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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2018-05-04, Collections de BAnQ.

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[" J É R Ô M E D E L G A D O L a marche a tout de la traditionnelle visite touristique.Un guide à sa tête, le groupe s\u2019arrête devant les points d\u2019intérêt.Ici, un imposant bâtiment de style néoclassique ; là, une vue panoramique de la ville ; et par là, des traces au sol d\u2019un aménagement aujour - d\u2019hui disparu.Le tour guidé du quartier Bonsecours, comme d\u2019autres, parle d\u2019architecture et d\u2019histoire, non sans fermer les yeux sur l\u2019état actuel des lieux.Malgré son riche passé et son présent dynamique, le quartier n\u2019avait jamais bénéficié d\u2019un tel parcours.Ce secteur est du Vieux-Montréal renferme pourtant de précieux sites.La place Jacques-Car tier, l\u2019hôtel de ville et le Marché Bonse- cours s\u2019y trouvent, de même que des musées et des résidences histori - ques, com me cel - le de Louis-Joseph Papineau.C\u2019est le musée Marguerite-Bour- geoys (MMB) qui est à l\u2019origine de ce tour offert les samedis de mai et de juin \u2014 avant d\u2019être reconduit à l\u2019automne.Le MMB revêt une âme de pionnier : entre ses murs, et dans ses sous-sols, se terrent 2400 ans d\u2019histoire, dont les premières traces de foyers amérindiens ou la première palissade à l\u2019époque de la Nou- velle-France.Il abrite aussi la chapelle Notr e -Dame-de -Bon-Se - cours, « l\u2019embryon et la relique » du quartier, selon la guide Marie-Hélène Lemay.« Le quartier Bonsecours est le premier faubourg de Montréal, signale Stéphan Martel, directeur par intérim du MMB.Quand la chapelle a ouvert en 1678, c\u2019était en dehors de la ville.Il n\u2019y avait pas d\u2019habitations.Elle a joué le rôle de pôle.C\u2019est ça qui a donné naissance au quartier à la fin du XVIIe siècle.» La chapelle, où l\u2019on officie encore, serait d\u2019ailleurs l\u2019un des seuls endroits du Vieux- Montréal dont la fonction initiale demeure.La visite pédestre, qui débute au Marché Bonsecours et qui se termine au musée après une boucle d\u2019un kilomètre, ris - que de coïncider d\u2019ailleurs avec une messe.Non religieux Les origines du quar tier sont indéniablement liées à la foi.Fondatrice de la Con - grégation Notre-Dame et donc de la chapelle, Marguerite Bourgeoys (1620-1700) était une religieuse, au- jourd\u2019hui sainte.Mais le tour se veut non religieux, dit Stéphan Martel, c\u2019est ce qui fait son originalité.« On a déjà eu des visites guidées du type « sur les pas » de Marguerite Bour- geoys ou de Jeanne Le Ber, orientées vers la pastorale, pour des touristes religieux, des pèlerins, des croyants.Celle de 2018 s\u2019adresse au grand public et pas seulement à ceux qui sont en quête de la foi.» Le parcours conçu par Marie-Hélène Lemay, diplômée de l\u2019Université McGill en architecture et de l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec, pointe plus d\u2019un thème.Place Vauque- lin, la vue au loin des vestiges des fortifications permet d\u2019évoquer des temps belliqueux.Devant le Château Rame- zay, rare bâtiment du Régime français à avoir survécu, c\u2019est de la période de la cité administrative qu\u2019il est question.L\u2019ar rêt devant le complexe Chaussegros-de-Léry amène le sujet de l\u2019architecture postmoderne et ser t d\u2019hommage à Dan Hanganu, architecte décédé en 2017.Sinon, les conflits entre les deux communautés linguistiques font surface plus d\u2019u - ne fois, mais au pied de la colon - ne Nelson, ce se - ra l\u2019occasion de pointer un rare et éphémère rapprochement.Érigé en 1809, le monument honore l\u2019amiral Horatio Nelson, célèbre amiral qui a vaincu Napoléon.Les Sulpiciens, alors informés du régime napoléonien auquel ils n\u2019adhéraient pas, ont contribué à son financement.La colonne ne sera pas longtemps aimée par les francophones, mais elle est encore là, sur pied.Thé en sus Munie de documents, Ma- rie-Hélène Lemay n\u2019hésite jamais à sortir du schéma uniquement montréalais.L\u2019opulence de l\u2019hôtel de ville, aime- t-elle démontrer, photo à l\u2019appui, n\u2019est pas venue de nulle part.Édifice de style Second Empire, il n\u2019est pas une copie de châteaux français, notamment de l\u2019architecture de François Mansart.Il ne fait que reproduire une vague du XIXe siècle.Des mairies en France inspirées de Man- sart, rappelle la guide, il en existe en bon nombre.Place Jacques-Cartier, c\u2019est vers le sol que pointe Marie- Hélène Lemay.On y retrouve là un marquage reproduisant les limites du château de Vaudreuil.La somptueuse demeure bâtie au XVIIIe siècle deviendra un temps le Collège de Montréal, premier établissement du genre, avant de disparaître dans les flam - mes en 1803.Encore là, la guide sort de son sac plans et photos pour alimenter la discussion.Le tour du quartier Bon- secours a bénéficié du nouveau Programme d\u2019interprétation animée du Vieux- Montréal et des 10 000 $ accordés par la V i l le de Montréal.Cette sortie hors les murs du MMB, qui comprend la visite du musée, se termine par une\u2026 dégustation de thé.Collaborateur Le Devoir TOUR GUIDÉ DU QUARTIER BONSECOURS Les samedis jusqu\u2019au 9 juin, à 13h Culture La petite-nièce de Frida Kahlo présente ses photos à Montréal Page B 4 Théâtre Le 17e Festival du Jamais lu, une cuvée au cycle délicat Page B 5 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 Des suggestions de sorties pour le week-end CINÉMA FÉMINISTE Pour sa deuxième édition, le Festival de films féministes de Montréal célèbre de la même manière la diversité des féminismes et des voix qui les portent.Il sera notamment question d\u2019afroféminisme, d\u2019inter- sectionnalité, de maternité, de féminisme autochtone et de la culture du viol sous la forme de films, de concerts et d\u2019ateliers.Une occasion idéale pour engager des discussions ouvertes, politiques et passionnées sur des réalités d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Jusqu\u2019au 12 mai.Entrée fixée à 7$, mais la contribution est volontaire, selon vos moyens.Programmation : bit.ly/2KzdkIn.JANE, TOUJOURS Chaque printemps, depuis 10 ans, les Promenades de Jane marquent le retour des beaux jours et des initiatives citoyennes pour faire découvrir Montréal à échelle locale, surtout humaine.Quelque 75 promenades sont prévues cette année dans 14 arrondissements et villes liés pour montrer une ruelle méconnue, un jardin secret, un bâtiment ancien\u2026 Les déclinaisons sont infinies et le plaisir, assuré.On s\u2019inscrit au plus vite, car c\u2019est devenu aussi couru qu\u2019une plage un jour de canicule.Jusqu\u2019à dimanche partout à Montréal.Gratuit, mais une contribution de 10$ est suggérée pour le 10e anniversaire.Calendrier : bit.ly/2HNvyDY.HUIT ANS D\u2019HISTOIRES On vous parle parfois des soirées Confabulation, où sont racontées des histoires plus vraies que nature.Cette fois, c\u2019est soirée anniversaire : pour ses huit ans d\u2019existence, l\u2019événement propose un petit cocktail qui sera suivi des choses sérieuses, c\u2019est-à-dire des récits ayant pour thème To Infinity and Beyond, sur le futur et l\u2019infini.Voilà qui promet.Samedi de 19h à 22h au 407, rue Saint-Pierre à Montréal.En anglais.Billets : 15-18$.bit.ly/2KvTYng.BALADES LITTÉRAIRES Amis des livres, enthousiastes de la marche, c\u2019est samedi que reprennent les rendez-vous de la Promenade des écrivains, ces circuits littéraires qui font revivre Québec par les œuvres d\u2019écrivains qui l\u2019ont mise en scène.Un inédit cette année, dans la foulée des mouvements sociaux autour de la parole des femmes: le circuit Regards de flâneuses, où renaîtront notamment les œuvres d\u2019Andrée Maillet, Adrienne Choquette, Martine Delvaux et Lise Tremblay.Jusqu\u2019au 30 septembre à Québec.20$.Réservations: 418 641- 6797, promenade-ecrivains.qc.ca.AUX ATELIERS ! Année après année, les artistes et artisans de l\u2019ancienne usine Grover et du Chat des artistes, dans Centre-Sud, reçoivent pour quelques jours à la Virée des ateliers.L\u2019heure est venue de (re)découvrir les coulisses de leur travail artisanal sous toutes ses formes, de la peinture au design de mode.Jusqu\u2019à dimanche aux 2065 et 2205, rue Parthenais.Entrée libre.bit.ly/2JS2Pib.Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com Premier faubourg de Montréal, site de pèlerinage, cité administrative ou enclave touristique, le quartier Bonse- cours a des identités multiples.Le musée Marguerite- Bourgeoys of fre de mieux les connaître, toutes.Un samedi aux bons soins de la guide, ça vous dit ?MUSÉE MARGUERITE-BOURGEOYS Les secrets de Bonsecours Le quartier du Vieux-Montréal renferme de précieux sites patrimoniaux : tour guidé MICHAEL SÉVIGNY Sur le parcours: place Jacques- Cartier, hôtel de ville, marché Bonsecours, musées et résidences historiques, comme celle de Louis-Joseph Papineau L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal SENS DESSUS DESSOUS (2015) Amy Poehler.Fatale-Station Le Téléjournal Sports express /23h05 GUIBORD S'EN VA-T-E.TVA TVA nouvelles Le Tricheur L'arme fatale / Retrouvailles PROTECTION (2013) avec James Franco, Jason Statham.TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 LES CHEVALIERS M.TQ Passager Format familial Cuisine futée, Cuisine futée, Un chef à la cabane Y'a du monde à messe Banc public Microphone / Marjo MTL V Souper parfait Souper parfait L'arbitre SQ 911 TRAFIC MORTEL (2007) Jean-Claude Van Damme.Atomes NVL Intimes ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National TV5 17h50 Champi.Journal FR Rega 1414: les secours arrivent Faut pas rêver / À Cuba, de La Havane à Santiago Sexe autour du monde / Suède Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D R.I.S, police scientifique Amour fatal / The Stager Case Opération Police Motard espion Délateurs / Gérald Gallant Soldats secouristes Grand Rire VIE Accouchements extrêmes Quoi ton plan?Design V.I.P.Vendre ou rénover / Cul-de-sac! Nombreux et heureux ByeMaison Pro du patio Vendre ou rénover / Paddington Catastrophe MAX Dr House Le mentaliste / Soleil rouge WILD (V.F.) (2014) avec Laura Dern, Gaby Hoffmann, Reese Witherspoon.Girlfriend Dr House Le mentaliste VRAK Med Code G.iZombie Journal d'un vampire Smallville / Aucune pitié Conviction / Préjugés Les frères Scott Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° IIHF Hockey / Canada c.Etats-Unis - Championnat mondial Toutes rondes L'antichambre (D) Sports 30 Sports 30 Images/sec.Oups HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Les montagnards Les montagnards Les montagnards De l'acier et du feu L'acier et feu ICI ARTV Temps-Paix Temps-Paix Mission X / Jour J La petite Dorrit Les pays d'en haut Les pays d'en haut Faits Divers Olivier EXPLORA Superpouvoirs VolteFace Planète techno Pharmachien Un homme à la mer / Survivre Concevoir l'impossible Sexplora Gagner Vivre loin du monde / Tanzanie Prédateur SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Hawaii 5-0 / Ho 'Opio Hawaii 5-0 / He Welo 'Oihana Hawaii 5-0 Hawaii 5-0 L'entreprise Z Remorquage Dans l'net Maripier! P.Lemieux Rapide et mill Week-end Lizard Lick Prêt sur gage Infiltration Banshee (v.f.) Californication Expédition C.SAVOIR Au coeur du cinéma québécois Apostrophes / L'URSS et vous 20h15 Beau Secrets Électron/ Idées Encore plus FutureMag MTL innovante Nomade mers Planète Terre CORIM ÉVASION Bienvenue chez nous Le wine show Tout un festival Sur le pouce Sur le pouce Le cuisinier rebelle / Moorea Le wine show TFO Amélie/ Je dors Top!/ Top! Subito texto Motel Monstre Danse rêves Carte de visite MAFIOSO (1962) Alberto Sordi.22h40 Visite 23h10 Citoyen 23h45 Danse Cinéma Cinépop 17h50 HERCULE À NEW YORK (1970) 19h25 LES HOMMES QUI REGARDENT LES C.NIGHT WATCH: LES GARDIENS DE LA NUIT (2004) 22h55 DELTA FORCE (1986) Chuck Norris.SÉcran Cinéma 18h40 LE DESTIN DES DANGEREUX (2017) avec Jason Statham, Vin Diesel.PATTI CAKE$ (2017) Danielle Macdonald.22h50 LA GUERRE DE LA PLANÈTE DES SINGES (2017) Planète Tribus XXI Namibie Big Bang So France Thierry Dusautoir Les routes du crime Tété ou Dédé?/ Argentine Gr.réalisateurs MATV Ère libre Famille menu Des chemins Ma première Place des Arts Les grandes conférences UrbArt Indépendant Vers l'ouest Signé Guylaine Place des Arts CBC CBCNews On the Money LNH Hockey / Tampa Bay vs Boston (D) LNH Hockey / San Jose vs Vegas (D) CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang Blindspot / Let It Go / Bill Nye Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.Blue Bloods CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight MacGyver Hawaii Five-0 Madam Secretary / Thin Ice Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Inside Edition Once Upon a Time Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.20/20 News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight MacGyver Hawaii Five-0 Blue Bloods Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Blindspot / Let It Go / Bill Nye Dateline NBC NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week In Principle Live From Lincoln Center The Jazz Ambassadors Business Amanpour World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Live From Lincoln Center The Jazz Ambassadors World News Amanpour M.Lake Journal UNIS Galaxie près Cochon dingue Balade Tor.Balade Tor.Radio enfer Radio enfer Chair de poule Chair de poule Mauvais karma Mauvais karma Blonde/ La fête 23h35 Fane Galaxie près HBO 16h50 Abortion 18h25 Hemingway and Gellhorn Silicon Valley Barry Real Time With Bill Maher Rellik / Episode Four Wyatt Cenac AddikTV Blindspot: Mémoire tatouée Les passages de l'espoir Les enquêtes de Murdoch S.W.A.T./ Solution radicale Esprits criminels ASSAUT EXTRÊME (2013) Paul Walker.TVA Sports 17h00 Destination Coupe LNH Hockey / Tampa Bay vs Boston (D) LNH Hockey / San Jose vs Vegas (D) 05/04 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir TROIS FOIS PASSERA D\u2019abord lancée sur Tou.tv Extra puis diffusée à Artv, la plus récente série de Stéphane Bourguignon, un thriller rural mettant en vedette Macha Limonchik, aboutit finalement sur la chaîne généraliste de Radio-Canada.Fatale-Station, Radio-Canada, vendredi, 21h PROPAGANDE JAZZ Dans les années 1950, Washington tente de contrer la propagande soviétique qui dénigre ses politiques raciales en faisant appel à des musiciens jazz, dépêchés partout dans le monde.Ce documentaire explique comment cette mesure était loin de plaire aux artistes sollicités\u2026 The Jazz Ambassadors, PBS, vendredi, 22h DIMANCHE POLITIQUE Avant son grand retour médiatique à la radio, Denis Coderre se confie à Paul Arcand.Pendant ce temps, le chef conservateur Andrew Sheer et Régis Labaume font un tour chez Guy A.Tout le monde en parle, Radio-Canada, dimanche, 20h et Conversation secrète, TVA, dimanche, 21h15 Amélie Gaudreau V E R O N I Q U E D U P O N T U S A à Los Angeles L\u2019 Académie qui remet les prestigieux Oscar a annoncé jeudi qu\u2019elle expulsait la vedette de télévision Bill Cosby, reconnue coupable d\u2019agression sexuelle, et le réalisateur vedette Roman Polanski, qui a admis une relation sexuelle illégale avec une mineure de 13 ans il y a quarante ans.« Le Conseil des gouverneurs de l\u2019Académie des arts et sciences du cinéma s\u2019est réuni mardi et a voté l\u2019expulsion de l\u2019acteur Bill Cosby et du réalisateur Roman Polanski de ses membres, en accord avec ses [nouvelles] normes de bonne conduite », explique le communiqué de l\u2019Académie.« Le Conseil continue à encourager des normes éthiques qui exigent que ses membres se conforment à ses valeurs de respect de la dignité humaine », ajoute-t-il, après avoir promulgué un nouveau code de conduite en décembre destiné à limiter le harcèlement dans l\u2019industrie du cinéma.Bill Cosby, 80 ans, fut une personnalité adorée des Américains et du public mondial pour son personnage de père idéal dans la série Cosby Show.Il a été jugé coupable jeudi dernier d\u2019agression sexuelle en 2004 sur l\u2019ancienne basketteuse Andrea Constand.Il encour t jusqu\u2019à 30 ans de prison et devrait connaître sa peine d\u2019ici trois mois.Des dizaines d\u2019autres femmes l\u2019ont accusé de les avoir agressées pour des faits remontant parfois à plus de trente ans.L\u2019acteur, producteur et comique a déjà été exclu de l\u2019Académie de la télévision, et d\u2019autres institutions comme l\u2019Université de Yale ou celle de Temple, où a étudié Cosby, ont aussi annulé des distinctions honoraires qui lui avaient été décernées.Le procès de Bill Cosby était le premier d\u2019une vedette depuis l\u2019éclosion de l\u2019affaire Weinstein et les débuts du mouvement de défense des victimes de crimes sexuels #MeToo.Camille Cosby, épouse de l\u2019ex-vedette depuis plus de 50 ans, continue à défendre son mari et a déclaré dans un communiqué jeudi qu\u2019il était victime d\u2019une « justice de la meute ».Hypocrisie dénoncée En 1977, le cinéaste polonais Roman Polanski avait été reconnu coupable de détournement de mineure pour avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, alors âgée de 13 ans.Ce seul chef d\u2019accusation retenu était le résultat d\u2019un accord amiable, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d\u2019accusation plus graves, notamment viol d\u2019une adolescente de 13 ans sous l\u2019influence de stupéfiants.Il a fui les États-Unis à la suite d\u2019un changement de position du juge, qui risquait de le condamner à une peine bien plus lourde que prévu.Les procureurs américains cherchent toujours à le faire revenir dans le pays pour qu\u2019il reçoive sa sentence.Sa victime, Samantha Geimer, qui lui a depuis pardonné et demande l\u2019arrêt des poursuites, a dénoncé une posture hypocrite sur son blogue.« À propos de l\u2019Académie qui expulse un membre qui, il y a [plus de 40 ans], a plaidé coupable pour un seul chef d\u2019accusation et a purgé sa peine, c\u2019est une mesure laide et cruelle qui sert les apparences.» « Ca ne change en rien la culture sexiste d\u2019Hollywood aujourd\u2019hui et montre simplement qu\u2019ils dévoreraient les leurs pour survivre », a-t- elle ajouté.Début octobre, les révélations sur Harvey Weinstein, accusé d\u2019avoir harcelé, agressé sexuellement ou violé une centaine de femmes, dont des stars comme Ashley Judd, Gwyneth Paltrow ou Angelina Jolie, a provoqué une onde de choc dans le monde entier et lancé le mouvement #MeToo.Le scandale a déclenché notamment une vague de révélations sur des cas d\u2019inconduite sexuelle d\u2019hommes puissants à Hollywood, dont Kevin Spacey ou Dustin Hoffman.L\u2019Académie des Oscar a expulsé en octobre Har vey Weinstein.Avant lui, seul un autre membre de l\u2019institution avait été exclu, pour avoir dif fusé sans autorisation des DVD de films nommés aux Oscar.Beaucoup d\u2019internautes déploraient sur Twitter qu\u2019il ait fallu quarante ans à l\u2019Académie pour exclure Polanski.Le président de l\u2019Académie lui-même, John Bailey, a fait l\u2019objet d\u2019accusations de harcèlement sexuel, mais a été blanchi lors d\u2019une enquête interne.Il avait affirmé avec force lors d\u2019un déjeuner avec les nommés aux Oscar en février que l\u2019Académie se « réinventait » et qu\u2019Hollywood était en train «d\u2019enfoncer dans l\u2019oubli à coup de marteau-piqueur le lit fossilisé de beaucoup de [ses] pires abus».Agence France-Presse L\u2019Académie des Oscar expulse Bill Cosby et Roman Polanski de ses rangs C A T H E R I N E L A L O N D E L e Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) renonce à acquérir le Saint Jérôme (1779) de Jacques-Louis David, a appris Le Devoir.« Puisque le Saint Jérôme de David ne risque plus de quitter le pays, le Musée ne poursuivra pas ses démarches en vue d\u2019acquérir le tableau», a précisé Josée-Britanie Mallet, des relations publiques et médiatiques du MBAC.Ce retrait devrait permettre à tous les autres intervenants \u2014 la Fabrique de la paroisse Notre- Dame, propriétaire de cette huile sur toile exécutée par le peintre officiel de Napoléon, le Musée de la civilisation et le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) \u2014 de réfléchir aux autres possibilités pour l\u2019avenir de cette œuvre.Avec ce retrait, la date butoir du 11 juin 2018 pour égaler la mise du MBAC qu\u2019avait le Musée de la civilisation, détenteur d\u2019un premier droit de refus sur toute offre d\u2019achat et dépositaire du tableau depuis 1995, tombe également.«Je vais attendre d\u2019avoir une confirmation écrite, car vous m\u2019apprenez le retrait du MBAC», a indiqué en entrevue le directeur des Musées de la civilisation, Stéphan La Roche.«Mais ça voudrait dire qu\u2019on reviendrait à la case départ.Ce que je comprends de mes dernières discussions avec Monseigneur Denis Bélanger [de la Fabrique], il y a exactement une semaine, c\u2019est que le désir de la paroisse de se départir de l\u2019œuvre est toujours vivant.On s\u2019était dit qu\u2019on se laissait un peu de temps pour laisser la poussière retomber.» Le Musée de la civilisation continue de penser le dossier en partenariat avec le MBAM, où est présentement exposée la toile.Et une recherche pour financer une possible acquisition conjointe du Saint Jérôme par les deux musées se poursuit parallèlement.« Mais on souhaite regarder ce dossier-là sous un autre angle», a indiqué M.La Roche, «et tenter de trouver, peut-être, une autre façon que la vente et l\u2019achat pour préserver le tableau et le laisser dans les musées du Québec, tout en répondant aux besoins financiers de la paroisse.Y a-t-il d\u2019autres solutions à penser pour que chacun arrive à respecter ses impératifs?» Telle à la question qui demeure.M.La Roche a par ailleurs confirmé être en discussion avec la ministre de la Culture, Marie Montpetit, sur ce dossier.Rappelons que le MBAC s\u2019est retrouvé dans une tourmente médiatique le mois dernier, après avoir cherché à financer son acquisition du Saint Jérôme par la vente aux enchères de La tour Eiffel (1929), une des deux huiles sur toile de Marc Chagall qu\u2019il possède, et une des quatre qui font partie des collections publiques du Canada.Après que la ministre Montpetit a déposé un avis d\u2019intention de classement patrimonial sur le tableau de David, et après qu\u2019elle a indiqué clairement son désir qu\u2019il reste au Québec, le MBAC a annulé, le 26 avril dernier, l\u2019aliénation et la vente du Chagall.Le Devoir MUSÉES Le MBAC renonce au Saint Jérôme P R O P O S R E C U E I L L I S P A R E M M A N U E L P A R I S S E au Caire L\u2019 Égypte va faire son grand retour au Festival de Cannes (8 au 19 mai), en compétition avec Yomeddine d\u2019Abou Bakr Shawky dit A.B.Shawky, une bonne nouvelle qui ne doit pas occulter les difficultés d\u2019un cinéma « en mal de financement », selon Alaa Karkouti, analyste spécialisé dans le cinéma arabe.Quelle est la situation du cinéma égyptien sur le marché international aujourd\u2019hui, sept ans après la révolution de 2011?Il récupère, en ce qui concerne l\u2019audience, les salles de cinéma.Ces deux dernières années, de bonnes recettes ont été enregistrées avec les films égyptiens grand public.En même temps, pour ce qui est de l\u2019innovation, d\u2019enfreindre les règles, de prendre des risques, cela ne se produit pas.Très peu de films le font.Le cinéma grand public égyptien ne se vend pas dans le reste du monde arabe, par exemple.Sur la scène indépendante, il y a de la bonne qualité, mais avec des hauts et des bas.Un problème est que presque tous les réalisateurs prennent trois à cinq ans pour faire un film.L\u2019Égypte n\u2019est plus le pays incontournable de la région.Maintenant, il y a des talents libanais, tunisiens, syriens, jordaniens.En Jordanie, par exemple, ils ont peut-être un film chaque année, ou environ, mais ils vont aux Oscar, ont été récompensés à Venise\u2026 Il y a un potentiel énorme en Égypte en matière de population et de lieux de tournage.Cela peut rappor ter d\u2019énormes revenus au pays, mais cela n\u2019a pas lieu.La sélection à Cannes de Yomeddine, un premier film, est-elle le signe d\u2019une renaissance du cinéma égyptien?Non, car pour la plupart des films arabes, [être sélectionné] c\u2019est le hasard.C\u2019est le fait de gens qui ont la passion.Ce n\u2019est pas systématique ou fondé sur un plan à long terme bien défini.Pour Yomeddine \u2014 et ça arrive avec de nombreux films \u2014, il s\u2019agit du festival qui croit en un film et c\u2019est tout.Cela est-il le signe d\u2019une renaissance ?Pas nécessairement.On peut très bien ne pas être de retour avant l\u2019année prochaine ou dans dix ans.C\u2019est certes une sélection révolutionnaire cette année avec un premier film pour un réalisateur arabe.Mais est-ce que c\u2019est encourageant pour les producteurs?Non.Car en définitive, il y a très peu de producteurs qui veulent prendre des risques pour de tels films.Que manque-t-il au cinéma égyptien pour remonter la pente?Yomeddine, j\u2019espère, apportera un changement, mais j\u2019en doute.J\u2019en doute for t.[Les films égyptiens] sont en mal de financement.La sélection de Yomeddine est une excellente nouvelle et apporte de l\u2019énergie positive, mais pour faire des films, vous avez besoin d\u2019argent, vous avez besoin de producteurs.Les deux sont rares dans le monde arabe, pas seulement en Égypte.La clé à Cannes sera l\u2019ampleur de la couverture médiatique et les critiques.Mais cela n\u2019aura pas d\u2019impact sur le public local (égyptien).Il y a ce réalisateur égyptien en compétition à Cannes pour la première fois.Et il n\u2019y a rien pour le promouvoir, pas de soutien de la part du pays, qui n\u2019utilise pas le film à son profit.Pourquoi personne ne se réjouit ?Il y a six ans, le film Après la bataille de Yousry Nasral- lah était dans la sélection officielle.Que s\u2019est-il passé ensuite ?Cela a-t-il été mis à profit ?Non.Agence France-Presse Le cinéma égyptien en « mal de financement » Sept ans après la révolution de 2011, l\u2019Égypte fait son grand retour à Cannes DESERT HIGHWAY PICTURES Le long métrage Yomeddine sera présenté en compétition au Festival de Cannes.SOURCE MUSÉE DE LA CIVILISATION Le Saint Jérôme de Jacques-Louis David Roman Polanski Bill Cosby THE RIDER États-Unis, 2018, 104 minutes.Drame de Chloe Zhao avec Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jandreau.Prix Art Cinéma de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, The Rider flirte entre réalité et fiction.Il raconte les efforts d\u2019une étoile montante du rodéo pour se reconstruire après un accident le forçant à tirer un trait sur l\u2019équitation.V.O.A.: Cinéma du Parc, Forum.TULLY États-Unis, 2018, 96 minutes.Comédie dramatique de Jason Reitman avec Charlize Theron, Mackenzie Davis, Mark Duplass.Marlo, une mère de trois enfants, dont un nouveau-né, voit sa vie éreintante transformée par l\u2019arrivée d\u2019une gardienne, Tully, cadeau de son frère qu\u2019elle hésite d\u2019abord à accepter pour finalement s\u2019en faire une complice appréciée.V.F.: Quartier Latin, StarCité.V.O.A.: Cavendish, Forum, Sphèretech.APRÈS LA GUERRE (V.F.DE DOPO LA GUERRA) Italie\u2013France, 2018, 92 minutes.Drame d\u2019Annarita Zam- brano avec Giuseppe Battiston, Charlotte Cétaire.À Bologne, en 2002, l\u2019assassinat d\u2019un juge ouvre de vieilles blessures politiques entre l\u2019Italie et la France.Un ex-militant d\u2019extrême gauche réfugié en France est soupçonné d\u2019avoir commandité l\u2019attentat.L\u2019Italie demande son extradition.V.O., s.-t.f.: Beaubien, Quartier Latin, Le Tapis rouge, Le Clap AVA Iran\u2013Canada\u2013Qatar, 2018, 102 minutes.Drame de Sadaf Fo- roughi avec Mahour Jabbari, Leili Rashidi, Bahar Noohian.Prix du meilleur premier long métrage aux Écrans canadiens 2018 et prix Découverte au TIFF 2017, Ava raconte le passage difficile vers l\u2019âge adulte d\u2019une jeune Iranienne après une troublante visite chez le gynécologue.V.O., s.-t.f.: Cinémathèque québécoise L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 CINEMA B 3 W E E K-E N D theatreoutremont.ca 514 495-9944, # 1 8,50 $ (FR) Le lundi 7 mai | 16 h et 19 h 30 9,00 $ AVEC NAHUEL PEREZ BISCAYART, ARNAUD VALOIS, ADÈLE HAENEL.120 BATTEMENTS PAR MINUTE de Robin Campillo 335, boul.de maisonneuve est berri-uqam cinematheque.qc.ca cinemathequeqc cinematheque.quebecoise Batailles de Karen Pinette Fontaine + Innu Nikamu :: chanter la résistance: Le sujet de Patrick Bouchard + Ava de KEVIN BACON HERVIEUX de SADAF FOROUGHI LA VITRINE DOCUMENTAIRE INNU NIKAMU CHANTER LA RÉSISTANCE Documentaire de Kevin Bacon Hervieux.Québec, 2017, 92 minutes.À partir du 4 mai à la Cinémathèque québécoise.Il faut voir la cordonnerie de l\u2019ancien pensionnat brû- ler, dans la communauté in- nue de Maliotenam, pour comprendre l\u2019oppression qui s\u2019en dégageait.Cet événement est au cœur du documentaire Innu Nikamu: chanter la résistance, du jeune cinéaste innu Kevin Bacon Hervieux.C\u2019est un film sur l\u2019histoire du festival Innu Ni- kamu, qui se tient depuis bientôt 35 ans dans cette communauté de la Côte- Nord.L\u2019événement a été fondé par le chanteur innu Florent Vollant et quelques autres artistes.Ce festival, sans alcool, a grandi progressivement, traversant diverses crises, portant la fierté autochtone au bout de ses bras.C\u2019est là que plusieurs artistes ont tranquillement recommencé à chanter dans leur langue autochtone maternelle, alors que plusieurs y avaient jusque-là renoncé.Un jour, les organisateurs du festival ont tenté de comprendre pourquoi plusieurs Innus de Maliotenam ne fréquentaient pas l\u2019événement.Ils ont ensuite compris que, dans l\u2019ancienne cordonnerie, où se trouvaient depuis les bureaux du festival, plusieurs agressions avaient eu lieu du temps du pensionnat.Après que l\u2019édifice a été brûlé dans les effluves de tabac, selon un rite sacré, la communauté s\u2019est sentie soulagée.Caroline Montpetit LA CH\u2019TITE FAMILLE ?1/2 Comédie de Dany Boon.Avec Dany Boon, Laurence Arné, Line Renaud, Valérie Bonneton.France, 2018, 107 minutes.A N D R É L A V O I E Pour certains, Dany Boon représente l\u2019espoir sans cesse renouvelé de la comédie française, mais selon un seul critère: le box-office.Depuis Bienvenue chez les Ch\u2019tis, succès monstre qu\u2019il n\u2019a d\u2019ailleurs jamais égalé, les films qu\u2019il signe (Supercon- driaque, Rien à déclarer) et ceux dans lesquels il tient uniquement la vedette (Un plan parfait, Radin) s\u2019appuient à la fois sur des antihéros aux origines modestes et un affrontement constant entre dif férents milieux, si possible opposés en tout.Cette recette est appliquée à la lettre dans La Ch\u2019tite famille, une variation de Bienvenue\u2026 puisant dans le même vivier de figures débonnaires, déjantées, à l\u2019accent (volontairement) incompréhensible, étrangères aux rituels hypocrites du parisianisme.Valentin (Boon, usant de tous ses talents comiques) a pour tant tout fait pour masquer ses origines prolos et « nordiques », devenant ainsi un designer aspirant au trône de Philippe Starck, aux côtés de Constance (Laurence Arné), sa conjointe considérée comme accessoire dans son ascension fulgurante.Tout pourrait s\u2019écrouler lorsque celui qui s\u2019est inventé un passé d\u2019orphelin voit sa famille débarquer lors d\u2019une importante rétrospective de son travail.Sa mère (Line Renaud), son frère (Guy Lecluyse) et sa belle-sœur (Valérie Bonneton) vont semer la pagaille bien malgré eux, et pas seulement à cause de leur accent.Au milieu de ce brouhaha qui ne scelle aucune réconciliation, Valentin perd littéralement la tête, un accident de voiture provoquant à la fois un immense trou de mémoire de 25 ans et le retour inopiné de son langage coloré compris seulement par les siens, du moins ceux terrés dans leur cabane dans le Nord entourée d\u2019un jardin où les légumes bio goûtent surtout la gazoline.La stratégie humoristique de Dany Boon donne l\u2019impression que les coups de semonce sont également répartis entre les snobinards de la capitale et les provinciaux de la périphérie.Toujours un peu entre ces deux mondes, le cinéaste y injecte ses récriminations, soulignant les effets toxiques de la dictature de la mode (les objets conçus par le couple de designers ressemblent à des instruments de torture) et une bêtise décomplexée brisant tout sur son passage (tâche en partie dévolue à Pierre Richard en père insensible et exécrable).Or, s\u2019il n\u2019échappe pas à un certain sentimentalisme bon teint, Boon ne fait quand même pas l\u2019apologie d\u2019un retour à la r uralité, son duo de Parisiens BCBG acceptant de côtoyer la plèbe, mais en lui faisant quelque peu la morale sur son mode de vie \u2014 ici, disons-le, atteignant un burlesque de dimension stratosphérique.Comptez d\u2019ailleurs sur Boon pour en faire des tonnes, sur tout lorsqu\u2019il est sur le mode ch\u2019tis, s\u2019accordant tous les droits puisqu\u2019il est le seul maître à bord.Alors que cette comédie devait rendre un hommage, sans doute appuyé, à Johnny Hally- day, sa disparition a bousculé le plan de match du cinéaste, et permis de mettre davantage de lumière sur une étonnante Line Renaud, à la fois amusante et sensible, autoritaire et cajoleuse.Au milieu de ces acteurs nettement plus jeunes, elle ne s\u2019en laisse jamais imposer: peu importe la cabane, dans le Nord ou au Canada, la chanteuse fait merveille.Même lorsque l\u2019on ne comprend absolument rien de ce qu\u2019elle raconte.Collaborateur Le Devoir Leur cabane dans le Nord Retour chez les Ch\u2019tis pour Dany Boon, qui n\u2019en avait pas fini avec ses origines AZ FILMS La stratégie humoristique de Dany Boon donne l\u2019impression que les coups de semonce sont également répartis entre les snobinards de la capitale et les provinciaux de la périphérie.TERRE INNUE Le documentaire porte sur l\u2019histoire du festival Innu Nikamu, qui a lieu depuis bientôt 35 ans.SWEET DELIGHT PICTURES S\u2019il n\u2019échappe pas à un certain sentimentalisme bon teint, Boon ne fait quand même pas l\u2019apologie d\u2019un retour à la ruralité L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 Pour participer : LeDevoir.com/concoursctma Remplissez le formulaire et répondez correctement à la question mathématique.Le concours se termine le 24 mai 2018.* Valeur approximative de 3 000 $ Le Devoir et Croisières CTMA vous offrent la chance de gagner une croisière d\u2019une semaine pour deux personnes au départ de Montréal jusqu\u2019aux Îles de la Madeleine* sur le thème : Le Québec gastronomique, du 14 au 21 septembre 2018.Gagnez une croisière gastronomique vers les Îles de la Madeleine.CONCOURS La photographe Cristina Kahlo, la petite-nièce de Frida Kahlo, sera de passage le 10 mai à Montréal pour présenter Tiempo de danzón, sa collection de photos inspirée des danseurs du samedi.Notre journaliste l\u2019a rencontrée chez elle, à Mexico.C A T H E R I N E L E F E V B R E à Mexico D ans sa maison remplie de lumière, chaque mur, chaque tablette est orné d\u2019art, le sien et celui des autres.C\u2019est aussi dans cet environnement qu\u2019elle a grandi, et pas uniquement à cause de son important nom de famille dans l\u2019histoire de l\u2019art mexicain.Fille d\u2019un photographe et d\u2019une chef de cuisine, Cristina Kahlo est entourée d\u2019art sous diverses formes depuis toujours.C\u2019est à l\u2019âge de 10 ans que son amour pour la photographie est né.« La première fois que mon père m\u2019a laissée entrer dans sa chambre noire, quand j\u2019ai vu l\u2019image apparaître, c\u2019était comme de la magie.Mon père n\u2019était pas un photographe à mes yeux, il était magicien.Mais il n\u2019a pas eu le temps de tout m\u2019apprendre, puisqu\u2019il est décédé alors que j\u2019avais 13 ans», raconte-t-elle.Grandir dans une famille d\u2019artistes est certainement inspirant.Porter le même nom de famille que l\u2019artiste mexicaine la plus connue à l\u2019international n\u2019est pas forcément un avantage.«Porter le nom Kahlo est tout d\u2019abord une responsabilité, mais pas seulement à cause de Frida.Mon arrière-grand-père, le père de Frida, Guillermo Kahlo, était un photographe très connu à l\u2019époque du gouvernement de Porfirio Díaz.» Pour ce qui est de Frida, c\u2019est une charge de travail supplémentaire, convient-elle.D\u2019autant qu\u2019elle donne souvent des conférences lors d\u2019expositions à propos de son travail.«Les gens veulent savoir qui elle était vraiment.Parfois, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir deux rôles comme artiste, le rôle familial et le mien.Les gens pensent que c\u2019est plus facile d\u2019être exposée quand on porte le nom de Kahlo.Mais c\u2019est complètement faux.J\u2019utilise souvent l\u2019analogie de l\u2019enfant du professeur.Il lui posera toujours plus de questions pour que les autres élèves ne pensent pas qu\u2019il aura des privilèges.Les attentes sont donc souvent plus élevées quand on vient d\u2019une famille d\u2019artistes connus.Et si ton art ne rejoint pas les gens, que tu sois Kahlo ou pas, ils ne te réinviteront pas à exposer à leur galerie.» Se détacher pour mieux se raccrocher Afin de trouver sa propre voix, Cristina Kahlo a donc pris ses distances par rappor t à sa grande tante, le temps de développer son propre langage pour exprimer son ar t à elle.« C\u2019est comme à l\u2019adolescence.Il faut d\u2019abord que tu te détaches de ta famille, particulièrement dans mon cas, pour te trouver.Jeune, je n\u2019aimais pas beaucoup [le] travail [de Frida].Puis, dans ma vingtaine, je me suis réconciliée avec elle, en quelque sorte.» «Quand tu trouves ta voie, tu peux retourner dans le passé et être en paix avec cela.Je sais d\u2019où je viens et je ne me bats pas avec ça.Mais c\u2019est quelque chose que je porte constamment, précise-t-elle.Chaque fois que je donne des entrevues, les gens s\u2019attendent à ce que je m\u2019habille comme Frida Kahlo.Ils veulent savoir si elle est une source d\u2019inspiration.Elle ne l\u2019est pas exactement.Mais elle fait partie de là d\u2019où je viens.Quand tu crées ta propre personnalité, c\u2019est difficile de toujours te faire ramener à ton lien de parenté avec Frida Kahlo.Je crois que c\u2019est ce qui a de plus lourd à por ter en tant qu\u2019artiste.» Au-delà de la grande famille d\u2019artistes, l\u2019histoire mexicaine elle-même a certainement eu une influence dans l\u2019œuvre de Cristina Kahlo et de tant d\u2019autres artistes contemporains.« Il y a deux moments importants dans l\u2019histoire du Mexique qui nous ont poussés à retrouver nos racines et nos origines», ajoute Cristina Kahlo.Il y a eu la période après la révolution mexicaine [1910-1920], où les Mexicains ont renoué avec leurs traditions.« C\u2019est à ce moment-là que des poètes et d\u2019autres artistes ont profité de l\u2019occasion pour montrer au reste du monde qui nous étions, pour redonner de la valeur à la culture mexicaine.» Le deuxième moment, c\u2019est maintenant, poursuit-elle.« Ça fait bizarre à dire, mais je crois que Trump nous fait une faveur.C\u2019est ironique, mais nous sommes bien plus fiers d\u2019être Mexicains aujourd\u2019hui.Et des gens de partout dans le monde ont les yeux rivés sur le Mexique.C\u2019est fantastique ! » L\u2019expérience derrière la photo C\u2019est justement pour raconter la culture mexicaine que Cristina Kahlo sera de passage à Montréal le jeudi 10 mai.Elle donnera une conférence gratuite en plus de présenter une partie de sa collection Tiempo de danzón, une magnifique série de portraits de ces danseurs qui se rencontrent tous les samedis dans les parcs de la ville, notamment à la ciudadela, aussi connue sous le nom de parc Balderas.Cette danse vient de Cuba, dans les années 1800.Ses pas jouant autour de rythmes syncopés, incluant des pauses pendant lesquelles les couples de danseurs écoutent doucement les passages musicaux, la distinguent des autres danses.Le danzón s\u2019est rapidement transplanté au Mexique, étant donné la migration de Cubains à Veracruz à la fin du XIXe siècle.Encore aujourd\u2019hui, les adeptes de danzón perpétuent la tradition.Élégamment vêtus, ils sont par ticulièrement charmants.« Ce que j\u2019aime le plus, plus que de prendre la photo en tant que telle, c\u2019est l\u2019expérience pendant que je prends la photo.Quand j\u2019ai commencé à photographier les gens pour ce projet, j\u2019ai appris à danser le danzón, et j\u2019ai dansé avec les gens dans la ciudadela.Ils sont donc devenus des amis et ils se sentaient à l\u2019aise d\u2019être pris en photo.Pendant 10 ans, je les ai photographiés, à différentes occasions, dans différents endroits.» Collaboratrice Le Devoir Cristina Kahlo donnera une conférence gratuite sur la culture mexicaine le jeudi 10 mai, de 19h à 21h, à la galerie d\u2019art Gora à Montréal.Les places sont limitées, mais il est possible de les réserver sur le site de l\u2019agence Odyssea.Le regard Kahlo Cristina, petite-nièce de Frida, perpétue la lignée créative familiale avec ses photos CRISTINA KAHLO La photographe présente à Montréal une série de portraits de danseurs qui se rencontrent tous les samedis dans les parcs de Mexico.Chaque fois que je donne des entrevues, les gens s\u2019attendent à ce que je m\u2019habille comme Frida Kahlo.Ils veulent savoir si elle est une source d\u2019inspiration.Elle ne l\u2019est pas exactement.Mais elle fait partie de là d\u2019où je viens.Cristina Kahlo « » Deux gestionnaires culturels primés C\u2019est à deux lauréats ex æquo que la Chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi-Mar- coux, de HEC Montréal, a décerné mercredi son Prix du gestionnaire culturel.Pierre Des Marais, directeur général et artistique du diffuseur Danse Danse à Montréal, et Pierre Fortier, directeur général et artistique du Festival international de la chanson de Granby, se partagent ainsi l\u2019honneur.En choisissant M.Des Marais, le jury a voulu reconnaître «sa longue carrière dédiée entièrement à la création et à la diffusion de la danse contemporaine autant chez nous que dans les grandes capitales du monde ».Chez M.Fortier, c\u2019est « l\u2019engagement exceptionnel du lauréat à la diffusion de la chanson au Québec et à travers le Canada français» que le jury a salué.Une bourse de 5000 $ accompagne le prix.Le Devoir Un tableau de Paul-Émile Borduas à l\u2019encan d\u2019Heffel La maison de vente aux enchères canadienne Heffel a annoncé que sa vente du 30 mai prochain comprendrait les larges Figures schématiques (1956) de Paul- Émile Borduas, père de l\u2019automatisme, pédagogue, auteur de l\u2019essai qui donna plus tard son titre à Refus global.Cette large toile \u2014 quatre pieds de haut par six de large \u2014, de la série des « noirs et blancs » de Borduas, a été peinte à Paris.Elle a fait partie en 2008 de l\u2019exposition Les automatistes à la galerie Orange.La maison Heffel estime que la toile pourrait atteindre les 3 à 5 millions de dollars.Seront également mis à l\u2019encan à Toronto un Tom Thomson, deux Jean-Paul Riopelle, deux Jean Paul Le- mieux, des Lawren Harris et un Emily Carr.Le Devoir Odysséo de Cavalia sous le pont cet été Le spectacle Odysséo, de la compagnie Cavalia, s\u2019amène à Montréal pour la période estivale.Dès le 25 juillet, Odysséo sera présenté sous un grand chapiteau blanc à l\u2019entrée du pont Jacques-Cartier, sur la rue Sainte-Catherine Est, à l\u2019angle de l\u2019avenue De Lori- mier.C\u2019est la première fois que Cavalia s\u2019installe dans le centre-ville de Montréal.Le spectacle Odysséo combine les arts équestres avec des performances acrobatiques.Le public y aura notamment l\u2019occasion de revoir deux artistes du premier spectacle de Cava- lia, qui fouleront pour la première fois les planches d\u2019Odys- séo : la chanteuse Pamela Boyer (La voix 2018) et Sylvia Zerbini.La compagnie Cavalia célèbre ses quinze ans cette année.Depuis 2003, les spectacles Cavalia et Odysséo ont été vus par huit millions de spectateurs dans le monde.Le Devoir Lire aussi \u203a La critique du spectacle Hockey noir, l\u2019opéra, dirigé par Véronique La- croix, au Monu- ment-National, par le journaliste Christophe Huss, sur les plate- formes numériques du Devoir.MAXIME BOISVERT Lire aussi \u203a La critique du spectacle de Dumas, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, par le journaliste Sylvain Cormier, sur les plate- formes numériques du Devoir.PEDRO RUIZ LE DEVOIR L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 5 Cahier spécial À lire demain A L A I N J E A N - R O B E R T à Paris U ne rare illustration crayonnée et mise en couleur par le dessinateur belge Hergé, le père de Tintin, a été mise aux enchères jeudi soir chez Christie\u2019s, clou d\u2019une vente dédiée à la bande dessinée.Cette aquarelle exceptionnelle a été réalisée pour la couverture du Petit Vingtième publié le 22 juin 1939.Représentant Tintin et son fidèle Milou dans un épisode du Spectre d\u2019Ottokar, le septième album des aventures du reporter à la houppette, l\u2019illustration est es- t i m é e e n t r e 5 0 0 0 0 0 e t 600 000 euros (entre 775 000 et 930 000 $CAN).En novembre dernier, une œuvre similaire avait été adjugée pour un peu plus d\u2019un demi-million d\u2019euros au cours d\u2019une vente organisée par la maison Artcurial.La pièce proposée par Christie\u2019s en partenariat avec la galerie Daniel Maghen, de format carré (20,7 x 20,7 cm), représente Tintin, affamé, s\u2019enfuyant du royaume (imaginaire) de Bordurie avec une fiasque de vin et un pain serré contre sa poitrine.Milou cavale à ses côtés, un os dans la gueule.Il s\u2019agit d\u2019un véritable « hors-texte » puisque l\u2019image ne figure pas dans l\u2019album Le sceptre d\u2019Ottokar.Hergé montre ici son héros juste avant que, dans le récit, une balle tirée par ses poursuivants pulvérise le goulot de la bouteille qu\u2019il emportait.Jamais cette œuvre n\u2019avait été proposée aux enchères.Of fer te par Hergé à un ami, elle est « restée dans la famille de son heureux bénéficiaire durant près de 77 ans», s\u2019extasie Philippe Goddin, biographe d\u2019Hergé et auteur de la notice consacrée à ce lot dans le catalogue de la maison de vente.«C\u2019est un fleuron de l\u2019œuvre d\u2019Hergé qui ressurgit ici, presque par miracle », dit-il.« Si bon nombre de ces dessins ont été conser vés par [Hergé], d\u2019autres se sont perdus ou ont été of fer ts à des amis ou connaissances.Et parmi ces derniers, nec plus ultra, très rares sont ceux qu\u2019il a pris la peine de mettre en couleur avant de les of frir », explique M.Goddin.Le sceptre d\u2019Ottokar a été publié en feuilleton en noir et blanc (d\u2019août 1938 à août 1939) dans les pages du Petit Vingtième, supplément hebdomadaire pour la jeunesse du journal conser vateur catholique belge Le Vingtième Siècle.Les couver tures du Petit Vingtième font partie des œu- vres les plus recherchées par les collectionneurs.C\u2019est dans les pages de cet hebdomadaire, et notamment avec Le sceptre d\u2019Ottokar, qu\u2019Hergé a accédé à sa pleine maturité graphique et narrative.Il travaillait seul à l\u2019époque.Ainsi, le dessin à l\u2019encre de Chine et la mise en couleur à l\u2019aquarelle ne peuvent être que de sa main.«C\u2019est de son crayon et de sa plume qu\u2019est sorti ce dessin, et de son pinceau qu\u2019est issue la mise en couleur exceptionnelle de cette composition », résume Philippe Goddin.Parmi les autres pièces proposées par Christie\u2019s figure également une planche originale crayonnée extraite de Coke en stock (1956).Cette planche (36,2 x 55,1 cm) est estimée à entre 150 000 et 200 000 euros (entre 230 000 et 310 000 $CAN).Outre ces œuvres d\u2019Hergé, Christie\u2019s met en vente des planches originales de grands noms de la bédé, dont Edgar P.Jacobs, Hugo Pratt, Gotlib, Franquin\u2026 Vendredi soir, c\u2019est la maison Artcurial qui proposera à son tour des pièces d\u2019Hergé, dont de nombreuses lithographies, sculptures et albums rares.Parmi les œuvres originales d\u2019Hergé mises à l\u2019encan, on trouve une illustration à l\u2019encre de Chine et lavis (23 x 17 cm) d\u2019octobre 1946 représentant Tintin et Milou croulant sous le courrier des lecteurs du Journal Tintin.La pièce, non signée par Hergé, est estimée à entre 20 000 et 3 0 0 0 0 e u r o s ( 3 1 0 0 0 e t 46 000 $CAN).Samedi matin, Artcurial mettra aux enchères d\u2019autres œu- vres de dessinateurs de bédé, dont Philippe Druillet, Milo Manara ou encore Moebius.Agence France-Presse Une rare aquarelle d\u2019Hergé aux enchères SOURCE CHRISTIE\u2019S Jamais cette œuvre n\u2019avait été proposée aux enchères.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Les deux codirectrices artistiques du festival : Solène Paré et Marcelle Dubois M A R I E L A B R E C Q U E L\u2019 ombre des prochaines élections provinciales plane sur le Festival du Jamais lu.Pour le happening d\u2019ouverture, vendredi soir, les deux codirectrices ar tistiques ont convié des participants inhabituels : les responsables de la culture délégués par les différents partis politiques.Tout ça en vue de l\u2019éventuel renouvellement de la politique culturelle.« On voulait à la fois faire la fête et créer notre propre rencontre avec les politiciens, explique Solène Paré.D\u2019habitude, ce sont eux qui décident du format et on parle souvent plus un langage lié à l\u2019argent.On voulait déplacer le discours vers l\u2019art et ce qu\u2019il a de profondément transformateur.C\u2019est assez rare qu\u2019on ait ce type d\u2019échange avec les politiciens.» Les porte-parole sont ainsi appelés à parler d\u2019un choc artistique qu\u2019ils ont vécu et « comment celui-ci se traduit dans le projet de société qu\u2019ils proposent ».Même les absents (les libéraux, aux dernières nouvelles) auront leur temps de parole\u2026 Cette soirée de performance met aussi en vedette Chloé Sainte-Ma- rie, Denis Bernard, la chorégraphe Mélanie Demers, la scénographe Julie Vallée-Lé- ger, les auteurs Pierre Lefeb- vre et Lise Vaillancour t, accompagnés d\u2019un chœur et de musique.L\u2019ar t est l \u2019un de ces éléments en mal de protection que veut mettre en lumière la dix-septième édition du Jamais lu, qui s\u2019organise autour du thème « Manifester le fragile ».Comme dans « revendiquer », mais aussi rendre visibles « toutes ces parts fragiles qui nous constituent, et qui souvent passent au bulldozer de la rentabilité », résume Marcelle Dubois.Un rouleau compresseur qui laisse « peu d\u2019espace à notre santé mentale, à notre rapport à l\u2019autre, à tout ce qui est délicat ».Pour la cofondatrice de l \u2019événement, cette préoccupation fait écho aux mouvements citoyens « fantastiques » actuels, tels #MeToo et Idle no More.« Ces voix fragiles qu\u2019on a écrapouties pendant tant d\u2019années, on dirait que là, elles ont la force de sortir.Et je pense que ce sont ces voix qu\u2019il faut écouter, et soutenir.» La ligne éditoriale, qui traverse le festival, se décline clairement dans les 6 à 7 gratuits qui précèdent les mises en lecture.Dans ces Manifestes du fragile, sept artistes (David Paquet, Mykalle Bie- linski, Nicolas Langelier, Fé- lix-Antoine Boutin, Laima A.Gérard, Natasha Kanapé- Fontaine et Aurélie Lanctôt) s\u2019approprient une thématique différente.Nouveau cycle Afin de se renouveler, de rester « en phase avec l\u2019air du temps et la prise de parole actuelle », le Jamais lu a entrepris un virage générationnel l\u2019an dernier \u2014 sans pour autant renier sa famille d\u2019origine.Ce que reflète le choix de la jeune metteure en scène So- lène Paré comme codirectrice invitée.« Je sentais qu\u2019il y avait un nouveau cycle », explique Marcelle Dubois.La fondatrice de ce festival dramaturgique est bien placée pour être témoin des courants qui traversent périodiquement le théâtre québécois.« Il y a quelques années, on était beaucoup plus dans une dramaturgie du retour à la terre, quasiment, une envie d\u2019être dans la grandeur du territoire, en lien avec les éléments naturels.Maintenant, je sens un désir d\u2019emprise sur des enjeux sociaux assez concrets : la place des femmes, l\u2019identité de genre, la cohabitation avec l\u2019autre, la transmission entre les générations, l\u2019immigration\u2026 La transformation des sociétés, en fait.Dans les écritures, il y a une inquiétude, ou une volonté en tout cas de s\u2019expliquer les transformations sociales.De voir comment ça nous change, psychologiquement, émotionnelle- ment, socialement.» Cabaret destroy Au cœur de sa vaste programmation, le festival propose comme chaque année la mise en lecture de pièces qui viennent tout juste d\u2019être écrites.La sélection de huit textes inédits \u2014 sur quelque 120 reçus ! \u2014 inclut aussi bien la toute première pièce d\u2019une jeune auteure (Convulsions, de Maja Côté) que la nouvelle œuvre de la plus aguerrie Anne-Marie Olivier (Faire l\u2019amour) : Maurice, le portrait d\u2019un homme victime d\u2019un AVC.Cer tains textes ont une connotation politique claire : Solène Paré attire l\u2019attention sur Agora , du collectif La Criée.« D\u2019anciens militants qui étaient dans les rues durant le printemps 2012 y posent la question de la suite.Ils se demandent ce qu\u2019il est advenu de cette énergie de révolte.» L\u2019édition 2018 met aussi en avant quelques projets internationaux qui, air du temps oblige, s\u2019intègrent par faite- ment dans la thématique de cette année.La mer est ma nation de la Libanaise Hala Mou- ghanie traite des frontières, géographiques et mentales.L\u2019un des moments forts, selon Marcelle Dubois, de la troisième édition du Jamais lu à Paris, Ce qu\u2019il nous reste de ciel , de Kevin Keiss, se penche aussi sur la question des mouvements migratoires, mis en lien avec la fragilité psychologique.Enfin, le 12 mai, un joyeux cabaret anarchisant viendra boucler cette manifestation théâtrale effervescente.As-tu détruit quelque chose de laid aujourd\u2019hui?a été repêché de l\u2019antenne du Jamais lu dans la Vieille Capitale.Conçu par Catherine Dorion \u2014 qui n\u2019était alors pas encore candidate pour Québec solidaire, s\u2019empresse de préciser Marcelle Dubois : « C\u2019est un geste artistique, pas politique » \u2014, l\u2019événement invite des auteurs à nommer ce qu\u2019ils aimeraient détruire «pour désobstruer ce qui nous empêche de voir le b e a u » .I l p e u t s \u2019 a g i r d e constructions, mais aussi, au sens figuré, de « radios poubelles, de la bureaucratie ».« C\u2019est jubilatoire dans la des- tr uction », résume Solène Paré.Des artistes de la métropole se sont greffés à l\u2019équipe originelle, « histoire qu\u2019on ne fasse pas que détruire Québec à Montréal »\u2026 Le Devoir FESTIVAL DU JAMAIS LU Du 4 au 12 mai, au théâtre Aux Écuries THÉÂTRE Une cuvée au cycle délicat La 17e édition du Festival du Jamais lu s\u2019amorce sous l\u2019angle de « manifester le fragile » Je sens un désir d\u2019emprise sur des enjeux sociaux assez concrets : la place des femmes, l\u2019identité de genre, la cohabitation avec l\u2019autre, la transmission entre les générations, l\u2019immigration\u2026 Marcelle Dubois, fondatrice du Festival du Jamais lu « » É R I C D E S R O S I E R S I l est largement admis que les facteurs économiques pèsent lourd dans l\u2019appui populaire des gouvernements et dans leurs chances de se faire réélire.Comme l\u2019avait un jour résumé un organisateur de l\u2019ex- président américain Bill Clinton par une formule désormais célèbre : « It\u2019s the economy, stupid», cette idée signifie que le sort d\u2019un gouvernement aux élections peut largement dépendre de facteurs échappant à son contrôle, comme l\u2019endroit où le pays est rendu dans ses cycles économiques, un sursaut de la demande chinoise en matières premières ou l\u2019éclatement d\u2019une bulle financière aux États-Unis.Le résultat de la dernière élection présidentielle américaine a beaucoup été attribué à cette vérité politique, mais d\u2019une façon différente des autres fois.Après tout, l\u2019économie américaine était loin de mal se porter à la fin de 2016.Après un faux départ à la fin de la Grande Récession, la croissance avait enfin trouvé une véritable erre d\u2019aller.Les valeurs en Bourse américaine étaient 50% plus élevées que leur sommet d\u2019avant la crise.Le chômage était sous la barre des 5%.Même l\u2019emploi dans le secteur manufacturier était en croissance continue depuis 2010.Non, le problème économique se trouvait ailleurs, a-t- on dit.Si la candidate démocrate à la succession du président démocrate Barack Obama a été défaite et que le républicain Donald Tr ump a rem- por té l\u2019improbable victoire que l\u2019on sait, c\u2019est notamment en raison de l\u2019appui des travailleurs blancs peu scolarisés des régions traditionnellement manufacturières de la Rust Belt, qui se sentaient laissés pour compte dans cette période de reprise économique.Ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la crise et du libre-échange et qui ne trouvent pas de place dans la nouvelle économie.Ceux qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts avec leurs salaires qui stagnent et qui voient monter en eux une frustration et une colère qu\u2019ils passent, à défaut de mieux, sur les élites, les immigrants et la concurrence chinoise.Cette histoire, tout le monde y croit.Même les démocrates, qui se demandent aujourd\u2019hui comment ils ont pu perdre de vue à ce point les intérêts économiques de la classe ouvrière.Comment pourraient- ils faire pour donner de bons emplois et assurer une meilleure sécurité financière à ces laissés-pour-compte de la société ?Mais cette histoire est aussi largement fausse, révèlent les études qui s\u2019accumulent sur la question.Les peurs de l\u2019homme blanc Au début de la semaine dernière, une nouvelle recherche est venue s\u2019ajouter.Réalisée par une politologue de l\u2019Université de Pennsylvanie, Diana Mutz, elle se base sur des enquêtes d\u2019opinion menées lors des deux dernières élections présidentielles, de 2012 et de 2016, auprès d\u2019environ 1200 électeurs.Si la forte majorité des répondants allait voter pour le candidat du même par ti aux deux élections, les autres avaient des choses for t intéressantes à révéler.Non seulement l\u2019état réel de leur économie locale n\u2019avait pas vraiment pesé dans leur changement d\u2019allégeance d\u2019un président démocrate à Donald Trump, mais leur propre situation financière \u2014 comme la difficulté de joindre les deux bouts, la peur de perdre son emploi et la stagnation des revenus \u2014 n\u2019avait pas eu plus d\u2019influence.Ce constat allait dans le même sens que d\u2019autres études.Cer taines concluent même que, si la précarité financière des ménages a joué durant ces élections, c\u2019était plutôt au profit de la candidate démocrate.Après tout, Hillary Clinton a défait facilement Donald Trump auprès des Américains gagnants moins de 50 000 $ par année, a rappelé The Atlantic lors du dévoilement de l\u2019étude de la profes- seure Mutz.Il semble plutôt, rappor te l\u2019experte, que le facteur déterminant a été l\u2019angoisse des hommes blancs chrétiens.« Il ne s\u2019agit pas de la peur d\u2019une menace contre leur propre bien-être économique, a-t-elle expliqué le lendemain au New York Times.Il s\u2019agit de la peur d\u2019une menace contre la domination exercée par leur propre groupe dans tout le pays.» Cette peur vient du sentiment que l\u2019égalité grandissante des femmes, les revendications de la communauté noire et l\u2019arrivée d\u2019immigrants remettent profondément en cause un monde qui leur était autrefois plus favorable et le remplacent aujourd\u2019hui par un autre monde dans lequel ils se sentent diminués, marginalisés, voire étrangers.Gros problème Pour ces gens, qui ont tendance à voir le monde comme un lieu de lutte pour la domination d\u2019un groupe sur les autres, il est normal que Donald Trump exerce beaucoup d\u2019attrait avec son discours contre les étrangers, contre les autres pays et pour un retour à une Amérique des années 1950 triomphante et fantasmée, disent les chercheurs.Le problème, pour les opposants politiques du président américain, est que, pour remonter dans la faveur de l\u2019électorat, ils ne peuvent quand même pas promettre de faire reculer la condition des femmes, des Noirs ou des immigrants et que la promesse d\u2019améliorer la situation économique des hommes blancs ne changerait probablement rien à leur angoisse existentielle.L\u2019autre problème est que les États-Unis ne sont pas le seul endroit où s\u2019observe la montée de ce mal-être.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 É C O N O M I E B 6 D E L P H I N E T O U I T O U à Washington L e déficit commercial des États-Unis a diminué en mars, pour la première fois en sept mois, sous l\u2019effet d\u2019exportations records, notamment vers la Chine, combiné à un recul des impor tations, de quoi satisfaire le gouvernement Trump, qui en a fait une priorité.Au moment où de hauts responsables américains, dont le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, et le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, entament à Pékin des pourparlers pour diminuer le déséquilibre commercial avec le géant asiatique, le département du Commerce a fait état jeudi d\u2019une nette baisse du solde des échanges de biens et services des États-Unis avec le reste du monde.En diminution de 15,2% à 48,96 milliards, il s\u2019agit du plus for t recul en deux ans après un déficit record enregistré en février.En mars, les exportations des biens et services ont augmenté de 4,2 milliards, à 208,5 milliards, quand les im- por tations ont diminué de 4,6 milliards, à 257,5 milliards.Dans le détail, le seul déficit des biens, point particulièrement épineux pour Washington avec ses partenaires commerciaux, a reculé de 9,7 %, la plus forte chute également depuis deux ans.En revanche, pour le Mexique, une des cibles privilégiées par le gouvernement Tr ump, le déficit a poursuivi son ascension (+6,4 %).S\u2019agissant des échanges avec la Chine, autre sujet de contentieux pour le président américain, le déficit des seules marchandises baisse de 11,5 % sur une base de données non corrigées des variations saisonnières, mais il augmente de 2 % en données corrigées des variations saisonnières.Pour autant, dans les deux cas, les exportations de biens américains vers le géant asiatique se sont inscrites en for te hausse (+15 % sur une base corrigée des variations saisonnières).En outre, les exportations de biens vers l\u2019Europe, la Corée du Sud et le Japon constituent des records.Celles vers le Canada sont par ailleurs les plus élevées depuis octobre 2014.Malgré cette baisse mensuelle, le déficit de la balance commerciale continue de se creuser sur un an (+18,5 %), avec des exportations certes en hausse de 6,8 %, mais des importations en plus forte augmentation encore (+9,1 %).Ces données sont publiées alors que les pourparlers ont commencé jeudi à Pékin pour tenter de désamorcer une guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques du monde.Le président américain, Donald Trump, exige de Pékin une réduction du déficit de 100 milliards.En 2017, il a atteint 375 milliards.L\u2019enjeu est de taille puisque la visite des hauts responsables américains intervient alors que la Chine est sous la menace, qui pourrait se concrétiser dès le 22 mai, de droits de douane sur quelque 50 milliards de dollars de produits exportés vers les États-Unis.Les discussions se déroulent à huis clos et pour l\u2019heure, rien n\u2019a filtré.Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Les exportations records font reculer le déficit commercial Le déficit commercial du Canada s\u2019est creusé Ottawa \u2014 Les importations du Canada ont crû de 6 % pour atteindre un niveau sans précédent de 51,7 milliards en mars, a indiqué jeudi Statistique Canada.Les exportations ont aussi affiché une augmentation, en hausse de 3,7 %, pour se situer à 47,6 milliards, selon l\u2019agence fédérale.Par conséquent, le déficit commercial de marchandises du Canada s\u2019est creusé, passant de 2,9 milliards en février à un record de 4,1 milliards en mars.En termes réels (ou en volume), les importations ont augmenté de 5,3 % et les exportations ont crû de 3 %.En mars, le commerce total avec les pays autres que les États-Unis a affiché un sommet inégalé de 31,2 milliards, les importations ayant augmenté de 11,5 %, et les exportations de 11,4 %.Par conséquent, le déficit commercial du Canada avec les pays autres que les États-Unis s\u2019est creusé, passant de 5,2 milliards en février à 5,8 milliards en mars.Après avoir augmenté de 3,8 % en février, les importations en provenance des États-Unis ont crû de 3,1 % en mars.Les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 1,2 %.Par conséquent, l\u2019excédent commercial du Canada avec les États-Unis s\u2019est rétréci pour un cinquième mois consécutif, passant de 2,3 milliards en février à 1,7 milliard en mars.La Presse canadienne N ew York \u2014 Le titre de Tesla plongeait de 7 % avant l\u2019ouverture des marchés, jeudi matin, au lendemain de la publication de résultats trimestriels peu reluisants par le constructeur de véhicules électriques.La glissade s\u2019est poursuivie au cours de la séance.Tesla a dépensé 745,3 millions $US au dernier trimestre, soit 57 millions par semaine, surtout en raison de la lenteur de l\u2019augmentation de la cadence de production du Model 3, qui est destiné au marché de masse.Elon Musk a brusquement interrompu un analyste qui l\u2019interrogeait à ce sujet, en déclarant que ses questions étaient «sèches» et «déplaisantes».Il a ensuite accepté plusieurs questions d\u2019un intervenant sur You- Tube.L\u2019analyste Joseph Spak, de RBC Marché des capitaux, a qualifié le tout «de conférence téléphonique étrange qui manquait de réponses aux questions qui préoccupent les investisseurs».Il a ensuite ajouté que «le sentiment général est que le ton défensif (d\u2019Elon Musk) en disait long».Tesla avait 3,96 milliards en liquide dans ses coffres au début de l\u2019année, mais seulement 3,22 milliards à la fin du trimestre.La compagnie a annoncé en avril qu\u2019elle n\u2019aura pas besoin d\u2019emprunter plus d\u2019argent cette année, en raison de l\u2019accélération de la production et des ventes du Model 3, mais la production est encore loin des 5000 voitures par semaine promises par M.Musk l\u2019an dernier.C\u2019est également le niveau de production dont Tesla a besoin pour devenir rentable.Les problèmes de production du Model 3 en Californie sont si graves que M.Musk a lancé sur Twitter, pendant le trimestre, qu\u2019il dort à l\u2019usine de Fremont, que l \u2019automation est surappréciée et qu\u2019il faut davantage d\u2019humains pour assembler les voitures.Dans une note transmise aux investisseurs mercredi, Tesla maintient néanmoins que la production du Model 3 s\u2019améliore et qu\u2019elle s\u2019attend à générer un profit pendant le deuxième semestre de cette année.Tesla affirme qu\u2019elle produisait 2270 exemplaires du véhicule par semaine à la fin du mois d\u2019avril.La cible de 5000 voitures par semaine devrait être atteinte au début du mois de juillet.Tesla a perdu une somme sans précédent de 709,6 millions au premier trimestre, soit 4,19 $US par action.Sa perte ajustée s\u2019est chif frée à 3,35 $US par action.Ses revenus trimestriels ont augmenté de 26 % à 3,4 milliards $US.À la fin de l\u2019an dernier, Tesla avait 9,5 milliards $US en dette à long terme.Le constructeur a généré seulement deux trimestres rentables en huit ans comme compagnie.Associated Press Tesla coupe court aux questions des analystes Le constructeur n\u2019a généré que deux trimestres rentables en huit ans SPENCER PLATT GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE Des partisans de Donald Trump pendant un rallye, le 4 novembre 2016, à Hershey, en Pennsylvanie Les électeurs de Donald Trump ne sont pas les laissés-pour- compte de l\u2019économie néolibérale mondialisée que l\u2019on dit, mais des hommes blancs et chrétiens angoissés par la transformation de leur monde.ANALYSE Le mythe du vote pour Trump des laissés- pour-compte de l\u2019économie Les problèmes de production du Model 3 en Californie sont graves JOHN RAOUX ASSOCIATED PRESS Elon Musk Si la précarité financière des ménages a joué durant ces élections, c\u2019était plutôt au profit de la candidate démocrate L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 ECONOMIE B 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S A près avoir consacré 55 ans de sa vie au développement de Bombardier, Laurent Beaudoin a quitté le conseil d\u2019administration de l\u2019entreprise jeudi en estimant qu\u2019elle est résolument sur la bonne voie malgré la tourmente des dernières années.Gendre du fondateur Jo- seph-Armand Bombardier, M.Beaudoin, qui a poussé l\u2019entreprise vers le matériel roulant dans les années 1970 et l\u2019aéronautique dans les années 1980, a dit qu\u2019il était temps de partir et que le partenariat avec Airbus, qui aura bientôt le contrôle de la CSe- ries, allait permettre de donner de l\u2019élan au programme.«Il y a eu une période difficile au cours des dernières années, mais je suis content de voir que, présentement, on regarde encore vers la croissance.Je quitte [mes fonctions] réellement au bon moment », a dit M.Beaudoin lors d\u2019une brève mêlée de presse en marge d\u2019une assemblée au cours de laquelle les actionnaires lui ont réservé une longue ovation.Laurent Beaudoin, dont le fils Pierre est président du conseil, part au moment où Bombardier mise beaucoup sur la force de frappe d\u2019Airbus en matière de vente et de service afin de stimuler les commandes pour les appareils CSeries, un avion de 100 à 150 sièges longtemps présenté comme l\u2019avenir de la compagnie.Marqué par des dépassements de coûts et des retards, le programme a été cédé à Airbus à l\u2019automne 2017, non sans soulever la controverse au sein de la classe politique et dans la société civile en raison de l\u2019injection d\u2019un milliard de dollars consentie par Investissement Québec.D\u2019ici la fin de juin, le géant européen détiendra un peu plus de 50% du programme.Le programme CSeries a récolté plus de 370 commandes.Sur une période de 20 ans, le marché potentiel dans le monde entier est estimé à 6000 appareils, dont Bombardier et Airbus croient pouvoir aller chercher une bonne partie.«Si tout avait été normal, on aurait préféré le garder, a dit M.Beaudoin.Mais je pense que l\u2019association avec Airbus donne un potentiel plus grand à notre CSeries.» Lors de son allocution devant les actionnaires, le président de Bombardier, Alain Bel- lemare, a dit que la présence d\u2019Airbus dans le décor «créera une valeur formidable », car les clients «bénéficieront de la taille et de la portée » de la société européenne.En parallèle, la compagnie contrôlée par la famille Bombar- dier-Beaudoin a des décisions à prendre au sujet des options qui s\u2019offrent à elle, comme le désendettement et l\u2019investissement dans de nouveaux produits, a dit M.Bellemare en conférence de presse.La dette à long terme de l\u2019entreprise se chif fre à 9,2 milliards.Importante commande Alors qu\u2019une grosse partie de ses efforts porte sur la famille CSeries, Bombardier a annoncé jeudi matin un important contrat pour celle des CRJ, les avions régionaux assemblés à Mirabel qui ont fait le succès de l\u2019entreprise dans les années 1990.L\u2019entente avec le transporteur American Airlines porte sur une commande ferme de 15 appareils CRJ900, dont l\u2019intérieur a été refait à la demande de certains transporteurs, de même que sur une option pour 15 autres, l\u2019ensemble du contrat se chiffrant à 719 millions $US selon les prix au catalogue.Aux yeux des syndiqués, il s\u2019agit d\u2019une « excellente nouvelle » qui va «nous fournir du travail pour un bon bout de temps », selon le coordonnateur québécois des Machinistes, David Chartrand.L\u2019annonce du contrat a été faite en marge de la publication des états financiers de Bombardier, qui se trouve maintenant à mi-chemin d\u2019un ambitieux plan de redressement amorcé en 2015, à une époque où l\u2019entreprise était au bord de la faillite.La bonne tenue de sa division de matériel roulant et des avions d\u2019af faires au cours du premier trimestre de 2018 a permis à Bombardier d\u2019augmenter ses revenus de 12 %, à 4 milliards.L\u2019entreprise a enregistré un bénéfice net de 44 millions, comparativement à 6 millions l\u2019an dernier à pareille date.Par ailleurs, Bombardier a vendu sa propriété de Downs- view, en Ontario, pour 635 millions à l\u2019Office d\u2019investissement des régimes de pensions du secteur public (Investissements PSP).Basé à Montréal, PSP gère notamment les caisses de retraite des fonctionnaires fédéraux et des forces armées.L\u2019entreprise n\u2019utilise que 10 % d\u2019un site de 150 hectares situé à Downsview, «alors que nous assumons la totalité du coût d\u2019exploitation d\u2019une piste d\u2019atterrissage d\u2019environ 2000 mètres», a dit M.Bellemare.Outre le chapitre Airbus, la dernière année de Bombardier a été marquée par sa victoire retentissante à Washington, où un tribunal n\u2019a pas retenu la plainte de Boeing.La compagnie américaine a par la suite refusé d\u2019exclure de nouvelles procédures contre son concurrent québécois.À la Bourse de Toronto, l\u2019action de Bombardier a progressé de 1,8 % à 4,00 $.Le Devoir AÉRONAUTIQUE Bombardier est sur la bonne voie, affirme Laurent Beaudoin L\u2019ancien grand patron, qui a quitté le conseil d\u2019administration, croit que la CSeries profitera de l\u2019association avec Airbus JACQUES NADEAU LE DEVOIR Laurent Beaudoin (à droite), entouré de son épouse, Claire, et d\u2019Alain Bellemare D A V I D P A D D O N à Toronto L e géant des télécommunications BCE a haussé jeudi sa prévision de profit, après avoir fait état d\u2019une solide performance trimestrielle pour son réseau Bell Canada et de résultats stables pour sa division des médias.Dans ses perspectives, la société montréalaise fait passer sa prévision de profit ajusté par action entre 3,45 $ et 3,55 $ pour son exercice en cours.En comparaison, elle avait indiqué en février s\u2019attendre à un résultat ajusté d\u2019entre 3,42 $ et 3,52$ par action.«Nous avons eu un bon début d\u2019année, tant du point de vue financier et de celui des abonnés, au premier trimestre », a observé le chef de la direction, George Cope, lors d\u2019une conférence téléphonique avec des analystes.BCE a accueilli environ 102 000 nouveaux abonnés à ses services sans fil postpayés, Internet et télévision Internet, soit 39 % de plus qu\u2019au même trimestre l\u2019an dernier.Seulement pour ses services sans fil postpayés, l\u2019entreprise a enregistré un gain net de 68 000 abonnés, réalisant sa meilleure performance pour un premier trimestre depuis 2011, a précisé M.Cope.«Je m\u2019attends pleinement à ce que cette solide croissance des abonnés se poursuive cette année, ce qui placera Bell Mobilité en première position pour la génération de flux de trésorerie parmi les fournisseurs de services sans fil en 2018», a affirmé M.Cope.Le profit net de BCE a totalisé 661 millions, ou 73 ¢ par action, au plus récent trimestre.En comparaison, il avait été de 642 millions, ou 73 ¢ par action, un an plus tôt alors qu\u2019un moins grand nombre d\u2019actions étaient en circulation.Les revenus d\u2019exploitation ont atteint 5,59 milliards, en hausse par rappor t à 5,34 milliards un an plus tôt.Sur une base ajustée, le bénéfice de BCE s\u2019est établi à 80 ¢ par action.Le directeur financier de BCE, Glen LeBlanc, a précisé qu\u2019une récente décision réglementaire relative aux tarifs des services d\u2019itinérance de gros à l\u2019échelle nationale s\u2019était traduite par une charge rétroactive non récurrente de 14 millions.Le bénéfice avant impôts, intérêt et amortissement a augmenté de 4,1 % au plus récent trimestre, une croissance qui passe à 4,7% en excluant cette charge.Le géant des télécommunications détient aussi le réseau de télévision CTV, des chaînes télévisées spécialisées incluant RDS et TSN, ainsi qu\u2019une grande participation dans Maple Leaf Sports and Entertainment, le propriétaire des équipes professionnelles de hockey, basketball et soccer de Toronto.M.Cope a indiqué que le premier trimestre de sa division des médias avait été « stable », malgré la concurrence contre la couverture de CBC pour les Jeux olympiques d\u2019hiver.Dans l\u2019ensemble, les auditoires de ses chaînes sportives TSN et RDS ont progressé d\u2019une année à l\u2019autre, a- t-il ajouté.La Presse canadienne BCE hausse sa cible de profit MICHAEL SOHN ASSOCIATED PRESS Martin Winterkorn N ew York \u2014 Les autorités américaines ont engagé jeudi des poursuites judiciaires contre Martin Winterkorn, l\u2019ancien p.-d.g.de Volkswagen, et cinq autres dirigeants du groupe automobile allemand, accusés de s\u2019être entendus pour faire installer un logiciel destiné à fausser les émissions polluantes de certains modèles.Ils «ont sciemment et délibérément commis une fraude » pour contourner les lois américaines en matière de pollution, peut-on lire dans des documents judiciaires déposés devant un tribunal de Detroit, dans le Michigan.Le but «de la conspiration était d\u2019enrichir illégalement VW et de les enrichir eux-mêmes en trompant les régulateurs pour obtenir les certifications nécessaires afin de commercialiser des véhicules diesel VW aux États- Unis, et de les vendre aux consommateurs américains sachant de toute évidence que ces véhicules étaient conçus pour déjouer les règles standard en matière d\u2019émissions», accuse-t-on de même source.Cette « conspiration » a pris effet «d\u2019au moins mai 2006» à « au moins novembre 2015 », mais M.Winterkorn n\u2019a personnellement été mis au courant qu\u2019en mai 2014, un an au moins avant que le scandale n\u2019éclate au grand jour.Les autorités américaines indiquent avoir en leur possession des courriels échangés entre des employés de Volkswagen, qui mettaient souvent en copie certains des dirigeants mis en cause.Richard Dorenkamp, Heinz-Jakob Neusser, Jens Hadler, Bernd Gottweis et Jür- gen Peter sont les cinq autres dirigeants inculpés par le département de la Justice.Oliver Schmidt, à la tête du service de conformité réglementaire de VW aux États- Unis de 2014 à mars 2015, avait accepté en décembre de plaider coupable dans cette affaire et de coopérer avec les autorités américaines après avoir été arrêté à Miami, où il passait des vacances.Il avait été condamné à une peine de sept ans de prison et reçu une amende de 400 000 $US.Volkswagen avait reconnu à l\u2019automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600 000 aux États-Unis, d\u2019un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant par fois jusqu\u2019à 40 fois les normes autorisées.Le scandale a déjà coûté au constructeur plus de 25 milliards de dollars en rappels de véhicules et procédures judiciaires.Des actions collectives ont également été déposées.Le géant allemand de l\u2019automobile s\u2019est efforcé de tourner la page du scandale en débarquant il y a peu Matthias Mül- ler, appelé à remplacer Martin Winterkorn au plus fort de la tourmente.M.Müller fait lui- même l\u2019objet d\u2019une enquête dans cette affaire.Agence France-Presse DIESELGATE L\u2019ancien p.-d.g.de Volkswagen poursuivi aux États-Unis P I E R R E S A I N T - A R N A U D S NC-Lavalin poursuit sans relâche ses efforts en vue de redorer sa réputation et de poursuivre son expansion dans tous les marchés.Le président du conseil d\u2019administration du géant de l\u2019ingénierie, Kevin Lynch, a annoncé à ses actionnaires, réunis en assemblée annuelle, jeudi, qu\u2019il avait rempli l\u2019ensemble de ses obligations dans le cadre du Programme de remboursement volontaire (PRV) du gouvernement du Québec « pour continuer à mettre le passé derrière nous».«L\u2019aboutissement de ce processus a été marqué l\u2019an dernier par la conclusion d\u2019un règlement définitif auprès de tous les organismes publics du Québec», a-t-il précisé.En conférence de presse par la suite, M.Lynch et le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Neil Bruce, n\u2019ont cependant pas voulu divulguer la somme totale des versements ef fectués par l\u2019entreprise, invoquant la confidentialité imposée par le ministère de la Justice, qui administre le PRV.Les deux hommes se sont par ailleurs dits rassurés par l\u2019intention du gouvernement Trudeau, annoncée dans le dernier budget fédéral, d\u2019instaurer un régime d\u2019accord de réparation apparenté à ceux existant dans d\u2019autres pays industrialisés, comme le Royaume-Uni ou les États-Unis.«Nous croyons sincèrement que c\u2019est une bonne chose pour toutes les entreprises canadiennes, pas seulement nous, parce que nos compétiteurs, globalement, ont la possibilité, si l\u2019on découvre quelque chose [d\u2019illégal], de se présenter et de se dénoncer eux-mêmes pour que les individus concernés puissent être poursuivis tel que prévu par la loi et que la compagnie puisse mettre des mesures en place pour s\u2019assurer que ça ne se reproduise pas», a fait savoir M.Bruce lors de sa rencontre avec les médias.Selon lui, l\u2019absence d\u2019un tel régime au Canada, alors qu\u2019il existe ailleurs, est «une forme de désavantage compétitif ».SNC-Lavalin est toujours aux prises avec la justice au niveau fédéral, ayant plaidé non coupable à des accusations de fraude et de corruption déposées par la Gendarmerie royale du Canada en lien avec des gestes qui auraient été posés par certains de ses ex-employés en Libye.REM: ingénierie 100% québécoise Par ailleurs, SNC-Lavalin affirme que ce sont des ingénieurs québécois qui assureront la totalité des travaux d\u2019ingénierie du Réseau express métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec.La firme montréalaise, qui dirige avec Alstom le consortium qui a décroché le contrat du REM, s\u2019est faite rassurante à cet ef fet.« Notre plan, c\u2019est d\u2019utiliser nos ressources ici, à 100%, pour toutes les activités de notre côté par rapport au REM», a affirmé avec force Kevin Lynch.Bien que le contrat ne l\u2019y oblige pas, M.Lynch a dit croire que «c\u2019est la bonne façon de faire le travail» en raison de l\u2019expertise locale d\u2019un «groupe d\u2019employés exceptionnels ».Neil Bruce a précisé que SNC- Lavalin a déjà 200 personnes au travail sur le projet et prévoit d\u2019y af fecter jusqu\u2019à 2000 personnes au fil de sa réalisation.Après les années dif ficiles liées aux scandales de corruption l\u2019impliquant, SNC-Lavalin a présenté ses résultats jeudi, insistant sur l\u2019impulsion fournie par son acquisition de la firme britannique WS Atkins pour 3,6 milliards en juillet dernier.Le résultat net a reculé à 78,1 millions ou 44 ¢ par action au premier trimestre, comparativement à 89,7 millions ou 60 ¢ par action l\u2019an dernier.La Presse canadienne INGÉNIERIE SNC-Lavalin continue de rebâtir sa réputation L\u2019entreprise est toujours aux prises avec la justice au niveau fédéral 78,1 millions C\u2019est le résultat net de SNC-Lavalin au premier trimestre, en recul par rapport à 89,7 millions l\u2019an dernier. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 É C O N O M I E B 8 MedReleaf et Aurora discutent Les transactions sur les actions d\u2019Aurora Cannabis et de MedReleaf ont été brièvement suspendues jeudi, et n\u2019ont repris qu\u2019après que les deux producteurs autorisés de marijuana eurent confirmé avoir entrepris des discussions, tout en précisant qu\u2019aucune entente n\u2019avait encore été conclue.Citant des sources anonymes, le Globe and Mail a indiqué que MedReleaf, établie à Markham, en Ontario, s\u2019était mise en vente sur le marché et qu\u2019Aurora, d\u2019Edmonton, avait décidé de lui soumettre une offre d\u2019achat amicale.MedReleaf a confirmé qu\u2019elle discutait « de temps en temps » avec des acteurs de l\u2019industrie, y compris Aurora Cannabis, au sujet de « divers scénarios ».Aurora Cannabis a conclu mardi son acquisition du producteur autorisé CanniMed Therapeutics, de Saskatoon, après avoir conclu en janvier un accord en espèces et en actions évalué à 1,1 milliard.En février, le producteur autorisé rival Aphria a conclu l\u2019acquisition de la britanno-colombienne Broken Coast Cannabis, une Résolu renoue avec la rentabilité au premier trimestre Produits forestiers Résolu a annoncé jeudi un bénéfice net de 10 millions, soit 11¢ par action, pour le premier trimestre, contrairement à une perte nette de 47 millions, soit 52¢ par action, pour la période correspondante de 2017.Les ventes du trimestre ont atteint 874 millions, en hausse de 2 millions par rapport au premier trimestre de 2017.Avant les éléments hors gestion courante, la compagnie a enregistré un bénéfice net de 17 millions, soit 18¢ par action, contrairement à une perte nette de 30 millions, soit 33¢ par action, l\u2019an dernier.Résolu a enregistré un bénéfice d\u2019exploitation de 48 millions pour le premier trimestre, alors qu\u2019elle avait enregistré une perte d\u2019exploitation de 9 millions pour la période correspondante de 2017.Produits forestiers Résolu est un chef de file mondial de l\u2019industrie des produits forestiers.La Presse canadienne O ttawa \u2014 Le Groupe d\u2019entreprises de Postes Canada a enregistré un profit de 144 millions pour l\u2019exercice 2017, en hausse marquée par rapport aux 81 millions de l\u2019année précédente, alors que son secteur des colis a crû grâce à la popularité du magasinage en ligne.Le secteur Colis a généré le tiers des revenus annuels.L\u2019entreprise, qui inclut Postes Canada, Purolator et Groupe SCI, a aussi vu ses revenus d\u2019exploitation grimper à 8,23 milliards l\u2019an dernier, comparativement à 7,88 milliards en 2016.Postes Canada a connu une croissance importante de ses activités de colis durant une période où les consommateurs se sont tournés en grand nombre vers les détaillants en ligne, contrebalançant un déclin des volumes de courrier transactionnel \u2014 lettres, factures et relevés.Le segment Postes Canada du groupe d\u2019entreprises a engrangé des profits de 57 millions, en hausse par rapport aux 46 millions de l\u2019exercice précédent.Les revenus reliés aux colis à Postes Canada ont augmenté à 2,13 milliards, alors qu\u2019ils étaient de 1,74 milliard l\u2019année précédente, tandis que les revenus du courrier transactionnel ont glissé à 2,91 milliards, comparativement à 3,04 milliards en 2016.Les revenus du marketing direct ont baissé à 1,12 milliard, alors qu\u2019ils étaient près de 1,14 milliard en 2016.Le segment Purolator a engrangé des profits de 88 millions en 2017, par rappor t à 48 millions l\u2019année précédente, tandis que l\u2019entité de logistique Groupe SCI a enregistré des bénéfices de 15 millions, au même niveau qu\u2019en 2016.En 2017, le volume total de colis du secteur Postes Canada a augmenté de 47 millions d\u2019articles, ou 24,5%, alors que le volume de colis du régime intérieur a augmenté de 32 millions d\u2019articles, ou 22,3%, comparativement à 2016.Les colis ont généré 33 % des revenus du secteur Postes Canada en 2017, comparativement à 28% en 2016 et seulement à 21% en 2011.Dans le transactionnel (lettres, factures et relevés), avec les Canadiens devenus de grands utilisateurs de la technologie numérique, les volumes diminuent depuis 2006, année où ils étaient à leur sommet.En 2017, les volumes ont chuté de 5,5%, ou 200 millions d\u2019articles, par rapport à 2016.Ce déclin s\u2019est surtout produit au pays, où les volumes du service Poste-lettres du régime intérieur ont diminué de 181 millions d\u2019ar ticles, ou 5,3 %, par rapport à 2016.Les Canadiens ont posté en 2017 deux milliards (41%) d\u2019articles Poste-let- tres du régime intérieur de moins qu\u2019en 2006, année où ces volumes ont culminé.Le courrier transactionnel a généré 45 % des revenus du secteur, par rapport au sommet de 55 % en 2006, a ajouté l\u2019entreprise.Avec Le Devoir La Presse canadienne Postes Canada accroît ses profits grâce aux colis PABLO MARTINEZ MONSIVAIS ASSOCIATED PRESS «Le Congrès n\u2019avait pas pris en compte le conseil des économistes en 1930 et les Américains en avaient payé le prix à travers le pays», écrit la National Taxpayers Union.G É R A R D B É R U B É L e protectionnisme occupe le premier rang de la liste des préoccupations des économistes.Aux États-Unis, plus de 1100 d\u2019entre eux, dont des Prix Nobel et des proches des républicains, ont répété l\u2019exercice du 3 mai 1930 et exhorté Donald Trump à faire marche arrière.Selon les résultats d\u2019un sondage par Internet réalisé par l\u2019Association des économistes québécois auprès de ses membres et publiés jeudi, 62 % des 126 répondants se disent préoccupés par la montée du protectionnisme, qu\u2019ils voient comme un frein à la croissance économique.Et peu favorisent l\u2019af frontement direct.Ils sont 61 % à af firmer que la meilleure réponse du Canada consiste à diversifier ses marchés d\u2019exportation.Et 26 % croient qu\u2019« il faut plutôt privilégier le recours aux mécanismes d\u2019arbitrage de l\u2019Organisation mondiale du commerce et de l\u2019Accord de libre- échange nord-américain», peut-on lire dans le résumé de l\u2019Association.Pour le Québec, 47% des répondants estiment que l\u2019économie doit miser sur ses grands pans structurants que sont les industries de l\u2019aéronautique, de l\u2019intelligence artificielle et du multimédia pour tirer son épingle du jeu dans un contexte de mondialisation et de montée du protectionnisme.« Dans une propor tion moindre, les économistes consultés s\u2019en remettent plutôt à la qualité de la main-d\u2019œuvre (21 %) et aux avantages que représentent l\u2019énergie et les ressources naturelles (17 %).» À l\u2019opposé, 40 % des économistes ayant répondu au sondage relèvent la faiblesse de la productivité comme étant le principal défi de l\u2019économie québécoise.Donald Trump Les résultats de ce sondage sont publiés un 3 mai, journée symbolique pour eux.Du moins, plus de 1100 économistes américains, dont une quinzaine de Prix Nobel, ont signé une lettre du lobby américain NTU dénonçant la politique protectionniste de Donald Trump et exhortant le Congrès et la Maison-Blanche à ne pas répéter les erreurs du passé.Cette lettre, rendue publique par NTU (National Taxpayers Union), a été remise à l\u2019exécutif américain jeudi.Les économistes, dont Richard Thaler, Prix Nobel 2017, et Edmund Phelps, Prix Nobel 2006, mais aussi des anciens conseillers du président républicain de George W.Bush (Harvey Rosen, Wendy Gramm) ou encore le directeur du budget du républicain Ronald Reagan, ont choisi le 3 mai, une date retenue en 1930 par d\u2019autres économistes pour demander au Congrès de rejeter alors la loi Smoot-Hawley.Cette loi américaine avait promulgué une hausse des droits de douane sur quelque 20 000 produits et suscité des représailles des partenaires commerciaux des États-Unis, aggravant les ravages de la Grande Dépression.« Le Congrès n\u2019avait pas pris en compte le conseil des économistes en 1930 et les Américains en avaient payé le prix à travers le pays», écrit NTU.Et de citer la lettre du 3 mai 1930, toujours d\u2019actualité : «Nous sommes convaincus que relever les droits de douane serait une erreur.Cela conduirait en général à une augmentation des prix qui seraient payés par les consommateurs américains.» Une guerre commerciale que les Européens n\u2019ont pas manqué de soulever, eux qui disposent d\u2019un sursis d\u2019un mois avant l\u2019application de sanctions douanières et tarifaires sur l\u2019acier et l\u2019aluminium.L\u2019exécutif européen a réitéré jeudi la vulnérabilité de la zone euro, l\u2019Allemagne en tête.Le commissaire européen aux Af faires économiques, Pierre Moscovici, soutient que le risque le plus grand qui pèse sur les perspectives économiques est le protectionnisme, «qui ne doit pas devenir la nouvelle normalité».Comme l\u2019avait fait la veille le président de la Commission, Jean- Claude Juncker, il a mis en garde les États-Unis contre toute forme d\u2019«escalade».Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Les économistes exhortent Trump à ne pas répéter les erreurs du passé T oronto \u2014 Une association qui affirme représenter au moins la moitié des franchisés américains de Tim Hortons a déposé une poursuite en justice contre la société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International, pour contester une clause de son contrat qui forcerait les deux par ties à faire traiter leurs conflits par un tribunal floridien.Selon la division américaine de la Great White North Franchisee Association (GWNFA), les franchisés devraient pouvoir présenter leurs conflits à une cour dans l\u2019État où leur café est situé.L\u2019avocat Robert Einhorn, de la branche américaine de la GWNFA, estime que la société adopte des positions contradictoires.D\u2019une par t, elle tente d\u2019éviter de payer des impôts américains en faisant valoir qu\u2019elle est canadienne, mais d\u2019autre part, elle dit vouloir régler ses poursuites dans la région de son choix sous prétexte qu\u2019elle est une entreprise américaine.Me Einhorn espère que la poursuite aidera la division américaine de la GWNFA à remporter une autre poursuite dans laquelle elle accuse Restaurant Brands d\u2019utiliser l\u2019argent contenu dans un fonds publicitaire pour régler ses propres dépenses.Cette dernière poursuite sera déposée en cour une fois qu\u2019une poursuite similaire, déjà entreprise au Canada, aura été réglée, a précisé l\u2019avocat.Restaurant Brands a indiqué jeudi qu\u2019elle ne pouvait pas commenter des détails des dossiers juridiques en cour, mais a affirmé que les allégations étaient «complètement fausses».Ce nouveau conflit vient s\u2019ajouter à plusieurs sources de tensions entre les franchisés canadiens et de la GWNFA et leur société mère, qui ont fait les manchettes.Celles-ci concernent notamment les mesures de réduction des coûts de RBI, des pannes de caisses enregistreuses et un plan de rénovation de 700 millions visant à moderniser les restaurants de la chaîne.Ces tensions ont convaincu le conseil de franchisés de Tim Hortons à écrire à la GNWFA, le mois dernier, pour demander au groupe de cesser de se plaindre publiquement.Selon le conseil, ces récriminations nuisent à l\u2019image de la marque.La Presse canadienne Des franchisés américains de Tim Hortons poursuivent RBI transaction en espèces et en actions évaluée à plus de 200 millions.La Presse canadienne PEDRO RUIZ LE DEVOIR Postes Canada a connu une croissance importante de ses activités dans le secteur des colis alors que les consommateurs se sont tournés en grand nombre vers les détaillants en ligne.«Nous sommes convaincus que relever les droits de douane serait une erreur» L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 LES SPORTS B 9 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.*Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution 100$ ou 4 samedis consécutifs 100$ Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com L E S P E T I T E S A N N O N C E S GENE J.PUSKAR ASSOCIATED PRESS Les Penguins en avance En retard 2-1 dans leur série contre Alex Ovechkin et les Capitals de Washington, les Penguins de Pittsburgh tentaient jeudi soir à domicile de s\u2019accrocher à une mince avance de 2-1 au moment d\u2019écrire ces lignes, au milieu de la troisième période.Lisez le compte rendu complet du match sur nos plateformes numériques.M O N D I A L La Russie est «absolument prête», selon la FIFA Moscou \u2014 La Russie est «absolument prête» à accueillir la Coupe du monde de football, a affirmé jeudi le patron de la FIFA, Gianni Infantino, remerciant le président russe, Vladimir Poutine, pour les efforts mis en œuvre par le pays.Gianni In- fantino a également souligné «le niveau unique d\u2019implication, de dévouement, de professionnalisme» de la Russie pour accueillir cet événement sportif mondial qui aura lieu du 14 juin au 15 juillet.Vladimir Poutine a pour sa part promis un «championnat au plus haut niveau».Pour la première fois de son histoire, la Russie organise la Coupe du monde de football.Agence France-Presse C A N A D I E N Jake Evans a subi une opération pour une hernie sportive Le Canadien de Montréal a annoncé que l\u2019attaquant Jake Evans a subi, mercredi, une intervention chirurgicale pour soigner une déchirure du muscle de la paroi abdominale.Dans un bref communiqué, jeudi après-midi, le Canadien a fait savoir que la période de guérison devrait être de douze semaines.Âgé de 21 ans, Evans a conclu une entente de deux saisons avec les Canadiens le 9 avril dernier.Choix de 7e ronde des Canadiens, 207e au total en 2014, Evans a terminé cette année son stage de quatre saisons avec les Fighting Irish de No- tre-Dame dans la NCAA, après avoir subi l\u2019élimination dans le match ultime en finale du tournoi Frozen Four contre les Bulldogs de l\u2019Université de Minnesota-Duluth.La Presse canadienne O L Y M P I S M E Le CIO menace de retirer la boxe du programme Lausanne \u2014 Le CIO a maintenu jeudi la menace de retirer la boxe du programme des Jeux olympiques de Tokyo 2020, dans l\u2019attente de mesures concrètes concernant notamment la gouvernance de la Fédération internationale de boxe (AIBA).En février, le CIO s\u2019était dit «extrêmement inquiet» des problèmes de gouvernance à l\u2019AIBA et «extrêmement préoccupé» par la nomination du sulfureux Gafur Ra- khimov, homme d\u2019affaires ouzbek, à la présidence de la fédération en proie à une crise de gouvernance depuis des mois.Agence France-Presse S unrise \u2014 Bill Torrey, l\u2019homme au tempérament jovial et au traditionnel nœud papillon, qui occupait le poste de directeur général des Islanders de New York lors de leurs quatre conquêtes consécutives de la coupe Stanley au début des années 1980, est décédé.Il était âgé de 83 ans.La Ligue nationale de hockey a précisé qu\u2019il a rendu l\u2019âme à son domicile du sud de la Floride mercredi soir.La cause du décès n\u2019a pas été précisée, et rien ne semblait laisser croire qu\u2019il était aux prises avec des problèmes de santé.« On peut voir son empreinte chez à peu près toutes les équipes de notre ligue.Il a été un mentor et une inspiration pour une génération de directeurs généraux », a déclaré le commissaire Gary Bettman, qui l\u2019a qualifié de «véritable légende du hockey ».Torrey, qui a passé les dernières années à titre de conseiller au directeur général Dale Tallon avec les Panthers de la Floride, en plus d\u2019occuper le poste de gouverneur adjoint, se trouvait à son bureau des Panthers, comme d\u2019habitude, plus tôt cette semaine.Tallon a dit avoir le cœur brisé à la suite de l\u2019annonce de la nouvelle.«Bill a été un géant de notre sport.Il a été l\u2019architecte d\u2019une dynastie, un membre du Temple de la renommée et, plus important encore, un homme de famille engagé.» Torrey, qui est né à Montréal le 23 juin 1934, a laissé une marque indélébile sur le hockey, particulièrement avec les Islanders et les Panthers.Il a d\u2019ailleurs été admis au Temple de la renommée du hockey en 1995.Directeur général des Islanders à leur entrée dans la LNH en 1972, Torrey a fait preuve de patience et de doigté pour bâtir une dynastie en moins de 10 ans.En 1973, il s\u2019est servi du tout premier choix du repêchage pour sélectionner le défenseur Denis Potvin, un futur capitaine qui allait devenir la pierre d\u2019assise de l\u2019équipe.L\u2019année suivante, Torrey s\u2019est tourné vers l\u2019ailier gauche Clark Gillies et le centre Bryan Trottier.Puis en 1977, il a repêché au 15e rang un ailier droit du National de Laval, Mike Bossy, qui allait former avec Gillies et Trottier l\u2019un des trios les plus productifs dans la LNH.Élu recrue de l\u2019année à l\u2019issue de la saison 1977-1978, Bossy allait marquer au moins 50 buts lors de chacune de ses neuf premières saisons dans la ligue.En 1993, il est devenu le premier président des Panthers et en 1996, l\u2019équipe a atteint la finale de la Coupe Stanley, qu\u2019elle a perdue en quatre matchs contre Patrick Roy et l\u2019Avalanche du Colorado.En 2010, les Panthers lui ont également érigé une bannière honorifique, avec le numéro 93, pour commémorer la saison du premier match de l\u2019équipe.Associated Press «Un géant de notre sport» Le Montréalais Bill Torrey, le directeur général de la dynastie des Islanders, est décédé S T E P H E N W H Y N O C haque fois que les membres du trio numéro un des Bruins de Boston sautent sur la patinoire, la défense du Lightning de Tampa Bay se place en état d\u2019aler te.Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak vous feront payer la moindre erreur.Et c\u2019est ce qu\u2019ils ont fait.« Vous croyez que tout va et que vous jouez bien, et ils n\u2019ont besoin que d\u2019une occasion, note le défenseur Ryan McDo- nagh du Lightning.Nous le savions.Ce n\u2019est pas une surprise.Ils forment un bon trio.» Depuis le début des séries éliminatoires de la LNH, les meilleures unités offensives se paient un festin, au point d\u2019accumuler les points à une cadence qui n\u2019a pas été vue en plus de deux décennies.Les trios numéro un des Capitals de Washington, des Golden Knights de Vegas, des Penguins de Pittsburgh, des Jets de Winnipeg et des Predators de Nashville dominent les meilleurs tandems défensifs rivaux.Beaucoup de buts En principe, il est censé être plus dif ficile de marquer des buts pendant les séries éliminatoires, mais après des années de changements apportés aux règlements dans le but d\u2019ajouter des buts, et plus de buts, c\u2019est exactement ce qu\u2019il se produit.Pendant les 54 premiers matchs éliminatoires, il s\u2019est marqué 332 buts, le plus fort total à ce stade des séries depuis 1996 (338).Les gardiens de but étoiles offrent un spectacle de qualité, ce qui n\u2019empêche pas les trios formés de Jake Guentzel, Sidney Crosby et Patric Hornq- vist (Pittsburgh) ; Alex Ovech- kin, Evgeny Kuznetsov et Tom Wilson (Washington) ; Kyle Connor, Mark Scheifele et Blake Wheeler (Winnipeg) ; Jonathan Marchessault, William Karlsson et Reilly Smith (Vegas) : et Filip Forsberg, Ryan Johansen et Viktor Ar- vidsson (Nashville) de profiter de leurs occasions.Après les par ties jouées mardi soir, les trios numéro un avaient été sur la patinoire pour environ 54 % des buts marqués depuis le début du deuxième tour, une démonstration de talent qui prouve que les excellents joueurs offensifs surpassent les excellents joueurs défensifs.Les défenses déjouées Les équipes comptent de plus en plus sur leurs meilleurs défenseurs pour contribuer à l\u2019attaque autant que pour leur jeu défensif ; pour tant, ceux auxquels on demande de freiner les élans des vedettes offensives n\u2019y sont pas parvenus, jusqu\u2019à maintenant.« Nous avons un plan de match, mais je ne pense pas que nous avons réussi à l\u2019exécuter totalement, a souligné le défenseur Brendan Dillon, des Sharks, au sujet du travail effectué pour contenir le premier trio des Golden Knights.Nous y arrivons ici et là.» Chez les Br uins, Zdeno Chara et Charlie McAvoy ont tenu en échec Auston Matthews et les meilleurs attaquants des Maple Leafs de Toronto lors de la première ronde des séries.Le duo continue de se voir confier les missions les plus difficiles face au Lightning.« Il n\u2019y a pas de formule magique, si ce n\u2019est que \u201cZ\u201d et Charlie ont réussi, dans la majorité des cas, à ne pas se faire prendre en défaut et à éviter de donner des surnombres», a expliqué l \u2019entraîneur-chef Bruce Cassidy.Associated Press SÉRIES ÉLIMINATOIRES DE LA LNH Les meilleurs trios offensifs s\u2019amusent J érusalem \u2014 Candidat à un troisième succès consécutif dans un grand tour, Chris Froome affirme sa volonté de gagner le Giro, qui s\u2019élance vendredi de Jér usalem, et cherche à dissiper l\u2019incertitude provoquée par son contrôle anormal de la Vuelta.« À sa place, je n\u2019aurais pas pu être au dépar t, car mon équipe fait par tie du MPCC [Mouvement pour un cyclisme crédible] », a répété mercredi son rival, le Néerlandais Tom Dumoulin.Le MPCC, qui regroupe une partie des équipes engagées, prévoit en ef fet qu\u2019en pareil cas, le coureur reste sur la touche en attendant la décision.Le cas est connu, ses conséquences restent incertaines.Le contrôle, en date de septembre, montre un taux de salbuta- mol (antiasthmatique pouvant avoir des effets anabolisants) très supérieur au plafond autorisé.L\u2019affaire est en cours d\u2019instruction et la décision du tribunal antidopage de l\u2019UCI (Union cycliste internationale) n\u2019est pas attendue avant juin.Qu\u2019en sera-t-il des résultats de Froome ?« La logique voudrait que, s\u2019il devait être condamné, dans cette hypo- thèse-là, les classements obtenus entre les deux [dates du contrôle et de la sanction] devraient être enlevés », a déclaré dernièrement le président de l\u2019UCI, le Français David Lappartient, à la RTS (radio suisse romande).Dans la mesure où la substance en cause dans le contrôle n\u2019implique pas une amélioration ultérieure des per for- mances, la porte pourrait être ouverte, toutefois, à une autre conclusion.L\u2019organisation du Giro veut sur tout éviter le précédent d\u2019Alber to Contador, l\u2019Espagnol qui avait perdu sa victoire de 2011 pour un contrôle datant de 2010.« La sanction devrait commencer à partir du moment où elle est notifiée», a estimé le directeur du Giro, Mauro Vegni.« Il [Lappartient] s\u2019est montré ouvert à notre raisonnement et, d\u2019une certaine manière, a fait savoir que ce ne serait pas un problème pour le Giro.» Réaction de l\u2019UCI Le propos a entraîné une réaction de l\u2019UCI jeudi en début de soirée.La Fédération internationale a rappelé que son président n\u2019était pas en mesure de prendre une décision de ce type.Pour sa part, Froome a répété une évidence (« J\u2019ai le droit de courir ») et a répondu à Dumoulin (« Je peux comprendre sa frustration »).En gardant sa ligne de défense : « Je n\u2019ai rien fait de mal.» « Je ne vais pas continuer à commenter [l\u2019affaire]», a toutefois prévenu le quadruple vainqueur du Tour de France, avant le départ du Giro.«Quand il y aura du nouveau, on en parlera.Mais, pour le moment, nous sommes au milieu du processus établi par l\u2019UCI.» Le Britannique tient à se recentrer sur la course, lui dont la venue dans le Tour d\u2019Italie avait été mise en scène par les organisateurs lors de la présentation à la fin de l\u2019année passée.Ils ignoraient alors ce qui était reproché à Froome.Agence France-Presse TOUR D\u2019ITALIE L\u2019incertitude accompagne Chris Froome AGENCE FRANCE-PRESSE Chris Froome CHRIS O'MEARA ASSOCIATED PRESS Avec ses coéquipiers Brad Marchand et Patrice Bergeron, David Pastrnak est une menace constante pour les défenses adverses. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 4 M A I 2 0 1 8 B 10 I l fallait s\u2019y attendre un peu.Tout ce qui monte redescend, et tout ce qui est turgescent se flétrit.Après les filles en colère du #MoiAussi, après la prise de parole des fem - mes, féministes ou non, voici le ressac punitif apparu sous la forme d\u2019un incel (célibataire involontaire) frustré dans les rues de Toronto.Avant la semaine dernière, mes connaissances sur les masculinistes se résumaient à peu de chose (Fathers4Justice et les Angr y White Men, notamment) et quelques voix victimaires bramant l\u2019injustice de leur condition dans un monde «dominé » par les droits des minorités, dont les femmes.Philippe Couillard aussi s\u2019imagine que la moitié de l\u2019humanité fait partie des « minorités», c\u2019est dire.Depuis la semaine dernière, j\u2019ai découvert la planète peuplée et hargneuse de la mano- sphère, un détour obli - gé si l\u2019on veut saisir un geste qui ne peut être attribué qu\u2019à la simple folie passagère ou à la maladie mentale.Si on exclut tous les cas de violence conjugale, cibler et tuer des femmes délibérément, au Canada, a rendu tristement célèbre Marc Lépine, et celui-ci ne bénéficiait pas du soutien de sa tribu.Internet n\u2019existait pas en 1989.Voici la définition que donne le Wiktionnaire de la manosphère : «Manosphère \\ féminin (Internet) (Néologisme) Communauté de sites Internet et de réseaux sociaux dédiés aux hommes.La manosphère est un réseau de sites Web et de forums en ligne.Une constellation de la misogynie.Protégés par l\u2019anonymat, les hommes échangent des tuyaux, discutent stratégies de conquête, publient commentaires sexistes [\u2026].» Si on résume: des mâles alpha ou béta adhèrent à des groupes sexistes (souvent racistes aussi, et même néonazis) et adoptent un lexique très précis propre à leur secte, qui se revendique de l\u2019homme des cavernes à peu de chose près.Visiter ces forums sème l\u2019effroi ; les idées véhiculées y sont d\u2019une violence i-nou-ïe.Francine Pelletier avait bien raison de souligner mercredi dans ces pages qu\u2019il faut de toute urgence aller scruter de près ce qui se trame dans ces réseaux souterrains.Ces voûtes nauséabondes du Web servent de caisse de résonance à des idées meurtrières où les «martyrs» de la trempe de Lépine ou de Minassian sont élevés au rang de héros.Débarque de ta croix Les agresseurs se perçoivent donc comme des victimes de la misandrie ambiante, un peu comme Trump hurle FAKE NEWS sur Twitter.Deux « faux faits» parmi d\u2019autres : 88 % des milliardaires sont des hommes et 70 % des richesses mondiales leur appartiennent.Ces statistiques proviennent du récent essai La crise de la masculinité.Autopsie d\u2019un mythe tenace dont je me suis régalée, un panorama historique, sociologique, et un survol international sur cette question qui fait couler du sang.Lorsque je mentionne à son auteur, le professeur de science politique Francis Dupuis-Déri, cette phrase de la célèbre Dre Shirlee (Dolly Parton), « Get down of f the cross, honey, somebody needs the wood», il s\u2019esclaffe.Très au fait des délires paranoïdes de la ma- nosphère, Francis Dupuis-Déry a codirigé deux ouvrages collectifs, l\u2019un sur le mouvement mas- culiniste au Québec et l\u2019autre sur les antifémi- nistes.Cet hétéro-anarcho-féministe constate qu\u2019un tango de la mort est engagé depuis les mouvements #AgressionNonDénoncée et #Me- Too.Il définit ces mâles misogynes et hargneux sous le terme de «suprémacistes mâles».«Le monde n\u2019est donc pas seulement un boys\u2019 club, mais plusieurs boys\u2019 clubs solidaires les uns des autres qui forment des alliances contre les femmes.Le discours de la crise de la masculinité est ici utilisé pour promouvoir la suprématie mâle dans tous les secteurs de la société», écrit-il.Son ouvrage fait remonter les premières crises viriles à la Rome antique, où le mot « fé- minazie» n\u2019existait pas encore.«Les féminazies, on les chercherait qu\u2019on ne les trouverait pas, me souligne Dupuis-Déri.Il n\u2019y a pas d\u2019équivalence féminine dans la violence.Et même la violence conjugale féminine sert souvent à se défendre.Les féministes revendiquent l\u2019égalité.Elles n\u2019existeraient pas s\u2019il n\u2019y avait pas de domination.La logique des suprémacistes mâles est une logique de mépris, de caste supérieure, une logique aristocratique dans le sens où ils réclament leur dû, ce qu\u2019on appelle entitlement.Comment peuvent-ils se croire?» Qu\u2019un homme comme lui \u2014 qui ne s\u2019émeut pas d\u2019être traité de gai ou de «pisse-assis» \u2014 le dise ajoute un peu de poids à l\u2019énoncé.Valeur sur le marché sexuel (VMS) Le vocabulaire employé par la néomasculinité peut laisser perplexe, voire ahuri.Tout juste si on ne revendique pas le droit de cuissage.On y parle de mâle alpha (celui qui dispose de haute VMS, valeur sur le marché sexuel) ou béta (VMS moyenne, ou plan B pour une femme), de Carrousel (période de la vie d\u2019une femme entre 18 et 30 ans où son VMS est au maximum), de Chevalier blanc (allié objectif du gynocentrisme d\u2019État et de l\u2019hypogamie, dont un goût prononcé pour les emmerdeuses), des Cuck (cocus), de la Matrice (qui maintient la plupart des hom - mes dans un état de servitude semi-volontaire), des MGTOW (Men Going their Own Way), de Mur (ce que la femme de 30 ans ou plus frappe une fois sa VMS émoussée).Sur les inégalités salariales, on souligne que c\u2019est un mythe contemporain qui ne résiste pas à l\u2019analyse froide et rationnelle des faits.Et si vous résistez, vous serez qualifiée de Hamster par ces génies stables.Ils se sont inscrits à une majeure en économie de marché appliquée à la valeur sexuelle marchande des individus doublée d\u2019une mineure en délire de persécution.Le seul grain dans l\u2019engrenage est une graine.« Comment ne pas être découragé, en effet, par une propagande qui laisse entendre que mon potentiel humain physique, psychologique et moral est déterminé par mes ancêtres qui chassaient le mammouth ou par un organe qui pend entre mes jambes?» demande encore Dupuis- Déri dans son ouvrage.Il ajoute que les hommes ne sont pas « en crise », mais qu\u2019ils « font des crises», «au point de tuer des femmes».Tous les tueurs de masse sont des hommes au Canada depuis 1980.Cela résiste bel et bien à l\u2019analyse froide et rationnelle des faits.Et j\u2019ajoute : l\u2019Homme est la seule espèce à tuer ses femelles parvenues à maturité.cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo Girls\u2019 club Et si les mecs vivaient vraiment dans une société matriarcale, une clitocratie où ils devraient fonctionner selon des codes sexistes qui les diminueraient constamment et où les femmes détiendraient tous les leviers du girls\u2019 club ?C\u2019est le pari qu\u2019a pris Éléonore Pourriat dans son film Je ne suis pas un homme facile, premier long métrage français sur Netflix, sorti le mois dernier.Si le film demeure dans le registre de la comédie légère, il n\u2019en subsiste pas moins un malaise évident à renverser la vapeur et à constater à quel point nous naviguons dans une construction sociale complètement intégrée, dès la naissance.Pas un grand film, mais à voir si vous avez Netflix.Sinon, son court métrage Majorité opprimée donne le ton (même sujet, en 2010) en dix minutes.bit.ly/1p0Abi9 ; bit.ly/2HHAn5M Passé des moments éclairants à parcourir le lexique de la ma- nosphère.Ils sont sur la voie de la vérité, et c\u2019est ici : bit.ly/2HNfGkX Savouré le livre de poésie féministe de la jeune To- rontoise Rupi Kaur, récemment traduit sous le titre Lait et miel, qui s\u2019est vendu à plus d\u2019un million d\u2019exemplaires depuis sa parution en 2015.Elle y traite d\u2019amour, de perte, de guérison avec une maturité qui dépasse ses 24 ans.«Tu dois avoir envie de passer le reste de ta vie avec toi-même avant tout.» Pas recommandé pour les in- cels\u2026 saint-jeanediteur.com Aimé l\u2019article de la féministe Jessica Valenti sur les incels, l\u2019attaque de Toronto, le pouvoir du Web et le phénomène copycat inspiré par des héros américains tels qu\u2019Elliot Rodger ou George Sodini.Elle-même a dû quitter sa maison en raison des menaces qu\u2019elle recevait.Elle souligne qu\u2019on ne peut prévenir toutes les attaques, mais la misogynie, si.nyti.ms/2HPQnik ISTOCK JOSÉE BLANCHETTE Le discours de la crise de la masculinité est tout à la fois ridicule et risible, absurde et faux, scandaleux et dangereux Francis Dupuis-Déri « » La manosphère en calvaire Le ressac violent d\u2019une tribu NETFLIX Une scène du film Je ne suis pas un homme facile MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Le féminisme n\u2019a jamais tué personne.Le machisme tue tous les jours.Benoite Groulx « » C\u2019est parce que l\u2019Homme est un produit de la culture que, seul parmi les espèces animales, il pense avoir le droit de frapper ou de tuer des femmes dont il pense qu\u2019elles sont à sa disposition Françoise Héritier, anthropologue « » "]
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