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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2017-12-02, Collections de BAnQ.

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[" Enseignement supérieur LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 2017 CAHIER SPÉCIAL C Doctorat Faire le grand saut vers le privé C 2 Universités Accessibilité pour tous C 3 La recherche fondamentale réalisée dans le monde entier est responsable de la plupart des avancées technologiques, médicales et sociales qui font que notre qualité de vie aujourd\u2019hui est bien meilleure qu\u2019elle l\u2019était il y a un siècle, peut-on lire dans le rapport Naylor, ce document réalisé à la demande du gouvernement fédéral et préconisant un réinvestissement en la matière.Et pourtant, lorsque les nations amputent leurs fonds de recherche, c\u2019est souvent elle qui écope.H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale J.-André Fortin est professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l\u2019Université Laval.Chercheur émérite, il a derrière lui cinquante-cinq ans de carrière et peut se targuer d\u2019avoir découvert que toutes les plantes sont liées aux champignons et que cette symbiose, appelée mycorhize, reproduite à grande échelle et utilisée par les agriculteurs, pourrait permettre de produire de manière plus durable, moins polluante et à moindre coût.Tout commence dans les années 1960, bien avant que l\u2019on parle de réchauffement climatique et que l\u2019on se pose des questions quant à la nocivité de l\u2019utilisation des engrais chimiques, tant pour les agriculteurs que pour la planète.Depuis sa plus tendre enfance déjà, M.Fortin s\u2019était pris de passion pour les champignons.Une passion qui le mènera vers la biologie et vers le métier de chercheur.« Les chercheurs sont mus par la curiosité, com- mente-t-il.Ce besoin de comprendre comment ça fonctionne.Einstein a voulu saisir tous les secrets de l\u2019atome.Dans mon cas, c\u2019était les champignons.Mais personne ne savait où tout cela me mènerait lorsque j\u2019ai commencé.» Sentiment d\u2019urgence Et c\u2019est bien cela qui pose problème à la recherche fondamentale.Nous ne vivons plus dans le monde des années 1960.Nous vivons dans un monde où les chercheurs subventionnés ont obligation de trouver, et vite, afin que leurs résultats puissent être rapidement orientés vers l\u2019industrie.«La perception de l\u2019importance de la recherche est affectée par le sentiment d\u2019urgence, explique le président Ô combien nécessaire recherche fondamentale « Einstein a voulu saisir tous les secrets de l\u2019atome.Dans mon cas, c\u2019était les champignons.Mais personne ne savait où tout cela me mènerait lorsque j\u2019ai commencé.» VOIR PAGE C 4 : RECHERCHE C A R O L I N E D E S R O S I E R S L E D E V O I R E N S E I G N E M E N T S U P É R I E U R L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 D É C E M B R E 2 0 1 7 C 2 Faites votre chemin.Découvrez nos 145 programmes aux cycles supérieurs.GÉNIE APPLIQUÉ AU-DELÀ DE LA RECHERCHE, DES RÉSULTATS CONCRETS \u2022 AÉROSPATIALE ET TRANSPORT TERRESTRE \u2022 ÉNERGIE \u2022 ENVIRONNEMENT ET CONSTRUCTION \u2022 TECHNOLOGIES DE LA SANTÉ \u2022 TECHNOLOGIES DE L\u2019INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS Toute l\u2019information sur nos programmes de 2e et 3e cycles à www.etsmtl.ca JOURNÉE PORTES OUVERTES le dimanche 28 janvier 2018 | 10 h à 16 ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE Université du Québec 1100, rue Notre-Dame Ouest, Montréal | Bonaventure L U D I V I N E M A G G I «L\u2019union fait la force », tel est l\u2019adage qui pourrait le mieux qualifier le nouveau partenariat entre l\u2019Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l\u2019Association francophone pour le savoir (Acfas).En effet, fortes, respectivement, de leur réseau d\u2019enseignement supérieur ainsi que de leur expertise en divulgation de recherche scientifique, l\u2019AUF et l\u2019Acfas ont décidé de rassembler leur énergie et de mutualiser leurs efforts en signant un nouvel accord de partenariat pour une coopération renforcée.Cette entente-cadre permettra de créer, entre autres, une nouvelle plateforme numérique consacrée à la vulgarisation scientifique, à la présentation et au rayonnement de la recherche en français.L\u2019annonce, faite à Paris le 20 novembre dernier lors d\u2019une rencontre entre la directrice générale de l\u2019Acfas, Hélène Drainville, et le recteur de l\u2019AUF, Jean-Paul de Gaudemar, souligne le renforcement de la collaboration entre les deux organismes, notamment dans le domaine de la diffusion des savoirs.Un objectif que n\u2019a pas oublié de souligner M.de Gaudemar : « Grâce à cette nouvelle pla- teforme numérique, nous irons plus loin, en créant une passerelle permanente entre les publics et la recherche universitaire, un excellent moyen de tisser un dialogue et de susciter l\u2019intérêt du public pour les sciences.» L\u2019AUF et l\u2019Acfas, partenaires de longue date, n\u2019en sont pas à leur première collaboration.Ils travaillent déjà de concert pour les finales internationales du concours Ma thèse en 180 secondes qui a permis à de nombreux pays de la Francophonie de s\u2019associer et de prendre part à MT180, comme l\u2019a rappelé Mme Drainville, qui est certaine que ce nouvel espace numérique convaincra les scientifiques de s\u2019engager dans un dialogue entre sciences et société.Le Devoir Une nouvelle plateforme pour promouvoir la science en français Il est très ardu, lorsque l\u2019on a passé vingt-cinq ans, et parfois plus, dans le système scolaire puis universitaire, de sortir de ce milieu pour entrer sur le marché du travail.C\u2019est pourtant ce que doivent faire de plus en plus de diplômés au doctorat ou en post-doctorat, faute de débouchés suffisants dans les laboratoires des universités.EMPLOYABILITÉ Faire le grand saut vers l\u2019entreprise privée H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale « I l y a souvent un décalage entre ce que le doctorant a développé durant ses dernières années à l\u2019université, une technologie, un savoir-faire, et ce que l\u2019entreprise va être prête à adopter », explique Xavier-Henri Hervé, directeur exécutif et cofondateur de District 3, le centre d\u2019innovation de l\u2019Université Concor- dia, jeune pousse destinée à outiller les étudiants des cycles supérieurs pour les mener vers l\u2019entrepreneuriat.« Ils sont motivés par la valeur ajoutée du savoir qu\u2019ils ont généré pendant leurs années de recherche, ajoute-t-il.Or l\u2019entreprise, elle, est séduite par leur formation, leurs acquis, mais elle ne souhaite pas forcément leur permettre de poursuivre leurs travaux de recherche, voire de les mettre en marché.De là découle une véritable frustration.» Une situation qui n\u2019est pas nouvelle, M.Hervé rappelant comment, en 1987, lui et ses jeunes collègues avaient travaillé pendant plusieurs années au développement de microprocesseurs\u2026 à une époque où l\u2019industrie ne s\u2019y intéressait pas.« Nous étions des super ingénieurs, nous avions donc des occasions d\u2019emploi, raconte-t- il.Nous avions alors le choix d\u2019intégrer une grande entreprise en laissant tomber les microprocesseurs sur lesquels nous avions travaillé avec passion pendant des années, ou alors de monter notre jeune pousse.Nous avons opté pour la deuxième solution.L\u2019entreprise n\u2019existe plus aujourd\u2019hui, mais elle a joué un véritable rôle dans l\u2019industrie pendant une vingtaine d\u2019années.Le problème des doctorants, c\u2019est qu\u2019ils sont très souvent en avance sur leur temps.» Une vie en dehors de l\u2019université Le financement de la recherche publique étant ce qu\u2019il est devenu, les possibilités de demeurer au sein du milieu universitaire sont de plus en plus réduites.De nombreux étu- diants-chercheurs doivent donc dorénavant sortir du milieu universitaire, même si cela n\u2019est pas leur premier choix.Deux grandes avenues s\u2019offrent alors à eux : intégrer le laboratoire d\u2019une grande entreprise ou monter leur propre entreprise.District 3 est là pour épauler ceux qui s\u2019aventurent sur la deuxième voie.Ici, des étudiants, des professeurs et des diplômés de Concordia, toutes disciplines confondues, travaillent ensemble à transformer des idées audacieuses en retombées concrètes et positives pour la société.La semaine dernière, le centre d\u2019innovation organisait même une grande journée d\u2019ateliers destinée à explorer les divers cheminements de carrière.Les fonds de recherche du Québec étaient également de la partie afin de présenter les programmes d\u2019entrepreneuriat et de financement disponibles, et d\u2019évaluer les possibilités de s\u2019associer avec des chefs de file de l \u2019 industrie pour commercialiser la recherche scientifique.« Il faut expliquer aux doctorants qu\u2019il y a une vie ailleurs, dans le privé, au gouvernement, dans les OBNL », souligne le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, en entrevue au Devoir.C\u2019est lui qui a prononcé le discours de clôture lors des ateliers.« Il faudrait également que les universités s\u2019adaptent, ajoute-t-il.Qu\u2019elles proposent des formations plus transversales.Un étudiant qui a un doctorat en biochimie ou en philo devrait avoir eu l\u2019occasion d\u2019acquérir des notions d\u2019économie et de gestion, par exemple.Il serait ainsi mieux outillé pour faire face aux défis du milieu du travail.» Gagner en confiance M.Quirion note par ailleurs que les directeurs de thèse de ces étudiants ne sont pas des modèles, eux qui ont fait toute leur carrière à l\u2019université et qui ont de la difficulté à imaginer comment cela se passe ailleurs.Un changement de mentalité est nécessaire, selon lui.Tout comme du côté des entreprises, qui se méfient de ces profils.« C\u2019est encore vrai pour les petites et les moyennes entreprises, précise le scientifique en chef.Ces dernières redoutent de perdre leur temps à former une recrue à leurs besoins avant de la voir par tir, faute d\u2019avoir des défis assez grands à lui proposer.» « Il faut bien réaliser que nous parlons de gens qui sont passionnés et persuadés d\u2019avoir entre les mains un concept susceptible de faire avancer la société, ajoute Xavier-Henri Hervé.Ils sont souvent très intelligents et ont besoin de défis à la hauteur.Lancer leur propre entreprise en est un.Si on les y accompagne, s\u2019ils gagnent en confiance et qu\u2019ils parviennent à passer de l\u2019idée à l\u2019impact, c\u2019est toute la société qui sort gagnante.» ISTOCK Les offres d\u2019emploi au sein de l\u2019université étant réduites, les étudiants-chercheurs se tournent donc dorénavant vers le secteur privé.ISTOCK L\u2019AUF et l\u2019Acfas renforcent leur collaboration dans le domaine de la diffusion des savoirs. E N S E I G N E M E N T S U P É R I E U R L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 D É C E M B R E 2 0 1 7 C 3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale C oncordia propose plusieurs certificats et programmes courts permettant de perfectionner ses compétences et ses connaissances sans s\u2019embarquer dans un programme de MBA de deux ans.Des formations qui gagnent en popularité.Parce que les carrières sont de moins en moins rectilignes ou parce que les connaissances et les savoir-faire évoluent aujourd\u2019hui à la vitesse grand V, de plus en plus de travailleurs se voient dans l\u2019obligation de retourner à un moment ou un autre de leur vie professionnelle sur les bancs de l\u2019université.Mais il n\u2019est pas donné à tout le monde de quitter son emploi pendant deux ans pour décrocher un MBA.En réponse à cela, les universités proposent de plus en plus de programmes courts permettant une remise à niveau rapide.Concordia ne fait pas exception.Parmi eux, un certificat en repreunariat, qui alors que l\u2019économie québécoise est composée à 99 % de PME, dont un grand nombre tenues par des baby-boomers désireux de prendre leur retraite, vise à fournir les outils nécessaires pour faire qu\u2019une acquisition soit une réussite, non un désastre.Gérer sa micro-entreprise D\u2019autres ont pour objectif de rendre les étudiants meilleurs en négociation ou encore de les amener à utiliser leur intelligence émotionnelle pour diriger et motiver leurs équipes.Depuis la rentrée, l \u2019École de gest ion John?Molson de l\u2019Université Concordia offre également un tout nouveau cer tificat de deuxième cycle en entrepreneuriat destiné notamment aux travailleurs autonomes.« Qu\u2019ils soient artistes ou psychologues, ou encore graphistes ou rédacteurs, les travailleurs et travailleuses autonomes représentent plus de 15 % de la main-d\u2019œuvre canadienne, peut-on lire dans le document de présentation.Le cer tificat permet d\u2019acquérir les compétences et les connaissances pour planifier, lancer et gérer leur propre micro-entreprise.Il est conçu spécialement par exemple pour des artistes souhaitant créer un studio autogéré, une musicienne voulant faire carrière comme travailleuse autonome, ou encore des professionnels désirant fonder un cabinet ou une société de conception.» Devenir de meilleurs gestionnaires Certains de ces programmes se donnent également en collaboration avec d\u2019autres organismes.C\u2019est le cas du Certificat en leadership et habiletés de direction, proposé par l\u2019Institut de leadership en gestion.Vingt-cinq candidats par session, six jours, une thématique par jour.Communication, créativité, mobilisation des équipes, gestion des talents, etc.: les contenus ont été développés par l\u2019Institut de leadership en gestion, le tout ayant été validé par le Centre des dirigeants John-Molson de l\u2019Université Concordia.« L\u2019intérêt de la formation, c\u2019est qu\u2019elle propose un travail intégrateur, explique Éric Pa- quette, président et cofondateur de l\u2019Institut.Les participants se penchent sur la manière dont ils pourraient intégrer ce qu\u2019ils apprennent dans leur vie professionnelle.» Chaque jour, plusieurs experts se succèdent ainsi sur l\u2019estrade.Des personnalités connues également comme Pauline Marois, Pierre Marc Johnson ou encore Pierre Lavoie.Dans la salle, on retrouve des gestionnaires, des gens qui dirigent du personnel et qui se demandent comment mobiliser.« Nous faisons en sor te que les cohor tes soient disparates avec des gens qui viennent du privé mais aussi d\u2019OBNL et même d\u2019organismes publics, note M.Paquette.Le choc des cultures est intéressant.Les participants apprennent de ceux qui enseignent, mais aussi de la cohorte.Au final, nous en faisons de meilleurs gestionnaires et beaucoup d\u2019entre eux prennent par la suite du galon.» Depuis quatre ans que la formation est donnée, environ mille gestionnaires y ont participé et sa popularité ne fait que croître.La revanche des programmes courts P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale E n cinq ans, soit de 2010 à 2015, le nombre d\u2019étudiants en situation de handicap (ESH) a triplé à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Aujourd\u2019hui, ce sont 1514 ESH qui sont inscrits au Service d\u2019accueil et de soutien des étudiants en situation de handicap (SASESH), et ce nombre représente 3,6 % de la population étudiante.Cette réalité a amené l\u2019établissement à mandater Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l\u2019éducation, pour présider un groupe de travail sur l\u2019éducation inclusive.«Ce phénomène n\u2019est pas unique à l\u2019UQAM, tient à préciser Mme Brodeur, c\u2019est un phénomène mondial que l\u2019on retrouve maintenant dans toutes les universités.» Mais qui sont ces ESH ?Selon Dolorès Otero, directrice du Centre des services d\u2019accueil et de soutien socio-économique aux Services à la vie étudiante, on peut les diviser en deux groupes.« Il y a les personnes qui ont un handicap visible, par exemple une personne avec une déficience visuelle ou auditive, ou avec un handicap physique.Mais il y a aussi les personnes avec un handicap non visible.Ce sont les étudiants qui ont des troubles d\u2019apprentissage, des troubles du spectre de l\u2019autisme, et même des troubles de santé mentale.C\u2019est ce deuxième groupe qui explique l\u2019augmentation des ESH.» Une sorte d\u2019heureux problème La présence accr ue des ESH est une sorte d\u2019heureux problème, concède Mme Brodeur.« Leur présence à l\u2019université témoigne du chemin que nous avons accompli comme société pour diagnostiquer, comprendre et accompagner les personnes avec des handicaps non visibles.Il n\u2019y a pas si longtemps, ces personnes n\u2019auraient jamais eu la possibilité de fréquenter l \u2019université.Leur présence est le résultat d\u2019un succès collectif.» Mais un problème tout de même, parce que ces ESH exigent de l\u2019aide, du soutien et des accommodements si l\u2019on veut s\u2019assurer de la réussite de leurs études universitaires.Présentement, cet accompagnement est la responsabilité du SASESH.Mais un ESH doit d\u2019abord s\u2019inscrire au SASESH, puis être évalué afin qu\u2019on lui propose une aide adéquate.Il s\u2019agit donc d\u2019une approche entièrement individualisée qui, évidemment, requiert les ressources appropriées.Au phénomène des ESH s\u2019ajoute aussi un nouveau groupe d\u2019étudiants atypiques, les étudiants avec des besoins particuliers (EBP).«Parmi les EBP, on compte les étudiants immigrants, les étudiants ayant la charge d\u2019une famille, les étudiants autochtones, illustre Mm e Otero.On peut aussi inclure les étudiants en situation financière précaire et même les étudiants athlètes de haut niveau.» Éducation inclusive La croissance des ESH et des EBP sur les bancs de l\u2019université a amené l\u2019UQAM à se tourner vers le concept d\u2019éducation inclusive, d\u2019où la création du groupe de travail présidé par Mme Brodeur.L\u2019éducation inclusive est une approche éducative dans laquelle l\u2019établissement d\u2019enseignement, de façon proactive et collective, met en place des mesures et des pratiques qui favorisent l\u2019inclusion des étudiants atypiques tout en ne causant pas de préjudices aux étudiants typiques.Au contraire, ces derniers peuvent même profiter de ces nouvelles façons de faire.« L\u2019éducation inclusive ne vient pas remplacer l\u2019accompagnement individualisé, car il y a aura toujours un besoin pour ce dernier, précise Mme Brodeur.Elle agit plutôt en complément.» Le groupe de travail présidé par Mme Brodeur vient tout juste de déposer son rapport.« Le rapport final a été adopté par la Commission des études de l\u2019UQAM, soul igne Mm e Brodeur, et i l a même reçu un accueil favorable de la haute direction.» Le document contient aussi quelques exemples de mesures en éducation inclusive qui pourraient être mises en place.E n c e q u i c o n c e r n e l e contexte d\u2019enseignement, on pourrait demander aux professeurs de produire un plan de cours, accessible en ligne, qui présenterait des objectifs d\u2019apprentissage explicites.Ce plan de cours pourrait alors servir pour baliser le recours aux accommodements individuels des ESH.Mais il pourrait aussi ser vir aux autres étudiants, par exemple, pour planifier leurs lectures et leurs travaux.L\u2019éducation inclusive n\u2019est pas que l\u2019affaire du corps professoral ; toute la communauté universitaire doit s\u2019im- pl iquer, et cela comprend aussi l \u2019ensemble des étudiants.« Prenons le cas d\u2019un cours où l\u2019on trouve un ESH qui a besoin d\u2019aide pour la prise de notes.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le SASESH qui va fournir un preneur de notes, explique Mm e Brodeur.Mais avec l\u2019éducation inclusive, le professeur pourrait demander si l \u2019un des étudiants de ce cours accepterait de prendre les notes.Ces notes seraient ensuite vérifiées et approuvées par le professeur et ensuite rendues accessibles en ligne.De cette façon, non seulement un ESH en profiterait, mais tout le groupe aussi.» Pour Mme Brodeur, l\u2019éducation inclusive présente pour l\u2019UQAM une occasion de renouvellement.«Et cela est tout à fait conforme avec la mission et la culture de l\u2019UQAM, qui, depuis sa fondation, ont toujours été de favoriser l\u2019accessibilité à l\u2019enseignement supérieur», soutient-elle.Accessibilité pour tous BOURSES DOCTORALES ET POST-DOCTORALES EN ROUMANIE Programme « Eugen Ionescu » Europe centrale et orientale Vous êtes doctorant ou enseignant-chercheur francophone* ?Quelle que soit votre discipline, profitez des stages de recherche en Roumanie ! * Appel adressé aux doctorants et enseignants-chercheurs des établissements membres de l'AUF dans les pays de l'OIF ou en Algérie bourses-ei@auf.org www.auf.org Contact : Appel annuel ouvert jusqu'au 14 janvier 2018 Durée du stage : 3 à 5 mois 30 universités d'accueil en Roumanie doctorat : 800 \u20ac / mois post-doctorat : 1000 \u20ac / mois transport aller-retour, assurance ISTOCK En cinq ans, le nombre d\u2019étudiants en situation de handicap a triplé à l\u2019UQAM.Les participants apprennent de ceux qui enseignent, mais aussi de la cohorte.Au final, nous en faisons de meilleurs gestionnaires et beaucoup d\u2019entre eux prennent par la suite du galon.Éric Paquette, président et cofondateur de l\u2019Institut de leadership en gestion « » I S T O C K E N S E I G N E M E N T S U P É R I E U R L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 E T D I M A N C H E 3 D É C E M B R E 2 0 1 7 C 4 Formations exclusives pour cadres et dirigeants Nous sommes nés d\u2019une conviction : pour former des leaders, il faut des leaders.Et nous avons choisi les meilleurs.Parce que rien ne vaut la force de l\u2019expérience.À l\u2019École de technologie supérieure (ETS), la vie intelligente passionne.Une passion qu\u2019on souhaite contagieuse.Inauguré en septembre 2016, le LabVI s\u2019ouvre aujourd\u2019hui à la communauté grâce à son portail.Il offre la possibilité aux entreprises, aux étudiants et aux citoyens de soumettre des projets de recherche.Les chercheurs souhaitent ainsi rendre la technologie plus accessible et au service des gens.LABVI L\u2019intelligence artificielle au service de la communauté de l\u2019Association pour le savoir francophone (Ac- fas) et professeur de philosophie à l\u2019Université de Montréal, Frédéric Bouchard.Parce qu\u2019elle a un rappor t avec la mort et la douleur, la recherche biomédicale paraît justifiée aux yeux de la collectivité.Mais qu\u2019en est-il des chercheurs qui travaillent sur notre rapport au vieillissement ?Ou de ceux qui, alors que nous vivons dans une société multiculturelle, sont capables de comprendre l\u2019importance de la culture ou même de la religion dans nos vies?Leur travail est tout aussi colossal.» Mais revenons à notre spécialiste des champignons mycorhiziens.Après plusieurs décennies de recherche, ses travaux et ceux des quelques dizaines d\u2019étudiants qu\u2019il a formés dans ses laboratoires ont conduit au développement d\u2019une technologie innovatrice permettant de produire à l\u2019échelle industrielle les semences de ces champignons microscopiques.Des champignons qui sont aujourd\u2019hui reconnus comme étant les meilleurs assistants des plantes dans l\u2019obtention des minéraux et de l\u2019eau, et dans la résistance aux insectes et aux maladies.Des retombées économiques En 2011, les produits mycorhiziens sont enfin utilisés par quelques agriculteurs canadiens.Les résultats sont assez probants pour qu\u2019ils soient de plus en plus nombreux à les appliquer sur des surfaces de plus en plus grandes.Environ 350 000 hectares seront atteints cette année et certainement un million d\u2019ici trois ans.L\u2019usine de La Pocatière sera alors arrivée à saturation, mais un deuxième site est en préparation à Rivière-du-Loup, et un troisième se dessine dans l\u2019Ouest canadien.La technologie suscite même l\u2019intérêt à l\u2019étranger, en Inde et au Sénégal notamment.«Pour le Canada, ce sont des retombées économiques, souligne M.Fortin lorsqu\u2019on lui demande à quoi sert la recherche fondamentale.C\u2019est sûr qu\u2019on ne sait jamais à quoi vont mener les recherches lorsqu\u2019on les entreprend.Mais si je prends mon exemple, nous avons calculé qu\u2019avec les champignons mycorhiziens, les agriculteurs augmentent leurs revenus de 300$ par hectare, sans compter les économies qu\u2019ils font à ne pas acheter les produits chimiques qu\u2019ils appliquaient auparavant.Lorsqu\u2019un million d\u2019hectares seront traités de la sorte, on pourra parler d\u2019une injection annuelle de 300 millions de dollars dans l\u2019économie canadienne.» Des considérations économiques donc.Mais aussi et peut-être surtout, la perspective d\u2019améliorer la qualité de vie des gens sur la planète.L\u2019agriculture durable et la sécurité alimentaire mondiale, dont il est de plus en plus souvent question, passent par une réduction sinon une élimination des engrais chimiques.La recherche fondamentale menée par J.-André Fortin permettra de répondre en partie à ce besoin.Des réalités particulières Et des besoins de ce type, il y en aura de plus en plus, estime Frédéric Bouchard.Il explique que le bien-être de nos sociétés dépend des résultats de recherche.Que de plus en plus de décisions prises par les pouvoirs publics sont appuyées et optimisées par des résultats de recherche.Qu\u2019en tout cas, ils pourraient et devraient l\u2019être plus.D\u2019où la nécessité pour une nation de continuer à investir dans sa recherche fondamentale.« Une société qui investit en éducation et en recherche est une société qui croit en son avenir, assume M.Bouchard, revêtant là sa casquette de philosophe.Il est vrai que la recherche est de plus en plus transnationale.Mais cela ne nous dédouane pas d\u2019en faire localement.Il y a des réalités qui ne sont pas les mêmes ici qu\u2019ailleurs dans le monde.Prenons le vieillissement, le décrochage scolaire, la toxicomanie, etc.Sur tous les sujets, il y a des réalités par ticulières qui font que les problématiques sont différentes chez nous qu\u2019au Japon ou en Italie.» Il conclut en soulignant que, si le Canada ne croit plus assez en la recherche fondamentale, les chercheurs, les jeunes notamment, iront ailleurs.Et que ce serait une perte incommensurable.SUITE DE LA PAGE C 1 RECHERCHE S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale C er taines des résidences étudiantes de l\u2019ETS sont uniques en leur genre.Elles sont équipées de capteurs (de mouvement, de qualité de l\u2019air, de bruit, etc.) et d\u2019appareils intelligents (électroménagers, chaîne stéréo).Ces appareils sont interconnectés et ont donc accès aux données des autres appareils.Grâce à ce dispositif, on espère améliorer le confort des usagers, améliorer la qualité de l\u2019air et réduire la consommation d\u2019énergie et d\u2019eau.Le LabVI, créé par Vidéo- tron, Éricsson, l \u2019ETS et le Quartier de l\u2019innovation (QI), s\u2019intéresse à ce type d\u2019expériences très technologiques.« L\u2019expérience dans les résidences pourrait être étendue à l\u2019ensemble du QI », af firme Charles Despins, doyen de la recherche à l\u2019ETS et professeur au Département de génie électrique de l\u2019école.L\u2019ETS est au cœur du QI, délimité par le boulevard René-Lévesque au nord, le canal de Lachine au sud, la rue Atwater à l\u2019ouest et la rue McGill à l\u2019est.Comme autre projet , le LabVI s\u2019intéresse notamment à la transmission de données par la lumière DEL, appelé Light Fidelity (LiFi).Un mode de transmission dont le débit est de 10 à 50 fois plus rapide que le wifi et sans émission d\u2019ondes électromagnétiques nocives.On planifie aussi de développer des outils évoluant vers la 5G (le prochain standard pour la téléphonie cellulaire) et l\u2019Internet des objets (IdO).Un centre de recherche ouvert à la communauté Le LabVI ne veut sur tout pas travailler en vase clos.« Grâce à notre portail, les entreprises, les étudiants et les citoyens sont invités à présenter des projets ou des idées, explique Damien Silès, directeur général du QI, qui souhaite profiter de l\u2019emplacement stratégique du LabVI.Nous sommes situés dans un secteur du centre-ville où l\u2019on trouve une mixité intéressante composée de travailleurs, de résidents et d\u2019étudiants.» Charles Despins dit avoir déjà reçu des projets de recherche par l\u2019entremise du portail.« Pour le moment, ils proviennent surtout d\u2019entreprises, dit-il.Nous aimerions à terme transformer le QI en quartier de démonstration de nouvelles technologies et de meilleures pratiques d\u2019utilisation.Par exemple, nous pourrions tester des solutions innovatrices en commerce électronique avec les commerces du quartier.» M.Despins aimerait que les technologies développées fassent l\u2019objet d\u2019une bonne acceptabilité sociale.Pour lui, Uber est un mauvais exemple d\u2019une entreprise technologique qui s\u2019est implantée souvent sans l\u2019accord des acteurs en place (ex.: villes et entreprises de taxi) et en ne respectant pas la réglementation en vigueur.Il faut éviter cela, selon lui.ISTOCK L\u2019Internet des objets connaît actuellement un fort développement."]
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