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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-02-21, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 3 7 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Pyeongchang 2018 \u203a «On y allait pour un podium».Disquali?ée, l\u2019équipe canadienne de relais e remporte pas une médaille olympique pour la première fois depuis 1992.Page B 5 Avis légaux.B 6 Décès.B 8 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 8 Sudoku.A 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Il est au cœur du territoire et de l\u2019histoire du Québec, et pourtant, le Saint- Laurent demeure toujours méconnu à bien des égards, particulièrement en période hivernale.Des chercheurs universitaires tentent présentement de percer cer tains mystères de la saison froide grâce à une mission scientifique inédite.Une saison dans la vie du Saint-Laurent Jamais à ce jour une mission scientifique n\u2019avait étudié ce milieu naturel durant l\u2019hiver ISMER / UQAR En plus de la mission scientifique, l\u2019Amundsen doit poursuivre l\u2019escorte de navires.Syrie Le régime poursuit son carnage dans la Ghouta orientale Page B 7 Agression sexuelle Former les aspirants juges est-il la solution?Page A 3 M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec D es médecins spécialistes gênés par la hausse de rémunération que Québec leur a consentie cherchent un moyen d\u2019exprimer leur malaise \u2014 ou de renoncer à leur chèque \u2014, mais s\u2019estiment coincés par la situation hautement politique dans laquelle ils se sont retrouvés.Ils sont quelques-uns jusqu\u2019ici.Ils ont pris la parole dans des lettres ouvertes ou se sont confiés aux médias.Au Devoir, ils ont été une dizaine à déplorer le manque de fermeté du gouvernement dans les négociations avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), l\u2019approche du ministre de la Santé, Gaé- tan Barrette, ou une hausse de rémunération « dont ils n\u2019ont pas besoin».« Quand j\u2019ai vu mon salaire augmenter de près de 100 % en deux ou trois ans, pendant que les salariés devaient se battre bec et ongles pour des hausses de 2 ou 3 %, j\u2019ai senti le malaise.Le rattrapage, je veux bien.Mais tout le monde convient que le rattrapage est fait », a déclaré un médecin spécialiste.Un autre a carrément évoqué le désir de renoncer à la hausse \u2014 de 11,2 % sur huit ans, en plus d\u2019un montant non récurrent de 1,5 milliard de dollars \u2014, sans pourtant savoir vers qui se tourner.« Où et comment se réunir ?RÉMUNÉRATION Des médecins cherchent un antidote à la honte L\u2019argent qui nous est offert devrait servir à améliorer les soins, disent des spécialistes A M É L I P I N E D A L\u2019 usage par les policiers des bâtons télescopiques, des irritants chimiques et des pistolets électriques Taser augmente, mais le brouillard persiste quant aux blessures causées par ces armes dites intermédiaires, révèle une récente étude de l\u2019École nationale de police du Québec (ENPQ).Dix-sept ans après le Sommet des Amériques et six ans après le Printemps érable, les données sur la gravité des blessures causées par les armes à létalité réduite au Québec sont pratiquement inexistantes, confirme ce nouveau rapport.«Ces technologies-là sont réputées pour causer moins de blessures, mais en même temps, les données qu\u2019on a, ce sont celles fournies par les fabricants », explique Annie Gendron, chercheuse au Centre de recherche et de développement stratégique de l\u2019ENPQ.Jusqu\u2019à présent, les données sur les lésions corporelles proviennent d\u2019études menées ailleurs dans le monde, précise-t-elle.«On sait que lorsque la tête est atteinte, c\u2019est dangereux, mais ce qui est aussi très important, c\u2019est de connaître le contexte dans lequel on a eu recours à l\u2019arme », souligne-t-elle.Commandée en 2014, cette nouvelle recherche qui vient d\u2019être rendue publique a pour but d\u2019actualiser l\u2019étude sur les armes intermédiaires d\u2019impact à projectiles, couramment nommées balles de plastique, datant de 2005.Celle-ci avait été ordonnée par le ministère de la Sécurité publique après le Sommet des Amériques de 2001, lors duquel ces balles avaient été utilisées pour la première fois dans le cadre d\u2019une manifestation au Canada.L\u2019« actualisation » de cette étude a permis d\u2019élargir la recherche, qui ne s\u2019est pas limitée aux balles de plastique.L\u2019usage des armes intermédiaires comporte des risques méconnus L\u2019arsenal se répand, sans qu\u2019on mesure les blessures qu\u2019il entraîne JACQUES NADEAU LE DEVOIR En 2012, alors qu\u2019avait lieu le Printemps érable, l\u2019emploi de certaines armes intermédiaires a atteint un sommet.Lire aussi \u203a Une promesse.Le ministre de la Santé s\u2019est engagé à revoir à la baisse les ratios de patients par infirmière.Page A 10 VOIR PAGE A 10 : MÉDECINS VOIR PAGE A 10 : SAINT-LAURENT VOIR PAGE A 10 : ARMES L\u2019entente avec les spécialistes survient alors qu\u2019on s\u2019inquiète de l\u2019épuisement des infirmières A L E X A N D R E S H I E L D S Q u\u2019il s\u2019agisse de sa portion fluviale, de l\u2019estuaire ou encore du golfe, le Saint-Laurent constitue un milieu naturel particulièrement riche, complexe et fragile.Au fil des ans, plusieurs projets de recherche se sont d\u2019ailleurs penchés sur les dif férents enjeux cruciaux pour cet écosystème, à l\u2019exception notable de la saison hivernale, où les questions sans réponse sont très nombreuses. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 AVIS LÉGAUX L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e A 6 Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du mercredi 21 février 2018 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissionnaires peuvent également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres en visitant le site Internet de la SPJD : www.parcjeandrapeau.com 20180208PUBSP Services professionnels \u2013 Sélection d\u2019une firme spécialisée en design d\u2019intérieur pour le développement des concessions alimentaires et du pavillon d\u2019accueil du Parc Jean-Drapeau APPEL D\u2019OFFRES Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 333902 Travaux de reconstruction d'un égout unitaire, d'une conduite d'eau secondaire, d'une conduite d'eau haute-pression, d'une conduite d'eau principale et construction d'une chaussée et des trottoirs temporaires en revêtement bitumineux, dans la rue Sainte-Catherine Ouest, de la rue Mansfield au boulevard Robert-Bourassa.Projet rue Sainte- Catherine Ouest Lot 1A.(Arrondissement Ville- Marie) L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 21 février 2018 est reportée au 28 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres L I S A - M A R I E G E R V A I S L es personnes portant un voile, un turban ou tout autre couvre-chef pourront désormais se présenter aux élections.La proposition du Directeur général des élections, qui voulait modifier le règlement pour autoriser les photos montrant un « visage découver t », a été approuvé mardi à la Commission des institutions de l\u2019Assemblée nationale.L\u2019ancien règlement sur la déclaration de candidature exigeait une photo « tête découverte », ce qui était jugé discriminatoire par certains partis, dont le Parti vert et Québec solidaire.Désormais, on acceptera une photo présentant une « vue de face complète du candidat à partir des épaules», selon ce qui a été entériné.La burka et le niqab demeurent toujours interdits.Des personnes ayant été jusqu\u2019ici brimées par ce règlement se réjouissent de ce changement de cap.«C\u2019est une immense satisfaction», a dit Eve Torres, de LaVOIEdesfemmes, un organisme qui encourage la par ticipation citoyenne des femmes issues des minorités.« Quand tu veux t\u2019impliquer et que chaque fois tu dois faire face à des obstacles, c\u2019est difficile.Ça vient corriger un déséquilibre et ça permet à tout le monde de se présenter.» Pour elle, ce règlement unique au Québec \u2014 les paliers fédéral et municipal permettent aux candidats de porter un couvre-chef \u2014 était un obstacle majeur.« C\u2019est comme si on avait une citoyenneté à deux vitesses», a-t-elle ajouté.La canado-sénégalaise Fatimata Sow, qui se fait appeler Kowry Sow, s\u2019est également réjouie de cette nouvelle.« Je suis vraiment contente.C\u2019est une bonne chose pour toute personne voulant se présenter en politique », a-t-elle dit.Elle-même n\u2019avait pas pu se présenter comme candidate du Parti vert aux élections de 2014 dans La Pinière parce qu\u2019elle portait un hijab.Même si elle dit avoir été « très déçue » à l\u2019époque, elle n\u2019avait pas voulu mener la bataille publiquement.« Je ne voulais pas d\u2019attention ni de drame autour de ça.Et je ne croyais pas que les choses allaient réellement changer ».Il n\u2019en demeure pas moins que le règlement était discriminatoire, selon elle.«Pas seulement envers les femmes musulmanes [\u2026] mais envers tous ceux qui voulaient se présenter et qui ne le pouvaient pas.Pourquoi empêcher quelqu\u2019un qui porte un foulard sur la tête de faire ce qu\u2019il a envie de faire ?» Réactions des partis Le règlement a fait l\u2019objet de discussions menant à des amendements, qui ont été finalement rejetés.La députée du Parti québécois Agnès Maltais suggérait d\u2019ajouter une mention pour préciser que le visage devait être entièrement découvert et clairement visible.Le député de la Coalition avenir Québec Simon Jolin-Bar- rette a quant à lui voulu savoir si « visage découvert », signifiait la racine des cheveux et si une photo d\u2019une personne por tant une prothèse au visage pouvait être acceptée.Il a également demandé au DGEQ, Pierre Reid, si la modification répondait à la demande d\u2019accommodement raisonnable déposée en décembre dernier.La préoccupation remonte aux élections de 2014, a répondu M.Reid.« Je reviens sur l\u2019objectif et j\u2019insiste : un, il faut identifier la personne et deux, il s\u2019agit de faire en sorte que toute personne souhaitant se porter candidat ou candidate aux élections puisse le faire.» Répondant à une question en anglais, le premier ministre, Philippe Couillard, a affirmé qu\u2019il appartient aux électeurs de faire un choix.«Ne soyons pas paternalistes envers les citoyens en décidant pour eux qui devrait être élu », a-t-il ajouté.Pour la députée solidaire Manon Massé, le règlement du DGEQ «arrive au XXIe siècle».«Ça permet à tout le monde d\u2019avoir accès à ce qui nous apparaît évident à Québec solidaire, c\u2019est-à-dire que lorsque tu es éligible et que tu es un citoyen et que tu veux pouvoir te présenter à la face de tes électeurs pour voir s\u2019ils te veulent comme député, eh bien, à partir de maintenant, c\u2019est possible», a-t-elle dit.Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a réagi mardi en disant qu\u2019il est peu probable qu\u2019un candidat vêtu d\u2019un signe religieux porte les couleurs de son parti aux prochaines élections.Avec La Presse canadienne Le Devoir ÉLECTIONS QUÉBÉCOISES De « tête découverte » à « visage découvert» Un obstacle de moins à la présence de candidats des minorités culturelles M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L\u2019 avocat Julius Grey n\u2019écarte pas la possibilité de porter en appel devant la Cour suprême du Canada la décision rendue lundi dans l\u2019affaire sur l\u2019interdiction du port du kirpan à l\u2019Assemblée nationale.« Je ne suis pas d\u2019accord avec le jugement, et je pense que c\u2019est une cause hautement appela- ble », a-t-il soutenu mardi en entrevue au sujet du verdict de la Cour d\u2019appel du Québec.Il a fait valoir que la question du privilège parlementaire, qui était au centre de cette affaire, en était une « très importante ».« Je pense que c\u2019est une cause qui pourrait aller à la Cour suprême », a tranché l\u2019avocat montréalais, qui représentait les deux plaignants déboutés en Cour d\u2019appel.Le tribunal a rejeté l\u2019appel de Balpreet Singh et Harminder Kaur, un homme et une femme qui avaient été interdits d\u2019entrée à l\u2019Assemblée nationale parce qu\u2019ils refusaient de retirer leur kirpan.Les plaignants n\u2019avaient pas voulu laisser à l\u2019entrée leur petit couteau, qu\u2019ils portent pour des raisons religieuses, pendant la présentation d\u2019un mémoire en commission parlementaire.Ils contestaient une motion unanime adoptée en 2011 en appui à une directive dans la loi sur l\u2019Assemblée nationale interdisant la présence de couteaux, ciseaux et tout autre objet dangereux.Mais dans un jugement de 14 pages qui est tombé lundi après-midi, le juge Patrick Healy a rejeté l\u2019appel, validant l\u2019avis du juge de première instance sur la notion de privilège parlementaire.Au lendemain de ce verdict, l\u2019un des deux plaignants, Balpreet Singh, n\u2019était pas encore en mesure de dire s\u2019il voulait porter la cause à l\u2019attention du plus haut tribunal au pays.«Nous l\u2019envisageons, c\u2019est certain, mais nous n\u2019avons pas encore pris de décision.Le jugement est sorti assez tard dans la journée d\u2019hier [lundi], alors nous l\u2019étudions toujours», a-t-il dit.Saisir la Cour suprême du Canada de l\u2019affaire fait « partie [des] options, et nous y songeons très sérieusement », a-t-il ajouté en entrevue avec La Presse canadienne.Dans sa décision, le juge Healy écrit qu\u2019il ne se prononce pas sur la question de « savoir si l\u2019exercice du privilège parlementaire de l\u2019Assemblée nationale visant à exclure le kirpan était une décision sage ».« Tout ce que je dis, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un exercice légal de cette catégorie de privilège », ajoute le magistrat.Le fait que l\u2019Assemblée nationale soit le seul Parlement au pays où est interdit ce poignard que por tent en bandoulière les sikhs initiés \u2014 hommes comme femmes \u2014 désole Balpreet Singh.«Mettons les choses en perspective: les seuls endroits où le kirpan est totalement prohibé sont les prisons à sécurité moyenne ou maximale et l\u2019Assemblée nationale», a-t-il lâché.«Nulle part ailleurs au Canada y a-t-il prohibition totale du kirpan.Nulle part », a enchaîné le Torontois, qui est conseiller juridique à la World Sikh Organization of Canada (WSOC).Au Parlement d\u2019Ottawa, le chef néodémo- crate Jagmeet Singh n\u2019a pas à se délester de son couteau cérémonial lorsqu\u2019il vient faire son tour.La Presse canadienne KIRPAN Julius Grey pourrait porter la cause devant la Cour suprême JACQUES NADEAU LE DEVOIR Eve Torres estime que le Directeur général des élections du Québec vient de corriger un déséquilibre.L I S A - M A R I E G E R V A I S Des abus et cafouillages dans le traitement des dossiers autochtones par les tribunaux et des services pour leur venir en aide qui sont sous- financés.Le système de justice a été particulièrement écorché lors des auditions de la commission Écoute, réconciliation et progrès qui se tenaient mardi, à Montréal, sous la présidence de Jacques Viens.Originaire de Kuujjuarapik, Michel Tooktoo, accusé de divers crimes contre la personne, a raconté qu\u2019il avait subi un procès inéquitable au terme duquel il a finalement été acquitté, faute de preuves.Sur 19 mois de détention entre 2012 et 2014, l\u2019Inuit a été convoqué 14 fois en cour et, chaque fois, l\u2019audience a été reportée pour des problèmes de visioconférence ou d\u2019absence de témoins, dont la victime.Alors qu\u2019il était en détention, Michel Tooktoo a parfois attendu des journées entières au palais de justice sans qu\u2019il puisse comparaître ni même parler à son avocat.Son enquête préliminaire a même été abandonnée à son insu, sans qu\u2019il en fasse la demande.Il a dit avoir été traité injustement parce qu\u2019il était inuit.«Je pense que le juge, l\u2019avocat et le procureur étaient ensemble dans tout ça», a-t-il déclaré, avec émotion.Le Centre de justice des premiers peuples de Montréal a pour sa part dénoncé le sous-finan- cement des services juridiques offerts aux autochtones.Provenant de Québec, d\u2019Ottawa, de la Ville de Montréal et d\u2019une fondation privée, son financement de 180 000 $ est nettement insuffisant.«On n\u2019a même pas d\u2019argent pour embaucher un directeur ! » a indiqué Vivien Carli, l\u2019une des administratrices de ce centre, qui offre du soutien juridique aux Premières Nations, Inuits et Métis.Elle a également déploré le manque de données sur les autochtones ayant un historique carcéral compilées et rendues disponibles par la police de Montréal et le gouvernement du Québec.Le président du Conseil d\u2019administration du Centre, Serge Tremblay, a salué la création d\u2019un poste de commissaire autochtone à la Ville de Montréal et a exhorté Québec à suivre son exemple.«Au niveau de la fonction publique, la représentation autochtone est déficiente.Nous sommes en 2018 », a-t-il dit.Dans un témoignage empreint d\u2019émotion, Sarah Papialuk, qui suit une thérapie pour ses problèmes d\u2019alcool, a recommandé que les services sociaux fassent preuve de plus de compréhension et les exhorte à ne pas arracher les enfants à leur communauté, mais plutôt à tenter de régler les problèmes avec elle.Originaire de Puvirnituq, au Nunavik, la jeune femme a également recommandé une meilleure formation pour les policiers qui ont des comportements puérils, irrespectueux et revanchards envers les Inuits.Elle a raconté comment elle s\u2019était sentie «comme un animal» après avoir été placée dans une cellule sans drap ni papier hygiénique, rien à manger ni à boire.À la prison Leclerc, les autochtones sont toujours traités différemment, selon elle.Comme d\u2019autres, elle n\u2019était pas toujours prévenue lorsqu\u2019il y avait des visites de membres de sa communauté.« J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on se fout de notre culture », a-t-elle dit.Le Devoir COMMISSION VIENS Le système judiciaire mis en cause Réfugiés : premier arrivé, premier servi Ottawa \u2014 Accablée par le niveau historique des demandes d\u2019asile, la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) semble abandonner l\u2019idée de respecter des limites de temps pour tenir les audiences des demandeurs d\u2019asile, tel que l\u2019édictait un règlement fédéral qu\u2019avait adopté en 2012 le gouvernement Harper.Se conformer aux échéances s\u2019est avéré un grand défi pour la Commission face à l\u2019augmentation constante des demandes d\u2019asile depuis 2014.Un communiqué de la CISR diffusé mardi laisse entendre qu\u2019elle a épuisé toutes ses options pour résorber les retards qui s\u2019accumulent de jour en jour.Les fonctionnaires prévoient maintenant de suivre le principe du premier arrivé, premier servi.Plus de 47 000 nouvelles demandes d\u2019asile ont été déposées à la Commission en 2017, un nombre record qui s\u2019explique en partie par la vague migratoire provenant des États-Unis.Plus de 18 000 personnes ont traversé la frontière canadienne de façon irrégulière l\u2019an dernier pour demander l\u2019asile, selon les données de la Commission.À la fin du mois de décembre 2017, il y avait 43 000 dossiers en attente d\u2019une décision.En date du 1er février, le temps d\u2019attente prévu pour les demandes était de 20 mois.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 M A R C O F O R T I E R D es données confidentielles portant sur des millions de mariages célébrés au Québec entre les années 1926 et 1996 sont diffusées illégalement depuis des années par le gouvernement du Québec.La Commission d\u2019accès à l\u2019information (CAI) vient de décréter qu\u2019une série d\u2019informations privées au sujet des mariages célébrés au Québec durant 70 ans ont été rendues publiques depuis des décennies.Ces renseignements confidentiels sont la religion des époux, leur langue maternelle, leur nombre d\u2019années de scolarité et l\u2019indication qu\u2019ils savent lire ou écrire, leur profession, leur employeur, leur citoyenneté, leur origine raciale et l\u2019adresse des témoins du mariage.Toute personne qui s\u2019est mariée au Québec durant ces sept décennies peut demander au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ou à trois sociétés de généalogie de retirer ces informations de leurs registres publics.Ça fait beaucoup de monde : la Commission estime que plus de 2,4 millions de mariages ont été célébrés au Québec entre 1926 et 1996.Cette décision aura sans doute peu d\u2019impact sur le travail des spécialistes de la généalogie, parce que les organismes visés peuvent continuer de diffuser les données confidentielles \u2014 sauf si quelqu\u2019un demande que son dossier soit retiré du domaine public.Compliqué de tout détruire Dans sa décision, la Commission ordonne à toutes les organisations concernées (MSSS, BAnQ, groupes de généalogie) d\u2019informer les Québécois qu\u2019ils peuvent demander que leurs informations personnelles soient retirées du domaine public.La CAI a choisi cette voie plutôt que d\u2019ordonner la destruction pure et simple de toutes ces données, qui aurait nécessité des efforts démesurés pour caviarder ces millions de documents.La Commission avait pour tant ordonné en 2015 la destruction des données confidentielles portant sur 300 000 adoptions tirées du Registre de l\u2019état civil.La CAI avait tranché : le droit à la confidentialité des personnes adoptées l\u2019emporte sur l\u2019intérêt public à dif fuser des données sur les adoptions.Cette fois, la CAI s\u2019est penchée sur la confidentialité des fichiers de mariage.La décision indique que certaines données sont publiques (comme le nom et l\u2019âge des mariés, la date et le lieu du mariage), mais le gouvernement est allé trop loin en autorisant la dif fusion de données comme la religion, la scolarité ou l\u2019employeur des époux.Les données confidentielles portant sur ces mariages se trouvent sur 1115 bobines de microfilms à BAnQ, dans des bases de données de trois sociétés de généalogie ainsi que dans des sites Web hébergés ailleurs dans le monde.« Le MSSS a contrevenu à la Loi sur l\u2019accès en autorisant la communication et la diffusion de ces renseignements.[\u2026] la loi n\u2019autorisait pas les sociétés de généalogie ni BANQ à diffuser ces renseignements personnels, bien que ce soit en toute bonne foi et avec l\u2019autorisation du MSSS qu\u2019ils aient agi », indique une décision de la CAI datée du 12 février 2018.Toujours diffusées « Vérification faite, je vous confirme que les données demeurent accessibles », a indiqué Claire-Hélène Lengellé, responsable des relations avec les médias chez BAnQ.«En effet, par la décision qui a été rendue, la Commission d\u2019accès à l\u2019information ne demande pas à BAnQ le retrait des données, mais plutôt que nous émettions un avis informant les usagers que les documents visés contiennent des données de nature confidentielle.Conformément à l\u2019ordonnance de la Commission, BAnQ retirera ces dernières sur demande seulement.» Les trois sociétés de généalogie visées par la décision (Société de généalogie canadienne-fran- çaise, Société de généalogie de Québec et Institut Drouin) ont indiqué à la CAI qu\u2019elles sont disposées à retirer, sur demande de toute personne concernée, les renseignements confidentiels contenus aux formulaires de mariage qui se retrouvent dans leurs banques de données.De son côté, le MSSS a dit au Devoir qu\u2019il analysera la décision avant de décider des suites qui y seront données.Le MSSS a cessé d\u2019autoriser la dif fusion des renseignements confidentiels portant sur les mariages en 2001 après des changements apportés au Code civil.Le Devoir VIE PRIVÉE Des données sur 2,4 millions de mariages diffusées illégalement ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Plusieurs sénateurs craignent que le projet de loi C-337, quoique bien intentionné, soit inconstitutionnel ou rate la cible.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a formation obligatoire des aspirants juges en matière d\u2019agression sexuelle n\u2019est pas pour demain.Le projet de loi visant à l\u2019imposer, qui a été adopté à toute vapeur dans une joyeuse unanimité à la Chambre des communes, fait face à d\u2019importantes réticences au Sénat, où il croupit depuis maintenant neuf mois.Le C-337 obligerait les avocats à suivre un cours de perfectionnement sur le droit relatif aux agressions sexuelles avant de postuler à la magistrature.Le cours porterait aussi sur les mythes associés aux plaignantes dans ces affaires.L\u2019instigatrice du projet de loi, l\u2019ex-députée conservatrice Rona Ambrose, voulait ainsi éviter la nomination de juges obtus comme ce Robin Camp, qui avait demandé à une victime d\u2019agression sexuelle pourquoi elle n\u2019avait pas «serré les jambes».M.Camp a depuis démissionné.Le projet de loi a été adopté l\u2019an dernier par les députés malgré les nombreuses objections du milieu juridique.Il semble que les sénateurs y soient plus sensibles.Plusieurs craignent que le projet de loi, quoique bien intentionné, soit inconstitutionnel ou rate la cible.C\u2019est le cas notamment des sénateurs québécois et ex-journalistes André Pratte et Joan Fraser.« Un projet de loi n\u2019est pas automatiquement bon parce qu\u2019il poursuit des objectifs louables », a fait valoir M.Pratte lors de son discours à la Chambre haute.Comme d\u2019autres collègues, le sénateur indépendant déplore que le projet de loi « s\u2019attaque à un problème qui concerne d\u2019abord les juges provinciaux».La quasi-totalité des causes d\u2019agressions sexuelles est en ef fet présidée par des juges provinciaux.Or, la Loi sur les juges que modifie le C-337 ne s\u2019applique pas à eux.« Autrement dit, l\u2019action doit être menée avant tout au niveau provincial.Certes, je comprends que cette situation nous irrite à titre de législateurs fédéraux, mais cela ne justifie pas d\u2019adopter une loi qui se trompe de cible.» Gaspillage de ressources Lorsque le projet de loi était à l\u2019étude à la Chambre des communes, le Conseil canadien de la magistrature avait signalé que plus de 500 personnes postulent chaque année pour devenir juges, mais que seulement 10 % d\u2019entre elles sont nommées.Beaucoup de gens seraient donc formés pour rien.Cet argument n\u2019a pas été retenu par les députés, mais il ébranle plusieurs sénateurs.« Il s\u2019agira d\u2019un gaspillage de ressources considérable », déplore M.Pratte.Il s\u2019abstiendra de voter contre le projet de loi dans l\u2019espoir de l\u2019envoyer en comité pour l\u2019y amender.Les représentants de la magistrature avaient proposé en vain aux députés de plutôt faire signer aux aspirants juges un engagement à suivre la formation en cas de nomination.Joan Fraser trouve pour sa part « injuste » d\u2019obliger les avocats à suivre une formation pour pouvoir postuler, car cela ébruitera nécessairement leur démarche dans leur milieu professionnel.Si le candidat n\u2019est pas retenu, plaide Mme Fraser, cela ouvrira la porte à des « potins, voire des potins malveillants ».Mme Fraser a quitté le Sénat début février.La sénatrice libérale Mobina Jaffer fait valoir le même argument pour s\u2019opposer au projet de loi.« Plusieurs avocats m\u2019ont appelée pour me dire : \u201cAllons, Mobina, soit sérieuse.Tu penses que nous allons suivre ce cours ?Mes partenaires et mes amis sauront que j\u2019ai présenté ma candidature.\u201d » Selon elle, éventer son intérêt pour devenir juge nuirait aux perspectives d\u2019avancement d\u2019un avocat dans son cabinet.Il ne devrait pas être obligatoire, lorsqu\u2019on aspire à devenir juge, de « l\u2019annoncer au monde entier», croit-elle.Compétence provinciale Le libéral Serge Joyal, pour sa part, craint que le C-337 ne soit inconstitutionnel, car il force un avocat \u2014 relevant d\u2019un ordre professionnel provincial \u2014 à suivre une formation à la satisfaction d\u2019un commissaire ; dans ce cas-ci, le commissaire à la magistrature fédérale.Cela, pense-t-il, «constitue une intrusion dans une compétence provinciale relative à l\u2019ordre professionnel».M.Joyal se dit par ailleurs mal à l\u2019aise avec le libellé du projet de loi stipulant que les formations prodiguées aux aspirants juges devront être élaborées «en consultation avec des survivants d\u2019agression sexuelle ainsi que des groupes et des organismes qui les aident».« Il faut qu\u2019il y ait équilibre, estime M.Joyal, sans quoi on aura l\u2019impression que le juge cherche davantage à défendre les intérêts de la victime au détriment de l\u2019impartialité générale du procès.» Le projet de loi avait été adopté par la Chambre des communes en à peine trois mois.Il a été envoyé au Sénat il y a neuf mois et il en est toujours à la première étape des débats.Au total, seulement huit sénateurs ont pris la parole jusqu\u2019à présent.Du lot, cinq se sont prononcés contre, dont l\u2019avocate Renée Dupuis.Une sixième, Frances Lankin, n\u2019a pas pris position, plaidant seulement pour que le texte soit envoyé en comité pour qu\u2019il y soit débattu plus en profondeur.L\u2019indépendante Kim Pate et la conservatrice Raynell Andreychuk ont dit l\u2019approuver.Le Devoir PROJET DE LOI Agressions sexuelles et formation des juges : le Sénat se montre réticent O ttawa \u2014 Il aura fallu deux enquêtes, menées par deux comités, mais le juge Michel Gi- rouard n\u2019y échappera pas.Le Conseil canadien de la magistrature recommande la révocation du magistrat de la Cour supérieure du Québec.Dans un rapport soumis à la ministre fédérale de la Justice, le Conseil conclut que le juge «a manqué à l\u2019honneur et à la dignité ».« L\u2019intégrité du juge a été irrémédiablement compromise, la confiance du public envers la magistrature a été ébranlée, et le juge est inapte à remplir utilement ses fonctions», peut- on aussi lire dans la conclusion du rapport.M.Girouard a été nommé juge à la Cour supérieure du Québec le 30 septembre 2010.Deux semaines plus tôt, soit le 17 septembre, M.Girouard, alors avocat, se présente dans les locaux d\u2019un de ses clients, en Abitibi.Le propriétaire du commerce de location de films se servait de son bureau pour faire du trafic de cocaïne, selon des éléments de preuve.Vidéo compromettante Un enregistrement vidéo, plus tard saisi par la police lors d\u2019une perquisition, montre M.Gi- rouard qui, ce jour-là, dépose de l\u2019argent sur le bureau et le propriétaire des lieux qui lui glisse un petit paquet entre les mains.Les deux comités d\u2019enquête du Conseil canadien de la magistrature ont conclu que le juge Girouard n\u2019a pas dit la vérité sur cette transaction qui a duré 17 secondes.Et dans son rapport final, le Conseil écrit : «On ne trouve nulle part une explication simple, sensée, cohérente, complète ou satisfaisante de ce qu\u2019on voit dans l\u2019enregistrement vidéo.» Le Conseil avait of fer t au juge la possibilité de lui présenter des arguments par écrit.Mais ce plaidoyer- là non plus n\u2019a pas convaincu.Ce sera à la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, d\u2019ordonner la révocation recommandée par le Conseil.La Presse canadienne JUSTICE La révocation du juge Girouard recommandée Le magistrat aurait acheté de la cocaïne quelques jours avant sa nomination en septembre 2010 Un projet de loi n\u2019est pas automatiquement bon parce qu\u2019il poursuit des objectifs louables André Pratte, sénateur « » Selon le CAI, Québec est allé trop loin en autorisant la diffusion de données comme la religion, la scolarité ou l\u2019employeur des époux PROGRAMME TRIENNAL D'IMMOBILISATIONS 2018-2020 DE LA VILLE DE MONTREAL Adopté au conseil municipal du 13 février 2018 et au conseil d'agglomération du 14 février 2018 MESSAGE DE LA MAIRESSE ET DU PRÉSIDENT DU COMITÉ EXÉCUTIF En novembre 2017, dès les premiers jours de notre administration, nous avons été confrontés à l'ampleur des défis qui nous attendaient, notamment en ce qui a trait à la mise à niveau de nos infrastructures de l\u2019eau, La tâche est immense et nous faisons le nécessaire pour réparer le réseau et assurer un approvisionnement sécuritaire en eau potable pour tous et toutes.Notre vision en est une d'avenir.Elle consiste à investir maintenant pour ne pas transférer nos responsabilités actuelles aux générations futures.Le PTI que nous proposons aujourd'hui maintient à bien des égards les orientations de l'administration précédente.Toutefois, nous avons pris le temps d'analyser les projets et les programmes, de remettre en question la pertinence de certains investissements, d'ajuster les budgets selon les capacités de livraison des services et d'établir les priorités en fonction des valeurs et des objectifs de notre administration.Certains projets d'immobilisations ont été modifiés.D'autres sont sous analyse et seront révisés au cours des prochains mois en vue des années à venir.Dès la formation du nouveau comité exécutif, nous avons sollicité tous ses membres pour qu'ils passent en revue l'ensemble des projets d'investissements sous leur responsabilité.C'est donc collectivement que nous avons élaboré notre premier Programme triennal d'immobilisations (PTI).L'urgence d'agir Nos réseaux d'aqueduc et d'égout nécessitent des interventions majeures et des investissements considérables.Nous devons agir dès maintenant pour combler le déficit d'entretien de nos infrastructures d'eau, qui s'élève à 3,5 G$.Pour chaque dollar investi maintenant, nous en économiserons dix demain.En effet, réparer une conduite d'eau en urgence coûte dix fois plus cher que planifier les travaux.C'est dans cette optique que nous travaillons et c'est pourquoi nous allons remplacer 400 km de conduites sur les réseaux secondaires d'aqueduc et d'égout.Les infrastructures routières sont également au cœur de nos priorités.Nous augmenterons les investissements dans le programme de réfection des rues locales et de réhabilitation de chaussées afin de réaliser des projets attendus depuis longtemps.Ces investissements nous permettront également d'entamer un important virage dans les pratiques de la Ville en matière de travaux.Désormais, tous les chantiers d'infrastructures seront analysés de manière à éviter que des rues soient refaites à l'identique.Au total, 1 000 km de chaussées seront refaites au cours de la période couverte par ce PTI.Le PTI 2018-2020 prévoit des investissements totaux de 6,383 G$ sur trois ans, un montant du même ordre que celui prévu pour les années 2017 à 2019.Les budgets d'investissement combinés en eau, en voirie et en transports sont en croissance de quelque 152,4 M$.Pour leur part, les arrondissements voient leurs investissements croître de plus de 90 M$.Le choix des services Nous travaillons pour nous assurer que les familles montréalaises aient accès à des parcs qui soient à la hauteur de leurs attentes ainsi qu'à des jeux d'eau afin que leurs enfants puissent jouer et se développer en toute confiance.De plus, nous poursuivons la mise en œuvre des programmes existants pour les équipements et infrastructures récréatives et sportives.Nous sommes également d'avis que les citoyens et citoyennes doivent avoir accès plus facilement aux services.Nous investirons ainsi dans la création de nouvelles applications pour améliorer l'accès à l'information.Une nouvelle application Info-neige sera mise en place pour permettre à la population de participer à l'amélioration des services et de suivre les opérations de déneigement en temps réel grâce à la géolocalisation.Nous développerons également une application pour optimiser l'analyse et la planification des transports actifs.Nous bonifierons aussi le programme de données ouvertes pour hausser le nombre d'ensembles pouvant être libérés.L'ensemble des permis offerts par la Ville et les arrondissements seront par ailleurs intégrés au projet de paiement en ligne.Cette initiative nous permettra, à terme, de faciliter l'accès aux permis pour les résidents et les commerçants.Transformer la ville Nous investirons massivement pour continuer d'adapter la ville aux besoins de la population, pour créer des milieux de vie attrayants, sécuritaires et dynamiques, et pour faire de Montréal une ville mieux adaptée à la réalité des aînés.L'adaptation de notre ville tiendra également compte des besoins grandissants en matière d'accessibilité universelle.La création de quartiers familiaux et accessibles passe notamment par des déplacements plus sécuritaires.Nous investirons donc pour améliorer la sécurité de nos rues pour l'ensemble des usagers.Pour que la Vision Zéro ne soit pas qu'un slogan, notre administration sécurisera les intersections problématiques et aménagera des passages piétons adaptés et plus visibles.Nous investirons également pour construire des aménagements plus sécuritaires pour les cyclistes, des infrastructures à la hauteur des meilleures pratiques dans le monde.Le développement d'un réseau express vélo (REV) sécurisé représente une priorité pour notre administration.Axé sur le confort, la sécurité et l'efficacité des déplacements, le réseau express vélo offrira une solution avantageuse aux Montréalais et aux Montréalaises.Nous profiterons de la réfection des conduites d'aqueduc et d'égout pour investir dans la revitalisation de nos artères commerciales.Nous souhaitons créer des aménagements de meilleure qualité pour que nos rues commerciales rayonnent et que les résidents et résidentes aient accès à des commerces de proximité.Nous investirons également dans l'animation numérique des sites culturels, des bibliothèques et autres lieux de diffusion culturelle.Nous travaillerons dès maintenant à améliorer l\u2019accès à l'habitation abordable grâce à l'acquisition de terrains.Enfin, nous investirons dans la plantation d'arbres pour améliorer la qualité de nos parcs, protéger davantage d'espaces verts et lutter contre les îlots de chaleur.Bref, nous investissons dès aujourd\u2019hui pour transformer la ville, pour bâtir le Montréal de demain, pour améliorer le bien-être et la qualité de vie des Montréalais et des Montréalaises, et pour adapter la ville aux changements démographiques, technologiques et climatiques.JR (FF Le mairesse de Montréal, Valérie Plante Le président du comité exécutif, Benoit Dorais FAITS SAILLANTS Investissements par catégories d'actifs équipements de bureau équipements 232M$- 36% 65 MS-\u20141,0% Vihiauies \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Autres éléments de l'actif 112M$-1,8% 15M$-02% Bitiments ef terrains 1148 MS- 180% infrastructures routières A lon 2194 M$S- 344% Parcs, vertset cpacss -_\u2014 383 terrains de jeux 6 M$ 604 M$ - 10,9 % - Endronnamant et infrastructuressoutermaines 1 923 M$- 30,1 % Le Programme triennal d'immobilisations (PTI) regroupe un ensemble de projets et programmes d'investissement que la Ville de Montréal compte réaliser ou entreprendre au cours des trois prochaines années.Le PTI 2018-2020 s'appuie sur les grandes orientations du Programme montréalais d'immobilisations (PMI) 2015-2024, mis en place au courant de l\u2019année 2014.Ce PMI propose une planification sur 10 ans qui permettra l'accélération des investissements dans le but de combler le plus rapidement possible les besoins de la Ville en investissements, particulièrement dans ses infrastructures vieillissantes.Le réalignement majeur du PTI, amorcé en 2015, continue dans le présent PTI, puisque l'investissement prévu de 6 383 M$ augmente de 1 821 M$ (40%), comparativement à l'investissement de 4 562 M$ prévu au PTI 2015-2017.Le PTI 2018-2020 prévoit donc des investissements totaux de 6 383 M$, soit : 2085 M$ en 2018 2158 M$ en 2019 e 2140 M$ en 2020 Ces investissements se répartissent ainsi : e protection et réhabilitation des éléments d'actifs existants : 4 423 M$ (69 %); e développement des infrastructures : 1 960 M$ (31 %).l'accroissement des investissements dans les infrastructures de l\u2019eau et les infrastructures routières demeure l'axe central du présent PTI.En conséquence, 65 % des investissements, soit 4 117 M$, sont consacrés aux infrastructures routières et aux infrastructures souterraines.Ces investissements visent l'élimination du déficit d'entretien du réseau de voirie sur 5 ans et celui des réseaux d'aqueduc et d'égout sur 10 ans, ainsi que l'entretien régulier et continu de l\u2019ensemble des infrastructures d\u2019eau et de voirie.Le PTI 2018-2020 marque à nouveau une croissance importante découlant de la stratégie d'accroissement du paiement au comptant des immobilisations (PCI), soit une hausse de 120 M$ par rapport au précédent PTI.Le montant de 1 200 M$ prévu au présent exercice est réparti comme suit : e 320 M$ pour 2018 e 400 M$ pour 2019 e 480 M$ pour 2020 L'ensemble du paiement au comptant des immobilisations pour le PTI 2018-2020 totalise 1 378,7 M$, et est en croissance de 6,7 %, en comparaison avec le précédent exercice triennal.Investissements dans les infrastructures de l'eau Depuis 2013, les investissements dans les infrastructures de l\u2019eau présente une croissance soutenue.Les investissements ont évolué de 145 M$ en 2013 à plus de 337 M$ prévus en 2017.Investissements réalisés et prévus dans les infrastructures de l'eau En millions de dollars Réel Réel Réel Réel Prévision Budget 2013 2074 2015 2016 2017 2018 145 235 255 373 337 597 mm invesissements dans jes infrastructures de l'eau Des investissements importants dans les infrastructures de l\u2019eau demeurent nécessaires afin d'éliminer le déficit d'entretien des années antérieures et de maintenir en bon état les actifs de l'eau.Pour la période 2018-2020, un montant de 1 682,1 M$ sera consacré aux infrastructures de l\u2019eau, dont 537,4 M$ en 2018.Investissements destinés aux arrondissements Les investissements destinés aux arrondissements sont de 537,1 M$ pour le PTI 2018-2020, soit une hausse de 20,3 % par rapport au précédent PTI.Dans le cadre des budgets corporatifs du présent PTI, des projets et programmes d'appui aux arrondissements sont aussi prévus, à hauteur de 861,0 M$, ce qui porte les investissements consacrés aux arrondissements à un total de 1 398,1 M$.Montréal §3 PORTRAIT GLOBAL PTI 2018-2020 \u2014 6 383 M$ Maintien du niveau des investissements prévus par rapport au PTI 2017-2019 Modes de financement Sabventions Emprunt sion le programmation 4021 MS- 630 % œuvernementales 761 M$- 11,9% CSM | 211M$S- 33% \u2014 Dépôts des promoteurset autres 11M$-02% Sources de financement slemes 963 MS\u2014 154% \u2014\u2014 Paiement au comptant d'immobitimtions 1379 M$-21,6% PRINCIPAUX PROGRAMMES ET PROJETS e Investissements consacrés aux infrastructures de l\u2019eau, pour un total de 1 682,1 M$, notamment : - 513,1 M$ pour le programme de renouvellement du réseau secondaire d'aqueduc et d'égout - 207,6 M$ pour le projet de désinfection par l'ozone des eaux usées - 103,8 M$ pour les projets de modernisation de quatre usines de production d'eau potable (Atwater, Des Baillets, Pierrefonds et Pointe-Claire) - 161,5 M$ pour les travaux sur les ouvrages de rétention Rockfield, William, Lavigne, Leduc et Saint-Thomas - 127,1 M$ pour les réservoirs et les stations de pompage Rosemont et McTavish - 113,5 M$ pour des interventions sur le réseau de conduites primaires d'aqueduc - 69,1 M$ pour les collecteurs d'égouts - 68,4 M$ pour le Plan d'alimentation des réseaux de l\u2019ouest (incluant la modernisation des usines de production d'eau potable de Lachine et Dorval) e Programme complémentaire de planage-revêtement visant à rapidement améliorer la qualité du réseau routier présentement en révision, pour 416,9 M$ e Programme de réfection et de maintien des artères, pour 298,9 M$ e Réfecton du réseau routier local, complémentaire aux travaux des arrondissements, pour 223,8 M$ e Programme de réhabilitation de chaussées par planage-revétement présentement en révision, pour 164 M$ e Mise à niveau de l'éclairage des rues (incluant le projet de remplacement des lampadaires), pour 90,9 M$ e Réfection des structures routières afin d'assurer leur sécurité et leur pérennité, pour 62,0 M$ e Travaux de réaménagement d'artères routières et commerciales : - réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest, pour 95,0 M$ - reconstruction du boulevard Pie-IX, pour 72,5 M$ - réaménagement de la Plaza St-Hubert, pour 60,9 M$ e Programme Réseau express vélo et développement du réseau cyclable pour 50 M$, et projet de développement et d'optimisation du système de vélo en libre- service BIXI, pour 9,4 M$ e Investissements de 165,7 M$ dans le parc Jean-Drapeau pour le maintien et le développement de l'actif (incluant l'amélioration des infrastructures du circuit Gilles-Villeneuve) e Réaménagement et mise aux normes des grands parcs, dont le réseau s'étend sur tout le territoire de l\u2019agglomération de Montréal, pour 58,8 M$ e Construction de cing infrastructures de traitement des matières résiduelles (deux centres de traitement par biométhanisation, deux centres de compostage et un centre pilote de prétraitement), pour 189,6 M$ et un centre de tri des matières recyclables, pour 22,6 M$ e Poursuite des travaux d'infrastructures visant à favoriser les investissements privés et la requalification urbaine de plusieurs quartiers : - achèvement de la dernière phase du Quartier des spectacles, menant à l'aménagement du secteur de la Place des Arts et de I'esplanade Clark, pour 58,5 M$ - soutien à la réalisation du projet du Campus Outremont et de ses abords, pour 44,7 M$ - consolidation des efforts déployés dans le secteur de Griffintown (valeur totale du projet s'élevant à près de 219 M$), pour 34,5 M$ e Des investissements en matière de logements sociaux et communautaires réaffirmant la volonté de l'Administration de soutenir le développement de telles habitations abordables de qualité, pour 22,6 M$, dont 15 M$ pour des acquisitions de terrains e Poursuite des projets et programmes liés au Plan d'intervention aquatique de Montréal 2013-2025, pour 76 M$ e Mise en œuvre d'un programme de mise aux normes des arénas municipaux en soutien aux arrondissements, pour 50,7 M$ e Consolidation et développement des réseaux des bibliothèques de Montréal et poursuite de l'implantation de la technologie RFID, pour 63,8 M$ e Protection des actifs immobiliers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) et développement d'un pôle multifonctionnel au SPVM, pour 79,1 M$ e Réalisations de projets novateurs à l'Espace pour la vie : - métamorphose de l\u2019Insectarium, pour 25,1 M$ - maintien des actifs du Jardin botanique, pour 23,4 M$ - modernisation du Biodôme, pour 18,2 M$ e Investissement dans les technologies de l'Information, dont le développement d'applications intégrant le crowdsourcing (entre autres la nouvelle application Info-Neige et l'analyse et planification des transports actifs), le déploiement du Wi-Fi à l'échelle de la Ville et le paiement en ligne de différents permis, pour 224,4 M$ e Programmes de remplacement de la flotte de véhicules et d'équipements spécialisés, incluant les véhicules spécialisés du SPVM et du SIM, pour 124,0 M$ e Programme Métropole amie des aînés (MADA) et accessibilité universelle pour faire de Montréal une ville favorable au vieillissement actif et accessible à tous (entre autres la transformation de parcs, le réaménagement de parcs publics, l'aménagement d'aires de pique-nique), pour 9 M$ e Programme Réseau de corridors verts misant sur la création de liens verts qui permettent d'encourager la mobilité active et durable tout en protégeant les milieux naturels et la biodiversité, pour 3,3 M$ L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 J E A N N E C O R R I V E A U L e dossier du Faubourg Contrecœur ne se limite pas à un « cumul d\u2019irrégularités ».Il s\u2019agit plutôt d\u2019une suite d\u2019« événements graves » démontrant qu\u2019il y a eu complot pour favoriser Construction F.Catania pour l\u2019obtention du contrat du projet immobilier.C\u2019est ce qu\u2019a fait valoir, mardi, la procureure de la Couronne, Me Nicole Martineau, lors de ses plaidoiries au procès du Faubourg Contrecœur.Avec ce procès qui tire à sa fin, la Couronne a tenté de démontrer que les six coaccusés dans cette af faire, parmi lesquels Frank Zampino, ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal, et l\u2019entrepreneur Paolo Catania avaient manœuvré pour avantager l\u2019entreprise Construction F.Catania dans la vente d\u2019un terrain par la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal (SHDM).Selon la Couronne, le terrain aurait été vendu au rabais, le prix étant passé de 19,1 millions de dollars à 4,4 millions en raison des coûts de décontamination.Me Nicole Martineau a rappelé que Frank Zampino était responsable du dossier du Faubourg Contrecœur, un projet cher à l\u2019administration de l\u2019ex-maire Gérald Tremblay compte tenu des logements sociaux qu\u2019il devait comporter.Elle a insisté sur le témoignage livré en avril dernier par l\u2019ancien p.-d.g.du Groupe Séguin (devenu Genius), Michel Lalonde.Celui-ci avait soutenu que lors d\u2019un cocktail de financement au printemps 2005, Frank Zampino aurait suggéré que Catania soit considéré pour la réalisation du projet immobilier.Des voyages Me Martineau a insisté sur les liens d\u2019amitié qui unissaient Frank Zampino et Paolo Catania, évoquant les six rencontres entre les deux hommes entre février et novembre 2006, alors que l\u2019appel d\u2019of fres n\u2019était pas encore lancé.Elle a également fait état de la visite de M.Zam- pino au chalet de l\u2019entrepreneur, des bouteilles de vin qu\u2019il a reçues de Paolo Catania et des deux voyages que les deux hommes ont faits ensemble, à la Barbade et en Floride en 2007 et en 2008.Frank Zampino aurait dû montrer plus de retenue dans ses liens avec Paolo Catania compte tenu des fonctions qu\u2019il occupait, a fait valoir Me Martineau : «M.Zampino est impliqué dans le projet du Faubourg.Il en a la responsabilité.Ses agissements sont de nature à miner la confiance du public dans les institutions municipales.La preuve de l\u2019inconduite de Frank Zampino est grave.Ce n\u2019est pas une erreur de jugement.» Catania a obtenu des informations privilégiées, un traitement dont n\u2019ont pas bénéficié les autres promoteurs, a par ailleurs souligné Me Martineau au juge.Dès mars 2006, avant même le lancement de l\u2019appel d\u2019offres, Catania a commencé à recevoir des informations stratégiques concernant le projet du Faubourg Contrecœur.Une firme rivale, Marton, avait tenté d\u2019obtenir les estimations sur les coûts de décontamination du terrain, mais sa demande a été refusée, a signalé Me Martineau.Lors de son témoignage en août dernier, Frank Zampino avait nié avoir donné de l\u2019information privilégiée à l\u2019entrepreneur.Il avait affirmé que le prix conclu pour la vente du terrain correspondait à sa juste valeur marchande considérant l\u2019engagement de la Ville d\u2019assumer les coûts de décontamination.La SHDM La Couronne a aussi relevé des lacunes dans l\u2019appel d\u2019of fres lancé par la SDHM, qui omettait cer taines données, comme la subvention de 15 millions à laquelle avait droit le soumissionnaire.Seule Catania connaissait tous les détails du projet et l\u2019existence d\u2019une telle subvention.« Est-ce que je peux faire por ter la mauvaise gestion de la SHDM à ceux qui sont devant moi ?» a alors demandé le juge Yvan Poulin.Le juge Poulin est d\u2019ailleurs intervenu à plusieurs reprises pour questionner la Couronne sur ses arguments.« Je fais ça pour pousser votre réflexion et la mienne », lui a-t-il dit.Il a notamment rappelé que la Ville accordait des avantages aux entrepreneurs qui construisaient des logements sociaux.La Couronne a terminé ses plaidoiries, mais les par ties reviendront brièvement en cour mercredi, car les avocats de la défense souhaitent s\u2019adresser au juge.Rappelons que dans cette af faire, Frank Zampino fait face à des accusations de fraude, d\u2019abus de confiance et de complot.Les autres accusés sont Paolo Catania, de même que Martin D\u2019Aoust, Pasquale Fedele, André Fortin et Pascal Patrice, tous des employés de Constr uction F.Catania.Des accusations avaient aussi été portées contre l\u2019ancien directeur général de la SHDM, Martial Fillion, mais il est décédé en 2013.Quant à Bernard Trépanier, ex-collecteur de fonds d\u2019Union Montréal, il subira son procès à compter du 3 avril prochain.Le Devoir PROCÈS Faubourg Contrecœur: la Couronne plaide le complot AGENCE FRANCE-PRESSE Le directeur général d\u2019Oxfam au Royaume-Uni, Mark Goldring, la présidente du conseil d\u2019administration, Caroline Thomson, et la directrice générale d\u2019Oxfam international, Winnie Byanyima, ont comparu mardi devant le Parlement britannique.S O N I A D E L E S A L L E - S T O L P E R à Londres A près les révélations du Times sur les pratiques de l\u2019association en Haïti, les responsables de l\u2019ONG étaient entendus par une commission parlementaire à Londres.Mark Goldring, son directeur général au Royaume-Uni, a reconnu de nombreuses «erreurs».La commission a voulu inter venir très vite, alors que les questions fusaient déjà vers Mark Goldring, directeur général d\u2019Oxfam au Royaume-Uni.« Permettez- moi de dire une chose.J\u2019ai passé ma vie à me battre pour le droit des femmes.J\u2019ai honte.J\u2019ai mal », a déclaré Winnie Byanyima, responsable d\u2019Oxfam international.L\u2019état-major de l\u2019organisation caritative britannique a passé deux heures dif ficiles mardi.Un comité parlementaire exceptionnel avait été convoqué en urgence après les révélations du Times sur des abus sexuels perpétrés par des membres de son personnel.Au fil des minutes, on a perdu le compte des excuses.Mark Goldring, à la tête de l\u2019organisation depuis mai 2013 \u2014 donc après les faits rapportés dans le Times qui datent de 2010 \u2014, a commencé par s\u2019excuser de s\u2019être emporté dans une inter view donnée au Guardian, dans laquelle il jugeait que ses employés n\u2019avaient tout de même pas « tué des bébés dans leurs berceaux».Il a reconnu que sa remarque était inappropriée et liée au niveau de stress auquel il est soumis depuis le 9 février.Ce jour-là, le Times révélait que des membres du personnel d\u2019Oxfam avaient utilisé des prostituées lors de leur programme d\u2019aide mis en place après le tremblement de terre en Haïti, en 2010.«C\u2019était une erreur» Sept membres du personnel avaient alors quitté l\u2019organisation.Le directeur d\u2019Oxfam en Haïti, le Belge Roland van Hauwermeiren, 68 ans, l\u2019un des principaux concernés par les accusations, avait été autorisé à démissionner avant la fin de l\u2019enquête.« C\u2019était une erreur, il aurait dû être licencié », a reconnu Mark Gol- dring.À l\u2019époque, un rapport vague avait été transmis à la Charity Commission, l\u2019organisme gouvernemental de régulation des ONG.Il ne spécifiait pas la teneur des accusations.« C\u2019était une erreur », a encore répété Mark Goldring.« Oxfam a pris la mauvaise décision à l\u2019époque, mais elle l\u2019a prise de bonne foi », a-t-il estimé, pour préser ver le programme en cours qui « apportait de l\u2019aide à un million de personnes en Haïti ».26 nouveaux cas Le rapport d\u2019enquête interne détaillé, rédigé en 2011 et qui indique que certaines des victimes ou des lanceurs d\u2019alerte dans cette affaire ont reçu «des menaces», a finalement été publié lundi.Une copie a été remise au gouvernement d\u2019Haïti, avec les « excuses » d\u2019Oxfam aux Haïtiens.Ce rappor t indique notamment que l\u2019un des employés licenciés a été plus tard réembauché dans un programme de l\u2019ONG et qu\u2019un autre a reçu une lettre de recommandation rédigée par un de ses coresponsables des abus, le tout au nom d\u2019Oxfam.L\u2019ONG, qui emploie quelque 5000 salariés et 23 000 volontaires dans 90 pays, est aux abois.Environ « 7000 particuliers ont suspendu leurs donations depuis les révélations, et les entreprises sont en phase de réflexion » sur leur soutien futur, a révélé Mark Goldring.Depuis les révélations du Times , vingt-six autres cas d\u2019abus, dont seize à l\u2019étranger, ont été mis au jour.La réputation et l\u2019ef ficacité de l\u2019ONG, mais aussi de tout le secteur humanitaire, sont en jeu.«Oxfam n\u2019est pas la seule concernée» Pourtant, après l\u2019af faire de 2011, un système de prévention avait été mis en place par Ox- fam.Les moyens, peut-être par manque de volonté, n\u2019ont pas suivi.Helen Evans en sait quelque chose.Le 12 février, elle donnait une interview télévisée puis publiait un communiqué relatant ses déboires au sein de l\u2019organisation, alors qu\u2019elle était responsable du service de prévention de 2012 à 2015.« Ce qui s\u2019était passé en Haïti était inexcusable et l\u2019organisation a cherché à réagir, a-t- elle expliqué.Haïti n\u2019était pas un incident isolé.» Les problèmes ont commencé à ce moment-là.«À mesure que l\u2019ampleur du problème se faisait jour, l\u2019organisation n\u2019a pas pris les mesures nécessaires.» Au fil des mois, elle réclame des ressources supplémentaires mais n\u2019est pas entendue, ni par la direction, ni par la Charity Commission à laquelle elle finit par se confier.Elle lance des alertes, auprès de son député, du secrétariat au Développement international et du ministère de l\u2019Intérieur.« Aucune action n\u2019a été prise, en conséquence.Ayant épuisé toutes les possibilités d\u2019alerte, j\u2019ai arrêté », dit-elle, avant de souligner avec force le fait qu\u2019« Oxfam n\u2019est pas la seule concernée.Les ONG ne sont pas les seules concernées» par le problème des abus sexuels et de pouvoir.Devant les députés, Mark Goldring a reconnu qu\u2019Oxfam « n\u2019a pas pris assez au sérieux les remarques d\u2019Helen Evans et n\u2019a pas réagi assez vite ».Il s\u2019est dit prêt à travailler avec les autres ONG pour élaborer un système de prévention plus efficace, comme un «passeport humanitaire».Oxfam vient de créer une base de données pour croiser toutes les références de son personnel.Auditionnée après Oxfam, la direction de l\u2019ONG Save the Children a également souligné la nécessité de mettre en place des règles communes.«Il faut que toutes les ONG soient animées d\u2019une volonté commune», a déclaré Kevin Watkins, directeur général de Save the Children, qui a publié plusieurs rapports sur les abus sexuels au sein des ONG.«Il ne s\u2019agit pas d\u2019une ou de deux pommes véreuses, mais d\u2019un problème réel et systémique, a-t-il dit.Certains disent que les médias nous traitent mal, que nous sommes un peu des victimes dans cette affaire.Que les choses soient bien claires : les seules victimes, ce sont les personnes qui ont été abusées.» Libération SCANDALE SEXUEL La direction d\u2019Oxfam se confond en excuses JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Frank Zampino S T É P H A N I E M A R I N à Longueuil K arim Jean Gilles, l\u2019homme accusé de négligence criminelle pour les graves blessures subies par la petite Vanessa, violemment attaquée par l\u2019un de ses pit- bulls en 2015, a plaidé mardi que son chien n\u2019avait jamais attaqué d\u2019humain auparavant et semble avoir laissé entendre qu\u2019il y avait peut-être eu provocation.Il a aussi dit au juge Pierre Bélisle qu\u2019il n\u2019avait « jamais voulu que quoi que ce soit arrive à quiconque ».Dans sa brève plaidoirie qui a duré tout au plus 10 minutes, l\u2019accusé a souligné qu\u2019un seul témoin, Neil Alexander, est venu au tribunal expliquer que son chien avait été attaqué par l\u2019un des chiens de l\u2019accusé, alors que les voisins immédiats qui ont des animaux n\u2019ont jamais eu de problème avec les deux siens.L\u2019accusé a parlé de provocation dans sa plaidoirie.« Par rapport à l\u2019événement [qu\u2019il n\u2019a pas clairement nommé], je ne sais pas si la situation a été provoquée ou totalement accidentelle », a-t-il dit au juge Bélisle, d\u2019une voix calme et posée.Il avoue toutefois qu\u2019il n\u2019était pas présent et qu\u2019il n\u2019a rien vu.L\u2019homme n\u2019a par contre pas témoigné à son procès ni fait entendre de témoins.Décision lundi La procureure de la Couronne, Me Claudie Gilbert, avait déclaré sa preuve close lundi.Elle a fait entendre 12 témoins, dont des voisins qui ont rappor té que les deux chiens de l\u2019accusé étaient souvent en liberté dans le quartier, sans laisse ni collier.Neil Alexander a témoigné que l\u2019un des chiens de l\u2019accusé a violemment attaqué le sien.Les policiers qui sont intervenus au parc Marquise de Brossard le 20 septembre 2015, après que la fillette de sept ans eut été attaquée, sont aussi venus à la barre des témoins.C\u2019est à cet endroit que le pitbull de l\u2019accusé a saisi la fillette au visage et l\u2019a traînée sur quelques mètres.Il l\u2019avait aussi mordue au cou et elle a subi de nombreuses blessures.La procureure de la Couronne a plaidé pour sa par t que l\u2019accusé a fait preuve de négligence criminelle : il savait que ses chiens étaient dangereux et il n\u2019a rien fait pour empêcher que l\u2019attaque du 20 septembre se produise, a-t- elle déclaré.Son terrain n\u2019était pas entièrement clôturé et il savait que les chiens se retrouvaient souvent dans la r ue, chez les voisins ou dans le parc à proximité.« On n\u2019est même pas en train de se demander s\u2019il a pris des mesures adéquates, a lancé Me Gilbert.Il n\u2019en a pris aucune.» Karim Jean Gilles est passible de 10 ans d\u2019emprisonnement.Le juge va rendre sa décision jeudi.La Presse canadienne Attaque de pitbull : l\u2019accusé avance une possible provocation 7000 C\u2019est le nombre approximatif de citoyens qui ont cessé de verser des dons Je ne sais pas si la situation a été provoquée ou totalement accidentelle Karim Jean Gilles « » Un ex-juré réclame des dommages pour trouble de stress post-traumatique Un militant pour les droits des jurés réclame 100 000$ en dommages aux gouvernements fédéral et ontarien pour le stress post-traumatique subi pendant un long procès pour un meurtre particulièrement sordide.Mark Farrant a été juré pendant cinq mois, en 2014 à Toronto, au procès de Farshad Badakhs- han, reconnu coupable du meurtre de sa compagne, Carina Pe- trache.Au cours du procès, les jurés ont appris que l\u2019accusé avait poignardé l\u2019étudiante puis avait mis le feu à leur logis.La jeune femme, gravement brûlée, avait réussi à s\u2019enfuir, mais elle est morte lors de son transport à l\u2019hôpital.Après le long procès, M.Farrant a reçu un diagnostic de trouble de stress post-trau- matique, et il a commencé à militer pour que les jurés qui entendent des causes particulièrement horribles puissent bénéficier d\u2019un soutien psychologique.Il compare ces traumatismes à ceux, déjà reconnus, que subissent les premiers répondants.Dans sa poursuite, M.Farrant réclame des dommages pour avoir été «soumis pendant le procès à des éléments de preuve explicites et perturbants».Il soutient que depuis ce procès, il a souffert d\u2019anxiété, de dépression, d\u2019insomnie, de perte d\u2019appétit et de baisse de revenus.Il allègue que cela «continue d\u2019avoir un impact négatif sur ses liens familiaux».La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Suite des avis de la page A 2 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à 9246-2423 QUÉBEC INC.& MARTIN PA- QUETTE de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est, Montréal, Qc.dans les 30 jours afin de recevoir : Demande introductive d'instance, Avis d'assignation, Pièces P-1 à P-3, qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 500-22-244993-187.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Donovan Lavallée- Landry, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 19 février 2018 Sylvain Brouillard, huissier de justice ASSOCIATION D'HOSPITALISATION CANASSURANCE AVIS D'ASSEMBLÉES ANNUELLE ET EXTRAORDINAIRE Avis est donné aux souscripteurs que l\u2019assemblée annuelle et une assemblée extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l\u2019Association se tiendront au Club Mont-Royal, 1175 rue Sherbrooke Ouest, Montréal, le mercredi 21 mars 2018 à 18 h pour: a) recevoir le rapport annuel du Conseil d\u2019administration et les états financiers de l\u2019Association pour la période se terminant le 31 décembre 2017; b) élire les nouveaux gouverneurs, les membres du Conseil d'administration, les officiers, les membres du Comité de nomination; nommer les vérificateurs et traiter toute autre question dont l\u2019assemblée pourrait être régulièrement saisie; c) adopter un règlement fixant le montant global de la rémunération à être versée aux administrateurs au cours de l\u2019année 2018; et d) adopter le Règlement No.1-A 2018 \u2013 règlement ayant trait d\u2019une manière générale à l\u2019administration des affaires de l\u2019Association \u2013 en remplacement du Règlement No.1-A 2017 de l\u2019Association.Par ordre du Conseil des gouverneurs Le secrétaire-trésorier honoraire Michel Robillard Montréal, 21 février 2018 Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 336201 Travaux de conduite d\u2019eau, de voirie et d\u2019éclairage dans l\u2019avenue Des Ormeaux, de l\u2019avenue Éric au boulevard Châteauneuf.L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 21 février 2018 est reportée au 28 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d'offres : 405516 Travaux de voirie dans l\u2019arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie.(PCPR 2018) L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 21 février 2018 est reportée au 28 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres ORDONNANCES Avis est par les présentes donné que les ordonnances ci-après décrites ont été décrétées par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce de la Ville de Montréal, lors de sa séance ordinaire tenue le 12 février 2018.RÈGLEMENT SUR LE BRUIT (R.R.V.M., c.B-3, article 20) Ordonnance OCA18 17005 permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1; RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphe 8 o) Ordonnance OCA18 17006 permettant la fermeture des rues ou le ralentissement de la circulation selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT CONCERNANT LA PAIX ET L\u2019ORDRE SUR LE DOMAINE PUBLIC (R.R.V.M., c.P-1, articles 3 et 8) Ordonnance OCA18 17007 permettant de vendre des articles promotionnels, de la nourriture, et des boissons alcoolisées ou non alcoolisées ainsi que de consommer des boissons alcoolisées selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.Toute personne intéressée pourra obtenir une copie des ordonnances et du tableau 1 au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.Le tableau 1 est également disponible sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 21 février 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM relativement au second projet de résolution CA18 170047 approuvant le projet particulier PP-103 visant à autoriser la démolition du kiosque du poste d'essence et l'unification des propriétés situées au 5405 et 5431 chemin de la Côte-des-Neiges, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (RCA02 17017).1.\u2013 Objet du second projet de résolution et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 5 février 2018, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de la séance ordinaire tenue le 12 février 2018, le second projet de résolution CA18 170047 mentionné en titre.Ce second projet de résolution vise à permettre l\u2019unification de 2 propriétés commerciales, dont l\u2019une possède un point de vente de carburant situé à moins de 50 mètres d\u2019un terrain occupé par un équipement collectif ou institutionnel, d\u2019une salle de spectacle ou d\u2019un hôtel, et un taux d\u2019implantation de 20%.Ce second projet de résolution contient des dispositions qui sont susceptibles d\u2019approbation référendaire.Ainsi, elles peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone concernée 0493 ainsi que des zones contiguës 0347, 0380, 0415, 0449, 0466, 0517, 0523, 0532, 0537 et 0541 afin qu\u2019elles soient soumises à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Les articles 2, 3, 10, 19 et 20 du second projet de résolution CA18 170047 sont sujets à l\u2019approbation des personnes habiles à voter.2.\u2013 Description des zones Le plan décrivant la zone concernée et les zones contiguës peut être consulté au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 heures.Cependant, le secteur visé par le présent avis est le suivant : 3.\u2013 Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit indiquer clairement la disposition (l\u2019article) qui en fait l\u2019objet ainsi que la zone d\u2019où elle provient; être reçue par la soussignée dans les huit jours suivant le présent avis, soit au plus tard le 1er mars 2018 à 16 h 30, à l\u2019adresse suivante : Secrétaire d\u2019arrondissement - Arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame- de-Grâce 5160, boulevard Décarie, bureau 600 Montréal (Québec) H3X 2H9; être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4.\u2013 Personnes intéressées Les renseignements permettant de déterminer quelles sont les personnes intéressées ayant le droit de signer une demande à l\u2019égard du second projet de résolution peuvent être obtenus au bureau de l\u2019arrondissement en communiquant au 514 868-4561.5.\u2013 Absence de demandes En l\u2019absence de demande valide provenant d\u2019une ou de plusieurs zones, le second projet de résolution pourra être inclus dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6.\u2013 Consultation Ce second projet de résolution est disponible pour consultation au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 heures.Toute personne qui en fait la demande peut en obtenir copie sans frais.Pour toute information additionnelle vous pouvez communiquer au 514 868-4561.Le présent avis ainsi que le second projet de résolution et le sommaire décisionnel qui s\u2019y rapportent sont également disponibles sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 21 février 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d'offres : 18-16684 Descriptif : A89 \u2013 Service de fourrière animale sur le territoire de l\u2019arrondissement de LaSalle Date d'ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Johanne Langlois, agent d'approvisionnement II : 514 868-5957 Appel d'offres : 18-16777 Descriptif : A86 \u2013 Travaux d\u2019entretien des bassins aquatiques pour l\u2019arrondissement de Saint_laurent pour l\u2019année 2018 Date d'ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : 2% (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Francesca Raby, agent d'approvisionnement II : 514 872-4907 Appel d'offres : 18-16796 Descriptif : A57 \u2013 Fourniture et installation de supports à vélo pour l\u2019arrondissement Rosemont \u2013 La Petite Patrie Date d'ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Francesca Raby, agent d'approvisionnement : 514 872-4907 Appel d'offres : 18-16804 Descriptif : Location court terme de six (6) fourgonnettes avec engin élévateur à nacelle à bras télescopique pour une période de douze (12) mois sans opérateur, avec entretien et accessoires Date d'ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Renée Veillette, agent d'approvisionnement : 514 872-1057 Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 18-16719 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019élaboration, la planification, la mise en œuvre et la promotion de la programmation des Rendezvous du parc Frédérick-Back (2018), une programmation estivale axée sur le plein air, l\u2019environnement et les initiatives communautaires.Date d'ouverture : 14 mars 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Patricia Teullet Febres, agent d'approvisionnement II : 514 872-1032 Appel d'offres : 18-16724 Descriptif : Services professionnels pour la détection de fuites sur les conduites principales d\u2019aqueduc par une méthode intrusive \u2013 service de l\u2019eau (36 mois) Date d'ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Louise Venne, agent d'approvisionnement II : 514 868-5944 Appel d'offres : 18-16742 Descriptif : Services professionnels en gestion des matières résiduelles fertilisantes (MRF) pour la préparation d\u2019avis de projet, de changement, de transport et d\u2019épandage des biosolides de la station d\u2019épuration Jean-R.-Marcotte de la Ville de Montréal Date d'ouverture : 21 mars 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Crôteau, agent d'approvisionnement II : 514 872-6777 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 21 février 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon , avocat Appel d\u2019offres AUTORISATION DE DÉMOLITION AVIS est par la présente donné que le Comité de démolition de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce tiendra une séance le 7 mars 2018, à 18 heures 30, au 5160, boulevard Décarie, 4ième étage, Montréal, en vue d\u2019étudier la demande d\u2019autorisation de démolition de l\u2019immeuble suivant : 1939-1941, avenue Clinton Au cours de cette séance, une période sera consacrée aux questions des citoyens relativement à cette demande de démolition ainsi qu\u2019au programme préliminaire de réutilisation du sol dégagé proposé.Toute personne qui veut s\u2019opposer à la démolition doit, dans les dix jours de la publication du présent avis ou à défaut, dans les dix jours qui suivent l\u2019affichage de l\u2019avis sur l\u2019immeuble concerné, faire connaître par écrit son opposition motivée à la soussignée, par courrier au 5160, boulevard Décarie, bureau 600, Montréal, H3X 2H9, ou par télécopieur au 514 868-3538.FAIT à Montréal, ce 21 février 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public Services de grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Direction de l\u2019aménagement des parcs et espaces publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-6870 Descriptif : Réaménagement du square Viger, des rues et des trottoirs limitrophes (îlots I et II) Date d\u2019ouverture : 21 mars 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 21 février 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 21 février 2018.Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16396 Services professionnels pour l\u2019évaluation des stations de pompage d\u2019égouts du réseau secondaire L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 février 2018 est reportée au 28 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres ESPACE POUR LA VIE (Muséums nature de Montréal) Services Techniques Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d'offres : JA-00100-2T Descriptif : Réaménagement des sentiers du Jardin de Chine au Jardin botanique de Montréal.Le projet consiste, dans un cadre patrimonial, à réaménager les sentiers du Jardin de Chine incluant des travaux de démolition, d\u2019excavation de béton, de maçonnerie, de paysagisme, d\u2019électricité etc.Date d'ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission Renseignements : Ahmed Abed, gestionnaire immobilier, à : eplv-appel_doffres@ville.montréal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 21 février 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de gestion et planification immobilière Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5942 Descriptif : Travaux de transformation majeure de l\u2019auditorium de Verdun et de l\u2019aréna Denis-Savard L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 février est reportée au 28 février 2018, à 10 h 30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres# 417610 Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019eau secondaires par chemisage sur diverses rues de la Ville de Montréal L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 19 février 2018 est reportée au 7 mars 2018 à 10h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Unité Est Direction de la Gestion Stratégique des Réseaux d\u2019Eau Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 10252 Descriptif : Travaux de remplacement d'entrées de service d'aqueduc en plomb, de réfection de surface et autres travaux connexes de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 14 mars 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dgsre@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 21 février 2018.Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 12 mars 2018, à la mairie de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard.Catégorie :Exécution de travaux Appel d\u2019offres : 2014-27-R Descriptif : Prolongement du réseau d\u2019aqueduc sur la Montée de l\u2019Église Date d\u2019ouverture : Le 12 mars 2018 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : ibsg.seao@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et porter l\u2019identification indiquée dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la Direction des travaux publics, ingénierie et aménagement urbain de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350A, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte- Geneviève) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 21 février 2018 Edwige Noza Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Appel d\u2019offres C A M I L L E G É V A U D A N I ls sont tout bruns l\u2019été et tout blancs l\u2019hiver : de nombreuses espèces d\u2019animaux adaptent la couleur de leur pelage à la saison pour mieux se camoufler.C\u2019est par exemple le cas du renard arctique, du lagopède alpin (ou perdrix des neiges), ou du lièvre d\u2019Amérique \u2014 également appelé lièvre variable pour son pouvoir de caméléon\u2026 Autant d\u2019adorables bestioles vivant dans les régions nordiques et montagneuses, qui arborent une robe grise ou brune pour courir sur la terre et les rochers à la belle saison, et se transforment en boules de poils blanches quand viennent les jours froids, pour se fondre dans le manteau neigeux.Le problème, c\u2019est que de la neige, on en trouve de moins en moins.«Comme des ampoules étincelantes» Une étude publiée dans le prochain numéro de la revue Science s\u2019intéresse pour la première fois à l\u2019ensemble des espèces photogéniques (sensibles aux effets chimiques de la lumière) dont le manteau change de couleur selon la saison, et creuse le lien avec le réchauffement climatique qui les met en grave danger.« La sur vie de toutes ces espèces dépend directement de l\u2019efficacité de leur camouflage, que l\u2019évolution a délicatement conditionné pour correspondre à la durée moyenne de l\u2019enneigement hivernal», explique le biologiste américain L.Scott Mills, de l\u2019Université du Montana, premier signataire de l\u2019étude.«Le signal qui déclenche le changement de couleur du brun vers le blanc est la longueur du jour \u2014 qui, comme on le sait, est un excellent métronome pour suivre l\u2019arrivée et le départ de l\u2019hiver.» Mais quand les chutes de neige ne suivent pas le changement de saison, « les animaux blancs l\u2019hiver af frontent des jours de péril mor tel, où ils sont comme des ampoules étincelantes dans un environnement de couleur sombre».Le laboratoire Mills de l\u2019Université du Montana s\u2019est fait une spécialité d\u2019étudier le changement de couleur chez les lièvres d\u2019Amérique, et a déjà prouvé dans de précédents travaux que les lapins «mal assortis» (blancs sur fond de terre ou bruns sur fond de neige) ont plus de chances d\u2019êtres tués.Leur comportement montre par ailleurs qu\u2019ils n\u2019ont pas conscience de porter la mauvaise couleur et d\u2019être plus visibles que leurs congénères bien assortis; ils ne tentent donc rien pour se monter discrets et s\u2019adapter à la situation problématique.Certains animaux abandonnent la collection automne-hiver Les recherches du Mills Lab s\u2019étendent désormais à 21 espèces ver tébrées qui par ta- gent la même caractéristique, et les biologistes remarquent un nouveau fait intéressant : « L\u2019évolution à long terme a façonné certains individus, dans chaque espèce, pour garder leur couleur brune en hiver et s\u2019adapter à un environnement moins enneigé ou sans neige (par exemple dans les zones méridionales ou côtières).» Huit de ces espèces dont cer tains individus ne changent pas de couleur ont été suivies de près pour en carto- graphier les populations : les chercheurs ont défini dans quelles régions on trouve uniquement des animaux blancs en hiver, dans quelles régions ils restent tous bruns, et dans quelles régions enfin les blancs et les br uns se côtoient.Il s\u2019avère que la mode change vite dans ces régions « mixtes » : les uns après les autres, les animaux y abandonnent la collection automne-hi- ver pour adopter le brun permanent.C\u2019est une bonne nouvelle pour eux : ils sont capables de faire machine arrière après des milliers d\u2019années d\u2019évolution et de s\u2019adapter rapidement au changement climatique.Il y a là beaucoup d\u2019espoir, si les animaux des régions mixtes pouvaient « disperser leurs gènes aux populations adjacentes qui deviennent blanches l\u2019hiver».La jolie teinte immaculée des renards, des oiseaux et des lapins du Nord finirait par disparaître de cer taines régions, mais les espèces seraient sauvées.Ces « zones polymorphes» sont donc de prometteurs «outils pour la conservation» de la biodiversité, plaide L.Scott Mills dans National Geographic.Le chercheur propose d\u2019en faire des zones protégées, tremplins pour un «sauvetage évolutionnaire».Libération L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 7 B O B W E B E R «N ous sommes ce qu\u2019on choisit de se rappeler, mais aussi ce qu\u2019on choisit d\u2019oublier.» Sur fond de réconciliation et de décolonisation, Bibliothèque et Archives Canada revisite la mémoire collective des autochtones et tente de rendre des milliers de documents plus accessibles et plus respectueux de leur passé.Dans le cadre d\u2019un projet doté de 12 millions, l\u2019agence fédérale souhaite notamment embaucher des archivistes autochtones pour travailler sur le terrain, au sein des communautés, et pour accorder aux principaux intéressés plus de contrôle sur le matériel recueilli.La « décolonisation du récit collectif » constitue présentement un enjeu brûlant pour ceux qui sont chargés de répertorier, classer et rendre accessibles les documents qui relatent l\u2019histoire du pays.Le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada recommandait notamment aux archivistes de revoir leur travail en prenant davantage en compte les autochtones.«Les archives sont les instruments de la bureaucratie, du pouvoir», explique Greg Bak, historien et archiviste à l\u2019Université du Manitoba.«Les archives peuvent contribuer à fixer et à préserver une vision coloniale des relations» entre les peuples.Les archives nationales, par exemple, conservent les documents administratifs des pensionnats fédéraux pour autochtones, mais ces archives témoignent très peu de la souffrance subie par les enfants dans ces établissements tenus par des communautés religieuses.Bibliothèque et Archives Canada embauche sept archivistes autochtones qui parcourront le pays à la recherche de documents actuellement conser vés dans les communautés, mais aussi pour entendre les récits de la bouche même des autochtones, explique Johanna Smith, directrice des services à la communauté.« L\u2019intérêt est certain : chaque fois qu\u2019on en parle, quelqu\u2019un quelque part nous dit : \u201cOn a un congélateur plein de rubans magnétiques, qui auraient vraiment besoin d\u2019un peu d\u2019attention.\u201d» L\u2019agence fédérale ne souhaite pas, par contre, centraliser tous ces documents à Ottawa : on veut plutôt les laisser au sein même des communautés.«Droits d\u2019auteur culturels» L\u2019agence songe aussi à modifier la notion de droits d\u2019auteur, pour parler plutôt de « droits d\u2019auteur culturels ».Actuellement, les documents sont liés à la personne qui les a produits.Mais qu\u2019en est-il de l\u2019auteur d\u2019un récit qui a été enregistré par quelqu\u2019un d\u2019autre?Le personnel de Bibliothèque et Archives Canada fouille aussi dans les documents existants afin de trouver des perles rares qui pourraient intéresser les autochtones.« Nos fonds sont énormes.Nous allons procéder à des recherches ciblées [\u2026] avec l\u2019aide d\u2019archivistes autochtones afin de déterminer les collections qui pourront être numérisées», indique Mme Smith.Par ailleurs, l\u2019Association canadienne des archivistes, qui regroupe notamment des professionnels de 125 institutions, of fre une bourse à des étudiants autochtones.Elle a aussi mis sur pied un groupe de travail afin de partager l\u2019expertise et de trouver les meilleures façons d\u2019appliquer les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation.« Il n\u2019existe aucun manuel d\u2019instruction, explique la directrice, Jo-Anne McCutcheon.Chaque communauté est différente, les relations entre colons et autochtones se sont développées dif féremment, alors ça complique les choses.» Des archivistes au Manitoba revisitent aussi la fameuse classification de la Bibliothèque du Congrès américain, outil premier de toute recherche dans les fonds d\u2019archives, afin de dépoussiérer le langage.De leur côté, des archivistes de la Ville d\u2019Edmonton réécrivent la description de fonds d\u2019archives, pour ne plus au moins reprendre des termes péjoratifs utilisés dans les documents historiques eux-mêmes.«Les archives ne sont pas nécessairement neutres, rappelle Raymond Frogner, archiviste pour la Commission de vérité et réconciliation du Canada.Les archivistes, et ceux qui consultent les documents, doivent s\u2019assurer que le vécu de chacun est reflété dans les récits.Nous sommes ce qu\u2019on choisit de se rappeler, mais aussi ce qu\u2019on choisit d\u2019oublier.» La Presse canadienne Faire plus de place aux autochtones dans le récit collectif, grâce aux archives ISTOCK «La survie de [plusieurs] espèces dépend directement de l\u2019ef ficacité de leur camouflage», assure le biologiste américain L.Scott Mills, de l\u2019Université du Montana.O ttawa \u2014 Le nombre d\u2019accidents ferroviaires a augmenté en 2017, par rapport à 2016, alors que les accidents aéronautiques et maritimes, eux, connaissent des baisses.Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a publié mardi matin des statistiques préliminaires sur les accidents de transport.Une analyse plus détaillée de ces chiffres sera offerte au printemps.En attendant, on constate qu\u2019il y a eu 1090 accidents ferroviaires en 2017, soit 21 % de plus qu\u2019en 2016.Mais le nombre d\u2019accidents de l\u2019année qui vient de se terminer s\u2019inscrit dans la moyenne quinquennale qui est de 1028.Les accidents maritimes, eux, ont baissé de 10% par rapport à 2016.Mais encore là, le nombre \u2014 276 accidents en 2017 \u2014 est comparable à la moyenne quinquennale qui est de 284.Il y a eu 239 accidents aéronautiques en 2017.Dans ce secteur, le nombre d\u2019accidents est à la baisse depuis cinq ans.La moyenne quinquennale est de 259.Le BST comptabilise dans une autre colonne les incidents.Le bureau note ainsi qu\u2019il y a eu 921 incidents aéronautiques en 2017, dont la première collision entre un avion commercial et un drone.Enfin, le transport par pipeline est aussi surveillé par le BST.En 2017, il y a eu 125 évé- nements, soit cinq accidents et 120 incidents.De tous ces évé- nements, 72 ont entraîné un rejet du corps de la canalisation.Et on a noté un accident qui a conduit à une blessure grave, la première depuis 2012.La Presse canadienne Davantage d\u2019accidents ferroviaires en 2017 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Renard polaire, lièvre variable, perdrix des neiges\u2026 De nombreux animaux à couleur changeante sont handicapés par leur camouflage quand il n\u2019y a pas de neige en hiver.Mais cer taines populations laissent tomber le manteau d\u2019hiver pour s\u2019adapter au réchauffement.Quand le renard ou le lièvre laissent tomber le blanc pour survivre au changement climatique RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Un déraillement de train s\u2019est produit à Laval, le 13 octobre 2017.1019 C\u2019est le nombre d\u2019accidents ferroviaires au Canada en 2017.Il s\u2019agit d\u2019une hausse de 21 % par rapport à l\u2019année précédente. Mardi prochain, le ministre fédéral des Finances, Bill Mor- neau, présentera son troisième budget.Alors que l\u2019ALENA est menacé par un président américain protectionniste qui réduit les impôts et s\u2019attaque à tout ce qui n\u2019est pas américain, les libéraux canadiens se contentent de faire le mort dans l\u2019espoir de se faire oublier.Est-ce suffisant ?près la baisse d\u2019impôt pour les familles accordée en 2016, le deuxième budget Mor- neau présenté l\u2019an dernier avait beaucoup déçu par son manque d\u2019envergure et l\u2019absence d\u2019initiatives fortes.Tout au long du document de 350 pages, on pouvait lire que le gouvernement allait «étudier », «consulter », « revoir », « examiner », « proposer », autant de termes qui laissent croire qu\u2019on n\u2019est toujours pas prêt à agir.En fait, à l\u2019exception des quelques mesures pour favoriser l\u2019innovation, seule la promesse de faire le ménage dans les privilèges fiscaux laissait croire que ce gouvernement donnerait suite à son engagement électoral de corriger les iniquités.Or, la plupart des corrections annoncées quelques mois plus tard au traitement ?scal des propriétaires de PME, y compris les professionnels formés en compagnie, n\u2019ont pas résisté aux critiques des lobbies pro-PME et pro-médecins choqués de perdre quelques privilèges payants.Affaibli par les attaques répétées de l\u2019opposition au sujet de ses propres affaires dont il avait omis de con?er la gestion à une ?du- cie sans droit de regard, le ministre Mor- neau n\u2019a pas eu la force d\u2019imposer sa réforme, dont il ne subsiste aujourd\u2019hui que des vétilles dont les mêmes lobbies continuent de réclamer le report, sinon l\u2019abolition complète.2018 n\u2019étant pas encore une année électorale, il est à prévoir que le budget qui sera présenté la semaine prochaine sera malheureusement du même bouillon dilué à la « classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie », en attendant le dernier exercice précédant les élections.Pourtant, Dieu sait qu\u2019il y aurait beaucoup à faire dans le contexte de la concurrence acharnée que se livrent les pays pour attirer chez eux les investissements et les talents.Depuis que l\u2019Administration américaine a réduit les impôts d\u2019entreprises, le mois dernier, les milieux d\u2019af faires canadiens ont accru la pression pour qu\u2019Ottawa en fasse autant.À les entendre, même le dépanneur du coin risque de subir la concurrence des nouveaux taux d\u2019imposition américains.En fait, comme des économistes de la Banque TD viennent de le souligner, le Canada conserve un avantage grâce aux coûts de la santé qui sont assumés collectivement.Avant d\u2019accorder quelque baisse d\u2019impôt supplémentaire aux entreprises, le gouvernement Trudeau devrait se montrer plus innovateur dans les moyens utilisés pour stimuler la productivité des entreprises, améliorer la formation de la main-d\u2019œu- vre et la participation des jeunes, des femmes et des nouveaux arrivants au marché du travail.?À cause de l\u2019évasion et de l\u2019évitement ?scaux, Ottawa se prive volontairement chaque année de quelques milliards de dollars.Volontairement puisque, malgré la connaissance des faits, le gouvernement Trudeau continue de signer des ententes qui se limitent à de l\u2019échange d\u2019informations avec des paradis ?scaux.En matière de haute technologie, Ottawa vient d\u2019annoncer la création de cinq supergrappes industrielles qu\u2019il ?nancera par tiellement au cours des prochaines années, mais il continue de permettre l\u2019invasion sans entrave et sans frais du marché canadien par les multinationales du commerce électronique et de l\u2019information.À ce propos, la Banque du Canada vient d\u2019ailleurs de soulever le problème en soulignant qu\u2019à elles seules, les cinq plus grandes sociétés de haute technologie au monde, dont la valeur en Bourse dépasse 3500 milliards de dollars, contrôlent aussi la plus grande partie des données personnelles recueillies sur Internet.Grâce à ces données qui alimentent leurs algorithmes, elles sont aujourd\u2019hui en mesure d\u2019éliminer toute concurrence dans leur propre secteur et dans bien d\u2019autres secteurs commerciaux.Ces mêmes sociétés sont déjà parvenues à accaparer la plus grande partie de la publicité des médias traditionnels sans avoir à payer quoi que ce soit en retour, pas même les taxes sur les ventes, ni à dédommager qui que ce soit pour utiliser les informations personnelles nécessaires à la vente ciblée de publicité.Ottawa devrait agir avec détermination pour encadrer ces monopoles transnationaux qui menacent l\u2019emploi de dizaines de milliers de Canadiens en ne respectant pas l\u2019esprit des lois antitrust.En sera-t-il question dans le prochain budget ?Les paris sont ouverts.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Réponse à l\u2019Association internationale des études québécoises (AIEQ) En réponse aux différents textes parus dans le quotidien Le Devoir et aux lettres transmises au sujet du financement qui est accordé à l\u2019Association internationale des études québécoises (AIEQ) par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), il m\u2019apparaît essentiel de rassurer les membres de l\u2019AIEQ.Le MRIF soutient financièrement l\u2019AIEQ sans interruption depuis sa création, il y a 20 ans, et compte continuer à l\u2019appuyer.Il reconnaît son apport et son influence, tout comme le reconnaissent les personnes associées aux activités de l\u2019AIEQ au fil des ans.J\u2019ai moi-même collaboré étroitement avec les membres de cette organisation lors d\u2019affectations à l\u2019étranger.Le modèle d\u2019aide financière du gouvernement du Québec a effectivement évolué au cours des dernières années.Il s\u2019est transformé en soutien financier direct et en fourniture de services.Notamment, le ministère a mis davantage de ressources humaines à la disposition de l\u2019organisme en plus d\u2019assumer ses frais de loyer et certaines dépenses de programme.Au net, les changements apportés au mode de financement ont eu pour effet de maintenir le niveau de soutien octroyé à l\u2019AIEQ, voire à l\u2019augmenter.Bien que l\u2019Association ait réduit ses activités et services, il importe de rappeler qu\u2019à aucun moment celle-ci n\u2019a été fermée.Puisque l\u2019AIEQ bénéficie de fonds publics, le gouvernement du Québec doit veiller à ce que ses pratiques respectent les principes reconnus de bonne gouvernance, L I B R E O P I N I O N L O U I S E H A R E L Assemblée nationale du Québec 1981-2008, ministre sous quatre premiers ministres, présidente de l\u2019Assemblée nationale J\u2019 ai failli passer tout droit et me priver de la lecture du texte « Échec et détresse du Parti québécois », signé Michel Héroux, que Le Devoir a publié sur sa page éditoriale le 13 février dernier.J\u2019avais déjà, au cours des dernières décennies, amplement eu l\u2019occasion d\u2019additionner les déclarations de décès du Parti québécois.En 1987, alors que M.Jacques Parizeau m\u2019avait demandé de le remplacer à Toronto à l\u2019assemblée annuelle de l\u2019Association des journalistes canadiens, qui avaient, eux, déjà écrit l\u2019épitaphe, j\u2019avais dénombré huit déclarations de décès émanant de personnalités diverses et publiées, au cours des deux décennies précédentes, dans les médias québécois.Mon propos est que cette fois-ci, ce n\u2019est pas seulement la survie du Parti québécois qui est en cause lors de l\u2019élection d\u2019octobre prochain, mais une certaine idée du progrès social et du singulier modèle québécois qui en est résulté en Amérique du Nord.Plutôt que de discréditer la nomination d\u2019une vice-chef comme un aveu de faiblesse de Jean- François Lisée, j\u2019y vois enfin le signe pour le prochain scrutin en octobre d\u2019une orientation sociale-démocrate affirmée, telle que représentée par Véronique Hivon.Ce choix a tardé, certes, mais la position de centre gauche que le Parti québécois choisit d\u2019occuper est à la fois fidèle à l\u2019empreinte progressiste que ses politiques ont introduite dans l\u2019ADN québécois et fidèle aux aspirations des Québécois eux-mêmes à l\u2019égard de leur État national.Des politiques d\u2019avant-garde Il y a un peu plus de 20 ans, les citoyens québécois et leurs familles ont pu bénéficier de politiques d\u2019avant-garde en Amérique du Nord, instaurées par le Parti québécois ; assurance médicaments, perception par l\u2019État des pensions alimentaires, centres de la petite enfance, politique familiale, congé parental, équité salariale, charge fiscale favorable aux familles, par ticipation citoyenne au niveau local et régional, reconnaissance de l\u2019économie sociale ; des changements institutionnels majeurs sont aussi survenus, telles les commissions scolaires linguistiques plutôt que confessionnelles.Alors qu\u2019en 2018, nos services publics, particulièrement en matière de santé et d\u2019éducation, sont dans un piètre état et nécessitent une approche mobilisatrice avec l\u2019appui de notre État national, il faudrait pour mettre fin au règne honni du gouver nement libéral choisir la CAQ, qui réclame plus de privé, moins de collectif et de solidarité ?Pour ensuite se retrouver à porter le macaron, comme en 2004, «on n\u2019a pas voté pour ça»?Oui, la nomination de Véronique Hivon est signif icat ive, comme le furent cel les de Jacques Parizeau par René Lévesque à une autre époque, et de Lucien Bouchard par Jacques Parizeau, et exige que les orientations du Par ti québécois matérialisent les espoirs que cette nomination porte.Le surplace n\u2019existe ni pour les individus ni pour les sociétés humaines : soit on recule, soit on avance.Le Québec peut choisir de mettre fin à sa singularité en Amérique du Nord et au modèle d\u2019intervention publique qui lui aura permis de se sortir de son état d\u2019infériorisation chronique, mais s\u2019il décide d\u2019entrer dans le rang avec la CAQ et son par ti pris pour les forces du marché dans tous les domaines, autant que cela soit en connaissance de cause.Il s\u2019agit là d\u2019un choix existentiel autrement plus lourd de conséquences que de vouloir simplement se « débarrasser » des libéraux.Fin du déclin au Parti québécois FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET et surtout que la pérennité de la mission de l\u2019AIEQ soit assurée.Rappelons que les statuts de l\u2019AIEQ établissent clairement les exigences administratives, de gouvernance et de financement que l\u2019organisme s\u2019est engagé à respecter.Par ailleurs, le MRIF a travaillé étroitement avec l\u2019AIEQ au cours de la dernière année pour trouver des moyens concrets permettant de réaliser pleinement sa mission.À l\u2019automne 2017, l\u2019AIEQ a déposé son plan de financement autonome pour le ramener à celui de 2014-2015 et a proposé plusieurs mesures lui permettant d\u2019augmenter ses revenus autonomes à compter de 2018-2019.En terminant, il importe de réitérer que le MRIF a toujours contribué au financement de l\u2019AIEQ sans jamais remettre en question l\u2019apport de cette organisation au regard de l\u2019action internationale du Québec.Nous sommes convaincus que les solutions qui seront annoncées et mises en place prochainement permettront d\u2019assurer la pérennité de la mission de l\u2019AIEQ, et ce, pour la plus grande satisfaction de ses membres.Jean-Stéphane Bernard Sous-ministre du ministère des Relations internationales et de la Francophonie Le 19 février 2018 No$ médecin$ spécialiste$ Les augmentations de revenus consenties par le gouvernement aux médecins spécialistes m\u2019indignent au plus haut point, considération faite des besoins immenses de nos systèmes de santé et d\u2019éducation.Je suis certain de ne pas être le seul citoyen à sentir cette rage.Messieurs les docteurs Couillard et Barrette se sont bien assurés d\u2019avoir une belle situation salariale pour leur retour en clinique! Et vous savez quoi, Messieurs Barrette et Couillard, cette entente avec les médecins spécialistes vous mènera à votre perte en octobre prochain; je l\u2019espère vivement ! Jacques Sideleau Montréal, le 16 février 2018 Les valeurs occidentales «Il est impératif que\u2026 les valeurs occidentales prévalent», écrit M.Jacques Lé- garé dans sa lettre d\u2019opinion sur les valeurs à l\u2019école.Quoique je sois d\u2019accord avec les valeurs qu\u2019il prône, je trouve bien malheureux qu\u2019il qualifie ces valeurs d\u2019«occidentales».Il n\u2019y a pas de valeurs occidentales qu\u2019on puisse sérieusement opposer en bloc aux valeurs «orientales».Le Québec a ses valeurs ; le ROC a ses valeurs ; les États-Unis ont leurs valeurs; tous les pays européens ont leurs propres séries de valeurs et ces valeurs s\u2019opposent entre elles tout autant qu\u2019elles se rejoignent.Pensons simplement à la question de l\u2019avortement (libre et gratuit dans certains pays et totalement interdit dans d\u2019autres).Pensons à la question des armes à feu, à celle de la peine de mort, à celle du droit des minorités de disposer d\u2019elles- mêmes et à une multitude d\u2019autres questions sur lesquelles les Occidentaux ne parviennent vraiment pas à s\u2019entendre.La civilisation occidentale n\u2019est ni homogène ni exemplaire et elle véhicule toutes sortes de valeurs, dont plusieurs méritent d\u2019être remises en question.Les valeurs que nous voulons défendre et partager doivent être universelles et non pas simplement particulières ou propres à notre seule société.Claude Guay Sherbrooke, le 19 février 2018 BUDGET FÉDÉRAL L\u2019absence d\u2019audace A JEAN-ROBERT SANSFAÇON L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).F R A N Ç O I S D A M P H O U S S E Directeur du bureau du Québec de l\u2019Association pour les droits des non-fumeurs K A R I N E F O U R N I E R De la firme d\u2019avocats Fasken a légalisation prochaine du cannabis au pays met à l\u2019avant- scène le débat sur les infiltrations de fumée de cannabis et de tabac secondaire dans les immeubles résidentiels au Québec .B ien des rés i - dents et des propr iéta ires sont inquiets de l\u2019impact de cette fumée sur leur santé et sur la salubrité de leur propriété.Ils souhaitent interdire de fumer à l\u2019intérieur même des unités privatives mais hésitent à agir parce que certains avis prétendent qu\u2019il est pratiquement impossible de le faire.Qu\u2019en est-il au juste ?Nous croyons qu\u2019il est important de faire le point sur cet enjeu en jetant un regard objectif sur le cadre législatif actuel au Québec et sur la jurisprudence.Pour commencer, la Cour supérieure de l\u2019Ontario a statué en 2003 «qu\u2019il n\u2019existe pas de droit constitutionnel de fumer, tout comme il n\u2019existe pas de droit constitutionnel de faire l\u2019usage de l\u2019alcool ou d\u2019autres substances avec lesquelles une personne peut également devenir dépendante».La Cour suprême du Canada a souligné la même année que fumer de la marijuana dans un logement relève plutôt d\u2019une préférence quant à son mode de vie et ne saurait être un droit protégé.L\u2019adoption du projet de loi sur le cannabis au fédéral et au provincial ne changera rien à ce statut.Au Québec, la Loi concernant la lutte contre le tabagisme ne permet déjà plus de fumer de la marijuana et du tabac dans les espaces communs des immeubles résidentiels, et ce, depuis 2008.Cette loi établit en plus une norme minimale à partir de laquelle il est possible d\u2019aller plus loin en matière de restrictions.(Le projet de loi sur le cannabis du Québec, une fois adopté, assujettira le cannabis au même cadre législatif.) Il reste à savoir si des propriétaires qui veulent interdire de fumer de la marijuana et du tabac à l\u2019intérieur d\u2019un logement ou d\u2019un condominium peuvent le faire compte tenu des dispositions du Code civil du Québec concernant le droit à la vie privée.La Cour du Québec a répondu à cette question en 2008 en statuant que « le droit du fumeur au respect de sa vie privée est limité par le droit des autres occupants d\u2019un immeuble à jouir paisiblement de leur logement.Cette jouissance paisible inclut le droit de ne pas subir les effets négatifs de la fumée ».La Régie du logement a récemment appliqué ce principe dans un cas où une personne a invoqué son droit à la vie privée pour fumer de la marijuana dans son logement : «La nuisance causée par cette odeur de fumée de marijuana est assez répétitive et persistante pour constituer une source d\u2019ennuis et d\u2019inconvénients sérieux pour les locateurs lesquels sont voisins du locataire.» Dans une décision rendue en 2016, la Régie du logement en est arrivée à la même conclusion dans le cas d\u2019une personne autorisée à fumer de la marijuana pour des fins thérapeutiques : «Ce n\u2019est pas parce qu\u2019une personne ne commet pas une infraction criminelle en possédant ou en consommant de la marijuana prescrite par un médecin que cela crée un droit d\u2019indisposer les voisins en leur imposant ce que l\u2019on appelle couramment la fumée secondaire.» Par ailleurs, nous sommes d\u2019avis qu\u2019une interdiction de fumer de la marijuana et du tabac à l\u2019intérieur des condominiums ne modifie aucunement le «caractère » de l\u2019immeuble, soit le fait qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un endroit où les gens demeurent (destination de l\u2019immeuble).Une telle interdiction est similaire à un règlement interdisant la pose d\u2019un plancher flottant, la location à court terme ou encore certains animaux.Pour la Cour supérieure et la Cour d\u2019appel du Québec, ces règlements ne viennent aucunement affecter la destination de l\u2019immeuble.Selon notre opinion, il suffit ainsi aux copropriétaires d\u2019adopter avec une majorité simple un règlement interdisant de fumer de la marijuana et du tabac dans les condominiums lors de la tenue de leur assemblée annuelle et de déposer ce nouveau règlement dans le registre de la copropriété pour que celui-ci soit valide.Bien que cette procédure n\u2019ait pas été encore testée au Québec, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a également indiqué qu\u2019il est possible d\u2019empêcher à un copropriétaire de fumer dans son condominium en ayant recours à la clause générale de nuisance incluse dans la déclaration de copropriété.Dans une autre décision concernant l\u2019usage du tabac, le même tribunal a souligné que la vie commune dans un immeuble résidentiel implique nécessairement l\u2019abandon d\u2019un certain degré d\u2019indépendance et les occupants doivent se soumettre aux règlements qui s\u2019appliquent à l\u2019ensemble de la collectivité.La jurisprudence continuera évidemment à évoluer sur cette question, mais nous croyons que le por trait est déjà suf fisamment clair pour permettre aux gens d\u2019adopter un règlement interdisant de fumer de la marijuana et du tabac dans les unités privatives des immeubles résidentiels.A L E X A N D R E M O R E A U Analyste en politiques publiques à l\u2019IEDM K E V I N B R O O K E S Analyste en politiques publiques et doctorant en science politique à l\u2019IEDM orsqu\u2019on discute d\u2019enjeux sociaux entre amis ou en famille, il n\u2019est pas rare d\u2019entendre que l\u2019économie ne profite qu\u2019à un petit groupe d\u2019individus privilégiés, tandis que les plus démunis demeurent prisonniers de leur condition économique.Ce point de vue, notamment alimenté par le rappor t annuel d\u2019Oxfam sur les inégalités, ne peut cependant pas être plus loin de la réalité, en particulier dans le contexte canadien.La recherche économique a maintes fois contredit cette idée, et le débat qui persiste vise principalement à déterminer dans quelle proportion les plus pauvres profitent de la croissance.Par exemple, une étude portant sur 58 pays a ainsi montré qu\u2019une croissance du PIB de 10% par année est associée à une augmentation de 10% du revenu pour les moins fortunés.Autrement dit, lorsque la tarte de l\u2019économie croît, tout le monde se retrouve avec un morceau plus gros.Par conséquent, la croissance économique offre des possibilités qui permettent la mobilité sociale et mène ultimement à une baisse de la pauvreté.Ce n\u2019est donc pas un hasard si l\u2019importante croissance que le Canada a connue au cours des dernières décennies a été accompagnée d\u2019une diminution impressionnante de la pauvreté.La part de la population en situation de faible revenu est ainsi passée de 13 % en 1985 à un peu plus de 9 % en 2015, soit une baisse de près d\u2019un tiers en seulement 30 ans.La diminution la plus importante a eu lieu chez les femmes, principalement celles de 65 ans et plus, avec une baisse de 74 %.Le résultat de cette diminution est que l\u2019écart historique entre les hommes et les femmes a presque entièrement disparu.On constate cependant des dif férences importantes entre les provinces.Le cas de Terre- Neuve-et-Labrador, qui a vu son taux de faible revenu baisser de près des deux tiers, est particulièrement frappant.En l\u2019espace de 30 ans, elle est passée de la cave du classement des provinces à la seconde place.La Saskatchewan et l\u2019Alberta, qui ont vu leur taux de faible revenu diminuer de moitié, sont passées du milieu de peloton à, respectivement, la première et la troisième place du classement.Parallèlement à ces baisses, on observe aussi que les Canadiens sont de moins en moins nombreux à se trouver en situation de faible revenu pour une longue période de temps.Terre- Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan et l\u2019Alberta se distinguent encore une fois par de très nettes améliorations, alors que le Québec se situe en milieu de peloton pour ce qui est de la persistance du faible revenu.Plus de prospérité, moins de pauvreté Ces écarts dans la diminution de la pauvreté s\u2019expliquent principalement par des différences dans la croissance économique qu\u2019ont connue dif férentes provinces.Par exemple, Terre- Neuve-et-Labrador est à la fois la province où a eu lieu la plus importante hausse du PIB par habitant (61 %) et la plus forte baisse de la persistance du faible revenu (\u201366 %).À l\u2019inverse, c\u2019est l\u2019Ontario qui a connu la plus faible croissance (22 %) et de loin la plus faible baisse de la pauvreté de longue durée (\u201314 %).Dans l\u2019ensemble, l\u2019expérience des provinces canadiennes au cours des dernières décennies montre qu\u2019en moyenne, une augmentation de 10 000$ du PIB par habitant entraîne une baisse de la persistance du faible revenu de 1,7 point de pourcentage.Pour avoir une idée de cet effet, l\u2019Alberta avait un PIB par habitant de 72 200$ et un taux de persistance de la pauvreté de 3,3 % en 2015, contre 41 000$ et 6,2% pour le Québec.En d\u2019autres termes, plus les provinces sont riches, moins les personnes restent pauvres longtemps.Si l\u2019objectif est de réduire la pauvreté, l\u2019attention devrait être ciblée non pas sur les inégalités de revenu à un moment précis, mais sur les politiques publiques créatrices de richesse comme la réduction du fardeau fiscal, la libéralisation du marché du travail, la lutte contre la corruption et la libre circulation des biens et des services.Toute politique allant à l\u2019encontre de ces grands axes génère des effets pervers en permettant trop souvent à des petits groupes de s\u2019enrichir au détriment de la grande majorité des consommateurs et des contribuables.Ce sont ces dernières inégalités qui devraient être la priorité de ceux qui plaident pour une répartition plus équitable de la richesse.La croissance économique profite-t-elle aux pauvres ?ISTOCK I l y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi l\u2019entente avec les médecins spécialistes est non seulement une insulte à l\u2019intelligence, mais aussi une pelure de banane pour l\u2019ensemble de la société québécoise.D\u2019abord, l\u2019idée même de rattraper l\u2019Ontario alors que le coût de la vie au Québec, incluant les salaires, est beaucoup plus bas est irrecevable.À ce titre, rattrapons le salaire des menuisiers, des physiothérapeutes, des cuisiniers, des chauffeurs de limousine\u2026 Ils font tous plus d\u2019argent là-bas qu\u2019ici.Ensuite, si jamais la notion d\u2019un certain rattrapage se justifiait, il aurait fallu un contexte différent, un système qui fonctionne, des professionnels de la santé qui n\u2019ont pas peur de se laver les mains, si on peut dire .Tout le contraire de ce qui se passe actuellement.Si la réforme Barrette a démontré une chose, c\u2019est l\u2019urgence d\u2019améliorer un système de santé dys- fonctionnel.Or, partout, la solution a été de couper dans le gras, d\u2019éliminer des postes et des structures administratives, d\u2019alléger le plus possible.À une exception près, celle des médecins.À ce chapitre, et passons sur l\u2019énorme conflit d\u2019intérêts qui se manifeste ici, l\u2019approche privilégiée par le docteur en chef a été la carotte plutôt que le bâton, les incitations financières plutôt que les mises à pied.Seulement, dans les deux cas, la réduction d\u2019effectifs ou les cadeaux en argent, le miracle ne s\u2019est pas produit.Le système québécois est toujours en deçà de celui de l\u2019Ontario, quel que soit le critère appliqué : temps d\u2019attente, accès à un médecin de famille, présence d\u2019infirmières à temps plein, etc.Dans un tel contexte, pourquoi diable devrait-on payer nos médecins 10 à 20 fois plus que monsieur et madame Tout-le- monde ?Pour ne rien dire du fait de payer nos médecins 15 % de plus que le font les Ontariens eux-mêmes.La loi de la pauvreté grandissante Finalement, avec cette entente, le Québec \u2014 qui aime rappeler son sens du « vivre-ensem- ble » \u2014 vient d\u2019introniser la notion du 1 %, l\u2019inégalité sociale à son meilleur.En obtenant un salaire frôlant le demi-million, les médecins spécialistes se retrouvent en fait dans la stratosphère du 0,21 %*** \u2014 très très loin au-dessus des deux tiers de la population dont le revenu ne dépasse guère les 60 000 $ par année*.En fait, en 2015, 39 % des Québécois gagnaient 25 000 $ ou moins.Or, permettre de telles montagnes russes n\u2019est pas sans conséquence.Par tout où les inégal ités soc iales sont criantes, les indicateurs de bien-être social piquent du nez .L\u2019enr ich issement des plus riches n\u2019implique pas seulement l\u2019appauvrissement des plus pauvres, en d\u2019autres mots, ce que Marx appelait la « loi de la pauvreté grandissante ».Une répartition inégale des revenus appauvrit également la vie en société comme telle.De nombreuses études ont démontré que tous les facteurs qui mesurent l\u2019harmonie d\u2019un pays, tous les aspects qui le rendent attrayant \u2014 le taux de littératie, de santé, de non-violence, de confiance envers les institutions \u2014 sont affectés négativement par l\u2019inégalité de revenus.Même dans des pays r iches comme les États-Unis, Singapour, la Grande-Bretagne, mais où les inégalités sociales sont par fois criantes, la mortalité infantile, le taux de décrochage, la santé mentale, la mobilité sociale\u2026 affichent de très mauvais scores comparativement aux pays scandinaves, par exemple.Ce qui fait dire au professeur Richard Wilkinson, auteur de The Impact of Inequality, que « si les Américains veulent vivre le rêve américain, ils devront vivre au Danemark ».Selon le sociologue anglais, l\u2019inégalité financière agit sur une société comme de l\u2019acide sur la carrosserie d\u2019une auto.C\u2019est un destructeur du tissu social.Si le Québec/Canada n\u2019affiche pas les inégalités criantes qu\u2019on retrouve aux États-Unis ou ailleurs, tous nos indicateurs de bien-être social sont néanmoins deux fois plus faibles que ce qu\u2019on retrouve dans les pays scandinaves.Contrairement à ce qu\u2019on aimerait croire, la cohés ion soc iale, la conf iance en so i , la confiance dans notre milieu de travail et dans nos institutions, la capacité de croire en nous- mêmes et en notre aven ir ne sont pas ce qu\u2019elles devraient être.Pour toutes ces raisons, l\u2019entente conclue avec les médecins spécialistes de la part du « gouvernement de docteurs » de Philippe Couillard dépasse le simple conflit d\u2019intérêts ou l\u2019erreur politique.C\u2019est un grossier pied de nez fait à l\u2019ensemble des Québécois et à notre capacité de réellement vivre ensemble.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 La loi de la pauvreté galopante FRANCINE PELLETIER L L La fumée de marijuana dans les immeubles résidentiels Bien des résidents et des propriétaires sont inquiets de l\u2019impact de cette fumée sur leur santé et sur la salubrité de leur propriété Lorsque la courbe de l\u2019économie croît, tout le monde se retrouve avec un morceau plus gros.ISTOCK L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L e ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, a assoupli sa position sur les ratios patients-infirmière mardi, cédant finalement aux pressions, en acceptant d\u2019examiner les façons de revoir ces ratios à la baisse partout au Québec.La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Nancy Bédard, est sortie rassurée, mardi soir, d\u2019une rencontre de plus de deux heures avec M.Barrette visant à dénouer la crise qui sévit depuis quelques semaines autour de la surcharge de travail des infirmières.Le ministre s\u2019est engagé mardi à mettre sur pied des « projets-ratios » dans chacune des 16 régions administratives du Québec.Les équipes en place, formées d\u2019experts de la FIQ et du gouvernement, auront le mandat de fixer le ratio jugé idéal pour chaque situation, que ce soit par exemple en CHSLD, en milieu hospitalier, psychiatrique ou autre.À terme, les infirmières pourront évoluer avec de « nouveaux ratios » mieux adaptés aux besoins, a promis le ministre Barrette, sans fixer d\u2019échéance.En quelques semaines, l\u2019attitude du ministre par rapport à ce problème a beaucoup évolué, a déclaré Mme Bédard en mêlée de presse après la rencontre.«On est passé de zéro à un projet- ratio dans chacune des régions, alors c\u2019est positif », a-t-elle dit.La rencontre au bureau du ministre faisait suite à une première rencontre de deux heures tenue deux semaines plus tôt.Mme Bédard disait alors avoir reçu des engagements fermes de la part du ministre de la Santé en vue de régler à très court terme le problème de la surcharge de travail des infirmières.Depuis des semaines, les infirmières se plaignent de leur surcharge de travail, se disant épuisées en raison des heures supplémentaires obligatoires à effectuer fréquemment et du ratio trop élevé du nombre de patients dont chacune a la responsabilité durant un quart de travail.Une autre rencontre est prévue la semaine prochaine pour jeter les balises des «projets-ratios».Pour régler ce problème de ratios, la FIQ revendiquait en fait l\u2019adoption d\u2019une loi contraignante, qui viendrait fixer les ratios optimaux patients-infirmière propres à chaque secteur.Mais le ministre Barrette a coupé court à ce souhait de la FIQ mardi, jugeant ce scénario législatif peu réaliste.La révision à la baisse des ratios est un enjeu fondamental pour régler la crise actuelle de la surcharge de travail des infirmières, selon Mme Bédard.Une baisse des ratios supposerait cependant l\u2019embauche d\u2019un grand nombre d\u2019infirmières et entraînerait des coûts élevés.La question financière n\u2019a cependant pas semblé constituer un obstacle à la révision des ratios, selon Mme Bédard.La Presse canadienne INFIRMIÈRES Barrette s\u2019engage à revoir à la baisse les ratios La chercheuse Annie Gendron a dressé le portrait des dif férentes armes intermédiaires : barrières, armes de diversion, agents chimiques, armes à impulsion électrique, armes à énergie dirigée, armes d\u2019impact ainsi que les techniques d\u2019immobilisation provoquée.Étendue du recours aux armes intermédiaires L\u2019étude révèle que l\u2019utilisation de ces armes ne se limite plus à des inter ventions lors d\u2019événe- ments planifiés.Elle rappelle que c\u2019est à la suite de l\u2019affaire Alain Magloire en 2014 que l\u2019utilisation des armes intermédiaires a fait son entrée chez les patrouilleurs.« Dans le rappor t de 2005, on rapportait que ce type d\u2019arme était plus concentré dans les interventions menées par des groupes tact iques d \u2019 inter vent ion ou en contexte de contrôle de foule.[Au- jourd\u2019hui], on a des contextes d\u2019inter vention émergents.On a recours à ces armes en contexte de patrouille alors que les policiers sont de plus en plus aux prises avec des gens mentalement perturbés», note la chercheuse.Raison de plus, selon la chercheuse, de se doter de données sur les conséquences médicales liées au déploiement d\u2019une arme intermédiaire.«Il y a un manque du point de vue de la transmission de données liées aux blessures et [les situations qu\u2019on connaît], ce sont celles qui sortent dans les médias ou sur les réseaux sociaux», souligne-t-elle.Mme Gendron souhaite entre autres la création d\u2019un protocole de référencement qui permettrait la création d\u2019une banque de données centralisée.« Ce qu\u2019on propose, c\u2019est d\u2019avoir des données associées à chaque tir [d\u2019arme à létalité réduite] et de préciser s\u2019il n\u2019y a eu aucune blessure, une blessure légère ou une blessure grave.Cela permettrait d\u2019établir des ratios et également de savoir dans quel contexte leur utilisation est plus dangereuse ou moins dangereuse », indique-t-elle.La liaison des données médicales et policières permettrait ainsi d\u2019ajuster l\u2019utilisation de ces armes si nécessaire.Avec une telle base de données, le cas de Mathieu Harvey, un adolescent de 16 ans passé à deux doigts de la mort après avoir été atteint par une balle de plastique tirée par un policier lors du Sommet des Amériques, ne serait pas resté secret, comme le rapportait l\u2019émission Enquête, à Radio-Canada.Quelques jours plus tôt, on apprenait que le Comité de déontologie policière blâmait le policier de la Sûreté du Québec Denis Murelle pour ne pas avoir usé d\u2019une arme intermédiaire d\u2019impact à projectiles avec «prudence et discernement» lors d\u2019une manifestation agitée du printemps 2012, à Victoriaville.L\u2019agent Murelle y a gravement blessé trois personnes, dont deux au visage.« Ce sont des données comme celle-ci qui pourraient être très intéressantes.L\u2019idée, c\u2019est de les repérer systématiquement pour pouvoir les inclure dans une base et ainsi en tirer des conclusions », dit Mme Gendron.La dif ficulté se situe toutefois dans le domaine de la protection et de la confidentialité des renseignements personnels, estime Mme Gendron.«C\u2019est une recommandation, mais est-ce que c\u2019est un vœu pieux?» se questionne-t-elle.La chercheuse recommande aussi que ce soit une instance indépendante qui soit chargée de piloter cette base de données.Elle propose également de revoir la charte des zones d\u2019impact, puisque celle actuellement enseignée est principalement adaptée aux situations impliquant des coups frappés au moyen d\u2019un bâton ou d\u2019une arme à feu.Parallèlement au rappor t de Mme Gendron, le ministère de la Sécurité publique a publié des chiffres qui montrent que l\u2019utilisation des armes par les différents corps de police de la province a aug - menté de 2010 à 2016.L\u2019usage du bâton télescopique est notamment passé de 256 fois à 346, celle des agents chimiques, de 5 à 35, puis l\u2019arme à impulsion électrique a bondi de 51 à 317.Le ministère nuance toutefois ces chif fres en expliquant avoir changé ses directives sur l\u2019utilisation des armes au fil du temps.Au- jourd\u2019hui, les policiers doivent rapporter « l\u2019utilisation » de leur arme du moment où celle-ci a été sortie pendant une intervention.Dans le cas du Taser, par exemple, l \u2019utilisation ne signifie pas qu\u2019une décharge électrique a été nécessaire.La démonstration de l \u2019arme électrique suf fit pour qu\u2019elle soit comptabilisée.À quelques semaines du G7, où les policiers prévoient d\u2019utiliser les armes intermédiaires, le ministère de la Sécurité publique n\u2019a pas indiqué s\u2019il tiendra compte de l\u2019étude.« Le ministère accueille favorablement le rapport et les pistes de réflexion proposées», s\u2019est limité à indiquer Pierrel-Luc Lévesque, de la Direction des communications du ministère.À Montréal, la Commission de la sécurité publique se penchera sur la question de la formation des policiers appelés à intervenir auprès de personnes en crise.En campagne électorale, la mai- resse Valérie Plante avait promis d\u2019interdire l\u2019utilisation des balles de plastique lors de manifestations.L\u2019administration compte toutefois étudier toutes les armes dites intermédiaires, dont les grenades assourdissantes, les Taser et les bâtons télescopiques.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ARMES Est-ce que la FMSQ serait vraiment à l\u2019écoute ?Ils doivent se dire : \u201cOn sor t d\u2019une bataille épouvantable avec le ministre Barrette, qu\u2019est- ce qui va arriver si vous nous désavouez en public ?\u201d », a lancé ce médecin, soulignant que la FMSQ avait, en revanche, bien mené la bataille contre les projets de loi 20 et 130, pilotés par le ministre Barrette.S\u2019ils avaient l\u2019assurance que l\u2019argent qui leur est réservé pourrait servir à améliorer les soins \u2014 et non à « financer des baisses d\u2019impôt » ou « aller dans le fonds consolidé » \u2014, ils y renonceraient, ont-ils assuré.Leur malaise, ont-ils ajouté, se trouve encore plus exacerbé par la situation « d\u2019épuisement » qui prévaut selon eux dans le milieu de la santé.À l\u2019instar de l\u2019ex-ministre libéral Claude Cas- tonguay, ces médecins spécialistes ont eu des mots durs envers le premier ministre, Philippe Couillard.« [Le gouvernement] a été beaucoup plus ferme avec d\u2019autres groupes.Je ne suis pas sûr que le rapport de force faisait en sorte que le gouvernement n\u2019avait pas le choix de consentir aux hausses », a confié un médecin spécialiste.«Tout le problème vient de 2007 », a ajouté un autre, en référence à l\u2019année où Gaé- tan Barrette et Philippe Couillard, alors respectivement président de la FMSQ et ministre de la Santé, ont conclu une première entente prévoyant un rattrapage salarial pour les médecins.« Les dés étaient pipés, a ajouté ce médecin.C\u2019est un méchant conflit d\u2019intérêts.» Vers qui se tourner?Au-delà du malaise qu\u2019ils ressentent, tant les médecins que les associations les représentant ont admis être à la recherche de moyens pour se mobiliser et de canaux pour s\u2019exprimer.«Vers qui se tourner?Il y a probablement juste les médias», a laissé tomber un spécialiste.Au sein même de la profession, la question divise.« [Il y a des membres et des non-mem- bres] qui craignent dif férents types de représailles, même entre collègues.Il y a un sentiment d\u2019esprit de corps qui risque d\u2019être trahi.Il y a un sentiment de risque », a observé le pédiatre urgentiste Samir Shaheen-Hussain, de l\u2019organisation Médecins québécois pour le régime public.« Je connais quelques (rares) confrères actifs qui sont également en désaccord avec les demandes excess ives de la FMSQ, tandis que la majorité prétend mériter cette bonification sous prétexte qu\u2019ils travaillent \u201cfort\u201d », a aussi écrit le psychiatre à la retraite Robert Chénier, dans une lettre qu\u2019il a fait parvenir au Devoir.Hugo Viens, de l\u2019Association médicale du Québec (AMQ), a montré du doigt la mission des fédérations de médecins, qui consiste à « représenter les intérêts économiques et de pratique » des médecins.« Ce n\u2019est pas [à eux] de voir à une meilleure organisation des soins de santé », a-t-il déclaré.Cette tâche doit plutôt revenir à une autre organisation, capable de mener des discussions dans un « esprit collégial et constructif », a-t-il plaidé.« Il n\u2019y a pas de canaux organisés pour mobiliser le médecin ordinaire et ce ne sont pas les fédérations qui vont le faire », a ajouté Simon-Pierre Landry, du Regroupement des médecins omnipraticiens pour une médecine engagée (qui compte des médecins spécialistes parmi ses membres).« Je ne vois pas quelle organisation a ce pouvoir de traction sur les médecins», a-t-il admis.Comme d\u2019autres, les docteurs Viens et Lan- dr y n\u2019ont pas été en mesure de dire si leur point de vue était marginal ou répandu.«Est-ce que la majorité des médecins sont une majorité silencieuse et ne parlent pas dans les circonstances actuelles ?» a demandé le premier.Dépourvu de réponses à sa question, il a dit souhaiter ouvrir un « canal de discussion ».Dans les syndicats contactés par Le Devoir, les avis étaient partagés.Certains ont dit avoir été interpellés par des membres souhaitant s\u2019organiser pour mieux exprimer leur malaise, tandis que d\u2019autres, non.La FMSQ n\u2019a pas souhaité commenter le dossier.Sa structure décisionnelle \u2014 une assemblée des délégués réunissant 130 personnes \u2014 a appuyé l\u2019entente de principe intervenue avec le gouvernement dans une proportion de 99 %.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MÉDECINS «On connaît très bien la planète Mars.Mais on connaît moins bien les conditions hivernales dans l\u2019estuaire et le golfe du Saint-Laurent», résume Jean Carlos Montero Serrano, professeur en géochimie et géologie marine à l\u2019Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), rattaché à l\u2019Université du Québec à Rimouski (UQAR).«Il existe un trou béant en matière de connaissances.Nous avons très peu de données sur ce qui se passe l\u2019hiver, notamment pour les micro- organismes comme le plancton, les processus sédimentaires, les courants, la formation de la glace, etc.», précise le directeur du Réseau Québec maritime (RQM), Guillaume St-Onge.La raison est simple : pour mener ce genre de recherche sur le Saint-Laurent l\u2019hiver, il faut impérativement avoir accès à un brise-glace.Brise-glace Dans le cadre de son programme de recherche « Odyssée Saint-Laurent », le RQM a justement obtenu un accès au navire Amundsen, de la Garde côtière canadienne.Des chercheurs, appuyés par des étudiants de l\u2019UQAR, sont donc présentement sur l\u2019eau, naviguant plus précisément dans la portion de l\u2019estuaire, soit entre l\u2019île d\u2019Orléans et la Gaspésie.Pendant plus de deux semaines, ils prévoient de mener plusieurs travaux de recherche, entrecoupés toutefois des nécessaires missions de déglaçage et d\u2019escorte du brise-glace.Dans le cadre d\u2019un partenariat avec plusieurs universités du Québec, leur objectif est d\u2019acquérir des connaissances sur la dynamique et les interactions des processus physiques, biogéochi- miques, écologiques et sédimentologiques ayant cours l\u2019hiver dans le Saint-Laurent.«Nous avons la chance d\u2019avoir un laboratoire naturel qui présente des enjeux globaux et qui est à por tée de main.Nous pourrons donc mieux comprendre les processus qui se produisent dans les estuaires.Et c\u2019est un endroit accessible, même l\u2019hiver, maintenant », explique M.St-Onge.Puisque ce « projet-pilote » est sans précé- dent, les questions sont d\u2019ailleurs nombreuses.Le programme scientifique, qui pourra se répéter au cours des prochaines années, comprend notamment des travaux sur l\u2019inquiétante baisse de l\u2019oxygène dans l\u2019estuaire, sur l\u2019érosion côtière liée aux glaces, sur le mélange des eaux avant l\u2019arrivée du printemps ou encore sur la productivité biologique.Sous la glace, la vie Même si le temps peut parfois paraître figé, sous le couvert de glace, la vie marine est en effet toujours bien présente.« Les gens pensent qu\u2019il ne se passe rien durant l\u2019hiver, mais ce n\u2019est pas le cas.Il y a plusieurs organismes vivants pour lesquels l\u2019hiver est une partie importante de leur cycle de vie, qui s\u2019étend sur plusieurs années.C\u2019est donc un milieu de vie riche », souligne Gesche Winkler, spécialiste de l\u2019écologie du zooplancton à l\u2019ISMER, qui se trouve à bord de l\u2019Amundsen.Au-delà des travaux menés cette année, les chercheurs estiment que d\u2019autres projets pourraient éventuellement se déployer, afin de compléter des travaux menés durant d\u2019autres saisons sur certaines espèces emblématiques du Saint- Laurent, dont le béluga.Même si ces cétacés sont étudiés depuis plusieurs années, on ignore toujours où ils passent les mois d\u2019hiver.Or, c\u2019est peut-être là que se trouve une partie de l\u2019explication des difficultés de reproduction du béluga.Selon Mme Winkler, il est d\u2019ailleurs important de connaître ce qu\u2019il advient de la vie marine durant la saison froide, afin de mieux comprendre la réalité changeante des autres saisons.Mais la scientifique insiste surtout sur le rôle de ce genre de mission hivernale pour se préparer aux inévitables impacts des changements climatiques sur le Saint-Laurent.« Il faut travailler en hiver, parce que sinon, nous ne pourrons pas mesurer les changements dans le futur.Il faut comprendre l\u2019état actuel de la situation.Et il faut répéter ces missions pour comprendre l\u2019évolution de la situation, d\u2019une année à l\u2019autre.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SAINT-LAURENT Le ministère de la Sécurité publique précise que « l\u2019utilisation» d\u2019une arme est recensée à partir du moment où celle-ci a été sortie pendant une intervention.Dans le cas de l\u2019arme à impulsion électrique, par exemple, l\u2019utilisation ne signifie pas qu\u2019une décharge électrique a été nécessaire.La démonstration du Taser suffit pour être comptabilisée."]
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