Le devoir, 27 janvier 2018, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Décès de Jacques Lan- guirand.L\u2019animateur de la légendaire émission de Radio-Canada Par 4 chemins s\u2019est éteint vendredi à l\u2019âge de 86 ans.Page A 12 Avis légaux.B 6 Carrières .A 10 et A 11 Décès.B 8 Mots croisés .LeD 54 Petites annonces .B 8 Sudoku.LeD 54 V O L .C I X N o 1 6 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 3 , 0 5 | S + T A X E S = 3 , 5 O | S Dossier Dompter les eaux au Bangladesh Page B 1 Milk & Bone En quête d\u2019apesanteur LeD culture Essai sur les manigances de Monsanto LeD livre ?w w w .l e d e v o i r .c o m M A R C O B É L A I R - C I R I N O à Québec S amira Laouni tire un douloureux constat à la veille des commémorations des événements du 29 janvier 2017: la «solidarité absolue » avec les personnes de confession musulmane témoignée par les Québécois au lendemain de l\u2019attentat à la grande mosquée de Québec s\u2019est « effritée » au fil de la dernière année, dit la présidente de l\u2019organisme Communication pour l\u2019ouverture et le rapprochement in- terculturel (C.O.R.).L\u2019islamophobie \u2014 qui affaiblit « les liens sociaux entre tous les Québécois et les Québécoises » \u2014 a, elle, gagné du terrain, ajoute Abdelwahed Mekki-Berrada.Le professeur au Département d\u2019anthropologie de l\u2019Université Laval appelle à la « vigilance » la population québécoise.UN AN APRÈS L\u2019ATTENTAT À LA GRANDE MOSQUÉE DE QUÉBEC Les liens tissés se relâchent « Une sortie solidaire et des milliers de câlins le 29 janvier », est-ce suffisant ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les Québécois étaient nombreux à participer à une veillée au lendemain de l\u2019attentat à la grande mosquée de Québec (notre photo).Des activités commémorant le douloureux événement auront lieu jusqu\u2019à lundi.Notamment, la grande mosquée ouvrira ses portes au public ce samedi de 18h à 20h30.Un rassemblement à la mémoire des victimes viendra clore les quatre journées de commémoration, lundi, à l\u2019église Notre-Dame-de-Foy.S T É P H A N E B A I L L A R G E O N La Coalition avenir Québec (CAQ) augmente encore son attrait auprès de l\u2019électorat, à neuf mois des élections : le parti gagne trois points dans le nouveau sondage Léger-Le Devoir pour grimper à 39% des intentions de vote par rapport à 36% il y a un mois seulement, en décembre.À ce seuil, étant donné la domination de la CAQ auprès de la majorité francophone (à 46 %), la formation de François Legault serait assurée d\u2019une majorité à l\u2019Assemblée nationale.Le Parti libéral du Québec (PLQ) chute de quatre points pour atteindre un creux historique de 28 %.Le Parti québécois (PQ) reprend pour sa part un point à 20 % et Québec solidaire (QS) en perd deux pour passer à 9 %.En fait, tous les indicateurs principaux mesurés par la firme de sondage s\u2019avèrent favorables à la jeune formation, qui n\u2019a jamais pris le pouvoir.«Comme sondeur, on regarde ce qu\u2019on appelle la matrice des tendances, dit Jean-Marc Léger, président de la firme éponyme.L\u2019ensemble des éléments favorise la CAQ.Elle domine le vote francophone et il y a une forte insatisfaction à l\u2019égard du gouvernement.Elle incarne la volonté de changement, les gens pensent qu\u2019elle peut gagner et son chef, François Legault, est le plus populaire.Elle domine aussi dans le détail des enjeux politiques, en santé ou en éducation, par exemple.La CAQ fait un six sur six dans ces grands facteurs qui déterminent le vote.Une force se démarque donc et se maintient vers le haut.» SONDAGE La CAQ creuse l\u2019écart F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S D es entreprises ravies, des gouvernements satisfaits, des travailleurs soulagés et une action qui explose en Bourse.La décision de la Commission du commerce international des États-Unis, qui invalide les droits imposés sur les avions CSeries, a provoqué vendredi de vives réactions et levé le nuage d\u2019incertitude sur un programme que le constructeur québécois place ni plus ni moins qu\u2019au cœur de ses plans d\u2019avenir.Le jugement unanime de la Commission, dont l\u2019avis ne révèle pas les motifs des commissaires, survient un mois après la décision du dépar tement du Commerce d\u2019imposer des droits compensateurs et antidumping de 292 % sur les appareils du constructeur québécois.Lesquels, en principe, auraient quadruplé le prix des avions, dont le prix au catalogue se situe de 80 à 90 millions selon les modèles.Les motifs détaillés de la décision seront publiés le 2 mars.La décision « est une victoire pour l\u2019innovation, la concurrence et la primauté du droit », a affirmé Bombardier, en précisant que la compagnie « continue de progresser rapidement » à l\u2019égard de son par tenariat avec Airbus.Le géant européen, qui contrôle maintenant le programme CSeries, entend construire une chaîne de montage supplémentaire près de ses installations de Mobile, en Alabama, une stratégie perçue au départ comme ayant le potentiel de déjouer d\u2019éventuelles sanctions.Le président d\u2019Airbus, Tom Enders, qui est présentement à Montréal avec la direction de Bombardier, a affirmé que le géant européen « va de l\u2019avant pleine vapeur » avec son projet concernant la CSeries.Invité à dire si la décision pourrait contraindre Airbus et Bombardier de ne vendre aux États-Unis que des appareils assemblés en Alabama, Olivier Marcil, vice-président de Bombardier aux relations externes, a répondu lors d\u2019un point de presse : «On ne sait pas.On attend de voir la décision et on regardera les détails.» La ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et la ministre québécoise de l\u2019Économie, Dominique Anglade, ont également exprimé leur satisfaction à l\u2019égard de la décision.La Commission compte quatre commissaires.Trois ont été nommés par l\u2019ex-président Barack Obama (deux républicains et une démocrate) et un par George W.Bush (un démocrate).Un vote à deux contre deux aurait été automatiquement enregistré comme un jugement favorable au plaignant.Victoire de Bombardier contre Boeing Les droits compensateurs imposés aux appareils de la CSeries sont annulés R Y A N R E M I O R Z L A P R E S S E C A N A D I E N N E Les intentions de vote Pour quel parti voteriez-vous?Parti janvier 2018 décembre 2017 CAQ 39 % 36 % PLQ 28 % 32 % PQ 20 % 19 % QS 9 % 11 % VOIR PAGE A 14 : BOMBARDIER VOIR PAGE A 14 : SONDAGE VOIR PAGE A 14 : MOSQUÉE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 www.roche-bobois.com Bubble.Canapé en tissu techno 2D, design Sacha Lakic.PROFITEZ DE PRIX PARTICULIÈREMENT SÉDUISANTS SUR UNE SÉLECTION DE MODÈLES D\u2019EXPOSITION MONTRÉAL - BROSSARD - LAVAL - TORONTO P h o t o M i c h e l G i b e r t .P h o t o n o n c o n t r a c t u e l l e .R e m e r c i e m e n t s : T A S C H E N .* O f f r e n o n c u m u l a b l e , v a l a b l e a u C a n a d a d u 1 3 a u 2 8 j a n v i e r , 2 0 1 8 .L e Devoir est encouragé par la publication des derniers résultats de Vividata, la référence en matière de mesure d\u2019audience.En effet, notre lectorat global a progressé de 4,3% au troisième trimestre de 2017, dans le marché du Québec francophone de 18 ans et plus, ce qui représente le plus fort taux de croissance du lectorat au Québec.Les résultats du troisième trimestre 2017 de Vividata couvrent la période d\u2019octobre 2016 à septembre 2017, ce qui correspond au déploiement de la nouvelle application mobile du Devoir et au lancement de campagnes de publicité audacieuses pour acquérir de nouveaux abonnés.Ces campagnes nous ont valu trois prix Boomerang remis par Infopresse en 2017, incluant le Grand Prix, pour l\u2019ensemble de nos efforts de re- positionnement de la marque.Le Devoir commence à récolter les fruits de cette stratégie grâce à vous, chers lecteurs et lectrices.Vous êtes maintenant 637 000 à lire nos éditions imprimées, du lundi au samedi (en hausse de 3,6% par rapport au deuxième trimestre), et 674 000 à consulter nos éditions numériques, principalement sur note site Internet, notre application mobile et notre application tablette (en hausse de 5%).Ces résultats nous confortent dans notre stratégie, qui consiste à maintenir une édition imprimée de qualité tout en poursuivant le développement d\u2019applications numériques performantes pour accroître et diversifier notre lectorat.Bien sûr, la part de marché du Devoir est moins grande que celle de ses concurrents.À titre indicatif, Le Devoir est consulté au moins une fois, sur toutes ses plateformes confondues (imprimées et numériques), par un cumulatif de 1,07 million de lecteurs toutes les semaines.En comparaison, La Presse + attire 2,32 millions de lecteurs et le Journal de Montréal, 2,96 millions.Mais le lectorat du Devoir est unique.Notre communauté est formée de décideurs et d\u2019in- fluenceurs plus scolarisés que la moyenne.Il s\u2019agit d\u2019un lectorat de prestige, et contrairement aux croyances populaires, il n\u2019est pas grisonnant! Dans le marché du Québec francophone, plus de 40 % de nos lecteurs (versions imprimées et numériques) sont âgés de 18 à 34 ans.À ce chapitre, Le Devoir attire quelque 422 000 millénariaux, en hausse de 13% par rapport au deuxième trimestre de 2017.L\u2019année 2018 sera marquée par de nouveaux changements au Devoir.Nous lancerons dans moins de deux semaines une version améliorée de notre site Internet, qui s\u2019adaptera aux téléphones intelligents.Nous avons également confié à Lucie Lacava le mandat de revoir la grille graphique du journal, dans le même esprit que le D magazine, notre format de fin de semaine, qui porte sa signature.Sans succomber aux discours creux du marketing vaseux, je conclus en vous disant simplement que Le Devoir n\u2019a pas fini de vous surprendre par sa résilience et son audace.Merci à tous ceux et celles qui nous lisent et qui nous appuient.Vous portez avec nous le flambeau d\u2019une information de qualité.Dans un univers de trivialités et de fausses nouvelles, c\u2019est une lumière rare et précieuse.Le directeur, Brian Myles Le Devoir accroît son lectorat global M A R I E - M I C H È L E S I O U I à Québec L es « patrons » de l\u2019Unité permanente anticorrup- tion (UPAC) ont précipité les arrestations des ex-ministres libéraux Nathalie Norman- deau et Marc-Yvan Côté et de leurs coaccusés afin qu\u2019elles aient lieu le 17 mars 2016, le jour même du dépôt du budget du Québec.Voilà ce que révèle une déclaration d\u2019un « enquêteur important » de l\u2019UPAC qui a été déposée en preuve vendredi, lors des plaidoiries visant à faire avor ter le procès pour fraude, complot et cor r up- tion, sous le prétexte de délais déraisonnables.« [On] m\u2019informe vers le 12 mars que j \u2019ai encore un mois pour préparer les arrestations », a écrit cet enquêteur, dont l\u2019identité est protégée, dans une déclaration ayant servi à une enquête de la Sûreté du Québec sur les fuites médiatiques.Deux jours plus tard, le policier apprend de la part de «ses patrons » que les arrestations « doivent se faire » le vendredi 18 mars.Cette date est ensuite avancée à nouveau, et elle coïncide avec la journée du dépôt du budget du Québec, le 17 mars.« C\u2019est clair que si on veut faire un show médiatique, choisir une telle date, ça a un impact.N\u2019importe quel journaliste pourrait vous le dire », a fait valoir François Roussy, un ex-attaché politique péquiste qui se représente dans l\u2019affaire.La poursuite «pas prête» Son argumentaire est venu appuyer celui de la défense, qui prétend que l\u2019UPAC s\u2019est empressée de mener les arrestations, même si la poursuite n\u2019était «pas prête ».Pendant une bonne partie de la semaine, les avocats des coaccusés ont tenté de démontrer que la Couronne n\u2019a pas agi avec célérité et a causé des délais qui justifient l\u2019arrêt des procédures, en vertu de l\u2019arrêt Jordan.«Il y a quelqu\u2019un qui a décidé d\u2019aller beaucoup plus rapidement que ce qui était prévu», a déclaré François Roussy.«On ne sait pas pour quelles intentions, mais c\u2019est certain que ce n\u2019était pas dans l\u2019intérêt d\u2019une saine gestion de l\u2019administration du système de justice », a-t-il avancé.L\u2019UPAC a dû se défendre à plusieurs reprises depuis deux ans d\u2019avoir ar rêté Nathalie Normandeau, Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, Mario Martel, France Michaud, François Roussy et Ernest Murray la journée du dépôt du budget du Québec.« Quand les enquêtes aboutissent, on va de l\u2019avant sans attendre.Notre ligne d\u2019action est complètement indépendante de celle du gouvernement.Le reste, ça a été un hasard», avait notamment déclaré le patron de l\u2019unité policière, Robert La- frenière, quelques jours après les arrestations.À l\u2019époque, des articles de journaux avaient fait état de l\u2019impatience des enquêteurs de l\u2019UPAC, qui souhaitaient voir les enquêtes aboutir.Le commissaire Lafrenière avait remercié la population pour sa patience et déclaré avoir en main une «preuve béton».Les débats concernant la requête de type Jordan sont désormais terminés.Le juge André Perreault, de la Cour du Québec, doit rendre une décision dans les prochaines semaines.Fuites médiatiques Les avocats de l\u2019Assemblée nationale et de la Couronne se sont par ailleurs entendus, à la toute dernière minute, sur une manière de procéder qui permettra d\u2019éviter le débat sur l\u2019immunité parlementaire qui s\u2019était invité dans le procès Normandeau.Les deux parties ont convenu de caviarder les documents qui doivent être remis à la défense pour prouver que la poursuite a bel et bien pris les fuites médiatiques au sérieux \u2014 en lançant une enquête sur la divulgation d\u2019information qui a notamment mené à l\u2019arrestation du député Guy Ouellette.Ces discussions font écho à une seconde requête en arrêt de procédures, dans laquelle la défense tente de démontrer qu\u2019un système de fuites médiatiques justifie l\u2019annulation du procès des coaccusés, qui doit s\u2019ouvrir le 9 avril.Le Devoir PROCÈS NORMANDEAU La défense accuse l\u2019UPAC d\u2019avoir fait un «show médiatique » JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau avait été arrêtée avec six autres personnes, le 17 mars 2016, relativement à des accusations de corruption, de fraude envers le gouvernement et d\u2019abus de confiance. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É S i la direction de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM) clamait son étonnement en 2002 devant les accusations de harcèlement psychologique portées par des musiciens à l\u2019endroit de Charles Dutoit \u2014 ce qui a mené au départ du chef d\u2019orchestre \u2014, elle reconnaît aujourd\u2019hui qu\u2019elle était bien au courant.La « perspective » a changé, fait-on valoir.«Avec le recul du temps, les événements du début de 2002 et la manière abrupte avec laquelle M.Dutoit a quitté l\u2019OSM ont pris une autre perspective », a indiqué cette semaine au Devoir la chef des relations publiques, Pascale Ouimet.Celle-ci répondait à une série de questions adressées à la directrice générale, Madeleine Careau, en poste depuis 2000.Ce dossier révèle en filigrane que la manière de traiter les plaintes de harcèlement \u2014 psychologique ou sexuel \u2014 a changé depuis 2002.Et que toutes les années Dutoit demeurent un sujet délicat pour l\u2019OSM.Un procès-verbal (PV) d\u2019une réunion de la Guilde des musiciens daté du 18 avril 2002 (une semaine après la démission de Charles Dutoit) et obtenu la semaine dernière par Le Devoir raconte l\u2019histoire d\u2019un départ rendu inévitable par des relations de travail viciées et d\u2019un problème que l\u2019OSM a longtemps nié.Trois membres du comité des musiciens de l\u2019OSM étaient venus raconter au conseil d\u2019administration de la Guilde l\u2019origine du conflit avec le directeur ar tistique de l\u2019OSM.Ils ont « fait l\u2019historique du harcèlement, tant verbal que physique, qui existait à l\u2019OSM depuis plusieurs années, indique le PV.En 1997, ce harcèlement a atteint un niveau record.Une pétition dénonçant cette situation et signée par la majorité des musiciens a alors été adressée au président du conseil exécutif de l\u2019OSM, [\u2026] demandant une rencontre avec la direction dans le but de régler ce problème.Le conseil exécutif a refusé cette rencontre ».L\u2019OSM reconnaît aujourd\u2019hui avoir reçu cette pétition.Mais Madeleine Careau elle- même n\u2019en aurait pris «connaissance pour la première fois qu\u2019en 2016, dans le contexte du retour de Charles Dutoit au pupitre de l\u2019OSM», soutient Mme Ouimet.«La directrice générale de l\u2019OSM qui était en poste lors de la remise de cette pétition [Michelle Cour- chesne, qui allait devenir ministre plus tard] a quitté l\u2019Orchestre en 1999, rappelle-t-elle.La direction actuelle ne peut donc dire quelle suite lui a été donnée.» Mme Courchesne n\u2019a pas voulu répondre aux questions du Devoir à ce sujet.«L\u2019OSM a nommé une personne indépendante pour vérifier la teneur des allégations contre Charles Dutoit.Dans ce contexte, j\u2019ai l\u2019intention de n\u2019émettre aucun commentaire », a-t-elle indiqué par courriel.Le processus d\u2019enquête dont elle parle est celui lancé à la suite de la réception de la plainte de harcèlement sexuel il y a quelques semaines.Thérapies Le PV de la Guilde indique qu\u2019à « la suite de cette pétition, des renégociations de contrat ont été entreprises avec plusieurs musiciens ciblés et certains ont dû [partir] pour subir des thérapies (psychiatres, psychologues, etc.), tant le climat était tendu».L\u2019ex-juge Pierrette Rayle, qui était membre du comité exécutif de l\u2019OSM durant ces années, se «souvient très bien de l\u2019époque.[C\u2019était] très difficile, pour le conseil d\u2019administration, d\u2019avoir une crise interne pareille.C\u2019était très sérieux, parce qu\u2019on avait des musiciens qui étaient malheureux et que la relation était vraiment à son plus bas entre M.Dutoit et l\u2019orchestre ».La pétition avait été « interprétée comme étant un reproche.Le reproche qu\u2019on adressait [à Charles Dutoit], c\u2019était son caractère intempestif.Il ne faisait preuve d\u2019aucune retenue dans ses remarques à l\u2019égard des musiciens, d\u2019où le fait que des musiciens s\u2019ef fondraient, pleuraient, se sentaient humiliés»\u2026 L\u2019OSM savait Lors de la démission fracassante de Charles Dutoit, Mme Careau avait soutenu publiquement qu\u2019elle n\u2019était pas au courant du problème dénoncé par la Guilde des musiciens (le syndicat des musiciens).Dans un communiqué publié le 8 avril 2002, la Guilde indiquait avoir « reçu de très sérieuses plaintes de la part de nombreux musiciens de l\u2019OSM qui ont enduré sans mot dire des années d\u2019exactions psychologiques et verbales».« J\u2019ai peine à croire qu\u2019il y ait du harcèlement aussi sévère à l\u2019OSM depuis des années et qu\u2019on l\u2019apprenne par voie de communiqué », avait alors commenté Mme Ca- reau, notamment au Devoir.« Il me semble que, s\u2019il y avait eu un malaise aussi grave, on en aurait entendu parler.» Dans les faits, l\u2019OSM en avait bien entendu parler.Seize ans plus tard, et dans le contexte où M.Dutoit est visé par une dizaine d\u2019allégations d\u2019agressions sexuelles \u2014 sans compter la plainte de harcèlement sexuel déposée à son encontre le 22 décembre à l\u2019OSM \u2014, l\u2019OSM écrit maintenant que « Mme Careau était au courant du climat de tensions qui régnait à ce moment-là [en avril 2002]».On indique qu\u2019elle avait reçu à l\u2019automne 2001 une lettre du président de la Guilde évoquant les problèmes de harcèlement psychologique entre le chef et ses musiciens.« La réception de la lettre a renforcé les convictions [de Mme Careau] qu\u2019il fallait lancer les négociations pour le renouvellement de l\u2019entente collective le plus rapidement possible », dit-on.En 2002, l\u2019OSM avait aussi défendu un processus disciplinaire entamé par M.Du- toit à l\u2019encontre de deux musiciens \u2014 événement qui fut le catalyseur de la démission du chef.Aujourd\u2019hui, l\u2019organisation reconnaît que « cela a créé des tensions qui vont au-delà du cadre normal du travail ».Malgré ces constats, la direction de l\u2019OSM avait demandé à Charles Dutoit de revenir sur sa décision de démissionner, ce qu\u2019il a refusé de faire.Scepticisme « Après qu\u2019on a soulevé le problème en 2001, ça ne s\u2019est pas amélioré, au contraire, relate le président du Comité des musiciens, Stéphane Lévesque (membre de l\u2019OSM depuis 1998).Ça a été une période très dif ficile pour les musiciens, de voir qu\u2019il y avait ce harcèlement psychologique qui continuait.» À l\u2019époque, les doléances des musiciens avaient été reçues avec scepticisme par plusieurs observateurs \u2014 dont Le Devoir.Un ancien critique écrivait dans ces pages que « harcèlement » était « un mot galvaudé entre tous de nos jours ».En éditorial, le journal avait qualifié le dé- par t de M.Dutoit de « catastrophique » et lui avait démandé de reconsidérer sa démission.Même chose à La Presse, où un critique écrivait que M.Dutoit « s\u2019est laissé impressionner par des choses [\u2026] sans grande importance qu\u2019il aurait pu, avec son charme légendaire, réparer et faire oublier ».L\u2019ancien premier ministre Lucien Bouchard avait pour sa part déploré « les avanies qu\u2019on vient d\u2019infliger à cet artiste généreux et sensible ».« Il y avait zéro écoute », raconte au- jourd\u2019hui le violoniste Marc Béliveau, qui était visé par la procédure disciplinaire entamée par Charles Dutoit.« Depuis que Charles Dutoit était là [il avait été nommé en 1977] que les gens subissaient une forme de harcèlement, dit M.Béliveau.Dans les années 1980, le terme \u201charcèlement psychologique\u201d n\u2019était pas défini, mais on le subissait.Et pour que Charles Dutoit puisse faire toutes ces choses-là, il fallait qu\u2019il soit soutenu.» Depuis 2004, les employeurs sont tenus par la loi d\u2019of frir un milieu de travail exempt de harcèlement psychologique.Marc Béliveau confie qu\u2019« en 2002, on sentait que l\u2019administration de l\u2019OSM avait peur de Charles Dutoit ».Pourquoi donc ?« Les chefs de sa génération se prenaient pour des seigneurs, résume un ancien musicien.Il fait partie d\u2019une génération où le chef était le seul maître à bord.» Un ancien flûtiste de l\u2019OSM, Robert Lan- gevin, a déjà indiqué en entrevue que l\u2019image qu\u2019on avait de Charles Dutoit, « c\u2019est que c\u2019est vraiment le bon Dieu, que personne n\u2019aurait pu faire de l\u2019OSM ce qu\u2019il a fait, et que, sans lui, l\u2019orchestre ne pourrait pas jouer».Encore des malaises Encore aujourd\u2019hui, la seule évocation du nom de Charles Dutoit provoque des malaises à l\u2019OSM.À son retour pour deux concerts en 2016 \u2014 à l\u2019invitation notamment du président du conseil d\u2019administration de l\u2019OSM, Lucien Bouchard (un ami de M.Dutoit) \u2014, six musiciens ont refusé de jouer sous sa direction.L\u2019OSM avait offert cette possibilité à ceux qui étaient mal à l\u2019aise avec cette idée, et ils ont été payés.Toutefois, selon un ex-membre de l\u2019administration présent à cette époque, « il y avait une telle panique à bord [\u2026] à l\u2019idée que le scandale éclate\u2026 On ne voulait pas rappeler les raisons de son dépar t.Tout le monde était d\u2019un stress monumental ».Quand les allégations d\u2019agressions sexuelles sont sorties quelques jours avant Noël, l\u2019OSM a été laconique dans sa réaction.Alors que des orchestres du monde entier reniaient Charles Dutoit sur-le- champ, celui auquel son nom reste associé s\u2019est d\u2019abord contenté de dire que « les allégations se rapportent à des événements qui se sont produits à l\u2019extérieur de l\u2019OSM : il ne serait pas opportun pour nous de les commenter ».Depuis, l\u2019Orchestre ne communique avec les médias que par courriel.Une réaction qui a choqué Marc Béliveau.« Ils se sont braqués derrière le fait qu\u2019ils n\u2019avaient jamais reçu de plainte of ficielle [celle-ci est arrivée le lendemain].J\u2019ai trouvé regrettable qu\u2019ils aient pris cette position.Connaissant la personnalité de la personne, ils auraient pu admettre que ce n\u2019était pas impossible qu\u2019il ait fait ces choses.» Charles Dutoit nie les allégations dont il fait l\u2019objet.Changement Pour Stéphane Lévesque, la rapidité avec laquelle l\u2019OSM a mis en place un processus d\u2019enquête à la fin de 2017 représente toutefois une nette amélioration par rapport à l\u2019absence de réaction au tournant des années 2000.« Ils prennent ça au sérieux.La société a quand même changé et évolué.J\u2019ose imaginer qu\u2019en 2018, on \u201cdealerait\u201d plus rapidement avec les mêmes problèmes psychologiques [que ceux soulevés entre 1997 et 2002].» Pierrette Rayle reconnaît « qu\u2019il y a des choses qui se faisaient à cette époque-là qui ne se font plus aujourd\u2019hui.Mais on ne peut pas amener des normes de 2018 à une situation qui commençait à se manifester en 1997 ».Avec Christophe Huss et Améli Pineda Le Devoir JESSICA GRIFFIN Un homme et « son » orchestre L\u2019OSM a longtemps joué l\u2019incrédulité devant les accusations d\u2019abus psychologiques qui pesaient contre Charles Dutoit.Le déni n\u2019est plus possible aujourd\u2019hui.JOANNE SAVIO Durant des années, les musiciens de l\u2019OSM ont subi le harcèlement psychologique sans que la direction intervienne Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part.RECYC-QUEBEC.GOUV.QC.CA Pour savoir tout ce qui va dans le bac et continuer à bien récupérer : L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L\u2019 ex-otage canadien Joshua Boyle fa i t face à quatre nouveaux chefs d\u2019accusation, qui s\u2019ajoutent aux 15 portés contre lui début janvier.Sa cause a été reportée de deux mois, le temps que M.Boyle subisse une évaluation psychiatrique.L\u2019homme de 34 ans fait maintenant face à une nouvelle accusation de voies de fait et à une autre de séquestration, en plus des huit chefs d\u2019accusation de voies de fait, des deux accusations de séquestration et des deux accusations d\u2019agression sexuelle déposées contre lui le 1er janvier.Une accusation de voies de fait armées et une de harcèlement criminel ont également été déposées depuis sa dernière comparution, mi-janvier.Les deux accusations initiales d\u2019agression sexuelle ont par ailleurs été modifiées pour préciser qu\u2019elles ont été commises avec une arme ou sous la menace d\u2019utiliser une arme (des cordes), tandis que la nouvelle accusation de voies de fait armées se rapporte à un incident impliquant un balai.M.Boyle avait aussi au départ été accusé d\u2019avoir proféré des menaces de mort, d\u2019avoir «administré une substance délétère » et d\u2019avoir induit la police en erreur.Un interdit de publication empêche de divulguer des informations qui pourraient permettre d\u2019identifier les victimes ou les témoins dans cette affaire.Apte au procès Joshua Boyle, qui est en prison depuis son arrestation le 1er janvier, a été vu par un psychiatre, qui l\u2019a jugé apte à subir son procès.Le médecin a cependant recommandé que Joshua Boyle soit soumis à une évaluation psychiatrique complète au centre de santé mentale de Brockville, au sud d\u2019Ottawa.M.Boyle \u2014 qui comparaissait par vidéoconférence vendredi \u2014 y sera transporté dès qu\u2019un lit sera disponible et il y demeurera tout au plus deux mois.« La raison d\u2019être de cette évaluation psychiatrique n\u2019est pas de remettre en question » le diagnostic du psychiatre l\u2019ayant jugé apte à subir son procès, a fait valoir son avocat, Lawrence Greenspon, mais simplement d\u2019évaluer la santé mentale de l\u2019accusé et de lui recommander s\u2019il y a lieu les traitements appropriés.« Il a passé cinq ans en captivité.Ça ne devrait étonner personne que cela ait af fecté son état mental », a af firmé Me Greenspon à sa sortie du palais de justice d\u2019Ottawa vendredi matin.La cause sera de retour en cour le 26 mars.M.Boyle et sa femme, Cait- lan Coleman, qui est d\u2019origine américaine, ont été enlevés en Afghanistan en 2012 alors qu\u2019elle était enceinte.Ils ont été relâchés en octobre dernier avec leurs trois jeunes enfants, tous nés en captivité.Les gestes reprochés à Joshua Boyle auraient été commis entre leur retour au pays, mi-octobre, et le 30 décembre dernier.Les accusations n\u2019ont pas été prouvées en cour.Le Devoir JUSTICE Nouvelles accusations contre l\u2019ex-otage canadien Joshua Boyle S H A W N J E F F O R D S à Toronto L es progressistes-conserva- teurs de l\u2019Ontario organiseront une course à la direction pour remplacer Patrick Brown, qui a démissionné cette semaine en raison d\u2019allégations d\u2019inconduite sexuelle à son endroit.L\u2019exécutif du parti a voté, vendredi, pour tenir la course et choisir un nouveau chef d\u2019ici le mois de mars, à temps pour les élections générales du 7 juin.Le président du parti, Rick Dykstra, a indiqué qu\u2019il n\u2019avait pas encore établi d\u2019échéancier fixe pour la course à la direction.Il a toutefois promis que les délais seraient serrés et qu\u2019il s\u2019agira d\u2019un « processus très rapide ».M.Dykstra a affirmé qu\u2019un comité sera mis sur pied pour surveiller la course, assurant que le parti pourrait demeurer uni même après une campagne qui pourrait être source de dissensions.Il a ajouté que le parti serait fin prêt à prendre les rênes du gouvernement en juin prochain.La décision de l\u2019exécutif est contraire aux préférences du caucus, qui a nommé le député Vic Fedeli chef par intérim vendredi, espérant qu\u2019il puisse diriger le parti de façon permanente.M.Fedeli, le député de Ni- pissing, dans le Nord ontarien, et porte-parole du parti en matière de finances, pourra briguer la direction de son parti.Le député a déjà signifié son intention de se porter candidat, affirmant respecter la décision du parti.Les membres de la base du par ti et quelques candidats avaient demandé à l\u2019exécutif de tenir une course pour qu\u2019ils puissent s\u2019exprimer sur l\u2019avenir du Par ti progressiste- conservateur.Patrick Brown a annoncé sa démission dans la nuit de jeudi, quelques heures après avoir clamé son innocence lors d\u2019un point de presse convoqué à la hâte.Le réseau de télévision CTV soutenait mercredi avoir parlé à deux femmes qui ont dénoncé un comportement inapproprié à caractère sexuel de M.Brown, à l \u2019époque où il était député fédéral.Les allégations n\u2019ont pas été vérifiées par La Presse canadienne ni examinées par un tribunal.La Presse canadienne PARTI PROGRESSISTE-CONSERVATEUR DE L\u2019ONTARIO Une course à la direction sous le signe de l\u2019urgence Congé de paternité : victoire pour un employé congédié Le Tribunal administratif du travail vient d\u2019annuler le congédiement d\u2019un employé d\u2019un restaurant Amir.Il ordonne aussi à l\u2019employeur d\u2019indemniser le travailleur et de le réintégrer dans son emploi.Le plaignant, Lhoussine Sadek, alléguait avoir été victime d\u2019une forme de congédiement illégal, en avril 2016, après le refus de son employeur de le réintégrer dans son poste habituel au terme de son congé de paternité.Le représentant de l\u2019employeur affirmait que c\u2019était plutôt M.Sadek qui avait démissionné parce qu\u2019il avait refusé son nouvel horaire de travail.Mais le juge administratif François Caron n\u2019a pas cru la version du représentant de l\u2019employeur.La Presse canadienne M oncton \u2014 La Gendarmerie royale du Canada (GRC) devra verser 550 000 $ pour ne pas avoir fourni à ses agents l\u2019équipement et la formation appropriés, dans la foulée de la fusillade mortelle survenue il y a quatre ans au Nou- veau-Brunswick.Les policiers Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross ont été tués par les tirs de Justin Bourque, embusqué dans un quartier de Moncton; les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont été blessés dans la fusillade.En septembre dernier, la GRC avait été reconnue coupable de ne pas avoir fourni à ses membres l\u2019équipement et la formation nécessaires pour intervenir adéquatement lors d\u2019une telle opération.Au moment de la fusillade, les policiers n\u2019avaient pas encore accès à des carabines.Or, lors du procès, plusieurs témoins ont soutenu que ces armes auraient pu changer le cours des choses ce jour-là.Bourque a plaidé coupable et a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération avant 75 ans.La Presse canadienne FUSILLADE DE MONCTON La GRC condamnée à une amende de 550 000 $ M A R C O F O R T I E R L e vélo d\u2019hiver gagne du terrain dans les quartiers centraux de Montréal.La proportion des cyclistes qui roulent été comme hiver a doublé depuis l\u2019année 2009, passant de 6 à 13 % des adeptes du vélo.Une fois qu\u2019ils décident de rouler en hiver, ces irréductibles cyclistes y prennent goût : 70 % des cyclistes hivernaux ont pédalé lors de la plus importante tempête de l\u2019année 2017, et 65% d\u2019entre eux ont pédalé le jour le plus froid (il faisait 24 degrés Celsius sous zéro).Ces chiffres sont tirés d\u2019une analyse faite par la firme Éco- Compteur, embauchée par la Ville de Montréal pour tenir le compte du nombre de vélos qui passent sur les pistes cyclables.L\u2019analyse est basée sur les passages enregistrés dans quatre des pistes les plus fréquentées (Berri, Parc, Rachel et de Maisonneuve).Le nombre de cyclistes qui roulent sur ces pistes durant les mois de janvier et février a bondi de 159 % entre les années 2015 et 2017, indique le document.« Dès que le déneigement s\u2019est amélioré sur les pistes cyclables, les gens ont continué de rouler en hiver.Les cyclistes vont rouler, même dans les conditions les plus extrêmes, s\u2019ils ont accès à des pistes où ils se sentent en sécurité », dit Jean-François Rheault, directeur du bureau montréalais d\u2019Éco-Compteur.Hiver difficile Ironie du sort, ces chif fres sortent durant un hiver dif fi- cile pour la pratique du vélo.La communauté cycliste se plaint de la présence de glace et de neige sur les pistes cyclables et dans les rues \u2014 même sur le Plateau-Mont-Royal, un des arrondissements les plus dynamiques en matière de voies cyclables.La conseillère Marianne Gi- guère, responsable des transports actifs au comité exécutif de Montréal \u2014 élue dans le Plateau-Mont-Royal \u2014 reconnaît les difficultés du déneigement.« Il y a eu de la neige, de la pluie, du verglas et une vague de froid.Quand il fait très froid, les fondants ne fonctionnent pas sur la glace.On ne peut pas faire de magie », dit-elle.« Dans ces conditions, c\u2019est un défi de déneiger non seulement les pistes cyclables, mais aussi les rues et les trottoirs», ajoute-t-elle.L\u2019administration de la mai- resse Valérie Plante travaille pour donner aux arrondissements les moyens financiers de mieux déneiger, explique Marianne Giguère.Par exemple, un projet-pi- lote avait permis un déblaiement impeccable de la piste cyclable de la rue Boyer, l\u2019hiver dernier.Cette année, les arrondissements de Villeray\u2013Saint-Mi- chel\u2013Parc-Extension et Rose- mont\u2013La Petite-Patrie n\u2019ont plus les moyens de louer la dé- neigeuse à balai qui faisait le bonheur des cyclistes.Les attentes des cyclistes sont élevées avec la promesse de Projet Montréal d\u2019améliorer les déplacements à vélo été comme hiver.« L\u2019ef fet Projet Montréal n\u2019est pas instantané, dit Marianne Giguère.On va respecter nos engagements.On a été élus en novembre.Laissez- nous le temps de nous installer au pouvoir.» Le Devoir MONTRÉAL Le vélo d\u2019hiver gagne en popularité Le déneigement des pistes a fait bondir le nombre d\u2019irréductibles ces deux dernières années GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Le nombre de cyclistes hivernaux sur les pistes les plus populaires de Montréal a bondi de 159 % entre les années 2015 et 2017.Le Conseil LGBT réclame des mesures anti-discrimination Le gouvernement du Québec doit instaurer des formations obligatoires «anti-racisme et anti-LGBTphobie» pour son personnel et assurer une représentation des populations raci- sées et de minorités culturelles au sein des organismes publics, recommande le Conseil québécois LGBT dans son rapport sur le racisme systémique soumis au ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion (MIDI).Sans «cautionner le changement de cap» du gouvernement cet automne vers un forum axé sur l\u2019emploi et l\u2019immigration, le Conseil québécois LGBT appelle toujours à la tenue d\u2019une commission sur le racisme systémique.La Presse canadienne Condamnés pour avoir refusé de louer un logement Le Tribunal des droits de la personne vient de condamner les propriétaires d\u2019un duplex, Ugo Fornella et Anna Bres- ciani-Fornella, à verser 12 000 $ à un couple d\u2019origine haïtienne, Stéphanie Marcel et Jean-Claude Pheneus, à qui ils avaient refusé de louer un logement dans l\u2019arrondissement de LaSalle, à Montréal, en 2012.Mme Anna Bresciani-For- nella avait affirmé à son courtier qu\u2019elle ne voulait pas avoir de locataires de cette origine raciale pour expliquer son refus de louer son logement aux plaignants.La Presse canadienne PC Joshua Boyle MILLE CARRÉ DORÉ WESTMOUNT L\u2019OUEST-DE-L\u2019ÎLE MONT-TREMBLANT LAC-BROME NORTH HATLEY VILLE DE QUÉBEC TORONTO OAKVILLE VANCOUVER VICTORIA Agence immobilière.Entreprise autonome et indépendante.514.287.7434 SOTHEBYSREALTY.CA Un style de vie, Ville-Marie CÀC: 2 SDB: 1+1 MLS 11526344 Patricia Lallier** 514.239.1898 595 000 $ Vue sur l\u2019eau, Lachine CÀC: 2 SDB: 1 STAT: 2 MLS 26988574 Nancy Salanueva* 514.793.5619 395 000 $ PH à la Tour des Canadiens, 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25946889 Pina Pizzi* 514.781.4826 998 000 $ Magnifique domaine privé, Yamachiche CÀC: 4 SDB: 3 MLS 15203556 Esther Mercier** 819.357.5839 1 495 000 $ E N P R I M E U R Bord du lac St-Victor, Wentworth-Nord CÀC: 3 SDB: 2 MLS 9662719 Michel Davidson* 514.239.7399 1 198 000 $ Qualité et tranquillité, St-Bruno-de-Montarville CÀC: 4 SDB: 3 MLS 27189951 Martin Bilodeau* 438.871.1030 1 495 000 $ Vue spectaculaire, Saint-Sauveur CÀC: 3 SDB: 3 MLS 14267187 Jennifer Vienneau* 514.265.3669 1 950 000 $ Vues spectaculaires, Rigaud CÀC: 7 SDB: 6 MLS 24027018 Bea Jarzynska 438.989.8912 698 000 $ Luxe ultime, vue panoramique, St-Sauveur CÀC: 4 SDB: 3 MLS 10235803 Laurie Tenebaum* 514.248.7272 1 800 000 $ E N P R I M E U R Maison centenaire, Dunham 40,5 acres | Étang et lac naturel | MLS 26038942 Marie-Piers Barsalou** 450.577.0272 Johanne Meunier* 514.926.5626 1 599 000 $ Vue Mont Olympia & beaucoup +, Ste-Adèle CÀC: 3 SDB: 2 MLS 19871280 Stéphane Larrivée* 514.809.8466 898 000 $ Superbe maison de ville, Westmount CÀC: 4 SDB: 3+1 STAT: 2 MLS 22218287 Karen Karpman* 514.497.8218 1 900 000 $ E N P R I M E U R Spacieuse demeure familiale, NDG CÀC: 5 SDB: 2 MLS 16465401 Myriam Gélinas* 514.972.3215 749 000 $ Triplex rénové, NDG MLS 20825406 Anick Truong* 514.836.4062 975 000 $ Spacieuse résidence, Beaconsfield CÀC: 6 SDB: 2+1 MLS 20605809 Karen Rossy** 514.963.6311 1 395 000 $ Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson CÀC: 4 SDB: 4+1 MLS 27672726 Jill Shpritser** 514.691.0800 Maureen Brosseau* 514.995.4597 895 000 $ Maison de prestige sur 1 acre, Hull CÀC: 5 SDB: 3+1 MLS 20605178 Paul Azar* 514.791.3366 1 499 000 $ Nous sommes fiers de vous présenter nos nouveaux courtiers.En plus d\u2019avoir accès à des propriétés extraordinaires, nous avons accès à des gens d\u2019exception.Sébastien Dupont Courtier immobilier Jelena Terzic Courtier immobilier résidentiel & commercial Vesna Terzic Courtier immobilier résidentiel Nancy Salanueva Courtier immobilier D E M E U R E S D\u2019 E XC E PT I O N » « D E M E U R E S D\u2019 E XC E PT I O N » « D E M E U R E S D\u2019 E XC E PT I O N » « D E M E U R E S D\u2019 E XC E PT I O N M A I S O N S D E CA M PAG N E » « M A I S O N S D E CA M PAG N E » « M A I S O N S D E CA M PAG N E » « M A I S O N S D E CA M PAG N E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 LE MONDE A 8 Madrid tente d\u2019empêcher Puigdemont de le bafouer Madrid \u2014 Le gouvernement espagnol a saisi vendredi la Cour constitutionnelle pour tenter d\u2019empêcher l\u2019indépendantiste Carles Puigdemont de le bafouer en se faisant réélire président de la région de Catalogne malgré le mandat d\u2019arrêt qui pèse contre lui.Passant outre un avis défavorable du Conseil d\u2019État, le gouvernement a saisi la Cour constitutionnelle pour empêcher que le Parlement régional catalan tienne mardi une session où Carles Puigdemont, seul candidat, serait investi comme président de l\u2019exécutif catalan, même en son absence.Destitué avec l\u2019ensemble de son gouvernement après une proclamation d\u2019indépendance de la Catalogne le 27 octobre dernier, M.Puigdemont s\u2019est réfugié en Belgique pour échapper aux poursuites judiciaires.Le gouvernement avait dans le même temps dissous le Parlement catalan, qui avait défié l\u2019autorité du gouvernement et des tribunaux espagnols, et convoqué de nouvelles élections pour le 21 décembre.Mais contrairement à ce qu\u2019il espérait, les partis indépendantistes ont une nouvelle fois remporté la majorité des sièges, 70 sur 135.Agence France-Presse Merkel veut former un gouvernement « rapidement» Berlin \u2014 Angela Merkel s\u2019est déclarée «optimiste » vendredi en lançant la dernière ligne droite des négociations pour former « rapidement » un gouvernement en Allemagne, après quatre mois d\u2019atermoiements qui ont érodé sa stature sur le plan national comme international.«Nous allons faire en sorte de négocier rapidement.Je crois que les gens attendent désormais que nous nous dirigions vers la formation d\u2019un gouvernement», entre son camp conservateur et les sociaux-démocrates du SPD, a dit la chancelière.Les partenaires potentiels veulent dans l\u2019idéal boucler leurs discussions dès le 4 février, tout en se ménageant la possibilité de prolonger de deux journées, a souligné un responsable du parti démocrate- chrétien de la chancelière (CDU), Michael Grosse-Brömer, après une première rencontre.C\u2019est un peu plus rapide que ce qui était jusqu\u2019ici anticipé.Angela Merkel avait évoqué la date du 11 février au plus tard pour parvenir à un accord.Agence France-Presse Trump adresse « ses sentiments chaleureux » aux Africains Davos \u2014 Donald Trump a prié vendredi le dirigeant rwandais, Paul Kagame, président de l\u2019Union africaine, de transmettre «ses sentiments chaleureux» aux chefs d\u2019État du continent, qui s\u2019étaient récemment insurgés contre des propos «blessants» attribués au président américain.L\u2019UA, qui se réunit en sommet les 28 et 29 janvier dans la capitale éthiopienne, Addis- Abeba, avait condamné mi-janvier les remarques «blessantes» de Trump à l\u2019encontre de plusieurs nations africaines qualifiées de «pays de merde» dans des propos rapportés par des médias.«Je sais que vous [l\u2019Union africaine] vous réunissez bientôt, et je vous prie de transmettre mes sentiments chaleureux» aux dirigeants africains, a dit le président américain après une rencontre avec son homologue rwan- dais au Forum économique mondial de Davos.Agence France-Presse F U L Y A O Z E R K A N à Azaz L e président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé vendredi d\u2019élargir considérablement l\u2019offensive que mène Ankara dans le nord de la Syrie contre une milice kurde, faisant fi des appels à la retenue de la communauté internationale.Au septième jour de cette opération qui suscite l\u2019inquiétude des États-Unis, le chef de l\u2019État turc a promis de lancer ses forces contre la ville de Min- bej, où Washington a déployé des troupes, puis de pousser vers l\u2019est «jusqu\u2019à la frontière irakienne».L\u2019of fensive turque, menée dans la région d\u2019Afrine (au nord-ouest de la Syrie), vise les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde considérée comme « terroriste» par Ankara, mais alliée des États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique (EI).Alors que des soldats turcs et des rebelles syriens soutenus par Ankara tentent depuis samedi d\u2019enfoncer les lignes kurdes, l\u2019administration semi-autonome d\u2019Afrine a exhorté jeudi le régime de Damas à intervenir pour empêcher les assauts.Cette opération turque a renforcé les tensions déjà vives entre Ankara et Washington, qu\u2019un entretien téléphonique mercredi entre M.Erdogan et le président américain, Donald Trump, n\u2019a pas permis d\u2019apaiser.Les déclarations de M.Erdogan vendredi risquent de jeter encore de l\u2019huile sur le feu.Min- bej, qu\u2019il a promis de « nettoyer », est une ville tenue par les YPG à une centaine de kilomètres à l\u2019est d\u2019Afrine, et où plusieurs centaines de militaires américains sont déployés.Risque d\u2019affrontement Avec les menaces de M.Erdogan contre Minbej, «un affrontement militaire direct entre l\u2019armée turque et les forces américaines est possible », prévient Anthony Skinner, analyste du cabinet de consultants en risques Verisk Maplecroft, pour qui les relations entre Ankara et Washington sont «au bord du précipice ».Les profonds désaccords entre la Turquie et les États-Unis sur les YPG empoisonnent depuis plus d\u2019un an les relations entre ces deux alliés au sein de l\u2019OTAN.Lors d\u2019un entretien mercredi avec M.Erdo- gan, M.Trump a «exhorté la Turquie à réduire et à limiter ses actions militaires » et demandé d\u2019éviter « toute action qui risquerait de provoquer un affrontement entre les forces turques et américaines», selon la Maison-Blanche.« Certains nous demandent avec insistance de faire en sorte que cette opération soit courte [\u2026] Attendez, ça ne fait que sept jours ! » a lancé vendredi M.Erdogan.« Nous irons jusqu\u2019au bout », a affirmé vendredi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu.« Nous interviendrons contre l\u2019organisation terroriste et nous l\u2019éliminerons, où qu\u2019elle soit », a-t-il ajouté.Au septième jour de l\u2019offensive turque baptisée «Rameau d\u2019olivier », l\u2019artillerie d\u2019Ankara déployée à la frontière syrienne a repris son pilonnage des positions des YPG à Afrine, selon l\u2019agence de presse étatique Anadolu.«Notre but est de nettoyer la région des terroristes.Nous ne voulons pas de terroristes dans notre pays», a déclaré à l\u2019AFP Ali Yassin, un combattant syrien à Azaz, ville située à 20km à l\u2019est de la ville d\u2019Afrine et tenue par des rebelles soutenus par Ankara.Selon l\u2019Obser vatoire syrien des droits de l\u2019homme (OSDH), les affrontements ont fait depuis samedi plus de 110 morts dans les deux camps, et a tué 38 civils, morts pour la plupart dans des bombardements turcs.Agence France-Presse Erdogan veut élargir son offensive en Syrie M A R I A I S A B E L S A N C H E Z à Caracas L a justice vénézuélienne a écarté la coalition de l\u2019opposition de la course à la présidentielle prévue pour d\u2019ici à fin avril, dégageant la voie pour la réélection de Nicolas Maduro et obligeant ses adversaires à se réorganiser.Avec cette décision surprise, tombée dans la nuit de jeudi à vendredi, la Cour suprême de justice ordonne à l\u2019autorité électorale d\u2019«exclure la Table de l\u2019Unité démocratique (MUD)» du scrutin.La coalition de la MUD rassemble une trentaine de partis allant de la droite dure au centre.Luis Emilio Rondón, le seul des cinq membres du Conseil national électoral (CNE) proche de l\u2019opposition, a qualifié cette décision d\u2019«aberration juridique».Selon lui, la MUD «était correctement inscrite auprès du CNE en tant qu\u2019organisation politique».Il y a donc un «intérêt politique très clair» à sortir la coalition d\u2019opposition du jeu.La MUD avait remporté les législatives de fin 2015, déclenchant une crise politique dans ce pays où toutes les institutions étaient jusqu\u2019alors aux mains des chavistes, du nom de l\u2019ex-président socialiste Hugo Chávez (1999-2013).La Cour suprême, accusée de servir le président socialiste, autorise en revanche le CNE à prolonger de six mois la période de réinscription des principaux partis d\u2019opposition, leur laissant la possibilité de participer au scrutin présidentiel à titre individuel.Deux des principaux partis d\u2019opposition qui composent la MUD, Action Démocratique et D\u2019abord la justice, doivent se réinscrire auprès du pouvoir électoral après avoir été exclus du scrutin présidentiel en raison de leur boycott des municipales de décembre.Les deux formations ont appelé les Vénézuéliens à se mobiliser.Volonté populaire, le parti de Leopoldo López, a renoncé à participer à la présidentielle, son leader étant assigné à résidence, accusé d\u2019avoir encouragé des manifestations antigouvernementales en 2014 qui ont fait 43 morts.Toute la question est désormais de savoir si l\u2019opposition arrivera à se réunir derrière un candidat unique, où si elle affrontera le chef de l\u2019État sortant divisée.Bien que privée de l\u2019étendard de la MUD, l\u2019opposition conserve néanmoins quelques cartes à jouer.Depuis le mois de décembre, le gouvernement et l\u2019opposition négocient en République dominicaine pour tenter de trouver une solution à la crise politique qui secoue ce pays pétrolier.La crise politique au Venezuela s\u2019est doublée d\u2019une grave crise économique, déclenchant de violentes manifestations contre le président Ma- duro qui ont fait 125 morts d\u2019avril à juillet 2017.À la pénurie de médicaments et d\u2019aliments s\u2019ajoute une inflation totalement hors de contrôle.Impopulaire, à la tête d\u2019un pays ruiné et en proie aux sanctions internationales, Nicolás Ma- duro avait déjà pris de court mardi l\u2019opposition en avançant la date du scrutin, prévu pour fin 2018, et en se disant prêt à y participer.Vendredi, le président français, Emmanuel Macron, a demandé de nouvelles sanctions européennes contre Caracas.Le 18 janvier, les 28 pays de l\u2019UE ont donné leur feu vert à de nouvelles sanctions en réponse à la répression de l\u2019opposition au Venezuela, les premières visant des responsables du gouvernement de Nicola Maduro, dont le numéro deux du pouvoir et le ministre de l\u2019Intérieur.Agence France-Presse L\u2019opposition vénézuélienne exclue de la présidentielle B I E N V E N U - M A R I E B A K U M A N Y A à Kinshasa L e président congolais, Joseph Kabila, est sor ti de son silence vendredi, lors d\u2019une très rare conférence de presse, pendant laquelle il a défendu le processus électoral en République démocratique du Congo (RDC), où ses adversaires l\u2019accusent régulièrement de vouloir rester au pouvoir par la répression.Pour sa première apparition depuis 2012 devant les médias réunis au palais de la Nation, le président congolais s\u2019en est aussi pris aux Nations unies et à certains « partenaires », dont la Belgique.« L\u2019objectif in fine, c\u2019est l\u2019organisation des élections.Mais comme en 2006 et en 2011, il y a une résistance farouche de la part d\u2019une frange de l\u2019opposition, d\u2019une frange de ce qu\u2019on appelle la société civile, de la part d\u2019un homme de Dieu », a énuméré le président, visant le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa.Arrivé au bout de ses deux mandats constitutionnels le 20 décembre 2016, M.Kabila n\u2019a pas répondu formellement « oui » ou « non » à la question de savoir s\u2019il serait candidat à un troisième mandat, ce que lui interdit la Constitution.Il n\u2019y a pas eu d\u2019élections en 2016, et la commission électorale a annoncé des élections pour le 23 décembre 2018, après le report de celles prévues fin 2017.Le président a écarté la possibilité d\u2019un référendum à l\u2019initiative de ses soutiens politiques pour changer la Constitution et rester au pouvoir, une autre accusation de l\u2019opposition.« La commission a déjà publié un calendrier électoral.Je n\u2019ai vu nulle part que l\u2019on a prévu un référendum.» « Pourquoi pas ?Vous avez d\u2019autres propositions ?» a-t-il répondu à une question en anglais sur le fait de savoir s\u2019il transmettrait le pouvoir au vainqueur des élections après le scrutin présidentiel.«Recadrer» le droit de manifester Une quinzaine de personnes sont mortes en RDC dans la répression de marches interdites les 31 décembre et 21 janvier.À l\u2019origine de ces manifestations interdites, un « comité laïque de coordination » proche de l\u2019Église catholique et sa figure de proue, l\u2019archevêque de Kinshasa, qui demandent entre autres au président de déclarer publiquement qu\u2019il ne briguera pas de troisième mandat.«La démocratie, ce n\u2019est pas la foire», a déclaré Kabila, interrogé sur les manifestations interdites en RDC depuis septembre 2016, affirmant qu\u2019une loi devrait prochainement « reca- drer» le droit de manifester et donner un « nouveau dépar t pour tous ceux qui souhaitent s\u2019exprimer».« La seule chose qu\u2019il peut annoncer et qui en vaudrait la peine, c\u2019est sa démission immédiate », avait déclaré le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) avant même la fin de la conférence de presse.Abordant les questions sécuritaires et diplomatiques, le président congolais s\u2019en est pris à la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui a envoyé dimanche des ob- ser vateurs et des Casques bleus sur le terrain à Kinshasa, lors d\u2019une marche réprimée par les forces de l\u2019ordre.« Si l\u2019ambition est de considérer le Congo comme sous tutelle des Nations unies \u2014 ils ne l\u2019ont pas dit, du moins jusque-là \u2014, j\u2019espère bien que ce n\u2019est pas le cas.Il n\u2019y a pas une cogestion de l\u2019État congolais par la Monusco, parce que c\u2019est ça, la tendance », a-t- il déclaré.Agence France-Presse RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Kabila sort de son mutisme Le président n\u2019avait pas fait d\u2019apparition devant les médias depuis 2012 Nouvelles sanctions américaines contre Moscou Washington \u2014 Les États-Unis ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions liées au conflit en Ukraine et à l\u2019annexion de la Crimée par Moscou, aussitôt jugées «absurdes» par la Russie, qui menace d\u2019une «riposte».La décision du Trésor américain, qui cible en tout 9 entités et 21 personnes, notamment de hauts responsables russes et des «ministres» séparatistes, risque ainsi de relancer la guerre des sanctions qui a fait rage l\u2019an dernier entre Washington et Moscou.Les relations entre les deux grandes puissances sont au plus bas.Le secrétaire d\u2019État américain, Rex Tillerson, a prévenu fin 2017 que le conflit ukrainien restait «l\u2019obstacle persistant» empêchant toute embellie.«Le gouvernement américain est déterminé à préserver la souveraineté et l\u2019intégrité territoriale de l\u2019Ukraine», a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, en annonçant les sanctions.Agence France-Presse THOMAS NICOLON AGENCE FRANCE-PRESSE Joseph Kabila s\u2019en est pris aux Nations unies et à certains «partenaires», dont la Belgique, vendredi.L\u2019opposition syrienne annonce le boycottage de Sotchi Vienne \u2014 Le comité des négociations syriennes (CNS), qui représente les principaux groupes d\u2019opposition au régime du président Bachar al-Assad, a annoncé sur Twitter qu\u2019elle boycotterait la conférence sur la Syrie organisée mardi par la Russie à Sotchi, au terme de deux jours de pourparlers sous l\u2019égide de l\u2019ONU à Vienne.Cette décision intervient après un neuvième tour infructueux de pourparlers onusiens.Un ferry transportant 50 personnes porté disparu dans le Pacifique Wellington \u2014 Des recherches étaient en cours samedi pour retrouver un ferry transportant 50 personnes dont on a perdu la trace il y a plus d\u2019une semaine dans les îles Kiribati, dans la partie centrale du Pacifique.Le MV Butiraoi, un catamaran en bois de 17,5 mètres de long, a quitté le 18 janvier l\u2019île de Nonouti pour Betio Tarawa, également dans les Kiribati, un périple de 260 kilomètres qui devait durer deux jours.D\u2019après les responsables néo-zélandais qui participent aux recherches, ce navire a été porté disparu le lendemain, le 19.«D\u2019après ce que nous savons, le bâtiment a subi des réparations sur l\u2019arbre d\u2019hélice juste avant son départ», a expliqué un de ces responsables, John Ashby.Un avion Orion des forces aériennes néo-zélandaises prend part aux opérations de recherche.Les Kiribati, un ensemble de 33 atolls et récifs peuplés d\u2019environ 110 000 personnes, s\u2019étendent sur environ 3460 kilomètres au nord-est des Fidji.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 ECONOMIE A 9 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 SOIRÉES Contribution suggérée : 5$ RENSEIGNEMENTS : 514-387-2541, poste 234 ou cleguen@cjf.qc.ca | Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi.Nous commémorons en 2018 trois grandes ?gures de la résistance non-violente : Mohandas Gandhi et Martin Luther King, assassinés respectivement il y a 70 et 50 ans, ainsi que Daniel Berrigan, arrêté il y a 50 ans pour avoir dé?é les autorités militaires étasuniennes en brûlant les dossiers de conscrits sur le point d\u2019être envoyés au Viêtnam.Le choix éthique et politique en faveur de la non-violence est-il toujours actuel ?Sur quoi repose l\u2019e?cacité des stratégies de lutte non-violente ?Comment peuvent-elles transformer durablement les structures sociales ?CHOISIR LA RÉSISTANCE NON-VIOLENTE À MONTRÉAL Le lundi 29 janvier 2018 de 19 h à 21 h 30 Maison Bellarmin 25, rue Jarry Ouest (métro Jarry ou De Castelnau) AVEC : \u2022 Martin Hébert, professeur au Département d\u2019anthropologie de l\u2019Université Laval ; \u2022 Dominique Boisvert, membre de Conscience Canada et auteur de Nonviolence.Une arme urgente et e?cace (Écosociété, 2017) ; \u2022 Laurence Guénette, présidente du Projet accompagnement Québec-Guatemala et du Réseau québécois des groupes écologistes.EN COLLABORATION AVEC É R I C D E S R O S I E R S L e Canada et le Mexique doivent prendre garde, dans leur défense de l\u2019ALENA, de s\u2019aliéner l\u2019ensemble des Américains tout comme d\u2019accepter n\u2019importe quoi dans l\u2019espoir de sauver coûte que coûte l\u2019accord.Après tout, Donald Trump ne sera pas éternel.Il ne faut pas se raconter d\u2019histoire, a averti le sous-ministre mexicain au Commerce, Juan Carlos Baker Pineda, lors d\u2019une table ronde organisée vendredi par le Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (CERIUM).La renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord- américain (ALENA), dont la sixième ronde doit se poursuivre à Montréal jusqu\u2019à lundi, pourrait très bien échouer.«Si l\u2019un des pays veut partir, il le fera.On ne peut rien faire contre cela», a-t-il dit, faisant référence aux États-Unis, dont certaines des demandes « sont simplement inacceptables», selon lui.La seule chose à faire pour le Canada et le Mexique, dans un tel contexte, est de rappeler que beaucoup de progrès ont déjà été réalisés depuis le début des négociations, en août, et de continuer, pour le reste, d\u2019essayer de se montrer «créatifs » dans la façon dont on pourrait accommoder malgré tout le camp américain.«Mais ce qu\u2019il faut éviter à tout prix, c\u2019est de bricoler coûte que coûte des solutions qui ne seraient pas dans notre intérêt commun à long terme.Nous devons penser à long terme.» Et tant pis si cela doit se conclure, malgré tout, par un échec, a déclaré le haut fonctionnaire mexicain.« Il y aura un jour un autre président à la tête des États-Unis, qui défendra une autre politique commerciale.» C\u2019est pourquoi il faut savoir garder le contrôle de ses émotions et éviter de « s\u2019aliéner la population américaine dans son ensemble ».Problème de visions Le professeur de droit international économique de l\u2019Université Laval à Québec Richard Ouellet estime lui aussi que certaines demandes des États-Unis à la table de rené- gociation de l\u2019ALENA sont tellement contraires non seulement aux intérêts de ses deux autres pays partenaires, mais aussi à la nature même de leur projet commun qu\u2019elles semblent avoir été seulement conçues pour servir d\u2019excuses pour conclure à leur échec.Le problème, entre les États- Unis et ses deux autres partenaires, va bien au-delà d\u2019intérêts nationaux divergents, estime le professeur et directeur de la Chaire d\u2019études politiques et économiques américaines de l\u2019Université de Montréal, Pierre Martin.« Le gouvernement Trump ne partage pas le même esprit, la même conception générale de l\u2019ALENA.» Pour le nouveau président américain, l\u2019accord met en présence trois économies nationales distinctes qui essaient de s\u2019assurer les plus grosses parts de gâteau possible.Pour les deux autres et en réalité, le bloc commercial est un ensemble économique de plus en plus étroitement intégré et où les gains, comme les pertes, sont communs.Le professeur à l\u2019École nationale d\u2019administration publique Stéphane Paquin entrevoit quatre scénarios possibles.Un « ALENApocalypse » que Donald Trump pourrait déclencher dès mardi en annonçant la sor tie de son pays de l\u2019accord lors de son discours sur l\u2019état de l\u2019Union, ou alors un report de la fin des négociations en 2019, après les élections prévues au Mexique, aux États- Unis, mais aussi en Ontario et au Québec.Ou encore, la transformation des discussions en cours en négociations bilatérales entre les États- Unis et ses deux voisins séparément, mais qui n\u2019auraient probablement pas plus de succès.Mais plus vraisemblablement, la signature prochaine d\u2019une entente par tielle couvrant les nombreuses questions déjà réglées et la remise aux calendes grecques des enjeux les plus litigieux.«Le pessimiste dira que les choses pourraient dif ficilement aller plus mal.L\u2019optimiste lui répondra que, au contraire, elles le pourraient.» Des avancées à Montréal Des représentants des milieux d\u2019af faires canadiens et mexicains ont affiché un optimisme prudent vendredi au quatrième jour des négociations à Montréal.Certains ont avancé que les partis étaient maintenant tout près d\u2019une entente dans au moins six des trente chapitres en discussion, dont ceux portant sur le commerce électronique, les règles anticorruption, les télécommunications ainsi que les mesures sanitaires et phytosanitaires.Le week-end devrait être consacré à des enjeux plus litigieux comme l\u2019automobile, le droit des entreprises de poursuivre les États et l\u2019établissement d\u2019une durée de vie limite de l\u2019éventuel accord.La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrys- tia Freeland, et ses deux homologues doivent arriver dans la métropole montréalaise dimanche pour faire le point sur les progrès accomplis et tenir une conférence de presse le lendemain.C\u2019est à ce moment que le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, pourrait annoncer l\u2019intérêt ou non de son pays de poursuivre l\u2019exercice.Officiellement, on s\u2019est accordé encore deux autres rondes de négociations d\u2019ici la fin du mois de mars pour arriver à une entente.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Le Canada devrait se concentrer sur l\u2019ALENA de l\u2019après-Trump MANUEL BALCE CENETA ASSOCIATED PRESS La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et ses deux homologues, Robert Lighthizer et Ildefonso Guajardo Villarreal, doivent arriver dans la métropole montréalaise dimanche pour faire le point sur les progrès accomplis.V I R G I N I E M O N T E T à Washington L a croissance américaine a marqué le pas au quatrième trimestre, à 2,6% en rythme annuel, et est repassée sous l\u2019objectif de 3 % que s\u2019est fixé Donald Trump, arrivé au pouvoir il y a tout juste un an.Ce taux de croissance représente une déception pour les analystes, qui misaient sur 2,9% après 3,2% au troisième trimestre et 3,1% au deuxième.Calculé sur les douze mois de 2017, le PIB américain atteint 19 387 milliards de dollars, soit une progression de 2,3 %.Un chif fre meilleur qu\u2019en 2016 (+1,5 %), mais moindre qu\u2019en 2015 (+2,9%).«C\u2019est un rythme respectable pour 2017, un bon retour en force vu le très faible départ du premier trimestre, qui avait été de 1,2%», a noté Lawrence Yun, économiste de l\u2019association des agents immobiliers (NAR).Le président Donald Trump, qui assure pouvoir doper durablement la croissance du PIB de la première économie mondiale au-dessus de 3 % par an, ne rate pas une occasion de rappeler que la croissance a accéléré depuis son arrivée au pouvoir.«On allait dans la mauvaise direction», a-t-il encore affirmé vendredi dans un entretien à la chaîne économique CNBC réalisé à Davos, reprochant à son prédécesseur démocrate, Barack Obama, de ne pas en avoir fait assez pour encourager la croissance.«Ne vous méprenez pas, les régulations ont compté autant que les baisses d\u2019impôts.J\u2019ai davantage coupé dans les réglementations que n\u2019importe quel président dans l\u2019histoire ! » a-t-il ajouté.Son gouvernement a fait adopter une réforme fiscale en décembre abaissant le taux d\u2019imposition pour les entreprises qui, af firme-t-elle, va ÉTATS-UNIS La croissance marque le pas au quatrième trimestre également doper la consommation des ménages.D\u2019octobre à décembre, c\u2019est en grande partie celle-ci qui, en progressant de 3,8%, a tiré la croissance, encouragée par les perspectives de baisses d\u2019impôts et la santé de la Bourse.Le rebond d\u2019activité après les ouragans de la fin de l\u2019été a aussi compté, avec notamment le rachat de véhicules abîmés et les efforts de reconstruction.Mais cette vigueur de la consommation a un revers : les importations ont bondi.Elles ont accéléré de 13,9%, une progression inédite depuis sept ans.Agence France-Presse D E L P H I N E T O U I T O U à Washington D onald Trump va-t-il assouplir sa politique commerciale ?Le président américain semble en tout cas avoir tendu une perche cette semaine à ses partenaires de l\u2019Asie-Paci- fique après les avoir brutalement éconduits il y a un an en se retirant de l\u2019accord PTP.«Je me joindrais au [traité de libre-échange transpacifique] PTP si nous avions un bien meilleur accord que celui que nous avons», a déclaré le président américain dans un entretien à la chaîne américaine CNBC lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.«Les déclarations [de Trump] sur le PTP représentent une réelle inflexion», constate Edward Alden, expert au Council of Foreign Relations, alors qu\u2019il y a tout juste un an, le 23 janvier 2017, le président signait un document mettant fin à la participation des États-Unis.Il s\u2019agissait de sa toute première décision destinée, selon lui, à sauvegarder les emplois américains menacés par le libre-échange.Pour autant, le retrait américain n\u2019a pas signé sa mise à mort.Cette semaine, les onze partenaires restants, qui avaient repris le flambeau en faveur de cette vaste zone commerciale, ont annoncé un nouvel accord.Sans les États-Unis.« Le nouveau PTP, qui doit être signé en mars, a dû vraiment irriter le président » américain, commente Monica De Bolle, spécialiste de la politique commerciale au Peterson Institute for International Economics, un groupe de réflexion à Washington.D\u2019autant qu\u2019il a été conclu plus rapidement que prévu.Les onze partenaires \u2014 Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam \u2014 avaient bien avancé les négociations en novembre 2017, en marge du forum de l\u2019Asie-Pa- cifique au Vietnam, mais il leur restait quelques différends à résoudre.« Ces pays ont clairement démontré leur volonté de combler le vide que les États- Unis semblent laisser derrière eux», ajoute Monica De Bolle.En outre, M.Trump, qui n\u2019a de cesse de souligner sa préférence pour les accords bilatéraux, a dû se faire une raison : le Japon ne veut pas d\u2019un tel accord et il l\u2019a publiquement fait savoir, observe la spécialiste, d\u2019où « le rétropédalage » à mesure que le gouvernement Trump réalise les potentielles pertes économiques.« Il prend conscience soudainement que le monde continue bien que les États-Unis ne fassent plus partie du jeu », résume Gregory Daco, chef économiste chez Oxford Economics.Le président américain, qui a par ailleurs imposé la renégocia- tion du traité de libre-échange nord-américain (ALENA) est aussi de plus en plus sous la forte pression du monde des affaires, qui l\u2019exhorte à ne pas camper sur une politique protectionniste radicale.«Trump a manifestement compris ce message qui provient de personnes influentes, riches, ces personnes qu\u2019il respecte» et qu\u2019il a rencontrées à Davos, réagit M.Alden.La stratégie du Canada, l\u2019un des principaux par tenaires commerciaux des États-Unis, pourrait aussi avoir pesé dans l\u2019apparent assouplissement de la position de Washington.En effet, Ottawa a fait grand cas de son adhésion au Partenariat transpacifique cette semaine, tout en rappelant qu\u2019il ne céderait pas aux exigences du gouvernement Trump sur le volet ALENA.La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, n\u2019a pas hésité à déclarer que le Canada se préparait à l\u2019éventualité d\u2019un retrait américain de l\u2019ALENA, en vigueur depuis 1994.Ottawa martèle en outre que les États-Unis, dont neuf millions d\u2019emplois dépendent du commerce et des investissements avec le Canada, auraient beaucoup à perdre s\u2019ils quittaient l\u2019ALENA.Vendredi à Davos, Donald Trump a semblé avoir été sensible aux multiples mises en garde : « L\u2019Amérique d\u2019abord n\u2019est pas l\u2019Amérique seule, a-t- il admis.Nous sommes en faveur du libre-échange, mais il doit être juste, et il doit être réciproque.» Agence France-Presse Donald Trump tempère sa position sur le libre-échange La stratégie du Canada pourrait avoir pesé dans l\u2019apparent assouplissement de la position de Washington COMMERCE INTERNATIONAL «Ce qu\u2019il faut éviter à tout prix, c\u2019est de bricoler coûte que coûte des solutions qui ne seraient pas dans notre intérêt commun à long terme» J U L I E N A R S E N A U L T M ême si Hydro-Québec vient de décrocher son plus important contrat d\u2019exportation, cela ne signifie pas pour autant que les clients québécois de la société d\u2019État doivent s\u2019attendre à une baisse de leur facture d\u2019électricité.Son p.-d.g., Éric Martel, estime plutôt que cette entente «historique» avec le Massachusetts permettra à Hydro-Québec de respecter sa promesse de ne pas augmenter les tarifs au-delà de l\u2019inflation.«Évidemment, cela nous permet d\u2019atténuer la pression et nous procure une certaine flexibilité», a-t-il expliqué vendredi, en conférence de presse, aux côtés du ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau.L\u2019événement visait à faire le point sur la décision du Massachusetts annoncée la veille indiquant que Northern Pass avait été le seul projet retenu parmi les 46 propositions déposées pour ce contrat d\u2019approvisionnement de 20 ans qui pourrait générer des revenus de 10 milliards.Si M.Martel a affirmé que les profits découlant de ce contrat allaient garnir les coffres de l\u2019État et servir à «payer des salaires pour des médecins et des professeurs», il n\u2019a pas ouvert la porte à une baisse des tarifs pour les clients québécois.Il a rappelé que cela faisait « trois ans» qu\u2019Hydro-Québec respectait son engagement, ajoutant que les deux dernières hausses tarifaires résidentielles avaient été de 0,7%.« C\u2019est le gouvernement qui est l\u2019actionnaire unique et qui fixe les dividendes versés à l\u2019État, a renchéri M.Moreau.Une hausse des revenus, c\u2019est une bonne nouvelle pour tous, indépendamment de la tarification fixée par la Régie [de l\u2019énergie].» Conditionnel à une signature officielle qui devrait avoir lieu en mars, ce contrat de 20 ans permettra à Hydro-Québec d\u2019exporter annuellement 9,45 térawattheures (TWh) d\u2019hydroélectricité pour approvisionner un million de clients à compter de 2020.Le Northern Pass, dont la construction est pilotée par la société d\u2019État et son partenaire américain Eversource, doit relier le poste des Cantons, situé à Val-Joli, et le poste de Franklin, dans le sud du New Hampshire.La partie québécoise du projet est évaluée à plus de 680 millions.La construction devrait débuter à l\u2019automne et une partie de la ligne de transport sera enfouie dans le secteur de la forêt Hereford.En conférence de presse, M.Martel n\u2019a pas voulu s\u2019avancer sur le prix obtenu par la société d\u2019État, mais il a clairement laissé entendre qu\u2019il était supérieur au coût moyen de 3 ¢ pour produire et assurer le transport d\u2019un kilowattheure.« Nous avons déterminé un prix et il absorbe tous les coûts, dont la production et le transport», a-t-il assuré.Pour montrer à quel point les exportations étaient profitables pour Hydro-Québec, M.Martel a souligné que les exportations avaient représenté 16 % du volume des ventes nettes d\u2019électricité en 2016, mais avaient généré 28 % des profits, soit 803 millions de dollars.Une fois signée, cette entente donnera un important coup de pouce à la société d\u2019État, qui ambitionne de doubler son chiffre d\u2019affaires à environ 27 milliards de dollars d\u2019ici 2030.En dépit de l\u2019ampleur du contrat avec le Massachusetts, Hydro-Québec peut encore conclure jusqu\u2019à deux autres ententes similaires, a dit M.Martel, qui a les yeux tournés vers l\u2019État de New York ainsi que vers l\u2019Ontario.Menace protectionniste?Par ailleurs, Hydro-Québec ne croit pas que le climat protectionniste aux États-Unis puisse déclencher une dispute commerciale avec un concurrent américain ou inciter le gouvernement Trump à révoquer le permis présidentiel du Northern Pass, octroyé lorsque Barack Obama était à la Maison-Blanche.«L\u2019appel d\u2019offres était très concurrentiel, a dit M.Martel.Nous n\u2019avons pas offert un produit sous notre coût de production.Il n\u2019y a pas eu de dumping.Il n\u2019y a pas de préoccupations à ce niveau.» Le grand patron d\u2019Hydro-Québec a rappelé que la ligne de transport allait générer des investissements de 2 milliards aux États-Unis en plus de créer des milliers d\u2019emplois, ce qui devrait plaire au président Donald Trump.Aux États-Unis, une autorisation est toujours attendue au New Hampshire, alors qu\u2019au pays, l\u2019Office national de l\u2019énergie doit donner son feu vert au projet.La Presse canadienne HYDRO-QUÉBEC Le contrat historique ne se traduira pas par des baisses de tarifs L\u2019entente avec le Massachusetts pourrait générer des revenus de 10 milliards L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E A 10 Autorité des marchés publics POSTE DE PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL Le président du Conseil du trésor invite les personnes intéressées et possédant les qualités recherchées à soumettre leur candidature afin de constituer une liste de personnes déclarées aptes à être nommées au poste de président-directeur général de l\u2019Autorité des marchés publics (l\u2019Autorité).Ces candidatures sont recherchées en vue de pourvoir un poste à temps plein avec port d\u2019attache à Québec.ATTRIBUTIONS : Le président-directeur général est responsable de l\u2019organisation, de l\u2019administration et de la direction générale de l\u2019Autorité et doit veiller à ce que cette dernière remplisse adéquatement son rôle de gardien des marchés publics et exerce son pouvoir de vérification et d\u2019enquête.Le titulaire doit notamment s\u2019assurer que l\u2019instance surveille l\u2019ensemble des contrats publics, reçoive les plaintes d\u2019entreprises qui se sentiraient lésées par un processus d\u2019appel d\u2019offres public de même que les commentaires d\u2019entreprises et des citoyens qui auraient des doutes sur le respect des règles contractuelles concernant les organismes publics.Il a également la responsabilité de s\u2019assurer que l\u2019instance émet les autorisations requises pour conclure des contrats publics.Il voit à ce que l\u2019Autorité fasse des recommandations ou des ordonnances aux organismes publics en vue d\u2019améliorer la qualité de leur gestion contractuelle.Il doit orienter l\u2019établissement des règles de fonctionnement du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, en collaboration avec le Secrétariat du Conseil du trésor.CONDITIONS DE TRAVAIL : La personne titulaire de cet emploi est nommée par l\u2019Assemblée nationale pour un mandat d\u2019au plus sept (7) ans, non renouvelable.Le traitement est établi selon les Règles concernant la rémunération et les autres conditions de travail des titulaires d\u2019un emploi supérieur à temps plein.L\u2019échelle salariale, applicable au 1er avril 2017, est de 153 125 $ à 199 063 $.Une personne retraitée du secteur public reçoit un traitement correspondant à celui qui devrait lui être attribué pour occuper le poste visé, duquel est déduit un montant équivalant à la moitié de la rente de retraite qu\u2019elle reçoit de ce secteur.CONDITIONS D\u2019ADMISSION : Le candidat doit posséder une expérience pertinente en matière de gestion organisationnelle et de gestion contractuelle.Il doit également maîtriser le cadre normatif qui régit la gestion contractuelle des organismes publics.De plus, il doit avoir une bonne connaissance de l\u2019administration publique et de son fonctionnement.MODALITÉS D\u2019INSCRIPTION : Soumettre votre curriculum vitae ainsi qu\u2019une lettre de présentation démontrant votre intérêt pour le poste avant le 16 février 2018 à 16 h 30 par l\u2019entremise d\u2019une plateforme numérique sécurisée sur le site du ministère du Conseil exécutif à l\u2019adresse suivante : www.mce.gouv.qc.ca/nominations-tes/liste-postes.asp.Si vous n\u2019êtes pas en mesure de soumettre votre candidature en ligne, veuillez contacter le Secrétariat aux emplois supérieurs au 418 643-8540, poste 5842.Pour de l\u2019information concernant l\u2019emploi, vous pouvez communiquer avec le Secrétariat du Conseil du trésor au 418 643-0875, poste 4901.Appel de candidatures Ministère de la Santé et des Services sociaux Appel de candidatures général Renouvellement des conseils d\u2019administration des établissements du réseau de la santé et des services sociaux Le ministère de la Santé et des Services sociaux est à la recherche de personnes indépendantes, expérimentées et quali?ées pour agir à titre de membres indépendants au sein des conseils d\u2019administration des établissements de son réseau en vertu de la Loi modi?ant l\u2019organisation et la gouvernance du réseau de la santé des services sociaux notamment par l\u2019abolition des agences régionales.En plus de présenter des pro?ls de compétence, d\u2019expertise ou d\u2019expérience déterminés, les candidats recherchés doivent avoir une bonne compréhension du système de santé québécois ainsi que de son mode de fonctionnement.Les candidats nommés par le ministre de la Santé et des Services sociaux se verront con?er un mandat d\u2019une durée maximale de trois (3) ans.Cet appel de candidatures permettra aussi de constituer une banque de candidatures.Elle pourra servir jusqu\u2019en 2021, lorsque des sièges seront vacants au sein des conseils d\u2019administration.Vous souhaitez participer à la gestion d\u2019un établissement de santé et de services sociaux ?Veiller à l\u2019accomplissement de sa mission au béné?ce des patients et des usagers de l\u2019ensemble de la collectivité québécoise vous intéresse ?Faites-nous parvenir votre candidature avant 17 h, le 16 février 2018.Pour en apprendre davantage sur les pro?ls recherchés ou pour savoir comment soumettre votre candidature, visitez le www.msss.gouv.qc.ca/ appeldinteret CARRIÈRES ET PROFESSIONS C A R O L I N E P L A N T E à Shanghai L a pollution extrême de l\u2019air en Chine continue de créer des occasions d\u2019affaires pour le Québec.Le premier ministre Philippe Couillard a inauguré, vendredi, les bureaux de l\u2019entreprise Or- kan, situés tout près de l\u2019aéroport de Shanghai.Il s\u2019agissait de la dernière journée de sa mission d\u2019une semaine en Chine, qui l\u2019a également amené à Pékin et à Hangzhou.Si le ciel de Pékin était passablement dégagé en raison de fermetures récentes d\u2019usines, un brouillard de particules enveloppait toujours les deux autres grandes villes lors du passage de la délégation québécoise.La plupart des piétons croisés dans les rues portaient un masque chirurgical pour se protéger.En 2014, lors de sa première mission dans l\u2019empire du Milieu, M.Couillard avait visité l\u2019usine de Prestolite, une filiale d\u2019Hydro-Québec qui produit des moteurs pour des autobus électriques et des camions.Depuis, la Chine continue de recourir à l\u2019expertise québécoise en matière de technologies vertes pour lutter contre la pollution atmosphérique, a-t- il af firmé lors d\u2019un discours devant un par terre d\u2019invités d\u2019honneur venus assister à l\u2019inauguration d\u2019Orkan.L\u2019entreprise, mieux connue au Québec sous le nom d\u2019Épu- rair, fabrique et installe des purificateurs d\u2019air.Équiper une maison chinoise d\u2019un purificateur d\u2019air coûte entre 2000 et 3000$, selon la direction, une dépense que les Chinois acceptent maintenant de faire sans trop y penser.«Un parent chinois qui voit son enfant tousser toute la nuit, avoir des problèmes de respiration, un peu comme n\u2019importe quel parent sur la planète, va tout faire pour lui donner le bon air et ne veut pas jouer avec ça», a affirmé le vice-président, développement des affaires d\u2019Orkan, Simon Labrecque.L\u2019équipe dit avoir des projets en cours dans les écoles et les hôpitaux de Chine.La demande pour ses purificateurs d\u2019air provient aussi des promoteurs immobiliers.Selon les données d\u2019Orkan, le niveau de pollution en Chine a doublé depuis dix ans, et deux fois plus d\u2019enfants souffrent d\u2019asthme et d\u2019allergies en Chine qu\u2019en Amérique du Nord.Mais les données restent parcellaires.Selon M.La- brecque, le gouvernement chinois contrôle l\u2019information et interdit à quiconque possédant un détecteur de révéler un niveau de pollution supérieur à 500.À titre comparatif, une alerte de smog au Québec est déclenchée lorsque la pollution atmosphérique atteint 60.Le potentiel en Chine pour une entreprise comme Orkan est «gigantesque», estime pour sa par t le premier ministre Couillard.«Une classe moyenne qui grandit, qui naît, a toutes sortes de besoins, dont ceux associés à la santé: eau, air, qualité de vie, etc.», a-t-il dit, en promettant d\u2019assurer le «suivi» auprès des entreprises québécoises installées en Chine.Vendredi matin, M.Couillard a participé à une table ronde sur la construction et les technologies vertes, avant d\u2019aller faire un saut de puce dans un centre d\u2019achats de Shanghai qui présentait un «festival de produits québécois».Il a alors blagué devant les convives qu\u2019il prenait un premier engagement cette année: celui de revenir en Chine pour faire goûter aux Chinois la tourtière du Lac-Saint-Jean.La Presse canadienne CHINE L\u2019air pollué continue de créer des occasions pour le Québec C R A I G W O N G à Ottawa L a cadence de l\u2019inflation annuelle a ralenti à 1,9 % en décembre.Mais des économistes affirment que la vigueur économique de l\u2019année exerce une pression à la hausse sur les prix sous-jacents.Brian DePratto, un économiste principal de la Banque TD, a noté que deux des trois mesures privilégiées par la Banque du Canada pour évaluer l\u2019inflation de base avaient progressé le mois dernier.«En regardant au-delà de la décélération de l\u2019inflation en raison du secteur de l\u2019énergie, [on peut voir que] la forte croissance de l\u2019économie canadienne en 2017 semble maintenant se transformer en une hausse des prix un peu plus importante.» L\u2019indice IPC-tronq, qui exclut les changements de prix les plus extrêmes, a grimpé de 1,9%, par rapport à 1,8 % en novembre, tandis que l\u2019indice IPC-comm, qui ne tient pas compte des prix qui ont changé en raison de circonstances extraordinaires, a grimpé de 1,6%, comparativement à 1,5 en novembre.L\u2019indice IPC-médian a avancé de 1,9%, comme en novembre.« Cela confirme un peu plus que la hausse des taux d\u2019intérêt survenue plus tôt ce mois- ci était justifiée du point de vue des données économiques fondamentales », a estimé M.DePratto.En faisant passer son taux directeur à 1,25 % la semaine dernière, la banque centrale a expliqué sa décision en évoquant les données économiques particulièrement solides.L\u2019économiste Nick Exarhos, de la Banque CIBC, a aussi noté que les tendances de l\u2019inflation sous-jacente semblaient se raffermir.«Nous pourrions observer une certaine pression déflationniste liée à la vigueur du dollar canadien, mais étant donné les hausses du salaire minimum, le resserrement de l\u2019écart de production et ce qui devrait être un prix moyen plus élevé pour l\u2019énergie sur l\u2019ensemble de cette année par rapport à 2017, l\u2019inflation devrait vraisemblablement accélérer.» Dans l\u2019ensemble, Statistique Canada a indiqué vendredi que l\u2019indice des prix à la consommation avait grimpé de 1,9 % pendant le dernier mois de 2017, par rapport au même mois un an plus tôt.La Presse canadienne L\u2019inflation annuelle a ralenti à 1,9 % JOHANNES EISELE AGENCE FRANCE-PRESSE Une femme portant un masque pour se protéger, à Shanghai.Selon les données d\u2019Orkan, le niveau de pollution en Chine a doublé depuis dix ans.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR La société d\u2019État veut doubler son chif fre d\u2019af faires à environ 27 milliards de dollars d\u2019ici 2030. S i les obligations vertes connaissent un difficile décollage, il en va ainsi de leur accès aux plus petits portefeuilles.À moins d\u2019être un « investisseur qualifié», le particulier doit encore s\u2019en remettre aux fonds éthiques et à impact.La chronique du 13 janvier portant sur « le difficile décollage des obligations vertes» a généré des demandes d\u2019information portant essentiellement sur la façon dont le petit investisseur peut accéder à ces titres.Un petit tour d\u2019horizon des pratiques et disponibilités dans le marché nous indique que l\u2019accès direct est très limité, sinon inexistant.« Les particuliers doivent en parler à leur conseiller.Ça va créer une demande venant du marché du détail », souhaite Simon Sénécal, gestionnaire, Investissement responsable chez AlphaFixe Capital.AlphaFixe vient de procéder au lancement du premier fonds canadien d\u2019obligations vertes et alignées sur les changements climatiques.Le Fonds a démarré avec plus de 40 millions de dollars d\u2019actif sous gestion provenant de ses partenaires Bâtirente et Fondaction.Cet actif se dirige en mars vers les 100 millions répartis entre 11 clients.Mais AlphaFixe est destiné aux investisseurs institutionnels.Le cabinet spécialisé Addenda Capital a également annoncé cette semaine la venue sur le marché du Fonds revenu fixe d\u2019impact axé sur les placements canadiens, qui vise « à générer des retombées sociales et environnementales positives tout en offrant des rendements similaires au marché».Ce fonds est également destiné aux institutionnels, mais aussi aux « investisseurs qualifiés », soit les investisseurs ayant des revenus nettement supérieurs à la moyenne ou un actif suffisamment important pour, notamment, dispenser de prospectus l\u2019émetteur.On s\u2019en doute, faire affaire avec le petit investisseur impose toute une infrastructure en matière de réseau et d\u2019administration afin de répondre aux exigences réglementaires en matière de conformité et de reddition de comptes.Ces manufacturiers préfèrent donc s\u2018en remettre, pour l\u2019heure, aux institutionnels qui, eux, décideront de jouer ou non le rôle d\u2019intermédiaire auprès des particuliers.D\u2019autant que les obligations vertes occupent encore un marché de niche.Le Climate Bonds Initiative (CBI) a dénombré l\u2019an dernier plus de 1500 émissions de ces obligations réparties entre 239 émetteurs provenant de 37 pays, pour un total de 155,5 milliards $US.Au Canada, 3,5 milliards $US ont été recueillis l\u2019an dernier, les trois principaux émetteurs étant la Banque TD, Exportation et Développement Canada (EDC) et la province de l\u2019Ontario.Selon la compréhension des spécialistes de l\u2019équipe des Fonds négociés en Bourse de BMO Marchés des capitaux, seules les obligations vertes émises par les gouvernements fédéral et provinciaux pourraient, ultimement, être rachetées sur le marché du détail.Les autres ne peuvent s\u2019adresser qu\u2019aux investisseurs qualifiés.C\u2019est notamment le cas pour EDC, qui procède par tranche de 5000 $.Plateforme Il existe toutefois une plateforme qui émet des obligations vertes auprès des petits investisseurs.CoPower a pris naissance dans la foulée des modifications apportées à la réglementation venant alléger certaines obligations relatives au prospectus pour plusieurs types d\u2019émetteurs, dont le financement participatif.Le marché dit dispensé permet d\u2019offrir des produits financiers dispensés de prospectus au grand public, jusqu\u2019à un certain montant investi plafonné.Empruntant à la formule du sociofinance- ment, CoPower recueille l\u2019épargne en émettant des obligations ver tes et en redirigeant les fonds vers des projets d\u2019« énergie propre » et d\u2019efficacité énergétique sous forme de prêts.L\u2019entreprise parle sur son site de prêts de première qualité garantis.L\u2019investissement minimal est de 5000 $, pouvant augmenter par tranche de 1000 $, et le rendement annuel peut VOS FINANCES Le difficile accès aux obligations vertes L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E A 11 Le CN La Power Corporation of Canada Jack Cockwell, en hommage à Daphne Cockwell Hugh Scott La J.W.McConnell Foundation La Claudine and Stephen Bronfman Family Foundation Au Québec, Le Grand Sentier est raccordé à 100 % grâce à la générosité de nos donateurs, au travail de nos bénévoles, à l\u2019engagement de nos commanditaires et au soutien ininterrompu des gouvernements.Le sentier Transcanadien souhaite exprimer sa gratitude aux donateurs suivants, qui ont grandement contribué à l\u2019atteinte de cette étape importante au Québec.Merci! Donateurs de la campagne Chapitre 150* *Donateurs de 100 000 $ et plus Sentier du Caps Photo: Laval Poulin LeGrandSentier.ca VICE-RECTEUR ASSOCIÉ OU VICE-RECTRICE ASSOCIÉE AUX ÉTUDES ET AFFAIRES FRANCOPHONES Au sujet de l?Université Laurentienne L?Université Laurentienne sert plus de 9 600 étudiants, dont environ 1 500 dans ses 47 programmes francophones et bilingues, sur son campus à Sudbury (Ontario).Elle est l?une des deux universités bilingues de la province.En phase de croissance continue, elle a réalisé des investissements de plus de 150 000 000 $ dans les immobilisations au cours des cinq dernières années, notamment dans la construction de l?École d?architecture McEwen, du Centre pour la vitalité des lacs Vale qui a remporté de nombreux prix, d?une nouvelle résidence étudiante, la modernisation de salles de classe et de laboratoires, l?achèvement du Centre d?apprentissage pour cadres, du Centre autochtone de partage et d?apprentissage, et du Club universitaire.L?Université Laurentienne s?engage à respecter son mandat bilingue et triculturel et offre une expérience hors pair en anglais et en français, ainsi qu?une approche globale de la formation des Autochtones.Le magni?que campus boisé de la Laurentienne est entouré de lacs d?eau douce scintillante, de terrains de conservation de la nature et de centaines de kilomètres de pistes.L?Université se trouve dans le centre géographique du Grand Sudbury, la ville la plus peuplée du nord de l?Ontario (160 000 habitants).Elle entretient des liens étroits et productifs avec Science Nord, SNOLAB, Horizon Santé-Nord et deux partenaires postsecondaires, le Collège Boréal et le Collège Cambrian.À PROPOS DU POSTE Responsabilités Relevant directement du vice-recteur aux études et provost, vous serez appelé à jouer un rôle de leadership dans la promotion, le développement et la mise en oeuvre de programmes et de politiques visant à renforcer l?espace francophone au sein de l?Université Laurentienne.Présentement, l?Université Laurentienne offre près de 50 programmes bilingues et en français, du baccalauréat au doctorat.En collégialité avec l?équipe de direction de l?Université, les professeurs, les étudiants, le personnel et des partenaires externes, vous travaillerez au développement et à la mise en oeuvre de programmes académiques susceptibles de répondre aux aspirations de la communauté francophone et francophile que l?Uni- versité dessert, tout en visant l?excellence dans tous les programmes déjà offerts en français.Vous serez directement imputable au vice-recteur aux études pour tout ce qui touche vos responsabilités de représentation auprès de diverses instances aux paliers régional, provincial, national et international.PRIORITÉS Vous aurez comme principales priorités \u2022 l?atteinte des résultats à caractère francophone dans le Plan stratégique 2018-2023; \u2022 la mise en oeuvre de la priorité #1 du Plan d?enseigne- ment 2015 \u2013 2018 touchant l?appui aux programmes en français et au mandat bilingue de l?Université; \u2022 la mise en oeuvre de la Politique de bilinguisme de l?Université, ainsi que de la désignation partielle de l?Université en vertu de la Loi sur les services en français de l?Ontario.PROFIL IDÉAL \u2022 Doctorat ou une formation équivalente.\u2022 Expérience de leadership en milieu universitaire, particulièrement dans le contexte francophone, dans un contexte où la créativité était mise en valeur et où il y avait des livrables mesurables.\u2022 Vision stratégique du développement des programmes en langue française en contexte minoritaire, du recrutement d?étudiants et de professeurs, et du potentiel d?at- tirer des diplômés des programmes d?immersion en leur offrant une réelle valeur ajoutée.\u2022 Leadership d?inspiration ayant démontré la capacité d?encourager la collaboration, et de mobiliser les parties prenantes et les collègues par l?innovation et l?en- gagement communautaire.\u2022 Réputation et crédibilité commandant le respect et l?adhé - sion de la communauté universitaire et de son entourage.\u2022 Expérience en élaboration et mise en oeuvre de stratégies de développement.\u2022 Leadership consultatif, transparent, axé sur les résultats, secondé par la force de caractère nécessaire pour garder le cap dans les situations dif?ciles.\u2022 Solide vision et aptitudes de gestion ?nancière permettant à l?Université d?obtenir les ressources dont elle a besoin auprès des gouvernements et d?autres sources de ?nancement.\u2022 Le goût et la capacité d?apprendre, d?écouter les autres, de mettre les gens en valeur et de les motiver à passer à l?action et à transformer de nouvelles idées en projets concrets.\u2022 Sens politique, tact et capacité de convaincre.\u2022 Connaissance des enjeux et des réalités de l?Ontario français, de la francophonie canadienne, et de la francophonie internationale \u2022 Connaissance et expérience dans le contexte d?un milieu triculturel \u2022 Habileté à communiquer avec des intervenants de tous les niveaux, non seulement à l?Université, mais également à la Ville, dans la région, auprès des gouvernements, et d?autres parties prenantes de la Laurentienne.\u2022 Capacité de s?exprimer couramment en français et en anglais, à l?oral comme à l?écrit.DOSSIER À PRÉSENTER Les candidatures et les mises en candidature doivent inclure un curriculum vitae et un énoncé succinct des compétences et atouts appropriés pour le poste, et être envoyées sous pli con?dentiel à vpap@laurentienne.ca.Les candidats doivent aussi demander à trois répondants d?envoyer des lettres de recommandation directement à cette adresse.L?examen des dossiers commencera immédiatement, mais les candidatures seront acceptées jusqu?à ce que le poste soit pourvu.Les questions touchant le poste doivent être posées à M.Serge Demers, Vice-recteur aux études par intérim, à sdemers@laurentienne.ca.POLITIQUE DE L?UNIVERSITÉ L?Université Laurentienne souscrit aux principes de l?éga- lité des chances et se fait un devoir d?assurer l?équité dans l?emploi et la diversité dans sa communauté.Elle reçoit volontiers et encourage les candidatures des membres des minorités visibles et sexuelles, des femmes, des Autochtones et des personnes handicapées.Les candidats peuvent s?identi?er comme membres d?un groupe d?équité dans l?emploi.Toutes les personnes quali?ées sont invitées à poser leur candidature, mais les citoyens canadiens et les résidents permanents seront toutefois considérés en premier lieu pour ce poste.A?n de se conformer aux lois fédérales, l?Université doit compiler des statistiques sur le nombre de candidats à chaque poste af?ché qui sont citoyens canadiens ou résidents permanents.Il n?est pas nécessaire d?indiquer la citoyenneté ou le pays d?origine, mais plutôt d?inclure l?énoncé « Je suis citoyen canadien / résident permanent du Canada » ou « Je ne suis pas citoyen / résident permanent du Canada », sans quoi le dossier sera considéré comme incomplet.Des renseignements ?gurent à www.laurentienne.ca.Les administrateurs universitaires supérieurs ne sont pas membres de l?APPUL, mais ont une position dans une unité d?enseignement.Les membres du corps professoral font partie de l?Association des professeurs de l?Univer- sité Laurentienne (APUL), et il est recommandé que les candidats lisent la Convention collective qui ?gure à www.lufapul.ca.C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S GÉRARD BÉRUBÉ Ottawa cumule un déficit budgétaire de 9,1 milliards Ottawa \u2014 Le déficit budgétaire du gouvernement fédéral pour les huit premiers mois de l\u2019exercice en cours était moindre que celui de la même période un an plus tôt, la croissance des revenus ayant surpassé celle des dépenses.Ottawa a cumulé un déficit de 9,1 milliards pour la période d\u2019avril à novembre.Cela se compare à un déficit de 12,7 milliards pour la même période de l\u2019exercice 2016-2017.Les revenus ont augmenté de 4,8% et les dépenses, de 3,2%.La Presse canadienne atteindre jusqu\u2019à 5 %, dit-on.Il n\u2019y a pas de marché secondaire pour ces titres, dont l\u2019échéance est de trois ou de cinq ans.Offre limitée Aux États-Unis aussi l\u2019of fre est limitée.On observe l\u2019existence du Green Bonds Vaneck ETF qui s\u2019en remet aux critères du CBI, mais qui ne couvre qu\u2019une petite partie du vaste marché obligataire américain.« Il se présente en satellite de la par tie revenu fixe d\u2019un por te- feuille », commente Alain Desbiens, directeur des ventes FNB BMO.À part ces initiatives ciblées, voire pointues, le petit investisseur accède aux obligations vertes par l\u2019intermédiaire de fonds obligataires, de fonds éthiques, de fonds à investissement d\u2019impact ou de FNB empruntant aux critères d\u2019investissement responsable ou ceux d\u2019ESG (enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance).Jocelyn Caron, directeur des opérations au Groupe Investissement responsable, prend toutefois soin de rappeler qu\u2019il n\u2019y a toujours pas de normalisation mondiale des critères.Même si ceux du CBI reçoivent une attention particulière, leur application peut se compliquer.« Il est rare qu\u2019on puisse affirmer sans ambages ce qui est éthique ou non.Et la notion d\u2019investissement responsable varie d\u2019un investisseur à l\u2019autre », a-t-il déjà souligné.« Il faut lire le prospectus», conseille-t-il.?Résumé simplement, dans une démarche éthique, l\u2019investisseur fait de ses choix de placement une question de discrimination et d\u2019exclusion.Il retient alors une approche de tamisage.Avec celle de l\u2019investissement responsable ou durable, les facteurs ESG s\u2019insèrent dans une approche de long terme, moins punitive et plus proactive, et dans une communication plus positive avec l\u2019émetteur.Pour sa part, l\u2019investissement d\u2019impact adopte un comportement plus ciblé, un thème plus pointu.L\u2019intention est d\u2019obtenir ou de créer une valeur financière et sociale spécifique, et d\u2019en mesurer les effets sociaux ou environnementaux.?Les fonds mentionnés dans cette chronique ne sont présentés qu\u2019à titre d\u2019information et ne constituent en rien une recommandation de l\u2019auteur.Irving créera 1510 emplois au Canada Saint-Jean \u2014 La société JD Irving annonce qu\u2019elle se lance dans une autre importante campagne d\u2019embauche car d\u2019ici trois ans, elle devra pourvoir 1510 nouveaux emplois au Canada et 190 autres aux États-Unis.Le conglomérat canadien basé à Saint-Jean, au Nouveau- Brunswick, précise que parmi les nouveaux employés, plusieurs participeront dans le Canada atlantique à l\u2019assemblage de navires pour la Marine royale canadienne.D\u2019autres travailleront à une nouvelle usine qu\u2019Irving inaugurera à Macon, dans l\u2019État américain de la Géorgie.D\u2019ici 2020, Irving prévoit l\u2019embauche totale d\u2019environ 10 400 personnes au Canada et aux États-Unis.Plusieurs d\u2019entre elles remplaceront les employés qui doivent prendre leur retraite ou qui ont choisi de quitter la compagnie.La Presse canadienne Wall Street à des records New York \u2014 La Bourse de New York a terminé à de nouveaux records vendredi, les entreprises américaines, au cœur de la saison des résultats, affichant des bénéfices records et faisant clôturer le Nasdaq pour la première fois au-dessus des 7500 points.Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones s\u2019est apprécié de 0,9%, ou 223,92 points, à 26 616,71 points.Le Nasdaq a pris 1,3%, ou 94,61 points, à 7505,77 points.L\u2019indice élargi S&P 500 a avancé de 1,2%, ou 33,62 points, à 2872,87 points.Sur la semaine, le Dow Jones a pris 2,1%, le Nasdaq 2,3% et le S&P 500 2,2%, les trois indices affichant une quatrième semaine consécutive de progression.Le marché obligataire reculait : le rendement des bons du Trésor à 10 ans se tendait à 2,659%, contre 2,617% la veille, et celui des bons à 30 ans progressait à 2,907%, contre 2,881% jeudi soir.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 CULTURE A 12 P H I L I P P E P A P I N E A U E n accédant mardi à la présidence de TC Media, division de l\u2019entreprise québécoise Transcontinental fondée par son père, Pierre Marcoux y continue son ascension entamée en 2000 en tant que simple journaliste.Désormais grand responsable de véhicules comme Publisac et de publications comme Les Af faires et, jusqu\u2019à nouvel ordre, Métro, il se dit ouvert à l\u2019aide gouvernementale à la presse et estime que la vente des hebdos de TC est une bonne chose pour ceux-ci.Discussion.Avant de gérer des médias, vous aviez plutôt l\u2019ambition d\u2019y écrire.Qu\u2019est-ce qui vous plaisait dans le journalisme?J\u2019aimais écrire, j \u2019aimais beaucoup parler au monde.Et j\u2019aimais le fait de comprendre les enjeux, d\u2019ar river à voir clair dans une situation et pouvoir transmettre cette informa- tion-là.En anglais, on parle souvent de reporting et de writing.Je vous dirais que l\u2019aspect reporting, de rendre compte, ça m\u2019allumait beaucoup.Comment êtes-vous arrivé à la gestion, aux affaires?J\u2019ai fait une maîtrise aux États-Unis en gestion des médias écrits (à la Northwestern University), et après avoir travaillé un peu comme journaliste aux États-Unis et en Ontario, je suis rentré comme journaliste aux Affaires.J\u2019ai géré des sections du journal, puis le journal dans son ensemble.Je suis passé aux ventes, j\u2019ai occupé différents postes dans l\u2019entreprise au niveau de la gestion\u2026 J\u2019ai gravi pas mal les échelons, quoi.Votre père, Rémi Marcoux, fondateur de Transcontinental, n\u2019a jamais voulu donner de passe-droit à ses enfants\u2026 Je dirais que ça s\u2019inscrit effectivement dans la philosophie de ne pas être catapulté dans un poste pour les mauvaises raisons.La situation n\u2019est pas toujours rose pour les médias ces temps-ci.Vos journaux locaux font partie de la Coalition pour la pérennité de la presse.Êtes- vous partisan d\u2019une aide gouvernementale?L\u2019industrie des journaux en particulier fait face à des transformations qui sont importantes.Je pense que c\u2019est du devoir des gouvernements d\u2019accompagner les médias.D\u2019une part parce que c\u2019est une industrie importante, et d\u2019autre par t pour permettre aux médias de continuer à faire leur travail journalistique avec les moyens appropriés.Trouvez-vous qu\u2019une aide par des prêts consentis par Investissement Québec, comme ceux accordés au Devoir et à Groupe Capitale Médias, est la bonne approche?Je ne veux pas commenter la forme nécessairement.C\u2019est important que le fédéral et le provincial puissent mettre sur pied des programmes accessibles à tous pour aider les médias dans cette transformation- là.D\u2019ailleurs, nous chez TC Media, du côté Affaires, on reçoit des subventions de Patrimoine canadien par le Fonds des périodiques.Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas la même chose pour la presse hebdomadaire et quotidienne.TC Media se concentre beaucoup dans son volet affaires et éducation, justement.C\u2019est rentable?C\u2019est un groupe qui, dans l \u2019univers des médias, s \u2019en sort très bien.Il fait environ 100 millions de revenus avec une très bonne profitabilité.C\u2019est un groupe où on est capable de croître de manière organique et par acquisitions.De manière organique?Par exemple aux Af faires, on a développé des activités de conférences, on en fait une quarantaine par an.Cette année, on va lancer un salon commercial sur la transformation numérique, qui est un nouveau format dans le domaine de l\u2019événementiel.Et les activités traditionnelles des médias nous permettent de pousser des entreprises qu\u2019on acquiert, de les faire croître, et vice et versa.Est-ce que la vente en cours des hebdos du Québec et de l\u2019Ontario est une bonne chose pour votre entreprise?On a décidé de s\u2019en départir parce qu\u2019honnêtement, pour une entreprise publique de notre grosseur, c\u2019était rendu dif ficile d\u2019avoir la proximité nécessaire à nos marchés pour que ces produits-là puissent croître de manière intéressante.C\u2019est pour ça qu\u2019on a fait le choix conscient de les vendre à des entrepreneurs qui, dans leurs régions, vont connecter avec leur marché, avec les commerçants du coin.Et les journalistes ont davantage la capacité d\u2019être sur le terrain, d\u2019être au courant des enjeux de la place.Il reste une trentaine de journaux dans votre giron, dont à Montréal et à Québec.Qu\u2019en est-il des gros joueurs comme Métro?Je ne peux pas vraiment vous dire, les dossiers de vente sont confidentiels d\u2019une par t, et ce n\u2019est pas directement sous ma responsabilité.L\u2019avenir est-il dans le numérique, dans le papier?On a décidé d\u2019être avec nos clients, lecteurs et annonceurs, dans cette transforma- tion-là.Où ça s\u2019en va exactement ?Je n\u2019ai pas de boule de cristal, mais on est prêt à continuer à of frir nos contenus sur les plateformes qu\u2019on a, et à les développer au gré des changements d\u2019habitudes de consommation des gens.Le Devoir « C\u2019est du devoir des gouvernements d\u2019accompagner les médias » Pierre Marcoux vient d\u2019être nommé président de TC Media, qui vend actuellement ses hebdos locaux A M É L I P I N E D A J acques Languirand, l\u2019animateur de la légendaire émission de Radio-Canada Par 4 chemins, s\u2019est éteint vendredi à l\u2019âge de 86 ans.Son décès a été annoncé par sa famille par voie de communiqué en fin d\u2019après-midi.M.Languirand était atteint de la maladie d\u2019Alzheimer depuis plusieurs années.C\u2019est d\u2019ailleurs cette maladie qui l\u2019avait contraint «à accrocher son micro» en 2014, après avoir établi un record de 43 ans à la barre d\u2019une émission de radio.« J\u2019ai aussi perdu ma vigueur et cette motivation si nécessaire pour faire mon métier comme vous le méritez », avait-il avoué en février 2014, lors de sa dernière émission.Abordant différents thèmes, allant de l\u2019environnement à la politique en passant par la spiritualité, Par 4 chemins a été une des émissions phares du diffuseur public.M.Languirand a connu une carrière prolifique, laissant sa marque comme dramaturge, écrivain, animateur de télévision, comédien, journaliste, réalisateur, metteur en scène, professeur et producteur.On lui doit notamment les pièces Les insolites et Les violons de l\u2019automne, qui lui ont valu un Prix du gouverneur général en 1962, et, plus récemment, Faust et les radicaux libres ainsi que Feedback.Radio-Canada a souligné le long parcours de ce «géant des communications».«Par sa curiosité ouverte à tous les horizons, son immense culture, sa capacité remarquable à se renouveler sans cesse, Jacques Languirand pouvait tour à tour nous ouvrir les portes des avancées de la contre-culture, soulever des questions fondamentales sur la vie et la société, se faire l\u2019écho des développements les plus inspirants de la science et de l\u2019art », a déclaré le vice-président principal de Radio-Canada, Michel Bissonnette.Aucune cérémonie publique n\u2019est prévue, la famille a indiqué qu\u2019elle souhaite vivre son deuil en privé.Les dernières années de la vie de M.Langui- rand ont été assombries par des allégations d\u2019agressions sexuelles.En avril 2016, Line Beaumier, l\u2019ex-conjointe de sa fille, avait affirmé publiquement qu\u2019il aurait agressé celle-ci.Elle soutenait que, avant son décès, Martine Languirand «avait tout dit » dans un enregistrement lié au projet de biographie Le cinquième chemin, rédigé par la journaliste et écrivaine Aline Apostolska et publié en 2014 aux Éditions de l\u2019Homme.Ces allégations n\u2019ont jamais été prouvées en cour, et la police n\u2019a pas confirmé l\u2019ouverture d\u2019une enquête.La famille de M.Languirand s\u2019était empressée de dénoncer ce qu\u2019elle qualifiait d\u2019« acharnement » à l\u2019endroit de l\u2019ex-animateur.Les Lan- guirand ajoutaient que les seules personnes qui pourraient répondre à ces questions n\u2019étaient plus en mesure de le faire.L\u2019auteure Aline Apostolska avait indiqué au Devoir être liée par un contrat qui donnait à la famille un droit de relecture de son manuscrit.Concernant les allégations de Mme Beaumier, la biographe a soutenu qu\u2019elle « ne dit pas n\u2019importe quoi ».Elle s\u2019interrogeait toutefois « sur les raisons pour lesquelles elle fait ça.Elle sait très bien que Martine Languirand ne voulait pas» que ces allégations soient discutées sur la place publique.Prix Guy-Maufette Né le 1e r mai 1931, Jacques Languirand n\u2019avait que 18 ans lorsqu\u2019il a décidé de s\u2019exiler à Paris, où il a notamment été chroniqueur à l\u2019antenne de la RDF \u2014 la Radiodiffusion française.De retour au Québec à la fin des années 1950, il prend sa place à la télévision, participant à plusieurs émissions d\u2019information.Grand amoureux du français, il avait obtenu en 2004 le prix Georges-Émile-Lapalme pour la qualité et le rayonnement de la langue.Il avait également à cœur la cause environnementale, ce qui l\u2019a amené à être porte-parole du Jour de la terre et de la coalition Québec-Vert-Kyoto, qui lutte contre les gaz à effet de serre.Il avait aussi cofondé le Festival des films sur l\u2019environnement de Portneuf et participé à la série documentaire de Télé-Québec Les artisans du rebut global.En 2006, il a été admis au Cercle des Phénix, qui regroupe des personnalités québécoises reconnues pour leur contribution personnelle remarquable à la cause de l\u2019environnement.Au fil des ans, il a obtenu de nombreux prix, dont le Prix spécial du jury du Concours international de théâtre de la Fondation Alexandre S.Onassis pour Faust et les radicaux libres, en 2001.En 2012, il reçoit le prix Guy-Maufette, qui récompense des personnes qui contribuent de façon exceptionnelle à l\u2019évolution de la radio et de la télévision.En 2011, alors qu\u2019il s\u2019apprêtait à amorcer la 41e saison de Par 4 chemins à la Première chaîne de Radio-Canada, Jacques Languirand a suscité une controverse qui a mené à sa suspension temporaire.Lors du lancement de la saison radiophonique, en août, M.Langui- rand n\u2019avait pas aimé que son émission ne soit pas incluse dans le dévoilement de la programmation 2011-2012.«Ces imbéciles [\u2026] ont oublié de me mettre sur ce plateau alors que, cette année, j\u2019entreprends ma 41e saison de l\u2019émission Par 4 chemins», avait-il lancé à voix haute, avant de faire un doigt d\u2019honneur devant une dizaine de ses collègues et les patrons de la boîte.L\u2019animateur avait été suspendu au lendemain de cet esclandre, avant de retrouver son micro quelques semaines plus tard, en octobre.Avec La Presse canadienne Le Devoir Jacques Languirand est mort à l\u2019âge de 86 ans PEDRO RUIZ LE DEVOIR C\u2019est la maladie d\u2019Alzheimer qui avait contraint Jacques Languirand « à accrocher son micro » en 2014.L\u2019animateur avait été à la barre de son émission de radio durant 43 ans, un record. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 LES SPORTS A 13 L\u2019UQAM et sa Fondation sont ?ères de présenter les quatre diplômés qui coprésident la plus importante campagne majeure de ?nancement de l\u2019histoire de l\u2019Université.La campagne 100 millions d\u2019idées vise à recueillir 100 millions de dollars pour propulser la société québécoise.100millions.uqam.ca Louise Champoux-Paillé C.M., C.Q., F.Adm.A.Administratrice de sociétés certi?ée Richard Cacchione FCPA, FCGA Président Hydro-Québec Production Dominique Dionne Vice-présidente, affaires publiques et communications stratégiques Investissements PSP Philippe Meunier Chef de la création et cofondateur SidLee Cofondateur La Factry 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com T E N N I S Federer en finale contre Cilic à Melbourne Melbourne \u2014 Roger Federer jouera sa trentième finale de Grand Chelem à l\u2019Open d\u2019Australie, en quête d\u2019un vingtième titre, contre le Croate Marin Ci- lic, après une demie tronquée vendredi à Melbourne.Le jeune Sud-Coréen Chung Hyeon, révélation du tournoi à 21 ans, n\u2019a pas pu défendre ses chances contre le maître helvétique à cause d\u2019ampoules au pied qui l\u2019ont contraint à jeter l\u2019éponge après à peine plus d\u2019une heure de jeu.La finale Federer-Cilic sera le dixième duel entre les deux hommes.Agence France-Presse S U R F D E S N E I G E S Victoire d\u2019Anderson en Coupe du monde Bansko \u2014 Le Québécois Jasey- Jay Anderson a gagné le slalom géant parallèle de la Coupe du monde de surf des neiges de Bansko, en Bulgarie, vendredi, devenant ainsi le plus vieil athlète à remporter l\u2019or sur le circuit.Il a devancé le Suisse Nevin Galmarini, meneur au classement général, pour sa 28e victoire en 257 départs au cours de sa carrière et sa première en près de huit ans sur le circuit.Âgé de 42 ans, Anderson a été nommé au sein de l\u2019équipe olympique canadienne jeudi.Les Jeux de Pyeongchang seront ses sixièmes.La Presse canadienne M I C H E L L A M A R C H E C harles Hudon a été le meilleur joueur du Canadien de Montréal jeudi soir contre les Hurricanes de la Caroline.Mais le jeune attaquant originaire d\u2019Alma était incapable de sourire dans le vestiaire de l\u2019équipe après la défaite de 6-5, et ce n\u2019était pas seulement à cause du score final.Hudon a fait son mea-culpa relativement au filet victorieux de Justin Williams, inscrit seulement dix secondes après que Max Pacioretty eut créé l\u2019égalité en milieu de troisième période lors d\u2019une supériorité numérique.« C\u2019est de ma faute, le dernier but, a-t-il déclaré la voix basse.J\u2019aurais dû être plus responsable, j\u2019aurais dû rester plus dans le centre, et c\u2019est mon joueur qui a marqué.C\u2019est vraiment frustrant.Je prends le blâme pour le dernier but.» En s\u2019accusant de la sorte, Hu- don a lui-même relégué à l\u2019arrière-plan sa deuxième soirée de trois points dans la LNH.Ses deux buts ont été les points de départ de deux remontées de deux buts du Canadien.Il a testé Cam Ward en six occasions, distribué trois mises en échec et gagné huit de ses quatorze mises en jeu.Tout en reconnaissant la faute de Hudon, l\u2019entraîneur- chef Claude Julien avait de bonnes choses à dire de son jeune attaquant.« Hudon est un joueur de caractère, un bon joueur.Il ne s\u2019est pas bien positionné sur le but gagnant, il l \u2019a réalisé tout de suite.I l nous a donné deux buts et il a connu un bon match.Charles est un bon joueur et il s\u2019en va dans la bonne direction », a déclaré Julien.Soirée difficile La défail lance de Hudon sur ce jeu spécifique n\u2019a pas été la seule du Canadien.De nombreux joueurs ont connu une soirée dif ficile et Julien l\u2019a répété à plusieurs reprises lors de son point de presse d\u2019après-match.Julien n\u2019a nommé personne, mais il aurait pu parler du trio de Jonathan Drouin, Alex Gal- chenyuk et Nicolas Deslau- riers, qui a terminé la soirée avec un ratio défensif collectif de \u20139.Il aurait également pu nommer Jordie Benn, qui a connu l\u2019un de ses pires matchs depuis son arrivée avec le Canadien il y a 11 mois.« C\u2019est dif ficile à digérer.Tu gagnes et tu perds en équipe, mais tu t\u2019attends à ce que les joueurs soient prêts.Cer tains l\u2019étaient, plusieurs ne l\u2019étaient pas.Les professionnels doivent être des professionnels.Ce n\u2019est pas une garderie.Ils doivent être prêts à jouer, c\u2019est ce qui fait les bonnes équipes.» Une place en séries Comme les 30 autres formations du circuit Bettman, le Canadien est en congé jusqu\u2019à mardi prochain.Il disputera alors le premier de ses 33 matchs à écouler au calendrier en visitant les Blues de St.Louis.Avec 46 points au classement et un recul de dix points sur les Devils du New Jersey et les Flyers de Philadelphie, détenteurs des deux dernières positions donnant accès aux séries éliminatoires, les joueurs du Canadien seront confrontés à un imposant défi.S\u2019ils croient vraiment en leurs chances de combler un tel recul, avec quatre autres équipes devant eux de surcroît, ils devront le faire en disputant 19 matchs à l\u2019étranger, dont 10 lors de séquences distinctes de quatre et six parties.Et ce n\u2019est pas en livrant des performances inégales comme celle de jeudi qu\u2019ils réaliseront pareil tour de force.Paul Byron l\u2019a d\u2019ailleurs reconnu après cette défaite, malgré les belles remontées.« Dans notre position, c\u2019est difficile de trouver du positif.Ça prend un ef fort de 60 minutes de tout le monde.On ne peut pas donner des avances aux autres équipes, jouer une première période comme celle-là [jeudi] et s\u2019attendre à gagner.» La Presse canadienne CANADIEN «Je prends le blâme pour le dernier but» Charles Hudon éprouve des remords pour avoir procuré la victoire aux Hurricanes GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Charles Hudon célèbre avec Paul Byron l\u2019un de ses deux buts de la soirée, jeudi, contre les Hurricanes de la Caroline.C\u2019était avant qu\u2019il cause le but victorieux des visiteurs en fin de match.Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 7 E T D I M A N C H E 2 8 J A N V I E R 2 0 1 8 A 14 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Le sondage Web Léger sur les intentions de vote aux élections provinciales de 2018 a été réalisé pour le compte du Devoir du 22 au 24 janvier, avec une marge d\u2019erreur de plus ou moins 3,1 %.Au total, 983 électeurs potentiels ont répondu aux questions et le sondeur en chef explique que le taux de réponse a été plus élevé qu\u2019à l\u2019habitude.Même par ce bout, on comprend l\u2019appétit de l\u2019électorat pour la bataille politique en gestation.L\u2019attrait de la Coalition semble tellement fort en ce moment que la formation accuse un rejet absolu beaucoup moins important que les autres partis.Le sondage a demandé « pour lequel des partis politiques vous ne voteriez jamais » et le PLQ a fait le plein de 33 % des réponses, QS, de 24 %, le PQ, de 22 % tandis que la CAQ n\u2019est rejetée dans l\u2019absolu que par 5 % des électeurs.« La CAQ devient comme un parti du compromis, dit M.Léger.Si vous êtes un souverai- niste fatigué, vous pouvez voter CAQ.Si vous êtes un libéral qui veut changer les choses, vous pouvez voter CAQ.Si vous êtes un Québec solidaire pressé de sortir les libéraux, vous pouvez voter CAQ.Il n\u2019y a que 5 % des électeurs qui ne voteraient jamais pour ce parti.C\u2019est très faible par rapport aux autres.La Coalition ramasse tous les insatisfaits à la manière d\u2019une auberge espagnole.» Ce que révèle le sondage La tendance.La CAQ a gagné 17 points depuis mars 2017.À l\u2019inverse, le PLQ perd six points et QS, cinq parts pendant ce temps, tandis que le PQ stagne, si on considère la marge d\u2019erreur.« La première montée de la Coalition s\u2019est faite contre le Parti québécois, commente le sondeur Léger.Là, les libéraux commencent à perdre des points au profit de la CAQ.Est-ce qu\u2019elle peut continuer de monter ?Oui, c\u2019est fluide.La tendance est quand même forte.» Les régions.La CAQ écrase toute concurrence dans la capitale (53 %) et dans les régions (44 %), tout en talonnant le PLQ (34 %) dans la marge d\u2019erreur avec 32 % des intentions de vote dans la métropole.« Partout au Québec, sauf à Montréal, la CAQ est en avance, dit Jean-Marc Léger.Sur l\u2019île de Montréal, cette situation s\u2019explique par la clientèle non francophone qui reste assez fidèle au PLQ.» La jeunesse.Les 18-34 ans continuent de favoriser le PLQ (34 %) par rappor t à la CAQ (21 %), au PQ (22 %) et à QS (15 %).À l\u2019inverse, la CAQ est plus populaire auprès des deux autres tranches d\u2019âges (35-54 ans et 55 ans et plus), avec des attraits respectifs de 42 et 45 %.Le score du PQ oscille dans les trois catégories autour de son résultat synthèse de plus ou moins 20 %.«La CAQ gruge des points partout, sauf chez les 18-34 ans, résume M.Léger.C\u2019est le seul endroit où le Parti libéral demeure fort.Même si les libéraux sont au pouvoir depuis 15 ans, les jeunes ne sont plus péquistes.» L\u2019insatisfaction.Le gouvernement libéral retombe au taux de satisfaction de 25 % atteint au plus fort de la période d\u2019austérité.C\u2019est un recul de quatre points par rapport à décembre.Les deux tiers (66 %) des Québécois se disent plutôt ou très insatisfaits du gouvernement.Le changement.De même, plus de deux électeurs sur trois (67 %) souhaitent du changement et la CAQ (34 %) est perçue comme la formation incarnant le plus cette mutation, suivie de QS (15 %) et loin derrière du PLQ (8 %) et du PQ (9%), qui traînent en fond de cale.Le favori.Les gens pensent en plus que la Coalition est la plus susceptible de gagner les prochaines élections, à 34 % contre 30 % pour le PLQ et 5 % pour le PQ.C\u2019est la première fois que la CAQ passe en tête de ce facteur.«La partielle de Louis-Hébert, arraché en octobre par la Coalition, a déclenché quelque chose, dit le sondeur.Les majorités se forment avec les 80 % de francophones et la majorité d\u2019entre eux pense que la CAQ va l\u2019emporter.» Les chefs.François Legault est choisi comme meilleur premier ministre potentiel par 31 % des répondants, suivi par Philippe Couillard (16 %), Jean-François Lisée (10 %) et les deux porte-parole de QS, Manon Massé et Gabriel Nadeau- Dubois, à 5 %.Les enjeux.Le sondage questionne les électeurs pour savoir quel parti est le meilleur à leurs yeux en fonction de différents domaines d\u2019intervention du gouvernement.La Coalition domine partout : l\u2019accès à un médecin de famille, la réduction des temps d\u2019attente aux urgences, l\u2019accès aux centres de la petite enfance, la création d\u2019emplois, la réduction des impôts ou le maintien de l\u2019équilibre budgétaire.Partout, sauf pour trois facteurs : la promotion de la langue française et de la culture québécoise, où le PQ se démarque, le partage de la richesse et la protection de l\u2019environnement, deux points for ts de QS.Par ailleurs, les électeurs se disent aux deux tiers (66 %) plus favorables à un réinvest issement en santé ou en éducation, pour les familles ou les aînés, qu\u2019à une éventuelle baisse d\u2019impôt pour les particuliers (34 %).Deux défis.«La force de la CAQ aujourd\u2019hui, c\u2019est de démontrer qu\u2019elle peut devenir une solution de remplacement au Parti libéral, conclut M.Léger.En conséquence, elle est en train de fédérer les insatisfaits.Ce qui lui donne deux défis.Le premier, c\u2019est que quand on monte trop fort, trop vite, c\u2019est difficile d\u2019aller plus haut.La formation va atteindre son plafond rapidement, et on se retrouve à neuf mois des élections.Le deuxième facteur, c\u2019est que les votes pour la CAQ ne sont pas nécessairement pour elle : ils expriment un choix des électeurs contre le gouvernement actuel.Au fil des mois, il faudra leur démontrer pourquoi il serait juste de voter pour la CAQ.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SONDAGE Le combat des chefs Qui ferait le meilleur premier ministre?janvier 2018 décembre 2017 F.Legault 31 % 29 % P.Couillard 16 % 17 % J.-F.Lisée 10 % 9 % Massé-Dubois 5 % 8 % Que fera Boeing?Si la Commission avait penché en faveur de Boeing, qui accuse Bombardier d\u2019avoir bénéficié d\u2019appuis gouvernementaux pour of frir un bon prix au transporteur Delta, Ottawa aurait vraisemblablement porté la cause en appel à l\u2019OMC ou en vertu de l\u2019ALENA.Or, les yeux sont maintenant tournés vers Boeing, pour qui il ne serait pas interdit de déposer une nouvelle plainte.La compagnie pourrait aussi faire appel auprès de la Cour du commerce international des États-Unis, située à New York.« Bien que nous soyons en désaccord avec la décision de la Commission, nous analyserons celle-ci en détail lorsqu\u2019elle sera publiée au cours des procha ins jours », a af f irmé Boeing.« Nous ne serons pas des spectateurs face aux pratiques d\u2019affaires illégales de Bombardier, qui continuent de por ter préjudice aux travailleurs américains et à l\u2019industrie qu\u2019ils appuient.» Au fil des mois, les gestes de Boeing ont déclenché à Ottawa un tel mécontentement que le gouvernement fédéral, qui cherche à renouveler sa flotte d\u2019avions militaires, lui a tourné le dos en décidant d\u2019acheter plutôt des avions usagés en Australie.« C\u2019est un immense soulagement, a dit le coordonnateur québécois du syndicat des machinistes, David Char trand.Il faut tout de même faire preuve de prudence, en espérant que Boeing lâche le morceau et que les pratiques protectionnistes du gouvernement Trump soient réévaluées.» Lors de leur plaidoyer cette semaine, Bombardier et Ottawa ont exprimé leur incompréhension devant la tournure des événements, chacun se demandant comment la Commission pouvait se prononcer alors qu\u2019aucun appareil CSeries n\u2019a encore été livré aux États-Unis et que Boeing ne fabrique pas d\u2019avions dans cette catégorie.« Le résultat, c \u2019est que ça ouvre au programme CSeries le plus gros marché au monde, les États-Unis », a dit Karl Moore, professeur à la Faculté de gestion Desautels de l\u2019Université McGill.«Mais aussi, ça rend l\u2019appareil viable à l\u2019échelle mondiale.Parce qu\u2019en étant exclu du marché américain, le programme aurait été à risque ailleurs dans le monde.Boeing pourrait revenir à la charge, bien que je ne voie pas trop ses avenues juridiques, mais la décision unanime leur complique la tâche.» À la Bourse de Toronto, l\u2019action de Bombardier a immédiatement bondi et terminé la journée en hausse de 15 % à 3,54 $, un niveau qu\u2019elle n\u2019avait pas vu depuis 2015.Le cas de Mobile Bombardier a récemment cédé le contrôle du programme CSeries au géant européen Airbus, qui compte installer une chaîne de montage sur ses terrains en Alabama.Cela, ont dit les deux entreprises à l\u2019automne 2017, permettrait de contourner les allégations de Boeing, car les appareils seraient fabriqués aux États-Unis.Boeing a rétorqué dans son plaidoyer qu\u2019« il n\u2019y a aucune coentreprise » et que « les parties n\u2019ont encore rien fait de concret sur le terrain à Mobile, encore moins une chaîne complète de montage ».Conçu dans les années 2000 avec les États- Unis comme marché potentiel principal, le programme CSeries est à la source des problèmes financiers qui ont presque poussé Bombardier à la faillite en 2015.La compagnie a pris un certain nombre de décisions pour redresser la barre, y compris celle de vendre 49,5 % du programme à Investissement Québec en échange de 1 milliard de dollars américains.Le dépar tement du Commerce a af firmé dans ses décisions qu\u2019un investisseur privé n\u2019aurait pas posé le même geste qu\u2019Investissement Québec, car « le programme CSeries ne justifiait pas un investissement en 2009, en 2010 et en 2012, de même qu\u2019en 2015-2016 lorsque l\u2019investissement en capital d\u2019IQ a été effectué ».Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BOMBARDIER Mme Laouni, M.Mekki-Berrada et des dizaines d\u2019autres personnes se sont interrogés sur des moyens de « juguler cette peur qui se transforme en islamophobie » à l\u2019occasion du colloque « V ivre ensemble avec nos dif fé - rences», vendredi à Québec.La fusillade au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), qui a fait six morts et cinq blessés graves, a suscité une «réaction générale de compassion et de soutien à travers tout le Québec», se rappelle Samira Laouni.En effet, des milliers de personnes avaient bravé le froid afin d\u2019exprimer leur soutien à la communauté musulmane lors d\u2019une veillée dans le quartier Sainte- Foy, le 30 janvier 2017.«[Cette] solidarité absolue nous prouvait que le Québec était, et est encore, une terre d\u2019accueil, de bienveillance et de respect.Malheureusement, cette merveilleuse solidarité s\u2019est effritée», soutient Mme Laouni devant un par terre de dizaines de personnes.« Après seulement quelques semaines, les réseaux sociaux se sont enflammés avec des propos haineux, le populisme s\u2019est décomplexé, ce qui a entraîné l\u2019éclosion [de groupes] d\u2019extrême droite.Ils ont poussé comme des champignons, particulièrement dans la région de Québec ; quelques-uns plus dangereux que d\u2019autres », ajoute-t-elle.La diplômée de la Sorbonne mène une lutte énergique contre les préjugés, qu\u2019elle voit comme des obstacles de taille à l\u2019intégration socioéconomique des «personnes musulmanes ou bien qu\u2019on imagine musulmanes».Pour y arriver, elle multiplie les échanges entre « les anciens et les nouveaux Québécois».D\u2019ailleurs, un Québécois «de souche» lui demande : «Comment fait-on le pont» entre les Québécois de «culture tellement musulmane» \u2014 «ce n\u2019est pas un reproche», précise-t-il \u2014 et les Québécois qui ont tourné le dos au christianisme?« Vous êtes athée, je suis musulmane, ça ne fait pas de nous des \u201cplus québécois\u201d.Par contre, si vous et moi nous nous mettions au- jourd\u2019hui sur un projet de construction d\u2019un Québec pour demain, je crois que nous parviendrons à faire de ce Québec le meilleur qui soit », répond Samira Laouni, précisant être « Canadienne, Québécoise, d\u2019origine marocaine, de confession musulmane, épouse aimante, mère de quatre enfants, dont un est décédé, [détentrice] d\u2019un doctorat de la Sorbonne, militante ».« Je suis tout cela.» Bref, pas seulement musulmane.La responsabilité collective Mais la méfiance persiste, et ce, en dépit de l\u2019appor t des musulmans à la société québécoise.« [Cette méfiance] peut conduire au rejet ou, pire, à la haine.[\u2026] Comment une personne passe-t-elle de la peur de l\u2019islam, qui lui est inconnu, au rejet du musulman et, finalement, dans les cas extrêmes, à l\u2019islamopho- bie ?» demande Mme Laouni.Selon elle, « toute la société porte une responsabilité pour rassurer [plutôt que d\u2019]inquiéter davantage les personnes frileuses », à commencer par les médias.« Le bruit médiatique fait autour de nous est inversement proportionnel à notre quantité réelle », fait-elle valoir, après avoir rappelé que les personnes de confession musulmane constituent 3,8 % de la population québécoise, selon le dernier recensement de Statistique Canada (2016).Le titulaire de la Chaire d\u2019enseignement et de recherches interethniques et interculturels (CE- RII), Khadiyatoulah Fall, souligne que « le problème de l\u2019islam, ici, c\u2019est la religiosité, la pratique religieuse des musulmans».«Ce qui structure le regard des Québécois sur l\u2019islam, c\u2019est qu\u2019ils voient l\u2019islam comme une religion de pétitions, une religion de demandes continuelles et une religion qui ne peut pas se mettre à la table de la démocratie et à la table de l\u2019égalité des droits», fait remarquer le professeur à l\u2019UQAC.«Islamophobie savante» Abdelwahed Mekki-Berrada se préoccupe tout particulièrement des chroniqueurs de tout poil qui sombrent dans le «sensationnalisme médiatique orientaliste et populiste» et font leurs choux gras des «radicalités en islam».Ce faisant, ils démontrent leur ignorance de « la complexité plurielle de 1400 ans d\u2019histoire» de cette religion monothéiste, «se content[ant] d\u2019un copier-coller du prêt-à-penser made in France» par «des Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut et Gilles Kepel », es- time-t-il.«Ils appellent à exclure de la pensée non pas toute critique de l\u2019islam, mais toute critique de l\u2019islamophobie», poursuit le chercheur.Abdelwahed Mekki -Berrada craint que l \u2019« idéologie islamophobe » véhiculée pour l \u2019heure par des groupuscules au Québec confortés par « une pelletée de xénophobes radicaux, une petite poignée d\u2019universitaires en manque de visibilité , de rares élus et de quelques chroniqueurs et essayistes se voulant savants, mais encore prisonniers des logiques orientalistes et coloniales des XVIIIe et XIXe siècles » se « répand[e] rapidement au Québec alors que se poursuit l\u2019internationalisation de l\u2019extrême droite radicale ».« La vigilance s\u2019impose donc.Elle est même urgente.» «Une sortie solidaire et des milliers de câlins le 29 janvier de chaque année, c\u2019est formidable \u2014 quel bonheur de voir cette solidarité \u2014, mais est- ce suffisant?conclut le professeur Abdelwahed Mekki-Berrada.Je n\u2019ai pas la réponse.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MOSQUÉE PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Legault Philippe Couillard Jean-François Lisée Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois "]
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