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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-03-17, Collections de BAnQ.

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[" Alimentation LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MARS 2018 E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale S i tout se déroule comme prévu, Québec présentera sa très attendue politique bioalimen- taire en avril prochain, signale-t-on du côté du cabinet du ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, Laurent Lessard.Cette dernière détaillera les mesures d\u2019accompagnement qui seront mises en avant par le gouvernement du Québec pour réussir à atteindre d\u2019ici 2025 les cibles, dévoilées lors du Sommet sur l\u2019alimentation du 17 novembre dernier, qu\u2019il s\u2019est fixées pour l\u2019industrie bioalimentaire.Parmi ces objectifs, Québec a manifesté son intention de favoriser des investissements de 15 milliards, d\u2019augmenter de 6 milliards les exportations bioalimen- taires à l\u2019international et de faire passer de 24 à 34 milliards la somme des produits alimentaires québécois achetés au Québec.Le gouvernement a aussi annoncé qu\u2019il souhaitait que la superficie consacrée à la production biologique double dans la province et que la proportion des produits aquatiques québécois écocertifiés s\u2019élève de 52 % à 70 %.D\u2019autres volontés ne sont pas chiffrées, comme celles d\u2019augmenter la part des entreprises qui ont implanté des pratiques dites durables et d\u2019améliorer la valeur nutritive des aliments transformés au Québec.Ces cibles ont été déterminées après trois rencontres thématiques et un sondage réalisé auprès de la population pour connaître ses préoccupations et priorités.Cette démarche a mené au Sommet sur l\u2019alimentation, où le ministre Laurent Lessard et le premier ministre, Philippe Couillard, ont rendu publiques les cibles.« C\u2019est le mot \u201cambition\u201d qu\u2019on souhaitait que le gouvernement adopte », indique Marcel Groleau, président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).Après le dévoilement des objectifs, il constate avec satisfaction que «c\u2019est très ambitieux».Les moyens de ses ambitions Reste maintenant à voir comment le gouvernement se donnera les moyens de ses ambitions à travers sa politique.Pour augmenter la part des aliments d\u2019ici achetée dans la province, l\u2019UPA souhaiterait que le gouvernement se dote d\u2019une politique d\u2019achat des produits québécois pour ses institutions et établissements, notamment pour que les hôpitaux, prisons et écoles s\u2019approvisionnent localement.L\u2019UPA demande aussi un programme de soutien à l\u2019investissement afin de favoriser la compétitivité des entreprises agricoles du Québec.« Le secteur de la transformation alimentaire, il faut qu\u2019il s\u2019approvisionne davantage en produits québécois, soutient Marcel Gro- leau.Ça interpelle directement la compétitivité des produits québécois, parce que les transformateurs alimentaires, c\u2019est sûr qu\u2019ils ont accès à des produits qui peuvent provenir d\u2019un peu partout sur la planète.Et la compétition est forte.» Le secteur de la transformation alimentaire constitue un des principaux débouchés de la production agricole, dont 70 % sont transformés au Québec, selon les chiffres du gouvernement.L\u2019UPA espère aussi que la politique bioalimentaire contiendra des mesures pour assurer une meilleure gestion des risques.Elle aimerait notamment un régime de stabilisation des revenus adapté à la volatilité Nutrition: quatre mythes à déboulonner C 2 Rapport Pronovost, 10 ans plus tard C 3 CAHIER SPÉCIAL C Manger mieux POLITIQUE BIOALIMENTAIRE Des objectifs ambitieux pour des moyens incertains VOIR PAGE C 2 : OBJECTIFS I S T O C K A L I M E N T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 C 2 M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale L e monde de l\u2019alimentation et ses nombreuses tendances comportent leur lot de mythes.En ce Mois de la nutrition, on en dé- construit quelques-uns avec la nutritionniste Catherine Lefebvre.Se bourrer de vitamine C pour donner un coup de pouce à son système immunitaire.C\u2019est la fin de la saison de la grippe et du rhume qui, chaque année, revient en force avec la folie qui entoure la consommation de vitamine C.Les gens se font des jus avec des oranges et du gingembre frais pressés, prennent des suppléments vitaminiques, etc.« C\u2019est un mythe tenace, mais les études récentes de qualité montrent en fait que la consommation de vitamine C n\u2019a pas énormément d\u2019effets sur le système immunitaire », affirme Catherine Lefebvre, nutritionniste.D\u2019autres éléments ont un impact grandement plus significatif.«Comme avoir de saines habitudes de vie, ce qui inclut de bien manger, de bien s\u2019hydrater, de bien dormir et d\u2019apprendre à mieux gérer son stress», précise-t-elle.Ce qui est végétalien ou sans gluten est nécessairement santé.Depuis plusieurs années, on a vu apparaître dans les épiceries de plus en plus de produits sans gluten.Et, plus récemment, une foule de produits végétaliens, du faux poulet aux biscuits au chocolat, en passant par le faux-mage, du fromage végétal.«C\u2019est bien que l\u2019offre de produits se diversifie, mais plusieurs produits sont ultratransformés et ont une liste d\u2019ingrédients à n\u2019en plus finir, avec non seulement du sucre et du sel, mais aussi, toutes sortes d\u2019additifs alimentaires, explique Catherine Lefebvre.Même s\u2019ils sont sans gluten, ou exempts de produits animaux, ces aliments ultra- transformés demeurent de faible qualité.» Elle croit que les gens aux prises avec la maladie cœliaque devraient particulièrement s\u2019en méfier.« Ces personnes sont plus à risque que d\u2019autres de souffrir de diarrhée et de malabsorp- tion, alors leur alimentation doit être de qualité optimale», dit-elle.En outre, les produits végétaliens ne sont pas toujours le meilleur choix environnemental.On n\u2019a qu\u2019à penser à la boisson d\u2019amandes.« Il faut beaucoup d\u2019eau pour cultiver des amandes qui sont produites principalement en Californie, où il y a souvent des sécheresses, indique Catherine Lefebvre.Puis, en les transformant en boisson, on perd presque toutes les fibres et les protéines des amandes.Mieux vaut vraiment les manger entières.» Choisir stratégiquement ses aliments pour avoir suffisamment de nutriments.Le chou frisé est riche en vitamine C, K et A.Les avocats regorgent de bons gras et d\u2019antioxydants.Le gingembre est aussi riche en antioxydants et facilite la digestion.« Oui, ces aliments sont bons pour la santé, mais ils ne font pas de miracles, assure la nutritionniste.Il ne faut pas penser qu\u2019il suffit de les consommer régulièrement pour avoir tout ce dont on a besoin et pouvoir mal manger le reste du temps.Si on adopte une saine alimentation variée avec peu d\u2019aliments transformés, on n\u2019a pas à s\u2019inquiéter d\u2019un manque de nutriments.L\u2019équilibre se fait naturellement.Se forcer à inclure certains aliments dans son alimentation pour éviter de manquer de quelque chose crée un stress et on risque de tomber dans l\u2019orthorexie.» Boire des jus pour se détoxifier.Les Fêtes ont été marquées par les excès.L\u2019hiver a été riche en nourriture réconfortante bien grasse et en desserts bien sucrés.C\u2019est le temps de faire une petite cure de jus pour vous détoxifier, pen- sez-vous ?Vous faites complètement fausse route, d\u2019après Catherine Lefebvre.« Le jus représente une grande quantité de sucre libre qu\u2019on ingère d\u2019un coup, et ce, même s\u2019il ne contient pas de sucre ajouté, affirme la nutritionniste, qui est également l\u2019auteure du livre Sucre.Vérités et conséquences.C\u2019est vraiment ancré dans la tête des gens que le jus est la solution de rechange santé à la boisson gazeuse, mais ce n\u2019est pas parce que c\u2019est moins mauvais que c\u2019est bon pour autant.» Ensuite, penser détoxifier son foie en buvant des jus pendant une semaine est complètement farfelu.« C\u2019est plutôt le contraire qui se produit, pré- cise-t-elle.Lorsqu\u2019on ingère beaucoup de sucre d\u2019un coup, on l\u2019emmagasine et une partie se transformera en gras.On peut donc à terme surcharger son foie en graisses en buvant beaucoup de jus.On ne peut pas effacer ses excès.Ce n\u2019est pas un filtre que l\u2019on change ! » Sa solution pour se détoxifier : changer ses habitudes de vie ! «Améliorer sa santé ne passe pas par un truc miracle, précise Catherine Lefebvre.Il faut réaliser des changements réels dans ses habitudes, à commencer par réduire sa consommation d\u2019aliments ultratransformés et bouger.» MOIS DE LA NUTRITION Quatre mythes à déboulonner ISTOCK La nutritionniste Catherine Lefebvre souligne que tout ce qui est végétalien ou sans gluten n\u2019est pas forcément santé.des prix des marchés pour traverser les périodes de fluctuations.Elle croit aussi que des régimes d\u2019assurances des récoltes seront nécessaires pour faire face aux événements météorologiques extrêmes dus aux changements climatiques, puisque les grêles, les pluies abondantes ou les sécheresses pourraient affecter les cultures.Les changements climatiques, grands oubliés?Selon Guy Debailleul, professeur associé au Dépar te- ment d\u2019économie agroalimen- taire et des sciences de la consommation de l\u2019Université Laval, la question des changements climatiques a été l\u2019une des grandes oubliées durant la démarche de consultation menée par le gouvernement du Québec.« J\u2019étais étonné que ça prenne si peu de place, souligne-t-il.On sait que ce sont des changements qui vont s\u2019opérer relativement vite et qui vont aussi concerner l\u2019agriculture.» Même si le Québec ne constitue pas l\u2019endroit où l\u2019agriculture risque le plus de pâtir du réchauf fe- ment de la planète, il souligne que les bouleversements de températures pourraient impliquer une adaptation des productions agricoles.« Il faut s\u2019y préparer, assure-t-il.Si on a un climat avec lequel on est plus en mesure d\u2019avoir des arbres fruitiers ou des vignes, ce n\u2019est pas une variété de blé qu\u2019on décide de semer du jour au lendemain.» Guy Debailleul déplore aussi que cer tains angles mor ts n\u2019aient pas été abordés concernant l\u2019enjeu de l\u2019accès à la terre, dont les discussions se sont limitées aux dangers générés par la convoitise des investisseurs extérieurs à l\u2019agriculture sur la spéculation.À son avis, la concurrence entre producteurs pour l\u2019achat des terres a eu une influence sur les rentes foncières.« Les jeunes ont de plus en plus de mal à avoir accès à la terre, parce qu\u2019elle est devenue très chère, remarque-t-il.C\u2019est assez préoccupant que des agriculteurs doivent dépenser des for tunes pour avoir accès à cette terre.On sait déjà qu\u2019ils doivent dépenser beaucoup pour les quotas.Ça pénalise énormément l\u2019agriculture, dans la mesure où, quand vous avez acheté de la terre et que vous payez des quotas à fort prix, il ne vous reste plus beaucoup d\u2019[argent disponible] pour améliorer les moyens de production et les techniques.» En plus de considérations pour la relève agricole, M.De- bailleul espère que la politique bioalimentaire contiendra des mesures adéquates pour favoriser la production biologique.«On est obligé d\u2019importer une partie des produits biologiques pour répondre à la demande des consommateurs, constate- t-il.Il y a manifestement des incitatifs qui n\u2019ont pas été mis en place.» Des mesures cosmétiques?Maxime Laplante, président de l\u2019Union paysanne, ne se fait pas trop d\u2019attentes.«Ce que je redoute, c\u2019est que le gouvernement va mettre sur la table un projet de politique qui va être essentiellement cosmétique : on veut améliorer la visibilité des produits du terroir, du bio, de l\u2019agriculture de proximité.Il va y avoir des petites modifications, mais \u2014 c\u2019est mon appréhension \u2014 qui ne changeront pas grand-chose au modèle en place.» Guy Debailleul affiche une inquiétude similaire.« Je crains qu\u2019on ait un certain nombre de mesures par tielles et ponctuelles qui répondront à certaines demandes des consommateurs, mais qui n\u2019iront pas au fond des choses», explique-t-il.Pour s\u2019attaquer aux racines des enjeux, il considère que le gouvernement devrait accepter de réexaminer la per tinence de tous les programmes mis en place au fil des années.Or, une telle démarche déplairait assurément à certains acteurs, et M.Debailleul ne s\u2019attend pas à ce que le gouvernement prenne ce risque durant une année électorale.SUITE DE LA PAGE C 1 OBJECTIFS L\u2019industrie bioalimentaire représente au Québec : 8% du produit intérieur brut 12% des emplois 9% des exportations 4% des investissements En marge des consultations menées par Québec au sujet de sa future politique bioali- mentaire, la firme Léger a réalisé trois sondages auprès de 1000 répondants chacun pour connaître les principales préoccupations de la population sur les enjeux abordés par la démarche.Dans le sondage consacré aux attentes des consommateurs, deux préoccupations se distinguaient, soit celles du prix des aliments et de l\u2019hygiène des établissements, respectivement souligné par 82 % et 79 % des personnes interrogées.Quant à leur perception de l\u2019industrie alimentaire, 73 % des répondants se sont montrés soucieux de l\u2019hygiène et de la salubrité des aliments, et 65 % du gaspillage et des pertes d\u2019aliments par les entreprises alimentaires.Lorsque questionnés sur leur perception du secteur de la production agricole et des pêches commerciales, 72 % des répondants ont soulevé l\u2019enjeu des conséquences des résidus des pesticides sur la santé de la population comme principale préoccupation.L\u2019utilisation d\u2019antibiotiques et d\u2019hormones de croissance chez les animaux et les poissons d\u2019élevages venait au second rang, cette question trouvant un écho chez 69 % des personnes interrogées.Une population préoccupée A L I M E N T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 C 3 www.lequebecbio.com Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.Il y a dix ans, le rapport Pronovost sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture et l\u2019agroalimentaire a été rendu public.Les réponses à la plupart de ses recommandations se font toujours attendre.AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE Rapport Pronovost, 10 ans plus tard Lors du dévoilement du rapport Pronovost en 2008, la recommandation qui a provoqué le plus de débats dans l\u2019espace public a sans doute été celle qui demandait la reconnaissance d\u2019une pluralité d\u2019associations professionnelles en agriculture au Québec.« Il n\u2019y aurait pas dû avoir cette recommandation concernant l\u2019accréditation syndicale, juge le président de l\u2019UPA, Marcel Groleau.Cela a détourné l\u2019attention du rapport et empêché qu\u2019il y ait une vraie démarche sur les autres recommandations du rapport.» Questionné dix ans plus tard au sujet de cette recommandation, Jean Pronovost persiste et signe.«Je la trouve toujours pertinente», af- firme-t-il.Il tient en revanche à souligner qu\u2019elle a parfois été mal interprétée.«La commission que j\u2019ai présidée n\u2019était pas du tout, mais vraiment pas du tout, contre le syndicalisme agricole», précise-t-il.Il rappelle qu\u2019historiquement, l\u2019approche préconisée jusqu\u2019ici a permis d\u2019améliorer les conditions salariales des agriculteurs, de les protéger contre les variations de prix et d\u2019assurer une relative stabilité dans les revenus agricoles.«Maintenant, les agriculteurs tiennent cela pour acquis, dit Jean Pronovost.Je les comprends, mais ils prennent cela tellement pour acquis que changer en agriculture, au Québec, ça devient très difficile.» Il ajoute que le syndicalisme agricole actuel, limité à un seul syndicat, «fait en sorte que toutes les voix dissidentes sont découragées [\u2026] On a recommandé qu\u2019il y ait au moins un autre syndicat pour que la discussion soit plus ouverte».« Le rapport Pronovost suggérait des modalités de façon à ne pas permettre à n\u2019importe quelle association d\u2019obtenir l\u2019accréditation officielle », rappelle Maxime Laplante, président de l\u2019Union paysanne.En effet, le document suggérait notamment que pour être reconnue, une association devait démontrer à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec qu\u2019elle représentait un nombre significatif de producteurs et disposait d\u2019une structure de représentation dans plusieurs régions.L\u2019Union paysanne, lors de sa création, a été enregistrée comme une association professionnelle pour lancer un message.En 2016, elle s\u2019est convertie en organisme à but non lucratif afin d\u2019aller chercher des contributions en dons ou en subventions, puisqu\u2019elle ne peut pas exiger des frais élevés à ses fermiers membres, qui sont déjà obligés de payer la cotisation de l\u2019UPA.Monopole syndical : une pomme de discorde La création récente du Conseil des politiques alimentaires montréalais (CPA-Mtl) permettra aux différents maillons du secteur alimentaire de la région montréalaise d\u2019interagir et d\u2019avoir ainsi une action plus efficace.Le CPA-Mtl poursuit l\u2019objectif du Système alimentaire montréalais (SAM), amorcé en 2011, soit mieux s\u2019alimenter, de façon plus diversifiée, plus locale et plus en accord avec le développement durable.CONSEIL DES POLITIQUES ALIMENTAIRES Vers une approche plus globale de l\u2019alimentation Unir les forces vives du secteur alimentaire montréalais S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale S\u2019 alimenter sainement fait consensus au- jourd\u2019hui.Et pourtant, des problèmes persistent.À Montréal, 60 % des citoyens ont une faible consommation de fruits et de légumes et un résidant sur dix connaît l\u2019insécurité alimentaire.Par les actions de ses 250 partenaires locaux et régionaux, le SAM cherche à atténuer ces problèmes et d\u2019autres (par exemple, les pertes et le gaspillage alimentaire) sur l\u2019île de Montréal.D\u2019ici la fin du printemps, son travail sera encore plus efficace, car il se transformera pour intégrer le mandat du CPA-Mtl.Le CPA-Mtl et sa raison d\u2019être « La création du CPA-Mtl permettra la mise en œuvre des engagements pris lors de la signature par la Ville de Montréal du Pacte de Milan en 2015 », affirme Ghalia Chahine, coordonnatrice du SAM et du CPA-Mtl.Ce pacte, signé par 163 villes dans le monde, vise à mettre en place des actions locales en gouvernance alimentaire, en alimentation durable et saine, en équité sociale et économique, en prévention du JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019un des projets du Système alimentaire montréalais a pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire.VOIR PAGE C 5 : APPROCHE E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale D e la «déception».C\u2019est ce que ressent à titre personnel Jean Pronovost, près de 10 ans après le dévoilement du rapport intitulé Agriculture et agroalimentaire : assurer et bâtir l\u2019avenir, associé étroitement à son nom.En 2006, un décret gouvernemental avait lancé la Commission sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture et l\u2019agroalimentaire québécois (CAAAQ).Jean Pronovost en était le président.Avec un budget de plus de 3 millions, une vaste consultation a été mise en branle en 2007 et s\u2019est déplacée dans 27 villes de la province.Plus de 800 personnes avaient été entendues et 770 mémoires avaient été recueillis.Le 31 janvier 2008, la Commission a remis son rapport de plus de 250 pages au ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, Laurent Lessard, qui détenait alors ce portefeuille qu\u2019il a repris depuis janvier 2017.Une fois rendues publiques, certaines conclusions ont provoqué des remous, notamment celle qui remettait en question le monopole syndical dans le secteur agricole (voir encadré).Le rapport a été tabletté et la plupart de ses recommandations sont restées sans suite.Au-delà de sa déception personnelle, Jean Pronovost considère que dans une perspective de bien public, son rapport contenait « une série de constats dont on aurait dû tenir compte avant aujourd\u2019hui».Jean Pronovost poursuit aujourd\u2019hui son plaidoyer pour une agriculture multifonctionnelle, plurielle et durable.À ses yeux, l\u2019agriculture québécoise doit être diversifiée pour se montrer plus résiliente.«Une bonne agriculture, ce n\u2019est pas une agriculture qui repose sur une seule production, un seul procédé de production ou une seule méthode de production.C\u2019est une agriculture qui table sur une variété de production par une variété d\u2019établissements, de fermes ou d\u2019organisations, qui elles-mêmes pratiquent toute une série de démarches agricoles et de techniques appropriées.» L\u2019Institut Jean-Garon, dont Jean Pronovost est aujourd\u2019hui le président, a réalisé un suivi sur les 49 recommandations qui avaient été faites dans le rapport.Quelques-unes ont reçu un écho, comme la révision du conseil d\u2019administration de la Financière agricole, mais elles demeurent des exceptions.Certaines ont été par tiellement réalisées, d\u2019autres semblent avoir été ignorées.Par exemple, les recommandations de traiter le territoire agricole comme un patrimoine collectif, de prioriser les questions relatives à la santé et au respect de l\u2019environnement dans la recherche en agriculture et d\u2019assouplir le système de mise en marché collective n\u2019ont eu aucune suite.Il en va de même pour l\u2019appel fait au gouvernement du Québec d\u2019exercer un leadership auprès des autres gouvernements pour l\u2019adoption de mesures à l\u2019égard des organismes génétiquement modifiés (OGM).« On a perdu 10 ans pour mettre en place les bases d\u2019une nouvelle politique agricole », se désole Guy Debailleul, professeur associé à la Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation de l\u2019Université Laval.« Le rapport Pronovost établissait qu\u2019il y avait dans le fonctionnement de l\u2019agriculture, tel qu\u2019il a été analysé à l\u2019époque, un certain nombre de rigidités et qu\u2019il fallait introduire plus de fluidité dans les programmes et favoriser la diversité.Ces orientations devaient passer par des remises en cause des politiques qui prévalaient à l\u2019époque.Ces constats de rigidité, on ne peut que les observer de manière encore plus flagrante aujourd\u2019hui.» Jean Pronovost observe que depuis le dépôt de son rapport, de nouveaux enjeux sont apparus ou ont pris de l\u2019importance.Les changements climatiques, entre autres, « étaient connus et prévus, mais n\u2019avaient pas le degré d\u2019urgence qu\u2019ils peuvent avoir aujourd\u2019hui », indique-t-il.Il remarque aussi une conscience accrue pour les questions de santé publique.« Aujourd\u2019hui, on sent que les gens ont changé leurs habitudes ou sont prêts à les changer encore plus profondément concernant la nourriture, obser ve-t- i l .La variété de ce qu\u2019ils consomment, ainsi que les enjeux de sécurité et de santé associées à ce qu\u2019ils consomment, ce sont des facteurs qui pèsent plus lourd dans la balance.» Marcel Groleau, président de l\u2019Union des producteurs agricoles, considère pour sa part que la situation du secteur agricole s\u2019est améliorée au Québec depuis le dépôt du rapport de la CAAAQ.Il prend pour preuve le nombre d\u2019entreprises agricoles au Québec détenant une certification biologique, s\u2019élevant à 1547 selon les plus récents chiffres du Conseil des appellations réser vées et des termes valorisants (CARTV).« Sur certains éléments, l\u2019UPA était d\u2019accord sur une politique pour développer l\u2019approvisionnement local, les marchés locaux, la souveraineté alimentaire », af firme Marcel Groleau.Néanmoins, l\u2019UPA a manifesté à l\u2019époque son désaccord envers plusieurs recommandations du rappor t Pronovost.Dans plusieurs cas, elle maintient ses positions.Outre la question de la pluralité syndicale, elle s\u2019oppose à une révision du programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).Le rapport Pronovost suggérait de le remplacer progressivement par un programme universel relié aux particularités du milieu.L\u2019UPA s\u2019oppose aussi aux modifications à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, qui étaient proposés dans le document.« Ce n\u2019était pas une bonne idée.La loi sert aujourd\u2019hui très bien le Québec », juge le président de l\u2019UPA, en évoquant les succès du secteur acéricole et de celui du porc.ISTOCK Une fois le rapport Pronovost rendu public, il a été tabletté et la plupart de ses recommandations sont restées sans suite. A L I M E N T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 C 4 Tamara Cohen, nouvelle chercheuse en nutrition et en mode de vie au Centre PERFORM de l\u2019Université Concordia, veut contribuer à améliorer la situation en trouvant les façons les plus simples d\u2019aider les gens à atteindre ou à maintenir un poids santé.POIDS SANTÉ L\u2019importance du soutien et des objectifs réalistes Bien que la saine alimentation et l\u2019exercice fassent de plus en plus partie des préoccupations des Québécois, l\u2019atteinte d\u2019un poids santé tout au long de la vie est toutefois encore difficile J E A N - F R A N Ç O I S V E N N E Collaboration spéciale S elon Recyc-Québec, entre 30 et 40 % des aliments sont gaspillés au Canada et près de la moitié de ce gaspillage se fait par les citoyens.Pour y remédier, l\u2019une des méthodes les plus efficaces reste de diminuer ses achats, pour ne prendre que les quantités répondant à nos besoins.Sauf que c\u2019est souvent plus facile à dire qu\u2019à faire.Les produits en épicerie sont généralement vendus dans des contenants ou emballages standards et ne vous laissent que peu de choix quant aux quantités.H e u r e u s e m e n t , d e p u i s quelques années, les épiceries spécialisées dans la vente de produits en vrac se multiplient.À Québec, cer taines ont pignon sur rue depuis des décennies, comme L\u2019Ère du vrac ou Le Crac, mais d\u2019autres sont plus nouvelles, comme La Récolte, située sur la 3e Avenue dans Limoilou.Lors de son ouverture, en décembre 2016, elle est devenue la première épicerie à offrir exclusivement des produits en vrac.Écologique et économique La propriétaire, Flavie Morin, explique que la mission de La Récolte vise à réduire le su- remballage et le gaspillage alimentaire.Les clients se présentent avec leurs propres contenants et achètent les différents aliments dans les quantités de leur choix.La Récolte se spécialise surtout dans les ingrédients secs, comme les épices, riz, farines, grains, thé ou café, ainsi que dans les huiles et vinaigres.On y trouve aussi des produits corporels, comme du shampoing, du sel d\u2019Epsom ou de la pierre d\u2019alun, ou encore des produits nettoyants.« Nous avons démarré modestement, avec des produits que nous connaissions, mais le choix de produits a doublé en un an, notamment après des demandes des clients », explique Flavie Morin.Cette dernière a aussi noué des ententes avec des producteurs locaux, comme le producteur de kombucha Vee, ou l\u2019apiculteur Rucher des basses terres, qui leur fournit du miel en vrac et de la cire d\u2019abeille.La Récolte sert également de point de dépôt à la Coopérative La Mauve.Les clients peuvent donc passer y prendre leur panier de fr uits et légumes biologiques.« Nous voulons attirer des gens soucieux de l\u2019environnement, bien sûr, mais aussi ceux qui souhaitent faire des économies, car nos prix sont très concurrentiels », explique la commerçante.Une telle entreprise ne va pas sans défis.Il faut d\u2019abord s\u2019assurer d\u2019adopter des standards d\u2019hygiène très élevés.Lorsque les produits sont offerts en vrac, c\u2019est crucial.Il faut aussi apprendre à gérer un commerce en croissance.À 27 ans, Flavie Morin n\u2019avait pas elle-même beaucoup d\u2019expérience en entrepreneuriat.La première année en a donc été une d\u2019apprentissage intense de tout ce qui est marketing, gestion des ressources humaines, etc.Toutefois, son père et sa mère ont chacun leur propre boutique sur l\u2019avenue Car tier, alors que son beau-père a longtemps été propriétaire de l\u2019épicerie Picardie.Elle peut donc compter sur de solides mentors.Épicerie complète À Montréal aussi les épiceries de vrac fleurissent.On y retrouve Méga vrac, Vrac & Bocaux ou encore NousRire, une boutique en ligne qui livre à dif férents points de chute.Les clients font donc leur commande en ligne avant de se rendre à un point de rendezvous avec leurs propres pots et sacs, lesquels sont remplis sur place.Les quartiers Villeray et Verdun comptent quant à eux désormais sur des succursales de l\u2019épicerie Loco.Sophie Macca- rio, Andréanne Laurin, Marie- Soleil L\u2019Allier et Martine Ga- riépy sont d\u2019anciennes collègues étudiantes en environnement de l\u2019Université du Québec à Montréal.Elles ont eu l\u2019occasion de développer des liens étroits lors d\u2019un séjour en Amazonie en 2014, pour lequel elles ont notamment mené une campagne de financement ensemble.Les quatre comparses cherchaient des moyens de réduire leur production de déchets, notamment celle liée à la consommation de produits alimentaires ou quotidiens (nettoyants, cosmétiques, etc.).«Nous avons vite constaté que cela exigeait de faire l\u2019épicerie dans plusieurs magasins différents, ce qui n\u2019est pas pratique, explique Sophie Macca- rio.Nous avons donc voulu fonder une épicerie en vrac dotée d\u2019une offre complète.» De fait, on trouve de tout à l\u2019épicerie Loco.Les produits secs bien sûr, mais aussi des produits frais, y compris du lait ou du yogourt, du prêt-à-man- ger préparé par un traiteur, des produits congelés, des produits de soins corporels ou nettoyants, des boissons (toujours en bouteilles consignées) et des accessoires comme des tampons démaquillants ou des livres.De tout donc\u2026 sauf de la viande.«Nous avons un peu de poisson provenant de la pêche responsable, mais nous avons fait le choix d\u2019éviter la viande, explique Sophie Mac- cario.C\u2019est un produit complexe à conserver, et la production de viande est très taxante sur le plan environnemental.» Le vrac pose des exigences particulières, notamment pour les produits frais.Cela commence avec la livraison.Les cofondatrices de Loco souhaitent que les producteurs leur livrent leurs aliments en produisant le moins de déchets d\u2019emballage possible.Il faut donc discuter avec eux afin de trouver des manières de livrer sans emballage ou avec des emballages réutilisables.Il faut aussi développer des moyens de bien conser ver tous ces aliments en vrac.« C\u2019est passionnant, car nous avons dû apprendre à connaître à fond les dif férents aliments et les méthodes de production et de conservation, raconte Sophie Maccario.Nous travaillons assez peu avec des distributeurs, nous avons plutôt des liens directs avec les producteurs.Leurs conseils sur la conservation nous sont d\u2019une aide précieuse.» C\u2019est d\u2019autant plus utile que les clients sont curieux et posent beaucoup de questions en magasin sur chacun des aliments et les meilleures manières de les conserver ou de les cuisiner.Les gens en épiceries deviennent ainsi des courroies de transmission de connaissances entre les producteurs et les clients.Les clients font aussi de nombreuses propositions.Les cofondatrices misent beaucoup sur les médias sociaux pour les recueillir, ainsi que sur des moyens plus traditionnels, comme une bonne vieille boîte de suggestions dans l\u2019épicerie.Elles peuvent ainsi adapter leur offre pour mieux répondre aux besoins des clients.Objectif zéro déchet Des épiceries vous laissent choisir vos propres quantités pour éviter le gaspillage GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Depuis quelques années, les épiceries spécialisées dans la vente de produits en vrac se multiplient.M É L A N I E G A G N É Collaboration spéciale E lle a déjà quelques tours dans son sac\u2026 Dans le cadre de son doctorat en nutrition à l\u2019Université McGill (2011-2017), Mme Cohen a mené une étude d\u2019inter vention avec des enfants en surplus de poids et leur famille, afin de trouver une formule efficace pour les aider à perdre du poids.La simplicité est la clé, selon la chercheuse : « J\u2019aide les gens à se fixer des petits buts, à faire un pas à la fois.Au départ, il faut choisir un changement qu\u2019on peut faire facilement, réussir, et poursuivre le processus, un pas à la fois.Quand on le dit, c\u2019est simple, mais ce n\u2019est pas facile pour autant.» Pour cette étude, Tamara Cohen a suivi 78 enfants âgés de 6 à 8 ans ainsi que leur famille pendant un an.Les résultats de l\u2019étude doctorale de Mme Cohen montrent que les jeunes qui ont réussi à faire diminuer leur indice de masse corporelle (IMC) ont des points en commun qui ne se situent pas au niveau du statut social : « Le surplus de poids concerne tout le monde ! Un enfant qui a un surplus de poids, autant qu\u2019un adulte, a besoin de soutien de la part des membres de sa famille ou de ses amis.C\u2019est très important ! J\u2019ai demandé que toute la famille s\u2019engage dans l\u2019étude.Toute la famille devait participer, apprendre à mieux manger, faire de l\u2019exercice tous les jours, dans le plaisir.Ce n\u2019est pas facile, et c\u2019est pour cela que recevoir du soutien de ses proches est très important.» Ce qui cause un surplus de poids Selon les plus récentes données recueillies par l\u2019Observatoire des tout-petits, un enfant de 3 à 5 ans sur trois ne suit pas les recommandations en matière d\u2019activité physique.Tamara Cohen affirme d\u2019ailleurs que l\u2019environnement est la principale cause du surplus de poids : «C\u2019est le plus grand facteur.Il faut bouger tous les jours, au moins une heure.Dans l\u2019activité physique, il y a aussi le transport.Est-ce que les gens marchent pour aller à l\u2019école ou au travail ?Prennent-ils un transpor t en commun pour dépenser plus d\u2019énergie qu\u2019en utilisant leur voiture ?Ce sont des choses auxquelles il faut réfléchir.» Tamara Cohen suggère aux gens de voir l\u2019alimentation dans son ensemble et de ne pas être trop sévères envers eux-mêmes.«On a mangé trop de gâteau aujourd\u2019hui ?On assume ! On laisse derrière et demain on recommence les bonnes habitudes.C\u2019est ça, la vie ! On sort, on rencontre des amis, la famille, on fête.On peut fêter, se permettre des écarts, mais il faut seulement être conscient que chaque jour n\u2019est pas une grande célébration», explique-t-elle.Pour la chercheuse, aucun aliment n\u2019est mauvais ou interdit : « Il faut être conscient de nos portions.C\u2019est beaucoup une question de portions.Même les aliments sains mangés en trop grande quantité deviennent mauvais pour la santé.» Marcher, tout simplement Comme pour l\u2019alimentation, la chercheuse prône la simplicité en ce qui concerne la pratique d\u2019activités physiques.Elle invite les individus à se fixer des objectifs réalistes : « Ça ne donne rien de suivre une diète sévère qui donne des résultats rapides, mais qui est impossible à tenir à long terme.Il ne faut pas non plus s\u2019inscrire à un marathon.Ce n\u2019est pas réaliste ! Au bout du compte, le corps gagne.C\u2019est ce que je dis toujours.Si on fait de grands changements rapidement, le corps est en choc.Il n\u2019aime pas ça.Il réagit.Ce sont de petits changements qui permettent d\u2019atteindre un poids santé à long terme.Donc, marchez en famille dans votre quartier, jouez dehors, faites des activités en famille tous les jours.Pas besoin de courir si vous n\u2019en avez pas l\u2019énergie ou l\u2019envie ! Je suis une maman, je comprends qu\u2019on n\u2019a pas toujours l\u2019énergie.» Une nouvelle étude au Centre PERFORM Mme Cohen est chercheuse de la Fondation R.-Howard-Webster au Centre PERFORM depuis un mois.Elle y poursuivra ses recherches pour comprendre les comportements qui permettent l\u2019obtention d\u2019un poids santé tout au long de la vie.Elle amorcera bientôt une étude sur les compor tements alimentaires des adultes à laquelle le public pourra prendre part.La chercheuse aime beaucoup l\u2019approche collaborative et interdisciplinaire de son nouveau milieu de travail : « Ce qui est très intéressant ici, c\u2019est qu\u2019il y a toutes sortes d\u2019experts avec qui je peux travailler pour mieux comprendre le fonctionnement du corps, le surplus de poids, la perte de poids.Il y a des experts en nutrition, en exercice physique, en sommeil, etc.On a aussi de l\u2019équipement, des outils pour observer ce qui arrive au corps, aux os, au cerveau, lorsque l\u2019on vit avec un surplus de poids.Cela nous permettra de comprendre le problème dans son ensemble.» Le Centre PERFORM s\u2019est donné pour mission de devenir un chef de file mondial sur le plan de la recherche, de l\u2019engagement communautaire et de l\u2019éducation dans le domaine de l\u2019amélioration de la santé.On y trouve huit plate- formes matérielles interreliées : une clinique de thérapie du sport, une salle d\u2019observation car- diopulmonaire, une salle d\u2019analyse clinique, une aire de conditionnement physique, un laboratoire d\u2019évaluation des capacités fonctionnelles, une salle d\u2019imagerie, une salle de nutrition et un laboratoire du sommeil.«On a beaucoup de programmes pour la communauté, pour encourager les gens, mais peu de personnes à Montréal les connaissent.Des participants sont constamment recherchés.Les besoins sont affichés sur notre site Web», raconte Tamara Cohen.Mme Cohen souhaite également poursuivre ses recherches avec les enfants : « Il y a des besoins.Il faut aider les gens à faire des changements d\u2019habitudes en famille, dire aux parents que c\u2019est surtout au médecin ou au nutritionniste de peser les enfants, guider les gens vers un retour à la base, c\u2019est-à-dire comprendre pourquoi ils mangent et décoder les signaux de satiété.Tout le monde sait ça.Mais pour passer à la pratique, on a besoin de beaucoup d\u2019aide, de trucs, de conseils et de soutien.» Tamara Cohen PEDRO RUIZ LE DEVOIR La chercheuse en nutrition Tamara Cohen prône la simplicité en ce qui concerne la pratique d\u2019activités physiques, comme la marche en famille. A L I M E N T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 C 5 gaspillage alimentaire et en approvisionnement, distribution et production alimentaire.Des CPA comme celui de Montréal, il en existe déjà 300 en Amérique du Nord (dont un à Vancouver, à Boston et à Toronto, le plus vieux de tous).« Chaque CPA fonctionne selon ses priorités propres, aucun ne se ressemble, af firme Ghalia Chahine.À Montréal, nous travaillons à élaborer notre formule, et elle sera présentée avant l\u2019été.» On sait déjà que le CPA- MTL sera multidisciplinaire et multisectoriel.Il se composera de 16 membres (7 membres statutaires et 9 issus de la société civile) qui travailleront en collaboration avec le MA- PAQ, la Direction de la santé publique, la Ville de Montréal et Québec en forme.Les actions du SAM Entre-temps, le SAM poursuit son action.Ainsi, le réseau et ses partenaires ont mis en œuvre plus de 30 actions colla- boratives de 2014 à 2016.Dans le cadre du plan d\u2019action 2017- 2019, 12 nouveaux projets sont mis en branle.Des projets qui se déploient dans quatre chantiers thématiques : sécurité alimentaire, agriculture urbaine, approvisionnement institutionnel, alternatif et solidaire et perte et gaspillage alimentaires.« Chacun de ces 12 projets sera porté par nos partenaires, car ce sont eux qui possèdent l\u2019expertise, dit Mme Chahine.Le SAM n\u2019assure qu\u2019un rôle de coordination.» Quelques exemples de projets Parmi ces projets, certains se démarquent par leur façon de rejoindre le public ou d\u2019accroître les connaissances en alimentation.C\u2019est ainsi que dans le volet sécurité alimentaire, Les Marchés publics de Montréal (MPM) implanteront deux nouveaux marchés solidaires (où l\u2019on vend des aliments sains et locaux) aux abords des stations de métro de Montréal.Au chapitre de l\u2019agriculture urbaine, le groupe Alternatives organisera des foires agricoles urbaines dans les quartiers de Montréal.Le groupe souhaite ainsi aider la population à adopter de meilleures pratiques en agriculture urbaine et lui permettre de découvrir des produits et services mis en marché par les entreprises de la région.Du point de vue institutionnel, Équiterre poursuivra et étendra à d\u2019autres écoles de la région son programme Écoles enracinées.Ce programme a pour objectif de promouvoir les aliments locaux et biologiques dans les écoles de l\u2019île de Montréal.L\u2019un des moyens pour y parvenir consiste à mettre en place des campagnes de financement en vendant des paniers biologiques de producteurs locaux (au lieu de vendre du chocolat, par exemple).Dans le volet gaspillage alimentaire, un organisme (dont le nom n\u2019est pas encore connu) dressera un portrait des pertes et du gaspillage à Montréal.On tentera d\u2019estimer les quantités perdues, gaspillées et récupérées sur le territoire.Selon Mme Chahine, il est très important d\u2019avoir ces données, car elles permettront de mieux cibler les mesures à prendre pour réduire le gaspillage et les pertes.De beaux projets en perspective qui amèneront les Montréalais à mieux s\u2019alimenter et à réduire le gaspillage alimentaire.SUITE DE LA PAGE C 3 APPROCHE M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale L es ventes des aliments biologiques sont en croissance au Québec, mais le frein numéro un des consommateurs pour l\u2019achat de ces produits est leur prix plus élevé.La Filière biologique du Québec a décidé de s\u2019y attaquer en montrant aux Québécois pourquoi ce type de production vaut son coût, notamment en matière de santé et de protection de l\u2019environnement.Plus de 60 % des consommateurs ont invoqué le prix des aliments biologiques comme principal frein à l\u2019achat, d\u2019après deux sondages réalisés ces dernières années par la Filière biologique du Québec, dont la mission est de développer le secteur du bio québécois.C\u2019est le cas pour toutes les catégories d\u2019âge et de profil.Si l\u2019écart des prix entre les produits bios et traditionnels tend à se réduire depuis quelques années grâce à l\u2019augmentation des volumes de ventes dans le biologique, le mode de production génère tout de même davantage de coûts.« Lorsque les gens comprennent mieux les exigences des producteurs et des transformateurs de produits bios, ils ont tendance à accepter davantage de payer plus pour se les procurer », explique Daniel Dubé, membre du conseil d\u2019administration de la Filière biologique du Québec et propriétaire du Rachelle- Béry de Saint-Sauveur.Les avantages du bio «C\u2019est certain que, si on n\u2019utilise pas d\u2019herbicides, il faut prendre le temps de sarcler, puis si on n\u2019utilise pas de pesticides, il faut essayer d\u2019autres techniques pour lutter contre les ennemis des cultures », explique Alain Rioux, coordonnateur de la campagne «Le bio d\u2019ici, ça vaut le coût » de la Filière biologique du Québec.Et ce n\u2019est pas tout.Le site de la campagne (www.lequebecbio.com) décrit les grands avantages d\u2019opter pour le biologique dans les différentes catégories d\u2019aliments.Par exemple, pour les produits de l\u2019érable, on apprend entre autres que les producteurs ont l\u2019obligation d\u2019utiliser du matériel répondant à des exigences élevées, notamment en ce qui concerne la qualité des soudures.Ainsi, alors qu\u2019une entente conclue avec la Californie oblige les acéricul- teurs québécois à se débarrasser de leurs outils qui contiennent du plomb pour 2020, c\u2019est déjà la norme dans le bio.Pour les produits laitiers, les animaux ont accès à l\u2019extérieur et on n\u2019utilise pas de pesticides, d\u2019OGM et d\u2019engrais minéraux dans les pâturages.Pour les viandes, l\u2019élevage bio bannit les antibiotiques, les hormones de croissance et les colorants synthétiques.La raison principale pour laquelle les gens achètent du bio demeure d\u2019ailleurs leur aspect santé (89 % des gens).Mais la Filière voit dans ses sondages une évolution dans les motivations.Par exemple, le goût des aliments incite maintenant 74 % des consommateurs de bio à faire ce choix.Un secteur en croissance Si les motivations varient, il est incontestable que le marché mondial pour les produits certifiés biologiques connaît une croissance soutenue.Il est passé de 35 milliards en 2006 à près de 100 milliards en 2016.Ces aliments comptent maintenant pour environ 5 % de la consommation mondiale.« Franchir le seuil de 5 % est une étape importante parce qu\u2019on sort alors du marché spécialisé pour aller vers le créneau de masse, assure M.Rioux.Les détaillants n\u2019ont plus le choix de prendre ce marché en considération parce qu\u2019il y a un volume maintenant.Puis, c\u2019est là qu\u2019il y a une progression intéressante des ventes.On parle d\u2019environ 10 % par année depuis 10 ans.» La moitié des Québécois consomment déjà des aliments biologiques, dont 20 % sur une base quotidienne.Il n\u2019est donc pas surprenant de voir les points de vente se multiplier au Québec.En plus des magasins spécialisés, les grandes surfaces développent aussi davantage ce créneau et cherchent des fournisseurs afin de répondre à la demande.« Les détaillants demandent de plus en plus aux transformateurs d\u2019avoir des produits biologiques dans leur gamme, constate le coordonnateur de la campagne « Le bio d\u2019ici, ça vaut le coût » de la Filière biologique du Québec.Les transformateurs qui ne prennent pas le virage risquent d\u2019avoir un accès plus limité au marché, alors on voit beaucoup d\u2019effervescence en ce moment à ce niveau.Déjà, 702 sites font de la transformation biologique au Québec.» Les résultats surpassent les attentes Avec sa campagne « Le bio d\u2019ici, ça vaut le coût », la Filière biologique du Québec souhaite avoir un impact à la fois sur les consommateurs, les producteurs, les transformateurs et les détaillants afin de soutenir cette transition.C\u2019est sur le Web que la Filière multiplie ses actions.Du 15 juillet au 31 décembre 2017, les dif férentes initiatives sur les médias sociaux ont été vues 38 millions de fois et ont donné lieu à près de 250 000 visites sur le site Web de la campagne.« Les résultats sont au-delà de nos espérances, affirme M.Rioux.Il y a vraiment un attrait pour le bio sur le Web.Les gens réagissent fort, ils veulent de l\u2019information.» « Le bio va bien au Québec, mais nous souhaitons que les Québécois achètent plus de bio d\u2019ici pour qu\u2019on puisse réduire les importations, indique Daniel Dubé.Avec la campagne, nous voulons montrer à tous les acteurs que le virage est sérieux, qu\u2019il vaut la peine d\u2019investir des ressources pour le prendre et que les consommateurs sont au rendez-vous.» ALIMENTS BIOLOGIQUES Manger de plus en plus bio et local ON A TOUS UNE PART DE RURALITÉ QUELLE EST LA VÔTRE?FAITES LE TEST tousruraux.quebec Le bio au Québec en chiffres 2025, nombre d\u2019entreprises présentes dans le bio au Québec (en date de janvier 2018).C\u2019était 1660 l\u2019an dernier, à pareille date.Près de 10 000, nombre de produits biologiques québécois offerts sur le marché.C\u2019était 8900 l\u2019an dernier.50%, part des Québécois qui consomment des aliments biologiques.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les aliments biologiques comptent maintenant pour environ 5 % de la consommation mondiale.Le marché des produits certifiés biologiques est passé de 35 milliards en 2006 à près de 100 milliards en 2016. expomangersante .com Alimentation saine Santé globale Écologie Présenté par : QUÉBEC 17-18 MARS Centre des congrès MONTRÉAL 23-24-25 MARS Palais des congrès Entrée : 15$ / Étudiant et 65 ans et + : 12$ 16 ans et moins : Gratuit à ne pas manquer! «I nciter les gens à la découverte et faire connaître les béné?ces d\u2019un mode de vie sain », voilà le souhait de Renée Frappier, présidente et fondatrice de l\u2019Expo manger santé et vivre vert.Tenue cette ?n de semaine au Centre des congrès de Québec, puis du 23 au 25 mars au Palais des congrès de Montréal, la 21e édition de ce rendez-vous santé- saveur réunira près de 350 exposants et conférenciers.Au total, 35 000 visiteurs y sont attendus.Lancé en 1997 au collège de Maisonneuve, l\u2019Expo manger santé et vivre vert est un événement annuel qui a pour objectif de faire connaître au grand public l\u2019incidence d\u2019une nutrition saine et d\u2019un mode de vie respectueux de l\u2019environnement sur la santé des individus, des collectivités et de la planète.À chacune de ses éditions, il réunit une panoplie d\u2019exposants issus des secteurs de l\u2019alimentation, de l\u2019agriculture biologique, de l\u2019écologie, des cosmétiques, des produits ménagers, de la mise en forme et des services thérapeutiques.« Quand on a commencé, il y avait 90 exposants, se souvient Mme Frappier.Notre but, c\u2019était surtout de mieux faire connaître la cuisine végétale et le bio.La clientèle était assez ciblée.Les gens qui venaient avaient en général déjà fait une démarche personnelle.» Vingt et un ans plus tard, l\u2019Expo poursuit toujours un objectif d\u2019information et de sensibilisation, mais a beaucoup évolué ! Son succès ne cesse ne croître et se traduit notamment par une augmentation constante de sa clientèle.« L\u2019an dernier, on a eu 9000 visiteurs à Québec et 24 000 à Montréal, indique Mme Frappier.Cette année, on pense en accueillir 35 000.La clientèle est de plus en plus diversi?ée.Des hommes, des femmes, des personnes âgées et de plus en plus de jeunes viennent à l\u2019Expo.Il faut dire que l\u2019intérêt pour l\u2019alimentation, le végétarisme et la santé globale a grandi au ?l des ans et que beaucoup plus de gens se montrent ouverts aujourd\u2019hui à un changement d\u2019habitudes alimentaires et de mode de vie.» Un événement écoresponsable En plus d\u2019encourager les visiteurs de l\u2019Expo à adopter de saines habitudes de vie, ses promoteurs s\u2019efforcent d\u2019en faire un événement chaque année plus écoresponsable.Aujourd\u2019hui, toutes les étapes de son organisation intègrent les principes du développement durable.« On essaie le plus possible d\u2019être cohérents avec les valeurs qu\u2019on véhicule, souligne Mme Frappier.Chaque fois qu\u2019on trouve un moyen d\u2019améliorer nos procédés, on l\u2019applique.» Cela se traduit de plusieurs manières.Par exemple, toutes les communications qui doivent être imprimées dans le cadre de l\u2019événement sont faites sur du papier 100 % postconsommation, fabriqué au Québec, sans chlore, à partir de l\u2019énergie biogaz.Également, l\u2019ensemble de la vaisselle utilisée dans les stands est compostable et un tri des déchets est réalisé par l\u2019équipe de l\u2019Expo sur place a?n que les processus de recyclage et de compostage de la nourriture soient optimisés.« Il y a aussi un important travail de sensibilisation qui est fait auprès des exposants, assure la présidente fondatrice de l\u2019Expo manger santé et vivre vert.On le fait de façon constante et persévérante ! Cette année, par exemple, on les sensibilise à réduire la quantité d\u2019ustensiles et de contenants qu\u2019ils utilisent.On leur demande aussi de s\u2019assurer de ne laisser aucune trace derrière eux lorsqu\u2019ils quitteront leur stand à la ?n de l\u2019Expo, si ce n\u2019est dans le cœur des visiteurs ! » Particularités de l\u2019édition 2018 À Québec comme à Montréal, près de 70 % des exposants participant à l\u2019Expo seront issus du secteur de l\u2019alimentation.Ils y proposeront des produits biologiques, végétariens, locaux, sans gluten, etc.« La majorité des produits alimentaires qu\u2019on trouvera à l\u2019Expo seront biologiques, précise Mme Frappier.Aussi, nos exposants offriront une gamme végétarienne très diversi?ée.Quant aux autres stands de l\u2019Expo, ils seront occupés par des entreprises, des organismes et des professionnels œuvrant dans des domaines comme la probiotique, la biocosmétique, l\u2019herboristerie, etc.L\u2019Expo 2018 proposera également plusieurs conférences.Celles-ci porteront sur des thèmes aussi variés que l\u2019introduction à un mode de vie zéro déchet, l\u2019alimentation anti-in?ammatoire et hypo- toxique, le déchiffrage des étiquettes alimentaires, l\u2019agriculture urbaine et l\u2019utilisation des algues sauvages en cuisine.Certaines d\u2019entre elles seront offertes par des personnalités connues.France D\u2019Amour, Gardy Fury et Jacynthe Renée feront notamment partie des conférenciers.De plus, divers ateliers de mise en forme et des démonstrations culinaires seront présentés sur les scènes éducatives de l\u2019Expo.« Il y aura des ateliers de yoga sur chaise, des techniques de respiration, etc.», commente Mme Frappier.Deux championnats à Montréal La cinquième édition du concours du Meilleur artisan boulanger bio sera également tenue lors de l\u2019événement, mais n\u2019aura lieu qu\u2019à Montréal.Elle se déroulera le vendredi 23 mars et sera animée par le comédien Emmanuel Bilodeau.Elle permettra à une dizaine de boulangers professionnels de s\u2019affronter dans trois épreuves et de mettre en lumière leur talent.Pour faire valoir leurs compétences auprès du jury, lequel sera composé de ?ns connaisseurs en la matière, les participants devront confectionner une baguette au levain, un pain salé à la farine d\u2019épeautre entière et un pain sucré à la farine de khorasan entière.Ceux-ci devront tous être réalisés avec des farines biologiques.L\u2019Expo manger santé et vivre vert de Montréal accueillera aussi la huitième édition du Championnat de cuisine végétale.Celui-ci aura lieu le samedi 24 mars et sera animé par Mme Dominique Dupuis, fondatrice de L\u2019Armoire du haut, une entreprise qui offre des cours de cuisine végétale santé.Novembre Mercier, chef consultante et coach en santé intégrative, Veena Gokhale, enseignante de cuisine indienne, ainsi que Nicolas Mcclish, cuisinier au bistro Les enfants terribles, s\u2019affronteront à l\u2019occasion de ce championnat.La programmation entière de l\u2019Expo manger santé et vivre vert 2018 est disponible sur Internet.Pour obtenir plus de détails, il suf?t de consulter le expomangersante.com PUBLIREPORTAGE EXPO MANGER SANTÉ ET VIVRE VERT L\u2019incontournable salon est de retour pour une 21e édition Au total, 35 000 visiteurs sont attendus à Québec et à Montréal P h o t o s : C a r o l i n e D o s t i e "]
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