Le devoir, 12 mars 2018, Cahier A
[" V O L .C I X N o 5 3 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Chefferie du PPC en Ontario.Elliott concède la victoire à Doug Ford.Page A 2 Culture \u203a Festival du ?lm sur l\u2019art.Images plurielles du Québec.Page B 8 Avis légaux .A 4 et B 6 Décès.B 4 Météo.B 2 Mots croisés.B 2 Petites annonces .B 4 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Prix Écrans canadiens Hochelaga récolte quatre prix Page B 8 La voiture électrique est-elle vraiment écologique ?Page B 5 LE JAPON SE SOUVIENT TOSHIFUMI KITAMURA AGENCE FRANCE-PRESSE Le Japon s\u2019est ?gé dans le recueillement dimanche, à 14h46, heure locale, au moment précis où, le 11 mars 2011, s\u2019était produit un terrible tremblement de terre suivi d\u2019un tsunami meurtrier et d\u2019une catastrophe nucléaire à Fukushima.Celle-ci, qui n\u2019a of?ciellement pas causé de décès direct, laisse encore derrière elle plus de 73 000 déplacés.Page A 5 L I S A - M A R I E G E R V A I S L\u2019 inef ficacité et les longs délais de traitement des plaintes inquiètent des employés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), qui disent craindre pour la réputation de l\u2019organisme.C\u2019est ce que révèle un rapport accablant commandé par Tamara Thermitus, à son arrivée à la présidence il y a un an.Réalisé en avril 2017 par le consultant Jean- Pierre Hotte, le « diagnostic organisationnel » décrit la CDPDJ comme une organisation avec une grande expertise, mais « bureaucratique », « figée », « sclérosée », qui ne s\u2019est pas bien adaptée à la modernité.« On obser ve un manque d\u2019efficacité, d\u2019efficience, bref, une nécessité d\u2019accroître la performance organisationnelle », lit-on dans ce rapport, réalisé à la suite d\u2019« entrevues semi-structurées » avec dix employés de la Commission faisant partie de la structure de la présidence.Des phrases telles que « l\u2019agilité ne serait pas une force » et « on COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE Des déboires qui alarment les employés Un rapport éclaire les problèmes de retards qui nuisent à l\u2019image et à la crédibilité de l\u2019organisme S A R A H R .C H A M P A G N E L\u2019 Ordre des agronomes du Québec (OAQ) change de ton à propos de l\u2019encadrement des pesticides.Une enquête sur la rémunération des agronomes permettra d\u2019établir des directives plus strictes pour ceux qui recommandent l\u2019utilisation de pesticides tout en retirant des bénéfices de leur vente.L\u2019Ordre refuse toutefois d\u2019interdire à ses membres liés à l\u2019industrie des pesticides de « prescrire » leur utilisation, malgré une proposition appuyée par plusieurs agronomes lors de la dernière assemblée générale annuelle.Dans une lettre ouverte diffusée lundi, le président de l\u2019OAQ, Michel Duval, se veut rassurant.Lors de l\u2019annonce du nouvel encadrement, il avait affirmé ne pas voir «d\u2019indices de problèmes majeurs» en matière de conflit d\u2019intérêts.Il assure maintenant que «des corrections devront être faites» et qu\u2019il prend «très au sérieux la problématique du conflit d\u2019intérêts problématique».La majorité des agronomes travaillant dans le domaine de la protection des plantes sont en ef fet liés à l\u2019industrie des pesticides, de l\u2019aveu même de l\u2019OAQ.Or, Québec vient de leur confier le rôle névralgique de « prescrire » ou non aux producteurs agricoles les cinq pesticides considérés comme les plus dangereux pour la santé humaine et pour l\u2019environnement : trois types de néonicotinoïdes, ces insecticides « tueurs d\u2019abeilles », l\u2019atrazine et le chlorpyrifos.Invité à tracer le contour des futures direc- AGRONOMES LIÉS À L\u2019INDUSTRIE DES PESTICIDES L\u2019Ordre s\u2019engage à resserrer les règles de rémunération Le Parlement chinois a aboli dimanche, lors d\u2019un vote à bulletins secrets, la limitation des mandats présidentiels, laissant les mains libres à Xi Jinping pour imposer sa vision à long terme d\u2019une superpuissance toujours plus soumise au Parti communiste.P H I L I P P E B R O C H E N M ais qui forme donc cette paire inattendue (et mystérieuse) de contestataires, pour ne pas dire révolutionnaires ?Ce dimanche, lors d\u2019un vote à bulletins secrets qui a réuni 2958 voix pour, 2 contre et 3 abstentions, le Parlement chinois a, sans surprise, validé l\u2019abolition de la limite des mandats présidentiels.Les députés de l\u2019Assemblée nationale populaire (ANP) ont CHINE Xi Jinping, un président digne de Mao Tsé-toung ANDY WONG ASSOCIATED PRESS La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 pour éviter un retour au régime dictatorial de l\u2019ère Mao Tsé-toung (à droite).À gauche, Xi Jinping.VOIR PAGE A 8 : CHINE Lire aussi \u203a Xi Jinping et les décadents.Une chronique de François Brousseau.Page B 1 Lire aussi \u203a Des chercheurs réclament des fonds indépendants pour la recherche sur les pesticides.Page A 3 VOIR PAGE A 8 : COMMISSION VOIR PAGE A 8 : PESTICIDES P A O L A L O R I G G I O M I C H E L L E M C Q U I G G E à Toronto L a cour te victoire du tout nouveau chef de l\u2019opposition officielle en Ontario, Doug Ford, n\u2019est plus contestée par sa plus proche rivale, Christine Elliott.M.Ford et Mme Elliott se sont rencontrés dimanche, au lendemain de l\u2019annonce par le Parti progressiste-conserva- teur (PPC) de la victoire de l\u2019ancien conseiller municipal de Toronto.Reconnaissant finalement sa défaite, Mme Elliot a déclaré dans un communiqué qu\u2019elle faisait « confiance aux résultats » de l\u2019élection.Auparavant, l\u2019ancienne députée provinciale avait affirmé avoir remporté le vote populaire, et que des milliers de membres du parti avaient été assignés à la mauvaise circonscription durant le processus du vote.Malgré cette réconciliation apparente, M.Ford devra trimer dur pour rétablir l\u2019unité au sein du parti, qui traverse de grandes difficultés après le départ tumultueux de son prédécesseur et la course à la direction tendue qui vient de prendre fin.Doug Ford, ex-conseiller municipal de la Ville de Toronto et frère de l\u2019ex-maire controversé Rob Ford, a été nommé chef du PPC tard samedi soir lorsque l\u2019exécutif du parti a annoncé qu\u2019il avait devancé par une faible avance l\u2019ex-députée Christine Elliott.Le nouveau chef a dit vouloir travailler à rétablir l\u2019unité au sein du parti afin de renverser le gouvernement libéral de la première ministre Kathleen Wynne à l\u2019occasion des élections en juin.« Nous allons vaincre Kathleen Wynne et ramener la prospérité dans cette grande province\u2026 Nous unifions l\u2019équipe et nous allons l\u2019emporter contre Kathleen Wynne», a-t-il déclaré alors qu\u2019il assistait au défilé de la Saint-Patrick, à Toronto.Lors d\u2019un bref discours de la victoire, samedi soir, Doug Ford a reconnu que la course avait laissé des traces chez cer tains membres du par ti, mais il s\u2019est engagé à regagner leur confiance et à rétablir l\u2019unité à temps pour l\u2019élection générale du printemps.Doug Ford a déclaré qu\u2019il allait remettre le par ti sur la bonne voie et que la plate- forme électorale allait rejoindre tous les Ontariens.Unir le parti, une tâche considérable Selon le professeur de sciences politiques à l\u2019Université Ryerson de Toronto Myer Siemiatycki, le mandat d\u2019unifier le parti représente une tâche considérable pour Doug Ford.Surtout si l\u2019on tient compte de l\u2019approche de confrontation qu\u2019il a déployée durant sa brève carrière en politique municipale ainsi que lors de la course à la direction du parti, précise-t-il.Le couronnement controversé de Doug Ford vient aussi conclure une journée chaotique d\u2019accrocs et de mauvaise communication qui a provoqué d\u2019intenses tensions à l\u2019intérieur du parti, selon M.Siemiatycki.« Cela laisse cer tainement des vestiges d\u2019une profonde division et on n\u2019est pas exactement por té à voir la marque politique Ford comme une bâtisseuse de ponts qui tend la main à ceux qui sont en désaccord afin de trouver des compromis et un terrain d\u2019entente », commente le professeur Myer Siemiatycki.« Son modèle de leadership est très mâle alpha et il reste encore à voir comment les choses vont évoluer», ajoute-t-il en soulignant qu\u2019il n\u2019y a aucune raison de s\u2019attendre à autre chose maintenant que Doug Ford a pris les commandes.Tout au long de la campagne, Doug Ford a répété à de nombreuses reprises son intention d\u2019arracher le contrôle du parti des mains des élites pour le redonner aux membres à la base du parti.Il aussi vanté son expérience de gestion de l\u2019entreprise familiale, affirmant que cela l\u2019a préparé à gérer un gouvernement efficacement.Doug Ford a aussi promis d\u2019éliminer la proposition de taxe carbone, un élément majeur de la plateforme électorale adoptée sous Patrick Brown en novembre.Il a, par ailleurs, critiqué la décision du gouvernement libéral d\u2019ajouter l\u2019éducation sexuelle au programme scolaire et a promis de permettre aux députés de son caucus de voter librement sur les enjeux politiques.D\u2019après Myer Siemiatycki, le message populiste de Doug Ford va sans doute lui valoir des appuis, mais l\u2019argument voulant que la gestion d\u2019une entreprise familiale puisse préparer à diriger la politique provinciale est bien mince.«Si vous entrez au gouvernement en pensant que vous gérez une entreprise familiale, cela peut être vraiment problématique », notamment parce que l\u2019État ne peut pas facturer ses services, fait remarquer le politologue.Le gouvernement libéral et les néo-démocrates de l\u2019Ontario ont dépeint Doug Ford comme un recul pour les conser va- teurs, accusant le nouveau chef de chercher les faveurs des membres les plus socialement conservateurs.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 Violences à caractère sexuel sur les campus : la loi 151 va-t-elle assez loin ?Que pensent les diverses parties concernées de cette loi ?Les mesures prévues sont-elles adéquates ?Assureront-elles aux victimes le soutien et le suivi nécessaires ?Jeudi 22 mars 2018, à 18 h Salle Marie-Gérin-Lajoie du pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est, local J-M400 (niveau métro), métro Berri-UQAM Prix : 12 $ à la porte (étudiants : gratuit sur présentation d\u2019une preuve) LE DEVOIR DE DÉBATTRE Animé par la directrice de l\u2019information du Devoir Marie-Andrée Chouinard Rachel Chagnon Professeure, Département des sciences juridiques, UQAM, et directrice de l\u2019Institut de recherches et d\u2019études féministes Hélène David Ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur et ministre responsable de la Condition féminine Mélanie Lemay Cofondatrice de Québec contre les violences sexuelles Jessica Nadeau Journaliste au Devoir Sandrine Ricci Sociologue, membre de l\u2019équipe ESSIMU (UQAM), coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes J A C Q U E S N A D E A U ONTARIO La victoire de Ford n\u2019est plus contestée Christine Elliott a concédé la victoire à l\u2019ancien conseiller municipal dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Le nouveau chef a dit vouloir travailler à rétablir l\u2019unité au sein du parti afin de renverser le gouvernement libéral.L es travailleurs de l\u2019usine Molson de Montréal, af fi- liés au syndicat des Teamsters, se sont prononcés dimanche en faveur des of fres contractuelles patronales.Le porte-parole des Teamsters, Stéphane Lacroix, a indiqué que les offres avaient été acceptées dans une proportion de 55 %.Pas moins de 438 des quelque 550 salariés ont participé au vote.Les principaux enjeux du nouveau contrat de travail à l\u2019usine de la rue Notre-Dame étaient le régime de retraite, les assurances collectives, la sous-traitance et les salaires.D\u2019après les conditions de la nouvelle convention collective, une partie de la sous-traitance a été éliminée et les salaires vont être majorés de 5% pour la durée du contrat de quatre ans, en plus d\u2019ajouter une prime de 1000 $ à la signature.Selon le syndicat, ces augmentations sont conformes au marché et aux autres conventions collectives dans les brasseries d\u2019Amérique du Nord.En ce qui concerne le régime de retraite, les employés participent à une formule à cotisation déterminée à laquelle l\u2019employeur contribue à 16,5 %, ce qui représenterait le taux le plus élevé des usines Molson.En entrevue à La Presse canadienne, le directeur des Communications et des Affaires publiques de Teamsters Canada, Stéphane Lacroix, a af firmé que des compromis ont dû être faits sur les salaires et d\u2019autres éléments de la convention collective.Bien que la ratification de l\u2019entente représente une bonne nouvelle, M.Lacroix a souligné que 45 % des travailleurs qui ont voté s\u2019y sont opposés.Un signe d\u2019inquiétude selon le représentant des Teamsters.« Je pense que ça traduit une incertitude tout à fait légitime par rapport à la nouvelle usine qui va être lancée d\u2019ici trois à cinq ans, a-t-il dit.Il faut que Molson annonce ses couleurs le plus rapidement possible pour savoir de quelle manière cette usine-là va être paramétrée et quelles seront les chaînes de montage qui seront mises en place.» Stéphane Lacroix a rappelé que Molson a effectué « un virage canette » dans les dernières années.Une décision d\u2019entreprise qui a entraîné des per tes d\u2019emplois à l\u2019usine montréalaise, selon lui.Grève évitée Le résultat favorable à l\u2019issue du vote de dimanche a permis aux travailleurs de l\u2019usine Molson d\u2019éviter le déclenchement d\u2019une grève.Le 25 février, ces employés à la livraison et à l\u2019embouteillage avaient rejeté les of fres dans une proportion de 52 %, et accordé par la suite un mandat de grève au syndicat à 87%.Deux semaines plus tôt, les travailleurs avaient également refusé les offres patronales, à 57%.La Presse canadienne MONTRÉAL Les employés de Molson ont accepté les offres patronales Deux candidatures officialisées pour le Parti québécois Le Parti québécois a of?cialisé cette ?n de semaine des candidatures dans deux circonscriptions montréalaises en vue des prochaines élections générales, à l\u2019automne.Maka Kotto (notre photo) représentera de nouveau le PQ dans Bourget, circonscription dont il est le député depuis 2008.Dans Sainte-Marie\u2013Saint-Jacques, c\u2019est la professeure Jennifer Drouin qui aura le dé?de défaire la députée solidaire Manon Massé.Les deux candidats ont reçu la visite de leur chef, Jean-François Lisée, au cours de leurs cérémonies d\u2019investiture.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 Q ue signifie être l\u2019homme le plus riche du monde ?C\u2019est Jeff Bezos, le fondateur d\u2019Amazon, qui l\u2019est désormais, du moins si on s\u2019en remet au palmarès des Cré- sus annualisé par le magazine Forbes.Voyez un peu : au cours des douze derniers mois, Bezos, 54 ans, pouvait compter sur 120 milliards de dollars américains.Soit l\u2019équivalent de 328 millions par jour, 13,6 millions par heure, 228 000 $ par minute ou, si l\u2019on veut, 3800 $ par seconde.Les camarades de cordée de Bezos, tous occupés à atteindre de nouveaux sommets financiers, voient eux aussi leurs for tunes faire boule de neige.Ainsi, le Français Bernard Arnault, époux de la pianiste montréalaise Hélène Mercier, quatrième de cordée des ultra-riches, porte sur son dos 24,3 milliards d\u2019euros.Arnault contrôle l\u2019univers du luxe : Christian Dior, Louis Vuitton, Givenchy, Moët & Chandon, Guerlain, alouette.Au sujet de Bernard Arnault, il faut absolument voir Merci, Patron ! de François Ruffin, César 2017 du meilleur documentaire.Ce film présente la vie d\u2019une très modeste famille d\u2019ouvriers mise à la rue au nom de la plus cynique exploitation voulue par ce patron.Et voilà que la famille en question se retrouve soumise à de douteuses tractations pour se faire acheter son silence à très bas prix.À vendre du lait ensaché, des boissons énergisantes alcoolisées et des muffins trop sucrés, le Québécois Alain Bouchard, de Couche-Tard, se trouve loin derrière dans la file des dieux de la montagne dorée.Sa fortune est tout de même non négligeable : 3,3 milliards.Qu\u2019il s\u2019agisse des résultats de vente de produits de luxe ou de chips au ketchup, générer beaucoup de profits, loin d\u2019être un but pour quelque chose, est devenu une fin en soi.Au monde de l\u2019argent, l\u2019argent sert à faire plus d\u2019argent.Exercice pratique pour non-milliardaire : calculez à combien de secondes de la vie de Jeff Bezos se réduit votre existence financière.Pour servir votre comparaison, considérez cet indice : au Canada, en 2016, le salaire annuel moyen est de 45 674 $.Cette somme, Bezos l\u2019engrange en 12 secondes.Une famille moyenne canadienne, selon l\u2019institut Fraser, doit travailler presque six mois chaque année pour acquitter seulement les coûts des impôts et des taxes.Au Moyen Âge, un temps jugé obscur au grand jour de notre actualité, une année comptait, en plus des dimanches, d\u2019innombrables fêtes religieuses, ce qui porte à au moins 85 le nombre de jours chômés.Au Québec, en 2018, on compte huit jours fériés qui sont chômés.Était-il plus agréable de vivre au Moyen Âge?Le serf ne jouissait pas d\u2019Internet haute vitesse, ni du téléphone cellulaire ou d\u2019une auto.Il ne pouvait pas non plus compter sur Ricardo, non pas l\u2019économiste anglais, mais ce cuisinier auquel fait confiance le gouvernement pour «penser les écoles du futur» et qui se fait entendre au profit d\u2019un cocktail de financement de la Coalition avenir Québec.Vivre au Moyen Âge, personne bien sûr ne le souhaiterait.Si la vie d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019est pas celle des serfs d\u2019autrefois, la comparaison entre le pouvoir qui pèse sur eux et celui qui s\u2019exerce aujourd\u2019hui sur une large portion de l\u2019humanité n\u2019est pas avantageuse à bien des égards.Une portion substantielle de l\u2019humanité travaille en effet sans relâche pour ne rien gagner, sinon de quoi espérer survivre, au moment même où le club des milliardaires accapare de plus en plus de richesses, à la manière des grands seigneurs d\u2019autrefois.Est-ce la revanche du passé sur l\u2019avenir?Sur 7 milliards d\u2019humains, 1 milliard sont très pauvres.Ces gens-là n\u2019ont pas même les moyens d\u2019acheter un café par jour.Selon les projections des démographes, au rythme où vont les choses, l\u2019humanité comptera environ 10 milliards d\u2019individus en 2050, dont 3 milliards de pauvres.Juste trois milliards de pauvres\u2026 Et combien de milliardaires?Pouvez-vous déterminer, en considérant vos achats chez Amazon, à combien se chiffre votre participation à l\u2019édification de la fortune de Jeff Bezos ?À l\u2019échelle du temps, la part à laquelle vous contribuez au pécule de Bezos se compte pour lui en microsecondes, soit presque rien.Toute cette richesse démesurée, concentrée entre les mains de quelques-uns, n\u2019est possible précisément que parce qu\u2019on considère que vous êtes moins que rien à l\u2019échelle sociale.Sur ce rien, on a érigé beaucoup : voici un système qui permet à la fois aux Alain Bouchard de ce monde de fermer boutique devant des employés qui souhaiteraient s\u2019unir et d\u2019ouvrir bien grande la porte des paradis fiscaux.La fortune outrancière de Bezos et de tous ses frères n\u2019est pas seulement la résultante de vos achats à la pièce, mais d\u2019un cadre collectif où quelques prédateurs peuvent réclamer à loisir que vous respectiez les impératifs nationaux dont ils ne cessent, eux, de s\u2019exclure grâce à la multiplication de sociétés-écrans basées à l\u2019étranger.Non, la puissance de ces gens-là ne se réduit pas à ce que vous consommez ou pas.Acheter n\u2019est pas voter.Et si certains en sont arrivés à le croire, c\u2019est bien là montrer à quel point l\u2019exercice du vote s\u2019avère aujourd\u2019hui terriblement insuffisant au regard de toutes les mutations défavorables au monde social.En 12 secondes JEAN-FRANÇOIS NADEAU À combien se chiffre votre participation à l\u2019édification de la fortune de Jeff Bezos?S A R A H R .C H A M P A G N E O nze éminents chercheurs et professeurs réclament à Québec et à Ottawa des fonds indépendants afin de mener des recherches sur les impacts des pesticides.Alertés par les révélations du Devoir et de Ra- dio-Canada à propos d\u2019allégations d\u2019ingérence dans un centre de recherche financé en majorité par des fonds publics, ils se disent « réellement préoccupés » de « l\u2019influence indue sur la recherche concernant ces produits toxiques».Cette influence provient aussi du fait que la majorité des études utilisées par Santé Canada pour autoriser ou non un pesticide émane de l\u2019industrie agrochi- mique, pointent-ils.Les fonds pourraient prendre la forme « d\u2019une initiative ciblée », ou être «administrés par les Fonds de recherche du Québec en santé, une structure déjà existante », illustre Ma- ryse Bouchard, professeure à l\u2019Université de Montréal.L\u2019industrie pourrait aussi remettre des fonds de recherche à une tierce partie non liée, ajoute-t-elle comme piste de solution.Cette chercheuse, en concert avec les autres signataires d\u2019une lettre publiée aujourd\u2019hui en page A 7 du Devoir, constate en effet, et « de plus en plus souvent, des contradictions importantes entre les évaluations de toxicité provenant de l\u2019industrie et les évaluations des études indépendantes».Mme Bouchard a notamment reçu, en 2012, le prix pour l\u2019article de l\u2019année le plus cité de la revue scientifique Environnemental Health Perspectives pour ses travaux sur les effets néfastes des pesticides sur le développement intellectuel des enfants.Avec elle, d\u2019autres collègues ont aussi mis en lumière « des risques significatifs à la santé », là où les tests de l\u2019industrie avaient échoué à le faire.«La liste des tests requis avant d\u2019autoriser un pesticide n\u2019est pas assez longue, déplore-t-elle, et l\u2019une des faiblesses est les effets de perturbation endocrinienne.» Les signes de cette perturbation s\u2019observent déjà dans la faune, notamment dans des malformations du système reproducteur.Or, plusieurs de ces types de malformations sont aussi en forte augmentation chez l\u2019être humain.Trop de privé Dans le cas de deux types de néonicotinoïdes, ces insecticides « tueurs d\u2019abeilles», entre 60 et 74% des études utilisées par les autorités réglementaires émanent de l\u2019industrie, selon l\u2019organisme Équiterre.Santé Canada n\u2019a pas contredit ces données vendredi dernier, précisant plutôt que ces études doivent utiliser un protocole de recherche reconnu internationalement.Frappées du sceau du secret commercial, ces études ne sont par ailleurs que très peu accessibles, ne pouvant être consultées que dans une «salle de lecture » à Ottawa.L\u2019intéressé entre dans cette salle sous serment qu\u2019il n\u2019utilisera pas les données « pour modifier l\u2019homologation d\u2019un pesticide au Canada», écrit Santé Canada.Il est difficile dans le contexte d\u2019avoir confiance en la science émanant de l\u2019industrie, souligne également Sébastien Sauvé sans remettre en cause les compétences des scientifiques.«La plupart des scientifiques, même dans l\u2019industrie, vont rester honnêtes.Mais l\u2019industrie qui a payé voudra présenter les résultats sous un meilleur jour.Et c\u2019est clair que si le patron dit \u201con ne publie pas\u201d, les scientifiques ne peuvent pas publier », expose-t-il.« Le loup est dans la bergerie», résume quant à elle Mme Bouchard.Des pesticides présents partout Professeur de chimie environnementale et vice-doyen recherche et création à la Faculté des arts et des sciences à l\u2019Université de Montréal, M.Sauvé a mené plusieurs études sur les contaminants, mettant au jour la présence de pesticides dans l\u2019eau potable à plusieurs reprises.Il publiait la semaine dernière, dans la revue Analytical and Bioanalytical Chemistry, les conclusions de ses tests sur des échantillons d\u2019eau potable de Montréal, Laval, Chicoutimi et Saint-Hyacinthe.Tous ces échantillons présentaient des traces de pesticides néonicotinoïdes, ces insecticides controversés.Le consensus scientifique mondial veut qu\u2019ils aient des effets délétères sur les abeilles domestiques et sur plusieurs autres insectes.Les néonicotinoïdes dans les échantillons analysés se retrouvent toutefois en «concentrations très faibles », assure Sébastien Sauvé, qui a dirigé cette étude.Les conclusions de ses tests suggèrent par contre « qu\u2019à force de les utiliser de façon systématique, notamment en agriculture, ils se retrouvent vraiment partout », dit-il.«On n\u2019y échappe tout simplement pas», renchérit Maryse Bouchard.Les mesures de protection sont insuffisantes et seule une gestion prudente des gouvernements pourra garantir le droit à un environnement sain, concluent les chercheurs.Débat en Europe Le directeur général de l\u2019Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), Bernhard Url, a lui-même fait part de certaines préoccupations en janvier dernier dans une lettre d\u2019opinion publiée dans la prestigieuse revue Nature.Tout en demandant de ne pas miner la crédibilité des autorités réglementaires pour « des gains politiques », il invitait les politiciens à prendre position.Les élus doivent décider s\u2019ils sont prêts à continuer à accepter que l\u2019évaluation des risques posés par ces produits (incluant les pesticides) soit « basée sur des études de sécurité commandées et payées par l\u2019industrie, comme c\u2019est le cas depuis des décennies», écrivait-il.Si c\u2019est le cas, les instances réglementaires doivent pouvoir mettre en œu- vre leurs règles, «sinon, ils doivent trouver des fonds ailleurs pour ces études».Le Devoir Pesticides : des chercheurs réclament des fonds de recherche indépendants U n personnage bien connu au sein du mouvement souverainiste espère que l\u2019actuelle crise au sein du Bloc québécois pourra être dénouée grâce à la tenue d\u2019un éventuel référendum.Gilbert Paquette, qui a notamment été le président des Organisations unies pour l\u2019indépendance et qui a appartenu au cabinet du défunt premier ministre René Lévesque, estime qu\u2019il est crucial pour cette formation politique de « retourner aux membres » pour pouvoir dénouer l\u2019impasse.Il ajoute que, de tout temps, la famille souve- rainiste a été scindée en deux grandes factions principales.De part et d\u2019autre de la ligne de faille, il y a, rappelle M.Paquette, des « indépendantistes un peu plus attentistes et d\u2019autres qui sont volontaristes».Il précise que ces derniers «veulent faire une promotion active et positive» de la souveraineté à l\u2019instar de la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet.Or, selon Gilbert Paquette, il serait temps de déterminer si la plupart des bloquistes se rangent dans le même camp que leur leader.« Dans le fond, ce qu\u2019il faut demander aux membres c\u2019est : êtes-vous d\u2019accord pour que Mme Ouellet continue avec son orientation actuelle ?» résume-t-il.Il juge qu\u2019il est urgent pour eux de répondre à une pareille question, car la bisbille au sein du Bloc québécois ne peut certes pas s\u2019éterniser.« Je pense qu\u2019elle a des impacts négatifs sur l\u2019ensemble du mouvement indépendantiste actuellement.Elle a aussi un effet énorme sur les appuis au Bloc québécois [\u2026].Il faut vraiment corriger ça le plus rapidement possible », soutient M.Paquette.Il martèle que si les membres de la seule formation souverainiste à Ottawa parviennent à s\u2019entendre sur la mission première du parti, « le reste devrait débouler».«Tout le monde sera capable de placer l\u2019intérêt du Québec et celui du mouvement indépendantiste au-dessus des chicanes personnelles ou des modes de fonctionnement inadéquats, si on se met d\u2019accord sur le rôle du Bloc», conclut-il, optimiste.Vers un creux historique Par ailleurs, la dissension au sein du Bloc québécois risque de faire disparaître le parti, selon un sondage Léger-Le Journal de Montréal publié samedi.Si des élections se tenaient aujourd\u2019hui, le Bloc obtiendrait à peine 12 % des votes au Québec, un creux historique pour la formation politique dirigée par Martine Ouellet.Un peu plus de la moitié des électeurs, 52 %, estiment que Mme Ouellet devrait démissionner comme chef, contre 15 % qui ne le souhaitent pas.Le tiers des répondants n\u2019ont pas d\u2019opinion.Chez les par tisans du Bloc, 37 % croient qu\u2019elle devrait rester en poste, contre 36 % qui voudraient qu\u2019elle quitte le parti.Par ailleurs, le Parti libéral et le Parti conser vateur seraient maintenant à égalité en tête, au pays, avec 38 % des intentions de vote, contre 14 % au Nouveau Parti démocratique.Le récent voyage du premier ministre Justin Trudeau en Inde n\u2019est pas étranger à cette baisse des libéraux, puisque 66 % des Canadiens l\u2019ont vu comme un échec.Le sondage a été réalisé du 5 au 8 mars auprès de 1536 Canadiens.La Presse canadienne Le Bloc québécois doit se fier à ses membres, selon l\u2019ancien ministre Gilbert Paquette ISTOCK Le consensus scientifique mondial veut que les néonicotinoïdes aient des ef fets délétères sur les abeilles domestiques et sur plusieurs autres insectes.Dans le cas de deux types de ces pesticides, entre 60 et 74% des études utilisées par les autorités réglementaires émanent de l\u2019industrie.Gilbert Paquette Il est difficile d\u2019avoir confiance en la science émanant de l\u2019industrie, souligne Sébastien Sauvé L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e B 6 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795 ) Prenez avis que MARCEL ST- ONGE, en son vivant domicilié au 1671, rue Camille Paquet, app.1, Montréal, QC, H2C 1K2, est décédé le 8 avril 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, à l'étude Me Caroline Rivet, notaire, au 1599, rue Fleury Est, Montréal, QC, H2C 1S7.Donné à Montréal, ce 9 mars 2018.Les liquidateurs.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Robert Vachon, en son vivant domicilié au 6000, chemin Deacon, appartement PH 11G, Montréal (Québec) H3S 2T9, est décédé à Montréal le 21 avril 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et a été signé par la liquidatrice, le 5 mars 2018 et peut être consulté par les personnes ayant un intérêt juridique chez BCF s.e.n.c.r.l., a/s Natasha Gi- rouard, au 1100, boulevard René-Lévesque Ouest, 25e étage, Montréal, Québec, H3B 5C9 (514-397-6927).Donné ce 8 mars 2018.BCF s.e.n.c.r.l., procureur pour le liquidateur de la succession Robert Vachon Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16724 Services professionnels pour la détection de fuites sur les conduites principales d\u2019aqueduc par une méthode intrusive \u2013 Service de l\u2019Eau (36 mois) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour mercredi le 12 mars 2018 est reportée au lundi 19 mars 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 12 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des grands parcs, du verdissement et Mont-Royal Direction de l\u2019aménagement des parcs et espaces publics Appel d\u2019offres : 16-6790 \u2013 ERRATUM Parc du Mont-Royal - Réaménagement du secteur du Chalet \u2013 Abords du Belvédère Kondiaronk Veuillez noter qu\u2019une erreur s\u2019est glissée dans le numéro de l\u2019appel d\u2019offres, publié le 7 mars 2018.Le numéro de l\u2019appel d\u2019offres aurait dû se lire 16-6790 au lieu du 17-6790.Fait à Montréal, le 12 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2018-006 Réaménagement du secteur ouest du parc Pierre- Bernard.Date d\u2019ouverture : Mercredi 28 mars 2018 à 14 h.Renseignements : Madame Janique Alexandre au 514 872-8696.Dépôt de garantie de soumission : 10 % de la valeur de la soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 12E JOUR DE MARS 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Magella Rioux Appel d\u2019offres Division des études techniques Direction du développement du territoire et des études techniques Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 11 h 00, à la date ci-dessous, au bureau de réception des soumissions du greffe de l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie, Ville de Montréal, situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour: Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : RPPP18-01014-OP Descriptif : Aménagement d'un terrain de rugby / football / soccer avec surface synthétique au parc Étienne-Desmarteau - revêtement Date d\u2019ouverture : Le 3 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : jean-francois.mathieu@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de vendredi le 12 mars 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : Les visites du parc sont ouvertes à tous sans réservation de plage horaire.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 12 mars 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement Arnaud Saint-Laurent Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Division des grands parcs urbains et espaces publics Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 17-6109 Descriptif : PARC MAISONNEUVE \u2013 Réaménagement de sentiers pédestre, de pistes cyclables et d\u2019accès secondaires Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 mars 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Les documents de cet appel d\u2019offres pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du 12 mars 2018 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Pour toute information, veuillez communiquer avec Andréanne Bates au abates@parcjeandrapeau.com.20180313PUB Raccordements temporaires des systèmes d\u2019alimentation d\u2019eau et d\u2019égout de la zone hospitalité \u2013 Grand Prix de Formule 1 \u2013 Circuit Gilles-Villeneuve APPEL D\u2019OFFRES Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Addition de 1 permis de Bar sur terrasse Addition d'une terrasse à un permis de Restaurant pour servir incluant une terrasse existante Changement de catégorie du permis de Restaurant pour vendre incluant une terrasse à permis de Restaurant pour servir incluant une terrasse Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse à 1 Restaurant pour servir incluant la terrasse suite à une cession Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1Bar Cession totale de 1 Bar avec danse Addition de permis de Bar Augmentation de la capacité du permis de Restaurant pour vendre existant Changement de catégorie d'un permis de Restaurant pour vendre existant à un permis de Restaurant pour servir 9303-3058 Québec Inc.PING PONG PUB 5788, Boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1S8 Dossier : 170 571 Pizzeria Napoletana Inc.RESTAURANT LA NAPOLETANA 189, Rue Dante Montréal (Québec) H2S 1K1 Dossier : 438 697 2956-0554 Quebec Inc.VIA PIZZA 4711, Rue Amiens Montréal (Québec) H1H 2H9 Dossier : 886 267 9371-4251 Québec Inc.L'ÉLÉPHANT D'OR THAI CUISINE 4723, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2L5 Dossier : 888 057 9997008 Canada Inc.RESTAURANT LOCKHART 3979, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 Dossier : 1 085 372 9362-6232 Québec Inc.BAR HYDAN 3612, Boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2X 2V4 Dossier : 1 294 248 Cirque Du Soleil Inc.CIRQUE DU SOLEIL, STATIONNEMENT L'OEUF 8400, 2e Avenue Montréal (Québec) H1Z 4M6 Dossier : 1 409 788 9116-7635 Québec Inc.MARCHÉ DE LA VILLETTE 324, Rue Saint- Paul Ouest Montréal (Québec) H2Y 2A3 Dossier : 1 736 313 6493343 Canada Inc.RESTAURANT INDIAN KWALITY 4771, Boul.Des Sources Montréal (Québec) H8Y 3C6 Dossier : 2 356 194 5788, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1S8 189, Rue Dante Montréal (Québec) H2S 1K1 4711, Rue Amiens Montréal (Québec) H1H 2H9 4723, Rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L5 3979, Rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2W 2M4 3612, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V4 8400, 2e Avenue Montréal (Québec) H1Z 4M6 324, Rue Saint-Paul Ouest Montréal (Québec) H2Y 2A3 4771, Boul.Des Sources Montréal (Québec) H8Y 3C6 1 Bar dans un centre sportif 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre Addition d'un permis de Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 10331830 Canada Inc.CENTRE SPORTIF STADIUM 5 5832, Chemin De La Côte-De-Liesse Mont-Royal (Québec) H4T 1B1 Dossier : 2 371 276 9172-3262 Québec Inc.MADISONS RESTAURANT 7977, boul.Décarie Montréal (Québec) H4P 2H5 Dossier : 2 490 142 Café Des Arts Galerie Mam Inc.CAFÉ DES ARTS 350, Rue Saint- Paul Est, Local 200 Montréal (Québec) H2Y 1H2 Dossier : 2 561 991 Le Floch Nina- Michèle LA RÉCRÉATION 404, Rue Ontario Est Montréal (Québec) H2L 1N6 Dossier : 4 095 527 Investissement Jenny Inc.PLACE J&G SUYA SPOT & RESTOBAR 1484-A, Boul.Shevchenko Montréal (Québec) H8N 1P1 Dossier : 4 844 403 10168815 Canada inc.PASTAMORE 3343-M, Boul.des Sources Dollard-Des Ormeaux (Québec) H9B 1Z8 Dossier : 4 845 566 Chef On Call Enterprises Inc.CHEF ON CALL 3430, Ave.Du Parc Montréal (Québec) H2X 2H5 Dossier : 4 846 127 9227-8324 Québec Inc.LES MOULINS LAFAYETTE-VIEUX MONTRÉAL 245, Rue Saint- Jacques Montréal (Québec) H2Y 1L9 Dossier : 4 847 844 9257-9093 Québec Inc.RESTAURANT DELHI 6416, Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M2 Dossier : 4 848 206 5832, Chemin De La Côte- De-Liesse Mont-Royal (Québec) H4T 1B1 7977, boul.Décarie Montréal (Québec) H4P 2H5 350, Rue Saint-Paul Est, Local 200 Montréal (Québec) H2Y 1H2 404, Rue Ontario Est Montréal (Québec) H2L 1N6 1484-A, Boul.Shevchenko Montréal (Québec) H8N 1P1 3343-M, Boul.des Sources Dollard-Des Ormeaux (Québec) H9B 1Z8 3430, Ave.Du Parc Montréal (Québec) H2X 2H5 245, Rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H2Y 1L9 6416, Rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2M2 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR DEMANDE DE PERMIS DE DISTILLATEUR INDUSTRIEL.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DU TITULAIRE.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.LA BRASSERIE LABATT LIMITÉE A/S M.JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, AVENUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-10- 0675 LA BRASSERIE LABATT LIMITÉE A/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2034 GMODELO CANADA INCA/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2035 INTERBREW CANADA INCA/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2036 4467809 CANADA INC.(ANHEUSER- BUSCH) A/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2037 BIÈRES BODDINGTONS CANADA INCA/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2038 50, AVENUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 225, AVENUE LAFLEUR MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3H2 225, AVENUE LAFLEUR MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3H2 225, AVENUE LAFLEUR MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3H2 225, AVENUE LAFLEUR MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3H2 225, AVENUE LAFLEUR MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3H2 DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DU TITULAIRE.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.DEMANDE D\u2019UN PERMIS D\u2019ENTREPÔT (BIÈRE) AUX FINS DE L\u2019AGENT.BECK CANADA LTÉE A/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2039 LA BRASSERIE LABATT LIMITÉE A/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2040 GMODELO CANADA INCA/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2041 INTERBREW CANADA INCA/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2042 4467809 CANADA INC.(ANHEUSER- BUSCH) A/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2043 BIÈRES BODDINGTONS CANADA INCA/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2044 BECK CANADA LTÉE A/S ME JEAN- STÉPHANE KOURIE 50, RUE LABATT MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3E7 DOSSIER : 55-30- 2045 225, AVENUE LAFLEUR MONTRÉAL (QUÉBEC) H8R 3H2 1100, 50e AVENUE MONTRÉAL (QUÉBEC) H8T 2V3 1100, 50e AVENUE MONTRÉAL (QUÉBEC) H8T 2V3 1100, 50e AVENUE MONTRÉAL (QUÉBEC) H8T 2V3 1100, 50e AVENUE MONTRÉAL (QUÉBEC) H8T 2V3 1100, 50e AVENUE MONTRÉAL (QUÉBEC) H8T 2V3 1100, 50e AVENUE MONTRÉAL (QUÉBEC) H8T 2V3 Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures DDes soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 289701 Descriptif : Travaux d\u2019égout, de conduites d\u2019eau principale et secondaire, de voirie et d\u2019éclairage sur le boulevard Cavendish, de l\u2019avenue Fielding au chemin de la Côte-Saint-Luc.Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Appel d\u2019offres : 311606 Descriptif : Travaux de voirie dans les rues Wellington et Prince Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Appel d\u2019offres : 314001 Descriptif : Travaux d\u2019égouts, de conduites d\u2019eau et de voirie dans la rue Jeanne-Mance, de l\u2019avenue du Mont-Royal à la rue Villeneuve Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Appel d\u2019offres : 334101 Descriptif : Travaux de voirie, d\u2019éclairage et de feux de circulation dans le boulevard Henri-Bourassa, de la rue Lajeunesse à la rue Saint-Hubert Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Appel d\u2019offres : 417616 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019eau secondaires par chemisage sur diverses rues de la ville de Montréal.Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l'approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 18-16744 Descriptif : Services professionnels pour la surveillance de travaux d\u2019ingénierie, d\u2019aménagement du domaine public, d\u2019architecture de paysage de même que pour la surveillance environnementale dans le cadre du projet de réaménagement de la rue Saint-Hubert Date d'ouverture : 3 avril 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d'approvisionnement : 514 872-5359 Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 12 mars 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 12 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres J U L I E N A R S E N A U L T A près le bois d\u2019œuvre et le papier surcalandré, le papier journal et d\u2019autres papiers d\u2019impression pourraient venir alimenter le torchon qui brûle déjà depuis plusieurs mois entre le Canada et les États-Unis en matière de commerce.Le département américain du Commerce devrait faire savoir lundi ou mardi s\u2019il imposera un droit antidumping sur les exportations de papier des producteurs canadiens destinées à leurs clients américains.Washington avait déjà annoncé des droits préliminaires compensateurs oscillant entre 0,65 et 9,93 % en janvier, au terme d\u2019une enquête qui s\u2019était amorcée en août dernier.Ces tarifs frontaliers font bondir le prix des exportations canadiennes des papiers non couchés et affectent, selon le gouvernement Couillard, 10 usines québécoises de Produits forestiers Résolu, Kruger et Papiers White Birch, qui comptent quelque 2000 employés.Si le département du Commerce décide d\u2019appliquer un droit antidumping, une autre taxe frontalière viendra s\u2019ajouter, ce qui compliquera la tâche des producteurs canadiens, déjà confrontés à des baisses de volumes.L\u2019économiste en chef du Conseil de l\u2019industrie forestière du Québec (CIFQ), Michel Vincent, ne serait pas surpris de voir les autorités américaines sévir de nouveau.«Dans ce secteur, les compagnies peuvent parfois offrir des rabais importants à leurs clients lors de commandes d\u2019envergure, ce qui peut les placer en situation de dumping, a-t-il expliqué au cours d\u2019un entretien téléphonique.Il faut s\u2019attendre à tout.» Selon le dépar tement du Commerce, les Canadiens ont exporté aux États-Unis pour environ 1,6 milliard de dollars de papier journal en 2016.Plainte unique Si le conflit canado-américain sur le bois d\u2019œuvre découle d\u2019une plainte déposée par les représentants de l\u2019industrie américaine, la dispute sur le papier journal, elle, n\u2019émane que d\u2019une seule entreprise, la North Pacific Paper Company (Nor- pac), qui exploite une usine d\u2019environ 260 travailleurs dans l\u2019État de Washington.Toutefois, dans ses arguments, la société appartenant à One Rock Capital Partners, un fonds de couverture new-yor- kais, a repris les mêmes arguments que ceux avancés pour le bois d\u2019œuvre.Norpac fait valoir que les papeteries canadiennes feraient du dumping en vendant aux États-Unis le papier journal à un prix inférieur à la valeur du marché, et qu\u2019Ottawa subventionnerait de façon déloyale son industrie forestière.Plus important producteur nord-américain de papier journal, Résolu, qui a rencontré des représentants du département du Commerce au début du mois, estime qu\u2019il n\u2019y a «aucun précédent» qui justifie l\u2019application de tarifs supplémentaires.«Une telle conclusion signifierait que l\u2019on accepte qu\u2019une compagnie soit la représentante d\u2019une industrie au grand complet», a fait valoir la société québécoise dans un résumé de sa rencontre.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 ACTUALITES A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 C A R O L I N E S T - P I E R R E S tress, heures supplémentaires, manque de personnel, épuisement.Les conditions de travail difficiles dans lesquelles doivent évoluer les infirmières sont dénoncées depuis longtemps dans les médias, où l\u2019on peut lire et entendre presque chaque semaine des témoignages de ces professionnelles de la santé qui en ont assez.Pour un jeune qui doit faire un choix de carrière, le métier d\u2019infirmier ou d\u2019infirmière de- meure-t-il attrayant?Les récentes données du Service régional d\u2019admission du Montréal métropolitain (SRAM) remises à La Presse canadienne permettent de croire qu\u2019il l\u2019est de moins en moins, puisqu\u2019on note une impor tante baisse des demandes d\u2019admission au programme collégial de soins infirmiers dans les cinq dernières années.Ainsi, en 2014, 3748 deman - des d\u2019admission pour le programme avaient été reçues par le SRAM à l\u2019issue du premier tour.Cette année, ce nombre s\u2019est élevé à 2948 à la date limite du 1er mars.Il s\u2019agit d\u2019un recul d\u2019environ 22 %, alors que la baisse de l\u2019ensemble des demandes d\u2019admission est de 6%.L\u2019an dernier, 3388 demandes d\u2019admission en soins infirmiers avaient été reçues au premier tour, soit 13 % de plus que cette année, alors que le nombre total de demandes d\u2019admission est demeuré sensiblement le même.« C\u2019est sûr que cet écart entre la diminution de la population étudiante en général et la diminution du nombre de demandes dans le programme de soins infirmiers nous amène à constater que ce n\u2019est pas un simple phénomène naturel, c\u2019est quelque chose qui est un peu plus fort du côté des soins infirmiers », admet le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay.« À ce moment-là, la première hypothèse qui nous vient à l\u2019esprit, c\u2019est le fait qu\u2019il y a beaucoup de messages diffusés dans les médias qui semblent dire que la situation des infirmières est dif ficile, que les conditions de travail sont difficiles, que l\u2019organisation du travail est, dans certains cas, difficile.C\u2019est sûr qu\u2019on pense que ça peut avoir eu un ef fet sur le caractère attractif du programme.» Du côté du Service régional d\u2019admission au collégial de Québec (SRACQ), qui compte 15 établissements contre 32 cé- geps pour le SRAM, la baisse de la demande pour le programme de soins infirmiers au premier tour a été de 17% entre 2014 et 2018, mais de seulement 3% de 2017 à 2018.M.Tremblay insiste toutefois pour dire qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une hypothèse, puisqu\u2019aucune recherche n\u2019a été menée pour connaître la raison de cette diminution de la demande.Mais il admet avoir entendu des commentaires voulant que l\u2019image de la profession témoigne d\u2019un contexte de travail difficile.« Quand on parle aux gens, quand on parle à des jeunes que l\u2019idée du programme de soins infirmiers intéresse, effectivement, ça ressort : \u201cEst-ce que le contexte de travail est propice, est-ce que c\u2019est une bonne idée que je demande à être admis dans ce programme- là?\u201d», raconte-t-il.Il estime que certains futurs étudiants pourraient par ailleurs être tentés de se tourner plutôt vers les études universitaires en sciences infirmières, pour lesquelles un diplôme d\u2019études collégiales en soins infirmiers n\u2019est pas un prérequis.La présidente de l\u2019Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, Lucie Tremblay, ne semble pas de son côté constater un recul de l\u2019attraction envers le métier et souligne que le prochain examen d\u2019entrée dans la profession accueillera l\u2019une de ses plus grandes cohortes.Elle note toutefois que les craintes existent chez les étudiants quant à leurs futures conditions de travail.«Il y a quelque chose qui est quand même extraordinaire.Cette volonté de vouloir s\u2019impliquer et de vouloir soigner.Moi, je vous avoue que ça fait six ans que je rencontre des gens un peu partout à travers le Québec et cette volonté, elle est toujours là, même dans une situation aussi tendue que ce qu\u2019on peut vivre en ce moment», a-t- elle indiqué.Mme Tremblay a d\u2019ailleurs récemment rencontré des étudiants du collégial et de l\u2019université en Abitibi, où elle a pu constater que les futurs infirmiers et infirmières voulaient s\u2019impliquer dans les changements nécessaires pour améliorer les conditions d\u2019exercice de leur futur métier.« J\u2019avais devant moi des classes qui étaient allumées, déterminées à changer les choses parce que le désir de soigner était plus grand que tout», a-t- elle indiqué.«On parle souvent de la vocation, mais c\u2019est un mélange d\u2019humanisme et aussi d\u2019une grande détermination à acquérir des compétences qui sont complexes.Et oui, les gens sont prêts à s\u2019engager dans ça, à aller chercher un grand bagage de connaissances pour pouvoir répondre aux besoins grandissants de la population», a-t-elle assuré.La Presse canadienne ÉDUCATION Baisse marquée des inscriptions en soins infirmiers Le programme a connu une baisse de 22 % en quatre ans, contre 6 % pour l\u2019ensemble du réseau collégial CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Le restaurant Wilensky est à son emplacement actuel depuis 1952.R uth Wilensky, figure emblématique de Montréal avec son restaurant ouvert en 1932 où défilent les touristes du monde entier, est décédée à l\u2019âge de 98 ans, selon un avis de décès publié samedi.Tous les guides touristiques soulignent l\u2019originalité de ce petit restaurant à la devanture défraîchie situé dans l\u2019ancien quar tier industriel du Mile End de Montréal, maintenant prisé des développeurs de jeux vidéo ou par les artistes.À l\u2019intérieur, le ver t des murs est d\u2019origine et inutile de chercher une table, tout se passe au comptoir et sur ses quelques tabourets.Là, le client attend son « spécial Wi- lensky », un sandwich de pain rond avec du salami et du saucisson tout bœuf, ser vi avec un peu de moutarde, et un cola à la cerise, boisson créée par la maison.«Chez Wilensky, c\u2019est un peu comme pénétrer dans un décor de cinéma hollywoodien des années 1950 », écrit le célèbre guide Lonely Planet au sujet de la petite boutique créée par son époux, également décédé, Moe Wilensky, descendant de parents émigrés de Russie.D\u2019abord sis au coin des rues Fairmount et Saint-Urbain, le restaurant a été déménagé à son emplacement actuel, coin Fairmount et Clark, en 1952.Le roman L\u2019apprentissage de Duddy Kravitz, de Mordecai Richler, dans lequel l\u2019établissement était décrit, y attirait les curieux depuis des décennies.Jusqu\u2019à plus de 80 ans, Ruth Wilensky se plaisait derrière le comptoir avec ses enfants qui ont pris la suite, sans changer d\u2019un iota la décoration et sans décrocher quelques photos des années 1930.Ruth Wilensky a été inhumée dans la plus stricte intimité dimanche dans le principal cimetière juif de Montréal.Avec Le Devoir Agence France-Presse Décès de Ruth Wilensky, figure emblématique de Montréal T okyo \u2014 Le Japon s\u2019est figé dans le recueillement dimanche à 14h46, heure locale, au moment précis où, le 11 mars 2011, se produisait un terrible tremblement de terre suivi d\u2019un tsunami meurtrier et d\u2019une catastrophe nucléaire.Comme chaque année, une cérémonie officielle s\u2019est tenue à Tokyo, en présence du premier ministre, Shinzo Abe, du prince Akishino, fils cadet de l\u2019empereur Akihito, et de son épouse, Kiko, tous deux représentant le couple impérial, ainsi que de survivants.Dans les régions sinistrées du nord-est de l\u2019archipel, des résidents ont également observé une minute de silence, selon les images diffusées par les chaînes de télévision.«J\u2019offre mes condoléances à ceux qui ont perdu leurs proches et amis bien aimés», a déclaré M.Abe avant de laisser la parole à des habitants.Parmi eux, une femme de 70 ans originaire de la région de Fukushima, Hideko Iga- rashi, a appelé, dans un discours prononcé avec beaucoup de cœur, le Japon à «ne jamais oublier ce que nous avons appris du désastre».«J\u2019ai attrapé un arbre, mais j\u2019ai été engloutie par la vague.Mon mari a été emporté loin de moi, il a hurlé «Hideko» trois fois», a-t-elle raconté.«Je regrette de ne pas lui avoir dit de s\u2019enfuir plus tôt.» Au total, 18 434 personnes ont péri ou sont disparues dans le tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami qui ont meurtri le pays il y a sept ans.En outre, plus de 3600 personnes, pour la plupart de Fu- kushima, sont décédées des suites de la catastrophe, pour cause de maladie ou par suicide.Aujourd\u2019hui, l\u2019accident de la centrale nucléaire de Fukus- hima, le plus grave de l\u2019histoire depuis celui de Tchernobyl, en URSS, en 1986 même s\u2019il n\u2019a officiellement pas causé de décès direct, laisse derrière lui plus de 73 000 déplacés, chassés par les radiations.Le gouvernement a levé les ordres d\u2019évacuation dans certaines zones des communes de Iitate, Namie, Kawamata et To- mioka au printemps 2017, mais de nombreux habitants ne souhaitent pas revenir.À la fin de la cérémonie à Tokyo, chacun des quelque 820 membres du public vêtu de noir et constitué presque uniquement d\u2019hommes a été convié à déposer, dos au public, une fleur blanche devant une stèle surmontée du drapeau japonais où était inscrit : «Aux âmes des victimes de la grande catastrophe de l\u2019est du Japon», tandis qu\u2019étaient remerciés les nombreux soutiens reçus de l\u2019étranger au moment des faits.Agence France-Presse Le Japon se souvient, sept ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima MICHAËL MONNIER ARCHIVES LE DEVOIR Des apprentis infirmiers s\u2019exerçant sur un mannequin au cégep du Vieux Montréal en 2014 Pas d\u2019effets néfastes au Canada Des chercheurs de l\u2019Université Simon Fraser affirment que la catastrophe nucléaire survenue en 2011 à Fukushima n\u2019a eu aucun effet néfaste à l\u2019autre extrémité du Pacifique, sur la côte de la Co- lombie-Britannique.Une équipe du laboratoire des sciences nucléaires a analysé des échantillons de sol et de saumons des rivières Quesnel et Harrison.Le chercheur principal, Krzysztof Starosta, révèle que même s\u2019ils ont trouvé des traces d\u2019isotopes dans les deux types d\u2019échantillons, dans le sol et chez le saumon, les niveaux observés sont en dessous des normes sécuritaires.Ces traces de radioactivité ne représenteraient donc qu\u2019un très faible risque autant pour le saumon que pour l\u2019humain.La Presse canadienne COMMERCE Des tarifs frontaliers pour le papier journal ? Les électeurs peuvent mesurer les ef fets de la réforme Barrette dans le domaine de la santé.Nos médecins sont plus fortunés que jamais.Et moins productifs.Un fiasco qui portera ombrage à la marque libérale jusqu\u2019au jour du scrutin.a gestion de la santé par le gouvernement Couillard relève de la chronique d\u2019un désastre annoncé.Il suf fisait de transformer Gaétan Barrette, ancien président batailleur de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), en ministre aboyeur de la Santé et de lui laisser le champ libre pour inaugurer une sombre période, qui culmine aujourd\u2019hui par le délitement du lien de confiance de la population à l\u2019égard du corps médical.Les hausses de salaire accordées aux médecins spécialistes et aux omnipraticiens, négociées dans l\u2019opacité, ont provoqué une remise en question de l\u2019éthique des médecins.Ceux-ci sont tellement plus habitués à être admirés que critiqués qu\u2019ils ne savent pas trop comment réagir, comme en attestent les commentaires de Diane Francœur, présidente de la FMSQ.Sa dénonciation à tout vent des « fausses nouvelles » et du « cirque médiatique » traduit un état de panique et d\u2019incompréhension.C\u2019est bien parce qu\u2019ils respectent le travail des médecins que les citoyens québécois ont accepté le principe du rattrapage salarial avec leurs homologues canadiens.Ils ont cru naïvement que ce rattrapage rimerait avec une amélioration de la qualité et de la quantité des services reçus.Une étude rendue publique la semaine dernière, commanditée par le défunt Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE), crève la bulle des faux espoirs.L\u2019étude dirigée par Damien Contandriopoulos démontre que la rémunération des médecins est passée de 3,3 milliards à 6,6 milliards de 2006 à 2015, ce qui représente une hausse salariale moyenne de 8,1 % par année.L\u2019effectif est passé de 14 539 à 17 306 médecins, en hausse de 17 %.Plus d\u2019argent et plus de ressources pour mieux reculer.Les médecins travaillent environ une semaine de moins par année, ils reçoivent moins de patients et ils font moins d\u2019actes médicaux.La société québécoise a donc cautionné le rattrapage pour le rattrapage.Grâce à l\u2019incurie du ministre Barrette, les médecins québécois devancent maintenant leurs homologues canadiens, sans aucune possibilité à court terme de revoir les ententes négociées avec la FMSQ et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).?Depuis qu\u2019il est ministre de la Santé, le bon Dr Barrette a bousculé ses adversaires, il a muselé ses détracteurs et il a supprimé les rares mécanismes de surveillance qui permettaient d\u2019assurer un minimum de transparence dans le réseau de la santé.Sa décision d\u2019abolir le Commissaire à la santé et au bien-être a produit un effet boomerang.L\u2019étude de M, Contandriopoulos, que la CSBE avait commandée avant sa dissolution, démontre la pertinence d\u2019un mécanisme de surveillance qu\u2019il faut remettre en place.Puisque M.Barrette a tout centralisé vers son auguste personne, il est tout à fait normal qu\u2019il écope de la plus lourde part de responsabilité pour ce cafouillage.C\u2019est à se demander pourquoi Philippe Couillard le garde en poste, d\u2019autant plus qu\u2019il l\u2019a déjà désavoué en l\u2019écartant des négociations avec les médecins.Le premier ministre a soufflé le chaud et le froid dans les dernières semaines.Après avoir louangé les termes de l\u2019entente qui permettra aux médecins spécialistes d\u2019empocher deux milliards de plus d\u2019ici l\u2019exercice 2022-2023, il se dit maintenant ouvert à revoir l\u2019administration des enveloppes budgétaires par les fédérations de médecins.En effet, un coup de barre s\u2019impose afin de retirer la gestion des enveloppes à la FMSQ et à la FMOQ, comme le recommande l\u2019étude du Commissaire à la santé et au bien-être.Les deux fédérations agissent comme des syndicats à la défense des intérêts financiers de leurs membres.Le ministère de la Santé (le ministère, pas le ministre) devrait reprendre la gestion des enveloppes afin d\u2019assurer une gestion saine des fonds publics.La rémunération à l\u2019acte doit aussi faire l\u2019objet d\u2019un débat.Bien qu\u2019elle soit censée inciter à la productivité, cette formule datant d\u2019une autre époque mérite d\u2019être examinée, car elle ne produit plus les effets escomptés.Sans pour autant renoncer complètement à la rémunération à l\u2019acte, d\u2019autres solutions doivent être envisagées, comme le paiement par patient, en vertu duquel un médecin reçoit un salaire pour s\u2019occuper d\u2019un groupe de patients.Le gouvernement Couillard est trop usé et trop soumis à l\u2019influence des médecins pour s\u2019attaquer à ce chantier.Le mode de rémunération des médecins devra faire l\u2019objet d\u2019un débat de société élargi.Au préalable, il faudra d\u2019abord que ce gouvernement de médecins et les fédérations représentatives acceptent de faire une place à la société civile dans la recherche de solutions durables et socialement acceptables.L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Argent et maladie mentale Je lisais avec un vif intérêt le texte de M.Yves Gingras «Des médecins malades de l\u2019argent» (Le Devoir, jeudi 8 mars 2018, page A 7).Son texte est d\u2019une extrême pertinence et les passages qu\u2019il cite du livre de Georg Simmel, Philosophie de l\u2019argent, sont particulièrement éclairants, à un point tel qu\u2019il devrait devenir une lecture fortement recommandée dès le collégial.La force principale du texte de M.Gin- gras réside dans ce qu\u2019il pose des questions essentielles, notamment en ce qui a trait aux «valeurs» que certaines facultés universitaires inculquent à leurs étudiants.Il faut cependant étendre aussi ce questionnement aux «schools of business» où l\u2019on enseigne l\u2019ingénierie de l\u2019évasion fiscale et les exercices de comptabilité créative qui engendrent des monstres de déraison (pour paraphraser le peintre Goya qui disait que le sommeil de la raison engendre des monstres) : indemnités de dépar t même pour les incompétents (rappelez- vous l\u2019histoire des papiers commerciaux), primes stratosphériques (rappelez-vous Bombardier), frais accessoires prohibitifs (rappelez-vous les gouttes ophtalmiques), congés fiscaux (rappelez-vous Netflix), pour n\u2019en nommer que quelques-uns.Mais le constat le plus alarmant pour notre société que soulève à bon droit M.Gin- gras se rapporte à cette espèce de sociopa- L I B R E O P I N I O N C H R I S T O P H E R N E A L Journaliste et communicateur J e me souviens très bien encore de ma première rencontre avec le français.Je n\u2019avais que cinq ans.Mes parents m\u2019amenèrent à l\u2019école primaire Marguerite-Bourgeoys à Haw- kesbury, en Ontario.L\u2019institutrice, Mlle Fau- teux, les cheveux en chignon, m\u2019accueillit avec un sourire encourageant.Je me sentis tout de suite à l\u2019aise.On craignait, peut-être, que je fasse une crise une fois que je me rendrais compte que j\u2019étais le seul anglophone dans la place.Si c\u2019était le cas, on avait tort.D\u2019abord, les crises, ce n\u2019était pas mon genre.Et avoir à composer avec des gens qui me parlaient en français ne me semblait ni étrange ni effrayant.Le français, je l\u2019avais déjà entendu maintes fois à l\u2019épicerie lorsque j\u2019accompagnais ma mère en faisant ses courses dans cette petite communauté à majorité francophone.Mon père anglo-canadien et ma mère immigrante allemande me parlaient toujours en anglais à la maison, mais venu le moment de m\u2019inscrire à l\u2019école, ils ont choisi de faire de moi un francophone.À l\u2019époque, cela impliquait une forte dose d\u2019enseignement du catéchisme catholique avec ma grammaire française! J\u2019y ai survécu.Mais combien cette connaissance du français, obtenue de façon si modeste il y a maintenant près de soixante ans, m\u2019a-t-elle bien servi ! D\u2019un seul coup s\u2019ouvrit à moi un autre monde francophone, d\u2019abord celui devant moi dans ce petit coin du Canada, mais aussi dans le monde entier que j\u2019allais bientôt découvrir.Grâce au français, les emplois ayant le bilinguisme comme exigence ou atout ne me présentaient aucune barrière, au contraire, et j\u2019en profitais.Jeune journaliste à l\u2019hebdo bilingue Le Messager de Verdun, je devais un matin par semaine traduire du français à l\u2019anglais les nouvelles de l\u2019hebdo avoisinant du même éditeur Le Messager de LaSalle alors que mon homologue francophone chez ce dernier, un certain Alain, faisait de même avec mes textes dans le sens contraire.À la suite de quoi, nous avions l\u2019habitude de partager un lunch (en français) dans un café du coin.Ailleurs, lors de mon cheminement comme journaliste à la Gazette et à l\u2019Ottawa Citizen et comme fonctionnaire au gouvernement fédéral à Ottawa, je devais recourir au français presque tous les jours.À la Banque mondiale, où j\u2019ai passé près d\u2019une vingtaine d\u2019années, le hasard a voulu que j\u2019aie eu comme patron un vice-président de nationalité française, qui préférait mille fois cette langue à l\u2019anglais, et cela me convenait.Puisque nous habitons aujourd\u2019hui au Québec, ma conjointe hispanophone a appris le français.Nous avions auparavant suivi l\u2019exemple de mes parents en inscrivant nos deux enfants dans des programmes d\u2019immersion en français.Ils habitent aujourd\u2019hui Toronto et Ottawa, mais tous deux retiennent une connaissance du français qu\u2019ils sont en mesure de sortir au besoin.Je vérifie de temps en temps.Cet apprentissage du français est-il hors du commun parmi des Anglo-Canadiens?Pas vraiment.On se retrouve parmi près de deux millions de Canadiens, dits anglophones, qui sont toutefois capables de soutenir une conversation en français.C\u2019est près du double du million de personnes ayant le français comme langue maternelle hors Québec.J\u2019ai l\u2019impression de ne pas entendre parler souvent de ce phénomène.Pourtant, il est important.Sur les 274 millions de francophones dans le monde, près de la moitié, soit 125 millions, l\u2019ont appris comme moi et ma famille, soit comme deuxième langue.C\u2019est vrai que deux millions d\u2019anglophones qui parlent le français ne représentent qu\u2019à peine 7 % des Canadiens non francophones, et que la grande majorité de ceux-ci se trouvent au Québec, où deux tiers des anglophones se disent bilingues.Mais remarquons que ces chiffres vont en augmentant.Plus de 425 000 élèves sont inscrits dans des programmes d\u2019immersion en français dans le Canada anglais, et la demande ne cesse de croître.Il y a même une pénurie chronique d\u2019enseignants francophones pour y répondre, surtout en Colom- bie-Britannique et en Alberta.Le premier ministre québécois, Philippe Couil- lard, a convenu ce mois avec le président français, Emmanuel Macron, qu\u2019il fallait agir davantage en appui à l\u2019enseignement du français en Afrique.Pourquoi ne pas en faire autant au Canada anglais?On peut dire que ce n\u2019est qu\u2019une goutte d\u2019eau insignifiante face au danger d\u2019effritement graduel qui pèse sur le français en Amérique.Toutefois, cet appui contribue à faire en sorte que le français soit la deuxième langue apprise comme langue étrangère après l\u2019anglais, ce qui à son tour permet au français de se maintenir comme cinquième langue parlée, et troisième langue des affaires dans le monde.Les perspectives pour la survie du français ne peuvent qu\u2019être renforcées en encourageant les francophones d\u2019adoption, que ce soient des Africains ou des Albertains.Les jeunes enseignants québécois en quête d\u2019aventure sont bien placés pour y répondre.Encourageons les « francophones d\u2019adoption » FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VÉRONIQUE CHAGNON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET thie qui règne dans l\u2019esprit de ceux qui amassent maladivement plus d\u2019argent qu\u2019ils en ont vraiment besoin.De là les divers désordres, individuel et social, de la relation pathologique à l\u2019égard de l\u2019argent.Sans vouloir diaboliser cet outil d\u2019échange, il serait grand temps, pour des sociétés dites civilisées, que les «influenceurs» (comme les politiciens?) prennent des mesures courageuses.Quand l\u2019appât du gain en est rendu à diminuer «la capacité de jouir de menus plaisirs », à développer une « tendance paranoïaque » et des « émotions négatives », quand une telle obsession entraîne une dégradation de l\u2019empathie et des «capacités relationnelles », quand une telle dépendance insatiable devient chronique, alors oui on peut parler de maladie mentale.Ajoutez à cela déni et arrogance\u2026 Une cure s\u2019impose en commençant par annuler cette fameuse entente salariale qui serait plus sagement employée à renflouer des ressources auxiliaires indispensables.Dans un deuxième temps, le gouvernement actuel qui ne donne qu\u2019aux riches mérite que la population lui prescrive un long congé de maladie.Ce ne serait là qu\u2019un début à une cure salutaire de désintoxication morale et psychologique, une amorce à une rééducation éthique et un assainissement des mœurs, le commencement d\u2019une réflexion fondamentale et pratique sur le genre de société dans laquelle nous voulons vivre.Tout le monde gagnerait à vivre dans une société où la misère économique de gens «ordinaires» ne côtoierait plus la misère interrelationnelle des ultra-nantis.Guy Sauvé Le 9 mars 2018 SALAIRE DES MÉDECINS Québec perd le contrôle L BRIAN MYLES Raisonnable ?Le sort des 18 caribous forestiers de la région de Val-d\u2019Or, derniers représentants de leur espèce, a été tranché par le gouvernement Couillard, apprenait-on dans Le Devoir du 9 mars.Ils iront rejoindre les dinosaures, les mammouths, nos tour tes et les milliers d\u2019autres espèces condamnées à l\u2019extinction.Ainsi en a décidé un rapport préliminaire du ministère de la Faune.Les efforts nécessaires pour tenter de restaurer leur habitat, « perturbé par des décennies de coupes forestières intensives et d\u2019activités minières », comme on le rapportait dans ces pages, coûteraient trop cher : 76 millions de dollars sur 50 ans.« Cette situation est triste, mais il faut être raisonnable », a déclaré le ministre Luc Blanchette.Pourtant, cette somme ne représente qu\u2019une infime partie des augmentations faramineuses consenties par le gouvernement à nos médecins et spécialistes dont plusieurs, semble-t-il, n\u2019en demandaient pas tant.On peut se demander si les compagnies forestières et minières \u2014 et les gouver nements qui leur ont permis d\u2019agir comme elles l\u2019ont fait \u2014 se sont montrées raisonnables en détruisant l\u2019habitat des caribous.Mais il semble qu\u2019il y ait un temps pour être raisonnable et un autre pour l\u2019être moins.De toute façon, en plus d\u2019être raisonnables, soyons réalistes : ces pauvres caribous forestiers, inconscients de leur sort, ne votent pas, ne peuvent acheter ni vendre personne ni même se payer des lobbyistes.Yves Beauchemin, écrivain Longueuil, le 10 mars 2018 L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter),Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants),Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatricespublicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).O n peut certes rêver que l\u2019éducation \u2014 sa valorisation, sa qualité \u2014 devienne l\u2019enjeu principal de cette campagne électorale, déjà bien enclenchée.Mais c\u2019est peu probable.A priori, cet « honneur » reviendra à la santé, dont la gestion provoque un ras-le-bol général chez les Québécois.En effet, jour après jour, on découvre que l\u2019entente sur la rémunération exorbitante des médecins spécialistes contient en outre des primes de toute nature auxquelles aucun autre professionnel de la santé n\u2019a droit.Or ces augmentations hors normes sont malheureusement inversement proportionnelles à l\u2019humanisation du système de santé et à sa performance.L\u2019opposition aura beau jeu de demander si toute cette austérité des dernières années n\u2019aura ser vi qu\u2019à ça : enrichir les médecins d\u2019ici au point d\u2019en faire les mieux payés au Canada.« Le gouvernement de docteurs » sera dépeint comme celui qui a mis l\u2019intérêt de ses pairs avant le bien commun, qui a négligé au détour les infirmières, pivots du système, et a généralement échoué, une fois de plus, à le corriger et ce, qu inze ans après que Jean Charest eut déclaré : « Je dis aux Québécois : faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé.Jugez- moi sur ces résultats.Et si je n\u2019y arrive pas, vous saurez quoi faire ! » L\u2019enjeu du renouvellement de la classe politique dominera aussi cette campagne.En cette ère de surexposition médiatique, de médias sociaux déchaînés et au terme de quinze années de pouvoir libéral presque ininterrompu, l\u2019époque est au « changement ».Pour qui , pourquoi ?Qu\u2019importe ! Et c\u2019est l\u2019ensemble de la classe politique qui est visé, particulièrement au sein des partis traditionnels.Ce « déga- gisme » \u2014 qui se manifeste un peu par tout dans le monde \u2014 prend forme aussi au Québec.Ceux qui sont perçus comme des « outsiders » ont la cote, comme en témoigne Valérie Plante, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient eux aussi honnis pour avoir rompu leurs promesses ou qu\u2019ils aient failli à faire de la politique « autrement ».Reste à voir si, après vingt ans dans le paysage politique, François Legault peut incarner ce rôle de valeureux chevalier qui ira combattre « l\u2019establishment ».Le troisième enjeu qui devrait s\u2019inviter dans la campagne est celui de la justice fiscale, mise à mal par l\u2019entente Netflix et la reconnaissance récente, par le gouvernement du Canada, de trois nouveaux paradis fiscaux.Devant la décision d\u2019Ottawa d\u2019exempter de taxes des entreprises numériques américaines tout en taxant les nôtres, le gouvernement du Québec réta- blira-t-il l \u2019équité , dans la mesure de ses moyens ?Les Québécois voient bien que l\u2019argent existe, dans l\u2019économie numérique notamment, et qu\u2019il faut aller le chercher, le taxer et l\u2019imposer, ne serait-ce que pour payer les médecins ! Comme d\u2019habitude, il restera bien peu de place pour la culture, mais si elle se fraie un chemin, ce sera, probablement, par l\u2019imposition et la réglementation des plateformes numériques étrangères.Qui d\u2019autre que le Parti québécois se préoccupera de l\u2019avenir de la langue française ?Qui fera de la laïcité un enjeu électoral, alors que cette question n\u2019est pas réglée même si on «célébrera» en mai le dixième anniversaire du rapport de la commission Bouchard-Taylor ?Certainement pas la Coalition avenir Québec, qui vient de renoncer à inclure ce sujet dans son programme électoral, ni Québec solidaire, qui se retrouve dans le même camp que le Parti libéral du Québec, soit celui du multicultura- lisme, c\u2019est-à-dire du repli sur soi de chaque communauté en comparaison avec une citoyenneté partagée favorisée par la laïcité.L\u2019enjeu de la conciliation travail-famille sera évidemment exploité sous forme de surenchère : qui offre plus et mieux à ceux qui, dans le 450, vont faire ou défaire le gouvernement du Québec.Enfin, qu\u2019on le veuille ou non, l\u2019indépendance du Québec constituera un gros enjeu de façon inusitée.En l\u2019absence de référendum dans ce mandat qui est demandé aux électeurs, le Parti québécois sera-t-il en mesure de mobiliser les siens, comme il a commencé à le faire depuis peu ?S\u2019il ne réussit pas, il pourrait pratiquement être rayé de la carte au profit de la Coalition avenir Québec.S\u2019il ne réussit qu\u2019à moitié, il favorisera la réélection des libéraux.Contours électoraux LOUISE BEAUDOIN L\u2019enjeu du renouvellement de la classe politique dominera aussi cette campagne.En cette ère de surexposition médiatique, de médias sociaux déchaînés et au terme de quinze années de pouvoir libéral presque ininterrompu, l\u2019époque est au «changement».A N T O I N E G U I L M A I N K A R L D E L W A I D E A N T O I N E A Y L W I N Avocats, Fasken Martineau DuMoulin a protection des renseignements personnels doit être repensée à l\u2019heure des technologies de l\u2019information et des nouveaux modèles d\u2019af- fa ires \u2014 pensons au Big Data, à l\u2019Internet des objets ou encore à l\u2019intelligence artificielle qui étaient absents de notre quotidien il y a encore quelques années.Voilà une question qui fait aujourd\u2019hui l\u2019unanimité partout dans le monde.La solution est, quant à elle, moins évidente à trouver.Et, tandis que l\u2019Union européenne met le cap sur une direction qui lui est propre, le Canada semble encore chercher sa voie.On veut assurément innover\u2026 oui, mais comment ?En inventant ou en imitant ?Les députés fédéraux semblent aujourd\u2019hui privilégier la deuxième option, soit la voie de l\u2019imitation de nos voisins européens.Il y a quelques jours, le Comité permanent de l\u2019accès à l\u2019information, de la protection des renseignements personnels et de l\u2019éthique déposait son rapport quinquennal à la Chambre des communes intitulé Vers la protection de la vie privée dès la conception : examen de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.Il faut ici souligner que cette loi fédérale vise les organisations du secteur privé ayant des activités commerciales dans la plupar t des provinces, à l\u2019exception dans certaines circonstances du Québec, de l\u2019Alberta et de la Colombie-Britannique disposant de leurs propres lois.Dans le cadre de cet examen parlementaire, le Comité formule 19 recommandations de modification de la loi fédérale en s\u2019appuyant sur une analyse d\u2019une centaine de pages.À la lecture du rapport, on peut toutefois s\u2019étonner de voir autant de références au système européen : l\u2019« Union européenne » est citée pas moins de 25 fois, tandis que l\u2019occurrence «RGPD » (pour Règlement général sur la protection des données) se retrouve à 36 reprises.La nouvelle réglementation européenne en matière de protection des données personnelles est assurément un incontournable, mais on parle bien du Canada ayant sa propre histoire et ses propres spécificités en matière de vie privée.Plus avant, il faut garder à l\u2019esprit le proverbe bien connu « qui veut imiter la démarche de l\u2019autre ne fait que perdre la sienne ».Cela dit, le rapport présente toutefois des pistes de réflexion fort intéressantes, notamment quant au développement « responsable » de l\u2019intelligence ar tificielle.C\u2019est sur ces « plus » et ces « moins » que nous aimerions insister.Réflexion constructive Entendons-nous : il n\u2019est pas interdit de parler, voire même de s\u2019inspirer, de la réglementation européenne, qui est particulièrement audacieuse et originale, il faut bien l\u2019admettre.La nuance est toutefois mince entre « s\u2019inspirer » et « copier-coller ».En l\u2019occurrence, le rapport propose une réflexion cer tes constructive, mais l\u2019analyse apparaît parfois presque mécanique, comme s\u2019il fallait nécessairement faire un ef for t de type « check-the-box » entre le droit canadien et le droit européen.La plupart des recommandations recoupent ainsi des concepts qui sont mis en avant dans la réglementation européenne.Il faudrait ainsi modifier le droit canadien pour tenir compte des intérêts d\u2019affaires légitimes, des nuances entre anonymisat ion et pseudonymisat ion, du consentement des mineurs, de la portabilité des données, du droit à l\u2019effacement et au dé- référencement ou encore des notions de Privacy by Design et de Privacy by Default.Les Européens n\u2019ont évidemment pas l\u2019apanage de ces différentes idées, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019un sentiment de «voie unique » se dégage de ce rapport.À ce stade, il faut noter qu\u2019en matière de flux transfrontaliers de données, la notion du caractère « adéquat » (ou équivalent) des protections accordées aux renseignements personnels est un enjeu crucial.En ce sens, le rapport y consacre une partie im- por tante, et ce, à juste titre.Cependant, la quête du Graal «adéquation» ne signifie certainement pas que l\u2019approche canadienne puisse être dictée ipso facto par l\u2019Union européenne.Cela étant dit, soulignons toutefois que le rapport contient des développements plus novateurs que d\u2019autres, notamment quant aux pouvoirs d\u2019exécution du Commissaire à la protection de la vie privée ou encore à l\u2019étude de l\u2019approche états-unienne.Ce constat se vérifie particulièrement concernant les enjeux de l\u2019intelligence artificielle.Le Comité exhorte ainsi le gouvernement du Canada à « envisager la prise de mesures visant à améliorer la transparence algorithmique ».À l\u2019heure où les projets et réussites se multiplient au Canada dans ce secteur, par ticulièrement à Montréal, et compte tenu du besoin criant de sécurité juridique pour tous les intervenants, y compris les entreprises innovantes, cette recommandation fait jaillir une lueur d\u2019espoir.Elle doit maintenant s\u2019accompagner de véritables discussions sur le plan éthique, tout en s\u2019inscrivant dans un cadre normatif équilibré et compétitif.L\u2019intelligence artificielle ne doit pas opposer, mais bien rassembler toutes les parties prenantes.Au bout du compte, le modèle canadien de protection des renseignements personnels doit tracer sa propre voie, trouver son propre équilibre.À ce chapitre, peut-être convient-il de mieux considérer les propos du législateur (lui- même !) qui se retrouvent dans la loi fédérale, soit de tenir compte du droit des individus à la vie privée et du besoin des organisations de traiter des renseignements personnels dans une ère où la technologie modifie la donne.Protection des renseignements personnels au Canada : imiter ou innover T E X T E C O L L E C T I F * Lettre ouverte de chercheuses et de chercheurs indépendants adio-Canada et le quotidien Le Devoir rendaient publique lundi dernier l\u2019existence de conflits d\u2019intérêts qui remettent en question l\u2019indépendance de la recherche sur les pesticides au Québec.La direction et le conseil d\u2019administration du Centre de recherche sur les grains (CEROM), une institution publique dont une partie des recherches vise à réduire l\u2019utilisation des pesticides qui nuisent à l\u2019environnement, ont tenté de dissuader des chercheurs de diffuser les résultats de leurs travaux, lesquels concluaient que l\u2019utilisation des pesticides néonicotinoïdes n\u2019avait qu\u2019une influence minime sur les rendements en agriculture.Nous sommes réellement préoccupés par le fait que les entreprises qui vendent des pesticides ainsi que cer tains producteurs agricoles ont une influence indue sur la recherche concernant ces produits toxiques.Qui plus est, il est inacceptable qu\u2019un organisme privé comme le CEROM bénéficie de fonds publics pour faire de la recherche sur les pesticides, alors que son conseil d\u2019administration est principalement constitué d\u2019entreprises qui vendent ces produits et d\u2019agriculteurs qui les utilisent.Le conflit d\u2019intérêts est évident.Il est également hautement préoccupant que des études démontrant l\u2019inefficacité de pesticides n\u2019aient pas été rendues publiques, au moment même où le gouvernement du Québec étudiait la mise en place d\u2019une réglementation pour interdire l\u2019usage des pesticides posant les risques les plus élevés pour la santé et l\u2019environnement.La prévalence des intérêts privés Les intérêts privés influencent la recherche sur les pesticides à tous les niveaux.Dès le départ, l\u2019approbation donnée par Santé Canada (appelée homologation) pour l\u2019utilisation des pesticides est basée majoritairement sur les études réalisées par l\u2019industrie agrochimique.Toutes les analyses de risques qui sont réalisées ultérieurement, y compris celles de Santé Canada, utilisent ces données, faute de données indépendantes.L\u2019industrie se targue ensuite du fait que ses produits sont homologués et donc que les risques sont bien évalués et minimes.Or, nous constatons de plus en plus souvent des contradictions importantes entre les évaluations de toxicité provenant de l\u2019industrie et les évaluations des études indépendantes.En effet, les études de chercheurs universitaires bénéficiant de la liberté universitaire révèlent bien souvent des risques significatifs à la santé qui n\u2019avaient pas été mis en lumière par les tests de l\u2019industrie.Pendant ce temps, l\u2019utilisation de pesticides agricoles atteint des niveaux records au Québec.Rappelons que ces produits sont conçus pour être toxiques et ils sont épandus dans l\u2019environnement de façon volontaire.Plusieurs pesticides utilisés en agriculture et en milieu urbain ont été associés à des effets néfastes sur la santé humaine, notamment la maladie de Parkinson, une diminution de la fertilité, et des problèmes neurologiques chez l\u2019enfant.Les travailleuses et travailleurs agricoles sont les premiers exposés, et nous avons le devoir d\u2019évaluer les risques que ces travailleurs encourent.Des recherches rigoureuses sur l\u2019ampleur des risques à la santé sont de la plus grande importance.Les pesticides inquiètent le public.Les gens s\u2019intéressent beaucoup à ce qu\u2019ils peuvent faire pour diminuer leur risque d\u2019exposition aux pesticides, craignant de souffrir des conséquences éventuelles que ces produits pourraient avoir sur leur santé et celle de leurs enfants.Ainsi, il est souvent question de manger bio, d\u2019éviter les pesticides sur nos pelouses, etc.Mais ces mesures de protection individuelle sont insuf fisantes et porteuses d\u2019inégalités.En ef fet, il n\u2019est pas à la portée de chacun de remplir son panier d\u2019épicerie de produits biologiques.D\u2019un point de vue de santé publique, des mesures collectives s\u2019imposent, car tous devraient avoir droit à un environnement sain.Pour nous, chercheurs, cela doit passer par une gestion prudente des pesticides, basée sur des données probantes et indépendantes.Par conséquent, nous réclamons des gouvernements du Québec et du Canada qu\u2019ils mettent en place des fonds de recherche indépendants sur les impacts des pesticides sur la santé et l\u2019environnement afin de protéger adéquatement l\u2019intérêt public.Un financement indépendant nous permettrait d\u2019ef fectuer ces recherches sans que les résultats fassent l\u2019objet d\u2019un quelconque bâillon.*Liste complète des signataires sur toutes les plateformes numériques du Devoir.Pour un fonds de recherche indépendant sur les pesticides L ISTOCK Le modèle canadien de protection des renseignements personnels doit tracer sa propre voie, trouver son propre équilibre.L\u2019utilisation de pesticides agricoles atteint des niveaux records au Québec.Rappelons que ces produits sont conçus pour être toxiques et ils sont épandus dans l\u2019environnement de façon volontaire.R L E D E V O I R , L E L U N D I 1 2 M A R S 2 0 1 8 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel 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limitait jusqu\u2019alors les mandats présidentiels à deux fois cinq ans.La majorité des deux tiers des votes était exigée ; la barre a donc été franchie haut la main par le président de la République populaire, Xi Jinping, élu à ce poste par le Parlement national le 14 mars 2013.Le changement adopté fait également entrer « la pensée Xi Jinping » dans la Constitution, tout comme « le rôle dirigeant » du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier.Désormais, Xi Jinping, 64 ans, va pouvoir se maintenir à la tête de l\u2019État après le terme prévu de 2023, soit l\u2019issue du deuxième mandat qu\u2019il va prochainement entamer.Et ce, sans limite de temps ni de casquettes.Reste que, s\u2019ils semblent anecdotiques, ces deux votes contre la modification de la Constitution « entreront dans l\u2019histoire », a estimé le dissident Hu Jia, joint par l\u2019AFP dans le sud du pays, où les autorités l\u2019ont assigné à résidence durant la session de l\u2019ANP.Comment en est-on arrivé là?Le projet de changement constitutionnel a été rendu public il y a deux semaines, prenant les Chinois de cour t, tandis que le pouvoir censurait les réactions critiques sur Internet.La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l\u2019homme fort de l\u2019époque, Deng Xiaoping, afin d\u2019éviter un retour au régime dictatorial de l\u2019ère Mao Zedong qui a dirigé le pays entre 1949 et 1976.« Quarante- deux ans plus tard, un nouveau tyran à la Mao se lève sur la Chine », avance Hu Jia.Ce résultat est dû à la capacité que s\u2019est octroyée Xi J inp ing de placer ses hommes à des postes stratégiques et à la campagne anticorr uption qui a visé plus de 1,2 million de cadres du PCC.Quelles conséquences va avoir ce vote?Pour les obser vateurs occidentaux, cette modification de la Constitution peut laisser augurer une recrudescence de la répression à l\u2019encontre des opposants au régime.Ces derniers pourraient être accusés d\u2019atteinte à l\u2019Etat pour avoir contesté la mainmise du PCC sur le pouvoir.Depuis son arrivée à la tête de l\u2019appareil politique central fin 2012, entraînant de facto son arrivée à la tête de l\u2019État début 2013, Xi Jinping a accru l\u2019autorité du régime, à grand renfort de propagande et d\u2019une omniprésence dans les médias d\u2019État.Son objectif étant, face à l\u2019Occident, de s\u2019incarner en héraut de la « grande renaissance de la nation chinoise », revanche d\u2019une superpuissance moderne et respectée à l\u2019horizon 2050.Pour autant, selon le politologue Willy Lam, de l\u2019université chinoise de Hongkong, si les députés n\u2019ont pas osé contrecarrer le changement constitutionnel et qu\u2019aucun d\u2019entre eux n\u2019osera voter contre Xi Jinping lors de son élection à un deuxième mandat qui aura lieu dans quelques jours, certains pourraient toutefois exprimer leur mécontentement d\u2019ici la fin de la session parlementaire le 20 mars.Qui est Xi Jinping?Fils de Xi Zhongxun, l\u2019un des fondateurs de la guérilla communiste, Xi Jinping est né dans un milieu privilégié en 1953 à Pékin.Il appartient à la caste des « princes rouges », ces descendants des révolutionnaires arrivés au pouvoir en 1949 avant d\u2019être broyés par les purges de Mao.Pour autant, le président chinois cherche à gommer ses origines et cultive une image de dirigeant proche du peuple : la propagande insiste sur sa vie frugale dans une grotte à la campagne pendant la Révolution culturelle (1966-1976).Après les troubles de l\u2019ère maoïste, il décroche à la fin des années 70 un diplôme d\u2019ingénieur chimiste de la prestigieuse université Tsinghua à Pékin.Mais il fait carrière dans l\u2019appareil du Parti, où il entre à 20 ans.Gouverneur du Fujian en 1999, patron du parti au Zhejiang en 2002, deux provinces côtières vitrines des réformes économiques, il entre en 2007 au Comité permanent du Bureau politique, le cercle dirigeant du PCC, dont il prendra les rênes en novembre 2012.Sur plan personnel, Xi Jinping, qui a étudié l\u2019agriculture aux États-Unis en 1985, a épousé en 1987 en secondes noces la célèbre chanteuse Peng Liyuan.Le couple a une fille qui a étudié à Harvard.Surnommé « Xi Dada » (Tonton Xi) par la population, le président de la République populaire est parfois comparé à Mao pour le culte dont il fait l\u2019objet et ses pouvoirs.Secrétaire général du PCC \u2014 « noyau central », comme l\u2019a qualifié le parti en 2016 \u2014, président de facto du pays, président de la commission militaire centrale, président de groupes de travail\u2026 Xi Jinping cumule depuis 2012 les fonctions à la tête de la deuxième puissance mondiale.Et cela n\u2019est visiblement pas à la veille de s\u2019arrêter.Libération SUITE DE LA PAGE 1 CHINE évolue très lentement » ponctuent le rapport.La plupar t des employés rencontrés sont préoccupés par l\u2019image de la Commission et la perception qu\u2019en ont les médias, le gouvernement et la population.« On ne peut se permettre de tels délais, on perd de la crédibilité.» Il y a deux semaines, Le Devoir rapportait que les délais dans le traitement des plaintes du public atteignaient des « records».Selon le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), certains s\u2019étaient étirés au-delà de sept ans, notamment dans un cas de discrimination raciale à l\u2019embauche et d\u2019une plainte pour profilage racial.Une mère de la Montérégie avait pour sa part confié être toujours en attente d\u2019une décision pour une plainte de discrimination à l\u2019endroit de ses enfants qu\u2019elle a déposée il y a plus de quatre ans.Elle disait craindre les conséquences néfastes découlant des longs délais.Problème de service à la clientèle «On demande aux autres de faire ce qu\u2019on ne fait pas nous-mêmes.» Cette phrase entendue par le consultant renvoie au problème de la qualité des services offerts par la Commission elle-même.Le rapport fait ef fectivement état d\u2019« un nombre important de plaintes » faites à son service à la clientèle, soit environ 60 par année pour les trois dernières années.Il y a quatre ans, il y a même eu 120 plaintes en une seule année, a constaté Le Devoir.«Le système actuel présente certaines \u201cfailles\u201d », a fait remarquer M.Hotte.Ainsi, les plaintes sur la qualité du service ne seraient même pas centralisées vers une seule personne.Dans son dernier rapport annuel 2016-2017, la Commission reconnaît qu\u2019elle n\u2019a pas de système efficace pour évaluer l\u2019ensemble des services qu\u2019elle rend, la qualité ne consistant pour le moment qu\u2019à traiter les plaintes et rien d\u2019autre.Elle dit toutefois vouloir s\u2019attaquer à ce problème \u2014 et à celui de réduire les délais de traitement des dossiers pour discrimination \u2014 et soutient qu\u2019il figure parmi les priorités de son Plan stratégique 2015-2019.Or, ce même plan stratégique est critiqué par les employés, qui déplorent qu\u2019il ne contienne pas de cibles à atteindre.« Plusieurs apprécieraient une culture de résultats plus précise.» Ils remettent aussi en question la pertinence que ce plan ait 14 comités de suivi, un nombre jugé « incroyable ».Trop de postes?Le rapport évoque aussi de nombreux problèmes de dédoublements de fonctions et souligne la lourdeur de la str ucture de la présidence qui comprend trois paliers d\u2019encadrement : une présidence, deux vice-présidences et six directions autour desquelles gravitent d\u2019autres postes d\u2019adjoints, de techniciens et un de cadre-conseil.Ce dernier, qui joue un rôle d\u2019intermédiaire entre les directions et la présidence, est très critiqué et ne sera i t pas « just i f i[é] » , de l \u2019av is du consultant.La CDPDJ, qui emploie 155 personnes, a été comparée à d\u2019autres organisations similaires qui semblent fonctionner dans des structures moins lourdes.À titre d\u2019exemple, 133 personnes travaillent au Protecteur du citoyen et celui-ci n\u2019a qu\u2019une seule personne au bureau de la présidence.Le Curateur public a, à l\u2019instar de la Commission, six directions sous sa responsabilité, mais pour 668 employés.Il n\u2019a pas été possible d\u2019obtenir de savoir si les recommandations précises de ce diagnostic organisationnel, comme ne pas nommer de nouveaux cadres ou de supprimer certains postes se dédoublant, ont été su iv ies .La CDPDJ n \u2019a pas été en mesure de faire de commentaires dans les délais accordés.Toutefois, il y a deux semaines, le nouveau vice- président, Philippe-André Tessier, avait reconnu la longueur du traitement des plaintes et avait af firmé que c\u2019était une priorité pour son organisation.Du mouvement Depuis la production du rapport Hotte il y a environ un an, d\u2019importants mouvements de personnel ont été constatés.À commencer par la présidente Tamara Thermitus, qui est en congé maladie depuis le 25 octobre.L\u2019intérim est assuré par le vice-président Camil Picard, et l\u2019autre poste de vice-président demeuré vacant a été pourvu par M.Tessier en décembre.Sur six postes de directions, un seul a gardé son titulaire.Rappelons qu\u2019une crise interne secoue l\u2019organisation depuis l\u2019arrivée à la présidence de Mme Thermitus.À la suite de plaintes, notamment pour abus d\u2019autorité, un rapport d\u2019enquête du Protecteur du citoyen a été remis à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à la fin novembre.Un second rapport, cette fois un diagnostic organisationnel ef fectué par l\u2019ex- sous-ministre Lise Verreault, lui a été remis en décembre.Le gouvernement n\u2019a pas encore indiqué ce qu\u2019il entendait faire dans le dossier.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 COMMISSION tives, M.Duval donne l\u2019exemple d\u2019une situation qui pourrait être jugée « inacceptable » : « Un concours de vente, par exemple.Si pour éliminer un inventaire de fin de saison, on donne un boni à un agronome qui fait de la vente pour écouler les stocks.» Ce type de paiement à la performance est une pratique existante, en plus de bonis, de commissions ou d\u2019incitatifs sous forme de voyages.« Pour l\u2019instant, on a des informations contradictoires, des \u201cj\u2019ai entendu dire\u201d», avance le président.Les résultats de cette enquête devraient être connus dans les prochaines semaines.Jusqu\u2019à 80 % des agronomes du domaine de la protection des plantes seraient liés à l\u2019industrie, soit financièrement, soit à travers le conseil d\u2019administration du groupe-conseil pour lequel ils travaillent.Dissidence Ce double rôle préoccupe plusieurs agronomes.Ils exhortent leur ordre à carrément interdire la « prescription » aux agronomes liés à l\u2019industrie.Une proposition en ce sens a été votée lors de leur dernière assemblée générale annuelle, en septembre 2017.L\u2019OAQ, « dans l\u2019intérêt de la protection du public », devrait interdire à un agronome de prescrire l\u2019utilisation de pesticides s\u2019il reçoit « une commission ou toutes autres formes de boni ou d\u2019incitatif sur la vente des pesticides», énonçait la résolution.« L\u2019Ordre ne semble pas avoir retenu les vœux de la majorité des congressistes de septembre 2017 », af firme Marc Clément, agronome retraité qui a porté la résolution en assemblée.Soumise par la section de l\u2019Outaouais de l\u2019OAQ, la proposition a recueilli le vote d\u2019une centaine de membres, sur environ 150 selon M.Clément.«Vous savez, si on faisait ça demain matin, je ne suis pas sûr qu\u2019on aurait assez de monde pour couvrir les besoins du Québec », répond Michel Duval en entrevue avec Le Devoir.Il ajoute que l\u2019OAQ ne souhaite pas mettre « une catégorie d\u2019agronomes dans une case précise ».M.Clément se dit « gêné » par cette prise de position qui confond principes et protection du public.Les producteurs agricoles savent qu\u2019un agronome donné est lié à l\u2019industrie, mais ils ignorent la teneur de sa rémunération, expose- t-il.«La tentation est là si tu sais que ton salaire dépend d\u2019un produit.Au-delà de la tentation, il y a aussi le fait qu \u2019on doive présenter une image de confiance, poursuit-il, mais en ce moment, le jupon dépasse.» «On a l\u2019impression que notre ordre ne fait pas sa job», déplore quant à lui Samuel Comtois.Lui- même agronome, il signait une lettre la semaine dernière dans Le Devoir pour se distancier des propos du président de son ordre professionnel.Il proposait également de séparer « l\u2019acte agronomique du diagnostic et de la recommandation» de « l\u2019acte de vente des intrants agricoles», afin de rétablir la réputation de tous, agronomes comme vendeurs d\u2019intrants.« Ça prend des gens qui connaissent les produits c\u2019est sûr.Mais pour bien travailler avec nos collègues de l\u2019industrie, ça prend aussi des règles », énonce M.Comtois.Les compagnies de vente d\u2019intrants n\u2019ont quant à elles qu\u2019une seule raison d\u2019être, selon lui : « Vendre des in- trants agricoles et maximiser leurs profits.» Déjà des outils Le code de déontologie auquel se réfère M.Duval semble plutôt pencher en faveur d\u2019une séparation des rôles.On y lit entre autres, à l\u2019article 28 sur le conflit d\u2019intérêts, qu\u2019un agronome «n\u2019est pas indépendant pour un acte donné, s\u2019il y trouve un avantage personnel, direct ou indirect, actuel ou éventuel ».L\u2019Ordre inspectera en outre tous les agronomes appelés à autoriser ou non les pesticides concernés d\u2019ici les quatre prochaines années, une disposition inscrite dans une entente entre l\u2019OAQ et le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).Des critiques sur l\u2019indépendance des agronomes ont été formulées autant par des groupes environnementaux que par l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).« La prescription n\u2019est donc pas une panacée, d\u2019autant plus que la majorité des vendeurs de pesticides sont des agronomes», reconnaissait en février l\u2019UPA par la voix de son porte-parole, Patrice Juneau.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PESTICIDES Plaintes qui visent le service à la clientèle 2012-2013 73 2013-2014 120 2014-2015 59 2015-2016 60 2016-2017 66 Source : CDPDJ « Quarante- deux ans plus tard, un nouveau tyran à la Mao se lève sur la Chine » SOURCE: CDPDJ Tamara Thermitus ISTOCK Un champ de soya en Ontario.Au Québec, plus de la moitié du soya cultivé a ses semences enrobées de néonicotinoïdes."]
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