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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-01-25, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 1 4 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a Des agriculteurs inquiets.Le nouveau Partenariat transpaci?que alimente l\u2019inquiétude des producteurs de lait, qui se demandent s\u2019ils obtiendront une compensation.Page B 1 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m C A T H E R I N E L A L O N D E I l s\u2019appelle Pascal-Hugo Caron-Can- tin et étudie en littérature, à la maîtrise.On le connaît comme PH, le chum de Jessie la vegan.Car ils sont devenus « figures de culture populaire » en se glissant dans les couples finalistes d\u2019Occupation double Bali, en fin d\u2019année dernière à V.Une émission que PH voulait infiltrer, façon journalisme gonzo, histoire d\u2019en tirer du jus littéraire pour sa maîtrise.Et peut-être pour un bouquin.Opération ratée\u2026 pour l\u2019instant.Pascal-Hugo Caron-Cantin a terminé le 28 février dernier sa carrière de nageur, après avoir été pendant cinq ans dans le Rouge & Or de Laval, s\u2019entraînant 25 heures par semaine, étudiant en même temps la littérature.« En laissant ma carrière de nageur, je laissais ce par quoi, pendant 20 ans, je me définissais.» Un OCCUPATION DOUBLE Rattrapé par la réalité des beaux sentiments PH a infiltré l\u2019émission, espérant en tirer matière pour sa maîtrise en littérature ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Pascal-Hugo Caron-Cantin dit vouloir profiter de sa popularité pour soutenir des causes auxquelles lui et son amoureuse, Jessie la vegan, croient.LE BUDGET DE MONTRÉAL ADOPTÉ DANS LA DIVISION JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quelques dizaines de personnes ont manifesté mercredi devant l\u2019hôtel de ville de Montréal pendant qu\u2019à l\u2019intérieur l\u2019administration Plante-Dorais faisait adopter son premier budget, qui se traduit par une hausse de taxes moyenne de 3,1%, c\u2019est-à-dire au-dessus du taux d\u2019in?ation.Page A 5 A M É L I P I N E D A L\u2019 autorisation d\u2019une action collective contre le constructeur automobile Volkswagen, au nom de toute la population québécoise qui a dû respirer l\u2019air des moteurs truqués, crée un important précédent en matière de justice environnementale, affirment des avocats.Mercredi, le juge Daniel Dumais a autorisé ce recours entrepris par l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).L\u2019organisme réclame une compensation de 35 $ pour chaque Québécois à titre de dommages punitifs à la suite du « dieselgate ».Le scandale révélé en 2015 a montré que VW avait usé d\u2019un stratagème lui permettant de fausser les résultats des tests d\u2019émissions polluantes de cer taines voitures de la marque allemande.Parmi les modèles visés, la Jetta, la Golf et la Beetle, mises en marché entre les années 2009 et 2015.Au Canada, le groupe automobile aurait vendu environ 100 000 véhicules diesel équipés du logiciel frauduleux.L\u2019action est différente des autres actions collectives intentées jusqu\u2019à présent puisqu\u2019elle entend représenter les quelque 8,2 millions de Québécois \u2014 et non pas uniquement les propriétaires ou les locataires des véhicules de marque Volkswagen.« C\u2019est inédit dans le sens où un recours contre une compagnie au nom de tous les Québécois, on n\u2019a jamais vu ça», souligne Me Anne- Julie Asselin, du Centre québécois du droit de l\u2019environnement (CQDE).« DIESELGATE » Volkswagen poursuivie au nom de tous les Québécois Postes Trudeau s\u2019affranchit d\u2019une promesse Page A 3 Brésil La peine de l\u2019ex-président Lula alourdie en appel Page B 4 VOIR PAGE A 8 : TÉLÉRÉALITÉ L\u2019action collective constitue un précédent en droit de l\u2019environnement VOIR PAGE A 8 : VOLKSWAGEN L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 M É L A N I E M A R Q U I S à Davos A près s\u2019être abstenu de voter sur une résolution concernant Jérusalem aux Nations unies, le gouvernement libéral s\u2019est abstenu de mentionner aux médias qui accompagnent le premier ministre Justin Trudeau en Suisse que celui-ci avait eu une rencontre bilatérale avec le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou.Le bureau du premier ministre canadien, qui a nié avoir voulu garder la rencontre secrète, a envoyé tôt mercredi matin un courriel aux médias qui couvrent le Forum économique mondial à Davos pour annoncer qu\u2019une rencontre organisée à la « dernière minute » avait eu lieu entre les deux hommes.Or, la tenue de l\u2019entretien avait été rapportée plusieurs heures auparavant dans les médias israéliens.Et en matinée, une attachée du bureau du premier ministre disait ne pas être en mesure de confirmer qu\u2019une quelconque rencontre bilatérale était à l\u2019agenda lorsque la question lui a été posée.Lorsque cette situation a été portée à l\u2019attention du bureau du premier ministre, on s\u2019est dit « désolé » pour cet avis tardif et on a promis de fournir un compte rendu de la rencontre.Le ser vice de presse du gouvernement israélien, de son côté, avait déjà publié une vidéo, des photos et un résumé de l\u2019échange entre les deux leaders.Le bureau du premier ministre a finalement mis six heures à publier le compte rendu.On y apprend que les deux dirigeants « ont discuté de la sécurité régionale au Moyen-Orient, et notamment de la situation concernant le processus de paix», tout particulièrement «de la position de l\u2019Iran» dans la région.« Le premier ministre Trudeau et le premier ministre Nétanyahou ont discuté des liens économiques entre leurs pays » et soulevé « l\u2019importance de moderniser l\u2019Accord de libre-échange Canada-Is- raël, ce qui serait avantageux à la fois pour les entreprises canadiennes et israéliennes », est-il écrit.Les rencontres bilatérales du premier ministre se déroulent derrière des por tes closes, mais en règle générale, elles sont précédées de séances photo auxquelles participent quelques journalistes qui ne posent normalement pas de questions lors de ce type d\u2019exerc ice.Cela ne fut donc pas possible avant l\u2019entretien Trudeau-Nétanyahou.Cette rencontre se déroule quelques semaines après que le gouvernement du Canada eut choisi de s\u2019abstenir de voter sur une résolution condamnant la décision du président Donald Trump de reconnaître Jér usalem comme capitale d\u2019Israël et d\u2019y déménager l\u2019ambassade des États-Unis.Le premier ministre Trudeau a défendu cette prise de position il y a quelques jours en entrevue avec La Presse canadienne.Il a plaidé qu\u2019Ottawa n\u2019appréciait pas que certains pays mettent aux voix des résolutions pour « isoler » et « condamner » l\u2019État hébreu aux Nations unies à des fins politiques.«Ce n\u2019est pas productif dans les relations internationales.Et le Canada évite de prendre parti là-dedans», a-t-il expliqué.« Nous sommes moins désireux de rouspéter et de jouer de la politique.Nous sommes plus désireux de trouver des solutions et d\u2019avancer à un niveau substantiel.Et c\u2019est pour ça qu\u2019on fait les choix qu\u2019on fait en matière de vote », a-t-il argué.La Presse canadienne Trudeau rencontre Nétanyahou à Davos La rencontre en catimini a lieu un mois après le silence du Canada sur le déménagement controversé de l\u2019ambassade américaine à Jérusalem PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Les rencontres bilatérales du premier ministre à Davos sont précédées de séances photo auxquelles participent quelques journalistes, mais cela ne fut pas possible avant l\u2019entretien Trudeau-Nétanyahou.M A R C O F O R T I E R L\u2019 embauche de suppléants non légalement qualifiés n\u2019est pas « souhaitable », mais reste négligeable, malgré la pénurie d\u2019enseignants qui frappe plusieurs commissions scolaires, estime le ministre de l \u2019Éducation, Sébastien Proulx.Le ministre mise sur les embauches \u2014 il en promet 1000 de plus pour la prochaine année \u2014 pour venir à bout du recrutement de suppléants qui ne détiennent pas un brevet d\u2019enseignement.« On est préoccupés, mais ça reste une propor tion minime par rapport aux 100 000 enseignants au Québec, a dit le ministre Proulx au Devoir.La solution, c\u2019est de former davantage d\u2019enseignants, et c\u2019est ce qu\u2019on fait : on embauche en éducation.» Le ministre de l\u2019Éducation réagissait à la stratégie de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui a publié le mois dernier une annonce visant explicitement à recruter des suppléants « non légalement qualifiés », pour des « suppléances occasionnelles de moins de cinq jours».Aux prises avec une pénurie persistante d\u2019enseignants, la plus grande commission scolaire du Québec estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une solution de dernier recours pour éviter que des classes se retrouvent « orphelines», sans titulaire.Cette solution n\u2019est pas idéale, reconnaît le ministre, mais elle reste tout à fait légale.« Le règlement sur les autorisations d\u2019enseigner prévoit que le suppléant occasionnel n\u2019est pas visé par l\u2019obligation de qualification légale », indique Bryan St-Louis, responsable des relations de presse au ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur.« Il faut dire que les suppléants occasionnels n\u2019ont pas la responsabilité d\u2019un groupe- classe, et ce n\u2019est pas ça l\u2019objectif», précise le ministre Proulx.La valeur d\u2019une formation Il faut officiellement détenir un brevet d\u2019enseignement pour être titulaire d\u2019une classe de niveau préscolaire, primaire ou secondaire.Pour avoir le brevet, il faut détenir un baccalauréat nécessitant quatre années d\u2019études universitaires \u2014 ou encore faire une « maîtrise qualifiante» de 60 crédits, pour les aspirants professeurs détenant déjà un diplôme universitaire dans une matière autre que l\u2019enseignement.Le Ministère a permis l\u2019embauche de suppléants non légalement qualifiés, sur une base occasionnelle, pour éviter que des classes se retrouvent sans enseignant.Dans les facultés d\u2019éducation, on s\u2019inquiète des ef fets de cette politique sur la qualité de l\u2019enseignement.Aussi, en ouvrant la porte au travail de suppléants non légalement qualifiés, on enlève de la valeur à la formation obligatoire en éducation, estime Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).«C\u2019est comme si on considérait que n\u2019importe qui peut enseigner.Imaginez quelqu\u2019un qui dirait : je peux travailler comme cuisinier parce que je connais les aliments ! » a-t-elle dit au Devoir cette semaine.« C\u2019est vraiment manquer de respect aux enseignants et à la formation qui est donnée.S\u2019il y a une profession qui est exigeante, c\u2019est celle-là ! Ça prend des enseignants dû- ment formés.» Des compétences Les commissions scolaires qui embauchent des suppléants non légalement qualifiés doivent « s\u2019assurer que les personnes engagées possèdent les compétences appropriées », précise le MEES.La CSDM, par exemple, exige que ces suppléants détiennent un diplôme universitaire et passent une entrevue, ainsi qu\u2019une vérification de leurs antécédents judiciaires.Pour des embauches à plus long terme d\u2019enseignants non légalement qualifiés, les commissions scolaires doivent demander la permission du MEES.La « tolérance d\u2019engagement », valide pour une année, vise à permettre le recrutement de candidats non légalement qualifiés pour des postes que les commissions scolaires ne parviennent pas à pourvoir.Un autre type d\u2019autorisation du ministère est requis pour embaucher des étudiants en éducation qui n\u2019ont pas terminé leurs études.Le ministre Proulx indique qu\u2019il a signé moins de 1000 tolérances d \u2019engagement dans la der nière année, et 6350 autorisations d\u2019enseigner à des étudiants en éducation \u2014 sur un total de 100 000 enseignants, du préscolaire au secondaire.Le Devoir ÉDUCATION Suppléants non qualifiés : un nombre minime, selon Proulx L\u2019embauche d\u2019un millier d\u2019enseignants éliminera le recours au personnel « non légalement qualifiés », croit-il JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, af firme que le recours aux suppléants non qualifiés est minime en proportion du nombre d\u2019enseignants au Québec.M Y L È N E C R Ê T E L e chef du Nouveau Par ti démocratique (NPD), Jag- meet Singh, a fait face à sa première critique, trois mois après son élection à la tête de la formation, alors que débutait mercredi la réunion de son caucus à Ottawa.Le député Charlie Angus, l\u2019un de ses rivaux lors de la course à la direction, a publié vendredi soir sur Twitter un commentaire contre la nouvelle direction que semble prendre le NPD sous la gouverne de M.Singh.« Lorsqu\u2019un parti croit que de meilleurs trucs d\u2019Instagram ou de la planification de gala sont le meilleur moyen de réussir, nous perdons le contact», a- t-il écrit en ajoutant que le mouvement néodémocrate avait toujours été proche de sa base.Quelques jours auparavant, M.Singh avait documenté sa demande en mariage à Gurki- ran Kaur, sa nouvelle fiancée, sur Instagram.Charlie Angus a effacé son gazouillis peu de temps après l\u2019avoir publié.Il s\u2019est justifié mercredi en disant qu\u2019il n\u2019avait pas à s\u2019en prendre à la nouvelle équipe d\u2019employés mise en place par Jagmeet Singh parce qu\u2019ils ne font que commencer leur travail.Il a toutefois insisté sur le besoin pour le NPD de ne pas se détourner de sa base pour tout miser sur les réseaux sociaux.« Nous attirons beaucoup de jeunes gens intelligents qui aiment les réseaux sociaux, mais les réseaux sociaux ne sont qu\u2019une petite par tie [du travail], a-t-il expliqué.La réalité, c\u2019est que nous parlons pour des gens qui n\u2019ont pas de voix, qui ne font pas partie de la bulle qu\u2019est Ottawa, et je veux vraiment que nous maintenions cet équilibre.» Il semble que le départ récent de Michele Girash, une organisatrice néodémocrate qui travaillait pour le caucus des députés, est à l\u2019origine du mécontentement de M.Angus.Mme Gi- rash avait dirigé sa campagne lors de la course à la direction.Mauvaise passe?Pendant que Charlie Angus tentait d\u2019expliquer sa sortie sur Twitter et son recul, son chef faisait son entrée à la réunion de caucus, précédé par son propre caméraman.Le jeune hipster \u2014 arborant la tuque, la barbe et les lunettes de sa génération \u2014 documentait chaque pas et chaque geste du leader.Puis, celui qui alimente ses réseaux sociaux en utilisant même sa demande en mariage a fait face aux médias traditionnels, le temps d\u2019un court point de presse.Invité à dire s\u2019il recevait la sortie de son député comme une critique, il a commencé par dire «non».«C\u2019est très important d\u2019avoir un contact avec le peuple.On sait que tout le monde utilise les réseaux sociaux.C\u2019est une façon de se rapprocher, de montrer que nous sommes des personnes en plus d\u2019être des politiciens.Donc, c\u2019est un outil indispensable pour établir des contacts et pour envoyer un message», a-t-il eu le temps d\u2019ajouter avant que son équipe ne l\u2019extirpe de l\u2019exercice.«Notre base est aussi sur les réseaux sociaux », a fait valoir le député Alexandre Boulerice aux côtés de Charlie Angus, lors d\u2019un point de presse organisé quelques heures plus tard pour réagir à l\u2019annonce du gouvernement Trudeau concernant la livraison à domicile de Postes Canada.La critique de Charlie Angus s\u2019ajoute à une série de tuiles qui se sont abattues sur le NPD depuis quelques mois.L\u2019arrivée du nouveau chef en octobre n\u2019a pas suscité d\u2019engouement dans les sondages.La Presse canadienne NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE Singh critiqué pour sa grande utilisation des réseaux sociaux Le premier ministre Trudeau et le premier ministre Nétanyahou ont discuté des liens économiques entre leurs pays Extrait d\u2019un communiqué du bureau du premier ministre « » L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 P ersonne ne peut croire un seul instant que Pierre Karl Péladeau décide de revenir au PQ sans avoir pour objectif d\u2019en redevenir un jour le chef.Jean-François Lisée est certainement le premier à le savoir, mais il n\u2019avait d\u2019autre choix que de lui ouvrir toute grande la porte, peu importe ce qu\u2019il pense réellement.Quand il dit que les signaux envoyés par M.Péladeau l\u2019inclinent à penser qu\u2019il ne reviendra pas avant l\u2019élection, on ne sait pas trop si c\u2019est ce qu\u2019il décode ou ce qu\u2019il souhaite.De toute manière, il n\u2019a plus grand-chose à perdre.Si le retour de M.Péladeau permettait au PQ de redresser une situation qui semble désespérée, M.Lisée aurait au moins une chance de survivre.Au train où vont les choses, il ne sera peut- être chef que jusqu\u2019au soir du 1er octobre prochain.Même sa propre réélection dans Rosemont paraît actuellement très incertaine.La mémoire est une faculté qui oublie, dit-on.Les circonstances dramatiques dans lesquelles l\u2019ancien chef a quitté son poste en mai 2016 ont refoulé le souvenir du très difficile apprentissage qu\u2019il avait dû faire.Sauf pendant une très brève période, son arrivée n\u2019avait pas permis au PQ de coiffer les libéraux dans les sondages.Il est vrai que les 30 % d\u2019intentions de vote dont le créditait Léger au moment de son départ donnent aujourd\u2019hui à son court séjour à la direction du parti des allures d\u2019âge d\u2019or.II est vrai qu\u2019il semblait plus à l\u2019aise vers la fin, mais il n\u2019avait encore rien d\u2019une bête politique, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.Au caucus de Shawinigan, il était savoureux d\u2019entendre les députés qui s\u2019arrachaient jadis les cheveux à force de le voir multiplier les gaf fes se réjouir en chœur de la perspective de son retour.La « bombe à retardement » dont parlait à l\u2019époque M.Lisée n\u2019a pas été désamorcée non plus.Au moment de son départ, le problème que posait la propriété du plus vaste empire médiatique du Québec demeurait entier et les adversaires du PQ s\u2019empresseront de le soulever à nouveau.?Peu importe, si la foi peut déplacer les montagnes, la cer titude que M.Péladeau est le Moïse qui conduira le Québec à la terre promise en convaincra plusieurs que leur rêve peut encore se réaliser.François Legault a préféré ne pas commenter ce nouvel épisode du «téléroman péquiste», mais il ne peut que s\u2019en inquiéter.De son propre aveu, l\u2019irruption de PKP sur la scène politique avait eu pour effet de le marginaliser.Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, son retour pourrait casser l\u2019élan qui semble actuellement mener la CAQ vers la victoire.Sa candidature ne signifierait nullement que M.Lisée accepterait de tenir un référendum dès son premier mandat, ce que M.Péladeau lui- même n\u2019aurait probablement pas fait, mais plus personne ne douterait de la destination finale.Alors que les électeurs péquistes passés à la CAQ rentreraient au bercail, bon nombre de fédéralistes qui croyaient pouvoir tourner le dos au PLQ, au moins temporairement, jugeraient peut-être plus prudent d\u2019y retourner.Résultat : la CAQ se retrouverait encore une fois Gros- Jean comme devant.?Pendant que les projecteurs étaient braqués sur M.Péladeau, on a prêté moins d\u2019attention à un autre épisode du « téléroman péquiste » qui se déroulait au même moment.La semaine dernière, l\u2019annonce du départ de Nicole Léger en avait amené plusieurs à croire que le fief familial de Pointe-aux-Trembles échoirait à Jean-Martin Aussant, que M.Lisée courtisait depuis plusieurs mois.L\u2019annonce-surprise de la candidature du président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB), Maxime Laporte, vient cependant brouiller les cartes d\u2019une façon qui n\u2019est pas de nature à plaire à M.Lisée.M.Laporte est un jeune homme qui n\u2019a pas froid aux yeux.Il ne se laissera pas tasser au profit de l\u2019ancien chef d\u2019Option nationale et il n\u2019est pas évident que ce dernier voudra se présenter à une assemblée d\u2019investiture dont l\u2019issue serait très incertaine.Au niveau fédéral, Pointe-aux-Trembles est englobée par la circonscription de Pointe-de- l\u2019Île, qui est représentée à la Chambre des communes par le député et président du Bloc québécois, Mario Beaulieu, lui-même un ancien président de la SSJB, qui ne manquera pas d\u2019épauler son successeur.M.Laporte, comme M.Beaulieu, fait partie de l\u2019aile radicale du mouvement indépendantiste et il appuyait Martine Ouellet lors de la dernière course à la chefferie du PQ.Partisan de l\u2019extension de la loi 101 au niveau collégial, il a également été très critique des positions de M.Lisée en matière de langue, qu\u2019il jugeait trop timorées.Inversement, M.Lisée a déjà reproché à la SSJB et à son président de chercher à «circonscrire, réduire, amoindrir, les espaces de droits et de libertés de notre minorité anglophone ».À suivre.mdavid@ledevoir.com Le téléroman péquiste MICHEL DAVID M A R I E - M I C H È L E S I O U I à Shawinigan L e Parti québécois (PQ) s\u2019est abstenu mercredi de présenter les candidats vedettes qui pourraient l\u2019aider à former un éventuel gouvernement péquiste, préférant s\u2019en remettre aux ser vices de Camil Bouchard afin qu\u2019il conseille le parti sur les enjeux de la famille, de l\u2019enfance et de la jeunesse.Vous ne verrez pas le visage de l\u2019ex-député péquiste de Vachon sur les affiches électorales lors des prochaines élections : celui qui a quitté la politique en décembre 2009 en se disant désabusé reprend du service pour le PQ, mais en coulisses seulement.« Je le dis à tout le monde : c\u2019est le temps de s\u2019engager », a déclaré Camil Bouchard en marge du caucus présessionnel du PQ à Shawinigan.« Vous allez m\u2019entendre beaucoup au cours de la prochaine campagne électorale », a- t-il promis.Quand il avait fait ses adieux à la vie politique, le diplômé en psychologie avait dressé un constat d\u2019impuissance.« J\u2019aurai sans doute contribué à changer le monde davantage comme chercheur que comme politicien », avait-il déclaré.Il affirme maintenant que la «déconstruc- tion de l\u2019État », qu\u2019incarnent selon lui les positions libérale et caquiste, le pousse à œuvrer bénévolement comme stratège.« Si on ne [s\u2019engage pas politiquement], le Québec risque de s\u2019enliser et d\u2019allonger une période où l\u2019État évite quasi constamment de prendre ses responsabilités envers la population, envers les besoins de sa population », s\u2019est-il inquiété.À ses côtés, le chef Jean-François Lisée en a profité pour décocher une flèche à la Coalition avenir Québec (CAQ).« Lorsqu\u2019on dit \u201cenfance\u201d à la CAQ, ils répondent \u201cmodèle d\u2019affaires\u201d, a-t-il lancé.Nous, ce n\u2019est pas le modèle d\u2019affaires qui nous intéresse, comme la CAQ.C\u2019est la qualité des services.» De la Chine où il se trouve en mission économique, le premier ministre Philippe Couillard a tapé sur le même clou.«La CAQ, c\u2019est un parti brouillon, un parti qui ne prépare pas ses dossiers, qui ne les analyse pas correctement », a-t- il dit au sujet des troupes de François Legault, qui souhaitent imposer un taux de taxe scolaire unique pour tout le Québec.Le pari de Jean-François Lisée Troisième dans les sondages et frappé par une vague de départs annoncés la semaine dernière, le PQ fait le pari que les Québécois préféreront les ser vices publics de qualité aux baisses d\u2019impôt et aux autres crédits visant à «remettre de l\u2019argent dans les poches des Québécois», comme le veut la formule populaire.« Je sais que les Québécois en ont vu d\u2019autres.On ne peut pas les prendre pour des valises, a déclaré le chef Lisée.On ne peut pas leur dire : on va baisser vos taxes de 1,4 milliard et, oui, votre mère va avoir des services à domicile plus faciles», a-t-il illustré.Devant les médias, il a multiplié les analogies sportives inspirées de la campagne péquiste « L\u2019État au régime ou l\u2019État au gym », choisie pour illustrer l\u2019importance de l\u2019État providence, en dépit de l\u2019intention annoncée du PQ d\u2019avoir «zéro slogan».Depuis des semaines, les noms d\u2019ex-pé- quistes qui songeraient à revenir en politique circulent dans l\u2019espace public.Mais au-delà de Pierre Karl Péladeau, de Jean-Martin Aussant, de Noëlla Champagne (ex-députée de Champlain) et de Camil Bouchard, Jean-François Li- sée trouvera-t-il de nouveaux visages pour propulser sa formation politique ?« Rassemblement, renouvellement », a-t-il répondu aux journalistes qui lui ont posé la question.« Oui, le PQ est une grande coalition transgénération- nelle et on a parmi nos militants d\u2019expérience des gens d\u2019une extraordinaire compétence qui veulent participer au succès du PQ cette année.Camil Bouchard en est un.Ça ne me traverserait pas l\u2019esprit de me priver de sa compétence et de son expérience », a-t-il déclaré.Devant les médias, les députés péquistes ont resserré les rangs.« Les troupes sont derrière M.Lisée, parce que c\u2019est lui notre chef », a dit François Gendron.Il s\u2019est néanmoins dit ouvert au retour en politique de Pierre Karl Péla- deau, qui a déclaré mardi être « en réserve de la République ».« S\u2019il veut être candidat, comme membre de l\u2019équipe pour l\u2019automne, il est le bienvenu», a dit l\u2019élu d\u2019Abitibi-Ouest.« Je trouve que c\u2019est vivifiant, les gens veulent adhérer au mouvement », a aussi déclaré Nicole Léger.Sa collègue Diane Lamarre a témoigné du leadership du chef péquiste.« Jean-François fait un bon travail, il travaille fort, il travaille le terrain », a-t-elle affirmé.« Les membres ont [\u2026] donné un mandat clair à M.Lisée, ils l\u2019ont élu démocratiquement et ensuite on a eu, au congrès, un mandat très clair aussi », a-t-elle ajouté au sujet du vote de confiance de 92,8 % qu\u2019a obtenu le chef au congrès national du parti, en septembre.Avec La Presse canadienne Le Devoir Camil Bouchard reprend du service au PQ L\u2019ex-député conseillera le chef sur les questions de la famille et des enfants RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S O ttawa annule la conversion du courrier à domicile vers des boîtes communautaires, mais ne reviendra pas, à la déception des facteurs, sur les quelque 840 000 adresses qui ont perdu ce service pendant la réforme de Postes Canada mise en œuvre par le gouvernement Harper.L\u2019annonce, faite mercredi après des mois de réflexion, constitue la réponse du gouvernement à un engagement majeur pris pendant la campagne électorale de 2015, à une époque où Justin Trudeau évoquait l\u2019objectif de «restaurer le service à domicile».Quant aux nouveaux quartiers, Ottawa prévoit que Postes Canada continuera d\u2019installer des boîtes communautaires.Le plan stratégique prévoit aussi que Postes Canada devra améliorer l\u2019accessibilité aux boîtes communautaires pour les aînés et les personnes à mobilité réduite, ce que le réseau FADOQ suivra de près.Aussi, la société d\u2019État devra améliorer les relations avec ses parties prenantes, dont ses employés, et pourra réinvestir ses profits au lieu de verser un dividende.La ministre des Services publics, Carla Qual- trough, a dit que les « bases du renouvellement » permettront à Postes Canada de s\u2019adapter au nouvel environnement.Dans une brève déclaration, Postes Canada a accueilli « favorablement » le plan.Comme d\u2019autres services semblables dans le monde, Postes Canada, passée de ministère à société d\u2019État en 1981, est aux prises avec un déclin de ses volumes de courrier tandis que l\u2019expansion du commerce électronique a donné des ailes à la livraison de colis.Les facteurs sont déçus de la décision de ne pas redonner le service de livraison du courrier à domicile à ceux qui l\u2019ont perdu, a affirmé en conférence de presse le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des postes (STTP), Mike Palecek.«Le premier ministre a brisé une promesse.Il avait clairement dit, en campagne, qu\u2019un gouvernement libéral allait restaurer le service à domicile pour ceux l\u2019ayant perdu.Il semble que le gouvernement prend ses distances d\u2019avec ça aujourd\u2019hui.» Cela dit, a-t-il ajouté dans un communiqué, «au moins les suppressions de service vont cesser».Alors que le NPD a accusé Ottawa de briser un engagement, le député conservateur Gérard Deltell a affirmé que la conversion aux boîtes n\u2019était pas forcément populaire, mais qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une décision « responsable ».Postes Canada a enregistré des bénéfices nets de 99 millions en 2015, de 81 millions en 2016 et de 86 millions de janvier à septembre 2017.La remise sur pied du service à domicile entraînera un coût initial de 195 millions et des dépenses récurrentes de 95 millions, selon ce qui a été dit lors d\u2019une séance d\u2019information technique mercredi.Promesse électorale Le 3 septembre 2015, en compagnie du maire de Montréal, Denis Coderre, Justin Trudeau avait affirmé que « nous nous engageons à restaurer le service à domicile », car la population pouvait « s\u2019attendre à un certain niveau de service » de la part du gouvernement.Un mois plus tard, l\u2019engagement formel de la plateforme indiquait que les libéraux allaient « revenir » sur la décision du gouvernement Harper « de mettre fin à la livraison du courrier à domicile ».Le document évoquait aussi un « nouvel examen des activités de Postes Canada ».Le plan stratégique sur vient alors que le STTP et la direction de Postes Canada viennent à peine d\u2019entamer les négociations pour renouveler les conventions collectives.Conventions courtes Lors de la négociation de 2016, les parties avaient convenu de ne renouveler les conventions que pour deux ans, question de se donner le temps de défricher le terrain des grands enjeux.Parmi ceux-ci figure aussi le régime de retraite à prestations déterminées, que la direction de Postes Canada voit comme un boulet.Quelques mois plus tard, en décembre 2016, un comité parlementaire recommandait le maintien du moratoire sur la conversion aux boîtes communautaires en souhaitant que Postes Canada «élabore un plan» pour redonner la livraison à domicile à ceux l\u2019ayant perdue.Le Devoir POSTES CANADA Justin Trudeau s\u2019affranchit d\u2019une promesse Ceux qui ont perdu le service de livraison du courrier à domicile ne le retrouveront pas L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE DISSOLUTION Prenez avis que \" Congrès Montréal ISPA 2017 \" ayant son domicile au 260 boul.Maisonneuve Ouest, 3e étage, Montréal, Québec, H2X 1Y9, demandera au Registraire des entreprises du Québec de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies.Avis est donné par la présente que la psychologue, Marie-José Petel, a pris sa retraite et que ses dossiers actifs sont transférés à l'Ordre des Psychologues du Québec: Secrétariat Général, Ordre des Psychologues du Québec, 1100 Avenue Beaumont, Bureau 510, Montréal, Qc H3P 3H5 (514-738-1881).AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est donné que suite au décès de Françoise Payant, 1000 Rockland, Outremont survenu le 12 juillet 2017, un inventaire de ses biens a été fait par Daniel Caya, lequel pourra être consulté au 249 Saint-Jacques, #010, Montréal.Donné ce 23 janvier 2018.ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 12 décembre 2017, a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (CA-24-011), le premier projets de résolution autorisant l'usage café-terrasse sur le toit, complémentaire au restaurant sis au rez-de-chaussée du bâtiment situé au 1437, boulevard René-Lévesque Ouest, et ce, en dérogation notamment à l'article 392 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif aux conditions d\u2019autorisation d\u2019un café-terrasse sur le toit \u2013 pp 367 (dossier 1174869013).Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ce projet fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 1er février 2018, à compter de 18 h 00, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera le projet ainsi que les conséquences de son adoption, et le public pourra le commenter.4.Ce projet contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ce projet peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 25 janvier 2018 Le secrétaire d'arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC Service des finances Avis aux contribuables Le rôle de perception de la Ville de Montréal de l'exercice financier 2018 est complété et a été déposé au bureau du soussigné.Les comptes de taxes seront envoyés d\u2019ici la fin du mois de janvier.Rôle de perception : \u2022 Taxes foncières \u2022 Taxes spéciales (améliorations locales et autres taxes) Fait à Montréal, le 25 janvier 2018 Le trésorier, Yves Courchesne Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16598 Prestation de service en Cyberenquêtes L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 janvier 2018 est reportée au 5 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 25 janvier 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Services professionnels_ Avant-projet préliminaire & avant-projet définitif \u2013 Réfection du quai nord de la gare Vendôme Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001621 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres seront disponibles incessamment exclusivement via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE vendredi, 16 février 2018 à 13h30.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Stéphane Lapierre Directeur Exécutif a.i.Approvisionnement Appel d\u2019offres public AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Succession Michel Brais Avis est donné par les présentes qu'à la suite du décès de Michel Brais, en son vivant résidant et domicilié au 35, rue De L'Église, Chambly, (Québec) J3L 3K6, survenu le 26 juillet 2017, un inventaire des biens du défunt a été fait par Maude Brais, liquidateur à la succession de Michel Brais, le 23 janvier 2018 devant Me Marie-Josée Lessard, notaire, ayant son domicilie professionnel au 2525 boul.Daniel- Johnson, bureau 302, Laval, Québec, H7T 1S9, conformément à la Loi.L'inventaire (extrait) peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Josée Lessard, notaire, sise à l'adresse mentionnée ci-dessus.Donné ce 23 janvier 2018.Maude BRAIS, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE PRENEZ AVIS que AIMÉ RENÉ ERNEST BILLA, né le 22 jocto- bre 1932 en France, en son vivant demeurant au 1600, Tassé, St-Laurent, Qc., est décédé à Montréal, le 16 mai 2017; Toute personne intéressée et justifiant de son intérêt peut consulter, sur rendez-vous, l'inventaire de la succession du défunt, à l'étude Dutrisac, Dugas, et Demers, notaires, au 831, boul.Décarie, suite 301, St-Laurent, Québec, H4L 3L8, tél.(514) 747-2108.Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à SOLUTION MÉDIA Y T INC.& LES HÉRITIERS DE FEU YVES THOMAS de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jac- ques-Cartier est, Longueuil, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir : Demande introductive d'instance, Avis d'assignation, Pièces P-1 à P-6, Avis d'exécution, Déclaration sous serment et Pro- cès-Verbal de saisie avant jugement qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-22-026888-174.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Jean Jobin, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 23 janvier 2018 Sylvain Brouillard, huissier de justice Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à JOHANNE HÉBERT de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier est, Longueuil, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir : Demande introductive d'instance, Avis d'assignation, Pièces P-1 à P-3, qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-22-026994-188.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Jessica Mercier, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci- haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 24 janvier 2018 Sylvain Brouillard, huissier de justice Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à ROSELLA DEL CORPO de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier est, Longueuil, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir : Demande introductive d'instance, Avis d'assignation, Pièces P-1 à P-5, Avis d'exécution, Déclaration sous serment et Procès-Verbal de saisie avant jugement qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 505-22-026717-175.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de François Guay, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci- haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 22 janvier 2018 Sylvain Brouillard, huissier de justice AVIS DE DISSOLUTION Les membres du conseil d'administration de l'ACLE (Association des consultants et laboratoires experts) annoncent la dissolution de l'organisation au 21 décembre 2017, conformément à l'article 221 de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif.Veuillez noter que suite à cette dissolution, l'ACLE cesse toute activité et que le processus de liquidation est enclenché.A compter du 1er janvier 2018, les membres de l'ACLE ont été invités à joindre l'AFG (Association des firmes de génie-conseil -Québec), qui a pris en charge l'ensemble des activités auparavant dirigées par l'ACLE, dont le Guide de rémunération (consultants et laboratoires experts) et le Forum Géoenvironnement.Pour toute question, veuillez communiquer avec l'AFG à l'adresse info@afg.quebec.J E S S I C A N A D E A U D es centres d\u2019éducation populaire dénoncent les « menaces » de la CSDM et affirment se résoudre à signer un bail « avec un fusil sur la tempe ».« On va le signer, votre bail, mais on veut vous témoigner de notre dissidence, on veut dénoncer les conditions de menaces qui nous ont menés à cette signature », a soutenu Nicolas Delisle-L\u2019Heureux, du Carrefour d\u2019éducation populaire de Pointe-Saint-Charles, qui parlait au nom des six centres d\u2019éducation populaire de Montréal, devant les commissaires de la CSDM réunis en conseil mercredi soir.Après les coupes, les menaces d\u2019expulsion et une hausse de loyer qui menace la survie même des centres d\u2019éducation populaire, hébergés dans des bâtiments appar tenant à la CSDM, l\u2019homme affirme que les directions des centres d\u2019éducation populaire sont sur le qui-vive depuis près de cinq ans, vivant dans la crainte constante de devoir fermer leurs portes.Depuis peu, les centres d\u2019éducation populaire étaient en « mode solution » avec la CSDM, rappelle M.Deslile- L\u2019Heureux.« On s\u2019est prêté à des négociations de bonne foi, mais hop, en décembre, on a reçu une lettre nous exhortant à signer le bail avant le 31 janvier, sous peine d\u2019être expulsé au 31 mai 2018.On aurait pu cheminer main dans la main, mais non, vous utilisez la menace, la preuve en étant la façon dont vous avez traité notre bail.» Son collègue du Comité d\u2019éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et Saint- Henri, Bernard Bohmert, est allé encore plus loin.« On signe ce bail, votre bail, avec un fusil sur la tempe, a-t-il affirmé haut et for t devant les commissaires.Nous signons, même si cela signifie notre mort.En fait, nous savons déjà la date de notre mort.» Réponse de la présidente La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, a reconnu que « la teneur des propos d\u2019une des phrases » dans la lettre envoyée à ses locataires était considérée comme un événement « très malheureux».Mais jamais elle ne s\u2019est excusée, allant jusqu\u2019à accuser les centres d\u2019éducation populaire d\u2019ingratitude.« Depuis s ix ans , nous sommes en collaboration parce que nous croyons à votre mission.Nous avons pris des sous de notre budget pour vous soutenir.Et je veux rappeler que le bail qui est sur la table prévoit une gratuité pour les cinq premières années.Alors, j\u2019ai vraiment de la misère à comprendre comment vous pouvez venir ici et nous dire que nous ne considérons pas votre mission.» Malgré toute la charge négative des messages véhiculés par les centres d\u2019éducation populaire mercredi soir, Catherine Harel Bourdon a soutenu que ces interventions étaient en soi « une bonne nouvelle », puisque la signature du bail semble enfin chose faite.Fermetures évoquées En entrevue au Devoir, les deux représentants des centres d\u2019éducation populaire ont déploré de ne pas avoir eu de droit de réplique, af firmant que la gratuité évoquée par la présidente n\u2019en est pas tout à fait une, puisque dès l\u2019an prochain, ils devront payer les frais inhérents au bâtiment, qui peuvent représenter une bonne part du maigre budget de ces organismes.« Le travail continue pour trouver des fonds, sans quoi on va devoir couper dans nos activités, et certains devront inévitablement fermer leurs portes.» Le Devoir LOCATION DE BÂTIMENTS EXCÉDENTAIRES Des centres d\u2019éducation populaire dénoncent les menaces de la CSDM M I C H A E L M A C D O N A L D à Halifax L e premier ministre Justin Tr udeau semble sur le point de briser une importante promesse électorale en matière d\u2019environnement, ont dénoncé mercredi des organismes écologistes et l\u2019industrie de la pêche.The Offshore Alliance, que l\u2019on pourrait traduire par l\u2019Alliance de la mer, inclut une vingtaine d\u2019organismes des provinces de l\u2019Atlantique et du Québec.L\u2019alliance a tenu une conférence de presse et une manifestation à Halifax mercredi.Les manifestants souhaitent attirer l\u2019attention du public au sujet de documents de consultation du gouvernement fédéral concernant des changements à venir dans la manière de procéder aux études d\u2019impact environnemental dans les projets pétroliers et gaziers au large des côtes.Selon les documents publiés en juin, Ottawa entend simplifier la procédure pour la confier à une seule agence fédérale plutôt que de voir trois entités travailler séparément \u2014 une recommandation appuyée par la coalition.Toutefois, des membres de cette coalition s\u2019inquiètent de la possibilité qu\u2019Ottawa mène ses évaluations environnementales en partenariat avec les offices fédéraux-provinciaux des hydrocarbures extracôtiers en Nouvelle-Écosse et à Terre- Neuve-et-Labrador.Gretchen Fitzgerald, de la fondation Sierra Club Canada, estime que les offices des hydrocarbures extracôtiers ne devraient pas être impliqués dans le processus, puisque leur rôle de promoteurs de l\u2019industrie les place en conflit d\u2019intérêts.«Nous ne voulons pas que les offices des hydrocarbures aient une emprise de plus sur nos océans», a commenté Mme Fitzgerald.«Pour nous, toute action qui irait en ce sens serait une promesse brisée du gouvernement fédéral», a-t-elle ajouté.Selon la représentante du Sierra Club, Ottawa pourrait déposer un projet de loi d\u2019ici quelques semaines.La Presse canadienne Projets pétroliers en mer : Ottawa veut simplifier la procédure d\u2019évaluation Des écologistes sonnent l\u2019alarme à Halifax On va le signer, votre bail, mais on veut vous témoigner de notre dissidence Nicolas Delisle-L\u2019Heureux, du Carrefour d\u2019éducation populaire de Pointe-Saint-Charles « » L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Aux côtés de Benoit Dorais, président du comité exécutif, la mairesse Valérie Plante a répliqué mercredi aux critiques adressées par le chef de l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville de Montréal, Lionel Perez.J E A N N E C O R R I V E A U A près de longs débats par fois acrimonieux, le premier budget de l\u2019administration de Valérie Plante, qui impose des hausses moyennes de taxes de 3,3 % aux propriétaires montréalais, a été adopté mercredi à 40 voix contre 24.«Ce budget, nous l\u2019avons pensé pour la génération future, celle qui a de la difficulté à obtenir une job, qui n\u2019aura probablement jamais de sécurité d\u2019emploi et qui ne connaîtra pas les bénéfices des fonds de pension qui offrent une latitude aujourd\u2019hui.Nos préoccupations vont au- delà de la fausse indignation de l\u2019opposition, elle vise le bien-être collectif », a dit la mairesse quelques minutes avant le vote.L\u2019opposition a tenté jusqu\u2019à la fin de convaincre l\u2019administration de réduire les hausses de taxes, mais en vain.Les élus du parti Ensemble Montréal et le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, ont voté contre le budget, alors que les élus indépendants ou membres des partis locaux se sont rangés du côté de l\u2019administration de Projet Montréal.Promesse brisée Déçu, le chef de l\u2019opposition a reproché à la mairesse Plante d\u2019avoir renié sa promesse électorale de limiter les hausses de taxes à l\u2019inflation.« Elle ne reconnaît pas qu\u2019elle a brisé sa promesse.C\u2019est la seule personne à Montréal à ne pas reconnaître ce fait », a commenté Lionel Perez après le vote.« Il y a des impacts concrets.Ce budget va faire mal.[\u2026] Ce qui est plus préoccupant, c\u2019est à quel point le lien de confiance avec la population a été enfreint par Mme Plante.Ça, elle ne pourra pas le regagner du jour au lendemain.» Valérie Plante a fait valoir que son administration a agi de façon responsable et qu\u2019elle investira 73 millions dans le développement économique pour venir en aide aux industries et aux petits commerçants.La mairesse a cependant reconnu que l\u2019information concernant ce controversé budget a été mal communiquée : « Mon mandat maintenant, comme mairesse de Montréal, sera de leur prouver que l\u2019argent est bien dépensé en fonction des priorités qu\u2019on a mises en avant.» Rappelons que le budget 2018 atteint 5,47 milliards, soit une hausse de 5,2 % par rapport à celui de 2017.Cette augmentation est notamment attribuable à la hausse de 25,2 millions des budgets du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et au coût des régimes de retraite.L\u2019augmentation moyenne de l\u2019impôt foncier pour le secteur résidentiel a été établie à 1,9 %, mais s\u2019y ajoutent la hausse des taxes d\u2019arrondissement (0,3 %) et celle de la taxe d\u2019eau (1,1 %), pour un total de 3,3 %.La main tendue Les débats au conseil municipal se sont déroulés toute la journée.L\u2019opposition a présenté deux amendements qui ont été rejetés par la majorité.L\u2019un demandait l \u2019abolition de la hausse de la taxe d\u2019eau de 1,1 % et l\u2019autre portait sur un engagement de 10 millions de dollars pour les commerçants af fectés par les chantiers de construction.« On vous tend la main aujourd\u2019hui afin de travailler et de faire le nécessaire pour baisser l\u2019augmentation des taxes au niveau de l\u2019inflation», a dit Lionel Perez à la mairesse.Réponse cinglante La réponse de Valérie Plante a été cinglante.« Arrêtez votre cinéma, M.Perez ! Votre main tendue, je n\u2019y crois absolument pas.[\u2026] Vous étiez très au courant des pots cassés que vous avez laissés, des décisions prises par la précédente administration.Je dois rappeler que le chef de l\u2019opposition siégeait au comité exécutif.Alors, il avait toutes les informations en main.» Les commerçants étaient eux aussi en colère contre le budget, qui comporte des hausses moyennes de taxes de 3 % pour le secteur non résidentiel.«Arrêtez de manipuler la population.[\u2026] Vous n\u2019avez pas tenu votre promesse », a lancé l\u2019homme d\u2019af faires Peter Sergakis à Valérie Plante lors de l\u2019assemblée du conseil municipal.M.Sergakis a promis à la mairesse de talonner son administration, comme il dit l\u2019avoir fait avec l\u2019ancien maire Jean Doré en 1992.«Il vous reste 46 semaines au pouvoir.Je vais être là souvent, je vous le promets.Les commerces ferment.Vous avez fait pire que l\u2019administration précédente.» Jeudi, ce sera au tour du conseil d\u2019agglomération de se prononcer sur le budget Plante-Do- rais.Les maires des 15 villes liées sont furieux des hausses de 5,3 % des quotes-parts qui leur sont imposées, mais leur faible poids au conseil d\u2019agglomération ne leur permettra pas de bloquer le budget.Quant au Programme triennal d\u2019immobilisations (PTI), qui détaille les projets d\u2019investissement pour les trois prochaines années, il sera déposé par l\u2019administration le 31 janvier.Le Devoir MONTRÉAL Le budget est adopté dans la controverse L\u2019opposition reproche à nouveau à la mairesse Plante de renier sa promesse M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L\u2019 ancienne ministre et candidate à la chefferie du Par ti conser vateur Kellie Leitch s\u2019apprête à tirer sa révérence.Chirurgienne de formation, elle renouera avec la médecine au terme de son mandat et ne sera pas candidate à l\u2019élection fédérale de 2019.«Autant j\u2019ai apprécié la vie publique, le temps est maintenant venu pour moi de revenir au service public qui est au cœur de la personne que je suis : en étant une chirurgienne orthopédique pédiatrique et en permettant aux enfants de retourner jouer sur les terrains de jeu », a annoncé la députée ontarienne dans un communiqué de presse publié par son bureau mercredi.Mme Leitch n\u2019y a pas expliqué davantage sa décision et n\u2019a pas répondu à la demande d\u2019entrevue du Devoir.Lors de sa campagne à la chefferie du Parti conservateur l\u2019an dernier, elle s\u2019était attiré de nombreuses critiques en promettant de filtrer les immigrants et les réfugiés qui souhaiteraient s\u2019installer au pays pour discerner ceux qui auraient des «valeurs anticanadiennes».Sa proposition lui avait cependant permis de faire les manchettes, et Kellie Leitch faisait partie des candidats conservateurs qui recevaient le plus de dons.Elle a néanmoins terminé la course au 6e rang le printemps dernier.En marge d\u2019une rencontre du caucus conser vateur réuni à Victoria, en Colombie-Britannique, Kellie Leitch a nié regretter quoique ce soit de sa carrière en politique.« J\u2019estime que nous vivons dans une démocratie ouverte, où nous devrions pouvoir exprimer nos idées.J\u2019ai exprimé des idées, et les gens se sont prononcés, et je trouve que c\u2019est très bien.» Écartée de l\u2019équipe parlementaire L\u2019ancienne ministre de la Condition féminine et du Travail avait par ailleurs annoncé, en campagne électorale en 2015, qu\u2019un gouvernement conservateur mettrait sur pied une ligne téléphonique pour dénoncer les « pratiques culturelles barbares» \u2014 une promesse qui avait fait perdre des appuis électoraux aux conservateurs.À l\u2019issue de la course à la chefferie du parti, le nouveau chef, Andrew Scheer, n\u2019avait pas ré- ser vé de rôle à Kellie Leitch au sein de son équipe parlementaire.D\u2019autres candidats de la course à la chefferie ont pourtant été nommés por te-parole du par ti dans divers dossiers.M.Scheer a réagi par simple voie de communiqué de presse, disant « remercier Kellie pour son service dévoué au Parti conservateur du Canada et à ses électeurs».Kellie Leitch était par ailleurs menacée dans sa circonscription de Simcoe-Grey, au nord de Toronto, où au moins deux candidats lui faisaient la lutte pour y remporter l\u2019investiture conservatrice.La députée de 47 ans a été élue pour la première fois en 2011 et elle aura donc droit au régime de retraite du Parlement, puisqu\u2019elle y a siégé plus de six ans.Le Devoir PARTI CONSERVATEUR Kellie Leitch quittera la vie politique J É R Ô M E R A S E T T I à Los Angeles L e Comité olympique américain (USOC) a reconnu mercredi sa responsabilité et présenté ses excuses aux dizaines de victimes de l\u2019ancien médecin de l\u2019équipe des États-Unis de gymnastique Larry Nassar, condamné à jusqu\u2019à 175 années de prison pour abus sexuels.Quelques minutes seulement après l\u2019énoncé du verdict par la juge Rosemarie Aquilina à Lansing, dans le Michigan, l\u2019USOC a adressé une lettre ouverte à l\u2019ensemble des sportifs américains.Son directeur général, Scott Blackmun, a annoncé qu\u2019une commission d\u2019enquête indépendante allait être mise en place pour «déterminer comment des abus d\u2019une telle ampleur ont pu ne pas être détectés pendant aussi longtemps».« Nous devons savoir qui savait quoi et quand», a-t-il martelé.Le patron de l\u2019USOC a ensuite présenté des excuses, réclamées par les victimes qui, les stars de la discipline en tête, comme les championnes olympiques Simone Biles, Aly Raisman, Gabby Douglas et McKayla Maroney, ont dénoncé la passivité de l\u2019institution, voire sa complicité.« Le but de ce message est de dire à toutes les victimes et survivantes de Nassar, directement, combien nous sommes désolés de ce qu\u2019il s\u2019est passé », a écrit M.Blackmun, qui a regretté qu\u2019aucun représentant de l\u2019USOC n\u2019ait assisté au procès Nassar.« Nous sommes désolés du mal que vous a fait cet homme horrible, nous sommes désolés que vous n\u2019ayez pas pu évoluer dans un environnement sûr pour atteindre vos rêves sportifs, la famille olympique fait partie de ceux qui vous ont trahis», a-t-il reconnu.Changement de culture L\u2019USOC, présenté comme le comité olympique national le plus puissant au monde par son budget, comme par ses résultats dans les JO, a promis de changer profondément «la culture» de la gymnastique.«Nous avons entendu [durant le procès] des sportives qui ne savaient comment et à qui parler des abus qu\u2019elles avaient subis, ou même parfois qui ne savaient pas qu\u2019elles avaient été victimes d\u2019abus» a-t-il regretté.Et ce changement de culture passe par un renouvellement total de la direction de la Fédération américaine de gymnastique.Le président du conseil d\u2019administration d\u2019USA Gymnastics, Paul Parilla, et deux autres membres de la direction avaient déjà présenté lundi leur démission, mais ce n\u2019est que le début.«Des changements supplémentaires sont nécessaires pour créer une culture favorisant un environnement sain pour la pratique sportive, et cela passe par la démission de tous les directeurs actuels de la fédération», a prévenu le patron de l\u2019USOC.Le comité olympique américain a admis avoir songé au démantèlement pur et simple de la Fédération de gymnastique, mais cette décision aurait pénalisé «des sportives et clubs qui n\u2019y sont pour rien».Mais la menace d\u2019un démantèlement plane toujours sur USA Gymnastics si elle ne prend pas les mesures réclamées par l\u2019USOC.Il appartient à Kerry Perry de réformer sa fédération.« Les voix des victimes et leur force ont laissé une empreinte indélébile sur nous tous.Chaque jour, leurs récits auront un impact sur mes décisions », a assuré celle qui a succédé en novembre dernier à Steve Penny et qui va chapeauter la restructuration.Agence France-Presse Le Comité olympique américain fait son mea culpa L\u2019ancien médecin de l\u2019équipe de gymnastique condamné à jusqu\u2019à 175 ans de prison pour abus sexuels Arrêtez votre cinéma, M.Perez ! Votre main tendue, je n\u2019y crois absolument pas.[\u2026] Vous étiez très au courant des pots cassés que vous avez laissés.Valérie Plante, mairesse de Montréal « » Kellie Leitch J U S T I C E Un autre chef d\u2019accusation retiré contre Tony Accurso Un autre chef d\u2019accusation est tombé contre l\u2019homme d\u2019affaires Tony Accurso, qui subit actuellement un procès à Joliette relativement à un stratagème de partage de contrats municipaux à la Ville de Mascouche.Le chef de tentative de corruption ne pèse désormais plus contre l\u2019entrepreneur.Ce dernier ne fait dorénavant face qu\u2019à un seul chef, soit celui d\u2019abus de confiance.Deux autres chefs avaient été retirés à la mi-décembre par la Couronne dans cette affaire criminelle : ceux de fraude et de complot.Mercredi, le juge James Brunton, de la Cour supérieure, a avisé le jury que le chef d\u2019accusation de tentative de corruption n\u2019était plus retenu contre l\u2019accusé.Les raisons ne peuvent être communiquées, car cette étape du procès a été débattue hors la présence du jury.Le procès a débuté le 15 janvier au palais de justice de Joliette.Tony Accurso doit aussi subir un autre procès concernant un système de ristournes sur des contrats de construction à Laval.La Presse canadienne Tony Accurso Le temps est maintenant venu pour moi de revenir au service public qui est au cœur de la personne que je suis Kellie Leitch, ancienne ministre conservatrice « » est un énième front qui s\u2019ouvre dans les guerres croisées qui ravagent la Syrie, en même temps que l\u2019offensive turque lancée samedi sur l\u2019enclave d\u2019Afrin fait entrer dans une nouvelle phase la tyrannie qu\u2019exerce le président Recep Tayyip Erdogan sur ce peuple écartelé que sont les Kurdes.S\u2019il est clair que la recherche de la paix dans cette région du monde devrait passer, entre autres, par la reconnaissance du droit des Kurdes à un foyer national, il ne l\u2019est pas moins que les capitales occidentales sont encore loin d\u2019avoir trouvé le courage de crever l\u2019abcès, tant est central le rôle géostratégique que joue la Turquie, membre de l\u2019OTAN.On ne peut que le constater encore une fois à la lumière de la frilosité des objections qui ont accueilli l\u2019offensive turque, absurdement nommée «rameau d\u2019olivier», contre des combattants qui ont été fort utiles à la coalition internationale emmenée par les États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique (EI).Ces nouvelles violences auraient peut-être pu être évitées si Washington n\u2019avait annoncé, à la mi-janvier, la formation d\u2019une force frontalière de 30 000 combattants dans le nord de la Syrie, formée de Kurdes en bonne partie, a?n de sécuriser les territoires repris au groupe EI.Ou peut-être pas.Toujours est-il qu\u2019Ankara, choquée par l\u2019initiative américaine, a beau jeu maintenant d\u2019en faire le prétexte à son offensive contre les Kurdes syriens du Parti de l\u2019union démocratique (PYD), tous des « terroristes» que M.Erdogan considère comme une menace à la sécurité nationale de la Turquie.Non pas, bien entendu, qu\u2019il ait besoin de prétextes pour s\u2019en prendre aux Kurdes.Concrètement, l\u2019objectif d\u2019Erdogan est d\u2019empêcher militairement les forces kurdes de se doter d\u2019une certaine unité territoriale le long de la frontière turque.Au-delà, le fait est que cette opération n\u2019aurait pas pu avoir lieu sans le feu vert de la Russie.C\u2019est une opération qui est le résultat de tractations menées l\u2019automne dernier : contre la « permission » russe d\u2019encercler Afrin, Ankara s\u2019engageait à tenir en laisse une organisation djihadiste à laquelle elle a apporté son soutien dans la province voisine d\u2019Id- lib, que la Russie et le régime syrien de Bachar al-Assad tentent de reprendre aux rebelles.C\u2019est dire qu\u2019en vertu des jeux d\u2019alliances mouvantes qui pourrissent le con?it syrien, la Turquie et la Russie trouvent à dégager des terrains d\u2019entente malgré leurs différends.Tien- dront-ils ?C\u2019est dire ensuite que les États-Unis sont pour l\u2019heure plus spectateurs que jamais.L\u2019idée de froisser les susceptibilités américaines ne semble plus guère retenir le sultan Erdogan.Une dynamique qui n\u2019augure rien de bon pour les Kurdes, chez qui se creuse la peur d\u2019être laissés à eux-mêmes.La Commission scolaire de Montréal (CSDM) est aux prises avec une sérieuse pénurie de suppléants, tellement qu\u2019elle doit embaucher des enseignants non qualifiés.Or cette pénurie spécifique est la pointe de l\u2019iceberg.La CSDM, mais également d\u2019autres commissions scolaires, a du mal à recruter de nouveaux enseignants.Il faut améliorer le sort des recrues, mais aussi s\u2019atteler à valoriser la profession.e Devoir nous apprenait cette semaine que la CSDM recrute des suppléants « non légalement qualifiés » pour des remplacements de moins de cinq jours.Jusqu\u2019ici, elle pouvait compter sur un nombre suf fisant d\u2019enseignants brevetés ou encore d\u2019étudiants en éducation pour effectuer ces remplacements.Mais compte tenu de la pénurie qui affecte les enseignants en général, les suppléants se font rares.La CSDM, avec la collaboration de l\u2019Université de Montréal, semble avoir trouvé une solution pour la rentrée scolaire de l\u2019automne.Le Centre de formation des maîtres de l\u2019UdeM aménagera les horaires de ses cours pour permettre à ses finissants de faire de la suppléance le jour sans nuire à leurs études.Et pour la première fois, leur stage final sera rémunéré.Les commissions scolaires s\u2019arrachent les candidats, fait-on valoir à la CSDM.La situation n\u2019est pas tout à fait nouvelle : la baisse des ratios au primaire en 2009 avait créé une certaine rareté.Le mini-baby-boom d\u2019il y a quelques années a contribué à la pénurie actuelle, mais l\u2019afflux des enfants d\u2019immigrants dans les écoles, notamment en raison de l\u2019accueil de réfugiés, l\u2019a aggravée.Pour l\u2019ensemble du Québec, le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, a annoncé l\u2019engagement de 2000 enseignants et autres professionnels, mais on peut se demander si les commissions scolaires parviendront à en faire l\u2019embauche rapidement.En même temps, un grand nombre d\u2019enseignants, en raison des mauvaises conditions de pratique de leur profession, l\u2019abandonnent.Selon une étude du ministère de l\u2019Éducation, entre 25 % et 30 % des enseignantes quittent le métier après une année en poste.C\u2019est non seulement un gaspillage des fonds publics, mais aussi un gâchis sur le plan des ressources humaines.Il faut dire que les commissions scolaires confient aux nouveaux venus les classes les plus difficiles en raison des règles d\u2019ancienneté ; les tâches les plus exigeantes sont ainsi réservées aux enseignants les moins expérimentés.Nombre d\u2019entre eux doivent se contenter d\u2019un statut précaire et n\u2019obtiennent un poste permanent qu\u2019après plusieurs années : ils sont ballottés d\u2019école en école, n\u2019apprenant qu\u2019en août où ils enseigneront et quelle matière ils enseigneront.Parmi les pistes de solution figurent les mesures pour améliorer l\u2019intégration des finissants en éducation.Le mentorat des jeunes enseignants pourrait donner de bons résultats.Comme de plus en plus d\u2019élèves en difficulté se retrouvent dans les classes normales, les enseignants doivent compter sur le concours de professionnels pour les appuyer.Après les compressions dont il est responsable, le gouvernement Couillard semble avoir compris le message.Encore faut-il dénicher les ressources spécialisées.Si l\u2019éducation doit devenir une priorité nationale \u2014 à l\u2019approche des élections, tous les partis rivalisent de promesses à ce sujet \u2014, la valorisation de la profession d\u2019enseignant s\u2019impose.Cela passe peut-être par une meilleure rémunération, mais surtout par un soutien et des conditions de pratique à la hauteur de la vocation.Et c\u2019est toute la société qui est concernée : les enseignantes, car ce sont surtout des femmes, méritent que nous leur accordions un plus grand prestige social.L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Les élus et les influenceurs Ce que l\u2019on peut comprendre d\u2019une réponse de Jocelyn Maclure lors de son entrevue dans Le Devoir du samedi 20 janvier, c\u2019est que ce sont des «élus et des in- fluenceurs» qui se sont servis de la charte des valeurs pour alimenter le « spectre d\u2019une islamisation de la société».Elle a le dos large, la charte.Pourtant, elle n\u2019avait comme objectif que de faire en sorte que le Québec, après avoir banni de l\u2019espace public depuis longtemps les signes et costumes religieux, n\u2019y revienne pas en accommodant sans bornes des manifestations et coutumes religieuses dans l\u2019espace public.Dans la présentation de son mémoire à la commission parlementaire relative à cette charte en 2014, l\u2019éminent sociologue Guy Rocher a expliqué que la démarche du gouvernement se situait dans la suite de la Révolution tranquille et de la déconfessionnalisation de toutes nos institutions publiques, tout en soulignant que cela s\u2019était réalisé sans grave secousse.Ce n\u2019est pas l\u2019État qui allait vers la radicalisa- L I B R E O P I N I O N S I M O N P O I R I E R Candidat au doctorat en science politique Queen\u2019s University, Kingston, Ontario A près un sommet de 20 000 $US à la mi-décembre, la cryptomonnaie bit- coin a perdu depuis la moitié de sa valeur.À la suite des inquiétudes exprimées par plusieurs gouvernements et des sanctions et interdictions prévues à moyen terme, en Corée du Sud notamment, il s\u2019avère que le bitcoin ne reposait que sur du vent.Entre autres, la monnaie sert uniquement de valeur spéculative, elle ne contribue en rien à l\u2019économie et elle use d\u2019énormes ressources énergétiques.Il faut se réjouir de cette chute spectaculaire.Le bitcoin sous sa forme actuelle \u2014 en plus d\u2019avoir l\u2019apparence d\u2019une bulle \u2014 ressemble étrangement à de la vente pyramidale.Il est vrai que le bitcoin a pour objectif de servir de monnaie d\u2019échange, cependant cette utilisation n\u2019a jamais pris racine en dehors des cercles du crime organisé du Web profond.La croissance de la valeur du bitcoin ne repose sur aucun fondamental autre que sa popularité.Outre son usage spéculatif, le bitcoin n\u2019a pas d\u2019utilité réelle.Qui a déjà payé son latte avec son porte-monnaie bitcoin virtuel ?Comme toute vente pyramidale, la progression et la valeur du produit reposent uniquement sur l\u2019ajout de nouveaux membres.À un moment ou à un autre, ce système deviendra insoutenable et va s\u2019écrouler.Ceux qui se sont enrichis étaient au sommet de la pyramide et ceux qui en payeront le plus le prix seront ceux qui ont rejoint l\u2019aventure à la fin et qui ont le plus déboursé pour en faire partie.Ils se retrouveront avec une monnaie qui ne vaut plus son pesant en octets.De plus, la promesse de décentraliser la gestion monétaire ne s\u2019est jamais concrétisée.Une grande partie de la propriété des bitcoins se retrouve entre les mains d\u2019un nombre assez réduit d\u2019individus.Selon Bloomberg, 1000 personnes seraient propriétaires de 40 % de tous les bitcoins.On repassera pour ce qui est de la démocratisation du système monétaire national.Une utilisation sous-optimale des ressources financières Le bitcoin draine des ressources financières essentielles qui pourraient être investies dans l\u2019économie réelle plutôt que dans la spéculation.Il est surprenant que, dans un environnement où les taux d\u2019intérêt sont aussi bas et où la Bourse se porte si bien, le bitcoin soit devenu aussi populaire.Les spéculateurs assoiffés de rendement toujours plus grand ont trouvé dans celui-ci un instrument avec un retour sur investissement spectaculaire.C\u2019est justement le problème.Chaque dollar investi dans le bitcoin ne peut pas être utilisé pour investir dans l\u2019économie locale ou internationale.Il est vrai que parfois on peut se demander si ce n\u2019est pas là la nature même des marchés financiers, mais le bitcoin a poussé cette logique à sa conséquence extrême.Les énormes sommes qui sont investies dans cet instrument purement spéculatif ne servent en rien l\u2019économie.Le bitcoin ne crée pas d\u2019emplois, il ne développe pas d\u2019infrastructures à long terme.En dernier lieu, le système de minage pour autoriser et enregistrer les transactions en blockchain au cœur même de la monnaie est une véritable plaie pour l\u2019environnement.L\u2019énergie nécessaire à chaque transaction utilise une quantité phénoménale de temps de serveurs qui fonctionnent à l\u2019électricité.Selon les estimations disponibles, la consommation quotidienne du réseau bitcoin est de 117 millions de kWh, soit l\u2019équivalent de l\u2019électricité nécessaire pour près de quatre millions de domiciles américains.Sur une année, c\u2019est toute l\u2019électricité consommée par le Pérou.On ne peut pas ignorer ce fait.Selon la même source chez digicono- mist, une seule transaction nécessite l\u2019équivalent de l\u2019électricité quotidienne pour près de 12 domiciles américains.Il est aussi bien entendu que l\u2019achat de tous les serveurs nécessaires au minage de ces bitcoins et l\u2019effet environnemental de leur vie utile ne sont même pas comptabilisés.Même si ces chiffres ont été remis en question par quelques spécialistes, ils demeurent la meilleure source disponible et, même si la consommation réelle était seulement la moitié de celle-ci, l\u2019industrie du bitcoin aurait encore un effet préjudiciable sur l\u2019environnement.Enfin, au moment où les populations sont incapables de réduire leur consommation énergétique existante, l\u2019ajout d\u2019une nouvelle industrie aussi gourmande représente un réel risque à moyen et à long terme.Aussi, la chute spectaculaire du cours du bitcoin doit être reçue comme une bonne nouvelle.La chute du bitcoin, une bonne nouvelle FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET tion avec la charte, mais les bien-pensants qui ont cherché à y faire valoir leurs propres intérêts.Jean-Marie Desgagné Québec, le 23 janvier 2018 Aussant en emporte le vent Il faut que le Parti québécois (PQ) soit en bien mauvaise posture pour que ses militants frétillent à l\u2019idée que Jean-Mar- tin Aussant retourne au bercail, lui qui a eu le culot de fonder un parti après avoir quitté le PQ et qui a autant de charisme que Martine Ouellet et Alexandre Cloutier réunis.Les péquistes se trompent en croyant qu\u2019il les aidera à battre les libéraux et les caquistes, qui ne manqueront pas de rappeler les articles les plus rébarbatifs du programme de la défunte Option nationale (ON), qui a fusionné avec Québec solidaire.Ce que veut Aussant en réalité, c\u2019est prendre la direction du PQ et en faire une version recommandable d\u2019ON, au grand plaisir du SPQ Libre.Or, pour cela, il faut que le PQ soit battu en octobre et que Jean-François Lisée quitte le navire.Voilà pourquoi il fera le service minimum s\u2019il se ramène.Sylvio Le Blanc Montréal, le 21 janvier 2018 C\u2019 PÉNURIE D\u2019ENSEIGNANTS Valoriser la profession KURDES Sous le joug du sultan L GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC Ma boule de cristal me dit\u2026 Que Pierre Karl Péladeau, président de Québecor, ancien chef du PQ et ancien député de Saint-Jérôme, reviendra dans le giron du Parti québécois en reprenant la circonscription d\u2019Agnès Maltais, prochainement démissionnaire.Pourquoi ?Parce que cet homme est le seul capable de sauver cette circonscription de la ville Québec pour le PQ.Comptons sur la sympathie non équivoque de son maire et aussi, osons le dire, de toutes les radios poubelles de la capitale reconnaissantes de l\u2019obtention de son amphithéâtre\u2026 Gérard Vincent Chertsey, le 24 janvier 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).F E R I D C H I K H I , N A D I A E L - M A B R O U K , A L I K A I D I E T L E I L A L E S B E T Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) epuis l\u2019odieux attentat survenu il y a un an à la mosquée de Québec, quelque chose s\u2019est brisé dans le tissu social.Dès le lendemain du meurtre, des publications diffamatoires affichant des personnalités du Québec les mains tachées de sang circulent sur Internet, et des accusations à peine voilées associent l\u2019attentat aux partisans de la laïcité.Les Québécois sont accusés de racisme et d\u2019isla- mophobie sur toutes les tribunes, et une consultation sur le racisme et la discrimination est annoncée par le gouvernement quelques mois plus tard.Ce festival des amalgames n\u2019a fait que polluer le climat social, polariser le débat et alimenter l\u2019hostilité envers l\u2019islam et les musulmans.Rappelons que l\u2019enquête est toujours en cours et que personne n\u2019en connaît l\u2019issue.Un an après, un temps d\u2019arrêt est plus que nécessaire afin de soutenir les veuves, les orphelins, les proches des défunts, et de rendre un dernier hommage, dans le recueillement et la sérénité, à nos concitoyens Ibrahim Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Ab- delkrim Hassane, Azzeddine Soufiane et Abou- baker Thabti.Occasion de rapprochement Un tel moment de recueillement peut être une excellente occasion de rapprochement entre Québécoises et Québécois de toutes origines.Mais cela ne peut se faire que si l\u2019on mise sur des valeurs citoyennes rassem - bleuses, et non pas sur des identités religieuses réductrices et polarisantes.Malheureusement, l\u2019instrumentalisation de la tragédie à des fins idéologiques et de promotion d\u2019un certain islam n\u2019a échappé à personne, et ce, dès le lendemain de la tuerie.Zahra Bou- kersi, proche parente d\u2019Abdelkrim Hassane, victime de l\u2019attentat, dénonce la mainmise d\u2019imams et d\u2019intervenants communautaires sur l\u2019organisation de la cérémonie officielle des funérailles.Beaucoup de musulmans ne se sont pas reconnus dans cette cérémonie loin des traditions et de la sobriété qu\u2019impose leur religion dans de telles circonstances.En guise d\u2019oraison funéraire et d\u2019hommage aux victimes, c\u2019est bien plus d\u2019un islam ostentatoire et politisé et de doléances d\u2019une prétendue communauté musulmane qu\u2019il a été question.Et c\u2019est bien d\u2019islam et d\u2019islamophobie que l\u2019on s\u2019apprête à nous entretenir un an plus tard.Dans le cadre des commémorations, le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) organise un colloque intitulé « Pour le vivre-ensemble avec nos dif férences » qui rassemble principalement des intervenants d\u2019associations à réfé- rent islamique.« Nous allons discuter sur ce qu\u2019est l\u2019islam », selon les mots mêmes de Bou- feldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec.Et pour parler d\u2019islam, le colloque donnera la parole, en particulier, à des « spécialistes » recommandés par l\u2019ambassade du Canada en Algérie.Quel message veut-on lancer à la société québécoise en envoyant des experts venus d\u2019un pays étranger ?D\u2019autant plus que l\u2019Algérie, dont le gouvernement ne parvient pas à endiguer la salafi- sation de sa société, n\u2019est pas une référence en matière de vivre-ensemble.Et comment ne pas se questionner sur les méthodes du CPRMV, qui privilégie la parole de religieux plutôt que celle d\u2019organisations citoyennes représentatives des dif férents groupes sociaux du Québec, pour favoriser le vivre-ensemble ?Les dérapages d\u2019un discours normatif Tout au long de l\u2019année, des imams et des « leaders » autoproclamés des musulmans ont contribué à cristalliser une image provocatrice de l\u2019islam.Le comble de la provocation a été la campagne menée contre l\u2019article de loi réglementant l\u2019offre et la prestation de service à visage découvert (article 10 du PL62).Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC), celui-là même qui réclame l\u2019instauration d\u2019une journée officielle contre l\u2019islamophobie, porte plainte contre le gouvernement du Québec pour réclamer le droit de porter le niqab en tout temps.Pourtant, ce symbole de réclusion des femmes est bien plus lié à l\u2019idéologie sala- fiste qu\u2019il est un signe religieux, étant même interdit lors du pèlerinage à la Mecque.S\u2019alliant au mouvement de contestation, des intellectuels et des groupes d\u2019une cer taine gauche montent aux barricades pour accuser d\u2019islamophobie tous ceux qui s\u2019expriment contre le niqab, et plus largement contre tous ceux qui soutiennent la laïcité au Québec et résistent à l\u2019ingérence des règles religieuses dans notre société.Nous sommes outrés que des élites de la société, des universitaires, des intellectuels participent à jeter l\u2019anathème sur des citoyens.Nous- mêmes, Québécoises et Québécois de culture musulmane qui ne correspondent pas à leur vision transmise de l\u2019islam, sommes accusés d\u2019is- lamophobie.Ces personnes éduquées sont-elles conscientes qu\u2019en Égypte, en Algérie et dans bien des pays musulmans dont les populations ont souffert et souffrent encore des exactions islamistes, des personnes sont persécutées pour des accusations d\u2019offense à la religion et d\u2019apostasie?Ces intellectuels, en accusant des musulmans du Québec d\u2019islamophobie, usent d\u2019intimidation à leur égard et les mettent en danger, eux et leurs familles restées au pays.Il est temps de mettre fin à ce tapage dangereux en évitant d\u2019exacerber des tensions qui n\u2019ont pas lieu d\u2019être.La dernière chose dont nous avons besoin au Québec, c\u2019est de sermons sur l\u2019islam et l\u2019islamophobie.Dans ce contexte, nous saluons la sage décision des premiers ministres du Canada et du Québec de ne pas donner suite à la demande d\u2019une journée contre l\u2019islamophobie et de privilégier une journée de commémoration et de recueillement à la mémoire des victimes.Ce n\u2019est pas à travers des appartenances religieuses, mais bien en tant que citoyens attachés au Québec que nous pouvons favoriser le rapprochement et la cohésion sociale.ATTENTAT À LA MOSQUÉE DE QUÉBEC Un an après, apaiser le climat social F R É D É R I C M É R A N D Directeur du Centre d\u2019études et de recherches internationales (CERIUM), Université de Montréal avos se transforme cette semaine en centre névralgique du pouvoir mondial.Fondé en 1971, le Forum économique mondial est le rendez-vous incontournable de l\u2019élite économique, politique, artistique et intellectuelle de la planète.Certes, les paysages évoqués par Thomas Mann dans La montagne magique sont magnifiques.Mais le succès du sommet reflète surtout l\u2019évolution de la gouvernance mondiale : moins occidentale, plus transparente, largement privatisée, un peu féminisée\u2026 et sans grande influence sur les enjeux les plus pressants.Étrillé par la gauche, Davos est aujourd\u2019hui sous les feux de la droite qui lui reproche son cosmopolitisme débridé.L\u2019édition 2018 se démarque par la présence étonnante de Donald Trump et une abondance de neige peu favorable à l\u2019organisation de manifestations altermondialistes.Devant la « tr umpisation du monde », faudrait-il désormais prendre le parti de Davos?Élite mondiale Ce qui distingue Davos, c\u2019est la présence écrasante des p.- d.g., considérés comme les véritables acteurs du changement.Euphémisée sous une approche « multipartenariale », cette présence est un puissant facteur d\u2019attraction pour les dirigeants politiques.Cette année, 70 des 2500 participants sont des chefs d\u2019État ou de gouvernement, dont le pape François, le secrétaire général de l\u2019ONU, Antonio Guterres, Emmanuel Macron, Narendra Modi, Angela Merkel, Benjamin Néta- nyahou, Michel Temer\u2026 et bien sûr Justin Trudeau.À Davos, on ne prend pas de décision.On socialise en s\u2019insérant dans un milieu, celui de l\u2019élite mondiale, et on est socialisé aux valeurs, aux pratiques, au vocabulaire de cette élite.Socialiser : le centre des congrès de Davos étant de taille modeste, les restaurants de la petite ville accueillent rencontres bilatérales au coin du feu, fêtes extravagantes commanditées par les multinationales et conférences de presse visant à attirer l\u2019attention des investisseurs.Pour faire partie du cercle restreint, il faut diriger une des 1000 plus grandes entreprises mondiales et payer plus de 600 000$ par année.Au prix de quelques dizaines de milliers de dollars, un premier ministre ou un entrepreneur québécois peut sentir qu\u2019il s\u2019approche de ce cercle, s\u2019asseyant sur les mêmes banquettes et échangeant quelques mots avec ce que Robert W.Cox appelle la «nébuleuse».Être socialisé: «Turbulences», «réseaux», «confiance», «innovation collaborative», «leadership responsable», «croissance inclusive» «technologie disruptive», «fractures mondiales»\u2026 la lecture du programme de Davos depuis les années 1980 offre un lexique des lieux communs et des idées reçues \u2014 mais aussi des préoccupations sincères \u2014 que porte ladite nébuleuse.Souvent issus des écoles de commerce, ces « quas i - concepts », pour reprendre l\u2019expression du regretté Paul Bernard, circulent dans les rapports du FMI, les médias spécialisés et les cabinets ministériels.En filigrane, un thème fort reflète l\u2019esprit du temps : c\u2019était les inégalités en 2014 et le populisme en 2017.En 2018, Davos « empowers women »\u2026 Autant de matériaux pour les historiens qui voudront comprendre l\u2019idéologie dominante de notre époque.Les opposants ont-ils raison de s\u2019opposer?Depuis le tournant du siècle, la mobilisation a beaucoup diminué.Située à 1500 mètres d\u2019altitude, la vallée est aisément bouclée par les forces de sécurité.Et comme l\u2019inscription coûte 70 000 $ pour un accès limité, les gauchistes hésiteront à brandir une banderole pendant une table ronde.De toute manière, s\u2019opposer à la gouvernance mondiale est futile.Comme le Forum n\u2019a pas d\u2019autorité, il n\u2019a pas de responsabilité non plus.En plus, le sommet est autofinancé, même si la Confédération helvétique doit assurer la sécurité.Pour défendre une ville de 11 000 habitants, la Suisse déploie 4500 policiers et soldats.Ce qui est reproché à Davos, c\u2019est son pouvoir symbolique.Malgré les autocritiques ritualisées sur l\u2019accroissement des inégalités et les engagements en faveur du développement durable, le Forum fournit, de ses cimes enneigées, une image forte de la mondialisation libérale, celle des banquiers d\u2019affaires, des politiciens centristes et des stars qui évitent l\u2019impôt.Ceux que la ministre canadienne des Af faires étrangères, Chrystia Freeland, appelle les «ploutocrates».Les attaques contre Davos ne proviennent plus seulement de la gauche .Dès 2004, le conservateur Samuel Huntington dénonçait un « homme de Davos» qui «voit les frontières nationales comme des obstacles et les gouvernements nationaux comme des reliquats du passé dont le seul rôle utile est de faciliter les opérations globales de l\u2019élite ».En effet, même si le sommet s\u2019annonce calme cette année, l\u2019homme de Davos (malgré une présidence féminine, près de 80 % des participants seront encore des hommes) est sur la défensive.Si l\u2019économie de marché se porte bien, le spectre du protectionnisme devient réel avec Trump.Mais surtout, ce sont les valeurs de l\u2019internationalisme libéral qui sont en recul.Entre la Chine autoritaire et les États- Unis en pleine crispation identi- taire, entre le Brexit et la déliquescence de l\u2019Accord de Paris, qui a les épaules assez larges pour défendre les vertus de la coopération internationale ?Pour mener ce combat, socialiser à Davos ne peut pas faire de mal.Et qu\u2019un certain président américain y soit socialisé non plus.Aller ou pas au Forum économique mondial de Davos ?D GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Scène de la veillée organisée à Montréal en hommage aux victimes en janvier 2017.FABRICE COFFRINI AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019édition 2018 se démarque par la présence étonnante de Donald Trump et une abondance de neige peu favorable à l\u2019organisation de manifestations altermondialistes.D L E D E V O I R , L E J E U D I 2 5 J A N V I E R 2 0 1 8 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S ami l\u2019a défié, pour 200 $, de passer l\u2019audition d\u2019Occupation double (OD).« J\u2019avais rien à perdre.À l\u2019audition, à la minute où j\u2019ai dit « Bonjour, je suis Pascal-Hugo, j\u2019ai 26 ans et je suis écrivain jeunesse », j\u2019ai vu quelque chose changer dans la face des juges.J\u2019me suis dit : \u201cFuck.Je vais faire OD.\u201d » Celui qui a signé plusieurs livres jeunesse (éditions Passe-temps) a alors pensé qu\u2019il pourrait tisser cette expérience à sa maîtrise, qui por te sur le père du gonzo, ce journalisme d\u2019immersion ultrasubjectif où le reporter ne cherche pas l\u2019objectivité et écrit souvent au « je ».Conversation littéraire, à l\u2019oral, sur une émission très, très populaire.Le Devoir : Qu\u2019est-ce que tu voulais faire à OD?PH: Je voulais faire mon Hunter S.Thompson [auteur de Hell\u2019s Angels et de Fear and Loathing in Las Vegas].Je voulais prendre des notes, documenter tout ça, parce qu\u2019y a pas grand monde qui a accès à OD, et j\u2019le dis en toute humilité, qui a mes armes, ma capacité d\u2019analyse et d\u2019écrire.J\u2019avais une ouverture sur un monde ultra superficiel, ultra mainstream, complètement inexploré du littéraire.J\u2019ai lu, je me suis informé, j\u2019ai lu Tom Wolfe, Joan Didion, Thompson en long et en large.J\u2019ai réalisé que, dans la démarche du nouveau journalisme, et spécifiquement la démarche gonzo, il s\u2019agit de se créer un persona.Trois niveaux, en fait : Hunter Thompson l\u2019humain, que personne ne connaît à part ses proches ; Hunter Thompson l\u2019écrivain, journaliste en reportage ; et le Hunter Thompson personnage de ses propres livres.Ça m\u2019a ultra intéressé.Faque c\u2019est là que je croyais que ça allait s\u2019en aller.As-tu réussi à tenir ces trois niveaux du « je» et du jeu?Honnêtement, non.Tu pars là-bas avec les meilleures intentions du monde.Je voulais garder le contrôle de ma narration ; je planifiais.Avec un ami, on avait analysé comment gagner, en checkant grossièrement les autres années.Il y a une récurrence.Le gagnant, c\u2019est tout le temps le gars qui au début est friendly avec tout le monde et qui, sans jamais embrasser ou faire un move sur une autre, vers la semaine 5, 6 ou 7, s\u2019affiche et dit «Ben moi, c\u2019est elle ! », et reste stické jusqu\u2019à la fin.Alors que l\u2019émission fait parler de ses débordements, le public favoriserait le choix fixe, une idée de l\u2019amour conventionnelle.\u2026 Une manière de gérer tes af faires ultra- conservatrice.Le monde aime ça, le drame et les candidats qui paniquent, mais ceux qui gagnent sont jamais ceux-là.Et personne ne va voter non plus pour le gars qui s\u2019affiche au début et reste steady jusqu\u2019à la fin, parce que c\u2019est plate à la longue.On comprenait comment il fallait écrire la courbe narrative, ma story-line, pour que je me rende jusqu\u2019à la fin.Mais ce qui est arrivé, c\u2019est que je suis juste tombé en amour après 15 minutes.Pour vrai?Ouais.C\u2019est comme là que j \u2019ai perdu le contrôle.Tsé, personne ne va dans une émission de téléréalité pour trouver l\u2019amour pour vrai.C\u2019est con.C\u2019est ça que je pensais.Sans ça, j\u2019aurais été capable de garder le contrôle sur les règles imposées ; j\u2019aurais été capable de tolérer qu\u2019on me dise « Cette semaine, vous ne voyez pas les filles».Ça ne paraît pas à la télé, mais il y a une semaine entière, j\u2019ai vu Jessie juste 10 minutes.Ça a joué dans ma tête ; je me suis fait embarquer complètement et je suis devenu un personnage, même pas de ma propre histoire ; de l\u2019histoire de la production.Je suis devenu un pion, faisant ce qu\u2019ils voulaient me faire faire.Réellement.Jamais j\u2019aurais cru que ç\u2019allait arriver, et à ce point-là.Je n\u2019ai pas été capable de garder mes distances.Est-ce que ça ne peut pas être ça, le gonzo?L\u2019immersion totale?Oui, mais Thompson garde tout le temps la conscience de son personnage.Tu ne penses pas que tu peux la retrouver en écrivant maintenant?Je pourrais pousser mon persona à l\u2019intérieur d\u2019un personnage\u2026 Le problème, c\u2019est que le monde a vu.Je pense honnêtement qu\u2019il n\u2019y a pas assez de contenu dans une émission comme ça pour faire un bon livre.Ce n\u2019est pas cruel, quand le contenu, c\u2019est toi?Je l\u2019sais.Je l\u2019sais.Mais j\u2019me définis pas par ça, faque c\u2019est pas grave.Je pense que le plus intéressant, c\u2019est l\u2019après.Là, je sors d\u2019OD, j\u2019ai 130 000 abonnés sur mon compte Instagram.C\u2019est du monde.J\u2019arrive dans un autre univers qui m\u2019était inconnu : celui des personnalités publiques, des personnages de culture pop.Tout d\u2019un coup, je me fais inviter à une soirée par Mike Ward parce qu\u2019il est vegan aussi.Là, Jessie et moi, on se prête à une cause, on est prêt à devenir des ambassadeurs du mouvement vegan et de l\u2019éthique animale et environnementale.C\u2019est là, à long terme, que la stratégie de départ va peut-être servir.En ce moment, on remarque un grand changement dans notre following.On perd les spectateurs d\u2019OD.On fait des posts «Stop Wearing Fur» ou «PETA» [People for the Ethical Treatment of Animals].On utilise la visibilité comme tremplin pour faire autre chose.Pis parce qu\u2019on s\u2019implique là, il y a un activiste du Animals Liberation Front (ALF), un organisme undercover radical, où les membres rentrent dans les abattoirs pour libérer les animaux, que j\u2019ai rencontré, qui veut ouvrir une division à Montréal.Ça, je pense que ça pourrait être intéressant à couvrir à la gonzo.C\u2019est là que tu reprends le contrôle de ta narration?Exactement.OD, j\u2019ai pas tant envie d\u2019en parler.Parce que je trouve que c\u2019est insignifiant.Ce pourrait être un sujet, la perte du libre arbitre, cet engourdissement\u2026 Peut-être que c\u2019est trop frais.J\u2019ai encore de la misère à faire la distinction entre moi maintenant et là-bas \u2014 c\u2019est la même personne, mais il y en a une qui n\u2019était pas capable de réfléchir.Ça fait quoi ?Cinq semaines?Je recommence à peine à être capable de m\u2019asseoir à un ordinateur et de penser.Faut-il une stratégie pour sortir d\u2019OD?Oui.Ouiouiouioui.T\u2019as pas le choix.On a réfléchi beaucoup \u2014 on est le seul couple encore ensemble, tsé.Si on met l\u2019amour et notre relation de côté, on est conscient qu\u2019en ce moment, en couple, on vaut beaucoup plus cher que chacun pour soi.Qu\u2019il faut entretenir ça, travailler ensemble.Qu\u2019il faut projeter une image.On sait qu\u2019on est une entité.Qu\u2019on ne doit pas faire certaines choses, si on veut s\u2019émanciper d\u2019OD ; on ne peut pas aller faire le party dans un bar avec les autres participants.L\u2019appât du gain \u2014 faire 1000$ pour passer une soirée dans un bar \u2014 est grand.Quand tu fais OD, t\u2019en fais pas d\u2019argent.Tu paies tes frais ici sans faire d\u2019argent là-bas.Tsé, si tu veux t\u2019acheter un condo, tu fais 30 sorties dans un bar et tu fais 30 000$.C\u2019est de l\u2019argent en cibole.Mais tu restes pogné avec OD.Nous, on veut utiliser notre visibilité pour aider.Aider les activistes vegan.Il y en a des super hot qui veulent passer un message depuis des années, sans jamais avoir la tribune pour le faire.Nous, on arrive, deux figures de culture populaire vegan.À part Georges Laraque, y a pas grand monde d\u2019autres pour casser l\u2019idée du grano.Ils veulent qu\u2019on soit porte-parole.Accorder une entrevue au Devoir, pour parler d\u2019OD avec un œil littéraire, ça fait partie de ta stratégie pour t\u2019émanciper de l\u2019émission?Ben oui.Même si c\u2019est moi qui ai le contrôle de ta narration en éditant l\u2019entrevue?[Sourire] Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TÉLÉRÉALITÉ Pour Me Michel Bélanger, un autre élément contribue au caractère « original » de cette affaire : le juge conclut que bien qu\u2019on ne puisse prouver les dommages causés à la santé de chaque Québécois, cela ne signifie pas pour autant que l\u2019entreprise n\u2019a pas à faire face à ses responsabilités.En effet, si le juge Dumais a refusé d\u2019autoriser le recours pour des dommages compensatoires (15 $ par citoyen), il n\u2019en souligne pas moins dans sa décision que «si l\u2019État ne fait rien ou si les sanctions sont minimes, n\u2019encourage-t-on pas la répétition de tels scénarios?Surtout si les bénéfices outrepassent grandement les conséquences ».Et il ajoute que « l\u2019affaire, telle que présentée, mérite d\u2019être débattue».« C\u2019est un précédent en matière de droit de l\u2019environnement.Le juge conclut que sans qu\u2019on puisse nécessairement prouver que l\u2019être humain a été affecté, comme société, on peut prendre des actions collectives au nom de la population pour faire payer un pollueur », souligne Me Bélanger.Faute avouée Le juge Dumais rappelle d\u2019ailleurs que Volkswagen a reconnu l\u2019existence du logiciel.Le président-directeur général de Volkswagen America, Michael Horn, s\u2019est aussi excusé au nom de l\u2019entreprise et a admis que celle-ci a « totalement merdé », rapporte le juge.« Des têtes de dirigeants roulent.Des excuses du fabricant fusent.Des poursuites judiciaires s\u2019enclenchent », écrit-il.Il définit que l\u2019action en responsabilité se penchera sur plusieurs questions de droit.Il sera notamment évalué si les véhicules visés respectaient les normes environnementales canadiennes, s\u2019ils ont été munis d\u2019un logiciel faussant les résultats des émissions polluantes, s\u2019ils ont émis dans l\u2019atmosphère de la pollution au- delà de ce qui est permis par les normes canadiennes et si les constructeurs ont intentionnellement faussé les dispositifs.Le fait que l\u2019entreprise ait déjà reconnu sa faute pourrait faciliter la preuve dans le dossier, estime Me Bélanger.« C\u2019est clair qu\u2019en ce qui concerne le comportement fautif, il y a beaucoup d\u2019éléments qu i seront fac i l ités pour ce qu i est de la preuve ; le défi sera de prouver qu\u2019on peut obtenir un dédommagement dans le cadre d\u2019une action collective », dit l\u2019avocat spécialisé en droit de l\u2019environnement.Me Asselin y voit également une façon de mettre en application le principe du « pollueur- payeur ».« Il y a une question d\u2019internaliser les coûts environnementaux, c\u2019est-à-dire de faire assumer aux pollueurs les coûts occas ionnés par leur nuisance.Comme souligné par le juge, peut-on éviter qu\u2019une compagnie qui a avoué ses fautes reste impunie ?» questionne l\u2019avocate.L\u2019AQLPA s\u2019est dite très heureuse de cette première victoire.« Ça confirme au fond nos droits pour un environnement sain et aussi l\u2019obligation de respecter la loi sur l\u2019environnement », a indiqué le président de l\u2019AQLPA, André Bélisle.Selon lui, le processus judiciaire sera encore long, à moins que Volkswagen ne veuille régler à l\u2019amiable ce litige, avance-t-il.Volkswagen n\u2019a pas souhaité commenter dans l\u2019immédiat.«Nous sommes en train d\u2019étudier la décision de la Cour, sur cette première étape procédurale, et sommes en train de déterminer la marche à suivre », a fait savoir Thomas Tetzlaf f, responsable médias de Volkswagen Canada.Me Asselin estime que cette action collective pourrait envoyer un message fort aux entreprises polluantes.«Selon moi, ce qui est important, ce n\u2019est pas tant le montant que chaque personne va recevoir, mais plutôt le message qu \u2019on envoie comme société qu\u2019on n\u2019accepte pas qu\u2019il y ait des dépassements de normes environnementales qui restent impunis», dit-elle.Cette action collective n\u2019est pas sans rappeler le recours annoncé plus tôt ce mois-ci par la Ville de New York contre cinq pétrolières.New York veut être dédommagée par ces entreprises et utiliser les sommes qui seraient accordées par la justice pour le financement des mesures prises par la Ville pour lutter contre les conséquences des changements climatiques.« Ce ne sont pas du tout les mêmes types de recours, mais ils se rejoignent en ce sens qu\u2019ils cherchent tous deux à compenser un tort environnemental », indique Me Bélanger, qui estime que tout un défi attend New York.«Dans le cas qui nous concerne, Volkswagen a reconnu sa faute, mais ce n\u2019est pas le cas dans le dossier entrepris par la Ville de New York, qui aura une grosse preuve à faire», souligne-t-il.Avec La Presse canadienne Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 VOLKSWAGEN T oronto \u2014 À six mois d\u2019une probable légalisation de la marijuana à des fins récréatives au Canada, le gouvernement fédéral a annoncé mercredi un investissement de 1,4 million dans 14 projets de recherche sur les impacts de cette mesure.Le député libéral Bill Blair, qui est en quelque sorte la «personne-ressource » dans ce dossier au sein du gouvernement, a indiqué mercredi que ces projets de recherche seront réalisés par l\u2019entremise des Instituts de recherche en santé du Canada.M.Blair est secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice et de la ministre de la Santé.Les 14 projets étudieront notamment les effets potentiels du cannabis sur la conduite automobile, la grossesse et la santé des enfants, la santé mentale des jeunes, les populations autochtones ainsi que la santé et la sécurité au travail.À la suite d\u2019un concours, les Instituts de recherche en santé du Canada ont approuvé le financement de 14 projets, ce qui représente un investissement d\u2019environ 100 000 $ par projet.Ces 14 projets seront menés dans des hôpitaux et universités du pays, notamment à Sainte-Jus- tine, à l\u2019Institut universitaire de gériatrie et à l\u2019Hôpital général juif, à Montréal, de même qu\u2019à l\u2019Université de Sherbrooke.La docteure Patricia Conrod, du CHU Sainte- Justine, se penchera par exemple sur des mesures de prévention auprès des jeunes qui présentent un risque élevé de psychose.Certains ont critiqué le gouvernement libéral de Justin Trudeau pour ne pas avoir mené ces études avant même de légaliser la marijuana.M.Blair soutient que des études existent déjà au Canada, mais qu\u2019il est toujours dif ficile de mener des recherches à grande échelle sur la marijuana si la substance est illégale.La Presse canadienne 1,4 million pour étudier les impacts de la légalisation du cannabis ROBERT F.BUKATY LA PRESSE CANADIENNE ODD ANDERSON AGENCE FRANCE-PRESSE Volkswagen avait trafiqué le système antipollution équipant certains de ses modèles, qui laissait croire à de meilleures performances de ses véhicules sur le plan environnemental."]
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