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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-10-18, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 2 3 6 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Net?ix: l\u2019astuce de Mélanie Joly.La chronique de Konrad Yakabuski.Page A 3 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 8 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m M I C H E L L A P I E R R E S i l\u2019on s\u2019étonne qu\u2019un socialiste avoué, comme Bernie Sanders, ait mené une chaude lutte à Hillary Clinton lors des primaires démocrates pour l\u2019élection présidentielle américaine de 2016 et qu\u2019il ait forcé la candidate finalement choisie à lui ressembler par certaines idées, il faut lire Notre révolution.Dans ce manifeste qui tient de l\u2019autobiographie, le sénateur révèle que son éveil politique a commencé lorsqu\u2019on a ar raché à Brooklyn son équipe de baseball ! Sur un ton qui rappelle l\u2019humour du grand romancier américain Philip Roth, d\u2019origine juive comme lui, Sanders, né à Br ook lyn en 1941 , sou l igne que , lorsqu\u2019on déménagea en 1957 à Los An- geles les emblématiques Dodgers de Brooklyn, l\u2019équipe de baseball du vaste et AUTOBIOGRAPHIE Bernie Sanders, une révolution toute simple Un politicien hors-norme dont la popularité ne se dément pas ROBYN BECK AGENCE FRANCE-PRESSE Des partisans de Bernie Sanders lors d\u2019un rassemblement en mai 2016 durant les primaires démocrates VOIR PAGE A 8 : SANDERS Culture La lutte des Métis de l\u2019Ouest sur scène Page B 8 ALENA Les trois pays ont besoin de temps Page B 3 Archéologie Des trésors refont surface Page B 7 RAQQA, POUR CE QU\u2019IL EN RESTE, EST LIBÉRÉE DU GROUPE EI BULENT KILIC AGENCE FRANCE-PRESSE Le groupe EI a perdu mardi Raqqa, son principal bastion en Syrie, après des mois de combats contre des forces soutenues par Washington.Des combattants des Forces démocratiques syriennes ont manifesté leur joie sur le rond-point d\u2019Al-Naïm, certains brandissant le drapeau jaune des FDS, comme Rojda Felat, la commandante à la tête de l\u2019offensive victorieuse.Page B 5 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Dépeint sous les traits d\u2019un « naïf » et d\u2019un « perdant » par ses adversaires politiques, Philippe Couillard s\u2019est évertué mardi à dissiper l\u2019impression que la CSeries \u2014 dans laquelle l\u2019État québécois a investi pas moins de 1,3 milliard de dollars \u2014 a été cédée à Airbus pour rien.La prise de contrôle du fleuron québécois par le géant de l\u2019aéronautique éloigne la menace qui pesait jusqu\u2019à aujourd\u2019hui sur les emplois «de grande qualité » des milliers de travailleurs à pied d\u2019œuvre sur la chaîne de fab r i c a t i o n d e l \u2019 a v i o n \u2026 jusqu\u2019en 2041.Ce n\u2019est pas rien, a dit froidement le premier ministre.Néanmoins, M.Couillard doute toujours de voir l\u2019État québécois récupérer la mise de 1,3 milliard faite par Investissement Québec (IQ) pour mettre la main sur 49,5 % de Société en commandite Avions CSe- ries (SCACS) en octobre 2015.La par t d\u2019IQ s\u2019est rétrécie considérablement au cours des dernières semaines en raison de l\u2019injection de CSERIES Notre génie est sauf, dit Couillard Le gouvernement a perdu son pari, rétorque l\u2019opposition A L E X A N D R E S H I E L D S L es entreprises qui détiennent des permis d\u2019exploration pétrolière et gazière ont versé 827 000 $ à l\u2019État québécois l\u2019an dernier pour maintenir leurs droits sur le territoire.Ce montant équivaut à une moyenne de 15 ¢ pour chaque hectare, soit une fraction des revenus que retirent d\u2019autres provinces, a constaté Le Devoir.Ce sont ces permis qui provoquent un affrontement entre Québec et les municipalités, qui affirment qu\u2019ils outrepassent leurs compétences dans l\u2019aménagement du territoire.Selon les informations inscrites dans le rap- por t de gestion 2016-2017 du ministère de l \u2019Énergie et des Ressources naturelles (MERN), les « permis de recherche » de pétrole et de gaz naturel ont généré des revenus annuels de moins d\u2019un million de dollars, et ce, au cours des trois dernières années.Pour l\u2019année 2016-2017, la vingtaine d\u2019entreprises qui détiennent un total de près de 300 permis d\u2019exploration ont versé un montant de 827 000 $.Si on répar tit ce montant sur les 53 225km2 de permis en vigueur dans la vallée du Saint-Laurent, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, cela équivaut à une moyenne d\u2019environ 15$ par kilomètre carré, ou 15¢ l\u2019hectare.La recherche d\u2019or noir déchire le Québec sans l\u2019enrichir Les maires veulent reprendre le contrôle de leur territoire, que l\u2019État a cédé aux pétrolières et aux gazières pour une poignée de dollars VOIR PAGE A 8 : CSERIES VOIR PAGE A 8 : PÉTROLE «On aurait rêvé que Bombardier devienne aussi gros que Boeing et Airbus, mais en pratique, ça ne pouvait pas se produire» P.Couillard Lire aussi \u203a Miser sur Airbus.Les ventes vont-elles décoller?Page B 1 Gagnants ou perdants?Seul le temps le dira.Page B 1 L\u2019aigle et la proie.L\u2019éditorial de Robert Dutrisac.Page A 6 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 INSCRIVEZ-VOUS \u2022 CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 Iñigo Urkullu Président, Pays basque Lundi 30 octobre 2017 de midi à 14 h Avec l\u2019appui de : Le Pays basque espagnol et les Nations en Europe Déjeuner-causerie de la Série Politique présentée par : Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e ministre des Finances, Bil l Mor neau, tente de calmer la fureur de l\u2019opposition par rapport à la structure de propriété de ses avoirs.Il a écrit à la commissaire à l\u2019éthique pour solliciter une rencontre afin de vérifier si les mesures prises pour s\u2019éviter tout conflit d\u2019intérêts relativement à sa fortune personnelle sont encore appropriées.« Depuis deux ans, ma famille et moi vous faisons entièrement confiance et nous nous fions aux recommandations que vous avez formulées.J\u2019ai pris grand soin de les suivre à la lettre.Toutefois, comme vous le savez, ces recommandations ont récemment fait l\u2019objet de diverses critiques de la par t du public, et je vous écris pour solliciter d\u2019autres conseils à ce sujet », peut-on lire dans la lettre envoyée mardi à la commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique, Mary Dawson.« Si, à la lumière de cette discussion, vous déterminez que des mesures supplémentaires s\u2019imposent, comme une fiducie sans droit de regard, c\u2019est avec plaisir que je me conformerai à vos nouvelles recommandations.» Critiques Les critiques ont surgi lundi quand le Globe and Mail a révélé que M.Morneau n\u2019avait pas placé ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard.La commissaire Dawson a reconnu qu\u2019elle ne le lui avait pas demandé.« Je lui ai dit que ce n\u2019était pas requis, a-t-elle réitéré mardi au cours d\u2019un impromptu de presse.J\u2019ai regardé ce qu\u2019il avait déclaré, et en me basant sur ce qu\u2019il avait déclaré, j\u2019ai déterminé ce qui est nécessaire, comme je le fais pour tout le monde.» Qu\u2019importe.Pour l\u2019opposition, il s\u2019agit d\u2019un flagrant manque de jugement de la part du ministre.Les conservateurs ont utilisé leur journée d\u2019opposition à la Chambre des communes pour débattre une motion demandant à M.Mor- neau de rendre publics tous les documents soumis à la commissaire.Avant d\u2019entrer en politique, M.Morneau était président de Morneau Shepell, l\u2019entreprise paternelle spécialisée en ressources humaines.M.Morneau avait déclaré posséder 2,07 millions actions de l\u2019entreprise, ce qui vaudrait environ 43 millions aujourd\u2019hui.Les conservateurs veulent savoir ce qu\u2019a fait M.Morneau de ses actions.Selon la loi, les députés fédéraux doivent soit se dessaisir de leurs biens par une transaction indépendante, soit les placer dans une fiducie sans droit de regard.« La Loi exige la création d\u2019une fiducie sans droit de regard pour les biens contrôlés », a rappelé la commissaire Dawson, soulignant qu\u2019un « bien contrôlé » se définit comme « quelque chose qu\u2019une personne détient ».«Parfois, l\u2019avoir n\u2019est pas détenu directement et notre Loi ne couvre que les avoirs détenus directement.» Une des théories qui circulent est que M.Morneau a cédé ses parts à son épouse.Conflit d\u2019intérêts Pour le NPD, il ne fait aucun doute que le ministre s\u2019est placé en conflit d\u2019intérêts, car il a piloté le projet de loi C-27 autorisant la transformation de certains types de fonds de pension.Morneau Shepell pourrait du coup augmenter sa clientèle.Pour les conser va- teurs, le conflit d\u2019intérêts découle de la réforme fiscale libérale : les limites envisagées à l\u2019accumulation d\u2019investissements à l\u2019abri de l\u2019impôt encourageront les petites entreprises à se doter de fonds de pension.Morneau Shepell pourrait en tirer avantage, pensent-ils.Morneau Shepell a déjà déclaré que les fonds de pension constituent moins de 1 % de son chiffre d\u2019affaires.N\u2019est-ce pas un désaveu de la commissaire Dawson que de remettre en question ses conseils ?Pas du tout, estiment le conservateur Pierre Poilievre et le néodémocrate Nathan Cullen.«La commissaire a la responsabilité de regarder si la Loi est suivie ou brisée.Nous, en tant que députés, nous avons le devoir de nous assurer que l\u2019intérêt public est suivi», dit M.Poilievre.« La commissaire ne peut que travailler avec les informations qui lui sont données, répond pour sa par t Nathan Cullen.Nous ne savons pas ce que M.Morneau a dit à Mme Dawson.» Le Devoir ÉTHIQUE Le ministre Bill Morneau veut tirer sa situation au clair JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Des barrières avaient été installées sur la rivière Chaudière après le déraillement du train à Lac- Mégantic en juillet 2013.Quatre ans plus tard, le niveau de contamination demeure élevé.M A R I E - L I S E R O U S S E A U Q uatre ans après le déversement de pétrole dans la rivière Chaudière survenu lors de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, le taux de contamination des sédiments continue à diminuer.Toutefois, les anomalies chez les poissons, notamment des déformations et des lésions, demeurent préoccupantes.C\u2019est ce qui ressort d\u2019une série de rapports publiés par le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) le 13 octobre dernier.«La contamination des sédiments de la rivière Chaudière par les hydrocarbures pétroliers C10- C50 a diminué de façon marquée de 2013 à 2016», peut-on lire dans un des rapports du Comité expert du ministère, qui dresse pour la troisième fois un état des lieux depuis le déraillement d\u2019un convoi ferroviaire qui a coûté la vie à 47 personnes en plus de détruire le cœur de Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013.Ces sédiments portaient néanmoins toujours la trace du déversement en 2016.«Les dépassements de la valeur de référence d\u2019effets chroniques (VRC), qui est de 164 mg/kg, se limitaient aux 8,6 premiers kilomètres», est-il précisé.Les poissons affectés Fait inquiétant, environ le tiers des poissons dans la rivière Chaudière présentent des anomalies de type «DELT » (déformations, érosion des nageoires, lésions et tumeurs), une proportion aussi élevée qu\u2019en 2014.«Lorsque plus de 5% des poissons sont affectés par le DELT, le milieu est considéré comme contaminé par des substances toxiques », souligne le rapport portant sur le suivi des communautés de poissons.On constate toutefois des améliorations de l\u2019état des communautés benthiques \u2014 des invertébrés dont se nourrissent plusieurs poissons.À la lumière de ces constats, le Comité d\u2019expert recommande simplement au ministère de laisser la nature faire son travail et de reprendre le suivi environnemental de la rivière en 2022.«Le délai de cinq ans devrait permettre aux sédiments d\u2019être davantage nettoyés par l\u2019atténuation naturelle, aux organismes benthiques de re- coloniser le milieu et aux cohortes de poissons actuellement présentes dans la rivière d\u2019être, pour la plupart, remplacées par de plus jeunes, moins exposées à la contamination résultant de l\u2019accident», écrit-il.Un long rétablissement Ce rapport «dresse un bilan rassurant de la situation », a soutenu le MDDELCC dans un communiqué.« Les plans d\u2019action basés sur la science que nous avons mis en œuvre ont porté leurs fruits.Aujourd\u2019hui, la rivière retrouve lentement sa qualité originale », y déclare la nouvelle ministre, Isabelle Melançon.L\u2019environnementaliste Daniel Green, qui s\u2019intéresse depuis plusieurs années aux substances toxiques dans l\u2019environnement, est loin d\u2019être rassuré.«La bonne nouvelle, c\u2019est que les concentrations d\u2019hydrocarbure sont à la baisse en comparaison avec les données de 2014», a-t-il affirmé au Devoir.L\u2019expert conteste toutefois la VRC établie à 164mg/kg par le ministère.Étant donné la toxicité des hydrocarbures déversés \u2014 du pétrole de schiste, rappelle-t-il \u2014 et les anomalies préoccupantes chez les poissons, il estime que cette norme devrait plutôt être établie entre 80 et 100mg/kg.À son avis, le rétablissement de la rivière pourrait prendre des décennies.« On n\u2019est pas sorti du bois », résume l\u2019expert qui a lui-même échantillonné des sédiments sur place.Par ailleurs, M.Green estime que le déversement, évalué à 100 000 litres de pétrole par le MDDELCC, est «au moins trois fois plus important », puisque le chiffre du gouvernement ne prend pas en compte le pétrole absorbé par le sol qui s\u2019écoule dans la rivière à chaque fonte des neiges, ce qui cause un «déversement continuel».Selon lui, le MDDELCC devrait faire un suivi annuel du taux de contamination de la rivière.Le Devoir TRAGÉDIE DE LAC-MÉGANTIC Le tiers des poissons de la Chaudière encore intoxiqués M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec L es municipalités, commissions scolaires et autres sociétés d\u2019État qui seront soumises à la loi québécoise sur la neutralité religieuse devront gérer les demandes d\u2019accommodements pour motifs religieux sans nouvelles balises pour une période qui pourrait durer neuf mois.Dans l\u2019espoir de fournir des « lignes directrices claires » à ceux qui devront appliquer la nouvelle loi, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée a repoussé la date d\u2019application de toutes les dispositions portant sur ces accommodements.Celles-ci entreront en vigueur «d\u2019ici le 1er juillet », bien après la sanction officielle de la loi, explique-t-on à son cabinet.Le projet de loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État et les demandes d\u2019accommodements religieux doit être adopté ce mercredi à l\u2019Assemblée nationale.Dans l\u2019intermède entre sa sanction et l\u2019entrée en vigueur de ses dispositions sur les accommodements, les organismes qui y seront assujettis devront se rabattre sur l\u2019article 10 de la Charte des droits et libertés \u2014 qui proscrit notamment la discrimination fondée sur la religion \u2014 quand ils feront face à des demandes d\u2019accommodements.«Des groupes de travail seront mis sur pied dans les municipalités, le milieu de l\u2019éducation [et] les CPE pour s\u2019assurer que l\u2019on répond aux diverses questions qui seront soulevées», a assuré mardi la ministre Vallée.« Je ne m\u2019imagine pas non plus qu\u2019après avoir adopté le projet de loi 62, tous les problèmes de la neutralité religieuse et des accommodements raisonnables [seront réglés]», a-t-elle aussi reconnu plus tard.Le projet de loi sur la neutralité religieuse instaure la notion de réception et de prestation de services «à visage découvert ».Il s\u2019applique surtout aux services publics, et il inclut la possibilité d\u2019accommodements religieux si ces derniers respectent cer tains critères, comme le principe de l\u2019égalité hommes-femmes.Il ne proscrit cependant pas le port de signes religieux chez les agents de coercition de l\u2019État, comme l\u2019avait recommandé la commission Bouchard-Taylor en 2008.Pour la ministre Stéphanie Vallée, « le projet de loi [respecte] les droits garantis par nos chartes [et] représente donc le consensus défini entre les par tis politiques ».« Nous vivons dorénavant dans la paix québécoise», estime-t-elle.Cette paix ne se reflétera cependant pas dans le vote sur l\u2019adoption du projet de loi.Tous les par tis d\u2019opposition ont annoncé leur intention de ne pas l\u2019appuyer.Le Devoir Neutralité religieuse : les organismes devront composer avec une période de flottement Bill Morneau Aujourd\u2019hui, la rivière retrouve lentement sa qualité originale Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques « » L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 L a ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, ne pouvait pas choisir un moment plus révélateur pour dévoiler sa nouvelle politique culturelle.C\u2019était pendant la dernière semaine de septembre que les diffuseurs canadiens-anglais ont lancé la nouvelle saison de télévision, mettant de nouveau en évidence la domination des cotes d\u2019écoute par des séries américaines.C\u2019est ainsi que le réseau CTV, propriété du conglomérat de télécommunications BCE, a pu vanter sa performance en haut du palmarès avec des émissions comme Big Bang Theory, Young Sheldon et The Good Doctor.Une seule série dramatique canadienne \u2014 Murdoch Mysteries, en 24e position \u2014 s\u2019est glissée dans les 30 émissions les plus écoutées au Canada anglais.C\u2019était tout le contraire au Québec, où toutes les émissions dans le top-30 furent québécoises, en commençant par La voix junior à TVA, suivie par Unité 9 et District 31 à Radio-Canada.Vous n\u2019avez pas besoin de regarder plus loin que ce palmarès pour comprendre pourquoi l\u2019annonce de Mme Joly fut accueillie de façon si différente à Toronto et à Montréal.Les Canadiens anglais regardent très peu d\u2019émissions canadiennes.Si une majorité d\u2019entre eux se dit encore attachée à la CBC, cette affection semble relever de la pure nostalgie plutôt que de la fidélité à sa programmation.La part du marché de la télévision de CBC pendant des heures de grande écoute fut seulement de 5,5 % pendant la saison 2016-2017, alors que celle d\u2019ICI Radio-Canada Télé fut de 20,9 % dans le Québec francophone.Le commun des mortels au Canada anglais ne voit pas de menace culturelle dans l\u2019emprise des séries américaines sur les ondes de télévision où sur Internet.Force est de constater qu\u2019ils s\u2019identifient souvent bien plus aux personnages des séries états-uniennes qu\u2019à ceux, souvent beaucoup plus ennuyeux, qui sont représentés dans les séries locales.Taxer leur abonnement à Netflix ne relèverait selon eux que d\u2019une tentative des gouvernements d\u2019encore piger dans leurs poches.Lorsque le CRTC a lancé son initiative Parlons télé (Let\u2019s Talk TV en anglais) en 2013, demandant aux Canadiens ce à quoi ils s\u2019attendaient de l\u2019agence de réglementation dans l\u2019ère numérique, ils ont surtout répondu qu\u2019ils voulaient voir de la publicité américaine pendant le Super Bowl plutôt que les annonces canadiennes ennuyeuses qui les remplaçaient.C\u2019est ainsi que l\u2019annonce de Mme Joly selon laquelle Ottawa ne taxera pas les abonnements à Netflix et s\u2019appuiera plutôt sur la volonté de Netflix de dépenser 500 millions de dollars dans la production de contenu canadien d\u2019ici cinq ans n\u2019a pas suscité au Canada anglais la réaction négative qu\u2019elle a provoquée au Québec.La politique culturelle au Canada anglais demeure l\u2019affaire d\u2019une élite culturelle, alors qu\u2019au Québec elle est d\u2019une importance beaucoup plus grande auprès de la population en général.Les sensibilités politiques ne sont pas les mêmes.Bien sûr, les créateurs canadiens-anglais \u2014 comédiens, scénaristes, réalisateurs, etc.\u2014 ont déploré l \u2019absence dans l \u2019annonce de Mme Joly de mesures coercitives obligeant Netflix à produire du contenu canadien (selon la définition stricte du CRTC) ou à contribuer au Fonds des Médias du Canada.Mais chez les maisons de production du Canada anglais, la réaction fut plutôt favorable.« L\u2019entente avec Netflix a le potentiel d\u2019être une mesure positive intérimaire si elle crée des occasions pour une production d\u2019indépendance accrue des histoires canadiennes », a déclaré la Canadian Media Producers Association.Son pendant québécois, l\u2019Association québécoise de la production médiatique, a eu un tout autre réflexe.Déplorant le peu de détails fournis par la ministre sur l\u2019entente avec Netflix, l\u2019AQPM a dit ignorer « conséquemment si ces productions originales seront uniquement des œuvres canadiennes ou si des œuvres américaines tournées au Canada pourront se qualifier également ».L\u2019ancien vice-président du CRTC, Peter Menzies, a dit comprendre la décision de Mme Joly.« Vers la fin de 2016, les producteurs indépendants m\u2019ont livré un message uni, et j\u2019imagine à d\u2019autres personnes : ne faites rien par rapport à Netflix.Ils sont des partenaires extraordinaires qui versent beaucoup d\u2019argent dans notre industrie au Canada» a-t-il écrit dans le Times Colonist de Victoria en Colombie-Britannique.Si Netflix dépense 100 millions de dollars de plus par année dans la production au Canada \u2014 même si cette production ne répond pas à la définition actuelle du contenu canadien \u2014, les producteurs, les techniciens et les traiteurs qui bénéficient de ces dépenses au Canada anglais ne se plaindront pas.Et si le modèle Netflix devient la norme au Canada anglais, ce qui est tout à fait probable étant donné que la télévision conventionnelle se meur t, les créateurs des « histoires canadiennes » auront simplement besoin de s\u2019adapter aux nouvelles réalités.Pensez-vous que les électeurs du Canada anglais puniront les libéraux pour avoir abandonné les créateurs des émissions canadiennes qu\u2019ils ne regardent pas ?Ils risquent plutôt de les féliciter de ne pas avoir augmenté leurs taxes.L\u2019astuce de Mélanie Joly KONRAD YAKABUSKI I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e maire sor tant de Québec, Régis La- beaume, s\u2019est retrouvé sur la défensive lors d\u2019un débat télévisé mardi soir face à un Jean- François Gosselin particulièrement incisif, qui lui a promis des « surprises le 5 novembre».Réputé pour son agressivité, le maire sortant a ainsi hérité de la position inhabituelle de celui qui se défend, mardi soir.« Laissez-moi parler deux petites secondes, un petit peu de politesse », a-t-il lancé à plusieurs reprises au chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.Durant tout le débat, M.Gosselin a multiplié les réparties musclées, dénonçant notamment un investissement controversé censé servir de vitrine à la ville à l\u2019étranger.« Une boule de neige pour Bordeaux à 150 000 $, vous trouvez ça responsable ?» «Pourquoi les gens, dans le dernier sondage, sont satisfaits à 78%?» lui a rétorqué le maire.Ce à quoi M.Gosselin a répondu qu\u2019il y avait un «vent de changement à Québec» et que M.Labeaume allait «avoir des surprises le 5 novembre».Le maire, qui avait promis de faire une campagne particulièrement respectueuse, a gardé son calme, mais mis en cause « la crédibilité » de Jean-François Gosselin.«Vous avez annoncé une baisse de taxes ; deux semaines après, vous dites \u201cfinalement je vais les geler\u201d.[\u2026] On n\u2019y comprend plus rien.[\u2026] On a un problème de crédibilité avec vos chiffres, M.Gosselin.» Troisième lien Se concentrant sur l\u2019attaque, le chef de Québec 21 n\u2019a toutefois pas répondu à la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, lorsqu\u2019elle l\u2019a interrogé sur l\u2019impact que risquait d\u2019avoir un troisième lien sur la congestion, qu\u2019on veut justement réduire.«Un vote pour Mme Guérette, c\u2019est un vote pour le tramway, un vote pour Labeaume, c\u2019est pour le SRB, et un vote pour Jean-François Gosselin, c\u2019est pour le troisième lien à l\u2019est », a-t-il répété plus d\u2019une fois durant le débat.À ce propos, le maire sortant a plaidé que la population n\u2019avait pas nécessairement à choisir entre son réseau de transport structurant et un troisième lien.«Vous opposez le système de transport structurant et le troisième lien.À Montréal, ils ont un nouveau pont, ils ont une ligne bleue, une ligne rose éventuellement, un train de l\u2019ouest, un REM, ils en ont pour 10, 15 milliards de projets.[\u2026] Pourquoi nous autres, à Québec, on doit faire le choix entre deux projets?» a-t-il lancé.Le débat n\u2019aura toutefois pas permis de définir son projet de transport structurant, ce qui lui a valu des attaques de chacun de ses adversaires.Culture et patrimoine Questionné sur la place qu\u2019allait occuper la culture dans son programme, M.Gosselin a répété qu\u2019il investirait dans les « services de proximité ».Et demandé « combien de petites filles et de petits gars auraient pu prendre des cours de théâtre» avec l\u2019argent investi par la Ville dans le projet de Diamant d\u2019Ex Machina (7 millions de dollars).Sur le patrimoine, le chef de Québec 21 a répondu en parlant à nouveau du projet de troisième lien.«Pendant 100 ans, le pont de Québec a été une fierté régionale.On en parlait partout dans le monde.[\u2026] Comme leader régional, je veux que le troisième lien soit comme ce que le pont de Québec a été il y a 100 ans.Je veux que ce soit un attrait touristique du patrimoine du 21e siècle ! » Une af firmation qui a fait réagir M.La- beaume.« Je trouve ça terrible qu\u2019en 2017 on ne comprenne plus le rôle de l\u2019industrie culturelle dans l\u2019économie», a-t-il dit.«Ville d\u2019avenir» À l\u2019écart de ce qui avait des allures de duel, la chef de Démocratie Québec s\u2019en est tenue pour sa part aux grandes lignes de son programme, soit une «ville d\u2019avenir à échelle humaine» et une « démocratie innovante ».Comme « mesures concrètes», elle a mis l\u2019accent sur l\u2019étalement du paiement des taxes sur 12 mois, la création de budgets participatifs dans les conseils de quartier et la mise sur pied d\u2019un tramway sur l\u2019axe le plus achalandé du métrobus en haute-ville.Questionnée sur son ouverture à prélever la taxe sur l\u2019essence, Mme Guérette a précisé par ailleurs qu\u2019elle ne le ferait pas tant que la Ville n\u2019aurait pas une autre solution intéressante en matière de transport en commun.Cela faisait 10 ans que Régis Labeaume n\u2019avait pas pris part à un débat télévisé en campagne électorale, le dernier remontant à 2007 face à Anne Bourget, Claude Larose et Marc Bellemare.En 2013, le maire sortant et le candidat David Lemelin, de Démocratie Québec, avaient participé à un débat public organisé par la Chambre de commerce, mais il n\u2019était pas télévisé.En plus du débat de mardi, les trois candidats se sont engagés à débattre le 24 octobre lors d\u2019un événement à l\u2019initiative de la Jeune chambre de commerce de Québec.Le Devoir DÉBAT À QUÉBEC Régis Labeaume sur la défensive Jean-François Gosselin a multiplié les attaques, Anne Guérette se tenant à l\u2019écart FRANCIS VACHON LE DEVOIR Le maire sortant, Régis Labeaume, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, et le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, photographiés juste avant le début du débat, mardi soir J E A N N E C O R R I V E A U M oins d\u2019un mois après avoir lancé sa campagne électorale, Jean Fortier se retire de la course à la mairie de Montréal pour appuyer la chef de Projet Montréal, Valérie Plante.Une annonce commune est prévue avec M.Fortier et Mme Plante mercredi, a fait savoir Projet Montréal.Les candidats de Coalition Montréal, qui sont au nombre de 16, poursuivront leur campagne dans leurs arrondissements respectifs.S\u2019il renonce à faire campagne, Jean Fortier n\u2019a toutefois pas demandé à ce qu\u2019on retire son nom du bulletin de vote.Jean Fortier était le candidat à la mairie de Coalition Montréal, mais le chef de cette formation politique est Marvin Rotrand, conseiller municipal depuis 35 ans, qui brigue un autre mandat dans le district de Snowdon.Ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019ont rappelé Le Devoir mardi.M.Fortier avait annoncé le 20 septembre dernier qu\u2019il se lançait dans la course à la mairie de Montréal.Mais il bénéficiait d\u2019une couverture médiatique moins importante que Denis Coderre et Valérie Plante.Il s\u2019était d\u2019ailleurs plaint lundi de ne pas avoir été invité à participer au débat organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain qui aura lieu jeudi soir.En théorie, Jean For tier pourrait siéger comme conseiller municipal si son colistier devait être élu le 5 novembre prochain.Son colistier est le journaliste John Symon, qui se présente dans le district de Peter-McGill.« On a été pris par surprise.Je ne sais pas à quel jeu il joue», a commenté le candidat de Coalition Montréal à la mairie de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce, Zaki Ghavitian.Lors que Le Devoir l\u2019a joint en fin de journée mardi, M.Ghavitian a dit n\u2019avoir toujours pas eu de nouvelles de Coalition Montréal au sujet de M.Fortier.«De toute façon, notre campagne va bien.On ne se fiait pas sur lui.» De son côté, le bureau d\u2019Élection Montréal a indiqué n\u2019avoir reçu aucune demande de retrait pour la candidature de M.Fortier.Les bulletins de vote devraient être imprimés sous peu, a-t- on précisé.Rappelons que, lors des élections de 2013, Jean Fortier avait été candidat avec l\u2019équipe de Mélanie Joly.Il avait cependant renoncé à briguer un poste deux mois plus tard, invoquant la crainte d\u2019une division du vote.Jean Fortier a été président du comité exécutif de la Ville de Montréal de 1998 à 2001 sous l\u2019administration de Pierre Bourque.Le Devoir MONTRÉAL Jean Fortier se retire et se rallie à Valérie Plante ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Jean Fortier bat en retraite après un mois de campagne.ÉLECTIONS MUNICIPALES L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE C.c.Q.art.795 Prenez avis que Guy Duckett, en son vivant domicilié au 1040, avenue Rockland, appartement 209, Outremont, Québec, H2V 3A1, est décédé à Outre- mont, le 17 janvier 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Gendron Carpentier, s.e.n.c.r.l., notaires fiscalistes, situé au 615, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 300, Montréal, Québec, H3B 1P5.Donné ce 12 octobre 2017.Geneviève Duckett, liquidatrice Dans l\u2019affaire de la faillite de: Avis est par les présentes donné que la faillite de : 9290-8094 Québec inc Situé au : 9309, rue Rancourt, Montréal, Québec.H1Z 2P2 est survenue le 06-10-2017 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26-10-2017 à 13 :30 Au bureau du syndic au: 920-110, boul Crémazie Ouest, Montréal, Québec.H2P 1B9.Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la corporation Institut Canadien De Sexoanalyse Inc.demandera au registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Fait et signé à Laval, ce 9 octobre 2017 Joanne Lépine,Vice-présidente Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l'approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 17-16496 Descriptif : Services professionnels pour la réalisation d'un plan directeur de la signalétique à Espace pour la vie Date d'ouverture : 8 novembre 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d'approvisionnement : 514 872-6777 Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 8 octobre 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 18 octobre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon ,avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public Audit des états financiers annuels Numéro d\u2019appel d\u2019offres : 1000021 Documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles via le site système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) www.seao.ca à partir de mardi, 17 octobre 2017.Dépôt de soumission : Pour être validement reçue, toute offre doit être déposée au plus tard le mercredi, 8 novembre 2017 à 15 h, au bureau de l\u2019Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), situé au 700 de la Gauchetière Ouest, 21ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2 ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 21 août 2017, a adopté les règlements suivants : 16-032-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 6 550 000 $ pour le financement des coûts afférents à la réalisation d\u2019une partie de l\u2019entente sur le développement culturel de Montréal 2016-2017 et des coûts afférents à la réalisation des parties reportées des ententes sur le développement culturel de Montréal conclues pour des années antérieures à 2016 (16-032) L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 14 782 900 $.16-057-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 10 000 000 $ pour le financement de travaux de réaménagement de parcs (16-057) L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 23 418 000 $.17-071 Règlement autorisant un emprunt de 3 000 000 $ pour le financement des travaux d\u2019infrastructures incluant les prérequis et les ouvrages de surdimensionnement nécessaires à la réalisation de nouveaux projets immobiliers 17-072 Règlement autorisant un emprunt de 42 000 000 $ afin de financer la réalisation du Plan de gestion de la forêt urbaine 17-073 Règlement autorisant un emprunt de 155 000 000 $ pour le financement de travaux de réfection du réseau routier 17-074 Règlement autorisant un emprunt de 198 000 000 $ pour le financement des travaux de planage et revêtement sur le réseau artériel de la Ville de Montréal 17-080 Règlement autorisant un emprunt de 7 125 000 $ afin de financer l\u2019achat et l\u2019installation de feux de circulation, d\u2019équipements de signalisation et de lampadaires Le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire a approuvé les règlements 16-032-1, 16-057-1 et 17-071 le 11 octobre 2017 et approuvé les règlements 17-072, 17-073, 17-074 et 17-080 le 13 octobre 2017.Tous ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Fait à Montréal, le 18 octobre 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 24 août 2017, a adopté les règlements suivants : RCG 13-006-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 170 000 000 $ afin de financer la réalisation des centres de traitement de la matière organique et un centre pilote de prétraitement (RCG 13-006) L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 125 000 000 $.RCG 16-049-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 17 000 000 $ afin de financer des travaux de réaménagement de parcs- nature relevant de la compétence du conseil d'agglomération (RCG 16-049) L\u2019objet consiste à augmenter le montant de l\u2019emprunt de 35 000 000 $.RCG 17-024 Règlement autorisant un emprunt de 4 500 000 $ pour le financement de la mise en œuvre du plan d'action contre l'agrile du frêne dans les bois et les grands parcs relevant de la compétence du conseil d'agglomération Le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire a approuvé les règlements RCG 16-049-1 et RCG 17-024 le 11 octobre 2017 et approuvé le règlement RCG 13-006-1 le 13 octobre 2017.Tous ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Fait à Montréal, le 18 octobre 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16146 Prestation de services professionnels et acquisition d\u2019une solution infonuagique de courrier électronique, d\u2019outils de collaboration et de suite bureautique L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 1er novembre 2017 est reportée au 29 novembre 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 18 octobre 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à SÉBASTIEN AUGER de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111, boul.Jacques-Cartier Est à Longueuil, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance, Avis d\u2019assignation et Pièces P-1 à P-4 qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 505-22-026549-172.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accom - pagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Magali Gaudette, huis- sière, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 13 octobre 2017 Lucie Meunier, Huissière Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à 9327-6715 QUÉBEC INC.de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec afin de recevoir le Bordereau de présentation/ relevé transaction facturation, État certifié de l\u2019inscription no 17-0831616-0001 et Procès- verbal de démarche ou d\u2019absence qui y a été laissée à votre attention.Le présent avis est publié à la demande de David Allard-Lacaille, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 13 octobre 2017 Lucie Meunier, Huissier Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à TAI PO LUU, de vous présenter au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal situé au 1 rue Notre-Dame Est, à Montréal, dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance en délaissement forcé aux fins d\u2019être autorisée à vendre les biens hypothéqués sous contrôle de justice et en remboursement d\u2019un prêt d\u2019argent (Art.141, 143, 480 et suivants, 761 et suivants C.P.C.et articles 1514 et 2791 et suivants C.C.Q.) et avis d\u2019assignation (Articles 145 et suivants C.p.c.) qui y a été laissée à votre attention dans la cause numéro 500-17-100389-173.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de MARC LANDREVILLE, huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 13 octobre 2017 Daniel Gratton, Huissier de Justice APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Projet : REMPLACEMENT DES VITRES D\u2019ABRIBUS Dossier : P17-032 Ouverture : 09 NOVEMBRE 2017 à 11h00 Documents disponibles exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) www.seao.ca ou au 1-866-669-7326 à partir du mercredi le 18 octobre 2017.Un cautionnement de soumission de DIX POURCENT (10%) du montant total de la soumission avant taxe(s) est requis pour soumissionner.Dépôt des soumissions : RTL, Service des achats, 1150, boul.Marie-Victorin, Longueuil, J4G 2M4.Information : 450-442-8600, poste 8603.Le RTL ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions.Donné à Longueuil, ce 18 octobre2017.Me Carole Cousineau Secrétaire corporative rtl-longueuil.qc.ca Nouveau code de la route cet automne Une version améliorée du Code de la sécurité routière (CSR), promise depuis trois ans, sera déposée cet automne.Le nouveau ministre des Transports, André Fortin, compte respecter l\u2019échéancier fixé par son prédécesseur, Laurent Lessard, pour présenter une version remaniée du CSR.Ce code remis au goût du jour est promis depuis 2014 par le gouvernement Couillard.« C\u2019est certain qu\u2019il y a des choses qu\u2019on veut réaliser dans cette réforme du Code de la sécurité routière.Il y a des choses pour améliorer la sécurité des piétons, il y a des choses pour améliorer la sécurité des cyclistes, et également pour améliorer la sécurité des automobilistes », a dit le ministre Fortin, interrogé par Le Devoir en marge des travaux de l\u2019Assemblée nationale.Les Québécois, en tout cas, semblent réclamer un meilleur partage de la route entre les automobilistes et les usagers plus vulnérables \u2014 piétons et cyclistes, indique un rapport de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec dont Le Devoir a fait état cette semaine.Le Devoir Collision entre un drone et un avion : le BST enquêtera Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a ouvert une enquête sur la collision entre un drone et un aéronef de passagers survenue près de l\u2019aéroport de Québec jeudi dernier.Il s\u2019agit de la première fois que le BST se penche sur un accident impliquant un drone.La cueillette d\u2019information sur ce qui s\u2019est passé ce jour-là est compliquée par le fait que le drone n\u2019a pas été retrouvé et que son propriétaire n\u2019a pas encore été identifié.Mais la collision nécessite une enquête, juge l\u2019organisme fédéral.L\u2019avion de l\u2019entreprise SkyJet n\u2019a pas subi de dommages importants et a pu se poser sans problème à l\u2019aéroport Jean-Le- sage à Québec.En provenance de Rouyn-Noranda, l\u2019appareil transportait huit personnes, dont deux membres d\u2019équipage.Le drone a été vu par l\u2019équipage au bout de son aile gauche et l\u2019état d\u2019urgence a été déclaré, note le BST dans ses notes d\u2019enquête préliminaires.L\u2019aéronef se trouvait à trois kilomètres de l\u2019aéroport, à environ 1500 pieds (environ 0,5 km) au-dessus de l\u2019autoroute Laurentienne, lorsqu\u2019il a été percuté par un drone à une aile, selon ce qu\u2019a déclaré dimanche un responsable de l\u2019aéroport Jean-Le- sage, Mathieu Claise.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 M I R I A N E D E M E R S - L E M A Y L e quar t des dépenses en santé du Québec pourrait être économisé si les données médicales circulaient davantage grâce à la technologie, estime Denis Roy, vice-président, science et gouvernance clinique, à l\u2019Institut national d\u2019excellence en santé et en services sociaux (INESSS).Au Québec, chaque institution gère ses données médicales.En clinique, plusieurs informations du patient n\u2019existent qu\u2019en format papier.Résultat : les données médicales sont cloisonnées.Et il y a des doublons dans les travaux de recherche et les examens cliniques.C\u2019est là que la technologie numérique, par sa capacité à analyser d\u2019immenses banques de données, pourrait engendrer des économies et améliorer l\u2019offre de soins de santé.Denis Roy fait par tie des dizaines de spécialistes de la santé québécois et français qui étaient réunis à Montréal, lundi, pour discuter du potentiel et des défis associés à la technologie numérique dans le domaine de la santé dans le cadre des Entretiens Jacques-Cartier.«On est dans une révolution numérique avec un potentiel considérable », lance Vincent Dumez, codirecteur du Centre d\u2019excellence sur le Partenariat avec les patients et le public de l\u2019Université de Montréal.Mais comment allons-nous gérer ces informations?Comment allons- nous maîtriser \u201c la bête\u201d?Des nuages de données Le partage des données médicales peut être facilité par l\u2019infonuagique, selon Yann Joly, directeur de recherche du Centre de génomique et politiques (CGP).Ce type de technologie consiste à emmagasiner de grandes quantités données dans des ser veurs par l\u2019intermédiaire d\u2019Internet, comme l\u2019iCloud.Pour l \u2019 instant, l \u2019 infonua- gique est utilisée par les spécialistes en épidémiologie et en génomique, dont la recherche se base sur d\u2019immenses bases de données.« Cela prend dix fois moins de temps d\u2019y aller avec le nuage qu\u2019avec des serveurs locaux.Et les coûts sont divisés par trois, calcule M.Joly.Éventuellement, les chercheurs auront presque l\u2019obligation de passer par l\u2019infonuagique.» Le problème, c\u2019est que ces nuages de données sont généralement gérés par de grandes entreprises comme Google.Ces données voyagent constamment d\u2019un endroit à l\u2019autre sur la planète, alors les lois sur la protection de la vie privée sont nationales.Par exemple, les personnes vulnérables à la discrimination, comme celles atteintes par le VIH, pourraient subir des effets catastrophiques en cas de faille dans la protection de ces renseignements, s\u2019inquiétait une participante à la conférence.Ces nuages ont de bons standards de protection, mentionne M.Joly, mais le client a rarement accès aux détails sur ce qui se passe à l\u2019intérieur du nuage.De plus, lorsqu\u2019il y a des problèmes, ces derniers sont rapportés après de longs délais.«On voit qu\u2019on perd le contrôle de ces géants qui agissent dans divers pays , se préoccupe M.Joly.Il faudra se tourner davantage vers le droit international et la négociation des contrats.» Les systèmes apprenants Parmi les technologies numériques d\u2019avenir en santé, An Tang, professeur agrégé au Département de radiologie de l\u2019Université de Montréal, cible les systèmes apprenants, un concept qui allie informatique et science afin d\u2019intégrer les données dans les processus décisionnels.« Imaginez un membre de votre famille qui a le cancer du sein, illustre-t-il.Actuellement, on se base sur la littérature médicale pour savoir si on devrait lui of frir le traitement A ou B.Mais avec un système apprenant, on pourrait prendre cette décision selon des données recueillies sur un millier de patientes québécoises sur lesquelles ont été testés l\u2019ef ficacité et les effets secondaires des deux traitements.» Le médecin et la patiente pourraient alors sélectionner un traitement plus adapté selon les facteurs de risque de cette dernière.Mais le potentiel des systèmes apprenants ne s\u2019arrête pas là.Des dossiers médicaux et des prescriptions pourraient être préremplis de manière automatisée, faisant gagner du temps aux médecins.Il serait plus facile d\u2019identifier les patients admissibles pour dif fé- rentes études cliniques.Des systèmes apprenants pourraient suivre en temps réel l\u2019éclosion d\u2019infections dans les hôpitaux, permettant de déterminer plus rapidement les vecteurs de propagation.L\u2019intégration du concept des systèmes apprenants dans le système de santé québécois n\u2019est toutefois pas pour demain, selon M.Tang.« Il faudra uniformiser les dif férentes bases de données et tout numériser», observe-t-il.De fait, plusieurs données médicales, comme des notes de la main des médecins, n\u2019existent que sur papier.Il faudra aussi changer les pratiques.Comment se feront toutes ces transformations numériques dans le système de santé québécois ?Plusieurs enjeux juridiques et éthiques, comme l\u2019accès à la vie privée et la par t de l\u2019homme versus celle de la machine, sont soulevés par ces changements.« Quel type de régulation de- vrait-on avoir pour gérer ces changements profonds et majeurs ?Qui devrait être responsable de gouverner ?se questionne M.Dumez.Face à ce \u201cgros bébé\u201d [la technologie numérique] qui se développe et qui arrive, il n\u2019y a pas de solution claire.» Le Devoir LES ENTRETIENS JACQUES-CARTIER Comment mener la révolution numérique en santé ?ADELE STARR ASSOCIATED PRESS Parmi les technologies numériques d\u2019avenir en santé, l\u2019arrivée de systèmes apprenants permettrait par exemple d\u2019intégrer les données dans les processus décisionnels.On est dans une révolution numérique avec un potentiel considérable Vincent Dumez, codirecteur du Centre d\u2019excellence sur le Partenariat avec les patients et le public de l\u2019Université de Montréal « » e ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, est un homme riche.Ce n\u2019est pas un défaut, mais quand on se retrouve avec les pouvoirs qui sont les siens, le potentiel de con?its d\u2019intérêts s\u2019en trouve décuplé.Il est par conséquent inexplicable et inacceptable qu\u2019il n\u2019ait pas con?é ses avoirs à une ?ducie sans droit de regard.Après avoir plongé le gouvernement dans la tourmente avec sa réforme de la ?scalité des petites entreprises, Bill Morneau est à nouveau sur la sellette.Le Globe and Mail a révélé lundi que le ministre n\u2019avait pas con?é la gestion de sa fortune à une ?ducie sans droit de regard et que personne ne pouvait dire s\u2019il s\u2019était départi de ses avoirs.La Loi sur les con?its d\u2019intérêts exige pourtant des ministres qu\u2019ils les vendent ou les con?ent à une ?ducie de ce genre dans les 120 jours suivant leur nomination.Pour défendre M.Morneau, les libéraux ne cessent de répéter qu\u2019il a toujours collaboré avec la commissaire aux con?its d\u2019intérêts et à l\u2019éthique, Mary Dawson, et qu\u2019il a suivi tous ses conseils.M.Morneau a de plus écrit à Mme Dawson mardi pour solliciter une rencontre, question de réexaminer la situation.Le fait qu\u2019il ne voit toujours pas, par lui-même, la nécessité de confier ses avoirs à une fiducie sans droit de regard est ahurissant.M.Morneau n\u2019est pas propriétaire d\u2019un dépanneur, il est multimillionnaire.Au moment de sa nomination, il détenait des actions évaluées à 43 millions dans l\u2019entreprise Morneau Shepell.Mme Dawson a reconnu mardi qu\u2019elle ne lui avait pas déconseillé d\u2019avoir recours à une fiducie, mais qu\u2019elle lui avait dit qu\u2019elle n\u2019était pas nécessaire.De quoi douter de son jugement à elle aussi.Avec son assentiment, le ministre a opté pour une solution incluant le recours à une personne-écran chargée de le prévenir des risques de conflits réels ou apparents, ce qui ne l\u2019a pas empêché de piloter un projet de loi qui, selon le Nouveau Parti démocratique, risque de bénéficier à Morneau Shepell.Selon le professeur Andrew Stark, de l\u2019Université de Toronto, un écran n\u2019est jamais ef?cace dans le cas de ministres détenant une grande fortune, comme M.Morneau.Aux États-Unis, le secrétaire au Trésor, l\u2019équivalent de notre ministre fédéral des Finances, est tenu de mettre ses avoirs dans une ?ducie sans droit de regard.Son pouvoir d\u2019in?uence sur l\u2019économie est trop important pour risquer ne serait-ce que l\u2019apparence d\u2019un con?it d\u2019intérêts.Les exigences doivent être les mêmes au Canada.Si la loi n\u2019est pas suf?samment claire, clari?ons-la, mais il faut que le ministre des Finances soit obligé de se défaire de ses avoirs ou de les mettre en ?ducie, sans échappatoire possible.Cette règle doit aussi s\u2019appliquer à tous les ministres quand leurs décisions peuvent in?uer sur la valeur de leurs actifs.Il ne faut pas se leurrer : la cession, à un coût nul, de 50,01% du programme de la CSeries au géant européen Airbus est un cuisant échec pour Bombardier et le gouvernement Couil- lard.C\u2019est le geste désespéré d\u2019une société qui doit abandonner son rêve de jouer dans la cour des grands de l\u2019aéronautique.Mais tout n\u2019est pas perdu : les emplois ne sont pas menacés pour l\u2019heure et Airbus peut trouver un intérêt à renforcer, à partir de Montréal, sa présence en Amérique du Nord.l y a deux ans, l\u2019injection par Investissement Québec de 1,3 milliard dans le programme de la CSeries de Bombardier devait assurer la pérennité au Québec des activités liées au nouvel avion « pour une période d\u2019au moins 20 ans », avançait le gouvernement Couillard avec un optimisme qui apparaît aujourd\u2019hui tout à fait irréaliste.Deux ans plus tard, rien ne va plus.Les dernières commandes de la CSeries reçues par Bombardier remontent au printemps 2016 et la commande de Delta Airlines est compromise en raison des droits compensateurs imposés à l\u2019avion par les Américains à la suite d\u2019une plainte de Boeing.Qu\u2019elle soit justifiée ou non ne change rien à l\u2019affaire : les procédures dureront des années.Bombardier devient par tenaire minoritaire, avec une par t de 31 %, et Investissement Québec voit sa participation réduite à 19 %.Si les ventes de la CSeries vont bien \u2014 on compte accaparer la moitié du marché de 6000 avions de cette catégorie en 20 ans \u2014, il y a for t à parier qu\u2019Airbus rachètera ces participations.En ver tu de l\u2019entente, la société peut forcer leur vente à compter de 2023 au prix courant.Adieu veau, vache, cochon, couvée.Mais pour ce qui est des emplois, l\u2019entente prévoit le maintien de quelque 2000 postes à l\u2019usine d\u2019assemblage et au siège social de Mirabel au moins jusqu\u2019en 2041, selon Bombardier.Airbus construira toutefois une chaîne de montage plus petite à ses installations de Mobile, en Alabama, afin d\u2019approvisionner le marché américain.On évite ainsi les droits compensateurs colossaux : un pied de nez à Boeing.Avec cette entente, Airbus est certes le grand gagnant.La société acquiert pour rien la moitié de la valeur d\u2019un nouvel avion performant dont la conception est achevée.Mais Bombardier était dans un cul-de-sac.Et plus les doutes sur la viabilité à long terme du programme de la CSeries s\u2019af fermis- saient, moins les acheteurs se présentaient.Les carottes étaient cuites.« C\u2019était Boeing, Airbus ou les Chinois », a signalé Philippe Couillard à l\u2019Assemblée nationale.La CSeries ne pouvait survivre sans un partenaire stratégique.Avec Airbus, la CSeries obtient l\u2019accès au marché et la pérennité du programme ne sera plus remise en doute.Même si sa participation est réduite, le gouvernement peut espérer récupérer sa mise.Sans débouché, il perdait tout, de toute façon.L\u2019entente présente un autre avantage, plus général, celui- là.Le Québec, dont l\u2019économie est beaucoup trop dépendante des États-Unis, a tout intérêt à diversifier ses marchés d\u2019exportation.C\u2019est dans cette optique qu\u2019il s\u2019est fait le promoteur de l \u2019Accord économique et commercial global (AECG) avec l\u2019Europe.Cette diversification est d\u2019autant plus souhaitable que les États-Unis, avec la montée d\u2019un protectionnisme irrationnel encouragé par Donald Trump, sont un partenaire de moins en moins fiable.L\u2019entente avec Airbus pourrait permettre au Québec et à l\u2019Europe de tisser des liens étroits en matière d\u2019aéronautique dans la foulée de cet accord de libre-échange.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Le désengagement de nos gouvernements Alors que je me prépare à renouveler ma modeste contribution annuelle à Centraide Québec\u2013Chaudière-Appalaches, j\u2019apprends avec stupéfaction en consultant le site Internet de cet important organisme de partage que plus d\u2019une personne sur cinq de notre région (20%) compte cette année sur le soutien de Centraide ! Tout ça quelques semaines seulement après que nos médecins inc.(les généralistes cette fois-ci) eurent à nouveau bénéficié des largesses de l\u2019État pour obtenir des augmentations salariales indécentes par souci, nous a-t-on fait croire, d\u2019équité avec leurs homologues ontariens et médecins spécialistes québécois (qui étaient sans gêne passés à la caisse un peu plus tôt).Cet exemple, cet autre exemple, illustre parfaitement bien à quel point nos gouvernements se sont à maints égards désengagés de leur mission centrale de redistribu- L I B R E O P I N I O N J E A N - P H I L I P P E V E R M E T T E Directeur du Carrefour alimentaire Centre-Sud et directeur des interventions et politiques publiques au Laboratoire sur l\u2019agriculture urbaine À la lecture des plateformes électorales des deux principales formations politiques municipales, force est de constater qu\u2019encore une fois, l\u2019alimentation ne pèsera pas lourd dans les urnes.Quelques mentions ici et là d\u2019alimentation, mais trop peu d\u2019idées tangibles et prometteuses pour Montréal au cours des prochaines années.Pourquoi si peu d\u2019appétit de nos villes pour la chose alimentaire ?On y parle de transports collectifs, de projets d\u2019infrastructures, de tourisme et de développement économique, de sports et de loisirs, des champs de compétences municipales, j\u2019en conviens.Mais à qui appartient la compétence alimentaire ?Les villes peuvent-elles intervenir sur les questions alimentaires, et si tel est le cas, que faire ?Bon nombre d\u2019individus s\u2019en remettent à la bonne volonté des agriculteurs, des transformateurs et des grandes enseignes de mise en marché pour régler (ou non) les dysfonctions engendrées par le système alimentaire actuel.Déjà, en 1929, le fonctionnaire municipal attitré au dossier du commerce à la Ville de New York écrivait dans son ouvrage How Great Cities Are Feed que l\u2019un des principaux rôles des autorités municipales, régionales et nationales était d\u2019éliminer les obstacles politiques et économiques à la libre circulation des aliments.Près de 100 ans plus tard, nous assistons à un flagrant constat d\u2019échec de ce désengagement politique de l\u2019alimentation aussi bien en ville qu\u2019à la campagne, au nord comme au sud.Agriculture régionale tournée vers les marchés d\u2019exportation, création de déserts alimentaires, externalités environnementales néfastes de plusieurs activités agricoles, manque de relève dans plusieurs secteurs alimentaires (agriculture, cuisine, service à la clientèle), hausse du prix des aliments de base, perte de variétés et d\u2019essences indigènes, et j \u2019en passe\u2026 La liste d\u2019épicerie pourrait remplir à elle seule la page de ce journal.Quelques défis Devant cet immense défi collectif, quel rôle pour nos municipalités en 2017 ?[\u2026] Pourquoi ne pas se lancer le beau défi d\u2019en faire un peu plus sur la question alimentaire ?On pourrait mettre un peu plus de produits locaux dans l\u2019assiette des citoyens en soutenant davantage les marchés publics.Reconnaître le droit de se nourrir autrement que par un acte commercial en redéveloppant un programme d\u2019agriculture urbaine digne de ce nom, comme ce fut le cas en 1974 lors de la création du programme des jardins communautaires de la Ville de Montréal, qui fut pendant près de deux décennies un modèle à travers le monde.Soutenir davantage les Amélie Mo- rency (Food Room) de ce monde, qui ont de grands rêves pour Montréal, mais qui ont dû abandonner leur projet faute d\u2019appuis suffisants.Et, rêvons encore davantage, pourquoi ne pas créer des synergies en favorisant l\u2019implantation de marchés publics aux abords des stations de métro, favorisant ainsi aussi bien le transport actif que la saine alimentation ?Prévoir des commerces alimentaires de proximité dans les plans de développement résidentiel des nouveaux quartiers, revoir le menu des cafétérias, arénas et centres sportifs, exiger un pourcentage d\u2019arbres fruitiers dans la politique de l\u2019arbre, jouer le rôle de faci- litateur dans l\u2019utilisation temporaire de terrains vacants pour des usages agricoles.L\u2019un des exemples les plus inspirants en ce qui concerne le rôle des villes quant à la chose alimentaire est probablement la Ville de Munich.À la fin des années 1980, la Ville devait changer son système de captation des eaux devenu désuet.Au lieu d\u2019investir des milliards de dollars dans l\u2019implantation de ce nouveau système, la Ville décida de subventionner la transition des fermes en amont du bassin versant de la ville à l\u2019agriculture biologique.Mais la beauté de l\u2019exemple ne s\u2019arrête pas là, car la Ville décida d\u2019approvisionner les écoles de Munich en fruits et légumes bios issus de cette même agriculture.Bilan 20 ans plus tard : Munich possède le plus grand système naturel de captation des eaux de l\u2019Europe, les écoliers mangent bio et, devinez quoi, la Ville a économisé de l\u2019argent ! À quand un projet similaire pour Montréal ?Bref, ce ne sont pas les idées qui manquent.Pourtant, l\u2019alimentation ne sera pas un enjeu de la prochaine campagne électorale municipale.L\u2019alimentation, enjeu oublié de la campagne électorale municipale FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET tion de la richesse collective et de soutien aux plus démunis (qu\u2019on se prépare d\u2019ailleurs à «couper»), et ce, pour en donner toujours plus à ceux et à celles qui crient plus fort, qui ont du pouvoir et qui ont bien sûr déjà les poches (et des comptes bancaires) bien remplies.Pour moi, une société démocratique moderne, soucieuse du bien commun, de justice et d\u2019équité, ce n\u2019est pas ça.En fait, les choix politiques et financiers que nos élus font depuis plusieurs années me désolent, m\u2019attristent même, profondément.Et c\u2019est probablement pour cette même raison qu\u2019une grande partie des Québécois font preuve de cynisme et, pire, ont totalement perdu confiance dans leurs gouvernements\u2026.Oui, bien sûr, je renouvellerai avec empressement ma contribution à Centraide, pour 2018.Et j\u2019invite tous ceux et toutes celles qui en sont capables à faire de même.Denis Laberge Québec, le 16 octobre 2017 MAINMISE D\u2019AIRBUS SUR LA CSERIES L\u2019aigle et la proie RÈGLES SUR LES CONFLITS D\u2019INTÉRÊTS Plus de muscle, SVP ! I L MANON CORNELLIER ROBERT DUTRISAC La réglementation du vélo d\u2019hiver Certains croient avoir une bonne idée en interdisant la pratique du vélo en hiver.Un peu de réalisme fait voir que c\u2019est non pertinent.Il faudrait d\u2019abord décider à quelles dates commence et finit l\u2019hiver.Le climat de Montréal étant ce qu\u2019il est, ce n\u2019est pas si simple : l\u2019auteur a déjà fait du vélo en décembre, janvier et février sur de l\u2019asphalte bien sèche et sécuritaire ! (On imagine que ceux qui détestent les cyclistes voudraient faire durer l\u2019hiver du 15 octobre au 15 mai !) Vaut mieux laisser les cyclistes juger eux-mêmes de la situation et ne pas oublier que le vélo n\u2019est pas qu\u2019un loisir, mais aussi un moyen de transport tout comme l\u2019auto, l\u2019autobus ou le métro.Pierre Gagnon Le 16 octobre 2017 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).S Y L V I E R O C H O N Professeure de philosophie au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu lors que le référendum catalan soulève bien des passions au Québec, il est moins question chez nous des conséquences du référendum sur l\u2019indépendance du Kurdistan irakien qui a eu lieu le 25 septembre dernier.Et si les regards occidentaux se tournent vers le Kurdistan depuis quelques années, c\u2019est surtout à cause des affiliations militaires (notamment avec les États-Unis) qui font des Kurdes des joueurs importants dans le conflit international qui met en scène le groupe État islamique.Pourtant, d\u2019autres enjeux que la politique internationale (aussi importante soit-elle) touchent l\u2019organisation so- ciopolitique actuelle des Kurdes et l\u2019avenir de leurs particularités culturelles.La littérature permet de nous y sensibiliser.La littérature est en effet une porte d\u2019entrée privilégiée pour éclairer certains angles des phénomènes sociaux nécessairement complexes.Au Québec, au cours des années 1960 et 1970, il est indéniable qu\u2019Anne Hébert (soumission à la religion), Marie-Claire Blais (pauvreté sociale) ou encore Hubert Aquin (identité et nationalisme) ont joué un rôle considérable dans l\u2019éveil des consciences.Dans l\u2019Algérie et la Kabylie actuelles, le travail remarquable que font respectivement Amin Zaoui, Kamel Daoud et Boualem Sansal pour dénoncer l\u2019emprise de la religion musulmane sur les consciences individuelles mérite d\u2019être souligné.Le Kurdistan a aussi ses écrivains engagés dans la défense de leur culture par la revendication des droits individuels (Murathan Mungan, Murat Özysasar, par exemple) ou par le rappel de faits politiques récents qui forcent les Kurdes à s\u2019exiler (Salim Barakat).Parmi ces écrivains critiques quant au rôle des groupes nationalistes dans les différentes régions du Kurdistan (Syrie, Irak, Turquie, Iran) se démarque l\u2019écrivain Fawaz Hus- sain, exilé en France en 1978.Nous croyons que cet écrivain doit être lu et entendu au Québec parce qu\u2019il est une référence certaine dans la démystification de l\u2019exil et des problèmes culturels en territoire kurde.Un écrivain sensible à la précarité de la langue kurde Fawaz Hussain est peu connu au Québec.Pourtant, son dernier roman qui sortira dans nos librairies en novembre (12 octobre en France) est son huitième livre en français.Le rêveur des bords du Tigre (Les Escales, 2017) est une histoire belle, émouvante et puissante sur la culpabilité de l\u2019exilé et sur la colère, thèmes portés par un narrateur pacifique et engagé pour la cause kurde.Il ne s\u2019agit pas ici de faire une critique du livre, mais de préciser en quoi l\u2019écriture engagée de cet écrivain contribue à nous sensibiliser à la réalité d\u2019un peuple pour lequel un génocide culturel est à craindre.La langue kurde, parlée par plus de 25 millions de personnes, est menacée à cause de l\u2019assimilation des groupes kurdes aux politiques des pays avec lesquels ils sont liés par les aléas de l\u2019Histoire.En tant que Kurde syrien, Fawaz Hussain a bien démontré dans son roman autobiographique Les sables de Mésopotamie (Points, 2016) comment l\u2019imposition de la langue arabe dans les écoles kurdes a nécessairement mis en retrait cette langue maternelle parlée à la maison mais ignorée dans les manuels d\u2019éducation : « Pendant les premières années de ma scolarité à l\u2019école catholique, je ne comprenais pas pourquoi l\u2019enseignement se faisait en d\u2019autres langues que ma langue maternelle, celle des contes de mère Fawzo et des légendes d\u2019oncle Sheikhmous.À l\u2019école, on pouvait apprendre l\u2019arabe, le français, l\u2019arménien, et même le martien s\u2019il existait, mais le kurde, on ne l\u2019apprenait pas.» Il est clair que la langue est le facteur le plus critique aux yeux de Fawaz Hussain.Et là où son dernier roman permet de mieux comprendre les ramifications entre politique et culture, c\u2019est qu\u2019il campe son narrateur dans la ville la plus importante du Kurdistan turc, Diyarbakir, alors même que la Turquie est soupçonnée par nombre d\u2019observateurs de planifier un génocide kurde sur son territoire.En effet, et en marge de toute dénonciation de la part des États occidentaux, des représentants de groupes politiques kurdes ont été assassinés au cours des dernières années, des villages et des villes ont été attaqués, voire rasés, des maisons et des bâtiments industriels ont été détruits.Les gens sont pris dans le terrible étau de la guerre contre le terrorisme.Ainsi, même les groupes visant l\u2019autonomie en territoire kurde (lesquels, de plus, sont souvent des rivaux idéologiques) ne peuvent assurer la défense des individus.Depuis le milieu des années 1980, plus de 40 000 Kurdes auraient perdu la vie.Cette menace terrible qui pèse sur eux tous les jours fait en sorte que plusieurs veulent tout simplement la paix, même si le prix à payer s\u2019avère le renoncement aux droits territoriaux et à leur culture spécifique et millénaire.C\u2019est donc cette colère contre l\u2019assimilation, mais aussi contre le renoncement des Kurdes eux-mêmes qui nous permet, à la lecture du Rêveur des bords du Tigre, de nous familiariser avec la situation réelle des individus, alors que le peu que nous voyons dans les actualités touche sur tout les r ues dévastées par la guerre.En déambulant avec Farzand, le narrateur, nous voyons comment, dans les activités de tous les jours, le renoncement à la langue devient peu à peu le renoncement à soi.[\u2026] Nous avons intérêt à lire des écrivains qui partagent avec nous le respect de leur langue et qui luttent pour sa pérennité.Fawaz Hussain nous of fre encore une fois un roman d\u2019une grande portée ontologique et nous fait comprendre que si les armes tuent et que les obus dévastent, l\u2019assimilation n\u2019est pas en reste lorsqu\u2019il s\u2019agit de rayer un peuple de la carte du monde.Pour mieux comprendre la question culturelle kurde P A T R I C K B A R N A R D Membre du conseil de la Coalition verte est surprenant, mais sur le plan national, en avril 2016, le Conference Board a donné au Canada une note misérable pour sa performance environnementale : « Le Canada écope d\u2019un \u201cD\u201d et se classe 14e sur 16 pays, disait l\u2019organisation économique, devançant seulement les États-Unis et l\u2019Australie.» Presque au même moment en 2016, à la Maison du développement durable, au cœur de Montréal, une assemblée d\u2019experts environnementaux a aussi donné des notes de «D» et «D-» à la Ville de Montréal pour ses efforts dans le domaine de l\u2019environnement.La réalité est donc la même à travers le pays et dans notre ville.Comment se fait-il que Montréal ait accompli si peu pour l\u2019écologie de son territoire ?L\u2019explication est aussi claire que décevante.Depuis son élection en 2013, le maire Denis Coderre a démontré une indif férence totale vis-à-vis de l\u2019environnement.Dans cette histoire, le diable est dans les détails, et il vaut vraiment la peine de les examiner pour voir l\u2019énorme décalage entre les mots et les actions dans la gouvernance récente de Montréal.Une attitude anti-environnementale?L\u2019administration Coderre a commencé l\u2019année 2014 en coupant 17 millions du budget triennal de 36 millions pour l\u2019acquisition et la conservation des milieux naturels.Cette diminution de 47 % était un signe brutal d\u2019une attitude anti-environnementale.Très vite cependant, un virage à 180 degrés s\u2019opérait.À la suite de pressions du public, le comité exécutif de Montréal a reconnu en 2015 que la ville avait besoin de 2000 hectares de milieux naturels de plus pour atteindre ses propres buts, et ainsi passer de 6% à 10% de son territoire en milieux naturels «conservés».Moins d\u2019argent dans le budget municipal donc, mais plus d\u2019ambition \u2014 en paroles, à tout le moins.Le 15 juin 2016, M.Réal Ménard (responsable au Comité exécutif de Montréal du développement durable, de l\u2019environnement, des grands parcs et des espaces ver ts) et M.Daniel Hodder (chef de division à la Direction des grands parcs et du verdissement de la Ville de Montréal) se sont réunis avec quatre membres de la Coalition verte de Montréal ainsi que Tommy Monpetit, militant environnementaliste de Longueuil.M.Hodder a parlé de corridors de biodiversité, de gestion écologique, de mise en valeur d\u2019une Trame ver te, d\u2019agrandissement des parcs-nature \u2014 toutes de nobles aspirations pour l\u2019avenir, mais aucune réalisation déjà en place.Le projet «paysage humanisé», par exemple, mentionné par MM.Ho- der et Ménard, concerne des terres agricoles sur l\u2019Île-Bizard, mais cette initiative dépend du gouvernement provincial et elle n\u2019a pas été bouclée à ce jour.L\u2019administration Coderre aime cependant laisser l\u2019impression que le projet est un fait accompli.Dans cette même réunion de juin 2016 avec les environnementalistes, il y eut un moment de vérité : M.Hodder a admis que la Ville de Montréal a acquis seulement 61 hectares de milieux naturels depuis 2013 \u2014 une partie infime des 2000 hectares requis.Il y a deux semaines, en 2017, la Ville de Montréal a confirmé de nouveau à la Coalition verte qu\u2019elle n\u2019avait acquis que 61 hectares depuis 2013.Au conseil municipal de Montréal du 21 août, j\u2019ai questionné le maire Coderre au sujet de ce que j\u2019ai appelé «la faillite environnementale» de son administration.M.Ménard a répondu pour lui, en citant ces mêmes données de 2016, mais sans répéter le vrai chiffre de seulement 61 hectares acquis.Il faut voir la vérité en face \u2014 Montréal se classe au dernier rang des villes canadiennes pour les milieux naturels protégés par habitant.Il y a deux moyens de changer la donne: l\u2019acquisition de milieux naturels et un usage très proactif des pouvoirs de zonage.Équipe Coderre n\u2019aime pas les acquisitions et elle a peur d\u2019employer ses propres pouvoirs municipaux pour l\u2019avancement de l\u2019environnement.Nous recevons donc les notes environnementales que nous méritons: «D» pour le Canada et «D-» pour Montréal.Équipe Coderre et l\u2019environnement : une note de « D- » H arvey Weinstein est l\u2019illustration ultime du danger qui guette toujours les femmes.Partout où l\u2019homme est puissant et la femme, jeune et vulnérable, une rencontre avec le gros méchant loup est quasi assurée.Mais ça, Donald Trump, Jian Gho- meshi, Dominique Strauss-Kahn et combien d\u2019autres nous l\u2019avaient déjà démontré.Pas très surprenant, non plus, le silence que les victimes ont gardé toutes ces années, ni l\u2019omertà qui régnait dans le milieu.Dans un monde qui consiste à exposer la chair fraîche, le merveilleux monde du show-business, à sexualiser le moindre nombril, personne n\u2019a le droit de cracher dans la soupe.La véritable révélation dans cette histoire est plutôt, si on se fie aux allégations, le côté pervers de l\u2019homme lui-même.Avant l\u2019énormité qu\u2019est Har vey Weinstein, la grossièreté immonde du personnage, avait-on bien saisi la sexualité maladive, le power trip pornographique au cœur de ces agressions à répétition?C\u2019est toute une découverte.Qu\u2019un homme ait une sexualité débridée, comme c\u2019était le cas, dit-on, de John F.Kennedy, qu\u2019il ait envie, comme bien des vedettes du monde culturel ou politique, de se taper tout ce qui bouge pour satisfaire son ego ou sa libido, c\u2019est une chose.Mais qu\u2019un homme \u2014 et pas n\u2019impor te lequel, le producteur de cinéma le plus influent des trente dernières années \u2014 attende son prochain rendez-vous, toujours selon les témoignages, tout nu dans le bain, pourchasse sa jeune collègue autour d\u2019un d ivan comme un gamin, souligne son pressant besoin sexuel en se masturbant devant elle et a i l le jusqu\u2019à s\u2019exposer dans un restaurant en dit long sur l \u2019espèce d\u2019abêt issement sexuel dont ces gestes témoignent.On croyait la misère sexuelle disparue avec les années 1960, mais grâce aux Harvey Wein- stein, Bill Cosby, Dominique Strauss-Kahn et Roman Polanski de ce monde, voilà qu\u2019elle revient, plus sordide, plus glauque et plus violente que jamais.Curieusement, Weinstein a tenté de se défendre en invoquant justement la libération sexuelle.« Ah, désolé, dit-il à la jeune mannequin italienne qu\u2019il avait tenté de peloter, j\u2019y suis habitué », invoquant plus tard le fait d\u2019avoir grandi dans les années 1960.Comme si les mœurs libérales de ce moment-là avaient éliminé toute frontière, toute décence et, surtout, toute considération pour sa partenaire.Si la libération sexuelle a trop souvent fonctionné à sens unique, assouvissant le désir sexuel mâle bien avant celui du sexe opposé, elle a permis \u2014 une fois conjuguée à la libération des femmes quelques années plus tard \u2014 de sortir la sexualité des boules à mites, de cesser de l\u2019entrevoir comme quelque chose de vaguement, voire de profondément honteux, quelque chose qu\u2019on faisait comme un vol à l\u2019étalage, vite, mal et dans le noir de préférence.Or, Har vey Weinstein, le dieu de Miramax, semble aborder la sexualité précisément de cette façon, de la même manière que les jeunes Ontariens venus au Québec pour se saouler la gueule abordent l\u2019alcool : sans le moindre contrôle, sans la moindre notion de quoi il s\u2019agit, comme un genre de cri primal.C\u2019est laid, mais faut que ça sorte.Bref, en parfait animal.En 1963, Betty Friedan dénonçait dans un livre désormais célèbre, La femme mystifiée, « le problème qui n\u2019a pas de nom».Son brûlot levait le voile sur la détresse des femmes captives de leur rôle de ménagère.Et si nous faisions face à un nouveau problème sans nom ?Si la déferlante d\u2019agressions sexuelles subies par les femmes encore aujourd\u2019hui, malgré des décennies de conscientisation et de progrès, reposait, outre le mépris qui perdure à leur égard, sur une certaine sexualité masculine tout croche?Comment réconcilier, selon les accusations qui ont été déposées, qu\u2019un dieu du petit écran drogue des femmes pour mieux les tripoter (Bill Cosby), qu\u2019un grand cinéaste viole une petite fille de 13 ans (Roman Polanski), que le directeur du Fonds monétaire international séquestre et agresse sexuellement une femme de chambre, plonge sa main dans le décolleté d\u2019une journaliste venue l\u2019interviewer (Dominique Strauss- Kahn) ?Comme Har vey Weinstein, il y a quelque chose ici qui ne colle pas entre ces comportements délirants, déviants, voire criminels, et le comportement de tous les jours de ces mêmes hommes reconnus pour leur intellect et leur savoir-faire.Il y a carrément quelque chose qui se détraque sur le plan sexuel.On parle beaucoup actuellement de «masculinité toxique» comme façon d\u2019étiqueter le machisme qui perdure.Mais le vrai danger qui guette les femmes, celui qu\u2019elles risquent de payer plus chèrement encore, réside dans cette sexualité psychopathe, cette masculinité malade à la Harvey Weinstein.L\u2019homme animal FRANCINE PELLETIER C\u2019 Montréal se classe au dernier rang des villes canadiennes pour les milieux naturels protégés par habitant A HASSAN AMMAR ASSOCIATED PRESS Des gens participant à une manifestation d\u2019appui au référendum kurde à Beyrouth, au Liban.La langue kurde, parlée par plus de 25 millions de personnes, est menacée à cause de l\u2019assimilation des groupes kurdes aux politiques des pays avec lesquels ils sont liés par les aléas de l\u2019Histoire.La sexualité masculine est en crise, révèle l\u2019affaire Weinstein L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 1 8 O C T O B R E 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S célèbre district de la ville de New York, «en vue de réaliser plus de profits », ce fut, chez lui, adolescent, l\u2019une des « premières observations des vices du capitalisme ».N\u2019était-ce pas l\u2019équipe majeure qui brisa un tabou en recrutant un joueur noir ?Ce joueur, Jackie Robinson, s\u2019était d\u2019abord illustré à Montréal, dès 1946, dans un club-école des Dodgers : l\u2019équipe des Royaux, où ne sévissait pas la ségrégation raciale présente aux États-Unis avant qu\u2019une loi fédérale, le Civil Rights Act de 1964, ne l\u2019interdise.Avec le départ des Dodgers, Sanders prit conscience de l\u2019exclusion sociale et des difficultés des classes modestes comme la sienne.Son père était arrivé en Amérique de la Pologne à 17 ans sans le sou pour devenir vendeur au service de fabricants de peinture.Cependant, la vie semblait plus prometteuse à la nouvelle génération.À l\u2019Université de Chicago où il obtiendra un diplôme de premier cycle en sciences politiques, le jeune homme suit les cours sans enthousiasme, ne prépare guère les examens, mais dévore une multitude de livres sur tous les sujets.Il découvre, écrit-il, «que l\u2019Amérique n\u2019avait pas toujours été \u201cla terre de liberté et la demeure des braves\u201d que proclame son hymne national et que notre pays n\u2019avait pas toujours penché du bon côté de l\u2019Histoire».Moins intellectuel que Noam Chomsky, autre grande figure d\u2019ascendance juive de la gauche américaine, moins porté que lui sur de profondes et originales réflexions au sujet de l\u2019évolution internationale, Sanders possède toutefois une qualité unique.Il sait toucher la sensibilité populaire la plus intime de la nation.Incarnation de l\u2019aile progressiste du Parti démocrate, il résume ainsi un succès indéniable : « Plus de 13 millions de voix aux primaires et aux caucus », le fait de remporter « 22 États, dont beaucoup très largement », l\u2019obtention de « 1846 délégués à la convention démocrate », presque partout d\u2019« une forte majorité chez les jeunes ».Et ce qu\u2019il souligne avec le plus de fierté : le financement, sans avoir sollicité les millionnaires et les milliardaires, d\u2019une campagne par environ 8 millions en contributions de 27 $ en moyenne.Cela s\u2019explique par l\u2019affinité naturelle de Sanders avec la classe populaire et la frange progressiste de la classe moyenne.Dès 1968, il s\u2019installa au Vermont, l\u2019un des États américains les plus ruraux, pour y travailler comme petit fonctionnaire, journaliste local et même charpentier.En 1981, il devint maire de Burlington, la plus grande ville de l\u2019État, municipalité d\u2019environ 40 000 habitants, plus proche de Montréal que des métropoles américaines.Pas encore démocrate à l\u2019époque et aux antipodes des républicains, il rappelle avec fierté : « J\u2019étais le seul dans tout le pays à avoir contrecarré le système bipartite et le seul maire socialiste » des États-Unis.On l\u2019élira en 1990 représentant indépendant du Vermont au Congrès américain, puis en 2006 sénateur indépendant à Washington pour le même État.Sous la pression de ses partisans, il décidera enfin de se présenter en 2015 comme candidat à la présidence du pays pour les primaires démocrates.En 1999, Sanders innova en tant que membre du Congrès en emmenant des électeurs de l\u2019autre côté de la frontière pour y constater la disparité éhontée des prix qu\u2019impose aux Américains leur industrie pharmaceutique par rapport au reste du monde.Il raconte : « À Montréal, les larmes aux yeux, des femmes de la classe ouvrière atteintes de cancer du sein ont pu acquérir des médicaments de la même marque commerciale que ceux qu\u2019elles achetaient dans le Vermont, mais dix fois moins chers.» L\u2019homme politique insiste toujours sur le dépérissement de la classe moyenne : 43 millions d\u2019Américains «vivent dans une pauvreté souvent extrême ».Des millions ne peuvent accéder à l\u2019université sans s\u2019endetter, des milliers meurent chaque année, incapables, faute d\u2019argent, de consulter un médecin à temps.À ceux qui lui répliquent qu\u2019avec une dette nationale de 19 400 milliards les États-Unis n\u2019y peuvent rien, il répond : «Nous sommes plus riches qu\u2019à n\u2019importe quel autre moment de notre histoire.» Sanders explique : «Le problème, c\u2019est qu\u2019une fraction trop importante de cette extraordinaire richesse est détenue par le 1% le plus riche et que celui-ci, au lieu de payer sa juste part d\u2019impôts, a bénéficié d\u2019énormes allégements pendant des années.» Son analyse de la crise financière américaine de 2008 et, en définitive, mondiale est simple et très parlante.La solution s\u2019appuie, selon lui, sur un retour à une réglementation plus serrée : «Autoriser les banques commerciales à fusionner avec les banques d\u2019investissement et les compagnies d\u2019assurance en 1999 a été une énorme erreur.Cela a précipité le plus gros plan de sauvetage financé par les contribuables de l\u2019histoire mondiale.» Par une taxe sur les transactions financières, il est grand temps que Washington et Wall Street redonnent aux contribuables et aussi aux plus pauvres ce qu\u2019ils ont enlevé à la société américaine.La révolution de Sanders commence par une justice comprise de tous du premier coup.Collaborateur Le Devoir NOTRE RÉVOLUTION ?Bernie Sanders Traduit de l\u2019américain par Jean-Luc Fidel Les liens qui libèrent Paris, 2017, 528 pages SUITE DE LA PAGE 1 SANDERS «Je suis juif.La perte d\u2019une famille dans l\u2019Holocauste, dont des enfants de mon âge; l\u2019accession au pouvoir d\u2019un fou de droite lors d\u2019une élection libre en Allemagne; une guerre qui a fait 50 millions de morts, dont plus d\u2019un tiers de la population juive de la planète : tout cela a eu un impact indélébile sur ma vie et sur ma pensée.» «Le 10 décembre 2010, j\u2019ai pris la parole au Sénat afin de m\u2019opposer à une autre politique menée par Obama: l\u2019extension de certains abattements fiscaux instaurés par Bush pour les Américains les plus riches.J\u2019ai commencé mon discours à 10 heures 30 et je l\u2019ai terminé huit heures et demie plus tard, ce qui fait de moi l\u2019orateur ayant mené la plus longue obstruction au Sénat depuis bien des années.» «On l\u2019ignore souvent, mais l\u2019employeur qui paie le plus mal en Amérique, ce n\u2019est pas Wal- Mart, ce n\u2019est pas McDonald\u2019s ni Burger King, c\u2019est le gouvernement des États-Unis.» Extraits de Notre révolution Bernie Sanders en trois citations Cela signifie que les revenus de l\u2019État québécois n\u2019ont pas progressé depuis que la saga du gaz de schiste a permis de révéler, en 2010, que la majorité des entreprises payaient en moyenne 10¢ l\u2019hectare pour conserver leurs droits d\u2019exploration.En 2010-2011, par exemple, Québec avait touché un peu plus de 887 000$ pour l\u2019ensemble des permis, qui recouvraient alors une superficie de plus de 81 000km2.Selon ce qu\u2019a précisé le MERN, le montant de 10 ¢ l\u2019hectare demeure la norme pour les cinq premières années d\u2019un permis.Dès la sixième année, le montant passe à 50 ¢ l\u2019hectare.Tous les permis en vigueur ont d\u2019ailleurs été octroyés il y a plus de cinq ans, mais le gouvernement a repoussé leur échéance, le temps de revoir le cadre réglementaire.Enchères Les pétrolières et les gazières paient donc leurs permis d\u2019exploration beaucoup moins cher au Québec que dans les provinces de l\u2019Ouest canadien, où un système de vente aux enchères est en vigueur depuis plusieurs années.Celui-ci rapporte d\u2019ailleurs chaque année des dizaines de millions de dollars.En Saskatchewan, les «permis d\u2019exploration» ont été vendus pour un prix variant entre 25,25$ et 170,86$ l\u2019hectare depuis le début de l\u2019année 2017, selon les données officielles.Pour le seul mois d\u2019octobre, le prix moyen des permis d\u2019exploration a atteint 151$ l\u2019hectare dans cette province où l\u2019industrie des énergies fossiles est très active, notamment en raison du potentiel pétrolier.Au Manitoba, le prix minimal des droits exclusifs d\u2019exploration et de production a été de 4,46$ l\u2019hectare en août dernier.Les entreprises doivent aussi débourser des « frais de location» annuels de 3,50$ l\u2019hectare et des frais fixes «non remboursables» pour participer aux enchères.Si elles souhaitent prolonger la validité d\u2019un permis d\u2019exploration au-delà des trois années prévues, elles doivent s\u2019engager à réaliser un forage.Une telle disposition n\u2019existe pas au Québec.En Colombie-Britannique, une province où la recherche de gaz de schiste a connu une croissance importante au cours des dernières années, les enchères rapportent des millions de dollars chaque année.Les permis d\u2019exploration ont été adjugés en septembre à une moyenne de 575,50 $ l\u2019hectare.Dans le cas des régions les plus prometteuses, les prix des permis peuvent parfois atteindre plusieurs milliers de dollars.Chercheur à l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio-économiques, Bertrand Schep- per estime que ce système d\u2019enchères est le plus avantageux pour les finances publiques.Selon lui, il aurait permis de générer plus de revenus au Québec, même si ceux-ci auraient été moins élevés qu\u2019ailleurs au pays, puisque le potentiel en hydrocarbures reste à démontrer.Un tel système aurait surtout permis d\u2019éviter la « crise » actuelle, selon Karel Mayrand, de la Fondation David Suzuki.« Des entreprises ont acheté plusieurs permis, sur de grandes portions du territoire, pour les conserver plusieurs années sans faire de travaux d\u2019exploration.Tout cela parce qu\u2019ils ne sont pas chers.» Municipalités Ces droits concédés aux entreprises pétrolières et gazières sont en effet à l\u2019origine d\u2019un affrontement entre le gouvernement Couillard et les 300 municipalités qui souhaitent imposer des règles plus strictes que celles décrétées par Québec pour la protection des sources d\u2019eau potable dans le cadre des forages.Ces permis forcent aussi les municipalités à vivre avec la perspective de projets près des secteurs résidentiels, des écoles et des hôpitaux, comme le prévoient les projets de règlements de mise en œuvre de la Loi sur les hydrocarbures.L\u2019Union des municipalités du Québec, qui réclame le retrait de ces projets de règlements, critique d\u2019ailleurs cette omniprésence des permis d\u2019exploration.« Il est certainement discutable que des entreprises puissent \u201créserver\u201d un terrain pour plus tard et outrepasser ainsi les compétences fondamentales des municipalités dans l\u2019aménagement de leur territoire», souligne son porte-parole, Patrick Lemieux.La Fédération québécoise des municipalités exige pour sa part le retrait d\u2019une disposition de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme «qui donne la priorité aux permis minier, gazier et pétrolier sur les schémas d\u2019aménagement des MRC, de même que sur les règlements de zonage et de lotissement des municipalités ».Un des projets de règlements publiés dans la foulée de l\u2019adoption de la Loi sur les hydrocarbures fixe par ailleurs des règles pour la «mise aux enchères» de futurs permis d\u2019exploration.Le hic, c\u2019est que tous les territoires ciblés pour leur potentiel pétrolier ou gazier sont déjà sous permis, certains depuis plus de 10 ans.Québec n\u2019a toutefois pas l\u2019intention de revoir en profondeur les règles qui régissent les permis en vigueur.Au MERN, on précise qu\u2019« il n\u2019est pas dans les plans du gouvernement de racheter les permis d\u2019exploration de certaines entreprises ou encore de leur verser une compensation pour annuler ces permis ».L\u2019Association pétrolière et gazière du Québec, qui représente les entreprises du secteur, n\u2019a pas répondu aux questions soumises à trois reprises par Le Devoir.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PÉTROLE nouveaux capitaux par Bombardier, puis, lundi, de l\u2019entrée en scène d\u2019Airbus.Elle est désormais de 19 %.« Les chances de le récupérer [le 1,3 milliard] sont [toutefois] beaucoup plus élevées qu\u2019elles ne l\u2019étaient il y a quelques jours », a fait valoir le chef du gouvernement.Le « partenariat stratégique » noué par Bombardier et Airbus constitue, selon M.Couillard, une «nouvelle positive pour le Québec».Pour assurer la survie de la CSeries, « c\u2019est un geste qu\u2019il fallait faire », a-t-il martelé, précisant du même souffle que la vente des appareils de la CSeries a été « dif ficile » au fil des derniers mois.La multinationale Airbus ?qui est solidement implantée dans une soixante d\u2019États ?trouvera des débouchés aux avions conçus au Québec, est-il persuadé.« Notre fleuron, notre créativité, notre génie québécois vont voler partout dans le monde», a-t-il insisté.Le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-François Lisée, a prié M.Couillard de cesser de « fanfaronner » moins de 24 heures après la conclusion du partenariat entre Bombardier et Airbus.M.Lisée s\u2019indigne de voir « le fruit de plus de 10 ans de travail du génie québécois » donné à un concurrent de Bombardier « en échange de zéro euro, zéro dollar, zéro kopeck ».« Si Bombardier a signé cette entente-là, c\u2019est parce qu\u2019elle n\u2019avait pas le choix », a soutenu le chef péquiste, précisant que la « faiblesse» de la CSeries « tire son origine » de l\u2019injection de 1,3 milliard d\u2019IQ non pas dans le consortium de Bombardier, mais dans le programme de la CSeries, ce qui a été perçu à tort ou à raison comme une subvention étatique.D\u2019ailleurs, le chef caquiste, François Legault, demande à la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, d \u2019évaluer la valeur marchande du placement ef fectué par IQ il y a deux ans.«M.Couillard a misé 1,3 milliard de notre argent sur cette Série C et, malheureusement, il a perdu.Si j\u2019étais à la place de M.Couil- lard, je serais déçu en tabarnouche », a affirmé M.Legault non sans savoir que la participation d\u2019IQ pourra être achetée à la valeur au marché en 2023.« Pensez-vous qu\u2019Airbus va s\u2019arranger pour que la valeur marchande soit très élevée en 2023 ?» a demandé le cofondateur d \u2019Air Transat.« Il faut avoir fait des af faires un peu dans la vie pour comprendre.» Le chef caquiste a dit espérer que le chef libéral paiera chèrement cette « erreur grave » lors des prochaines élections générales.Changement de ton Le premier ministre a adouci le ton depuis son allocution devant les employés de Bombardier à Mirabel.«Chaque avion qui sort d\u2019ici est un message à Boeing et à M.Trump », avait-il lancé fin septembre, tout en se disant « fier en tabarnouche » de la CSeries.Il dit aujourd\u2019hui avoir donné le feu ver t au transfer t du programme à Airbus, dont le siège social est basé à Amsterdam, « avant tout [pour] protéger les emplois » ébranlés par le vent de protectionnisme en provenance des États-Unis.« C\u2019est la nouvelle réalité américaine.Je dirais même que ça dépasse le parti [républicain] de M.Trump», a-t-il expliqué.Il n\u2019a pas pour autant manqué de souligner, en chambre, que « l\u2019action de Bombardier est en hausse, celle d\u2019Airbus est en hausse [tandis que] celle de Boeing va vers le bas».«C\u2019est la réponse du Québec à ceux qui veulent freiner la créativité québécoise ! » s\u2019est exclamé M.Couillard, tout en montrant du doigt Boeing.En effet, l\u2019arrivée d\u2019Airbus dans le poste de pilotage de l\u2019avion de 100 à 150 sièges a été à l\u2019origine de la plus grosse poussée boursière des dernières années pour Bombardier.M.Couillard a aussi minimisé l\u2019importance de la nouvelle chaîne de montage qui sera mise sur pied par Airbus à Mobile (Alabama) afin d\u2019assembler des appareils de la CSeries destinés à des compagnies aériennes américaines \u2014 Delta, par exemple \u2014 à l\u2019abri des droits compensateurs et des droits antidumping du gouvernement Trump.« On va probablement tripler ou même plus la capacité de production de la ligne de Mirabel », a-t-il prédit à un an des élections générales.La propriété de la CSeries passe entre les mains d\u2019Airbus, mais la production de l\u2019appareil, son assemblage et sa propriété intellectuelle resteront au Canada, a martelé Ottawa.Ce qui protégera les emplois, mais permettra aussi en outre d\u2019en créer d\u2019autres, puisque le siège social mondial de la CSeries sera à Mira- bel, a argué le ministre fédéral de l\u2019Innovation, Navdeep Bains.L\u2019entente de principe entre les deux avionneurs prévoit que seul l\u2019assemblage des avions destinés au marché américain se fasse en Alabama \u2014 le reste se ferait à Mirabel, selon Ottawa.M.Bains anticipe, tout comme M.Couillard, d\u2019«énormes possibilités de vente et de prévisibilité [\u2026] dans une industrie qui a beaucoup de potentiel de croissance».Le Bloc québécois reproche au gouvernement fédéral de ne pas avoir empêché la prise de contrôle de la CSeries par Airbus.Au Parti conservateur, Maxime Bernier a réclamé que le ministre, avant même d\u2019approuver l\u2019entente entre Airbus et Bombardier, « se fasse rembourser tout de suite » le prêt consenti au programme de la CSeries, car désormais «on se trouve à financer une compagnie étrangère».Ottawa récupérera bel et bien les 120 millions versés pour la CSeries, a dit le ministre Bains, mais en vertu de l\u2019échéancier préétabli, qui est secret.Le Québec Inc.renonce à son rêve de voir Bombardier jouer dans les ligues majeures aux côtés d\u2019Airbus et de Boeing.«On aurait rêvé que Bombardier devienne aussi gros que Boeing et Airbus, mais, en pratique, ça ne pouvait pas se produire.C\u2019était impossible», a concédé M.Couillard.Le développement de la CSeries dans l\u2019arrière-cour de Boeing avait dès le début les allures d\u2019une opération kamikaze de la part de Bombardier aux yeux de François Legault.«En tout cas, moi, je n\u2019aurais pas mis de mon argent personnel pour aller me battre contre le 737.» Avec Marie Vastel Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CSERIES RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE "]
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