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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-05-02, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 9 6 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Vespasiennes 2.0.Montréal est sur le point d\u2019inaugurer ses premières toilettes publiques autonettoyantes.Page A 5 Avis légaux.A 4 Décès.B 2 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 2 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m S T É P H A N E B A I L L A R G E O N C omme beaucoup de perroquets, le cacatoès à huppe jaune Snowball, originaire d\u2019Australie, a été vendu ou donné à quelques reprises avant d\u2019aboutir dans une famille de l\u2019Indiana.Il avait 6 ans.Il en avait le double à la fin de la dernière décennie, quand sa maîtresse, la fille de la maisonnée, est partie étudier à l\u2019université.Snowball ne l\u2019a pas pris.Il avait été abandonné une nouvelle fois.Il est devenu grincheux et morose.Le père de famille s\u2019est résolu à le confier à un refuge spécialisé.Il remit aussi aux soigneurs un CD (c\u2019était l\u2019époque) des Backstreet Boys en leur recommandant de le faire jouer et de « regarder ce qui se passe ».Ce que la fondatrice du refuge a vu l\u2019a LIVRES Un oiseau rare Noah Strycker raconte Ce que les oiseaux disent de nous NOAH STRYCKER Noah Strycker se passionne pour les oiseaux depuis son enfance.1,48$ Forte hausse du prix de l\u2019essence à Montréal et à Laval Page B 1 Bloc québécois Les dissidents vont fonder un parti Page A 2 LA FÊTE DES TRAVAILLEURS GEOFFROY VAN DER HASSELT AGENCE FRANCE-PRESSE Les manifestations du 1er mai ont attiré des dizaines de milliers de personnes en France \u2014 210 000 selon le syndicat CGT, 143 500 selon le gouvernement.À Paris, environ 1200 personnes encagoulées qui ne faisaient pas partie du cortège ont affronté la police, scandant des slogans et jetant des pavés.J E S S I C A N A D E A U L e fait que les garçons sont plus nombreux que les filles à décrocher est une réalité bien connue au Québec.Or, une nouvelle étude qui a analysé le taux de diplomation au Canada depuis dix ans démontre que ce n\u2019est qu\u2019au Québec que l\u2019écar t entre les garçons et les filles est impor tant.Une nouvelle donnée « troublante », selon les auteurs, qui invitent Québec à refaire ses devoirs.« Au Québec, on tient pour acquis qu\u2019on a plus de misère à motiver les garçons et à les garder accrochés, mais ce n\u2019est pas le cas partout, on ne retrouve cet écart dans aucune autre province canadienne, en tout cas pas dans cet ordre de grandeur », constate Mia Homsy, auteure du rapport sur le décrochage de l\u2019Institut du Québec, rendu public mercredi.L\u2019Institut du Québec est un groupe de recherche qu\u2019ont constitué le Confrerence Board et HEC Montréal.L\u2019écart entre les garçons et les filles est de 14 % au Québec.Dans les autres provinces canadiennes, cet écart varie entre 1 et 7 %.« On est complètement dans une autre catégorie au Québec, on est isolé, et c\u2019est une donnée qui nous a inquiétés, ajoute la chercheuse en entrevue.Il y a dans ces chiffres quelque chose qui démontre qu\u2019on pourrait probablement faire mieux pour soutenir les jeunes garçons.» Bon dernier au Canada Le taux de diplomation généralement avancé pour le Québec est de 80 %, soit le nombre de jeunes qui obtiennent un diplôme en sept ans.Or, pour avoir des données comparables avec DÉCROCHAGE SCOLAIRE Le Québec dans une classe à part Les garçons réussissent moins bien que les filles ici et ont plus de difficulté que les Ontariens, selon une étude de l\u2019Institut du Québec M A R C O F O R T I E R L a patience reste de mise pour les personnes autistes et leurs proches qui attendent des services.Les listes d\u2019attente s\u2019allongent et les délais restent insoutenables, malgré le plan d\u2019action de 40 millions de dollars annoncé l\u2019an dernier par la ministre Lucie Charlebois.Le nombre d\u2019enfants autistes qui attendent des ser vices de réadaptation a augmenté dans douze des seize régions administratives du Québec, indiquent les plus récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux.Quelque 3840 enfants étaient sur une liste d\u2019attente au 31 mars 2017 \u2014 presque 200 de plus qu\u2019un an plus tôt.Les délais pour obtenir les services ont aussi augmenté dans huit régions.À Montréal, un enfant autiste doit attendre en moyenne 637 jours \u2014 plus d\u2019un an et demi \u2014 pour obtenir des services de réadaptation.Mince consolation, le délai moyen pour la livraison de SANTÉ La patience des autistes mise à l\u2019épreuve Les listes d\u2019attente s\u2019allongent malgré le plan d\u2019action de Québec VOIR PAGE A 8 : DÉCROCHAGE VOIR PAGE A 8 : AUTISTES VOIR PAGE A 8 : OISEAU L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 INSCRIVEZ-VOUS \u2022 CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 Thèmes abordés : Président et chef de la direction, Mouvement Desjardins Jeudi 10 mai 2018 de midi à 14 h Hôtel Bonnaventure Montréal 900 rue de la Gauchetière Ouest Avec l\u2019appui de : La coopération, un choix collectif judicieux et stratégique pour relever les dé?s d\u2019aujourd\u2019hui Aff aires présentée par : SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Rhéal Fortin a invité les militants de toute allégeance à rejoindre leur nouvelle formation.Il s\u2019est cependant fait contredire par son collègue Michel Boudrias, qui n\u2019est pas du tout du même avis.M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L es sept députés démissionnaires du Bloc québécois ont non seulement coupé les ponts avec Martine Ouellet, ils claquent aussi maintenant la por te pour de bon à leur ancien parti pour en fonder un nouveau.La mission de cette nouvelle formation sera celle de défendre les intérêts du Québec avant tout.Les élus ne s\u2019entendent toutefois pas sur la question de savoir si elle sera indépendantiste ou si elle accueillera aussi dans ses rangs des fédéralistes soucieux du Québec.Louis Plamondon avait le visage long, lundi, en annonçant son départ définitif du parti qu\u2019il a aidé à fonder il y a près de 30 ans.«C\u2019est sûr que j\u2019ai un peu de nostalgie.Parce que le Bloc, je le disais souvent, c\u2019était tatoué sur mon cœur», a-t-il illustré, accompagné de ses six collègues qui ont quitté comme lui le caucus bloquiste fin février.« Dans l \u2019état actuel des choses, le Bloc est désincarné», a-t - i l toutefois estimé.« Je pense qu\u2019il n\u2019existe plus, ni dans la tête des citoyens, ni dans la tête des membres.» Rhéal Fortin était tout aussi catastrophiste.« Le Bloc québécois que vous avez connu et auquel nous avons adhéré et consacré tant d\u2019énergie n\u2019existe plus.» Indépendantiste ou pas?Les démissionnaires sillonneront donc le Québec pour faire une consultation sur la création d\u2019un nouveau par ti politique.S\u2019ils étaient tous d\u2019avis que leur nouvelle formation reprendrait le flambeau qu\u2019ils jugent que le Bloc québécois a délaissé \u2014 la défense des intérêts du Québec à Ottawa \u2014, les anciens bloquistes n\u2019étaient en revanche pas au diapason quant à l\u2019identité indépendantiste de leur futur parti.« On est ouverts.On invite tout le monde : les bloquistes c o m m e l e s m e m b r e s d u NPD, du Parti libéral, du Parti conservateur.Peu importe », a indiqué M.Fortin.Son par ti exigerait-il une profession de foi souverainiste de ses recrues?« Nous sommes sept indépendantistes.S\u2019il y a des collègues qui ne sont pas indépendantistes mais qui disent : \u201cOn vous appuie et on veut travailler avec vous\u201d, soyez assurés qu\u2019on va s\u2019asseoir avec eux, qu\u2019on va se parler et qu\u2019on va trouver une façon de fonctionner.» Son collègue Michel Bou- drias n\u2019était cependant pas du tout du même avis.Invité à préciser à son tour si leur parti accepterait des fédéralistes dans ses rangs, il a été tranchant.« Non.Et c\u2019est un non catégorique.» Les intérêts du Québec Les ex-bloquistes ont indiqué que le Bloc québécois ne défendait plus adéquatement le Québec à Ottawa, trop occupé à parler de promotion de la souveraineté sur toutes les tribunes sous la gouverne de Mar tine Ouellet.Ils ont notamment déploré que la proposition de plateforme électorale de la chef présente la constitution théorique d\u2019un Québec souverain.« C\u2019est rendu un par ti qui siège au Parlement, qui s\u2019immisce dans des débats de l\u2019Assemblée nationale », a dit Gabriel Ste-Marie.Marilène Gill \u2014 l\u2019une des deux élus restés f idèles à Martine Ouellet \u2014 a plutôt répliqué que « le Bloc n\u2019a pas changé » et que tout député devait avoir « l\u2019humilité » de se rallier aux orientations souhaitées par les membres.L\u2019élection de 2019 Le futur par ti des démissionnaires n\u2019a pas encore de nom ni de chef.Mais les élus assurent qu\u2019ils seront prêts pour l\u2019élection de 2019.Peut- être même pour l\u2019élection partielle que doit déclencher Justin Trudeau à Chicoutimi-Le Fjord prochainement.En 2014, le bloquiste Jean- François For tin avait quitté le par ti sous la chef ferie de Mar io Beau l ieu pour en créer un nouveau, Forces et Démocratie.La formation avait recueilli 8274 votes en 2015 (dont la moitié récoltés par M.Fortin lui-même).M.Fortin avait vu ses appuis dans Haute-Gaspé- sie\u2013La Mitis\u2013Matane\u2013Matapé- dia s\u2019ef fondrer en 2015, à 11,6 % par rappor t à 36,1 % lorsqu\u2019il avait été élu sous la bannière du Bloc en 2011.D\u2019autres quittent Martine Ouellet Les départs se sont par ailleurs poursuivis dans l\u2019équipe bloquiste.La permanence du parti a perdu son directeur général, Paul Labonne, et son responsable des finances, Sylvain Gauthier.Ces démissions s\u2019ajoutent à celle de la vice-présidente de l \u2019exécutif du Bloc, Kédina Fleury-Samson, qui confirmait son départ au Devoir lundi.Selon nos informations, M.Labonne s\u2019opposait, comme Mme Fleury-Samson, à ce que les instances du parti partici- p e n t a u r é f é r e n d u m d e Mme Ouellet sur le mandat du Bloc et sa chefferie \u2014 ce qu\u2019a appuyé le conseil général dimanche.Le président du parti et député, Mario Beaulieu, réfléchit toujours de son côté à son avenir au sein du Bloc.L\u2019ancien premier ministre Bernard Landry a en outre lui aussi retiré sa confiance à Mar tine Ouellet lundi.Les désaveux de Gilles Duceppe et de Mario Beaulieu à l\u2019endroit de la chef l\u2019ont convaincu.« Malheureusement, malgré son courage et sa détermination, cette personne n\u2019est pas celle qui peut conduire le Bloc québécois à la victoire », a-t-il expliqué au Devoir mardi.Le Devoir OTTAWA Indépendantiste ou pas ?Les ex-bloquistes ne s\u2019entendent pas sur la vocation de leur nouveau parti A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L e Collège des médecins du Québec (CMQ) assure qu\u2019il vérifie toujours les antécédents disciplinaires et criminels avant de délivrer un permis d\u2019exercice au Québec, même pour des médecins qui ont exercé aux États-Unis ou ailleurs dans le monde.Le CMQ répond à une enquête du Toronto Star publiée mardi.Celle-ci révèle que des médecins canadiens, condamnés pour des infractions disciplinaires ou même des actes criminels aux États-Unis, ont ensuite traversé au Canada où ils ont pu pratiquer la médecine sans que leurs antécédents soient jamais dévoilés au public.Les journalistes du quotidien torontois ont pris plus de 18 mois pour mener à bien cette vaste enquête.Ils ont trouvé 159 médecins ayant commis une infraction d\u2019un côté de la frontière, depuis les années 1990, et qui ont ensuite pratiqué la médecine dans une autre juridiction.Du lot, 45 détiennent toujours un permis d\u2019exercer canadien, dont 13 qui avaient été condamnés au criminel au États-Unis.Le CMQ assure qu\u2019il procède à toutes les vérifications nécessaires.Un médecin qui désire obtenir un permis d\u2019exercice doit fournir un « certificat de conduite professionnel », a précisé au Devoir sa responsable des relations de presse, Leslie Labranche.Ce certificat «contient toutes les informations », a-t -el le ajouté, telles les enquêtes et les plaintes dont le médecin aurait pu faire l\u2019objet.«Un médecin reconnu coupable d\u2019une infraction criminelle doit le déclarer », écrit aussi Mme Labranche.Le CMQ dit en outre entretenir « d\u2019excellentes relations » avec les ordres professionnels des médecins hors Québec et hors Canada.«Le Collège obtient toute l \u2019information dont i l a besoin », indique Mme Labranche.Le Star relate l\u2019histoire d\u2019au moins un médecin québécois condamné au sud de la frontière pour possession de pornographie juvénile, le Dr Jacques Lemire.Il détient au Québec un permis restrictif.Sa fiche, dans le bottin du CMQ, précise que « le médecin s\u2019engage à limiter l\u2019exercice de la médecine à des tâches administratives sans activité clinique».Le CMQ a confirmé au Devoir que ce médecin « ne voit pas de patients » et n\u2019a pas pratiqué la médecine depuis sa réinscription au tableau de l\u2019ordre, en 2010.Peu d\u2019information pour le public L\u2019enquête du Toronto Star met en lumière le peu d\u2019information disponible pour le public sur le passé des médecins, les bottins des membres étant peu explicites.Celui des médecins québécois, sous l\u2019onglet «historique », indique si le médecin a fait l\u2019objet d\u2019une décision ou d\u2019une restriction par le passé, mais la nature de l\u2019infraction n\u2019est pas indiquée.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a avoué n\u2019avoir aucun pouvoir pour agir.« C\u2019est à 100% dans le territoire des ordres professionnels et de l\u2019office des professions», a-t-il déclaré lors d\u2019une brève mêlée de presse.« On a tous entendu parler de gens qui ont eu des sanctions aux États-Unis et qui traversent, ce sont des histoires qui circulent », a-t-il ajouté, précisant que, lors d\u2019une demande de permis au Collège, les médecins doivent déclarer leurs antécédents judiciaires et disciplinaires.avec Marie-Michèle Sioui Le Devoir ENQUÊTE Des médecins condamnés ailleurs ont pratiqué au pays Le Collège des médecins assure vérifier les antécédents judiciaires de tout nouveau postulant T E R R Y P E D W E L L à Ottawa L e Canada est en discussions « très préliminaires » avec les États-Unis pour éventuellement rouvrir l\u2019Entente sur les tiers pays sûrs, a révélé le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, mardi.Cette entente permet aux deux pays de refuser des migrants qui ont déposé une première demande d\u2019asile dans l\u2019autre pays.Une potentielle révision de l\u2019accord viserait à freiner l\u2019afflux de demandeurs d\u2019asile, qui sont de plus en plus nombreux à traverser de façon irrégulière la frontière canadienne.L\u2019année der nière, la plupart des demandeurs d\u2019asile arrivés de façon irrégulière provenaient d\u2019Haïti, car plusieurs craignaient d\u2019être expulsés avec l\u2019abolition, par le président Donald Trump, du statut de protection temporaire leur permettant de rester au pays.Dans les derniers mois, le nombre de demandeurs d\u2019asile a encore augmenté, mais ils sont pour la plupart originaires du Nigeria.Le Québec est la province la plus touchée par ce mouvement de population, et de loin.La Presse canadienne Entente sur les tiers pays sûrs : Ottawa discute avec Washington Le Bloc québécois que vous avez connu et auquel nous avons adhéré et consacré tant d\u2019énergie n\u2019existe plus Rhéal Fortin, député démissionnaire du Bloc québécois « » L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec Depuis le prononcé de l\u2019arrêt Jordan sur les délais judiciaires en juillet 2016, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a lui-même choisi de suspendre les procédures dans 327 dossiers criminels, dont 36 concernent des crimes contre la personne.Dans la dernière année seulement, le DPCP a demandé l\u2019arrêt des procédures dans 193 dossiers criminels, a reconnu mardi la directrice des poursuites criminelles et pénales, Annick Murphy, lorsque pressée de questions par le Parti québécois.« Ça envoie le signal que la justice est très malade et que le système a mis des énergies dans des causes [mais que, lorsqu\u2019on] ar rive à l \u2019autre bout, on n\u2019est pas capable d\u2019aller jusqu\u2019au bout », a dit la députée péquiste Véronique Hivon.Annick Murphy a cité les dossiers pour lesquels le DPCP a demandé un arrêt des procédures \u2014 appelées nolle prose- qui dans le jargon \u2014 depuis juillet 2016.La majorité d\u2019entre eux (200) étaient des poursuites pour capacités affaiblies, méfaits, administration publique et complot.36 dossiers concer naient des cr imes contre la personne, 26 étaient liés à des accusations pour fraude et 21 relevaient d\u2019enquêtes sur la drogue.1680 requêtes Depuis le jugement Jordan, pas moins de 1680 requêtes en arrêt des procédures pour délais déraisonnables ont été présentées par des accusés souhaitant se soustraire à un procès.Au total, 137 ont été acceptées, tandis que 225 ont été rejetées, selon les chiffres fournis par le DPCP.L\u2019arrêt de la Cour suprême fixe à 18 et 30 mois la durée maximale des procès devant les cours provinciales et supérieures, respectivement.À ce jour, 36 % des dossiers criminels présentés devant les cours supérieures dépassent les délais prescrits.Or le dépassement des délais ne signifie pas qu\u2019une demande d\u2019arrêt des procédures en vertu de l\u2019arrêt Jordan est automatiquement acceptée.En réponse aux questions de l\u2019opposition officielle, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a insisté sur les «changements importants dans la façon de présenter, de traiter les dossiers».«On doit faire une distinction entre le nombre de requêtes en arrêt de procédures qui sont présentées dans des dossiers préalablement aux barèmes que la Cour suprême nous impose et préalablement aux mesures qu\u2019on a prises», a- t-elle fait valoir.«Tous les dossiers fixés aujourd\u2019hui, et déjà depuis un certain temps, le sont dans les délais prescrits », a aussi assuré Annick Murphy.Le Devoir ARRÊT JORDAN Le DPCP a abandonné 327 dossiers ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Une douzaine d\u2019élus qui renoncent à briguer un nouveau mandat, d\u2019autres qui songent à les imiter: il flotte sur le Parti libéral du Québec comme un par fum de fin de régime, s\u2019amusent à répéter les partis d\u2019opposition.Philippe Couillard s\u2019est affairé mardi à dissiper ces effluves à coups de métaphores sportives.« En 2014, j\u2019avais de loin la meilleure équipe sur la glace.Ce sera la même chose en 2018 », a-t-il lancé dans un impromptu de presse.Après avoir « sauvé le Québec d\u2019un désastre financier », le PLQ fera une « proposition qui sera de nature à enthousiasmer la population du Québec », a-t-il promis à cinq mois des élections générales.Le chef libéral ne s\u2019est pas attardé sur les annonces en cascade de retrait de la vie politique faites par 12 députés, dont des figures importantes de son équipe ministérielle \u2014 Stéphanie Vallée, Jean-Marc Fournier et Martin Coiteux \u2014, au fil des trois derniers mois.« La politique, c\u2019est un parcours qui est exigeant et difficile pour les personnes et celles qui les entourent», a-t-il affirmé après avoir rapidement salué leur «grande, grande contribution».Le chef du gouvernement s\u2019est abstenu de confirmer le départ, au terme de la 41e législature, de David Heurtel et de Laurent Lessard.Les deux ministres n\u2019ont pas cru bon non plus de dissiper le doute sur leur avenir politique alors que la Coalition avenir Québec caracole dans les sondages.«Ma réflexion n\u2019est pas terminée », a soutenu M.Lessard.Le député de Lotbinière- Frontenac, qui n\u2019a pas nié préparer sa sortie après 15 ans à l\u2019Assemblée nationale, s\u2019est dit surpris de voir des «sources libérales» mentionner d\u2019ores et déjà à des médias qu\u2019il ne sollicitera pas un sixième mandat.«Il doit y avoir quelqu\u2019un qui a accroché le piton de la cassette et elle est partie», a-t-il dit.Après près de 25 ans de vie politique, Geoffrey Kelley réfléchit aussi à la possibilité de relever de nouveaux défis l\u2019automne prochain.Même chose pour le président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Cha- gnon, qui a été élu une première fois en 1983.Rita de Santis, qui fait partie de la cohorte de députés qui ont été élus en 2012, a aussi engagé une réflexion sur son avenir politique.L\u2019ex-ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques s\u2019alloue encore deux semaines pour déterminer si elle portera, une troisième fois, les couleurs du PLQ dans Bourassa-Sauvé.«[L\u2019arrivée en politique,] c\u2019est un choc pour les gens qui viennent de l\u2019extérieur», a expliqué l\u2019ex-as- sociée du cabinet d\u2019avocats Davies Ward Phillips et Vineberg.« On arrive avec des lunettes roses et des fois \u201cthey get smashed\u201d.Alors, il faut décider si on est assez en forme [pour continuer].Ciao », a-t-elle ajouté avant de rejoindre les autres membres du groupe parlementaire libéral.Pour sa par t, M.Couillard n\u2019a, à aucun moment, envisagé la possibilité de quitter l\u2019arène politique au terme de la présente législature.« Pourquoi ?Parce que le premier mandat est une réussite, une grande réussite pour le Québec.On veut aller encore plus loin», a-t- il déclaré.Il s\u2019attend à connaître qui reste, qui part d\u2019ici la tenue du prochain conseil général du PLQ, en juin prochain.Aux yeux du député de Va- nier-Les Rivières, Patrick Huot, « il y a un changement de génération qui est en train de se passer » au PLQ.Le Devoir ÉLECTIONS Les départs d\u2019élus libéraux se multiplient Déjà une douzaine de députés et de ministres ont renoncé à se représenter M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec U ne victime présumée du député d\u2019Argen- teuil Yves St-Denis interpelle le premier ministre, Philippe Couillard, afin qu\u2019il réclame la démission de l\u2019ex-élu libéral, ciblé par des allégations de gestes à caractère sexuel.« C\u2019est irresponsable de la part de nos politiciens d\u2019accepter que de tels comportements aient lieu de la part des élus, des gens qui sont là pour nous représenter.On les met en poste pour leur jugement, pour leur capacité à être professionnel.Le premier ministre, je trouve que c\u2019est un manque de jugement et de professionnalisme de sa part, et je tiens à réitérer ce message », a déclaré Marjorie Bourbeau dans un entretien avec Le Devoir.L\u2019ex-conseillère municipale de Saint-Adolphe- d\u2019Howard, dans les Laurentides, a d\u2019abord révélé au Huffington Post, le 24 avril, qu\u2019elle avait porté plainte à la police contre Yves St-Denis pour agression sexuelle.Ses déclarations s\u2019ajoutent à celles d\u2019une employée du Parti libéral du Québec (PLQ) qui a révélé le 17 avril avoir reçu, en avril 2014, une photo sexuellement explicite de la part du député.Yves St-De- nis ne fait face à aucune accusation.Le Devoir s\u2019est aussi entretenu avec Marjorie Bourbeau, et c\u2019est lors de cette conversation qu\u2019elle s\u2019est dite « dégoûtée » de la gestion de l\u2019affaire St-Denis par le premier ministre Couil- lard et le PLQ.Le Devoir a pu confirmer, de source sûre, que le parti a été informé en 2014 d\u2019allégations d\u2019une employée politique au sujet de l\u2019envoi d\u2019une photo pornographique par le député d\u2019Argenteuil.« Que le premier ministre ou que le parti n\u2019ait rien fait depuis 2014, ça me dégoûte.Je trouve que c\u2019est un manque flagrant », a déclaré Marjorie Bourbeau.À son avis, le député St-Denis devrait démissionner.Dans un communiqué envoyé le 25 avril, le PLQ a admis qu\u2019il « apparaît possible », « même si ceci demeure au stade de l\u2019hypothèse », « vu le cadre informel de la discussion décrite par l\u2019employée [qui aurait dénoncé Yves St-Denis en 2014], qu\u2019il y ait eu une mauvaise compréhension entre les deux personnes sur les suites à donner à la dénonciation dont la nature était informelle, menant ainsi possiblement à l\u2019absence de suivi formel ».QS et le PQ réclament une démission Jusqu\u2019ici, Québec solidaire et le Parti québécois se sont avancés pour réclamer la démission d\u2019Yves St-Denis.La Coalition avenir Québec a plutôt dit faire « appel à [sa] conscience ».« Je vois mal comment ils pourraient venir de nouveau siéger ici », a déclaré l\u2019élue caquiste Lise Lavallée au sujet d\u2019Yves St-Denis et de Gerr y Sklavounos, un autre ex-élu libéral ciblé par des allégations d\u2019inconduite sexuelle.Ni l\u2019un ni l\u2019autre ne font face à des accusations.Philippe Couillard a quant à lui souligné que le député d\u2019Argenteuil ne fait plus partie du caucus libéral.«C\u2019est à lui de prendre une décision », a-t-il déclaré.Il a réfuté les allégations voulant que le PLQ ait été alerté des gestes de son élu dès 2014.Le Devoir a communiqué brièvement avec le député St-Denis.« Je nie formellement toute agression, inconduite ou harcèlement de type sexuel avec Mme Bour- beau ou quiconque, a-t-il écrit.Étant donné le volet juridique de ce dossier, je n\u2019émettrai aucun autre commentaire à ce sujet.» Sur sa page Facebook, le député s\u2019est excusé « très sincèrement » le 22 avril dernier d\u2019avoir envoyé une «photo explicite» à une employée du PLQ en 2014.« Force est de constater aujourd\u2019hui, à quelques mois des élections, que je suis au centre d\u2019exagérations, de mensonges et de diffamations de toutes sortes en vue de mettre un terme à ma carrière de député», a-t-il écrit.Sa façon de dire «moi aussi» Marjorie Bourbeau dit avoir porté plainte à la Sûreté du Québec de la MRC des Pays-d\u2019en- Haut le 17 avril, en raison de gestes que le député St-Denis aurait posés le 25 mai 2017.Elle a enregistré une déposition filmée le 26 avril, au poste de police de Sainte-Agathe-des-Monts.Le service de police a confirmé qu\u2019«une personne s\u2019est présentée au poste concernant certaines allégations».«On est en cours de validation», a déclaré l\u2019agent Marc Tessier.Il a refusé de confirmer le nom de la plaignante et celui de la personne visée par la plainte.C\u2019est d\u2019abord l\u2019impulsion du mouvement #MoiAussi, puis les dénonciations visant Yves St-Denis, qui ont encouragé Marjorie Bourbeau à briser le silence, selon ce qu\u2019elle a raconté au Devoir.Le 25 mai 2017, elle aurait soupé au restaurant Gio\u2019s, à Saint-Sauveur, en compagnie d\u2019Yves St-Denis, de l\u2019employée du PLQ Dominique Boyer et de son amie Naomie Goyette, actuellement candidate libérale dans la circonscription de Prévost.Le Devoir a vu une photo prise lors de ce souper, sur laquelle apparaissent les quatre convives.Naomie Goyette nous a aussi confirmé avoir été présente à ce repas.Selon les récits de Marjorie Bourbeau et de Naomie Goyette, le groupe se serait ensuite déplacé chez cette dernière, à l\u2019exception de Dominique Boyer.Après quelques verres et des prestations de karaoké, Yves St-Denis se serait invité chez Marjorie Bourbeau.L\u2019élu aurait ensuite « insisté » pour « dormir dans son lit », en précisant qu\u2019il voulait simplement «se coller », a raconté la femme de 39 ans.« Moi, je l\u2019ai repoussé parce que je voyais son jeu », a attesté Marjorie Bourbeau.« J\u2019ai dit : non, non, non, ça ne me dérange pas que tu dormes chez nous, mais tu dors sur le divan ou dans la chambre d\u2019ami.Et là, il s\u2019est montré insistant.» Naomie Goyette se souvient d\u2019avoir invité les autres à dormir à la maison qu\u2019elle par tage avec son conjoint, au terme de la soirée.« Lorsque nous avons rejoint la chambre [pour nous coucher], les convives étaient toujours au salon.Au petit matin, personne n\u2019était sur les lieux», a-t-elle déclaré.«J\u2019ai été claire» Dans la résidence de Marjorie Bourbeau, après avoir été repoussé une première fois, Yves St-Denis aurait battu en retraite pour jouer du piano.« Il était rendu assez tard, je suis allée me coucher », a raconté la femme.« J\u2019étais comme en train de m\u2019endormir et là, i l est entré dans ma chambre, i l s \u2019est assis sur mon lit, a commencé à essayer de m\u2019embrasser.» Marjorie Bourbeau dit s\u2019être retournée, embarrassée.« Je ne comprenais pas ce qui arrivait et je n\u2019avais vraiment, mais vraiment pas envie de vivre une situation comme ça.Donc je me suis comme tourné la tête une couple de fois.Je l\u2019ai comme repoussé, j\u2019ai comme expliqué que ça ne m\u2019intéressait pas.Il me flattait les cheveux, commençait à m\u2019embrasser partout dans la face.J\u2019étais comme : ark, ark, ark ! » a-t-elle raconté.Yves St-Denis aurait persisté.« Il s\u2019est mis à me faire des compliments, tout ça, à me dire que lui prendrait bien soin de moi», a poursuivi celle qui a été conseillère à Saint-Adolphe de 2013 à 2017.«Je me suis comme mise à brailler, je l\u2019ai comme poussé, j\u2019ai dit : là, ça suffit.Je n\u2019ai pas besoin de personne pour prendre soin de moi.Tu prends tes affaires, tu sors de ma chambre», a-t- elle ajouté.«J\u2019ai été claire: tu peux dormir sur le divan si tu n\u2019es pas en état de conduire, ou dans la chambre en bas.Il a décidé de partir.Il a pris sa voiture et il est parti chez lui.» Une amie de Marjorie Bourbeau, Lise Tanguay Chowdhury, se rappelle avoir reçu des confidences sur les événements une première fois à l\u2019été 2017 et une seconde fois au cours de l\u2019hiver de cette même année.« Il a insisté pour aller dans la chambre de Marjorie.Il s\u2019est imposé en l\u2019embrassant avec force.Et c\u2019est là que j\u2019ai dit : je suis incapable d\u2019en entendre davantage », a-t-elle dit au Devoir.Le conjoint de Marjorie Bourbeau, François Désilets, en a entendu parler pour la première fois il y a trois ou quatre mois.« Je suis au courant.[C\u2019était] un homme dans la politique qui était autour d\u2019elle », a-t-il déclaré au Devoir.Plusieurs messages Le Devoir a pris connaissance de nombreux messages envoyés avant le 25 mai 2017 et dans lesquels Yves St-Denis invitait Marjorie Bour- beau à faire des activités avec lui.Il souhaitait notamment lui offrir «des bulles» pour son anniversaire, en avril 2017.Le lendemain des évé- nements du 25 mai, l\u2019élu a tenté de l\u2019appeler.Il lui a ensuite envoyé un message.« Et puis ?Est-ce que ta nuit s\u2019est bien passée finalement ?J\u2019espère que tu n\u2019avais pas trop mal aux cheveux finalement.De mon côté, cela a été une dure journée !!! » a-t-il écrit.Marjorie Bourbeau lui a répondu brièvement.« Oui, dure journée, vraiment fatiguée.Merci bon week-end à toi aussi.» Elle dit avoir croisé Yves St-Denis à quelques reprises après les événements, dans le cadre de ses fonctions.Ils n\u2019ont jamais reparlé des événements du 25 mai, a-t-elle ajouté.Le Devoir Une présumée victime d\u2019Yves St-Denis interpelle Philippe Couillard Encore cette année, le Parti québécois a souligné qu\u2019une partie des fonds perçus en contribution pénale, qui sont en théorie destinés aux victimes d\u2019actes criminels, a plutôt été envoyée vers le Fonds consolidé du revenu du Québec.Ces fonds sont recueillis à l\u2019aide de montants ajoutés aux contraventions pour des infractions au Code de la sécurité routière.Or, la part de ceux-ci qui a été envoyée au fonds consolidé a augmenté, passant de 9,4 millions l\u2019an dernier à 13,8 millions en 2017-2018.«Comment la ministre peut expliquer un tel détournement de fonds?» a demandé la députée péquiste Véronique Hivon.«Quand les sommes vont dans le fonds consolidé, elles servent aussi à financer les initiatives [d\u2019aide aux victimes] », a répondu la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.Selon elle, le fait de faire transiter les montants par le Fonds consolidé ne constitue pas un «détournement », puisque l\u2019argent peut être réutilisé pour des mesures d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels.Le PQ crie au «détournement de fonds » Yves St-Denis L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e B 6 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con - nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Cessation définitive de la pratique dentaire du Dr Christian Klinkow Prenez avis que le 1er mai 2018, Dr Christian Klinkow a confié la garde des dossiers des patients l\u2019ayant consulté au 108, rue St- Laurent, Saint-Eustache (Québec) J7P 5E2, (450) 472-5350, suite à la cessation définitive de sa pratique dentaire, au Dr Alexandre Nadeau exerçant à cette même adresse.Les patients ont cinq (5) ans pour accepter la cession de leur dossier au Dr Alexandre Na- deau, reprendre leur dossier ou en demander le transfert à un autre dentiste.Pour plus d\u2019informations, vous pouvez communiquer avec le Dr Alexandre Nadeau ou Nelly Ballet, durant les heures d\u2019ouverture suivantes de la clinique : Centre dentaire Ethier & Klinkow 108, rue St-Laurent, Saint-Eus- tache (Québec) J7P 5E2 Lundi : 9h00 à 21h00 Mardi : 9h00 à 21h00 Mercredi : 9h00 à 21h00 Jeudi : 9h00 à 17h00 Vendredi : 9h00 à 17h00 Téléphone : (450) 472-5350 Télécopieur : (450) 472-8111 ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement a approuvé lors de sa séance ordinaire tenue le 1er mai 2018, le PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT 01-283-103 intitulé : « Règlement modifiant le règlement de zonage de l'arrondissement ».2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 10 mai 2018, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage Montréal.L'objet du projet de règlement est d\u2019abroger les articles visant les usages conditionnels dans le Règlement de zonage 01-283 de l\u2019arrondissement.Cette modification est en lien avec l\u2019adoption du règlement RCA18-14001.3.Ce projet vise l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement, ainsi que les zones contigües situées dans les arrondissements suivants : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05- 267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013 Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013 La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-38; Arrondissement de Saint-Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s'exprimer sur le sujet.5.Ce premier projet de règlement contient des dispositions propres à un règlement susceptible d'approbation référendaire.6.Le projet de règlement et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance ordinaire tenue le 1er mai 2018, a approuvé, le : PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01- 283-101 intitulé : « Règlement 01-283-101 modifiant le Règlement de zonage de l'arrondissement visant à permettre la création de murale sur un bâtiment.» 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.11), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 10 mai 2018, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage.L'objet du projet de règlement vise permettre la création de murales sur les murs des bâtiments car présentement la réglementation de zonage ne permet pas de peindre un parement de pierres ou de briques composant une façade d'un bâtiment.3.Ce projet vise l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement, ainsi que les zones contigües situées dans les arrondissements suivants : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05- 267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013 Cartierville : 0471, 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0561, 0563, 0570, 0573, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La- Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0323, 0336, 0340, 0666, 0731, 0733, 0751, 0761, 0769, 0805; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-38; Arrondissement de Saint-Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.4.Au cours de cette assemblée publique, la mairesse de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s'exprimer sur le sujet.5.Ce premier projet de règlement ne contient pas de disposition propre à un règlement susceptible d'approbation référendaire.6.Le projet de règlement et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, a adopté le 1er mai 2018 un premier projet de résolution numéro PP18-14005 intitulé : « Accorder, par résolution, la demande d'autorisation pour l'agrandissement du rez-de-chaussée du bâtiment situé au 919, rue Saint-Roch ainsi que l'extension de son usage commercial protégé par droits acquis au-delà de la superficie maximale permise en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.de l'arrondissement (RCA04-14003).» La demande, telle que soumise, déroge aux articles 26 et 627 du règlement de zonage qui ont à trait aux éléments suivants: - au nombre d'étages minimum requis; - à l'agrandissement d'un usage commercial protégé par droits acquis dans une zone résidentielle.Ce projet vise la zone 0106 qui se situe entre la rue Saint-Roch et les avenues Ball, Stuart et Birnam.2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), ce premier projet de résolution fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 10 mai 2018 à 18 h au 405, avenue Ogilvy, salle 200 à Montréal.3.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s'exprimer sur le sujet.4.Ce projet de résolution contient des dispositions propres à une résolution susceptible d'approbation référendaire.5.Le projet de résolution et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement, située 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles d'ouverture.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement a approuvé lors de sa séance ordinaire tenue le 1er mai 2018, le PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT RCA18-14001 intitulé : « Règlement relatif aux usages conditionnels de l\u2019arrondissement ».2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 10 mai 2018, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage Montréal.3.L\u2019objet du projet de règlement est l\u2019adoption d\u2019un nouveau Règlement sur les usages conditionnels pour l\u2019arrondissement.Ce projet vise l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement, ainsi que les zones contigües situées dans les arrondissements suivants : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05- 267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013 Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-38; Arrondissement de Saint-Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.5.Ce premier projet de règlement contient des dispositions propres à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.6.Le projet de règlement et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 26 avril 2018, a adopté les règlements suivants : RCG 18-011 Règlement autorisant la démolition, la construction et l'occupation d'un bâtiment à des fins d'hébergement pour personnes ayant besoin d'aide et d'assistance situé sur le lot 5 798 658 RCG 18-012 Règlement autorisant la démolition, la construction et l'occupation d'un bâtiment à des fins d'hébergement pour personnes ayant besoin d'aide et d'assistance situé sur les lots 1 713 026 et 1 713 027 RCG 18-014 Règlement fixant le taux au mètre cube de l'eau en fonction des coûts réels relatifs à l'alimentation en eau potable aux fins de la quote- part tarifaire pour l'alimentation en eau potable (exercice financier 2017) RCG 17-033-1 Règlement modifiant le Règlement autorisant la démolition de deux bâtiments ainsi que la construction et l'occupation, à des fins résidentielles, pour des personnes ayant besoin d'aide et d'hébergement, d'un bâtiment sur le lot 2 317 486 et une partie du lot adjacent 1 885 486 du cadastre du Québec (RCG 17?033) L\u2019objet consiste à corriger le numéro de l\u2019un des lots visés, lequel devait se lire « 2 317 252 » au lieu de « 2 317 486 ».Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ils sont disponibles pour consultation, durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 2 mai 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC No : 1026 Construction des scènes extérieures aux parcs Gouin et Eusèbe-Ménard.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 4 mai 2018 est reportée au 9 mai 2018 à onze heures (11h), à la Mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord.À Montréal, arrondissement de Montréal-Nord Ce 2 mai 2018 La secrétaire d'arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate Arrondissement de Montréal-Nord Appel d\u2019offre INFORMATION ET CONSULTATION DU DOSSIER PAR LE PUBLIC SUR LE PROJET D\u2019USINE DE TRANSFORMATION DE CONCENTRÉ DE FER EN FONTE BRUTE ET EN FERROVANADIUM À VILLE DE SAGUENAY PAR MÉTAUX BLACKROCK INC Le projet vise la construction et l\u2019opération d\u2019une usine de deuxième transformation de 830 000 t de concentré VTM, qui contient du fer, du titane et du vanadium, en fonte brute, en scorie de titane et en ferrovanadium.Les étapes du procédé sont : bouletage et frittage, pré-réduction, fonte des boulettes, affinage de la fonte, et traitement de la scorie de vanadium.Métaux BlackRock a choisi d\u2019implanter ses installations dans la zone industrialo-portuaire du port de Grande\u2013Anse.Cet avis est publié pour informer la population qu\u2019elle peut consulter l\u2019étude d\u2019impact et les autres documents concernant ce projet à compter du 1er mai 2018.Ces documents en format papier sont disponibles pour consultation aux endroits suivants : Bibliothèque municipale de La Baie Heures d\u2019ouverture : 1911, 6e Avenue Arrondissement La Baie Lundi : fermé Ville de Saguenay (Québec) Mardi : 10 h \u2013 20 h G7B 1S1 Mercredi : 10 h \u2013 20 h Téléphone : 418 698-5350 Jeudi : 10 h \u2013 20 h Vendredi : 10 h \u2013 20 h Samedi : 10 h \u2013 17 h Dimanche : 10 h \u2013 17 h ainsi qu\u2019au centre de documentation du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) : Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement Heures d\u2019ouverture : Édifice Lomer-Gouin Lundi au vendredi : 8 h 30 \u2013 12 h 575, rue Jacques-Parizeau, bureau 2.10 13 h \u2013 16 h 30 Québec (Québec) G1R 6A6 La documentation est également disponible en format électronique dans le Registre des évaluations environnementales du MDDELCC au www.ree.mddelcc.gouv.qc.ca/index.asp.Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus aux numéros 418 643-7447 ou sans frais 1 800 463 4732, de même que dans le site du BAPE au www.bape.gouv.qc.ca.Toute personne, groupe ou municipalité peut demander par écrit à la ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Mme Isabelle Melançon, la tenue d\u2019une consultation publique ou d\u2019une médiation relativement à ce projet ; cette demande doit être faite au plus tard le 15 juin 2018 à l\u2019adresse suivante : Édifice Marie-Guyart, 675, boul.René-Lévesque Est, 30e étage, Québec (Québec) G1R 5V7.1er mai 2018 Cet avis est publié par Métaux BlackRock, conformément au Règlement sur l\u2019évaluation et l\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement (RLRQ, 1981 c.Q 2, r.23).PROCÉDURE D\u2019ÉVALUATION ET D\u2019EXAMEN DES IMPACTS SUR L\u2019ENVIRONNEMENT AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC La Commission scolaire de Montréal (CSDM), dans le cadre de sa recherche de terrains et de solutions de construction d\u2019école sur le territoire du Centre-Ville Ouest de Montréal, a publié un avis d\u2019appel d\u2019intérêt.Cet avis, qui porte le numéro 27-557S, peut être consulté sur le site du Système électronique d\u2019appels d\u2019offres du Gouvernement du Québec (SEAO).Les propositions seront reçues jusqu\u2019au 14 mai 2018.Fait à Montréal La secrétaire générale par intérim, Ce 27e jour du mois d\u2019avril 2018 Geneviève Laurin, avocate Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des transports Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 18-64006 Descriptif : Fourniture et installation d\u2019équipements de télécommunication pour les feux de circulation Date d\u2019ouverture : 29 mai 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : info.soumission.reseau.arteriel@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mai 2018 sur le SEAO Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-16904 Descriptif : A82-Service de direction technique ,de sonorisation et d\u2019 éclairage ainsi que la location d\u2019 équipements technique pour l\u2019 arrondissement de Pierrefonds-Roxboro Date d\u2019ouverture : 22 mai 2018 Dépôt de garantie : exécution seulement 5000$ Renseignements : Andres Larmat, agent d\u2019approvisionnement II : 514 872-5502 Appel d\u2019offres : 18-16940 Descriptif : Location de balais de rue, sans opérateur ,avec entretien ,de type aspirateur monté.Sur des châssis de camion à cabine avancée.Entente d\u2019 approvisionnement de 4 ans Date d\u2019ouverture : 07 juin 2018 Dépôt de garantie : aucune Renseignements : Renée Veillette, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-1057 Appel d\u2019offres : 18-16946 Descriptif : Acquisition de cinq (5) camions échelles à plate-forme d`une portée verticale nominale minimale de 92 pieds Date d\u2019ouverture : 29 mai 2018 Dépôt de garantie : 1 % de cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Renée Veillette, agent d\u2019approvisionnement II : 514 872-1057 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-16793 Descriptif : SP- pour effectuer une analyse des impacts d\u2019un projet de règlement sur le marché de l\u2019 habitation Date d\u2019ouverture : 24 mai 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Matthieu Croteau, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-6777 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mai 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon , avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement a approuvé lors de sa séance ordinaire tenue le 1er mai 2018, le PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT 01-283-102 intitulé : « Règlement modifiant le règlement de zonage de l'arrondissement ».2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A?19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 10 mai 2018, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage Montréal.3.L'objet du projet de règlement est de modifier l'article 313 du règlement 01-283 pour retirer les usages de la famille habitation pour les bâtiments existants.Ce projet vise l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement, ainsi que les zones contigües situées dans les arrondissements suivants : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05-267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-38; Arrondissement de Saint-Léonard : C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s'exprimer sur le sujet.5.Ce premier projet de règlement contient des dispositions propres à un règlement susceptible d'approbation référendaire.6.Le projet de règlement et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Fait à Montréal, le 2 mai 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Appel d\u2019offres Erratum Soumission DCSLPDS54-18-04, Aménagement de ruelles vertes AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : Soyez avisé que l\u2019avis public paru le 30 avril dernier annonçant une ouverture de soumission, sous pli cacheté, avant 14 heures, le 08 mai 2018, au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, Montréal (Québec) H2T 3E6, aurait dû se lire avant 14 heures, le 16 mai 2018.Montréal, le 02 mai 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un affrontement entre des protestataires cagoulés et des policiers a divisé le groupe de manifestation à peine cinq minutes après le début du rassemblement.J E A N N E C O R R I V E A U A près de multiples embûches, les trois premières toilettes autonettoyantes devraient être inaugurées le 17 mai prochain au centre-ville de Montréal, et ce, même si la Ville a dû annuler l\u2019appel d\u2019offres pour leur entretien faute de soumissionnaires.La Ville s\u2019affaire ces jours-ci à installer les toilettes publiques qui seront accessibles sur trois sites dans deux semaines.L\u2019une sera située à la place Émi- lie-Gamelin, une autre à la station de métro Papineau, à l\u2019angle des rues Sainte-Catherine Est et Cartier, et la dernière dans le Vieux-Montréal, à l\u2019intersection des rues de la Commune Est et Saint-Gabriel.Il s\u2019agit de trois des douze unités achetées par la Ville de l\u2019entreprise Atmosphäre dans le cadre d\u2019un contrat de 3 millions octroyé en avril 2017.Ces unités sont autonettoyantes après chaque usage.Il est prévu qu\u2019elles soient accessibles de 6h à minuit, et ce, 365 jours par année.Elles seront chauffées l\u2019hiver et climatisées l\u2019été.Le 3 avril dernier, l\u2019arrondissement de Ville-Marie a lancé un appel d\u2019offres pour le contrat d\u2019entretien des unités.N\u2019ayant reçu aucune soumission, elle a finalement décrété l\u2019annulation de l \u2019 appe l d \u2019o f f r es le 23 avril.Ce nouveau pépin ne devrait pas compromettre l\u2019inauguration des nouvelles toilettes, a indiqué une source proche du dossier.Résister au vandalisme Ce projet de longue haleine lancé en 2016 est complexe.Les équipements doivent résister au vandalisme et dissuader les utilisateurs d\u2019y avoir des activités inappropriées.«Les unités sont construites de manière robuste, antigraf- fiti et antivandalisme », a précisé par courriel Anik de Re- pentigny, chargée de communication à la Ville de Montréal.Elle fait également valoir que les toilettes seront localisées dans des lieux très fréquentés et qu\u2019elles seront bien éclairées.Une limite de temps par utilisation permettra de limiter les activités illicites à l\u2019intérieur de l\u2019unité sanitaire, ajoute- t-elle : « Lorsque la durée de l\u2019utilisation est échue, la porte ouvre.Il est impossible pour un usager de rester à l\u2019intérieur de l\u2019unité sans déclencher une alerte.Un dispositif dans le plancher peut être utilisé pour éviter la fermeture des por tes en présence de deux adultes.» Les documents du devis pour l\u2019appel d\u2019offres du contrat d\u2019entretien précisent que les toilettes sont dotées d\u2019une technologue qui lancera, à distance, des alertes par courriel en cas de défaillance, de bris ou si le papier de toilette ou le savon viennent à manquer dans l\u2019unité.Au cours des dernières semaines, Le Devoir a tenté d\u2019obtenir une entrevue avec les responsables du projet à la Ville, mais en vain.Le projet des toilettes autonettoyantes avait été lancé au printemps 2016, mais le premier appel d\u2019of fres pour la préparation des sites destinés à accueillir les unités avait dû être annulé, faute de soumissions.Le contrat a finalement été scindé et les travaux ont pu être réalisés pour les premiers sites.Quatre autres toilettes seront installées d\u2019ici la fin de 2019 à la place Sun Yat Sen, au square Viger ainsi qu\u2019aux parcs Bellerive et Walter-Stewart.Les vespasiennes 2.0 Le projet des toilettes autonettoyantes marque le retour des toilettes publiques à Montréal, des décennies après l\u2019abandon des vespasiennes qu\u2019avait fait construire l\u2019ex- maire Camillien Houde lors de la crise économique de 1929.Surnommées les « camil- liennes », ces toilettes avaient été délaissées en raison des problèmes de malpropreté et d\u2019enjeux de moralité.Depuis des années toutefois, des groupes d\u2019aide aux personnes itinérantes réclament de la Ville de Montréal la construction de toilettes publiques au centre-ville, tant pour les sans-abri que pour les familles et les touristes.Le Devoir MONTRÉAL Les toilettes autonettoyantes bientôt inaugurées A M É L I P I N E D A D es manifestations organisées mardi à Montréal à l\u2019occasion de la Journée internationale des travailleurs ont donné un aperçu des affrontements qui pourraient se tenir entre manifestants et policiers lors du sommet du G7 dans Charlevoix en juin prochain.La soirée s\u2019est soldée par au moins six arrestations.Pièces pyrotechniques, morceaux de brique, roches et gaz lacr ymogènes, plusieurs projectiles ont été lancés à peine cinq minutes après le début du rassemblement de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), près du parc La Fontaine.Le court affrontement entre plusieurs individus vêtus complètement en noir et les policiers a eu pour effet de diviser les manifestants sur la r ue Sherbrooke, à l\u2019angle de la rue Saint-André.Certains protestataires ont rebroussé chemin vers le parc, repoussés par les policiers.D\u2019autres ont réussi à poursuivre leur chemin vers le centre- ville, où le Parti communiste révolutionnaire organisait également une marche en partance du square Philipps.Pendant plusieurs dizaines de minutes, la confusion régnait sur le visage des manifestants dispersés qui tentaient de rejoindre les protestataires.Les yeux rivés vers le ciel, plusieurs se fiaient à l\u2019hélicoptère de la police pour tenter de repérer le groupe du Parti communiste révolutionnaire.D\u2019autres accrochages ont alors eu lieu vers entre les protestataires et les policiers dans le secteur du square Dorches- ter, au cœur du centre-ville.Au même moment, sur les réseaux sociaux, le groupe de manifestants restés au parc La Fontaine annonçait la reprise d\u2019une manifestation dans les r ues du Plateau- Mont-Royal.« C\u2019est le résultat de certaines personnes s\u2019étant dispersées au parc », a indiqué Laurent Gingras, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.Au moment d\u2019écrire ces lignes, au moins cinq personnes avaient été arrêtées relativement à des infractions criminelles et une personne a été interpellée en vertu d\u2019un règlement municipal.« On parle d\u2019accusations de voies de fait sur des policiers, d\u2019entrave, d\u2019agression armée sur un policier et de méfaits», a précisé M.Gingras.Parmi les suspects arrêtés, deux hommes de 38 et 26 ans, une femme de 21 ans et un adolescent de 17 ans.L\u2019identité des autres suspects n\u2019avait pas été confirmée.Parmi les dommages recensés, deux voitures de citoyens ont été endommagées, a indiqué le SPVM.Rendez-vous au G7 Au cours des deux manifestations de fin de journée, plusieurs tracts sur l\u2019importance de poursuivre la manifestation lors du G7 ont été distribués.« La tenue annuelle du G7 est une démonstration de force de la par t des grandes puissances.Nous ne pouvons pas assister à leur parade sans rien dire», peut-on lire dans un des pamphlets distribués.Le Réseau de résistance anti-G7 (RRAG7) a aussi distribué un journal où il donne entre autres des « trucs » pour bien se préparer au G7.On y retrouve notamment un article intitulé « Que faire face au gaz ?» ainsi qu\u2019une « carte de la résistance ».Récemment, plusieurs sympathisants se sont réunis à Montréal lors d\u2019un atelier pour apprendre les premiers soins lors d\u2019une manifestation, l\u2019autodéfense juridique ainsi que la sécurité en manifestation.Un peu plus tôt dans la journée, le Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses a aussi tenu une marche débutant à la station de métro Parc, dans Parc-Extension.Les manifestants ont revendiqué davantage d\u2019investissement dans les services publics et les programmes sociaux.Ils ont réclamé notamment l\u2019augmentation du salaire minimum à 15 $.Le Devoir MONTRÉAL Un avant-goût du sommet du G7 La manifestation de la CLAC tourne à l\u2019affrontement avec les policiers Transport scolaire : grève des chauffeurs Quarante-quatre des syndicats de chauffeurs d\u2019autobus d\u2019écoliers dans trente-deux commissions scolaires feront la grève durant une journée, le 15 mai.Une deuxième journée de grève est également prévue dans la semaine du 28 mai.Ces quarante- quatre syndicats de la Fédération des employés de services publics, affiliée à la CSN, se sont dotés d\u2019un mandat de six jours de grève.Pour le moment, seule la date de la première journée de grève est arrêtée.Les dirigeants syndicaux n\u2019ont pas voulu dire quelles commissions scolaires seraient touchées, pour le moment, ajoutant qu\u2019ils donneraient un préavis aux parents touchés le temps venu.Mais les trente-deux commissions scolaires sont réparties dans plusieurs régions.Dans tous les cas, la rémunération est au cœur du litige.Les chauffeurs d\u2019autobus d\u2019écoliers gagnent entre 20 000 et 25 000$, parfois moins de 20 000$.La Presse canadienne Cannabis: Ottawa ne se retirera pas des traités qu\u2019il violera Ottawa \u2014 Se retirer des trois traités internationaux que le Canada violera lorsque le cannabis sera légal serait une «réaction excessive» et «nuisible» aux intérêts du pays et de la communauté internationale, a plaidé la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.«Ce serait une erreur», a-t-elle insisté auprès du comité sénatorial des affaires étrangères et du commerce international, mardi.Une erreur, car ces traités internationaux encadrent «la circulation de plus d\u2019une centaine de drogues et de substances, incluant plusieurs qui jouent un rôle dans la crise des opioïdes qui sévit actuellement en Amérique du Nord.».Et l\u2019approche «stricte» de réglementation et de contrôle du cannabis pour laquelle ont opté les libéraux est cohérente avec les «objectifs globaux» de ces conventions, a ajouté la ministre Freeland.La Presse canadienne L I S A - M A R I E G E R V A I S L a présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), Tamara Thermitus, doit quitter ses fonctions et être remplacée par un gestionnaire d\u2019expérience, a conclu le rapport de l\u2019ex-sous- ministre Lise Verreault, commandé par le gouvernement Couillard.« Dans le cas présent, la présidente, qui possède une excellente réputation en droit et de grandes compétences juridiques, ne nous a pas démontrés [sic], par ses actions depuis son entrée en fonction, qu\u2019elle a la capacité et les compétences managériales pour réaliser ces changements importants et redresser la situation », peut-on lire dans les recommandations du rapport.À la lumière des conclusions « très dures et sans équivoque », la députée péquiste Véronique Hivon a réclamé la démission de Tamara Thermitus, au nom du Parti québécois.Le député caquiste Simon Jolin-Barrette lui a emboîté le pas.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a refusé d\u2019en faire autant, rappelant que cette décision relève de l\u2019Assemblée nationale.«Il faudra donner à la commission de l\u2019oxygène et il faudra pourvoir assez rapidement [le poste] du ou de la vice-présidente jeunesse », a-t-elle déclaré, indiquant qu\u2019une candidature intéressée par ce poste s\u2019est finalement désistée lundi.Mme Vallée en a profité pour souligner la « feuille de route remarquable » de la présidente de la CDPDJ, indiquant que les difficultés ne sont généralement pas le fait « d\u2019une seule personne ».Tamara Thermitus est en arrêt de travail depuis octobre, après qu\u2019une enquête du Protecteur du citoyen eut été ouverte pour abus de pouvoir, mauvaise gestion et attitude irrespectueuse.Elle n\u2019a pas encore indiqué si elle renoncerait à son poste, malgré que le gouvernement lui a récemment enjoint de le faire.L\u2019enquête du Protecteur du citoyen est toujours en cours.De gros problèmes à la Commission Dans le rapport, l\u2019ancienne sous-ministre souligne toutefois que Mme Thermitus a eu raison de remettre en question les pratiques de la CDPDJ, qui éprouve d\u2019énormes difficultés.« [Elle a] soulevé de nombreuses questions qui sont, à notre avis, tout à fait pertinentes et légitimes», écrit Mme Verreault.Six présidents se sont succédé en moins de cinq ans, y compris les intérims.En tout, vingt recommandations pointent les différents problèmes de l\u2019organisation, tant sur le plan de la gouvernance que de la gestion des délais, des ressources humaines et des communications.Dans sa conclusion, l\u2019ex-sous-minis- tre laisse entendre que, le climat étant «chargé d\u2019émotion », il devient d\u2019autant plus urgent de procéder rapidement à des nominations au bureau de la présidence afin de « stabiliser la CDPDJ ».Elle suggère aussi de revoir la structure juridique de l\u2019organisation pour régler ses problèmes de fonctionnement.Dans un communiqué, le tout nouveau président par intérim de la Commission, Philippe- André Tessier \u2014 Camil Picard, qui assurait l\u2019intérim avant lui, a démissionné en mars dernier \u2014, a dit qu\u2019il allait examiner «avec sérieux» les recommandations du rapport Verreault.Ce dernier avait été commandé l\u2019automne dernier par la ministre Vallée.Celle-ci dit en avoir reçu une première version le 15 décembre dernier, mais par la suite, des rencontres additionnelles ont été effectuées pour mener à sa version définitive datée du 29 avril.Entre-temps, Mme Thermitus avait entrepris de poursuivre le Protecteur du citoyen, sommant la Cour supérieure d\u2019annuler l\u2019enquête qu\u2019il menait à son endroit.Ces poursuites ont finalement été abandonnées.Le Devoir DROITS DE LA PERSONNE La présidente Tamara Thermitus doit partir, recommande un rapport Une limite de temps par utilisation permettra de limiter les activités illicites à l\u2019intérieur de l\u2019unité sanitaire e double attentat suicide commis lundi à Kaboul s\u2019inscrit dans un faisceau de violences qui n\u2019est pas loin d\u2019avoir fait sombrer l\u2019Afghanistan dans un scénario so- malien.Le con?it en Syrie occupant le devant de la scène, l\u2019Afghanistan devient invisible, comme du reste tout ce qui se passe en Somalie dans une sidérante indifférence.L\u2019attentat qui a visé il y a une dizaine de jours un centre d\u2019enregistrement électoral dans un quartier majoritairement chiite de l\u2019ouest de la capitale (au moins 60 morts) était plus sanglant encore, mais il n\u2019a pas eu la même résonance internationale.De ces violences, on peut induire au moins trois choses.D\u2019abord, que le gouvernement afghan du président Ashraf Ghani, qui contrôlerait à peine 60% du territoire national, est de plus en plus assiégé dans Kaboul même.De fait, la capitale est aujourd\u2019hui devenue, selon l\u2019ONU, l\u2019endroit le plus dangereux du pays pour les civils.Il se trouve ensuite que ces organisations terroristes ciblent de plus en plus spéci?quement tout ce qui incarne les efforts de construction démocratique en Afghanistan \u2014 si tant est que le gouvernement s\u2019efforce vraiment d\u2019y bâtir une démocratie.D\u2019où les attaques contre les ministères (comme ce massacre à l\u2019ambulance piégée qui a fait 100 morts en janvier à proximité du ministère de l\u2019Intérieur), contre les organisateurs des législatives qui doivent en principe se tenir en octobre et contre tous ces journalistes, suppôts de l\u2019Occident.Affaibli, pour ne pas dire tout simplement impuissant, le président Ghani a présenté en février aux talibans un ambitieux plan de paix, avec proposition de pourparlers sans conditions à la clé: les seules contre-propositions qu\u2019il a reçues l\u2019ont été sous la forme d\u2019attentats.Miné par la corruption, le gouvernement ne semble plus préoccupé que par sa propre sécurité; celle de la population est devenue contingente.En?n, les plus récentes violences illustrent à nouveau l\u2019échec américain, 17 ans après l\u2019attentat du 11-Septembre et le déclenchement de la guerre.Dans son inconstance, Donald Trump a défendu tantôt l\u2019idée du retrait pur et simple, tantôt une politique d\u2019engagement militaire renforcé.Il n\u2019est plus question, en tout cas, d\u2019entretenir en façade le mirage du nation-building.Qu\u2019en revanche les États-Unis prennent leurs jambes à leur cou, et les organisations djihadistes investiront le vide, comme ce fut le cas en Irak.Faute de recherche d\u2019une solution qui, dans un monde plus sain, fouillerait des pistes de paci?cation multilatérales, en mettant par exemple à contribution l\u2019Iran et l\u2019Inde, les Américains resteront donc en Afghanistan sans rien régler, ainsi que l\u2019avance un chroniqueur du Guardian, mais de manière à s\u2019en servir cyniquement comme terrain d\u2019essai de leur matériel de guerre.Pressé par le directeur général des élections (DGE) par intérim, le gouvernement Trudeau a enfin accouché de sa refonte de la loi électorale.Le projet de loi présenté lundi est ambitieux, vise large et corrige les travers de la loi conservatrice adoptée en 2014.Il n\u2019est toutefois pas sans défauts, en particulier en ce qui a trait à la protection de la vie privée et au contrôle des dépenses des partis.l était temps, a dû se dire le DGE par intérim Stéphane Perrault.Encore récemment, il craignait que le temps lui manque pour mettre en œuvre une nouvelle loi électorale à temps pour le scrutin de 2019.Un premier projet de loi nettement plus modeste, le C-33, traînait au feuilleton depuis octobre 2016, mais rien n\u2019avait bougé depuis.Le projet de loi C-76 reprend les dispositions de C-33, mais va nettement plus loin.Les élections étant maintenant à date ?xe, on veut éviter une orgie de dépenses partisanes avant l\u2019émission des brefs.Durant une année électorale, les dépenses des partis et des tiers seront limitées entre le 30 juin et le jour de l\u2019émission des brefs.Durant la campagne, leurs dépenses seront aussi plafonnées.Et plus question de revivre le marathon de 2015.La campagne ne pourra durer qu\u2019entre 37 et 50 jours.On propose des mesures pour faciliter l\u2019accessibilité des personnes ayant une dé?cience et pour encourager les candidats ayant des enfants ou prenant soin d\u2019un proche handicapé ou malade.Les frais encourus à ces ?ns n\u2019affecteront pas leur plafond de dépenses électorales et 90% de ces dépenses seront remboursées.La liste des améliorations est longue: meilleur encadrement de la participation des tiers, allongement de l\u2019horaire du vote par anticipation, plus de pouvoirs pour le commissaire aux élections, interdiction faite aux entités étrangères de tenter d\u2019in?uencer une élection et de leur vendre de l\u2019espace publicitaire.Les messages mensongers visant un parti ou un candidat seront passibles de sanctions.Et ça continue.Bref, un beau ménage.Sauf que le gouvernement qui se vante d\u2019avoir repris 85 % des recommandations du DGE en a écarté de très importantes.Deux en particulier qui auraient servi les citoyens plutôt que les partis.Malheureusement, les intérêts de ces derniers ont prévalu.Contrairement aux candidats, les partis n\u2019ont pas à fournir de reçus, mais seulement un rapport ?nancier pour obtenir le remboursement de leurs dépenses électorales.Le DGE déplore cette situation depuis longtemps, d\u2019autant plus que cela complique sa tâche, mais les partis ont toujours résisté et le gouvernement a fait de même.En matière de protection de la vie privée, on a opté pour la poudre aux yeux.À l\u2019avenir, pour être enregistré et le rester, un parti devra se doter d\u2019une politique de protection des renseignements personnels, la mettre en ligne et nommer une personne responsable de répondre aux questions.Mais il n\u2019y aura personne pour véri?er s\u2019ils respectent leur politique, aucune sanction s\u2019ils y contreviennent, aucun recours pour les citoyens.Le commissaire à la vie privée recommandait encore récemment qu\u2019en ce domaine, les partis soient soumis à la même loi que le secteur privé, mais les partis, accros à ces données, n\u2019y sont pas chauds.Le gouvernement s\u2019est donc contenté d\u2019ériger un paravent pour sauver les apparences.Ce projet sera-t-il adopté à temps pour permettre au DGE de la mettre en œuvre pour octobre 2019?Dif?cile à dire puisque personne ne peut prédire le temps que prendra le Parlement.Son étude ne doit pas être escamotée pour autant car il en va des rouages de notre démocratie.On aimerait qu\u2019elle soit l\u2019occasion de corriger les angles morts laissés par le gouvernement au seul pro- ?t des partis.Mais ces derniers en auront-ils le courage?L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Ouellet gagne du temps Le récent conseil général du Bloc québécois à Drummondville n\u2019aura pas N O R M A K O Z H A Y A Vice-présidente, recherche, et économiste en chef du Conseil du patronat du Québec L e débat sur la hausse du salaire minimum à 15$ que certains ne cessent de ramener sur le tapis comporte de nombreux aspects, comme l\u2019impact sur l\u2019emploi, la productivité, les prix, la pauvreté, les régions et d\u2019autres encore.Mais toutes ces questions se rapportent à deux arguments fondamentaux: tout d\u2019abord, on ne peut pas parler de revenu au salaire minimum sans parler des autres aspects de la fiscalité et des services sociaux qui affectent le revenu disponible; ensuite, on ne peut pas imposer un niveau de salaire qui n\u2019a aucun rapport avec la valeur économique nette qu\u2019il permet de créer sans que cela ait des répercussions.Pour ce qui est du premier aspect, la toute dernière analyse de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques démontre que, même si au Québec, le salaire minimum horaire est plus bas que celui des trois autres grandes provinces canadiennes, le revenu disponible correspondant assure un taux de couverture des besoins de base généralement plus élevé en raison d\u2019une charge fiscale nette plus basse.Pour ce qui est des répercussions, celles-ci sont en général négatives : réductions d\u2019heures de travail, réduction d\u2019avantages sociaux, mises à pied, hausses de prix, expansions remises à plus tard et fermetures.Ce sont ceux qu\u2019on tente d\u2019aider qui en seront les premières victimes, c\u2019est- à-dire les personnes à faible revenu qui perdront leur emploi ou n\u2019en trouveront pas, ou celles qui devront payer plus cher pour certains produits.Une récente étude de l\u2019IRIS cherche toutefois à nous faire croire que ces répercussions négatives n\u2019auront pas lieu, parce qu\u2019elles seront contrebalancées par les retombées économiques d\u2019une hausse du salaire minimum.En calculant l\u2019augmentation de la masse salariale des personnes dont le salaire passera à 15$, ainsi qu\u2019un possible effet d\u2019entraînement sur ceux dont le salaire est déjà juste au-dessus de ce montant, les chercheurs de l\u2019IRIS ont estimé des retombées entre 2,2 milliards et 3,4 milliards.Ces montants tiennent compte de pertes d\u2019emplois appréhendées très minimes, correspondant à environ 2% des emplois dont le taux horaire est de moins de 15$.Selon l\u2019IRIS, les entreprises devraient comprendre qu\u2019il est dans leur intérêt de mettre ce pouvoir d\u2019achat dans les mains des consommateurs, puisque «Plus de salaire = plus de consommation = plus de chiffre d\u2019affaires».Ce ne serait donc pas un problème d\u2019exiger des entreprises qu\u2019elles offrent des salaires plus élevés, puisque les travailleurs dépenseront leur argent nouvellement gagné pour acheter les produits de ces mêmes entreprises.L\u2019argent sort de la poche des entreprises et y revient, et tout le monde en bénéficie! Scénario irréaliste Ce scénario de retombées économiques est toutefois, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire, assez irréaliste.En premier lieu, il faudrait présumer que les entreprises embauchant les 830 000 travailleurs qui gagnent 15$ ou moins au Québec sont exactement les mêmes qui verront leurs produits être plus demandés, et dans une proportion équivalant à la masse salariale additionnelle qu\u2019elles auront à débourser.Il n\u2019y a aucune raison de croire que ce sera le cas.Il faut par ailleurs tenir compte de l\u2019effet sur les prix.L\u2019IRIS admet que l\u2019augmentation des coûts de main-d\u2019œuvre pourrait entraîner une hausse additionnelle des prix à la consommation de 1 à 2 points de poure- centage, qu\u2019ils estiment négligeable.Or, étant donné que l\u2019inflation se situe à ce niveau depuis des années, il s\u2019agirait d\u2019une hausse importante.Mais de façon plus cruciale, ce ne sont pas tous les prix qui seront affectés de la même façon.Les secteurs où les salaires sont généralement élevés, les services financiers par exemple, ne seront pas touchés, et il n\u2019y aura probablement pas d\u2019augmentation de prix de ces services.D\u2019autres secteurs, comme le commerce de détail, l\u2019agroalimen- taire ou la restauration, seront directement et lourdement touchés.Les prix y augmenteront de façon beaucoup plus importante.[\u2026] L\u2019équation de l\u2019IRIS ne s\u2019appuie en fait sur aucune logique économique.Une partie des salaires additionnels sera dépensée (le reste sera épargné, partira en impôts et taxes, ou servira à rembourser des dettes).Et une partie seulement de ces dépenses se feront dans les entreprises touchées par la hausse du salaire minimum.[\u2026] L\u2019impact global des répercussions sera nécessairement négatif (diminution du PIB, des heures travaillées, du pouvoir d\u2019achat, etc.).On ne peut malheureusement pas faire disparaître cet impact en sortant de son chapeau une équation simpliste.Salaire minimum: l\u2019équation simpliste de l\u2019IRIS FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Chef des technologies SYLVAIN COUTU Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VÉRONIQUE CHAGNON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET permis à Mme Martine Ouellet, la chef, de semer l \u2019harmonie en calmant les eaux troubles.De vives tensions persistent encore au sein des troupes et d\u2019autres apparaîtront selon ce que la chef décidera.Décidément, l\u2019unité au Bloc demeure un rêve lointain, pour ne pas dire inapprochable.Mme Ouellet, devant un désintérêt mesuré et de farouches oppositions, devrait partir plutôt que diriger un parti visiblement brisé, divisé, déstabilisé et qui titube.Le Bloc québécois, très affaibli, fait présentement face à son destin.Ce par ti doit examiner la situation en profondeur, c\u2019est-à-dire là où se situe le malaise.Mm e Ouellet n\u2019a r ien réglé jusqu\u2019à maintenant et cela ne va pas en s\u2019améliorant, au contraire.Un par ti qui aspire aux grands honneurs doit afficher un visage uni, fort et décidé.Martine, sans pédagogie d\u2019approche, n\u2019avait pas ces ingrédients dans sa besace, elle ne fait que gagner du temps.Michel Beaumont Québec, le 30 avril 2018 trop de reculs, si la pression et la vigilance de nos descendantes se maintiennent.Parce que nous, femmes et hommes, n\u2019aurons pas eu le courage de vouloir gagner la bataille actuelle pour l\u2019égalité de représentation des citoyennes en 2018.La gagner une fois pour toutes.Les femmes au Québec ont mis vingt ans de plus que le reste du Canada pour obtenir le droit de suffrage.Après quoi, en 1940, on a mis encore dix ans pour avoir une seule députée à l\u2019Assemblée nationale.En 2018, nous sommes représentées à l\u2019Assemblée nationale par 70 % d\u2019hommes.Comment certain(e)s peuvent encore douter qu\u2019au Québec nous nageons toujours dans un système patriarcal qui résiste à faire leur juste place aux femmes en politique ?Claire Aubin Montréal, le 1er mai 2018 Place aux femmes Comme dans la très grande majorité des sociétés dans le monde, au Québec, les femmes ne sont pas des citoyennes à part entière ; elles sont sous-représentées en politique autant au gouvernement que dans les médias et cela bien qu\u2019elles soient majoritaires en nombre dans la population.C\u2019est une situation qui confine à l\u2019immoralité et que nous devons corriger aujourd\u2019hui au nom des valeurs humaines de justice et d\u2019équité.C\u2019est pourquoi il faut une loi.Quand « la morale n\u2019existe pas vraiment, il n\u2019y a que la loi qui vaille ».Sans loi sur une zone paritaire femmes-hommes à l\u2019Assemblée nationale, nous acceptons implicitement de laisser à nos filles et à leurs descendantes le poids d\u2019une bataille perdue, d\u2019une démission citoyenne tranquille qu\u2019elles traîneront comme un lourd handicap dans les cent prochaines années.Car c\u2019est presque cent ans, à ce rythme de croisière, qu\u2019il faudra au système pour se réguler afin de faire une juste place aux femmes dans notre société.Près de cent ans, s\u2019il n\u2019y a pas REFONTE DE LA LOI ÉLECTORALE Les angles morts ATTENTATS Impasse afghane I L GUY TAILLEFER MANON CORNELLIER L I B R E O P I N I O N L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter),Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants),Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatricespublicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).A u tour de Toronto de pleurer un carnage insensé , la mor t de hu it femmes et deux hommes, de regarder dans le blanc des yeux son propre « tueur de masse », Alek Minassian, un homme qui n\u2019est pas sans rappeler Alexandre Bissonnette et peut-être surtout Marc Lépine.Même colère.Même besoin de venger par le sang une aliénation sociale et sentimentale.Et, comme Lépine, même besoin de faire porter l\u2019odieux du crime aux femmes, et plus par ticulière- ment au féminisme.Trente ans après que Marc Lépine eut déclaré que les féministes lui avaient toujours «gâché la vie », le tueur de la rue Yonge proclamait, quelques minutes avant sa cavalcade meurtrière, le début de « la révolution des in- cels [célibataires involontaires] ».Un appel au soulèvement des hommes victimes du féminisme, en d\u2019autres mots ceux qui se retrouvent aujourd\u2019hui rejetés par des femmes qui n\u2019attendent plus qu\u2019un homme les choisissent.On oublie que ce renversement des rôles est encore tout récent.Or, l\u2019importance de ce dernier attentat est de justement jeter un nouvel éclairage sur la rage de ces désespérés des temps modernes.Ce qu\u2019Alek Minassian, son modèle Elliot Rodger, un Américain de 22 ans qui a tué six personnes en 2014, et la communauté virtuelle des incels, ces célibataires forcenés qui tiennent les femmes pour responsables de leur impopularité, nous disent, c\u2019est que ce n\u2019est pas tellement les voleuses de jobs qui les font sortir de leurs gonds, mais les empêcheuses de sexualité.Avant d\u2019abattre ses victimes et de se suicider, Elliot Rodger a enregistré une vidéo pestant contre sa virginité forcée et les femmes qui l\u2019avaient rejeté.J\u2019ai toujours soupçonné que c\u2019est précisément ce sentiment d\u2019être «embarré dehors» de l\u2019af fection des femmes, en commençant par celle de sa propre sœur et de sa mère, qui avait poussé Marc Lépine à tuer 14 femmes à l\u2019École polytechnique.En bon défenseur des vieux codes masculins, sans doute n\u2019était-il pas enthousiaste à l\u2019idée de femmes ingénieures non plus.Mais seule une blessure profondément émotive et personnelle peut justifier un tel massacre.Si pour être un « vrai homme », l\u2019obsession des tueurs de masse, il faut, mieux encore qu\u2019un travail, une femme à ses côtés, alors il y a raison de croire que c\u2019est cette désaffection-là, bien avant l\u2019autre, qui les rend fous.J\u2019ai toujours pensé d\u2019ailleurs que Marc Lé- pine réagissait au fait que plus il y aurait de femmes for tes et émancipées, moins des hommes nostalgiques de la vieille époque (comme lui) trouveraient preneuses.Dans son esprit, le féminisme le condamnait à la solitude à vie, à une forme de prison.Et voilà qu\u2019au- jourd\u2019hui Alek Minassian, Elliot Rodger et les 40 000 masculinistes qui grognent dans les bambous viennent de le dire en toutes lettres, en appelant à la vengeance et au viol des femmes.Il y a un parallèle à faire ici avec un autre phénomène qu i a auss i mis beaucoup de temps à émerger : le mouvement de dénonciation des agressions sexuelles.On serait tenté d\u2019ajouter les révélations troublantes sur les attouchements sexuels entre jeunes enfants dont parlait Le Devoir en fin de semaine.Car ce n\u2019est certainement pas par hasard si les sujets sociaux de l\u2019heure parlent tous de rapports sexuels, qu\u2019ils soient tordus, inexistants ou carrément violents.Il est de plus en plus clair que le backlash à la libération des femmes se déroule sur le terrain trouble qu\u2019est la sexualité.Alors que tout ce qui se concrétise au grand jour, les nouvelles lois facilitant l\u2019arrivée des femmes sur le marché du travail, leur présence accrue dans quasi tous les domaines\u2026 alors que cette progres- sion-là procède plutôt rondement, sans contestation ouver te et toujours appuyée par de larges consensus, les tiraillements vis-à-vis de l\u2019émancipation des femmes \u2014 ce qui passe iné- v itablement par la déh iérarch isat ion des hommes \u2014 se sont canalisés dans les rapports intimes.Dans ce qui ne se voit pas et qui se légifère encore mo ins et où tous les coups étaient encore, du moins jusqu\u2019à la déferlante des #MoiAussi, permis.C\u2019est pourquoi le mouvement de dénonciation des agressions sexuelles est un événement particulièrement significatif pour les femmes.À quoi cela sert-il de conquérir la place publique si, en privé, on est constamment rabaissées, humiliées et violentées ?Si on veut réellement assurer l\u2019égalité, voire l\u2019harmonie hommes- femmes, il faut de toute urgence ouvrir les fenêtres des sous-sols, lever le voile sur les supposés « jardins secrets » et scruter de près ce qui se fait sur le Web.La phase II de l\u2019égalité vient de prendre son envol et elle s\u2019annonce plus délicate encore que la première.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter :@fpelletier1 La rage de la solitude onsieur le Premier Ministre.Lors de votre élection en 2014, vous annonciez votre intention d\u2019être le gouvernement le plus transparent de l\u2019histoire du Québec.Malheureusement, les faits contredisent cet engagement.Ainsi, la loi 164 adoptée cet hiver est venue restreindre davantage l\u2019accès à cer tains documents du Conseil exécutif qui auraient mérité un accès public.Le bilan dressé par plusieurs médias au cours des derniers jours illustre de façon spectaculaire les reculs subis depuis votre élection.Nous le regrettons.Cette situation nous éloigne encore plus de votre engagement.Pourquoi l\u2019accès à l\u2019information est-il un indicateur de la santé démocratique de toute société ?Une société démocratique repose notamment sur la participation du citoyen dans le débat public.L\u2019exercice d\u2019un droit de vote éclairé repose sur l\u2019information et la transparence du gouvernement et de l\u2019Administration.En outre, dans une société démocratique, le gouvernement élu et son bras administratif ont des obligations de reddition de comptes.Sans l\u2019accès à l\u2019information, aux documents du gouvernement et de l\u2019Administration, ces éléments clés de la démocratie sont corrompus.« Historiquement, le secret despotique a toujours constitué la norme », comme l\u2019a énoncé l\u2019ancienne juge en chef du Canada, Mme Beverley McLachlin, « la démocratie lui fait contrepoids.Mais si on ne lui fait pas obstacle, cette tendance demeure toujours présente et elle sape inévitablement la démocratie ».La Cour suprême a d\u2019ailleurs reconnu la nature quasi constitutionnelle du droit à l\u2019information, car il touche des droits fondamentaux reconnus par la Constitution.En 1982, lors de l\u2019adoption de la loi sur l\u2019accès à l\u2019information découlant du travail de la commission présidée par Jean Paré, le Québec se classait parmi les États les plus avant-gardistes à cet égard.Aujourd\u2019hui, tel n\u2019est plus le cas, le Québec est plutôt un dernier de classe.L\u2019esprit de la loi adoptée en 1982 n\u2019est plus respecté.Tous les gouvernements se sont souvent empressés de refermer les por tes ouvertes par les tribunaux pour accroître la portée de la loi ou, tout simplement, pour affirmer que les restrictions présentes dans la loi devaient être interprétées de manière restrictive afin de respecter le principe général d\u2019accès.Le récent projet de loi 164 concernant les documents du Conseil exécutif est la dernière gifle à cet égard.Plus récemment, le rapport de la commission Charbonneau rappelait que « la transparence est à la base du fonctionnement de toute société démocratique, notamment parce que les élus doivent répondre de leurs actes devant la population».Nous, les directions des principaux médias du Québec, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et le Conseil de presse du Québec, croyons qu\u2019il faut donner un sérieux coup de barre.Nous vous demandons de déposer et de faire adopter un nouveau projet de loi sur l\u2019accès à l\u2019information avant la prochaine élection.Le dépôt de ce projet de loi sera l\u2019occasion de le soumettre à un examen approfondi du public et des exper ts en ce domaine afin de corriger les lacunes actuelles de la loi.Le temps presse.Signataires: Stéphane Giroux, président, Fédération professionnelle des journalistes du Québec Paule Beaugrand-Champagne, Conseil de Presse du Québec Brian Myles, Directeur, Le Devoir Eric Trottier, Directeur adjoint et VP, La Presse Dany Doucet, Rédacteur en Chef, Le Journal de Montréal Serge Fortin, VP, TVA Nouvelles Lucinda Chodan, Editeur, Montreal Gazette Gilber Paquette, directeur général, Hebdos Québec Renel Bouchard, Co-propriétaire, ICI Média Patrick White, Editeur, Huffington Post Québec Charles Grandmont, Rédacteur en chef, L\u2019Actualité Jean-Philippe Pineault, Directeur de l\u2019information, La Presse canadienne Patrick Bégin, Directeur de l\u2019information, CO- GECO Claude Gagnon, Président, Groupe Capitales Médias Michel Cormier, Directeur de l\u2019information, Radio-Canada Sébastien Ménard, Rédacteur en chef, Le Journal de Québec Cédérick Caron, chef des nouvelles, 24 heures ACCÈS À L\u2019INFORMATION Plaidoyer pour une plus grande transparence FRANCINE PELLETIER ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le premier ministre Philippe Couillard P I E R R E L E Y R A U D l y a un peu plus de 50 ans, le 20 mars 1968, à Nanterre, un groupe d\u2019étudiants occupe une salle de l\u2019université en signe de solidarité avec les étudiants arrêtés lors d\u2019une manifestation contre la guerre du V ietnam.Deux jours plus tard, ces étudiants constituent le Mouvement du 22 mars et ce geste est généralement considéré depuis comme le début des évé- nements de mai 1968 en France.Comme c\u2019est souvent le cas dans l\u2019Histoire, on peut encore être étonné par la disproportion entre la taille de l\u2019événement inaugural et l\u2019ampleur de la suite des événements.Mais, outre le fait que le mouvement de Mai 68 a des causes plus profondes, on peut, plus à propos, reprendre un slogan de l\u2019époque, attribué à Mao Tsé-Toung : «Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine.» Révolution, mouvement révolutionnaire, journées insurrectionnelles pour les uns, fausse révolution, révolte petite-bourgeoise « d\u2019agita- teurs-fils à papa », « chienlit » pour les autres, les qualificatifs associés aux événements de mai 1968 sont multiples, mais on peut au moins avancer, sans risque de se tromper, que ce fut un mouvement général de contestation des pouvoirs et des institutions en place et de libération de la parole : remise en cause du pouvoir politique \u2014 «Dix ans, ça suffit ! » \u2014 et du fonctionnement des universités, remise en cause, et de l\u2019intérieur, de la hiérarchie syndicale et de la discipline de parti, mais aussi, et non des moindres, contestation des rôles traditionnels des femmes et des hommes, dans et hors de la famille.Quant à la libération de la parole, les affiches et slogans de Mai 68 parlent d\u2019eux- mêmes.En juin 1968, après le « retour à la normale » qui suit la victoire de la droite aux législatives, les gains immédiats des « enragés » et des travailleurs apparaissent bien maigres.Les étudiants obtiennent une mise en sourdine du « mandarinat professoral » et on leur offre une participation consultative à la gestion des universités.Les travailleurs gagnent une hausse significative du salaire minimum, mais rejettent ce qui avait été trop tôt mal nommé par les directions syndicales et le patronat, les accords de Grenelle.Pourtant, la société française sortira de cette période for tement ébranlée.Son conser va- tisme parfois désuet, son attachement souvent rigide à des principes, son respect de l\u2019autorité en place auront été mis à rude épreuve, et son caractère patriarcal va fortement être remis en question par le Mouvement de libération des femmes qui prend alors son essor.Cinquante ans après, que reste-t-il de cette période ?Pour celles et ceux qui, comme moi, ont pleinement et volontairement participé aux événements, Maurice Blanchot a bien résumé le sentiment dominant quand il écrivait : « Quoi qu\u2019en disent les détracteurs de Mai 68, ce fut un beau moment, lorsque chacun pouvait parler à l\u2019autre, anonyme, impersonnel, homme parmi les hommes, accueilli sans autre justification que d\u2019être un autre homme.» C\u2019est peu et c\u2019est beaucoup, et c\u2019est surtout inoubliable ! Une autre époque Pour celles et ceux qui n\u2019ont pas connu cette période, on leur dit maintenant que c\u2019est une autre époque ou que la page est définitivement tournée.Il faut croire que ce n\u2019est pas tout à fait vrai puisque les personnes qui le disent agitent encore, à l\u2019occasion, l\u2019épouvantail de « l\u2019esprit de 68 », synonyme, pour elles, de laisser-aller contre-productif et de contestation de l\u2019ordre établi.Cinquante ans, c\u2019est un peu plus qu\u2019une demi-vie humaine.Si, en 1968, on m\u2019avait demandé ce qu\u2019évoquait pour moi l\u2019année 1918, que je n\u2019ai pas connue, j\u2019aurais répondu sans hésitation: la fin d\u2019une boucherie humaine.Si, cette année 2018, on demande à une personne ce qu\u2019évoquent les événements de mai 1968, j\u2019aimerais qu\u2019elle reprenne l\u2019idée, sans nostalgie \u2014 ou pas trop! \u2014, mais avec espoir, que le retour «du temps ces cerises qu\u2019on cueille en rêvant », comme le dit la chanson du communard Jean- Baptiste Clément, est encore possible.L\u2019espoir sous les pavés de Mai 68 AGENCE FRANCE-PRESSE Des policiers manient la matraque rue Saint-Jacques, à Paris, lors des heurts entre les manifestants et les forces de l\u2019ordre qui bouclaient le Quartier latin le 6 mai 1968, pendant les événements de mai-juin 1968.I M L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A I 2 0 1 8 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 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laisse à désirer.«Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019avoir tout corrigé.Si j\u2019avais cette prétention-là, j\u2019aurais un mé- chant problème, parce que la situation n\u2019est pas corrigée encore comme je le souhaiterais.Est- ce qu\u2019on va travailler à améliorer ça ?C\u2019est sûr », a-t-elle dit lors de l\u2019étude des crédits de son ministère à l\u2019Assemblée nationale, la semaine dernière.Mme Charlebois estime que le plan d\u2019action de 29 millions par année (bonifié par la suite de 11 millions pour la première année) pour les services aux personnes autistes, annoncé en mars 2017, a permis d\u2019éviter le pire.« S\u2019il n\u2019y avait pas eu ça, ça serait vraiment ef frayant parce que oui, vous avez raison, il y a des chiffres qui nous démontrent qu \u2019il y a plus de monde [en attente de services] », a répondu la ministre au député Dave Turcotte, du Par ti québécois.Le budget de mars dernier comportait des sommes additionnelles de 15 millions, à compter de 2018-2019, pour les adultes ayant une déficience physique ou intellectuelle ou un trouble du spectre de l\u2019autisme, souligne-t-on au cabinet de la ministre Charlebois.L\u2019annonce du plan d\u2019action a suscité beaucoup d\u2019intérêt pour les services aux personnes autistes, a souligné Lucie Charlebois.La hausse du nombre de diagnostics crée aussi de la pression sur la livraison de services.« Tant mieux, parce qu\u2019on aura le portrait réel des besoins, a-t-elle précisé.On ne l\u2019avait pas avant.On en entendait parler, mais on n\u2019avait pas de chiffres.Là, on a les chiffres.» Manque de ressources Pour le député Dave Turcotte, les chif fres confirment la nécessité d\u2019investir davantage dans les services.De toute évidence, les fonds annoncés à ce jour ne répondent pas à la demande.« Il est vrai que la prévalence de l\u2019autisme augmente, mais il faut mettre les ressources pour répondre à la demande de services.Les chiffres démontrent que ça empire », dit-il au Devoir.La Fondation Miriam, qui offre des services spécialisés, a déjà estimé les besoins à 60 millions \u2014 deux fois plus que les 29 millions annoncés au départ par Québec \u2014, rappelle le député.Kathleen Salvail, cofondatrice de la Coalition autisme Québec, estime elle aussi que les budgets répondent mal à la demande.« Le plan d\u2019action n\u2019est pas efficace à 100 % pour les premières années, dit-elle au Devoir.Quand tu chiales, tu as des services.Ça ne devrait pas marcher comme ça.» Cette mère de deux enfants autistes a obtenu des services pour sa fille de deux ans et demi, Aleyna, et son fils de quatre ans, Devran.Elle a dû attendre plus d\u2019un an.Mais sa patience a été récompensée.Kathleen Salvail dit recevoir toutes les semaines des messages de parents épuisés, qui n\u2019en peuvent plus de prendre soin d\u2019un enfant autiste.Les services arrivent souvent par « épisodes », à coups de quelques heures par semaine, avant d\u2019être offerts à une autre famille.« La tentation est forte dans le réseau d\u2019offrir des services à d\u2019autres pour toutes sortes de raisons, dit le député Dave Turcotte.Certains se font dire qu\u2019ils n\u2019auront plus de services parce qu \u2019ils dorment 50 % du temps.Ma is s \u2019 i ls dorment, c \u2019est peut-être par manque de stimulation.» Les services restent aussi insuffisants dans les écoles, selon Kathleen Salvail.Ça pousse des enfants au décrochage.Par contre, elle estime que les services de répit pour les parents se sont améliorés.Autre amélioration, souligne la ministre Charlebois : 17 des 22 établissements ont atteint la cible de 100 % des enfants de moins de 5 ans qui ont un inter venant pivot.Le délai moyen d\u2019accès pour les services spécialisés s\u2019est amélioré dans 10 établissements, a aussi révélé Mme Charlebois.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 AUTISTES les autres provinces, l\u2019Institut du Québec a choisi d\u2019utiliser le taux de diplomation sur cinq ans.Avec cette mesure, l\u2019Institut constate qu\u2019à peine 64 % des jeunes Québécois qui fréquentent une école publique réussissent à obtenir un diplôme «dans les temps requis».Et c\u2019est là que le bât blesse.Ainsi, selon ce rapport, « le Québec présente la pire performance au niveau canadien », bien loin derrière la Saskatchewan (72 %), qui se trouve à l \u2019avant-dernier rang au pays.Les championnes, l\u2019Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, affichent toutes trois un taux de diplomation de 84 %.Non seulement le Québec affiche «un retard préoccupant », mais « l\u2019écart se creuse » avec les autres provinces, notamment avec l\u2019Ontario, notent les chercheurs.Et c\u2019est chez les garçons que l\u2019écart entre les deux provinces est le plus spectaculaire.Ainsi, l\u2019Institut constate qu\u2019à peine 57 % des garçons réussissent le programme en cinq ans, alors qu\u2019en Ontario, ce chiffre est de 82 %.Ces résultats ne tiennent pas compte des résultats du réseau privé, qui frôlent les 90 % de taux de diplomation en cinq ans.Or, même en prenant en compte les 20 % d\u2019enfants qui fréquentent une école secondaire privée au Québec \u2014 c\u2019est moins de 5 % dans les autres provinces \u2014, la performance globale du Québec reste en deçà des autres provinces canadiennes avec un taux de diplomation sous la barre des 68 %.Diplôme versus qualification Les auteurs de l\u2019étude s\u2019intéressent également au type de diplôme obtenu, rappelant qu\u2019un élève sur dix opte désormais pour une qualification plutôt qu\u2019un diplôme d\u2019études secondaires (DES) ou un diplôme d\u2019études professionnelles (DEP).«Les qualifications sont des certificats de formation qui servent à préparer les élèves ayant des dif ficultés d\u2019apprentissage à intégrer le marché du travail, et ce, sans égard à leurs résultats scolaires», précise le document.« Quand on exclut les qualifications, et qu\u2019on prend uniquement les DES et les DEP, on arrive à un taux de diplomation de 51 %, explique Mia Homsy.Cette donnée-là parle beaucoup, parce que ça veut dire que si tu es un garçon dans une école francophone au Québec, tu as une chance sur deux d\u2019obtenir ton diplôme en cinq ans.» Parallèlement, l\u2019étude met en évidence le fait que les taux de diplomation sont « alarmants » pour les élèves des milieux socio-économiques plus défavorisés et encore plus chez les élèves handicapés ou en dif ficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage (EHDAA).Ces derniers représentent désormais 30 % des élèves du réseau scolaire public et leur taux de diplomation est de 31 %.L\u2019exemple ontarien Comment expliquer de tels résultats ?L\u2019institut du Québec s\u2019est penché sur le financement, souvent mis en avant pour expliquer la mauvaise performance du Québec.Or, il s\u2019agit là d\u2019une fausse piste, notent les auteurs.« Alors que les efforts de financement sont similaires au Québec et en Ontario depuis dix ans, le taux de diplomation a bondi en Ontario, mais il a stagné au Québec .Ce qui laisse croire que l\u2019argument du manque de financement ne peut, à lui seul, expliquer la faiblesse persistante du taux de diplomation au Québec.Le problème semble tenir davantage aux façons de faire actuelles et au choix des mesures et des programmes mis en place pour améliorer la diplomation.» Pour améliorer le taux de diplomation du Québec, l\u2019Institut invite le gouvernement à regarder ce qui se fait du côté de l\u2019Ontario.On évoque « la mise en place de la maternelle à 4 ans, l \u2019obligation d \u2019aller à l \u2019école jusqu \u2019à 18 ans, la création d\u2019équipes spécialisées dans la lutte contre le décrochage scolaire dans chaque école, la flexibilité et la souplesse du système scolaire, l\u2019importance de la formation continue des enseignants, de l\u2019évaluation de la performance et la présence d\u2019un ordre professionnel des enseignants et une prise de décision basée sur les pratiques probantes soutenues par la recherche ».Selon l\u2019institut, le manque de données et d\u2019évaluations des programmes « ne permet pas de prendre des décisions éclairées».Il faut désormais se baser sur les données probantes, « accepter de revoir [les programmes qui ont été instaurés dans la dernière décennie] et remettre en question leur pertinence », conclut le rapport.Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l\u2019éducation à l\u2019Université Laval, est du même avis.Il faut continuer d\u2019investir, dit-il, mais investir mieux, non pas en fonction des modes en éducation, mais dans des programmes qui ont démontré leur efficacité.« Les chif fres sont troublants, dit-il.Il n\u2019y a pas de raison qu\u2019un petit gars ait moins de chance d\u2019obtenir un diplôme que le même petit gars de l\u2019autre côté de la rivière des Ou- taouais.Il serait indécent de balayer encore ce problème sous le tapis, surtout en contexte préélectoral.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DÉCROCHAGE tellement amusée qu\u2019elle l\u2019a filmé et mis en ligne.Snowball, perché sur le dossier d\u2019un fauteuil, dodelinait de la tête et frappait de la patte sur le tube Everybody.Il avait aussi tout un look avec sa crête iroquoise.La vidéo a rameuté deux cent mille visionnements en une semaine et plus dix millions dix ans plus tard.Snowball a été invité sur les plateaux de télévision et fait de la pub jusqu\u2019en Suède.La vedette à la huppe a aussi attiré l\u2019attention du professeur de psychologie Aniruddh Patel, qui décida d\u2019étudier sérieusement son sens du rythme jusqu\u2019à copublier dans la revue Current Biology ses « Preuves expérimentales de la synchronisation à un rythme musical chez un animal non humain».Jusque-là, les savants réservaient la synchronisation aux pulsations musicales aux seuls humains.Le jeune Américain Noah Strycker raconte cette intrigante histoire dans un chapitre de son livre passionnant Ce que les oiseaux disent de nous (Flammarion).Son enquête ornithologique expose bien d\u2019autres traits caractéristiques fascinants des bêtes à plume tout en proposant chaque fois des parallèles avec le monde des humains.« En écrivant ce livre, je me suis rendu compte que les oiseaux ont beaucoup de points communs avec les humains », a expliqué cette semaine le jeune ornithologue en entrevue téléphonique.« C\u2019était donc l\u2019évidence : je devais nous comparer.C\u2019est devenu un livre sur les oiseaux, mais aussi sur nous-mêmes et sur notre façon de les étudier.» Une passion Sa propre passion quasi maladive pour les oiseaux a été déclenchée à la fin de ses études primaires, quand son enseignante a installé une mangeoire à la fenêtre de sa classe.Les oiseaux sont venus et la passion folle avec.«C\u2019est tout ce que ça m\u2019a pris.J\u2019ai été accroché à partir de là.J\u2019ai immédiatement su que je voulais étudier les oiseaux.Ils sont fascinants, colorés et ils chantent.Ils sont partout et pour voir de nouveaux oiseaux il faut voyager, parfois dans des endroits reculés.» Il en sait quelque chose.Noah Strycker détient le record homologué d\u2019observations pendant un «grand tour» mondial, équivalant à une année de calendrier.Il a réalisé le sien en 2015, visité 40 pays et 7 continents où il a observé plus de 6000 espèces au total.Son livre tout juste traduit est divisé en treize chapitres exposant une caractéristique de la physiologie, de la personnalité ou de l\u2019intelligence aviaire en la liant à chaque coup à une espèce en particulier.Par exemple, ce qui permet de comprendre et d\u2019expliquer comment les pigeons se dirigent, l\u2019étonnante capacité des pies capables de se reconnaître dans un miroir ou l\u2019esthétique de séduction des oiseaux jardiniers.Un talent Dire simplement que l\u2019ouvrage se lit comme un bon roman ne lui rend pas justice.Noah sait raconter et il émaille son récit d\u2019anecdotes tirées de l \u2019histoire des sciences et des recherches ornithologiques.Dès les premières pages, il raconte qu\u2019un puffin lâché à Boston est rentré douze jours, douze heures et trente et une minutes plus tard en Grande-Bretagne après avoir parcouru sans arrêt une moyenne de 400 km par jour et nuit.Au dernier chapitre, il parle des prouesses gigantesques des albatros.Certains parcourent 3000 km d\u2019une traite juste pour trouver de quoi nourrir leurs poussins.Les plus vieux vivent peut-être centenaires et restent assurément en couple toute leur longue vie.« Seules 3 % des quelque cinq mille espèces de mammifères qui existent dans le monde sont considérées comme étant socialement monogames », écrit alors M.Strycker en notant plus loin que 40 % des mariages humains se terminent par un divorce.« Outre l\u2019homme, cette liste comprend le loup, le castor et un campagnol des prairies étonnamment sentimental.En revanche, 90 % des espèces aviaires se choisissent un partenaire durable.» Entre ces deux blocs, il est question de l\u2019habitude des poules à se picorer selon une stricte hiérarchie de pouvoir que les savants ont mis un siècle à comprendre.Ou des pies, qui savent cacher et retrouver de la nourriture sur un immense territoire.Ou encore des nuées de passereaux qui peuvent rassembler plus d\u2019un million et demi d\u2019individus, soit, comme le note l\u2019ornithologue, un peu moins de la moitié du record des quelque 3,5 millions d\u2019humains rassemblés sur la plage de Copacabana un soir de 1994 pour entendre Rod Stewart.Un effet boule de neige Les goûts musicaux de Snowball se discutent tout autant.Ses habiletés rythmiques, non.Le débat scientifique le concernant a plutôt porté sur une des grandes énigmes de l\u2019évolution de la musique : remplit-elle une quelconque utilité biologique ?Darwin lui-même ne pouvait trancher et la rangeait dans la catégorie des « facultés mystérieuses de l\u2019homme », rappelle Noah Strycker.Le psychologue cogniti- viste Steven Pinker en fait comme les arts en général un « simple » sous-produit du langage, une « pâtisserie auditive conçue pour titiller les circuits du plaisir du cerveau», écrit-il dans son essai Comment fonctionne l\u2019esprit.Un autre scientifique, Steven Brown, pense plutôt que la musique et le langage ne font qu\u2019un.« D\u2019où que vienne notre goût pour la musique, le plaisir qu\u2019elle nous procure reste entier », conclut l\u2019auteur passionné et passionnant après avoir exposé et soupesé ces dif férentes explications.« Que la musique soit une \u201cpâtisserie auditive\u201d ou un cri de bataille préhistorique ne change rien aux puissants ef fets qu\u2019elle exerce sur note psychisme, notre âme et notre état d\u2019esprit.Et ce n\u2019est certainement pas Snowball qui dirait le contraire.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 OISEAU Quand tu chiales, tu as des services.Ça ne devrait pas marcher comme ça.Kathleen Salvail, cofondatrice de la Coalition autisme Québec « » JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019Institut du Québec estime que le Québec devrait s\u2019inspirer des pratiques ontariennes pour améliorer la réussite scolaire ici."]
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