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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-11-29, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 2 7 2 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Molson quittera Montréal.La brasserie délaissera ses installations construites en 1786 pour élire domicile à Longueuil.Page B 3 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 8 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Pétrole Le projet Bourque, en Gaspésie, serait exploité par fracturation Page A 3 Éthique Bill Morneau dé?e ses pourfendeurs de renoncer à leur immunité Page A 4 H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa E n 1969, le Canada décriminalisait l\u2019homosexualité.Mais cela n\u2019a pas empêché le gouvernement fédéral de traquer les gais et lesbiennes dans ses forces armées et sa fonction publique pour les forcer à démissionner.Le gouvernement de Justin Trudeau s\u2019en est officiellement excusé mardi, of frant du même souffle 110 millions de dollars en compensations et un projet de loi pour radier les casiers judiciaires anachroniques.Le moment était émouvant, à la Chambre des communes.Dans un discours de plus de 25 minutes, le premier ministre a invité à s\u2019imaginer, lorsqu\u2019on a choisi de servir sa patrie en tant que militaire, policier ou fonctionnaire, l\u2019impact que représente le fait « de se faire dire que le pays pour lequel vous seriez prêt à donner votre vie ne veut pas de vous.Vous voit comme défectueux, comme une menace à la sécurité nationale.Pas parce que vous ne pouvez pas faire le travail ou parce que vous manquez de patriotisme ou de courage.Non.À cause de qui vous êtes et des partenaires sexuels que vous avez».Justin Trudeau a évoqué la « fruit machine », une invention commandée par Ottawa à un chercheur de l\u2019Université Carleton dans les années 1960.Le test consistait à obser ver les contractions de la pupille d\u2019un sujet exposé à des photos de nudité.Une dilatation était considérée comme un signe d\u2019excitation sexuelle et donc suspicieuse si elle survenait à la vue d\u2019une personne nue de même sexe que le cobaye.C\u2019était la guerre froide, l\u2019homosexualité n\u2019était pas socialement acceptée, et le gouvernement craignait que l\u2019ennemi russe ne fasse chanter les militaires gais pour accéder à des secrets d\u2019État.(Encore aujourd\u2019hui, d\u2019ailleurs, les fonctionnaires fédéraux ayant besoin d\u2019une cote de sécurité élevée sont soumis au polygraphe et se font interroger sur leurs habitudes de vie, incluant leur sexualité, pour déceler tout comportement caché susceptible de les rendre vulnérables.) M.Trudeau a essuyé à quelques reprises des larmes pendant son discours.La Chambre des communes ainsi que le public des gradins lui ont servi une ovation nourrie lorsqu\u2019il a prononcé les paroles historiques : « C\u2019est avec «Honte, tristesse et profond regret» Justin Trudeau présente les excuses du Canada aux LGBTQ2 ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le ministre des Anciens combattants, Seamus O\u2019Regan, est allé faire l\u2019accolade au premier ministre Justin Trudeau après son discours durant lequel il a présenté les excuses du Canada aux membres de la communauté LGBTQ2.M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e chef de file des «gunnies» québécois, Guy Morin, a cédé à la pression populaire en annulant mardi soir le rassemblement prévu sur la Place du 6-décembre-1989 à moins de cinq jours du 28e anniversaire de la tuerie de l\u2019École Polytechnique.Le coordonnateur du groupe « Tous contre un registre québécois des armes à feu » a, du bout des lèvres, présenté ses excuses aux personnes indignées par l\u2019organisation d\u2019une manifestation pro-armes au pied du monument commémoratif aux 14 femmes tombées sous les balles de Marc Lépine le 6 décembre 1989.Il a avoué avoir «sous-estimé » la réaction populaire à un outrage de la sorte.« S\u2019il y a des gens qui sont offusqués à ce point-là, oui, correct, je m\u2019excuse », a-t-il lâché dans l\u2019une des dernières entrevues qu\u2019il a accordées mardi.« Mais ce n\u2019était pas une er reur.» Du coup, la manifestation aura lieu\u2026 ailleurs, a-t-il indiqué.Il a expliqué au Devoir avoir dû annuler la manifestation devant l \u2019entrée du campus de l\u2019Université de Montréal en raison des risques à la sécurité des protestataires.À Ottawa, à Québec et à Montréal, les voix se sont élevées afin de demander aux membres de «Tous contre un registre québécois des armes à feu» de faire marche arrière.«Un geste inutilement provocateur et cruel.Peu importe le débat ou les arguments, il faut d\u2019abord penser aux familles des victimes de Polytechnique», a fait valoir le premier ministre canadien, Justin Trudeau.« Dans notre société, les gens sont libres de manifester.Mais c\u2019est plus que d\u2019un mauvais goût, c\u2019est totalement inacceptable », a déclaré le ministre québécois de la Sécurité publique, Martin Coiteux.Il a « condamn[é] fermement, fermement » la volonté du groupe pro-armes de perturber la quiétude de la Place du 6-décem- bre-1989 à coups de « revendications», et ce, en pleines Journées d\u2019action contre la violence faite aux femmes.La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a appelé les organisateurs à «faire preuve de discernement et à revisiter leur stratégie».«Ce n\u2019est ni l\u2019endroit ni le moment», a-t-elle répété sans pour autant leur forcer la main.« Ils ont le droit [de manifester] s\u2019ils respectent la réglementation municipale», a-t-elle précisé à la presse.Guy Morin a finalement obtempéré, non sans Les pro-armes renoncent à manifester au mémorial de Polytechnique VOIR PAGE A 8 : EXCUSES VOIR PAGE A 8 : MANIFESTATION J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L e Centre d\u2019art Diane-Dufresne, à Repentigny, présente jusqu\u2019au 14 janvier cinq décennies de photographies de Pierre Dury.C\u2019est la plus grande rétrospective consacrée à cet œil qui a donné à voir au Québec tout entier ses personnalités.Pierre Dury a aujourd\u2019hui 72 ans.En 1967, il fréquente l\u2019École des beaux-arts.La peinture le passionne.« J\u2019en rêve encore », confie-t-il en entrevue.Le peintre Jean-Paul Mousseau l\u2019invite à travailler au projet de décoration d\u2019une discothèque.Il fait alors la rencontre de Michel Gontran, un photographe français.« J\u2019ai été d\u2019abord fasciné par son Nikon, puis par les filles qui sortaient de chez lui\u2026 » Dur y découpe tout ce qui l\u2019impressionne dans des magazines de mode comme Vogue et Vanity Fair.« La grande influence sur mon travail est alors Richard Avedon.Les meilleurs photo- AR TS VISUELS Dans l\u2019œil de Pierre Dury Le photographe, nourri par le cinéma, ne jure plus que par la peinture PIERRE DURY Yvon Deschamps et Diane Dufresne photographiés par Pierre Dury VOIR PAGE A 8 : PHOTOGRAPHE La classe politique a dénoncé le groupe «Tous contre un registre québécois des armes à feu» L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 J E S S I C A N A D E A U P lus de soixante ans après la disparition d\u2019Anne-Marie Jourdain, l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) tente d\u2019élucider le mystère et réclame le rapport d\u2019enquête de la GRC, que la famille n\u2019a jamais été en mesure d\u2019obtenir.«Quand j\u2019ai vu que l\u2019Enquête nationale venait au Québec, j\u2019étais contente et je me suis inscrite rapidement, je me suis dit que vous alliez peut-être réussir à obtenir le rapport d\u2019enquête», a lancé Denise Fontaine, la fille de la disparue, à la fin de son témoignage mardi matin.« Nous avons la capacité de faire cette demande et nous allons la faire », a répondu la commissaire québécoise Michèle Audette.Une citation à comparaître a déjà été envoyée, a confirmé l\u2019avocate de la commission, Fanny Wylde.« Je ne sais pas si on va avoir toutes les réponses, mais on va essayer\u2026 Ensemble », a relancé, pleine d\u2019empathie, la commissaire Michèle Audette.« Je suis tellement contente, le fait qu\u2019on fasse quelque chose, enfin, c\u2019est tellement important pour nous.On a besoin d\u2019avoir des réponses pour combler le vide qui nous habite depuis toutes ces années », a remercié l\u2019orpheline, les larmes aux yeux, convaincue que sa mère a été assassinée.Des traces dans la neige Denise Fontaine avait 3 ans lorsque sa mère, Anne-Marie Jourdain, a disparu, en novembre 1958.La jeune mère de trois enfants, âgée de 24 ans, était partie vérifier les pièges à castors sur le territoire de la communauté innue, près du lac Sainte-Anne sur la Côte- Nord.Elle était accompagnée d\u2019un adolescent de 12 ans.Ils ont été surpris par une importante tempête de neige.Et lorsqu\u2019en fin de journée ils ne sont pas rentrés au campement, on a vite organisé une battue pour les retrouver.C\u2019est son père, trappeur, qui menait les recherches.« Les trappeurs savent retrouver les traces, ils connaissent le territoire.Ils ont retrouvé l\u2019enfant gelé sous un arbre, il portait le manteau et les gants de ma mère », raconte Mme Fontaine.«Ils ont aussi retrouvé les traces de ma mère près du sentier pour aller au campement des bûcherons non autochtones.Et les traces s\u2019arrêtaient là, comme si ma mère s\u2019était envolée.Mon grand-père en a déduit que les bûche- rons l\u2019avaient embarquée parce que tout ce qu\u2019on voyait, c\u2019était les traces du traîneau et des chevaux.» Les Innus souhaitaient poursuivre leurs recherches autour du campement, mais les bû- cherons ont refusé de les laisser entrer.« Mon grand-père n\u2019a pas insisté, il avait peur de représailles de la part des non autochtones, et il ne voulait pas créer d\u2019affrontements.» Un policier de la GRC aurait été aperçu pendant les recherches dans le campement des bûcherons.Mais personne n\u2019a jamais su ce qu\u2019il avait trouvé.« Pourquoi on n\u2019a jamais eu de rapport ?Et à qui appartenait la compagnie ?» se demande Denise Fontaine.Adoption À la suite de la mort de leur mère, les trois enfants ont été adoptés.Denise et son frère dans la communauté ; leur sœur Jeanne-D\u2019Arc, elle, a été envoyée à la crèche de Bet- siamites.Les deux sœurs se sont retrouvées près de 30 ans plus tard, en 1985.«J\u2019ai 60 ans, et je suis encore en souffrance, j\u2019ai mal à mon âme, raconte Jeanne-D\u2019Arc Vol- lant, qui ressemble \u201ccomme deux gouttes d\u2019eau\u201d à sa mère disparue.On vit avec ce vide dans notre tête.Et ça fait mal parce que ce ne sont que des scénarios catastrophes.A-t-elle été agressée sexuellement et assassinée?Des fois, on imagine aussi un scénario positif.Si vous saviez le nombre de fois que j\u2019ai souhaité son retour.Va-t-on savoir la vérité un jour?» Expulsion En après-midi, la commission a commencé à entendre les témoignages des Innus de Saint-Augustin sur l\u2019expulsion vers le territoire de La Romaine dans les années 1960, le long retour à pied des familles af famées, le viol de plusieurs des femmes de la communauté par le missionnaire, de même que la disparition d\u2019enfants envoyés à l\u2019hôpital de Blanc-Sablon et enterrés dans un lieu inconnu des familles.Les témoignages se poursuivent toute la semaine à Malio- tenam, sur la Côte-Nord.Le Devoir ENQUÊTE SUR LES FEMMES AUTOCHTONES «Et les traces s\u2019arrêtaient là » Anne-Marie Jourdain a disparu près d\u2019un camp de bûcherons de la Côte-Nord en 1958 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019ancien patron de Juste pour rire, Gilbert Rozon, est l\u2019objet d\u2019allégations d\u2019inconduites sexuelles.A M É L I P I N E D A L a demande d\u2019action collective intentée par une vingtaine de femmes contre Gilbert Rozon est un cas unique au Québec, qui pourrait inspirer d\u2019autres présumées victimes de violences sexuelles à utiliser la justice civile, une option encore ignorée.« La procédure civile n\u2019est pas une nouveauté, c\u2019est une option qui a toujours existé, mais qui est méconnue [dans les cas d\u2019agression sexuelle] », explique Suzanne Zaccour, au- trice féministe et étudiante à la maîtrise en droit à l\u2019Université de Cambridge, en Angleterre.« Ce qu\u2019il est important de dire, c\u2019est que le but d\u2019aller au civil n\u2019est pas de remplacer une procédure au criminel », ajoute la juriste de formation.Lundi, Les Courageuses, un regroupement de victimes alléguées de Gilbert Rozon, a déposé une demande d\u2019action collective contre l\u2019ancien patron de Juste pour rire.Il lui réclame une somme de plus 10 mill ions de dollars en dommages.Le groupe a été créé à la suite des révélations du Devoir et du 98,5 FM à propos d\u2019allégations d\u2019inconduite sexuelle de la par t de l\u2019homme d\u2019affaires sur neuf femmes.La par ticularité de ce cas, c\u2019est que des femmes s\u2019unissent pour viser une seule et même personne.Cas «unique» « On a entendu parler d\u2019actions collectives pour des agressions sexuelles dans les églises ou de personnes qui poursuivent seules leur agresseur au civil, mais un groupe de femmes qui dénonce quelqu\u2019un de cette façon, c\u2019est unique », indique Me Joey Zu- kran, avocat spécialisé dans les actions collectives.Pour être autorisé, le recours devra répondre à quatre critères bien établis, et démontrer qu\u2019il y a eu faute, qu\u2019il y a eu dommage par la suite, qu\u2019il y a un lien de causalité et que le membre désigné du recours représente adéquatement le groupe.« Avec les informations qui ont été révélées jusqu\u2019à présent, la demande semble répondre à ces conditions », mentionne Me Zukran.La dif férence entre l\u2019avenue criminelle et civile est que la première vise à « punir » l\u2019agresseur, tandis que la deuxième vise à indemniser la victime pour des dommages matériels ou moraux.Dans certains cas, les victimes pourraient avoir vécu de la détresse psychologique qui a par exemple mené à une per te d\u2019emploi.C\u2019est pourquoi, en plus des 10 millions de dollars en dommages punitifs, Les Courageuses réclament un dédommagement pour chaque victime dont le montant sera fixé individuellement.Preuve Autre distinction, « le fardeau de la preuve n\u2019est pas le même », note Me Michel Ro- cheleau, avocat spécialisé en litige civil.Dans un recours civil, la victime n\u2019aura pas « à prouver hors de tout doute raisonnable » la culpabilité de l\u2019agresseur.On parle plutôt d\u2019« une preuve par prépondérance », c\u2019est-à-dire que la victime devra convaincre le juge que l\u2019existence du fait est plus probable que son inexistence.«Le juge doit être convaincu à 50% + 1», résume Me Rocheleau.De plus, dans le cas d\u2019une action collective, seule la représentante désignée aura à témoigner au nom du groupe.Les autres victimes alléguées peuvent ainsi garder l\u2019anonymat si elles le désirent.« Ça va éviter des dizaines de miniprocès, et pour une victime, c\u2019est un énorme gain de ne pas devoir raconter en détail ce qu\u2019elle a vécu », fait valoir Me Zukran.Dans le recours des Courageuses, c\u2019est l\u2019actrice Patricia Tulasne qui agit à titre de représentante de l\u2019action.Elle réclame pour sa part une somme de 400 000 $.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une action collective sur des cas d\u2019agressions et de harcèlement sexuel, le défi sera de déterminer qui sera admissible.Dans les dernières années, le délai de prescription au civil pour les agressions sexuelles a d\u2019ailleurs été revu, passant de 3 ans à 30 ans.« Le défi pour le tribunal sera d\u2019accepter que les conséquences n\u2019aient pas été exactement les mêmes pour toutes les personnes [\u2026] Un juge pourrait ainsi demander une déclaration assermentée de chacune des victimes», estime Me Rocheleau.Le Devoir AFFAIRE ROZON La justice civile encore méconnue pour les victimes d\u2019agression sexuelle M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec L a création d\u2019un comité d\u2019examen des décès liés à la violence conjugale n\u2019est qu\u2019un premier pas : dès 2018, la coroner en chef dirigera aussi un groupe chargé d\u2019étudier les décès d\u2019autochtones au Québec, a appris Le Devoir.« Il y aura une annonce au début de l\u2019année », a confirmé mardi la coroner en chef du Québec, Catherine Rudel- Tessier.Elle a déjà approché le groupe Femmes autochtones du Québec, mais a aver ti que le comité n\u2019était « pas encore formé ».«Le milieu y croit très bien ; aux interventions qui peuvent en ressortir, aux stratégies qui peuvent être inventées, pour qu\u2019on fasse quelque chose», a- t-elle ajouté, se félicitant du succès du comité d\u2019examen des décès d\u2019enfants et de la création du comité sur la violence conjugale.« Ce sont des choses qui nous tiennent à cœur, des phénomènes de société, [et] le Bureau du coroner doit prendre part à la prévention », a-t-elle fait valoir.Les groupes de femmes ravis Les ressources d\u2019aide aux femmes victimes de violence conjugale se sont par ailleurs réjouies de la décision du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, de mettre en place le comité d\u2019examen des décès liés à la violence conjugale qu\u2019elles réclamaient depuis des années.Le groupe présidé par la coroner en chef réunira entre autres des ressources d\u2019aide aux victimes de violence et des représentants du Directeur des poursuites criminelles et pénales, de la Sûreté du Québec et du Conseil du statut de la femme.Le travail qui s\u2019y fera sera «totalement différent» de celui fait par l\u2019actuel comité d\u2019examen des homicides intrafami- liaux, composé uniquement de policiers, a souligné Me Rudel- Tessier.« On va étudier les facteurs de risque, [regarder] qui est intervenu, [si ça] aurait pu être fait différemment», a expliqué Louise Riendeau, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.«La beauté de la chose, c\u2019est que la coroner en chef a le pouvoir d\u2019émettre des recommandations de façon très large, qui peuvent toucher plusieurs secteurs», a ajouté Marie-Hélène Senay, de la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes.Le comité doit se réunir une première fois en janvier.Le Devoir Un comité pour étudier les décès d\u2019autochtones I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a nouvelle enquête ES- SIMU révèle que parmi les personnes disant avoir subi de la violence sexuelle depuis leur arrivée à l\u2019Université Laval, seulement 6 % ont signalé ou dénoncé ces gestes.Parmi les par t icipants à l\u2019étude, une personne sur quatre dit avoir subi une forme ou une autre de violence sexuelle.Chez les femmes, 47% des étudiantes en ont été victimes, alors que chez les hommes, on parle de près d\u2019un étudiant sur trois.Dans un cas comme dans l\u2019autre, les raisons invoquées pour ne pas porter plainte ou demander de l\u2019aide sont «très intéressantes» parce qu\u2019elles peuvent donner des «pistes d\u2019intervention», a fait valoir l\u2019une des chercheuses impliquées dans l\u2019étude, Francine Lavoie, de l\u2019École de psychologie.Les victimes \u2014 hommes comme femmes \u2014 ont dit ne plus vouloir y penser, que la situation ne leur semblait pas «assez grave», qu\u2019on ne les prendrait pas au sérieux ou que les démarches leur semblaient trop complexes.Fait à noter, la proportion de personnes victimes est aussi importante chez les membres du personnel que chez les étudiants (quatre personnes sur dix).Mené auprès de près de 2000 répondants, le sondage a été réalisé avant les agressions perpétrées aux résidences de l\u2019Université Laval, soit en janvier 2016.Il s\u2019inscrit dans l\u2019Enquête indépendante sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU).Victimes d\u2019agressions Lorsque les victimes sont des étudiants, les résultats montrent que les agresseurs sont aussi majoritairement des étudiants (71%), suivis des professeurs (21 %) et d\u2019autres types d\u2019employés (15%).Les types de violences réper toriées comprennent le harcèlement, les comportements sexuels non désirés (y compris les agressions) et la coercition sexuelle (chantage en retour de récompenses dans le milieu).Au total, un étudiant sur cinq (22,5 %) a été victime de comportements sexuels non désirés et 5% des étudiantes ont été victimes d\u2019agressions sexuelles contre 3% chez les hommes.Lancée en 2015 par l\u2019UQAM, l\u2019enquête ESSIMU sur les violences sexuelles en milieu universitaire a aussi étudié le phénomène à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO), à l\u2019Université du Québec à Chicou- timi, à l\u2019Université de Montréal et à l\u2019Université de Sherbrooke.Pour l\u2019heure, seuls les résultats de Laval, de l\u2019UQAM et de l\u2019Université du Québec en Ou- taouais ont été rendus publics.Au total, 9284 personnes ont participé à l\u2019exercice en ligne, dont 1963 à l\u2019Université Laval.Les résultats obtenus à l\u2019Université Laval sont « similaires » à ceux obtenus dans l\u2019enquête nationale rendue publique l\u2019an dernier.Les chercheuses ont toutefois relevé que cer tains endroits étaient plus risqués sur le campus de l\u2019Université Laval, dont les résidences, les tunnels, le pub universitaire, les boisés et les sentiers qui se trouvent sur le territoire.Du côté des associations étudiantes, on voit dans ces résultats une raison de plus pour agir vite en ces matières.«Ce sont des constats qui sont graves», note le président de la Confédération des associations d\u2019étudiantes et d\u2019étudiants de l\u2019Université Laval (CADEUL), Samuel Rouette-Fiset.«Ça vient faire ressortir le caractère urgent de la chose.» Du côté de la direction de l\u2019Université, on a salué le travail de l\u2019équipe de chercheuses et dit être déjà au travail pour élaborer une politique visant à c o n t r e r l e s v i o l e n c e s sexuelles.Le Devoir UNIVERSITÉ LAVAL La moitié des étudiantes auraient subi des violences sexuelles Le but d\u2019aller au civil n\u2019est pas de remplacer une procédure au criminel Suzanne Zaccour, autrice féministe et étudiante à la maîtrise en droit à l\u2019Université de Cambridge « » Anne-Marie Jourdain L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 I l y a une règle non écrite de la politique canadienne qui veut que le succès des libéraux fédéraux n\u2019augure rien de bon pour leurs cousins ontariens.C\u2019est ainsi que l\u2019élection de Justin Trudeau à la tête du pays en 2015, avec une équipe de conseillers largement construite de vétérans de Queen\u2019s Park, signalait pour beaucoup de gens que le long règne des libéraux ontariens tirait à sa fin.Après 15 ans ininterrompus au pouvoir, les libéraux provinciaux auront besoin de miracles pour changer la donne avant que les Ontariens aillent aux urnes en juin prochain.Les miracles semblent possibles.Le Parti progressiste-conservateur a l\u2019habitude de trébucher en campagne électorale.Trois fois d\u2019affilée, les conservateurs ontariens ont vu leur avance dans les sondages s\u2019effriter à l\u2019approche des élections, avant de carrément s\u2019effondrer le jour du vote.En 2007, leur chef, John Tory, l\u2019actuel maire de Toronto, a commis une erreur colossale en promettant le financement public pour les écoles religieuses, toutes confessions confondues, afin de gagner l\u2019appui des milliers d\u2019hindous, de sikhs, de musulmans et de juifs qui envoyaient leurs enfants dans des écoles privées.La ministre libérale de l\u2019Éducation de l\u2019époque, Kathleen Wynne, avait retorqué que « nos écoles publiques réunissent des gens de tous les horizons.Cette promesse représente la politique de la division des conservateurs ».Échec et mat.Devenue la chef libérale et première ministre en 2013, Mm e Wynne a insuf flé un regain d\u2019énergie à son parti, alors au pouvoir depuis 10 ans, avec un style de leadership que certains comparaient à celui d\u2019un directeur d\u2019école.Elle rassemblait des gens autour d\u2019une table pour régler les conflits en disant que tout le monde devait faire un effort pour s\u2019entendre.Les Onta- riens ont trouvé rafraîchissante cette femme ouvertement gaie, d\u2019autant plus que le chef conser vateur Tim Hudak souriait à peine et s\u2019attaquait aux syndicats en promettant de congédier 100 000 fonctionnaires une fois élu.Mme Wynne a gagné une majorité en 2014.Sa popularité ne cesse de dégringoler depuis.Identifiée à l\u2019aile gauche de son par ti, Mme Wynne est critiquée pour sa proximité avec les syndicats du secteur public, surtout le syndicat très puissant des enseignants.Après 15 ans de pouvoir des libéraux, la dette publique a plus que doublé et les impôts ont sans cesse augmenté.Alors que la métropole torontoise prospère avec un secteur financier de plus en plus dominant, le sud de la province se désindustrialise et le nord se dépeuple.Une loi adoptée la semaine dernière, instaurant une augmentation du salaire minimum de 20 % le 1er janvier, le faisant passer de 11,60 $ à 14 $ d\u2019un seul coup pour ensuite atteindre 15 $ en 2019, est perçue comme une tentative libérale de tirer le tapis sous les pieds des néodémocrates, tout comme Mme Wynne l\u2019avait fait en 2014 en appelant à tous les progressistes de voter libéral pour damer le pion aux conservateurs.Cela complique la tâche de Patrick Brown, le jeune chef du Parti progressiste-conservateur ontarien, qui faisait déjà face à une campagne publicitaire lancée par une coalition de syndicats essayant de le définir auprès d\u2019un électorat qui ne le connaît pas encore.Quand il n\u2019est pas dépeint comme un idéologue de droite qui s\u2019oppose au mariage gai et à l\u2019avortement, on l\u2019accuse d\u2019être une girouette sans convictions.La campagne semble porter ses fruits.L\u2019avance des conservateurs dans les sondages, qui était d\u2019environ 20 points de pourcentage il y a un an, ne tient qu\u2019à un fil.M.Brown a tenté de reprendre le dessus en fin de semaine en dévoilant une plateforme conservatrice qui repositionne son parti directement au centre de l\u2019échiquier politique.Au grand dam des entreprises, il n\u2019annulerait pas la hausse du salaire minimum à 14 $, mais retarderait simplement son augmentation à 15 $.Et même s\u2019il retirait l\u2019Ontario de la Bourse de carbone à laquelle la province adhère avec le Québec et la Californie, M.Brown instaurerait une taxe sur le carbone qui coûterait encore plus cher aux Ontariens.Il se servirait de cet argent pour baisser les impôts de la classe moyenne de 22 % durant un premier mandat conser vateur, une promesse phare.Avec quelques candidats vedettes à ses côtes \u2014 dont Caroline Mulroney, la fille de l\u2019ancien premier ministre Brian Mulroney \u2014, M.Brown tente de démontrer que son cru de conservateurs plus modérés n\u2019a rien pour faire peur aux Onta- riens.(Aux fins de transparence, mon frère est un député conservateur en Ontario, mais nous menons des carrières bien distinctes et je suis personnellement allergique aux allégeances partisanes.) Il reste à voir si M.Brown saura éviter les erreurs de campagne de ses prédécesseurs et convaincre les Ontariens de faire confiance à un parti qui n\u2019a pas gagné une élection provinciale depuis 18 ans.Si ça sent la fin de règne en Ontario, les libéraux peuvent toujours croire aux miracles.Fin de règne en Ontario KONRAD YAKABUSKI A L E X A N D R E S H I E L D S Quelques mois après avoir mis fin à l\u2019exploration pétrolière sur l\u2019île d\u2019Anticosti, le gouvernement Couillard se retrouve directement associé à un autre projet pétrolier qui devrait nécessiter des opérations de fracturation, a constaté Le Devoir.Québec a d\u2019ailleurs déjà investi plus de 20 millions de dollars dans le projet Bourque, aujourd\u2019hui contrôlé par Pieridae Energy.Avant sa fusion avec cette entreprise alber- taine, Pétrolia a commandé une étude sur le potentiel du projet Bourque, situé en Gaspésie, à la firme Sproule.Il s\u2019agit de la même firme qui avait évalué le potentiel pétrolier sur Anticosti.Dans un communiqué publié la semaine dernière, Pieridae Energy soulignait d\u2019ailleurs que ce « gisement » présenté jusqu\u2019à maintenant pour son potentiel en gaz naturel serait en fait propice à la découver te de pétrole.Dans le meilleur des cas, le sous-sol pourrait contenir un « volume de pétrole initialement en place » de plus de 800 millions de barils.Les « ressources » pourraient toutefois se situer entre 4 et 16 millions de barils.Fracturation Contrairement au communiqué publié par l\u2019entreprise de Calgary, le rapport de Sproule souligne par ailleurs que l\u2019exploitation des ressources en pétrole et en gaz du projet Bourque nécessitera probablement de recourir à des forages horizontaux jumelés à des opérations de fracturation en plusieurs étapes.Le rapport compare d\u2019ailleurs la formation géologique convoitée en Gaspésie à d\u2019autres formations du même genre, où des opérations de fracturation ont permis de «développer avec succès » l\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles.Le document souligne du même coup que les succès obtenus ailleurs en Amérique du Nord constituent un « facteur positif » pour l\u2019exploitation éventuelle du gisement de Bourque.L\u2019évaluation de Sproule, datée du 30 septembre, souligne également que Pétrolia cherche à obtenir davantage d\u2019« information » sur la « viabilité économique » du projet en évaluant la possibilité de développer un « projet-pilote » de fracturation hydraulique en 18 étapes pour deux puits du projet Bourque.«Les résultats de ce projet-pilote pourraient être obtenus en 2018 », selon ce qu\u2019on peut lire dans le document de 66 pages.Le rapport reconnaît cependant que ces projets de fracturation risquent de se heurter à une «résistance sociale et politique» au Québec.Le gouvernement Couillard compte toutefois autoriser les opérations de fracturation, selon ce qui est inscrit dans les projets de règlement conçus pour la mise en œuvre de la Loi sur les hydrocarbures.Est-ce que Pieridae Energy entend présenter une demande d\u2019autorisation au gouvernement pour mener un projet-pilote de fracturation ?«Tout d\u2019abord, il est important de préciser que le projet Bourque est géré par une coentreprise détenue, dans l\u2019ordre, par Pieridae Energy, Ressources Québec et Tugliq.Pour l\u2019instant, la co- entreprise n\u2019a pas statué sur la suite à donner aux conclusions du rapport de Sproule », a répondu son porte-parole, Jean-François Belleau.Il est vrai que Ressources Québec, filiale d\u2019Investissement Québec, est le par tenaire principal de Pieridae dans ce projet.La société d\u2019État contrôle en fait 45 % du projet Bourque.Celui-ci a d\u2019ailleurs reçu des appuis politiques et financiers de la part du gouvernement Couil- lard.L\u2019entreprise Pétrolia a notamment obtenu 12,3 millions provenant du fonds Capital Mines Hydrocarbures, en plus d\u2019avoir bénéficié d\u2019un autre investissement de 9,4 millions de la part d\u2019Investissement Québec.Le gouvernement a l\u2019intention de demeurer partenaire dans le développement de ce projet, selon ce qu\u2019a précisé le cabinet du ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau.Avec le projet de loi no 150, Québec entend aussi élargir l\u2019accès au financement public pour les projets d\u2019exploitation d\u2019énergies fossiles.«Nous sommes conscients que nous ne pouvons éviter l\u2019utilisation des hydrocarbures, mais la stratégie énergétique a pour objectif de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de développer les nouvelles sources d\u2019énergie plus propres», a souligné le bureau du ministre.« Nous tenons à le rappeler, le développement éventuel des ressources naturelles doit se faire dans le respect de l\u2019environnement, et cela, de façon ordonnée, en fonction d\u2019un plan réfléchi, en respectant les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre établies par le gouvernement », a également assuré le cabinet de M.Moreau.Le Devoir Le pétrole du projet Bourque, en Gaspésie, serait exploité par fracturation Amende à Pétrolia Dans le cadre du développement du projet d\u2019exploration Bourque, l\u2019entreprise Pétrolia a écopé d\u2019une amende de 5000$ en mars 2017 «pour avoir exercé une activité sans obtenir préalablement l\u2019autorisation» du ministère de l\u2019Environnement.En fait, Pétrolia a effectué «des prélèvements d\u2019eau supérieurs à 75 000 litres par jour les 16 et 17 septembre 2016 dans le cadre du forage de Bourque 1», a confirmé le ministère.Une série de documents obtenus par Le Devoir en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information indiquent par ailleurs que l\u2019entreprise a effectué des opérations de «stimulation» d\u2019un puits à l\u2019aide d\u2019acide chlorhydrique.Plusieurs informations ont toutefois été caviardées.Il n\u2019est donc pas possible de connaître les quantités de produits utilisés, ni leur nature.A L E X A N D R E S H I E L D S L a construction d\u2019un nouveau terminal maritime dans l\u2019est de Montréal, destiné à l\u2019importation de carburant d\u2019avion, nécessitera l\u2019utilisation du pipeline Trans-Nord pour le transport du kérosène jusqu\u2019à l\u2019aéroport Pierre-El- liott-Trudeau.Mais les enjeux soulevés par ce pipeline construit en 1952 et ayant connu plusieurs problèmes ne font pas partie de l\u2019étude d\u2019impact du projet.Le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) a publié mardi plusieurs centaines de pages de documents techniques liés à l\u2019étude d\u2019impact produite par le promoteur de ce projet, la Corporation internationale d\u2019avitaillement de Montréal (CIAM).La CIAM souhaite construire un nouveau terminal pour recevoir, à Montréal-Est, du carburant d\u2019avion destiné aux aéroports de Montréal, d\u2019Ottawa et de Toronto.La construction de ce nouveau terminal, qui remplacera une bonne partie des transbordements effectués présentement au port de Québec, pourrait débuter en 2018.Ce projet prévoit notamment la construction de huit réservoirs qui permettront de stocker 164 millions de litres de kérosène, en bordure du fleuve Saint-Laurent.Ces produits pétroliers, amenés par bateau, pourront ensuite être chargés à bord de convois ferroviaires (7300 à 10 950 wagons-citernes par année), de camions ou de barges, pour alimenter Ottawa et Toronto.Déversements Pour ce qui est de l\u2019aéroport de Montréal, situé à Dorval, la CIAM prévoit de construire un tronçon de pipeline de sept kilomètres afin de se connecter sur le « pipeline existant » de Trans-Nord, à Montréal-Est.Cette conduite traverse ensuite Montréal-Nord, puis la rivière des Prairies, une par tie de Laval d\u2019est en ouest, avant de redescendre vers le sud, de retraverser la rivière des Prairies, puis de rejoindre l\u2019aéroport.Même si ce pipeline fait partie des « critères de sélection » du site choisi, il est seulement mentionné dans les documents produits par la CIAM et publiés par le BAPE.Selon le promoteur, il est question de l\u2019utiliser jusqu\u2019à trois jours par semaine pour transporter du kérosène jusqu\u2019à l\u2019aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.Ce pipeline a une capacité de transpor t de 27,5 millions de litres par jour, soit plus de 172 000 barils.Ce pipeline, construit en bonne par tie en 1952, a connu plusieurs problèmes au cours des dix dernières années.Il est responsable à lui seul de six des treize incidents liés aux pipelines au Québec répertoriés par l\u2019ONE, et ce, depuis 2008.Il est notamment à l\u2019origine d\u2019un déversement de plus de 14 000 litres survenu près de la rivière des Prairies, en 2010.La même année, un autre déversement de plus de 1500 litres a eu lieu dans Montréal-Est.En septembre dernier, Trans-Nord a également annoncé son intention de remplacer une portion de 500 mètres de conduite, en raison de l\u2019érosion de celle-ci.Sécuritaire L\u2019entreprise a assuré mardi que le pipeline sera utilisé de façon « sécuritaire » dans le cadre du projet de la CIAM.«Nous travaillons depuis plusieurs années avec les responsables de ce projet pour nous assurer que nous avons une compréhension claire de leur approche et de leur échéancier, ainsi que pour nous assurer que le futur pipeline de la CIAM s\u2019arrimera de manière sécuritaire au réseau de Pipeline Trans-Nord », a fait valoir une porte-parole de Trans-Nord.Le projet de la CIAM, évalué à 150 millions de dollars, doit faire l\u2019objet d\u2019une période d\u2019information de 45 jours.Après cela, la ministre de l\u2019Environnement Isabelle Melançon décidera si elle mandatera le BAPE pour mener des audiences publiques.La CIAM estime à 738 le nombre d\u2019emplois directs et indirects pendant la construction du terminal et à 20 le nombre d\u2019emplois permanents en phase d\u2019exploitation.Selon la documentation du promoteur, le projet permettra de « diversifier les sources d\u2019approvisionnement de carburant», mais aussi de « répondre à l\u2019augmentation de la demande » et de réduire le coût du carburant pour les compagnies aériennes.Le Devoir Un futur terminal de produits pétroliers de l\u2019est de Montréal utilisera un pipeline construit en 1952 CIAM Le projet de terminal pétrolier dans l\u2019est de Montréal prévoit la construction de huit réservoirs.Après 15 ans au pouvoir, les libéraux semblent au bout du rouleau L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres ALBI GMC CORVETTE LAVAL Donnant mandat d'agir en l'instance à Jean-Félix Bouchard, huissier de justice Ci-après appelé \" le détenteur \" ET MULTI-SERVICES DEPOT INC.1175, AVE DES LACASSES Laval (Québec) H7K 3W3 Ci-après appelé \" celui qui a confié le bien \" AVIS DE VENTE (SANS PRÉJUDICE) Conformément à la loi et suite à la garde de vos biens terminée depuis le 30 mai 2017 et à l'avis expédié à cet effet le 13 septembre 2017, conformément aux règles prescrites au Code civil du Québec, AVIS DE VENTE est donné à MULTI-SERVICES DEPOT INC.que si vous ne réclamez pas les biens confiés au détenteur, j'en disposerai en procédant à la vente desdits biens ou autrement le 13 DÉCEMBRE 2017 à 10H00, qui se tiendra au 1601, boul.St-Martin Est à Laval, soit à la place d'affaire du détenteur.NATURE DES BIENS : Un véhicule de marque Chevy Truck Express no.Série : 1GCFG15X491113877.CONDITIONS : ARGENT COMPTANT Avis est donné à MULTI-SER- VICE DÉPÔT INC.de vous présenter au 240, Chemin de la Grande-Côte, Saint-Eustache, avant le 13 décembre 2017 afin de recevoir l'avis de vente qui y est laissé à votre attention.St-Eustache, le 27 novembre 2017.Jean-Félix Bouchard, huissier de justice Étude J.F.Bouchard Inc., huissiers de justice 240, Chemin de la Grande-Côte Saint-Eustache (Québec) J7P 1B5 Tél.: (514) 350-9000 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE PRENEZ AVIS que Pierrette Lafortune (née Saint- Denis), en son vivant domiciliée au 225, rue Maguire, appartement 701, Montréal (Québec) H2T 0A2, est décédée à Montréal, le 7 juin 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé et peut être consulté par les intéressés au 500, Place D'Armes, bureau 1400, Montréal (Québec) H2Y 2W2, en communiquant avec Me Daniel Lafortune au 514-287-7171.Me Daniel Lafortune, liquidateur Avis de clôture d'inventaire (art.795 C.c.Q.) Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de dame Anita Hennessy, en son vivant domiciliée au 50, boulevard des Châteaux, appartement 114, Blainville, Québec, J7B 0A3, survenu le 28 juin 2016, un inventaire des biens de la défunte a été dressé par le liquidateur successoral, monsieur Claude Dal- phond, le 24 novembre 2017, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Marie-France Carrère, notaire, sise au 10 105, de l'avenue Hamel, en la ville de Montréal, Québec, H2C 2X1, téléphone : (514) 388 - 3884.Donné ce 27 novembre février 2017 Me Marie France Carrère Notaire et procureur du liquidateur Avis de clôture d'inventaire Avis est donné conformément au code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la de la succession de Yves GASTEBLED, né le 8 février 1937, en son vivant, domicilié au 825, Croissant du Ruisseau, appartement E6, Montréal, province de Québec, H4L 5E1, est décédé à Montréal.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Alana B.GREENBERG, notaire, au 100, boulevard Alexis-Nihon, suite 948, Saint- Laurent, Québec, H4M 2P5.Ville de Saint-Laurent.Le 9 novembre 2017 Me Alana B.GREENBERG, notaire AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (article 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : 9247-0053 QUÉBEC INC.ÉTANCHÉITÉ VR.Avis est par les présentes donné que la faillite de : CORPORATION LÉGALEMENT CONSTITUÉE SELON LA LOI ET AYANT FAIT AFFAIRES SOUS LA DÉNOMINATION SOCIALE ''ÉTANCHÉITÉ VR.'' AU 202-123 BOUL.LA- COMBE DANS LA VILLE DE RE- PENTIGNY, PROVINCE DE QUÉBEC, J5Z 3C1 Administration ordinaire Est survenue le 23ieme novembre, 2017, Et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 13 ieme décembre, 2017 à 13:00 au: 579-A, rue Notre Dame, Bureau 101, REPENTIGNY, Québec, J6A 7L4 Fait à Repentigny, ce 24 novembre 2017 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d'offres : 17-16513 Descriptif : A54 \u2013 Fourniture, livraison et installation de bacs de plantation remplis de terreau sur la rue Prince-Arthur Est dans l\u2019arrondissement Plateau Mont-Royal Date d'ouverture : 18 décembre 2017 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Sonia Bedder, agent d'approvisionnement II : 514 872-5514 Appel d'offres : 17-16571 Descriptif : Contrat de tonte de gazon et de déneigement dans certains parcs-nature (36 mois) Date d'ouverture : 18 décembre 2017 Dépôt de garantie : 5%, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Hubert Lachance, agent d'approvisionnement II : 514 872-7446 Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 17-15841 Descriptif : Services bancaires Date d'ouverture : 22 janvier 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Yves Belleville, agent d'approvisionnement : 514 872-5298 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 29 novembre 2017 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 29 novembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon , avocat Appel d\u2019offres MODIFICATION DE LA DATE DE PRÉSENTATION DEMANDE DE DÉROGATION À L\u2019INTERDICTION DE CONVERTIR RÈGLEMENT SUR LA CONVERSION DES IMMEUBLES EN COPROPRIÉTÉ DIVISE (R.R.V.M.c.C-11) PRENEZ AVIS, que l\u2019étude de la demande de dérogation à l\u2019interdiction de conversion d\u2019un immeuble en copropriété divise relative à l\u2019immeuble suivant : 4611-4613, avenue Marcil qui devait être présentée au conseil de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du lundi 11 décembre 2017 à 19 heures, au 6400, avenue de Monkland, tel que mentionné à l\u2019avis paru le 8 novembre 2017, a été reportée vu la modification de la date de la séance ordinaire du mois de décembre.Cette demande de dérogation sera présentée au conseil d\u2019arrondissement à sa séance ordinaire du mercredi 13 décembre 2017 à 19 heures au 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Toute personne intéressée peut se faire entendre par le conseil d\u2019arrondissement relativement à cette demande.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises, Division des permis et inspections, au 514 872-5160.Fait à Montréal, le 29 novembre 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Biens et services \u2013 Fourniture d\u2019un service de taxi collectif Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001613 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres sont disponibles exclusivement via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca, à partir du mercredi 29 novembre 2017.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE MARDI 19 décembre 2017 À 13h00.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Stéphane Lapierre Directeur exécutif a.i.Approvisionnement Appel d\u2019offres public Biens et services \u2013 Fourniture d\u2019un service de transport adapté Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001614 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres sont disponibles exclusivement via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca, à partir du mercredi 29 novembre 2017.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE MARDI 19 DÉCEMBRE 2017 À 13h30.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Stéphane Lapierre Directeur exécutif a.i.Approvisionnement Appel d\u2019offres public Direction de la gestion immobilière Service de la gestion et de la planification immobilière Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5935 Descriptif : Relocalisation du clos des parcs et décontamination du site Pie-IX pour la construction du futur Centre de services animaliers municipal (CSAM) \u2013 Lot 1 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le, 6 décembre 2017, est reportée au, 20 décembre 2017, à 10h30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Fait à Montréal, le 29 novembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16443 Services professionnels multidisciplinaires en aménagement urbain pour la Direction de l\u2019urbanisme L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 6 décembre 2017 est reportée au 13 décembre 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 29 novembre 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres ORDONNANCES Avis est par les présentes donné que les ordonnances ci- après décrites ont été décrétées par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce de la Ville de Montréal, lors de sa séance ordinaire tenue le 22 novembre 2017.RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphes 1 et 9 o) Ordonnance OCA17 17044 permettant la réduction de la limite de vitesse à 20 km/h sur la rue Buchan et à 30 km/h sur la rue Paré, entre les avenues Victoria et Mountain Sights, et à l\u2019implantation d\u2019une traverse piétonne sur les rues Buchan et Paré.RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphe 3 o) Ordonnance OCA17 17045 permettant l\u2019implantation de panneaux d\u2019arrêt en direction est sur l\u2019avenue Saint-Kevin à l\u2019intersection de la rue Lemieux.RÈGLEMENT INTERDISANT LES GRAFFITI ET EXIGEANT QUE TOUTE PROPRIÉTÉ SOIT GARDÉE EXEMPTE DE GRAFFITI (RCA11 17196, article 15) Ordonnance OCA17 17046 permettant la création d\u2019une murale sur le côté ouest du bâtiment privé situé au 5976, avenue de Monkland.RÈGLEMENT CONCERNANT LA PAIX ET L\u2019ORDRE SUR LE DOMAINE PUBLIC (R.R.V.M., c.P-1, articles 3 et 8) Ordonnance OCA17 17047 permettant de vendre des articles promotionnels, de la nourriture, et des boissons alcoolisées ou non alcoolisées ainsi que de consommer des boissons alcoolisées selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphe 8 o) Ordonnance OCA17 17048 permettant la fermeture des rues ou le ralentissement de la circulation selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT SUR LE BRUIT (R.R.V.M., c.B-3, article 20) Ordonnance OCA17 17049 permettant le bruit d\u2019appareils sonores diffusant à l\u2019extérieur selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.Toute personne intéressée pourra obtenir une copie des ordonnances et du tableau 1 au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.Le tableau 1 est également disponible sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn- ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 29 novembre 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public MODIFICATION D\u2019UNE SÉANCE ORDINAIRE DU CONSEIL Un conflit d\u2019horaire avec une séance du conseil municipal contraint les membres du conseil d\u2019arrondissement à reporter la séance du conseil d\u2019arrondissement prévue pour le lundi 11 décembre 2017 à 19 heures au 6767, chemin de la Côte-des-Neiges.PRENEZ AVIS que l\u2019assemblée ordinaire du conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce du mois de décembre se tiendra le mercredi 13 décembre 2017 à 19 heures au Centre Cummings, 5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.FAIT à Montréal, ce 29 novembre 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public APPEL D'OFFRES PUBLIC \u2013 SERVICES PROFESSIONNELS DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET DU GREFFE DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS \u2013 ACTIFS IMMOBILIERS Réaménagement, rénovation et mise aux normes du gymnase et du dojo du centre Le Manoir, bâtiment n°0755, situé au 5319, avenue Notre- Dame-de-Grâce à Montréal Soumission : CDN-NDG-17-AOP-DAI-050 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le mercredi 17 janvier 2018, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Renseignements : Brigitte Lemay, Gestionnaire immobilier.Téléphone : (514) 872-4140 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du mercredi 29 novembre 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Des visites des lieux individuelles et facultatives peuvent avoir lieu sur demande.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 29 novembre 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate Appel d\u2019offres Avis public SÉANCE EXTRAORDINAIRE BUDGET 2018 Avis est donné que le conseil d\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie tiendra une séance extraordinaire portant sur l\u2019adoption du budget de fonctionnement 2018 à la date, à l\u2019heure et à l\u2019endroit spécifiés ci-dessous : Date : le jeudi 7 décembre 2017 Heure : 19 h 00 Lieu : 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage Salle Jean-Drapeau Conformément à l\u2019article 144.6 de la Charte de la Ville de Montréal (RLRQ, chapitre C-11.4), les délibérations du conseil et la période de questions du public au cours de cette séance porteront exclusivement sur le budget de fonctionnement 2018.Fait à Montréal, ce 29 novembre 2017.Arnaud Saint-Laurent Secrétaire d\u2019arrondissement Avis public ADOPTION RÈGLEMENT SUR LA TAXE RELATIVE AUX SERVICES \u2014 EXERCICE 2018 AVIS est donné, conformément aux dispositions de l\u2019article 146 de la Charte de la Ville de Montréal (RLRQ, chapitre C-11.4), qu\u2019à la séance extraordinaire du conseil d\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie qui sera tenue le jeudi 7 décembre 2017 à 19 h 10, à la salle Jean-Drapeau située au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, le règlement sur la taxe relative aux services imposant une taxe sur tous les immeubles imposables situés sur le territoire de l\u2019arrondissement pour l\u2019exercice financier 2018 sera adopté.Fait à Montréal, ce 29 novembre 2017.Arnaud Saint-Laurent Secrétaire d\u2019arrondissement M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e Parlement fédéral est devenu mardi la scène d\u2019une véritable surenchère de défis que se sont lancés tour à tour le ministre des Finances et ses rivaux de l\u2019opposition.Alors que Bill Morneau a menacé ses critiques de les poursuivre en justice s\u2019ils répètent leurs allégations contre sa personne, ceux-ci l\u2019ont nargué en réitérant \u2014 presque \u2014 leurs reproches à son endroit.Conservateurs et néodémo- crates réclament de savoir si le ministre a vendu pour 10 millions de dollars d\u2019actions de son entreprise familiale, Mor- neau Shepell, moins d\u2019une semaine avant d\u2019annoncer des hausses d\u2019impôt pour les plus riches \u2014 annonce qui aurait fait plonger la valeur de ces actions, selon l\u2019opposition.Des «allégations absurdes», a rétorqué le ministre mardi, visiblement énervé.«Ça ne s\u2019invente pas.Ce qu\u2019on entend au- jourd\u2019hui est à mon avis complètement ridicule : qu\u2019une promesse en vertu de laquelle on a fait campagne, dont on a parlé à 36 millions de Canadiens \u2014 soit d\u2019augmenter les impôts du 1% le plus riche de la population \u2014, était quelque chose qui n\u2019était connu que de moi-même.Ça n\u2019a absolument aucun sens.» Son avertissement était on ne peut plus clair.«Si les députés de l\u2019opposition veulent continuer de faire ce genre d\u2019allégations absurdes, qui n\u2019ont aucun fondement, qu\u2019ils les fassent à l\u2019extérieur de la Chambre et je vais leur faire comprendre comment fonctionne notre système judiciaire.» Dans l\u2019enceinte des Communes, les députés sont protégés par le privilège parlementaire contre les poursuites pour diffamation, par exemple.Les quelques poursuites intentées par des élus contre un rival, ces dernières années, ont toutes été abandonnées en cours de route.M.Morneau n\u2019a pas apprécié les critiques du conservateur Pierre Poilievre, qui a laissé entendre lundi que le ministre aurait pu avoir commis un délit d\u2019initié.« C\u2019est la responsabilité du gouvernement de s\u2019assurer qu\u2019aucun ministre n\u2019utilise une information privilégiée pour profiter de transactions au marché boursier », avait-il notamment avancé, en martelant que les actions de Morneau Shepell avaient été vendues tout juste avant que l\u2019action de l\u2019entreprise ne perde de sa valeur.Vente d\u2019actions M.Poilievre se base sur une chronique du National Post rapportant que le ministre a vendu une part de ses actions en décembre 2015 \u2014 un mois après son assermentation comme grand argentier du gouvernement.L\u2019une des transactions daterait du 17 décembre 2015, une seconde n\u2019est pas datée dans l\u2019ar ticle du Post.La réforme de la grille fiscale des particuliers a été annoncée le 7 décembre 2015.Aux Communes mardi , Pierre Poilievre n\u2019a pas répété les termes «information privilégiée» ou la causalité qu\u2019il établit entre les transactions et l\u2019annonce libérale.Il a toutefois sommé le ministre de préciser qui avait vendu son lot d\u2019actions.«Une bonne façon d\u2019évaluer si ces attaques personnelles sont infondées, c\u2019est de voir si les députés de l\u2019opposition sont prêts à les répéter à l\u2019extérieur de la Chambre, où il n\u2019y a pas de privilège parlementaire », a dit à son tour le premier ministre Justin Trudeau.M.Poilievre l\u2019a pris au mot, en quittant les Communes pour aller répéter ses questions, mais pas ses allégations.Le bureau du ministre Mor- neau n\u2019a pas précisé la date de la vente d\u2019actions à l\u2019automne 2015.La transaction n\u2019a pas été faite par M.Morneau lui-même et la date précise ne lui est donc pas connue, a-t-on fait valoir.Le néodémocrate Nathan Cullen a quant à lui cité au premier ministre la définition de « délit d\u2019initié », en lui demandant s\u2019il avait toujours confiance en son ministre des Finances.M.Trudeau a rejeté la « théorie » du NPD et assuré que Bill Morneau avait sa « pleine confiance».M.Cullen avait écrit à la commissaire à l\u2019éthique, lundi, pour lui demander d\u2019enquêter.Le bloquiste Xavier Bar- salou-Duval veut lui aussi entendre les explications du ministre Morneau.Le Devoir ÉTHIQUE Bill Morneau menace de poursuite l\u2019opposition conservatrice JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Bill Morneau n\u2019a pas apprécié les critiques du conservateur Pierre Poilievre, qui a laissé entendre lundi que le ministre aurait pu avoir commis un délit d\u2019initié. I S A B E L L E P O R T E R à Québec A près avoir dit vouloir stimuler la natalité au Québec, la Coalition avenir Québec demande maintenant au gouvernement de refinancer son ancien programme de procréation assistée.Une idée rejetée d\u2019emblée par le ministre Gaétan Barrette.Pour le député caquiste François Paradis, fonder une famille est «un droit fondamental» et on doit permettre à davantage de couples de réaliser « leur rêve».Il avance en outre que ce serait une façon de faire face à la baisse du taux de natalité et que les finances du Québec le permettent désormais.Après avoir atteint un sommet de 1,7 en 2008-2009, le taux de natalité a baissé progressivement pour atteindre 1,59 en 2016.Créé en 2010, le programme gratuit de procréation assistée était le premier du genre en Amérique du Nord.Il offrait à l\u2019époque à tous les couples qui le souhaitaient les trois cycles de la fécondation in vitro (stimulation ovarienne, prélèvement d\u2019ovules et transfer t d\u2019embryons).En 2015, le gouvernement l\u2019abandonnait, prétextant vouloir économiser 47 millions par an.Le programme lui avait coûté 216 millions en quatre ans.Depuis, seuls les couples infertiles sans enfants sont admissibles à l\u2019aide qui prend la forme d\u2019un crédit d\u2019impôt modulé en fonction de leur revenu.Pour l\u2019an dernier, le ministère des Finances estime qu\u2019il lui en aura coûté 21 millions, soit environ trois fois moins que l\u2019ancienne mouture du programme (environ 60 millions par an).Sans remboursement, chaque cycle de fécondation in vitro peut coûter plusieurs milliers de dollars.Réaction de Barrette Relancé à ce propos mardi, le ministre Gaétan Barrette a dit qu\u2019il n\u2019était pas question de revenir là-dessus.« Je pense qu\u2019on a déjà un programme qui est généreux.[\u2026] Les montants d\u2019argent disponibles ne sont pas infinis, et il faut faire des choix », a-t-il soutenu.Invité à réagir, le Parti québécois a dit être d\u2019accord avec la Coalition avenir Québec mardi.« On s\u2019est battu bec et ongles contre la dé- couverture de la procréation assistée.On a toujours dit qu\u2019on voulait la réinstaurer », a déclaré le chef du PQ, Jean- François Lisée, en ajoutant qu\u2019il faudrait la baliser.Quant à savoir comment « baliser », le PQ et la CAQ recommandent tous les deux de se baser sur le rapport 2014 du défunt Commissaire à la santé.Sans dire jusqu\u2019à quel montant et jusqu\u2019à quel âge la FIV devait être remboursée, ce dernier avait recommandé de « mieux encadrer le programme », de contrôler ses coûts, d\u2019offrir un meilleur accès à la FIV en région et d\u2019évaluer ses effets sur la santé.Éviter les grossesses multiples Mardi, l \u2019Association des couples infertiles du Québec était aux côtés de la CAQ pour réclamer le retour de l\u2019ancien programme.Sa présidente, Martine Val- lée-Cossette, a fait valoir que les barrières financières actuelles « mènent actuellement à une hausse du nombre de grossesses multiples».Sans fécondation in vitro, les gens recourent le plus souvent à l\u2019insémination artificielle, laquelle est toujours remboursable.Or Mme Vallée-Cossette plaide que les chances sont beaucoup plus élevées d\u2019avoir des grossesses multiples de cette façon, ce qui « occasionne des coûts au niveau de la santé ».En mars dernier, la clinique OVO avait révélé que le taux de grossesses multiples chez ses patients avait doublé au cours de l\u2019année 2016, passant de 5 à 10%.À l\u2019échelle de tout le Québec, le taux était passé de 25,6% avant la création du programme (en 2009) à 7,6% en 2012.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J E A N N E C O R R I V E A U L a Fraternité des policiers de Montréal a réservé un accueil glacial à la suggestion de Valérie Plante d\u2019honorer la mémoire de Fredy Villanueva, abattu par un policier dans un parc de Montréal-Nord en 2008.La Fraternité a qualifié de «message étrange et ambigu» les propos de la mairesse et lui recommande de relire le rapport du coroner publié en 2013 sur la mort du jeune homme.Interpellée par un citoyen, Solo Fugère, lors de l\u2019assemblée du conseil municipal lundi soir, Valérie Plante s\u2019était déclarée favorable à ce qu\u2019un hommage soit rendu à Fredy Villanueva, «un jeune homme qui ne méritait pas de mourir».Elle avait suggéré que la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black, et elles conviennent d\u2019un projet, une murale ou autre chose.Mardi, la mairesse a réitéré son intention, y voyant une façon de « soigner les plaies » à la suite de cet événement dramatique.« C\u2019est un projet demandé par la communauté, un projet de réconciliation très simple pour bâtir des ponts entre les communautés », a-t- elle expliqué.Elle a rappelé que dans son rapport déposé en septembre dernier, la commission qui s\u2019est penchée sur la lutte contre le profilage social et racial avait recommandé une amélioration des pratiques au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).«Les policiers du SPVM [\u2026] font un travail remarquable sur le terrain, mais on peut toujours améliorer nos pratiques», a souligné la mairesse.Rapport du coroner La Fraternité des policiers ne voit pas la situation du même œil.L\u2019opération policière qui s\u2019est soldée par le décès de Fredy Villanueva a été analysée sous toutes ses coutures par un coroner et les deux policiers impliqués dans l\u2019interventionn\u2019ont jamais reçu de blâme, a souligné le président de la Fraternité, Yves Francœur, par voie de communiqué: «Il pourrait être utile que la mairesse lise ou relise le rapport du coroner.» Selon lui, il ne s\u2019agit pas d\u2019un sujet dont on peut traiter «de fac?on approximative».Au passage, M.Francœur a signalé qu\u2019il n\u2019y avait «pratiquement aucune trace dans l\u2019espace public montréalais des 71 policiers et policières morts en service à Montréal au fil des ans».Au bureau de la mairesse Christine Black, on souligne que les consultations sur le ré- aménagement du parc Henri- Bourassa, où s\u2019est déroulé le drame il y a près de 10 ans, ont fait ressortir de profondes divisions dans la population au sujet des événements entourant la mort de Fredy Villanueva.Avant de devenir mairesse de Montréal-Nord en 2016, Mme Black était favorable à ce que la mémoire de Fredy Villa- nueva soit honorée.Mais à l\u2019époque, elle était directrice de Centre des jeunes l\u2019Escale.Elle doit désormais tenir compte de l\u2019opinion de l\u2019ensemble des citoyens de l\u2019arrondissement, a fait valoir son directeur de cabinet, Dominique De- Brosse : « C\u2019est un enjeu très délicat et très polarisant pour les citoyens de Montréal- Nord.» Mme Black invite cependant Valérie Plante à venir à Mont- réal-Nord pour la rencontrer, mais aussi pour avoir des discussions avec les policiers du poste 39 et les citoyens.Le Devoir HOMMAGE À FREDY VILLANUEVA Les policiers accueillent froidement la proposition de Valérie Plante ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR En hommage à Fredy Villanueva, un enfant brandit une pancarte lors d\u2019une marche commémorative en 2011 à Montréal-Nord.S A R A H R .C H A M P A G N E A lors que le territoire du groupe armé État islamique (EI) se réduit comme peau de chagrin, des familles québécoises désespèrent de revoir leurs filles vivantes.Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence demande au gouvernement «d\u2019envoyer un message clair» sur les procédures de rapatriement pour ces Québécoises.Ces femmes ont rejoint le groupe terroriste depuis au moins deux ans et la plupart ont eu des enfants avec des combattants.Cinq familles de ces filles sont en lien presque chaque jour avec le Centre, indique son directeur, Herman Depa- rice-Okomba.Les communications se sont for tement réduites dans les derniers mois alors que les bombardements s\u2019intensifient sur le territoire du groupe EI.« Le désespoir de ces familles est à son comble.Depuis les cinq derniers mois, les parents voyaient que c\u2019était la fin.On nous demande quoi faire, comment espérer les faire revenir », expose M.De- parice-Okomba.Ces femmes qui ont rejoint le groupe EI en Irak et en Syrie auraient fait par t de leur volonté de revenir dans leurs communications avec leur famille au Québec.Elles l\u2019ont fait à mots couverts pour ne pas alerter leur entourage dji- hadiste, explique-t-il : « C\u2019est toujours de façon indirecte.Elles vont dire : \u201cOn va se revoir bientôt si tu m\u2019envoies telle somme d\u2019argent.\u201d » D\u2019autres utilisent leur langue d\u2019origine dans des courriels ou des messages textes avec leurs parents pour éviter d\u2019ébruiter leur désir de repartir.Accusations À leur retour au pays, les Canadiens, hommes ou femmes, qui ont voyagé jusqu\u2019au groupe extrêmement radical peuvent faire face à des accusations.«Il est certain qu\u2019ils doivent subir à leur retour les conséquences des actes qu\u2019ils ont commis», reconnaît M.Deparice-Okomba.Mais il ajoute que la judicia- risation n\u2019apporte pas une réponse complète, réitérant que « l\u2019équilibre devrait être trouvé entre l\u2019aspect sécuritaire et l\u2019aspect psychosocial ».Un ancien combattant accusé pourrait devoir porter un bracelet électronique, par exemple.Il devrait toutefois aussi être obligé d\u2019accepter de l\u2019aide psychologique, croit le directeur du centre.Les familles des Québécoises ont raconté en détail à cet accompagnateur psychosocial le lavage de cerveau infligé par des «agents de radicalisation».La perception d\u2019une injustice devant l\u2019action limitée du Canada et des pays occidentaux devant la mort de milliers d\u2019enfants syriens peut avoir joué au départ, ou encore de simples questions humanitaires, «puis des gens ont détourné ces motivations», indique-t-il.La déradicalisation et la réinsertion des individus qui ont quitté le groupe EI devraient ainsi être priorisées dans une politique nationale, conclut-il.Peu de retours, selon Ottawa Chacun des cas est examiné individuellement pour l\u2019instant, confirme le cabinet du ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale.Questionné sur les procédures à suivre pour ces femmes, M.Goodale, a déclaré « que toutes les précautions seront prises pour s\u2019assurer que les Canadiens sont en sécurité».« L\u2019analyse d\u2019exper ts suggère que peu de ces extrémistes reviendront au Canada.Pour ceux qui ne sont pas déjà morts, il peut être difficile de partir », écrit quant à lui au Devoir Scott Bardsley, son attaché de presse.Ils seraient une trentaine de Québécois à avoir rejoint les rangs du groupe EI, selon le Centre de prévention de la radicalisation.Le professeur de criminologie Stéphane Leman-Langlois expose que les femmes constituent 15 % des djihadistes canadiens enregistrés dans la base de données de l\u2019Observatoire sur la radicalisation et l\u2019extrémisme violent (OSR), dont il est cofondateur.Il y a environ 180 personnes ayant des liens avec le Canada qui « mènent des activités terroristes à l\u2019étranger, dont la moitié se trouverait en Syrie ou en Irak», estime le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).Ce service a été mis au courant du retour d\u2019une soixantaine d\u2019individus, un chiffre qui n\u2019a pratiquement pas bougé depuis deux ans.Ces situations soulèvent de rares questions, par exemple sur le sort à réserver aux enfants de ces femmes.Le Devoir GROUPE ARMÉ ÉTAT ISLAMIQUE Que faire avec les djihadistes à leur retour au Canada ?La déradicalisation et la réinsertion des combattants devraient être priorisées, croit le directeur d\u2019un centre de prévention SANTÉ Procréation assistée : la CAQ relance le débat C\u2019est un projet demandé par la communauté, un projet de réconciliation très simple pour bâtir des ponts entre les communautés Valérie Plante, mairesse de Montréal « » e pape François n\u2019a pas osé briser mardi le tabou qui interdit de prononcer le mot « Rohingya » au Myanmar?Mais qu\u2019il l\u2019ait prononcé, qu\u2019est-ce que ça aurait changé ?Dans ce pays de 53 millions d\u2019habitants, bouddhistes à 90%, les catholiques sont une micromi- norité (1,3 % de la population), à peine moins nombreux d\u2019ailleurs que les musulmans.La toute petite Église catholique n\u2019a pas au Myanmar le poids qu\u2019elle a à Cuba, par exemple.C\u2019est dire.Combien d\u2019années aura-t-il fallu attendre avant que la visite «historique» de Jean-Paul II à Cuba en 1998 et la diplomatie discrète du Vatican ne donnent en?n des résultats?Si tant est qu\u2019elles en ont donné.Le pape François s\u2019enveloppant dans sa diplomatie moralisatrice au premier jour de sa visite dans ce pays violent et compliqué \u2014 un pays où se perpétue la dictature militaire derrière le masque qu\u2019accepte de lui prêter Aung San Suu Kyi \u2014, il a donc évoqué le sort des Rohingyas en filigrane, appelant les dirigeants myanmarais à « construire un ordre juste, réconcilié et inclusif », de manière à garantir « le respect des droits de tous ceux qui considèrent cette terre comme leur maison ».En écho, Aung San Suu Kyi a déclaré en termes lénifiants que le but de son gouvernement était de « mettre en évidence la beauté de notre diversité et d\u2019en faire notre force ».Autant de courbettes et de non-dits qui mettent surtout en évidence le joug qu\u2019exerce l\u2019armée sur la vie nationale et la profondeur des sentiments antimusulmans qui habitent la majorité bouddhiste, y compris dans les milieux de l\u2019opposition démocratique.Des pressions internationales peuvent et doivent être exercées sur le régime myanmarais afin que l\u2019armée et ses milices ultrareligieuses mettent un terme aux attaques de nature géno- cidaire \u2014 exécutions sommaires, viols, terres et villages incendiés \u2014 qu\u2019elles mènent contre les Rohingyas.Mais alors que plus de 600 000 Rohingyas ont aujourd\u2019hui fui au Bangladesh voisin, on voit bien que l\u2019empathie des capitales occidentales se heurte à leurs intérêts géostratégiques (lire : contenir l\u2019influence chinoise).Au-delà, le sort fait à ces « Bengalis », que les Myanmarais considèrent comme des illégaux sans droit du sol alors qu\u2019ils y sont souvent depuis des générations, témoigne de la répression dont sont victimes depuis des décennies l\u2019ensemble des minorités ethniques qui forment ce pays mosaïque.Le fait est que le Myanmar est un pays tenu par la force depuis toujours, d\u2019abord par les Britanniques, ensuite par les généraux.Rien ne peut changer vraiment tant que tiendra ce joug \u2014 dont la peur irraisonnée de l\u2019islamisation est un rouage.Plus le temps passe, plus l\u2019hypothèse de la fin prochaine de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) signé en 1994 devient, non pas plausible, mais probable.ans le magazine économique du Devoir d\u2019octobre 1985, on pouvait lire ceci au sujet du projet de traité de libre-échange Canada\u2013États-Unis : «Les politiques d\u2019achat chez nous canadiennes, les quotas à l\u2019importation [\u2026] ont amené les milieux d\u2019affaires américains à considérer le Canada comme un partenaire commercial capricieux et à demander au Congrès de voter des mesures protectionnistes renforcées.[\u2026] Les Américains font face au plus important dé- ?cit commercial de leur histoire et ont clairement manifesté leur intention de réagir devant ce qu\u2019ils appellent les politiques déloyales de leurs partenaires commerciaux.» L\u2019histoire se répète.Après cinq rondes de négociations, dont la plus récente s\u2019est terminée la semaine dernière à Mexico, les États-Unis maintiennent la pression pour un « rééquilibrage » de l\u2019accord en leur faveur.Parmi les points les plus litigieux, il y a l\u2019abolition des quotas dans le secteur agricole, l\u2019augmentation du contenu américain dans la construction des voitures et l\u2019abolition du système d\u2019arbitrage indépendant au pro?t des tribunaux réguliers.Dans ces trois cas, le Mexique et le Canada ne sont pas prêts à céder puisqu\u2019il ne serait alors plus question de rééquilibre des forces, mais de domination totale des États-Unis sur ses partenaires.La prochaine ronde aura lieu ici, à Montréal, en janvier.Compte tenu de l\u2019allure des pourparlers, il ne faut pas s\u2019attendre à un réchauffement des relations entre des partenaires qui font plutôt ?gure de farouches adversaires.La ?n de l\u2019ALENA paraît maintenant probable.Cette éventualité amène de plus en plus d\u2019économistes à tenter de prévoir les conséquences d\u2019un retour aux règles de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).Du moins, tant que les États-Unis ne s\u2019en seront pas retirés\u2026 Dans l\u2019étude publiée il y a quelques jours par l\u2019équipe économique de BMO Marché des capitaux, on prévoit que le passage de l\u2019ALENA à l\u2019OMC affectera surtout les industries les plus intégrées à l\u2019échelle du continent, comme l\u2019automobile, l\u2019aéronautique, le textile et le vêtement, les équipements électriques et électroniques, les aliments et les boissons.D\u2019autres secteurs seront bien moins touchés parce qu\u2019ils dépendent peu des exportations ou encore parce que la concurrence américaine sera devenue moins forte à cause des tarifs canadiens.Dans l\u2019ensemble, l\u2019étude en arrive à la conclusion que le Canada verrait la croissance de son PIB réduite approximativement de 1 % à long terme et son taux de chômage augmenter d\u2019un demi-point de pourcentage.En somme, pas de désastre en perspective.Les États-Unis aussi seront touchés, mais l\u2019impact sera évidemment moindre que chez nous.Quant à la balance commerciale des États-Unis avec le Canada, elle pourrait s\u2019améliorer légèrement à court terme, mais ce gain serait vite annulé par l\u2019augmentation des importations de substitution en provenance d\u2019Asie.Autre manifestation du manque de vision de ce gouvernement de petits cerveaux qui favorise ses adversaires en s\u2019attaquant à ses alliés.Le Canada a déjà connu des périodes prospères sans accord de libre-échange avec les États-Unis.Il survivra à l\u2019échec des négociations, le Québec aussi.Le plus dif?cile, ce sera la transition.Et c\u2019est à cela que les entreprises et les gouvernements doivent ré?échir dès maintenant.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Une entente de libre- échange avec la Chine ?Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, part en mission le 3 décembre prochain pour discuter de libre-échange avec la Chine.Pour analyser un projet d\u2019accord entre la Chine et le Canada en matière de libre-échange, il faut revenir à la base de ce qu\u2019est le libre-échange.Quel est donc le but du libre-échange?Son but est de favoriser le commerce international, en supprimant les barrières douanières tarifaires et non tarifaires, pour se baser principalement sur l\u2019avantage comparatif de chaque pays pour créer de la richesse.Mais quel est le principal avantage comparatif du Canada?C\u2019est l\u2019exploitation de ressources naturelles non renouvelables, soit le pétrole et les mines.Des secteurs qui se comportent selon des cycles économiques accentués.Est-ce souhaitable?Il faudra bien 10 années de négociations pour ne pas se faire réduire aux secteurs des ressources naturelles ! D\u2019ailleurs, il a fallu 10 années de négociations à l\u2019Australie pour en arriver à un tel accord avec la Chine.La Chine a été un gros souci pendant ma carrière.Effectivement, nous étions devant un pays à bas salaires, sans charges sociales, laxiste en matière d\u2019environnement et qui ne respectait pas toujours nos propriétés intellectuelles.Espérons que cela ait changé\u2026 Le rôle d\u2019un État en matière de commerce n\u2019est-il pas de faire produire locale- L I B R E O P I N I O N C H E F G H I S L A I N P I C A R D Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador I l aura fallu que l\u2019ancien premier ministre du Québec Jean Charest se présente en messie au congrès du Parti libéral, sous le prétexte d\u2019un 150e anniversaire, pour constater à quel point la défense des idéologies communes aura toujours raison et l\u2019emportera généralement même auprès de premiers ministres qui ont peu en commun.Ni l\u2019un ni l\u2019autre de l\u2019ancien et du présent premier ministre n\u2019a réservé de références sur la qualité ou l\u2019absence de celle-ci dans les relations entre les peuples autochtones et le gouvernement provincial du Québec.Il faut croire que, dans la perspective d\u2019un vote crucial pour l\u2019avenir du Parti libéral dans moins d\u2019un an, il était sans doute plus prudent de ne pas s\u2019aventurer sur ce terrain pour le moins glissant.Au Québec, les peuples autochtones et leurs continuelles revendications démesurées n\u2019ont jamais constitué une valeur ajoutée et n\u2019ont jamais déterminé l\u2019issue d\u2019une élection.Alors, pourquoi en parler ?Pourtant, les enjeux des peuples autochtones n\u2019ont jamais autant mobilisé le gouvernement canadien et, à peu de chose près, l\u2019opinion publique.Le Québec préfère s\u2019isoler dans une autre constellation.Si la conclusion de ce grand moment a permis à certains de retrouver leur sentiment d\u2019invincibilité le temps d\u2019une ?n de semaine, il nous ramène à notre devoir de faire le bilan des trois dernières années avec le présent gouvernement du Québec et de mesurer la nécessité de poursuivre les tentatives trop souvent infructueuses de consacrer l\u2019énergie pour rétablir une relation politique constructive ou, tout simplement, de laisser le temps faire son travail et de réserver à ce gouvernement le sort qu\u2019il aura lui- même dessiné.Le silence actuel de Philippe Couillard sur les enjeux autochtones contraste avec ses engagements promettant mer et monde, en avril 2014.Le partage des revenus avait été clairement mis en tête de liste dans les actions à poser.Pour ceux qui sont épatés par les prouesses de son prédécesseur, vous prendrez la peine de retourner dans le passé alors que la campagne de 2007 a été, elle aussi, silencieuse sur nos enjeux.Celle-là coïncidait avec la déroute politique du gouvernement de Jean Charest sur le dossier des territoires et des ressources, définis comme un enjeu collectif par les Premières Nations.Les ministres québécois, tous ministères confondus, diront systématiquement, lorsque le forum et l\u2019auditoire s\u2019y prêtent, que la question autochtone a une place de choix dans les discussions au Conseil des ministres.Vous savez quoi ?Je n\u2019en crois pas un mot.Jean Charest et Philippe Couillard tiennent le même discours sur les enjeux autochtones FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ment certains biens qui peuvent l\u2019être ou qui doivent l\u2019être ?Et de faciliter l\u2019entrée de biens qu\u2019on ne peut faire ou que l\u2019on ne désire pas faire ?Si, « en théorie, le libre-échange était magnifique : mais que, concrètement, c\u2019était plutôt un dur combat » ?Ces combats seraient comme les compétitions sportives.Ce ne seraient pas toujours les équipes avec la meilleure of fensive qui gagnent.Souvent, ce seraient celles avec la meilleure défensive.«Je crois qu\u2019il y a un manque de reconnaissance, pas juste chez les politiciens, mais chez ceux décrits comme une certaine élite, que même s\u2019il y a des avantages globaux au libre-échange, cela ne veut pas dire que des gens n\u2019ont pas souffert en cours de route», a dit David MacNaughton le 16 novembre 2016, alors ambassadeur du Canada à Washington, lors d\u2019une mêlée de presse en marge d\u2019un discours au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).Alors quel est l\u2019intérêt de la Chine à réaliser un accord de libre-échange avec nous?Et nous, quel est le nôtre ?Jacques Plante, conseiller en développement économique à la retraite Laval, le 28 novembre 2017 d\u2019aujourd\u2019hui, baignés dans la technologie dès leur jeune âge ont développé une vision entrepreneuriale qui, appuyée d\u2019une connaissance très pointue des réseaux sociaux, les amène très tôt dans leur parcours professionnel à «faire des affaires» partout sur la planète et cela sans complexe.Ainsi, nous avons pu voir, lors de la plus récente mission de Tout le monde en parle, trois jeunes qui ont lancé des entreprises sur Internet et qui connaissent beaucoup de succès.Incroyable ce que nos jeunes peuvent être créatifs ! Ces jeunes influen- ceurs sont très impressionnants, beaucoup plus que notre génération à leur âge.Cependant, ils semblent très vulnérables à l\u2019intrusion de l\u2019anglais dans leur vocabulaire.Ainsi, on a entendu en quelques minutes : j\u2019ai été « turn off», il est «relevant», accumuler des « like », « poster » et un «post», ils «markettent» de cette façon, des aussi «nice» et j\u2019en passe\u2026 Nous leur léguons cet héritage qu\u2019est la langue française et nous espérons qu\u2019ils sauront la conserver tout en continuant de développer des compétences linguistiques dans plusieurs langues, notamment en anglais.Ce contact continu avec d\u2019autres langues exige cependant une vigilance et une volonté de bien parler sa langue maternelle.La langue et la culture sont l\u2019héritage passé d\u2019une génération à l\u2019autre depuis notre arrivée sur ce continent et il faut continuer à le léguer à la prochaine génération tout en essayant de le bonifier.Pierre Lincourt, l.n.d.Chicoutimi, le 27 novembre 2017 ALENA Le jeu des petits cerveaux MYANMAR Les non-dits du pape D L JEAN-ROBERT SANSFAÇON GUY TAILLEFER Les peuples autochtones n\u2019ont jamais déterminé l\u2019issue d\u2019une élection.Alors, pourquoi en parler ?Le français de nos jeunes entrepreneurs Chaque génération, peu importe le nom qu\u2019on lui donne, se démarque de la précédente de dif férentes façons.Les jeunes T E X T E C O L L E C T I F * epuis les débuts du projet de modification de la charte de l\u2019Université de Montréal, le Syndicat général des professeurs et des professeures de l\u2019Université de Montréal (SGPUM) s\u2019est évertué à travers les pages de ce quotidien à dépeindre ce projet comme un véritable coup d\u2019État.Pour y arriver, les membres de l\u2019exécutif du SGPUM n\u2019ont pas hésité, à travers des entrevues, des lettres ouvertes et des communiqués de presse, à utiliser des exagérations, des demi-vérités et parfois même des mensonges.Alors que le débat faisait rage entre le SGPUM et l\u2019administration de l\u2019Université de Montréal dans l\u2019espace public, la communauté étudiante s\u2019est tenue à l\u2019écart.Cependant, nous considérons qu\u2019avec sa lettre ouverte publiée le 23 novembre dernier, l\u2019exécutif du SGPUM a dépassé les limites de la mauvaise foi et les faits se doivent d\u2019être rétablis.Les membres de l\u2019exécutif du syndicat y laissent habilement entendre que, contrairement aux affirmations de la chancelière de l\u2019Université de Montréal, le comité responsable des plaintes pour harcèlement et agressions sexuelles envers les membres du corps enseignant n\u2019est pas un comité composé uniquement de membres du personnel enseignant, mais plutôt un comité composé de 14 membres de diverses provenances.Le comité auquel fait référence le SGPUM dans sa lettre n\u2019est pas le comité de traitement des plaintes, mais bien le comité de prévention du harcèlement de l\u2019Université de Montréal.Ce comité ne traite pas les plaintes pour harcèlement ou agression sexuelle et les membres de l\u2019exécutif du SGPUM ne sont assurément pas sans savoir que leur affirmation était trompeuse.Pas de mobile politique Sur les faits, c\u2019est bel et bien la chancelière qui a raison.À l\u2019Université de Montréal, lorsqu\u2019une plainte formelle est déposée pour harcèlement ou inconduite sexuelle contre un membre du corps professoral, cette dernière est traitée aux termes du Règlement disciplinaire concernant les membres du personnel enseignant, et donc, elle est jugée par un comité formé de 3 personnes pro- fesseures de carrière dont une exerçant des fonctions d\u2019officière.Bref, dans l\u2019état actuel des choses, «des chums jugent des chums», et cela, dans l\u2019opacité la plus totale.C\u2019est d\u2019ailleurs une situation qui a été décriée par le Bureau d\u2019intervention en matière de harcèlement et par l\u2019ombudsman de l\u2019Université de Montréal.Cette problématique a aussi été soulevée par plusieurs organismes dans le cadre des consultations sur le projet de loi 151 sur les violences à caractère sexuel dans les établissements d\u2019enseignement supérieur.Finalement, les membres de l\u2019exécutif du SGPUM laissent entendre que la question des violences sexuelles est un mobile politique pour justifier a posteriori le projet de modification de charte, en particulier avec le retrait de la discipline des pouvoirs de l\u2019Assemblée universitaire de l\u2019Université de Montréal.Il n\u2019en est rien.Non seulement la question des violences à caractère sexuel a été au centre des préoccupations de la communauté étudiante tout au long des consultations sur le projet de modification de la charte, mais aussi tout au long de l\u2019importante campagne juridique de deux ans qu\u2019a menée le SGPUM afin, notamment, d\u2019expulser la communauté étudiante du comité de discipline du corps enseignant, ce que le syndicat a réussi à obtenir en 2015.Projet de loi 234 C\u2019est parce que la discipline relève de l\u2019Assemblée universitaire dans la charte de l\u2019Université de Montréal que les étudiantes et les étudiants ont perdu leur siège au comité de discipline du personnel enseignant.C\u2019est parce que la discipline relève de l\u2019Assemblée universitaire dans la charte de l\u2019Université de Montréal que le comité jugeant les plaintes de harcèlement et d\u2019inconduites sexuels déposées à l\u2019endroit des membres du corps professoral est composé uniquement de pro- fesseures et de professeurs.C\u2019est parce que la discipline relève de l\u2019Assemblée universitaire dans la charte de l\u2019Université de Montréal, et que cela ne sera plus le cas à la suite des modifications proposées dans le projet de loi 234, que le SGPUM s\u2019y oppose aussi fortement.Pour nous, il est plus qu\u2019évident que c\u2019est la perte du privilège du corps enseignant d\u2019être jugé exclusivement par des pairs qui motive réellement l\u2019exécutif du SGPUM dans son combat contre la modification de la charte de l\u2019Université de Montréal.Maintenant que les masques sont tombés, nous pourrons enfin discuter en toute honnêteté du projet de modification de la charte de l\u2019Université de Montréal tel que proposé par le projet de loi 234.Nous pourrons aborder le véritable objet de litige comme il se pose réellement : à l\u2019heure de la lutte contre les violences sexuelles sur les campus et des mouvements comme #AgressionNonDénoncée et #MoiAussi, il n\u2019est pas normal que les professeures et les professeurs de l\u2019Université de Montréal continuent de bénéficier du privilège de n\u2019être jugés que par des pairs, et ce, dans l\u2019opacité la plus totale.Il est temps que «des chums cessent de juger des chums».* Ce texte est signé par l\u2019exécutif de la Fédération des associations étudiantes du campus de l\u2019Université de Montréal (FAECUM); et par l\u2019exécutif de l\u2019Association générale des étudiants et des étudiantes de la Faculté de l\u2019éducation permanente de l\u2019Université de Montréal (AGEEFEP).UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Il est temps que « des chums cessent de juger des chums » E R I C M O N T I G N Y Professeur de science politique, Université Laval ette fin de semaine, le Parti libéral du Québec a célébré son 150e anniversaire.Ce n\u2019est pas rien.Il est le seul par ti représenté à l\u2019Assemblée nationale dont les origines précèdent la création de la fédération canadienne.Au fil du temps et de schismes, le PLQ a d\u2019ailleurs la particularité d\u2019avoir donné naissance à ses principaux adversaires.Ce fut le cas de l\u2019Union nationale, formée de la fusion entre le Parti conservateur et de l\u2019Action libérale nationale de dissidents libéraux.Ce fut ensuite le cas du Parti québécois, issu de la fusion du Ralliement national et du Mouvement souveraineté\u2013association de l\u2019ancien ministre libéral René Lévesque.C\u2019est aujourd\u2019hui le cas de la Coalition avenir Québec, qui fusionna avec l\u2019Action démocratique du Québec fondée notamment par Jean Allaire.L\u2019ancien chef libéral Claude R yan a résumé ainsi les valeurs du Par ti libéral du Québec à travers le temps : « la primauté des libertés individuelles, l\u2019identification au Québec, l\u2019accent sur le développement économique, l\u2019engagement envers la justice sociale, le respect de la \u201csociété civile\u201d, l\u2019attachement envers la démocratie et l\u2019appar te- nance canadienne ».Selon les chefs et les époques, cer taines de ces « valeurs » ont certes pris le pas sur d\u2019autres.Le mandat de Philippe Couillard aura cependant marqué une rupture certaine sur le plan idéologique avec l\u2019esprit de la Révolution tranquille.Pour Philippe Couillard, la primauté des libertés individuelles a pris le pas sur son identification au Québec.Le développement économique a également supplanvté la défense de la justice sociale.Le gouvernement Couil- lard a aussi procédé à un plan de rigueur budgétaire sans pour autant y impliquer les acteurs de la société civile.Les structures de coordination régionale furent au contraire abolies.Enfin, contrairement aux autres chefs libéraux depuis la Révolution tranquille, il a clairement fait de son appar tenance canadienne le fil conducteur de son engagement politique.Jamais depuis Adélard Godbout, qui gouverna le Québec au début des années 1940, un premier ministre du Québec ne fut aussi résolument canadien.Des similitudes Non sans raison, Philippe Couillard semble aimer se référer à Adélard Godbout.Même s\u2019ils ont bien sûr évolué dans des contextes bien dif férents, plusieurs parallèles peuvent être dressés entre ces deux premiers ministres libéraux.Sur le plan personnel, tous deux étaient perçus comme des scientifiques.L\u2019un fut agronome, alors que l\u2019autre fut neurochirurgien.Tous deux représentaient des circonscriptions situées à l\u2019extérieur des grands centres.Sur le plan politique, les deux hommes valorisent d\u2019abord les droits individuels.Le droit de vote accordé aux femmes fut l\u2019une des grandes réalisations d\u2019Adélard Godbout.L\u2019attachement aux valeurs individuelles de Philippe Couillard se manifeste plutôt par un discours aux accents multicultura- listes et par une défense absolutiste des Chartes des droits.En matière de relations avec Ottawa, M.Godbout et M.Couillard partagent également les mêmes réflexes.Leur fidélité première est canadienne plutôt que québécoise.Dans le cas du gouvernement Godbout, l\u2019histoire retiendra notamment qu\u2019il a cédé la capacité fiscale du Québec à Ottawa ainsi que la compétence québécoise en matière d\u2019assurance-chômage.Quant à Philippe Couillard, son gouvernement fut le premier depuis cette époque à songer à remettre de nouveau en question l\u2019autonomie fiscale du Québec au profit du gouvernement fédéral.Sur le plan partisan, la thèse de l\u2019historien Michel Lévesque quant à la dépendance organisationnelle et financière du parti par rapport au Parti libéral fédéral permettrait d\u2019expliquer l\u2019attitude d\u2019Adélard Godbout envers Ottawa.Sous l\u2019influence de Georges-Émile Lapalme, le PLQ a ensuite toujours pris ses distances du grand frère fédéral.À l\u2019ère de Justin Trudeau, assisterait-on aujourd\u2019hui à un rapprochement ?Sur le plan électoral, Adélard Godbout fut le seul premier ministre libéral depuis le début du XXe siècle à n\u2019avoir été élu que pour un seul mandat.Est-ce le sort qui attend Philippe Couillard ?L\u2019avenir reste encore à écrire pour le chef libéral.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).C D C hampionnes des naissances pendant non moins de 300 ans, les femmes du Québec sont sommées de faire leur devoir patriotique à nouveau.Du moins est-ce le souhait exprimé par le chef de la CAQ, François Legault, qui voit dans cette recette éprouvée une façon de préser ver ce qu\u2019hier encore on dénommait la nation, le peuple ou encore la culture québécoise, mais qu\u2019aujourd\u2019hui, vu le nombre d\u2019immigrants qui nous entourent, on préfère appeler « l\u2019identité québécoise ».Comme disaient les mères à leurs filles jadis avant leur nuit de noces : « Ferme les yeux et pense au pont Champlain.» Ou à toute autre icône de l\u2019économie québécoise souf frant d\u2019abandon.Quelle que soit l\u2019époque, ne faut-il pas apporter sa contribution pour la patrie ?Selon M.Legault, toujours, plus nous fabriquerons nos propres petits travailleurs, plus le Québec s\u2019en portera mieux.Rions-en pour ne pas en pleurer.Penser qu\u2019on peut infléchir la dénatalité, une tendance lourde depuis 40 ans dans tous les pays industrialisés, en mettant un peu d\u2019argent sur la table, relève d\u2019une grande naïveté ou d\u2019un grand cynisme ou des deux.Bien que la CAQ nie vouloir refaire le coup des bébés-bonus de 1989, l\u2019idée ici est la même : tenter de hausser le taux de fécondité au mythique 2,1 enfants par famille, le taux de « remplacement de la population » en bas duquel l\u2019immigration doit nécessairement pallier le dépeuplement qui est le nôtre.Le problème, c\u2019est que la dernière fois que le Québec a connu ce numéro magique (2,1), nous étions en 1968, l\u2019année de tous les dangers : révoltes étudiantes, création du Parti québécois, culture et contre-culture en délire et envol, sur tout, du mouvement de libération des femmes.Il y a un lien direct, en d\u2019autres mots, entre la dénatalité endémique que connaît l\u2019Occident et le fait que les femmes ont massivement changé leur fusil d\u2019épaule, passant de la vie privée, où les lois et la coutume les confinaient, à la vie publique à par tir, justement, de la fin des années 1960.C\u2019est le chambardement du siècle pour lequel, et on aimerait que les politiciens se le mettent dans la tête une fois pour toutes, il n\u2019y a pas de revenez-y possible.Il y a une raison, après tout, pour laquelle aucun pays, même le plus conservateur (les États-Unis) ou le plus doué en politique familiale (la Suède), ne réussit à atteindre le fameux 2,1.Les femmes ont autre chose à faire ! À moins d\u2019avoir une nounou à la maison et les moyens financiers qui vont avec, deux adultes qui font deux gros salaires, il est physiquement impossible de multiplier les grossesses et de mener une carrière en même temps.Pour ne rien dire des divorces qui se multiplient, des jeunes qui boudent le couple et des spermatozoïdes qui fondent à vue d\u2019œil ! Avant d\u2019atteindre l\u2019inaccessible étoile, de pouvoir compter uniquement sur de belles bedaines pour assurer l\u2019avenir de la nation, il faudrait peut-être envoyer le message que la place des femmes sur le marché du travail est absolument cruciale, pas seulement un ajout intéressant.Il faudrait des CPE gratuits partout, des congés parentaux obligatoires d\u2019un an, des pères prêts à rester à la maison, des règles interdisant la discrimination de femmes enceintes au travail, des autobus, des rues et des restaurants conçus pour les enfants, des couples qui durent, des salaires qui montent et un environnement sans pesticides ou autres poisons susceptibles de s\u2019attaquer à votre système reproducteur.Bref, une vision du monde qui, on s\u2019en doute, n\u2019est pas sur le point de se réaliser.Bien que le Québec se démarque (du moins, en Amérique du Nord) en matière de conciliation travail - famille, l \u2019ar rivée des femmes sur le marché du travail n\u2019a jamais été proprement réfléchie.Une véritable révolution dans les mœurs, elle s\u2019est pourtant réalisée, ici comme ailleurs, largement à l\u2019improviste.La dénatalité qui sévit aujourd\u2019hui découle, entre autres, de ce manque de planification.Mais cette crise de fécondité vient aussi du fait que faire des enfants est, plus que jamais, et bien plus que l\u2019immigration, une affaire délicate et compliquée.Sur le plan individuel, elle tient à ce qu\u2019il y a de plus profond, d\u2019intime et d\u2019aléatoire : l\u2019amour.Sur le plan collectif, elle tient au statut des femmes elles-mêmes.Le temps n\u2019est pas si lointain, faut-il le rappeler, où plus une femme avait des enfants, plus elle était impuissante.Pour toutes ces raisons, il serait immensément plus sensé de miser sur l\u2019immigration d\u2019abord, et les bébés ensuite.Au lit, citoyennes ! FRANCINE PELLETIER 150 ANS DU PLQ Le retour à Adélard Godbout de Philippe Couillard JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Pour Philippe Couillard, la primauté des libertés individuelles a pris le pas sur son identification au Québec.L\u2019arrivée des femmes sur le marché du travail n\u2019a jamais été proprement réfléchie Il n\u2019est pas normal que les professeures et les professeurs de l\u2019Université de Montréal continuent de bénéficier du privilège de n\u2019être jugés que par des pairs « » A 8 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 9 N O V E M B R E 2 0 1 7 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S se réjouir d\u2019avoir réussi à attirer l\u2019attention des acteurs politiques ainsi que des médias \u2014 sur les plateaux desquels il a défilé tout au long de la journée.«Des situations comme celle-là n\u2019arriveraient pas si les politiciens nous écoutaient au lieu de rire de nous », a-t-il expliqué, montrant du doigt le gouvernement Couillard.La colère suscitée par la création d\u2019un fichier d\u2019immatriculation des armes à feu sans restriction au Québec ne retombe pas pour autant, a averti M.Morin, en fin de journée mardi.« Il y a beaucoup de gens au Québec qui sont vraiment tannés de voir des événements comme celui [de Polytechnique] récupérés [à des fins] pécuniaires et politiques pour avoir toujours plus de contrôle sur un objet, en sachant très bien qu\u2019au bout du compte ça ne donne absolument rien», a-t-il déclaré.D\u2019ailleurs, M.Morin songe à canaliser la colère des opposants au contrôle des armes à feu au profit de sa candidature lors des prochaines élections générales.Il évaluera en temps et lieu la possibilité de briguer les suffrages sous la bannière du Parti conservateur du Québec le 1er octobre prochain, explique-t-il dans une entrevue téléphonique avec Le Devoir mardi après-midi.M.Morin avait tenté de se faire élire à l\u2019Assemblée nationale à l\u2019occasion de l\u2019élection partielle dans la circonscription d\u2019Arthabaska le 5 décembre 2016, mais en vain.Il avait terminé la course au 4e rang, recueillant 4,7 % des voix.«Incrédulité» et «colère» Nathalie Provost, survivante de la tuerie de l\u2019École Polytechnique, a accueilli avec « incrédulité », puis « colère » la volonté de « gunnies » québécois de prendre pour cible les proches des femmes assassinées par le tireur Marc Lé- pine.« Il ne faut vraiment pas comprendre ce que ça représente pour nous, pour la société québécoise, la Place du 6-décembre-1989, pour trouver que c\u2019est une bonne idée [d\u2019y manifester].C\u2019est totalement un manque de respect », soutient-elle.Mme Provost s\u2019inquiète de la détérioration du débat sur le contrôle des armes au Québec.« Les réseaux sociaux ont permis à ce groupe- là, qui existait beaucoup plus dans l\u2019ouest du Canada [\u2026] de se développer dans l\u2019est », sou- ligne-t-elle.Cette hargne du «gun lobby», Heidi Rathjen y a goûté lorsqu\u2019elle a milité auprès de la classe politique canadienne pour un registre des armes à feu.Tirs amis Les organisateurs du « rassemblement des \u201cgunnies\u201d» ont aussi essuyé des tirs amis.Déjà samedi, face à une avalanche de messages négatifs sur les réseaux sociaux, Guy Morin et Jessie Mc Nicoll ont mis en ligne sur YouTube \u2014 dans la catégorie « humour » \u2014 une vidéo dans laquelle ils précisaient leurs intentions en vue de la manifestation de samedi.Il s\u2019agira d\u2019un «rassemblement pacifique dans le respect des citoyens», a souligné Mme Mc Nicoll, qui est blogueuse au HuffPost Québec.«Y a personne qui s\u2019en va pisser sur les tombes des victimes.Y a personne qui s\u2019en va faire de la casse», a ajouté la bachelière en psychologie.M.Morin a pour sa part invité les protestataires à laisser leurs armes et leurs boîtiers à la maison.De jeunes propriétaires d\u2019armes à feu se sont d its outrés mard i par l \u2019organ isat ion d\u2019une manifestation dans un « espace commémoratif » de la tuerie de Polytechnique.« L\u2019association de Guy Morin fait non seulement un af front à nos ami-es féministes, mais oublie que nos luttes peuvent également se rejoindre », a écrit Alexandre Beaudet dans une lettre ouverte acheminée au Devoir.La Loi sur l\u2019immatriculation des armes à feu a été adoptée par l\u2019Assemblée nationale en juin 2016.Elle n\u2019est toutefois pas encore en vigueur à l\u2019heure actuelle.Le Conseil des ministres doit l\u2019activer au moyen d\u2019un décret lorsque la «solution informatique » sera prête, soit en janvier 2018, estime-t-il.«Le projet se déroule comme convenu», a indiqué le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Olivier Cantin, mardi.Le propriétaire d\u2019une arme à feu sans restriction disposera d\u2019une année pour faire une demande d\u2019enregistrement.Il devra cependant effectuer une demande d\u2019immatriculation dès qu\u2019il prendra possession d\u2019une nouvelle acquisition.L\u2019armurier Martin Léger appréhende que des clients refusant d\u2019enregistrer leurs armes se tournent vers le Web pour leurs prochains achats.«Pour la \u201cbusiness\u201d, ce n\u2019est pas bon un registre.Les purs et durs anti-registres ne vont pas m\u2019acheter de «guns» parce que moi je n\u2019aurai pas le choix de les enregistrer», souligne-t-il.M.Léger a tenté de «réveiller les pro-guns assis dans leur salon à chigner, à pleurer [à l\u2019approche de l\u2019entrée en vigueur de la Loi sur l\u2019immatriculation des armes à feu], mais qui ne font rien» en les appelant dans une vidéo, notamment partagée par M.Morin, à manifester devant « le monument de Polypleurniche » où se rassemblent les «osties de pleureuses de Poly».Des autobus partiront de son commerce samedi matin comme prévu, mais pour une destination qui était inconnue mardi soir.Un mystérieux amateur d\u2019armes québécois finance le tout.M.Léger se réjouit que les « gunnies » aient obtenu l\u2019« attention médiatique ».Pour la suite des choses, il s\u2019en remet à Guy Morin.« Je suis convaincu qu\u2019il y a un move plus intelligent que de juste écœurer les gens qui sont endeuillés», conclut-il.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MANIFESTATION honte, tristesse et un profond regret pour ce que nous avons fait que je me tiens debout au- jourd\u2019hui pour dire : nous avions tor t.Nous nous excusons.Je suis désolé.Nous sommes désolés.» Une poignée de conservateurs, cependant, ne se sont pas levés.Les banquettes conservatrices étaient d\u2019ailleurs très clairsemées : plus du tiers des élus (entre 35 et 40 selon le moment) manquaient à l\u2019appel.La porte-parole du caucus, Virginie Bonneau, a prétexté des « raisons personnelles, des comités, des événe- ments dans le comté ».Aucun comité ne s\u2019est réuni pendant l\u2019événement et plusieurs des élus absents étaient présents à la Chambre quelques instants auparavant.Le chef conser vateur Andrew Scheer a aussi pris la parole pour dire que « tous les êtres humains ont la même valeur et la même dignité et méritent le respect, et les femmes et les hommes qui ont des perspectives dif fé- rentes se respectent mutuellement, en tant qu\u2019êtres humains ».Des millions et une loi L\u2019entente annoncée mardi prévoit des compensations allant de 5000 à 150 000 $ par personne, selon la gravité de ce qu\u2019elles ont vécu.Les cas les plus lourds sont notamment des femmes ayant été agressées sexuellement.« On a des personnes dans notre action collective qui se sont fait dire que la raison pour laquelle elles étaient lesbiennes, c\u2019est qu\u2019elles n\u2019avaient pas eu la vraie affaire et qu\u2019on allait réparer leur sexualité », a illustré Douglas Elliott, l\u2019avocat qui a piloté l\u2019action collective à l\u2019origine de l\u2019annonce.Bien que ces gestes ne fussent pas commandés par l\u2019État, M.Elliott estime qu \u2019 ils sont « un résultat direct de la purge ».On estime qu\u2019environ 9000 personnes pourraient être dédommagées.Le gouvernement a aussi déposé un projet de loi, le C-66, qui permettra d\u2019effacer les condamnations criminelles d\u2019une personne pour sodomie ou pour grossière indécence lorsqu\u2019il est question de sexe entre personnes consentantes d\u2019au moins 16 ans.Toute personne condamnée ou, en cas de décès, un proche (époux, enfant, parent, frère ou sœur) pourra déposer une demande de radiation à la Commission des libérations conditionnelles du Canada.Si elle est acceptée, la Commission en avisera tous les tribunaux susceptibles d\u2019avoir consigné le dossier judiciaire pour qu\u2019ils l\u2019effacent.Elle avisera aussi la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui devra purger ses dossiers et demander aux autres corps policiers d\u2019en faire autant.C\u2019est la première fois de l\u2019histoire que le Canada se dote d\u2019une loi pour nettoyer les dossiers judiciaires de citoyens, soutient le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale.Ottawa s\u2019était aussi fait demander de purger le casier judiciaire des prostituées dans la foulée de l\u2019adoption en 2014 d\u2019une loi sur la prostitution.Le gouvernement n\u2019a jamais donné suite à cette demande, pas plus qu\u2019il ne donne suite à celle formulée ces jours-ci d\u2019effacer les condamnations pour possession simple de cannabis lorsque la marijuana sera légalisée en 2018.« Dans le cas de la marijuana, on peut certainement dire que les mœurs sociales ont changé, le contexte a évolué au fil des ans, mais je ne pense pas que quiconque dirait que les condamnations d\u2019origine violaient la Charte des droits et libertés.Dans le cas qui nous occupe, on parle d\u2019une violation fondamentale des droits de la personne», a expliqué M.Goodale au Devoir.Le conseiller de M.Trudeau sur les questions LGBTQ2, Randy Boissonnault, a assuré qu\u2019il veillerait au passage rapide du C-66.Le projet de loi C-39 éliminant du Code criminel l\u2019interdit de sodomie \u2014 qui avait été promis en grande pompe il y a un an \u2014 n\u2019a encore jamais été appelé en débat depuis son dépôt en mars dernier.L\u2019annonce d\u2019hier inclut aussi 15 millions de dollars qui serviront à des monuments et des expositions rappelant la purge.Une autre somme de 20 millions couvrira les frais judiciaires encourus.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 EXCUSES graphes travaillaient pour ces magazines.Je n\u2019essayais pas de les copier, mais j\u2019étudiais leurs éclairages, les poses, les mouvements, les robes, les décors\u2026 » Dans ses premières photos, quelque chose évoque cette sophistication du travail d\u2019Avedon.Mais il y aura plusieurs styles Dury.« J\u2019ai travaillé presque toujours gratuitement ou pour pas grand-chose.Ce qui m\u2019a fait vivre, c\u2019est le cinéma.» Il sera photographe de plateau pour plus de 150 films.Il se fera même passer pour un figurant, histoire de s\u2019approcher du réalisateur italien Sergio Leone.Pierre Dury va travailler avec Gilles Carle, dont il deviendra un ami proche.Une photo for te le montre, quelques heures avant sa mort, Chloé Sainte- Marie couchée à ses côtés.« Je n\u2019ai jamais trouvé que la photographie était valorisée au Québec.Aujourd\u2019hui, je pense juste à la peinture », dit-il à l\u2019heure d\u2019inaugurer son exposition.Quelques-unes de ses acr y- liques sont présentées en marge de cette exposition, dans un corridor étroit.Ce sont pour la plupart des quasi-abstractions, des couleurs franches qui ne se touchent pas et qui sont pourtant vouées à explorer le thème du baiser.Beauté et vedettariat « Quand je suis devenu photographe, j\u2019ai appris à tout démystifier, du mythe de la beauté à celui de la vedette.» Alors pourquoi ce culte de la beauté plastique et des vedettes dans sa photographie ?« Si j\u2019avais photographié des gens de la rue, ça intéresserait cent fois moins les gens.Les gens préfèrent voir Jean Cocteau que son beau-frère\u2026 Mais aujourd\u2019hui, j\u2019aimerais mieux photographier les itinérants, avec leurs gueules incroyables.» Une photographie géante du mannequin Marie O \u2019Hara, photographiée en 1970, témoigne de l\u2019influence initiale des poses de la mode sur son travail.« Quand elle est arrivée à mon studio, j\u2019ai fait semblant d\u2019avoir une conversation au téléphone, histoire de me donner une contenance.Je me sentais si petit devant cette femme si belle.Après quinze minutes avec ce mannequin, je me suis rendu compte qu\u2019elle était encore plus nerveuse que moi.La photographie impressionne.» Cette photo, plantée au milieu de la salle d\u2019exposition, est imprimée sur un support surdimen- sionné.Comme quelques autres images imprimées dans ce format, elle a un côté excessif qui touche à notre présent.Pierre Dury a vécu quelques années avec Marjolène Morin, avant que tous ne connaissent la chanteuse sous le nom de Marjo.L\u2019affiche de l\u2019exposition, c\u2019est elle, étendue de tout son long.Ses portraits sont presque toujours calmes, posés, attentifs.Les mises en scène sont limitées.Un fond de scène.Un éclairage.Et voilà.Mais pour Diane Dufresne, avec qui le photographe collabore longtemps, ce sera le contraire : l\u2019excès, la surcharge, la chanteuse attifée en femme de maison, prête à faire le ménage, empêtrée dans des symboles religieux, avec à ses pieds des fourrures, de l\u2019or, du feu et un valet qui lui peint les ongles des doigts de pied\u2026 « Quand la personne que je dois photographier arrive, je n\u2019ai plus aucune idée ! On parle de tout et de rien.Je veux que les gens soient à l\u2019aise.Je devrais mieux préparer mes conversations, mais je ne le fais jamais.À Jean Chrétien, en le photographiant, j\u2019ai dit que ma mémoire me faisait souvent défaut.« Il faut apprendre des poèmes par cœur », m\u2019a-t-il répondu.Je lui ai raconté que je ne savais que la fable de La cigale et la fourmi.Et il me l\u2019a récitée au complet ! » En 1969, il n \u2019y a guère de photographes portraitistes bien installés à Montréal, hormis Gabriel Desmarais, dit Gaby.« Michel Gontran travaillait pour Échos Vedettes.Il m\u2019a dit d\u2019aller voir du côté de ces petits journaux jaunes, Photo-Vedettes, Nouvelles illustrées, tout ça.Ils m\u2019ont engagé.» Une partie du travail de cette époque est perdue.« Les journaux s\u2019appropriaient les photos comme les négatifs.Je suis allé dans les archives de Québecor.Il ne reste presque rien.J\u2019ai retrouvé une petite photo du bed-in de John Lennon et Yoko Ono à Montréal.» Il l\u2019a rephotographiée, certain qu\u2019elle est bien de lu i .Elle trône entre deux project ions contiguës de dizaines de photographies.« Quand on a travaillé pour de petits journaux, on nous snobe.» Mais les artistes l\u2019apprécient.Diane Dufresne et plusieurs autres le demandent pour leurs pochettes de disque.Son objectif avale aussi bien Ginette Reno et Donald Lautrec qu\u2019Yvon Deschamps et Jean- Guy Moreau, quand ce n\u2019est pas Robert Plant, Ian Anderson ou Robert Charle- bois.Il les photographie en studio, mais aussi sur scène, en pleine nuit, dans des fêtes.Voici par exemple Claude Dubois au petit matin, marchant avec Véronique Sanson.Au temps de la chambre noire, son premier agrandisseur lui est offert par l\u2019architecte Ernest Cormier, dont il est le locataire.« Il avait toute une collection d\u2019appareils Leica.» Mais le travail d\u2019impression des photographies ne l\u2019intéresse pas vraiment.«C\u2019est faire la vaisselle.» Et aujourd\u2019hui, la photographie ?Elle ne le passionne plus autant.« La peinture, c\u2019est ce que je veux faire pour le reste de mes jours.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PHOTOGRAPHE Pierre Dury ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Scott Brison, président du Conseil du Trésor, a lui aussi tenu à féliciter le premier ministre Justin Trudeau.PIERRE DURY Un portrait émouvant de Gilles Carle et Chloé Sainte-Marie "]
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