Le devoir, 27 septembre 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 2 1 9 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Le monde \u203a Bagdad durcit le ton contre le Kurdistan après le référendum sur l\u2019indépendance.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 4 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m F A B I E N D E G L I S E E n 1973, la ville de Dauphin, au Manitoba, est devenue le laboratoire d\u2019un projet social sans précédent au Canada.Du jour au lendemain, un revenu universel de base \u2014 il était de 19 000$ pour une famille de quatre \u2014 a été versé aux 13 000 habitants du coin, sans contrepartie.L\u2019idée était d\u2019expérimenter in vivo ce principe économique et social visant à donner de l\u2019argent à tous pour sortir de la pauvreté celles et ceux qui en ont le plus besoin.Pendant quatre ans, l\u2019aventure a été couronnée de succès à Dauphin, relate l\u2019historien néerlandais Rutger Bregman dans son livre Utopies réalistes (Seuil).Alors qu\u2019on croyait que les gens allaient devenir oisifs, le temps de travail a diminué d\u2019à peine 1% chez les hommes et de 3% chez les femmes mariées, résume-t-il.Mieux, le rendement scolaire des enfants s\u2019est amélioré, les hospitalisations ont diminué, tout comme les violences conjugales.Avec de tels résultats, en 1978, le programme Mincome \u2014 c\u2019était son nom \u2014 était même voué à se répandre d\u2019un océan à l\u2019autre.Puis, la campagne électorale et l\u2019ascension du gouvernement conservateur de Joe Clark l\u2019année suivante sont venues mettre un terme à ce programme-pi- lote, qui a pris le chemin de l\u2019oubli dans 2000 cartons, qu\u2019une prof de l\u2019Université du Manitoba a retrouvés au début du siècle dans un entrepôt de Winnipeg.Mincome aurait pu n\u2019être qu\u2019une anecdote, mais pour le jeune historien de 29 ans, ce projet est surtout la preuve que les utopies peuvent devenir facilement réalistes.Des utopies qu\u2019il est plus que temps, selon lui, de remettre au cœur des discussions dans un présent marqué par le déclinisme, le repli sur soi, et où la peur de perdre ce que l\u2019on possède empêche tout le monde de voir ce que l\u2019on pourrait gagner de plus et faire mieux.« Pour avancer, une société a besoin de rêves, pas de cauchemars, lance Rutger Bregman, joint cette semaine aux Pays- Bas par Le Devoir.Or, quand on regarde autour de nous, on constate que ces rêves À l\u2019impossible chacun est tenu Rutger Bregman appelle à débloquer le présent en réveillant les rêves MAARTJE TER HORST L\u2019historien et journaliste Rutger Bregman F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L es droits compensateurs de 219,63 % annoncés par Washington à l\u2019endroit des avions de Bombardier mettent vraisemblablement la table à une longue bataille, mais ont instantanément semé la consternation dans les milieux politiques, économiques et syndicaux, le fabricant y voyant une décision « absurde et déconnectée » tandis que le gouvernement Couillard la qualifie d\u2019«abusive et insensée».La décision de Washington, qui est de nature préliminaire et doit faire l\u2019objet d\u2019une détermination finale en 2018, survient cinq mois après la plainte de Boeing contre Bombardier, accusé par son rival d\u2019avoir vendu des appareils à perte auprès du transporteur Delta.L\u2019annonce du département du Commerce américain est d\u2019une importance capitale pour le fabricant québécois et sa constellation de fournisseurs, car l\u2019avion CSeries, un appareil mono- couloir de 100 à 150 sièges présenté comme plus silencieux et économique, est la pierre angulaire de l\u2019avenir de la division aéronautique chez Bombardier.Le hasard a voulu qu\u2019elle soit annoncée le même jour où deux concurrents de Bombardier, Alstom et Siemens, ont annoncé le mariage de leurs activités ferroviaires (voir texte en page B 1).« Les lois américaines du commerce n\u2019ont jamais été conçues pour être appliquées de cette manière, et Boeing tente d\u2019utiliser un processus biaisé pour étouf fer la concurrence et priver les compagnies aériennes américaines et leurs passagers des bénéfices des avions CSeries », a affirmé Bombardier.« La Commission du commerce international sera appelée l\u2019an prochain à déterminer si le programme CSeries a causé un quelconque préjudice à Boeing.Étant donné que Boeing n\u2019était pas en lice pour remporter la commande de Delta et qu\u2019il a abandonné le marché desservi par les avions CSeries il y a des années, il n\u2019a subi aucun préjudice.» BOEING CONTRE BOMBARDIER Frappé avant même son envol L\u2019imposition de droits compensateurs de 220% est absurde, dit l\u2019avionneur québécois en réponse à la punition infligée par Washington CLÉMENT SABOURIN AGENCE FRANCE-PRESSE C H R I S T I A N R I O U X à Barcelone L e 21 septembre dernier, Alexandre Rovira Castella était au volant de sa voiture lorsque des hommes dans un véhicule banalisé lui ordonnèrent de s\u2019arrêter.Les policiers fédéraux en civil fouillèrent l\u2019automobile de fond en comble avant de confisquer une boîte.Une simple boîte de t-shirts jaunes sur lesquels le mot « si » était décliné dans une vingtaine de langues.Sur le constat remis au conducteur, il est précisé que les policiers ont confisqué du matériel « faisant allusion» au référendum du 1er octobre.Ce genre de scène banale, qui rappelle l\u2019époque où, au Québec, en octobre 1970, des policiers saisissaient les œuvres de dangereux auteurs marxistes, peut se produire à tout moment ces jours-ci à Barcelone, dit l\u2019écrivain et chroniqueur de La Vanguardia Marius Serra.«Personne ne sait plus où est le droit et quelle est la légalité.Depuis la fin de la dictature, on n\u2019avait jamais vu une telle ingérence politique dans les af faires de la justice ! » Dans son quar tier de la Horta, au pied des collines de Barcelone, les façades des immeubles sont tapissées de grands drapeaux catalans, avec l\u2019étoile signe des indépendantistes.Pour Serra, cette saisie de matériel électoral n\u2019est qu\u2019un exemple parmi d\u2019autres de la surenchère à laquelle se livre actuellement Madrid pour empêcher le référendum du 1er octobre sur l\u2019indépendance de la Catalogne.«C\u2019est une vraie guérilla psychologique», dit-il.Le ton monte À quatre jours du jour J, le ton a monté d\u2019un cran.La semaine précédente, c\u2019est le haut fonctionnaire Josep Maria Jové qui avait été intercepté sur l\u2019autoroute alors qu\u2019il se rendait au travail.Avec 13 de ses collègues chargés des Finances de la région, il a passé 72 heures au poste.La durée légale de la garde à vue en Espagne.Même la Marie-France Bazzo catalane, CATALOGNE Le jeu du chat et de la souris Madrid tente par tous les moyens d\u2019empêcher la tenue du référendum, mais les Catalans ne se laissent pas décourager pour autant Octobre et Karkwa se reforment en soutien au Festival de Petite-Vallée Page B 7 Uber pliera bagages si Québec maintient ses exigences Page B 1 VOIR PAGE A 8 : BOMBARDIER VOIR PAGE A 8 : CATALOGNE VOIR PAGE A 8 : RÊVES «Il règne même en ce moment à Barcelone une étrange joie de vivre» Marius Serra I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e gouvernement libéral refuse de prendre les mêmes engagements dans le dossier d\u2019Anacolor que sa candidate dans la par tielle de Louis-Hébert, Ihssane El Ghernati.L\u2019aspirante députée s\u2019est engagée à régler le problème d\u2019ici un an.« C\u2019est un engagement de la candidate », a répondu le ministre responsable de la région de la Capitale -Natio- nale, François Blais, quand les médias lui ont demandé mardi si son gouvernement faisait la même promesse.Les libéraux au pouvoir cherchent en vain depuis 2015 à régler les problèmes liés à Anacolor, une usine de revêtement métallique dont les émanations incommodent des citoyens à Cap-Rouge.Or Mme El Ghernati a promis lundi de régler le problème d\u2019ici 2018, à défaut de quoi elle ne solliciterait pas un nouveau mandat.Comment s\u2019y prendrait-elle ?« Ce qu\u2019on comprend, c\u2019est qu\u2019Anacolor est prête à entrer dans une discussion», a dit M.Blais mardi.Pas question toutefois de recourir au Fonds vert pour financer un éventuel déménagement, a soutenu son collègue du Développement durable, David Heurtel.Le Fonds vert s\u2019applique exclusivement à des projets visant à réduire les GES, a-t-il expliqué.Selon des informations du Soleil, Anaco- lor a proposé un tel scénario au gouvernement.En vertu de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, le gouvernement a le pouvoir de forcer l\u2019entreprise à cesser ses activités.Or l\u2019entreprise a contesté devant les tribunaux toutes ses tentatives de suspendre ses certificats d\u2019autorisation.Déménagement?L\u2019autre solution consisterait à déménager l\u2019entreprise.Or cela ne relève pas du gouvernement, mais de la Ville, a signalé le ministre Heurtel.Le dossier a d\u2019ailleurs resurgi dans la campagne électorale municipale mardi matin, quand Anne Guérette et son par ti, Démocratie Québec, ont proposé de donner à Anacolor 1,29 million pour qu\u2019elle quitte le terrain.« La relocalisation, c\u2019est la seule solution satisfaisante », a plaidé la candidate du par ti dans le district, Stéphanie Houde, qui dirigeait anciennement le Regroupement citoyen pour la qualité de l\u2019air de Cap-Rouge.Le montant de 1,29 million correspond à l\u2019évaluation foncière du terrain et du bâtiment de l\u2019usine.« On a confiance qu\u2019ils vont accepter ce montant », a déclaré Mme Guérette.« Advenant un refus de l\u2019entreprise, nous devrons [\u2026] entamer les procédures d\u2019expropriation de l\u2019entreprise.» Démocratie Québec souhaite toutefois qu\u2019Anacolor paie les coûts de démolition de l\u2019usine.Le parti projette d\u2019aménager ensuite un parc sur le terrain.L\u2019administration Labeaume a déjà fait des offres d\u2019achat à Anacolor dans le passé, mais cette dernière avait répliqué avec des contre-of fres s\u2019élevant à «des millions», selon ce qu\u2019avait affirmé M.Labeaume.Le porte-parole Anacolor n\u2019a pas rappelé Le Devoir mardi.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 PRIX DU PUBLIC VOTEZ EN LIGNE POUR VOTRE PROJET PRÉFÉRÉ ! oaq.com/pea JUSQU\u2019AU 26 OCTOBRE MARATHONS D\u2019ARCHITECTURE VOTEZ ÉCLAIRÉ : assistez aux présentations des architectes qui ont conçu les projets en compétition À Montréal, le 11 octobre Théâtre Plaza À Québec, le 25 octobre Séminaire de Québec INSCRIPTION oaq.com/pea Commanditaire présentateur des Prix d\u2019excellence Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 LOUIS-HÉBERT Usine Anacolor : le gouvernement libéral moins déterminé que sa candidate J E A N N E C O R R I V E A U L es organismes à but non lucratif (OBNL) à qui Montréal confie l\u2019organisation d\u2019évé- nements comme les célébrations du 375e anniversaire de Montréal ou la course de Formule E devraient être tenus de rendre des comptes aux Mont- réalais de façon régulière, estime la candidate à la mairie Valérie Plante.La chef de Projet Montréal a promis que, si son par ti est porté au pouvoir le 5 novembre, elle rendra publiques sans tarder les dépenses faites par la Société du 375e, qui a reçu 125 millions en fonds publics d\u2019Ottawa, de Québec et de Montréal.À cela s\u2019ajoutent les dépenses liées aux legs du 375e, qui portent les dépenses à 1 milliard de dollars pour ces célébrations.«Trou noir» Tout comme Montréal c\u2019est électrique, qui a organisé la course de Formule E en juillet denier dans les rues du centre- ville, la Société du 375e n\u2019est pas assujettie à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, bien que d\u2019importants fonds publics y aient été investis.«On n\u2019a pas d\u2019indication qui nous dit que l\u2019argent a été mal dépensé, mais ce qu\u2019on entend, c\u2019est que les Montréalais se demandent où le milliard de dollars est allé.On ne sait même pas s\u2019il y a eu des dépassements de coûts.C\u2019est un grand trou noir», a expliqué la chef de Projet Montréal mardi matin, en promettant d\u2019y remédier si elle devient mairesse.Après les élections « On se pose la question : est-ce que créer un organisme chaque fois qu\u2019on a un événement, c \u2019est une bonne pratique également ?», dit Valérie Plante.Elle croit que ces OBNL devraient être soumis à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information et faire preuve de plus de transparence en rendant des comptes de façon régulière lorsque des fonds publics sont investis.La Société du 375e anniversaire signale que, si elle n\u2019a pas à se soumettre à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, c\u2019est que la majorité du financement qu\u2019elle reçoit ne provient pas de la Ville.La Société du 375e entend faire un bilan préliminaire de ses états financiers au mois de décembre, soit après les élections, a indiqué Isabelle Pelletier, por te-parole de l\u2019organisme.Les états financiers plus complets pour l\u2019année 2017 se retrouveront dans le rapport annuel qui, lui, sera publié en 2018.Les informations de nature financière risquent d\u2019être plutôt sommaires si on se fie à celles figurant dans le rapport annuel de 2016.Rappelons que, dans le cas de Montréal c\u2019est électrique, à qui la Ville a consenti 24 millions, le maire Denis Coderre a refusé de dévoiler le nombre de billets distribués gratuitement lors de l\u2019événement.On ignore aussi quelle part de la marge de crédit de 10 millions obtenue de la Ville par l\u2019organisme a été utilisée.Le bilan définitif ne sera connu qu\u2019après les élections, a admis l\u2019OBNL récemment.«Pas de cachettes» Le maire n\u2019a pas commenté le cas spécifique de la Société du 375e mais, lorsque questionné au sujet de Montréal c\u2019est électrique par la chef de l\u2019opposition lundi lors de l\u2019assemblée du conseil municipal, il a nié vouloir dissimuler de l\u2019information.« Il n\u2019y en a pas, de cachettes, depuis le début, a rétorqué le maire Coderre.Ce fut un événement majeur auquel 45 000 personnes ont participé et qu\u2019on va retrouver l\u2019année prochaine.[\u2026] Si on veut qualifier notre administration, on pourra parler de transparence.Concernant la Formule E, on a voté sur l\u2019ensemble des montants, incluant vous-même.[\u2026] Il n\u2019y a pas de surprise.Il n\u2019y a pas de nouvelles dépenses.» « Comme dans tout organisme, il y a un rappor t qui sera rendu public et on prendra les décisions qui s\u2019imposent.On va attendre le rapport.Il sera soumis à une vérification», a-t- il assuré.Legs du 375e La controverse a aussi affecté certains legs du 375e anniversaire de Montréal \u2014 qui ne relèvent pas de la société à but non lucratif \u2014, qui ont soulevé la controverse au cours de la dernière année.Parmi eux figure la promenade Fleuve-Montagne, un parcours de 3,8 kilomètres reliant le mont Royal au cen- tre-vil le réalisé au coût de près de 50 millions.Les Escales découver tes, qui ont mené à l \u2019 installation de 27 bancs de granit dans le parc du Mont-Royal au coût de 3,4 millions, ont fait couler beaucoup d\u2019encre.Le Devoir 375E DE MONTRÉAL Plante dénonce l\u2019opacité entourant les dépenses Motion rejetée sur les nominations au BAPE Les libéraux ont rejeté mardi une motion déposée par la Coalition avenir Québec, le Parti québécois et Québec solidaire qui proposait que «l\u2019Assemblée nationale entérine la nomination du président du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement par un vote aux deux tiers de ses membres».Le gouvernement Couillard a plutôt décidé de confier la sélection des candidats «aptes» à siéger au BAPE à un comité dont deux des trois membres sont «issus du gouvernement».Cette décision a été dénoncée de nouveau mardi par plusieurs groupes environnementaux, qui souhaitent que le gouvernement mette en place un processus «transparent et indépendant».Le Devoir L\u2019Ontario sommé de cesser d\u2019isoler les détenus atteints de maladie mentale Toronto \u2014 La Commission on- tarienne des droits de la personne interpelle le gouvernement pour qu\u2019il cesse ses pratiques d\u2019isolement des détenus atteints de maladie mentale, sauf dans le cas de circonstances exceptionnelles.Une plainte a été déposée au Tribunal des droits de la personne de l\u2019Ontario, alléguant que le gouvernement a transgressé un accord conclu en 2013 qui exigeait la mise en place de réformes majeures concernant l\u2019isolement de détenus.La Presse canadienne ÉLECTIONS MUNICIPALES JACQUES NADEAU LE DEVOIR La promenade Fleuve-Montagne, vue ici à la hauteur de la rue McTavish, fait partie des legs du 375e de Montréal.Le projet a coûté près de 50 millions.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR La candidate libérale dans Louis-Hébert, Ihssane El Ghernati, a promis de régler l\u2019épineux problème de l\u2019usine située près de la plage Jacques-Cartier, à Cap-Rouge, d\u2019ici 2018.Drainville et Desjardins mis à l\u2019amende par le DGEQ L\u2019ex-ministre péquiste Bernard Drainville a été mis à l\u2019amende par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) pour avoir fait de la publicité partisane dans deux bureaux de vote à l\u2019approche des élections générales d\u2019avril 2014.Le DGEQ lui réclame 1000$, car il lui reproche d\u2019avoir contrevenu à la Loi électorale les 28 mars et 1er avril 2014, lors de votes organisés à l\u2019Université de Sherbrooke et au Collège Lionel- Groulx.L\u2019ex-candidate Martine Desjardins fait aussi l\u2019objet d\u2019un constat d\u2019infraction pour avoir fait de la publicité partisane le 1er avril 2014, toujours au Collège Lionel-Groulx.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 I l y a vingt-sept ans déjà, le gouvernement de Brian Mulroney autorisait le port du turban par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada, ouvrant ainsi aux sikhs pratiquants la porte de cette force iconique, dont l\u2019uniforme traditionnel a depuis longtemps été immortalisé dans les films hollywoodiens.Dans l\u2019Ouest canadien, la réaction n\u2019a pas tardé.Le Parti réformiste, alors naissant, s\u2019est insurgé contre cette décision, des propos carrément racistes ont circulé et des membres de la force policière ont contesté la nouvelle règle en cour.Mais en peu de temps, les mentalités ont évolué et même les réformistes s\u2019y sont conformés.En 2017, l\u2019idée qu\u2019un sikh pratiquant puisse être élu à la tête d\u2019un parti politique fédéral et devenir premier ministre ne suscite guère la controverse à l\u2019extérieur du Québec.Les sikhs ont depuis longtemps investi la politique provinciale au Canada anglais.Le premier sikh a fait son entrée à la Chambre des communes en 1993, et le gouvernement de Justin Trudeau compte non pas un, mais deux sikhs qui portent le turban, dont le très symbolique ministre de la Défense.Si certains membres du Nouveau Parti démocratique à l\u2019extérieur du Québec rechignent à voir Jagmeet Singh à la tête de leur parti, c\u2019est plutôt parce qu\u2019ils lui reprochent une célébrité qui s\u2019apparente trop à celle du premier ministre actuel.Avec ses habits à la mode, son allure on ne peut plus cool et son slogan \u2014 « Cœur et courage » \u2014 qui évoque celui de Barack Obama en 2008, M.Singh serait un pur produit du marketing politique.La pi- polisation de la politique qu\u2019il incarne, et non pas sa religion, serait incompatible avec l\u2019image d\u2019un parti qui se veut le champion de la classe ouvrière, sérieux et sans artifice devant les menaces du capitalisme.D\u2019autres, comme le Toronto Star, qui a appuyé le député ontarien de Brampton dans un éditorial de la semaine dernière, voient en M.Singh une façon pour le NPD de «réintégrer le jeu politique» et de concurrencer les libéraux dans les banlieues multiethniques des villes canadiennes.Son statut de vedette auprès des jeunes internautes, alimenté par une vidéo virale dans laquelle il réplique à une chahuteuse antimusulmane avec les mots « amour et courage » à répétition, serait un atout incalculable dans une ère où les égoportraits et les gazouillis ont remplacé les manifestes politiques.M.Singh s\u2019y est montré méchamment habile.?Bref, la chef du Bloc québécois, Mar tine Ouellet, se trompe de cible quand elle se dit inquiète de la montée de la gauche religieuse.Il n\u2019y a tout simplement pas de gauche religieuse au Canada.La gauche canadienne est multicul- turaliste, point.Même ceux qui ne l\u2019appuient pas voient dans la candidature de M.Singh l\u2019incarnation même de la modernité canadienne.C\u2019est ainsi que Justin Trudeau a pu dire au New York Times, en 2015, que le Canada serait le premier État postnational sans que l\u2019opposition monte aux barricades.Les propos du premier ministre témoignaient de l\u2019évolution de l\u2019identité canadienne depuis l\u2019instauration de la politique officielle de multiculturalisme et de la Charte canadienne des droits et libertés par son père Pierre Trudeau.Finie l\u2019époque où les Canadiens angoissaient devant la faiblesse de leur identité face à la menace américaine.Si le Canada anglais s\u2019est donné un projet de société, c\u2019est celui de créer un nouveau modèle d\u2019appartenance dont le monde entier pourrait s\u2019inspirer.Selon l\u2019ancienne gouverneure générale Adrienne Clarkson, elle-même réfugiée, le Canada ne serait rien de moins qu\u2019une « société expérimentale».Bien sûr, la diversité comme projet de société n\u2019emballe pas tous les Canadiens.Mais ses critiques ne se trouvent pas à gauche.Et même le nouveau chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, ne se presse pas de s\u2019associer à leur cause, ayant évincé sa rivale à la course au leadership Kellie Leitch du cabinet conservateur fantôme.L\u2019opposition des candidats à la chefferie néodémocrate au projet de loi no 62 du gouvernement du Québec, interdisant le port du niqab lors de la prestation ou de la réception de services publics à des fins de sécurité, s\u2019inscrit dans une philosophie d\u2019inclusion où les accommodements sont devenus la norme dans une société multireligieuse.Si la plupart des Canadiens ne voient pas dans ces accommodements une menace à la laïcité de l\u2019État, c\u2019est parce qu\u2019ils ont été conditionnés à croire que la même Constitution qui protège les droits des personnes croyantes protège aussi tous les Canadiens contre des gouvernements qui voudraient adopter des lois au nom de la religion.En quoi M.Singh, qui n\u2019a d\u2019ailleurs jamais manifesté un quelconque désir d\u2019imposer sa religion aux autres, serait-il dif férent d\u2019un catholique pratiquant à la tête du pays?Les Québécois ont peut-être une autre idée de la laïcité, influencée par leur histoire de catholicisme oppressant et par le républicanisme français.Mais de là à disqualifier des leaders politiques à cause de leur religion, il y a une marge.La gauche religieuse n\u2019existe pas KONRAD YAKABUSKI M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa U ne députée pro-vie peut-elle présider un comité des Communes sur les enjeux de la femme ?Le Parti conservateur estime que oui, mais le Parti libéral et le NPD s\u2019y opposent farouchement et accusent le nouveau chef conser vateur, Andrew Scheer, d\u2019avoir voulu plaire à la frange sociale de la base conservatrice.Ce qui d\u2019ordinaire n\u2019est qu\u2019une formalité qui se fait sans heur t s\u2019est transformé en coup d\u2019éclat mardi.Les députés libéraux du Comité permanent de la condition féminine ont quitté en bloc la rencontre après que les conservateurs ont soumis le nom de leur collègue Rachael Harder pour la présidence.Mme Harder est reconnue pour être une élue pro-vie, ayant notamment promis d\u2019appuyer un projet de loi contre l\u2019avortement.Sa candidature est inacceptable aux yeux des libéraux et des néodé- mocrates, qui ont mis fin à la réunion après moins d\u2019une minute.Le Comité de la condition féminine est l\u2019un des rares comités présidés par un élu conservateur, et il revient au parti de proposer une candidature.Or, de l\u2019avis de ses rivaux, le chef conservateur Andrew Scheer aurait délibérément choisi Rachael Harder pour envoyer un «message [\u2026] mal avisé».« Andrew Scheer aimerait donner l\u2019impression que le nouveau leadership du Parti conservateur est dif férent de l\u2019ancien, qu\u2019il est plus positif et qu\u2019il fait davantage attention à l\u2019égalité des genres.C\u2019est la deuxième fois qu\u2019on voit que mettre l\u2019accent sur les femmes et les filles, et leurs droits, n\u2019est en fait pas une priorité », a affirmé la ministre de la Condition féminine, Maryam Monsef.Pourtant, le caucus conservateur compte bon nombre de « femmes très fortes », aux « valeurs conservatrices, bien entendu, mais qui ne sont pas aussi farouchement opposées au libre-choix des femmes », a fait valoir la néodémocrate Sheila Malcolmson.« C\u2019est un réel signal lancé au pays que, de toutes les personnes qui siègent au caucus conservateur, ce soit elle qu\u2019il a choisie comme porte-parole en matière de condition féminine», a-t-elle dénoncé.Arguant que la directive ne venait pas de lui, le premier ministre Justin Trudeau a néanmoins appuyé la décision de ses députés.«Bien franchement, on pourrait s\u2019attendre à ce que le Comité de la condition féminine soit présidé par quelqu\u2019un qui défend de façon non équivoque les droits des femmes.C\u2019est l\u2019objectif du Comité de la condition féminine», a fait valoir M.Trudeau.Simple diversion Les conservateurs n\u2019ont cependant pas l\u2019intention de changer d\u2019idée et somment libéraux et néodémocrates d\u2019accepter leur droit démocratique de nommer la présidente du comité, quelle qu\u2019elle soit.Le parti a promis maintes fois qu\u2019il ne rouvrirait pas le débat sur l\u2019avortement, a rappelé le chef Andrew Scheer, qui ne voit rien de plus à la sor tie libérale qu\u2019une simple tentative de «changer le sujet » de la réforme fiscale pour les petites entreprises.Les libéraux Lawrence Ma- cAulay et John McKay sont eux aussi pro-vie ; ils ont pourtant eu le droit d\u2019être respectivement ministre et secrétaire parlementaire, ont rappelé les conservateurs.Quant à Rachael Harder, elle a mar telé qu\u2019elle saurait faire son travail « avec équité, avec égalité, avec respect ».Mme Harder affiche un bulletin parfait sur le site de Campaign Life Coalition (CLC), qui dresse le bilan des positions adoptées par les députés fédéraux en matière d\u2019enjeux sociaux.La jeune députée conservatrice s\u2019est opposée à l\u2019aide à mourir, elle s\u2019est abstenue d\u2019interdire la discrimination envers les transgenres et a appuyé un projet de loi visant à criminaliser le fait de blesser ou de tuer un enfant à naître (vu comme une façon de donner une entité juridique au fœtus).Elle a également indiqué à la CLC qu\u2019elle appuierait un projet de loi qui accroîtrait le respect et la protection d\u2019une vie humaine à naître.Le chef Andrew Scheer fait encore mieux, aux yeux de la CLC, avec un bilan « impeccable », puisqu\u2019il s\u2019est opposé à l\u2019avortement, à l\u2019interdiction de discriminer les transgenre et au mariage gai.La diversité muselée Selon le député pro-vie et ex-candidat au leadership Brad Trost, la moitié du caucus aurait les mêmes convictions que lui.Ce n\u2019est pas une raison pour leur refuser la présidence d\u2019un comité.Un avis partagé par le libéral pro-vie John McKay, qui estime que c\u2019est une « pente glissante » que d\u2019exclure les gens à cause de leurs valeurs.Les conservateurs accusent les libéraux de ne pas tolérer la diversité d\u2019opinions.Un reproche repris par Gwen Landolt, de REAL Women, qui trouve « ironique qu\u2019un comité créé pour se pencher sur la condition féminine soit discriminatoire à l\u2019endroit d\u2019une femme qui n\u2019accepte pas leur idéologie féministe».Le Devoir OTTAWA L\u2019avortement revient sur le devant de la scène Les conservateurs veulent donner la présidence du Comité sur la condition féminine à une députée pro-vie, au grand dam des libéraux et des néodémocrates JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019arrivée massive de demandeurs d\u2019asile au cours des derniers mois a entraîné d\u2019importants retards dans le traitement des demandes.L I S A - M A R I E G E R V A I S D evant le goulot d\u2019étranglement causé par la vague de demandeurs d\u2019asile arrivés cet été, la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié (CISR) a accepté de changer ses règles pour pouvoir les accommoder, a constaté Le Devoir.Cette mesure applicable uniquement au Québec permet aux aspirants au statut de réfugié de bénéficier d\u2019un peu plus de temps pour déposer leur dossier.La CISR répond ainsi aux doléances du milieu de l\u2019immigration, qui jugeait beaucoup trop court le délai de 15 jours prescrit par la loi adoptée par le gouvernement Harper en 2012 pour déposer une demande.«Tu sors à peine de l\u2019hébergement temporaire, tu vis un stress pas possible et tu dois raconter ton histoire et rédiger ta demande en deux semaines.C\u2019est beaucoup trop court», soutient Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).«La difficulté, actuellement, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas assez d\u2019avocats et de consultants en immigration à Montréal pour répondre à je ne sais combien de milliers de clients.» Désormais, entre le 8 septembre et le 31 octobre, les demandeurs d\u2019asile ayant passé l\u2019étape de la recevabilité n\u2019auront qu\u2019à remplir partiellement le formulaire FDA (fondement de la demande d\u2019asile), soit à donner des renseignements de base comme leurs coordonnées, leur langue de communication, etc.Le récit du demandeur, qui constitue le cœur du dossier, sera sollicité «à une date ultérieure», a précisé la CISR dans un avis de pratique révisé publié sur son site.Richard Goldman, avocat spécialisé en immigration, se réjouit de cet assouplissement de la CISR, qui n\u2019était pourtant pas chaude à l\u2019idée.« C\u2019est une réponse raisonnable, on est très content que la CISR ait pris cette décision après nous avoir écoutés.» D\u2019autant que l\u2019histoire du migrant est la clé de sa demande d\u2019asile, elle ne peut pas être écrite « sur un banc de parc».«Ce serait une catastrophe », croit-il.Pour l\u2019avocate Stéphanie Valois, il est effectivement important de prendre le temps de bien questionner le client pour vérifier son histoire et s\u2019assurer qu\u2019il met tout dans le texte.«Sinon, il peut être refusé là-dessus.» Les bouchées doubles pour IRCC En temps normal, la recevabilité d\u2019une demande d\u2019asile est réglée en quelques heures à la frontière et le migrant est tenu de déposer son dossier dans les 15 jours afin qu\u2019une audience lui soit accordée dans un délai de deux mois, dit la loi.Or, ces derniers mois, devant l\u2019af flux de demandeurs d\u2019asile, surtout d\u2019origine haïtienne, Immigration Canada a pris beaucoup de retard dans le traitement des cas.Des rendez-vous pour déterminer la recevabilité étaient même fixés pour mars 2018.Et devant l\u2019impossibilité de respecter les délais de 60 jours, Immigration, réfugiés et citoyenneté Canada (IRCC) envisage d\u2019instaurer la règle du premier arrivé, premier servi en 2018.D\u2019ici là, elle met les bouchées doubles.Des agents sont installés au Complexe Guy-Fa- vreau, au centre-ville de Montréal, pour statuer sur la recevabilité des demandes.Ils traiteraient environ 300 demandes par jour pour être en mesure d\u2019écouler l\u2019inventaire de quelque 5000 dossiers d\u2019ici la fin septembre.Toutefois, aucun nouveau commissaire n\u2019a encore été nommé à la CISR.Le Devoir Des règles assouplies pour les demandeurs d\u2019asile Le délai pour déposer un dossier complet sera plus long Plus que trois centres d\u2019hébergement Signe que les demandeurs d\u2019asile traversant la frontière canado-américaine sont de moins en moins nombreux, il ne reste plus que trois centres d\u2019hébergement temporaires ouverts dans la grande région de Montréal.En plus du YMCA du centre-ville \u2014 qui a cette vocation d\u2019accueil à longueur d\u2019année \u2014, seuls les sites de Boscoville et de Laval hébergent toujours quelque 1500 migrants (chiffres du 1er au 21 septembre).En août, ils ont été 2800 à y loger.Notons toutefois que le mois d\u2019août est celui qui a été le plus achalandé pour les autorités frontalières : 5500 personnes sont entrées au Québec de manière irrégulière en provenance des États-Unis, contre environ 3000 en juillet et 780 en juin.Les autorités en ont compté 781 en juin et 2984 en juillet. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Katia Gariépy, dont l'adresse de domicile est le 790 boul.Rosemont apt.709, Montréal, QC H2S OA7, présentera au Directeur de l'état civile une demande de changer son nom en celui de Katia Seaborn.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, QC, le 25-09-2017, par Katia Gariépy.Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5936 Descriptif : Déconstruction Hippodrome Date d\u2019ouverture : 15 novembre 2017 (10h30) Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 27 septembre 2017 Visite supervisée des lieux : N/A.ou ?Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 4 octobre à 10h30, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca.Les visites auront lieu du 2 octobre 2017 au 6 octobre 2017 inclusivement ainsi que du 10 octobre 2017 au 13 octobre 2017 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 8h00 et 13h00, pour une durée maximale de 4 heures.Pour les visites, les soumissionnaires devront apporter leur propre casque et bottes de construction.Un habit de protection type tyvek ainsi qu\u2019un masque de protection sera fourni sur place pour chacun des soumissionnaires.Des capsules vidéo feront aussi partie de la visite obligatoire.Veuillez indiquer, au moment de la prise de rendez-vous, le nombre de personnes qui assisteront à la visite.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 27 septembre 2017 Le greffier de la ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la planification immobilière Direction de la gestion de projets immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5934 Descriptif : Déconstruction des bâtiments situés aux 3166 et 3194 Henri-Bourassa à Montréal, Arrondissement Montréal-Nord Date d\u2019ouverture : 16 octobre 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.monteal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 27 septembre 2017 Visite supervisée des lieux : N/A ou Oui, obligatoire Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 27 septembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 17-16264 Descriptif : A52 - Service d\u2019entretien ménager pour les bureaux de la cour de voirie Ville-Marie Date d\u2019ouverture : 16 octobre 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Johanne Langlois, agente d\u2019approvisionnement : 514 868-5957 Appel d\u2019offres : 17-16448 Descriptif : Acquisition d\u2019équipements de télécommunication avec support, entretien et formation Date d\u2019ouverture : 18 octobre 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-6777 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 17-16434 Descriptif : Services professionnels en estimation de coûts en construction Date d\u2019ouverture : 18 octobre 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 17-16456 Descriptif : Services professionnels en hydrologie urbaine pour la réalisation d\u2019une étude des réseaux d\u2019eaux usées du secteur Pointe-aux-Trembles Date d\u2019ouverture : 18 octobre 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L`Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 27 septembre 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 27 septembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Avis d\u2019appel d\u2019intérêts pour des modules préfabriqués pour le centre de traitement de données Avis d\u2019appel d\u2019intérêt : 17-00021 Date d\u2019ouverture : 16 octobre 2017 Renseignements : Bernard Boucher, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5290 Documents : Les documents relatifs à cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt seront disponibles à compter du 27 septembre 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par cet avis d\u2019appel d\u2019intérêt peuvent se procurer les documents en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Les réponses doivent être placées dans une enveloppe cachetée et reçues, avant 11 h 30 à la date ci-haut mentionnée au Service de l\u2019approvisionnement de la Ville de Montréal à l\u2019attention de Bernard Boucher au 255, boulevard Crémazie Est, 4e étage, bureau 400, Montréal (Québec) H2M 1Z2 Fait à Montréal, le 27 septembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Avis d\u2019appel d\u2019intérêt AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : David Lévesque, 114 rue Ste-Geneviève, Les Cèdres (Québec) J7T 0C4 760-32-018127-177 Objets promotionnels C3 inc, 40 rue du Berry # 301, Blainville (Québec) J7C 0K3 760-32-018045-171 Éric Jean, 82 rue Prince #2, Huntingdon (Québec) J0S 1H0 760-32-018144-172 Pierre Pavé, 204, 8e Avenue, Vaudreuil-Dorion (Québec) J7V 3B2 760-32-018133-175 Pierre Rivard, 204, 8e Avenue, Vaudreuil-Dorion (Québec) J7V 3B2 760-32-018133-175 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Beauharnois situé au 74 Académie, Salaberry-deValleyfield (Québec) J6T 0B8 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 25 septembre 2017 par le greffier spécial dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Salaberry-de-Valleyfield, le 25 septembre 2017 Marie-Claude Ménard Greffière-adjointe de la Cour du Québec Biens et services \u2013 Fourniture d\u2019un service de taxi collectif Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001554 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres sont disponibles exclusivement via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca, à partir du vendredi 22 septembre 2017.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE JEUDI 12 octobre 2017 À 13H00.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Mounir Batty Directeur exécutif \u2013 Approvisionnement et gestion immobilière Appel d\u2019offres public AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à RÉNO- PRO-ACTION INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE- DAME EST, MONTRÉAL dans le dossier 500-22- 240785-173.Il est ordonné à la partie défenderesse de répondre dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 25 septembre 2017 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER: Avis est donné à CLAUDIA DAVIS DESROCHES que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de SAINT-HYACINTHE, une Demande introductive d\u2019instance, Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de SAINTHYACINTHE situé au 1550 RUE DESSAULES À SAINT-HYACINTHE dans le dossier 750-22-007082- 179, Il est ordonné à la partie défenderesse de répondre dans les 30 jours de la présente, À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 25 septembre 2017 Sonia Lavoie, huissier de justice M A R C O F O R T I E R L e ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, dit faire confiance aux écoles pour limiter l\u2019inconfor t des élèves et des enseignants en raison de la canicule automnale.Le ministre a salué les initiatives prises par des enseignants ou des directions d\u2019école pour faire face à la chaleur accablante : allongement des récréations, leçons données en plein air, à l\u2019ombre, changement temporaire de local de classe, installation de ventilateurs, et ainsi de suite.«Je fais confiance aux équipes- écoles et, honnêtement, je leur dis merci, parce que jusqu\u2019à maintenant les choses se passent bien.Ils ont aménagé leurs horaires en fonction des réalités.[\u2026] L\u2019important, c\u2019est la sécurité », a dit le ministre Proulx mardi.La Commission scolaire au Cœur-des-Vallées, en Outaouais, est allée plus loin: elle a permis aux parents de garder leurs enfants à la maison sans que l\u2019absence soit inscrite au dossier de l\u2019élève.Entre 20 % et 25 % des élèves des 16 écoles primaires de la commission scolaire sont restés chez eux mardi, indique Jasmin Bella- vance, porte-parole de la CSCV.Comme une tempête La mesure est encore en vigueur ce mercredi, mais pas jeudi, jour prévu de la fin de la canicule, indique-t-il.La Commission scolaire de Montréal a aussi permis aux élèves de rester chez eux à cause de la chaleur accablante, mais leur absence sera consignée, comme lors d\u2019une journée de tempête.Le député Amir Khadir, de Québec solidaire, est d\u2019accord avec ces mesures pleines de gros bon sens : « Il n\u2019y a rien de mal à traiter ça comme une bonne tempête de neige en hiver.Je ne vois pas où est le drame», dit-il.Alexandre Cloutier, du Parti québécois, estime de son côté que la Santé publique devrait se pencher sur les conditions météorologiques qui nécessitent la fermeture des écoles ou la permission de garder les enfants à la maison.« On devrait donner la chance à nos experts de nous guider», dit-il.La chaleur insoutenable dans certaines écoles relève d\u2019un important déficit d\u2019entretien que le gouvernement tarde à combler, souligne Jean-François Roberge, de la Coalition avenir Québec.Tout le monde s\u2019entend toutefois sur une chose: il n\u2019est pas question d\u2019installer la climatisation dans les vieilles écoles.Les nouveaux bâtiments, eux, ont généralement la climatisation.Le Devoir CANICULE AUTOMNALE Le ministre Proulx fait confiance aux écoles I S A B E L L E P A R É L e gouvernement Trudeau vient de nommer la Dre Mona Nemer conseillère scientifique en chef du Canada, un poste qu\u2019avait aboli le précédent gouvernement conservateur en 2008.La ministre des Sciences et de l\u2019Innovation, Kirsty Duncan, affirme ainsi s\u2019assurer que les futures politiques de son gouvernement seront fondées « sur des faits et des preuves», et non sur des « idéologies ».Accompagné de la ministre Duncan, le premier ministre Justin Tr udeau a annoncé mardi après-midi le choix de la candidate, témoignant de l\u2019im- por tance accordée par son gouvernement à cette nomination qui constitue un des pas importants pour annuler une série de décisions prises par le gouvernement Harper.« Notre gouvernement s\u2019est engagé à veiller à ce que les sciences redeviennent l\u2019un des piliers du processus décisionnel.[Les conseils de Mme Nemer] seront précieux et soutiendront les processus de décision aux plus hauts niveaux », a insisté Justin Trudeau.«Les décisions qui touchent à la vie des Canadiens », comme la santé ou l\u2019environnement, pourront être bonifiées par l\u2019appor t de cette nouvelle conseillère « impartiale » qui aura pour mandat d\u2019éclairer tant le gouvernement et le cabinet que les ministres, a soutenu la ministre Duncan.Cette dernière devra notamment veiller à ce que les scientifiques à l\u2019embauche du gouvernement puissent rester libres de discuter de leurs travaux, à ce que les données scientifiques soient accessibles aux citoyens canadiens, et faire rapport une fois l\u2019an de l\u2019état des travaux scientifiques au sein du gouvernement fédéral.Contrairement à ce que souhaitaient plusieurs organismes et milieux scientifiques, la nouvelle conseillère répondra aux demandes venant du gouvernement, et non pas de l\u2019ensemble des élus du Parlement.Une scientifique de renom Spécialiste des maladies du cœur et des maladies congénitales, la nouvelle conseillère scientifique était jusqu\u2019à sa nomination directrice du Laboratoire de génétique moléculaire et régénération cardiaque et vice-rectrice à la recherche à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Elle présidait également le Fonds France-Canada pour la recherche et siégeait à plusieurs comités et conseils d\u2019administration internationaux.En entrevue au Devoir, la Dre Nemer af firme que son mandat lui permettra de répondre aux demandes précises d\u2019Ottawa sur des projets législatifs, et de jouer un rôle « proactif » quand émergeront des enjeux scientifiques susceptibles de toucher la population canadienne.Par contre, elle n\u2019inter viendra pas dans des débats ou des décisions où le gouvernement a déjà fait son nid, comme la légalisation du cannabis.« Mon rôle n\u2019est pas d\u2019intervenir dans des politiques qui sont déjà là, mais d\u2019intervenir en amont si le gouvernement souhaite avoir un avis scientifique objectif sur une question», a affirmé Mme Nemer.Sur la question de la lutte contre les changements climatiques et la réduction des gaz à ef fet de serre, sur laquelle plusieurs observateurs reprochent au gouvernement Trudeau, signataire de l\u2019Accord de Paris, de tenir un double discours en maintenant son appui à l\u2019industrie des sables bitumineux, Mme Mener affirme qu\u2019elle « sera libre de donner son opinion».« Il n\u2019y a pas de doute que les changements climatiques sont un enjeu impor tant pour le Canada, qui s\u2019est donné des objectifs ambitieux.Cela va prendre encore beaucoup de recherches et des changements sociétaux importants.[\u2026] Ce n\u2019est pas noir ou blanc, la science est en avant de la société et il faut travailler avec ce que l\u2019on a.Il y a des choix à faire pour éduquer la population », estime la scientifique.Des dossiers prioritaires Interrogée sur ses priorités, Mme Nemer, qui bénéficiera d\u2019un budget de 2 millions de dollars par an pour mener à bien son mandat, a notamment signalé l\u2019importance de se pencher sur les questions touchant à l\u2019environnement, à la santé ainsi qu\u2019à la cybersécurité.« L\u2019intelligence ar tificielle est aussi une énorme révolution qui va demander de nouvelles lois, et je crois que le Canada doit être un chef de file dans ce domaine», a indiqué Mme Nemer.Le Devoir Mona Nemer nommée conseillère scientifique en chef du Canada Le poste avait été aboli par le gouvernement conservateur en 2008 SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE La Dre Nemer a été nommée mardi après-midi à Ottawa.Elle se spécialise dans la recherche cardiaque.JACQUES BOISSINOT PC Le ministre Proulx a salué et remercié les enseignants, mardi. M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L a course à la succession de Denis Lebel, au Lac- Saint-Jean, est of ficiellement lancée.Les quatre partis fédéraux comptent maintenant leur candidat en vue de cette élection par tielle dans une circonscription qui aura été un château fort tant conservateur que bloquiste.Le syndicaliste Marc Maltais a confirmé mardi qu\u2019il porterait les couleurs du Bloc québécois pour l\u2019élection du 23 octobre prochain.Bien que la circonscription ait été représentée par le conservateur Denis Lebel depuis dix ans, elle l\u2019était auparavant par le Bloc québécois pendant des années.Ce qui donne espoir aux bloquistes de pouvoir faire meilleure figure le mois prochain qu\u2019à l\u2019élection de 2015.« Les gens dans la circonscription votaient pour l\u2019homme, pas pour le par ti », a plaidé M.Maltais au sujet des électeurs de Denis Lebel.Ce conseiller régional de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) argue qu\u2019il connaît très bien les citoyens du comté et leurs réalités.Il af frontera Rémy Leclerc, un ancien conseiller municipal de Roberval qui a été le directeur des quatre campagnes électorales de Denis Lebel.Le Parti conservateur le présente comme le candidat de la continuité, avec comme slogan «Ensemble, poursuivons le travail».Les libéraux compteront quant à eux sur le maire sortant de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, qui ne briguera pas de nouveau mandat à la mairie et fera campagne uniquement au fédéral.Du côté du Nouveau Par ti démocratique, la candidate de la dernière élection générale, Gisèle Dallaire, a repris le flambeau.Nouveaux chefs Le paysage politique n\u2019est plus le même qu\u2019il y a deux ans.Les libéraux dominent les intentions de vote dans les sondages, y compris au Québec, mais le Parti conservateur et le Bloc québécois ont de nouveaux chefs \u2014 avec Andrew Scheer et Martine Ouellet \u2014 tandis que les néodémocrates connaîtront l\u2019identité de leur prochain chef d\u2019ici quelques semaines.Denis Lebel l\u2019avait emporté, à l\u2019automne 2015, avec 33% des voix, suivi de la candidate néo- démocrate à 28,5%, puis du libéral et du bloquiste, qui étaient à égalité statistique à 18,4%.« Le contexte a changé.Ça permet des ouver tures », a argué Martine Ouellet.Mais les conservateurs ont bon espoir de par venir à conser ver cette circonscription qui était jadis en partie représentée par le cofondateur du Bloc et son premier chef, Lucien Bouchard.Car les électeurs appréciaient, disent-ils, le travail de Denis Lebel et s\u2019opposent à la légalisation de la marijuana ou la réforme fiscale du gouvernement de Justin Trudeau.Les libéraux ne sont pas du même avis, plaidant que les ci toyens du Lac-Saint - Jean estiment que la décennie de l \u2019ancien gouver ne- ment conser vateur a « laissé pour compte beaucoup de familles ».Soit, la circonscription de Lac- Saint -Jean a voté longtemps pour les conservateurs ou les bloquistes, mais le Parti libéral mise sur l\u2019appui populaire du premier ministre Trudeau et l\u2019accueil « incroyable » réser vé à son candidat, Richard Hébert, qui profite de sa notoriété de maire dans le comté.Les électeurs de Lac-Saint- Jean éliront leur prochain député le 23 octobre prochain, tout comme ceux de la circonscription alber taine de Sturgeon River\u2013Parkland, laissée vacante par le départ de la chef intérimaire du Par ti conservateur, Rona Ambrose.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 A L E X A N D R E S H I E L D S M A R C O B É L A I R - C I R I N O L e ministre Pierre Arcand se porte à la défense des projets de règlement qui permettront aux pétrolières et aux gazières de forer près des secteurs résidentiels, des écoles et des parcs nationaux, mais aussi dans les lacs et les rivières.Selon lui, ces règles sur l\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles seront « les plus strictes » en Amérique du Nord.Le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles était en « mission » en Asie au moment de la publication, mercredi dernier, de quatre projets de règlement qui précisent les modalités qui encadreront les projets pétroliers et gaziers sur le territoire québécois.Finalement interpellé mardi en marge du caucus libéral, le ministre s\u2019est porté à la défense des mesures élaborées par le gouvernement Couillard.« Nous avons les règles les plus strictes en Amérique du Nord », a-t-il fait valoir, avant de préciser que ces futures règles sont basées « sur ce qui se passe en Alberta, en Co- lombie-Britannique et dans d\u2019autres [collectivités publiques] ».Rassurer Les projets de règlement présentés dans la foulée de l\u2019adoption de la Loi sur les hydrocarbures doivent ouvrir les lacs et les rivières du Québec aux projets de forage.Mais même si cette intention a soulevé une vive controverse, Pierre Arcand s\u2019est voulu rassurant.« Les dossiers qui sont actifs présentement ne sont pas près des lacs et des rivières.Alors, attendons que les projets surviennent et nous allons les analyser au fur et à mesure.Nous prendrons les décisions en ce sens-là », a-t-il précisé.« Si des gens veulent présenter d\u2019autres projets, ils devront obtenir un permis.Et nous allons analyser cela », a également dit le ministre.Cette possibilité de forage dans des lacs ou des rivières est bien réelle, puisque des dizaines de permis d\u2019exploration recouvrent des cours d\u2019eau du Québec.À l\u2019instar de son collègue de l\u2019Environnement, David Heurtel, Pierre Arcand s\u2019est par ailleurs dit prêt à « regarder les commentaires » qui seront présentés au cours des 45 jours que dure la consultation déjà entamée.« L\u2019objectif du gouvernement est de mettre en place le cadre réglementaire le plus strict en Amérique du Nord, tel que nous nous étions engagés à le faire en 2014 », a souligné l\u2019attachée de presse du ministre, Véronique Normandin, dans une réponse écrite au Devoir.« Nous ef fec- tuerons les modifications nécessaires afin d\u2019atteindre cet objectif », a-t-elle ajouté.Dans leur mouture actuelle, ces règlements permettront aux entreprises de réaliser des forages, y compris des forages avec fractu- ration, à 175 mètres de secteurs résidentiels.Québec compte aussi fixer à 275 mètres la distance minimale à respecter par rapport à une école, une garderie ou un hôpital.Même si les projets de règlement confirment l\u2019ouverture de vastes portions du territoire québécois au secteur pétrolier et gazier, le ministre Arcand a dit mardi que le gouvernement ne souhaite pas miser sur les énergies fossiles.« Ce n\u2019est pas l\u2019intention du gouvernement de promouvoir les hydrocarbures au Québec, a-t-il dit.Ce que nous essayons de faire, c\u2019est la promotion des ressources autres que les hydrocarbures, comme le solaire, l\u2019éolien et l\u2019hydroélectricité.» Lundi, le premier ministre, Philippe Couillard, a pour sa part affirmé que les projets ne verraient pas le jour sans « acceptabilité sociale ».« Je pense que si la population de la Gas- pésie ne veut pas voir d\u2019hydrocarbures dans la région, on aura rapidement la conclusion qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019acceptabilité sociale », a-t-il affirmé.Le Devoir FORAGES PÉTROLIERS Le ministre Arcand défend les projets de règlement LAC-SAINT-JEAN Les candidats à la succession de Denis Lebel sont choisis Bloquistes et conservateurs souhaitent gagner leur ancien château fort lors de la partielle à venir ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE En juin, l\u2019ex-ministre Denis Lebel avait annoncé sa décision de quitter la politique.Denis Lebel l\u2019avait emporté, à l\u2019automne 2015, avec 33 % des voix C A R O L I N E P L A N T E à Québec L a consultation québécoise sur la discrimination systémique et le racisme coûtera plus cher que prévu, car elle est victime de son succès, a expliqué la ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, mardi.Le budget de la consultation a bondi de 500 000$ à 900 000$ depuis juillet.Quinze groupes devaient, à l\u2019origine, tenir des consultations locales.« L\u2019engouement » autour du projet a fait en sorte que 31 groupes ont finalement été retenus.Québec ajoute donc des ressources, entre autres pour épauler la Commission des droits de la personne, qui encadre les consultations régionales, a dit la ministre.«On savait qu\u2019il y avait peut- être une possibilité qu\u2019il y ait plus d\u2019intérêt, a affirmé Mme Weil en mêlée de presse à l\u2019Assemblée nationale.Donc, on a été agréablement surpris du fait que 31 organismes dans 13 régions dif fé- rentes ont répondu à l\u2019appel.» Le sujet a rebondi en Chambre, mardi, et a vite fait l\u2019objet d\u2019un échange corsé entre le premier ministre, Philippe Couillard, et le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée.Celui-ci a souligné qu\u2019au moins deux groupes impliqués, soit le Forum musulman canadien et la Fédération des Canadiens musulmans, ont déjà qualifié le Québec de xénophobe et d\u2019islamophobe.Réactions « C\u2019est comme demander à Marc-Yvan Côté [ex-ministre libéral accusé de complot, corr uption, fraude et abus de confiance] de faire une consultation pour savoir s\u2019il y a de la corruption au Parti libéral.Ce n\u2019est pas une bonne idée.Il peut s\u2019exprimer, mais il ne peut pas l\u2019organiser», a lâché M.Lisée.« Est-ce que le premier ministre ne peut pas se rendre compte que de choisir des organismes qui sont juges et parties, c\u2019est le contraire d\u2019une consultation ouver te et neutre ?» a-t-il renchéri.De surcroît, a affirmé M.Li- sée, le Forum musulman canadien est dirigé par Samer Majzoub, dont l\u2019école privée musulmane de Pierrefonds a été financée par l\u2019émirat du Koweït.La Presse canadienne RACISME SYSTÉMIQUE Le budget de la consultation presque doublé Pierre Arcand la mi-septembre, on a pu prendre connaissance du décret instaurant un nouveau processus de sélection des membres du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).Le ministre David Heurtel avait promis de dépolitiser ces nominations.Or le gouvernement continue d\u2019exercer un contrôle régalien sur les nominations au BAPE.Jusqu\u2019à maintenant, le Conseil des ministres avait la main haute sur les nominations au BAPE.Avec le décret émanant du Conseil exécutif, le gouvernement Couillard s\u2019assure que ce pouvoir reste intouché.Le règlement crée un comité de sélection en vue de la nomination du président, du vice-président et des autres membres du BAPE.Il doit fournir deux noms par poste à pour voir au ministre de l\u2019Environnement, qui recommande les candidats à nommer par le Conseil des ministres.Si le ministre n\u2019est pas satisfait des candidats proposés, il peut ordonner la reprise le processus.Le comité de sélection est contrôlé par le gouvernement.Il est composé de trois membres, soit deux personnes issues de ses rangs et un représentant du public.Comme les décisions sont prises à la majorité, le gouvernement ne prend aucun risque : c\u2019est sa volonté qui primera.Le BAPE est un empêcheur de tourner en rond, et pour bien des ministres, promoteurs et fonctionnaires, un enquiquineur de première.De tout temps, les gouvernements successifs y ont nommé des fonctionnaires de con?ance ou des gens dont l\u2019allégeance partisane les comblait.Malgré tout, le BAPE, qui détient les pouvoirs d\u2019une commission d\u2019enquête, est parvenu à maintenir la rigueur nécessaire à l\u2019accomplissement de sa mission et, de là, une certaine indépendance.Rappelons que le gouvernement n\u2019est pas tenu de se plier aux exigences du BAPE ; il peut passer outre ses avis, qui ne sont que consultatifs.C\u2019est dans l\u2019ordre des choses.Il en découle qu\u2019il aurait tort de chercher à miner son indépendance et à réduire la portée de ses évaluations.Le BAPE, dont le rôle est de produire des analyses indépendantes sur des projets de développement d\u2019importance, doit continuer de tenir compte de toutes leurs dimensions : écologique, économique, sociale et culturelle.Le nouveau comité a le mérite d\u2019ajouter une forme de professionnalisme au processus de sélection des membres du BAPE.Mais il ne dépolitise pas ces nominations.Le mieux serait que la nomination du président et du vice-président de l\u2019organisme relève de l\u2019Assemblée nationale, comme le réclame l\u2019opposition, ce qui nécessiterait un changement à la loi.Entre-temps, le ministre Heurtel pourrait consentir à consulter les députés d\u2019en face.Rien ne va plus chez Bombardier ! Tant du côté de l\u2019aéronautique que du transport ferroviaire, la multinationale accumule les tuiles.Certaines sont accidentelles, d\u2019autres pas, telles ces accusations de corruption à l\u2019encontre d\u2019un de ses employés en Suède.L\u2019avenir de la compagnie viendra-t-il de Chine?a décision intérimaire du dépar tement du Commerce des États-Unis est tombée : Bombardier devra payer des droits compensateurs préliminaires de 220 % sur chaque avion de la CSeries vendu aux États-Unis.Aussi bien dire que la CSeries est chassée du pays de Donald Trump, et Ottawa a tout à fait raison de mettre ?n aux discussions avec Boeing pour l\u2019acquisition d\u2019avions de chasse Super Hornet.Depuis la vente, l\u2019an dernier, de 75 unités du modèle C100 à Delta Air Lines, Bombardier fait du surplace.Et même cette vente à Delta risque maintenant de tomber à l\u2019eau.Pourtant, tous les experts s\u2019entendent pour dire que le produit est excellent, plus silencieux et plus économique en carburant que ses concurrents.Au cœur du litige, il y a l\u2019aide fournie par les gouvernements du Canada et du Royaume-Uni.Et comme pour le bois d\u2019œuvre, même si Bombardier a encore la possibilité de sortir gagnante devant la Commission du commerce international appelée à rendre une décision ?nale, le temps joue contre elle et tout acheteur potentiel.Quant à l\u2019autre grande composante du conglomérat, Bombardier Transport, dont la Caisse de dépôt détient 30 % du capital acquis en 2015 au coût de 2 milliards, elle se retrouve isolée à cause de la fusion annoncée hier de ses deux concurrents européens, Siemens et Alstom.Il y a quelques semaines encore, la rumeur voulait que ce soit Bombardier qui fusionne ses activités avec celles de Siemens.Or, il semble que les gouvernements de la France et de l\u2019Allemagne soient intervenus pour encourager le regroupement des forces européennes devant la montée en puissance de la Chine et la politique protectionniste de Donald Trump.Les choses ne vont pas bien pour Bombardier Transport, dont le siège social est à Berlin.Critiquée pour son incapacité à respecter les échéances un peu partout, notamment à Toronto et à Montréal, la compagnie vient de voir un important contrat lui échapper à New York.Et comme si cela n\u2019était pas assez, la voilà mêlée à une histoire de corruption impliquant l\u2019un de ses employés en Suède.Les autorités suédoises laissent même entendre que la haute direction de Bombardier était au courant du problème.Bombardier joue gros dans cette affaire puisqu\u2019elle pourrait se voir exclue des appels d\u2019offres de la Banque mondiale qui ?- nance une large part des projets d\u2019infrastructures de transport dans les pays en développement.La question qui se pose aujourd\u2019hui est simple : Bombardier survivra-t-elle aux attaques dont elle est victime de toutes parts, y compris de l\u2019intérieur, où on ne compte plus le nombre de mauvais pas ?Après avoir obtenu l\u2019aide plusieurs fois milliardaire de tous les gouvernements, l\u2019avionneur semble se tourner de façon désespérée vers la Chine pour vendre ses appareils, ou pour se vendre lui-même.Que restera-t-il de ce joyau de l\u2019industrie canadienne dans dix ans?Pour les spéculateurs qui ont fait grimper l\u2019action de 6%, hier, malgré les mauvaises nouvelles, l\u2019avenir réside dans une acquisition par un gros joueur, sans doute propriété du gouvernement chinois.Avouons qu\u2019il est dif?cile de s\u2019en réjouir.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Créer une LNHQ?Le Devoir publiait lundi matin une excellente lettre de l\u2019ex-journaliste sportif Georges Schwartz sur la Ligue nationale de hockey (LNH).Celle-ci a complètement per ver ti notre spor t national, le hockey, en l\u2019étendant sans raison à tous les États-Unis, y compris à des villes qui n\u2019ont jamais vu un brin de glace ni même un flocon de neige, comme Tampa, San Diego et maintenant Las Vegas, un véritable casino éhonté alimenté par les réseaux de télévision américains et par les commotions de ce qui est devenu un sport de combat et de contusions, comme jadis la lutte.Pour cela, ils importent des joueurs et entraîneurs canadiens, de 50 à 80 % du personnel, mais encore peu de Mexicains, refoulés au futur mur Trump.Cela veut dire que, si le Canada et le Québec quittaient la LNH, ce serait la faillite pour les clubs américains, ce qui permettrait de développer le réseau canadien et de le bonifier en ne retenant que les meilleurs joueurs, et d\u2019en faire le champion du monde face à l\u2019Europe, et demain la Chine.Hélas, « le Canada a vendu son âme pour avoir accès au marché spor tif américain ».Et pourtant, il est « le pays fondateur et la première puissance mon- L I B R E O P I N I O N R O B I N E K A S E K A S terling K.Brown, Donald Glover, Riz Ahmed, Aziz Ansari, Lena Waithe ont rempor té des Emmys la semaine dernière dans les catégories du meilleur acteur, du meilleur scénariste et du meileur réalisateur.Ils sont issus de la diversité.Tout le monde s\u2019en réjouit.Il y a de l\u2019espoir.Et c\u2019est avec fierté qu\u2019on peut dire la même chose du Gala des prix Gémeaux ! (Son de criquets.) Depuis 2014, beaucoup d\u2019articles sur le sujet ont été publiés.Dommage qu\u2019on en parle encore aujourd\u2019hui.(Roulement des yeux.) Bon, commençons par le début.Être acteur au Québec n\u2019est pas chose facile.Tous les finissants des écoles se mesurent au même défi : gagner son pain en tant que comédien.Hmm.La chanson à répondre des producteurs et gens influents de l\u2019industrie, on la connaît : le Québec est un petit marché.On doit s\u2019assurer d\u2019offrir au public des produits qui vont plaire et être rentables.Pour cela, il faut engager des comédiens, scénaristes, réalisateurs qui sont connus, voire populaires auprès du public, qui se ruera devant la télé et au cinéma pour regarder leurs stars chouchoutes.Business is business.Et on fait quoi des nouveaux ar tistes ?Chacun son tour, chacun sa chance.Les nouveaux vont bûcher et surtout travailler à se développer un réseau jusqu\u2019à ce qu\u2019un producteur leur donne leur chance.Si un nouveau est talentueux (évidemment), charismatique (c\u2019est obligé) et qu\u2019il gère ses réseaux sociaux avec brio (optionnel, mais fortement recommandé de nos jours pour la visibilité), il sera au summum.Jusqu\u2019au prochain.Ça, c\u2019est ce qui attend les finissants des écoles de théâtre.Lueur d\u2019espoir?Et quand on est racisé (je déteste ce terme, mais bon), qu\u2019est-ce qu\u2019il se passe ?Il faut redoubler d\u2019ardeur parce que les rôles disponibles ne correspondent pas à notre casting.Lueur d\u2019espoir à l\u2019horizon ! Les organismes comme Diversité artistique Montréal ou le Black Theater Workshop organisent des programmes qui existent depuis environ trois ans, qui mettent en avant les comédiens de la diversité.Lorsqu\u2019ils sont sélectionnés, des cours et des ateliers leur sont offerts et ils participent même à des auditions devant des directeurs de casting et des gens influents de l\u2019industrie.Et voilà, la cause est sauvée ! Résultat ?(Son de criquets avec quelques applaudissements.) Je vous fais confiance, car je sais que vous pouvez nommer des exemples significatifs dignes des Olivia Pope dans Scandal ou Dev dans Master of None.(I can\u2019t wait to read your answers !) Alors, producteurs, vous attendez quoi ?Par pitié, ne me dites pas qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019acteurs, de scénaristes de la diversité.Ils sont présents.Comme ceux nommés plus haut, il y a des organismes qui ont un bottin plein d\u2019artistes (roulement des yeux) racisés.Producteurs, vous avez un pouvoir immense : influencer votre public, lui of frir les meilleurs produits possibles.Il va s\u2019adapter.Croire le contraire, c\u2019est prendre son auditoire pour un idiot.Public, tu n\u2019es pas idiot quand même ?Et puis, toi qui es à la recherche d\u2019expériences enrichissantes, tu sais qu\u2019il n\u2019y a rien de plus for t que la mixité, parce que c\u2019est stimulant.J\u2019espère que ce genre de texte sera le dernier.Aie ! Utopie.Tant qu\u2019il n\u2019y aura pas de changements significatifs, des textes comme celui-ci, constructifs bien sûr, seront écrits.En attendant, je vais boire une bonne tasse de thé et continuer de regarder avec admiration la télé américaine et britannique.#SorryNotSorry #ViveLeQuebec- Moderne La diversité sur les écrans québécois : conversation sans fin FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET diale du hockey », mais « le seul pays de hockey au monde à ne pas posséder sa propre ligue nationale », comme le dit M.Schwartz, qui ajoute que, selon une étude de l\u2019Université de Toronto, « 80 % des droits payés à la LNH par les télévisions canadiennes servaient à subventionner les clubs américains déficitaires ».Profitons de la négociation sur l\u2019ALENA pour couper la LNH et créer une LCH, sinon, pourquoi pas une ligue de hockey québécoise, la LNHQ.Comme dit l\u2019autre, après tout, on est les meilleurs ! Jean Décarie Le 25 septembre 2017 Les petits entrepreneurs prennent un risque financier.Ils ont des responsabilités par rapport à leurs employés.Ils doivent créer eux-mêmes leur fonds de retraite.En ce qui me concerne, ma clinique emploie sept personnes.Sept emplois créés en partie grâce aux dispositions fiscales actuelles, car elles donnent le levier nécessaire pour investir et prendre le risque\u2026 M.Morneau cherche, nous dit-on, l\u2019équité et courtise ainsi la classe moyenne avec sa réforme annoncée.Si de petits entrepreneurs doivent fermer boutique à cause de sa réforme, c\u2019est cette même classe moyenne qui, au bout du compte, sera pénalisée\u2026 Quel manque de vision ! Quel manque de courage que de ne pas s\u2019attaquer aux vrais fraudeurs, ceux qui privent les Canadiens de milliards de dollars annuellement ! Des dollars qui permettraient de financer un tas de mesures sociales et d\u2019assurer la faveur électorale de plusieurs.Si, comme M.Morneau l\u2019a si bien mentionné, tout le monde doit appor ter sa contribution, qu\u2019il aille frapper à la «grande porte».Ne pas aller dans cette direction pourrait s\u2019apparenter à de l\u2019opportunisme politique.Et cela serait d\u2019une grande tristesse\u2026 Michel Dagenais, médecin Le 20 septembre 2017 À BOMBARDIER La victoire de Boeing NOMINATIONS POLITIQUES EN ENVIRONNEMENT À la défense d\u2019un BAPE indépendant L JEAN-ROBERT SANSFAÇON ROBERT DUTRISAC La réforme fiscale ou l\u2019hypocrisie de Morneau Les dernières trouvailles en matière de paradis fiscaux nous révèlent qu\u2019au Canada, 5% du PIB serait mis à l\u2019abri de l\u2019impôt, représentant 100 milliards dont le fisc est privé annuellement.Au lieu de s\u2019attaquer de front à ce fléau en criminalisant ceux qui s\u2019y adonnent, M.Morneau préfère les cibles faciles que sont les petits entrepreneurs pour aller récupérer un maigre 250 millions, ou 0,25% du montant perdu au profit des paradis fiscaux. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).C haque semaine ramène la même interrogation, seulement avec quelques brûlements d\u2019estomac en sus.Comment tout cela va-t-il se terminer ?Combien de déclarations de guerre, de missiles, d\u2019essais nucléaires, d\u2019insultes et de provocations deux grands potentats \u2014 égocentriques à souhait, sans empathie aucune et imbus de pouvoir tous les deux \u2014 peuvent-ils se lancer avant qu\u2019un des deux se sente obligé de passer aux actes ?Le bras de fer actuel entre Kim Jong-un et Donald Trump n\u2019est pas sans rappeler la crise des missiles cubaine qui avait opposé John F.Kennedy et Nikita Khrouchtchev.Treize jours d\u2019angoisse totale pendant lesquels une partie du monde a bien failli sauter.J\u2019ai d\u2019ailleurs des souvenirs impérissables d\u2019être couchée sous mon pupitre à l\u2019école en prévision du gros boum ! On peut évidemment s\u2019interroger sur l\u2019utilité de savoir faire l\u2019escargot devant la perspective d\u2019une déflagration nucléaire.Mais bon.À défaut de pouvoir contrer la menace pour vrai, on nous donnait les moyens d\u2019avoir peur pour vrai.Avec raison.Le 22 octobre 1962, les troupes déployées en Floride équivalaient à l\u2019effort de guerre de l\u2019oncle Sam lors du débarquement en Normandie.Quelques jours plus tard, les bombardiers américains étaient en état d\u2019aler te avec 3000 armes nucléaires à leur disposition.C\u2019est toute la planète qui aurait pu y passer, a-t-on fini par apprendre des décennies plus tard.Le pire fut évité quand un des trois officiers à bord d\u2019un sous-marin soviétique refusa de tirer sur un navire américain avec une ogive nucléaire.L\u2019offensive nucléaire exigeait l\u2019accord des trois officiers.Ensuite, Kennedy, sachant pertinemment qu\u2019il détenait neuf fois la puissance nucléaire de son adversaire, eut la bonne idée d\u2019of frir une por te de sortie aux Soviétiques : en échange du retrait de leurs missiles nucléaires à Cuba, le président américain accepta, en secret, de retirer ses propres missiles de la Turquie.Officiellement, Kennedy eut l\u2019air de Gar y Cooper dans High Noon (Le train sif flera trois fois), le bon cow-boy aux nerfs d\u2019acier qui, sous le soleil brûlant de midi, le revolver bien en évidence, ne bronche pas d\u2019un poil, prêt à défendre son village devant les bandits et malappris de ce monde.En fait, il s\u2019était lui-même acculé à ce bourbier, d\u2019abord par ses propres déclarations guerrières et intempestives durant l\u2019élection qui le porta au pouvoir, ensuite par son invasion bâclée de la baie des Cochons, « la plus importante opération clandestine dans l\u2019histoire de la CIA», mafia et paramilitaires à l\u2019appui, et, finalement, en plaçant d\u2019immenses missiles en Italie et en Turquie.Sans parler des mensonges sciemment entretenus sur la force dite supérieure des Soviétiques.Heureusement, John F.Kennedy, contrairement à Donald Trump, était un grand lecteur.Il avait pour livre de chevet The Guns of August de Barbara Tuchman, une lecture qu\u2019il avait imposée d\u2019ailleurs à son entourage.Le livre raconte comment une série de mauvais calculs de la part des dirigeants européens a mené à la Première Guerre mondiale.La leçon lui était restée : de grandes nations pouvaient accidentellement déclencher une guerre funeste.Ne voulant pas être celui qui déclencherait par inadvertance celle-ci, JFK, à la dernière minute, tint tête à ses généraux qui, eux, conseillaient l\u2019affrontement avec l\u2019URSS.Mais revenons à Kim Jong-un et à Donald Trump.Le consensus, à l\u2019heure actuelle, est que même « Rocket Man » ou « Orange Man » ne seraient pas assez fous pour commettre l\u2019irréparable.Le prix politique en serait trop grand, comme le dit le Machiavel des temps modernes, Steve Bannon.J\u2019ai tendance (les bons jours) à le croire aussi.Cela dit, il n\u2019y aura pas de résolution à ce conflit sans que l\u2019un et l\u2019autre puissent prétendre, comme Kennedy et Khrouchtchev en 1962, à la victoire.Vu les personnalités en jeu, il est encore plus important que nos deux cow-boys puissent « sauver la face ».Or, plus l\u2019escalade se poursuit \u2014 la Corée du Nord menace aujourd\u2019hui de mener un «essai nucléaire atmosphérique» en plus d\u2019abattre des avions américains en dehors même de son propre territoire \u2014, plus la possibilité de glisser sur une pelure de banane accidentelle est grande.Selon le directeur de l\u2019US-Korea Institute au John Hopkins School of Advanced International Studies à Washington, Jae H.Ku, une attaque entre les deux pays pourrait bien être imminente.Le train, dans le cas qui nous occupe, a depuis longtemps sifflé ses trois coups.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 Le train sifflera trois fois FRANCINE PELLETIER J E A N - C L A U D E C O R B E I L Directeur linguistique de l\u2019Office de la langue française de 1971 à 1977, sous-ministre adjoint responsable de la politique linguistique de 1997 à 2000, secrétaire et membre de la Commission des états généraux sur la situation et l\u2019avenir de la langue française (commission Larose) 2000-2001 M A R I E - É V A D E V I L L E R S Responsable de la terminologie de la gestion à l\u2019Office de la langue française de 1970 à 1980, auteure du Multidictionnaire de la langue française n ver tu de la mission que lui confère la Charte de la langue française, l\u2019Office doit orienter l\u2019usage du français parlé et écrit au Québec.La nouvelle politique de l\u2019emprunt linguistique (dont faisait état Le Devoir le 18 septembre) a été adoptée par l\u2019OQLF le 31 janvier 2017 sans réelle consultation du milieu ; elle n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucun communiqué, d\u2019aucune diffusion dans les médias.Elle a été discrètement mise en ligne dans le site Internet de l\u2019organisme sous l\u2019onglet «Politiques et guides».N\u2019eût été la vigilance de Jacques Maurais, qui a dénoncé l\u2019assouplissement des nouveaux critères d\u2019acceptabilité des emprunts dans son excellent blogue Linguistique correct, nous n\u2019en aurions pas été informés.À titre d\u2019ancien coordonnateur de la recherche à l\u2019OQLF, puis au Conseil supérieur de la langue française (CSLF), le linguiste Jacques Maurais parle en connaissance de cause.Voici ce qu\u2019il écrit sous le titre de «Démission de l\u2019Office québécois de la langue française» : «[\u2026] le Québec a connu dans son histoire une vague d\u2019emprunts massifs à l\u2019anglais et le législateur a voulu y réagir.Et c\u2019est pourquoi il a confié à l\u2019Office québécois de la langue française le mandat de franciser le Québec et de déterminer quels mots anglais étaient acceptables dans la langue officielle.Il n\u2019était sûrement pas dans son intention en 1977 de lui demander d\u2019ouvrir les vannes à l\u2019accueil des anglicismes.» La politique de l\u2019emprunt linguistique n\u2019est pas destinée au grand public, affirme Danielle Turcotte, directrice générale des services linguistiques de l\u2019OQLF, citée dans Le Devoir du 18 septembre.Si ce document est quelque peu technique, son application concerne cependant toute la population.En effet, la diffusion des termes acceptés dans le Grand Dictionnaire terminologique (GDT) influencera les diverses communications de l\u2019Administration et des entreprises, dont l\u2019étiquetage des produits, l\u2019affichage commercial, les menus des restaurants, les sites Internet, pour ne citer que ces exemples.Les millions de termes figurant dans le GDT touchent tous les domaines d\u2019activité.Le traitement des emprunts à l\u2019anglais Le traitement des anglicismes est une composante essentielle de la mission de l\u2019OQLF.La politique qui définit les critères d\u2019acceptabilité des emprunts linguistiques a d\u2019abord été publiée en 1980, puis en 2007 et enfin en janvier 2017.Dans le préambule de sa nouvelle politique, l\u2019OQLF écrit : « La langue et la dynamique sociolinguistique étant en évolution constante, l\u2019Office se doit de mettre sa politique à jour régulièrement afin que ses objectifs en matière de traitement des emprunts soient le plus possible au diapason de cette évolution.» La situation linguistique québécoise a-t-elle progressé au point qu\u2019il soit maintenant justifié d\u2019assouplir les critères d\u2019acceptation des anglicismes ?Poser la question, c\u2019est y répondre.Quand l\u2019OQLF juge acceptable le calque de l\u2019anglais « pâte à dents » sous prétexte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un calque non récent, généralisé, implanté, légitimé, et qu\u2019il est intégrable au système linguistique du français (critères d\u2019acceptabilité des calques), il ouvre la porte à quantité de traductions littérales d\u2019expressions anglaises.Le terme français « dentifrice » est courant et figure sur tous les emballages de ce produit.Se fondant sur la fiche du GDT, les entreprises de production et de distribution de ce produit pourront désormais employer le terme « pâte à dents » dans l\u2019étiquetage, dans l\u2019af fichage de ce produit et dans les messages publicitaires s\u2019y rapportant.Quand l\u2019OQLF accepte le verbe « démoni- ser », inspiré de l\u2019anglais, alors que le verbe «diaboliser » fait parfaitement l\u2019affaire, le terme « papier sablé » alors que les termes « papier abrasif » ou «papier de verre » sont employés, il en résulte un appauvrissement du vocabulaire et tout le contraire d\u2019un enrichissement des langues techniques.La mission de l\u2019organisme est d\u2019assurer la définition et la dif fusion par le GDT des terminologies françaises des différents doma ines d\u2019emplo i .À cet égard, son rôle ne s\u2019exerce pas dans tous les registres de langue : il se limite aux registres de la langue technique courante ou soutenue.Il n\u2019entre pas dans les attributions de l\u2019OQLF de décrire et de légitimer les emplois de registre familier.Citée dans Le Devoir du 18 septembre, Nadine Vincent, professeure de linguistique à l\u2019Université de Sherbrooke, est également d\u2019avis que « le rôle de l\u2019Office n\u2019est pas de décrire l\u2019usage, mais de l\u2019orienter ».Effectivement, le mandat qui est confié à l\u2019OQLF par la Charte de la langue française est de guider l\u2019usage du français parlé et écrit au Québec.La politique de l\u2019emprunt linguistique adoptée par l\u2019OQLF en 2017 constitue un recul évident, un retour à la case départ des années 1960.Si l\u2019on avait appliqué les critères d\u2019acceptabilité retenus dans la nouvelle politique de l\u2019emprunt linguistique, jamais nous n\u2019aurions été en mesure d\u2019entreprendre et de réaliser les chantiers linguistiques menés par l\u2019Office de la langue française, depuis sa création en 1961 et surtout à compter de 1971, dans le but de mettre en œu- vre la volonté du premier ministre Robert Bourassa de faire du français la langue de travail.LANGUE FRANÇAISE Un détournement de la mission de l\u2019OQLF M O N I Q U E C .C O R M I E R Professeure titulaire au Département de linguistique et de traduction de l\u2019Université de Montréal, et présidente du Comité d\u2019officialisation linguistique de l\u2019Office québécois de la langue française de 2002 à 2016 arce que, tel un cardiologue, l\u2019Office québécois de la langue française traite du cœur même de l\u2019identité québécoise, la langue française, ses interventions provoqueront toujours une gamme de réactions allant de l\u2019approbation à la réprobation, comme c\u2019est le cas pour la politique de l\u2019emprunt linguistique adoptée en janvier 2017.Au-delà des arguments sensés qu\u2019on peut avoir de part et d\u2019autre, je dois dénoncer cependant les accusations qui cherchent à miner la crédibilité de l\u2019Office : retour à la case départ des années 1960, ouverture des vannes à l\u2019accueil des anglicismes, détournement de la mission, asservissement volontaire et, bien sûr, tout cela, en «catimini », car ce sombre complot ne pouvait se tramer ouvertement.Réglons d\u2019abord l\u2019accusation de cachotterie.La nouvelle version de la politique a fait l\u2019objet d\u2019une présentation en bonne et due forme, en octobre 2016, au Colloque du réseau des Organismes francophones de politique et d\u2019aménagement linguistiques tenu à Québec, au Musée de la civilisation.Ce colloque international, auquel les médias et le public ont été conviés, regroupait des spécialistes de divers horizons, des professeurs d\u2019université, des linguistes, des professionnels de la langue et des personnalités publiques.La présentation du projet de politique y ayant reçu un accueil favorable, la politique a été adoptée quelques mois plus tard.L\u2019Office, qui a 56 ans, peut-il tenir compte de l\u2019évolution du Québec et adopter une stratégie d\u2019emprunt linguistique aussi réfléchie que les précédentes ?Assurément.Et il applique tout le sérieux et toute la rigueur que commande l\u2019exercice.Le Comité d\u2019officialisation linguistique que j\u2019ai présidé a pu analyser et commenter l\u2019état d\u2019avancement du travail \u2014 qui s\u2019est échelonné sur trois ans \u2014 des nombreux terminologues affectés à ce dossier.C\u2019est entièrement satisfait de la version aboutie de la politique que le Comité lui a donné son aval.Contrer l\u2019adoption massive de termes anglais et promouvoir la vitalité et la créativité de la langue française, responsabilité de plus en plus partagée au Québec tant par les individus que par les institutions, demeurent au cœur de son projet.Aussi les critères d\u2019évaluation des emprunts sont-ils nombreux et forment-ils un filtre serré qui contrôle l\u2019acceptation des emprunts lexicaux.Seuls sont finalement admis les emprunts qui sont d\u2019usage standard, couramment acceptés, voire valorisés dans les meilleurs écrits qui servent de référence au Québec et qu\u2019on peut retrouver dans des ouvrages tels que le Multidictionnaire de la langue française et Usito.Contrairement à ce que laissent entendre certaines critiques, l\u2019Office et son personnel n\u2019ont pas renié le mandat que leur a confié l\u2019État québécois, et la Politique de l\u2019emprunt linguistique de 2017 n\u2019est pas le cheval de Troie que ses dénigreurs veulent y voir.L\u2019Office demeure un guide sûr.Son mode d\u2019intervention pr udent et nuancé fait davantage confiance au jugement et à la contribution de la population québécoise que ne le fait le diktat d\u2019une loi.L\u2019OQLF tient compte de l\u2019évolution du Québec E P La politique de l\u2019emprunt linguistique adoptée par l\u2019OQLF constitue un recul évident JACQUES NADEAU LE DEVOIR «La dif fusion des termes acceptés dans le Grand Dictionnaire terminologique influencera les diverses communications de l\u2019Administration et des entreprises, dont l\u2019étiquetage des produits, l\u2019affichage commercial, les menus des restaurants et les sites Internet », écrivent les auteurs.Comment se terminera la guerre de mots entre Donald Trump et Kim Jong-un? L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 7 S E P T E M B R E 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S n\u2019arrivent pas à émerger.Les gens sont pris dans la logique du pire, de la peur, de la crainte.Qu\u2019il s\u2019agisse de Trump, du Brexit ou des dernières élections en Allemagne, ils votent contre une perspective d\u2019avenir plutôt que pour des solutions de remplacement, en pensant que le passé était meilleur, ce qui repose sur une vision du monde totalement erronée.Le monde était pire avant.L\u2019humanité ne va qu\u2019en s\u2019améliorant, les conditions de vie, de travail, de santé aussi.Et il est temps d\u2019ouvrir les fenêtres de nos esprits pour le voir.» Un continent inconnu Ouvrir les fenêtres.Voilà ce que cherche à faire, sur 256 pages, l\u2019historien et journaliste au magazine en ligne De Correspondent, en passant au crible toutes ces idées radicales, ces utopies, qu\u2019il expose de manière très concrète, pour mieux permettre de voir comment elles pourraient débloquer le présent.« Il est temps de revenir à une pensée utopiste.Il nous faut un nouveau point de repère, une nouvelle carte du monde qui inclurait un continent encore inconnu, éloigné, non cartographié : l\u2019Utopie», écrit-il en faisant un clin d\u2019œil à Oscar Wilde, qui pensait qu\u2019une «carte du monde qui ne comprendrait pas l\u2019Utopie ne serait même pas digne d\u2019être regardée, car elle laisserait de côté le seul pays où l\u2019Humanité vient toujours accoster».« Nos critères de progrès ont été conçus à une autre époque, pour affronter d\u2019autres problèmes, poursuit-il.[Or] l\u2019incapacité d\u2019imaginer un monde où les choses seraient dif férentes n\u2019indique qu\u2019un défaut d\u2019imagination, pas l\u2019impossibilité du changement.» La semaine de 15 heures Aux Pays-Bas, Rutger Bregman est surnommé « Monsieur Revenu universel », en raison des nombreux textes qu\u2019il a écrits sur le sujet, mais l\u2019image est réductrice.L\u2019homme appelle aussi, pour combattre la pauvreté et l\u2019aliénation, à une semaine de travail de 15 heures \u2014 chose possible d\u2019ici 10 ans à peine, selon lui \u2014, à l\u2019ouverture des frontières, mais aussi à l\u2019éradication des « emplois de merde» («bullshit jobs »), desquels, selon lui, un tiers de la population mondiale serait prisonnière.Les banquiers, les lobbyistes, les spécialistes des relations publiques, les publicitaires, les consultants en tout genre et en réseaux sociaux, les employés en télémarketing\u2026 en font partie.Ces emplois sans valeur, selon lui, «ne créent pas de la richesse, ils ne font que la déplacer », dit-il, « ils accaparent une part de revenu, du talent, de l\u2019énergie pour la production de rapports qui ne servent à rien, alors que cette richesse pourrait être attribuée à ceux et celles qui apportent le plus à la société».«Alors que les politiciens insistent sur la nécessité de réduire le rôle de l\u2019État, ils restent muets sur ces bullshit jobs, écrit-il.Le résultat: d\u2019un côté, les gouvernements font des coupes là où se trouvent des emplois utiles, comme dans la santé, l\u2019enseignement et les travaux publics, tout en investissant des millions dans les secteurs associés à la gestion, comme la formation ou la surveillance, dont le manque d\u2019efficacité est avéré depuis longtemps.» Pour Rutger Bregman, qui dans son bouquin cite Esther Duflo, Thomas Piketty, David Grae- ber, Oscar Wilde et Mozart, l\u2019abondance serait donc mal distribuée.Mais elle gagnerait à devenir accessible à tous, en ouvrant toutes grandes les frontières, un geste qui, loin de mettre en péril les sociétés, viendrait plutôt, selon lui, accroître leur prospérité.L\u2019homme démonte d\u2019ailleurs un par un les préjugés sur la violence, le terrorisme et les per tes d \u2019emploi liés à l \u2019 immigration, des thèmes chers aux populistes même si, en les utilisant pour agiter les foules, ils le font à l\u2019encontre des faits.L\u2019essayiste souligne aussi ce paradoxe : « le monde est ouvert à tout, sauf aux personnes.Les biens, les services et les valeurs boursières traversent le globe dans tous les sens», mais pas les humains, dont à peine 3 %, à l\u2019ère de la mondialisation, vivent à l\u2019extérieur du pays qui les a vus naître, rappelle-t-il.Or, ouvrir les portes du travail \u2014 par l\u2019immigration \u2014 pourrait booster « la richesse mondiale de mille fois plus», dit-il à l\u2019autre bout du fil, en assumant le caractère radical de plusieurs de ses idées.«Pour être entendu aujourd\u2019hui, pour forcer la réflexion sur des idées neuves, il faut être radical, dit-il.Regardez Donald Trump, c\u2019est ce qu\u2019il fait, avec des déclarations qui finissent par déplacer le cadre des possibles.Si cela fonctionne pour des idées qui divisent, qui détruisent, qui font régresser, cela peut aussi fonctionner pour des idées qui rassemblent et qui vont nous faire avancer.» Et il ajoute : «Ce sont les idées qui font avancer l\u2019histoire, mais aussi les groupes qui se forment autour de ces idées.» Un phénomène qui, soit dit en passant, s\u2019incarne parfaitement autour de son livre, Utopies réalistes, succès de librairie aux Pays-Bas puis en Grande-Bretagne, mais aussi appel lancé aux mouvements politiques de la «gauche perdante» pour débrouiller leurs horizons, appel que la traduction fait désormais entendre dans 17 pays.Le Devoir UTOPIES RÉALISTES Rutger Bregman Seuil Paris, 2017, 256 pages SUITE DE LA PAGE 1 RÊVES l\u2019animatrice Mònica Terribas, devra comparaître pour avoir invité ses auditeurs à lui signaler en direct les mouvements des gardes civils (la police de Madrid) dont ils étaient témoins dans leur région.Étrange coïncidence, ironise Marius Serra, c\u2019est cette semaine que la justice espagnole a choisie pour condamner l\u2019ancien président de la Generalitat de Catalogne, Artur Mas, à une amende de 5,2 millions d\u2019euros pour avoir laissé se dérouler la grande consultation populaire du 9 novembre 2014 qui avait remplacé le référendum interdit par Madrid.Le message est clair : ceux qui aident d\u2019une manière ou d\u2019une autre à l\u2019organisation du référendum de dimanche encourent de lourdes peines.Même l\u2019emprisonnement du président catalan Carles Puigdemont n\u2019est pas exclu, a admis le procureur général espagnol José Manuel Maza.Une douce euphorie Étrangement, pendant que Madrid a dépêché en Catalogne plus de 10 000 gardes civils et 75% des forces antiémeutes du pays et qu\u2019il s\u2019apprête à forcer la sécurité publique catalane à réquisitionner les bureaux de vote, il règne chez les partisans du référendum une ambiance bon enfant.Une sor te de douce euphorie qui se constate dans toutes les manifestations.«Partout, on semble prendre un malin plaisir à jouer au chat et à la souris avec le gouvernement central, dit Marius Serra.Les gens font preuve d\u2019une étonnante imagination.Il règne même en ce moment, à Barcelone, une étrange joie de vivre.» Est-ce pour oublier le tragique de ce qui se joue ?Il suffit que Madrid bloque les sites Internet destinés à informer les électeurs de leur bureau de vote pour que des cracks en informatique créent des sites miroirs sous des appellations toutes plus ironiques les unes que les autres.Les plus récentes ressemblaient à « Marianorajoy.cat » ou « Guardiacivilsexy.cat ».Plusieurs de ces informaticiens, qui ne se cachent d\u2019ailleurs pas, ont été convoqués par la justice et risquent de lourdes amendes.Ces jours-ci, la vedette des réseaux sociaux catalans est un petit oiseau jaune.Il se nomme T iti (Tweety), le personnage de dessins animés, compagnon de Grosminet, dont l\u2019image s\u2019est retrouvée par hasard sur un des trois navires de croisière que le gouvernement a réquisitionnés pour héberger les gardes civils dans les ports de Barcelone et de Tarragone.Le weekend dernier, le leader du très populaire groupe catalan Manel est même monté sur scène avec un t-shirt à son effigie.« Depuis que Madrid a décidé d\u2019interdire le référendum, il y a plein de gens qui ne s\u2019intéressaient pas à la politique qui ont soudain décidé de s\u2019impliquer», dit Serra.«Les vieux réflexes du franquisme» Parmi eux, Arturo, qui ne s\u2019était jamais soucié de ces débats.Depuis deux semaines, tous les soirs à 22 heures exactement, il sor t de chez lui et traverse la rue avec une barre en métal.Ce n\u2019est pas pour casser quelque chose, mais pour taper de toutes ses forces sur le pied du lampadaire.Ce tintamarre assourdissant, qui monte des petites rues déjà bruyantes de Gracia, s\u2019élève depuis plusieurs jours dans la plupart des quartiers de Barcelone.L\u2019homme n\u2019a pourtant rien d\u2019un dangereux gauchiste.À 64 ans, avec son épouse, il dirige une petite entreprise de fabrication d\u2019abat-jour qu\u2019il exporte jusqu\u2019à Cuba.Lorsqu\u2019on lui demande s\u2019il est pour l\u2019indépendance, il se contente de répondre : « Je suis pour le référendum.Ce gouvernement espagnol me rappelle de mauvais souvenirs.Madrid n\u2019a jamais perdu les vieux réflexes du franquisme.» Certains soirs, c\u2019est son voisin qui tient une petite pizzeria sur la Carrer de Sors qui s\u2019y met à son tour, cette fois à coups de mar teau.Lui aussi n\u2019a jamais rien eu à faire avec la politique.Mais la cacophonie monte dans le ciel de la ville alors que ses clients discutent référendum.« Le paradoxe de ce qui se passe aujourd\u2019hui, c\u2019est que la surdité et la cécité de Madrid sont en train de faire monter le nombre d\u2019indépendantistes en Catalogne», dit Serra.Si le dernier Parlement élu en 2015 réunissait une majorité de députés favorables au référendum, on estimait à seulement 48 % le pourcentage d\u2019électeurs qui avaient clairement voté pour des partis indépendantistes.Il se pourrait que ce pourcentage soit aujourd\u2019hui à la hausse.Pour Serra, il ne fait pas de doute qu\u2019une immense majorité de Catalans veut voter et qu\u2019il faudra plus que quelques milliers de gardes civils pour les en empêcher.«Évidemment, ce référendum ne sera pas un référendum normal, dit- il.Tout le monde ne pourra pas voter librement partout.Mais personne ne m\u2019interdira de sortir dimanche avec ma mère de 92 ans qui a connu la dictature.J\u2019ai bien hâte de voir quel policier aura le courage de lui dire qu\u2019elle n\u2019a pas le droit de voter.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CATALOGNE RAYMOND ROIG AGENCE FRANCE-PRESSE Le drapeau des indépendantistes de la Catalogne réalisé avec 82 000 bougies, à Llivia.Selon le secrétaire au Commerce américain, Wilbur Ross, les États-Unis apprécient leurs relations avec le Canada, mais « même nos alliés les plus proches doivent suivre les mêmes règles ».«La subvention des biens par des gouvernements étrangers est une chose que le gouvernement Trump prend très au sérieux», a-t-il affirmé dans un communiqué.À Québec et à Ottawa Aux yeux de la ministre de l\u2019Économie Dominique Anglade, la décision américaine équivaut à une «attaque frontale» contre l\u2019industrie aéronautique québécoise.Elle a promis que son gouvernement continuera à se battre « bec et ongles » pour faire entendre raison aux autorités américaines d\u2019ici à ce qu\u2019elles rendent leur décision définitive.Selon la ministre Anglade, toutefois, l\u2019ampleur des sanctions imposées à l\u2019avionneur québécois montre qu\u2019il ne sera pas facile de renverser la vapeur.« Il ne faut pas être naïf, mais il ne faut pas baisser les bras », a-t-elle dit lors d\u2019une brève conférence de presse en soirée.On compte notamment rappeler aux Américains que Bombardier a 7000 travailleurs aux États- Unis.Et d\u2019autres marchés existent, notamment en Europe, en Asie et en Afrique.La décision de Washington est «plus politique que juridique», a lancé l\u2019Association internationale des machinistes et des travailleurs de l\u2019aérospatiale, qui représente 16 000 employés de l\u2019aérospatiale au Canada.« J\u2019ai la forte impression que les dés étaient pipés », a dit son coordonnateur québécois, David Chartrand.À Ottawa, la ministre des Af faires étrangères, Chrystia Freeland, a affirmé sans détour que Boeing cherche à évincer les appareils CSeries du marché américain.D\u2019autant plus que «des composantes des appareils sont fournies par des entreprises américaines, ce qui soutient près de 23 000 emplois dans plusieurs États américains».Elle n\u2019a pas fait référence à un recours devant l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC), mais cette option existe, font remarquer les spécialistes.Le gouvernement Trudeau a déjà laissé entendre qu\u2019il pourrait mettre sur la glace son intention de commander à Boeing des Super Hornet pour entamer le processus de remplacement des CF-18.Mardi, le premier ministre a carrément fait un lien entre la présidence américaine et la plainte de Boeing.«On comprend que c\u2019est une situation extrêmement compliquée où les actions du gouvernement américain et son approche en matière de commerce international sont très protectionnistes», a dit Justin Trudeau avant de connaître la décision.«Alors, ça a encouragé certaines compagnies, dont Boeing, à faire des choses qu\u2019elles n\u2019auraient pas faites dans le passé.» Prix de vente L\u2019imposition de droits préliminaires sur- v ient mo ins d \u2019un an et demi après que le transporteur américain Delta lui eut transmis une commande ferme pour 75 appare i ls CS100 \u2014 le plus petit de la famille CSeries \u2014 assortie d\u2019une option sur 50 autres.Boeing reproche essentiellement à Bombardier d\u2019avoir profité d\u2019appuis financiers gouvernementaux pour achever son programme CSe- ries et vendre des avions à des prix trop faibles.Selon les documents du gouvernement américain, Boeing allègue que Bombardier a vendu les avions au prix de 19,6 millions par appareil alors qu\u2019il lui en coûte 33,2 millions pour les fabriquer.Toujours selon ces documents, Air Canada va payer les siens 30 millions par appareil.Le gouvernement du Québec a offert à Bombardier un appui d\u2019un milliard de dollars américains en 2015 en échange d\u2019une participation de 49,5 % dans le programme CSeries.La Caisse de dépôt et placement, de son côté, a versé 1,5 milliard $US pour 30 % de la division transport.Quant au gouvernement fédéral, il a offert un prêt sans intérêts de 372,5 millions.Ces appuis consistaient à aider l\u2019entreprise à traverser une période de turbulences causée par l\u2019utilisation intensive de capitaux afin de mener à terme le programme CSeries.Depuis deux ans, Bombardier a remanié la haute direction, annoncé des milliers de licenciements, émis des actions et suspendu le versement de son dividende.L\u2019action de Bombardier a commencé la journée en baisse, mais le vent a tourné en après- midi, de sorte qu\u2019elle a fini sur un gain de 6 %, à 2,27 $, ce qui pourrait être dû à l\u2019activité de vendeurs à découvert cherchant à couvrir leurs positions en prévision d\u2019une annonce négative.Avec Hélène Buzzetti et Éric Desrosiers Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BOMBARDIER "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.