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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-07-16, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 157 / LE LUNDI 16 JUILLET 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM PAYSAGES DU CINÉMA QUÉBÉCOIS La Gaspésie, son rocher et plus encore Tant de kilomètres à parcourir et d\u2019histoires à raconter tout autour de la péninsule INDEX Avis légaux.A4 Culture.B7 Décès .B4 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde.B1 Mots croisés.B6 Petites annonces .B4 Religion .B6 Société .B3 Sports.B4 Sudoku .B6 Sur la route.B5 SUR LA ROUTE Une brise nordique souffle sur les îlots de chaleur B 5 Selon les chiffres les plus récents de l\u2019Institut de la statistique du Québec, la Gaspésie compte 79 442 habitants (excluant les Îles- de-la-Madeleine).Ce vaste territoire d\u2019une superficie d\u2019environ 20 000km2, certains considèrent qu\u2019il est trop grand pour une population si petite, rêvant de mettre la clé dans la porte, une solution radicale qui revient à l\u2019occasion comme une triste sérénade.C\u2019est mal connaître la détermination des Gaspésiens, une résistance célébrée dès le début des années 1970 par Jean-Claude La- brecque dans Les smattes, décrivant cette planification radicale du territoire qui équivalait à réduire en miettes maisons et villages.Un combat sur lequel il reviendra quelques décennies plus tard dans Le grand dérangement de Saint-Paulin Dalibaire (2004).Ce n\u2019est pas seulement par amour pour leur Rocher percé, icône immédiatement reconnaissable, que les Gaspésiens occupent le territoire avec fierté.Le cinéma y joue un rôle, et pas seulement comme décor.Beaucoup de gens partent, mais certains reviennent, portés par cet amour du septième art, qui se vit différemment que dans les centres urbains.Ce fut un choix assumé pour Simon Bujold, natif de la Baie-des-Chaleurs, ayant vécu un peu partout au Québec et deux ans On a souvent reproché au cinéma québécois d\u2019être éminemment\u2026 montréalais.Or, plusieurs cinéastes n\u2019hésitent pas à prendre la clé des champs, tandis que d\u2019autres font le choix de s\u2019enraciner un peu partout sur le territoire.Le Devoir vous fait découvrir cet été les charmes et les secrets de sept régions du Québec, chacune exprimant un pan légendaire, singulier, ou méconnu du cinéma d\u2019ici.Aujourd\u2019hui, les beautés de la péninsule gaspésienne.ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR VOIR PAGE A 2 : CINÉMA Le jour de gloire est arrivé pour les Bleus, qui ont gagné la deuxième Coupe du monde de leur histoire, 20 ans après celle de 1998, en dominant la Croatie 4-2 au bout de l\u2019incroyable finale du Mondial-2018, dimanche à Moscou.Notre compte rendu en B 4.ODD ANDERSEN AGENCE FRANCE-PRESSE La France championne! AMÉLIE DAOUST-BOISVERT LE DEVOIR Si l\u2019accès à un médecin de famille reste difficile à plusieurs endroits au Québec, certaines régions tirent très bien leur épingle du jeu.Dans certains des 93 réseaux locaux de service (RLS) du Québec, non seulement la cible de 85 % de citoyens suivis par un omnipraticien est atteinte, mais elle est même largement dépassée.Le « meilleur élève » se trouve au Sa- guenay\u2013Lac-Saint-Jean, une région où plus de 90 % des gens ont un médecin.Dans le RLS de Maria-Chapdelaine, on atteint presque 97 %.L\u2019amélioration la plus notable en 4 ans, pour sa part, est enregistrée en Abitibi, où le RLS du Témiscamingue a vu son taux d\u2019inscription bondir de 25 points de pourcentage, pour atteindre 83,4 % en mai 2018.Près de la moitié des réseaux locaux de service du Québec, soit 43 sur 93, atteignent l\u2019objectif de donner un médecin de famille à 85% de leurs citoyens.Ils n\u2019étaient que 9 en 2014.Dans le Bas- Saint-Laurent, la Mauricie\u2013Centre-du- Québec, l\u2019Estrie, la Gaspésie, Chaudière- Appalaches et à Québec, la majorité des RLS ont atteint ou dépassé la cible.Le miracle du Lac Comment expliquer que presque tous les citoyens du RLS de Maria-Chapde- laine, dans le coin de Dolbeau-Mistas- sini au Lac-Saint-Jean, aient un médecin de famille ?Le Dr Marc Audet, responsable du groupe de médecine familiale (GMF) MÉDECIN DE FAMILLE Un accès à géométrie variable VOIR PAGE A 5 : SANTÉ Le phare de Carleton-sur-Mer CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR CULTURE Alexandre Forest, un homme vrai au Zoofest B 8 L\u2019accès à un médecin de famille, ici, devient une amorce pour un ensemble de services interdisciplinaires VANIA JIMENEZ » ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 JANICE DICKSON À OTTAWA LA PRESSE CANADIENNE Alors que les tensions montent entre Ottawa et le nouveau gouvernement de Doug Ford en Ontario, la députée conservatrice fédérale Michelle Rempel veut donner aux ministres provinciaux de l\u2019immigration une autre occasion d\u2019exposer leurs doléances par rapport à la gestion des demandeurs d\u2019asile.La ministre ontarienne responsable de l\u2019immigration, Lisa MacLeod, présentera volontiers ses griefs, comme elle l\u2019a fait vendredi lors d\u2019une rencontre avec ses homologues fédéraux, provinciaux et territoriaux à Winnipeg.Rappelons qu\u2019elle avait quitté abruptement la rencontre après un échange houleux avec le ministre fédéral Ahmed Hussen, qui a plus tard accusé l\u2019Ontario de mener une campagne de peur par rapport aux nouveaux arrivants.À l\u2019occasion de la réunion d\u2019urgence du comité de l\u2019immigration de la Chambre des communes, lundi, des membres de l\u2019opposition tenteront de faire monter la pression sur le gouvernement de Justin Trudeau.Michelle Rempell déposera alors une motion pour exhorter le comité à évaluer la réponse du gouvernement libéral à la hausse du nombre de demandeurs d\u2019asile en provenance des États-Unis.De concert avec la porte-parole néo- démocrate en matière d\u2019immigration, Jenny Kwan, elle demandera au comité de tenir deux autres rencontres cet été.La motion de l\u2019élue albertaine invite aussi le ministre Hussen et ses homologues provinciaux à témoigner devant le comité.Lisa McLeod, qui réclame des excuses de M.Hussen, dit qu\u2019elle ne se fera pas prier.Au sud de la frontière Pour sa part, Jenny Kwan insiste sur la nécessité d\u2019une stratégie face aux États- Unis, où l\u2019approche répressive du président Donald Trump encouragerait les demandeurs d\u2019asile à fuir vers le nord.« Tant et aussi longtemps que Trump sera en poste, les États-Unis ne seront DEMANDEURS D\u2019ASILE L\u2019opposition interpelle le ministre Hussen La Gaspésie compte 79 442 habitants (en excluant les Îles-de-la- Madeleine).Ce vaste territoire d\u2019une superficie d\u2019environ 20 000 km2, certains considèrent qu\u2019il est trop grand pour une population si petite.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR CINÉMA SUITE DE LA PAGE A 1 en Amérique centrale, «capteur d\u2019images» par drone et responsable de la programmation de Vues sur mer, organisé depuis huit ans en avril par Cinélune de Gaspé.Le festival, consacré au documentaire, reçoit des cinéastes d\u2019ailleurs, mais stimule aussi la créativité des gens de la région qui décident à un moment ou à un autre de s\u2019exprimer par le cinéma.«Les paysages, les saisons, les événements, et les Gaspésiens eux-mêmes, tout ça constitue une grande source d\u2019inspiration», souligne ce père de trois jeunes enfants.Larguer les amarres Native de Matane, Johanne Fournier a aussi effectué un retour aux origines en décidant de s\u2019y réinstaller il y a 20 ans.Les quatre documentaires qu\u2019elle a signés depuis son arrivée témoignent de l\u2019évolution de son regard sur la Gaspé- sie \u2014 et celle de la région, qu\u2019il faut voir « comme plusieurs pays », souligne-t- elle, car « La Côte-de-Gaspé, La Mata- pédia et la Baie-des-Chaleurs, ce n\u2019est pas la même chose ».De plus, « Ma- tane, ce n\u2019est pas Percé ou Bonaventure, c\u2019est une ville industrielle et commerciale aux côtés plus âpres, que j\u2019affectionne particulièrement ».La cinéaste et écrivaine (Tout doit partir, Leméac, 2017) admet qu\u2019à l\u2019époque de Larguer les amarres (1999), où elle partage images, récits de voyage et confidences avec sa fille Catherine Vidal, « le paysage a pris toute la place ».« Quand on revient ici, nous en sommes complètement absorbés, c\u2019est l\u2019idée de la carte postale qui s\u2019impose, même si aujourd\u2019hui, on dirait que c\u2019est \u201cinstagrammable\u201d ! » Dans ses trois autres films \u2014 Poissons (collage), 2004 ; Cabines, 2007 ; Le temps que prennent les bateaux, 2011 \u2014, elle s\u2019est « approchée des gens, des travailleurs, des propriétaires de cabines, des pêcheurs, pour aller au-delà des clichés, même si la pêche ou les cabines, ça peut sembler des clichés ».En fait, poursuit-elle, « j\u2019en avais marre de ce discours négatif sur la Gaspésie dans les médias, dont celui à savoir qu\u2019il faut fermer la région.Dans Cabines, je montre des propriétaires qui gagnent bien leur vie, qui vivent en autarcie avec le territoire ».Si loin, si proche Qui dit Gaspésie dit bien sûr paysages majestueux et contrastés, mais la région aurait, semble-t-il, un son bien à elle.C\u2019est du moins ce que capte l\u2019oreille fine du documentariste Jean- François Caissy, originaire de Carle- ton-sur-Mer.Établi à Montréal depuis 19 ans, il ne compte plus les allers-re- tours en voiture entre les deux régions : « Des centaines de fois », précise-t-il avec fierté.« Ce trajet, je l\u2019aime beaucoup, parce qu\u2019il me permet de quitter le quotidien, de faire une coupure ; pendant 9 heures, je rentre peu à peu dans ma bulle de tournage.» Lorsqu\u2019il débarque au pays de ses origines pour y tourner La belle visite (2010) ou La marche à suivre (2014), ce qui le frappe à tout coup, « c\u2019est la pureté sonore », lui qui s\u2019occupe toujours de la prise de son pendant ses tournages.« Lorsque l\u2019on entend quelque chose, ce n\u2019est souvent que la seule chose à capter, et ce dépouillement me plaît beaucoup.À Montréal, on entend constamment les sirènes de pompiers ou de police, et on n\u2019y prête pas attention.» Selon lui, en Gaspésie, « dès qu\u2019on entend une sirène, tous se sentent concernés ».Même constat en ce qui concerne les paysages, et leur beauté tout aussi dépouillée, selon Jean-François Caissy.« Filmer un bâtiment où il n\u2019y a rien autour, c\u2019est très puissant d\u2019un point de vue symbolique.Dans La belle visite, j\u2019explore une résidence pour personnes âgées située sur le bord d\u2019une falaise près de la route 132.À Montréal, j\u2019aurais probablement tourné dans un mé- gaplexe pour personnes âgées entouré d\u2019autres bâtiments, et situé sur une rue passante : la symbolique n\u2019aurait pas été la même.» N\u2019empêche que, pendant la belle saison, les touristes empruntent massivement les routes de la Gaspésie, ne voyant pas toujours la dégradation qui se cache derrière.« Certaines sont peu à peu arrachées par l\u2019érosion des côtes, constate à regret Jo- hanne Fournier.Si on avait distribué aux Gaspésiens tout l\u2019argent de la cimenterie de Port-Daniel, imaginez ce qu\u2019ils auraient pu faire : réparer les aéroports, la voie ferrée, les routes.Et le faire de belle façon.» À l\u2019image de leur cinéma.Quel film, selon vous, symbolise le mieux la Gaspésie ?Johanne Fournier.« Les smattes (1971), de Jean-Claude Labrecque, un des premiers films qui m\u2019a marquée, un classique qui montre la Gas- pésie dans quelque chose d\u2019extrêmement douloureux : les fermetures de villages.J\u2019y repensais récemment à la suite de l\u2019annonce de la mort de Daniel Pilon.» Jean-François Caissy.« La rivière cachée (2018), de Jean-François Le- sage, un documentaire d\u2019une grande beauté et d\u2019une grande simplicité, tourné sur le bord d\u2019une rivière dans la Baie-des-Chaleurs, où le décor devient un personnage.» Simon Bujold.« Dans Le commun des mortels (2017), Carl Leblanc, un Gaspésien d\u2019origine, raconte une histoire personnelle, celle d\u2019un homme avec ses joies et ses drames, et en fait l\u2019écho de tout un peuple en construction\u2026 ou en déconstruction, selon le point de vue où l\u2019on se place.Il montre aussi l\u2019évolution du paysage gas- pésien, la nature qui parfois reprend ses droits, ou qui disparaît d\u2019une époque à l\u2019autre.» Scène du film Les smattes, avec Donald Pilon, Louise Laparé et Daniel Pilon Des kilomètres d\u2019histoires à raconter pas un endroit sûr pour les demandeurs d\u2019asile », martèle la députée de Vancouvert-Est.Michelle Rempell a convoqué la rencontre de lundi après que le Québec et l\u2019Ontario eurent signalé un manque d\u2019espace pour héberger les migrants.Le gouvernement ontarien a fait état d\u2019une « crise imminente » si Ottawa n\u2019aide pas à placer les demandeurs d\u2019asile présentement hébergés dans des dortoirs d\u2019universités.Le premier ministre nouvellement élu de l\u2019Ontario, Doug Ford, souhaite refiler l\u2019entièreté de la facture au gouvernement fédéral, qui a jusqu\u2019à présent offert un soutien de 11 millions $.Le nombre de demandeurs d\u2019asile qui franchissent la frontière canado- américaine de manière irrégulière est en baisse constante.Selon de nouveaux chiffres dévoilés vendredi, la Gendarmerie royale du Canada en a intercepté 1263 en juin, comparativement à 1869 le mois précédent.En avril, 2560 demandeurs du statut de réfugié avaient été dénombrés par la GRC.Le ministre fédéral de l\u2019Immigration, Ahmed Hussen SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Filmer un bâtiment où il n\u2019y a rien autour, c\u2019est très puissant d\u2019un point de vue symbolique JEAN-FRANÇOIS CAISSY » Tant et aussi longtemps que Trump sera en poste, les États-Unis ne seront pas un endroit sûr pour les demandeurs d\u2019asile JENNY KWAN » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 La photo L es archives photographiques constituent un continent fabuleux pour qui souhaite arpenter les pays de la mémoire.Aux archives fédérales à Ottawa, on promeut depuis un moment un projet intitulé « Un visage, un nom ».De quoi s\u2019agit-il ?Le public est invité à identifier des individus des Premières Nations qui se retrouvent sur quelques-unes des remarquables photos tirées de ces collections.Plusieurs institutions tentent d\u2019identifier de la même façon des anonymes, comme si de notre capacité à tout ramener à la singularité des noms dépendait une meilleure compréhension du passé.Au Yukon, les archives viennent d\u2019annoncer qu\u2019elles allaient diffuser des milliers de photographies, en cherchant en priorité à identifier les individus présents sur 600 images qui datent des années 1960 et 1970.Dans la même optique, une entreprise précédente avait permis d\u2019en scruter 1500 autres.Il ne serait pas étonnant qu\u2019on fasse éventuellement de même pour des photos d\u2019ouvriers croqués au milieu des chantiers, des usines ou de leurs quartiers.Quitte à faire oublier qu\u2019une image vaut parfois mille maux, qui sait si le travail des photoreporters de guerre ne sera pas lui aussi bientôt revisité à la lumière de ce culte de la souveraineté du « moi ».À regarder de si près, est-ce qu\u2019on ne finit pas par tout voir de trop loin ?On s\u2019évite peut-être de la sorte de considérer ce que les sujets d\u2019une image incarnent au-delà de leur identité, c\u2019est-à-dire l\u2019exemplarité d\u2019une situation commune qui les dépasse tout en les englobant.En recomposant le monde à l\u2019imparfait de leur objectif, les confrères photographes, par exemple les humanistes Ronis, Boubat, Cartier-Bresson et autres Doisneau, étaient en quête d\u2019absolu.D\u2019un couple enlacé, ils ont affirmé la grandeur de l\u2019amour.Des jeux d\u2019une bande de garnements, ils ont rappelé le sérieux de l\u2019enfance.De l\u2019exercice de simples métiers du quotidien, ils ont souligné l\u2019honneur du travail.Des générations de photographes ont ainsi montré dans des vies minuscules, pour emprunter au titre du beau livre de Pierre Michon, la grandeur de toutes les existences.La photographie, sujet d\u2019histoire, outil de démocratie, affirme ainsi qu\u2019au royaume de notre vie en commun, « tous les humains sont de ma race ».Alors pourquoi ce besoin soudain et ambigu de se focaliser sur les seuls individus ?En fin de compte, l\u2019image de l\u2019histoire en ressort rarement plus nette.À vouloir atomiser des destins pourtant communs, à les scinder au nom de la souveraineté des sujets qui y participent, on réduit le poids de leurs revendications et on amenuise les identités collectives.Notre vision du présent est de plus en plus recadrée par les strictes modalités d\u2019un « droit à l\u2019image », sorte de trône où se pose un « je » tout-puissant en vertu duquel tous les individus auraient soudain le pouvoir de négocier la propriété de leurs reflets en société.Cette illusion de la possession permet de faire croire qu\u2019il n\u2019existe que des individus libres de leurs destinées, puisqu\u2019ils sont placés sous le même chapiteau du marché.Toute lumière étant ramenée sur l\u2019individu, plus rien d\u2019autre ne semble avoir davantage de valeur.Ainsi, la propriété de son image se confond-elle aujourd\u2019hui avec la propriété de la dignité.Les inégalités sociales ne se trouvent pourtant pas rabotées par cet hypothétique droit à négocier la valeur marchande de son image ! À propos d\u2019identité et d\u2019images de soi, afin d\u2019y voir un peu plus clair, il faut prendre le temps de se poser pour lire à tête reposée Sur la piste du Canada errant, un livre de Jean Moris- set paru ce printemps.Géographe doublé d\u2019un écrivain, Mo- risset traite à sa façon toujours originale de l\u2019histoire nord- américaine en regard des Premières Nations et des anciens Canadiens.Sur la piste du Canada errant offre en quelque sorte un grand portrait de nos origines communes.L\u2019image du Canada qu\u2019a imprimée dans les consciences l\u2019Empire d\u2019Ottawa est fondée sur l\u2019idée première d\u2019une supériorité de la British America, explique Morisset.Tout le reste en a tristement découlé.Dans cette société gonflée du sentiment de sa supériorité, la quête du Nord est devenue un étendard patriotard où les Premières Nations servent d\u2019alibis décoratifs dans le maintien d\u2019un pouvoir déjà ancien.Les identités ont été usurpées, prétend Morisset.En vertu de ses intérêts géopolitiques, « l\u2019English-speaking Canadian peut être de toute origine », du moins le plaide-t-il, « alors qu\u2019à l\u2019inverse, le French Canadian ne peut être que French Canadian d\u2019origine [\u2026] parce que, présume-t-on, le Libanais, l\u2019Haïtien, l\u2019Arabe, le Brésilien, tous les francophones ne sauraient y trouver leur place ».Les objets d\u2019hystéries et d\u2019hallucinations collectives qui, au nom de l\u2019identité, conduisent à des formes plus ou moins subtiles d\u2019exclusions ont un horizon historique dont Jean Morisset donne un portrait que l\u2019on ferait bien de scruter à la loupe.En matière d\u2019analyse, on est loin en tout cas des raccourcis affligeants de ce journaliste du quotidien britannique The Guardian qui, pas plus tard que la semaine dernière, se demandait, dans une suite de raccourcis, « comment le mouvement nationaliste québécois était devenu si blanc ».Peut-être, pour y voir plus clair, devrait- on d\u2019abord mieux regarder la photo que nous tend en quelque sorte Jean Morisset.Après 91 ans d\u2019existence, la Mission Saint-Michael se retrouve au bord du gouffre.Deux fondations ont décidé de retirer leur financement à l\u2019organisme de l\u2019avenue Président-Kennedy, préférant contribuer à des programmes de logements pour itinérants.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Vaut-il mieux tenter de sortir les itinérants de la rue en leur trouvant un logement ou doit-on privilégier une approche plus axée sur la prévention et l\u2019aide d\u2019urgence ?Le débat divise depuis des années les organismes qui œu- vrent auprès des itinérants.La Mission Saint-Michael, un centre de jour pour itinérants \u2014 aussi connu sous le nom de « Toit rouge » \u2014, semble faire les frais de cette tendance favorisant l\u2019aide au logement.Après 91 ans d\u2019existence, la Mission Saint-Michael se retrouve au bord du gouffre.Deux fondations ont décidé de retirer leur financement à l\u2019organisme de l\u2019avenue Président-Kennedy, préférant contribuer à des programmes de logements pour itinérants.Cette volte- face se traduit par une perte de plus de 100 000 $ pour la Mission, qui offre des repas aux itinérants, un accès à des douches, de l\u2019accompagnement et du soutien psychosocial à cette clientèle marginalisée.Ses coffres à sec, l\u2019organisme envisage maintenant de fermer ses portes.L\u2019approche Trudeau Pour le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAP- SIM), ce cas témoigne de la nécessité de ne pas mettre toutes les ressources dans les programmes de logements pour sans-abri.« Depuis quelques années, on note une certaine tendance à privilégier l\u2019aide au logement », explique Guillaume Legault, organisateur communautaire au RAPSIM.En 2014, rap- pelle-t-il, la Stratégie des partenariats de lutte contre l\u2019itinérance (SPLI) du gouvernement de Stephen Harper consacrait une part de 65 % au programme « Logement d\u2019abord ».« Mais la nouvelle mouture de la Stratégie présentée au printemps dernier par le gouvernement Trudeau ne fait plus du logement une priorité absolue pour plutôt privilégier une approche globale », dit-il.Pilotée par le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, la Stratégie du gouvernement Trudeau prévoit des investissements de 2,1 milliards de dollars sur une période de 10 ans pour l\u2019ensemble du Canada.Les organisations de lutte contre l\u2019itinérance s\u2019attendent à ce que Montréal obtienne un montant de 100 millions.À l\u2019instar du RAPSIM, le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ), qui représente plus de 300 organismes à travers la province, croit aussi en une approche diversifiée.« L\u2019approche \u201cLogement d\u2019abord\u201d est populaire, surtout dans le reste du Canada, mais ce n\u2019est certainement pas une panacée », avance Mathieu Frappier, coordonnateur du RSIQ.« Ce ne sont pas tous les itinérants qui sont prêts à aller en logement.Ça peut même être une expérience très négative.» Il reconnaît que les programmes d\u2019accès aux logements pour itinérants permettent de mesurer avec des statistiques les succès obtenus, ce qu\u2019apprécient les donateurs.Mais si ces centaines de sans-abri sont sorties de la rue et qu\u2019il y en a des centaines d\u2019autres qui les remplacent sur le terrain, l\u2019effet est limité, signale M.Frappier.La diversité des visages de l\u2019itiné- rance et les besoins spécifiques à chacun des groupes, qu\u2019il s\u2019agisse des femmes, d\u2019autochtones ou de jeunes, font en sorte qu\u2019une diversité dans les services est nécessaire, dit-il.Visions divergentes Les différentes approches en matière de lutte contre l\u2019itinérance divisent depuis des années le milieu communautaire.En avril dernier, trois grands refuges montréalais ont quitté les rangs du RAPSIM.La Maison du Père, la Mission Bon Accueil et l\u2019Accueil Bon- neau estimaient ne plus se sentir bien représentés par le RAPSIM.Ils ont préféré se joindre à la Mission Old Brewery pour créer Convergence itiné- rance afin de faire entendre leurs voix auprès des instances gouvernementales.« À nous quatre, on rejoint 92 % de la population itinérante de Montréal », avait fait valoir le directeur de la Mission Bon Accueil, Samuel Watts.Contrairement au RAPSIM, qui milite pour une pluralité d\u2019approches dans la lutte contre l\u2019itinérance, Convergence itinérance prône davantage un financement axé sur le « Logement d\u2019abord ».Au printemps dernier, l\u2019Accueil Bon- neau soulignait que cette approche donnait des résultats avec un maintien en logement atteignant 95 %.En 2017, la Mission Old Brewery avait d\u2019ailleurs décidé d\u2019opérer un virage important en misant sur l\u2019accompagnement pour permettre aux itinérants de se reprendre en main et de trouver un logement, limitant à 80 le nombre de lits disponibles dans son refuge.Pas dans ma cour Les difficultés du centre La porte ouverte (The Open Door), qui a aussi fait les manchettes récemment, sont d\u2019un tout autre ordre.Ce centre de jour pour itinérants doit déménager, car l\u2019église où il logeait depuis 30 ans a été vendue à un promoteur immobilier.Son directeur, David Chapman, a consacré plus d\u2019un an à chercher un nouveau site avant de trouver l\u2019église Notre-Dame- de-la-Salette, avenue du Parc, qui a accepté de louer son sous-sol à l\u2019organisme.Mais l\u2019arrivée prochaine de La porte ouverte dans le Plateau-Mont- Royal suscite le mécontentement de certains commerçants et résidents du secteur qui craignent une hausse des incivilités et des méfaits.La quête d\u2019un nouveau toit est une opération longue et ardue, confirme Lisa Zamanyi, intervenante communautaire au Centre de jour Saint-James.En 2016, le centre installé à l\u2019église Saint-James, rue Sainte-Catherine, avait dû se trouver une nouvelle adresse après avoir refusé de renouveler son bail.L\u2019organisme estimait que la nouvelle direction de l\u2019église lui imposait des conditions inacceptables pour les sans-abri, car trop restrictives.« On a eu beaucoup de difficulté à trouver de nouveaux locaux.Il n\u2019y avait pas de place au centre-ville.Les propriétaires étaient très réticents », relate Mme Zamanyi.Pendant plus d\u2019un an, l\u2019organisme a dû squatter les locaux de la Mission Saint-Michael.Il a finalement signé un bail avec un propriétaire de la rue Panet, dans le Village gai.Le Centre Saint-James ne connaît pas les difficultés financières de la Mission Saint-Michael, mais la situation demeure difficile pour les centres de jour, qui ont observé une tendance plus favorable au financement des programmes axé sur le logement, soutient Lisa Zamanyi.« Il y a de la précarité.Chaque mois est un défi », dit-elle.Quand les centres d\u2019aide aux sans-abri se retrouvent à la rue Les divergences d\u2019opinions perdurent dans la lutte contre l\u2019itinérance JEAN- FRANÇOIS NADEAU L\u2019image du Canada qu\u2019a imprimée dans les consciences l\u2019Empire d\u2019Ottawa est fondée sur l\u2019idée première d\u2019une supériorité de la British America, explique Morisset.Tout le reste en a tristement découlé.Dans cette société gonflée du sentiment de sa supériorité, la quête du Nord est devenue un étendard patriotard où les Premières Nations servent d\u2019alibis décoratifs dans le maintien d\u2019un pouvoir déjà ancien.La nouvelle mouture de la Stratégie présentée au printemps dernier par le gouvernement Trudeau ne fait plus du logement une priorité absolue pour plutôt privilégier une approche globale GUILLAUME LEGAULT » LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 4 HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Manon Dufresne en son vivant domiciliée au 158 chemin Es- terel, Ste-Marguerite-du- Lac-Masson, Québec J0T 1L0 est décédée à Saint- Jérôme, province de Québec, le 11 novembre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Isabelle Garneau notaire, au 3964, Saint- Jacques, Montréal Québec H4C 1H8, sur rendez-vous.Fait ce 12 juillet 2018 à Montréal.Claude Dupras, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Michel David en son vivant domicilié au 4300 Boulevard de maisonneuve, appartement 923, est décédé à Montréal, province de Québec, le 18 décembre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Isabelle Garneau notaire, au 3964, Saint- Jacques, Montréal Québec H4C 1H8, sur rendez-vous.Fait ce 12 juillet 2018 à Montréal.Marie-France David, liquidateur Avis de clôture d'inventaire Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jean-Paul Sa- vard, en son vivant domicilié au 280, Roi du nord, ch.405, Ste Rose, Laval, Québec, H7L 4L2, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Léo SAVARD, le 16 juillet 2018 devant témoins.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, au 50 Place Montmorency Laval Québec H7N 1T6, conformément à la loi.Donné à Laval ce 16 juillet 2018.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE NO: 705-17-006814-162 CAISSE DESJARDINS PIERRE-LE GARDEUR Partie demanderesse c.BENOIT LACHANCE Partie défenderesses et OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE JOLIETTE Mise en cause AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION ART.136 ET 137 C.P.C AVIS est donné à BENOIT LACHANCE de vous présenter à mon bureau professionnel au 1600, Girouard Ouest, bur.103, Saint-Hyacinthe, J2S 2Z8 afin de prendre possession du document suivant déposé à votre attention, soit un AVIS D'INSCRIPTION CONTRE UN IMMEUBLE D'UNE HYPOTHÈQUE RÉSULTANT D'UN JUGEMENT, DÉCLARATION D'ATTESTATION ET COPIE DE JUGEMENT.Le présent avis est publié à la demande de SYVAIN POISSANT huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous remettre ladite procédure à Saint-Hyacinthe le 12 juillet 2018 SYLVAIN POISSANT Huissier de justice Services de la gestion et de la planification immobilière Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5964 Descriptif : Ateliers Viau et de Rouen \u2013 Pavage des cours Date d\u2019ouverture : 21 août 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 juillet 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 8 août à 12 :00, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca.Les visites auront lieu : le 9, 10, 13 et 14 août à 9h00, 10h30, 13h00 ou 14h30 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 16 juillet 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau Direction de l\u2019eau potable Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 10251 Descriptif : Remplacement de disjoncteurs 25 kV et fourniture/installation de circuits amortisseurs RC Date d\u2019ouverture : Le 6 septembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : dep-ao@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 juillet 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 10 août 2018 à 15h00, à l\u2019adresse courriel suivante : dep-ao@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu du 13 août 2018 au 17 août 2018 fin inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 08h30, 10h30, 13h00 et 15h00.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 16 juillet 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant, 13h30 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 221713 Descriptif : Aménagement du Parc P4-A et travaux de voirie, d\u2019éclairage, d\u2019aménagement paysager et sur le réseau de la CSEM dans l\u2019avenue Querbes et l\u2019avenue Champagneur.Date d\u2019ouverture : 21 août 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 juillet 2018 Visite supervisée des lieux : N/A Appel d\u2019offres : 221715 Descriptif : Travaux de construction d\u2019un mur antibruit et d\u2019un talus végétalisé.Arrondissement Outremont Date d\u2019ouverture : 21 août 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 juillet 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Appel d\u2019offres : Env-CESM-2018-03 Descriptif : Mise à niveau des infrastructures de contrôle (PLC, SCADA - Système Plateforme 2017, réseautique et programmation) au CESM Date d\u2019ouverture : 21 août 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 juillet 2018 Visite supervisée des lieux : N/A.Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 16 juillet 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-16896 Descriptif : A82 \u2013 Acquisition de rayonnage pour la bibliothèque de Pierrefonds Date d\u2019ouverture : Le jeudi 16 août 2018 Dépôt de garantie : 5 % du montant total de la soumission (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Johanne Langlois, agent d\u2019approvisionnement : 514-868-5957 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17080 Descriptif : Location d\u2019équipements avec opérateurs servant aux opérations de déneigement pour divers arrondissements Date d\u2019ouverture : Le jeudi 16 août 2018 Dépôt de garantie : 2 000$ par appareil (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Marc-André Deshaies, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-6850 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17115 Descriptif : A85 \u2013 Fourniture et livraison de tables de pique-nique de 3 niveaux Date d\u2019ouverture : Le jeudi 16 août 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Andrés Larmat, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-5502 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17166 Descriptif : Exploitation de deux (2) lieux d\u2019élimination de la neige : Newman (arrondissement du Sud-Ouest) et Sartelon (arrondissement de St-Laurent) Date d\u2019ouverture : Le mardi 21 août 2018 Dépôt de garantie : Une garantie de soumission distincte d\u2019un montant forfaitaire de 20 000 $ doit être fournie par le soumissionnaire pour chacun des lots visés par sa soumission (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Simona Radulescu, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-5282 Visite obligatoire : Non Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 16 juillet 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 16 juillet 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-17072 A85 \u2013 Équipements de jeu pour les aires extérieures.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 juillet 2018 est reportée au 31 juillet 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 16 juillet 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Dans l\u2019affaire de la faillite de : PRODUCTIONS OCTAVE INC.AVIS est par les présentes donné que la faillite de PRODUCTIONS OCTAVE INC., corporation légalement constituée ayant une place d\u2019affaire au 10677 rue de Lille, Montréal, QC, H2B 2R4, est survenue le 6 juillet 2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27 juillet 2018, à 11 heures au Sun Life Building, 1071-1155 rue Metcalfe, Montréal QC.Daté à Québec, le 10 juillet 2018.MALLETTE SYNDICS ET GESTIONNAIRES INC.PAR : Philippe Buzzetti, CPA, CA, CIRP, SAI 200-3075 chemin des Quatre-Bourgeois Québec QC G1W 5C4 Tél.: 418 653-4431 - Téléc.: 418 681-1707 Avis public Secrétariat d\u2019arrondissement Direction du développement du territoire et des services administratifs Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, à la date ci- dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : M.Mathieu Legault, secrétaire d\u2019arrondissement Arrondissement de Lachine 1800, boul.Saint-Joseph Lachine (Québec) H8S 2N4 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : LAC-PUB-1821 Descriptif : Services professionnels \u2013 Gestion et surveillance des travaux de construction et de rénovation d\u2019infrastructures municipales de l\u2019arrondissement de Lachine Date d\u2019ouverture : Vendredi 17 août 2018 Dépôt de garantie : N/A Renseignements : Pour renseignement technique, communiquez avec Mathieu Legault à l\u2019adresse suivante : lachinegreffe@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du lundi 16 juillet 2018 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans les enveloppes cachetées et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, arrondissement de Lachine, ce 16 juillet 2018.Mathieu Legault Secrétaire d\u2019arrondissement ROSS MAROWITS LA PRESSE CANADIENNE L\u2019avenir de la société d\u2019État ontarienne d\u2019électricité demeure une fois de plus incertain, après qu\u2019une intervention politique eut provoqué la démission de tout le conseil d\u2019administration, 16 ans après un autre départ en bloc.Les 14 membres du conseil d\u2019administration de Hydro One ont démissionné la semaine dernière, dans la foulée de la retraite soudaine du dirigeant de la société, Mayo Schmidt, qui avait été surnommé « l\u2019homme de six millions de dollars » par le premier ministre Doug Ford pendant la campagne électorale, faisant référence à son généreux salaire.Le premier ministre Ford avait dit clairement qu\u2019il voulait apporter des changements chez Hydro One, notamment pour diminuer les tarifs d\u2019électricité et réduire le salaire du président et chef de la direction, et ce, même si 92 % des actionnaires autres que la province avaient appuyé l\u2019échelle salariale du dirigeant.La décision du gouvernement pourrait toutefois s\u2019avérer coûteuse.En intervenant politiquement et en diminuant le salaire du dirigeant, la société pourrait avoir du mal à trouver un successeur de qualité, qui voudrait bien assumer ces fonctions, a indiqué Jeremy Rosenfield, de chez Industrielle Alliance Valeurs mobilières.La personne qui succédera à M.Schmidt devra accepter de travailler avec la province, et selon M.Rosen- field, plusieurs gens d\u2019affaires n\u2019accepteront pas l\u2019ingérence politique.Un porte-parole de Doug Ford a refusé de confirmer des informations selon lesquelles le gouvernement aurait menacé de déchirer les contrats d\u2019emploi des membres du conseil d\u2019administration s\u2019ils n\u2019acceptaient pas de négocier leur départ.Le nouveau conseil d\u2019administration fera face aussi à l\u2019incertitude sur ce que le gouvernement entend faire avec ses parts dans la société, puisque le Parti pro- gressiste-conservateur n\u2019avait annoncé aucune stratégie en ce sens pendant la campagne, a souligné M.Rosenfield.ONTARIO L\u2019avenir de Hydro One incertain après des démissions en bloc Le premier ministre Ford avait dit qu\u2019il voulait faire des changements chez Hydro One LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 5 Au-delà des cibles Maria-Chapdelaine, est plutôt humble devant ce succès.Il y voit le résultat d\u2019une communauté tissée serrée qui croit aux soins de proximité.Les neuf cliniques de la région se sont réunies sous l\u2019égide d\u2019un seul et même GMF.« Tous ensemble, nous avons à cœur que ça fonctionne », explique-t- il.« Sans notre regroupement, nous n\u2019aurions pas obtenu ces résultats-là.» Le GMF se sent ainsi responsable de l\u2019ensemble de la population du RLS et de sa santé.La majorité des omnipraticiens du territoire pratiquent tant à l\u2019hôpital de Dolbeau-Mistassini qu\u2019en GMF.« Ils accouchent les patientes, puis suivent leurs enfants, c\u2019est un suivi intégré de longue date ! » La proximité fait selon lui une grande différence.Un patient qui a besoin d\u2019un médecin est rapidement signalé par un proche.« On est interpellés par nos patients pour en prendre d\u2019autres et puis, on dit oui ! » résume simplement le Dr Audet.Tout le monde met la main à la pâte devant les difficultés, comme la pénurie de chirurgiens et d\u2019anesthésiologistes qui a touché l\u2019hôpital dans les derniers mois.Là encore, les omnipraticiens ont pallié le manque comme ils le pouvaient avec le suivi des patients.« C\u2019est une question de survie », explique le Dr Audet.Abitibi : un bond en avant En Abitibi, les médecins d\u2019un RLS ont réussi le tour de force d\u2019augmenter de 25 points de pourcentage leur taux d\u2019inscription.Les médecins de Ville-Marie se sont vraiment motivés, indique le responsable régional du département régional de médecine générale, le Dr Jean- Yves Boutet.Une partie du succès est attribuable à une simple histoire de bureaucratie, puisque les médecins y étaient pour la plupart à salaire.«Beaucoup de patients étaient vus mais non inscrits.Maintenant qu\u2019ils ont un GMF, l\u2019importance d\u2019inscrire les patients est beaucoup plus présente», explique-t-il.Alors que l\u2019Abitibi peine à recruter des médecins de la relève, l\u2019imagination et la débrouillardise ont dû être mises à profit pour faire passer le taux d\u2019inscription régional de 67 à 82 % en 4 ans.Grâce à une table de concertation régionale, les médecins partagent leurs « bons coups », explique le Dr Boutet, qui pratique au GMF Les Eskers, à Amos.Alors que la « responsabilité popula- tionnelle » avait pu être « diluée dans les grandes structures », dit-il, elle a été ramenée à sa dimension locale.Concrètement, les médecins sont alimentés en données : qui est « orphelin » de médecin ?Quels sont les problèmes de santé criants dans leur communauté ?Pour arriver à prendre en charge plus de patients, le GMF du Dr Boutet préconise un appel téléphonique d\u2019une infirmière à chaque personne qui sollicite un rendez-vous, pour une première évaluation.Résultat : les patients ne se sentent pas « abandonnés » et leur problème est discuté rapidement.« Ils nous appellent pour nous remercier ! » s\u2019exclame l\u2019omnipraticien.Les ordonnances collectives, pour donner le plus d\u2019autonomie possible aux infirmières, sont mises à profit.Montréal : chercher des solutions À Montréal, dans les quartiers les plus dépourvus en couverture médicale de première ligne, la Dre Vania Jimenez se démène pour améliorer l\u2019accès en priorité aux plus vulnérables, les femmes enceintes et leurs familles qui vivent des situations de pauvreté, de violence conjugale, de toxicomanie et tant d\u2019autres réalités, comme l\u2019immigration récente.Après une première « maison bleue » dans Côte-des-Neiges ont poussé des petites sœurs dans Parc-Extension et Saint-Michel, où les taux d\u2019inscription à un médecin de famille sont parmi les plus faibles au Québec.Sa directrice générale, Amélie Sigouin, vise l\u2019ouverture de deux autres maisons bleues, dans Montréal-Nord et le Sud-Ouest.« Le système ne les rejoignait pas », juge la Dre Jimenez, cofondatrice de la Maison bleue.« L\u2019accès à un médecin de famille, ici, devient une amorce pour un ensemble de services interdisciplinaires.» À preuve, la classe de yoga maman-bébé qui se tient dans la cour alors que nous nous entretenons à l\u2019étage.Les deux femmes font le pari qu\u2019en entourant les femmes les plus vulnérables et leurs familles, elles font la plus grande différence possible dans les quartiers où les maisons bleues s\u2019installent et travaillent main dans la main avec le réseau de la santé.« On reconquit l\u2019échelle humaine », résume Mme Sigouin.Déficit de relève Entre mars 2014 et mai 2018, le taux d\u2019inscription national à un médecin de famille s\u2019est amélioré de plus de 14 points de pourcentage, passant de 65,2 à 79,9 %.Il reste du chemin à faire, concède le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le Dr Louis Godin, tout en insistant sur les progrès importants qui ont été réalisés.La baisse d\u2019intérêt des étudiants pour la médecine familiale au profit des spécialités nuit.« Quand on a fait des projections pour la cible de 85 %, on comptait sur l\u2019arrivée nette de 650 médecins sur 3 ans, souligne le Dr Godin.On en aura 400, 425\u2026 » À 1000 patients par médecin en moyenne, le déficit de plus de 200 nouveaux praticiens ne peut que se faire sentir, dit-il.Le Dr Godin souhaite qu\u2019on reconnaisse le fait que l\u2019amélioration des dernières années est substantielle.« Si on arrive à un taux d\u2019inscription de 83,5 %, ce ne sera pas un échec », plaide-t-il.L\u2019étude fédérale a été conduite en raison des inquiétudes soulevées à l\u2019égard du statut de patrimoine mondial de l\u2019UNESCO du parc.En photo : un bison dans le parc Wood Buffalo, en Alberta.ROB BELANGER LA PRESSE CANADIENNE BOB WEBER LA PRESSE CANADIENNE Une étude exhaustive du plus vaste parc national au Canada conclut que pratiquement chaque aspect de son environnement se détériore.Le rapport de 561 pages sur le parc national Wood Buffalo, dans le nord de l\u2019Alberta, signale que l\u2019industrie pétrolière, les barrages hydroélectriques, les changements climatiques et même les cycles naturels sont en train de saigner à blanc le delta des rivières Paix et Athabasca.L\u2019étude fédérale a été conduite en raison des inquiétudes soulevées à l\u2019égard du statut de patrimoine mondial de l\u2019UNESCO du parc.Alors que le delta dépend de « la réalimentation de ses lacs et bassins », celle-ci est en déclin, peut-on lire dans le rapport, qui signale que, « sans intervention immédiate », sa valeur patrimoniale sera perdue.Sur les 17 indicateurs de santé environnementale étudiés, 15 sont en déclin.Évaluation la plus complète Fondée sur des décennies de recherches, avec 50 pages de références, l\u2019étude constitue sans doute l\u2019évaluation la plus complète de cette région en aval des plus importants centres de production énergétique et d\u2019un des plus grands barrages hydroélectriques au pays.« Il y a littéralement des centaines d\u2019études différentes en cours par rapport au parc ou aux sables bitumineux ou à Hydro C.-B.», souligne Don Gor- ber, qui était à la tête de l\u2019initiative d\u2019Environnement Canada.M.Gorber a découvert que l\u2019eau \u2014 ou plutôt son absence \u2014 est à la source de la dégradation du parc.Le débit de la rivière Paix a reculé de 9 % depuis la construction du barrage Bennett en Colombie-Britannique.Celui de la rivière Athabasca a pour sa part chuté de 26 %.ÉTUDE Le parc national Wood Buffalo, le plus vaste au pays, en déclin Le manque d\u2019eau serait à la source de la dégradation du lieu Les embâcles de glace qui inondaient auparavant les milieux humides et les lacs inondés ne se produisent plus.Par conséquent, l\u2019habitat des bisons rétrécit, des espèces envahissantes étouffent la végétation locale et les oiseaux migratoires commencent à éviter des zones où ils faisaient autrefois escale par millions.Les autochtones qui se rendent par bateau sur une bonne partie de leur territoire ancestral y ont perdu accès.Les trappeurs qui piégeaient des centaines de rats musqués chaque saison rapportent que ces petits rongeurs friands d\u2019eau sont disparus.D\u2019autres signalent que l\u2019eau stagnante, dépourvue d\u2019oxygène, tue les poissons.Avec des niveaux d\u2019eau plus bas, la concentration de produits chimiques similaires à ceux produits par les sables bitumineux monte en flèche.Les œufs d\u2019oiseaux présentent des traces de métaux lourds et d\u2019hydrocarbures.« Mon intention était de déterminer s\u2019il y avait un problème dans le parc et pas de pointer le responsable du doigt», soutient Don Gorber.Que les incendies de forêt, l\u2019agriculture, les cycles naturels ou l\u2019industrie forestière soient également à blâmer ou pas, « sans aucun doute, il y a quelque chose qui se passe », conclut-il.Don Gorber, qui était à la tête de l\u2019initiative d\u2019Environnement Canada, a découvert que l\u2019eau \u2014 ou plutôt son absence \u2014 est à la source de la dégradation du parc.Le débit de la rivière Paix a reculé de 9% depuis la construction du barrage Bennett en Colombie-Britannique.Celui de la rivière Athabasca a pour sa part chuté de 26 %.Les embâcles de glace qui inondaient auparavant les milieux humides et les lacs inondés ne se produisent plus.E N B R E F La candidature de Mélanie Joly est confirmée pour les élections de 2019 La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, sera de nouveau candidate aux prochaines élections fédérales de 2019.La candidature de Mme Joly a été confirmée dimanche, lors d\u2019une assemblée d\u2019investiture.Elle portera encore une fois les couleurs libérales dans la circonscription montréalaise d\u2019Ahuntsic-Cartierville, qu\u2019elle représente depuis 2015.Elle avait été élue avec plus de 47 % des voix.Sur sa page Facebook, la ministre souligne que le Parti libéral « continue son travail acharné pour assembler des équipes de campagnes gagnantes à travers le pays, et qu\u2019une partie de ce travail commence à Montréal ».Mélanie Joly ajoute qu\u2019il est « difficile de croire que l\u2019élection de 2019 aura lieu dans moins de 500 jours ».La Presse canadienne Michelle Blanc veut aller au-delà de sa transidentité et présenter ses idées La candidate du Parti québécois (PQ) dans la circonscription montréalaise de Mercier, Michelle Blanc, veut que les gens passent au-delà de sa transi- dentité pour écouter ses idées.Michelle Blanc assure qu\u2019elle est fière d\u2019être l\u2019une des porte-étendard de la cause LGBTQ, et d\u2019avoir vécu sa transition devant l\u2019œil des médias.Michelle Blanc regrette que les gens oublient qu\u2019elle est une spécialiste du numérique.Elle dit vouloir se présenter en politique pour que le Québec se dote d\u2019un plan numérique.La candidate péquiste se mesurera, au prochain scrutin, à Ruba Ghazal, la candidate solidaire choisie pour remplacer Amir Khadir dans son fief, qu\u2019il détenait depuis 2008.La Presse canadienne La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly PATRICK DOYLE LA PRESSE CANADIENNE La Presse officialise son statut d\u2019OBNL La Presse a annoncé dimanche la création de sa nouvelle structure d\u2019entreprise visant à la transformer en organisme à but non lucratif.Son président, Pierre-Elliot Le- vasseur, a indiqué, sur le site Internet de La Presse, que l\u2019entreprise était « devenue [samedi] totalement indépendante de son ancien propriétaire, Power Corporation ».Il a ajouté que la publication, fondée il y a 130 ans, sera dorénavant dirigée par une « fiducie d\u2019utilité sociale » qui sera dirigée par un ancien juge de la Cour suprême, Louis LeBel.Selon M.Levasseur, le nouveau fiduciaire est « une personne qui sans l\u2019ombre d\u2019un doute rassemble les qualités et l\u2019expérience recherchées ».La Presse canadienne SANTÉ SUITE DE LA PAGE A 1 À Montréal, dans les quartiers les plus dépourvus en couverture médicale de première ligne, la Dre Vania Jimenez se démène pour améliorer l\u2019accès en priorité aux plus vulnérables, les femmes enceintes et leurs familles qui vivent des situations de pauvreté, de violence conjugale, de toxicomanie et tant d\u2019autres réalités, comme l\u2019immigration récente LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin À entendre les messages d\u2019ouverture et d\u2019accueil du premier ministre Justin Trudeau, on croirait qu\u2019il est aisé de venir faire un tour au Canada.Ce n\u2019est pas vrai pour tout le monde, surtout pas pour une personne originaire d\u2019un pays africain ou du Moyen-Orient.Le taux de refus des demandes de visa de touriste va croissant, pour des raisons pas toujours claires et avec des effets souvent discriminatoires.e Canada exige des ressortissants de plus de 145 pays qu\u2019ils obtiennent un permis de séjour avant de venir participer à une conférence, visiter leur famille ou faire du tourisme.Aucun pays riche et démocratique ne figure sur cette liste, mais presque tous les pays autoritaires, pauvres ou en guerre, oui.Haïti est du lot, comme la Chine ou le Cameroun\u2026 Il est légitime de vouloir contrôler les frontières, mais encore faut-il le faire de façon transparente et juste.Ce n\u2019est malheureusement pas toujours le cas au Canada, et cela ne va pas en s\u2019améliorant.Selon des données obtenues par le Globe and Mail et publiées la semaine dernière, le taux de refus des demandes de visa est passé de 18 % en 2012 à 26 % en 2017.Durant les trois premiers mois de 2018, il a grimpé à 30 %.Il n\u2019est pas rare d\u2019entendre parler d\u2019une conférence internationale ou d\u2019une manifestation artistique qui doit se priver d\u2019experts, de défenseurs des droits de la personne ou d\u2019artistes éminents parce que Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) leur a refusé le permis de séjour nécessaire.Ce qui fait moins de bruit est l\u2019impact quasi quotidien de ces refus sur beaucoup de Canadiens issus de l\u2019immigration et qui ont choisi le Canada sans jamais penser qu\u2019il serait difficile pour eux de maintenir leurs liens familiaux et amicaux.Pour eux, un non veut dire qu\u2019un de leurs proches ne pourra pas les visiter, assister à un mariage ou à des funérailles, épauler un fils ou une sœur malade.Et ce sont surtout ceux originaires de l\u2019Afrique ou du Moyen-Orient qui sont touchés, selon le Globe and Mail.Or, selon les données de 2011 de Statistique Canada, « l\u2019Asie [y compris le Moyen-Orient] constitue maintenant le principal continent d\u2019origine de la population immigrée, bien que le poids de l\u2019Afrique soit en augmentation ».Les décisions en matière de visa sont prises par des fonctionnaires de CIC ou, dans certaines régions du monde, par des firmes externes autorisées.En cas de refus, ils ont l\u2019obligation d\u2019expliquer leurs raisons aux demandeurs, mais les détails sont rares et peu éclairants.Pour justifier son refus, CIC dit très fréquemment ne pas croire la personne quand elle s\u2019engage, même avec documents à l\u2019appui, à retourner dans son pays à l\u2019expiration de son visa.Cette conclusion est souvent fondée sur un préjugé voulant que quiconque vit dans un pays pauvre, autoritaire ou secoué par des troubles sociaux ou militaires ne puisse vouloir y retourner même s\u2019il y a famille, conjoint et travail.Le Comité permanent de la citoyenneté et de l\u2019immigration s\u2019est déjà plaint de l\u2019opacité du processus dans un rapport paru l\u2019an dernier, mais sa recommandation voulant que CIC « fournisse plus d\u2019information et de détails aux clients sur les motifs du refus de leur demande » a été rejetée par le gouvernement.Invoquant le besoin de « communiquer les décisions aussi uniformément et clairement que possible tout en gérant le volume de demandes », il s\u2019en tiendra à des « lettres de refus normalisées » indiquant les exigences de la loi ou du règlement qui n\u2019ont pas été satisfaites, sans plus.Il serait possible de faire autrement.En Australie, on arrive « à communiquer aux demandeurs déboutés une explication plus complète, sans compromettre la rapidité du traitement », note le comité permanent.Le processus d\u2019octroi de visa doit être simplifié et plus transparent.Dans une étude du World Economic Forum (WEF) parue en 2017 et portant sur la compétitivité de 136 pays dans les domaines du voyage et du tourisme, le Canada faisait très bonne figure, sauf en matière de visa.Il se classait 120e.On jugeait que sa politique était l\u2019une des plus alambiquées et opaques au monde.Une réforme s\u2019impose, mais elle doit aller plus loin que ce que suggèrent le WEF ou le comité parlementaire.Des mesures doivent être prises pour repérer et éviter la discrimination systémique qui semble sévir à CIC et qui pénalise au premier chef ces nouveaux Canadiens venus des pays en développement.Christian Bédard Ex-Superhôte Airbnb Dans Le Devoir du 6 juillet dernier, nous pouvions lire que : « La Ville de Québec a l\u2019intention de resserrer l\u2019encadrement de l\u2019hébergement offert sur des plateformes comme Airbnb en le permettant sur tout son territoire seulement lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une résidence principale.» Contrairement à un règlement adopté en début d\u2019été par l\u2019arrondissement Ville-Marie, à Montréal, la Ville de Québec fait preuve de nuance et d\u2019ouverture d\u2019esprit.En effet, le rapport de son comité recommande que soit considérée comme hébergement commercial toute location de 31 jours et moins offerte sur Airbnb, à moins qu\u2019il s\u2019agisse de la résidence principale du locateur.Dans ce dernier cas, on parle d\u2019hébergement « collaboratif », que l\u2019on définit ainsi : « hébergement offert en location à court terme (31 jours consécutifs et moins) à des touristes en tout ou en partie (logement entier ou chambres) par l\u2019occupant (propriétaire ou locataire) dans son lieu de résidence principale ».Il semble donc qu\u2019à Montréal, nous ayons été victimes à la fois du corporatisme hôtelier représenté par la Corporation de l\u2019industrie touristique du Québec (CITQ) et du manque de discernement qu\u2019ont les élus et élues de Montréal dans ce dossier.Qu\u2019il faille encadrer ce type d\u2019hébergement, je n\u2019en disconviens pas.Les problèmes qu\u2019il a pu causer du point de vue des logements locatifs dans plusieurs villes du monde sont démontrables.Mais nous ne parlons pas ici d\u2019appartements ou de condos soustraits du parc locatif ni d\u2019établissements d\u2019hébergement touristique, mais bien de résidences principales, ce qu\u2019on ne semble pas avoir compris à Montréal.Contact avec les locaux Faut-il encadrer le service d\u2019hébergement du type Airbnb au prix de voir restreinte la jouissance du droit de propriété de sa résidence principale ?N\u2019a-t-on pas le droit de recevoir chez soi, « dans ses affaires », qui l\u2019on veut et pour la durée que l\u2019on veut?Et si ces visiteurs laissent une compensation au moment de partir, n\u2019ont-ils pas la liberté de le faire en reconnaissance d\u2019un séjour agréable « chez l\u2019habitant » à un coût moindre au lieu de crécher dans une chambre d\u2019hôtel ou une auberge sans réel contact humain et, bien souvent, hors de prix ?Car c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit : du contact personnel avec Problématique en CHSLD Le Dr Guy Morissette déplorait dans l\u2019édition du Devoir du mercredi 11 juillet que des sommes importantes soient consacrées aux acteurs du recours juridique plutôt qu\u2019à l\u2019amélioration des soins aux usagers.Dans sa savante analyse, il fait bien attention de rappeler que les médecins spécialistes ont honteusement arnaqué les citoyens du Québec avec leur injustifiable augmentation de 4 milliards.Jamais ces cadeaux aux mieux nantis n\u2019ont été l\u2019enjeu d\u2019une quelconque élection.Pour reprendre le raisonnement de l\u2019éminent analyste, une bonne partie de ces sommes aurait pu être affectée directement au mieux-être des usagers hébergés en CHSLD.Mais comme nous sommes gouvernés par une « mé- dicalocratie » égoïste et tournée vers ses propres intérêts, on devra continuer à entendre encore et encore les promesses électorales de ces gouvernements déconnectés de leur mission : protéger et répartir le bien commun.Sabin Bois Rimouski, le 12 juillet 2018 Airbnb : une approche plus intelligente à Québec LIBRE OPINION LETTRES VISA DE TOURISTE Une loterie L ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu des « locaux », des gens qui vivent leur ville au jour le jour et qui peuvent en jaser dans l\u2019intimité d\u2019un chez-soi confortable et accueillant.Combien d\u2019amitiés réelles se sont liées entre hôtes et visiteurs étrangers ?Combien d\u2019invitations lancées pour leur rendre la pareille dans leur pays d\u2019origine, leur ville, leur chez-soi ?Si cette offre d\u2019hébergement col- laboratif n\u2019existait pas, à combien de touristes renoncerions-nous ?Quand ils ne le font pas par choix, certains visiteurs n\u2019ont souvent pas les moyens de s\u2019offrir un hébergement commercial parce qu\u2019ils viennent de pays moins fortunés.Tous ces gens dépensent dans les commerces et lieux touristiques locaux, il ne faut pas l\u2019oublier.Et tous ces gens retournent chez eux et font une publicité gratuite dans leur entourage.Comme le fait l\u2019arrondissement Lanzmann et le devoir de mémoire Dommage qu\u2019on ait si peu parlé au Québec du décès très récent de Claude Lanzmann, ancien résistant, écrivain juif français surtout connu pour son film documentaire sur la Shoah.Dans la cour des Invalides à Paris, une cérémonie en son honneur s\u2019est tenue le 12 juillet.Cet homme, très parisien, ami des Sartre et Beauvoir, nous aura laissé à jamais son film Shoah.Il importe que, comme lui, nous gardions la mémoire de ces camps d\u2019extermination nazis, pour qu\u2019ils ne se reproduisent pas.Plus jamais ! Mais hélas ! la barbarie continue toujours, bien actuelle.Lanz- mann nous a aussi rappelé qu\u2019il ne fallait pas être des lâches, des silencieux devant la barbarie.Enfin, cet homme si vivant en était aussi un de vérité ; il ne transigeait pas avec celle-ci.Que Lanzmann, qui a beaucoup fait pour celle-ci, repose maintenant en paix.Michel Lebel Entrelacs, le 12 juillet 2018 MANON CORNELLIER Ville-Marie, assimiler les résidences privées où l\u2019on reçoit des visiteurs de passage à des « établissements d\u2019hébergement touristique», selon les termes de la Loi sur les établissements d\u2019hébergement touristique (LRQ c.E-14.2) me paraît injuste, restreint mon droit de jouissance de ma résidence principale, pour laquelle je paye déjà de lourdes taxes, et restreint indûment l\u2019attrait touristique de la ville de Montréal auprès d\u2019une clientèle touristique différente.Si existait à Montréal une réglementation adaptée à l\u2019hébergement collaboratif souple, abordable et sans limites territoriales, la plupart des hôtes Airbnb s\u2019y conformeraient volontiers.J\u2019inviterais donc nos élus et élues de Montréal, et de l\u2019arrondissement Ville-Marie en particulier, à s\u2019inspirer de l\u2019approche de la Ville de Québec et à refaire leurs devoirs dans ce dossier.Notre premier ministre est-il « Philou » ?Sur les planches du Zoofest, où l\u2019on reçoit même les bêtes curieuses, Marie-Lyne Joncas, humoriste à ses heures, sera passée du vouvoiement au tutoiement, puis de Philippe à Phil, et de Phil à Philou, dans le cadre d\u2019une heure d\u2019entrevue avec le premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard.Voici donc notre premier ministre devenu « Philou ».On imagine les grands titres au lendemain d\u2019une autre victoire libérale : « Philou, quatre ans de plus.» Ou encore la réaction des libéraux célébrant leur victoire : « Notre Philou à la tête du gouvernement.» Et que dire ensuite des cris d\u2019indignation jetés à la face du pouvoir quand les habituelles promesses électorales se transforment une fois de plus en inévitables compressions budgétaires : « Philou un jour, toujours Philou.» Le premier ministre du Québec n\u2019est pas « Philou ».Que l\u2019on soit libéral ou non importe peu.Il n\u2019est « Philou » que dans l\u2019ombre.À l\u2019abri des regards du public.Entre « Philou » du même milieu.Pour les autres, simples citoyens et citoyennes du Québec, la fonction de premier ministre exige un minimum de respect, d\u2019honneur, d\u2019intégrité, où un « Philou » n\u2019a pas sa place.Ne serait-ce que pour éviter d\u2019horribles malentendus.Christian Bouchard, Professeur retraité Trois-Rivières, le 11 juillet 2018 En français SVP ! L\u2019auteure-compositrice-inter- prète franco-québécoise Charlotte Cardin s\u2019est produite le 10 juillet au Festival d\u2019été de Québec, au parc de la\u2026 Francophonie.Ses admirateurs ont peut-être eu la chance d\u2019entendre Big Boy, Like It Doesn\u2019t Hurt, Dirty Dirty, Just Like That, Main Girl, Go Flex ou encore California.Sylvio Le Blanc Montréal, le 10 juillet 2018 A 7 LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 IDÉES Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Michel Leclerc L\u2019auteur a été premier conseiller aux Affaires francophones et multilatérales de la Délégation générale du Québec à Paris de 2008 à 2013 Lorsque le président Emmanuel Macron, en mai dernier, a confirmé l\u2019appui de la France à la candidate rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), il a instantanément fragilisé le statut de sa secrétaire générale, Michaëlle Jean.Il y a quelques jours, en présence du président français, qui s\u2019était rendu au sommet de Nouakchott, l\u2019Union africaine apportait officiellement son soutien à la candidature de Mme Mushikiwabo.Pour la première fois dans l\u2019histoire de la Francophonie institutionnelle, la réélection de son plus haut dirigeant n\u2019est pas assurée.À la veille du sommet d\u2019Erevan, la secrétaire générale de la Francophonie voit son bilan sévèrement critiqué et son mandat contesté.Pourtant, il n\u2019est pas certain que son sort soit définitivement joué, d\u2019autant moins que les statuts de la Francophonie ne prévoient pas de procédure de nomination, ce qui rend possible un accord in extremis, même si cette hypothèse semble de moins en moins plausible.Lors du sommet de Dakar, la secrétaire générale fut élue par défaut plutôt qu\u2019en raison d\u2019une réelle ferveur pour sa candidature.Lors de leur huis clos, incapables de s\u2019entendre sur un candidat africain, les chefs d\u2019État et de gouvernement avaient lancé un dernier appel à Abdou Diouf pour qu\u2019il accepte de prolonger son mandat de six mois, le temps de sortir de l\u2019impasse.Mal préparée Rappelons qu\u2019au moment de l\u2019annonce de sa candidature quelques mois plus tôt, les fonctionnaires du MRI avaient formulé une recommandation négative à l\u2019endroit de la candidate canadienne, la jugeant mal préparée pour une fonction où son absence d\u2019expérience de gestion d\u2019une organisation politique constituait une faiblesse peu compatible avec la responsabilité convoitée.Malheureusement, la suite des choses a rapidement donné raison à ceux qui estimaient la nouvelle secrétaire générale mal préparée pour succéder à Abdou Diouf.Dès son arrivée, et en dépit des conseils de prudence qui lui avaient été prodigués, elle a procédé à la mise à pied et à la réouverture de tous les postes de cadres de l\u2019OIF, décision qui a semé la consternation au sein de l\u2019organisation et a miné pour longtemps la confiance entre la nouvelle secrétaire générale et le personnel de l\u2019OIF.Ensuite, ce fut une succession de faux pas qui reflétait tout autant un manque d\u2019expérience administrative qu\u2019un jugement politique peu aiguisé qu\u2019une gestion hésitante et peu transparente des budgets de programmation, comme dans le cas du projet Her- mione, dont le surpassement des coûts n\u2019a cessé d\u2019être nié malgré l\u2019évidence des faits.Cette gouvernance tâtonnante aux résultats incertains constitue un médiocre bilan que les protestations outrées de la secrétaire générale ne suffisent pas à enjoliver.Ces maladresses successives ont malheureusement été amplifiées par une gestion calamiteuse des communications tout au long du mandat de la secrétaire générale.Celle-ci, plutôt que de s\u2019efforcer d\u2019être à l\u2019écoute des critiques à son endroit s\u2019est systématiquement ancrée dans une posture défensive, multipliant les dénis et s\u2019en prenant aux journalistes.En visite à Québec récemment, la secrétaire générale a persisté à se regimber contre les journalistes et a continué à se draper dans une attitude sermonneuse.La lettre adressée par la secrétaire générale le 5 juin dans les colonnes du Globe and Mail, média qui n\u2019a jamais été un porte-voix de la culture francophone, dénote encore une fois une absence consternante de jugement politique, que les principaux conseillers de la secrétaire générale en matière de communication, pourtant des Québécois francophones, n\u2019ont pas su corriger.Quatre ans d\u2019une communication sans substance et aux idées trop souvent squelettiques ont durablement entaché l\u2019image de l\u2019institution francophone et accentué le déficit chronique de crédibilité et de reconnais- L\u2019OIF doit recentrer son action sur l\u2019essentiel de sa mission Joëlle Gélinas et Myriam Moore Étudiantes au doctorat en communication à l\u2019UQAM Depuis les trois dernières années, la présence de l\u2019expression «intelligence artificielle» (IA) a pris tellement d\u2019ampleur dans les médias qu\u2019il n\u2019est pas surprenant que certains chercheurs et intellectuels aient voulu tempérer les enthousiastes en soulignant les enjeux qui prévalent à son développement.Parmi ces derniers, une grande question : est-ce que les machines pourraient devenir aussi intelligentes que nous ?Malgré la légitimité d\u2019une question qui porte des conséquences somme toute effrayantes, les arguments utilisés paraissent éculés au regard d\u2019un débat qui trouve ses débuts dans les années 1980.Bien que plus de trente ans les séparent, entre le dialogue qu\u2019entretenaient John Searle et Roger Schank (pionnier des recherches en IA) et celui ouvert en mai 2018 (voir Le Devoir de philo) par Martin Gibert et Yoshua Bengio, on pourrait parler d\u2019une adaptation plus que d\u2019un réel renouvellement des critiques.À poser encore et encore la même question, à mettre un point d\u2019honneur à comparer l\u2019intelligence humaine et celle des machines, n\u2019y a-t-il pas d\u2019autres aspects qui sont passés sous silence ?À l\u2019heure actuelle, l\u2019IA est un secteur où se déploient des problèmes politiques et économiques concrets qui risquent d\u2019affecter la société québécoise avant que ses promesses techniques se réalisent.Au moment où la Ville de Montréal, la province de Québec et le gouvernement canadien investissent fièrement des milliards de dollars dans le développement de l\u2019IA, pourquoi ne pas en profiter pour reformuler les enjeux et nous demander L\u2019intelligence artificielle, l\u2019industrie de la promesse sance auprès des citoyens des pays membres de l\u2019OIF.L\u2019élection de la candidate du Rwanda, un pays à l\u2019anglicisation programmée, constitue-t-elle une réponse adéquate aux défis de la Francophonie?Le retour d\u2019un dirigeant africain à la tête de la Francophonie s\u2019impose au regard d\u2019une évolution démographique qui transforme le continent africain en pôle principal de l\u2019expansion de la langue française.Cessons pourtant de perpétuer une image irénique de la Francophonie.Rapport asymétrique au Français Parmi ses 84 États et gouvernements membres, seulement 21 ont adopté le français comme langue officielle unique.Dans 20 autres, le français est langue coofficielle, aux côtés de l\u2019anglais et d\u2019une multitude de langues nationales.Les 84 États membres ont donc un rapport asymétrique au français, rapport souvent marqué de défiance et d\u2019ambivalences, comme on a pu le constater le 5 mars, lorsque le président Macron a affirmé devant le premier ministre Couillard, en visite à Paris, que «parler l\u2019anglais renforce la Francophonie».Parmi les pays membres, le français est tout autant un facteur de cohésion qu\u2019une source de discorde.Si elle tient à démontrer sa capacité à conduire l\u2019action de la Francophonie sur la scène internationale au cours des prochaines années, il ne suffira plus à Michaëlle Jean de dénoncer une machination sciemment ourdie contre elle ni d\u2019entonner une mélodieuse litanie sur un bilan personnel constitué principalement d\u2019un pêle-mêle de réformes qui remue davantage de vent que de réalité.Elle devra prouver son lien émotionnel avec les équipes de l\u2019OIF et proposer une vision réaliste et innovante pour la Francophonie, loin des idées reçues à la mode.Surtout, qu\u2019importe qui dirigera la Francophonie après le sommet d\u2019Ere- van, l\u2019OIF devra recentrer son action sur l\u2019essentiel de sa mission: la coopération, d\u2019abord, en y consacrant une part significative de ses budgets, ce qui signifie aussi de se retirer d\u2019initiatives où son apport est marginal, telles l\u2019observation électorale et la médiation des conflits, domaines où l\u2019OIF ne sera jamais qu\u2019une ONU de poche.Et, surtout, une action forte et décisive favorable au français, sans laquelle son rôle sur la scène internationale est dépourvu de sens.La secrétaire générale Michaëlle Jean devra prouver son lien émotionnel avec les équipes de l\u2019OIF si elle tient à démonter sa capacité à conduire l\u2019action de la Francophonie sur la scène internationale, croit l\u2019auteur.LUDOVIC MARIN ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE si nous démontrons de l\u2019intelligence, en tant que société, en y investissant autant de ressources publiques?D\u2019emblée, la recherche en intelligence artificielle bénéficie d\u2019un privilège en ce qui concerne l\u2019octroi des subventions.En 2016, le centre d\u2019expertise montréalais IVADO a obtenu à lui seul un montant de 93,6 millions de la part du nouveau fonds Apogée Canada.Une subvention record et inhabituelle pour la recherche universitaire.Cela dit, c\u2019est surtout la multiplication des aides financières publiques accordées aux entreprises privées du domaine qui a de quoi faire réagir.D\u2019abord, il y a une prolifération d\u2019instances créées pour soutenir et accélérer le développement des entreprises technologiques en démarrage, les fameuses start-ups.Ces organisations, qu\u2019on appelle accélérateurs ou incubateurs, dont font partie InnoCité MTL, La Piscine, la Maison Notman et SCALE.AI, peuvent profiter de leur statut d\u2019OBNL pour obtenir de généreuses aides financières gouvernementales (SCALE.AI a obtenu pas moins de 300 millions du Québec et du Canada).Mentionnons aussi les innombrables incitatifs fiscaux offerts aux entreprises québécoises et étrangères désireuses de développer une expertise en IA.Parmi ceux-ci, on retrouve un congé fiscal pour les experts étrangers, le soutien à la recherche et au développement, des aides financières pour l\u2019acquisition de nouvelles technologies au sein des entreprises ou pour la création de nouveaux postes, comme celui d\u2019analyste de données, et encore un congé fiscal pour les grands projets d\u2019investissement.Cela inclut un congé pour la cotisation des employeurs au Fonds des services de santé pour les travailleurs.Pourtant, l\u2019un des enjeux primordiaux, nous dit-on, concerne la redistribution des richesses qu\u2019elle va créer.On pouvait déjà entretenir des doutes considérant la longueur d\u2019avance que possèdent les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui financent la recherche et sous-traitent les petites entreprises, même à Montréal.Aujourd\u2019hui, il ne reste plus de doute.Si ces entreprises sont dispensées des moyens sociaux et politiques que nous avons mis en œuvre pour redistribuer minimalement les richesses du privé, comment est-ce possible que toutes et tous bénéficient d\u2019une quelconque retombée économique ?La vieille rhétorique de la création d\u2019emplois ne peut même pas être mobilisée, puisque l\u2019IA menace d\u2019en détruire autant.Mais alors, comment justifier qu\u2019on prenne à ce point ces entreprises par la main pour s\u2019assurer de leur succès, symbolique comme financier ?Premiers clients Comme si tout cet investissement public n\u2019était pas suffisant, les administrations publiques se proposent, en plus, d\u2019être les premiers clients des solutions d\u2019intelligence artificielle les plus avant-gardistes.Les risques s\u2019amenuisent pour les start- ups en IA.L\u2019argent public les finance, et les administrations publiques achètent leurs produits.Cet appui est si fort à Montréal qu\u2019on peut lire dans un rapport de la grappe industrielle Techno- Montréal qu\u2019« une start-up comme ree- lyActive peut survivre trois ans sans que personne comprenne ses produits et sans que cela nuise à la poursuite de ses activités ».Et il faudrait s\u2019en féliciter parce que ça fait de nous des leaders en IA comparables à la Silicon Valley ?Alors qu\u2019il y a à peine deux ans, Jean- René Dufort nous faisait voir le piètre état des écoles montréalaises, le Plan d\u2019action numérique 2018 en éducation et en enseignement supérieur nous apprend que l\u2019on investit plutôt 1,186 milliard dans le numérique pour entre autres maintenir et renforcer notre position de tête en intelligence artificielle.Et c\u2019est sans parler de l\u2019argent investi pour intégrer la culture d\u2019entrepreneu- riat numérique dès le primaire (2,5 millions).L\u2019école va produire des travailleurs pour des emplois qui n\u2019existent pas encore.Au moins, cela justifie le financement public d\u2019entreprises qui créeront des postes.Il faudra bien les faire travailler, ces geeks en devenir.Si on résume bêtement, on finance : la recherche en IA, l\u2019éducation et la formation des travailleurs en IA, la création de postes en entreprises, les entreprises elles-mêmes de manière indirecte et l\u2019achat des produits.Pourtant, financer le développement de cette industrie est risqué, puisque personne ne sait si l\u2019IA honorera ses promesses.Même les grandes expertises mondiales comme McKinsey ne parviennent pas à chiffrer les retombées sociales et économiques éventuelles.D\u2019autant plus qu\u2019un simple changement de perception à son égard peut la faire tomber.C\u2019est déjà arrivé d\u2019ailleurs lors du « AI winter ».Après huit années de boom économique, entre 1980 et 1988, la réalité a rattrapé les promesses de l\u2019industrie de l\u2019IA, qui s\u2019est écroulée.Alors, sommes-nous intelligents d\u2019investir autant dans l\u2019IA ou sommes-nous en train de créer une bulle économique, au nom de l\u2019intelligence, dans laquelle nous projetons nos utopies sociales les plus folles ?C\u2019est surtout la multiplication des aides financières publiques accordées aux entreprises privées du domaine qui a de quoi faire réagir LEDEVOIR // LE LUNDI 16 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com LIEUX DE POUVOIR L\u2019Assemblée nationale : l\u2019avant-scène L\u2019 hôtel du Parlement de l\u2019Assemblée nationale a été le théâtre de joutes parlementaires mémorables depuis la première « représentation » tenue entre ses murs le 27 mars 1884.Vingt-sept personnes \u2013 vingt-six hommes, une femme \u2013 y ont occupé le fauteuil du premier ministre, disposé à la droite de celui du président.On peut accéder au sommet de la tour centrale de l\u2019édifice dessiné par l\u2019architecte Eugène-Étienne Taché en empruntant un escalier en colimaçon de 185 marches.On raconte d\u2019ailleurs que le premier ministre Lomer Gouin était incapable de s\u2019y faufiler pour sermonner les courriéristes parlementaires, dont les bureaux étaient installés dans la tour.Parvenu dans les combles du parlement, on se faufile entre les tiges métalliques soutenant le toit pour se retrouver au-dessus du Salon bleu, que l\u2019on aperçoit à travers des ouvertures dans lesquelles se faufilent les câbles des luminaires et des micros.Seul le craquement des vieilles planches sous nos pieds brise le silence dans la mansarde de style Second Empire.« Avant 1930, quand il vente dehors, il vente dans la chambre d\u2019assemblée aussi », fait remarquer l\u2019historien de l\u2019Assemblée nationale, Christian Blais.« Quand on parlait des froids de l\u2019opposition, c\u2019était dans tous les sens du terme.» Mon frère Riel Les 65 députés québécois sont jetés à la rue en 1883 par un incendie qui détruit le parlement de la côte de la Montagne.Les élus trouvent refuge dans une salle temporaire aménagée au rez-de-chaussée du nouvel édifice, qui est toujours en construction.On les déplace ensuite dans le Salon rouge, qui est destiné au Conseil législatif.Le 8 avril 1886, les parlementaires font enfin leur entrée dans le Salon bleu \u2014 dont les murs sont verts jusqu\u2019en 1978.Les élus « bleus » et « rouges » débattent des suites de l\u2019exécution de Louis Riel, pendu le 16 novembre 1885 pour sa participation au soulèvement des métis francophones de l\u2019Ouest canadien.À la séance du 28 avril 1886, le conservateur Pierre Garneau présente une motion soulignant la douleur ressentie par « le peuple de cette province » à la mort de Riel.« Il est permis de se demander dans quel siècle barbare nous vivons pour que la Confédération canadienne ait donné au monde le spectacle du 16 novembre.» Le chef libéral, Honoré Mercier, prend la parole dans la nuit du 6 au 7 mai pour honorer la mémoire de son « frère Riel ».« Je n\u2019ai jamais eu honte d\u2019un pendu quand il a été pendu pour l\u2019amour de son pays.Je n\u2019ai jamais eu honte d\u2019un de Lorimier, d\u2019un Duquet, d\u2019un Chénier ; je n\u2019ai jamais eu honte de mon père fait prisonnier en 1837 parce qu\u2019il aimait son pays », déclare-t-il.La motion Gar- neau est néanmoins battue.« En tout autre lieu qu\u2019une enceinte parlementaire, le discours de Mercier eût opéré des conversions », estime l\u2019historien Robert Rumilly (1897-1983).Motion Francœur La Puissance du Canada célèbre tout juste son cinquantième anniversaire, en 1917, lorsque le député de Lotbi- nière, Joseph-Napoléon Francœur, annonce qu\u2019il présentera au Salon vert une motion exprimant l\u2019avis « que la province de Québec serait disposée à accepter la rupture du pacte confédé- ratif de 1867 si, dans les autres provinces, on croit qu\u2019elle est un obstacle au progrès et au développement du Canada ».L\u2019élu libéral veut ainsi mettre un terme à la campagne de dénigrement menée contre les Canadiens français, accusés par leurs vis-à-vis anglophones de ne pas contribuer suffisamment à l\u2019effort de guerre contre l\u2019Allemagne.La motion est débattue en janvier 1918.Elle est prématurée, estime le chef de l\u2019opposition conservatrice, Arthur Sauvé.« Après la guerre, il y aura des problèmes politiques qui pourraient demander des changements à la Constitution, et là nous pourrons discuter si nous devons demeurer dans la Confédération.» Le premier ministre (libéral), Lomer Gouin, intervient à la fin du débat, le 23 janvier.« Qu\u2019arrive- rait-il si nous nous séparions ?[\u2026] Sans accès à la mer pendant tous les mois d\u2019hiver, dans quelle position serions- nous ?Comment pourrions-nous défendre notre immense frontière ?[\u2026] Quelle part de la dette nationale nous faudrait-il assumer ?» demande-t-il.Francœur retire finalement la motion avant que le vote ne soit enregistré.Il en profite pour rappeler qu\u2019il n\u2019a jamais envisagé une rupture, mais que la séparation du Québec sera inévitable « si la campagne de dénigrement continue, et plus spécialement si le gouvernement fédéral s\u2019adonne à cette campagne ».Coups d\u2019éclat Les murs de la chambre tremblent dans la nuit du 18 mai 1909, lorsque le journaliste Olivar Asselin gifle du revers de la main Louis-Alexandre Ta- schereau, pour une obscure histoire de « câblogramme ».La lèvre fendue, le ministre des Travaux publics dépose ses livres sur un calorifère.Les poings dans les airs, Asselin lui crie : « Frappez, je vous attends ! » « Non, je ne frapperai pas », réplique Taschereau en ordonnant à un constable d\u2019arrêter l\u2019agresseur.Aux oubliettes, Asselin.En 1922, le Salon vert est transformé en cour de justice après que le journaliste John H.Roberts eut insinué que deux députés étaient derrière le meurtre d\u2019une jeune fille de 21 ans, Blanche Garneau.Le reporter refuse de dévoiler ses sources.« C\u2019est capable de courir, une rumeur, à Québec, même à l\u2019époque », dit Christian Blais.Roberts est condamné à un an de prison par l\u2019Assemblée.« [Depuis, la loi] a été changé.Vous êtes chanceux [puisque] c\u2019est souvent des journalistes qui y ont goûté », fait remarquer l\u2019historien au Devoir.Sous la tribune de la presse, on aperçoit encore les pièces de métal doré permettant de déposer, de part et d\u2019autre de la porte principale, une barre.« On pourrait encore être appelé à la barre de la chambre, mais pour avoir des amendes », précise M.Blais.Coups de feu Les murs du Salon bleu sont maculés de sang au matin du 8 mai 1984.Denis Lor- tie, un caporal de 25 ans, pénètre dans l\u2019enceinte en uniforme, armé jusqu\u2019aux dents.Le chef de cabinet adjoint de Gérard D.Lévesque, Ronald Poupart, se dirige vers le Salon bleu en compagnie d\u2019une conseillère, Marie Bédard, et de deux autres députés.« Quand on arrive en haut de l\u2019escalier pour descendre, Marie nous dit : \u201cMon Dieu, j\u2019ai oublié ma valise avec les documents nécessaires pour poser nos questions.\u201d J\u2019ai dit à tout le monde: \u201cAttendez ici, je vais aller la chercher la valise.\u201d Je suis parti en courant.C\u2019est une espèce d\u2019habitude que j\u2019avais.Et, quand je suis revenu, ça tirait en bas.» Lortie décharge son arme dans tous les sens, faisant trois morts et 13 blessés.Il veut éliminer les membres du gouvernement de René Lévesque.Il s\u2019est toutefois présenté trop tôt.« C\u2019est l\u2019erreur qu\u2019il a commise », explique M.Poupart.Les «trous de balle» dans les pupitres ont été colmatés seulement quelques mois plus tard, mentionne François Gendron.Il «n\u2019oublier[a] jamais» cette matinée sanglante.La cour du roi Pétaud Peinture écaillée, tapis rapiécé, ventilation bruyante : le Salon bleu doit se refaire une beauté, estime le président sortant de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon.S\u2019il est approuvé, le projet obligera les députés à siéger temporairement au Salon rouge, comme ce fut le cas à leur arrivée en 1885.Moins connu, le Salon rouge a accueilli le Conseil législatif, le sénat québécois, jusqu\u2019à son abolition en 1968.Des cérémonies officielles s\u2019y déroulent désormais : la prestation de serment des membres du Conseil des ministres par exemple.Des points de presse importants, comme la démission du premier ministre Lucien Bou- chard en janvier 2001, y sont aussi organisés.« J\u2019assume toute la part de responsabilité qui m\u2019échoit pour n\u2019avoir pas réussi à raviver la flamme [souve- rainiste] et à sensibiliser nos concitoyens à la gravité de la situation.Je tire donc, pour moi, les conclusions qui s\u2019imposent.» M.Bouchard foule de nouveau le parquet du Salon rouge 10 ans plus tard à titre de représentant de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec.En commission parlementaire, l\u2019ancien premier ministre perd patience devant les questions insistantes du député de Québec solidaire, Amir Khadir.« Où est-ce qu\u2019on est ?» demande-t-il.« C\u2019est la cour du roi Pétaud ! » Du Salon bleu au « jet à Lesage », en passant par le 12e étage du siège social d\u2019Hydro-Québec à Montréal, Le Devoir a exploré quelques-uns des lieux de pouvoir où le Québec moderne s\u2019est construit.Premier de quatre textes.DAVE NOËL MARCO BÉLAIR-CIRINO À L\u2019ASSEMBLÉE NATIONALE LE DEVOIR Le 8 avril 1886, les parlementaires font leur entrée au Salon bleu (notre photo), dont les murs sont alors verts.Ils sont repeints en 1978 pour améliorer la télédiffusion des débats.PHOTOS RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les 185 marches de l\u2019escalier de la tour centrale du parlement permettent de passer au milieu des anciens locaux de la Tribune de la presse.  On peut accéder au sommet de la tour centrale de l\u2019édifice dessiné par l\u2019architecte Eugène-Étienne Taché en empruntant un escalier en colimaçon de 185 marches.On raconte d\u2019ailleurs que le premier ministre Lomer Gouin était incapable de s\u2019y faufiler pour sermonner les courriéristes parlementaires, dont les bureaux étaient installés dans la tour."]
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