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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-06-23, Collections de BAnQ.

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[" INDEX Avis légaux.B6 Décès .A6 Édito .B8 Grille TV .LeD40 Idées.B9 Météo.A6 Mots croisés.LeD54 Petites annonces A10 Sports.A6 Sudoku .LeD54 VOL.CVIII NO 140 / LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM PERSPECTIVES Il y a cinquante ans, l\u2019émeute de la Saint-Jean B 1 CULTURE Les ramifications d\u2019une (très grosse) affiche au FIJM LED 2 LIRE Dix œuvres du patrimoine littéraire à sortir de l\u2019oubli LED 28 Le mont Owl\u2019s Head avec, en avant-plan, l\u2019abbaye de Saint-Benoît-du-Lac: lieu de rencontre des francs-maçons.MATHIEU DUPUIS RELÂCHE Le Devoir ne sera pas publié lundi, jour de la Fête nationale.Demeurez informé en consultant nos plateformes numériques.LISA-MARIE GERVAIS LE DEVOIR Loin des politiques de Donald Trump aux États-Unis, Sécurité publique Canada envisage de réduire le recours à la détention des immigrants.Le Devoir a appris que le ministère annoncera « d\u2019ici quelques semaines » des solutions de rechange qui pourraient notamment prendre la forme d\u2019une surveillance dans la collectivité.Selon nos informations, les personnes immigrantes se qualifiant pour cette détention hors les murs seraient donc prises en charge par un intervenant d\u2019un organisme.Au Québec, ce serait la Société John Howard, un organisme canadien dont la mission est de favoriser le traitement juste et humanitaire des personnes incarcérées, qui s\u2019occuperait de cette supervision dans la collectivité.Ces solutions de rechange pourraient notamment permettre d\u2019éviter à un enfant de devoir être détenu avec ses parents ou l\u2019un d\u2019eux dans un centre de détention, ce qui est un pas dans la bonne direction, selon Jenny Jeanes, responsable du programme de détention chez Action Réfugiés Montréal.« Si on veut favoriser l\u2019unité familiale et qu\u2019on ne veut pas avoir d\u2019enfants au centre de détention, c\u2019est sûr qu\u2019il faut avoir ces solutions de rechange, dit-elle.Ce qu\u2019on ne sait pas, c\u2019est si c\u2019est ce nouveau programme va s\u2019appliquer pour les motifs [de vérification] d\u2019identité.» Elle aimerait aussi que la vulnérabilité de la personne soit prise en compte dans le choix de la remise en liberté.«Une famille, un enfant, une femme enceinte, une personne âgée ou malade\u2026 Certaines personnes vivent difficilement la détention.» Pas d\u2019enfants en détention Selon le cabinet du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goo- dale, une directive a par ailleurs été donnée en novembre dernier à l\u2019intention de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) voulant assurer l\u2019unité familiale et que la détention des enfants ne soit «qu\u2019une solution de dernier recours», a indiqué le cabinet de M.Goodale.Or, selon les données de l\u2019ASFC qui démontrent une tendance à la baisse ces dernières années, 155 mineurs se sont tout IMMIGRANTS Le Canada veut réduire le recours à la détention T Nid d\u2019aigle pour réunion secrète Un rituel vieux de 150 ans se perpétue sur le mont Owl\u2019s Head ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Embrasser le Québec du haut des airs pour y découvrir cimes et sommets porteurs d\u2019histoires, de légendes, d\u2019espèces vivantes ou de personnages hors norme : tel est le pari de cette série estivale, dont le premier papier lève le voile sur le mont Owl\u2019s Head.LE QUÉBEC VU D\u2019EN HAUT el un sbire gardant le lac Memphrémagog, le mont Owl\u2019s Head s\u2019y mire comme dans une glace, embrasant à l\u2019automne les eaux où ses pentes vont mourir.Son sommet chauve trône sur l\u2019horizon, ouvrant une percée spectaculaire sur les lointaines montagnes du Vermont.Un point de vue si inspirant que des francs-maçons s\u2019y rassemblent depuis plus de 150 ans, le temps d\u2019une cérémonie secrète en plein air, dans une « chambre » taillée à flanc de montagne.Bien avant que les amateurs de glisse, les randonneurs en quête de paysages et les promoteurs ne prennent d\u2019assaut la montagne, les Abénaquis avaient foulé le sol de ce balcon naturel dans la montagne, d\u2019ailleurs nommée Tête de Hibou en mémoire de leur grand chef décédé.Avant même la création de la Confédération, l\u2019anfractuosité avait piqué à ce point la curiosité d\u2019une des plus anciennes loges maçonniques du Bas-Canada que le lieu a été accepté comme site cérémonial dès 1857 par les grandes figures de l\u2019ordre aux pratiques confidentielles.Cette année ne fera pas exception.Pour une 152e année de suite, une centaine de francs- maçons venus de diverses provinces et des États-Unis feront l\u2019ascension le 23 juin pour introniser de nouveaux membres, dans ce nid d\u2019aigle perché entre ciel et falaises.L\u2019an dernier, le rituel avait attiré 188 membres affiliés à 11 loges différentes, venus de l\u2019est du Canada et des États-Unis, certains d\u2019aussi loin que du Texas, de la France, du Royaume-Uni et du Togo.« Ça a grandi et, au fil des ans, c\u2019est presque devenu un lieu de pèlerinage pour des francs- maçons de plusieurs pays.Nous étions près de 200 l\u2019an dernier », insiste Timothy Bagley, VOIR PAGE A 2 : OWL\u2019S HEAD VOIR PAGE A 4 : DÉTENTION ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 Silver Star Montréal 7800 Décarie, Montréal, 514 735-3555, mercedes-benz-silverstar.ca Prix de vente d\u2019un démo GLC 300 4MATIC VUS / GLA 250 4MATIC VUS 2018 de 42 760 $ / 36 935 $.Le prix total comprend les frais de transport et de préparation pouvant atteindre 2 795 $, la taxe sur le climatiseur de 150 $ et la taxe sur les pneus neufs de 15 $.Taxes en vigueur exigées à la signature.* Offre de location d\u2019une durée limitée disponible uniquement par l\u2019intermédiaire de Services ?nanciers Mercedes-Benz, sur approbation du crédit et pour un temps limité.Offre de location représentative basée sur un démo GLC 300 4MATIC VUS / GLA 250 4MATIC VUS 2018 : taux de location 2,9 % / 2,9 % pendant 45 / 45 mois.Paiement mensuel de 499 $ / 429 $ avec versement initial ou échange équivalent de 999 $ / 999 $ (comprend crédit de 6 000 $ / 5 000 $).Première mensualité et frais d\u2019acquisition de démo de 395 $ en sus et exigés à l\u2019entrée en vigueur du bail.Immatriculation, assurance, permis et taxes en sus.Kilométrage limité à 18 000 km/année (0,20 $/km excédentaire).Les offres peuvent être modi?ées sans préavis.Le concessionnaire peut louer/vendre à un prix moindre.Détails chez Silver Star Montréal.Ces offres prennent ?n le 3 juillet 2018.\u2020 Quantité limitée à 2 / 4 démos GLC 300 4MATIC VUS / GLA 250 4MATIC VUS 2018 en date du 1 juin 2018.Le Festival « L\u2019été en VUS » chez Silver Star Obtenez jusqu\u2019à 6 000 $ en crédit sur les démos VUS Mercedes-Benz sélectionnés.Démo GLA 250 4MATIC VUS 2018 Prix total : 36 935 $ Taux location Paiement mensuel de location Crédit de 2,9%* 429$* 5 000$* Bail de 45 mois Versement initial 999 $ inclus Taxes, enregistrement et assurances en sus.4 995 km.\u2020 Quantité limitée.Démo GLC 300 4MATIC VUS 2018 Prix total : 42 760 $ Taux location Paiement mensuel de location Crédit de 2,9%* 499$* 6 000$* Bail de 45 mois Versement initial 999 $ inclus Taxes, enregistrement et assurances en sus.4 995 km.\u2020 Quantité limitée.Un lieu unique pour une loge OWL\u2019S HEAD SUITE DE LA PAGE A 1 secrétaire de la Golden Rule Lodge de Stanstead, qui perpétue la tradition vieille de plus d\u2019un siècle et demi, lancée par les fondateurs.Ce n\u2019est pas tant qu\u2019il se trame des choses si secrètes sur la tête du vieux hibou, mais plutôt qu\u2019il s\u2019agit à ce jour de l\u2019unique loge maçonnique en plein air autorisée en Amérique.Soufflé par la beauté du site surplombant le lac Mem- phrémagog, Henry J.Martin, Worshipful Master de la Loge de Stanstead, dont les origines remontent à la guerre de 1812, avait convaincu à l\u2019époque les autorités de l\u2019ordre de déclarer cet encorbellement, accroché à 2425 pieds d\u2019altitude, « loge naturelle » pour élever ses frères au troisième degré des francs-maçons.Panier ancestral Samedi, les futurs initiés feront, comme les anciens, l\u2019ascension de la montagne ronde à pied et perpétueront la tradition du « panier ».C\u2019est le sobriquet donné au sac à dos porté par les appelés, fait de bois et d\u2019osier tressé, contenant les 27 kilos de matériel essentiel à la tenue de la cérémonie, dont des cordes, drapeaux, bibles, tenues d\u2019apparat et outils symboliques aux francs-maçons.« Sur le site, la roche forme une loge naturelle.Rien n\u2019a été changé.Historiquement, les loges ont toujours tenu leurs rencontres sur des collines, et c\u2019est là que les membres passaient leurs plus hauts degrés », ajoute le secrétaire, qui tient minutieusement les registres de la Golden Rule Lodge depuis trente-trois ans.« J\u2019ai enregistré tous les nouveaux membres depuis ce temps », insiste-t-il.Cette année, deux nouveaux « frères », venus de Rawdon et de Magog, seront élevés au troisième « degré », entre ciel et terre.«C\u2019est un honneur de recevoir ces degrés sur cette montagne qui a une signification très spéciale, c\u2019est un lieu très solennel.Je n\u2019ai pas reçu mes degrés là, mais plusieurs de mes frères l\u2019ont fait», affirme M.Bagley, qui a rejoint les rangs de la loge il y a déjà quarante-deux ans.Les temps ont bien changé depuis la création de la toute première loge connue, à Édimbourg en Écosse, en 1599, en riposte aux guerres et à la persécution religieuse.Le caractère secret et mythique des rencontres de l\u2019ordre des francs-maçons s\u2019est quelque peu dégonflé, tout comme le nombre de ses membres, passé de 7 millions à entre 2 à 4 millions entre 1950 et 2005.« Nous sommes de moins en moins, et de plus en plus âgés », concède Tim Bagley.Samedi, la majorité des vétérans de la Golden Rule Lodge, dont l\u2019âge moyen atteint désormais 74 ans, graviront la Tête de Hibou\u2026 en véhicule tout-terrain.C\u2019est que les bulldozers ont investi la station de ski du mont Owl\u2019s Head en raison du projet majeur de modernisation de plus de 250 millions enclenché par le nouveau propriétaire, prévoyant l\u2019ajout d\u2019un hôtel et d\u2019un golf.Malgré tout, la loge de Stanstead dit avoir obtenu l\u2019assurance du promoteur que leur tradition centenaire sera préservée.La famille Korman de Mansonville, qui tenait les rênes du vieux centre de ski depuis 1949, avait promis de faciliter le maintien du rituel centenaire, offrant même ses télésièges aux postérieurs des plus anciens pour faciliter la montée.Selon M.Bagley, le nouvel acquéreur se serait engagé dans le même sens, mais la frénésie des travaux a obligé la fermeture temporaire des télésièges cet été.Tous les versants de la montagne sont d\u2019ailleurs fermés au public cette saison en raison des moteurs qui ronronnent sur les pentes.Il a donc fallu opter pour des moyens\u2026 plus modernes pour maintenir bien en vie la tradition ancestrale.« La cérémonie a toujours eu lieu, bon an mal an.De mémoire, une seule fois un orage terrible a obligé les membres à rester au bas de la montagne, dit-il.Mais trois officiers sont quand même montés au sommet pour tenir la réunion officielle.» En 152 ans, les maçons n\u2019ont jamais fait faux bon au bon vieux hibou et à son nid d\u2019aigle haut perché.À en croire le passé, le progrès n\u2019a qu\u2019à bien se tenir.amedi, les futurs initiés feront, comme les anciens, l\u2019ascension de la montagne ronde à pied.MATHIEU DUPUIS Nous sommes de moins en moins, et de plus en plus âgés TIM BAGLEY » MARCO FORTIER CATHERINE LALONDE LE DEVOIR Le ministre Sébastien Proulx voulait finir l\u2019année scolaire sur une bonne note en publiant sa directive qui renforce la gratuité des sorties et du matériel éducatifs.La directive était claire, mais les commissions scolaires ont paniqué : déjà visées par une action collective de 300 millions pour avoir demandé trop d\u2019argent aux parents, elles ont mis un frein aux sorties culturelles de la rentrée.C\u2019est bien beau de dire que les sorties obligatoires du régime pédagogique doivent être gratuites pour les parents, mais il faudra que quelqu\u2019un paie la facture.Le ministre de l\u2019Éducation répète que le système public a les moyens de respecter la loi et de payer ces sorties, mais les commissions scolaires n\u2019ont pas pris de risque : elles ont mis en suspens les réservations pour les pièces de théâtre et les visites au musée de l\u2019automne.Comme elles ignorent qui va payer la facture, plusieurs commissions scolaires ont donné le mot d\u2019ordre aux écoles d\u2019attendre l\u2019élection des nouveaux conseils d\u2019établissement, à la rentrée, pour donner le feu vert (ou non) aux sorties éducatives.Résultat : entre 7000 et 8000 réservations ont été annulées \u2014 un élève par annulation \u2014 au cours des derniers jours, selon le Regroupement national des diffuseurs de spectacles.Le milieu culturel est aux abois et craint une vague d\u2019annulations pour la rentrée scolaire, dans deux mois.Il est même incertain que les théâtres jeunesse pourront présenter les pièces prévues à l\u2019horaire, à cause de la confusion entourant la présence des élèves.Qui seront les grands perdants ?Les artistes, qui se démènent déjà avec des salaires de misère.Et les enfants, surtout les plus pauvres \u2014 culturellement ou économiquement \u2014, qui ne peuvent pas compter sur leurs parents pour les emmener au théâtre ou au musée.Bras de fer À Québec, aux cabinets des ministres Sébastien Proulx (Éducation) et Marie Montpetit (Culture), on fait valoir que les commissions scolaires ont amplement les moyens d\u2019offrir aux élèves les sorties culturelles gratuites pour les parents.La nouvelle politique culturelle prévoit de plus 35 millions sur cinq ans pour les sorties éducatives.Au cours des derniers jours, les ministres ont tenu une série de séances d\u2019information avec la Fédération des commissions scolaires, avec les directions d\u2019établissement et avec d\u2019autres représentants de cadres du réseau.En apparence, la règle est simple : les sorties prévues au régime pédagogique sont gratuites pour les parents.Les sorties facultatives, comme une visite à La Ronde ou dans un camp, peuvent leur être facturées.La décision appartient aux conseils d\u2019établissement de chaque école.« On a expliqué clairement la directive, mais il faut que l\u2019information se rende dans les écoles ! » dit une source qui a requis l\u2019anonymat.De toute évidence, la directive sur la gratuité a été jugée trop floue par les commissions scolaires pour confirmer la présence des élèves aux productions jeunesse de l\u2019automne.Est-ce un bluff pour obtenir des fonds supplémentaires à l\u2019approche des élections du 1er octobre ?Les commissions scolaires, en tout cas, marchent sur des œufs.Elles peuvent difficilement se plaindre qu\u2019elles n\u2019ont pas les moyens de payer les sorties scolaires, dit-on à Québec : si elles manquent tant d\u2019argent, c\u2019est un aveu qu\u2019elles en ont trop demandé aux parents durant des années pour des sorties et du matériel qui auraient dû être gratuits selon la loi ! Elles s\u2019apprêtent d\u2019ailleurs à verser aux parents des dizaines de millions pour compenser les frais exigés à tort pour du matériel scolaire.Il ne manque que le feu vert du tribunal pour entériner une entente à l\u2019amiable intervenue dans l\u2019action collective de près de 300 millions lancée par des parents contre 68 commissions scolaires.Monsieur gratuité De son côté, le ministre Proulx prépare la campagne électorale en se donnant des airs de grand défenseur de la gratuité et de champion des droits des parents, dit en soupirant un membre influent du réseau scolaire.C\u2019est facile pour le ministre de pelleter la gratuité dans la cour des commissions scolaires, ces mal-aimées qui passent pour des machines à gaspiller de l\u2019argent \u2014 et dont la structure actuelle, sinon l\u2019existence même, fera l\u2019objet de débats durant la campagne électorale.Le gouvernement a pourtant une responsabilité dans la dérive des frais exigés aux parents.Tout ce débat sur la gratuité survient après des années de compressions budgétaires, rappelle Sylvie Théberge, vice-présidente de la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE-CSQ ).« Les factures aux parents ont augmenté en lien avec le sous-financement, dit-elle.Pour améliorer les choses, il faut financer correctement le réseau public.» Dans le milieu culturel, on convient que les 65 millions annoncés la semaine dernière par Québec pour l\u2019arrimage entre les familles, la culture et les écoles donneront un sérieux coup de pouce à l\u2019industrie.«Le problème, c\u2019est que la politique culturelle est apparue très tardivement», ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 E N B R E F 50 millions pour des petits-déjeuners dans les milieux défavorisés Québec débloquera près de 50 millions de dollars sur cinq ans pour que les commissions scolaires offrent des petits-déjeuners dans les écoles de milieux défavorisés dès la prochaine rentrée scolaire.Le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, en a fait l\u2019annonce à Québec vendredi, en compagnie de Daniel Germain, président et fondateur du Club des petits-déjeuners.La mesure profitera à quelque 180 000 élèves du préscolaire et du primaire de plus de 700 écoles.Pour s\u2019en prévaloir, les écoles doivent afficher un indice de milieu socio-économique de 8, 9 ou 10 \u2014 sur une échelle où le nombre 1 correspond aux milieux les plus favorisés.Le tiers des écoles du Québec affichent un tel score, selon le ministère.La Presse canadienne Québec lance un projet-pilote d\u2019ambulances aériennes Un projet-pilote sur le transport ambulancier par hélicoptère verra le jour au Québec.D\u2019une durée de dix-huit mois, le projet se fera en partenariat avec l\u2019entreprise Airmedic et coûtera 3 millions de dollars, selon le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.L\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, dans le nord de Montréal, recevra par la voie des airs les patients de trois régions du Québec : Mauricie et Centre-du-Québec, La- naudière et Laurentides.Le Centre hospitalier universitaire de Québec- Université Laval apportera sa contribution en gérant les demandes et en fournissant du personnel.Le ministère dispose déjà d\u2019une flotte d\u2019avions- ambulances, mais élargir l\u2019offre de services permettrait une plus grande complémentarité entre les différentes options de transport d\u2019urgence, selon Carl Guérard, de chez Airmedic.La Presse canadienne NIRANJAN SHRESTHA ASSOCIATED PRESS Selon le Regroupement national des diffuseurs de spectacles, il serait incertain que les théâtres jeunesse pourront présenter les pièces prévues cet automne, à cause de la confusion entourant la présence des élèves.ROBERT ETCHEVERRY ANALYSE La gratuité scolaire, ça coûte cher Les commissions scolaires ne peuvent plus facturer les parents, et les sorties culturelles écopent dit Pierre Tremblay, directeur général de Théâtres unis enfance jeunesse, qui regroupe 29 membres.«Théoriquement, il y a de l\u2019argent là, mais personne ne sait à qui il sera réellement attribué, ajoute-t-il.En quoi consistent les 7 millions par année pour les sorties culturelles?À qui ça va être attribué?Quand?Comment?À ce jour, on ne sait pas ça.En pleine semaine de la fin des classes, il est déjà trop tard pour faire les choix de sorties de la rentrée.C\u2019est le bordel, il y a un manque de clarté.» Les théâtres jeunesse font face à un curieux dilemme, explique Pierre Tremblay.Au fil des ans, ils se sont adaptés pour répondre aux besoins éducatifs des écoles qui envoient leurs élèves voir les spectacles.L\u2019action collective au sujet de la gratuité scolaire \u2014 et la directive ministérielle qui a suivi \u2014 a tout chamboulé : les spectacles éducatifs sont désormais gratuits pour les parents, et personne ne veut payer pour y envoyer les enfants.« Certains m\u2019ont dit dans le milieu scolaire qu\u2019on devrait offrir des activités d\u2019épanouissement personnel.Ça permettrait les contributions des parents.On est rendus là comme société\u2026 » Le SCRC rejette la proposition de CBC/Radio-Canada Les membres du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) ont rejeté à 78% la proposition de règlement proposée par le diffuseur public.Après le rejet de l\u2019entente de principe le 21 avril, le comité de négociation patronal avait pourtant déposé de nouvelles propositions pour accommoder les employés.Création de postes permanents, augmentations salariales, assouplissement des règles d\u2019affectation des employés temporaires\u2026 des mesures qui n\u2019ont toutefois pas convaincu les membres du syndicat qui représente les employés de Montréal, des différentes régions du Québec et de Moncton.«Bien qu\u2019extrêmement déçu, le diffuseur public accepte la décision», a souligné CBC/Radio-Canada, par voie de communiqué vendredi.Des pourparlers devraient reprendre à zéro en vue d\u2019un nouveau mandat de négociation.Le Devoir LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 4 Veuillez prendre note que Le Devoir ne sera pas publié les lundis 25 juin et 2 juillet 2018, en raison de la Fête nationale du Québec et de la Fête du Canada.Nos bureaux seront également fermés.Devant un centre de détention au Texas, un enfant, installé dans une poussette, tient au-dessus de sa tête une pancarte manifestant son opposition à la séparation des familles immigrantes.BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE Le bien des enfants de même retrouvés dans un centre de détention au Canada l\u2019an dernier (du 1er avril au 31 décembre 2017).De ce nombre, la majorité (89) ont fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance de détention, les autres (66) ayant été simplement «hébergés » avec leurs parents.C\u2019est au Québec que le nombre d\u2019enfants en centre de détention est le plus grand, avec 79 enfants ayant été détenus et 23 enfants hébergés l\u2019an dernier.Il arrive aussi que des enfants soient séparés des parents et placés chez un membre de la famille ou parfois dans des familles d\u2019accueil du DPJ.Mais elle reconnaît que cela n\u2019a rien à voir avec ce qui se passe à l\u2019heure actuelle dans le sud des États-Unis.« Au Canada et au Québec en général, on voit que l\u2019unité familiale est respectée la plupart du temps », dit Mme Jeanes.Avec ou sans enfants ?Originaire du Mexique, Norma a été incarcérée au centre de détention de Laval avec son enfant.En 2013, après sept ans au Québec, où, insiste-t-elle, elle a travaillé légalement et payé ses impôts, elle s\u2019est retrouvée sans permis de travail et sans statut légal, mais continuait de vivre au Québec non loin de sa sœur, qui avait fait une demande d\u2019asile.Jusqu\u2019au jour où les agents d\u2019immigration sont venus l\u2019arrêter à son domicile et l\u2019ont menottée devant sa fille de deux ans.Toutes deux ont été emmenées au centre de détention de Laval, où elles ont passé quelques jours logées et nourries, mais constamment surveillées.«Dans le centre de détention, tu es totalement isolée.Pour moi, c\u2019était une prison, dit-elle.Ma fille ne comprenait pas où on était.Elle avait peur.» Norma reconnaît qu\u2019elle était contente d\u2019avoir sa fille avec elle, mais elle aurait préféré qu\u2019elle soit avec sa sœur, loin des barbelés et des agents en uniforme.« Il faisait chaud et il n\u2019y avait pas de médicaments pour elle.» Aurait-il fallu laisser la petite à sa tante?«Certains disent que c\u2019est mieux que l\u2019enfant ne soit pas détenu, mais c\u2019est faux », croit Cécile Rousseau, directrice scientifique au SHERPA et spécialiste de la psychiatrie transculturelle.Elle évoque une célèbre étude concernant les bombardements de Londres pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui avait démontré que les enfants qui avaient été séparés de leur famille et envoyés dans les campagnes à l\u2019abri des combats s\u2019en sortaient beaucoup moins bien que ceux qui étaient restés avec leurs parents.« La séparation d\u2019avec les parents a un plus grand potentiel traumatique, souligne-t-elle.Car même si le parent ne va pas bien, il sent qu\u2019il peut tout de même en prendre soin et ça le protège partiellement.» En dehors, les enfants À l\u2019opposé, Jean-Nicolas Beuze, représentant au Canada du Haut-commissariat aux réfugiés, estime qu\u2019il n\u2019est pas toujours dans l\u2019intérêt supérieur de l\u2019enfant de le garder en détention avec son père ou sa mère, surtout si un membre de la famille ou un proche peut en prendre soin.Cet ancien d\u2019UNICEF soutient qu\u2019il peut être «extrêmement traumatisant» pour un enfant d\u2019être privé de sa liberté.«Même s\u2019il est avec ses parents et qu\u2019il peut jouer dans la cour au foot, sa vision va être biaisée par cette expérience d\u2019emprisonnement, alors qu\u2019il n\u2019est coupable de rien.Ça aura un impact sur la confiance qu\u2019il va avoir plus tard dans les adultes.» En attendant les solutions de rechange à la détention, le gouvernement a néanmoins confirmé qu\u2019il va de l\u2019avant avec la construction d\u2019un nouveau centre de détention plus spacieux à Laval, pour lequel il a investi 138 millions.Un architecte en est à finaliser sa conception et l\u2019ouverture des portes est prévue pour 2021, nous dit-on.DÉTENTION SUITE DE LA PAGE A 1 LEILA MACOR ET ÉLODIE CUZIN À EL PASO ET À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE La confusion régnait vendredi aux États-Unis sur la situation des quelque 2300 enfants arrachés à leurs parents alors que le gouvernement Trump semble n\u2019avoir rien prévu pour les réunir.Devant les témoignages déchirants de parents sans nouvelles de leurs enfants, les Nations unies ont pressé les États-Unis de réformer leur politique migratoire, estimant que ni la séparation des enfants de migrants ni leur détention n\u2019étaient des options envisageables.Mais les élus du Congrès à Washington semblent loin d\u2019être prêts à changer la situation.Un vote clé sur une réforme de l\u2019immigration proposée par la majorité républicaine a été reporté à la semaine prochaine à la Chambre des représentants, faute de consensus.« La situation est absolument chaotique.Il reste tellement de questions sans réponse et il semble qu\u2019il n\u2019y avait aucun plan pour réunir parents et enfants », a déclaré à l\u2019AFP Matt Clausen, le président de l\u2019organisation WOLA, spécialisée dans la défense des droits de la personne.« Ça me rend folle parce qu\u2019à chaque instant je me demande : comment va- MIGRANTS La réunification tarde aux États-Unis Le Congrès reporte le vote sur une réforme de la politique de l\u2019immigration E N B R E F Cannabis : le juge Wagner s\u2019attend à devoir trancher OTTAWA \u2014 Le juge en chef de la Cour suprême du Canada s\u2019attend à devoir trancher le litige qui oppose Québec et Ottawa sur la culture de cannabis à domicile.Mais Richard Wagner refuse de dévoiler son camp et nie que le tribunal donne toujours raison au fédéral.«Je vais attendre [\u2026] que le dossier soit présenté devant la Cour», a-t-il dit.Les juges de la Cour suprême détermineront «selon la preuve qui sera présentée s\u2019il y a effectivement matière à intervention».Le projet de loi C-45 a reçu la sanction royale de la gouverneure générale jeudi au Sénat: le cannabis sera légal le 17 octobre.Si le fédéral autorise jusqu\u2019à quatre plants à domicile, le Québec et le Manitoba l\u2019interdiront.L\u2019affaire devrait se retrouver devant les tribunaux, probablement par la voie d\u2019une contestation citoyenne.La Presse canadienne Procès Accurso : demande de précisions Le jury au procès de Tony Accurso s\u2019est manifesté pour une deuxième fois depuis le début de ses délibérations pour demander des précisions sur une prise de bec qui serait survenue entre l\u2019ex- entrepreneur et un ancien collecteur de fonds de l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vail- lancourt.Vendredi, les jurés souhaitaient savoir si le différend est survenu, d\u2019après la version de Marc Gendron, avant ou après que M.Accurso lui a remis 200 000$ en argent comptant.Un incident pour lequel les deux principaux intéressés ont rapporté des versions contradictoires.Le juge a indiqué que, selon le témoignage de M.Gendron, la remise de la ristourne de 200 000$ a eu lieu à l\u2019automne 2002.La prise de bec entre les deux hommes serait donc survenue avant la remise de l\u2019argent, d\u2019après le témoignage de M.Gendron.Le Devoir La critique par Christophe Huss du concert de L\u2019arte del mondo au deuxième soir du festival Montréal baroque dans un programme puisant dans les créations de Händel inspirées de son séjour de jeunesse en Italie.À LIRE Werner Ehrhardt PEUSERDESIGN t-elle ?A-t-elle mangé ?Prennent-ils soin d\u2019elle ?» a témoigné sur CNN Cindy Madrid, la mère salvadorienne d\u2019une fillette placée dans un refuge.La voix de sa fille de six ans récitant par cœur le numéro d\u2019une tante vivant aux États-Unis \u2014 entendue avec d\u2019autres enfants en pleurs sur un enregistrement diffusé lundi par le site ProPu- blica \u2014 a contribué à mobiliser l\u2019opinion publique.Deux jours plus tard, Donald Trump revenait sur sa politique de séparation systématique des familles interpelées pour avoir franchi illégalement la frontière avec le Mexique, mise en œuvre début mai.Scènes émouvantes Certains parents ont retrouvé leurs enfants donnant lieu à des scènes poignantes, mais le gouvernement américain n\u2019a pas expliqué clairement si ces mineurs étaient parmi les 700 séparés entre octobre 2017 et avril ou les plus de 2300 envoyés depuis mai dans des refuges montés à la hâte.Le sort des enfants a ému de nombreuses personnes à travers le monde, dont la première dame des États-Unis, qui était aux premières loges.Melania Trump a en partie poussé le président à signer son décret, du propre aveu du septuagénaire.En visite surprise dans un refuge au Texas jeudi, elle proposait son aide pour « réunir ces enfants avec leur famille aussi vite que possible ».Plusieurs associations qui tentent de les réunir ont dénoncé le « chaos » jeudi.Le pédiatre Alan Shapiro a confié avoir vu des enfants « qui n\u2019arrivent plus à parler », d\u2019autres devenus incontinents ou prostrés.Le Pentagone, lui, a reçu l\u2019ordre de se préparer à héberger sur des bases militaires 20 000 mineurs migrants entrés sur le territoire américain non accompagnés par des adultes.Si le décret Trump met fin aux séparations, sa solution \u2014 maintenir les enfants avec leurs parents aussi longtemps que leurs poursuites pénales puissent durer \u2014 scandalise tout autant.« Le décret remplace la cruauté des séparations des familles par la cruauté des détentions de familles, a déploré Matt Clausen, de WOLA.Il existe des solutions plus humaines.» Mais Donald Trump ne semble pas prêt à fléchir, accusant les démocrates et ses prédécesseurs d\u2019avoir laissé se détériorer le système d\u2019immigration, trop laxiste.« Nous ne pouvons pas permettre que notre pays soit envahi par des immigrés illégaux pendant que les démocrates racontent leurs histoires bidon de tristesse et de deuil, en espérant que ça va les aider aux élections », a-t-il asséné sur Twitter.La situation est absolument chaotique.Il reste tellement de questions sans réponse et il semble qu\u2019il n\u2019y avait aucun plan pour réunir parents et enfants MATT CLAUSEN » LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 5 JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Qu\u2019adviendra-t-il du terrain du Musée Armand-Frappier, à Laval, lorsque celui-ci déménagera sur le site du Cos- modôme l\u2019an prochain ?La Ville de Laval examine la possibilité d\u2019acquérir le terrain de 42 000 mètres carrés situé en bordure de la rivière des Prairies afin d\u2019en faire un espace vert.L\u2019idée a été avancée par un citoyen de Laval, Raymond Lamothe, qui a suggéré à la Ville de faire l\u2019acquisition du terrain pour le transformer en parc.Il décrit ce parc comme la « clé de voûte » d\u2019un projet plus important qui comporterait la création d\u2019un corridor vert qui relierait le site au centre-ville de Laval avec une allée piétonnière le long du boulevard Armand-Frappier jusqu\u2019au bois Chomedey.« Le terrain Armand-Frappier [\u2026] représente un emplacement unique et exceptionnel.Il demeure le seul site disponible sur le bord de la rivière des Prairies capable d\u2019accueillir un parc urbain de bonnes dimensions, accessible à toute la population lavalloise, et ce, à proximité du centre-ville », écrit-il dans une proposition détaillée qu\u2019il a soumise à la Ville au printemps dernier.M.Lamothe craint que l\u2019Institut national de la recherche scientifique (INRS), qui est propriétaire du terrain, ne vende celui-ci à des promoteurs.Il deviendrait alors beaucoup plus difficile et coûteux pour la Ville de faire l\u2019acquisition du terrain.Il cite le cas du fort Lorette, un site patrimonial que la Ville de Montréal a récemment acheté au coût de 5 millions de dollars d\u2019un promoteur, soit plus du double du prix qu\u2019elle aurait pu obtenir si elle l\u2019avait acquis directement des Sœurs de Miséricorde un an auparavant.Mais selon Raymond Lamothe, le temps presse.Sa proposition n\u2019est pas restée lettre morte.Le conseiller de l\u2019opposition Claude Larochelle, du Parti Laval, a mis le dossier à l\u2019ordre du jour de la prochaine assemblée du conseil municipal de la Ville de Laval qui aura lieu le 10 juillet prochain.Résolution au conseil Dans une résolution qui sera soumise aux élus, M.Larochelle souligne que les lots de grande superficie situés en bordure des cours d\u2019eau sont très prisés des promoteurs.Il suggère donc que la Ville de Laval entreprenne des démarches « urgentes » auprès du propriétaire afin de faire l\u2019acquisition du terrain à des fins de conservation.« Avec 400 mètres de berge, c\u2019est la dernière fenêtre sur la rivière des Prairies dans le secteur du centre-ville », fait valoir Claude Larochelle en entrevue au Devoir.« Le problème de Laval, c\u2019est qu\u2019il y a un manque criant d\u2019espaces verts dans le centre-ville.» Le contexte politique pourrait servir ce projet.Quand il a accepté de prendre ce dossier en main, Claude Larochelle était minoritaire au conseil.Mais la crise dans les rangs du parti du maire Marc Demers a complètement changé le paysage politique.Lors d\u2019une récente assemblée du conseil, les 10 dissidents du parti du maire ont voté avec l\u2019opposition.« Moi qui perdais tous mes votes La Ville de Laval invitée à créer un nouveau parc Le terrain du Musée Armand-Frappier sera disponible l\u2019an prochain à 1 contre 20, je les gagne tous à 11 contre 10 », souligne M.Larochelle.Le 10 juillet prochain, les élus seront donc appelés à voter sur la proposition concernant le terrain du Musée Ar- mand-Frappier.« Si elle est adoptée, elle deviendra une résolution exécutoire et les services municipaux devront s\u2019en occuper sur ordre du conseil», soutient Claude Larochelle.Pour l\u2019instant, l\u2019élu refuse de s\u2019avancer sur le coût possible d\u2019une telle acquisition.À l\u2019INRS, on indique que l\u2019institution a reçu plusieurs offres d\u2019achat.« Mais aucune décision n\u2019a encore été prise », a-t-on précisé.De son côté, le cabinet du maire Marc Demers n\u2019a pas voulu prendre position dans le dossier.« Les services de la Ville sont en train de l\u2019analyser et on verra les discussions qui auront lieu le 10 juillet prochain au conseil municipal », a indiqué Valérie Sauvé, directrice des communications au cabinet du maire.La proposition de Raymond Lamothe visant la création d\u2019un parc sur le terrain du Musée Armand-Frappier a reçu l\u2019appui de Gérard Beaudet, professeur à l\u2019École d\u2019urbanisme de l\u2019Université de Montréal.« Ça serait dommage de laisser passer ce terrain-là.Je trouverais dommage qu\u2019on répète la bêtise de la Ville de Montréal avec le dossier du fort Lorette, qu\u2019on a payé un prix de fou après avoir laissé aller pendant des années.» La Ville de Laval examine la possibilité d\u2019acquérir le terrain de 42 000 mètres carrés situé en bordure de la rivière des Prairies.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Après des mois marqués par une pression politique très forte, Ottawa a finalement officialisé vendredi son intention d\u2019acquérir trois brise-glaces du Chantier Davie à Lévis.« C\u2019est un gros morceau qui vient d\u2019être donné au Chantier Davie », a commenté le vice-président aux affaires corporatives de l\u2019entreprise, Fré- dérick Boisvert.« Ça va procurer du travail pendant deux ans au Chantier.» M.Boisvert parle de « quelques centaines d\u2019emplois » créés.C\u2019est un gain majeur quand on sait que l\u2019entreprise a mis à la porte 800 personnes avant Noël faute de travail à leur donner.Techniquement, Davie n\u2019a pas encore le contrat et Ottawa doit laisser 15 jours à tout autre fournisseur souhaitant faire une offre, mais tout laisse croire que le chantier naval obtiendra le contrat.Les trois navires commandés sont des brise-glaces de taille moyenne de 84 mètres de long qui seraient appelés notamment à faire du ravitaillement et du remorquage dans le Sud durant l\u2019hiver et dans l\u2019Arctique l\u2019été.Conçus par une entreprise scandinave, ils doivent être convertis en brise- glaces par le Chantier, qui les modifiera pour répondre aux besoins de la Garde côtière.À l\u2019origine, Davie avait proposé à la Garde côtière un quatrième navire de plus grande taille, mais ce volet du projet n\u2019a pas été retenu.Fortes pressions politiques Le gouvernement Trudeau a subi de fortes pressions ces derniers mois dans ce dossier de la part de l\u2019opposition à Ottawa, du gouvernement du Québec, d\u2019élus de tous les horizons et des syndicats.Tous reprochaient au fédéral de ne pas donner au chantier naval sa juste part des contrats fédéraux par rapport à Irving, dans les Maritimes, et Vancouver Shipyards.Le premier ministre Trudeau avait de surcroît créé des attentes en janvier en annonçant qu\u2019il comptait acquérir les brise-glaces de Lévis.Vendredi, les syndiqués poussaient un soupir de soulagement.« Il était temps, mais on l\u2019accueille [l\u2019annonce] très favorablement », a déclaré Louis Bégin, président de la FIM- CSN, à laquelle sont affiliés les trois syndicats des chantiers.« C\u2019est une bonne nouvelle mais, pour assurer la pérennité du Chantier, il y a encore beaucoup à faire.» Ottawa dit oui à Davie Le chantier de Lévis construira trois brise-glaces La Fête nationale du Québec La musique sera à l\u2019honneur lors de la 184e édition de la Fête nationale du Québec, dont le thème est « Histoire de héros ».Pas moins de 6000 activités seront organisées sur l\u2019ensemble du territoire québécois.Montréal Pour une cinquième année de suite, le « Grand Spectacle » de la Fête nationale se déroulera à la place des Festivals, samedi.La soirée commencera à 19 h 30 avec une prestation du groupe de musique traditionnelle Le Vent du Nord.Claude Dubois, Michel Ri- vard, Vincent Vallières, Klô Pel- gag, Martha Wainwright et Kim Richardson se succéderont sur la scène à compter de 21 h.Le lendemain, les amateurs de danse et de fanfare pourront assister à deux défilés qui convergeront vers la place des Festivals en suivant le boulevard De Maison- neuve à partir des rues Peel et Saint-Denis.Le départ est prévu à 21 h 15.Québec S\u2019il est moins imposant que par le passé, le spectacle des plaines d\u2019Abraham demeure l\u2019élément central des fêtes tenues dans la capitale nationale.La soirée animée par Isabelle Boulay, Garou et Gregory Charles débutera à 19 h.Seront présents Jean-Pierre Fer- land, 2 Frères, Patrice Michaud et le jeune Émile Bilodeau.Les festivaliers pourront profiter de la journée de dimanche pour visiter l\u2019hôtel du Parlement dans le cadre d\u2019une activité portes ouvertes, entre 10 h et 16 h.Ailleurs en région Paul Piché sera en spectacle dans la zone portuaire de Chicoutimi samedi à 20 h.Au même moment, la scène du Parc portuaire de Trois-Rivières sera animée par Bradycardie et Les Frères Lemay, tandis que le groupe De Temps Antan fera vibrer les amateurs de musique traditionnelle sur la scène du parc Jacques-Cartier de Sherbrooke.Dimanche, ce sera au tour de Daniel Bélanger, Diane Dufresne et Vincent Val- lières de faire danser les festivaliers qui se présenteront au Centre de la nature de Laval.La soirée débute à 21 h.Dave Noël À L\u2019AGENDA RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR L\u2019achat des trois îles échoue À l\u2019aube du long congé de la Fête nationale, le maire de Laval, Marc Demers, a annoncé par voie de communiqué vendredi que l\u2019achat des trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles ne pourra se concrétiser.Marc Demers rejette le blâme sur le gouvernement du Québec et sur la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui, dit-il, ont refusé de contribuer à l\u2019acquisition de deux des trois grandes îles, soit l\u2019île aux Vaches et l\u2019île Saint-Pierre.À l\u2019origine, le projet d\u2019achat soutenu par le ministre David Heurtel visait l\u2019achat de trois îles \u2014 la troisième étant l\u2019île Saint-Joseph \u2014 pour un coût total de 21 millions de dollars que se partageraient le gouvernement, la CMM et Laval.Or, comme ce montant a été jugé insuffisant par les propriétaires des trois îles, Laval a donc pris entente avec l\u2019un d\u2019eux pour l\u2019achat de deux des trois îles au montant de 21 millions, ce qu\u2019a refusé le gouvernement.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Un enfant de 6 mois a été retrouvé sans vie dans la voiture appartenant vraisemblablement à son père en fin d\u2019après-midi vendredi, dans le Sud- Ouest de Montréal.D\u2019après le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le père devait déposer son enfant à la garderie en matinée, à l\u2019intersection du boulevard Robert-Bourassa et de la rue William, dans le secteur de Ville-Marie.Ce n\u2019est que vers 17 h 30, en allant chercher l\u2019enfant, que le père a réalisé qu\u2019il n\u2019avait jamais passé la journée à la Un enfant de 6 mois retrouvé mort dans une auto à Montréal garderie.Rapidement, le bébé a été retrouvé dans l\u2019auto, stationnée à quelques pas de l\u2019établissement.Sur place, les premiers répondants qui ont tenté des manœuvres de réanimation n\u2019ont pu que constater le décès du poupon, qui serait vraisemblablement resté toute la journée dans la voiture, précise le SPVM.En état de choc, les deux parents ont été rencontrés par Urgences- santé, mais n\u2019ont pas encore été rencontrés par les agents.Une enquête a notamment été ouverte par le SPVM, assisté par le Bureau du coroner pour comprendre les circonstances du drame. Sabres opter pour un autre joueur.Il est devenu le deuxième Suédois à être choisi au premier rang, après Mats Sundin avec les Nordiques de Québec en 1989.Âgé de 18 ans, Dahlin est considéré comme un défenseur complet avec des habiletés de pointe du côté offensif.Évoluant avec le Frolunda HC, en Suède, il a accumulé 7 buts et 13 aides en 41 rencontres la saison dernière.Dahlin a aussi brillé au Championnat mondial de hockey junior, étant nommé défenseur par excellence du tournoi et aidant la Suède à gagner l\u2019argent.Les Sabres, qui comptent déjà sur plusieurs bons jeunes attaquants, espèrent que l\u2019arrivée de Dahlin leur permettra d\u2019enfin quitter les bas-fonds de la LNH.La saison dernière, les Sabres ont compilé un dossier de 25-45-12, le pire du circuit.Ils ont ensuite gagné la loterie de la LNH pour obtenir le privilège de parler en premier lors du repêchage.Avec le deuxième choix, les Hurricanes de la Caroline ont sélectionné l\u2019attaquant russe Andrei Svechnikov, des Colts de Barrie, dans la Ligue de hockey de l\u2019Ontario.Si les deux premières sélections étaient attendues, certains des choix suivants ont causé des surprises.Au cinquième rang, les Coyotes de l\u2019Arizona ont sélectionné le centre ontarien Barrett Hayton, des Greyhounds de Sault-Sainte-Marie, causant une deuxième onde de choc après le choix des Canadiens.Entre les deux, au quatrième rang, les Sénateurs d\u2019Ottawa ont repêché l\u2019ailier américain Brady Tkachuk, de l\u2019Université de Boston.Il est le fils de l\u2019ancienne étoile Keith Tkachuk et le frère de Matthew Tkachuk, des Flames de Calgary.L\u2019ailier tchèque Filip Zadina, des Moo- seheads de Halifax, a finalement été sélectionné au sixième rang par les Red Wings de Detroit.Plusieurs le considéraient comme le troisième parmi les meilleurs espoirs disponibles.Les Canucks de Vancouver et les Oilers d\u2019Edmonton possédaient respectivement les 7e et 10echoix et ils sont allés chercher des renforts en défensive.Les Canucks ont choisi l\u2019Américain Quinn Hughes, de l\u2019Université du Michigan, tandis que les Oilers ont opté pour l\u2019Ontarien Evan Bou- chard, des Knights de London.A 6 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS PARIS 18E VENTE DIRECTE Mini-studio moderne et terrasse.Vue panoramique, toits de Paris, Sacré-Coeur et Butte Montmartre.lestudioparis18@gmail.com 125 HORS FRONTIÈRES 16E À PARIS : CONDO 3 1/2 jardin, asc., rénové, équipé, calme, ensoleillé, sécuritaire.Près Tour Eiffel, 2 à 5 pers.850 $ et +/sem.Clés à Mtl.514-585-6341 condoparis16@yahoo.fr 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER À PARIS Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, ensoleillé, ascenseur.514-489-5955 appartement- montmartre.com CONDOS PARIS CENTRE Près métro et services.WIFI.Sem./mois À partir de 790 $.Location : 514-999-0546 paris.condo@sympatico.ca 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER PARIS - 1er charmant et élégant appart.2 min.à 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$.514-376-9099 529 OFFRE DE SERVICES PROFESSIONNELS 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 192 ON DEMANDE À LOUER AVIS DE DÉCÈS À DALLAS LA PRESSE CANADIENNE Après plusieurs semaines de conjectures, le Canadien de Montréal a finalement sélectionné Jesperi Kotkaniemi avec le troisième choix du repêchage de la LNH, vendredi soir.Un lourd silence a envahi l\u2019American Airlines Center quand le Canadien a choisi le centre finlandais.Outre Kotkaniemi, l\u2019ailier tchèque Fi- lip Zadina et l\u2019attaquant américain Brady Tkachuk avaient tous deux fait l\u2019objet de discussions plutôt soutenues chez les observateurs.Kotkaniemi, qui a grimpé dans les classements au cours des dernières semaines, a disputé la dernière saison avec l\u2019Assat de Pori, dans la Liiga, la ligue élite de Finlande.Mesurant 6 pieds 2 pouces et pesant 181 livres, Kotkaniemi a récolté 10 buts et 29 points en 57 matchs.Il a ajouté une aide en sept rencontres éliminatoires alors que son équipe s\u2019est inclinée en quarts de finale.Kotkaniemi a notamment retenu l\u2019attention lors du Championnat mondial des moins de 18 ans, inscrivant trois buts et neuf points en sept parties pour aider la Finlande à remporter la médaille d\u2019or.Le Canadien s\u2019était avancé jusqu\u2019au troisième échelon en gagnant une des trois loteries ayant eu lieu en avril.La formation montréalaise a terminé en 14e position de l\u2019association Est et au 28e rang de la LNH en vertu d\u2019une fiche de 29-40-13, pour un total de 71 points.Les Sabres choisissent Dahlin Sans surprise, les Sabres de Buffalo ont sélectionné le défenseur suédois Rasmus Dahlin avec le premier choix du repêchage, vendredi.Le nom de Dahlin a occupé le premier rang des différents classements des meilleurs espoirs disponibles dans la cuvée 2018 pendant toute la saison et il aurait été très surprenant de voir les REPÊCHAGE Le Canadien choisit le centre Jesperi Kotkaniemi avec le 3e choix Jesperi Kotkaniemi a enfilé le chandail des Canadiens de Montréal pour prendre la photo entouré entre autres de Geoff Molson, Trevor Timmins, Marc Bergevin et Claude Julien, vendredi à Dallas.MICHAEL AINSWORTH ASSOCIATED PRESS À la Coupe du monde cette fin de semaine Allemagne-Suède (samedi, 14h) C\u2019est le monde à l\u2019envers : la Suède occupe la première place du groupe F, à égalité avec le Mexique, tandis que l\u2019Allemagne, championne du monde en titre, est dernière avec la Corée du Sud.Après leur défaite surprise en lever de rideau face aux Mexicains, les Allemands voudront prouver qu\u2019il ne s\u2019agissait que d\u2019un accident de parcours.Japon-Sénégal (dimanche, 11h) Le groupe H en est un autre qui est riche en surprises.Alors qu\u2019on attendait surtout la Pologne et la Colombie, voilà que le Sénégal et le Japon sont à égalité au sommet grâce à leur premier match victorieux.Si l\u2019une des deux équipes parvient à l\u2019emporter dimanche, elle prendra une sérieuse option sur le premier rang du groupe.Pologne-Colombie (dimanche, 14h) Le match suivant l\u2019affrontement Japon-Sénégal est tout aussi crucial.Une défaite de part ou d\u2019autre et ce serait tout bonnement terminé pour ces deux équipes qui ont subi un revers à leur premier match du tournoi.Est-ce que les attaques des deux équipes, qui ne manquent pas de vedettes de premier plan, se réveilleront à temps ?Portugal-Iran (lundi, 14h) Les Iraniens ont encore une chance de passer au tour suivant, mais la commande est de taille.S\u2019ils parviennent à battre les Portugais \u2014 ou devrait-on dire Cris- tiano Ronaldo, auteur de tous les buts de son équipe jusqu\u2019à maintenant \u2014, ils accéderont aux huitièmes de finale pour la première fois de leur histoire.Ce n\u2019est pas impossible, si on se fie à leur performance inspirée face à l\u2019Espagne mercredi dernier.Karl Rettino-Parazelli À SURVEILLER ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette « Une guerre commerciale est rare, mais si ça se matérialisait, ce serait extrêmement dangereux pour l\u2019économie mondiale, a dit M.Leitão.C\u2019est pour cela qu\u2019il faut un cadre financier comme le nôtre.» JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Philippe Couillard a prévenu vendredi « qu\u2019il y aura des conséquences » et que son gouvernement « ne ferait pas de compromis » relativement à la grève illégale que mènent les grutiers depuis cinq jours.« Ceux qui pensent que, parce qu\u2019il y a des élections qui s\u2019en viennent, le gouvernement pourrait marchander une sorte de solution à l\u2019écart des lois, enlevez cette illusion de votre esprit », a déclaré le premier ministre en mêlée de presse à Québec.Son ministre des Transports, André Fortin, avait annoncé plus tôt que le gouvernement enverrait une mise en demeure au syndicat des grutiers pour réclamer «tout dommage généré par leur grève illégale».Interrogé sur l\u2019impact de la grève sur les travaux au pont Champlain, l\u2019attaché de presse du ministre fédéral des Infrastructures, Amarjeet Sohi, a affirmé qu\u2019il était encore « trop tôt» pour se prononcer.GRÈVE DES GRUTIERS Phillipe Couillard ne fera « pas de compromis » Il y aura des conséquences à la grève illégale, dit le premier ministre FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Alors que plane le spectre d\u2019une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, un conflit susceptible de faire trembler l\u2019économie d\u2019un bout à l\u2019autre de la planète, le gouvernement du Québec a terminé l\u2019année 2017-2018 sur un excédent budgétaire de 2,4 milliards, trois fois plus que ce que le ministère des Finances prévoyait dans le budget en mars.Selon le Rapport mensuel des opérations financières publié vendredi matin, les coffres de l\u2019État québécois ont entre autres reçu environ 900 millions de plus que prévu au chapitre de l\u2019impôt des particuliers et des revenus des entreprises relevant du gouvernement.Au bout du compte, Québec pourra donc verser 1,5 milliard dans la réserve de stabilisation, un fonds qui grimpera à 3,9 milliards et servirait de coussin en cas de séisme économique.« Les mesures que nous avons mises en place en 2014 pour relancer l\u2019économie portent leurs fruits.L\u2019économie du Surplus de 2,4 milliards à Québec La réserve de stabilisation, coussin en cas de problème économique, atteindra 3,9 milliards Québec tourne à plein régime », a dit le ministre des Finances, Carlos Leitão, lors d\u2019une conférence téléphonique avec des journalistes vendredi matin.Le gouvernement Couillard a présenté en mars un budget prévoyant une augmentation des dépenses de programmes de 5,2 % en 2018-2019.Il avait ajouté qu\u2019il entend aussi piger dans la réserve de stabilisation, qui se situait alors à 5,4 milliards, pour équilibrer les budgets des trois prochaines années.Il était alors prévu que cette réserve, qui selon la loi doit notamment servir à la « planification budgétaire pluriannuelle », se situerait à 2,4 milliards en 2020-2021.L\u2019opposition avait alors accusé le Parti libéral d\u2019avoir freiné les dépenses en début de mandat pour ensuite appuyer sur l\u2019accélérateur à l\u2019approche des élections, prévues cet automne.Le ministre Leitão a déjà affirmé qu\u2019une réserve de stabilisation « autour de deux milliards » est suffisante, car cela permettrait, par exemple, de « faire face à un impact sur le PIB de trois points de pourcentage ».Le gouvernement du Québec prévoit que l\u2019économie va croître de 2,1 % en 2018, même si un certain nombre d\u2019impondérables alourdissent le climat.« Une guerre commerciale est rare, mais si ça se matérialisait, ce serait extrêmement dangereux pour l\u2019économie mondiale, a dit M.Leitão.C\u2019est pour cela qu\u2019il faut un cadre financier comme le nôtre.Si jamais ça arrivait, le Québec serait en meilleure position que les autres provinces pour faire face à une telle éventualité, parce que nous avons dégagé assez de marge de ma- nœuvre pour passer au travers.» Invité à expliquer les raisons derrière un excédent annuel trois fois supérieur à ce qui était prévu il y a 90 jours, à savoir si ce n\u2019était pas là le signe d\u2019une précaution excessive, le ministre Leitão a répondu que le gouvernement Couil- lard préférait la prudence.« Nos prévisions et hypothèses sont prudentes, oui, nettement.Nous avons bâti depuis 2014 un cadre financier prudent.» Risque d\u2019un conflit plus hostile Les derniers mois ont été marqués par un gouvernement américain qui multiplie les salves multilatérales contre ses partenaires économiques.Les relations commerciales se sont compliquées non seulement entre le Canada et les États- Unis, mais entre ceux-ci et la Chine, deuxième puissance économique du monde.Parmi les «risques importants» figurent la situation du commerce international, la renégociation de l\u2019ALENA avec les États-Unis, « et surtout, le risque d\u2019une possible guerre commerciale», a dit M.Leitão.Ce risque d\u2019un conflit ouvert entre Washington et Pékin est plus fort que l\u2019an dernier.« C\u2019est ce qui me préoccupe le plus.Pas nécessairement les relations Canada-États-Unis.Ça aussi, mais ce qui est particulièrement préoccupant dans un contexte d\u2019économie mondiale, ce sont les relations commerciales États-Unis-Chine.» Une guerre commerciale, dont il évalue la probabilité à 33 %, entraînerait une récession mondiale, a-t-il dit.« L\u2019économie mondiale est de plus en plus intégrée.Les grands organismes internationaux, le FMI, l\u2019OCDE, les banques centrales : tout le monde est conscient de ces risques.» Préoccupé par la santé des entreprises québécoises susceptibles d\u2019être affectées par les tarifs américains sur l\u2019acier et l\u2019aluminium, le premier ministre Philippe Couillard profitera d\u2019un séjour à Washington et à New York la semaine prochaine pour sensibiliser les élus et le gouvernement Trump à l\u2019importance du commerce bilatéral entre les États-Unis et le Québec.Le Québec compte pour 15% des exportations canadiennes vers les États- Unis alors que ceux-ci achètent 70% des exportations québécoises vers l\u2019étranger.La vaste majorité des grutiers ont défié l\u2019ordonnance du Tribunal administratif du travail, qui les a sommés de cesser leur grève illégale.Ils ne sont pas retournés sur les chantiers vendredi matin, selon la Commission de la construction du Québec (CCQ).Le Tribunal avait accueilli jeudi soir la demande d\u2019ordonnance provisoire déposée par la CCQ pour faire cesser la grève.Selon la décision, l\u2019urgence d\u2019agir est justifiée, car «il apparaît évident que les chantiers de construction subissent des impacts importants à cause de cet arrêt de travail ».Mélanie Malenfant, porte-parole de la CCQ, a dit qu\u2019elle « comprenait très bien » la décision du gouvernement du Québec.« Ça cause aussi des torts aux contribuables, parce que tous les retards sur les chantiers, ça va probablement occasionner des coûts qui sont importants pour le gouvernement.» En milieu de soirée jeudi, la FTQ- Construction avait relayé la décision du tribunal dans un communiqué de presse, dans lequel elle rappelait «aux salariés grutiers leur obligation d\u2019offrir immédiatement leur prestation normale et habituelle de travail».La centrale syndicale a réitéré cet appel vendredi, en demandant au gouvernement du Québec de former un comité indépendant pour étudier le règlement lié à la formation.La vaste majorité des grutiers ne sont pas retournés sur les chantiers vendredi matin Les mesures que nous avons mises en place en 2014 pour relancer l\u2019économie portent leurs fruits CARLOS LEITÃO » LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 A 8 ÉCONOMIE Votre nouveau numéro est en kiosque POUR VOUS ABONNER quebecscience.qc.ca/abonnez-vous Aussi disponible en édition numérique UNIVERS DU STORE.ca STORES DE QUALITÉ SERVICE CERTIFIÉ 5 ÉTOILES SERVICE D?ACHAT À DOMICILE GRATUIT SERVICE DE DÉCORATION GRATUIT SERVICE DE PRISE DE MESURE GRATUIT SERVICE D?INSTALLATION GRATUIT MEILLEUR PRIX GARANTI CLAUDE BOUCHARD ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 50% TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS \u2022 STORES MOTORISÉS STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX \u2022 STORES HORIZONTAUX MONTRÉAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY LAVAL \u2022 ROSEMÈRE \u2022 BELOEIL \u2022 CHAMBLY BROSSARD \u2022 TROIS RIVIÈRES \u2022 QUÉBEC \u2022 LEVIS FORT LAUDERDALE \u2022 WEST PALM BEACH SOLAIRES TRANSLUCIDES OPAQUES INSTALLATION GRATUITE de rabais ou motorisation disponible Québec : 418 654-8677 Montréal : 514 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limités, avec peu d\u2019exceptions, ceux-ci reçoivent habituellement les mêmes commissions de suivi que les courtiers de plein exercice.On se retrouve ainsi avec des investisseurs indépendants qui détiennent des titres d\u2019OPC acquis par l\u2019intermédiaire de courtiers exécutants, mais paient des conseils qu\u2019ils n\u2019ont pas reçus ni sollicités», concluent les ACVM.Ces commissions de suivi, qui oscillent autour de 0,78 %, sont intégrées aux frais de gestion du fonds d\u2019investissement et sont versées au courtier ou au conseiller en rémunération des services-conseils qu\u2019il prodigue au fil du temps.Le versement est régulier et couvre généralement la période de détention des parts du fonds.Cela dit, il y a recul par rapport au biais réglementaire originel.Les ACVM évoquaient des «éléments probants» pour soutenir, d\u2019entrée de jeu, que «le paiement de commissions intégrées soulève des enjeux de protection des investisseurs et d\u2019efficience du marché, ce qui A GÉRARD BÉRUBÉ Scanline VFX s\u2019implante à Montréal Spécialisé dans les effets visuels, le studio allemand Scanline VFX a annoncé vendredi qu\u2019il allait implanter une antenne à Montréal, ce qui se traduira par la création de 300 emplois au cours des trois prochaines années.Il s\u2019agira du cinquième studio de la multinationale qui a vu le jour en 1989, déjà présente à Vancouver, Los An- geles, Munich et Stuttgart.Le bureau montréalais sera dirigé par Geoffrey Baumann, qui a récemment chapeauté tous les effets spéciaux du film Panthère noire de l\u2019univers Marvel.Scanline VFX a obtenu des nominations aux Oscar dans le cadre de son travail sur les longs métrages Capitaine America: le soldat de l\u2019hiver et Au-delà, un film réalisé par Clint Eastwood.La Presse canadienne EN BREF donne à penser qu\u2019il y a lieu d\u2019envisager une transition vers des mécanismes de rémunération directe dans le cadre duquel l\u2019investisseur verse directement au courtier sa rémunération».Elles soulevaient trois principales préoccupations : Ces commissions donnent lieu à des conflits d\u2019intérêts qui entraînent un décalage entre les intérêts des gestionnaires de fonds, des courtiers et des représentants et ceux des investisseurs ; elles ne concordent généralement pas avec les services fournis aux investisseurs ; au demeurant, il est craint qu\u2019elles incitent le conseiller à recommander le fonds lui versant le plus haut taux de commission plutôt que celui offrant le meilleur rendement selon les objectifs de placement du client.Investisseur moyen Mais il semble que l\u2019argumentaire des partisans du statu quo ait été retenu.Pour un, l\u2019Institut des fonds d\u2019investissement du Canada (IFIC) jouait la carte de l\u2019investisseur moyen, qui verrait ainsi son accès au conseil financier réduit.D\u2019autant qu\u2019avec l\u2019idée de payer une rémunération directe, à l\u2019acquisition, les plus petits « pourraient refuser de payer des frais plus élevés pour des conseils ; et même s\u2019ils acceptent, ils pourraient avoir du mal à trouver un représentant prêt à fournir des services pour des comptes de petite envergure », ajoutait l\u2019IFIC.On s\u2019est inspirés de l\u2019expérience vécue dans les pays comme le Royaume- Uni, l\u2019Australie, les Pays-Bas et l\u2019Afrique du Sud.Là-bas, avec l\u2019abolition des commissions de suivi, le petit investisseur a vu son accès au conseil financier réduit, voire fermé ou devenir hors de prix.« L\u2019approche par honoraires favorise les plus gros comptes.Au Royaume-Uni, les firmes ont rehaussé le solde minimal requis dans les comptes », a-t-on souligné.L\u2019IFIC a déjà écrit que 79 % des ménages canadiens détenant des placements entrent dans la catégorie des petits investisseurs.Et que 90 % des porteurs de parts de fonds communs canadiens investissent par l\u2019intermédiaire d\u2019un représentant.L\u2019organisation a également cité une étude de Ci- rano indiquant que, comparativement aux investisseurs solitaires, ceux qui font appel à des représentants en services financiers voient leur épargne fructifier 2,9 fois plus rapidement après sept ans, et 3,9 fois plus lorsqu\u2019ils continuent d\u2019avoir recours à leurs services pendant quinze ans.Conflits d\u2019intérêts Les ACVM ont accompagné cette décision d\u2019une obligation plutôt vague visant à rehausser les règles et les indications afin d\u2019atténuer les conflits d\u2019intérêts pour les courtiers et leurs représentants.Tous les conflits d\u2019intérêts existants et raisonnablement prévisibles, y compris ceux découlant du paiement de commissions intégrées, doivent être réglés au mieux des intérêts des clients ou évités.Et l\u2019on revient sur un autre enjeu en interdisant toutes les formes d\u2019options de frais d\u2019acquisition reportés.Auparavant, avec cette option des frais d\u2019acquisition reportés, l\u2019investisseur ne paie pas de frais d\u2019acquisition lorsqu\u2019il souscrit des titres du fonds, mais peut avoir à payer des frais de rachat au gestionnaire s\u2019il rachète ses titres avant la fin d\u2019un délai déterminé, qui est habituellement de cinq à sept ans, ont expliqué les ACVM.L\u2019américain Dana dans TM4 L\u2019équipementier automobile américain Dana dépensera 165 millions pour devenir l\u2019actionnaire majoritaire de TM4, étant donné qu\u2019Hydro-Québec a accepté de céder le contrôle de sa filiale dans le cadre de la création d\u2019une coen- treprise.En vertu du partenariat annoncé vendredi, la société d\u2019État conservera 45 % du capital de sa filiale, qui deviendra le fournisseur de la société établie en Ohio en ce qui a trait aux moteurs électriques et à d\u2019autres pièces et systèmes.Ainsi, les moteurs de TM4 se retrouveront dans le catalogue de Dana, un équipementier international qui compte plus de 10 000 clients dans 33 pays, comme Ford, General Motors, Nissan, Volvo et Toyota.La Presse canadienne On s\u2019est inspirés de l\u2019expérience vécue dans les pays comme le Royaume-Uni, l\u2019Australie, les Pays-Bas et l\u2019Afrique du Sud LEDEVOIR // LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUIN 2018 A 9 ÉCONOMIE E N B R E F Grèce : la zone euro sonne la fin de la crise ATHÈNES \u2014 La Grèce a salué vendredi « l\u2019accord historique » conclu dans la nuit par ses créanciers pour clôturer huit années de crise, assurant qu\u2019« une nouvelle page est en train de s\u2019écrire ».L\u2019accord vise à permettre à la Grèce de quitter comme prévu la tutelle de ses créanciers \u2014 zone euro et Fonds monétaire international \u2014 le 20 août afin de recommencer à se financer seule sur les marchés, après plusieurs années de profonde récession et trois programmes d\u2019aide.Il comprend un dernier allégement important de la dette pour l\u2019aider à assurer sa crédibilité.Des médias et analystes tempéraient toutefois l\u2019optimisme, observant que le respect des obligations budgétaires prévues nécessitera une discipline de fer.Le pays restera sous surveillance de ses créanciers.Agence France-Presse Airbus menace de quitter le Royaume-Uni LONDRES \u2014 Le géant aéronautique Airbus menace de quitter le Royaume-Uni en cas de sortie de l\u2019Union européenne sans accord, un coup dur pour la première ministre conservatrice, Theresa May, dont les négociations avec Bruxelles piétinent à neuf mois du Brexit.« Dit simplement, un scénario sans accord menace directement l\u2019avenir d\u2019Airbus au Royaume-Uni », y dit abruptement Tom Williams, directeur d\u2019exploitation de la branche de l\u2019aviation civile d\u2019Airbus.Les enjeux pour Londres sont énormes.Airbus emploie près de 15 000 personnes sur plus de 25 sites dans le pays, où il fabrique les ailes de ses avions civils et militaires.Il fait aussi travailler indirectement plus de 100 000 personnes, à travers un réseau de 4000 fournisseurs, et contribue à hauteur de 7,8 milliards de livres à l\u2019activité économique britannique.Agence France-Presse L\u2019OPEP s\u2019entend sur une hausse VIENNE \u2014 Les ministres de l\u2019OPEP ont convenu vendredi d\u2019une hausse de la production de pétrole pour «répondre» à la demande mondiale dans un contexte de hausse des prix, comme le souhaitaient la Russie, l\u2019Arabie saoudite ainsi que les États-Unis.L\u2019objectif d\u2019un million de barils par jour, qui concerne l\u2019OPEP et dix autres producteurs dont la Russie, n\u2019est toutefois pas mentionné dans le texte signé par le cartel, qui doit encore se réunir avec ses partenaires samedi.Les objectifs de limitation de production établis fin 2016 par l\u2019OPEP et ses partenaires, soit 24 producteurs de pétrole représentant plus de 50% de l\u2019offre mondiale, ont contribué à un re- décollage des prix, au plus bas il y a deux ans.Les cours du pétrole ont grimpé à l\u2019annonce de la décision, de 2,1% à 74,67$US pour le Brent européen et de 3% à 67,50$US pour le WTI américain.Agence France-Presse ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les cyberattaques contre les institutions financières coûteraient au moins 100 milliards $US par année dans le monde, estime une étude du FMI.Équivalant à presque 10 % des profits des banques, ces pertes pourraient, selon des scénarios extrêmes, atteindre jusqu\u2019à la moitié de ces profits, menaçant la stabilité du secteur financier.« La menace est bien réelle », a commenté la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, au moment du dévoilement de l\u2019étude vendredi.« Le secteur financier est particulièrement vulnérable aux cyberattaques.[\u2026] Une attaque réussie contre une seule institution pourrait rapidement s\u2019étendre dans le monde fortement interconnecté du système financier.» Les cyberattaques trônent au sommet des principaux risques que craignent le plus les banquiers, devant les menaces géopolitiques, les changements apportés à la réglementation ou le Brexit, rappelle l\u2019étude.Une récente enquête réalisée sur le même sujet au Canada par sa banque centrale est arrivée à la même conclusion cet hiver.Ces dirigeants de banque n\u2019ont pas tort puisque le secteur semble l\u2019un des plus visés par ce genre d\u2019attaques, en raison notamment de son grand degré de dématérialisation, de sa forte dépendance dans les technologies de l\u2019information et de sa place centrale dans le fonctionnement de l\u2019économie.Obscure menace Il manque pourtant cruellement de données factuelles sur la nature et l\u2019importance relative du problème, constate l\u2019étude du FMI.Cela tient entre autres au fait que les institutions victimes d\u2019attaques n\u2019ont pas partout l\u2019obligation de les rapporter aux autorités et qu\u2019elles peuvent s\u2019avérer réticentes à le faire publiquement compte tenu de l\u2019importance primordiale de savoir maintenir un climat de confiance dans ce secteur.Pour autant qu\u2019on sache, les attaques frappent principalement les banques de détails, mais elles ont aussi touché des compagnies d\u2019assurances, et même des banques centrales, dans les économies riches comme les pays en développement.Ces agressions peuvent prendre toutes sortes de formes, comme la fraude, le vol de données confidentielles et l\u2019interruption des services Internet.Elles sont rendues possibles par le fait que toutes les banques n\u2019ont pas toujours les technologies informatiques les plus récentes, que les malfaiteurs disposent de plus en plus d\u2019expertise et de moyens d\u2019action abordables et que le développement rapide des nouvelles technologies financières (fintech) élargit sans cesse leur terrain de jeu.Une note salée C\u2019est donc en se basant sur les meilleures données disponibles, bien qu\u2019incomplètes, que les experts du FMI ont tenté, pour l\u2019une des premières fois, d\u2019évaluer le coût actuel des cyberattaques.Une première estimation de base fixe ce montant à 97 milliards par année, soit 9% des revenus nets des banques.Cette somme devrait probablement être multipliée par deux ou par trois pour tenir compte des impacts sur les coûts de fonctionnement, explique-t-on.Mais s\u2019il fallait que la fréquence des attaques double par rapport au niveau de 2013, ces montants pourraient devoir être portés à plus de 500 milliards par année, ou 52% des profits des banques, prévient-on, avant d\u2019expliquer qu\u2019une autre somme de 100 milliards devrait probablement être ajoutée pour tenir compte de l\u2019effet de contagion aux autres banques.Ces estimations, basées sur des données imparfaites, ne se veulent qu\u2019« il- lustratives », insistent les experts du SÉCURITÉ Des cyberattaques qui coûtent cher Elles pourraient réduire de moitié les profits des banques, estime le FMI AGENCE FRANCE-PRESSE À WASHINGTON Donald Trump a menacé vendredi d\u2019imposer une taxe douanière de 20% sur les voitures importées aux États-Unis de l\u2019Union européenne, après l\u2019entrée en vigueur de droits de douane additionnels en Europe sur des dizaines de produits américains.«Si les taxes douanières imposées depuis longtemps aux États-Unis et à ses entreprises et ses travailleurs par l\u2019Union européenne [\u2026] ne sont pas levées rapidement, nous imposerons des taxes de 20% sur toutes les voitures arrivant aux États-Unis», a tweeté le président américain.«Construisez-les ici!» a-t-il ajouté.Donald Trump a déjà évoqué à de nombreuses reprises la possibilité d\u2019imposer des taxes pour protéger l\u2019industrie automobile américaine qui viseraient notamment l\u2019Allemagne.Le magnat de COMMERCE Trump réplique à l\u2019Union européenne l\u2019immobilier déplore régulièrement de voir beaucoup de Mercedes dans les rues de New York, mais pas assez de voitures américaines dans les rues européennes.Les nouvelles taxes de Bruxelles, officiellement imposées depuis vendredi, se veulent la réponse des Européens aux taxes de 25 % sur l\u2019acier et de 10 % sur l\u2019aluminium imposées par les États- Unis à la plupart des pays du monde, dont certains de leurs alliés.Le président ripostait à la riposte européenne sous la forme de l\u2019application de droits de douane additionnels en Europe sur des dizaines de produits américains, comme les jeans, le bourbon ou les motos.Ces nouvelles taxes, officiellement imposées depuis vendredi minuit heure de Bruxelles, se veulent la réponse des Européens aux taxes de 25% sur l\u2019acier et de 10% sur l\u2019aluminium imposées par les États-Unis à la plupart des pays du monde, dont certains de leurs alliés.La Banque de Montréal a annoncé, à la fin du mois de mai, que des fraudeurs auraient mis la main sur les données personnelles de certains de ses clients.AARON VINCENT ELKAIM LA PRESSE CANADIENNE FMI.Elles permettent bien de voir cependant que la maigre bourse de 3 milliards par an dont dispose actuellement le marché de l\u2019assurance contre les cy- berattaques est loin d\u2019être suffisante, dit-on, et qu\u2019elle le restera même si l\u2019on prévoit, durant la prochaine décennie, qu\u2019elle sera portée à 20 milliards au maximum.De toute façon, moins de 30 % des banques disposent d\u2019une telle assurance.Cette défaillance tient notamment à l\u2019offre inadéquate des assureurs, qui tient elle-même au manque de données fiables et à l\u2019ampleur des dommages financiers dont il pourrait être question.Dans ce contexte, dit le FMI, la priorité des gouvernements devrait être d\u2019obliger les institutions financières à leur rapporter toutes les cyberattaques dont elles sont victimes afin de commencer par avoir un portrait plus complet de la nature et de l\u2019ampleur du problème.Ensuite seulement sera-t-on en mesure de développer des mécanismes de protection et d\u2019aide adaptés.« La décision unilatérale et injustifiée des États-Unis » d\u2019imposer ces droits de douane « ne nous laisse pas d\u2019autre choix », a insisté cette semaine la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström.« Les règles du commerce international ne peuvent être violées sans réaction de notre part », a-t-elle ajouté, précisant que « si les États-Unis supprimaient leurs tarifs douaniers », les mesures européennes seraient « également supprimées ».L\u2019UE exercera d\u2019abord ses droits sur les biens américains à hauteur de 2,8 milliards d\u2019euros.Le rééquilibrage sur les 3,6 milliards d\u2019euros restants aura lieu soit dans trois ans, soit après une éventuelle victoire des Européens dans leur recours devant l\u2019OMC.Avant l\u2019UE, le Mexique, également concerné, avait déjà mis en place début juin des mesures de rétorsion contre Washington, et le Canada compte le faire début juillet.Les Européens sont par ailleurs pris dans le feu croisé entre la Chine et les États-Unis, également engagés dans une surenchère de mesures protectionnistes et de menaces de rétorsion.«M.Trump a ouvert deux fronts [commerciaux] et les deux pourraient connaître une escalade échappant à tout contrôle», a dit à l\u2019AFP l\u2019expert John Ferguson, de l\u2019Economist Intelligence Unit.L\u2019inflation à 2,2 % au Canada OTTAWA \u2014 Des données économiques moins vigoureuses que prévu semblent soulever des doutes quant au moment où la Banque du Canada décidera d\u2019aller de l\u2019avant avec une nouvelle hausse de son taux directeur.Vendredi, Statistique Canada a indiqué que, pour un deuxième mois consécutif, l\u2019inflation annuelle a été de 2,2% en mai, ce qui est moins élevé que les attentes du marché, à 2,6%.En avril, l\u2019inflation annuelle avait également été de 2,2%, alors qu\u2019elle avait été de 2,3% en mars.L\u2019agence fédérale a expliqué que la croissance en mai avait été stimulée par la progression de 22,9% du prix de l\u2019essence, ce qui a contribué à faire grimper les prix de l\u2019énergie de 11,6%.Le rapport de Statistique Canada permettait aussi de constater que la moyenne des trois mesures de l\u2019inflation de base de la Banque du Canada avait ralenti à 1,9%.La Presse canadienne Le président a menacé vendredi d\u2019imposer une taxe douanière de 20 % sur les voitures importées aux États- Unis de l\u2019Union européenne La menace est bien réelle CHRISTINE LAGARDE » ne plus parler comme feu le cardinal Léger ?« Autrefois, le R roulé, c\u2019était celui du clergé, la bonne façon de prononcer, explique le professeur.L\u2019ouest du Québec roulait, pas l\u2019autre moitié.Je viens de Québec et mes grands-parents n\u2019ont jamais roulé.Il y a eu un alignement sur le français d\u2019Europe, d\u2019abord dans les médias.Henri Bergeron, qui venait du Manitoba, donnait le ton à Radio-Canada autrefois et ne roulait pas, alors qu\u2019il avait probablement roulé dans sa jeunesse.La population a suivi, peut-être aussi parce que de dire \u201cre\u201d sans rouler peut se faire sans passer pour un maudit Français qui parle pointu.» Par contre, on ne dit pas « mau-dit », sans assibilation.Un Québécois prononce sa consonne bien sifflante, pour dire « mau-dsit » Français.Le linguiste lui-même n\u2019assibile pas.Il vit à Paris depuis longtemps, il enseigne à la Sorbonne, mais il a conservé un accent typiquement québécois.« J\u2019essaie de neutraliser mon accent dans mes cours parce que nous avons de plus en plus d\u2019étudiants étrangers, nuance-t-il en entrevue dans les bureaux du Devoir.Dans mon cours de phonologie, je peux compter 75 Chinois sur 90 étudiants.Alors je leur parle presque comme une machine », ajoute-t-il en divisant très clairement les syllabes pour dire « ma-chi-ne ».« Toé, ta yeule » Le professeur fait aussi remarquer que les individus s\u2019expriment de manière très différente d\u2019une circonstance à une autre.« Dans mes recherches, je demande aux gens comment ils prononcent \u201cbaleine\u201d parce que ça n\u2019a rien à voir avec le fait de bien ou de mal parler.Mais je ne demande pas s\u2019ils disent \u201ctoi\u201d ou \u201ctoé\u201d.» Pourquoi pas?«\u201cToé, ta yeule\u201d, n\u2019importe quel Québécois peut le dire quand il est fâché, répond le linguiste.Dire \u201ctoé pis moé\u201d, c\u2019est un choix fort maintenant, alors que dans les années 1970, quand Beau Dommage l\u2019utilisait dans ses chansons, personne ne le renotait.Les changements vont très, très vite.» L\u2019institution scolaire a joué un rôle dans la diffusion et l\u2019uniformisation du français, y compris en France.Les moyens de communication et de transport ont fait le reste.« La planète rétrécit, dit M.Thibault.C\u2019est fascinant de constater qu\u2019en Afrique, tout d\u2019un coup, un mot d\u2019argot des banlieues parisiennes s\u2019impose, et vice versa.» Le « du coup » omniprésent en France n\u2019a pas encore traversé ici, ou on a une variété d\u2019équivalents disponibles de «alors» à «faque».«Impacté» commence à circuler dans les médias québécois.Le professeur note que « canneberge » a remplacé « atoca » au Québec en deux décennies.Et si « cho- colatine » se dit partout de Brossard à Rivière-au-Renard, l\u2019Hexagone bataille ferme autour de cette appellation non contrôlée.« Il y a eu une petite guerre civile parce que le sud-ouest de la France dit \u201cchocolatine\u201d et le reste du pays dit \u201cpain au chocolat\u201d.Les gens réagissent très fort sur notre site.Au Québec, dans les années 1990, ce n\u2019était pas encore fixé.Mon hypothèse c\u2019est que des pâtissiers venus du sud-ouest de la France ont réussi à imposer \u201cchocola- tine\u201d ici aussi.» Le savant n\u2019est pas là pour trancher entre les deux pâtisseries.Ni entre [u] ou [ut] d\u2019ailleurs.L\u2019historien de la langue ne se prononce pas non plus sur la qualité du français parlé au Québec.« Je décris ce que j\u2019observe.Je ne suis pas là pour dire que les gens prononcent ou parlent mal.» ACTUALITÉS A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel 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particulier.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Accents aigus Comment prononcez-vous « août », « baleine », « crabe » ou « brun » ?U n des Poèmes à Lou envoyés du front par le poilu Guillaume Apollinaire à sa bien-aimée Louise de Coligny-Châ- tillon commence ainsi : « Bientôt bientôt finira l\u2019août / Reverrai-je mon petit Lou / Mais nous voici vers la mi-août / Ton chat dirait-il miaou.» Le reste joue de la même monorime et on a compris que le poète français Apollinaire insère donc deux fois l\u2019août dans ses rimes en « ou ».La rime riche avec le miaulement (miaou) évoque même la possibilité de dire « a-ou » plutôt que « ou », soit [a.u.] au lieu de [u] en alphabet phonétique.Le Québécois moyen d\u2019aujourd\u2019hui s\u2019y retrouve en harmonie, tandis que le Français actuel s\u2019y perd un peu en dissonance.C\u2019est que la plupart des Québécois disent encore [u], tandis que la majorité des Français prononcent maintenant le T final d\u2019« août », ce qui donne [ut].Pour eux, Apollinaire devrait réécrire son poème avec des mots comme « prout », « joute » ou « baby-foot ».« Je me demande si on ne va pas glisser au Québec aussi vers l\u2019ajout de la consonne pour finalement dire [ut].Je n\u2019en sais rien, mais je ne serai pas surpris si ça se produit », commente le professeur André Thibault de l\u2019Université de la Sorbonne.Spécialiste des variations des accents dans la francophonie mondiale, il a lui-même exposé ce glissement autour d\u2019« août » au début de l\u2019entrevue, sans toutefois référer au poème Bientôt bientôt.« J\u2019ai quitté le Québec il y a trente ans et quand je reviens, on me fait parfois remarquer que j\u2019utilise certains mots qui n\u2019ont plus cours, poursuit le savant exilé.Les langues changent.Dans mes cours à Paris, je passe une entrevue de Jack Kerouac de l\u2019émission Le sel de la semaine de Radio-Canada entregistrée dans les années 1960.C\u2019est un document fantastique.Je crois qu\u2019il n\u2019y a plus personne maintenant qui parle le français comme lui.» Le R roulé Le professeur Thibault prépare un atlas mondial du français avec son collègue de Belgique Mathieu Avanzi.Ce dernier a déjà publié un Atlas du français de nos régions (2017), c\u2019est-à-dire des régions francophones d\u2019Europe.À l\u2019aide d\u2019enquêtes en ligne, le duo souhaite recueillir des milliers de témoignages de francophones de l\u2019Amérique du Nord pour comprendre quels mots ils utilisent et comment ils les prononcent.Une sorte de portrait de groupe avec sons francophones.Les usages seront cartographiés en ajoutant ce que les linguistes appellent les « effets d\u2019âge» afin de suivre les mutations.Les données préliminaires permettent de dresser plusieurs cartes pour distinguer les zones qui disent lâcet ou lacet, crâbe ou crabe, runnings ou espadrilles.Et si au Québec tout le monde dit brun (comme dans ours brun), comme en France en 1945, là- bas, seul le sud résiste au « brin ».Une autre carte, fascinante, montre la régression du R roulé en Amérique française.L\u2019habitude a pratiquement disparu au Québec, se maintient au Nouveau-Brunswick avec la nuance que le nord de l\u2019Acadie là encore se rapproche de la manière québécoise.En Ontario et au Manitoba, la courbe montre l\u2019effet d\u2019âge : plus on est âgé, plus on roule.Comment l\u2019expliquer ?Pourquoi une communauté décide-t-elle un jour de bal?n k?ab ?spad?ij LE QUÉBEC EN SONS Quatre souches linguistiques européennes ont réussi avec des succès variés leur transplantation dans le Nouveau-Monde : l\u2019espagnol et l\u2019anglais, le portugais et le français.Les deux premières ont le mieux réussi sur le plan démographique avec des centaines de millions de locuteurs.Le portugais est maintenant huit fois plus parlé au Brésil qu\u2019au Portugal.Le français a eu plus de chance d\u2019expansion sur le continent africain.«Le français en Amérique du Nord c\u2019est l\u2019histoire d\u2019un échec démographique, résume le professeur.Cette réalité a évidemment des répercussions sur notre compréhension de la norme dans la francophonie.La France fonctionne comme un centre tandis que l\u2019Angleterre ne compte pas comme tel pour les Anglophones.» Cela dit, le pattern de transfert reste comparable dans le quatuor, par exemple avec l\u2019importance partagée du langage maritime puisque l\u2019immigration se faisait par la mer.On dit donc partout « embarquer » ou l\u2019équivalent partout, pour tout et pour rien, par exemple pour marcher dans une combine.Des expressions locales en Europe ont aussi été généralisées de l\u2019autre bord de l\u2019Atlantique.Des traits de prononciation de l\u2019Andalou ont ainsi essaimé dans les Caraïbes puis sur tout le continent.La zone ouest de la France a joué le même rôle ici, par exemple quand les Québécois disent encore « jusqu\u2019à temps que ».Il y a cependant des variations d\u2019une zone à l\u2019autre.Chaque pays hispanophone a sa « norma culta », sa langue normative et soignée.Les États-Unis et le Canada anglais sont plus unifiés de ce point de vue.« Il y a plusieurs siècles, il y avait énormément de différences en Europe dans les langues extrêmement dialectalisées.Les standards se sont imposés peu à peu et ce qui a été exporté dans le Nouveau-Monde ce n\u2019est pas le mélange de parlers villageois.Pour se comprendre, les colons sont vite passés à un langage commun, une koinè.» L\u2019alignement sur une norme est vrai en Nouvelle-Angleterre, en Nouvelle-Espagne et en Nouvelle- France.De sorte qu\u2019au début du XXe siècle en France, il y avait encore beaucoup de patois assez éloignés du français standard alors que cette diversité n\u2019a pas traversé l\u2019Atlantique où on est plus vite passé à un modèle de langue commune.C\u2019est vrai en anglais aussi.« Un chercheur allemand a bien résumé le phénomène en disant au XIXe siècle qu\u2019il n\u2019y a nulle part aux États-Unis où on parle aussi bien qu\u2019en Angleterre et qu\u2019il n\u2019y a nulle part aux États-Unis où on parle aussi mal qu\u2019en Angleterre.Il voulait dire que dans le Nouveau- Monde personne ne parle aussi bien qu\u2019un aristocrate britannique, mais que toutes les variantes locales et périphériques y ont vite été gommées.» Le français comme koinè À voir sur nos plateformes numériques: une entrevue avec le professeur André Thibault Des recherches linguistiques permettent de dresser plusieurs cartes du Québec pour distinguer les zones qui disent lâcet ou lacet, crâbe ou crabe, runnings ou espadrilles.ISTOCK "]
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