Le devoir, 17 mars 2018, Cahier E
[" Francophonie LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 MARS 2018 Un monde plus équitable.et en français E 2 Francophonie canadienne: le début d\u2019un temps nouveau E 5 CAHIER SPÉCIAL E Du Québec à la Terre de Feu, en parcourant le fief de Trump et les multiples États d\u2019Amérique latine et du Sud, près de 33 millions de personnes parlent le français sur le continent américain.Et c\u2019est sans compter les nombreux francophiles amoureux de la langue de Molière, qui est aussi celle de Gabrielle Roy, une Franco-Manitobaine, et de Dany Laferrière, d\u2019origine haïtienne, pour ne nommer qu\u2019eux.A N N I C K P O I T R A S Collaboration spéciale «Q uand les gens réalisent qu\u2019il y a autant d\u2019individus qui parlent le français dans les Amé- riques, leur mâchoire se décroche ! » s\u2019exclame Denis Desgagné, président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, qui a pignon sur rue dans le Vieux-Québec.En effet, le français étend ses tentacules bien au-delà du Québec, reconnu comme berceau de la francophonie en Amérique du Nord.Le français, c\u2019est aussi la langue de plus de 10 millions de Canadiens, de 11 millions d\u2019Américains, de 9 millions de résidents des Caraïbes et de plus 2 millions de Sud-Américains.Et plus de 200 000 Mexicains conversent en français entre deux fajitas ! Ériger des ponts entre tout ce beau monde, c\u2019est la mission à laquelle se consacre quotidiennement le Centre, qui a été fondé en 2008 dans le cadre du 400e anniversaire de la ville de Québec.«À l\u2019heure où il y a une forte attraction vers l\u2019anglais, notamment due à Internet, il est plus important que jamais de promouvoir le français dans le contexte de la diversité culturelle des Amériques », explique Denis Desgagné, qui dirige l\u2019organisme depuis 2011.La création du Centre reflète la volonté du Québec d\u2019assumer un leadership dans cette communauté éparpillée aux quatre vents.« Notre vision est celle d\u2019une francophonie en mouvement, solidaire et inclusive, fait valoir le directeur-général du Centre de la francophonie des Amériques.Nos programmes et activités développent des liens durables qui stimulent les échanges.On contribue aussi à une meilleure connaissance mutuelle des communautés francophones et des organismes qui œuvrent pour la promotion du fait français.» Le grand «tintamarre» du français Pour le Centre de la francophonie des Amériques, le mois de mars est l\u2019occasion de faire rayonner les réalisations des communautés qui travaillent à mettre la francophonie en valeur.Sur le thème « Ensemble pour une francophonie vivante ! », une trentaine d\u2019activités se déroulent cette année dans sept pays des Amériques : spectacles musicaux, prestations de poésie ou d\u2019improvisation, rendezvous littéraires avec des auteurs, projections de films, conférences, rencontres sous forme de panels et par l\u2019entremise de por tes interactives permettant des échanges entre des communautés du Nord au Sud.Des activités se tiennent au Québec (voir encadré en E 6), mais également en Bolivie, au Salvador, au Guatemala, au Mexique, à Los Angeles, à New York et CENTRE DE LA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES Le français en Amérique, une histoire d\u2019amour VOIR PAGE E 6 : FRANÇAIS I S T O C K F R A N C O P H O N I E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 E 2 Un monde plus équitable\u2026 et en français! L\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable : 30 ans d\u2019évolution M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale «La création même de l\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable, l\u2019IFDD, et toute son évolution ont été rythmées par l\u2019ordre du jour international», lance d\u2019emblée son directeur, Jean-Pierre Ndoutoum.D\u2019abord, ce sont les crises pétrolières et leur impact dans les économies des dif fé- rents pays qui ont présidé à la décision des chefs d\u2019État et de gouvernement réunis au Sommet de la Francophonie de Québec en 1987 de créer l\u2019Institut.Ils avaient constaté à quel point les pays en développement étaient complètement vulnérables aux crises pétrolières alors que les pays du Nord réagissaient de façon vigoureuse en mettant en place des politiques ou encore des agences de maîtrise de l\u2019énergie.Et c\u2019est Robert Bourassa, alors premier ministre du Québec, qui a voulu que ce premier organisme connu sous le nom d\u2019Institut de l\u2019énergie des pays ayant en commun l\u2019usage du français voie le jour dans la ville de Québec.À la suite de la conférence de Rio en 1992, « toute la Francophonie, et l\u2019Institut en particulier, est sensibilisée à la question environnementale et au développement durable.Et c\u2019est ainsi qu\u2019après quelques années de réflexion, en 1996, la Francophonie décide que l\u2019environnement fera dorénavant partie des missions de l\u2019Institut», rappelle son directeur.Plus tard encore, après la rencontre Rio + 20 en 2012, l\u2019Institut ne va plus se limiter à l\u2019action sur l\u2019énergie et l\u2019environnement, mais va étendre cette dernière au développement durable.Et c\u2019est en 2013 que l\u2019organisme deviendra l\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable.Si l\u2019intervention de l\u2019Institut est multiforme et si sa cible initiale était les États et les gou- ver nements, « el le a commencé à évoluer et nous avons multiplié et diversifié les publics par nos actions », précise Jean-Pierre Ndoutoum.Au dé- par t, il s\u2019agissait d\u2019accompagner les États dans l\u2019élaboration de politiques énergétiques et par fois dans leur mise en œuvre.« Au fil du temps, on s\u2019est rendu compte qu\u2019il fallait aller au-delà du public constitué des fonctionnaires des administrations, et nous avons commencé à associer tous ceux qui sont partie prenante de la décis ion », ajoute-t-il.Et notamment, cela s\u2019est traduit par des interventions auprès des banques de développement et des ministères autres que le seul ministère de l\u2019Énergie et de l\u2019Environnement.L\u2019action s\u2019est ensuite étendue à la société civile, qui occupe maintenant un pan important de l\u2019activité de l\u2019Institut.Piliers Ces actions s\u2019articulent autour de quatre grands piliers qui sont le renforcement des capacités, la mise à disposition et le partage de l\u2019information, la mobilisation de l\u2019expertise francophone et, finalement, la réalisation de projets.« Nous renforçons les capacités humaines et techniques des agents avec lesquels nous travaillons et leur capacité institutionnelle », précise le directeur.En fait, l\u2019IFDD permet aux universités ainsi qu\u2019aux grandes écoles d\u2019offrir des programmes qui correspondent aux thèmes et questions chers à l\u2019Institut.«En matière d\u2019énergie, avec une école de Ouagadougou, au Burkina Faso, nous avons mené une formation en efficacité énergétique», explique le directeur.L\u2019IFDD s\u2019est ici impliqué pour que les étudiants soient formés à cette discipline, et le second objectif est que les bâtiments de l\u2019école deviennent des exemples en la matière.«On a accompagné l\u2019école pendant quelques années et, au- jourd\u2019hui, la formation se donne toujours, mais sans nous\u2026 Mission accomplie ! » lance fièrement le directeur.Un projet similaire a vu le jour, cette fois avec une école d\u2019architecture de Lomé, au Togo.«Avec l\u2019idée d\u2019amener les architectes à concevoir des bâtiments qui sont dès le départ adapté au climat local, nous avons inséré un module de formation à l\u2019école sur des notions de constructions durables et écoénergétiques, et ce, dès la conception du bâtiment », explique Jean-Pierre Ndoutoum.Cette formation, l\u2019Institut l\u2019accompagne encore, mais d\u2019ici quelques années, l\u2019école pourra l\u2019assumer elle-même.Outils d\u2019informations Lionelle Ngo-Samnick est la spécialiste du programme en environnement de l\u2019IFDD et, quand elle parle de mise à disposition de l\u2019information, elle insiste sur le fait que c\u2019est à l\u2019aide de trois principaux outils que l\u2019Institut y parvient.Il y a d\u2019abord la plateforme d\u2019information Médiater re, mise en place en 2003.« C\u2019est une plateforme participative dans laquelle les animateurs proviennent d\u2019un peu partout dans l\u2019espace francophone.On y accède grâce à un portail par région ou par thème », explique-t-elle.Ce qui permet à une communauté de contri- buteurs de diffuser une information actualisée sur l\u2019environnement.Cette plateforme est née du constat qu\u2019il y avait peu d\u2019information sur l\u2019environnement diffusée en langue française à l \u2019époque de sa création.Aujourd\u2019hui, ce sont près de 11 000 membres qui contribuent à la plateforme en publiant plus d\u2019un million de dépêches par an.« C\u2019est véritablement un outil concret de diffusion de l\u2019information, où l\u2019Institut constitue une plaque t o u r n a n t e p o u r t o u s l e s contributeurs, et ce sont les acteurs francophones des organismes, des associations et les universitaires qui apportent la matière », précise Lio- nelle Ngo-Samnick.Les publications de l\u2019Institut sont un formidable vecteur d\u2019information.On trouve une r e v u e t r i m e s t r i e l l e d o n t chaque numéro traite d\u2019un sujet d\u2019actualité avec un parti pris pour l\u2019environnement : catastrophes naturelles, migrations environne- m e n t a l e s , e m p l o i s ver ts ou déser tifica- tion.D\u2019autres collections sont constituées d\u2019ar ticles de fond, de guides pratiques ou méthodologiques.Le troisième outil de partage de l\u2019information est la présence marquée de l\u2019IFDD dans les grandes instances environnementales.Il y ouvre son pavillon à toute une série d\u2019événements : «pour débattre, communiquer et partager sur les enjeux de l\u2019environnement », raconte la spécialiste.La mobilisation de l\u2019expertise francophone et la mise en réseau de cette expertise sont un moyen pour l\u2019IFDD de s\u2019assurer que l\u2019environnement est un incontournable dans toutes les sphères de l\u2019activité humaine.Par exemple, le projet sur l\u2019évaluation de l\u2019effectivité du droit de l\u2019environnement dans les systèmes judiciaires des pays francophones fait appel aux connaissances de la professeure de droit de l\u2019environnement Sophie Lavallée, de l\u2019Université Laval.« C\u2019est un programme qui est en train de muter pour s\u2019adapter aux enjeux émer- gents de l\u2019environnement.On par t du principe qu\u2019on veut préser ver l\u2019environnement, mais pour le faire, il faut se doter d\u2019outils.L\u2019Institut en a ciblé un cer tain nombre et, parmi ceux-ci, il y a le droit de l\u2019environnement », précise Lionelle Ngo-Samnick.Un droit récent Le droit de l\u2019environnement est très jeune, parmi les plus récents.Dans sa courte vie, il a déjà beaucoup évolué sur la scène internationale avec des réglementations signées, comme la plus emblématique, celle de COP21 à Paris.« Malheureusement, cela ne se transpose pas toujours dans les législations nationales, surtout celles des pays du Sud et de l\u2019Afrique francophone », déplore Lionelle Ngo-Samnick.Les universitaires qui se sont penchés sur cette question ont vite constaté le manque d\u2019indicateurs pour mesurer la santé environnementale d\u2019un État.Un deuxième volet de ce programme permet de soutenir la formation des magistrats.« Pour pouvoir s\u2019assurer de l\u2019application du droit sur l\u2019environnement, il faut que les magistrats soient formés.On ne peut pas demander à un juge de se pencher sur des questions environnementales s\u2019il n\u2019est pas au courant des lois ! » af firme Mme Ngo-Sam- nick.Actuellement, l\u2019IFDD aide les écoles de magistrature à intégrer l\u2019enseignement du droit de l\u2019environnement dans leur cursus.Des manuels de formation ont été élaborés et l\u2019Institut participe à la for mat ion de for mateurs .« Nous faisons le même exercice avec les ENAP en nous appuyant sur l\u2019ENAP de Québec.Le but est d\u2019introduire dans les formations des futurs administrateurs les notions de développement durable », ajoute Jean-Pierre Ndoutoum.Finalement, un autre mandat de l\u2019IFDD est de mettre en place des projets sur le terrain.Au départ, ces actions avaient vocation de démonstration.« Il s\u2019agissait de faire connaître aux pays ou aux décideurs tel type de méthodologie ou de technologie bénéfique à leur pays », explique le directeur.Ces actions de démonstration ont un cer tain impact, mais malheureusement, leur mise en place est souvent limitée par la capacité financière de l\u2019Institut.Aujourd\u2019hui, un programme d\u2019envergure est en voie de réalisation dans les pays de l\u2019Union économique et monétaire ouest- africaine, l\u2019UEMOA, qui regroupe huit pays et qui est entièrement financé par l\u2019Union à hauteur de 4 millionsd\u2019euros.Ce programme consiste à établir l\u2019étiquetage énergétique pour les appareils électroménagers qui vont entrer dans la région.La mise en place de cette étiquette permet de chasser progressivement les appareils les moins performants du marché «et d\u2019empêcher que l\u2019Afrique devienne la poubelle technologique du monde », déclare M.Ndoutoum.« Le rôle de l\u2019Institut dans l\u2019espace francophone n\u2019est pas seulement technique et il dépasse largement la simple langue française.Notre action vise l\u2019équité citoyenne, qui permet un accès à l\u2019information à tous », conclut Jean- Pierre Ndoutoum.C\u2019est en 1988 qu\u2019est né l\u2019Institut de l\u2019énergie des pays ayant en commun l\u2019usage du français.Aujourd\u2019hui renommé Institut de la Francophonie pour le développement durable, il a un rôle qui s\u2019étend bien au-delà des questions énergétiques.INSTITUT DE LA FRANCOPHONIE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE L\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable a soutenu le projet Adduction d\u2019eau potable à Ambesisika, à Madagascar.Dorénavant, les villageois peuvent bénéficier d\u2019eau potable grâce à la rétrofiltration biologique.Le rôle de l\u2019Institut dans l\u2019espace francophone n\u2019est pas seulement technique et il dépasse largement la simple langue française.Notre action vise l\u2019équité citoyenne, qui permet un accès à l\u2019information à tous.Jean-Pierre Ndoutoum, directeur de l\u2019Institut de la Francophonie pour le développement durable « » Jean-Pierre Ndoutoum Lionelle Ngo-Samnick F R A N C O P H O N I E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 E 3 PLUS DE 2,500 BOURSES DISTRIBUÉES Plus de 2,000 diplomé-e-s dans une trentaine d\u2019établissements d\u2019enseignements canadiens francophones des boursier-e-s réintégré-e-s dans leur institution dans les 6 mois de leur retour de taux de réussite des boursier-e-s 800 BOURSIÈRES DIPLOMÉES DES 37 PAYS BÉNÉFICIAIRES www.boursesfrancophonie.ca /boursesfrancophoniecanada Des bourses comme outils d\u2019autonomisation Depuis 1987, pas moins de 2408 bourses ont été octroyées dans 37 pays de la Francophonie M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale L\u2019 « autonomisation », néologisme boiteux pour remplacer l\u2019intraduisible « empowerment », définit le pouvoir d\u2019agir.Au Programme canadien de bourses de la Francophonie, le PCBF, cette notion s\u2019inscrit bien concrètement dans le quotidien de ses boursiers.« Les 37 pays par tici- pants ont deux grands points en commun, ils sont bénéficiaires de la Francophonie, mais également de l\u2019aide publique au développement du Canada », précise Tony Toufic, directeur du PCBF.Avec un taux de réussite près des 80 %, les boursiers du PCBF, 2000 diplômés, dont 800 femmes, se classent dans la moyenne des étudiants canadiens.Les bourses sont principalement of fer tes aux 2e et 3e cycles universitaires.Les candidats sont âgés en moyenne de 38 ans et, dans leur pays, ils occupent tous des postes clés.Chacun des 37 pays bénéficiaires définit ses priorités de formation et « s\u2019engage à ce que ses candidats, après avoir étudié au Canada, soient réintégrés dans les institutions lorsqu\u2019ils reviennent chez eux », explique le directeur.Les bourses sont assez généreuses, avec des montants allant de 30 000 $ à 40 000 $ par année.Elles couvrent ainsi toutes les dépenses des boursiers lors de leur séjour au Canada.Les universités qui accueillent les candidats sont pour la plupar t situées au Québec, puisque l\u2019ensemble du programme doit être donné en français.Bien sûr, les boursiers ont accès aux formations inscrites aux programmes des universités hôtes, mais depuis janvier 2015, le PCBF a commencé à m e t t r e e n p l a c e d e s p r o - grammes sur mesure en partenariat avec les établissements universitaires.Tony Toufic cite l\u2019exemple de l\u2019Université Laval, où « on a un DESS en technopédagogie éducative qui permet à sept boursiers, professeurs à l\u2019Univers i té v i r tue l le de Côte d\u2019Ivoire, de bâtir des compétences pour être en mesure de développer des programmes de formation à distance dans leur pays ».D\u2019autres pro - grammes sur mesure ont été mis sur pied, dont un stage postdoctoral au Groupe inter- universitaire d\u2019études et de recherches sur les sociétés africaines (GIERSA) qui rassemble l\u2019Université Laval, l\u2019Université de Montréal et l\u2019Université du Québec à Montréal.Opération de sauvetage au Laos Au Laos, l\u2019implication du PCBF a pris, au cours des dernières années, un tour particulier.Cela se traduit par un appui à l\u2019Institut de la Francophonie pour la médecine tropicale du Laos, qui depuis quelques mois a changé de dénomination pour devenir le PIST, le Programme international pour la santé tropicale.« Le défi du pays est d\u2019avoir accès à des ressources humaines qualifiées.Plusieurs personnes sont formées à l\u2019étranger, mais comme elles ne sont pas si nombreuses, quand elles reviennent, elles sont disséminées et c\u2019est alors impossible de former une masse critique capable d\u2019aborder les nombreux enjeux de société », raconte Tony Toufic.À l\u2019aide de partenaires nationaux et internationaux, dont l\u2019Université Laval, le mandat du PIST est de former des médecins et autres professionnels de la santé sur une durée de deux ans pour apporter un diplôme de maîtrise en médecine tropicale et en santé internationale.Il vise à renforcer les compétences des praticiens du Laos.La formation qu\u2019ils reçoivent se déploie sur deux axes : « Bien sûr, l\u2019axe de la pratique qui intègre des compétences cliniques et de santé publique, explique le directeur, mais aussi un second axe de recherche qui vise l\u2019amélioration des réponses apportées aux problématiques vécues dans les milieux dans lesquels ces professionnels exercent.» Lors de sa formation, le PIST \u2014 alors l\u2019Institut de la Francophonie pour la médecine tropicale du Laos \u2014 avait bénéficié d\u2019une subvention de l\u2019AUF, l\u2019Agence universitaire pour la Francophonie, pour une durée de 10 ans.Ce n\u2019est qu\u2019après 13 ans que l\u2019AUF s\u2019est lentement retirée du projet pour finir par cesser toutes subventions en 2017.« C\u2019est en 2013 que l\u2019Université Laval est intervenue pour assurer la transition vers l\u2019autonomisa- tion et la pérennité de l\u2019Institut », rappelle Tony Toufic.À l\u2019époque, l\u2019Université Laval investit ses propres fonds en détachant un professeur de la Faculté de médecine afin de déterminer les moyens d\u2019assurer l\u2019indépendance et l\u2019autonomie financière de l\u2019Institut.Le PIST fonctionne désormais avec un budget assuré par le gouvernement du Laos.C\u2019est en 2015 que le PCBF entre dans le partenariat et, depuis, quatre bourses ont été offer tes à des candidats venus étudier à l\u2019Université Laval.Ces derniers possèdent déjà une maîtrise, ils se sont engagés envers leur pays et en contrepartie, le PIST leur assure un engagement en tant que professeur.« L\u2019élément principal, c\u2019est de créer une masse critique de professeurs formés à l\u2019extérieur pour permettre la mise en place d\u2019un réseau», ajoute-t-il.La première au PIST à profiter d\u2019une bourse a été Vieng- samay Sengchaleun, qui poursuit actuellement son doctorat à l\u2019Université Laval.Elle se spécialise en recherche qualitative, une compétence nécessaire afin de déterminer les facteurs complexes sur lesquels on peut agir pour diminuer de façon efficace un problème de santé.Tony Toufic précise qu\u2019« elle est formée en santé communautaire, en promotion de la santé et en santé publique ».Le Laos n\u2019est qu\u2019un exemple de ce qui se passe dans les 37 pays bénéficiaires des bourses du PCBF.Le financement de ce programme relève du gouvernement du Canada par l\u2019entremise du ministère des Affaires mondiales et est géré par le consortium Bureau canadien de l\u2019éducation internationale et Entraide universitaire mondiale du Canada.Le Programme canadien de bourses de la Francophonie travaille au renforcement institutionnel des pays participants.Tony Toufic, son directeur, explique comment l\u2019expérience acquise par les boursiers aura des effets positifs durables de retour dans leur pays.Apporter un regard nouveau sur les pays africains.C\u2019est l\u2019objectif de la nouvelle collection « Sociétés africaines en mutation», proposée par les Presses de l\u2019Université du Québec (PUQ).SOCIÉTÉS AFRICAINES EN MUTATION Mettre en avant une Afrique plurielle Une collection des PUQ veut porter un nouveau regard sur l\u2019Afrique A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale « G lobalement, le problème de l\u2019Afrique, c\u2019est que plusieurs nous disent ce qu\u2019elle n\u2019est pas, mais pas véritablement ce qu\u2019elle est, ce qui alimente d\u2019ailleurs un certain nombre d\u2019idées reçues », lance d\u2019emblée Issiaka Mandé, professeur au Département de science politique à l \u2019 Un i ve r - s i té du Québec à Montréal (UQAM) et codirecteur de la nouvelle collection.Pourtant, le professeur le rappelle, la population africaine est la plus jeune des cinq continents et le taux de croissance est à deux chif fres dans cer tains pays.« Les innovations sociales et économiques sont importantes et passionnantes, c\u2019est notamment ce que l\u2019on veut mettre en avant dans cette collection», mentionne-t-il.En outre, «Sociétés afri - caines en mutation» est unique en son genre, puisque, au Québec, il n\u2019existe pas d\u2019autres collections universitaires consacrées à l\u2019Afrique.« Il y a peut- être quelque chose que le Québec peut apporter comme regard par rapport à l\u2019Afrique, avec une histoire dif férente, sans le passé colonial.Nous pouvons trouver un espace d\u2019écriture, de réflexions différentes [de la France ou d\u2019autres pays européens]», défend Richard Marcoux, professeur au Département de sociologie de l\u2019Université Laval, lui aussi codirecteur de la collection.La francophonie en point commun « Nous partageons la langue française dans plusieurs pays africains, et cela peut renforcer les relations entre le Québec et l\u2019Afrique, et pas uniquement au niveau de l\u2019importation de biens matériels», estime Is- siaka Mandé.Pour lui, si la «francophonie économique» est passionnante, la «francophonie littéraire et sociale» doit être davantage explorée.«Nous avons beaucoup à partager», croit-il.Il mentionne les pays francophones engagés dans un programme de réformes de l\u2019enseignement supérieur, dont le Québec pourrait s\u2019inspirer.À l\u2019inverse, la Belle Province pourrait exporter le principe des cégeps.«Cela pourrait être mutuellement enrichissant », ajoute le professeur.En outre, M.Mandé rappelle que de plus en plus d\u2019étudiants formés dans des universités québécoises sont en poste en Afrique.« Les choses sont en train de changer, mais il existe encore certaines dif ficultés de promotion au niveau de l\u2019enseignement supérieur, plusieurs personnes qui ont fait un doctorat au Québec ont du mal à s\u2019insérer en Afrique », ajoute-t-il.Regards croisés La collection propose des ouvrages collectifs, permettant ainsi de croiser les points de vue de sociologues, d\u2019anthropologues, d\u2019historiens, de polito- logues, de démographes, de géographes, de juristes et d\u2019autres spécialistes des sciences sociales et humaines.«Nous recevons des manuscrits passionnants », glisse Issiaka Mandé.Plusieurs thémes peuvent être abordées: l\u2019économie africaine et le bilan des politiques de développement, l\u2019urbanisation et les enjeux de l\u2019Afrique citadine, les transformations démographiques et la population, les nouvelles dynamiques familiales, les rapports intergénéra- tionnels ou encore les rapports sociaux de sexe.SIA KAMBOU AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019urbanisation et les enjeux de l\u2019Afrique citadine est un thème que la collection « Sociétés africaines en mutation » pourrait consacré à un ouvrage.Le problème de l\u2019Afrique, c\u2019est que plusieurs nous disent ce qu\u2019elle n\u2019est pas, mais pas ce qu\u2019elle est, ce qui alimente nombre d\u2019idées reçues Issiaka Mandé, codirecteur de la collection «Sociétés africaines en mutation» « » É M I L I E T O U R N E V A C H E F R A N C O P H O N I E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 E 4 vous offrent chaque jour le meilleur des deux mondes : la francophonie d\u2019ici et d\u2019ailleurs.et La place du français progresse La Francophonie se transforme et le nombre de francophones augmente MIGRATIONS DANS L\u2019ESPACE FRANCOPHONE NORD-AMÉRICAIN À l\u2019origine des communautés francophones Depuis toujours, la migration francophone est très importante au sein du continent A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale D ans différentes communautés, du Canada au Mexique en passant par les États-Unis et les Caraïbes, le français demeure une langue bien vivante dans le quotidien des populations.Comment se sont-elles constituées et quels en sont les marqueurs ?À l\u2019occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars, quatre experts répondront à ces questions lors du colloque Migrations dans l\u2019espace francophone nord-américain passé et présent.« Il est important de rappeler la présence de communautés francophones sur le territoire nord-américain », pense Richard Marcoux, directeur de l\u2019Observatoire démographique et statistique de l\u2019espace francophone (ODSEF), organisateur de l\u2019événement, avec le Centre de la Francophonie des Amériques (CFA).Mouvements migratoires « Lorsqu\u2019on parle de l\u2019immigration francophone, on a souvent l\u2019impression que ça ne dure que depuis 25 ou 30 ans, mais les francophones sont en fait très mobiles depuis l\u2019arrivée des Français au XVIIe siècle », lance d\u2019emblée Yves Frenette, spécialiste de la francophonie nord-américaine et de l\u2019histoire de l\u2019immigration et des groupes ethniques.Celui qui est aussi professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones à l\u2019Université de Saint-Boniface présentera notamment les trois grandes périodes de l\u2019histoire des migrations francophones en Amérique du Nord.La première vague migratoire correspond à la Nouvelle-France.« Il s\u2019agit d\u2019abord de la période coloniale française, les premiers foyers de peuplement, depuis l\u2019occupation de l\u2019Acadie jusqu\u2019à la chute de la Nouvelle-France, puis dès 1763, la période coloniale anglaise », résume le professeur.Puis, vient la période de la migration de masse, entre 1840 et 1930.« À ce mo- ment-là, nous constatons une grande croissance des mouvements», explique-t-il.De nombreux Québécois partent aux États-Unis et en Nouvelle-Angleterre, d\u2019autres se rendent en Ontario ou dans les provinces des Prairies.« C\u2019était une mobilité très intense.Si on avait pris le train il y a 100 ans, dans toutes les directions on aurait rencontré des francophones qui prenaient la route pour aller travailler ailleurs», développe le professeur.En plus de ces migrations intracontinentales, de nombreux Français et Belges sont venus s\u2019établir dans les Prairies canadiennes, au Québec et aux États-Unis.Pour finir, la troisième période s\u2019étale de 1930 à 1980, alors que les migrations continentales diminuent.« À ce moment-là, il y a eu beaucoup de mobilité à l\u2019intérieur même du Québec avec l\u2019ouverture de nouvelles zones de peuplement, notamment grâce à l\u2019expansion des ressources naturelles», détaille le professeur.Stratégies de déplacement Alors que certains se représentent les francophones comme un peuple sédentaire et géographiquement stable, en réalité, la mobilité a toujours été très présente.« Contrairement à l\u2019image que peuvent avoir les francophones d\u2019une même famille qui, génération après génération, habite le même lopin de terre, les migrations francophones ont toujours été très importantes, explique le professeur.Sans cette mobilité, il n\u2019y aurait pas de communautés francophones à la grandeur du continent nord-américain aujourd\u2019hui.» En outre, dès la migration de France vers la Nouvelle-France, l\u2019économie et les relations de parentés sont centrales dans les migrations.« Une des raisons majeures de la migration est la volonté d\u2019assurer à ses enfants un avenir.Dès les débuts, la migration constitue une stratégie d\u2019améliorer sa condition, à soi-même et à celle de sa famille », commente Yves Frenette.Une migration à plusieurs visages Lors du colloque, Jean-Pierre Corbeil, directeur adjoint de la division de la statistique sociale et autochtone, à Statistique Canada, brossera le portrait des flux migratoires de 1991 à 2016.La diaspora haïtienne sera aussi abordée, avec Samuel Pierre, professeur à l\u2019École polytechnique de Montréal, président-cofondateur de la Fondation Québec-Haïti pour une scolarisation universelle de qualité, ainsi que de la Fondation canado- haïtienne pour la promotion de l\u2019excellence en éducation.Pour compléter ce portrait de la migration francophone en Amérique du Nord, Hay- dée Silva, professeure à l\u2019Universidad Nacional Autónoma de México, parlera de la francophonie en Amérique latine.L\u2019empreinte de la langue française traverse l\u2019ensemble du territoire nord-américain.Où sont les francophones dans cet espace et comment se sont fondées ces différentes sociétés ?A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale «La Francophonie se trans- f o r m e e t c \u2019 e s t t a n t mieux », lance d\u2019emblée Richard Marcoux, directeur de l\u2019Observatoire démographique et statistique de l\u2019espace francophone (ODSEF).Avec l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), M.Marcoux et son équipe ont pour mandat de répertorier le nombre de francophones sur la planète.Leur rapport sur le français est publié tous les quatre ans depuis 2010 et celui de 2018 est en cours de préparation.Lors de la publication de La langue française dans le monde \u2014 2014, le nombre de locuteurs s\u2019élevait à 274 millions.« Pour 2018, je peux dire que nous observons une croissance importante des gens parlant français, des gens qui utilisent le français», avance Richard Marcoux.Qui sont les francophones?Entre langue nat ionale , langue co-officielle ou encore langue d\u2019enseignement, le français n\u2019est pas utilisé partout de la même façon.Si au Québec, en France ou encore en Belgique, le français est la langue principale, la situation est différente sur le continent africain.«En Afrique, les Francophones sont polyglottes, ils parlent le wolof ou le kinyar- wanda, et parce que le système scolaire, l\u2019espace public, les médias, sont occupés largement par le français, ils ne doivent pas être exclus de la francophonie », explique le directeur de l\u2019ODSEF, citant en exemple le poète, écrivain et homme politique sénégalais Léopold Sédar Senghor, qui n\u2019avait pas le français comme langue maternelle, mais qui s\u2019est tout de même rendu à l\u2019Académie française.« Tout comme Dany Laferrière, dont la langue maternelle est le créole », ajoute-t-il.Ainsi, dans leur méthodologie, les chercheurs essaient de sortir des catégories mutuellement exclusives, autrement dit, de ne pas cantonner les f ranco - phones à une seule catégorie.« Les statisticiens fonctionnent souvent avec ces catégories, mais cela ne permet pas de rendre compte des changements et des multiples identités qui peuvent s\u2019opérer, entre autres sur la langue », soutient Richard Marcoux.Progressions inégales « Avant tout, nous définissons les francophones par leur capacité à lire et à écrire en français, car souvent, cela correspond à la capacité à le comprendre et à le parler », explique M.Marcoux.C\u2019est notamment dans les pays ayant fait le choix d\u2019investir dans l\u2019alphabétisation en français que les progressions sont importantes.« On se rend compte que les campagnes d\u2019alphabétisation dans les langues nationales posent un certain nombre de défis pour des pays comme la Côte d\u2019Ivoire, le Cameroun, le Bénin ou le Togo, où il y existe des dizaines et des dizaines de langues différentes», ajoute-t-il.En outre, dans d\u2019autres pays, même si le français se maintient, il ne progresse pas autant qu\u2019ailleurs.Par exemple, dans les pays du Maghreb, dont l a l angue na t iona le , l\u2019arabe, est aussi une langue internationale.« Les habitants ont un rapport à la langue française qui est un rappor t à l\u2019écrit.Ils disent mieux maîtriser l\u2019écriture et la lecture que la compréhension et l\u2019expression orale », explique M.Marcoux.De même, au Rwanda et au Burundi, où les gouvernements ont investi dans les langues nationales, le kinyar- wanda et le kirundi, dès les années 1960.Les Rwandais et les Burundais sont alphabétisés dès le primaire dans leurs langues nationales.Le contexte socio-économique et politique dans certains pays peut aussi empêcher la progression du français.«Nous avons un contexte en Afrique qui est à géométrie variable et on le voit bien, dans les pays touchés par des conflits impor tants, les progrès se font de façon dif fé- rente », explique Richard Marcoux.Au Mali, par exemple, depuis 2012 et le renversement du président Amadou Toumani Touré, l\u2019instabilité politique qui y règne crée un contexte défavorable à l\u2019alphabétisation des populations.En attente du rapport En out r e , l e cher cheur constate qu\u2019en Europe, la langue française ne progresse que très peu.«Nous avons un peu l\u2019impression que la langue française attire moins les jeunes générations, peut-être que l\u2019anglais ou bien le globish fait plus de progrès en Europe», indique M.Marcoux, en attendant des chiffres plus précis.Le rappor t 2018 de l\u2019OIF sera publié en septembre prochain.«Au global, nous notons une progression, essentiellement portée par le continent africain, mais peut-être minimisée par des tendances moins favorab les dans cer ta ins pays», conclut M.Marcoux.L\u2019espace francophone est actuellement en pleine mutation.Ses contours se redessinent et il se définit de plus en plus par rapport aux dynamiques du continent africain.PHILIPPE DESMAZES AGENCE FRANCE-PRESSE Le contexte socio-économique et politique dans certains pays peut empêcher la progression du français, comme au Mali où l\u2019instabilité politique crée un contexte défavorable à l\u2019alphabétisation des populations. F R A N C O P H O N I E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 E 5 I PUBLIREPORTAGE ançais en partage, l Le fr e Québec engagé en F anc r ophonie es et de la F ernational int xplique Chris titutions, e ins d, il import Amérique du Nor ais e v ant l Le Québec ét « e Québec aupr e l ésent epr r sède aus 1987 et en 2008.Il pos es sommets, dont il a d\u2019aill ompris l ophonie, y c c sidûment à t Québec participe as ernements membr gouv ophonie (OIF), qui r anc r de la F eur de f ant baill mport e de pl ant membr ophonie.En ét anc r e des R tr e, minis tine St-Pierr ésenté dans epr e qu\u2019il soit r ophonie en anc al de la fr seau amir .\u2019OIF ès de l si une délégation permanent s été l eur es de la F anc t es ins es l out ernement du e gouv s, l eur at es et observ d\u2019hui 84 oupe aujour egr ernational ganisation int \u2019Or onds de l aux, des bonnes pr t e soit sur l Ainsi, que c es ogr e pr air aider à f mêmes idées sur c omatique délic e dipl cic o, souligne Chris ananariv Ant s du dernie or pris l sions de genr es xpr ou e sonn oits des per dr e Québec ent que l es cit e l \u2019égalité entr l ein elations es l e qui e en \u2019hôt - an r ats et Ét e oppement des aff el v atiques en dé orisation des dr al e plan de la v ».e débat ser l e, nous pensons ec de la patienc e plan.Mais av es pays ne part ous l ar t at, c \u2019agit d\u2019un e e.Il s tine St-Pierr ophonie qui a eu lieu à anc r r Sommet de la F \u2019engagement que nous av t l es.C\u2019es xuell ations se es orient out es de t \u2019av ection et l ot oriser la pr av end f ophone.C\u2019es anc e fr \u2019espac ens de l y o ernational Relations int ophones, ser anc ?ques fr soldée par la mise sur pied d\u2019un r e sur l al ondament f e sur l t-à-dir c\u2019es emier at mener un pr ait au Bur Quirion, ét emps dernier, l Au print ment des indus se, la pr jeunes eneuriat, la f epr \u2019entr et l es ou en air - ondamen oits f es agent pas l - er x ons es et identités ement des anc t ainsi ophonie inaugur anc r es et de la F oc, où l épétée au Mar a r ernational de scienti éseau int \u2019a es politiques publiques.L oir la r e que peut et doit av \u2019in?uenc omatie scienti?que, ant sur la dipl elier port eau du Québec à Dakar, a e scienti?que en chef du Québec, Rémi ces, et ell tries cultur aise, l anç omotion de la langue fr e, l ormation policièr a un er e des tèr e minis - t \u2019es ctivité, qui s che echer u Sénégal, a?n de - oppe el v e dé es politiques anc t ons ec c oir av omouv pr e, la participation du Québec a été pr empl x ar e P el.Depuis, son apport a été c cultur orisant l av e f ojet solidair pr titutionnel fr tion du dispositif ins Dès la ?n des années 1960, l » ophonie.anc r pour la F s domaines et s plusieur s e er aux débats sur div e Québec peut f \u2019OIF, l oit de l dr emmes et l es f e l \u2019égalité entr e l écieuse pour e.abl onsidér onomique, social et oppement éc el v e dé ontribuer à un ophone pour c anc socié à la cr t as \u2019es e Québec s onomique atégie éc er dans la Str \u2019intégr xpertise dans ager son e njeux sociaux, part oir ses positions, participer al e v air ganismes publics, c or atie, la Déclar démocr érit emier v d\u2019un pr e minis enc onfér à la c ophone.Le Québec ét anc e fr \u2019espac l omouv mier plan pour pr titutions québéc Les ins à des millions de per TV5 Monde permet la diffusion de pr chaîne es à t abl o?t sont pr e, l ell e cultur matièr es - éa e du Québec, semblée national As \u2019 omme l e t o.Depuis c ation de Bamak trument normatif en matièr e ins abl e de 2000 qui a doté la F tériell s un participant eur ait d\u2019aill oit et la dém at de dr \u2019Ét oir l es de pr si des actric oises sont aus e la minis », ajout e monde sonnes dans l oduction enariat av e part e, notr empl x ar e P ous.« \u2019espac orts du Québec dans l es eff ochainement r a pr ser eau du Québec à Dakar du Bur alisation, par e adic r e entr age entr t ain av err e t sur l Afrique, permet de multiplier des initiativ \u2019 s l er culier v oiement du r edépl Le r « Abidjan, en Côt en Afrique apr eb.Ce ser du Maghr eau du Québec a?n de r bur emps, des e de ophonie anc r atie dans ocr - e e.tr oises s québéc ec la ophone anc e fr eau de délégation génér sé au niv ehaus .En activité depu ounes xplique Y », e e empl x s sur l elier s ou des at eneur epr aux, que c oc es l enair ec des part ernational du Québec, en parti- éseau int e.oir e d\u2019Iv ation en 2017 du Bur \u2019inaugur ès l ation québéc ésent epr oisième r a la tr ésenc er sa pr c or enf e, al eau e bur is 2016, c eur ect Mihoubi, dir ention de la v é a pr - éseau e soit du r es èt oncr es c eau du Québec à oise égion e dans la r e de pour Il import « hommes.o : H e i d i H o l l i n g e r ches en e nos démar suivr ernements membr ats et gouv des Ét orisent la mise en œuvr av e monde f s l er oupes d\u2019ambas des gr erv es int e, l En outr ophonie anc r la F ation ac ésent epr Une r sement de l ondis of \u2019appr l \u2019échell aticiens à l de pr du Québec ou la Sûr c sion d\u2019ac Commis eur du cit ect ot e Pr l eur de av f .Ces actions à \u2019OIF es de l e des engagements épartis à tr ophones r anc s fr sadeur ernement du Québec au sein entions du gouv es de enair ès des part crue aupr oit.at de dr \u2019Ét ontribuent à ophonie qui c anc r e de la F eté du Québec, sont actifs au sein de r e national ol \u2019Éc eur génér ormation, l \u2019inf ès à l al des él ect e Dir en, l y o es que la autr » quant à l clair tine St-Pierr on Chris Sel enant pour r dès maint ophonie se déplac c subsaharienne, ajout s eur ocut des l es pr on l Sel « e plus haut niv l - av éseaux e e de polic ections, la enair e un part e, qui demeur anc r F de aux pa or c e qu\u2019il ac anc \u2019import oie ainsi « e Québec env e, l ec c er ses liens av c or enf e Québec se positionne e Sud, l s l er d v a du Nor er e de entr e c e-t-il.Comme l e monde viendr ais dans l anç du fr \u2019horizon de 2040, 85 aphiques, à l ojections démogr ation du Québec à l ésent epr eau de r e privilégié.ophones anc ys fr ès sage tr un mes » ontinent.e c - an r avité de la F gr Afrique \u2019 ont de l % anger.\u2019étr o : H e i d i H o l l i n g e r p h o t ophonie anc r et de la F ernational e des Relations int tr Minis e tine St-Pierr Chris à Dakar eau du Québec eur du Bur ect Dir ounes Mihoubi Y es aux, l or ect s él ?chier es changements climatiques, l e l ontr c si v des enjeux aus ois ont été appelés à int c xpertise québéc \u2019e l anger sont d\u2019aill \u2019étr l es entr s de petit eur es incubat oppement de el v e dé sonne, la lutt oits de la per es dr ariés que l énements port v s d\u2019é or enir l erv ents domaines.Des Québé oise dans différ air asions pour f c s des oc eur es changements climatiques.l oppement éc el v du dé sanc onnais ec r de es enjeux du vivr aise, l anç fr an, en Arménie, l v e Er Sommet de la F e Au XVII eprises e ant sur - onner ay e r se et de la lutt onomique, de la jeunes des es membr des oits dr des e \u2019égalité f e, de l e-ensembl amment la langue a not e Québec prioriser ophonie, qui se tiendr anc r e ontr e c GBT, L ommunautés c emme-homme, a en 2018 à A N D R É L A V O I E Collaboration spéciale Depuis les années 1990, l\u2019aide fédérale accordée aux associations et aux communautés francophones hors Québec n\u2019a jamais connu de véritable croissance, mais plutôt un long gel qui, sur le terrain, se résume à une implacable diminution de ressources et de services.Avant le dépôt du dernier budget fédéral, Jean Johnson, président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Can a d a ( F C FA ) , r é c l a m a i t 575 millions de dollars répartis sur cinq ans, une exigence partagée par plusieurs acteurs de la francophonie canadienne.Le 27 février dernier, ont-ils été entendus du ministre des Finances, Bill Morneau?De l\u2019avis de nombreux observateurs de la scène politique et économique, ce troisième budget du gouvernement de Justin Trudeau ne passera pas à l\u2019histoire, résolument terne, vite disparu de l\u2019écran radar médiatique.Or, les communautés francophones y ont vu un certain motif de réjouissances avec l\u2019annonce d\u2019un nouveau Plan d\u2019action pour les langues officielles assorti d\u2019une somme de 400 millions de dollars répartis sur cinq ans, et 88,4 millions chaque année par la suite.Ce n\u2019était pas exactement ce qu\u2019espérait Jean Johnson, reconnaissant tout de même qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une réelle injection d\u2019argent, un élément toujours positif.Or, le président de la FCFA affiche un optimisme modéré.« C\u2019est sûr que Mélanie Joly [ministre du Patrimoine canadien et responsable des langues officielles] souhaiterait que l\u2019on y voie une victoire, mais c\u2019est lors du dévoilement du plan d\u2019action que l\u2019on saura ce qui sera directement destiné aux communautés.On ne veut pas de ressources réinvesties dans la fonction publique fédérale, ni dans les transferts de fonds provinciaux et municipaux.» Cette perception est partagée par Martin Théberge, président de la Fédération culturelle ca- nadienne-française (FCCC), qui, à la blague, se demande «s\u2019il ne vaudrait pas mieux s\u2019en reparler à la fin du mois de mars».Les détails du plan d\u2019action seront alors connus, permettant de mieux voir la répartition des sommes entre les deux communautés linguistiques en situation minoritaire.«Historiquement, précise Thé- berge, la proportion est d\u2019un tiers pour les anglophones du Québec et deux tiers pour les francophones hors Québec.» Tout comme Jean Johnson, il craint que le passé se répète, de même que les mauvaises habitudes.« Plutôt que d\u2019aller aux provinces, une de nos revendications, c\u2019est que l\u2019argent aille directement sur le terrain.» Par et pour, plus que jamais Ces demandes témoignent d\u2019un changement profond au sein des organismes issus de la francophonie canadienne.Selon Pierre Foucher, constitutionna- liste et professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa, «ils étaient davantage des organismes de lobbying.Maintenant ils sont aussi des prestataires de services ».Et pour les offrir, les moyens financiers doivent suivre, ce qui n\u2019est pas toujours le cas.La raison ?« Les gouvernements de nos provinces et territoires ne se sentent absolument pas redevables envers les communautés, se désole Jean Johnson.C\u2019est pourquoi, auprès de la ministre Joly et de tous ceux et celles qui voulaient l\u2019entendre sur la colline parlementaire, on a beaucoup parlé du par et du pour.» En bref, concevoir des projets, élaborer des services, par et pour les membres de chaque communauté, et «non pas s\u2019insérer dans les critères d\u2019un programme offert par le gouvernement fédéral », déplore le président de la FCFA.« Il ne faut pas se le cacher : les gouvernements ont des objectifs à atteindre, admet Martin Théberge.Ils ont des idées en tête, des impacts à obtenir.Or, doit-on évacuer leur perspective ?Ne devrait- on pas plutôt aider notre gouvernement à nous aider ?Le par et le pour, c\u2019est très bien, mais nous voulons amener plus loin la réflexion en y ajoutant le avec : avec le citoyen, avec le gouvernement.» L\u2019heure des comptes Lors du dépôt du budget en février dernier, le gouvernement de Justin Trudeau a tout de même dévoilé plusieurs orientations pour soutenir les minorités linguistiques, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019accès à la justice dans la langue de son choix (10 millions), du soutien des langues officielles lors de l\u2019accueil et de l\u2019intégration des immigrants et des réfugiés (41 millions), d\u2019un financement accru pour les initiatives d\u2019apprentissage et de garde d\u2019enfants (20 mill ions), et d\u2019une aide aux médias communautaires (50 millions).De son statut d\u2019observateur universitaire, Pierre Foucher entend de la par t des organismes et des communautés francophones «un léger soupir de soulagement» devant toutes ces initiatives, mais aussi de la déception, car ces sommes sont « en dessous des attentes ».« C\u2019est un peu comme si vous étiez affamé et qu\u2019on vous servait une demi-assiette : vous allez manger, mais vous allez encore avoir faim.» Pierre Foucher sent aussi les organisations à bout de souf fle, sur tout devant les exigences de redditions de comptes pour chaque sou provenant du gouvernement fédéral, un impératif auquel les gouvernements provinciaux ne sont pas soumis.« Ces gouvernements reçoivent de l\u2019argent et l\u2019intègrent à leur budget général : après, ça disparaît, impossible d\u2019en suivre la trace.» Il juge cette situation à la fois inéquitable et inquiétante, particulièrement dans le domaine de la santé, un secteur où « des provinces traînent les pieds », très réticentes devant les ex igences du fédéra l puisque la santé constitue une compétence qui relève d\u2019elles.Pour Pierre Foucher, l\u2019heure est à l\u2019action : « La population francophone vieillit comme le reste de la population.Il y a de plus en plus de personnes qui ont besoin de soins, et ces personnes ne sont pas bilingues, ou ne parlent pas très bien l\u2019anglais, donc le besoin est encore plus criant.Ce n\u2019est même pas une question de bilinguisme, mais de dualité linguistique, et surtout de respect.Même chose pour la possibilité d\u2019obtenir un procès dans sa langue : c\u2019est un droit, point final ! » FRANCOPHONIE CANADIENNE Le début d\u2019un temps nouveau?Réactions positives, mais prudentes, après le dépôt du budget du ministre Bill Morneau CHRISTOPHER KATSAROV LA PRESSE CANADIENNE Les communautés francophones ont vu un certain motif de réjouissances, lors du dépôt du budget, avec l\u2019annonce d\u2019un nouveau Plan d\u2019action pour les langues officielles assorti d\u2019une somme de 400 millions de dollars répartis sur cinq ans, et 88,4 millions chaque année par la suite.Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com. F R A N C O P H O N I E L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 M A R S 2 0 1 8 E 6 Presses de l\u2019Université du Québec On a tous besoin de savoir POUR AGIR LA FRANCOPHONIE AU CŒUR DE LA RECHERCHE La collection Les sociétés africaines en mutation Sous la direction de Richard Marcoux, Issiaka Mandé et Charles Moumouni TOUS LES LIVRES DE LA COLLECTION : PUQ.CA UN REGARD NOUVEAU SUR LES SOCIÉTÉS AFRICAINES à Boston, de même qu\u2019en Ontario et à Terre- Neuve.Par exemple, des ateliers d\u2019improvisation à New York et à Los Angeles, la présentation du film Québékoisie à San Salvador, le spectacle du groupe ontarien LGS (Le Groupe Swing) dans la région de Boston, un déjeuner musical de la francophonie à La Paz en Bolivie, et bien d\u2019autres.« C\u2019est une occasion de faire du bruit et d\u2019affirmer que la francophonie existe et qu\u2019elle est là pour de bon», affirme Denis Desgagné.Tisser la toile au quotidien Le Mois de la Francophonie n\u2019est qu\u2019un des outils pour promouvoir la francophonie.Tout au long de l\u2019année, le Centre, qui compte plus de 40 000 membres, propose une pléthore d\u2019activités pour développer un sentiment d\u2019appartenance à la francophonie.Le Centre privilégie la créativité, l\u2019innovation, la solidarité et la coopération, dans le respect d\u2019un devoir de mémoire.« On tisse des liens dans divers domaines, que ce soit en culture, en économie, en communications, explique le p.-d.g.Le but est de créer des visions communes à travers les Amériques en misant sur l\u2019action sociale et citoyenne, notamment avec les jeunes de 18-35 ans, pour faire en sorte que la francophonie ne s\u2019improvise pas, mais qu\u2019elle soit toujours en devenir.» Les gens veulent partager des référents culturels et se lier au Québec et à la francophonie des Amériques, constate Denis Desgagné.« Par exemple, au cours des dernières années, la Louisiane a adopté plusieurs lois pour favoriser les services, l\u2019affichage et l\u2019accès à l\u2019éducation en français.L\u2019Ontario a désormais son propre ministère des Affaires francophones.Donc, ça bouge un peu partout et nous continuons à œuvrer avec les nombreux organismes qui travaillent à promouvoir le français.» Par exemple, la Bibliothèque des Amériques permet aux membres du Centre de découvrir les ouvrages de nombreux auteurs de l\u2019Acadie, de l\u2019Ontario, de la Louisiane, du Québec et des Antilles.Les œuvres peuvent être empruntées par téléchargement en ligne.À l\u2019été 2018, 120 jeunes francophones des quatre coins des Amériques et des Caraïbes se rassembleront à Québec à l\u2019occasion de la seconde édition du Parlement francophone des jeunes des Amériques.Cette formation axée sur la gouvernance et l\u2019action citoyenne se tiendra à l\u2019Assemblée nationale du Québec et à l\u2019Université Laval, le plus vieil établissement d\u2019enseignement supérieur francophone en Amérique.Conférences, ateliers et travaux parlementaires sont au programme afin de mobiliser ces jeunes qui seront invités à voir la francophonie sous divers angles et à proposer des solutions originales aux enjeux actuels.Le Centre a aussi travaillé avec diverses organisations pour qu\u2019un spectacle Québec-Acadie soit au programme du prochain Festival d\u2019été de Québec.«Nous souhaitons ainsi incarner la francophonie des Amériques dans un événement grand public.» SUITE DE LA PAGE E 1 FRANÇAIS Concours Slame tes accents 1er au 31 mars En collaboration avec Richelieu international, le Centre invite les enseignants des Amériques et leurs élèves de 12 à 17 ans à participer à ce concours vidéo qui vise à mettre en avant une francophonie inclusive et à valoriser la multiplicité des accents français qu\u2019accueillent les Amériques \u2014 10 000 $ de prix à gagner.Plus d\u2019informations : http://www.francopho- niedesameriques.com/slame/ Vocalités vivantes 16 au 18 mars Musée de la civilisation, Québec Vocalités vivantes, c\u2019est un parcours cinématographique et poétique pancanadien, une série de rencontres avec des membres de six différentes communautés francophones.«C\u2019est une odyssée terrestre à travers la francophonie canadienne.Des poèmes comme vecteurs de rencontres, comme fils de discussions avec les mots des uns et des autres qui peuvent être les mêmes, mais dont les sonorités et l\u2019agencement diffèrent », a souligné Simon Dumas, directeur général artistique de Productions Rhizome.Le spectacle sera diffusé en direct sur la page Facebook du Centre.Plus d\u2019informations : http://vocalites.ca/ Projections de films 18 mars Musée de la civilisation, Québec Présentation des films Zachary Richard, toujours batailleur (Bellefeuille production) et de French en Amérique, épisodes 1 et 2.Produit par Slalom, ce film part sur les traces de ces hommes et de ces femmes qui ont repoussé les frontières de la langue française et qui, par leurs actions, font la différence.Vincent Leclerc, acteur québécois, sera présent pour échanger avec l\u2019auditoire.Le film sera aussi accessible du 20 au 25 mars à : francophoniedesameriques.com.20 mars Bibliothèque Monique-Corriveau, Québec L\u2019Association internationale francophone des aînés, section Québec, le Centre de la francophonie des Amériques et la Bibliothèque de Québec présentent Intimités francophones d\u2019eux, réalisé par Anne-Céline Ge- nevois et Alex Lachapelle Raymond.Une discussion animée par Alix Renaud linguiste, traducteur, romancier et poète suivra la présentation.20 mars Bibliothèque de Drummondville Présentation du film Un rêve américain.Conférence, colloque 18 mars, 19h Nina Lefebvre, jeune ambassadrice de la francophonie des Amériques, organise Fran- connecter, une conférence en ligne (webi- naire) qui a pour but de montrer le dynamisme et le caractère vivant du fait français au sein de la francophonie des Amériques, ainsi que de favoriser la collaboration et les échanges.En ligne (Inscription : https://tinyurl.com/ydcc5onu) 20 mars, 16h Université Laval, Québec Le Centre de la francophonie des Amé- riques, l\u2019Observatoire démographique et EMMANUELLE LANDRY / DROITS BELLEFEUILLE PRODUCTION Spectacle de Constellation francophone, à Dieppe, en juin 2017, avec Zachary Richard statistique de l\u2019espace francophone et l\u2019Université Laval présentent le colloque Migrations dans l\u2019espace francophone américain : passé et présent, suivi d\u2019une réception en présence de Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie.Quatre présentations sont prévues : Yves Frenette, professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones, Université de Saint- Boniface ; Jean-Pierre Corbeil, directeur adjoint à la Division de la statistique sociale et autochtone et directeur du programme de la statistique linguistique à Statistique Canada ; Haydée Silva, professeure titulaire à l\u2019Université nationale autonome du Mexique ; Samuel Pierre, président de GRAHN-Monde (Groupe de réflexion et d\u2019action pour une Haïti nouvelle).28 mars, 19h Bibliothèque Gabrielle-Roy, Québec Le cercle littéraire Gabriel-García-Márquez de la Bibliothèque de Québec, en collaboration avec le Centre, présente la conférence intitulée La francophonie des Amériques : une constellation francophone.Denis Desgagné, président-directeur général du Centre, fera un portrait de la francophonie des Amériques et présentera les programmes proposés par le Centre.Pour le programme complet des activités du Centre : www.francophoniedesameriques.com Mois de la Francophonie : quelques activités à surveiller au Québec Yao, slameur franco-ontarien et porte-parole de Slame tes accents, effectue des tournées dans les écoles afin de donner des ateliers pédagogiques de slam et de faire la promotion du concours.C O N S E I L D E S É C O L E S P U B L I Q U E S D E L ' E S T D E L ' O N T A R I 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