Le devoir, 18 janvier 2018, Cahier B
[" G É R A R D B É R U B É U ne préoccupation constante depuis au moins 2007, les événements climatiques extrêmes sont passés, en janvier dernier, au premier rang des risques les plus susceptibles de se matérialiser.L\u2019année 2017, avec sa facture record de 306 milliards $US associée aux désastres naturels aux États-Unis seulement, a donné raison aux experts consultés par le Forum économique.Ils récidivent cette année, laissant les enjeux environnementaux au sommet de la liste.Et si l\u2019an dernier la dénonciation portait sur la lenteur de la réponse au défi posé, on donne cette année dans le pessimisme et le drame, évoquant que l\u2019enjeu est passé au stade de l\u2019urgence.Une hausse des émissions de GES en 2018, qui devrait s\u2019ajouter à une première progression en quatre ans mesurée l\u2019an dernier, les ratés des efforts d\u2019atténuation et d\u2019adaptation aux changements climatiques, les catastrophes naturelles et liées à l\u2019activité humaine et la perte accélérée de biodiversité coif fent la liste des principales inquiétudes pour 2018.Déclin du multilatéralisme Le millier d\u2019experts et de décideurs consultés dans ce rapport déposé en marge du Forum économique mondial de la semaine prochaine misent encore sur la capacité technologique et scientifique de l\u2019humanité.Mais si, il y a un an, ils classaient le Brexit et l\u2019élection de Donald Trump au rang d\u2019un populisme circonstanciel, ils observent aujourd\u2019hui un déclin structurel du «multilatéralisme fondé sur les règles», et une généralisation du protectionnisme, voire de l\u2019isolationnisme.Bref, de tout ce qui va à l\u2019encontre de la nécessité d\u2019une réponse collective forte à des menaces mondiales toujours plus complexes et à portée systémique planétaire.D\u2019où ces autres préoccupations, très présentes dans l\u2019édition 2018 du rapport, avec 93 % des répondants anticipant une escalade des tensions géopolitiques et une prolifération des affrontements économiques et politiques, sous l\u2019impuissance des organisations internationales.Ainsi, 59 % des répondants anticipent une intensification des risques en 2018, contre 7 % seulement qui misent sur une atténuation.Pire, près de quatre répondants sur cinq chif frent en hausse les risques d\u2019une guerre impliquant les grandes puissances.À plus long terme, sur la trentaine de risques susceptibles de se matérialiser sur une période de dix ans, les risques environnementaux et de cyberattaques à grande échelle dominent la liste.Et tous les futurs chocs perceptibles sur le radar des potentialités ne peuvent que renforcer le repli sur soi des États.Les experts parlent d\u2019une crise alimentaire, d\u2019une expansion mal contrôlée de l\u2019intelligence artificielle, de l\u2019escalade des conflits commerciaux, du déplacement à grande échelle des populations et de la montée des crises identitaires comme autant de causes possibles à un creusement des Macron abandonne le projet d\u2019aéroport à Notre- Dame-des-Landes Page B 5 ECONOMIEVéronique Cloutier s\u2019amène aux commandes de 1res fois Page B 7 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L e gouvernement Couillard a dû essuyer des tirs croisés mercredi après avoir proposé une hausse du salaire minimum plus rapide que prévu.Les entreprises dénoncent une augmentation inattendue aux impacts potentiellement néfastes, tandis que les syndicats estiment que Québec doit en faire encore plus.La ministre du Travail, Dominique Vien, a pris certains employeurs par surprise en annonçant que le salaire minimum passera à 12 $ l\u2019heure au Québec à compter du 1er mai 2018, ce qui correspond à une hausse de 0,75 $.« Il s\u2019agit, en dollars, de la hausse du salaire minimum la plus importante de l\u2019histoire du Québec», s\u2019est targué le gouvernement.Cette augmentation est supérieure à celle prévue dans le plan sur quatre ans présenté il y a douze mois par la ministre Vien.Elle avait alors annoncé que le gouvernement du Québec augmenterait le salaire minimum de manière graduelle pour qu\u2019il corresponde en 2020 à 50 % du salaire horaire moyen.Québec prévoyait alors des hausses de 0,50$ en 2018 et de 0,35$ en 2019 et en 2020, afin d\u2019atteindre un taux «de l\u2019ordre» de 12,45$ l\u2019heure.« La fixation du taux du salaire minimum fera toujours l\u2019objet de décisions annuelles, pour s\u2019ajuster à l\u2019évolution de l\u2019économie québécoise», avait-on précisé.Or, la vitalité de l\u2019économie québécoise a modifié les prévisions et le salaire horaire moyen au Québec devrait être de 24,25 $ l\u2019heure en 2018-2019, plutôt que de 23,73 $.L\u2019objectif est toujours d\u2019atteindre le ratio de 50 % du salaire moyen en 2020, a-t-on précisé.Réactions opposées Sans tarder, les groupes représentant les employeurs québécois ont bondi de leur siège.«Cette augmentation inattendue de 6,7% représente une fois et demie ce qui avait été prévu pour 2018», a fait remarquer la vice-présidente et porte-parole de la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI), Martine Hébert.À son avis, plusieurs PME « subiront une pression à la hausse accrue sur la masse salariale » et devront par exemple retarder des plans d\u2019embauche, couper dans les heures travaillées ou augmenter leurs prix.«Dans ce contexte, une réduction significative de leurs taxes sur la masse salariale et de leur taux d\u2019imposition dans le prochain budget du Québec nous apparaît incontournable», a-t-elle ajouté.Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a lui aussi plaidé pour un allégement fiscal pour les entreprises québécoises.Son président-directeur Le salaire minimum à 12 $ l\u2019heure provoque des tirs croisés Les employeurs craignent le pire et les syndicats restent sur leur faim Le rapport 2018 sur les risques mondiaux de la 48e édition du Forum économique de Da- vos n\u2019a jamais été aussi dramatique.Réchauffement climatique, guerres, cyberattaques\u2026 La mondialisation des risques dans un univers toujours plus interrelié nécessite une réponse collective s\u2019inscrivant à l\u2019opposé de l\u2019isolationnisme et du repli sur soi qui se répandent à l\u2019échelle planétaire.ANALYSE L\u2019isolationnisme s\u2019invite à Davos SPENCER PLATT GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE Une femme marche dans les rues inondées d\u2019Immokalee, en Floride.Cette petite ville a été durement frappée par l\u2019ouragan Irma, en septembre dernier.A L E X A N D R E S H I E L D S L\u2019 humanité entre « dans une période critique où les risques sont intensifiés », avertit le Forum économique mondial dans son rapport 2018 sur les risques planétaires.Un document qui insiste sur la multiplication des crises environnementales, des affrontements politiques et économiques, mais aussi des risques de guerre impliquant de grandes puissances.Les menaces croissantes pour l\u2019environnement dominent toutefois le Global Risks Report sur la perception des risques dans le monde pour la deuxième année consécutive, selon ce qui se dégage de l\u2019enquête menée auprès de 1000 experts du milieu des affaires, des universitaires et divers autres acteurs majeurs de la scène internationale.Le Forum économique mondial a d\u2019ailleurs souligné mardi que ce nouveau rapport « met en évidence de nombreux domaines où nous poussons les systèmes jusqu\u2019à leur limite, que ce soit en provoquant un taux trop élevé d\u2019extinction des espèces, une réduction trop importante de la biodiversité, ou en nous dirigeant vers la possibilité de nouvelles guerres ».Pas moins de 59 % des experts interpellés dans le cadre de cette enquête annuelle ont fait part d\u2019une « intensification des risques », et seulement 7 % d\u2019une « baisse des risques ».Ce pessimisme pour 2018 s\u2019explique en partie par la détérioration du paysage géopolitique international : 93 % des sondés affirment qu\u2019ils s\u2019attendent à une aggravation des affrontements politiques ou économiques entre grandes puissances, et près de 80 % « s\u2019attendent à une augmentation des risques de guerre impliquant les grandes puissances ».L\u2019enquête, menée dans le contexte de la première année de la présidence de Donald Trump, met aussi en garde contre des « chocs futurs » qui présentent des risques internationaux, dont l\u2019émergence de « nouvelles vagues de populisme » qui « menacent l\u2019ordre social dans une ou plusieurs démocraties matures ».Le rapport établit de même des risques de « guerres commerciales en cascade » auxquelles les institutions multilatérales, « trop faibles », ne pourraient répondre.Risques environnementaux Au-delà de ces risques éminemment politiques, l\u2019environnement demeure, et de loin, la principale préoccupation, comme c\u2019était déjà le cas en 2017.Invités à hiérarchiser les 30 premiers risques mondiaux en matière de probabilité et d\u2019impact, les experts ont même placé les cinq risques environnementaux dans le peloton de tête des deux classements.Or, ces risques ont tous un potentiel d\u2019impacts dévastateurs pour la vie humaine sur Terre : les conditions météorologiques extrêmes, la perte de biodiversité et l\u2019ef fondre- ment de l\u2019écosystème, les catastrophes naturelles majeures, les catastrophes écologiques causées par l\u2019homme et l\u2019échec de l\u2019atténuation du changement climatique et de l\u2019adaptation.« Les phénomènes météorologiques extrêmes ont encore une fois été classés au premier rang des risques globaux en matière de probabilité et d\u2019impact.Les risques environnementaux, conjugués à une vulnérabilité croissante à d\u2019autres risques, menacent maintenant sérieusement les fondements de la plupart de nos biens communs », a prévenu mardi Alison Martin, du bureau de l\u2019analyse de risques du Zurich Insurance Group, une multinationale de l\u2019assurance active dans plus de 170 pays et territoires.« Malheureusement, la réaction des gouvernements et des organisations face au changement climatique est bien trop tardive », a-t-elle ajouté, faisant écho à un risque clairement établi dans le rapport publié à quelques jours du Forum économique mondial de Davos.Dans une analyse publiée mardi, Alison Martin souligne que la communauté internationale est toujours très loin de respecter l\u2019objectif de l\u2019Accord de Paris, soit de limiter le réchauffement global à 2 °C d\u2019ici la fin du siècle.Occasions à saisir D\u2019un autre côté, les risques économiques occupent une place moins importante cette année, ce qui conduit certains experts à s\u2019inquiéter que l\u2019amélioration des taux de croissance Le monde entre «dans une période critique» Les menaces croissantes pour l\u2019environnement dominent le Global Risks Report VOIR PAGE B 2 : ENVIRONNEMENT VOIR PAGE B 2 : SALAIRE FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL VOIR PAGE B 2 : ANALYSE La réaction des gouvernements et des organisations face au changement climatique est bien trop tardive Alison Martin, du bureau de l\u2019analyse de risques du Zurich Insurance Group « » 0,75 $ Il s\u2019agit du montant de la hausse prévue au 1er mai 2018.C\u2019est, «en dollars, la hausse du salaire minimum la plus importante de l\u2019histoire du Québec», dit le gouvernement. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E B 2 L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 342 VÊTEMENTS, FOURRURE 342 VÊTEMENTS, FOURRURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS 103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS MANTEAU KANUK COMME NEUF! 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d\u2019un ef fon- drement global des systèmes.Ensemble, nous disposons des ressources et des nouvelles connaissances scientifiques et technologiques pour empêcher cela.Le défi consiste surtout à trouver la volonté et l\u2019élan de travailler ensemble pour un avenir commun », a-t-il fait valoir, mardi, dans une déclaration écrite.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 ENVIRONNEMENT inégalités, entre les personnes, mais aussi entre les États, menaçant les démocraties et alimentant la montée de l\u2019autoritarisme.Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial, a lancé mardi un appel aux gouvernements, aux entreprises et à la société civile à «une action concertée et collaborative », plaçant la 48e édition annuelle du Forum sous le thème «Construire un avenir commun dans un monde fracturé».Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 ANALYSE général, Yves-Thomas Dorval, a par ailleurs invité le gouvernement et tous les par tis politiques à la prudence « face aux effets observés dans les provinces qui ont fait des choix plus téméraires», comme l\u2019Ontario et l\u2019Alberta.La province voisine passera à 15$ l\u2019heure le 1er janvier 2019, tandis que l\u2019Alberta y parviendra le 1er octobre prochain.À l\u2019inverse, les syndicats engagés depuis près d\u2019un an et demi dans une campagne réclamant la hausse du salaire minimum à 15 $ l\u2019heure sont demeurés sur leur faim.«L\u2019augmentation [\u2026] est un pas dans la bonne direction, mais c\u2019est encore trop peu.Il faut faire preuve de courage politique, à l\u2019instar d\u2019autres gouvernements comme celui de l\u2019Ontario», a plaidé le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau.«Le gouvernement du Québec aurait pu faire un effort et s\u2019engager à atteindre les 15 $ l\u2019heure le plus rapidement possible», a renchéri le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Daniel Boyer.Même plan de match Le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, a répondu aux critiques des entreprises en affirmant que le plan de match n\u2019a pas changé.«C\u2019est un chemin annoncé d\u2019avance, graduel, prévisible, pour que le salaire minimum atteigne 50% du salaire moyen.À mon avis, c\u2019est très modeste.» « On a déjà dit qu\u2019on s\u2019engagerait, dans le prochain budget, à mettre en place des mesures pour compenser en partie ces enjeux-là d\u2019augmentation de coûts pour les entreprises, surtout les PME.Donc, dans le budget, il y aura des mesures dans cette direction- là», a-t-il ajouté.« C\u2019est sûr qu\u2019on demande un effort supplémentaire [aux entreprises], mais c\u2019est pour le mieux-être des personnes au salaire minimum », a pour sa par t souligné le ministre de l\u2019Emploi, François Blais.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 SALAIRE LE DEVOIR É R I C D E S R O S I E R S L a Banque du Canada a relevé les taux d\u2019intérêt mercredi et voudrait le faire de nouveau à condition que le permette «le gros nuage» de la renégocia- tion de l\u2019ALENA qui obscurcit l\u2019horizon économique canadien.Précédée ces derniers jours par des statistiques économiques éclatantes sur l\u2019emploi et l\u2019investissement des entreprises au pays, la décision de la banque centrale canadienne de relever son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, à 1,25%, était largement attendue par les marchés.Cette hausse du loyer de l\u2019argent est la première depuis les deux remontées de 0,25 point chacune en juillet et en septembre et porte pour la première fois depuis la Grande Récession de 2008-2009 le principal outil de la politique monétaire au-dessus de 1%.Les principales institutions financières ont tout de suite emboîté le pas, augmentant leurs propres taux d\u2019intérêt de base d\u2019un quart de point.La décision de mercredi était loin de couler de source, a expliqué en conférence de presse le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, en dépit du fait que l\u2019inflation se situe près de la cible de 2 %, « que l\u2019économie tourne à peu près à son potentiel », que le taux de chômage est à un creux historique d\u2019au moins 40 ans au Canada (5,7 %) et que les entreprises disent n\u2019avoir jamais fonctionné aussi près de la limite de leurs capacités de production depuis neuf ans.«Évidemment, le gros nuage qui flottait au-dessus de nos prévisions et de nos discussions était, eh bien, l\u2019ALENA.» Le gros nuage La semaine dernière encore, la rumeur d\u2019un retrait imminent des États-Unis de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) a eu le temps de faire trébucher les marchés boursiers avant que le président américain, Donald Trump, ne retourne la situation à l\u2019envers en se déclarant prêt à remettre la conclusion des négociations tendues après les élections générales mexicaines de cet été.La Banque continue de s\u2019attendre à ce que des entreprises retardent leurs investissements afin de voir comment tout cela tournera et n\u2019exclut pas qu\u2019elles décident finalement d\u2019investir aux États-Unis plutôt qu\u2019au Canada.Elle a d\u2019ailleurs porté de 1,5% à 2% le frein que cette in- cer titude autour du sor t de l\u2019ALENA devrait faire peser sur les investissements d\u2019ici la fin de 2019.Les baisses d\u2019impôts des entreprises du gouvernement Trump risquent aussi d\u2019amener des investisseurs à choisir les États-Unis plutôt que le Canada.Pour le moment, la Banque du Canada continue de présumer que rien de grave n\u2019arrivera aux accords commerciaux existants pour au moins les deux prochaines années.Les hausses à venir Mais tout n\u2019est pas noir, bien au contraire.Particulièrement vigoureuse l\u2019an dernier, à 3 %, la croissance au Canada devrait revenir à un niveau plus soutenable cette année (2,2 %) et l\u2019an prochain (1,6%), notamment sous l\u2019ef fet modérateur sur les ménages de la hausse des taux d\u2019intérêt et du resserrement des règles hypothécaires et l\u2019effet stimulateur sur l\u2019investissement et les exportations d\u2019une croissance mondiale plus forte.«Quoique l\u2019on s\u2019attende à ce que les perspectives économiques justifient des taux d\u2019intérêt plus élevés avec le temps, il sera probablement nécessaire de maintenir un certain degré de détente monétaire », a expliqué la Banque du Canada, dont la prochaine réunion de politique monétaire doit se tenir le 7 mars.À 1,25 %, son taux directeur est encore nettement inférieur à un taux neutre qu\u2019on pourrait situer entre 2,5% et 3,5%, a commenté l\u2019économiste du Mouvement Desjardins, Benoit P.Durocher.«De nouvelles hausses seront donc nécessaires au cours des prochains trimestres», dit-il, prédisant deux autres hausses de 0,25 point de pourcentage cette année.Ses confrères de la Banque Nationale s\u2019attendent, quant à eux, à trois hausses de plus cette année, dont la prochaine au mois de mai, alors qu\u2019Avery Shenfeld de la CIBC n\u2019en prévoit plus qu\u2019une seule tant la banque centrale dit craindre le gros nuage de l\u2019ALENA.Le Devoir La Banque du Canada hausse les taux d\u2019intérêt Le « gros nuage » de l\u2019ALENA plane ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.Le taux directeur a été haussé à 1,25%.L I A L É V E S Q U E U ne semaine après que les 1030 travailleurs de l\u2019Alu- minerie de Bécancour (ABI) eurent été mis en lockout, les négociations sont au point mort.Le lockout avait été décrété par la direction d\u2019ABI jeudi dernier à 3h du matin, après que les travailleurs eurent rejeté les der n ièr es offres patronales.La direction avait alors fait savoir qu\u2019elle continuerait d\u2019exploiter son usine de Bécancour, mais avec des cadres.Et une seule ligne de production sur trois serait en activité.Au cours d\u2019une entrevue, mercredi, le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, Clément Masse, a rapporté que les négociations n\u2019avaient pas du tout avancé.«Avec l\u2019employeur, non, c\u2019est au point mort.» Dès après le déclenchement du lockout, le médiateur avait convoqué les parties à midi.Mais cela n\u2019a rien donné, conclut M.Masse.«Nous, on est ouvert.On est prêt à s\u2019asseoir et à aller négocier n\u2019importe quand.On pense qu\u2019on a des pistes de solution», a affirmé le dirigeant syndical.Le moral de ses membres est bon malgré tout, assure-t-il.«Ça va bien.C\u2019est sûr qu\u2019au début, il y a eu le choc de départ.Les gens ont été surpris de la rapidité avec laquelle l\u2019employeur nous a mis en lockout.Présentement, on travaille à ajuster la logistique du conflit au niveau des secours de grève et des horaires de piquetage», a-t-il rapporté.Vendredi dernier, la direction a obtenu une injonction provisoire de la Cour supérieure pour limiter le nombre de piqueteurs aux abords de l\u2019usine.Celle-ci est en vigueur jusqu\u2019au 22 janvier à 17h.Il est donc interdit au syndicat d\u2019avoir plus de quinze piqueteurs devant les endroits cités dans le jugement.Il est aussi demandé de «s\u2019abstenir de faire ou de participer à toute forme d\u2019occupation, de piquetage, de violence, de vandalisme, de manifestation ou d\u2019obstruction à l\u2019intérieur de l\u2019usine» de Bécancour.Les points en litige portent sur le régime de retraite et le respect de l\u2019ancienneté dans les mouvements de main-d\u2019œuvre, lorsque des postes deviennent vacants.Jointe par courriel, la direction de l\u2019entreprise n\u2019a pas émis de commentaires.La Presse canadienne ALUMINERIE DE BÉCANCOUR Les négos sont au point mort Les points en litige portent sur le régime de retraite et le respect de l\u2019ancienneté L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 ECONOMIE B 3 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S P ropriété de la firme new- yorkaise Morgan Stanley depuis 2005, l\u2019embouteilleur Eska, dont l\u2019eau figure tant dans les dépanneurs que dans les restaurants branchés, a été transféré à de nouveaux actionnaires l\u2019an dernier.Au registre des entreprises du Québec, l\u2019entrée d\u2019Eska inc.indique que le premier actionnaire est désormais North Haven Expansion Capital LP, qui détient une participation majoritaire mais partage l\u2019adresse de Morgan Stanley dans le district financier de San Francisco.L\u2019usine d\u2019Eska, où travaillent environ 130 personnes, dont une centaine de syndiqués, est située à Saint-Mathieu-d\u2019Harri- cana, près d\u2019Amos.La source est un esker d\u2019une longueur de huit kilomètres issu de la période glaciaire.«Le changement de propriétaire est effectif depuis le 1er mai 2017 », a indiqué par courriel cette semaine la directrice du marketing au bureau d\u2019Eska à Toronto, Emilie Dyan.Invitée à préciser la relation entre Morgan Stanley et North Haven Expansion Capital de même que la nature du nouvel actionnaire majoritaire, Mme Dyan a ajouté : « Nous ne pouvons pas commenter [ces] points.Nous pouvons simplement confirmer que North Haven est une société privée.» Une recherche Google, notamment sur le site Internet de Morgan Stanley, permet de constater que les mots «North Haven » font partie de l\u2019appellation de plusieurs fonds mis sur pied par la firme au fil des ans pour accueillir le capital d\u2019investisseurs.Un courriel envoyé mercredi au service des communications de Morgan Stanley \u2014 notamment pour savoir si la firme d\u2019investissement new-yorkaise a déjà cherché ou refusé des acheteurs pour l\u2019usine \u2014 est demeuré sans réponse.Celle-ci avait acquis les installations pour 18 millions en 2005.Réaction syndicale « Ce que je sais de l\u2019employeur, c\u2019est que Morgan Stanley n\u2019est plus majoritaire», a dit Ronald Nantel, représentant national chez Unifor, le syndicat des employés de l\u2019usine.Les travailleurs et l\u2019employeur, dont le nom a changé d\u2019Eaux vives Water inc.à Eska inc., devront s\u2019asseoir à la table de négociation cette année, car la convention collective viendra à échéance en novembre.M.Nantel croit que l\u2019identité précise d\u2019un propriétaire est impor tante, « sur tout à l\u2019aube de négociations».L\u2019usine, construite au début des années 2000, à l\u2019époque où Parmalat en était un des partenaires, a récemment investi pour ajouter une ligne d\u2019embouteillage.Mme Dyan a précisé que la somme a totalisé 14 millions et que son démarrage a eu lieu l\u2019an dernier.«Cet investissement a permis d\u2019atteindre un niveau de production permettant de répondre à la demande grandissante pour nos produits», a-t-elle ajouté.Cet investissement consistait à augmenter les capacités de l\u2019usine, car celle-ci n\u2019arrivait plus à répondre à la demande.L\u2019embouteillage d\u2019eau gazéifiée, environ 4,5 % de la production de l\u2019usine, a donc été transféré à Montréal.Sur les ondes de la radio de Radio-Canada, le vice-président aux opérations d\u2019Eska, Maxime Arseneault, a affirmé en février 2017 que l\u2019eau gazéifiée en bouteilles de verre causait des problèmes, car l\u2019entreprise devait acheter des bouteilles vides à Montréal et en Ontario afin de les acheminer vers l\u2019usine pour ensuite les réexpédier, pleines, à ses clients.Quant aux bouteilles de plastique, l\u2019entreprise achète la résine et les fabrique elle-même à l\u2019usine.Aujourd\u2019hui en expansion, les installations ont connu des débuts houleux.Ouvertes en 2002 avec Parmalat comme actionnaire à 60 %, elles ont cessé leurs activités à l\u2019hiver 2004 en raison d\u2019un manque de rentabilité.Plus de 45 personnes avaient alors perdu leur emploi.Un an et demi plus tard, elle passait entre les mains de Morgan Stanley.Le Devoir Eska a changé de propriétaire DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Depuis l\u2019an dernier, le bois d\u2019œuvre canadien est frappé par des droits compensateurs et antidumping préliminaires.J U L I E N A R S E N A U L T M algré l\u2019imposition de taxes frontalières en raison du conflit canado-américain sur le bois d\u2019œuvre, les exportations des scieries du Québec à destination des États-Unis ont affiché une progression en 2017.Le volume québécois expédié au sud de la frontière s\u2019est établi à 2,91 milliards de pieds- planche, en hausse d\u2019environ 1,4%, selon des données gouvernementales fédérales compilées par le Conseil de l\u2019industrie forestière du Québec (CIFQ).«C\u2019est une bonne année», a indiqué mardi l\u2019économiste en chef de l\u2019organisme, Michel Vincent, au cours d\u2019un entretien téléphonique.«Nous sommes loin des niveaux des années 1990, où l\u2019on a exporté jusqu\u2019à 4 milliards de pieds-planche, mais la production n\u2019est plus la même.» Selon lui, environ 45% du bois de sciage québécois est exporté aux États-Unis.À l\u2019échelle nationale, le volume des exportations vers les États-Unis s\u2019est chiffré à près de 14,5 milliards de pieds-planche, en baisse de 6%, ce qui est notamment attribuable à des incendies de forêt ayant paralysé de nombreuses scieries en Colom- bie-Britannique l\u2019été dernier.Depuis l\u2019an dernier, le bois d\u2019œuvre canadien est frappé par des droits compensateurs et antidumping préliminaires.Le mois dernier, le gouvernement Trump a fixé à 20,83% le taux moyen final de ces taxes frontalières.Néanmoins, les scieries québécoises et canadiennes parviennent, pour l\u2019instant, à garder la tête hors de l\u2019eau, puisque les hausses de prix sont assumées par les consommateurs américains en raison de l\u2019appétit pour le bois d\u2019œuvre au sud de la frontière.D\u2019après les données du CIFQ, le prix moyen par 1000 pieds- planche est passé de 340$ à 401$ de 2016 à 2017, ce qui constitue une augmentation de 18%.Depuis la fin du mois d\u2019août, le prix moyen s\u2019est maintenu au-dessus de la barre des 400$ par 1000 pieds- planche, atteignant 435$ le mois dernier.«Cela démontre à quel point il est ridicule pour les États-Unis de vouloir freiner nos exportations, a affirmé M.Vincent.S\u2019il devait y avoir 1,5 million de mises en chantier, il n\u2019y aurait tout simplement pas assez de bois en Amérique du Nord pour répondre à la demande.» Dans un récent rappor t, l\u2019agence de notation Moody\u2019s prévoyait 1,3 million de mises en chantier aux États-Unis.La demande devrait être stimulée par les efforts de reconstruction à la suite des ouragans Harvey et Irma ayant ravagé une par tie du Texas et de la Floride l\u2019été dernier.« Le prix de référence du bois a bondi de 25 % [en 2017] et les tarifs ont été refilés aux consommateurs, souligne Moody\u2019s.Ces prix devraient se maintenir en 2018, notamment en raison de la reconstruction anticipée.» La Presse canadienne Malgré le conflit, les exportations de bois d\u2019œuvre du Québec grimpent Apple va payer 38 milliards en impôts San Francisco \u2014 Le groupe Apple va payer 38 milliards de dollars d\u2019impôts sur ses bénéfices réalisés à l\u2019étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux États-Unis, a-t-il annoncé mercredi.«Un paiement de cette ampleur serait le plus important jamais fait», a fait valoir le groupe dans un communiqué.La réforme offre aux entreprises américaines la possibilité de rapatrier les bénéfices réalisés à l\u2019étranger à un taux compris entre 8% et 5,5%, selon la nature des actifs.Cette fenêtre, limitée dans le temps, s\u2019applique que les bénéfices soient ou non rapatriés aux États-Unis.Agence France-Presse Unifor se dissocie du CTC Toronto \u2014 Unifor, le plus important syndicat du secteur privé au Canada, a décidé de rompre son affiliation et son adhésion au Congrès du travail du Canada (CTC), en raison de différends sur les droits des travailleurs et particulièrement «leur droit démocratique à choisir leur propre représentation ou à exprimer une dissension».Dans une lettre au CTC, le président national d\u2019Unifor, Jerry Dias, et le directeur québécois, Renaud Gagné, déplorent «le manque d\u2019action constant et de volonté des affiliés du CTC de s\u2019attaquer aux tactiques agressives et non démocratiques déployées par des syndicats basés aux États-Unis à l\u2019endroit de sections locales canadiennes».Le CTC n\u2019a pas répondu à une demande de commentaires.La Presse canadienne A R M I N A L I G A Y A à Toronto L es Compagnies Loblaw et l\u2019Agence du revenu du Canada (ARC) se sont affrontées en cour, mercredi, dans un litige portant sur des allégations voulant que l\u2019épicier ait utilisé sa division bancaire barbadienne pour faire de l\u2019évasion fiscale.L\u2019audience de la Cour canadienne de l\u2019impôt portant sur Glenhuron Bank, établie à la Barbade, était essentiellement procédurale.Le procès devrait débuter le 23 avril.Le litige \u2014 qui a pris forme en 2015, après que la filiale Loblaw Financial Holdings eut porté une décision en appel \u2014 pourrait coû- ter au géant de l\u2019épicerie jusqu\u2019à 404 millions, incluant les intérêts et les pénalités, selon les chiffres contenus dans son plus récent rapport financier trimestriel.Dans des documents déposés en cour, l\u2019ARC accuse Lo- blaw Financial Holdings d\u2019avoir pris une série de mesures pour que Glenhuron « ressemble à une banque étrangère de la Barbade afin de contourner » les règles.L\u2019agence note que Glenhuron n\u2019avait pas la permission d\u2019accepter de dépôts ou d\u2019offrir des services financiers aux résidants de la Bar- bade.Le gouver nement a ajouté, dans des documents de cour, que le revenu de la banque provenait d\u2019investissements et de la gestion de prêts et de fonds, ainsi que d\u2019autres activités financières, effectués pour le groupe de compagnies de Loblaw.L\u2019ARC fait valoir que certains revenus d\u2019investissement obtenus par Glenhuron devraient être traités et imposés comme des revenus au Canada, et non comme ceux d\u2019une banque étrangère qui peut obtenir une exemption.Le gouvernement fédéral a effectué des vérifications au sujet du revenu de la filiale de Loblaw sur plusieurs exercices financiers remontant jusqu\u2019à 2001.Il a conclu que Loblaw devait payer des impôts sur des revenus de Glenhuron totalisant 473 millions, selon les documents de la cour.Un porte-parole de Loblaw, Kevin Groh, a af firmé que le conglomérat avait « payé ses impôts comme il le devait, dans les États où il le devait », et que le revenu de Glenhuron réalisé à l\u2019extérieur du Canada ne devait pas être imposé.«Ce cas semble essentiellement être une divergence d\u2019opinions quant à l\u2019interprétation de la loi et des politiques fiscales.[\u2026] Notre opinion veut que le revenu de la Glenhuron Bank ne soit pas imposable au Canada », a af firmé mercredi M.Groh dans une déclaration transmise par courriel.« L\u2019ARC n\u2019est pas d\u2019accord.Et la cour devra trancher sur cette question», a-t-il ajouté.La Presse canadienne ÉVASION FISCALE Une dispute entre Loblaw et l\u2019ARC pourrait coûter 404 millions à l\u2019épicier ODD ANDERSEN AGENCE FRANCE-PRESSE Les ventes de Volkswagen ont progressé de 4,3% par rapport à 2016.F rancfort \u2014 Le fabricant automobile Volkswagen rappor te mercredi avoir vendu 10,74 millions de véhicules en 2017 dans le monde, un record, grâce notamment à une reprise robuste au Brésil et en Russie et à des gains significatifs en Chine et aux États-Unis.Comparativement à 2016, les ventes de Volkswagen ont progressé de 4,3 %, ce qui a consolidé son premier rang mondial.Le mois dernier, Toyota a annoncé avoir vendu l\u2019année dernière 10,35 millions de véhicules.La compagnie Volkswagen semble donc avoir été pardonnée par les automobilistes après l\u2019éclosion du grand scandale qui l\u2019a touchée en 2015.Cette année-là, il a été révélé aux États- Unis que la compagnie basée en Allemagne avait produit et installé sur un grand nombre de ses véhicules un logiciel qui détectait les tests d\u2019émissions et qui enclenchait le contrôle des polluants seulement pendant la durée de ces tests.Par conséquent, les dispositifs de contrôle des émissions polluantes étaient réduits durant la conduite normale, mais dans les faits, les voitures émettaient énormément de gaz polluants, bien plus que les normes fédérales américaines.Dans un communiqué publié mercredi en même temps que les résultats de 2017, le chef de la direction de Volkswagen, Matthias Mueller, a dit que la compagnie était reconnaissante de la confiance des consommateurs.Associated Press Volkswagen consolide son premier rang mondial Le fabricant automobile a vendu un record de 10,74 millions de véhicules en 2017 Le prix moyen par 1000 pieds- planche est passé de 340$ à 401$ de 2016 à 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 B 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e A 4 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Avis légaux et appels d\u2019offres Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : réservations avant 15 h le vendredi avisdev@ledevoir.com // Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 Avis public DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 25, avenue Maplewood et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser l\u2019agrandissement d\u2019un bâtiment dérogatoire protégé par droits acquis sans rendre l\u2019ensemble de la construction conforme, malgré l\u2019article 5.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 5 février 2018 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l\u2019éventualité où le conseil décidait d\u2019accorder cette demande de dérogation mineure, l\u2019agrandissement du bâtiment dérogatoire protégé par droits acquis sans rendre l\u2019ensemble de la construction conforme sera réputé conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 18 janvier 2018 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE AVIS PUBLIC est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont : 1º que l\u2019arrondissement doit statuer sur une demande de dérogation mineure reçue par la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine de l\u2019arrondissement, visant l\u2019immeuble situé au 1075, avenue Laurier Ouest et portant sur l\u2019objet suivant : \u2022 Autoriser l\u2019installation d\u2019un escalier extérieur donnant accès à un autre plancher que le rez-de-chaussée, malgré l\u2019article 4.3 du Règlement de zonage (1177); 2º que le conseil d\u2019arrondissement statuera sur cette demande de dérogation mineure au cours de sa séance ordinaire devant se tenir à 19 h le lundi, 5 février 2018 à la salle du conseil de l\u2019arrondissement située au 530, avenue Davaar à Outremont; 3º qu\u2019à cette occasion, toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil sur cette demande; 4º que dans l\u2019éventualité où le conseil décidait d\u2019accorder cette demande de dérogation mineure, l\u2019installation d\u2019un escalier extérieur donnant accès à un autre plancher que le rez-de-chaussée sera réputée conforme aux dispositions du règlement de zonage de l\u2019arrondissement.Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à la Direction de l\u2019aménagement urbain et du patrimoine, au 514 495-6234.Montréal, ce 18 janvier 2018 Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Projet : Location et entretien de sarraus, salopettes (couvre-tout) et chiffons Dossier : P18-005 Ouverture : 16 FÉVRIER 2018 à 14h00 (heure locale) Documents disponibles exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) www.seao.ca ou au 1-866-669-7326 à partir du jeudi 18 janvier 2018.Dépôt des soumissions : RTL, Service des achats, 1150, boul.Marie-Victorin, Longueuil, J4G 2M4.Un cautionnement de soumission de TRENTE MILLE DOLLARS (30 000,00$) est requis, pour soumissionner.Information : 450-442-8600, poste 8634.Le RTL ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions.Donné à Longueuil, ce 18 janvier 2018.Me Carole Cousineau Secrétaire corporative rtl-longueuil.qc.ca Avis public de notification (articles 136 et 137 cpc) Avis est donné à MATHIEU BOUCHARD, de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Beauharnois situé au 74 rue Academie, à Salaberry-de-Valley - field, dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance (art 141 C.P.C.) et Avis d\u2019assignation (art.145 et suivants C.P.C.) qui y ont été laissées à votre attention dans la cause numéro 760-22-010830-175.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande d\u2019ANNABELLE LABRIE, huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 16 janvier 2018 DANIEL GRATTON, Huissier de Justice L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 LE MONDE B 5 J É R Ô M E C A R T I L L I E R à Washington D eux sénateurs républicains ont donné de la voix mercredi pour dénoncer, en termes extrêmement forts, les « assauts » du président américain, Donald Trump, contre la presse, l\u2019un d\u2019eux l\u2019accusant d\u2019avoir recours à une rhétorique stalinienne.«2017 fut l\u2019année où la vérité \u2014 objective, empirique, basée sur des faits \u2014 a été la plus bousculée et maltraitée dans l\u2019histoire de notre pays, aux mains du personnage le plus im- por tant de notre gouvernement », a lancé devant le Congrès le sénateur Jeff Flake, farouche détracteur du locataire de la Maison-Blanche.Cette virulente charge intervient le jour même où le 45e président des États-Unis a présenté ses « Fake News Awards».Ces «récompenses», promises par le dirigeant de la première puissance mondiale aux médias « les plus corrompus et les plus subjectifs», devaient initialement être annoncées la semaine dernière mais ont été repoussées.Le président américain, dont les attaques contre les journalistes «malhonnêtes» sont quasi quotidiennes, reproche en particulier à ces derniers d\u2019accorder trop d\u2019attention à l\u2019enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion avec la Russie qui est selon lui sans fondement.Quelques heures avant le discours de M.Flake, un autre sénateur républicain, John McCain, ancien candidat à la présidentielle et figure du Congrès, avait, dans une tribune, appelé M.Trump à arrêter «d\u2019attaquer la presse ».Pour Jef f Flake, qui a annoncé qu\u2019il ne se représenterait pas à l\u2019issue de son mandat fin 2018, le temps du sursaut est venu : il n\u2019est plus possible d\u2019ignorer les «assauts» contre les médias d\u2019un président «qui ne supporte pas la critique».« \u201cL\u2019ennemi du peuple\u201d, c\u2019est comme cela que le président des États-Unis a qualifié la presse en 2017 », a-t-il lancé, rappelant que ces mots « tristement célèbres » avaient été prononcés par l\u2019ancien dirigeant r usse Joseph Staline «pour décrire ses ennemis».Hypocrite, dit McCain Pour John McCain, qui a plusieurs fois défié Donald Trump depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, l\u2019attitude du président vis-à-vis des médias pose un problème pour l\u2019Amérique, mais aussi pour le monde.«Que Trump en soit conscient ou pas, ses actes sont observés de près par des dirigeants étrangers qui utilisent déjà ses mots comme excuse», a-t-il souligné, dénonçant l\u2019attitude « incohérente », voire « hypocrite » du gouvernement vis-à-vis de la liberté de la presse.«L\u2019expression fake news, à laquelle le président américain a donné une légitimité, est utilisée par des autocrates pour réduire au silence des journalistes», a encore écrit le sénateur de 81 ans, qui avait, durant la campagne, dénoncé sans détour le comportement de l\u2019homme d\u2019affaires de New York.«Les journalistes jouent un rôle central dans la promotion et la protection de la démocratie et de nos droits inaliénables», a-t-il ajouté, déplorant lui aussi l\u2019annonce présidentielle des «Fake News Awards».«Le fait qu\u2019un président américain puisse s\u2019adonner à un tel spectacle défie l\u2019entendement, a estimé le sénateur Flake.Mais voilà où nous en sommes.» Agence France-Presse Les «assauts» de Trump contre la presse dénoncés Hong Kong : Joshua Wong à nouveau en prison Hong Kong \u2014 Joshua Wong, visage de l\u2019immense mouvement prodémocratie de 2014 à Hong Kong, est depuis mercredi de nouveau en prison pour son rôle dans la «Révolte des parapluies», renforçant les craintes d\u2019une emprise croissante de Pékin sur l\u2019ex-colonie britannique.Le jeune homme de 21 ans a été condamné à trois mois de prison pour ne pas avoir respecté une ordonnance judiciaire exigeant l\u2019évacuation d\u2019un campement érigé durant les manifestations.Il avait plaidé coupable d\u2019outrage à magistrat.Raphael Wong, un autre militant démocrate, a été condamné à quatre mois et demi de prison.Agence France-Presse C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris D écision de bon sens ou victoire de la violence ?En refusant d\u2019aller de l\u2019avant en construisant l\u2019aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le président français a pris la décision la plus controversée de sa première année de quinquennat.Cinquante ans après la formulation du projet et après dix ans d\u2019occupation illégale des ter rains par des groupes anarcho-écologistes, Emmanuel Macron a finalement décidé de renoncer au déménagement de l\u2019aéroport de Nantes à 40 kilomètres de la ville sur 1600 hectares de terres agricoles déjà expropriées pour l\u2019essentiel.La victoire est complète pour les militants dont la lutte avait défrayé la chronique dans le monde entier.Qualifiant cet aéropor t d\u2019« aéroport de la division », le premier ministre Édouard Philippe a brisé mercredi un suspense qui durait depuis des mois.« Je constate aujourd\u2019hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d\u2019aéropor t de Notre- Dame-des-Landes.Un tel projet qui structure le territoire pour un siècle ne peut se faire dans un contexte d\u2019opposition exacerbée de la population », a-t-il déclaré.Alors que sept escadrons de gendarmes mobiles, soit 455 militaires, étaient toujours mobilisés pour sécuriser la région, le premier ministre a aussi décidé de ne pas évacuer la zone occupée avant le printemps.En 2012, une tentative d\u2019évacuation avait provoqué des affrontements violents et s\u2019était soldée par un échec.«Il faudra tirer les leçons de l\u2019échec du projet, dit Édouard Philippe.Cette décision que nous prenons aujourd\u2019hui est une décision de raison et d\u2019apaisement dans un contexte local tendu.[\u2026] C\u2019est une décision exceptionnelle pour une situation locale exceptionnelle.» «On a gagné sur toute la ligne!» À la Rolandière, où se réunissent les occupants au cœur de la ZAD (zone à défendre), on criait victoire.Les militants ont aussitôt hissé une bannière sur la tour de guet qui devait servir à sonner l\u2019alarme en cas d\u2019évacuation par les policiers.«On a gagné sur toute la ligne.Ils ont cédé sur tout», nous a dit Vincent, un Québécois de Gaspé qui élève des moutons sur un terrain qu\u2019il squatte illégalement depuis six ans.Les occupants qui se doutaient d\u2019un abandon du projet n\u2019osaient espérer une victoire aussi totale.La plupart redoutaient une démonstration de force et une expulsion qui ne viendront visiblement pas.À l\u2019annonce de la victoire, Vincent et ses amis sont partis faire la tournée des derniers agriculteurs qui ont tenu bon.Sur la cinquantaine qui exploitait les terres, ils ne sont plus que cinq.La réaction des élus locaux, pour la plupar t favorables à l\u2019aéroport, a été cinglante.Ils accusent Emmanuel Macron de trahir ses promesses de campagne.Le candidat s\u2019était en effet engagé à respecter le référendum tenu en juin 2016, où le «oui» (à l\u2019aéroport) l\u2019avait emporté à 55%.La décision du gouvernement va aussi à l\u2019encontre de 179 décisions de justice qui ont toutes donné raison aux tenants du projet.Pour le président de la région Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, Emmanuel Macron « piétine le suffrage universel qui est le socle de notre république et de notre démocratie.[\u2026] Des habitants de Loire-Atlantique m\u2019ont fait savoir en nombre que plus jamais ils n\u2019iront voter, plus jamais ils n\u2019iront déposer un bulletin dans l\u2019urne ! » Des élus amers La mairesse de Nantes, Johanna Rolland, parle elle aussi de trahison.« Cette décision est un mauvais coup porté au Grand-Ouest et pour nous une trahison, un déni de démocratie.[\u2026] Le gouvernement cède à la facilité.Il cède à la violence.» Selon les élus régionaux, la décision laisse en plan les 6000 logements prévus sur le site de l\u2019actuel aéroport afin de densifier la ville, qui devra trouver de nouveaux terrains.Personne ne sait non plus ce qu\u2019il adviendra du pôle Airbus qui devait créer 5000 emplois en récupérant les anciennes pistes.De nombreux écologistes s\u2019inquiètent aussi de l\u2019agrandissement annoncé par Édouard Philippe de l\u2019aéroport actuel, situé à quelques kilomètres de la seconde ré- s e r v e o r n i t h o l o g i q u e d e France, le lac de Grand-Lieu.Avec l\u2019abandon du projet, personne ne sait à quel montant se monteront les indemnités que sera en droit de réclamer la multinationale Vinci, à qui avaient été confiées la construction et l\u2019exploitation de l\u2019aéroport.Le quotidien Libération évoquait un montant qui pourrait atteindre 350 millions d\u2019euros.Plus généralement, on sait qu\u2019une cinquantaine de projets de développement sur tout le ter ritoire sont au- jourd\u2019hui dans le collimateur des groupes écologistes.De nombreux observateurs craignent que les militants les plus radicaux qui n\u2019ont pas développé d\u2019activité agricole à Notre-Dame-des-Landes se déplacent pour occuper un autre site.Quant à ceux qui ont une activité, un rappor t de médiation avait évoqué la possibilité de normaliser leur situation en confiant la gestion des terres à un organisme indépendant, comme on l\u2019a fait dans le Larzac après les luttes des années 1970.«C\u2019est l\u2019Ouest qui est sacrifié et c\u2019est toujours Paris qui s\u2019en tire», dit l\u2019ancien président de la région, le républicain Bruno Retailleau.Une critique qui pourrait faire mal à un président essentiellement élu par l\u2019électorat favorisé des grandes villes.En attendant, Vincent, lui, est convaincu qu\u2019on a évité un autre Mirabel.Ce soir, il célébrera sa victoire tard dans la nuit.«Après tant d\u2019années, on a bien le droit de faire la fête.» Le Devoir Macron abandonne Notre-Dame-des-Landes En renonçant au projet d\u2019aéroport, le président français prend la décision la plus controversée de sa première année de quinquennat LOÏC VENANCE AGENCE FRANCE-PRESSE Des militants célèbrent leur victoire à la ZAD après l\u2019annonce du gouvernement de renoncer au projet d\u2019aéroport.B arcelone \u2014 Les indépendantistes catalans ont posé mercredi les jalons pour une nouvelle investiture de leur chef de file, Carles Puig- demont, en exil volontaire à Br uxelles, au cours d\u2019une séance parlementaire qui laisse augurer un nouvel affrontement avec le gouvernement central espagnol.Deux mois après la crise politique sans précédent déclenchée par leur tentative de sécession, les séparatistes ont placé à la tête du Parlement catalan un des leurs, Roger Torrent, 38 ans, député de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), élu par 65 voix contre 56.Fort de sa victoire aux élections anticipées du 21 décembre dernier, le camp sécessionniste part à la reconquête du pouvoir régional, un parcours d\u2019obstacles alors que trois députés sont en détention provisoire pour «rébellion» ou «sédition » et cinq autres, dont Carles Puigdemont, en exil volontaire à Bruxelles.L\u2019élection de Roger Torrent à la tête de la chambre est une première étape : à ce poste, il arbitrera les houleuses sessions parlementaires à venir.C\u2019est aussi lui qui devra proposer, le 31 janvier au plus tard, un candidat à l\u2019investiture.Député depuis 2012 et maire de Sarrià de Ter, une ville de 5000 habitants proche de Gé- rone, le fief de Carles Puigde- mont, il a promis devant ses pairs de « rechercher le dialogue et le consensus » dans ses nouvelles fonctions.Son élection a été rendue possible par le vote blanc des huit élus du groupe de gauche radicale Catalunya en Comu.Les séparatistes ont ensuite remporté une deuxième victoire, s\u2019assurant le contrôle du « bureau » du Parlement qui décide de l\u2019ordre du jour et veille au respect du règlement : quatre de ses sept membres sont issus de leurs rangs.Ce bureau a un rôle stratégique puisqu\u2019il sera chargé d\u2019accepter ou non une investiture à distance de Carles Puig- demont, qui risque un placement en détention s\u2019il retourne en Espagne.Reste que le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, n\u2019acceptera en aucun cas cette présidence depuis Bruxelles.« Je contesterai le premier acte administratif », qui ira dans ce sens, a-t-il dit à des journalistes mardi.Un tel recours entraînera la saisine de la Cour constitutionnelle, qui selon toute probabilité gèlera l\u2019investiture.Agence France-Presse CATALOGNE Le bras de fer avec Madrid reprend Parcs nationaux américains : démissions en masse Washington \u2014 Presque tous les membres du conseil consultatif des parcs nationaux aux États-Unis ont démissionné pour dénoncer la politique du gouvernement Trump, s\u2019estimant incapables de remplir leur mission de protection des sanctuaires historiques et environnementaux.Le président Tony Knowles, ancien gouverneur de l\u2019Alaska, et huit autres membres de ce conseil bipartisan composé de 12 personnes ont envoyé lundi une lettre commune de démission au ministre des Ressources naturelles, Ryan Zinke, a rapporté mercredi le Washington Post.«Nos sollicitations pour être impliqués ont été ignorées et les sujets que nous voulions évoquer avec la nouvelle équipe du ministère ne font clairement pas partie de son programme », explique M.Knowles dans cette lettre.Agence France-Presse Les États-Unis veulent développer des armes nucléaires Washington \u2014 Le ministère américain de la Défense veut réexaminer son arsenal nucléaire et développer un nouveau type d\u2019armes à la puissance limitée, qui fait craindre aux experts une relance de la prolifération et un risque plus élevé de conflit nucléaire.Cette proposition apparaît dans une version préliminaire de la nouvelle «Nuclear Posture Review» que le Pentagone doit publier en février.Elle rompt avec la vision de l\u2019ex-président Barack Obama, qui en 2009, à Prague, avait appelé à l\u2019élimination de toutes les armes nucléaires.Estimant que la situation mondiale est aujourd\u2019hui beaucoup plus complexe qu\u2019en 2010, date de la publication de son dernier examen du dispositif nucléaire, le Pentagone conclut que les États-Unis doivent aligner leur posture nucléaire sur «l\u2019évaluation réaliste» des menaces auxquelles ils font face, émanant notamment de Corée du Nord, de Russie ou de Chine.Agence France-Presse Le Parlement britannique adopte la loi de retrait de l\u2019UE Londres \u2014 Les députés britanniques ont adopté mercredi soir un projet de loi gouvernemental crucial dans la mise en œuvre du Brexit, au terme d\u2019un parcours turbulent ayant plusieurs fois mis à mal l\u2019exécutif et avant une nouvelle bataille devant l\u2019europhile chambre des Lords.Le projet de loi sur le retrait de l\u2019Union européenne a été adopté par 324 voix contre 295.Il doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement lorsqu\u2019il aura coupé le cordon avec le bloc européen le 29 mars 2019.Concrètement, il doit mettre fin à la suprématie du droit européen sur le droit national britannique et intégrer dans le droit britannique les lois communautaires.Agence France-Presse Trump dévoile ses «Fake News Awards» Le président américain a publié mercredi son palmarès des «Fake News Awards».Il place en première position le New York Times et son journaliste Paul Krugman, qui prédisait que les marchés boursiers ne se remettraient jamais de l\u2019élection de Trump.Parmi les dix autres nouvelles quali?ées de «fausses» par Donald Trump, on retrouve un reportage de Brian Ross, de ABC News, sur un faux rapport sur l\u2019ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn.Au palmarès ?gure aussi ce que Trump quali?e de «plus grand canular» perpétré envers le peuple américain, soit la couverture de l\u2019enquête sur la collusion avec la Russie.En lettres majuscules, le président n\u2019a pas manqué de souligner qu\u2019«IL N\u2019Y A PAS DE COLLUSION».Le site hébergeant les résultats est resté inaccessible plusieurs minutes après que Trump a annoncé sur son compte Twitter la publication du classement.Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 LES SPORTS B 6 CHARLES KRUPA ASSOCIATED PRESS L\u2019attaque toujours en panne Jakub Jerabek a marqué son premier but dans l\u2019uniforme tricolore après seulement 31 secondes de jeu, mercredi soir à Boston.Ce fut cependant les seuls moments de réjouissance pour la troupe de Claude Julien.Le gardien Tuukka Rask a ensuite repoussé les 21 tirs suivants dans une une victoire de 4-1 des Bruins.Lisez le compte rendu complet du match sur nos plateformes numériques.F R É D É R I C D A I G L E J osh Freeman et les Alouettes se courtisent depuis un certain temps.Cette fois, le moment était propice aux rapprochements entre l\u2019ex-premier choix de la NFL et la formation montréalaise.Quand Freeman s\u2019est amené à Lennoxville pour lancer quelques ballons au dernier camp d\u2019entraînement des Alouettes, ceux-ci venaient d\u2019octroyer un contrat de trois ans à Darian Durant pour être leur général en attaque.«Le timing est très important dans ce genre de situations, souligne le directeur général des Alouettes, Kavis Reed.Nous sommes chanceux d\u2019avoir pu nous entendre.» «Je ne sais pas pourquoi ça n\u2019a pas fonctionné l\u2019an dernier, a noté Freeman au cours d\u2019un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.Ce qui m\u2019a fait revenir, par contre, ce sont les gens au sein de l\u2019organisation.Ils comptent sur plusieurs personnes de qualité.» « Nous avons Josh en haute estime, poursuit Reed.C\u2019est un individu de grande classe et un quart-arrière qui a obtenu de très bonnes statistiques.Quand nous l\u2019avons fait venir l\u2019an dernier, nous pensions réellement qu\u2019il pourrait contribuer, mais ça n\u2019a pas fonctionné.Je suis heureux que nous ayons gardé contact.De son côté, il a continué de s\u2019entraîner, il a perdu du poids et nous avons pensé qu\u2019il était temps de consommer ce mariage.» Quart partant recherché Mais attention : Reed n\u2019a rien promis à Freeman et les Alouettes continueront d\u2019explorer leurs options pour dénicher le prochain quart no 1 de l\u2019équipe.«Josh Freeman fait partie de notre plan de mettre le plus de gens possible en place afin de lutter pour ce poste, explique Reed, qui n\u2019a pas voulu dire si le dossier Johnny Manziel était chose du passé.Il n\u2019a pas été nommé quart no 1 : il devra se battre pour le poste.[\u2026] Notre objectif est de fournir le meilleur quart possible à notre personnel d\u2019entraîneurs.» « Non, on ne m\u2019a rien promis, confirme Freeman.Les Alouettes veulent gagner, être compétitifs.Je serai du mini- camp en Floride et, j\u2019espère, du camp d\u2019entraînement.Ce qu\u2019on m\u2019offre, c\u2019est une occasion de me battre pour le poste de partant.Comme compétiteur, c\u2019est tout ce que vous demandez.» C\u2019est peut-être en raison de son inactivité qu\u2019on ne lui a pas fait de promesse.Son dernier match de football remonte à plus de deux ans, alors qu\u2019il amorçait le dernier match de la saison des Colts d\u2019Indianapolis, le 3 janvier 2016.Plusieurs observateurs et partisans se demandent comment les Alouettes ont pu embaucher un quart «inactif».«C\u2019est normal : c\u2019est comme ça que ça fonctionne dans le spor t professionnel, admet Freeman.« Je prendrais l \u2019autre approche en disant que, parfois, prendre un peu de recul offre une nouvelle perspective, nuance Reed.Et il faut regarder son âge.On dit souvent que c\u2019est à 30 ans que les quarts débloquent et que leurs meilleures années suivent.Josh a 30 ans.Il est en excellente forme.Il a livré deux excellentes séances d\u2019entraînement devant notre personnel.Nous croyons qu\u2019il peut offrir de très bonnes performances.» La Presse canadienne ALOUETTES Reed n\u2019a rien promis à Freeman L\u2019ancien premier choix de la NFL devra se battre pour son poste, assure le directeur général S éoul \u2014 La Corée du Sud et la Corée du Nord sont d\u2019accord pour ne for mer qu\u2019une seule équipe féminine de hockey sur glace et défiler ensemble, sous une bannière favorable à leur réunification, lors de la cérémonie d\u2019ouverture des Jeux olympiques de Pyeong- chang, a annoncé mercredi l\u2019agence sud-coréenne Yonhap.Par ailleurs, la délégation nord-coréenne devrait se composer de 550 personnes.Ces décisions ont été prises par trois of ficiels de chaque pays lors d\u2019une réunion de travail tenue à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez- le-feu, dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule.Une délégation nord-coréenne devrait visiter les installations olympiques la semaine prochaine dans la ville hôte des prochains Jeux (du 9 au 25 février), située à 80km de la frontière intercoréenne, tandis que des sportifs sud-coréens pourraient aller s\u2019entraîner au Nord, dans la station de Masikryong.La délégation nord-coréenne, qui devrait compter 550 personnes \u2014 sportifs participant ou non, comme l\u2019équipe de taekwondo, pom-pom girls, journalistes \u2014, se rendra à Pyeongchang par la route.La Corée du Nord avait accepté la semaine dernière le principe d\u2019envoyer des athlètes aux premiers Jeux d\u2019hiver organisés par sa voisine du Sud.Samedi prochain, des représentants des deux pays doivent se retrouver à Lausanne, au siège du Comité international olympique (CIO), pour discuter des modalités de leur participation et faire valider leur accord.Agence France-Presse JEUX DE PYEONGCHANG Un défilé et une équipe commune pour les deux Corées J O H N P Y E à Melbourne R afael Nadal a dû attendre que Caroline Wozniacki sauve deux balles de match et vienne de l\u2019arrière pour l\u2019emporter avant de pouvoir sauter sur le cour t du Rod Laver Arena aux Internationaux de tennis d\u2019Australie, mercredi.Nadal, finaliste du tournoi l\u2019an dernier, n\u2019a pas perdu de temps pour accéder au troisième tour.Il n\u2019a concédé qu\u2019un seul bris \u2014 alors qu\u2019il servait pour le match \u2014 et n\u2019a commis que 10 fautes directes dans une victoire de 6-3, 6-4, 7- 6 (4) contre Leonardo Mayer.« Ce fut une victoire essentielle pour moi, parce qu\u2019il était coriace.Leonardo est un joueur doté d\u2019un énorme potentiel, a dit Nadal, qui a gagné les Internationaux de France et ceux des États-Unis l\u2019an dernier, mais qui a dû écourter sa préparation pour le tournoi de Melbourne en raison d\u2019une blessure au genou droit.Après avoir été pendant si longtemps à l \u2019écar t\u2026 une deuxième victoire de suite, c\u2019était très important.» Ce fut plus dramatique au Margaret Court Arena, où le tableau du simple féminin est venu bien près de perdre sa deuxième tête de série.La Danoise Caroline Woz- niacki a remporté les six derniers jeux du troisième set pour éliminer la Croate Jana Fett, 103e joueuse mondiale, 3-6, 6-2, 7-5 en 2 heures 31 minutes.Wozniacki a notamment sauvé deux balles de match lors de cette troisième manche, mettant la table pour un duel contre la 30e tête de série Kiki Bertens, qui a disposé de Nicole Gibbs 7-6 (3), 6-0.« C\u2019était complètement fou, s\u2019est exclamée Wozniacki après avoir gagné.J\u2019ignore comment je suis par venue à revenir dans le match.Je me disais : \u201cC\u2019est ta dernière chance.\u201d « À 5-1, 40-15, j\u2019avais l\u2019impression d\u2019avoir un pied dans la tombe.Elle a bien servi sur le \u201cT\u201d, mais la balle était juste un peu trop sortante.J\u2019ai été chanceuse.» Chez les hommes, Jo-Wil- fried Tsonga, qui a pris la mesure du Canadien Denis Sha- povalov mercredi, a mis la table pour un duel qui risque de faire des flammèches au prochain tour, puisqu\u2019il devra croiser le fer avec la 17e tête de série, Nick Kyrgios.«Tu ne peux pas vraiment te préparer à ça, a déclaré Shapo- valov à propos du match marathon.C\u2019est une question d\u2019expérience.Tu dois l\u2019avoir vécu.Tu dois disputer ces matchs-là.« Comme aujourd\u2019hui, Jo avait plus d\u2019expérience dans ce genre de match, ce qui n\u2019est pas mon cas, sinon l\u2019issue aurait pu être dif férente, a ajouté l\u2019Ontarien originaire de Richmond Hill.Il a haussé son niveau de jeu au moment opportun.» Associated Press INTERNATIONAUX D\u2019AUSTRALIE Nadal passe sans problème au troisième tour O L Y M P I S M E Whistler serait un atout pour Calgary Calgary \u2014 Un représentant du Comité international olympique a déclaré qu\u2019il serait avantageux pour la candidature de Calgary qu\u2019elle exploite les installations sportives de Whistler, en C.-B., ou d\u2019ailleurs au pays afin d\u2019obtenir les Jeux olympiques d\u2019hiver de 2026.Le directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO, Christophe Dubi, a mentionné que l\u2019organisation favorise le recours aux installations existantes et a ajouté qu\u2019il était intéressant que cette option soit déjà analysée.Il a notamment souligné la possibilité d\u2019utiliser la rampe de saut à skis des Jeux olympiques de 2010 à Whistler afin de réduire les coûts.Dubi a ajouté que la distance entre Whistler et Calgary n\u2019est pas préoccupante, et rappelé que les épreuves équestres avaient été présentées à Hong Kong pendant les Jeux olympiques d\u2019été de Pékin en 2008.Une délégation du CIO est à Calgary cette semaine afin de visiter les installations des Jeux olympiques de 1988 et rencontrer les instigateurs du nouveau projet de candidature olympique de la ville albertaine.La Presse canadienne D O P A G E Les athlètes russes témoigneront lundi Lausanne, Suisse \u2014 Le Tribunal arbitral du sport (TAS) entamera ses audiences en appel lundi concernant les 39 athlètes russes disqualifiés des Jeux de Sotchi pour dopage et suspendus à vie des Olympiques.Deux témoins clés, le dénonciateur russe Grigory Rodchenkov et l\u2019enquêteur de l\u2019Agence mondiale antidopage Richard McLa- ren, témoigneront par vidéocon- férence ou conférence téléphonique lors de ces audiences à huis clos, a précisé le TAS par voie de communiqué mercredi.La cour a mentionné que les audiences devraient se dérouler sur six jours au palais des congrès de Genève.Les athlètes sanctionnés nient avoir participé au programme de dopage institutionnalisé en Russie en prévision des Jeux olympiques de Sotchi en 2014.Associated Press Josh Freeman L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 C U L T U R E B 7 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal District 31 Infoman 1res fois Enquête Le Téléjournal Sports express /23h05 Marina Orsini TVA TVA nouvelles Le Tricheur J.E.Face au mur / David et Lucien Survivant désigné TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 CHAOS (V.F.) (2005) TQ Cochon dingue 100% Animal Génial! Mc$ween La cure / Une autre chance Dans les médias SOS sages-femmes La femme honorable Génial! V Souper parfait Guerre clans Rire et délire Les détestables L'amour est dans le pré Atomes Atomes Atomes NVL Zone Séduction ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 QuestChamp Journal FR Oeil pour oeil Îles.était une fois Les pays du Mont Blanc La vie en quatre temps / Maroc Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D 17h00 Théâtre TV Michelle ou la vie sauvage Les dossiers de la NASA Le péché originel Docu-D / David et moi Transport Secrets judicia.VIE La belle gang La vie avec des quintuplées À la conquête d'une maison Nate et Jeremiah: designers La réno Chic Shack La belle gang Recommence MAX Dr House / Cherchez l'erreur Mémoire sous enquête Chicago Med / Sauvez-nous! Younger Amour X-Files: Aux frontières du réel Dr House / Cherchez l'erreur Mémoire VRAK Med Jouer le jeu Les Chroniques de Shannara Riverdale (v.f.) Les 100 / Une couronne lourde à porter Les frères Scott Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° (D) LNH Hockey / Blues de St.Louis c.Sénateurs d'Ottawa (D) L'antichambre (D) Sports 30 Images/sec.Classique boxe HISTORIA Chasseurs Chasseurs Truck non stop Truck non stop Fous bolides Fous bolides Fous bolides Fous bolides Nos ancêtres les extraterrestres Extraterrestres / Les survivants Extraterrestres ICI ARTV Temps-Paix Temps-Paix Vox Pop Vox Pop Esprit critique Fatale-Station MONTRÉAL LA BLANCHE (2015) Rabah Aït Ouyahia.DowntonAbbey EXPLORA Petits d'éléphants Animal Fight Club (v.f.) Nature en équilibre Titans des mers / L'Ibn Battuta Repères Points de repères Détourner Cerveau SÉRIES+ Une femme exemplaire Bones Élémentaire / Arrêt sur images Madame la Secrétaire d'État Bull (v.f.) / En pleine tempête Queen of the South Les Experts Z Remorquage Dans l'net Seuls et tout nu Trop fou pour être vrai?Maripier! Comédie Les hors-la-loi du volant MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (2003) C.SAVOIR Santé! Découvertes Un grand pas 19h50 De neuf 21e Siècle Cent regards Sociologie uniVERT urbain Québec monde Planète Terre Révolte 23h50 L'ONU Soif ÉVASION Bienvenue chez nous Croisières de rêve Bikinis et mer Sable Spots de baignade secrets Soleil tout inclus / Ixtapa Plongée dans le grand bleu Un homme TFO Amélie/ Je dors Top!/ Top! Flip Motel Monstre Lightning Point TFO 24.7 POUR RIRE! (1996) Ornella Muti.22h40 24.7 23h10 Citoyen 23h40 Point Cinéma Cinépop 17h35 LE FANTÔME (1996) 19h15 LA ZONE NEUTRE (1983) Christopher Walken.PASSAGERS (2008) Anne Hathaway.22h35 LES MESSAGERS DU VENT (2002) Nicolas Cage.SÉcran 17h20 LA REVANCHE (2016) 19h05 POURQUOI LUI?(2016) Zoey Deutch.Cardinal 21h45 ENVIE (2016) Pierce Brosnan.23h20 RESTAURER LA VÉRITÉ: LE SECRET D.Planète Urgences véto / C'est la rentrée Les nouveaux explorateurs La garde rapprochée d'Hitler L'empire Ottoman Faits divers le mag Panoramas Côtes d'Europe MATV CityLife CurieuseCité Famille menu Mtl je thème Culture zone Goût affaires UrbArt TEMPO! CityLife Urban Nations Montrealers CBC CBCNews On the Money marketplace Coronation St.Dragons' Den The Secret CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal Grey's Anatomy The Big Bang Young Sheldon Cardinal / Terri How to Get Away With Murder CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Superstore The Good Place Great News / The Fast Track S.W.A.T./ K-Town / MC Lyte Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy Scandal / Robin How to Get Away With Murder News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight The Big Bang Young Sheldon Mom Life in Pieces S.W.A.T./ K-Town / MC Lyte Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Superstore The Good Place Will & Grace Great News Chicago Fire / Foul is Fair NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Passion for Snow National Ski Patrol Doctor Blake / Lucky Numbers Scott & Bailey / Nobody's Fool Business Amanpour Profile PBS (57) News Business PBS NewsHour Masterpiece Classic Masterpiece Classic Masterpiece Classic World News Amanpour News UNIS Pense vite! Jenny/ Jenny Chez nous Couleurs locales Voyage Les filles de Caleb Les encanteurs Vu intérieur Goût du pays Miss Météo Sang et d'acier HBO 18h15 Class Divide 19h35 Rock and a Hard Place Strike Back 21h50 Strike Back 22h40 Strike Back Funny as Hell Vice News AddikTV Justifié / Fais-moi peur Shérif Les passages de l'espoir Il était une fois / Lily Salvation / Alliance secrète Le trône de fer / Maison Blue Moon Flash TVA Sports 17h30 #Lavoie #Lavoiedubé LNH Hockey / Maple Leafs de Toronto c.Flyers de Philadelphie (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Canada Rough 01/18 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir HORS DE TOUT DOUTE ?Pour ouvrir sa nouvelle saison, on nous propose une enquête qui aurait un certain potentiel pour une série de true crime : on y repasse au peigne fin les éléments de preuve dans la cause de Daniel Jolivet, condamné pour un quadruple meurtre en 1992 et qui clame son innocence depuis.Enquête, Radio-Canada, 21h TÉLÉRÉALITÉ UTILE 14 enfants : voilà le résultat « tangible » des cinq premières saisons de cette émission qui permet à des agriculteurs de rencontrer d\u2019éventuelles douces moitiés\u2026 Souhaitons que cette 6e saison apporte son lot d\u2019abondance.L\u2019amour est dans le pré, V, 21h PETITE SÉDUCTION INVERSÉE Dans cette nouveauté, un humoriste passe quelques jours dans un village afin de créer un numéro comique à l\u2019attention de ses habitants, dans lequel il se moque gentiment d\u2019eux\u2026 P-A Méthot casse la glace à Sainte-Perpétue.Comédie sur mesure, Z, 21h30 Amélie Gaudreau M A N O N D U M A I S E n décembre dernier, Véronique Cloutier rayonnait de bonheur alors qu\u2019elle recevait les journalistes dans le décor de 1res fois, émission de variétés carburant à la nostalgie, aux surprises, aux fous rires et aux émotions.Dans ses propos, aucune trace d\u2019amertume quant au ratage de Votre beau programme.De son propre aveu, l\u2019enthousiaste animatrice a mûri, a appris de cet échec et a amplement eu le temps de panser ses plaies.C\u2019est donc confiante en cette émission conçue par Pierre-Louis Laberge (Entrée principale, 2 hommes en or), avec qui elle travaille pour la première fois et qui coproduit l\u2019émission avec KOTV, que Véronique Cloutier est apparue au studio 42.Il faut dire qu\u2019elle y est comme un poisson dans l\u2019eau : « Ça fait 20 ans que je suis à Radio-Canada et ça fait 20 ans que je fais mes émissions dans le studio 42, sauf mon talk-show qui était enregistré au studio 47.C\u2019est comme mon sous-sol ! » Réalisé par Daniel Vigneault (Fidèles au poste), 1res fois permettra à deux artistes invités de réparer une première fois, de revivre une première ou même de réaliser un fantasme.Dans le premier des treize épisodes, Hélène Bourgeois-Le- clerc offrira ses excuses à son premier chum dans une reconstitution de leur bal de finissants et Pierre-Yves Lord, ému aux larmes, verra pour la première fois des images de son arrivée au Québec.Plus tard dans la saison, Rémi-Pierre Paquet chantera sur la scène du Centre Bell avec la complicité de Gregory Charles et Marc Her vieux, tandis que Sonia Vachon refera la photo où elle tranche son gâteau de noces avec son mari, homme discret fuyant habituellement les caméras.« On a deux émissions déjà enregistrées ; on en fait deux autres cette semaine et pour l\u2019instant, je suis ravie du résultat.Je l\u2019ai montré à quelques personnes ; les gens crient, rient.On ratisse très large dans l\u2019émotion.Ce qu\u2019on ressent quand le monde la regarde, c\u2019est exactement ce que je voulais faire vivre.Je n\u2019avais pas réussi à le faire l\u2019an dernier avec Votre beau programme.Je suis persuadée que je ne revivrai pas ça et j\u2019en suis très contente.» Quelques mois de réflexion Si l\u2019animatrice a bien hâte que le public découvre 1res fois, elle ne cache pas le fait qu\u2019elle a pris du temps avant de dire « oui » à Pierre-Louis Laberge lorsqu\u2019il lui a présenté le concept au printemps dernier, suivant la suggestion de Dominique Chaloult, directrice générale de la Télévision de Ra- dio-Canada.Elle s\u2019excuse même d\u2019avoir agi avec lui comme une fille qui vient de se séparer et qui lève le nez sur tous les prétendants qu\u2019on lui suggère.« Je savais que le concept marchait, mais je ne me sentais pas prête.Puis, je me suis fiée à mon instinct.Je savais que j\u2019allais finir par y trouver mon plaisir, il fallait juste que je me laisse le temps.Pierre- Louis avait un concept, mais on a tous mis la main à la pâte.On l \u2019a pimpé , en bon québécois, avec l\u2019élément-sur- prise qui est très, très fort.Le fait de retrouver des gens, des objets prend beaucoup plus de place que sur papier.Ça nous ressemble, ça ne ressemble à rien d\u2019autre.» Ce n\u2019est qu\u2019en tournant le prépilote avec Élyse Marquis et Pierre Hébert, en août, dans le décor de Prière de ne pas envoyer de fleurs, que Véronique Cloutier a vraiment dit «oui» à 1res fois.Tournée devant public, l\u2019émission de variétés lui permettra de renouer avec des musiciens en studio \u2014 ce qui lui avait manqué dans Votre beau programme.Souhaitant ne pas marcher sur les plates-bandes des Enfants de la télé, il y aura peu d\u2019extraits vidéo, sauf lorsque ceux-ci auront rappor t avec une première fois.Hormis le premier bloc, où elle sor t d\u2019un cof fre des objets liés à des premières fois de ses invités, qui revient à chaque épisode, l\u2019émission reposera sur une structure fluide qui permettra plus de place pour les surprises, ce que Véronique Cloutier appelle le « facteur wow ».Si le mot « émotion » est revenu souvent au cours de la rencontre, l\u2019animatrice se défend de miser sur les larmes de ses invités : «Ce qu\u2019on veut, c\u2019est vivre toute la palette d\u2019émotions et si l \u2019ar tiste pleure, ça donne un beau moment et c\u2019est le fun.» Le Devoir 1RES FOIS Radio-Canada, jeudi, 20h Le retour de la reine La conquérante Véronique Cloutier s\u2019amène aux commandes de 1res fois RADIO-CANADA Véronique Cloutier aura pour premiers invités Hélène Bourgeois-Leclerc et Pierre-Yves Lord.V choisit Stéphane Rousseau C\u2019est l\u2019humoriste, comédien et animateur Stéphane Rousseau qui remplacera Éric Salvail à la barre du talk-show de 22h de V Télé.Le concept de l\u2019émission qui n\u2019a toujours pas de titre «est entièrement construit autour de [Rousseau] et de ses innombrables talents».Comme pour En mode Salvail, la nouvelle production sera enregistrée devant public et diffusée du lundi au jeudi, et ce, dès le 5 mars.Dans cette case horaire que V veut «une alternative aux bulletins d\u2019informations», Stéphane Rousseau proposera des invités variés et «des conversations fascinantes, des sketchs drôles, de la musique, des chansons inédites, des collaborateurs».L\u2019animateur, qui termine une année sabbatique, s\u2019est dit «excité d\u2019amorcer ce nouveau défi colossal et cette nouvelle collaboration avec V».L\u2019émission sera produite par le Groupe Fair-Play.Le Devoir LÀ OÙ LE SANG SE MÊLE Texte de Kevin Loring.Traduction et mise en scène de Charles Bender.Une production de Me- nuentakuan en collaboration avec le Teersi Duniya Theatre.Présenté à la salle Fred-Barry du théâtre Denise-Pelletier jusqu\u2019au 3 février.C H L O É G A G N É D I O N A u centre du cercle formé par le public, de fines lignes traversent la scène.Un sol fracturé, ou bien le tracé des cours d\u2019eau qui se mêlent dans le coin de pays de l\u2019auteur Kevin Loring ?Créée en 2009 et lauréate du Prix littéraire du Gouverneur général, la pièce Là où le sang se mêle raconte les vies au présent de quelques rescapés des écoles rési- d e n t i e l l e s .Après l\u2019avoir interprétée en anglais à Montréal en 2012, Charles Bender signe la traduction et la mise en scène de la version française présentée à Fred-Barry.Après Muliats, il s\u2019agit de la seconde création des productions Menuentakuan.L\u2019histoire composée par Lo- ring, lui-même Nlaka\u2019pamux de la nation Lytton en Colom- bie-Britannique, met en scène deux autochtones dans leurs moments d\u2019ivrognerie.Floyd et Quêteux se retrouvent au bar comme ils semblent toujours le faire.Leurs conversations amusées avec le barman provoquent rires et sourires, mais leurs vies dif ficiles se laissent entrevoir : jeu compulsif, soûleries excessives, vols répétés.L\u2019annonce de paiements pour les dédommager de la violence des pensionnats et la nouvelle du retour de la fille perdue de Floyd viennent réveiller la part d\u2019ombre qui les habite.Comment vivre avec ce passé ?Et comment envisager un avenir ?Là où le sang se m ê l e i l l u s t r e u n e quête d\u2019origine hésitante et une volonté fragile de futur qui ont du mal à se ra- b o u t e r.E l l e r e n d aussi manifestes la nécessité et la pertinence du point de vue des ar tistes autochtones sur les scènes.Il est donc malheureux que le spectacle n\u2019arrive pas à être prenant.Prévisible, le texte comporte plusieurs maladresses qui étouf fent le récit, notamment en rendant l\u2019introduction longue et répétitive, les dialogues assez informatifs et l\u2019apogée du drame plutôt appuyée.La mise en scène dynamise de manière convenue la succession de scènes et peine à donner davantage de souffle au texte ou à dépasser son côté didactique.On aurait voulu aimer davantage cette pièce.Au détour des dialogues, il y a tout de même une imagerie évoquant de jolis paradoxes du paysage.Comme Quêteux qui s\u2019interroge sur les poissons qu\u2019ils mangent, mais qui ont préalablement dévoré les corps des humains ayant péri dans la rivière.Et la présence à la fois puissante et fragile de Marco Collin, interprétant le bourru Floyd, reste touchante.La beauté de ses élans volontaires et de sa retenue surpasse les moments interprétés avec moins de justesse.Il y a finalement quelque chose de beaucoup plus fort dans le fait de por ter ce spectacle avec conviction que dans la pièce elle-même.Et peut-être que cela compte.Collaboratrice Le Devoir THÉÂTRE Au confluent du passé et de l\u2019avenir Convenue, la pièce Là où le sang se mêle présente tout de même un point de vue peu présent sur les scènes GUILLAUME SABOURIN Là où le sang se mêle raconte les vies au présent de quelques rescapés des écoles résidentielles.Lire aussi \u203a La critique du concert du chef d\u2019orchestre Juanjo Mena avec l\u2019OSM sur toutes les plateformes numériques du Devoir.Là où le sang se mêle illustre une quête d\u2019origine hésitante et une volonté fragile de futur qui ont du mal à se rabouter L E D E V O I R , L E J E U D I 1 8 J A N V I E R 2 0 1 8 CULTURE B 8 M argaret Atwood, auteure de La servante écarlate, attaquée pour avoir qualifié les stratégies du mouvement #MeToo de « symptôme d\u2019un système judiciaire brisé », s\u2019interrogeait dans un texte publié samedi dans le Globe and Mail : « Suis-je une mauvaise féministe ?» Pourtant, elle avait mis le doigt sur le bobo.C\u2019est faute d\u2019être prises au sérieux par les policiers et les tribunaux que des femmes ont dénoncé leurs agresseurs par le truchement des médias sociaux.Mauvaise féministe à priver de sa carte du parti, Atwood?Allons donc ! Fallait que la cause des femmes et des hommes agressés soit juste pour que les voix discordantes ne se soient pas exprimées plus tôt, tout en grognant dans l\u2019ombre.Un silence rompu par la fameuse lettre des 100 Françaises, dont l\u2019actrice Catherine Deneuve, publiée dans Le Monde la semaine dernière en critique au mouvement #MoiAussi, qui saluait la liberté des hommes d\u2019importuner les femmes (sic!) tout en s\u2019inquiétant d\u2019un climat de délation.Elle a reçu tant de claques, l\u2019interprète des Parapluies de Cherbourg et d\u2019Un conte de Noël.Malheur à celle qui devint la tête de proue de ce collectif pour cause de célébrité : « Bourgeoise ! », « Déconnectée ! », « Antiféministe ! ».Ne manquaient qu\u2019«Australopithèque!» et «Bachi bou- zouk!» par la bouche du capitaine Haddock.Certains médias ont même rappelé, comme témoin à charge, le rôle ambigu de Deneuve en bourgeoise prostituée dans Belle de jour en 1967, grand film de Buñuel, tiré d\u2019un roman de Joseph Kessel, qu\u2019elle n\u2019avait ni écrit ni mis en scène.Rien à voir ! Plus vicieux, Sylvio Berlusconi, roi italien de la bunga bunga, aura salué, après lecture, « ses saintes paroles ».L\u2019actrice dut s\u2019excuser pour ceci et pas pour cela, remettre les masculi- nistes à leur place, calmer le jeu.Le monde du spectacle, aux premières loges depuis la chute de la statue Weinstein, nourrit ce feuilleton de visages célèbres à of frir en gros plan.La blondeur de l\u2019icône fit merveille.Les femmes n\u2019ont pas eu la vie facile sous le patriarcat français (dans le milieu du cinéma surtout).On ne peut s\u2019attendre à ce qu\u2019elles renient toutes leurs choix, leurs arrangements, leur passé amoureux.Le problème vient du contexte.On a bien des points de désaccord avec les signataires, mais il y avait moyen d\u2019en prendre et d\u2019en laisser sans insulter à ce point les voix jugées déviantes, surtout en isolant Deneuve et en balayant ses états de service.Inquiétant unanimisme Dimanche, à Tout le monde en parle, le plateau relançant l\u2019affaire eut le mérite du métissage, avec des invitées venues d\u2019horizons divers, en débat civilisé.Le mot-clic #EtMaintenant, lancé à cette émission, appelant au respect des femmes et à l\u2019égalité des genres, demandait entre autres : « Qui voudrait, en démocratie, de la pensée unique ?» De fait, l\u2019unanimisme des applaudissements sans nuances au mouvement #MoiAussi menace le dialogue.Et s\u2019il fallait vraiment libérer la parole sur l\u2019agora\u2026 Bien naïf qui s\u2019étonne qu\u2019un mouvement bousculant à ce point l\u2019ordre établi \u2014 le règne du patriarcat est millénaire \u2014 suscite des remous.Toute révolution pousse les modèles d\u2019hier à protester, tôt ou tard, surtout dans les cas d\u2019une justice expéditive pour les agresseurs désignés, qui effraie.Ce ras-le-bol des femmes et d\u2019autres victimes d\u2019abus de pouvoir réclamera une série de mutations sociales sur le long terme et dans toutes les sphères.Autant protéger ses arrières, aiguiser son argumentation et s\u2019armer pour la besogne, car il y aura d\u2019autres lettres et d\u2019autres tirs nourris.Des effets de ressac aussi.Tout en appuyant les libérations de parole, on peut craindre pour la démocratie les dérapages, avec carrières et vies brisées sans présomption d\u2019innocence ni procès.Tôt ou tard, l\u2019appareil juridique devra s\u2019ajuster et reprendre les rênes des dénonciations.Il faut débattre et débattons.Avoir trop cogné sur Catherine Deneuve et consœurs, qui vécurent la drague en France dans sa frange dure, mit surtout en lumière l\u2019émotivité soulevée par une vague opposée.Ces 100 signataires ont défendu le rappor t à la séduction qu\u2019elles ont connu, preuve que l\u2019empire d\u2019hier vacille.Pour avoir dénoncé une justice expéditive avec mise en accusation publique d\u2019individus qui n\u2019ont pas eu la possibilité de répondre et de se défendre, elles avaient toutefois raison.Raison aussi de départager les agresseurs sexuels des hommes forcés à la démission pour avoir touché un genou ou fait de simples propositions sexuelles.Allez empêcher le désir de s\u2019exprimer\u2026 Elles auraient dû dénoncer la drague lourde, mais tout n\u2019était pas faux dans leur missive.D\u2019ailleurs, le mot-clic #EtMaintenant répond aux signataires françaises à coups de nuances qui s\u2019imposaient.« Il ne s\u2019agit pas de jouer à la police des mœurs, d\u2019empêcher le jeu de la séduction\u2026 ou de lancer une chasse aux sorciers», affirme ce mouvement québécois à ceux et celles qui ne savent plus sur quel pied danser.Comme quoi, entre mots-clics et collectifs, les femmes (avec les hommes) gagnent à entrechoquer leurs témoignages pour mieux ouvrir l\u2019avenir et l\u2019infiltrer.À l\u2019écoute des voix discordantes ODILE TREMBLAY CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE Les services d\u2019archives du Centre canadien d\u2019architecture font partie des 39 services d\u2019archives privées agréés au Québec.C A R O L I N E M O N T P E T I T P lusieurs centres d\u2019archives privées du Québec perdront leur subvention au fonctionnement.Cela résulte d\u2019une réforme du financement de ces centres entreprise par Bibliothèque et Archives nationales du Québec.Il y a présentement 39 services d\u2019archives privés agréés au Québec.Cela regroupe des services d\u2019archives comme ceux des sociétés d\u2019histoire régionale, d\u2019institutions comme le Musée de la civilisation, de l\u2019Université Laval, du Centre canadien d\u2019architecture, ou de groupes spécialisés comme les Sœurs grises ou le Séminaire de Nicolet.De ce nombre, 32 reçoivent présentement des subventions au fonctionnement.Or, en 2013, un comité mandaté par BAnQ a recommandé de réduire ce nombre à 25.L\u2019évaluation des demandes de subventions pour chaque organisme, qui ont déjà été soumises, se fera sur la base de la performance, c\u2019est-à-dire par exemple le nombre d\u2019expositions organisées, la diffusion des fonds, des acquisitions, etc.Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) se propose de distribuer l\u2019argent ainsi récupéré dans des enveloppes consacrées à des projets spécifiques.Or, pour Karine Savary, présidente du Regroupement des services d\u2019archives privées agréés du Québec, ces coupes menacent l\u2019existence même de certains services d\u2019archives privées.« Certains centres ont beaucoup de difficulté à subvenir à leurs besoins, dit-elle.Certains n\u2019ont qu\u2019un employé et ont de la difficulté à lui fournir un salaire.Ou encore utilisent toute la subvention pour payer un local, sans pouvoir payer de personnel.On demande qu\u2019on engage des diplômés, des gens qui ont de l\u2019expérience ; or ces personnes-là veulent être payées en conséquence », dit Karine Savary.Budget de transition Les services d\u2019archives privées qui verront leur subvention coupée pourront bénéficier d\u2019un budget de transition, qui pourrait par exemple leur permettre de déménager le fonds, pour fusionner avec une autre institution.Mais plusieurs de ces centres ont une vocation qui leur est propre et sont bien ancrés dans leur milieu.Du côté de BAnQ, on affirme que l\u2019enveloppe totale accordée aux services d\u2019archives privées ne changera pas, puisque les fonds jusque-là accordés pour le fonctionnement sont transférés dans l\u2019enveloppe des projets.Hélène Laverdure, responsable du dossier et directrice générale à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, explique en ces termes le concept de performance.« La performance [pour un service d\u2019archives privées], c\u2019est de dire : \u201cEst-ce que je continue d\u2019acquérir des fonds d\u2019archives, est-ce que je traite des fonds d\u2019archives dans le but de les diffuser, est-ce que j\u2019organise des expositions ou des blogues pour les présenter ?\u201d C\u2019est un ensemble d\u2019éléments, qui sont pointés, calculés et notés », dit-elle.Elle ajoute que les services doivent apprivoiser une «nouvelle culture d\u2019autofinancement ».Au bureau de la ministre de la Culture, Marie Montpetit, on a été mis au fait du dossier, mais on demeure évasif.«Tout d\u2019abord, la ministre est sensible à ce dossier, parce que les archives, c\u2019est l\u2019histoire du Québec, dit l\u2019attaché de presse de la ministre Montpetit, Mathieu Larouche.[\u2026] L\u2019objectif global, c\u2019est la conservation des archives de l\u2019ensemble du Québec.Il y a une réflexion en ce moment pour trouver les meilleurs moyens de conser ver nos archives.Bibliothèque et Archives nationales du Québec a décidé de revoir ses programmes afin d\u2019évaluer ces centres sur la base de leur performance.Les discussions se poursuivent avec BAnQ dans l\u2019intérêt supérieur des archives du Québec».Le Devoir Des services d\u2019archives privées perdront leur subvention au fonctionnement New York \u2014 Un nombre croissant d\u2019acteurs prennent leurs distances avec Woody Allen et son prochain film, soulevant des interrogations quant à l\u2019avenir du prolifique cinéaste de 82 ans à un moment où Hollywood est de plus en plus sensibilisé aux allégations d\u2019inconduite sexuelle.Timothée Chalamet a déclaré mardi qu\u2019il versera le salaire reçu pendant le tournage du prochain film de Woody Allen à trois œuvres de bienfaisance qui luttent contre les agressions et le harcèlement sexuels.L\u2019acteur découvert dans Call Me By Your Name a annoncé sur Instagram qu\u2019il ne souhaitait pas profiter de son travail sur le plateau de A Rainy Day in New York, dont le tournage s\u2019est conclu cet automne.L\u2019acteur n\u2019est que le plus récent d\u2019une série d\u2019ar tistes ayant exprimé du regret quant à leur association avec le réalisateur.Au cours des dernières semaines, Rebecca Hall (A Rainy Day in New York, Vicky Cristina Barcelona), Mira Sor- vino (Mighty Aphrodite), Ellen Page (To Rome With Love), David Kr umholtz (Wonder Wheel) et Griffith Newman (A Rainy Day in New York) ont tous, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, pris leurs distances avec Woody Allen ou promis de ne plus jamais travailler avec lui.Ces voix qui s\u2019élèvent permettent de croire que l\u2019avenir de Woody Allen sera parsemé d\u2019obstacles, même si les controverses personnelles dans lesquelles a été plongé le réalisateur au fil des ans lui ont permis d\u2019être à la fois détesté et adoré dans l\u2019industrie.Il a toujours réussi, jusqu\u2019à maintenant, à obtenir du financement pour ses films, en partie parce que de nombreuses vedettes souhaitaient ardemment travailler avec lui.Mais Woody Allen pourrait avoir de plus en plus de dif ficultés à convaincre les acteurs de collaborer à l\u2019ère où le mouvement « Moi aussi » ne semble pas vouloir s\u2019essouffler.« Si j\u2019avais su à l\u2019époque ce que je sais maintenant, je n\u2019aurais pas joué dans le film », a déclaré au New York Times Greta Ger wig, qui a tenu un rôle dans la comédie To Rome With Love, en 2012.Dylan Farrow, la fille adoptive de Woody Allen, a affirmé que celui-ci l\u2019a agressée dans un grenier, en 1992, alors qu\u2019elle avait sept ans.Le cinéaste a toujours nié ces allégations et n\u2019a pas été accusé à la suite d\u2019une enquête à ce sujet.Associated Press Des acteurs prennent leurs distances avec Woody Allen MATT WINKELMEYER GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019acteur Timothée Chalamet a annoncé qu\u2019il versera son cachet du film A Rainy Day in New York à des associations luttant contre les agressions et le harcèlement sexuels.P H I L I P P E P A P I N E A U Un mois après que le choix du futur président-directeur général de Radio-Canada a été reporté indéfiniment, l\u2019offre d\u2019emploi pour le prestigieux poste a été affichée de nouveau sur le site du gouvernement pour ajouter aux candidatures déjà reçues celles de Canadiens vivant à l\u2019étranger.C\u2019est ce qu\u2019a publié le site iPolitics mercredi après-midi, citant le président du comité indépendant chargé du processus de nomination du prochain p.-d.g.du diffuseur public, Tom Clark.Ce dernier aurait demandé à Ottawa \u2014 une requête confirmée par Patrimoine Canada au Devoir \u2014 de republier l\u2019of fre d\u2019emploi après avoir appris tardivement que des Canadiens vivant ailleurs dans le monde pouvaient être pris en compte pour le poste.Le comité indépendant voulait aussi aligner ses façons de faire avec celles d\u2019autres délégations fédérales du genre et laisser le poste affiché jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit pourvu.Les candidats à l\u2019étranger auront jusqu\u2019au 29 janvier pour montrer leur intérêt.M.Clark a confirmé à iPolitics que les démarches ne reprenaient pas du début, et que le comité avait en main un lot de candidats « impressionnant et abondant ».Comme Le Devoir l\u2019écrivait en décembre, l\u2019actuel p.-d.g., Hubert T.Lacroix, a accepté de rester en poste jusqu\u2019à la nomination de son remplaçant.Le mandat de M.Lacroix devait se terminer le 31 décembre dernier, mais le comité de sélection avait réclamé davantage de temps.Le Devoir La présidence de RC rouverte aux Canadiens à l\u2019étranger "]
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