Le devoir, 9 février 2018, Cahier B
[" J É R Ô M E D E L G A D O I l y a près de 100 ans, le Québec se dotait de deux grandes éco - les d\u2019ar t.Celle de Montréal avait pris forme dans un prestigieux bâtiment de style Beaux-Ar ts conçu en 1922 par les architectes Jean- Omer Marchand et Ernest Cormier.Parmi les premiers étudiants : Paul-Émile Borduas et Jean-Paul Lemieux.Presque un siècle plus tard, l\u2019édifice est dans un état de semi-abandon.Le gouvernement du Québec, qui en est propriétaire, jongle encore avec son avenir.« On analyse plus ieurs scénarios, mais d\u2019importants travaux de mise aux normes sont à faire», reconnaît Mar tin Roy, à la Société québécoise des infrastructures (SQI).L\u2019endroit n\u2019est plus une école depuis des lustres, mais on l\u2019i - dentifie toujours comme l\u2019ancienne École des beaux-ar ts de Montréal.À l\u2019occasion, il faut le dire, des étudiants en arts se donnent la peine de lui redonner vie.Pas sous la forme de squat, mais bien par l\u2019entremise d\u2019une entente de location avec la SQI.En 2011, la 7e Biennale de Montréal s\u2019était aussi tenue là.Pour la première fois, c\u2019est un groupe de Québec \u2014 des étudiants de l\u2019Université Laval à la maîtrise en arts visuels \u2014 qui occupe les quatre étages de l\u2019édifice de la rue Saint-Urbain.L\u2019occasion pour plusieurs de découvrir un lieu chargé d\u2019histoire.Et de nous le faire (re)découvrir dans le cadre d\u2019une exposition de quatre jours.Une expo irisée L\u2019exposition s\u2019intitule Jaune Marine, mais de la couleur canari ou même du mariage inusité de couleurs il ne sera pas question, assurent deux des par ticipantes, Delphine Hé- bert et Laurence Belzile.Jaune Marine réunit 17 artistes mais, selon ces interlocutrices, il ne s\u2019agit pas d\u2019une exposition collective, plutôt de 17 petits solos.Chacun arrive avec son projet, ses idées, ses couleurs (ou pas).Aucun thème n\u2019a été imposé, clame-t-on.Ce Jaune Marine aurait très bien pu s\u2019appeler « Sans ti - tre ».Le groupe a cependant décidé, en toute collégialité, de se donner un chapeau plus accrocheur, davantage de l\u2019ordre de la toque que de la banale tuque.Quelque chose de poétique.«Le titre de l\u2019exposition est un amal - game improbable de mots de mê me nature.Il of fre un équivalent poétique de notre projet qui, lui, re grou pe plusieurs pratiques artisti ques, qui ne seraient pas, de prime abord, exposées dans un mê me lieu », expli - que Laurence Belzile, l\u2019instigatrice de ce grand débarquement à Montréal.« Le titre, c\u2019est comme une boutade, qui n\u2019implique rien.Quelque chose de beau qui ne va nulle part, dit pour sa part Delphine Hébert.On s\u2019entrecroise pendant un an ou deux, mais on n\u2019a pas de démarches communes.» Autrement dit, Jaune Marine est un véritable melting pot.Comme devraient l\u2019être, présume-t-on, les écoles d\u2019art.Borduas et Lemieux, aux antipodes l\u2019un de l\u2019autre, ne sont- ils pas passés sous le même toit ?Belzile et Hébert, elles- mêmes, sont un bon reflet de la disparité.La première s\u2019amène avec une mosaïque de peintures abstraites de dif férents formats, de thèmes épars.La seconde a conçu une installation très simple avec des matériaux industriels, une œuvre in situ pensée en fonction de la salle qui lui a été réservée.Un laboratoire Delphine Hébert n\u2019avait jamais visité l\u2019ancienne école jusqu\u2019à ce qu\u2019elle y vienne en janvier pour faire du repérage.Elle a pris des photos et des mesures très précises pour ensuite fabriquer en atelier une maquette à l\u2019identique.« Je suis très contente au 4e étage, dit-elle.J\u2019ai une salle particulière avec des miroirs qui la séparent de la salle voisine.Je m\u2019inspire de ces miroirs pour aborder le thème du double.Je travaille avec l\u2019espace.Je propose une sorte de mise en abyme.» L\u2019étudiante en première année à la maîtrise voit le déplacement interurbain de sa cohorte universitaire non pas comme un pied de nez à Montréal, mais comme un laboratoire, comme un stimulant de création.Sa maquette est d\u2019ailleurs plus près du work-in-progress que de l\u2019œu- vre définitive.L\u2019ancienne école l\u2019a-t-elle inspirée ?« Beaucoup d\u2019eau a coulé sous les ponts.On ne sent pas l\u2019école, admet Delphine Hébert, avant de se corriger : le 4e étage, peut-être\u2026 un studio de danse.Le 3e, des ateliers de sculpture.Les fenêtres sont à angle, très grandes, ouvertes vers le ciel.Il y a une luminosité ! J\u2019imagine des sculpteurs travailler la taille directe.» Peu impor te l\u2019imaginaire, l\u2019endroit a un cachet unique.Pour Laurence Belzile, qui l\u2019a découvert en 2017 lors d\u2019une exposition d\u2019étudiants de l\u2019Université Concordia, c\u2019est son côté non conventionnel, très irrégulier, « avec plein de petits espaces», qui convient aux rassemblements hétéroclites.Dix-sept ar tistes, dix-sept projets et une aventure dans les dédales de l\u2019histoire.Jaune Marine, c\u2019est un peu un bi- zar re sous-marin jaune qui ose, qui risque, qui surprend.Collaborateur Le Devoir L\u2019exposition Jaune Marine, 3450, rue Saint-Urbain, jus - qu\u2019au 11 février.Cinéma Ouvrir la voix, la réalité crue des Noires en France blanche Page B 3 Culture Microphone, la télé qu\u2019on écoute, entrevue avec Louis-Jean Cormier Page B 4 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 Des suggestions de sorties pour le week-end SCIENCE AU FÉMININ Dans le cadre de la Journée internationale des femmes et des filles de science des Nations unies, le Centre des sciences de Montréal organise la journée thématique Science au féminin, visant à encourager la participation des femmes à cette vaste discipline.Ce sera l\u2019occasion de rencontrer des femmes œuvrant dans le domaine et de participer à des animations interactives.Dimanche de 10h à 16h au 2, rue de la Commune Ouest.Gratuit pour les femmes de 18 ans et moins, sinon 15$.bit.ly/2Ec3kkC.VERS LE PRINTEMPS Chaque année, la Fête des semences annonce la venue prochaine du printemps puis de l\u2019été, saisons heureuses des jardins.Pour les trois prochains jours, une panoplie d\u2019experts en semences et en pousses de toutes sortes sont réunis au Jardin botanique de Montréal pour partager leur savoir.Vous souhaitez cultiver des champignons, connaître les plantes anciennes, comprendre la germination?Des ateliers et des conférences vous faciliteront la chose.Et il y aura de quoi refaire vos stocks avec des produits locaux et bios.Vendredi de 12h à 17h, samedi et dimanche de 9h à 17h au 4101, rue Sherbrooke Est.Entrée libre.bit.ly/2EPJVHf.ARTS NOMADES Avec ses propositions en cinéma, en musique et en gastronomie, le Festival nomade rapproche pour une huitième année les cultures qui se côtoient à Montréal.Lancé mercredi, il se poursuit ce vendredi \u2014 avec le spectacle Les réfugiés, des nomades forcés, qui mêlera musiques, contes, poèmes et témoignage \u2014 et jusqu\u2019à dimanche avec, entre autres, un souk nomade et une projection de films sur le nomadisme dans le cinéma québécois des années 1960 à 1980.Jusqu\u2019à dimanche au Dépanneur café, à La Khaïma et à Montréal, arts interculturels.Programme: bit.ly/2ERl06j.RETOUR AU YOGA Si l\u2019hiver vous ankylose, c\u2019est l\u2019occasion d\u2019aller puiser des idées souples et calmes à l\u2019Expo yoga, qui revient pour une deuxième édition à Montréal.Experts et professeurs (dont Elena Brower) seront à l\u2019œuvre pour vous épauler dans vos pratiques \u2014 yoga, méditation \u2014 et votre santé.Samedi et dimanche au Palais des congrès, 1001, place Jean- Paul-Riopelle.expoyoga.ca.LECTURES NOIRES En ce Mois de l\u2019histoire des Noirs, les voix de la diversité ayant inspiré nos modernes résonneront à la Maison de la littérature avec le spectacle Black Black, qui réunira entre autres Queen KA, Franz Benjamin et Rodney Saint-Éloi dans une lecture plurielle (avec musique) inspirée des mots de Maya Angelou, Nina Simone, Aimé Cé- saire, Léopold Senghor et Angela Davis, notamment.Vendredi à 20h au 40, rue Saint-Stanislas à Québec.Entrée libre.Info : bit.ly/2BiWsmP.Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com Un groupe d\u2019étudiants en arts de Québec débarque à Montréal et occupera pendant quatre jours l\u2019ancienne École des beaux-arts, un bâtiment patrimonial situé à l\u2019angle des rues Saint-Urbain et Sherbrooke.L\u2019occasion de replonger avec eux dans une enceinte pensée pour la création.L\u2019expo Jaune Marine affiche ses couleurs Sans vocation, l\u2019ancienne École des beaux-arts de Montréal survit à coups de petits événements PHOTOS LAURE JAMBEL La courtepointe, d\u2019Angela Eve Marsh Charlo bongo toujours vivant, de Charles Robichaud D\u2019un espace à un autre, d\u2019Éloïse Foulon Pour la première fois, c\u2019est un groupe de Québec qui occupe les quatre étages de l\u2019édifice de la rue Saint-Urbain L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018 TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre La liste noire / Dembe Zuma TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 CRINQUÉ (2006) TQ Passager Électrons libres Curieux Bégin Un chef à la cabane Deux hommes en or Like-moi! Belle et Bum CONGORAMA (2006) V Souper parfait Les détestables L'arbitre SQ 911 S.W.A.T.: UNITÉ D'ÉLITE (2003) avec Samuel L.Jackson, Colin Farrell.NVL Zone Séduction ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands report Le Téléjournal Le Téléjournal Le Téléjournal Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Les flots / Bali - Pemuteran Rendez-vous en Terre / Mélissa Theuriau chez les Maasaïs Champions Au service Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D R.I.S, police scientifique En quête de vérité Opération Police Marche à l'ombre Détectives Frontières / Frère d'armes Grand Rire VIE La vie avec des quintuplées Quoi ton plan?Design V.I.P.Vendre ou rénover au Québec Maigrir pour gagner / Le couple ByeMaison Chic Shack Vendre ou rénover: Chalet NateJeremiah MAX Dr House / En pleins chaos Mémoire sous enquête LA VÉRITÉ TOUTE CRUE (2009) Katherine Heigl.Younger Younger Dr House / En pleins chaos Mémoire VRAK Med Code G.Teen Wolf / Génotype Journal d'un vampire Smallville / À cran Après Ski Les frères Scott Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018 / Cérémonie d'ouverture L'histoire L'antichambre (D) Sports 30 Hors-jeu 2.0 24CH glace UFC décompte HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Les montagnards Les montagnards / Grand froid Les montagnards / Prédateur De l'acier et du feu / Le shotel L'acier et feu ICI ARTV Temps-Paix Temps-Paix Mission X / Pour eux, pour elles Ils étaient dix Info, sexe PaparaGilles C'est juste de la TV Fatale-Station Outlander EXPLORA Curiosités Recyclage Planète techno Pharmachien Exploration glaciale Géants de la construction Sexplora Gagner À l'épreuve d'une tribu Tabou SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Hawaii 5-0 / Ho' Opa' I Hawaii 5-0 / Ho' Ohuli Na'Au Hawaii 5-0 Hawaii 5-0 / Oia'i'o Dr.Mary Z Remorquage Dans l'net Maripier! P.Lemieux Fous Week-end Garage Prêt sur gage SNCTM Banshee / Le jugement du clan Californication Cobaye humain C.SAVOIR Au coeur du cinéma québécois Cahos 1763/ Cinéma Secrets Électron/ Thèse Encore plus FutureMag MTL innovante Le stress: Notre / Conférence CORIM ÉVASION Bienvenue chez nous Le Voyageur assoiffé / Texas Traqueur de mystères Hell's Kitchen Hell's Kitchen #TamyUSA / Colorado Voyag.assoiffé TFO Amélie Top!/ Top! Subito texto Motel Monstre Danse tes rêves / La révélation LA BÊTE HUMAINE (1939) avec Fernand Ledoux, Jean Gabin.23h10 Citoyen 23h45 Danse Cinéma Cinépop 17h45 LE MONDE DE COOL (1992) ARRÊTE OU MA MÈRE VA TIRER (1992) ENTRE SOEURS (2001) Emily Perkins.22h50 VENGEANCE AVEUGLE (1990) Cinéma SÉcran Cinéma S.O.S.FANTÔMES (2016) avec Kristen Wiig, Melissa McCarthy.Catastrophe INSTINCT DE TUEUR (2017) 22h40 BABY LE CHAUFFEUR (2017) Ansel Elgort.Planète Née sous les étoiles du pôle Namibie Big Bang Les porteurs d'espoir Comme une traînée de poudre Les nouveaux explorateurs Faits divers le mag Côtes d'Europe MATV Ère libre Famille menu Des chemins Projection libre Les grandes conférences UrbArt Indépendant Vers l'ouest Signé Guylaine Projection libre CBC CBCNews On the Money PyeongChang 2018 Winter Olympics - Curling Mixed Doubles Canada vs.Switzerland (D) CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang COOL RUNNINGS (1993) avec Leon, John Candy.Criminal Minds / Mr.Scratch CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Big Brother: Celebrity Edition Private Eyes / The Code Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Valentine's Day Charlie Brown C.B.Valentine Child Support 20/20 Local22 News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight Big Brother: Celebrity Edition Bull / Name Game Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune PyeongChang 2018 Winter Olympics / Opening Ceremony NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week #MeToo, Now The American Epic Sessions Business Amanpour World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Smokey Robinson Greatest Jazz Story Amanpour M.Lake Journal UNIS Pense vite! Bizarroscope Galaxie près Galaxie près Radio enfer Radio enfer Chair de poule Chair de poule Le p'tit cabaret / Brigitte Boisjoli Pluie/ Valentin Game/ Jade Direction: Sud HBO 18h10 Happening: A Clean Energy Revolution 19h25 LIKE.SHARE.FOLLOW (2016) Six Feet Under / Knock Knock Real Time With Bill Maher Strike Back High Main AddikTV Justifié / Pris à la gorge Les passages de l'espoir Les enquêtes de Murdoch Esprits criminels / Sans un mot Esprits criminels REPRÉSAILLES (2015) Rosamund Pike.TVA Sports 17h30 #Lavoie Avant-match LHJMQ Hockey / Sherbrooke vs Drummondville (D) D.Morissette 22h15 Kevin 22h45 TVA sp.23h15 S.Kean 23h45 Esports 0h15 Étoiles 02/09 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette ?n de semaine MARATHON OLYMPIQUE C\u2019est parti pour une quinzaine de jours de compétitions, d\u2019analyses, de reportages sur les athlètes, le pays d\u2019accueil, alouette ! Par ailleurs, un grand passionné des Jeux olympiques, Paul Houde, fait preuve d\u2019ubiquité télévisuelle pour parler de ce sujet inépuisable\u2026 Pyeongchang 2018, cérémonie d\u2019ouverture, Radio- Canada, vendredi, 5h30 et 18h30, couverture des compétitions dès 21h, Infos, sexe et mensonges et Deux hommes en or, Artv et Télé-Québec, vendredi, 21h.MARATHON DE CHANSONS C\u2019est reparti pour une 6e saison de la version québécoise de cette compétition de chant à l\u2019aveugle.Notons un renouvellement important des coachs avec l\u2019arrivée de Lara Fabian, de Garou et d\u2019Alex Nevsky, qui se joignent à l\u2019indélogeable Éric Lapointe.La voix, TVA, dimanche, 19h Amélie Gaudreau CERTAINS DE MES AMIS ?Documentaire de Catherine Martin.Québec, 2017, 115 minutes.Cinémathèque québécoise, La Maison du cinéma, Cartier A N D R É L A V O I E L\u2019 ascétisme accompagne Catherine Martin, peu importe qu\u2019elle signe des fictions (Nuits d\u2019Afrique, Dans les villes, Une jeune fille) ou des documentaires (Océan, Les dames du 9e).La musique s\u2019y fait discrète, voire minimaliste, et plutôt qu\u2019une caméra virevoltante, elle préfère poser la sienne sur un trépied : pour regarder, embrasser le paysage, saisir les nuances de la lumière du jour.Les visages sont justement paysages dans Cer tains de mes amis, une apologie jamais tapageuse de quelques personnes importantes de son entourage, des gens au profil diversifié ; certains parlent avec éloquence de ce qu\u2019ils font dans la vie, d\u2019autres ne disent presque rien, ou préfèrent pratiquer leur art sans avoir à l\u2019expliquer.Ce par ti pris du dépouillement s\u2019affirme avec radicalité dès le tout premier segment consacré au peintre François Vincent (les noms de famille ne seront divulgués qu\u2019au générique de fin).Comme tous les autres à sa suite, il prendra la pose devant la caméra sans dire un mot, et se remettra au travail dans un silence monastique.Ce n\u2019est qu\u2019au bout d\u2019une bonne dizaine de minutes qu\u2019il prononcera ses premières paroles, ayant laissé ses pinceaux, ses tubes de couleurs et ses dessins causer à sa place.Les autres amis de la cinéaste seront beaucoup plus bavards, sans pour autant se répandre en longs discours ou en explications vaseuses, comprenant la démarche pointilliste de celle qui partage leur trajectoire de vie.De quelle manière et à quelle fréquence?Aucun ne s\u2019aventure sur ce territoire personnel, même si chacun ouvre la porte de son intimité, en soi une preuve de cette confiance solidifiée au fil des années.Certains préfèrent exposer leur profonde dévotion à l\u2019égard de leur métier, et personne ne le fait avec autant d\u2019enthousiasme que Marie Dumont, chercheuse explorant les rythmes circadiens, les mystères du sommeil, surtout ceux chez les travailleurs de nuit.Il faut aussi voir, et entendre, l\u2019émotion qui l\u2019étreint devant une magnifique lampe de chevet (composée de livres et de citations, dont une de Nietzsche), cadeau d\u2019une doctorante en remerciement pour son accompagnement professoral.La passion pour l\u2019art constitue un des fils de cette succession de morceaux choisis, saisis sans artifices.On découvre les magnifiques marionnettes de Louise Lapointe fabriquées avec ses étudiants du Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal, ou les photographies humanistes de Gabor Szilasi, un personnage que Catherine Martin a déjà observé (L\u2019esprit des lieux), racontant les circonstances émouvantes autour du portrait d\u2019un couple au soir de sa vie.Le minimalisme biographique empêche parfois de saisir la richesse des liens qui unissent la cinéaste à ses sujets.Le dernier ami convié, mais non le moindre, Hugo Brochu, se dévoile dans toute sa fragilité (après un AVC qui l\u2019a rendu aphasique), mais on aurait aimé en savoir plus sur son rapport au cinéma (il est concepteur sonore) et celui de son amie (il a collaboré à quelques films de Martin).On reproche beaucoup la tentation du reportage chez bon nombre de documentaristes.La cinéaste s\u2019inscrit à contre-courant de cette tendance, mais nous laisse parfois en retrait de son beau cercle d\u2019amis.Collaborateur Le Devoir CINÉMA François, Hugo\u2026 et les autres Prendre la pose et faire une pause pour célébrer sa complicité avec une amie cinéaste CATHERINE MARTIN / LES FILMS DU 3 MARS Dans Certains de mes amis, on retrouve notamment Gabor Szilasi, à qui la cinéaste a déjà consacré le film L\u2019esprit des lieux.C A R O L I N E M O N T P E T I T À la veille d\u2019une redéfinition de la politique culturelle du Québec, les ar tistes autochtones proposent une série de mesures qui leur permettrait de mieux prendre leur place sur la scène culturelle.Cinquante-neuf artistes autochtones et quinze organisations culturelles autochtones ont signé jeudi un manifeste, déposé par les productions théâtrales Ondinnok, qui suggère une série de mesures en ce sens.Ce document d\u2019une quinzaine de pages est le fruit des échanges tenus lors de l\u2019État des lieux sur la situation des arts autochtones du Québec, au mois de mai dernier.De la création de résidences parmi les nations autochtones du Québec à l\u2019implication financière des conseils de bande et de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), en passant par celles du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du mécénat autochtone, le manifeste en est un d\u2019appel à l\u2019action.«Ce manifeste, lit-on, se veut une clé pour éliminer l\u2019écart actuel entre les arts autochtones du Kébeq et ceux du reste du Kanata, mais aussi entre les arts autochtones et les arts al- lochtones au Kébeq même.» Selon Yves Sioui Durand, qui a été le maître d\u2019œuvre de la réunion du mois de mai dernier et de la rédaction de ce manifeste, le Québec doit combler le retard accumulé au cours des dernières décennies en ce qui a trait au rayonnement des arts autochtones.L\u2019art, dit-il, exprime l\u2019essence de nos cultures.«L\u2019art ouvre au dialogue, rapproche les gens, favorise la guérison, diffuse des valeurs et des expériences, témoigne de visions du monde», lit-on dans le manifeste.L\u2019ar t autochtone mérite donc un soutien particulier à chaque palier décisionnel, au niveau des conseils de bande, de l\u2019APNQL, au CALQ, au ministère de la Culture du Québec, comme au Conseil des arts du Canada et au gouvernement canadien.« On est devant quelque chose d\u2019historique, dit Yves Sioui Durand.Il y a plusieurs vecteurs extrêmement positifs pour l \u2019avancement des arts autochtones.» Selon lui, il faut cependant qu\u2019il y ait «rupture» avec les façons de fonctionner du passé.Budget du Québec Au CALQ, il faut entièrement repenser et concevoir, selon lui, l\u2019approche en matière de représentation artistique autochtone, pour que celle-ci soit inclusive.Le manifeste réclame qu\u2019un montant de 20 millions de dollars, soit 4 millions annuellement, soit réservé immédiatement dans le budget du gouvernement du Québec pour l\u2019avancement des arts autochtones.Au sein même des nations autochtones, dit-il, il faut réanimer des liens et des alliances entre nations, entre Cris et Mohawks, par exemple, ou entre Hurons et Naskapis.Des résidences d\u2019artistes autochtones parmi les nations du Québec favoriseraient selon lui cette collaboration.Enfin, le manifeste propose la mise en place d\u2019un réseau de mécénat autochtone, qui prendrait notamment à partie les entreprises autochtones qui prospèrent.Cet argent pourrait provenir des entreprises autochtones qui bénéficient de la construction du barrage hydroélectrique de La Romaine, par exemple, ou des redevances générées par le passage des lignes hydroélectriques dans certaines communautés.Le manifeste demande d\u2019ailleurs à l\u2019APNQL de soutenir les ar tistes dans leur démarche de conscientisation.L\u2019APNQL pourrait notamment, proposent-ils, créer un prix de 50 000 $ «pour récompenser la contribution exceptionnelle ou l\u2019engagement artistique d\u2019une vie», en plus de reconnaître l\u2019importance de l\u2019art dans l\u2019avancement social et politique des Premières Nations.Le Devoir Un manifeste pour le rayonnement des arts autochtones CLOSER \u2013 TOUT CONTRE TOI Texte de Patrick Marber, traduction de Fanny Britt, mise en scène de Marie-Josée Bastien.Avec David Bouchard, Jean-Mi- chel Déry, Claudiane Ruelland et Alexandrine Warren.Une production du Théâtre Niveau Parking, au Centre des congrès de Québec jusqu\u2019au 22 février.S I M O N L A M B E R T C loser \u2013 Tout contre toi propose un huis clos pour deux femmes et deux hommes qui se rencontrent, s\u2019attirent, se repoussent, dans un chassé- croisé parsemé de discussions brutales et osées.Au-delà de la proposition crue, l\u2019histoire bricolée par le Britannique Patrick Marber est un prétexte honnête pour sonder le couple : qu\u2019est-ce qui fait que ça colle \u2014 ou pas \u2014 entre deux personnes ?La pièce possède d\u2019ailleurs cette qualité indéniable de rester au plus près des relations, elle s\u2019en donne les moyens ; au fil des mois et des années, on rejoint ainsi ces quatre jeunes adultes à mesure qu\u2019ils vont l\u2019un vers l\u2019une, puis l\u2019une vers l\u2019autre, la pièce laissant de côté les intermèdes pour privilégier les moments de faille.En contrepartie, on gardera toutefois ce sentiment que le travail n\u2019a pas été fait jusqu\u2019au bout de rendre ces personnages sensibles, d\u2019en approcher la vérité.La mise en scène de Marie- Josée Bastien fait un travail remarquable pour nous rendre l\u2019espace habitable.Les ambiances sonores enveloppantes insufflent des propriétés organiques à la froideur clinique du texte et les transitions efficaces coupent au maximum ses faiblesses, les scènes sont déballées avec aplomb et justesse.La scène bifrontale étire entre les spectateurs une longue passerelle de mode qui permet le mouvement, les va-et- vient des quatre cœurs en quête, entre attirances et répulsions.Les éléments scéniques sont en place.Les limites du texte Reste donc à isoler le choix de ce texte qui, pour prisé qu\u2019il ait été à Hollywood ou ailleurs, n\u2019en présente pas moins de profondes lacunes.L\u2019écriture de Marber est riche de nombreuses intuitions, et les traits d\u2019esprit ne manquent pas, mais l\u2019auteur cherche tellement à aller au plus profond de la (non- )rencontre sexuelle qu\u2019il en oublie le chemin à faire pour nous y amener.Le film qu\u2019en a tiré Mike Nichols en 2004 n\u2019échappait pas à ce constat.On reste coi, un peu à l\u2019extérieur devant des virtuosités.Ces lacunes font évidemment peser un poids immense sur les épaules des comédiens, et il y a des limites à ce que ceux-ci peuvent réchapper.Le quatuor trouve tout de même à se mettre en valeur, les disputes entre Jean-Michel Déry et Alexandrine Warren, d\u2019une part, et entre David Bouchard et Claudiane Ruelland, d\u2019autre part, sont livrées au quart de tour et plusieurs scènes atteignent la cible.Au final, on n\u2019en nourrit pas moins cette impression tenace d\u2019être trimballés entre des scènes profondes et d\u2019autres où les phrases paraissent plaquées.L\u2019impression de ne pas connaître tout à fait les personnages, aussi, lesquels parviennent peu à leur autonomie.Marber joue au docteur, découpant au scalpel\u2026 Jusqu\u2019à en oublier son sujet.Un drôle de médecin qui, pour nous dire l\u2019heure qu\u2019il est, aura pris sa montre pour en démonter tous les rouages.Collaborateur Le Devoir La non-rencontre La pièce Closer \u2013 Tout contre toi offre une plongée intelligente mais limitée dans les mystères du rapport amoureux DAVID MENDOZA Closer \u2013 Tout contre toi laisse au spectateur cette impression tenace d\u2019être trimballé entre des scènes profondes et d\u2019autres où les phrases paraissent plaquées. OUVRIR LA VOIX ?1/2 France, 2018, 122 minutes.Documentaire d\u2019Amandine Gay.V.O.F.: Cinémathèque québécoise V.O.F.S.-T.A.: Cinéma du Parc C A R O L I N E M O N T P E T I T L es femmes françaises noires que l\u2019on rencontre dans le documentaire Ouvrir la voix, d\u2019Amandine Gay, ont tout fait, durant longtemps, pour passer inaperçues.Aujourd\u2019hui, elles prennent la parole pour dire leur condition de femme noire française.Et la France qu\u2019elles dépeignent n\u2019est pas aussi hospitalière qu\u2019on l\u2019aurait imaginée.C\u2019est si vrai qu\u2019à la fin du documentaire, plusieurs d\u2019entre elles n\u2019excluent pas la possibilité de changer de pays, ou, tout au moins, de ne pas faire d\u2019enfants noirs qui grandiraient en sol français, pour ne pas les exposer au racisme qu\u2019elles ont subi.Dans ce film, donc, 24 femmes belges et françaises se sont ou- ver tes à la cinéaste sur leur réalité.Dans tous les cas, la condition de femme noire a été perçue comme une difficulté supplémentaire pour vivre sa condition de Français.Lorsqu\u2019on est Noire dans un monde de Blancs, il faut en faire deux fois plus que les autres pour réussir, tout en tentant de ne pas se faire remarquer, se sont-elles fait dire dans leur jeunesse.Et même lorsque l\u2019on naît Noire en France, disent-elles, il faut constamment se justifier sur l\u2019endroit d\u2019où l\u2019on vient, même si cet endroit est précisément Limoges ou Paris ! En fait, ce sont les femmes qui sont effectivement nées en dehors de la France qui ont le moins de difficulté avec ces interrogations constantes sur leurs origines.Les femmes du documentaire parlent également de leurs rappor ts amoureux et sexuels de façon troublante.Plusieurs disent avoir vécu, dès leur adolescence, avec le stéréotype de la femme noire qui a une sexualité animale, une « tigresse » « sauvage » au lit.Pour les hommes qu\u2019elles fréquentent dans ces conditions, elles représentent davantage une « expérience » qu\u2019une rencontre.Ce stéréotype, qui n\u2019est pas fondé, les prive du caractère « précieux de leur sexualité ».Il est intéressant aussi de constater comment le colonialisme a ancré des préjugés dans la tête même des membres de la communauté noire.Ainsi, plusieurs hommes noirs préfèrent sor tir avec des femmes blanches.De même, des femmes noires ont dû faire des ef for ts pour se déprendre du courant dominant qui veut que les hom - mes blancs soient symboles de «réussite sociale» et des canons de beauté.Plusieurs des fem - mes interrogées par Amandine Gay sont des lesbiennes assumées.Là encore, el les doivent faire face à cer tains préjugés selon lesquels il n\u2019y aurait pas d\u2019homosexualité chez les Noirs\u2026 Tout cela fait en sorte que plusieurs d\u2019entre elles ne se sentent pas tout à fait chez elles en France.Elles choisissent d\u2019ailleurs de se définir comme Afro-Européennes ou afroféministes, pour bien respecter les dif férents aspects de leur personnalité.Il faut dire qu\u2019elles citent de nombreux exemples d\u2019occasions où elles ont été discriminées, depuis l\u2019enfance.Une femme musulmane, qui a milité pour que les fil les puissent por ter le voi le à l\u2019école en France, s\u2019est sentie exclue du mouvement féministe.Une femme juive, qui célébrait le Kippour dans une synagogue de Paris , s \u2019est fait demander si el le était visiteuse.« Tu es Française, mais tu n\u2019es pas chez toi », résume une participante.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 CINEMA B 3 W E E K-E N D CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES (V.O.A.: FIFTY SHADES FREED) États-Unis, 2018, 106 minutes.Romance de James Foley avec Dakota Johnson et Jamie Dornan.Adaptation de Cinquante nuances plus claires, le troisième volet de Cinquante nuances de Grey raconte les amours tourmentées entre Christian Grey et Anastasia Steele.V.F.: Place LaSalle et Quartier Latin, Méga-Plex Lacordaire et Marché Central, StarCité Montréal.LA CONFESSION France, 2018, 116 minutes.Drame de Nicolas Boukhrief avec Romain, Marine Vacth, Anne Le Ny.Adaptation libre du roman Léon Morin, prêtre de Béatrix Beck, La confession nous plonge en France pendant l\u2019occupation allemande, alors qu\u2019un nouveau prêtre suscite l\u2019intérêt des femmes, y compris Barny, une jeune communiste et athée.Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin, Le Tapis rouge, La Maison du cinéma, Clap.LOLA PATER France, 2018, 95 minutes.Drame de Nadir Moknèche avec Fanny Ardant, Tewfik Jallab, Nadia Kaci.Désigné « film coup de cœur» par le festival Cinemania de Montréal, Lola Pater s\u2019attache à la quête de Zino, un accordeur de piano, qui, à la mort de sa mère, décide de retrouver son père, Farid.Mais, il y a 25 ans, Farid est devenu Lola.Beaubien PRENDRE LE LARGE France, 2018, minutes.Drame de Gaël Morel avec Sandrine Bonnaire.La vie d\u2019Édith est bouleversée quand l\u2019usine dans laquelle elle travaille depuis toujours est délocalisée au Maroc.Sans attache, avec un fils travaillant au loin, elle choisit d\u2019accepter un reclassement au Maroc où l\u2019amitié la surprend au détour.Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin, Cinéma Le Tapis rouge, Clap PIERRE LAPIN (V.O.A.: PETER RABBIT) États-Unis, 2018, 93 minutes.Comédie familiale de Will Gluck avec Domhnall Gleeson et Rose Byrne.Adaptation des livres jeunesse de Beatrix Potter, Pierre Lapin raconte l\u2019éternelle lutte dudit Pierre Lapin avec M.McGre- gor pour les légumes du potager, de même que leur rivalité pour plaire à leur voisine.V.F.: Place LaSalle et Quartier Latin, Méga-Plex: Lacordaire, et Marché Central, StarCité Montréal.335, boul.de maisonneuve est berri-uqam cinematheque.qc.ca cinemathequeqc cinematheque.quebecoise Certains de mes amis ?Ouvrir la voix de AMANDINE GAY de CATHERINE MARTIN theatreoutremont.ca 514 495-9944, # 1 8,50 $ (QC) Le lundi 12 fév.| 16 h et 19 h 30 9,00 $ AVEC ROY DUPUIS, CLAUDE LEGAULT, ROBERT LEPAGE ET CATHERINE SÉNART de Francis Leclerc PIEDS NUS DANS L\u2019AUBE LE 15H17 POUR PARIS (V.F.DE THE 15:17 TO PARIS) ?États-Unis, 2018, 94 minutes.Drame de Clint Eastwood.Avec Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone, Jenna Fischer, Judy Greer et Ray Corasani.M A N O N D U M A I S L e 21 août 2015, Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone (eux-mêmes), trois amis d\u2019enfance califor- niens, maîtrisent le terroriste Ayoub el-Khazzani (Ray Cora- sani) à bord du Thalys 9364 les menant d\u2019Amsterdam à Paris.Armé jusqu\u2019aux dents, l\u2019homme aurait pu tuer les quelque 500 passagers du train.Ce geste héroïque a valu aux trois Américains de recevoir des mains de François Hollande la Légion d\u2019honneur.Hélas ! L\u2019horrible hommage qu\u2019a voulu leur rendre l\u2019honorable Clint Eastwood (American Sniper, Sully) risque de les discréditer aux yeux du grand public tant la scénariste Dorothy Blyskal, qui s\u2019est inspirée du livre écrit par Jeffrey E.Stern et le trio héroïque (The 15:17 to Paris : The True Story of a Terrorist, a Train, and Three American Heroes), les dépeint comme trois êtres mal dégrossis.Pis encore, tous trois sont si dénués de naturel pour le jeu qu\u2019ils pourraient survivre dans la mémoire collective comme les trois pires acteurs ayant été dirigés par le réalisateur d\u2019Unforgiven plutôt qu\u2019à titre de héros américains.Réputé pour se contenter d\u2019une ou deux prises, le cinéaste aurait dû déroger à cette habitude\u2026 Alors que les trois amis revivent à l\u2019écran des pans de leur vie, on se demande bien pourquoi personne n\u2019a osé remettre en question la fausse bonne idée de leur confier les rôles principaux.Le geste de bravoure n\u2019ayant duré que quelques minutes, il fallait bien faire du remplissage afin d\u2019en faire l\u2019objet d\u2019un long métrage.Au gré de laborieux allers-retours dans le temps, Clint Eastwood met ainsi en scène l\u2019enfance dif fi- cile de Sadler, Skarlatos et Stone, peu doués à l\u2019école, victimes d\u2019intimidation, ados un peu paumés et peu ambitieux.Succédant à ces flash-back tournés sans inspiration, avec des enfants mal dirigés, les scènes relatant leur périple en Europe se résument en une suite de banales car tes postales au cours desquelles les trois Américains font des sel- fies et passent des commentaires insignifiants sur ce qui les entoure.Bref, tout ce qui précède l \u2019épisode du train n\u2019est d\u2019aucun intérêt.Parmi les rares qualités de ce ratage en règle, mentionnons la courte durée du film et la reconstitution ef ficace de l\u2019attaque terroriste avortée.De fait , bien qu\u2019on en connaisse le dénouement, on ne peut s\u2019empêcher d\u2019être pétrifié sur son siège alors que les passagers af folés vivent les plus longues minutes de leur vie.Les vilains étant souvent des personnages plus intéressants que les bons à l\u2019écran, force est de se demander si Clint Eastwood n\u2019aurait pas dû explorer du côté du terroriste afin d\u2019équilibrer et d\u2019étoffer le récit.Le Devoir Un hommage raté signé Clint Eastwood Le cinéaste gâche une belle occasion de saluer trois compatriotes héroïques EYESTEELFILM Dans Ouvrir la voix, 24 femmes belges et françaises se sont ouvertes à la cinéaste sur leur réalité.La réalité crue des femmes noires en France blanche IMAGES WARNER BROS PICTURES Alors que les héros du Thalys revivent à l\u2019écran des pans de leur vie, on se demande bien pourquoi personne n\u2019a osé remettre en question la fausse bonne idée de leur confier les rôles principaux.Les femmes parlent notamment de leurs rapports amoureux et sexuels de façon troublante Les scènes relatant le périple des trois amis en Europe se résument en une suite de banales cartes postales. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 Juste avant la deuxième saison, un enregistrement des meilleurs moments de l\u2019émission sur les plateformes numériques.Entrevue avec Louis- Jean Cormier dans son studio.S Y L V A I N C O R M I E R F red For tin chante Oiseau dans le magnifique micro.Gros plan sur Fred, les yeux fermés (ou très plissés) : plus intensément concentré que lui sur la juste émotion du moment, ce serait l\u2019implosion.Le plan s\u2019élargit et l\u2019on voit Louis-Jean Cormier qui le regarde, tout en jouant : lui a les yeux tout ronds, les commissures des lèvres atteignent les oreilles.Il est en même temps musicien extatique et l\u2019ado qu\u2019il était, jeté par terre par le Fred qu\u2019il « idolâtrait » (c\u2019est son mot).Vous me croirez si vous voulez, mais quand j\u2019écoute l\u2019enregistrement dans l\u2019auto, je vois tout ça.J\u2019entends tout en gros plan.Et c\u2019est vrai pour l\u2019ensemble des performances choisies pour l\u2019album de la première saison de l\u2019émission de variétés Microphone.Les images sont dans les sons.« Tu trouves ça, toi aussi, hein ?Ça fonctionne vraiment partout, l\u2019album, en auto, chez nous, c\u2019est hyper vivant !» Louis-Jean sourit comme il souriait dans la séquence, assis au beau milieu de la très grande régie du studio de rêve qu\u2019il a bâti sur mesure avec ses amis musiciens et associés Marc-André Larocque et Guillaume Char- train.« Au final, on oublie que c\u2019est un show de TV\u2026» Sans doute parce que c\u2019est un « show de TV » particulièrement réussi.En cela qu\u2019on n\u2019a pas assujetti, pour une fois, la chanson à ce que l\u2019écran se croit toujours obligé d\u2019ajouter : le tas d\u2019ef fets d\u2019éclairages, le feu croisé de fractions de seconde saisies sous tous les angles, censés donner du rythme et impressionner les rétines.«Le centre de l\u2019affaire, c\u2019est la musique, se réjouit Louis-Jean.Le frisson de la musique.Enfin, on s\u2019occupe de capter ce qui se passe.» Le beau microphone, les caméras deviennent autant de témoins de proximité.« Il n\u2019y a pas trop de plans, juste les bons.C\u2019est plus proche, dans le son comme dans les images, d\u2019une captation d\u2019orchestre symphonique.L\u2019orchestre a sa propre dynamique sonore, et l\u2019idée c\u2019est de rendre ça le mieux possible.» Comme dans le sous-sol chez Motown Dans l\u2019émission et sur les pistes audio (l\u2019album n\u2019est disponible qu\u2019en numérique), il y a de la dimension, de la profondeur de champ, de l\u2019espace\u2026 et du groove.Le plus souvent, l\u2019équipe d\u2019élite de musiciens \u2014 Cormier, Larocque, Mathieu Désy, Alex McMahon, Luc Le- mire \u2014 lance une pulsation façon Motown, ou plus soul manière Stax, voire rhythm\u2019n\u2019blues des années 1950, ou carrément blues comme pour l\u2019étonnante relecture de L\u2019amour c\u2019est pas pour les peureux (par Vincent Vallières, avec Marie-Pierre Arthur, Fred Fortin et Louis-Jean aux chœurs).Un canevas de base où toutes les chansons respirent d\u2019aise.Et les chanteuses et chanteurs aussi.«Au début, Vincent n\u2019était pas trop sûr que ça se pouvait », rigole Louis- Jean.«J\u2019ai eu le flash de Marty McFly dans Retour vers le futur : pas un show bluegrass autour d\u2019un micro, mais une ambiance d\u2019époque avec un groupe maison de R&B ou de jazz, capable d\u2019embarquer tout le monde et toutes les chansons dans le groove.» Rien n\u2019y résiste.Marjo sert Provocante comme si elle était Ruth Brown, et ça lui donne « encore plus de chien », comme quoi c\u2019était possible.«Le solo de piano d\u2019Alex là-de- dans est incroyable : tout le monde profite de l\u2019occasion\u2026 C\u2019est tellement rare ! » La même Marjo fait des harmonies pour Alex Nevsky, et pour Yann Perreau.Qui n\u2019en reviennent pas.« C\u2019était drôle de les voir sor tir de scène.Ils disaient : \u201cJe pensais jamais\u2026\u201d C\u2019est ça mon plus grand plaisir dans l\u2019aventure, défaire les idées préconçues, faire tomber les appréhensions.Dans la deuxième saison [première diffusion à Télé-Québec le 1er mars], il y a Amylie qui chante avec Lara Fabian, et les deux sont tellement heureuses de se rencontrer et de chanter, ça les touche et ça me touche.» Chanter ses propres chansons Pensez : huit émissions vont s\u2019ajouter aux quatre de la première saison.Ça donnera Klô Pelgag avec Isabelle Boulay et Marie-Mai, Patrick Watson avec Martine St-Clair et Safia Nolin, les sœurs Bou- lay en compagnie de Philippe B et Pierre Flynn\u2026 « Quand Ève Déziel m\u2019est arrivée avec l\u2019idée originale, on a voulu montrer que des trios improbables pouvaient se mettre au service des chansons, les leurs et celles des autres.Et que les générations pouvaient se retrouver dans le même amour de la musique.Et faire vivre leurs propres chansons, enfin ! » On notera : la série Microphone, comme Belle et bum, est présentée à Télé-Québec.« C\u2019est pas un hasard, je pense.Il y a une volonté.Pour les artisans de la musique, ça fait une belle petite place.La chanson, c\u2019est pas juste ce qu\u2019il faut bien appeler des concours d\u2019amateurs, même très professionnellement produits.Oui, c\u2019est une super belle gang qui fait En direct de l\u2019univers, mais tu fais 30 secondes de Nir vana, tu vas même pas chanter ta toune.Tu chantes ce qui va faire plaisir à l\u2019invité, c\u2019est parfait, mais où faire entendre ce que tu crées ?» La version audio de Microphone, c\u2019est d\u2019abord du Patrice Michaud par Patrice Michaud (Mécaniques générales), du Fanny Bloom par Fanny Bloom (Piscine), et ainsi de suite.Dans des conditions idéales, en versions exaltantes.Merci au rassembleur Louis-Jean.« Moi, dans la vie, ça a peut-être pas l\u2019air de ça, mais j\u2019ai pas trop confiance en moi.Alors, jouer avec d\u2019autres, ça m\u2019aide.Et tant mieux si ça peut aider les autres\u2026 » Le Devoir MICROPHONE SAISON 1 Artistes divers Téléchargement MICROPHONE SAISON 2 À Télé-Québec, dès le 1er mars Microphone, la télé qu\u2019on écoute ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR « Ça fonctionne vraiment partout, en auto, chez nous, c\u2019est hyper vivant ! », af firme Louis-Jean Cormier au sujet de l\u2019album de la première saison de l\u2019émission de variétés Microphone.JACQUES DEMARTHON AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019album Cusp est le sixième de la chanteuse de 34 ans.N I C O L A S P R A T I V E L «O h, elle va avoir un enfant, sa carrière est finie\u2026»: Alela Diane a entendu ce type de remarques lorsqu\u2019elle cherchait un nouveau label, mais pas de quoi décourager la chanteuse folk américaine, désormais maman, qui revient en grâce avec l\u2019album Cusp.Ce sixième album disponible vendredi, dont le titre signifie être à l\u2019orée de quelque chose, est celui de la maternité à plus d\u2019un titre pour la Californienne de 34 ans, qui l\u2019a conçu entre les naissances de ses deux filles, Vera, 4 ans, et Oona, 11 mois.La chanteuse, révélée en 2006 par son premier album The Pirate\u2019s Gospel, sait à quel point ce bouleversement dans l\u2019existence d\u2019une femme peut aussi lui « être préjudiciable » professionnellement.« Enceinte de Vera, je cherchais un nouveau label , ra- conte-t-elle.Du fait de ma grossesse, il apparaissait évident que certaines personnes n\u2019étaient pas intéressées.C\u2019est une réalité.C\u2019est une discrimination dure à vivre.» « Cet argument comme quoi on ne pourrait pas être capable de tenir les engagements d\u2019une tournée, ce n\u2019est pas acceptable.Certes, les tournées seront moins longues, mais ça ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y en aura pas », poursuit Alela Diane avec une détermination dans le regard qui tranche avec la douceur de sa voix.« Une femme qui a des enfants s\u2019éloigne de sa jeunesse.La fraîcheur la quitte.C\u2019est difficile de poursuivre sa carrière dans l \u2019 industrie musicale quand on est mère de famille.Mais c\u2019est possible », dit la trentenaire.La preuve avec ce disque, Cusp, prêt depuis un an mais qu\u2019elle a pris le temps de sortir.« Au moment d\u2019entamer le mixage, j\u2019ai dû accoucher en urgence.Oona est venue au monde prématurée.La priorité était de s\u2019occuper d\u2019elle », éclaire-t-elle.De passage à Paris début février pour en assurer la promotion, elle confie qu\u2019il lui en coûte d\u2019avoir laissé ses filles chez elle à Portland.La voilà qui expérimente la situation telle qu\u2019elle redoutait de la vivre dans Albatros, la chanson qui ouvre son album.Quitter le foyer s\u2019est parfois avéré nécessaire dans la gestation de ce nouveau disque.Après deux ans à s\u2019occuper de Vera, elle est partie trois semaines en résidence ar tis- tique à Caldera.Loin de la civilisation, dans les montagnes de l\u2019Oregon.Un ongle de pouce cassé en déblayant de la neige l\u2019empêchera de jouer de sa guitare : « Un accident heureux, sourit- elle.Il y avait ce piano à l\u2019accueil de la résidence.Du coup, j\u2019y ai passé deux heures par jour et j\u2019ai pu ainsi composer quelques chansons dessus.» En résultent des perles délicates comme Ether and Wood ou Moves Us Blind.La Californienne est allée au bout de sa démarche et de la thématique de Cusp en transposant en images l\u2019intimité de ses mots, s\u2019af fichant avec Oona dans le tendre clip d\u2019Émigré.Avec son titre en français, cette chanson sur le drame des réfugiés lui a été inspirée par la terrible photographie d\u2019Aylan, cet enfant syrien échoué sans vie sur une plage turque en 2015.Tout aussi belle et touchante, Never Easy évoque la relation complexe qui lie Alela Diane à sa propre mère.«Ma maternité m\u2019a permis de mieux comprendre certaines choses.Ma mère m\u2019a souvent répété que j\u2019étais une enfant difficile car je pleurais tout le temps.Ma fille aînée est comme ça.Et c\u2019est très dur à gérer.J\u2019ai longtemps mal jugé ma mère, je lui reprochais de ne pas prendre soin de moi.Quand Vera est née, j\u2019ai ressenti pour la première fois de l\u2019amour maternel.Et j\u2019ai enfin compris que ma mère m\u2019aimait plus que je ne l\u2019aimais.» Agence France-Presse MUSIQUE Alela Diane, mère enchanteresse On a voulu montrer que des trios improbables pouvaient se mettre au service des chansons, les leurs et celles des autres Louis-Jean Cormier « » Premier concert classique pour Jordi Savall au Québec Après avoir présenté ses projets autour de Jérusalem, de Venise et de l\u2019esclavage, Jordi Savall reviendra au Québec pour des concerts de la musique de Tous les matins du monde (des œu- vres de Couperin, Lully, Marais et Rameau), entouré de ses fidèles Manfredo Kraemer, Marc et Pierre Hantaï, Philippe Pierlot et Rolf Lislevand.Il sera le 17 février 2019 à la salle Bourgie à Montréal et le 19 février au Palais Montcalm à Québec.Les billets sont déjà en vente.Le Devoir Un opéra pour Julien Bilodeau et Michel Marc Bouchard L\u2019Opéra de Montréal a annoncé jeudi un projet associant Michel Marc Bouchard (Les feluettes) et le compositeur Julien Bilodeau (Another Brick in The Wall).Le nouvel opéra, intitulé La beauté du monde, sera créé au printemps 2021.L\u2019action posera la question de la protection des œuvres d\u2019art à l\u2019époque de la DeuxièmeGuerre mondiale dans le milieu muséal.«Profondément troublé par le récent affront causé au site archéologique de Pal- myre, par le saccage du musée de Mossoul en Irak et par la destruction d\u2019œuvres majeures de l\u2019art byzantin et mésopotamien au Moyen-Orient, Michel Marc Bouchard a décidé d\u2019écrire cet opéra afin de rappeler l\u2019importance des œuvres d\u2019art dans nos vies, de leur accessibilité et de leur protection», nous indique l\u2019Opéra de Montréal.Le Devoir Lire aussi \u203a La critique du concert de l\u2019orchestre baroque Arion avec la violoniste Amandine Beyer, à la salle Bourgie, sur les plateformes numériques du Devoir.FRANÇOIS SECHET Lire aussi \u203a La critique de la soirée Technologies contemplatives à Tangente sur les plateformes numériques du Devoir.Lire aussi \u203a La critique du spectacle Siena de la compagnie La Veronal sur les plateformes numériques du Devoir.JESUS ROBISCO P H I L I P P E P A P I N E A U Q ue vous soyez une lectrice ou un lecteur du Devoir, vous avez payé votre journal au même prix ce matin lors de votre visite au dépanneur.Le magazine anglophone d\u2019actualité Maclean\u2019s s\u2019est toutefois amusé pour son dernier numéro à proposer deux tarifs distincts pour susciter la réflexion autour de son dossier sur les iniquités salariales au pays.La méthode, même si elle est symbolique, fait réagir.La publication d\u2019information de Rogers, ancienne cousine de L\u2019actualité, a distribué sa plus récente édition avec deux couvertures différentes.Sous le même surtitre «Équité salariale », la version au fond jaune affiche en grosses lettres « Les femmes paient 6,99 $ pour ce magazine», soit le prix courant.L\u2019autre variante af fiche sur fond noir «Les hommes paient 8,81$ pour ce magazine».L\u2019idée, explique l\u2019équipe du Maclean\u2019s, est de refléter l\u2019écart de 26 % dans les salaires des emplois à temps plein entre les hommes et les femmes au Canada.«C\u2019est une façon provocatrice d\u2019attirer l\u2019attention sur un écart qui s\u2019est à peine rétréci au fil des décennies», dit la publication dans une présentation en ligne de la démarche.«Nous espérons, dit le magazine, que ces deux couvertures suscitent ici un débat pressant qui a déjà lieu ailleurs dans le monde.» Le Maclean\u2019s s\u2019inspire entre autres d\u2019une expérience d\u2019étudiants universitaires australiens qui, lors d\u2019une vente de gâteaux, avaient modifié les prix en fonction du sexe de l\u2019acheteur gourmand.L\u2019affaire avait soulevé les passions ainsi que la colère sur les réseaux sociaux, avant de faire les manchettes.L\u2019exercice, précise le Ma- clean\u2019s, est laissé à la discrétion du lecteur, qui pourra ou non payer l\u2019écart de 1,82$.La publication torontoise promet de verser ce montant supplémentaire à l\u2019organisme Indspire, qui remet des bourses d\u2019études à des femmes autochtones.Le dossier s\u2019étaye sur une dizaine de papiers, notamment sur l\u2019écar t salarial chez les femmes transgenres et les femmes de couleur.L\u2019approche du Maclean\u2019s a suscité toutes sortes de réactions en ligne, entre les applaudissements (« Merci Ma- clean\u2019s d\u2019être un leader »), les blagues de mononcle (« Je vais envoyer ma femme l\u2019acheter ») et la colère (« 0 $, voilà ce que je paierais pour ce torchon »).Comme quoi le débat ne fait que commencer.Le Devoir N ew York \u2014 Le New York Times a enregistré au quatrième trimestre de 2017 une nouvelle hausse de son portefeuille d\u2019abonnés aux seules éditions en ligne, qui atteint désormais 2,64 millions de lecteurs, en hausse de 41,8% sur un an.Après avoir connu un net ralentissement après l\u2019assermeta- tion de Donald Trump, le quotidien a accéléré de nouveau et a fait un gain net de 157 000 abonnés numériques, soit mieux que pour chacun des deux trimestres précédents (154 000 et 114 000), selon un communiqué publié jeudi.En trois ans seulement, le New York Times a triplé le nombre de ses abonnés aux seuls contenus en ligne.Il ne publie plus désormais de chiffres concernant les abonnés aux éditions papier.Les abonnements représentent désormais 60 % du chiffre d\u2019af faires annuel du groupe, contre un tiers seulement pour la publicité.Le rapport a basculé en 2012, année lors de laquelle les recettes publicitaires sont passées en deçà du seuil de 50 % du chif fre d\u2019affaires total.Sur l\u2019année 2017, les revenus tirés de la publicité ont reculé de 3,8 %.Dans le détail, la publicité sur les supports imprimés a baissé de 13,9 % en valeur, tandis que celle dif fusée sur les suppor ts numériques a augmenté de 14,2 %.«Il apparaît que notre modèle écono mique fondé d\u2019abord sur les abonnements est un moyen efficace de soutenir nos ambitions journalistiques », a commenté le p.-d.g., Mark Thompson, cité dans le communiqué.Si le chif fre d\u2019af faires total est en hausse de 7,7% sur l\u2019année, à 1,67 milliard de dollars, le groupe termine 2017 à l\u2019équilibre, avec un résultat net de 4,2 millions de dollars.Un décalage dû, en partie, à une perte nette de 57 millions de dollars enregistrée au quatrième trimestre, liée à une série de charges exceptionnelles, principalement des engagements liés aux retraites et un effet fiscal consécutif à la réforme votée récemment au Congrès.Le New York Times prévoit une augmentation des revenus provenant des abonnés comprise entre 5 et 9 % au premier trimestre 2018, conjuguée à une baisse des revenus publicitaires également située entre 5 et 9 %.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 5 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514 985-3454 ou edevarennes@ledevoir.com Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com NOUS SOMMES SOUVENT COPIÉS, MAIS JAMAIS ÉGALÉS ! DÉJA 23 ANS ! P e r m i s d u Q u é b e c MAGISTRALE RUSSIE, VILLES D\u2019ART \u2013 22 JRS Un seul départ : 7 mai GROUPE 20 PERSONNES Nos deux villes Reines Saint-Petersbourg 6 jrs, le joyau de Pierre le Grand, Moscou 6 jrs, capitale fédératrice dans le sillage d\u2019Ivan le Terrible.Une croisière sur le magnifique Rostropovich, cabine avec balcon, 6 nts sur la Volga et la Néva.Circuit de l\u2019anneau d\u2019Or : Vladimir, Souzdal, Kostroma, Rostov Le Grand.Inclus : vol Air France, 59 repas, toutes les entrées et visites, écouteur durant tout le voyage.Guide national francophone.LES PERLES DES BALKANS \u2013 20 JRS NOUVEAU CIRCUIT REFORMULÉ.Départ : 10 septembre Slovénie, Croatie, Monténégro, Bosnie.Les couleurs de la Croatie, les Trésors de la Bosnie et les merveilles de la Slovénie.Ljubljana 2 nts au centre-ville, Bled, Predjama, grotte de Skocjan, Lipica, Opatija 2 nts, Rovini, Vodnjan, Pula, PN de Plitvice, Zadar 2 nts, PN de Krka, Sibenik, Primosten Burnji, Trogir, Split, Orebic, Korcula, Mali Ston, Dubrovnik 2 nts à 10 min à pied de la ville, Konavle, Perast, Bouches du Kotor, Budva, Mostar, Sarajevo, Zagreb 3 nts au centre-ville.Inclus : vols Air France, 49 repas, guide national francophone.Des voyages où vous prendrez le temps de visiter, des circuits clairs et ayant du contenu.Les circuits les mieux conçus sur le marché, ce qui fait toute la différence! Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com «Voilà une petite érablière comme on rêve d\u2019en trouver.» (P.Mollé).Tout fait maison.Ambiance authentique.Chansonnier et musique traditionnelle.(F.d.s.) Nombreux produits d\u2019érable.Toutes nos viandes proviennent d\u2019animaux élevés sur notre ferme sans aucun ajout.Apportez votre vin.Venir chez nous, c\u2019est l\u2019adopter.Ouvert dès maintenant.Sur réservation.www.erabliere-st-henri.ca 450 459-9469 Erablière St-Henri 960, Chemin St-Henri, Ste-Marthe.MONTÉRÉGIE - SUROIT S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L a scène se déroule dans un poste de police de Por t- land, le ici et maintenant de la nouvelle série de HBO Here and Now.Deux sœurs ont été arrêtées après avoir violenté un fanatique pro-vie devant une clinique pour femmes où la plus jeune (Kristen) s\u2019est fait diagnostiquer une ITS contractée à sa première relation sexuelle.Kristen est Blanche, l\u2019aînée Ashley, Afro-Américaine.Ce qui n\u2019est déjà pas banal.Les deux sont belles, riches, cultivées et bien élevées, ce qui est beaucoup plus courant à la télé.Quand vient le moment de la prise de photo judiciaire, la policière, une grande blonde, questionne Ashley sur son magnifique sac à main.Sa propriétaire, qui travaille en mode, explique qu\u2019il vaut des centaines de dollars.« Et on me l\u2019a offert», lance-t-elle, en ajoutant : «Avant que vous me soupçonniez de l\u2019avoir volé.» Vient ensuite la fouille manuelle.Et l\u2019humiliation continue.La policière passe la main sous la jupe d\u2019Ashley et la force à retirer sa perruque.«Pour moi, cette scène, son écriture et son montage montrent très bien ce qu\u2019est cette série, explique au Devoir la comédienne Jerrika Hinton, qui joue Ashley.Ce qu\u2019Ashley endure alors est tellement pénible et humiliant\u2026 On expose l\u2019Amérique dans un certain sens.» Ball aux commandes Here and Now est d\u2019autant plus attendue qu\u2019elle entremêle trois références ultragagnantes: les acteurs Tim Robbins dans le rôle du père philosophe dépressif Greg Bishop et Holly Hunter dans celui de sa femme acariâtre Audrey Bayer-Boatw- right ; HBO, la meilleure chaîne télé du monde des séries depuis la fin du siècle dernier ; et Alan Ball aux commandes scénaristiques.M.Ball est le créateur de Six Feet Under (2001-2005), un des sommets du nouvel âge d\u2019or des productions sérielles.Il faut réser ver l\u2019usage de cer tains concepts, mais bon, si celui de chef-d\u2019œuvre culturel ne s\u2019applique pas à Six Feet Under, c\u2019est bien qu\u2019aucune création de la télé n\u2019y aura jamais droit.« C\u2019était assez magique de recevoir la proposition de participer à cette série, dit encore Jerrika Hinton.Dès ma première lecture du scénario, j\u2019ai été très excitée à l\u2019idée de la naissance de quelque chose de semblable.Ensuite, j\u2019ai été doublement excitée en découvrant quelle contribution personnelle je pourrais faire à cette création puisque Ashley est tellement unique.» Un personnage complexe, en vérité, et dans une série qui les accumule.Ashley est mariée à un Blanc républicain (enfin, il l\u2019était avant Trump) et ses parents adoptifs sont tout aussi blancs que chez Nor vège et cie.Des parents extrêmement cool en apparence, libéraux et progressistes à souhait, qui ont aussi adopté un Asiatique et un Latino en plus d\u2019avoir une fille naturelle, la jeune Kristen.Portait de groupe Le surdoué de la télé Alan Ball propose ainsi une autre histoire de famille dysfonctionnelle pour finalement composer un grand portrait de groupe de sa société.Six Feet Under exposait un clan des pompes funèbres vivant de la mort dans une Amérique cherchant par tous les moyens à en nier l\u2019inéluctabilité.L\u2019axe thématique de Here and Now tourne autour des questions d\u2019identité qui obsèdent maintenant les États-Unis (et notre coin du continent aussi, évidemment).Le racisme, le sexisme, l\u2019homophobie, la trans- phobie et toutes les peurs des dif férences socioculturelles, sexuelles ou religieuses qui s\u2019accumulent et s\u2019entrecroisent.Il y a bien sûr quelque chose de commun entre la famille de Here and Now et celle de This Is Us, série made in USA la plus encensée de l\u2019heure, reprise ici sur ICI Radio-Canada Télé.On y retrouve en tout cas la même préoccupation obsessionnelle pour les familles multiraciales et reconstituées, le même intérêt pour la filiation et la résilience, les peines et les joies vécues en clans serrés mais maganés.« C\u2019est toujours intéressant de voir des interprétations de la vraie vie à la télé, commente la comédienne américaine jointe à Toronto.Le casting des séries s\u2019ouvre plus à la diversité.Ça me semble donc tout naturel de voir ces familles multiraciales.C\u2019est aussi un reflet de la vie réelle.Il y a des gens de diverses origines dans ma propre famille.Ce n\u2019est pas une obsession américaine : c\u2019est une obsession de montrer le monde tel qu\u2019il est.» Un trans musulman Chacun des personnages semble tout de même dessiné pour incarner une particularité anti-essentialiste et les réactions qu\u2019elle suscite.La démonstration atteint son paroxysme (ou son point de démonstration par l\u2019absurde) au sein d\u2019une famille d\u2019intellectuels progressistes iranienne, liée à celle des bishops, dont l\u2019adolescent veut devenir une adolescente voilée et pratiquante.Qui dit mieux?Faut-il pour autant voir dans cette série (et l\u2019autre familiale) une production du «monde tel qu\u2019il est» de l\u2019ère Trump, là et maintenant ?Les États-Unis vivent une sorte de cauchemar éveillé.Les fractures abyssales de ce pays-continent se révèlent partout, jusqu\u2019au sommet de la Maison-Blanche.Il semblerait bien normal d\u2019exposer ces failles à partir d\u2019un point de vue positif (avec This Is Us) et négatif, ou critique, et peut- être même d\u2019une franche ironie (avec Here and Now).Jerrika Hinton, elle, repousse les surinterprétations sociopolitiques.« J\u2019ai été attirée par une histoire familiale, par une histoire d\u2019êtres humains qui essaient de comprendre leurs identités et de se comprendre les uns les autres, dit-elle.La lecture politique dépend de la relation à l\u2019œuvre.Et Alan Ball est très habile dans le mélange des genres.On se demande donc si Here and Now est une série dramatique ou une comédie noire.» Un élément surnaturel ajoute de la curiosité.Le plus jeune fils Ramon (Daniel Zovatto), gai, a des hallucinations et semble doué de préscience.Ce rouage qui pouvait d\u2019abord sembler plaqué et grinçant s\u2019avérera peut- être finalement le plus stimulant de la mécanique narrative.Les hauts et les bas?Car, pour l\u2019instant, Here and Now reçoit un accueil que n\u2019enviera pas Six Feet Under, sous la moyenne sur l\u2019agréga- teur de commentaires Rotten Tomatoes.La critique en chef de Variety, Maureen Ryan, a parlé d\u2019épisodes « mi-cuits » et « interminables».Ouch ! Ce rejet sévère découle du constat imparable que les personnages passent leur temps à discourir de manière plus ou moins pédante et pesante sur leur état.Les scènes multiplient les occasions didactiques où les protagonistes expliquent leurs origines et leurs situations familiales atypiques à d\u2019autres personnages.L\u2019affiche de la série, une vue en plongée sur les membres de la famille Bayer entourés de bulles, concentre probablement involontairement la célébration du nombrilisme souvent insupportable.Mais bon, c\u2019est HBO, c\u2019est Alan Ball, c\u2019est Tim Robbins, Holly Hunter et Jerrika Hinton, alors ça vaut au moins un petit détour\u2026 Le Devoir Est-ce ainsi que les Américains vivent?Le créateur de Six Feet Under signe le scénario de la nouvelle série télévisée Here and Now HBO CANADA Selon la comédienne Jerrika Hinton, qui joue Ashley, «on se demande si Here and Now est une série dramatique ou une comédie noire», vu l\u2019habileté de l\u2019auteur Alan Ball.Équité salariale : deux prix différents pour le magazine Maclean\u2019s Le New York Times compte 2,64 millions d\u2019abonnés en ligne MACLEAN\u2019S L\u2019exercice, précise le Maclean\u2019s, est laissé à la discrétion du lecteur, qui pourra ou non payer l\u2019écart de 1,82$.KAREN BLEIER AGENCE FRANCE-PRESSE En trois ans seulement, le New York Times a triplé le nombre de ses abonnés aux seuls contenus en ligne. d\u2019être le pays hôte, mais surtout sur la plus bête de toutes : la richesse de l\u2019économie.Cette richesse qui, au-delà des grands idéaux d\u2019excellence, de dépassement de soi, d\u2019éthique et de fraternité, donne aux athlètes l\u2019alimentation, le temps, les équipements sportifs, l\u2019encadrement technique et professionnel, les voyages, les soins et même, parfois, les drogues indétecta- bles nécessaires à leur éclosion et à leur plein développement.La richesse qui convainc aussi, au besoin, des champions kenyans, nigérians ou marocains de concourir pour la Grande-Bre- tagne ou des émirats arabes.La logique de l\u2019investisseur Mais l\u2019argent n\u2019est pas tout.Il y a aussi la façon de le dépenser, expliquait The Economist dans un autre article l\u2019an dernier sur le secret du récent succès du programme olympique britannique.Pourvu quand même d\u2019un budget de presque 500 millions pour les Jeux d\u2019été de 2016, ce programme serait néanmoins beaucoup moins riche que celui d\u2019autres pays, comme le Japon et la Corée du Sud, mais il a permis de remporter bien plus de médailles.Adoptant « l\u2019approche impitoyable d\u2019un investisseur », il concentre ses efforts sur les disciplines et les athlètes qui ont les meilleures chances de remporter des médailles, dénichant et encadrant les talents le plus tôt possible et n\u2019hésitant pas à les abandonner dès qu\u2019ils se font un peu plus vieux ou qu\u2019ils accusent une baisse de régime.La Grande-Bretagne est ainsi par venue à faire bondir sa récolte de médailles aux Jeux d\u2019été de 15 en 1996 à 65 en 2012.Au même moment, note-t-on, la pratique du sport ne cesse de dégringoler au sein de la population britannique dans son ensemble, et particulièrement chez les plus pauvres.Les fameuses retombées La raison qui est le plus souvent évoquée par les villes qui souhaitent organiser les Jeux olympiques est leurs retombées économiques.Mais c\u2019est aussi la plus mauvaise, concluaient en 2016 les économistes américains Robert Baade et Victor Matheson dans un article scientifique faisant le point sur les connaissances à ce sujet et qui conclut que ces retombées sont, en moyenne, dix fois moins élevées que ce à quoi on s\u2019attendait.Le problème vient d\u2019abord des coûts, qui ne cessent d\u2019augmenter et qui sont aussi systématiquement sous-estimés depuis au moins 50 ans.La facture des Jeux d\u2019hiver de Salt Lake City se serait élevée à environ 2,5 milliards en 2002, contre 12 milliards à Pyeongchang cette année et 51 milliards à Sotchi il y a quatre ans.Défendus par des promoteurs aux lunettes roses et souvent réalisés dans l\u2019urgence, les Jeux affichent toujours des dépassements de coûts, dont la médiane est de 150 %, et avec pour grandes « championnes » Montréal (été 1976) et Sarajevo (hiver 1984), où les budgets initiaux ont été multipliés par dix.Le problème vient aussi des revenus.Il faut savoir que, pour un peu plus de 7,5 milliards en dépenses pour les Jeux d\u2019hiver à Vancouver en 2010, le comité organisateur n\u2019a reçu que 400 millions en droits de télévision et 175 millions en commandites internationales, contre respectivement 2,7 milliards et 475 millions pour le CIO.Même si l\u2019on a ajouté 690 millions de commandites, 250 millions en vente de billets et 51 millions de produits dérivés, ça ne faisait qu\u2019un total de 1,5 milliard pour les organisateurs.Et le tourisme ?Et les infrastructures ?Et le fait d\u2019être enfin mis sur la carte ?Les touristes olympiques ne font souvent que prendre la place d\u2019autres touristes qui seraient venus de toute façon.Et l\u2019argent dépensé en routes, en stades et en piste de bobsleigh serait aussi allé dans des routes, peut-être des stades, mais sûrement dans des écoles avant des pistes de bobsleigh.Irait-on moins à Londres s\u2019il n\u2019y avait pas eu les Jeux et va-t-on plus à Lillehammer depuis 1994?En fait, on ne voit généralement pas de différence dans le développement économique à long terme des villes comparables, qu\u2019elles aient tenu les Jeux ou pas, rapportent Baade et Matheson.Alors, pourquoi les Jeux olympiques ?Pas pour la beauté du sport, en tout cas, pour les responsables des cas de dopage.Le Devoir É R I C D E S R O S I E R S Dégoûté par la tournure que prennent les événements autour du scandale du dopage systématique des athlètes russes et de sa gestion complaisante, selon lui, par les instances du mouvement olympique, l\u2019ex-président de l\u2019Agence mondiale antidopage et plus ancien membre du Comité international olympique (CIO), Dick Pound, a dressé un constat cruel, cette semaine, devant le journaliste de Radio- Canada Martin Leclerc.L\u2019idéal olympique, lui a- t-il dit, n\u2019a pas cessé d\u2019être de plus en plus malmené par les questions d\u2019argent depuis le jour où il a lui-même négocié pour la première fois les droits de télédiffusion et de commandites des Jeux au nom du CIO au tournant des années 1980.En matière de dopage seulement, The Economist faisait remarquer jeudi que, lorsque des fortunes en subventions et en commandites dépendent d\u2019une médaille, ou même de sa couleur, il ne faut pas se surprendre que des athlètes et leurs fédérations sportives soient prêts à recourir à tous les moyens pour gagner.La tentation est d\u2019autant plus forte lorsque les règles sont pleines de trous et que l\u2019ensemble des agences antidopage dans le monde dispose d\u2019environ 300 millions par an pour assurer la surveillance de fédérations et de ligues sportives qui engrangent annuellement plus de 50 milliards.L\u2019or à l\u2019argent Mais ce n\u2019est pas le seul domaine où l\u2019argent vient fausser les choses sous les cinq grands anneaux olympiques.À tous les Jeux olympiques d\u2019été, la firme PricewaterhouseCoopers dresse la liste des pays participants et de leur nombre de médailles remportées.La particularité de cette liste est qu\u2019elle n\u2019est pas dévoilée après les compétitions, mais avant même que les premiers athlètes débarquent dans le village olympique.Pour les derniers Jeux, à Rio de Janeiro, la firme de consultants avait réussi à nommer les 14 premiers pays, dont la plupart dans le bon ordre.Ce tour de force a été réalisé en se basant sur toutes sortes de variables, dont la taille de la population, les résultats passés et l\u2019avantage L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E B 6 DIRECTEUR DE PHILANTHROPIE Le Devoir est à la recherche de candidatures pour le poste de directeur de la philanthropie.Depuis 2015, Le Devoir compte sur des revenus de philanthropie afin d\u2019assurer la pérennité de ses activités.Avec l\u2019apport des Amis du Devoir, un organisme à but non lucratif (OBNL), Le Devoir a recueilli plus d\u2019un million de dollars auprès de quelque 2000 donateurs uniques.Le Devoir souhaite développer significativement ses activités philanthropiques afin d\u2019en consolider et accroître les revenus.Pour ce faire, il crée un nouveau poste de directeur de la philanthropie, sous l\u2019autorité de la vice-présidente au Développement.DESCRIPTION DE TÂCHES Contribuer à l\u2019élaboration des stratégies de sollicitation des donateurs avec le département des communications et du marketing; Rédiger des plans d\u2019action avec des objectifs quantitatifs; Planifier, organiser, réaliser, contrôler et évaluer les différentes activités de sollicitation; Solliciter des commandites pour des projets spécifiques auprès d\u2019une clientèle d\u2019affaire; Encadrer et assurer le suivi des activités du comité de sollicitation de l\u2019OBNL Les Amis du Devoir; Développer et maintenir les relations professionnelles avec les donateurs et les bénévoles; Mettre en place un programme de reconnaissance et de fidélisation des donateurs; Préparer les documents de sollicitation destinés aux donateurs potentiels; Organiser au besoin des activités de financement privé; Constituer, superviser et gérer la base de données.EXIGENCES Baccalauréat dans un domaine pertinent; Minimum de cinq ans d\u2019expérience en financement ou en philanthropie; Capacités démontrées d\u2019initier et de concrétiser des projets et d\u2019atteindre des objectifs en sollicitation de fonds; Expérience dans la gestion des bases de données; Certification en gestion philanthropique est un atout; Autonomie, rigueur et polyvalence; Habiletés en communications et relations interpersonnelles.Excellente maîtrise du français écrit et parlé.TRAITEMENT Poste à temps plein (35 heures/semaine) Le lieu de travail est situé au centre-ville de Montréal.Salaire et avantages concurrentiels DATE LIMITE La date limite pour la réception des candidatures est le 23 février 2018.Les dossiers de candidature doivent être remis à msimard@ledevoir.com.Seules les personnes sélectionnées pour une entrevue seront contactées.À PROPOS DU DEVOIR Fondé en 1910, Le Devoir est un quotidien indépendant de qualité qui a amorcé depuis quelques années un virage numérique.Outre sa version imprimée, Le Devoir mise sur un site Internet, des applications tablette et mobile dans le cadre d\u2019une stratégie pour accroître et diversifier son lectorat.Note : le masculin est utilisé à titre épicène afin de ne pas alourdir le texte.C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S Les Jeux olympiques, ce sont le sport, le dépassement de soi, la rencontre des peuples et, bien sûr, l\u2019or, l\u2019argent et le bronze.Mais surtout l\u2019argent.ANALYSE L\u2019argent des Jeux olympiques GREGORY BULL ASSOCIATED PRESS Les coûts des Jeux ne cessent d\u2019augmenter.La facture de ceux de Salt Lake City se serait élevée à environ 2,5 milliards en 2002, contre 12 milliards à Pyeongchang cette année.L ondres \u2014 Le projet de sanctions de l\u2019Union européenne pour encadrer la période de transition après le Brexit est « peu judicieux » et « de mauvaise foi », a dénoncé jeudi à Londres le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, dans une déclaration à la virulence inhabituelle.« Je ne pense pas que c\u2019était faire montre de bonne foi que de publier ce document au langage franchement discourtois, impliquant qu\u2019ils pourraient, dans les faits, arbitrairement mettre fin à la période de transition », a déclaré le ministre aux médias.« C\u2019est de mauvaise foi et peu judicieux de publier ça.» Il commentait le document dévoilé mercredi par l\u2019Union européenne, qui comporte un arsenal de sanctions pour «éviter un jeu déloyal » de la part de Londres durant la période de transition après le divorce.Le projet de texte fixant les règles imposées au Royaume- Uni pour la période de transition après sa sortie de l\u2019UE le 29 mars 2019 prévoit la possibilité de sanctions, notamment « un mécanisme permettant à l\u2019Union de suspendre certains bénéfices pour le Royaume- Uni découlant de sa participation au marché unique ».Cette clause incluse sous forme de notule dans le projet d\u2019accord a été ajoutée à l\u2019occasion de la reprise des négociations mardi à Bruxelles.« L\u2019Union européenne répond à la demande de Theresa May de pouvoir bénéficier du marché unique et de l\u2019Union douanière pour un temps limité pendant lequel tous doivent jouer selon les mêmes règles », avait expliqué Stefaan De Rynck, conseiller de Michel Barnier, le négociateur en chef de l\u2019UE, dans un message posté sur son compte Twitter.Non-respect des règles « Prévoir la possibilité de sanctions en cas de jeu déloyal fait par tie de tout accord », avait-il souligné.Les 27 par tenaires du Royaume-Uni souhaitent pouvoir lui couper l\u2019accès au marché unique en cas de non-respect des règles, cela dans l\u2019hypothèse où le temps manquerait pour porter le litige devant la justice européenne.Cette disposition implique de pouvoir imposer des droits de douane à un pays encore membre de l\u2019UE jusqu\u2019en décembre 2020.Cet ajout avait provoqué dès mercredi la colère de plusieurs députés conservateurs au Royaume-Uni.« Ces menaces idiotes montrent à quel point l\u2019Union européenne a peur », avait dit l\u2019influent député conser vateur britannique Bernard Jenkin sur la BBC.«Ce sera très difficile à accepter pour Theresa May », avait pour sa part jugé Jacob Rees-Mogg, l\u2019un des principaux rivaux politiques de la première ministre.Demeurer dans le marché unique permettra au Royaume- Uni de continuer à faire du commerce sans barrières ni contrôles douaniers pendant la transition, tandis que les citoyens britanniques pourront continuer de vivre et de travailler dans n\u2019importe quel autre État de l\u2019UE.La déclaration de David Davis survient alors que Theresa May a réuni mercredi et jeudi les principaux membres de son gouvernement pour définir avec eux la future relation entre le Royaume-Uni et l\u2019UE.David Davis a commenté ces réunions en assurant que l\u2019atmosphère avait été « très constr uctive, beaucoup de questions ont été réglées », tout en ajoutant que « des progrès restent à faire ».L\u2019exécutif est déchiré entre les partisans d\u2019une franche rupture avec les 27, dont le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, et celui de l\u2019Environnement, Michael Gove, et ceux qui veulent maintenir des liens forts avec l\u2019UE, en particulier Philip Hammond, le ministre des Finances.Devant l\u2019indécision de Londres, Michel Barnier avait pressé lundi Theresa May de « faire un choix».«Nous avons besoin de clarté sur les propositions britanniques sur la future relation», avait-il dit.En décembre, Londres et Bruxelles avaient conclu un accord préliminaire sur leur divorce, et ils doivent désormais s\u2019entendre sur la période de transition post-Brexit et la future relation qui unira les deux parties.Agence France-Presse BREXIT Londres accuse l\u2019UE de « mauvaise foi » Ces menaces idiotes montrent à quel point l\u2019Union européenne a peur Bernard Jenkin, député conservateur britannique « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 ECONOMIE B 7 J U L I E N A R S E N A U L T L e congédiement de quelque 500 employés le mois dernier ne sera pas suffisant pour mettre fin au régime minceur actuellement en vigueur chez Pages Jaunes, prévient son président et chef de la direction, David Eckert.Selon lui, cette restructuration, qui a fait fondre d\u2019environ 18 % l\u2019ef fectif de l\u2019entreprise, n\u2019était que la «première étape d\u2019envergure» visant à atteindre un équilibre entre les revenus et les dépenses de la société.« Nous nous sommes penchés sur les dépenses comme priorité afin d\u2019améliorer notre per formance », a expliqué M.Ecker t jeudi, au cours d\u2019une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre.« Ce n\u2019est jamais plaisant de procéder à de telles réductions.» Celui qui a été nommé à son poste en septembre dernier a souligné aux analystes que, depuis 2012, les dépenses de Pages Jaunes sont demeurées stables alors que les revenus ont pratiquement plongé de moitié.La transition numérique a été douloureuse pour l\u2019éditeur de l\u2019annuaire Pages Jaunes, qui n\u2019a pas vu son chiffre d\u2019affaires croître depuis 2008.Il génère la majorité de ses recettes grâce à ses activités numériques, mais cela n\u2019est pas suffisant pour contrebalancer le déclin du secteur imprimé.Se disant bien au fait de cette situation.M.Eckert a affirmé aux analystes qu\u2019il fallait d\u2019abord réduire les coûts puisqu\u2019il faudra encore du temps à son équipe pour établir une stratégie visant à générer de la croissance.« Ce n\u2019est pas en multipliant les compressions que nous allons atteindre nos objectifs, a- t-il dit.Nous sommes en train d\u2019évaluer quelles sont les stratégies et améliorations que nous pouvons déployer pour générer des revenus.» Néanmoins, a ajouté M.Eckert, l\u2019approche doit être « équilibrée », ce qui, à son avis, justifie les efforts de réduction de dépenses actuellement mises en avant.En plus de l\u2019annuaire imprimé Pages Jaunes, la société \u2014 qui tente de rivaliser avec des géants numériques \u2014 est propriétaire des marques numériques RedFlagDeals.com, Canada411.ca, 411.ca, Boo- kenda.com, DuProprio.com et ComFree.com.Sans fournir de détails, M.Eckert a une fois de plus réitéré que toutes les options, y compris la vente de certaines activités jugées non essentielles, seraient étudiées afin de relancer la compagnie.Importantes charges Quant à sa performance au quatrième trimestre, Pages Jaunes a af fiché une per te nette de 586,3 millions, ou 22,33 $ par action, ce que l\u2019entreprise a attribué à une charge de dépréciation de valeur de 507 millions.À la même période l\u2019an dernier, lorsque la compagnie avait inscrit une charge de 600 millions dans ses résultats, la perte avait été de 431,6 millions, ou 16,35$ par action.Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, la décroissance des revenus s\u2019est poursuivie.Le chiffre d\u2019af faires a été de 183,8 millions, en recul de 9,32 %.Les recettes des médias imprimés et des activités numériques ont reculé respectivement de 22,6 % et de 2,3 %.Même si le bénéfice d\u2019exploitation ajusté a plongé de 18 % pour s\u2019établir à 46,9 millions, ce résultat a dépassé les attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui anticipaient 39 millions.Par ailleurs, en raison des nombreux changements envisagés par la haute direction de Pages Jaunes, l\u2019entreprise cessera de publier ses prévisions pour une « courte période » de temps, a indiqué M.Eckert.«Je désire que toute l\u2019équipe s\u2019affaire à effectuer les changements nécessaires le plus rapidement possible plutôt que de passer du temps à faire des prédictions, a-t-il affirmé.Parfois, lorsqu\u2019il y a des travaux sur une route, mieux vaut interdire la circulation sur celle-ci.» Dans l\u2019ensemble, Drew McReynolds, de RBC Marchés des capitaux, a estimé que les résultats trimestriels de Pages Jaunes étaient «positifs» en dépit des nombreux défis qui se dressent devant la société.« Nous demeurons toutefois prudents étant donné que les revenus demeurent sous pression », a expliqué l\u2019analyste dans une note.Pour l\u2019exercice, la perte nette de Pages Jaunes s\u2019est chiffrée à 589,3 millions, ou 22,32$ par action, par rapport à 403,7 millions, ou 15,23$ par action, en 2016.Les revenus ont fléchi de 8,8%, à 745,8 millions.À la Bourse de Toronto, le titre de la compagnie se négociait à 6,83 $ en mi-journée, en hausse de 12 ¢, ou 1,79 %.La Presse canadienne Pages Jaunes n\u2019a pas fini de se serrer la ceinture Les coupes effectuées le mois dernier n\u2019étaient que la « première étape d\u2019envergure » visant à atteindre l\u2019équilibre, prévient le p.-d.g.A N D Y B L A T C H F O R D à Ottawa U ne haute dirigeante de la Banque du Canada a lancé un avertissement, jeudi, au sujet des risques liés à la domination croissante d\u2019une poignée de grandes entreprises dans l\u2019économie numérique \u2014 et, plus précisément, à leur monopole sur les données des consommateurs.La première sous-gouver- neure de la banque centrale, Carolyn Wilkins, a affirmé que les gouvernements inquiets des conséquences économiques négatives que pourraient avoir les grandes sociétés technologiques si leur puissance n\u2019est pas contrôlée devraient d\u2019abord se concentrer sur l\u2019ajustement de leurs politiques.Dans le texte préparé d\u2019un discours présenté jeudi à Mon- tebello, elle a rappelé que l\u2019économie numérique était un moyen prometteur d\u2019augmenter la croissance tendancielle et le niveau de vie en général \u2014 pour vu que des ef for ts soient accomplis pour s\u2019assurer que personne ne soit laissé pour compte.Mme Wilkins a indiqué que la montée des entreprises « phares » pouvait entraîner une diminution du nombre d\u2019emplois par rapport à ceux qui sont créés par les entreprises traditionnelles.Il est aussi plus facile pour ces grandes entreprises technologiques d\u2019éviter les taxes et les impôts puisque leur production n\u2019est pas rattachée à une adresse fixe, a-t-elle ajouté.Selon Mme Wilkins, le fait d\u2019avoir accès aux données de consommateurs peut aider les entreprises à évincer leurs rivales et af faiblir les bienfaits de la concurrence.«L\u2019impression selon laquelle le «gagnant rafle toute la mise» s\u2019amplifie dans une économie numérique, car les données des utilisateurs y deviennent une autre source de monopole», a affirmé la sous-gouver- neure dans le cadre d\u2019un symposium du G7 sur l\u2019innovation et la croissance inclusive.« Nous n\u2019arriverons pas à tirer tous les avantages de l\u2019innovation si nous ne contrôlons pas la puissance du marché.» Mme Wilkins a noté que les cinq plus grandes entreprises technologiques du monde possédaient une valeur boursière avoisinant les 3500 milliards $US, soit environ le cinquième de la taille de l\u2019économie américaine.Plusieurs solutions sont possibles, a-t-elle poursuivi, comme la modernisation des politiques antitrust et sur la concurrence, ainsi que l\u2019exploration des règles sur la propriété et le partage de données \u2014 peut-être en donnant aux utilisateurs la maîtrise de leurs données ou en obligeant les entreprises à payer les consommateurs pour les obtenir.Mme Wilkins a aussi estimé qu\u2019il valait mieux lever le flou juridique qui entoure la confidentialité des données, la sécurité de l\u2019information et les droits des consommateurs dans de nombreux États et territoires.Le message de la sous-gou- verneure sur vient alors que les leaders de la communauté technologique du Canada demandent aux gouvernements de développer un plan pour aider le pays à tirer profit du secteur des mégadonnées, qui prend de plus en plus d\u2019importance, et à parer aux risques qui lui sont associés.Une porte-parole du ministre du Développement économique, Navdeep Bains, a indiqué qu\u2019Ottawa pouvait aider le Canada à devenir un leader dans le secteur des données et que des discussions avaient actuellement lieu à ce sujet.La Presse canadienne La Banque du Canada souhaite des politiques pour encadrer les données personnelles JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Philippe Couillard et le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, jeudi.La nouvelle mouture du REM coûtera 6,3 milliards de dollars, soit 300 millions de plus que prévu.J E A N N E C O R R I V E A U P lutôt que d\u2019être locataire de la gare Centrale, où son train électrique circulera, la Caisse de dépôt et placement du Québec a décidé de se porter acquéreur des équipements ferroviaires qui s\u2019y trouvent.La CDPQ a fait le point jeudi sur son projet de train électrique, qui porte désormais un nouveau nom : le Réseau express métropolitain (REM).La nouvelle mouture du projet coûtera 6,3 milliards de dollars, soit 300 millions de plus que prévu, et comportera une station de moins, soit 26 au lieu de 27.La Caisse a fait savoir qu\u2019elle avait entrepris des pourparlers avec le CN afin de devenir propriétaire des infrastructures ferroviaires de la gare Centrale et du Viaduc du Sud, qui sont aussi utilisés par d\u2019autres transporteurs, comme VIA Rail, le Réseau de transport métropolitain et Amtrak.Elle y voit une occasion d\u2019affaires intéressante qui permettra d\u2019assurer la pérennité publique de ces infrastructures.La Caisse a ainsi créé une nouvelle filiale, InfraMtl.co, qui gérera ces actifs auxquels s\u2019ajoutera le tunnel Mont-Royal, dont elle souhaite aussi devenir propriétaire.Elle soutient d\u2019ailleurs qu\u2019à terme, le REM pourrait cohabiter avec le train à grande fréquence (TGF) que souhaite mettre en service VIA Rail entre Québec et Montréal.Des enjeux technologiques demeurent toutefois à régler, mais d\u2019ici là, le TGF pourrait s\u2019arrêter à la gare A40 pour que les passagers puissent monter à bord du REM et se rendre au centre-ville de Montréal, a-t-on expliqué jeudi.Cer tains travaux, comme le renforcement des rails, ont été entrepris pour préparer l\u2019arrivée du TGF.La Caisse n\u2019a pas voulu dévoiler la valeur de ces infrastructures, dont les coûts ne sont pas inclus dans la facture de 6,3 milliards du projet.Une station de moins Le tracé du REM a aussi été revu.Ainsi, la Caisse a renoncé au tracé en tunnel dans le secteur de Griffintown pour privilégier un tracé en surface.Cette solution comporte plusieurs avantages, dont celui d\u2019éviter la fermeture définitive de la rue Ottawa ainsi que la gestion de sols contaminés qui se trouvent dans le Parc d\u2019entreprises de la Pointe-Saint-Charles.La Caisse maintient son intention de construire une station dans ce secteur et entend l\u2019aménager conjointement avec la Ville de Montréal.Le tracé a également été modifié dans le secteur de l\u2019autoroute 13 pour longer le corridor ferroviaire existant du CN.Cette décision épargnera à la Caisse la construction d\u2019un coûteux viaduc au-dessus de l\u2019autoroute 13.Mais cette modification entraînera aussi la disparition de la station A13 dans ce secteur.Tarifs et achalandage Quant aux tarifs du REM, ils ne sont pas encore connus.Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, s\u2019est cependant dit convaincu qu\u2019ils demeureront bas afin de stimuler l\u2019achalandage du réseau.Mais la décision de déterminer les tarifs reviendra à l\u2019Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), a-t-il rappelé.Critiques À Québec, les partis d\u2019opposition ont exprimé de nombreuses réserves à l\u2019égard du projet du REM.Ce projet est trop coûteux, estime le député péquiste Alain Therrien, qui doute qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un investissement profitable aux Québécois.Il déplore aussi l\u2019attitude du gouvernement, qui, dit- il, semble applaudir au fait que Bombardier n\u2019ait par obtenu le contrat des voitures du REM.De son côté, le député de la CAQ dans Deux-Montagnes, Benoit Charette, estime que le gouvernement aurait dû exiger un minimum de contenu local pour le matériel roulant que fournira Alstom.Co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Du- bois juge que le gouvernement de Philippe Couillard semble bien pressé de réaliser le REM, qui, souligne-t-il, bénéficiera essentiellement aux circonscriptions libérales.Le Devoir RÉSEAU EXPRESS MÉTROPOLITAIN La Caisse de dépôt veut acheter des infrastructures de la gare Centrale L\u2019acquisition des équipements ferroviaires permettra d\u2019en assurer la pérennité publique ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Carolyn Wilkins L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E B 8 L a Bourse de New York, après plusieurs séances tumultueuses, a de nouveau été saisie jeudi par une grande fébrilité, faisant chuter ses indices vedettes de plus de 10% depuis les sommets atteints fin janvier.Le Dow Jones Industrial Average, qui regroupe 30 grands noms de Wall Street, a perdu 4,15%, ou 1032,89 points, pour clôturer à 23 860,46 points.Depuis son record le 26 janvier, il a abandonné 10,35%.Le S&P 500, qui regroupe les 500 plus grandes entreprises cotées aux États-Unis, a de son côté reculé de 3,75% à 2581,00 points.Il a aussi dégringolé de 10,16 % depuis son dernier record fin janvier.Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a, quant à lui, lâché 3,90% à 6777,16 points.« Les vendeurs ont clairement pris les manettes, toute l\u2019ébullition qu\u2019on a vue en janvier est désormais effacée », a remarqué Adam Sarhan, de 50 Park Investment.« Le marché cherche une direction.Et tant que rien ne change, la tendance est à la baisse.» Du côté de Toronto, l\u2019indice composé S&P/TSX a reculé de 264,97 points, soit 1,73 %, à 15 065,61 points, dans un déclin qui s\u2019est généralisé à l\u2019ensemble de ses secteurs.Les titres aurifères ont cependant constitué l\u2019exception, profitant de la hausse du cours du lingot d\u2019or, qui a pris 4,40$US à 1319,00$US l\u2019once à la Bourse des matières premières de New York.Sur le marché des devises, le dollar canadien s\u2019est négocié au cours moyen de 79,46 ¢US, en baisse de 0,25 ¢US par rapport à son cours moyen de la veille.Le huard perd des plumes depuis la semaine dernière, les investisseurs s\u2019étant tournés vers le billet vert américain, davantage considéré comme une valeur refuge.Ailleurs à la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a lâché 64 ¢US à 61,15$US le baril, tandis que celui du cuivre a rendu 1 ¢US à 3,08$US la livre.Peur de l\u2019inflation La déroute de Wall Street a été déclenchée la semaine dernière par une montée rapide du taux d\u2019emprunt à dix ans des États-Unis.Après plusieurs mois d\u2019euphorie boursière et sur fond d\u2019amélioration de l\u2019économie, les investisseurs se sont soudainement inquiétés d\u2019une possible accélération de l\u2019inflation et d\u2019une remontée plus rapide que prévu des taux d\u2019intérêt de la banque centrale américaine.En cours de séance jeudi, ce taux d\u2019empr unt a grimpé jusqu\u2019à 2,882 %, soit tout près de son niveau atteint lundi quand le Dow Jones a enregistré sa pire chute depuis 2011.Aussi, après avoir démarré près de l\u2019équilibre, les indices ont peu à peu perdu de la vigueur avant d\u2019accélérer leur débandade en fin de séance.« Le marché des actions va continuer à évoluer comme cela [en dents de scie] sans que l\u2019on sache quand ça va s\u2019arrêter», a commenté Art Hogan, de Wunderlich Securities.Dans les salles de marchés, l\u2019ambiance «est plus à la frustration qu\u2019autre chose », a-t-il ajouté.«Ce n\u2019est pas vraiment de la panique [\u2026] c\u2019est une façon de tester jusqu\u2019où on peut descendre.» Avec La Presse canadienne Agence France-Presse Fébrilité et nouvelle baisse des Bourses T witter a surpassé les attentes prudentes de Wall Street quand il a généré au premier trimestre les premiers profits de son histoire, mais cela ne suf fira pas à régler de sitôt les problèmes qui l\u2019affligent.La compagnie n\u2019est pas la seule à devoir composer avec une utilisation malicieuse de son service, des faux comptes ou les tentatives d\u2019agents russes de propager de fausses informations.Mais à cela on doit ajouter une por te tournante de dirigeants et un bassin stagnant d\u2019utilisateurs, et plusieurs se demandent maintenant qui tient la barre du navire.Chaque fois que Twitter s\u2019attaque à un problème, ou bien sa réponse est jugée inadéquate, ou bien une autre situation fait surface.« Avec ces problèmes, ils jouent à Whack-A-Mole [NDLR: ce jeu d\u2019arcade où l\u2019on tape sur la tête d\u2019une taupe avec un marteau] », a illustré Michael Twitter dégage le premier bénéfice de son histoire Connor, dont le groupe Open Mic aide les investisseurs à faire pression sur les entreprises technologiques.« Ils disent que le problème est maîtrisé, mais ils ne savent pas exactement quel est le problème.» Le bassin d\u2019utilisateurs de Twitter stagne, même si l\u2019utilisation effrénée qu\u2019en fait le président Donald Trump retient l\u2019attention de la planète.Twitter doit attirer les internautes face à des rivaux plus musclés, comme Facebook, ou plus jeunes, comme Snapchat et Instagram.La compagnie a dévoilé jeudi qu\u2019elle comptait en moyenne 330 millions d\u2019utilisateurs actifs pendant les trois derniers mois de l\u2019année dernière, soit le même nombre que pendant le trimestre précédent et en deçà des 333 millions d\u2019utilisateurs prédits par Wall Street.Les revenus de la compagnie se sont engraissés de 2 % à 732 millions $US, tandis que les analystes interrogés par la firme FactSet anticipaient des recettes trimestrielles de 687 millions $US.Son bénéfice net \u2014 le premier de son histoire \u2014 s\u2019est chiffré à 91 millions $US, soit 12 ¢US par action.Son bénéfice ajusté s\u2019est établi à 19 ¢US par action, surpassant la prédiction de 14 ¢US par action des analystes.Ce trimestre représente « une bouffée d\u2019air frais pour des investisseurs qui attendent patiemment ce revirement après des années de douleur», a écrit l\u2019analyste Daniel Ives, de la firme GBH Insights.Associated Press RICHARD DREW ASSOCIATED PRESS Les revenus de la compagnie se sont engraissés de 2 % à 732 millions $US.BRYAN R.SMITH AGENCE FRANCE-PRESSE La déroute de Wall Street a été déclenchée la semaine dernière par une montée rapide du taux d\u2019emprunt à dix ans des États-Unis.D A V I D P A D D O N B CE et Telus ont tous deux accueilli un grand nombre de nouveaux abonnés sans fil au quatrième trimestre, des gains qui se sont fait aux dépens de Rogers Communications dans le cadre d\u2019une guerre des prix des forfaits postpayés pendant le temps des Fêtes.Le propriétaire de Bell Mobilité, de Virgin Mobile et de Lucky Mobile a enregistré 158 514 activations nettes au service sans fil pendant le trimestre, dont 175 204 abonnés postpayés.Les analystes misaient sur des ajouts nets d\u2019environ 113 000 abonnés postpayés.Telus, qui détient Koodo et Public Mobile en plus de l\u2019enseigne qui por te son nom, a fait état d\u2019un gain net de 98 000 abonnés, dont 121 000 abonnements à un for fait postpayé.Les prévisions des analystes donnaient un ajout net d\u2019un peu moins de 100 000 abonnés postpayés.Dans les deux cas, les gains des abonnements postpayés ont été partiellement contrebalancés par des pertes pour les comptes prépayés.En comparaison, Rogers a indiqué le mois dernier qu\u2019il avait profité de 72 000 ajouts nets au quatrième trimestre, soit bien moins que les 100 000 attendus par les analystes.La société a connu un pépin technique avec son système d\u2019ajustement de prix, ce qui l\u2019a limitée dans sa capacité à inscrire de nouveaux abonnés à ses ser vices et a convaincu certains clients potentiels de se tourner vers ses concurrentes.Les obser vateurs s\u2019attendaient à une bonne per for- mance de la part de BCE pour le quatrième trimestre, une des périodes les plus importantes de l\u2019année pour les fournisseurs de service sans fil, mais des analystes se sont dits étonnés de voir des ajouts aussi supérieurs à leurs attentes.L\u2019analyste Phillip Huang, de Barclays Capital, a noté que Bell semblait avoir gagné « une importante part de marché » pendant une promotion de cinq jours à la mi-décembre \u2014 la période pendant laquelle Rogers a connu ses problèmes techniques.De son côté, Telus semble avoir résisté à la croissance du sans-fil de Bell et conservé ses par ts du marché pendant le trimestre.« D\u2019après les chif fres que nous obser vons, nous avons vraiment très bien fait [pendant le trimestre] », a affirmé le directeur financier de Telus, Doug French, lors d\u2019un entretien avant la conférence téléphonique de l\u2019entreprise avec des analystes.Lors de la conférence téléphonique de BCE, le chef de la direction, George Cope a indiqué ne pas être capable de se souvenir d\u2019avoir connu une telle combinaison de croissance des abonnés sans fi l , des par ts de marché et des résultats financiers au cours d\u2019un même trimestre.«Nous cherchons à faire en sorte que cet élan se poursuive en 2018», a ajouté M.Cope.Revenus en hausse au 4e trimestre BCE a annoncé que son dividende annuel grimperait à 3,02$ par action ordinaire, soit 75,5¢ par trimestre, à compter du mois d\u2019avril, grâce à la croissance des flux de trésorerie.L\u2019entreprise prévoit une plus lente croissance de ses revenus pour 2018.Elle estime que celle-ci sera de 2,0 à 4,0%, comparativement à celle de 4,6 % observée en 2017.Le bénéfice ajusté par action devrait être d\u2019entre 3,42 $ et 3,52 $ par action, après avoir été de 3,39 $ en 2017.Le bénéfice net de BCE a reculé à 575 millions, soit 64¢ par action, au cours du plus récent trimestre.En comparaison, il avait été de 657 millions, ou 75 ¢ par action, un an plus tôt.Le résultat du dernier trimestre de 2017 comprenait des coûts plus élevés en ce qui a trait aux indemnités de départ et aux coûts d\u2019acquisitions, ainsi qu\u2019une plus forte perte nette sur investissements et des charges de dépréciation.Sur une base ajustée, le bénéfice de BCE a atteint 684 millions, ou 76¢ par action, en regard d\u2019un profit de 667 millions, ou 76¢ par action, un an plus tôt.Les analystes s\u2019attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté par action de 75 ¢, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.Les revenus d\u2019exploitation de BCE ont grimpé de 4,5 % à 5,96 milliards, par rappor t à 5,7 milliards un an plus tôt.Les revenus du quatrième trimestre de Telus ont pris 5 % par rapport à l\u2019an dernier, pour atteindre 3,47 milliards.Son bénéfice net s\u2019est chiffré à 282 millions, soit 47 ¢ par action, ce qui se compare à un profit de 81 millions, ou 14 ¢ par action, un an plus tôt.Te- lus avait été touchée en 2016 par des coûts de restructuration et d\u2019autres coûts.Sur une base ajustée, Telus a engrangé un bénéfice de 328 millions, ou 55 ¢ par action, au plus récent trimestre.À la même période l\u2019année précédente, ce profit ajusté avait été de 316 millions, ou 53 ¢ par action.La Presse canadienne Bell et Telus ont gagné des abonnés Ces gains, réalisés en décembre, se sont faits aux dépens de Rogers «Nous cherchons à faire en sorte que cet élan se poursuive en 2018», a déclaré le chef de la direction de BCE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 LES SPORTS B 9 L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com 307 LIVRES ET DISQUES VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien PROFESSEURE DE VIOLON Diplômée du Conservatoire Cours enfants et adultes Vanessa : 514 271-2202 Expérience de scène 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 530 COURS Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution 100$ ou 4 samedis consécutifs 100$ Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com 450 EMPLOIS DIVERS 450 EMPLOIS DIVERS CAMELOTS RECHERCHÉS Les sous-distr ibuteurs de Messageries Dynamiques sont présentement à la recherche de personnes de con?ance a?n de combler plusieurs postes de camelots pour livrer le journal Le Devoir et autres publications.TOUTES RÉGIONS DU QUÉBEC Doit être axé sur le service à la clientèle, doit posséder une voiture et doit être disponible pour travailler de nuit entre 3h am et 8h am.Les personnes intéressées doivent appeler au numéro suivant : 1-800-361-5699 POSTE 4205 KIN CHEUNG ASSOCIATED PRESS Audrey Robichaud a obtenu sa place en finale de l\u2019épreuve des bosses jeudi soir au parc de neige de Bokwang.S A R A H R .C H A M P A G N E L es Jeux sont lancés pour le Canada.Justine Dufour-Lapointe, Audrey Robichaud et Andi Naude ont obtenu jeudi soir leur passage accéléré à l\u2019épreuve finale des bosses à Pyeongchang.La première ronde de qualifications au parc de neige de Bokwang a été fructueuse, notamment pour Naude, la meilleure des Canadiennes et 2e au classement général.La championne en titre de l\u2019épreuve, Justine Dufour-Lapointe, a quant à elle obtenu une note de 77,60.Sa sœur Chloé devra pour sa part passer par la seconde ronde de qualifications de dimanche pour les skieuses qui ne se sont pas taillé une place parmi le top 10.Audrey Robichaud a décroché l\u2019ultime place, la 10e, pour s\u2019assurer un saut direct vers la dernière phase de cette compétition, dont la finale sera également diffusée dimanche matin au Québec.C\u2019est la Française Per- rine Laffont qui a dominé cette séance, âgée de 19 ans seulement.Les compétitions avaient déjà commencé ce jeudi à Pyeongchang, avant même la cérémonie officielle d\u2019ouverture, qui s\u2019annonce hautement symbolique.Le spectacle s\u2019intitule «Paix en mouvement » et se déroulera notamment en présence d\u2019une délégation nord-coréenne.Après plusieurs jours de grand froid, le thermomètre est remonté tout près du point de congélation vendredi.Tous les espoirs étaient permis aussi pour les descentes masculines de cette première ronde de qualification, qui débutaient au moment d\u2019écrire ces lignes.Les yeux étaient notamment tournés vers le skieur Mikaël Kingsbury, qui a remporté l\u2019argent aux Jeux de Sotchi et treize victoires consécutives entre février 2017 et janvier 2018.Le bosseur québécois Philippe Marquis participait aussi à cette première ronde, malgré une blessure au genou droit.Curling En curling mixte, John Morris et Kaitlyn Lawes ont lancé leur tournoi par une défaite de 9-6 face aux Nor végiens Kristin Skaslien et Magnus Nedregotten.Les skips canadiens se sont toutefois repris en soirée, signant une victoire âprement disputée de 6-4 aux dépens des Américains Matt et Becca Hamilton.Ils se sont ensuite imposés contre les Chinois en curling double mixte.L\u2019épreuve fait ses débuts olympiques en Corée du Sud.Malgré la domination canadienne en curling, l\u2019équipe Morris-Lawes n\u2019est pas considérée comme favorite pour l\u2019emporter.Même si les deux ont goûté à l\u2019or olympique, ils avaient eu peu de contact avec le curling mixte avant de gagner les essais, en janvier.Lawes a indiqué que Morris et elle avaient raté quelques lancers clés.«Si on peut transformer ces erreurs flagrantes en coups à moitié réussis, on connaîtra un peu plus de succès», a-t-elle indiqué.Morris af firme quant à lui que les deux capitaines tentent toujours de s\u2019acclimater à la glace sud-coréenne.« Je dois m\u2019assurer de tempérer mes efforts, afin que mes lancers ratés ne soient pas totalement ratés», a précisé le curleur de 39 ans.Ailleurs en montagne, le skieur alpin Manuel Osborne-Paradis a dominé la première séance d\u2019entraînement en vue de la descente.L\u2019athlète d\u2019Invermere, en Colombie-Britannique, a franchi la distance en 1 minute 40,45 secondes.L\u2019un des leaders de la délégation canadienne, Osborne-Paradis participe à ses quatrièmes Olympiques d\u2019hiver.Avec La Presse canadienne Le Devoir SKI ACROBATIQUE Trois Canadiennes en finale La Québécoise Chloé Dufour-Lapointe devra passer par la seconde ronde de qualifications DERIK HAMILTON ASSOCIATED PRESS Fête à Philadelphie Les Flyers ont célébré jeudi soir à leur façon la victoire des Eagles de Philadelphie au dernier Super Bowl avec un gain de 5-3 face au Canadien de Montréal.Lisez le compte rendu sur toutes nos plateformes numériques.F O O T B A L L Philadelphie bloquée par les partisans des Eagles Philadelphie \u2014 Des centaines de milliers de partisans des Eagles ont convergé vers Philadelphie jeudi, afin de ne rien manquer du tout premier défilé des champions du Super Bowl dans cette ville.Au lever du soleil, les partisans ont dû braver des vents glaciaux qui ont fait plonger le mercure sous le point de congélation pour se trouver une place de choix sur le parcours de huit kilomètres.Ce défilé couronnait près d\u2019une semaine de festivités pour les partisans des Eagles, qui ont célébré le premier titre de l\u2019équipe en près de 60 ans.Les écoles, les musées, les palais de justice, les édifices gouvernementaux et même le zoo de Philadelphie sont demeurés fermés jeudi afin que toute la ville puisse fêter ses champions.Associated Press PYEONGCHANG B O X E Le combat entre Stevenson et Jack disputé au Centre Bell Le combat de Championnat du monde des mi- lourds entre Adonis Stevenson et Badou Jack sera finalement disputé à Montréal, au Centre Bell, où deux ceintures plutôt qu\u2019une seront mises en jeu.Stevenson (29-1, 24 K.-O.) tentera de défendre pour une neuvième fois son titre du World Boxing Council (WBC) acquis en juin 2013, face à Chad Dawson.Le Montréalais pourrait bien mettre la main sur un deuxième titre, puisqu\u2019il appert que la World Boxing Association a décidé de remettre à Jack (22-1-2, 13 K.- O.) le titre de super champion.La Presse canadienne P A B L O S A N R O M A N à Pyeongchang C\u2019 est en janvier 2017 que German Madrazo, déjà âgé de 42 ans, s\u2019accroche pour la première fois de sa vie des skis de fond aux pieds, avec en tête un compte à rebours de 12 mois pour atteindre le niveau lui permettant de s\u2019aligner aux Jeux olympiques de Pyeongchang.Le pari de ce Mexicain est fou et devient carrément utopique après les premières courses.À la chasse aux points attribués par la Fédération internationale de ski (FIS) et nécessaires pour être invité aux JO, il enchaîne les déconvenues.Mais se lie d\u2019amitié avec un autre néo-skieur engagé dans la même galère, le Tongien Pita Tau- fatofua, qui avait participé aux JO de Rio en 2016 dans les épreuves de taekwondo et qui venait lui aussi de se lancer dans le ski de fond.« Après une course en Pologne, où nous n\u2019avions pas encore réussi à nous qualifier [pour les JO], Pita m\u2019a dit en arrivant à l\u2019hôtel : \u201cBats-toi encore un jour, mon frère, bats-toi jusqu\u2019à la fin\u201d », raconte Madrazo à l\u2019AFP.Cette phrase est devenue leur leitmotiv : « Tous les matins à l\u2019hôtel, on se disait : \u201cFight another day, brother.\u201d» Sans résultat.Arrive ainsi l\u2019ultime chance de marquer les points FIS tant espérés : une dernière course en Islande.Les compères n\u2019ont plus beaucoup d\u2019argent et ne peuvent prendre qu\u2019un billet d\u2019avion aller chacun.Et miracle, le billet s\u2019avère gagnant ! Les deux copains se retrouveront bien à Pyeongchang.Persévérance S\u2019il ne rapportera vraisemblablement pas de médaille olympique, Madrazo pourra toujours se targuer d\u2019avoir gagné un certain nombre de concours de circonstances dans sa vie, ainsi qu\u2019un diplôme en persévérance.Car le parcours a débuté en 2011 lorsqu\u2019il a décidé avec son épouse de quitter leur maison de Tamaulipas, dans le nord du Mexique, pour s\u2019installer de l\u2019autre côté de la frontière, au Texas.Deux agressions, dont une à main armée, les ont convaincus de quitter leur pays natal pour les États-Unis et la petite ville de McAllen où ils ont monté un commerce d\u2019articles de sport.Adepte de la natation et du triathlon, Madrazo a alors été séduit par l\u2019aventure de Roberto Car- celen, le Péruvien qui a couru le 15km en ski de fond aux Jeux de Vancouver en 2010 et de Sot- chi en 2014.« Je l\u2019ai cherché sur Facebook et il m\u2019a donné les coordonnées de son entraîneur.».L\u2019entraîneur « m\u2019a dit qu\u2019il n\u2019avait pas le temps, mais il a ajouté qu\u2019il devait se rendre du Michigan en Utah et qu\u2019il était prêt à m\u2019apprendre à skier si je venais avec lui et que je payais les frais», poursuit-il.«Et durant cette traversée des États-Unis en voiture, nous nous arrêtions dans les villages pour apprendre à skier.C\u2019est comme ça que le rêve a commencé.» Se posèrent alors les problèmes financiers.«Chaque fois que j\u2019appelais la famille et les amis pour leur demander de l\u2019argent, on me demandait : \u201cÇa y est, tu es qualifié?\u201d Tu te sens comme un parfait idiot.Je me demandais ce que je leur dirais si je n\u2019y par venais pas, parce qu\u2019ils m\u2019avaient quand même donné beaucoup d\u2019argent», se remémore-t-il.Alors, beaucoup par orgueil, il l\u2019a fait : en Islande, in extremis, il s\u2019est qualifié pour les Jeux et vivra son rêve à Pyeongchang.Agence France-Presse Le pari fou d\u2019un Mexicain en ski de fond German Madrazo D O P A G E L\u2019appel des Russes est rejeté à Pyeongchang À quelques heures de la cérémonie d\u2019ouverture, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté l\u2019appel des 47 Russes qui souhaitaient participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang.Parmi ces sportifs écartés, la star russe du patinage de vitesse courte piste, Viktor Ahn, et le biathlète Anton Shipulin, alors que le TAS avait partiellement annulé la sanction pour d\u2019autres.Cet appel faisait suite à la suspension à vie des athlètes russes, après la publication d\u2019un rapport de l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA) qui mettait en évidence un système de dopage « institutionnalisé » en Russie.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 B 10 O n m\u2019avait prévenue : cônes orange devant, 20km/h, détours, nids-de-poule.Comme l\u2019amour comprend des risques et des culs-de-sac, dès qu\u2019on aborde le thème de la famille on marche sur des œufs, des éclats de verre, des jalousies, des larmes, une intimité, une symbiose, une dynamique, quoi ! On peut bien parler d\u2019amour fusionnel \u2014 ou non \u2014 entre deux êtres, mais tout s\u2019enracine là, dès le départ, dans le terreau familial, et le plus souvent avec nos frères et sœurs.Des psychanalystes se sont penchés sur les rangs dans la fratrie, aînés, benjamins, sur les rivalités inconscientes, le rôle des parents.Le premier meurtre dans la Bible est un fratricide dont découle le complexe de Caïn, désir de l\u2019aîné de « tuer » symboliquement son cadet.Ça ne date pas d\u2019hier.Mon unique frère cadet n\u2019a pas donné signe de vie depuis dix ans et je l\u2019espère plus heureux comme cela.Ça fait un trou dans les photos, un silence dans les souvenirs, mais je sais d\u2019expérience combien s\u2019éloigner de la famille peut s\u2019avérer salutaire.Les cicatrices s\u2019estompent.En surface, du moins.Et vous, me suis-je demandé ?J\u2019ai fait un appel de phare sur Facebook pour savoir comment vous viviez vos relations fraternelles et sororales.Quel déferlement ! C\u2019est un thème porteur, y\u2019a pas à dire.Une véritable relation amour-haine avec psychologie des personnages complexe, digne d\u2019un film de Xavier Dolan ou de Woody Allen (le nom à ne plus prononcer cette semaine).Autant de complicité que de douleur, autant d\u2019incompréhension que de sérénité.Je t\u2019aime, je te hais Certains sont tellement soudés qu\u2019ils ont mentionné le don de télépathie ; d\u2019autres ont cessé de se parler à la mort d\u2019un parent.Ils portent leurs rancunes en écharpe.Amélie, une trentenaire, s\u2019est acheté un duplex avec son frère, alors qu\u2019ils étaient plutôt chien et chat à l\u2019adolescence.Ils l\u2019ont rénové avec leurs conjoint-e-s respectifs et ils partagent souvent des repas avec leurs trois jeunes enfants.« Je ne pourrais plus me passer de mon frère.» Ça fait chaud au cœur de lire ça.Nathalie traduit bien le sentiment ambivalent qui peut nous habiter face à la sororité en évoquant ses trois sœurs : « Je les vois variablement et il m\u2019arrive de les éviter ; j\u2019ai aussi parfois coupé les ponts sans annoncer que je le faisais.Je les aime, je les juge sévèrement parfois, elles me pompent ou m\u2019attendrissent, elles me rejoignent en une seconde quand les souvenirs heureux ou pénibles sont évoqués\u2026 Elles me \u201csavent \u201d, je les sais\u2026 je les aime.» J\u2019ai trouvé que c\u2019était le commentaire le plus franc sur cette relation parfois trouble qui a le don de nous exaspérer.René lance aussi : « Nous nous soutenons dans le malheur et on s\u2019endure dans le bonheur.» Et puis, il y a les histoires d\u2019argent qui viennent à bout des meilleures intentions.Les fratries se disputent les miettes d\u2019amour laissées en héritage.Les fragments de ce qui fut une famille se dispersent dans la rancœur.On se croirait dans Les pays d\u2019en haut entre Séraphin et Délima, ou Donalda et Bidou.Je vous épargne les histoires tragiques qui n\u2019allègent jamais la tourtière à Noël.La famille dysfonctionnelle règne encore dans toute sa complexe cruauté.Toutes pour une, une pour toutes Au chapitre des réussites, l\u2019animatrice et au- teure Marcia Pilote, ses trois sœurs, leurs sept enfants, ainsi que leurs parents forment un clan indivisible qui fait des envieux.Le petit dernier (troisième génération), Gustave, a une liste de 16 noms accrédités pour aller le chercher à la garderie.Du jamais-vu dans le réseau.Trois des sœurs et les parents, ainsi que les cousines, habitent tous Boucherville.« On peut se retrouver 14 à la crèmerie l\u2019été, simplement en envoyant une invitation sur notre fil de conversation Facebook.Nous sommes des dépendantes affectives », me glisse Marcia au sujet de cette relation qui lui gruge deux heures de son temps chaque jour entre cour- riels, téléphone, textos et Facebook.Elle avoue parler quatre ou cinq fois par jour à sa sœur Brigitte, avec qui elle est partie vivre en appartement à 17 ans.« Je crois que notre entente entre les quatre dépend de l\u2019attitude des parents.Notre mère voulait qu\u2019on se tienne.Elle nous disait : \u201cLes amis passent mais les sœurs restent !\u201d Mon père, à 80 ans, va chercher ma nièce Elsa tous les midis à l\u2019école pour l\u2019emmener dîner à la maison.Il a installé un trapèze pour elle dans sa cuisine.Nous formons un clan.Et il n\u2019y a pas de compétition.Ce que l\u2019une reçoit, nous le recevons toutes.» Il n\u2019est pas rare que des amis solitaires, invités à bruncher chez les Pilote, repartent en pleurs, dévastés par leur entente qui réveille manques et blessures.«C\u2019est inusité d\u2019avoir accès à autant d\u2019amour et d\u2019énergie», croit Marcia.Elle explique de deux façons ce bonheur tricoté serré : «D\u2019abord, jamais de reproches.Ensuite, on a travaillé nos affaires.Nous avons fait de la thérapie individuelle et familiale très tôt grâce à ma mère, une avant-gardiste qui s\u2019est outillée.Nous sommes sortis des patterns de silence ou de conditionnement obligatoire.Il y a tellement de familles qui ne se parlent plus.Mes parents se sont dévoués pour gérer le \u201cvillage\u201d.Je ne les remercierai jamais assez.» Pourtant, chez les Pilote, tout semble improvisé.On peut fêter Noël en juillet.« J\u2019hésite souvent à parler de notre bonheur.C\u2019est trop hop- la-vie.Je ne veux pas me vanter.Disons que j\u2019en raconte 60 % », concède la boute-en-train et porte-parole officielle de la famille.Chaque été, depuis 15 ans, les sœurs Pilote se retrouvent au chalet de Jeanne pour un powwow de trois jours avec leurs enfants, sans les conjoints.Lucie et Louis-Marie viennent rejoindre leur descendance à la fin, petite bénédiction informelle.« C\u2019est bizarre à dire, mais je me sens seule avec mon histoire.C\u2019est si rare ! » remarque Marcia.Je les ai observés durant deux heures, tous ces Pilote joyeusement réunis lors de la prise de photo.Que de légèreté dans le brouhaha, que d\u2019amour sans détour.Non, je n\u2019ai pas pleuré en les quittant, mais j\u2019ai songé à mon clan détruit et à la facture de psy.cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo Trouver l\u2019âme sœur L\u2019amour au sein de la « sororie » et de la fratrie JACQUES NADEAU LE DEVOIR La famille Pilote, tricotée serré.Au premier rang, les quatre sœurs : Brigitte, Jeanne, Estelle et Marcia.Derrière : Clara, Adèle et Madeleine.À la fenêtre : Louis-Marie et Lucie.À droite : Elsa, Marguerite (une amie) et Gustave.JOSÉE BLANCHETTE Dévoré en rafale les cinq premiers épisodes de la série Fugueuse.Je me garde les cinq prochains pour une autre partie de binge watching.Fanny, une ado de 16 ans, change de « famille », passant de sa petite banlieue sécuritaire où elle réside avec ses parents, frère et sœur, à la grande « famille » de son souteneur.La série signée Michelle Allen est terriblement réaliste et bouleversante.Je m\u2019y suis reconnue à un âge où j\u2019étais à la fois rebelle et vulnérable.Parfois, une famille tissée serré ne peut te protéger de l\u2019impensable.Le site Web de la série fait de l\u2019éducation parentale et de la prévention auprès des ados également.Du Disney sur l\u2019ecstasy à TVA les lundis à 21h.bit.ly/2C5zvjW Lu cet article dans le magazine Psychologies sur la fratrie qui construit notre identité.On y explique pourquoi ces relations sont si fortes, notamment parce qu\u2019elles s\u2019enracinent dans l\u2019enfance.On y aborde la jalousie et ce que Lacan appelait l\u2019hainamoration, le fait de renoncer à la fusion.On coche «compliqué ».bit.ly/1Mpa8ar Souri devant les aventures filiales du roman de Jardin qui se poursuivent sur les réseaux sociaux.Entrevue réjouissante ici, où Alexandre cite Casanova : « Il m\u2019a fallu du courage pour être heureux.» bit.ly/2EowZdv Aimé cette entrée de blogue de l\u2019au- teure, animatrice et avocate Sophie Bérubé sur le safe space, la distance sécuritaire à conserver avec la famille lorsque les relations sont plus tendues ou souffrantes.Tout couper peut s\u2019avérer pire, être trop proche aussi.Sophie, qui fait de la médiation familiale, résume bien : une saine distance pleine d\u2019amour.bit.ly/2GY7Wg3 Fanny devient Lola « L\u2019art prend la place que l\u2019amour laisse vacante, en nous décevant.Mais moi, j\u2019aime les gens qui persistent à attendre l\u2019amour comme des fous », disait la comédienne Fanny Ardant devant ma collègue Odile Tremblay, au sujet du film Lola Pater, dans lequel elle incarne un père trans- genre que son fils redécouvre après 25 années d\u2019absence.Lola Pater, de Nadir Moknèche, n\u2019est pas seulement un numéro d\u2019actrice très crédible, mais aussi l\u2019histoire de retrouvailles familiales chargées où les deux protagonistes ont beaucoup changé.Ils ont l\u2019amour dans le sang et cela fera surmonter toutes les blessures.Cette relation père-fils aussi rare qu\u2019admirable est fondée sur du vrai, même si la fin est prévisible à défaut d\u2019être évidente.Une histoire magnifique sur l\u2019amour inconditionnel qui donne et pardonne.En salle ce vendredi.bit.ly/2E8IK8T Quand les hommes vivront d\u2019amour, Il n\u2019y aura plus de misère Et commenceront les beaux jours Mais nous nous serons morts, mon frère Raymond Lévesque Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons Sigmund Freud « « » » AXIA FILMS Fanny Ardant dans une scène du film Lola Pater "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.