Le devoir, 10 février 2018, Cahier C
[" Été 2018 LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 FÉVRIER 2018 CAHIER SPÉCIAL C UNIVERSITÉ LAVAL L\u2019école d\u2019été de Percé revient pour une deuxième édition consécutive après quelques années de suspension.Arts Développer ses talents en s\u2019amusant C 3 Un cours consacré à Leonard Cohen C 5 Écoles et camps Cette année encore, l\u2019Université Laval se démarque par l\u2019étendue et la richesse de son offre en matière d\u2019écoles d\u2019été, avec une cinquantaine de formations à l\u2019agenda.C\u2019est l\u2019occasion pour l\u2019établissement de Québec de faire venir des experts de calibre international, mais aussi des étudiants de partout dans le monde, dans une optique de recrutement à moyen terme.Mais l\u2019occasion également de venir creuser, le temps d\u2019une ou deux semaines, une problématique ancrée dans l\u2019actualité ou d\u2019œuvrer au développement régional.H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale C e sera notamment une nouvelle fois le cas de la Gaspésie cette année avec l\u2019école d\u2019été de Percé, qui revient pour une deuxième édition consécutive après quelques années de suspension.«Cette école a eu lieu de 2002 à 2014 sans discontinuer avant de connaître deux années de flottement, rappelle l\u2019adjointe au vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé de l\u2019Université Laval, Marie-Andrée Do- ran.Nous en avons profité pour consulter les gens sur place.Pour eux, il était important que la créativité et le volet artistique subsistent, mais ils souhaitaient également que les formations servent au développement régional.» Un atelier international de design créatif et entrepreneurial aura donc lieu durant une quinzaine de jours en août.Le projet est destiné à perdurer à plus long terme et vise à contribuer à créer de nouvelles opportunités économiques en adoptant une approche fondée sur le marché et la créativité.De créativité, il sera également question à l\u2019occasion de l\u2019atelier proposé par l\u2019architecte Pierre Thibault et intitulé « Art in situ en milieu maritime ».Parce que l\u2019intervention in situ présente aujourd\u2019hui une dimension issue des valeurs environnementales et tenant compte des écosystèmes.Différentes tendances font partie du domaine de l\u2019art in situ, comme l\u2019art éphémère, l\u2019art nature, l\u2019art urbain, l\u2019art du paysage, l\u2019installation ou la performance, mais toutes font appel à la créativité, cette ressource illimitée à laquelle les Gaspésiens veulent s\u2019accrocher pour développer leur potentiel économique.UNIVERSITÉ LAVAL Une offre ouverte vers l\u2019international et ancrée dans le local VOIR PAGE C 2 : UNIVERSITÉ MARTINE LETARTE Collaboration spéciale « L a cuisine est de plus en plus populaire chez les jeunes, notamment grâce aux nombreuses émissions de télévision, alors nous avons décidé de relancer notre camp culinaire pour donner une chance aux jeunes de cuis i - ner e t d \u2019 appr endr e des techniques qu\u2019ils pourront rappor ter à la maison », explique Caroline Chantal, du Centre d\u2019exper tise en tourisme, hôtellerie et restauration de l\u2019ITHQ.Les organisateurs ont aussi pensé aux parents venus au bout de leurs idées de lunchs et de soupers à la fin de l\u2019année scolaire en of frant un camp « repas inclus » ! Les enfants cuisineront leur dîner en matinée et le souper pour toute leur famille en après-midi.« Les enfants sont très fiers de réussir à préparer le repas du soir pour leur famille et c\u2019est impor tant pour nous aussi que les menus proposés soient suffisamment faciles à réaliser pour que les enfants puissent les reproduire par la suite à la maison avec leurs parents et leurs frères et sœurs», explique Mme Chantal.Des menus découvertes faciles à réaliser Chef et enseignante à l\u2019ITHQ depuis 1999, Nicole-Anne Gagnon a eu l\u2019idée du camp culinaire il y a plusieurs années alors qu\u2019elle cuisinait avec les ados de ses amis en vacances dans un chalet.Pour le grand retour cette année, elle reprend la formule initiale du camp, tout en la remettant au goût du jour.« Je dis toujours à mes étudiants qu\u2019en cuisine, on ne change pas une recette gagnante, alors je fais la même chose avec le camp qui, depuis sa création, apprend aux jeunes des techniques de cuisine sans qu\u2019ils s\u2019en rendent vraiment compte, à travers la réalisation de dif férentes recettes », explique Nicole-Anne Gagnon.Par exemple, on trouve sur le menu cette année un poulet por tugais.« C\u2019est très populaire actuellement, mais en réalité, on montrera aux jeunes avec cette recette à faire un rôti, explique la chef.Une fois qu\u2019on a la technique, c\u2019est facile de changer la sauce.» C\u2019est la même chose avec les pâtes fraîches, qui seront préparées pour la lasagne mais qui pourront être faites dans différentes formes par la suite.Les jeunes apprendront aussi à réaliser une pâte à pizza, une vinaigrette, une pâte brisée, un roux et une béchamel.Certains pourront certainement en apprendre à leurs parents après le camp! « Une fois que les jeunes maîtriseront ces bases, ils seront capables ensuite de lire une recette et de la comprendre », affirme Mme Gagnon.La cuisine végétarienne sera aussi en vedette une journée où les enfants réaliseront notamment des falafels et un pâté chinois végétarien qui leur permettra d\u2019apprendre les bases de la préparation d\u2019une purée.«Avant, les jeunes pouvaient être un peu réfractaires à la cuisine végétarienne, mais maintenant, je sens vraiment un intérêt chez eux, alors que plusieurs deviennent végéta- r i e n s , e t m ê m e v é g a n e s , constate la professeure.Ce sont des courants de plus en plus présents, alors c\u2019est important d\u2019en tenir compte.» Du côté de l\u2019Asie maintenant, un pad thaï est au menu, tout comme des sushis que les enfants adorent préparer généralement.Et ils font la vaisselle ! « On apprend aux jeunes que ça va avec la cuisine et les parents aiment beaucoup ça ! » s\u2019exclame Nicole-Anne Gagnon.Un cadeau pour toute la famille Les jeunes ne chôment donc pas au camp cul inaire de l\u2019ITHQ.« Ils cuisinent toute la journée, alors c\u2019est cer tain qu\u2019ils doivent avoir envie de ça, mais en général, ça se passe très bien parce qu\u2019on est super bien organisés et ça roule », affirme la chef.Elle remarque aussi que, souvent, une forme d\u2019émulation se produit chez les jeunes, ce qui les amène à se surpasser.«Puis, même s\u2019ils sont fatigués à la fin de la journée, ils sont vraiment fiers de ramener à la maison quelque chose qu\u2019ils ont fait de leurs mains, indique la professeure.Le travail manuel les sort de leurs habitudes.Réaliser quelque chose de concret est bon pour leur estime et ils reviennent motivés le lendemain.» Les enfants de 10 à 15 ans peuvent participer au camp cul ina i r e d \u2019une semaine de l\u2019ITHQ, qui est offert pendant sept semaines à par t ir du 26 juin.Dix cuisines peuvent accueillir chacune 16 jeunes, séparés en groupe selon leur âge, pour une question de rythme.L\u2019équipe du camp est composée de pr o fesseurs de l\u2019ITHQ et d\u2019autres professionnels du milieu de la cuisine embauchés pour l\u2019occasion, dont d\u2019anciens étudiants.« Il m\u2019est arrivé, lorsque j\u2019enseignais à l\u2019ITHQ, de reconnaître des jeunes que j\u2019avais vus auparavant dans le camp culinaire, affirme Nicole-Anne Gagnon.Il y a de belles carrières dans le domaine de l\u2019hôtellerie et fréquenter l\u2019ITHQ à un jeune âge ouvre de nouveaux horizons.On ne sait pas où cela peut mener ! » Le camp se déroule de 9 h à 16 h et un service de garde est offert plus tôt en matinée ainsi qu\u2019en fin de journée.É T É 2 0 1 8 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 C 2 \u2022 30 km au sud de Montréal \u2022 65 campeurs par session \u2022 Certifié EQUI Qualité \u2022 Certifié 4 étoiles par la CITQ \u2022 Certifié : ACQ, OCA, FEQ \u2022 Nominé pour le Prix Coup de cœur 2011 - 2014 et 2017 CENTRE D\u2019ÉQUITATION SANS SOUCI INC.\u2022 Camp de vacances Séjours de 1, 2, 4, 6 ou 8 semaines \u2022 Camp de fin de semaine au printemps et à l\u2019automne (Service de transport à partir de Montréal) Une expérience équestre exceptionnelle! Une tradition depuis plus de 45 ans Lauréat du Prix d\u2019excellence de l\u2019Association des camps du Canada www.sans-souci.qc.ca | 450 826-3772 | info@sans-souci.qc.ca Camp de vacances bilingue Lasagne, falafels, poulet portugais, gâteau forêt-noire : le défi sera grand, mais appétissant pour les jeunes inscrits au camp culinaire de l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec (ITHQ), qui revient après une pause de 10 ans.Dans la foulée de son cinquantième anniversaire, l\u2019établissement de la rue Saint-Denis, à Montréal, souhaite avec ce projet donner la chance aux enfants de s\u2019amuser en apprenant des bases de la cuisine, tout en donnant une petite pause de repas aux parents.ITHQ Quand les enfants s\u2019occupent du souper Un camps culinaire amuse les jeunes tout en donnant une pause aux parents Sentinelle Nord Mais les Gaspésiens savent également que leur développement passe aussi par l\u2019exploitation et la préservation de leurs ressources naturelles, notamment liées à la mer.D\u2019où l\u2019organisation d\u2019un Forum sur la bioéconomie, susceptible d\u2019attirer les experts et étudiants mais également des entrepreneurs et tous les citoyens intéressés par les biomolécules et autres molécules actives.« Il s\u2019agit de trouver des façons de les développer, que ce soit à partir d\u2019algues, de plancton ou de plantes, explique Mme Doran, afin qu\u2019elles puissent être ensuite envoyées un peu partout dans le monde.» Développement régional en Gaspésie donc, développement régional également dans le nord du Québec avec deux initiatives du programme Sentinelle Nord.Organisée à bord du brise-glace de recherche NGCC Amundsen dans la mer de Baffin et les fjords de l\u2019île de Baffin (Nunavut), l\u2019école Lumière sur les services écosys- témiques des mers arctiques offrira aux participants une expérience pratique avec un large éventail de disciplines, telles que l\u2019optique, la biologie et l\u2019écologie marine arctique, la physique, la biochimie, la télédétection et la santé humaine.L\u2019autre école, basée celle-ci, dans la capitale du Nunavut, Iqaluit, a pour objectif d\u2019outiller les participants afin de les inciter à penser hors des cadres établis et à maîtriser de nouveaux aspects de l\u2019évolution de la cryosphère arctique, et ce, tant sur le plan scientifique que sur le plan culturel.Multidisciplinarité «Nombre de nos écoles d\u2019été sont multidisciplinaires, indique Marie-Andrée Doran.C\u2019est l\u2019un des aspects qui les rendent intéressantes.Elles permettent de réunir des gens d\u2019horizons très différents, tant sur le plan géographique que sur le plan disciplinaire, et tant des professeurs d\u2019université que des étudiants, tant des professionnels que de simples citoyens.Cette multitude de perspectives est très attrayante.» Ainsi, l\u2019école sur les terrorismes, organisée par l\u2019École des hautes études internationales, recrute des étudiants de diverses facultés, telles que les sciences, les sciences humaines, le droit ou encore les sciences sociales.Elle se penchera notamment cette année sur le retour des combattants étrangers, en particulier celui de jeunes qui étaient partis rejoindre le groupe armé État islamique, tout en prenant un cer tain recul historique permettant de puiser dans des conflits plus anciens.«Il est important de développer des outils face à ce genre d e p h é n o m è n e s , e s t i m e Mme Doran.J\u2019étais le 29 janvier à la cérémonie en hommage aux victimes de l\u2019attentat dans le centre islamique de Québec.Il faut penser à ces choses-là.Ces écoles intensives, sur une ou deux semaines, nous permettent de faire venir des experts internationaux sur des sujets très pointus.Nous ne pourrions pas les inviter pour une session de quinze semaines.C\u2019est très enrichissant pour tout le monde.» Villes intelligentes Le sujet est au cœur des préoccupations du moment, comme l\u2019est celui des villes intelligentes, concept devenu central dans le développement des villes.De grandes sommes sont investies dans plusieurs pays sur la planète pour atteindre ce «statut».Or, toutes ces actions et transformations ont un impact majeur sur plusieurs d imens ions de l a v ie c i - toyenne, notamment politique, sociale et technologique.L\u2019école se donne pour objectif d\u2019outiller les gestionnaires des villes pour les guider dans ces innovations et en assurer des répercussions positives.On veut aussi outiller toutes les personnes intéressées par la justice alimentaire, à la croisée de la sécurité et de la souveraineté alimentaires.Cette école permettra de réfléchir aux moyens à prendre pour nourrir la planète tout en s\u2019assurant de la durabilité des pratiques et de leur contribution à la construction d\u2019un monde plus juste.« C\u2019est complètement d\u2019actualité, souligne Marie-Andrée Doran.Il faut réfléchir à cette question-là avant qu\u2019une bombe à retardement ne nous saute au visage.Le problème de la faim est certes un problème alimentaire, mais il est aussi un problème plus fondamental d\u2019injustice, de santé, d\u2019inégalités, etc., et c\u2019est sous toutes ces facettes que nous allons l\u2019étudier.» SUITE DE LA PAGE C 1 UNIVERSITÉ ISTOCK La cuisine végétarienne sera aussi en vedette une journée. É T É 2 0 1 8 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 C 3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.Cet été, jeunes et moins jeunes auront matière à se divertir tout en développant leurs habiletés artistiques.Une panoplie de camps d\u2019été spécialisés dans les arts leur offriront cette possibilité un peu partout au Québec.Tour d\u2019horizon de quelques options.S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale Q ue diriez-vous de voir votre ado jouer sur la scène principale du Festival de jazz de Montréal cet été ?C\u2019est ce que propose pour une 13e année le Camp Blues aux jeunes musiciens ou chanteurs de 13 à 17 ans, du 2 au 8 juillet prochain.Ce camp gratuit, organisé par l\u2019Équipe Spectra, offre aux adolescents une occasion en or de perfectionner leur art.Pour ce faire, ils doivent cependant au préalable passer une audition.Sur 250 jeunes à se livrer à l\u2019exercice, seuls 55 à 60 seront choisis.Ces chanceux vivront une expérience inoubliable.«Au jour 1, les participants arrivent et ils ne se connaissent pas, relate Vincent Beaulne, directeur du camp.Pendant une semaine, ils vont apprendre à écouter, à accompagner un chanteur ou une chanteuse, à vivre une expérience humaine en groupe et, au final, à livrer un spectacle sur la plus grosse scène du festival.» M.Beaulne poursuit au sujet du déroulement du camp : « Six groupes de neuf enfants seront formés, et chacun sera dirigé par un professeur.Lors du spectacle, chaque groupe devra interpréter deux chansons, une imposée et une autre de sa composition.» Rares sont les camps en arts qui permettent aux jeunes de vivre une expérience aussi intense en émotions et des moments de vie aussi enrichissants.En chanson à Petite-Vallée À l\u2019autre bout du Québec, en Gaspésie, le camp chanson Québecor de Petite-Vallée offre une belle occasion aux jeunes de faire aller leurs cordes vocales.«Le camp s\u2019adresse aux jeunes de 7 à 17 ans, et tout le monde est bienvenu, car il n\u2019y a pas d\u2019audition », affirme Marc-Antoine Dufresne, directeur des communications pour le Festival en chanson.Le camp offre cinq séjours d\u2019une semaine chacun, dont un s\u2019adresse aux jeunes de 7 à 11 ans et les quatre autres aux 12-17 ans.À chaque séjour, les jeunes auront l\u2019occasion de rencontrer un artiste connu et de lui poser des questions sur son art.«Les jeunes peuvent aussi assister aux spectacles qui ont lieu lors du Festival en chansonde Petite-Vallée», dit M.Dufresne.La danse sous toutes ses formes De retour à Montréal, l\u2019École de danse Louise Lapierre offre encore cette année des camps de jour en danse.Six camps sont offerts du 2 juillet au 10 août.«Toutes les activités se déroulent dans nos studios», dit Aimée Simard, directrice des opérations.Et des activités, il y en a.«Bien que 75% du temps soit consacré à la danse \u2014 tous les types de danse \u2014, les jeunes auront aussi l\u2019occasion de créer des costumes, de fabriquer des éléments de décor, de préparer des sketchs ainsi que de faire des bricolages et des jeux théâtraux.Tout ce travail accompli durant la semaine servira au spectacle qu\u2019ils présenteront à la fin du camp.» Plusieurs autres écoles de danse offrent des camps durant la saison chaude.Au Conservatoire de McGill, l\u2019offre de camp de jour est très variée.Non seulement le Conservatoire offre un camp de danse du 2 au 13 juillet pour les jeunes de 8 à 17 ans, mais on y propose également une vingtaine d\u2019autres camps touchant à diverses disciplines artistiques.L\u2019examen du calendrier donne un aperçu de l\u2019éventail : camps cinéma, camps musique, camp marionnette, camp choral, camp band de garage, etc.La durée des camps varie d\u2019une semaine à un mois selon l\u2019activité choisie.Dans la Capitale nationale, l\u2019École de danse de Québec offre un camp de vacances de trois semaines du 25 juin au 13 juillet où les enfants de 5 à 15 ans pourront explorer divers styles de danse (jazz, ballet, contemporain, hip-hop).Le camp se termine par un spectacle de clôture le 13 juillet.Une semaine au musée L\u2019offre «camp d\u2019été» du côté des musées est aussi très variée.Ainsi, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) of fre un camp de jour d\u2019une durée de 5 jours du 24 juin au 24 août.Les jeunes de 6 à 16 ans pourront expérimenter diverses techniques et approches ar tistiques, comme la peinture et le bricolage.Le séjour se conclut par une exposition des œuvres réalisées par les participants.Ces camps sont bilingues.À quelques pas du MBAM, au Musée d\u2019art contemporain (MAC), le camp de jour se déroulera au 26 juin au 17 août.Les séjours des enfants y sont de quatre ou cinq jours.Des jeunes de 6 à 15 ans (regroupés selon leur âge) pourront y réaliser plusieurs activités en arts plastiques et en arts numériques en s\u2019inspirant des œuvres de l\u2019artiste des nouveaux médias Rafael Lozano-Hemmer.Le Musée national des beaux-arts à Québec (MNBAQ) n\u2019est pas en reste.Il offre depuis plusieurs années des camps d\u2019une semaine entre le 25 juin et le 24 août s\u2019adressant aux jeunes de 6 à 17 ans.« Ce sont des camps créatifs où les jeunes ont l\u2019occasion de travailler notamment l\u2019argile, la gravure, la sculpture et la peinture, explique Marie-Hélène Audet, coordonnatrice à la médiation au musée.De plus, chaque mercredi, les jeunes rencontrent un artiste, découvrent ses œuvres et discutent de sa démarche.Grâce au soutien de la Fondation J.Armand Bombardier, les jeunes provenant de milieux défavorisés peuvent s\u2019inscrire gratuitement au camp.Cela représente 25% de notre clientèle.» Développer ses talents en s\u2019amusant Des camps d\u2019été pour tous les goûts et toutes les bourses Le classique à l\u2019honneur Les amoureux de musique classique seront servis cet été avec les camps musicaux axés sur ce style de musique.Existant depuis 52 ans, le Camp musical Père Lindsay, situé au lac Pris- cault, à Saint-Côme, invite les jeunes à se dégourdir tout en développant leur talent musical.«La philosophie du père Lindsay [fondateur du Festival de Lanaudière] était de développer la musique dans un environnement sain où les jeunes peuvent bouger», affirme Marie-Chris- tine Coulombe, directrice du camp.Du 24 juin au 18 août, quatre sessions de deux semaines leur sont offertes.La première s\u2019adresse aux jeunes de 8 à 17 ans et les autres aux 9 à 17 ans.L\u2019Académie Orford Musique Au pied du mont Orford, se tient depuis des années le camp Orford Musique.Ici, les jeunes de 17 à 30 ans ont la chance de perfectionner leur instrument sous la supervision de professeurs réputés.N\u2019accède pas qui veut au camp, car il y a des auditions.«Les étudiants doivent envoyer un enregistrement de leur cru par YouTube, et une sélection se fait par la suite», précise Marie-Michelle Raby, coordonnatrice des admissions.Les camps durent une semaine, mais l\u2019étudiant peut y rester le nombre de semaines qu\u2019il désire.Pour la troisième année, l\u2019Académie décernera les prix Orford Musique durant la semaine du 6 au 10 août, durant laquelle se déroulent les demi- finales et les finales devant public.L\u2019École d\u2019été sur le chant choral Depuis 2000, l\u2019Université de Sherbrooke offre aux amoureux du chant choral l\u2019occasion de parfaire leur art sous la supervision du chef de chœur Robert Ingari.«Les intéressés doivent passer une audition auprès du chef», prévient Chantale Dodier, conseillère pédagogique à l\u2019École de musique de l\u2019Université de Sherbrooke.D\u2019une durée d\u2019une semaine, du 2 au 8 juillet, ce camp donne droit à quatre crédits (l\u2019étudiant doit s\u2019inscrire au préalable à un microprogramme de l\u2019École de musique) et se termine par un concert le 8 juillet à l\u2019abbaye de Saint-Benoît-du-Lac.VALÉRIE GAY-BESSETTE Le Camps Blues de l\u2019Équipe Spectra donnera la chance à quelques dizaines de jeunes musiciens de performer sur la scène principale du Festival de jazz de Montréal en juillet prochain. É T É 2 0 1 8 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 C 4 Les écoles d\u2019été sont l\u2019occasion pour les universités de proposer des expériences pédagogiques différentes et de mêler différents publics.Si les étudiants réguliers demeurent l\u2019auditoire numéro un, la société civile et les praticiens sont eux aussi invités à prendre part à ces ateliers et conférences, à écouter les experts maison, mais aussi ceux venus d\u2019ailleurs, et à partager leur expertise pour enrichir les débats.H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale Le prochain sommet du G7 aura lieu à La Malbaie, dans Charlevoix, les 8 et 9 juin.Un événement sur lequel le Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (CERIUM) ne pouvait pas faire l\u2019impasse.Il organise à cette occasion une école d\u2019été intitulée G7 en immersion dans Charlevoix.Six jours sur place durant lesquels les participants vivront et décortiqueront cette rencontre entre les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète afin de définir des politiques communes.«L\u2019objectif est de comprendre comment fonctionne un sommet du G7, explique le directeur du CERIUM, Frédéric Mé- rand.Nous aurons des visites guidées sur place, des universitaires interviendront, mais aussi des membres des délégations des différents pays.Des acteurs locaux expliqueront ce que c\u2019est que d\u2019accueillir un tel événement dans sa région.Bref, cette école intéresse nos étudiants, mais également le grand public et toutes sortes de praticiens dans des domaines très divers.» Le CERIUM organise cette année 18 écoles d\u2019été sur des sujets aussi variés que les enjeux politiques de l\u2019intelligence artificielle, l\u2019immigration, l\u2019intégration et la diversité sur le marché du travail, l\u2019économie circulaire, les États-Unis de Trump ou encore le genre et la sécurité internationale.Quelque 400 participants sont attendus, dont un tiers en provenance de la société civile.« C\u2019est très intéressant, ce mélange des publics, af firme M.Mérand.Nous proposons très peu de conférences magistrales et le tout se déroule surtout sous forme d\u2019échanges.Chacun arrive avec sa propre expérience d\u2019un sujet.Ce partage est très enrichissant pour tout le monde.» Expérience de terrain Le directeur du CERIUM prend l\u2019exemple notamment d\u2019une école sur les pratiques et politiques en contexte inter- culturel, qui rassemble des experts, des étudiants et des praticiens dans divers domaines d\u2019activités, comme le secteur hospitalier ou le monde municipal.De quoi ouvrir les perspectives de chacun, selon lui.Même discours du côté de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), qui met elle aussi en avant l\u2019importance de mélanger plusieurs publics à l\u2019occasion des écoles d\u2019été.Si certaines d\u2019entre elles attirent principalement des étudiants réguliers, notamment les écoles de langues, qui permettent de partir à l\u2019étranger approfondir une langue étrangère dans un contexte culturel au sein duquel cette langue s\u2019épanouit mais qui exigent certains prérequis en matière de niveau, notamment, d\u2019autres permettent la cohabitation de personnes venues d\u2019univers très différents.Nicolas Marchand, directeur au Bureau du vice-recto- rat à la vie académique, donne comme exemple l\u2019école d\u2019été en sciences cognitives, qui se penche cette année sur la sensibilité et la cognition animales et qui réunira des chercheurs et des étudiants de plusieurs disciplines, allant de la psychologie à l\u2019éthologie en passant par l\u2019évolutionnisme, la neurobiologie ou encore l\u2019éthique.Il s\u2019attarde également sur l\u2019école d\u2019été sur l\u2019agriculture u r b a i n e , q u i e n e s t à s a dixième édition cette année.«Elle cible bien sûr les étudiants et les experts, chercheurs et universitaires d\u2019ici et d\u2019ailleurs, indique-t-il.Mais le sujet est assez vaste pour que des praticiens, des entrepreneurs ayant une vision de terrain et des citoyens présentant un intérêt pour cet enjeu souhaitent eux aussi participer.Les gens qui interviennent ont des expertises très différentes les unes des autres.C\u2019est une chance merveilleuse qui s\u2019offre à tous.L\u2019expérience pédagogique est novatrice.Nous sortons notamment des murs de l\u2019université.Moins de cours théoriques, plus de pratiques sur le terrain.» Gagner en visibilité Le terrain.Voilà ce sur quoi insiste pour sa part l\u2019Université du Québec à Rimouski (UQAR), qui propose elle aussi une belle variété d\u2019écoles durant l\u2019été.«Nous misons sur notre territoire, sur la proximité que nous avons avec la nature, et offrons plusieurs écoles dans le domaine des sciences de la nature, notamment», explique le doyen des études, Frédéric Deschenaux.L\u2019UQAR propose ainsi une école d\u2019été en océanographie ou encore en géographie de l\u2019est du Québec.Encore un chantier- école en archéologie permettant d\u2019acquérir une expérience pratique en archéologie, sur le terrain comme en laboratoire et ayant la particularité d\u2019être ouvert à tous les publics dans la limite des places disponibles.Car contrairement à d\u2019autres universités, l\u2019UQAR ne cible pas particulièrement le grand public à l \u2019occasion de ses écoles d\u2019été.Ces cours intensifs, tous crédités, sont plutôt une occasion d\u2019offrir à ses étudiants une expérience dif fé- rente et de gagner en visibilité.« Il y a un objectif clair de recrutement, admet M.Desche- naux.Nous accueillons des étudiants en provenance d\u2019autres universités mais aussi des cégépiens.Il s\u2019agit pour eux d\u2019une occasion unique de se plonger dans un domaine d\u2019études et de faire ainsi un bon choix d\u2019orientation.» Université rurale L\u2019Université de Rimouski propose cependant une école d\u2019été en lettres et création littéraire qui se tient elle aussi à l\u2019extérieur des murs, dans des décors naturels inspirants, et qui est, en partie du moins, ouverte au public.Son université rurale québécoise permet quant à elle la rencontre entre chercheurs et acteurs du milieu rural, qui sortent de leur quotidienneté pour mieux l\u2019appréhender.« Elle rassemble des universitaires, mais aussi des acteurs de terrain, des étudiants, des élus et des citoyens intéressés par leur milieu, indique Frédéric Deschenaux.Elle offre des conférences, des ateliers, mais surtout des visites de terrain, d\u2019entreprises, etc., afin de travailler sur une problématique locale déterminée.» À Montréal, comme à Ri- mouski, les universités font l\u2019éloge de ces écoles d\u2019été, qui ne re jo ignent cer tes que quelques centaines de personnes par établissement, mais qui permettent des apprentissages plus souples et malléables.Toutes af firment avoir vu les candidatures et les inscriptions augmenter au cours des dix dernières années.Mais elles expliquent également être limitées dans leur offre par la disponibilité des professeurs, qui «portent leur école», mais ne veulent pas forcément la donner chaque été.Ainsi, certaines écoles reviennent régulièrement, mais d\u2019autres apparaissent chaque année pour répondre aux préoccupations du moment.L\u2019université autrement Les écoles d\u2019été permettent aux établissements de diversifier leurs publics Pour la première fois cette année, l\u2019Institut de leadership offrira à distance sa formation la plus populaire, la Certification en leadership et habiletés de direction.A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale «Nous avons décidé de nous mettre à l\u2019ère du jour, car nous recevions beaucoup de demandes pour savoir si nous proposions notre formation la plus ancienne et la plus connue à distance», lance Nicole Nawrocki, directrice des projets spéciaux et au développement international de l\u2019Institut.Dès le printemps, la Certification en leadership et habiletés de direction sera ainsi offerte en ligne.Grâce à une plateforme Web, les étudiants «à distance» auront accès à la même formation que ceux qui seront physiquement en classe et pourront suivre les différentes interventions.Même si les étudiants seront techniquement seuls devant leur ordinateur, l\u2019équipe de l\u2019Institut a cherché à rendre la plate- forme en ligne la plus « engageante» possible.«Nous nous sommes rendu compte que, pour une formation en ligne, il est important de briser la solitude derrière l\u2019écran», explique Nicole Nawrocki.Pour cela, une option de clavardage sera offerte, ainsi que des sondages virtuels.Il sera aussi demandé aux participants de réaliser un travail en équipe.En plus, un animateur sera responsable de recueillir et de transmettre les questions des étudiants aux professeurs.Lorsque l\u2019équipe a décidé de proposer la formation en ligne, Mme Nawrocki a elle- même suivi une formation sur la pédagogie numérique et en a rapporté des idées de bonnes pratiques.« J\u2019ai appris notamment que les plateformes en direct permettent une plus grande interactivité», souligne-t-elle.Formation plus accessible « Une des raisons pour lesquelles plusieurs gestionnaires sont attirés par la formation à distance est qu\u2019ils sont bien souvent coincés par le temps», croit Mme Nawrocki.En outre, pour plus de souplesse, les participants qui choisissent le programme en ligne auront accès au contenu en rediffusion.L\u2019équipe de l\u2019Institut pense que les dirigeants résidant en région seront particulièrement intéressés par la certification en ligne.Cela pourrait aussi séduire à l\u2019étranger, puisque le programme devient de plus en plus populaire à l\u2019international.Depuis un an, des ressortissants de pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, de la France ou encore de la Martinique viennent à Montréal suivre la certification en leadership et habiletés de direction.La formation en ligne pourrait ainsi permettre une augmentation de la participation à travers la francophonie.«Notre programme, qui est en français, est unique», rappelle Mme Nawrocki.En outre, elle estime que certains des participants pourraient préférer suivre les cours dans l\u2019intimité.«Certaines personnes n\u2019ont pas envie d\u2019assister à une formation entourées d\u2019un groupe, elles préfèrent être seules et vivre ce moment-là dans le calme.» La première cohorte à suivre la formation en ligne devrait le faire au printemps prochain et il est déjà possible de s\u2019inscrire pour les prochaines sessions.INSTITUT DE LEADERSHIP Former les dirigeants à distance NOUVEAU Camp culinaire pour les jeunes de 10 à 15 ans Inscription dès maintenant ! ITHQ.qc.ca/été Maman, papa ! Le repas est servi ! UINIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI L\u2019UQAR propose des écoles d\u2019été en océanographie et en géographie. É T É 2 0 1 8 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 C 5 Inscrivez-vous ulaval.ca/ete Arts, patrimoine et design \u2022 Art in situ - en milieu maritime \u2022 Atelier international de Design Créatif et Entrepreneurial en Gaspésie \u2022 Barcelomania et touristophobie : Muséalité et urbanité poussées à l\u2019extrême \u2022 Fragments d\u2019imaginaire : atelier d\u2019illustration, images et mots \u2022 Séminaire d\u2019été 2018 - Patrimoine religieux du Québec \u2022 Startup Fuze Développement durable \u2022 École d\u2019été en agroécologie \u2022 École d\u2019été en justice alimentaire \u2022 École d\u2019été francophone sur les villes intelligentes \u2022 Traits fonctionnels des plantes Enjeux internationaux \u2022 École d\u2019été sur la géopolitique des ressources naturelles \u2022 École internationale d\u2019été sur les con?its et les interventions \u2022 École internationale d\u2019été sur les terrorismes \u2022 École internationale d\u2019hiver sur la pratique des relations internationales \u2022 Les enjeux de l\u2019internationalisation de l\u2019enseignement supérieur \u2013 Réseau Dg2 Langues et cultures \u2022 Anglais \u2022 Espagnol (2) \u2022 Français langue étrangère (2) \u2022 Japonais (2) \u2022 Mieux prononcer pour mieux s\u2019intégrer \u2022 Nouveau paradigme pour l\u2019apprentissage d\u2019une langue seconde ou étrangère : l\u2019approche neurolinguistique \u2022 Pratique optimale de la phonétique corrective dans la classe de langue seconde \u2022 Russe \u2022 Stage de perfectionnement en enseignement du français langue étrangère \u2022 Stage en langue et culture chinoise Sciences, éthique et administration \u2022 Aux frontières de la neurophotonique \u2022 Développer la Gaspésie par la bioéconomie \u2022 École d\u2019été en éthique organisationnelle \u2022 École d\u2019été sur les soins in?rmiers : savoirs et recherche \u2022 Les affaires au Québec/Business in Quebec \u2022 Lumière sur les services écosystémiques des mers arctiques \u2022 Mémoire, thèse, article : les principes et la pratique de la rédaction scienti?que \u2022 Séjour d\u2019études en Chine \u2022 Séjours d\u2019études aux États-Unis \u2022 Séjour d\u2019études au Maroc \u2022 Séjours d\u2019études au Mexique \u2022 Séjour d\u2019études en Norvège \u2022 Séjours d\u2019études aux Pays-Bas \u2022 Stage de médecine en région isolée \u2022 Startup Fuze \u2022 Une cryosphère en changement : des capteurs à la prise de décision Société \u2022 École internationale d\u2019été en pédagogie universitaire - Développement de la créativité et de l\u2019innovation chez les étudiants \u2022 Michel Foucault : les Grecs et les Modernes \u2022 Pour une éducation de la foi de plus en plus résolument missionnaire \u2022 Quelle égalité dans un contexte de diversité ?VIVEZ NOS ÉCOLES D\u2019ÉTÉ Un peu plus d\u2019un an après son décès, l\u2019au- teur-compositeur-interprète montréalais Leonard Cohen ne cesse de fasciner ici et à l\u2019international.À un point tel qu\u2019une nouvelle école d\u2019été offerte au Campus de Longueuil de l\u2019Université de Sherbrooke par le Centre d\u2019études du religieux contemporain consacrera un cours à son imposante œuvre.M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale L es amateurs de Leonard Cohen inscrits comme étudiants libres au deuxième cycle ainsi que les étudiants à la maîtrise en études du religieux contemporain pourront dès cette année s\u2019inscrire à l\u2019école d\u2019été «L\u2019autre présence » dans l\u2019œuvre de Cohen.Ce titre est inspiré d\u2019un livre que publiera prochainement Alexandra Pleshoyano, profes- seure associée au Centre d\u2019études du religieux contemporain de l\u2019Université de Sherbrooke, également responsable de l\u2019école d\u2019été.Pour celle qui étudie depuis dix ans les écrits de Leonard Cohen, l\u2019artiste a toujours eu une grande attirance pour le sexe opposé et il était constamment à la recherche d\u2019une femme idéale, à la fois humaine et divine.Une grande partie de sa poésie témoigne de cette quête incessante.C\u2019est à travers la rencontre de l\u2019« autre présence » qu\u2019il aspire à la guérison, à la réunification de son être.« Nombreux sont les figures et les symboles qui révèlent le mystère de cette \u201cautre présence\u201d, c\u2019est-à-dire de cette \u201cénergie créatrice\u201d dans l\u2019œuvre de Cohen », soutient Mme Ple- shoyano, qui travaille dans les archives de la Succession Leonard Cohen et qui a collaboré à la révision éditoriale de chacun des textes du poète pour son volume posthume Leonard Cohen : The Flame, qui paraîtra en octobre.L\u2019école d\u2019été explorera les formes et les circonstances dans lesquelles apparaît cette « autre présence » à travers son art.« À l\u2019instar du feu, de l\u2019amour ou de la flamme, l\u2019énergie créatrice peut guérir et unifier, tout comme elle peut ravager et anéantir, selon la disposition de celle ou de celui qui l\u2019accueille, ajoute Mme Pleshoyano.Leonard était un funambule entre sa volonté lumineuse et sa volonté funèbre.Il tentait de vivre dans le milieu, dans cet espace qu\u2019il appelait la liberté.» Dans le cadre de l\u2019école d\u2019été, Alexandra Ple- shoyano accueillera quelques invités, dont l\u2019avocat Robert Kory, qui a été un ami proche de l\u2019artiste, ainsi que son agent.Il est maintenant représentant de la Succession Leonard Cohen.Ce cours de maîtrise se donne sur cinq jours de classe, les 5, 18, 19 mai ainsi que les 1er et 2 juin, de 9 h à 16 h15, au Campus de Longueuil de l\u2019Université de Sherbrooke.Diversité religieuse Par ailleurs, l\u2019école d\u2019été du Centre d\u2019étude du religieux contemporain de l\u2019Université de Sherbrooke consacrera une bonne partie de sa programmation à la diversité religieuse.« On a beaucoup touché aux accommodements raisonnables dans l\u2019école d\u2019été précédente, mais cette fois, on a voulu aller plus loin en regardant les pratiques des différentes religions qui peuvent amener des défis en matière d\u2019intervention », af firme Lorraine Derocher, responsable de l\u2019école d\u2019été et professeure associée au Centre.Le ramadan, la nourriture cachère et les croyances quant à la mor t font par tie des thèmes qui seront abordés.« Qu\u2019on soit dans le milieu policier, carcéral, de la santé, de la psychologie, du travail social, de l\u2019éducation, ou autre, les intervenants se retrouvent face à des gens attachés à leur religion et ils ont besoin de comprendre certaines des pratiques pour mieux faire leur travail », explique Lorraine Derocher, spécialiste des nouveaux mouvements religieux et des sectes, qui abordera également ces réalités lors de l\u2019école d\u2019été.Les pratiques de l\u2019islam, du judaïsme, du christianisme (pratiques orthodoxes protestantes et évangéliques), des religions orientales telles que l\u2019hindouisme, le bouddhisme et le si- khisme seront aussi présentées aux étudiants par des spécialistes et membres de ces communautés religieuses.Tout un volet portera aussi sur la vision du monde autochtone au Canada.« La société québécoise a beaucoup évolué ces dernières années sur les questions de diversité religieuse, affirme Mme Derocher.Les gens sont plus ouverts qu\u2019avant et s\u2019informent maintenant beaucoup lorsqu\u2019ils ont des demandes d\u2019accommodement.Avec l\u2019école d\u2019été, nous voulons vraiment intervenir au niveau de la pratique pour permettre aux étudiants de développer les connaissances nécessaires pour augmenter les chances de succès de leur intervention sur le terrain.» L\u2019école d\u2019été donne trois crédits aux étudiants à la maîtrise en études du religieux contemporain, mais on peut s\u2019y inscrire comme étudiant libre lorsqu\u2019on a obtenu un baccalauréat.Les journées de classe se tiendront les 11, 12 et 26 mai, puis les 15 et 16 juin, de 9 h à 16 h30.« Cette formule de cours partagée entre les vendredis et samedis est aimée des gens parce qu\u2019elle leur prend un peu de leur temps les fins de semaine, mais aussi un peu du temps de travail, indique Mme Derocher.Plusieurs demandent à leur employeur de les libérer pour venir suivre ce cours.» UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Un cours consacré à l\u2019œuvre de Leonard Cohen La diversité religieuse sera au cœur du programme de l\u2019école d\u2019été PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019école d\u2019été explorera les formes et les circonstances dans lesquelles apparaît l\u2019« autre présence » à travers l\u2019art de Leonard Cohen. Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com PROGRAMME HEBDOMADAIRE DU 25 JUIN AU 24 AOÛT 2018 ÂGES : DE 3 À 15 ANS Laval: Hillcrest Academy (265 Bladen) Montréal: Sacred Heart School (3635 Atwater) 514 600 0504 Centre musical CAMMAC 85, chemin CAMMAC Harrington (Québec) J8G 2T2 INSCRIPTION : cammac.ca CAMP MUSICAL z à u e p i c i t r Pa s an d x u a e v ni s e l s u o t ur o p e n ai m e s e un \u2019 d s le b a i l b u o n s i r u o j é s 7 s e s d r u e i s u l u p n o r i n a i e l n p n e o i s s a e p r t o e v r v i z v e n e V s ide t n e ur a L s de ur e t an h c n e t i o r d n e un e t d e s e g s â u e to d s ur e t a am s n ie ic s u m ! .Centre musical CAMMAC 85, chemin CAMMAC Harrington (Québec) J8G 2T2 POUR INFORMATIONS : 819 687-3938, poste 225 \u2022 national@cammac.ca INSCRIPTION : cammac.ca ÉTÉ 2018 Du 24 juin au 12 août 418-689-6727 \u2022 Pabos-Mills, Gaspésie www.basedebellefeuille.com Programmes offerts - 7 à 17 ans \u2022 Coureurs / coureuses des bois \u2022 Ados Extrêmes \u2022 Séjours 14-15 ans \u2022 Séjours réguliers (excursion en forêt) \u2022 Programme aspirant-moniteur \u2022 Camp théâtre Nous venons chercher vos enfants en train ! CAMP DE ROBOTIQUE 7 à 14 ans Camps d\u2019été 2018 Du 2 juillet au 6 juillet Du 9 juillet au 13 juillet Du 16 juillet au 20 juillet Du 30 juillet au 3 août Du 6 août au 10 août Du 13 août au 17 août LE CAMP DE CONSTRUCTION ULTIME CRÉER ?CONSTRUIRE ?PROGRAMMER INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT sur : robotcamp.net Collège Dawson \u2013 4001, boul.de Maisonneuve O., Montréal 514-813-6673 | info@roboticscamp.net CA MP DE JOUR MUSICAL POUR LES 13-17 ANS RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS : CAMPDEBLUES.COM DATE LIMITE 21 M ARS \u2022 AUDITIONS 24 M ARS INSCRIS-TOI AUX AUDITIONS DÈS MAINTENANT ! C A M P D E B L U E S P R É S E N T E GR ATUIT ! 30 JUIN AU 6 JUILLE T École internationale de langues YMCA Pour plus d?informations, contactez-nous! 1440, rue Stanley, 5e étage (station de métro Peel), Montréal 514 789-8000 # 1 ?info@ymcalangues.ca ?ymcalangues.ca CAMP LINGUISTIQUE DE JOUR \u2013 CENTRE-VILLE (MONTRÉAL) IMMERSION ANGLAISE ET FRANÇAISE pour les 9 à 17 ans Cours de langues et sports et loisirs OU cours de langues seulement (conversation et grammaire) Du lundi au vendredi de 9 h à 16 h Du 25 juin au 13 juillet (3 sem.) Du 16 juillet au 3 août (3 sem.) Les sports et loisirs incluent: natation, basket-ball, soccer, activités touristiques, musées et plus encore! INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT! 5 % de moins si vous inscrivez votre enfant avant le 26 mai 2018.Tests de niveau obligatoires et gratuits tous les mercredis entre 12 h 30 et 17 h 30.Aussi offerts : Cours intensifs d\u2019été en ESPAGNOL pour les jeunes de 9 à 16 ans Du lundi au vendredi de 9h à 12h Du 9 au 27 juillet (3 semaines) Du 6 au 17 août (3 semaines) 1-866-910-1551 www.nominingue.com L\u2019aventure en plein air.en anglais "]
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