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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-08-15, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 8 3 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Financement d\u2019émissions originales.Mélanie Joly demande au CRTC de revoir ses décisions au sujet des licences des grands diffuseurs privés.Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U A u temps de la guerre de Sécession américaine (1861-1865), faire sauter des hôtels de New York, semer la terreur au Vermont ou planifier l\u2019assassinat du président Abraham Lincoln ne put se faire qu\u2019avec la collaboration d\u2019institutions et de notables montréalais.C\u2019est notamment ce qu\u2019af firme l\u2019historien Barr y Sheehy dans un nouveau livre qui trace le portrait de relations étonnantes avec les autorités anglo-britanniques du temps.Durant la guerre civile, Montréal accueille en fait les plus grands noms du pouvoir sudiste.La trace de leur passage est fixée très souvent sur les plaques photographiques de William Notman.Un registre Montréal, la sudiste du Nord WILLIAM NOTMAN, MONTRÉAL, 1864, GRACIEUSETÉ DU MUSÉE MCCORD Le général Daniel Frost était un des activistes sudistes présents à Montréal.VOIR PAGE A 8 : MONTRÉAL Sierra Leone Une coulée de boue dans la capitale fait des centaines de morts Page A 2 Culture Décès de Daisy Sweeney, professeure de piano d\u2019une génération Page B 7 L I S A - M A R I E G E R V A I S O ttawa devra redoubler d\u2019effort pour bien faire comprendre les règles du jeu en matière de demande d\u2019asile au pays.Car non seulement plusieurs personnes en provenance des États-Unis continuent de franchir la frontière canadienne à pied, mais un nouveau sondage révèle que la moitié des Québécois veulent les empêcher d\u2019entrer.Le gouvernement fédéral a dit avoir entamé une campagne de communication par l\u2019intermédiaire de ses 13 consulats en sol américain afin d\u2019expliquer le système d\u2019immigration aux personnes, sur tout d\u2019origine haïtienne, qui seraient tentées de traverser la frontière pour trouver refuge au Canada.Le ministre des Transports, Marc Garneau, a même accordé une entrevue au Miami Herald pour passer le message à l\u2019importante diaspora haïtienne de cette ville de Floride que n\u2019est pas accepté comme réfugié qui veut.« Si quelqu\u2019un vient à nos portes et demande l\u2019asile, c\u2019est qu\u2019il craint pour sa vie.Le Canada est un pays qui prend ça en considération et on a accepté beaucoup de réfugiés, mais c\u2019est parce qu\u2019ils satisfaisaient les prérequis », a-t-il déclaré.Il a admis qu\u2019il était possible que les gens ne soient pas venus «pour les bonnes raisons».Cette information gagnerait à être entendue des Québécois qui sont plutôt réfractaires à la venue des demandeurs d\u2019asile, selon un récent sondage SOM\u2013Cogeco Nouvelles.Menée la semaine dernière, dans le contexte de l\u2019arrivée chaque jour de centaines de demandeurs d\u2019asile, l\u2019enquête révèle que 51 % des personnes inter rogées se sont dites d\u2019accord avec l\u2019énoncé « On devrait empêcher les migrants Les frontières de la compassion Un Québécois sur deux veut qu\u2019on refoule les réfugiés, tandis qu\u2019Ottawa tente de mieux faire comprendre les règles du jeu LES GRANDES VACANCES DES PETITS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Petits philosophes, grands penseurs.Ils ont entre 4 et 16 ans et se retrouvent durant une à trois semaines dans un camp de vacances particulier où on troque les jeux de ballon pour ceux de la ré?exion et de la discussion.Le camp Brila propose depuis cinq ans aux jeunes de développer leur esprit critique.Page A 5 K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I P rête à vivre des «moments dramatiques» au cours des prochains mois, la ministre fédérale des Af faires étrangères, Chrystia Free- land, a martelé lundi que le Canada défendrait la gestion de l\u2019offre et le mécanisme de règlement des différends dans le cadre de la renégo- ciation de l\u2019ALENA, tout en réclamant la modernisation de l\u2019accord au chapitre de l\u2019environnement et des normes du travail.En présentant les priorités du gouvernement Trudeau en vue de la renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui s\u2019ouvrira mercredi à Washington, la ministre Freeland a mis la table pour des affrontements qui s\u2019annoncent musclés.Ottawa a d\u2019abord réaffirmé lundi son intention de défendre le système de gestion de l\u2019of fre, qui encadre la production de lait, d\u2019œufs et de volaille, alors que le gouvernement Tr ump s\u2019y est attaqué dans sa liste ALENA Freeland expose les priorités canadiennes La ministre des Affaires étrangères se prépare à vivre des « moments dramatiques » VOIR PAGE A 8 : FRONTIÈRES VOIR PAGE A 8 : ALENA L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Ouagadougou (Burkina Faso) \u2014 Une Onta- rienne figure parmi les deux victimes canadiennes d\u2019une attaque survenue au Burkina Faso dimanche soir.Il s\u2019agit de Tammy Chen, a révélé le ministère des Affaires étrangères du Canada.Mme Chen était diplômée de l\u2019Université McGill, à Montréal, et de l\u2019Université Queen\u2019s, en Ontario, et présidente et cofondatrice de l\u2019organisation non gouvernementale canadienne Avenirs brillants du Burkina Faso.Elle avait entrepris des études de doctorat à l\u2019Université de Cambridge.L\u2019identité de la deuxième victime canadienne n\u2019a pas été dévoilée officiellement.Le Centre d\u2019études et de coopération internationale (CECI) et l\u2019Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) ont toutefois indiqué dans un communiqué, lundi soir, qu\u2019un de leurs volontaires, Bilel Diffalah, était la deuxième victime canadienne.Selon les deux organismes, M.Diffalah était en poste depuis novembre 2016 à titre de conseiller en hygiène et biosécurité, dans le cadre du programme Uniterra du CECI et de l\u2019EUMC.Bilel Diffalah travaillait auprès de l\u2019In- terprofession Volaille locale, une organisation partenaire.Fatimata Lankoande, coordonnatrice du programme de coopération volontaire Uniterra au Burkina Faso, pour l\u2019EUMC et le CECI, l\u2019a décrit comme un homme « très dévoué et apprécié tant par ses coéquipiers que par les partenaires auprès de qui il intervenait ».L\u2019attaque a fait 18 morts.Un Français, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc, deux Koweïtiens et sept Burkinabés ont également perdu la vie.Les deux assaillants ont également été tués.Le restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, a été attaqué par des djihadistes présumés vers 21 h, heure locale, dimanche soir.Un porte-parole du gouvernement a fait savoir quelques heures plus tard que les forces spéciales du pays ont mis fin à l\u2019assaut.Le ministre des Communications, Rémis Ful- gance Dandjinou, a fait état de «18 morts et plusieurs blessés ».M.Dandjinou a ajouté que les victimes sont «principalement des femmes et des enfants».Il a aussi prévenu que le bilan risque de s\u2019alourdir.Au moins trois membres des forces burkina- bés ont été blessés pendant l\u2019opération, qui a duré près de sept heures, selon un porte-parole des forces de sécurité, le capitaine Guy Yé.Le capitaine Yé a expliqué que les assaillants ont commencé à tirer au hasard dans la foule après être arrivés sur des motos.Les forces de sécurité se sont rendues sur place avec des blindés après avoir été informées que des coups de feu avaient été tirés près du restaurant.C\u2019est la deuxième fois en deux ans qu\u2019un restaurant du Burkina Faso populaire auprès des étrangers est attaqué.Cette attaque rappelle l\u2019attentat survenu contre un restaurant et un café à Ouagadougou en janvier 2016 qui avait coûté la vie à 30 personnes, dont 6 Québécois.Personne n\u2019a encore revendiqué la responsabilité de l\u2019attaque.Associated Press Deux Canadiens tués lors de l\u2019attaque au Burkina Faso Une Ontarienne et un volontaire du CECI seraient parmi les victimes M A R I E - L I S E R O U S S E A U Le centre-ville de demain offrira 100 000 déplacements supplémentaires en transport en commun par jour et disposera de cinq nouvelles écoles publiques et de 1000 nouveaux logements pour les familles, selon les objectifs que la Ville de Montréal doit atteindre d\u2019ici 2030.Ces idées sont saluées, mais des doutes persistent sur la capacité de les mener à terme.Aucun budget précis n\u2019a été avancé par la Ville lors de la présentation de son plan d\u2019action pour le centre-ville lundi.Le maire Denis Coderre a seulement évoqué les 400 millions du Programme triennal d\u2019immobilisation (PTI) pour financer certains chantiers.Transports.Pour améliorer l\u2019offre de transport en commun, l\u2019administration compte sur la mise en place du Réseau électrique métropolitain (REM), dont trois stations seront aménagées dans le centre-ville.Montréal s\u2019engage aussi à bonifier le réseau desservant ce secteur depuis le nord-est et l\u2019est de Montréal, mais le maire est resté vague sur comment cela se concrétisera.«On va regarder ce qu\u2019il y a de mieux.On se donne toutes les options», a-t-il déclaré.Un flou qui soulève l\u2019indignation de la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.«C\u2019est aberrant que le maire dise qu\u2019on va commencer à réfléchir au transport en commun alors qu\u2019il n\u2019y a pas pensé durant les quatre dernières années.» Logements.La Ville souhaite attirer 50 000 nouveaux résidants dans le secteur du centre-ville d\u2019ici 2030, dont 3000 nouvelles familles d\u2019ici dix ans.Ces chif fres inquiètent le coordonnateur de la Table interaction du quartier Peter-McGill, Stéphane Feb- brari.« C\u2019est beaucoup de monde, 50 000 personnes, commençons par nous occuper des 34 000 résidants dans Pe- ter-McGill qui manquent d\u2019espaces verts », suggère-t-il.Les projets immobiliers qui verront le jour doivent comprendre des logements sociaux et communautaires, conformément à la Stratégie d\u2019inclusion de logement abordable de Ville-Marie, qui prévoit 15 % de logements sociaux dans tout projet de plus de 100 unités de logement.Une mesure insuf fisante pour les besoins du secteur, selon la porte-parole du Front d\u2019action populaire en réamé- nagement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme.« Le revenu annuel médian des locataires de Ville-Marie est de 26 000 $, alors qu\u2019il est de 32 500 $ dans l\u2019ensemble de Montréal », soutient-elle.Le maire souhaite plus de mixité sociale, mais il a souligné que «ça va toujours coûter un peu plus cher parce qu\u2019on est dans le centre-ville ».« C\u2019est une fatalité, que ce soit plus cher dans le centre- ville ?Nous, on pense que non, rétorque Mme Laflamme.L\u2019enjeu est de maintenir la population à faible et modeste revenu dans le centre-ville.» Écoles.Pour que de nouvelles familles s\u2019établissent dans le secteur, des écoles p u b l i q u e s d e v r o n t ê t r e construites.L\u2019administration Coderre prévoit en implanter cinq d\u2019ici 2030.L\u2019une d\u2019entre elles se situera sur l\u2019ancien site de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, a annoncé le maire lundi.Cette annonce réjouit Stéphane Febbrari.« C\u2019est une bonne nouvelle pour nous, on a toujours 330 jeunes qui n\u2019ont accès à aucune école primaire dans le quartier.» Valérie Plante, également conseillère dans Ville-Marie, souligne que les besoins sont grands.« C\u2019est une demande depuis longtemps par la population, je suis heureuse qu\u2019enfin, on entende cette préoccupation», avance-t-elle.La chef de Projet Montréal doute néanmoins de la capacité de l\u2019administration à atteindre les cibles ambitieuses qu\u2019elle s\u2019est données.«Oui sur papier, mais est-ce que ça va se concrétiser ?Je me base sur le bilan de son administration, je suis très sceptique.» Le directeur général de Destination Montréal, André Poulin, se pose lui aussi des questions à la lecture du plan pour le centre-ville.« On ne voit pas vraiment de mesures dans la stratégie qui nous est présentée.Quels seront les moyens mis en place ?Les efforts déployés ?» Il accueille néanmoins favorablement cette annonce.« Ce n\u2019est pas par fait, mais c\u2019est un début.» Le Devoir Des objectifs trop ambitieux pour le centre-ville de Montréal ?La stratégie dévoilée pour développer le centre de la ville suscite des doutes chez les acteurs du logement et de l\u2019opposition JACQUES NADEAU LE DEVOIR Du haut du mont Royal, le maire Denis Coderre a révélé son plan pour le développement de Montréal.A M É L I P I N E D A L e calme n\u2019est pas encore complètement revenu en Montérégie, où des producteurs agricoles ont vu leurs récoltes ravagées après un important cocktail météorologique le 4 août dernier.Une dizaine de jours plus tard, Ottawa autorise finalement le transfert de travailleurs mexicains dans d\u2019autres fermes, mais pas celui de travailleurs guatémaltèques.À la suite de la tempête, des producteurs agricoles avaient demandé au gouvernement d\u2019assouplir le fonctionnement du programme des travailleurs étrangers temporaires, qui actuellement les oblige à travailler exclusivement pour un seul producteur.Les producteurs craignaient d\u2019être forcés de renvoyer quelque 350 travailleurs saisonniers du Mexique et du Guatemala dans leur pays deux mois à l\u2019avance, faute de travail.Dix jours plus tard, le sort de certains d\u2019entre eux est toujours incertain.« On tente de leur donner du travail le plus longtemps possible, mais on n\u2019a pas le choix d\u2019évaluer nos besoins chaque semaine», explique Denys Van Winden, propriétaire des Productions horticoles Van Winden, à Sherrington.Immigration Canada et Emploi et Développement social Canada ont consenti à une partie de la demande des producteurs.«Le gouvernement a confirmé qu\u2019il sera possible de transférer environ 120 travailleurs mexicains chez d\u2019autres producteurs qui sont déjà enregistrés auprès d\u2019eux comme employeur dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers [PTAS]», explique Fernando Borja, directeur général par intérim de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d\u2019œu- vre (FERME), qui se spécialise dans le recrutement de travailleurs agricoles étrangers.Des programmes différents En effet, les travailleurs agricoles mexicains et guatémaltèques ne bénéficient pas du même programme lorsqu\u2019ils obtiennent un permis de travail, explique M.Borja.Le contrat de travail type d\u2019un travailleur mexicain comprend par exemple un nombre minimal de 240 heures.«Le programme des travailleurs mexicains est un peu plus souple que celui des Guatémal- tèques.Nous nous réjouissons de la réponse rapide d\u2019Immigration Canada, mais c\u2019est certain que nous espérons qu\u2019ils envisagent plus de flexibilité dans les permis des travailleurs de tous les pays lorsqu\u2019une telle situation survient », souligne M.Borja.À défaut d\u2019obtenir l\u2019autorisation d\u2019Immigration Canada de transférer certains travailleurs guatémaltèques sur d\u2019autres terres, les producteurs tentent tant bien que mal de leur trouver de nouvelles tâches.« C\u2019est cer tain que la saison risque d\u2019être écourtée pour certains», indique M.Borja.M.Van Winden a devancé la coupe de bulbe d\u2019ail, qu\u2019il fait généralement durant l\u2019automne, pour éviter de renvoyer les travailleurs agricoles dans leur pays.Sur les 55 travailleurs étrangers de sa ferme, 10 proviennent du Guatemala.«La semaine prochaine, je vais sans doute devoir transférer 15 travailleurs mexicains dans une ferme voisine, parce que je ne vais pas avoir assez d\u2019ouvrage pour tout le monde», confie-t-il.Le gouvernement du Canada assure se pencher sur la mobilité des travailleurs étrangers lorsqu\u2019ils perdent leur emploi.En septembre 2016, un comité permanent de la Chambre des communes avait recommandé l\u2019élimination du permis de travail associé à un seul employeur.Le PTAS a été modifié en décembre 2016, mais n\u2019a pas inclus cette proposition.« Le gouvernement examine la recommandation du Comité», soutient Amélie Maisonneuve, porte-parole chez Emploi et Développement social Canada.Quant à l\u2019évaluation des dommages subis, les producteurs doivent recevoir dans les prochains jours la visite de La financière agricole.Les producteurs réclament toujours la mise sur pied d\u2019un programme « catastrophe » pour obtenir une aide financière d\u2019urgence.Le Devoir PRODUCTEURS AGRICOLES Le transfert de travailleurs guatémaltèques n\u2019aura pas lieu Ottawa a toutefois autorisé les travailleurs mexicains à intégrer d\u2019autres fermes S A I D U B A H à Freetown D es coulées de boue, des glissements de terrain et des inondations causés par des pluies torrentielles ont surpris, dans la nuit de dimanche à lundi, les habitants de Freetown, capitale de la Sierra Leone, faisant au moins 312 morts et plus de 2000 sans-abri, selon un bilan qui risque encore de s\u2019alourdir.Ces inondations, qui font d\u2019ores et déjà partie des plus meurtrières en Afrique au cours des 20 dernières années, sont survenues vers 4 h du matin, selon des témoins.Dans la journée, un journaliste de l\u2019AFP a vu plusieurs maisons recouvertes de terre rougeâtre dans le village de Regent, dans les faubourgs de la ville.Des corps flottaient dans les rues envahies d\u2019une eau brunâtre dans le quartier de Lumley West, situé plus en aval, a-t-il également constaté.Réunion d\u2019urgence Le gouvernement de la Sierra Leone, l\u2019un des pays les plus pauvres au monde, s\u2019est réuni d\u2019urgence pour déterminer les mesures à prendre pour faire face à l\u2019une des pires catastrophes de l\u2019histoire de cette capitale.Dans une allocution à la télévision, le chef de l\u2019État, Ernest Bai Koroma, a appelé à l\u2019unité du pays, déjà durement frappé par Ebola et par une longue guerre civile : « Notre nation est une nouvelle fois aux prises avec le chagrin.Beaucoup de nos compatriotes ont perdu la vie, beaucoup plus encore ont été gravement blessés, et des millions de dollars de biens ont été détruits par les flots et les glissements de terrain qui ont touché Freetown » , a-t - i l déclaré.« Toutes les familles, tous les groupes ethniques, toutes les régions ont été directement ou indirectement touchées et af fectées par ce désastre », a-t- il insisté, en précisant que des centres allaient être mis en place à travers la ville pour recenser les sans-abri.Tout au long de la journée, le bilan n\u2019a fait que s\u2019alourdir : 18 morts recensés le matin, puis 180 à la mi-journée, avant de s\u2019établir à 312 dans l\u2019après-midi, selon un porte-parole de la Croix-Rouge, Patrick Massaquoi.Mais il pourrait encore s\u2019alourdir.Des secouristes ont ainsi par fois dû utiliser des pelleteuses pour dégager les corps.« J\u2019ai compté plus de 300 corps, et d\u2019autres continuent à arriver », a déclaré à l\u2019AFP un e m p l o y é d e l a m o r g u e d e l \u2019 h ô p i t a l Connaught, qui avait auparavant expliqué que son établissement manquait de place pour accueillir le « nombre impressionnant de morts » qui lui parvenaient.Armée et policiers déployés Des membres des forces armées et de la police et des volontaires de la Croix-Rouge se sont déployés dans la ville pour localiser les victimes et venir en aide aux habitants coincés dans leur maison ou sous des gravats.Des images impressionnantes obtenues par l\u2019AFP montraient des habitants traversant des rues avec de l\u2019eau jusqu\u2019à la taille et des corps étendus sur des sols détrempés, ou encore de violents torrents d\u2019eau rougie par la boue dévalant des collines entre de petites maisons aux toits en tôle ondulée.Les ser vices météorologiques de Freetown n\u2019ont pas lancé d\u2019alerte aux inondations qui aurait pu accélérer l\u2019évacuation des habitants, selon le cor respondant de l \u2019AFP à Freetown.Agence France-Presse La pluie et la boue font plus de 300 morts en Sierra Leone Des inondations en Inde, au Népal et au Bangladesh font au moins 175 morts Katmandou \u2014 Au moins 175 personnes ont été tuées et des milliers ont fui leurs foyers ces trois derniers jours, en raison des inondations et glissements de terrain dus à la mousson en Inde, au Népal et au Bangladesh, ont annoncé lundi les autorités.Trois jours de pluies diluviennes incessantes ont provoqué des inondations soudaines et des glissements de terrain dans lesquels au moins 80 personnes ont perdu la vie au Népal, 73 dans le nord et l\u2019est de l\u2019Inde et 22 au Bangladesh.Dimanche, un énorme glissement de terrain dans une région montagneuse du nord de l\u2019Inde avait emporté deux autocars, causant la mort d\u2019au moins 46 personnes.Environ 200 000 personnes se sont réfugiées dans des camps d\u2019urgence à Assam, dans le nord-est de l\u2019Inde, région qui souffre fréquemment d\u2019inondations lors de la saison des pluies.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Les producteurs craignaient d\u2019être forcés de renvoyer quelque 350 travailleurs saisonniers. L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 S T É P H A N E B A I L L A R G E O N O ttawa demande au CRTC de réviser ses décisions concernant les licences accordées aux grands diffuseurs privés de télévision du pays.Le renversement exceptionnel se produit à la suite des critiques de groupes professionnels du secteur qui ont témoigné aux audiences nationales cette année.Le nœud du litige por te notamment sur le financement d\u2019émissions originales.« On demande au CRTC de réviser les décisions prises pour les licences des grands groupes autant français (Québecor, Bell, Corus et V) qu\u2019en anglais (Bell, Corus et Rogers), explique au Devoir la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, responsable du secteur des communications.La décision concerne des chaînes comme TVA, Historia ou Séries + en français ou CTV ou Movie Network en anglais.» La volte-face ne concerne pas Radio-Ca- nada/CBC.La licence du diffuseur public sera étudiée plus tard, au cours des prochains mois.Pressions du milieu Le Conseil de la radiodif fusion et des télécommunications du Canada (CRTC) est le gardien des ondes au pays.L\u2019organisme fondé il y a près de cinquante ans (en 1968) a depuis rendu des milliers de décisions concernant les licences de diffusion.Le gouvernement ne lui a demandé qu\u2019à huit reprises (en comptant celle de lundi) de les réviser.Le Conseil a accordé de nouvelles licences au printemps.La rebuffade du gouvernement est expliquée par la pression sectorielle, notamment de la part des producteurs d\u2019émissions qui jugeaient les nouvelles règles trop peu contraignantes pour l\u2019achat et la dif fusion de contenus originaux nationaux non traduits.« Nous avons entendu le secteur culturel, explique la ministre Joly.Quatre-vingt-neuf requêtes ont été présentées par dif férents groupes partout à travers le pays.» Le gouvernement du Québec a aussi formulé une requête.Le ministre Luc Fortin, titulaire de la Culture, a écrit en juin une lettre à la ministre Joly pour exprimer sa « très grande préoccupation» au sujet des nouvelles conditions de licence.Le ministre Fortin s\u2019est réjoui lundi en après-midi, dans un communiqué, de l\u2019annonce fédérale.« Nous comprenons les principales préoccupations, poursuit la ministre Joly.Du côté français, les groupes demandent le soutien à du contenu original pour que le radiodif fuseur ne puisse pas simplement acheter et doubler des productions en anglais.On veut de l\u2019investissement dans la production originale francophone.Du côté anglais, on réclame des investissements dans l\u2019achat de dramatiques, de comédies, de documentaires originaux.» Nouveau patron La ministre souligne elle-même que sa demande de révision rejoindra le nouveau président du Conseil, Ian Scott.Il entrera en fonction le 5 septembre.Peu connu du public, M.Scott provient de l\u2019industrie de la diffusion.La grogne anti-Conseil a pris de l\u2019ampleur au printemps quand l\u2019organisme fédéral a annulé les conditions de licences visant la production de séries francophones originales pour trois réseaux spécialisés (Historia, VRAK et Séries +).Un front commun composé de plusieurs groupes de pression québécois (SAR TEC, AQPNM, ARRQ, UDA, AQTIS, ADISQ\u2026) a accusé le conseil de ne pas respecter ses obligations en favorisant la baisse des budgets de production et le doublage de séries.Le président du CRTC, Jean-Pierre Blais, répliquait que ses nouvelles balises allaient au contraire encourager l\u2019injection de fonds supplémentaires dans la production de contenus originaux en Français.Il y voyait un levier pour stimuler la création de fictions plus coûteuses et mieux fignolées, susceptibles du même coup de mieux concurrencer les normes de qualité internationales.«Visiblement, l\u2019équilibre n\u2019a pas été trouvé entre le soutien du contenu original et les conditions de compétition du secteur de la diffusion, dit la ministre.Nous sommes donc intervenus, mais c\u2019est très rare que le gouvernement renvoie le CRTC faire ses devoirs.[\u2026] Ce qu\u2019on dit au Conseil, c\u2019est que le secteur de la création est important.» Le Conseil devra tenir de nouvelles audiences pour réexaminer les licences des chaînes.La décision exceptionnelle d\u2019Ottawa s\u2019inscrit aussi dans le cadre d\u2019une révision en cours des balises d\u2019intervention du fédéral dans le secteur de la culture et des communications.La ministre Joly a lancé un vaste chantier de réexamen des politiques pour les adapter à la révolution numérique.Elle promet que les grands axes de ses propositions de refonte seront dévoilés le mois prochain, fin septembre.« Nous allons aussi réviser la loi sur le droit d\u2019auteur pour nous assurer de payer nos artistes plus rapidement, avec plus de facilité et de transparence, annonce-t-elle.Dans le contexte de la révision de l\u2019ALENA [l\u2019Accord de libre-échange nord-américain], nous allons aussi nous assurer de défendre bec et ongles l\u2019exception culturelle.» Le Devoir FINANCEMENT D\u2019ÉMISSIONS ORIGINALES Ottawa demande au CRTC de refaire ses devoirs Les conditions de licence des grands diffuseurs privés avaient soulevé un tollé chez les producteurs d\u2019émissions FRANCIS VACHON LE DEVOIR Le ministre de la Culture a fait part de son intention de classer bien patrimonial le Cyclorama de Jérusalem, situé à Sainte-Anne-de-Beaupré.M A R I E - M I C H È L E S I O U I D A V E N O Ë L à Québec L a famille Blouin, propriétaire du Cyclorama de Jérusalem, situé à Sainte-Anne-de-Beau- pré, estime que le classement patrimonial du bâtiment annoncé lundi par Québec ne règle pas le problème de «relève» qui les a poussés à mettre la rotonde et sa toile en vente.« Ils ne demandent que ça, que ça continue.Mais s\u2019ils ferment, il n\u2019y a personne pour continuer », s\u2019est inquiété le cour tier immobilier Martin Dostie, mandaté par la famille pour vendre le Cyclorama, listé au prix de 5 millions de dollars au début du mois de juillet.Quelques semaines après la mise en vente du bâtiment, le ministre de la Culture, Luc Fortin, a annoncé avoir signé des avis d\u2019intention de classement pour la toile de 110 mètres de longueur et la rotonde qui l\u2019abrite.Le Cyclorama « possède un intérêt à l\u2019échelle nationale en raison de ses valeurs historiques, artistiques et architecturales », a-t-il déclaré.Les Blouin apprécient le geste, mais regrettent qu\u2019il n\u2019ait pas été fait plus tôt, a expliqué Martin Dostie au Devoir.«La famille trouve ça ordinaire que, du jour au lendemain, ils décident de le rendre patrimonial.Ils ont essayé d\u2019avoir une aide financière par le passé et n\u2019ont jamais rien eu», a admis le courtier immobilier.« Ils ont eu peur parce qu\u2019on s\u2019en allait à l\u2019international.Mais pourquoi ils ne se sont pas réveillés il y a dix ans?», a-t-il demandé.La famille Blouin soutient avoir déjà sollicité l\u2019aide financière de Québec pour restaurer le Cyclorama, sans succès.Ils souhaitent désormais le vendre afin de prendre leur retraite.L\u2019immense toile du Cyclorama, qu\u2019ils ont acquise en 1957, représente la crucifixion du Christ et of fre un por trait fidèle de ce qu\u2019étaient Jérusalem et sa périphérie à l\u2019époque de Ponce Pilate.La possibilité qu\u2019il quitte le lieu qu\u2019il occupe depuis 122 ans a créé tout un émoi dans les milieux universitaires, des arts et du cinéma.Une pétition lancée par l\u2019historien du cinéma Jean-Pierre Sirois-Trahan a récolté l\u2019appui de plus de 400 personnes, qui ont demandé qu\u2019il soit classé monument historique.«Tout le monde qui connaît un peu le sujet sait que c\u2019est un trésor international », a déclaré l\u2019instigateur de la requête.Lundi, l\u2019annonce du ministre Fortin l\u2019a ému.« Je suis extrêmement heureux.C\u2019est vraiment un soulagement, parce que ça fait des années que j\u2019ai une épée de Damocles au-dessus de la tête, que je crains qu\u2019il soit déménagé, vendu ou détruit.» Un avis dans 60 jours En signant un avis d\u2019intention de classement, le ministre Fortin a fourni un délai de 60 jours aux personnes désirant transmettre des observations au Conseil du patrimoine culturel du Québec.L\u2019organisme consultatif donnera ensuite un avis au ministre au sujet du classement permanent du Cyclorama.Ce classement prendra vraisemblablement le relais de l\u2019avis d\u2019intention, qui n\u2019est valide que pour une durée maximale d\u2019un an.«Ça n\u2019empêche pas une vente, a précisé l\u2019attaché de presse de Luc Fortin, Karl Filion.Mais le ministre a un droit de préemption s\u2019il y a une offre.» Le ministère de la Culture, qui ne possède pas de parc immobilier, n\u2019agit pas dans l\u2019intention d\u2019acquérir le Cyclorama.«Le but, c\u2019est qu\u2019il reste au Québec et sur place, à Sainte-Anne-de- Beaupré», a déclaré Karl Filion.En outre, quiconque souhaiterait déplacer le Cyclorama devrait obtenir une autorisation du ministère.Un acquéreur potentiel \u2014 qui pourrait venir de l\u2019étranger \u2014 aurait en revanche accès à des subventions qui pourraient couvrir jusqu\u2019à la moitié des coûts des travaux, selon le ministère de la Culture.Une histoire unique L\u2019unicité du Cyclorama a intéressé l\u2019agente de recherche et de planification à l\u2019UQAM Isabelle Caron, qui y a consacré son mémoire de maîtrise.«[C\u2019est] un cas singulier pour l\u2019Amérique, parce qu\u2019il est le seul qui développe une thématique religieuse et qui ait été installé sur un lieu de pèlerinage religieux», a-t-elle remarqué.Le Cyclorama n\u2019a cependant jamais été exploité par des religieux, demeurant en marge du sanctuaire of ficiel de la congrégation des Rédemptoristes, où se trouve la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.Le Cyclorama a attiré les foules dès son arrivée à Sainte-Anne-de-Beaupré, en 1895.À l\u2019époque, les visiteurs découvraient Jérusalem pour 0,25 $, contre 12 $ aujourd\u2019hui.Le prix a suivi celui des billets de cinéma, explique Jean- Pierre Sirois-Trahan.Le chercheur souligne d\u2019ailleurs l\u2019influence des panoramas sur les premiers temps du cinéma ; ils pouvaient notamment servir de documentation pour porter la Passion du Christ à l\u2019écran.«C\u2019est capital pour comprendre le cinéma et pour comprendre toutes les formes d\u2019immersion », estime le professeur de l\u2019Université Laval.Et si certains confondent encore le Cyclo- rama de Jérusalem avec un vélodrome, en raison de sa forme cylindrique, ils ne sont certainement pas les premiers.Dès les années 1920, un portique couronné d\u2019une coupole byzantine a été érigé devant le Cyclorama pour guider les touristes, son nom pouvant laisser entendre, à tor t, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une salle d\u2019exposition pour cyclomoteurs, signale Isabelle Caron.Le Devoir Québec protégera le Cyclorama de Jérusalem Les propriétaires auraient souhaité une intervention de l\u2019État bien avant aujourd\u2019hui A M É L I P I N E D A U n avocat du Vermont s\u2019invite dans le débat entourant l\u2019arrêt Jordan et souhaite intervenir dans le dossier d\u2019appel de Sivaloganathan Thanabalasingham, qui a échappé à son procès pour meurtre en raison des délais déraisonnables.Il veut notamment exposer le modèle américain, où un accusé au fédéral doit subir son procès dans un délai de 70 jours.En tenant compte des différences entre les deux systèmes juridiques, Me Daniel Martin Bellemare, qui est aussi membre du Barreau du Québec, veut proposer une «perspective axée sur l\u2019administration de la justice fédérale aux États-Unis».L\u2019avocat estime que le droit américain peut inspirer le Canada.La Constitution américaine reconnaît à toute personne accusée d\u2019une infraction criminelle « le droit à un procès rapide et public ».Dans une requête déposée récemment à la Cour d\u2019appel, Me Bellemare mentionne qu\u2019aux États-Unis, «aucune remise [\u2026] ne doit être accordée en raison de l\u2019engorgement du calendrier de la cour».L\u2019accusé doit subir son procès dans un délai de 70 jours.Au Canada, l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême fixe, depuis le 8 juillet 2016, le délai à 18 mois à la Cour du Québec et dans les autres tribunaux de la province, et à 30 mois à la Cour supérieure, sauf exception.C\u2019est grâce à cet arrêt de procédures que Sivaloganathan Thanabalasingham est devenu, en avril dernier, le premier accusé au Québec à avoir évité d\u2019être jugé pour le meurtre de son épouse, Anuja Baskaran, en raison des 56 mois qui s\u2019étaient écoulés depuis son arrestation.Me Bellemare entend également comparer le nombre d\u2019ef fectifs judiciaires fédéraux aux États-Unis à ceux du Canada.L\u2019avocat fournira ces données comparatives dans un mémoire qu\u2019il déposera le 25 août.Homme libre Même si le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a porté en appel la décision, l\u2019homme originaire du Sri Lanka a été expulsé vers son pays natal en juillet.M.Thana- balasingham avait reçu un avis d\u2019expulsion, car il avait été condamné dans trois dossiers de violence conjugale dans le passé alors qu\u2019il n\u2019était pas résident canadien.Dans son mémoire d\u2019appel, le DPCP explique que, selon lui, le juge de la Cour supérieure, qui a prononcé l\u2019arrêt des procédures, a «erré» entre autres en refusant de déduire certains délais attribuables à la défense.Le mémoire de la défense devrait être déposé mardi.Le Devoir ARRÊT JORDAN Un avocat américain veut intervenir dans le dossier Thanabalasingham ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Mélanie Joly L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis de présentation d\u2019un projet de loi d\u2019intérêt privé.Centre de réadaptation MAB-Mackay / MAB-Mackay Rehabilitation Centre Prenez avis que Centre de réadaptation MAB- Mackay / MAB-Mackay Rehabilitation Centre, ci- après le « Centre MAB-Mackay », entend s\u2019adresser à l\u2019Assemblée nationale du Québec, afin d\u2019y présenter un projet de loi d\u2019intérêt privé dont la nature et les objets sont : 1) de permettre au Centre MAB-Mackay de céder le lot 4 139 929 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, ci-après le « Lot 4 139 929 », au Centre de réadaptation Constance-Lethbridge / Constance-Lethbridge Rehabilitation Centre, ci-après le « Centre Constance-Lethbridge », sans aucune restriction ni réserve, tel qu\u2019il est prévu à l\u2019entente d\u2019intégration intervenue entre le Centre MAB-Mackay et le Centre Constance-Lethbridge en octobre 2016 sous l\u2019autorité de la Loi sur la santé et les services sociaux (chapitre S-4.2): a) en abolissant, avec effet depuis le 22 décembre 1960, les conditions affectant une partie du Lot 4 139 929 imposées par un acte de donation exécuté devant le notaire John Fair le 26 août 1884, sous le numéro 293 de ses minutes, visant certains lots faisant maintenant partie du Lot 4 139 929; b) en confirmant, avec effet depuis le 22 décembre 1960, que ces mêmes lots sont réputés, aux termes de la Loi fusionnant et consolidant The Mackay Institution for Protestant Deaf Mutes et The School for Crippled Children, Montreal, sous le nom de Mackay Center for Deaf and Crippled Children (1960-61, chapitre 153), telle que modifiée par le chapitre 109 des lois de 1989, ci-après la « Loi de 1960 », avoir été dévolus au Mackay Center for Deaf and Crippled Children, un prédécesseur du Centre MAB-Mackay, exempts et libres des conditions imposées par l\u2019acte de donation susmentionné; c) en confirmant l\u2019abolition, le 22 décembre 1960, des conditions affectant une autre partie du Lot 4 139 929 imposées par un acte de donation exécuté devant le notaire Ernest Henry Stuart le 19 janvier 1878, sous le numéro 12 385 de ses minutes, visant certains autres lots faisant maintenant partie du Lot 4 139 929 de même que la dévolution, exempte et libre de ces conditions, à la même date, de ces mêmes lots en faveur du Mackay Center for Deaf and Crippled Children, le tout tel qu\u2019il est prévu à l\u2019article 9 de la Loi de 1960.2) de confirmer que le Lot 4 139 929, dévolu au Centre MAB-Mackay le 17 octobre 2016 aux termes de l\u2019article 329 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, est exempt et libre des conditions imposées par les actes de donation mentionnés ci-devant.3) de requérir la publication de la Loi concernant un immeuble situé sur le boulevard Décarie à Montréal contre le Lot 4 139 929 par tout mode approprié et de requérir que l\u2019Officier de la publicité foncière la publie.Toute personne qui a des motifs d\u2019intervenir sur le projet de loi doit en informer le directeur de la législation de l\u2019Assemblée nationale par courrier au 1035, rue des Parlementaires, bureau 3.55, Québec (Québec), G1A 1A3, par télécopieur au 418-528-0993 ou par courriel au : af.juridiques@assnat.qc.ca.Montréal, le 15 août 2017 Les procureurs de Centre de réadaptation MAB-Mackay / MAB-Mackay Rehabilitation Centre, LAPOINTE ROSENSTEIN MARCHAND MELANCON S.E.N.C.R.L., L.L.P.Avis est donné qu\u2019une assemblée ordinaire du conseil municipal aura lieu : Date le lundi 21 août 2017, à 13 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Veuillez noter que la période de questions du public n\u2019aura pas lieu au début de l\u2019assemblée mais à 19 h.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 17 h et 18 h 30 au rez-de-chaussée de l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre- Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déter minant l\u2019ordre dans lequel les personnes pour ront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre- Dame Est à compter de 18 h 30.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019iden tité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identification qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Prenez note que dans l\u2019éventualité où l\u2019assem blée devait se prolonger le mardi 22 août 2017, la période d\u2019inscription débutera à 8 h 30 et le tirage au sort se déroulera à compter de 9 h, et ce, au même endroit, soit dans l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de synto niser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019inter prétation pour les personnes ayant des limita tions auditives est offert sur demande, sous réserve de la dispo nibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.SERVICE DE HALTE-GARDERIE La Ville de Montréal offre un service de halte-gar - derie temporaire lors des périodes de questions du lundi soir, soit entre 17 h et 22 h, et du mardi matin, si la séance se poursuit, entre 8 h 30 et 10 h 30.Ce service gratuit est disponible sans réser - vation et offert par des éducatrices et éducateurs professionnels bilingues (français/anglais).À leur arrivée, les parents devront remplir un court formulaire afin d\u2019encadrer la sécurité alimentaire, l\u2019accès à l\u2019enfant et s\u2019assurer du bien-être de ce dernier.Le parent devra également pré voir les aliments, les couches et les crèmes au besoin.Fait à Montréal, le 15 août 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Avis est donné qu\u2019une assemblée ordinaire du conseil d\u2019agglomération aura lieu : Date le jeudi 24 août 2017, à 17 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 15 h et 16 h 30 au rez-de-chaussée de l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre- Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre- Dame Est à compter de 16 h 30.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les person - nes inscrites recevront une carte d\u2019identification qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audi - tion.Pour y avoir accès, il suffit de synto ni ser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre bala deur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les per - sonnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la dispo ni bilité d\u2019inter - prètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Fait à Montréal, le 15 août 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h 30, à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement, 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : S-AC-2017-023 Descriptif : Aménagement d\u2019un système d\u2019éclairage pour la patinoire Bleu?Blanc?Bouge, parc de Mésy, arrondissement Ahuntsic-Cartierville Date d\u2019ouverture : 31 août 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (par cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : Geneviève Descoteaux Genevieve.descoteaux@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 15 août 2017.Visites supervisées des lieux : S.O.ou Oui, obligatoire.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l\u2019arrondissement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce quinzième jour d\u2019août deux mille dix-sept.Me Sylvie Parent Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Direction des travaux publics et des approvisionnements APPEL D\u2019OFFRES SP-17-41 La Ville de Boucherville demande des soumissions pour : TRAVAUX D\u2019ABATTAGE EN BOISÉS URBAINS SUR LE TERRITOIRE DE LA VILLE DE BOUCHERVILLE Ouverture des soumissions : LE JEUDI 31 AOÛT 2017, À 11 HEURES Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis par la Ville de Boucherville et distribués par le site internet SEAO (Système électronique des appels d\u2019offres).On peut commander les documents d\u2019appel d\u2019offres à compter du MARDI 15 AOÛT 2017 sur le site Internet du SEAO à l\u2019adresse www.seao.ca.Pour toute information, veuillez composer le (514) 856-6600.Toute soumission, pour être valide, devra être accompagnée d'une garantie de soumission sous forme d'un chèque visé ou traite bancaire, au montant de QUINZE MILLE DOLLARS (15 000 $) payable à la Ville de Boucherville.Chaque soumission doit être déposée au bureau du greffier de la Ville de Boucherville, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville, avant 11 H LE JEUDI 31 AOÛT AOÛT 2017 (horodaté par la Direction du greffe), dans une enveloppe scellée portant l\u2019inscription « SP-17-41, TRAVAUX D\u2019ABATTAGE EN BOISÉS URBAINS SUR LE TERRITOIRE DE LA VILLE DE BOUCHERVILLE », ainsi que les coordonnées de la compagnie soumissionnaire.Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 H LE JEUDI 31 AOÛT 2017 à la salle Pierre-Viger du Centre administratif Clovis-Langlois, situé au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville.Le Conseil Municipal de la Ville de Boucherville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni la plus haute ni aucune des soumissions reçut, sans encourir aucune obligation ni aucuns frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s'il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l'égalité entre les soumissionnaires et elle n'est pas tenue de motiver l'acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement supplémentaire concernant cette soumission, veuillez communiquer avec Mme Marie-Eve Lajoie au (450) 449-8100, poste 8827.Fait à Boucherville ce 15 août 2017.Marie-Josée Salvail, directrice Direction des travaux publics et des approvisionnements Ville de Boucherville CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-240422-173 COUR DU QUÉBEC COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Demanderesse C.GUYLAINE ROBERT ET MARTIN FORTIER Défendeur AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (ART.136 ET 137 C.P.C) Avis est donné à GUYLAINE ROBERT ET MARTIN FORTIER, de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance et avis d'assignation qui y a été laissé à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Carl Lastufka, huissier, qui à tenté sans succès de vous signifier la présente demande introductive d'instance et avis d'assignation.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.REPENTIGNY, CE 11 août 2017 Carolane Bélair, T.J.TOUSIGNANT RODRIGUE VEILLEUX MATHIEU NOTAIRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de Roger GAGNON, en son vivant domicilié au 1975, 25e Rue, Saint-Prosper, Québec, G0M 1Y0, survenu le 12 juillet 2017, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Raoul Gagnon, le 8 août 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Manon TOUSIGNANT, notaire sise au 11165, 2e Avenue, Ville de Saint-Georges (Québec), G5Y 1V9.Donné à Ville de Saint-Georges, ce 11 août 2017.Me Manon TOUSIGNANT, notaire AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : MAXIM FOURNIER, 170, d\u2019Auvergne, #2, Longueuil, QC, J3G 4P7 750-32-012869-171 BENOIT MARTEL, 526, Toupin, Drummondville, QC, J2C 3N7 750-32-012880-178 DANIEL-EMMANUEL LANGLOIS, 2520, Crevier, St-Hyacinthe, QC, J2T 1S9 750-32-012895-176 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de St-Hyacinthe situé au 1550, Dessaulles, Saint-Hyacinthe, QC, J2S 2S8, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 11 août 2017 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Saint-Hyacinthe, le 11 août 2017 (S) NATHALIE LAMPRON Greffière-adjointe de la Cour du Québec Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-15960 Acquisition d'un système de suivi véhiculaire et de gestion de parcours L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 août 2017 est reportée au 30 août 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 15 août 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c) Avis est donné À KAREN RUBIN, EN SA QUALITÉ PERSONNELLE ET EN SA QUALITÉ DE LIQUIDATRICE DE LA SUCCESSION DE FEU DAVID RUTH de vous présenter au greffe de la Cour du Supérieure du district de Laval situé au 2800, boul.St-Martin, Ouest, Laval, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande en production d\u2019un inventaire, reddition de compte, paiement de legs particuliers, dommages-intérêts et mesure de sauvegarde, avis de présentation, déclaration sous serment, avis d\u2019assignation et pièces P-1 à P-4 qui a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 540-17-012738-174.À défaut de comparaître, un jugement par défaut pourra être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai.La requête sera présentée devant le tribunal le 26 septembre 2017 à 9h00 en la salle 2.17 au Palais de Justice de Laval.Le présent avis est publié à la demande de Sabrina Desjardins, huissière de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-dessus précité.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 14 août 2017 Carole Charron, Huissière de justice P aris \u2014 Les mers et océans de la planète pourraient héberger près de 13 millions de kilomètres carrés d\u2019aquaculture et réduire l\u2019insécurité alimentaire, révèle une étude publiée lundi dans Nature Ecology & Evolution.Selon une équipe de chercheurs américains et chinois dir igée par Rebecca Gen- tryde, de l\u2019Université de Californie à Santa Barbara, aux États-Unis, 11,4 millions de kilomètres carrés des océans pourraient être consacrés à l \u2019 é l e v a g e d e p o i s s o n s e t 1,5 million de kilomètres carrés à celui des coquillages.À elles seules, ces zones pourraient produire 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale n\u2019en consomme aujourd\u2019hui.Pour arriver à ces chif fres, les chercheurs ont exclu les zones des océans inadaptées à l\u2019aquaculture, étant par exemple, trop profondes ou déjà utilisées pour d\u2019autres activités comme l\u2019extraction du pétrole, la navigation ou la protection de la faune et la flore.À partir de l\u2019observation de 120 espèces de poissons et 60 crustacés, ils ont défini leur taux de croissance, les températures qu\u2019ils peuvent supporter, la concentration en oxygène qui leur est nécessaire ou encore la densité de phyto- plancton, pour en déduire la concentration maximale d\u2019animaux marins que les eaux littorales peuvent abriter.Protéines animales Selon les Nations unies, la population mondiale va passer d\u2019environ 7,5 milliards de personnes actuellement à 11,2 milliards d\u2019ici à 2100, augmentant leurs besoins alimentaires, notamment en protéines animales.Or « la totalité des poissons sauvages actuellement pêchés dans le monde pourrait être produite sur une zone d\u2019aquaculture de la taille du lac Michigan», notent les chercheurs.« Presque tous les pays côtiers possèdent un grand potentiel d\u2019aquaculture marine et pourraient répondre à leur propre demande en poisson », déclarent les auteurs de l\u2019étude.Certes, l\u2019étude met en évidence le potentiel de l\u2019aquaculture (qui fournit déjà près de 50 % du poisson consommé dans le monde), mais « les facteurs sociaux, économiques ou encore environnementaux devront être pris en considération », notent les chercheurs qui citent en exemple les problèmes liés à l\u2019alimentation des poissons d\u2019élevages ou encore les coûts du transpor t des denrées produites.Dans un commentaire accompagnant l\u2019ar ticle, des scientifiques précisent que « même si ces résultats montrent que l\u2019exploitation d\u2019une petite por tion des océans permettrait de résoudre partiellement notre défi alimentaire, nous devons examiner attentivement l\u2019impact de la production d\u2019aliments aquatiques sur les écosystèmes et les ressources aquatiques et terrestres ».Agence France-Presse SÉCURITÉ ALIMENTAIRE Les océans pourraient accueillir des millions de kilomètres carrés d\u2019aquaculture Ces zones produiraient 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale en consomme aujourd\u2019hui, selon une étude M A R I E - L I S E R O U S S E A U D es consultations auront lieu afin d\u2019élaborer le plan directeur d\u2019aménagement et de développement du parc Jean-Drapeau.L\u2019Of fice de consultation publique de Montréal (OCPM) a été mandaté par le comité exécutif pour accompagner la Société du parc Jean-Drapeau dans cette démarche.« Le Plan directeur dégagera une vision d\u2019avenir ainsi que des orientations et des pistes d\u2019intervention claires qui guideront les actions de développement du parc Jean-Drapeau.La collaboration de l\u2019OCPM permettra de s\u2019assurer que les citoyens, les dif férentes parties prenantes et tout intéressé auront l\u2019occasion de contribuer », a déclaré le maire Denis Co- derre dans un communiqué publié lundi.Le nouvel aménagement du parc Jean-Drapeau comprendra la construction d\u2019un a m p h i t h é â t r e d e 6 5 0 0 0 places, l\u2019agrandissement de l \u2019a l lée Calder, la créat ion d \u2019 u n l i e u d \u2019 a n i m a t i o n e t l\u2019aménagement d\u2019une promenade riveraine.« C\u2019est trop peu, trop tard », a réagi la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.« Ce mandat aurait dû être donné il y a deux ans, tel que Projet M o n t r é a l l \u2019 a v a i t e x i g é à l\u2019époque.» L e s t r a v a u x , é v a l u é s à 73 millions, sont en cours et doivent être terminés en 2019.« L\u2019administration Coderre a dépensé des millions de dollars et donné car te blanche à un promoteur privé pour développer le secteur ouest du parc Jean-Drapeau à des fins commerciales, massacrant au passage un millier d\u2019arbres et privant les utilisateurs de leur complexe aquatique et de leur piste d\u2019entraînement », déplore Mme Plante.Le Devoir AMÉNAGEMENT Des consultations auront lieu pour le parc Jean-Drapeau MAXIM ZMEYEV AGENCE FRANCE-PRESSE Une entreprise russe s\u2019est lancée dans l\u2019aquaculture de saumon et de truite dans la baie d\u2019Oura dans la mer de Barents.C\u2019est trop peu, trop tard.Ce mandat aurait dû être donné il y a deux ans.Valérie Plante, chef de Projet Montréal « » L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Marineland Canada pleure la mort subite d\u2019un béluga Niagara Falls \u2014 Marineland Canada pleure le décès d\u2019un « bien-aimé » béluga à ses installations de Niagara Falls en Ontario.Marineland a publié un communiqué lundi matin annonçant que la baleine nommée Gia était décédée subitement et que les résultats préliminaires de la nécropsie indiquent que la cause du décès est un enroulement du petit intestin provoquant un blocage fatal.La déclaration mentionne que Gia est née à Marineland et semblait en bonne santé jusqu\u2019à son décès soudain.La Presse canadienne S O P H I E M A N G A D O «O n ne peut pas décréter soi-même qu\u2019on est sage.Ça appartient aux autres de l\u2019obser ver et de nous le dire.\u2014 Ça rend intelligent, être sage, mais être intelligent, ça veut pas dire que tu es sage.\u2014 C\u2019est relatif.Par exemple, un voleur de banque doit bien avoir une certaine forme d\u2019intelligence.Pour lui, voler une banque, c\u2019est sage.Il peut même donner des conseils pour ça.Mais pour le gouvernement, c\u2019est tout le contraire.\u2014 Mais la sagesse est basée sur des faits, pas des opinions.\u2014 Ça se peut aussi qu\u2019un gouver nement cons idèr e qu\u2019un acte est sage, sans que ce soit pourtant dans l\u2019intérêt réel de la population.» Cela se peut, en ef fet.Du haut de leurs 7 à 13 ans, Ca- shel, Opal, Cohen et leurs sept compagnons de camp de jour l\u2019ont déjà un peu compris.Quatre garçons et six filles, assis en cercle à l\u2019ombre clémente d\u2019un arbre dans la cour du Campus Loyola.Version 2017 d\u2019un beau mélange d\u2019agora et d\u2019arbre à palabres.Ici, ce sont les enfants qui disser tent, pas un maître qui inculque.«Qu\u2019est-ce que la sagesse ?Comment l\u2019ac- quiert-on?» Sitôt lancé, le sujet allume les esprits.Si les idées se font trop éparses, l\u2019animateur aide à garder le cap, mais les enfants restent maîtres et responsables de la qualité de l\u2019échange.Les esprits s\u2019échauffent, comme pour imiter la température de cette journée caniculaire.Cela ne se traduit pourtant jamais par un mot plus haut que l\u2019autre.«Une idée à la fois, s\u2019il vous plaît », rappelle simplement l\u2019animateur quand ça fuse trop vite.Ça fuse généralement très vite.Cours de défense intellectuelle Natalie Fletcher a fondé Brila il y a cinq ans.Praticienne en philosophie pour enfants, doctorante multidisciplinaire à Concordia (pédagogie, philosophie et art communautaire), elle regarde ces petits philosophes non pas comme des adultes en devenir, mais comme des agents de changement à part entière.« Les enfants sont généralement très influencés.On veut leur donner la chance de réfléchir, d\u2019analyser ce qui les entoure, ce qui leur arrive, tout ça pour être plus autonomes.Ils ont besoin d\u2019outils, et la métacognition [conscientiser le fait de réfléchir] en est un excellent.» Brila s\u2019inscrit dans le mouvement de la Philosophie pour enfants, visant le développement de la pensée critique et de la res- ponsabilisation.Pendant une semaine (trois pour les plus mordus \u2014 nombreux), le camp de jour accueille des jeunes de 4 à 16 ans.Environ 200 seront passés par là cet été.Demandes de franchise venues de l\u2019étranger, liste d\u2019attente : le succès point.Natalie Fletcher voit la philosophie comme un levier de changement extraordinaire, une « façon d\u2019apprendre l\u2019autonomie tout en étant sensible aux autres.Il faut valoriser le partage des différences, trouver ce qui nous rassemble malgré elles et sans chercher à les ef fa- cer ».Un mélange de bienveillance et d\u2019admiration l\u2019habite face à ces philosophes en herbe.Aux enfants de professeurs d\u2019université se mêlent des réfugiés ou des enfants de milieux moins favorisés, bénéficiaires du programme de bourse de Brila.Il faut le savoir, parce que rien ne laisse soupçonner la moindre disparité des chances quand on écoute le groupe palabrer.« On a tous des origines dif fé- rentes, et c\u2019est justement pour ça qu\u2019on apprend plein de choses », souligne Cohen.Une des choses qu\u2019AJ affectionne particulièrement lors de ces camps, c\u2019est l\u2019exercice consistant à imaginer des mondes alternatifs.Un monde sans chiffres.Un monde dans lequel on cesserait à jamais d\u2019inventer de nouveaux mots.Un monde où les enfants seraient responsables.«Tu imagines ça, un monde où les enfants prendraient les décisions importantes ?» J\u2019imagine, oui.J\u2019imagine aussi comment ces enfants-là résoudraient ce qui leur a été proposé ce matin.«Nommez trois problèmes dans le monde qui mériteraient qu\u2019on leur accorde de la sagesse.» Morceaux choisis.«La dépendance au cellulaire ou au fidget s p i n n e r s \u2014 m a u - vaises distractions qui e m p ê c h e n t d e s e concentrer et de penser.» « Le sort réservé aux peuples autochtones.» «Le réchauffement climatique \u2014 il va falloir que des gens acceptent de faire des sac r i f i c e s à c our t terme si on veut des bénéfices à long terme.» « Comment composer avec Donald Trump, ses décisions stupides et son non-respect des règles, sachant qu\u2019il a probablement été élevé comme ça?» À observer le groupe philosopher, une question me taraude.«Vous ne trouvez jamais ça ennuyant ?» Sciemment provocatrice, la perche lancée tape dans le mille, les réponses se bousculent.\u2014 Ça a quelque chose de compétitif, se convaincre les uns les autres, c\u2019est stimulant.\u2014 Plus on avance en âge et plus c\u2019est passionnant.\u2014 Pas exactement, objecte Cashel, sept ans.Je suis là depuis que j\u2019ai cinq ans et j\u2019ai TOUJOURS aimé ça.Je ne me suis jamais ennuyé.\u2014 Ce n\u2019est même pas une question d\u2019âge, ajoute Valeria.Ça dépend de la personnalité.Même des adultes pourraient ne pas aimer ça.\u2014 C\u2019est tout le temps excitant, tranche Sahana, à condition de rester engagé dans la réflexion, sinon on perd le fil.Moi, ça me pousse à prendre de meilleures décisions, à être plus créative.Ça m\u2019ouvre l\u2019esprit.À huit ans « et demi », Sitara croit qu\u2019on acquiert la sagesse en étant intègre et en ayant le courage d\u2019affronter nos peurs.Pas question de se prendre au sérieux plus que de raison pour ça.C\u2019est d\u2019ailleurs le mot d\u2019ordre du camp, Laisse aller ton fou.Prendre le travail au sérieux, surtout pas soi-même.«Les jeunes vivent trop de pression à la per formance, ici on veut les aider à comprendre que se tromper est très correct.Ils n\u2019ont pas besoin d\u2019être sûrs d\u2019eux», explique Natalie.Les fourmis dans les jambes se font sentir après un temps.Pause.Penser n\u2019exclut pas de bouger, et inversement.Les a c t i v i t é s p h y s i q u e s s o n t conçues de façon à poursuivre la réflexion.Il y a quelques jours, un danseur professionnel néo-zélandais a appris aux campeurs le haka, danse maorie traditionnelle.L\u2019occasion de discuter d\u2019appropriation culturelle.Vient le temps de reformer le cercle sous l\u2019arbre, pour conclure sur la sagesse.Avant d\u2019aller se rasseoir, Cashel semble vouloir m\u2019inviter à la réflexion.« Est-ce que le seul fait de participer à Brila n\u2019est pas en soi une forme de sagesse ?» Sans doute, Cashel, sans doute.Le Devoir LES GRANDES VACANCES DES PETITS Petits philosophes, grands penseurs Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 PHOTOS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Âgés de 4 à 16 ans, les apprentis philosophes se retrouvent pendant trois semaines dans la cour du campus Loyola pour aiguiser leur esprit critique.Sitara, huit ans et demi, fait partie des participants du camp.«Les jeunes vivent trop de pression à la performance, ici, on veut les aider à comprendre que se tromper est très correct.Ils n\u2019ont pas besoin d\u2019être sûrs d\u2019eux.» La police de Montréal lance un appel aux présumées victimes d\u2019un enseignant Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) estime qu\u2019un enseignant récemment épinglé par son unité spécialisée dans les domaines de l\u2019exploitation sexuelle et de la pornographie juvénile pourrait avoir fait plusieurs victimes.Francis Faille a été arrêté mercredi dernier, car il aurait leurré des personnes mineures en plus de leur expédier du matériel sexuellement explicite.Deux jours plus tard, l\u2019homme de 43 ans a comparu à la Cour du Québec et il a ensuite pu recouvrer sa liberté après s\u2019être engagé à se plier à plusieurs conditions.Il doit notamment s\u2019abstenir d\u2019utiliser Internet et d\u2019entrer en contact avec des gens de moins de 16 ans.Selon le SPVM, le quadragénaire a enseigné à l\u2019école secondaire Édouard-Montpetit de Montréal durant l\u2019année scolaire 2016-2017.La Presse canadienne Le p.-d.g.de Postes Canada annonce qu\u2019il quittera son poste au printemps prochain Ottawa \u2014 Le président et chef de la direction de Postes Canada annonce qu\u2019il démissionnera de son poste au printemps prochain, près de trois ans avant la fin de son mandat.La société de la Couronne a affirmé lundi que Deepak Chopra avait informé le conseil d\u2019administration qu\u2019il prévoyait laisser sa place le 31 mars 2018.Le départ de M.Chopra est annoncé alors que le gouvernement Trudeau à Ottawa réfléchit à l\u2019idée de rétablir le service de livraison à domicile pour des dizaines de milliers de résidences.L\u2019ancien dirigeant de l\u2019entreprise Pitney Bowes Canada était chez Postes Canada depuis 2011, alors que la société faisait face à une baisse considérable de ses revenus en raison de la diminution du volume du courrier et de la concurrence des entreprises de livraison.La Presse canadienne La commission Chamberland reprendra le 11 septembre La Commission d\u2019enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques a annoncé qu\u2019elle reprendrait le 11 septembre ses travaux, qui avaient ajournés pour l\u2019été.Après avoir entendu des témoins entre avril et juin, elle exposera à la rentrée les mémoires transmis par le public et les parties.Ces audiences continueront d\u2019être publiques et webdiffusées.La commission Chamberland a été déclenchée à la suite des révélations selon lesquelles les téléphones de certains journalistes avaient été mis sur écoute par le Service de police de la Ville de Montréal et la Sûreté du Québec.Le Devoir Devant les membres de la Commission-Jeunesse de son parti, Philippe Couillard a lancé, dimanche, un appel aux anglophones du Québec.«We need you», a-t-il clamé dans son discours de clôture.Son gouvernement n\u2019a pourtant aucune solution pour contrer le déclin du réseau scolaire anglais.Aux anglophones comme aux francophones, son message est le même : l\u2019équilibre linguistique est atteint.En matière de langue, l\u2019inaction s\u2019impose.es jeunes libéraux de Montréal ont présenté une résolution pour mettre sur pied un projet pilote permettant à des élèves francophones qui, en vertu de la Charte de la langue française, n\u2019ont pas le droit de fréquenter l\u2019école anglaise, de s\u2019y inscrire.Seul un petit nombre d\u2019élèves \u2014 environ 1000, a-t-on évoqué \u2014 aurait pu ainsi s\u2019instruire en anglais.Après un débat qui a donné lieu à des échanges passionnés, la résolution fut rejetée, au grand soulagement du premier ministre et de son ministre responsable de la Protection de la langue française, Luc Fortin.Le déclin du réseau scolaire anglophone est bien réel.Selon les données de l\u2019Of?ce québécois de la langue française, le nombre d\u2019élèves dans les écoles du Québec a baissé de 1,6 million à 1 million de 1971 à 2015.Mais pour les écoles anglaises, la chute, en proportion, a été beaucoup plus marquée, de 260000 à 95000, une réduction de près des deux tiers.Tout comme son pendant francophone, le réseau scolaire anglais est frappé par le déclin démographique.Mais alors que le réseau scolaire français pro?te de l\u2019apport des enfants des immigrants pour atténuer le phénomène, les commissions scolaires anglaises ne peuvent compter que sur la croissance naturelle du nombre d\u2019enfants dont un des deux parents a fréquenté l\u2019école primaire ou secondaire en anglais au Canada \u2014 la condition que dicte la loi 101 pour avoir accès à l\u2019école anglaise.Cette décroissance est aggravée par les départs d\u2019anglophones vers d\u2019autres cieux.La solution des jeunes libéraux de Montréal consiste à angliciser les francophones pour maintenir les écoles anglaises à ?ot.En fait, elle trahit la forte attraction de la langue anglaise au Québec, une réalité que le gouvernement Couillard tente d\u2019occulter.Aux yeux de ces jeunes libéraux, il va de soi que de nombreux parents francophones n\u2019hésiteraient pas à envoyer leurs enfants à l\u2019école anglaise si on leur en donnait le droit.Le pire, c\u2019est qu\u2019ils ont sans aucun doute raison.La vitalité de la communauté anglophone au Québec n\u2019est pas menacée, même si ses écoles se dépeuplent.Ses établissements d\u2019enseignement supérieur, sans parler du marché du travail, lui permettent de compenser.La moitié des étudiants des cégeps anglais viennent du réseau scolaire français et les trois universités anglophones, au premier chef la vénérable Université McGill, assurent le rayonnement du Québec anglophone.Préoccupée par le dépeuplement des écoles anglaises, une association comme le Quebec Community Groups Network (QCGN) n\u2019a jamais préconisé de puiser dans le bassin des élèves francophones pour remédier à la situation.Reprenant une proposition du rapport de Gretta Chambers, publié en 1992, l\u2019association propose plutôt que la Charte de la langue française soit modi?ée a?n de permettre aux enfants d\u2019immigrants en provenance des États-Unis et des pays du Commonwealth de fréquenter l\u2019école anglaise, comme c\u2019est le cas pour les Canadiens.Il s\u2019agit d\u2019une proposition qui apparaît beaucoup plus sensée que de miser cyniquement sur l\u2019assimilation des francophones.En livrant, dimanche, une bonne part de son discours de clôture en anglais, Philippe Couillard a tenu à rassurer les anglophones, cette clientèle acquise au Parti libéral, en af?rmant que leur présence était nécessaire et désirée, et en les invitant à convaincre leurs amis qui sont partis de revenir au Québec.Mais au-delà de ces bonnes paroles, les anglophones ne doivent s\u2019attendre à rien de concret.À maintes reprises, Philippe Couillard a fermé la porte au nécessaire renforcement de la loi 101 pour mieux protéger la langue française; il ne peut raisonnablement proposer de modi?er la Charte de la langue française pour contrer le déclin de l\u2019école anglaise.En matière linguistique, l\u2019inaction lui tient lieu de politique.Paradoxalement, si le français au Québec était aussi fort que le chef libéral le prétend \u2014 et si nous étions dans un pays normal \u2014, il n\u2019y aurait pas de mal à permettre aux anglophones de contrer l\u2019inexorable déclin de leur réseau scolaire.L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Être jeunes libéraux, une autre façon d\u2019être trop Canadiens On se demande parfois sur quelle planète vivent ces jeunes libéraux qui proposent une vision néolibérale de la société québécoise.Ces derniers suggèrent des modifications au cursus pédagogique du secondaire pour y ajouter de nouveaux cours et des stages en entreprise, comme si le milieu de l\u2019éducation avait besoin de tels bouleversements à la suite des politiques d\u2019austérité du gouvernement Couillard.De plus, en proposant la création d\u2019un ordre professionnel chez les enseignants, ils heur tent les syndicats de plein fouet en introduisant de nouveaux acteurs, qui risquent d\u2019ajouter une couche supplémentaire dans la structure déjà fort complexe du monde de l\u2019éducation.Mais là où l\u2019aveuglement atteint son comble, c\u2019est lorsque les jeunes libéraux proposent l\u2019ouver ture des écoles primaires anglaises aux francophones québécois.Cette aberration constitue une nouvelle attaque contre la loi 101 en nous ramenant au « bill 63 » qui assurait le libre-choix aux parents francophones en leur permettant d\u2019inscrire L I B R E O P I N I O N A R M A N D D U B O I S Conseiller politique de Jacques Daoust (2014-2016) et p.-d.g.de Services-conseils INTELX I l y a des gens qui, un jour, on ne sait trop pourquoi, croisent notre route de vie et nous invitent à faire un bout de chemin avec eux.Et soudain, notre temps devient diffé- rent.Ce n\u2019est plus le sentier à parcourir qui importe, mais la découverte de celui qui soudain nous guide et la profonde relation qui nous liera et donnera sens à chaque pas que nous ferons.Avec Jacques, ce n\u2019est pas la grandeur du pas qui a compté, mais la profondeur de la trace qu\u2019il a laissée sur nos chemins respectifs, nous qui l\u2019avons connu.J\u2019ai toujours cru que le travail reposait sur deux pôles importants : le plaisir et l\u2019utilité.Avec Jacques Daoust, ces deux pôles restèrent, tout au long du parcours au cabinet, en parfait équilibre.Pour lui, la meilleure façon de résoudre un problème se résumait à l\u2019aborder avec humour et la meilleure façon d\u2019oublier ses problèmes, c\u2019était d\u2019aider les autres à résoudre les leurs.Conscient de ce monde à parfaire il m\u2019avait dit un jour : «Heille, tu dois savoir, toi le journaliste, que si tout le monde respectait les dix commandements, il n\u2019y aurait pas de Téléjournal ! » Parmi les moments les plus appréciés : les discussions sur les dossiers à traiter, les longues séances en commission parlementaire, moment privilégié pour travailler étroitement, ce voyage au sommet économique de Davos et ces fins de journées au bureau de Montréal, où on pouvait sor tir des discussions politiques pour aborder des sujets plus personnels et les projets qui nous animaient.Sa rigueur, mais aussi sa grande capacité d\u2019écoute, son sens inné du devoir, mais aussi son grand respect de la personne et, bien sûr, son sens de l\u2019humour, avec ce petit hochement de tête et ce clin d\u2019œil si caractéristiques de son langage non verbal, ont fait de lui un être profondément attachant avec ses mots pleins d\u2019esprit et de délicatesse.et sa dernière blague à la mode.Il vous la racontera au moins trois fois dans la même semaine, si vous avez à le revoir ! Étonné par ailleurs que vous la connaissiez déjà! Homme rigoureux En mai dernier, Jacques me faisait visiter son vignoble.J\u2019ai compris que, là encore avec rigueur, il avait mis tout son cœur à l\u2019ouvrage.Il parachevait alors la boutique qui accueillerait prochainement les visiteurs.Il la voulait coquette.Il visait l\u2019excellence, le sommet.Et pour cela une seule manière d\u2019y parvenir : le travail ! Il y a deux façons, me disait-il avec humour, d\u2019atteindre le sommet d\u2019un chêne : grimper ou s\u2019asseoir sur un gland et attendre\u2026 Jacques aimait faire image pour convaincre.Il savait aussi se faire imaginatif pour sortir le Québec de sa morosité économique.Il disait souvent d\u2019ailleurs que, pour retrouver son élan, le Québec se devait d\u2019être innovant, attrayant et concurrentiel.Il aurait pu faire sienne cette citation de Nelson Mandela : « Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l\u2019espoir là où règne le désespoir.» Voilà sûrement la véritable raison qui l\u2019a motivé un jour à accepter l\u2019invitation d\u2019un Philippe Couillard à faire le saut en politique.Il n\u2019avait pas peur de relever ce défi, disposé à négocier avec les grandes entreprises internationales pour accroître leur présence ici et redonner espoir à ses concitoyens pour que le Québec se hisse parmi les sociétés les plus dynamiques et prospères.Sa candeur naturelle lui permettait de croire que sa contribution, comme serviteur de l\u2019État, si petite soit-elle, lui donnerait l\u2019occasion de faire grandir ce Québec qu\u2019il avait tatoué sur le cœur.Serviteur de l\u2019État Je peux témoigner qu\u2019il s\u2019est investi entièrement à titre de ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et des Exportations.Jacques aura permis par son action de favoriser la création et la consolidation de par tenariats avec de nombreuses entreprises, de même que la réalisation d\u2019investissements qui permettent d\u2019ores et déjà au Québec de déployer davantage cette capacité d\u2019innover et d\u2019assurer le développement économique de ses régions.Celles et ceux qui comme moi ont eu l\u2019immense privilège de travailler sous sa gouverne ressentent avec son départ une immense tristesse.Le Québec perd un grand homme.Son passage en politique n\u2019aura pas été vain.Il faut non seulement retenir son immense talent et sa grande compétence pour les dossiers économiques, mais aussi son ardeur et sa rigueur à faire grandir chaque jour davantage le Québec, à servir ses concitoyens et à vouloir leur assurer un cadre social favorable à leur plein épanouissement.Il abordait son travail de serviteur de l\u2019État avec une élégance et une fierté indéniables et en sachant doser l\u2019importance à accorder à chaque dossier.Et puis, ce sens de l\u2019humour inimitable, dont on va s\u2019ennuyer, traduisait son amour des gens qui croisaient sa route.Un homme attachant et voué entièrement à sa mission, celle de développer le Québec pour le mieux-être de ses concitoyens québécois.Repose en paix, Jacques, tu as merveilleusement fait ton travail et dans le respect constant de celles et ceux qui avaient l\u2019honneur de travailler avec toi et des citoyens que tu as servis avec honneur et dignité ! L\u2019histoire s\u2019en souviendra\u2026 Le Québec perd un grand homme en Jacques Daoust Il abordait son travail de serviteur de l\u2019État avec une élégance et une fierté indéniables FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET leurs enfants à l\u2019école anglaise.Ce retour en arrière témoigne de la pauvreté du discours amnésique libéral en matière linguistique.Ce geste provocateur envers les Québécois est révélateur des idées qui circulent dans ce parti, pour qui l\u2019adhésion parfois aveugle aux valeurs canadiennes fait oublier sa loyauté première envers le Québec.À vouloir être trop Canadiens, n\u2019en vient-on pas à renier les valeurs fondamentales d\u2019un Québec francophone et distinct?Marcel Perron Neuville, le 13 août 2017 Intégration et assimilation, gare aux amalgames dangereux Il y a des siècles, plusieurs croyaient aux sorcières, malgré le fait que personne n\u2019en avait vu.Aujourd\u2019hui, plusieurs Québécois francophones croient à leur assimilation.Pourtant, après un quart de millénaire de présence anglophone, le nombre de Franco-Québécois assimilés est égal au nombre de sorcières : zéro\u2026 Même les vagues massives d\u2019immigration anglophones, notamment irlandaises, n\u2019ont pas assimilé un seul Québécois.Par tout en occident, l\u2019augmentation de l\u2019immigration provenant d\u2019Afrique, du Moyen-Orient, d\u2019Asie, etc., a diminué la proportion de citoyens ayant la langue de la majorité comme langue maternelle.Cependant, pas un seul cas d\u2019assimilation d\u2019un membre d\u2019une majorité nationale dû à cette immigration n\u2019a été recensé en occident\u2026 C\u2019est logique.Si un bol contient 50 billes bleues et qu\u2019on y ajoute 10 billes vertes, cela diminuera le poids «démographique » des billes bleues.Mais aucune d\u2019entre elles ne disparaîtra.L\u2019important, c\u2019est de bien intégrer les billes vertes.Et le dernier recensement nous apprend que le nombre et la propor tion d\u2019anglophones et d\u2019allophones parlant français au Québec atteignent des niveaux records.Si l\u2019intégration de ces immigrants représente un défi majeur, et pas uniquement linguistique, cette réalité n\u2019a rien à voir avec l\u2019assimilation.Ce sont deux concepts distincts constamment amalgamés dans nos médias.Alors, pourrions-nous discuter rationnellement de moyens de faire progresser le français, notamment à Montréal, et cesser d\u2019avoir peur de phénomènes inexistants.Robert Tremblay Québec, le 9 août 2017 DÉCLIN DES ÉCOLES ANGLAISES L\u2019inaction comme politique L ROBERT DUTRISAC L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).J E A N - F R A N Ç O I S D A O U S T Candidat au doctorat en science politique de l\u2019Université de Montréal, Chaire de recherche en études électorales/Centre pour l\u2019étude de la citoyenneté démocratique uébec est un mystère politique, et nombreuses sont les explications proposées pour com - prendre le comportement électoral des citoyens de la région de la capitale.Par rappor t aux électeurs des autres régions, ils choisissent d\u2019élire beaucoup plus de députés de par tis conservateurs depuis les années 1970, que ce soit l\u2019Union nationale, le Crédit social, le Parti conservateur du Canada, l\u2019Action démocratique du Québec ou encore la Coalition avenir Québec.Dans sa forme la plus ré - cente, l\u2019énigme de Québec se confirme par le succès du Parti conservateur dans la région depuis l\u2019élection fédérale de 2006.Lors de cette élection, les conservateurs ont récolté près de 39 % du suffrage dans la grande région de Québec, par rapport à 25 % dans le reste du Québec.Des travaux du projet international de recherche Making Electoral Democracy Work permettent d\u2019examiner en quoi les citoyens de cette région sont dif férents du reste du Québec.Les résultats réfutent les plus récentes tentatives d\u2019explication en démontrant que même si, d\u2019une façon générale, les électeurs de la région de Québec se disent plus à droite sur l\u2019échiquier politique et moins favorables à la redistribution économique que dans le reste du Québec, ils demeurent semblables sur le plan des attitudes aux citoyens des autres régions.Les électeurs de Québec sont tout aussi intéressés par la pol it ique et i ls sont tout aussi partisans, cyniques ou aliénés.Ces résultats nous rapprochent bien peu d\u2019une explication plausible du mystère de Québec, comme cela aurait pu être le cas si, par exemple, le n iveau de cynisme avait été différent chez les électeurs de la région de Québec .Ce n\u2019est donc pas dans leurs attitudes que réside la solution à l\u2019énigme.Ces résultats sont étonnants puisqu\u2019ils vont à l\u2019encontre de la croyance populaire véhiculée dans les mé- d ias et i ls inf irment les conclusions de l\u2019étude ethnographique de Frédéric Parent (2015) [\u2026].Ce chercheur explique que c\u2019est essentiellement le rejet d\u2019une présence gouvernementale for te qui expliquerait ce mystère.Or les réponses obtenues à une question qui porte sur la réduction des taxes par rapport à l\u2019amélioration des services publics réfutent cette explication.Un effet de classe ?Simon Langlois (2005) nous invite à revenir au concept de classe sociale [\u2026] qui consiste à supposer que les personnes dont le statut social est faible (celles dont les revenus sont modestes) réagiraient plus for tement à cer tains enjeux que les individus des autres groupes.La raison en est que cette classe sociale plus modeste se cons idère comme désavantagée par rapport aux fonct ionna ires b ien payés, d\u2019ailleurs beaucoup plus nombreux dans la région de la capitale que dans le reste du Québec.Lorsqu\u2019on isole les attitudes des moins nantis, les résultats démontrent qu\u2019à Québec, la classe sociale pauvre n\u2019est pas plus à gauche en matière économique que l\u2019ensemble de la population de l\u2019agglomération, tandis que c\u2019est le cas dans les autres régions.Ainsi , les classes moyennes à Québec ne sont pas significativement moins à droite que les plus pauvres.C\u2019est la première fois que ce constat est soutenu par des données probantes, et il est tout à fait pertinent pour tenter de donner une explication, à tout le moins par tielle, du mystère de Québec.Bref, la présente analyse appuie for tement l\u2019étude de Langlois (2005), à savoir que les « déclassés » de la région de Québec sera ient plus à droite que ceux de l\u2019ensemble du Québec.Ces données apportent [\u2026] une contribution fondamentale à la compréhension du mystère de Québec .Elles nous indiquent ce qu\u2019il faut écarter dans l\u2019analyse du phénomène et confirment qu\u2019une par t ie de l \u2019expl icat ion se trouve dans le fait qu\u2019à Québec, la classe sociale plus pauvre n\u2019est pas idéologiquement plus à gauche que l\u2019ensemble des électeurs.Des commentaires ou des suggestions pour des Idées en revues?Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.Le mystère de Québec : les citoyens moins bien nantis rejettent la gauche Les «déclassés» de la région seraient plus à droite que ceux de l\u2019ensemble du Québec DES IDÉES EN REVUES Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons des extraits d\u2019un texte paru dans la revue Politique et Sociétés, 2017, volume 36, no 2.C A R M E N R U S S E L L Directeur des communications, American Sociological Association es résultats de l\u2019élection de 2016 ont s u r p r i s d e n o m b r e u x Américains.Les journalistes, les ex- per ts poli - t i q u e s e t presque tous les gens travaillant dans le domaine politique ont vécu ce qu\u2019ils croyaient inconcevable.Les manchettes des journaux du 9 novembre aux États-Unis annonçaient la nouvelle avec des mentions telles que « Choquant », « Renversant », et « La nouvelle réalité des États-Unis».Je me souviens d\u2019avoir regardé le dévoilement des résultats en tant que membre du personnel du Congrès, et ce, entouré d\u2019exper ts habitant Washington : analystes politiques, personnel de cam - pagnes politiques et journalistes.Tout le monde autour de moi était bouche bée et essayait de comprendre ce qui nous avait échappé.Si seulement nous avions été davantage au courant des dernières recherches sociologiques.Après ce qu\u2019on peut appeler, à tout le moins, une campagne peu orthodoxe, Donald Tr ump a reçu près de 63 millions de votes, ce qui, en par tie grâce au fonctionnement par ticulier du Collège électoral, l\u2019a propulsé au plus haut cabinet des États-Unis.Peu importe s\u2019il a bel et bien gagné la majorité absolue du vote ou s\u2019il avait perdu les élections, ce soutien indique clairement que ces « experts » ont négligé des groupes d\u2019électeurs importants qui ont envoyé la nation \u2014 et à vrai dire, le monde entier \u2014 dans une direction inattendue.Les électeurs de Trump La sema ine der n ière, à Montréal, des milliers de sociologues se sont rencontrés pour partager des recherches et examiner ces données démographiques .David Norman Smith et Eric Allen Han- ley, de l\u2019Université du Kansas, ont notamment présenté « Voting for Trump : The Big Picture », une séance dans laquelle ils ont contesté la théorie selon laquelle les par ti- sans de Tr ump, en grande par tie des électeurs blancs « moins éduqués » (qui n\u2019ont pas de diplôme universitaire), ont voté pour ce dernier en raison de leur inquiétude face à leur sécurité financière.Au contraire, ces chercheurs in- d iquent que ces é lecteurs possèdent une for te opinion sur les minorités, les femmes et les immigrants, ce qui a davantage influencé leurs décisions que leurs problèmes de sécurité économique.Par exemple, ils croient que si les Américains noirs fai - saient plus d\u2019efforts, ils pourraient être aussi bons que les Américains blancs ; que les femmes exigeant l\u2019égalité cherchent plutôt à obtenir des faveurs spéciales ; et que les immigrants sans-papiers arrivés au pays lorsqu\u2019ils étaient enfants devraient être renvoyés dans leurs pays d\u2019origine, et ce, même s\u2019ils ont vécu la majorité de leur vie aux États-Unis et qu\u2019ils y ont terminé leurs études.« Les sondages démontrent que les électeurs éduqués qui ne partagent pas ces opinions n\u2019ont pas voté pour Trump », explique Smith.« Il ne s\u2019agissait donc pas d\u2019un écart d\u2019éducation, mais plutôt de leur point de vue sur la façon dont ils croient être traités injustement par rappor t à d\u2019autres populations.» Suprématistes blancs On retrouve également un autre groupe reconnu pour avoir donné un grand soutien à la campagne de Trump lors des élections : les suprématistes blancs.La campagne de Trump a souvent renié tout lien avec des groupes nationalistes blancs, mais de nombreux leaders du mouvement ont clairement af fiché leur soutien.Richard Spencer, chef du National Policy Institute et nationaliste blanc, a d\u2019ailleurs déclaré après l\u2019élection « Hail Trump ! Hail our people! Hail victory!».Les sociologues Aaron Pan- kofsky et Joan Donovan, de l\u2019Université de Californie à Los Angeles, ont également présenté leurs recherches explorant ce qui se passe lorsque de tels puristes raciaux découvrent qu\u2019ils sont d\u2019ascendance mixte.Maintenant que la science peut déterminer les origines raciales et ethniques d\u2019une personne à partir d\u2019un échantillon de salive, beaucoup de ceux qui sont attachés à ces idées de « pureté rac iale » font face au fait qu\u2019ils ne sont pas si purs qu\u2019ils le croyaient.A priori , fa ire face à ce d i - lemme ne semble pas exiger trop de réflexion, mais plusieurs justifient les résultats dans le but de maintenir leur idéologie.Ces deux sociologues ont mené leurs recherches sur le site Web Stormfront, un forum relié à la suprématie blanche, afin de trouver des discussions sur ces tests ADN.Ces derniers y ont trouvé plusieurs membres qui faisaient l\u2019annonce de leurs résultats démontrant qu\u2019ils étaient en fait partiellement du Moyen-Orient ou partiellement africains.Un grand nombre contestait simplement les résultats en stipulant préférer le « test du miroir » : « Quand je me regarde dans le miroir, je suis blanc.Cela m\u2019est plus important que ce qu\u2019un test peut indiquer.» D\u2019autres se disaient être satisfaits du fait qu\u2019ils étaient blancs en grande partie, incapables de déceler l\u2019ironie de tenir de tels propos contradictoires.D\u2019autres ont même soutenu que les tests faisaient par tie d\u2019une conspiration contre eux.«Certaines de ces personnes ont dit : \u201cEh bien, savez-vous que 23andMe est une organisation présidée par des juifs ?On ne peut tout simplement pas leur faire confiance.Ils veulent faire en sorte que les Blancs doutent de leur héritage, alors les résultats ne peuvent pas être fiables!\u201d», mentionne Pankofsky.Armes à feu Selon une étude de Harvard et des Northeastern Universities, 55 millions d\u2019Américains propriétaires d\u2019armes possèdent environ 265 millions d\u2019armes à feu \u2014 ce qui équivaut à plus d\u2019une arme à feu pour chaque Américain.Cependant, près de la moitié de ces armes sont dans les mains d\u2019amateurs qui représentent 3 % des adultes américains.De nombreux militants proarmes à feu ont acclamé l\u2019élection de Trump avec joie.«Les propriétaires d\u2019armes à feu à travers le pays ont poussé un soupir de soulagement lorsque Donald J.Trump a été assermenté [\u2026] en tant que 45e président des États-Unis », a déclaré une page Web de la National Rifle Association.Le fait de posséder une arme à feu n\u2019est pas une situation unique en soi, ce que, selon moi, le Canada sait bien \u2014 avec 30 pistolets pour 100 habitants.Mais je me suis souvent fait dire par des amis étrangers que le lien que partagent les États-Unis avec les armes à feu leur apparaissait bizarre, y compris le fait de les porter en tout temps.En s\u2019appuyant sur des entrevues avec 43 propriétaires d\u2019armes à feu, ainsi que sur 30 mois de recherche ethnographique dans des écoles d\u2019arme à feu et des champs de tir, les sociologues Harel Shapira et Samantha Simon ont notamment examiné comment les propriétaires d\u2019armes à feu justifient et légitiment cette pratique.Ils ont constaté que de nombreux propriétaires d\u2019armes ressentaient le besoin de porter leurs armes en tout temps au cas où quelque chose de «mal» se produisait, au point que cela devienne l\u2019une de leurs responsabilités.Ils considèrent également les armes à feu comme étant des «outils » qui, parfois, sont nécessaires pour tuer les «méchants» qui pourraient faire du mal à qui que ce soit.« Nous comprenons, en tant que propriétaires d\u2019armes à feu, la valeur de la vie et ce que cela signifie », explique Clay Daniels.« Nous l\u2019utilisons comme un instrument pour nous protéger.Nous l\u2019utilisons comme un instrument pour protéger ceux que nous aimons et qui nous tiennent à cœur.» Portrait-robot des électeurs de Trump Comment les recherches sociologiques ont mis au jour ce que les experts n\u2019ont pas vu MARK WALLHEISER AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump a reçu près de 63 millions de votes, ce qui l\u2019a propulsé au plus haut cabinet des États-Unis.Q L L E D E V O I R , L E M A R D I 1 5 A O Û T 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S d\u2019hôtel témoigne aussi de leurs passages à Montréal.Ce sont des généraux en uniforme, des banquiers en livrée de leur caste, des espions que tout le monde connaît, des activistes bruyants, des sénateurs empesés, des hommes d\u2019affaires aux poches pleines de l\u2019or du coton.Devant l\u2019objectif de Notman pose par exemple le général Daniel Frost, dans son uniforme d\u2019officier.L\u2019historien Barr y Sheehy est l\u2019auteur de Montreal City of Secrets, une riche histoire des opérations d\u2019espionnage et d\u2019actions souterraines des Confédérés installés alors en grand nombre dans la métropole canadienne.Le livre doit paraître en octobre chez Baraka Books.La version française paraîtra plus tard, à l\u2019enseigne de l\u2019éditeur Septentrion.« Il n\u2019y a aucune autre concentration de pouvoir aussi impor tante hors des États-Unis à l\u2019époque ! Pour les transactions financières, Montréal est importante.» Beaucoup d\u2019argent des États du Sud circule à Montréal .Des sommes prodigieuses pour l\u2019époque qui permettent de tout acheter.Les Confédérés, dit l\u2019historien, comptent sur la somme fabuleuse d\u2019un million de dollars qui transitent par les coffres des banques de la r ue Saint-Jacques.«Dans la bonne société, tout le monde reçoit ces gens-là avec grand plaisir », affirme l\u2019historien Sheehy en entrevue.Diviser pour régner À la fin de la guerre de Sécession, lorsque les États du Sud américain sont vaincus, leur président déchu, Jefferson Davis, pense à Montréal pour s\u2019exiler.Son bon ami, le puissant et riche imprimeur John Lovell, l\u2019y accueille à bras ouverts en 1867.Toute sa famille l\u2019y attend déjà.Les fils du président déchu iront étudier à l\u2019Université Bishop de Lennoxville et ses filles fréquenteront un couvent.Une plaque de bronze, apposée sur un mur du magasin La Baie au centre-ville, rappelle à la mémoire des passants la présence de Davis à Montréal.C\u2019est la United Daughters of the Confederacy, un groupe de descendants des combattants sudistes, qui en a financé la pose en 1957, au temps où la ségrégation raciale battait toujours son plein.«La plupart des Canadiens pensent naïvement que le Canada soutenait la guerre d\u2019Abraham Lincoln à cause de leur opposition collective à l\u2019esclavage », affirme Barry Sheehy.La réalité s\u2019avère bien plus complexe.En fait, la question de l\u2019esclavage apparaît tout à fait secondaire du point de vue de la colonie canadienne.Pour résumer, disons qu\u2019aux yeux du pouvoir colonial britannique les États-Unis apparaissent plus faciles à contenir s\u2019ils sont désunis.Si bien que les services secrets sudistes furent en quelque sorte autorisés à s\u2019établir au pays des érables : les autorités ont tout simplement fait mine de regarder ailleurs.« Plusieurs collaborent volontiers avec eux, c\u2019est le cas notamment du chef de police de Montréal », ainsi que de banquiers et de plusieurs notables locaux.L\u2019argent de la guerre Le Montréal de la décennie 1860 compte 90 000 personnes.Trente ans plus tôt, la population n\u2019était encore que de 27 000 habitants.La ville pousse comme un champignon.Impossible durant la guerre de ne pas tomber sur des militants confédérés installés au pied du mont Royal.Des ententes sont conclues avec les banques locales, dont la filiale montréalaise de la Ontario Bank.Les dépôts des activistes sudistes sont si importants que les Confédérés contrôlent dans les faits la jeune institution qui sera plus tard absorbée par la Banque de Montréal.Un système de blanchiment de l\u2019argent se met en place en collaboration avec les employés de la banque qui ser vent de prête-noms.Des sommes importantes transitent aussi par la Banque de Montréal.Beaucoup de ces gens se retrouvent au prestigieux hôtel St.Lawrence Hall et dans d\u2019autres hôtels périphériques.Avant d\u2019attaquer Saint Albans au Vermont, où les Confédérés vont piller trois banques, terroriser la population et voler du bétail, c\u2019est à Montréal qu\u2019ils s\u2019organisent.Les assaillants du raid de Saint Albans seront défendus par les trois meilleurs avocats de la ville, dont Sir John Abbott, futur premier ministre du Canada.Terroriser New York À l\u2019automne 1864, le capitaine P.C Martin, ardent militant sudiste, élabore depuis Montréal des plans pour brûler une série d\u2019hôtels new- yorkais.Son objectif est de créer le chaos dans Manhattan.Son plan vise à faire exploser rien de moins que 13 immeubles au même moment.Mais dans l\u2019hôtel où Martin se retrouve pour sa part, sa bombe faite de feu grégeois ne va détruire à peu près que sa chambre.L\u2019opération est un échec.À Montréal, ce capitaine Martin passe beaucoup de temps avec John Wilkes Booth, l\u2019assassin du président Lincoln.Le président sera tué d\u2019une balle derrière la tête le 15 avril 1865, dans un théâtre de Washington.Le meurtre accompli, Booth avait prévu revenir au Canada pour échapper à la justice.Il s\u2019enfuit à cheval.On le traque.Il refuse de se rendre et est finalement abattu dans une grange.Est-ce à Montréal que s\u2019est jouée la vie de Lincoln?Les historiens savaient en tout cas depuis longtemps que cette ville constitue un centre d\u2019action important pour les Confédérés.Mais les recherches de Barry Sheehy tendent à montrer que cela dépasse largement ce qu\u2019on a pu croire jusqu\u2019ici.«Cette partie de l\u2019histoire a été occultée.Il faudra que des historiens du Québec se penchent là-dessus.Il reste beaucoup à étudier, notamment du côté des évêques et des gens d\u2019Église sur lesquels les Confédérés comptaient à Montréal.» À Savannah, capitale de l\u2019État de la Géorgie, le monument de pierre qui veille sur les tombeaux de plus de 750 soldats confédérés a été sculpté à Montréal par Robert Reid, de la Montreal Marble Works.L\u2019œuvre a été expédiée par bateau, depuis le port d\u2019Halifax, sans la moindre escale dans un port des États du Nord.Le réseau des Confédérés était particulièrement développé et tissé serré à Montréal, soutient Sheehy dans un luxe de détails impossibles à rapporter ici.« Il faut se rappeler que, pendant la guerre civile, les États du Sud comptent 6 millions d\u2019habitants.Il y aura au moins 350 000 soldats tués et autant de blessés.Ce qui fait qu\u2019environ 40% des hommes en âge de se battre sont touchés.C\u2019est énorme.» Et le souvenir de cette immense blessure explique en partie la réaction de Charlot- tesville ces derniers jours, croit l\u2019historien.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MONTRÉAL Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée lundi dans le texte de Sarah R.Champagne «Le sommet Hoodstock, né de la colère, se pérennise dans l\u2019action».On aurait dû lire que c\u2019est le frère d\u2019Assa Traoré qui est mort dans un commissariat en France, des suites de violences policières.Toutes nos excuses à Mme Traoré.d\u2019objectifs publiée le mois dernier.Un chapitre à conserver Autre point litigieux, le gouvernement Trudeau veut conserver le chapitre 19 encadrant le mécanisme de règlement des dif férends liés aux droits antidumping et compensateurs, lequel a bien servi le Canada au fil des ans dans le dossier du bois d\u2019œuvre.À l\u2019inverse, le retrait du chapitre 19 figure parmi les objectifs les plus clairement exprimés par le gouvernement américain.Dans un discours prononcé lundi matin à l\u2019Université d\u2019Ottawa, Mme Freeland a rappelé qu\u2019un représentant du Canada lors des négociations de la première version de l\u2019ALENA avait quitté la table lorsque les Américains avaient initialement refusé d\u2019inclure ce mécanisme de révision dans l\u2019accord.« Notre gouvernement sera tout aussi déterminé», a-t-elle précisé.En ce qui concerne le chapitre 11, qui permet à une entreprise de poursuivre un État si elle estime qu\u2019une loi ou un règlement nuit à la conduite de ses affaires, le gouvernement canadien souhaite qu\u2019il soit modifié, mais pas éliminé.Environnement et droit du travail Le gouvernement Trudeau se présentera par ailleurs à la table de négociation avec des demandes bien à lui.Il souhaite que l\u2019ALENA renégocié contienne un chapitre sur les normes du travail et un autre sur la protection de l\u2019environnement, deux enjeux qui font actuellement l\u2019objet d\u2019accords parallèles.Ottawa veut également accroître la libéralisation des marchés publics et faciliter la circulation des professionnels en revoyant le chapitre qui porte sur l\u2019admission temporaire des gens d\u2019affaires.Les négociateurs canadiens réclameront finalement l\u2019inclusion de nouveaux chapitres sur l\u2019égalité entre les sexes et les autochtones, et promettent de défendre l\u2019«exception culturelle».« Ces négociations sont lourdes de conséquences.Nous allons peut-être vivre des moments dramatiques, a déclaré lundi la ministre Free- land.Cependant, je suis foncièrement optimiste quant au résultat final.» L\u2019opposition reste sur faim À Ottawa, les partis d\u2019opposition sont sortis déçus de leur rencontre avec la ministre Freeland.À leur avis, le gouvernement Trudeau n\u2019a pas fourni suffisamment de détails sur ses intentions.«Rien n\u2019a été dit ce matin pour convaincre la communauté d\u2019affaires canadienne que la ministre Freeland a un plan de match clair et une idée des objectifs qu\u2019elle souhaite atteindre », a déploré le conservateur Randy Hoback.«Est-ce que le gouvernement a établi des lignes à ne pas dépasser?On ne le sait pas», a renchéri son collègue Gerry Ritz.Du côté du NPD, la porte-parole en matière de commerce international, Tracey Ramsey, estime que l\u2019exposé de Chrystia Freeland n\u2019a fourni qu\u2019un «aperçu» des positions que le gouvernement Trudeau défendra à partir de mercredi.Elle aurait par exemple voulu que la ministre écarte toute brèche supplémentaire dans le système canadien de gestion de l\u2019offre, alors que la principale intéressée s\u2019est contentée de souligner l\u2019importance de ce mécanisme de manière générale.Se garder des munitions Le professeur de l\u2019Université d\u2019Ottawa Patrick Leblond, qui se spécialise en commerce international, estime que, si le gouvernement Trudeau n\u2019en dit pas trop, c\u2019est qu\u2019il se garde des munitions pour la négociation.«Je pense que le Canada va aussi loin qu\u2019il le peut en mettant la table.Pour la suite, ça va dépendre de ce que les Américains vont décider, eux aussi, de mettre sur la table, dit-il.Mme Freeland est même allée plus loin que ce à quoi je m\u2019attendais.» Sur le fond, il croit qu\u2019Ottawa pourrait accepter d\u2019ouvrir une brèche dans le marché canadien des produits sous gestion de l\u2019offre en s\u2019inspirant de ce qui avait été conclu dans le cadre du Partenariat transpacifique.Puisque cet accord commercial, rejeté par le président Trump, n\u2019est jamais entré en vigueur, le gouvernement Trudeau pourrait simplement utiliser la brèche inexploitée dans le cadre de la renégociation de l\u2019ALENA.Le Mexique comme allié?En ce qui concerne le chapitre 19, M.Le- blond fait remarquer que la confrontation entre les négociateurs canadiens et américains pourrait être moins brutale qu\u2019on pourrait le croire.« On tient beaucoup plus au chapitre 19 que les Américains tiennent à l\u2019éliminer», juge-t-il.Dans une note publiée lundi, l\u2019économiste de la Banque TD Brian DePratto a pour sa part indiqué que le Mexique, qui appuie le maintien du chapitre 19, pourrait devenir l\u2019allié du Canada dans cet important dossier.Le professeur Leblond s\u2019interroge par ailleurs sur la volonté du Canada d\u2019accroître la mobilité des gens d\u2019affaires.Les représentants américains pourraient accueillir cette proposition avec méfiance, prédit-il, compte tenu des positions du gouvernement Trump au sujet de l\u2019immigration.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ALENA d\u2019entrer au pays directement à la frontière ca- nado-américaine».Ce sont les gens de plus de 35 ans et ceux de la région de Québec qui sont les plus favorables à l\u2019idée de les empêcher, dans des proportions de 57 à 59 %.Député de Notre-Dame-de-Grâce\u2013West- mount, le ministre Garneau a réagi au sondage en soulignant l\u2019importance «de bien comprendre les faits ».« [Un réfugié], c\u2019est quelqu\u2019un [\u2026] qui doit prouver qu\u2019il est persécuté dans son pays d\u2019origine en raison de ses idées politiques ou de son orientation sexuelle, par exemple.Quand quelqu\u2019un fait une demande d\u2019asile, ce n\u2019est pas un billet automatique.» Craintes et racisme En plus de la réticence exprimée des répondants, près de 40 % d\u2019entre eux croient qu\u2019une arrivée importante de tels migrants rendra le Québec moins sécuritaire.Jean-Sébastien Boudreault, président de l\u2019Association québécoise des avocats en droit de l\u2019immigration, ne s\u2019en étonne pas.« Les gens ont été mal informés et on n\u2019a pas prévenu la population de ce qu\u2019on essayait de faire avec ces nouveaux arrivants.Ça fait juste démontrer qu\u2019il y a encore beaucoup de racisme, croit-il.Les gens ne comprennent pas bien la situation et les obligations internationales du Canada.C\u2019est un gros problème, on le voit par tout, et le Québec n\u2019y échappera pas.» Pour Émilie Nicolas, présidente de Québec inclusif et membre de la Coalition contre le racisme systémique, certaines actions, comme l\u2019ouverture du Stade olympique pour héberger les demandeurs d\u2019asile, ont fait image.« Ça a envoyé le message qu\u2019il y avait une invasion.Certains journalistes ont parlé d\u2019entrée \u201cmassive\u201d, c\u2019est très dangereux.Des gens ont eu l\u2019impression que c\u2019était la cavalerie qui venait de débarquer.» Mme Nicolas rappelle que le Canada, en raison de sa situation géographique qui l\u2019isole, n\u2019accueille que très peu de réfugiés.Éric Lacroix, coprésident de SOM, a associé l\u2019opinion des personnes interrogées aux discours « jovialistes » des dirigeants au moment où le sondage a été mené.« Le premier ministre Trudeau, le premier ministre Couillard, le maire de Montréal aussi, M.Coderre.Donc, on avait l\u2019impression que c\u2019était \u201cvenez, entrez, c\u2019est le bar ouver t, vous êtes acceptés\u201d », a-t-il analysé.À l\u2019opposé, 37 % des personnes interrogées ne croient pas qu\u2019il faille empêcher les migrants d\u2019entrer au pays directement à la frontière canado-américaine.Weil satisfaite La ministre québécoise de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, est satisfaite des efforts d\u2019Ottawa et a tenu à rassurer les Québécois : « Le gouvernement fédéral fait des enquêtes sérieuses et complètes sur le profil de la personne [qui arrive]», a-t-elle indiqué.Le Québec est particulièrement touché par cet afflux migratoire et doit fournir plusieurs services, notamment en santé, entraînant certains coûts.Des discussions sont en cours avec le gouvernement fédéral pour s\u2019assurer que ces besoins additionnels seront couverts adéquatement par les transferts fédéraux, a assuré la ministre Weil.Le Canada n\u2019entend pas suspendre l \u2019Entente sur les tiers pays sûrs, qui empêche une personne ayant demandé protection et asile aux États-Unis de le faire ensuite au Canada.Cela n\u2019empêcherait pas les migrants de pénétrer au pays et enverrait, de surcroît, un mauvais message à notre voisin du Sud, « qu\u2019on considère comme un pays sûr », a dit le ministre Marc Garneau.Philippe Couillard s\u2019était également opposé à la suspension de cette entente pour les mêmes raisons.Lundi matin, Jean-François Lisée a déclaré via Twitter qu\u2019un «Québec indépendant ferait respecter sa frontière» et que les Québécois sont contre le fait qu\u2019on régularise un passage illégal à la frontière.Le bureau du premier ministre Couillard a aussitôt réagi en rétorquant qu\u2019un Québec indépendant, s\u2019il refoulait les demandeurs d\u2019asile à sa frontière, ne respecterait pas les conventions internationales.Avec La Presse canadienne Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FRONTIÈRES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Cette plaque rappelle la présence de Jef ferson Davis à Montréal.Demandes d\u2019asile au Québec Janvier à juin: 6505, dont 3350 interceptions par la GRC (près de Lacolle) Juillet : 3156, dont 2870 interceptions En date du 13 août, 2785 demandeurs d\u2019asile étaient hébergés temporairement dans la grande région de Montréal.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, prépare la renégociation de l\u2019ALENA avec les États-Unis et le Mexique."]
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