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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-02-03, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 2 2 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 3 , 0 5 | S + T A X E S = 3 , 5 O | S L\u2019Inde au pluriel d\u2019Arundhati Roy LeD Lire Explorer le lac Saint-Jean en fat bike l\u2019hiver LeD Vivre La pop enjôleuse de Mélissa Laveaux LeD Culture ?w w w .l e d e v o i r .c o m Perspectives \u203a Marijuana, la ruée vers l\u2019or vert.Notre dossier témoigne de la fébrilité des différents acteurs.Pages B 1, B 2 et B 3 Actualités \u203a Retour à la Lune.Les agences spatiales à travers le monde multiplient les projets de séjour sur l\u2019astre.Page A 4 Le monde \u203a Donald Trump s\u2019en va en guerre.Le président américain lance une attaque inédite contre le FBI et la Justice.Page A 6 AUJOURD\u2019HUI Avis légaux.B 4 Carrières .A 9 Décès.B 6 Mots croisés .LeD 54 Petites annonces .B 6 Sudoku.LeD 54 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L a hausse marquée des prestations de solidarité sociale passe sous le nez de milliers de personnes handicapées.Le ministère du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale a haussé le 1er février la prestation mensuelle versée aux adultes ayant des contraintes sévères à l\u2019emploi de 73 dollars.Or, les personnes handicapées hébergées par une ressource intermédiaire ou ressource de type familial n\u2019ont pas touché un sou.C\u2019est que la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) a haussé de 73 $ la « contribution » exigée des prestataires de solidarité sociale pour défrayer en partie les coûts de leur hébergement.Tout résident \u2014 peu impor te s\u2019il a des contraintes, temporaires ou permanentes, à l\u2019emploi ou non \u2014 continuera de recevoir l\u2019« allocation de dépenses personnelles».Celle- ci est fixée à 215 $ depuis le 1er janvier, soit trois dollars de plus comparativement à l\u2019année 2017.« Le gouvernement donne d\u2019une main et reprend de l\u2019autre », dénonce Nicole David dans un entretien avec Le Devoir.Elle reproche au gouvernement libéral de l\u2019avoir « leurrée ».La curatrice privée avait accueilli avec enthousiasme le Plan d\u2019action gouvernemental pour l\u2019inclusion économique et la participation sociale en décembre dernier.Elle croyait que son protégé, Jean-Pierre (nom fictif), pourrait dorénavant mettre de côté un montant d\u2019argent afin d\u2019acquitter les frais d\u2019inscription à un camp d\u2019été ou encore procéder à l\u2019achat d\u2019une paire de chaussures orthopédiques.Elle avait tort.Mme David a déchanté en prenant connaissance d\u2019une lettre de la RAMQ informant que le loyer exigé à son proche, dont elle assure la protection depuis plus de 20 ans, passe de 747 $ à 820 $ par mois à compter du 1er février.« Nous faisons un geste concret afin de faire reculer la pauvreté », avait déclaré le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, à la mi-décembre, tout en pointant le Plan d\u2019action gouvernemental pour l\u2019inclusion économique et la participation sociale.« Grâce à l\u2019ensemble des investissements qui sont liés à ce plan, le Québec atteindra Québec pose des limites à la solidarité Des milliers de personnes vulnérables sont privées de la hausse de 73$ par mois annoncée par le ministre François Blais GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Reconnaissable à ses habituelles lunettes vertes, Charle Cournoyer veut profiter de l\u2019expérience qu\u2019il a acquise au cours des quatre dernières années pour remonter sur le podium.Les Jeux olympiques d\u2019hiver de Pyeongchang, qui s\u2019ouvrent vendredi en Corée du Sud, représentent l\u2019aboutissement de plusieurs années de travail acharné pour les athlètes qui tenteront d\u2019y remporter les grands honneurs.Mais comment se prépare-t-on à ce rendez-vous incontournable?Le Devoir a trouvé la réponse auprès de l\u2019équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste, rencontrée à quelques semaines des Jeux.Une délégation presque entièrement québécoise qui a soif de podiums.Rendez-vous à Pyeongchang Incursion au sein de l\u2019équipe de patinage de vitesse courte piste à l\u2019aube des Jeux K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L e silence règne pendant quelques instants dans l\u2019aréna Maurice-Richard.Lorsque le coup de pistolet se fait entendre, les quatre patineurs installés sur la ligne de départ s\u2019élancent sous les acclamations de la foule.Pourtant, les gradins de l\u2019amphithéâtre sont complètement vides et tous les athlètes portent le même mail lot rouge et blanc.À trois semaines des Jeux de Pyeongchang, l\u2019équipe masculine de patinage de vitesse courte piste s\u2019entraîne pour le relais, une épreuve qu\u2019elle a remportée à Vancouver en 2010, mais qui lui a échappé il y a quatre ans à Sotchi.Et pour ajouter du réalisme, le son d\u2019une course préenregistrée résonne dans les haut-parleurs.Lorsque vient le temps de se préparer à une compétition qui ne revient qu\u2019une fois tous les quatre ans, rien n\u2019est laissé au hasard.Parmi les patineurs qui peaufinent leur technique sur la glace, il y a Charle Cour noyer, qui a décroché le bronze au 500 mètres à Sotchi, à ses premiers Jeux olympiques.Entre les exercices, l\u2019athlète de 26 ans a l\u2019air plutôt détendu, un sourire toujours accroché au visage.« En ce moment, je me sens bien, dit-il.C\u2019est le calme avant la tempête.» « Tout ce qu\u2019on fait en ce moment, c\u2019est s\u2019entraîner et planifier ce qui va se passer aux Jeux, explique le jeune homme de Boucherville.L\u2019été, on fait un peu de hors glace, un peu de vélo.En ce moment, on est sur tout sur la glace, avec un petit peu de musculation.C\u2019est surtout du patin, du patin, du patin.» Les dix membres de l\u2019équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste (cinq hommes et cinq femmes), viennent de terminer CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Entre les exercices, les membres de l\u2019équipe féminine se regroupent en bordure de la patinoire pour visionner des séquences d\u2019entraînement.Le ministère de la Solidarité sociale donne un chèque que la RAMQ s\u2019empresse de réclamer VOIR PAGE A 12 : JEUX VOIR PAGE A 12 : SOLIDARITÉ M A R C O F O R T I E R F rappée de plein fouet par une grave pénurie d\u2019enseignants, la commission scolaire de Vancouver se tourne vers Montréal dans l\u2019espoir de recruter des diplômés en éducation.Elle offre une prime de 1500 $ à quiconque vient d\u2019une autre province, y compris le Québec, pour enseigner en Colombie-Britannique.Des représentants du District scolaire de Vancouver (Vancouver School Board \u2014 VSB) prendront part à un salon de l\u2019emploi à l\u2019Université McGill, lundi, dans le but de cour tiser de futurs enseignants.Ils s\u2019arrêtent à Montréal dans le cadre d\u2019une tournée qui les mènera notamment à Ottawa, Toronto, Ed- monto, Regina, Saskatoon, Calgary et Victoria.« Ça fait des années que c\u2019est dif ficile de trouver des enseignants, mais depuis le début de l \u2019année scolaire, c\u2019est par ticulièrement dif fi- cile », dit Carla Shore, porte- parole du VSB.Elle connaît bien les dif fi- cultés de recr utement au Québec et le malaise entourant la profession d\u2019enseignant : épuisement, congés de maladie, multiplication des élèves ayant des dif ficultés d\u2019apprentissage.La situation est similaire en Colombie-Britannique.Mais un jugement de la Cour suprême du Canada, en novembre 2016, est venu aggraver la pénurie de professeurs : le plus haut tribunal du pays a confirmé le droit du plus puissant syndicat d\u2019enseignants de la province de négocier la taille et la composition des classes.Le gouvernement de la Co- lombie-Britannique avait décidé en 2002 de retirer des conventions collectives des enseignants toutes les clauses limitant la taille des classes et le nombre d\u2019élèves en dif fi- culté \u2014 qui ont augmenté en flèche.Le jugement de 2016 a forcé le ministère de l\u2019Éducation à réduire le nombre d\u2019élèves par classe, y compris le nombre d\u2019enfants ayant des dif ficultés d\u2019apprentissage.Par exemple, les classes de maternelle comptent désormais un maximum de 20 enfants, et celles de la première à la troisième années, 22 élèves, selon la Fédération des enseignants de la province.Coût de la vie Comme au Québec, la réduction des ratios maître- élèves a forcé la création de dizaines de classes et l \u2019embauche de milliers d\u2019enseignants.Près de 3500 postes d\u2019enseignants ont été créés depuis l\u2019automne 2016.La seule commission scolaire de Vancouver a embauché 600 professeurs depuis un an, indique Carla Shore.Malgré ces embauches massives, des dizaines de postes restent à pourvoir en tout temps à cause des mouvements de personnel.Au 12 janvier, le VSB comptait 34 postes d\u2019enseignant non pour vus, dont 12 en classe d\u2019immersion française.Le nombre d\u2019élèves en classe d\u2019immersion française a littéralement explosé depuis 15 ans en Colombie-Britannique, pour grimper à 53 905 enfants.Une hausse de 86 %.Mais la pénurie de professeurs a forcé la fermeture de cinq classes l\u2019an dernier à Vancouver.Les classes d\u2019immersion en chinois, très populaires sur la côte ouest, sont aussi compromises en raison du manque d\u2019enseignants qualifiés.Le coût de la vie à Vancouver aggrave la pénurie, explique Carla Shore.Des enseignants qui habitent en banlieue démissionnent de leur emploi à Vancouver dès qu\u2019un poste se libère près de chez eux.« Par contre, on a toute une qualité de vie sur la côte ouest, avec l\u2019océan d\u2019un côté et la montagne de l\u2019autre.Ça ne fait pas loin pour aller en ski.» Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 Condos sur les berges du Canal de Lachine à Griffintown Votre dernière chance de vivre aux Bassins du Havre Visitez nos unités modèles et rencontrez-nous au 180 rue du séminaire 514.989.8889 - www.lesbassins.ca Vancouver vient recruter des professeurs à Montréal La Colombie-Britannique verse une prime de 1500 $ aux recrues d\u2019une autre province VANCOUVER SCHOOL BOARD Une représentante du District scolaire de Vancouver avec des candidates lors d\u2019un salon de l\u2019emploi I S A B E L L E P O R T E R à Lévis À en croire le maire de Québec, Régis Labeaume, les promesses du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, en ce qui a trait au projet de troisième lien ne sont guère réalistes.« Faites vos plans et devis, faites vos études.Vous en avez pour des années.Puis après, commencez à passer au travers du processus environnemental du côté fédéral et demandez- vous, juste avant de construire, combien ça prend d\u2019années», a déclaré M.Labeaume en marge d\u2019une activité à Lévis.«Je veux juste qu\u2019on soit réalistes.Je le veux, mais ne pensons pas que c\u2019est si facile que ça.Ça ne se peut pas.» La semaine dernière, le chef de la CAQ, François Legault, s\u2019était engagé s\u2019il était élu à l\u2019automne, à réaliser en bonne partie un troisième lien entre Québec et Lévis au cours d\u2019un premier mandat.Sans critiquer directement M.Legault, le maire a souligné qu\u2019un tel échéancier est particulièrement irréaliste si le projet prend la forme d\u2019un tunnel en raison des exigences environnementales du gouvernement fédéral lorsqu\u2019on intervient sur le fleuve.Il cite en exemple le projet d\u2019agrandissement du Port de Québec qui fait actuellement l\u2019objet d\u2019une évaluation de l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale.Le Devoir VILLE DE QUÉBEC Troisième lien : Labeaume ne croit pas la CAQ Démission d\u2019un employé de Trudeau après une enquête Un employé du cabinet de Justin Trudeau a quitté ses fonctions à la suite d\u2019une enquête menée sur des allégations dont la nature n\u2019a pas été précisée par le bureau du premier ministre.Une porte-parole a confirmé dans un courriel vendredi soir que l\u2019enquête portant sur Claude-Éric Gagné était terminée et que ce dernier ne faisait plus partie du cabinet.M.Gagné, l\u2019ancien directeur adjoint aux opérations du bureau du premier ministre, avait révélé en novembre dernier qu\u2019il était en congé forcé en raison d\u2019une enquête sur des allégations à son sujet.La Presse canadienne Près de 3500 postes d\u2019enseignants ont été créés depuis l\u2019automne 2016 en Colombie-Britannique L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Un peu moins de 70% des destinations au Québec ne sont desservies que par Air Canada.G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L a violoniste Myriam Pelle- rin se pose encore la question : pourquoi l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM) tenait-il tant à ramener Charles Dutoit au pupitre de l\u2019orchestre en février 2016, considérant ce qu\u2019il savait de son passé ?« Pour moi, c\u2019était très malsain de ramener quelqu\u2019un qui avait fait tellement de harcèlement [psychologique] et alors qu\u2019il y avait des musiciens encore blessés par ça.On nous demandait de pardonner\u2026 Mais même si on pardonne, les gestes demeurent inacceptables.Et de là à ramener un harceleur à la maison pour une semaine\u2026 C\u2019était malsain.» Mme Pellerin fait partie des six musiciens qui se sont abstenus de jouer pour Charles Dutoit lors de son grand retour.L\u2019OSM avait of fer t un congé avec solde à ceux qui ne voulaient pas jouer sous les ordres de M.Dutoit.« Je l \u2019ai fait en solidarité avec toutes les victimes de Charles Dutoit », dit-elle aujourd\u2019hui en entretien.Le trompettiste Jean-Luc Gagnon est lui aussi resté à la maison, et essentiellement pour les mêmes raisons.« C\u2019était en soutien pour ceux qui avaient vécu son harcèlement \u2014 et je fais par tie du lot.Il y avait amplement de raisons pour ne pas me pointer durant cette semaine.Je n\u2019ai jamais compris pourquoi l\u2019orchestre forçait pour son retour.» « L\u2019OSM nous demandait de tourner la page, mais sans avoir reconnu le problème du harcèlement », note M.Gagnon.Il fallait «montrer au public qu\u2019on avait fait la paix, mais ce n\u2019était pas fait, ajoute Myriam Pellerin.C\u2019est comme si c\u2019était à nous de concéder.» Sans équivoque Le 27 janvier dernier, l\u2019OSM reconnaissait dans Le Devoir qu\u2019il était bien au fait, en 2016, du problème de harcèlement psychologique qui a mené au dépar t de Charles Dutoit 14 ans plus tôt.À l\u2019époque, la directrice générale, Madeleine Careau, soutenait avoir «peine à croire qu\u2019il y ait du harcèlement aussi sévère à l\u2019OSM depuis des années et qu\u2019on l\u2019apprenne par voie de communiqué ».C\u2019est la Guilde des musiciens qui avait dénoncé le problème publiquement.Des documents obtenus par Le Devoir dans la dernière semaine montrent que les messages envoyés par les musiciens avant que le conflit ne devienne public étaient pourtant sans équivoque.Une pétition Ainsi, une pétition signée par 55 % des musiciens a été envoyée le 11 novembre 1997 à une quinzaine de membres du conseil d\u2019administration et de l\u2019administration de l\u2019OSM, dont la directrice générale Michelle Courchesne.Le Comité des musiciens de l\u2019OSM y informait les dirigeants d\u2019une « situation qui persiste depuis plusieurs années à l\u2019OSM: l\u2019intimidation, le harcèlement et la violence verbale dont fait preuve M.Dutoit à l\u2019égard des musiciens.» Le « climat de tension et de peur qui règne au sein de l\u2019orchestre ne permet plus de garder sous silence une situation qui déborde largement du cadre de l\u2019autorité ou de la pseudo-poigne que peut exercer un directeur musical sur ses musiciens».Les musiciens demandaient ainsi que « cesse immédiatement et de façon définitive l\u2019attitude » de Charles Dutoit.Or, selon tous les témoignages recuei l l is , l \u2019OSM n\u2019avait aucunement réagi à la missive.Quatre ans plus tard, le 25 octobre 2001, le président de la Guilde des musiciens (le syndicat des membres de l\u2019OSM), Émile Subi- rana, revenait à la charge en dénonçant à Mme Careau le comportement de M.Dutoit.« Gros mots, insultes et intimidation physique se conjuguent à des mimiques et à des gestes déplacés », décrivait-il en parlant d\u2019un « harcèlement qui a pour ef fet de miner leur confiance professionnelle.» La réponse de Madeleine Careau fut alors de déclencher les négociations pour le renouvellement de l\u2019entente collective, dans l\u2019espoir que cela puisse assainir le climat de travail.Sauf que loin de s\u2019améliorer, la situation s\u2019est envenimée, au point de provoquer la sortie de la Guilde et le départ de Charles Dutoit en avril 2002.Douloureux souvenirs Pour le violoniste Jean Fortin \u2014 qui a lui aussi refusé de jouer pour M.Dutoit en 2016 \u2014, les souvenirs de cette époque demeurent vifs et douloureux.« Je peux le dire très franchement : il n\u2019y avait aucune écoute.À l\u2019OSM, on jouait à l\u2019autruche.Charles Dutoit était tout-puissant dans l\u2019organigramme de l\u2019OSM.Pour ne pas avoir à composer avec lui, la direction aimait mieux fermer les yeux sur les musiciens.» M.For tin se rappelle très clairement la manière dont M.Dutoit exerçait son emprise.«Ça se passait sur scène, devant tout le monde, avec 100 musiciens qui assistaient à ça.[\u2026] Au début, tu te dis que c\u2019est comme ça que ça marche dans le milieu professionnel de ce calibre.Et après tu réalises que ça n\u2019a aucun bon sens [de voir] des gens qui s\u2019effondrent sous tes yeux.» « Il s\u2019acharnait continuellement sur quelqu\u2019un, ajoute My- riam Pellerin.Moi, j\u2019allais travailler avec le mal de ventre.» Tourner la page Les trois musiciens ont été surpris quand l\u2019OSM a annoncé que Charles Dutoit reviendrait diriger l\u2019orchestre en février 2016.Le président du C.A., Lucien Bouchard \u2014 un ami de M.Dutoit \u2014, était allé expliquer aux musiciens que c\u2019était une « occasion d\u2019apaisement qui se présentait ».Jean Fortin a eu une réaction physique en apprenant la nouvelle.« J\u2019ai fait une crise d\u2019hyperventilation, je me suis retrouvé à pleurer dans le métro.Ça ne m\u2019était jamais arrivé.Après tout ce que j\u2019ai vécu avec cet homme, c\u2019est impossible que je retravaille avec lui.Jamais.» M.Dutoit est présentement visé par une dizaine d\u2019allégations d\u2019agressions sexuelles, en plus d\u2019une plainte de harcèlement sexuel déposée au- p r è s d e l \u2019 O S M .L e c h e f suisse, qui a été en poste à Montréal de 1977 à 2002, nie les allégations.Lucien Bouchard, l\u2019OSM et M.Dutoit n\u2019ont pas répondu à nos questions vendredi.Le Devoir « Ramener un harceleur à la maison, c\u2019est malsain » Le retour de Dutoit à l\u2019OSM a ravivé des blessures pour plusieurs musiciens I S A B E L L E P O R T E R à Lévis L e premier ministre Couil- lard a promis vendredi des investissements « substantiels » pour rendre les vols en région plus accessibles et attrayants.Ravis, les leaders régionaux attendent maintenant de voir la couleur de l\u2019argent dans le prochain budget.«On va s\u2019assurer que l\u2019argent est dans le budget, a déclaré le président de l\u2019Union des municipalités, Alexandre Cusson, à la sor tie du Sommet sur le transport aérien régional.On va les talonner là-dessus.» En matinée, M.Cusson avait comparé le prix des vols Mont- réal-Gaspé et Montréal-Paris : 840$ chacun à 2$ près.Un problème auquel le premier ministre a voulu se montrer très sensible devant les quelque 300 participants du Sommet.« On dit qu\u2019il y a moins de desserte aérienne parce qu\u2019il n\u2019y a pas assez de population.Mais peut-être qu\u2019on peut retourner l\u2019affaire et dire qu\u2019une des raisons pour lesquelles il y a peu de gens en région, c\u2019est peut-être parce qu\u2019il n\u2019y a pas de desserte, pas de capacité de se déplacer facilement », a dit le Philippe Couillard dans un discours en fin de journée.Pour renverser la vapeur, les libéraux ont promis notamment d\u2019investir des montants substantiels dans les aéroports régionaux en relançant un programme qu\u2019ils avaient eux-mêmes abandonné, le Programme d\u2019aide au transpor t aérien (PATA).L\u2019enveloppe qui incluait un maigre million de dollars par an pour tout le Québec atteindrait les « trois chif fres » en millions dans le budget, a laissé tomber le premier ministre.Les fonds seraient consacrés aux pistes, au balisage lumineux, aux bâtiments d\u2019accueil, ou aux stations automatisées d\u2019observation météorologique.Des billets remboursés en partie en région Le gouvernement s\u2019est aussi engagé à élargir la portée d\u2019un programme qui permettait de se faire rembourser une partie du prix du billet d\u2019avion dans les secteurs les plus reculés du Québec, comme les territoires cris, la Basse-Côte-Nord ou encore Anticosti.Si Québec va de l\u2019avant avec cet te promesse, le « programme de réduction des tarifs aériens» couvrira aussi la Gas- pésie, l\u2019Abitibi, la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent et le Lac- Saint-Jean.À titre indicatif, cela pourrait faire passer un vol entre Montréal et le Lac-Saint- Jean de 800 à 600$, a signalé le premier ministre, qui a répété à plusieurs reprises qu\u2019il connaissait cette réalité à titre de député de Roberval.Le gouvernement n\u2019a toutefois pas voulu suivre le Parti québécois, qui proposait cette semaine d\u2019imposer un prix plancher pour lutter notamment contre la domination d\u2019Air Canada sur les plus petits joueurs.Des députés du PQ sur place n\u2019ont d\u2019ailleurs pas manqué de dénoncer cette décision.«Ça fait quand même 15 ans que le Parti libéral est au pouvoir.[\u2026] Il y a 15 ans, on avait quand même d\u2019autres trans- por teurs », s\u2019est insurgée la députée Lorraine Richard, qui représente la circonscription de Duplessis sur la Côte-Nord.« Moi, je suis à la merci d\u2019Air Canada.À 1000 à 1200 $ le coût du billet d\u2019avion.» Tirs groupés contre Air Canada Le gouvernement s\u2019est toutefois engagé à réfléchir à la question du prix plancher par l\u2019intermédiaire d\u2019un nouveau «groupe de travail national », a promis la ministre déléguée aux Transpor ts, Véronyque Tremblay.Même chose pour l\u2019idée de soustraire le prix des billets à la taxe de vente.Durant la journée, plusieurs voix se sont élevées contre Air Canada, qui contrôle le marché régional, dont le maire de Québec, Régis Labeaume, qui l\u2019a accusé « d\u2019abuser totalement du système ».Plus tôt, l\u2019entreprise avait annoncé qu\u2019elle allait offrir des prix réduits pour certains vols régionaux à l\u2019achat de forfaits prépayés de 10 ou 30 billets.Une décision qui a suscité des réactions mitigées.« Un monopole restera toujours un monopole.On peut nous faire cette annonce-là aujourd\u2019hui et dans deux semaines augmenter [les prix] », avait déclaré le président de l\u2019UMQ, Alexandre Cusson.Dans les faits, Air Canada ne jouit pas d\u2019un monopole au sens strict.Au Québec, 67 % des destinations en région ne sont desser vies que par ce groupe.Ailleurs, les municipalités sont desservies par l\u2019un des petits joueurs également sur le marché : Provincial Airlines (La Romaine, Sept-Îles, Mont-Joli, entre autres), Pas- can Aviation (Baie-Comeau, Bagotville, Mont-Joli, entre autres) et Air Creebec (Val-d\u2019Or, Chibougamau et les communautés cries).Ces petites compagnies pourraient toutefois bénéficier d\u2019un nouveau programme visant à soutenir financièrement de nouvelles dessertes régionales, mais dont les critères restent à préciser.Quant à Air Canada, l\u2019entreprise a décliné les demandes d\u2019entrevue vendredi, mais a affirmé par cour- riel qu\u2019elle était « très ouverte» à la discussion et qu\u2019elle étudierait «avec soin» les recommandations du Sommet.Le Devoir Transport aérien: Couillard promet des millions aux régions Des leaders régionaux dénoncent vigoureusement Air Canada L\u2019OSM nous demandait de tourner la page, mais sans avoir reconnu le problème de harcèlement Jean-Luc Gagnon, trompettiste « » Plusieurs participants au Sommet sur le transport aérien régional ont accusé Air Canada de détenir un monopole et d\u2019imposer des tarifs qualifiés d\u2019«abusifs».Éclairage sur la situation avec deux experts.Qu\u2019est-ce qui explique qu\u2019Air Canada détient un monopole sur le transport aérien régional?« D\u2019abord, Air Canada est la plus grande compagnie aérienne nationale.C\u2019est elle qui détient les plus grandes parts de marché au Québec.Elle a les reins solides et est capable de s\u2019engager dans une guerre dès qu\u2019un autre joueur arrive », explique Isabelle Dos- taler, doyenne de la Faculté d\u2019administration à l\u2019Université Memorial de Saint-Jean, à Terre-Neuve.Pourtant, rien n\u2019empêche un transporteur d\u2019offrir le service dans les mêmes corridors aériens.«Si un transporteur a les capitaux nécessaires, il peut se lancer, mais Air Canada peut radicalement baisser ses prix pour lui nuire.Air Canada ne dépend pas que des revenus de ses vols aériens régionaux, elle compte sur une diversité de revenus que tous n\u2019ont pas», souligne Mehran Ebrahimi, directeur du Groupe d\u2019étude en management des entreprises aéronautiques de l\u2019UQAM.Un billet Montréal-Gaspé coûte souvent plus cher qu\u2019un aller-retour Montréal-Paris, pourquoi?« C\u2019est un problème structurel.Il n\u2019y a pas de densité de population, donc le volume de demandes est faible.Mais d\u2019un autre côté, les gens des régions expliquent que, si les billets étaient moins chers, ils voudraient utiliser plus souvent le transport aérien », indique Mme Dostaler.«Par contre, il faut faire attention lorsqu\u2019on dit que les billets sont trop chers.Ils ne pourront jamais être gratuits.Ce qui ressort de consultations, c\u2019est que les gens seraient prêts à payer environ 450 à 500 $ un billet d\u2019avion Montréal-Gaspé, par exemple.Les gens tiennent compte du fait que non seulement le transport aérien permet d\u2019économiser des heures de route, mais il procure aussi un gain de productivité, parce qu\u2019on peut travailler pendant un vol, ce qui est plus difficile dans un trajet en automobile», mentionne Mme Dostaler.Améli Pineda Le Devoir Le ciel sans partage V A H É T E R M I N A S S I A N C\u2019 était le 21 décembre 1968.Ce jour-là, l\u2019équipage d\u2019Apollo 8 décollait du Centre spatial Kennedy pour un voyage qui fera date dans l\u2019histoire de la conquête spatiale: le premier vol habité en direction de la Lune.Consistant en dix révolutions autour de notre satellite sans atterrissage, la mission reviendra triomphalement sur Terre au bout de six jours.Elle donnera une longueur d\u2019avance aux États-Unis, opposés aux Soviétiques dans la « course à la Lune».Alors que l\u2019on s\u2019apprête à célébrer le cinquantenaire de cet exploit, l\u2019astre sélène revient au centre des préoccupations des agences spatiales.Dernière annonce sensationnelle en date: le 11 décembre 2017, le président américain, Donald Trump, a signé la Space Policy Directive 1, visant à renvoyer des astronautes états-uniens vers la Lune en préparation d\u2019une mission habitée vers Mars.«Cette fois, a-t-il annoncé \u2014 Jack Schmitt, le dernier membre de l\u2019équipage d\u2019Apollo 8 encore vivant à ses côtés \u2014, il ne s\u2019agira pas seulement de planter notre drapeau et de laisser notre empreinte.Nous établirons une base pour une mission vers Mars et peut- être au-delà.» Certes, depuis le 11 décembre 1972 et l\u2019aventure d\u2019Apollo 17, aucun homme n\u2019est retourné sur la Lune.Et il est vrai que l\u2019étude de cette dernière par des moyens robotisés fut longtemps négligée au profit d\u2019autres objectifs comme l\u2019exploration du système solaire, la sur veillance de la Terre, le déploiement de télescopes spatiaux ou l\u2019assemblage de stations orbitales.«Mais du point de vue des vols non habités, le retour à la Lune est amorcé depuis la fin des années 1990 », indique Bernard Foing, directeur du Groupe de travail international d\u2019exploration lunaire (ILEWG) et conseiller principal du directeur général de l\u2019Agence spatiale européenne (ESA).Sur la face cachée de la Lune De Lunar Prospector (NASA) en 1998 à Chang\u2019e 3 (Chine) en 2013 en passant par Smart 1 (ESA), Selene (JAXA), Chandrayaan-1 (ISRO) ou encore LRO-LCross et Grail (NASA) en 2003, 2007, 2008, 2009 et 2011, ce sont plus d\u2019une douzaine de missions \u2014 dont certaines se poursuivent toujours \u2014 qui au cours de ces vingt dernières années ont survolé, tourné, impacté ou visité en surface l\u2019objet céleste.Et ce n\u2019est pas terminé : la seule année 2018 devrait voir, outre l\u2019envoi de « nanosatellites » à caractère éducatif, l\u2019Inde et la Chine lancer, dans le cadre des missions Chandrayaan-2 et Chang\u2019e 4, d\u2019autres orbiteurs, atterrisseurs et robots.La première au printemps dans les environs du pôle Sud lunaire ; la seconde en deux étapes, en juillet et en décembre, en vue du premier atterrissage de l\u2019histoire sur la face cachée de la Lune! En revanche, le fameux Google Lunar Xprize, ce concours qui devait récompenser l\u2019équi - pe à même de faire rouler, grâce à des capitaux privés, un robot sur 500 mètres à la surface de l\u2019astre, n\u2019aura pas lieu : la fondation Xprize, parrainée par Google, a annoncé le 23 janvier que la compétition s\u2019achevait sans vainqueur.De même, le premier vol touristique sans alunissage annoncé par Elon Musk, le patron de SpaceX, ne par tira pas cette année, s\u2019il se produit un jour : l\u2019entreprise \u2014 comme sa concurrente Blue Origin, du fondateur d\u2019Amazon, Jef f Be- zos, qui développe une fusée New Glenn capable d\u2019atteindre la Lune \u2014 a accumulé des retards dans la conception de son lanceur Falcon Heavy et de la version habitée de sa capsule Dragon.Exploration de « l\u2019espace profond» Tous ces engins n\u2019ont pas, loin de là, une finalité scientifique.Ils visent souvent des objectifs collaboratifs, techniques, commerciaux et éducatifs.Pour certaines nations comme la Chine ou l\u2019Inde, la Lune, située à trois jours de voyage seulement de la Terre, fournit un cadre où tester dans des conditions réelles des démonstrateurs et acquérir ainsi le savoir-faire nécessaire à l\u2019exploration de l\u2019« espace profond », la région du système solaire échappant à l\u2019attraction gravitationnelle de la Terre et cible de futures missions de prestige.Ils n\u2019en ont pas moins permis d\u2019approfondir les connaissances sur notre satellite.«Les premières cartes de l\u2019ensemble de la surface de la Lune détaillant sa topographie, sa composition, son champ magnétique et sa gravité ont été réalisées au cours de ces deux dernières décennies par des missions comme Lunar Prospector, Grail ou LRO», constate Mark Wiec- zorek, directeur de recherche CNRS à l\u2019Obser vatoire de la Côte d\u2019Azur, spécialiste de la structure profonde de notre satellite, qui déplore toutefois qu\u2019aucun des alunisseurs modernes n\u2019emporte à son bord de sismomètres à même de livrer des renseignements sur les caractéristiques encore mystérieuses du noyau lunaire.Infrastructures lunaires permanentes Georges Meylan, professeur émérite à l\u2019EPFL et président du conseil d\u2019administration de l\u2019International Space Science Institute (ISSI), indique : « En analysant ces données, les astronomes ont pu établir que cer taines régions sélénites sont presque perpétuellement éclairées par le Soleil quand d\u2019autres, situées au fond de cratères polaires, ne voient jamais le jour et sont probablement riches en glaces.» Ces découvertes ont contribué à relancer les spéculations sur la possibilité d\u2019installer à la surface de notre satellite des panneaux solaires et des installations capables d\u2019exploiter son eau en vue d\u2019une future colonisation.De fait, des projets d\u2019infrastructures lunaires permanentes, en orbite ou au sol, sont bel et bien sérieusement étudiés dans le cadre du projet de première expédition humaine vers Mars.Outre un budget astronomique \u2014 la NASA avance le chif fre de 210 milliards de dollars \u2014, la préparation de cette dernière se fera par étapes successives afin d\u2019acquérir, progressivement, les technologies et les équipements nécessaires à un tel voyage.Le programme Constellation de la NASA, lancé en 2004, a d\u2019abord envisagé, comme première phase, un envoi d\u2019astronautes sur la Lune pour des missions de longue durée.Annulé en 2010 par le président Obama, il a été remplacé cinq ans plus tard, après l\u2019abandon d\u2019un projet de mission habitée vers un astéroïde, par le concept de Deep Space Gateway.« L\u2019idée est de remplacer à terme la Station spatiale internationale (ISS), dont la fin est programmée pour 2024, mais qui pourrait fonctionner jusqu\u2019en 2028, par une autre en révolution autour de la Lune », explique Francis Rocard, responsable du programme d\u2019exploration du système solaire à l\u2019agence spatiale française, le CNES.Placée sur une orbite stable dite NRHO (near rectilinear halo orbit), cette nouvelle base jouerait le rôle d\u2019une sorte d\u2019avant-poste d\u2019où par tiraient et où viendraient s\u2019amarrer les vaisseaux chargés d\u2019explorer les objets lointains: astéroïdes, Mars et autres corps célestes.Les pièces nécessaires à sa construction et à son entretien de même que son personnel seraient transportés sur place à bord d\u2019une nouvelle génération d\u2019engins tels que la capsule Orion (dont le module de service serait fourni par l\u2019ESA) et son lanceur SLS (Space Launch System), actuellement développés par la NASA.Un premier vol automatisé vers la Lune est prévu pour décembre 2019.Et un second, habité, pourrait se produire vers 2021.«Bien qu\u2019elle s\u2019inscrive dans la ligne de son prédécesseur en maintenant l\u2019objectif d\u2019un vol habité vers Mars, la directive de Donald Trump apparaît par conséquent décalée avec ces plans, puisqu\u2019elle évoque l\u2019envoi d\u2019astronautes au sol, et non plus seulement une station en orbite », remarque Francis Ro- card.Au passage, elle apporte de l\u2019eau au moulin du concept de « village lunaire » défendu depuis 2015 par le directeur général de l\u2019ESA, Johann-Die- trich Wörner.Celui-ci vise à créer une « communauté » mondiale de partenaires privés et institutionnels, travaillant ou non dans le domaine spatial, intéressés par la mise en place d\u2019infrastructures à la surface de la Lune.Une idée qui semble ne pas séduire tout le monde, même parmi les pays membres de l\u2019ESA.«D\u2019accord, c\u2019est plus facile de voyager sur la Lune que sur Mars, mais je connais nombre de scientifiques qui travaillent sur Mars et aucun chercheur qui s\u2019intéresse encore à la Lune.On y est déjà allé.On a ramené des centaines de kilos de roches lunaires et on n\u2019a rien trouvé d\u2019intéressant », déclarait, le 16 janvier dernier encore, Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, l\u2019agence spatiale française.Le Temps Missions robotisées, vols habités, station en orbite, base au sol\u2026 Cinquante ans après Apollo 8, le premier vol habité autour de la Lune, les projets se multiplient.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 4 SCIENCE La Lune, nouvelle cible des agences spatiales HARRISON H.SCHMITT NASA/AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019astronaute Eugene A.Cernan sur la Lune en décembre 1972 dans le cadre de la mission Apollo 17.Personne n\u2019a remis le pied sur la Lune depuis cette époque.P A T R I C E B E R G E R O N à Québec L e Parti québécois fait monter en grade quelques élus des générations X et Y pour rajeunir l\u2019image du parti : le chef Jean-François Lisée a annoncé vendredi un remaniement de son équipe.C\u2019est ainsi que la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, prend du galon, de même que le leader parlementaire Pascal Bérubé, ainsi que le député de Terrebonne, Mathieu Tra- versy.Cependant, plusieurs des responsabilités fondamentales restent aux mains des élus plus anciens, comme les finances, la santé et le Conseil du trésor.Dans ce premier communiqué attribué au chef Jean-François Lisée et à sa nouvelle numéro deux Véronique Hivon, le duo met en place un système complexe qui répartit les dossiers prioritaires péquistes en affectant des lieutenants à ses porte-parole of ficiels.Le lieutenant, dit-on au par ti, épaulera le porte-parole, peut être présent lors des rencontres avec les groupes et peut remplacer le porte-parole en Chambre ou pour des entrevues en cas d\u2019indisponibilité.Par exemple, la plus jeune élue du PQ, représentante de la génération Y, Catherine Fournier (née en 1992), hérite du portefeuille de l\u2019immigration, autrefois détenu par la députée d\u2019Hochelaga-Maison- neuve, Carole Poirier, qui sera sa lieutenante.Mme Poirier devient porte-parole en éducation primaire et secondaire, et Alexandre Cloutier, le député démissionnaire de Lac-Saint-Jean, qui occupait auparavant ces fonctions, devient son lieutenant.Il conserve toutefois l\u2019enseignement supérieur et la recherche, en plus d\u2019être assisté par un lieutenant de la génération X, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet (né en 1977), aux affaires autochtones et aux communautés nordiques.Un Y, Mathieu Traversy (né en 1984), de Terrebonne, prend le portefeuille de la protection des consommateurs que laisse Mme Fournier.Il devient aussi lieutenant en matière d\u2019identité nationale, un nouveau dossier très large qui comprend la question de la langue, mais aussi de la culture et des communications.Le por te-parole of ficiel en ces matières est désormais le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, un représentant de la génération X (né en 1975), qui ajoute cette responsabilité à son rôle de leader parlementaire.Il devient aussi lieutenant en matière de laïcité, pour seconder la porte-parole Agnès Maltais, la députée démissionnaire de Taschereau, mais il abandonne à Stéphane Berge- ron, de Verchères, le dossier de la sécurité publique, où il avait souvent fait mouche concernant l\u2019UPAC.Le député de Saint-Jean, Dave Turcotte, un Y (né en 1983), ajoute aux services sociaux les responsabilités de l\u2019alphabétisation et de l\u2019habitation.Mme Poirier devient leader parlementaire adjointe à la place de son collègue de Richelieu, Sylvain Rochon, et c\u2019est le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui lui succède comme whip en chef \u2014 le préfet de discipline du parti.Plusieurs titulaires de portefeuilles impor tants qui sont maintenus dans leurs attributions après ce remaniement ne seront pas assistés d\u2019un second.C\u2019est le cas de M.Ro- chon, à l\u2019énergie et aux ressources naturelles, de Diane Lamarre, à la santé, de Nicolas Marceau, aux finances, de Nicole Léger, au Conseil du trésor, de Harold LeBel, à l\u2019emploi et à la solidarité sociale, d\u2019Alain Therrien, à l\u2019économie, de Martin Ouellet, aux transports, et d\u2019André Villeneuve, à l\u2019agriculture et à l\u2019alimentation.La Presse canadienne POLITIQUE Le PQ fait monter en grade quelques jeunes élus JACQUES NADEAU LE DEVOIR La députée Catherine Fournier, née en 1992, hérite du portefeuille de l\u2019immigration. J E A N N E C O R R I V E A U L a Ville de Montréal a trou - vé un acheteur pour le thé - âtre Snowdon, laissé vacant depuis cinq ans.Le bâtiment Ar t déco situé sur le boulevard Décarie, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, sera vendu à des intérêts privés pour la somme de 1,6 million de dollars.Construit en 1936, le théâtre Snowdon est un ancien cinéma conçu par l\u2019architecte Daniel John Crightone et décoré par Emmanuel Brif fa.À compter de 1982, l\u2019immeuble a abrité un centre commercial, puis une salle de gymnastique.C\u2019est d\u2019ailleurs pour permettre le maintien du centre de gymnastique Snowdon que la Ville a acheté l\u2019immeuble en 2003 au coût de 1,87 million.Mais depuis 2013, le théâtre Snow- don est vide.Au fil des ans, sa façade s\u2019est dégradée et, en mars 2016, trois jeunes y ont mis le feu, endommageant l\u2019intérieur du bâtiment.Préservation de la façade Jugeant l\u2019immeuble « excédentaire », la Ville l\u2019a mis en vente en 2016.Des trois propositions reçues, la Ville a retenu la plus élevée, soit celle de 1,6 million soumise par une compagnie à numéro dirigée par Viviana Raichman.Jointe vendredi, Mme Raich- man n\u2019a pas voulu dire au Devoir ce que sa société comptait faire de l\u2019immeuble.De son côté, la Ville s\u2019est bornée à dire que le « projet de l\u2019acheteur devra être conforme à la réglementation municipale ».Le projet de transaction approuvé par le comité exécutif mercredi impose des conditions à l\u2019acheteur.Ainsi, la façade Art déco avec son crépi blanc orné de bandes noires devra être conser vée, tout comme l\u2019enseigne et la marquise qui devront être remises en état.L\u2019ajout de fenêtres en façade ne sera possible que dans l\u2019alignement horizontal ou vertical des fenêtres existantes, précisent les documents soumis aux élus.L\u2019acheteur devra présenter un plan schématique de son projet dans les 60 jours suivant la signature de l\u2019acte de vente.Il devra procéder à des travaux de réhabilitation du bâtiment d\u2019au moins 900 000 $, et ce, dans un délai de 36 mois.Des choix limités «La Ville a évalué qu\u2019il y avait beaucoup de travaux qui étaient nécessaires et qu\u2019ils étaient très dispendieux.Je pense que c\u2019est le meilleur choix», a commenté le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, en rappelant que le cinéma Empress, rue Sherbrooke, était vacant depuis plus de 20 ans.La vente du théâtre Snow- don n\u2019est pas une mauvaise nouvelle, la Ville ayant elle- même été incapable de faire revivre cet édifice, note Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal.S\u2019il juge « intéressantes » les clauses portant sur la préservation de la façade, M.Bum- baru déplore que la protection de l\u2019intérieur de style Art déco du bâtiment ne soit pas évoquée.À ce sujet, la Ville a précisé au Devoir que l\u2019incendie de mars 2016 avait endommagé de façon impor tante les éléments décoratifs intérieurs.« La plupart étant irrécupérables, la préser vation de ces éléments décoratifs ne pouvait alors être exigée dans le cadre de la vente de l\u2019immeuble », a indiqué Jules Chamberland- Lajoie, relationniste à la Ville.Rappelons que Daniel John Crightone a dessiné les plans de plusieurs théâtres à Montréal, parmi lesquels le Regent (1915-1916), le Papineau (1921), le Rivoli (1926) et le Monkland (1929).De son côté, Emmanuel Brif fa, un célèbre décorateur originaire de Malte, a conçu les décors intérieurs du cinéma Rialto, du théâtre Outremont et du théâtre Empress.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .M A R I E - M I C H È L E S I O U I à Québec D oit-on connaître l\u2019identité des personnes qui ont orchestré des fuites journalistiques au sujet d\u2019enquêtes visant les ex-ministres libéraux Marc-Yvan Côté et Nathalie Normandeau ?La réponse à cette question viendra le 12 février et elle pourrait, selon les avocats des accusés, décider de la pertinence d\u2019aller de l\u2019avant avec le procès de six personnalités du monde politique soupçonnées de complot, de corruption de fonctionnaires et d\u2019abus de confiance.Devant le juge André Per- reault, de la Cour du Québec, l\u2019avocat Jacques Larochelle a multiplié les superlatifs, vendredi, pour souligner l\u2019importance de connaître l\u2019identité de la ou des personnes qui ont divulgué des informations confidentielles aux journalistes Ma- rie-Maude Denis et Louis La- croix à propos d\u2019enquêtes concernant les accusés.«Ce n\u2019est pas la même chose si la source est en haut ou en bas de la hiérarchie.Ce n\u2019est pas pareil si c\u2019est une secrétaire ou si c\u2019est [le grand patron de l\u2019UPAC] Robert Lafre- nière », a insisté l\u2019avocat de la défense.«C\u2019est très important pour nous d\u2019avoir le rang de la fuite, son importance dans la hiérarchie et ses mobiles», a-t- il lancé plus tard.Le verbe leste, Me Laro- chelle a déclaré que Marc- Yvan Côté était la victime d\u2019une «violation de ses droits à peu près inouïe dans les annales de la justice canadienne ».Il a évoqué une atteinte aux droits des accusés « d\u2019une gravité extrême » ; a ajouté dans l\u2019hyperbole que les transmissions de preuves aux journalistes «ont généré pres - que une hystérie de con dam - nation» dans l\u2019espace public.Pas «nécessaire», selon les médias Les avocats de Nathalie Nor- mandeau, de Marc-Yvan Côté et de leurs quatre coaccusés soutiennent qu\u2019« un système de fuites orchestrées minutieusement pour déstabiliser le gouvernement et le Parti libéral» nuit au droit des coaccusés d\u2019avoir un procès juste et équitable \u2014 et commande donc l\u2019arrêt des procédures judiciaires.Ils souhaitent connaître l\u2019identité des sources journalistiques \u2014 que Me Larochelle soupçonne d\u2019être des «policiers véreux de l\u2019UPAC » \u2014 pour étayer cette prétention.Mais voilà : « Peut-être que M.Côté aimerait ça que, du moment où il est accusé, il n\u2019y ait plus de reportages», a répliqué l\u2019avocat des journalistes Lacroix et Denis, Christian Leblanc.Sauf que « les sources et les journalistes ne devraient pas être au service de M.Côté et de sa requête», a-t-il ajouté.Selon lui, il n\u2019est pas «nécessaire» aux fins de la requête en arrêt des procédures que la défense connaisse l\u2019identité des sources journalistiques, par ailleurs protégées par une loi fédérale et une jurisprudence étoffée.« La Cour suprême est venue nous donner un guide en disant que si un journaliste a un élément matériel du crime \u2014 l\u2019arme du crime, la chemise ensanglantée \u2014 qui pourrait tendre à innocenter ou à inculper un individu d\u2019un crime grave, alors peut-être que le privilège des sources confidentielles pourrait céder le pas, dans des circonstances très précises.Notre prétention, c\u2019est que nous sommes très loin de ces circonstances ici », a résumé l\u2019avocat.Encore : « Si on demande aux journalistes de révéler leurs sources, [\u2026] les journalistes savent très bien que leur carrière est terminée », a fait valoir Me Leblanc.Le juge Perreault annoncera le 12 février s\u2019il a l\u2019intention d\u2019assigner Marie-Maude Denis et Louis Lacroix à témoigner.De cette décision \u2014 qui peut néanmoins être portée en appel, comme l\u2019a rappelé Me Larochelle \u2014 découlera celle concernant la requête en arrêt des procédures en raison de fuites médiatiques.En parallèle, le juge Perreault doit rendre une décision sur une seconde requête en arrêt des procédures (Jordan) portant sur les délais jugés déraisonnables par la défense.Si ces deux requêtes sont rejetées, le procès de Nathalie Normandeau, Marc-Yvan Côté, Br uno Lor tie, François Roussy, France Michaud et Mario Martel pourra s\u2019ouvrir le 9 avril.Le Devoir PROCÈS CÔTÉ-NORMANDEAU La défense plaide pour le dévoilement des sources des fuites A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministre de Pêches et Océans Canada, Dominic LeBlanc, s\u2019engage à activer les mesures de protection de l\u2019habitat essentiel du chevalier cuivré, ce qui signifie qu\u2019il sera interdit d\u2019en détruire ne serait-ce qu\u2019une partie.Or, le projet d\u2019expansion du Port de Montréal détruirait des portions de cet habitat critique pour la survie de l\u2019espèce.En vertu des dispositions de la Loi sur les espèces en péril, le gouvernement fédéral aurait dû prendre un arrêté ministériel dès la fin de 2012 pour protéger l\u2019habitat essentiel du chevalier cuivré.Ottawa, qui a plus de cinq ans de retard, promet maintenant d\u2019agir.«Le ministère est en voie d\u2019établir un arrêté visant l\u2019habitat essentiel pour cette espèce», a indiqué Pêches et Océans Canada, en réponse aux questions du Devoir.«Un tel arrêté permettra d\u2019activer l\u2019interdiction [\u2026] de détruire toute partie de l\u2019habitat essentiel du chevalier cuivré», a précisé le ministère.Qui plus est, des mesures de protection des poissons sont déjà en vigueur, en vertu de la Loi sur les espèces en péril.«L\u2019article 32 interdit de tuer un individu d\u2019une espèce en voie de disparition ou de lui nuire», a ainsi souligné le ministère.Selon les dispositions de la Loi sur les pêches, il est en outre « interdit d\u2019effectuer un travail ou d\u2019entreprendre une activité, qui aurait pour résultat de nuire sérieusement au poisson, et aussi de modifier de façon permanente ou de détruire l\u2019habitat du poisson».Pêches et Océans a aussi confirmé que le futur terminal de conteneurs de Contrecœur serait bel et bien construit dans l\u2019habitat critique du chevalier cuivré, une espèce classée «en voie de disparition».Concrètement, les nouveaux quais de 675 mètres de longueur qui seront construits pour le terminal auront un impact sur des herbiers nécessaires à l\u2019alimentation du chevalier cuivré.Compensation L\u2019Administration portuaire de Montréal promet toutefois de «compenser» les herbiers perdus en raison de la construction du terminal, et notamment du dragage du Saint-Laurent.Selon Daniel Dagenais, vice-président aux opérations, il est prévu d\u2019exploiter «un habitat plus riche» pour le chevalier cuivré situé à proximité des installations de Contrecœur.«La cohabitation entre les installations portuaires et le chevalier cuivré n\u2019est pas incompatible», estime M.Dage- nais.Il n\u2019entrevoit d\u2019ailleurs pas de risque de modifications du projet présenté, en raison de la présence des poissons.La Société pour la nature et les parcs estime au contraire que le projet actuel serait néfaste pour la survie du chevalier cuivré, la seule espèce de poisson endémique du Québec.«Il est difficile de concevoir que le projet actuellement sur la table puisse aller de l\u2019avant alors qu\u2019il entraînera la destruction d\u2019une partie de l\u2019habitat essentiel qui par définition est l\u2019habitat nécessaire à la survie et au rétablissement de l\u2019espèce », selon son directeur général, Alain Branchaud.Le Devoir ENVIRONNEMENT Ottawa s\u2019engage à protéger le chevalier cuivré PATRIMOINE La Ville de Montréal vend le théâtre Snowdon Si aucune condition n\u2019est évoquée concernant l\u2019intérieur du bâtiment, sa façade Art déco devra être préservée JACQUES NADEAU LE DEVOIR Construit en 1936, le théâtre Snowdon a été acheté par la Ville en 2003 au coût de 1,87 million. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 LE MONDE A 6 Venezuela : Maduro investi pour être candidat à sa réélection Le très impopulaire chef de l\u2019État vénézuélien, Nicolas Maduro, a été investi vendredi par le parti socialiste au pouvoir pour être son candidat à la présidentielle anticipée qui doit se tenir avant fin avril dans un pays en pleine crise économique.«Approuvé par acclamation.Vous êtes officiellement le candidat du Parti socialiste uni du Venezuela» (PSUV), a déclaré le numéro deux du camp présidentiel, Diosdado Ca- bello.«Nous allons vers une grande victoire», a assuré le président lors de son discours.Si sa cote de popularité est légèrement remontée ces derniers temps, le taux de Vénézuéliens insatisfaits reste important, à 70%, selon l\u2019institut de sondage Delphos.Une grande partie de la population lui reproche l\u2019hyperinflation, attendue à 13 000% par le FMI en 2018, et la pénurie d\u2019aliments et de médicaments qui frappent ce pays assis pourtant sur d\u2019immenses richesses pétrolières.Mais le chef de l\u2019État exerce avec son camp un contrôle institutionnel sur tous les organes du pouvoir, à l\u2019exception du Parlement contrôlé par l\u2019opposition.L\u2019armée lui a de nouveau juré fidélité vendredi.Agence France-Presse France : Tariq Ramadan inculpé et incarcéré pour viols Le théologien musulman suisse controversé Ta- riq Ramadan a été inculpé vendredi pour viols et incarcéré à Paris au terme de deux jours de garde à vue.Visé par deux plaintes pour des faits qui auraient été commis en France en 2009 et 2012, l\u2019islamologue de 55 ans, aussi clivant qu\u2019influent depuis des années dans les milieux musulmans, a été inculpé pour viol et viol sur personne vulnérable, a affirmé une source judiciaire.Il a demandé qu\u2019un éventuel placement en détention provisoire, requis par le parquet, fasse l\u2019objet d\u2019un débat ultérieur devant un juge des libertés et de la détention.Dans l\u2019attente de ce débat qui doit avoir lieu dans les quatre jours, il a été incarcéré, a ajouté la même source.Trois juges d\u2019instruction ont été désignés pour cette affaire, selon des sources concordantes, signe de la complexité de l\u2019affaire ou de l\u2019amplitude des investigations envisagées.Agence France-Presse Catalogne : malaise au sujet de la candidature de Puigdemont Les indépendantistes de Catalogne devront décider dans les jours qui viennent s\u2019ils continuent de soutenir Carles Puigdemont, dont la candidature à la tête de la région les divise de plus en plus.Contrairement aux mouvements indépendantistes du Québec ou d\u2019Écosse, contrôlés par un parti quasiment hégémonique, le camp sécessionniste catalan est représenté dans la région du nord-est de l\u2019Espagne par trois partis, allant de l\u2019extrême gauche au centre droit et souvent en désaccord.Des tensions qui ont refait surface mardi, quand le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a reporté par surprise la séance d\u2019investiture de Carles Puigde- mont.Ce dernier avait été destitué, en même temps que tout son gouvernement, le 27 octobre, quand le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy avait pris le contrôle de la région, quelques heures après la proclamation d\u2019une «République catalane» à Barcelone.Agence France-Presse Amérique du Nord: coopération accrue contre le narcotrafic Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tiller- son, et son homologue mexicain, Luis Videgaray, ont exprimé vendredi à Mexico leur volonté commune de renforcer leur coopération en matière de lutte contre le trafic de drogue.Tillerson a rappelé \u2014 au second jour d\u2019une tournée d\u2019une semaine en Amérique latine \u2014 l\u2019importance de la lutte contre la crise des opiacés aux «effets horribles sur les citoyens américains, mexicains et canadiens».Ils ont convenu de «faire un effort spécial» dans la lutte contre cette épidémie, ainsi que contre le trafic de fentanyl et d\u2019héroïne, a indiqué le ministre des Affaires étrangères mexicain, Luis Videgaray, lors d\u2019une conférence de presse.L\u2019objectif est d\u2019améliorer l\u2019efficacité de la coopération, «et non pas de nous jeter la responsabilité aux uns et aux autres», a souligné Vide- garay, qui s\u2019est félicité de cette stratégie.Agence France-Presse Afrique du Sud : un millier de mineurs secourus Un millier de mineurs piégés dans une mine d\u2019or d\u2019Afrique du Sud par une panne d\u2019électricité ont pu remonter vendredi à la surface sains et saufs, après une trentaine d\u2019heures d\u2019inquiétude qui ont relancé la polémique sur la sécurité dans cette industrie.«Tout le monde est sorti », a annoncé à l\u2019aube, soulagé, un porte-parole de l\u2019exploitant de la mine, le groupe Sibanye Gold.Tous les salariés coincés sont remontés sains et saufs, a précisé à l\u2019AFP James Wellsted, qui n\u2019a fait état que d\u2019une poignée de «cas de déshydratation et d\u2019hypertension sans conséquence ».«C\u2019était stressant.Il n\u2019y avait pas beaucoup de ventilation», a raconté à l\u2019AFP un des mineurs, Mike Khonto, en ressortant à l\u2019air libre.Les ouvriers de la mine de Beatrix étaient retenus à plusieurs centaines de mètres sous terre depuis un violent orage survenu mercredi soir, qui a coupé l\u2019électricité et bloqué les ascenseurs qui descendent au fond des galeries.Agence France-Presse L e président américain, Donald Trump, a mis en cause vendredi l\u2019intégrité des plus hauts échelons du ministère de la Justice et du FBI, s\u2019attirant les foudres de l\u2019opposition démocrate qui brandit désormais le spectre d\u2019une crise constitutionnelle.Défiant l\u2019opposition, le directeur du FBI et plusieurs sénateurs de son parti, le chef de l\u2019exécutif américain a approuvé la déclassification d\u2019une note confidentielle très controversée, rédigée par des républicains du Congrès.Ce document décrit ce qu\u2019ils considèrent comme un abus de pouvoir du FBI lors de la mise sur écoute d\u2019un ancien membre de l\u2019équipe de campagne Trump avant l\u2019élection de novembre 2016.« Ce qui se passe dans notre pays est une honte », a déclaré Donald Trump dans le Bureau ovale, avant que la note de quatre pages ne soit publiée par la Chambre des représentants.« Les plus hauts responsables et enquêteurs du FBI et du ministère de la Justice ont politisé le processus sacré d\u2019investigation en faveur des démocrates et contre les républicains», a-t-il également écrit sur Twitter.L\u2019accusation est extraordinaire de la par t d\u2019un président des États-Unis, traditionnellement soucieux de préserver l\u2019image de deux piliers des institutions américaines.Mais le successeur de Barack Obama est déterminé à prouver que des éléments au sein du pouvoir judiciaire veulent miner sa présidence à travers l\u2019enquête sur une éventuelle collusion entre sa campagne et la Russie, conduite initialement par le FBI et reprise l\u2019an dernier par le procureur spécial Robert Mueller.La note lui en fournit une justification, bien qu\u2019elle ne s\u2019intéresse qu\u2019à un seul personnage de l\u2019affaire, Carter Page, et ne cite jamais Robert Mueller ou le reste de ses investigations.En outre, disent les démocrates, le «mémo» est parcellaire et tendancieux, omettant de nombreux faits.Croyant voir clair dans son jeu, l\u2019opposition a prévenu solennellement le dirigeant de ne pas prendre cette note comme prétexte pour se débarrasser de Robert Mueller ou de son supérieur hiérarchique, le numéro deux de la Justice, Rod Rosenstein.« Nous considérerions une telle action comme une tentative d\u2019entrave à la justice dans l\u2019enquête russe », ont écrit dix hauts responsables démocrates du Sénat et de la Chambre dans une lettre.Les limoger, avertissent-ils, «pourrait créer une crise constitutionnelle sans précédent depuis le massacre du samedi soir ».Ce «massacre» est le surnom donné à la décision du président Richard Nixon de limoger en 1973 le procureur spécial sur le scandale du Watergate, ce qui avait conduit à la démission du ministre de la Justice et de son numéro deux.«Mémo Nunes» Le «mémo Nunes», du nom du président républicain de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes, vise à retracer la procédure secrète de mise sur écoute de l\u2019ex-conseiller Carter Page à partir d\u2019octobre 2016.Selon les républicains, les enquêteurs du FBI, avec l\u2019appui du ministère de la Justice, auraient partiellement justifié cette action à partir d\u2019un dossier de renseignement rédigé par un ex-es- pion britannique, Christopher Steele, embauché par un cabinet américain lui-même payé par la campagne d\u2019Hillary Clinton et le Parti démocrate.Ils accusent le FBI de n\u2019avoir pas révélé aux juges autorisant les écoutes que la campagne Clinton avait cofinancé le dossier, sous- entendant que toute la procédure était donc viciée \u2014 ce que les démocrates contestent.La note accable l\u2019ex-haut responsable de la Justice Bruce Ohr et cite l\u2019ex-numéro deux du FBI Andrew McCabe, ainsi que l\u2019actuel numéro deux de la Justice Rod Rosenstein, qui a renouvelé des demandes d\u2019écoute sur Carter Page.Donald Trump a d\u2019ailleurs refusé de renouveler sa confiance en M.Rosenstein, déclarant un énigmatique : « Je vous laisse deviner.» L\u2019enquête du procureur spécial touche le premier cercle du milliardaire, qui se plaint régulièrement qu\u2019elle entrave injustement son action politique.De nombreux proches et collaborateurs ont été interrogés, et quatre ont été inculpés pour des délits financiers ou autres.Carter Page était écouté en raison de ses nombreux et anciens contacts avec des Russes.Les démocrates de la Commission du renseignement ont répété vendredi que, quoi qu\u2019il en fût, l\u2019enquête Mueller reposait sur de multiples éléments, et non sur le seul «dossier Steele».«Le seul but du document républicain est de protéger la Maison-Blanche et le président», ont-ils argué.«C\u2019est tout ?» a tweeté, consterné, l\u2019ancien patron du FBI James Comey, relevant l\u2019absence de preuves confondantes.Les chefs républicains du Congrès présentaient la note comme le fruit du nécessaire devoir de contrôle de l\u2019exécutif par le pouvoir législatif.Pourtant, de nombreux parlementaires pro- Trump utilisaient la note pour discréditer le travail de l\u2019équipe Mueller.Des poids lourds républicains s\u2019inquiétaient des conséquences durables pour le FBI et la sécurité nationale américaine au moment où la Russie tenterait à nouveau, selon eux, de s\u2019immiscer dans la politique nationale.«Les attaques récentes contre le FBI et le département de la Justice ne servent aucun intérêt américain \u2014 ni celui du parti ni celui du président.Seulement l\u2019intérêt de Poutine », a dénoncé le sénateur John McCain.Agence France-Presse Trump relance sa guerre contre le FBI Le président américain s\u2019est attiré les foudres de l\u2019opposition en approuvant la déclassification d\u2019un controversé « mémo » B A P T I S T E B E C Q U A R T G R E G O R Y D A N E L à Calais A u lendemain du plus violent affrontement entre migrants jamais survenu à Calais, le ministre français de l\u2019Intérieur, Gérard Col- lomb, a appelé vendredi les candidats à l\u2019immigration au Royaume-Uni à ne plus venir dans ce port «mirage» qui fait face aux côtes anglaises.Le bilan des rixes de jeudi restait à 22 blessés vendredi.Dans la soirée, quatre migrants, hospitalisés à Lille et à Calais, étaient toujours entre la vie et la mort, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.Il s\u2019agit d\u2019Érythréens, qui seraient âgés de 16 à 20 ans.L\u2019état de santé d\u2019un cinquième blessé par balle inspirait moins d\u2019inquiétude.Un ressortissant afghan est recherché.Âgé de 37 ans, il est soupçonné d\u2019être l\u2019auteur de coups de feu sur des Érythréens tout près de l\u2019hôpital de Calais, où avait lieu une distribution de repas.Pour le parquet, les circonstances des affrontements commencent à s\u2019éclaircir.«Ça ressemble à un règlement de comptes : le ou les individus auteurs des coups de feu sont arrivés sur la zone de distribution de repas près de l\u2019hôpital où était rassemblée la communauté ér y- thréenne et ont immédiatement ouvert le feu.» Retour au calme Selon une source policière, la nuit de jeudi à vendredi a été calme, sans nouvel affrontement.«On a distribué 300 repas dans un calme olympien ce matin», rue des Verrotières, l\u2019un des lieux de rixe, a affirmé à l\u2019AFP Jean-Claude Lenoir, président de l\u2019association Salam.Aucun signe de tension n\u2019était perceptible à cet endroit, où, par un froid glacial et dans le vent, les migrants emmitouflés ont pris leur repas, a constaté l\u2019AFP.Les maraudes menées par les services de l\u2019État ont été « intensifiées », avec des départs « renforcés » en bus vers les différents centres d\u2019accueil de la région, essentiellement pour les Afghans qui le souhaitent, «pour les protéger», a-t-on appris auprès de la préfecture.Les passeurs montrés du doigt Aux yeux du ministre de l\u2019Intérieur, ces incidents seraient en grande partie le fait de passeurs.«On voit bien aujourd\u2019hui qu\u2019ils sont organisés en bande.Autant il a pu y avoir par le passé des phénomènes spontanés, autant au- jourd\u2019hui on voit qu\u2019il y a des chefs de bandes qui entraînent autour d\u2019eux.Ces réseaux-là doivent être démantelés», a-t-il dit vendredi devant la presse à Calais, où il s\u2019était rendu dans la nuit.Il a également annoncé le renfort de «deux unités» de police «qui vont arriver dans la journée».M.Collomb a aussi martelé qu\u2019il ne voulait « pas de fixation » à Calais et que « personne, parmi les migrants qui sont sur Calais, n\u2019ira en Grande-Bretagne ».« Le message que je veux faire passer, c\u2019est que, si on veut aller en Grande-Bretagne, ce n\u2019est pas ici qu\u2019il faut venir», a encore lancé le ministre, qui, dans la nuit, avait comparé Calais à un «mirage, un mur auquel se heurtent les migrants».Puis il a mis en cause les associations à propos de la distribution des repas : « Je fais appel au bon sens des associations.Il ne peut y avoir d\u2019organisation sauvage en dehors du respect de la loi.» Ces distributions, assurées principalement par L\u2019Auberge des migrants, Salam et Utopia 56, le seront «d\u2019ici 15 jours par les associations qui travaillent déjà avec nous».Agence France-Presse La France met en garde contre le « mirage » de Calais ALEXEI DRUZHININ SPUTNIK AGENCE FRANCE-PRESSE Poutine souligne les 75 ans du « triomphe » de Stalingrad en campagne électorale La Russie a célébré vendredi les 75 ans du « triomphe» soviétique dans la bataille de Stalingrad, tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale et symbole de la fierté retrouvée et du patriotisme que veut incarner Vladimir Poutine, en campagne pour un quatrième mandat.Le président russe, arrivé dans l\u2019après-midi à Volgograd, nom actuel de Stalingrad, a salué devant d\u2019anciens combattants « la plus grande bataille de la Seconde Guerre mondiale, qui s\u2019est soldée par un triomphe de notre armée, de notre peuple».«C\u2019est ici que notre peuple a su démontrer son caractère inébranlable [\u2026], c\u2019est ici qu\u2019a été ouverte la voie qui a mené à la défaite définitive de l\u2019ennemi», a-t-il souligné.«Les défenseurs de Stalingrad nous ont laissé un grand héritage : l\u2019amour de la patrie, la volonté de défendre ses intérêts et son indépendance et la capacité d\u2019être forts face à toutes les épreuves», a ajouté le président russe, alors que les tensions entre la Russie et les Occidentaux sont au plus fort depuis la guerre froide. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 ECONOMIE À 7 Le Devoir numérique en classe Mobile Tablette Ordinateur Profs du Québec, abonnez gratuitement vos étudiants de 4e et 5e secondaire et de niveau collégial au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines*.Le Devoir Inscrivez-vous dès maintenant au ledevoir.com/classe * Les inscriptions se terminent le 15 février 2018.É R I C D E S R O S I E R S L a poursuite de la renégo- ciation de l\u2019ALENA pèsera sur la croissance économique canadienne cette année, prévoit la Banque Scotia, mais coûtera moins cher que son éventuel échec.Au r ythme où vont les choses, la renégociation de l\u2019Accord de libre-échange nord- américain (ALENA) ne sera vraisemblablement pas conclue cette année en dépit de l\u2019échéance of ficielle fixée au 31 mars, estiment les économistes de la Banque Scotia dans une brève analyse dévoilée vendredi.Ce n\u2019est pas nécessairement une mauvaise chose si cela permet de trouver un terrain d\u2019entente entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.« Mais des négociations plus longues signifient aussi le prolongement d\u2019une incertitude sur l\u2019avenir de l\u2019ALENA qui pourrait refroidir les entreprises», y expliquent-ils.Ainsi, un prolongement des négociations entre les trois pays jusqu\u2019au début de 2019 devrait se traduire, cette année, par une croissance économique de 2,3 % plutôt que de 2,5 % au Canada, prédit la Scotia.L\u2019impact sur l\u2019économie mexicaine devrait être le même, avec une expansion de 2,4 % plutôt que de 2,6%.À l\u2019origine de la rené- gociation, les États-Unis devraient mieux s\u2019en tirer, avec un effet imperceptible sur l\u2019activité économique générale, bien que cela pourrait cacher, dit-on, «un frein plus substantiel à la croissance dans les États et les villes où les industries dépendantes de l\u2019ALENA se concentrent».D\u2019un ralentissement\u2026 Les conséquences seraient pires cependant si les négociations devaient échouer, ob- ser ve la Banque Scotia, qui reste malgré tout optimiste en n\u2019attribuant à cette hypothèse qu\u2019une probabilité de 25 %.À cet égard, ses économistes se penchent sur deux scénarios, celui d\u2019une simple sortie des États-Unis de l\u2019ALENA (20% de probabilité) et celui d\u2019une sortie des États-Unis de l\u2019ALENA qui s\u2019accompagnerait d\u2019une guerre commerciale entre le géant américain et tous ses principaux par tenaires commerciaux (5% de probabilité).Dans le premier cas de figure, les États-Unis imposeraient à ses deux voisins les tarifs maximums permis par l\u2019Organisation mondiale du commerce (3,8% en moyenne).Le Canada et le Mexique rendraient la pareille aux Américains, mais maintiendraient entre eux les règles de l\u2019ALENA.L\u2019impact de ces mesures, d\u2019abord sur les échanges commerciaux et l\u2019investissement des entreprises, puis sur l\u2019emploi et la consommation, ferait reculer la croissance économique canadienne de 1,7 % à 1,4% en 2019 et de 1,4% à 1,1% en 2020, avant qu\u2019on assiste à un petit rebond.Les probabilités d\u2019une récession passeraient aussi de 21 % à 34 %, estime la Banque Scotia.Le Mexique accuserait un choc plus marqué en 2019 (de 2,8% à 2,3%), alors que les États-Unis s\u2019en tireraient mieux en ne perdant que 0,1 point de pourcentage de croissance pour chacune des deux années.\u2026 à la récession Dans le second scénario, le Canada serait le seul pays à ne se voir imposer par les États- Unis que des tarifs de 3,8% alors que les États-Unis s\u2019engageraient avec le reste du monde dans une escalade de sanctions et de contre-sanctions qui culminerait par des tarifs réciproques de 20%.Victime collatérale, le Canada serait presque assurément plongé graduellement en récession (75% de probabilité), avec un taux de croissance d\u2019à peine 1 % en 2019 et une stagnation (0,1 %) l\u2019année suivante.La situation serait pire la première année au Mexique (\u20130,4%) et guère plus brillante aux États-Unis avec une croissance de seulement 0,4 % en 2019 et de 0,7% en 2020.Après, dit la Scotia, les trois économies finiraient fatalement par trouver un nouveau point d\u2019équilibre, mais « moins optimal».«La perte de potentiel de croissance serait alors plus ou moins permanente, selon la durée d\u2019applications des tarifs.» Entreprises à la fin de l\u2019été, et à Montréal le mois dernier, les négociations de l\u2019ALENA ont avancé d\u2019un bon pas sur plusieurs enjeux, mais butent toujours contre les questions les plus litigieuses.D\u2019abord très pressé, le président américain, Donald Trump, a indiqué le mois dernier qu\u2019il était maintenant disposé à laisser aux négociateurs le temps de travailler.Le Devoir Le prolongement des négociations de l\u2019ALENA pèsera sur la croissance Les conséquences seraient toutefois pires advenant l\u2019échec d\u2019une entente, prévoit la Banque Scotia PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Un prolongement des négociations entre le Canada, les États-Unis et le Mexique jusqu\u2019au début de 2019 devrait se traduire, cette année, par une croissance économique de 2,3% plutôt que de 2,5% au Canada, prédit la Scotia.V I R G I N I E M O N T E T à Washington L e marché du travail américain a commencé en force la seconde année du mandat de Donald Trump, af fichant de solides créations d\u2019emplois, un taux de chômage toujours au plus bas depuis 17 ans et surtout des signes d\u2019augmentation de salaires.Selon les chiffres du département du Travail publiés vendredi, l\u2019économie des États-Unis a créé 200 000 emplois nets en janvier, en données corrigées des variations saisonnières, dépassant les attentes des analystes qui étaient de 180 000.À 4,1% depuis quatre mois, le taux de chômage est le plus faible depuis décembre 2000.C\u2019est surtout du côté des salaires que la bonne surprise est venue, avec une augmentation de 2,9 % sur douze mois (+0,3 % sur le mois), le rythme le plus rapide depuis la récession en juin 2009, soit il y a presque neuf ans.Certains économistes restaient néanmoins prudents, comme Chris Low de FTN Financial, qui doute encore, vu la volatilité des données, d\u2019assister à «une vraie pression sur les salaires».D\u2019autres, en revanche, à l\u2019instar de Diana Swonk, économiste pour la firme d\u2019investissements Grant Thornton, sablaient déjà le champagne: «On peut déboucher le champagne et célébrer, mais on a besoin de voir que cela se poursuit», a-t- elle affirmé.À Wall Street en revanche, la bonne nouvelle des hausses de salaires a déplu, le Dow Jones plongeant immédiatement.Pour les investisseurs, une hausse des salaires est le signe précurseur d\u2019une accélération de l\u2019inflation et donc des rendements sur les bons du Trésor et des taux d\u2019intérêt de la Réserve fédérale.Selon des chiffres définitifs, le Dow Jones a abandonné 2,5% à 25 520,96 points, perdant sur la semaine 4,1%.Le S & P 500 a lâché 2,1% à 2762,13 points, en baisse de 3,9% sur la semaine.Les risques de voir davantage de hausses de taux que les trois anticipées par la Fed sont devenus plus grands.L\u2019inflation est jusqu\u2019ici obstinément restée sous la cible de 2% que la Fed estime saine pour l\u2019économie (1,7%, selon l\u2019indice PCE).Mais Janet Yellen, dont c\u2019est le dernier jour samedi à la tête de la Fed, n\u2019a cessé de dire que cette faiblesse était temporaire et que les prix allaient bientôt remonter.Dans l\u2019ensemble, le rapport sur l\u2019emploi est largement positif : «Ces chiffres solides confirment nos prévisions optimistes que la croissance du PIB américain va dépasser 3%», assurait Mickey Levy, de Berenberg.L\u2019expansion a pourtant marqué le pas au quatrième trimestre, à 2,6% en rythme annuel.Pour l\u2019ensemble de l\u2019année 2017, selon les données révisées du ministère publiées vendredi, les créations d\u2019emplois ont totalisé 2,17 millions, un rythme un peu ralenti par rapport à 2016 (2,34 millions).Donald Trump préfère, comme il l\u2019a fait au cours de son discours sur l\u2019état de l\u2019Union mardi, brandir le chif fre de 2,4 millions de nouveaux emplois depuis son élection en novembre 2016, un laps de temps qui comprend les deux derniers mois du gouvernement Obama.Globalement, le nombre de chômeurs est resté à 6,7 millions et ceux qui ne trouvent qu\u2019un emploi à temps partiel sont toujours nombreux, à cinq millions.Le taux de participation au marché du travail reste toujours au plus bas depuis quarante ans, à 62,7 %.Il est particulièrement mauvais pour les femmes, à 57,2 %, souvent retenues au foyer pour s\u2019occuper de leurs enfants ou de leurs parents âgés en l\u2019absence de services publics ou d\u2019un cadre réglementaire favorable.Le taux de chômage des Noirs, que Donald Trump se félicite d\u2019avoir fait tomber « à un plus bas historique » à 6,8 % en décembre, est remonté en janvier à 7,7 %, af fichant toujours un niveau deux fois supérieur à celui des Blancs qui, lui, est descendu à 3,5 % comparativement à 3,7 % le mois d\u2019avant.Agence France-Presse L\u2019emploi démarre fort aux États-Unis en 2018 PATTI BLAKE NEWS HERALD ASSOCIATED PRESS L\u2019économie américaine a créé 200 000 emplois nets en janvier.4,1 % C\u2019est le taux de chômage depuis quatre mois aux États-Unis.J U L I E N A R S E N A U L T B ien qu\u2019il sème la déception chez Hydro-Québec et Eversource, le rejet du projet Nor thern Pass par le New Hampshire suscite l\u2019espoir au sein du regroupement des producteurs d\u2019électricité de la Nouvelle-Angleterre (NEPGA).Selon leur président, Dan Do- lan, il sera très difficile pour le Massachusetts de continuer à opter pour le projet de ligne de transport de la société d\u2019État et de son par tenaire américain pour s\u2019approvisionner en électricité.«Même dans le plus optimiste des scénarios, je ne vois pas comment l\u2019échéancier de Northern Pass, dont la mise en service est prévue en 2020, peut être respecté», a-t-il expliqué, vendredi, au cours d\u2019une entrevue avec La Presse canadienne.Si le Massachusetts change son fusil d\u2019épaule, cela pourrait donner une nouvelle chance aux membres de la NEPGA, qui produisent environ 80% de l\u2019électricité de la Nouvelle-An- gleterre.Ceux-ci avaient soumis plusieurs propositions à l\u2019État américain l\u2019an dernier.Une semaine après avoir décroché un contrat «historique» au Massachusetts qui pourrait générer des revenus de 10 milliards sur 20 ans, Hydro-Québec et Eversource ont reçu un électrochoc jeudi quand la Commission d\u2019examen du site au New Hampshire (SEC) a refusé d\u2019octroyer une autorisation essentielle à la réalisation de Northern Pass.Le promoteur américain compte porter la cause en appel, mais pourrait devoir attendre jusqu\u2019à la fin mars pour prendre connaissance de la décision écrite.Le Massachusetts a continué vendredi de s\u2019abstenir de commenter la décision de la SEC.Une porte-parole du département de l\u2019Énergie et des Affaires environnementales a indiqué continuer à «suivre la situation de près », renvoyant les questions vers Eversource et les autorités du New Hampshire.Si le Massachusetts décide d\u2019emprunter une autre voie, on ignore toujours quelle est la deuxième proposition figurant sur sa liste finale, a rappelé M.Dolan, qui n\u2019a pas voulu se réjouir trop rapidement.Dans les six options présentées, Hydro-Québec proposait deux autres tracés \u2014 par le Vermont et le Maine \u2014 en plus de Nor thern Pass.Ces scénarios demeurent sur la table et pourraient constituer une solution de rechange pour le Massachusetts.Avec Associated Press La Presse canadienne ÉNERGIE Le rejet de Northern Pass donne espoir au concurrent Les scénarios alternatifs d\u2019Hydro-Québec demeurent sur la table L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E A 8 Une journée difficile en Bourse pour Aimia Aimia a une fois de plus été ébranlée en Bourse, vendredi, notamment à la suite d\u2019un avertissement lancé par l\u2019agence de notation DBRS au lendemain de la vente du programme Nectar bien en deçà de son prix d\u2019achat.Le titre de l\u2019exploitant d\u2019Aéroplan a abandonné 16,9 %, ou 47 ¢, à la Bourse de Toronto pour clôturer à 2,31 $.Jeudi, l\u2019action avait plongé de 25 %.L\u2019entreprise montréalaise a cédé Nectar au détaillant britannique Sainsbury, l\u2019un des partenaires fondateurs du programme en 2002, pour 105 millions.Les analystes estiment à seulement 34 millions le produit net de cette vente.Nectar avait été acquis par la compagnie pour 755 millions en 2007.Depuis l\u2019été, l\u2019exploitant de programmes de fidélisation a suspendu son dividende en plus d\u2019éliminer des centaines d\u2019emplois.L\u2019entreprise se prépare notamment à la fin de son entente avec Air Canada.Le transporteur aérien avait fait part de son intention l\u2019an dernier de ne pas renouveler son partenariat de plus de 30 ans avec Aimia lorsque l\u2019entente actuellement en vigueur prendra fin, en 2020.La Presse canadienne Merck affiche une perte La pharmaceutique Merck a affiché vendredi une perte de 872 millions $US pour son quatrième trimestre, une importante charge liée à la récente réforme fiscale ayant plus que contrebalancé la croissance de ses ventes de médicaments.Malgré tout, son bénéfice ajusté a surpassé les attentes des analystes de Wall Street.Le fabricant des pilules Januvia contre le diabète et du traitement Keytruda contre le cancer a inscrit à ses comptes une charge de 2,6 milliards pour couvrir la moitié d\u2019un paiement non récurrent de 5 milliards lié au « rapatriement » de profits détenus à l\u2019étranger.Cet impôt sera payé sur huit ans et son montant pourrait être ajusté.Les revenus ont totalisé 10,43 milliards $US, ce qui était juste en deçà de la cible de 10,45 milliards $US des analystes.Les ventes de médicaments d\u2019ordonnance ont grimpé de 4 % à 9,29 milliards $US.Le bénéfice net annuel de Merck s\u2019est établi à 2,57 milliards en 2017, soit 93 ¢US par action.Le bénéfice ajusté a été de 3,98 $US par action, tandis que le chiffre d\u2019affaires annuel a atteint 40,12 milliards.Pour l\u2019exercice en cours, Merck vise un bénéfice par action d\u2019entre 4,08 $US et 4,23 $US, ainsi que des revenus d\u2019entre 41,2 milliards et 42,7 milliards.Associated Press L es sondages se succèdent et plus que jamais on doute de la per tinence du REER.Selon un sondage de la Banque CIBC, deux Canadiens sur cinq ne voient pas « l\u2019utilité » d\u2019investir dans un REER et les deux tiers croient qu\u2019un compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) est un véhicule plus ef ficace, étant donné qu\u2019il est complètement exonéré d\u2019impôt.«Ces dernières années, plusieurs mythes ont circulé au sujet des REER, qui leur font, injustement, mauvaise presse », a déclaré Jamie Go- lombek, directeur gestionnaire, Planification fiscale et successorale, Planification financière et conseils à la CIBC.« L\u2019une des principales fausses idées au sujet des REER est peut-être qu\u2019ils sont inutiles étant donné que vous paierez tout de même de l\u2019impôt dans l\u2019avenir, alors qu\u2019un CELI vous procure une source de revenu complètement exonérée d\u2019impôt.» Le spécialiste ajoute qu\u2019un CELI peut être un meilleur choix pour les personnes actuellement dans une tranche d\u2019imposition inférieure.Mais si le taux d\u2019imposition est moins élevé l\u2019année du retrait que l\u2019année de cotisation, c\u2019est autre chose.Sans compter le fractionnement faisant appel au REER du conjoint.Autrement dit, le principal considérant pour le REER est le taux d\u2019imposition implicite ou effectif, qui tient compte des crédits sociofiscaux, au moment de la cotisation, que l\u2019on souhaitera plus élevé que celui au moment du décaissement.Ainsi, en début de carrière, la contribution au CELI l\u2019emportera.Ou encore le scénario d\u2019une cotisation au REER avec report de la demande de déduction à une année où le taux d\u2019imposition sera élevé.On le voit, depuis l\u2019arrivée du CELI, en 2009, l\u2019arbitrage est constant entre lui et le REER.S\u2019ils ont chacun leur singularité, la déduction fiscale accolée à la cotisation REER reste attrayante.Au mieux, dans un monde idéal, le comportement optimal serait de contribuer au REER et de diriger le remboursement d\u2019impôt vers le CELI, amplifiant ainsi le jeu du rendement composé à l\u2019abri de l\u2019impôt.La cotisation au REER donne droit à une déduction fiscale.Pour l\u2019année 2017, la limite est de 18% du revenu gagné en 2016, plafonné à 26 010$.Ainsi, pour effectuer une cotisation maximale en 2017, il faut un revenu gagné de 144 500$ en 2016.Pour 2018, le plafond est de 26 230$, la cotisation maximale impliquant un revenu gagné de 145 722$ en 2017.Ce plafond vaut pour les particuliers qui n\u2019adhèrent pas au régime d\u2019un employeur (RPA) ou à un régime de participation dif férée aux bénéfices (RPDB).Pour ces derniers, le plafond des cotisations mentionné précédemment est amputé du facteur d\u2019équivalence.Tout dépassement de ces plafonds, au-delà d\u2019un tampon ou d\u2019un coussin ramené à 2000 $ (à vie), est soumis à une pénalité de 1% par mois.À l\u2019inverse, si la contribution au cours d\u2019une année est inférieure au maximum permis, la différence peut être reportée indéfiniment et utilisée ultérieurement en sus du maximum accordé pour l\u2019année en question.Pour le CELI, tous les Canadiens âgés de 18 ans ou plus peuvent cotiser jusqu\u2019à 5500$ en 2017.Le montant original de 5000$ étant indexé annuellement (indexation arrondie aux 500 $ près), depuis 2013 le plafond est passé à 5500$ (avec un saut à 10 000$ pour l\u2019année 2015).Les revenus de placement s\u2019y accumulent à l\u2019abri de l\u2019impôt.Même principe.Les droits inutilisés peuvent s\u2019accumuler.Tout montant retiré l\u2019année précédente peut également être recotisé au compte.Tout excédent est soumis à une pénalité de 1 % par mois.À l\u2019instar du REER, toute cotisation permise mais non utilisée peut être reportée aux années suivantes.Mais contrairement au REER, la cotisation au CELI ne donne droit à aucune déduction fiscale.Décaissement L\u2019autre grande différence se situe au niveau du décaissement.On peut retirer des sommes du REER à tout moment.Le montant retiré sera alors inclus dans le revenu annuel et imposé comme un revenu ordinaire.Ainsi, même si elle est permise en tout temps, la sortie des fonds du régime se fait généralement lors d\u2019une année sabbatique, dans le cadre d\u2019un régime d\u2019accession à la propriété (RAP), d\u2019un régime d\u2019encouragement à l\u2019éducation permanente (REEP) ou, généralement, à la retraite.Et elle est obligatoire après le 31 décembre de l\u2019année civile au cours de laquelle le titulaire atteint l\u2019âge de 71 ans.Dans le cas d\u2019un CELI, il n\u2019y a pas de contrainte au décaissement.Il est donc préférable de prioriser le CELI si des retraits doivent être faits en phase d\u2019accumulation pour des projets spéciaux ou imprévus.Ou si l\u2019on veut des fonds à la retraite tout en poussant le décaissement du REER à sa limite obligatoire.Car à la retraite entrent dans le calcul comparatif les crédits d\u2019impôt et prestations fondées sur le revenu.Avec le REER, il y a récupération d\u2019impôt et élimination progressive des crédits d\u2019impôt.Avec le CELI, toutes les sommes sorties ne modifieront en rien les prestations de la Sécurité de vieillesse (et du supplément de revenu garanti, le cas échéant).Pour le retraité, les montants retirés, en franchise d\u2019impôt, ne sont pas pris en compte dans le calcul du droit à des prestations ou à des crédits fondés sur le revenu.Enfin, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019avoir un revenu gagné pour cotiser à un CELI.?Obligations vertes Il était question la semaine dernière du difficile accès direct aux obligations vertes.Précisons que le Mouvement Desjardins se targue d\u2019offrir le seul fonds d\u2019obligations vertes destiné aux investisseurs particuliers.Lancé en juin 2016, le Fonds Desjardins SociéTerre Obligations environnementales « investit principalement dans divers titres de créance qui se qualifient comme des obligations environnementales », peut-on lire dans l\u2019aperçu du Fonds.Il exige un investissement initial de 1000 $.Au 31 décembre dernier, son actif atteignait les 163 millions.VOS FINANCES L\u2019éternel arbitrage REER-CELI GÉRARD BÉRUBÉ Au mieux, dans un monde idéal le comportement optimal serait de contribuer au REER et de diriger le remboursement d\u2019impôt vers le CELI, amplifiant ainsi le jeu du rendement composé à l\u2019abri de l\u2019impôt F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L es sociétés de cannabis médical ont vécu une nouvelle descente vendredi, plusieurs producteurs de renom voyant leur titre perdre plus de 10 % de valeur dans un contexte où certains n\u2019hésitent pas à parler d\u2019un marché surévalué.La baisse s\u2019inscrit également dans un recul généralisé des indices boursiers.La chute des actions de cannabis, qui fait suite à quelques semaines d\u2019hésitation après une année 2017 spectaculaire, donne de nouvelles munitions aux analystes convaincus d\u2019observer une ascension injustifiée.Un des plus gros joueurs, Canopy Growth, qui veut convertir les Serres Bertrand, a vu son titre perdre 12,5% à 24,11$, un déclin qui a fait tomber sa valeur boursière à 4,63 milliards.Aurora Cannabis, qui possède un complexe de production à Pointe-Claire, a reculé de 17% à 8,50$.L\u2019an dernier, l\u2019action de Canopy, par exemple, est passée d\u2019environ 9 $ à 30 $, une trajectoire suivie par plusieurs autres producteurs qui, souvent, ne génèrent pas de profits en raison des investissements qu\u2019ils doivent faire.Depuis le 10 janvier, l\u2019action est passée de 42 $ à 24 $.« C\u2019est encore un peu surévalué.C\u2019est allé trop haut, trop vite », a dit vendredi Rob Té- trault, premier vice-président et gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale, à Winnipeg.« Quand on vous parle d\u2019investissements potentiels dans la rue, dans des cocktails, lors de réunions de famille, ça veut dire qu\u2019on est dans l\u2019euphorie.Ça ne repose pas sur des facteurs fondamentaux.» La journée a commencé par une annonce d\u2019Aphria, un autre des gros joueurs de l\u2019industrie canadienne, qui a décidé de vendre ses actifs américains pour répondre aux récentes préoccupations des autorités réglementaires canadiennes.Le 16 octobre 2017, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), qui regroupent les régulateurs provinciaux, ont servi une mise en garde et souligné que les sociétés d\u2019ici « qui exercent des activités liées à la marijuana aux États-Unis s\u2019exposent à cer tains risques en raison du conflit entre les lois étatiques et fédérales en la matière ».« La législation fédérale relative à la marijuana pourrait être appliquée à tout moment, auquel cas ces émetteurs risquent de faire l\u2019objet de poursuites ou de voir leurs actifs saisis», avaient ajouté les ACVM, dont la présidence rotative est présentement occupée par le patron de l\u2019Autorité des marchés financiers du Québec, Louis Morrisset.Aphria a donc conclu une entente avec la société Liberty Health Sciences afin de lui vendre, pour 20 millions, sa participation dans Cop- perstate Farms.Celle-ci produit du cannabis médical en Arizona.« La vente de Copperstate représente une étape importante dans nos efforts de collaboration avec la Bourse de Toronto et les ACVM concernant la vente de nos investissements aux États-Unis », a dit le chef de la direction d\u2019Aphria, Vic Neufeld.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E A 9 Trois postes francophones réguliers de professeure ou professeur dans un des domaines suivants : Éducation autochtone \u2022 Didactique du français langue première (communication orale et/ou écrite) \u2022 Didactique des mathématiques \u2022 Didactique de la santé et de l\u2019éducation physique \u2022 Didactique des sciences sociales \u2022 Une expertise additionnelle dans un des domaines suivants sera considérée comme un atout : Éducation en milieu minoritaire \u2022 Éducation en contexte de diversité \u2022 Équité et inclusion \u2022 Évaluation éducationnelle \u2022 Sociologie de l\u2019éducation \u2022 Fonctions : Les fonctions d\u2019un membre du personnel enseignant incluent, dans les proportions diverses : a) des activités d\u2019enseignement ; b) des activités savantes se manifestant par la recherche, la création littéraire ou artistique, ou les activités professionnelles ; c) des activités reliées au service à la communauté universitaire ; d) direction d\u2019étudiants aux études supérieures.Terme : Poste menant à la permanence (rang ouvert) Salaire : L\u2019échelle salariale pour un professeur adjoint débute à 81 318 $ Avantages sociaux : L\u2019Université d\u2019Ottawa fournit un régime complet d\u2019avantages sociaux incluant une assurance contre l\u2019invalidité prolongée, une assurance-vie de base, une assurance santé supplémentaire, un régime de pension de l\u2019Université d\u2019Ottawa, une assurance-vie facultative, et des frais de déménagement.Emplacement : Faculté d\u2019éducation, Université d\u2019Ottawa, 145 Jean-Jacques Lussier, Ottawa, ON K1N 6N5 Personne ressource : Richard Barwell, doyen, deduc@uottawa.ca .Téléphone : 613-562-5800, poste 4062 Télécopieur : 613-562-5144 Exigences préalables : Éducation : Ph.D.en éducation ou équivalent dans un domaine relié au poste \u2022 Expérience de travail : Excellentes connaissances démontrées en recherche \u2022 dans un domaine relié au poste.Aptitudes manifestes pour l\u2019enseignement au premier cycle et aux cycles supérieurs dans un contexte de collaboration interdisciplinaire.Les candidats doivent démontrer les habiletés et l\u2019ouverture à assurer la prestation de cours en mode hybride et en ligne.Permanence conditionnelle à la connaissance passive de l\u2019autre langue officielle du Canada.Bilinguisme français-anglais un atout.Date limite de réception des demandes : le 1er mars 2018.La date d\u2019entrée en fonction est prévue pour le 1er juillet 2018.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ, une proposition de recherche détaillée, la description de vos intérêts en enseignement et le nom et les coordonnées de trois références à : Richard Barwell, Ph.D., doyen Faculté d\u2019éducation Université d\u2019Ottawa deduc@uOttawa.ca Toutes les personnes qualifiées sont invitées à postuler; la priorité sera toutefois accordée aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Lors de la soumission de votre candidature, veuillez indiquer votre statut actuel.L\u2019Université d\u2019Ottawa souscrit à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.Nous encourageons fortement les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées et les membres des minorités visibles à poser leur candidature.Si vous êtes invité à poursuivre les étapes du processus de sélection, veuillez nous aviser de tout besoin nécessitant des mesures d\u2019adaptations particulières en communiquant avec le vice-rectorat associé aux affaires professorales au 613-562-5958.Les renseignements communiqués seront traités avec respect et confidentialité.L\u2019Université d\u2019Ottawa est fière de sa tradition de bilinguisme vieille de plus de 160 ans.Par l\u2019entremise de son Institut des langues officielles et du bilinguisme, l\u2019Université offre aux membres de son personnel, de même qu\u2019à leur conjoint ou conjointe, les moyens de devenir bilingue.Au moment de leur permanence, les professeurs sont tenus de pouvoir fonctionner dans un milieu bilingue.La Faculté d\u2019éducation de l\u2019Université d\u2019Ottawa sollicite des candidatures pour pourvoir trois postes menant à la permanence.POSTULEZ D\u2019ICI LE 19 FÉVRIER à revenuquebec.ca/emplois.Afin de renforcer nos actions de  lut te contre les paradis fiscaux, l\u2019évasion fiscale et  l\u2019évitement  fiscal, nous  embauchons des experts dans les domaines suivants : \u2013 fiscalité \u2013 enquêtes \u2013 comptabilité \u2013 etc.\u2013 droit Près de 75 experts recherchés ! C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S J U L I E N A R S E N A U L T D emers Ambulances double sa taille en acquérant la société américaine Braun Industries dans le cadre d\u2019une transaction permettant au constructeur québécois d\u2019ambulances de devenir le deuxième joueur nord-américain dans ce secteur.En vertu de cette transaction annoncée vendredi \u2014 dont les détails financiers n\u2019ont pas été dévoilés \u2014, Demers, fondée en 1960, générera un chiffre d\u2019affaires annuel estimé à 200 millions.La société fusionnée sera dirigée par le président- directeur général de Demers, Alain Brunelle, depuis Belœil, mais les deux constructeurs conserveront leur propre marque respective, leurs identités, leurs installations et leurs employés.«Nos produits sont complémentaires, a expliqué M.Brunelle au cours d\u2019un entretien téléphonique.C\u2019est un avantage pour les concessionnaires et les clients.Les deux marques vont continuer de grandir ensemble.» L\u2019entité issue du regroupement devrait compter plus de 500 employés répartis des deux côtés de la frontière.La transaction découle du plan de développement mis en place après l\u2019arrivée de Clearspring Capital Partners et la Caisse de dépôt et placement du Québec dans l\u2019actionnariat du constructeur québécois d\u2019ambulances en 2016.«Cela faisait quatre ou cinq ans que nous côtoyions Braun comme concurrent, a précisé M.Brunelle.Après la transaction avec nos partenaires, le plan stratégique a été mis en place et nous avons commencé à discuter avec Braun l\u2019an passé.» En janvier, Demers Ambulances avait effectué une percée aux États-Unis en décrochant une commande pour 60 véhicules auprès de l\u2019entreprise texane MedStar Mobile Healthcare.La Presse canadienne Demers Ambulances acquiert Braun Industries RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Aurora Cannabis, qui possède un complexe de production à Pointe-Claire, a reculé de 17% à 8,50$.L es grandes pétrolières ont affiché des profits en berne au quatrième trimestre.Malgré la hausse des cours de l\u2019or noir.Pour une, la pétrolière Impériale a af fiché vendredi une perte pour son plus récent trimestre, ce qu\u2019elle a attribué aux frais associés au développement de son projet Horn River et au projet de gaz naturel de Mackenzie.L\u2019entreprise de Calgary a réalisé une perte de 137 millions, soit 16 ¢ par action pour son quatrième trimestre clos le 31 décembre.Ce résultat comprenait une charge de 289 millions liée à Horn River et une autre de 277 millions associée au projet Mackenzie, qu\u2019elle a annulé à la fin de l\u2019an dernier.La perte trimestrielle se comparait à un bénéfice de 1,44 milliard, soit 1,70$ par action, réalisé un an plus tôt.Les revenus ont totalisé 8,08 milliards, ce qui était inférieur au chif fre d\u2019affaires de 8,44 milliards au quatrième trimestre de 2016.Pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice, l\u2019Impériale a fait état d\u2019un profit de 490 millions, ou 58 ¢ par action, à partir de revenus de 29,42 milliards.Un an plus tôt, elle avait engrangé un bénéfice de 2,17 milliards, ou 2,55$ par action, à partir d\u2019un chiffre d\u2019affaires de 27,35 milliards.Sa société mère, Exxon Mobil, plus grande compagnie pétrolière cotée au monde, a publié vendredi un bénéfice trimestriel reflétant la baisse de sa production et la faiblesse de ses activités chimiques et de raffinage.Aussi, sa génération de trésorerie, de 33,2 milliards, a été inférieure l\u2019an dernier à celle de sa grande concurrente, Royal Dutch Shell, de l\u2019ordre de 6 %, peut-on lire dans un texte de l\u2019agence Reuters.ExxonMobil a cependant dégagé de gros bénéfices trimestriel et annuel grâce à un effet comptable généré par la récente réforme fiscale américaine ayant gonflé ses profits d\u2019un montant total de 7,1 milliards.Le bénéfice net est ressorti à 8,38 milliards au quatrième trimestre et à 19,71 milliards sur l\u2019ensemble de l\u2019année, contre respectivement 1,68 milliard et 7,84 milliards en 2016.Exxon a annoncé mardi qu\u2019elle allait tripler d\u2019ici 2025 sa production dans le Bassin permien, une région du Texas et du Nouveau-Mexique riche en pétrole de schiste, pour la porter à 600 000 barils équivalent pétrole par jour (bepj).Cet objectif s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019un plan d\u2019investissement de 50 milliards aux États-Unis à la suite de la réforme fiscale adoptée en décembre par le Congrès américain.Enfin, Chevron a aussi publié vendredi un bénéfice plombé par la baisse de ses marges dans ses activités internationales de raf finage, dont le bénéfice a chuté de 77 %.Chevron, qui a pour sa part comptabilisé un produit de 2 milliards lié à la réforme fiscale, a dégagé un bénéfice hors exceptionnels de 72 ¢US par action.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Les pétrolières font moins bien Les producteurs de cannabis poursuivent leur dégringolade Certaines sociétés ont perdu entre 10 % et 20 % en Bourse L\u2019Impériale a réalisé une perte de 137 millions pour son quatrième trimestre clos le 31 décembre A N T O I N E F R O I D E F O N D à Paris «D ites-le avec des fleurs»: cet adage ne se vérifie pas avec Jeff Koons.Le projet de l\u2019artiste américain d\u2019installer un bouquet de tulipes géant à Paris suscite pétitions et tribunes indignées.Son sort est devenu une affaire d\u2019État, en France.Dix mètres de haut, trente- trois tonnes : Bouquet of Tulips, en bronze, aluminium poli et acier, ne fait pas dans la discrétion.L\u2019ar tiste américain avait fait part le 21 novembre 2016 de son intention d\u2019offrir la sculpture à la Ville de Paris, « un geste d\u2019amitié entre le peuple américain et le peuple français» après les attentats de 2015 et de 2016.Koons, 63 ans, l\u2019un des artistes les plus chers de la scène internationale, est alors encadré par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et l\u2019ambassadrice des États-Unis en France, Jane D.Hartley, à l\u2019origine de la démarche.Le plasticien va même jusqu\u2019à choisir l \u2019emplacement de l\u2019œuvre, qui serait en cours de fabrication dans une usine allemande : la terrasse reliant le Musée d\u2019ar t moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, face à la tour Eiffel.Le fait «que cet immense artiste décide d\u2019of frir à la Ville de Paris l\u2019idée originale d\u2019une œuvre monumentale, symbolisant la générosité et le partage, témoigne de l\u2019attachement irrévocable entre notre capitale et les États-Unis », se félicite alors Anne Hidalgo.Plus d\u2019un an après, le « cadeau » de Jeff Koons est pourtant loin de faire l\u2019unanimité.«Choquant» et «avilissant» La semaine dernière, des personnalités comme le réalisateur Olivier Assayas et l\u2019ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand tiraient à boulets rouges sur le projet, qualifié de « choquant », dans une tribune publiée dans le quotidien Libération.Plus surprenant, l\u2019ancien ministre de la Culture Jean- Jacques Aillagon, organisateur d\u2019une exposition Koons au château de Versailles quand il en était le président, a à son tour pris la plume mercredi, dans Le Monde, pour désapprouver l\u2019emplacement choisi.Il juge le bouquet de tulipes « contraire à l\u2019esprit de l\u2019architecture » du Palais de Tokyo et du Musée d\u2019ar t moderne et suggère à « la Ville de Paris et à l \u2019État de tout fa ire pour qu\u2019une autre solution soit envisagée, dans la sérénité et le respect ».Une prise de distance remarquée de l\u2019ex-minis- tre, désormais conseiller du milliardaire François Pinault, qui a acquis plusieurs œuvres de l\u2019artiste américain.Selon Bruno Julliard, adjoint chargé de la culture à la mairie de Paris, Jef f Koons « a souhaité que ce soit ce lieu qui soit destiné à l\u2019œuvre.Donc la position officielle de la mairie est d\u2019accepter cette œuvre à cet endroit-là.Il en revient aujourd\u2019hui à la ministre de la Culture de prendre une décision définitive ».Les critiques ne portent pas seulement sur l\u2019emplacement, mais aussi sur l\u2019esthétique de l\u2019œuvre et son coût, comme sur les circonstances de son installation annoncée, et sur la personnalité de l\u2019artiste.«Le choix de l\u2019œuvre, et surtout de son emplacement, sans aucun rappor t avec les tragiques événements invoqués et leur localisation, apparaît pour le moins surprenant, sinon opportuniste, voire cynique», estiment les signataires de la première tribune dans Libération.« Par son impact visuel, son gigantisme et sa situation, cette sculpture bouleverserait l\u2019harmonie actuelle entre les colonnades du Musée d\u2019art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, et la perspective sur la tour Eiffel», jugent-ils.Dans une autre tribune, le Bouquet de tulipes multicolore est qualifié de « cadeau avilissant » par des écrivains et philosophes.«Avec du fric et du truc, M.Koons prétend faire ployer sous les tonnes de ses tulipes l\u2019art, le peuple et la capitale d\u2019un pays », s\u2019enflamment les écrivains Éric Hazan et Jean-Christophe Bailly, et les philosophes Jean-Luc Nancy et Georges Didi-Huberman.Autre point soulevé par les opposants : « Qui va payer ?» Lors de l\u2019annonce, la mairie avait indiqué que la réalisation de l\u2019œuvre, dont le coût est évalué à trois millions d\u2019euros (4,6 millions $CAN), serait financée par le mécénat privé.Le sort des «tulipes» est désormais entre les mains de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, qui a reçu Jeff Koons mardi.Rien n\u2019a filtré de cet entretien et le ministère se refuse à tout commentaire sur le dossier.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 CULTURE A 10 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Pour des voyages pas comme les autres DÉJA 23 ANS ! 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On insiste, cela fait vingt ans qu\u2019il entrelace les noires et les ivoire en compagnie de Peter Washington à la contrebasse e t de Kenny Washington à la batterie, qui ont ceci de commun : avant d\u2019accompagner Charlap, ils ont accompagné Flanagan.À eux trois, i ls af fichent une connaissance du jazz qui se conjugue bien davantage avec le savoir encyclopédique qu\u2019avec celui du dict ionnaire.Dans le cas de Washington, on retiendra qu\u2019i l est le contrebassiste ayant participé au plus grand nombre d\u2019enregistrements de sa génération (environ 400 !) en plus d\u2019enseigner à la Juil l iard School of Music.Dans celui du batteur Washington, on notera que sa connaissance de l\u2019histoire du jazz est si étendue qu\u2019il enchaîne les conférences sur le sujet un peu partout en plus de l\u2019enseigner à la Juilliard.Bref, les deux hommes ap- par tiennent à la catégorie des poids lourds du jazz.La passion que ces gentlemen partagent pour le grand livre du jazz, celui plus précisément des standards, est si marquée qu\u2019elle leur a fait croiser la route des chanteuses, des comédies musicales et du cinéma.Avant de nous proposer ce Uptown Downton, Charlap et ses complices ont consacré des albums aux œuvres de George Gershwin, de Hoagy Carmichael, de Leonard Bernstein, d\u2019Horace Arlen, de Vernon Duke et d\u2019autres abonnés à Broadway.En ce qui concerne Charlap, il faut souligner qu\u2019il est le fils de Sandy Stewar t, une chanteuse versée en comédies musicales, et de Moose Charlap, compositeur pour les théâtres de Broadway.Cela précisé, revenons au classicisme qui distingue ce trio.Tout a commencé avec Teddy Wilson lorsqu\u2019il a ciselé les bases du piano classique alors qu\u2019i l accompagnait Benny Goodman.Erroll Garner les a policées avant qu\u2019Hank Jones, Tommy Flanagan et Jimmy Rowles en écrivent le livre à la faveur de leurs associations avec les plus grandes chanteuses de l\u2019histoire : Billie Holiday, Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan.En d\u2019autres termes, là où un Oscar Peterson pouvait s\u2019épancher ou mettre en relief sa virtuosité, là où Bill Evans pouvait incliner au lyrisme, là où un Jaki Byard pouvait se montrer aventureux, eux devaient élaguer, poncer, pour mieux faire ressortir la substantifique moelle.D\u2019où ceci : ils étaient et restent souverains en élégance.Avec ce nouvel album, Bill Charlap, Peter Washington et Kenny Washington se posent en précepteurs des élégances diverses.Upton Downtown est donc magnifique.Collaborateur Le Devoir Bill Charlap, l\u2019éclaireur du jazz classique Tricoté avec Peter Washington et Kenny Washington, son élégant Uptown Downtown est tout bonnement magnifique Nous voici en février ! Et au calendrier s\u2019impose un trio qu\u2019on a baptisé il y a longtemps de cela la Très Grande Division du jazz, soit TGD en abrège, comme disent les jeunesses paresseuses.Soit, en verlan, le DGT, comme dans Derome, Jean, saxophoniste, flûtiste et protecteur du grand livre réunissant aussi bien Billy Strayhorn que Roland Kirk ou Charles Mingus ; Guilbeault, Normand, contrebassiste chevronné en passions diverses ; et Tanguay, Pierre, maître des subtilités rythmiques et du juste-à-temps.Ce samedi 3 février, ils se produiront au Cheval blanc à compter de 18 h.Puis ils s\u2019y reproduiront le 17 février à la même heure.On n\u2019insistera jamais trop sur ceci : leurs enregistrements publiés par Ambiances magnétiques sont des bijoux ! À telle enseigne qu\u2019on formule haut et fort un regret : quand vont-ils en produire un autre ?Le concert de la semaine Bill Charlap L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 LES SPORTS A 11 Départs de Montréal.« Un million d\u2019économies sur des vacances ensoleillées » est une o?re d\u2019une durée limitée applicable pour les nouvelles réservations e?ectuées du 3 au 9 février 2018 sur une sélection de forfaits vacances et de dates de départs jusqu\u2019à épuisement des stocks.Prix par personne en occupation double pour un séjour d\u2019une semaine en formule tout compris (à moins d\u2019indication contraire).Les économies sont calculées en comparant le prix actuel au taux publié à l\u2019origine, excluant les taxes et frais relatifs au transport.Les économies sont déjà re?étées dans les prix a?chés.Les sièges et les chambres sont en quantité limitée et la capacité est contrôlée.La taxe locale payable au départ de certaines destinations est en sus (R.d.20 $ US).Les prix n\u2019incluent pas la contribution des clients au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages de 1 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Les vols sont sur Sunwing Airlines ou TUI Airways.Le service à bord varie selon la durée du vol et la destination.L\u2019o?re ne peut être jumelée à aucune autre promotion, peut changer et peut être retirée à tout moment sans préavis.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2017-18 ou au Sunwing.ca.Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 03022018 Pour réserver vos vacances Sunwing, communiquez avec votre agent de voyages ou visitez Sunwing.ca Juste pour vous des aubaines imbattables o?rant des millions de dollars en économies! 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les deux plus jeunes athlètes, soit Eliot Grondin, de Sainte-Marie, et Elizabeth Hosking, de Longueuil, âgés tous les deux de 16 ans.Le planchiste Jasey-Jay Anderson, âgé de 42 ans, de Mont-Tremblant, en est pour sa part à ses sixièmes Jeux olympiques, un record au pays.On dénombre cinq paires de frères et sœurs, dont Justine et Chloé Dufour-Lapointe, respectivement médaillées d\u2019or et d\u2019argent il y a quatre ans à Sotchi.Leur sœur aînée Maxime ne s\u2019est pas qualifiée cette année.L\u2019Ontario délègue le contingent d\u2019athlètes le plus nombreux avec 68, suivi de l\u2019Alberta (54) et du Québec (50).Le Canada vise la conquête d\u2019un nombre record de médailles à Pyeongchang, dépassant son précédent sommet de 26 à Vancouver en 2010.Les athlètes canadiens ont récolté 25 médailles en 2014.Les Jeux s\u2019ouvrent officiellement le 9 février.La Presse canadienne JEUX DE PYEONGCHANG Le Canada envoie une délégation de 225 athlètes Des données sur la délégation Répartition par province Ontario : 68 Alberta : 54 Québec : 50 Colombie-Britannique : 30 Manitoba : 7 Saskatchewan : 7 Yukon : 3 Territoires du Nord-Ouest : 2 Nouvelle-Écosse : 2 Terre-Neuve-et-Labrador : 1 Île-du-Prince-Édouard : 1 Athlètes nés à l\u2019extérieur du Canada : 15 Expérience Ont déjà participé aux Jeux d\u2019hiver : 104 Ont compétitionné à Sotchi en 2014 : 99 Ont compétitionné à Vancouver en 2010 : 45 Recrues aux JO : 119 Médaillés olympiques : 46 Plus de présences : 6 (Jasey-Jay Anderson) M I C H E L L A M A R C H E à Brossard E n attendant que ses joueurs commencent à gagner des matchs, Claude Julien est à la recherche de petites victoires qui vont graduellement instaurer un climat de confiance au sein de sa troupe.Or, malgré les défaites à St.Louis et en Caroline, l\u2019entraîneur-chef du Canadien de Montréal a noté des aspects positifs qu\u2019il voudrait observer en permanence.Tout particulièrement le niveau d\u2019implication de ses joueurs.« Lors des deux matchs que nous venons de jouer, j\u2019ai trouvé que nous avons assez bien compétitionné, a analysé Julien après l\u2019entraînement de ses joueurs au Complexe sportif Bell, vendredi.Maintenant, il faut trouver le moyen d\u2019envoyer le balancier de l\u2019autre côté, de marquer des buts et de gagner des matchs.Nous avons une occasion en fin de semaine avec deux parties devant nos partisans qui méritent de nous voir récolter des victoires.» Le Canadien a perdu ses trois dernières rencontres et accueillera les Ducks d\u2019Anaheim, samedi après-midi, dans le premier de deux matchs en après-midi dans le cadre du traditionnel weekend du Super Bowl.Julien espère que les bonnes choses qu\u2019il a vues mardi et jeudi seront le point de départ de moments plus heureux.«Une séquence de défaites pour une équipe qui connaît du succès commence souvent quatre ou cinq matchs plus tôt, a fait remarquer Julien.Vous pouvez voir des choses arriver.C\u2019est pareil pour le début d\u2019une série de victoires.C\u2019est à moi de faire en sorte de demeurer à l\u2019affût et de m\u2019assurer que nous continuons de bien faire les choses que nous faisons bien soir après soir, et d\u2019ajouter un petit quelque chose.De là, on souhaite que la confiance et les buts viennent, que nous gagnions des matchs, et nous nous sentirons mieux.» Une attaque inerte Si Julien dit avoir aimé la compétitivité affichée par ses joueurs, ceux-ci semblent toujours incapables d\u2019acheter des buts.Blanchi 2-0 par les Hurricanes jeudi soir, le Canadien a été limité à un seul but face aux Blues, un but marqué en avantage numérique alors que Carey Price avait laissé sa place à un sixième attaquant.Lors de ses sept dernières périodes complètes, la formation montréalaise n\u2019a pas touché la cible à cinq contre cinq.« Nous savons tous que la confiance est l\u2019aspect le plus important lorsqu\u2019il est question de production offensive.Vous regardez Max [Pa- cioretty], qui a connu un lent départ.Au cours du dernier mois, il a retrouvé son habileté à marquer des buts en grande partie parce qu\u2019il se sent confiant en ce moment.On espère que ça deviendra contagieux.Il n\u2019y a pas de doute que nous voulons voir d\u2019autres joueurs marquer des buts, mais ce n\u2019est pas à cause d\u2019un manque d\u2019effort», a affirmé l\u2019entraîneur-chef du Canadien.La frustration est palpable au sein d\u2019une équipe qui a connu 20 matchs cette saison lors desquels elle a inscrit un but ou moins en temps réglementaire.Dans sept de ces rencontres, le Canadien a été blanchi.Le terme « frustration» est devenu très courant dans le vestiaire de l\u2019équipe.« C\u2019est frustrant pour nos partisans, et nous sommes tout aussi déçus, a déclaré Brendan Gallagher.Mais il n\u2019y a aucune raison pour ne pas faire notre boulot.Nous sommes des professionnels, nous devons nous présenter à l\u2019aréna chaque jour, peu importe l\u2019endroit où nous jouons, et faire le nécessaire pour gagner des matchs.L\u2019important pour nous, pour l\u2019instant, est d\u2019aller chercher une victoire et de bâtir là-dessus.Habituellement, c\u2019est plus agréable de se présenter à l\u2019aréna après une victoire.» De son côté, Julien est persuadé que les malheurs actuels auront des répercussions positives, un jour, que ce soit d\u2019ici la fin du calendrier régulier ou au début de la prochaine saison.«Nous avons de jeunes joueurs qui passent par la dure école, et au bout du compte, ils seront plus forts et meilleurs.De mon côté, j\u2019essaie de demeurer positif.» La Presse canadienne CANADIENS Un effort apprécié Claude Julien a aimé la compétitivité affichée par ses joueurs mardi et jeudi et espère que cela portera ses fruits dès maintenant BEN MCKEOWN ASSOCIATED PRESS «C\u2019est frustrant pour nos partisans, et nous sommes tout aussi déçus», a déclaré Brendan Gallagher, qui n\u2019a pas réussi à déjouer Noah Hanifin et le gardien Cam Ward, des Hurricanes, jeudi à Raleigh.O sijek, Croatie \u2014 Denis Shapovalov a défait Viktor Galovic 6-4, 6-4, 6-2 pour permettre au Canada de faire jeu égal avec la Croatie à l\u2019issue des deux premiers simples de la rencontre de premier tour du groupe mondial de la Coupe Davis.Shapovalov, 48e joueur mondial, a bien amorcé son match, brisant le service de son adversaire dès le premier jeu.L\u2019athlète de 18 ans s\u2019est montré expéditif, mettant moins de deux heures pour donner un premier point à son pays.Dans sa victoire, soit la quatrième de sa carrière en Coupe Davis, il a réussi 10 as contre un seul pour Galovic, en plus de remporter 83 % de ses points sur sa première balle de service.« C\u2019était un bon match.Je trouve que nous avons tous les deux bien joué.Je me sentais très à l\u2019aise sur la terre battue.Je crois d\u2019ailleurs que c\u2019est une surface qui sied bien à mon jeu», a déclaré Shapovalov.Plus tôt, Vasek Pospisil, de Vancouver, s\u2019était incliné 3-6, 6-2, 6-3, 6-2 aux mains de Borna Co- ric.Pospisil a remplacé Peter Polansky, incommodé par une blessure au coude.Malgré l\u2019excellent départ du joueur de Vancouver, il a été incapable de maintenir le r ythme face à son adversaire qui jouait de mieux en mieux.Dès le début de la deuxième manche, Coric s\u2019est dressé tel un mur, ne commettant que très peu de fautes directes.Pospisil et son coéquipier Daniel Nestor affronteront Franko Skugor et Ivan Dodig lors du double ce samedi.Deux autres matchs en simple suivront dimanche.Nestor disputera sa 52e rencontre pour le Canada, alors que ce sera la 16e pour Pospisil.Le tandem présente une fiche de 6-4 en double à la Coupe Davis.La Croatie a perdu cinq de ses six dernières rencontres de premier tour à la Coupe Davis à domicile, mais le Canada n\u2019a jamais gagné un affrontement à l\u2019étranger depuis 2011.La Presse canadienne COUPE DAVIS Le Canada et la Croatie à égalité La décision du TAS crée une situation chaotique, dit l\u2019AMA Copenhague \u2014 La vice-présidente de l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA) a déclaré que « la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement est très chaotique » à la suite de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) d\u2019annuler la suspension à vie pour dopage de 28 athlètes russes.Le TAS a rendu cette décision juridique historique, jeudi.«Les athlètes \u201cpropres\u201d et les amateurs de sport du monde entier ont perdu confiance dans le système, a écrit Linda Hofstad Helleland dans un courriel transmis à Associated Press.Il est temps de se lever et de dire clairement : \u201cCela doit cesser, cette situation ne peut plus être acceptée.\u201d » Hofstad Helleland est également membre du gouvernement norvégien.Quand elle s\u2019est jointe à l\u2019AMA en 2016, elle a demandé plus de transparence et des audiences ouvertes.«Ma principale tâche en tant que vice-présidente de l\u2019AMA est de protéger les droits des athlètes propres, a déclaré Hofstad Helleland.Il est temps d\u2019agir, les mots seuls ne nettoieront pas le sport.» Associated Press L E D E V O I R , L E S S A M E D I 3 E T D I M A N C H E 4 F É V R I E R 2 0 1 8 A 12 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S une période intensive d\u2019entraînement qui a débuté au mois de décembre.Aujourd\u2019hui, ils tentent de demeurer au sommet de leur forme, sans s\u2019épuiser.« D\u2019ici les Jeux, c\u2019est du maintien avec du repos, explique Valérie Maltais, médaillée d\u2019argent du relais féminin il y a quatre ans.Plutôt que de faire quatre séries de suite dans un entraînement, on va en faire une ou deux.» « Pour nous, le gros du travail est fait.En ce moment, on est plus dans le peaufinage », confirme Alexandre Clark, le préparateur physique de l\u2019équipe nationale de patinage de vitesse courte piste.Surtout responsable de l\u2019entraînement hors glace, il fait partie de la douzaine d\u2019entraîneurs et de thérapeutes qui gravitent autour des athlètes.Au menu des séances d\u2019entraînement : exercices de plyométrie et d\u2019haltérophilie en tous genres.«On donne à l\u2019athlète des charges qu\u2019il n\u2019a jamais soulevées pour lui montrer qu\u2019il est au sommet de sa forme, tout en étant sécuritaire, af firme-t-il.On veut qu\u2019il réussisse des choses dont il va être fier, donc qui sont dif fi- ciles, mais il faut s\u2019assurer de ne blesser personne, parce qu\u2019à ce stade-ci, ça pourrait vouloir dire quatre ans d\u2019entraînement qu\u2019on jette à l\u2019eau.» Préparation mentale Au cours des douze derniers mois, les membres de l\u2019équipe olympique canadienne ont eu à peine deux semaines de congé.C\u2019était en mars dernier, après la fin de la saison de Coupe du monde.Depuis, ils se sont entraînés du matin au soir, six jours par semaine.Et ils ne font pas que patiner, soulever des poids ou pédaler sur un vélo stationnaire.« Le patinage de vitesse courte piste est un sport qui est très tactique.Il n\u2019y a pas que la dimension physique ou la dimension technique », fait remarquer Fabien Abejean, le préparateur mental des patineurs canadiens.Ce spécialiste de la psychologie sportive les aide à faire face aux imprévus et à mieux gérer leurs émotions lors d\u2019une course.Ces jours-ci, il rencontre ses protégés pour les préparer aux nombreuses distractions des Jeux olympiques, discuter de la gestion de leur temps lors des deux semaines de compétitions et établir avec eux ce qu\u2019il appelle une «philosophie» des Jeux.« Ça peut être de n\u2019avoir aucun regret, de prendre de l\u2019expérience, d\u2019avoir du plaisir tout au long des Jeux, de gagner des médailles.Quoi qu\u2019il arrive, cette philosophie est importante parce que, lorsque les athlètes vont vivre des émotions positives ou négatives, ils vont pouvoir revenir à cette ligne de conduite », résume M.Abejean, qui travaille également avec des plongeurs, des boxeurs, des judokas et des hockeyeurs de la Ligue nationale de hockey.Tout donner À l\u2019approche de ses troisièmes Jeux olympiques, Valérie Maltais sait ce qui l\u2019attend.Elle vise une médaille lors d\u2019une épreuve individuelle, en plus d\u2019un podium au relais féminin, mais elle ne veut pas que le résultat final devienne une obsession.« Même si je suis la plus prête sur la glace, que je me sens bien physiquement et mentalement et que mon équipement est parfait, c\u2019est possible que je ne remporte pas la course parce qu\u2019il y a des chutes, des dépassements, des accrochages.Il y a tellement d\u2019éléments qui sont hors de notre contrôle, insiste l\u2019athlète de 27 ans.Je pense que la gagnante va être celle qui va réussir à mieux s\u2019adapter.» Il y a deux ans, elle a failli abandonner le patinage de vitesse lorsqu\u2019elle a réalisé qu\u2019elle n\u2019avait plus autant de plaisir sur la glace.Au- jourd\u2019hui, elle a retrouvé son aplomb et elle aborde la compétition avec « un instinct de guerrière ».« Je ne sais pas encore si ce sera mes derniers Jeux, donc j\u2019y participe en me disant qu\u2019il faut que je profite de mon expérience et que je termine la compétition sans avoir de regrets.» Charle Cournoyer adopte une philosophie semblable.Il espère que l\u2019expérience acquise au cours des quatre dernières années sur le circuit de la Coupe du monde lui permettra de remonter sur le podium, mais il ne veut même pas parler de médaille à ce stade-ci.«Que je gagne les courses ou que je les perde, je veux pouvoir me dire que je n\u2019aurais rien pu faire différemment.Que j\u2019ai tout donné.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JEUX CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Marianne St-Gelais et Valérie Maltais font partie des patineuses canadiennes qui ont remporté la médaille d\u2019argent au relais féminin à Sotchi il y a quatre ans.Elles se préparent maintenant pour Pyeongchang.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Alexandre Clark, préparateur physique de l\u2019équipe de patinage de vitesse courte piste GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Fabien Abejean, préparateur mental de l\u2019équipe de patinage de vitesse courte piste Valérie Maltais Palmarès olympique Médaillée d\u2019argent au relais féminin en 2014 à Sotchi À Pyeongchang 1000 m, 1500 m, relais féminin Dans sa valise Un coussin chauffant : «C\u2019est pour relaxer mon cou et mon dos.Chaque soir, je me couche dessus.Ça me relaxe musculaire- ment étant donné qu\u2019on passe toute la journée penchée vers l\u2019avant.» Charle Cournoyer Palmarès olympique Médaillé de bronze au 500m en 2014 à Sotchi À Pyeongchang 1000 m, relais masculin Dans sa valise «Avant, j\u2019avais un porte-bonheur, mais maintenant, je ne l\u2019ai plus.J\u2019ai décidé de me débarrasser de ça.Je vais y aller les valises assez vides, pour essayer de les ramener pleines.» progressivement les rangs des nations industrialisées comptant le moins de personnes pauvres », avait-il ajouté.« C\u2019était de la poudre aux yeux, lance Mme David.Ça me choquait d\u2019entendre le ministre dire cela.Avec trois dollars de plus par mois, [Jean-Pierre] ne peut pas se payer plus de choses qu\u2019avant.» Jean-Pierre est « très vif », malgré une forme grave d\u2019autisme qui le laisse muet.Le pied bot restreint sa mobilité.« Un examen du cerveau l\u2019a laissé avec une boiterie très sévère, qui a augmenté avec les années.Il s\u2019est retrouvé dans un fauteuil roulant \u2014 il y est la plupart du temps \u2014, alors qu\u2019il est né normal et courait dans les champs», relate Mme David.Jean-Pierre utilise son « allocation de dépenses personnelles » de 215 $ pour s\u2019acheter des médicaments, des crèmes et des produits d\u2019hygiène à la pharmacie.La facture oscille autour de 80 dollars.À celle-ci s\u2019ajoutent les frais demandés pour assurer ses soins d\u2019hygiène corporelle \u2014 rasage, coiffure \u2014 par le centre de réadaptation dans lequel il se trouve.« De temps en temps, il faut ajouter un montant pour acheter des vêtements et des petites affaires», explique-t-elle.Au rayon des «petites affaires», elle donne en exemple un ventilateur qu\u2019elle a acheté puisque la chambre de Jean- Pierre n\u2019est pas raccordée à un système de climatisation.« Il est à la limite depuis tout le temps.On ne peut pas mettre de côté de l\u2019argent », résume-t-elle.Nicole David prête main-forte à son protégé lorsqu\u2019il est temps de l\u2019inscrire dans un camp d\u2019été, d\u2019acheter de nouvelles chaussures orthopédiques ou encore un nouveau manteau d\u2019hiver.« Moi, je le paie.Il n\u2019est pas capable de s\u2019acheter un manteau d\u2019hiver, sauf une affaire dans laquelle il aurait gelé.Parfois, il attend dans un fauteuil roulant sur le bord du trottoir », souligne-t-elle.« Dès qu\u2019une affaire dépasse, je la lui paie.» Nicole David se préoccupe du sort des personnes handicapées sous curatelle publique, qui n\u2019ont pas un membre de leur famille en mesure de signer un chèque lorsque la situation le commande.« [Jean-Pierre], lui, il est \u201cchanceux\u201d parce que je suis sa curatrice privée, mais ceux qui font énormément pitié là-dedans, ce sont ceux qui sont sous la curatelle publique.Eux, ils n\u2019auront pas plus qu\u2019avant.La curatelle publique ne paie pas pour des dépenses additionnelles.Donc, les pauvres vont rester tels quels», déplore-t-elle.Le départ de Jean-Pierre pour le camp d\u2019été lui brise le cœur.Les protégés de l\u2019État, eux, ne peuvent y aller, faute de moyens, fait-elle remarquer.« C\u2019est ce que je trouve le plus déchirant », laisse tomber la dame à l\u2019autre bout du fil.La Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) appelle le gouvernement libéral à entreprendre des « actions significatives », qui permettraient aux milliers de personnes vulnérables en ressources intermédiaires, en ressources de type familial et aux adultes de moins de 65 ans hébergés en CHSLD à « avoir une vie décente ».« On s\u2019attendait à ce qu\u2019il y ait une cohérence dans les actions gouvernementales», affirme la présidente de la COPHAN, Véronique Vézina.Le PQ et QS s\u2019indignent, la CAQ étudie le dossier En dépit de l\u2019« annonce en grande pompe » du gouvernement libéral, « rien ne va changer pour les personnes vulnérables hébergées dans les ressources intermédiaires», se désole le député péquiste Dave Turcotte.« Le Parti québécois, lui, va valoriser les ressources intermédiaires et l\u2019extraordinaire travail qui s\u2019y fait.Il va soutenir le développement du réseau, lui donner des moyens, tout en s\u2019assurant qu\u2019il demeure à dimension humaine », soutient-il à huit mois des élections générales.«Est-ce que le gouvernement libéral souhaite réellement sortir le monde de la pauvreté ?» se demande aussi la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé.«Ce qu\u2019il donne d\u2019un côté aux prestataires de solidarité sociale avec le revenu de base, on l\u2019enlève de l\u2019autre à ceux et celles qui vivent dans une ressource intermédiaire.C\u2019est indécent, surtout lorsque le gouvernement a des surplus.Pendant que les plus riches et les entreprises ont des baisses d\u2019impôt, les gens les plus pauvres du Québec ne reçoivent rien», ajoute-t-elle.De son côté, la Coalition avenir Québec s\u2019est abstenue de tout commentaire.« Il faut prendre le temps d\u2019analyser le dossier », a indiqué un attaché de presse.Vendredi soir, après plus de 36 heures, la réflexion du parti politique donné favori pour remporter les prochaines élections générales se poursuivait toujours.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JEUX "]
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