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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-02-02, Collections de BAnQ.

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[" M A R I E - L I S E R O U S S E A U «L a raquette révèle le mont Royal dans tout ce qu\u2019il a de mer veil- leux et d\u2019unique », soutient le chef de la programmation grand public des Amis de la montagne, Jean-Michel Villa- nove.C\u2019est pourquoi, chaque vendredi et samedi soir, l\u2019organisme propose au public de porter un nouveau regard sur le poumon de la ville en participant à une randonnée en raquettes.Aucune expérience n\u2019est requise pour profiter de l\u2019activité.Les Amis de la montagne fournissent des raquettes à tous les par ticipants et leurs guides prodiguent toutes les explications nécessaires au bon déroulement de la randonnée.Dans les pas de Charlotte Nous avons rendez-vous à 18 h au pavillon du lac aux Castors.Pour les 90 prochai - nes minutes, notre grou pe formé d\u2019une vingtaine de personnes suivra les pas de Charlotte, une guide énergique et souriante.On reconnaît les guides par leur « uniforme » constitué d\u2019une tuque bleue, d\u2019une ceinture fléchée et d\u2019une lanterne.Mais nul besoin d\u2019éclairage artificiel pour se promener de nuit entre les branches du parc du mont Royal : le reflet des lumières de la ville sur la neige blanche assure une parfaite visibilité, en plus de conférer à l\u2019expérience une aura de mystère.Deux parcours Deux parcours sont offerts aux randonneurs.« Ce sont deux regards, deux approches dif férentes du mont Royal », explique M.Villanove.Lors de notre passage sur la montagne, nous avons fait celui du sommet, qui passe notamment par la maison Smith et la croix du mont Royal.L\u2019autre trajet est « un peu plus physique, mais reste ouvert à tous ».Il comporte davantage de montées et de descentes, of frant par le fait même une variété de panoramas sur le centre-ville.Peu importe le chemin emprunté, quelques arrêts mêlant anecdotes historiques et renseignements inusités sur la faune et la flore de la montagne ponctuent la randonnée.Le Devoir a notamment pu y découvrir l\u2019utilité des chicots et apprendre l\u2019histoire du «mont Chauve», le surnom dont a hérité la montagne après qu\u2019on eut ordonné, dans les années 1950, la coupe de tous les arbres d\u2019un secteur réputé pour ses activités immorales (lire : prostitution et consommation de substances illicites).Ces petits arrêts éducatifs répondent à la « mission de mise en valeur » du mont Royal des Amis de la montagne.«En quelques arrêts, on a un nouveau regard », ajoute Jean-Michel Vil- lanove.Vers la fin du parcours, un chocolat chaud est offert aux participants, question de les récompenser pour leurs efforts.Lors de la fin de semaine de la Saint-Valentin, cette boisson sera remplacée par un vin chaud agrémenté d\u2019une truffe au chocolat.Par la même l\u2019occasion, Les Amis de la montagne proposent aux amoureux un combo sou- per-randonnée permettant de partager une fondue après s\u2019être creusé l\u2019appétit en marchant.Ces randonnées, qui existent depuis une quinzaine d\u2019années, gagnent sans cesse en popularité.Les places s\u2019envolent rapidement, mais il en reste pour février, nous a assuré M.Villanove.Pour répondre à la demande, l\u2019organisme pourrait ouvrir davantage de plages horaires à l\u2019avenir, avance-t-il.Bon à savoir : l\u2019organisme peut également organiser des randonnées privées pour des groupes.Après avoir vécu l\u2019expérience, on comprend l\u2019engouement : la marche en raquettes sur les sentiers du parc du mont Royal permet de vivre une expérience de plein air au cœur de Montréal.« L\u2019ancrage de la ville est très fort, on l\u2019a en toile de fond avec son paysage époustouflant, et en même temps, on ressent vraiment cette bulle de nature, af firme M.Villanove.Ça magnifie ce que le mont Royal peut nous offrir.» Le Devoir RANDONNÉES EN RAQUETTES SUR LE MONT ROYAL Tous les vendredis et samedis soir jusqu\u2019au 2 mars 22$ par adulte lemontroyal.qc.ca Cinéma Manic, l\u2019héritage d\u2019un père mythomane et déséquilibré Page B 3 Culture Au festival Rétromania, Dune et ses sables mouvants Page B 5 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 Des suggestions de sorties pour le week-end MUSIQUE INTÉRIEURE Oublions le désastre météo de l\u2019hiver, c\u2019est à l\u2019intérieur que ça se passe en fin de semaine.Pour une troisième année, le Taverne Tour habite pendant quelques jours les bars, les tavernes et les petites salles de spectacle du Plateau Mont- Royal avec des concerts bien consistants de rock, de folk, d\u2019électro et de pop, auxquels on assistera sans doute bien cordés.We Are Wolves, Teke Teke, Clément Jacques et Paupière sont notamment au programme \u2014 et il n\u2019en coûtera parfois rien, parfois 10 ou 15 $.Jusqu\u2019à samedi.Programmation complète : tavernetour.ca SPORT EN VERBE À une semaine du début des Jeux olympiques d\u2019hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, la dynamique équipe de la série de stand-up Confabulation a choisi le thème «Good Sport/Bad Sport» pour une soirée spéciale.Autrement dit, les conteurs invités devront raconter les «courageuses victoires, gracieuses défaites et déconvenues embarrassantes» qu\u2019ils ont pu connaître dans leur vie, avec naturellement une bonne variété d\u2019anecdotes et de coups de théâtre.Il va y avoir du sport \u2014 et de l\u2019ambiance, et de l\u2019esprit d\u2019équipe.Samedi de 20h à 22h au Centre Phi, 407 rue Saint-Pierre à Montréal.15$.En anglais.bit.ly/2FyZSka MESDAMES LES CHEFS On vous le dit d\u2019avance : pour lancer la semaine d\u2019événe- ments culinaires «Women With Knives» présentée au Centre Phi, la chef slovène primée Ana Roš donnera une soi- rée-conférence lundi prochain ayant pour thème l\u2019égalité des genres dans le monde gastronomique.La chef québécoise Colombe St-Pierre et la sociologue américaine Deborah A.Harris l\u2019accompagneront pour creuser l\u2019aspect social de l\u2019industrie, pour l\u2019heure dominée par les hommes.Ce n\u2019est pas donné, mais le billet inclut la discussion et un cocktail dînatoire subséquent.Le lundi 5 février de 18h à 21h au 407, rue Saint-Pierre à Montréal.En anglais.92$ ou 105$ (adultes), 73$ ou 86$ (étudiants et aînés).bit.ly/2FCveGN FÉMINISME ROYAL Alors que bat son plein le Carnaval de Québec, la Reven- geance des duchesses \u2014 qui rejette la tradition en menant sa propre compétition entre femmes modernes et allumées \u2014 inaugure un festival féministe.Ça commence ce samedi avec une soirée de «poésie royale» menée par le collectif Ramen, qui fera micro ouvert (de 20h à 23h à la Korrigane, 380, rue Dorchester).Et il y aura aussi une causerie sur la place de la femme dans la société inspirée d\u2019extraits de trois livres, dont le Dictionnaire critique du sexisme linguistique (le jeudi 15 février de 19h à 21h30 à la librairie Saint-Jean-Bap- tiste, 565, rue Saint-Jean).Jusqu\u2019au 15 février à Québec.Contribution volontaire.Programmation : bit.ly/2rZhHag Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com La patinoire du lac aux Castors a beau être fermée cet hiver, le mont Royal regorge d\u2019autres activités permettant de profiter des joies de la saison froide sans sortir de la ville.Parmi elles, des randonnées guidées en raquettes à la tombée de la nuit.Le Devoir a tenté l\u2019expérience.La voie royale sur la montagne Des randonnées en raquettes pour jeter un autre regard sur le poumon de Montréal PHOTOS ALEXANDRE CV Peu importe le chemin emprunté, quelques arrêts mêlant anecdotes historiques et renseignements inusités sur la faune et la flore de la montagne ponctuent la randonnée.La marche en raquettes sur les sentiers du parc du Mont-Royal permet de vivre une expérience de plein air au cœur de Montréal.La raquette nous révèle le mont Royal dans tout ce qu\u2019il a de merveilleux et d\u2019unique Jean-Michel Villanove, chef de la programmation grand public des Amis de la montagne « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal Virtuose / Charles Chouinard Prière de ne pas Guillemets Magnifiques Le Téléjournal Sports express /23h05 MAÏNA (V.F.) (2013) TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre La liste noire / L'apoticaire TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 AGENTS TROUBLES TQ Passager Électrons libres Curieux Bégin Un chef à la cabane Deux hommes en or Like-moi! Belle et Bum LES OPPORTUNISTES (2013) V Souper parfait Les détestables L'arbitre SQ 911 RISQUE MAXIMUM (1996) avec Natasha Henstridge, Jean-Claude Van Damme.NVL Zone Séduction ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands report Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Les flots / Canada - Victoria Rendez-vous en Terre / Kev Adams chez les Suri en Éthiopie Champions Au service Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D R.I.S, police scientifique En quête de vérité Opération Police Marche à l'ombre Détectives Frontières / Un royaume en soi Grand Rire VIE La vie avec des quintuplées Quoi ton plan?Design V.I.P.Vendre ou rénover au Québec Maigrir pour gagner ByeMaison Chic Shack Vendre ou rénover: Chalet NateJeremiah MAX Dr House Mémoire sous enquête MENTEUR MENTEUR (1997) avec Maura Tierney, Jim Carrey.Younger Younger Dr House Mémoire VRAK Med Code G.Teen Wolf Journal d'un vampire Smallville / Un vieil ami Après Ski Les frères Scott Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Panorama / 2017 L'histoire En route vers le Super Bowl LII L'antichambre (D) Sports 30 25 ans d'émotions Poker HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Les montagnards Les montagnards Les montagnards / Piège mortel De l'acier et du feu / Khukuri L'acier et feu ICI ARTV Temps-Paix Temps-Paix Mission X / Derrière la partition Dre Grey, leçons d'anatomie Info, sexe PaparaGilles C'est juste de la TV Fatale-Station Outlander EXPLORA Curiosités Recyclage Planète techno Pharmachien Exploration glaciale Géants de la construction Sexplora Gagner À l'épreuve d'une tribu Tabou SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Hawaii 5-0 / Powa Maka Moana Hawaii 5-0 / Loa Aloha Hawaii 5-0 Hawaii 5-0 / Ma Ke Kahakai Bull (v.f.) Z Remorquage Dans l'net Maripier! P.Lemieux Fous Week-end Garage Prêt sur gage SNCTM Banshee (v.f.) Californication Cobaye humain C.SAVOIR Au coeur du cinéma québécois Apostrophes 20h20 Paris Secrets Électron/ Thèse Encore plus FutureMag MTL innovante Un grand pas 23h50 Universc CORIM ÉVASION Bienvenue chez nous Le Voyageur assoiffé / Hawaï Traqueur de mystères / Cité d'or Hell's Kitchen Hell's Kitchen #TamyUSA / Austin Voyag.assoiffé TFO Amélie Top!/ Top! Subito texto Motel Monstre Danse tes rêves / Meilleurs amis MA NUIT CHEZ MAUD (1969) Jean-Louis Trintignant.23h15 Citoyen 23h45 Danse Cinéma Cinépop 17h15 SOLEIL DE NUIT (1985) 19h35 À L'ÉPREUVE DES BALLES (1996) LE PROJET BLAIR 2: LE LIVRE DES TÉNÈBRES 22h35 CONGO (1995) avec Dylan Walsh, Laura Linney.SÉcran 18h15 LE JOUR DES PATRIOTES (2016) Mark Wahlberg.Catastrophe CARTELS (2016) Steven Seagal.22h40 LARGUÉES (2017) Amy Schumer.0h15 Ombre Planète Fatale attirance Sous le radar Les porteurs d'espoir Dans l'univers de Christie's Les nouveaux explorateurs Faits divers le mag Côtes d'Europe MATV Ère libre Famille menu LHJMQ Hockey (D) Indépendant Vers l'ouest Signé Guylaine Projection libre CBC CBCNews On the Money Rick Mercer Coronation St.marketplace Hello Goodbye the fifth estate CBC News: The National CBCNews Coronation St.CBC Music CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang Blindspot Agents of SHIELD / Past Life Blue Bloods CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight MacGyver Hawaii Five-0 Chicago Fire / Law of the Jungle Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Inside Edition Child Support Agents of SHIELD / Past Life 20/20 Local22 News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 7 News at 6 p.m.Evening News Ent.Tonight MacGyver Hawaii Five-0 Blue Bloods Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Blindspot Taken / OPSEC Dateline NBC / The Farm NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week #MeToo, Now Great Performances Great Performances Business Amanpour World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Great Performances Great Performances World News Amanpour M.Lake Journal UNIS Pense vite! Bizarroscope Galaxie près Galaxie près Radio enfer Radio enfer Chair de poule Chair de poule Le p'tit cabaret Winner/ Dany Jeune/ Vrai Sang et d'acier HBO 18h05 CAST A DEADLY SPELL (1991) 19h45 Brillo Box (3 Cents Off) Crashing Crashing Crashing Real Time With Bill Maher Strike Back High Main AddikTV Justifié / Attrape-moi si tu peux Les passages de l'espoir Chicago Fire / My miracle Esprits criminels Esprits criminels LE FORCENÉ: LA PEINE DE MORT (2014) TVA Sports 17h30 #Lavoie Avant-match LNH Hockey / Capitals de Washington c.Penguins de Pittsburgh (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports LE MATCH D'APRÈS (2014) Jim Caviezel.02/02 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette ?n de semaine SCIENCE ET SEXUALITÉ Lili Boisvert poursuit son entreprise de déboulonnage de mythes liés à la sexualité humaine dans la troisième saison de cette série documentaire sérieuse, mais pas trop.Cette saison s\u2019ouvre avec la bouche, organe aux fonctions vitales et romantiques\u2026 Sexplora, Explora, vendredi, 22h CÔTÉ SOMBRE DU SPORT D\u2019ÉLITE Ce documentaire américain relativement récent (2015) jette un regard critique sur les politiques antidopage développées dans les dernières décennies et leurs impacts sur les athlètes, «propres» ou pas\u2026 Dopés ! Planète +, samedi, 20h CHANGEMENT DE TAILLE Dans cette série documentaire (suite les dimanches suivants à 22 h15), la journaliste Ma- ryse Deraîche, qui vient de subir une chirurgie bariatrique, suit le parcours d\u2019une demi-douzaine de personnes obèses dans leurs efforts pour perdre du poids.Obèse : changer de vie, TVA, dimanche, 21h30 Amélie Gaudreau Yo-Yo Ma au Festival Bach 2018 Le Festival Bach a annoncé que le violoncelliste vedette Yo-Yo Ma interprétera l\u2019intégralité des Suites pour violoncelle seul de Bach le vendredi 7 décembre à la Maison symphonique de Montréal dans le cadre du Festival 2018.Les billets sont en vente dès maintenant et les premiers acheteurs (avant le 15 février) bénéficient d\u2019un rabais de 10 %.La programmation complète sera annoncée le 25 avril.Le Devoir G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L e comité spécial chargé de trouver un successeur à Monique Simard à la tête de la SODEC entend recommander au gouvernement le nom d\u2019une personne d\u2019ici la fin février, a appris Le Devoir.Et le prochain patron ne sera pas « quelqu\u2019un qui va faire de la politique ».Le président du conseil d\u2019administration de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Pierre Laporte, a confirmé jeudi que le processus de sélection était bien enclenché, et qu\u2019il devrait pouvoir faire une recommandation formelle au gouvernement au courant du mois.Des chasseurs de têtes ont déjà mené une première ronde d\u2019entrevues.Le comité spécial que préside aussi M.Laporte entamera sous peu la deux - ième ronde.« On recherche une personne qui a une très belle connaissance du milieu culturel, qui peut avoir des opinions par rapport à la refonte de la Loi sur la SODEC ou sur la politique culturelle, quelqu\u2019un qui comprend les enjeux dans l\u2019ensemble des secteurs d\u2019activités, mais qui a aussi un bon sens des af faires », a-t-il indiqué en entretien.La SODEC est notamment partenaire du Fonds d\u2019investissement de la culture et des communications (une société en commandite de capital de risque qui investit dans des entreprises culturelles), de mê - me que du Fonds Capital Culture Québec.« Les montants en jeu sont importants, dit M.Laporte.On ne veut pas juste avoir une figure de proue [du milieu culturel].Je ne veux pas quelqu\u2019un qui va faire de la politique, c\u2019est le rôle du gouvernement.On est là pour gérer les programmes, pour bien appuyer nos entreprises.» Le cas Simard Selon la Loi sur la SODEC, c\u2019est le gouvernement qui nomme le président-directeur général sur la recommandation du conseil d\u2019administration.En novembre dernier, la p.-d.g.sortante, Monique Si- mard, avait elle-même révélé que le Conseil des ministres avait refusé de renouveler son mandat alors que le conseil d\u2019administration avait fait une recommandation favorable.Son mandat s\u2019est terminé le 5 janvier 2018.Pierre Lapor te donne au- jourd\u2019hui un son de cloche dif- férent.«Monique nous avait dit qu\u2019elle voulait continuer, mais pas pour un mandat complet.J\u2019ai proposé au CA de demander au gouvernement de la reconduire pour un an ou deux, et les gens étaient positifs.Le ministre de la Culture [à l\u2019époque, Luc Fortin] a pris ça en délibéré, mais il m\u2019a dit à la fin de l\u2019été 2017 qu\u2019il préférerait un contrat de cinq ans.Il n\u2019y a pas eu de recommandation formelle de la part du CA.» Jointe jeudi, Mme Simard était on ne peut plus étonnée de ces explications.«On ne m\u2019a jamais donné un seul motif de refus», dit-elle.Aurait-elle accepté un mandat complet?«Bien oui.J\u2019ai dit idéalement deux ans pour bien finir ma job, mais j\u2019étais prête à continuer» après.BAnQ En plus de la SODEC, le gouvernement devra aussi trouver bientôt un p.-d.g.pour Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), autre institution phare du milieu culturel québécois.La précédente titulaire, Christiane Barbe, a démissionné en avril 2017.Le conseil d\u2019administration de BAnQ avait soumis un premier nom l\u2019automne dernier, mais le Conseil des ministres l\u2019a refusé.« La candidature ne répondait pas à un critère obligatoire pour avoir accès aux emplois supérieurs », selon Mathieu Larouche, attaché de presse de la ministre de la Culture, Marie Montpetit.Tant dans le cas de la SO- DEC que de BAnQ, M.La- rouche soutient qu\u2019il «n\u2019y a pas urgence ».« On espère avoir des recommandations le plus tôt possible, mais on veut surtout prendre le temps de trouver les bonnes personnes.» Le Devoir Le comité de sélection de la SODEC veut agir vite Un remplaçant à Monique Simard sera proposé en février, selon le président du CA O D I L E T R E M B L A Y à Paris A mandine Gay l\u2019assure et ça nous semble inouï que d\u2019autres ne s\u2019y soient pas plongés avant elle : Ouvrir la voix est le premier documentaire consacré aux femmes noires en France.Un ange passe, car des fem - mes noires, la France en regorge et depuis longtemps.Mais la cinéaste, elle-même Afro-Européenne, adoptée dans une famille blanche, explique à quel point ce projet fut le parcours du combattant : «Quatre ans de ma vie, ou plutôt dix sur la longue durée, un investissement financier de mon conjoint et de moi-même.» Le CNC (Centre national du cinéma et de l\u2019image animée) avait refusé d\u2019y verser des euros.Qu\u2019à cela ne tienne\u2026 La trentenaire Amandine Gay est une militante afro-fé- ministe, mouvement qui prend de l\u2019ampleur en France, surtout en ces temps de prise de parole féminine.Et de m\u2019expliquer à quel point sa trajectoire de vie tout entière fut nécessaire pour accoucher de ce film-là : une mère institutrice qui l\u2019a lancée dans la vie avec des bagages, un diplôme de communications à L yon, un cours au Conservatoire d\u2019art dramatique à Paris, divers stages et apprentissages.Or donc, ce documentaire de deux heures financé à compte d\u2019auteur et par une campagne de participation publique, enfanté par sa boîte de production justement nommée Bras de fer, donne la parole à 24 femmes noires de Belgique et de France.Issues de l\u2019histoire coloniale, elles parlent d\u2019éducation, de sexualité, de stéréotypes incrustés, de religion, de beauté, d\u2019homosexualité, de dépression, d\u2019ostracisme, de fantasmes masculins à leur endroit.Aucune voix hors champ, mais des témoignages bouleversants et allumés servis par des femmes superbes.« On se passe d\u2019experts venus expliquer des parcours et des tendances sur un ton paternaliste.J\u2019ai fait 45 préentretiens, explique la cinéaste.24 femmes ont accepté d\u2019être dans le film.Je voulais des témoignages à visage découvert.» Une construction sociale En salles là-bas depuis le 11 novembre, Ouvrir la voix connaît un succès inespéré.Les médias s\u2019en sont engoués, les salles sont pleines, toutes origines confondues : 15 000 entrées en France : le pactole, pour ce type de documentaire.Très demandé, qui plus est, et distribué à l\u2019étranger par MK2.Des spectateurs et spectatrices disent avoir vu leur vie se transformer grâce au film.D\u2019autres ont changé leur conception des rapports interraciaux.« La race est une construction sociale, estime Amandine Gay.L\u2019 identité noire rime avec les préjugés des autres.On fait attention pour ne pas être en retard, pour demeurer d\u2019une propreté exemplaire, afin de ne pas nourrir les clichés plaqués sur nous.Comment on se perçoit soi-même en tant que personne noire, c\u2019est le propos du film.» L\u2019une d\u2019entre elles l\u2019assure : « Si t\u2019es Noire, tu dois en faire deux fois plus.» La cinéaste a voulu que ces femmes, interviewées une à une, se rencontrent lors de soirées chez elle et instaura un réseautage à demeure.Certaines sont devenues amies, continuent de communiquer entre elles.« Ça leur a montré aussi qu\u2019elles n\u2019étaient pas isolées, mais fortes et nombreuses.» Son prochain film, en production, portera sur les personnes adoptées, avec ima ges d\u2019archives.« J\u2019ai voulu éviter les enjeux politiques et économiques, montrés par tout, pour repolitiser le sujet.Bien que ce soient surtout des familles de la classe moyenne supérieure qui adoptent des \u201cracisés\u201d, le problème demeure, car i l est d \u2019ordre existentiel.» Chose certaine, Amandine Gay n\u2019est plus cette inconnue à qui le milieu fermait la porte au nez.Plutôt une cinéaste attendue, qui a rempor té un pari difficile, gagné le respect de ses pairs et montré qu\u2019elle avait une vision du monde et des choses à dire.Pour l\u2019avenir de son cinéma, ça change tout.On la reverra.Amandine Gay sera par ailleurs ce vendredi à Québec au Clap, où une projection-débat aura lieu à 18 h30.Elle fera ensuite un saut à Montréal, où une projection ciné-causerie aura lieu le mardi 6 février à 16 h 45 et à 20 h au pavillon J.- A.DeSève.Le film prendra l\u2019affiche le 9 février.Le Devoir Odile Tremblay a effectué cet entretien à Paris comme invitée des Rendez-vous d\u2019Unifrance.ENTREVUE À l\u2019écoute des femmes noires Le documentaire Ouvrir la voix, d\u2019Amandine Gay, est consacré à ces femmes otages de tous les préjugés EYESTEELFILM Les témoignages dans Ouvrir la voix sont bouleversants et allumés.Comment on se perçoit soi-même en tant que personne noire, c\u2019est le propos du film Amandine Gay « » Don de la maison de Gabrielle Roy La maison qu\u2019a habitée Gabrielle Roy à Petite-Rivière- Saint-François a été cédée à la municipalité par le Fonds Ga- brielle-Roy, qui l\u2019administrait depuis des années.C\u2019est là que Gabrielle Roy a écrit tous ses livres, de La montagne secrète, en 1961, jusqu\u2019à La détresse et l\u2019enchantement, publié à titre posthume.Après la mort de Gabrielle Roy en 1983, la propriété est allée au mari de celle-ci, puis au Fonds Gabrielle-Roy, qui en a fait une résidence d\u2019écrivain durant une vingtaine d\u2019années.La municipalité de Petite-Rivière se propose quant à elle de la rendre accessible au public et d\u2019y offrir des résidences de trois semaines ou plus pour des écrivains de la relève, choisis par des organismes culturels de la région.Le Devoir Amandine Gay Et les finalistes du Prix des libraires sont\u2026 Les libraires ont lu et ils ont aimé.Quoi?La bête creuse (Le Quartanier) de Christophe Bernard, De bois debout (La Peuplade) de Jean-François Caron, Le jeu de la musique (Le Quartanier) de Stéphanie Clermont, Le palais de la fatigue (Boréal) de Michael Delisle et Noms fictifs (Hamac) d\u2019Olivier Sylvestre, qui composent les finalistes 2018, catégorie roman québécois, du Prix des libraires du Québec, dévoilés jeudi soir à Montréal.Pour les romans publiés hors Québec, les finalistes sont Kaouther Adimi (Nos richesses, Seuil), Jean-Marie Blas de Roblès (Dans l\u2019épaisseur de la chair, Zulma), Jonas Gardell (N\u2019essuie jamais de larmes sans gants, Gaïa), Nathan Hill (Les fantômes du vieux pays, Galli- mard) et Jan Kjærstad (Le séducteur, Monsieur Toussaint Louverture).Côté essai : Maxime Blanchard et Le Québec n\u2019existe pas (Varia), Lili Bois- vert et Le principe du cumshot (VLB), Denys Delâge et Jean- Phillipe Warren pour Le piège de la liberté (Boréal) ainsi que Jonathan Durand Folco pour À nous la ville! (Écosociété) entrent également dans cette course au prix dont les gagnants seront connus, au terme d\u2019un vote impliquant tous les libraires du Québec, le 9 mai prochain.Le Devoir MANIC ?Documentaire de Kalina Ber- tin.Québec, 2017, 84 minutes.A N D R É L A V O I E L es films de famille, qu\u2019ils soient en super 8, en vidéo ou en numérique, apparaissent souvent d\u2019une banalité confondante : enfants espiègles cherchant à attirer l\u2019attention, parents comblés avec leur progéniture dans les bras, escapades sur une plage ensoleillée, etc.Ces images abondent dans Manic, un documentaire poignant signé Kalina Bertin, mais elle les détourne d\u2019une brillante façon, mettant en lumière les failles et les fêlures d\u2019une fratrie marquée au fer rouge par le mensonge, la violence et la maladie mentale.Car dans son quotidien, elle constate à quel point son frère et sa sœur, qui vivent sous le même toit que leur mère, s\u2019enfoncent un peu plus chaque jour dans des délires psychotiques, l\u2019une s\u2019imaginant en contact direct avec les anges, l\u2019autre lançant des couteaux de cuisine pour le plaisir de la chose.Leurs malheurs d\u2019autrefois prendraient-ils leur source dans un passé pas si lointain, celui où George Patrick Dubie, leur père, dominait leur vie, même en son absence ?Son existence donnerait des complexes au héros de Catch Me If You Can : personnage aux iden - tités multiples, géniteur d\u2019au moins quinze enfants de cinq femmes différentes, âme dirigeante d\u2019une secte dans les années 1970, manipulateur de première classe pour se constituer une impressionnante collection de maîtresses, et lui aussi d\u2019une santé mentale fragile, bien que là encore, les théories s\u2019embrouillent autour d\u2019un diagnostic non équivoque.L\u2019héritage génétique, lui, est pourtant bien réel, selon Ka- lina Bertin, donnant à sa démarche cinématographique une approche thérapeutique, même si elle va bien au-delà des constats larmoyants et des confidences déchirantes.Non seulement elle questionne son entourage, souvent hostile devant sa curiosité légitime, mais elle part à la rencontre d\u2019autres femmes qui ont partagé l\u2019existence de son père et d\u2019une de ses demi-sœurs dont le franc-parler témoigne de la profondeur de ses blessures.Qu\u2019elle soit à Hawaï, en Thaïlande ou à Montréal, tout ce que la cinéaste observe porte l\u2019empreinte de cet homme qui sera pris dans les filets de la justice, mais non sans poursuivre un véritable carnage psychologique ; ses enfants, dont plusieurs ignorent son existence, ne seront pas épargnés.Ce fut d\u2019ailleurs le cas pour Kalina Bertin, et ce, pendant plusieurs années, d\u2019où cette recherche frénétique, caméra à l\u2019épaule.Née sur l\u2019île de Montserrat, dans les Antilles, elle a eu une enfance qui semble idyllique, du moins à en juger par la mise en scène orchestrée par son père, qui n\u2019a visiblement pas eu le temps d\u2019effacer toutes ses archives visuelles.Car ici et là apparaissent de rares moments d\u2019impatience entre ses parents, même si ces instants fugaces n\u2019illustrent jamais l\u2019ampleur du drame qui se cache derrière cette carte postale.Manic possède les allures tout à la fois d\u2019un journal intime, d\u2019une chronique familiale, d\u2019une radiographie psychologique et, surtout, d\u2019une formidable enquête policière.D\u2019un bout à l\u2019autre, cette histoire exerce sur nous une grande fascination, chargée de tous ces mystères non résolus.Collaborateur Le Devoir CINEMA W E E K-E N D L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 B 3 24 DAVIDS Québec, 2018, 133 minutes.Documentaire de Céline Baril.Produit à l\u2019ONF, 24 Davids est un laboratoire poétique qui donne la parole aux David de ce monde.En tout, 24 d\u2019entre eux ont été rencontrés sur trois continents, de tous les âges et tous les métiers, tissant une communauté originale et ludique.V.O., s.-t.f.: Cinémathèque québécoise.ALIAS MARIA Colombie\u2013Argentine, 2018, 91 minutes.Drame de guerre de Jorge Luis Rugeles avec Karen Torres, Erik Ruiz, Anderson Gomez.Dans la jungle colombienne, Maria 13 ans, enfant-soldat, se découvre enceinte.Pour garder son enfant, elle doit cacher sa grossesse, mais un jour, le commandant du camp, père d\u2019un nouveau-né, confie à Maria la mission de le mettre en sécurité.V.O., s.-t.f.: Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin, Clap.HORS DE NULLE PART France\u2013Allemagne, 2018, 106 minutes.Drame de Fatih Akin avec Diane Kruger, Numan Acar, Denis Moschitto.Meilleur film en langue étrangère aux Golden Globes et dans la course pour l\u2019Oscar du meilleur film étranger, Hors de nulle part raconte l\u2019histoire d\u2019une femme qui cherche à se venger de la mort de son époux et de leur fils dans un attentat néonazi.V.O., s.-t.f.: Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin.STARS DON\u2019T DIE IN LIVERPOOL Grande-Bretagne, 2018, 105 minutes.Drame de Paul McGuigan avec Annette Bening, Jamie Bell, Vanessa Redgrave.Adapté des mémoires de Peter Turner par Matt Green- halgh, Stars Don\u2019t Die in Liverpool suit l\u2019histoire de la relation passionnelle entre l\u2019acteur Peter Turner et l\u2019actrice hollywoodienne Gloria Grahame, de 28 ans son aînée, en 1978, à Liverpool.V.O.A : Cinéma du Parc.theatreoutremont.ca 514 495-9944, # 1 8,50 $ (QC) Le lundi 5 fév.| 16 h et 19 h 30 9,00 $ AVEC ÉMILE PROULX-CLOUTIER, PASCALE BUSSIÈRES, JEAN-MICHEL ANCTIL NOUS SOMMES LES AUTRES de Jean-François Asselin 335, boul.de maisonneuve est berri-uqam cinematheque.qc.ca cinemathequeqc cinematheque.quebecoise Manic  ?24 Davids  de CÉLINE BARIL de KALINA BERTIN Leur vie, leur folie Radiographie de l\u2019héritage douloureux d\u2019un père mythomane, malhonnête et déséquilibré EYESTEELFILM Kalina Bertin va bien au-delà des constats larmoyants et des confidences déchirantes dans Manic.L\u2019INSULTE (V.F.DE HAKARET) ?1/2 Drame de Ziad Doueiri.Avec Adel Karam, Kamel El Basha, Rita Hayek, Christine Choueiri, Camille Salamé et Diamand Bou Abboud.Liban, 2018, 112 minutes.M A N O N D U M A I S N ommé dans la catégorie du meilleur film en lan - gue étrangère aux Oscar, L\u2019insulte , de Ziad Doueiri (West Beyrouth, L\u2019attentat), met en scène deux hommes déracinés dont la rencontre provoquera à leur corps défendant un conflit à la grandeur du pays.Si le point de départ imaginé par le réalisateur libanais et sa coscéna- riste Joëlle Touma donne lieu à un drame judiciaire par endroits rigide et artificiel, l\u2019ensemble n\u2019en est pas moins prenant et captivant.À Beyrouth, Toni (Adel Ka- ram) et Shirine (Rita Hayek) attendent fébrilement la venue de leur premier enfant.Lasse de Beyrouth, Shirine fait part de son désir de s\u2019installer à Damour, lieu de naissance de Toni, ce qui provoque des tensions dans le couple.Si d\u2019emblée Toni, modeste garagiste, apparaît comme un homme antipathique, on sent chez lui de profondes blessures alors qu\u2019il regarde un discours de Bachir Gemayel, chef de la milice chrétienne assassiné en 1982.Contremaître à la solde d\u2019une entreprise responsable de l\u2019entretien du quartier où vivent Toni et Shirine, Yasser (Kamel El Basha, prix du meilleur acteur à la Mostra) ordonne à ses ouvriers de réparer la gouttière de leur appartement.Ce qui a l\u2019heur de déplaire à Toni, qui s\u2019empresse de faire éclater le tuyau.S\u2019ensuit un échange musclé à la fin duquel Yasser, que le metteur en scène présente comme un homme ré- ser vé et stoïque, traite Toni de « sale con ».Afin d\u2019éviter de perdre son emploi, Yasser est contraint de présenter ses excuses à Toni.Devant l\u2019incapacité de Yasser à le faire, Toni lui balance alors : « Ariel Sharon aurait dû vous exterminer ! » Yas- ser, réfugié palestinien, assène alors un coup de poing à Toni, fervent chrétien.Ayant perdu son premier procès contre Yasser, Toni engage un avocat qui a plus d\u2019un tour dans son sac, Wajdi Wehbe (Camille Salamé), pour le second procès.Yasser est alors représenté par une avocate sensible et ambitieuse, Nadine Wehbe (Diamand Bou Abboud), fille de Wajdi.L\u2019affaire divisera bientôt la nation.Usage d\u2019archives À par tir d\u2019une simple dispute prenant des proportions hors normes, Ziad Doueiri livre un portrait dénué de parti pris d\u2019un pays marqué à jamais par la guer re et les conflits sans issue.Ainsi, sans omettre le drame subi par le peuple palestinien, il n\u2019hésite pas à recourir aux archives afin de rappeler le massacre de Damour de 1976, perpétré par les milices palestiniennes, l\u2019un des épisodes les plus sanglants de la guerre du Liban.Alors que Toni et Yasser sont presque relégués à la figuration au cours du procès, c\u2019est la voix du peuple qui se fait entendre à travers les plaidoyers des avocats, qui soulèvent un grand nombre de questions sur les tensions au Moyen-Orient, sur le conflit israélo-palestinien, sur le sort des réfugiés, sur le vivre-en- semble.Plusieurs de ces questions demeureront évidemment sans réponse.Tandis qu\u2019il expose non sans une touche didactique la complexité des enjeux sociopoli- tiques, Ziad Doueiri laisse entendre à travers les regards que s\u2019échangent Toni et Yas- ser que le dialogue est malgré tout possible.Le Devoir Blessures de guerre Dans L\u2019insulte, une dispute entre deux hommes fait éclater une affaire d\u2019État IMAGES DIAPHANA FILMS À partir d\u2019une simple dispute prenant des proportions hors normes, Ziad Doueiri livre un portrait dénué de parti pris d\u2019un pays marqué à jamais par la guerre et les conflits sans issue. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 C A R O L I N E M O N T P E T I T L\u2019 année 2019 sera celle du grand dérangement pour le Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC).Le musée devra en effet déménager ses pénates ailleurs, durant la période de rénovation de l\u2019édifice de la rue Sainte-Ca- therine.La compagnie d\u2019architecture lauréate du concours tenu pour la rénovation du musée devrait être connue au cours des prochaines semaines.Le choix du lauréat est déjà établi, mais la décision doit être entérinée par le Conseil des ministres à Québec.On sait par contre déjà que le projet prévoit que le MAC installera désormais des expositions dans les salles qui servent aujourd\u2019hui d\u2019espace d\u2019entreposage.Un nouvel espace de réserves muséales est requis à Montréal pour garder les collections de différents musées.En entrevue, le directeur du MAC, John Zeppetelli, évoque la possibilité que cet espace soit associé au bâtiment de BAnQ dans la rue Holt.Durant toute la durée des travaux, soit entre deux et trois ans, le musée devra trouver d\u2019autres lieux pour maintenir ses activités, expliquait jeudi M.Zeppetelli.Ceux-ci ne sont pas encore déterminés.Ce pourrait être, par exemple, des locaux vides sur le boulevard Saint-Laurent, suggère le directeur.M.Zeppetelli ajoute que le MAC, qui devra tout de même composer avec des contraintes d\u2019espace durant cette période, pourrait accentuer ses collaborations avec divers organismes, dont la Place des Ar ts par exemple.Il a donc annoncé jeudi la dernière programmation qui prendra place au musée dans sa forme actuelle.Une partie de cette programmation a d\u2019ailleurs été montée pour pallier la disparition de la Biennale de Montréal, dont la fermeture a été annoncée il y a quelques mois.C\u2019est ainsi que le MAC accueillera une vaste exposition de l\u2019artiste montréalais d\u2019origine mexicaine Rafael Lozano-Hemmer, qui met en scène des installations multidisciplinaires et interactives exploitant les rapports poétique et politique avec le spectateur.Parmi ces installations, mentionnons le Vicious Circular Breathing, par laquelle le visiteur est invité à respirer (s\u2019il le désire !) de l\u2019air qui a déjà été inhalé par tous les autres visiteurs, et qui a été contenu dans des sacs de papier\u2026 M.Zeppetelli mentionnait aussi l\u2019installation Pulse Room, qui fait résonner la pulsion cardiaque des spectateurs en chœur et qui sera réaménagée pour l\u2019occasion.On pourra visiter l\u2019exposition de Rafael Lozano-Hemmer au MAC du 24 mai au 9 septembre.À partir du 20 octobre, trois expositions abordant le thème du manifeste se croiseront au musée.Mentionnons d\u2019abord Manifesto, produite en 2015 par Julian Rosefeldt.Cette installation vidéo met en scène l\u2019actrice australienne Cate Blanchett dans toute une gamme de rôles, de celui du sans-abri à celui de l\u2019animatrice de télévision, en passant par la chorégraphe ou l\u2019ouvrière.Tous les monologues prononcés dans la vidéo sont tirés de manifestes artistiques écrits au cours des 150 dernières années: écrits des futuristes, des dadaïstes, des suprématistes, des situationnistes, etc.Les originaux de ces manifestes seront d\u2019ailleurs exposés dans une salle voisine du musée, et les visiteurs pourront en consulter des fac-similés.À propos de manifeste, Françoise Sullivan, l\u2019une des signataires de Refus global, texte dont on célèbre le 70e anniversaire, fera l\u2019objet d\u2019une grande rétrospective au MAC.On y traversera les différentes périodes de production de l\u2019artiste, en danse, à travers des vidéos mettant en scène ses chorégraphies, en sculpture et en peinture.On y trouvera des inédits de l\u2019artiste, qui, à 93 ans, peint toujours, quotidiennement, dans son atelier de Montréal.Une section sera également consacrée aux archives de l\u2019artiste.L\u2019exposition partira en tournée à travers le Canada de 2019 à 2021.Le Devoir Le MAC à un an du grand dérangement Le musée présente sa dernière programmation avant son déménagement temporaire en 2019 P H I L I P P E R E N A U D L\u2019 album porte le titre Man of the Woods, ça laisse dubitatif.Vraiment ?Le chic Justin Timberlake, ex-NSYNC parfaitement converti à la pop dansante, au R & B et à la soul, star du Billboard et d\u2019Hollywood, un gars des bois ?C\u2019est du moins ce dont il tente de nous convaincre sur son nouvel album évoquant ses origines dans le sud des États-Unis, en soufflant le chaud et le froid, le country et le R & B, avec de très bonnes\u2026 ou de désolantes chansons.Personne n\u2019y échappera: nous entrons dans le «week-end Tim- berlake».Man of the Woods, l\u2019album pop le plus attendu de la saison, son cinquième en solo, paraît aujourd\u2019hui.Puis, dimanche, quatorze ans après son rôle dans le burlesque « wardrobe malfonction» qui avait fait voir le mamelon de Janet Jackson en direct devant plus de 140 millions de téléspectateurs, Justin Timberlake sera à nouveau le clou du gigantesque spectacle du match final de la 52e saison de la National Football League opposant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre aux Eagles de Philadelphie.Comme coup de pub pour vendre un nouvel album, on ne fait pas mieux.Le disque, malheureusement, déçoit.Né d\u2019un pari risqué qu\u2019il nous faut néanmoins saluer, car il faut une certaine dose d\u2019audace pour se reconnecter aux racines country de son Tennessee natal sans tourner le dos à la pop-R & B dansante qui a fait sa renommée \u2014 notons que la manœuvre rappelle celle de Beyoncé qui, sur son dernier album (Lemonade, 2016), avait aussi bifurqué vers le country (la chanson Daddy Lessons), elle aussi pour rappeler ses origines du sud des États-Unis.Or, le plus souvent, l\u2019idée s\u2019écrase.Certes, il y a bien l\u2019extrait Say Something, duo avec la vedette countr y du moment Chris Stapleton, pour faire la démonstration que ça se peut.Pure chanson country-pop mue par un léger groove dansant, parfaite harmonie entre les voix de Stapleton (attendez-vous à le voir apparaître au spectacle de la mi-temps) et de Timberlake, avec le compositeur-producteur attitré Timbaland jouant de finesse derrière sa console.Si tout l\u2019album avait été de la même eau\u2026 En vérité, Justin Timberlake amorce en lion ce cinquième album, d\u2019abord avec l\u2019extrait Filthy, à mi-chemin entre le groove de Prince et la production élec- tro de Daft Punk, puis avec la bombe Midnight Summer Jam, délicieuse envolée disco-soul qui aurait pu figurer sur ses précédents disques The 20/20 Experience (les deux volumes), l\u2019un des trop rares sommets de cet inégal album.Ça commence à se gâter dès Sauce.Bien simplement, la gref fe r ythmique du rap ne prend pas sur les orchestrations de guitare twang country-rock \u2014 c\u2019est comme si DJ Premier avait malicieusement remixé Creedence Clear water Rival pour le simple plaisir d\u2019écœurer les fans de country et ceux de hip-hop, les deux en même temps.Man of the Woods marque aussi le retour du duo The Nep- tunes (Chad Hugo et Pharrell Williams) dans le studio de Tim- berlake, après des années de conflit entre ceux-ci et l\u2019étiquette RCA.Ils parviennent à faire du bon boulot, sans toutefois réchapper les chansons les plus incongrues, lesquelles se signalent tôt sur l\u2019album: on pense à la chanson qui donne son titre à l\u2019album, à la navrante Wave et son insupportable banjo, ou au pastiche du son trap de Migos intitulé Supplies.The Neptunes trouve cependant le bon ton dans la seconde moitié, d\u2019abord avec Flannel, douce ballade country-pop accrochée aux basses et aux coups de cymbales synthétiques typiquement R & B.Montana et Livin\u2019 Off the Land (ah!, le retour à la terre\u2026) empruntent un sentier plus disco, ramenant le chanteur dans sa zone de confort.À la toute fin, c\u2019est Timbaland qui of fre un joli écrin rythmique pop-soul pour Young Man, tendre lettre, écrite la plume trempée dans le gospel, du père à son jeune fils.Ce qui nous amène aux thèmes et aux textes de Man of the Woods qui, eux aussi, ont tendance à rater la cible.Flannel est charmante \u2014 analogie entre la chaleur de l\u2019amour et la bonne vieille chemise à carreaux \u2014 et bien livrée.C\u2019est quand ce nouveau papa et époux de 37 ans se met à chanter le sexe que l\u2019on décroche, alors qu\u2019il use d\u2019images si grotesques qu\u2019elles en sont risibles.Un exemple parmi trop d\u2019autres, qui trace un parallèle entre le survivalisme en temps d\u2019invasion de zombies et le besoin de s\u2019accoupler: «I\u2019ll be the generator, turn me on when you need electricity / Some shit\u2019s 'bout to go down, I\u2019ll be the one with the level head / The world could end now, baby, we\u2019ll be living in The Walking Dead.» À grincer des dents.Collaborateur Le Devoir MAN OF THE WOODS ?1/2 Justin Timberlake, RCA Man of the Woods : au club en chemise à carreaux Le nouvel album de Justin Timberlake, qui se produira au Super Bowl, est décevant SUZANNE CORDEIRO AFP Justin Timberlake PEDRO RUIZ LE DEVOIR La séquence de titres choisis, les mises en contexte de ses présentations, tout est extrêmement précis dans le nouveau spectacle de l\u2019artiste.S Y L V A I N C O R M I E R Début décembre 2017.Je retrouve Isabelle Boulay à son atelier-bibliothèque-bu- reau.Elle arrive d\u2019Europe, elle y retourne, la tournée de l\u2019album Ma vérité est en cours depuis septembre, elle est juge à l\u2019émission Destination Eurovision tout janvier, le pan québécois de la tournée commence au Pavillon de l\u2019île à Château- guay le 2 février, la première montréalaise a lieu dans le cadre du festival Montréal en lumière, au théâtre Maison- neuve, le 1er mars.Dire qu\u2019il faut saisir l\u2019occasion de se voir est peu dire.À ce moment, Johnny Hal- lyday est encore vivant, mais la fin approche.C\u2019est de lui qu\u2019on parle d\u2019abord, Isabelle et moi, un peu sonnés tous les deux, pour ainsi dire endeuillés avant l\u2019heure (son commentaire a été publié dans Le Devoir, dans mon long papier sur Johnny).Ça nous amène à parler de la scène, du fait que Johnny avait par ticipé à la tournée des Vieilles Canailles avec Eddy Mitchell et Jacques Du- tronc, bonbonne d\u2019oxygène dans la loge.La scène, coûte que coûte.« Je ne pourrais pas vivre sans la scène », dé- clare-t -el le sans hésiter.« C\u2019est mon espace sacré.C\u2019est un lieu qui me soigne, où peut-être j\u2019arrive à soigner les gens, à faire œuvre utile.C\u2019est ma plus belle sortie de secours.Si j\u2019avais pas ça, je serais Georges St-Pierre\u2026 » Elle s\u2019esclaffe.« J\u2019exagère un peu.» On comprend que chanter sur scène lui permet de mener combat, de tout exprimer, de tout sortir ce qu\u2019elle a en dedans.« Ce métier, je l\u2019aime assez pour qu\u2019il me tienne éloignée de pas mal de choses, et parfois de pas mal d\u2019êtres humains\u2026 » Elle pense surtout à son fils Marcus.« En même temps, je pourrais pas être une mère complète si je passais pas par l\u2019expérience de la scène.Je pense qu\u2019on apprend plus à ses enfants en étant ce qu\u2019on est, en suivant nos aspirations, qu\u2019en faisant des recommandations.Il vient toujours un moment où ton enfant te dis : fais-le donc, toi, ce que tu me dis de faire ! Pour moi, c\u2019est lui montrer qu\u2019il faut se lever dans la vie, et accomplir ce en quoi on croit, malgré les conséquences \u2014 l\u2019éloignement, dans mon cas.Chanter pour chanter, ça ne m\u2019intéresse pas beaucoup, je peux le faire chez moi.Mais depuis l\u2019âge de six ans, j\u2019ai besoin de chanter pour des gens.» La responsabilité et l\u2019allégresse Mission, vocation.Pas loin de la raison d\u2019être.C\u2019est sa fonction première dans la vie.« Au moment de préparer un nouveau spectacle, ma question c\u2019est : qu\u2019est-ce que j\u2019ai à offrir cette fois-ci ?Ai-je encore des choses à par tager ?Je me sens responsable.La vérité, c\u2019est que je me sens de plus en plus responsable.» Je lui demande si ce n\u2019est pas lourd à por ter, cet engagement si entier.Oui, donner le meilleur de soi-même, on est d\u2019accord.Mais une telle responsabilité ?Un lieu sacré n\u2019est-il pas un peu contraignant ?Elle sourit.« Une fois sur scène, je vis une vraie allégresse de liberté.Tu vis plus for t, tu dis plus for t, tu respires plus grand, t\u2019es plus heureux, tu peux affronter tes démons, éprouver ce qu\u2019il y a de plus douloureux.Ça rend légitime tout ce que tu es.» En voix out, avant l\u2019entrée en scène du nouveau spectacle, elle cite du Genet.Le con - damné à mort, première stro - phe.« Le vent qui roule un cœur sur le pavé des cours / Un ange qui sanglote accroché dans un arbre / La colonne d\u2019azur qu\u2019entortille le marbre / Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours.» Elle commente : « C\u2019est ça, pour moi, chanter, interpréter.Ça ouvre des portes et des fenêtres, des deux bords.Tu vas vers les gens, les gens viennent vers toi.Et c\u2019est une maison qui n\u2019arrête pas de s\u2019agrandir.Où tu pensais qu\u2019il y avait un mur, il y a une porte.» Depuis plus d\u2019un quart de siècle que ça dure.Je me souviens d\u2019elle à son premier vrai spectacle en tête d\u2019affiche, au tout petit Studio-théâtre de la PdA (au- jourd\u2019hui la salle Claude-Léveil- lée).«Je voulais tellement trouver ma place.Cette fois-là, c\u2019était comme si j\u2019avais trouvé la bonne pointure, des chaussures qui m\u2019allaient parfaitement.» Sûr et certain que je ne suis pas le seul à ressentir cette impression de parcours en parallèle, de spectacle en spectacle.« Mes premiers spectateurs emmenaient leurs enfants, et maintenant ces enfants devenus grands emmènent les leurs.L\u2019autre jour, j\u2019ai retrouvé une famille en Suisse : leurs cinq garçons, c\u2019est comme si je les avais vus naître et grandir\u2026» Le nouveau spectacle témoigne de cette familiarité.«Les chansons que je choisis, ça raconte notre histoire, elles sont liées à des moments de leur vie autant que de la mien - ne.C\u2019est comme si on était de la visite les uns pour les autres.» La séquence de titres choisis, les mises en contexte de ses présentations, tout est extrêmement précis.«Je n\u2019écris peut-être pas mes chansons, mais j\u2019écris tous mes shows.Dans le détail.À la main.Je ne suis pas très bonne avec les or- dis.Je m\u2019applique comme je m\u2019appliquais pour un travail long au cégep, et ça donne une sorte de longue lettre manuscrite.Au fond, c\u2019est ça ma vérité, ce que j\u2019of fre de moi en spectacle, avec les chansons que j\u2019interprète.Une longue lettre.Je donne des nouvelles, où j\u2019en suis, où j\u2019aimerais que nous allions.» Le Devoir En tournée à partir du 2 février, au théâtre Maisonneuve de la PdA le 1er mars.ENTREVUE Sa plus belle sortie de secours De retour au Québec pour la suite de sa tournée, Isabelle Boulay se confie au sujet de la scène Une fois sur scène, je vis une vraie allégresse de liberté Isabelle Boulay « » Le MAC pourrait accentuer ses collaborations avec divers organismes, dont la Place des Arts DEBUSSY, INSPIRATIONS ET INFLUENCES Debussy: Suite bergamasque.Reflets dans l\u2019eau.Ce qu\u2019a vu le vent d\u2019ouest.L\u2019isle joyeuse.Prélude à l\u2019après-midi d\u2019un faune.La terrasse des audiences du clair de lune.Les tierces alternées.Feux d\u2019artifice.Études pour les notes répétées, pour les octaves et pour les cinq doigts.Œuvres de Rameau, Grieg, Liszt, Chopin, Tro- tignon et Stravinski.Philippe Cassard (piano).Salle Bourgie, 31 janvier.Reprise au Grand Théâtre de Québec le 4 février.C H R I S T O P H E H U S S L e 15 avril prochain, Mauri- zio Pollini fera salle comble à la Maison symphonique.Les places de prestige, de pre - mière et de deuxième catégorie, soit la plupar t, aux prix compris entre 80 $ et 127 $, se sont arrachées.J\u2019espère que ce récital, pour lequel aucun des acheteurs, pas plus que les organisateurs, n\u2019a eu le programme \u2014 juste pour le fun, j\u2019aimerais que Pollini y instille l\u2019un ou l\u2019autre Klavierstück de Stockhausen ou la 2e Sonate de Boulez \u2014, sera plus mémorable que la dernière présence du mythique Italien, à Montréal en septembre 2005.Je n\u2019ai pu m\u2019empêcher de penser à cela mercredi soir en versant des larmes, renversé par ce que Philippe Cassard parvenait à tirer du piano de la salle Bourgie dans L\u2019isle joyeuse de Claude Debussy.Où étaient- ils, les amateurs de piano?2000 pour Pollini, 300 pour Cassard?Évidemment, il y a une part de snobisme dans les sorties de concert (ce que dans le milieu du vin on appelle poétiquement les « buveurs d\u2019étiquettes »), mais le rapport était, là, trop vertigineux pour ne pas être malsain.D\u2019autant qu\u2019un récital de piano à la salle Bourgie, c\u2019est 42$, prix maximum.En d\u2019autres termes, un récital Pollini «vaut» trois récitals de Philippe Cassard, d\u2019Alex - andre Tharaud et de Jean Efflam Bavouzet (ou Benedetto Lupo, ou Edna Stern, ou David Fray).Vraiment?Les mélomanes de Québec peuvent sauver notre honneur et se faire un grand plaisir en allant écouter dimanche après-midi Philippe Cassard au Grand Théâtre.Il leur manquera certes une partie de ce qui fit le sel sensoriel du récital montréalais, puisque le pianiste a modifié l\u2019ordre de son récital pour en jouer une par tie sur le piano Érard (1858) de la salle Bourgie.Cette partie fut fascinante, Cas- sard se délectant des coloris spécifiques de l\u2019instrument dans les aigus.Cassard s\u2019est aussi adonné à l\u2019un de ses plaisirs favoris : l\u2019art de la transition.Il imbrique ainsi Reflets dans l\u2019eau de Debussy dans la résonance de la Berceuse de Chopin.Ce qu\u2019a vu le vent d\u2019ouest devient un tumulte qui agite Au bord d\u2019une source de Liszt, œuvre à laquelle Debussy s\u2019enchaîne attacca.Plus savoureux encore : Chez Pe- trouchka et La terrasse des audiences du clair de lune fusionnent naturellement.Le public est médusé, fasciné.Philippe Cassard en concert est un pianiste singulier.Sur le fond, il est un créateur de sons.Il faut remonter à Sergeï Ba- bayan pour trouver un dompteur tirant quelque chose de similaire de ce Steinway, sauf qu\u2019après quatre pièces, hélas, l\u2019accord avait cédé au milieu du clavier et aurait mérité une retouche à la pause.Sur la forme, le récital avan - ce par houles ou par moments: des moments d\u2019écoute, tendres et poétiques (Berceuse-Reflets dans l\u2019eau), de petits ressacs comme empêtrés ou plus crispés (Passepied de la Suite bergamasque, Au bord d\u2019une source, Prélude à l\u2019après-midi d\u2019un faune, Chez Petrouchka), puis des embrasements sensoriels uniques, tels l\u2019enchaînement Ce qu\u2019a vu le vent d\u2019ouest- L\u2019isle joyeuse et les préludes et études de la fin du concert.Cette soirée, vrai grand moment de musique, nous a valu la création mondiale du Prélude de Baptiste Trotignon, pièce érudite reprenant plusieurs formules typiquement debussystes.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 5 Confection artisanale de chandelles à base de cire de soya naturelle Coulées à la main avec mèche de bois qui crépite sur demande.Accessoires variés.514-601-9226 www.facebook.com/chandelles4elements Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com «Voilà une petite érablière comme on rêve d\u2019en trouver.» (P.Mollé).Tout fait maison.Ambiance authentique.Chansonnier et musique traditionnelle.(F.d.s.) 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février, constitue une occasion à saisir.Cela alors même que Denis Villeneuve planche sur sa propre adaptation.Dans un lointain futur, l\u2019univers connu est gouverné par diverses familles royales soumises à un Parlement intergalactique, le Lands- raad, sur lequel règne l\u2019empereur Shaddam IV.Inquiété par la popularité du duc Leto Atreides, l\u2019empereur ourdit un complot.Son plan consiste à retirer à la famille rivale des Atreides, les Harkonnen, l\u2019exploitation de la planète Arrakis, d\u2019où l\u2019on extrait l\u2019Épice, denrée précieuse entre toutes.Cela, avec la complicité du baron Vladimir Harkonnen, qui au moment opportun, et avec l\u2019aide des troupes impériales, viendra renverser le duc.Ce qui se produit, non sans que dame Jessica Atreides et son fils Paul réussissent à fuir dans le désert sillonné par de gigantesques vers des sables.Dans les rochers, Jessica et Paul forment une alliance avec les Fremens, peuple autochtone dont Paul devient le meneur.Serrait-il le Kwisatz Haderach, cet être suprême auquel les sœurs de l\u2019Ordre du Bene Gesserit tentent de donner naissance depuis des siècles?S\u2019enfarger dans les mots Vertigineuse, la terminologie de Dune ?Il faut savoir que dans le roman original, un lexique complet est offert, entre autres appendices.Un outil, évidemment, que ne pouvait transposer Lynch.Dans un essai soulignant les trente ans du film publié par The Atlantic en 2014, Daniel D.Snyder voit dans ce florilège d\u2019expressions mystérieuses l\u2019une des principales raisons de l\u2019échec du film, qu\u2019il apprécie au demeurant, et qu\u2019il qualifie d\u2019anti-Star Wars.« La langue même de Dune rend le film presque impénétrable.Au cours des dix premières minutes, on bombarde le public avec des mots comme \u201cKwisatz Haderach\u201d, \u201cLandsraad\u201d, \u201cgom jabber\u201d, et \u201csardaukar\u201d avec peu ou pas de contexte.\u201cPistolet laser\u201d, \u201cX-Wing\u201d, \u201cdroïde\u201d, et \u201cForce\u201d sont des mots qui désignent des trucs inventés, mais ce sont des mots connus.\u201cBene Ges- serit\u201d n\u2019a pas tout à fait la même consonance que \u201cJedi\u201d.Récitant ces mots, une galerie de personnages dépourvus des qualités humaines qui parviennent à rendre attachantes les créatures les plus extraterrestres de Star Wars.Et il n\u2019y a pas de Han Solo pour chauffer la foule.» Visions divergentes Ironie du sort, David Lynch refusa de réaliser Le retour du Jedi pour George Lucas, optant pour Dune, une production de Raffaella De Lau- rentiis et son père, Dino, que venait de quitter Ridley Scott (après que la vision psychédélique d\u2019Alejandro Jodorowsky eut été abandonnée).Il faut savoir qu\u2019en 1981, Lynch s\u2019était attiré une pluie d\u2019éloges avec L\u2019homme éléphant (Elephant Man), une première production de studio après Eraserhead, film expérimental de 1977 qu\u2019auraient gagné à voir les De Laurentiis avant de l\u2019embaucher.Dans Inner Views : Filmmakers in Conversation, de David Breskin, Lynch admet s\u2019être en quelque sorte noyé dans les sables mouvants de Dune, avec son budget de plus de 40 millions dollars américains (l\u2019équivalent de près de 100 millions aujourd\u2019hui) et ses 80 décors construits dans 16 studios : « Je n\u2019aurais probablement pas dû faire ce film, mais j\u2019y ai vu une tonne de possibilités pour des choses que j\u2019aime et c\u2019était là la structure pour les aborder ; il y avait tellement d\u2019espace pour créer un monde\u2026 » Si la «structure » lui convint, il en alla autrement des impératifs liés à une superproduction.Ainsi, David Lynch et Dino De Laurentiis entrè- rent-ils vite en conflit.Le premier livra une œu- vre baroque empreinte d\u2019onirisme et de grotesque, là où le second espérait le début d\u2019une saga grand public propice à des produits dérivés façon Star Wars.Aventure charnière Le bouillant producteur italien insista en outre pour une durée de deux heures, contre trois pour Lynch.On remonta donc le film, on tourna des scènes explicatives additionnelles, on ajouta un prologue empesé (inspiré par celui de La nuit du chasseur (Night of the Hunter))\u2026 Ce désir de clarté se fit au détriment de la fluidité (écueil qu\u2019une deuxième adaptation pour la télévision, en 2000, n\u2019évita pas davantage).En amont, le tournage au Mexique fut, au dire de Lynch, «un cauchemar».Accablés par la chaleur, les 1700 membres de l\u2019équipe tombèrent malades à tour de rôle.Au mitan de la production, le superviseur des effets spéciaux décampa et Raffaella De Laurentiis dut prendre le relais.Malgré cette débâcle, la productrice et le cinéaste se retrouvèrent sur Blue Velvet, en 1986.Deux ans plus tard toutefois, un montage plus long de Dune fut préparé pour la télévision contre la volonté de Lynch.Ulcéré, il obtint qu\u2019on en retire son nom.À terme, l\u2019aventure fut charnière.Par la suite, David Lynch s\u2019en tint à des budgets plus modestes et à des canevas narratifs plus circonscrits: approche économe transcendée par son génie pour les circonvolutions dramaturgiques insolites.Pertinence renouvelée En elle-même pourtant, la trame principale de Dune est simple.Comme on l\u2019a souvent relevé, côté magouilles politiques, c\u2019est du Machiavel 101 transposé dans l\u2019espace.Ici, c\u2019est la mythologie foisonnante que déploie Herbert qui envoûte.Cela, et la kyrielle de sous-intrigues qu\u2019il entrelace et qui confèrent au roman sa densité.La plume de l\u2019écrivain est, par surcroît, fort belle.Publié en 1965 à l\u2019issue de six années de travail, Dune est aussi un témoin de son époque.Dans les clans Atreides et Harkonnen, on pourra de fait reconnaître les gouvernements américain et soviétique alors plongés en pleine guerre froide.Quant à l\u2019Épice, on y substituera le pétrole, voire l\u2019eau potable, Dune ayant ouvertement des visées écologistes.En l\u2019occurrence, ces préoccupations inscrites en filigrane du roman n\u2019ont rien perdu de leur pertinence : en ces temps de réchauffement climatique et de désertification, une nouvelle adaptation de Dune a largement de quoi s\u2019arrimer au présent.Encore plus si l\u2019on songe à ce «1%» richissime qui tire les ficelles, Landsraad du XXIe siècle.Et c\u2019est sans parler de la donne géopolitique actuelle, les États-Unis et la Russie vivant une relation pour le moins particulière.On l\u2019aura compris, au jeu de la métaphore, Denis Villeneuve ne sera pas mal pris.Le Devoir DUNE Science-fiction de David Lynch.Avec Kyle Mac - Lachlan, Francesca Annis, Kenneth McMillan, Sean Young, Sting.États-Unis, 1984, 136 minutes.Le 4 février: Quartier Latin, Cavendish Mall.CINÉMA Dune et ses sables mouvants Le festival Rétromania présente l\u2019adaptation de David Lynch alors que Denis Villeneuve prépare la sienne EASTON PRESS La mythologie foisonnante que déploie Frank Herbert dans Dune envoûte.La planète Dune\u2026 et son espèce emblématique dans les mots de Frank Herbert : «Elle ouvrit les yeux sur l\u2019immobilité du désert, la chaleur du jour, le silence.Déjà, l\u2019air vibrait au-dessus du sable, comme sous l\u2019effet de la danse torride d\u2019innombrables et infatigables démons.De l\u2019autre côté du désert, l\u2019image d\u2019or de la falaise devenait de plus en plus floue.Une pluie de sable, l\u2019espace d\u2019un instant, forma un rideau léger à l\u2019extrémité de la fissure.Le sable grésillait de toutes parts, libéré par la brise du matin, par l\u2019envol des premiers faucons quittant les falaises.Et après chaque cascade, Jessica continuait d\u2019entendre comme un sifflement, de plus en plus fort.C\u2019était un son que l\u2019on ne pouvait oublier, lorsqu\u2019on l\u2019avait entendu une fois.\u201cUn ver\u201d, murmura Paul.Il apparut sur leur droite, avec une majesté sereine.Une dune cheminant entre les dunes, traversant leur champ de vision.Droit devant eux, elle s\u2019éleva un peu, rejetant du sable comme la proue d\u2019un navire rejette de l\u2019eau.Puis cela disparut sur la gauche.Et le sifflement s\u2019estompa, mourut.» Philippe Cassard Lire aussi \u203a La critique du spectacle Forces connexes, à Tangente, sur les plateformes numériques du Devoir.Lire aussi \u203a La critique du concert de l\u2019Orchestre métropolitain, dirigé par Tania Miller, avec Stéphane Tétreault sur les plateformes numériques du Devoir.TANIAMILLER.COM FRÉDÉRIC CHAIS L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E B 6 L es activités de fusions et d\u2019acquisitions au Canada ont connu une année 2017 record.Le marché américain et le secteur technologie ont retenu le gros de l\u2019attention.Dans son rapport 2017, le cabinet PwC souligne que les activités de fusions et d\u2019acquisitions au Canada ont atteint leur plus haut niveau des cinq dernières années avec 2274 transactions, en hausse de 16 % par rapport aux 1956 transactions de 2016.Parlant d\u2019une année exceptionnelle, PwC souligne qu\u2019«avec le volume de capitaux disponibles, la solidité des évaluations dans l\u2019ensemble des secteurs et l\u2019engouement pour la croissance, les sociétés canadiennes sont en bonne position pour réaliser des transactions intéressantes en 2018».Le rapport comptabilise les transactions de plus de 1 million $US.C\u2019est le secteur des technologies qui a retenu le plus l\u2019attention, avec un accroissement de 34 % du volume des transactions par rappor t à 2016.«Celui-ci représente une importante occasion de transformation pour les entreprises issues de secteurs plus traditionnels.L\u2019intégration réussie des acquisitions de nouvelles technologies permet non seulement aux entreprises de concrétiser leur transformation numérique, mais aussi d\u2019assurer leur pérennité », poursuit le cabinet.Autre fait saillant, les transactions réalisées sur le marché américain ont constitué près de 60% de toutes les transactions transfrontalières en 2017.Il s\u2019agit de l\u2019un des niveaux les plus élevés depuis 2008, qui survient «malgré l\u2019incertitude qui pèse sur le commerce en général et sur les économies nord- américaines et mondiale, du fait des politiques du nouveau gouvernement américain », souligne PwC.L\u2019année a toutefois été placée sous le sceau du protectionnisme américain, de la contestation des grands accords de libre-échange par l\u2019actuel locataire de la Maison-Blanche et de l\u2019adoption de la réforme fiscale de Donald Trump.Parmi les activités enregistrées, celles du secteur immobilier ont quasiment doublé d\u2019une année à l\u2019autre.Là aussi, le secteur des technologies a obtenu le rôle vedette, avec une hausse de 45% du nombre de transactions.Pour 2018, selon la 21e enquête mondiale de PwC, 44 % des chefs de direction canadiens prévoient des activités de fusions et d\u2019acquisitions pour stimuler la croissance et la rentabilité de leur entreprise.Parmi les facteurs pouvant avoir une influence sur l\u2019activité de fu- sions-acquisitions cette année, l\u2019enquête mentionne l\u2019incidence de la réforme fiscale et l\u2019incertitude entourant l\u2019ALENA.Le Devoir CANADA Une année record dans les fusions-acquisitions A pple fait plus d\u2019argent que jamais, mais cela ne semble plus suffire.Le géant de l\u2019informatique est maintenant aux prises avec des théories conspi- rationnistes au sujet du ralentissement secret de ses plus anciens modèles de téléphones, tandis qu\u2019une certaine incertitude entoure son plus récent modèle, l\u2019iPhone X, le plus dispendieux de sa gamme.Apple s\u2019attendait à ce que les consommateurs adoptent l\u2019iPhone X comme un appareil dont le caractère révolutionnaire justifiait son prix de 1000$US.Mais il semble que les partisans d\u2019Apple ne se soient pas montrés aussi impressionnés que prévu.Plusieurs ont plutôt jeté leur dévolu sur d\u2019autres modèles récents dont le prix est inférieur de 200$US à 300$US à celui de l\u2019iPhone X.Apple a affiché jeudi, après la fermeture des marchés, un bénéfice trimestriel de 20,1 milliards $US, ou de 3,89$US par action, sur des revenus de 88,3 milliards.Mais pour le trimestre en cours, qui prendra fin en avril, Apple dit s\u2019attendre à un chiffre d\u2019affaires entre 60 milliards et 62 milliards.Amazon et Google Pour sa part, Amazon a comptabilisé un chiffre d\u2019affaires en hausse de 38,2% au quatrième trimestre, à 60,5 milliards, à la faveur d\u2019une forte activité de commerce en ligne pour les fêtes de Noël et d\u2019une demande soutenue pour ses activités de stockage dématérialisé (cloud).Le groupe a dégagé un bénéfice net de 1,86 milliard, soit 3,75 $US par action, contre 749 millions (1,51 $US par action) un an plus tôt.Enfin, Alphabet, la maison mère de Google, a vu son chiffre d\u2019affaires dépasser pour la première fois la barre des 100 milliards.Sur l\u2019ensemble de 2017, il a augmenté de 23 % à 110,9 milliards de dollars, mais le bénéfice a baissé de 35 % à 12,6 milliards.Le chiffre d\u2019affaires du quatrième trimestre a augmenté de 24% à 32,3.Les revenus publicitaires, tirés pour 89% d\u2019entre eux des appareils mobiles, ont bondi de 48%.Avec Associated Press Le Devoir TECHNOLOGIES Apple, une fois de plus, a un problème d\u2019iPhone ISTOCK Le secteur des technologies a connu un accroissement de 34% du volume des transactions par rapport à 2016.JOE RAEDLE GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019Haïtienne Elisabeth Volmar est devenue citoyenne américaine le 12 janvier dernier, à Hialeh en Floride.Cent cinquante personnes de dif férents pays ont pris part à la même cérémonie.On quitte rarement son pays de gaieté de cœur.Les économies qui accueillent ces travailleurs venus d\u2019ailleurs ont rarement à le regretter.ANALYSE Les immigrants norvégiens dont rêve Trump viennent aujourd\u2019hui d\u2019Haïti seuls la moitié d\u2019entre eux.Les États-Unis sont de loin les plus populaires (47 millions), suivis par l\u2019Allemagne (12 millions), la Russie (12 millions) et l\u2019Arabie saoudite (10 millions), puis par un bloc d\u2019une demi-douzaine de pays, dont le Canada (8 millions), le Royaume-Uni (9 millions) et les Émirats arabes unis (8 millions).Moins de 10% de tous ces migrants sont des réfugiés chassés de leurs pays par la guerre, la famine ou d\u2019autres calamités naturelles ou politiques.Le tiers sont des diplômés universitaires, mais la forte majorité ne sont armés que d\u2019un diplôme secondaire ou moins.La manne immigrante L\u2019arrivée de ces étrangers n\u2019est pas sans entraîner une augmentation des dépenses publiques en structures d\u2019accueil et en programmes sociaux, constate McKinsey.Mais elle débouche aussi sur des emplois et une activité économique qui assurent des revenus supplémentaires aux gouvernements pour un impact fiscal final neutre ou légèrement positif.À terme, les migrants représentent une véritable manne économique totalisant presque 7000 milliards $US par année, soit l\u2019équivalent de 9,4% de la richesse mondiale pour seulement 3,4 % de la population.Près de 90% de ces retombées profitent aux pays développés, aux premiers rangs desquels on trouve les États-Unis (2000 milliards), mais aussi l\u2019Allemagne (550 milliards) et le Canada (320 milliards).Ces retombées économiques sont en parts égales le fait du groupe des migrants diplômés universitaires et de celui des moins qualifiés.Aux États-Unis, les migrants sont ainsi à l\u2019origine de plus de la moitié des nouveaux brevets et des entreprises en démarrage valant plus d\u2019un milliard.Mais la plupart de ceux qui se lancent en affaires le font dans le commerce au détail, la construction ou la restauration.Contrairement aux préjugés répandus, les immigrants ont généralement peu d\u2019impact sur les salaires et l\u2019emploi des travailleurs du pays, entre autres parce qu\u2019ils occupent souvent des emplois dont les autres ne veulent pas.L\u2019intégration des populations venues de l\u2019extérieur n\u2019est pas toujours facile.Une forte amélioration à ce chapitre, non seulement dans l\u2019emploi, mais aussi en matière d\u2019éducation, de logement, de santé et d\u2019engagement communautaire, se traduirait globalement par des retombées de 800 à 1000 milliards de dollars supplémentaires par année.Les Norvégiens d\u2019Haïti Quant aux Norvégiens, ils ont été près d\u2019un million au XIXe et au XXe siècle à tenter leur chance aux États-Unis, soulignait The Atlantic le mois dernier.Un peu comme pour les immigrants irlandais, italiens ou ca- nadiens-français à la même époque, leur pays était alors un «pays de merde», comme dirait Donald Trump, avec un chômage élevé, un manque de terre cultivable et de faibles chances de se sortir de la misère.Bien que blancs et chrétiens, ils ont souvent eu du mal à s\u2019intégrer à leur pays d\u2019adoption, au point où 70% d\u2019entre eux ont fini par refaire le chemin inverse.En 2016, il n\u2019y a eu que 362 Norvégiens qui ont tenté l\u2019aventure, essentiellement parce que leur pays est devenu prospère et que la plupar t des indicateurs de qualité de vie y sont désormais plus élevés qu\u2019aux États-Unis.En fait, et n\u2019en déplaise au président américain et à ses amis, les Nor végiens d\u2019au- jourd\u2019hui viennent justement d\u2019Haïti, du Mexique, de l\u2019Inde, de la Chine ou de l\u2019Afrique.Le Devoir É R I C D E S R O S I E R S L e président américain, Donald Trump, a profité de son discours sur l\u2019état de l\u2019Union, cette semaine, pour revenir sur un thème qui lui est cher : la menace que ferait peser l\u2019immigration sur les États- Unis.Il a de nouveau largement assimilé les immigrants, au pire à des criminels en puissance, au mieux à des voleurs d\u2019emplois.Il a pressé le Congrès de lui donner les moyens d\u2019attirer plus de diplômés universitaires à la place de tous ces travailleurs peu qualifiés.Le caractère public et solennel de l\u2019événement l\u2019a empêché de répéter la question qu\u2019il s\u2019était posée quelques semaines auparavant, à savoir pourquoi on ne recevait pas plus d\u2019immigrants d\u2019endroits comme la Norvège plutôt que de « pays de merde » comme Haïti, le Salvador ou ceux d\u2019Afrique?Le président américain et ses amis ne sont pas les seuls à tenir de tels propos.On les entend aussi dans plusieurs autres économies développées, y compris le Canada, mais également dans des pays moins riches.Il est bon de rappeler, en partant, qu\u2019ici comme ailleurs, le premier choix de la grande majorité des gens serait de pouvoir faire leur vie parmi leurs proches et amis dans leur propre pays.Près de 250 millions d\u2019individus vivent tout de même dans un autre pays que celui de leur naissance, rappelait, il y a un an, un rapport de la firme de consultants McKinsey citant des statistiques de 2015.De ce nombre, 80% viennent de pays en voie de développement, notamment de l\u2019Amérique latine (18%), de l\u2019Europe de l\u2019Est et de l\u2019Asie centrale (16 %) ainsi que du Moyen- Orient et de l\u2019Afrique du Nord (14 %).Au premier rang, on trouve des Indiens (16 millions), des Mexicains (12 millions), des Russes (11 millions) et des Chinois (10 millions).À l\u2019autre bout du voyage, près des deux tiers de tous ces migrants ont élu domicile dans des pays développés.Les dix pays les plus populaires comme destinations ont accueilli à eux 38,2 % C\u2019est le pourcentage de hausse du chiffre d\u2019affaires d\u2019Amazon au quatrième trimestre. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 ECONOMIE B 7 K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L e rejet du projet Northern Pass par l\u2019État du New Hampshire jeudi a eu l\u2019ef fet d\u2019une douche froide pour Hydro-Québec et son partenaire américain Eversource, qui font désormais face à un obstacle de taille une semaine après avoir décroché un contrat « historique » au Massachusetts.Les sept membres du Site Evaluation Committee (SEC), chargés d\u2019évaluer le projet au nom du New Hampshire, se sont unanimement opposés à Northern Pass en soutenant que ses promoteurs ne sont pas parvenus à démontrer que le projet n\u2019aura pas d\u2019impacts négatifs sur le développement de la région.Ils ont malgré tout admis que la ligne de transport comporte des avantages économiques, puisqu\u2019elle permettra notamment de créer des emplois et de réduire les tarifs d\u2019électricité.«Nous sommes sous le choc et outrés par la décision du comité, a af firmé le porte-parole d\u2019Eversource, Martin Murray, dans une déclaration écrite.De toute évidence, le processus du SEC est vicié et cette décision envoie un message négatif pour tous les projets énergétiques qui pourraient se développer sur le territoire du New Hampshire.» La compagnie compte porter la décision en appel.Elle évaluera également « toutes ses options» pour permettre au projet Northern Pass d\u2019aller de l\u2019avant.Important contrat Le projet Northern Pass est celui que le Massachusetts a sélectionné la semaine dernière pour assurer son approvisionnement à long terme en électricité propre.Hydro-Québec, qui se charge de la construction de la partie québécoise du projet, compte sur cette ligne de transport et sur le contrat du Massachusetts pour augmenter ses exportations d\u2019électricité et gonfler ses revenus.Vendredi dernier, le président-directeur général d\u2019Hydro-Québec, Éric Martel, a affirmé que ce contrat prévoyant l\u2019exportation de 9,45 térawattheures (TWh) d\u2019hydroélectricité par année pendant 20 ans, à compter de 2020, pourrait générer des revenus annuels de 500 millions de dollars.«Risque connu» « La décision vient de tomber, donc on l\u2019analyse et on évalue les prochaines étapes.On attend aussi les prochaines indications du Massachusetts », a réagi la porte-parole de la société d\u2019État, Lynn St-Laurent.Elle a précisé que la nécessité de faire approuver le projet par le comité américain était un « risque connu » et que les deux autres options présentées par Hydro-Québec pour acheminer son électricité au Massachusetts sont toujours sur la table.Hydro-Québec et Eversource ont jusqu\u2019à la fin du mois de mars pour négocier les termes du contrat avec le Massachusetts.Mme St-Lau- rent a indiqué qu\u2019il est trop tôt pour savoir si la décision du SEC pourrait compromettre la signature de l\u2019entente avec l\u2019État américain ou retarder les travaux de construction.Opposants ravis «Nous sommes ravis par le vote d\u2019aujourd\u2019hui et reconnaissants envers les membres du comité pour les heures passées à entendre les voix des milliers de citoyens, d\u2019entreprises et de municipalités qui ont dit depuis des années que le projet Northern Pass va nuire à notre État », s\u2019est réjoui le groupe Protect the Granite State, qui s\u2019oppose au projet depuis le début en dénonçant notamment ses impacts potentiels sur le paysage et l\u2019économie touristique.Ses responsables reconnaissent que le vote de jeudi ne signifie pas la fin du processus, mais ils se disent prêts à poursuivre leurs efforts pour contrer le projet.Le projet Nor thern Pass est une ligne de transmission de 309 kilomètres qui reliera la frontière américaine au sud de l\u2019État du New Hampshire pour rejoindre le réseau de la Nou- velle-Angleterre.La portion québécoise du projet, longue d\u2019environ 79 kilomètres, a obtenu l\u2019autorisation du gouvernement Couillard en décembre dernier, mais attend encore celle de l\u2019Office national de l\u2019énergie.Hydro-Québec prévoit d\u2019investir plus de 680 millions de dollars pour la construction de la ligne en sol québécois, qui doit débuter l\u2019automne prochain.La société d\u2019État a finalement accepté d\u2019enfouir la ligne dans le secteur de la forêt Hereford, à la suite des pressions exercées par une coalition de groupes environnementaux.Le Devoir Le projet Northern Pass rejeté par le New Hampshire La décision complique la tâche d\u2019Hydro-Québec et de son partenaire américain Eversource G É R A R D B É R U B É T ransat A.T.a recruté Jordi Solé pour présider sa nouvelle division hôtelière.Le candidat avait occupé des fonctions de direction dans les grandes chaînes espagnoles avant de passer chez Blue Diamond Resorts.Le voyagiste Transat a annoncé jeudi qu\u2019il plaçait le développement de sa propre chaîne hôtelière dans le Sud sous la présidence de Jordi Solé.«M.Solé, qui a travaillé pour de grandes chaînes hôtelières internationales, pilotera l\u2019ensemble du développement hôtelier de Transat dans les Caraïbes et au Mexique, deux marchés où l\u2019entreprise de tourisme international est active depuis 30 ans », peut-on lire dans le communiqué.Selon l\u2019information du voya- giste, Jordi Solé œuvre au sein des grandes chaînes internationales depuis 2001.Il a commencé sa carrière dans l\u2019hôtellerie en Espagne comme directeur général adjoint de Bar- celo Hotels and Resorts.Il est passé chez Iberostar en 2009, où il a supervisé les activités des dix complexes hôteliers du réseau au Mexique, comprenant un por tefeuille de 4000 chambres employant 4500 personnes.Il était depuis vice-président principal des opérations de Blue Diamond Resor ts, filiale hôtelière du Groupe de voyage Sunwing, par ticipant « au développement et à l\u2019importante croissance de l\u2019entreprise », souligne Transat.Transat avait annoncé l\u2019an dernier son intention d\u2019étendre son intégration verticale à l\u2019exploitation hôtelière dans le Sud.Après avoir tenté le rachat des actions non détenues dans Ocean Hotels, le voyagiste a plutôt cédé sa participation de 35% à son partenaire espagnol H10 pour une contrepartie de 186 millions, réalisant un gain de 102 millions sur cet investissement effectué en 2007.En décembre, Transat disait viser l\u2019exploitation d\u2019un portefeuille de 5000 chambres en propre ou en gestion sur sept ans.La taille de cette chaîne serait deux fois plus importante que celle d\u2019Ocean Hotels, qui a généré des revenus de 100 millions $US ainsi qu\u2019un bénéfice d\u2019exploitation ajusté de 37 millions $US l\u2019an dernier, pouvait-on lire dans un texte de La Presse canadienne.Toujours selon l\u2019agence de presse, l\u2019investissement total prévu dans le projet hôtelier est estimé à 750 millions qui, à terme, devrait annuellement générer un bénéfice d\u2019exploitation oscillant dans une fourchette de 60 à 70 millions.Le Devoir Transat choisit le président de sa chaîne hôtelière J U L I E N A R S E N A U L T A u cours de ses sept années à la tête de Produits forestiers Résolu, Richard Gar- neau estime avoir contribué à ce que les revendications des producteurs de l\u2019est du pays soient davantage prises en compte par Ottawa.À sa dernière journée en poste avant de par tir à la retraite, celui-ci a estimé jeudi que les voix du Québec et de l\u2019Ontario prenaient plus de place dans le conflit canado- américain sur le bois d\u2019œuvre qui fait rage.« Ces deux provinces ont été très touchées par la dernière dispute et elles ont depuis apporté d\u2019importantes modifications à leurs régimes forestiers», a expliqué M.Gar- neau au cours d\u2019une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.«Cela a changé dans le conflit actuel.» Reconnu pour ne pas avoir la langue dans sa poche, le dirigeant de 70 ans s\u2019est souvent exprimé sur la place publique pour défendre les intérêts de producteurs qui, par fois, divergeaient de ceux établis à l\u2019autre bout du pays.Dès vendredi, le flambeau aura été passé à l\u2019actuel vice-président aux produits du bois, à l\u2019approvisionnement et aux technologies de l \u2019 information, Yves Laflamme.M.Garneau a également salué la « position ferme » de la ministre des Af faires étrangères, Chrystia Freeland, dans le conflit du bois d\u2019œuvre et la décision d\u2019Ottawa de contester la stratégie de Washington à l\u2019Organisation mondiale du commerce.Si les taxes frontalières sont actuellement refilées aux consommateurs américains en vertu de la hausse des prix du bois, le por trait pourrait rapidement changer advenant un recul des mises en chantier aux États-Unis.Au cours de ses sept années aux commandes de l\u2019entreprise autrefois connue sous le nom d\u2019AbitibiBowater, M.Garneau a procédé à plusieurs restructurations, ce qui s\u2019est soldé par de nombreuses fermetures d\u2019usines.Néanmoins, il estime que son successeur hérite d\u2019une entreprise aux assises solides.« Les conditions étaient certainement plus favorables dans les années 1980, 1990 et 2000, a concédé M.Garneau.Mais il y a de la croissance dans presque tous nos secteurs et nous avons bien géré la décroissance dans le papier.» Il a assuré que les litiges commerciaux entre le Canada et les États-Unis sur le papier surcalandré et le papier journal \u2014 qui s\u2019ajoutent à la dispute sur le bois d\u2019œuvre \u2014 n\u2019ont pas précipité son départ.«À 70 ans, il faut commencer à penser à l\u2019avenir.J\u2019ai commencé à discuter du dossier l\u2019été dernier avec le conseil d\u2019administration, qui a pris le dossier en main.» Pour sa part, M.Laflamme, âgé de 61 ans, n\u2019entrevoit pas de changements importants à court ou moyen terme, même si trois des quatre divisions de Résolu sont au cœur de litiges commerciaux.Au quatrième trimestre, Résolu a déçu malgré un bénéfice net de 13 millions, ou 14 ¢ par action, comparativement à une perte nette de 45 millions, ou 50 ¢ par action, il y a un an.Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice ajusté s\u2019est établi à 14 millions, ou 15 ¢ par action, par rapport à 7 millions, ou 8 ¢ par action, au quatrième trimestre en 2017.Le chiffre d\u2019affaires a été de 898 millions, en hausse de 9 millions.Pour l\u2019exercice, la per te nette de Résolu s\u2019est chiffrée à 84 millions, ou 93¢ par action, alors qu\u2019elle était de 81 millions, ou 90 ¢ par action, il y a un an.Les ventes ont reculé de 1%, à 3,51 milliards.La Presse canadienne RÉSOLU Richard Garneau prend sa retraite La papetière est au cœur de litiges commerciaux RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Lino Saputo fils devant les actionnaires, en 2017.Le p.d.-g.espère qu\u2019Ottawa ne répétera pas l\u2019erreur commise avec l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l\u2019Union européenne.J U L I E N A R S E N A U L T L e gouvernement Trudeau s\u2019est montré trop généreux dans le cadre des négociations ayant mené à une version amendée du Partenariat transpaci- fique (PTP), estime le président et chef de la direction de Sa- puto, Lino Saputo fils.Celui-ci s\u2019étonne qu\u2019Ottawa ait consenti un accès de 3,25% de son secteur laitier aux 10 autres pays concernés alors que les États-Unis ne font pas partie de ce traité de libre-échange qui doit être paraphé en mars.«Mon opinion, c\u2019est que le Canada a trop donné, a-t-il dit jeudi, au cours d\u2019une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du troisième trimestre.Je ne suis pas à la table des négociations, alors je n\u2019ai rien influencé.» Dans le cadre du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), le Canada offrira également un accès de 2,3 % de son marché des œufs et de 2,1% de celui du poulet \u2014 comme prévu dans le PTP.À l\u2019instar de l\u2019industrie agricole, M.Saputo estime que cet accès viendra accroître la pression sur les prix des produits laitiers, ce qui aura une incidence négative sur les producteurs et transformateurs.Il espère qu\u2019Ottawa ne répétera pas l\u2019erreur commise avec l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l\u2019Union européenne, lorsque les licences d\u2019importations ont été octroyées en parts égales entre les fabricants et les détaillants.« Selon moi, si l\u2019on donne un accès aux 10 autres pays membres, les joueurs de l\u2019industrie au Canada devraient avoir leur mot à dire en obtenant les licences pour contrôler les produits [importés]», a-t-il expliqué.En ce qui a trait à la renégo- ciation de l\u2019Accord de libre- échange nord-américain entre Ottawa, Washington et Mexico, il est dif ficile de prévoir s\u2019il y aura des changements, a estimé M.Saputo.Les profits bondissent Quant à sa performance trimestrielle, Saputo a vu ses profits bondir en comptabilisant une économie d\u2019impôt d\u2019environ 179 millions découlant de la réforme fiscale aux États-Unis.Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, l\u2019entreprise a engrangé un bénéfice net de 337 millions, ou 86¢ par action, en hausse de 70,7% par rapport au troisième trimestre de l\u2019exercice 2016.De leur côté, les revenus ont totalisé 3 milliards, en hausse de 1,9% comparativement à il y a un an.Abstraction faite des éléments non récurrents, Saputo a toutefois vu son bénéfice ajusté fléchir de 7,1 %, à 183,2 millions, ou 47¢ par action.M.Saputo n\u2019a pas caché que les conditions de marché étaient plus dif ficiles aux États-Unis, où le bénéfice d\u2019exploitation ajusté de la société a plongé de 23 %, à environ 154 millions.« Il y aura encore des défis à surmonter sur le marché américain, car il y a plus de lait par rappor t à ce qui peut être consommé », a-t- il fait remarquer aux analystes financiers.La Presse canadienne COMMERCE Le Canada s\u2019est montré trop généreux avec le nouveau PTP, croit Saputo Cette décision envoie un message négatif pour tous les projets énergétiques qui pourraient se développer sur le territoire du New Hampshire Martin Murray, porte-parole d\u2019Eversource « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E B 8 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Louis Jean, en son vivant domicilié au 305, boul.des Anciens-Combattants, Ste-Anne-de-Bellevue (Québec), H9X 1Y9, est décédé à Ste- Anne-de-Bellevue, le 1er avril 2017.Un inventaire des biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au bureau de Me Véronique Semexant, notaire, 1910, chemin Pink, suite C, Gatineau (Québec) J9J 3N9 Donné à Gatineau, ce 2 février 2018 Madeleine Jean, liquidatrice.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture d'inventaire des biens de la succession de feu Jeanne d'Arc Trottier, domiciliée en son vivant au 1920, rue Adoncour, Longueuil, Québec, J4N 1T4, et décédée le 25 mars 2017.Cet inventaire peut être consulté, par toute personne ayant intérêt à l'étude, au 811, rue Maple, Longueuil, Québec, J4J 4M8.Fait à Montréal, le 30 janvier 2018.Chantal Trottier et Benoît Trottier, liquidateurs.CONSEIL D\u2019AGGLOMÉRATION AVIS PUBLIC Avis est donné qu\u2019une assemblée extraordinaire du conseil d\u2019agglo mération aura lieu : Date le mercredi, 14 février 2018, à 14 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) L\u2019assemblée extraordinaire du 14 février 2018 portera sur l\u2019adoption du PTI 2018-2019-2020 de la Ville (volet agglomération).Veuillez noter que la période de questions et les délibérations du conseil à ces assemblées porteront sur ces sujets, conformément à l\u2019article 474.2 de la Loi sur les cités et villes.Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter 1 heure avant le début de chaque assemblée au rez-de-chaussée de l\u2019édi?ce Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est, 30 minutes avant le début de chaque assemblée.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux ?ns de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identi?cation qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal a?n de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suf?t de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Fait à Montréal, le 2 février 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat APPEL D\u2019OFFRES - AP-2018 L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) sollicite des offres pour la fourniture et la livraison, dans plusieurs municipalités du Québec, de divers produits utilisés comme abat-poussière pour l\u2019année 2018.Les soumissions seront reçues au bureau de l\u2019UMQ situé au 2020, boulevard Robert-Bourassa, bureau 210, Montréal (Québec), H3A 2A5.Ouverture des soumissions : à 11 h 00, le lundi 19 février 2018.Est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Toute soumission doit être présentée sur les formulaires prévus à cette fin et transmis dans une enveloppe scellée avant la date et l\u2019heure d\u2019ouverture prévue.Biens et services \u2013 Nettoyage des abribus pour le secteur Terrebonne-Mascouche Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001636 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres seront disponibles incessamment via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE VENDREDI 23 Février 2017 À 15H30.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Stéphane Lapierre Directeur Exécutif a.i.Approvisionnement Appel d\u2019offres public APPEL D'OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS \u2013 ACTIFS IMMOBILIERS Soumission CDN-NDG-18-AOP-DAI-020 Parc de la Confédération - 6262 avenue Fielding - Réaménagement de l\u2019aire de jeux des enfants de 2 à 5 ans et autres travaux d\u2019accessibilité universelle Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le lundi 19 février 2018, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Renseignements : Myriam Poulin, Gestionnaire immobilier - Téléphone : (514) 872-6437 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi le 2 février 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 2 février 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC Avis est donné qu\u2019une assemblée extraordinaire du conseil municipal aura lieu : Date le mardi 13 février 2018, à 14 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) L\u2019assemblée extraordinaire du 13 février 2018 portera sur l\u2019adoption du Programme triennal d\u2019immobilisations 2018-2019- 2020 de la Ville (volet ville centrale).Veuillez noter que la période de questions et les délibérations de cette séance du conseil municipal porteront exclusivement sur ces sujets, conformément à l\u2019article 474.2 de la Loi sur les cités et villes.Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter 1 heure avant le début de l\u2019assemblée au rez-de-chaussée de l\u2019édi?ce Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est, 30 minutes avant le début de l\u2019assemblée.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux ?ns de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identi?cation qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal a?n de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suf?t de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.SERVICE DE HALTE-GARDERIE La Ville de Montréal offre un service de halte-garderie temporaire lors de cette assemblée, soit entre 13 h et 17 h.Ce service gratuit est disponible sans réservation et offert par des éducatrices et éducateurs professionnels bilingues(français/anglais).À leur arrivée, les parents devront remplir un court formulaire a?n d\u2019encadrer la sécurité alimentaire, l\u2019accès à l\u2019enfant et s\u2019assurer du bien-être de ce dernier.Le parent devra également prévoir les aliments, les couches et les crèmes au besoin.Fait à Montréal, le 2 février 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16587 Fourniture de services techniques pour assurer la relève de l\u2019ordinateur central (Mainframe) de la ville de Montréal L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 31 janvier 2018 est reportée au 14 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 2 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité incluant la terrasse sur le domaine public (suite à une cession) Cession totale de 1 permis de Restaurant pour vendre Cession totale de 1 permis de Bar incluant la terrasse 9371-2149 Québec Inc.MICROBRASSERI E À LA FÛT MONTRÉAL 5885, Avenue Papineau Montréal (Québec) H2G 2W5 Dossier : 182 972 9367-7219 Québec inc.L'AVENUE 3612, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P5 Dossier : 211-128 9371-0986 Québec Inc.ÜBER CAF-BAR 1011, Rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1P8 Dossier : 1 767 771 5885, Avenue Papineau Montréal (Québec) H2G 2W5 3612, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P5 1011, Rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1P8 1 Restaurant pour Vendre 1 Restaurant pour vendre Labelle Victor LE CAFÉ MARIPOSA 104-6710, Rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H4B 1V8 Dossier : 4 817 136 9345-5277 Québec inc.HIBI KOREAN BBQ ST-LAURENT 2135, boul.Marcel-Laurin Montréal (Québec) H4R 1K4 Dossier : 4821- 377 104-6710, Rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H4B 1V8 2135, boul.Marcel-Laurin Montréal (Québec) H4R 1K4 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795) Prenez avis que Lise Viziau, en son vivant domiciliée au 95, Avenue McNider, appartement 401 Outremont, province de Québec, H2V 3X5, est décédée à Montréal, le 25 septembre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Michel B.Paré, notaire, située au 7168, boulevard Pie-IX, Montréal, Québec, H2A 2G4.Donné ce trente janvier deux mille dix-huit, à Montréal.Michel B.PARÉ, notaire et conseiller juridique Avis de Clôture d'inventaire Avis est par la présente donné que, à la suite du décès de Lydia Petitpas Coutellier, domiciliée au 504-155 ave.J.J.Joubert, Laval (Québec) H7G 4T8, survenu le 31 décembre 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, héritiers ou créanciers, au 82 ave.Léonie, Saint-Sauveur (Québec) J0R 1R5.Publié à Montréal, le 2 février 2018.AVIS public de notification (articles 135 et 136 C.p.c.) Avis est donné à Les héritiers et légataires de Feu André Couture de vous présenter au greffe civil du district de Joliette situé au 200, rue St-Marc, à Joliette dans les 60 jours de la publication du présent avis afin de recevoir le préavis d'exercise d'un droit hypothécaire qui y a été laissé à votre attention et qui porte le numéro de cause 7005-17-007988-189.Le présent avis est publié à la demande de Michel Gaucher, huissier de justice suivant le rapport de démarche de Julie Côté, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le préavis d'exercise d'un droit hypothécaire.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 31 janvier 2018 Michel Gaucher, Huissier de justice Russie : retour à la croissance Moscou \u2014 L\u2019économie russe a renoué avec la croissance en 2017 après deux ans de récession, mais la reprise n\u2019a pas été à la hauteur des objectifs du gouvernement, mettant en relief les risques d\u2019essoufflement à moins de deux mois de la présidentielle.Le PIB a augmenté de 1,5% l\u2019an dernier, après des contractions de 2,8% en 2015 et de 0,2% en 2016, a annoncé jeudi l\u2019agence des statistiques Rosstat.Le ministre de l\u2019Économie Maxime Orechkine avait à plusieurs reprises dit espérer une croissance de 2%, voire plus au regard des chiffres bien meilleurs que prévu du début d\u2019année.Mais la fin d\u2019année s\u2019est révélée moins dynamique, avec notamment une rechute de la production industrielle.Agence France-Presse La Caisse confirme sa participation dans Alvest La Caisse de dépôt et placement du Québec et le fonds d\u2019investissement privé Ardian ont conclu l\u2019acquisition d\u2019une participation importante au capital d\u2019Alvest.Les détails financiers n\u2019ont pas été précisés.Alvest se spécialise dans le développement, la production, la distribution et l\u2019entretien d\u2019équipements aéropor- tuaires d\u2019assistance au sol.Pour Ardian France, il s\u2019agit d\u2019un retour dans le capital-actions de l\u2019équipementier aéroportuaire, après y avoir été actionnaire entre 2006 et 2013.Selon Les Échos, la Caisse et Ardian avaient accepté d\u2019acheter le contrôle d\u2019Alvest des mains de la société d\u2019investissement Sa- gard en septembre dernier, pour une contrepartie chiffrée à plus de 800 millions d\u2019euros.Le Devoir T A R A D E S C H A M P S à Toronto L es industries canadiennes de la réalité virtuelle (RV) et de la réalité amplifiée (RA) ont un besoin « désespéré » d\u2019investisseurs locaux pour empêcher les profits de traverser la frontière, s\u2019inquiètent certains des principaux innovateurs du secteur.«Pourquoi est-ce que les investisseurs de Chine, de Silicon Valley ou de Dubaï devraient s\u2019enrichir avec nos entreprises technologiques et nos fonds publics ?» a demandé mercredi Alan Smithson, le p.- d.g.de la firme-conseil Meta- VRse, lors d\u2019une discussion organisée dans le cadre de la conférence Cantech Investment, à Toronto.«Nous ratons des occasions monumentales et nous devons trouver un moyen de garder le financement au Canada», a-t-il dit.M.Smithson et les représentants de compagnies comme Google estiment que l\u2019investissement local devrait pourtant être disponible.Ils rappellent que le Canada regorge de talents en RV et RA, que les incitations fiscales et les fonds gouvernementaux sont généreux et que les entreprises peuvent réaliser des économies importantes puisque les développeurs gagnent ici 25% moins d\u2019argent qu\u2019à San Francisco.Ils croient aussi que les investisseurs devraient être frileux puisque de grandes entreprises canadiennes s\u2019intéressent à ces technologies, ce qui témoigne de leur utilité et de leur viabilité.Ils ont souligné que le Cirque du Soleil utilise la RV et la RA pour concevoir les scènes de ses spectacles, puisque cela lui permet de procéder à des ajustements avant d\u2019installer les éléments.La RA a même fait son apparition au Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario, où l\u2019exposition ReBlink permet aux visiteurs d\u2019entrer « dans » un tableau par le truchement d\u2019un téléphone spécial et d\u2019une application qui débloquent une expérience immersive.Mais même face à de tels adopteurs, ils déplorent la timidité des investisseurs canadiens dans les deux domaines.Ils disent qu\u2019on a rapidement prédit une croissance et des profits énormes quand la RV et la RA ont initialement fait surface, mais qu\u2019on a omis de tenir compte du temps qui pourrait s\u2019écouler en attendant.Trop gentils?La légendaire politesse canadienne semble aussi y être pour quelque chose.On reproche aux compagnies canadiennes de ne pas être aussi énergiques que leurs rivales américaines quand vient le temps de se vendre aux investisseurs.«Les propositions canadiennes manquent d\u2019ampleur.Les projections de revenus sont inférieures du tiers ou de la moitié à ce que les Américains croient pouvoir générer \u2014 et ce n\u2019est pas une bonne chose, car au bout du compte, les investisseurs veulent voir des gros sous », a expliqué Tom Emrich, un partenaire de la firme SuperVenture vouée au financement de démarrage dans le domaine de la RA.Les entreprises canadiennes se démarquent toutefois par leur contenu.Alex Katzen, de Google, dit avoir lu que 84% des entreprises canadiennes des secteurs de la RV et de la RA se consacrent au contenu, plutôt qu\u2019au développement de plate- formes.Elle voit cela d\u2019un œil positif puisque, selon elle, le contenu deviendra de plus en plus crucial, au fur et à mesure que les technologies évolueront.M.Smithson a révélé que les investisseurs américains appuient chacun entre 10 et 30 compagnies.En comparaison, il n\u2019y aurait qu\u2019une poignée d\u2019investisseurs au Canada, et la plupar t d\u2019entre eux n\u2019appuient qu\u2019une compagnie.Myles McGovern \u2014 dont les compagnies ont réalisé la première vidéo en 360 degrés du groupe Black Eyed Peas et diffusé des centaines d\u2019événe- ments à 360 degrés, dont les Jeux olympiques de 2016 \u2014 s\u2019est donc rendu en Californie quand il a eu besoin de financement.Il a arpenté Sand Hill Road, la mecque pour ceux qui recherchent un capital de risque.Plusieurs des investisseurs qu\u2019il a rencontrés lui ont dit : « Pourquoi est-ce que j\u2019investirais dans une compagnie au Canada quand je peux investir dans une entreprise de l \u2019autre côté de la r ue ?J\u2019aime votre technologie, mais pourquoi est-ce que vous ne déménagez pas chez nous ?» La Presse canadienne La réalité virtuelle canadienne manque d\u2019investisseurs locaux Les entreprises du pays se démarquent toutefois par leur contenu HANNAH YOON LA PRESSE CANADIENNE L\u2019arcade de réalité virtuelle Ctrl V, à Waterloo, est le premier établissement du genre au pays. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 LES SPORTS B 9 F R É D É R I C D A I G L E C hristiane Ayotte est déçue, mais pas surprise de la décision du Tribunal arbitral du spor t, jeudi, d\u2019annuler la suspension à vie imposée par le Comité international olympique à 28 athlètes r usses pour dopage aux Jeux d\u2019hiver de 2014.Ces athlètes \u2014 11 ont par ailleurs vu leur suspension maintenue par le tribunal basé à Lausanne, en Suisse \u2014 pourraient ainsi participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang, qui se mettront en branle le 9 février.«Les détails de la décision ne sont pas encore disponibles, mais après la mise en place par le CIO d\u2019enquêtes sur une base individuelle sur certains athlètes \u2014 à la suite de l\u2019enquête de [Richard] McLaren au sujet du dopage érigé en système en Russie \u2014 [\u2026] le TAS a jugé qu\u2019il n\u2019y avait pas de preuves suf fi- santes pour sanctionner [ces athlètes]», a déclaré la directrice du laboratoire de contrôle de dopage du Centre INRS de l\u2019Institut Armand-Frappier au cours d\u2019un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.« Cela ne signifie pas que ces 28 athlètes sont innocents, mais que dans leur cas, en raison de preuves insuffisantes, leur appel est maintenu, les sanctions annulées et leurs résultats obtenus à Sotchi rétablis », a indiqué le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb, à Pyeongchang.Le CIO dit avoir pris note de la décision du TAS avec à la fois satisfaction et déception, ajoutant qu\u2019elle pourrait «avoir une sérieuse incidence sur l\u2019avenir de la lutte contre le dopage».Bien que le CIO ait indiqué que cette décision ne garantissait pas une invitation à ces 28 athlètes, la Russie compte utiliser tous les moyens à sa disposition pour qu\u2019ils y soient.Médailles retrouvées Ce jugement du TAS fera en sor te que sept médaillés russes de Sotchi retrouveront leur récompense, dont les médaillés d\u2019or du skeleton et du 50 km en ski de fond.« Il s\u2019agit d\u2019une énorme victoire pour ces athlètes, a admis leur avocat Philippe Bart- sche à l \u2019Associated Press.Cela confirme ce qu\u2019ils disent depuis le jour 1, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils sont et ont toujours été des athlètes propres, sanctionnés à tor t sans aucune preuve.» Le lugeur canadien Sam Ed- ney voit ça d\u2019un tout autre œil.Edney et ses coéquipiers avaient terminé en quatrième place à l\u2019épreuve par équipe à Sotchi.Toutefois, en décembre, ils ont été informés qu\u2019ils se verraient probablement octroyer une médaille de bronze après que les Russes Alber t Dem- chenko et Tatiana Ivanova eurent été accusés de dopage et disqualifiés.Demchenko et Ivanova font partie du groupe de 28 athlètes touchés par le verdict du TAS.Consterné par cette décision, Edney s\u2019en est pris au TAS sur son compte Twitter.« Plus que tout, il s\u2019agit d\u2019un jour très sombre pour les Olympiques, a-t-il écrit.Il s\u2019agit aussi d\u2019un jour très, très, très sombre pour le sport propre, si un tel concept existe toujours.» « [J\u2019ai] peur que ce pourrait être le début de la fin pour les Olympiques\u2026 si le CIO laisse passer celle-là, a ajouté Ed- ney.Les athlètes propres doivent parler plus for t et demander une place juste pour compétitionner.» Avec Associated Press La Presse canadienne DOPAGE Suspension à vie annulée pour 28 athlètes russes Christiane Ayotte est déçue, mais pas surprise, de la décision du Tribunal arbitral du sport K A R E L J A N I C E K à Kladno, République tchèque L\u2019 assistance moyenne aux matchs de hockey du Benatky nad Jizerou est de 276 spectateurs.Ce samedi, l\u2019équipe déménagera ses pénates à Liberec, dans une enceinte sportive pouvant accueillir 7500 personnes.Voilà les premières répercussions du retour de Jaromir Jagr en République tchèque.Parce qu\u2019il n\u2019avait pas joué depuis le 31 décembre, les Flames de Calgary ont libéré le deuxième pointeur de l\u2019histoire de la Ligue nationale de hockey en début de semaine.Sous un tableau indicateur sur lequel était inscrit «Le retour du roi», Jagr a profité de sa première conférence de presse avec les Chevaliers de Kladno, une équipe dont il est propriétaire, pour faire part qu\u2019il souffre d\u2019une blessure ligamentaire au genou droit.Malgré cela, son objectif est de participer au match de samedi contre le Be- natky nad Jizerou.Son retour a semé la frénésie parmi les amateurs de hockey.Au-delà du fait que Be- natky nad Jizerou évoluera dans un aréna plus vaste, d\u2019autres formations rappor tent que leurs par ties locales contre Kladno seront jouées devant des salles combles.Âgé de 45 ans, Jagr est déterminé à conclure une saison frustrante sur ses patins et non sur un divan.«Je suis ici à Kladno et mon seul et unique objectif est de guérir, de retrouver la forme aussi tôt que possible, d\u2019être en santé, d\u2019aider l\u2019équipe à participer aux séries et lui permettre d\u2019accéder à la plus haute ligue [en République tchèque].» Il existe encore une possibilité, s\u2019il recouvre la santé, qu\u2019il retourne à Calgar y à temps pour les séries éliminatoires.Mais ce scénario se trouvait loin dans ses pensées, a-t-il souligné.« Ma priorité est de retrouver la santé afin de pouvoir m\u2019entraîner de façon appropriée et d\u2019apprécier le hockey, ce que je ne peux pas faire sans l\u2019entraînement.Si je suis en santé et que je m\u2019entraîne, je sais que je serai affamé pour arriver à quelque chose.» Dès son arrivée dans ses terres natales mercredi, Jagr a consulté un médecin local pour soigner son genou endolori.Il a reconnu que sa première séance d\u2019entraînement, jeudi, avait été douloureuse.« Aujourd\u2019hui, je me sentais plus mal que je ne l\u2019aurais cru.On m\u2019a dit que ça devrait s\u2019améliorer, mais que la douleur durerait quelques jours.» Associated Press HOCKEY Le retour du roi Jaromir Jagr Le nouveau retraité de la LNH crée un engouement monstre en République tchèque BEN MCKEOWN ASSOCIATED PRESS Le Canadien balayé par les Hurricanes Les Hurricanes ont remporté leur troisième victoire de la saison contre le Canadien, jeudi soir à Raleigh, par un jeu blanc de 2-0.Lisez le compte rendu complet du match sur toutes nos plateformes numériques.T E N N I S Bouchard passe en quarts de finale à l\u2019Omnium de Taïwan Taipei City, Taïwan \u2014 Eugenie Bouchard a défait la Roumaine Ana Bogdan en deux manches identiques de 7-5, jeudi soir, pour accéder aux quarts de finale de l\u2019Omnium de tennis de Taïwan.Bouchard, 121e joueuse mondiale, a été victime de trois bris de service au premier set et de deux autres en seconde manche.Elle a cependant trouvé le moyen de surpasser sa rivale à ce chapitre en inscrivant sept bris de service.Vendredi, Bouchard croisera le fer avec la Chinoise Yafan Wang, détentrice du 152e rang au classement de la WTA.La Presse canadienne B A R R Y W I L N E R à Minneapolis C eux qui pensent que les livres de jeux et la planification des matchs sont complexes dans la Ligue nationale de football devraient jeter un coup d\u2019œil aux mesures qui seront déployées en fin de semaine pour assurer la santé des joueurs pendant la grand- messe du football américain, le Super Bowl.La ligue en a donné un exemple il y a quelques jours au stade US Bank de Minneapolis, où s\u2019affronteront les Patriots de la Nouvelle-Angle- terre et les Eagles de Philadel- phie dimanche.De la cabine du guetteur dans les hauteurs du stade jusqu\u2019aux salles d\u2019examen, vestiaires et installations ambulancières dans ses entrailles, en passant par la tente bleue sur les lignes de côté, des dizaines de personnes contribuent aux protocoles de santé et de sécurité.Qu\u2019il s\u2019agisse de médecins spécialisés en traumatismes neurologiques, de soigneurs, de techniciens spécialisés en données, de conducteurs d\u2019ambulances ou de personnel d\u2019urgence, une trentaine d\u2019employés médicaux seront déployés.Même l\u2019arbitre sera mis à contribution.La NFL est critiquée depuis plusieurs années pour son manque d\u2019intérêt envers la santé de ses joueurs, et elle y accorde dorénavant une grande importance.Nouveauté la saison dernière, tous les employés médicaux assignés à un match se rencontrent une heure avant le botté d\u2019envoi.«C\u2019est un bon groupe », a dit le directeur médical de la ligue, le docteur Allen Sills.Ce groupe épluche le Plan d\u2019action d\u2019urgence, qui explique en détail qui fait quoi lors de pratiquement n\u2019importe quelle blessure ou situation d\u2019urgence.Le document est si détaillé qu\u2019on y retrouve même des gestes du bras ou de la main pour guider tous les intervenants.«L\u2019effort de collaboration entre les équipes est exemplaire\u2026 sans failles», assure le soigneur en chef des Vikings du Minnesota, Eric Sugarman.L\u2019accent est évidemment mis sur le traitement immédiat de toute blessure.La pertinence de la rencontre d\u2019avant-match d\u2019une heure est devenue évidente quand l\u2019ailier rapproché des Bears de Chicago, Zach Miller, s\u2019est disloqué le genou gauche lors d\u2019un affrontement à La Nouvelle-Or- léans, sectionnant du fait même l\u2019artère qui alimente en sang tout le bas de sa jambe.Il aurait pu perdre le membre sans l\u2019intervention rapide du personnel médical bien entraîné.Ces employés doivent être en mesure de réagir à toutes les blessures, petites et grosses \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse de simplement enrubanner de nouveau une cheville sous la tente bleue ou d\u2019envoyer un joueur vers une salle d\u2019examen, voire à l\u2019hôpital, pour un problème plus sérieux.Le stade US Bank, comme tous les autres de la ligue, est équipé d\u2019une « salle tranquille » spéciale réser vée à l\u2019évaluation des commotions cérébrales, conséquence directe des découvertes ef fec- tuées depuis quelques années concernant les dangers de ce type de blessure.Les entraîneurs, dirigeants et propriétaires des équipes sont interdits d\u2019accès dans les salles d\u2019examen, ou même dans la tente bleue à quelques mètres des lignes de côté.«Il n\u2019y a pas de propriétaires qui me demandent de le renvoyer sur le terrain le plus tôt possible», assure M.Sugarman.Associated Press SUPER BOWL Une armée médicale sur les lignes de touche L\u2019effort de collaboration entre les équipes est exemplaire\u2026 sans failles Eric Sugarman, soigneur en chef des Vikings du Minnesota « » C O U P E D A V I S Polansky amorcera les hostilités face à la Croatie Osijek, Croatie \u2014 Peter Po- lansky aura le mandat d\u2019amorcer le duel du Groupe mondial de la Coupe Davis entre le Canada et la Croatie qui s\u2019ébranlera vendredi à Osijek.Détenteur du 141e rang mondial, Po- lansky croisera le fer avec Borna Coric, classé 47e, dans le premier de deux matchs en simple.Le second duel mettra en présence Denis Shapovalov, 48e au monde, et Viktor Galovic, qui occupe le 181e échelon de l\u2019ATP.Pour le moment, le capitaine croate Zeljko Krajan a choisi de laisser de côté Marin Cilic.Il n\u2019est pas impossible qu\u2019il prenne part au match de double de samedi auquel prendront part Daniel Nestor et Va- sek Pospisil du côté du Canada.La Presse canadienne B A S E B A L L Pedro Martinez sera admis au Temple de la renommée du Canada St.Marys \u2014 Les portes d\u2019un deuxième Temple de la renommée du baseball vont s\u2019ouvrir à Pedro Martinez.Après Cooperstown en 2015, l\u2019ex-lanceur des Expos de Montréal sera admis au Temple du baseball canadien, à St.Marys, le 16 juin.Lauréat de trois trophées Cy Young, dont un avec les Expos en 1997, Martinez a affiché un dossier de 55-33 et une moyenne de points mérités de 3,06 en quatre saisons à Montréal.Martinez a remporté ses deux autres Cy Young avec les Red Sox de Boston, qu\u2019il a aidés à gagner la Série mondiale en 2004.La Presse canadienne DMITRY LOVETSKY ASSOCIATED PRESS Le fondeur Alexander Legkov a non seulement été blanchi des accusations de dopage jeudi, mais il a également récupéré sa médaille d\u2019or remportée à l\u2019épreuve du 50 kilomètres aux Jeux de Sotchi. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 1 8 B 10 O n ne s\u2019y trompe pas.L\u2019odeur de sauce bru - ne réchauffée, de télé pas de son, d\u2019urine, d\u2019ennui qui suinte la résignation, nous saute au visage dès la sortie de l\u2019ascenseur.Il est midi.L\u2019air hébété, ils sont tous regroupés dans une petite salle, derrière leur plateau figé, derrière leur bavoir usé, derrière leur mémoi - re en bouillie.Quelques préposées, toutes des immi - gran tes, s\u2019affairent à donner la béquée en silence.Ça ne prend pas un ministère de la Solitude pour saisir la détresse qui loge à cette enseigne.Nous sommes dans le pavillon Alfred-DesRochers de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal, le dernier arrêt des «bénéficiaires».On ne dit plus « des vieux », même si nos déchets sont mieux «valorisés» que nos aïeux.Ce midi, sur le plateau d\u2019Odette, il y a trois boules, une brune, une blanche et une orange.« Rien pour se pâmer », confie Odette, qui grignote la quiche que sa fille Brigitte lui a achetée à la pâtisserie.La vieille dame ne se plaint pas, ce n\u2019est pas dans sa religion, « c\u2019est comme ça ».Et elle préfère manger dans sa chambre devant une reprise de MAtv sur Les filles du roi.Odette Pauzé LeBlanc réside ici depuis six ans, peut-être plus, on perd le fil tant les saisons finissent par se ressembler.Je connais Bibi depuis 25 ans et sa mère tout autant.«Tu viens pas souvent!» me tance Odette, un rien moqueuse.J\u2019ai un peu honte, elle a raison.Bibi, elle, visite sa maman chaque semaine même si elle habite loin, malgré son emploi d\u2019ergo - thé rapeu te auprès des enfants en dif fi- culté, ses trois ados, un chum qui a eu le cancer i l y a deux ans et la vie qui ne te fait pas de cadeau.Fille unique, elle veille sur sa vieille mère, comme elle s\u2019est occupée de son père atteint d\u2019alzheimer.Elle l\u2019a hébergé au-dessus de chez elle durant trois ans.Une téléréalité.Si la patience se cherchait une porte- parole, je lui refilerais son numéro.Les vieilles con fuses de l\u2019étage, en quête de câlins, lui arrachent ses vêtements sur le dos lorsqu\u2019elle débarque avec son sourire de deux tonnes sur un frame de chat.«Elle est fine.C\u2019est pas n\u2019importe qui, ma fille ! » Odette est toujours con - tente, un modèle de rési - lience, même depuis le décès de son cher Guy, un Acadien qu\u2019elle a connu à 26 ans.Elle por te son pet i t bonnet de laine à la Che Guevara, hiver comme été, et enfile les jambières de hockey de son pet i t - f i ls pour se garder au chaud.Les préposées viennent par fois lui quémander un conseil matrimonial : « Il faut que l\u2019homme aime plus que la femme pour que ça dure ! » assure-t-elle.Par fois aussi, les préposées d\u2019origine haïtienne ou arabe ressortent de sa chambre scandalisées ; Odet te, à qui il arrive de s\u2019égarer, raconte des choses osées.«Une orange sur la table Ta robe sur le tapis Et toi dans mon lit Doux présent du présent Fraîcheur de la nuit Chaleur de ma vie.» « Pensez à Dieu, madame Pauzé ! Pensez à Dieu ! » Elles sont convaincues que la dame de 88 ans délire, alors qu\u2019elle leur récite de mémoire du Jacques Prévert.La dame de compagnie Brigitte, sachant tous les dommages que la solitude peut faire subir au cœur et au corps, a embauché Françoise Bolduc, une dame de compagnie au sourire large qui offre ses services privés dans le pavillon, à 15 $ l\u2019heure.(Vous lirez Mortelle solitude, par ma collègue Isabelle Paré, publié vendredi dernier.) Elle ne manque pas de clients et y passe le plus clair de ses journées.La pimpante septuagénaire visite des « à peine plus vieux » qu\u2019elle depuis des années.Odette demeure son plus beau cadeau de 2017.« Elle est unique.Je n\u2019en ai jamais rencontré une comme ça en 25 ans.Son humour, sa vivacité ! Elle se trouve chanceuse de tout.En général, les personnes âgées sont tristes d\u2019être mises à l\u2019écart.Moi, je suis tellement bien auprès d\u2019elles.» Françoise rend toutes sor tes de services, fait la lecture ou la lessive, donne à manger, joue au Scrabble, brise des murs de silence.C\u2019est l\u2019ange qui passe et nous donne l\u2019impression de compter ici-bas.Elle se désole de toutes les compressions budgétaires qui ont confiné les « clients » dans leur chambre faute d\u2019activités de loisirs, de personnel, ne serait-ce qu\u2019un peu d\u2019étirements quotidiens pour ces vieux corps qui se fossilisent dans leur couche.« Les gens peuvent bien avoir peur de vieillir en CHSLD.J\u2019ai tout vu ici\u2026 Je ne peux pas parler.Moi, je serai une vieille dame indigne.» Une comtesse à l\u2019étage de l\u2019oubli Le bonheur attire le bonheur, la poésie aussi.Monsieur Khalo, le voisin égyptien d\u2019en face, un autre érudit, débarque avec son déam- bulateur et sa valise à roulettes pour faire sa visite quotidienne.« Appelez-moi Antoine ! » Il déguste son Pepsi en écoutant Odette parler de son amour pour l\u2019empereur Marc Aurèle et ses pensées philosophiques.« Elle a un charme\u2026 et elle est coquette.» Il apprécie sa compagnie et la surnomme « La comtesse ».« Il n\u2019y a qu\u2019une seule comtesse dans toute la maison ! Et il n\u2019y a rien de trop beau pour elle ! » Faut pas croire, monsieur Antoine, 76 ans, a toute sa tête, et il a déjà une amoureuse de 97 ans dans une autre résidence, « sa » Jacqueline.« Je ne suis pas un polygame ! » Il nous parle de sa prostate pour expliquer sa perte d\u2019autonomie à la suite de l\u2019opération pour le cancer.«La sexualité a changé aussi\u2026 » Odette ne s\u2019en émeut pas et sirote son doigt de porto, son péché mignon avec les madeleines et le chocolat noir.Les hommes, c\u2019est fini, avec ou sans prostate.Monsieur Antoine l\u2019obser ve, médusé par la « comtesse » qui ne mérite rien de moins qu\u2019un lord à son avis.Il voudrait être son chauffeur pour rester dans les confidences.Odette nous récite un poè - me qu\u2019elle a composé, paru dans Le Devoir lors qu\u2019elle avait 18 ans.Elle oublie le passé récent mais se souvient avec précision du passé lointain.Le contraire de vous et moi qui avons tout oublié du passé pour nous jeter dans l\u2019immédiat.Je promets à Odette de repasser avec une bouteille de porto et des madeleines.«Anytime ! » lance-t-elle, sur l\u2019air de « j\u2019ai tout mon temps »\u2026 Je suis certaine qu\u2019elle n\u2019oubliera pas.Et moi non plus.cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo Odette a du Prévert sous le chapeau La poésie comme antidote à la solitude et à l\u2019oubli JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le moral au beau fixe, Odette Pauzé LeBlanc est entourée de sa fille Brigitte et de sa dame de compagnie, Françoise Bolduc, deux remparts contre la solitude.Choisi d\u2019apporter à Odette, lors de ma prochaine visite, le livre Mon année haïku de Pascale Senk.«Un poème et sa méditation chaque jour pour être plus présent dans votre vie.» Celui du 2 février va comme suit: «malgré la pluie la neige ne quitte plus la tête du vieillard» \u2014 Christian Cosberg C\u2019est charmant, et je vais commencer une activité en CHSLD: à chaque jour suffit son haïku.edjour.com Lu cet article du Globe and Mail sur les études faites au sujet du lien entre inflammation, maladies chroniques et solitude.Passionnant.tgam.ca Retenu mon souffle en lisant le dossier Mourir seul dans le numéro courant du magazine L\u2019actualité (février 2018).La journaliste Noémi Mercier s\u2019est intéressée à tous ces vieillards non réclamés, enterrés dans l\u2019anonymat et dont le nombre augmente sans cesse.Pas un sujet sexy, mais essentiel, ça oui.bit.ly/2DPBEWu Écouté ce segment radio sur les amis à louer au Japon où des acteurs et actrices trompent la solitude de leurs clients de façon platonique.On développe désormais des robots ou des hologrammes interactifs pour meubler l\u2019isolement.Le Japon, champion du monde du vieillissement de la population, vient juste avant le Québec.Bientôt dans un CHSLD près de chez vous ! bit.ly/2BH813T Aimé cette idée d\u2019un centre pour personnes atteintes d\u2019alzheimer et de démence, en Arizona, qui les met à contribution pour s\u2019occuper de chatons abandonnés.C\u2019est mieux qu\u2019un chat électrique (oui, oui, ça existe), c\u2019est vivant et la zoothé- rapie trompe la solitude.Les photos sont touchantes.bit.ly/2GAaoZS L\u2019ombre sans médaille Vous venez quatre à six fois par semaine prendre soin de votre ex-mari dont vous êtes séparée depuis dix ans, le père de vos deux enfants.Vous m\u2019avez dit: «Ici, c\u2019est la Rolls des CHSLD.C\u2019est le showroom pour les visites de ministres.» Je vous ai demandé pourquoi, à 71 ans, vous vous occupiez de votre ex, alzheimer, historien des religions désormais sans église, alors que vous comptiez quitter le Québec et terminer votre retraite sous des cieux plus cléments.«Parce que je ne me sentirais pas bien de faire autrement.Je le dois aussi à mes enfants, pour qu\u2019ils demeurent insouciants.Ne faites pas de moi une mère Teresa, surtout\u2026» Vous lui avez donné à manger.Vous avez poussé son fauteuil jusque chez le dentiste.Je vous ai vue quitter le pavillon à pied, vers 15h15, en même temps qu\u2019un bataillon de préposées sous- payées qui terminaient leur quart de travail, toutes des Haïtiennes dans leurs blouses blanches ou roses.Vous faites partie de ces proches aidantes qui ne reçoivent pas de salaire, pas de médaille, pas même un merci.Vous êtes l\u2019humanité anonyme et le dévouement maternel.Vous êtes la reine des ex.Le feu de la transformation ne peut être traversé que dans la solitude Hélène Dorion, L\u2019étreinte des vents Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l\u2019être, mais aussi la sagesse de distinguer l\u2019un de l\u2019autre Du raisin vert, du raisin mûr, du raisin sec, tout cela est changement, non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n\u2019est pas encore Marc Aurèle « « « » » » JOSÉE BLANCHETTE La vieille dame ne se plaint pas, ce n\u2019est pas dans sa religion, «c\u2019est comme ça» "]
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