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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-07-06, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 149 / LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM MUSIQUE Le chemin qu\u2019il faut Lido Pimienta, de La Papessa à Miss Colombia PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR R ien n\u2019est anodin dans ce que la chanteuse Lido Pimienta fait, dans ce qu\u2019elle dit, dans ce qu\u2019elle touche.Révélée l\u2019année dernière grâce au prix Polaris récompensant le meilleur album canadien, la femme d\u2019origine co- lombienne ne prend pas le chemin facile, mais le chemin qu\u2019il faut.Au formulaire de l\u2019humain beau, créatif et complexe, la musicienne de 32 ans coche beaucoup de cases.Lido Pimienta offre une musique électronique plongeant la pop synthétique dans la musique afro-colombienne, le tout chanté en espagnol.Elle est mère célibataire, immigrante, se présente comme queer et n\u2019hésite pas à mettre le doigt là où ça fait mal.Sur son premier disque lancé à compte d\u2019auteure, La Papessa, le patriarcat y passe, comme les enjeux environnementaux et les diktats de l\u2019apparence.Pimienta jouera au Festival international de jazz de Montréal l\u2019avant-dernier spectacle de sa INDEX Avis légaux.A6 Culture .B1 Décès.B7 Économie.B8 Éditorial .A8 Grille TV.B2 Idées.A9 Météo .B6 Monde .A7 Mots croisés.B6 Petites annonces .B7 Sports .B7 Sudoku .B6 CULTURE Loud, le rappeur québécois que la France attendait, sera au Festival d\u2019été de Québec B 6 ACTUALITÉS Lac-Mégantic, cinq ans après la tragédie A 4 ET A 5 Tony Accurso avait bénéficié d\u2019un arrêt des procédures lors d\u2019un premier procès.Cette fois, les choses se sont déroulées rondement, le procès s\u2019est rendu à terme, le jury l\u2019a déclaré coupable des accusations et le juge vient de le condamner à quatre ans de pénitencier.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR AMÉLI PINEDA LE DEVOIR L\u2019ex-entrepreneur en construction Tony Accurso a pris le chemin du pénitencier jeudi après avoir été condamné à quatre ans d\u2019incarcération, la peine la plus sévère imposée à un entrepreneur ayant participé au stratagème de partage de contrats à Laval.Il entend toutefois porter le verdict en appel, a confirmé son avocat.L\u2019ex-dirigeant des firmes Louisbourg et Simard-Beaudry était un des piliers dans le stratagème collusoire lavallois, a déterminé le juge James Brunton, qui a présidé le second procès de M.Accurso.«[Le rôle de M.Accurso] ne peut pas être décrit comme celui d\u2019une personne dilettante, qui d\u2019un air distrait a toléré à distance l\u2019existence de la criminalité», a noté le juge Brunton avant de condamner l\u2019ancien magnat de la construction.Impassible, M.Accurso, qui a toujours clamé son innocence, est entré dans le box des accusés, où il a échangé quelques mots avec son avocat avant CORRUPTION Accurso derrière les barreaux Le roi de la construction porte en appel sa condamnation à quatre ans de pénitencier ACTUALITÉS La canicule est maintenant terminée, mais le bilan s\u2019est alourdi : 38 morts A 10 VOIR PAGE A 2 : MUSIQUE VOIR PAGE A 3 : ACCURSO J O H N P A I L L É Sans son appui, le système collusion- naire n'aura pas pu durer [.] C'est l'appât du gain qui a motivé M.Accurso.JAMES BRUNTON » ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Le gouvernement canadien ne se fait pas d\u2019illusions.Son opération de soutien à la mission de paix des Nations unies au Mali sera risquée.Les hélicoptères qui y assureront des évacuations médicales pourraient être la cible de tirs.Mais c\u2019est surtout les périls du désert qui pourraient causer des ennuis aux militaires canadiens qui y entameront leur mission le mois prochain.« Il y a assurément un risque », a reconnu sans retenue un haut fonctionnaire fédéral, jeudi, lors d\u2019une séance d\u2019information technique pour les médias sur la mission canadienne au Mali.Des bases onusiennes ont été la cible de tirs indirects.Et même si les deux hélicoptères Chinook qui se poseront sur le sol pour évacuer des blessés seront escortés d\u2019hélicoptères Griffon armés, les militaires pourraient eux aussi être attaqués.Les fonctionnaires fédéraux n\u2019ont pas nié ces dangers.Les assauts ont cependant jusqu\u2019à maintenant été menés à coups d\u2019armes légères ou d\u2019engins explosifs improvisés.Ce qui réduit le risque d\u2019attaques dans les airs contre les hélicoptères de la mission onusienne au Mali (la MI- NUSMA).« Il y a un risque assez élevé pour les troupes au sol.Mais le risque sol-air est relativement bas », a expliqué David Perry, analyste en défense à l\u2019Institut canadien des affaires mondiales.«[Les fonctionnaires] essaient de tempérer les attentes pour éviter que les gens soient ARMÉE La mission au Mali sera risquée, reconnaît Ottawa E N B R E F L\u2019Arabie saoudite a-t-elle utilisé des blindés canadiens contre des civils ?TORONTO \u2014 Certains des plus importants groupes de défense des droits de la personne et de contrôle des armements du Canada exigent que le gouvernement Trudeau procède à une enquête indépendante pour déterminer si les forces saoudiennes ont utilisé des véhicules blindés fabriqués au Canada contre des civils l\u2019année dernière.Ils lancent cet appel après qu\u2019Affaires mondiales Canada eut conclu, au terme de son propre examen, qu\u2019il n\u2019y avait « aucune information vérifiée et crédible » laissant entendre que des véhicules Terra- dyne Gurkha fabriqués au Canada avaient été utilisés pour commettre de graves violations des droits de la personne en juillet 2017.La Presse canadienne Doug Ford blâme Ottawa pour la « crise » des demandeurs d\u2019asile TORONTO \u2014 Justin Trudeau croit que Doug Ford ne saisit pas toute l\u2019ampleur des obligations internationales du Canada en ce qui concerne les demandeurs d\u2019asile.M.Trudeau a rencontré le nouveau premier ministre de l\u2019Ontario à Toronto, jeudi après-midi.Il soutient avoir passé un certain temps à expliquer à M.Ford comment fonctionne le système canadien de demande d\u2019asile.Peu de temps avant cette rencontre, le gouvernement Ford soutenait qu\u2019Ottawa était entièrement responsable de la crise du logement à Toronto, causée par des demandeurs d\u2019asile qui traversent la frontière canado-américaine de façon irrégulière, et que c\u2019était à Ottawa d\u2019assumer la totalité de la facture.La Presse canadienne Trois hommes arrêtés pour corruption touchant le ministère de la Justice Trois individus, dont deux anciens fonctionnaires du ministère de la Justice du Québec (MJQ), ont été arrêtés par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) jeudi dans le cadre d\u2019une enquête de corruption.Il s\u2019agit de Christian Tessier, de Normand Laberge, deux anciens directeurs des Services à la clientèle et technologiques au MJQ, et de Sylvain Tremblay, administrateur d\u2019une firme fournissant des services informatiques.Les trois hommes sont accusés de fraude, de fraude envers le gouvernement et d\u2019abus de confiance.Selon l\u2019UPAC, la preuve recueillie tend à démontrer qu\u2019entre 2000 et 2014, des fonctionnaires ont reçu des sommes d\u2019argent afin de favoriser la firme lors d\u2019octrois de contrats informatiques au ministère.Le Devoir BILL GRAVELAND LA PRESSE CANADIENNE Une lettre d\u2019amour cynique à son pays d\u2019origine MUSIQUE SUITE DE LA PAGE A 1 tournée, la musicienne étant enceinte de huit mois.Ce sont donc les derniers moments de La Papessa \u2014 ce qui veut dire « grande prêtresse ».Peut-on parler de la fin d\u2019une époque de sa vie ?« Oui, tout à fait, admet-elle au téléphone.Je déménageais à Toronto avec mon fils, je devenais une mère célibataire, je n\u2019avais pas d\u2019amis\u2026 Et maintenant, la musique est devenue la trame sonore de ma vie.Les choses ont tellement changé, ma famille a grandi, les concerts ont pris beaucoup de place, j\u2019ai tout donné.Alors, je vois que c\u2019est le moment pour passer à autre chose.Et commencer une nouvelle histoire.» La suite\u2026 La chanteuse est également illustratrice et manipule en plus le tissu, tout ça dans son studio torontois.« Je travaille toujours sur tous les arts en même temps, ça se nourrit mutuellement.Et il y a une discipline qui se développe, et la pratique rend tout meilleur.Et je crois que je suis une artiste plus accomplie parce que j\u2019ai plusieurs cordes à mon arc.» Son prochain album, il est déjà bien entamé et verra le jour après la naissance de son deuxième enfant.Pimienta, très active et engagée sur les réseaux sociaux, particulièrement Twitter, a annoncé récemment que c\u2019est la célèbre étiquette Anti- qui chapeautera l\u2019artiste dans ce travail.Et l\u2019angle d\u2019attaque sera toujours ancré dans une réalité sociale et politique difficile, mais livré avec plus de lumière.« Tout de moi a changé, et je veux utiliser les nouveaux outils que j\u2019ai acquis pour grandir, dit-elle.Comme artiste, je ne vois pas comment tu peux ignorer ce qui se passe dans le monde, expurger la réalité, mais je me sens si chanceuse que je veux me lancer dans une époque de positivité et de joie.» Ce prochain disque a déjà un titre : Miss Colombia.Elle y travaille depuis deux ans déjà, enregistrant ce qu\u2019elle pouvait dès qu\u2019elle se posait quelques jours au même endroit lors des derniers mois tumultueux.« La musique a progressé, elle a grandi.La nouveauté, c\u2019est aussi qu\u2019il y a moins de gens impliqués, j\u2019ai davantage fait les choses toute seule.Et c\u2019est plus dirigé, plus personnel comme album.» C\u2019est que La Papessa, raconte Pi- mienta, trouvait ses racines dans différentes histoires de femmes ayant vécu des situations diverses.« Mais là, je me regarde moi, comme immigrante.Suis-je Canadienne, Colombienne ?Qu\u2019est-ce que je suis ?» La beauté Miss Colombia, a-t-elle déjà dit en entrevue, sera une lettre d\u2019amour cynique à son pays d\u2019origine.Et le titre trouve son sens dans une nouvelle datant de décembre 2015.Lors du concours Miss Univers, l\u2019animateur Steve Harvey s\u2019était alors trompé, annonçant par erreur la victoire de la Colombienne devant Miss Philippines, alors que c\u2019était l\u2019inverse.« En Colombie, la fierté est d\u2019exhiber des femmes, de jolies femmes.Les concours de beauté c\u2019est une industrie, dans le pays.Là-bas, quelqu\u2019un comme Je crois que je suis une artiste plus accomplie parce que j\u2019ai plusieurs cordes à mon arc LIDO PIMIENTA » moi ne serait jamais assez jolie pour représenter le pays.C\u2019est très superficiel et raciste.» En fait, il est temps de penser le corps différemment, martèle Pimienta.À quelle fréquence, souligne-t-elle, voit- on des femmes rondes ou avec des cheveux gris performer ?Il y a bien sûr des exceptions, mais « prends les Rolling Stones, qui ont l\u2019air de squelettes qui marchent\u2026 Ils font encore des stades ! Et il n\u2019y a pas d\u2019équivalent chez les femmes, il n\u2019y a pas de chanteuses de 70 ans sur scène.Et même dans d\u2019autres scènes musicales, prends [le groupe autochtone électro] A Tribe Called Red, je les adore, j\u2019ai travaillé avec eux, mais tu ne verrais pas trois femmes grasses comme DJ ».Le chemin qu\u2019il faut prendre reste long, faut-il comprendre.Mais ne comptez pas sur Pimienta pour grimper sur l\u2019autoroute confortable.« J\u2019essaie autant que je peux de laisser un héritage pour mes enfants.» Et ça, ça ne se fait pas sur le cruise control\u2026 Lido Pimienta Vendredi à L\u2019Astral, 22h étonnés si des hélicoptères sont abattus \u2014 ce qui peut toujours se produire, pour diverses raisons.Mais le risque dans les airs est relativement gérable.» L\u2019ennemi : le sable Quelques hélicoptères se sont écrasés, en marge de la MINUSMA, mais en raison de problèmes mécaniques.Les conditions désertiques du pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest poseront en fait une menace bien plus importante pour les Canadiens.«Les tempêtes de sable peuvent être extrêmement dangereuses pour des hélicoptères», prévient M.Perry.« Le climat au Mali est notre principale menace », a quant à lui admis un second haut fonctionnaire fédéral, lors de la séance d\u2019information offerte sous le couvert de l\u2019anonymat.Car le sable est abrasif et abîme rapidement l\u2019équipement.Les forces de l\u2019aviation protègent du coup les moteurs de leurs appareils et tentent d\u2019éviter d\u2019atterrir sur le sable pour privilégier plutôt des routes cimentées.La MINUSMA \u2014 qui rassemble plus de 15 000 soldats \u2014 est l\u2019une des missions onusiennes les plus dangereuses : 169 Casques bleus y sont décédés.La quasi-totalité des victimes ne sont toutefois pas des membres d\u2019armées occidentales, mais plutôt de celles de forces moins bien entraînées.Plusieurs attentats visaient en outre des membres de la mission de lutte contre le terrorisme G5 Sahel.Les forces canadiennes pourraient prêter main-forte à cette seconde mission.Si elles sont appelées à l\u2019aide et qu\u2019elles sont disponibles, elles y offriront aussi des évacuations médicales.« Nous soutiendrons, dans les faits, le G5 Sahel », a expliqué l\u2019un des hauts fonctionnaires d\u2019Ottawa.Les Griffon seront armés et des équipes à bord des Chinook seront déployées au sol pour encercler l\u2019appareil le temps de l\u2019évacuation.«Si on se fait attaquer, on a l\u2019autorisation de se défendre.C\u2019est le règlement de base», ont indiqué les représentants du gouvernement.Bilinguisme promis Le premier contingent de la mission canadienne dans le pays francophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest ne comptera que 25 soldats provenant de bases militaires du Québec \u2014 sur les 250 soldats qui seront déployés au Mali cet été.Les troupes canadiennes sont arrivées à la base des Nations unies de Gao, au Mali, le 25 juin dernier.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le gouvernement fédéral martèle que « la majorité du personnel est bilingue ».Les militaires qui seront affectés au quartier général de la MI- NUSMA le seront assurément, tout comme les commandants du déploiement canadien, ont promis les fonctionnaires.Dans six mois, un contingent de Val- cartier prendra le relais \u2014 après avoir terminé sa présente mission en Irak.Les troupes québécoises ne pouvaient assurer deux missions simultanées, a- t-on expliqué au gouvernement.Une vingtaine de policiers civils seront en outre dépêchés au Mali pour participer à la mission canadienne, qui commencera début août. d\u2019être conduit vers un établissement carcéral.Son avocat a confirmé qu\u2019une demande d\u2019appel sera déposée dans les prochains jours.Il demandera la remise en liberté de son client en attendant la suite des procédures.« Il n\u2019y a pas de bonne sentence pour quelqu\u2019un qui a clamé son innocence », a déclaré son avocat Me Labelle.L\u2019ancien dirigeant des firmes Louis- bourg et Simard-Beaudry a été reconnu coupable le 25 juin, au terme d\u2019un procès devant jury, de complot pour corruption, de complot pour fraude, de fraude de plus de 5000 $, de corruption d\u2019un fonctionnaire et d\u2019aide à commettre un abus de confiance.Un chapitre terminé La condamnation de M.Accurso constitue la fin d\u2019un chapitre significatif de la corruption municipale qui a touché plusieurs villes du Québec.« Ce qu\u2019il faut retenir, c\u2019est qu\u2019il ne faut pas perdre confiance en l\u2019administration de la justice [\u2026] C\u2019est le seul accusé qui a subi un procès dans le cadre de l\u2019opération Honorer.On avait obtenu 27 reconnaissances de culpabilité, certaines personnes sont décédées et d\u2019autres ont obtenu un \u201cJordan\u201d, mais je ne suis pas gêné de dire qu\u2019Honorer a été un succès sur toute la ligne », s\u2019est réjoui le procureur de la Couronne Me Philippe- Pierre Langevin.Arrêté en 2013, M.Accurso était un des acteurs les plus importants dans le dossier de la corruption et la collusion, souligne l\u2019ancien procureur en chef adjoint de la commission Charbonneau, Me Simon Tremblay.« Voir un entrepreneur de cette en- vergure-là condamné à une peine de pénitencier ferme, c\u2019est un baume », a commenté Me Tremblay, qui dirige maintenant le Services des affaires juridiques de la Ville de Laval.Dans son jugement, le juge Brunton qualifie le dossier de Laval comme un des pires cas de corruption au pays.« Il est permis de prétendre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un des pires, sinon le pire, exemples de corruption municipale qui se sont retrouvés devant un tribunal canadien », a-t-il souligné.Le juge Brunton a insisté sur la gravité des crimes reprochés à M.Ac- curso, soulignant que sa participation au système illégal a duré quatorze ans.« Le juge a tenu compte de la position de M.Accurso dans ce qu\u2019on appelle la pyramide des joueurs impliqués dans le stratagème.L\u2019ancien maire Vaillancourt \u2014 âme dirigeante du système \u2014 avait eu six ans.Ensuite, il y avait les autres dirigeants de Laval, puis venaient les entrepreneurs.Il devait également tenir compte du fait que tous ont plaidé coupables, sauf M.Accurso, qui a choisi de subir un procès », souligne la juge à la retraire Nicole Gibault.Le magistrat a écarté un des principaux arguments de M.Accurso, qui soutenait qu\u2019il n\u2019aurait jamais risqué de voir son empire tomber pour des contrats publics à Laval, qui ne représentaient que 3 % de son chiffre d\u2019affaires.« La preuve est non contredite que ses entreprises étaient les plus importantes dans le domaine de la construction sur le territoire de Laval.Sans son appui, le système collusionnaire n\u2019aura pas pu durer [\u2026] C\u2019est l\u2019appât du gain qui a motivé M.Accurso », a souligné le juge Brunton.Celui-ci a toutefois jugé qu\u2019il n\u2019était pas approprié d\u2019ordonner un dédommagement de 1,6 million de dollars comme le demandait la Couronne.Il a d\u2019ailleurs rappelé que M.Accurso est aussi visé par une poursuite civile de 29 millions de la Ville de Laval.Rappelons que la Couronne estimait que le rôle de Tony Accurso dans le système de partage de contrats justifiait une peine de prison de cinq ans, tandis que la défense avait plutôt suggéré qu\u2019il purge une peine de 12 à 24 mois dans la collectivité.ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 L\u2019« apartheid » culturel N ous étions au Marché de la poésie qui se tient chaque année sur la place Saint-Sul- pice à Paris.J\u2019évoquais ces « lynchages médiatiques » devenus pratique courante sur Internet lorsqu\u2019une jeune Québécoise fit irruption dans la conversation.« Avez- vous conscience de ce que vous venez de dire ?» demanda- t-elle comme si je venais de blasphémer.Dans ma grande naïveté, il me fallut quelques secondes pour comprendre qu\u2019elle me reprochait l\u2019usage du mot « lynchage ».Et mon interlocutrice de m\u2019expliquer le plus doctement du monde qu\u2019il ne fallait pas utiliser ce mot parce qu\u2019il était associé au passé douloureux des Noirs du sud des États-Unis.J\u2019eus beau prétexter que la métaphore était acceptée par tous les dictionnaires, mon inquisitrice n\u2019en avait cure.Elle avait son propre dictionnaire « moral », dans lequel il était écrit que si je prononçais ce mot, on était en droit de me soupçonner de racisme.Après les aéroports, les trains, l\u2019électricité, le gaz et l\u2019eau, serait-ce au tour des mots d\u2019être privatisés ?Voilà que des groupes et des lobbies revendiquent l\u2019usage exclusif de certains d\u2019entre eux.Demain, les Irlandais qui ont souffert de terribles famines nous interdiront-ils de parler de « boycottage », un mot directement associé au combat des fermiers irlandais ?Et les chrétiens, eux, réclameront-ils l\u2019exclusivité de la « crucifixion » ?Ce révisionnisme linguistique découle non seulement d\u2019un souverain mépris de la langue, mais aussi de cette utopie selon laquelle on pourrait purifier le corps social en purifiant les mots.Ainsi, pourrait-on alléger la douleur de chacun en éliminant ces «vieux», ces «nègres», ces «sourds», ces «fous» et ces «aveugles» qui encombrent le vocabulaire.Ainsi, pourrait-on abolir le racisme en supprimant le mot « race » de la Constitution, comme s\u2019apprêtent à le faire les parlementaires français.À un moment où le racialisme américain étend son emprise sur le monde, il est inquiétant de constater que disparaîtrait ainsi l\u2019expression « sans distinction de race » que l\u2019on retrouve dans tous les textes des Lumières, dont la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme.Elle n\u2019a pourtant jamais été aussi nécessaire.La censure qui vient de s\u2019abattre sur le spectacle SL?V, présenté par Betty Bonifassi et Robert Lepage au Festival international de jazz de Montréal, pourrait devenir un cas d\u2019école de ce nouveau racisme inversé qui nous vient des États- Unis.Je viens de passer trois jours à La Nouvelle-Orléans.Impossible d\u2019ouvrir la télévision sans entendre parler de discrimination positive, de « culture noire » ou de tomber sur un reportage évoquant le Ku Klux Klan.Mais ce qui frappe le plus, c\u2019est que nulle part on ne voit de couples mixtes comme il y en a pourtant partout dans les rues de Paris.Peu importe, puisque l\u2019obsession raciale américaine semble devenue le nouveau credo.A-t-on conscience que la logique de l\u2019« appropriation culturelle » n\u2019est autre que celle de l\u2019apartheid culturel ?Comme si les chants d\u2019esclaves n\u2019appartenaient qu\u2019aux Noirs et les rigodons aux seuls Québécois.Les Acadiens devraient-ils renier leur mythe fondateur, celui d\u2019Évangéline, sous prétexte qu\u2019il a été formulé par l\u2019écrivain américain Longfellow, qui n\u2019avait pas une goutte de sang acadien ?Et que faire de ce classique québécois, Maria Chapdelaine, écrit par un Français ?C\u2019est à croire que ce qu\u2019on reproche le plus à Lepage et Bo- nifassi, c\u2019est d\u2019avoir montré le caractère universel de l\u2019esclavage, qui fut aussi subi par les Roms et les Amérindiens ; sans oublier les Européens du pourtour de la Méditerranée et du monde slave (d\u2019où d\u2019ailleurs l\u2019origine du mot anglais « slave »).En cette matière, personne n\u2019a le monopole de la vertu puisque l\u2019esclavage fut pratiqué par les Arabes aussi bien que par de nombreuses nations européennes et une multitude de tribus amérindiennes et africaines.Ceux qui reprochent aux créateurs de SL?V de s\u2019être « approprié » des œuvres qui ne leur appartenaient pas pratiquent la même logique intégriste que ces islamistes qui accusaient Charlie Hebdo d\u2019avoir caricaturé Mahomet.Pour ces idéologues imperméables à toute forme d\u2019universalisme, le blues appartient aux Noirs, Mahomet aux musulmans et les chansons à répondre aux Québécois.Quant aux Noirs, aux musulmans et aux Québécois qui ne seraient pas d\u2019accord avec leur supposée « communauté », ils n\u2019ont qu\u2019à se taire.Et c\u2019est ainsi que les vaches seront bien gardées ! Il en va pourtant ici de la liberté la plus élémentaire de l\u2019artiste.C\u2019est cette liberté que le Festival de jazz, plus soucieux de son image que de l\u2019intégrité artistique, vient de fouler aux pieds.Comme si de tout temps, les artistes n\u2019avaient pas été les premières victimes des extrémistes.C\u2019était vrai en 1978 alors que des catholiques orthodoxes cherchaient à faire annuler la pièce de Denise Boucher Les Fées ont soif, sous le prétexte qu\u2019elle faisait un mauvais parti à la Vierge Marie.Ce l\u2019est encore aujourd\u2019hui, même si les nouveaux bigots se revendiquent de la gauche et de l\u2019antiracisme.Malheureusement, les élites d\u2019aujourd\u2019hui ne semblent plus avoir le courage de celles d\u2019hier lorsque vient le moment de résister à ce nouvel ordre moral.CHRISTIAN RIOUX Ceux qui reprochent aux créateurs de SL?V de s\u2019être « approprié » des œuvres qui ne leur appartenaient pas pratiquent la même logique intégriste que ces islamistes qui accusaient Charlie Hebdo d\u2019avoir caricaturé Mahomet.Pour ces idéologues imperméables à toute forme d\u2019universalisme, le blues appartient aux Noirs, Mahomet aux musulmans et les chansons à répondre aux Québécois.ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Après l\u2019annonce de l\u2019annulation, mercredi, du spectacle SL?V de Robert Lepage, une des deux comédiennes noires qui étaient montées sur scène pour les premières représentations défend sa présence dans la pièce.« Je ne m\u2019excuserai pas d\u2019avoir été sur la scène du TNM et de faire entendre ma voix.Car tout ce que je suis y était représenté : je suis femme, je suis Noire, je suis forte, je suis Haïtienne et, surtout, je suis humaine », a écrit Kat- tia Thony sur son compte Facebook.La comédienne a préféré laisser passer une semaine « remplie d\u2019émotions de toutes sortes » avant de se prononcer sur la polémique.Elle a dit, dans ses échanges avec le Devoir, être en train d\u2019absorber le choc d\u2019avoir été « censurée ».Pour celle qui se décrit comme une «descendante d\u2019esclaves», monter sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) pour jouer dans SL?V était non seulement son droit, mais aussi une responsabilité.«Il y a une scène complète qui rend hommage à Haïti, la première nation noire à s\u2019affranchir, et comme tout Haïtien, j\u2019en suis extrêmement fière», a-t-elle poursuivi.Controverse Le nouveau spectacle de Robert Lepage a fait beaucoup parler de lui depuis sa première montréalaise, le 26 juin.C\u2019est surtout son choix artistique qui en a fait sourciller plus d\u2019un.SL?V ne compte que deux comédiennes noires dans une pièce inspirée de chants d\u2019esclaves afro-américains.Des dizaines de personnes ont manifesté devant le TNM lors de la première, pour demander l\u2019annulation de la production, accusant Robert Lepage et la chanteuse Betty Bonifassi de faire de l\u2019appropriation culturelle.Quelques petits accrochages ont eu lieu entre les manifestants et les spectateurs qui tentaient d\u2019entrer dans la salle.Ces derniers se sont fait huer et crier «Raciste!» et «Shame!» (honte).« Je ne crois pas à la violence ni à la censure, je crois au respect et au dialogue.Les discours haineux ne font rien avancer », avait commenté une autre comédienne de la pièce, Élisabeth Sirois, la semaine dernière, quelques jours avant d\u2019apprendre l\u2019annulation de la production.« Je ne me sens pas illégitime [d\u2019être une femme blanche] qui raconte cette histoire par la voix de l\u2019art, je me sens fière de ça », avait-elle expliqué au Devoir.Affirmant comprendre l\u2019indignation de la communauté noire, elle estime qu\u2019il était surtout important que SL?V soit joué pour lever le voile sur un pan de l\u2019histoire oublié.« Les Blancs favorisés sont conditionnés à leur insu et maintenus dans l\u2019ignorance de cette histoire-là qui n\u2019est pas racontée.Parce que c\u2019est trop gênant, trop honteux.» Dans son message, Kattia Thony fait aussi référence à la manifestation du 26 juin, remerciant ses proches, quelle que soit leur couleur, d\u2019avoir «bravé les insultes et les commentaires haineux».Elle a aussi remercié du soutien qu\u2019elle a exprimé une manifestante qui l\u2019a contactée pour reconnaître qu\u2019elle et sa collègue Sharon James, toutes deux Noires, «[étaient] dans une position difficile et [portaient] un poids démesuré».Au moment d\u2019écrire ces lignes, ni Robert Lepage ni Betty Bonifassi n\u2019avaient répondu aux appels du Devoir.Jouer dans SL?V était une responsabilité, dit une actrice Kattia Thony cite l\u2019hommage fait à son pays, Haïti, dans le spectacle Le spectacle de Robert Lepage et Betty Bonifassi a vu sa diffusion écourtée.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Le juge explique sa décision ACCURSO SUITE DE LA PAGE A 1 Peines considérées par le juge pour déterminer celle de Tony Accurso.À noter que tous ces accusés ont plaidé coupables, tandis que Tony Accurso a subi un procès.Gilles Vaillancourt (ex-maire de la Ville de Laval) : 6 ans d\u2019emprisonnement ferme et le remboursement d\u2019environ 8 600 000 $ Claude Asselin (directeur général de la Ville de Laval): 24 mois moins 1 jour d\u2019emprisonnement ferme et une entente au civil avec la Ville de Laval Claude DeGuise (directeur de l\u2019ingénierie de la Ville de Laval) : 30 mois d\u2019emprisonnement ferme Giuseppe (Joe) Molluso (bras droit de Tony Accurso, président de Construction Louisbourg et Simard- Beaudry): 24 mois moins 1 jour d\u2019emprisonnement avec sursis et un remboursement à la satisfaction de la Ville de Laval (1 750 000$) René Mergl (dirigeant de Nep- con) : 18 mois d\u2019emprisonnement ferme Marc Lefrançois (dirigeant de Poly-Excavation) : 21 mois d\u2019emprisonnement ferme Jocelyn Dufresne (dirigeant de Jocelyn Dufresne inc.) : 12 mois d\u2019emprisonnement ferme et 240 heures de travaux communautaires Patrick Lavallée (dirigeant de J.Du- fresne Asphalte): 24 mois moins 1 jour d\u2019emprisonnement avec sursis Luc Lemay (dirigeant de J.Du- fresne Asphalte) : 21 mois d\u2019emprisonnement ferme Marc Desrochers (dirigeant de Sintra) : 12 mois d\u2019emprisonnement avec sursis Les peines prises en compte ACTUALITÉS A 4 LEDEVOIR // LE VEN 6 juillet 2013 Tragédie ferroviaire \u2014 Le centre-ville de Lac-Mégantic est détruit par le déraillement d\u2019un train de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA).On dénombre 47 morts dans les décombres de la petite municipalité de moins de 6000 habitants.Les wagons-citernes éventrés déversent notamment du pétrole brut dans le lac Mégantic et la rivière Chaudière.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE JACQUES NADEAU LE DEVOIR PETER MCCABE LA PRESSE CANADIENNE JESSICA NADEAU LE DEVOIR Cinq après le tragique déraillement de train, Lac-Mégantic s\u2019apprête à se recueillir dans la sobriété.L\u2019exercice de commémoration est un « passage obligé », un « mal nécessaire » qui, bien que bénéfique pour plusieurs, ravive de grandes douleurs chez d\u2019autres qui ne sont pas encore prêts à y faire face.« Je pensais que c\u2019était plus derrière nous, que ça cicatrisait plus vite que ça », avoue d\u2019emblée Paul Dostie, professeur à la retraite et résident de Lac-Mégantic.L\u2019homme a écrit un petit feuillet récemment à la mémoire des 47 victimes, un hymne à la vie pour les survivants.Dans le cadre de cet exercice, il a rencontré les endeuillés.« Je dirais qu\u2019il y en a un bon tiers qui regardent en avant, un autre tiers qui sont encore inquiets et un dernier tiers qui ne veulent juste plus en entendre parler, parce que ça les bouleverse trop.» Plusieurs étaient tellement troublés à l\u2019approche des commémorations qu\u2019ils ont décidé de quitter la ville, constate M.Dostie.« Ils sont inquiets de voir venir la commémoration parce que ça va les replonger dans le drame.Ils savent qu\u2019ils vont revoir des images avec la ville en feu.Mais eux, ils ne voient pas le feu.Ils voient leurs enfants dans le feu.» En même temps, il constate que les familles des victimes sont encore « à fleur de peau » et qu\u2019elles ont « besoin qu\u2019on leur mette une main sur l\u2019épaule pour leur dire \u201con comprend et on se souvient\u201d ».Un mal nécessaire « Les commémorations, c\u2019est un mal nécessaire, parce qu\u2019on n\u2019a pas le droit d\u2019oublier.Oui, c\u2019est dur, mais c\u2019est nécessaire.Ça permet de sentir la solidarité et de se dire : je ne suis pas seul à porter ce poids du devoir de mémoire.Je peux relever la tête, car ce poids, on le porte tous ensemble.» Il estime qu\u2019il y a bien sûr « un peu de récupération politique» dans l\u2019exercice, mais là encore, c\u2019est un moindre mal, selon lui.« S\u2019il n\u2019y avait pas de commémoration, il y aurait une blessure aussi de se dire \u201cc\u2019est déjà oublié\u201d.» Pour M.Dostie, ce cinquième anniversaire est un point marquant dans l\u2019histoire des Méganticois.« Quand on a un cancer et qu\u2019on franchit l\u2019étape des cinq ans, on se dit \u201cla suite est possible\u201d.Cinq ans, c\u2019est une longue rémission.C\u2019est comme si on allait tourner une page en fin de semaine.Il y a une lueur d\u2019espoir.» Santé publique À la santé publique, on se prépare aussi à un exercice de commémoration qui va être douloureux.« Il peut y avoir un effet d\u2019exacerbation, des difficultés psychologiques qui sont ravivées au moment des commémorations », explique la directrice de santé publique en Estrie, la Dre Mélissa Généreux.L\u2019équipe de proximité, composée de trois intervenants psychosociaux qui travaillent à temps plein dans la communauté depuis deux ans, va être présente sur les lieux de commémoration pour venir en aide à ceux qui auraient besoin de soutien, ajoute-t-elle.Elle rappelle que plusieurs citoyens ont encore des manifestations de stress post-traumatique.« Il y a des personnes qui ne sont pas prêtes encore [à retourner sur les lieux du drame], pour qui la seule vue du centre-ville ou du train est perturbante.Et à ces personnes-là, j\u2019aurais envie de dire que ce n\u2019est pas anormal ; ça peut durer plusieurs années.Par contre, on essaie de repérer ces gens-là pour leur donner des outils et les aider à mieux guérir de tout ça.» Enquêtes populationnelles Les enquêtes populationnelles menées par la santé publique depuis le tragique déraillement de train de juillet 2013 ont démontré qu\u2019il y avait plus de problèmes de dépression, d\u2019anxiété et de consommation excessive d\u2019alcool ou de médicaments chez les citoyens de Lac-Mégantic.Les enfants étaient également plus nombreux qu\u2019ailleurs à adopter des comportements d\u2019automutilation et à avoir des idées noires.« Ça a été difficile à absorber d\u2019avoir des données solides et rigoureuses qui venaient confirmer ce qu\u2019on savait tous un peu au fond de nous, se rappelle la Dre Généreux.Mais en même temps, bien que ça ait été difficile à entendre, j\u2019ai vraiment senti que ça a servi de levier pour mobiliser les gens.» Dans la dernière enquête, qui remonte à plus d\u2019un an et demi, on voyait une certaine amélioration pour les différents indices : moins de stress post- traumatique, \u2014 « même s\u2019il en restait pas mal », précise la Dre Généreux \u2014 moins de symptômes psychologiques divers et une consommation d\u2019alcool en baisse.« Ça allait dans le bon sens, ça s\u2019améliorait.Mais on ne se cachera pas que c\u2019est quand même normal que chacun se rétablisse à son propre rythme.Et ça ne se fait pas de façon linéaire.Une personne fragilisée peut être sur une bonne lancée et vivre un nouveau stress dans sa vie personnelle qui va redéclen- cher des symptômes.Ça prend une perspective sur plusieurs années.» Une nouvelle étude est d\u2019ailleurs en cours et les données devraient être disponibles cet automne.La force d\u2019une communauté Mais au-delà de tous les problèmes, la directrice de santé publique tente de miser sur les éléments positifs, sur le cheminement extraordinaire de cette communauté qui a été fragilisée, qui s\u2019est serré les coudes, qui s\u2019est mobilisée et a misé sur ses forces pour en sortir grandie.« C\u2019est une communauté qui est consciente de ses difficultés, qui est mobilisée et connectée plus que jamais.On ne peut pas mettre de lunettes roses, mais on est quand même assurément sur la bonne voie.» Mais rien ne sera plus jamais comme avant, affirme-t-elle.Il y a, chez les Mé- ganticois, une « profondeur unique » qui a émergé à la suite de la tragédie.« Le phénomène de la croissance post-traumatique, ce n\u2019est pas juste de la théorie, on le sent clairement à Lac- Mégantic.Ils ne reviendront jamais à la normale.Leur nouvelle normale, la réalité, ce n\u2019est plus la même chose qu\u2019avant.L\u2019ADN de la communauté n\u2019est plus le même.Et moi, j\u2019ai assez confiance pour le futur.» 19 août 2014 Rapport du BST \u2014 La faible culture de sécurité de la MMA est montrée du doigt par le Bureau de la sécurité des transports (BST).Le rapport d\u2019enquête de plus de 200 pages souligne également le manque de surveillance de Transport Canada.25 juillet 2016 Retrait des bombes ferroviaires \u2014 Le ministre fédéral des Transports Marc Garneau annonce que les wagons-citernes DOT-111 mis en cause dans la tragédie de Lac-Mégantic ne pourront plus transporter du pétrole brut à compter du 1er novembre 2016.De nombreuses procédures criminelles et pénales ont été intentées depuis le déraillement du train, dont la plus importante, le procès contre trois ex-employés de la Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA), s\u2019est terminée en janvier dernier.Les trois hommes ont été reconnus non coupables de négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes.À la suite de ce verdict de non-culpabilité, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec a décidé en avril de ne pas aller de l\u2019avant avec un procès criminel contre la MMA.Des poursuites pénales ont également été intentées pour violation des lois fédérales.En février dernier, la MMA a été reconnue coupable d\u2019avoir déversé du pétrole dans le lac Mégantic et la rivière Chaudière et a dû payer une amende d\u2019un million de dollars.De plus, cinq dirigeants de MMA ont plaidé coupables d\u2019entrave à la Loi sur la sécurité ferroviaire et ont, eux aussi, été condamnés à payer des amendes.Mais tout n\u2019est pas encore terminé, puisqu\u2019une action collective sera entendue devant les tribunaux à l\u2019automne 2019.Les victimes, de même que le gouvernement du Québec et diverses compagnies d\u2019assurances, réclament un dédommagement à la compagnie Canadien Pacifique.Avec La Presse canadienne Bilan judiciaire C\u2019est une communauté qui est consciente de ses difficultés, qui est mobilisée et connectée plus que jamais.On ne peut pas mettre de lunettes roses, mais on est quand même assurément sur la bonne voie.LA DRE MÉLISSA GÉNÉREUX » Les commémorations, c\u2019est un mal nécessaire, parce qu\u2019on n\u2019a pas le droit d\u2019oublier.Oui, c\u2019est dur, mais c\u2019est nécessaire.PAUL DOSTIE » Lac-Mégantic panse toujou Cinq ans après le tragique déraillement, les Méganticois puisent dans leur force communautaire pour traverser un lo DREDI 6 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 5 XXXXXXXXXX Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 55 MILLIONS $* + 14 LOTS DE 1 MILLION $ *(APPROX.) + 2018-07-04 X X X X X X X 35 39 41 43 45 49 48 5656921 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ Consultez les résultats des super mercredis du Lotto 6/49 à loto-quebec.com, avec l'application mobile ou chez votre détaillant.+50 X 2 000 $ GARANTI RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le 6 juillet 2013 à 1 h 14, un train fantôme gorgé de pétrole dévale à toute vitesse la pente menant au centre-ville de Lac-Mégantic.Pendant que plusieurs dorment et que d\u2019autres sont attablés au Musi-Café, le pire se produit.Dans une succession d\u2019explosions causées par le déraillement du train, 47 vies s\u2019envolent et la quasi- totalité du centre-ville est détruite.JACQUES NADEAU LE DEVOIR FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Entre l\u2019adoption de mesures dans le secteur ferroviaire et l\u2019inquiétude qui se fait toujours vive à Lac-Mégantic, le travail visant à renforcer la sécurité du transport des matières dangereuses est loin d\u2019être terminé.Et la sécurité doit figurer au sommet des priorités des entreprises, insiste un expert en gestion de risque.Le cinquième anniversaire de la tragédie du 6 juillet 2013, dans laquelle 47 personnes ont péri, arrive à un moment particulier.D\u2019une part, les exportations mensuelles de pétrole par voie ferroviaire atteignent des sommets.D\u2019autre part, des questions de sécurité demeurent en suspens, comme l\u2019a souligné la semaine dernière le Bureau de sécurité des transports (BST) dans un constat sur la formation des employés qui s\u2019occupent du mouvement des trains au triage.Encore mercredi, le BST a relevé que sa recommandation sur les « moyens de défense physiques » pour empêcher que des trains se déplacent involontairement « n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019une attention suffisante », contrairement à d\u2019autres sur les plans d\u2019urgence et de la planification.Les règles de 2018 appliquées rétrospectivement auraient-elles assurément permis d\u2019éviter le pire ?« Dire que ça n\u2019arriverait jamais, c\u2019est gros.Mais la probabilité que ça arrive serait réduite à un niveau tolérable », dit en entrevue Jean-Paul Lacoursière, expert en gestion de risque.Cet ancien professeur associé au Département de génie chimique à l\u2019Université de Sherbrooke.Il a notamment fait partie du comité technique ayant écrit la dernière version du guide Gestion de la sécurité opérationnelle, publié en 2017 par le Groupe CSA.« Il y a encore place à l\u2019amélioration, ajoute-t-il.Par exemple, la flotte de wagons DOT-111 n\u2019a pas été entièrement remplacée.Elle est énorme, et à ma connaissance, les ateliers de fabrication fonctionnent à pleine capacité.» Le train toujours populaire Faute de nouveaux oléoducs, la popularité du train pour transporter le brut à destination est grande.Le mois d\u2019avril a donné lieu à un nouveau record en matière d\u2019exportation ferroviaire, selon le ministère des Ressources naturelles.Les premiers mois de 2018, d\u2019ailleurs, démontrent une vigueur qui rappelle la grosse année qu\u2019avait été 2014.En 2017 seulement, le Canada a exporté par train 48,1 millions de barils de pétrole.Dans la foulée de l\u2019accident, Ottawa a annoncé de nouvelles normes pour les wagons utilisés dans le transport de brut en exigeant notamment une carapace plus robuste.Depuis le 1er novembre 2016, il est interdit de transporter du brut à bord de wagons DOT-111 comme ceux de Lac-Mégantic.Pour les autres liquides inflammables, l\u2019arrêt de l\u2019usage des DOT-111 a été fixé au 30 avril 2025.Le ministère des Transports « a quand même fait beaucoup de choses et corrigé plein d\u2019affaires », dit M.La- coursière.« Il faut leur accorder ce crédit.Auraient-ils pu en faire plus ?Je ne le sais pas.Ils ont mis en place beaucoup d\u2019instructions, modifié des règlements, etc.» Le danger des dérives Le Bureau de la sécurité des transports s\u2019est récemment penché sur les « lacunes » qui subsistent dans la formation des employés qui, par télécommande, sont chargés de déplacer les trains dans les triages.Au terme de son enquête sur un train parti à la dérive au nord de Toronto en 2016, le BST a demandé à Transport Canada de procéder à une mise à jour.« Le nombre d\u2019événements impliquant des mouvements non contrôlés a augmenté d\u2019environ 10 % au cours des cinq dernières années, comparativement à la moyenne décennale », a écrit le BST, selon qui le CN a procédé à des changements après l\u2019incident.« On a peut-être bien une voie de contournement, mais le principal facteur de risque, comme nous l\u2019apprend le BST, c\u2019est l\u2019augmentation des dérives de train », a dit le porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic.D\u2019ailleurs, il se fait toujours du triage au haut de la pente, à Nantes, dit-il.Le rôle des entreprises est crucial, rappelle le guide du Groupe CSA.« Le leadership en sécurité opérationnelle et la compétence doivent être les valeurs fondamentales de chaque gestionnaire depuis le président-directeur général jusqu\u2019aux superviseurs de premier niveau », peut-on lire.En gros, la responsabilité des questions de sécurité relève de la plus haute direction et ne peut pas être déléguée.« Cette responsabilité reste avec cette personne et elle doit s\u2019en occuper, dit M.Lacoursière.Ça ne vient pas d\u2019en bas.» Avec Jessica Nadeau Une sécurité renforcée, mais perfectible Les mesures actuelles auraient grandement réduit le risque à l\u2019époque, selon un expert 19 janvier 2018 Non coupables \u2014 Les trois employés de la MMA accusés de négligence criminelle ayant causé la mort sont acquittés.Le chef du train, Thomas Harding, est toutefois condamné le 5 février à une peine de six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir serré un nombre suffisant de freins à main sur son convoi.La MMA est condamnée à une amende de 1 million pour le déversement de pétrole dans l\u2019environnement.3 avril 2018 Arrêt des procédures \u2014 Le Directeur des poursuites criminelles et pénales annonce l\u2019arrêt des procédures contre la MMA, faute de preuves.Dans les jours qui suivent, l\u2019Assemblée nationale du Québec adopte à l\u2019unanimité une motion réclamant d\u2019Ottawa la tenue d\u2019une commission d\u2019enquête publique sur les circonstances de la tragédie.11 mai 2018 Voie de contournement \u2014 Les gouvernements du Canada et du Québec annoncent la construction d\u2019une voie de contournement ferroviaire de 12,8 km au nord de Lac-Mé- gantic.Le chantier de 133 millions de dollars doit être parachevé en 2022.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Colette Roy Laroche se rappelle avec émotion la tragédie MONTRÉAL \u2014 « Chaque jour, le sifflement du train nous rappelle la tragédie.» Cinq ans après la nuit où tout a basculé, Colette Roy Laroche se rappelle avec émotion ces « souvenirs à la fois tristes et réconfortants ».« Ce sont de douloureux souvenirs, quand on pense particulièrement à la première nuit, au premier jour, raconte-t-elle.[\u2026] Mais les images qui sont pour moi les plus importantes, ce sont les images d\u2019humanité, les images de citoyens qui se prennent en main, qui se relèvent et qui se tiennent debout.» Rapidement, Colette Roy Laroche devient un phare pour la communauté de Lac-Mégantic.D\u2019un sang-froid hors du commun, elle se fait surnommer la « Dame de granit ».« J\u2019ai découvert que j\u2019avais des forces insoupçonnées parce que, avec le recul, quand je regarde et j\u2019analyse ce qui s\u2019est passé, je suis comme plusieurs personnes, je me pose souvent la question \u201ccomment ai-je fait pour passer à travers ?\u201d », pointe-t-elle.Colette Roy Laroche dit croire que le drame a approfondi son côté humain, faisant d\u2019elle «une meilleure personne».«Je suis encore plus sensible aux besoins des gens, particulièrement dans des périodes de deuil et de maladie.Je porte un regard plus profond chez les personnes qui peuvent vivre des difficultés», souligne-t-elle.La Presse canadienne urs ses plaies ong processus de deuil LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 A 6 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est donné que suite au décès de Denise Bordeleau, 2225, Rachel E., Montréal survenu le 21 février 2018, un inventaire de ses biens a été fait par Gilles Landreville, lequel pourra être consulté au 249 St-Jacques, #010, Montréal.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Normand SARRAZIN (le défunt), en son vivant, domicilié au 1678 rue Grand Trunk, Montréal (Québec) H3K 1L7, est décédé à Verdun, Québec, le 25 mars 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Me Suzanne La- marre, Notaire.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Suzanne LAMARRE, notaire, au 3333 boulevard Cavendish, suite 198, Montréal (Québec) H4B 2M5.Montréal, le 4 juillet 2018.Simone ROY, Liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné, conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession de Marcelle Dubé née le 30 décembre 1934, en son vivant domiciliée au 107, rue Saint-Joseph Nord à Rivière-Bleue, Québec, G0L 2B0 et décédée le 28 juillet 2016 à Témiscouata- sur-Le-Lac.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Beauchamp et Gilbert, Notaires, au 507 Place d'Armes, bureau 1300, Montréal, Québec, H2Y 2W8.Montréal, le 6 juillet 2018 Nancy Cantin, liquidatrice AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l'affaire de la faillite de : 9229-9718 Québec inc., société dûment constituée en vertu de la Loi et ayant son siège social et son établissement principal au 600 boul.de Maison neuve Ouest, bureau 1700, Mont - réal, QC H3A 3J2 Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 9229-9718 Québec inc., est survenue le 29 juin 2018, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 juillet 2018 à 14h00 aux bureaux du syndic, situés à La Tour Deloitte, au 1190, avenue des Canadiens- de-Montréal, bureau 500, Mont réal, QC H3B 0M7.Fait à Montréal, le 6 juillet 2018.RESTRUCTURATION DELOITTE INC.Ès qualités de syndic de l\u2019actif de 9229-9718 Québec inc.La Tour Deloitte 1190, avenue des Canadiens-de-Montréal Bureau 500 Montréal QC H3B 0M7 Tél.: (514) 393-7115 Téléc.: (514) 390-4103 APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC POUR L\u2019OBTENTION DE PRODUITS D\u2019ASSURANCES DE DOMMAGES POUR LES MUNICIPALITÉS ET ORGANISMES DU REGROUPEMENT VARENNES/SAINTE-JULIE DANS LE CADRE D\u2019UN ACHAT REGROUPÉ DE L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC FID-2018-03 Des soumissions sont demandées pour obtenir des produits d?assurances de dommages pour les municipalités et organismes dans le cadre d?un achat regroupé de l?Union des municipalités du Québec.Les conditions du présent appel d?offres sont contenues dans le cahier des charges disponible à compter du 6 juillet 2018, 10h00, auprès de Monsieur Martin Grandchamp de chez Fi- dema Groupe conseils inc.5205, Grande-Allée, suite 200, Brossard (Québec)  J4Z 3G5, consultant dûment autorisé, mandaté par l?UMQ.Les soumissions doivent être déposées au plus tard le 11 septembre 2018 avant 10h00 min.aux bureaux de l?Union des municipalités du Québec, 2020, boulevard Robert-Bourassa, bureau 210, Montréal (Québec) H3A 2A5.Les soumissions seront ouvertes publiquement le même jour à compter de 10h01, à la même adresse.Sous réserves des exigences au cahier des charges, est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d?appel d?offres directement auprès de Fidema Groupe conseils inc., à la suite de la publication de l?appel d?offres.L?UMQ ne s?engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n?encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Mario Thibeault, 301-14 Route 104, Saint-Jean-sur-Richelieu (QC) J2X 1H1 755-32-700412-184 9306 6355 Québec, C-388 boul.Croisetière Nord, Saint-Jean-sur-Richelieu (QC) J2X 5N5 755-32-700442-181 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Iberville situé au 109, rue Saint-Charles, RC.14, Saint-Jean-sur-Richelieu (QC) J3B 2C2 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis des options qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 3 juillet 2018 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Saint-Jean-sur-Richelieu, le 3 juillet 2018 Nataliya Dimitrova Greffière-adjointe de la Cour du Québec Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Préparation de l\u2019avant-projet définitif, des plans et devis et accompagnement durant les phases d\u2019appel d\u2019offres et de construction pour l\u2019aménagement permanent et l\u2019agrandissement du stationnement nord \u2013 Gare Vaudreuil Numéro : 1001586 Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca.Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège de exo, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 27 JUILLET 2018 À 10H30, heure légale.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Erin Geldard Directrice exécutive - Approvisionnement et Gestion immobilière Appel d\u2019offres public RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Préparation de l\u2019avant-projet définitif, des plans et devis et accompagnement durant les phases d\u2019appel d\u2019offres et de construction pour la refonte du terminus et stationnement de Châteauguay Numéro : 1001590 Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca.Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège de exo, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 27 JUILLET 2018 À 11H00, heure légale.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Erin Geldard Directrice exécutive - Approvisionnement et Gestion immobilière Appel d\u2019offres public RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Avis public ORDONNANCES AVIS PUBLIC est donné aux personnes intéressées que le conseil d\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal a édicté, lors de sa séance ordinaire du 3 juillet 2018, les ordonnances suivantes : B-3, o.069, C-4.1, o.161, O-0.1, o 091, P-1, o.054 et P-12.2, o.009 relatives à la tenue de promotions commerciales pour l\u2019été 2018; B-3, o.70 relatives aux lieux de pratiques culturelles spontannées; O-0.1, o 092 déterminant l'occupation temporaire du domaine public à des fins de placottoir du côté nord de la rue Gilford, entre les rues Rivard et Berri; O-0.1, o 093 déterminant l\u2019occupation temporaire du domaine public à des fins de placot- toir devant le 65, avenue Fairmount Ouest; O-0.1, o 094 déterminant l\u2019occupation temporaire du domaine public à des fins de placot- toir devant le 857, Marie-Anne Est; C-4.1, o.162 établissant la relocalisation de l'espace de stationnement interdit excepté pour les autobus scolaire desservant l'école Au Pied de la Montagne sur l'avenue des Pins; C-4.1, o.163 établissant : \u2022 le retrait de la zone de stationnement interdit de 8 h à 17 h jours d'école excepté autobus scolaire d\u2019une longueur de 61 mètres du côté ouest de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie-Anne Est; \u2022 le retrait de la zone de stationnement limité à 15 minutes de 8 h à 17 h du lundi au vendredi de septembre à juin excepté période interdite d\u2019une longueur de 43 mètres du côté ouest de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie-Anne Est; \u2022 le retrait de la zone de stationnement interdit de 9 h à 23 h excepté détenteurs de vignette de stationnement sur rue réservé aux résidants (SRRR) secteur 90 d'une longueur de 27 mètres du côté ouest de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie-Anne Est; \u2022 le retrait de la zone de stationnement interdit de 7 h à 19 h d'une longueur de 16 mètres du côté ouest de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie-Anne Est; \u2022 le prolongement de 33 mètres vers le sud la zone de stationnement interdit de 9 h à 23 h excepté détenteurs de vignette de stationnement sur rue réservé aux résidants (SRRR) secteur 90 d'une longueur de 96 mètres du côté est de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie-Anne Est; \u2022 l'installation d'une zone de stationnement interdit de 8 h à 17 h jours d'école excepté autobus scolaire d\u2019une longueur de 61 mètres du côté ouest de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie-Anne Est; \u2022 l'installation d'une zone de stationnement limité à 15 minutes de 7 h à 18 h du lundi au vendredi du 20 août au 30 juin d'une longueur de 86 mètres du côté ouest de la rue de Bordeaux, entre la rue Rachel Est et la rue Marie- Anne Est.01-277, o.10 autorisant l\u2019installation d\u2019une enseigne temporaire sur l\u2019immeuble situé au 300, rue Léo-Pariseau «Tour Transat», pour l\u2019évènement du Grand Prix Cycliste 2018 de Montréal.Et ce, en vertu du Règlement sur le bruit (R.R.V.M., c.B-3), du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., c.C-4.1), du Règlement sur l\u2019occupation du domaine public (R.R.V.M., c.O-0.1), du Règlement concernant la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1) et du Règlement sur la propreté et sur la protection du domaine public et du mobilier urbain (R.R.V.M.c.P-12.2), et du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal (01-277).Ces ordonnances sont entrées en vigueur à la date de leur publication.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau d\u2019accueil situé au 201, avenue Laurier Est, rez- de-chaussée, du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, le 6 juillet 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Restaurant Omni 4 Inc.OMNIVORE GRILL 1633, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K3 Dossier : 4 955 365 9363-6165 Québec Inc.HANZO 100-417, Rue Saint-Nicolas Montréal (Québec) H2Y 2P4 Dossier : 4 951 687 Société St-Jean- Baptiste De Montréal SOCIÉTÉ ST- JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL 82, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X3 Dossier : 2 423 507 Kamal Azar RESTAURANT AZAR 5899, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1X6 Dossier : 1 996 214 Restaurant Byla Byla Inc.RESTAURANT BYLA BYLA 1395, Avenue Dollard Montréal (Québec) H8N 1T3 Dossier : 1 694 546 2790637 Canada Inc.JILLY\u2019S 6900, Boul.Décarie, Local 115-115A Côte-Saint-Luc (Québec) H3X 2T8 Dossier : 962 399 2412882 Ontario Inc.RENDEZ-VOUS DE L\u2019OUEST BAR ET GRIL 6300, Autoroute Transcanadienne Pointe-Claire (Québec) H9R 1B9 Dossier : 899 104 9366-7657 Québec Inc.COPPER BRANCH MONT-ROYAL 1251, Avenue Du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1Y4 Dossier : 305 714 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse Restaurant pour vendre incluant la terrasse 1 Bar avec autorisation de spectacles dans nudité incluant la terrasse Addition d\u2019une localisation terrasse au permis de Restaurant pour servir.Augmentation de la capacité du permis de Restaurant pour servir au 1er étage.Addition d\u2019autorisation de spectacles sans nudité dans un Restaurant pour vendre au 1er étage Augmentation de la capacité du permis de Bar au 1er étage 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse.1 Bar avec exploitation complémentaire d\u20191 mini-Bar.Addition 1 Restaurant pour vendre sur la terrasse suite à une cession 1633, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K3 100-417, Rue Saint-Nicolas Montréal (Québec) H2Y 2P4 82, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X3 5899, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H4A 1X6 1395, Avenue Dollard Montréal (Québec) H8N 1T3 6900, Boul.Déca- rie, Local 115-115A Côte-Saint-Luc (Québec) H3X 2T8 6300, Autoroute Transcanadienne Pointe-Claire (Québec) H9R 1B9 1251, Avenue Du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1Y4 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de sa séance ordinaire du 3 juillet 2018, une résolution par laquelle il a édicté l\u2019ordonnance suivante : ORDONNANCE No 14-18-07 EXEMPTIONS EN MATIÈRE D\u2019UNITÉS DE STATIONNEMENT Ordonnance sur les exemptions de fournir le nombre d'unités de stationnement requis 1.La personne mentionnée à la colonne B du tableau suivant est exemptée de fournir le nombre d'unités de stationnement exigé par le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283) indiqué à la colonne C en regard de la construction, de la modification ou du changement d'usage du bâtiment identifié à la colonne D.Un \"X\" apparaissant aux colonnes E, F ou G indique que l'exemption est accordée dans le cadre de la construction, de la modification ou du changement d'usage du bâtiment.Fait à Montréal, le 6 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public A B C D E F G NO REQUÉRANT NOMBRE D'UNITÉS EXEMPTÉES ENDROIT CONSTRUCTION MODIFICATION CHANGEMENT D'USAGE Stavros Papageorgiou 1 919, rue Saint-Roch X AVIS est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension a adopté, par résolution, lors de sa séance ordinaire tenue le 3 juillet 2018, les ordonnances suivantes : ORDONNANCES RELATIVES À LA PROGRAMMATION D\u2019ÉVÉNEMENTS PUBLICS SUR LE TERRITOIRE DE L\u2019ARRONDISSEMENT \u2013 JUIN À DÉCEMBRE 2018 ORDONNANCE NO 14-18-16 1.De permettre exceptionnellement, à l\u2019occasion de la programmation des événements de l\u2019arrondissement, le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur ou, selon le cas, le bruit de percussion, sur les sites et aux horaires identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018.L'utilisation des mégaphones est cependant prohibée sauf à des fins de sécurité.Le niveau de pression acoustique maximal autorisé est de 80 dBA mesuré à 35 mètres des appareils sonores installés sur lesdits sites, le tout en vertu du Règlement sur le bruit (RCA17-14002).ORDONNANCE NO 14-18-17 1.De permettre la vente d\u2019articles promotionnels reliés aux événements, de la nourriture et des boissons alcoolisées ou non, sur les sites identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018.Les boissons alcoolisées doivent être servies et consommées dans des contenants en plastique, sur les sites mentionnés au tableau exclusivement.2.Les autorisations visées à l'article 1 sont valables selon le site, la ou les dates de présentation et l'horaire des événements identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018.3.L'article 1 ne doit pas être interprété comme autorisant un usage ou une chose incompatible avec la Loi sur les produits alimentaires (RLRQ c P-29) ou tout règlement adopté en vertu de celle-ci, et ce, en vertu du Règlement concernant la paix et l\u2019ordre du sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1, art.3 et 8).ORDONNANCE NO 14-18-18 1.De permettre la fermeture des rues constituant les sites pour les activités de la programmation des événements dans l'arrondissement identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018, et ce, en vertu du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., c.C-4.1, art.3, al.8).2.L'autorisation est valable selon les dates et heures pour les sites identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018.ORDONNANCE NO 14-18-19 1.De permettre l\u2019affichage d\u2019enseignes publicitaires à l\u2019occasion d\u2019un événement prévu sur les sites identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018, et ce, en vertu du Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283, art.516).2.L\u2019autorisation visée à l\u2019article 1 est valable selon les dates et les heures pour les sites identifiés au tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018.Toute personne intéressée peut prendre connaissance du tableau des événements publics \u2013 juin à décembre 2018 au Bureau Accès Montréal situé au 405, avenue Ogilvy, du lundi au vendredi, aux heures habituelles de bureau.Fait à Montréal, le 6 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 2018-027 Services professionnels pour le réaménage- ment de la pataugeoire au parc Jean-Amyot.Date d\u2019ouverture : Le mercredi 8 août 2018 à 14 h Renseignements : Madame Céline Linard au 514 872-1981 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 6 juillet 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 6E JOUR DE JUILLET 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Magella Rioux AVIS est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013 Parc-Extension a adopté, par résolution, lors de sa séance ordinaire tenue le 3 juillet 2018, l\u2019ordonnance suivante : RÈGLEMENT SUR LE BRUIT DE L\u2019ARRONDISSEMENT VILLERAY\u2013SAINT- MICHEL\u2013PARC EXTENSION (RCA17-14002) Ordonnance no 14-18-15 Ordonnance relative à l'exécution de travaux indispensables à la continuité du service public dans l'arrondissement de Villeray\u2014Saint- Michel\u2014Parc-Extension \u2013 année 2018 À la séance du 3 juillet 2018, le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013 Parc-Extension décrète : 1.Dans le cadre l'exécution de certains travaux sur le domaine public dans l'arrondissement, il est exceptionnellement permis de déroger aux articles 5 et 14 du Règlement sur le bruit de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension, RCA17-14002 afin d\u2019assurer la continuité du service public et de ne pas nuire à la mobilité au sein de l\u2019arrondissement.2.L'autorisation visée à l'article 1 est valable pour les travaux ayant obtenus un permis d\u2019occupation temporaire du domaine public en vertu du règlement O-0.1 et selon les plages horaires autorisés aux permis émis.La liste des permis autorisés est disponible sur demande.Cette ordonnance entre en vigueur conformément à la loi.Fait à Montréal, le 6 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 6 août 2018, à la mairie de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard.Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 2018-22 Descriptif : Réhabilitation du bâtiment situé au 13, rue Chauret Date d\u2019ouverture : Le 6 août 2018 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : ibsg.seao@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et porter l\u2019identification indiquée dans les instructions aux soumissionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la Direction des travaux publics, ingénierie et aménagement urbain de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350A, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 6 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Edwige Noza Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16869 SPVM \u2013 Service de surveillance des médias, préparation de revue de presse et analyse de presse L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 5 juillet 2018 est reportée au 19 juillet 2018 à 13h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 6 juillet 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Ummu Ak- deniz de vous présenter au greffe civil du district de Montréal situé au 1, rue Notre- Dame Est à Montréal dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance modifiée qui a été laissée à votre attention et qui porte le numéro de cause 500-22-247227-187.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Julie Côté, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier la demande introductive d'instance modifiée.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 4 juillet 2018 Michel Gaucher, Huissier de justice AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de 9340-8961 Québec Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9340-8961 Québec Inc.est survenue le 4 juillet 2018, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 24 juillet 2018 à 10h00, au bureau du syndic, 210-5000 Jean-Talon O., Montréal Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 210-5000 Jean-Talon O., Montréal Québec H4P 1W9 Téléphone: (514) 777-8888 DERAA \u2014 Les rebelles du Sud syrien, qui ont subi jeudi un déluge de feu du régime sans précédent dans cette région, ont annoncé leur retour à des négociations avec la Russie, qui s\u2019est opposée à l\u2019adoption par le Conseil de sécurité d\u2019une déclaration sur la situation humanitaire locale.Toute la nuit et pendant la journée de jeudi, des « centaines » de missiles et de barils d\u2019explosifs ont été lancés par l\u2019aviation syrienne et celle de son allié russe sur les zones rebelles du Sud, a indiqué l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme.Acculés, les rebelles n\u2019ont ainsi eu d\u2019autre choix que de reprendre des négociations dont ils avaient annoncé l\u2019échec mercredi.MOHAMAD ABAZEED AGENCE FRANCE-PRESSE A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 Déluge de feu dans le Sud syrien JÉRÔME CARTILLIER À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump a annoncé jeudi le départ de Scott Pruitt, ministre de l\u2019Environnement climatonégationniste englué dans une impressionnante cascade de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics.Pendant des mois, le président américain est resté sourd aux appels à se séparer de cet homme devenu encombrant, qui était aussi l\u2019un de ses lieutenants les plus zélés.Brique par brique, ce farouche partisan du retrait des États-Unis de l\u2019Accord de Paris sur le climat s\u2019est employé, à la demande expresse de Donald Trump, à détruire le bilan environnemental de Barack Obama, sabrant une à une les réglementations passant à sa portée.Mais au fil de révélations quasi quotidiennes, la situation était devenue intenable et la Maison-Blanche avait ouvertement exprimé son exaspération ces derniers jours.« J\u2019ai accepté la démission de Scott Pruitt de son poste de dirigeant de l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA) », a indiqué M.Trump dans un tweet qui ne donne aucune indication sur les raisons de son départ et ne mentionne à aucun moment les affaires visant cet ancien procureur général de l\u2019Oklahoma.De multiples enquêtes ont été officiellement lancées depuis des mois par l\u2019inspecteur général de l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA), par deux offices fédéraux indépendants, ainsi que par la Chambre des représentants.Saluant le «travail exceptionnel» réalisé par M.Pruitt, 50 ans, le locataire de la Maison-Blanche précise simplement qu\u2019Andrew Wheeler, numéro deux de l\u2019EPA, assurera l\u2019intérim.Depuis sa prise de fonctions en février 2017, Scott Pruitt semble avoir profité de sa fonction pour améliorer son train de vie et celle de sa famille, violant plusieurs lois fédérales et punissant les subordonnés qui soulèveraient des objections ou ne lui montreraient pas la loyauté qu\u2019il attendait d\u2019eux.Dépenses excessives Tout a commencé par des dépenses de voyages excessives, en première classe ou dans des avions affrétés aux frais du contribuable, contrairement aux règles gouvernementales.Puis on a découvert le nombre pléthorique de gardes du corps accompagnant l\u2019administrateur, 24 heures sur 24, même à l\u2019étranger, pour un coût presque doublé par rapport à ses prédécesseurs.M.Pruitt a aussi fait installer une cabine téléphonique sécurisée dans ses bureaux de Washington, pour 43 000 $ \u2014 une somme jugée excessive.Pour ses dépenses personnelles, l\u2019homme était semble-t-il plus regardant.Il a ainsi obtenu, par des amis lobbyistes, de pouvoir louer un grand appartement à Washington 50 $ la nuit, seulement quand il dormait dans la capitale \u2014 un prix défiant toute concurrence.Au-delà de ces affaires qui ont défrayé la chronique, ce sont ses prises de position politiques qui en avaient fait l\u2019ennemi juré des organisations environnementales.Lorsqu\u2019il était «Attorney General» de l\u2019Oklahoma, Scott Pruitt avait ferraillé devant les tribunaux contre le gouvernement Obama, main dans la main avec l\u2019industrie pétrolière dont il était l\u2019un des lobbyistes les plus efficaces.ÉTATS-UNIS Trump lâche Pruitt Ce climatosceptique à la tête de l\u2019Environnement croulait sous les scandales AGENCE FRANCE-PRESSE À STRASBOURG Le Parlement européen a rejeté jeudi la réforme européenne du droit d\u2019auteur, un texte ardemment défendu par les créateurs, les artistes ou les éditeurs de presse, mais auquel les géants du numérique ou les militants de la liberté sur Internet étaient opposés.Sur 627 eurodéputés présents dans l\u2019hémicycle européen à Strasbourg, 318 se sont prononcés contre le texte, 278 pour et 31 se sont abstenus de voter.Avec ce rejet, le Parlement n\u2019est pas autorisé à entamer des négociations sur cette réforme avec les États membres et la Commission.Le texte, qui divise les eurodéputés au sein même de leurs groupes politiques, sera à nouveau débattu lors de la session plénière de septembre par l\u2019ensemble des parlementaires, qui pourront l\u2019amender avant un nouveau vote.L\u2019EDiMA, un groupe de pression qui rassemble les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) et d\u2019autres grands noms du secteur technologique, a salué dans un communiqué « une victoire pour la démocratie ».« Les GAFA, qui volent les artistes, ne payent pas d\u2019impôt, ont gagné une bataille.Quel angélisme de la part de ceux qui pensent défendre les consommateurs », a répondu sur Twitter la socialiste française Pervenche Berès.Un très fort lobbying entoure depuis des mois cette réforme, qui oppose des créateurs de contenus du monde entier \u2014 du cinéma, de la presse ou de la musique, comme récemment Paul McCartney \u2014 favorables au texte, aux géants du numérique et aux activistes de la liberté sur Internet, qui y sont opposés.Concert de critiques « Il est incroyablement décevant de constater que le Parlement européen, après avoir fait l\u2019objet de pressions féroces de la part d\u2019opposants utilisant de faux arguments, n\u2019a pas soutenu les droits » des créateurs, a déclaré le musicien Jean-Michel Jarre, président de la Confédération internationale des sociétés d\u2019auteurs et compositeurs (CISAC).L\u2019eurodéputé français Marc Joulaud (PPE, centre droit) a dénoncé «une campagne de lobbying d\u2019une violence sans précédent orchestrée par les GAFA».« On a manipulé les citoyens en jouant sur leurs peurs, on a assimilé les députés à des censeurs militaires, on les a insultés et menacés de mort », des « méthodes abjectes et profondément cyniques », a-t-il affirmé.L\u2019objectif principal de cette réforme, qui a été proposée par la Commission européenne en septembre 2016, est de moderniser le droit d\u2019auteur à l\u2019ère de la révolution numérique, la dernière législation sur le sujet remontant à 2001.L\u2019idée est d\u2019obliger les plateformes, comme YouTube par exemple, à mieux rémunérer les créateurs de contenus.Le texte les rend aussi légalement responsables du contenu mis en ligne par les utilisateurs.PARLEMENT EUROPÉEN La réforme du droit d\u2019auteur est rejetée AGENCE FRANCE-PRESSE À SALISBURY Londres a sommé jeudi la Russie de s\u2019expliquer après l\u2019empoisonnement d\u2019un couple de Britanniques, exposés au No- vitchok, le même agent innervant que celui utilisé quatre mois plus tôt contre un ex-espion russe et sa fille, suscitant des inquiétudes dans la population locale.« Il est maintenant temps que l\u2019État russe explique exactement ce qui s\u2019est passé », a déclaré le ministre de l\u2019Intérieur, Sajid Javid, au Parlement à l\u2019issue d\u2019une réunion d\u2019urgence.« Il est totalement inacceptable que nos citoyens soient des cibles délibérées ou accidentelles ou qu\u2019on déverse du poison dans nos rues, nos parcs, nos villes.» Le Royaume-Uni a alerté l\u2019Organisation pour l\u2019interdiction des armes chimiques (OIAC), selon un porte- parole de Downing Street.Les deux Britanniques, un homme de 45 ans et une femme de 44 ans, ont été pris en charge dans un état critique samedi à Amesbury.Cette petite ville du sud-ouest de l\u2019Angleterre est située à une douzaine de kilomètres de Salisbury, où Sergueï et Ioulia Skripal avaient été empoisonnés début mars au Novitchok, un agent neurotoxique de conception soviétique.Londres avait pointé du doigt la Russie, qui a nié toute implication, engendrant une grave crise diplomatique entre Moscou et les Occidentaux.Les Skripal étaient finalement sortis d\u2019affaire après plusieurs semaines d\u2019un lourd traitement médical.Moscou s\u2019est défendu jeudi en disant ne pas avoir «d\u2019informations sur la substance utilisée », mais se disant « très préoccupé» par «l\u2019utilisation répétée de telles substances en Europe».« Nous appelons les forces de l\u2019ordre britanniques à ne pas céder aux sales ROYAUME-UNI Moscou appelé à s\u2019expliquer après un nouvel empoisonnement jeux politiques commencés par certaines forces à Londres », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.« Le gouvernement de Theresa May et ses représentants auront à s\u2019excuser.» Les nouvelles victimes du poison demeuraient « dans un état critique » jeudi, selon l\u2019hôpital de Salisbury où elles sont soignées.Le couple a été exposé au poison « après avoir manipulé un objet contaminé », a indiqué la police londonienne, dont la branche antiterroriste a pris les rênes de l\u2019enquête, sans pouvoir dire à ce stade s\u2019il provient du même lot que celui des Skripal.Selon M.Javid, il serait « entré en contact avec l\u2019agent neurotoxique dans un endroit différent» des sites décontaminés après le précédent empoisonnement.Une des hypothèses est que «l\u2019un des deux a ramassé le contenant utilisé pour stocker l\u2019agent neurotoxique utilisé contre les Skripal », a précisé une source gouvernementale.Les GAFA, qui volent les artistes, ne payent pas d\u2019impôt, ont gagné une bataille.Quel angélisme de la part de ceux qui pensent défendre les consommateurs.L\u2019EURODÉPUTÉE SOCIALISTE FRANÇAISE PERVENCHE BERÈS » Deux Britanniques ont été exposés au Novitchok, un poison de conception soviétique.L\u2019homme de 45 ans et la femme de 44 ans ont été pris en charge samedi à Amesbury, dans un état critique.AMLO invite Trump à son investiture Le président élu du Mexique, An- drés Manuel López Obrador \u2014 dit AMLO \u2014, a annoncé jeudi qu\u2019il comptait inviter Donald Trump à son investiture le 1er décembre, alors que les relations sont tendues depuis la campagne électorale du président américain il y a deux ans.« Nous allons l\u2019inviter, nous sommes des pays voisins, nous avons des relations économiques, commerciales, des liens d\u2019amitié, de coopération.Nous avons 3180 km de frontière commune.Donc, le président Trump sera invité », a déclaré M.López Obrador lors d\u2019un point de presse.AMLO a beau s\u2019être engagé à remettre Trump « à sa place », les deux hommes ont manifesté lundi, au lendemain du scrutin, leur intention de développer une bonne relation. LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin a controverse entourant le tristement célèbre SL?V offre au moins une certitude, noyée dans un lot de faux pas : le Québec éprouve un besoin criant de tenir une véritable conversation sur les différentes identités qui le composent.En choisissant de s\u2019extraire du dialogue polarisé qui fait rage sur la place publique depuis plus d\u2019une semaine, les créateurs et hôtes du spectacle SL?V ont lamentablement échoué dans ce qui aurait dû être leur premier rôle, celui d\u2019animateur des consciences.Que leur faut-il, aux Robert Lepage, Betty Bonifassi et Festival international de jazz de Montréal (FIJM) de ce monde, pour participer à un débat qui sans leur voix essentielle tourne à vide ?Hormis quelques communiqués laconiques et truffés de clichés, un écho ou deux sur les réseaux sociaux, on a eu droit à un silence radio désolant.Ce fut un raté de communication inexplicable.Les détracteurs de SL?V ont réclamé à juste titre des explications, outrés qu\u2019on ait pu mettre en scène des femmes blanches personnifiant des esclaves noires au labeur dans des champs de coton.Une erreur qui a conduit le musicien afro-américain Moses Sumney à annuler sa présence au FIJM.Son objection de conscience, relayée sur la planète musique sur un air de très mauvaise publicité, a eu raison, di- sons-le, de SL?V.Le FIJM a battu en retraite, et cela est fort dommage.Seules trois représentations auront eu lieu plutôt que les seize initialement prévues.La sous-représentativité de la communauté noire sur scène est au cœur du problème, bien plus que la possibilité pour un metteur en scène et une musicienne à la peau blanche de présenter une œuvre plongeant aux racines de l\u2019esclavagisme, ce qu\u2019ils pouvaient tout à fait se permettre.Ni la maladresse ni l\u2019oubli ne peuvent expliquer que la distribution n\u2019ait compté que deux femmes noires, surtout lorsque l\u2019on sait que certains \u2014 l\u2019artiste Aly Ndiaye, alias Webster \u2014 avaient pointé ce non-sens.« Ça fait maintenant plusieurs années que les gens de la communauté noire dénoncent un grand manque de diversité dans l\u2019espace médiatico-culturel québécois.Maintenant qu\u2019une pièce à propos d\u2019une expérience traumatique vécue par les Noirs en Amérique est mise sur pied, ce sont des Blancs qui doivent avoir la majorité des rôles ?Voilà ainsi le problème exposé dans son entièreté », écrivait Webster il y a une semaine.Pour expliquer cette distribution, le couvert du « village global » fut avancé, hélas.C\u2019est plus que de l\u2019insensibilité, cela frôle l\u2019insulte.Rien d\u2019étonnant à ce que cela provoque la colère des absents.Les institutions culturelles \u2014 le FIJM, Lepage et Ex Machina \u2014 ne peuvent laisser un spectacle parler pour lui-même, surtout lorsqu\u2019il embrasse une matière aussi délicate que l\u2019oppression dans l\u2019histoire de certaines communautés, à commencer par les Noirs.Avec l\u2019acte de création vient un devoir de débattre.La nature des échanges, tantôt explosifs et outranciers, ailleurs posés et nourrissants, a démontré un évident besoin de converser réellement sur ce sujet\u2026 d\u2019actualité ! Faute d\u2019un débat véritable, les fossés se creusent.On a vu ressurgir celui entre francophones et anglophones, ces derniers à l\u2019évidence plus aptes à composer avec des réflexions identitaires qui englobent la diversité.On a vu les tenants d\u2019un certain discours sur l\u2019universalisme excuser de boiteux clichés au nom d\u2019une poésie de l\u2019humain.On a aussi vu les détracteurs de l\u2019appropriation culturelle sombrer dans des excès inacceptables en criant au racisme et au suprémacisme blanc.Si un jour les créateurs brisent le silence, ils pourraient nous renseigner sur une évidence : dans le Québec d\u2019aujourd\u2019hui, marqué comme toutes les nations du monde par des réflexions alliant identité et diversité, comment n\u2019ont-ils pas vu poindre la controverse ?Michel Lessard Historien, Lévis Gisèle est partie.Gisèle Lamou- reux, en amour total avec la Nature du pays québécois, s\u2019est envolée le 23 juin, partie péter dans les roses dirait-elle en riant, cette fois dans les jardins et les forêts du Paradis.Cette immense scientifique avait mon âge, 76 ans, et elle aurait bien aimé continuer à nous révéler notre patrimoine émouvant de fleurs sauvages, celui qu\u2019on trouve partout sur le territoire national.Gisèle appartenait à la chevalerie des temps modernes, celle qui se bat pour sauver la terre et nous convertir à ses indispensables merveilles nécessaires à notre survie harmonieuse.Il n\u2019est pas faux de dire que cette femme véritable savante, grande photographe avec des milliers d\u2019images à son actif, vulgarisatrice hors pair, était une enfant du frère Marie-Vic- torin, le botaniste émérite qui nous a laissé sa Flore laurentienne (1935), le classique en la matière, salué comme la meilleure publication sur le sujet en Occident dans l\u2019entre- deux-guerres.Tous les Québécois possèdent l\u2019un ou l\u2019autre des neuf guides de Fleur- bec sur les plantes sauvages produits par un groupe de recherche et la maison d\u2019édition qu\u2019elle fonde en 1973.Dans l\u2019élan de la Révolution tranquille, parmi la mise en valeur de nos richesses patrimoniales, nous découvrons alors la nature, notre nature sauvage et ses écosystèmes.Ses ouvrages pratiques fort accessibles permettent à tout le monde d\u2019herboriser en se promenant dans les bois, sur le bord des rivières, dans les tourbières, dans les champs, en bord de mer et même dans les villes.Les curieux des fougères et des mousses peuvent s\u2019émouvoir et sustenter leur curiosité avec leur propre traité toujours offert en format de poche.Plusieurs titres connaîtront des tirages dépassant les 100 000 exemplaires : 3000 pages, 1500 photos, 500 espèces de plantes indigènes du Nord-Est américain ! Vivant alors dans une érablière de Bellechasse, proche d\u2019une tourbière, dès la sortie des premiers titres, je suis séduit.De tous les combats Espèces rares dépourvues de noms français, plantes fragiles, milieux vulnérables, francisation et baptême de nombreuses espèces, protection de l\u2019ail des bois et des milieux humides, sensibilisation à l\u2019usage domestique de l\u2019eau douce, la botaniste sera de toutes les campagnes publiques et de tous les combats, certains aboutissant à des lois de protection du végétal et à des règlements de l\u2019Assemblée nationale.Native de Montréal, elle mènera sa carrière sur la Rive-Sud dans la région de Québec où elle deviendra membre du groupe de pression GIRAM.Membre de l\u2019Ordre national du Québec, de l\u2019Ordre du Canada, on lui décernera le prix Georges-Émile- Lapalme pour sa contribution à la langue française, un Grand Prix du Québec et plusieurs autres récompenses scientifiques dans sa discipline.La dernière en lice, il y a quelques semaines à peine, en son absence, à un grand banquet à Montmagny, le prix Étienne-Char- tier lui fut décerné comme patriote de l\u2019année dans Chaudière-Appa- laches par la Société nationale des Québécois.Une de ses amies l\u2019a rencontrée le lendemain sur son lit d\u2019hôpital pour lui remettre le trophée lié à la reconnaissance de son travail gigantesque et de son militantisme et en même temps qu\u2019un immense bouquet d\u2019iris versico- lores, l\u2019emblème floral du Québec dont elle avait fait la promotion de façon énergique, à la fin des années 1990.Le jardin de Gisèle était de la grandeur et de la dimension du Québec.Cette femme mérite tous les honneurs de la patrie.Honte au FIJM J\u2019étais de ceux qui ont franchi en 1978 une foule hostile entre un cordon de policiers pour assister à la représentation au TNM des Fées ont soif pendant que se plaidait la demande d\u2019injonction visant à empêcher la représentation d\u2019une œuvre artistique.Alors jeune avocate, je croyais en la justice comme rempart à la bigoterie et à l\u2019intolérance sous toutes ses formes.Les tribunaux ont alors donné raison à cet espoir et permis les représentations.40 ans plus tard, j\u2019étais de nouveau prête à affronter ces contestataires et détenais mes précieux billets, mais malheureusement, le tribunal populaire a remplacé les tribunaux officiels et a suffi à éveiller la lâcheté et la couardise du FIJM et du TNM.Où se terraient donc ces contestataires depuis 2014 alors que Betty Boni- fassi redonnait vie de sa magnifique voix à tous ces chants d\u2019esclaves ?Et où étaient ces voix de descendants d\u2019esclaves pour porter ces chants ?Place au silence et à l\u2019oubli.Danielle Blier, avocate Le 4 juillet 2018 Hommage à Gisèle Lamoureux LIBRE OPINION LETTRES SL?V Devoir de débattre MISSION AU MALI L\u2019heure juste L a mission canadienne au Mali, qui devrait être pleinement opérationnelle d\u2019ici la mi-août, signale le retour du Canada au sein des opérations des Nations unies.Le choix du Mali résulte de pressions de plusieurs alliés, en particulier la France, et des Nations unies.La raison de leur intérêt était double : compter sur des militaires expérimentés et bien entraînés, mais aussi pouvant parler français dans ce petit pays francophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Comme nous l\u2019écrivions dans nos pages jeudi, on ne comptera pourtant qu\u2019une minorité de soldats québécois (10 %) parmi les 250 militaires qui seront déployés durant les six premiers mois de cette mission d\u2019un an.Le ministère de la Défense donnait toutefois l\u2019assurance que presque tous étaient bilingues.Notre journaliste Marie Vastel n\u2019a pas réussi, malgré son insistance, à savoir combien de ces soldats étaient de langue maternelle française, ni toutes les raisons ayant mené à cette composition du contingent.Lors d\u2019une séance d\u2019information donnée jeudi par de hauts fonctionnaires fédéraux, on a finalement obtenu quelques éclaircissements.Les forces armées ont dû faire appel à des soldats de partout au pays parce que ceux de Val- cartier, qui ont la formation nécessaire pour œuvrer dans les conditions maliennes, sont déjà déployés en Irak ou de retour de mission ou en formation.Ces précisions sont bienvenues, mais le manque de transparence dont on a fait preuve dans les jours précédents n\u2019avait aucune raison d\u2019être.Pas plus que l\u2019interdiction de dévoiler l\u2019identité des fonctionnaires présents à la première séance d\u2019information sur cette mission.Le gouvernement promet de faire le point à intervalles réguliers, ce qui est fort heureux, mais il devrait le faire à visage découvert.La mission onusienne au Mali est l\u2019une des plus importantes avec plus de 13 000 militaires et policiers provenant de 57 pays.Mais elle est aussi l\u2019une des plus risquées.Plus de 160 Casques bleus y ont perdu la vie depuis cinq ans.Les militaires canadiens ne participeront pas aux combats.Avec leurs deux hélicoptères Chinook, défendus par quatre hélicoptères Griffon, ils s\u2019occuperont avant tout de l\u2019évacuation médicale des soldats blessés.S\u2019ils sont disponibles, les appareils pourront aussi servir au soutien logistique et au transport de troupes et de personnel.Mais aucune mission militaire n\u2019est exempte de risques, et malgré tous les efforts faits pour les limiter, il y aura fort probablement des blessés et des morts.Pour que les Canadiens acceptent cette éventualité, il faut leur donner l\u2019heure juste, visière levée, afin qu\u2019ils puissent comprendre la nature et l\u2019importance de cette opération.L ÉDITORIAL A 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu MARIE-ANDRÉE CHOUINARD SL?V, ou la fin de l\u2019altruisme Le FIJM a cédé aux pressions en annulant le spectacle SL?V de Robert Lepage parce que la chanteuse principale et le metteur en scène sont des Blancs.Pourtant, sur le site du Festival, on pouvait lire que ce spectacle avait pour but de «rendre hommage à la force de résilience, à la dignité et à la beauté des esclaves africains déportés en Amérique».Devons-nous conclure que seuls les Noirs peuvent lutter contre le racisme envers les Noirs ?Selon la même « logique », les hommes ne pourraient plus se déclarer féministes, et les hétérosexuels ne devraient plus apporter leur soutien aux gens des communautés LGBTQ+ ?Le terme à la mode est le suivant : « appropriation culturelle ».Cela veut dire qu\u2019on ne devrait pas s\u2019approprier les enjeux des autres communautés.Un spectacle qui dénonce le racisme et qui glorifie la force des Noirs malgré l\u2019esclavagisme corres- pond-il à une forme d\u2019appropriation ou à l\u2019expression d\u2019une solidarité humaine?Nous devrions travailler ensemble, plutôt que séparément, pour combattre les injustices?Le concept d\u2019appropriation culturelle est-il une conséquence de l\u2019individualisme exacerbé et de l\u2019égocentrisme de notre époque ?J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on me demande de ne plus faire preuve d\u2019altruisme envers mon prochain\u2026 David Doyon Québec, le 4 juillet 2018 SL?V : je suis indigné Permettez-moi de vous dire mon indignation face à l\u2019annulation du spectacle SL?V.Ainsi, le FIJM s\u2019excuse auprès de ceux et celles qui auraient été «blessés» par ce spectacle (qu\u2019ils n\u2019ont pas vu et que je ne pourrai pas voir non plus), mais ne s\u2019excuse pas auprès de ceux et celles qui ont acheté des billets et ont fait confiance au TNM et au FIJM.La lâcheté de cette démarche est pitoyable.La supposée «appropriation culturelle» est la digne fille du «communautarisme» qui élève des barrières pour enfermer l\u2019humanisme, l\u2019ouverture sur le monde et la liberté d\u2019expression.Comment être à la fois pour «l\u2019inclusion», le «vivre-ensemble» et l\u2019interdiction d\u2019un spectacle?L\u2019appropriation, c\u2019est aussi le métissage, le mélange des cultures et le droit à la critique.Non, je ne vous salue pas.François Caumartin Le 4 juillet 2018 MANON CORNELLIER A 9 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 IDÉES Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Marc André Bodet Professeur agrégé en science politique de l\u2019Université Laval La dernière semaine a vu naître et croître une controverse médiatique autour du spectacle SL?V de Béatrice Bonifassi et Robert Lepage.On a eu droit à un cours accéléré en cultural studies où les concepts d\u2019appropriation culturelle, de racisme systémique et d\u2019intersectionalité ont intégré les chroniques, éditoriaux et gazouillis de la sphère médiatique.Les sciences sociales ont été hésitantes à sortir ces concepts lourds de sens de la marge critique pour finalement les intégrer au corpus dominant, en enseignement et en recherche.L\u2019apport des travaux critiques de cette tradition aux sciences sociales est indéniable.Ils ont enrichi de manière significative la boîte à outils des chercheurs et chercheuses intéressés à la sociologie des acteurs, aux mouvements sociaux, aux dynamiques électorales, et j\u2019en passe.Mais le discours identitaire à la sauce critique a aussi des conséquences politiques substantielles.Deux sont ici nommées et illustrées par la controverse SL?V.Mais la liste est bien plus longue.Premièrement, on assiste à une redéfinition des acteurs de la sphère publi que.On attache à ceux-ci des qualificatifs plus ou moins pertinents selon le contexte.S\u2019il est probablement utile, lorsque les œuvres s\u2019y prêtent, de spécifier que telle dramaturge est afro-américaine ou encore acadienne pour comprendre sa démarche artistique, il est souvent réducteur et superflu de mettre dans une case identitaire la plupart des artistes, personnalités publi ques ou experts universitaires.Transformer le Québécois en homme blanc Johanne Mongeon Enseignante retraitée en littérature Saint-Alphonse-Rodriguez SL?V retiré de la programmation du Festival international de jazz, est-ce une victoire pour la communauté noire ?Non.La minorité extrémiste qui a manifesté devant le TNM, harcelant souvent violemment des spectateurs venus assister au spectacle de Robert Lepage, aura, elle, marqué un point.Elle aura réussi à semer une controverse qui n\u2019aura aucune retombée positive en ce qui a trait au débat de l\u2019inclusion.On a mis le feu, SL?V a été consumé, rasé.Les créateurs et les artistes de ce spectacle se sont fait « brûler », sur la place publique.Pris en otage, malmenés, traités de racistes, ils n\u2019ont eu aucun autre recours.Est-ce cela, de la censure ?Malheureusement, oui.SL?V : une production « d\u2019appropriation culturelle » ?Non.Mettre en scène un spectacle relève d\u2019abord d\u2019une « interprétation culturelle ».Ce qui est le propre de l\u2019art, c\u2019est de proposer une vision.Qu\u2019on montre l\u2019esclavage des Noirs sans l\u2019avoir vécu ne constitue pas une usurpation.Rien n\u2019est volé aux Noirs.Il peut s\u2019agir dans le meilleur esprit d\u2019un rappel à la mémoire collective de ce qui fut et n\u2019aurait pas dû être.Nous, Québécois francophones, avons vécu une domination des Anglais (et du haut clergé associé aux Anglais) à partir de la conquête et avons subi torts et préjudices qui nous ont marqués profondément.Le livre de Val- lières, Nègres blancs d\u2019Amérique, est particulièrement éloquent au sujet de cette répression et de ses dommages irréversibles sur le peuple canadien- français.En quoi et pourquoi devrions- nous nous insurger contre ceux qui «s\u2019approprieraient culturellement» cette domination de notre peuple pour mettre en scène un spectacle qui exposerait les injustices et les souffrances vécues par les Canadiens français?Au contraire, nous reconnaîtrions en cette initiative une empathie pour nos asservissements à travers le théâtre, la musique, l\u2019humour et y verrions une occasion d\u2019enrichir notre culture.[\u2026] Oui, Lepage aurait dû engager plus de Noires dans son spectacle.Est-ce une raison pour dénigrer l\u2019ensemble de sa démarche et l\u2019accuser de racisme?Non.L\u2019inclusion sociale et culturelle dans une production artistique traitant de sujets comme l\u2019esclavage peut se faire avec des maladresses et causer des dissensions, car on marche sur des œufs.Le spectacle de Lepage n\u2019a pas échappé à cet état de fait.Cependant, le procès auquel les créateurs et les interprètes ont eu droit sur la place publique a été, pour le moins, outrancier.Pas d\u2019exclusivité L\u2019injustice et la misère n\u2019appartiennent à personne en exclusivité.L\u2019esclavage n\u2019appartient pas aux Noirs qui l\u2019ont subi et subissent encore le racisme.Un Blanc, parce qu\u2019il est blanc, n\u2019est pas a priori un raciste.Oui, ce sont des Blancs qui ont écrasé des Noirs.Cependant, ce n\u2019est pas parce que des Blancs représentent selon une mise en scène artistique des Noirs soumis et dépossédés qu\u2019ils s\u2019accaparent leur misère, la font leur et du même coup deviennent des racistes.Qu\u2019on les taxe d\u2019exploiteurs du fait qu\u2019ils retirent des revenus sur le dos de ceux (des Noirs) qui auraient dû jouer dans le spectacle est excessif.Encore là, pour le moins.Une victoire pour la communauté noire ?«Appropriation» sous-entend dépossession, vol, usurpation.Dans SL?V, l\u2019interprétation de chants d\u2019esclaves noirs par une Blanche ne constitue pas une «appropriation» de l\u2019esclavage et de la souffrance noire par une Blanche.Il s\u2019agit d\u2019une «représentation» de la misère d\u2019un peuple.«L\u2019appropriation» ne prend forme que dans l\u2019œil de celui ou de celle qui cherche et trouve un lieu où le «mauvais Blanc raciste» persiste et signe en «s\u2019appropriant» (en faisant sienne?) la misère de l\u2019autre et, qui plus est, se «remplit les poches» avec cette misère! Appropriation ou victimisation ?Cette tendance à vouloir trouver des marques de racisme et d\u2019« appropriation culturelle » dans des productions dès qu\u2019il est question de « races », en l\u2019occurrence ici des Noirs, pourrait s\u2019apparenter davantage à une forme de refus de s\u2019extraire d\u2019un état victimaire.Cet acharnement à trouver et dénoncer « le mauvais Blanc raciste » ne per- mettrait-il pas de se maintenir victime au lieu de passer à autre chose et de s\u2019affranchir véritablement?Comment?En cessant ces mises au pilori, en interrogeant, en remettant en question, en ouvrant le dialogue.Ce procès intenté à SL?V a allumé les hostilités et s\u2019est terminé carrément en lynchage.Et que dire de ce chanteur noir qui a refusé de se produire à cause de SL?V ?Cette situation aberrante est inadmissible en 2018, ici au Québec, dans une société qui est l\u2019une des plus démocratiques de la planète.Cette guerre menée contre SL?V, une production sûrement maladroite à certains égards, met en évidence un acharnement à trouver des coupables, des abuseurs, disons-le, des racistes.Les créateurs et les interprètes de SL?V, qui ne l\u2019ont pas eu facile et qui ont subi une véritable chasse aux sorcières, auront droit à des excuses, sinon à des explications-discussions raisonnables.Les organisateurs du Festival de jazz devront y voir.On se souviendra de ce spectacle comme d\u2019une production bouc émissaire.Et ce ne sont pas des Noirs qui auront été abusés et malmenés.Luc Archambault Lévis Réplique au texte « Robert Lepage s\u2019est trompé», publié le 4 juillet.[\u2026] Il n\u2019y aurait pas eu de Renaissance italienne s\u2019il n\u2019y avait pas eu appropriation culturelle des héritages grecs.Il n\u2019y aurait pas eu de Demoiselles d\u2019Avignon si Picasso n\u2019avait pas emprunté à l\u2019esthétique des primitifs africains.En a découlé un engouement pour l\u2019art africain qui ne serait pas ce qu\u2019il est au- jourd\u2019hui partout dans le monde sans l\u2019apport de Picasso, qui nous a permis de l\u2019apprivoiser et de le connaître en le déconstruisant.En s\u2019appropriant la musique et les chants d\u2019esclaves de différentes cultures dans le monde, Betty Bonifassi, une artiste, une interprète et une créatrice exceptionnelle, partage l\u2019indicible souffrance des esclaves en sortant de l\u2019oubli leurs sombres et envoûtants chants et mélopées tragiques, non sans y avoir consacré des années de patien tes recherches ethnologiques que personne n\u2019avait cru bon faire avant elle.En soi, cet apport considérable de recherche musicographique est digne de mention et doit être salué pour ce qu\u2019il est, à savoir une contribution inestimable au développement de la con nais - sance et de l\u2019histoire de l\u2019humanité souffrante.Une personne, on ne sait trop pourquoi, s\u2019empare d\u2019un sujet et le développe pour en faire une œuvre d\u2019art digne de mention, peu importe sa ra ce, son identité ethnique, ses croyances ou sa religion.C\u2019est bel et bien le cas de cette entreprise titanesque de Bet ty Bonifassi.Faire de la souffrance des esclaves une affaire de Noirs aux prises avec des Blancs esclavagistes est proprement aussi réducteur que bancal.L\u2019es cla - vagisme existait en Afrique bien avant que les Blancs s\u2019en emparent et, com - me de raison, les esclavagistes étaient alors noirs ou arabes comme leurs esclaves.L\u2019esclavagisme est la honte de l\u2019humanité tout entière, non pas seulement celle des Blancs.En s\u2019attaquant à Robert Lepage, l\u2019une des figures emblématiques de l\u2019art progressiste du Québec, d\u2019aucuns pensent démontrer que, si lui est raciste, c\u2019est dire que tous les Québécois, incultes et moins développés que lui comme de raison, le sont, complètement et assurément.Robert Lepage, un raciste?Or, Robert Lepage est tout sauf raciste.C\u2019est un maître de l\u2019appropriation artistique.Il en a fait sa marque de commerce.À commencer par La trilogie des dragons, un chef-d\u2019œuvre d\u2019appropriation culturelle, où Lepage s\u2019est emparé de l\u2019histoire de la communauté chinoise de Québec pour la célébrer, la magnifier, et pour sortir de l\u2019oubli la destruction de leur quartier.L\u2019avez- vous dénoncé en 1985 ?Non pas ! Pour la bonne et simple raison que les Québécois d\u2019origine chinoise de Québec n\u2019ont pas manifesté leur indignation, avec raison.Robert Lepage dénonçait la destruction et le saccage du quartier chinois de la bas se-ville pour y cons truire des échangeurs, comme on a détruit en haute-ville à la même époque le quartier où était située la maison ancestrale qu\u2019habitait ma grand-tante Aline dans la rue Saint-Cyrille, près du parlement où elle faisait le ménage, pour y construire l\u2019Édifice G et un semblant d\u2019autoroute que l\u2019on a détruit 30 ans plus tard pour en faire le boulevard René-Lévesque.[\u2026] Si des Blancs ont été esclavagistes, d\u2019autres Blancs ont combattu l\u2019esclavage, sont morts pour son abolition.Est-ce de l\u2019appropriation culturelle que d\u2019avoir combattu l\u2019esclavagisme et d\u2019avoir pris fait et cause notamment pour les esclaves noirs ?Si oui, c\u2019est donc que l\u2019appropriation culturelle n\u2019est pas en soi une tare.Il faut savoir faire les distinctions qui s\u2019imposent.Du reste, rien n\u2019empêche les Noirs du Québec de monter un spectacle mettant en scène la musique et les chants des esclaves noirs.Ils n\u2019ont qu\u2019à faire ce qu\u2019ont fait Betty Bonifassi et Robert Lepage\u2026 Partir de rien, ou presque, et créer des œuvres d\u2019art\u2026 Quel est le problème ?[\u2026] Le tragique n\u2019a pas de race ANNULATION DU SPECTACLE SLAV Qu'on montre l'esclavage des Noirs sans l'avoir vécu ne constitue pas une usurpation.Rien n'est volé aux Noirs.Il peut s\u2019agir d\u2019un rappel à la mémoire collective de ce qui fut et n\u2019aurait pas dû être.La couverture médiatique des projets récents de Betty Bonifassi nous laisse penser que la chanteuse n\u2019est plus une artiste québé - coise, bien qu\u2019elle vive au Québec depuis des années.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le cas Bonifassi est d\u2019ailleurs patent.La couverture médiatique de ses projets artistiques récents nous laisse penser que la chanteuse n\u2019est plus une artiste québécoise, bien qu\u2019elle y vive depuis des années.Elle n\u2019est souvent mê me plus une artiste tout court.Elle est devenue une artiste d\u2019origine françai se, avec des racines à travers l\u2019Europe.Son identité aura fini par manger son appartenance à une société définie mal gré le fait que son apport important à la chanson d\u2019expression française et anglaise soit définitivement ancré au Qué bec.Que l\u2019artiste ressente et vive au quo tidien ses racines culturelles est tout à fait normal.Qu\u2019on la définisse médiati quement par celles- ci est une tout autre histoire.Transformation du discours critique Deuxièmement, et c\u2019est ce qui est le plus intéressant pour un chercheur en sciences sociales, est la transformation assumée à travers le discours critique du Québécois en homme blanc (le mas culin est ici un choix volontaire).On évacue alors complètement le projet de société politique construit autour d\u2019un marqueur historique et géographique au profit d\u2019une identité ethnoculturelle et surtout physiologique.On fait du Québécois francophone, perçu jusqu\u2019ici comme en situation précaire en Amérique du Nord, un symbole de la domination des puissants.Le voilà à la table des accusés.Le cas Lepage prend ici tout son sens.Dramaturge ayant connu durant son enfance les derniers relents du colonialisme britannique, l\u2019artiste demeure, lui, un Québécois (lire : un Blanc francophone de tradition catholique issu de l\u2019immigration française de vieille date), à défaut d\u2019un exotisme qu\u2019on pourrait lui accrocher au cou.Mais il est maintenant un homme blanc, doublement dominant dans une société où le croisement entre ethnicité et genre marque les relations de domination.Le fait que Lepage vienne d\u2019un milieu populaire est ici complètement occulté puisque la dialectique marxiste de classe a été remplacée par une dialectique toujours marxiste, mais maintenant construite autour de l\u2019identité individuelle.Le discours identitaire critique devient le glaive qui décapite à la fois les inégalités de classes traditionnelles et l\u2019appartenance civique à la nation québécoise.C\u2019est la fin d\u2019un projet culturel commun, partagé.C\u2019est surtout la dernière offensive de l\u2019idéal multiculturel.La pièce 887 de Robert Lepage se termine par une interprétation émouvan - te du Speak White de Michèle Lalonde.Cette ironie mérite qu\u2019on la médite longuement.On fait du Québécois francophone, perçu jusqu\u2019ici comme en situation précaire en Amérique du Nord, un symbole de la domination des puissants.Le voilà à la table des accusés. LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com Jeux d\u2019eau, jeux d\u2019enfants à la place des Festivals de Montréal MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR AMÉLIE DAOUST-BOISVERT LE DEVOIR La canicule pourrait avoir causé la mort de 38 personnes depuis le début de la vague de chaleur extrême qui balaie le Québec.Le bilan de 33 décès en matinée jeudi s\u2019est alourdi à 38 en fin de journée.Montréal fait état de 18 décès, l\u2019Es- trie, 7, la Mauricie\u2013Centre-du-Québec, 6 et la Montérégie, 6.À cela s\u2019ajoute un mort à Laval.Les décès sont tous survenus dans la communauté et non pas dans des CHSLD ou des hôpitaux.Les hom - mes atteints de maladies chroniques ou d\u2019une maladie mentale, vivant seuls dans des milieux défavorisés ou des îlots de chaleur sont les plus touchés, selon le Dr Arruda, à la lumière des informations disponibles jusqu\u2019à maintenant.Les Montréalais qui sont décédés étaient des hommes de 53 à 85 ans.À Montréal, une opération de porte- à-porte qui se poursuivait jeudi avait déjà permis de rejoindre 34 000 ménages parmi les plus à risque.La pression se maintient sur les services ambulanciers et Info-Santé.Montréal fait de plus face à un épisode de smog.Morts évitables ?Ces morts pouvaient-elles être évitées ?« Nous faisons le mieux que nous pouvons, a assuré la ministre responsable de la Santé publique, Lucie Charlebois.C\u2019est une situation exceptionnelle.Nous voudrions ne compter aucun mort.Plus de gens meurent, je ne peux le nier, mais nous travail - lons pour en avoir le moins possible », a rappelé la ministre lors d\u2019un point de presse à Montréal.Cette dernière a déploré la « petite politique » faite par ses opposants qui promettent de climatiser tous les établissements de santé du Québec.« Ce n\u2019est pas vrai que tu peux rénover tous les établissements dans la même journée, a-t-elle déploré, ça me heurte beaucoup.» Concernant un cas rapporté dans les médias d\u2019une personne en fin de vie hospitalisée dans une chambre surchauffée à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, la ministre a assuré qu\u2019elle n\u2019y était pas insensible, mais qu\u2019elle ne pouvait pas faire « de miracle ».Réduire les îlots de chaleur Les autorités de santé ont rappelé que si la chaleur peut être inconfortable dans les établissements de santé, les mesures de prévention mises en place ont permis d\u2019éviter le pire jus - qu\u2019à maintenant.La Dre Drouin insiste: « verdir et réduire les îlots de chaleur » aurait un impact « plus significatif ».« Collectivement, là où on voit un excès de mortalité, c\u2019est dans nos quartiers défavorisés, où il peut faire dix degrés de plus », a-t-elle illustré.La directrice de la santé publique de l\u2019Estrie, la Dre Mélissa Généreux, a indiqué que les 121 municipalités du territoire ont été incitées à mettre en place des mesures supplémentai - res pour rejoindre les personnes à risque, comme par exemple du porte- à-porte dans les HLM et les immeubles multilogements.Même si le mercure doit rejoindre les normales à partir de vendredi, la directrice de la santé publique de la Mauricie, la Dre Marie-Josée Godi, a rappelé que les effets de la canicule pouvaient continuer à avoir des con - séquences pendant quelques jours encore.CANICULE Le bilan grimpe à 38 décès au Québec HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Mercredi soir, 18 h, Windsor.Le thermomètre affichait 31 °C et l\u2019indice hu- midex atteignait 44.La canicule n\u2019é - pargnait donc pas le sud de l\u2019Ontario.Tout naturellement, à Detroit, ville américaine séparée de sa voisine canadienne par un petit kilomètre d\u2019eau que l\u2019on franchit par un tunnel ou l\u2019Ambassador Bridge, il faisait aussi chaud : 32 °C.Pourtant, le ressenti, lui, était évalué par les États-Unis à seulement 34.Une différence de dix points sur l\u2019échelle de la perception.Les Canadiens souffriraient-ils de surenchère météorologique ?Le facteur humidex est une invention canadienne ayant vu le jour en 1965 (ou en 1979, selon la source consultée) et qui prend en compte le taux d\u2019humidité dans l\u2019air.Le principe est que le corps humain régule sa température en transpirant.Il se débarrasse de l\u2019énergie excédentaire en faisant évaporer de la sueur.Quand l\u2019air est saturé d\u2019eau, l\u2019évaporation et donc le refroidissement deviennent plus difficiles.C\u2019est ce niveau d\u2019inconfort que mesure l\u2019humidex.Entre 40 et 45, il y a une sensation de malaise généralisée, entre 46 et 54, les activités physiques sont jugées dangereuses, et à plus de 54, il existe un risque sérieux de coup de chaleur.« L\u2019humidex n\u2019est pas trompeur.C\u2019est une tentative raisonnable de dire aux gens comment ils pourraient se sentir s\u2019ils sont dehors en train de jouer au tennis.Mais d\u2019un point de vue scientifique, ce n\u2019est pas un chiffre que j\u2019utiliserais », lance Peter Taylor, professeur de sciences atmosphériques à l\u2019Université York.En effet, on dit de l\u2019indice humidex qu\u2019il est un nombre «sans dimension», c\u2019est-à-dire qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019unité.Il est fac- tuellement incorrect de di re qu\u2019«avec le facteur humidex, il fait 44 degrés».L\u2019hu- midex est une valeur repère, pas une température.L\u2019indice humidex a remplacé le taux d\u2019humidité relative qu\u2019on utilisait autrefois dans les bulletins météo parce qu\u2019il est jugé plus représentatif.«L\u2019humidité relative indique combien de vapeur d\u2019eau il y a dans l\u2019air par rapport à la quantité de vapeur d\u2019eau que l\u2019air, dans les conditions données, peut contenir avant que ne se forment du brouillard ou des nuages.C\u2019est un pourcentage », explique M.Taylor.Or, ce taux ne signifie pas la même chose selon les saisons.Dans un air froid, il suffit de très peu d\u2019humidité pour atteindre un taux de 70-80 %.À l\u2019inverse, comme l\u2019air chaud peut con - tenir beaucoup plus de vapeur d\u2019eau avant d\u2019atteindre son point de saturation, un taux de 40-50 % peut être très inconfortable.L\u2019humidex se calcule à partir du point de rosée, une valeur indiquant à quelle température la plus basse une masse d\u2019air peut être soumise sans qu\u2019il se produise de condensation.Cela injecte dans l\u2019équation la dose de relativité recherchée.Aux États-Unis, il existe différents calculs du « ressenti », prenant en compte différentes données.Les plus fréquents sont le RealFeel, la formule brevetée du réseau AccuWeather, et le Heat Index, utilisé par le National Weather Service, le pendant américain d\u2019Environnement Canada.Les deux ont débouché sur une valeur de 34 à Detroit mercredi soir.Il existe d\u2019autres indices, appelés Humisery (contraction des termes anglais pour « humidité » et « misère »), le Summer Simmer Index (SSI) ou encore le Humiture.Selon tous les spécialistes auxquels Le Devoir a parlé, l\u2019indice humidex n\u2019est utilisé qu\u2019au Canada.« Les équations employées aux États-Unis ou en France sont différentes », confirme Gérald Cheng, météorologue à Environnement Canada.Mais qu\u2019en est-il des pays tropicaux ?Calculent-ils aussi l\u2019inconfort ressenti ?« Je ne sais pas pour les autres pays, mais moi, personnellement, je viens de Hong Kong, et je sais qu\u2019on n\u2019y utilise pas d\u2019humidex du tout parce que le climat y est humide tout le temps.» Le climatologue en chef à Environnement Canada, David Phillips, estime que l\u2019indice humidex est similaire au facteur vent.« Nous allons toujours pour la valeur qui semble la pire ! » Il ne le dénigre pas pour autant, car il incite les gens à ne pas se surmener pendant une canicule et à surveiller les personnes vulnérables de leur entourage.« Si on y arrive avec un 39 plutôt qu\u2019un 32, je suis pour ! » lance-t-il.En tant que scientifique, il se dit un peu partagé.« D\u2019un côté, je reconnais que nous devrions être purs, scientifiques, et ne pas effrayer les gens.Mais de l\u2019autre, si cela les amène à pécher par excès de prudence, je suis en faveur.» La météo, c\u2019est relatif La relativité de la température s\u2019illustre aussi dans les avertissements de chaleur accablante ou de froid extrême émis par Environnement Canada.Le seuil d\u2019alerte varie selon la région du Canada où l\u2019on se trouve.Par exemple, en Alberta, une alerte sera donnée si la température atteint 29 °C deux jours d\u2019affilée sans redescendre sous la barre de 14 la nuit.En Ontario, c\u2019est plutôt 31 °C le jour et 20 °C la nuit, ou un humidex de 40 pendant deux jours.Au Québec, il faut qu\u2019il fasse 30 °C et que l\u2019humidex atteigne 40, et ce, pendant une heure.M.Cheng explique cette disparité par le fait que ces seuils sont élaborés en collaboration avec les provinces, les municipalités et les autorités de santé publique locale, qui ont chacune leurs critères.« Ça dépend aussi des conditions auxquelles le public s\u2019habitue.Par exemple, ça arrive tout le temps dans le sud-ouest de l\u2019Ontario.C\u2019est pour cela que les minimums [requis] sont plus élevés.» Le facteur humidex, une surenchère canadienne ?Les équations employées aux États-Unis ou en France sont différentes 10 C\u2019est l\u2019écart du ressenti de température entre le Canada et les États-Unis.30 C\u2019est la température en degrés Celcius à partir de laquelle une alerte sera donnée au Québec, si elle est accompagnée d\u2019un humidex de 40, pendant une heure.L\u2019humidité relative indique combien de vapeur d\u2019eau il y a dans l\u2019air par rapport à la quantité de vapeur d\u2019eau que l\u2019air, dans les conditions données, peut contenir avant que ne se forment du brouillard ou des nuages.C\u2019est un pourcentage.PETER TAYLOR » "]
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