Le devoir, 12 juillet 2018, Cahier A
[" VOL.CIX NO 154 / LE JEUDI 12 JUILLET 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM GRANDEUR NATURE Des cerfs gourmands Safari-photo scientifique au mont Saint-Hilaire Le Devoir part cet été à la rencontre de chercheurs qui profitent de la belle saison pour mener leurs travaux sur le terrain.Aujourd\u2019hui, la série Grandeur nature s\u2019aventure hors des sentiers battus du mont Saint-Hilaire pour espionner les cerfs qui, nombreux, soumettent à une forte pression cet îlot de nature en Montérégie.INDEX Avis légaux.A4 Culture.B7 Décès .B6 Économie.B1 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B4 Monde .B3 Mots croisés.B4 Petites annonces .B6 Sports .B5 Sudoku .B4 SPORTS La Croatie défait l\u2019Angleterre et affrontera la France en finale de la Coupe du monde de soccer B 5 ACTUALITÉS Des lettres inédites de Nelson Mandela nous font entrer dans l\u2019intimité de ce héros de la lutte contre l\u2019apartheid | A 8 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Lorraine Pintal n\u2019en doute pas : « il y aura un avant et un après-SL?V ».La directrice générale et artistique du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) promet ainsi un coup de barre pour rendre la scène du TNM plus représentative de la diversité culturelle.« Je suis totalement solidaire [du travail] de Robert Lepage et de Betty Bo- nifassi », a confié Mme Pintal en entretien mercredi avec Le Devoir.« Mais en même temps, nous allons désormais être beaucoup plus à l\u2019écoute de ce que cette communauté [afro-montréa- laise] envoie comme message et lui donner plus de place sur nos scènes.On va créer les occasions.» Elle poursuit : « Ça va faire partie de notre mandat au cours des prochaines années, vous pouvez en être assurés.» Ce n\u2019est pas la première fois que Mme Pintal promet une plus grande pluralité de voix au TNM.Au printemps 2017, elle avait annoncé des « changements importants au TNM » en cette matière.Un plan de quatre ans avait été évoqué \u2014 et des actions ont été entreprises en ce sens, assurait-elle mercredi (notamment une rencontre récente entre douze metteurs en scène et vingt-cinq acteurs issus de la diversité).Mais la polémique autour de SL?V aura néanmoins été un « élément déclencheur, qui est devenu tellement politique, et même international : on en parle ici à Avignon », où elle se trouve présentement pour le festival OFF Avignon.Une prise de conscience plus brutale, en somme.Le TNM a été pris indirectement dans la tourmente de SL?V.Ce spectacle de Robert Lepage et Betty Bonifassi se THÉÂTRE Avec SL?V, le TNM a eu sa leçon Lorraine Pintal dit vouloir rendre la scène qu\u2019elle dirige plus représentative de la diversité Le président des États-Unis, Donald Trump, a continué de bousculer ses alliés au sommet de l\u2019OTAN qui se tient à Bruxelles.BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Ceux qui craignaient que Donald Trump claque la porte de l\u2019OTAN auront été soulagés, au terme de la pre- m i è r e j o u r n é e d u s o m m e t d e Bruxelles mercredi.Mais même si le président américain n\u2019a pas carrément désavoué le groupe, la stabilité de l\u2019alliance n\u2019est pas pour autant garantie, préviennent des experts.Donald Trump a entamé la rencontre internationale fidèle à son habitude : en critiquant ses alliés et en les s ommant d\u2019en faire plus p our l\u2019OTAN.Malgré cela, « ce n\u2019était pas la catastrophe à laquelle on s\u2019attendait.Donc c\u2019est une bonne nouvelle », indique Elinor Sloan, de l\u2019Université Carleton.Sa collègue Stephanie Carvin souligne cependant que l\u2019alliance de l\u2019Atlantique Nord peut être minée par les simples menaces de Donald Trump.« Il peut y avoir beaucoup de dégâts, même sans que les États-Unis quittent l\u2019OTAN », note cette professeure adjointe en relations internationales à l\u2019Université Carleton.« Le simple fait que Trump laisse planer le doute quant à son engagement envers l\u2019alliance, cela suffit à créer assez d\u2019incertitude pour que Vladimir Poutine puisse se sentir enhardi.» OTAN en emporte le président AMÉLIE DAOUST-BOISVERT LE DEVOIR Les feuilles mortes crissent sous nos pieds alors que nous partons, hors sentier, à l\u2019ascension de l\u2019un des versants fermés au public du mont Saint-Hilaire, en Montérégie.Nos semelles rencontrent racines, roches et branches mortes.Mais des fleurs sauvages, de jeunes pousses d\u2019arbres ?Si peu.La canicule sévit.Rien pour arrêter trois jeunes scientifiques qui ont pour mission d\u2019installer des caméras destinées à espionner les cerfs de Virginie.CHRISTIAN CÔTÉ/RÉSERVE NATURELLE GALT On a ouvert les portes en ne devinant pas que le spectacle susciterait autant de controverse et de polémique LORRAINE PINTAL » VOIR PAGE A 5 : CERFS VOIR PAGE A 2 : TNM VOIR PAGE A 4 : OTAN Donald Trump multiplie les remontrances aux alliés à quelques jours de sa rencontre avec Vladimir Poutine voulait une « odyssée théâtrale à travers les chants d\u2019esclaves », mais il a été la cible de critiques autour du concept d\u2019appropriation culturelle \u2014 notamment parce qu\u2019il n\u2019intégrait que deux choristes noires sur six.Le spectacle faisait partie de la programmation du Festival international de jazz de Montréal (FIJM) et était présenté au TNM (qui louait sa salle au FIJM).Mais peu importe le rôle des uns et des autres dans ce dossier, Mme Pin- tal estime qu e la conversation concerne aussi l\u2019institution qu\u2019elle dirige depuis 1992.« Quand on a été approchés, on a été très enthousiastes [\u2026] et on a ouvert les portes en ne devinant pas que le spectacle susciterait autant de controverse et de polémique », explique Lorraine Pintal.Selon elle, il ne s\u2019agit « pas d\u2019un spectacle raciste », loin de là.Mais ne prê- tait-il pas flanc à la critique en donnant la parole de cette histoire délicate à des artistes majoritairement blancs ?Mme Pintal apporte une nuance.« Comme on parlait d\u2019esclavage un peu partout dans le monde, jamais je ne me suis posé la question s\u2019il y avait un manque d\u2019artistes noirs sur la scène », dit-elle.Sensible Cela étant, Mme Pintal se dit « sensible » aux préoccupations soulevées par différents membres de la communauté afro-montréalaise.« Je ne peux juger de la démarche de Robert Lepage et de Betty Bonifassi, j\u2019ai trop de respect pour eux, indique-t-elle.Maintenant, à la lueur de ce qui s\u2019est passé, si un autre spectacle de ce type-là devait se refaire, j\u2019imagine qu\u2019ils vont l\u2019apprivoiser autrement.» Elle juge que les opposants au spectacle \u2014 qui a finalement été annulé par le FIJM à cause d\u2019une blessure de Betty Bonifassi et de préoccupations liées à la sécurité des spectateurs \u2014 ont exprimé « une véritable haine à des gens qui ont pris la parole à leur place sans les inclure ».Mais tout ça aura fait bouger les choses, conçoit-elle.« Je pense qu\u2019à l\u2019avenir, il va y avoir inclusion [de ces voix].En tout cas, je parle au nom du ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 SOLDE \u2014 D\u2019ENTREPÔT % M I R A B E L 12400 RUE DE L\u2019AVENIR 450 435 6046 DURANT LE SOLDE D\u2019ENTREPÔT, VISITEZ NOS SUCCURSALES DE MONTRÉAL, DU QUARTIER DIX30 ET DE QUÉBEC, ET PROFITEZ DE RABAIS ALLANT JUSQU\u2019À 50%.CERTAINES CONDITIONS S\u2019APPLIQUENT, DÉTAILS EN MAGASINS.JARDIN DEVILLE.COM 1 2 \u2014 1 7 J U I L L E T J U S Q U \u2019À 7 0 % D E R A B A I S Les revendications de SL?V Résistance TNM SUITE DE LA PAGE A 1 Le collectif SL?V Résistance a rencontré la presse hier pour faire état de ses griefs et de ses revendications.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Les ceintures de sécurité seront obligatoires dans les autocars en 2020 OTTAWA \u2014 Les autocars construits à compter du 1er septembre 2020 qui rouleront au Canada devront être munis de ceintures de sécurité.Transports Canada les rendra obligatoires dans les autocars de moyenne et de grande taille nouvellement construits.La mesure concernera les autocars dont le poids dépasse 4536 kg.La nouvelle exigence ne s\u2019appliquera pas aux autobus d\u2019écoliers puisqu\u2019ils sont déjà conçus pour protéger les enfants d\u2019âge scolaire en cas d\u2019accident.Les exploitants d\u2019autobus scolaires pourront toutefois en faire installer volontairement, à condition qu\u2019elles respectent les exigences de Transports Canada.Quant aux autocars de petite taille, ils sont déjà munis de ceintures sous-abdo- minales et diagonales.Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, estime que la présence de ceintures de sécurité à bord des autocars pourra aider à réduire les blessures en cas de collision grave ou de capotage, et à améliorer la sécurité pour tout le monde.La Presse canadienne Rectificatif Dans l\u2019article d\u2019Isabelle Paré intitulé « Futura, du Bauhaus jusqu\u2019aux étoiles » et publié en une le 10 juillet 2018, il est indiqué que la police Helvetica est l\u2019aînée de la police Futura.Or, c\u2019est l\u2019inverse, Helvetica ayant été créée après Futura.EN BREF TNM et il va y avoir inclusion.» Au sujet de l\u2019appropriation culturelle, Lorraine Pintal dit « comprendre » comment certains ont réagi autour de SL?V.Mais elle estime que le concept n\u2019est pas incompatible avec l\u2019acte théâtral.« Quand on a fait Le journal d\u2019Anne Frank [2015], on s\u2019appropriait ce qui s\u2019est passé à l\u2019époque de la Shoah.Mais on a établi un lien avec le Musée de l\u2019Holocauste, et on a eu un lien avec la communauté [juive].Ça a donné un spectacle qui a parlé autant aux francophones qu\u2019à la communauté juive.» SL?V Résistance La sortie de Lorraine Pintal se fait dans le contexte où le Conseil des arts et des lettres du Québec a indiqué que les événements entourant SL?V « alimentent les réflexions [qui] guideront certainement nos prochaines actions en tant qu\u2019organisme de financement public ».Le Conseil des arts du Canada a pour sa part dit « suivre attentivement ce débat » et s\u2019est engagé à « appuyer les pratiques exemplaires pour promouvoir la diversité, l\u2019inclusion et l\u2019équité ».Mercredi, le collectif SL?V Résistance a quant à lui réitéré une liste de sept demandes adressées à différents intervenants de la société et du milieu culturel pour que le débat sur l\u2019appropriation culturelle et sur le manque de représentativité des scènes québécoises ne s\u2019arrête pas à SL?V.Le collectif souhaite notamment que le TNM soit moins « massivement blanc» à l\u2019avenir, et que les modèles de financement des productions culturelles soient revus pour prendre en compte la question de la diversité culturelle.« SL?V a été le [catalyseur] d\u2019une conversation sur la race, le racisme, l\u2019appropriation culturelle et le privilège blanc qui rend les gens mal à l\u2019aise, notent les auteurs du manifeste du collectif.Il est normal de se sentir mal à l\u2019aise : c\u2019est un signe que les comportements problématiques sont remis en question.» Ils ont par ailleurs félicité le FIJM pour avoir dit « On n\u2019a pas assez écouté, et on veut vous écouter », a noté l\u2019artiste Lucas Charlie Rose.Comme on parlait d\u2019esclavage un peu partout dans le monde, jamais je ne me suis posé la question s\u2019il y avait un manque d\u2019artistes noirs sur la scène LORRAINE PINTAL » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 ANDRÉANNE CHEVALIER LE DEVOIR Non, le lien biologique ne prime pas quand il est question de paternité.C\u2019est ce qu\u2019un jugement \u2014 récent et divisé \u2014 de la Cour d\u2019appel du Québec a confirmé, dans un cas où un père biologique cherchait à obtenir les droits légaux sur son enfant.Le père « légal », qui s\u2019occupe de l\u2019enfant depuis sa naissance, a conservé les siens.« Sur le plan social, [le jugement] est surprenant, mais sur le plan juridique, il s\u2019inscrit dans le droit tel qu\u2019on le connaît depuis 1980 », a commenté Alain Roy, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Cette décision fait toutefois bondir Me Sylvie Schirm, cocommissaire à la Commission citoyenne sur le droit de la famille.« On ne peut plus faire comme dans le temps en disant qu\u2019on veut protéger l\u2019enfant pour la stabilité des familles.Ça fait très longtemps que je dis que la loi doit être changée et qu\u2019on doit permettre que la réalité biologique soit reflétée dans le certificat de naissance.» JUSTICE Les liens affectifs priment le sang La Coup d\u2019appel confirme les droits du père « légal » d\u2019un enfant né d\u2019une relation extraconjugale Dans cette histoire, monsieur C est le père qui figure au certificat de naissance de l\u2019enfant qu\u2019il a eu au printemps 2015 avec madame L, alors qu\u2019ils formaient un couple.Madame L entretenait, à ce moment, une relation avec un autre homme, monsieur G (le père biologique), à l\u2019insu de son conjoint.L\u2019identité des parties est confidentielle, afin de protéger l\u2019identité de l\u2019enfant touché par le litige.Monsieur C s\u2019est assuré du bien-être de l\u2019enfant dès sa naissance.La mère l\u2019a toujours reconnu comme étant le père, et il est publiquement vu comme tel.Il a la garde partagée depuis la révélation de l\u2019adultère et la séparation du couple, trois mois après la naissance « Son petit gars » Quatre mois après la naissance de l\u2019enfant, monsieur G fait un test d\u2019ADN qui confirme sa paternité biologique.Monsieur G s\u2019occupera également de l\u2019enfant, pendant les temps de garde de la mère.Le garçon l\u2019appelle aussi « papa » et la famille de l\u2019homme est au courant qu\u2019il est le père.Les deux hommes vivent dans des villes différentes.Monsieur C n\u2019a été mis au courant du test d\u2019ADN qu\u2019en 2017.Il considère toujours l\u2019enfant comme son « petit gars » et souhaite rester le père.Bipaternité M.Roy, qui est aussi cocommissaire à la Commission citoyenne sur le droit de la famille, croit que les juges majoritaires dans cette décision ont eu raison, en tenant compte du droit applicable.Selon lui, « c\u2019est réducteur de voir la paternité juste à travers le sang ».« On voit que dans d\u2019autres cas de figure, la filiation n\u2019est pas reliée à la réalité biologique et tout le monde considère ça comme normal », a-t-il dit.Les cas de bipaternité ou de bimaternité, par exemple.« Personne ne voudrait remettre ça en question au nom de la biologie.» Alain Roy a expliqué que deux critères déterminent la filiation et la scellent : la signature de l\u2019acte de naissance et la « possession d\u2019état », soit le fait de se comporter comme père \u2014 et d\u2019être perçu comme tel par l\u2019entourage \u2014 pour une période établie selon la jurisprudence à au moins seize mois à partir de la naissance.« C\u2019est ce qu\u2019on appelle un verrou de filiation.[Si ces critères sont remplis], un homme ne peut pas non plus remettre en question sa filiation même s\u2019il vient de découvrir, complètement ahuri, qu\u2019il n\u2019est pas le père biologique de l\u2019enfant.» Dans le cas dont il est question, si le père biologique avait entrepris ses recours moins de seize mois (au moment où il a appris qu\u2019il était le père biologique, par exemple) après la naissance, il aurait eu gain de cause, a affirmé le professeur.M.Roy ne voit pas de problème avec le jugement, puisque le père légal ne conteste pas sa filiation.« J\u2019ai un problème avec le verrou de filiation quand le père légal rejette l\u2019enfant.» Un cas « exemplaire » ?Pour Me Schirm, ce cas est un exemple des modifications à apporter au droit de la famille.« Il faut peut-être donner une place dans notre loi aux beaux-parents.Ça serait un excellent cas où il y a un lien parental qui s\u2019est installé même [sans parenté biologique], ce qu\u2019on demande d\u2019ailleurs dans la réforme du droit de la famille.» La filiation n\u2019est pas reliée à la réalité biologique et tout le monde considère ça comme normal ALAIN ROY » PIERRE SAINT-ARNAUD LA PRESSE CANADIENNE Il est plus « rentable » pour les parents d\u2019enfants handicapés de confier ceux- ci à une famille d\u2019accueil que de s\u2019en occuper eux-mêmes.Fortes d\u2019une étude dévastatrice de la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), les familles d\u2019enfants handicapés crient à l\u2019injustice face au soutien qu\u2019elles reçoivent de l\u2019État et réclament la parité avec les familles d\u2019accueil.L\u2019analyse économique, dont La Presse canadienne a obtenu copie, démontre que les familles naturelles reçoivent en moyenne 25 632 $ par année pour s\u2019occuper d\u2019un enfant handicapé, comparativement à une moyenne de 44 254 $ \u2014 soit 70 % de plus \u2014 pour une famille d\u2019accueil.« C\u2019est quand même choquant de voir qu\u2019il y a une injustice et que l\u2019écart est si grand, finalement.On le vit au quotidien, mais là, le voir sur papier avec les vrais chiffres, c\u2019est choquant », a déclaré Nathalie Richard, directrice générale de L\u2019Étoile de Pacho \u2013 Réseau d\u2019entraide pour parents d\u2019enfants handicapés en entrevue téléphonique, tout en précisant qu\u2019elle n\u2019était guère surprise de ces conclusions.« On préférerait grandement garder nos enfants chez nous, on les aime.C\u2019est sûr que l\u2019iniquité avec les familles d\u2019accueil nous paraît aberrante.Pourquoi une famille d\u2019accueil va recevoir un montant beaucoup plus élevé pour s\u2019en occuper alors que moi, je veux le garder, mais je ne peux pas avoir ce soutien ?» s\u2019interroge-t-elle.Étranglement financier Mme Richard, qui a aujourd\u2019hui un conjoint, décrit ainsi les années où elle s\u2019était retrouvée monoparentale avec son garçon lourdement handicapé : « Je ne pouvais pas aller travailler.Je me suis retrouvée sur l\u2019aide sociale à vivre sous le seuil de la pauvreté « Je recevais 1400 $ par année pour m\u2019occuper de mon fils lourdement handicapé.Si je l\u2019avais placé en famille d\u2019accueil, cette famille d\u2019accueil aurait reçu jusqu\u2019à 55 000 $ pour s\u2019en occuper », déplore-t-elle.C\u2019est L\u2019Étoile de Pacho et un autre regroupement, Parents jusqu\u2019au bout, qui ont mandaté RCGT pour réaliser cette étude.La porte-parole de Parents jusqu\u2019au bout, Anouk Lanouette Turgeon, décrit ainsi l\u2019impact de l\u2019arrivée d\u2019un enfant handicapé dans la famille : « Dans la plupart des couples qui ont un enfant lourdement handicapé, un des deux arrête de travailler.» «Même si on réussit à continuer de travailler, c\u2019est sûr qu\u2019on manque souvent, SANTÉ Les parents d\u2019enfants handicapés crient à l\u2019injustice Ces familles reçoivent moins de soutien financier qu\u2019une famille d\u2019accueil pour s\u2019occuper elles-mêmes de leur enfant on a des rendez-vous toutes les semaines, même pour un enfant \u201cmoyennement\u201d handicapé [\u2026] La situation est handica- pante pour le parent, même si l\u2019enfant n\u2019est pas aussi lourdement handicapé sur papier qu\u2019un enfant qui a une paralysie cérébrale sévère ou quelque chose du genre.L\u2019enfant trisomique ou l\u2019enfant avec un trouble du spectre de l\u2019autisme ou qui a besoin quand même de soins et de rendez-vous réguliers, le handicap au niveau familial est aussi lourd.» Variations inégales Car l\u2019aide gouvernementale est calibrée selon le degré de sévérité du handicap de l\u2019enfant, sauf pour certains programmes.Plus le handicap est sévère, plus l\u2019État subvient à ses besoins.Mais il soutient beaucoup plus solidement les familles d\u2019accueil : « J\u2019ai une infirmière chez nous 24 heures par jour, raconte Nathalie Richard.Le CLSC ne paie pas les frais de ça.Il faut que je le sorte de ma poche », note-t- 18 656 $ C\u2019est la différence entre le montant d\u2019aide minimal que peut recevoir la famille naturelle d\u2019un enfant handicapé et celui qui est accordé aux familles d\u2019accueil.Ainsi, l\u2019étude de RCGT a calculé que les versements se situent entre 14 400 $ et 36 863 $ par année pour une famille naturelle, alors que les familles d\u2019accueil reçoivent entre 33 056 $ et 55 471 $ annuellement.Cette aide est versée directement en espèces, ou encore sous forme de services divers ou encore d\u2019allégements fiscaux, principalement du gouvernement provincial, mais aussi du fédéral.47 752 $ En milieu hospitalier, un enfant handicapé représente pour l\u2019État un déboursé variant de 47 752 $ à 81 373 $ selon la lourdeur du handicap, pour une moyenne de 64 563 $.E N B R E F De nouvelles règles pour protéger les mammifères marins au Canada OTTAWA \u2014 De nouvelles règles visant à protéger les baleines, les bélugas, les dauphins et les marsouins sont entrées en vigueur mercredi au Canada, notamment dans le parc marin du Saguenay\u2013 Saint-Laurent.Et le ministère fédéral des Pêches et des Océans prévient qu\u2019un plus grand nombre d\u2019officiers et de patrouilleurs seront bientôt disponibles pour faire appliquer ces nouvelles règles de protection des mammifères marins.À compter de mercredi, les nageurs et les navires doivent maintenir une distance minimale de 100 mètres de la plupart des baleines, dauphins et marsouins, afin de les protéger des perturbations humaines.Dans le parc marin du Saguenay\u2013Saint-Laurent, les personnes et les navires devront dorénavant se tenir à au moins 200 mètres des mammifères marins, notamment les bélugas, très populaires auprès des touristes à Ta- doussac.Cette zone tampon sera de 400 mètres pour les espèces, menacées ou en voie de disparition, de baleines, de dauphins et de marsouins qui vivent dans l\u2019estuaire du Saint-Laurent \u2014 notamment les bélugas.La Presse canadienne née.De son côté, BP Canada a indiqué qu\u2019elle avait déconnecté et déplacé la plateforme d\u2019exploration West Aquarius.Environnement Canada affirme que l\u2019ouragan Chrisdevrait passer au large de la Nouvelle-Écosse, puis se diriger vers Terre-Neuve jeudi soir, avant de perdre de la vigueur pour devenir une tempête post-tropicale.Des précipitations de pluie pourraient atteindre 70 millimètres, avec les plus forts niveaux attendus à l\u2019ouest de la péninsule d\u2019Avalon.Les vagues le long de la côte sud de Terre-Neuve pourraient atteindre huit mètres de haut dans certains secteurs.La Presse canadienne ExxonMobil retire des travailleurs à l\u2019approche de Chris dans l\u2019est du pays HALIFAX \u2014 ExxonMobil a retiré certains de ses travailleurs des plateformes pétrolières extracôtières au large de la Nouvelle-Écosse, mercredi, face à la progression de l\u2019ouragan Chrisvers les provinces canadiennes de l\u2019Atlantique.L\u2019ouragan de catégorie 2, qui entraînait mercredi des vents de plus de 155 km/h, devrait se diriger vers le sud de la Nouvelle-Écosse tôt jeudi avant de possiblement toucher terre dans l\u2019est de Terre-Neuve plus tard dans la jour- L\u2019aide gouvernementale est calibrée selon le degré de sévérité du handicap de l\u2019enfant, sauf pour certains programmes.ISTOCK elle, alors qu\u2019en famille d\u2019accueil, c\u2019est le réseau qui assume ces frais.Devant les récriminations répétées des parents, le gouvernement Couil- lard avait créé en 2016 le Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels (SEHNSE).Cependant, seule une très faible minorité des enfants handicapés y sont admissibles en raison de critères très restrictifs qui excluent tout enfant n\u2019ayant pas un handicap très lourd.Ainsi, pour les quelque 36 000 enfants reconnus handicapés au Québec, un peu moins de 4000 parents ont demandé le SEHNSE, les autres sachant fort bien qu\u2019ils n\u2019y auraient pas droit, mais seulement 1634 l\u2019ont obtenu.« C\u2019est un beau geste financièrement du gouvernement, mais ce n\u2019est pas assez.Ce n\u2019est pas assez », martèle Mme Richard.Malaise à Québec Les regroupements de parents ont présenté l\u2019étude en juin au ministre de la Famille, Luc Fortin, qui s\u2019est montré sympathique aux revendications des familles naturelles, mais n\u2019a pas pris d\u2019engagement en vue d\u2019une éventuelle parité.À entendre les deux porte-parole, le ministre et ses représentants ont semblé mal à l\u2019aise devant ce constat.«On a eu une bonne écoute de sa part, mais pas d\u2019engagement clair », raconte Anouk Lanouette Turgeon.Le ministre Fortin a tout de même apparemment promis de revoir les critères de sélection du SEHNSE dans le but de les assouplir, mais cela n\u2019impressionne guère Nathalie Richard : « Ce que fait l\u2019assouplissement, c\u2019est permettre à environ 5 % de plus des familles d\u2019être acceptées.Il reste que les 34 000 autres familles du Québec qui ont un enfant handicapé n\u2019y ont pas droit.» Les organismes promettent de talonner les politiciens durant la campagne électorale sur ce dossier. Le président américain avait passé le début de la semaine à reprocher à ses alliés de ne pas financer suffisamment leurs défenses nationales.« Bien franchement, [l\u2019OTAN] les aide bien plus qu\u2019elle nous aide nous.Alors, on verra ce qui arrivera », avait-il laissé tomber avant de quitter Washington pour Bruxelles mardi.Au sommet des 29 pays membres, mercredi, il dénonçait à nouveau ses alliés qui « ne payent pas ce qu\u2019ils devraient ».L\u2019Organisation du traité de l\u2019Atlantique Nord repose sur son principe fondateur voulant qu\u2019une attaque contre l\u2019un de ses membres soit une attaque contre tous, martèle Stephanie Carvin.« Il traite l\u2019OTAN comme une sorte de racket de protection, où les pays membres doivent payer pour être protégés, autrement les États-Unis ne leur offriront plus cette garantie de sécurité commune.Et c\u2019est important parce que c\u2019est cette garantie qui assure la cohésion de l\u2019OTAN, mais qui renforce aussi le pouvoir de dissuasion.» Sans la menace d\u2019un front commun Europe- Amérique, Vladimir Poutine pourrait se permettre de perturber d\u2019autres élections ou d\u2019augmenter ses menaces contre l\u2019Ukraine, craint Mme Carvin.Elinor Sloan, elle aussi professeure d\u2019affaires internationales à l\u2019Université Car- leton, se montre moins alarmiste et s\u2019en remet au communiqué conjoint qu\u2019ont publié les membres de l\u2019alliance mercredi.Le groupe y réitère notamment que «l\u2019OTAN reste le fondement d\u2019une défense collective solide».Un commun accord que ne pourra ignorer Vladimir Pou- tine, qui comprend bien, selon elle, que la rhétorique de Donald Trump était surtout destinée aux Européens et à son propre électorat américain.Mais le risque pour l\u2019OTAN demeure, convient-elle, si les alliés ne répondent pas à la demande du président américain d\u2019augmenter grandement leurs dépenses en défense.Or, justement, le différend sur cette question ne s\u2019est pas réglé mercredi.Le président américain a sommé ses homologues de dépenser, non pas l\u2019équivalent de 2% de leur produit intérieur brut en matière de défense, mais 4 %.« Le président Trump veut que nos alliés partagent une plus grande part du fardeau et s\u2019acquittent au minimum de leurs obligations déjà déclarées», a indiqué sa porte-parole Sarah Sanders.Le communiqué conjoint réaffirme LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 4 HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Avis est par les présentes donné que la faillite de : Dieco Emporte-Pièces inc.Situé au : 2633, boul.Le Corbusier, Laval, Québec.H7S 2E8 est survenue le 06-07-2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25-07-2018 à 09:00 Au bureau du syndic au : 200-1130, boulevard,Curé- Labelle, Laval, Québec.H7V 3T7.Jean Fortin, Syndics autorisés en Insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com PRENEZ AVIS que Bernard Bureau, en son vivant domicilié au 306, rue Dalpé, Varennes (Québec) J3X 1C7, est décédé à Montréal le 17 février 2018.L'inventaire des biens peut être consulté par toute personne ayant un intérêt au domicile du liquidateur, au 306, rue Dalpé, Varennes (Québec) J3X 1C7.APPEL D\u2019OFFRES No.BAC-2019 L\u2019Union des municipalités du Québec sollicite des offres pour la fourniture et livraison de bacs roulants et de mini-bacs de cuisine pour la collecte des matières résiduelles dans différentes municipalités québécoises.Les soumissions, pour cet appel d\u2019offres, seront reçues au bureau de l\u2019UMQ situé au 2020, boul.Robert-Bourassa, bureau 0210, Montréal (QC) H3A 2A5.Ouverture des soumissions : le lundi 13 août 2018 à 10h00.L\u2019Union des municipalités du Québec ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Toute soumission doit être présentée sur les formulaires prévus à cette fin et transmis dans une enveloppe scellée avant la date et l\u2019heure d\u2019ouverture prévue.AVIS est, par la présente, donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension a adopté, lors de sa séance ordinaire tenue le 5 juin 2018, le règlement suivant : \u2022 Règlement numéro 01-283-101 intitulé « Règlement modifiant le règlement de zonage de l'arrondissement (01-283) visant à permettre la création de murale sur un bâtiment.» En date du 5 juillet 2018, un certificat de conformité au plan d\u2019urbanisme a été délivré relativement à ce règlement.Toute personne intéressée peut consulter ce règlement au Bureau Accès Montréal situé au 405, avenue Ogilvy, du lundi au vendredi, aux heures habituelles de bureau.Le règlement peut également être consulté sur le site internet de la Ville www.ville.montreal.qc.ca/reglements.PRENEZ EN OUTRE AVIS que ledit règlement est entré en vigueur le 5 juillet 2018.Fait à Montréal, le 12 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17087 ACQUISITION DE CAMIONS ÉQUIPÉS DE BENNES À COPEAUX ET FOURNITURE ET INSTALLATION DE BENNES À COPEAUX SUR DES CHÂSSIS DE CAMIONS FOURNIS PAR LA VILLE L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 19 juillet 2018 est reportée au jeudi 16 Août 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 12 juillet 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER : Avis est donné 123 CERTIFICATION INC.que la partie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l'avis d'assignation ont été- laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE- NOTRE-DAME EST A MONTRÉAL dans le dossier 500-22- 247492-187.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 10 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER : Avis est donné 9285- 8364 QUÉBEC INC.que la partie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL, une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de I'avis d'assignation ont été laissés à I'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST A MONTRÉAL dans le dossier 500-22- 247753-182.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais dejustice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, unjuge- ment par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 10 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER : Avis est dowÉ 9254- 3164 QUÉBEC INC.que la partie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de I'avis d'assignation ont été laissés à I'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST A MONTRÉAL dans le dossier 500-22- 247645-180.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, unjuge- ment par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 10 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17019 Fourniture de compteurs d\u2019eau et de débimètre 15 mm à 750 mm pour une période de 24 mois L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 10 juillet 2018 est reportée au 17 Juillet 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 12 juillet 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue RABB SCOT: 4880 RUE BIBEAU, PIERREFONDS, QC H9J 3S2 ASTELE DESIGN : 883 MONTÉE DE LIESSE, ST-LAURENT, QC H4T 1P5 BLAIS LINE: 85 FERNARNAD-ARVISAIS, GATINEAU, QC J8P 4Y5 MUNGA SAM MAWA: 7335 LACORDAIRE, MONTRÉAL, QC H1S 2A5 MYARA JEAN-JACQUES: 1001 RUE LENOIR #B-237, MONTRÉAL, QC H4C 2Z6 JACOBOWITZ DYAN: 1001 RUE LENOIR #B-237, MONTRÉAL, QC H4C 2Z6 ASSOCIATION LEGIT- QUEBEC: 1093 DES PINS, BLAINVILLE, QC J7C 1V3 FOUNZONGORI SORO: 2063 CHARTIER AVE, DORVAL, QC H9P 1H3 MARC-ANTOINE BEAUDRY: 8710 RUE PERRA, MONTRÉAL, QC H1E 5M8 HARVEY SUZANNE: 4240 3 IÈME AVENUE, LAVAL, QC H7R 2Y5 AYOTTE SYLVIE: 4240 3 IÈME AVENUE, LAVAL, QC H7R 2Y5 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, QC H2Y 1B6 dans les 30 jours ou autre nombre de jours indiqué dans l'ordonnance afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 10 juillet 2018 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 10 juillet 2018 Tsui-Lan Greffière-adjointe de la Cour du Québec numéro de dossier 500-32-155594-171 500-32-701601-173 500-32-703299-174 500-32-703299-174 500-32-704455-189 500-32-704455-189 500-32-704933-185 500-32-705040-188 500-32-705186-189 500-32-705170-183 500-32-705170-183 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795 ) Prenez avis que Mariette DROUIN, en son vivant domiciliée au 7150, rue Marie-Victorin, chambre B242-3, Montréal, QC, H1G 2J5, est décédée le 20 mai 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendezvous, à l'étude de Me Caroline Rivet, notaire, au 1599, rue Fleury Est, Montréal, QC, H2C 1S7.Donné à Montréal, ce 10 juillet 2018.La liquidatrice.AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Succession André Desjardins Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de André Desjardins en son vivant résidant et domicilié au 1565, rue Adon- cour, Longueuil, Québec, J4J 5L5, survenu le 19 octobre 2017, un inventaire des biens du défunt a été fait par Maxime Desjardins, liquidateur à la succession d'André Desjardins, le 29 juin 2018 devant deux témoins, conformément à la Loi.L'inventaire (extrait) peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Josée Lessard, notaire, sise au 2525 boul.Daniel-Johnson, bureau 302, Laval, Québec, H7T 1S9 Donné ce 6 juillet 2018.Maxime Desjardins Prenez avis que le Docteu- re Rachel Cossette, qui exerçait au Centre dentaire Lemay Auclair Dubé, au 3910, boulevard des Forges, Trois-Rivières, (Québec) G8Y 1V7, exerce, depuis le 1er juillet 2018, à la Clinique dentaire Dre Rachel Cossette inc.au 250, rue Vachon, bureau 101, Trois-Rivières, (Québec) G8T 8Y2; (819) 374-7000.Le 28 juin 2018, Dre Rachel Cossette a confié la garde des dossiers des patients l\u2019ayant consulté aux docteurs Martin Lemay, Renée Auclair et Marie- Claude Dubé, exerçant au sein du Centre dentaire Le- may Auclair Dubé, au 3910, boulevard des Forges, Trois-Rivières, (Québec) ; (819) 373-8636.Les pays s\u2019engagent à consacrer 2 % de leur PIB à la défense OTAN SUITE DE LA PAGE A 1 SOMMET DE L\u2019OTAN simplement l\u2019engagement dont ont convenu les pays en 2014, soit de cibler des dépenses équivalant à 2 % de leur PIB.L\u2019atteinte de cet objectif n\u2019y est pas garantie, malgré les récriminations de Donald Trump.«À mon avis, le langage du communiqué n\u2019est pas aussi fort que ce qu\u2019auraient souhaité les États-Unis.Il est possible que M.Trump reprenne ce thème à court terme», appréhende Mme Sloan.Et pour cause.Outre les États-Unis (qui dépenseront 3,5% de leur PIB en défense l\u2019an prochain), seule une poignée de pays atteindront le 2% en 2018, selon les estimations de l\u2019OTAN.Le Canada sera à 1,23%, contre 1,36% cette année.«Le gouvernement américain risque de maintenir la pression sur ses alliés», prédit Mme Sloan, qui reconnaît que le sort de l\u2019OTAN est encore loin d\u2019être réglé.Une salve de reproches Les critiques du président américain n\u2019ont pas été sans heurts à Bruxelles.Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, Donald Tusk, l\u2019avait invité mardi à « mieux considérer » ses alliés, «car l\u2019Amérique n\u2019en a pas tant que ça».« La plupart des dirigeants ont reconnu qu\u2019il fallait faire des efforts, mais ils ont jugé absurde l\u2019approche LA PRESSE CANADIENNE À BRUXELLES Les Forces armées canadiennes commanderont dès l\u2019automne prochain une mission d\u2019entraînement militaire de l\u2019Organisation du traité de l\u2019Atlantique Nord (OTAN) en Irak.Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a précisé mercredi que pour mener cette mission qui devrait durer un an, jusqu\u2019à 250 militaires canadiens seront déployés dans la capitale irakienne, Bagdad, ainsi que dans les environs de la ville.Quatre hélicoptères CH-146 Griffon de l\u2019Aviation royale canadienne seront déployés afin d\u2019assister les activités de l\u2019OTAN dans la région.Ces appareils sont notamment utilisés pour la recherche et le sauvetage, la surveillance et la reconnaissance, les opérations d\u2019évacuation de sinistrés et des missions d\u2019aide humanitaire.Le premier ministre Trudeau a fait ces annonces à Bruxelles, où s\u2019ouvrait le sommet des pays de l\u2019OTAN.La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, aussi présente à Bruxelles, a expliqué que «cette mission représente la prochaine étape pour le Canada à la suite de combats fructueux menés contre le groupe armé État islamique pour aider à rétablir la capacité institutionnelle en Irak et jeter les bases d\u2019une paix et d\u2019une stabilité durables».« Soutenir la nouvelle démocratie en Irak, qui a été tellement meurtrie, qui est si fragile, constitue une bonne chose à Le Canada commandera une mission de formation en Irak faire pour le Canada [\u2026] C\u2019est précisément ce que le Canada sait faire», a déclaré la ministre Freeland.« Nous sommes d\u2019un pays qui croit vraiment que gagner la guerre n\u2019est que la première étape, et que nous devons travailler très fort ensuite pour gagner la paix.» La nouvelle mission du Canada sera complémentaire à l\u2019Opération IMPACT, la contribution des Forces armées canadiennes à la coalition mondiale contre le groupe EI en Irak et en Syrie.La mission irakienne, combinée à l\u2019annonce de mardi sur le prolongement pour quatre ans, jusqu\u2019en 2023, de l\u2019engagement canadien en Lettonie, pourrait aider M.Trudeau à contrer les récriminations du président américain, Donald Trump.Le président américain estime que certains membres de l\u2019Alliance atlantique ne font pas suffisamment d\u2019efforts pour atteindre leurs cibles en matière de dépenses militaires.comptable du président américain », a pour sa part indiqué le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn, à l\u2019Agence France-Presse.Donald Trump s\u2019en est en outre pris à l\u2019Allemagne, l\u2019accusant d\u2019être à la solde de la Russie en raison de son projet de doublement d\u2019un gazoduc entre les deux pays.« L\u2019Allemagne, en ce qui me concerne, est prisonnière de la Russie parce qu\u2019elle tire une grande partie de son énergie de la Russie », a lancé le président américain au secrétaire général de l\u2019OTAN, Jens Stoltenberg, devant les caméras.Malgré ces multiples remontrances du président Trump, Elinor Sloan ne craint pas qu\u2019il quitte l\u2019OTAN, car il en serait le plus grand perdant.« Il veut être en meilleure posture pour négocier avec Poutine et avoir un plus grand pouvoir de négociation.» Pour ce faire, Donald Trump a besoin d\u2019une OTAN unie, qui envisagerait même d\u2019augmenter ses dépenses en matière de défense grâce aux menaces du président.Stephanie Carvin note, quant à elle, que les sénateurs républicains ont voté cette semaine pour appuyer l\u2019alliance de l\u2019Atlantique Nord.Elle se désole toutefois que la rhétorique du président vienne déstabiliser le groupe, au moment où celui- ci doit s\u2019attaquer à d\u2019importants problèmes: le terrorisme en Europe, la crise des migrants au sud de ses frontières, l\u2019indexation de la Crimée par la Russie et la guerre hybride que mène le Kremlin en Ukraine.«Le contexte n\u2019est pas favorable à une coopération internationale à un moment où nous avons vraiment besoin de coopération internationale sur une panoplie d\u2019enjeux.» Avec La Presse canadienne et l\u2019AFP 250 militaires canadiens seront déployés à Bagdad et dans ses environs.Il traite l\u2019OTAN comme une sorte de racket de protection, où les pays membres doivent payer pour être protégés STEPHANIE CARVIN » LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 5 JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR C\u2019est l\u2019incertitude à la Mission Saint- Michael.Après 91 ans d\u2019existence, le centre, qui vient en aide aux itinérants \u2014 aussi connu sous le nom de « Toit rouge » \u2014, craint de devoir fermer ses portes dans les prochains mois, faute de financement.George Greene est inquiet.L\u2019organisme qu\u2019il dirige depuis 11 ans a perdu les contributions de deux fondations qui ont préféré, cette année, financer des programmes visant à réintégrer des sans-abri dans des logements.«C\u2019est une perte de plus de 100 000$ pour nous », indique M.Greene, directeur de la Mission installée près de la Place des Arts.« Je suis d\u2019accord avec ça [le programme de logements], mais il va toujours y avoir des besoins pour des services comme ici.Il y a des itinérants qui préfèrent ce qu\u2019ils appellent la \u201cliberté totale\u201d.Ils ne veulent pas vivre entre quatre murs blancs.C\u2019est correct.On ne peut pas les y forcer.» Dans la salle commune, les habitués de la place avalent leur soupe.Jacques a passé 50 ans derrière les barreaux d\u2019un pénitencier.Après plusieurs évasions, il a finalement recouvré la liberté, mais il vit désormais dans la rue.La nuit, il dort sur un banc de la Plaza Saint-Hubert.Et depuis quelques mois, il vient régulièrement à la Mission Saint-Michael prendre un repas.« Ici, les intervenants sont patients », explique-t-il.Halte-chaleur coûteuse La Mission Saint-Michael est ouverte du lundi au vendredi, de 8 h à 12 h 15.Elle sert des repas.Les itinérants peuvent y prendre une douche.En plus des services de soutien psychosocial, ils ont accès à des vêtements propres une fois par semaine et à un sac de nourriture une fois par mois.Mais depuis trois ans, l\u2019organisme offre aussi une halte-chaleur l\u2019hiver.Au début, le service était accessible seulement les soirs de grand froid.Mais l\u2019hiver dernier, la halte-chaleur a été ouverte tous les soirs, peu importe la température.Malgré l\u2019aide des trois ordres de gouvernement, la halte-chaleur a plombé les finances de l\u2019organisme.Il a fallu engager des employés supplémentaires pour permettre à la Mission de recevoir près de 250 personnes par jour.Et il a bien fallu retaper les douches, réparer le congélateur et remplacer le système d\u2019éclairage.Toutes ces dépenses ont fait en sorte que le paiement des salaires est maintenant en retard, tout comme celui du loyer.George Greene croit que, si l\u2019organisme ne reçoit pas d\u2019aide d\u2019ici septembre, il faudra envisager la fermeture du centre après neuf décennies d\u2019activités.Il a d\u2019ailleurs rencontré des représentants de la Ville mercredi matin et espère une aide de leur part.« Si on ferme, où iront-ils ?» de- mande-t-il en regardant autour de lui.Il évoque Philippe, qui couche aux abords de la Place des Arts et qui fréquente la Mission depuis 40 ans.Et d\u2019autres, des réguliers dont il connaît le parcours semé d\u2019embûches.MONTRÉAL Le « Toit rouge » menacé de fermeture Le départ de deux importants donateurs provoque une perte de 100 000 $ pour ce centre d\u2019aide aux itinérants George Greene, le directeur général de la Mission Saint- Michael, dirige les itinérants durant l\u2019heure du dîner.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Deux fois trop de cerfs sur la montagne Ces bêtes charmantes sont les principales suspectes pour expliquer la nudité du sous-bois.« Quand je m\u2019y promène, ça me rend vraiment triste.Le sous-bois est sec », confie la directrice de la Réserve naturelle Gault et chercheuse à l\u2019Université McGill Virginie Millien.Un dur constat pour cette forêt primaire.Un survol de la réserve en hélicoptère avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a permis de constater que la densité des cerfs atteindrait onze bêtes par kilomètre carré, indique Mme Millien.Le « Plan de gestion du cerf de Virginie au Québec 2010-2017 » du MFFP précise que « la surutilisation de l\u2019habitat » commence à des densités supérieures à cinq cerfs par kilomètre carré.« Depuis 1995, la population s\u2019est accrue et se maintient à des niveaux qui engendrent une pression de broutement trop élevée sur l\u2019habitat », précise d\u2019ailleurs ce même rapport à propos de la zone de la Montérégie où se trouve le mont.Les résidents de la ville de Mont-Saint- Hilaire ont l\u2019habitude de croiser des cerfs dans les rues résidentielles et de protéger leurs jardins contre leur appétit.L\u2019étudiante à la maîtrise à l\u2019Université McGill Frédérique Truchon raconte que le sympathique chevreuil a peu d\u2019ennemis naturels sur la montagne : « Il n\u2019y a pas assez de coyotes pour exercer un contrôle de la population.» Compter et comprendre Pour bien comprendre, il faut davantage qu\u2019un décompte à vol d\u2019oiseau.« Tout le monde dit que les cerfs sont un problème, mais comme scientifique, notre travail, c\u2019est de le quantifier », explique Mme Millien.Comment y arriver ?C\u2019est là que les caméras entrent en ligne de compte.Saviez-vous qu\u2019un peuplement de cerfs peut se comporter comme un gaz ?À la différence que les molécules sont un peu plus grosses et\u2026 poilues ! Les physiciens disposent de formules qui permettent de connaître la densité d\u2019un gaz à partir de la fréquence de collision entre les molécules : plus il y en a, plus elles se rentrent dedans, pour résumer (très) grossièrement.Passant de l\u2019infiniment petit à notre échelle, des scientifiques ont adapté les formules issues de la physique pour estimer la densité animale dans un écosystème.Frédérique Truchon explique comment la fréquence de « collision » entre les cerfs du mont Saint-Hilaire et les caméras qu\u2019elle s\u2019apprête à installer lui permettront de connaître la densité du mammifère sur la montagne.Mme Millien espère que les images permettront aussi de mieux comprendre le comportement des animaux.Préfèrent-ils le côté public, fréquenté par 350 000 personnes chaque année, ou le côté privé de la montagne ?Trouver son « cerf intérieur » Les deux complices de Frédérique Truchon, les stagiaires Alexandra Falla et Steven Typa, la suivent munis d\u2019un GPS qui contient les données CERFS SUITE DE LA PAGE A 1 Frédérique Truchon et Steven Typa installent une des nombreuses caméras qui serviront à dénombrer la population de cerfs sur le mont Saint-Hilaire.Le broutage intensif de ces animaux provoque un dénuement du sous-bois.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR de géolocalisation des différents sites d\u2019installation des caméras.Ils ont été choisis au hasard, et couvriront toute la montagne.L\u2019ascension hors sentier nous mène au sommet, mais aussi au premier « élu » de 180 sites.Au cours des deux prochaines semaines, des milliers de photos s\u2019accumuleront sur la carte mémoire.Les caméras s\u2019activent lorsqu\u2019elles détectent un mouvement.« Trouve ton cerf intérieur ! » lance à la blague Frédérique à Alexandra, qui doit « jouer » à l\u2019animal pour vérifier que le dispositif s\u2019enclenche bel et bien.On ne croise pas de cerfs pendant notre petite expédition.« On les croise beaucoup plus souvent dans les sentiers publics », constate Frédérique Truchon.Deux autres centres de jour pour itinérants existent à Montréal.La Porte ouverte (The Open Door) s\u2019apprête à déménager sur l\u2019avenue du Parc, mais des résidents et des commerçants ne voient pas d\u2019un bon œil l\u2019arrivée de cette ressource dans leur quartier.Le Centre de jour Saint-James est pour sa part installé dans la rue Pané.Malgré les difficultés, George Greene ne perd pas l\u2019espoir que la situation se rétablira au fil des semaines et des dons.« Mais le loup est dans la porte », pré- vient-il.Pour mesurer l\u2019effet de leur appétit sur la forêt, les chercheurs compareront également la végétation de petits enclos où les cerfs ne peuvent s\u2019alimenter avec celle du milieu non protégé.Ils vont aussi noter les preuves de broutage.Et si la conclusion devait être que les cerfs menacent vraiment cette oasis de nature ?« Moi, je serai heureuse de fournir les données, mais après, c\u2019est l\u2019affaire du gouvernement », précise Mme Millien.La chasse et la stérilisation sont parfois des stratégies qui sont adoptées, mais pas question pour la directrice de se prononcer.En attendant, la population se reproduit.Des faons ont été aperçus, dont l\u2019un a été croqué, tétant sa mère dans une clairière, par l\u2019appareil photo avisé d\u2019un des employés de la réserve, Christian Côté 11 Nombre de cerfs par kilomètre carré.Le « Plan de gestion du cerf de Virginie au Québec 2010- 2017 » du MFFP précise que « la surutilisation de l\u2019habitat » commence à des densités supérieures à cinq cerfs par kilomètre carré. LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin our la quatrième fois depuis un an, la Banque du Canada augmente son taux directeur d\u2019un quart de point de pourcentage.À 1,5 %, ce taux auquel les banques se prêtent entre elles pour des périodes de 24 heures sert de référence pour les prêts à court terme ou à taux variables dans l\u2019ensemble de l\u2019économie.Malgré cette nouvelle hausse, les taux canadiens sont encore très bas, voire plus bas que les taux américains.La Banque du Canada devait profiter du fait que l\u2019économie canadienne s\u2019approche de son plein potentiel de production, sans surchauffe inflationniste, pour ramener progressivement son taux directeur à un niveau plus neutre qu\u2019elle situe entre 2,5 % et 3,5 %.Il faut donc s\u2019attendre à de nouvelles hausses au cours des prochains trimestres.Depuis la crise de 2008-2009, la presque totalité des banques centrales avaient stimulé le crédit en adoptant des politiques monétaires expansionnistes allant de la réduction des taux d\u2019intérêt à la mise en circulation de quantités phénoménales de liquidités par le rachat d\u2019obligations.Le mécanisme a bien fonctionné, de sorte qu\u2019on se retrouve aujourd\u2019hui avec le taux de chômage le plus bas des quarante dernières années.Grâce à ces bas taux d\u2019intérêt, l\u2019industrie de la construction a connu des années exceptionnelles.En contrepartie, le prix des maisons et le niveau d\u2019endettement des ménages ont explosé, au grand dam des jeunes ménages.Il aura donc fallu dix ans pour revenir à une situation économique plus normale, et voilà qu\u2019une guerre commerciale lancée par le président des États-Unis menace de « casser le party ».Pour la Banque du Canada, l\u2019imposition de tarifs douaniers sur le papier, l\u2019acier et l\u2019aluminium canadiens réduira la croissance de nos exportations d\u2019environ 0,6 %, et la réplique canadienne aura un impact équivalent sur les importations.Dans l\u2019ensemble, le PIB serait affecté négativement dans la même proportion d\u2019ici 2020.En somme, rien de très dramatique.Le premier objectif de la politique monétaire de la banque centrale est d\u2019assurer la stabilité des prix.Depuis plusieurs années, la cible d\u2019inflation se situe autour de 2 %, soit précisément ce qu\u2019on prévoit pour cette année et l\u2019an prochain en tenant compte des tarifs douaniers et d\u2019un prix pour le pétrole assez stable.Cela dit, la situation pourrait se dégrader rapidement si le président américain mettait à exécution sa menace d\u2019imposer des tarifs élevés sur les importations de voitures.Une telle décision aurait d\u2019abord pour conséquences d\u2019affecter les exportations canadiennes et l\u2019emploi, mais aussi d\u2019augmenter le prix des véhicules qui constitue une partie importante des dépenses des ménages nord-américains.Malgré le fait que nous n\u2019ayons connu aucun ralentissement d\u2019importance depuis dix ans, le scénario de la Banque du Canada ne prévoit pas de récession.Au contraire, tout baigne ! Et s\u2019il faut s\u2019inquiéter, ce serait davantage de la pénurie de main-d\u2019œuvre que de la chute des investissements ou d\u2019un quelconque choc causé par une guerre commerciale planétaire pourtant bien lancée.Trop optimiste, la banque centrale, ou seulement confiante en la résilience de l\u2019économie canadienne et mondiale ?Une chose est certaine, il était temps qu\u2019elle hausse ses taux, meilleur moyen d\u2019inciter les ménages, dont toutes ces jeunes familles endettées qui n\u2019ont jamais subi une récession, à la prudence.SUSAN HEAP Montréal En lisant Le Devoir du 9 juillet pendant le trajet de retour à la maison en métro, j\u2019apprends qu\u2019il y a des résidents et commerçants du Plateau Mont-Royal qui s\u2019opposent, avec véhémence, à l\u2019arrivée dans le quartier du centre de jour pour les itinérants La porte ouverte.Ce centre du jour, qui logeait dans une église à l\u2019angle d\u2019Atwater et de René-Lévesque, est obligé de trouver un autre local depuis la fermeture de cette paroisse et la vente de l\u2019église.Ce centre de jour a donc trouvé un local convenable dans une autre église, Notre-Dame-de-la-Sa- lette, située sur l\u2019avenue du Parc, entre les avenues Sherbrooke et des Pins.Et c\u2019est ce déménagement qui cause la consternation d\u2019un certain nombre de résidents et commerçants.Je réside sur le Plateau depuis 1974.En 1982, mon mari et moi y avons acheté une maison, où nous avons élevé nos trois filles.Et c\u2019est dans ce quartier paisible et agréable que j\u2019espère voir grandir mes petits-enfants.C\u2019est donc en tant que résidente de longue date du Plateau que je dois exprimer mon incompréhension totale devant le tollé soulevé par l\u2019arrivée du centre du jour La porte ouverte.Les personnes qui s\u2019opposent à la venue du centre du jour ont peur qu\u2019il attire des itinérants.Mais les itinérants sont déjà dans nos rues.Comme tous les quartiers résidentiels situés près du centre-ville, le Plateau a déjà son lot d\u2019itinérants qui débordent du centre-ville dans les rues du quartier, principalement le long des artères commerciales ; ça « vient avec le territoire ».Le choix que nous avons à faire est simple.Est-ce que l\u2019on préfère que les itinérants se trouvent dans des centres de jour à l\u2019abri des intempéries, à prendre un thé ou un café tout en se livrant à des activités aussi inoffensives que des jeux de cartes, de société ou de casse- tête, la lecture de revues et journaux et l\u2019écoute de la musique, ou est-ce que l\u2019on préfère les voir accroupis ou couchés sur les trottoirs du quartier à geler l\u2019hiver ou à cuire sous un soleil de plomb l\u2019été, souvent sans eau, sans toilettes, sans aucun contact humain suivi ?Rappelons que les itinérants ne sont pas simplement laissés à eux-mêmes dans les centres du jour.Ces centres sont animés par une équipe d\u2019intervenants et bénévoles dévoués qui se dépensent à tenter de réparer les cœurs, les corps et les âmes de ces gens brisés.Il y a déjà eu un centre de jour pour des toxicomanes situé à quelques mètres de notre maison familiale.Personnellement, j\u2019étais rassurée de savoir qu\u2019un certain nombre de ces itinérants se trouvaient dans le centre de jour, plutôt que dans le petit parc local où jouaient mes enfants qui risquaient de trouver une seringue ou une autre accessoire souillé.Enfin, je dois dire mon admiration pour la paroisse Notre-Dame- de-la-Salette qui demeure fidèle aux enseignements du menuisier au chômage qui a fondé son église en prêchant, il y a 2000 ans, que nous sommes les gardiens de nos frères et sœurs et que la richesse de cette terre est à partager entre tous ! Bienvenue sur le Plateau, et lon - gue vie à La porte ouverte.La paille et la tortue Qui n\u2019a pas vu l\u2019image de la petite tortue, une paille en plastique fourrée dans la narine?Depuis quelque temps, les médias nous inondent d\u2019informations sur la prolifération du plastique, une matière quasiment indestructible et responsable de la mort de milliers d\u2019animaux.Ils nous parlent d\u2019un continent de déchets plastique flottant dans le Pacifique, grand comme la France, l\u2019Espagne et l\u2019Italie réunies.On s\u2019émeut, on s\u2019offusque, on crie au scandale.Certaines villes et certains États ont décidé d\u2019interdire ou de taxer l\u2019utilisation des sacs en plastique, dont la production atteindrait 500 milliards d\u2019unités dans le mon - de.Montréal, par exemple, interdit aux commerçants d\u2019offrir à leurs clients des sacs de plastique légers depuis le 1er janvier dernier.Mesures populistes ?Se cherche-t-on une bonne conscience ?Face aux tonnes de déchets, ces décisions de nos élus dans le monde semblent bien illusoires et dérisoires.Il faudrait s\u2019attaquer à toutes les matières en plastique, à usage unique dans un premier temps, sans tarder.Mais souhaite- t-on vraiment prendre des mesures aussi draconiennes\u2026 et le peut-on ?N\u2019oublions pas que, dans sa composition chimique complexe se trouve principalement le pétrole, et l\u2019on connaît l\u2019influence de l\u2019industrie pétrolière\u2026 Pourtant, la vie même est menacée.Selon la fondation Ellen Mac - Arthur, le poids des déchets dans les océans sera plus important que celui des poissons en 2050 si rien n\u2019est fait jusque-là.La réponse à ce danger doit être planétaire.Quand bien même le Canada épouserait cette cause, ce serait un coup d\u2019épée dans l\u2019eau face à la consommation outrancière de matières plastiques de certains pays à forte croissance.L\u2019effort doit porter sur l\u2019éducation.Dans ma famille, nous n\u2019avons pas attendu de voir des images de tortue au nez bouché pour savoir que notre environnement fragile doit être protégé.Ma grand-mère lavait et recyclait les feuilles de plastique des commerçants.Mes parents, lorsque nous étions enfants, nous sermonnaient sévèrement si nous avions la mauvaise idée de jeter un papier de bonbon par terre.Aujourd\u2019hui, mes propres enfants s\u2019offusquent lorsqu\u2019ils voient les gobelets, bouteilles et autres déchets joncher certains parcs et rues de Montréal.Hier, on s\u2019alarmait de la pollution atmosphérique, des nanoparticules, du réchauffement climatique\u2026 De quoi l\u2019actualité environnementale sera-t-elle faite demain?Battons le fer tant qu\u2019il est chaud! Jacques Penel Montréal, le 9 juillet 2018 Pourquoi refuser les itinérants ?LIBRE OPINION LETTRES TAUX D\u2019INTÉRÊT Quel optimisme ! CHSLD Le sacre de l\u2019impuissance P action entreprise par Daniel Pilote au nom de tous les usagers de CHSLD lésés de leurs droits les plus primaires est porteuse à la fois de courage et de honte.Courage, car malgré la situation de vulnérabilité extrême dans laquelle il se trouve (une dystrophie musculaire Becker le paralyse presque complètement), M.Pilote espère que la voie des tribunaux compensera l\u2019inaction politique et l\u2019indifférence auxquelles se heurtent les dénonciateurs depuis des années.Comble du courage, il est prêt à personnifier ce combat.Honte, car il n\u2019y a pas plus désolant pour une société que de devoir inscrire au chapitre des pertes toutes les plaintes, tous les signalements, toutes les enquêtes et tous les rappels à l\u2019ordre portés à l\u2019endroit de ces centres de la dernière chance, en vain.Ils sont souvent le lieu du dernier repos, et cet hébergement devrait donc rimer avec «milieu de vie» où on est aux petits soins avec des occupants fragiles.Mais malheureusement, la situation est inverse: les lieux sont inadéquats et désuets, le personnel est épuisé, les clientèles de plus en plus « lourdes », le ratio services et besoins en constant déséquilibre.Cette action collective, si elle est autorisée, viendra secouer le gouvernement qui a laissé faire cette détérioration des services, et ce, malgré un chapelet d\u2019avertissements formulés bon an mal an par le Protecteur du citoyen sur le thème des listes d\u2019attente démesurément longues, d\u2019un resserrement des critères d\u2019admissibilité inquiétant, d\u2019une qualité des soins et services laissée en rade.En plus des horreurs faisant çà et là la manchette \u2014 absence de bain, changement de couches insuffisant, nourriture infecte, sécurité défaillante, infirmière au bout du rouleau.Tout ce bruit n\u2019atteint pas les grands manitous des réformes qui réfutent les critiques avec des chiffres.S\u2019ils ont raison de noter que les investissements en CHSLD augmentent, de 3 % en moyenne si on regarde le détail des Comptes de la santé 2015-2018, leur comptabilité omet de parler des besoins, sans cesse croissants.Elle occulte aussi tous les pans de la chaîne des soins de santé, les soins à domicile par exemple, où une vraie politique assortie de moyens pourrait soulager la pression pesant sur les CHSLD.Si elle est menée, cette bataille pourrait coûter cher.Elle rappellerait que nul impératif de gestion ne supplante les besoins de base.Elle donnerait une voix aux plus vulnérables, privés de l\u2019essentiel, qui n\u2019osent pas se plaindre par peur de représailles.C\u2019est le sacre de l\u2019impuissance.L ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu MARIE-ANDRÉE CHOUINARD SL?V, une rencontre manquée qui fait peur Comme le chante la ritournelle de mon enfance : on est 6 millions, faut se parler.On est maintenant 8 millions de personnes au Québec et c\u2019est toujours vrai, faut se parler.Ce serait sympathique, pour faire changement, de s\u2019écouter aussi.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y a deux postures de discussion dans notre petit coin du monde : ou bien on est d\u2019accord sur toute la ligne, ou bien on ne se parle plus.Nous avons un problème d\u2019écoute parce que nous avons du mal en s\u2019il vous plaît à rencontrer l\u2019autre.Certes, la société québécoise affirme mieux sa diversité qu\u2019autrefois, mais soyons sincères : ici com - me ailleurs, la mâle blancheur domine.Cette domination existe, son inertie est frustrante et elle fait mal.Parler de valeurs universelles dans ce contexte fait œuvre de déni : ce sont de belles paroles et bien peu d\u2019écoute.Le problème fondamental de SL?V, c\u2019est que quiconque s\u2019interroge sur cette situation problématique doit aussitôt choisir son camp.Avant même de commencer à en parler, il n\u2019y a plus d\u2019écoute.Dans un contexte où la droite identitaire n\u2019en finit plus d\u2019élargir son emprise, une telle polarisation des opinions cho - que, inquiète et fait peur.Martin Blanchard Montréal, le 9 juillet 2018 JEAN-ROBERT SANSFAÇON \u2019 A 7 LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 IDÉES Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Bernard Demers Conseiller municipal et agriculteur Béthanie Récemment, des municipalités ont demandé une révision de la Loi sur la protection du territoire agricole.En réponse, des écologistes et l\u2019Union des producteurs agricoles dénoncent l\u2019étalement urbain et souhaitent, au contraire, un renforcement de la loi dans son esprit actuel.Or la réalité n\u2019est pas si simple.Depuis 40 ans maintenant, on protège les terres agricoles.Dans les faits, pendant cette période, j\u2019ai vu Brossard se construire sur des terres de grande qualité, j\u2019ai vu Repentigny rejoindre L\u2019Assomption tout au long de la 40, j\u2019ai vu Be- lœil faire pousser des maisons et des centres commerciaux en pleins champs, tout comme Drummondville.J\u2019ai entendu le discours de régions qui se servent de l\u2019enjeu de la ruralité pour être mieux financées, j\u2019ai lu les propos des uns et des autres pour défendre une agriculture répondant aux besoins des Québécois.Mais, surtout, j\u2019ai vu et entendu mon village mourir.Mon village meurt parce que la loi interdit de rebâtir une maison après un délai d\u2019un an.Mon village meurt parce que la loi interdit de prendre une grande terre inculte de 100 hectares (1km2) pour en faire quatre terres de 25 hectares pouvant être achetées et exploitées par des jeunes de la relève voulant faire de la culture maraîchère, ou de petits fruits, ou du fromage.Mon village meurt parce que nous ne pouvons pas accueillir les nouvelles familles qui voudraient venir y habiter.Alors l\u2019école a fermé.Alors l\u2019église a été vendue.Nous reste le cimetière.Je ne peux même pas déboiser ma terre pour la cultiver davantage.Ce que je constate, c\u2019est que la loi, en 40 ans, n\u2019a pas protégé les terres agricoles autour des grandes villes, n\u2019a pas empêché l\u2019étalement urbain, mais a tué et continue de tuer le milieu rural.Je suis pour la protection du territoire agricole, je suis contre l\u2019étalement urbain, mais je suis d\u2019abord pour la sauvegarde de la ruralité.La Loi sur la protection du territoire agricole a été pensée et votée à une époque où l\u2019aménagement du territoire consistait à séparer les fonctions plutôt qu\u2019à en favoriser la mixité, à produire des aliments de manière industrielle plutôt que de manière artisanale, à déplacer les produits de façon massive plutôt que de penser «loca- vore » (manger localement).Le monde a changé.Je veux sauver mon village et la centaine d\u2019autres qui sont aussi en train d\u2019être tués par la loi telle qu\u2019elle est actuellement.Aussi, je demande au premier ministre du Québec et à ses trois émules de s\u2019engager à enclencher des travaux pour que la Loi sur la protection du territoire agricole soit revue et changée pour devenir la Loi sur la protection de la ruralité dès la reprise des travaux parlementaires.Et au président de l\u2019Union des producteurs agricoles ainsi qu\u2019aux membres de la Fondation David Suzuki, je demande d\u2019appuyer cette requête afin que le monde rural reprenne enfin vie.Protéger les communautés, pas seulement les sols Dr Guy Morissette Médecin actif dans le milieu des soins aux personnes âgées, des résidences pour personnes autonomes/semi-autonomes et des CHSLD.Ancien p.-d.g.de l\u2019Agence de santé et directeur des services professionnels retraité.Le débat provoqué par le dépôt de l\u2019action collective par le Conseil pour la protection des malades contre le gouvernement du Québec est bien engagé.Il me laisse perplexe à plusieurs égards, étant donné que les CHSLD au Québec sont depuis belle lurette une cible privilégiée de promesses et de commentaires de la part de nos politiciens et de différentes organisations de défense de droits ou d\u2019observateurs dits intéressés par le domaine : ils constituent un terrain de jeu idéal en période préélectorale.Cependant, il est bien possible ici qu\u2019on ne puisse déclarer de gagnant à la fin.L\u2019issue de ce débat risque de passer à côté de l\u2019objectif qu\u2019au fond on souhaite tous atteindre, soit améliorer les conditions de vie de nos aînés, qui ont largement contribué à créer la société dans laquelle nous vivons actuellement.Ne nous méprenons pas : il n\u2019est pas question d\u2019affirmer que tout l\u2019environnement de ces centres est idéal et qu\u2019il ne doit pas faire l\u2019objet d\u2019une attention renouvelée ou d\u2019investissements judicieux pour les rendre plus humains, plus attrayants, plus respectueux, au contraire\u2026 Il manque de physiothéra- peutes, d\u2019ergothérapeutes, de nutritionnistes, de techniciens en loisirs, d\u2019infirmières et de bien d\u2019autres soignants.Peut-être pas un grand nombre, mais un minimum selon chacun des établissements.Rappelons-nous qu\u2019il s\u2019agit effectivement de milieux de vie, oui, mais de milieux de vie substituts, et que les personnes qui y vivent ont des besoins bien différents de celles qui vivent à domicile ou en résidence pour personnes autonomes (RPA).Ainsi, on ne peut s\u2019attendre à ce que les CHSLD soient une copie conforme de milieux de vie naturels, car, justement, les besoins de leurs résidents sont bien différents.L\u2019action collective déposée pourrait bien, finalement, bénéficier plus à ceux qui l\u2019ont concoctée depuis plusieurs mois qu\u2019aux personnes concernées elles-mêmes.En fait, les coûts élevés déjà engendrés pour préparer cette action et ceux qu\u2019elle va entraîner pour la présenter et la défendre (ou la bloquer) seront déduits des sommes qui pourraient éventuellement être accordées aux familles des plaignants, dont une grande part sont des aînés qui ont déjà quitté ce monde.Pourquoi attribuer cet argent (quel - ques centaines de millions de dollars) aux avocats ou aux personnes qui ont vécu au cours des dernières années en CHSLD ou à leurs représentants ?Ne serait-il pas plus profitable d\u2019investir dans l\u2019avenir, dans différentes mesures qui auraient pour objectif d\u2019améliorer le sort de ceux qui vivent présentement dans des CHSLD ou qui y vivront dans le futur ?Améliorer les choses Les 22 exemples de mauvais services cités par le Conseil pour la protection des malades sont bien réels, il n\u2019y a aucun doute là-dessus.Certains méritent d\u2019être qualifiés, bien sûr, et on ne peut dire qu\u2019ils existent dans tous les CHSLD du Québec.Convenons qu\u2019à la base, les services déjà dispensés sont de qualité quand on considère le contexte dans lequel ils sont donnés.Cela est confirmé par plusieurs.Cependant, ils peuvent servir de point de départ à un engagement du gouvernement à améliorer les choses.Du fait que plusieurs instances, tant gouvernementales que paragouvernementales, des associations professionnelles et la population elle-même sont interpellées, il est nécessaire de constituer un regroupement politiquement indépendant, rattaché par exemple au Protecteur du citoyen ou au Commissaire à la santé récemment réhabilité, pour piloter cette démarche.Encore faut-il que le gouvernement soit disposé à investir ces sommes dans les mesures retenues, sommes qu\u2019il devra selon toute évidence dépenser de toute manière, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, dans les prochains mois.Mieux vaut, à mon avis, utiliser ces sommes pour améliorer les choses pour l\u2019avenir, plutôt que de les attribuer en dédommagement pour des actions passées, même s\u2019il y a une certaine rhétorique pour ce faire.Je suis d\u2019ailleurs convaincu que, fondamentalement, les personnes visées par un éventuel dédommagement préféreraient que ces sommes soient consacrées à améliorer le milieu actuel de vie des personnes qui vivent en CHSLD ou qui sont appelées à y vivre dans le futur.Pour cela, il faut que l\u2019engagement du gouvernement soit clair, afin de contrecarrer les allégations (justifiées) faites depuis quelques jours par plusieurs observateurs indiquant qu\u2019il y a déjà des rapports de visites et des études réalisées dans le passé qui contiennent des recommandations appropriées, dont certaines ont donné lieu à des engagements formels du gouvernement, mais sans qu\u2019on y donne suite.Nous sommes dans la période idéale pour analyser ce que nos aspirants représentants à l\u2019Assemblée nationale sont prêts à faire à cet égard pour changer les choses.Enfin, je ne peux m\u2019empêcher de souligner que la population a aussi un rôle important à jouer pour améliorer la situation, et cela doit commencer par visiter régulièrement nos aînés dans les CHSLD.Je suis bien placé pour constater que, trop souvent, ceux-ci sont délaissés, voire abandonnés, dans ce milieu de vie substitut, laissés à eux- mêmes et au personnel qui, pour la plupart, se donne à 110%.C\u2019est une responsabilité collective souvent négligée\u2026 Pour améliorer les conditions de vie de nos aînés L\u2019action collective est-elle la bonne solution ?Jean-Pierre Proulx Professeur et journaliste retraité M.Benoit Léger a gratifié la semaine dernière les lecteurs du Devoir d\u2019une vigoureuse attaque contre les croyants, attaque qu\u2019il a située « en marge de la rectitude politique ».En effet ! Comme il invite « à la critique vigoureuse et intelligente » ceux qui sont en désaccord avec lui, je m\u2019exécute.Ma posture ici est celle d\u2019un croyant, membre actif d\u2019une communauté chrétienne, montréalaise et solidaire de l\u2019Église depuis 73 ans.D\u2019abord, je partage l\u2019essentiel des critiques de M.Léger touchant en particulier ses aspects sociopolitiques.Il a tort cependant en ce qui concerne sa condamnation des accommodements raisonnables.Il faudrait pour répondre à son souhait renoncer à l\u2019égalité dans l\u2019exercice de la liberté de conscience et de religion, ce qu\u2019il ne veut certainement pas.On peut néanmoins débattre du comment.Je fais aussi miennes les critiques des errements anciens et contemporains, voire les crimes commis au nom de la religion ou par des religieux.Je refuse aussi, comme je l\u2019ai écrit dans cette page, la position d\u2019inégalité envers les femmes au sein de l\u2019Église catholique concernant l\u2019ordination.Mais M.Léger écrit surtout : « C\u2019est carrément Dieu que je veux enfin voir disparaître du décor.» Cette fois, je ne partage pas du tout ce souhait.Et pour une raison toute simple : Dieu est amour.C\u2019est là l\u2019essentiel du message de Jésus.Depuis toujours, d\u2019innombrables chrétiens en ont saisi le corollaire : c\u2019est à travers l\u2019amour de leur prochain qu\u2019ils aiment Dieu.Aussi, évacuer Dieu du décor serait pour l\u2019humanité renoncer à une richesse incomparable.Ainsi, sur le plan social, innombrables sont les chrétiens (et des membres d\u2019autres religions) qui se sont mis au service de leurs prochains pour les soigner, les instruire, les nourrir, les accueillir comme étrangers, les visiter en prison, etc.L\u2019histoire du Québec est remplie de ces témoins, en particulier des femmes (Marguerite Bourgeois, Marguerite D\u2019Youville, Émilie Gamelin).Le dernier en date est le père Pop, à qui l\u2019on a universellement et avec raison rendu hommage.La justice L\u2019amour du prochain passe encore par la recherche de la justice.Martin Luther King en est le champion toutes catégories.Le pape François en est aussi un témoin remarquable.À preuve, il ne s\u2019est pas fait que des amis aux États-Unis.L\u2019amour des ennemis et le pardon des offenses en sont la manifestation ultime.Bien sûr, les chrétiens n\u2019ont pas le monopole de l\u2019amour du prochain.On l\u2019observe partout.Mais la charité présente cette caractéristique unique d\u2019être au fondement de leur foi commune.Aussi la célèbrent-ils chaque dimanche depuis 20 siècles dans le pain et le vin partagés.Mais la critique la plus fondamentale de M.Léger est ailleurs.Pour lui, la foi exige « la mise en veilleuse de la raison et du sens critique ».Et « ceux et celles qui pratiquent sérieusement une religion au point où elle régule toute leur vie souffrent d\u2019un délire collectif ».Les croyants sont des « fabulateurs moyenâgeux ».Je m\u2019en tiendrai à son premier constat.Les deux autres sont pour le moins irrévérencieux.Passons.On en convient tous.On ne peut faire la preuve de l\u2019existence de Dieu (ni, pensent aussi des philosophes, de son inexistence).Mais la foi des chrétiens n\u2019est pas pour autant déraisonnable.Elle repose en effet sur le témoignage direct des apôtres et de plusieurs autres disciples qui, après sa mort, ont vu Jésus vivant et ressuscité.Ce témoignage originel s\u2019est depuis transmis de génération en génération.Mais l\u2019expérience des apôtres ne fut en rien scientifique.Elle le fut dans la foi.Thomas, qui avait raté la présence de Jésus auprès des autres apôtres une semaine après sa mort, s\u2019est fait dire : « Parce que tu m\u2019as vu, tu as cru.» À noter, Jésus n\u2019a pas dit : « Parce que tu m\u2019as vu, tu sais.» Il a dit : « Tu as cru.» Mais l\u2019expérience directe (le comment reste mystérieux) qu\u2019ils ont eue de Jésus ressuscité a été décisive pour les confirmer dans leur foi et les inciter à en témoigner passionnément.Mais ce ne fut pas toujours avec succès.Saint Paul raconte qu\u2019il s\u2019est trouvé au milieu de l\u2019Aréopage d\u2019Athènes à expliquer la « doctrine nouvelle » qu\u2019il prêchait.Les philosophes l\u2019ont assez bien suivi jusqu\u2019à ce qu\u2019il leur parle de la résurrection de Jésus.Le narrateur conclut : « À ces mots de résurrection des morts, les uns s\u2019esclaffèrent, tandis que d\u2019autre dirent : \u201cTu nous en parleras une autre fois.\u201d Sur ce, Paul quitta la réunion » ! L\u2019auteur Éric Emmanuel-Schmitt a merveilleusement raconté dans son roman L\u2019Évangile selon Pilate le défi que pose pour la foi la résurrection de Jésus.On ne sait pas.On croit parce qu\u2019il y a lieu d\u2019avoir confiance.Pour poursuivre le débat sur le terrain de la « critique vigoureuse et intelligente », chacun peut s\u2019en remettre aux théologiens.Ils œuvrent précisément à « l\u2019intelligence de la foi ».Et il s\u2019en trouve d\u2019excellents.Je pense en particulier au Jésus de Hans Küng.Avant de sortir Dieu du décor ! Réponse d\u2019un croyant à la lettre d\u2019un athée publiée dans Le Devoir Les services déjà dispensés dans les CHSLD sont de qualité quand on considère le contexte dans lequel ils sont donnés.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La charité présente cette caractéristique unique d\u2019être au fondement de la foi commune des chrétiens.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR orsque Nelson Mandela s\u2019est fait arrêter pour la première fois, il voyageait avec un militant antiapartheid blanc, le directeur de théâtre Cecil Williams.Recherché pour ses activités dans l\u2019African National Congress (ANC), Mandela s\u2019était fréquemment déguisé en chauffeur d\u2019un Blanc pour éviter les ennuis.Mais cette fois, c\u2019était Williams qui conduisait.Cette arrestation, et la condamnation qui a suivi, a marqué le début de 27 ans de détention.Vingt-sept longues années au cours desquelles le militant ne baisse ni la tête ni les bras.C\u2019est ce dont témoignent ses 800 lettres inédites, traduites en français sous le titre Lettres de prison de Nelson Mandela et publiées chez Robert Laffont, à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire de son arrestation.C\u2019est aussi le début d\u2019une résistance obstinée, têtue, toujours digne et respectueuse, convaincue de sa pertinence.Une résistance qui est palpable à chaque ligne que Mandela adresse à ses geôliers, mais qui lui a aussi coûté la joie, durant toutes ces années, de voir grandir ses enfants.Une résistance qui rime avec détermination, mais aussi avec candeur, raconte la journaliste Lucie Pagé, qui a personnellement connu Nelson Mandela et qui signe la préface québécoise de ces lettres.« Vingt-sept ans de prison, cela forme un homme, reconnaît celle qui a épousé le militant antiapartheid et ancien ministre de Nelson Mandela Jay Nai- doo.Mandela était un homme d\u2019une grande douceur, ferme, mais dans le bon sens.Il n\u2019avait pas une once de méchanceté.Il était toujours juste.C\u2019était un homme d\u2019une justesse extraordinaire.Mais le plus frappant, c\u2019était sa candeur.Les titres ne l\u2019impressionnaient pas, que vous soyez reine, ministre ou concierge.Cette intégrité, cette probité, transparaît dans ces lettres », dit-elle.C\u2019est donc d\u2019un ton égal, à la fois respectueux et ferme, que Mandela écrit, jour après jour, au fil des mois et des années, pour réclamer des traitements décents, pour lui ou pour ses proches, pour ses compagnons de lutte.Le simple fait d\u2019écrire et de recevoir des lettres est une bataille.Au début de sa détention, à la prison de Robben Island, « les prisonniers pouvaient renoncer à une visite en échange de la réception de deux lettres ».Six ans après sa condamnation, Mandela écrit à son avocat.Les perturbations de sa correspondance, écrit-il, indiquent « une volonté et une politique délibérées de la part des autorités de me couper et de m\u2019isoler de tous contacts avec l\u2019extérieur, de me frustrer et de me démoraliser, pour m\u2019amener au désespoir et éventuellement me briser ».Mandela est resté au grade D, qui prévoit les pires conditions de vie pour les prisonniers, pendant dix ans.Pour les autres prisonniers, cette période était limitée à six ans.En 1968, il se voit refuser d\u2019assister aux funérailles de sa mère.« Il n\u2019a jamais été facile pour personne de perdre sa mère tant aimée.Derrière les barreaux, un tel malheur peut être un désastre destructeur », écrit-il à l\u2019avocat Knowledge Guzana.Un an plus tard, c\u2019est au tour du fils aîné de Mandela, Madiba Tembekile, de périr dans un accident de voiture, alors que son père et sa mère sont emprisonnés.Encore une fois, Mandela se fait refuser le droit d\u2019assister aux funérailles.À ces tentatives de le « briser », il répond par la persévérance.Tout en reconnaissant son soutien à l\u2019ANC, il se défend, auprès du ministère de la Justice, d\u2019avoir été membre du Parti communiste.Pour lui, cette allégation n\u2019est qu\u2019une manœuvre de ses détracteurs pour le faire radier du Barreau.Il fait aussi des démarches répétées auprès des ministres pour que soit levée l\u2019assignation à résidence de sa femme Winnie Mandela.Durant sa détention, en plus de terminer son droit, Mandela apprend l\u2019afrikaans, la langue des Afrikaners, qui était aussi la langue des gardiens de la prison.Cet apprentissage de la langue des Blancs sud-africains jouera plus tard un rôle majeur dans ses discussions avec le dernier gouvernement blanc d\u2019Afrique du Sud, celui du président De Klerk.Le jour de sa première adresse à la nation, Mandela lira d\u2019ailleurs un poème de la poète afrikaner Ingrid Jonker, Die Kind, qui signifie The Child, en afrikaans.Lucie Pagé raconte pour sa part que Nelson Mandela lui a un jour dit avoir appris l\u2019afrikaans en prison « pour pouvoir mieux négocier avec mes ennemis et parler à leur cœur et non à leur tête ».Pour Lucie Pagé, ces lettres témoignent aussi de la profonde spiritualité de Nelson Mandela.« J\u2019ai été renversée en lisant ces lettres pour diverses raisons, dit-elle.Je ne savais pas qu\u2019il était si profondément spirituel.» « Ces lettres de prison dévoilent la pièce manquante de cet homme, pourtant un des plus connus de la planète.Ce qu\u2019on y retrouve est ce qu\u2019il y a de plus sacré chez un être humain : son intimité », écrit-elle dans sa préface.Nelson Mandela appelait souvent chez elle pour parler à son ministre, à 3 h du matin, parce que c\u2019était à cette heure-là que commençait sa journée.Lui qui avait tant souffert d\u2019être séparé de sa famille s\u2019enquérait toujours, en premier lieu, dit-elle, « quelle que soit la raison de sa visite ou de son appel, du bien-être de mes enfants et du mien, avant la pressante question nationale dont il devait discuter avec mon mari, ministre dans son cabinet ».De la force résiliente et candide de ce géant de l\u2019histoire du monde, il reste bien plus que ces centaines de lettres mesurées et signées entre les murs d\u2019une geôle.Il reste un germe d\u2019espoir pour l\u2019humanité.Les lettres de prison de Nelson Mandela Robert Laffont, Paris, 2018, 768 pages LEDEVOIR // LE JEUDI 12 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Nelson Mandela inédit Ses lettres de prison nous font entrer dans l\u2019intimité de ce héros de la lutte contre l\u2019apartheid Jour après jour pendant les 27 années de sa détention, Nelson Mandela a écrit pour réclamer des traitements décents, pour lui ou pour ses proches, pour ses compagnons de lutte.SIPHIWE SIBEKO AGENCE FRANCE-PRESSE L Ces lettres de prison dévoilent la pièce manquante de cet homme, pourtant un des plus connus de la planète LUCIE PAGÉ » E N B R E F Marc Lefebvre, de Varennes, qui dirigeait la société qui se trouvait au cœur du stratagème.Les policiers ont aussi arrêté Karl Caron, de Gatineau, Martin Sirard, de Laval, Benoît Poirier, de Mas- couche, et Pierre Vaillancourt, de Sainte-Adèle.Ils devront faire face à des accusations de fraude et de complot pour fraude.Il y a 18 mois, la première phase de l\u2019opération Nobélium avait révélé que la fraude permettait à des sociétés de disposer d\u2019importantes sommes en argent comptant pour effectuer l\u2019achat de métaux, en échange de factures de complaisance provenant d\u2019une organisation criminelle.La Presse canadienne Le CRTC impose ses premières amendes liées aux logiciels malveillants Pour la première fois depuis l\u2019entrée en vigueur de la loi antipourriel en 2014, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a imposé des amendes à l\u2019endroit de deux entreprises qui auraient facilité l\u2019installation de logiciels malveillants par l\u2019entremise de publicités diffusées en ligne.Dans un communiqué publié mercredi, le CRTC a précisé que Da- tablocks devrait débourser 100 000 $ alors que Sunlight Media s\u2019est fait imposer une amende de 150 000 $.Ces deux sociétés évoluent dans le secteur de la publicité en ligne.Selon le CRTC, les publicités en ligne sont l\u2019une des principales sources de diffusion des logiciels malveillants.Dans le cadre d\u2019une enquête qu\u2019il a décrite comme « extrêmement complexe », le CRTC a notamment mené une perquisition.Les deux entreprises \u2014 qui ont violé la Loi canadienne antipourriel \u2014 ont maintenant 30 jours pour présenter des observations écrites au CRTC ou encore pour payer la pénalité.La Presse canadienne À Winnie Mandela, son épouse d\u2019alors, le 20 juin 1970 « Au cours des huit années de solitude passées derrière les barreaux, j\u2019ai souvent souhaité que nous soyons nés à la même heure, que nous ayons grandi ensemble et passé chaque minute de notre vie en compagnie l\u2019un de l\u2019autre.Je crois sincèrement que si tel avait été le cas, je serais devenu un sage.» Dans une lettre au président d\u2019Afrique du Sud de l\u2019époque, Pieter Willem Botha, le 13 février 1985 « La confrontation qui vient ne sera détournée que si les mesures suivantes sont prises sans délai.1.Le gouvernement doit renoncer le premier à la violence.2.Il doit mettre un terme à l\u2019apartheid.3.Il doit mettre fin à l\u2019interdiction de l\u2019ANC.4.Il doit libérer tous ceux qui ont été emprisonnés, assignés à résidence, ou exilés pour leur opposition à l\u2019apartheid.5.Il doit garantir une activité politique libre.» Recyclage illégal de métaux : arrestation de cinq personnes De présumés responsables d\u2019un stratagème de recyclage illégal de métaux ont été visés par une nouvelle opération policière qui a été déployée mercredi matin dans la grande région de Montréal.Cinq personnes ont été arrêtées lors du déploiement de la seconde phase de l\u2019opération policière baptisée Nobélium.La première phase avait permis à la Sûreté du Québec (SQ) d\u2019arrêter ou d\u2019interroger 18 suspects, en mars 2017.Parmi les personnes arrêtées mercredi figurait "]
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