Le devoir, 13 avril 2018, Cahier B
[" H É L È N E C L É M E N T à Baie-du-Febvre 4 avril.Il est midi lorsque nous arrivons dans le village.Comme l\u2019a - vait prévu la mé - téo : pluie et vent forcissant au fil de la journée.Peu d\u2019oies blan - ches en vue dans les champs inondés de Baie-du-Febvre.C\u2019est que la jolie sauvagine n\u2019aime pas les tempêtes.Mais elle n\u2019est pas loin.Sûrement en sécurité dans un champ agricole à quelques kilomètres de là, à se gaver de vieilles graines de maïs, reliquat de la dernière semence.« Elles sont arrivées le 31 mars: plus de 30 000 oies», précise Nathalie Grandmont, responsable du Centre d\u2019interprétation de Baie-du-Febvre, dont la date d\u2019ouver ture coïncide avec l\u2019arrivée des premiers troupeaux d\u2019oies des neiges.«En fin de journée, le 2 avril, on en comptait quelque 175 000 dans les champs en bordure de la route Janelle, puis les 4 et 5 avril, à cause du froid et du vent, elles n\u2019étaient plus que 40 000.Et à nouveau, la fin de semaine dernière, elles étaient quelque 175 000.Si la tendance se maintient \u2014 les rassemblements d\u2019oies les plus considérables ayant été observés à la mi-avril \u2014 et que la météo n\u2019entre pas en folie, ce week-end pourrait accueillir ses plus importantes colonies en provenance de la côte est des États-Unis.Criaillement et cacardement D\u2019abord, on les entend, un cri qui s\u2019apparente à une sorte de «kowkou» ou de «kow-lik», puis on les voit voler en enfilade dans le ciel.Soit en formation aérienne en V, mais pas de façon aussi bien structurée que les bernaches du Canada, ou striant le ciel dans tous les sens à la recherche de nourriture ou d\u2019un espace sécuritaire où se poser.Montréal se trouvant sur leur ligne migratoire, on les aperçoit et surtout on entend depuis quelques semaines leur cacardement dans le ciel de la métropole, soulevant l\u2019espoir d\u2019un changement de saison.Combien d\u2019ar tistes se sont inspirés de cette grande migration ?On pense à Jean- Paul Riopelle qui adorait peindre l\u2019oie blanche et le hibou.Parlant de hibou, si nous n\u2019avons pas eu le plaisir d\u2019assister, le 4 avril dernier, au joli chassé-croisé des oies qui rentrent des champs en fin de journée \u2014 une aventure nature ne venant pas avec une garantie \u2014, en revanche, nous avons vu un har fang des neiges posé là au beau milieu du dortoir glacé de l\u2019oye, en attente d\u2019une proie à se mettre sous le bec.« Les oies blanches adorent s\u2019installer là où se camoufle le harfang des neiges, car il fait peur à l\u2019un de ses prédateurs naturels, le renard », explique Nathalie Grandmont.Pour la bruyante sauvagine qui vient de parcourir 1000 kilomètres, Baie-du-Febvre a tout pour plaire : une plaine inondée où elle se sent en sécurité et des champs farcis de vieilles semences qui lui fourniront l\u2019énergie pour poursuivre sa migration.Caméras, tranche d\u2019histoire et boîte à lunch Si, à l\u2019automne, les lieux de repos et d\u2019obser vation pour les oiseaux migrateurs se situent à Montmagny, à L\u2019Isle- aux-Grues et à Cap-Saint-Igna - ce, au printemps, la population d\u2019oies des neiges se concentre dans les aires de pâturage situées sur les ter res agricoles en bordure du Saint- Laurent.Dont Baie-du-Febvre, l\u2019un des fiefs.Plusieurs sites d\u2019obser va- tion attendent les visiteurs curieux le long de la route 132, entre ce village du Centre-du- Québec à 90 minutes de Montréal, 30 de Trois-Rivières, de Drummondville et de Sorel- Tracy, et à quelques minutes au sud de Nicolet.Les meilleurs moments pour observer les oies des neiges: le matin tôt, au moment où elles quittent les plans d\u2019eau le long de la 132, et avant le coucher du soleil, quand elles rentrent des champs pour le grand regroupement nocturne.Par beau temps, elles peuvent y revenir en milieu d\u2019après-midi.Par contre, les jours d\u2019intempéries, elles ne rentrent que le soir.Une visite au Centre d\u2019interprétation, situé au cœur de la Réserve de biosphère du lac Saint-Pierre, permet de mieux comprendre les raisons pour lesquelles les oies et les bernaches s\u2019arrêtent à Baie-du-Feb- vre en période de migration.Au deuxième étage, une mini- exposition raconte l\u2019histoire de ce village de quelque 900 âmes, jadis la seigneurie de la Baye-de- Saint-Antoine, concession du sieur Jacques Lefebvre devenue municipalité de Baie-du-Febvre le 30 juillet 1855.Lieu où l\u2019on célèbre l\u2019arrivée des oies au printemps, le mois de l\u2019arbre et des forêts en mai, le Challenge 255 en août, la Grande Tablée du lac Saint- Pierre en octobre.Et qui possède un théâtre, le Belcourt, construit dans une ancienne salle paroissiale datant de 1950, ainsi qu\u2019un bulletin municipal au joli nom de La V\u2019Oie de Baie-du-Febvre.La Route des navigateurs À l\u2019entrée du village, on aperçoit un premier panneau bleu indiquant le début de la Route des navigateurs, chemin touristique qui épouse le tracé de la 132 le long du fleu ve, sur une distance de 470 kilomètres, entre Baie-du-Febvre et Sainte-Luce.La jolie route ancestrale sillonne le Centre-du- Québec, la Chaudière-Appa- lache et le Bas-Saint-Laurent.Bon, tout cela donne faim ! Il est possible de se sustenter alentour, soit au restaurant traiteur Madame Claire, qui concocte du lundi au jeudi midi une cuisine maison, ou en se procurant, du mercredi au dimanche, quelques produits du terroir québécois à la boutique du Centre d\u2019interprétation : confit d\u2019oies, rillettes, mousse de canard, œufs de cailles, cornichons et moutarde à la canneberge.Ne reste qu\u2019à apporter votre pain et quelques verres pour goûter au « Globul » de type A, B ou AB \u2014 nom qui évoque la profession médicale pour laquelle le copropriétaire du vignoble Le Fief de la rivière, Jocelyn Hébert, se passionne depuis toujours.Collaboratrice Le Devoir Renseignements : baie-du-feb vre.net/centre-d-interpretation Cinéma Cheval indien: il lance et «conte», un coup de patin à la fois Page B 3 71e Festival de Cannes Une sélection of?cielle à saveur politique Page B 4 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 Des suggestions de sorties pour le week-end DOUCES GLISSES En parallèle des représentations de sa nouvelle création Threshold, la troupe du Patin libre reçoit à demeure pour les dix prochains jours à son quartier général de l\u2019aréna Saint-Louis, dans le Mile-End à Montréal.Cette célébration de la glisse collective permettra de profiter d\u2019ateliers d\u2019initiation au patin, de jouir librement de la glace ou de s\u2019adonner à un «éveil chorégraphique» matinal la fin de semaine.On peut louer des patins sur place (5$) et une buvette sera même en activité, pour les petites soifs et les grands creux.Apportez des sous.Tous les jours jusqu\u2019au 22 avril au 5633, rue Saint-Dominique.Entrée libre ou 5-10$.Programmation : bit.ly/2IQ7KiV FAITES VOS LISTES Bien des écrivains ont tenu des listes de choses disparates, du «J\u2019aime, je n\u2019aime pas» de Roland Barthes aux «Commandements de retour en classe» de Sylvia Plath.Vous pourrez élaborer la vôtre samedi à l\u2019occasion de l\u2019atelier de fanzine Liste de listes de listes tenu par la galerie d\u2019art et petite bibliothèque Artexte.Modus operandi : après une fouille dans la documentation sur place, il vous faudra, sous le coup de l\u2019émotion et de l\u2019inspiration, «répondre» à vos découvertes par une liste sous forme de fanzine \u2014 qui pourra être «systématique, personnel, poétique, abstrait, confus, clair, banal ou hors du commun».Alors, rassurez-vous, vous pourrez être fous.Samedi de 12h à 16h au 2, rue Sainte-Catherine Est à Montréal, salle 301.Entrée libre.bit.ly/2qmM4nR ÉTRANGES FOURRURES Il peut naître des choses hybrides et inattendues dans le Studio 303.En fin de semaine, place au bien nommé Quantum Fur, une soirée de performances et de vidéos concoctée par le collectif Geranium, où quatre artistes exploreront, dans le désordre, la musique indigène-électro-dance, la matérialité de la mémoire, la danse (inspirée de la sculpture et du dumpster diving) et la vidéo à la frontière de la transe et de la poésie, notamment.On vous l\u2019annonce, toute frontière sera trouble.Samedi à 18h et dimanche à 16h au 372, rue Sainte-Cathe- rine Ouest à Montréal.10-20$ (argent comptant).Info : bit.ly/2GStN8c DESSINE-MOI UN MUSÉE Pas moins de 16 auteurs et illustrateurs, venus du Québec et d\u2019aussi loin que du Japon pour le Festival Québec BD, s\u2019installent pour la matinée de dimanche au Musée national des beaux-arts du Québec.Leur défi: s\u2019inspirer des collections d\u2019art québécois pour pondre, par le dessin, une autre exposition sous forme de «relecture» de notre patrimoine \u2014 qui sera, elle, exposée du 17 avril au 8 mai.On achète son billet d\u2019entrée et hop! on fouille les salles à la recherche des artistes à l\u2019œuvre.Dimanche de 10h30 à midi et de 13h30 à 15h au 179, Grande Allée Ouest, à Québec.Information : bit.ly/2JFDM2v Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT À l\u2019automne, les lieux de repos et d\u2019observation pour les oiseaux migrateurs se situent à Montmagny, à L\u2019Isle-aux-Grues et à Cap-Saint-Ignace, mais au printemps, la population d\u2019oies des neiges se concentre dans les aires de pâturage situées sur les terres agricoles bordant le Saint-Laurent.Le mois d\u2019avril est marqué par l\u2019arrivée de milliers d\u2019oies des neiges en route vers l\u2019Arctique de l\u2019Est.Elles font halte, entre autres, dans les champs de Baie-du-Febvre pour y faire le plein d\u2019énergie.Le moment est opportun pour venir les observer, leur tirer le portrait, visiter le centre d\u2019interprétation et bavarder avec les gens de ce coin de pays, qui est aussi le point de départ de la Route des navigateurs.Le Québec est aux oiseaux Le retour des oies des neiges offre un étonnant spectacle de la nature à Baie-du-Febvre La fin de semaine dernière, on en comptait quelque 175 000 dans les champs en bordure de la route Nathalie Grandmont, responsable du Centre d\u2019interprétation de Baie-du-Febvre « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal Virtuose à la Virée Prière de ne pas / Pier-Luc Funk Guillemets Magnifiques Le Téléjournal Sports express /23h05 CABOTINS (2010) TVA TVA nouvelles Le Tricheur Du talent à revendre LE TOMBEAU (2013) Sylvester Stallone.TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 GUERRIER (2011) TQ Passager Format familial Cuisine futée, Cuisine futée, Un chef à la cabane Y'a du monde à messe Banc public Microphone MTL V Souper parfait Souper parfait L'arbitre SQ 911 UN HOMME DANGEREUX (2009) Steven Seagal.Atomes NVL Intimes ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National TV5 17h50 Champi.Journal FR Rega 1414: les secours arrivent Le plein de sensations / Chicago Sexe autour du monde / France Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D R.I.S, police scientifique Amour fatal / Duval Case Opération Police Motard espion Délateurs / Patrick Hénault Frontières / Boulet de canon Grand Rire VIE Accouchements extrêmes Quoi ton plan?Design V.I.P.Vendre ou rénover au Québec Une vie de géant ByeMaison Pro du patio Vendre ou rénover / Coorparoo À vos marques MAX Dr House Le mentaliste SEXE À NEW YORK 2 (2010) avec Kristin Davis, Cynthia Nixon, Sarah Jessica Parker.Dr House Le mentaliste VRAK Med Code G.iZombie / Cas d'école Journal d'un vampire Smallville / Hypnose Conviction Les frères Scott Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° (D) LAH Hockey / Marlies de Toronto c.Rocket de Laval (D) L'antichambre (D) Sports 30 24CH glace Vers l'octogone HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Les montagnards Les montagnards / Dans le sang Les montagnards De l'acier et du feu L'acier et feu ICI ARTV Le temps d'une paix Mission X / Frapper fort Dre Grey, leçons / Embrasement Les pays d'en haut Les pays d'en haut Faits Divers Olivier EXPLORA Curiosités Recyclage Planète techno Pharmachien Au-delà de la science-fiction Concevoir l'impossible Sexplora Gagner Homo sapiens Film, histoire SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Hawaii 5-0 / Huakai 'I Kula Hawaii 5-0 / Kahu Hawaii 5-0 / Kapu Hawaii 5-0 L'entreprise Z Remorquage Dans l'net Maripier! P.Lemieux Milot Land Week-end Lizard Lick Prêt sur gage Infiltration Banshee (v.f.) Californication Expédition C.SAVOIR Au coeur du cinéma québécois Apostrophes 20h25 Cinéma Secrets Électron Encore plus FutureMag MTL innovante 10 découvertes Planète Terre CORIM ÉVASION Bienvenue chez nous Le wine show Tout un festival Hell's Kitchen Hell's Kitchen Le cuisinier rebelle prend l'air Le wine show TFO Amélie Top!/ Top! Subito texto Motel Monstre Danse rêves Carte de visite 10 on Ten 22h25 Carte de visite Citoyen monde Danse rêves Cinéma Cinépop 17h20 LA MALÉDICTION 19h10 LA MALÉDICTION II (1978) William Holden.LA MALÉDICTION FINALE (1981) Sam Neill.22h50 MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (2003) Jessica Biel.SÉcran 17h20 RÉGRESSION (2015) 19h10 NOËL EN FOLIE AU BUREAU (2016) Jason Bateman.LEATHERFACE: LE MASSACRE (2017) MON MEILLEUR ENNEMI (2015) avec Courtney Ford, Scott Wolf.Planète Les nouveaux explorateurs Namibie Big Bang So France J'ai vu changer la Terre Devoir d'enquête Tété ou Dédé?Gr.réalisateurs MATV Ère libre Télédon Fondation Hôpital Saint-Eustache Vers l'ouest Signé Guylaine Place des Arts CBC CBCNews On the Money LNH Hockey / Philadelphie vs Pittsburgh (D) LNH Hockey / Los Angeles vs Vegas (D) CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang Criminal Minds / Unforgettable Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.Blue Bloods / Risk Management CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight MacGyver Hawaii Five-0 Madam Secretary / Phase Two Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Inside Edition Once Upon a Time / Chosen Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.20/20 News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight MacGyver Hawaii Five-0 Blue Bloods / Risk Management Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Taken / Password Dateline NBC / Cold-Blooded NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week In Principle Soundbreaking Soundbreaking / I Am My Music Business Amanpour World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Soundbreaking Soundbreaking / I Am My Music World News Amanpour M.Lake Journal UNIS Pense vite! Cochon dingue Galaxie près Galaxie près Radio enfer Radio enfer Chair de poule Chair de poule Mauvais karma Mauvais karma L'écorce Pamplemo Pense vite! HBO 17h50 Neil Patrick Harris 19h10 REGRESSION (2015) avec Emma Watson, Ethan Hawke.Silicon Valley Barry Real Time With Bill Maher Rellik / Episode One Wyatt Cenac AddikTV Suits: Les deux / Confiance Les passages de l'espoir Les enquêtes de Murdoch Esprits criminels / L'imitateur Esprits criminels POURSUITE BLINDÉE (2013) Liam Hemsworth.TVA Sports 17h00 Destination Coupe LNH Hockey / Philadelphie vs Pittsburgh (D) LNH Hockey / Los Angeles vs Vegas (D) 04/13 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette ?n de semaine HÉROS MÉCONNU Son nom n\u2019est pas connu, mais il devrait pourtant dire quelque chose aux férus de la Seconde Guerre mondiale «canadienne».Léo Major a libéré à lui tout seul une ville néerlandaise de ses occupants allemands en 1945, et il ne s\u2019en est jamais vanté.Ce documentaire met en lumière ce destin héroïque.Léo Major, le fantôme borgne, RDI, vendredi, 20h UNE RELECTURE SPATIALE Ceux qui ont jadis aimé la série originale des années 1960 ne retrouveront pas la même famille Robinson ni les décors en carton-pâte\u2026 L\u2019action a été transposée de 1997 à 2046, et le docteur Smith est aujourd\u2019hui une femme.Perdus dans l\u2019espace, Netflix, dès vendredi AVANT LA VERSION QUÉBÉCOISE On apprenait récemment que cette série française mettant en vedette des stars dans leur propre rôle serait adaptée au petit écran québécois.Voici une occasion de rattraper la version originale\u2026 Appelez mon agent, Artv, samedi, 20h Amélie Gaudreau C A R O L I N E M O N T P E T I T L e centre d\u2019arts visuels de la Fonderie Darling inaugurait jeudi, en compagnie de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, les nouveaux locaux de ses ateliers de production, qui se veulent la première phase d\u2019un ambitieux projet d\u2019acquisitions et de rénovation.Ces locaux, qui ont été financés par la Ville de Montréal, permettront à des artistes professionnels qui en feront la demande d\u2019utiliser une machinerie de pointe \u2013 raboteuse, scie à ruban, imprimante 3D et autres équipements \u2013 pour réaliser leurs œuvres.Cet atelier de production, qui sera accessible ponctuellement ou sur abonnement, est le premier jalon du projet de rénovation que souhaite finaliser la directrice actuelle du centre, Caroline Andrieux.Le budget total de ce projet est de quatre millions.Il comprend notamment l\u2019achat de l\u2019édifice où se trouvent les expositions, l\u2019installation d\u2019un ascenseur, l\u2019insonorisation et la rénovation de la structure de l\u2019édifice.Le centre d\u2019artistes de la Fonderie Darling tente également de reprendre son projet de Place publique, événement qui n\u2019a pas été tenu depuis 2015, entre autres à cause des travaux qui ont eu cours sur le boulevard Ro- bert-Bourassa.L\u2019événement Place publique prévoit la fermeture de la rue Ottawa, où se trouve la Fonderie Darling, durant tout l\u2019été, soit une période de six mois.Les ar tistes sont invités à y tenir des per formances qui les rapprochent de leur public et leur donnent l\u2019occasion de dialoguer avec lui.Or, cet événement est encore plus difficile à tenir depuis l\u2019abaissement de l\u2019autoroute Bonaventure.Les automobilistes doivent désormais faire deux détours pour éviter la rue piétonnière, dit Mme Andrieux.Présence de condos Les administrateurs de la Fonderie Darling protestent également contre le développement accéléré de tours d\u2019appar tements en copropriété dans les environs.Si ces tours favorisent la fréquentation du centre d\u2019artistes (on se sert d\u2019ailleurs de la Fonderie pour attirer des investisseurs, note Mme An- drieux), elles accentuent également le nombre d\u2019automobiles qui circulent dans le secteur.Mme Andrieux ne cache pas, d\u2019ailleurs, qu\u2019elle souhaiterait que la rue Ottawa devienne piétonnière en permanence.Mais elle craint un tollé des fonctionnaires qui reçoivent les plaintes des automobilistes lorsque la rue leur est fermée.Il y a environ 25 ans, un projet, qui a plus tard donné naissance au centre d\u2019artistes, a sauvé de la démolition l\u2019édifice de l\u2019ancienne fonderie Darling.Ce dernier a été construit en 1918, et c\u2019est l\u2019un des premiers édifices de béton armé de la ville, précise Mme Andrieux.Il a été le siège de la compagnie de machinerie des frères Arthur Jarvie, George et Frank Darling.L\u2019industrie de l\u2019époque exigeait de grands espaces déplafonnés et des planchers à toute épreuve.En 2001, le centre d\u2019ar tistes y a établi ses quar tiers, d\u2019abord sous forme de salles d\u2019exposition.Puis y ont été aménagés des studios et des résidences d\u2019artistes.Un nouvel atelier vient d\u2019ailleurs d\u2019y être aménagé grâce à la subvention de la Ville de Montréal.« Lorsque nous avons fait nos demandes au ministère de la Culture et des Communications du Québec, on nous a demandé d\u2019obtenir d\u2019abord une subvention de la Ville », raconte Caroline Andrieux.Voilà qui est chose faite.Le Devoir La Fonderie Darling inaugure de nouveaux locaux L\u2019atelier de production permettra aux artistes professionnels d\u2019utiliser divers équipements de pointe G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L e livre que lance cette semaine l\u2019animateur et chroniqueur Michel C.Auger s\u2019ouvre sur un constat.« Le grand ennemi de la vérité, le plus souvent, n\u2019est pas le mensonge, mais le mythe.[\u2026] Nous soumettons tous les faits à un jeu préfabriqué d\u2019interprétations.Nous profitons du confort de l\u2019opinion sans faire l\u2019effort de la pensée.» Cette paresse de réflexion ne date toutefois pas d\u2019hier\u2026 et n\u2019est certainement pas l\u2019apanage de la société québécoise.À preuve : ce n\u2019est pas Auger qui a brossé ce portrait de situation, mais bien John F.Kennedy dans un discours prononcé en 1962.Mais c\u2019est encore et toujours un constat juste, croit Michel C.Auger.« À écouter le débat public ces temps-ci, on pourrait penser que la loi 101 n\u2019a jamais été adoptée il y a 40 ans et qu\u2019elle ne fut pas un remarquable succès, écrit-il dans la préface de l\u2019ouvrage.On pourrait aussi croire que l\u2019immigration est la première menace à la survie d\u2019une société francophone en Amérique.Ou que le Québec est le prisonnier d\u2019une Constitution néocoloniale et immuable qu\u2019il ne peut modifier.» Or, voilà autant « d\u2019idées reçues et d\u2019exagérations de la vérité ayant pu être fondées dans un passé lointain, mais qui prennent encore de nos jours une place démesurée dans le discours public».C\u2019est donc pour tenter de re- cadrer cer tains débats à quelques mois des élections qu\u2019Auger a accepté une proposition des Éditions La Presse.Son livre, utilitairement titré 25 mythes à déboulonner en politique québécoise, se découpe en autant de textes thématiques répartis en quatre grands chapitres \u2014 identité, politique, société, économie.«Les 25 sujets viennent me chercher d\u2019une manière ou d\u2019une autre», dit-il en entretien.Quelque 1000 mots par texte, un style clair et fluide, quelques punchs ici et là\u2026 Tiens donc : on peut sortir la chronique du média, mais pas le chroniqueur du gars, sem- ble-t-il.« Il n\u2019est en ef fet pas bien loin de l\u2019auteur, constate Michel C.Auger.C\u2019est le ton que je voulais utiliser, c\u2019est la forme que je connais bien », dit celui qui a œuvré comme journaliste et chroniqueur politique dans plusieurs quotidiens du Québec \u2014 notamment au Devoir à la fin des années 1980 \u2014 avant de rejoindre Radio-Canada.Confronter Auger estime que « ce n\u2019est pas un ouvrage savant ».Soit.Mais on précisera que c\u2019est largement documenté : on ne démonte pas de mythes à la seule force de l\u2019interprétation personnelle.Aux idées préconçues, il oppose certes son analyse personnelle, mais surtout des statistiques, des comparaisons, des explications.C\u2019est là une manière de soumettre les mythes en question à une solide épreuve des faits.Ou comme disait Kennedy dans ce même discours de 1962: «Nous devons aujourd\u2019hui passer de la répétition rassurante de phrases éculées à une nouvelle et difficile, mais essentielle, confrontation avec la réalité.» Ainsi du premier mythe abordé dans le livre, qui veut que « le français [soit] en recul au Québec ».« J\u2019ai été surpris de voir que 94,5 % des Québécois sont capables de tenir une conversation en français, indique Auger.On utilise d\u2019habitude des chiffres alarmistes pour parler de ce dossier.Mais ce 94,5 % nous dit que la loi 101 a été un formidable succès, et qu\u2019on n\u2019a pas échappé beaucoup de monde.» Même chose pour la question de l\u2019immigration, poursuit Auger.Le quatrième mythe auquel il s\u2019intéresse (« Il faut absolument baisser les seuils d\u2019immigration ») se heurte selon lui à la réalité de la dif fi- culté qu\u2019éprouve Québec à garder ses nouveaux arrivants \u2014 notamment à cause des problèmes qu\u2019ils rencontrent pour se trouver un emploi.« Le solde migratoire total du Québec \u2014 soit le nombre de nouveaux venus moins ceux qui repartent \u2014 n\u2019est pas de 50 000, loin de là, écrit-il.Au cours des dernières années (de 2009 à 2016), il a varié entre 27 000 et 44 000.» Auger rappelle dans le livre à quel point la moindre nouvelle touchant l\u2019intégration des immigrants donne lieu à des simplifications rapides et à des débats explosifs.C\u2019est la même chose pour plusieurs des autres mythes qu\u2019il évoque : la laïcité qui ferait par tie intégrante de l\u2019identité québécoise moderne ; le bonjour-hi en signe de déclin du français ; la corr uption au Québec ; la puissance des syndicats ; etc.« On exagère tellement d\u2019éléments », remarque-t-il.D\u2019autres enjeux qu\u2019il aborde sont plus subtils : les pouvoirs réels de Montréal ; la portée de la loi sur la clarté ; le caractère social-démocrate du Québec ; la péréquation.Mais là comme ailleurs, les débats s\u2019appuient souvent sur les mauvaises bases.Difficile de discuter raisonnablement, au Québec ?Michel C.Auger ne le pense pas pour autant.« Oui, les débats se répètent souvent.Et oui, il y a des mouvements politiques qui ont intérêt à garder les mythes vivants.[\u2026] Mais je pense qu\u2019il ne faut pas juste se fier aux réseaux sociaux », qui peuvent donner l\u2019impression que chacun est campé sur ses positions, dit-il.«Ça existe, des gens qui veulent s\u2019informer.» Le Devoir 25 MYTHES À DÉBOULONNER EN POLITIQUE QUÉBÉCOISE Michel C.Auger, Les éditions La Presse, Montréal, 2018, 198 pages LIVRES De la nécessaire épreuve des faits À six mois des élections, Michel C.Auger s\u2019attaque à 25 mythes du débat québécois JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019un des mythes auxquels s\u2019attaque Auger est relatif à l\u2019immigration : un discours ambiant af firme que les seuils doivent être abaissés.Mais la réalité est que le Québec a du mal à retenir les arrivants.ROMAIN GUILBAULT Lire aussi \u203a Le compte rendu du spectacle Threshold, de la compagnie Le Patin libre, présenté par Danse Danse, sur les pla- teformes numériques du Devoir. BEIRUT (V.O.) ?1/2 Drame d\u2019espionnage de Brad Anderson.Avec Jon Hamm, Rosamund Pike, Idir Chender, Dean Norris, Shea Whigham, Larry Pine, Mark Pellegrino.États-Unis, 2018, 109 minutes.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E Liban, 1972.Dans sa résidence diplomatique, l\u2019Américain Mason Skiles divertit ses invités en leur résumant Beyrouth.Avec la verve des meilleurs vendeurs, il défend l\u2019idée que toutes les factions qui y cohabitent dans une paix de façade passent leur temps à se jouer dans le dos.La chute de son pitch laisse entendre un parti pris pro-israélien.Mais voilà que la scène suivante révèle que Mason et son épouse Nicole ont pris sous leur aile un orphelin palestinien, Karim.S\u2019ensuit une attaque terroriste qui coûtera la vie à Nicole, son goût de vivre à Mason, et à laquelle s\u2019arrimera l\u2019intrigue campée 10 ans plus tard.Or, tout l\u2019esprit du film de Brad Anderson, simplement intitulé Beirut, tient dans ce prologue qui pose de manière limpide les contradictions non seulement du protagoniste, mais du contexte géopolitique.Boston, 1982.Alcoolique fonctionnel à l\u2019œil triste, Mason exploite une petite firme d\u2019arbitrage en dif ficulté.On n\u2019a pas sitôt pris le pouls de sa déchéance que son passé le rattrape sous la forme d\u2019une requête de la CIA.Il ap- per t qu\u2019un vieil ami de Mason, oui, du temps de Beyrouth, a été kidnappé par un groupe terroriste palestinien.Lequel groupe exige que Mason, pour tant hors circuit, agisse comme négociateur.D\u2019abord dépaysé par un Liban défiguré par la guerre civile en son absence, Mason regagne presque malgré lui de sa hardiesse à la perspective de mettre au jour les motivations secrètes des uns et des autres.En surface, la situation est simple.D\u2019une part, les kidnappeurs veulent la libération d\u2019un des leurs, un terroriste notoire lié entre autres à l\u2019attentat des Jeux olympiques de Munich dix ans plus tôt.D\u2019autre part, la CIA souhaite récupérer un de ses agents.Un agent qui détient des informations, des noms, un réseau\u2026 Et s\u2019il parlait ?Controverse et constat Au gré des révélations et retournements, on revient au postulat énoncé au départ par Mason : tous jouent double, voire triple jeu.Chacun a un objectif et cet objectif est rarement celui qu\u2019on croit.À cet égard, lors du dévoilement de sa bande-annonce, le film a suscité la grogne au Moyen-Orient, plusieurs décriant une approche basée sur des clichés hollywoodiens perpétuant une diaboli- sation du monde arabe.À la décharge des détracteurs, ladite bande-annonce fait craindre de tels poncifs.À l\u2019époque, le scénariste Tony Gilroy plaida pour qu\u2019on attende de voir le film avant de le dénoncer.Parenthèse : Brad Anderson (Session 9, Transsi- berian) réalise avec force compétence et sens de la trépidation, mais Beirut porte d\u2019abord l\u2019empreinte de Gilroy.Bref, ce dernier dut secrètement être atterré par le montage racoleur mis en avant par le studio pour promouvoir une production qui, si elle n\u2019est pas sans défauts sur la question de la représentation, est nuancée dans son propos.En filigrane, Gilroy introduit en effet de manière subversive l\u2019idée que toutes les parties en présence, à commencer par l\u2019omnipotent gouvernement américain, sont capables de mettre en branle des conflits aux répercussions mondiales majeures pour des raisons, par fois, bassement personnelles.Ce peut être par esprit de vengeance, certes, mais ce peut également être pour effacer toute trace de quelque chose d\u2019aussi insignifiant qu\u2019un détournement de fonds.L\u2019utilisation ironique d\u2019images d\u2019archives du président Reagan offertes en guise d\u2019épilogue dissipe les derniers doutes quant à la vision du film.Charme suranné On évoquait « l\u2019empreinte » de Tony Gilroy : on la reconnaît à cette aisance à passer du macro au micro, à simplifier sans bêtifier.Gilroy est passé maître tant dans l\u2019art du thriller d\u2019espionnage (la série Jason Bourne) que dans celui du récit à entourloupes (Michael Clayton, Duplicité, qu\u2019il a aussi réalisés).Au meilleur de sa forme, il parvient à faire en sorte que le spectateur se sente intelligent.À propos de Jason Bourne, i l est vrai que Beirut ne manque pas d\u2019action, mais à terme, on évolue davantage dans un univers proche des romans de John le Carré.Là où il n\u2019y a ni noir ni blanc : que du gris.Écrit en 1991, puis révisé ensuite (échos actuels à la Syrie), le scénario de Gilroy exsude pour le compte, et pas uniquement à cause de la période historique revisitée, un côté suranné pas désagréable du tout.Jon Hamm (Mad Men) a parfaitement saisi ce ton et offre une interprétation pleine de panache en homme du monde sur le retour.Un autre atout pour Beirut, qui se révèle supérieur à ce que la promo laissait présager.Pas surprenant, au fond, pour un film basé sur la notion de faux-semblant.Le Devoir EMPRISE (V.F.DE ALLURE) Canada, 2018, 105 minutes.Drame de Jason et Carlos Sanchez avec Evan Rachel Wood, Julia Sarah Stone.Lorsque Laura, 30 ans, rencontre Eva, une jeune pianiste de 16 ans, elle la convainc de fuir son foyer difficile et l\u2019accueille chez elle.Mais la manipulation s\u2019invite dans leur dynamique.V.O., s.-t.f.: Cinéplex Odéon Quartier Latin V.O.A : Cinéplex Odéon Forum L\u2019ATELIER France, 2018, 113 minutes.Drame de Laurent Cantet avec Marina Foïs, Matthieu Lucci et Florian Beaujean.Antoine suit un atelier d\u2019écriture où des jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l\u2019aide d\u2019Olivia, une romancière connue.Le travail d\u2019écriture va faire resurgir le passé ouvrier de La Ciotat, son chantier naval fermé depuis 25 ans.Beaubien LA PROMESSE DE L\u2019AUBE France, 2018, 131 minutes.Drame d\u2019Éric Barbier avec Charlotte Gainsbourg, Pierre Niney et Didier Bourdon.Cette adaptation du roman de Romain Gary raconte la vie de l\u2019écrivain, de son enfance en Pologne à son adolescence à Nice, jusqu\u2019à ses exploits d\u2019aviateur en Afrique, le tout sous la gouverne inspirée et aimante de sa mère, Nina.Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin LA TERRE VUE DU CŒUR Québec, 2018, 91 minutes.Documentaire de Iolande Cadrin-Rossignol.Avec pour guide le scientifique Hubert Reeves, La terre vue du cœur propose un plaidoyer raisonné pour la préservation et le renouveau de la biodiversité, à travers un élan du cœur porté par des pointures scientifiques de divers horizons.Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin FINDING YOUR FEET Grande-Bretagne, 2018, 111 minutes.Comédie romantique de Richard Loncraine avec Imelda Staunton, Celia Imrie et Timothy Spall.À la veille de sa retraite, une femme snob découvre que son mari a eu une aventure avec sa meilleure amie et est forcée de s\u2019exiler chez sa sœur bohème qui vit dans une commune, forçant chez elle un nouvel éveil.V.O.A.: Cinéplex Odéon Cavendish, Cinéplex Odéon Forum L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 CINEMA B 3 W E E K-E N D theatreoutremont.ca 514 495-9944, # 1 8,50 $ (FI) VOSTF Le lundi 16 avril | 16 h et 19 h 30 9,00 $ AVEC SHERWAN HAJI, SAKARI KUOSMANEN, ILKKA KOIVULA.de Aki Kaurismäki L\u2019AUTRE CÔTÉ DE L\u2019ESPOIR CRITIQUE FINDING YOUR FEET (V.O.) ?1/2 Comédie dramatique de Richard Loncraine.Avec Imelda Stunton, Celia Imrie, Timothy Spall, Joanna Lumley.Grande-Bretagne, 2018, 112 minutes.Le monde de Sandra s\u2019est écroulé.En une seule soirée, elle a perdu mari et meilleure amie, en cela qu\u2019elle les a surpris en train de s\u2019embrasser à bouche que veux-tu.La voilà donc, à presque 60 ans, forcée d\u2019aller habiter chez sa sœur Elizabeth, qu\u2019elle n\u2019a pas vue depuis 10 ans.C\u2019est que, depuis leur folle jeunesse, elles ont pris des chemins opposés, la première l\u2019ayant joué châtelaine et la seconde ayant préféré la vie de bohème.Pétri de clichés et de bons sentiments, le scénario de cette comédie repose sur la formule éprouvée du duo mal assorti.Or, atout immense, le film bénéficie d\u2019une distribution anglaise fabuleuse.Imelda Stun- ton (Vera Drake) et Celia Imrie (Bienvenue au Marigold Hotel), en sœurs qui se hérissent mais ne s\u2019en aiment pas moins, sont merveilleuses.Le sont également Timothy Spall (Mr.Turner) et Joanna Lumley (Absolutely Fabulous), lui en amoureux de la seconde chance, elle en amie as de la répartie.Tout cela est léger et extrêmement prévisible, mais charmant néanmoins.Là encore, en bonne partie grâce aux comédiens.François Lévesque CHEVAL INDIEN (V.F.DE INDIAN HORSE) ?Drame de Stephen S.Campa- nelli.Avec Sladen Peltier, Forrest Goodluck, Ajuawak Ka- pashesit.Michiel Huisman.Canada, 2017, 103 minutes.A N D R É L A V O I E P eut-être que certains l\u2019ignorent, mais Carey Price, gardien du Canadien de Montréal, affiche fièrement ses origines autochtones.Si ce n\u2019est pas déjà fait, on doit lui recommander de lire Indian Horse, du regretté Richard Wagamese, issu de la communauté ojibwé, ou de voir le film qu\u2019en a tiré Stephen S.Campanelli (Momentum).Il s\u2019agit d\u2019une fiction, certes, mais nourrie de toutes les horreurs maintenant bien documentées sur les pratiques dans les pensionnats autochtones et les traumatismes liés à la dislocation brutale des familles, à la perte d\u2019une langue et celle d\u2019une identité.Or, Indian Horse ajoute une dimension éminemment canadienne à cette histoire bouleversante, une métaphore sportive qui appelle au dépassement, sans pour autant se révéler miraculeuse : la pratique du hockey.C\u2019est en partie grâce à cela que le jeune Saul (défendu successivement par Salden Peltier, Forrest Goodluck et Ajuawak Kapa- shesit) peut survivre au souvenir du décès de son frère, de la disparition de ses parents et de la mort de sa grand-mère en plein bois, dans le froid, et dans ses bras.Contre son gré, le voilà lui aussi enfermé à double tour dans un pensionnat, où un prêtre bienveillant (Michiel Huis- man) installe une patinoire, permettant à quelques garçons de s\u2019émanciper sur la glace.Au fil des années, Saul développe un talent exceptionnel, au point d\u2019attirer l\u2019attention d\u2019une famille d\u2019accueil qui pourrait lui permettre d\u2019aller encore plus loin.On se croit devant le récit édifiant d\u2019un athlète atteignant les plus hauts sommets malgré l\u2019adversité, mais Indian Horse empr unte avec brio d\u2019autres chemins, plus troublants et moins schématiques.Car si on épingle l\u2019esprit de corps salutaire propre au hockey, des vertus dignes de tout bon sport d\u2019équipe, on ne fait jamais l\u2019économie d\u2019un racisme décomplexé dans les arénas et de la difficulté d\u2019afficher sa différence sur la glace ou dans les vestiaires \u2014 parlez-en à PK Subban\u2026 Indian Horse se distingue bien au-delà de ce cinéma sportif, d\u2019abord par sa grande virtuosité esthétique.Stephen S.Cam- panelli, un as de la steadicam depuis des années auprès de Clint Eastwood, s\u2019est associé à Yves Bélanger, grand complice de Jean-Marc Vallée (Wild, Big Little Lies).La signature visuelle apporte souffle et beauté à ce récit parfois glauque ainsi qu\u2019à des environnements urbains ou industriels sans âme, avec quelques bel les échappées dans la nature, même si celle-ci peut s\u2019avérer impitoyable.Si l\u2019on reconnaît parfois une stratégie bien canadienne-anglaise d\u2019engager des acteurs américains (dont Michael Murphy et Martin Donovan, ici dans des rôles secondaires) pour appâter un public pas très friand de son cinéma, Indian Horse se défend surtout, et admirablement, par la succession d\u2019interprètes qui incarnent la figure tragique, et le plus souvent silencieuse, du prodige Saul.L\u2019évolution sinueuse de ce personnage « poussé hors du monde de [ses] légendes» s\u2019accompagne d\u2019un montage frénétique pour couvrir cette vaste trajectoire d\u2019une étoile montante qui deviendra peut-être étoile filante.Car s\u2019il lance et compte, parfois au prix de maints sacrifices et de plusieurs humiliations, sa plus grande victoire sera sur la glace vive d\u2019un système chargé de le broyer.Collaborateur Le Devoir Cheval indien : il lance et « conte » Duperies et contradictions Dans Beirut, Jon Hamm brille en négociateur alcoolo du Liban volatil de 1982 ENTRACT FILMS Mason Skiles devra se replonger dans la situation géopolitique délicate et violente du pays qu\u2019il avait quitté à la mort de sa femme.Indian Horse se distingue bien au-delà de ce cinéma sportif, d\u2019abord par sa grande virtuosité esthétique L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 O D I L E T R E M B L A Y O n avait vu venir le coup, mais c\u2019est confirmé.Ni The Death and Life of John F.Donovan de Xavier Dolan ni La chute de l\u2019empire américain de Denys Arcand ne défendront les couleurs du Québec sur la Croisette cette année.Aucun film québécois n\u2019a été retenu dans la Sélection of fi- cielle, pas davantage en compétition qu\u2019à Un cer tain regard, ni même parmi les courts métrages.Il restera à suivre au cours des prochains jours le dévoilement des œu- vres des sections parallèles la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique.Le Festival de Cannes se déroulera du 8 au 19 mai avec 18 films en lice pour la Palme d\u2019or, auxquels pourraient se rajouter quelques titres.Le délégué général de la Sélection officielle, Thierry Frémaux, a dû expliquer jeudi l\u2019absence de Dolan, enfant chéri de la maison, précisant qu\u2019il avait souhaité l\u2019inviter, que ni le cinéaste ni les producteurs ne s\u2019y opposaient, mais que le film était de retour en salle de montage.« Vous retrouverez ce film-là à l\u2019automne.» Le premier long métrage en anglais du cinéaste de Mommy est attendu au Festival de Toronto.L\u2019année des femmes?Tout est politique dit-on, et la présence de trois femmes cinéastes pour la course à la Palme d\u2019or en cette année #MeToo peut être reliée au désir de marquer le coup, même si Thierry Frémaux se défend de toute discrimination positive en ce sens.Aux côtés de l\u2019Italienne Alice Rohrwacher avec le conte poétique Lazzaro Felice (seconde participation après Les merveilles), la Libanaise Nadine Labaki (cinéaste de Caramel) avec Capharnaüm, abordant la délinquance juvénile.Également une nouvelle venue du Kurdistan : Eva Husson, avec La fille du soleil, sur la rencontre d\u2019une commandante de l\u2019armée kurde et d\u2019une journaliste française (Emmanuelle Bercot).Le délégué général, qui se fait reprocher souvent de remettre toujours en selle les mêmes abonnés, annonce du sang neuf, aux côtés des noms confirmés.L\u2019Asie est le continent d\u2019élection cette année.Outre l\u2019Iranien Asghar Fa- rhadi pour Todos lo saben , tour né en Espagne avec le couple oscarisé Xavier Bar- dem-Penélope Cruz, un ténor comme Jean-Luc Godard, vétéran du lot à 88 ans, atterrit pour la septième fois en compétition, avec son film essai Le livre d\u2019images.Le suspense sera de découvrir si ce grand sauvage se pointera sur la Croisette, lui qu\u2019on aura vainement attendu quatre ans plus tôt avec son Adieu au langage, primé par le jury.Jafar Panahi, cinéaste iranien phare, assigné à résidence à Téhéran et interdit de filmer, livrera Three Faces, tourné sous le manteau, comme ses derniers longs métrages.Même topo pour le Russe Kirill Serebrennikov, directeur du théâtre Gogol, dont le film L\u2019été est retenu en compétition.Assigné à résidence également, en fonction d\u2019une nébuleuse affaire de détournement de fonds qui semble cacher un désaveu de Moscou pour dissidence.Présumons que ni l\u2019un ni l\u2019autre ne pourront fouler le tapis rouge malgré les demandes du Festival.Loin des paillettes L\u2019Afro-Américain Spike Lee, légendaire lui aussi, accompagnera BlacKkKlansman, adapté d\u2019une histoire d\u2019un policier afro-américain ayant infiltré le Ku Klux Klan (avec John David Washington et Adam Driver).David Rober t Mitchell pour Under the Silver Lake, thriller qui donne la vedette à Andrew Garfield et Riley Keough, sera avec lui le seul cinéaste américain de la course.Du côté de la France, après La loi du marché, le cinéaste Stéphane Brizé livrera une autre œuvre sociale avec Vincent Lindon (primé la dernière fois).Dans En guerre, l\u2019acteur y incarne un ouvrier en colère.Christophe Honoré, le cinéaste de Chansons d\u2019amour, revient avec la comédie romantique Plaire, aimer et courir vite, réunissant Vincent Lacoste et Pierre Deladonchamps.Grand abonné : l\u2019Italien Matteo Gar- rone sera au poste avec Dog- man, retour sur un fait divers de 1988, assassinat d\u2019un chef de gang par un toiletteur pour chiens.L\u2019oscarisé d\u2019Ida, le Polonais Pawel Pawlikowski, accompagnera Cold War, histoire d\u2019amour passionnée sous climat de guerre froide.Parmi les Asiatiques, le très attendu Chinois Jia Zhangke (Still Life, A Touch of Sin) avec Ash Is Purest White, propose une histoire d\u2019amour sur fond de rixes entre gangs qui met en scène Zhao Tao.Également le Japonais Hirokazu Kore- Eda, cinéaste de Nobody Knows, en lice pour Shoplifters, histoire d\u2019une enfant adoptée par une famille de voleurs, et Burning, drame policier du Sud- Coréen Lee Chang-dong.Hors compétition, où se retrouvent en général les grosses pointures à s tars , on ne compte pour l\u2019instant que Solo : A Star Wars Stor y de Ron Howard, destiné à attirer les foules, et la comédie dramatique Le grand bain du Français Gilles Lellouche avec Mathieu Amalric, Guillaume Canet et Benoît Poelvoorde.C\u2019est en Séances spéciales qu\u2019atterriront Ten Years in Thailand, dernier opus du Thaïlandais Apichatpong Weerase- thakul, le palmé d\u2019or d\u2019Oncle Bonmee, tout comme Le pape François.Un homme de parole de l\u2019Allemand Wim Wenders.Netflix refoulé Cannes semble se recentrer loin de la pluie de paillettes en cette édition où Netflix sera le grand absent du bal après deux films en compétition l\u2019an dernier.Les nouveaux règlements, interdisant la compétition aux productions qui ne prendront pas l\u2019af fiche en salles en sol français, participent à un climat de tensions avec Hollywood, palpable dans cette sélection.Thierr y Frémaux a-t-il regretté l\u2019absence du long métrage inachevé d\u2019Orson Welles, The Other Side of the Wind, que le cinéaste Peter Bognano- vich et le producteur Frank Mashall ont terminé à leur manière, prévu en séance spéciale, mais retiré par Netflix ?Le film Roma, du Mexicain Alfonso Cuarón, et Norway, du Britannique Paul Greengrass, sur le massacre perpétré par Anders Breivik en 2011, étaient également des productions Netflix.La guerre entre le Palais et la mégaplateforme ne fait que commencer.Le Devoir 71E FESTIVAL DE CANNES Sélection officielle à saveur politique Femmes et dissidents seront présents, mais aucun Québécois n\u2019a été choisi ANDER GILLENEA AGENCE FRANCE-PRESSE Le couple Penélope Cruz-Javier Bardem tient la vedette du film Todos lo saben, de l\u2019Iranien Asghar Farhadi, sélectionné pour ouvrir les festivités.JEAN-BAPTISTE LACROIX AGENCE FRANCE-PRESSE Le réalisateur Spike Lee accompagnera son BlacKkKlansman.P H I L I P P E P A P I N E A U A près presque deux ans de négociations, une entente de principe est intervenue entre CBC-Radio-Canada et le Syndicat des communications de Ra- dio-Canada (SCRC).Le résultat des discussions, forcées par le regroupement de trois unités syndicales, sera soumis aux membres le 21 avril, sous l\u2019œil attentif d\u2019employés temporaires inquiets de leurs futures conditions.Radio-Canada et le SCRC ont publié jeudi un communiqué commun après des négociations intensives s\u2019étant terminées tôt le matin.L\u2019entente de principe touche environ 3000 membres syndiqués de Radio-Canada au Québec et à Moncton.Elle pourrait permettre la ratification d\u2019une première convention collective, d\u2019une durée de trois ans, entre le dif fuseur public et la nouvelle structure syndicale englobant les membres du SCRC, du Syndicat canadien de la fonction publique (section locale 675) et du Syndicat des technicien(ne)s et artisan(e)s du réseau français de Radio-Canada.Le défi était de taille, insiste Johanne Hémond, présidente du SCRC, qui a chapeauté les négociations.«On a fait face à une demande énorme de l\u2019employeur pour tout refaire.On est vraiment parti de zéro, en plus avec trois syndicats qui avaient des procédures dif fé- rentes, des visions différentes.» Sans se prononcer sur le détail de l\u2019entente, Mme Hémond admet ne pas avoir pu répondre à toutes les demandes des membres.«Mais je crois qu\u2019on est arrivés à quelque chose d\u2019acceptable et qu\u2019on va pouvoir passer à une autre étape.» Les négociations, qui se sont déroulées dans le contexte du déménagement de la Maison de Radio-Canada en 2020, ont été particulièrement difficiles en ce qui concerne les changements technologiques, la polyvalence des employés et les statuts d\u2019emploi des travailleurs précaires, éléments qui n\u2019étaient pas cohérents d\u2019un syndicat à l\u2019autre, dit Mme Hémond.Craintes des précaires Des employés précaires de Radio-Canada se sont d\u2019ailleurs inquiétés dans les derniers jours des négociations, qui au dernier cycle de discussion du 4 avril leur laissaient présager des conditions difficiles.Plusieurs sources à l\u2019interne ont raconté au Devoir que la grogne était forte chez les employés temporaires du diffuseur public.Le seul représentant syndical du comité de négociation qui était surnuméraire aurait quitté la table en raison de la tournure des discussions.Jeudi, des collants «J\u2019appuie les temporaires» étaient encore distribués malgré l\u2019entente de principe, et une pétition mise en ligne au début de la semaine avait reçu l\u2019appui de 288 signataires, qui demandaient « la reprise des discussions au sujet des temporaires du SCRC».Ceux-ci s\u2019inquiètent principalement de trois points.Ils redoutent la mise en place d\u2019un système de rappel contraignant et qui pénaliserait les travailleurs indisponibles ; ils déplorent la forte chute de la compensation salariale pour ceux n\u2019ayant pas droit aux avantages sociaux ; et ils dénoncent la quantité négligeable de permanences consenties.La présidente du SCRC les a rencontrés et dit « avoir été à l\u2019écoute».«Ce qu\u2019ils nous ont apporté comme pistes de solutions ainsi que leur mobilisation nous a aidés à faire avancer [les négociations], estime Johanne Hémond.Pour eux, c\u2019est maintenant plus acceptable, je pense, mais c\u2019est eux qui vont se prononcer là-dessus le 21 avril» en assemblée générale.Radio-Canada a dit au Devoir qu\u2019elle «n\u2019accordera pas d\u2019entrevue sur le contenu de l\u2019entente », car elle devra encore être présentée aux employés \u2014 ce qui devrait se faire dans les prochains jours.Le regroupement des trois syndicats est une demande de Radio-Canada, qui estimait que la situation était difficile à gérer.Faite en mai 2012, la requête a abouti en juillet 2015.L\u2019avis de négociation a été déposé le 8 février 2016 et le travail s\u2019est amorcé en mai de la même année.Le Devoir RADIO-CANADA Une entente de principe conclue sur fond d\u2019inquiétude Une nouvelle entité syndicale, fondée à partir de trois anciennes, mène les négociations depuis près de deux ans On a fait face à une demande énorme de l\u2019employeur pour tout refaire Johanne Hémond, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 5 «Voilà une petite érablière comme on rêve d\u2019en trouver.» (P.Mollé).Tout fait maison.Ambiance authentique.Chansonnier et musique traditionnelle.(F.d.s.) Nombreux produits d\u2019érable.Toutes nos viandes proviennent d\u2019animaux élevés sur notre ferme sans aucun ajout.Apportez votre vin.Venir chez nous, c\u2019est l\u2019adopter.Ouvert dès maintenant.Sur réservation.www.erabliere-st-henri.ca 450 459-9469 Erablière St-Henri 960, Chemin St-Henri, Ste-Marthe.450-295-2270 www.erablierehilltop.com TOP 3 des cabanes à sucre à faire absolument selon le Montreal City Crunch Mets traditionnels valorisant le porc du Québec et les produits du terroir ! Venez admirer le magnifique paysage près de la montagne MONTÉRÉGIE - SUROIT CANTONS DE L\u2019EST Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com KENT NAGANO DIRIGE BRUCKNER Berg : Concerto à la mémoire d\u2019un ange.Bruckner : Symphonie n° 7.Christian Tetzlaff (violon), Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano.Maison symphonique de Montréal, le mercredi 11 avril 2018.Reprise samedi à 20h.C H R I S T O P H E H U S S P our ce concer t, qui sera présenté vendredi à Toronto et repris samedi à Montréal, le fait majeur se signalait à l\u2019attention des spectateurs avant même l\u2019émission de la moindre note.La disposition de l\u2019orchestre sur scène avait radicalement changé, avec les contrebasses massées à gauche, les violoncelles dans leur axe et les cors déportés à droite.Ces questions de placement ne tiennent pas du pinaillage, car l\u2019acoustique de la Maison symphonique est paresseuse dans les graves et l \u2019édifice sonore brucknérien s\u2019arc-boute sur les soubassements sonores.La construction harmonique obtenue grâce au rendement acoustique supérieur des contrebasses aurait été impossible dans la configuration habituelle et a servi grandement l\u2019interprétation.Chanter la musique Le contraste avec la 7e Symphonie de Bruckner présentée en 2008 est frappant dès la manière de phraser le début de l\u2019œuvre.Kent Nagano a trouvé (un enregistrement réalisé à Munich en 2010 en témoigne) la manière de faire chanter les phrases de cette symphonie lyrique.Les deux premiers mouvements sont ainsi passés de 23 min-23 min 45 en 2008 à Wilfrid-Pelletier à 20 min 16-22 min 11 mercredi, et cela change tout.Le Bruckner de mercredi cumulait un bel équilibre polyphonique, un engagement des cordes et une qualité remarquable des pupitres de cors (un massif groupe de «Tuben» wagnériens) et trombones, avec des dosages très justes.Les résultats furent plus inégaux en matière de cohérence et de constance structurelles.Impeccable dans le mouvement lent et le Scherzo, la cohérence ne fut, hélas, pas totale dans les volets extrêmes car le retour au tempo de base perdait progressivement en intensité, enlisant l\u2019avancée des mouvements.En rentrant davantage encore dans le détail se posaient par fois des questions de construction dans la balance sonore.Ainsi la coda du 1er mouvement se construit sur une croissance à par tir des basses et s\u2019éclaire petit à petit.Or, la première chose qui émergeait dans la gradation était la trompette.Il faut dire que, placées au milieu devant le mur de la galerie, les trompettes, déjà peu discrètes dans la balance habituellement, ressortaient encore plus.En première partie, l\u2019exceptionnel violoniste Christian Tetzlaff jouait le Concerto pour violon de Berg.Était-il raisonnable de faire venir ce génie au faîte de son ar t en première par tie d\u2019un concer t dont une symphonie de plus d\u2019une heure semblait avoir concentré toute l\u2019attention ?Le concer to fut à deux vi - tesses entre un soliste infiniment subtil et aérien et un orchestre balourd, épais, avec des nuances remontées d\u2019un ou deux crans.Enfin seul, Tetzlaf f a livré toute l\u2019étendue de son art dans l\u2019extrait de la 1re Par tita de Bach à la pulsation ailée et aux nuances inouïes.Le Devoir CLASSIQUE Les heureuses décisions de Kent Nagano Une belle surprise attendait les habitués de l\u2019OSM à la Maison symphonique, mercredi PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le maestro Nagano a notamment radicalement changé la disposition de ses musiciens pour ce Bruckner.L I S A - M A R I E G E R V A I S L es petits « tout-nus » de La tribu qui pue n\u2019empesteront pas les librairies et bibliothèques des États-Unis.Publié aux éditions La courte échelle, ce livre jeunesse écrit par Élise Gravel et illustré par Magali Le Huche n\u2019a pas, jusqu\u2019ici, trouvé preneur auprès des éditeurs du marché américain, ceux-ci jugeant trop obscènes ces petits personnages qui vivent zizi au vent et fesses à l\u2019air dans les bois « de l \u2019autre côté de la montagne des Grands-Pins ».Mais il semblerait que la chose ne soit pas étonnante, et l \u2019auteure, à qui on a fait comprendre que la nudité était « too french » , comme elle l\u2019a écrit sur son fil Twitter, ne s\u2019en of fusque pas outre mesure.« Cer tains éditeurs, même les plus audacieux, disent qu\u2019ils vont se faire clouer au pilori s\u2019il y a de la nudité dans un l ivre pour enfant.D\u2019autres savent déjà que ceux qui achètent les livres, soit les libraires, les bibliothécaires, les profs et les parents n\u2019en voudront pas », dit Élise Gravel.Une question de culture ?«Dans le marché du livre québécois ou français, on fait des ovnis, des choses bizarres, plus osées, mais les éditeurs américains, eux, sont pétrifiés de terreur à l\u2019idée de publier des af faires comme ça », ex- plique-t-elle, admettant qu\u2019elle se doutait que son livre ne « passerait pas ».« Chez les francophones, c\u2019est drôle, c\u2019est cute et rafraîchissant, mais en anglais c\u2019est oh my god ! C\u2019est vraiment deux planètes.» L\u2019auteure et illustratrice, bien connue pour son coup de crayon déluré et ses illustrations de petits monstres, voit souvent des éditeurs américains complètement dé- concer tés devant le sujet d\u2019un de ses l ivres.« C\u2019est souvent trop bizar re pour eux.Ils ne savent pas quoi faire avec », plaisante-t-elle.Elle cite en exemple son Catalogue des gaspilleurs, un livre humoristique illustré rassemblant des publicités de produits inutiles, comme la baignoire à trous ou la laisse à poisson.« Pour eux, ça ne se publie pas un livre qui n \u2019a pas d \u2019histoire.I ls sont mêlés s\u2019ils ne peuvent pas dire à côté de quel autre produit ça va aller.Il faut une histoire et une morale, idéalement une fin qui finit bien, du sourire, du positivisme.Il ne faut sur tout pas être baveux dans le ton, chialeux ou ironique.Les personnages doivent être cute et heureux tout le temps.» Publié par La Pastèque, Le facteur de l\u2019espace a connu un beau succès en France mais n\u2019a jamais pu percer le marché américain.« On n\u2019arrive pas à vendre les droits parce que le personnage principal est un adulte.Le marché des livres jeunesse américains penche pour des enfants comme personnages principaux.C\u2019est quand même fou\u2026 », raconte Frédéric Gauthier, cofondateur de cette maison d\u2019édition mont- réalaise, qui traduit 85 % de ses albums jeunesse.Puritanisme et censure Ayant l\u2019habitude des caprices de nos voisins du sud, Frédéric Gauthier reconnaît le caractère conventionnel et très formaté du marché.« C\u2019est très puritain.Ils sont des années en retard dans l\u2019édition jeunesse.» Pour pénétrer le territoire avec son livre L\u2019arbragan, Jacques Goldstyn a dû modifier quelques illustrations.La voisine qui se fait bronzer en monokini et qu\u2019un petit garçon espionne porte un haut de maillot dans la version du pays de l\u2019Oncle Sam.Du même auteur, l\u2019album jeunesse Azadah, qui raconte l\u2019histoire d\u2019une fillette afghane qui souhaite s\u2019ouvrir au monde par la culture et les musées, n\u2019est pas entré dans les chaumières des Américains comme une lettre à la poste.Même qu\u2019au lendemain de l\u2019élection de Tr ump, l \u2019éditrice avec qui La Pastèque avait signé le contrat a rappelé pour le résilier.«Une pet i te Afghane qui rêve de s\u2019émanciper et qui voit un tableau de Manet, Le déjeuner sur l\u2019herbe, avec une femme nue qui fait un pique-nique\u2026 c\u2019était devenu, disons, un sujet sensible», raconte M.Gauthier.Un an plus tard, l\u2019éditrice a finalement accepté de le publier, non sans exiger des modifications.« On a négocié qu\u2019on pouvait changer une œuvre, en autant que ça ne change pas le propos du livre.» Élise Gravel reconnaît qu\u2019elle peut perdre le contrôle d\u2019un bouquin si elle signe un contrat aux États-Unis avant de l\u2019avoir achevé.« On va me contrôler chaque joke et si le ton n\u2019est pas approprié, on va me le faire corriger», dit-elle, admettant vouloir de moins en moins jouer ce jeu.«De plus en plus, je fais un produit fini à mon goût et je le soumets à qui j\u2019ai envie.» Une question de structure Cette frilosité ne s\u2019explique toutefois pas que par le puritanisme américain.C\u2019est aussi une question de gros sous.Si Barnes & Noble, le plus gros libraire aux États-Unis, n\u2019en veut pas sur ses tablettes, l\u2019éditeur n\u2019en veut pas non plus, souligne Élise Gravel.Et contrairement à nos voisins du sud, le Canada subventionne l\u2019industrie du livre, notamment par le Conseil des ar ts.« Mais aux États-Unis, rien n\u2019existe pour les éditeurs et les créateurs.Les lois du marché dictent à 100 % ce qui va être publié ou pas», dit-elle.«Si c\u2019est un flop, c\u2019est l\u2019éditeur qui doit en prendre toute la responsabilité.» Frédéric Gauthier fait le même constat : le marché du livre est à la merci des méga structures.« Barnes & Noble ne serait pas très heureux de se retrouver dans les médias à cause d\u2019un livre jeunesse.Un scandale sur un livre politique, ça passe encore, mais un scandale parce qu\u2019une mère a déposé une plainte à propos d\u2019un livre jeunesse\u2026 » Car au sommet de la pyramide, les vrais gros joueurs sont le réseau scolaire\u2026 et les parents.«Un an avant de sortir un livre sur le marché américain, l\u2019éditeur va rencontrer les commissions scolaires, participer à des foires spécialisées, et toutes les commandes se font dans les six mois précédant la sortie du livre », explique-t-il.« Maintenant que j\u2019ai le pied dans la machine, même si je n\u2019hésite pas à critiquer les éditeurs américains, je comprends beaucoup mieux leur situation.» Mais à la fin de l\u2019histoire, insiste Élise Gravel, heureux sont les plus curieux.« Je suis sûre que le genre de livre comme La tribu qui pue amène les enfants à avoir un esprit plus artistique et ouvert.À force de voir des livres d\u2019autres pays, comme Mafalda, ou des livres traduits qui véhiculent des idées d\u2019ailleurs, ça ne peut que faire une dif férence dans la façon dont les enfants se développent et pensent », croit l\u2019auteure.« On est vraiment chanceux au Québec, nos livres jeunesse sont débiles.» Et loin de n\u2019être que des livres de tout-nus.Le Devoir LITTÉRATURE JEUNESSE Les livres d\u2019ici jugés trop audacieux pour le marché américain L\u2019album La tribu qui pue, qui illustre des enfants en tenue d\u2019Adam, a été rejeté par les éditeurs des États-Unis LA COURTE ÉCHELLE Dans La tribu qui pue, publié par La courte échelle, un groupe d\u2019enfants un peu ef frontés vivent des aventures entièrement nus.« Dans le marché du livre québécois ou français, on fait des ovnis, des choses bizarres, plus osées, mais les éditeurs américains, eux, sont pétrifiés de terreur à l\u2019idée de publier des affaires comme ça » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 É C O N O M I E B 6 Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION, DE MODIFICATION OU D\u2019OCCUPATION RELATIF À L\u2019IMMEUBLE SITUÉ AU 225, RUE SHERBROOKE 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique tenue le 3 avril 2018, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, à sa séance ordinaire du 9 avril 2018, un second projet de résolution en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2003-08) relativement à l\u2019immeuble situé au 225, rue Sherbrooke.Ce projet de résolution vise l\u2019autorisation de l'usage restaurant et café-terrasse pour l'établissement situé au 225, rue Sherbrooke Ouest, et ce, en dérogeant aux règles de contingentement et aux normes pour un café-terrasse.Ce second projet de résolution contient une disposition qui peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée et des zones contiguës afin que cette disposition soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2).Une demande relative à cette disposition peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal et des zones contiguës.Ainsi, une demande relative à cette disposition peut provenir de la zone visée 0530 et de ses zones contiguës illustrées au plan ci-dessous.2.Description du territoire Le territoire visé par ce projet de résolution comprend la zone visée 0530 et ses zones contiguës 0517, 0496, 0490, 0522, 0411 et 0115 telles qu\u2019illustrées au plan ci-dessus.3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet; - être reçue au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement dans les huit (8) jours du présent avis, soit au plus tard le 23 avril 2018, à 16 h 30; - être signée par au moins douze (12) personnes intéressées.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes, le 9 avril 2018 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit la condition suivante le 9 avril 2018.- être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 9 avril 2018: - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 9 avril 2018, est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressé à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E-2.2).5.Absence de demandes Toute disposition de ce projet de résolution qui n'aura fait l'objet d'aucune demande valide pourra être incluse dans un règlement qui n'aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de résolution ainsi que l\u2019illustration de la zone visée et de ses zones contiguës peuvent être consultés au bureau d\u2019accueil du Plateau-Mont- Royal situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 13 avril 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre et 1 Bar incluant la terrasse suite à une cession 1 Restaurant pour vendre avec autorisation de projection de films Augmentation de la capacité du permis de Bar 1 Restaurant pour vendre Augmentation de la capacité du permis de Bar au 1er étage Permis Additionnel, 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Amalgame Cuisine Inc.AMALGAME CUISINE 5014, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4E8 Dossier : 166 165 9360-3934 Québec Inc.ARTISANALE 1471, Rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 Dossier : 351 825 Gallant Lydia SENTHÉ 6547, Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M5 Dossier : 699 363 9216-9754 Québec Inc.BAR LE GAGNANT 337, Rue Cherrier Montréal (Québec) H9C 1E5 Dossier : 930 453 Coop Le Cagibi COOP LE CAGIBI 6596, Boul St- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 Dossier : 1 013 796 9309-2484 Québec Inc.LE RED TIGER PUB VIETNAMIEN 1201, Boul.De Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 2A1 Dossier : 1 188 713 9227-1477 Québec Inc.CAMION À TACOS GRUMMAN 78 630, Rue De Courcelle Montréal (Québec) H4C 3C5 Dossier : 3 010 634 5014, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4E8 1471, Rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 6547, Rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2M5 337, Rue Cherrier Montréal (Québec) H9C 1E5 6596, Boul St- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C6 1201, Boul.De Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 2A1 630, Rue De Courcelle Montréal (Québec) H4C 3C5 Changement de catégorie du permis de Restaurant pour vendre incluant la terrasse sur domaine public à permis de Bar incluant la terrasse sur domaine public 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse 1 Restaurant pour vendre Bazar Café Inc.BAZAR CAFÉ 278, Rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1R6 Dossier : 3 887 825 LE CAFÉ CRÈME 357, Avenue Victoria Westmount (Québec) H3Z 2M1 Dossier : 4 276 424 2745-0709 Québec Inc.COCHON FOU FUMÉ RÔTI GRILLÉ 7848, Boul.Champlain Montréal (Québec) H8P 1B3 Dossier : 4 848 321 Restaurant Basterd Inc.RESTAURANT BASTERD 250, Rue Gary- Carter Montréal (Québec) H2R 0B2 Dossier : 4 853 859 9369-1509 Québec Inc.SKIPPERS 300, rue Chabanel Ouest Montréal (Québec) H2N 1G5 Dossier : 4 855 482 278, Rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1R6 357, Avenue Victoria Westmount (Québec) H3Z 2M1 7848, Boul.Champlain Montréal (Québec) H8P 1B3 250, Rue Gary- Carter Montréal (Québec) H2R 0B2 300, rue Chabanel Ouest Montréal (Québec) H2N 1G5 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (cidre) aux fins de l\u2019agent A.Lassonde inc.A/S M.Pascal Lepitre 735, rue Principale Rougemont (Québec) JOL 1M0 Dossier : 55-30-2066 50, rue Labatt Montréal (Québec) H8R 3E7 S u i t e d e s a v i s d e l a p a g e A 6 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S A G N È S P E D R E R O à Genève L a montée du protectionnisme risque de compromettre la forte croissance du commerce mondial, attendue à 4,4 % cette année et à 4 % en 2019, a estimé jeudi l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).«La forte croissance du commerce que nous observons aujourd\u2019hui sera vitale pour entretenir la croissance et la reprise économiques et pour soutenir la création d\u2019emplois», a affirmé le directeur général de l\u2019OMC, Roberto Azevedo, à l\u2019occasion de la publication des prévisions pour 2018.«Cependant, ces progrès importants pourraient être rapidement compromis si les gouvernements recourent à des politiques commerciales restrictives, en particulier dans le cadre d\u2019un processus de mesures et de contre-mesures qui pourrait conduire à une escalade ingérable», a-t-il affirmé.«Un cycle de représailles est la dernière chose dont l\u2019économie mondiale ait besoin», a-t-il insisté.L\u2019OMC a revu jeudi fortement à la hausse sa prévision de croissance du volume du commerce mondial en 2018, pour afficher un taux de 4,4 % (avec une fourchette allant de 3,1 % à 5,5 %), contre 3,2 % escompté précédemment.Toutefois, cette fourchette de prévisions « n\u2019inclut pas la possibilité d\u2019une escalade dramatique des restrictions commerciales », a relevé M.Azevedo lors d\u2019une conférence de presse.«Les risques sont graves.» Exemptions Les États-Unis et la Chine sont engagés depuis un mois dans un conflit commercial déclenché par la décision du gouvernement Trump d\u2019imposer des taxes sur les importations d\u2019acier et d\u2019aluminium au nom de la sécurité nationale.Plusieurs pays en ont été exemptés, mais pas la Chine.En rétorsion, Pékin a annoncé et déclenché une série de mesures punitives.«Politiquement [\u2026], nous voyons les prémices d\u2019une guerre commerciale», mais «techniquement, nous n\u2019en sommes pas encore là», alors qu\u2019un certain nombre de mesures annoncées n\u2019ont pas été «mises en place», a déclaré M.Azevedo.D\u2019après l\u2019OMC, certains signes indiquent que l\u2019escalade des tensions commerciales pourrait déjà nuire à la confiance des entreprises et aux décisions d\u2019investissement.«Une fracture des relations commerciales entre les protagonistes principaux ferait dérailler la récupération importante dont nous avons été les témoins ces dernières années et risquerait aussi de mettre à mal l\u2019emploi», a averti M.Azevedo, relevant que « les effets seraient mondiaux».En 2017, la croissance du commerce mondial des marchandises s\u2019est établie à 4,7%.Il s\u2019agit du taux le plus fort depuis 2011, une croissance due principalement à des facteurs conjoncturels, en particulier la progression des dépenses d\u2019investissement et de consommation, selon l\u2019OMC.Pour 2018, « il ressort des chif fres préliminaires que le commerce a pris un bon départ», indique l\u2019OMC.«L\u2019indicateur le plus récent de l\u2019OMC sur les perspectives du commerce mondial a mis en évidence une croissance des échanges supérieure à la tendance durant le premier trimestre, et d\u2019autres indicateurs tels que les commandes à l\u2019exportation et le trafic de conteneurs laissent aussi deviner l\u2019amorce d\u2019une reprise», explique le gendarme du commerce mondial.Selon l\u2019OMC, la bonne santé du commerce est « encouragée par une croissance économique plus forte dans toutes les régions, stimulée par l\u2019accroissement des investissements et une politique budgétaire expansionniste ».L\u2019OMC prévoit une croissance plus forte des économies en développement tant pour les exportations (5,4%) que pour les importations (4,8%).Les pays développés devraient également connaître une croissance assez forte des exportations (3,8 %) et des importations (4,1 %).Croissance stabilisée En 2019, la croissance du commerce devrait se stabiliser à 4 %, les économies en développement dépassant encore les pays développés.Toutefois, l\u2019OMC s\u2019attend également à ce que l\u2019activité économique subisse aussi en 2019 le « contrecoup de l\u2019escalade des restrictions commerciales, ce qui pourrait se traduire par la réalisation de scénarios plus négatifs».Les prévisions sur le commerce établies par l\u2019OMC reposent sur les estimations du PIB (produit intérieur brut) mondial, qui ont été fortement révisées à la hausse ces derniers mois.Outre la montée d\u2019un « sentiment anticom- merce » et « la propension accrue des gouvernements à recourir à des mesures commerciales restrictives», l\u2019OMC met en garde contre « une poussée imprévue de l\u2019inflation dans un ou plusieurs pays».Agence France-Presse L\u2019OMC craint l\u2019effet du protectionnisme sur l\u2019embellie mondiale P ékin \u2014 Pékin a af firmé jeudi que les promesses du président Xi Jinping d\u2019ouvrir davantage les marchés chinois étaient sans rappor t avec les frictions commerciales avec les États-Unis, indiquant aussi qu\u2019il n\u2019existe actuellement « aucune négociation » entre les deux pays à ce sujet.À l\u2019heure où Washington menace d\u2019imposer des droits de douane sur 150 milliards de dollars d\u2019impor tations chinoises, et où Pékin agite le spectre de représailles proportionnées, Xi Jinping avait prononcé mardi un discours au ton très conciliant.Sans faire de concessions majeures, il avait réitéré des promesses emblématiques d\u2019ouverture aux investisseurs étrangers du secteur financier et de certaines industries, et d\u2019un abaissement des droits de douane sur les automobiles importées : des déclarations aussitôt chaleureusement saluées par le président américain, Donald Trump.Mais le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng, a fait preuve jeudi d\u2019une rhétorique de nouveau très offensive, fustigeant le «protectionnisme» de Washington.«Si les États-Unis continuent sur leur lancée et persistent à mettre en œuvre leur protectionnisme commercial et [s\u2019attachent à] leur unilatéralisme, la Chine luttera résolument et les combattra jusqu\u2019au bout », a-t-il martelé à l\u2019occasion d\u2019une conférence de presse.Interrogé sur les promesses de Xi Jinping d\u2019une « Chine toujours plus ouverte » et de son engagement à of frir une « protection renforcée » à la protection intellectuelle dans le pays, Gao Feng a estimé qu\u2019il n\u2019y avait «aucun rapport» entre ces mesures et les actuelles frictions commerciales.Et ce, même si ces déclarations du président chinois semblaient répondre point par point à des critiques récurrentes du gouvernement Trump.« La Chine a pris elle-même l\u2019initiative de s\u2019ouvrir et d\u2019inviter tous les autres pays à profiter de son développement économique», a argumenté M.Gao.« Nous espérons que certaines personnes aux États- Unis ne vont pas pour autant avoir une appréciation erronée de la situation », a aver ti le porte-parole, avant de confirmer que Pékin et Washington n\u2019avaient pas entamé de pourparlers officiels sur leurs différends commerciaux.«Jusqu\u2019à présent, il n\u2019existe aucune négociation à aucun niveau [entre les deux pays] sur les tensions commerciales.Les États-Unis n\u2019ont pas fait preuve dans leurs actions de leur sincérité [\u2026] Et la Chine ne mènera aucune négociation sous une pression unilatérale» de Washington, a insisté Gao Feng.Agence France-Presse COMMERCE Les promesses d\u2019ouverture chinoises sont « sans lien » avec les tensions face à Washington MARK SCHIEFELBEIN ASSOCIATED PRESS Le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng Si les États- Unis continuent sur leur lancée et persistent à mettre en œuvre leur protectionnisme commercial et [s\u2019attachent à] leur unilatéralisme, la Chine luttera résolument Gao Feng, porte-parole du ministère chinois du Commerce « » É R I C D E S R O S I E R S L\u2019 image que la plupart des gens garderont des deux jours d\u2019auditions du p.-d.g.de Facebook, Mark Zuckerberg, devant des élus du Congrès américain sera probablement celle d\u2019un adolescent qui explique patiemment à son grand-père comment envoyer des courriels et trouver des jeux de patience sur sa nouvelle tablette numérique.Il est vrai que l\u2019apparition à Washington du multimilliardaire de 33 ans, qui avait exceptionnellement troqué pour l\u2019occasion le chandail à capuchon pour le veston cravate, a donné lieu, de la part de certains élus, à des inter ventions trahissant une telle méconnaissance des r udiments de base des réseaux sociaux que c\u2019en était à la fois attendrissant et effrayant.On aurait tort cependant de résumer l\u2019événement à un choc des générations comique et stérile.D\u2019abord parce que les questions de la centaine d\u2019élus pendant une bonne dizaine heures n\u2019étaient pas toutes à côté de la plaque.Comment une entreprise extérieure (Cambridge Analytica) a-t-elle pu avoir accès puis perdre dans la nature les données personnelles de 87 millions de vos utilisateurs?a-t-on voulu savoir.Que comp- tez-vous faire pour empêcher des forces étrangères de se servir de votre réseau pour miner les institutions démocratiques?Pourquoi n\u2019of frez-vous pas à vos deux milliards d\u2019utilisateurs une façon simple de bloquer l\u2019utilisation de leurs données personnelles ?Quelles sont la nature et l\u2019ampleur des informations que vous détenez sur eux ?Comment pouvez- vous prétendre, avec Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, ne pas exercer un quasi-monopole sur les réseaux sociaux de la téléphonie mobile ?Sur quels critères vous basez-vous pour interdire certains contenus?Mark Zuckerberg avait préparé une cassette avec ses conseillers en communication.Notre seule ambition a toujours été d\u2019aider à l\u2019avènement d\u2019un monde le plus ouvert et interrelié possible, a-t-il répété, la main sur le cœur, avec une voix de robot.Mais notre croissance a été tellement fulgurante que nous n\u2019avons pas su réagir à temps lorsque des esprits mal intentionnés ont cherché à profiter de la situation.Nous reconnaissons notre erreur.Nous procédons aux corrections nécessaires.Nous vous demandons pardon.Ce que Mark Zuckerberg n\u2019a pas dit était encore plus intéressant.Par exemple, que le magazine Wired estime qu\u2019il a déjà présenté le même genre d\u2019excuses des dizaines de fois depuis 2003.Ou que l\u2019utilisation à des fins commerciales des données personnelles de ses utilisateurs est depuis le début au cœur de son modèle d\u2019affaires, et qu\u2019à l\u2019ère des mé- gadonnées et de l\u2019intelligence artificielle, Facebook en sait probablement plus sur eux qu\u2019ils en savent eux-mêmes, qu\u2019ils le veuillent ou non.Ou encore qu\u2019il sait très bien, même s\u2019il fait semblant de l\u2019ignorer, que sa plateforme continue de collecter des données même lorsqu\u2019elle est fermée, que les données effacées ne le sont pas nécessairement et que les non-utilisateurs ne sont pas à l\u2019abri.Le temps de réglementer Ce que les auditions de cette semaine ont aussi permis de constater, c\u2019est le sentiment grandissant, à gauche comme à droite, que l\u2019autorégulation des géants du Web a atteint ses limites et que le temps est venu pour l\u2019État d\u2019entrer en action.« Je n\u2019ai pas envie d\u2019adopter des lois pour réglementer Facebook, mais pardieu, je le ferai ! » s\u2019est exclamé le sénateur républicain de la Louisiane, John Kennedy, cité dans le Wall Street Journal.Mark Zuckerberg lui-même a estimé « inévitable une forme de régulation », a rapporté Les Échos, tout en ajoutant que cette législation « doit permettre de continuer à innover, ou nous allons nous retrouver à la traîne derrière les concurrents chinois».Cette rare unanimité est évidemment trop belle pour ne pas cacher quelque chose.Certains suspectent Facebook de chercher seulement à gagner du temps, comptant sur les millions qu\u2019il dépense en lobbying à Washington, à l\u2019instar des autres géants américains du GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazone et Microsoft), pour bientôt faire enterrer tout cela.Le spectacle de ces nombreux élus qui demandaient candidement à Mark Zuckerberg son opinion sur la meilleure forme d\u2019encadrement laissait perplexe.La relative nouveauté de l\u2019industrie du Web et le manque de culture numérique de plusieurs élus posent une dif fi- culté, mais qui n\u2019est pas insurmontable.Les députés ne sont pas non plus des experts en finances, ou en santé publique, et cela ne les empêche pas de voter des lois sur les banques ou le système de santé, faisait valoir jeudi le New York Times.C\u2019est à cela que ser vent les conseillers et les experts.Il existe déjà de nombreux modèles de cadres légaux pour protéger la confidentialité des données personnelles, assurer la transparence de la publicité politique, lutter contre les discours haineux, briser les monopoles ou protéger les consommateurs, faisait valoir mercredi son spécialiste des nouvelles technologies, Kevin Roose.Il ne reste plus qu\u2019à décider quel problème est le plus urgent.Il ne fait pas de doute que l\u2019une des raisons pour lesquelles les États-Unis ont tellement traîné les pieds, et qui continueront de peser lourdement, est que l\u2019on se sait, dans le domaine, engagé dans une course économique et stratégique de longue haleine, notamment contre la Chine, et qu\u2019on veut nuire le moins possible à ses champions nationaux.Bonnes journées de travail La conclusion qu\u2019en ont tirée les marchés, cette semaine, c\u2019est qu\u2019on ne doit pas trop s\u2019en faire pour Facebook.L\u2019action de la compagnie avait déjà remonté de 4,5 % à la fin de la première journée d\u2019audition de son président et de 1,2 point de plus à la fin du deuxième, augmentant les seuls avoirs boursiers de Mark Zuckerberg de 3,2 milliards.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 ECONOMIE B 7 K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a menace d\u2019une guerre commerciale avec la Chine semble avoir fait fléchir Donald Trump.Après avoir retiré les États-Unis du Partenariat transpacifique (PTP) dès son entrée en poste, le président américain demande maintenant à ses conseillers d\u2019étudier la possibilité de rejoindre l\u2019accord dans sa forme révisée.Lors d\u2019une rencontre organisée jeudi avec des élus américains, M.Trump a indiqué que son représentant au Commerce, Robert Ligh- thizer, et son conseiller économique en chef, Larry Kudlow, évalueront s\u2019il est possible que les États-Unis se joignent au Partenariat trans- pacifique global et progressiste (PTPGP).Cet accord commercial révisé après le retrait des États-Unis a été signé par les 11 pays membres, dont le Canada, le 8 mars dernier.Chacun des États signataires doit maintenant le faire ratifier par son parlement national.L\u2019intérêt soudain de M.Trump pour le Partenariat transpacifique constitue une volte-face spectaculaire, puisqu\u2019il a fait du rejet de l\u2019entente signée par son prédécesseur, Barack Obama, l\u2019une des promesses phares de sa campagne électorale.Il est passé de la parole aux actes dès son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2017, en évoquant un accord «potentiellement désastreux» pour les États-Unis.Un an plus tard, M.Trump a visiblement changé son fusil d\u2019épaule.Au Forum économique mondial de Davos en janvier dernier, il a évoqué la possibilité de négocier avec les pays signataires du PTPGP «ensemble ou peut-être en groupe», mais il a franchi un pas de plus jeudi.« Je suis intimement convaincu que les élections de mi-mandat aux États-Unis qui approchent [en novembre] et la guerre commerciale avec la Chine sont deux éléments extrêmement importants qui amènent maintenant les États- Unis à faire des partenariats », estime Richard Ouellet, professeur de droit international économique à l\u2019Université Laval.Contrer la Chine M.Ouellet rappelle que le Partenariat trans- pacifique, qui exclut la Chine, a toujours été perçu comme un accord permettant aux États- Unis de faire contrepoids au géant asiatique dans plusieurs marchés importants, comme celui du Japon.« Ce qu\u2019on comprend maintenant, c\u2019est que les Américains voient que c\u2019est un accord qui est bon pour eux», observe-t-il.La semaine dernière, les États-Unis ont publié une liste provisoire de produits importés de Chine pouvant être soumis à de nouveaux droits de douane.Les Chinois ont répliqué en ciblant des produits américains, comme le soya et l\u2019automobile.«M.Trump subit de fortes pressions de la part de groupes économiques, notamment dans le domaine de l\u2019agriculture, pour que les États-Unis réintègrent le PTP, souligne le professeur de l\u2019Université d\u2019Ottawa Patrick Leblond, qui se spécialise en commerce international.La logique géostratégique du PTP de faire concurrence à la Chine demeure très forte et plusieurs membres du Parti républicain y croient fortement.» Quel impact pour le Canada?Le retour des États-Unis au sein du Partenariat transpacifique n\u2019est pas assuré, puisque l\u2019accord révisé n\u2019est pas exactement le même que l\u2019original : vingt-deux dispositions concernant notamment la propriété intellectuelle et le règlement des différends entre investisseurs et États ont été suspendues.Au cabinet du ministre fédéral du Commerce international, François-Philippe Champagne, on évite pour l\u2019instant d\u2019évaluer l\u2019impact d\u2019une possible signature américaine.«Nous avons comme priorité la ratification de l\u2019accord le plus rapidement possible [\u2026], afin que nos travailleurs et les familles canadiennes puissent bénéficier des retombées de celui-ci », répond l\u2019attaché de presse du ministre, Pierre-Olivier Herbert.Sur le site du gouvernement fédéral, on indique toutefois que «les avantages économiques d\u2019un PTPGP pour le Canada sont supérieurs à ceux du PTP».L\u2019accord révisé apporterait 4,2 milliards de dollars au PIB canadien, comparativement à 3,4 milliards de dollars avec le PTP original.« Cela est dû au fait que, sans les États-Unis parmi les signataires, les entreprises canadiennes auront l\u2019avantage du « premier arrivé » sur des marchés clés du PTPGP, comme le Japon, et que le Canada continuera de profiter d\u2019un accès privilégié au marché des États-Unis grâce à l\u2019ALENA », écrit-on.Le Devoir PARTENARIAT TRANSPACIFIQUE Trump songe à rejoindre l\u2019accord qu\u2019il a rejeté Le président américain change son fusil d\u2019épaule pour contrer la Chine, estiment des experts SUSAN WALSH ASSOCIATED PRESS Donald Trump Les États-Unis se font graduellement à l\u2019idée de réglementer leurs géants du Web.La route risque toutefois d\u2019être longue.ANALYSE La réglementation de Facebook arrive, mais ce n\u2019est pas pour demain SAUL LOEB AGENCE FRANCE-PRESSE Une centaine de découpes en carton du p.-d.g.de Facebook, Mark Zuckerberg, ont été placées devant le Capitole, à Washington, mardi.Le Groupe ADF affiche une perte en raison de la réforme américaine Terrebonne \u2014 Le Groupe ADF a affiché jeudi une perte de 7,2 millions pour son exercice financier, comparativement à un bénéfice pour l\u2019exercice précé- dent, une situation qu\u2019il a attribuée à une charge fiscale non récurrente liée à ses activités américaines.Le fabricant de charpentes métalliques complexes de Terrebonne a indiqué que sa perte de 22¢ par action pour l\u2019exercice clos le 31 janvier se comparait à un bénéfice de 1,5 million, soit 5¢ par action, pour l\u2019exercice précédent.En excluant l\u2019impact d\u2019une radiation des actifs d\u2019impôt différé liée à la réforme fiscale américaine, le dernier exercice du Groupe ADF se serait soldé par un bénéfice de 2,0 millions, ou 6¢ par action, a précisé l\u2019entreprise.La Presse canadienne La Nouvelle-Zélande n\u2019accordera plus de permis d\u2019exploration pétrolière et gazière en mer Wellington \u2014 La Nouvelle-Zélande va renoncer à toute nouvelle exploration pétrolière ou gazière en mer afin de lutter contre le réchauffement climatique, a annoncé le gouvernement, que l\u2019opposition a d\u2019emblée accusé de «vandalisme économique».«Nous prenons une mesure importante pour nous attaquer au changement climatique et créer un avenir propre, vert et durable pour la Nouvelle- Zélande», a annoncé la première ministre Jacinda Ardern.Agence France-Presse Paris assigne en justice Airbnb et Wimdu Paris \u2014 La très touristique ville de Paris, premier marché au monde pour Airbnb, a annoncé jeudi qu\u2019elle poursuivait en justice les plateformes Airbnb et Wimdu, accusées de ne pas respecter la loi visant à limiter le nombre de locations.Afin de vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an, Paris exige ainsi depuis le 1er décembre 2017 que tout loueur de meublé touristique s\u2019enregistre et que son numéro d\u2019enregistrement figure sur l\u2019annonce en ligne.Sur les quelque 50 000 annonces du site Airbnb concernant Paris, «une écrasante majorité de 84% des annonces» ne portent pas de numéro d\u2019enregistrement, selon la ville.Agence France-Presse Mark Zuckerberg lui-même a estimé « inévitable une forme de régulation» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 É C O N O M I E B 8 Y A N N S C H R E I B E R à Berlin L\u2019 Autrichien Herbert Diess a été nommé jeudi soir à la tête du géant allemand de l\u2019automobile Volkswagen, pour tourner la page du vaste scandale du diesel qui éclabousse le secteur depuis 2015.Après deux jours de rumeurs, le conseil de sur veil- lance réuni au siège de Wolfs- burg a remplacé l\u2019actuel patron Matthias Müller, appelé à la rescousse après la révélation à l\u2019automne 2015 de l\u2019affaire des moteurs diesel truqués, par M.Diess, 59 ans, qui présidait depuis près de trois ans la marque Volkswagen.En redressant la rentabilité de la division phare du groupe, Herbert Diess «a démontré avec quelle vitesse et quelle rigueur» il pouvait «mettre en œuvre des transformations radicales », a déclaré Hans-Dieter Pötsch, le président du conseil de surveillance, tout en remerciant Matthias Müller d\u2019avoir « conduit le groupe sans encombre » face «au plus grand défi de son histoire».« Dans une période de profond bouleversement », Volkswagen devra «accélérer» dans l\u2019électromobilité, la numérisation de l\u2019automobile « et les nouveaux ser vices de mobilité », a de son côté promis M.Diess, qui pourra s\u2019appuyer sur une réorganisation du groupe et n\u2019est pas remplacé à la tête de la marque VW.Ancien patron de la filiale Porsche, Matthias Müller avait déjà entrepris une restructuration massive tournée vers l\u2019électrification et la réduction des coûts, destinée à sor tir Volkswagen de la tourmente, et devait poursuivre son mandat jusqu\u2019en 2020.Gestion de crise « M.Müller est arrivé très clairement comme gestionnaire de crise, et la grande partie de cette tâche est désormais accomplie », a commenté Jürgen Pieper, analyste automobile à la banque Metzler contacté par l\u2019AFP.Le scandale, qui a valu au groupe une série de plaintes aux États-Unis et des perquisitions dans ses bureaux allemands, a depuis coûté en rappels de véhicules et en procédures judiciaires quelque 25 milliards d\u2019euros au constructeur.Volkswagen est accusé depuis 2015 d\u2019avoir modifié les logiciels de 11 millions de ses voitures diesel pour masquer le niveau réel de leurs émissions d\u2019oxydes d\u2019azote (NOx), un gaz très polluant associé à des troubles respiratoires et cardiovasculaires.Si le nouveau patron, Herbert Diess, est lui aussi la cible d\u2019une des nombreuses procédures en cours, son arrivée tardive chez Volkswagen le rend moins vulnérable aux épisodes judiciaires, s\u2019accordent les observateurs.M.Diess, qui bénéficie du soutien des actionnaires principaux, les familles héritières Porsche-Piëch, devient à la fois chef de la marque et du groupe Volkswagen et chef de la recherche et développement, soit un périmètre encore plus large que celui du «super- patron » qu\u2019était Martin Win- terkorn, balayé en 2015.Rentabilité accrue M.Diess a été appelé en 2015 par ces deux familles pour redresser VW, et il peut se targuer d\u2019avoir doublé en deux ans la rentabilité de la marque, redressant du même coup les comptes du groupe: le constructeur a renoué l\u2019an dernier avec des profits records, faisant plus que doubler son bénéfice net à 11,35 milliards d\u2019euros.Au-delà du président, le conseil de surveillance a entériné jeudi le remplacement du responsable des ressources humaines, Karlheinz Blessing, par l\u2019actuel porte-parole du comité d\u2019entreprise, Gunnar Ki- lian.Cette nomination est interprétée comme une concession faite aux syndicats, dont la relation avec M.Diess a été émaillée de conflits.À la Bourse de Francfort, le titre a progressé de 2 % à 176,60 euros avant la réunion du conseil de sur veillance, dans un marché en hausse d\u2019environ 1 %.Agence France-Presse L\u2019Autrichien Herbert Diess aux commandes de Volkswagen T oronto \u2014 Second Cup envisage d\u2019of frir un autre genre de buzz à ses clients en convertissant certains de ses cafés en boutiques de cannabis et, aux endroits où ce sera permis, en fumoirs.Second Cup a indiqué s\u2019être jointe à la société de services National Access Cannabis (NAC) pour développer et exploiter un réseau de magasins consacrés à la consommation récréative de cannabis.L\u2019annonce de la chaîne de cafés a dopé son action, qui a bondi de 29 % à 3,54 $ à la Bourse de Toronto.Cependant, aucun des deux partenaires ne détient encore de permis pour vendre de la marijuana ; l\u2019entente reste donc conditionnelle à l\u2019obtention du feu vert des gouvernements, ainsi que de celui des franchisés et des propriétaires.Si la réglementation le permet, les deux entreprises envisagent d\u2019ouvrir des « salons » où le cannabis pourrait être consommé, a précisé le président du conseil de Second Cup, Michael Bregman.« [Le cannabis] deviendra une énorme industrie au Canada et nous sommes situés dans des endroits exceptionnels, a af firmé M.Bregman.Nous essayons de nous positionner pour pouvoir agir quand les occasions se présenteront et que la législation sera établie.» Alors que les détails concernant ces « salons » de consommation du cannabis dépendront des réglementations, Mark Goliger, le directeur général de NAC, les a décrits comme « Amsterdam, avec la touche conser vatrice canadienne.Nous croyons que ces salons sont une étape logique, compte tenu du fait que plusieurs provinces cherchent à restreindre les endroits où les gens pourront consommer en public».Perte de vitesse Jadis un pionnier du secteur des cafés haut de gamme, Second Cup éprouve des difficultés à conserver sa place dans un marché de plus en plus concurrentiel.Il a perdu des par ts de marché face à des joueurs plus dominants, comme Starbucks et T im Hor- tons, ainsi que d\u2019autres marques indépendantes de plus en plus populaires.La deuxième chaîne de cafés spécialisés au pays a affiché un profit net d\u2019à peine 110 000$ pour son exercice 2017.Comme plusieurs autres entreprises canadiennes, elle espère obtenir une deuxième chance en s\u2019emparant d\u2019une par tie du lucratif marché de la marijuana à des fins récréatives.Dans un communiqué commun, Second Cup et NAC ont indiqué que les établissements convertis, qui adopteront l\u2019enseigne de NAC, se trouveraient initialement dans l\u2019Ouest canadien, mais que leurs plans prévoyaient d\u2019étendre le concept à d\u2019autres provinces où les lois le permettraient.NAC exploite un réseau de «cliniques» offrant services et conseils aux patients traités à l\u2019aide de marijuana médicinale.Elle demandera des permis pour pouvoir vendre des produits du cannabis et travaillera avec Second Cup et ses franchisés pour construire ses «salons» de cannabis.NAC a déjà signé des ententes de fourniture avec Can- naRoyalty, un fournisseur cali- fornien de produits du cannabis, et d\u2019autres sociétés.Le Canada devrait légaliser le cannabis à usage récréatif plus tard cette année, mais le modèle de distribution dif fé- rera largement d\u2019une province à l\u2019autre.La Presse canadienne Second Cup veut vendre du cannabis Des fumoirs pourraient être aménagés dans certaines succursales L e Québec est disposé à contribuer au financement d\u2019un tunnel qui relierait le Labrador à l\u2019île de Terre-Neuve.La province de Terre-Neuve- et-Labrador veut construire un lien fixe qui relierait l\u2019île au continent.Le projet sur la table consiste à construire un tunnel ferroviaire sous-fluvial, un investissement de l\u2019ordre de 1,7 milliard, qui pourrait nécessiter une quinzaine d\u2019années de travaux.Le premier ministre de Ter re-Neuve-et -Labrador, Dwight Ball, était de passage à Québec, jeudi, pour signer des ententes de coopération avec le Québec, en matière de transport routier et de développement minier, tout en faisant la promotion de son projet de lien fixe avec le continent.Selon M.Ball, tout le pays tirerait avantage d\u2019un tel lien, sur les plans économique et touristique.L\u2019intérêt pour le Québec de contribuer à cette initiative est évident, a commenté le premier ministre Philippe Couillard, au cours d\u2019une conférence de presse conjointe avec son homologue terre-neuvien, jeudi.Qu\u2019on pense par exemple à une meilleure circulation des marchandises et des personnes rendue possible entre les deux provinces, l\u2019intérêt du Québec pour ce dossier ne fait pas de doute, selon lui.Il est cependant encore trop tôt pour dire quelle serait la par ticipation financière du Québec, le projet étant encore embryonnaire.Chose certaine, le gouvernement fédéral devra lui aussi payer sa part de la facture, a prévenu M.Couillard.Les deux provinces disent par ailleurs vouloir unir leurs forces pour développer le potentiel minier de la fosse du Labrador.La Presse canadienne Le Québec pourrait financer un tunnel vers l\u2019île de Terre-Neuve DOUG IVES LA PRESSE CANADIENNE Jadis un pionnier du secteur des cafés haut de gamme, Second Cup éprouve des dif ficultés à conserver sa place dans un marché de plus en plus concurrentiel.Herbert Diess «[Le cannabis] deviendra une énorme industrie au Canada et nous sommes situés dans des endroits exceptionnels», a affirmé le président du conseil de Second Cup, Michael Bregman L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 LES SPORTS B 9 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PLATEAU - Beau grand 4 1/2 sur Bordeaux entre Marie-anne et Mont-Royal.RDC, pas animaux, non-fumeur.JUILLET.1 100 $ Leslie 450-971-1206 À VENDRE d'un particulier Peinture acrylique de J.Paul Jérôme et sérigraphie de Jordi Bonet.Prix à discuter.Helene 514 923 3467 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 301 ŒUVRES D\u2019ART *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution 100$ ou 4 samedis consécutifs 100$ Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces @ledevoir.com L E S P E T I T E S A N N O N C E S N E I L D A V I D S O N à la Gold Coast, Australie L es Canadiennes Sarah Pa- van et Melissa Humana-Pa- redes ont écrit un nouveau chapitre de l\u2019histoire des Jeux du Commonwealth, jeudi, en devenant les premières femmes à remporter une médaille d\u2019or en volleyball de plage.Classées numéro un au monde selon la Fédération internationale de volleyball (FIVB), les Canadiennes ont fait fi du vent et de la pluie et résisté aux coriaces Australiennes Taliqua Clancy et Ma- riafe Ar tacho del Solar pour l\u2019emporter 21-19, 22-20.Pavan et Humana-Paredes ont dû sauver un point de manche à 19-20 au deuxième set avant de concrétiser ce triomphe à l\u2019issue d\u2019un point spectaculaire, marqué par 17 touches de ballon et plusieurs sauvetages presque miraculeux d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Après le point ul- t ime, Humana-Pa- redes a sauté dans les bras de sa coéquipière pour célébrer ce moment historique.« La sensation est incroyable, a déclaré Pavan, une Ontarienne de 31 ans.C\u2019est un grand honneur que d\u2019être les premières médaillées d\u2019or en volleyball de plage aux Jeux du C o m m o n w e a l t h .Nous venons de passer à l\u2019histoire.Souhaitons que cette discipline demeure au programme des Jeux du Commonwealth.Mais il n\u2019y a rien qui bat la première médaille d\u2019or.» Le tandem canadien chez les hommes n\u2019a pas vécu le même bonheur.Dans une autre finale face à un duo australien, Sam Schach- ter et Sam Pedlow ont dû se contenter de la médaille d\u2019argent à la suite d\u2019un revers de 19- 21, 21-18 et 16-18 contre Chris McHugh et Damian Schumann.En plongeon, la Montréa- laise Meaghan Benfeito a récolté sa deuxième médaille d\u2019argent en autant de jours aux Jeux.À la plateforme de dix mètres, Benfeito a obtenu une note totale de 359,75, soit seulement 65 centièmes de moins que l\u2019Australienne Melissa Wu.Chez les hommes, le Mont- réalais Philippe Gagné a gagné l\u2019argent au tremplin de trois mètres grâce à un score cumulatif de 452,70.Wiebe défend son titre Dans d\u2019autres disciplines au programme de la journée de jeudi, la lutteuse canadienne Erica Wiebe a défendu son titre chez les moins de 76 kg, prenant la mesure de Blessing Onyebuchi du Nigeria.L\u2019Ontarienne de 28 ans, médaillée d\u2019or aux Jeux olympiques de Rio en 2016, a vaincu des rivales de Sierra Leone et de l\u2019Angleterre avant son triomphe ultime en style libre.Au total, le Canada a remporté deux médailles d\u2019or, une d\u2019argent et une de bronze lors de la première journée de compétition de lutte.Diana Weicker, de l\u2019Ontario, a également rempor té l\u2019or chez les moins de 53 kg pendant que Steven Takahashi récoltait l\u2019argent chez les moins de 57 kg.Quant au Torontois Jevon Balfour, médaillé d\u2019argent il y a quatre ans, il a obtenu une médaille de bronze chez les moins de 74 kg.En athlétisme, Christabel Nettey a gagné l\u2019or au saut en longueur grâce à un bond de 6,84 m à son premier essai.En vélo de montagne, Haley Smith a remporté la médaille de bronze pendant que Emily Batty terminait quatrième.Chez les hommes, Léandre Bouchard a pris le sixième rang.Diane Roy sera du marathon À l\u2019âge de 47 ans, Diane Roy continue de gagner des médailles.L\u2019athlète originaire de Sherbrooke, qui en est à ses cinquièmes Jeux du Commonwealth, a terminé en troisième position de la course en fauteuil roulant T54 sur 1500 mètres mardi.Après son triomphe en 2010 et sa deuxième place en 2014, Roy peut maintenant se targuer de posséder la collection complète de médailles.Dimanche, elle tentera de bonifier cette collection alors qu\u2019elle par ticipera au marathon, dont la version pour paraplégiques sera présentée pour la première fois aux Jeux du Commonwealth.« Si ce n\u2019est pas 100, c\u2019est tout près, a déclaré Roy en faisant allusion au nombre de marathons auxquels elle a participé.J\u2019en ai fait beaucoup.» Roy, qui est devenue paraplégique en 1988 à l\u2019âge de 17 ans, a probablement dépassé ce plateau, bien qu\u2019elle avoue qu\u2019elle n\u2019est pas très douée pour tenir un décompte exact.Ce qui est sûr, c\u2019est qu\u2019elle est prête pour en faire d\u2019autres.« J\u2019y vais une année à la fois.Tant que je conserverai la passion, je vais continuer.» La Presse canadienne JEUX DU COMMONWEALTH Une médaille d\u2019or historique en volleyball de plage A L E X I S B É L A N G E R - C H A M P A G N E L\u2019 Impact de Montréal a dû se passer d\u2019Ignacio Piatti la semaine dernière et le résultat n\u2019a pas été particulièrement joli.La formation montréalaise espère que l\u2019absence de Saphir Taïder, qui purgera une suspension d\u2019un match après avoir reçu un carton rouge, n\u2019aura pas le même effet.Piatti sera de retour au jeu samedi, quand l\u2019Impact rendra visite aux Red Bulls de New York.L\u2019Argentin a soigné une blessure à un quadriceps subie il y a deux semaines, dans une victoire de 1-0 face aux Sounders de Seattle.En son absence, l\u2019Impact a encaissé un cuisant revers de 4-0 face au Revolution de la Nou- velle-Angleterre.Taïder avait été expulsé de ce match dès la 13e minute.«Je suis content de m\u2019entraîner, a raconté Piatti.J\u2019ai senti quelque chose dans mon quadriceps dans le match contre Seattle.Je n\u2019ai pas joué en Nouvelle-An- gleterre.Maintenant, je suis bien.Je suis content d\u2019être avec l\u2019équipe.C\u2019est un grand match pour nous samedi.On doit aller là-bas et améliorer les choses qu\u2019on n\u2019a pas bien faites samedi dernier.» Complètement dominé Après une entrée en matière honnête face au Revolution, l\u2019Impact a été complètement dominé après l\u2019expulsion de Taïder.Anthony Jackson-Hamel a été effacé en relève à Piatti et le Bleu-blanc-noir a tenté seulement quatre tirs contre 25 par ses rivaux au cours de la rencontre.« [Piatti] est un joueur très important, qui peut changer le cours d\u2019un match, a rappelé l\u2019entraîneur-chef de l\u2019Impact, Rémi Garde.Je pense aussi que la conjonction avec l\u2019absence de Saphir était beaucoup pour notre équipe.Nous sommes toujours en construction d\u2019un groupe qui se connaissait très peu, voire pas du tout, il y a quelques semaines.Ce sont deux joueurs qui, dans un match, absorbent beaucoup la pression, qui sont capables de la gérer.Les deux en même temps, c\u2019était difficile.Voilà, \u201cNacho\u201d va revenir.Il y aura une de ces deux absences qui sera comblée.» Réponse collective Garde n\u2019a pas voulu dévoiler son jeu concernant le remplaçant de Taïder samedi face aux Red Bulls.« Ce n\u2019est pas une réponse individuelle que j\u2019ai envie d\u2019apporter en l\u2019absence d\u2019un joueur, mais plutôt une réponse collective, a af firmé Garde.L\u2019équipe doit s\u2019adapter aux caractéristiques des joueurs qui sont alignés.Il n\u2019y a pas d\u2019équivalent à Saphir, de joueurs avec les mêmes caractéristiques à faire rentrer.Celui qui va rentrer va apporter quelque chose de dif- férent et ce sont les joueurs autour qui devront aussi s\u2019adapter.» Alejandro Silva pourrait jouer plus à l\u2019avant que face au Revolution, quand il a été employé comme arrière latéral droit.Sinon, les responsabilités de la recrue Ken Krolicki pourraient être augmentées et Raheem Edwards ou Shamit Shome pourrait être inséré dans la formation de départ.Mais peu importe qui aura la mission de remplacer Taïder, le gardien Evan Bush croit qu\u2019il est important qu\u2019il ne tente pas de trop en faire.«Tactiquement, je ne sais pas s\u2019il y a quoi que ce soit qui va changer, a-t-il dit.Mais le joueur qui prendra sa place ne peut pas se dire qu\u2019il doit remplacer Saphir, tenter de jouer comme il le fait.Il sera envoyé sur le terrain pour être qui il est «Nous avons eu des situations dans le passé- quand \u201cNacho\u201d était absent, ou quand il nous manquait un attaquant ou un arrière central, où le joueur pensait qu\u2019il devait faire comme le joueur qu\u2019il remplace.Ce n\u2019est pas la bonne approche.Il doit faire ce qui est demandé de lui.Et c\u2019est collectivement que nous devons prendre la relève, et non individuellement.» La Presse canadienne Vivement le retour de Piatti L\u2019Impact devra par contre se débrouiller sans Taïder G O L F Tiger Woods inscrit à l\u2019Omnium des États-Unis Southampton \u2014 Tiger Woods s\u2019est inscrit à l\u2019Omnium de golf des États-Unis pour la première fois depuis 2015.Les dirigeants de la United States Golf Association (USGA) ont précisé que Woods s\u2019est officiellement inscrit jeudi, quatre jours après s\u2019être classé au 32erang du Tournoi des Maîtres.Même les golfeurs qui bénéficient d\u2019une exemption doivent manifester leur intérêt de façon formelle en vue de l\u2019Omnium des États-Unis.Woods n\u2019a pas participé à l\u2019Omnium des États-Unis depuis son élimination après les deux premières séries à Chambers Bay.Il avait alors rapporté des cartes de 80 et de 76.L\u2019édition 2018 de l\u2019Omnium des États-Unis se tiendra du 14 au 17 juin à Shinne- cock Hills, à Long Island.Associated Press F O O T B A L L Les Alouettes s\u2019entendent avec Hénoc Muamba Le secondeur et joueur autonome Hénoc Muamba revient au bercail après avoir signé un contrat de trois saisons avec les Alouettes de Montréal.Âgé de 29 ans, Muamba, un francophone originaire de la République démocratique du Congo, avait porté les couleurs de la formation montréalaise en 2015.Tout premier choix des Blue Bombers de Winnipeg en 2011, Muamba s\u2019est beaucoup promené au fil de sa carrière.Après trois campagnes au Manitoba, il s\u2019est joint aux Colts d\u2019Indianapolis, dans la Ligue nationale de football.Après sa saison à Montréal, Muamba est retourné dans la NFL, avec les Cowboys de Dallas, avant de revenir dans la LCF avec les Rou- ghriders de la Saskatchewan.La Presse canadienne F O O T B A L L Favre évalue avoir subi des milliers de commotions Brett Favre dit avoir possiblement subi des «milliers» de commotions cérébrales, au fil d\u2019une carrière qui l\u2019a mené au Temple de la renommée du football.Favre a joué dans la NFL de 1992 à 2010, et a été nommé trois fois le joueur le plus utile.Jeudi, il a confié éprouver des ennuis avec sa mémoire à court terme lors de l\u2019émission Megyn Kelly Today, à NBC.Favre, 48 ans, en est venu à militer pour la recherche sur les commotions cérébrales.Il dit avoir subi trois ou quatre commotions en 326 matchs.Fa- vre a ajouté qu\u2019en vieillissant, il s\u2019inquiète à propos de l\u2019encé- phalopathie traumatique chronique.Associated Press ELISE AMENDOLA ASSOCIATED PRESS Les Bruins débutent en force Zach Hyman a déjoué Takku Rask en ?n de première période, jeudi soir à Boston, pour créer l\u2019égalité 1-1 dans le premier match de la série entre les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston.Les hôtes ont cependant répliqué avec deux buts en seconde période.Au moment d\u2019écrire ces lignes, au milieu de la troisième période, les Bruins menaient 3-1.Lisez le compte rendu complet sur nos plateformes numériques.B I L L G R A V E L A N D à Humboldt D es centaines de personnes, dont bon nombre arboraient les couleurs vert et or de l\u2019équipe des Broncos de Humboldt, ont assisté jeudi aux funérailles de Tyler Bie- ber, qui était descripteur depuis cette année des matchs de l\u2019équipe sur les ondes de la station de radio locale.La ville de Humboldt tenait ses premières funérailles, jeudi, après le tragique accident qui a fait 16 morts, vendredi dernier, en Saskatchewan.Les funérailles de Tyler Bieber avaient lieu à l\u2019aréna de Humboldt \u2014 la maison des Broncos.M.Bieber était à bord de l\u2019autocar qui a été impliqué dans une violente collision avec un semi-remorque.Les Broncos se rendaient à Nipa- win pour un match des séries éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur de la Saskatchewan.Passionné de sports, le reporter de la radio locale CHBO était aussi entraîneur des équipes de basketball et de football de l\u2019école secondaire de Humboldt.Le président de l\u2019équipe, Kevin Garinger, a indiqué qu\u2019on ne pouvait réécrire l\u2019histoire, mais que la communauté devait maintenant se soutenir et s\u2019entraider.Keegan Adair, l\u2019un des porteurs aux funérailles, était vêtu du maillot de l\u2019équipe de football de l\u2019école secondaire de Humboldt par-dessus son complet.Il a confié que la perte du «coach Bieber» donnait un dur coup à ses coéquipiers et à lui- même, mais qu\u2019ils garderaient des souvenirs plus heureux.Boyd Henderson et sa femme, Irene, ont indiqué qu\u2019ils détenaient des abonnements pour les Broncos depuis longtemps et qu\u2019ils souhaitaient montrer leur soutien à la famille et à la communauté.Dans l\u2019entrée de l\u2019aréna étaient disposées des photos de Tyler Bieber, des livres de jeux et des pièces représentant ses équipes spor tives préférées \u2014 notamment les Patriotes de la Nouvelle-An- gleter re dans la NFL et le quart-arrière Tom Brady.Deux autres funérailles sont prévues vendredi.Jacob Leicht, un attaquant de 19 ans qui était originaire de Humboldt même, aura des funérailles dans sa ville.Il en était à sa première saison avec l\u2019équipe locale.La Presse canadienne Humboldt : des centaines de personnes assistent aux premières funérailles Ignacio Piatti Après le point ultime, Humana- Paredes a sauté dans les bras de sa coéquipière pour célébrer ce moment historique LA PRESSE CANADIENNE Keegan Adair, l\u2019un des porteurs aux funérailles, tient entre ses mains le maillot de l\u2019école secondaire de Humboldt. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 A V R I L 2 0 1 8 B 10 J e suis née d\u2019une ar tiste, j \u2019ai mis au monde un artiste et je vis avec un artiste.Je suis entourée d\u2019êtres à la fois sensibles, émouvants, secrets, épris de beauté, happés par une quête qui dépasse le cycle mathématique du quotidien, qui me parlent de leur mystère au moyen de notes de musique, de lumière et d\u2019ombres, de tubes de couleurs.Aucun n\u2019en fait profession, mais chacun y exprime son talent réel et pose un regard unique sur ce monde qui manque quelquefois cruellement de sens\u2026 sauf quand on aime.Dans l\u2019amour, tous les morceaux tombent en place sous la lumière ou dans la pénombre.Et l\u2019on désire désespérément «être vu».En art aussi, le sens surgit parfois lorsque la passion, la douleur ou le fleur-de-peau arrivent à se déposer aux bons endroits, aux bons moments.Cela dure un battement de cils, on l\u2019attrape ou pas.C\u2019est cette fragilité des êtres qui m\u2019émeut dans leur art, quel qu\u2019il soit, leur intimité étalée, voyez-moi, je suis comme vous, désorienté, titubant, meurtri, aveuglé, tâtonnant, proposant un chemin vers soi.Récemment, au détour d\u2019une escapade sur la côte ouest, je suis allée visiter deux musées à Los Angeles, tous deux gratuits.D\u2019abord, le Getty, œuvre architecturale magistrale de Robert Meier, dont nous avons fait le tour avec une artiste visuelle qui nous a expliqué la démarche à la fois instinctive et tout à fait millimétrée de l\u2019architecte qui a mis 12 ans à parachever son ouvrage.Rien n\u2019a été laissé au hasard, ni la nature, ni les couchers de soleil, ni même l\u2019autoroute en contrebas, une «rivière de gens».Les jardins ordonnés qui l\u2019entourent participent également de la beauté de l\u2019œuvre d\u2019un milliard de dollars avec un léger effluve de cannabis en sus.California baby! Nous n\u2019avions plus de temps pour en visiter la collection (payante), mais nous étions rassasiés, illuminés de blancheur, reconnaissants pour cette évasion hors du temps qui vous jette des horizons plein les yeux.Le lendemain, c\u2019est au très couru et récent musée The Broad, downtown LA, que nous avons fait la file durant une heure pour accéder à une collection d\u2019art contemporain aussi diverse que passionnante.La beauté devrait toujours être gratuite (pas seulement un dimanche par mois), surtout pour ceux qui n\u2019en ont pas les moyens.L\u2019art d\u2019être fragile Ce n\u2019est pas donné à tout le monde que d\u2019explorer ces zones inconfortables et si peu fréquentables, par ailleurs.Certains préfèrent s\u2019endormir grâce à des expédients efficaces, d\u2019autres plongent dans le chant, la peinture, la photo, le banjo, la danse, le cirque, la poésie, la création.Dans L\u2019art d\u2019être fragile, l\u2019enseignant de littérature à des ados Alessandro d\u2019Avenia nous parle du poète Giacomo Leopardi, qui, du XIXe siècle à aujourd\u2019hui, arrive encore à sauver des vies.Mon tendre et cher ne jure que par ce poète italien (et quelques autres), tout comme l\u2019auteur de ce best-seller improbable traduit dans sept langues.Alessandro, à n\u2019en pas douter, doit être un prof captivant.Il aborde beaucoup d\u2019angles propres à l\u2019art dans cet essai et il trace la ligne entre divertissement et hauteur.«Le divertissement divertit, décentre, éloigne, quand il faudrait au contraire se convertir, se concentrer, ramener au centre et partir du centre.On ne peut saisir la vie qu\u2019à partir du recueillement.» Il souligne aussi que créer est un processus et non une surprise imprévue.On aime penser que la magie opère sans effort.Quand il ne veut pas être designer de chaussures, mon ado rêve d\u2019être photographe et fait ses griffes sur Instagram.Quand il ne se pâme pas sur le dernier documentaire sur Louise Lecavalier, mon mec compose ou joue du Nils Frahm et a repris les cours de piano.Quand elle ne cultive pas l\u2019art de bien vieillir, ma mère se plonge dans la lecture, la musique, va au théâtre, au musée, ou sort ses pinceaux.En fait, nous rappelle Alessandro d\u2019Avenia, le bonheur est la capacité de tout accueillir à travers les sens.La fragilité aussi.Et puis: «On ne désire rien que si on en éprouve le manque.C\u2019est cela, être une graine.C\u2019est cela, être adolescent.» Le regretté Leonard Cohen pensait la même chose, qu\u2019il faut demeurer un adolescent pour être poète, lui qui a composé son premier poème à la mort de son père, à neuf ans, glissant le bout de papier dans une de ses cravates et l\u2019enterrant dans le jardin.Il venait de toucher à la spiritualité de l\u2019acte créateur, cultivant les mots dans la terre même, l\u2019humus qui nourrit la graine.Donnez-moi de l\u2019oxygène Récemment, davantage que de coutume, j\u2019ai ressenti une soif de buvard pour l\u2019art, tous les arts.Comme si j\u2019avais besoin d\u2019arroser une plate-bande négligée ou de nourrir une âme qui n\u2019en peut plus des réalités terrestres.Besoin de me perdre dans celle des autres.J\u2019ai fait la grande demande sur Facebook à mes «amis»: Où situaient-ils l\u2019art dans leur vie?Besoin vital?Catharsis?Divertissement?J\u2019ai été frappée par la marée de commentaires et l\u2019universalité du message.«Donne foi en l\u2019humain»; «Mon safe space.Tout ce qui n\u2019est pas lié à l\u2019art m\u2019angoisse» ; «Une spiritualité, une communion avec plus grand que soi» (une archiviste de l\u2019art visuel) ; « Élève mon âme, redonne du sens » ; « Paie le loyer » (un scénariste pragmatique) ; «Quand je suis sur un projet, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être en amour» (une fée urbaine) ; «Une ponctuation, une réconciliation, une rando dans la forêt de nos âmes » ; « Une liberté » (une artiste visuelle) ; «Vibrer plus fort» ; «Apaiser les souffrances » ; « L\u2019art contemporain : un chaos apaisant» ; «Un miroir, une fenêtre».Le mot «oxygène» a bien dû revenir une dizaine de fois.Le mot «vital» aussi.En fait, l\u2019art-thé- rapie devrait faire partie du programme de santé publique.Et c\u2019est une riche idée que d\u2019agrandir le MAC plutôt que de construire un autre hosto.Une augmentation de 11 % en culture, monsieur Leitão?C\u2019est bien peu lorsqu\u2019on s\u2019attarde aux effets secondaires qui conjurent les con - flits, la solitude, la dépression, les démons intérieurs.Cer tains m\u2019ont même confié qu\u2019ils avaient évité de justesse le suicide grâce à l\u2019art.Et l\u2019une m\u2019a envoyé cette citation de Nietzsche : « L\u2019art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité.» cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Faisceau de lumière et appel spirituel dans l\u2019œuvre Cathédrale de Yann Pocreau, au Musée d\u2019art contemporain de Montréal JOSÉE BLANCHETTE Orange is the new black.Tableau vivant avec Antoine et Derek composé au musée The Broad devant une toile de Jean-Michel Basquiat.JOSÉE BLANCHETTE La brèche lumineuse Sauvés par la beauté Dévoré et essuyé quelques larmes en lisant le livre Faire œuvre utile.Quand l\u2019art répare des vies de ma collègue radio Émilie Perreault.Quelle idée fabuleuse que d\u2019avoir associé des artistes \u2014 de Marc Séguin à Anaïs Barbeau-Lava- lette \u2014 à une personne dont la vie a été touchée profondément par leur démarche, un spectacle, une chanson, une œuvre.Comme l\u2019humoriste André Sauvé (le bien nommé), Diane Dufresne m\u2019aura donné, durant mon enfance et mon adolescence, la permission d\u2019être et «a sauvé une vie que je portais en dedans de moi».Ma mère m\u2019a d\u2019ailleurs offert une de ses toiles, Kamikaze.Le livre d\u2019Émilie fait parler une vingtaine d\u2019artistes et les gens qu\u2019ils ont «sauvés».Un bel objet et un ouvrage intemporel à lire.editions-cardinal.ca Savouré l\u2019approche des clowns thérapeutiques du Teatro do Sopro, de Rio de Janeiro, qui communiquent avec des personnes âgées atteintes de troubles cognitifs dans cette vidéo sur Facebook (@Oldyssey).Au final, lorsque tout fout le camp, il reste la capacité d\u2019aimer, dit l\u2019une des artistes-clowns.Et son auguste compagnon d\u2019ajouter que le clown est l\u2019artiste de l\u2019échec et de la vulnérabilité\u2026 bit.ly/2GPhQnQ Pleuré en visionnant le film La Bolduc, interprété de façon magistrale par Debbie Lynch-White.Oui, c\u2019est un film classique, mais c\u2019est surtout l\u2019histoire de mes grands-parents gaspésiens qui venaient chercher du boulot à Montréal avant la «Crise», c\u2019est la musique de mon enfance, celle des violoneux et des tapeux de pieds.Les reels me traversent le palpitant et l\u2019histoire de cette femme qui a fait vivre sa famille grâce à son art aussi.Il n\u2019y est pas question de parité (cela prendra encore 200 ans), mais de balbutiements du féminisme, si.bit.ly/2qp8dAV À fleur de Drapeau Je viens de terminer la lecture des trois premiers romans brefs et auto- fictionnels (le quatrième est en chantier, qui clôturera l\u2019exercice) de la comédienne Sylvie Drapeau: Le fleuve, Le ciel et L\u2019enfer (Leméac).J\u2019ai adoré me plonger dans son univers si délicat, si lyrique et hypersensible.Elle s\u2019y adresse à ses morts, aussi intimement qu\u2019amoureusement.Cette artiste multidisciplinaire renoue avec un rêve de jeunesse, celui d\u2019être écrivaine, et c\u2019est réussi.J\u2019ai eu le bonheur de goûter ses paroles la semaine dernière à l\u2019émission Les grands entretiens, où elle affine sa pensée sur l\u2019art en compagnie de Franco Nuovo.Un délice.Ah oui! Et cette petite phrase d\u2019un metteur en scène avant le lever de rideau qu\u2019elle applique même à ses journées: «Well! It\u2019s about love.» bit.ly/2qmRQ8N Il y a une brèche en toute chose.C\u2019est ainsi qu\u2019entre la lumière.Leonard Cohen Dans la vie d\u2019un homme les moments de ravissement sont rares et essentiels Alessandro d\u2019Avenia « « » » "]
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