Le devoir, 4 novembre 2017, Cahier D
[" H É L È N E C L É M E N T à Saint-Georges T outes les images qui s\u2019associent par nature à la Caraïbe se groupent ici : un ciel bleu pétant, des plages de sable blanc; des eaux qui mêlent l\u2019indigo, le turquoise, l\u2019émeraude ; des cocotiers qui ombragent les plages, des cascades, des forêts à explorer ; une population souriante, des maisons colorées, des hôtels et des jardins charmants.Des jardins si beaux, d\u2019ailleurs, que la plus méridionale des îles antillaises \u2014 Trinité et Tobago étant géologiquement reliées au continent sud-américain \u2014 a remporté en mai dernier sa 13e médaille d\u2019or, en 19 ans de par ticipation, au prestigieux RHS Chelsea Flower Show à Londres, sur le thème des jardins botaniques historiques.Mais n\u2019allez pas croire que parce que la Grenade est située à 12 degrés au nord de l\u2019équateur, avec un climat maritime tropical et un sol volcanique riche, ce soit enfantin de jardiner ici.En observant les jardiniers de l\u2019hôtel Radisson au travail, où se tenait il y a un mois la conférence annuelle The State of the Tourism Industry Conference (SOTIC), organisée par la Caribbean Tourism Organization, on note que chaque pétale, feuille, tige est bichonné avec amour.On vénère la nature ici.Même scénario dans l\u2019ensemble des hôtels de l\u2019île, dont plusieurs bordent la baie de Grande Anse, qui rivalisent de beauté par leurs jardins.Certains dédiés aux herbes et aux épices, d\u2019autres à une longue tradition de culture de cacao et de muscade.Quant à la culture de la canne à sucre, raison de la colonisation de la Grenade, elle fut en gros remplacée à la fin du XVIIIe siècle par la noix de muscade introduite par le biologiste et conseiller du roi George III du Royaume-Uni, le botaniste sir Joseph Banks.Les plantations de canne à sucre, quasi inexistantes sur l\u2019île, ont permis par le passé de produire sucre et rhum.Quel - ques distilleries proposent aux touristes de visiter leurs installations.Comme celle de Clar - ke\u2019s Court, la plus importante de l\u2019île, en fonction depuis 1937.On y fabrique un rhum issu de mélasse importée de Guyane et du Panama.L\u2019odeur de muscade Il suffit de se rendre à l\u2019un des marchés de l\u2019île, dont celui de Saint-Georges, pour comprendre pourquoi la Grenade est surnommée « l\u2019île aux épi - ces ».Pas un étal sans bâtonnets de cannelle, curcuma, gingembre, clous de girofle, macis et noix de muscade.« Ce fruit, qui orne le drapeau national, a fait la fortune de la Grenade jusqu\u2019en 2004 », explique la personne chargée de la visite de l\u2019usine de conditionnement Nutmeg Station, à Gouyave, village de pêcheurs qui a vu naître Kirani James, médaillé d\u2019or du 400 mètres aux Jeux olympiques de 2012, à Londres, et médaillé d\u2019argent aux Jeux de Rio.En 2004, donc, le cyclone Ivan, dit « le terrible », dont on parle toujours sur l\u2019île, a ravagé 90 % des muscadiers.Et si l\u2019arbre, originaire des îles Banda, peut atteindre 60 ans d\u2019âge, il lui faut sept à huit ans pour por ter des fruits.Une des raisons qui expliquent que le cacaoyer, qui pousse plus vite, a partiellement remplacé le muscadier à la Grenade.L\u2019ensemble des épices « Le territoire de la Grenade était le deuxième producteur mondial derrière l\u2019Indonésie, et l\u2019ensemble de ses épices faisait vivre 30 000 personnes, précise le guide.De 7000 muscadiers avant Ivan, nous en avons au- jourd\u2019hui entre 3000 et 4000.» Si l\u2019odeur de muscade qui parfume les glaces, les confitures, les ragoûts, le punch\u2026 flotte à nouveau dans l\u2019usine de traitement de Gouyave, il faudra encore du temps pour que l\u2019île regagne ses galons de deuxième producteur de muscade.En attendant, on travaille fort sur l\u2019île.À l\u2019usine Nutmeg Station, les femmes trient les noix, les hommes transportent les lourds sacs de 62,5 kilos destinés à l\u2019exportation.«On a traité cette année 1,5 million de livres de noix de muscade.» Plongeon dans l\u2019art-éco C\u2019est à bord d\u2019un bateau car- riacou, sorte de sloop en bois racé d\u2019origine écossaise, cons - truit de manière ar tisanale dans le village de Windward, sur l\u2019île de Carriacou, que nous mettons le cap sur la baie protégée de Molinère, où se trou ve le parc de sculptures.De la marina de Saint-Geor - ges, il faut dix minutes pour s\u2019y rendre.La capitale de l\u2019archipel accroche à flanc de colline ses rues escarpées et ses maisons colorées.On longe l\u2019île tout en montagnes.Voilà le village de Fon- tenay, puis la baie de Grand Mal.Tous ces noms français rappellent que cet archipel a été, jusqu\u2019en 1763, sous domination française.Les îles de Carriacou et de Petite Mar tinique forment avec celle de la Grenade l\u2019État de la Grenade.Louisiane Au pays du gumbo, du jazz et des bayous Page D 3 Alimentation Abénaquis et Attikameks, des projets à saveur autochtone Page D 5 L\u2019île de la Grenade, longue de 34 kilomètres et large de 19, est montagneuse en son centre et cultivée le long des plaines côtières.Y poussent cacao, vanille, clous de girofle, gingembre, muscade\u2026 d\u2019où son surnom d\u2019« île aux épices».Une petite île volcanique bien verte qui mise sur le développement de son économie bleue.PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Saint-Georges, la capitale de la Grenade, vue de la mer.Ci-dessous : le cacao au moment de la cueillette du fruit.Et tout en bas : des noix de muscade.VOIR PAGE D 4 : GRENADE C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 N O V E M B R E 2 0 1 7 TOURISME GRENADE L\u2019île verte et son or bleu Cette partie des Antilles séduit par sa nature, ses épices, ses randonnées, ses récifs, ses épaves On a traité cette année 1,5 million de livres de noix de muscade Un guide à l\u2019usine Nutmeg Station de Gouyave « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 N O V E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 La plupart des hôtels endommagés, aussi bien dans les Cayos qu\u2019à Varadero, ont profité d\u2019Irma pour améliorer leurs infrastructures.On a réparé les digues et les ponts qui relient les îles et réhabilité l\u2019électricité et l\u2019eau.Aussi, l\u2019aéroport Jardines del Rey, à Cayo Coco, a rouvert le 1er novembre.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne de Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).NEW YORK, 3 OU 4 JOURS à partir de 205 $* Départs : 3, 17 et 24 novembre Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles (ou plus), petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Plani?ez VOS FÊTES! vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES Nous acceptons American Express, Mastercard, Visa.Paiements en personne : carte de débit et argent comptant.Fêtez le passage au Nouvel An 2018 à TIMES SQUARE.Forfaits de 3 ou 4 jours, départs les 29 et 30 décembre 2017.PENSEZ À VOTRE MAGASINAGE DES FÊTES! n s e o NE MANQUEZ PAS ÇA! 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Bahamas, Cuba et les Keys de Floride se souviendront d\u2019Irma.Les images de désolation liées à ces évé- nements ont été marquantes, sans compter les pertes de vie, les logements et les biens détruits, la nature et l\u2019agriculture qui en prennent un coup et les privations qui s\u2019ensuivent pour les gens des îles touchées.Pour certaines, il faudra attendre neuf mois avant de goûter de nouveau au bonheur populaire des ti-nains \u2014 bananes vertes bouillies \u2014, comme il a fallu attendre huit ans avant que les muscadiers de la Grenade, détruits à 90 % par Ivan en 2004, produisent des fruits.Un coup sévère aussi pour l\u2019industrie touristique, qui est pour les îles de la Caraïbe un des grands moteurs de l\u2019économie et qui subit la puissance des images de dévastation passées en boucle sur les chaînes d\u2019information.Certes, il y a des îles où un tourisme de masse est pour le moment impossible.On pense entre autres à Saint-Mar- tin, mais d\u2019autres s\u2019en remettent plutôt bien, Cuba par exemple.À l\u2019invitation d\u2019Air Transat et du ministère du Tourisme de Cuba, Le Devoir s\u2019est rendu sur place afin de rendre compte des travaux de réfection des infrastructures des Cayos \u2014 région du nord de l\u2019île for tement endommagée par Irma.Fidel Castro a dit : « Les mots n\u2019ont pas de sens si on ne peut voir la réalité.» Cette phrase, nous l\u2019avons entendue à quelques reprises durant notre visite.Pour les hôteliers, il est d\u2019une grande importance d\u2019encourager les vacanciers à revenir.Et les nouvelles sont bon nes.La plupart des hôtels endommagés, aussi bien dans les Cayos qu\u2019à Varadero, ont profité d\u2019Irma pour améliorer leurs infrastructures.On a réparé les digues et les ponts qui relient les îles et remis en fonction l\u2019électricité et l\u2019eau.Aussi, l\u2019aéroport Jardines del Rey, à Cayo Coco, a rouvert le 1er novembre.Quant à la presqu\u2019île de Va- radero, touchée avec une moindre intensité par l\u2019ouragan, la vie dans les hôtels, les restaurants et sur les plages a vite repris son cours.Cons cients de l\u2019importance du touris me, les Cubains ont travaillé jour et nuit, sept jours sur sept, pour remettre les Cayos en état.On a utilisé les matériaux destinés à la cons truction de 14 hôtels pour réparer ceux qui existent déjà.Du jardinier aux cuisiniers, aux sauveteurs, plus de 8000 Cubains ont mis la main à la pâte.«Le tourisme est la première industrie de l\u2019île avec plus de 3,5 milliards de dollars de recettes en 2016.Et plus, 333 000 emplois en dépendent de façon directe ou indirecte », a souligné le ministre du Tourisme, Manuel Marrero.Et son message a été très clair dès le lendemain du passage d\u2019Irma : «La saison touristique reprendra comme à l\u2019habitude le 15 novembre.» Un défi que certains hôteliers ont décidé de relever en devançant cette date au 1er novembre 2017.« La meilleure façon d\u2019aider Cuba est d\u2019y venir en vacan ces», a aussi dit Manuel Marrero.Un message qui s\u2019applique à l\u2019ensemble de la Caraïbe, dont on connaît peu la géographie, et qui a été répété à plusieurs reprises lors d\u2019une conférence de trois jours organisée par la Caribbean Tourism Organization sur l\u2019état de l\u2019industrie touristique dans la Caraïbe, qui se tenait à la Grenade \u2014 une région épargnée tant par Irma que par Maria \u2014 du 10 au 13 octobre dernier.Quant à Air Transat, le transporteur a annoncé la reprise de ses vols et de ses opérations, au dépar t de Montréal vers Cayo Santa Maria (SNU), le 11 novembre prochain, et à Cayo Coco (CCC), le 15 novembre.Collaboratrice Le Devoir Cuba après Irma Selon le ministre du Tourisme, la saison reprendra comme d\u2019habitude le 15 novembre Les matériaux destinés à la construction de 14 hôtels ont servi à réparer ceux qui existent HÉLÈNE CLÉMENT Les Cubains ont travaillé jour et nuit, sept jours sur sept, pour remettre les Cayos en état.333 000 C\u2019est le nombre d\u2019emplois qui dépendent, de façon directe ou indirecte, de l\u2019industrie touristique à Cuba. M I R I A N E D E M E R S - L E M A Y à La Nouvelle-Orléans et à Lafayette D es soirées endiablées dans les bars de Frenchmen Street.Une fanfare pour les nouveaux mariés.Un jam de tambours africains au Congo Square pour dire au revoir au pasteur du quartier qui déménage.Une voix suave qui chante des airs de blues au Café du Monde.La Nouvelle- Orléans, c\u2019est d\u2019abord la musique partout, tout le temps.Le soir venu, les touristes envahissent Bourbon Street pour boire des cocktails colorés et faire la tour née des bars de musique in vivo du quartier historique du Vieux carré français.De temps à autre, un nuage déverse des torrents de pluie sur la ville et tout le monde s\u2019abrite sous les balcons des jolies demeures coloniales.Juste au nord du Carré français, il y a Tremé, quar tier symbolique de la culture afro- américaine, qui a notamment été le lieu phare de la série Treme, dif fusée entre 2010 et 2013 sur HBO.Sous le viaduc de l\u2019autoroute, un attroupement attire l\u2019attention.Des dizaines de motards en chandail de cuir et aux bras tatoués y ont stationné leurs bolides.Ils sont réunis autour de tables de plastique pour manger du gumbo, cette fameuse soupe louisianaise épaisse et épicée comportant viande, saucisses ou crustacés.Des haut-parleurs dif fusent une musique criarde qui résonne entre les murs de béton.Curieux pique- nique urbain.Le soleil disparaît derrière les édifices, et les lumières de la ville s\u2019allument.La roue à aubes d\u2019un bateau à vapeur fait des remous dans l\u2019eau du Mississippi.Les calèches circulent devant la cathédrale Saint- Louis dans le couchant.Le son d\u2019une trompette se fait entendre.Et la fête recommence.Lafayette, cœur du pays cajun La maison de notre hôte de couchsur fing , à Lafayette, semble figée dans le temps.Sous les fougères suspendues, de confor tables canapés fleuris trônent sur une longue ter rasse.L\u2019air est chaud, presque immobile.En trame sonore, les cigales chantent à tue-tête.Flotte une impression de réalisme magique des romans de Gabriel García Márquez.Lauren nous accueille à bras ouverts.On saute dans la voiture, direction la sympathique terrasse d\u2019un bar du centre- ville, le Wurst Biergarten.La bière est bonne, le grilled cheese au foie gras aussi.Lauren dit qu\u2019elle est Ca- dienne, et fière de l\u2019être.Et elle n\u2019est pas la seule à Lafayette, la capitale du pays cajun où est né Zachary Richard.Les noms de famille de ses amis sur son cellulaire : Bou- dreau, Savoie, Hébert, Belli- veau, Ouellette\u2026 Tous des descendants des Acadiens qui ont été déportés au XVIIIe siècle et dont l\u2019exode s\u2019est terminé dans les terres marécageuses de la Louisiane.«Du temps de mes grands-parents, on ne pouvait pas parler en français, sinon on était puni », explique la jeune femme en anglais, sa langue maternelle.Résultat : la langue se perd.« Mon village était isolé, alors le français s\u2019est davantage conservé.Dans ma famille, on parle encore en français », ajoute-t-elle.Aujourd\u2019hui, la culture ca- dienne regagne en popularité.Un ami cadien de Lauren revient d\u2019un séjour d\u2019immersion linguistique en Nouvelle- Écosse, où il a acquis une base en français.À la radio, des animateurs parlent dans la langue de Molière et font jouer de la musique traditionnelle.Enfin, le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) coordonne des événements francophones afin d\u2019y promouvoir cette langue.La soirée continue dans un autre bar, le Blue Moon Saloon, où il y a jam de musique cajun.Une dizaine de musiciens assis en cercle jouent de la musique traditionnelle en tapant du pied.À côté du bar, on distribue du riz et du porc dans une sauce épicée.Un délice.Lauren et son amie Katie parlent du carnaval de Lafayette, au printemps : « Le carnaval, ici, est très dif férent de celui de La Nouvelle-Orléans.» À Lafayette, on délaisse les plumes et les jolis masques caribéens qu\u2019on trouve là-bas.Chacun doit plutôt fabriquer son propre déguisement et avoir le visage complètement couvert.Dans le cas contraire, des petits malins armés d\u2019un fouet auront tôt fait d\u2019abattre leur courroux sur le pauvre diable « reconnaissable ».Pendant 24 heures de débauche arrosée, les gens se jouent des tours et essaient, dans un état d\u2019ébriété souvent avancé, de réussir des épreuves, comme celle de grimper sur un mât enduit de graisse ou d\u2019attraper un coq en fuite.Avec un enthousiasme contagieux, les deux amies commencent à planifier le costume qu\u2019elles fabriqueront cette année.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 N O V E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Aujourd\u2019hui, la culture cadienne regagne en popularité.Un ami cadien de Lauren revient d\u2019un séjour d\u2019immersion linguistique en Nouvelle-Écosse, où il a acquis une base en français.À la radio, des animateurs parlent dans la langue de Molière et font jouer de la musique traditionnelle.TOURISME Deux étrangères se rencontrent dans la rue et commencent à jaser de la pluie, du beau temps, de la maison, des enfants.Comme si elles se connaissaient depuis toujours.Puis elles continuent leur chemin le long de ces jolies maisons coloniales à l\u2019allure fanée.C\u2019est cela, la Louisiane : cette chaleur humaine, cette terre de musique, ce gumbo culturel trempant dans les riches saveurs afro-américaines et cajuns.LOUISIANE Au pays du gumbo, du jazz et des bayous La culture cadienne regagne en popularité Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES QUÉBEC HÔTEL MANOIR VICTORIA VIEUX-QUÉBEC Déambuler au cœur de sites historiques, de rues marchandes animées.Découvrir La Maison de la littérature, prendre part à un parcours de peur au Morrin Centre pour célébrer l\u2019Halloween et bien plus.à quelques pas de l\u2019hôtel.Goûter l\u2019automne à la façon des Chefs Jean-Luc Boulay et Arnaud Marchand au populaire restaurant Chez Boulay- bistro boréal.Se prélasser dans le confort douillet d\u2019une chambre contemporaine.Lire le livre oublié, s\u2019offrir un massage boréal au SPA du Manoir.Tentant n\u2019est-ce-pas?Et abordable en plus! À partir de 149 $ par nuit en occupation double.Rabais pour séjour de deux nuits et plus.www.manoir-victoria.com \u2022 1-800-463-6283 En vrac Quand partir.Les meilleures saisons pour voyager en Louisiane sont le printemps et l\u2019automne.Si possible, évitez la chaleur étouffante de la saison estivale et la période des ouragans, qui s\u2019étend de l\u2019été jusqu\u2019au début de l\u2019automne.Les amateurs de musique peuvent faire coïncider leur séjour avec le Festival de jazz de La Nouvelle-Orléans, au printemps.Le Carnaval du Mardi gras est un moment de l\u2019année très festif à vivre en pays cajun (et pour lequel il faut sûrement réserver !).Transport.Il est possible d\u2019acheter des billets d\u2019avion à moins de 300$ aller-retour pour La Nouvelle-Orléans depuis Montréal (en fonction de la saison).Delta et United Airlines offrent notamment des départs fréquents de Montréal.Des autobus font la liaison entre l\u2019aéroport et le cen- tre-ville de La Nouvelle-Or- léans.Autrement, il est possible de prendre un taxi.Dans la ville, le mode de transport tout indiqué est le trolley bus, un tramway électrique qui dessert les quartiers touristiques.Un billet coûte 3$ par jour.Pour se déplacer à l\u2019extérieur de la capitale louisianaise, le plus facile est de louer une voiture.Loger.À La Nouvelle-Orléans, un coup de cœur pour l\u2019auberge NOLA Hostel, rue Ca- rondelet.Chambres spacieuses, petit-déjeuner compris et personnel très sympathique.On propose des tournées des bars, le soir, en compagnie du personnel de l\u2019auberge.L\u2019auberge Indian House Hotel est l\u2019une des plus économiques en ville.En prime: une grande piscine extérieure.Pour plus d\u2019options : hostel- world.com.À noter que le coût des chambres chute habituellement le jour même de la réservation, permettant ainsi d\u2019économiser quand on voyage hors saison.Manger.En Louisiane, la question n\u2019est pas tellement où manger, mais plutôt quoi manger.L\u2019État regorge de plats incontournables.Ceux qui aiment la cuisine épicée et les fruits de mer seront servis! Quelques plats à goûter pendant votre séjour\u2026 Le gumbo : une soupe épaisse et épicée composée de saucisses, de viande ou de crustacés.Rice & beans : vous ne percevrez plus jamais les fèves de la même façon après avoir goûté ce mets fait à la manière louisianaise avec épices et saucisses.La casserole de moules, de pommes de terre et du maïs servis dans une grande assiette à partager.Le po\u2019boy : un typique et imposant sandwich dans un pain baguette.Essayez celui au rôti de porc! Les dents sucrées doivent goûter au fudge au chocolat et aux «pralines» (des pacanes caramélisées) de l\u2019une des nombreuses pâtisseries et chocolateries de La Nouvelle-Orléans.Il faut aussi goûter aux beignets français du fameux Café du Monde, situé au cœur du Vieux carré français.Où sont les alligators ?Cap vers le lac Martin, une splendide réserve naturelle à deux heures de route de La Nouvelle-Orléans.Sous le soleil chaud de septembre, on file sur une autoroute perchée au-dessus des bayous, ces marais formés par les anciens méandres du Mississippi.On entre dans cette Louisiane francophone où vivent les Cajuns (déformation anglaise de Cadiens).Nous louons un kayak chez un sympathique Cajun qui a établi boutique sur les rives du lac.L\u2019embarcation glisse doucement sur les eaux.De majestueux cyprès laissent traîner leur chevelure de lichens dans l\u2019eau.Partout, des grues, des hérons, des cormorans, des canards.Le lac est un véritable paradis ornithologique.Mais on cherche les alligators.Ils sont là, sous l\u2019eau.«Tu n\u2019as pas vu celui qui me tournait autour?» s\u2019exclame un pêcheur sportif, debout dans son kayak.Nous sommes apparemment les deux seules âmes humaines présentes sur le lac à cette heure.Mais le poisson se fait aussi rare que l\u2019alligator ce soir-là.Les oiseaux commencent à piailler à tue-tête.Le ciel s\u2019enflamme avec les derniers rayons du soleil.Puis on voit enfin le pacifique «monstre », un alligator de près de deux mètres qui ondule à la surface de l\u2019eau en s\u2019éloignant doucement.PHOTOS MIRIANE DEMERS-LEMAY Un bar dans le Vieux carré français, quartier historique de La Nouvelle-Orléans À gauche: saxophoniste dans un bar de Frenchmen Street, à La Nouvelle-Orléans.La nuit venue, la musique « in vivo» résonne dans une panoplie de bars de la ville.À droite : un tramway sur Canal Street, à La Nouvelle-Orléans. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 N O V E M B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 «L\u2019Underwater Sculpture Park est devenu l\u2019une des raisons principales d\u2019un voyage à la Grena de, selon Phil Saye, propriétaire du centre de plongée Dive Grenada.En 2012, la galerie sous-marine a été nommée \u201cmerveille du monde\u201d par le National Geographic, belle reconnaissance pour une petite île.» TOURISME L\u2019archipel se trouve à quel - que 150 kilomètres au nord du Venezuela et de Trinidad-et- Tobago.On y parle l\u2019anglais, on conduit à droite et on joue au cricket.À moins de monter à bord d\u2019un bateau à fond de verre pour vivre l\u2019ambiance de cette galerie sous-marine hors du commun, il faut plonger.Avec bonbonne, pour la contempler de plus près, sinon une simple plongée en apnée permet de l\u2019apercevoir.La soixantaine de sculptures grandeur nature reposent à une profondeur de quatre à dix mètres.Le seul hic : les dénicher toutes.La présence d\u2019un guide est appréciée.Ici, Vicissitudes, une étonnante ronde de personnages composée de 26 sculptures de femmes et d\u2019hommes qui se tiennent par la main.Cette sculpture rend hommage aux esclaves morts durant leur traversée de l\u2019Atlantique.Là, Le correspondant perdu, un écrivain assis à une table face à une machine à écrire.Vraiment mystérieux, tout ça! Puis, des dizaines de bustes parfois décharnés et des personnages mystérieux tirés de l\u2019histoire de l\u2019archipel et du folklore local.Tous s\u2019offrent aux coraux multicolores qui les recouvrent peu à peu et aux poissons qui s\u2019y camouflent.Encore quelques coups de brasse, et voilà la célèbre princesse à la muscade, personnage tiré du conte Le mystère de l\u2019île aux épices, de l\u2019auteur gre- nadien Richardo Keens-Dou- glas.S\u2019il n\u2019y avait qu\u2019un seul cadeau à rapporter, je choisirais ce livre pour enfants qui parle de la montagne, d\u2019un volcan, d\u2019un lac de cratère sans fond et d\u2019une jolie princesse qui n\u2019apparaît que si les noix de muscade sont prêtes à être cueillies.«L\u2019Underwater Sculpture Park est devenu l\u2019une des raisons principales d\u2019un voyage à la Grena - de, précise Phil Saye.En 2012, la galerie sous-marine a été nommée \u201cmerveille du monde\u201d par le National Geographic, belle reconnaissance pour une petite île.Chaque année, des sculptures s\u2019y ajoutent au grand bonheur des plongeurs.Avec quelque 50 sites de plongée et l\u2019une des plus grandes collections d\u2019épaves de la Caraïbe, dont la Bianca C, la Grenade est très prisée.» Une île qui sent la muscade du sommet de ses montagnes jusqu\u2019au fond de la mer.Collaboratrice Le Devoir Notre journaliste était l\u2019invitée de la Caribbean Tourism Organization et du ministère du Tourisme de la Grenade.SUITE DE LA PAGE D 1 GRENADE PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT L\u2019œuvre Vicissitudes, à l\u2019Underwater Sculpture Park, un hommage aux esclaves morts durant leur traversée de l\u2019Atlantique, a été réalisée par le sculpteur britannique Jason deCaires Taylor.Elle comporte 26 statues de jeunes femmes et hommes se tenant par la main en cercle, faisant face aux fonds marins.La sculpture est immergée à quatre mètres de profondeur.La leçon d\u2019Ivan Chaque génération d\u2019habitants des îles de la Caraïbe garde en tête au moins un ouragan exceptionnel.En Dominique, à Saint-Martin, Barbuda, Anguilla, Porto Rico, dans les îles Vierges, aux Bahamas, à Cuba\u2026 on se souviendra d\u2019Irma.Ici, ce fut Ivan.Depuis, les Grenadiens construisent des maisons plus solides et s\u2019affairent au développement de leur économie bleue.Entre autres par le rétablissement des récifs coralliens mis à mal par le climat, la surpêche, la pollution et l\u2019urbanisation des littoraux.«En matière de biodiversité, ils sont le pendant sous-marin des forêts tropicales, explique un des conférenciers du SOTIC, Phil Saye, propriétaire du centre de plongée Dive Grenada.Ils offrent nourriture et abri à de nombreuses espèces de poissons et de crustacés, et une protection efficace des plages contre la houle durant les tempêtes.» Au-delà des zones de protection marine, un projet de récif artificiel est en cours à Grande Anse.Mais, unique à l\u2019île, reste la création en 2006 de la première galerie de sculptures sous- marines au monde, destinée à favoriser la repousse des coraux et à fournir un habitat à la faune marine.Une œuvre créée par le sculpteur Jason DeCaires Taylor.En vrac S\u2019y rendre.Air Canada Rouge exploite, au départ de Toronto, un vol par semaine à l\u2019année, et deux fois par semaine de la mi- décembre à avril.Dormir.L\u2019hôtel Radisson Grenada Beach, situé directement sur la superbe baie de Grande Anse, longue de trois kilomètres, est une bonne adresse.Les jardins sont magnifiques et bien entretenus.On y mange les produits locaux et les chambres sont spacieuses.Assurez-vous de choisir une chambre rénovée avec vue sur l\u2019océan, ne serait-ce que pour admirer le coucher du soleil et s\u2019endormir au son du clapotis de l\u2019eau: radisson.com/st-george- hotel-gd/grdgrgr Voir et faire.Saint-Georges, avec son marché particulièrement coloré le samedi, son carénage où s\u2019amarrent les bateaux de plaisance, le fort George construit au début du XVIIIe siècle par les Français et le Grenada National Museum qui présente l\u2019histoire de la Grenade.L\u2019Underwater Sculpture Park, facebook.com/Grena- daUnderwaterSculpture.Au centre de l\u2019île, le parc national de Grand Étang et son magnifique lac de cratère \u2014 peut-être y apercevrez-vous la princesse muscade du conte Le mystère de l\u2019île aux épices \u2014, au sein d\u2019une forêt tropicale peuplée de colibris.Ses sentiers mènent à des chutes spectaculaires (Concord Falls, Amandale Falls) propices à la baignade.L\u2019usine de conditionnement Nutmeg Station, où une fois récoltée, la muscade est traitée.puregrenada.com Un tour guidé de la distillerie Clarke\u2019s Court et de son musée raconte l\u2019histoire de la canne à sucre, du sucre et du rhum à la Grenade.Un moment idéal pour goûter à toute une variété de rhums, blanc, brun, épicé\u2026clarkescourtrum.com/about-us Une visite de la Diamond Chocolate Factory, une entreprise tree-to-bar importante sur l\u2019île.On y fabrique le chocolat biologique Jou- vay.Le site est magnifique ! La bâtisse est une ancienne distillerie de rhum fondée par des moines français en 1774.La plantation est aussi agréable pour une promenade.jouvaychocolate.com Pour des moments inoubliables à bord d\u2019un voilier carriacou : sailingsavvy.com Renseignements.grenada grenadines.com, onecarib bean.org Fabrication du chocolat à la Diamond Chocolate Factory.Pas un étal de marché de la Grenade sans bâtonnets de cannelle, curcuma, gingembre, clous de girofle, macis et noix de muscade.Ci-dessous: le carriacou, un sloop en bois racé d\u2019origine écossaise, construit de façon artisanale dans le village de Windward, sur l\u2019île de Carriacou.La capitale de l\u2019archipel accroche à flanc de colline ses rues escarpées et ses maisons coloniales.Ci-contre : la jolie baie de Grande Anse, reconnue pour ses plages.On y court ou y marche agréablement sur une distance de trois kilomètres. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 N O V E M B R E 2 0 1 7 PLAISIRS D 5 PHOTOS ANDRÉ GILL La couverture du livre Nd\u2019adbokwa, je cuisine, qui a été distribué aux gens de la communauté abénaquise et dont la traduction en anglais est en cours.S\u2019 il est un dossier d\u2019importance qui touche les communautés autochtones éloignées ou en milieu urbain, c\u2019est celui de la sécurité alimentaire.Cela signifie notamment d\u2019avoir accès à une saine alimentation.Les projets pour aider les familles à mieux se nourrir (qualité, prix abordables, informations nutritionnelles, habiletés) peuvent alors prendre différentes formes.Des recettes abénaquises Bannique de tournesol, pâ - tes aux têtes de violon et aux écrevisses, chili du chasseur\u2026 Une trentaine de recettes pour tous les jours ou les occasions figurent au menu de Nd\u2019ad- bokwa, je cuisine, paru au printemps dernier.L\u2019idée de ce livre vient de Raymonde Nolett, éducatrice pour le programme d\u2019aide préscolaire aux Premières Nations (PAPPN) et coordinatrice du projet Avenir d\u2019enfants au centre de santé d\u2019Odanak.Avec ce projet, qui vise le développement global des enfants de 0 à 5 ans et de leurs familles, elle organise des activités pour rejoindre les familles abénaquises.Apprentissage de danses, fabrication d\u2019un fumoir, démonstration de fumage\u2026 Et ce livre de recettes.« Je ne pensais pas que ça allait sortir si beau !» En effet, la petite idée de départ a pris de l\u2019ampleur, notamment sous l\u2019œil d\u2019André Gill, un collègue de Raymonde.Ce dernier l\u2019a accompagnée chez les familles par ticipantes pour photographier tous les plats.« En cuisinant les recettes de nos ancêtres avec de jeunes enfants, on espère garder la culture abénaquise bien présente dans la vie de tous les jours.C\u2019est aussi pour les générations futures », confie au téléphone Raymonde, elle- même abénaquise.Transmettre pour éviter que les coutumes et la langue se perdent est capital pour les communautés autochtones.Le livre de recettes fait ainsi office de gardien de la mémoire.Il a d\u2019ailleurs été distribué aux gens de la communauté et sa traduction en anglais est en cours, car le chef de la communauté d\u2019Odanak souhaite l\u2019offrir aux autres communautés abénaquises qui vivent au Nouveau-Brunswick, dans le Maine et en Ontario.Il est aussi un vecteur per tinent pour apprendre aux jeunes et à leurs parents à faire de meilleurs choix alimentaires et à engranger des connaissances et des compétences culinaires.D\u2019autant plus que le garde- manger abénaquis est plutôt alléchant, car diversifié : des têtes de violon à profusion, du gibier à plumes (oie, canard), du chevreuil, du maïs et beaucoup de poissons (achigan, barbotte, brochet, doré, per- chaude\u2026) qu\u2019on aime fumer.Un bon quart des membres de la communauté d\u2019Odanak, surtout ceux qui vont pêcher à la rivière Saint-François, possèdent leur propre fumoir.Bac-à-minic et Miro Mitcim Le Bac-à-minic (« bleuet », en attikamek), c\u2019est une livraison régulière de fruits et de légumes au Centre d\u2019amitié autochtone de Lanaudière.Le jour J, les familles viennent faire leur marché selon leur budget et leurs goûts.Rien n\u2019est imposé.Juste des aliments frais pour les détourner du prêt-à-manger industriel et de la restauration rapide.«Avec notre partenaire sur ce projet, Bonne boîte bonne bouffe Lanaudière, nous visons toujours la diversité et le juste prix », explique Marcelle Ko- nan, chargée de projets au centre.Par exemple, la livre de pommes de terre est proposée à 1,20 $ au lieu des 1,99 $ des spéciaux des supermarchés du coin.Depuis sa mise en place, en mars 2015, cette formule de minimarché encourage les familles à mieux se nourrir à moindre coût.Elle est appréciée pour sa flexibilité.Mais les bacs restent pleins lorsque les livraisons tombent à des périodes où les familles sont sans le sou (beaucoup sont sans emploi ou ont un emploi à très faible revenu), ou lorsque les conditions météo entravent les déplacements.Même si les services en matière de soins, de santé ou d\u2019éducation du Centre d\u2019amitié autochtone de Lanau- dière s\u2019adressent à toutes les familles autochtones vivant dans la région ou de passage, la communauté attikamek de Manawan représente 90 % de sa clientèle.Toutes les initiatives en matière de sécurité alimentaire du centre tiennent donc compte de cette réalité régionale, à savoir une communauté éloignée et enclavée, encore tournée culturellement vers la chasse, la pêche et la cueillette du bleuet, cuisinant peu.D\u2019où le projet Miro Mit- cim (« bons repas », en attika- mek) que le centre prévoit de mettre en place.En créant une entreprise d\u2019économie sociale, il proposera plusieurs initiatives en lien avec la sécurité alimentaire.Dont un volet transformation.La future cuisine proposera des plats congelés répondant aux goûts de la clientèle en transformant les invendus du Bac-à-minic et en valorisant des ressources locales comme le bleuet, petit fruit phare des Attikameks.Du prêt-à-manger santé ! ABÉNAQUIS ET ATTIKAMEKS Des projets à saveur autochtone (2) 514-601-9226 www.facebook.com/chandelles4elements Confection artisanale de chandelles à base de cire de soya naturelle Coulées à la main avec mèche de bois qui crépite sur demande.Accessoires variés.Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com SOPHIE SURANITI Soupe aux lentilles et à la citrouille PAR HEMÉLA POURAFZAL, CHEF DU RESTAURANT BYBLOS Pour 6 personnes Avec l\u2019hiver à nos portes, je vous propose une petite recette de saison qui vous permettra d\u2019utiliser les citrouilles que vous avez exposées en décoration pour l\u2019Halloween.Vous pouvez utiliser n\u2019importe quelle citrouille.Ingrédients 250 g de lentilles brunes 250 g de citrouille coupée en petits dés de 1 cm Un gros oignon Cumin, sel et poivre Préparation Laver les lentilles afin d\u2019en retirer tout le sable.Passer l\u2019oignon au mélangeur pour le réduire en purée.Mettre dans une grande casserole les lentilles à cuire avec de l\u2019eau salée et l\u2019oignon.À mi-cuisson, c\u2019est-à-dire environ 45 minutes, ajouter les dés de citrouille.Laisser mijoter jusqu\u2019à la cuisson complète des lentilles, soit environ 45 minutes.La soupe ne doit pas être trop épaisse.Au besoin, ajouter de l\u2019eau en cours de cuisson.Ajouter sel, poivre et cumin au goût.BYBLOS LE PETIT CAFÉ 1499, rue Laurier Est Montréal?514 523-9396 bybloslepetitcafe.ca Fêter la baguette artisanale C\u2019est la première fois que l\u2019Association des boulangers artisans du Québec organise la Fête à la baguette artisanale.Le concours a lieu le 10 novembre entre professionnels, et le 11 novembre est la journée pour le grand public.Les boulangeries artisanales participantes vont proposer diverses activités : visite du fournil, démonstrations de fabrication de baguettes, etc.facebook.com/ABAQc Pour les jeunes complètement «choux » Le premier atelier en compagnie du chef Olivier Perret, du restaurant Renoir Sofitel à Montréal, s\u2019est attaqué aux courges.Celui du 19 novembre est un spécial «choux» avec Frédérick Mey, du restaurant Le Bleu Raisin.Le chef montrera aux jeunes de 6 à 11 ans, accompagnés d\u2019un parent (le groupe de 12h30 est ouvert aux adolescents qui peuvent participer seuls), comment apprêter ces légumes de saison.Juste avant, un producteur du Québec leur présentera cette vaste famille de mal-aimés.Nous ne sommes pas en classe! C\u2019est relaxe, on discute, on tripote les légumes, puis tout le monde passe en cuisine avec le chef.Un atelier de deux heures à 25$ (20$ pour un deuxième enfant inscrit), ce n\u2019est vraiment pas cher vu la qualité des installations (cela se passe au niveau mezzanine du marché Jean-Ta- lon), le personnel présent et tout le contenu proposé.En fondant l\u2019OBNL 1, 2, 3\u2026 je cuisine!, Karine Desserre-Pezé souhaite que ces ateliers de cuisine soient accessibles et que se créent des interactions entre chefs, producteurs locaux et jeunes.Plutôt bien parti! facebook.com/cestmoilechef- quebec PEDRO RUIZ LE DEVOIR C\u2019EST MOI LE CHEF! La bannique de tournesol et les pâtes aux têtes de violon et aux écrevisses comptent parmi les recettes du livre Nd\u2019adbokwa, je cuisine. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 4 E T D I M A N C H E 5 N O V E M B R E 2 0 1 7 D 6 MORDU DE JEUX MOTS FLÉCHÉS LE JUNIOR GRILLE BLANCHE SUDOKU MOTS CROISÉS DU SAMEDI MOTS CROISÉS Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 373 Horizontalement I.Criminologue.II.Hélicon.Rapt.III.Ipéca.Cibler.IV.Ers.Rôtie.Râ.V.Ni.Déni.Sein.VI.Aspe.Dos.Csg.VII.Sel.Ponctuel.VIII.Oc.Armée.IX.Immodestie.X.Sablera.Peur.Verticalement 1.Chien-assis.2.Reprise.Ma.3.Iles.Plomb.4.Mic.Dé.Col.5.Icare.De.6.Nô.Ondoyer.7.Onction.Sa.8.II.Scat.9.Orbes.Trip.10.Gal.Ecumée.11.Upérisée.12.Etrangleur.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 374 1.Quand le vert passe au rouge.2.Se retrouve dehors.Ne doit pas venir à manquer.3.Chlore.Conquête sociale.Pourra donc être approuvé.4.Prise de tête peu académique.5.Partie de la pièce.Support de cadavres en cave.Encadre tout.6.Porteur d\u2019étoile.Genre musical.7.Toujours dans la lune.8.Gouffre en région.Essence des forêts tropicales.9.Productions ouvrières.D\u2019un auxiliaire.10.Rapprochements amoureux.11.Refus à Londres.Coiffures vaticanes.12.Travaillent en sous-sol.I.Crée le désordre et pousse dans la descente.II.Mis en appétit.Egalement mais avant.III.Donne le ton.Le maître et tous ses élèves.IV.Sorties du troupeau.Ne pourra plus fonctionner.V.Monstre de papier.Pas souvent entendu.VI.Transformé en salpêtre.Très long ruban africain.VII.Le poste de nos grands-parents.Support provisoire.VIII.Structure d\u2019entreprise.Redouble.IX.Lutta activement pour ses idées.Prendre son temps avant de se décider.X.Risquent de faire beaucoup d\u2019éclats.Sorties de la caisse.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde Vous aimez cette page ?Écrivez-nous pour nous faire part de vos commentaires : redaction@ledevoir.com.GRILLE BLANCHE MOTS FLÉCHÉS LE JUNIOR SOLUTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE "]
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