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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-09-21, Collections de BAnQ.

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[" Le président iranien met en garde le «voyou» Trump Page B 5 ECONOMIEJeunesse: l\u2019humour grinçant du Livre où la poule meurt à la ?n Page B 7 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 La Réser ve fédérale emprunte la voie de la normalisation et tourne la page de la crise de 2008.Neuf années à ramer en solitaire, à faire face à des vents contraires souf flés par une mauvaise réaction politique.Du point de vue monétaire, la crise est finie, alors que jamais, en 30 ans, le fossé entre riches et pauvres n\u2019a été aussi prononcé dans la plupart des pays membres de l\u2019OCDE.L a banque centrale américaine estime que l\u2019assouplissement monétaire exceptionnel pratiqué en réponse à une crise toute aussi exceptionnelle n\u2019a plus sa raison d\u2019être.En enclenchant le processus de dégonflement graduel de son bilan, la Fed range au placard un programme d\u2019achat d\u2019actifs visant à gorger le marché de liquidités dont l\u2019efficacité reste autant à démontrer que celle des taux négatifs.Mais à leur défense, les banques centrales ont eu à conjuguer avec la réaction politique empruntant à l\u2019austérité budgétaire.Les chiffres de la crise déclenchée avec la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 sont plutôt étourdissants.420 milliards pour les pertes mondiales liées à l\u2019éclatement de la bulle des subprimes derrière la faillite de la banque d\u2019affaires new-yorkaise, déclencheur de la crise financière de 2008 ; 700 milliards pour le plan Paulson pour venir en aide au secteur bancaire, mais 1400 milliards pour les pertes potentielles des banques mondiales ; 1000 milliards pour les pertes liées à la crise globale, estimées par le Fonds monétaire international ; 4500 milliards pour l\u2019actif accumulé au bilan de la Fed ; un point de pourcentage pour la ponction sur la croissance mondiale en 2009, et presque autant pour celle sur le PIB des pays développés\u2026 Alignement de chiffres On peut bien aligner les chiffres, il aura tout de même fallu sept ans à l\u2019économie américaine pour effacer son déficit de croissance découlant de la crise.Pendant la Grande Récession qui a suivi, avec 8,5 millions d\u2019emplois perdus, les États-Unis ont vu leur PIB se contracter de 3,7% et ont comptabilisé un taux de pertes d\u2019emploi de 6%, de loin supérieur à celui mesuré au cours des plus sévères récessions.Au Canada, la contraction du taux d\u2019emploi a été de 1,8 %, avec un peu plus de 400 000 emplois perdus, avait chiffré Statistique Canada.Neuf années ont été nécessaires pour récupérer les emplois perdus depuis la crise.Mais la croissance des salaires reste toujours anémique.Aussi, les chômeurs de longue durée et les jeunes déscolarisés et sans emploi se font encore plus nombreux en pourcentage qu\u2019en 2007.Vue globalement, cette crise a accéléré le creusement des inégalités et élargi le fossé entre les riches et les pauvres en l\u2019absence d\u2019une réaction budgétaire appropriée, le politique n\u2019en ayant eu que pour un endettement public remonté à des sommets jamais vu depuis la Dépression.Il est désormais accepté comme explication que, s\u2019il a fallu tout ce temps aux banques centrales, les politiques d\u2019austérité (ou de rigueur budgétaire, c\u2019est selon) ont plombé la relance et accentué davantage la progression sur le chômage et les inégalités.Maintenant que l\u2019économie a retrouvé une cer taine vitesse de croisière, les gouvernements auraient intérêt à ne pas répéter les erreurs du passé.Cette montée d\u2019un certain populisme et du mouvement antimondialisation ayant conduit Donald Trump à la présidence des États-Unis s\u2019est nourrie d\u2019une libéralisation du commerce n\u2019ayant pour thème principal que les mots croissance économique.L\u2019an dernier, l\u2019économiste en chef de la Banque mondiale proposait une dialectique opposant l\u2019objectif de création de la richesse à celui de réduction de la pauvreté.Il rappelait que la croissance économique n\u2019était pas un remède suffisant contre la pauvreté.Pire, qu\u2019elle masquait un accroissement des inégalités et de l\u2019extrême pauvreté Mais dès décembre 2013, l\u2019OCDE publiait un rapport dans lequel on pouvait lire que la redistribution est le moyen le plus direct de corriger les inégalités.Que les bienfaits de la croissance ne se propagent pas d\u2019eux-mêmes aux couches les plus modestes et que cette redistribution n\u2019est pas un frein à la croissance.En fait, toute amplification de ces inégalités fait chuter la croissance.À l\u2019inverse, disait encore l\u2019OCDE, «les politiques qui contribuent à en enrayer le développement ou à inverser la tendance feront les sociétés les plus riches, en plus de les rendre moins injustes».Les banques centrales ne peuvent rien faire pour cela.PERSPECTIVES La crise est finie ! GÉRARD BÉRUBÉ PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE À peine 925 des 9200 victimes du scandale Norbourg avaient pu accéder au Fonds, au début des années 2000.F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S A lors que le secteur attend impatiemment de voir les changements législatifs proposés par Québec, le Fonds d\u2019indemnisation des services financiers (FISF) s\u2019est appliqué à trois dossiers de victimes au cours de l\u2019année 2016- 2017, contre un seul un an plus tôt.Selon le rapport annuel de l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF), chargée par Québec de gérer le FISF, la somme de 405 000$ est huit fois supérieure à ce qui a été versé l\u2019année précédente.Au cours de l\u2019année, 35 demandes ont été rejetées.Ces informations surviennent quatre mois après un rapport dans lequel la vérificatrice générale du Québec (VGQ) a signalé que le Fonds d\u2019indemnisation des services financiers (FISF) «ne joue pas pleinement son rôle, soit d\u2019indemniser les victimes de fraude, de manœuvres dolosives ou de détournement de fonds dans les disciplines prévues».Le fonctionnement du Fonds est balisé par la Loi sur la distribution de produits et services financiers.Le gouvernement Couillard devait déposer un projet de loi omnibus au printemps, mais Radio-Canada a écrit au mois de juin qu\u2019il aurait plutôt lieu à la rentrée parlementaire.L\u2019excédent cumulé du Fonds d\u2019indemnisation était de 44,5 millions à la fin de 2016-2017, en hausse par rapport aux 34,9 millions de l\u2019année précédente, selon le rapport annuel de l\u2019AMF.Trois dossiers Les trois demandes d\u2019indemnisation accueillies en cours d\u2019année visent en fait deux personnes de l\u2019industrie : un représentant en épargne collective et un autre en assurance de personnes.En 2015-2016, un seul dossier avait été accueilli, pour une somme de 50 000 $, dans le secteur de l\u2019assurance de personnes.L\u2019intention du gouvernement de réformer les règles du FISF a été clairement signalée lors du budget du ministre des Finances Carlos Leitão FONDS D\u2019INDEMNISATION DES SERVICES FINANCIERS Trois dossiers acceptés l\u2019an dernier Le secteur financier et des groupes de défense des investisseurs attendent la réforme promise par le gouvernement Couillard K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I H uit ans après le début des négociations, l\u2019accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union européenne entre en vigueur de manière provisoire ce jeudi, ouvrant aux entreprises canadiennes un marché de 500 millions de consommateurs.L\u2019élimination immédiate de la quasi-totalité des droits de douane fait saliver les uns et rager les autres, mais les ef fets concrets de cet accord pourraient prendre plusieurs semaines avant de se matérialiser.L\u2019entrée en vigueur provisoire de l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) signifie que, dès ce jeudi, près de 90 % des dispositions de l\u2019entente s\u2019appliquent.Le changement le plus notable concerne les droits de douanes payés à la frontière : ils sont dès maintenant éliminés sur 98 % des lignes tarifaires.Parmi les dispositions de l\u2019accord qui ne s\u2019appliquent pas encore, la plus impor tante concerne le mécanisme de règlement des différends investisseur-État, qui sème la controverse en Europe.«Opportunité extraordinaire» Le fait que les entreprises québécoises puissent soudainement profiter d\u2019un accès facilité au marché européen représente une occasion en or, affirme le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval.« Je ne sais pas s\u2019il y aura un flux de contrats et d\u2019investissements à partir de [jeudi], mais ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019il y aura une opportunité extraordinaire», dit-il.Les expor tateurs québécois pour raient prendre du temps à profiter pleinement du nouvel accord, ajoute-t-il, parce que la renégo- ciation de l\u2019ALENA et la réforme fiscale d\u2019Ottawa ont retenu leur attention ces derniers temps.« Je ne suis pas certain que le niveau de connaissance, à ce moment-ci, soit optimal.» «Rien ne va être immédiat », juge également Richard Ouellet, qui enseigne le droit international économique à l\u2019Université Laval.À son avis, les consommateurs devront attendre au moins quelques mois avant de voir un impact sur les prix et l\u2019offre de produits.Développer le marché L\u2019entrée en vigueur provisoire de l\u2019AECG représente un avantage clair pour plusieurs secteurs de l\u2019économie canadienne, comme ceux de la fabrication de pointe, de l\u2019automobile ou encore des métaux et des produits métalliques.L\u2019entente représente également une bonne nouvelle pour les producteurs de porcs canadiens, qui verront leur quota d\u2019expor tation augmenter graduellement, passant d\u2019environ 5000 tonnes actuellement à plus de 80 000 tonnes dans six ans, pour une valeur de 250 millions de dollars.« Ce n\u2019est pas négligeable, c\u2019est un marché intéressant », observe le directeur général des Éleveurs de porcs du Québec, Jean Larose.Il reste toutefois beaucoup de travail à faire, pré- cise-t-il, puisqu\u2019en 2015 seulement le tiers du quota d\u2019exportation autorisé avait été utilisé.« Il faut développer le marché d\u2019exportation, in- siste-t-il.Ça ne se fera pas en criant ciseaux.» Pertes en vue À l\u2019inverse, les Producteurs de lait du Québec broient du noir.À partir de jeudi, des milliers de tonnes supplémentaires de fromages européens feront progressivement leur entrée sur le marché québécois, pour atteindre 17 700 tonnes en 2022.Selon les informations obtenues par l\u2019association, plus de 800 tonnes s\u2019ajouteront d\u2019ici le 31 décembre.«On perd un marché de 17 700 tonnes de fromage.Pour nous, c\u2019est du fromage qui n\u2019est pas fabriqué ici et c\u2019est donc du lait qui ne sera pas vendu aux fromagers », déplore son directeur adjoint, François Dumontier.L\u2019association a lancé une contre-of fensive mercredi en annonçant une nouvelle campagne publicitaire visant à promouvoir les fromages québécois.Les producteurs de lait n\u2019ont plus que deux « armes » en main, note M.Dumon- tier : ils doivent convaincre les Québécois de choisir les fromages québécois ou de manger plus de fromage de manière générale.LIBRE-ÉCHANGE L\u2019accord Canada-Europe, une occasion à saisir VOIR PAGE B 2 : INDEMNISATION VOIR PAGE B 2 : AECG 98 % Il s\u2019agit du pourcentage des tarifs douaniers éliminés par l\u2019application provisoire de l\u2019entente.Les politiques d\u2019austérité ont plombé la relance L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 60.47 0.02 0.03 554 Canadian-Tire CTC.A 147.76 0.01 0.01 123 Cogeco CCA 89.60 -1.44 -1.58 125 Corus CJR.B 12.99 -0.45 -3.35 733 Groupe TVA TVA.B 3.90 -0.08 -2.01 11 Jean Coutu PJC.A 23.18 0.38 1.67 141 Loblaw L 66.85 0.22 0.33 469 Magna MG 64.29 0.71 1.12 884 Metro MRU 40.06 0.08 0.20 314 Quebecor QBR.B 46.97 0.04 0.09 137 Uni Select UNS 27.40 -0.23 -0.83 45 Saputo SAP 43.32 0.03 0.07 516 Shaw SJR.B 28.24 0.27 0.97 506 Dollarama DOL 137.39 0.23 0.17 536 Restaurant Brands QSR 80.78 1.27 1.60 395 Transat A.T.TRZ 9.70 0.37 3.97 233 Yellow Media Y 8.79 -0.08 -0.90 9 S&P TSX SPTT15389.60 96.63 0.63 219715 S&P TX20 TX20 632.21 7.02 1.12 83130 S&P TX60 TX60 904.89 5.90 0.66 95824 S&P TX60 Cap.TX6C 1000.63 6.53 0.66 95824 Cons.de base TTCS 528.17 0.54 0.10 3068 Cons.discré.TTCD 204.57 1.57 0.77 6251 Énergie TTEN 185.91 4.54 2.50 74809 Finance TTFS 286.94 2.05 0.72 20228 Aurifère TTGD 195.83 -2.97 -1.49 76939 Santé TTHC 65.08 0.19 0.29 4047 Tech.de l\u2019info TTTK 62.62 0.06 0.10 7759 Industrie TTIN 225.08 2.93 1.32 15390 Matériaux TTMT 234.77 -1.42 -0.60 64527 Immobilier TTRE 287.57 -0.35 -0.12 4013 Télécoms TTTS 165.84 0.15 0.09 2681 Sev.collect.TTUT 244.86 0.86 0.35 6814 Métaux/minerals TXBM 117.02 0.04 0.03 59820 TSX Venture JX 776.66 -1.09 -0.14 72226 Cameco CCO 12.39 0.08 0.65 738 Canadian Natural CNQ 41.44 0.95 2.35 2412 Hydro One H 22.60 0.01 0.04 675 Enbridge ENB 50.96 0.35 0.69 1963 EnCana ECA 13.69 0.59 4.50 7554 Enerplus ERF 11.92 0.42 3.65 3775 Pengrowth Energy PGF 1.06 0.20 23.26 4872 Pétrolière Impériale IMO 38.50 0.00 0.00 713 Suncor Energy SU 42.13 0.47 1.13 2637 Cenovus Energy CVE 12.44 0.96 8.36 10909 TransCanada TRP 62.48 -0.03 -0.05 1700 Valener VNR 22.13 -0.02 -0.09 35 Air Canada AC 25.84 2.51 10.76 4328 Bombardier BBD.B 2.39 -0.01 -0.42 2973 CAE CAE 20.42 0.20 0.99 371 Canadien Pacifique CP 201.23 2.74 1.38 350 Chemin de fer CN CNR 101.10 0.36 0.36 1127 SNC-Lavalin SNC 55.20 0.56 1.02 374 Transcontinental TCL.A 26.90 -0.07 -0.26 140 TFI International TFII 31.01 0.21 0.68 370 B.CIBC CM 108.00 0.32 0.30 1182 B.de Montréal BMO 92.16 0.16 0.17 1136 B.Laurentienne LB 58.24 0.17 0.29 118 B.Nationale NA 57.81 0.24 0.42 991 B.Royale RY 93.69 0.71 0.76 1781 B.Scotia BNS 77.95 0.63 0.81 1829 B.TD TD 68.54 0.64 0.94 2824 Brookfield Asset BAM.A 50.13 0.87 1.77 818 Cominar Real CUF.UN 13.44 0.03 0.22 238 Corp.Fin.Power PWF 34.27 0.06 0.18 445 Fin.Manuvie MFC 24.44 0.16 0.66 3198 Fin.Sun Life SLF 47.94 0.23 0.48 661 Great-West Lifeco GWO 34.76 0.14 0.40 270 Industrielle All.IAG 53.40 0.54 1.02 208 Power Corporation POW 30.63 0.00 0.00 724 TMX X 66.25 0.59 0.90 53 Agrium AGU 131.91 -1.26 -0.95 493 Barrick Gold ABX 20.31 -0.42 -2.03 3312 Goldcorp G 15.73 -0.03 -0.19 3372 Kinross Gold K 5.35 -0.20 -3.60 4387 Mines Agnico-Eagle AEM 57.83 -0.42 -0.72 651 Potash POT 23.54 -0.15 -0.63 1641 Teck Resources TECK.B 26.89 0.03 0.11 3818 Fortis FTS 44.96 0.43 0.97 889 TransAlta TA 7.44 0.10 1.36 407 BlackBerry BB 12.15 0.96 8.58 4580 CGI GIB.A 63.94 0.18 0.28 379 BCE BCE 58.93 0.05 0.08 1621 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 64.57 -0.03 -0.05 586 Telus T 44.69 0.10 0.22 474 iShares DEX XBB 30.57 -0.05 -0.16 40 iShares MSCI XEM 31.51 0.04 0.13 43 iShares MSCI EMU XEU 23.28 0.00 0.00 2 iShares S&P 500 XSP 28.63 0.02 0.07 128 iShares S&P/TSX XIC 24.48 0.14 0.58 162 CENOVUS ENERGY INC CVE 12.44 0.96 8.36 10909 ENCANA CORP ECA 13.69 0.59 4.50 7554 HYDRO ONE LTD H.IR 38.10 0.50 1.33 7033 HB NYMEX CL BULL HOU 6.23 0.17 2.81 5762 BLACKBERRY LTD BB 12.15 0.96 8.58 4580 KINROSS GOLD CORP K 5.35 -0.20 -3.60 4387 AIR CANADA AC 25.84 2.51 10.76 4328 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.36 -0.29 -2.72 3884 TECK RESOURCES LTD TECK.B 26.89 0.03 0.11 3818 ENERPLUS CORP ERF 11.92 0.42 3.65 3775 AIR CANADA AC 25.84 2.51 10.76 4328 BLACKBERRY LTD BB 12.15 0.96 8.58 4580 CENOVUS ENERGY INC CVE 12.44 0.96 8.36 10909 BALLARD POWER BLDP 6.00 0.36 6.38 1163 TORC OIL & GAS LTD TOG 6.05 0.36 6.33 2410 ENERFLEX LTD EFX 18.41 0.99 5.68 310 CES ENERGY CEU 6.11 0.29 4.98 546 CRESCENT POINT CPG 9.53 0.44 4.84 3768 BONTERRA ENERGY BNE 16.15 0.73 4.73 227 ENCANA CORP ECA 13.69 0.59 4.50 7554 KINROSS GOLD CORP K 5.35 -0.20 -3.60 4387 CLEARWATER CLR 9.72 -0.36 -3.57 464 CORUS CJR.B 12.99 -0.45 -3.35 733 BROOKFIELD BBU.UN 37.05 -1.20 -3.14 239 LUNDIN GOLD INC LUG 5.09 -0.15 -2.86 100 S&P TSX GLOBAL HGU 13.50 -0.38 -2.74 1470 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.36 -0.29 -2.72 3884 SHOPIFY INC SHOP 146.97 -3.78 -2.51 434 ALARIS ROYALTY AD 20.48 -0.47 -2.24 196 BARRICK GOLD CORP ABX 20.31 -0.42 -2.03 3312 CANADIAN PACIFIC CP 201.23 2.74 1.38 350 AIR CANADA AC 25.84 2.51 10.76 4328 WEST FRASER TIMBER WFT 71.15 1.68 2.42 414 SLEEP COUNTRY ZZZ 34.25 1.36 4.13 117 TOROMONT IND LTD TIH 57.35 1.31 2.34 255 RESTAURANT BRANDS QSR 80.78 1.27 1.60 395 WASTE CONNECTIONS WCN 86.80 1.13 1.32 520 ENERFLEX LTD EFX 18.41 0.99 5.68 310 CENOVUS ENERGY INC CVE 12.44 0.96 8.36 10909 BLACKBERRY LTD BB 12.15 0.96 8.58 4580 SHOPIFY INC SHOP 146.97 -3.78 -2.51 434 COGECO CCA 89.60 -1.44 -1.58 125 FRACO-NEVADA CORP FNV 97.85 -1.32 -1.33 552 AGRIUM INC AGU 131.91 -1.26 -0.95 493 BROOKFIELD BBU.UN 37.05 -1.20 -3.14 239 ALARIS ROYALTY AD 20.48 -0.47 -2.24 196 WESTON GEORGE LTD WN 107.17 -0.47 -0.44 170 CORUS CJR.B 12.99 -0.45 -3.35 733 SHAWCOR LTD SCL 24.56 -0.44 -1.76 229 AGNICO EAGLE MINES AEM 57.83 -0.42 -0.72 651 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 389,60 ?+96,63 +0,6% New York S&P 500 2508,24 ?+1,59 +0,1% NASDAQ 6456,04 ?-5,28 -0,1% DOW JONES 22 412,59 ?+41,79 +0,2% PÉTROLE 50,69 +0,79 $US +1,6% ?OR 1316,40 +5,80 $US +0,4% ?DOLLAR CANADIEN 81,48 +0,03 $US +0,0% ?1$US = 1,2273 68,04 +0,07 EURO 1 EURO = 1,4697 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2606,76 13,31 0,51 IQ120 2622,85 11,77 0,45 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine C O R A L I E F E B V R E à Berlin P our contrer la déferlante d\u2019acier chinois, l\u2019allemand Thyssenkrupp et l\u2019indien Tata veulent fusionner leurs activités sidérurgiques en Europe, mais doivent convaincre les salariés allemands alors que leur projet prévoit 4000 suppressions de postes.Après un an de discussions, les deux groupes ont annoncé mercredi avoir signé une déclaration d\u2019intention prévoyant la création d\u2019une co- entreprise en 2018, qui visera la deuxième place du marché européen de l\u2019acier derrière Arcelor-Mittal.C\u2019est « la seule option qui of fre un avenir durable à notre activité sidérurgique», a af firmé à la presse le patron de Thyssen- krupp, Heinrich Hiesinger, rappelant les difficultés des sidérurgistes européens, aux prises SIDÉRURGIE Thyssenkrupp et Tata veulent s\u2019unir face à la concurrence chinoise M oscou \u2014 La banque centrale russe a dû venir en aide mercredi à l\u2019une des plus grosses banques privées du pays, Binbank, moins d\u2019un mois après avoir procédé au plus coûteux sauvetage de l\u2019histoire du système financier russe.Près de trois ans après la crise monétaire provoquée par le plongeon des cours du pétrole et les sanctions occidentales liées à l\u2019Ukraine, les établissements privés russes continuent de payer les excès du passé : acquisitions de concurrents fragiles et crédits accordés généreusement à des ménages en situation précaire.Mercredi matin, la Banque de Russie a indiqué avoir été contactée par les actionnaires de Binbank \u2014 douzième banque russe par les actifs et parmi les cinq premières privées \u2014 pour renflouer celle-ci, promettant une décision au plus vite.Quelques heures plus tard, elle a annoncé dans un bref communiqué avoir décidé «d\u2019octroyer à Binbank des fonds pour soutenir ses liquidités», sans préciser ni le montant ni la forme de cette aide (crédit ou entrée au capital).Binbank avait demandé au régulateur d\u2019avoir recours à un fonds créé récemment pour prendre le contrôle des établissements en difficulté considérés comme trop gros pour être mis en faillite sans fragiliser l\u2019économie.La banque centrale y a eu recours pour la première fois fin août en s\u2019emparant d\u2019Ot- krytié, huitième établissement du pays, par un sauvetage d\u2019une ampleur inédite pour le secteur bancaire russe, soit de plusieurs milliards d\u2019euros.Elle dispose d\u2019un autre mécanisme d\u2019aide aux grosses banques, dévoilé début septembre, sous la forme de prêts soumis à la présentation d\u2019une stratégie de redressement.La Banque de Russie n\u2019a pas hésité ces dernières années à fermer plusieurs centaines d\u2019établissements pour assainir le secteur mais se trouve devant un choix plus difficile quand il s\u2019agit d\u2019acteurs clés du système.«Pas de raison de s\u2019inquiéter» Créée en 1993 et contrôlée par la famille de l\u2019homme d\u2019affaires Mikhaïl Goutseriev, Binbank (B & N Bank en anglais) compte environ 4,7 millions de clients.Elle a assuré que les fonds accordés par la banque centrale, dont elle n\u2019a pas précisé non plus la nature, étaient «suffisants pour remplir toutes ses obligations envers ses clients.Il n\u2019y a pas de raison de s\u2019inquiéter, la banque continue de fonctionner comme d\u2019habitude», a-t-elle insisté dans un communiqué.La récession qui a frappé la Russie en 2015 et 2016 a empêché de nombreux emprunteurs de rembourser les crédits accordés généreusement lors des années de croissance économique, fragilisant le secteur.Dans ce contexte, cer taines banques privées comme Bin- bank et Otkrytié se sont montrées gourmandes dans leurs acquisitions, reprenant des concurrents eux-mêmes en difficulté pour tenter de concurrencer les géants publics du secteur que l\u2019État a soutenus financièrement pendant la crise.Agence France-Presse RUSSIE Sauvetage d\u2019une deuxième grosse banque en un mois avec une demande atone et l\u2019afflux d\u2019acier chinois subventionné.Même si chaque industriel a mené ses propres restructurations, « l\u2019ef fet de ces mesures est de courte durée et vite absorbé par le marché », plaide-t-il également dans une lettre aux salariés citée par l\u2019agence allemande DPA.Baptisée «Thyssenkrupp Tata Steel», la coen- treprise des deux groupes devrait être une holding installée aux Pays-Bas, avec une direction paritaire, qui emploiera quelque 48 000 salariés sur 34 sites.Les futurs mariés tablent sur 400 à 600 millions d\u2019euros d\u2019économies annuelles et prévoient de supprimer environ 4000 postes dans la production et l\u2019administration, répartis à peu près à égalité entre les deux groupes.Ce nouveau sidérurgiste réalisera un chiffre d\u2019af faires à périmètre comparable de 15 milliards d\u2019euros et produira environ 21 millions de tonnes d\u2019acier par an.Mais le projet doit notamment passer l\u2019obstacle du conseil de surveillance de Thyssenkrupp où les représentants des salariés, selon le système allemand de « codécision », détiennent la moitié des sièges.Une réunion est justement programmée samedi au siège de l\u2019industriel à Essen, dans la Ruhr, berceau de la sidérurgie allemande, alors que le puissant syndicat IG Metall a convoqué une vaste manifestation vendredi à Bochum.«Nous restons opposés à ce rapprochement.Les emplois et les sites doivent être sauvegardés, il faut un financement durable et suffisant et la co- décision doit être préservée», déclarait mercredi le représentant local du syndicat, Knut Giesler.Même réser ve de la par t du chef du comité d\u2019entreprise de la branche acier de Thyssen, Günter Back, qui craint de voir beaucoup plus de postes finir par disparaître.L\u2019affaire tombe en pleine campagne électorale en vue des législatives allemandes de dimanche.La ministre sociale-démocrate du Travail, Andrea Nahles, a jugé mercredi qu\u2019« il ne devait pas y avoir un accord à n\u2019importe quel prix ».La ministre de l\u2019Économie, Brigitte Zy- pries, également au SPD, a rappelé de son côté que les décisions stratégiques majeures nécessitaient en Allemagne un consensus avec les représentants des salariés, ce qui n\u2019est pas encore le cas, selon son porte-parole.Agence France-Presse PATRIK STOLLARZ AGENCE FRANCE-PRESSE Un employé dans une usine de Thyssenkrupp en Allemagne en mars 2016.«La loi sera modifiée pour que [le Fonds] couvre tout investisseur victime d\u2019une fraude commise par un intermédiaire dûment certifié, peu importe la nature du produit financier en cause», indiquait le texte du budget.Cela couvrirait ce que plusieurs décrivent comme un problème majeur dans bien des cas.Le scandale Norbourg, un détournement de 115 millions survenu dans la première moitié des années 2000, en a fourni un exemple parfait.À peine 925 des 9200 victimes ont pu accéder au Fonds, car l\u2019essentiel de la fraude avait eu lieu dans les hautes sphères de l\u2019entreprise sous la gouverne du gestionnaire et président, Vincent Lacroix, et non au moment de la vente des fonds communs par un représentant.Options Consommateurs et le ME- DAC, par exemple, ont déjà plaidé pour un élargissement de la couverture du FISF.Les instructions du FISF prévoient qu\u2019une personne admissible doit avoir traité avec une des disciplines suivantes : \u2022 assurance de personnes ; \u2022 assurance collective de personnes ; \u2022 planification financière ; \u2022 assurance de dommages ; \u2022 expertise en règlement de sinistres.Cela, avait mentionné la VGQ Guylaine Leclerc dans son rapport de mai 2017, « signifie que le consommateur n\u2019est pas couver t par le FISF pour les agissements de personnes non inscrites auprès de l\u2019AMF ou pratiquant dans d\u2019autres disciplines, tel le courtage en placement de valeurs mobilières, par exemple».L\u2019AMF a récemment indiqué au magazine Conseiller qu\u2019elle appuie les conclusions de la VGQ et qu\u2019elle ira discuter d\u2019un plan en commission parlementaire.Les frais de gestion du FISF se sont élevés à 1,147 million, comparativement à 1,174 million en 2015-2016.Par ailleurs, l\u2019AMF a indiqué dans son rapport que le programme de dénonciation mis en place au cours de l\u2019année a généré 64 dénonciations.De ce nombre, le tiers a permis d\u2019ouvrir une enquête ou d\u2019en bonifier une déjà active.«À la lumière des résultats obtenus, nous sommes confiants que notre programme de dénonciation nous permettra de détecter plus d\u2019infractions, d\u2019intervenir plus tôt et de minimiser les conséquences des infractions sur les victimes», peut-on lire.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 INDEMNISATION Votes à venir Les principales dispositions de l\u2019AECG sont en vigueur grâce à l\u2019appui du gouvernement fédéral canadien et de la Commission européenne, mais l\u2019accord doit encore être approuvé par les 38 parlements européens, à la fois nationaux et régionaux.Le refus d\u2019un de ces parlements ne signifierait cependant pas la mort immédiate de l\u2019ensemble de l\u2019accord, tranche M.Ouellet, de l\u2019Université Laval.La Commission européenne pourrait dans ce cas décider de suspendre l\u2019application provisoire de l\u2019accord et de relancer des négociations sur les sujets litigieux, comme le mécanisme de règlement des différends.Si le conflit politique devait s\u2019envenimer, les autorités européennes pourraient effectivement déchirer l\u2019accord, mais le professeur n\u2019y croit pas.« Ce serait extrêmement étonnant.» « L\u2019Union européenne a le fardeau de la preuve.Il faut qu\u2019elle montre qu\u2019elle est capable de signer des accords importants », soutient-il.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 AECG L\u2019accord doit encore être approuvé par les 38 parlements européens L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ECONOMIE B 3 L\u2019OCDE hausse ses prévisions pour le Canada Ottawa \u2014 L\u2019Organisation de coopération et de développement économiques a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour le Canada cette année, comparativement aux prédictions publiées en juin.L\u2019agence parisienne anticipe maintenant que l\u2019économie canadienne s\u2019améliorera de 3,2 % cette année, soit la meilleure performance de tout le G7.L\u2019OCDE prédisait en juin une croissance de 2,8 %.Les prévisions de croissance pour 2018 demeurent inchangées à 2,3 %.À l\u2019échelle mondiale, l\u2019OCDE attend toujours une croissance de 3,5 % cette année et de 3,7 % l\u2019an prochain, en hausse légère.Les attentes pour les États-Unis demeurent inchangées à 2,1 % cette année et à 2,4 % l\u2019an prochain.La Presse canadienne Labatt annonce un investissement de 460 millions Toronto \u2014 La brasserie Labatt annonce qu\u2019elle investira 460 millions entre 2017 et 2020 pour améliorer ses activités et stimuler sa croissance.Le brasseur de bières comme la Labatt Bleue, Budweiser et Alexander Keith\u2019s précise que 62,2 millions seront consacrés aux activités brassicoles dès cette année.La compagnie dit que ce nouvel investissement consacré aux technologies et à l\u2019équipement devrait lui permettre de gonfler sa production, au moment où les goûts des consommateurs évoluent et que la demande augmente pour différents types de boissons.Aucune mise à pied n\u2019est prévue.Labatt emploie quelque 3500 personnes au Canada et célébrera son 170eanni- versaire cet automne.La Presse canadienne L\u2019Arabie saoudite crée une société de divertissement Riyad \u2014 Le fonds souverain de l\u2019Arabie saoudite va créer une société d\u2019investissement de 2,25 milliards d\u2019euros dans le secteur du divertissement, a rapporté mercredi un média d\u2019État, alors que le royaume ul- traconservateur s\u2019ouvre aux activités des loisirs.Le pays cherche à ouvrir des centaines de centres de loisirs dans le cadre de son plan «Vision 2030» visant à réduire sa dépendance du pétrole.Elle devrait investir notamment dans une série de projets, y compris un complexe de divertissement qui sera lancé d\u2019ici 2019, avec comme objectif de créer plus de 22 000 emplois d\u2019ici 2030, selon la SPA.Agence France-Presse USA: l\u2019objectif de croissance difficile à atteindre Washington \u2013 L\u2019objectif de croissance économique du gouvernement Trump sera difficile à atteindre, a estimé mercredi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, pointant la lenteur du rythme des réformes depuis l\u2019élection du président américain.Interrogée sur la chaîne américaine CBS sur la capacité du gouvernement américain d\u2019atteindre son objectif de croissance de 3%, voire plus, Christine La- garde a déclaré: «Nous pensons que cela sera très difficile, oui.En particulier si le rythme de réformes est aussi lent qu\u2019il ne l\u2019est aujourd\u2019hui.», a-t-elle ajouté.En juillet, l\u2019institution avait maintenu son chiffre de 3,5% cette année et de 3,6% l\u2019année prochaine pour l\u2019économie mondiale, mais elle avait rabaissé celle des États-Unis à 2,1% en 2017 et 2018, contre respectivement 2,3% et 2,5% envisagés au printemps.Christine Lagarde s\u2019est refusée mercredi à faire des commentaires sur les prochaines prévisions de croissance du FMI qui doivent être publiées début octobre à Washington.Agence France-Presse V I R G I N I E M O N T E T D E L P H I N E T O U I T O U à Washington L a Réserve fédérale américaine (Fed) a pris la décision historique mercredi de tourner la page du stimulus monétaire qui a soutenu l\u2019économie américaine depuis la crise financière de 2008 et s\u2019est montrée plus optimiste pour la croissance cette année.À partir d\u2019octobre, la Banque centrale va réduire ses investissements dans les bons du Trésor et titres hypothécaires, a-t- elle annoncé à l\u2019issue d\u2019une réunion de son Comité monétaire.Ces mesures monétaires exceptionnelles, appelées QE (pour quantitative easing, ou assouplissement quantitatif), avaient été prises après la crise financière de 2008 pour doper la reprise économique.La Fed a par ailleurs laissé ses taux d\u2019intérêt inchangés dans la fourchette de 1 % à 1,25%, indique le communiqué du Comité monétaire (FOMC).La banque centrale va donc commencer à dégonfler son énorme bilan, fort du montant record de 4500 milliards de dollars d\u2019actif (bons du Trésor et titres appuyés sur des créances hypothécaires), en cessant de réinvestir dans les titres qui arrivent à maturité.Le processus sera très progressif, au rythme de 10 milliards de dollars par mois pendant trois mois, puis à raison de 10 autres milliards tous les trois mois afin d\u2019éviter de provoquer des remous sur les marchés financiers comme cela avait été le cas en 2013 lorsqu\u2019elle avait annoncé une réduction de ses achats d\u2019actifs.Cette réduction du rôle de la puissante banque centrale sur le marché obligataire équivaut dans les faits à un léger resserrement de la politique monétaire.La présidente de la Fed, Janet Yellen, a souligné que ce dégonflement du bilan n\u2019avait pas pour vocation à être utilisé comme « outil actif » de politique monétaire.Elle a ajouté que la Fed pourrait reprendre les achats d\u2019actifs si l\u2019économie venait à se détériorer.Une pause sur les taux La Fed a par ailleurs, comme s\u2019y attendaient les acteurs financiers, marqué une pause sur les taux.Mais d\u2019après les prévisions médianes des membres du FOMC, elle prévoit toujours une hausse du taux d\u2019intérêt au jour le jour d\u2019un quart de point de pourcentage en décembre et trois autres en 2018, si l\u2019économie évolue comme prévu.Si elle relève les taux à la fin de l\u2019année, ce sera le quatrième tour de vis depuis l\u2019élection de Donald Trump en novembre 2016.L\u2019économie va continuer à croître à un rythme «modéré même si les ouragans» Harvey, Irma et Maria, «qui ont dévasté de nombreuses communautés», vont affecter « l\u2019activité économique à court terme», juge la Fed.La Fed pense néanmoins au vu de l\u2019expérience passée que ces catastrophes ne vont pas altérer le cours de la première économie mondiale à moyen terme.La banque centrale a d\u2019ailleurs relevé sa prévision de croissance pour l\u2019économie américaine qui s\u2019affiche à 2,4% en rythme annuel cette année, contre 2,2 % prévus en juin.«Nous estimons que l\u2019économie se por te bien », a commenté Mme Yellen.La Fed a en revanche laissé inchangées ses projections de chômage (à 4,3 %) et d\u2019inflation (+1,6 %) pour 2017.Si l\u2019estimation de la Fed pour 2017 se confirmait, la croissance américaine s\u2019établirait en deçà de l\u2019objectif de croissance du gouvernement Trump, qui table sur une augmentation durable du PIB de 3%, voire plus.Pour autant, elle serait supérieure à la projection du Fonds monétaire international (+2,1%).S\u2019agissant de l\u2019inflation, la banque centrale la voit toujours à +1,6% cette année.La Fed vise une stabilisation de la hausse des prix à la consommation autour de 2 % par an, un objectif qu\u2019elle a repoussé à 2019 au lieu de 2018, précédemment.Janet Yellen a enfin souligné que la Fed surveillait étroitement l\u2019évolution de l\u2019inflation.Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Plus optimiste pour 2017, la Fed tourne la page du stimulus monétaire SAUL LOEB AGENCE FRANCE-PRESSE La présidente de la Fed, Janet Yellen, s\u2019est refusée à donner une indication sur sa succession alors que son mandat s\u2019achève en février.J U L I E N A R S E N A U L T C\u2019 est finalement mardi prochain \u2014 une journée plus tard que prévu \u2014 que Bombardier saura si Washington imposera ou non des mesures punitives préliminaires à l\u2019endroit de la CSeries à la suite de la plainte déposée par Boeing au printemps.Un porte-parole du département américain du Commerce a confirmé la date de la décision par courriel mercredi.La plupart des analystes financiers, ainsi que l\u2019avionneur québécois, s\u2019attendent à ce que les autorités américaines annoncent l\u2019imposition de droits préliminaires sur les CSeries qui seront livrés au sud de la frontière.Échaudé par la commande de 75 avions CS100 décrochée auprès de Delta Air Lines l\u2019an dernier, Boeing allègue que les subventions octroyées à l\u2019avionneur québécois lui ont permis de vendre ses CSeries à des prix dérisoires.Le géant de Chicago demande l\u2019imposition d\u2019un droit compensatoire d\u2019au moins 79,41 % ainsi qu\u2019un droit antidumping de 79,82 % sur les ventes d\u2019appareils CSe- ries aux États-Unis.La Presse canadienne s\u2019est entretenue avec David Pavot, spécialiste du droit international économique et chargé de cours à l\u2019Université de Sherbrooke, pour avoir un aperçu de ce qui pourrait survenir au cours des prochains mois.Qu\u2019est-ce que les autorités américaines peuvent décider?On pourrait décider de ne rien imposer, mais ce scénario est peu probable.Washington pourrait n\u2019imposer qu\u2019un seul droit ou un taux moins élevé.Par la suite, les autorités américaines devraient poursuivre leurs enquêtes avant de prendre une décision définitive sur l\u2019ampleur des taux imposés à l\u2019avionneur québécois.Quelle est la différence entre les droits compensatoires et les droits antidumping?Le droit compensateur vise l\u2019octroi de crédits publics à un fabricant qui exporte ses produits [M.Pavot évoque notamment le montant de 1 milliard $US injecté par le gouvernement Couil- lard dans la CSeries].En ce qui a trait au droit antidumping, il concerne les pratiques concurrentielles déloyales.Dans sa plainte, Boeing allègue que Bombardier a été en mesure de décrocher la commande pour 75 avions CS100 auprès de Delta en offrant de généreux rabais grâce aux subventions reçues.Qu\u2019est-ce qui se produira si les États-Unis imposent des droits préliminaires?Ce sont les produits importés qui vont être taxés.Quand la CSeries va ar river aux États-Unis, on va la frapper d\u2019un droit.C\u2019est l\u2019importateur qui paie les droits.Même si des mesures punitives sont annoncées, i l n\u2019y aura pas d\u2019impact immédiat pour Bombardier, étant donné que les premières livraisons à Delta ne doivent débuter qu\u2019au printemps 2018.Quels recours s\u2019offrent au gouvernement canadien pour riposter contre Washington?Dès qu\u2019une décision sera annoncée, Ottawa peut décider de contester les mesures punitives auprès de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).Tout cela peut se dérouler rapidement et un processus de consultations bilatérales se met alors en place à l\u2019OMC.L\u2019idée, c\u2019est d\u2019avoir une phase diplomatique de discussions d\u2019au moins 60 jours.Faute d\u2019un accord au terme de ce processus, le Canada sera en droit de demander de passer au processus juridique.À tout moment, les deux parties peuvent régler leur lit ige de manière négociée, mais il est peu probable que les deux par t ies puissent trouver une solution à mi- chemin.La Presse canadienne PLAINTE DE BOEING CONTRE BOMBARDIER Washington annoncera sa décision mardi La plupart des analystes s\u2019attendent à l\u2019impostition de droits préliminaires sur les CSeries qui seront livrés aux États-Unis T oronto \u2014 Le gouvernement de l\u2019Ontario a perquisitionné mardi les bureaux canadiens du constructeur automobile allemand Volkswagen, dans le cadre de son enquête sur le scandale des émissions qui a ébranlé la compagnie il y a deux ans.Le gouvernement a déposé une accusation de nature environnementale contre Volkswagen la semaine dernière, faisant valoir que la compagnie n\u2019a pas respecté les normes ontariennes d\u2019émission.Ces allégations n\u2019ont pas encore été prouvées devant un tribunal.Le gouvernement a dit que la perquisition s\u2019inscrit dans le cadre de son enquête.Volkswagen a assuré qu\u2019elle collabore avec l\u2019enquête et déclaré qu\u2019il ne serait pas approprié de faire plus de commentaires.Plus tôt cette année, les tribunaux du Québec et de l\u2019Ontario ont approuvé une entente intervenue avec certains membres d\u2019une action collective canadienne qui avaient acheté ou loué des véhicules Volkswagen ou Audi dont les moteurs au diesel sont concernés par ce scandale.La Presse canadienne SCANDALE DES ÉMISSIONS L\u2019Ontario perquisitionne chez Volkswagen L\u2019 économie du Québec a vu ses exportations chuter fortement en juillet.Mais au-delà de cette donnée mensuelle, la contribution du commerce extérieur à la croissance demeure positive après sept mois.Les expor tations du Québec, désaisonnalisées et en dollars constants, ont diminué de 8,2 % en juillet contre une baisse de 3,1 % au Canada.Au cumul, la valeur de 2017 augmente néanmoins de 3,5 % relativement à son niveau des sept premiers mois de 2016, contre une croissance de 3,2 % au Canada, selon l\u2019Institut de la statistique du Québec.Les expor tations vers les États-Unis ont diminué de 12,1 % par rapport à juin.Ces dernières représentent 72,3 % des exportations québécoises.Vers l\u2019Europe, elles af fichent une baisse de 26,7 % relativement au mois précédent et représentent 13,2% des exportations québécoises.De leur côté, les exportations vers l\u2019Asie reculent de 14,7 % en juillet et constituent 8,3 % de la valeur des exportations du Québec.Pour leur part, les importations désaisonnalisées et en dollars constants ont enregistré une diminution de 4,6 %, contre une per te de 2,2 % au Canada.Le volume cumulatif des importations québécoises des sept premiers mois de l\u2019année 2017 dépasse toutefois de 2,9 % celui de la période correspondante en 2016 (comparativement à une hausse de 3,8 % au Canada).« Il serait pour le moins prématuré de s\u2019inquiéter au sujet des chiffres de juillet.En volume, le déclin des exportations provient surtout des produits aérospatiaux», commente Marc Pin- sonneault, économiste à la Banque Nationale.Le Devoir Fort recul des exportations québécoises OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR Les exportations vers les États-Unis ont diminué de 12,1% par rapport à juin.GREG BAKER AGENCE FRANCE-PRESSE Une accusation de nature environnementale a été déposée. L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 LES SPORTS B 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.ROSEMONT 3 1/2, propre, haut de triplex, aire ouverte.Propriétaires occupants, entrées lav/séc., 5 min.du Parc Maisonneuve et métro Viau, non fumeur.660 $ chauffé 514-349-0493 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER PIED-à-TERRE - AHUNTSIC Ch.meublée avec s.de b.privée.Vue sur rivière.Internet.Autobus.Accès à la cuisine.Non-fumeur.525 $ / mois 514-384-2109 BUREAU, mois gratuits, 5 pièces fermées, gr.s/réunion et réception.Rénové.2500 pc.Face St-Luc, cuisinette, terras., A/C, déneigement, 2 stat.4 900 $ 514-288-8888 *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est 185 CHAMBRES 251 BUREAUX À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC arteco.ca 438.397.1560 arteco.inc@gmail.com PARCE 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: le crédit de la Russie «épuisé » Moscou \u2014 Le crédit de la Russie en matière de lutte antidopage «est épuisé» et son objectif doit être de «restaurer la confiance» après les révélations du rapport McLaren, a déclaré mercredi le nouveau directeur de l\u2019agence russe antidopage, Rusada, Iouri Ga- nous.«Je pense que les faits contenus dans le rapport McLa- ren sont suffisamment sérieux», a encore assuré Iouri Ganous, appelant à «reconnaître et à accepter» la compétence de Richard McLaren, «un personnage important» à « l\u2019indépendance» reconnue.Iouri Ga- nous a estimé que la Russie allait « tout faire» pour que la suspension de la Rusada soit levée d\u2019ici novembre.L\u2019AMA doit mener à la fin du mois un nouvel audit sur les avancées de la Russie en matière de lutte antidopage.Selon Iouri Ganous, « l\u2019une des principales tâches est de bâtir la Rusada comme une organisation indépendante, qui ne subirait pas la pression ou l\u2019influence d\u2019une structure gouvernementale ou sportive», assurant que le nouvel organigramme de l\u2019agence antidopage est constitué de «personnes absolument nouvelles à tous points de vue».Agence France-Presse ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Jake LaMotta (à droite) af frontant le Français Marcel Cerdan, le 16 juin 1949 FRANK GUNN PC S É B A S T I E N B L A N C à Washington J ake LaMotta, qui a inspiré le film Raging Bull du cinéaste Martin Scorsese, est décédé mardi à l\u2019âge de 95 ans des complications d\u2019une pneumonie, dans sa maison de retraite en Floride, a annoncé son épouse au site TMZ.LaMotta, champion du mon - de des poids moyens de 1949 à 1951, était un pur produit du New York populaire, celui des immigrés et de la mafia, des tramways émergeant des fumées, des taudis peuplés de gamins dont les idoles se faisaient respecter avec leurs poings.On l\u2019a surnommé le «Taureau du Bronx», en référence à sa puissance et au quartier où il est né.Costaud, râblé, toujours positionné bas, Jake LaMotta bâtit sa réputation sur sa capacité à encaisser les coups violents et l\u2019agressivité de ses contres.Même s\u2019il perd, il ne tombe pas.Le K.-O., il ne connaît pas.Et tant pis s\u2019il finit la face éclatée comme une pastèque, son menton d\u2019acier tient bon.Son premier grand fait d\u2019armes a été de battre le 5 février 1943 Sugar Ray Robinson, pour qui il s\u2019agissait de sa première défaite.D\u2019autres grands combats opposant LaMotta et Robinson ont marqué l\u2019histoire.Durant des années, Jake La- Motta a refusé de se compromettre avec les truands, même si cela lui a coûté des occasions de briller.Puis il cède au moins une fois, perdant volontairement un match en 1947 pour des paris truqués.Il écope d\u2019une suspension de plusieurs mois.Titre mondial en 1949 Deux ans plus tard, il connaît au contraire la gloire : il rem- por te le titre mondial des moyens en battant le Français Marcel Cerdan à Detroit.Cette rencontre du 16 juin 1949 est généralement considérée comme méritant de figurer parmi les «combats du siècle».Sans le Français, décédé un peu plus tard, c\u2019est face à Robinson que LaMotta livre des duels homériques, comme celui du 14 février 1951 à Chicago où il monte sur le ring après avoir ingurgité quelques gorgées de brandy pour se doper en courage.LaMotta termine vaincu dans les cordes, le visage en bouillie, mais sans aller au sol.La lutte sera baptisée le «massacre de la Saint-Valentin».Sa vie personnelle comportera les mêmes accès de rage et de passion, de grandeur et de pathétique.Patron de discothèque, il sera envoyé en prison après l\u2019arrestation d\u2019une prostituée mineure dans son établissement.Détenu à l\u2019isolement, il se brisera les phalanges contre le mur de sa cellule.Il relatera sa vie agitée dans ses mémoires baptisés Raging Bull.Une vie également immortalisée en 1980 sur grand écran.En jouant Jake La- Motta, Rober t de Niro avait remporté à Hollywood l\u2019Oscar du meilleur acteur.Agence France-Presse BOXE Décès du légendaire Jake LaMotta A N N A B E L L E C A I L L O U L es conditions météorologiques exceptionnellement chaudes prévues pour la fin de semaine poussent les organisateurs du marathon de Montréal à annuler l\u2019épreuve principale de dimanche, une première en 27 ans.L\u2019équipe du Marathon Oasis Rock \u2019n\u2019 Roll de Montréal, conjointement avec les fonctionnaires de la Ville et les responsables médicaux, ont estimé que les températures ne permettraient pas « d\u2019assurer une expérience de course sécuritaire pour la distance de 42,2 km ».«On ne peut pas se permettre d\u2019un point de vue sécuritaire d\u2019avoir des coureurs qui vont courir 4, 5 ou 6 heures sous une chaleur qui va approcher 35 degrés en ressenti avec l\u2019humidité », explique une porte- parole de l\u2019événement, Vanessa Lyssan.Le demi-marathon, d\u2019une distance de 21,1 km, aura par contre bel et bien lieu.Les coureurs par tiront toutefois une heure plus tôt, à 7 h 30 au lieu de 8 h 30, et l \u2019épreuve sera limitée à une durée de 3 heures, au lieu des 6 heures initialement prévues.Environ 5000 coureurs étaient inscrits à l\u2019épreuve de 42,2 km, endeuillée en 2015 par le décès d\u2019une jeune femme et l \u2019hospitalisation d\u2019une dizaine de personnes en raison de la chaleur.Si de nombreux coureurs risquent d\u2019être déçus, la décision est jugée « sécuritaire » par la Dre Anique Ducharme de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal.À ses yeux, les risques de malaise visent surtout les amateurs qui doivent s\u2019acclimater en peu de temps à la chaleur et à l\u2019humidité de la journée.Les professionnels n\u2019en sont pas à l\u2019abri pour autant, selon elle.« On a eu un été frais et sec, les conditions d\u2019entraînement étaient très dif férentes de ce qu\u2019on va avoir dimanche.» Selon les prévisions d\u2019Environnement Canada, le thermomètre devrait monter à 28 degrés Celsius dimanche ; or des pays aux températures plus élevées n\u2019annulent pas leur marathon pour autant.« Il existe des normes pour les marathons, ça a été relevé à 30 degrés il y a une dizaine d\u2019années, mais c\u2019est plus ou moins respecté dans le monde, note Dre Ducharme.Surtout, elles sont basées sur la tolérance des jeunes recrues militaires, donc elles ne reflètent pas le profil des coureurs.» Transfert d\u2019inscription ou remboursement Les personnes inscrites au marathon pourront, si elles le souhaitent, participer au demi- marathon.La dif férence de prix de l\u2019inscription entre les deux épreuves ne sera par contre pas remboursée.Les coureurs pourront sinon demander « de transférer leur inscription à n\u2019impor te quelle autre course de la Série des marathons Rock \u2019n\u2019 Roll, y compris celle de Montréal en 2018, ou de recevoir un remboursement intégral », ont précisé les organisateurs.L\u2019épreuve du 10 km sera, elle, maintenue à 8 h 45 dimanche, mais limitée à une durée de 2 h 15.Aucun changement de programme n\u2019est annoncé pour l\u2019épreuve de 5 km et le P\u2019tit Marathon de 1 km Tel-jeunes, samedi matin.En tout, 30 000 athlètes doivent participer à des épreuves allant du kilomètre au semi- marathon ce week-end.Le Devoir L\u2019épreuve de 42 km du marathon de Montréal est annulée L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 LE MONDE B 5 Syrie : la « fin » du groupe État islamique à Raqqa est proche Beyrouth \u2014 Les forces antidjihadistes soutenues par Washington ont affirmé mercredi que la bataille de Raqqa touchait «à sa fin», alors qu\u2019elles contrôlent désormais 90 % du grand bastion syrien du groupe État islamique (EI), selon une ONG.Assiégés depuis près de trois mois dans cette ville du nord de la Syrie, les dji- hadistes semblent dans l\u2019incapacité de résister aux frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.Selon Rami Ab- del Rahmane, directeur de l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019Homme (OSDH), « les djiha- distes ont perdu tous les quartiers dans le nord de Raqqa et sont confinés dans le centre-ville ».L\u2019avancée des Forces démocratiques syriennes dans les 10 % de la ville encore aux mains du groupe EI pourrait être délicate, en raison «des centaines, si ce n\u2019est des milliers de mines» posées par les djihadistes, a-t-il toutefois prévenu.Agence France-Presse C É C I L E F E U I L L A T R E F R A N C E S C O F O N T E M A G G I aux Nations unies L\u2019 Iran refuse de renégocier l\u2019accord nucléaire de 2015 et réagira avec « détermination » si Donald Trump, qualifié de « voyou », devait le dénoncer, a prévenu mercredi le président iranien, Hassan Ro- hani, devant l\u2019ONU, au lendemain d\u2019un discours virulent du président américain.« Nous n\u2019avons trompé personne » dans l\u2019application de l\u2019accord, mais Téhéran « réagira avec détermination » à toute violation du texte, a ajouté M.Rohani.Alors que les États-Unis menacent de plus en plus de dénoncer l\u2019accord, il a jugé qu\u2019il « serait dommage » qu\u2019il « soit détruit par de nouveaux voyous en politique internationale».Mardi, le président américain a attaqué l\u2019Iran en le qualifiant d\u2019«État voyou» et de «dictature corrompue», à la même tribune de l\u2019Assemblée générale des Nations unies.Mercredi, le président iranien s\u2019est fait le chantre de la « modération» et de la «démocratie».Le bras de fer était au menu mercredi soir d\u2019une réunion tendue à l\u2019ONU des pays signataires du texte historique.Le secrétaire d\u2019État américain, Rex Tillerson, et son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, se sont retrouvés pour la première fois depuis le changement du gouvernement américaine en janvier.Aucun des participants n\u2019a répondu aux questions des journalistes lorsqu\u2019ils ont pris place autour d\u2019une grande table en fer à cheval.Au cœur de la crise, l\u2019accord s igné par Téhéran e t l es grandes puissances \u2014 dont les États-Unis \u2014, que Donald Trump voue aux gémonies.Le président américain doit « certifier » d\u2019ici mi-octobre auprès du Congrès que Téhéran respecte bien ses engagements, censés garantir la nature exclusivement pacifique de son programme nucléaire.Une non-cer tification ouvrirait la voie à une réimposition de sanctions déjà levées, casus belli pour Téhéran.Et équivaudrait selon certains diplomates européens à « une mor t politique» du pacte bâti sur leur levée progressive en échange de l\u2019engagement iranien de ne pas se doter de l\u2019arme atomique.Inquiétudes Trump a assuré mercredi avoir déjà pris sa décision, mais sans la dévoiler.«Ce qui est clair, c\u2019est qu\u2019il n\u2019est pas heureux avec cet accord », a expliqué l\u2019ambassadrice américaine à l\u2019ONU, Nikki Haley, sur la chaîne de télévision CBS.L\u2019éventualité d\u2019une dénonciation inquiète les autres signataires : France, Grande-Bre- tagne, Russie, Chine et Allemagne.«Nous exhortons sans cesse les États-Unis à ne pas le déchirer.Je dois dire que les chances sont peut-être de 50/50», a dit le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, au journal Guardian.L\u2019accord «est un exemple de la façon de résoudre une crise internationale à travers la politique et la diplomatie », a insisté pour sa part la diplomatie chinoise.Hormis le soutien d\u2019Israël, les États-Unis sont isolés, d\u2019autant que l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique, chargée de vérifier le respect des engagements des Iraniens, a sans cesse validé leur attitude depuis la conclusion de l\u2019accord en juillet 2015.« L\u2019accord appar tient à la communauté internationale, et pas à un ou deux pays », a fait valoir Hassan Rohani, reprenant presque mot pour mot une formule de la chef de la diplomatie européenne, Federica Moghe- rini.Pour tenter de le sauver, des tractations semblent en cours en coulisses pour apporter des «compléments» à ce qui a été acté en 2015.Les États-Unis ne resteront dans l\u2019accord que si des «changements» sont «introduits», car le texte «doit vraiment être re- visité», a prévenu Rex Tillerson.Agence France-Presse À l\u2019ONU, Rohani met en garde le « voyou » Trump Téhéran « réagira avec détermination » à toute violation de l\u2019accord sur le nucléaire Ont lieu dimanche des élections générales en Allemagne où les sondages prédisent un quatrième mandat à la chancelière Angela Mer- kel, au pouvoir depuis 2005.Dans le premier d\u2019une série de textes, notre correspondant Christian Rioux se penche sur l\u2019impact politique de la crise des migrants.C H R I S T I A N R I O U X à Berlin C e jour-là, une cellule de crise s\u2019était réunie au ministère de l\u2019Intérieur à Berlin juste en face de la chancellerie, de l\u2019autre côté de la Spree.Une vingtaine de personnes, parmi les plus hauts responsables de l\u2019État, devaient décider des actions urgentes à prendre devant l\u2019afflux de migrants qui traversaient par milliers la frontière avec l\u2019Autriche.Le ministre de l\u2019Intérieur, Thomas de Maizière, faisait l\u2019aller-retour entre ses fonctionnaires et les appels à Angela Merkel.Chaque fois, il revenait dans la salle de réunion avec le même air dépité : il n\u2019y avait toujours pas de décision ! En ce 12 septembre 2015, la décision ne viendra jamais.«Ce jour-là, Angela Merkel n\u2019a jamais décidé de fermer les frontières comme prévu.Mais elle n\u2019a jamais décidé non plus de les ouvrir pour des raisons humanitaires.La décision n\u2019a tout simplement pas été prise.On n\u2019a tout simplement rien fait.» Pour arriver à cette conclusion, qui décoiffe à la fois ceux qui sanctifient la chancelière pour sa générosité à l\u2019égard des migrants et ceux qui la démonisent pour les avoir laissés passer, le journaliste Robin Alexander a enquêté pendant six mois.Ce correspondant qui suit Angela Merkel depuis huit ans pour le grand hebdomadaire Die Zeit a interviewé des dizaines de personnes et reconstitué minutieusement la séquence de ces quelques semaines pendant lesquelles l\u2019Allemagne a accueilli plus d\u2019un million de migrants.Le succès du livre (Die Getriebenen, que l\u2019on pourrait traduire par «L\u2019engrenage ») contraste avec le silence des principaux candidats de cette campagne sur cet épisode pourtant au cœur du dernier mandat.L\u2019ouvrage s\u2019est écoulé à 80 000 exemplaires en deux semaines et se trouve toujours dans la liste des best-sellers.« J\u2019ai voulu reconstituer un événement qui semblait totalement incompréhensible pour nous qui suivions pourtant la chancelière depuis des années, dit Alexander.Jamais Angela Merkel ne s\u2019était intéressée aux réfugiés avant ce moment.Elle n\u2019avait jamais visité un seul refuge de migrants.Personne n\u2019y comprenait rien.Certains me demandaient même si elle était folle.» L\u2019ombre du petit Aylan Robin Alexander montre que, dès les premiers jours de septembre 2015, tout était en place pour fermer les frontières.Le ministère de l\u2019Intérieur s\u2019y était minutieusement préparé.Or, que s\u2019était-il passé entre-temps?Le 2 septembre, la photo du petit Aylan mort sur une plage de la Turquie a fait le tour du monde.Quelques jours plus tôt, 70 migrants avaient été retrouvés morts dans un camion réfrigéré en Autriche alors même qu\u2019Angela Merkel était à Vienne pour tenter de trouver une solution européenne à la crise.En même temps, explique Alexander, « la chancelière, qui n\u2019oublie jamais les sondages, qu\u2019elle commande d\u2019ailleurs par dizaines, constate que les Allemands sont très sensibles à ces migrants et qu\u2019ils supporteraient mal l\u2019image d\u2019une Allemagne qui leur fermerait ses portes».Angela Merkel, qui est un animal politique à sang froid, aurait donc laissé faire et suivi l\u2019inclinaison du moment.C\u2019est alors qu\u2019elle se rend pour la première fois dans un refuge qui accueille des migrants.Les premiers jours, les choses se passent plutôt bien.Dans les gares, les Allemands chantent en anglais: «Say it loud and clear, refugees are welcome here!» (Disons-le fort et clairement, les réfugiés sont les bienvenus ici!) «Sauf qu\u2019à un certain moment, on ne contrôlait plus rien, dit Alexander.Le ministre social-démocrate Sigmar Gabriel déclara que le pays avait atteint ses limites.Pour les premiers 100 000 migrants, c\u2019était normal de les accueillir.Mais, accueillir un million de personnes en si peu de temps, c\u2019était complètement fou et, disons-le, irresponsable.Les migrants entraient sans même s\u2019inscrire et bon nombre sont disparus dans la nature.» L\u2019enquête de Robin Alexander pose de nombreuses questions sur le rôle des médias et le poids des images.Mais aussi sur les conséquences de ce «non-choix».Alexander rappelle que, quelque temps plus tard, le gouvernement polonais a perdu les élections au profit d\u2019une droite dure malgré un bilan économique plutôt enviable.Cela ne serait peut-être pas arrivé si les Européens de l\u2019Est n\u2019avaient pas eu le sentiment qu\u2019on ne contrôlait plus rien.Ensuite, sans le moindre préavis, Angela Merkel va remettre en question la règle de Dublin qui veut qu\u2019un demandeur d\u2019asile doive faire sa demande dans le premier pays qu\u2019il atteint.«Elle avait pourtant toujours défendu cette règle comme la prunelle de ses yeux», dit Alexander.Enfin, la chancelière fait volte-face et tente en vain d\u2019imposer une répartition des migrants par quotas à une Europe qui n\u2019en veut pas.«Évidemment que ça n\u2019a pas marché ! On n\u2019arrive pas comme ça dans l\u2019Union européenne pour imposer son diktat.Par ces revirements, Merkel s\u2019est mis à dos l\u2019Europe de l\u2019Est.C\u2019était facile à prévoir.» Un débat éclipsé Six mois plus tard, l\u2019Allemagne sera évidemment obligée de refermer ses frontières.Elle suspendra même le regroupement familial pour une partie des migrants et tentera d\u2019expulser un grand nombre de ceux à qui le statut de réfugié a été refusé.Cela s\u2019explique aussi par le revirement de l\u2019opinion publique, selon Alexander.« Merkel vend aux Allemands ce qu\u2019ils veulent.La voilà, dans cette campagne, qui affirme que ce qu\u2019elle a fait à l\u2019automne 2015 a été extraordinaire.Pourquoi alors promet-elle que ça ne se reproduira jamais plus?» Parmi les 75 pages du programme électoral de la CDU, il faut attendre la page 53 pour voir apparaître le mot « réfugié ».Le journaliste constate que, même si le sujet est aujourd\u2019hui passé au second plan \u2014 grâce notamment au silence de la CSU, l\u2019allié bavarois de Merkel \u2014, le résultat le plus tangible de cet épisode risque d\u2019être l\u2019entrée au Bundestag, pour la première fois depuis 1945, d\u2019un parti d\u2019extrême droite.Si l\u2019on en croit les sondages, Alternativ fur Deutschland (AFD) pourrait même devenir dimanche la troisième force politique du pays.« C\u2019est le prix que nous risquons de payer, conclut Alexander.En ouvrant les frontières, les Allemands ont essayé de se débarrasser de leur passé, dit-il.Ils n\u2019ont pas voulu af fronter cette image d\u2019eux-mêmes.Mais les choses ne sont malheureusement jamais aussi simples\u2026» Le Devoir ÉLECTIONS ALLEMANDES Le jour où Angela Merkel a perdu le contrôle À l\u2019aube de la réélection probable dimanche de la chancelière allemande, un journaliste berlinois revient sur la manière dont elle s\u2019est sortie de la crise des migrants AGENCE FRANCE-PRESSE Angela Merkel lors d\u2019une visite d\u2019un camp de réfugiés à la frontière turco-syrienne, en avril 2016 Un traité bannissant l\u2019arme nucléaire Une cinquantaine de pays, Brésil en tête, ont lancé mercredi à l\u2019ONU la signature d\u2019un traité bannissant l\u2019arme atomique, malgré le boycottage des puissances nucléaires qui invoquent la menace nord-coréenne pour dénoncer la naïveté du texte.Le traité, élaboré en quelques mois, a été adopté en juillet par 122 pays.Il entrera en vigueur dès qu\u2019il aura été ratifié par 50 d\u2019entre eux, ce qui pourrait prendre des mois.Même s\u2019il n\u2019aura aucun impact sur les quelque 15 000 têtes nucléaires actuellement stockées dans le monde, le traité marque «une étape importante vers l\u2019objectif universel d\u2019un monde sans armes nucléaires », a jugé le secrétaire général de l\u2019ONU, António Guterres.L\u2019une des principales motivations des artisans de ce texte est d\u2019accentuer la pression sur les grandes puissances pour qu\u2019elles reprennent les négociations sur le désarmement, en panne depuis des années.En cas de doute, considérer les jeunes migrants comme mineurs Strasbourg \u2014 Les jeunes migrants ne doivent pas être soumis contre leur gré à des examens médicaux visant à déterminer leur âge et doivent, en cas de doute, être considérés comme des mineurs, plaide le Conseil de l\u2019Europe dans un rapport publié mercredi.Examens dentaires, radiographies ou tests de «maturité sexuelle» : le recours «à des examens médicaux intrusifs» devrait être «réduit au minimum et doit rester une mesure intervenant en dernier ressort», affirme le Comité ad hoc pour les droits de l\u2019enfant de l\u2019organisation paneuropéenne.Les auteurs du rapport ont examiné comment les États membres du Conseil de l\u2019Europe procèdent pour évaluer l\u2019âge des jeunes migrants, lorsque ceux-ci sont dépourvus de papier d\u2019identité.«Faute de preuves qu\u2019une personne est un adulte, le principe général de présomption de minorité impose de considérer cette personne comme un enfant», souligne le rapport.Or, sur les 37 États européens ayant répondu aux enquêteurs du comité (pour 47 États membres), seuls 26 ont indiqué qu\u2019ils appliquaient un tel principe.Agence France-Presse Temer vers la Cour suprême Brasília \u2014 La Cour suprême du Brésil a franchi mercredi une étape vers l\u2019ouverture d\u2019un procès contre le président Michel Temer en rejetant un appel de ses avocats pour bloquer la procédure, qui a toutefois peu de chances d\u2019aboutir.Le vote de 6 juges sur 11 permet de soumettre la demande de mise en examen du chef de l\u2019État à la Chambre des députés.Il s\u2019agit d\u2019un nouveau revers pour M.Temer, 76 ans, qui a multiplié les recours pour tenter de freiner une procédure qui pourrait lui coûter son mandat.Si les deux tiers des parlementaires estiment cette demande recevable, le président sera alors écarté du pouvoir pour six mois, le temps d\u2019être jugé.Cela est néanmoins considéré comme peu probable.Agence France-Presse Kenya : la Cour suprême se dit inquiète Nairobi \u2014 La Cour suprême du Kenya a blâmé mercredi la Commission électorale pour sa gestion de l\u2019élection présidentielle invalidée du 8 août, lui reprochant d\u2019avoir proclamé les résultats sur la base de documents parfois «douteux» et de ne pas avoir permis l\u2019accès à ses serveurs informatiques.Les conclusions des juges, qui ont explicité mercredi leur décision prise le 1er septembre d\u2019invalider la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta \u2014 une première en Afrique \u2014, renforcent les doutes sur la capacité de la Commission électorale (IEBC) à organiser en peu de temps le nouveau scrutin, prévu le 17 octobre.La vice-présidente de la Cour suprême, Philomena Mwilu, a parlé de «révélations perturbantes, voire saisissantes», en ce qui concerne la manière dont l\u2019IEBC a mené les élections, contestées en justice par l\u2019opposition.Agence France-Presse P H I L I P P E R E N A U D L\u2019 opération n\u2019a pas tout à fait l\u2019ampleur qu\u2019elle avait prise l\u2019an dernier, mais le retour de la RedBull Music Academy à Montréal est néanmoins remarquable.Jusqu\u2019à dimanche, une dizaine de jeunes musiciens \u2014 parmi lesquels l\u2019auteure-compositrice- interprète et productrice house montréalaise Pascale Project \u2014 seront pris en charge par l\u2019Académie le temps d\u2019un Bass Camp, troisième du nom à se tenir ici.Formations, rencontres avec créateurs établis, accès aux studios d\u2019enregistrement aménagés spécialement pour le «camp de basses » au Centre Phi et, pour le public, quatre soirées thématiques autour des musiques électroniques et hip-hop.«Ça, c\u2019est l\u2019un des meilleurs compliments que l\u2019on peut me faire», s\u2019emballe Pascale Project, attrapée en coup de vent quelques heures avant de se rendre à l\u2019hôtel où l\u2019Académie la logera cette fin de semaine.«C\u2019est celui aussi qu\u2019on me fait le plus souvent.Les gens qui me connaissent et me voient jouer en spectacle me le disent : ta musique te représente tellement ! C\u2019est un beau compliment parce que ça veut dire que ta musique est sincère.Que ça sort naturellement, sans forcer.Je n\u2019essaie pas de faire quelque chose d\u2019autre que ce qui sor t de ma tête », ajoute-t-elle en ricanant.Toujours la même Pascale au téléphone, Pascale derrière les platines \u2014 elle a été DJ lors de la soirée Arbutus Records la semaine dernière, à POP Montréal \u2014, Pascale sur disque, même candeur, même pétillement.Batteuse de formation (elle a notamment joué dans l\u2019orchestre de Karneef), Pascale Mercier a d\u2019abord fait sa marque en duo avec le projet Mathématiques, avant de se lancer en solo.Un premier album de Pascale Project, Just Feel Good for a Moment, fait de manière autodidacte, paraît en 2015.En avril dernier, c\u2019est l\u2019inclassable étiquette américaine Noume- nal Loom qui lançait son succulent EP 7AM.Son évolution de l\u2019électro-pop dansante au house est frappante, mais l\u2019espièglerie qui s\u2019en dégage est intacte.De bons grooves qui font sourire, et danser, parce que « j\u2019aime danser, j\u2019aime faire le party.J\u2019ai envie de faire de la musique qui me ferait danser si je l\u2019entendais dans une fête».Ses grooves ont quelque chose d\u2019instantanément familier, rappelant quelque part la pop dansante de New Order, l\u2019expressif house new-yorkais et le deep house des années 1990 par le clinquant de ses percussions, son amour des mélodies sucrées et la couleur de ses synthétiseurs.Or, les étiquettes et les comparaisons, Pascale s\u2019en balance pas mal \u2014 s\u2019il fallait en mettre une à sa musique, il faudrait l\u2019appeler « lo-fi house», micro- genre très tendance qui change de nom à peu près chaque année (outsider house ?blog house ?).« Ces genres-là, je ne tiens pas tellement à m\u2019y coller, laisse-t-elle échapper.C\u2019est une mode, ces genres vont se faire oublier tellement rapidement\u2026» Sortir en groupe Du Bass Camp, elle espère simplement repartir avec de nouvelles idées trouvées au contact de ses collègues.« Je suis tellement habituée de travailler en solo, tout le processus de création et d\u2019enregistrement, je fais toujours ça seule.Je crois que le camp sera une bonne occasion de pouvoir travailler en groupe, de composer avec d\u2019autres ar tistes, sur tout de voir comment ils travaillent, pour développer des trucs.Quatre ou cinq jours, ce n\u2019est pas très long, mais ce sera motivant.» Six autres musiciens issus de Montréal ont également été invités à prendre par t à ce Bass Camp : Ouri, Valeda, Jesse Futerman, Mind Bath, Ouri, le rappeur CJ Flemming et Gene Tellem.Du hip-hop au techno, en passant par la chanson électro expérimentale, plusieurs univers musicaux entreront en collision au Centre Phi.Le public, lui, est convié dès ce jeudi soir à l\u2019événement Temple damné, présenté comme «une exploration de la musique extrême, passant de la musique noise, drone et techno industrielle au métal underground» mettant en vedette le projet drone local Nadja, l\u2019expérimen- taliste TRNSGNDR/VHS de Baltimore et le vétéran duo électronique/industriel canadien Orphx.Vendredi soir, le collectif local Moonshine dresse le menu d\u2019une soirée des plus alléchantes, avec le vétéran rappeur new-yorkais Le1f, l\u2019excellent DJ Marfox originaire de Lisbonne et Pierre Kwenders.Samedi, le centre de diffusion Never Apart sera l\u2019hôte d\u2019un marathon techno de 13 heures, mais c\u2019est dans le calme que se terminera cette fin de semaine de la RedBull Music Academy, avec une prestation du chanteur néo-r & b to- rontois Rhye au National.Collaborateur Le Devoir Pascale Project dans l\u2019avenir La RedBull Music Academy est de retour à Montréal et plusieurs talents de demain participent au « Bass Camp » L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 C U L T U R E B 6 FATINE-VIOLETTE SABIRI Les étiquettes et les comparaisons, Pascale s\u2019en balance pas mal.Y V E S B E R N A R D D epuis son triomphe aux Syli d\u2019or en 2014, Okto- pus ne cesse de progresser et, trois ans après la parution de Lever l\u2019encre , un disque de klezmer ni complètement traditionnel ni dans l\u2019avant-garde new-yorkaise, l\u2019octuor mont- réalais s\u2019amène ce jeudi au Lion d\u2019Or pour lancer Hapax, le nouvel opus qui poursuit dans ce sens, mais en allant plus loin.Ici, Brahms, Prokofiev, Jorane, Karen Young et même Félix sont invités au bal des klezmorim, ces musiciens qui avaient tout intégré de l\u2019Europe de l\u2019Est.Le leader Gabriel Paquin- Buki commente la démarche : «\u201cHapax\u201d désigne quelque chose qui a seulement une occurrence dans l\u2019histoire, et on pense que le disque est quelque chose qui ne s\u2019est pas encore fait au Québec.Quand on fait de la musique traditionnelle, c\u2019est toujours un processus de trouver comment interpréter ces musiques-là dans l\u2019actualité.Au milieu de tout ce bassin de l\u2019Europe de l\u2019Est duquel on s\u2019inspire, on a l\u2019impression d\u2019offrir un album qui représente bien comment cette musique peut être jouée ici en Amérique, qui retrace cette américanisation de la musique klezmer et aussi comment on a pu l\u2019implanter au Québec.» Si le fond du disque Hapax est effectivement klezmer avec ses airs de danses enflammées, la manière de faire est propre à Oktopus, la façon de choisir le répertoire, de le mettre en son.Quitte à défaire une mélodie, même si son titre est maintenu.Des détails?La danse hongroise no 5 de Brahms est klezméri- sée, sample à l\u2019appui, mais aussi interprété avec de la darbouka.Jorane, qui est jumelée à Prokofiev, caresse la musique comme sur un air de berceuse dans son langage inventé.Dans Fun Tashlikh , Karen Young squatte et s\u2019harmonise superbement, alors que Le p\u2019tit bonheur est littéralement transposé.Une pièce traditionnelle grecque est aussi adaptée au rythme d\u2019un désert imaginaire, et çà et là on perçoit des influences de jazz et de musiques contemporaines qui sont délicatement développées.En plus des ambiances conférées par le réalisateur François Lalonde : « Il a aidé à donner une ligne directrice, fait valoir Gabiel.On est huit et tout le monde a des idées.Le répertoire est tellement varié que ça prenait quelqu\u2019un comme lui pour ramener tout ça.» Il a ajouté des percussions et créé par exemple, sur Le rêve d\u2019Anne Frank, une zone sonore diffuse qui renforce le thème.Sinon, Oktopus est bel et bien un groupe de danse, et un bon, fidèle à l\u2019esprit des célébrations des klezmorim.Au Lion d\u2019Or, il livrera presque toutes les pièces de Hapax et Karen Young sera de la fête pour interpréter la sienne.Puis, l\u2019octuor s\u2019arrêtera, à la recherche de nouveaux répertoires.Collaborateur Le Devoir HAPAX Oktopus indépendant oktopus.ca Au Lion d\u2019Or, ce jeudi à 19h Le klezmer métissé d\u2019Oktopus PEDRO RUIZ LE DEVOIR Oktopus est bel et bien un groupe de danse, fidèle à l\u2019esprit des célébrations des klezmorim.C A R O L I N E M O N T P E T I T L es Québécois aiment leurs films et vont les voir en salle.C\u2019est ce que dévoilent les dernières données sur la fréquentation estivale des salles de cinéma au Québec, compilées par CINEAC.Selon ces données, retransmises par la Corporation des salles de cinéma du Québec (CSCQ), le cinéma québécois atteignait cet été un box-office de 12,5 millions de dollars.Cela représente des par ts de marché de 17,9 %, un saut de plus de 13 % par rapport à l\u2019été dernier.Éric Bouchard, président de la CSCQ et propriétaire du cinéma Saint-Eustache, attribue ce succès entre autres à celui des films De père en flic 2 et Bon Cop Bad Cop 2.« Toute l\u2019industrie est heureuse de constater que les Québécois se sont déplacés en grand nombre pour aller voir De père en flic 2 ou encore Bon Cop Bad Cop 2.Cette performance a eu un impact très positif sur la fréquentation des salles de cinéma », dit-il.Ces deux suites de films québécois se sont en effet retrouvées en première et en deuxième position du palmarès, devant des blockbusters américains comme Les gardiens de la galaxie vol.2, Détestable moi 3, Pirates des Caraïbes, les mor ts ne racontent pas d\u2019histoires, Spiderman \u2013 les retrouvailles, et Dunkerque, pour ne nommer que ceux-là.Les Films Séville sont pour leur par t ravis de constater que la part du marché du cinéma québécois est en hausse alors que le marché américain a connu une baisse significative de revenus cet été.Le président des Films Séville, Patrick Roy, relève pour sa part que « les créateurs et les équipes de production de ces deux œuvres souhaitaient rejoindre un large public, et c\u2019est avec cet objectif que nous avons créé des campagnes de mise en marché innovatrices et marquantes ».Les films créés « avec le désir de plaire et de divertir » attirent le public québécois en salle, dit-il, « plutôt que des films qui ont des budgets beaucoup plus considérables que les nôtres ».Selon lui, le phénomène des suites est à exploiter avec équilibre, en s\u2019assurant qu\u2019elles sont « meilleures que le film original ».Selon lui, ces films agissent comme des locomotives pour toute l\u2019industrie, puisqu\u2019on profite de leur projection pour annoncer d\u2019autres films québécois, dont Pieds nus dans l\u2019aube, de Francis Leclerc, ou Les af famés, de Robin Aubert, attendus cet automne.Le Devoir L\u2019été a été bon pour le cinéma québécois L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal District 31 Infoman Les dieux de la danse Enquête Le Téléjournal Sports express /23h05 Marina Orsini TVA TVA nouvelles Le Tricheur Histoires J.E.F.Bellefeuille Partie 2 de 2 Esprits criminels Partie 2 de 2 TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 KICK-ASS 2 (V.F.) TQ Cochon dingue 100% Animal Génial! McSween Les ultras Dans les médias Homeland / Un coupable idéal Le national d'impro Génial! V Souper parfait Guerre clans Intemporel / Baptême du temps Intemporel Chicago Police En mode 22h50 Clans 23h20 NVL Infopublicité ICI RDI RDI économie / Spéciale culture 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 Journaux Journaux / Paris (France) Journaux Journaux Journaux / Sydney (Australie) Journaux Journaux D Scénarios de fin du monde Défi moto à Phoenix / Respect Docu-D / Sauvé par mon poids La véritable histoire de.Docu-D / Les moustiques Billy Situation VIE La belle gang Sous-sol! En famille Vie de tournée / Véronic DiCaire Famille recherchée La belle gang The Affair (v.f.) Six pieds MAX Bones / La secte rouge Le mentaliste Chicago Med Younger Amour X-Files: Aux frontières du réel Bones / La secte rouge Le mentaliste VRAK Sans lendemain / Show devant Veronica Mars Riverdale (v.f.) / Autre PL>Y Rencontrée Smallville Code F.Med Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Devils du New Jersey c.Canadiens de Montréal - Pré-saison (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadiens express / N.J./Mtl.Canadien HISTORIA Armes qui ont changé Bing Bang De père en fils Fous bolides Fous bolides Truck non stop Truck non stop Les moteurs Voitures de Les montagnards Britanniques ICI ARTV Les belles histoires / Le miracle Bobby McFerrin Esprit critique The White Queen / La guerre pour toute réponse LA CARTE DES ÉTOILES (2014) Julianne Moore.EXPLORA Chroniques du zoo de Londres Le refuge de l'espoir Océania Un film, histoire / James Bond Au coeur des machines Mars / Croisée des chemins 14-18 guerre SÉRIES+ Les mystères de Laura Béliveau / L'engagement Scandale Madame la Secrétaire d'État Bull (v.f.) / Callisto Bones / Le passé a un prix Code Black Z BattleBots: Combats de robots Seuls et tout nus XL Robot Wars Maripier! Rapide et mill Les hors-la-loi du volant Lizard Lick Malades LA MOISSON C.SAVOIR Millenium Sociologie Carte de visite Face à Face Voir autrement 21h20 Métiers Fièvre politique 22h20 Table Planète Terre Reportage Géo 23h50 L'ONU René Lévesque ÉVASION OuiSurf / Afrique du Sud 2 Croisières de rêve Soleil tout inclus / Samana Un Québécois à Paris 360@ / États-Unis Vacances de Bruno Vu sur terre TFO Amélie Top!/ Top! Flip Motel Monstre Lightning Point TFO Création NUIT NOIRE, 17 OCTOBRE 1961 (2005) Jean-Michel Portal.TFO Création Citoyen monde Lightning Point Cinépop 17h20 CROSSROADS (1986) QUI EST GILBERT GRAPE?(1993) Johnny Depp.LES GARÇONS NE PLEURENT PAS (1999) Hilary Swank.Moi, Evel Knievel SÉcran 16h55 TRIPLE 9 (2016) 18h55 ALLIÉS (2016) avec Marion Cotillard, Brad Pitt.DÉNI (2016) avec Tom Wilkinson, Timothy Spall, Rachel Weisz.22h55 RESTAURER LA VÉRITÉ: CADRE PAR.Planète Grand chef Véto & Co Les nouveaux explorateurs La Chine Antique Bernard Madoff Faits divers le mag Les gens du fleuve Partie 1 de 2 Chron.félines MATV Urban Nations Street Speaks Culture zone Billboard CityLife UrbArt Place des Arts Culture zone Billboard CityLife Culture zone CBC CBCNews On the Money Still Standing Coronation St.Dragons' Den Schitt's Creek Mr.D CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal Gotham / Pax Penguina The Big Bang The Big Bang The Big Bang The Big Bang Zoo / The Barrier CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Salvation MacGyver / Cigar Cutter Hawaii Five-0 Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy / Ring of Fire Scandal / Transfer of Power Get Away With Murder / Wes News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight The Big Bang Mom The Big Bang Mom Zoo / The Barrier Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Wheel Fortune American Ninja Warrior / Las Vegas Season Finale Chicago Fire / My Miracle NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Science Qulture The Vietnam War Peace Has No Borders The Vietnam War Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour The Vietnam War The Vietnam War World News Charlie Rose UNIS Pense vite! Devenir adulte Chez nous 2050 Ma vie made in Canada Nos étés L'espionne de Tanger Vu intérieur Sel et Diesel Les chroniques HBO 18h15 Risky Drinking 19h40 Suited Quarry 21h50 Quarry 22h45 Portal The Deuce / Show and Prove Funny as Hell AddikTV Haven / Alchimie Les héros: Le retour Il était une fois Rançon / L'ennemi intérieur Mr.Robot / b0mb3_10giqu3.hc L'enlèvement / Braquage Nation Z TVA Sports Le TVA sports Spéciale PNH LMB Baseball / Cubs de Chicago c.Brewers de Milwaukee (D) Spéciale PNH Icônes du sport 09/21 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir PLANÈTE FRANCO Cette programmation spéciale de 25 heures diffusée sur toutes les chaînes de TV5 Monde propose une variété d\u2019émissions en direct de 23 villes dans le monde, dans le sens contraire de la rotation terrestre, de Paris à Kinshasa.Le tour du monde de la francophonie, TV5, dès 7h L\u2019HISTOIRE D\u2019UNE CHUTE Cette nouvelle série canadienne en six épisodes (dont on pourra voir la version française à Radio- Canada en novembre) romance les dernières années du mafieux Vito Rizzuto et la chute de sa «famille», pourtant si influente au sein du milieu interlope pendant une vingtaine d\u2019années.Bad Blood, City TV, 20h LA MENACE DU SIÈCLE Ce documentaire sur ces satanées bibittes qui tuent une personne sur deux depuis le début de l\u2019humanité n\u2019a rien pour rassurer ceux qui les craignent comme la peste, puisqu\u2019on y apprend que, les changements climatiques aidant, elles risquent d\u2019être encore plus dangereuses\u2026 Les moustiques, Canal D, 22h Amélie Gaudreau S A R A F A U T E U X R encontrées en plein travail de répétition, les comédiennes Marie-France Lambert et Macha Limonchik avouent chercher encore comment tracer le chemin qui sera le leur dans Je disparais, pièce complexe et éminemment théâtrale du Nor végien Arne L ygre.« Dès le début, on comprend qu\u2019il y a urgence, que [nos personnages] doivent partir.Mais on ne sait pas pourquoi elles par tent ni où elles vont », résume Marie-France Lambert.Là réside toute la force de cette pièce qui raconte «d\u2019abord l\u2019histoire d\u2019une femme, Moi », mais qui se déploie bientôt à travers le destin de deux femmes, la seconde baptisée Mon amie.«On passe les répétitions à chercher comment se faufiler entre les différents niveaux du texte», explique Limonchik.«J\u2019ai hâte de voir comment on va naviguer là- dedans, comment on va trouver notre liberté dans cette arène», renchérit Lambert.À la barre de cette aventure, la metteure en scène Catherine Vidal donne certaines clés.Elle connaît bien l\u2019écriture d\u2019Arne Lygre pour s\u2019y être frottée par deux fois dans le cadre des mises en lecture d\u2019écritures contemporaines étrangères que le Prospero propose depuis deux printemps avec Territoires de paroles.« Au début, Moi est seule et elle explique par petites bribes qu\u2019il y a une urgence.Une autre femme apparaît.On comprend qu\u2019elles doivent toutes deux partir, laisser la maison et la ville où elles ont toujours habité.Les valises sont prêtes », raconte Marie-France Lambert.Entre l\u2019intime et le politique Quand leur situation devient trop dif ficile, intolérable, les deux femmes se font d\u2019étranges scénarios, se projetant dans d\u2019autres vies que la leur, pires encore.Elles s\u2019imaginent par exemple sur une plage, regardant des gens fuir à la nage, se demandant si elles doivent également s\u2019élancer dans les eaux ou s\u2019il y aura demain des bateaux sur lesquels s\u2019embarquer.Macha Limonchik relève qu\u2019« il y a un discours sur l\u2019empathie qui est très présent [dans ce texte].On pose la question : est-ce qu\u2019on peut se mettre à la place de l\u2019autre ?Ça, c\u2019est un commentaire qui peut être politique, qui peut être de l\u2019intime et qui est aussi sur le travail de l\u2019acteur.Comme actrices, jusqu\u2019où on peut aller en se mettant à la place de l\u2019autre ?Est-ce que c\u2019est toujours une réinvention, une interprétation de ce que l\u2019autre ressent?» Traduite par Guillaume Cor- beil pour le Groupe de la Veillée, Je disparais sera joué dans un québécois neutre, que les acteurs se mettent en bouche de façon toute naturelle.Alors que, comme le souligne Ma- rie-France Lambert, « quand on fait des textes étrangers au Québec, ce sont souvent des traductions de l\u2019Arche ou de maisons françaises » qui prévalent, Vidal a choisi de commander une retraduction de la pièce en québécois.« Parce qu\u2019on parle notre langue, on est ici, à Montréal, tout à coup », souligne Macha Limonchik.En attendant d\u2019en voir le résultat sur le grand plateau du Prospero, ce choix apparaît judicieux puisqu\u2019il permet au Québec de s\u2019approprier pour de bon sa langue théâtrale en s\u2019emparant librement d\u2019un texte étranger.Traduire un texte en québécois, loin d\u2019équivaloir à le «joualiser», permet d\u2019user de la musicalité du québécois, de rendre avec précision les différents niveaux de langage des personnages et, bien sûr, de les ancrer plus près de nous.Malgré leur accent familier, les personnages imaginés par Lygre garderont une part insaisissable et énigmatique et leurs échanges conserveront ainsi une distance avec le langage courant.Bien qu\u2019 i ls soient donc davantage situés dans un non-lieu que dans une maison à Montréal, le fait qu\u2019ils parlent notre langue nous empêchera peut-être, comme nous le faisons bien trop souvent, de nous conforter dans l \u2019 idée que nous sommes à l\u2019abri, protégés par un océan des tumultes qui ébranlent actuellement le monde, et de vivre pleinement cette empathie que suscite la pièce.Collaboratrice Le Devoir JE DISPARAIS Texte: Arne Lygre.Mise en scène: Catherine Vidal.Une production du Groupe de la Veillée.Au Prospero du 26 septembre au 21 octobre.Disparaître dans la vie des autres Marie-France Lambert et Macha Limonchik se jettent dans une même arène PEDRO RUIZ LE DEVOIR Marie-France Lambert et Macha Limonchik s\u2019attaquent à la pièce Je disparais du Norvégien Arne Lygre.M A R I E F R A D E T T E D ans un monde d\u2019apparences et de clinquant où, en réalité, tout va de travers, le duo Blais et Boivin brassent les idées reçues, s\u2019amusent à semer la pagaille au sein de tout ce qui se tient politiquement bien droit.Joint simultanément par téléphone par Le Devoir, le tandem, visiblement complice, se relance, s\u2019écoute, discute et semble prédisposé à s\u2019amuser ferme.« Moi, quand j\u2019étais petit, ce que j\u2019aimais le plus, c\u2019étaient les histoires qui véhiculaient des valeurs un peu négatives.Comme dans la nouvelle toge de l\u2019empereur [Les habits neufs de l\u2019empereur, conte d\u2019Andersen], où ce sont les \u201ccrosseurs\u201d qui s\u2019en sor tent.J\u2019ai tout le temps aimé ces histoires-là », nous raconte Blais.Ce qui l\u2019attire plus particulièrement, ce sont surtout les personnages qui s\u2019assument, qui sont fiers et osent aller au bout d\u2019eux- mêmes malgré les vents contraires, malgré le fait qu\u2019ils ont conscience de leurs failles.C\u2019est justement ce qu\u2019on retrouve dans Le livre où la poule meur t à la fin, tout nouvel opus signé par François Blais et illustré par Valérie Boivin, dans lequel ils mettent en scène Catherine, une poule dépensière qui achète tout à crédit, notamment des gants alors qu\u2019elle n\u2019a pas de mains, des pneus alors qu\u2019elle n\u2019a pas de voiture.Surtout, aucun souci pour payer la facture, puisque comme cette poule est élevée pour sa chair, elle ira à l\u2019abattoir dans quelques jours.Aucun regret, sauf peut-être celui de ne pouvoir profiter des soldes sur les poitrines en vedette à la fin de la semaine.Surconsommation L\u2019irrévérence de l\u2019auteur, bien connu du côté adulte, sa dérision et sa propension à faire dif féremment, c\u2019est ce que Boivin voulait transposer dans le livre jeunesse.« François ne manque jamais de saveur.Il s\u2019adresse à l\u2019intelligence du lecteur.J\u2019aime son côté sombre, la qualité de son écriture.On ne sait jamais où il va nous amener avec son texte et j\u2019aime l\u2019idée qu\u2019on déjoue le lecteur, qu\u2019on le surprenne.» Au-delà du respect et de l\u2019admiration qu\u2019elle voue à l\u2019écriture de Blais, Boivin a été touchée par le sujet proposé.Très engagée écologique- ment, n\u2019ayant pas de voiture, habitant dans une cfoopérative d\u2019habitation, s\u2019adonnant au compost, elle se sentait concernée par le thème.« Ce qui me dérange, c\u2019est la surconsommation, que tout le monde conduise sa voiture sans se sentir concerné.Que tout le monde ait son cellulaire et trouve des prétextes pour le changer.» On apprendra aussi que François était végétalien au moment où i l a écrit cette histoire.« Oui, mais là j\u2019habite à Charrette, pis c\u2019est dur d\u2019être végan ici.» Mais l\u2019écriture de l\u2019album a peu à voir avec sa condition, dit-il, parce que le livre s\u2019adresse aux petits de cinq ans et qu\u2019il ne sait « même pas si à cet âge-là on le sait, que le poulet ça vient d\u2019une poule morte »\u2026 Éviter le moule Loin d\u2019eux, ainsi, l\u2019idée de moraliser, de faire la leçon avec ce texte.«C\u2019était pas pour être le Schtroumpf à lunettes, notre af faire ! La poule, c\u2019était plus un prétexte pour raconter quelque chose de drôle, nous lance Blais.C\u2019est comme ça dans mes romans aussi.Les personnages sont contents d\u2019être ce qu\u2019ils sont même s\u2019ils sont pleins de défauts.J\u2019aime l\u2019idée que Catherine reste la même malgré toutes les influences.Elle s\u2019assume jusqu\u2019au bout et ne se sent pas coupable.Elle est constante dans l\u2019erreur jusqu\u2019à ce qu\u2019elle se retrouve au IGA.C\u2019est le fun que le personnage meure.Elle n\u2019a rien appris, n\u2019a pas eu de rédemption.Elle n\u2019est pas retournée dans le droit chemin, elle est restée elle-même jusqu\u2019à la fin.J\u2019aime les personnages qui n\u2019évoluent pas de la première à la dernière page.» Pour Boivin, le fait que Blais n\u2019aille que rarement dans le livre jeunesse \u2014 il avoue d\u2019ailleurs ne jamais en lire, quoiqu\u2019il connaisse le travail d\u2019Élise Gravel \u2014, qu\u2019il soit déconnecté du milieu, a un effet sur le choix des thèmes qu\u2019il met en scène, sur son lâcher-prise et sa singularité.Sans l\u2019œil averti de son éditeur un peu «gossant», dit-il, le titre de l\u2019album aurait d\u2019ailleurs été «Poule de luxe».«Ça me semblait aller de soi, mais Renaud trouvait que c\u2019était pas convenable.» Quant à Boivin, elle adore tout ce qui se tient loin de la complaisance.«Des livres juste beaux, c\u2019est le fun, mais des livres dans lesquels les gens se bidonnent, sont satiriques, c\u2019est encore mieux.On n\u2019est bien sûr pas les seuls à être irrévérencieux, mais on se classe de ce côté-là.» Vers la gauche?demande-t-elle à François, qui répondra, sourire en coin : «Quand on parle au Devoir, faut être de gauche! Oui, oui, à cent mille à l\u2019heure, on est de gauche.» Collaboratrice Le Devoir LE LIVRE OÙ LA POULE MEURT À LA FIN ?1/2 François Blais et Valérie Boivin Les 400 coups Montréal, 2017, 32 pages En librairie le 27 septembre JEUNESSE S\u2019assumer jusqu\u2019au bout Le livre où la poule meurt à la fin reflète l\u2019humour grinçant du duo formé par François Blais et Valérie Boivin LLAMARYON L\u2019irrévérence de François Blais, sa dérision et sa propension à faire dif féremment, c\u2019est ce que Valérie Boivin voulait transposer dans le livre jeunesse. J É R Ô M E D E L G A D O C oucou, revoilà Chantal Pontbriand ! Dix ans après la brutale fermeture de la revue Parachute, un des grands succès d\u2019estime du Québec à l\u2019étranger, l\u2019ancienne voix forte de l\u2019art contemporain et de la danse à Montréal veut créer de toutes pièces un événement international.Pas une biennale, assure-t-elle.Mieux.« Il faut un événement qui ait vraiment de la résonance, qui attire tout le monde de l\u2019art contemporain international.Ça prend une idée singulière, qui ne répète pas ce qu\u2019on voit ailleurs», expliquait- elle, autour d\u2019un café, avec pratiquement les mêmes mots que ceux de Sylvie Fortin, l\u2019ex-direc- trice de la Biennale de Montréal.Bien que déjà baptisé \u2014 Sphère(s) \u2014, le projet de Pontbriand n\u2019en est qu\u2019à ses prémices.Revenue en 2015 d\u2019un long exil en Europe, elle assure avoir à ses côtés des collaborateurs.Elle compte proposer autre chose qu\u2019une biennale, sans pouvoir en préciser la nature.«On étudie plusieurs modèles.Mais ça m\u2019étonnerait que ce soit tous les deux ans.Ce n\u2019est pas assez rapide», dit-elle, de son légendaire rire.Le montage financier reste à être fixé.Chan- tal Pontbriand n\u2019ose pas avancer un chif fre.Elle jalouse cependant les 34 millions d\u2019euros de la 14e Documenta, la quinquennale allemande qui s\u2019est aventurée cette année du côté d\u2019Athènes.Et à la vue des panneaux de Km3, exposition d\u2019ar t public dans le Quartier des spectacles, elle s\u2019exclame : « Ils ont eu 6 millions de dollars.La preuve qu\u2019il y a de l\u2019argent.» Vérification faite, Km3 a bénéficié d\u2019un budget de 3,2 millions, total découlant de 2,5 millions accordés par Québec et de 700 000$ investis par le Partenariat du Quartier des spectacles.Poids linguistique Dans une lettre envoyée au Devoir (publiée en page Idées), Chantal Pontbriand avance la nécessité de se trouver une place au zénith des rendez-vous artistiques.« Nous avons besoin d\u2019un grand événement international au Canada », écrit-elle d\u2019entrée, non sans remettre en question par la suite la multiplication des biennales.Faisant l\u2019apologie du pays comme une grande terre d\u2019accueil, plus que tout autre membre du G8, et des « 200 langues maternelles au sein des immigrants canadiens», elle estime que Montréal, deuxième ville francophone au monde, «pèse lourd dans le cadre d\u2019une dynamique internationale».«Nous proposons, affirme-t-elle, de mettre sur pied Sphère(s) qui nous positionnera de façon avantageuse sur la scène internationale.L\u2019événement mettra en place, à travers les arts, un exercice de démocratie inusité basé sur l\u2019expérience.» Œuvres in situ, réalisées par des artistes d\u2019ici et d\u2019ailleurs, un public «activateur», dès la gestation des projets, et des dif fuseurs par tout dans le Grand Montréal, emblématiques de la « sphère publique, notion pivot de l\u2019événement » : Sphère(s) s\u2019enracinerait de diverses manières dans la réalité locale.Exit le Quartier des spectacles et les musées comme principales vitrines, place aux écoles, hôpitaux, bibliothèques, épiceries, usines, mais aussi espaces vacants, maisons privées et parcs.«Sphère(s) tracera une nouvelle cartographie des enjeux géopolitiques.Il en sera le laboratoire et agira comme l\u2019incubateur d\u2019un monde en changement», écrit son instigatrice.La preuve du FIND Le programme est noble.Mais pourquoi donc le Canada en aurait-il besoin ?Parce qu\u2019il n\u2019est plus sur la «mappe ».Et c\u2019est grave ?«Oui, répond Chantal Pontbriand.Je vois nos artistes souffrir de cette situation.Ils ont du mal à créer des ponts à l\u2019international.Il y a plusieurs mesures à mettre en place, celle-ci en est une.» Sphère(s) surgit alors que l\u2019avenir de la Biennale de Montréal est plus que jamais sombre.En entrevue, Chantal Pontbriand n\u2019a pas tenu à s\u2019éterniser sur cette « histoire malheureuse », mais admet avoir voulu prendre la case de 2018 libérée par la manifestation produite avec le Musée d\u2019art contemporain (MAC).La proposition de Pontbriand n\u2019a pas été retenue.Le MAC n\u2019a pas répondu aux appels du Devoir pour donner ses raisons.« Sphère(s) ne sera pas une biennale, insiste Chantal Pontbriand.La présence d\u2019un curator [propre aux biennales], avec un thème, est une façon de travailler héritée de l\u2019égocentrisme occidental.Il faut fonctionner en réseau, avec une pensée flexible et surtout à partir d\u2019investigations sur le terrain.Après, on fait des concepts.» Le par tage des idées et des découver tes, «philosophie de vie » chez Pontbriand, animera, espère-t-elle, le nouvel événement.« Je sais que j\u2019ai les outils pour réussir.Au Festival international de nouvelle danse [FIND] et à Parachute, j\u2019ai fait mes preuves.Montréal demeure une capitale de la danse, même s\u2019il n\u2019y a plus de festival », dit celle qui soutient avoir bâti le FIND sur le principe des réseaux.Un Nouveau Nouveau monde La dernière fois qu\u2019on avait entendu parler de Chantal Pontbriand, en 2016, elle pilotait à Toronto la renaissance du MOCA, musée d\u2019art contemporain.Elle a quitté son poste après huit mois en fonction.« Ce fut rendez-vous manqué, plutôt qu\u2019un échec», accepte-t-elle de dire.Elle rappelle que les gens du MOCA l\u2019avaient recrutée après avoir entendu sa présentation sur Demo-graphics, projet qui devait jeter les bases d\u2019une biennale à Mississauga, en banlieue toron- toise.Demo-graphics a aussi été abandonné, mais Sphère(s) en reprend les grandes lignes, les réajuste dans un contexte montréalais.Le projet en demeure un de nature canadienne.Il faut maximiser, répète Chantal Pont- briand, l\u2019aspect local, elle qui voit dans la démographie actuelle du pays la force de Sphère(s).«Avoir la plus forte immigration du G8 fait de nous un cas singulier.Voilà quelque chose à laquelle on peut réfléchir en vue d\u2019un événement créé au Canada», dit la critique et commissaire, qui a noté, à son retour au pays, l\u2019éclosion d\u2019une nation plus disparate.« C\u2019est un nouveau pays qui se forme.J\u2019appelle ça le Nouveau Nouveau Monde.» C\u2019est pour lancer un clin d\u2019œil au dôme géodésique de Buckminster Fuller, emblème archi- connu de Montréal, que Chantal Pontbriand a baptisé l\u2019événement Sphère(s).Au pluriel, parce qu\u2019elle projette une série de micro-événe- ments partout en ville, au centre comme dans sa périphérie, mais qui ne seront pas nécessairement activés en même temps.«On veut réunir le plus d\u2019argent, le plus vite possible », dit celle qui souhaite que sa sortie publique fasse démarrer la machine.Elle ne s\u2019attend pas à récolter 34 millions de dollars.Quoique\u2026 «Dans 25 ans, on pourrait y parvenir, soupire-t- elle.Ce serait extraordinaire de faire en Amérique du Nord quelque chose du poids de Documenta.» Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 S E P T E M B R E 2 0 1 7 CULTURE B 8 34e Salon du livre Ancien de Montréal Mettant à l\u2019affiche la Contre-culture et la Révolution Armand Vaillancourt, invite d\u2019honneur, en fera l\u2019ouverture Grand choix de livres anciens et rares, illustrés, premières éditions et belles reliures 23 et 24 septembre 2017 Samedi : 12-18h \u2013 Dimanche : 11-17h Université Concordia 1400 boulevard de Maisonneuve Ouest Admission 6,00$ pour les 2 jours L es quotas ressemblent à des trappes à grandes dents.Même justifiés, même en piliers du temple, ils relèvent de l\u2019aveu d\u2019impuissance, du doigt dans le trou de la digue pour empêcher les flots extérieurs de tout emporter.Dans le dossier de la langue, ils poussent à la paresse parfois : inutile d\u2019enfoncer le clou de la qualité, d\u2019abord que c\u2019est en français\u2026 Armes à double tranchant, appuyées, conspuées.Le Québec a développé une mentalité d\u2019assiégé, à raison sur bien des points : la marée de l\u2019anglicisation, l\u2019enclave francophone du Québec en Amérique.Air connu.Chacun s\u2019y colle.Ainsi l\u2019humoriste et animateur Louis-José Houde, dans sa sortie dominicale au gala des prix Gémeaux.Et de pour fendre les radios francophones privées montréalaises qui rognent en douce les quotas de chansons en français (65 %) afin d\u2019attirer le public avec les «hits» de l\u2019heure.L\u2019humoriste-acteur évoque leur devoir de sauvegarde identitaire.Il animera bientôt le gala de l\u2019ADISQ, prêche pour sa paroisse.Du moins relance-t-il sur la place publique un débat à rafraîchir.Idéalement, des quotas devraient protéger le fort de façon provisoire : le temps de s\u2019ajuster aux mutations ambiantes, d\u2019arc-bouter ses arrières, de réparer des erreurs historiques.Incrustés au long des ans dans une législation, immuables face aux bouleversements sociaux, ils dévoilent un constat d\u2019échec et un manque de vision globale.La radio francophone a encore besoin de quotas, de toute évidence, sinon nos ondes commerciales seront submergées de rengaines internationales.Sauf que 65 % de contenu francophone (dont 55 % aux heures de grande écoute), c\u2019est beaucoup.En France, ce taux roule autour de 40 %.Ici, les petites radios commerciales peinent à trouver audience sous la vague des Despacito et autres Wild Toughts, rois des ondes.On leur en met beaucoup sur le dos, aux radios, sans les aider à se dépêtrer dans l\u2019offre et la demande.Un débat émotif Liberté de contenu contre brevet de patriotisme.Chacun peut bien choisir son camp et fourbir les armes.Tirons-nous des roches aussi, un coup parti.Ça ne résoudra rien.Les deux par ties auraient plutôt intérêt à mettre de l\u2019eau dans leur vin.Les radios commerciales, en faisant preuve d\u2019imagination pour explorer des répertoires francophones internationaux, la chanson québécoise ancienne, la relève à mettre en lumière, histoire de diversifier l\u2019offre en français sans sombrer dans la médiocrité.Le Conseil de la radiodif fusion et des communications canadiennes (CRTC), en se penchant sur l\u2019industrie fragilisée, ruant sous tutelle artistique, quand tout bouge.Abaisser les quotas à 50 % ou 55 %, pourquoi pas ?Les radios réclament 35 %.Trop bas ! Ouvrir le dossier permettrait à tout le moins de réévaluer les conditions de l\u2019industrie, mais est-ce bien possible ?Tout est là.Ces questions se révèlent si émotives\u2026 Contrairement à la France, le débat se joue ici sur fond non seulement de promiscuité géographique avec les puissants Américains, mais d\u2019un rapport névralgique à l\u2019anglais ; langue des vainqueurs à tuniques rouges, plutôt qu\u2019idiome international à maîtriser pour mieux voyager et partir à la conquête des marchés mondiaux.Un dossier difficile à traiter à tête reposée.Cette affaire de quotas continuera à soulever les passions longtemps.Attachez vos ceintures ! Par-delà la course aux pourcentages, qui aide aussi à rendormir les gens avec une précaire protection, le scandale chez les francophones du Québec n\u2019est pas de maîtriser ou non l\u2019anglais, mais de méconnaître leur propre langue.Ça vaut également pour plusieurs chanteurs populaires, dont les textes se ressemblent, en manque d\u2019envol et de vocabulaire.D\u2019où le besoin accru de quotas, faute de pouvoir susciter le désir pour sa culture.La Presse cette semaine faisait état d\u2019examens de français, échoués l\u2019an dernier au premier essai, par près de 50 % des aspirants enseignants.Depuis tant d\u2019années, le laxisme du système d\u2019éducation gangrène les esprits et pousse au moindre effort, par crainte de faire échouer les élèves.On s\u2019est tirés dans le pied.Le Québec francophone aurait mieux fait de transmettre comme du monde sa langue et sa culture.Sa soif de rempar ts serait moins grande face à l\u2019anglais et à la mondialisation.Plus scolarisé, plus allumé et plus libre, maîtrisant divers niveaux de langue, du joual au français international, ce Québec idéal-là.Et capable de faire la part des choses entre une langue internationale et les rancunes historiques collées dessus.Au spectacle des fiers Catalans défiant Madrid pour revendiquer l\u2019autonomie, on songe que leur identité collective a moins besoin de remparts que la nôtre.Elle mêle leurs racines à une modernité et à une ouverture au monde.Ça ne les empêche pas d\u2019être polyglottes, au fait.Oui, le français est menacé au Québec, mais il l\u2019est aussi par nous.Et si on ne vise pas l\u2019excellence, à l \u2019école, en ar ts, par tout ; dans 20 ans, dans 10 ans ou avant, nos quotas s\u2019écrouleront sous la pression, et tout le monde chantera comme Pauline Julien les mots de Mommy.De l\u2019ambiguïté des quotas ODILE TREMBLAY Le nouveau rêve international de Chantal Pontbriand Sphère(s) ne sera pas une autre biennale, promet l\u2019ancienne directrice de Parachute ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le partage des idées et des découvertes, «philosophie de vie» chez Chantal Pontbriand, animera, espère-t-elle, le nouvel événement montréalais nommé Sphère(s).Lire aussi \u203a La critique de Mélanie Car- pentier du spectacle Mécanique nocturne d\u2019Anne Plamondon, présenté à l\u2019Agora de la danse, sur les plateformes numériques du Devoir.MICHAEL SLOBODIAN "]
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