Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

Le devoir, 2017-10-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Uber ne quitte pas le Québec\u2026 pour l\u2019instant.Les nouvelles exigences entreront en vigueur à la mi-janvier seulement.Page C 1 Carrières .C 3 Décès.C 5 Jeux .D 6 Petites annonces .C 5 Météo.C 4 V O L .C V I I I N o 2 3 3 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S ALENA Des duos à la place des «Trois amigos»?Page B 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m J É R Ô M E D E L G A D O R oman Polanski, Woody Allen, Harvey Weinstein.Le cinéma est rempli d\u2019étoiles.Mais parfois, el les bri l lent moins.Quand leurs comportements virent à la violence.À la dif férence des Polanski, Allen et qui sait combien d\u2019autres qui ne s\u2019en tirent pas trop mal, Weinstein est vraiment tombé de son piédestal.Est-ce la bombe qu\u2019on n\u2019attendait plus?L\u2019intouchable homme blanc de pouvoir qu\u2019était jusque-là le producteur (fondateur avec son frère de Miramax Films, puis de la Weinstein Company) est au cœur d\u2019un énorme scandale sexuel.Selon ce qu\u2019a révélé la presse new-yorkaise, et qu\u2019ont validé des vedettes hollywoodiennes, Harvey Weinstein a commis des agressions sexuelles et même des viols.ABUS DE POUVOIR Une masculinité toxique La chute hollywoodienne de Harvey Weinstein marque-t-elle la fin de l\u2019impunité ?AL POWERS ASSOCIATED PRESS Le riche, le puissant, l\u2019influent producteur de cinéma Harvey Weinstein, au sommet de sa gloire, avant qu\u2019il ne tombe en disgrâce.CALIFORNIE : DES QUAR TIERS PAR TIS EN FUMÉE JOSH EDELSON AGENCE FRANCE-PRESSE Un paysage désolant.La division des rues et des terrains est encore bien évidente sur cette photo aérienne de Santa Rosa, en Californie.Mais on n\u2019y voit plus une seule maison, seulement quelques carcasses de voitures.Page A 2 G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É C\u2019 est le sous-ministre de Mélanie Joly qui le dit : ne pas appliquer les taxes de vente aux plateformes numériques étrangères crée une iniquité qui désavantage les fournisseurs de services canadiens, en plus de priver le gouvernement de revenus considérables.Dans une « note d\u2019information pour l\u2019honorable Mélanie Joly » écrite en juin 2016 et obtenue par Le Devoir, le sous-ministre au Patrimoine canadien, Graham Flack, faisait, au profit de la ministre, un vaste tour d\u2019horizon de l\u2019enjeu de la taxation des biens et ser vices of fer ts par commerce électronique.La lecture de la note de dix pages montre que Mme Joly avait été prévenue par son plus haut fonctionnaire avant même le début des consultations sur le «contenu canadien dans un monde numérique» que le maintien de la situation actuelle offrait un avantage direct aux compagnies américaines comme Netflix \u2014 cela au détriment de l\u2019économie nationale.La note met aussi en relief que Mme Joly connaissait bien les possibilités offertes au gouvernement pour faire en sorte que Netflix perçoive la TPS sur les abonnements canadiens.Quand les taxes ne sont pas perçues, écrivait M.Flack, « cela représente une perte significative de revenus pour le gouvernement.Mais aussi, cela crée un désavantage compétitif inéquitable [unfair] pour les fournisseurs numériques du marché local ».« Plus précisément, l\u2019obligation [pour les entreprises canadiennes] de faire payer les taxes de vente aux consommateurs peut rendre les biens et services de ces entreprises plus chers que ceux offerts par les services étrangers » qui n\u2019ont pas à les facturer, indique la note.C\u2019est même vrai entre les plateformes étrangères, d\u2019ailleurs.Enregistrée au Canada, Apple Joly a fait la sourde oreille La ministre a favorisé Netflix en dépit d\u2019une mise en garde de son sous-ministre La « Politique gouvernementale d\u2019éducation des adultes et de formation continue du Québec » a quinze ans.Les bilans sont mitigés : les beaux principes demeurent, tandis que les ressources manquent pour les mettre en application.L\u2019ÉCOLE TOUTE LA VIE Les armes de l\u2019instruction massive Le Québec est-il à la hauteur de ses prétentions en éducation aux adultes ?Culture L\u2019horreur est dans le pré Page E 1 Livres «La connerie est l\u2019une des plus grandes marchandises de l\u2019âge contemporain» Page F 1 Dossier \u203a Têtes blanches en quête de matière grise.Page A 5 Ces aînés qui retournent sur les bancs d\u2019université.Page A 4 Un nouveau dé?posé aux universités.Page A 4 À un clic des savoirs pour jeunes et moins jeunes.Page A 5 VOIR PAGE A 10 : TOXIQUE VOIR PAGE A 10 : JOLY VOIR PAGE A 10 : ÉCOLE S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L e bulletin national québécois en matière d\u2019éducation des adultes est franchement décevant.Un bilan inédit des objectifs fixés par l\u2019UNESCO parle d\u2019« échecs » dans sept cas sur vingt, de « demi-réussites » pour huit des vingt indices, notamment pour les budgets, la récente période d\u2019austérité ayant frappé jusque-là.Manque des données pour deux cas, ce qui laisse trois « réussites », dont le programme de francisation des immigrants.Trois sur vingt\u2026 Les indices observés par la branche éducative et culturelle de l\u2019ONU (UNESCO) font état d\u2019échec, notamment en ce qui a trait aux actions déployées en matière de promotion de l\u2019alphabétisation, de compte-rendu public des progrès, de soutien à la recherche, etc.Ces constats se retrouvent dans le bilan canadien de la mise en œuvre de la déclaration de l\u2019UNESCO de 2009 sur l\u2019éducation des adultes.L\u2019analyse sera dévoilée en marge de la conférence internationale «Le pouvoir de l\u2019apprentissage des adultes », organisée par l\u2019organisme onusien la semaine prochaine en Corée.Lire aussi \u203a Une néophyte dans la mêlée numérique.L\u2019éditorial de Robert Dutrisac.Page B 4 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 AIRFRANCE.CA ICI TOUT TOURNE AUTOUR DE VOUS CLASSE BUSINESS Dans un salon exclusif, détendez-vous le temps d\u2019un soin Clarins*, puis profitez du confort absolu du fauteuil-lit** tout en savourant des menus élaborés par de grands chefs étoilés français.*Au départ de Paris-Charles de Gaulle Terminal 2E \u2013 Halls K, L, M, de New York-JFK et de Londres-Heathrow.**Mise en place progressive sur une partie de la flotte long-courrier Boeing 777 et Boeing 787.LA FRANCE EST DANS L\u2019AIR S an Francisco \u2014 Le bilan des violents incendies en Californie, où l\u2019intensification du vent inquiète les pompiers, s\u2019est alourdi vendredi à 33 morts.«Nous ne sommes pas sortis de cette situation d\u2019urgence, nous n\u2019en sommes même pas proches », a indiqué Mark Ghilarducci, directeur de l\u2019Agence des situations d\u2019urgence du gouverneur de Californie (Cal OES), lors d\u2019une conférence de presse.« Mais nous constatons quelques progrès, a-t-il relevé.Nous prendrons le dessus sur ces flammes.» Le responsable de la lutte contre les incendies pour la Californie, Ken Pimlott, a indiqué que plus de 9 000 pompiers luttaient vendredi contre 17 grands incendies, qui sévissent surtout dans le nord de cet État, le plus peuplé des États-Unis.Près de 90 000 hectares sont partis en fumée depuis dimanche soir.« Nous avons fait quelques progrès importants », a-t-il dit.«Trois incendies peu étendus ont été circonscrits » et « nous avons augmenté les zones circonscrites sur certains des gros incendies », a-t-il expliqué.Mais les efforts des pompiers pourraient être compliqués par le vent, qui devrait reprendre de la vigueur dans le courant de la nuit, soufflant jusqu\u2019à 72 km/h.Les responsables du comté de Sonoma ont annoncé un 18e décès \u2014 sur un total de 33 en Californie depuis dimanche \u2014, ce qui fait du «Tubbs Fire» le troisième plus meurtrier dans l\u2019histoire de cet État de la côte ouest américaine.Le shérif du comté de Sonoma Rob Giordano a précisé que ses services avaient reçu des signalements portant sur 1 308 personnes disparues, dont 1 052 ont finalement été localisées.Des ordres d\u2019évacuation sont toujours en vigueur dans plusieurs villes des comtés viticoles de Napa et Sonoma.Agence France-Presse INCENDIES EN CALIFORNIE Le bilan grimpe à 33 morts JEFF CHIU ASSOCIATED PRESS Un pompier marche près d\u2019une maison en flammes à Santa Rosa.Nous ne sommes pas sortis de cette situation d\u2019urgence, nous n\u2019en sommes même pas proches Mark Ghilarducci, de l\u2019Agence des situations d\u2019urgence du gouverneur de Californie « » M A R I E - M I C H È L E S I O U I à Québec L e policier Simon Beaulieu, de la police de Québec, roulait à reculons à une vitesse de 44 km/h quand il a happé mortellement le cycliste Guy Blouin, a tenté de démontrer vendredi la poursuite, dans un procès résultant d\u2019événements ayant secoué le quartier Saint- Roch en 2014.Trois ans après les événe- ments, le policier s\u2019est présenté en cour pour subir son procès pour conduite dangereuse et négligence criminelle ayant causé la mort.Il a plaidé non coupable.Devant le juge René de la Sablonnière, la Couronne a tenté de démontrer que le jeune policier reculait dans l\u2019étroite rue Saint-François à une vitesse de 44 km/h quand i l a f r a p p é G u y B l o u i n .L\u2019agent, qui a été promu enquêteur depuis les événe- ments, venait tout juste de croiser le cycliste quand il a décidé de faire marche ar- r ière dans la r ue à sens unique.Le cycliste est décédé à l \u2019hôpital, peu de temps après l\u2019impact, à la suite de « lésions mortelles au thorax », selon le rappor t du coroner Donald Nicole.« Il s\u2019agit d\u2019une mort violente », a-t-il noté.Violente, mais aussi polari- sante : la mort du cycliste de 48 ans avait soulevé l\u2019ire des habitués du parvis de l\u2019église de Saint-Roch, un lieu de rassemblement populaire où s\u2019accumulent encore les fleurs sur une croix à la mémoire de Guy Blouin.Certains de ces habitués du quartier ont lancé le Comité du 3 septembre et réclamé une enquête indépendante.Le mandat a finalement été confié à la Sûreté du Québec.La vitesse contestée C\u2019est donc un reconstitution- niste de ce service de police qui a été appelé à la barre vendredi.Yves Brière a fait état des expertises qu\u2019il a menées pour conclure que Simon Beaulieu reculait à grande vitesse quand il a happé Guy Blouin, avant que la roue arrière de sa voiture n\u2019écrase sa poitrine et projette son corps sur une distance de sept mètres.La défense, assumée par l\u2019avocat Maxime Roy, a plutôt suggéré que la voiture de l\u2019agent se déplaçait à 22 km/h, en se basant sur les données contenues dans le GPS de l\u2019au- topatrouille.«Mes données sont plus fiables », a martelé Yves Brière, en faisant valoir que le GPS n\u2019avait noté aucun arrêt du véhicule, alors qu\u2019il semble évident, pour lui, que la voiture a ralenti avant de passer en marche arrière.Une partie du témoignage a porté sur un défaut intermittent dans le système de freinage ABS du véhicule conduit par l\u2019agent Beaulieu.«Cette défectuosité n\u2019a pas été contributive au moment de la collision avec la bicyclette », a attesté Yves Brière.Les deux parties ont par ailleurs admis que la voiture que conduisait le policier Beaulieu, comme la bicyclette de Guy Blouin, a été déplacée à la suite de la collision.L\u2019état du véhicule et de la scène a cependant été préservé, ont-ils assuré.Avec Dave Noël Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 GalerieClaude Lafitte Depuis 1975 Marc-Aurèle Fortin «La Vieille Forge», v.1945, aquarelle, 22'' x 28'' Oeuvres de grands maîtres canadiens et européens recherchées.Haute valeur offerte.Évaluation gratuite sur rendez-vous pour les oeuvres de Borduas | Ferron | Fortin | Gagnon | Krieghoff Lemieux | Letendre | McEwen | Pellan | Riopelle Suzor-Côté | Groupe des Sept et autres votre spécialiste expert-conseil C E N T R E D E R E C H E R C H E S M A T H É M A T I Q U E S CR M LE MERCREDI 18 OCTOBRE 2017, 19H30 Entrée libre INSCRIPTION : www.crm.math.ca/Cooke/ THE CONFIDENCE TRAP : DYSFUNCTIONAL DIALOGUES ABOUT CLIMATE Roger M.Cooke Resources for the Future, Washington, DC Technische Universiteit Delft, The Netherland prononcera la prochaine Grande conférence publique du Centre de recherches mathématiques (CRM) PAVILLON ANDRÉ AISENSTADT 2920, chemin de la tour, Amphithéâtre 1140, Université de Montréal Université-de-Montréal ou Côte-des-Neiges Un vin d\u2019honneur sera offert gracieusement après la conférence 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR La mort de Guy Blouin avait secoué les citoyens du quartier Saint-Roch, à Québec.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Àmoins d\u2019un an des élections générales, le premier ministre Philippe Couillard place la question identitaire au cœur de ses préoccupations.« Notre monde vit une période de changements profonds.[C\u2019est] une transformation de la société si rapide qu\u2019elle a le potentiel de nous déstabiliser », a-t-il déclaré sans ambages lors d\u2019une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CO- RIM) vendredi.Il craint que ce « tumulte » suscite une polarisation socioé- conomique \u2014 entre gagnants et perdants de la révolution technologique \u2014 suivie d\u2019une polarisation géographique \u2014 entre les habitants des grandes villes et ceux des régions.Dans ces circonstances, la tentation «des peuples [\u2026] de se replier sur l\u2019univers faussement rassurant du protectionnisme » est forte, a souligné M.Couillard, en pleine renégociation de l\u2019ALENA.Le repli économique mène immanquablement à une troisième polarisation : la polarisation identitaire, a-t-il averti, citant librement un texte d\u2019Ha- kim el Karoui.Les « expressions extrêmes » de la polarisa- t i o n i d e n t i t a i r e s o n t l\u2019« extrémisme religieux et ses violences totalitaires » d\u2019une part, ainsi que « le racisme et l \u2019exc lusion » d\u2019autre par t .« Comme deux scorpions dans une bouteille, [elles] se nourrissent l\u2019une de l\u2019autre », a-t-il fait remarquer devant un auditoire de quelque 700 personnes issues de dif férents horizons.« Cela signifie-t-il que la question identitaire ne peut, ou ne doit pas être soulevée?a par la suite demandé M.Couillard.Bien sûr que non.» «Au Québec, en Catalogne, en Écosse et ailleurs nos peuples revendiquent fortement l\u2019expression de leurs identités nationales à l\u2019intérieur d\u2019États ou d\u2019organisations de plus grande taille: le Canada, l\u2019Espagne, le Royaume- Uni», a dit le premier ministre dans une salle du Fairmont Le Reine Elizabeth.«La coexistence de ces deux sentiments est une des clés menant à un monde plus pacifique.Chez nous, l\u2019identification au Québec et l\u2019appartenance canadienne», a-t-il plaidé tout en brandissant la Politique d\u2019affirmation du Québec et de relations canadiennes.M.Couillard a af fiché son parti pris en faveur du fédéralisme.À ses yeux, il s\u2019agit de « la façon la plus moderne de faire coexister les peuples », à condition de leur permettre d\u2019« exprimer» et de «vivre leur identité propre, avec les outils pour le faire ».D\u2019ailleurs, le premier ministre a réitéré la nécessité de tenir des discussions constitutionnelles ici au Canada, « au moment où les chances de succès seront très élevées », afin de non seulement reconnaître la nation québécoise dans la Constitution, mais également la diversité collective.« La quête autochtone de reconnaissance de la diversité collective est aussi nécessaire que l\u2019est pour les Québécois la reconnaissance de notre Nation », a-t-il soutenu, avant d\u2019ajouter : «Les deux doivent aller de pair.En fait, chacune de ces quêtes doit pouvoir s\u2019appuyer sur l\u2019autre.» M.Couillard comptait au moins un allié dans la salle : Raymond Chrétien.Le diplomate a appelé à la correction de cette « grave lacune » : l\u2019absence de la signature du Québec au bas de la Loi constitutionnelle de 1982.«C\u2019est seulement à ce moment-là que la nation québécoise \u2014 nation de plus en plus arc-en-ciel, comme le disait l\u2019expression célèbre de Nelson Mandela \u2014 sera en paix avec elle-même et avec le monde», a-t-il déclaré.Le Devoir Couillard enfourche le cheval identitaire Les identités nationales s\u2019expriment dans les plus grands ensembles, dit-il MORT D\u2019UN CYCLISTE À quelle vitesse roulait le policier ?Le procès de l\u2019agent Simon Beaulieu s\u2019est ouvert à Québec PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, plaide pour la coexistence des nations.Un total de 354 enquêtes indépendantes ont été ouvertes au cours des dix dernières années à la suite d\u2019interventions policières au cours desquelles des personnes sont mortes ou ont été blessées, révèlent des données du ministère de la Sécurité publique auxquelles Le Devoir a eu accès.Du nombre, 105 sont des tentatives de suicide qui ont été effectuées dans le cadre d\u2019une détention ou d\u2019une intervention policière, un phénomène appelé «suicide par policier interposé ».Toujours selon ces chiffres, qui couvrent la période du 1er janvier 2006 au 26 juin 2016, un total de 119 enquêtes ont été déclenchées en raison de décès ou de blessures par balles dans le cadre d\u2019une intervention policière.Les poursuites policières ayant entraîné un décès ou une blessure grave ont quant à elles été à l\u2019origine de 62 de ces enquêtes indépendantes, tandis que la catégorie «autres» a regroupé 62 événements.Plus de 350 enquêtes indépendantes A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 L \u2019ECOLE TOUTE LA VIE A 4 I S A B E L L E P A R É I l est à peine passé 9 heures et les discussions vont déjà bon train dans la classe de Benoît Gascon, r ussologue et professeur d\u2019un cours sur l\u2019histoire des États germaniques offert par l\u2019Université du troisième âge (UTA).Dans un local feutré du centre communautaire de Saint-Laurent, une carte multicolore du royaume de Prusse illumine un mur.Quinze minutes avant le début du cours, les élèves ont déjà déballé leurs notes, annotées à souhait, et aligné leurs crayons sur les pupitres.«Ils se lèvent à 7h pour suivre un cours magistral sur Bismarck, faut vouloir! Il y en a qui prennent ça vraiment au sérieux, qui arrivent en classe avec leurs textes surlignés de bleu, de jaune, de rose, et des questions déjà prêtes en marge!» Une tout autre atmosphère que celle vécue quand Benoît Gascon, autrefois jeune chargé de cours à l\u2019UQAM, donnait ses cours à des étudiants « réguliers».Ici, les têtes blanches dominent.Les regards sont allumés, concentrés.Le prof débite son contenu à un rythme spor tif, d\u2019abord sur les prémisses de l\u2019émergence d\u2019un État allemand unifié, détaillant les stratégies déployées par le maître de la realpolitik, le général von Bismarck, pour s\u2019acoquiner les duchés toujours réfractaires à la Prusse.Une main se lève.La question est pointue.« Bismarck a-t-il semé les germes de la Première Guerre mondiale en provoquant la France dans le seul but d\u2019unifier l\u2019Allemagne ?» lance un étudiant.« La France a mangé une taloche », rétorque du tac au tac le russologue, rappelant que Bismarck a exigé que le traité d\u2019unification allemande soit signé à la galerie des Glaces de Versailles.Diverses interprétations histo- riographiques sont lancées, débattues.« On en rejasera devant une bonne bière et une pizza », lance le professeur en rigolant, avant de reprendre son plan de cours d\u2019un débit athlétique.Mordus d\u2019histoire Ils sont une trentaine de mordus d\u2019histoire \u2014 deux tiers de femmes pour un tiers d\u2019hommes \u2014 inscrits à ce cours qui s\u2019étale sur trois sessions intenses comportant en tout 60 heures de matière dense (et dont chaque leçon dure 2 h 30).« C\u2019est vraiment un cours de niveau universitaire.Sauf qu\u2019on a 20 heures [par sess ion] , p lu tô t que 45 heures à l\u2019université, pour passer la matière.Ça roule ! C\u2019est pas tout le monde qui peut suivre ce rythme.» Gilberte Bechara et ses deux amies font partie de ces élèves allumés.Aujourd\u2019hui à la retraite, cette avocate de carrière et ses collègues se passionnent pour l\u2019histoire.« Le prof est passionnant.J\u2019ai suivi ses cours sur la Russie, la France et les Balkans.Cette année, je ne suis inscrite qu\u2019à un seul cours, mais j\u2019en ai déjà suivi trois par session», dit-elle.Son amie souligne l\u2019intérêt de mettre en relation l\u2019histoire de dif férents pays et de faire des ponts avec l\u2019actualité internationale.La plupart des « formateurs» de l\u2019UTA sont des professeurs d\u2019université à la retraite, ce qui n\u2019est toutefois pas le cas de Benoît Gascon.« Cette session, je donne six cours dans cinq matières dif férentes.Hier, je donnais un cours sur la France durant la Seconde Guerre mondiale.L\u2019autre jour, un cours sur la Pologne, et aussi sur la guerre de Cent Ans », af firme cet historien recruté par l\u2019UTA qui vit en Russie et vient au Québec chaque année passer trois mois pour donner un blitz de plusieurs cours.Malgré les défis que pose sa charge d\u2019enseignement, il trouve pleinement son compte dans cette université populaire, tenue à bout de bras par une armée de bénévoles, in- siste-t - i l .« Hier, dans mon cours sur l\u2019histoire de la France, deux étudiantes de 75 ans, l\u2019une Belge et l\u2019autre Française, sont venues me raconter à la pause comment elles avaient vécu toutes deux l\u2019occupation allemande.C\u2019est quand même un bonus incroyable pour un historien !» Étudiants fidèles Denis Groulx, organisateur bénévole du cours pour l\u2019UTA depuis quatre ans, fait lui aussi partie des inconditionnels de ce professeur prolixe qu\u2019il suit depuis plusieurs années.« J\u2019ai 73 ans, j\u2019ai fait les HEC, puis mon cours en pharmacie.À la retraite, il faut continuer de faire des choses, il faut continuer d\u2019évoluer.C\u2019est vrai que je pourrais lire tout ça sur Internet, mais c\u2019est un professeur tellement dynamique que j\u2019ai suivi plusieurs de ces cours », souligne le septuagénaire.Pendant la pause, alors que la discussion reprend de plus belle autour des sociétés européennes de l\u2019époque, notamment sur le rôle de l\u2019Espagne, les questions sur l\u2019indépendance de la Catalogne s\u2019invitent soudain dans le débat.« Il y a une qualité d\u2019échanges qu\u2019on peut avoir avec les collègues, c\u2019est une belle communauté », indique Hélène Bélanger, doc- teure en psychologie et ex-di- rectrice à la retraite d\u2019un programme d\u2019aide aux employés.À la fin du cours, plusieurs iront d\u2019ailleurs casser la croûte ensemble pour poursuivre la conversation.Comme un tout jeune élève au premier jour d\u2019école, Paul, un « fidèle » des cours d\u2019histoire, se lève pour appor ter une pomme au professeur.« Vous voyez, les élèves ne font pas ça à l\u2019université ! lance Benoît Gascon, interrogé sur la particularité de ses étudiants \u201cmatures\u201d.Ils sont très exigeants.La grosse dif férence, c\u2019est aussi l\u2019intérêt.Ils sont ici parce que ça les passionne, pas parce que ça se case bien dans leurs horaires.» Le Devoir Têtes blanches en quête de matière grise I S A B E L L E P A R É O ubliez les cours sur les secrets du bridge, sur « l\u2019informatique pour les nuls » ou sur les subtilités de l\u2019aquarelle, les aînés d\u2019aujourd\u2019hui réinvestissent les avenues du savoir ; dans les universités, à l\u2019éducation permanente ou sur les lieux d\u2019instruction sous toutes leurs formes.Plus que jamais, les têtes blanches flirtent avec la matière grise.Le vieillissement de la société aidant, la demande pour l\u2019enseignement de haut niveau est en plein essor.Arrivée en vrac sur les rives paisibles de la retraite, toute une cohorte de jeunes aînés recherche bien plus que de simples divertissements ou des loisirs pour occuper tout le temps qui s\u2019offre à eux.Éveillés et plus en forme que la génération précédente, ces « jeunes vieux» investissent en masse la multiplicité des lieux de savoir.À l\u2019Université de Montréal, on compte cette année plus de 620 étudiants de plus de 55 ans inscrits au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat, dont les deux tiers sont des femmes.Pas moins de 177 sont inscrits à la Faculté des arts et sciences.Une quinzaine est même retournée s\u2019exercer les méninges dans un programme spécialisé de la Faculté de médecine.Le retour des diplômés L\u2019Université Concordia rem- por te cet automne la palme avec pas moins de 848 étudiants de plus de 50 ans dans ses rangs, dont un a même dépassé l\u2019âge vénérable de 90 ans.Une cohorte dont le nombre se maintient depuis 2007, bien que le nombre de ceux inscrits au doctorat (65) soit en hausse.À l\u2019Université McGill, pas moins de 418 étudiants de plus de 50 ans ont investi les classes de l\u2019institution presque bicentenaire l\u2019an dernier.L\u2019UQAM a attiré cette session-ci 523 étudiants aînés dans son giron, un nombre qui n\u2019a pas tellement augmenté depuis 2007.Mais le contingent \u2014 bien que petit \u2014 des aînés inscrits à la maîtrise ou au doctorat a doublé dans les tranches d\u2019âge de 60 ans et plus.Pas moins de 130 étudiants de plus de 50 chandelles \u2014 le tiers a même franchi la soixantaine \u2014 poursuivent une thèse de doctorat dans l\u2019institution de la rue Saint-Denis.Une pionnière Sans le savoir, Rita Hardy, aujourd\u2019hui âgée de 92 ans, fut une précurseure en la matière.La nonagénaire était drôlement en avance sur son temps quand elle est retournée, à 60 ans, faire son baccalauréat en enseignement de l\u2019anglais langue seconde à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.« Le vendredi, mes patrons chez Alcan m\u2019offraient une retraite anticipée et, le lundi matin, je commençais l\u2019université à temps plein ! Je voulais lancer ma propre entreprise de traduction », raconte cette Saguenéenne d\u2019adoption née au Nouveau-Brunswick.« C\u2019était jeune, 60 ans ! À l\u2019époque, les gens trouvaient ça spécial, mais ça garde les neurones en forme», lance Rita, qui a depuis trouvé matière à maintenir ses synapses en ébullition en rédigeant son autobiographie, un cadeau of fer t il y a trois ans à ses enfants et petits- enfants.À 62 ans, Manon, doublement diplômée en psychologie et en marketing à HEC, a décidé elle aussi de renouer avec l\u2019Université de Montréal pour réaliser un vieux rêve.Elle incarne tout à fait cette génération qui fut parmi les premières à bénéficier en grand nombre d\u2019une formation universitaire et qui retourne aujourd\u2019hui à leur alma mater.«J\u2019étais déjà retournée aux études à 40 ans pour changer de carrière, mais là, c\u2019est pour le défi intellectuel.Une façon de faire une synthèse du travail accompli et de laisser une sorte de legs», dit celle dont la thèse portera sur les processus d\u2019automotivation chez les artistes travailleurs autonomes.C\u2019est plutôt pour conjurer le sort que Ginette Soucy-Orfali a renoué avec les études.À 45 ans, après avoir combattu deux cancers, on la déclare inapte à continuer son travail de haut cadre dans la fonction publique fédérale.La toxicité de la chimiothérapie a affecté sa mémoire à court terme.«Je me suis sentie comme si je ne valais plus rien», confie-t-elle.Elle décidera de retrousser les manches et d\u2019amorcer un baccalauréat en traduction pour faire mentir les sombres pronostics.« J\u2019ai terminé mon baccalauréat en traduction à 59 ans, et je réalise depuis des contrats pour toutes sortes d\u2019organisation.J\u2019apprends sur tout.Pour moi, ç\u2019a été une façon de combattre.» Un engouement croissant À l\u2019Université du troisième âge, un lieu d\u2019éducation populaire affilié à la Faculté de l\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke offrant cours, ateliers et conférences aux aînés, on observe depuis plusieurs années cet engouement croissant.« Au début des années 2000, nous avons vécu l \u2019arrivée d\u2019une vague de jeunes retraités de la fonction publique qui voulaient approfondir leurs connaissances, acquérir des savoirs.Les deux tiers de notre clientèle ont déjà une formation universitaire » , insiste Monique Har vey, directrice de l\u2019Université du troisième âge (UTA), af filiée à l\u2019Université de Sherbrooke.D\u2019une soixantaine d\u2019étudiants éparpillés dans quelques cours d\u2019anglais lors de la naissance de l\u2019UTA en 1976, la clientèle de cette université «ouverte à tous » a bondi, passant de 8000 inscriptions en 2005 à 20 000 aujourd\u2019hui, soit plus que l\u2019équivalent de plusieurs composantes de l\u2019Université du Québec.Présent dans 11 régions, ce lieu d\u2019accès au savoir compte désormais plus de 29 antennes où sont dispensés 750 cours de niveau universitaire à l\u2019aide de 600 bénévoles et 400 formateurs.Même si la formation offer te ne vise pas l\u2019obtention d\u2019un diplôme, l\u2019UTA a résolument pris le virage de la formation de haut niveau au tournant des années 2000.Des élèves exigeants «Dès que le niveau n\u2019est pas assez élevé, on se le fait dire rapidement! On reçoit vite des commentaires si le prof se contente de lire les notes.Avant, on of frait des ateliers d\u2019aquarelle, de dessin ou d\u2019initiation à l\u2019informatique.Mais aujourd\u2019hui, on est vraiment dans l\u2019acquisition du savoir pur et dur.L\u2019histoire et la géopolitique, c\u2019est ce qui est le plus demandé», soutient Mme Harvey.«Changements climatiques», « Avancées des sciences au XXe siècle », « Histoire de la France contemporaine » et « Savoirs de femmes : de la sainte à la sorcière » : un coup d\u2019œil aux titres des cours de la session d\u2019automne démontre que l\u2019on navigue loin du simple club social ou de thèmes convenus.Pour le cours «Clés de lecture de la littérature de Sartre », il faudra se reprendre la session prochaine, le cours affiche complet ! Cours, séminaires, conférences, ateliers : la formation de l\u2019UTA rejoint une clientèle à 75 % féminine et des étudiants de plus en plus «âgés».« Le gros de la clientèle tourne autour de 65 à 75 ans, mais nous avons des gens inscrits âgés de 90 ans et beaucoup d\u2019octogénaires », insiste la directrice de l\u2019UTA.Plus que de secouer les méninges, cet accès au savoir permet aux aînés de rompre avec l\u2019isolement, de promouvoir le vieillissement actif et de faciliter les échanges entre les gens d\u2019une même ville ou d\u2019une même région.«On est vraiment ancrés dans les communautés, c\u2019est ce que les gens apprécient», assure Monique Harvey, dont l\u2019organisme ne parvient pas à répondre à la demande, sans cesse croissante, pour des raisons souvent logistiques.«Ce ne sont pas les bénévoles qui manquent, mais dans certaines régions, on n\u2019a pas la capacité d\u2019accueillir plus d\u2019étudiants, dit-elle.À certains endroits, on pourrait offrir quatre ou cinq cours par semaine, mais on a du mal à trouver les locaux appropriés pour y arriver!» Le Devoir Ces aînés qui retournent sur les bancs d\u2019université I S A B E L L E P A R É «L\u2019 acquisition de savoirs ne doit plus être vue comme un moment de la vie, mais comme une manière de vivre.» Le commentaire, prononcé par le doyen de la Faculté des arts et des sciences de l\u2019Université de Montréal, Frédéric Bouchard, résume bien l\u2019esprit qui contamine de plus en plus les hauts lieux de la connaissance en cette ère de l\u2019économie du savoir.Pour le doyen, les universités ne doivent plus être perçues tout bonnement comme l\u2019étape d\u2019acquisition des connaissances qui suit le cégep, mais davantage comme un lieu de formation continue.La présence de plus en plus visible d\u2019aînés dans les cours universitaires est la conséquence d\u2019une époque où le savoir est devenu une valeur essentielle non seulement à l\u2019évolution collective, mais aussi à la croissance personnelle.« Il est clair qu\u2019il y a de plus en plus de gens plus âgés qui vont à l\u2019université pour des besoins de formation continue, mais aussi par souci d\u2019apprendre.L\u2019ampleur de leur motivation est telle que c\u2019est un atout pour tous les étudiants.On doit faciliter leur présence », indique le doyen, qui estime que les universités doivent saisir au vol cette occasion pour revoir leurs façons de faire et rendre leurs parcours « plus flexibles » afin d\u2019accommoder plus d\u2019étudiants de tous les âges.« C\u2019est l\u2019impact de la démocratisation de l\u2019éducation des années 1970.De plus en plus de gens âgés qui ont déjà une formation universitaire s\u2019inscrivent chez nous pour un deuxième baccalauréat.C\u2019est un retour pour la plupar t », ajoute M.Bouchard.Malgré cet engouement pour le retour aux études chez les plus âgés, Frédéric Bouchard rappelle que la formation universitaire échappe encore à trop de jeunes Québécois.« Tout le Québec doit réfléchir à des parcours moins linéaires, car notre réalité n\u2019est plus linéaire.Il nous revient de nous assurer qu\u2019on puisse remplir notre mission à tous les moments de la vie d\u2019une personne.» Le Devoir Formation à tout âge : le nouveau défi des universités Pour le doyen de l\u2019UdeM, l\u2019acquisition de savoirs doit se poursuivre toute la vie FRANCIS VACHON LE DEVOIR Aujourd\u2019hui âgée de 92 ans, Rita Hardy était à l\u2019avant-garde quand elle a commencé, à 60 ans, un baccalauréat pour lancer sa propre entreprise.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019historien et russologue Benoit Gascon, professeur à l\u2019UTA 14 000 C\u2019est le nombre d\u2019étudiants inscrits à l\u2019Université du troisième âge.L\u2019université à portée de clic I S A B E L L E P A R É E T S T É P H A N E B A I L L A R G E O N Grâce aux vertus du Web, de plus en plus d\u2019étudiants passent la porte de l\u2019université\u2026 de façon virtuelle.Depuis la naissance des MOOC (massive open online course), appelés CLOT en français, pour «cours en ligne ouvert et massif», l\u2019accès à la formation universitaire est plus que jamais facilité, tant pour les générations plus âgées que pour les plus jeunes.Ces passerelles immatérielles vers le savoir, créées par l\u2019Université Harvard et le MIT en 2012, ont proliféré dans plusieurs universités des États-Unis, du Canada et d\u2019Europe grâce à la plateforme Open edX, créée par la plus vieille université d\u2019Amérique.L\u2019intérêt : des élèves de partout sur la planète peuvent s\u2019y inscrire et échanger ensuite en ligne entre eux et avec leur professeur.En 2014, la TELUQ a diffusé sur cette plateforme deux cours, dont un a mis en lien quelque 5000 étudiants.La formule, très pratique pour les personnes âgées, a le vent en poupe.L\u2019UQTR a mis en avant plusieurs CLOT, qui ont été suivis par 7000 étudiants de 60 pays.L\u2019Université Concordia en offrira bientôt quatre, dont un sera développé à la demande du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement.«Ça rejoint autant des gens en quête de formation que des gens âgés qui apprécient cette facilité.Une de nos étudiantes libres a suivi plus de quinze de ces cours», souligne Anik de Saint-Hilaire, vice-présidente au développement académique à l\u2019Université Concordia et responsable de son studio de production en ligne Knowledge One.Le directeur de l\u2019ICEA, Daniel Baril, observe l\u2019impact de l\u2019apprentissage sur le Web, où des dizaines de milliers de cours en ligne et encore plus de sites proposent des leçons allant de la réparation des vélos à la prononciation de l\u2019islandais.«Les individus n\u2019attendent pas l\u2019État ou les institutions pour bouger.Il y a beaucoup d\u2019échanges en réseau.Mais l\u2019autoformation est le grand absent des politiques actuelles.À côté des grands réseaux d\u2019éducation des adultes, en marge des réseaux traditionnels, maintenant, comme dans plusieurs secteurs de la société, les gens vont en ligne là où se développe l\u2019éducation.» Le Devoir Nombre d\u2019étudiants au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat Université de Montréal : 629 (55 ans et plus) UQAM : 523 (50 ans et plus) McGill : 418 (50 ans et plus) Concordia : 848 (50 ans et plus) JACQUES NADEAU LE DEVOIR On pourrait entendre une mouche voler dans le cours sur l\u2019histoire des États germaniques of fert par l\u2019Université du troisième âge (UTA).Quelque 14 000 étudiants âgés, de toutes les régions du Québec, y sont inscrits.Le gros de la clientèle tourne autour de 65 à 75 ans, mais nous avons des gens inscrits âgés de 90 ans et beaucoup d\u2019octogénaires Monique Harvey, directrice de l\u2019Université du troisième âge « » ISTOCK PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Benoit CORBEIL, en son vivant domicilié au 286, rue Bourget, Nomi- ningue, Québec, J0W 1R0 et au 18 880 rue Hubert-Aquin, Mira- bel, Québec, J7J 0C8, survenu le 24 juin 2017, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Suzanne HOTTE, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Fait ce 11 octobre 2017, par Me Suzanne HOTTE, notaire.C A N A D A PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL No : SAI-M-186650-1107 TRIBUNAL ADMINISTRATIF DU QUÉBEC (section des affaires immobilières) VILLE DE LONGUEUIL Partie expropriante c.SUCCESSION ALEXANDER CAMERON MCNEIL et AGENCE DU REVENU DE QUÉBEC Partie expropriée et LA COMPAGNIE MONTRÉAL TRUST DU CANADA Partie mise en cause AVIS DE CONVOCATION À L'AUDIENCE PAR DEMANDE DU TRIBUNAL: PRENEZ AVIS que l'audience du recours ci-dessus identifié débutera le 13 novembre 2017, à 9 h 30, au Tribunal administratif du Québec, situé au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, 22ième étage, Montréal (Québec), et se poursuivra à des dates ultérieures si nécessaire.Pour toute communication avec le Tribunal, veuillez vous référer au numéro de dossier ainsi qu'aux coordonnées apparaissant ci-dessus.Québec, le 11 octobre 2017 MORENCY, SOCIÉTÉ D'AVOCATS, S.E.N.C.R.L.Me Philippe Asselin#65045-0004 Procureurs de la Partie expropriante, VILLE DE LONGUEUIL AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Stephanos Botsis de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Laval situé au 2800, boul.St-Martin Ouest, Laval (Qc) H7T 2S9 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis des options qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 11 octobre 2017 par le greffier dans le dossier numéro 540-32-030460-172.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.À Laval, le 11 octobre 2017 Yana Geller Greffière-adjointe de la Cour du Québec Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à SUCCESSION DE FEU THOMAS NGUYEN NHU THE de vous présenter au greffe du Palais de justice de Salaberry- de-Valleyfield, du district de Beau - har nois, situé au 74, rue Académie, Salaberry-de-Valleyfield, Québec, J6T 0B8 afin de recevoir la Demande de la demanderesse afin de réduire la mise à prix de l\u2019immeuble, déclaration sous serment, avis de présentation qui y a été laissée à votre attention dans la cause :760-17-004488-162 Prenez avis que la présente demande en vue modifier les conditions de vente afin de réduire la mise à prix sera présentée pour adjudication devant la Cour Supérieure, du district de Beau - harnois, devant le Juge ou greffier spécial de cette cour siégeant en division de pratique, le 27 octobre 2017, au Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, 74, rue Académie, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6T 0B8, à 9h00 en salle 3.00 ou aussitôt que conseil pourra être entendu.À défaut de vous y présenter, un jugement sera rendu contre vous.Le présent avis est publié à la demande de Michel Kohlhuber, Huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier dans la cause ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 11 octobre 2017 Daphna Gauthier, Huissier de Justice Appel d\u2019offres : DST-2017-1091 Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal (CCSMTL) (ci-après désigné le «Requérant») désire louer des espaces pour un centre administratif, Secteur Santé au Travail dans un édifice de bureaux (ci-après désignés les «Locaux»), tels que plus amplement décrits dans les documents de l\u2019appel d\u2019offres (ci-après désigné le «Document») respectant en résumé les critères principaux suivants : Localisation : Les Locaux accessibles sans restriction aux personnes handicapées, situés à moins de cent (100) mètre d\u2019un arrêt d\u2019autobus et sécuritaire quant à l\u2019accès piétonnier devront être situés dans le périmètre formé par les rues suivantes : \u2022 Au Nord : Boul.Métropolitain Est (entre le boul.Viau et la voie de service du boul.Louis-H.Lafontaine, direction Sud) \u2022 À l\u2019Est : Voie de service du boul.Louis-H.Lafontaine, direction Sud (entre le boul.Métropolitain Est et la rue Sherbrooke Est) \u2022 Au Sud : Rue Sherbrooke Est (entre le boul.Louis-H.Lafontaine et le boul.Viau) \u2022 À l\u2019Ouest : Boul.Viau (entre la rue Sherbrooke et le boul.Métropolitain Est) Superficie : Les Locaux devront avoir une superficie utilisable minimale de deux mille cinq cent quatre-vingt-dix-huit (2 598) mètres carrés mesurée suivant la méthode de calcul prévue au Bail.Configuration : Les Locaux peuvent être aménagés sur un ou deux étages.Les locaux situés sur un autre étage que le rez-de-chaussée seront accessibles par ascenseur.Livraison des Locaux : Le local ainsi que les aménagements locatifs demandés devront être livrés au plus tard le 28 février 2019.Période d\u2019installation et de déménagement : 1er au 15 mars 2019.Début de la durée de location : 16 mars 2019.Durée de location : dix (10) années avec une option de renouvellement de 5 ans.Plans et devis des travaux d\u2019aménagement du Requérant : Ils seront préparés par les professionnels du Requérant suivant le concept décrit dans le plan fonctionnel technique et seront remis au Proposant 15 semaines de la date d\u2019adjudication du contrat au proposant retenu pour révision et commentaires.Exécution des travaux d\u2019aménagement du Requérant : Ils seront effectués par l\u2019Adjudicataire ou ses professionnels, sous le contrôle du Requérant ou de ses professionnels, suivant les modalités prévues au Document.Allocation financière pour travaux d\u2019aménagement du Requérant : En sus des coûts reliés à la livraison de l\u2019élément de base, le Bailleur versera au Requérant une allocation financière, sous forme de dépôt de garantie exécutoire, équivalente à six cent quarante-quatre dollars et quarante cents (644,40 $) par mètre carré de superficie utilisable incluant les honoraires des professionnels pour contribuer aux coûts des travaux d\u2019aménagement du Locataire.La TPS et la TVQ ne sont pas applicables.Plans de blocage d\u2019espace : Le Proposant devra fournir à ses frais un plan de « blocage d\u2019espaces » illustrant l\u2019emplacement exact des espaces, des accès, ascenseurs ainsi que les escaliers, locaux techniques de même qu\u2019un plan identifiant l\u2019emplacement de chaque stationnement requis.Heures d\u2019affaires : Le Requérant sera ouvert cinq (5) jours par semaine, de 8 h à 18 h.En conséquence, l\u2019édifice devra permettre l\u2019accès à la clientèle et fournir au Requérant les services de ventilation, climatisation et chauffage requis pour assurer un niveau de confort suivant les normes prévues au Bail pendant les heures d\u2019affaires du Requérant ainsi que les services décrits au devis d\u2019entretien ménager.Durant le terme du bail, ces heures de fonctionnement peuvent varier selon la mission du Requérant.Espaces de stationnement : Le Proposant devra mettre à la disposition du Requérant, sans frais, un minimum de soixante-dix (70) espaces de stationnement adjacents à l\u2019édifice parmi lesquels DEUX (2) espaces réservés aux personnes à mobilité réduite ainsi qu\u2019un débarcadère pour des livraisons.Informations et procédures : Le projet sera expliqué au cours d\u2019une seule réunion d\u2019information tenue à 15h, le 16 octobre 2017 au 3700, rue Berri, Salle B-110, Montréal (QC) H2L 4G9 par notre représentant Monsieur Michel Sicotte de NKF Devencore, courtier immobilier agréé (notre « Représentant »).Les documents de l\u2019appel d\u2019offres seront alors disponibles à ce moment moyennant le paiement de la somme de cinquante dollars (50,00 $).Toute demande ou suivi concernant l\u2019appel d\u2019offres devra être présenté à notre Représentant.Téléphone du Représentant : Michel Sicotte (514) 392-9477 / cell.(514) 264-4333 ou par courriel à : msicotte@devencorenkf.com Date limite de réception : Pour être considérées, les propositions, en trois copies (dont un (1) original et deux (2) copies) devront être remplies sur le Formulaire de Proposition du Document et reçues dans l\u2019enveloppe pré-adressée fournie à cet effet, avant 10h, le 14 novembre 2017, Direction des services techniques du CIUSSS au 3700, rue Berri, local B-110, Montréal (QC) H2L 4G9.Elles seront ouvertes le même jour, à la même heure et devront être accompagnées d\u2019un cautionnement au montant correspondant à 10 % du loyer annuel de la première année de la proposition présentée ou d\u2019un chèque visé du même montant fait au nom du CCSMTL.Une lettre de garantie bancaire du même montant d\u2019une institution financière reconnue constitue une garantie suffisante.Les propositions présentées devront être conformes aux règlements d\u2019urbanisme et de zonage en vigueur au jour de l\u2019adjudication du contrat au proposant.Les propositions doivent être valides pour cent vingt (120) jours à compter de la date d\u2019ouverture des propositions.Le Requérant n\u2019est pas tenu d\u2019accepter ni la plus basse, ni aucune autre des propositions présentées.Madame Sonia Bélanger Présidente directrice-générale Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal APPEL D\u2019OFFRES POUR RECHERCHE DE LOCAUX C A N A D A PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL No : SAI-M-186654-1107 TRIBUNAL ADMINISTRATIF DU QUÉBEC (section des affaires immobilières) VILLE DE LONGUEUIL Partie expropriante c.LE MINISTRE DU REVENU DU QUÉBEC et SUCESSION KUO TOY HUM (ALIAS HARRY HUM) Partie expropriée AVIS DE CONVOCATION À L'AUDIENCE PAR DEMANDE DU TRIBUNAL: PRENEZ AVIS que l'audience du recours ci-dessus identifié débutera le 13 novembre 2017, à 9 h 30, au Tribunal administratif du Québec, situé au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, 22ième étage, Montréal (Québec), et se poursuivra à des dates ultérieures si nécessaire.Pour toute communication avec le Tribunal, veuillez vous référer au numéro de dossier ainsi qu'aux coordonnées apparaissant ci-dessus.Québec, le 11 octobre 2017 MORENCY, SOCIÉTÉ D'AVOCATS, S.E.N.C.R.L.Me Philippe Asselin#65045-0006 Procureurs de la Partie expropriante, VILLE DE LONGUEUIL GAGNON DORAIS LAPRISE NOTAIRES INC.Notaires et conseillers juridiques AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Prenez avis que Normand COUPAL, en son vivant domicilié au 190, rue Saint- Paul, appartement 221, à Saint- Jean-sur-Richelieu, province de Québec, J3B 8E2, est décédé à Saint-Jean-sur-Richelieu, le 14 avril 2017.Un inventaire des biens du défunt a été dressé par les liquidateurs de sa succession, François DOUCET et Jean- Charles DOUCET, le 11 octobre 2017, devant Me Martin GAGNON, notaire, 1005, boulevard du Séminaire Nord, bureau 100, Saint-Jean- sur-Richelieu, province de Québec, J3A 1R7, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude dudit notaire, sise à l'adresse ci-avant mentionnée (pour prendre rendez-vous : 450-346-4455 poste 232).Donné à Saint-Jean-sur-Riche- lieu, ce 12 octobre 2017.Me Martin GAGNON, notaire L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 6 M I R I A N E D E M E R S - L E M A Y D es chercheurs de l\u2019Université McGill mettent en lumière un nouveau mécanisme cellulaire associé à la maladie d\u2019Alzheimer.Une découverte qui ouvre d\u2019autres perspectives de recherche pour l\u2019élaboration de nouveaux traitements.Au cours des dernières années, les chercheurs ont associé la maladie d\u2019Alzheimer à l\u2019accumulation dans le cerveau de protéines \u2014 le peptide bêta-amyloïde et la protéine tau \u2014 dans le cerveau.«Mais personne n\u2019avait encore pensé au rôle de l\u2019ARN », dit Rached Alkallas, étudiant à la maîtrise en génomique humaine à l\u2019Université McGill.L\u2019ARN constitue l\u2019intermédiaire entre l\u2019ADN et la machinerie cellulaire responsable de la fabrication des protéines.Or, plusieurs de ces protéines sont impliquées dans les connexions entre les neurones.Dans une étude publiée vendredi dans la revue Nature Communications, des chercheurs de l\u2019Université McGill observent que l\u2019ARN se dégrade beaucoup plus rapidement chez les patients atteints d\u2019Alzheimer que chez les personnes saines.De même, la protéine RBFOX1, qui protège et stabilise l\u2019ARN, est moins abondante dans les neurones des patients atteints d\u2019Alzheimer.Or, s\u2019il y a moins d\u2019ARN, il y a moins de protéines disponibles pour les connexions entre les neurones.Les connexions neuronales étant moins efficaces, les fonctions cognitives peuvent être altérées, ce qui correspond effectivement aux symptômes de cette maladie complexe et multifactorielle.«Ce résultat nous donne une autre pièce nous permettant de comprendre davantage ce casse- tête qu\u2019est la maladie d\u2019Alzheimer », commente l\u2019un des chercheurs de l\u2019étude, Hamed S.Naja- fabadi.« Lorsque le casse-tête sera complet, il sera plus facile de développer des traitements qui ciblent spécifiquement les causes de la maladie.» À noter qu\u2019il n\u2019y a, actuellement, aucun traitement curatif pour la maladie d\u2019Alzheimer.Plusieurs questions demeurent, selon les chercheurs.« La dégradation de l\u2019ARN est-elle une cause ou un symptôme de la maladie ?» se questionne M.Alkallas.« Comment peut-on réguler l\u2019ARN ?ajoute M.Najafabadi.Pourquoi la protéine RBFOX1 est-elle moins abondante chez les patients atteints?La formation des plaques amyloïdes estelle, par réactions en chaîne, impliquée dans la réduction de l\u2019abondance de RBFOX1?» Malgré ce champ de recherche prometteur, l\u2019équipe de M.Najafabadi s\u2019intéresse à présent à une autre problématique.De fait, l\u2019ARN serait non seulement associé à la maladie d\u2019Alzheimer, mais probablement aussi\u2026 au cancer.Le chercheur explique que des gènes spécifiques protègent les cellules contre le cancer, tandis que d\u2019autres favorisent le développement de la maladie.Or, il semble que l\u2019ARN des gènes « protecteurs » a une dégradation plus rapide chez les cellules cancéreuses que chez les cellules saines, tandis que l\u2019ARN des gènes « dangereux » se dégrade plus lentement que prévu.Un dossier à suivre\u2026 Le Devoir MÉDECINE Maladie d\u2019Alzheimer : le rôle de l\u2019ARN découvert à McGill Ce résultat nous donne une autre pièce permettant de comprendre davantage ce casse-tête qu\u2019est la maladie d\u2019Alzheimer Hamed S.Najafabadi, chercheur à l\u2019Université McGill « » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Déraillement dans la rivière des Mille-Îles Sept wagons d\u2019un train de marchandises ont déraillé jeudi soir, sur un pont reliant Laval et Ter- rebonne.Quatre d\u2019entre eux se sont retrouvés sur les berges de la rivière des Mille-Îles.L\u2019incident, qui a endommagé le pont ferroviaire, n\u2019a toutefois pas eu d\u2019impacts environnementaux significatifs.Les wagons qui ont déraillé étaient vides au moment de l\u2019accident, qui serait d\u2019origine accidentelle.Ce tronçon sert parfois à transporter des matières dangereuses.La famille d\u2019une femme assassinée par son ex pourra poursuivre le SPVM La famille d\u2019une femme assassinée par son ex- conjoint pourra poursuivre le Service de police de la Ville de Montréal, a tranché la Cour suprême du Canada vendredi.Les proches de Maria Altagracia Dorval, tuée par Edens Kenol en août 2010, poursuivent la police pour 665 000$.Ils lui reprochent son inaction dans le dossier de la femme de 28 ans, qui avait porté plainte à plusieurs reprises.Montréal prétendait que la poursuite n\u2019était pas recevable.Le délai de prescription pour une poursuite pour un préjudice moral étant de six mois, contrairement à un préjudice corporel, qui est de trois ans.La Cour suprême a confirmé que la poursuite de la famille se base sur la réparation d\u2019un préjudice corporel.Le Devoir Vendredi 13 : le vol 666 à destination de HEL s\u2019est posé une dernière fois Copenhague \u2014 Le vol 666 s\u2019est posé de façon sécuritaire à HEL pour la dernière fois le vendredi 13 octobre, ont annoncé des responsables de l\u2019aéroport d\u2019Helsinki, dont HEL est le code.Le vol du transporteur aérien Finnair était parti de Copenhague, au Danemark, à 13h, le vendredi 13, à destination de l\u2019aéroport Vantaa, à Helsinki.L\u2019agence Finavia, qui administre les 21 aéroports de la Finlande, a précisé que le vol s\u2019est posé avec huit minutes d\u2019avance, à 15h47, heure locale.Le vol inauguré il y a 11 ans a été effectué 21 fois un vendredi 13, sans problèmes apparents.Finnair a quand même décidé de retirer le numéro du vol.Ce mois-ci, le vol AY666 deviendra le vol AY954.Associated Press 564 000 Le nombre de Canadiens atteints d\u2019une maladie cognitive, selon la Société Alzheimer du Canada.Plus de 65 % sont des femmes de plus de 65 ans. J E A N N E C O R R I V E A U D enis Coderre a profité du dévoilement de ses engagements en matière de développement commercial pour écorcher Luc Ferrandez, maire du Plateau-Mont-Royal, à qui il reproche de nuire à la vitalité des commerces.« Appelons un chat un chat.Il y a un effet Ferrandez», soutient Denis Coderre.Avec ses changements de sens de rues, le retrait de places de stationnement et les tracasseries administratives, l\u2019administration Ferrandez a mis des bâtons dans les roues aux commerçants, dit-il.De passage sur la rue Saint- Denis vendredi matin avec plusieurs de ses candidats, dont Zach Macklovitch, qui briguera la mairie du Plateau le 5 novembre, Denis Coderre a fait valoir qu\u2019avec une administration locale de sa formation politique, le Plateau se porterait mieux.Le maire sortant a réitéré son intention d\u2019offrir une compensation aux commerçants éprouvés par les chantiers, de mettre en place un plan d\u2019embellissement des artères commerciales et de s\u2019assurer d\u2019un dialogue en continu avec les commerçants.État de santé du commerce Les ar tères commerciales du Plateau Mont-Royal sont- elles si mal en point ?Dix ans après le fameux chantier qui avait nécessité une réouverture de la chaussée, le boulevard Saint-Laurent reprend du poil de la bête.Entre 2013 et 2017, le taux d\u2019inoccupation des commerces y est passé de 13 % à 7 %.« Ça va mieux.On a beaucoup travaillé pour changer l\u2019ambiance du boulevard », explique Tasha Morizio, directrice générale de la Société de développement (SDC) du boulevard Saint-Laurent.Cette métamorphose a été rendue possible grâce au fonds de dynamisation issu de la hausse des tarifs de parcomètre mis sur pied en 2012 dans le Plateau, dit-elle : «Sans ce fonds, on n\u2019aurait pas été capables de réaliser des projets comme le festival Mural.» « Je ne pense pas que les artères commerciales du Plateau- Mont-Royal se por tent mal », croit pour sa part Charles-Oli- vier Mercier, d.g.de la SDC de l\u2019Avenue du Mont-Royal.Plusieurs facteurs affectent le commerce de détail, dont les achats en ligne et le mauvais entretien des bâtiments de la part de certains propriétaires, signale-t-il.« Le taux d\u2019inoccupation sur l\u2019avenue du Mont-Royal est d\u2019à peu près 6 %, mais c\u2019est essentiellement lié à un seul proprio qui, par négligence, ne loue pas ses locaux.Demain, j\u2019ai facilement 15 à 20 commerces qui veulent ouvrir sur l\u2019avenue du Mont-Royal.» La rue Saint-Denis a été sévèrement éprouvée par le vaste chantier qui s\u2019est déroulé en 2015 et en 2016.La d.g.de la SDC, Caroline Tessier, estime toutefois que l\u2019artère se relève.Le taux d\u2019inoccupation des locaux est passé de 27 % en mars 2016 à 15 % aujourd\u2019hui.Les querelles entre l\u2019arrondissement, qui gère la réglementation, et la ville-centre, responsable des taxes, compliquent toutefois la vie des commerçants, admet Mme Tessier.« On est toujours un peu entre les deux.Ce qu\u2019on souhaite le plus, c\u2019est vraiment de retrouver cette collaboration pour permettre une réelle relance de la rue.» Dans le Petit Laurier, des commerçants en veulent encore au maire Ferrandez pour l\u2019inversion de sens des rues et l\u2019implantation de vignettes de stationnement.Ces mesures ont polarisé beaucoup les opinions, dit Olivier Montfet, propriétaire de deux commerces de la r ue Laurier Est qui reproche au maire Ferrandez son attitude intransigeante et ses promesses non tenues.Sur le boulevard Saint-Jo- seph, une majorité de professionnels et de gens d\u2019affaires continuent de pâtir des contraintes de stationnement qui y ont été imposées et espèrent que Luc Ferrandez ne sera pas réélu, a indiqué Serge Chaussé, qui possède une clinique dentaire.La chef de Projet Montréal, Valérie Plante, a reproché à Denis Coderre de nuire au développement économique en tenant des propos négatifs: «Visiblement, Denis Coderre est fâché et en panique parce que sa campagne ne va pas bien.» Le Devoir MONTRÉAL Ferrandez nuit aux commerces, accuse Coderre L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 Je ne pense pas que les artères commerciales du Plateau-Mont-Royal se portent mal Charles-Olivier Mercier, d.g.de la SDC de l\u2019Avenue du Mont-Royal « » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans le Petit Laurier, des commerçants en veulent encore au maire Ferrandez pour l\u2019inversion de sens des rues et l\u2019implantation de vignettes de stationnement.ÉLECTIONS MUNICIPALES C A R O L I N E P L A N T E G eoffroy Barrette, fils du ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, pourrait bientôt faire face à des accusations criminelles de conduite dangereuse et de délit de fuite.Le jeune homme de 23 ans a été libéré sous promesse de comparaître, vendredi, après avoir été longuement interrogé par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Geoffroy Barrette a été arrêté vers 5 h 10 vendredi, à la suite d\u2019un délit de fuite commis quelques heures plus tôt sur le Plateau-Mont-Royal, à Montréal.On le soupçonne d\u2019avoir heurté un cycliste peu après minuit, à l\u2019intersection des rues Rachel et Saint-Dominique.«À la suite de la rencontre avec les enquêteurs, ceux-ci ont été en mesure de déterminer que le jeune homme [M.Barrette] était bel et bien au volant du véhicule lors de la collision avec le cycliste», a confirmé l\u2019agent relationniste du SPVM, Daniel Lacoursière.Deux accusations seront suggérées au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) : défaut d\u2019arrêter lors d\u2019un accident entraînant des lésions corporelles et conduite dangereuse causant des lésions corporelles, a-t-il ajouté.Le cycliste, un homme de 27 ans, a subi des blessures importantes à la tête, mais on ne craint pas pour sa vie.La Presse canadienne Délit de fuite : arrestation d\u2019un fils du ministre Barrette L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 8 Revue de presse municipale Trois-Rivières : le secret d\u2019Yves Lévesque La tenue d\u2019un rassemblement de l\u2019équipe d\u2019Yves Lé- vesque, cette semaine, nous a permis d\u2019apprendre, en partie, à quoi tenait le succès politique de celui qui gouverne Trois-Rivières depuis 15 ans.À une journaliste de Radio-Canada qui lui demandait quel était le «secret » du succès de M.Lévesque, un de ses anciens conseillers a rétorqué qu\u2019il avait beaucoup d\u2019entregent et était particulièrement habile pour\u2026 retenir les noms de ses électeurs.« Il a une mémoire phénoménale.Pour les noms, il est dur à battre», a-t-il déclaré.Saint-Apollinaire toujours hantée par son cimetière On apprenait cette semaine que deux opposants notoires au projet de cimetière musulman à Saint- Apollinaire sont candidats aux élections municipales de la petite ville de Saint- Apollinaire, soient Sunny Létourneau et Victor Hugo Castro.En entrevue au quotidien Le Soleil, Mme Lé- tourneau a reproché à l\u2019équipe au pouvoir d\u2019être une « clique».Dirigée par le maire sortant Bernard Ouellet, ladite équipe avait donné son appui au projet de cimetière musulman piloté par le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), qui a par la suite été rejeté lors d\u2019un référendum local.La Ville de Québec avait alors pris le relais dans le dossier et offert un terrain pour combler les besoins du CCIQ.Nouveau départ à Percé L\u2019élection municipale revêt un sens particulier pour la municipalité de Percé, qui était privée de maire et de conseillers municipaux depuis des mois.En effet, le maire et son équipe avaient tous démissionné en novembre dernier après avoir vu l\u2019un de leurs projets défait lors d\u2019un référendum.La municipalité s\u2019était donc retrouvée sous la tutelle du ministère des Affaires municipales.Un scénario qui n\u2019avait rien d\u2019idéal dans un contexte où elle était, de surcroît, frappée par les ravages des fortes marées de l\u2019hiver.L\u2019élection suscite d\u2019ailleurs un certain enthousiasme sur place, selon ce que rapportent les médias locaux.En effet, alors que dans bien des villes des maires sont élus sans opposition, on recense à Percé pas moins de cinq candidats à la mairie : Guillaume Arbour, Owen Bouchard, J.Alexandre Chouinard, Jean-Guy Dubé et Cathy Poirier.Joe Bocan en politique municipale La politique municipale attire décidément des gens de tous les horizons.La chanteuse Joe Bocan, par exemple, est candidate au poste de conseillère municipale dans une petite municipalité de Lanaudière, Sainte-Mar- celline-de-Kildare.Candidate dans le district numéro 6, Mme Bocan se présente sous la bannière d\u2019un nouveau parti, l\u2019Équipe Martin Malo, qui cherche à défaire l\u2019équipe du maire sortant, Gaétan Morin.En 2013, les Lavallois ont confié à l\u2019ex-policier Marc De- mers le mandat de faire le ménage à l\u2019Hôtel de Ville de Laval, après les scandales de l\u2019ère Gilles Vaillancourt.Quatre ans plus tard, le maire sortant tente de se faire réélire en af firmant qu\u2019il a relevé le défi, mais ses opposants lui reprochent de perpétuer certaines pratiques de son prédécesseur déchu.Qui dit vrai ?K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I P our certains, ce chantier du boulevard Lévesque Ouest, en bordure de la rivière des Prairies, est en quelque sorte devenu le symbole de l\u2019héritage de l\u2019ex-maire Gilles Vail- lancourt.Selon l\u2019opposition, la tour d\u2019habitation haute de 26 étages qui doit être érigée ici rappelle le développement immobilier ef fréné sous le règne de l\u2019ancien roi de Laval et met en évidence le «laxisme» du maire sortant.Ce projet sème la controverse parce que la tour excédera la limite de 15 étages fixée par l\u2019administration du maire Marc Demers dans un règlement adopté en mars dernier.La demande de permis du promoteur a été déposée avant l\u2019adoption des nouvelles règles, laissant le champ libre à la construction.Et les candidats à la mairie qui af fronteront M.Demers le 5 novembre prochain ne le digèrent pas.Doutes soulevés « Il y a quatre ans, Marc De- mers a dit qu\u2019il allait protéger les berges.Qu\u2019il n\u2019y aurait plus de grosses tours à Laval, rappelle le candidat d\u2019Action Laval, Jean-Claude Gobé, qui a terminé deuxième lors de l\u2019élection de 2013.Quand il s\u2019est fait élire, il a dit : \u201cC\u2019est fini, l\u2019ère Vaillancourt, je vais tout nettoyer.\u201d Mais il ne l\u2019a pas fait.» Il exige pour sa part un moratoire sur les demandes de permis ne respectant pas les nouvelles règles.Michel Trottier, ce conseiller municipal élu en 2013 comme indépendant qui est aujourd\u2019hui à la tête du Parti Laval, critique quant à lui le manque de transparence du maire dans ce dossier.« Il aurait dû dire qu\u2019il y avait des projets en cours [au moment d\u2019annoncer un nouveau règlement].Ça aurait évité le doute des citoyens, qui se disent encore une fois \u201cIl s\u2019est caché quelque chose\u201d.» «Pour les 20 prochaines années, les règles sont très claires, la champleure est fermée, répond Marc Demers.Entre-temps, on ne peut pas refuser un permis demandé avant qu\u2019on dépose notre règlement, c\u2019est la loi qui le dit.» Et s\u2019il n\u2019a pas agi plus tôt, c\u2019est qu\u2019il voulait consulter les citoyens avant d\u2019adopter un nouveau schéma d\u2019aménagement.«C\u2019est notre façon de faire, on consulte les gens», glisse-t-il.Ménage terminé?Ce débat sur le développement immobilier est à l\u2019image d\u2019une campagne électorale où la question de l\u2019intégrité prend encore une fois beaucoup de place.Lorsque Marc Demers est entré en poste en 2013, la Ville de Laval était sous tutelle et tout le monde se demandait si la troisième plus grande ville du Québec parviendrait à tourner la page sur deux décennies de corruption.« Du côté administratif, le travail a été fait pour que Laval soit une ville saine.Il n\u2019y a plus de corruption.Le problème, c\u2019est qu\u2019au niveau politique, on n\u2019a pas fait le pas », soutient M.Trottier.M.Gobé et lui critiquent le maire sortant pour des décisions jugées unilatérales et des nominations qu\u2019ils qualifient de par tisanes.Comme l\u2019histoire de ce fonds de 10 millions de dollars financé par l\u2019argent récupéré de la corruption, qui sera géré par un comité dont les membres ont été choisis par les élus de l\u2019administration Demers.« Il a nommé ses copains et ses copines pour faire des annonces électoralistes », s\u2019indigne M.Gobé.Le maire Demers, lui, ne voit pas matière à critiques.« Il faut en prendre et en laisser de la part de l\u2019opposition.» Il est surtout convaincu que le ménage a été fait, comme promis, et que son administration «a mis fin au désordre».Approches différentes Un total de sept candidats sont en lice pour obtenir le siège de maire à Laval, mais MM.Demers, Gobé et Trottier semblent avantagés en raison de leur représentation parmi les élus du conseil municipal actuel.Les trois hommes ont des préoccupations communes en ce qui concerne le transport ou les services aux citoyens, mais à leur rencontre, on constate rapidement que les approches diffèrent.Jean-Claude Gobé, 68 ans, cumule 40 ans d\u2019expérience politique sur la scène provinciale et fédérale, mais il assure qu\u2019il a encore « beaucoup à appor ter à la société » .I l veut dynamiser l\u2019économie de Laval et mieux desser vir la population.Michel Trottier se présente plutôt comme un politicien de terrain, avant tout préoccupé par l\u2019environnement et la participation citoyenne.Et Marc Demers, lui, croit que son bilan parle de lui- même.«On a donné une direction à la ville.On a mis en branle plusieurs chantiers qui sont des réalisations à venir, dit-il.Donc si vous pensez que nous sommes dans la bonne direction, donnez-nous le mandat de poursuivre le travail.» Le Devoir LAVAL L\u2019ombre de Vaillancourt plane sur la campagne Les opposants du maire Demers ne croient pas que tout le ménage a été fait Le maire sortant, Marc Demers, se défend de ne pas pouvoir refuser des permis demandés avant le dépot des nouveaux règlements.PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon Jean-Claude Gobé, une tour d\u2019habitation de 26 étages, en chantier en bordure de la rivière des Prairies, démontre que le maire Demers n\u2019a pas fait le ménage promis à l\u2019Hôtel de Ville.Michel Trottier, aujourd\u2019hui à la tête du Parti Laval, critique également le manque de transparence du maire dans ce dossier.S A R A H R .C H A M P A G N E L e nombre de candidates aux élections municipales a augmenté de 2,5 points de pourcentage depuis le dernier scrutin.Cette augmentation est cependant loin d\u2019enthousiasmer des observatrices et des élues.Les femmes représentent 31,3 % de toutes les candidatures déposées avant la date butoir la semaine dernière, selon la compilation du ministère des Af faires municipales et de l\u2019Occupation du territoire (MAMOT).Celles qui aspirent au titre de maire sont encore moins nombreuses, dans une proportion de 19,8 % pour tout le Québec.« À ce rythme, il faudra 56 ans pour atteindre la parité », a calculé Esther Lapointe, directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD).En nombre absolu, il y a en fait 233 femmes supplémentaires qui se présentent cette année, par rappor t à 2013, souligne-t-elle.Des statistiques qui donnent parfois l\u2019impression de devoir convaincre une par une les femmes de se lancer.« On doit se réjouir de chaque avancée, mais il n\u2019y a jamais rien d\u2019acquis », laisse quant à elle tomber Nathalie Simon.Mairesse de Châteauguay, elle préside aussi la Commission Femmes et gouvernance locale de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), qui redouble d\u2019ef for ts depuis un an pour augmenter la présence féminine sur la scène municipale.« Je rappelle toujours qu\u2019on a beaucoup de retard à rattraper, puisque c\u2019est récent qu\u2019on essaie de s\u2019approprier la place qui est la nôtre.Mais il faut accélérer», justifie-t-elle au téléphone.« La progression n\u2019est pas linéaire », abonde Mme Lapointe.Le GFPD fait partie d\u2019un mouvement qui réclame une loi garantissant la parité femmes-hommes au sein des instances de décision politiques.Au provincial, les femmes représentaient 27% des élues aux dernières élections et 26% au fédéral.Le MAMOT souligne de son côté que les femmes « sont par ticulière- ment présentes chez les 18-44 ans alors qu\u2019elles représentent 40,5 % des candidats de ce groupe d\u2019âge».Un palier délaissé Les candidats à la mairie, tous genres confondus, sont en moyenne plus vieux que les maires élus en 2013.Les plus de 65 ans gagnent aussi en proportion : ils ont gagné deux points de pourcentage depuis le dernier scrutin, et leur proportion a plus que doublé depuis 2005.La campagne n\u2019est pas rude partout non plus.Il reste 79 postes vacants à travers la province, des endroits où il faudra recommencer l\u2019élection.Durant l\u2019intérim, les conseillers et les maires déjà élus restent alors en poste.À trois semaines du scrutin, ce sont déjà 203 municipalités qui connaissent la composition complète de leur conseil municipal, soit près de 1 municipalité sur 5.Cette propor tion grimpe à 23 % dans les villages de moins de 2000 habitants, où la rémunération ne permet pas de se consacrer exclusivement aux fonctions de conseiller ou de maire.C\u2019est près d\u2019un maire sur deux qui a aussi été élu par acclamation, une tendance qui se maintient d\u2019élection en élection.Une désaffection pour ce palier qui se reflète aussi dans le taux de participation des citoyens.Moins d\u2019un électeur sur deux s\u2019est déplacé en 2013 pour choisir son gouvernement de proximité.Le Devoir Rattrapage laborieux pour les femmes en politique municipale ÉLECTIONS MUNICIPALES Principaux engagements Jean-Claude Gobé (Action Laval) Réduire l\u2019impôt foncier de 3 % dans le premier budget et le geler ensuite Procéder à une révision complète des programmes de la Ville Stimuler la croissance économique et créer des emplois Michel Trottier (Parti Laval) Geler l\u2019impôt foncier pour la durée du mandat Créer des conseils de quartier pour favoriser la participation citoyenne Améliorer le transport en commun et construire 120 km de pistes cyclables Marc Demers (Mouvement lavallois) Limiter la hausse de l\u2019impôt foncier au niveau de l\u2019inflation Accélérer l\u2019électrification des véhicules de la Ville Finaliser les projets entamés et construire une nouvelle piste d\u2019athlétisme P H I L I P P E R E N A U D C arla Bruni est en campagne promotionnelle depuis plusieurs jours pour présenter son cinquième album, French Touch, collection de reprises de succès anglophones apprêtés à sa suave manière, avec une touche de strass, gracieuseté de l\u2019omni-réalisateur-arrangeur David Foster.New York il y a quelques jours, Montréal jeudi et vendredi, puis retour sur Paris, où ça se poursuit jusqu\u2019au début de sa nouvelle tournée, dès novembre, la première en cinq ans.Et elle le sait, les questions n\u2019auront pas toutes à voir avec son métier d\u2019artiste : «Je pense que je suis davantage invitée par rapport à ma vie tout entière plutôt que seulement pour ma musique», concède l\u2019ex-«première dame» de la République.Une première question musicale pour briser la glace : est-ce plus facile de défendre un album de reprises qu\u2019un album de compositions originales comme Little French Songs (en français), votre précédent paru en 2013 ?« Non, laisse-t-elle doucement tomber.Mais je trouve que ce n\u2019est jamais vraiment nécessaire de \u201cdéfendre\u201d un disque, car les disques ne sont jamais attaqués.Oh! ils peuvent être critiqués, c\u2019est normal, mais attaqués ?Non.Ce n\u2019est pas une loi politique ou une réforme sociale ni une opinion polémique.C\u2019est juste un disque.» La question politique C\u2019est dans le ton.Dans ses phrases prudentes.Ça ne fait pas cinq minutes que nous sommes assis en tête à tête, dans la chambre d\u2019hôtel, qu\u2019elle attend déjà la question politique.Ne la faisons pas languir.Madame, vos chansons originales, vos mots, vos mélodies se prêtent à l\u2019analyse, alors qu\u2019avec un album de reprises, on vous demande simplement de justifier vos choix\u2026 Par exemple, votre reprise jazz- folk de Highway to Hell du groupe rock AC/DC, c\u2019est clairement une allusion au programme d\u2019Emmanuel Macron?Elle éclate de rire : «Ah! Quelle imagination ! J\u2019adore.Vous savez ce que je crois que c\u2019est, Highway to Hell?Une réponse au hard rock de mon époque, celui de Led Zeppelin.Une réponse à Stairway to Heaven.» Les autres chansons choisies pour cet album paraissent un peu plus près de ses racines musicales.Miss You, des Stones, en ouverture du disque, bien tournée.Stand By Your Man, Moon River, des classiques.Tiens, du The Clash (Jimmy Jazz) et Depeche Mode (Enjoy the Silence).A Perfect Day de Lou Reed, à l\u2019interprétation juste, mais aux arrangements bal musette en sourdine qui ne marchent pas tout à fait.Le tempo de sa version du classique Crazy, popularisée par Patsy Cline, mais ici interprétée en duo avec son auteur, Willie Nelson, est charmant.«Vous savez où j\u2019ai trouvé ce tempo?Sur l\u2019album que Neil Young a enregistré dans une cabine téléphonique » \u2014 A Letter Home, 2014.«On a un peu copié son rythme\u2026» Plus tôt cette semaine, dans les quotidiens new-yorkais et les talk-shows matinaux, on lui demandait de prodiguer des conseils à la First Lady, Melania Trump, une fonction qui, incidemment, a fait les manchettes en France, alors que le président Macron désirait l\u2019inscrire à la Constitution pour «clarifier » le rôle.«En France, toutes les épouses du président de la République ont trouvé leurs marques assez naturellement, souvent dans le travail humanitaire, pour la plupart», estime Carla Bruni-Sarkozy, qui fut «première dame» de 2008 à 2012, période durant laquelle elle s\u2019est occupée de sa fondation destinée à promouvoir la culture et l\u2019éducation.«C\u2019est la partie la plus intéressante de cette fonction, pouvoir aider beaucoup de gens.En ce qui concerne la clarification [proposée par Macron], c\u2019est toujours bien d\u2019essayer de clarifier, mais ça ne correspond pas à notre pays, qui a un rapport assez monarchique à la politique, au fond.Un pays où l\u2019opacité est plus coutumière que la clarté.» «Cela dit, je vais vous dire un truc : mon mari a fait entrer la Cour des comptes dans tous les ministères de la République, abonde-t-elle.À partir du moment où la CDC est entrée dans la politique, je pense que la clarification a fait un pas en avant.Et ça, c\u2019était en 2007.Je pense que le président Macron a voulu faire un pas de plus.C\u2019est bien, mais ça ne m\u2019étonne pas que ça ait fait polémique, puisqu\u2019en France, les gens ne tiennent compte que de la personne élue, le président.» Celle qui assure ne pas avoir une grande expérience politique ajoute n\u2019avoir aujourd\u2019hui, en tant qu\u2019artiste disposant d\u2019une importante tribune, « aucun devoir, aucune responsabilité [d\u2019engagement social]».La chanteuse franco-italienne sera en concert au Théâtre Olympia en février.Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 CULTURE A 9 P H I L I P P E P A P I N E A U L\u2019 ordinateur, avec ses capacités d\u2019apprendre par lui-même, pourrait permettre de changer le monde du journalisme\u2026 sans toutefois faire disparaître les journalistes des salles de nouvelles.C\u2019est du moins l\u2019avis du Montréalais Yoshua Bengio, chef de file mondial de l\u2019apprentissage profond, qui prenait la parole lors de la journée Regards sur l\u2019innovation, organisée par Radio-Canada.M.Bengio, chef de l\u2019Institut des algorithmes d\u2019apprentissage de Montréal, estime que les ordinateurs d\u2019aujourd\u2019hui « sont très, très stupides », mais que si on leur permet «d\u2019acquérir des connaissances intuitives », ils pourraient se débrouiller dans plusieurs tâches.Cet «apprentissage automatique » pourrait éventuellement aider les médias dans plusieurs de leurs tâches, grandes ou petites, croit M.Bengio.L\u2019intelligence artificielle pourrait par exemple « aider Radio-Canada à fournir à la société une plateforme plus intéressante, plus forte pour le débat démocratique, croit M.Bengio.Éventuellement, on pourra utiliser l\u2019ordinateur pour identifier et filtrer ce qui est de fausses nouvelles dans tout ce qui est produit ».La machine, ajoute-t-il, pourrait aider à identifier et trier les possibles trolls, ces internautes corrosifs, sur les plateformes numériques des médias.Il note toutefois que, comme dans beaucoup de domaines qui pourraient être affectés par l\u2019apprentissage automatique, la présence d\u2019un humain serait probablement encore nécessaire.«Mais ça pourrait nous aider à chercher des aiguilles dans une botte de foin», ajoute le professeur.Libérer des ressources Ce ne sera donc pas la fin des haricots pour les scribes de ce monde.Pas tout de suite en tout cas.«Je ne crois pas que les emplois des journalistes soient en péril.Il va se passer beaucoup de temps avant qu\u2019un jugement humain ou social puisse être mis entre les mains d\u2019un ordinateur.» Par contre, certaines tâches, certains types de textes seront plus à risque d\u2019être exécutés par des « robots » journalistes, estime-t-il, comme la météo, les nouvelles financières ou les résultats sportifs.«Associated Press et Reuters se servent en pratique de robots pour écrire des textes » de ce genre, a expliqué plus tard le rédacteur en chef de Vice Québec, Philippe Gohier.«Si on peut libérer des ressources pour créer du contenu plus intéressant, je ne suis pas contre», a-t-il ajouté.Catalina Briceño, directrice de la veille stratégique, Fonds des médias du Canada, a pour sa part assuré que «le secteur des médias ne va voir qu\u2019encore plus d\u2019intelligence artificielle.On est dans un contexte d\u2019hyperabondance de contenus, c\u2019est difficile pour l\u2019auditoire de s\u2019y retrouver.Et le meilleur outil de découvrabilité, c\u2019est les algorithmes, l\u2019intelligence artificielle», a-t-elle expliqué, mentionnant par ailleurs que la vérification factuelle pourrait être davantage automatisée dans le futur.Entamer le dialogue Le professeur Yoshua Bengio a par ailleurs exposé qu\u2019à force d\u2019apprentissage, l\u2019ordinateur pourra mener un dialogue avec un interlocuteur humain.« Ça va avoir des impacts dans toute la société.On n\u2019est pas rendus dans quelque chose de satisfaisant, mais plusieurs entreprises investissent là-dedans pour avoir quelque chose de moins stupide que [l\u2019application pour iPhone] Siri, par exemple.» Parmi les médias ayant ouvert la «discussion» robotisée avec ses lecteurs, on compte Le Devoir, qui a lancé son «bot» en juin \u2014 il s\u2019appelle Henri.Radio-Canada s\u2019est aussi lancée dans l\u2019aventure du robot conversationnel tout récemment, même si les échanges y restent sommaires.Ce « bot », qui utilise l\u2019application Facebook Messenger, fait des recommandations de lecture, propose les articles à la une de différentes sections du site et permet en quelque sorte qu\u2019on s\u2019abonne à une infolettre.«On est au jour 1 de la création de son intelligence, expliquait Xavier K.Richard, coordonnateur à l\u2019innovation numérique à Radio-Canada.L\u2019idée, c\u2019est d\u2019avoir une première version, et pas d\u2019avoir tout de suite [un robot] qui of fre des réponses aux questions.Ce qu\u2019on pourrait faire, c\u2019est le renforcer en donnant un score positif ou négatif à ses réponses, selon leur qualité.C\u2019est là où le travail de Yoshua Bengio va aider.Mais c\u2019est encore lointain.» Le Devoir L\u2019intelligence artificielle pour aider les journalistes ?L\u2019humain restera, dit l\u2019expert Yoshua Bengio, mais pour faire mieux LE CONSERVATOIRE: 75 ANS D\u2019ART VIVANT Enesco : Rhapsodie roumaine no 1.Claude Vivier : Lonely Child.Mahler : Symphonie no 1, «Titan».Karina Gauvin, Orchestre du Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique du Québec, Jean-Marie Zeitouni.Maison symphonique de Montréal le 12 octobre.C H R I S T O P H E H U S S L e concert célébrant le 75e anniversaire de la création du Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique du Québec s\u2019insérait à la Maison symphonique de Montréal entre les présentations du copieux programme dirigé par Vasily Petrenko à l\u2019OSM, mercredi, puis ce samedi et dimanche.Mû par une simplicité et une curiosité qui l\u2019honorent, le chef russe est venu en invité écouter les jeunes musiciens montréalais, qu\u2019il venait diriger le lendemain dans leurs locaux.Il s\u2019est installé à sa place D2 avant la pause, subissant ainsi frontalement des discours trop peu concis et assez vaguement préparés du tandem Marc Hervieux et Marie-Thérèse Fortin, avant d\u2019aller scruter les choses du haut de la loge 103.À l\u2019issue de la très belle prestation des jeunes musiciens dirigés par Jean-Marie Zeitouni, Va- sily Petrenko, qui avait dirigé la même 1re Symphonie de Mahler dans ce lieu en mai 2016, s\u2019est plié aux coutumes locales et s\u2019est levé pour ovationner les instrumentistes et leur chef.Il est vrai que cette superbe interprétation de Zeitouni et de l\u2019orchestre méritait une ovation debout.Tout au long de la soirée, le groupe composé des meilleurs élèves du réseau des conservatoires et habilement renforcé par quelques récents diplômés et glorieux anciens, dont le violoniste Gratiel Robitaille, retraité de l\u2019OSM, qui avait joué sous Wilfrid Pelletier, a été d\u2019une tenue et d\u2019une constance que l\u2019on n\u2019entend plus guère de nos jours chez les formations estudiantines.Petrenko a dû bien apprécier le spectacle et pour deux raisons.Tout d\u2019abord, Jean-Marie Zeitouni a trouvé dans le premier volet de la symphonie de Mahler une clé importante : il s\u2019est montré immédiatement tangible et chantant, alors que le Russe adoptait une posture trop contemplative et statique avant les grands déchaînements.L\u2019autre élément fort titillant fut l\u2019excellente disposition orchestrale sur scène.On se rend compte, à l\u2019usage, que les dispositions qui dérogent de celle traditionnellement utilisée par Kent Nagano tendent à être plus efficaces : ainsi, jeudi, les contrebasses à gauche avaient plus d\u2019assise sonore, de même que les cors projetant sur la paroi du fond.Il sera intéressant de voir, parmi les prétendants de l\u2019OSM, qui osera jouer sur ce facteur de la disposition et en amenant quelles solutions.En première partie, après un Enesco coloré, Karina Gauvin a chanté la douleur de Claude Vivier avec de poignantes implication et concentration.Le Devoir L\u2019Orchestre du Conservatoire et Zeitouni sous les ovations de Petrenko Entente entre RC et IVADO Radio-Canada a annoncé vendredi un pacte de cinq ans avec IVADO, l\u2019Institut de valorisation des données associé à l\u2019Université de Montréal, qui permettra entre autres au diffuseur public «d\u2019innover dans la valorisation et l\u2019exploitation des données pertinentes, contribuant ainsi à desservir au mieux nos auditoires sur toutes les plateformes».Radio-Canada compte pour sa part participer au développement de programmes de formation de deuxième cycle « liés aux besoins du milieu des affaires ».IVADO réunit plus de 1000 scientifiques, dont Yoshua Bengio, qui contribuent aux projets de recherche en science des données.La French Touch selon Carla Bruni La chanteuse franco-italienne présente son cinquième album, de reprises anglophones cette fois JACQUES NADEAU LE DEVOIR Carla Bruni est en tournée de promotion pour son nouvel album.Elle parle aussi de politique.Lady Gaga revient à Montréal le 3 novembre Lady Gaga, dont le spectacle avait été annulé à quelques heures d\u2019avis le 4 septembre dernier à Montréal, reprend sa tournée.La deuxième partie de sa tournée va rependre à Montréal, selon ce qu\u2019indique le site Web officiel de Lady Gaga.Elle sera donc en concert au Centre Bell à Montréal le 3 novembre.Des billets étaient encore disponibles sur le site d\u2019Evenko vendredi.Les billets du spectacle annulé il y a un mois à Montréal seront toutefois honorés.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S La liste de ses victimes comprend des actrices de premier plan : Rosanna Arquette, Mira Sorvino, Judith Godrèche, Léa Seydoux\u2026 Y figure même une Montréalaise, Erika Rosen- baum (The Trostky, Brooklyn), qui s\u2019est confiée vendredi à CBC.La police a ouvert une enquête sur une des agressions présumées de Weinstein.Sa propre compagnie l\u2019a viré, lui qui a produit les Quentin Tarantino (de Pulp Fiction à Django Unchained) et la trilogie Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson.Et sa femme l\u2019a quitté.Si l\u2019homme a reconnu avoir eu depuis vingt ans des conduites inappropriées, il les a aussi qualifiées d\u2019« erreurs ».Voilà la preuve, pour la militante de longue date Alexa Conradi, que la bombe Weinstein n\u2019en est pas une.« Il s\u2019excuse pour ses erreurs.Ce ne sont pas des erreurs, mais des crimes !» clame-t-elle.L\u2019ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec croit, au mieux, que la désormais affaire Weinstein marque le début d\u2019une longue bataille.Lui, «son règne est terminé», soupire Alexa Conradi.Le principal adversaire court toujours cependant : le déni de la culture du viol.«Un réseau d\u2019individus n\u2019admet pas encore qu\u2019il existe une culture du viol.Il faudrait d\u2019abord s\u2019entendre là-dessus», dit celle qui rappelle le cas de l\u2019étudiante de Québec Alice Paquet et les discussions sur la véracité de son histoire.Stéphanie Tremblay, porte-parole du Regroupement québécois des Centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, est d\u2019avis que la publication des agissements de Weinstein fait avancer, mais par «petits pas».« On est toujours encouragée, dit-elle, quand les femmes brisent le silence.On lutte contre le climat d\u2019impunité, évident ici comme partout.» Elle aussi estime que les préjugés sur les récits d\u2019agressions sexuelles font obstacle et victimi- sent doublement les femmes.« Pourquoi ont- elles attendu ?Pourquoi ne sont-elles pas allées voir la police ?On entend souvent ça », commente Stéphanie Tremblay.Silence coupable Le déni de viol et le climat d\u2019impunité vont souvent de pair.Aucune surprise d\u2019en voir l\u2019affaire Weinstein teintée.Des voix s\u2019élèvent désormais pour dénoncer la complicité passive.Les « tout le monde était au courant» sont difficiles à accepter.Citée par Le Monde, la réalisatrice Lena Dun- ham (Girls) partage sa rage.«Nous sommes là, des jours après, à attendre des collaborateurs les plus puissants d\u2019Harvey Weinstein qu\u2019ils disent quelque chose », note celle pour qui le silence des hommes n\u2019aide pas à éliminer les comportements déplacés.Pour Simon Lapierre, professeur à l\u2019École de service social à l\u2019Université d\u2019Ottawa, le silence d\u2019Hollywood, hier comme aujourd\u2019hui, n\u2019est pas surprenant.« Très souvent dans les cas d\u2019agressions, on apprend que le milieu était au courant et que personne n\u2019a rien fait », dit-il.«Chaque individu, chaque institution doit parler.Les personnes d\u2019autorité doivent se responsabiliser, ont des comptes à rendre, souligne l\u2019universitaire.Le fait que les femmes se sentent de plus en plus en confiance d\u2019être indignées [est bon signe].Il faut encore qu\u2019elles soient prêtes à dénoncer et ne pas les accuser de ne pas le faire.» Simon Lapierre ne s\u2019avance pas pour juger l\u2019impact qu\u2019aura l\u2019affaire Weinstein.Mais il ose espérer qu\u2019elle aura son importance, un peu comme l\u2019avant et l\u2019après-Gomeshi au Canada.« La question de la violence sexuelle vit avec Gomeshi [l\u2019animateur de radio torontois] un moment charnière.On en parle plus, on la dénonce plus.La médiatisation a un effet.» Les intervenants interrogés par Le Devoir ne croient pas qu\u2019un scandale enraciné dans le star system ait plus d\u2019impact qu\u2019un autre.Reste qu\u2019Hollywood est un «microcosme» planétaire, et ses défauts sont les mêmes partout.Le danger, commente Simon Lapierre, c\u2019est qu\u2019on banalise les victimes d\u2019agresseurs méconnus.Or, la violence est dans la rue, se vit au quotidien.Alexa Conradi déplore que la culture de la « masculinité toxique » soit généralisée, se reproduise dans le milieu des af faires, le politique, l\u2019universitaire, le sportif, le militaire et, voilà, le culturel aussi.«La masculinité toxique encourage la virilité, l\u2019autoritarisme.Le grand coq par-dessus tout.L\u2019homme puissant et fort, qui domine son milieu, on l\u2019associe au succès et au leadership.Cette image est dangereuse», dénonce-t-elle.La situation change lentement, se désole Stéphanie Tremblay : créés il y a 35 ans, les CA- LACS avaient une espérance de vie de 20 ans.« Les CALACS sont encore nécessaires malheureusement», assure leur porte-parole.Malgré la situation encore alarmante, Simon Lapierre croit que nos sociétés ont fait des pas de géant en quinze ans.L\u2019affaire Weinstein n\u2019a pas éclaté au début des années 2000, mais maintenant.Si les gestes des Polanski et Allen « avaient été révélés en 2017, le traitement aurait été dif férent».Le chercheur d\u2019Ottawa ne croit pas que l\u2019étoile de grand réalisateur les aurait sauvés.Comme chez Claude Jutra.«Un grand talent ne dérespon- sabilise personne de violence sexuelle.Il ne faut pas oublier les impacts réels sur les victimes.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TOXIQUE fait ainsi payer les taxes sur les abonnements Netflix qui sont achetés par l\u2019intermédiaire de son magasin iTunes Store.Le même abonnement Netflix coûte donc 14,97 % plus cher chez Apple que lorsqu\u2019il est acheté directement par le site de la compagnie de diffusion et de production vidéo\u2026 Des exemples La note d\u2019information détaille également comment des dizaines de pays ont choisi de faire percevoir les taxes de vente par les géants du Web établis hors territoire.Près de 16 mois avant que Mélanie Joly martèle sur toutes les tribunes « que le gouvernement a choisi de ne pas imposer de nouvelle taxe à la classe moyenne», Graham Flack expliquait à la ministre que personne n\u2019a créé une taxe spéciale pour Netflix : on applique la taxe de vente habituelle, c\u2019est tout.Évoquant l\u2019Australie, le Japon, la Nouvelle- Zélande, l\u2019Afrique du Sud, la Corée du Sud et l\u2019Union européenne, le sous-ministre écrivait que les modèles choisis «n\u2019introduisent pas une nouvelle taxe sur les biens et services numériques.[Les pays] étendent leur régime de taxe de vente aux fournisseurs numériques, peu importe où ils sont situés géographiquement.» Dans les entrevues ayant suivi la présentation des orientations de la politique culturelle fédérale, Mme Joly a laissé entendre qu\u2019aucun pays au monde n\u2019a trouvé la réponse à la question de savoir comment avoir une taxation.À d\u2019autres moments, elle a reconnu que « si on voulait que la TPS s\u2019applique, on aurait pu la faire appliquer », mais que le gouvernement Trudeau a été élu en promettant de ne pas augmenter le fardeau de la classe moyenne.Lors d\u2019une séance d\u2019information sur la politique culturelle fédérale, les fonctionnaires du ministère du Patrimoine avaient quant à eux reconnu que le choix de ne pas appliquer la TPS à Netflix était «une décision politique».Mme Joly a fait valoir qu\u2019il était plus avantageux pour le Canada de signer une entente bilatérale qui garantit que Netflix investira 500 millions en production locale dans les cinq prochaines années.La ministre du Patrimoine et Netflix ont chacun indiqué que cette entente est indépendante de la question de la taxation.«Nous n\u2019avons pas négocié d\u2019entente concernant les taxes dans le cadre du lancement» de Netflix Canada, a soutenu une porte-parole de la compagnie cette semaine.Ancien sous-ministre délégué aux Finances, M.Flack illustre aussi dans sa note les différentes initiatives mises en place ailleurs pour simplifier les systèmes de perception des taxes et ainsi s\u2019assurer de la collaboration des compagnies étrangères.Il souligne que ce dernier point est particulièrement important : sans cette «collaboration volontaire» de la part des fournisseurs ciblés, les autorités fiscales ont peu de recours.À cet égard, Netflix a réitéré cette semaine qu\u2019elle « respecte les lois fiscales partout où elle opère».Si aucune taxe n\u2019est facturée au Canada présentement, c\u2019est que « les services en ligne de compagnies étrangères comme Netflix n\u2019ont pas à percevoir et à remettre les taxes de vente», selon les lois en vigueur.Questionnée au sujet de l\u2019intention de Québec d\u2019imposer à tout le moins la TVQ sur les biens intangibles de compagnies comme Netflix, cette dernière avait indiqué au Devoir le 4 octobre que «Netflix perçoit les taxes là où c\u2019est requis par la loi».Le cabinet de Mme Joly n\u2019a pas répondu à nos questions vendredi, notamment pour savoir si elle juge que les conditions actuelles du marché sont inéquitables, comme l\u2019avait conclu son sous-ministre.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JOLY Ce bulletin décevant arrive aussi tout juste 15 ans après l\u2019adoption par Québec de la «Politique gouvernementale d\u2019éducation des adultes et de formation continue» et de son plan d\u2019action.« Depuis 2009, le gouvernement québécois a fait preuve de peu d\u2019initiative en ce qui concerne l\u2019éducation des adultes », dit Daniel Baril, directeur de l\u2019Institut de coopération pour l\u2019éducation des adultes (ICEA), organisme qui a réalisé le rapport dont Le Devoir a obtenu copie.« Il n\u2019a pas renouvelé le plan d\u2019action qui s\u2019est terminé en 2007.Au nom de la rigueur budgétaire, il a réduit les fonds publics destinés [au secteur], ce qui a eu un impact majeur sur les populations et les organismes d\u2019éducation les plus désavantagés.» Coupes douloureuses Une autre enquête de l\u2019ICEA réalisée l\u2019an dernier auprès d \u2019une centaine de groupes d\u2019éducation des adultes conclut que les deux tiers d\u2019entre eux ont été touchés par des compressions budgétaires et qu\u2019un quart se retrouvait « en état de fragilisation avancée » après avoir pris trois mesures ou plus pour compenser.Notamment, la fermeture de programmes et des mises à pied.Certains groupes ont même mis fin à la formation du personnel qui forme des adultes, ce qui ne manque pas d\u2019ironie.Même l\u2019ICEA a perdu les deux tiers de son financement en 2014 et a dû congédier dix de ses douze employés! Société du savoir L\u2019éducation des adultes semble pourtant encore plus essentielle dans une « société du savoir », où l\u2019apprentissage peut viser le ressourcement des employés en formation continue ou la culture générale des citoyens en éducation permanente.Et pour continuer à apprendre pour le boulot, l\u2019intégration à sa société d\u2019accueil, ou pour le simple plaisir, il faut d\u2019abord avoir appris.Ça va de soi.Or, l\u2019analphabétisme et les problèmes de littératie meurtrissent encore la vie de centaines de milliers de personnes.Ces enjeux sont capitaux.L\u2019éducation permanente ne se résume pas à apprendre aux retraités bien nantis le portugais ou l\u2019espagnol pour leurs futurs hivers au soleil.Dans une société comme la nôtre, les déficits de formation constituent d\u2019immenses sources d\u2019exclusions, notamment en perpétuant des discriminations d\u2019une génération à l\u2019autre.« Le Canada est polarisé, avec une forte proportion de diplômés du postsecondaire, et une forte proportion de gens sous-éduqués, explique M.Baril.La moitié des gens ont du mal à lire.Au Québec, 10 à 15 % ont de très grandes dif fi- cultés, et environ 20 % des adultes n\u2019ont pas de diplôme de 5e secondaire.Ça fait beaucoup de monde non équipé pour accéder à tout ce qu\u2019offre la société, ne serait-ce que surfer sur le Web.» Réussite pour tous Mais tout n\u2019est pas sombre dans ce bulletin national.En décembre 2016, le ministère de l\u2019Éducation annonçait l\u2019injection de 20 millions dans les programmes d\u2019alphabétisation, dans la foulée de la nouvelle « Politique de la réussite éducative ».Ce plan global place l\u2019éducation des adultes dans un parcours linéaire et continu, tout au long des trois âges de la vie.«Pour la première fois, le gouvernement envisage d\u2019un même regard la réussite scolaire au primaire, au secondaire et pour les adultes, dit le directeur Baril.En 2002, on ne parlait que des adultes.Depuis 2016, on place les adultes dans la continuité de la formation toute la vie durant.Dès le rapport Parent, on souhaitait créer un système d\u2019éducation incluant les jeunes et les adultes.Le gouvernement a finalement adopté une politique globale.Il faut le reconnaître.Mais il faut passer de la parole aux actes.» André Lemieux, professeur et spécialiste des universités du troisième âge à l\u2019UQAM, parle carrément d\u2019une révolution amorcée depuis des années, celle de la réussite pour tous, au rythme de chacun, y compris avec des arrêts plus ou moins prolongés.«On a de beaux rapports et de belles politiques.Le problème, c\u2019est que les applications ne suivent pas, dit-il.Dans les faits, l\u2019éducation tout au long de la vie n\u2019est pas placée sur le même pied que les autres formes d\u2019apprentissage.» Toute sa carrière, il a défendu la « géronta- gogie », distinguant cette science de l\u2019andrago- gie, qui s\u2019intéresse aux adultes, et de la pédagogie, qui vise les plus jeunes.« Pour un travailleur, on voit l\u2019utilité à se former, mais pour une personne âgée, eh bien, non.Alors qu\u2019il n\u2019y a que des avantages à apprendre tout au long de la vie.On laisse les personnes âgées dans les mains des médecins, alors qu\u2019il faudrait les remettre aux gérontagogues.» Une maîtrise spécialisée dans ce domaine pourrait d\u2019ailleurs voir le jour à l\u2019UQAM d\u2019ici 2020 pour les étudiants âgés.Le projet intéresse la Russie, la France et la Roumanie, où se tiendra l\u2019an prochain un colloque mondial sur cette éducation spécialisée.Le professeur Lemieux souhaiterait voir reprises ici des initiatives concrètes lancées notamment par l\u2019Université Laurentienne, en Ontario, où les retraités s\u2019inscrivent gratuitement, y compris aux cycles supérieurs.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ÉCOLE JACQUES NADEAU LE DEVOIR «On laisse les personnes âgées dans les mains des médecins, alors qu\u2019il faudrait les remettre aux gérontagogues», dit André Lemieux, professeur et spécialiste des universités du troisième âge à l\u2019UQAM."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.