Le devoir, 23 février 2018, Cahier A
[" V O L .C I X N o 3 9 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a L\u2019accès à l\u2019information est mal en point.La commissaire sortante, Suzanne Legault, estime qu\u2019on assiste à un déclin de la transparence sous Justin Trudeau.Page A 5 Avis légaux.A 6 Décès.A 4 Météo.A 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .A 4 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Syrie La Russie rejette le cessez-le-feu Page A 7 Zeitgeist Cueillir des oranges sous zéro Page B 10 Musique Geoffroy à Montréal en lumière Page B 2 C A R O L I N E M O N T P E T I T R adio-Canada se prépare à pilonner 151 000 disques compacts de sa musicothèque d\u2019ici le 31 mars, dans la foulée de son déménagement prévu en 2020 dans des espaces plus exigus.La société d\u2019État affirme que c\u2019est la Loi sur le droit d\u2019auteur qui l\u2019oblige à procéder ainsi.Ra- dio-Canada veut dématérialiser l\u2019ensemble de sa collection d\u2019environ 210 000 disques compacts, et affirme que la Loi l\u2019empêche de donner ensuite la copie physique des disques à des organismes intéressés.Pourtant, la Société du droit de reproduction des auteurs, compositeurs et éditeurs au Canada (SODRAC) soutient de son côté que des arrangements seraient possibles pour sauver cette collection.Selon des sources à Radio-Canada, la direction voulait d\u2019abord détruire l\u2019ensemble PATRIMOINE Radio-Canada va-t-elle plus vite que la musique?La SODRAC croit possible de sauver de la destruction 150 000 disques de sa collection GETTY IMAGES A M É L I P I N E D A L e propriétaire d\u2019un pitbull qui a défiguré une fillette à Brossard, en 2015, a été déclaré coupable jeudi de négligence criminelle au terme de son procès, une première au Québec.Il pourrait être condamné à une peine sévère, puisque le juge estime que les trois années d\u2019incarcération suggérée par la poursuite ne représentent qu\u2019un «minimum ».« L\u2019accusé est une personne irresponsable qui se moque éperdument de la loi et de la sécurité d\u2019autrui.Il savait que ses chiens étaient dangereux et qu\u2019ils représentaient un danger, mais il n\u2019a rien fait », a déclaré le juge Pierre Bélisle au palais de justice de Longueuil.Lors d\u2019une promenade au parc Marquise à Brossard, Vanessa Biron a été victime d\u2019une attaque terrible alors qu\u2019elle se trouvait avec sa mère et sa sœur cadette.L\u2019enfant de sept ans a été défigurée après que Ashes, le pitbull de Karim Jean Gilles, s\u2019est rué sur elle et l\u2019a projetée au sol.La fillette a été mordue au visage, au cou et au bras par le chien, qui a réussi à la traîner sur plusieurs mètres.M.Jean Gilles n\u2019était pas présent au moment de l\u2019attaque, c\u2019est sa mère de 72 ans \u2014 qui a quant à elle décidé de plaider coupable \u2014 qui promenait sans laisse les deux chiens de son fils ce jour-là.En prononçant son verdict, le juge a parlé d\u2019un «cas unique».La plupart du temps, les accusés dans ce genre de dossier plaident coupables.Le juge Bélisle s\u2019est montré préoccupé par la décision de M.Jean Gilles \u2014 qui se représentait seul \u2014 de subir un procès alors qu\u2019il a gardé le silence durant pratiquement toutes les procédures, ne faisant entendre aucun témoin et ne contre-interrogeant pas ceux de la poursuite.L\u2019homme de 35 ans s\u2019est limité à plaider non coupable.La prison pour un propriétaire de pitbull Le chien a attaqué et défiguré une enfant de sept ans dans un parc de Brossard JEAN-MAR TIN AUSSANT LE RETOUR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a accueilli Jean-Martin Aussant, qui revient au PQ après l\u2019avoir déserté il y a sept ans pour fonder Option nationale.Page A 3 VOIR PAGE A 10 : MUSIQUE M A R C O F O R T I E R L e géant américain Amazon s\u2019est faufilé dans le moteur de recherche des bibliothèques de 29 cégeps, qui redirigent les lecteurs vers cette multinationale du commerce en ligne exempte de taxes et d\u2019impôts au Canada.Selon ce que Le Devoir a appris, 60 % des bibliothèques de cégep utilisent un logiciel de recherche qui dirige les lecteurs vers le site Amazon.Ce lien commercial entre des bibliothèques publiques et une entreprise multimilliardaire crée un malaise au sein des cégeps et dans l\u2019industrie québécoise du livre, qui souffre de la concurrence du géant américain.«Ce n\u2019est pas le rôle des bibliothèques de cé- gep de diriger des clients vers Amazon », s\u2019insurge Jean-Yves Laporte, professeur au Département de littérature et de français du cégep Édouard-Montpetit de Longueuil.M.Laporte a constaté avec stupeur que le moteur de recherche de la bibliothèque de son cégep redirige les lecteurs vers le site Amazon.com.Le procédé est simple : en faisant une recherche pour trouver un titre, une icône représentant la page couverture du livre apparaît à l \u2019écran.En cl iquant sur l\u2019image, on se retrouve automatiquement sur le site américain de vente en ligne Amazon.com (et non Amazon.ca, qui paye des taxes au Canada).Amazon s\u2019insinue dans les bibliothèques de cégep Le géant américain fournit des imagettes de livres, qui amènent les lecteurs jusqu\u2019à lui VOIR PAGE A 10 : AMAZON VOIR PAGE A 10 : PITBULL L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 À LIRE DEMAIN DOSSIER DU SAMEDI La CAQ : autopsie d\u2019une ascension Propulsée dans les sondages, la CAQ est-elle restée ?dèle aux idées qui l\u2019ont vu naître ?Autopsie de l\u2019ascension d\u2019un parti qui rêve de gagner au-delà de Québec et du 450.TEXTES : MARCO BÉLAIR-CIRINO ISABELLE PORTER GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ PHOTOS : JACQUES NADEAU, RENAUD PHILIPPE A L E X A N D R E S H I E L D S T out indique que la carpe asiatique est là pour de bon au Québec.Les informations obtenues par Le Devoir indiquent que cette espèce envahissante dévastatrice a été détectée à 12 endroits en 2017, le long du fleuve Saint-Laurent.Le gouvernement Couillard promet d\u2019ailleurs des «actions prioritaires» pour lutter contre l\u2019invasion, mais il refuse de dire s\u2019il y consacrera davantage de ressources.Après avoir détecté la présence de la carpe de roseau à 16 endroits à la suite des suivis réalisés en 2015 et 2016, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a retrouvé la trace de cette espèce à 12 endroits pour la seule année 2017.Essentiellement, l\u2019ADN de la carpe de roseau a été repérée aux mêmes endroits que les années précédentes.Selon ce qu\u2019a expliqué le biologiste du MFFP Olivier Morissette, des carpes auraient adopté certains secteurs, dont le tronçon du Saint-Laurent entre Boucherville et Sorel, mais aussi l\u2019embouchure de la rivière Saint- François, qui se déverse à la tête du lac Saint-Pierre.L\u2019équipe du Programme québécois de lutte contre les carpes asiatiques a en outre reçu 46 signalements de la par t de citoyens qui croyaient avoir vu ou capturé une carpe asiatique.Mais aucun signalement en milieu naturel n\u2019a été confirmé.« Des investigations sont toujours en cours», a toutefois précisé M.Morissette.Jusqu\u2019à présent, une seule carpe de roseau a été capturée dans un cours d\u2019eau du Québec.En mai 2016, une femelle fertile de 64livres a été pêchée dans le fleuve dans le secteur de Contrecœur.Preuve du sérieux de la menace pour les cours d\u2019eau du sud du Québec, le ministère a augmenté substantiellement l\u2019aire couverte par le programme de détection de la présence de l\u2019espèce en 2017.En tout, 323 sites ont été testés, contre un total de 110 pour 2015 et 2016.En plus du fleuve, entre la frontière ontarienne et l\u2019aval de Trois-Rivières, une carte consultée par Le Devoir indique que des échantillons ont été recueillis à plusieurs endroits dans la rivière des Outaouais, dans le lac Champlain, dans la rivière Richelieu, dans la rivière Yamaska et dans la rivière Saint-François.La carpe de roseau, qui peut atteindre une longueur de 1,8 mètre et peser plus de 100livres, peut en effet bénéficier de plusieurs habitats propices au Québec, selon le biologiste Olivier Morissette.Non seulement elle ne redoute pas les températures froides, mais cette espèce herbivore peut aisément se nourrir dans le fleuve et dans plusieurs rivières de la province.En dévorant les herbiers, elle risque même de représenter une menace pour le chevalier cuivré, une espèce menacée et endémique au Québec.En fait, la carpe de roseau pourrait menacer toute la faune aquatique indigène.Dans certaines rivières aux États-Unis, où l\u2019espèce a été introduite accidentellement dans les années 1970, elle constitue aujourd\u2019hui 90% de la biomasse animale.Reproduction La carpe asiatique pourrait- elle se reproduire ici ?Oui, répond M.Morissette.Il cite comme exemple la reproduction confirmée dans la rivière Sandusky, qui se jette dans le lac Érié, de carpes introduites d\u2019abord dans les Grands Lacs.Pour faire face à l\u2019invasion redoutée, le MFFP a obtenu en 2016 un budget de 1,7 million de dollars sur trois ans.Ce financement doit servir à l\u2019élaboration d\u2019un « plan d\u2019action », mais aussi à sa mise en œuvre.Puisque les données du ministère semblent indiquer que la carpe de roseau est là pour de bon au Québec, Le Devoir a demandé au cabinet du ministre de la Faune, Luc Blanchette, s\u2019il compte bonifier le financement ou encore mettre en place des mesures supplémentaires.«Le gouvernement du Québec surveille de près la situation de la carpe asiatique dans le fleuve Saint-Laurent.Qui plus est, le Programme québécois de lutte contre les carpes asiatiques suit son cours à l\u2019heure actuelle.Notre gouvernement est très préoccupé par leur présence dans les eaux québécoises, c\u2019est pourquoi il continuera d\u2019agir sur plusieurs fronts afin de limiter leur propagation ailleurs au Québec, en ciblant des actions prioritaires», a répondu son attaché de presse, Youann Blouin, par courriel.Le Devoir La carpe asiatique s\u2019installe dans le fleuve Saint-Laurent USACE/CC La carpe de roseau peut atteindre une taille impressionnante, comme celle-ci, pêchée en Allemagne, mesurant 97 centimètres.Les délais ne diminuent pas à la Régie du logement La Régie du logement n\u2019est pas parvenue à diminuer les délais de traitement de ses dossiers malgré une baisse des demandes depuis cinq ans.C\u2019est le constat que fait le tribunal administratif dans son plan stratégique 2017- 2020, déposé jeudi à l\u2019Assemblée nationale.Le président de la Régie, Patrick Simard, qualifie cette situation de « préoccupante ».Le tribunal s\u2019était donné l\u2019objectif de réduire ces délais dans ses deux précédents plans stratégiques (2009-2013 et 2014-2017), sans succès.Cette fois, il compte atteindre sa cible en déployant une série de mesures visant notamment à optimiser le temps des audiences et à accroître l\u2019utilisation du service de conciliation.Ces mesures font par ailleurs écho à un rapport critique du Vérificateur général du Québec, déposé en mai 2016.Le Devoir Enseignement : un prix critiqué par les syndicats Pour valoriser la profession d\u2019enseignant, le gouvernement a créé l\u2019Ordre de l\u2019excellence en éducation, qui récompensera les meilleurs professeurs, de la petite école à l\u2019université.Mais les principaux intéressés soupirent d\u2019insatisfaction devant cette annonce.La Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) parle d\u2019un « prix de consolation dont les profs se passeront ».Selon son président, Sylvain Malette, « les profs ne veulent pas d\u2019un prix, ils demandent que leur expertise soit reconnue et que les services soient au rendez-vous ».Ils accusent le ministre de n\u2019avoir entrepris aucune action concrète pour favoriser l\u2019autonomie des enseignants, une demande répétée des syndiqués.À la Fédération des syndicats du Québec (FSE), la présidente Josée Scalabrini abonde dans ce sens.« Le ministre aurait pu commencer par consulter les enseignants, on lui aurait peut-être parlé des conditions de travail, du fait qu\u2019on est les moins bien payés au Canada.C\u2019est bien beau de remettre des prix, mais ce n\u2019est pas ce que ça prenait à ce moment-ci.» Le Devoir SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau a notamment visité la mosquée Jama Masjid de New Delhi, jeudi.M I A R A B S O N à New Delhi L es autorités canadiennes et indiennes essayaient tant bien que mal, jeudi, d\u2019expliquer comment un homme reconnu coupable en 1986 d\u2019avoir tenté d\u2019assassiner un ministre indien en Colombie-Britannique avait pu être invité à une réception officielle offerte à New Delhi par le premier ministre Justin Trudeau.Le voyage d\u2019une semaine de M.Trudeau a déraillé, jeudi, lorsque Radio-Canada a révélé que Jaspal Atwal, un Canadien de religion sikhe qui avait tenté d\u2019assassiner le ministre Malkiat Singh Sidhu en 1986, avait été invité à des réceptions données par le premier ministre canadien à Mumbai et à New Delhi.Le cabinet de M.Trudeau a finalement retiré l\u2019invitation à la réception de New Delhi après la publication de photos où l\u2019on voyait M.Atwal en compagnie de Sophie Grégoire et du ministre de l\u2019Infrastructure, Amarjeet Sohi, à la réception officielle de Mumbai plus tôt cette semaine.Dans une brève déclaration à New Delhi, jeudi, le premier ministre a indiqué qu\u2019il prenait la situation très au sérieux.« Évidemment, la personne en question n\u2019aurait jamais dû être invitée et dès qu\u2019on a su ce qui se passait, on a retiré l\u2019invitation, a-t-il dit.Le député responsable d\u2019avoir inclus cette personne en assume l\u2019entière responsabilité.» Le député libéral de Colom- bie-Britannique Randeep Sarai, l\u2019un des 14 députés qui ont rejoint M.Trudeau en Inde, a indiqué dans un communiqué que c\u2019est lui qui avait demandé à ce que l\u2019on invite M.Atwal.Il admet que « cette personne n\u2019aurait jamais dû être invitée en premier lieu», qu\u2019il «aurait dû faire preuve de plus de jugement» et qu\u2019il en «assume l\u2019entière responsabilité».Des responsables canadiens ont refusé de préciser le mécanisme de vérification des invités aux réceptions officielles une fois la liste de noms soumise, car on ne veut pas divulguer de détails sur les mesures de sécurité qui entourent le premier ministre.Les autorités indiennes se demandaient aussi comment M.Atwal avait réussi à obtenir un visa pour entrer en Inde.Le militant a figuré pendant des années, et jusqu\u2019à tout récemment, sur la liste des extrémistes sikhs bannis du pays, a indiqué un responsable indien.Pas exclu du caucus Du côté canadien, on assure que M.Atwal ne faisait pas partie de la délégation officielle et qu\u2019Ottawa n\u2019avait joué aucun rôle dans son entrée en Inde.Quant à Randeep Sarai, l\u2019un des 19 députés sikhs au Parlement canadien, il a participé cette semaine à plusieurs évé- nements auxquels a pris part M.Trudeau en Inde, mais il n\u2019était pas là jeudi lorsque le premier ministre, accompagné de plusieurs députés, a visité la grande mosquée de Delhi et l\u2019église catholique du Sacré- Cœur.Un porte-parole a indiqué que le député Sarai n\u2019était pas exclu du caucus libéral, mais son périple en Inde semble terminé.M.Sarai s\u2019est excusé pour avoir causé une « distraction » \u2014 et il n\u2019a visiblement pas tort.M.Trudeau semblait agacé, jeudi, lors de sa visite à la grande mosquée.Il a refusé de répondre aux questions des journalistes, comme il l\u2019a fait plus tard sur un terrain de cricket, où les journalistes ont été tenus à l\u2019écart.Il a finalement fait une brève déclaration sur l\u2019affaire Atwal, sans répondre aux questions.Plus tard dans une allocution au Sommet d\u2019affaires canado- indien, le premier ministre semblait encore contrarié : il s\u2019est trompé dans le nom d\u2019un organisme hôte et a évoqué le «100e anniversaire de la Confédération canadienne» \u2014 qui a eu 150 ans l\u2019an dernier.Le premier ministre indien, Narendra Modi, n\u2019a pas semblé ébranlé par cette affaire.Pour la première fois depuis l\u2019arrivée de M.Trudeau en Inde samedi, il lui a publiquement souhaité la bienvenue jeudi, sur son compte Twitter.Les deux hommes doivent se rencontrer vendredi.La Presse canadienne Une autre tuile pour Justin Trudeau en Inde L\u2019invitation d\u2019un extrémiste sikh à un événement avec le premier ministre a soulevé plusieurs questions jeudi B I L L G R A V E L A N D à Winnipeg R aymond Cormier a été reconnu jeudi non coupable de meurtre au deuxième degré relativement à la mort de Tina Fontaine.L\u2019homme était accusé d\u2019avoir tué la jeune autochtone de 15 ans et d\u2019avoir jeté son corps dans la rivière Rouge, à Winnipeg.Les restes de Tina Fontaine ont été découverts huit jours après sa disparition en août 2014.Raymond Cormier avait été mis en accusation plus de douze mois plus tard.Le jury a délibéré pendant onze heures avant de prendre sa décision.Les réactions de la communauté autochtone ont été promptes.«Ce n\u2019est peut-être pas cette personne accusée qui lui a enlevé la vie, mais quelqu\u2019un l\u2019a fait.Le fait demeure et nous devons aller au fond des choses, a dit Sheila Nor th, grande chef d\u2019une organisation qui représente les Premières Nations du nord du Manitoba.Nous devrions tous avoir honte de ce qui lui est arrivé», a-t-elle ajouté.La Couronne a argué que Raymond Cormier s\u2019était incriminé par ses propres aveux dans des enregistrements secrets de la police, mais la défense a fait valoir un doute raisonnable en raison de multiples failles de nature médico-légale dans la poursuite.La mort de Tina Fontaine a mené au déclenchement de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.Il n\u2019y avait pas de preuve avec ADN liant Raymond Cormier à l\u2019adolescente, et les médecins appelés à témoigner ont dit ne pas pouvoir établir avec certitude les circonstances de la mort de Tina Fontaine.Le juge de la Cour du Banc de la Reine Glenn Joyal avait dit aux jurés que si la Couronne n\u2019avait pas été en mesure de prouver que l\u2019accusé a étouffé ou noyé Tina Fontaine, ils devaient le déclarer non coupable.La Presse canadienne JUSTICE Mort de Tina Fontaine : l\u2019accusé est reconnu non coupable L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 I l y a un mois, on apprenait que le théâtre Le Tarmac allait fermer ses portes.La petite scène du boulevard Gambetta, dans l\u2019Est parisien, est pourtant la seule en France, et ailleurs dans le monde, dont la vocation est essentiellement tournée vers la Francophonie.C\u2019est là que de jeunes artistes québécois ont pu entrer en contact avec des troupes africaines, des auteurs libanais ou des metteurs en scène palestiniens, nous expliquait récemment un jeune dramaturge québécois.Ce fait divers passé inaperçu ne serait pas si grave s\u2019il n\u2019était l\u2019illustration du désarroi dans lequel se trouve la Francophonie.Elle est loin, l\u2019époque où le Québec et la France frappaient à la por te de l\u2019UNESCO pour faire adopter une convention sur la protection de la diversité culturelle.Loin l\u2019époque où les premiers ministres français et québécois faisaient une mission commune au Mexique.Encore plus loin l\u2019époque où des artistes africains, français et québécois attiraient les foules sur les plaines d\u2019Abraham.Depuis au moins deux décennies, on avait rarement vu la Francophonie dans un tel état d\u2019abandon.Ce n\u2019est pourtant pas faute de locuteurs puisque ceux-ci sont en recrudescence un peu partout dans le monde.En Afrique, dont le décollage économique n\u2019est peut-être pas si éloigné, on se bouscule en effet pour apprendre notre langue.À Madagascar et au Togo, on manque cruellement de maîtres francophones.À Lomé, l\u2019université accueille des fonctionnaires et des hommes d\u2019affaires du Nigeria qui veulent commercer avec l\u2019Afrique francophone.Même à Madrid, à Londres et à Rome, il est souvent plus facile pour un journaliste de faire des entrevues en français qu\u2019à Toronto.Alors, où est le problème?Certains s\u2019inquiètent des relents coloniaux qui subsisteraient dans la Francophonie.Ils ont raison.Pourtant, les colonisés ne sont pas ceux que l\u2019on croit.Ces colonisés, on les retrouve plutôt sur le Plateau-Mont-Royal et à Saint-Germain-des-Prés.Ils ne se baladent ni en boubou ni en sandales.Non, ils écoutent plutôt les rengaines anglicisées de Dead Obies et ne jurent que par la presse américaine quand ils n\u2019affichent pas fièrement leur soumission à l\u2019anglais en écrivant sur la tour Eiffel «Made for sharing».?Alors que le Québec et les élites françaises s\u2019anglicisent dans l\u2019indifférence, on ne s\u2019étonnera pas que la Francophonie soit mal en point.L\u2019ancien secrétaire général de l\u2019OIF Abdou Diouf le savait, lui qui remettait régulièrement la France devant ses responsabilités.Son successeur n\u2019a ni ce pouvoir ni cette volonté.Or « la France est le pays francophone qui a le plus laissé de côté la Francophonie », rappelait récemment la Française Marie-Béatrice Levaux, de l\u2019influent Conseil économique, social et environnemental.La crise interne qui déchire l\u2019Organisation internationale de la Francophonie n\u2019est qu\u2019un symptôme de ce malaise plus profond.Le froid est tel avec l\u2019Élysée que, dans son discours- fleuve de Ouagadougou en novembre dernier, le président Emmanuel Macron n\u2019a pas même mentionné l\u2019OIF et sa secrétaire générale, Mi- chaëlle Jean.Un véritable camouflet.Qui pouvait s\u2019imaginer qu\u2019une ancienne représentante de la reine d\u2019Angleterre couronnée par un François Hollande à bout de souffle contre une partie de l\u2019Afrique pouvait relancer la Francophonie?Ajoutons-y les révélations du Journal de Montréal sur son train de vie (lui aussi d\u2019inspiration coloniale) et le vase est plein.Tout cela, alors que la secrétaire générale avait hérité d\u2019une organisation qui n\u2019était peut-être pas une Formule 1, mais qui était en ordre de marche.Pour peu que l\u2019on veuille bien sortir des clichés, les chantiers sont immenses.C\u2019est ce qu\u2019a révélé la conférence organisée récemment à Paris par l\u2019Institut français.Un peu par tout en France, les propositions fusent.On sent que l\u2019on s\u2019active en préparation de l\u2019important discours que doit prononcer Emmanuel Macron le 20 mars prochain.Serions-nous à l\u2019aube d\u2019un réveil?Rien n\u2019interdit de le penser.Après s\u2019être demandé s\u2019il existait «une culture française», voilà le président qui prophétise que le français pourrait être demain «la première langue du monde».On n\u2019en demandait pas tant! Entre les deux, n\u2019y aurait-il pas place pour un engagement ferme et déterminé de la France ?L\u2019idée de recentrer enfin la Francophonie sur ses missions premières que sont l\u2019éducation, la culture et la langue paraît aujourd\u2019hui une évidence.À l\u2019heure de Netflix, la Francophonie a notamment oublié qu\u2019elle avait entre les mains la seule chaîne de télévision du monde véritablement internationale, TV5.Mais le défi est aussi chez nous.En effet, comment les Africains pourraient-ils croire aux discours québécois sur l\u2019avenir du français alors que, lorsqu\u2019ils immigrent au Québec, on les accueille par un «bonjour/hi»?Comment croiront-ils aux discours français si, à l\u2019heure où le Royaume-Uni s\u2019en va, la France n\u2019est même pas capable de faire respecter sa langue dans l\u2019Union européenne?Il ne s\u2019agit pas de faire la danse du ventre en prétendant «déringardiser le français», mais de cesser de plier l\u2019échine devant une mondialisation qui veut nous imposer sa langue, sa morale et sa culture.Une Francophonie en panne CHRISTIAN RIOUX à Paris JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le retour au Parti québécois de Jean-Martin Aussant sera-t-il imité par d\u2019autres souverainistes qui ont quitté le parti au cours des dernières années ?G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É M A R I E - M I C H È L E S I O U I I l sera candidat, conseiller et « futur responsable du secrétariat à l\u2019indépendance du Québec » : Jean-Martin Aussant a confirmé jeudi son retour dans le giron du Parti québécois (PQ).Une prise qui, de l\u2019aveu de Jean-François Lisée, vise à rassurer ceux qui doutent de son ardeur souverainiste.« C\u2019est un choix tout naturel de revenir dans ma famille naturelle », a soutenu M.Aussant jeudi après-midi, devant un mur de caméras et de journalistes réunis à la permanence du PQ.Jean-François Lisée (chef) et Véronique Hivon (vice-chef) étaient présents à ses côtés pour ce que M.Lisée estime être « une étape importante sur le chemin des victoires».Avant d\u2019être candidat en octobre prochain, M.Aussant sera conseiller des deux leaders avec le mandat de « faire la conception et la promotion de l\u2019indépendance ».Il conseillera aussi l\u2019opposition officielle sur les thèmes de la métropole et de l\u2019entrepreneuriat.Plus symboliquement, le retour de M.Aussant s\u2019articule autour d\u2019un projet que lui confie Jean- François Lisée\u2026 et qui marque une complète volte-face du chef du PQ.Ce dernier avait promis de ne pas « dépenser un sou de fonds publics pour son option pendant [un premier mandat]»?Il avait dit que «cet engagement doit être en fer forgé»?Il a aujourd\u2019hui changé d\u2019avis.Jean-Martin Aussant aura ainsi le mandat de mettre à jour des études sur la souveraineté, si le PQ est élu.Et ce mandat impliquerait des fonds publics, a confirmé M.Lisée.«Il m\u2019a convaincu que ce n\u2019est pas une question partisane de mettre à jour et de produire des études sur l\u2019indépendance», a soutenu le leader péquiste, faisant valoir qu\u2019il ne s\u2019agit pas de faire la promotion de l\u2019option, mais de la documenter.M.Lisée a indiqué « que ça ne remet pas en cause [son] engagement » à ne pas tenir de référendum dans un premier mandat.Jean-François Lisée s\u2019est montré très heureux d\u2019avoir pu ramener Jean-Martin Aussant au bercail péquiste.Il y voit «un signal très fort [pour les] gens qui ont compris qu\u2019on mettait la souveraineté de côté.On ne la met pas en veilleuse, on la met en lumière, a-t-il souligné.C\u2019est sûr que l\u2019arrivée de M.Aussant consolide et donne de la crédibilité à notre message», croit-il.Un paysage différent Sept ans après avoir claqué la porte du PQ \u2014 et cinq ans après son départ de la chef ferie d\u2019Option nationale, désormais fusionnée à Québec solidaire \u2014, M.Aussant a justifié son retour en disant que « le paysage a beaucoup changé, les forces en place ont changé, la dynamique a changé ».« Aucun parti n\u2019a le monopole de la souveraineté, aucun parti n\u2019a le monopole des idées collectives ni des bonnes idées économiques.Mais c\u2019est au PQ qu\u2019on retrouve la combinaison idéale de ces trois éléments fondamentaux pour l\u2019avancement du Québec », estime Jean-Martin Aussant, qui a quitté ses fonctions de directeur général du Chantier de l\u2019économie sociale.Si le CV de M.Aussant montre qu\u2019il ne reste jamais longtemps au même endroit (depuis 21 ans, il n\u2019a jamais fait plus de 4 ans dans une même fonction), il disait jeudi qu\u2019il « espère bien être [au Parti québécois] jusqu\u2019à ce que la souveraineté soit réalisée ».Lisette Lapointe ravie Le retour de Jean-Martin Aussant n\u2019a pas ému le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui l\u2019a comparé à un « poids lourd pour les journalistes», mais peu connu du grand public.D\u2019autres anciens péquistes se sont montrés passablement plus heureux.Lisette Lapointe, qui avait quitté le PQ quelques jours avant lui, a ainsi indiqué au Devoir qu\u2019elle va «minimalement reprendre [sa] carte» de membre du parti.Mme Lapointe parle d\u2019un retour qui « emballe » d\u2019autres anciens collègues, et prédit que ce pourrait « être assez contagieux ».Son défunt mari, Jacques Parizeau, est souvent présenté comme le père spirituel de M.Aussant.Comme elle, l\u2019ex-député de Borduas Pierre Curzi a salué les plus récentes décisions de Jean- François Lisée, qui s\u2019est adjoint Camil Bouchard et a nommé Véronique Hivon vice-chef du PQ.«Je salue le retour de gens de conviction autour de M.Lisée.[\u2026] C\u2019est de l\u2019énergie.» L\u2019ex-premier ministre péquiste Bernard Landry s\u2019est pour sa part montré plus critique de la feuille de route de Jean-Martin Aussant, pour qui il dit néanmoins avoir « beaucoup d\u2019estime ».«Son parcours pose certaines questions.Il fonde un parti qui divise le vote indépendantiste et là, il abandonne le parti qu\u2019il a fondé pour revenir au parti qu\u2019il avait choisi.Ce n\u2019est pas clair, disons», a-t-il affirmé.M.Landry a réitéré son appui à Maxime La- porte, candidat à l\u2019investiture dans Pointe-aux- Trembles \u2014 circonscription où plusieurs voient M.Aussant.Avec Isabelle Porter Le Devoir PARTI QUÉBÉCOIS Aussant réintègre sa « famille naturelle » Le chef Lisée y voit un signal fort pour ceux qui doutent de sa foi souverainiste C A R O L I N E P L A N T E Q uébec doit mieux répondre aux besoins des parents d\u2019enfants assassinés, clame le Parti québécois (PQ).Ces parents sont rarement reconnus comme des victimes aux yeux du régime public, bien qu\u2019ils vivent une douleur extrême.Leur temps de psychothérapie est limité et leurs dépenses pendant les procès ne sont pas remboursées.Les familles ne cessent de s\u2019appauvrir, a déploré Nancy Roy, directrice générale de l\u2019Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD).« J\u2019ai vu des parents dormir dans leur voiture », a-t-elle déclaré lors d\u2019un point de presse à l\u2019Assemblée nationale jeudi.« J\u2019ai vu des parents d\u2019enfants assassinés se faire refuser le restaurant au palais de justice parce qu\u2019ils avaient une boîte à lunch.» « Pourtant, le présumé assassin, lui, a droit à l\u2019aide psychologique, financière de réinsertion sociale et professionnelle », s\u2019est-elle indignée.Par ailleurs, les parents dont les enfants ont été assassinés à l\u2019étranger ne reçoivent aucune aide psychologique du gouvernement québécois, a relaté avec chagrin Isabelle Tremblay, la mère d\u2019Audrey Carey, 23 ans, qui a été assassinée à San Francisco le 3 octobre 2015.Tout au plus, ils reçoivent 1000 $ du gouvernement fédéral pour aider au paiement des frais funéraires, selon Mme Tremblay.La vice-chef du PQ, Véronique Hivon, a demandé au gouvernement libéral de faire preuve de plus de « compassion » envers les parents d\u2019enfants assassinés, qui vivent « un drame qui n\u2019a absolument aucune commune mesure avec ce que le commun des mortels peut vivre au quotidien ».Un changement de directive s\u2019impose, selon elle.Mme Hivon a souligné qu\u2019en 2016, la protectrice du citoyen reprochait déjà au régime public d\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels (IVAC) son « interprétation restrictive de la loi».Le PQ et l\u2019AFPAD demandent donc à ce que : les familles des enfants assassinés soient reconnues comme des victimes et reçoivent de l\u2019aide psychologique, tant et aussi longtemps qu\u2019elles en ont besoin ; qu\u2019elles reçoivent de l\u2019aide financière lors des procès ; que les mots « hors Québec » soient retirés de l\u2019IVAC pour que les parents d\u2019enfants assassinés à l\u2019extérieur de la province aient également droit à une reconnaissance et à de l\u2019aide psychologique.« On a amplement les moyens au Québec de répondre à cette demande-là », a ajouté Mme Hivon.Selon elle, un surplus de 40 millions dort présentement dans le Fonds d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels.La ministre de la Justice sensible Interpellée sur cette question au Salon bleu, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a déclaré que son gouvernement a répondu aux recommandations de la protectrice du citoyen et a investi « plus que tout autre gouvernement » pour améliorer l\u2019IVAC.Dans la dernière année, 129,7 millions en fonds publics ont servi à indemniser les victimes, a-t-elle dit, en précisant avoir augmenté le programme d\u2019indemnisation de 54 millions en juin dernier pour améliorer le traitement des dossiers et « justement voir à mieux accompagner les individus».La ministre affirme par ailleurs avoir donné le mandat, en novembre, à la direction de l\u2019IVAC d\u2019élaborer un programme pour le remboursement des dépenses lors des procès.« J\u2019aurais aimé ce matin pouvoir annoncer le programme, mais ce n\u2019est pas tout à fait peaufiné», a-t-elle dit.La Presse canadienne Leur enfant assassiné, ils sont abandonnés par l\u2019État Des parents témoignent des failles dans le système de compensation du Québec L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 4 450 EMPLOIS DIVERS 450 EMPLOIS DIVERS DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse 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suivant : 1-800-361-5699 POSTE 4205 LES PETITES ANNONCES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous p l a î t , p r e n d r e connaissance de votre annonce et n o u s s i g n a l e r immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable d e s e r r e u r s répétées.Merci de votre attention.LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit Pour une publication section décès dans Le Mémoriel 1855, rue Du Havre Montréal Qc H2K 2X4 Télé: 514 525-1149 Téléc.: 514 525-7999 necrologie@lememoriel.com Par téléphone, télécopieur ou par courriel Dimanche à vendredi : 10h à 12 h et de 13h à 17h00 (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Samedi : fermé Heure de tombée 15h15 J E A N N E C O R R I V E A U L a Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui regroupe les 82 municipalités de la région, étudiera la possibilité d\u2019implanter une tarification sociale en transpor t en commun.Pour la mairesse Valérie Plante, qui préside la CMM, il s\u2019agit d\u2019un premier pas vers la réalisation d\u2019une promesse faite en campagne électorale.Valérie Plante prononçait jeudi matin une allocution à l\u2019occasion d\u2019une rencontre de la CMM.Elle en a profité pour annoncer que la commission du transport examinerait la tarification sociale.Lors de la course à la mairie de Montréal l\u2019automne dernier, Valérie Plante s\u2019était engagée à offrir un tarif réduit de 40 % à tous les Montréalais à faibles revenus et la gratuité pour les enfants jusqu\u2019à 12 ans et les usagers de plus de 65 ans.Sa promesse se limitait toutefois au territoire montréalais.« Dans ce dossier- là, il faut aussi respecter chaque municipalité avec ses priorités, sa capacité de payer et la façon de le financer.Il faut que l\u2019argent soit au rendez-vous », a expliqué la mairesse.L\u2019expérience de Laval Il y a quatre ans, Laval a instauré la gratuité pour les aînés.« Ce fut tellement un succès énorme à Laval pour la qualité de vie des citoyens, des aînés, pour leur liber té, leur mobilité, que ce serait un souhait formidable que ça puisse s\u2019étendre à toute la région métropolitaine », a commenté le maire Marc Demers.Lors du lancement de la mesure en 2014, Laval estimait à 600 000 $ le manque à gagner pour la Société de transport de Laval.Le maire Demers reconnaît toutefois que le défi est beaucoup plus grand à Montréal qu\u2019à Laval compte tenu de l\u2019achalandage et des infrastructures.La CMM entreprendra l\u2019élaboration de son plan stratégique en matière de mobilité, plan qui sera soumis à la nouvelle entité responsable du transport dans la région, l\u2019Autorité régionale de transport de Montréal (ARTM).Dans la grande région métropolitaine, la part modale du transpor t collectif stagne à 25 %, alors que les objectifs de la CMM visent à la hausser à 35 % d\u2019ici 2031 et à 3,8 % pour le vélo, a souligné Valérie Plante, qui depuis son élection se décrit comme la « mairesse de la mobilité ».Les maires croient qu\u2019en faisant front commun, ils pourront mieux convaincre Ottawa et Québec de financer leurs projets.Rivalité?En 2011, la CMM avait élaboré un plan de transport régional comportant des projets totalisant 23 milliards de dollars, dont le prolongement de trois lignes de métro, l\u2019implantation d\u2019un système léger sur rails (SLR) entre Montréal et la Rive-Sud et d\u2019un tramway à Montréal.Les maires n\u2019avaient cependant pas déterminé de priorités, Laval privilégiant la ligne orange et Longueuil la ligne jaune.Depuis, le projet de Réseau express métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec a vu le jour.Valérie Plante, qui a ajouté la ligne rose à la liste des projets, ne paraît pas inquiétée par une possible rivalité entre les villes : « Je suis convaincue qu\u2019on peut faire valoir l\u2019importance de tous les projets, que ce soit la ligne orange, la ligne jaune ou la ligne rose.Ces pro- jets-là, on en a besoin.» La mairesse Plante compte aussi privilégier l\u2019habitation au cours de son mandat à la tête de la CMM.« Dans les prochains mois, la commission du logement social déterminera les besoins des municipalités qui souhaitent construire de nouvelles unités d\u2019habitation abordable, en particulier dans le cadre du programme Accès- Logis», a-t-elle dit.Le Devoir TRANSPORT EN COMMUN Une tarification sociale est envisagée pour la région de Montréal P A U L I N E G R A V E L L\u2019homme de Néander tal prend encore du galon.La découverte dans des grottes en Espagne de dessins rupestres et de coquillages peints de sa main confirme qu\u2019il maîtrisait la pensée symbolique au même titre qu\u2019Homo sapiens.Jusqu\u2019à cette découver te, toutes les traces d\u2019activité artistique mises au jour ont été attribuées à des hommes modernes (Homo sapiens) qui avaient, pen- sait-on, l\u2019apanage de cette aptitude pour le symbolisme.Or, l\u2019utilisation d\u2019une nouvelle technique de datation par l\u2019uranium- thorium a permis de déterminer que les formes géométriques et les calques de mains tracés à l\u2019aide de pigments minéraux rouges sur les parois de trois grottes situées aux quatre coins de la péninsule ibérique sont âgés d\u2019au moins 64 800 ans.Or, à cette époque, la seule espèce humaine présente en Espagne était l\u2019homme de Néandertal, puisque l\u2019homme moderne n\u2019est apparu en Europe que 20 000 ans plus tard, soit il y a entre 45 000 et 40 000 ans.Ce qui veut donc dire que ces peintures rupestres sont forcément l\u2019œuvre de Néandertaliens.Utiliser la calcite Comme elles n\u2019ont pas été réalisées avec des morceaux de charbon de bois, dont l\u2019âge aurait pu être calculé par la méthode de datation au carbone 14, les chercheurs ont décidé d\u2019évaluer l\u2019âge de la mince couche de calcite qui s\u2019est formée sur ces dessins et qui les recouvre complètement au- jourd\u2019hui.Pour ce faire, ils ont eu recours à la technique de datation par l\u2019uranium-thorium (voir l\u2019encadré), qui a permis de déterminer l\u2019âge minimum des peintures sous-jacentes.Même si les éléments dessinés sont assez rudimentaires, puisqu\u2019il s\u2019agit principalement de points, de disques, de motifs linéaires en forme d\u2019échelles et de calques de main, les auteurs de cette découverte sont néanmoins persuadés qu\u2019ils constituent des représentations symboliques.«Contrairement à l\u2019impression positive d\u2019une main qui aurait pu être faite de façon accidentelle, le calque d\u2019une main obtenu par la technique du pochoir ainsi que les formes géométriques tracées requièrent nécessairement une source de lumière, ainsi que la sélection de pigments et la préparation d\u2019une matière colorante, autant d\u2019évidences suggérant qu\u2019il s\u2019agit de créations préméditées», écrivent-ils dans un article publié dans la revue Science.Certains archéologues ont supposé que « les Néanderta- liens se sont probablement inspirés des hommes modernes pour réaliser certains artefacts à valeur symbolique car les deux groupes ont peut-être coexisté en Europe pendant quelque temps et ont alors pu entrer en contact.Mais les peintures rupestres que nous avons découvertes ne peuvent pas découler d\u2019une telle rencontre parce qu\u2019elles ont été exécutées 20 000 ans avant l\u2019arrivée d\u2019Homo sa- piens en Europe», souligne Dirk Hoffmann, chercheur à l\u2019Institut Max-Planck pour l\u2019anthropologie évolutive, à Leipzig, et premier auteur de l\u2019article.«Longue tradition» Selon les auteurs, les peintures retrouvées sur les parois de trois cavernes en Espagne témoignent d\u2019une activité à valeur symbolique bien établie et découlant d\u2019une « longue tradition » puisque dans la grotte d\u2019Ardales, notamment, les peintures ornant les parois de la caverne ont été réalisées en différents épisodes s\u2019échelonnant sur une période de plus de 25 000 ans.Dans un second article paraissant dans la revue Science Advances, M.Hoffmann et des chercheurs espagnols affirment avoir employé la même technique de datation par l\u2019uranium- thorium pour estimer l\u2019âge de coquillages retrouvés dans la Cueva de los Aviones dans le sud-est de l\u2019Espagne, dont certains ont été perforés et colorés dans le but de servir de parure, tandis que d\u2019autres tachés de rouge et de jaune ont visiblement été utilisés comme réservoirs pour mélanger des pigments.Ces ar tefacts qui, de toute évidence, ont une portée symbolique ont été fabriqués il y a plus de 115 000 à 120 000 ans, soit bien avant l\u2019arrivée de l\u2019homme moderne dans la région.Qui plus est, ils sont de 20 000 à 40 000 ans plus anciens que les plus vieux artefacts du même genre retrouvés à ce jour en Afrique et en Asie de l\u2019Ouest, et qui auraient été créés par les premiers hommes modernes.Selon les auteurs de cet article, l\u2019ensemble de ces découvertes indique clairement que les Néandertaliens n\u2019étaient pas moins intelligents que les hommes modernes, et que les deux groupes ont probablement hérité la capacité de symbolisme d\u2019un ancêtre commun.Ils avancent même que, par le fait même, cet ancêtre commun possédait probablement «la génétique et les structures cérébrales nécessaires au développement du langage».«Cela ne veut pas dire qu\u2019ils les utilisaient, mais ils détenaient fort probablement la capacité de parler», affirme M.Hoffmann.Le Devoir L\u2019homme de Néandertal maîtrisait lui aussi la pensée symbolique P.SAURA Les formes rouges tracées par des Néandertaliens sur cette paroi de la caverne La Pasiega remontent à plus de 64 000 ans.A M É L I E B A R O N à Port-au-Prince L a décision de suspendre pour deux mois les activités en Haïti d\u2019Oxfam GB, division britannique d\u2019Oxfam International, après la révélation d\u2019agressions sexuelles commises par certains de ses employés, révèle la volonté des autorités haïtiennes de contrôler davantage le secteur humanitaire.«Haïti n\u2019est plus cette république d\u2019ONG», a déclaré Aviol Fleurant, ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe.«Nous ne plaisantons pas : la dignité du peuple haïtien n\u2019a pas de prix », a-t-il ajouté jeudi à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec Simon Ticehurst, directeur régional d\u2019Oxfam International pour l\u2019Amérique latine et les Caraïbes.« Oxfam va continuer à travailler aux importants projets de reconstruction et de développement en Haïti, aidant les gens à travers d\u2019autres affiliés [Italie, Espagne, Québec], mais nous anticipons que la suspension temporaire d\u2019Ox- fam GB aura un impact important », a indiqué une porte-parole de l\u2019organisation, assurant que les responsables d\u2019Oxfam International « se sont engagés à coopérer » avec les autorités haïtiennes.L\u2019ONG a rendu public lundi le compte rendu de son enquête interne réalisée en 2011 au sujet de sa mission humanitaire en Haïti.Un responsable a notamment reconnu avoir payé des prostituées tandis que d\u2019autres employés sont accusés de harcèlement et d\u2019intimidation.Un témoin dit avoir été menacé physiquement.Sept employés d\u2019Oxfam en Haïti ont quitté l\u2019ONG dans le cadre de l\u2019enquête interne : quatre ont été licenciés pour « faute grave » et trois autres ont démissionné, dont Roland van Hauwermeiren.M.Ticehurst avait présenté lundi les excuses de l\u2019ONG aux autorités haïtiennes, en leur remettant ce rapport d\u2019enquête, et aux Haïtiens.Absence de communication Des comptes rendus internes avaient été envoyés à Londres au moment des faits, mais les ser vices judiciaires haïtiens n\u2019ont découver t le scandale que grâce aux révélations dans la presse il y a une dizaine de jours.Cette absence de communication avec les autorités haïtiennes a poussé le gouvernement à suspendre jeudi les activités de l\u2019ONG pour deux mois, le temps que l\u2019enquête soit menée sur le plan national.Oxfam GB « n\u2019a pas pris la responsabilité morale et éthique d\u2019informer les autorités», a martelé M.Fleurant, déplorant une «faute institutionnelle» qui «a permis à d\u2019éventuels prédateurs sexuels de quitter le pays, de s\u2019affranchir du joug de la justice et, ainsi, Oxfam Grande-Bre- tagne a commis la faute d\u2019entraver le droit des victimes à une réparation civile».Agence France-Presse Haïti veut mieux contrôler le secteur humanitaire La décision de suspendre les activités d\u2019Oxfam lance un message aux autres organisations La méthode en détail La technique de datation par l\u2019uranium-thorium est basée sur la désintégration de l\u2019uranium, un minéral que l\u2019on trouve à l\u2019état de traces dans toutes les roches, y compris le calcaire dans lequel se sont creusées les cavernes de La Pasiega, de Maltra- vieso, d\u2019Ardales et de la Cueva de los Aviones en Espagne.L\u2019eau qui s\u2019infiltre à travers le roc se charge en uranium, qui est un élément soluble.Puis, lorsque cette eau pénètre dans la caverne et coule sur les parois, les minéraux qu\u2019elle contient \u2014 et qui inclut de l\u2019uranium, mais pas de thorium, qui n\u2019est pas soluble dans l\u2019eau \u2014 précipitent et forment une croûte de calcite, explique Dirk L.Hoffmann.«L\u2019uranium présent dans cette croûte de calcite continue de se désintégrer, notamment en thorium.Notre méthode de datation consiste à mesurer la quantité de thorium présente dans la calcite recouvrant aujourd\u2019hui les peintures rupestres.Cette quantité correspond au temps qui s\u2019est écoulé depuis la précipitation de l\u2019uranium.» La mairesse Plante avait fait de cet enjeu une promesse électorale H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa S uzanne Legault par t le cœur gros.Celle qui a por - té le chapeau de commissaire à l\u2019information du Canada pendant presque huit ans estime qu\u2019elle n\u2019aurait pas pu faire mieux pendant son mandat, mais elle se désole d\u2019assister à un «déclin» du régime d\u2019accès à l\u2019information.« Sous l\u2019ancien gouvernement, il y avait eu vers la fin, malgré ce que les gens pensent, certains efforts pour améliorer la performance.Depuis le nouveau gouvernement, il y a eu un déclin à nouveau, déclin particulièrement inquiétant parce qu\u2019il ne semble pas concorder avec le message que le gouvernement véhicule», lance Suzanne Legault au cours d\u2019une entrevue accordée au Devoir pour marquer la fin de son mandat.Mme Legault en a contre le projet de loi C-58 modernisant la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information qui a été présenté par les libéraux de Justin Trudeau en juin dernier.« On avait eu l\u2019espoir que la réforme d\u2019accès à l\u2019information serait [progressiste], mais c\u2019est une réforme [rétrograde] et c\u2019est extrêmement inquiétant.» En théorie, ce projet de loi accorde au Commissaire à l\u2019information le pouvoir de rendre des ordonnances, c\u2019est- à-dire d\u2019exiger d\u2019une institution fédérale qu\u2019elle divulgue les documents lui ayant été demandés.Dans les faits, c\u2019est exactement le contraire qui se produira, affirme Mme Legault.À l\u2019heure actuelle, lorsqu\u2019un demandeur débouté s\u2019adresse au Commissaire, ce dernier peut après enquête recommander à l\u2019entité gouvernementale de divulguer les documents.Si l\u2019entité persiste dans son refus, le Commissaire peut s\u2019adresser à la Cour fédérale pour lui forcer la main.En vertu de C-58, le processus sera inversé.En cas de refus, c\u2019est l\u2019entité gouvernementale qui pourra s\u2019adresser aux tribunaux.«C\u2019est eux qui contrôlent le litige.Si jamais ils ne font rien, qu\u2019ils font juste s\u2019asseoir dessus, il n\u2019y a rien dans la loi qui permet au Commissaire de les amener en cour.» Mme Legault est d\u2019autant plus frustrée que le gouvernement clame plutôt que le C-58 lui octroie un puissant pouvoir.«On a beau appeler ça un lion, ça reste un chat.Même si on appelle ça une ordonnance, ça n\u2019en crée pas une.Alors C-58 est un exercice de poudre aux yeux des Canadiens et c\u2019est extrêmement décevant.» L\u2019autre critique de Mme Le- gault envers le C-58 a trait à la possibilité désormais accordée à une entité fédérale de ne pas donner suite à une demande d\u2019accès à l\u2019information si cette demande ne précise pas son sujet, le type de document réclamé, la période visée, ou encore si la demande est vexatoire, redondante avec une précédente requête ou si volumineuse qu\u2019elle entraverait le fonctionnement de l\u2019institution.Pour la commissaire sortante, il s\u2019agit d\u2019un important recul.Mais en quoi est-il si grave d\u2019exiger d\u2019un demandeur qu\u2019il spécifie le sujet de sa demande?«Il y a des cas où le demandeur ne veut pas préciser la nature de sa demande, où il veut par exemple tous les courriels du fonctionnaire X entre telle et telle date.Ça, ça ne respecte plus les critères», rétorque Mme Legault.D\u2019autres fois, le demandeur ne connaît pas le type de document où se trouvent les renseignements qu\u2019il recherche.Déjà, des demandeurs se font souvent répondre que les documents réclamés n\u2019existent pas parce qu\u2019ils ont eu le malheur de demander spécifiquement une note de breffage alors que l\u2019information se trouvait plutôt dans un courriel, par exemple.Ne pas spécifier de type de document est une façon de contourner cet obstacle, façon qui ne sera plus tolérée avec C-58.«Ça vient restreindre le droit d\u2019accès des Canadiens sans raison valable», déplore Mme Le- gault.Elle remarque que ce changement répond à un appétit certain d\u2019une bureaucratie peu encline à la divulgation.«Dès que C-58 a été déposé, on a reçu deux plaintes visant des institutions qui avaient refusé de répondre à la demande d\u2019accès parce qu\u2019elle ne satisfaisait pas aux critères de C-58, et ce, alors que le projet de loi n\u2019était pas encore adopté! On a tout de suite vu un engouement [\u2026], une réceptivité de la part de la bureaucratie par rapport à ces restrictions.» Devant les récriminations de la commissaire, Ottawa a reculé un brin.Il a modifié le C-58 pour spécifier que les refus de divulgation devront au préalable être autorisés par elle.Maigre consolation, selon Mme Legault.La Loi étant «prescriptive», elle n\u2019aura pas la latitude de forcer une institution à répondre à une demande qui ne satisferait pas aux nouveaux critères.Suzanne Legault craint aussi un recul sur la question des frais.Au début de son mandat, la commissaire avait remporté une bataille judiciaire interdisant l\u2019imposition de frais supplémentaires (pouvant atteindre plusieurs centaines de dollars) pour obtenir de l\u2019information si celle-ci est disponible sur support électronique.Or, le C-58 autorise Ottawa à rédiger un règlement encadrant l\u2019imposition de frais supplémentaires, ce qui ouvre la porte à un retour de cette pratique.Des oublis Le C-58 ne prévoit par ailleurs aucune disposition pour restreindre le pouvoir des entités fédérales à caviarder les documents réclamés.«Il y a vraiment un déclin dans la divulgation, relate Mme Legault.À l\u2019apogée du système, en 1999-2000, toute l\u2019information était remise dans 40% des demandes, sans caviardage.Sous le précédent gouvernement, on était tombé à 15%, puis ça avait recommencé à remonter et on était rendu à environ 25%.Là, depuis que le nouveau gouvernement est là, on est à nouveau en déclin, avec un taux de 19% en 2016-2017.Le deuxième plus bas taux de l\u2019histoire en matière d\u2019accès à l\u2019information au Canada, c\u2019est la performance du nouveau gouvernement.C\u2019est pas mal inquiétant.» Le projet de loi entame à peine son cheminement au Sénat.Mme Legault ne sera pas présente pour assister au dénouement de cette histoire, elle qui quitte ses fonctions mercredi prochain.Son mandat de sept ans devait prendre fin en juin dernier, mais elle a accepté de rester en poste en attendant la nomination d\u2019un successeur.Caroline Maynard prendra le relais.Mme Legault avait annoncé l\u2019an dernier qu\u2019elle ne solliciterait pas de second mandat.Elle craignait la perception de conflit d\u2019intérêts, alors qu\u2019elle aurait été en attente d\u2019une réponse tout en continuant d\u2019enquêter sur le gouvernement.Le commissaire à l\u2019environnement, le commissaire aux con - flits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique, le commissaire à la protection de la vie privée ainsi que le commissaire au lobbying ont aussi des mandats de sept ans renouvelables, tandis que le vérificateur général du Canada et le directeur général des élections sont nommés pour 10 ans sans possibilité de prolongation.«Il devrait y avoir un mandat de 10 ans non renouvelable pour tous les agents du Parlement.» Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S S P O R T S A 5 Cahiers spéciaux À lire demain Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 37942818-03 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 60 MILLIONS $* + 16 LOTS DE 1 MILLION $ *(APPROX.) + 2018-02-21 9 000 000 $ 10 11 24 25 30 49 47 08 13 16 22 32 46 11 3814709 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ L\u2019accès à l\u2019information est mal en point La commissaire sortante constate un nouveau déclin sous le gouvernement Trudeau SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Suzanne Legault avait annoncé l\u2019an dernier qu\u2019elle ne solliciterait pas de second mandat.L e diagnostic qu\u2019un peu tout le monde anticipait s\u2019est concrétisé : Carey Price souffre d\u2019une commotion cérébrale et sera à l\u2019écar t du jeu pour une période indéterminée.L\u2019entraîneur-chef Claude Julien a confirmé la nouvelle lors d\u2019une mêlée de presse tenue quelque deux heures avant le match du Canadien de Montréal contre les Rangers de New York au Centre Bell.Antti Niemi a défendu le filet du Canadien face aux Rangers et Charlie Lindgren, rappelé d\u2019urgence du Rocket de Laval mercredi, était son adjoint.En deuxième période du match de mardi contre les Flyers de Philadelphie, Price a été atteint au côté droit du masque par un puissant tir du défenseur Shayne Gostibehere.Sur le coup, Price a paru sonné, mais il est resté dans le match.Peu de temps après l\u2019incident, les Flyers ont marqué leur premier but de la rencontre.Dans un revers de 3-2 en prolongation, Price a offert une excellente performance, bloquant 30 rondelles, et il semblait dans de bonnes dispositions lorsqu\u2019il a rencontré les journalistes après la rencontre.Toutefois, Price n\u2019a pas participé à la séance d\u2019entraînement du Canadien mercredi pour se soumettre à une journée de traitements.Or, dans son point de presse qui a suivi cet entraînement, Julien avait reconnu que l\u2019absence de Price était liée à l\u2019incident à Philadelphie.Price est le deuxième gardien du Canadien à subir une commotion cérébrale cette saison.Lors d\u2019un match disputé le 4 novembre à Winnipeg, Al Montoya avait été atteint sur le masque par un violent tir de Dustin Byfuglien vers la toute fin de la troisième période.Price connaît sa campagne la plus dif ficile depuis la saison 2008-2009.En 43 rencontres, il présente un dossier de 15-22-6, une moyenne de buts alloués de 2,98 et un taux d\u2019arrêts de ,904.En novembre, il a été absent pendant environ trois semaines pour soigner une blessure au bas du corps.Weber sera opéré Par ailleurs, le Tricolore a annoncé plus tôt jeudi, par voie de communiqué, que le défenseur Shea Weber ne jouera plus cette saison et devra subir une intervention chirurgicale afin de réparer une déchirure à un tendon du pied gauche.Dans ce communiqué, le docteur Paul Martineau, le chirurgien orthopédique de l\u2019équipe, a expliqué que la décision d\u2019aller de l\u2019avant avec l\u2019opération faisait suite à une rencontre avec un spécialiste de Green Bay, au Wisconsin, le docteur Robert Anderson, le tout avec l\u2019assentiment de Weber.Le communiqué du Canadien ajoute que le groupe médical de l\u2019équipe supervisera le protocole de remise en forme pour s\u2019assurer d\u2019une guérison complète afin que Weber, absent depuis le 16 décembre, soit au sommet de sa condition pour le début du camp d\u2019entraînement la saison prochaine.La date de l\u2019intervention n\u2019a pas été précisée.La Presse canadienne CANADIEN DE MONTRÉAL Carey Price souffre d\u2019une commotion cérébrale Fermeture du média Pamplemousse.ca La plateforme d\u2019information hy- perlocale Pamplemousse.ca met la clé dans la porte après moins de cinq ans d\u2019existence.«Pamplemousse.ca n\u2019aura pas survécu à un environnement désormais implacable pour les entreprises de presse», explique avec amertume son éditeur, Stéphane Desjardins, dans un billet publié jeudi.Ce dernier tient «l\u2019apathie presque généralisée envers le sort des médias d\u2019information» ainsi que «le rouleau compresseur des réseaux sociaux» pour principaux responsables de la fermeture de son média indépendant, qui couvrait les enjeux de trois quartiers montréalais: Le Pla- teau-Mont-Royal, La Petite-Pa- trie et Mercier-Est.M.Desjardins affirme avoir «tout essayé» pour sauver Pamplemousse.ca, sans succès, malgré le fait que les lecteurs étaient au rendez-vous.Le Devoir Enfin une victoire pour le Canadien Le Canadien de Montréal a vaincu les Rangers de New York 3-1 jeudi soir au Centre Bell.Le Tricolore n\u2019avait pas gagné depuis le 4 février.Le défenseur Noah Juulsen (en photo) disputait par le fait même son premier match dans la LNH.Le compte rendu complet sur nos plateformes numériques.«C-58 est un exercice de poudre aux yeux des Canadiens et c\u2019est extrêmement décevant» MINAS PANAGIOTAKIS GETTY/AFP L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à LARSON MOISE ALEXANDRE de vous présenter à l'Étude J.F.Bou- chard Inc., situé au 240, Chemin de la Grande-Côte, Saint-Eusta- che dans les 60 jours afin de recevoir le Préavis d'exercice d'un droit hypothécaire prise en paiement qui y a été laissé à votre attention.Vous devez répondre à ces documents dans les délais prévus conformément à la loi.Le présent avis est publié à la demande de Dominic Bouchard, huissier, qui a tenté de vous signifier ledit document.Il ne sera pas publié de nouveau.Saint-Eustache, le 21 février 2018 Dominic Bouchard, huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de madame Karleen HEINISCH- DUCHARME, en son vivant domiciliée au 3635, rue Montpellier, Trois-Rivières, Québec, G8Y 3P4, survenu le 27 février 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidateurs successoraux, Jean- Yves Ducharme et Rebecca Hei- nisch, le 20 février 2018, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Marilyn Montplaisir, notaire, située au 5375, rue St-Joseph, bureau 300, Trois-Rivières, Québec, G8Z 4M5.Donné ce 21 février 2018.Me Marilyn Montplaisir, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE PRENEZ AVIS que Yolande Dominique, en son vivant domiciliée au 7907 boulevard Saint- Laurent #202, Montréal (Québec) H2R 1X2, est décédée à Montréal le 8 février 2017.L'inventaire des biens peut être consulté par toute personne ayant un intérêt au domicile du liquidateur, au 2589 boulevard René-Gaultier, Varennes (Québec) J3X 1K4.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE PRENEZ AVIS que René Stéphane Larivière, en son vivant domicilié au 47 chemin du Lac Martin, Saint-Michel (Québec) J0L 2J0, est décédé à Château- guay le 24 février 2016.L'inventaire des biens peut être consulté par toute personne ayant un intérêt au domicile de l'un des liquidateurs, au 2154 rue Saint- Georges #5, Longueuil (Québec) J4K 4A6.ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant, onze heures (11 h), à la date ci- dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Mairie d\u2019arrondissement de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 5R5, à l\u2019attention de la secrétaire de l'arrondissement de Montréal?Nord, Me Marie-Marthe Papineau.Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 1016 Descriptif : Pulvérisation et stabilisation pour la réfection de pavages et la reconstruction de trottoirs sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord.Date d\u2019ouverture : 15 mars 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 février 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 23 février 2018 La secrétaire d'arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate Arrondissement de Montréal-Nord Appel d\u2019offres ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant, onze heures (11 h), à la date ci- dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Mairie d\u2019arrondissement de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 5R5, à l\u2019attention de la secrétaire de l'arrondissement de Montréal?Nord, Me Marie-Marthe Papineau.Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 1018 Descriptif : Pulvérisation et stabilisation pour la réfection de pavages et la reconstruction de trottoirs sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord.Date d\u2019ouverture : 15 mars 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 février 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 23 février 2018 La secrétaire d'arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate Arrondissement de Montréal-Nord Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 28 septembre 2017, a adopté les règlements suivants : RCG 17-026 Règlement autorisant un emprunt de 19 800 000 $ afin de financer les travaux sur les collecteurs d'égouts RCG 17-027 Règlement autorisant un emprunt de 17 688 000 $ pour le financement de travaux sur les intercepteurs de la Ville de Montréal RCG 17-028 Règlement autorisant un emprunt de 25 260 000 $ pour le financement de travaux et l'acquisition d'équipements à la Station d'épuration des eaux usées Jean-R.-Marcotte RCG 17-029 Règlement autorisant un emprunt de 82 000 000 $ afin de financer les travaux de construction et de renouvellement de conduites principales d'aqueduc RCG 17-030 Règlement autorisant un emprunt de 10 687 000 $ afin de financer les travaux de réhabilitation des réservoirs et stations de pompage RCG 17-031 Règlement autorisant un emprunt de 18 613 000 $ afin de financer les travaux de modernisation, de pérennisation et de sécurisation prévus au programme d'investissement dans les usines d'eau potable À son assemblée du 25 janvier 2018, le conseil d\u2019agglomération a adopté les règlements ci-après énumérés, pour corriger, dans les règlements RCG 17-026 à RCG 17-031, la référence à l\u2019arrêté ministériel concernant les règles relatives à l\u2019établissement du potentiel fiscal : RCG 17-026-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 19 800 000 $ afin de financer les travaux sur les collecteurs d'égouts (RCG 17-026) RCG 17-027-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 17 688 000 $ pour le financement de travaux sur les intercepteurs de la Ville de Montréal (RCG 17-027) RCG 17-028-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 25 260 000 $ pour le financement de travaux et l'acquisition d'équipements à la Station d'épuration des eaux usées Jean-R.- Marcotte (RCG 17-028) RCG 17-029-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 82 000 000 $ afin de financer les travaux de construction et de renouvellement de conduites principales d'aqueduc (RCG 17-029) RCG 17-030-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 10 687 000 $ afin de financer les travaux de réhabilitation des réservoirs et stations de pompage (RCG 17-030) RCG 17-031-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 18 613 000 $ afin de financer les travaux de modernisation, de pérennisation et de sécurisation prévus au programme d'investissement dans les usines d'eau potable (RCG 17-031) Les règlements RCG 17-026 à RCG 17-031, tels que modifiés, ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 16 février 2018.Tous ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 23 février 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-16732 Équipements de points de vente L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 février 2018 est reportée au 28 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 23 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16705 Acquisition de divers véhicules (multisegments et camionnettes) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour mercredi le 28 février 2018 est reportée au lundi 12 mars 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 23 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2018-003 Travaux de remplacement d\u2019entrées de service d\u2019eau en plomb, de réfection de surface et autres travaux connexes dans les districts de Louis-Riel et Hochelaga.Date d\u2019ouverture : Le lundi 12 mars 2018 à 14 h.Renseignements : Madame Karima Aribia, ingénieure, 514 872-6946.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 février 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 23E JOUR DE FÉVRIER 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Magella Rioux Appel d\u2019offres Arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h, à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour : Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : RPPV18-01002-OP Descriptif : Remplacement d'entrées de service d'eau en plomb, reconstruction de trottoirs avec planage et pose de revêtement bitumineux (PRR 2018-2) Date d\u2019ouverture : 12 mars 2018 à 11 h Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : jregis@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 février 2018 sur le SEAO.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (Arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie) ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 23 février 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement Arnaud Saint-Laurent Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 21 mars 2018, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint- Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint- Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-015 Descriptif : Services professionnels pour la rénovation en architecture et en électromécanique de la Bibliothèque du Vieux Saint-Laurent Renseignements : Mme Nicole Lecavalier, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : le mercredi 21 mars 2018, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 23 février 2018 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669- 7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 23 février 2018.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres SPORTS ET LOISIRS BEAU-CHÂTEAU APPEL D\u2019OFFRES ASSURANCES DE DOMMAGES TERME 2018-2019 Des soumissions sont demandées en vue de l\u2019acquisition d\u2019un portefeuille d\u2019assurances de dommages pour Sports et loisirs Beau-Château.Les conditions du présent appel d\u2019offres sont contenues dans le cahier des charges disponible à compter de 10h00 le 23 février 2018 aux bureaux de Fidema Groupe conseils inc., 5205, Grande-Allée, Suite 200, Brossard, QC, J4Z 3G5.Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec monsieur Martin Grandchamp de la firme Fidema Groupe conseils inc.au (514) 907-7728.Toute réservation d\u2019assureur effectuée avant la date et l\u2019heure de disponibilité du cahier des charges est nulle et sans effet.Les soumissions seront adressées à Sports et loisirs Beau-Château et reçues jusqu\u2019à 10h00 le 23 mars 2018 aux bureaux des Sports et loisirs Beau-Château au 600, rue Ellice, bureau 100, Beauharnois, Québec, J6N 1Y1.Les soumissions seront ouvertes publiquement le même jour à compter de 10h05, à la même adresse.Sports et loisirs Beau-Château ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encoure aucune obligation envers les soumissionnaires.Monsieur Alain Gravel Secrétaire-trésorier et directeur général, Régie intermunicipale de gestion des installations sportives et récréatives de Beauharnois-Châteauguay Sports et loisirs Beau-Château Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Augmentation de la capacité du permis de Bar avec autorisation de danse et spectacles sans nudité au 1er étage.Cession de 1 Bar incluant une terrasse Addition 1 Bar avec autorisation de spectacles sans nudité Addition d'une localisation terrasse au permis de Bar dans transporteur public (bateau) 1 Restaurant pour vendre Augmentation de capacité de 1 Restaurant pour vendre au 1er étage 1 Restaurant pour vendre 9148-3529 Québec Inc.BAR LÉGER 5872, Boul.Léger, Local 17 Montréal (Québec) H1G 5X5 Dossier : 267 708 GARRISON HOUSE 5028, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1S7 Dossier : 1 229 566 Vices & Versa Bistro Du Terroir Inc.VICES & VERSA BISTRO DU TERROIR 6619-6627 & 6631 , Boul.St- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C5 Dossier : 2 045 227 Canal Lounge Inc.CANAL LOUNGE Quai Atwater - Canal Lachine Montréal (Québec) H4C 2H6 Dossier : 2 073 617 Resto Place Zouglou(S.E.N.C.) RESTO PLACE ZOUGLOU 6152, Boul.Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E9 Dossier : 2 128 197 10394564 Canada Inc.ABE & MARY'S 2170, Rue De La Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z7 Dossier : 2 406 783 10432750 Canada Inc.RESTAURANT PASTEL 124, Rue Mc Gill, #100 Montréal (Québec) H2Y 2E5 Dossier : 2 606 150 5872, Boul.Léger, Local 17 Montréal (Québec) H1G 5X5 5028, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1S7 6619-6627 & 6631 , Boul.St- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C5 Quai Atwater - Canal Lachine Montréal (Québec) H4C 2H6 6152, Boul.Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E9 2170, Rue De La Montagne Montréal (Québec) H3G 1Z7 124, Rue Mc Gill, #100 Montréal (Québec) H2Y 2E5 Addition d'une localisation de terrasse sur domaine public au permis de Bar 1 Bar 1 Restaurant pour vendre incluant terrasse Addition d'une localisation terrasse sur domaine public au permis de Bar 1 Restaurant pour vendre avec autorisation de spectacles sans nudité (demande amendée) 1 Bar et 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 9315-9929 Québec Inc.RESTAURANT BAR HOOTERS CENTRE-VILLE 1433, Rue Crescent, Local B Montréal (Québec) H3G 2B2 Dossier : 2 772 226 9367-1956 Québec Inc.JIAO 399, Rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V2 Dossier : 2 839 355 9224-4920 Québec Inc.CAFÉ ESPRESSO CONCA D'ORO 184, Rue Dante Montréal (Québec) H2S 1J9 Dossier : 3 037 181 9834265 Canada Inc.BACARO PIZZERIA URBAN BAR 1608, Rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 2S7 Dossier : 4 620 985 Racine Croisée Solidarité Sawa BISTRO DES ARTS 1587, Boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2X 2S9 Dossier : 4 789 657 9257-2734 Québec Inc.LA PALMA RESTAURANT LOUNGE 250, Boul.René- Lévesque Ouest Montréal (Québec) H2Z 1Z8 Dossier : 4 830 089 10167088 Canada Inc.PIZZÉRIA GIULIETTA LACORDAIRE 5940, Boul.Des Grandes Prairies #2 Montréal (Québec) H1P 1A4 Dossier : 4 835 120 1433, Rue Crescent, Local B Montréal (Québec) H3G 2B2 399, Rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V2 184, Rue Dante Montréal (Québec) H2S 1J9 1608, Rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 2S7 1587, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2S9 250, Boul.René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) H2Z 1Z8 5940, Boul.Des Grandes Prairies #2 Montréal (Québec) H1P 1A4 Avis de la première assemblée des créanciers (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l'affaire des faillites de Uniformes Sauvé Inc.et de Maison de Vêtements Piacente Ltée.Avis est par les présentes donné que les faillites de Uniformes Sauvé Inc.et de Maison de Vêtements Piacente Ltée, de 4435 boul.des Grandes-Prairies, Montréal QC H1R 3N4 est survenue le 12 février 2018, et que les premières assemblées des créanciers seront tenues le 5 mars 2018 à 11 heures et 11 h 15 respectivement, au Bureau du surintendant des faillites Canada, Édifice Sun Life, 1155 rue Metcalfe, bureau 1071, Montréal QC H3B 2V6.Richter Groupe Conseil Inc.1981 McGill College, 11e étage Montréal (Québec) H3A 0G6 T: 1.877.676.4366 / F: 514.934.8603 Service de la gestion et de la planification immobilière (SGPI) Direction de la gestion des projets immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 10 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5941 Descriptif : Travaux de déconstruction et de décontamination de l\u2019Îlot Saint-Thomas Date d\u2019ouverture : 12 mars 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 23 février 2018.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 28 février 2018 à 16 h, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu du 1er mars 2018 au 7 mars 2018 fin inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9 h, 11 h, 13 h, et 15 h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 23 février 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D`INVENTAIRE PRENEZ AVIS que l'inventaire de la Succession de feu Simone BOUTHILLETTE dressé en vertu de la Loi, en son vivant résidante au 93 boul.Des Prairies , Laval, Qc.H7N 2W4 et décédée le 14 octobre 2017 et peut être consulté par les interressés au bureau du soussigné.Me LOUIS H LAFONTAINE 2555 Havre des Iles , bureau 100, Laval (Québec) H7W 4R4 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Café Philo Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Café Philo Incest survenue le 21 février 2018, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16 mars 2018 à 16h00, au bureau du syndic, 2550 Daniel-Johnson, bureau 220, Laval, Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 210-5000 Jean-Talon Ouest, Montréal Québec H4P 1W9 Téléphone: (514) 777-8888 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 LE MONDE A 7 Des immigrants haïtiens et salvadoriens poursuivent le président Trump Boston \u2014 Des immigrants haïtiens et salvado- riens ont intenté une poursuite judiciaire contre le président américain, Donald Trump, jeudi, affirmant que la décision de son gouvernement de mettre fin au statut de protection temporaire qui les protégeait de l\u2019expulsion a des motivations racistes.La poursuite, déposée devant la Cour fédérale à Boston, vise à bloquer la décision du gouvernement sur la fin du statut de protection temporaire dont bénéficient des milliers de ressortissants haïtiens et salvadoriens.Elle fait valoir que la décision de M.Trump de mettre fin au programme émane d\u2019une hostilité envers les immigrants non blancs, et cite des commentaires faits par Donald Trump en campagne électorale et depuis qu\u2019il est devenu président.Associated Press RDC: affrontement dans l\u2019Est, la population en débandade Goma \u2014 Les affrontements entre l\u2019armée congolaise et des rebelles musulmans ougandais des ADF ont provoqué jeudi le déplacement des habitants d\u2019une localité de l\u2019est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources locales.«Les habitants sont en débandade», les uns se dirigent vers Oicha (nord) et d\u2019autres vers la ville de Beni (sud), a rapporté à l\u2019AFP Teddy Kataliko, un responsable de la société civile du territoire de Beni dans le Nord-Kivu.Les «ADF ont attaqué la cité de Mbau, nous les avons contre-attaqués, les combats étaient violents», a déclaré le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l\u2019armée dans la région.Selon l\u2019officier, une femme ADF a été tuée dans les combats.Localité d\u2019environ 30 000 habitants, Mbau est située à 20km au nord de Beni-ville.La RDC compte actuellement 4,5 millions de déplacés, dont 1,7 million supplémentaires en 2017, d\u2019après les estimations des humanitaires.Agence France-Presse France : évacuation d\u2019opposants à un projet d\u2019enfouissement de déchets nucléaires Mandres-en-Barrois \u2014 Les forces de l\u2019ordre ont évacué par surprise jeudi des opposants qui occupaient le site d\u2019un projet d\u2019enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs du parc français.Quelque 500 gendarmes ont été mobilisés dès l\u2019aube pour l\u2019évacuation du site de 221 hectares dans la forêt du Bois Lejuc, non loin de Bure, dans la Meuse.«Le bois est libéré, il n\u2019y a plus d\u2019occupants», a indiqué à l\u2019AFP la préfecture de la Meuse.Le site du Bois Lejuc, où doivent être installées des cheminées d\u2019aération du projet d\u2019enfouissement baptisé Cigéo, est devenu l\u2019épicentre de la lutte contre la création du cimetière des déchets nucléaires français.«Nous sommes là pour montrer qu\u2019on ne veut pas qu\u2019on empoisonne la Terre mère.On est dans un vieux chêne qui a vécu bien plus longtemps que nous», avait déclaré par téléphone jeudi matin un opposant perché dans un arbre.Agence France-Presse Inculpé pour viols, l\u2019islamologue Tariq Ramadan reste en prison Paris \u2014 L\u2019islamologue suisse controversé Tariq Ramadan, inculpé pour viols, reste en prison en France après le rejet jeudi par la Cour d\u2019appel de Paris de son recours contre sa détention provisoire pour raison de santé, a appris l\u2019AFP de sources judiciaire et proche du dossier.Avant de se prononcer, la chambre de l\u2019instruction avait désigné un expert médical, qui a jugé l\u2019état de santé de l\u2019intellectuel musulman compatible avec sa détention à la prison de Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne.Écroué le 2 février, le théologien suisse de 55 ans dit souffrir d\u2019une sclérose en plaques et d\u2019une neuropathie périphérique.M.Ramadan a été inculpé le 2 février pour viols, dont l\u2019un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire.L\u2019intéressé conteste les accusations.La justice a ordonné son placement en détention provisoire, car elle craint une fuite à l\u2019étranger ou d\u2019éventuelles pressions sur les plaignantes ou d\u2019autres femmes ayant témoigné sous X \u2014 un dispositif destiné à protéger le témoin \u2014 lors de l\u2019enquête préliminaire.Agence France-Presse L\u2019Arabie saoudite annonce de grands projets dans le divertissement Riyad \u2014 L\u2019Arabie saoudite, qui applique une version rigoriste de l\u2019islam, a annoncé jeudi son intention d\u2019investir 81 milliards de dollars dans le divertissement avec des projets de construction de cinémas et d\u2019un opéra, ainsi que de concerts d\u2019artistes occidentaux.Lors d\u2019une présentation à Riyad, le président de l\u2019Autorité générale du divertissement dans le royaume ultraconservateur, Ahmad ben Aqil al-Khatib, a précisé que cette somme serait investie sur dix ans et que l\u2019argent viendrait à la fois de l\u2019État et du secteur privé.«Nous bâtissons déjà l\u2019infrastructure» nécessaire et la construction d\u2019un opéra fait partie de ces projets, a-t-il ajouté.Plus de 5000 événements culturels sont prévus cette année, a expliqué M.Khatib.L\u2019Arabie saoudite a engagé de vastes réformes sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, 32 ans.Agence France-Presse J É R Ô M E C A R T I L L I E R à Washington L e président américain, Donald Trump, a martelé jeudi sa conviction qu\u2019armer des enseignants aurait un effet dissuasif sur les tireurs qui ciblent les écoles, réaffirmant sa proximité avec la NRA, le puissant lobby des armes.Dans une rafale matinale de tweets, le locataire de la Maison-Blanche a défendu cette mesure très controversée et catégoriquement rejetée par nombre d\u2019élus du Congrès, démocrates comme républicains.« Une école \u201csans armes\u201d attire les méchants», a-t-il lâché, évoquant un peu plus tard, sans entrer dans les détails, de possibles « bonus » pour ceux qui porteraient une arme en salle de classe.L\u2019équation est délicate pour le président septuagénaire, qui doit composer avec une forte mobilisation des lycéens à travers les États- Unis, déterminés à donner de la voix après ce nouveau drame qui a fait 17 morts et à ne plus se contenter des mines contrites et «pensées et prières» des élus des deux bords.Après s\u2019être posé mercredi, lors d\u2019un échange poignant avec des rescapés de la fusillade de Parkland, en dirigeant à l\u2019écoute de toutes les suggestions, M.Trump a insisté jeudi sur sa proximité avec la National Rifle Association, soulignant que ses dirigeants étaient de «grands patriotes».La NRA est vent debout contre tout relèvement de 18 à 21 ans de l\u2019âge légal pour acheter une arme \u2014 une piste désormais soutenue par M.Trump \u2014 en estimant que cela reviendrait à « faire payer à des citoyens respectueux de la loi les actes malfaisants de criminels».Nombre d\u2019étudiants ont souligné que Nikolas Cruz, le tueur de Floride, avait pu acquérir à 18 ans un fusil semi-automatique, alors qu\u2019il faut avoir au moins 21 ans pour acheter de l\u2019alcool aux États-Unis.« Des enseignants/entraîneurs très bien formés et adeptes des armes résoudraient le problème instantanément avant que la police arrive.GRAND POUVOIR DE DISSUASION ! » a tweeté le président américain, affirmant que les fusillades duraient en moyenne « trois minutes» et qu\u2019il fallait «cinq à huit minutes» à la police pour se rendre sur les lieux.Selon lui, environ 20 % des enseignants pourraient, avec la formation adéquate, porter une arme de façon dissimulée, ce qui leur permettrait de « riposter immédiatement ».« Des enseignants bien formés serviraient aussi de dissuasion face aux lâches qui font ça.Beaucoup plus efficace à un coût bien moindre que des vigiles », a-t-il encore dit, évoquant pour la première fois l\u2019argument économique.S\u2019ils savent qu\u2019une école a un «grand nombre d\u2019enseignants très doués avec les armes [\u2026] les lâches n\u2019iront pas là-bas\u2026 Problème réglé ».Scott Israel, shérif du comté de Broward où se trouve Parkland, a annoncé jeudi que l\u2019un de ses adjoints était en poste, armé et en uniforme, au lycée au moment du drame.Mais il n\u2019est pas intervenu et a démissionné après sa suspension sans rémunération.Scott Peterson, ce policier chargé de la protection de l\u2019établissement, aurait dû «entrer, aborder le tueur, tuer le tueur», a estimé M.Israel.Les fonctions de deux autres agents ont été restreintes en attendant le résultat d\u2019une enquête pour déterminer s\u2019ils «auraient pu ou auraient dû faire davantage» avant la fusillade.Pour le sénateur démocrate Richard Blumen- thal, il s\u2019agit d\u2019une idée « abjecte » et « dangereuse » qui a été rejetée « avec force par l\u2019ensemble de la communauté éducative ».Les élèves de l\u2019école Marjory Stoneman Douglas, qui prévoient un grand rassemblement le 24 mars à Washington, reçoivent chaque jour des encouragements marqués de personnalités de premier plan.Barack Obama, plutôt discret depuis son départ de la Maison-Blanche, leur a apporté jeudi matin un soutien appuyé.« Quelle inspiration de voir une nouvelle fois tant d\u2019élèves intelligents et courageux se battre pour leur droit à grandir en sécurité », a-t-il écrit sur Twitter.« Nous vous attendions.Et nous vous soutenons», a ajouté l\u2019ancien président démocrate.Agence France-Presse Trump vante l\u2019effet dissuasif d\u2019enseignants armés dans les écoles MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE Le président américain a évoqué de possibles «bonus» pour les enseignants qui porteraient une arme en salle de classe.La NRA, lobby des armes, dénonce la «politisation honteuse » de la tuerie en Floride National Harbor \u2014 Le chef du puissant lobby américain des armes, la NRA, a dénoncé jeudi la «politisation honteuse de la tragédie» par les militants anti-armes après la fusillade de Parkland qui a ravivé le débat sur les armes aux États-Unis.«Leur but est d\u2019éliminer le second amendement et notre liberté de porter des armes pour qu\u2019ils puissent éradiquer toutes les libertés individuelles», a déclaré Wayne LaPierre, patron de la National Rifle Association, en référence au droit constitutionnel de porter des armes.«La politisation honteuse de la tragédie, c\u2019est une stratégie classique sortie tout droit du manuel d\u2019un mouvement toxique», a-t-il ajouté, taclant tour à tour «le socialisme», les démocrates américains et les médias généralistes.Il s\u2019exprimait pour la première fois depuis la tuerie de l\u2019école secondaire le 14 février, sur l\u2019estrade de la Conservative Political Action Conference (CPAC), un événement annuel réunissant les conservateurs américains près de Washington.V ienne \u2014 L\u2019Iran tient bien ses engagements dans le cadre de l\u2019accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015, selon un rappor t trimestriel de l\u2019AIEA rendu public jeudi, alors que le président américain, Donald Trump, menace de dénoncer le texte en mai.L\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique (AIEA), chargée de la surveillance du volet technique de l\u2019accord, atteste notamment que Téhéran n\u2019a pas enrichi d\u2019uranium à des degrés prohibés ni constitué de stocks illégaux d\u2019uranium faiblement enrichi ou d\u2019eau lourde.Ce satisfecit, attendu, survient à moins de trois mois de la fin d\u2019un ultimatum fixé par M.Trump pour « remédier aux terribles lacunes » de l\u2019accord, que pendant sa campagne électorale il avait menacé de « déchirer », au grand dam des alliés des États-Unis.Conclu en juillet 2015 sous la présidence de Barack Obama entre l\u2019Iran et les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), le texte bride et encadre strictement les activités nucléaires de Téhéran de façon à garantir leur nature pacifique.Mais depuis l\u2019arrivée de Donald Trump au pouvoir, Washington agite régulièrement la menace d\u2019un rétablissement de sanctions contre l\u2019Iran qui ont été levées en vertu du texte, une initiative qui signerait de facto la fin de l\u2019accord et qu\u2019ont dénoncée les autres parties prenantes.Le gouvernement Trump critique notamment la levée programmée à partir de 2026 de certaines restrictions frappant l\u2019Iran, ainsi que la poursuite par Téhéran d\u2019un programme balistique en violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l\u2019ONU.Le vice-président américain Mike Pence a réaffirmé fin janvier à Jérusalem qu\u2019à ses yeux le texte était un « désastre » et que les États- Unis s\u2019en désengageraient « immédiatement » s\u2019il n\u2019était pas amendé comme ils l\u2019exigent.Agence France-Presse ACCORD NUCLÉAIRE L\u2019Iran tient ses engagements, selon l\u2019AIEA N ew York \u2014 L\u2019ambassadeur russe à l\u2019ONU, Vassily Ne- benzia, a annoncé jeudi qu\u2019il n\u2019y avait «pas d\u2019accord» entre les 15 membres du Conseil de sécurité pour imposer un cessez-le-feu humanitaire de 30 jours en Syrie, négocié depuis plus deux semaines.Le diplomate, lors d\u2019une réunion « de discussions » convoquée par Moscou, a dénoncé «les discours catastrophiques» déjà utilisés pour Alep fin 2016.Selon lui, ils ne correspondent pas à la situation sur le terrain.Son homologue suédois, Olof Skoog, a indiqué à l\u2019issue de la réunion que les discussions allaient se poursuivre et a précisé espérer une mise au vote vendredi sur un projet de résolution rédigé par son pays et le Koweït, prévoyant un mois de cessez-le-feu.Les États-Unis et la France se sont élevés contre la position de la Russie, qui soutient Damas, en critiquant comme l\u2019a fait l\u2019ambassadeur français François Délatte «les attaques contre les hôpitaux» et une «situation insoutenable» pour les civils.«L\u2019urgence sur le terrain est absolue » et « il est essentiel d\u2019adopter rapidement» la résolution en discussion entre les 15 membres du Conseil de sécurité, a précisé le diplomate français.Il a aussi mis en garde «contre le pire», qui serait «un élargissement du conflit».Après avoir bataillé, avec le soutien de Vassily Nebenzia, pour avoir plus que les cinq minutes données par le président en exercice du Conseil de sécurité, le représentant syrien, Ba- char Jaafari, a assuré que «des centaines de roquettes et de mortiers» se sont abattus jeudi sur Damas.«Oui, la Ghouta orientale deviendra un nouvel Alep», mais Alep aujourd\u2019hui, «ce sont des millions de personnes vivant tout à fait normalement», a-t-il dit lors d\u2019une allocution de vingt minutes, en prédisant qu\u2019Idleb deviendra aussi un nouvel Alep.Le projet de résolution vise à alléger le siège mené par le régime syrien sur la Ghouta orientale et organiser des évacuations sanitaires.Ce cessez-le-feu a été demandé il y a déjà plus de 15 jours, le 6 février, par les organisations de l\u2019ONU sur le terrain, afin de venir en aide aux 400 000 personnes vivant dans ce fief rebelle dans la banlieue de Damas.Pour éviter un veto russe lors d\u2019un vote, les négociateurs avaient accepté il y a une semaine d\u2019exclure du cessez-le-feu les combats contre les groupes djihadistes comme l\u2019organisation État islamique ou al-Qaïda.Jeudi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï La- vrov, a souligné que son pays était prêt à un cessez-le-feu à condition que les exclusions concernent aussi « les groupes coopérant» avec les organisations djihadistes et «attaquant des quartiers résidentiels» de la banlieue de la capitale syrienne.Le régime syrien et Moscou estiment que ce que l\u2019Occident considère être des rebelles au pouvoir de Bachar al-Assad sont en fait des « groupes terroristes ».Le projet de résolution dit qu\u2019un cessez-le-feu entrerait en vigueur 72 heures après l\u2019adoption du texte par le Conseil de sécurité.La livraison d\u2019une aide humanitaire urgente (médicaments et nourriture) débuterait 48 heures après le début du cessez-le-feu.Plus de 13,1 millions de Syriens ont actuellement besoin d\u2019aide humanitaire, dont 6,1 millions de déplacés à l\u2019intérieur du pays depuis le début de la guerre civile il y a près de sept ans.Le conflit a fait plus de 340 000 morts.Agence France-Presse SYRIE La Russie s\u2019oppose à un cessez-le-feu humanitaire AMMAR SULEIMAN AFP « L\u2019urgence sur le terrain est absolue », dit l\u2019ambassadeur français François Délatte. Le gouvernement Couillard aurait pu exiger que le contenu québécois du matériel roulant du Réseau express de Montréal (REM) s\u2019élève à 25%.C\u2019est ce que les traités internationaux permettent.Et c\u2019est Bombardier Transport qui aurait été avantagé.Mais il n\u2019en a rien fait.Il s\u2019est plutôt plié à la volonté de la Caisse de dépôt et placement qui ne voulait pas avoir les mains liées par le constructeur québécois.elon les informations qui filtrent ces jours- ci, Bombardier aurait terminé dernier parmi les trois groupes qualifiés pour l\u2019appel d\u2019offres visant la fourniture du matériel roulant du REM, contrat qui comprend également l\u2019entretien et l\u2019exploitation du réseau pendant une période de 30 ans.Valable sur le plan technique, l\u2019of fre de Bombardier était la plus chère.Ce contrat correspond à 20 % de la valeur du projet de 6,3 milliards, ou 1,26 milliard.La moitié de ce 20 %, ou 630 millions, représente le prix des voitures et l\u2019autre moitié, celui de l\u2019entretien et de l\u2019exploitation.L\u2019exigence de 25 % en contenu québécois pour le matériel roulant vise donc une somme de quelque 160 millions.Le consortium, formé de la société française Alstom, qui fournira les voitures, et de la ?rme de génie montréalaise SNC-Lava- lin, qui s\u2019occupera de l\u2019entretien et de l\u2019exploitation du réseau, a remporté la mise.C\u2019est aussi le consortium dirigé par SNC-Lavalin qui a obtenu le contrat d\u2019ingénierie et de construction des infrastructures du REM d\u2019une valeur de 5 milliards.Chez Bombardier, on déplore que CDPQ Infra, la ?liale de la Caisse qui pilote le projet du REM, ait scindé l\u2019appel d\u2019offres en deux alors qu\u2019un seul appel d\u2019of fres couvre habituellement l\u2019ensemble de ce type de projet ; Bombardier, qui s\u2019estime désavantagé, n\u2019avait pas la connaissance ?ne du réseau projeté que SNC-Lavalin, engagée dans les deux appels d\u2019offres, détenait.?Certains se sont étonnés que la Caisse de dépôt ne favorise pas Bombardier Transport alors qu\u2019elle a investi 2 milliards dans la société pour en devenir un actionnaire majeur avec 30 % de ses actions.Or, d\u2019une part, la Caisse s\u2019est targuée d\u2019avoir érigé un «mur de Chine» \u2014 véri?cateur indépendant et comités internes et externes \u2014 a?n d\u2019assurer que les deux appels d\u2019of fres ne soient pas in?uencés par ses intérêts.D\u2019autre part, il faut rappeler que, l\u2019an dernier, la Caisse a aussi investi 2 milliards dans SNC-Lavalin, dont la ?liale SNC O&M est un important fournisseur de services d\u2019exploitation et de maintenance de réseaux de transport, de routes et de réseaux de transport.Mur de Chine ou pas, le résultat des appels d\u2019offres favorise ses intérêts.C\u2019est d\u2019autant plus vrai que le plan d\u2019affaires que poursuit la Caisse avec le REM, c\u2019est de consolider sa réputation mondiale en matière de livraison et d\u2019exploitation de réseaux de transport collectif en respectant budgets et échéanciers.En ce sens, son investissement dans SNC-Lavalin est stratégique.?C\u2019est un secret de Polichinelle que la Caisse de dépôt est insatisfaite de la performance de Bombardier Transport, du moins des activités nord-américaines de cette entreprise européenne dont le siège social est à Berlin.Bombardier a connu d\u2019importants ratés avec ses derniers contrats à New York et à Toronto, marqués par des retards \u2014 deux ans dans le cas de New York \u2014 et des problèmes techniques.Favoriser Bombardier Transport pour le REM \u2014 lui octroyer un monopole \u2014 coûterait non seulement plus cher, mais présenterait des risques quant au respect de l\u2019échéancier.On ne peut malheureusement pas le nier.L\u2019objectif, c\u2019est de préserver des centaines d\u2019emplois à l\u2019usine de La Pocatière.Mais qui dit que c\u2019est l\u2019usine québécoise qui aurait été chargée d\u2019assembler les voitures?Selon les informations qui circulent, c\u2019est une usine américaine de Bombardier qui aurait hérité de la tâche.Les emplois à La Pocatière doivent provenir d\u2019ailleurs : la Société de transport de Montréal pourrait revoir sa décision de rénover une partie de sa ?otte vieillissante de voitures de métro au lieu de commander d\u2019autres voitures Azur.Quitte à avoir un coup de pouce du gouvernement.C\u2019est probablement ce que vise Bombardier en cette année électorale.Enclin au laisser-faire, le gouvernement Couillard ne se distingue guère par son nationalisme économique.Mais dans ce cas-ci, c\u2019est du développement et du rendement du bas de laine des Québécois qu\u2019il s\u2019agit.En l\u2019espèce, cela vaut davantage que les 160 millions que représente le contenu québécois en cause.Favoriser la Caisse plutôt que Bombardier, c\u2019est aussi défendre les intérêts économiques du Québec.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A 8 EDITORIAL L E T T R E S La langue de chez nous Je veux répliquer au texte de Libre opinion « Mes étudiants, ces jeunes Québécois d\u2019origine arabe », de Mathieu Burelle, professeur de philosophie, dans Le Devoir du 20 février.Dans cet article, M.Burelle soutient que ses élèves sont « Québécois » et qu\u2019ils parlent québécois.Retenons qu\u2019est Québécois ou Québécoise celui ou celle qui possède la citoyenneté canadienne et qui habite au Québec, ce qui peut être le cas des élèves de M.Burelle.Cependant, monsieur le professeur fait fausse route lorsqu\u2019il prétend que ses élèves parlent le québécois avec un accent.M.Burelle, professeur de philosophie, doit comprendre qu\u2019il n\u2019existe pas de langue québécoise, que les citoyens et citoyennes du Québec parlent le français, langue commune que nous devrions tous et toutes parler et partager au Québec.Contrairement à ses prétentions, il n\u2019y a pas qu\u2019un seul accent au pays du Québec.Il suffit de visiter nos régions et d\u2019échanger avec leurs résidants pour comprendre que chaque région possède un accent qui lui est propre.Ainsi, les Madelinots, les Gaspésiens, les Montréalais et tous les autres possèdent chacun leur accent tout en parlant la même langue commune, le français.Monsieur le professeur de philosophie doit donc revoir ses notes de cours afin de s\u2019assurer qu\u2019il ne commettra plus cette faute ; au Québec, nous parlons « français» ; avec des accents, bien sûr, mais le français est la langue parlée chez nous.Jacques Bergeron Montréal, le 20 février 2018 L I B R E O P I N I O N J U L I A P O S C A Chercheuse à l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socioéconomiques (IRIS) L\u2019 automobile est reine au Québec comme dans le reste de l\u2019Amérique du Nord.Nous ne pouvons plus nous passer d\u2019elle puisque tout notre environnement a été conçu en fonction de son évolution et de ses caprices.Le territoire québécois ne se parcourt facilement qu\u2019en voiture.Les villes sont constamment réaménagées pour lui faire de la place.La vie dans les banlieues, qui ne cessent de s\u2019étendre, est organisée autour de ces véhicules de promenade.Cette histoire d\u2019amour née avec le XXe siècle, à peine forcée par la publicité, ne se voit pas uniquement dans les paysages parfois hideux de l\u2019Amérique autoroutière ; elle se vit jusque dans nos tripes.La voiture rend libre, elle nous rend puissants.Du moins, c\u2019est le cas loin des grands centres, des artères principales et en dehors des heures de pointe, mais bon, passons.Nous aimons trop l\u2019automobile pour nous embarrasser de tels détails.De fait, des milliards de dollars d\u2019argent public et privé sont dépensés chaque année pour la construction et l\u2019entretien des routes, l\u2019achat, l\u2019entretien et la réparation des véhicules, l\u2019achat d\u2019essence, les frais de stationnement.L\u2019austérité n\u2019est ici jamais de mise! La mairie de Montréal, qui cherche à atténuer la circulation sur le mont Royal \u2014 un parc urbain, faut-il le rappeler \u2014, passe évidemment dans ce contexte pour idéologue, bornée et rétrograde.Au micro d\u2019Alain Gravel sur les ondes d\u2019ICI Radio-Canada Première, Marie Grégoire s\u2019est emportée mardi dernier en écoutant le chroniqueur François Cardinal évoquer le projet d\u2019interdire le transit sur le chemin Camillien- Houde.« Ils veulent sortir la voiture de la ville !» s\u2019est-elle exclamée.On aurait cru, à entendre la ferveur de son intervention, que c\u2019était d\u2019interdire l\u2019utilisation du téléphone sur tout le territoire de la métropole qu\u2019il était question ici.L\u2019espace va manquer Les réactions qu\u2019a suscitées cette af faire sont symptomatiques de notre incapacité à penser en dehors de la civilisation de la voiture.Tôt ou tard, l\u2019espace va pourtant manquer pour accueillir un parc automobile qui ne cesse de croître.À plusieurs endroits, il manque déjà.Ceux qui essaient de traverser le pont Champlain ou le pont Jacques-Cartier matins et soirs le savent trop bien.Les partisans d\u2019un troisième lien à Québec aussi.En dix ans, le taux de croissance des véhicules de promenade a été deux fois plus élevé que celui de la population dans la province.Les émissions de gaz à ef fet de serre émanant du secteur du transpor t routier ont quant à elles augmenté de 27 % entre 1990 et 2014.Mais ces faits sont beaucoup trop durs à entendre pour les passionnés de l\u2019auto que nous sommes.Lorsqu\u2019on s\u2019aventure à dire que la solution à ces problèmes de congestion et de pollution passe par des investissements massifs dans le transport en commun, nombre de nos élus répliquent que dépenser, pour un gouvernement qui se respecte, est un péché mortel.Ils doivent bien entendu, pour se convaincre de ce dogme, faire comme s\u2019ils ne savaient pas que, lorsque l\u2019État dépense, il crée en fait de la richesse! Demandez aux travailleurs de l\u2019usine de Bombardier à La Pocatière combien de wagons de métro, combien de wagons de train, ils pourraient construire si seulement on leur passait la commande.Combien d\u2019argent ils iraient ensuite dépenser dans leur région avec le salaire qu\u2019ils ne perdraient pas puisque leur emploi aurait été sauvé.Et combien \u2014 miracle ! \u2014 ils verseraient en impôts au Trésor public la fin de l\u2019année venue.Mais l\u2019amour rend aveugle, et le culte que notre société voue à l\u2019automobile nous a collectivement fait perdre la raison.Il serait grand temps de la retrouver.Automobile, ô toi ma reine ! FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Infantilisme et médiocrité Sa conjointe a poussé l\u2019ingénuité jusqu\u2019à se teindre un point entre les deux yeux, sans doute ce point qui symbolise en Inde le troisième œil.Quant à lui, il a revêtu une tenue traditionnelle indienne.Justin Trudeau est arrivé en Inde pour un voyage officiel d\u2019une semaine.Si son habitude de se costumer fait rire, elle illustre l\u2019infantilisme du personnage.Des psychologues expliquent pourquoi un enfant aime à se déguiser: il veut se sentir fort, vivre ses pulsions, se dissimuler, se métamorphoser\u2026 Mais si un enfant a besoin de se déguiser pour s\u2019adapter mentalement aux transformations devant le mener à l\u2019âge adulte, est-ce nécessaire de la part d\u2019un homme qui a 46 ans et est premier ministre du Canada?Les médiocres ont pris le pouvoir, prétendait il y a quelques années le philosophe Alain Deneault dans son ouvrage La médiocratie.Il avait peut-être raison.Paul Lavoie Sherbrooke, le 19 février 2018 Le taux Depuis le 11 février, le taux de chômage est de 6% à Montréal.Ce qui signifie qu\u2019un travailleur doit avoir accumulé 700 heures de travail dans l\u2019année pour être admissible aux prestations de chômage.En effet, c\u2019est le taux de chômage dans la région où le prestataire réside qui définit le nombre d\u2019heures nécessaire pour toucher la pitance que lui versera l\u2019État.Plus le taux de chômage est bas, plus la norme (nombre d\u2019heures) est élevée pour toucher des prestations.Sans oublier le nombre de semaines payables qui diminue en conséquence.Le hic, c\u2019est que le taux de chômage est une blague.Une vieille blague.Ce taux ne reflète en rien le vrai pourcentage des BOMBARDIER EXCLU DU REM L\u2019intérêt du Québec S ROBERT DUTRISAC sans-emploi.À deux reprises durant les dernières années, nous nous sommes amusés (enfin\u2026) à calculer un taux de chômage qui s\u2019approcherait un peu plus de la réalité.Nous avons pris les indicateurs les plus récents et pertinents (population apte au travail, nombre de chômeurs recevant des prestations régulières, assistés sociaux aptes au travail, etc.) et, après avoir passé le tout à la calculette, le taux de chômage de Statistique Canada se retrouvait multiplié par deux! On sait tous que depuis trente ans, sous les Mulroney, Chrétien et Harper, le but du programme d\u2019assurance-chômage (assu- rance-emploi étant une autre bonne blague) est de ne pas payer de prestations.L\u2019OCDE, entre autres, avait été particulièrement claire sur ce point en 1995, après la réforme des libéraux qui a eu pour effet d\u2019exclure plus de la moitié des chômeurs (et surtout chômeuses) du régime, et qui s\u2019est traduit par de titanesques surplus (60 milliards).Le montant des prestations, le nombre de semaines payables, les exclusions et toute la plomberie légale (quand ce n\u2019est pas l\u2019administration) visent cet objectif.Le capitalisme s\u2019accommode très mal de bons programmes sociaux.Si le gouvernement de Justin Trudeau a apporté quelques modifications positives dans son budget de 2016, il ne s\u2019est pas attaqué à une réforme qui protégerait réellement les travailleurs en cas de rupture d\u2019emploi.Donc, quand vous entendrez, lirez et verrez délirer les politiciens et autres co- miques-troupiers sur le fabuleux taux de chômage dans votre région (ou à la grandeur du pays), ayez une pensée pour tous ceux qui auront droit à un gros rien.Martin Richard, Mouvement Action- Chômage (MAC) de Montréal Montréal, le 21 février 2018 Tôt ou tard, l\u2019espace va manquer pour accueillir un parc automobile qui ne cesse de croître L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L e 9 août 2016, Colten Boushie, jeune Cri de Red Pheasant, en Saskatchewan, passe du bon temps à la rivière avec ses amis.Sur le chemin du retour, le groupe s\u2019arrête à une ferme.Besoin d\u2019un coup de main avec une crevaison.Gerald Stanley, le propriétaire du terrain, craint qu\u2019on tente de le voler et tire une balle dans la tête de Boushie.Ce dernier meurt sur le coup.Un accident, plaidera Stanley avant d\u2019être acquitté, le 9 février 2017, par un jury entièrement blanc \u2014 dans une province où 12 % de la population est autochtone.Rien n\u2019indique que l\u2019acquittement de Stanley soit mal fondé en droit ni que l\u2019accusé ait été au- dessus de la loi.On reste tout de même avec l\u2019impression que les autochtones, eux, sont en dessous d\u2019elle.Apprenant la mort de son fils, Debbie Baptiste s\u2019est effondrée sur son perron en hurlant de douleur.« Get it together », lui ont ordonné les policiers avant de fouiller son domicile.On lui a demandé si elle avait bu.APTN News a rapporté plus tard qu\u2019un agent de la GRC aurait écrit sur Facebook que Boushie avait eu ce qu\u2019il méritait.Le rapport des autochtones au système judiciaire est depuis toujours marqué par la d iscr iminat ion et l \u2019abandon .Faut- i l s \u2019en étonner ?Après tout, le droit et ses institutions sont le foyer de la violence symbolique de la colonisation.La loi, les tribunaux et la police sont la tête, la bouche et les bras de celui qui a imposé son ordre ; ses normes, ses traditions, sa langue.Dans leurs interactions avec la justice institutionnelle, les autochtones se heurtent constamment à l\u2019arrogance du colonisateur.?À la suite de l\u2019acquittement de Stanley, le gouvernement Trudeau a promis des changements.Le Parlement vient d\u2019ailleurs d\u2019adopter, à l\u2019initiative de Romeo Saganash, un projet de loi sur l\u2019harmonisation de la législation canadienne à la déclaration de l\u2019ONU sur les droits des peuples autochtones.C\u2019est bien.Mais il ne suffira pas d\u2019outils formels pour réparer les injustices passées et éliminer les discriminations présentes.À preuve, la jurisprudence canadienne reconnaît depuis 1999 qu\u2019il faut tenir compte du passé traumatique des Premières Nations dans l\u2019attribution des sentences et prio- riser les démarches de justice réparatrice.Or cela n\u2019a en rien corrigé la surreprésentation des autochtones dans la population carcérale.On parle ici de 26 % des détenus fédéraux, et de 38 % chez les femmes.Pour résoudre ce problème, il faut d\u2019abord reconnaître le caractère culturellement spécifique du droit et des institutions judiciaires.C\u2019est ainsi que se révèle le fossé immense qui sépare la justice formelle de ses conceptions véhiculées par les traditions autochtones.Or cet écart est si grand qu\u2019aux yeux de bien des membres des Premières Nations, le droit, celui des Blancs, n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une machine qui délibère, tranche et emprisonne, sans légitimité par ticulière autre que sa force effective.Je discutais dimanche avec Valérie Bergeron Boutin, avocate à l\u2019aide juridique de Kujjuuaq.Ses clients, explique-t-elle, tous Inuits, ont avec le système de justice un rapport empreint tantôt de méfiance, tantôt d\u2019indifférence.Pour plusieurs, la procédure judiciaire ne veut simplement rien dire ; on ne perçoit qu\u2019une démarche hermétique et absurde, étrangère à toute idée de la justice.Mieux vaut régler les problèmes entre nous, entend-elle souvent.Les conditions d\u2019exercice de la justice dans le Nord n\u2019aident pas.L\u2019avocate est seule et débordée.Les dossiers procèdent en rafale, la journée du mois où siège le tribunal.On « ship» fréquemment des prévenus à Montréal, et de là à Amos, où ils peuvent obtenir une remise en liberté sous caution, puis revenir à la case départ.Personne n\u2019est de mauvaise foi, mais le manque de ressources \u2014 et peut-être de volonté d\u2019organiser les choses autrement \u2014 mine la confiance.« Tu sais comment ils nous appellent ?lance Valérie.Le \u201cFlying Circus\u201d.Des Blancs qui débarquent de l\u2019avion, font leur spectacle procédural, puis repartent avec leurs promesses de justice.» L\u2019image fait sourire, mais elle est empreinte de sagesse.Qu\u2019est-ce que le droit, après tout, sinon une affaire de représentations, de spectacle ?Peu importe l\u2019orgueil dont il se pare, il repose sur des croyances, des symboles et des rites, désignés pour organiser la vie sociale.Nos institutions et pratiques judiciaires n\u2019y échappent pas.Comment se fait-il, donc, que notre tradition juridique soit jusqu\u2019ici restée imperméable aux traditions de l\u2019Autre ; en l\u2019occurrence celui qui porte toujours les marques de la colonisation ?La réconciliation, la vraie, commande qu\u2019on ouvre notre horizon de justice pour y intégrer les traditions et les façons de faire de ceux qui, bien avant nous, occupaient le territoire.« Flying Circus » AURÉLIE LANCTÔT G U I L L A U M E C L I C H E - R I V A R D Avocat, chargé de cours à la Faculté de sciences politiques et de droit de l\u2019UQAM et vice-président de l\u2019Association québécoise des avocats et avocates en droit de l\u2019immigration (AQAADI) L É A P E L L E T I E R - M A R C O T T E Avocate, coordonnatrice du programme Droits de la personne et VIH/sida chez COCQ-SIDA e 15 février dernier, le ministre fédéral de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, annonçait qu\u2019il comptait mettre en place, d\u2019ici le 12 avril 2018, un plan visant à amender les dispositions légales et réglementaires qui touchant l\u2019interdiction de territoire d\u2019une personne immigrante pour fardeau excessif sur les services sociaux et médicaux canadiens, politique d\u2019immigration qui, année après année, constitue un frein à l\u2019immigration de centaines de familles au pays.En réponse à cette révision ministérielle plus que bienvenue, nous af fir- mons que la seule option possible est d\u2019abroger cette inadmissibilité médicale afin que nos politiques d\u2019immigration se conforment aux valeurs et à l\u2019humanisme canadiens et que le pays cesse ainsi de se priver de milliers d\u2019immigrants qualifiés et désireux de participer au développement de notre société.De 2008 à 2012, ce sont plus de 5000 demandes d\u2019immigration qui ont été rejetées sur la base d\u2019une inadmissibilité médicale au Canada, et ce chif fre continuera cer tainement d\u2019augmenter sans l\u2019abrogation complète du régime d\u2019inadmissibilité médicale par le gouvernement.De ce nombre, on compte des interdictions de territoire à l\u2019encontre d\u2019enfants autistes ou souf frant d\u2019une déficience intellectuelle, de personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer ou de sclérose latérale amyotro- phique (SLA), etc.Des personnes vivant avec le VIH se voient également interdites de territoire, et ce, alors même qu\u2019il n\u2019existe aucune barrière à leur participation active à l\u2019essor humain et économique du pays.Dans la majorité des cas, ce sont des familles entières de travailleurs et travailleuses et/ou de diplômés qui voient malheureusement, et bien malgré eux, leurs demandes refusées sur la base de l\u2019état de santé d\u2019un proche.Contribution à la vitalité économique À titre d\u2019exemple, en 2017, pour obtenir la résidence permanente, une famille avec un enfant autiste devait soit démontrer qu\u2019elle possédait des actifs financiers d\u2019une valeur oscillant entre 180 000 $ et 230 000 $, prouvant ainsi qu\u2019elle pourrait subvenir aux besoins de l\u2019enfant pour les 10 prochaines années, ou encore, elle devait soumettre un plan d\u2019atténuation qui permettrait d\u2019annuler l\u2019impact qu\u2019aurait l\u2019enfant sur l\u2019ensemble du système public, un exercice qui s\u2019avère particulièrement ardu.Pour sa part, le ser vice VIH Info-droits de la COCQ-SIDA a reçu et continue de recevoir de nombreux appels de personnes vivant avec le VIH qui désirent immigrer au Québec et contribuer à la vitalité économique de la province et du pays.Malheureusement, en raison du régime actuel, leur statut sérologique et le traitement qu\u2019il nécessite seront considérés comme constituant un fardeau excessif et dans la majorité des cas, leur demande d\u2019immigration sera refusée.Nous sommes d\u2019avis que cette restriction actuelle est incompatible avec les valeurs canadiennes, lesquelles comprennent notamment l\u2019inclusion des personnes en situation de handicap dans la société.Le régime d\u2019interdiction de territoire actuel fondé sur la notion de fardeau excessif doit tout simplement disparaître.Une révision des modalités du régime actuel ne constituerait rien de plus qu\u2019une simple reconfiguration des politiques d\u2019exclusion en vigueur.L\u2019augmentation du seuil de fardeau excessif, pour sa part, ne ferait que perpétuer la marginalisation d\u2019une partie plus vulnérable de la société, n\u2019amplifiant que davantage le malaise so- ciétal devant cette grave discrimination.Nous rappelons que les familles et individus visés par cette interdiction de territoire ont d\u2019abord été sélectionnés par le Canada ou l\u2019une de ses provinces.Ainsi, ils et elles ont réussi à se qualifier suivant des critères d\u2019admission stricts tels que la langue, l\u2019éducation, l\u2019expérience de travail, l\u2019âge, les actifs financiers, etc.Ces indicateurs démontrent que ces individus et ces familles participeraient activement et rapidement à l\u2019économie canadienne.Il est donc grand temps que le handicap ou la condition médicale ne fasse plus obstacle à leur immigration ou à celle de leurs proches au Canada.Guérissons donc rapidement notre système d\u2019immigration devant une politique discriminatoire et manifestement malade.Immigration et fardeau excessif : guérissons un système malade L A L I S O N H A C K N E Y Biologiste, à la retraite M A X I M E A R N O L D I Lettre adressée à Suzanne Fortier, doyenne de l\u2019Université McGill e magazine McGill News a annoncé dans son dernier numéro l\u2019inauguration de la nouvelle École de politiques publiques Max Bell.Christopher Ragan, directeur inaugural de l\u2019école, et Rona Ambrose, coprésidente du comité consultatif, ont rappelé les défis politiques importants que sont pour notre société les changements climatiques, l\u2019environnement et l\u2019étalement urbain.Il est à espérer que les étudiants de la nouvelle école débattront des partenariats public-privé dont nous subissons tous les effets pervers.Par exemple lorsque nous considérons que les compagnies privées n\u2019ont que pour seul objectif le profit et sont redevables à leurs actionnaires plutôt qu\u2019aux utilisateurs et électeurs, est-il dans l\u2019intérêt public de permettre la privatisation des transpor ts publics sachant que ceux-ci sont essentiels à notre prospérité collective et permettent de ralentir les changements climatiques et l\u2019étalement urbain?C\u2019est le cas du controversé projet de Réseau électrique métropolitain, un service public essentiel dont la propriété sera accordée à la CDPQ Infra.Cet immense transfert de notre richesse collective, de nous, les citoyens, à une entité quasi privée, a été orchestré par le gouvernement du Québec sans appel d\u2019of fres et sans transparence.Bien que bénéficiant d\u2019investissements massifs de fonds publics, la CDPQ Infra, en devenant propriétaire d\u2019infrastructures tel le tunnel du Mont-Royal, et jouissant de l\u2019utilisation du pont Champlain et des terrains où seront aménagés les stationnements, sera libre de vendre le REM à qui bon lui semblera.Dans son ar ticle publié le 17 janvier 2018 dans L\u2019actualité : «S\u2019inspirer du privé?Oui ! Privatiser?Non merci ! », Marc-Nicolas Kobrynsky nous rappelle que la privatisation fait augmenter le coût des services.Frais imprévus (ni la technologie ni les coûts éventuels qui seront nécessaires pour adapter le tunnel du Mont-Royal ne sont connus), ressources illimitées (le gouvernement du Québec est prêt à éponger tout dépassement de coûts), pressions exercées pour faire avancer le projet à toute vitesse\u2026 bref, selon Jean Fortier (ex-président du comité exécutif de Montréal), Luc Gagnon et Jean-François Lefebvre (École des sciences de la gestion, UQAM), toutes les conditions sont réunies pour qu\u2019il y ait dépassement de coûts.Offrir un service performant La privatisation peut porter atteinte à la démocratie.À la faveur de la loi sur le REM votée en 2017 par le Parti libéral du Québec, les dirigeants du REM ont le pouvoir d\u2019exiger des autorités locales de transport public qu\u2019elles modifient leurs projets pour favoriser l\u2019utilisation du REM.Le REM pourra agir sans devoir rendre de comptes à l\u2019Autorité régionale de transport métropolitain, dont la mission est de gérer les transports collectifs et qui doit se rapporter à un conseiller de la Ville de Montréal.Le mandat des sociétés de transport payées par nos taxes, qui est d\u2019offrir le service le plus performant possible, sera dilué par leurs obligations envers une compagnie à but lucratif.La CDPQ prétend qu\u2019elle générera des profits considérables avec le REM principalement par le développement immobilier sur son parcours (5 milliards selon une estimation de Michael Sabia).Le prix des billets sera subventionné, tout comme les autres titres de transport en commun.Personne dans la grande région montréalaise ne niera la nécessité d\u2019investir dans les transports en commun.Bien qu\u2019il y ait eu examen du REM par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement, celui-ci a resserré son échéancier, réduisant le temps alloué aux présentations.Il n\u2019y a pas eu de consultation publique sur les besoins des usagers des transports en commun ni sur la façon dont le REM s\u2019intégrera au système existant.À cause d\u2019un manque d\u2019informations dans la documentation fournie par le promoteur, le BAPE n\u2019a émis aucune recommandation : une situation exceptionnelle.Le premier ministre du Québec et le président de la Chambre de commerce de Montréal ont accusé les commissaires d\u2019outrepasser leur mandat.Ignorant les conclusions du BAPE, ils ont exigé que le projet de REM soit mis en œuvre le plus rapidement possible.Le projet de REM a été décrié par des experts en transport, en planification urbaine, en développement durable et en économie de l\u2019Université Concordia, de l\u2019Université de Montréal, de l\u2019Université du Québec à Montréal, de l\u2019École de technologie supérieure et de l\u2019Université McGill.Michael Sabia, président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, dont CDPQ Infra est une filiale, est un promoteur passionné du REM et également coprésident du conseil consultatif de l\u2019École de politiques publiques Max Bell.Madame la Doyenne, comment pensez-vous que Michael Sabia aidera l\u2019École de politiques publiques Max Bell à « repousser les limites et susciter des façons dif férentes de communiquer », ainsi que Rona Ambrose l\u2019espère ?Le REM et la privatisation des services publics JACQUES NADEAU LE DEVOIR Chaque année, des familles entières de travailleurs et travailleuses et/ou de diplômés voient malheureusement, et bien malgré elles, leurs demandes refusées sur la base de l\u2019état de santé d\u2019un proche.L L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Rectificatifs Le texte coiffé du titre «Le Québec en déficit de littératie», publié à la page B 1 de l\u2019édition du 22 février et signé par Gérard Bérubé, renfermait une coquille.Il aurait fallu lire la Fondation pour l\u2019alphabétisation.Dans l\u2019éditorial de Manon Cornellier intitulé «Encadrement des pesticides : un pas trop timide», paru le 22 février 2018, on lisait qu\u2019«environ 80 % des membres» de l\u2019Ordre des agronomes du Québec « font office de \u201cfournisseurs d\u2019intrants\u201d».Ce sont plutôt «environ 80 % des 150 à 200 membres de l\u2019OAQ travaillant dans le domaine de la phytoprotection qui feraient aussi office de \u201cfournisseur d\u2019intrants\u201d », estime l\u2019organisme.des quelque 210 000 disques compacts de la collection.La direction a ensuite avancé qu\u2019elle pourrait donner à un organisme qualifié les quelque 60 000 disques qu\u2019elle possède en double.Faisant suite à une rencontre avec certains membres de son personnel, la Société Radio-Ca- nada a permis jeudi au personnel de la musico- thèque d\u2019extraire les enregistrements de valeur ou rares pour les conserver.Or, le directeur général de la SODRAC, Alain Lauzon, affirme qu\u2019un arrangement serait possible pour sauvegarder l\u2019ensemble de la collection et lui faire prendre le chemin d\u2019une institution à vocation éducative et culturelle.« Radio- Canada ne nous a pas contactés», dit-il.Pour Emmanuelle Lamarre-Cliche, la première directrice de la Nouvelle Maison de Ra- dio-Canada et des projets spéciaux, « le simple fait d\u2019être en contravention avec la Loi », en donnant les collections, justifie la décision de les détruire.M.Lauzon dit pourtant qu\u2019il serait ouvert à discuter avec la direction sur la question des droits d\u2019auteur sur ces disques, pour arriver à un arrangement qui n\u2019entraînerait pas nécessairement de frais pour Radio-Canada, avance-t-il.Il croit également que des arrangements avec les producteurs, qui ont également des droits sur les bandes maîtresses des disques, pourraient être possibles.Déjà, l\u2019artiste Michel Rivard a dit souhaiter, dans un article publié sur le site de Radio-Ca- nada, que ces disques prennent plutôt le chemin des bibliothèques.Mais il faudrait que les représentants de la société d\u2019État mettent le temps et l\u2019énergie nécessaires dans ces discussions, dit M.Lauzon.« La très grande majorité des CD de l\u2019inventaire de Radio-Canada est liée à des droits d\u2019auteur détenus par des ayants droit internationaux.Compte tenu de l\u2019ampleur de l\u2019inventaire, l\u2019opération de libération des droits auprès d\u2019un grand nombre d \u2019 inter venants à travers le monde aurait représenté un processus coûteux s\u2019étalant sur une longue période.Dans cette perspective, contacter la SODRAC et d\u2019autres détenteurs locaux n\u2019aurait touché qu\u2019une faible partie de l\u2019inventaire », dit Marc Pichette, premier directeur des Relations publiques et de la promotion de Radio-Canada.L\u2019évaluation du coût de la destruction serait, pour sa par t, «concurrentielle ».« Il faut comprendre que les CD n\u2019ont pas une vie éternelle, dit Mme Emmanuelle La- marre-Cliche.C\u2019est quand même une belle nouvelle pour Radio-Canada de conserver ce patrimoine de façon numérique.Pour ce qui est du support physique, le détruire n\u2019est pas notre premier choix, mais on doit se conformer à la loi », dit-elle.Plusieurs employés se sont insurgés cette semaine de l\u2019absurdité de l\u2019application de la Loi dans ce cas spécifique.«Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on va laisser faire ça sans dire un mot», dit un employé de la musicothèque qui requiert l\u2019anonymat par peur de représailles.Radio-Canada possède une immense collection de disques compacts dans les domaines de la musique classique, du populaire, du folk, du jazz.Plusieurs des disques de la collection de Radio-Canada ont été fournis gratuitement par les producteurs.D\u2019autres ont été payés, et ce, à un coût pouvant atteindre 25 dollars chacun, témoigne encore un employé de la musicothèque.Partitions et vinyles Le pilonnage annoncé ne concerne pas l\u2019ensemble de ce que possède Radio-Canada dans sa musicothèque.Au mois de janvier, un appel d\u2019intérêt a été lancé pour les organismes désireux de récupérer les par titions musicales commerciales de Radio-Canada.Dans le cadre de cet appel d\u2019intérêt, Radio-Canada privilégie les organismes canadiens, à vocation éducative et culturelle, qui vont assurer le rayonnement des collections, et qui s\u2019engagent à ne pas les vendre ou les utiliser pour la revente, précise Mme Lamarre-Cliche.La société d\u2019État compte encore se départir, au cours des prochains mois, d\u2019accessoires et de meubles, ainsi que de ses quelque 200 000 disques vinyles et 70 000 78 tours.À la musi- cothèque, on précise que ces collections de vinyles et de 78 tours seront soumises à un appel d\u2019intérêt parce qu\u2019elles ne seront pas numérisées.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MUSIQUE Il n\u2019a démontré aucun remords et n\u2019a témoigné aucune empathie à l\u2019égard de la jeune fille, dont les parents ont assisté au procès, a souligné la procureure de la Couronne, Me Claudie Gilbert.« Il s\u2019est écoulé deux ans et demi depuis les événements et M.Jean Gilles ne semble pas avoir fait d\u2019introspection qui lui fasse réaliser la responsabilité qu\u2019il avait cette journée-là», a fait valoir Me Gilbert.L\u2019avocate a rappelé que M.Jean Gilles est déjà détenu et purge une peine de 28 mois pour avoir attaqué un huissier et un policier en janvier 2017.Elle réclame une peine de trois ans consécutive à celle qu\u2019il purge actuellement.« Moi, je pensais à une peine plus sévère\u2026 plus que trois ans», a réagi le juge Bélisle, qualifiant l\u2019accusé de « téflon» pour illustrer que les peines ne semblent pas avoir d\u2019effet sur lui.« On ne sait pas vraiment qui est M.Jean Gilles\u2026 C\u2019est un monsieur qui a une attitude vindicative.Il s\u2019entête à ne rien respecter.Il a de la difficulté avec l\u2019autorité policière », a mentionné le juge.Il a rappelé que tandis que des preuves ont montré que les deux pitbulls qu\u2019il possédait ne portaient ni laisse ni muselière, ni même de collier, M.Jean-Gilles a insinué lors de sa plaidoirie finale que ses chiens auraient pu être provoqués par la jeune victime.« Cet argument est sans fondement », a tranché catégoriquement le juge Bélisle.Celui-ci prévoit de prononcer la peine de M.Jean Gilles le 23 mars.Assis à l\u2019arrière de la salle d\u2019audience, les parents de la jeune Vanessa ont poussé un soupir de soulagement lorsque le juge a prononcé le verdict de culpabilité.Son père, Bernard Biron, a pris quelques minutes pour s\u2019adresser au juge et témoigner des séquelles qu\u2019ont subies ses deux jeunes filles et sa conjointe à la suite de l\u2019attaque.Il a détaillé l\u2019angoisse vécue dans les heures, les semaines et les mois suivant l\u2019incident.Si Vanessa va mieux aujourd\u2019hui, elle garde à jamais la cicatrice rouge et boursouflée qui traverse tout le côté gauche de son visage.« Son visage ne sera plus jamais symétrique [\u2026] Il lui manque des morceaux de chair, d\u2019os, de muscles.Elle a maintenant un côté du visage beaucoup plus plat », a-t-il expliqué, ajoutant qu \u2019elle refuse de couper ses cheveux puisqu\u2019ils l\u2019aident à cacher sa cicatrice.Si lui déteste aujourd\u2019hui les pitbulls, il a mentionné que sa fille a réussi, grâce à plusieurs séances de zoothérapie, à se réconcilier avec les chiens.« Ma fille n\u2019est pas rancunière, elle ne souhaite même pas que [M.Jean Gilles] ait une peine très sévère », a-t-il confié.Il a lui-même dit ne pas avoir d\u2019opinion quant à la sévérité de la peine.«Nous, ce qui nous importait, c\u2019était le verdict de culpabilité, la reconnaissance qu\u2019on peut être coupable de négligence », a-t-il indiqué.M.Biron veut désormais que des mesures soient prises pour bannir les chiens de type pit- bull.Il est d\u2019ailleurs revenu sur les déclarations de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui a suspendu des règles ciblant cet animal.«Lorsque je vois les arguments de la mairesse Plante, ça me fait presque sourire parce qu\u2019elle utilise les mêmes arguments que les lobbys d\u2019armes à feu que l\u2019on entend souvent dire que ce n\u2019est pas l\u2019arme qui cause les dégâts, mais bien la personne qui tient l\u2019arme», a-t-il dit.«C\u2019est un raisonnement qui ne permet pas de faire quoi que ce soit pour prévenir les tragédies», a-t-il ajouté.Jeudi, Mme Plante a répété qu\u2019il y a de mauvais propriétaires d\u2019animaux, dans ce cas-ci de chiens, qui ne devraient pas avoir un animal.«Mais il n\u2019en demeure pas moins que le problème, c\u2019est la personne qui tient la laisse », a-t- elle fait valoir.Mme Plante a rappelé que des consultations citoyennes sont prévues les 24 février et 3 mars concernant la révision du règlement animalier.À Brossard, un règlement interdit les pitbulls depuis juillet 2016.Et la mairesse Doreen As- saad a la ferme intention que cela reste ainsi.«Nos pensées sont avec la famille.Ça n\u2019a pas été un processus facile pour eux par rapport à toute la réadaptation qu\u2019elle devait suivre à la suite de cet événement très triste », a dit Mme Assaad.Au niveau provincial, Québec a déposé en avril dernier un projet de loi pour interdire les pitbulls sur le territoire québécois.Au cabinet du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, on n\u2019a pas souhaité commenter le verdict du juge Bélisle.«On veut toujours aller de l\u2019avant avec le projet de loi », s\u2019est limitée à répondre Marie-Ève Pelletier, attachée de presse du ministre.Des consultations sont prévues du 20 au 22 mars.Rappelons que plusieurs municipalités du Québec ont revu leurs règlements pour interdire les pitbulls après le décès de Christiane Vadnais, attaquée mortellement par un chien dangereux en juin 2016.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PITBULL « Il n\u2019entre pas dans la mission des bibliothèques de jouer les entremetteurs entre les usagers et les librairies.Si cette mission a changé et que la bibliothèque du cégep juge bon d\u2019élargir son rôle, il serait préférable de re- diriger les utilisateurs vers le regroupement des librairies indépendantes, qui tente tant bien que mal de concurrencer Amazon et qui paie des taxes», fait valoir Jean-Yves Laporte.Selon les informations obtenues par Le Devoir, la présence d\u2019Amazon dans le moteur de recherche de 29 des 48 cégeps s\u2019explique de la façon suivante : ces bibliothèques ont acquis le logiciel libre Koha par l\u2019entremise du service Collecto, un regroupement d\u2019utilisateurs issus du milieu de l\u2019éducation.Le géant Amazon fournit gratuitement des milliers d\u2019images de livres aux bibliothèques qui utilisent le logiciel Koha, à la condition que celles-ci redirigent automatiquement les lecteurs vers son site Web de vente de livres, explique Danielle Lavoie, porte-parole de Collecto.Les bibliothèques de cégep peuvent recourir à deux autres fournisseurs offrant des icônes gratuites de livres \u2014 le géant Google ainsi que Open Library Covers \u2014, mais la quasi-totalité des bibliothèques optent pour Amazon, qui est le choix par défaut du logiciel et qui offre beaucoup plus d\u2019images que ses concurrents.«Les bibliothèques Koha sont libres d\u2019activer ou de désactiver la fonctionnalité d\u2019affichage des imagettes », note Mme Lavoie.Collecto compte rappeler cette procédure aux 29 bibliothèques de cégep qui font appel à ses services.Elle souligne aussi qu\u2019il est possible de rediri- ger les utilisateurs du logiciel vers le site Amazon.ca plutôt qu\u2019Amazon.com \u2014 les taxes de vente fédérale et provinciale seraient ainsi prélevées sur chaque transaction.Les librairies interpellées La coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ) est au courant du lien entre les bibliothèques de cégep et le géant Amazon.Le regroupement de 100 librairies dit travailler avec les concepteurs du logiciel Koha pour trouver une façon de promouvoir les livres québécois.«On a parlé aux concepteurs du logiciel pour trouver une solution.C\u2019est un logiciel libre développé à l\u2019échelle mondiale, mais les solutions viendront à l\u2019échelle locale», dit Jean-Benoit Dumais, directeur général des Librairies indépendantes.La firme montréalaise inLibro fait partie des 30 entreprises dans le monde qui développent le logiciel Koha.Éric Godin, d\u2019inLibro, confirme qu\u2019il travaille sur une solution visant à faire davantage de place aux librairies québécoises.«Moi aussi ça me tanne que le fait de cliquer sur une image redirige les utilisateurs d\u2019une bibliothèque vers Amazon», dit-il.« Le problème, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a personne au Québec qui fournit gratuitement des images de livres en données ouvertes.On collabore avec les librairies indépendantes pour qu\u2019elles nous fournissent des vignettes», ajoute-t-il.La gratuité du logiciel \u2014 et de la banque d\u2019images \u2014 fait partie des raisons qui ont motivé les cégeps à choisir le logiciel Koha, indiquent plusieurs sources.Fait à noter, ni la Fédération des cégeps ni le cégep Édouard-Mont- petit n\u2019ont voulu commenter les raisons derrière le choix de ce moteur de recherche.Le regroupement Collecto parle en leur nom, di- sent-ils.Une solution québécoise offerte Chose certaine, le logiciel Koha a bonne réputation.Il est utilisé dans plus de 15 000 bibliothèques dans le monde et est reconnu pour sa puissance et sa stabilité, selon Éric Godin.La plupart, sinon la totalité des collèges qui n\u2019utilisent pas le logiciel Koha pour leur bibliothèque ont choisi une solution offerte par la Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF), un organisme québécois à but non lucratif.Les clients doivent payer pour obtenir un accès à la base de données de la BTLF (appelée Memento), explique Clément Laberge, directeur par intérim de l\u2019organisme.Pour un collège de 2000 étudiants, le coût du service est d\u2019environ 650 $ par année, selon lui.Dans le milieu culturel, on s\u2019étonne que des cégeps aient des contraintes budgétaires telles qu\u2019ils préfèrent recourir à un logiciel libre associé à Amazon plutôt que d\u2019investir quelques centaines de dollars dans un système québécois qui a fait ses preuves.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 AMAZON RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Les parents de la jeune victime, Bernard et Magdalena Biron, marchent en compagnie de la procureure de la Couronne, Me Claudie Gilbert.Le propriétaire du pitbull qui a attaqué leur fille a été reconnu coupable de négligence criminelle."]
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