Le devoir, 14 octobre 2017, Cahier C
[" K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I U n soir du mois d\u2019août dernier, une femme dans la trentaine circule à moto sur le chemin du Lac-Édouard, au nord de La Tuque.Une route sinueuse que les motocyclistes surnomment la « montagne russe ».Elle perd le contrôle de sa monture et effectue une sortie de route.Le motocycliste qui l\u2019accompagne rebrousse chemin, mais ne parvient pas à la retrouver dans la végétation dense.Sérieusement blessée, dans une zone sans couverture cellulaire, elle ne sera retrouvée que le lendemain après-midi.C\u2019est exactement ce genre de drame que la jeune compagnie montréalaise RideMetry tente d\u2019éviter, grâce à un système permettant d\u2019alerter automatiquement les services d\u2019urgence par signal satellite en cas d\u2019accident subi en territoire éloigné.Deux de ses cofondateurs ont décidé de créer l\u2019entreprise l\u2019an dernier après avoir vécu une expérience similaire.En juillet 2016, Marc-André Larin a été projeté au-dessus de sa moto dans une bretelle d\u2019autoroute.Et comme à La T uque, son ami Victor Bursucianu, qui le suivait à moto, n\u2019a pas pu le localiser.Les deux collègues s\u2019étaient rencontrés dans un club étudiant de l\u2019Université de Sherbrooke qui concevait des motos électriques.Ensemble, ils avaient mis au point un système permettant d\u2019envoyer des alertes par courriel ou par message texte si la température des batteries au lithium faisait craindre un incendie.«Quand on s\u2019est assis dans un café après ma sortie de route, on a réalisé que le système qu\u2019on développait dans le club étudiant pourrait être utile en cas d\u2019accident et qu\u2019on pourrait en faire une entreprise», dit Marc-André.Quatre mois plus tard, ils avaient un prototype fonctionnel en main.ALENA Vers une gestion de l\u2019offre plus transparente?Page C 3 ECONOMIENucléaire iranien Donald Trump veut durcir l\u2019accord sans en sortir Page C 8 C A H I E R C \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S M ême si les prochaines règles du marché du carbone sont plus souples que ce que prévoyait le scénario proposé l\u2019an dernier, la compétitivité des entreprises émettrices québécoises continue de préoccuper le lobby patronal en matière de questions environnementales.Le gouvernement du Québec, qui termine demain une consultation sur la dernière mouture des règlements, a répondu favorablement aux demandes industrielles de ne pas réduire rapidement les allocations gratuites d\u2019émissions de gaz à effet de serre pour la période 2021-2023.Or selon le Conseil patronal de l\u2019environnement du Québec (CPEQ), qui salue ce geste et voit dans l\u2019ensemble des règlements un projet « assez intéressant », les entreprises continuent néanmoins de fonctionner dans un monde où seuls la Californie et l\u2019Ontario ont des règles similaires.«L\u2019enjeu de la compétitivité des entreprises québécoises avec celles situées ailleurs demeure entier, a écrit le CPEQ dans son mémoire.Il est essentiel que les droits d\u2019émission distribués gratuitement demeurent assez élevés pour permettre aux entreprises québécoises de demeurer compétitives dans un marché international où les mécanismes de tarification de carbone peuvent être moins contraignants, voire inexistants.» Selon le CPEQ, le scénario de 2016 proposait une réduction annuelle de 5 % pour les émissions de combustion et de 3 % pour les émissions fixes de procédés.En vertu du nouveau scénario, ces baisses seraient respectivement de 1,5 % et 0,5 %.Environ 15 % des émissions mondiales sont couvertes par un système ou un autre de tarification du carbone.Ces systèmes ont été adoptés par une quarantaine de pays et 25 gouvernements régionaux.Le Québec veut réduire ses émissions de 37,5 % d\u2019ici 2030, par rapport au niveau de 1990.De 1990 à 2012, la diminution n\u2019a été que de 8 %.Le secteur industriel répète depuis longtemps qu\u2019il coûterait extrêmement cher de faire MARCHÉ DU CARBONE L\u2019enjeu de la concurrence demeure, selon l\u2019industrie Québec termine une consultation sur les règles qui encadreront le système de 2021 à 2023 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le directeur général d\u2019Uber pour le Québec, Jean-Nicolas Guillemette, en conférence de presse le 26 septembre dernier L I A L É V E S Q U E L e transporteur Uber ne met finalement pas sa menace à exécution : il ne quittera pas le Québec samedi et entend poursuivre les discussions avec le gouvernement du Québec.Le directeur général d\u2019Uber pour le Québec, Jean-Nicolas Guillemette, l\u2019a confirmé vendredi par courriel.Il affirme que la nomination d\u2019un nouveau ministre des Transports, lors du remaniement ministériel, mercredi dernier, a ouvert la porte à une discussion constructive.«Avec la récente nomination du ministre André Fortin au ministère des Transports, nous reconnaissons qu\u2019il y a une occasion d\u2019établir un dialogue constructif afin de trouver une solution à long terme pour les utilisateurs et les partenaires-chauffeurs d\u2019Uber au Québec», écrit M.Guillemette.Il affirme avoir obtenu la confirmation que les nouvelles exigences de formation de 35 heures pour les chauffeurs qui avaient été imposées n\u2019entreront pas en vigueur avant le 14 janvier pour les nouveaux chauffeurs \u2014 ce qui lui permet de demeurer en activité au Québec pendant encore quelque temps au moins.Interrogé à ce sujet vendredi, après qu\u2019il eut prononcé une allocution devant 700 convives du Conseil des relations internationales de Montréal, le premier ministre Philippe Couillard ne s\u2019est dit ni content ni mécontent de cette issue.«On n\u2019a pas à être satisfait ou pas satisfait.Nous, notre rôle comme gouvernement, c\u2019est de ne pas favoriser un ou l\u2019autre ; c\u2019est de créer un cadre réglementaire équitable.Et je pense que c\u2019est ce qu\u2019on a fait», a commenté le premier ministre.Et il semble bel et bien que les discussions vont se poursuivre avec Uber.«On a invité l\u2019entreprise et l\u2019industrie du taxi à entrer en contact avec M.Fortin pour parler du projet de loi, qui doit rendre la chose existante à plus long terme et par laquelle on a une occasion extraordinaire d\u2019aller plus loin dans la modernisation de l\u2019industrie, en toute équité entre les par tenaires », a ajouté le premier ministre.Un peu plus tôt dans la journée, M.Fortin avait réitéré la volonté de son ministère de maintenir ces nouvelles exigences de formation des chauffeurs d\u2019Uber, mais il ne faisait pas référence à cette date du 14 janvier.Uber rapporte en avoir pris connaissance lors de la publication des règles.Dans un communiqué, le ministre Fortin affirme que l\u2019arrêté ministériel qui avait été publié le 29 septembre et qui portait à la fois sur cette exigence de 35 heures de formation et sur la vérification des antécédents judiciaires des chauffeurs auprès d\u2019un corps policier entrera bel et bien en vigueur comme prévu.Il en modifie toutefois un aspect sur la vérification des antécédents judiciaires par des policiers.Les nouvelles exigences s\u2019appliqueront aux chauffeurs inscrits à partir du 15 octobre.Ils auront huit semaines pour respecter cette obligation.Les chauffeurs déjà inscrits, de leur côté, auront deux ans pour se conformer à l\u2019obligation.« Soyons bien clairs : cette modification ne change en rien les obligations d\u2019Uber.Ils devront soumettre les chauf feurs à une formation de 35 heures et à des vérifications des antécédents judiciaires par un corps policier du Québec.Il s\u2019agit d\u2019une question d\u2019équité pour tous les partenaires du marché et pour assurer la sécurité des usagers», écrit le ministre Fortin dans le communiqué.Le projet pilote qui permettait à Uber de continuer ses activités au Québec se retrouve donc prolongé d\u2019une autre année.La Presse canadienne Uber ne quitte pas le Québec\u2026 pour l\u2019instant Les nouvelles exigences de formation n\u2019entreront pas en vigueur avant le 14 janvier Le Québec regorge d\u2019entrepreneurs passionnés qui tentent de mettre à profit une idée ou un concept novateurs.Chaque semaine, Le Devoir vous emmène à la rencontre de gens visionnaires, dont les ambitions pourraient transformer votre quotidien.Aujourd\u2019hui, un adepte de moto qui ne craint plus de sortir des sentiers battus.Rouler en sécurité où que vous soyez Le système de RideMetry détecte les accidents et alerte automatiquement les services d\u2019urgence PEDRO RUIZ LE DEVOIR À court terme, l\u2019entreprise RideMetry, cofondée par Marc-André Larin, vise les quelque 175 000 motocyclistes québécois.VOIR PAGE C 2 : CARBONE VOIR PAGE C 2 : MOTO Sans intervention humaine Le système développé par RideMetr y prend la forme d\u2019une petite boîte rectangulaire dissimulée à l \u2019intérieur d\u2019une moto, d\u2019une motoneige ou d\u2019un véhicule tout-ter- rain.En analysant en temps réel l\u2019emplacement, la vitesse et la rotation du véhicule, le dispositif peut détecter un accident et envoyer une aler te sur-le-champ, sans que le conducteur ait à intervenir.« Le principal enjeu, c\u2019est de détecter s\u2019il y a un problème sans intervention humaine, résume Marc-André.Avec les modules actuels, tu appuies sur un bouton et tu appelles de l \u2019aide.On veut enlever l \u2019 intervention humaine, parce que c\u2019est lorsque tu as le plus besoin d\u2019aide que tu n\u2019es pas en mesure d\u2019actionner le système.» Puisque le module communique avec le téléphone mobile du conducteur par Bluetooth, mais qu\u2019il utilise le signal satellite pour envoyer une alerte, il peut fonctionner dans les régions qui sont mal desservies par le réseau cellulaire.« En ce moment, on travaille avec des chercheurs de l\u2019École de technologie supérieure pour développer une intelligence ar tificielle qui va nous permettre de catégoriser les accidents à partir des données du système », ajoute l\u2019étudiant en génie électrique.Cela signifie qu\u2019à terme, la centrale recevant une aler te pourrait savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019un accident nécessitant une intervention urgente ou non.Jusqu\u2019à maintenant, la technologie de Ride- Metry a été testée par une centaine d\u2019utilisateurs.En plus de la détection d\u2019accidents, elle permet par exemple d\u2019aviser le propriétaire en cas de vol et de suivre le véhicule sur une application mobile.Marché mondial Une nouvelle version du système de la jeune compagnie sera offerte à partir de décembre au coût de 500 $.Les cofondateurs ne délaissent pas le marché des particuliers, mais ils ont décidé de miser en priorité sur les compagnies de location de véhicules.«C\u2019est plus facile de travailler en collaboration avec elles pour faire les ajustements nécessaires, note Marc-André.Des concessionnaires nous aident à développer le produit et à le faire connaître aux clients, donc c\u2019est gagnant-gagnant.» À court terme, RideMetry vise les quelque 175 000 motocyclistes québécois, mais elle souhaite éventuellement attirer tous les utilisateurs de véhicules qui s\u2019aventurent en zone éloignée au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.La compagnie a même eu des échanges avec une compagnie qui exploite une flotte de véhicules en Afrique, où la couverture cellulaire laisse souvent à désirer.«On s\u2019est fixé l\u2019objectif de sauver des vies avec notre produit.Et en installant notre dispositif dans tous les véhicules, ça diminue grandement les risques», plaide Marc-André.Ce grand gaillard à la longue chevelure réussit à faire progresser son entreprise tout en terminant ses études et en occupant un emploi à temps partiel.Mais pour un mordu comme lui, qui fait de la moto de mars à décembre, Ride- Metry, ce n\u2019est pas vraiment du travail.« Je me sens vraiment privilégié de pouvoir travailler dans un domaine qui me passionne», dit- il simplement, avant de remonter sur sa moto rouge vif.Le Devoir davantage de gestes, car il a lui-même réduit ses émissions de 20%, alors que le secteur du transport a affiché une hausse de 25,7%.Le marché du carbone établit un plafond sur les émissions de gaz à effet de serre et distribue aux émetteurs des allocations gratuites.Les entreprises qui dépassent le maximum autorisé doivent acquérir des droits d\u2019émissions auprès du gouvernement ou des entreprises qui affichent un surplus.Les ventes aux enchères permettant à Québec de vendre des droits d\u2019émissions permettront de récolter 3,3 milliards de 2013 à 2020, ces sommes étant versées au Fonds ver t pour des projets d\u2019ef ficacité énergétique et de transport en commun, notamment.Le Québec organise des enchères communes avec la Californie, un duo auquel est en train de se joindre l\u2019Ontario.S\u2019il est vrai que des enjeux de concurrence peuvent s\u2019appliquer à certaines industries, « le problème, c\u2019est que nous n\u2019avons aucune analyse qui permet de justifier » autant d\u2019allocations gratuites pour les grands émetteurs, a dit Patrick Bonin, le responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada.De 2013 à 2015, a-t-il fait remarquer, les émissions réelles se sont avérées inférieures aux allocations gratuites.Par ailleurs, le gouvernement a l\u2019intention de proposer pour la période post-2024 un système comparant le coût du carbone au Québec et ailleurs afin de moduler les allocations gratuites versées aux entreprises émettrices.Le CPEQ plaide pour que la comparaison tienne compte des « dif fé- rentes divisions de l\u2019entreprise, si celles-ci ont des activités ailleurs qu\u2019au Québec».L\u2019établissement des règles du marché du carbone pour la période 2021-2023 survient alors qu\u2019Ottawa demande aux provinces d\u2019embarquer dans la tarification du carbone dès 2018.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 C 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.24 2.30 3.90 3155 Canadian-Tire CTC.A 157.18 0.41 0.26 144 Cogeco CCA 92.20 -0.90 -0.97 117 Corus CJR.B 12.97 -0.11 -0.84 539 Groupe TVA TVA.B 3.63 0.03 0.83 1 Jean Coutu PJC.A 24.66 -0.08 -0.32 387 Loblaw L 68.72 -0.18 -0.26 308 Magna MG 67.81 -0.46 -0.67 901 Metro MRU 41.87 -0.12 -0.29 518 Quebecor QBR.B 47.07 -0.33 -0.70 124 Uni Select UNS 28.12 -0.15 -0.53 27 Saputo SAP 43.23 -0.05 -0.12 383 Shaw SJR.B 27.49 -1.14 -3.98 1619 Dollarama DOL 137.75 1.23 0.90 312 Restaurant Brands QSR 82.19 0.33 0.40 288 Transat A.T.TRZ 9.87 -0.11 -1.10 74 Yellow Media Y 8.44 0.03 0.36 13 S&P TSX SPTT15742.20 -58.20 -0.37 153992 S&P TX20 TX20 641.81 -1.93 -0.30 51857 S&P TX60 TX60 928.03 -3.50 -0.38 69113 S&P TX60 Cap.TX6C 1026.22 -3.86 -0.37 69113 Cons.de base TTCS 537.95 5.03 0.94 5550 Cons.discr?©.TTCD 208.49 -1.14 -0.54 6261 ?ânergie TTEN 182.88 -3.07 -1.65 44995 Finance TTFS 298.61 -1.14 -0.38 18560 Aurif?®re TTGD 202.13 -0.50 -0.25 40421 Sant?© TTHC 68.99 -1.01 -1.44 7743 Tech.de l\u2019info TTTK 63.34 -0.05 -0.08 5436 Industrie TTIN 228.94 0.19 0.08 11891 Mat?©riaux TTMT 243.52 -0.53 -0.22 35858 Immobilier TTRE 299.20 1.28 0.43 4520 T?©l?©coms TTTS 167.03 -0.48 -0.29 2471 Sev.collect.TTUT 249.72 0.60 0.24 4799 M?©taux/minerals TXBM 121.28 0.60 0.50 41017 TSX Venture JX 790.64 -0.68 -0.09 77611 Cameco CCO 11.22 -0.16 -1.41 757 Canadian Natural CNQ 40.66 -0.84 -2.02 1672 Hydro One H 22.71 0.09 0.40 364 Enbridge ENB 51.69 -0.29 -0.56 1310 EnCana ECA 14.27 -0.08 -0.56 3740 Enerplus ERF 11.12 -0.22 -1.94 1304 Pengrowth Energy PGF 1.31 -0.04 -2.96 873 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 38.70 -0.76 -1.93 578 Suncor Energy SU 42.06 -0.93 -2.16 3067 Cenovus Energy CVE 11.90 -0.27 -2.22 2577 TransCanada TRP 62.42 -0.04 -0.06 938 Valener VNR 22.24 0.01 0.04 35 Air Canada AC 27.76 -0.16 -0.57 1481 Bombardier BBD.B 2.32 -0.03 -1.28 5595 CAE CAE 21.48 -0.02 -0.09 246 Canadien Pacifique CP 210.58 2.14 1.03 379 Chemin de fer CN CNR 100.79 -0.17 -0.17 1072 SNC-Lavalin SNC 56.49 -0.47 -0.83 279 Transcontinental TCL.A 26.86 0.21 0.79 106 TFI International TFII 31.35 -0.26 -0.82 97 B.CIBC CM 111.82 -0.45 -0.40 1010 B.de Montr?©al BMO 97.08 -0.16 -0.16 865 B.Laurentienne LB 60.47 -0.09 -0.15 51 B.Nationale NA 61.04 -0.41 -0.67 1017 B.Royale RY 98.56 -0.27 -0.27 1540 B.Scotia BNS 80.21 -0.62 -0.77 1520 B.TD TD 70.99 -0.12 -0.17 2770 Brookfield Asset BAM.A 52.81 -0.18 -0.34 823 Cominar Real CUF.UN 13.81 0.02 0.15 485 Corp.Fin.Power PWF 35.39 0.04 0.11 442 Fin.Manuvie MFC 25.72 -0.19 -0.73 2196 Fin.Sun Life SLF 49.19 -0.52 -1.05 1541 Great-West Lifeco GWO 36.14 -0.13 -0.36 251 Industrielle All.IAG 56.32 -0.58 -1.02 90 Power Corporation POW 32.34 0.04 0.12 553 TMX X 67.83 -0.94 -1.37 70 Agrium AGU 132.29 -0.40 -0.30 193 Barrick Gold ABX 20.78 -0.11 -0.53 1738 Goldcorp G 16.57 -0.06 -0.36 1137 Kinross Gold K 5.54 0.08 1.47 1821 Mines Agnico-Eagle AEM 57.74 0.12 0.21 357 Potash POT 23.71 -0.06 -0.25 737 Teck Resources TECK.B 28.48 0.10 0.35 1419 Fortis FTS 45.65 0.19 0.42 1673 TransAlta TA 7.41 0.03 0.41 190 BlackBerry BB 14.34 0.14 0.99 1606 CGI GIB.A 65.83 0.03 0.05 299 BCE BCE 58.68 -0.21 -0.36 845 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 66.06 -0.06 -0.09 866 Telus T 44.81 -0.19 -0.42 759 iShares DEX XBB 30.64 0.02 0.07 84 iShares MSCI XEM 32.30 0.01 0.03 6 iShares MSCI EMU XEU 23.92 0.01 0.04 2 iShares S&P 500 XSP 29.11 -0.05 -0.17 134 iShares S&P/TSX XIC 24.92 -0.09 -0.36 155 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 5.31 0.07 1.34 7146 CANOPY GROWTH CORP WEED 13.07 -0.52 -3.83 6177 HB NYMEX CL BULL HOU 6.17 -0.16 -2.53 4064 ENCANA CORP ECA 14.27 -0.08 -0.56 3740 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.25 0.25 2.50 3720 KIRKLAND LAKE GOLD KL 16.85 -1.64 -8.87 3231 HB NYMEX NG BULL HNU 5.55 0.23 4.32 3155 ALIMENTATION ATD.B 61.24 2.30 3.90 3155 SUNCOR ENERGY INC SU 42.06 -0.93 -2.16 3067 TORONTO DOMINION TD 70.99 -0.12 -0.17 2770 GOLDMONEY INC XAU 5.13 0.28 5.77 942 HB NYMEX NG BULL HNU 5.55 0.23 4.32 3155 THE INTERTAIN ITX 13.98 0.57 4.25 327 FAIRFAX INDIA FIH.U 18.67 0.71 3.95 103 ALIMENTATION ATD.B 61.24 2.30 3.90 3155 AUTOCANADA INC ACQ 24.00 0.88 3.81 127 TOURMALINE OIL TOU 23.50 0.80 3.52 1070 HB NYMEX CL BEAR HOD 10.25 0.25 2.50 3720 NDX GROWTH & NGI.UN 8.70 0.19 2.23 107 CRIUS ENERGY TRUST KWH.UN 8.97 0.17 1.93 330 KIRKLAND LAKE GOLD KL 16.85 -1.64 -8.87 3231 HB NYMEX NG BEAR HND 12.68 -0.57 -4.30 1893 MEG ENERGY CORP MEG 5.21 -0.22 -4.05 901 MEDRELEAF CORP LEAF 10.37 -0.43 -3.98 241 SHAW SJR.B 27.49 -1.14 -3.98 1619 CANOPY GROWTH CORP WEED 13.07 -0.52 -3.83 6177 SHAWCOR LTD SCL 28.54 -1.06 -3.58 105 ELEMENT FINANCIAL EFN 9.30 -0.32 -3.33 1075 VALEANT VRX 17.24 -0.56 -3.15 984 TRUE NORTH TNT.UN 6.33 -0.20 -3.06 1018 ALIMENTATION ATD.B 61.24 2.30 3.90 3155 CANADIAN PACIFIC CP 210.58 2.14 1.03 379 DOLLARAMA INC DOL 137.75 1.23 0.90 312 ONEX CORP ONEX 98.78 1.14 1.17 104 AUTOCANADA INC ACQ 24.00 0.88 3.81 127 TOURMALINE OIL TOU 23.50 0.80 3.52 1070 FRACO-NEVADA CORP FNV 100.14 0.74 0.74 251 FAIRFAX INDIA FIH.U 18.67 0.71 3.95 103 THE INTERTAIN ITX 13.98 0.57 4.25 327 WASTE CONNECTIONS WCN 87.45 0.43 0.49 245 KIRKLAND LAKE GOLD KL 16.85 -1.64 -8.87 3231 MAXAR TECHNOLOGIES MAXR 71.76 -1.39 -1.90 285 SHAW SJR.B 27.49 -1.14 -3.98 1619 LINAMAR CORP LNR 77.33 -1.07 -1.36 124 SHAWCOR LTD SCL 28.54 -1.06 -3.58 105 SUNCOR ENERGY INC SU 42.06 -0.93 -2.16 3067 SHOPIFY INC SHOP 117.48 -0.92 -0.78 560 COGECO CCA 92.20 -0.90 -0.97 117 METHANEX CORP MX 61.75 -0.88 -1.41 428 CANADIAN NATURAL CNQ 40.66 -0.84 -2.02 1672 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 807,17 ?+64,97 +0,4% New York S&P 500 2553,17 ?+2,24 +0,1% NASDAQ 6605,80 ?+14,29 +0,2% DOW JONES 22 871,72 ?+30,71 +0,1% PÉTROLE 51,45 +0,85 $US +1,7% ?OR 1304,60 +8,10 $US +0,6% ?DOLLAR CANADIEN 80,08 -0,10 $US -0,1% ?1$US = 1,2487 67,66 -0,04 EURO 1 EURO = 1,4780 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2685,31 9,72 0,36 IQ120 2700,81 9,39 0,35 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine La montée des inégalités de revenus n\u2019est pas une fatalité.Mais les solutions ne vont pas toujours de soi non plus et dépassent la seule question des taux d\u2019impôt.E t dire que certains ne voient dans le Fonds monétaire international qu\u2019un gardien de la pureté de la doctrine néo- libérale ! Cette fois-ci, le FMI a dévoilé mercredi une analyse sur les dangers de la montée des inégalités et sur ce que les politiques fiscales et de transfer ts sociaux des pays pouvaient y faire.L\u2019une des conclusions était que les baisses d\u2019impôt des dernières années avaient contribué au problème dans les pays développés et que leurs gouvernements pourraient augmenter les impôts sur le revenu des plus riches sans craindre de nuire à la croissance économique, bien au contraire.En fait, les inégalités de revenu ont globalement diminué dans le monde depuis 30 ans, précisait-on, à la faveur notamment du spectaculaire réveil économique de géants comme la Chine et l\u2019Inde.Si les inégalités ont crû, c\u2019est à l\u2019intérieur des pays eux-mêmes et, encore là, dans seulement un peu plus de la moitié d\u2019entre eux, dont la plupart des pays développés.Cette hausse des inégalités serait principalement l\u2019histoire du 1 % des plus riches qui se sont détachés du lot, premièrement en raison de facteurs mondiaux, comme les changements technologiques, la mondialisation et les récessions, mais aussi de facteurs propres à chaque pays, dont leurs choix de politiques fiscales et de transferts sociaux, leur contexte économique et la libéralisation de leurs lois du travail.Le FMI constate notamment qu\u2019on a eu tendance à réduire la progressivité des tables d\u2019imposition d\u2019une part en remontant le seuil minimal de revenu à partir duquel les plus humbles contribuables doivent commencer à payer de l\u2019impôt et, d\u2019autre part, en faisant disparaître plusieurs paliers d\u2019imposition qui s\u2019appliquaient aux plus riches, tout cela ayant pour résultat de déplacer le fardeau fiscal vers la classe moyenne et de voir s\u2019envoler le revenu disponible du 1 % des plus fortunés.Le professeur Luc Godbout, de la chaire en fiscalité de l\u2019Université de Sherbrooke, nous rappelait récemment, dans un article sur les 100 ans de l\u2019impôt des particuliers au Canada, que ce dernier a déjà compté 25 paliers, plutôt que seulement 8 comme aujourd\u2019hui, et que son taux marginal supérieur était de 82 % en 1971 plutôt que de 53 % comme maintenant.Pire qu\u2019il n\u2019y paraît Mais la progressivité réelle de la fiscalité est généralement plus basse encore que ne le laissent croire les tables d\u2019impôts, rappelle le FMI.On ne parle pas seulement ici de la capacité des plus riches de ruser avec l\u2019impôt en recourant aux paradis fiscaux.Il s\u2019agit aussi du fait qu\u2019une partie de leurs revenus prend la forme de gains en capital et autres dividendes qui sont moins taxés que les salaires et de leur capacité de profiter plus que les autres d\u2019avantages fiscaux comme les REER et les CELI au Canada.La Commission d\u2019examen sur la fiscalité québécoise, présidée par le même Luc Godbout, rapportait, il y a deux ans, que lorsqu\u2019on fait le total pour un couple avec deux jeunes enfants de l\u2019impôt à verser, des charges sociales (assu- rance-emploi, Régie des rentes\u2026) et des baisses de prestations sociales, ce sont les ménages les plus pauvres (autour de 10 000 $ de revenu de travail par année) et ceux qui sont à peine plus riches (40 000 $ par année) qui doivent retourner à l\u2019État la plus grande proportion de chaque dollar supplémentaire gagné, à raison de presque 70 ¢ pour les uns et jusqu\u2019à 91 ¢ pour les autres.Parlant de transferts sociaux, le FMI rappelle que le principal mécanisme de redistribution de la richesse des États n\u2019est pas l\u2019impôt, qui ne compte en moyenne que pour 25 % de la réduction des écar ts, mais bien les programmes d\u2019aide sociale, de prestation pour enfants à charge, de sécurité de la vieillesse et autre crédit de taxes visant à assurer un minimum à tous et qui font les trois quarts (75 %) du travail.Plus qu\u2019une affaire d\u2019impôts Cela a incité des pays, notamment scandinaves, à privilégier l\u2019ef ficacité dans leur collecte de revenus fiscaux, au détriment parfois de sa progressivité (impôts plus élevés sur la classe moyenne, taxe à la consommation\u2026), en faisant le pari que ces impacts négatifs seraient plus que compensés par des transferts sociaux plus généreux.Le FMI se penche dans son analyse sur cette idée en vogue d\u2019un revenu de base universel qui serait versé à tous les citoyens.Il en conclut que les plus démunis dans les pays développés seraient mieux servis par une amélioration des programmes plus ciblés existants, mais que l\u2019idée pourrait être bonne si l\u2019objectif est de s\u2019adapter à la précarisation grandissante de l\u2019emploi ou de convaincre la population de renoncer à des politiques fiscales ou sociales populaires, mais inefficaces.L\u2019institution rappelle aussi que les investissements dans des services publics comme l\u2019éducation et la santé sont également de bons moyens de réduire les inégalités et de briser le cycle de la pauvreté.Elle note au passage qu\u2019il n\u2019y a pas qu\u2019en matière de revenus que les gens sont inégaux.L\u2019espérance de vie d\u2019un diplômé universitaire est, par exemple, d\u2019environ 4 ans de plus que celle d\u2019un homme qui n\u2019a pas terminé son secondaire au Canada.Cet écart est presque deux fois plus élevé aux États-Unis et presque deux fois plus élevé encore en Hongrie.Là encore, dit le FMI, les gouvernements devraient porter une attention particulière aux écoles et aux ser vices de santé des populations les plus démunies.Mais là encore, il faut s\u2019assurer d\u2019avoir les recettes fiscales nécessaires pour financer adéquatement ces services publics.PERSPECTIVES Inégalités fiscales ÉRIC DESROSIERS SUITE DE LA PAGE C 1 CARBONE SUITE DE LA PAGE C 1 MOTO INFOGRAPHIE LE DEVOIR L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 ECONOMIE C 3 Milieu de vie privilégié au cœur de la ville de Québec, l\u2019Université Laval est une grande université complète reconnue pour sa culture de l\u2019excellence en enseignement et en recherche.Valorisant la diversité, l\u2019Université Laval invite toutes les personnes quali?ées à présenter leur candidature, en particulier les femmes, les membres de minorités visibles et ethniques, les autochtones et les personnes handicapées.La priorité sera toutefois accordée aux personnes ayant le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.Professeure ou professeur EXÉGÈSE BIBLIQUE Faculté de théologie et de sciences religieuses Poste régulier à temps complet CLÔTURE DU CONCOURS : 17 novembre 2017 ENTRÉE EN FONCTION : 1er août 2018 INFORMATIONS : www.rh.ulaval.ca O F F R E D \u2019 E M P L O I Cégep de Chicoutimi Directrice générale ou directeur général PROFIL RECHERCHÉ Vous êtes un leader reconnu dans votre milieu.Gestionnaire mobilisateur, vous vous démarquez par vos qualités de rassembleur et vous savez diriger une équipe autour d\u2019une vision stratégique commune.Doté de fortes habiletés relationnelles, vous êtes à l\u2019écoute et sensible tant aux préoccupations des employés qu\u2019aux besoins grandissants de la population étudiante.Préoccupé par la qualité des communications, vous possédez des habiletés notables en français oral et écrit.Vous avez un pro?l de développeur, à l\u2019affût de nouvelles opportunités.Vous êtes un gestionnaire innovateur qui sait transformer une occasion en action, au pro?t de la visibilité et du développement du collège.Pour consulter les détails de l\u2019offre?: www.cchic.ca/emplois Situé dans un environnement d\u2019une grande beauté, le Cégep de Chicoutimi fait partie intégrante de la septième ville reconnue en importance au Québec, la ville de Saguenay.Enrichie de plus de 150 ans d\u2019histoire, ses paysages, ses activités, la grandeur de son territoire et sa culture en font un endroit unique, offrant une qualité de vie exceptionnelle.Une équipe de près de 550 personnes travaille quotidiennement à la réussite de plus de 2 400 étudiants.Le Cégep de Chicoutimi se démarque par un taux de réussite scolaire supérieur à la moyenne du réseau et des programmes techniques dont les taux de placement sont très enviables.J U L I E N A R S E N A U L T A près avoir effectué une percée sur le marché australien en 2014, Saputo serait parmi les joueurs à avoir l\u2019œil sur le plus important producteur laitier de ce pays d\u2019Océanie.En juin dernier, la coopérative Murray Goulburn, cotée à la Bourse australienne, avait annoncé son intention de procéder à une révision stratégique de ses activités au terme d\u2019une année financière décevante.D\u2019après la presse australienne, la multinationale québécoise, par l\u2019entremise de sa filiale Warrnambool Cheese & Butter (WCB), figurerait parmi les entreprises ayant soumis une of fre pour Murray Goul- burn.«Nous croyons que [la coopérative australienne] permettrait de bonifier significativement la taille de Saputo en Australie», souligne Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux, dans une note envoyée à ses clients.L\u2019analyste souligne que le producteur laitier québécois détient un peu moins de 10% des parts de marché en Australie, ajoutant que l\u2019ajout de la coopérative australienne lui permettrait de détenir environ 50%.Par courriel, la vice-présidente aux communications de Saputo, Sandy Vassiadis, a indiqué n\u2019avoir « aucun commentaire » sur ce dossier.Murray Goulburn n\u2019avait pas répondu aux questions envoyées par cour riel par La Presse canadienne.Selon les médias australiens, un des principaux rivaux de l\u2019entreprise québécoise serait Bega Cheese, qui convoitait également WCB il y a quelques années.Environ 20 joueurs différents, dont certains en provenance de la Chine, auraient aussi manifesté de l\u2019intérêt pour Murray Goulburn.Pour l\u2019année financière 2016- 2017 qui s\u2019est terminée en juin dernier, la coopérative laitière australienne a affiché des revenus d\u2019environ 2,6 milliards $CAN et une per te nette de quelque 370 millions.Une mise à jour sur la révision stratégique de Murray Goul- burn \u2014 qui avait également tenté d\u2019acquérir WCB en même temps que Saputo \u2014 devrait être effectuée le 27 octobre dans le cadre de son assemblée annuelle.Selon M.Sklar, les profits du producteur laitier australien ont été af fectés par une diminution des prix sur les marchés internationaux ainsi que par une demande plus faible en provenance de la Chine, ce qui devrait être temporaire.De son côté, Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, croit aussi que Saputo s\u2019intéresse fort probablement à Murray Goulburn, mais ajoute qu\u2019il pourrait y avoir encore plusieurs étapes à franchir avant qu\u2019une transaction soit conclue.« Saputo est très ef ficace et l\u2019agrandissement des installations de WCB a permis à l\u2019entreprise d\u2019arracher du volume à Murray Goulburn, note l\u2019analyste dans un rapport.Cela renforce la thèse selon laquelle Sa- puto fera preuve de discipline entourant une potentielle offre.» Mme Nattel ajoute qu\u2019il faudra attendre de voir si la coopérative australienne acceptera les offres reçues et si elle sera vendue en une seule entité ou en pièces détachées.Sans s\u2019avancer sur un montant pour l\u2019acquisition de Murray Goulburn, l\u2019analyste de RBC Marchés des capitaux précise que le bilan financier de Saputo indique que l\u2019entreprise dispose de 3,5 milliards à 4 milliards pour financer de futures acquisitions de différentes tailles.La Presse canadienne AGROALIMENTAIRE Saputo a l\u2019œil sur un gros joueur du marché australien JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Canada a toujours af firmé qu\u2019il entendait défendre le système de gestion de l\u2019of fre, sans se prononcer clairement sur l\u2019ouverture d\u2019une nouvelle brèche dans le marché du lait, des œufs et de la volaille.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es Américains n\u2019ont pas réclamé un accès élargi au marché laitier canadien dans le cadre de la renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en cours à Washington, selon le site iPolitics.Une proposition mise sur la table vendredi par les négociateurs américains indique que les États-Unis demandent simplement que le système de gestion de l\u2019offre canadien soit plus transparent, rapporte le site spécialisé en s\u2019appuyant sur une source proche des négociations.Les demandes américaines auraient par ailleurs épargné le marché canadien des œufs et de la volaille, également sous gestion de l\u2019of fre.Il se pourrait cependant que d\u2019autres propositions réclamant un meilleur accès aux secteurs canadiens sous gestion de l\u2019offre soient déposées plus tard dans le cadre de la renégocia- tion, précise iPolitics.Le président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, n\u2019est pas rassuré par les informations qui filtrent des négociations.« Je suis très perplexe par rapport à ça.C\u2019est sûr que les Américains ne s\u2019intéressent pas seulement à la transparence de notre système, af firme-t-il en entrevue au Devoir depuis Washington.Je crois que, ce qui est ciblé, c\u2019est le fonctionnement de la gestion de l\u2019of fre au Canada, ajoute-t-il.Le Canada ne doit pas tomber dans le piège.» Le système de gestion de l\u2019offre fait partie des enjeux qui divisent le Canada et les États- Unis dans le cadre de la rené- gociation de l\u2019ALENA.M.Gro- leau craint toujours que les Américains cherchent à ouvrir une brèche dans le système en négociant un accès au marché canadien, comme ils l\u2019avaient fait lors de la négociation du Par tenariat transpacifique.Le Canada a toujours affirmé qu\u2019il entendait défendre le système de gestion de l\u2019offre, sans se prononcer clairement sur l\u2019ouver ture d\u2019une nouvelle brèche dans le marché du lait, des œufs et de la volaille.Les États-Unis auraient cependant demandé au Canada d\u2019éliminer ses nouvelles règles favorisant les producteurs canadiens de fromage utilisant du lait diafiltré.Des demandes irréalistes dans l\u2019auto Les États-Unis déposeront aussi trois demandes concernant le secteur de l\u2019automobile, dont une règle stricte relat ive au contenu nord- américain qui ne comprendrait vir tuellement aucune période d\u2019ajustement pour les constructeurs.La proposition est jugée inacceptable par la quasi-totalité des inter venants : le Canada, le Mexique, l\u2019industrie américaine et même des groupes syndicaux la quali f ient de « totalement irréaliste ».De l\u2019aveu même des con - structeurs automobiles, ces trois demandes pourraient nuire à la production.Les États-Unis réclament que toutes les voitures vendues sans droits de douane comptent 85 % de contenu nord-américain \u2014 actuellement, la limite est de 62,5 % \u2014, 50 % de contenu américain et une liste détaillée de pièces qui n\u2019existaient pas en 1994 quand l\u2019ALENA a été ratifié.Les fabricants n\u2019auraient qu\u2019une année pour se conformer à la règle relative au contenu américain et deux ans pour celle relative au contenu nord-américain.Cette demande s\u2019éloigne radicalement des règles régissant habituellement le commerce international.Dans les coulisses, plusieurs intervenants estiment que les demandes sont si irréalistes qu\u2019elles ne peuvent que viser deux objectifs : saboter les négociations ou étourdir les autres parties pour obtenir des concessions.Selon le président du syndicat Unifor, Jerry Dias, les États- Unis ne pourront jamais appliquer ces exigences puisque les entreprises les ignoreront.«Tous ces arguments entourant les limites de 50%, 70% ou 85% ne signifieront rien tant et aussi longtemps que les États-Unis imposeront un droit douanier de 2,5%.L\u2019empereur est nu.[Les Américains] peuvent crier, hurler, menacer.Les entreprises réagiront en disant : \u201cD\u2019accord, on va payer les droits de 2,5%.\u201d» Avec La Presse canadienne Le Devoir ALENA Les Américains se contenteraient d\u2019une gestion de l\u2019offre plus transparente T oronto \u2014 Sears Canada a obtenu vendredi le feu vert d\u2019un juge ontarien pour procéder à la liquidation de ses 130 magasins restants.Au terme de l\u2019opération, quelque 12 000 employés supplémentaires se retrouveront sans travail.Le juge Glenn Hainey, de la Cour supérieure de justice de l\u2019Ontario, a approuvé la liquidation après avoir entendu que malgré des semaines de discussions, aucun acheteur n\u2019avait été trouvé pour reprendre les activités du détaillant en difficulté.Sears Canada s\u2019était placé sous la protection de la cour contre ses créanciers en juin.Un groupe d\u2019acheteurs dirigé par le président exécutif de Sears Canada, Brandon Stranzl, avait entrepris des discussions avec le détaillant pour le racheter et continuer à l\u2019exploiter.Mais un avocat du détaillant a indiqué à la cour vendredi que même s\u2019il avait été optimiste, aucune proposition réalisable n\u2019avait vu le jour.Ces chif fres n\u2019incluent pas les suppressions de 2900 emplois annoncées par Sears Canada en juin, lorsque l\u2019entreprise a annoncé la fermeture d\u2019une soixantaine de magasins.La Presse canadienne COMMERCE DE DÉTAIL Sears Canada obtient le feu vert de la cour pour sa liquidation Amazon crée 1200 emplois en Angleterre Londres \u2014 Amazon a annoncé vendredi l\u2019ouverture en 2018 d\u2019un nouveau centre de distribution à Bolton, en Angleterre, avec la création de 1200 emplois à la clé.Le centre sera en outre équipé d\u2019une nouvelle technologie, des robots effectuant une partie du travail de logistique.Amazon dispose actuellement de 16 centres de distribution au Royaume-Uni et emploie 24 000 personnes.Agence France-Presse L\u2019inflation s\u2019établit à 0,5 % aux États-Unis Washington \u2014 Les prix à la consommation ont grimpé de 0,5 % en septembre aux États- Unis, soit leur hausse la plus marquée des huit derniers mois.Cette augmentation témoigne d\u2019une nouvelle flambée des prix de l\u2019énergie après le passage de l\u2019ouragan Harvey.L\u2019inflation de base, qui exclut les prix des produits les plus volatils, ne s\u2019est établie qu\u2019à 0,1 % en septembre.Associated Press WIKICOMMONS Les installations de Murray Goulburn à Rochester, en Australie C R A I G W O N G à Ottawa L e nombre de logements vendus au Canada a avancé en septembre pour un deuxième mois de suite, après que le marché eut connu un ralentissement, plus tôt cette année, en raison d\u2019une accalmie dans la région de Toronto.Selon l\u2019Association canadienne de l\u2019immeuble (ACI), les ventes réalisées par l\u2019entremise de son ser vice interagences MLS ont progressé de 2,1% en septembre par rapport au mois précédent.Elles avaient grimpé de 1,3% en août.Par rapport à l\u2019an dernier, les ventes du mois de septembre affichaient cependant une baisse de 11 %, le nombre de logements vendus ayant chuté dans près des trois quarts de tous les marchés locaux.Michael Dolega, économiste principal à la Banque TD, a noté que la hausse de septembre, contrairement à celle observée en août, n\u2019était pas seulement alimentée par le marché torontois, mais par des gains plus larges.Mais il a aussi souligné que la hausse des taux d\u2019intérêt et les changements réglementaires à venir \u2014 incluant une possible nouvelle simulation de crise pour les empr unteurs avec des hypothèques non assurées \u2014 pourraient affecter le marché de l\u2019habitation.« Cela étant dit, après une cer taine faiblesse à cour t terme, qui devrait se poursuivre jusqu\u2019à la mi-2018, l\u2019activité devrait rebondir par la suite, étant donné la demande, appuyée fondamentalement, liée à la vigueur du marché de l\u2019emploi et au raf fermissement de la dynamique des salaires », a écrit M.Dolega dans une note à ses clients.Les ventes de logements au Canada avaient ralenti cette année après l\u2019entrée en vigueur de changements imposés par le gouvernement de l\u2019Ontario, pour tenter de calmer le marché torontois, particulièrement actif.L\u2019ACI a souligné que les ventes du mois de septembre pour l\u2019ensemble du marché national avaient diminué de près de 12 % par rapport à leur record établi en mars, avant l\u2019intervention de l\u2019Ontario.La hausse des taux d\u2019intérêt hypothécaires a aussi eu un impact sur le marché immobilier.La Banque du Canada a haussé son taux d\u2019intérêt directeur à deux reprises depuis juillet, alimentant des progressions semblables pour les taux préférentiels des grandes banques et les coûts des hypothèques à taux variables.Le coût des hypothèques à taux fixe a aussi progressé avec la croissance des rendements du marché obligataire.Entre-temps, le Bureau du surintendant des institutions financières prépare une nouvelle mouture de ses pratiques et procédures de souscription de prêts hypothécaires résidentiels.Il envisage notamment d\u2019obliger les acheteurs qui n\u2019ont pas besoin d\u2019assurance hypothécaire à démontrer qu\u2019ils seront toujours en mesure de faire leurs paiements si les taux d\u2019intérêt grimpaient.L\u2019ACI a souligné que même si les données sur les ventes de septembre étaient encourageantes, il était encore trop tôt pour dire si elles témoignaient du début d\u2019une nouvelle tendance à plus long terme.« Un nouveau resserrement des règles fédérales visant à refroidir l\u2019ardeur des marchés immobiliers de Toronto et de Vancouver risque de créer des dommages collatéraux au sein d\u2019autres marchés canadiens », a affirmé l\u2019économiste en chef de l\u2019association, Gregory Klump.Le prix de vente moyen à l\u2019échelle nationale a atteint un peu plus de 487 000 $ en septembre, ce qui représentait un gain de 2,8 % par rapport à l\u2019an dernier.En excluant les régions de Vancouver et de Toronto, le prix moyen s\u2019établissait à un peu plus de 374 500 $.Belle lancée au Québec Au Québec, le marché de la revente poursuivait sur sa lancée au troisième trimestre.Selon les données de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) établies d\u2019après la base Centris des cour tiers immobiliers, 17 941 ventes ont été réalisées de juillet à septembre, soit une augmentation de 7 % par rappor t à la même période en 2016.«Le marché de la revente québécois connaît vraiment un bel élan, puisque nous en sommes à une 13e hausse trimestrielle d\u2019affilée des ventes, souligne Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ.Qui plus est, nous venons de connaître le meilleur résultat au chapitre des ventes en huit ans pour cette période de l\u2019année.» Au troisième trimestre, on comptait en moyenne 68 651 inscriptions en vigueur sur le système Centris, une diminution de 8 % comparativement au troisième trimestre de 2016.Avec Le Devoir La Presse canadienne L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 É C O N O M I E C 4 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 \u2022 Massage suédois \u2022 Massage clinique de l\u2019abdomen \u2022 Thérapie sacro-crânienne intégrée \u2022 Migraines \u2022 Tendinites \u2022 Mal de dos \u2022 Stress et tension générale ou spécifique \u2022 Problèmes de sciatique MD *** Reçus d\u2019assurances disponibles *** SERVICES OFFERTS PROBLÈMES RÉCURRENTS Carlos Otero | Massothérapeute Agréé FQM Centre Médical Westmount | Métro Vendôme | 514.503.7726 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com L a hausse des taux d\u2019intérêt fait la vie dure aux portefeuilles obligataires et force ceux en actions à se repositionner.Les titres sensibles au loyer de l\u2019argent sont sous les projecteurs.Étonnamment, malgré sa cherté, le marché boursier reste, encore aujourd\u2019hui, le premier choix des investisseurs institutionnels dans l\u2019univers des valeurs mobilières.Mais l\u2019on se prépare à une correction en augmentant le poids des liquidités dans les portefeuilles avec pour intention d\u2019acheter sur faiblesse.C\u2019est que l\u2019expansion économique mondiale maintient le rythme, dans une nage de plus en plus synchronisée.La confiance est à son sommet et les profits des entreprises sont au rendez-vous.Dans son analyse, la Banque Nationale retient que ces indices continuent d\u2019être propulsés par la croissance des bénéfices plutôt que par l\u2019expansion des ratios cours/bénéfice, «ce qui est crucial ».En Amérique du Nord, le S & P/TSX a rebondi pour produire un rendement total de 3,7 % au troisième trimestre, gonflant le gain depuis le début de l\u2019année à 4,4 %.Au sud, le S & P 500 multiplie les records et propose une progression de 14,2 % en neuf mois, de 6 % lorsque ramené en dollars canadiens.«La séquence actuelle de 318 jours sans correction de 5% ou plus de l\u2019indice S & P 500 est la quatrième plus longue depuis 1960», ajoutent les analystes de la Nationale.On le devine, le président américain attribue ce long ralliement à son arrivée au pouvoir.Chaque poussée des cours digne de ce nom est récupérée en tweet et mise à son crédit.Cer tes, depuis les élections américaines, le S & P 500 affiche un gain de 20 %.Mais rien d\u2019étonnant.Lorsque l\u2019on compare la per formance boursière après une première année électorale, celle de Donald Trump a été surpassée à cinq reprises depuis la Deuxième Guerre mondiale.Sous Bill Clinton, la poussée avait été de 31 %, nous dit Robert Kavcic, économiste senior chez BMO Marchés des capitaux.« Plusieurs intervenants de marché commencent à détacher les enjeux politiques de leurs décisions de placement.Les éléments fondamentaux finissent par prendre le dessus », peut-on lire dans la revue des marchés de Gestion de placements Eterna.Dans la foulée, les gestionnaires adoptent une approche plus prudente compte tenu de la durée du cycle haussier en Bourse, du fait qu\u2019elle renferme une explosion du prix des actions des Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google affichant aujourd\u2019hui «des multiples excessivement élevés ».Compte tenu aussi des pressions exercées sur le marché obligataire par le resserrement des politiques monétaires.Eterna préfère encore les actions, mais entend accroître ses liquidités dans l\u2019anticipation d\u2019une correction.À la Banque Nationale, les analystes priorisent également les actions.«Nous n\u2019entrevoyons pas de repli grave ou prolongé.» La prime de risque boursier, soit l\u2019écart entre le rendement d\u2019un placement en bourse et celui d\u2019un investissement sans risque, «reste intéressante selon les normes historiques».L\u2019attention demeure rivée sur les titres sensibles aux taux d\u2019intérêt, comme l\u2019illustre la Nationale.«Nous continuons de surpondérer le secteur des services financiers, qui devrait profiter de l\u2019augmentation des taux d\u2019intérêt dans une économie vigoureuse.» Ceux des télécommunications, des services publics et de la consommation de base sont sous-pondérés parce que vulnérables.VOS FINANCES La Bourse au rythme de la hausse des taux GÉRARD BÉRUBÉ Les ventes de logements au Canada ont grimpé en septembre JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au Québec, le marché de la revente poursuivait sur sa lancée au troisième trimestre.U ne réorganisation au sein de Québecor entraîne le départ à la retraite de la présidente et chef de la direction du Groupe TVA, Julie Tremblay, également aux commandes de la division médiatique du conglomérat.Aux commandes du Groupe Médias depuis 2014, celle-ci sera remplacée par France Lauzière.Ces changements sont ef fectifs dès vendredi, a indiqué l\u2019entreprise par voie de communiqué.Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a souligné l \u2019appor t de Mm e Tremblay afin d\u2019aider l\u2019entreprise à se transformer au cours des 25 dernières années.Mme Lauzière travaille chez Groupe TVA depuis 2001.Elle demeurera aux commandes de Québecor Contenu, une division créée en 2013.Elle ne dirigera toutefois pas les activités entourant la musique, les journaux, l\u2019édition de livres, de l\u2019af fichage ainsi que de l\u2019imprimerie, qui seront sous la responsabilité de M.Péladeau.Québecor a par ailleurs annoncé la nomination de Martin Picard au poste de vice-président principal et chef de l\u2019exploitation de Groupe TVA afin d\u2019épauler Mme Lauzière.La Presse canadienne Changement à la tête de Groupe TVA La présidente et chef de la direction Julie Tremblay prend sa retraite Bill Morneau ajustera sa réforme Ottawa \u2014 Après des semaines de critiques, le ministre des Finances Bill Morneau s\u2019apprête à dévoiler la nouvelle mouture de sa réforme fiscale pour les entreprises.Il fera une « présentation » à ses collègues libéraux lors d\u2019une rencontre exceptionnelle du caucus lundi.Ce sera aussi l\u2019occasion de détailler les prochaines étapes de son plan, dit-on en coulisses.Partis d\u2019opposition, entrepreneurs et même quelques libéraux ont vilipendé la réforme du ministre.La réunion de lundi lui permettra de tenter de rassurer ses collègues, avant de dévoiler bientôt au grand jour les amendements qu\u2019il proposera aux changements annoncés cet été.Le ministre a notamment dit vouloir éviter de pénaliser le transfert de fermes familiales à la nouvelle génération de même que les femmes entrepreneurs qui souhaitent s\u2019économiser un congé de maternité.Ottawa veut restreindre la possibilité de sociétés privées de transformer du revenu en gain en capital, moins taxé ; interdire le saupoudrage salarial à des membres de la famille qui ne travaillent pas réellement pour la société ; et taxer davantage les intérêts générés par les investissements passifs d\u2019une entreprise.Marie Vastel GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Julie Tremblay (photo) sera remplacée par France Lauzière.La confiance est à son sommet et les profits des entreprises sont au rendez-vous L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 LES SPORTS C 5 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS CASTELNEAU 4, vue parc Jarry 3 1/2 haut de gamme, tout neuf.Meublé, électros, gym, spa.Marché Jean-Talon, métro, Mile-Ex.Novembre.1 750 $.514-484-6468 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PLATEAU rue Gauthier 2e, 5 1/2, rénové.LIBRE.1 190 $ 514-529-3310 438-403-1389 ROSEMONT 3 1/2, propre, haut de triplex, aire ouverte.Propriétaires occupants, entrées lav/séc., 5 min.du Parc Maisonneuve et métro Viau, non fumeur.660 $ chauffé 514-349-0493 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER À PARIS Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, ensoleillé, ascenseur.514-489-5955 appartement-montmartre.com PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien COURS DE GUITARE 1er cours gratuit.514-758-3293 www.patrickkearney.ca PROFESSEURE DE VIOLON Diplômée du Conservatoire Cours enfants et adultes Vanessa: 514 271-2202 Expérience de scène 515 INFORMATIQUE ET 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L E X I S B É L A N G E R - C H A M P A G N E L es joueurs de l\u2019Impact soutiennent ne pas avoir besoin d\u2019une source de motivation particulière pour le match de dimanche, à Toronto.Même si la formation mont- réalaise est déjà éliminée de la course aux séries et que le TFC célébrera son titre en saison régulière, on peut s\u2019attendre à un match riche en émotions puisqu\u2019il s\u2019agira du dernier chapitre du derby de la 401 en 2017.L\u2019Impact (11-15-6) n\u2019a qu\u2019une victoire à ses huit derniers matchs (1-7-0), mais cette victoire a été acquise à Toronto le 20 septembre dernier, par la marque de 5-3.De son côté, le Toronto FC (19-5-8) célébrera avant la rencontre sa conquête du Supporters\u2019 Shield, remis à l\u2019équipe championne de la saison régulière en MLS.Une victoire contre l\u2019Impact permettrait aussi au TFC d\u2019égaler le record établi par le Galaxy de Los Angeles en 1998 avec 68 points.«Avant un match comme celui-là, on ne pense même pas au classement, a mentionné le capitaine de l\u2019Impact, Patrice Bernier, après l\u2019entraînement de l\u2019équipe vendredi.C\u2019est une rivalité qui a grandi au fil des années.Chaque match est important.Eux, ils vont se souvenir du dernier résultat.Ils ont aussi un petit enjeu concernant un record de la ligue.Nous avons un rôle de négligé, mais nous pouvons gâcher un peu leur saison.C\u2019est un match à prendre au sérieux.» Même un nouveau venu comme Blerim Dzemaili a reconnu avoir ressenti la rivalité entre l\u2019Impact et le TFC depuis son arrivée en mai.«C\u2019est une des belles choses du \u201cfoot\u201d, d\u2019avoir des rivalités comme celle-ci, a dit l\u2019international suisse.Il n\u2019y a rien de joué, un derby est toujours important.» Selon Bernier, les rendezvous en séries de la MLS des deux dernières campagnes ont attisé la rivalité entre les deux équipes.L\u2019Impact avait pris le dessus sur les Reds lors de la ronde de barrage en 2015, puis les Torontois ont eu leur revanche l\u2019automne dernier en battant le Bleu-blanc- noir en finale de l\u2019Est.« En 2015, c\u2019était leur première participation aux séries et notre premier match éliminatoire à domicile.Nous avions gagné 3-0, s\u2019est rappelé Bernier.Lors du premier match en 2016, tu voyais que l\u2019empreinte était restée dans leur tête.Chaque match est de plus en plus important, plus physique et intense.» Crépeau devant le filet L\u2019Impact a été officiellement éliminé de la course aux séries quand les Red Bulls de New York ont défait les Whitecaps de Vancouver 3-0 samedi dernier.L\u2019entraîneur-chef Mauro Biello a mentionné cette semaine que certains jeunes qui n\u2019ont pas eu beaucoup de temps de jeu cette saison pourraient avoir la chance de se faire valoir au cours des deux derniers matchs de la formation montréalaise cette saison.Vendredi, Biello a laissé entendre que Maxime Crépeau devrait obtenir le départ devant le filet dimanche face au Toronto FC.Par contre, d\u2019autres pourraient devoir attendre le rendez-vous du 22 octobre contre le Revolution de la Nouvelle-Angleter re avant d\u2019avoir leur chance.« Je vais mélanger un peu.Je pense que c\u2019est normal d\u2019avoir une équipe équilibrée à Toronto, une équipe qui peut jouer de la bonne façon, a noté Biello.C\u2019est un derby.C\u2019est un match que nous prenons au sérieux.Je ne veux pas lancer des jeunes sur le terrain, ce n\u2019est pas quelque chose qui serait juste à faire.» La Presse canadienne SOCCER Un dernier chapitre du derby de la 401 à écrire pour l\u2019Impact en 2017 M I C H E L L A M A R C H E à Brossard L es absents ont toujours tor t, dit un vieux cliché, mais vendredi midi, au complexe sportif Bell, ils ont monopolisé l\u2019attention.Il a été notamment question du défenseur David Schlemko, qui devait jouer un premier match de hockey cette année, vendredi soir, avec le Rocket de Laval après y avoir été cédé à des fins de remise en forme.Les journalistes ont aussi interrogé l\u2019entraîneur-chef Claude Julien au sujet de Mark Streit, dont le nom avait été soumis au ballottage jeudi et qui a lui aussi été rétrogradé au Rocket compte tenu du fait qu\u2019aucune des 30 autres formations de la LNH ne l\u2019a réclamé.Surtout, Julien a fait face à plusieurs questions au sujet du début de saison dif ficile d\u2019Alex Galchenyuk, qui n\u2019a pas patiné avec ses coéquipiers parce qu\u2019il était affaibli par des symptômes grippaux.« C\u2019est trop tôt pour dire s\u2019il pourra jouer demain [samedi].Il devait rencontrer le médecin de l\u2019équipe, il sera réévalué et nous prendrons une décision », a raconté Julien, qui n\u2019avait pas rencontré les médias depuis la conclusion du match contre les Blackhawks de Chicago, mardi.Julien a aussi été invité à expliquer le raisonnement derrière sa décision de placer Gal- chenyuk au sein du quatrième trio, à gauche de Torrey Mitchell et d\u2019Ales Hemsky lors de l\u2019entraînement tenu le lendemain.«Alex connaît un départ difficile, a reconnu Julien.Avec tout le temps qu\u2019il a passé sur la patinoire en avantage numérique, il ne semble pas obtenir de chances de marquer en ce moment.À titre d\u2019entraîneur, je dois faire le nécessaire, et ce n\u2019est pas quelque chose qui le vise uniquement parce qu\u2019il y a d\u2019autres joueurs que nous croyons capables de produire et qui ne le font pas.Et quand vous évoluez avec un ailier comme Hemsky à droite, ce n\u2019est pas comme si vous jouiez avec un joueur sans habiletés.Il s\u2019agit d\u2019une situation où nous déplaçons des joueurs, pour une certaine période, pour nous ramener dans la bonne direction.» Et les autres?Au passage, Julien a rappelé qu\u2019il n\u2019avait pas perdu foi en son énigmatique attaquant et que la patience est de mise parce qu\u2019il est encore jeune.« Il y a des joueurs à qui ça prend un peu plus de temps, a observé Julien.Avec Alex, on voit le potentiel.C\u2019est important de rester patient, et on va toujours travailler avec [lui].Mais tu veux que le joueur, que ce soit Alex ou n\u2019impor te qui d\u2019autre, collabore aussi.On travaille ensemble.Ça ne peut pas être un travail à sens unique, il faut que ça se fasse à deux.On l\u2019aide, il s\u2019aide, et c\u2019est toujours la même chose avec les joueurs avec lesquels j\u2019ai travaillé.» À la question suivante, qui visait à comprendre si les ennuis de Galchenyuk étaient d\u2019origine physique ou psychologique, Julien a manifesté un brin d\u2019impatience.« Ce que je vous dirais, c\u2019est que comme entraîneur, j\u2019entends toutes les questions sur Galchenyuk, mais je n\u2019entends pas de questions sur d\u2019autres joueurs qui n\u2019ont peut-être pas été à la hauteur, a-t-il répondu.Jusqu\u2019à un cer tain point, un entraîneur ne doit pas toujours être obligé de répondre au sujet d\u2019Alex Galchenyuk, mais de travailler avec lui.Je ne m\u2019attarde pas sur Galchenyuk, mais sur plusieurs joueurs.» Par ailleurs, en ce qui a trait à Schlemko, Julien a indiqué que le Canadien évaluera le dossier sur une base quotidienne, laissant ainsi planer la possibilité qu\u2019il soit rappelé à temps pour le match de samedi soir contre les Maple Leafs de Toronto au Centre Bell.Il se pourrait aussi que Schlemko, à l\u2019écart du jeu depuis la deuxième journée du camp en raison d\u2019une blessure à une main, par ticipe au deuxième match contre les Devils de Binghamton samedi après-midi à la Place Bell.Quant à Streit, Julien ne connaissait pas ses intentions.En fin d\u2019après-midi vendredi, le Rocket ne pouvait confirmer si le vétéran défenseur âgé de 39 ans allait se rappor ter au club-école du Canadien.« Mark est un excellent vétéran qui a connu une bonne carrière dans la Ligue nationale, a déclaré Julien.S\u2019il se présente à Laval, ça ne veut pas dire qu\u2019on ne le reverra pas ici non plus.Un vétéran comme lui a le droit d\u2019étudier les options qui s\u2019offrent à lui.Pour l\u2019instant, je pense qu\u2019on va être respectueux de ce côté-là.» La Presse canadienne CANADIEN Selon Julien, le potentiel de Galchenyuk est là et la patience est de mise GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE L\u2019entraîneur Claude Julien a été invité, vendredi, à expliquer le raisonnement derrière sa décision de placer Galchenyuk au sein du quatrième trio. C 6 LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 OC TOBRE 2017 SECTION SPÉCIALE Santé Réseau public En 2002, les premiers Groupes de médecine familiale (GMF) sont créés à la suite du dépôt du rapport de la commission Clair sur l'étude des services de santé et des services sociaux.Ils devaient permettre à la population d\u2019accéder plus facilement à des soins médicaux.Depuis l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a accéléré leur développement, et depuis peu, celui des su- percliniques.L\u2019accès aux soins de première ligne a-t-il été facilité, et les choses se déroulent-elles pour le mieux?GROUPES DE MÉDECINE FAMILIALE Un accès plus facile aux soins de première ligne?Le récent rapport de la protectrice du citoyen révèle plusieurs lacunes dans la façon dont on dispense les soins de santé au Québec.Les services de soutien à domicile sont particulièrement visés.Selon le rapport, seulement 8,6% des 65 ans et plus en bénéficient alors que 15 à 18% d\u2019entre eux en auraient besoin.RAPPORT DE LA PROTECTRICE DU CITOYEN Des services de soutien à domicile déficients S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale D ans une société vieillissante comme le Québec, le soutien à domicile est primordial.Cela permet de retarder l\u2019hospitalisation des aînés et ainsi d\u2019éviter l\u2019engorgement dans les établissements de santé.Le ministère de la Santé et des Ser- v ices soc iaux en est b ien conscient, lui qui prévoyait dans son Plan stratégique 2015-2020, une hausse de 15 % du nombre de personnes en perte d\u2019autonomie et recevant ce type de services.Or, selon le rapport de la protectrice, ce chif fre a plutôt diminué de près de 1 % entre les mois d\u2019avril 2015 et 2016.Personnel et investissements insuffisants Que s\u2019est-il passé ?Les mesures d\u2019austérité ont fait mal.La protectrice du citoyen mentionne que des établissements de santé ont éliminé des services ou réduit le temps consacré à cer taines tâches.Avec pour conséquence principale une pression accrue sur les épaules les aidants naturels.« Les ressources allouées aux soins à domicile demeurent in- suf fisantes », déplore Carolle Dubé, présidente de l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), un syndicat qui compte 52 000 membres (physiothérapeutes, travailleurs sociaux, ergothéra- peutes, etc.).«Le Québec est la province canadienne qui investit le moins dans ce domaine.» Et cela nuit au personnel qui dispense les soins.« Nos professionnels se rendent chez les gens pour évaluer le nombre d\u2019heures nécessaires tout en sachant que les services requis risquent de ne pas être rendus », déplore Mme Dubé.Les membres de l\u2019APTS ne suffisent ainsi pas à fournir un service adéquat et professionnel.« Nos gens doivent travailler dans l\u2019urgence et éteindre des feux », explique Mme Dubé.Résultat : selon une enquête menée par le syndicat en novembre 2016, 72 % des répondants considèrent leur travail comme psychologiquement exigeant et 45 % d\u2019entre eux estiment être à risque de maladie et de tension psychologique en raison du stress vécu au travail.Des infirmières à bout de souffle Du côté des infirmières, la situation n\u2019est guère meilleure.« Elles ont trop de patients à leur charge et elles ne sont pas remplacées lorsqu\u2019elles par tent en congé », dénonce Nancy Bédard, 4e vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).Son espoir repose maintenant sur le démarrage rapide du pro- jet-pilote sur les ratios sécuritaires professionnels soins/patients.Des ratios qui permettraient aux usagers de recevoir les soins dont ils ont besoin sans mettre en danger la santé physique et mentale des infirmiers et infirmières.La FIQ estime également que ce système permettrait une meilleure organisation du travail.Le nœud du problème demeure cependant l\u2019argent.En réponse au rapport de la protectrice du citoyen, le ministre Gaétan Barrette a affirmé que 4 milliards de dollars seraient requis pour répondre à tous les besoins en soutien à domicile.Or, selon Mme Bédard, de l\u2019argent, il y en a, mais elle émet de sérieux doutes quant à la façon dont le ministre l\u2019utilise.«Il vient d\u2019accorder une hausse de salaire de 10% aux omnipraticiens», s\u2019indigne-t-elle.Pendant ce temps-là, la situation reste peu encourageante pour les personnes en lourde perte d\u2019autonomie.Entre 2013 et 2017, le gouvernement a fermé près de 2800 places dans les centres d\u2019hébergement de soins de longue durée (CHSLD), alors qu\u2019ils sont 3500 à attendre de pouvoir y entrer.Un système de soutien à domicile méconnu En matière de soutien à domicile, il existe pour tant un système bien implanté, mais méconnu, qui rend de grands ser vices aux aînés désireux de demeurer à la maison plus longtemps.Il s\u2019agit des entreprises d\u2019économie sociale en aide à domicile (EESAD), récemment renommées le Réseau de coopération des EE- SAD (à la suite de sa récente séparation d\u2019avec la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec).Ce système en place depuis 20 ans compte 7800 préposés à l\u2019aide à domicile qui offrent des services à 100 000 personnes.Ces professionnels peuvent notamment faire le ménage, la vaisselle et offrir des soins corporels comme donner des bains.Ils n\u2019of frent toutefois pas de soins infirmiers, une tâche réservée.Les services offerts par les EESAD sont subventionnés en vertu du Programme d\u2019exonération financière pour les services d\u2019aide domestique (PEF- SAD).Ainsi, pour les personnes à faible revenu, chaque heure de travail bénéficie d\u2019une aide financière de 14 $ et leur revient donc à 6 $.Même à ce tarif abordable cependant, « certaines personnes, dont les besoins nécessitent plusieurs heures d\u2019aide par semaine, ne disposent pas des ressources nécessaires pour se payer le service », déplore Benoit Caron, directeur général du Réseau.Un manque criant de main-d\u2019œuvre Autre problème vécu : le réseau a de grands besoins en main-d\u2019œuvre.Dans un communiqué datant du 13 septembre, le Réseau des EESAD mentionne vouloir former 3500 préposés d\u2019ici 2020.Mais des obstacles se dressent.« Le salaire que nous pouvons of frir demeure faible.Résultat, une centaine de nos employés sont partis travailler en CHSLD lorsque le gouvernement a ouver t des postes », déplore Paul Lévesque, directeur des af faires publiques pour le Réseau.Le travail au noir livre également une forte concurrence et nuit à l\u2019embauche.« Le ministre des Finances est sensibilisé au problème, mais il ne fait rien», assure Benoit Caron.Bref, le Réseau de coopération des EESAD pourrait être une solution gagnante pour garder les aînés à la maison, mais l \u2019argent, le travail au noir et le manque de main- d\u2019œuvre demeurent des obstacles importants.S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale L es syndicats, les ordres professionnels œuvrant dans le secteur de la santé et même certains médecins critiquent à l\u2019unisson la façon dont le ministre Barrette s\u2019y prend pour améliorer l\u2019accès aux soins de première ligne par le biais des GMF.Déshabiller Paul pour habiller Pierre À l\u2019origine, les GMF devaient être une structure qui fonctionne en complémentarité avec les Centres locaux de ser v ices c o m m u n a u t a i r e s (CLSC), selon l\u2019esprit du rapport Clair.Or, le ministre Barrette (qui a déjà af firmé ne pas croire au modèle des CLSC) a plutôt choisi de transférer la plu- par t des professionnels de la santé (phy- siothérapeutes, nutritionnistes, travailleurs sociaux, psychologues , or thopho - nistes) travaillant dans les CLSC vers les GMF.Déjà, le rapport de la vérificatrice générale de 2015 qualifiait cette stratégie d\u2019échec, car elle n\u2019a p a s p e r m i s u n e p r i s e e n charge des patients plus vulnérables et n\u2019a pas amélioré l\u2019accessibilité aux soins de première ligne.La présidente de l\u2019Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Guylaine Ouimette, admet que le transfer t des professionnels vers les GMF s\u2019est fait de façon précipitée et, dans cer tains cas, cela a été désastreux.Elle soutient toutefois que la présence des professionnels de la santé au sein des GMF a des aspects positifs.« Cela permet de développer une vision de la santé dans sa globalité, dit-elle.Une nouveauté, car depuis la création des CLSC, les médecins n\u2019ont jamais voulu y travailler en association avec les professionnels de la santé.» Selon elle, coller le social au médical est une formule gagnante.Le caractère privé des GMF dérange aussi.«La porte d\u2019entrée des services sociaux devient le privé, déplore-t-elle.Certaines personnes qui allaient en CLSC n\u2019iront pas dans les GMF, car ils n\u2019y sont pas inscrits.Ils tombent donc entre deux chaises et cela constitue un ef fritement des services sociaux publics.» L\u2019autre problème majeur est l\u2019absence de budget supplémentaire alloué aux GMF pour intégrer les travailleurs sociaux, et cela, contrairement aux infirmières qui ont obtenu ce budget.Difficile cohabitation entre médecins et professionnels Dans les GMF, les professionnels fonctionnent sous l\u2019autorité des médecins.Dans les CLSC, un patient peut voir directement un travailleur social.Dans les GMF, non.Il devra d\u2019abord rencontrer un médecin.«Les travailleurs sociaux ont été mis sous la tutelle des médecins», souligne Mme Ouimette.Les infirmières vivent une situation semblable.Pour les infirmières praticiennes spécialisées, formées pour poser cer tains actes médicaux réservés aux médecins, la nécessité pour les médecins d\u2019atteindre des quotas de patients rend leur tâche moins attrayante.«Elles peuvent se retrouver par fois toute une journée sans patient à rencontrer afin que les médecins voient eux-mêmes ces gens pour atteindre leurs quotas », dénonce Nancy Bédard, 4e vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).Des entités privées financées à même les fonds publics Autre problème: on finance des « médecins entrepreneurs » avec l\u2019argent du public, s\u2019insurge Mme Bédard.Le rapport annuel 2017 de l\u2019organisme Médecins québécois pour un régime public (MQRP) dénonce cet état de fait.Les auteurs ont analysé la forme légale de 54 GMF de l\u2019île de Montréal et ont constaté que 40 d\u2019entre eux étaient des sociétés par actions.«Le MQRP considère que cette médecine entrepreneuriale, à la recherche de profits, ne cadre pas avec le caractère public des services de première ligne», affirme Isabelle Leblanc, présidente du MQRP.Le mouvement souhaiterait que les GMF soient des OSBL, fonctionnant selon le modèle des CLSC, dotés d\u2019un conseil d\u2019administration responsable et composé de médecins, de professionnels et de patients.Des supercliniques nécessaires?La FIQ et le MQRP émettent aussi des doutes quant à la pertinence des supercliniques annoncées par le ministre Barrette.Les deux organismes doutent que l\u2019ajout de cette nouvelle structure (dans laquelle le gouvernement investit 22 millions de dollars) améliore l\u2019accès aux soins de première ligne.Et elles fonctionneront sans doute selon le même modèle que les GMF, déplore-t-on.ISTOCK Le système d\u2019entreprises d\u2019économie sociale en aide à domicile, en place depuis 20 ans, compte 7800 préposés à l\u2019aide à domicile qui offrent des services à 100 000 personnes.Guylaine Ouimette S A N T É R É S E A U P U B L I C L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 C 7 Cette section spéciale a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.Infirmières Infirmières auxiliaires Inhalothérapeutes Perfusionnistes cliniques La FIQ, une force de 75 000 membres en santé! H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale « I l n\u2019y a rien de plus frustrant que de voir un patient en consultation, de lui prescrire un médicament et de l\u2019entendre dire qu\u2019il ne pourra pas le payer », raconte Isabelle Leblanc, présidente de Médecins québécois pour un régime public (MQRP), organisme qui défend depuis plusieurs années l\u2019idée d\u2019en venir à une assurance médicaments entièrement publique.« Ça arrive surtout dans les autres provinces, ajoute-t-elle, parce qu\u2019il n\u2019y a pas du tout de régime public.Mais ça nous arrive aussi ici, au Québec.Parce que les médicaments sont très chers et que juste avoir à en payer une part, c\u2019est déjà trop pour certaines personnes.» Le Canada est le seul pays développé au monde muni d\u2019un système de santé universel, mais dépourvu d\u2019un régime d\u2019assurance médicaments public.Dans le même temps, il se classe au deuxième rang mondial des pays où le prix pour les médicaments sur ordonnance est le plus élevé, juste derrière les États-Unis.Public-privé Le Québec est dans une situation particulière au sein de la Confédération puisqu\u2019il a mis en place il y a 20 ans de cela une assurance médicaments publique pour toutes les personnes ne bénéficiant pas d\u2019une assurance privée grâce à leur employeur ou à celui de leur conjoint.«Cela fait en sorte que tous les Québécois et les Québécoises sont assurés, souligne Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), qui participe à la campagne pour un régime public et universel d\u2019assurance médicaments.Mais à quel prix ! » M.Boyer rappelle que toutes les personnes qui travaillent pour un employeur qui offre l\u2019assurance médicaments dans son assurance collective n\u2019ont pas d\u2019autre choix que de la prendre.Or, les coûts ont explosé ces dernières années.«Prenons l\u2019exemple d\u2019une femme, parce que ce sont souvent elles les plus précaires, qui travaille à temps partiel et qui se voit dans l\u2019obligation de prendre l\u2019assurance privée de son employeur, il- lustre-t-il.Ça lui reviendrait certainement moins cher si elle avait le choix de prendre l\u2019assurance publique puisqu\u2019elle paierait, pour partie, en fonction de ses revenus.» Rappelons en effet que ceux qui bénéficient du régime public doivent s\u2019acquitter d\u2019une prime annuelle calculée selon le revenu et pouvant atteindre 667 $.À cela s\u2019ajoutent une franchise mensuelle de 19,45 $ et une coassurance de 34,8 % du coût de chaque médicament.Plébiscite des Québécois Résultat : 12 % des Québécois n\u2019ont pas les moyens d\u2019acheter les médicaments dont ils ont besoin, af firme le syndicat, qui souligne que nombreux sont ceux qui fractionnent leurs comprimés, ne les prennent pas tous les jours pour faire durer leurs ordonnances ou ne les achètent tout simplement pas.Et pourtant, ces coûts pourraient être bien moindres si tout le monde adhérait à un même régime public puisque les frais administratifs seraient mieux répartis et que le coût des médicaments serait lui aussi revu à la baisse.« Si les pharmaceutiques n\u2019avaient en face d\u2019elles qu\u2019un seul client, à savoir le service public, qui leur passerait des commandes de gros, le prix des médicaments n\u2019exploserait pas comme c\u2019est le cas aujourd\u2019hui », indique le président de la FTQ.Lors de son dernier congrès en décembre dernier, le syndicat avait mis le sujet sur la table, s\u2019engageant à tenir un colloque sur cette question dans les trois prochaines années.Raison pour laquelle lorsque le Congrès du travail du Canada (CTC), suivi par plusieurs autres organismes tels que l\u2019Association médicale canadienne, la Fédération canadienne des syndicats d\u2019infirmières et d\u2019infirmiers, les Médecins canadiens pour le régime public, la Fédération canadienne des municipalités, ou encore la Coalition canadienne de la santé, a lancé sa grande campagne pancanadienne sur ce thème lors de la fête du Travail début septembre, le syndicat y a tout de suite adhéré.Comme un grand nombre de Québécois du reste.D\u2019après les résultats d\u2019un sondage national mené par Angus Reid en 2015, 91 % des Québécois sont d\u2019accord avec l\u2019établissement d\u2019un régime universel d\u2019assurance médicaments.Malgré cela, Isabelle Leblanc de MQRP ne croit pas en une avancée sur le sujet dans un avenir plus ou moins proche.Arguments économiques «Chaque fois que le gouvernement a été approché, il y a eu une fin de non-recevoir, regrette-t- elle.Qu\u2019une campagne prenne naissance dans le reste du Canada, c\u2019est une bonne nouvelle, car si l\u2019universalité d\u2019une assurance médicaments publique devait être inscrite dans la Loi canadienne sur la santé, le Québec devrait s\u2019y plier.Malheureusement, je crois que si le dossier allait de l\u2019avant au fédéral, ce serait pour calquer ce qui se fait déjà au Québec, soit le partenariat public-privé.» Daniel Boyer veut quant à lui rester optimiste.Il admet qu\u2019il n\u2019y a pas vraiment de volonté du gouvernement libéral d\u2019aller de l\u2019avant dans ce dossier, mais il compte bien sur la prochaine campagne électorale pour mettre le sujet sur la table.Et il avance pour cela des arguments économiques.Selon les différentes organisations défendant le régime public et universel, en investissant 1 milliard de dollars par an, le gouvernement fédéral permettra aux Canadiens d\u2019économiser 7,3 milliards de dollars par an sur le coût des médicaments qui leur sont prescrits.Elles estiment également que le système actuel ne profite qu\u2019à l\u2019industrie pharmaceutique et aux compagnies d\u2019assurance privées.Selon elles, les premières peuvent en effet augmenter le prix des médicaments comme bon leur semble.Quant aux secondes, elles facturent aux employeurs, aux syndicats et aux employés, des frais pour la gestion des régimes privés d\u2019assurance médicaments.« L\u2019entente récente entre le gouvernement du Québec et les compagnies pharmaceutiques concernant le coût des médicaments génériques est la preuve qu\u2019en regroupant notre pouvoir d\u2019achat, nous pouvons bénéficier de meilleurs prix, conclut Daniel Boyer.Imaginez quelles seraient les économies si le régime québécois était totalement public et universel ! » Plusieurs organisations syndicales et acteurs de la santé mènent une grande campagne à l\u2019échelle du Canada en faveur de la mise en place d\u2019une assurance médicaments publique et universelle.Une bataille qui fait écho à une revendication de plusieurs mouvements, ici au Québec, qui souhaitent en finir avec le système hybride public-privé, qu\u2019ils jugent coûteux pour le citoyen\u2026 et juteux tant pour l\u2019industrie pharmaceutique que pour les compagnies d\u2019assurance privées.ASSURANCE MÉDICAMENTS Des organismes fustigent l\u2019injustice du système public-privé BRAND X PICTURES Le Canada est le seul pays développé au monde muni d\u2019un système de santé universel, mais dépourvu d\u2019un régime d\u2019assurance médicaments public.COOPÉRATIVES DE SANTÉ Ou comment attirer un médecin dans sa communauté S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale P anique ! Le seul médecin en exercice dans une petite ville prend sa retraite.Vite, les citoyens se mobilisent pour en trouver un autre.Mais comment l\u2019attirer ?La solution : créer une coopérative de santé où le médecin pourra exercer sa profession dans un cadre de collaboration et de solidarité.Créer une coopérative exige toutefois une mobilisation im- por tante de la par t des citoyens.Ils doivent au départ trouver un local, l\u2019aménager, l\u2019équiper en matériel médical, puis faire venir un médecin et une équipe de professionnels en santé prêts à exercer dans leur communauté.Tout cela réclame du temps et des investissements.On y parvient par le biais de contributions de citoyens qui adhèrent au projet.Contributions qui sont variables selon les coopératives.Ainsi, à la Coop santé Eastman et les environs, un paiement de cinq parts de qualification de dix dollars chacune, soit un total de 50$ par adulte, est exigé, ainsi qu\u2019une contribution annuelle de 125 $ par famille et de 5,21 $ par enfant, pour les deux premiers enfants d\u2019une même famille.Mais ailleurs, la contribution est parfois plus basse.Ainsi, à la Coopérative solidarité santé Val- Morin, chaque famille doit s\u2019acquitter de huit parts de qualification \u2014 soit 80$ \u2014 et de 27$ de contribution annuelle.Un accès privilégié au médecin?Au début des années 2010, le paiement de ces montants a suscité la controverse, car dans plusieurs coops, il fallait être membre et payer sa contribution annuelle pour avoir accès à un médecin.Cela contrevenait à l\u2019esprit de la Loi sur l\u2019assurance-maladie, qui exige un accès gratuit aux soins de santé.La Régie de l\u2019assurance-maladie avait donc enquêté et exigé des correctifs.« Depuis, il n\u2019est plus nécessaire d\u2019être membre pour avoir accès à un médecin d\u2019une coopérative », assure Benoit Caron, directeur général de la Fédération des coopératives de santé du Québec, une nouvelle association issue de la Fédération des coopératives de ser vices à domicile et de santé du Québec (FCSDSQ).Il précise que la part de qualification et la contribution servent uniquement à couvrir les frais de fonctionnement de l\u2019établissement, mais qu\u2019il n\u2019est plus obligatoire de s\u2019en acquitter pour avoir la chance de consulter un médecin.Mais selon Isabelle Leblanc, présidente de Médecins québécois pour un réseau public (MQRP), bien que plusieurs coops affirment que ces paiements sont une contribution volontaire et ne sont pas une condition pour avoir accès à un médecin, cela demeure difficile à vérifier.Des projets fragiles Selon Paul Lévesque, directeur des affaires publiques à la Fédération des coopératives de santé, le développement des coops est plutôt lent et a connu des hauts et des bas au fil des années.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019une des raisons ayant mené à la création de la Fédération des coopératives de santé du Québec, il y a quelques semaines.Un projet de Constitution est en cours de préparation, la Fédération n\u2019ayant notamment pas encore son propre site Internet.«Nous souhaitons ainsi encourager et consolider le développement», indique M.Lévesque.C r é e r u n e c o o p é r a t i v e exige une bonne dose de patience et d\u2019énergie, par fois sans résultat.Le cas du projet avor té de Pointe-au-Père l\u2019illustre bien.En 1996, les citoyens décident de créer une coop, projet appuyé par la municipalité.Commencent alors de longues démarches pour trouver des médecins.En 2000, deux d\u2019entre eux se disent intéressés, mais ils se désistent avant même son ou- ver ture.Un an plus tard, de guerre lasse, les citoyens impliqués abandonnent le projet.Uniquement dans les régions mal desservies?Selon Benoit Caron, la difficulté de créer une coop fait en sorte qu\u2019on ne les trouve que dans des régions où les ser vices de santé de première ligne font défaut.Cela est vrai dans la majorité des cas, mais il existe, semble-t-il, des exceptions.Le site de la FCSDSQ fait état de la présence de ce type d\u2019établissements à La Prairie, à Saint-Jé- rôme, à Québec et même au cœur de Montréal, dans le quar tier Rosemont.Des endroits où les soins de première ligne sont loin d\u2019être les plus déficients à l\u2019échelle de la province.En 1995, la coopérative de solidarité santé Les grès était inaugurée à Saint-Étienne-des-Grès.Une première au Québec.À l\u2019époque, il s\u2019agissait d\u2019une nouvelle façon de dispenser des soins de première ligne.La formule s\u2019est par la suite popularisée, si bien que l\u2019on compte aujourd\u2019hui 52 de ces établissements, qui desservent 185 000 patients.Créer une coopérative exige une mobilisation importante de la part des citoyens L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 LE MONDE C 8 Seychelles : les écoles fermées par peur de la peste Victoria \u2014 Les écoles primaires et secondaires des Seychelles étaient fermées vendredi, jusqu\u2019à mardi inclus, sur ordre du gouvernement après la découverte de deux nouveaux cas présumés de peste, une maladie qui sévit sur l\u2019île voisine de Madagascar.Au total, 12 personnes montrant de possibles symptômes de la peste ont été admises à l\u2019hôpital et placées sous antibiotiques.La peur gagne la population.Dans certains magasins et services publics, les gens ont commencé à mettre des masques.Les pharmacies sont en rupture de stock de ces articles.À Madagascar, 500 cas et 54 décès ont déjà été répertoriés sur l\u2019ensemble de la grande île, dont 276 cas et 25 morts dans la seule capitale.Agence France-Presse On s\u2019arrache un timbre à l\u2019effigie de «Che » Guevara Dublin \u2014 On s\u2019est arraché un timbre à l\u2019effigie de Ernesto «Che» Guevara \u2014 édité à l\u2019occasion du 50e anniversaire de sa mort \u2014 en Irlande, pays où le révolutionnaire argentin avait des racines familiales.«Nous avions initialement imprimé 122 000 timbres\u2026 Nous sommes contraints d\u2019en réimprimer» face à la demande, a déclaré vendredi un porte-parole de la poste irlandaise.Le timbre de 1euro reprend le célèbre portrait en noir et blanc créé par l\u2019artiste dublinois Jim Fitzpatrick en 1968, sur un fond rouge sang.Le père de «Che» Guevara, Ernesto Guevara Lynch, était un ingénieur civil d\u2019origine irlandaise, et la phrase «dans les veines de mon fils coule le sang des rebelles irlandais» qui lui est attribuée figure sur l\u2019enveloppe créée pour accompagner le timbre honorant son fils.Agence France-Presse Macron se défend d\u2019être «arrogant» Berlin \u2014 Le président français, Emmanuel Macron, a assuré dans un entretien à l\u2019hebdomadaire allemand Der Spiegel qu\u2019il n\u2019était «pas arrogant», mais «déterminé» à mener ses réformes, s\u2019en prenant aux envieux qui paralysent le pays, selon lui.L\u2019intégralité de l\u2019interview sera publiée samedi.M.Macron affirme en outre qu\u2019il ne cédera pas face à ceux qui développent selon lui des réflexes de jalousie typiquement français, car c\u2019est «justement l\u2019envie qui paralyse le pays».Der Spiegel ne précise pas qui visait le président français par le terme «envie» ni quelle était la question posée.Il avait déjà critiqué «les cyniques» et « les fainéants» et fustigé dans un discours sur l\u2019agriculture «les sceptiques, les fatalistes».Le président français fait face à une mobilisation persistante contre sa réforme du droit du travail, et à des critiques acerbes sur celle de l\u2019impôt de solidarité sur la fortune (ISF), accusée de favoriser les riches.Agence France-Presse Plus de 500 écoles attaquées dans le monde Nations unies \u2014 Plus de 500 écoles ont été attaquées dans le monde en seulement six mois dans des pays en conflit, a dénoncé vendredi devant le Conseil de sécurité Virginia Gamba, haut responsable à l\u2019ONU chargée des enfants.«Au cours des six derniers mois, plus de 500 écoles ont été attaquées, ce qui veut dire que le chiffre» de 2016 \u2014 753 attaques recensées contre des écoles et des hôpitaux dans vingt pays \u2014 «risque d\u2019être dépassé à la fin de l\u2019année», a-t-elle souligné.Il y a une semaine, Virginia Gamba avait estimé que «les enfants étaient devenus le carburant des conflits armés modernes», en présentant le rapport annuel de l\u2019ONU sur les enfants et les conflits armés.Agence France-Presse J É R Ô M E C A R T I L L I E R F R A N C E S C O F O N T E M A G G I à Washington L e président américain, Donald Tr ump, a menacé vendredi de mettre fin «à tout moment» à l\u2019accord international qui vise à empêcher l\u2019Iran de se doter de la bombe atomique, provoquant l\u2019inquiétude des autres pays signataires et ouvrant une période de grande incertitude.S\u2019il a prononcé un réquisitoire enflammé contre ce texte emblématique, « le pire » jamais négocié par les États- Unis, M.Trump a cependant assuré que son pays ne s\u2019en retirerait pas pour l\u2019instant.Mais dans une allocution extrêmement virulente à l\u2019encontre du régime de Téhéran, qu\u2019il a qualifié de « dictatorial », il a précisé qu\u2019il ne « cer tifierait » pas le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique.Son discours a provoqué une réaction virulente de Téhéran.Les États-Unis sont «plus seuls que jamais contre le peuple iranien», a lancé le président iranien, Hassan Rohani.Moscou a immédiatement dénoncé la stratégie de l\u2019occupant de la Maison-Blanche, très isolé sur ce dossier.La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a mis en garde contre la tentation de « démanteler un accord qui fonctionne et tient ses promesses ».Inquiétude européenne Dans un communiqué à la tonalité diplomatique mais ferme, Paris, Berlin et Londres ont rappelé que cet accord avait été l\u2019aboutissement de «13 années de diplomatie».La première ministre britannique, Theresa May, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, ont souligné qu\u2019ils restaient « engagés » dans l\u2019accord, appelant à sa « pleine application par toutes les parties ».« Quel est le sens d\u2019un accord qui ne fait que retarder la capacité nucléaire de l\u2019Iran pour une cour te période ?» s\u2019est interrogé le président américain, soulignant que son gouvernement souhaitait en par ticulier supprimer les échéances en ver tu desquelles les restrictions sur le programme nucléaire pourraient être levées progressivement après 2025.M.Trump a également annoncé des sanctions contre cer tains membres des Gardiens de la révolution, l\u2019armée d\u2019élite iranienne.À contre-courant des signataires de l\u2019accord, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a immédiatement félicité le milliardaire républicain pour sa « décision courageuse ».L\u2019Arabie saoudite, monarchie sunnite du Golfe qui redoute la montée en puis - sance de son grand r ival chiite, a salué la « stratégie ferme » de M.Trump.«Doctrine du retrait» Cette « non-cer tification » place de facto le Congrès américain en première ligne.La majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc à endosser la responsabilité de saborder cet accord soutenu par les autres grandes puissances mondiales.Une solution, élaborée par deux sénateurs républicains en coordination étroite avec la Maison-Blanche et le dé- par tement d\u2019État, consisterait à voter une loi créant un nouveau seuil pour déclencher des sanctions contre l\u2019Iran à l\u2019avenir.Une sorte de mise à jour, unilatérale, du « JCPOA » (acronyme anglais de l\u2019accord).Cette annonce s\u2019ajoute à la longue liste des accords que les États-Unis ont quittés ou menacés de quitter au cours des derniers mois : par tena- riat transpacifique (TPP), Accord de Paris sur le climat, Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).Et, depuis jeudi, l\u2019organisation onusienne UNESCO, accusée par la Maison-Blanche d\u2019être anti-israélienne.« La politique étrangère de Trump a trouvé un thème : la doctrine du retrait », estimait cette semaine Richard Haass, président du centre de recherche Council on Foreign Relations (CFR).Agence France-Presse NUCLÉAIRE IRANIEN Trump veut durcir l\u2019accord sans en sortir THOMAS SAMSON AGENCE FRANCE-PRESSE Audrey Azoulay est élue à la direction générale de l\u2019agence onusienne pour les quatre prochaines années, après avoir distancé d\u2019un rien (30 voix contre 28) le candidat qatari, Hamad al-Kawari.M I C H E L L E F I T Z P A T R I C K à Francfort J ournalistes et écrivains turcs victimes de la répression organisée par le pouvoir de Recep Tayyip Erdogan ont profité de la Foire du livre de Francfort, en Allemagne, pour plaider contre un isolement de la Turquie malgré la politique qui y est suivie.Emprisonné l\u2019an passé, l\u2019ancien rédacteur en chef du journal d\u2019opposition Cumhuriyet, Can Dündar, se souvient d\u2019un camarade de cellule demandant à un gardien de lui apporter un livre de la bibliothèque de la prison.« Nous n\u2019avons pas le livre, lui a répondu ce dernier, mais nous en avons l\u2019auteur.» L\u2019anecdote, racontée par le journaliste au cours d\u2019une table ronde, illustre avec un certain humour noir les atteintes à la liberté d\u2019expression depuis le coup d\u2019État manqué du 15 juillet 2016.Parmi les quelque 50 000 personnes arrêtées depuis figurent environ 180 journalistes, et le président turc est la cible de vives critiques de la part de l\u2019Occident.Can Dündar, assis aux côtés de la célèbre romancière Asli Erdogan, elle-même emprisonnée l\u2019an passé pour « propagande terroriste », a toutefois exhorté les gouvernements à ne pas tour ner le dos à la Turquie, même si le fossé qui les sépare de son dirigeant ne cesse de s\u2019élargir.« Isoler la Turquie signifie soutenir Erdogan, pas nous », affirme-t-il.Des millions de Turcs ont voté contre un renforcement des pouvoirs présidentiels au référendum controversé d\u2019avril, met-il en avant, même si le chef de l\u2019État turc a obtenu la majorité des voix.En rompant avec Ankara, l\u2019Europe abandonnerait cette frange très importante de la population.Et de récents sondages d\u2019opinion montrent une baisse de la popularité du président Erdogan, au pouvoir depuis 2002.«Au moins la moitié du pays résiste désormais, souffre et se bat en même temps », assure Can Dündar.Parler, écrire\u2026 Cette table ronde fait partie d\u2019une série d\u2019événements organisés cette année à la Foire internationale du livre à Francfort, une ville de l\u2019ouest de l\u2019Allemagne, sur le thème des atteintes à la liberté de presse en Turquie.Ahmet Sik, un journaliste d\u2019investigation actuellement en prison, a été honoré d\u2019un prix pour son courage, et des partisans du journaliste germano- turc du quotidien Die Welt De- niz Yücel se sont rassemblés sous une bannière sur laquelle était écrit «#freedeniz » pour exiger sa libération.Le romancier Burhan Sön- mez, troisième par ticipant à la discussion, est récemment retour né vivre à Istanbul après avoir passé une décennie en Grande-Bretagne.Qui exprime un avis dif férent vit dans la peur en Turquie, té- moigne-t-il.« Vous ne savez pas ce qui peut se passer d\u2019un jour à l \u2019autre.Vous pouvez vous retrouver au travail ou en prison », dit-il.Mais c \u2019est justement ce qui l\u2019encourage, af firme-t-il : « Vous devez parler, vous devez écrire.Parce que vous pourriez être le prochain.» Et comme les médias sont largement contrôlés par le gou- ver nement, i l faut trouver d\u2019autres moyens d\u2019atteindre les lecteurs.«Dieu merci, les gens en Turquie savent comment accéder aux sites Internet censurés », souligne à cet égard le journaliste Can Dündar.Asli Erdogan juge toutefois qu\u2019il est « trop facile d\u2019accuser Erdogan pour tout », mettant aussi en exergue les divisions de l\u2019opposition.« La question arménienne, la question kurde, ce sont des lignes de fracture qui divisent l\u2019opposition.Nous ne pouvons pas faire vraiment obstacle à Erdogan et à sa tyrannie à cause de ces fractures », juge cette romancière de 50 ans.Agence France-Presse L\u2019appel d\u2019écrivains victimes de la répression: «N\u2019isolez pas la Turquie!» J O Ë L L E G A R R U S à Paris L a Française Audrey Azou- lay a été choisie vendredi soir pour succéder à la Bulgare Irina Bokova à la tête de l\u2019UNESCO, face au Qatari Ha- mad al-Kawari, au terme d\u2019une élection riche en rebondissements, dont le retrait des États-Unis et d\u2019Israël de cette agence internationale.Si la conférence générale des États membres confirme, le 10 novembre, le choix du conseil exécutif, l\u2019ancienne ministre française de la Culture deviendra ainsi la deuxième femme à diriger l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019éducation, la science et la culture, à un moment crucial de son histoire.Fragilisée par ses dissensions et ses difficultés économiques, l\u2019UNESCO, basée à Paris, a subi un coup dur avec l\u2019annonce jeudi du dépar t des États-Unis et d\u2019Israël d\u2019ici la fin 2018, l\u2019accusant d\u2019être devenue anti-israélienne.«Dans un moment de crise, il faut plus que jamais s\u2019impliquer, chercher à renforcer [l\u2019organisation], et non pas la quitter », a déclaré Audrey Azoulay après le vote du conseil exécutif, en promettant de s\u2019atteler le plus tôt possible à « restaurer sa crédibilité et la confiance des États membres».De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a fait par t de sa satisfaction sur Twitter : « Félicitations à Audrey Azoulay ! La France continuera à se battre pour la science, l\u2019éducation et la culture dans le monde.» Lors de l\u2019ultime tour de ce scrutin très serré, entamé lundi, les 58 membres du conseil exécutif ont finalement accordé 30 voix à la Française, contre 28 au représentant qatari.Audrey Azoulay, 45 ans, a reçu le soutien de l\u2019Égypte, dont la candidate Moushira Khattab était arrivée deuxième ex æquo avec elle jeudi soir, mais a été éliminée vendredi dans la dernière ligne droite, lors d\u2019un scrutin spécialement organisé pour les départager.Car le candidat du Qatar, qui faisait la course en tête depuis le début malgré la résurgence de vieux soupçons d\u2019antisémitisme relayés par le Centre Simon Wiesenthal Europe, ne faisait pas l\u2019unanimité des pays arabes en délicatesse avec Doha, dont l\u2019Égypte.En juin, l\u2019Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l\u2019Égypte ont en effet rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l\u2019accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l\u2019Iran.Des dissensions qui ont empêché les pays arabes de s\u2019entendre pour ar river à faire élire un des quatre candidats de leur groupe géographique initialement en lice, alors qu\u2019ils n\u2019ont jamais occupé le poste et le revendiquaient haut et fort.Avant même l\u2019annonce de jeudi, François Chaubet, un professeur français d\u2019histoire contemporaine, estimait d\u2019ailleurs qu\u2019« un des enjeux » de l\u2019élection serait de « ramener les États-Unis dans les contribu- teurs ».Par tis une première fois en 1984, ils étaient revenus en 2002.Agence France-Presse Audrey Azoulay prend les rênes de l\u2019UNESCO sur fond de crise Quel est le sens d\u2019un accord qui ne fait que retarder la capacité nucléaire de l\u2019Iran pour une courte période ?Le président américain, Donald Trump « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 L E S P E T I T E S A N N O N C E S C 9 PRESTIGE CHARME & DEMEURES , OCCAS IONS D \u2019AFFAIRES ET L IEUX PR IV ILÉG IÉS 514.985.3322 1 800 363.0305 petitesannonces@ledevoir.com DANIELLE LANDRY 514 281-5501 Courtier immobilier agréé, Re/Max du Cartier Au cœur de l'action un superbe condo, construction 2011, dernier étage avec mezzanine, 2 grandes terrasses privées, A/C, garage.385 000 $ - CENTRIS # 15498196 Magnifique, un 2e étage de 2 avec foyer, A/C, 2 chambres à coucher, terrasse et grand garage fermé et privé.259 000 $ \u2013 CENTRIS # 13160679 Rare, un beau grand triplex de 1 040 p.c.par étage, cour, bons revenus à deux pas de la rue Masson.799 000 $ \u2013 CENTRIS # 9053836 Beau grand triplex sur 2 étages avec sous-sol fini, bois franc, garage, cour paysagée avec belle terrasse.649 000 $ \u2013 CENTRIS # 20667882 VILLE- MARIE LONGUEUIL ROSEMONT ROSEMONT NOUVEAU ST-CALIXTE - MAISON EN BOIS ROND 915, RUE LANGLOIS À qui la chance ! 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