depuis la «pilo - tine», à bord des navires qu\u2019ils doivent diriger, ce qui représente souvent l\u2019équivalent de plusieurs étages d\u2019un édifice.CPSLC Le capitaine Alain Arseneault, président de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent central Des carnets à la mode C\u2019est du secteur de la mode que s\u2019inspire cette année la collection 2017-2018 de la papeterie Belvédère.Des cahiers de notes, agendas, carnets de toutes sortes, instruments d\u2019écriture et autres livrets qui sont tous dessinés à Montréal, puis fabriqués en Italie et en Chine.Différentes dimensions, différentes couleurs, pour différents besoins : les articles de la nouvelle série se déclinent sur plusieurs formats.pierrebelvedere.com Le Devoir S É V E R I N E S A A S L a mode aime braver les interdits.Quoi de plus subversif que de nager dans les eaux troubles du (bon) goût ?Quoi de plus cool que de flirter avec le risque?Cet été, la palme du péril vestimentaire va sans conteste à la chaussette blanche.Longtemps honni par les élégances du monde, comble de la ringardise, cet accessoire se fait à nouveau une place au soleil du style.Les «branchouillards» et les clubbers raffolent du combo chaussettes blanches-sandales de piscine, tandis que les artistes branchés préfèrent le triptyque bermuda-chaussettes blanches-souliers de skate.Street, mais élégant.Le genre de look qui inonde les défilés masculins comme ceux de Dries Van Noten ou Gucci.Les jeunes maisons Ami et Études ont même eu l\u2019outrecuidance de réhabiliter le duo mocassins noirs-chaussettes blanches.Remontées jusqu\u2019en haut, les chaussettes.Pas de faux plis à la Michael Jackson, s\u2019il vous paît.Et les filles dans tout ça?Pour sa collection croisière 2018, Valentino ose juxtaposer sandale à talon et chaussette de sport.Très italo-trash.Avec tout ce tapage néogrunge, on oublierait presque que la chaussette blanche fut un temps le comble du chic.Dans les années 1950, Paul Newman, Elvis Presley ou John Fitzgerald Kennedy sont parvenus à donner de l\u2019allure à ces socquettes vendues un dollar au supermarché du coin.Loin d\u2019être vulgaire ou ringarde, la chaussette en épais coton blanc symbolise alors une certaine idée de l\u2019authenticité.Une façon de regarder la vie avec courage et sérénité.Cela dit, si vous optez pour le total look Paul Newman, un conseil: assurez-vous que vos chaussures et votre pantalon ont au maximum deux tons de différence par rapport à vos chaussettes.Mais vous savez ce que valent les règles\u2026 Le Temps STYLE Les chaussettes blanches, palme du péril vestimentaire L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 2 E T D I M A N C H E 1 3 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Avec ses quelque 400 figurants en costumes du XIVe siècle, la Joute du Sarrasin, remise en vogue en 1931, non seulement recrée la magie d\u2019un saut dans le passé, mais permet aussi aux habitants d\u2019Arezzo de festoyer pendant une semaine.TOURISME « Je prends soin des costumes du tournoi, taillés pour la plupart en 1992, à Rome.Il y en a environ un demi-millier », dit fièrement la couturière Noemi Grottini.L\u2019enthousiasme de la foule frise à présent l\u2019hystérie.Il est 22 h, la Lancia d\u2019Oro fait enfin son entrée sur la grande place trapézoïdale: «La plus belle d\u2019Italie!» vous diront les Arétins.En cette nuit du 17 juin, le trophée tant convoité et richement décoré fera pleurer de joie ou de rage les spectateurs.Qu\u2019elle se tienne l\u2019avant-dernier samedi de juin ou le premier dimanche de septembre, cette fois l\u2019après-midi, la Giostra del Saracino déchaîne toujours les passions.Autant qu\u2019un match de football de l\u2019Unione Spor- tiva, l\u2019équipe locale.Avec ses quelque 400 figurants en costumes du XIVe siècle, la Joute du Sarrasin, remise en vogue en 1931, non seulement recrée la magie d\u2019un saut dans le passé, mais permet aussi aux habitants d\u2019Arezzo de festoyer pendant une semaine.Banquets dans les quartiers Tous les jours, des banquets se tiennent dans les quatre quartieri défendus par les chevaliers : Porta Crucifera, Porta del Foro, Porta Sant\u2019Andrea et Porta Santo Spirito.Le vin et la birra alla spina (bière pression) coulent à flot.C\u2019est la festa, et elle se veut la plus médiévale possible.Chaque banchetto est commandité pour mieux soutenir les deux chevaliers défendant l\u2019honneur de leur quartier.Ils gagnent chacun en moyenne 20 000 $.Les frères Marco et Iacopo Rossi, qui ont un vignoble produisant 18 0000 bouteilles de vin bio annuellement, s\u2019occupent financièrement depuis dix ans des deux chevaliers de Porta Sant\u2019Andrea.« Notre équipe a gagné 30 fois ! » lance fièrement Marco, 36 ans.Oui, mais va-t-elle remporter la 134e Giostra?Pour les frères Rossi, le tournoi équestre est l\u2019occasion de vanter leur vignoble de Podere di Pomaio surplombant Arez - zo.À cinq kilomètres de la ville, entre des collines colorées et des cyprès à perte de vue, ils vous font déguster leur vin au cépage sangiovese généralement cultivé en Toscane.Rouge fruité, il a des tanins souples et se boit accompagné de fromages et de charcuteries de toutes sortes.«Le tout pour une vingtaine d\u2019euros », soulignera Marco en vous rappelant que le verre se tient toujours par le pied, entre le pouce, l\u2019index et le majeur.Nichée dans le Val di Chia - na, formant le « Triangle d\u2019or du Chianti » avec Florence et Sienne (qui a également son tournoi équestre, le Palio), entourée d\u2019une nature sauvage où se dissimulent vieux châteaux et v i l lages épargnés par le temps, Arezzo est le trésor oublié de la Toscane, avec notamment ses vest iges étr usques et romains, puis sa douzaine d\u2019églises du Moyen Âge.« Oui, nous aimerions avoir un peu plus de touristes, note Iacopo, 44 ans.Mais nous voulons conserver le cachet de notre ville et de la Toscane, qui est le plus beau balcon pour interagir avec le monde.» Premier coup de canon Arezzo vit à l\u2019ombre de Florence la belle, avec ses innombrables richesses culturelles, dont sa célèbre chimère, une statue étr usque en bronze.Mais voilà, le monstre hybride à tête de lion, à corps de chèvre, à queue de dragon et crachant des flammes a été dé- couver t dans la partie haute d\u2019A - rezzo en 1553.C\u2019est là qu\u2019ont défilé toute la journée du samedi 17 juin les gonfaloniers avec les emblèmes de la ville, les archers, les arbalétriers, les pages, les musiciens, et sur tout les 27 chevaliers avec leurs écuyers.Ils ont tous reçu la bénédiction à la cathédrale San Do- nato peu après le premier coup de canon qui a lancé, dès 7 h, les festivités entourant la joute, le trésor le plus précieux d\u2019Arezzo.Constr uite à par tir du XIIIe siècle, la cathédrale ne fut achevée qu\u2019au XVIe et elle dut attendre 300 ans pour avoir enfin un clocher.Son curé, don Alvaro Bardelli, a donné sa bénédiction aux participants sur le parvis.À la fin de la compétition, toute la troupe du chevalier victorieux reviendra en chantant à la cathédrale pour le Te Deum.Une fois n\u2019est pas coutume : l\u2019an dernier, les deux cavaliers de Santo Spirito, vainqueurs de la joute de juin et de septembre, ont été reçus par le pape François, qui a exprimé sa « vive appréciation des efforts visant à rappeler les évé- nements historiques en dif fusant un message de paix, de dialogue et de comparaison des cultures».Pas religieuse, mais\u2026 Et le Sarrasin ?Le terme ne dé- signe-t-il pas « l\u2019ennemi musulman des Croisades et de l\u2019Occident chrétien» ?« Non, répond avec un sourire Don Alvaro.Le saracino, nous l\u2019appelons d\u2019ailleurs bur- rato, roi des Indes.» Comprenne qui pourra ! Le crucifix de Cimabue Le cortège historique quitte la cathédrale de San Donato pour s\u2019enfoncer dans les ruelles médiévales étroites et parfois raides de la ville.Sur son passage se trouve l\u2019église gothique de San Domenico.Qu\u2019a-t-elle de par ticulier ?Dans la chapelle centrale, sur le maître-autel, un cr ucifix peint au XIIIe siècle par Cimabue.Le Christ semble assoupi.Aux extrémités des bras et de la croix veillent Marie et saint Jean.Le même cr ucifix du grand maître de l\u2019école toscane se trouve à Florence, en un peu plus grand.Les trésors artistiques de la ville sont nombreux à Arezzo, qui a vu naître Francesco Pe- trarca, Pétrarque (1304-1374).Avec Dante Alighieri, il compte parmi les premiers grands auteurs de la littérature italienne.Le peintre, architecte et écrivain Giorgio Vasari (1511-1574) a lui aussi vu le jour à Arezzo.Sa maison, décorée par l\u2019artiste lui-même, conser ve les archives de celui qui restaura le Palazzo Vecchio, le vieux palais, l\u2019un des plus beaux bâtiments de Florence.Même Roberto Benigni est un enfant du pays.Il est né à Manciano La Misericordia, à quelques kilomètres d\u2019Arezzo.Quand la fièvre de la Giostra ne s\u2019abat pas sur Arezzo, son centre historique \u2014 épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale \u2014 se transforme en bazar multicolore en plein air le premier dimanche de chaque mois : c\u2019est la foire des antiquaires.La plus grande d\u2019Italie.Tous les mois d\u2019août depuis 1953, la ville accueille des chorales du monde entier.Le concours international est dédié à Guido Monaco.Moine bénédictin\u2026 d\u2019Arezzo, à l\u2019origine, il y a plus de mille ans, du système de notation musicale encore en vigueur.Pour l\u2019heure, la Joute du Sarrasin va enfin commencer.Il est 21h30.Le cinquième et dernier coup de canon a été tiré.Projectile vivant Sur la Piazza Grande, le Sarrasin attend.Impassible.Les huit chevaliers qui le défient de leur regard ne sont pas là pour défendre la veuve et l\u2019orphelin.Sans aucune armure, ils doivent affronter le mannequin cuirassé.Pour gagner, il leur faut atteindre le centre de son écu qui compor te des points de un à cinq.Une seule arme, un seul déplacement, un seul coup\u2026 D\u2019une main ferme, Elia Ci- cerchia, 25 ans, tient sa lance de 3,95 mètres.Elle pèse quatre kilos.Il tend les jambes, penche en avant le haut de son corps.Avec sa monture, il forme un bloc.C\u2019est un projectile vivant.El Chico, son cheval blanc, galope pendant une dizaine de secondes sur une centaine de mètres de terre battue.Bang ! Cicerchia a visé en pleine cible.Le Sarrasin est touché au cœur.Quatre juges vêtus de longues robes rouges se consultent.Pendant deux, peut-être trois longues minutes, les spectateurs retiennent leur souffle.D\u2019un côté, les touristes.Ils ont les yeux tout autour de la tête.Ils ne veulent rien manquer du spectacle.Les Arétins, eux, sont là pour encourager leurs chevaliers galopant vers la victoire ou la défaite.Cicerchia est tout sourire.Score parfait.Cinq sur cinq.Santo Spirito l\u2019a rempor té pour la 35e fois.La lance d\u2019or passe de main en main, embrassée, caressée, secouée.Les habitants du quartier sont déchaînés.Heureux.Oui, la vita è bella.Collaboration spéciale Le Devoir SUITE DE LA PAGE D 1 TOSCANE PHOTOS ANTOINE CHAR C\u2019est à Arezzo que furent tournées plusieurs séquences de La vita è bella de Roberto Benigni.Dans une rue d\u2019Arezzo Les costumes du Giostra del Saraceno ont été taillés pour la plu - part en 1992, à Rome.Il y en a environ un demi-millier .En vrac S\u2019y rendre.De Rome, prendre le train pour Florence : il fait toujours un arrêt à Arezzo.Vous y êtes en deux heures pour moins de 30 $.Dormir.En sortant de la gare, sur l\u2019avenue Guido Monaco, se trouvent la plupart des hôtels d\u2019Arezzo.Pour une centaine de dollars la nuitée, ils offrent le petit-déjeuner avec, toujours, des croissants aux abricots.Manger.La fameuse bis- tecca alla fiorentina (steak à la florentine) est servie dans pratiquement tous les restaurants.Accompagnez cette spécialité culinaire de la Toscane, toujours grillée, par une autre grande spécialité : le Chianti Classico, reconnu par le coq noir sur son emblème.La Joute.La prochaine Giostra aura lieu le dimanche 3 septembre.Pour réserver : giostradelsara- cino@comune.arezzo.it.Faites-le plusieurs semaines à l\u2019avance.Pour les bonnes places (tribune), les prix vont de 60 à 100 euros.Arezzo vit à l\u2019ombre de Florence la belle avec ses innombrables richesses culturelles, dont sa célèbre chimère L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 2 E T D I M A N C H E 1 3 A O Û T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Après les infidélités estivales, nous vous proposons trois festivals qui se tiendront le mois prochain à Montréal et en région, question de redécouvrir notre territoire gourmand et tous ceux qui le mettent si bien en valeur.Tour d\u2019horizon de La Grande Table, d\u2019Omnivore et de YUL EAT.SAVEURS L e temps vire doucement, mais il fait encore beau, par fois même très chaud ; les produits continuent de débouler sur les étals, les boîtes à lunch ont repris du service, les chefs sont en forme, de retour de congé, le mental reposé.Après les infidélités estivales, voici trois festivals pour redécouvrir notre territoire gourmand et tous ceux qui le mettent si bien en valeur.YUL EAT, 2-3-4 septembre, quai de l\u2019Horloge, Vieux-Port de Montréal Cours, démonstrations, tables rondes, dont une sur le gaspillage alimentaire, menus spéciaux, camions de cuisine de rue, dégustations de produits\u2026 Pas facile de s\u2019y retrouver dans cette programmation touf fue ! Mais bon, en gros, les organisateurs vous proposent de choisir votre expérience selon un « Parcours gourmand » qui se décline en quatre forfaits selon les sous que vous voudrez y consacrer.On vous remettra alors un joli bracelet électronique qui ouvrira les portes des bouchées et autres réjouissances, toutes mises en scène dans le Hangar 16.Pour l\u2019occasion, l\u2019édifice industriel se transforme en effet en un immense marché avec des stands et des espaces prévus pour les ateliers, les discussions, les cours de cuisine, etc.L\u2019autre grande nouveauté de cette quatrième édition est Le Smokehouse.Des chefs de chez nous, anglos, francos, plus quelques invités extérieurs défileront et défieront leur créativité sur le gril.Barbecue, fumoir, plancha, four à bois\u2026 Chaque jour, un menu différent sera proposé selon les cuistots sur place.Et pour ceux qui veulent juste faire un tour sur le site, se balader tout en humant les bonnes odeurs de cuisine, se restaurer sur place (vous payez vos repas, bien sûr) et profiter des animations gratuites, l\u2019admission générale sur le site est de 5$ (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans).Pour savoir qui fait quoi (la liste est longue et alléchante), quand, et combien ça coûte : festivalyuleat.com La Grande Table, 15-16-17-18 septembre, Jardins de Métis Changement de cap et de style pour ce festival qui rassemble plusieurs organismes du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.Plus posé, en région, dans un site magnifique, avec des chefs et des producteurs locaux, des historiens, des romanciers et journalistes\u2026 Pour autant, la petite équipe d\u2019organisateurs ne se prend pas la tête et souhaite faire de cette deuxième édition un moment chaleureux rempli de rencontres et d\u2019échanges.Ainsi, le fil conducteur, « Donner du sens à l\u2019acte de cuisiner », sera abordé sous divers angles, notamment historique avec Michel Lamber t et Alexander Reford, qui animeront « Le banquet des origines », le repas du samedi soir conçu à six mains par la chef autochtone L ysanne O\u2019Bomsawin, les chefs Pierre-Olivier Ferry et Guillaume Cantin.À travers ce repas inspiré de la cuisine des greniers, les deux historiens relateront comment les gens de l\u2019époque survivaient à l\u2019hiver québécois grâce aux trouvailles de la conservation (légumes mis au sel, méthodes de congélation\u2026).Sous un autre angle, paysager cette fois, l\u2019architecte Pierre Thibault a conçu l\u2019environnement des trois Grandes Tables pour le rendez-vous du samedi midi.Un chef par table, une thématique par chef, pour des accords mets et paysage.La chef Colombe St-Pierre composera avec le fleuve ; pour Stéphane Mo- dat, ce sera la forêt ; et pour Simon Mathys, les champs.Faire connaître aux Québécois la diversité et la richesse de leur patrimoine naturel (les ressources, le garde-manger), culturel (les techniques, les méthodes) et culinaire (avec les trois grandes influences que sont la cuisine des Premières Nations, la cuisine française et la cuisine britannique).Partager sans prétention.Prendre plaisir.Démocratiser la table et les débats qui l\u2019entourent comme la place actuelle de nos produits marins.Un beau programme ! Pour tout savoir qui, quand, quoi, combien (il y a plein d\u2019autres activités et rendez-vous intéressants) : lagrandetable.tv Omnivore, 23-24 septembre, Société des arts technologiques de Montréal Cela fait déjà plus de six ans que le journaliste gastronomique français Luc Dubanchet s\u2019est entiché de la scène culinaire montréa- laise.De la jeune cuisine de Montréal.Mais, entendons-nous, lorsqu\u2019on parle de jeunesse en cuisine, il s\u2019agit surtout d\u2019une histoire d\u2019attitude, d\u2019ouverture d\u2019esprit, de curiosité et de remise en question constante par rapport à l\u2019acte de cuisiner ! Les chefs qui, pendant une bonne demi- heure, parlent de leur parcours, de leur démarche, de leur technique, de leur coup de cœur ou de leur coup de gueule face au public ne sont pas tous de sympathiques trublions affichant leur fringante vingtaine ! Il y a les anciens, ceux des débuts du festival, qui restent fidèles au poste, édition après édition (comme la pâtissière Stéphanie Labelle ou les chefs Charles-Antoine Crête et Marc-Olivier Frappier).Aussi est-il intéressant de retrouver ce noyau dur pour voir comment chacun poursuit sa route, évolue dans sa réflexion et sa pratique.La formule de cette sixième édition s\u2019est allégée.Fini les repas à quatre mains proposés dans cer tains restaurants de la ville, ou la grande fiesta du samedi soir.Cette année, le festival se concentre uniquement sur les démonstrations culinaires.Il y en a neuf par jour.Elles sont toutes gratuites, mais il est obligatoire de s\u2019enregistrer en ligne avant de se rendre sur place.Et n\u2019oubliez pas que la SAT n\u2019accueille pas les moins de 18 ans\u2026 question de permis.Pour savoir qui passe, quel jour, à quelle heure et pour\u2019enregistrer : omnivore.com/world- tour/world-tour-montreal-2017 Septembre, joli mois gourmand Trois festivals pour célébrer notre territoire alimentaire et ceux qui le mettent en valeur Tartine de homard et mayo truffée sur pain brioché, purée d\u2019avocat Par Olivier Perret, chef du Renoir Ingrédients 1 homard frais (1,5 lb) 2 tranches de brioche 1 avocat 1 citron 1 orange 4 c.à soupe d\u2019huile d\u2019olive 1 c.à soupe de vinaigre de vin rouge 1 c.à soupe de moutarde Dijon 4 feuilles d\u2019estragon 1 jaune d\u2019œuf 1 c.à thé de pâte de truffe Sel et poivre Préparation Cuire le homard pendant 4 minutes à l\u2019eau bouillante salée.Le refroidir dans de l\u2019eau glacée.Égoutter.Décortiquer le homard cuit.Tailler la queue et les coudes en bru- noise.Garder les pinces entières.Dans un bol, mettre le jaune d\u2019œuf, le vinaigre et ajouter l\u2019huile en ?let.Fouetter avec un fouet ou une grosse cuillère et monter la mayonnaise.Une fois la mayonnaise bien montée, assaisonner avec le sel et ajouter la pâte de truffe.Ouvrir l\u2019avocat en deux, enlever le noyau et garder uniquement la chair.Dans un mélangeur, mettre l\u2019avocat, le jus du citron et mélanger.Assaisonner.Éplucher l\u2019orange à vif et faire des suprêmes.Montage Mélanger le homard en brunoise avec la moitié de la mayonnaise truffée.Faire griller (au four ou au grille-pain) les tranches de brioche.Sur chaque tranche, disposer le homard truffé, la pince, la purée d\u2019avocat et l\u2019estragon ciselé.Disposer la tartine dans une assiette (au centre) et ajouter les suprêmes d\u2019orange autour.Vous pouvez aussi ajouter un peu de mâche ou de roquette pour la décoration.LE RENOIR 1155, rue Sherbrooke Ouest Montréal ?514 285-9000 restaurant-renoir.com JEAN-CHRISTOPHE LEMAY En région, le festival La Grande Table of fre aux visiteurs un concept chaleureux : un chef par table, une thématique par chef, pour des accords mets et paysage.SOPHIE SURANITI PATRICK BEAUDRY La quatrième édition du festival YUL EAT reprend d\u2019assaut encore cette année le quai de l\u2019Horloge dans le Vieux-Port de Montréal.RENOIR Du 11 au 20 août, c\u2019est la Semaine québécoise des marchés publics.J\u2019adore ces marchés, et je ne pense pas être la seule, au vu de la belle santé qu\u2019ils affichent saison après saison ! Alors c\u2019est encore plus le moment de leur dire qu\u2019on les aime en participant de près, de loin, aux activités qui vont se dérouler à travers tout le Québec dans une cinquantaine de marchés, dans le cadre de cette neuvième édition orchestrée par l\u2019Association des marchés publics du Québec et l\u2019Union des producteurs agricoles.On prévoit notamment la visite de chefs, des concours, des barbecues, des épluchettes de blé d\u2019Inde\u2026 Pour planifier votre visite dans un marché qui fête : ampq.ca/semaine-des- marches-publics-du-quebec La Semaine des marchés publics AMPQ MICHAEL BANDASSAK La formule du sixième festival Omnivore s\u2019est allégée.Fini les repas à quatre mains proposés dans certains restaurants de la ville, ou la grande fiesta du samedi soir. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 2 E T D I M A N C H E 1 3 A O Û T 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 H orticulteur et botaniste, Majella Laro- chelle est l\u2019un des rares spécialistes des semences et des plantes alpines au Québec.La diversité qu\u2019il propose est étonnante et on y trouve des perles rares.Bien que de nombreux collectionneurs d\u2019ici et d\u2019ailleurs s\u2019approvisionnent chez lui, il est peu connu du grand public amateur de végétaux.Lors de mon passage à Gatineau pour visiter son petit jardin alpin, j\u2019ai rencontré un homme doux et discret, absorbé par sa passion malgré l\u2019âge qui l\u2019oblige à ralentir.Depuis 30 ans, les semences et les plantes alpines ont été au centre de ses intérêts.Tout a commencé par du bénévolat à la banque de semences du Jardin botanique de Montréal et la découverte de sa collection de plantes alpines.L\u2019ex-maire de Montréal Pierre Bourque, alors directeur, l\u2019encourage à aller parfaire ses connaissances à l\u2019extérieur du pays.Il par t donc aux États-Unis, où il restera 12 ans, pendant lesquels il suivra une formation à l\u2019Alpina Research Institute, tiendra une importante banque de semences et participera à de nombreux projets botaniques et hor ti- coles : Leach Botanical Garden, Portland (Oregon), Alpine Research Foundation, Seattle (Washington) et Chattanooga Seaquarium (Tennessee).Entre autres.De retour au pays en 1992, il devient bota- niste-consultant, développe en même temps son jardin alpin et monte sa banque de semences.Actuellement, il pilote la réalisation des jardins du Centre d\u2019écologie et d\u2019agriculture urbaine de Gatineau, qui comprend un jardin nourricier, un jardin de plantes médicinales, un jardin ethno- botanique et un jardin écologique.Une banque d\u2019espèces M.Larochelle a réussi à monter une banque de semences de plus de 700 genres et espèces de plantes ! Elle comprend des plantes alpines, assurément, mais aussi des vivaces ornementales, des plantes comestibles, médicinales et indigènes du Canada.Chaque année, il propose une nouvelle liste, qu\u2019il compile quotidiennement et enrichit en commandant des semences dans le monde entier, en particulier de la Tchécoslovaquie, dit-il.Pour s\u2019assurer de la viabilité des graines, il réalise plus de 250 semis par hiver dans la petite serre adjacente à la maison.La patience est de mise : certaines graines prennent plus de trois ans à germer car elles poursuivent leur mûrissement dans le sol ! Son site Web gagnerait à être revu parce qu\u2019on s\u2019y retrouve parfois difficilement.Voilà donc quelques indications pour vous faciliter la vie : sous l\u2019onglet « Home » se trouve la liste complète des semences, mais pour des photos et des descriptions de plantes, ce qui est très utile pour faire des choix, on clique sur l\u2019onglet « semences » où on est redirigé vers le catalogue Alpinegium.Le jardin alpin Aussitôt dans la rue, pas besoin de l\u2019adresse car on devine tout de suite qu\u2019on est au bon endroit.Les nombreuses plantes alpines et plantes couvre-sol qui ornent la façade et le côté distinguent l\u2019aménagement de tous les autres.À la fin juin, les floraisons étaient sensationnelles.Promoteur de l\u2019utilisation des plantes couvre- sol comme substitut à la pelouse, avec cet aménagement il démontre qu\u2019elles le font merveilleusement.Par ailleurs, le jardin de collection est de petite taille, comme les plantes qu\u2019il présente.Toutes plus jolies les unes que les autres, elles croissent en coussins compacts ou créent des tapis tissés serrés de feuilles laineuses ou épaisses.Quant à leurs fleurs aux couleurs vives, elles sont souvent grandes par rapport à la plante, ce qui impressionne.Majella Larochelle étant un spécialiste connu dans le milieu des plantes alpines, des étudiants étrangers viennent régulièrement étudier chez lui.Lors de mon passage, une jeune femme de Grenoble y était pour évaluer l\u2019adaptation des plantes alpines en milieu urbain.Le jardin est ouvert sur rendez-vous seulement, et sur place, il est possible de se procurer quelques petits bijoux\u2026 alpins.mlarochelle.net ?Vue de ruelle dévoile Montréal à travers le regard de ceux qui cultivent, aiment et habitent huit ruelles vertes du sud-ouest et de Mercier\u2013 Hochelaga-Maisonneuve.Cet événement de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal est une initiative du Regroupement des éco-quartiers et de vidéastes québécois.Les huit courts webdocumentaires mettent en relief la face cachée des ruelles vertes, l\u2019engagement des citoyens et leur transformation au fil du temps avec un remix de photos d\u2019archives.Lors de ces soirées, gratuites et familiales: animations, épluchette et musique brésilienne sont au rendez-vous avant les projections.Une belle façon de les découvrir! eco-quartiers.org/vuederuelle ?Situé sur la pointe Platon, au bord du fleuve Saint-Laurent, le magnifique Domaine Joly-De Lotbinière était autrefois la résidence de sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière.Homme politique et premier ministre du Québec de 1878 à 1879, il était aussi un horticulteur audacieux.Un de ses essais est d\u2019ailleurs passé à l\u2019histoire : la plantation de milliers de noyers noirs (Juglans nigra) en 1882.Cette plantation est la plus ancienne et la plus septentrionale en Amérique du Nord.Plusieurs superbes spécimens nous accueillent encore à l\u2019entrée du domaine.Or, il n\u2019y a pas que les noyers qui impressionnent, les jardins aussi sont exceptionnels, ainsi que les bâtiments victoriens.Ce jardin méconnu mérite franchement le détour.Un coup de cœur ! Le 10 septembre, à 10 h, s\u2019y tiendra un encan de plantes de collection, de plantes alpines, de nouveautés, etc., mené par le coloré Rock Giguère, horticulteur.domainejoly.com lgobeille@ledevoir.com Majella Larochelle, botaniste chevronné L\u2019un des rares spécialistes des semences de plantes alpines, comestibles, médicinales et indigènes Dans la bibliothèque LA PERMACULTURE UN PLAN D\u2019ACTION OPTIMISTE POUR NOTRE AVENIR Jono Neiger Marabout, 2017, 159 pages L\u2019ouvrage présente l\u2019application de la permaculture, mais cette fois pas seulement au jardin.Car la permaculture est d\u2019abord un design qui dépasse la question de la durabilité en reliant tous les aspects essentiels de la vie de l\u2019homme, tels que le jardinage, le logement, le transport, l\u2019énergie et le fonctionnement des communautés.Cette approche offre des solutions pratiques pour nourrir l\u2019humain tout en favorisant la régénération de la nature.Pour nous inspirer, l\u2019auteur expose 22 façons par lesquelles la permacul- ture peut aider à atteindre ce but, avec des portraits d\u2019individus et de communautés déjà engagés dans cette voie.Au jardin cette semaine Vers la mi-août, comme le temps se rafraîchit \u2014 même si, cette année, pour la chaleur on repassera \u2014, on peut faire des semis de légumes de climat frais de cycle court comme l\u2019arroche, l\u2019épinard, la laitue, la mâche, le mesclun, la roquette et le radis.Question de prolonger la saison de récolte.La tête des plants de tomates de types indéterminés doit être coupée, si ce n\u2019est déjà fait, afin de favoriser le mûrissement des fruits et non la croissance de la plante.Puis, si on cultive de la vigne à raisins pour la table ou le vin, il est recommandé d\u2019enlever une partie des feuilles, là aussi pour favoriser le mûrissement de ces succulents fruits.Un herbicide, une photo À la suite de ma dernière chronique, certains lecteurs ont réagi à la photo publiée dans notre version papier, avec raison, car le Round Up y apparaissait parmi la majorité des pesticides d\u2019origine naturelle.Il s\u2019agit plutôt d\u2019un herbicide de synthèse dont l\u2019utilisation est très controversée et qui serait « probablement cancérigène pour l\u2019humain », selon le Centre international de recherche sur le cancer.PHOTOS LISE GOBEILLE L\u2019horticulteur et botaniste Majella Larochelle a réussi à monter une banque de semences de plus de 700 genres et espèces de plantes.Elle comprend des plantes alpines, telles que le Delosperma «Gold Nugget » (en haut), le Sempervivum (en bas, à gauche) et l\u2019Eriogonum umbellatum var.aureum.LISE GOBEILLE "]
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