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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-03-16, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 5 7 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Ouvrir les yeux sur la violence intérieure.Témoignage poignant, jeudi, d\u2019une ancienne chef de Kitcisakik, qui a braqué les projecteurs sur les violences pratiquées par les gens de sa communauté.Page A 3 Avis légaux.A 6 Décès.B 6 Météo.A 6 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 9 ?w w w .l e d e v o i r .c o m O D I L E T R E M B L A Y L\u2019 exploitant de salles MK2 pose son enseigne à Montréal.Le groupe français, très ancré à Paris avec dix cinémas et d\u2019autres en friche, prendra la barre du cinéma Quartier Latin au centre- ville (dix-sept écrans), coin Emery et Saint- Denis, le 1er septembre.L\u2019entente est paraphée, assure son directeur.Présent jeudi à Montréal, Nathanaël Karmitz, à la tête de l\u2019entreprise fondée en 1973 par son père, Marin, dit vouloir présenter des films québécois, français et internationaux, si possible sous-titrés, de qualité mais aussi populaires, dans un cadre de vie agréable et stimulant, animé avec des cours, des conférences, une saison culturelle de débats et découvertes.Il veut travailler avec le milieu des jeunes créateurs et du court métrage, misant sur CINÉMA Le Quartier Latin passe sous la coupe de MK2 L\u2019exploitant de salles français offrira une expérience différente de celle de Cineplex LIONEL BONAVENTURE AGENCE FRANCE-PRESSE Nathanaël Karmitz dirige MK2, qui prendra la direction du cinéma Quartier Latin.A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T P renant finalement le micro pour défendre une entente décriée de toutes parts depuis un mois, les médecins spécialistes semblent croire qu\u2019ils obtiendront davantage une fois qu\u2019une étude indépendante aura statué qu\u2019ils gagnent moins que leurs confrères ontariens.Signée mercredi, l\u2019entente entre Québec et les médecins spécialistes a été dévoilée dans son intégralité jeudi, plus d\u2019un mois après l\u2019annonce initiale de sa conclusion.Outre une augmentation de 5,2 % au 1er avril 2017 qui coûtera 250 millions par an pour la durée de l\u2019entente, les médecins spécialistes se défendent bien d\u2019être avides d\u2019argent public.On leur verse des sommes dues en raison d\u2019ententes passées, ont-ils rappelé.Ils renoncent même à certains montants et sinon, ils avancent qu\u2019ils acceptent ni plus ni moins qu\u2019un gel.La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) sait néanmoins qu\u2019il y a une RÉMUNÉRATION DES MÉDECINS SPÉCIALISTES Ce n\u2019est pas un «cambriolage » Les dirigeants de la FMSQ défendent l\u2019entente conclue avec l\u2019État A L E X A N D R E S H I E L D S P as moins de 338 municipalités songent sérieusement à lancer une action en justice contre le gouvernement du Québec, a appris Le Devoir.Elles veulent ainsi obtenir le droit d\u2019adopter des règles plus strictes que celles instaurées au niveau provincial pour la protection de l\u2019eau potable lors des forages pétroliers et gaziers, ce que leur refuse le gouvernement Couillard.« Nous sommes maintenant 338 municipalités, sur l\u2019ensemble du territoire du Québec, représentant près de quatre millions de citoyens, à réclamer le pouvoir d\u2019imposer des distances plus sécuritaires entre nos sources d\u2019eau potable et les éventuelles installations des sociétés gazières et pétrolières, mais le gouver nement fait la sourde oreille.Alors, on va prendre d\u2019autres moyens », prévient Gérard Jean, maire de Lanoraie, dans une déclaration qui doit être publiée ce vendredi.M.Lanoraie est porte-parole du « comité de pilotage » de la démarche lancée par les municipalités qui exigent une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP), mis en place par le gouvernement Couillard.Celui-ci, adopté en 2014, prévoit une distance minimale de 500 mètres entre une source d\u2019eau et un forage.Les municipalités veulent plutôt porter cette distance à deux kilomètres, à l\u2019instar de ce qui a été mis en place à Ristigouche-Par tie-Sud-Est pour éviter tout risque de contamination de l\u2019eau des résidants.La ministre de l\u2019Environnement, Isabelle Me- lançon, a le pouvoir de leur accorder cette dérogation, en vertu de la législation en vigueur.Mais Québec refuse d\u2019accéder à la demande des élus municipaux, qui représentent près de la moitié de la population de la province.« Le ministère considère que le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection EAU POTABLE Québec menacé de poursuite par 338 municipalités Les élus locaux veulent mieux protéger leurs sources d\u2019eau contre l\u2019exploration pétrolière et gazière Humour Juste pour rire passera à des intérêts américains Page B 7 Zeitgeist Être possédé par ses possessions Page B 10 JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente de la Fédération des médecins spécialistes, la Dre Diane Francœur, regarde vers le directeur des affaires juridiques du syndicat, Me Sylvain Bellavance, et l\u2019ancien premier ministre Lucien Bouchard, qui agit comme conseiller spécial de la FMSQ.VOIR PAGE A 10 : MÉDECINS VOIR PAGE A 10 : EAU Québec a statué qu\u2019une distance de 500 mètres entre un forage et une source d\u2019eau est suffisante VOIR PAGE A 10 : CINÉMA L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 À LIRE DEMAIN DOSSIER DU SAMEDI Décrypter le visage humain Les technologies de reconnaissance faciale s\u2019insinuent chaque jour un peu plus dans nos vies.En quête des codes secrets du visage, jusqu\u2019où voulons-nous aller ?TEXTES SARAH R.CHAMPAGNE JEAN-FRANÇOIS NADEAU PHOTOS JACQUES NADEAU Quatre mois pour un cyber-harceleur Quatre mois de prison et trois ans de probation.C\u2019est la sentence dont a écopé Alexandre Chebeir, accusé de harcèlement criminel pour avoir envoyé des photos de Marc Lé- pine à des groupes féministes.Le juge semble avoir voulu infliger une peine suffisamment dissuasive et la Couronne s\u2019est dite très satisfaite.Le maximum pour une telle accusation poursuivie par procédure sommaire est de six mois.Le Devoir Les VLS agrandissent leur territoire Montréal étend l\u2019offre de service de voitures en libre-service (VLS) dans quatre arrondissements supplémentaires, soit Ahuntsic-Cartierville, Outre- mont, Verdun et Ville-Marie.Pour l\u2019instant toutefois, les VLS à essence demeureront exclues du quartier des affaires au cen- tre-ville.La Ville a aussi décidé de retirer certaines contraintes instaurées sous l\u2019administration Coderre, comme le minimum imposé aux fournisseurs quant au nombre requis de voitures électriques.Le Devoir La mère des filles Shafia perd son statut de résidente permanente Tooba Yahya, reconnue coupable avec son mari Mohammad Shafia des meurtres prémédités de leurs trois filles, a perdu son statut de résidente permanente au Canada et elle sera expulsée du pays dès sa sortie de prison.La Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié a conclu jeudi que Tooba Yahya ne peut plus se trouver en territoire canadien.Cette ordonnance ne pourra toutefois être appliquée tant que l\u2019inculpée sera détenue.La Presse canadienne L\u2019effondrement d\u2019un pont piétonnier en Floride aurait fait plusieurs morts Miami \u2014 Un nouveau pont piétonnier s\u2019est effondré sur une autoroute dans le secteur de Miami, jeudi, écrasant au moins huit véhicules et causant la mort de quatre personnes.Pas moins de neuf personnes ont été transportées par ambulance et les autorités ont lancé des opérations de recherche et de sauvetage.Le lieutenant de la patrouille routière en Floride Alejandro Camacho a affirmé à CBS News qu\u2019il y avait «plusieurs morts».Associated Press PEDRO RUIZ LE DEVOIR Québec et Ottawa ont dit vouloir soutenir Montréal, mais ils n\u2019ont pas signé d\u2019entente précisant la hauteur de leur engagement financier.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a Ville de Montréal sera officiellement candidate pour organiser certains matchs de la Coupe du monde de soccer en 2026 sans savoir quelle sera la contribution financière de Québec et d\u2019Ottawa, ce qui va à l\u2019encontre des mises en garde de sa direction des sports, a constaté Le Devoir.Les responsables du Canada, des États-Unis et du Mexique déposeront vendredi les documents de la candidature nord-américaine dans l\u2019espoir d\u2019accueillir la deuxième manifestation sportive en importance au monde, après les Jeux olympiques.Si cette candidature est préférée à celle du Maroc le 13 juin prochain, Montréal sera l\u2019une des trois villes canadiennes qui pourraient accueillir jusqu\u2019à six matchs de la prestigieuse compétition, les autres étant Edmonton et Toronto.Pour être dans les rangs, la Ville devra s\u2019engager envers la Fédération internationale de Football Association (FIFA) en signant notamment ce qu\u2019on appelle l\u2019«accord de ville hôte ».La signature de cette entente non négociable et irrévocable pourrait cependant exposer Montréal à un important risque financier.Un avis produit le 12 janvier dernier par le Service des affaires juridiques indique que l\u2019accord de ville hôte «contient plusieurs dispositions contraignantes pour la Ville, notamment celles visant à respecter des normes encore non identifiées par la FIFA [\u2026] et à indemniser la FIFA en cas d\u2019annulation des matchs, peu importe la raison».«Risque financier très important» Un sommaire décisionnel publié quelques jours plus tard par la Direction des sports précise que, « pour mieux gérer les risques, la Ville aurait avantage à s\u2019assurer du respect de conditions préalables à la signature de tout engagement envers la FIFA ».La première de ces conditions est l\u2019octroi d\u2019une contribution financière à la Ville de Montréal «constatée dans une entente signée par les gouvernements fédéral et provincial [\u2026] jusqu\u2019à hauteur d\u2019une valeur correspondant approximativement à 65 % des coûts de l\u2019événement », qui sont d\u2019environ 150 millions de dollars, selon les estimations de la Ville.Cette recommandation a été reprise intégralement dans une résolution adoptée à l\u2019unanimité lors de l\u2019assemblée du conseil d\u2019agglomération du 25 janvier.Un document confidentiel émanant de la Direction des sports \u2014 qui a été remis aux élus qui siégeaient au conseil municipal du 22 janvier et que Le Devoir a obtenu en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information \u2014 précise par ailleurs que le nombre et le choix des matchs à recevoir auront une incidence sur les coûts et les retombées économiques.« Sans engagement préalable des autres bailleurs de fonds, signer les ententes [exigées par la FIFA] exposerait la Ville de Montréal à un risque financier très important », ajoute la note.Or, à ce stade-ci, Québec et Ottawa ont dit vouloir soutenir Montréal, mais ils n\u2019ont pas signé d\u2019entente précisant la hauteur de leur engagement financier.Le gouvernement fédéral a promis cette semaine de verser jusqu\u2019à 5 millions de dollars pour appuyer l\u2019ensemble de la candidature nord-américaine, si elle est retenue, mais il n\u2019a pas annoncé d\u2019enveloppe précise pour Montréal.Au cabinet du ministre des Affaires municipales du Québec, Martin Coiteux, on indique que « la contribution du gouvernement du Québec est conditionnelle à celles de la Ville de Montréal et du gouvernement du Canada ».« Nos engagements respectifs pourront être convenus lorsque la nature des besoins et les prévisions de coûts seront précisées en fonction des exigences de la FIFA », af firme l\u2019attachée de presse Marie-Ève Pelletier.Pas une autre Formule E Au cabinet de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, on soutient qu\u2019« il n\u2019y a pas de craintes à avoir pour la Ville », parce que Québec et Ottawa ont confirmé leur participation au projet.« La Ville de Montréal a reçu l\u2019assurance de ses partenaires provinciaux et fédéraux que nous allons avancer ensemble dans cette aventure, sur les plans logistique, technique et financier, répond l\u2019attaché de presse Youssef Amane.Notre partenariat est solide et va nous permettre de répartir les coûts équitablement entre les différents ordres de gouvernement.» Jeudi, Mme Plante a dit qu\u2019elle ne retirera pas la candidature de Montréal, comme vient de le faire Vancouver en invoquant les exigeantes conditions de la FIFA.«Depuis le début, on a dit que c\u2019est un événement qui nous intéresse, a-t-elle déclaré.Ça doit se faire avec les partenaires des autres ordres de gouvernement pour que, financièrement, ce ne soit pas la Ville de Montréal qui assume tous les coûts.En gros, pour moi, il n\u2019est pas question de refaire une Formule E.Ce ne sera pas un événement sur le dos des Montréalais.» Après avoir décidé en juin prochain qui de l\u2019Amérique du Nord ou du Maroc organisera la Coupe du monde 2026, la FIFA sélectionnera les villes hôtesses d\u2019ici 2021.Selon la Ville de Montréal, la tenue de six matchs de la Coupe du monde dans la métropole est susceptible de produire un impact économique de 209 millions de dollars.Avec Jeanne Corriveau Le Devoir COUPE DU MONDE DE SOCCER Montréal se porte candidate sans garanties financières Québec et Ottawa appuient la Ville, mais n\u2019ont pas encore sorti le chéquier Mme Plante a dit qu\u2019elle ne retirera pas la candidature de Montréal, comme vient de le faire Vancouver H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e Bloc québécois estime tout à fait normal que des présidents de circonscription aient donné leur appui à Martine Ouellet sans consulter au préalable les membres de leur exécutif.Autrement, explique- t-on, on sombrerait dans « l\u2019immobilisme continuel ».Pendant ce temps, la liste des signatures n\u2019engageant que le président s\u2019allonge, tandis qu\u2019une 14e circonscription désavoue la chef en demandant de devancer le vote de confiance.Dans la foulée du départ fracassant de sept députés pour cause de désaccord avec Martine Ouellet, les instances du Bloc québécois avaient diffusé la semaine dernière une lettre d\u2019appui à la chef signée par 30 présidents de circonscription.Or il appert qu\u2019au moins sept d\u2019entre eux ne parlaient qu\u2019en leur nom personnel.Le député Xavier Barsalou-Duval, un fidèle allié de Mme Ouellet, ne voit pas de raison de s\u2019offusquer.«Ils ont parfaitement la légitimité de prendre position s\u2019ils désirent le faire», indique-t-il en entrevue avec Le Devoir.Il estime que, puisque les présidents sont élus par les militants de leur circonscription, ils ont le droit d\u2019agir sans toujours au préalable consulter leur exécutif.« Si on attendait toujours d\u2019avoir des consensus en politique, on n\u2019avancerait pas.Il y a des occasions où les consultations sont nécessaires, mais il y a des fois où on a besoin d\u2019agir.Je ne pense pas qu\u2019il soit absolument nécessaire de toujours faire une consultation avant de faire un mouvement, sinon ce serait l\u2019immobilisme continuel.» La démission, une solution?Le Devoir a révélé jeudi que trois des présidents ayant signé la lettre d\u2019appui à Mme Ouellet n\u2019avaient pas obtenu le feu vert de leur exécutif pour le faire.Quatre autres cas s\u2019ajoutent au- jourd\u2019hui.Dans Lévis-Lotbi- nière, un des membres de l\u2019exécutif, Pierre Lafontaine, était tellement opposé à cette signature qu\u2019il a démissionné de son poste.M.Lafontaine relate qu\u2019un autre membre de l\u2019exécutif s\u2019opposait à Martine Ouellet, tandis qu\u2019un troisième désirait rester neutre.Les deux membres restants appuient la chef.Il rejette l\u2019argument de M.Barsalou-Du- val que la consultation n\u2019était pas nécessaire.«C\u2019est une façon de voir de Martine avec laquelle je ne suis pas d\u2019accord non plus.» Selon M.Lafontaine, Mme Ouellet doit partir.«Je ne vois pas vraiment d\u2019autre solution que son départ.» Dans Longueuil\u2013Charles-Le- Moyne, la trésorière Valérie Audrain-Poirier indique qu\u2019elle ne savait pas que le président de l\u2019association avait signé cette lettre.« Ça doit être en son nom personnel parce que je n\u2019étais pas au courant.» Elle- même se dit « ambivalente » par rapport à Mme Ouellet.Dans Laurier\u2013Sainte-Marie, le président se limite à dire qu\u2019il avait un «appui majoritaire» de son exécutif.Pourtant, deux membres ont indiqué au Devoir que le président parlait en son nom personnel, car il y avait des divisions au sein de l\u2019exécutif.Dans Saint-Laurent, un membre confirme que l\u2019exécutif n\u2019a pas été consulté avant la prise de position du président en faveur de la chef.Discrédit Dans un cinquième cas, à Ga- tineau, le président admet que, depuis sa signature \u2014 qui reflétait alors la volonté unanime des six membres de l\u2019exécutif \u2014, les avis peuvent avoir changé.«Cela n\u2019est pas coulé dans le bé- ton », indique Gaston Carmichael.Il estime que Mme Ouellet a été tellement discréditée par les médias qu\u2019il faudra en prendre compte.« Dans un futur Conseil général, si on est appelés à se prononcer sur un vote de confiance, ça branle en effet.Nous verrons rendus là.Ce qui est clair, c\u2019est que l\u2019on votera pour ce qui est le mieux pour le parti.» Au total, 30 personnes avaient signé la lettre.Depuis, une a demandé d\u2019en être retirée.Le Devoir a pu confirmer dans 14 cas que la signature engageait tout l\u2019exécutif.Par ailleurs, la circonscription de Dorval-Lachine-LaSalle a voté mardi une résolution demandant la tenue rapidement d\u2019un vote de confiance auprès de tous les membres du Bloc québécois, pas seulement auprès des délégués.« On aurait peur que l\u2019équipe de Mme Ouellet \u201cpack\u201d la salle», explique le président Jean-Frédéric Vau- dry.Un vote par délégué est prévu en mai 2019.Avec Marie Vastel Le Devoir Le Bloc minimise la dissension dans les circonscriptions JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE D\u2019anciens chefs du Bloc réclament le départ de Martine Ouellet.Lucien Bouchard «découragé » L\u2019ancien premier ministre du Québec Lucien Bou- chard est brièvement sorti de son mutisme jeudi pour commenter la crise au parti qu\u2019il a fondé, le Bloc québécois.«Quand on a été le fondateur du Bloc, qu\u2019on sait ce que le Bloc a réussi à faire, avec ses réussites, avec ses échecs, et qu\u2019on regarde ce qui se passe présentement, on est très découragé », a-t-il déclaré à La Presse canadienne.Deux autres anciens chefs du Bloc, Gilles Duceppe et Daniel Paillé, ont réclamé le départ de Martine Ouellet.Un hiver coûteux La neige a été abondante cet hiver à Montréal et déjà, la Ville prévoit que son budget de déneigement pour l\u2019année sera dépassé d\u2019au moins 20 millions.C\u2019est ce qu\u2019a admis le responsable des services aux citoyens au comité exécutif, Jean-François Parenteau, jeudi, alors que la Ville entreprenait son septième chargement de neige de l\u2019hiver.Plus de 235cm sont tombés sur la métropole depuis le début de l\u2019hiver, soit 45cm de plus que lors d\u2019un hiver moyen.Montréal utilise aussi une nouvelle méthode de calcul qui fait en sorte qu\u2019elle paie désormais au volume de neige ramassée plutôt qu\u2019au nombre de centimètres tombés.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 D imanche prochain, la Russie réélira Vladimir Poutine.Le résultat ne fait guère de doute.Certains se contenteront de dénoncer la main de fer d\u2019un autocrate.Les plus fins connaisseurs de la Russie, comme la grande reporter française Anne Niva et l\u2019excellent écrivain Sylvain Tesson, s\u2019entendent pourtant sur une chose.La popularité de Vladimir Poutine est réelle et ne tient pas qu\u2019à un simulacre d\u2019élection.Plus fondamentalement, ce que cette popularité nous apprend, c\u2019est qu\u2019en Russie nos démocraties ne sont plus considérées comme un modèle.Il en va de même dans les anciens pays de l\u2019Est.Et j\u2019allais oublier la Chine, qui vient de se donner un dirigeant à vie.Bref, le temps semble loin où l\u2019on pouvait rêver, avec Michnik, Walesa et Havel, d\u2019un monde démocratique s\u2019étendant au-delà de l \u2019Oural, et même à la Chine.Trente ans après la chute du mur de Berlin, l\u2019histoire récente a sérieusement écorné ce rêve.Les dirigeants russes, polonais, hongrois ne s\u2019en cachent plus.Ils ne trouvent guère d\u2019inspiration dans les émeutes raciales américaines, les problèmes d\u2019intégration des banlieues françaises et la crise des migrants en Allemagne.Sans oublier la croissance en berne de nos pays, incapables de rivaliser avec celle de régimes plus autoritaires.Se pourrait-il que ce que Churchill désignait à la blague comme « le pire des systèmes, à l\u2019exclusion de tous les autres » ne soit plus une évidence ?Et pas seulement à l\u2019Est.En effet, plusieurs études tendent à montrer que la fatigue démocratique ne touche pas que les anciennes dictatures.Elle se serait même installée au cœur du démos occidental.Les recherches du politologue Yasha Mounk, qui a rédigé sa thèse avec le philosophe Michael Sandel de l\u2019Université Harvard, jettent aujourd\u2019hui un froid chez tous les laudateurs béats de la démocratie.On y découvre que l\u2019adhésion à l\u2019idéal démocratique est en baisse un peu partout dans le monde.Des proportions qui frisent par fois 40 % des électeurs approuveraient ainsi « un gouvernement d\u2019exper ts non élus ».22 % des Américains, 12 % des Français et 6 % des Allemands favoriseraient même « un leader fort » capable de décider « sans interférence du Parlement et des cours constitutionnelles » ! ?On conclura aussitôt que ces déserteurs de la démocratie se recrutent parmi les déçus de la mondialisation et les vieux ouvriers des aciéries en faillite de la Pennsylvanie.Détrompons- nous.Selon Mounk (et le spécialiste des sondages Roberto Stefan Foa), la désillusion démocratique frappe d\u2019abord les jeunes.Les Américains nés après 1980 sont deux fois moins nombreux à trouver absolument essentiel de vivre en démocratie que ceux qui sont nés avant 1980.Mais tous les jeunes ne sont pas égaux dans cette galère.Ce sont en effet les jeunes instruits qui seraient les plus enclins à se contenter d\u2019un gouvernement d\u2019experts qui n\u2019auraient plus de comptes à rendre au peuple.Selon Mounk, nos jeunes élites, où règne en maître la religion des droits individuels, seraient au fond plus libérales que démocrates.De là à conclure que nous serions en face d\u2019une guerre larvée entre droits individuels et volonté populaire, il n\u2019y a qu\u2019un pas.Pour s\u2019en convaincre, il n\u2019y a qu\u2019à se rappeler avec quel mépris de classe on a accueilli le vote du Brexit dans certaines universités de la City.Le peuple avait osé défier les experts, pour ne pas dire les « sachants » ! D\u2019aucuns ont même soutenu publiquement qu\u2019il fallait mettre ce référendum aux poubelles.N\u2019est-ce pas ce qu\u2019avaient fait les élites bruxelloises après le rejet du projet de Constitution européenne par la France et les Pays-Bas?Belle leçon de démocratie! On s\u2019étonnera ensuite de la montée du populisme ! Comment le peuple ne se sentirait-il pas dépossédé de sa souveraineté alors que ses élites favorisent par tous les moyens les délégations de pouvoirs à des organes technocratiques hors d\u2019atteinte et souvent supranationaux.Dans ces hautes sphères, « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » sonne comme une rengaine surannée.Churchill y voyait pourtant la seule « définition souveraine de la démocratie ».Les études de Mounk et de Foa rejoignent un autre constat.Selon le démographe français Emmanuel Todd (Où en sommes-nous ?, Seuil) et le journaliste britannique David Goodhart (The Road to Somewhere, C Hurst & Co), le fossé est en train de se creuser entre les élites cosmopolites qui ont accès à l\u2019université et la masse de la population pour qui l\u2019ascenseur social semble bloqué.Todd écrit même que l\u2019accession à l\u2019université est sur le point d\u2019atteindre un plafond dans de nombreux pays.Ce qui provoquerait une « fermeture » du groupe des plus instruits sur lui-même.Cet écart grandissant entre une jeunesse favorisée qui a tendance à pratiquer l\u2019entre-soi et la masse du peuple explique probablement en partie la floraison dans nos universités d\u2019un discours gauchiste, antiraciste et néoféministe de plus en plus déconnecté de toute réalité.Tant il est vrai que l\u2019élitisme et le populisme se nourrissent l\u2019un l\u2019autre.C\u2019est ce que l\u2019historien Jacques Julliard appelait « la démocratie sans le peuple».Des nouvelles de la démocratie CHRISTIAN RIOUX à Paris G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L a violence en milieu autochtone est aussi un problème qui « provient de l\u2019intérieur » des communautés, est venue témoigner jeudi l\u2019ancienne chef de Kitcisakik, lors de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.« La violence ne provient pas de l\u2019extérieur, mais de l\u2019intérieur de nos communautés, a soutenu Adrienne Anichinapéo.C\u2019est très minime, ce qui provient de l\u2019extérieur.Tous les abus, c\u2019est de [l\u2019intérieur] que ça vient.» Et des violences, Mme Anichinapéo affirme en avoir vécu beaucoup.Dans sa vie personnelle, d\u2019abord (violences sexuelles).Mais aussi dans sa vie professionnelle : chef de cette petite communauté abitibienne de 2009 à 2017, Adrienne Anichinapéo a raconté aux commissaires le lourd tribut payé à être une femme qui exerce cette fonction.« On paie cher des fois dans notre communauté » le fait de vouloir s\u2019impliquer à l\u2019améliorer, a-t-elle affirmé.« Les violences que j\u2019ai vécues m\u2019ont amenée à avoir des idées suicidaires », a confié Mme Anichinapéo dans un témoignage de près de 90 minutes, entrecoupé de plusieurs sanglots.« Les blessures que j\u2019ai vécues sont toujours là.» Intimidation, harcèlement, menaces, l\u2019Algon- quine a énuméré ce qu\u2019être chef d\u2019une communauté frappée de graves problèmes (absence d\u2019eau et d\u2019électricité) peut subir.Une violence de tous les jours (« j\u2019étais comme un punching bag »), nourrie aussi de tout un contexte plus large.«On souffre tous», a-t-elle dit en parlant des hommes et des femmes de sa communauté, chacun victime à sa façon des cycles de violence, de pauvreté, de problèmes de consommation.Sa sœur Catherine, aussi présente jeudi matin, a raconté avoir dû quitter sa communauté en 1994 parce qu\u2019elle « n\u2019acceptait plus la violence ».Au début des années 1990, elle avait dénoncé le problème des agressions sexuelles dans sa communauté.« Vous avez été les premières à le faire », a d\u2019ailleurs souligné la commissaire Michèle Audette.Le témoignage d\u2019Adrienne Anichinapéo a frappé Mme Audette.« C\u2019est la première fois, dans le cadre de cette enquête, qu\u2019on accueille quelqu\u2019un qui nous dit comment ça passe quand on est une femme en politique qui veut le changement », a-t -elle dit aux quelques dizaines de spectateurs présents au quatrième jour des audiences montréalaises de la commission.« Tous les dommages collatéraux, la violence\u2026 On demande aux femmes de se lever, de dénoncer, de faire le changement en politique, mais on oublie que la communauté, peut- être, n\u2019est pas prête.» Mme Audette a aussi souligné que ce témoignage abordait un tabou.«On sait d\u2019où vient notre souffrance: la Loi sur les Indiens, les écoles résidentielles, la colonisation\u2026 mais on ne peut plus juste blâmer ça.[La violence] se passe dans nos communautés, et elle se passe aujourd\u2019hui.» Les effets de la violence Un autre témoignage, celui de l\u2019Innue Nathalie Hervieux, est venu souligner les innombrables conséquences que la violence \u2014 sexuelle et physique \u2014 provoque à long terme.Elle a raconté avoir subi des attouchements sexuels dès l\u2019âge de quatre ou cinq ans, puis de l\u2019inceste, puis un viol\u2026 « J\u2019ai vécu à travers les attouchements par des vieux, par des personnes de la communauté.» Pensées suicidaires, problème d\u2019alcool et de jeu, violence « latérale » au sein de sa famille \u2014 et qu\u2019elle-même a répété sur ses enfants \u2014, Mme Her vieux a tout dévoilé, lentement, en pleurant souvent.Pour conclure ainsi : « Je me sens honorée d\u2019être ici.» Le genre de témoignage que Michèle Au- dette écoute beaucoup depuis quelques mois, mais qui sont toujours essentiels, pense-t-elle.« Si le Canada a besoin d\u2019entendre ça, il faut prendre ce temps-là.» Quelle enquête?En fin de journée, les proches de cinq Atika- mekw mor ts dans un accident de voiture à Saint-Michel-des-Saints en 1977 sont venus exprimer la tristesse \u2014 et le sentiment d\u2019injustice \u2014 qui les habite encore aujourd\u2019hui.Les deux seuls non-autochtones impliqués dans l\u2019accident s\u2019en sont sortis indemnes, sans être accusés de conduite en état d\u2019ébriété (malgré les conclusions du coroner).Une nouvelle enquête en 2016 après la diffusion d\u2019un reportage de Radio-Canada n\u2019est pas allée plus loin.« J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il n\u2019y a jamais eu d\u2019enquête », a dit un proche jeudi.Plusieurs ont indiqué jeudi qu\u2019ils pensent que les disparus sont morts assassinés.«Ce que nous ressentons, ce sont des coups de poignard dans le cœur.» Les audiences communautaires de Montréal se terminent ce vendredi.Le Devoir ENQUÊTE SUR LES FEMMES AUTOCHTONES Ouvrir les yeux sur la violence intérieure Le mal est d\u2019abord le fait de gens de la communauté, dit l\u2019ancienne chef de Kitcisakik JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des témoignages émouvants ont été entendus jeudi, à Montréal, dans le cadre des consultations de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec L es producteurs de cannabis qui voudront faire affaire avec la Société québécoise du cannabis (SQDC) devront passer par le filtre de la future Autorité des marchés publics (AMP) et prouver qu\u2019ils ne sont pas liés au crime organisé, souhaite la ministre de la Santé publique, Lucie Charlebois.Elle a déposé jeudi des amendements au projet de loi sur le cannabis qui prévoient que l\u2019AMP devra « considérer les sources de financement du producteur » avant de lui permettre de faire affaire avec Québec, et ce, même s\u2019il a été autorisé par Santé Canada au préalable.Et ensuite ?« [L\u2019amendement] ne nomme pas les paradis fiscaux et ne dit pas explicitement que, si une entreprise est financée par un paradis fiscal, elle pourra perdre son contrat d\u2019approvisionnement à la SQDC », a relevé le député péquiste Sylvain Pagé.« Que l\u2019AMP fasse des vérifications, on veut bien.[Mais] si on ne va pas au bout du raisonnement, on n\u2019atteint pas l\u2019objectif », a-t-il déploré.Plus de 40 % des producteurs autorisés de cannabis au Canada ont profité de financement provenant de paradis fiscaux, à hauteur de centaines de millions de dollars.Deux d\u2019entre eux, Aurora et Hydropothecary, ont signé des lettres d\u2019intention avec le Québec.La ministre Charlebois le sait.Mais elle avance que l\u2019amendement, s\u2019il est accepté, permettra à Québec de « savoir qui est derrière ça ».«On va avoir la liste des personnes qui investissent », a-t-elle déclaré.« Vous allez peut- être être surpris de savoir qui est dans ces paradis fiscaux légaux», a-t-elle lancé.Son collègue et ministre délégué à l\u2019Intégrité des marchés publics, Robert Poëti, a dit souhaiter que l\u2019AMP « enquête sur l\u2019ensemble du comportement des sources de financement » pour s\u2019assurer que les producteurs ne sont « pas liés d\u2019aucune façon, en aucun cas, au crime organisé ou aux sources illégales».Des doutes et des réserves «Tout va se jouer autour de ce que le propriétaire va fournir comme information sur sa source de financement », a af firmé Sylvain Tremblay, policier à la retraite et expert des motards criminels.«On est dans la même pou- tine des accréditations pour les contrats publics [qu\u2019au lendemain de la commission Charbon- neau] », a-t-il ajouté.Peu de temps après cette grande commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction, la plupart des entreprises qui y ont été citées ont recommencé à obtenir des contrats publics, a-t- il rappelé.Et puis, « rien ne nous dit » que des entreprises malveillantes ne sont pas déjà impliquées dans le milieu du cannabis légal, a-t-il ajouté, en rappelant la manière dont les Hells Angels se sont taillé une place dans la jeune industrie du vapotage.La fiscaliste Marwah Rizqy avait dressé le même constat au lendemain du budget fédéral, en identifiant la légalisation du cannabis et l\u2019avènement des cryptomonnaies comme des vecteurs pouvant favoriser le blanchiment d\u2019argent par le crime organisé.Un autre amendement proposé par la ministre Charlebois vise à donner aux employeurs le droit d\u2019encadrer, voire d\u2019interdire, « toute forme d\u2019usage du cannabis par les membres de son personnel sur les lieux de travail ».Une seconde modification suggère d\u2019inscrire dans la loi le fait qu\u2019un propriétaire puisse modifier le bail d\u2019un locataire pour l\u2019interdire de fumer du cannabis dans son logement.Cet avis de modification pourrait ensuite être contesté devant la Régie du logement.Le Devoir MARIJUANA Une enquête pour éloigner les producteurs indésirables L\u2019Autorité des marchés publics devra vérifier les sources de financement des fournisseurs L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 4 P A U L I N E G R A V E L L a découverte de pigments de couleur et de fines pointes de sagaies taillées dans de l\u2019obsidienne provenant d\u2019un site éloigné et qui datent de 320 000 ans témoigne d\u2019innovations technologiques, sociales et symboliques que l\u2019on croyait être apparues 120 000 ans plus tard.Cette découverte est révélée dans trois articles publiés dans Science qui résument les résultats de fouilles obtenus pendant plus de 20 ans dans le bassin d\u2019Olorgesailie, au Kenya, une région de l\u2019est de l\u2019Afrique reconnue pour être le berceau d\u2019Homo sapiens.Les chercheurs ont concentré leurs fouilles dans des couches sédimentaires datant de 295 000 à 320 000 ans.Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu\u2019ils exhumèrent de petites pointes taillées dans de l\u2019obsidienne qui étaient destinées à être greffées à une hampe pour en faire des sagaies, des flèches ou autres projectiles! Car de tels outils sont obtenus par une technique de taille dite du « Middle Stone Age», qui n\u2019est apparue, pensait- on, que plusieurs dizaines de milliers d\u2019années plus tard.« Les humains qui vivaient à cette époque ont préféré fabriquer des outils plus petits et plus facilement trans- por tables que les gros bifaces que leurs ancêtres faisaient à l\u2019époque précédente, appelée l\u2019Acheuléen.Ils ont façonné des pointes qui pouvaient être utilisées pour faire des sagaies.Or, ces pointes de sagaie sont intéressantes, car on peut les transporter facilement et elles permettent de tuer des animaux à distance, ce qui est moins dangereux que de s\u2019approcher de l\u2019animal.Or, la technique de taille plus avancée qui a permis de façonner ces pointes de sagaie constitue un élément de modernité culturelle », précise Francesco d\u2019Errico, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Bordeaux, en France, qui a participé aux fouilles archéologiques dans le bassin d\u2019Olorgesailie et qui est coauteur de l\u2019article relatant cette découverte.Transports Autre surprise : ces petits outils de confection plus raffinée étaient pour la plupart constitués d\u2019obsidienne, une pierre volcanique qu\u2019on ne trouve pas à proximité des sites de fouilles.En analysant la composition chimique de l\u2019obsidienne des artefacts, les chercheurs ont pu déterminer qu\u2019elle provenait d\u2019affleurements situés à 25, voire plus de 50 km de distance.De plus, la découver te de 46 000 éclats d\u2019obsidienne sur les sites de fouilles indique que des blocs d\u2019obsidienne étaient transportés depuis ces sites d\u2019affleurement pour être ensuite taillés sur les sites où on les a retrouvés.Et compte tenu du terrain accidenté de la région, les distances à parcourir pour s\u2019approvisionner impliquaient de si longues heures de marche que l\u2019on croit que ces premiers humains avaient sûrement formé des réseaux d\u2019échange pour faciliter le ravitaillement.« Il y a 300 000 ans, les échanges avec d\u2019autres groupes pour le transport des matières premières de bonne qualité est un comportement tout à fait nouveau.Normalement, les populat ions afr icaines et européennes utilisaient des roches locales», fait remarquer M.d\u2019Errico.Dans leurs sites de fouilles, les archéologues ont également trouvé « des roches aux couleurs ocre et noire qui semblent avoir été modifiées pour en obtenir une poudre riche en pigments rouges ou noirs.Ces pigments aux couleurs vives ont pu être utilisés pour des activités symboliques dont nous n\u2019avons pas trouvé de traces, mais il est tout à fait possible qu\u2019ils aient servi pour faire des peintures corporelles ou pour tanner les peaux», avance M.d\u2019Errico.« Parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ossements associés à ces artefacts, nous ne savons pas si ceux-ci sont l\u2019œuvre d\u2019Homo sapiens, mais d\u2019après d\u2019autres fossiles trouvés en Afrique, c\u2019était assurément des populations humaines qui avaient déjà acquis certains caractères modernes, soit des Homo sapiens archaïques, les premiers Homo sapiens», affirme-t-il.Dans un troisième article, les chercheurs affirment que l\u2019environnement s\u2019est modifié il y a 320 000 ans et que le climat est devenu plus imprévisible, entraînant du coup la disparition des très gros mammifères qui ont été remplacés par de plus petites espèces.« Les innovations culturelles que nous avons trouvées ont pu être la conséquence de ces changements environnementaux, mais il ne s\u2019agit que d\u2019une hypothèse.Ces nouveaux comportements modernes ont pu faciliter l\u2019acquisition des ressources dont l\u2019abondance fluctuait », explique M.D\u2019Errico.« Ces découver tes nous montrent que les comportements modernes d\u2019Homo sapiens que l\u2019on voit apparaître autour de 100 000 ans à 150 000 ont des racines beaucoup plus anciennes qui semblent avoir émergé il y a 320 00 ans», résume l\u2019archéologue.Le Devoir HOMO SAPIENS Les comportements modernes apparus plus tôt que ce qu\u2019on croyait «Ces découvertes nous montrent que les comportements modernes d\u2019Homo sapiens ont des racines beaucoup plus anciennes» I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e président par intérim de la Commission des droits de la personne (CDP), Camil Picard, a été remplacé jeudi après qu\u2019une enquête eut révélé qu\u2019il avait fait l\u2019objet d\u2019une enquête en 2007 pour agression sexuelle sur un mineur.Les faits qui ont été dévoilés ce matin sont extrêmement troublants», a déclaré la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, jeudi matin.M.Picard a également quitté son poste de vice- président responsable du mandat jeunesse.Jeudi soir, M.Picard a diffusé un communiqué pour «réaffirmer avec force et détermination [son] innocence».La Presse a révélé jeudi que M.Picard avait fait l\u2019objet d\u2019une enquête pour des agressions sexuelles sur un mineur commises durant les années 1980.Menée en 2007, ladite enquête n\u2019a pas mené à des accusations, mais M.Picard et la victime ont par la suite conclu une entente à l\u2019amiable assortie d\u2019un règlement financier de 50 000 $.La victime est décédée en 2012 à l\u2019âge de 45 ans.Le vice-président de la CDP a quant à lui nié les allégations dans une mise en demeure transmise au quotidien.Ces révélations sont d\u2019autant plus étonnantes que M.Picard avait fait l\u2019objet de vérifications supposées serrées de la Sûreté du Québec, comme c\u2019est le cas pour les nominations à tous les postes haut placés au sein du gouvernement.Interrogée à cet égard, la ministre de la Justice n\u2019avait pas d\u2019explications à fournir jeudi.Chose certaine, le gouvernement n\u2019était pas au fait de l\u2019enquête sur M.Picard, a-t-elle dit.Ce départ survient alors que la Commission des droits de la personne est déjà en état de crise.Sa présidente, Tamara Thermitus, qui est en congé de maladie, a fait l\u2019objet d\u2019une enquête de la protectrice du citoyen en raison de plaintes pour abus d\u2019autorité et mauvaise gestion de la part de membres de son personnel.Le Devoir COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE Le président par intérim démissionne A M É L I P I N E D A D énonçant une « géométrie variable » dans l\u2019application de la loi contre l\u2019intimidation, le pédiatre Gilles Julien et l\u2019animateur Jasmin Roy exigent du ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, qu\u2019il s\u2019assoie avec des enfants victimes d\u2019intimidation pour prendre conscience des outils dont ils ont besoin.Dans un manifeste envoyé jeudi au gouvernement du Québec, onze jeunes âgés de 9 à 19 ans et ayant été victime d\u2019intimidation lancent un cri du cœur.« Nous éprouvons les sentiments d\u2019injustice, d\u2019humiliation, d\u2019impuissance, d\u2019abandon et d\u2019être seul en mer devant le manque d\u2019intérêt des adultes responsables de nous protéger dans le milieu scolaire et face à l\u2019absence de conséquences réelles pour nos intimidateurs et agresseurs», écrit le groupe composé d\u2019enfants autant du milieu public que privé.Écouter les jeunes Les jeunes demandent « aux adultes » de les inclure dans la recherche de solution dans la lutte contre l\u2019intimidation.«Parce que nous, enfants et jeunes ayant été intimidés, menacés et violentés par nos pairs dans le milieu scolaire [\u2026] voulons faire changer les choses», disent-ils.Ce manifeste prouve selon MM.Julien et Roy qu\u2019encore beaucoup de cas d\u2019enfants intimidés passent sous le radar.« Il y a eu des avancées avec la loi, mais son application reste assez variable et l\u2019efficacité des mesures est très discutable», dit le Dr Julien.Le pédiatre social confie devoir faire le malheureux constat que, encore en 2018, des situations sont banalisées, voire ignorées.« Ce n\u2019est pas de la mauvaise foi.Il y a beaucoup d\u2019adultes qui semblent démunis [lorsqu\u2019un enfant signale être victime d\u2019intimidation], note le Dr Julien.On a beau signer des papiers pour dire qu\u2019on va appliquer la loi et qu\u2019on est contre l\u2019intimidation, quand ils y font face, il se passe trop peu de choses, certains vont nier la situation ou même la tourner en ridicule.» Dans une lettre d\u2019appui au manifeste, les deux hommes interpellent non seulement le ministre Proulx, mais aussi le premier ministre Philippe Couillard, soulignant l\u2019urgence d\u2019agir.« Il va falloir qu\u2019on se pose des questions d\u2019adultes, mais en écoutant les revendications d\u2019enfants», martèle M.Roy.L\u2019animateur rappelle que la Loi sur l\u2019instruction publique et la Loi sur l\u2019enseignement privé imposent aux milieux éducatifs d\u2019assurer des milieux sains et sécuritaires pour que les enfants puissent se sentir en sécurité, socialement, émotionnellement et physiquement.« Il y a des enfants qui nous ont dit qu\u2019ils ne savent pas à qui se confier », déplore M.Roy, soulignant que près de 20 % des jeunes au secondaire disent ne pas connaître un adulte de confiance.Lacunes Il rappelle également qu\u2019en novembre dernier, le Protecteur du citoyen a constaté de graves lacunes dans le traitement des plaintes dans le réseau scolaire et déploré l\u2019absence quasi généralisée de reddition de comptes à cet effet.Le rapport a tracé un bilan sévère, observant l\u2019inefficacité des mécanismes de traitement des plaintes mis en place après la création, en 2010, de la fonction de Protecteur de l\u2019élève dans le réseau scolaire.Un rôle qui devait favoriser un traitement impartial des plaintes visant écoles et commissions scolaires.D\u2019ailleurs, les écoles privées ne disposent toujours pas d\u2019un Protecteur, note M.Roy.Les parents d\u2019enfants signataires de la lettre espèrent que la voix de leurs enfants sera enfin entendue.«L\u2019intimidation, c\u2019est une épreuve qui affecte toute une famille.Voir son enfant, son frère ou sa sœur souffrir d\u2019anxiété, être incapable de dormir et être démotivé, c\u2019est bouleversant », souligne Christine Gingras, qui avec Nancy Woods, Véronique Perreault et Sonia Grenon multiplie les actions pour que Québec agisse.C\u2019est la souffrance quotidienne dont ont été témoin ces quatre mères d\u2019enfants victimes d\u2019intimidation qui les a amenées à se tourner vers les deux fondations.Le Devoir Le Dr Julien et Jasmin Roy sonnent l\u2019alarme sur l\u2019application de la loi contre l\u2019intimidation Violences à caractère sexuel sur les campus : la loi 151 va-t-elle assez loin ?Que pensent les diverses parties concernées de cette loi ?Les mesures prévues sont-elles adéquates ?Assureront-elles aux victimes le soutien et le suivi nécessaires ?Jeudi 22 mars 2018, à 18 h Salle Marie-Gérin-Lajoie du pavillon Judith-Jasmin, 405, rue Sainte-Catherine Est, local J-M400 (niveau métro), métro Berri-UQAM Prix : 12 $ à la porte (étudiants : gratuit sur présentation d\u2019une preuve) LE DEVOIR DE DÉBATTRE Animé par la directrice de l\u2019information du Devoir Marie-Andrée Chouinard Rachel Chagnon Professeure, Département des sciences juridiques, UQAM, et directrice de l\u2019Institut de recherches et d\u2019études féministes Hélène David Ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur et ministre responsable de la Condition féminine Mélanie Lemay Cofondatrice de Québec contre les violences sexuelles Jessica Nadeau Journaliste au Devoir Sandrine Ricci Sociologue, membre de l\u2019équipe ESSIMU (UQAM), coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes J A C Q U E S N A D E A U ISTOCK Le Dr Julien confie devoir faire le malheureux constat que, encore en 2018, des situations d\u2019intimidation sont banalisées, voire ignorées. M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L es élus libéraux ont balayé jeudi une motion affirmant qu\u2019« aucune formation politique représentée à l \u2019Assemblée nat ionale ne prône le nationalisme ethnique », at t isant la colère d e leurs adversaires ca- quistes et péquistes.Le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait reproché la semaine dernière au parti politique dirigé par François Legault de s\u2019être drapé d\u2019un nationalisme ethnique.« Je n\u2019ai pas peur des mots.C\u2019est ça qui est ça.Ils considèrent que la majorité française est attaquée par tous ces étrangers », avait-il af firmé, en anglais, dans un entretien à l\u2019édition « West Island » de The Gazette.M.Leitão a opposé le silence jeudi aux appels de la Coalition avenir Québec et du Par ti québécois à répéter, en français, les propos qu\u2019il avait tenus.« Ce qui crée de la division, ce sont les campagnes de peur du Par ti libéral.Ce qui alimente le cynisme, ce sont les doubles discours.[\u2026] Qu\u2019il assume ou qu\u2019il s\u2019excuse », a lancé le leader parlementaire caquiste, François Bonnardel, en chambre.Envoyé au front, le ministre de l\u2019Immigration, David Heur- tel, s\u2019est affairé à vilipender le programme de la CAQ en matière d\u2019immigration.Il est notamment tombé à bras raccourcis sur la promesse de l\u2019équipe de M.Legault de soumettre les nouveaux arrivants à un « test de valeurs » avant de leur accorder un certificat de sélection du Québec.« Si ce test-là n\u2019est pas réussi, ces gens, qui vont venir ici contribuer à l\u2019économie du Québec et à son développement, seront expulsés du Québec.Ça va être quoi, les valeurs ?Ça va être quoi, votre test ?C\u2019est quoi, un Québécois, pour vous ?C\u2019est quoi, pour être assez bon pour vous ?» a-t-il demandé lors de la période des questions.À aucun moment, il n\u2019a accusé frontalement la CAQ de carburer au nationalisme ethnique.Les élus libéraux se sont également abstenus de répéter l\u2019expression « nationalisme ethnique » qu\u2019a accolée M.Lei- tão à la CAQ.Le Devoir J E A N N E C O R R I V E A U L\u2019 Unité permanente anti- corruption (UPAC) a arrêté jeudi matin l\u2019ex-maire de Terrebonne, Jean-Marc Robi- taille, ainsi que quatre autres personnes, relativement à une affaire de stratagème allégué de cor r uption à la V ille de Terrebonne.Tôt jeudi matin, les policiers ont d\u2019abord arrêté Daniel Bélec, ancien directeur de cabinet de l\u2019ex-maire Robi- taille, Jean Leroux, ingénieur et ex-président de la firme LBHA, Luc Papillon, ancien directeur général de la Ville de Terrebonne, et l\u2019entrepreneur Normand Trudel.Jean-Marc Robitaille, qui était recherché, faisait l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arrestation.Il a été arrêté plus tard en matinée à son chalet de Saint-Jean-de-Matha.Ces cinq personnes sont accusées d\u2019abus de confiance et de corruption dans les affaires municipales.L\u2019UPAC les soupçonne d\u2019avoir par ti- cipé, entre 2001 et 2012, à un s y s t è m e d e p a r t a g e d e s contrats afin de favoriser des firmes d\u2019ingénierie de même que certains entrepreneurs.Dans le cadre de cette enquête baptisée Médiator, l\u2019UPAC avait bloqué, en septembre 2017, les biens appartenant à Jean-Marc Robitaille pour un montant de 93 887 $ relativement à des travaux effectués à son chalet.« La preuve recueillie dans cette enquête criminelle tend à démontrer qu\u2019un élu et des fonctionnaires de Terrebonne recevaient d\u2019importants avantages personnels en échange, entre autres, de changement de zonage ou d\u2019informations privilégiées dans le cadre d\u2019appels d\u2019offres de la Ville », a ex- p l i q u é l \u2019 U P A C p a r v o i e de communiqué.Les cinq personnes arrêtées ont été conduites au quartier général de la Sûreté du Québec pour être inter rogées.Elles devront comparaître le 2 mai prochain au palais de justice de Saint-Jérôme.L\u2019avocat de Jean-Marc Robi- taille, Me Daniel Rock, s\u2019est dit indigné que l\u2019UPAC ait présenté l\u2019ancien maire comme un individu « recherché ».« C\u2019est ridicule.Ça faisait comme s\u2019il se sauvait et se cachait.Lorsqu\u2019ils [les policiers] se sont présentés à son domicile, sa femme leur a dit qu\u2019il était à son chalet, a-t-il expliqué.Ils enquêtent sur le chalet depuis des mois.Il y a eu des articles complets sur qui a bâti le chalet, où il a pris les planches et à quelle place il a acheté les clous.Et tout d\u2019un coup, il est disparu ! » Rappelons qu\u2019après 19 ans à la mairie de Terrebonne, Jean- Marc Robitaille a remis sa démission en novembre 2016 en invoquant des raisons de santé.Quelques mois auparavant, l\u2019UPAC avait mené des perquisitions à sa résidence et à celles de plusieurs membres de sa garde rapprochée, ainsi qu\u2019à l\u2019hôtel de ville de Terrebonne.En 2014, dans la foulée de la commission Charbonneau, il avait dû reconnaître avoir menti au sujet de ses liens avec Tony Accurso.Il avait alors admis avoir séjourné sur le bateau de l\u2019entrepreneur tous frais payés.Pour sa part, l\u2019entrepreneur N o r m a n d T r u d e l a é t é condamné à 15 mois de prison en mars 2017 pour avoir participé à un stratagème de financement politique illégal au profit du par ti de l\u2019ex-maire de Mascouche Richard Marcotte.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 GRANDE BIBLIOTHÈQUE E N C O L L A B O R AT I O N AV E C L E F E S T I VA L E x p o s i t i o n Quand l\u2019art retravaille le passé SÉBASTIEN CLICHE MORIDJA KITENGE BANZA MARC-ANTOINE K.PHANEUF Grande Bibliothèque Salle d\u2019exposition, niveau M Berri-UQAM | Entrée libre banq.qc.ca Cahiers spéciaux À lire demain Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 L\u2019UPAC arrête cinq personnes, dont l\u2019ex-maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille NATIONALISME ETHNIQUE Les libéraux balaient une motion La preuve recueillie dans cette enquête criminelle tend à démontrer qu\u2019un élu et des fonctionnaires de Terrebonne recevaient d\u2019importants avantages personnels Communiqué de l\u2019UPAC « » La CAQ ou le PQ embrassent-ils le nationalisme ethnique ?«Un peu ignare» «[La CAQ et le PQ] ne sont pas là-dedans.[\u2026] C\u2019est très, très malhabile.C\u2019est même un peu stupide.C\u2019est même un peu ignare, je dirais, oui, de ne pas être au fait de ce que ça signifie réellement, l\u2019ethnicité.D\u2019ailleurs, on n\u2019utilise plus vraiment ce terme dans les débats démocratiques.On parle plutôt de diversité, maintenant : diversité ethnoculturelle, diversité sexuelle, genrée \u2014 tous les qualificatifs sont bons.» Micheline Labelle, professeure émérite, Département de sociologie, UQAM «Un ballon politique» «Je ne pense pas qu\u2019il y ait clairement un parti politique à l\u2019Assemblée nationale qui promeut l\u2019idée que la nation québécoise est composée seulement de ceux qui ont une origine ancestrale canadienne-française, voire formée juste de francophones.Donc, ce serait problématique de l\u2019attribuer à un parti politique, surtout en prévision de la campagne électorale.On voit que c\u2019est d\u2019abord et avant tout un ballon politique.» Michel Seymour, professeur titulaire, Département de philosophie, Université de Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les cinq personnes arrêtées devront comparaître le 2 mai prochain au palais de justice de Saint-Jérôme. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Monsieur GUY CORDEAU, en son vivant domicilié au 2750, boulevard Lafram- boise, Saint-Hyacinthe, province de Québec, J2S 4Y8, est décédé au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, le 15 décembre 2017.Le liquidateur, Michel Cordeau a procédé à un inventaire des biens conformément à la loi devant Me David Trudeau-Lebeau, notaire, le 14 mars 2018.Cet inventaire peut être consulté par tout intéressé sur rendez-vous, à l'étude Lafontaine, L'Heureux, Lecours notaires, située au 905, avenue du Palais, Saint-Hyacinthe, province de Québec, J2S 5C6.Fait à Saint-Hyacinthe, ce 14 mars 2018 DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE PRENEZ AVIS, que le conseil d'arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension, statuera sur une demande de dérogation mineure relativement au nombre maximal de cases de stationnement autorisé et à la disposition de certaines cases, et ce, dans le cadre de la construction d\u2019un nouveau bâtiment au 8560, rue Saint-Hubert (Règlement sur les dérogations mineures RCA02-14006).Cette dérogation autoriserait la construction d\u2019un nouveau bâtiment dont le ratio de cases de stationnement excéderait le maximum autorisé et dont certaines cases seraient aménagées l\u2019une derrière l\u2019autre, et ce, malgré les articles 561 et 576 du Règlement de zonage de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (01-283).Toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil relativement à cette demande lors de la séance du conseil d\u2019arrondissement qui se tiendra le 3 avril 2018, à 18 h 30, à la salle du conseil de la mairie d'arrondissement située au 405, avenue Ogilvy, bureau 201.Fait à Montréal, le 16 mars 2018 La secrétaire d'arrondissement Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16742 Services professionnels en gestion des matières résiduelles fertilisantes (MRF) pour la préparation d\u2019avis de projet, de chargement, de transport et d\u2019épandage des biosolides de la station d\u2019épuration Jean-R.-Marcotte de la Ville de Montréal L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 mars 2018 est reportée au 28 mars 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 16 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS DE RADIATION Prenez avis que Francis Renaud, autrefois notaire, a été radié de façon temporaire du Tableau de la Chambre des notaires du Québec pour une période d\u2019un (1) mois aux termes d\u2019une décision du Conseil de discipline rendue le 1 février 2018 et devenue exécutoire le 9 février 2018.Le Conseil de discipline l\u2019a déclaré coupable des infractions suivantes : Chef no 1 : Le ou vers le 16 décembre 2011, s\u2019être vu confier 240 000$ en fidéicommis sans que ces fonds ne se rattachent à l\u2019exécution d\u2019un contrat de service ou mandat licite, clairement défini et relié à l\u2019exercice de sa profession de notaire.Chef no 3 : Le ou vers le 21 décembre 2011, avoir fait défaut de sauvegarder son indépendance profession - nelle en intervenant dans les affaires personnelles de son client en devenant partie à une convention de garan tie de prêt.Chef no 4 : Le ou vers le 23 décembre 2011, avoir uti - lisé à des fins autres la somme de 240 000,00 $ qui lui avait été confiée en fidéicommis.Chef no 5 : Entre le ou vers le 27 janvier 2012, avoir utilisé à des fins autres une partie de la somme de 375 000,00 $ qui lui avait été confiée en fidéicommis, soit 240 000,00 $.Les infractions reprochées à l\u2019intimé ont eu lieu à Mirabel.Le tout en contravention aux dispositions de l\u2019article 6 du Règlement sur la comptabilité en fidéicommis des notaires, RLRQ, c.N-3, r.5 et des articles 10, 13 et 56(7) du Code de déontologie des notaires, RLRQ c.N-3, r.2.Le Conseil de discipline lui a imposé une période de radiation temporaire d\u2019un mois pour cha cun des chefs précités, devant être purgée concur rem ment.Il a de plus ordonné qu\u2019un avis de la présente déci sion soit publié dans un journal circulant dans le lieu où l\u2019intimé a son domicile professionnel.Le 13 mars 2018 Roxanne Daviault, notaire Secrétaire substitut du Conseil de discipline ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS Des soumissions, sont demandées et devront être reçues avant, onze heures (11 h), à la date ci- dessous, à la mairie d\u2019arrondissement de Montréal-Nord, à l\u2019attention de la secrétaire d'arrondissement, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord (Québec) H1H 5R5 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 1025 Descriptif : Réaménagement partiel de la mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord Date d\u2019ouverture : 5 avril 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 mars 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou ?Oui, obligatoire : La date limite pour prendre rendez-vous est le 21 mars 2018 à 14h, à l\u2019adresse courriel suivante : appelsdoffres.mtlnord@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu le 22, le 23 et le 26 mars 2018, selon l\u2019horaire suivant : 8h, 9h, 10h, 11h, 13h, 14h et 15h.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 16 mars 2018 La secrétaire d'arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate Arrondissement de Montréal-Nord Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16838 SIM \u2013 Pantalons et bermuda L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 mars 2018 est reportée au 3 avril 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 16 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres DEV-CP18-015 Acquisition et installation de portes de garage - Lot 4.11R Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 mars 2018 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856- 6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse : approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES Îlot Balmoral AVIS DE DIVIDENDE Le 13 février 2018, le conseil d\u2019administration de Technologies Interactives Mediagrif Inc.a déclaré un dividende en espèces de 0,10 $ par action, payable le 16 avril 2018 aux actionnaires inscrits le 3 avril 2018.Hélène Hallak Secrétaire corporative Technologies Interactives Mediagrif Inc.ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 22 février 2018, a adopté les règlements suivants : RCG 18-006 Règlement autorisant un emprunt de 12 600 000 $ afin de financer la réalisation du programme d'acquisition de terrains RCG 18-007 Règlement autorisant un emprunt de 48 400 000 $ pour le financement des travaux de réfection des bâtiments, aménagements extérieurs et des équipements du parc Jean- Drapeau, dans le cadre du programme de protection de l'actif immobilisé RCG 18-008 Règlement autorisant un emprunt de 2 014 500 $ pour le financement des coûts afférents à la réalisation d'une partie de l'Entente sur le développement culturel de Montréal 2018- 2021 Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 12 mars 2018.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 16 mars 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 19 février 2018, a adopté les règlements suivants : 14-033-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant un emprunt de 90 000 $ pour la réalisation de travaux de branchement de conduite d'eau potable au 937, montée de l'Église de l'arrondissement de L'Île-Bizard-Sainte- Geneviève (14-033) afin d'augmenter le montant de l'emprunt à 140 000 $ 18-008 Règlement autorisant un emprunt de 4 160 000 $ pour le versement d'une contribution financière à la Société du Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière pour le financement de projets de renouvellement des expositions permanentes 2018-2020 du Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à- Callière 18-009 Règlement autorisant un emprunt de 5 192 000 $ pour le financement des coûts afférents à la réalisation d'une partie de l'Entente sur le développement culturel de Montréal 2018- 2021 et des coûts afférents à la réalisation des parties reportées des ententes sur le développement culturel de Montréal conclues pour des années antérieures à 2018 Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 12 mars 2018.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 16 mars 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre et 1 Bar incluant la terrasse suite à une cession 1 Restaurant pour vendre avec autorisation de projection de films Augmentation de la capacité du permis de Bar 1 Restaurant pour vendre Augmentation de la capacité du permis de Bar au 1er étage Permis Additionnel, 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Amalgame Cuisine Inc.AMALGAME CUISINE 5014, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4E8 Dossier : 166 165 9360-3934 Québec Inc.ARTISANALE 1471, Rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 Dossier : 351 825 Gallant Lydia SENTHÉ 6547, Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M5 Dossier : 699 363 9216-9754 Québec Inc.BAR LE GAGNANT 337, Rue Cherrier Montréal (Québec) H9C 1E5 Dossier : 930 453 Coop Le Cagibi COOP LE CAGIBI 6596, Boul St- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 Dossier : 1 013 796 9309-2484 Québec Inc.LE RED TIGER PUB VIETNAMIEN 1201, Boul.De Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 2A1 Dossier : 1 188 713 5014, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4E8 1471, Rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 6547, Rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2M5 337, Rue Cherrier Montréal (Québec) H9C 1E5 6596, Boul St- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 1201, Boul.De Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 2A1 Changement de catégorie du permis de Restaurant pour vendre incluant la terrasse sur domaine public à permis de Bar incluant la terrasse sur domaine public 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse 1 Restaurant pour vendre 9227-1477 Québec Inc.CAMION À TACOS GRUMMAN 78 630, Rue De Courcelle Montréal (Québec) H4C 3C5 Dossier : 3 010 634 Bazar Café Inc.BAZAR CAFÉ 278, Rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1R6 Dossier : 3 887 825 Paolone Inc.LE CAFÉ CRÈME 357, Avenue Victoria Westmount (Québec) H3Z 2M1 Dossier : 4 276 424 2745-0709 Québec Inc.COCHON FOU FUMÉ RÔTI GRILLÉ 7848, Boul.Champlain Montréal (Québec) H8P 1B3 Dossier : 4 848 321 Restaurant Basterd Inc.RESTAURANT BASTERD 250, Rue Gary- Carter Montréal (Québec) H2R 0B2 Dossier : 4 853 859 9369-1509 Québec Inc.SKIPPERS 300, rue Chabanel Ouest Montréal (Québec) H2N 1G5 Dossier : 4 855 482 630, Rue De Courcelle Montréal (Québec) H4C 3C5 278, Rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1R6 357, Avenue Victoria Westmount (Québec) H3Z 2M1 7848, Boul.Champlain Montréal (Québec) H8P 1B3 250, Rue Gary- Carter Montréal (Québec) H2R 0B2 300, rue Chabanel Ouest Montréal (Québec) H2N 1G5 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (Cidre) aux fins de l\u2019agent 9146-2275 QUÉBEC INC.(VERGER PETIT ET FILS) A/S M.Stéphane Petit 1020, chemin de la Montagne Mont-Saint- Hilaire (Québec) J3G 4S6 Dossier : 55-30- 2046 4045, boul.Poirier Montréal (Québec) H4R 2G9 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-16146 Prestation de services professionnels et acquisition d\u2019une solution infonuagique de courrier électronique, d\u2019outils de collaboration et de suite bureautique L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 19 mars 2018 est reportée au 21 mars 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 16 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES Appel d\u2019offres no TP08/12-17 Réaménagement du Bureau Accès Montréal (BAM) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 20 mars 2018 est reportée au 27 mars 2018, à 14 h, à la salle du conseil de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont située au 530, avenue Davaar à Outremont.La date limite de réception des soumissions est le 27 mars 2018, avant 14 h.Montréal, le 16 mars 2018 Me Julie Desjardins, avocate Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Avis public DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE Un avis public est, par la présente, donné à toutes les personnes intéressées que, lors de la séance ordinaire du conseil d'arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve qui se tiendra le mardi 3 avril 2018, à 19 h, à la salle du conseil, située au 6854, rue Sherbrooke Est, niveau sous- sol, les élus statueront sur la demande de dérogation mineure suivante : \u2022 2890, rue Saint-Donat \u2013 Permettre la démolition d'une résidence unifamiliale de deux étages et la construction d'une résidence unifamiliale de deux étages, dont l'alignement de construction et les marges latérales dérogent aux dispositions des articles 60 et 71 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Mercier/Hochelaga- Maisonneuve (01-275).Toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil d'arrondissement relativement à cette demande lors de cette séance.FAIT À MONTRÉAL, CE 16E JOUR DE MARS 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Magella Rioux Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16818 Services techniques et location d\u2019équipements en audiovisuel requis pour la tenue du Congrès mondial ICLEI 2018.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 19 mars 2018 est reportée au 21 mars 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 16 mars 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres AVIS AUX SOUMISSIONNAIRES ADDENDA NO 1 Le 16 mars 2018 Objet : Travaux de clôture pour divers parcs Soumission : 2018-03-TR Cet addenda fait partie intégrante des plans et devis du projet susmentionné, et doit être lu comme étant un tout.Toutefois, cet addenda doit avoir priorité sur les exigences des plans et devis auxquels il apporte des variantes.Veuillez noter que la date d\u2019ouverture pour cet appel d\u2019offres est reportée au mercredi 21 mars 2018.Le présent addenda fait partie intégrante des documents d\u2019appel d\u2019offres.Mise aux normes des alarmes incendie \u2013 Lot 4 6190 Monkland, 2580 St-Catherine E et 2615 Henri Bourassa Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 mars 2018 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse : approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP18-017 M A R I A P A N I N A à Moscou L\u2019 affaire de l\u2019ex-espion empoisonné en Angleterre a pris jeudi des allures d\u2019affrontement Est-Ouest, les alliés occidentaux dénonçant en chœur la responsabilité de Moscou et Washington y ajoutant des sanctions pour ingérence dans l\u2019élection présidentielle américaine de 2016.En visite pour la première fois à Salisbury depuis l\u2019empoisonnement dans cette petite ville du sud de l\u2019Angleterre le 4 mars de l\u2019ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, hospitalisés dans un état grave, a visité , a vanté « l\u2019unité » de ses alliés face à la Russie.L\u2019empoisonnement « s\u2019est produit au Royaume-Uni, mais cela aurait pu se produire n\u2019impor te où et nous sommes unis contre cela», a-t-elle déclaré.Londres, Berlin, Paris et Washington ont publié un communiqué commun déclarant que la responsabilité de Moscou était la seule explication «plausible » à cette affaire.Ils ont demandé au Kremlin de fournir toutes les informations sur le programme chimique Novitchok, qui a produit des agents à l\u2019efficacité redoutable, mis au point dans les années 1980 par des scientifiques soviétiques, selon un chimiste russe au- jourd\u2019hui réfugié aux États-Unis.Sanctions américaines Le climat d\u2019affrontement s\u2019est encore détérioré quand Washington a annoncé des sanctions contre la Russie en réponse à l\u2019ingérence présumée de Moscou dans l\u2019élection présidentielle américaine de 2016, et à plusieurs cyberattaques.Au total, dix-neuf individus et cinq entités (dont le FSB, services de renseignement intérieur, et le GRU, services de renseignement militaire) sont visés par le gel de leurs avoirs et une interdiction pour des sociétés américaines de faire des transactions avec eux.Ces mesures ont été prises après plusieurs mois de tergiversations qui ont alimenté les interrogations sur la réelle volonté de Donald Trump de tenir tête à Moscou.Elles ont été jugées beaucoup trop timorées par les démocrates.Bientôt la riposte russe Chaque fois, Moscou, qui rejette toutes les accusations, a vivement réagi, et se prépare à annoncer des représailles.« Il n\u2019y a eu aucun programme de développement d\u2019armes chimiques du nom de Novitchok ni du temps de l\u2019URSS ni en Russie », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par l\u2019agence Interfax.Le président russe, Vladimir Poutine, a réuni jeudi le Conseil de sécurité nationale.Des mesures de représailles « ne se feront naturellement pas attendre », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse aux sanctions britanniques.Le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a assuré que Moscou expulserait « obligatoirement » des diplomates britanniques, mais que la réponse russe serait d\u2019abord communiquée à Londres avant d\u2019être rendue publique.Un peu plus tard, la Russie a annoncé préparer également « des mesures de représailles » envers Washington, à la suite des sanctions américaines liées à l\u2019ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine.Mme May avait annoncé mercredi devant son parlement l\u2019expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux avec la Russie, qu\u2019elle a déclarée «coupable » de l\u2019empoisonnement de Sergueï Skiripal et de sa fille.Il s\u2019agit de la vague d\u2019expulsions de diplomates russes par le Royaume-Uni la plus importante depuis la guerre froide.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 LE MONDE A 7 TOBY MELVILLE AGENCE FRANCE-PRESSE La première ministre britannique, Theresa May, a visité Salisbury pour la première fois depuis l\u2019empoisonnement dans cette petite ville du sud de l\u2019Angleterre de l\u2019ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille.France : les retraités manifestent Paris \u2014 «Racket sur nos retraites»: des dizaines de milliers de retraités, écœurés de passer «pour des nantis», ont défilé jeudi en France pour dénoncer la baisse de leurs revenus à la suite d\u2019une réforme voulue par le président Emmanuel Macron.«C\u2019est très vilain, M.Macron, de faire les poches des vieux», pouvait-on lire sur une banderole dans le cortège à Paris.Au total, entre 39 000 et 68 000 retraités, selon un décompte de l\u2019AFP, ont manifesté dans une trentaine de villes, accompagnés dans de nombreux cas des personnels des maisons de retraite en grève.Les manifestants ont défilé contre la hausse pour 60% des retraités d\u2019un impôt servant au financement de la protection sociale en France.M.Macron, qui a engagé un ambitieux programme de réformes pour «transformer» la France, a demandé cet «effort» aux plus âgés pour l\u2019«aider à relancer l\u2019économie et les actifs».Agence France-Presse Rio : veillée funèbre déchirante pour une conseillère municipale assassinée Rio de Janeiro \u2014 Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées jeudi au centre-ville de Rio de Janeiro pour un adieu plein de colère et d\u2019émotion à une conseillère municipale de gauche tuée par balles la veille au soir.Marielle Franco, 38 ans, qui a grandi dans une favela de Rio, était un symbole de la lutte des femmes noires brésiliennes contre le racisme et la violence policière.Élue du Parti socialisme et liberté (PSOL), elle a été abattue mercredi soir, en plein centre-ville.La voiture dans laquelle elle se trouvait a été criblée de balles alors qu\u2019elle revenait d\u2019un rassemblement pour la promotion des femmes noires.Le chauffeur du véhicule a lui aussi été tué.Agence France-Presse R I M H A D D A D à Adra H A S A N M O H A M M E D à Douma E nviron 20 000 civils ont fui jeudi la partie rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, après avoir été soumis depuis près d\u2019un mois à des bombardements ravageurs et subi pendant cinq ans un siège asphyxiant du régime syrien de Bachar al-Assad.Sept ans jour pour jour après le début du tragique conflit syrien, le régime de Bachar al-Assad, soutenu par son indéfectible allié russe, semble sur le point de reprendre la totalité de ce dernier fief rebelle aux portes de Damas, sa place forte.Dans cette guerre complexe aux multiples acteurs, un autre exode a eu lieu dans le nord- ouest du pays, avec la fuite de 30 000 civils de la ville d\u2019Afrine, cible de bombardements de l\u2019armée turque qui veut en déloger des combattants kurdes qu\u2019Ankara qualifie de «terroristes».Dans la Ghouta orientale, le régime appuyé militairement par Moscou a lancé le 18 février une offensive aérienne d\u2019une rare intensité suivie d\u2019un assaut terrestre avec l\u2019objectif déclaré de reprendre coûte que coûte l\u2019enclave rebelle d\u2019où des obus sont tirés sur Damas.Il en contrôle désormais plus de 70 %, au prix d\u2019un sanglant coût humain, outre les destructions colossales : plus de 1260 civils, dont plus de 250 enfants, ont été tués et plus de 4800 blessés, selon l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme (OSDH).Si l\u2019intensité des bombardements a relativement baissé jeudi, au moins douze civils ont encore péri sous les bombes du régime, a indiqué l\u2019OSDH.À pied, à moto ou en voiture, des familles syriennes épuisées et affamées ont quitté Ham- mouriyé et ses environs vers des zones gouvernementales, laissant derrière elles des proches et des maisons détruites par les bombardements du régime.« Nous avons énormément souf fer t, il n\u2019y avait plus de nourriture ni de médicaments et nous passions de longues heures dans les sous- sols», dit à l\u2019AFP Hania Homs, 30 ans, à un barrage tenu par le régime.« Nous avons abandonné notre maison.J\u2019ai même laissé ma fille sous les décombres », raconte Ismaïl, 46 ans.« Je n\u2019ai pas réussi à la retirer ! » Selon l\u2019OSDH, près de 20 000 civils ont été évacués de Hammouriyé et de localités environnantes, l\u2019exode le plus important depuis le 18 février de l\u2019enclave rebelle où quelque 400 000 civils subissaient un siège asphyxiant imposé en 2013 par le régime.L\u2019ONU a néanmoins affirmé que le nombre des départs n\u2019était «pas connu, pas plus que les destinations».Selon un responsable syrien, des centres d\u2019accueil provisoires ont été aménagés dans des localités proches de la capitale, dont celle d\u2019Adra, contrôlée par le régime.Pour le troisième jour de suite, près de 250 personnes, dont 40 malades, ont par ailleurs été évacuées de la ville rebelle de Douma.Et un nouveau convoi d\u2019aide alimentaire est entré dans cette ville, accompagné du président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer.En soirée, les pro-régime, aidés « d\u2019officiers et de conseillers militaires russes», ont réussi à reprendre le village d\u2019Al-Rihane près de Douma, selon l\u2019OSDH.Mais à Hammouriyé, reconquise totalement plus tôt par le régime, des combats ont éclaté en soirée après une contre-offensive du groupe dji- hadiste Hayat Tahrir al-Cham, présent dans l\u2019enclave, et de la faction rebelle Faylaq al-Rahmane, qui ont repris certains secteurs, a indiqué l\u2019ONG.Quatorze combattants pro-régime ont péri.Durant la guerre, le régime a eu souvent recours à la stratégie de siège et de bombardements massifs des zones insurgées pour les reprendre.Les rebelles dénoncent, eux, un «déplacement forcé de la population» et un «crime de guerre».Dans une Syrie en ruines et morcelée, la guerre se poursuit sur un autre front.Avec l\u2019aide de supplétifs syriens, l\u2019armée turque cherche depuis le 20 janvier à chasser les combattants des Unités de protection du peuple (YPG) de la région d\u2019Afrine, près de la frontière turque.Selon un correspondant de l\u2019AFP dans la ville d\u2019Afrine, chef-lieu de l\u2019enclave kurde du même nom, de nombreuses familles sont parties entassées à bord de pick-up, pour trouver refuge dans des localités proches contrôlées par le régime Assad.Les habitants restés dans la ville quasi encerclée par l\u2019armée turque ont fait la queue devant les boulangeries ou acheté de l\u2019eau des camions-citernes.Agence France-Presse Les civils fuient massivement la Ghouta LOUAI BESHARA AGENCE FRANCE-PRESSE Des familles épuisées et af famées ont laissé derrière elles des proches et des maisons.L\u2019affaire Skripal tourne à l\u2019affrontement Est-Ouest Washington y va de sanctions contre Moscou pour ingérence dans la présidentielle F R A N C E S C O F O N T E M A G G I à Washington «H itler» contre «simple d\u2019esprit»: l\u2019Arabie saoudite et l\u2019Iran ont échangé jeudi de virulentes attaques avant la première visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane auprès de son allié Donald Trump, qui multiplie comme lui les mises en garde contre Téhéran.«L\u2019Arabie saoudite ne veut pas se doter d\u2019une arme nucléaire, mais si l\u2019Iran développe une bombe nucléaire, nous suivrons la même voie le plus vite possible, sans l\u2019ombre d\u2019un doute», a prévenu le jeune prince de 32 ans dans une entrevue accordée à la chaîne de télévision américaine CBS, dont l\u2019intégralité sera diffusée dimanche.Sa déclaration survient alors que Riyad, qui veut réduire sa dépendance au pétrole, vient d\u2019accélérer son programme nucléaire civil, alimentant les inquiétudes sur les risques de prolifération.Sur CBS, l\u2019homme fort du royaume sunnite dresse aussi un parallèle entre les ambitions territoriales prêtées au numéro un de l\u2019Iran chiite, le guide suprême Ali Khamenei, et celles d\u2019Adolf Hitler au temps du nazisme.Pour le prince, Ali Khamenei veut «créer son propre projet au Moyen-Orient tout comme Hitler voulait s\u2019étendre en son temps».«De nombreux pays dans le monde et en Europe n\u2019ont pas réalisé à quel point Hitler était dangereux avant que se produise ce qui s\u2019est produit.Je ne veux pas que la même chose arrive au Moyen-Orient.» «Ces propos n\u2019ont pas de valeur [\u2026] Ils émanent d\u2019un simple d\u2019esprit plein d\u2019illusions qui ne prononce que des paroles amères et mensongères », a répondu le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi.« Il ferait mieux de contrôler sa langue devant plus grand que lui et sur tout devant un pays puissant comme l\u2019Iran», a-t-il ajouté.Mohammed ben Salmane, soucieux d\u2019offrir un visage de modernisateur dans un pays qui applique une version rigoriste de l\u2019islam, est attendu lundi à Washington pour sa première visite aux États-Unis depuis qu\u2019il a été nommé prince héritier en juin par son père, le roi Salmane.Le principal temps fort sera sa rencontre mardi avec Donald Trump, qui ne tarit pas d\u2019éloges sur «MBS».Depuis son arrivée à la Maison-Blanche début 2017, le président américain a renforcé l\u2019alliance avec Riyad, où il s\u2019est rendu en mai pour son premier voyage officiel à l\u2019étranger.Il ne semble pas prêter l\u2019oreille aux critiques visant les purges menées par le roi et son fils au nom de la lutte contre la corruption, le rôle saoudien dans la guerre au Yémen, les ingérences dans la politique libanaise ou encore la crise déclenchée en juin avec le Qatar, autre proche partenaire de Washington.C\u2019est qu\u2019un ennemi commun au Moyen-Orient, l\u2019Iran, rapproche les dirigeants des deux pays.Donald Trump menace de quitter l\u2019accord conclu en 2015 avec Téhéran pour l\u2019empêcher de se doter de l\u2019arme atomique, jugeant que ce texte n\u2019est pas assez strict et qu\u2019il ferme les yeux sur le programme balistique iranien et sur le rôle «déstabilisateur» de l\u2019Iran dans la région.Au sein du gouvernement Trump, le secrétaire d\u2019État Rex Tillerson était l\u2019un des rares à nuancer parfois le soutien à Riyad, mais il a été limogé mardi par le président américain.Agence France-Presse Guerre des mots entre Riyad et Téhéran L\u2019enquête Mueller se rapproche de Trump Washington \u2014 Le procureur spécial enquêtant sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine de 2016, Robert Mueller, a remis une injonction à l\u2019entreprise de Donald Trump afin qu\u2019elle lui remette tout document relatif à la Russie, a révélé le New York Times jeudi.L\u2019enquête se rapproche donc inexorablement du milliardaire, après avoir déjà investi son premier cercle à la Maison-Blanche et ailleurs, notamment en s\u2019intéressant aux affaires de son gendre et conseiller, Jared Kushner.Le quotidien affirme que l\u2019organisation Trump, qui chapeaute toutes les entreprises immobilières du milliardaire, a été sommée de livrer aux enquêteurs tout document relatif à la Russie.La porte-parole du président, Sarah Sandres, a simplement déclaré, parlant au nom de la Mai- son-Blanche: «Nous allons continuer à coopérer» avec l\u2019enquête menée par M.Mueller. ix-neuf ans après la tragédie de Columbine, qui avait fait treize morts et inauguré dans la conscience nationale l\u2019ère des fusillades dans les écoles, des centaines de milliers d\u2019élèves d\u2019écoles secondaires de tout le pays ont quitté les classes, mercredi, pour protester contre l\u2019extrême facilité avec laquelle on peut se procurer des armes aux États-Unis.Y ont participé des élèves de l\u2019école de Columbine, qui n\u2019étaient pas nés en 1999.Une mobilisation rien de moins qu\u2019exceptionnelle en ce qu\u2019elle vient témoigner d\u2019une colère qui, allumée il y a un mois par la tuerie de Parkland, ne s\u2019éteint pas.Il faudra en effet que cette vague de contestation vive encore longtemps et prenne de l\u2019ampleur politiquement pour que les choses ?nis- sent par changer, tant la défense jusqu\u2019à l\u2019absurde du deuxième amendement de la Constitution est devenue une affaire de gros sous.À défaut, on peut réalistement douter de la solubilité du lobby de la National Ri?e Association (NRA) dans cet extraordinaire, mais néanmoins embryonnaire, mouvement de contestation.De timides petits pas ont été franchis par les politiques en Floride pour resserrer le contrôle des armes depuis la funeste fusillade qui a fait, le 14 février, 17 morts à l\u2019école Marjory Stonema Douglas.L\u2019ultrarépublicain gouverneur Rock Scott a bien signé vendredi dernier une loi qui reporte de 18 à 21 ans l\u2019âge minimum pour acheter tout type d\u2019armes, mais c\u2019est une loi qui cède en même temps à l\u2019idée faussement sécuritaire que la solution à la violence passe par des enseignants armés, idée chère à la NRA.Rien, en fait, dans cette nouvelle législation, ne s\u2019attaque fondamentalement à la prolifération des armes d\u2019assaut dans cet État.À l\u2019échelle fédérale, l\u2019immobilisme est à ce jour demeuré total.Donald Trump s\u2019est livré en début de semaine à une crapuleuse reculade, après avoir promis dans la foulée de la tuerie de militer pour un contrôle plus serré de la vente d\u2019armes et avoir reproché aux élus républicains du Congrès d\u2019«avoir peur de la NRA».Là encore, la Maison-Blanche a entériné le projet de profs armés, ce que rejette clairement le mouvement de revendication né à Parkland.Comble de bêtise, la Maison-Blanche a annoncé la création d\u2019une commission fédérale sur la sécurité scolaire en con?ant sa présidence à Betsy DeVos, incompétente ministre de l\u2019Éducation fameusement connue pour avoir défendu en auditions de con?r- mation, l\u2019année dernière, l\u2019idée que les fusils pourraient avoir leur place dans les écoles «pour se protéger des grizzlys».D\u2019autres grands rassemblements d\u2019élèves ont été convoqués : d\u2019abord le 24 mars, à Washington, puis le 20 avril, à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire de Columbine.Ils testeront la résilience de l\u2019opposition à la complaisance des politiciens.À moins de sept mois des élections, le gouvernement Couil- lard annonce qu\u2019il remboursera la dette à raison de 2 milliards par an pendant cinq ans à même les sommes accumulées dans le Fonds des générations.C\u2019est avant tout une manœuvre politique qui ne change pas le por trait des finances publiques pour les marchés financiers, quoi qu\u2019en dise le premier ministre.est inusité : le gouvernement procède à l\u2019annonce d\u2019une mesure majeure du budget avant sa présentation.Philippe Couillard a soutenu qu\u2019il procédait de la sorte parce qu\u2019il souhaitait que les agences de notation de crédit prennent bonne note de ce remboursement « de façon isolée dans l\u2019espace médiatique plutôt que perdue dans un budget où il faut aller chercher et fouiller ».Comme si les analystes de ces agences manquaient à ce point de perspicacité qu\u2019ils étaient incapables d\u2019accomplir leur tâche sans qu\u2019on leur ouvre les yeux.D\u2019ailleurs, les agences de notation contactées par Le Devoir ont indiqué que les sommes contenues dans le Fonds des générations sont déjà comprises dans le calcul de la dette du Québec.Qu\u2019elles soient directement appliquées à la dette ou non ne change rien fondamentalement.De fait, la seule conséquence ?nancière de cette mesure pour le gouvernement, c\u2019est de diminuer ses paiements d\u2019intérêt, ce qui allégera ses dépenses annuelles de quelque 600 millions en moyenne.En revanche, le Fonds des générations ne pourra compter sur les revenus qu\u2019il aurait encaissés en plaçant cette somme, revenus qui sont habituellement plus élevés que le coût d\u2019emprunt du gouvernement.Il faut dire que ce fonds, créé en 2006, remplit ses promesses et même plus.Doté de 13 milliards à l\u2019heure actuelle, alimenté essentiellement par des redevances hydrauliques versées par Hydro-Québec, le Fonds continuera de croître de quelques milliards par an au cours des prochaines années.L\u2019objectif de réduire à 45 % le poids de la dette par rapport au PIB d\u2019ici 2025- 2026 est atteint trois ans plus tôt.Hormis Québec solidaire, les partis d\u2019opposition ont salué la décision du gouvernement.Tant le Parti québécois que la Coalition avenir Québec semblent avoir rangé leurs propositions de piger dans le Fonds des générations.La CAQ voulait «remettre de l\u2019argent dans les poches des familles» en réduisant les versements au Fonds.Maintenant que les ?nances publiques sont en surplus, ce n\u2019est plus nécessaire, a fait valoir mercredi François Legault.En ce sens, la manœuvre politique du gouvernement libéral a réussi, bien qu\u2019en dehors de considérations par tisanes, on puisse douter de sa nécessité.Si, en Norvège, ce sont les revenus du pétrole qui alimentent un fonds souverain, au Québec, c\u2019est l\u2019hydroélectricité qui joue ce rôle, a comparé Carlos Leitão.Le ministre a rappelé sans ambages que les revenus du Fonds des générations sont « incorporés dans la facture d\u2019Hydro-Québec ».Les consommateurs québécois, bien qu\u2019ils jouissent toujours de bas tarifs d\u2019électricité, paient plus cher qu\u2019ils ne le devraient.Mais, à nos yeux, c\u2019est une excellente idée de canaliser une partie de cette richesse pour poursuivre un objectif commun.Il faudra un jour décider quel avenir on réserve au Fonds des générations une fois son objectif atteint.Tirer collectivement des avantages durables d\u2019un formidable actif qui appartient à tous les Québécois est certes judicieux.Le Québec est plus riche qu\u2019on se complaît à le dire.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A 8 EDITORIAL L E T T R E Pour la liberté de choix des parents Dans ces pages, l\u2019éditorialiste Robert Dutrisac s\u2019est inquiété à grands coups d\u2019invectives gratuites \u2014 « anarchique ! inconscience ! basses œuvres ! » \u2014 du développement du réseau des ser vices de garde éducatifs au Québec.Afin de rassurer les parents, il m\u2019apparaît nécessaire de rétablir les faits.L\u2019éditorialiste laisse entendre que notre gouvernement est le champion des garderies privées.Ce titre devrait pourtant revenir au Parti québécois.Les chiffres seuls le prouvent : entre septembre 2012 et avril 2014, le gouvernement péquiste de l\u2019époque a créé 19 000 places au total, dont 9 % seulement dans les CPE.En 18 mois, ce sont 15 000 places non subventionnées qui ont été créées dans le réseau par le Parti québécois, qui se drape hypocritement dans son dogme pour défendre le réseau des CPE sans livrer la marchandise.Au 31 janvier dernier, notre gouvernement avait créé, depuis avril 2014, 26 % de ses 31 000 places dans les CPE et 37 % dans des services de garde subventionnés.Nous avons annoncé la semaine dernière 5800 places subventionnées créées ou « facilitées » au Québec, dont 85 % dans les CPE.Il n\u2019y a L I B R E O P I N I O N I S A B E L L E A R S E N E A U Candidate au doctorat en didactique des sciences, Université Laval R éalisé par les frères Jean-Laurence et Jonathan Seabor n, le (très réussi) documentaire Bras de fer a remis dans l\u2019actualité la lutte citoyenne menée par Véronique Lalande et Louis Duchesne.Rappelons que ces deux citoyens de Limoilou ont introduit dans le débat sociopolitique le problème récurrent de dispersion de poussière métallique, provenant des installations portuaires, dans les quartiers centraux de la ville de Québec.Bras de fer illustre les capacités des citoyennes et des citoyens à produire des connaissances utiles pour la gestion de controverses environnementales et sanitaires.Dans cet exemple de mobilisation citoyenne réussie, Lalande et Duchesne sont devenus des acteurs crédibles à la table « des experts ».Ils ont été en mesure de s\u2019approprier la complexité du problème en mettant notamment à contribution l\u2019exper tise de Duchesne, un scientifique professionnel.Ils ont fait faire des analyses d\u2019échantillons de poussières, décortiqué les recherches et les études menées sur les poussières en milieu urbain, acquis le vocabulaire technique, documenté les épisodes de dispersion et produit des rapports sur la composition des poussières.Plus encore, ils ont mis en évidence les incertitudes sur les effets cumulatifs de l\u2019exposition à des métaux lourds (dont le nickel, le cuivre et le zinc) sur la santé publique.Leur travail méticuleux a d\u2019ailleurs contraint les autorités à demander l\u2019Étude sur l\u2019impact sur la santé de la qualité de l\u2019air dans Limoilou, Vanier et la basse-ville de Québec (toujours en cours).En déployant une véritable expertise citoyenne, Lalande et Duchesne sont devenus des interlocuteurs incontournables dans cette controverse.La documentation des enquêtes « profanes », dont ce cas est un exemple éclairant, met en exergue l\u2019expertise développée par des personnes ordinaires qui se mobilisent et se lancent dans des investigations lorsque leur santé et leur environnement leur paraissent en péril.Ainsi que le mentionnent les chercheurs Madeleine Akrich, Yannick Barthe et Catherine Rémy dans l\u2019ouvrage Sur la piste environnementale, les citoyens amorcent des enquêtes parce que les interrogations qu\u2019elles soulèvent trouvent peu de réponses du côté des autorités gouvernementales et sanitaires.En étant directement concernés par les divers enjeux, ils sont pourtant bien placés pour soulever des questions importantes.On devrait donc encourager les citoyennes et les citoyens à participer aux débats sociopolitiques en reconnaissant leurs capacités à développer une expertise utile pour les prises de décisions entourant les questions environnementales et sanitaires qui les concer nent.Cela demande de reconnaître qu\u2019i l y a dif férentes façons de connaître et que les savoirs liés à l\u2019expérience sont légitimes et féconds.En somme, Bras de fer illustre que le modèle du déficit citoyen, selon lequel les citoyennes et les citoyens seraient incapables de comprendre les tenants et les aboutissants de situations complexes et de produire des connaissances utiles, est inadéquat lorsque se posent des questions épineuses et socialement vives comme celle concernant la qualité de l\u2019air à Québec.Bras de fer : reconnaître l\u2019expertise citoyenne FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VÉRONIQUE CHAGNON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET qu\u2019une idéologie derrière tout cela : offrir une liber té de choix aux parents.Nous développons chaque place à la bonne place.Le ministère de la Famille a conçu, grâce à une analyse rigoureuse des données démographiques, un nouvel outil cartographique qui nous permet de répondre aux besoins réels des familles dans toutes nos régions.C\u2019est là qu\u2019on voit la pensée unique du Parti québécois apparaître : hors des CPE, point de salut, même si les actions du gouvernement Marois disent le contraire.Pour le Parti québécois, les autres options of fer tes aux parents ne sont pas valables.On constate aussi aisément la grande préférence de la Coalition avenir Québec, qui n\u2019admire que le modèle d\u2019af faires des garderies privées non subventionnées.Notre gouvernement est profondément convaincu que les parents sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour leurs enfants.Ce n\u2019est ni au gouvernement, ni aux éditorialistes, ni aux lob- byistes de dire aux familles quoi faire, ni comment, quant à la garde de leurs tout- petits.Comme ministre de la Famille, je m\u2019af faire à of frir aux parents de toutes les régions du Québec un éventail d\u2019options afin qu\u2019ils sélectionnent le service de garde correspondant le mieux à leurs besoins ; CPE, garderie subventionnée ou non, ou milieu familial.C\u2019est de cette façon que nous développons l\u2019ensemble du réseau, et c\u2019est ce que nous continuerons à faire.Luc Fortin, ministre de la Famille 15 mars 2018 Réplique de l\u2019éditorialiste Les chiffres qu\u2019utilise le ministre sont erronés.Pour arriver à ce nombre de 19 000 nouvelles places créées sous le gouvernement Marois dans des garderies non subventionnées, il faut puiser dans les places autorisées par le gouvernement Charest.Rappelons au ministre et à son cabinet que le gouvernement Marois a été élu le 19 septembre 2012.On voudrait donc lui imputer des places créées pour la rentrée de septembre, quelques semaines plus tôt ?Ce n\u2019est pas sérieux.On peut affirmer sans mentir qu\u2019il s\u2019est créé 7359 places dans les garderies non subventionnées sous le gouvernement Marois.Ce sont là les données de son propre ministère.Quant au développement « anarchique » des places dans ces garderies commerciales, nous devons féliciter le ministre qui, à l\u2019instar de son prédécesseur Sébastien Proulx, s\u2019est attelé à corriger la situation grâce à « un nouvel outi l car togra- phique » et à « une analyse rigoureuse des données démographiques ».Robert Dutrisac C\u2019 REMBOURSEMENT DE LA DETTE Une manœuvre politique PARKLAND Foyer de résistance D GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC Les citoyens amorcent des enquêtes parce que les interrogations qu\u2019elles soulèvent trouvent peu de réponses du côté des autorités gouvernementales et sanitaires L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter),Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants),Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatricespublicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).I l y a quelques jours, j\u2019ai lu de sages paroles sur Twitter : «Nous devrions certainement faire tout notre possible pour redresser les injustices et donner à tous des chances égales de s\u2019épanouir.Et nous devrions reconnaître que le Canada est assez grand pour contenir plusieurs identités.Comme Québécois francophone, je peux comprendre ça.» Je suis en tous points d\u2019accord avec ces propos éloquents.Écrits par qui ?Nul autre que Maxime Bernier, député conservateur.La plupart d\u2019entre nous veulent une société où tous les humains jouissent des mêmes droits.C\u2019est ce que suggère aussi M.Bernier.Pour y arriver, il est nécessaire de reconnaître les différences entre nous qui provoquent des désavantages pour certains, et de traiter les gens différemment afin de pallier ces désavantages.C\u2019est là où M.Bernier se méprend et se contredit.À la fin du mois dernier, Ahmed Hussen, ministre de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, saluait sur Twitter certaines des mesures que prévoit le dernier budget fédéral afin de lutter contre le racisme.« Un #budget2018 historique pour les Canadiens raci- sés», a-t-il écrit.Le 6 mars, M.Bernier a répondu : « Je pensais que le but ultime de la lutte contre la discrimination était de créer une société aveugle aux couleurs où tout le monde est traité de la même façon [\u2026].» Erreur, M.Bernier.Dans un monde idéal, la couleur de la peau serait en effet aussi anodine que, disons, la couleur des yeux.On juge la couleur des yeux sur une base esthétique, mais personne n\u2019est vraiment lésé strictement sur la base du teint de son iris.Imaginez un monde où les gens aux yeux verts ont plus de chances d\u2019êtres pauvres, moins de chances d\u2019obtenir un emploi et plus de chances d\u2019être emprisonnés.Bizarre, non ?En ce sens, il est vrai que la lutte contre la discrimination devrait mener à ce que la couleur de la peau ne soit plus utilisée pour brimer les droits d\u2019un individu.Toutefois, la lutte contre la discrimination elle-même n\u2019implique pas qu\u2019on traite tout le monde de la même façon.Pour garantir les mêmes droits fondamentaux à tous, il ne faut pas traiter tout le monde également.Agir de cette manière perpétue les inégalités.Il faut plutôt agir différemment pour rétablir les déséquilibres qui défavorisent certains individus.C\u2019est ce qu\u2019on appelle agir équitablement.Connaissez-vous l\u2019analogie des trois gamins qui regardent un match de baseball, debout derrière une clôture en bois?Le premier est assez grand pour voir le match sans aucun soutien.Le second, de taille moyenne, a besoin de se tenir sur une caisse afin que sa tête dépasse la clôture.Le troisième, plus petit, a besoin de deux caisses pour pouvoir regarder le match.En donnant une caisse à chaque gamin, on les traiterait tous également.On offrirait toutefois du soutien à un gamin qui n\u2019en a pas besoin, et l\u2019un d\u2019entre eux ne serait pas en mesure de voir le match.Dans cet exemple, afin que la taille ne soit plus une cause d\u2019inégalité, il faut justement constater les dif férences de taille et en tenir compte dans la distribution des caisses.Dans cet ordre d\u2019idées, contrairement à ce que suggère M.Bernier, la poursuite de l\u2019égalité des chances implique de voir la couleur de peau et de reconnaître qu\u2019elle constitue un motif de discrimination.En 2018, un enfant de 10 ans disparu qui se trouve à être noir ne peut pleinement bénéficier du soutien élémentaire que mérite un enfant de 10 ans disparu.Il doit subir les foudres d\u2019inter- nautes qui formulent à son égard des remarques racistes beaucoup trop violentes pour que je les reproduise ici.Quelques remarques isolées ?Soit.Mais la discrimination est bien réelle et plus répandue qu\u2019on veut par fo is le reconna ître .Je m\u2019évertue à relater que la population carcérale d\u2019origine autochtone a augmenté de 46 % de 2003 à 2013 au Canada.Et de 80 % chez les Noirs.Ces statistiques, qui illustrent une inégalité systémique majeure, demande que nos politiques publiques tiennent compte des dés- équi l ibres qui por tent préjudice aux personnes de couleur.C\u2019est pourquoi nos politiciens ont la responsabilité de voir la couleur.Mais pas seulement la couleur.Tout attribut qui représente un motif de discrimination.Il ne s\u2019agit pas d\u2019accorder des droits et privilèges dif férents à certains groupes, mais d\u2019aménager des traitements différents pour que tous bénéficient des mêmes droits.Si M.Bernier veut faire, comme il le dit, « tout [son] possible pour redresser les injustices », comment peut-il agir avec clairvoyance tout en étant aveugle ?Croit-il sérieusement que traiter tout le monde également va redresser les injustices?Maxime Bernier et la couleur FABRICE VIL D A V I D M O R L E Y Président et chef de la direction d\u2019UNICEF Canada uand nous avons tor t, nous devons avoir l\u2019humilité de l\u2019admettre.L\u2019année dernière, l\u2019UNICEF s\u2019est trompée.Nous vous avons dit que la Syrie avait touché le fond.Qu\u2019avec près de 1000 enfants tués ou mutilés en 2017, le conflit avait atteint des niveaux de souffrance inégalés.Mais nous nous sommes trompés.Parce qu\u2019au cours des deux premiers mois de 2018, les choses se sont aggravées.Plus de 1000 enfants ont été tués ou blessés depuis le début de l\u2019année.À ce rythme, nous n\u2019osons imaginer à quoi pourrait ressembler le bilan de mortalité infantile à la fin de l\u2019année.En Syrie, le baril ne semble pas avoir de fond.La crise a pris une ampleur effrayante.Et cette tragédie a fait, après sept ans de guerre, un très grand nombre de victimes parmi les enfants.Alors que le conflit entre dans sa huitième année, les mots nous manquent pour décrire la souffrance qui grandit de jour en jour.Plus de 13,1 millions de personnes en Syrie ont besoin d\u2019aide humanitaire d\u2019urgence, dont 5,3 millions d\u2019enfants.Les dernières semaines ont été particulièrement dévastatrices.Depuis le début de l\u2019offensive sur la Ghouta orientale le 18 février, près de 600 personnes ont perdu la vie et plus de 2000 ont été blessées.Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée à l\u2019unanimité prévoyant un cessez-le-feu de 30 jours et un accès de l\u2019aide humanitaire aux régions assiégées n\u2019a eu que peu de retombées.Les convois d\u2019aides multi-agences ont dû se retirer rapidement en raison du pilonnage constant, et n\u2019ont donc pu délivrer toutes les fournitures d\u2019aide essentielles.Cette guerre ne connaîtra ni vainqueur ni victoire ; trop d\u2019enfants syriens sont déjà morts pour laisser transparaître un semblant de succès pour un parti ou un autre.Il ne restera que ceux qui, au pays, devront raccommoder les morceaux ensanglantés d\u2019une terre ayant volé en éclats.La malchance n\u2019arrive jamais seule La Syrie n\u2019est pas le seul pays à marquer une année supplémentaire de morts et de destruction.Un autre anniversaire tragique sera souligné en ce mois de mars alors que le Yémen entamera une quatrième année de conflit.Là-bas, les 1000 premiers jours de combat ont fait plus de 5000 blessés et morts parmi les enfants.Lors de la dernière semaine de janvier 2018, 50 enfants ont été tués ou mutilés, et ces chif fres continuent de croître.L\u2019UNICEF travaille en Syrie et au Yémen afin de fournir un accès à l\u2019eau potable et à des services de nutrition, d\u2019éducation et de santé.Nous essayons d\u2019offrir aux enfants des services de protection et nous nous efforçons de leur donner un semblant de normalité malgré les horreurs quotidiennes.Et bien que nous continuions de solliciter plus de soutien et un meilleur accès afin d\u2019aider les plus affectés par la crise, nous demandons également une solution politique.Les travailleuses et travailleurs humanitaires font leur possible pour alléger les souffrances, mais ils ne peuvent pas eux-mêmes mettre fin au conflit.Le temps d\u2019agir D\u2019ici là, nous continuerons de souligner ces tristes anniversaires.Le temps de la commémoration et du souvenir viendra.Le temps viendra de s\u2019arrêter afin de penser à tous ces enfants qui ont perdu la vie dans des actes de violence égoïstes et inutiles, à toutes ces familles séparées trop tôt.Le temps viendra de mettre un nom et un visage sur chacun de ces chiffres.Mais maintenant, il est temps d\u2019agir, car chaque minute que nous passons à réfléchir et à discuter, des enfants continuent de vivre et de mourir sous les bombardements.Nous marquons ces anniversaires pour souligner notre échec collectif à ramener la paix.Trop de jeunes vies ont été perdues sur les lignes de combat et nous ne nous en portons que plus mal.Que ces anniversaires soient un rappel à nous toutes et à nous tous du lourd tribut de la guerre, principalement pour nos enfants les plus vulnérables.Et que ces anniversaires nous poussent une fois pour toutes à faire une action urgente et décisive afin de mettre fin à ces conflits.En Syrie, être au plus bas ne signifie pas toucher le fond A N D R É P R A T T E Sénateur e Sénat est plongé depuis plusieurs semaines dans l\u2019étude des projets de loi C-45 et C-46 qui mettent en œu- vre, le premier, la légalisation du cannabis et, le second, le renforcement du Code criminel en matière de conduite avec facultés affaiblies.Attendez-vous à entendre de plus en plus parler de nos débats, à mesure qu\u2019approche la fin de juin, échéance que s\u2019est fixée le gouvernement Trudeau pour faire adopter les deux textes.D\u2019un côté, le gouvernement libéral tient absolument à cet échéancier ; de l\u2019autre, l\u2019opposition conser vatrice cherche par tous les moyens à retarder l\u2019adoption des projets de loi, ne serait-ce que pour ennuyer le gouvernement.Coincés entre les deux se trouvent 43 sénateurs indépendants (sur 93), dont chacun aura plusieurs décisions dif ficiles à prendre d\u2019ici l\u2019ajournement d\u2019été, car il y aura autant de votes que de propositions d\u2019amendement et de motions de procédure, ces dernières déterminantes pour le cheminement des projets de loi.Pour ma part, deux questions centrales détermineront mon attitude au cours de ces débats.Premièrement, suis-je favorable ou non à la légalisation?J\u2019ai répondu à cette question il y a déjà plusieurs mois : j\u2019y suis favorable.L\u2019échec de la prohibition a été amplement démontré au cours des 40 dernières années.La légalisation n\u2019est pas une solution miracle, mais elle permettra au moins de mener d\u2019importantes campagnes d\u2019éducation, d\u2019assurer l\u2019innocuité des produits achetés par ceux qui choisissent de consommer et de décriminaliser un comportement qui, à bien des égards, n\u2019est ni plus ni moins grave que la consommation d\u2019alcool.Un rôle défini Deuxième question : dans un débat d\u2019une telle importance, quel est le rôle du Sénat ?Même si une majorité de Canadiens est favorable à l\u2019initiative gouvernementale, bon nombre de personnes nous demandent d\u2019empêcher la légalisation.Cependant, si nous agissions ainsi, nous irions à l\u2019encontre de notre rôle constitutionnel.En effet, la convention de Salisbury, héritée de la Chambre des lords, dicte que la Chambre haute ne doit jamais faire obstacle à un projet de loi découlant d\u2019un engagement électoral du gouvernement en place.Or, les libéraux ont bel et bien été élus, à l\u2019automne 2015, en promettant de légaliser la marijuana.Qui sommes-nous, parlementaires non élus, pour empêcher le gouvernement de réaliser cette promesse faite aux Canadiens?De même, il ne serait pas légitime pour le Sénat de retarder indûment la mise en œuvre de cette promesse.Bien sûr, les sénateurs doivent jouer le rôle législatif qui est le leur, c\u2019est- à-dire examiner les projets de loi C-45 et C-46 avec soin, écouter attentivement les Canadiens qui souhaitent faire valoir leur point de vue et proposer des améliorations s\u2019il y a lieu.Cependant, une fois une période de temps raisonnable consacrée à ce travail, il sera temps de passer au vote.Qu\u2019est-ce qu\u2019une période de temps raisonnable ?C-46 est arrivé au Sénat le 1er novembre 2017, C-45, le 28 novembre 2017.Le 1er juin, nous aurons donc eu ces projets de loi entre les mains respectivement durant cinq mois et six mois.Des comités auront entendu de nombreux témoins, tous les sénateurs auront eu amplement l\u2019occasion de s\u2019exprimer en long et en large.Et il nous restera encore un mois de travaux.Si certains veulent reporter l\u2019échéance, on comprendra que l\u2019objectif n\u2019est plus de mieux étudier les projets de loi mais bien celui qui avait été annoncé par le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, en novembre dernier, soit «bloquer» la légalisation.Cependant, nous n\u2019en sommes pas là.Pour l\u2019instant, les sénateurs se consacrent consciencieusement à l\u2019étude des deux projets de loi.Qu\u2019ils soient pour ou contre la légalisation, ils partagent une même préoccupation : la protection de la santé des Canadiens, en particulier celle des jeunes.Cela amènera plusieurs d\u2019entre nous à proposer des amendements.Il est trop tôt pour dire si ces amendements seront adoptés ou non, et s\u2019ils le sont, s\u2019ils seront retenus en tout ou en partie par le gouvernement.Une chose est sûre, c\u2019est dans ce genre de travail législatif rigoureux, concentré sur les intérêts de la population, et idéalement dépourvu de partisanerie, que le Sénat parvient le mieux à convaincre les Canadiens de son utilité.Le rôle du Sénat n\u2019est pas de bloquer ou de retarder indûment le projet de loi sur le cannabis L Q HAMZA AL-AJWEH AGENCE FRANCE-PRESSE Un couple pleure la mort de son enfant à Damas.Plus de 1000 enfants ont été tués ou blessés depuis le début de l\u2019année dans le conflit syrien. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 6 M A R S 2 0 1 8 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S l\u2019accueil, selon une formule établie.«Il ne s\u2019agit pas d\u2019un achat, mais d\u2019une fin de bail, explique le président de la direction de MK2.Cineplex Odeon est locataire du bâtiment.» Le cinéma Quartier Latin, plus vieux multiplexe de Montréal, avait perdu la moitié de sa clientèle depuis cinq ans, à travers la crise de la cinéphilie et faute de s\u2019être adapté à un univers en mutation.Son bail expire le 1er septembre et Cineplex continuera d\u2019opérer d\u2019ici là.Sauf que la passation des pouvoirs risque d\u2019être houleuse, car la chaîne proteste : «Cineplex exploite le cinéma en vertu d\u2019un bail et a été prise de court par l\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui [jeudi] de MK2.Tout continue comme avant et Cineplex continuera à exploiter le cinéma conformément à son bail», envoie dire l\u2019exploitant à travers la boîte de communications Hill + Knowlton Strategies.Tout le quadrilatère, de la Cinémathèque québécoise au Quartier Latin, est la propriété de France Film, que son directeur du développement, Jean-Claude Chabot, veut revitaliser, après sa dynamisation du Théâtre Saint-Denis.France Film est impliquée dans la présente entente, à titre de partenaire très minoritaire.Le projet ira manifestement de l\u2019avant.« C\u2019est avec enthousiasme, et après avoir considéré plusieurs partenaires, que nous accueillons la firme française MK2 pour mener à bon port notre projet de relance du pôle Quartier Latin au cœur du Quartier des spectacles», soutient Jean-Claude Chabot.MK2 cherchait à s\u2019établir à Montréal depuis quelques années, visa et renonça à Excentris en 2016 avant de mi joter des projets de construction ailleurs.La boîte s\u2019est associée en 2017 avec le distributeur Charles Tremblay pour fonder MK2 Mile End \u2014 devenu le premier distributeur français au Canada \u2014, assurant son ancrage en nos terres.Nathanaël Karmitz affirme que la restauration du Quartier Latin, au coût de 3 millions, se fera avec le concours d\u2019architectes montréalais.« Les travaux, qui ne devraient pas durer plus de deux mois, commenceront le 1er septembre, et se feront par phases.L\u2019objectif est de ne pas fermer le cinéma, ou très brièvement.» Un espace voué à la réalité virtuelle sera aménagé au troisième étage.Au rez-de-chaussée, les arcades de jeu disparaîtront pour faire place à une aire ouverte : restauration de qualité, boutique de livres, de DVD et d\u2019objets dérivés cinéma.«On va tout refaire, assure le président de la direction.Le lieu manque d\u2019âme et de vie.» Il trouve à la métropole québécoise un grand dynamisme, célèbre ses festivals et ses créateurs de pointe : Xavier Dolan, Moment Factory, Félix & Paul.« Mais le cinéma est le maillon faible, ayant perdu des distributeurs et des spectateurs en une spirale descendante.Montréal est une ville francophone, ouverte sur le monde, multi- culturelle, remplie d\u2019étudiants, prête pour une nouvelle expérience cinématographique.» Des mandats complémentaires « Au moins, il n\u2019y aura pas une autre fermeture de salles à Montréal avec celles du Quartier Latin, réagit Mario Fortin, directeur du Beaubien et du Cinéma du Parc.C\u2019est la bonne nouvelle.Je n\u2019ai pas peur pour mes cinémas, car on s\u2019est bâti une clientèle fidèle.Il y a encore de la place.On manque de salles depuis que Le Parisien et Excentris sont fermés.Tant qu\u2019on se partage la tarte de façon équitable\u2026 » Marcel Jean, le directeur de la Cinémathèque québécoise près du Quartier Latin, voit dans la transaction un changement de paradigme dans l\u2019exploitation cinématographique à Montréal.«Ce nouveau joueur possède une conception totalement dif férente de tout ce qu\u2019on connaît, beaucoup basée sur l\u2019animation et la médiation culturelle, donc plus proche de ce que nous faisons ici, à la Cinémathèque.Nos mandats sont complémentaires.Il va aider à établir le pôle cinéma du Quar tier des spectacles.MK2 embrasse un champ plus vaste qui peut s\u2019insérer dans la Place des Arts, Le Musée d\u2019art contemporain et BAnQ.À Paris, le rayon de MK2 va de l\u2019histoire de l\u2019art aux leçons de cinéma en passant par un apprentissage culturel.Nous allons collaborer avec eux dans l\u2019enthousiasme.» Nathanaël Karmitz assure ne pas se positionner en concurrent qui veut perturber le milieu ambiant, mais travailler de concert.« On vient de Paris, la ville qui compte le plus de cinémas au monde, et nous observons que plus le marché local est fort et diversifié, meilleure est la réception du public et moins grande sa dépendance au cinéma américain.» Les plateformes maison n\u2019effraient guère celui qui croit à la force de l\u2019expérience collective : «On peut être abonné à tous les Netflix du monde, il reste que, comme disait Charlie Chaplin, \u201cle film est fait pour faire rire et pleurer ensemble durant une heure et demie\u201d.» MK2 s\u2019était déjà impliqué comme distributeur français de films de Xavier Dolan (aussi pour son prochain long métrage québécois Matt et Max).Il coproduit le film de Monia Chokri La femme de mon frère, en cours de tournage à Montréal, a développé des affinités avec le Québec.La maison française, qui possède des tentacules en Espagne et à Strasbourg, garde ici l\u2019œil sur l\u2019acquisition du cinéma Empress dans le quartier Notre-Dame- de-Grâce, et les pourparlers vont bon train.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CINÉMA porte ouverte à de nouvelles augmentations dans l\u2019entente : on leur garantit le droit à une nouvelle négociation s\u2019il s\u2019avère que leurs confrères de l\u2019Ontario sont mieux rémunérés qu\u2019eux.Et ils semblent croire que c\u2019est effectivement le cas.« Notre rémunération dépasserait la rémunération des médecins spécialistes en Ontario?Je vais être claire, a lancé en conférence de presse la présidente de la FMSQ, Diane Francœur.Aucune donnée probante ne l\u2019a démontré.Aucune.» Les plus récentes données publiées par l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé (ICIS) font état d\u2019un écart à l\u2019avantage des spécialistes québécois par rappor t à la moyenne canadienne et à l\u2019Ontario.Mais pour la FMSQ, ces analyses sont « basées sur des données incomplètes ».« Par conséquent, leurs résultats ne sont pas toujours représentatifs», a fait valoir la Dre Francœur.Par exemple, les données de l\u2019Ontario n\u2019incluent pas toutes les sources de revenus des spécialistes de cette province, comme c\u2019est le cas pour le Québec, selon la FMSQ.L\u2019entente dévoilée jeudi prévoit que ce même organisme, l\u2019ICIS, devra remettre une étude indépendante concernant l\u2019écart de rémunération entre les médecins spécialistes du Québec et des autres provinces canadiennes d\u2019ici le 1er septembre 2019.Sur ce, le gouvernement et la FMSQ conviennent de négocier.Si l\u2019écart leur est défavorable, la FMSQ doit commencer à recevoir des sommes supplémentaires pour le corriger au plus tard en avril 2020, le tout pouvant s\u2019étaler sur plusieurs années.Ce rattrapage dont le principe a été convenu il y a plus de 10 ans maintenant n\u2019est pas un «cambriolage surprise », s\u2019est défendu le directeur des affaires juridiques de la FMSQ et négociateur, Me Sylvain Bellavance.« L\u2019objectif était un traitement comparable, ni plus ni moins », a-t-il fait valoir, le tout en tenant compte du fait que les travailleurs québécois touchent en moyenne moins que ceux des autres provinces.Il reconnaît que cela doit aussi être le cas pour les médecins, étant donné notre « richesse collective ».Montants possibles pour les nouveaux médecins Il y a au cœur de l\u2019entente une deuxième porte ouverte à une croissance supplémentaire de l\u2019enveloppe budgétaire des spécialistes qui doit atteindre 5,5 milliards en 2023.On prévoit le versement de sommes additionnelles qui pourront être consenties pour tenir compte de l\u2019arrivée de nouveaux médecins dans le système de santé.L\u2019entente précise entre autres qu\u2019une croissance de 2 % par année de l\u2019enveloppe des spécialistes a été accordée pour tenir compte de « l\u2019évolution de la pratique médicale résultant notamment des effets de la croissance de la population et de son vieillissement, mais principalement de l \u2019ajout net des ef fectifs médicaux ».Ce montant de 2 % « peut être augmenté », précise l \u2019entente, selon un calcul dont ont convenu les deux parties, lequel tient compte du nombre réel de nouveaux médecins.Le tout serait financé en partie par Québec, en partie par les spécialistes eux-mêmes.Une concession, affirme la FMSQ, puisqu\u2019auparavant, Québec assumait seul le coût de la croissance des effectifs médicaux.Combien recevront-ils exactement?Comme l\u2019avait annoncé le Conseil du trésor, l\u2019entente prévoit le versement aux spécialistes, d\u2019ici le 31 mars 2027, des sommes récurrentes et non récurrentes dues en fonction d\u2019accords passés, le tout totalisant environ 2 milliards de dollars supplémentaires sur cette période.En raison d\u2019un premier paiement rétroactif pour l\u2019année 2016, les spécialistes recevront un premier chèque dans le courant de 2018 qui atteindra en moyenne 25 000 dollars.C\u2019est, pour la FMSQ, la seule « vraie » augmentation prévue à l\u2019accord.La mesure récurrente coûtera 250 millions de dollars par an jusqu\u2019en 2027, mais elle est financée à même les sommes dues en raison des ententes antérieures, plaident les spécialistes.Avec cette entente, le gouvernement avait estimé économiser à terme 3 milliards de dollars, notamment en laissant tomber la clause qui en 2014 garantissait aux médecins les mêmes augmentations, en pourcentage, que les employés de l\u2019État.La FMSQ fait sien cet argumenta ire, est imant avo ir fa it là une concession importante.Défense de leur intégrité Se portant à la défense de la bonne foi de ses membres, la présidente de la FMSQ, Diane Francœur, a soutenu qu\u2019il était faux d\u2019affirmer que la rémunération des spécialistes grève le financement du système de santé.Elle a reconnu que le « lien de confiance » avec le public semble «s\u2019effriter ».Toutefois, dit-elle, ce qui importait vraiment lors de la récente négociation, c\u2019était les conditions de pratique et l\u2019accessibilité aux soins.Conseiller spécial de la FMSQ, l\u2019ancien premier ministre et avocat Lucien Bouchard a aussi tenté de calmer le jeu.«C\u2019est normal que les gens demandent des explications, a-t-il déclaré.Mais on a tous le devoir de s\u2019arrêter et de regarder les données.» Des montants « énormes » ont été abandonnés à la table de négociation où il prenait place, a-t-il fait valoir.« Des concessions financières ont été faites pour nous permettre enfin de parler des conditions de pratique », a-t-il affirmé.« C\u2019est l\u2019espoir qui nous anime, a-t-il ajouté, la satisfaction d\u2019être arrivés à un résultat très important, qui va insuf fler un nouvel esprit de coopération, de respect et de confiance à l\u2019intérieur du réseau.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MÉDECINS repose sur des assises scientifiques solides et que les sources d\u2019eau potable du territoire bénéficient déjà d\u2019une excellente protection.Ses normes sont d\u2019ailleurs parmi les plus sévères recensées», a d\u2019abord expliqué au Devoir le cabinet de la ministre.«La documentation reçue jusqu\u2019ici par les différentes municipalités ne permet pas d\u2019apprécier en quoi les caractéristiques particulières de leur territoire et les modes d\u2019alimentation en eau de leurs citoyens nécessitent l\u2019application de normes plus sévères que celles du Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection.De même, la documentation reçue ne permet pas de déterminer que les normes de leur règlement sont précisément celles qui s\u2019avèrent les plus appropriées à la situation de ces municipalités», a-t-on ajouté.Action en justice Qui plus est, la révision du RPEP menée l\u2019an dernier a confirmé, selon la ministre Isabelle Me- lançon, que «les dispositions du règlement reposent sur des assises scientifiques solides et démontrent que les normes fixées sont toujours parmi les plus sévères».Il n\u2019est donc pas question, pour le moment, de modifier les distances entre les forages et les sources d\u2019eau potable.Les 338 municipalités, provenant de 69 municipalités régionales de comté (MRC) dif fé- rentes, ne l\u2019entendent toutefois pas ainsi.Leur « comité de pilotage » doit annoncer ce vendredi matin la tenue, le 24 mars, d\u2019une rencontre à Drummondville où au moins une centaine de représentants municipaux discuteront de « l\u2019opportunité de recourir aux tribunaux» pour obtenir une dérogation.Pour le juriste Richard Langelier, responsable du soutien scientifique à la démarche des municipalités, il ne fait aucun doute que leur demande est légitime.«Accorder la dérogation aux municipalités ne signifie pas l\u2019interdiction de l\u2019exploration pétrolière et gazière.À savoir si on veut aller vers le développement de cette filière, c\u2019est un autre débat.Mais si on va de l\u2019avant, il faut à tout le moins s\u2019assurer de protéger l\u2019eau potable.On ne voit donc pas de motif qui justifie de refuser la dérogation.» M.Langelier a aussi rappelé qu\u2019une juge de la Cour supérieure a statué que «les municipalités sont reconnues comme palier gouvernemental et doivent assumer leurs responsabilités dans la protection de l\u2019environnement sur leur territoire», selon ce qu\u2019on peut lire dans le jugement qui a rejeté la poursuite intentée par l\u2019entreprise Gastem contre Ristigouche-Partie-Sud-Est.Aux prises avec une menace bien réelle d\u2019action en justice en pleine année électorale, le gouvernement Couillard a finalement accepté de discuter avec les représentants des élus, et ce, avant leur rencontre du 24 mars.Selon ce qu\u2019a confirmé jeudi le cabinet d\u2019Isabelle Melan- çon, une rencontre aura lieu mardi prochain, le 20 mars, à Québec.Le bureau de la ministre s\u2019est toutefois fait avare de commentaires, soulignant seulement que le gouvernement pourra se prononcer par la suite « sur les enjeux soulevés » lors de la rencontre.« La protection de l \u2019eau et des sources d\u2019eau potable a toujours été une priorité pour la ministre et notre gouvernement », a-t-on ajouté.Arguments valables Est-ce qu\u2019une action en justice pourrait mener à une victoire des municipalités contre le gouvernement ?Leur demande s\u2019appuie sur « de véritables arguments juridiques valables », selon Guillaume Rousseau, professeur agrégé à la Faculté de droit de l\u2019Université de Sherbrooke.Mais « il n\u2019est pas certain» que le tribunal leur donnera raison, a-t-il prévenu.«La ministre peut leur dire non, mais la décision doit être prise en respectant l\u2019esprit de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, qui vise à protéger l\u2019environnement.Donc, s\u2019il y a une preuve de la part des municipalités qui démontre qu\u2019elles ont besoin de protéger leur eau potable en allant plus loin que la réglementation provinciale, on pourrait remettre en question le caractère « raisonnable » de la décision de la ministre », a expliqué M.Rousseau, qui est spécialiste du droit municipal.Professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa, David Robitaille a rappelé pour sa part que les tribunaux « ont clairement reconnu » que « les municipalités ont un rôle important et légitime à jouer en matière environnementale ».Dans le cas du RPEP, a-t-il ajouté, la Loi sur la qualité de l\u2019environnement prévoit toutefois que ce règlement provincial a préséance sur tout règlement municipal.Le gouvernement pourrait donc affirmer que sa réglementation l\u2019emporte.« On pourrait toutefois avancer que le règlement provincial, par la distance dérisoire qu\u2019il prévoit, ne vise pas vraiment à protéger l\u2019eau, mais plutôt à protéger les intérêts des entreprises dont les travaux se situeraient à proximité des sources d\u2019eau », a fait valoir Me Robitaille.Chose cer taine, le dossier concerne plusieurs régions du Québec.Selon les plus récentes données officielles, il existe plus de 300 permis d\u2019exploration pétrolière et gazière en vigueur dans la province.Ces permis, accordés sans consultation publique, couvrent une superficie de 53 225 km2.L\u2019entrée en vigueur prochaine de la Loi sur les hydrocarbures doit d\u2019ailleurs permettre de relancer les travaux d\u2019exploration, y compris en recourant à la frac- turation hydraulique.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 EAU La FSSS-CSN, un des syndicats importants dans le réseau de la santé, calcule que les établissements de santé ont dû absorber des compressions de cinq à sept milliards de dollars depuis l\u2019arrivée du gouvernement libéral, il y a près de quatre ans.En déduisant les augmentations des médecins de la hausse globale des budgets en santé, la hausse annuelle avoisine les 2 % et ne couvre pas l\u2019inflation, la croissance démographique et le vieillissement de la population, entre autres.Pour la FSSS-CSN, « la part grandissante de la rémunération des médecins [\u2026] vampirise une part importante des hausses ».Le syndicat réfute que « l\u2019austérité » soit chose du passé et croit que le « sous-financement chronique » n\u2019est pas étranger à la surcharge de travail du personnel, devenue « intolérable ».« Le personnel a moins de moyens pour livrer les mêmes services », dénonce son président, Jeff Begley.Il demande un réinvestissement important dès le prochain budget, attendu ce printemps.Il manque 5 à 7 milliards en santé, selon la CSN PETROLIA Les municipalités réclament de pouvoir établir une zone tampon entre un forage et une source d\u2019eau potable supérieure à la norme provinciale."]
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