Le devoir, 21 juillet 2018, Cahier A
[" VOL.CVIII NO 162 / LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM LIRE Des photographies sorties de l\u2019ombre pour mieux remonter le temps littéraire LED 24 LE D TOUR ÉLECTORAL La couleur surgit du béton dans la circonscription multiethnique de Viau B 4 CULTURE Le théâtre se la joue en série longue au Festival d\u2019Avignon LED 4 INDEX Avis légaux.B10 Carrières .A8 Décès.B10 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Mots croisés.LeD46 Petites annonces B10 Sports.A6 Sudoku .LeD46 LE QUÉBEC EN SONS Bruits du pouvoir, pouvoir des bruits Batailles sonores et symboliques en Nouvelle-France Le Devoir poursuit une série estivale proposant un portrait sonore du Québec.C\u2019est maintenant au tour d\u2019une tentative de reconstitution du paysage sonore de l\u2019époque de la Nouvelle-France.JÉRÔME DELGADO LE DEVOIR Pris dans une potentielle seconde controverse après celle de SL?V, Robert Lepage a décidé de défendre Ka- nata, sa prochaine production, auprès des gens susceptibles d\u2019être victimes d\u2019appropriation culturelle.Des propos tranchés et à fleur de peau, quoique dans le respect et même avec humour, ont animé la rencontre entre Lepage, Ariane Mnouchkine et 35 personnalités autochtones, tenue jeudi soir à huis clos, à Montréal.Aucun projet concret n\u2019a été conclu.Mais THÉÄTRE Début de dialogue entre Lepage et les Autochtones MARCO BÉLAIR-CIRINO À SAINT-ANDREWS LE DEVOIR Philippe Couillard plaide pour une «ouverture » de la vente au détail des vins, alcools et spiritueux à « une certaine concurrence » tant qu\u2019elle « ne remet pas en cause l\u2019existence de la SAQ ».À l\u2019instar de la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec proposera de faire voler en éclats le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ) s\u2019il est élu le 1er octobre prochain.En effet, la révision du modèle d\u2019affaire de la SAQ figurera dans la plate- forme électorale du Parti libéral du Québec, a-t-il indiqué en marge du Conseil de la fédération, vendredi.Au Québec, il pourrait y avoir de petites entreprises privées comme des boutiques de la Maison Nicolas ?a demandé Le Devoir à deux mois et demi des élections générales.« Oui, exactement ! C\u2019est un modèle intéressant.Et, je ne pense pas que ça menace l\u2019existence de la SAQ », a-t-il répondu du tac au tac.« L\u2019idée d\u2019une privatisation de la SAQ, ce n\u2019est pas de ça dont on parle », a-t-il ajouté.Par ailleurs, la SAQ conserverait vraisemblablement la mainmise sur la vente d\u2019alcool en ligne au Québec si le Fin du monopole de la SAQ ?Couillard ouvert à « une certaine concurrence » dans la vente au détail des vins, alcools et spiritueux PLQ sort victorieux de la campagne électorale.« Il y a plus de réticences sur le fait d\u2019amenuiser [les règles pour permettre à des producteurs de vendre] directement à l\u2019usager ou à l\u2019acheteur », a souligné M.Couillard dans une mêlée de presse.Le gouvernement québécois a chargé PwC Canada d\u2019établir un « diagnostic stratégique sur la performance de la SAQ et l\u2019évolution de son environnement d\u2019affaires », puis de déterminer « des scénarios d\u2019évolutions possibles du modèle d\u2019affaires ».Le rapport final devra être déposé au plus tard le 27 août 2018.Le PLQ espère y trouver des munitions.Le ministre des Finances, Carlos Lei- tão, s\u2019était dit le 31 mai dernier « pas fermé en principe » à la fin du monopole de la SAQ.« Mais, il va falloir regarder quelles sont les conséquences, quelles sont les implications internes de santé publique, sécurité publique, disponibilité des produits, particulièrement en région, finances publiques, les employés de la SAQ elle-même », avait-il prévenu.Le PLQ s\u2019avance, encore une fois, en terrain caquiste.En effet, la formation politique de François Legault réclame à hauts cris, depuis un bon moment, la STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR an de grâce 1646 commence.Ville-Marie aura quatre ans au printemps.Des Algonquins passent l\u2019hiver en campement autour de la palissade du fort sur la pointe Callières.Le père La- lemant raconte l\u2019effet produit par un tir de canon « pour honorer la Feste » du 1er janvier.« Les Sauvages allarmez accourent, demandent ce que c\u2019est », écrit le missionnaire dans sa relation.On leur explique qu\u2019« à mesme jour le Fils de Dieu avoit été nommé JESUS, c\u2019est-à-dire Sauveur, & que le bruit des canons donnoit à entendre qu\u2019il le falloit honorer ».Les Amérindiens arment alors leurs arquebuses « & font une salve fort gentille ».Les armes à feu pétaradaient donc déjà de tous bords.Un siècle plus tôt, en 1535, le grand chef Donnacona demandait à Jacques Cartier de faire tonner du canon avec un effet autrement plus déconcertant.Les Amérindiens d\u2019Hochelaga « furent tous si étonnés, raconta l\u2019explorateur, qu\u2019ils pensaient que le ciel fut chu sur eux; et se prirent à hurler et à pousser des cris tellements forts qu\u2019il semblait que l\u2019enfer s\u2019y fut vidé ».Ces deux événements sont racontés dans « Le paysage sonore de la Nouvelle-France », que Jean-François Plante a publié dans la revue Ethnologies en 2013 (vol.35, no 1).Ce texte pionnier demeure le seul disponible sur le très original sujet.« Le courant des études historiques sur les sons commence à se développer ailleurs, mais pour ce qui est de la Nouvelle- France, je crois être pas mal le seul à m\u2019y être intéressé », confirme M.Plante en entrevue téléphonique.L\u2019 VIAU VOIR PAGE A 5 : SONS VOIR PAGE A 4 : KANATA VOIR PAGE A 3 : SAQ 2018 Meilleure ligne aérienne vacances au monde mise sur pied d\u2019une commission parlementaire permettant d\u2019étudier la fin du monopole de la SAQ.« On voudrait ouvrir [le marché] à des cavistes, qui pourraient vendre hors du contrôle de la SAQ », résume l\u2019attachée de presse Émilie Toussaint.La CAQ n\u2019a pas déterminé d\u2019échéancier précis pour la mise en œuvre de ce nouveau modèle.Le Parti québécois s\u2019oppose quant à lui à toute forme de privatisation de la SAQ , bien qu\u2019il reconnaisse qu\u2019il y ait « toujours moyen d\u2019améliorer les monopoles publics ».Le modèle actuel est celui qui permet d\u2019avoir la plus grande sélection et la plus grande diversité de produits, en plus de profiter d\u2019un réseau de distribution bien établi, estime-t-il.Québec solidaire est du même avis : la SAQ favorise une meilleure diversité des produits offerts aux consommateurs.À cela, il ajoute le fait que la société d\u2019État est à son avis la mieux placée pour assurer un service « équitable et similaire partout en province, et pas juste dans les grands centres ».La SAQ rapporte bon an mal an un peu plus d\u2019un milliard de dollars à l\u2019État québécois.Restrictions interprovinciales M.Couillard a ouvert son jeu au terme d\u2019une séance de travail du Conseil de la fédération, jeudi et vendredi à Saint- Andrews, au Nouveau-Brunswick.Il a aussi plaidé vendredi pour une levée complète des limites de bouteilles de bière, vin et spiritueux de toutes sortes pouvant être transportés d\u2019une province à l\u2019autre par un particulier \u2014 ce qui permettrait à un Québécois de rapporter des caisses de bouteilles de vin de la vallée de l\u2019Okanagan, en Co- lombie-Britannique, par exemple.« On en a d\u2019ailleurs bu une très bonne [bouteille] ici », a fait remarquer le premier ministre québécois à la presse.« Tout le monde en a bu avec plaisir », a-t-il ajouté.La chef du gouvernement de l\u2019Alberta, Rachel Notley, ne s\u2019est pas privée, ce qui a été bien sûr relevé par ses homologues.Pour cause, Mme Not- ley avait menacé de boycotter le vin de la Colombie-Britannique en guise de représailles au refus de son homologue John Horgan d\u2019autoriser l\u2019expansion du pipeline Trans Mountain.Aujourd\u2019hui, les Québécois peuvent rapporter tout au plus neuf litres de vin, trois litres de spiritueux et trois caisses de vingt-quatre bouteilles de bière d\u2019une escapade dans une autre province.« Les quantités sont déjà assez importantes », a lancé M.Couil- lard, s\u2019engageant du même souffle à « aller plus loin ».Les premiers ministres des provinces et des territoires ont donné leur accord de principe cette semaine à une hausse importante des exemptions personnelles quant à la quantité d\u2019alcool pouvant être transportée par une personne franchissant les frontières.Certains gouvernements, dont celui du Québec, pourraient éliminer toute restriction, comme c\u2019est déjà le cas au Manitoba et en Alberta.« Il n\u2019est pas raisonnable de garder des barrières pas possibles ou inutiles.Mais, on va le faire progressivement », a indiqué M.Couillard, évoquant la possibilité de devoir procéder à des changements réglementaires ou législatifs pour y arriver.« Le désir du Québec, c\u2019est d\u2019aller dans la direction de \u201cpas de barrières\u201d.» M.Couillard s\u2019est envolé du Nouveau- Brunswick vendredi après-midi pour Saint-Félicien, où, contrairement à François Legault, il prendra des vacances en famille.«[Je] souhait[e] à tout le monde de passer un été bien sûr agréable, en sécurité, et visitez le Québec! Moi, je passe mes vacances au Québec.» Avec Marie-Michèle Sioui ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 La fin du monopole des alcools ?SAQ SUITE DE LA PAGE A 1 MARCO BÉLAIR-CIRINO À SAINT ANDREWS LE DEVOIR Doug Ford s\u2019en prend à un symbole de la relation privilégiée entre l\u2019Ontario et le Québec : la rencontre annuelle des membres des conseils des ministres des deux provinces du « Canada central ».« M.Ford est ouvert à l\u2019idée, mais il voudrait revoir la formule », a indiqué Philippe Couillard à l\u2019issue d\u2019une séance de travail des premiers ministres provinciaux et territoriaux, vendredi après-midi.Le chef du gouvernement ontarien se pose une série de questions, dont « Comment on va le faire ?Quels sujets on va traiter ?», a expliqué M.Couillard.Les deux premiers ministres se sont rencontrés pour la première fois, mercredi soir, dans un pavillon érigé sur le site de l\u2019hôtel The Algonquin à Saint- Andrews au Nouveau-Brunswick.Ils ont échangé une poignée de main.Ils sont tombés l\u2019un sur l\u2019autre à plus d\u2019une reprise dans l\u2019établissement de villégiature entre deux sessions de travail du Conseil de la fédération.Ils se sont prêtés à une « discussion marchée » \u2014 « a walking discussion », selon les communicants politiques \u2014 dans les jardins sous l\u2019œil des caméras de télévision.Ils ont préféré déjeuner ensemble vendredi matin plutôt que d\u2019assister à une présentation du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d\u2019un régime d\u2019assurance médicaments national.Confiance En moins de 48 heures, un lien de confiance s\u2019est tissé entre les deux hommes politiques, M.Couillard en est convaincu.« On est tous les deux des personnes directes : on se dit exactement ce que nous pensons.C\u2019est parfait comme ça », a-t-il lancé à des journalistes québécois vendredi après-midi.D\u2019ailleurs, M.Couillard a rappelé à plus d\u2019une occasion à son nouvel homologue ontarien l\u2019importance d\u2019appuyer les quelque 600 000 francophones de sa province, d\u2019autant plus que leur poids démographique continuera de s\u2019effriter d\u2019ici 2028, selon le commissaire aux services en français de l\u2019Ontario (de 4,7 % en 2016 à 3,9 %- 4 % en 2028).Le discours du Trône du nouveau chef de gouvernement pro- gressiste-conservateur, qui ne contenait aucun mot en français, a fait mauvaise impression au cabinet du premier ministre Philippe Couillard.« J\u2019ai senti de sa part un soutien [des] Franco-On- tariens et un soutien envers le fait français en Ontario », a-t-il dit, après avoir souligné que « les Québécois sont solidaires des Franco-Ontariens ».« Travailler ensemble » À défaut de convoquer un Conseil des ministres, M.Couillard et M.Ford ont signé un communiqué de presse commun cette semaine.En effet, les deux provinces ont demandé d\u2019une même voix au gouvernement fédéral de « dédommager chaque province pour les répercussions sur les services qui résultent de la hausse du nombre de migrants qui franchissent les frontières à des points d\u2019entrée non réguliers ».« Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on peut et on veut travailler ensemble.Est-ce que ça veut dire qu\u2019on s\u2019entend sur tout ?Bien, non », a poursuivi M.Couillard, citant en exemple la tarification du carbone.M.Ford s\u2019est donné pour mission d\u2019« envoyer à la casse » la taxe sur le carbone, et ce, après avoir tourné le dos au marché du carbone.« Clairement, il y a un désaccord qui est net.On s\u2019entend pour dire qu\u2019on ne s\u2019entend pas là-dessus », a-t- il répété vendredi.La figure de proue de la « Ford Nation » a quitté Saint-Andrews enthousiaste, même s\u2019il a échoué à rallier une majorité de provinces et de territoires contre la stratégie canadienne de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).« Nous avons eu une super collaboration entre tous les premiers ministres.[\u2026] Les derniers jours ont été très, très fructueux », a-t-il déclaré.Ford veut revoir les façons de faire entre le Québec et l\u2019Ontario Le nouveau couple improbable du Canada central a fait connaissance vendredi LA PRESSE CANADIENNE À MONTRÉAL L\u2019Aréna des Canadiens est visé par une demande d\u2019action collective déposée vendredi auprès de la Cour supérieure du Québec lui reprochant de ne pas avoir payé des heures supplémentaires et reconnu du temps travaillé.Le document de 20 pages, qui cite des infractions à la Loi sur les normes du travail, cite comme demanderesse Joanie Godin, qui a travaillé pour le groupe d\u2019octobre 2016 à avril dernier comme coordonnatrice principale à la rédaction, et qui réclame un montant de 4158,45$.L\u2019Aréna des Canadiens chapeaute notamment le Canadien de Montréal et d\u2019autres entités comme Evenko, Heavy Montréal, Osheaga ainsi que le restaurant 9-4-10.Enjeu de rémunération Cette demande vise à représenter tout salarié rémunéré sur une base annuelle \u2014 ce qui ne tient pas compte des cadres \u2014 ayant travaillé pour l\u2019entité « au moins une semaine de plus de 40 heures » depuis le 20 juillet 2017.Selon la requête déposée par l\u2019avocat Sébastien Paquin-Charbonneau, les salariés de la défenderesse « sont rémunérés sur une base annuelle », ce qui signifie qu\u2019une rémunération « fixe est déterminée en fonction d\u2019un nombre d\u2019heures requis » hebdomadairement.Toutefois, et de « manière généralisée », ces salariés travaillent « au- delà de la durée de la semaine normale de 40 heures, et ce, sans être rémunérés conformément aux exigences » de la réglementation en vigueur, avance le document.De plus, l\u2019employeur ne reconnaîtrait pas toujours les heures travaillées.La requête avance que l\u2019employeur effectue du «contrôle effectif du temps de travail».Le document cite en exemple le cas de Mme Godin, qui, dans la semaine du 30 octobre au 5 novembre 2017, aurait travaillé pendant 77,5 heures alors qu\u2019on ne lui aurait reconnu que 59 heures à temps simple.De plus, avance le document, « la défenderesse ne respectera pas les dispositions relatives aux heures supplémentaires en ne majorant pas de 50 % les 19 heures supplémentaires qu\u2019elle a pourtant elle-même comptabilisées ».Étant donné que de nombreux employés se trouveraient dans cette situation, avance la requête, qu\u2019il serait très difficile de tous les contacter et que certains ne travaillent plus pour l\u2019Aréna des Canadiens, la situation justifie une action collective, peut-on lire.L\u2019Aréna des Canadiens visé par une demande d\u2019action collective Priorité aux entreprises Les premiers ministres provinciaux et territoriaux ont martelé toute la semaine la nécessité d\u2019« éliminer les obstacles réglementaires » à la croissance des entreprises qui brassent des affaires dans plusieurs provinces.L\u2019instabilité économique créée par la Maison-Blanche commande de passer de la parole aux actes sur ce front, plus d\u2019un an après l\u2019entrée en vigueur de l\u2019Accord de libre-échange canadien (ALEC).Au terme de deux jours de discussions, les premiers ministres se sont engagés à mener des « actions concrètes », a répété comme un mantra le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, vendredi.Lesquelles ?Alléger le « fardeau bureaucratique » lié à l\u2019enregistrement des entreprises, uniformiser un tant soit peu les normes applicables aux secteurs du camionnage et de l\u2019abattage des animaux, ainsi que la réglementation régissant le contenu des trousses de premiers soins exigées sur les lieux de travail.Le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est rapidement affairé à dissiper l\u2019impression selon laquelle le Conseil de la fédération a accouché d\u2019une souris.« C\u2019est la première fois qu\u2019on fait autre chose qu\u2019énumérer des principes généraux et qu\u2019on pointe, outre les marchés publics [\u2026], des éléments spécifiques », a-t-il soutenu.1 milliard Le montant que rapporte, bon an, mal an, la SAQ à l\u2019État québécois.Les premiers ministres Doug Ford, Brian Gallant et Philippe Couillard, vendredi, à Saint-Andrews ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE En moins de 48 heures, un lien de confiance s\u2019est tissé entre les deux hommes politiques, M. Couillard en est convaincu.« On est tous les deux des personnes directes : on se dit exactement ce que nous pensons.C\u2019est parfait comme ça » tique d\u2019une œuvre par la société, croit Mme Nadeau.Elle prend ainsi l\u2019exemple du spectacle SL?V de Robert Lepage, qui, accusé de faire preuve d\u2019appropriation culturelle, a été annulé.« Je ne peux pas dire que la médiation culturelle, sous forme d\u2019une exposition ou d\u2019un guide informatif, aurait eu un effet magique et sauvé SL?V.Plusieurs personnes qui ont réagi n\u2019avaient pas vu le spectacle, ils en avaient surtout après les intentions prêtées aux créateurs, qui ont mis du temps avant d\u2019expliquer leur démarche.Mais peut-être qu\u2019une médiation culturelle pendant le processus de création aurait changé la donne, car ça aurait influencé les artistes.» Une méthode indispensable ?Jean-Marie Lafortune, professeur au Département de communication sociale et publique de l\u2019UQAM, renchérit : plus le sujet traité par une œuvre est épineux \u2014 susceptible de créer la controverse \u2014, plus elle devrait être insérée dans un processus de médiation culturelle.Mais de là à se l\u2019imposer de façon systématique\u2026 le professeur reste sceptique.« Les créateurs ne se rangeront jamais derrière cette idée.Plus on met d\u2019intermédiaires entre l\u2019œuvre et son public, plus on embrouille les choses et l\u2019appréciation de l\u2019œuvre », explique- t-il.La dramaturge Annabel Soutar confirme.L\u2019art est une forme de médiation culturelle en soi, dit-elle.« Quand je crée, je suis en constante conversation avec les gens concernés par le sujet que j\u2019aborde, raconte-t-elle.Je les écoute, les questionne, et j\u2019attends leur approbation.C\u2019est une part essentielle de mon processus de création artistique.» Elle donne pour exemple sa pièce Fredy \u2014 qui retrace l\u2019histoire de Fredy Villanueva, un jeune homme décédé sous les balles d\u2019un policier à Montréal- Nord en 2008 \u2014, où l\u2019un des comédiens n\u2019était pas un professionnel, mais une personne impliquée directement dans l\u2019affaire Villanueva.« On faisait des répétitions devant différentes communautés culturelles, on a invité aussi des membres du Comité de soutien à la famille Villanueva.» « Faire du bon théâtre, c\u2019est donc faire un travail de médiation culturelle [durant la création] de l\u2019œuvre », insiste Mme Soutar.L\u2019accompagnement du public en parallèle à la diffusion de la pièce reste superflu.« Pourquoi en rajouter une couche ?Les spectateurs n\u2019ont pas besoin d\u2019une leçon ni qu\u2019on leur dise comment interpréter la pièce.Trop les préparer, c\u2019est ne pas faire confiance à leur intelligence et à leur capacité de tirer leurs propres conclusions.» Des outils L\u2019auteure ne refuse jamais pour autant de rencontrer les personnes qui ne demandent qu\u2019à approfondir leur compréhension de sa démarche artistique pour se faire une opinion sur son œuvre.Mais il serait toutefois utopique de croire qu\u2019une œuvre agit toujours comme médiatrice entre les artistes et leur public, selon M.Lafortune.Si certains sont de fins connaisseurs du milieu et n\u2019ont pas besoin d\u2019être guidés, d\u2019autres, moins familiarisés au langage artistique, ont besoin davantage d\u2019outils pour apprécier la pièce.« Au-delà du débat créé, parfois, un sujet va heurter ou choquer un public plus sensible.Il faut le prévoir en amont », estime-t-il.« Le danger dans la médiation, c\u2019est de trop prendre le spectateur par la main, de trop le guider, de l\u2019orienter vers quoi penser d\u2019une œuvre », note de son côté Benoit Vermeulen, codirecteur artistique du Théâtre le Clou à Montréal.Son équipe travaille majoritairement avec des adolescents qui n\u2019ont souvent aucune référence sur le plan la forme et du contenu des œuvres théâtrales.« On essaie de les outiller à travers des ateliers, des rencontres dans les classes avant les représentations, ou encore en les incluant dans l\u2019étape de la création.C\u2019est certain que ça change la réception de l\u2019œuvre.» Il se dit curieux de connaître l\u2019issue de la rencontre entre Robert Lepage, Ariane Mnouchkine et les personnalités autochtones au sujet de Kanata.« L\u2019échange va certainement influencer les créateurs dans leur démarche.Mais c\u2019est sûr que c\u2019est difficile à cerner parfois, où ça commence, où ça s\u2019arrête, quand c\u2019est simplement de la communication.» LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 4 MONTRÉAL 514-231-8677 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec OPAQUES MOTORISATION DISPONIBLE TRANSLUCIDES SOLAIRES MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BELOEIL \u2022 BOISBIAND \u2022 MAGOG \u2022 ST-AGATHE \u2022 FORT LAUDERDALE Claude Bouchard ESTIMATION ET MESURES GRATUITES SANS FRAIS MAINTENANT EN FLORIDE 1 855 770-8677 954 955-8677 L\u2019UNIVERS DU STORE.ca 50% DE RABAIS OU Jusqu\u2019à INSTALLATION GRATUITE Plongés dans la tourmente avant même la première de leur spectacle Kanata, Robert Lepage et Ariane Mnouchkine ont ouvert le dialogue avec la communauté autochtone cette semaine.Mais une telle démarche peut-elle systématiquement aider une œuvre au sujet controversé à passer le test de l\u2019acceptabilité sociale ?ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Conscients de pouvoir heurter le public en abordant certains sujets délicats, de plus en plus d\u2019artistes dans le milieu des arts vivants accompagnent leur création d\u2019une démarche de médiation culturelle afin d\u2019aider les spectateurs à se faire leur propre opinion de l\u2019œuvre.Atelier, lecture, exposition, rencontre avec les artistes, inclusion d\u2019un groupe dans le processus de création : la médiation culturelle revêt plusieurs formes et dépend de l\u2019artiste, de l\u2019œuvre, du sujet, du contexte ou encore du lieu de diffusion.« C\u2019est beaucoup de facteurs, mais c\u2019est qu\u2019il n\u2019existe pas de définition exacte, c\u2019est élastique, et ça évolue avec le temps », explique Anne Nadeau, chargée de cours à l\u2019École supérieure de théâtre de l\u2019Université du Québec à Montréal .La forme la plus courante reste l\u2019accueil du public par le lieu de diffusion avec un dépliant agrémenté d\u2019éléments de contexte.Un exercice qui ne va parfois pas assez loin, d\u2019après Mme Nadeau, qui est aussi médiatrice culturelle depuis presque vingt ans.«Je pense que la médiation culturelle doit passer par l\u2019échange entre des êtres humains, à travers des rencontres entre les artistes et les spectateurs avant ou après la représentation, comme le font certains établissements», précise-t-elle.Bien intégrée dans le milieu des arts visuels, comme les musées qui l\u2019ont vu naître, la médiation culturelle fait tranquillement sa place dans les compagnies de théâtre, entre autres, au Québec.Un atout certain pour les créateurs, assure Mme Nadeau.« Il faut voir la médiation culturelle comme une porte d\u2019entrée pour accéder à une œuvre et l\u2019apprécier.En donnant d\u2019autres informations, d\u2019autres perspectives au public, on s\u2019assure que chacun se sente le bienvenu et compétent devant l\u2019œuvre.» Cette façon de faire ne garantit pas pour autant une acception systéma- Savoir préparer son public Le théâtre se met à la médiation culturelle pour mieux aborder des sujets controversés L\u2019équipe de production de la pièce Fredy a pratiqué la médiation culturelle pour aborder l\u2019histoire du jeune homme décédé sous les balles d\u2019un policier à Montréal-Nord en 2008.LA COMPAGNIE PORTE-PAROLE « Bien que les inquiétudes n\u2019aient pas toutes été levées, Ariane Mnouchkine et Robert Lepage pensent pouvoir espérer qu\u2019un grand pas a été fait vers une compréhension réciproque », y lit- on notamment.Oui, un pas a été fait, reconnaissent les participants autochtones, reste à espérer qu\u2019un deuxième et d\u2019autres suivront.Lepage et Mnouchkine ont invité les artistes à leur proposer des projets.André Dudemaine souhaite que ces paroles traduisent un réel souhait de réconciliation.« Il n\u2019y aura pas forcément une postface de Kanata, mais quelque chose du genre », suppose celui qui dirige Présence autochtone depuis 28 ans.Réconciliation La réconciliation ne consiste pas seulement, note-t-il, « à se serrer dans les bras », mais à accepter « qu\u2019une histoire tragique, un génocide culturel » fait partie de l\u2019histoire canadienne.La réconciliation passe aussi par la reconnaissance, insiste André Dude- maine, chose encore incomplète, malgré des progrès.« On a besoin de l\u2019appui de figures géantes comme Lepage.D\u2019où le sentiment d\u2019un rendez-vous manqué.» « J\u2019ai lancé l\u2019idée qu\u2019on ne pouvait pas se marier après une date.J\u2019ai proposé qu\u2019on échange nos numéros et qu\u2019on se rappelle », commente Alexandra Lorange, qui admet que la discussion, si elle a débuté avec tension, s\u2019est terminée avec des rires.Présage, espère-t-elle, à un nouveau tête-à-tête.On se parlait d\u2019une rive à l\u2019autre et, à la fin, la rivière s\u2019est rétrécie.Oui, on a été entendus, mais tout malentendu n\u2019a pas été écarté.Il y a encore des distances culturelles.ANDRÉ DUDEMAINE » puisque « en création actuellement, il lui est impossible de se libérer », selon un courriel de sa compagnie, Ex Machina.Selon les témoignages de ceux qui ont assisté à la rencontre, Lepage a été clair sur un point : il ne modifiera pas l\u2019équipe derrière Kanata.« Il n\u2019y a pas de guerre.Le positif [de la rencontre] est le fait qu\u2019on s\u2019est assis ensemble, qu\u2019on a parlé.Je n\u2019ai pas l\u2019impression qu\u2019on se comprend, mais au moins l\u2019effort est mutuel et sincère », résume Alexandra Lorange, juriste en droit autochtone, douze heures après la fin des discussions.André Dudemaine, directeur du Festival Présence autochtone, affirme aussi tirer du positif de ces premiers pourparlers.« On se parlait d\u2019une rive à l\u2019autre et, à la fin, la rivière s\u2019est rétrécie.Oui, on a été entendus, mais tout malentendu n\u2019a pas été écarté.Il y a encore des distances culturelles », estime-t-il.Méconnaissance, encore Alexandra Lorange, André Dudemaine ou encore Dave Jeniss, acteur et directeur artistique du théâtre Ondinnok, affirment ne pas remettre en cause la liberté de création de qui que ce soit.Ils avouent même avoir mieux compris, jeudi soir, la démarche derrière Ka- nata.Ce qui les déçoit et choque, c\u2019est l\u2019attitude eurocentriste du théâtre d\u2019élite.« Notre théâtre n\u2019est pas de tradition européenne.On a des codes différents, un message différent et des façons de faire qui touchent à la mythologie, avec de la danse et du chamanisme.On a manqué une occasion de montrer vraiment l\u2019art autochtone\u2026 Ça aurait fait une belle alliance sur scène », commentait vendredi Dave Jeniss, à l\u2019émission Gravel le matin de Radio-Canada.Méconnaissance Kanata serait-il acceptable en tant que regard qui assumerait ses possibles erreurs et trous ?Pas pour Alexandra Lorange.« Je me questionne vivement sur la manière de créer des costumes ou des maquillages, sans nous », dit la diplômée en musique et en théâtre.Lors de la rencontre, Robert Lepage a annoncé que des tambours seraient utilisés.Ses commentaires font dire à Alexandra Lorange qu\u2019il fait preuve de méconnaissance.« Il ne comprend pas le processus d\u2019apprentissage du tambour.C\u2019est de l\u2019ordre du sacré.Lui, il sort du spirituel et en fait quelque chose de différent.Ce n\u2019est peut-être pas un manque de respect, mais de l\u2019ignorance », juge-t- elle.Au lendemain de la rencontre, le principal intéressé est resté coi.Seul écho, celui d\u2019un bref communiqué de presse.KANATA SUITE DE LA PAGE A 1 la discussion a créé un précédent qu\u2019on espère fructueux.« Il s\u2019agit d\u2019un premier pas vers une affirmation collective de ce qui devrait être fait lorsqu\u2019une œuvre est créée sur l\u2019histoire des Autochtones », lit- on dans le communiqué publié par un collectif autochtone ad hoc.Le projet Kanata, conçu pour le Théâtre du Soleil d\u2019Ariane Mnouchkine, a soulevé l\u2019ire des communautés autochtones.C\u2019est après leur réaction publiée dans Le Devoir que leurs représentants ont été invités à rencontrer le célèbre homme de théâtre et sa partenaire européenne, venue de Paris pour cette seule raison.Sur invitation d\u2019Ariane Mnouchkine, Kanata sera créé en décembre par la troupe multiculturelle du Théâtre du Soleil.Ce n\u2019est pas tant l\u2019absence sur scène d\u2019interprètes autochtones qui est déplorée qu\u2019une relecture de l\u2019histoire du Canada excluant les créateurs issus des Premières Nations.Il n\u2019a pas été possible de recueillir les commentaires de Robert Lepage, Un précédent qu\u2019on espère fructueux MÉDIATION CULTURELLE 5500 logements sur d\u2019anciennes terres agricoles d\u2019une superficie de 183 hectares.Mme Durand rappelle que les propriétaires travaillent sur ce dossier depuis quatorze ans en collaboration avec la Ville.Montréal a multiplié les exigences au fil des ans et les promoteurs s\u2019y sont pliés en plus de dépenser des centaines de milliers de dollars en plans et études, affirme-t-elle.Président de Grilli Développement Inc., Jean-Pierre Grilli indique que les propriétaires ont consenti à céder l\u2019équivalent de 25 % de leurs terrains à des fins de conservation pour porter à 180 hectares la superficie de boisés protégés.Le développement immobilier s\u2019étendra sur 183 hectares dont 23 hectares en parcs.S\u2019il se réalise, Cap Nature comptera 30 % de logements sociaux et abordables ainsi que des écoles, des garderies et des espaces commerciaux, favorisant ainsi le maintien des familles sur l\u2019île, insistent les promoteurs.Des mesures de gestion des eaux pluviales ainsi que la préservation de marais et de ruisseaux sont prévues.Et les retombées économiques seront importantes avec des revenus fiscaux pour la Ville de 25 millions annuellement et 34 millions en droits de mutation, signalent les promoteurs.« La Ville devrait être un porteur de ballon pour ce projet », croit Jean-Pierre Grilli.L\u2019Office de consultation publique de Montréal avait estimé que le projet soulevait un problème majeur d\u2019acceptabilité sociale.Les consultations ont été influencées par la présence de nombreux environnementalistes, rétorquent les promoteurs, qui reprochent à la Ville d\u2019avoir omis de soumettre à la consultation le programme particulier d\u2019urbanisme (PPU), qui en était pourtant à sa 22e version.Rencontre demandée À deux reprises, les promoteurs inquiets ont fait parvenir une demande de rencontre avec la mairesse Plante afin de lui présenter le projet et de connaître ses intentions.Ils soutiennent n\u2019avoir obtenu aucune réponse.Récemment, la mairesse a évoqué la possibilité d\u2019autoriser du développement sur une partie du site.Dans l\u2019immédiat, les promoteurs n\u2019envisagent pas de s\u2019adresser aux tribunaux.« C\u2019est prématuré, soutient Jean- Pierre Grilli.On est ouverts à la discussion.S\u2019ils veulent qu\u2019on en fasse moins, on en fera moins et ils nous paieront pour le reste [des terrains].» Selon le cabinet de la mairesse, il est trop tôt pour préciser les intentions de la Ville.«Comme la mairesse l\u2019a rappelé à plusieurs reprises, la Ville est présentement en train d\u2019étudier la zone qui serait visée pour l\u2019agrandissement du parc de l\u2019Anse-à-l\u2019Orme.Cette analyse n\u2019est pas complétée.Les promoteurs, comme l\u2019ensemble des parties prenantes, seront bien entendu rencontrés dans le but d\u2019alimenter cette réflexion», a-t-on indiqué.Musicien professionnel spécialisé dans le répertoire baroque que l\u2019on pouvait entendre en Nouvelle-France avec son ensemble Philidor, adjoint au directeur de l\u2019Institut du patrimoine culturel de l\u2019Université Laval, il détient un doctorat en ethnologie historique sur les fonctions symboliques des musiciens dans l\u2019espace sonore, social et rituel de la Nouvelle-France.Entendre le non-dit Le travail du docteur ès sons s\u2019appuie sur le concept de « paysage sonore » (soundscape) développé par le compositeur et écologiste canadien Murray Schafer.Selon cette idée centrale, les diverses sonorités d\u2019un lieu donné se combinent pour former un environnement immersif.En Nouvelle-France, le paysage sonore de la grande cité de Québec n\u2019était déjà pas exactement le même et était vraisemblablement plus riche et bruyant que celui des villes mineures de Montréal ou Trois-Rivières.La reconstitution des paysages disparus se fait en fouillant les documents historiques, les écrits officiels, les mémoires, les lettres, les livres, mais aussi les gravures et les toiles en se mettant pour ainsi dire à l\u2019écoute des « phénomènes sonores » du passé.« Il faut souvent procéder par déduction quand il s\u2019agit du paysage sonore, explique M.Plante.Schafer nous enseigne qu\u2019il faut s\u2019habituer à entendre ce qui n\u2019est pas dit.» La reconstitution de M.Plante porte sur la Nouvelle-France de 1600 à 1760.Il n\u2019essaie donc pas d\u2019imaginer le paysage sonore de la Huronie, avant l\u2019installation des Européens.Il en donne tout de même un aperçu dans un extrait où Champlain décrit une battue organisée par des Hurons pour piéger des cerfs.Ils frappent sur deux bâtons.Ils hurlent pour «crier & contrefaire les loups».Cloches et canons Une fois les colons français installés, deux types de sons liés aux deux pouvoirs, le religieux et le politique, vont s\u2019épauler et se confronter.Le chercheur donne l\u2019exemple concret de l\u2019ar- LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 5 Ces bruits du passé SONS SUITE DE LA PAGE A 1 De nouvelles mesures pour protéger les baleines noires HALIFAX \u2014 Le gouvernement fédéral a annoncé la fermeture temporaire de plusieurs pêcheries dans le sud du golfe du Saint-Laurent après que des baleines noires eurent été aperçues dans le secteur.Les nouvelles fermetures entrent en vigueur vendredi matin.Ottawa a précisé que tout l\u2019équipement de pêche doit être retiré des zones ciblées, dont la réouverture sera annoncée plus tard.Les mesures touchent notamment la pêche au crabe des neiges, au crabe araignée, au crabe nordique, au homard et au buccin.Une baleine noire empêtrée dans de l\u2019équipement de pêche a été aperçue vendredi dernier dans le sud du golfe du Saint-Laurent, mais des recherches aériennes et maritimes importantes n\u2019ont pas permis de retrouver l\u2019animal.La Presse canadienne Des notions d\u2019éducation à la sexualité dès la garderie Ce ne sont pas que les écoles primaires et secondaires de la province qui offriront cet automne des cours d\u2019éducation sexuelle : certaines garderies et maternelles accueilleront un programme similaire spécialement adapté aux tout-petits.Quelque 1200 enfants âgés de 0 à 5 ans seront ainsi exposés à certaines notions touchant à la sexualité et aux relations égalitaires dans le cadre d\u2019un projet-pilote déployé par la Fondation Marie-Vincent.Si cette première phase d\u2019implantation est couronnée de succès, le projet Lanterne/Awacic pourrait par la suite être étendu à davantage de garderies, maternelles et centres communautaires.Plusieurs ministères sont partenaires du projet, qui a été spécialement conçu pour s\u2019arrimer aux nouveaux cours d\u2019éducation sexuelle qui seront offerts dans les écoles québécoises dès la prochaine rentrée scolaire.La Presse canadienne Obstacles dans l\u2019enquête sur trois suicides au Collège militaire OTTAWA \u2014 Les membres d\u2019une commission d\u2019enquête sur trois suicides survenus au Collège militaire royal du Canada ont dû composer avec des retards et des obstacles troublants dans l\u2019obtention d\u2019informations et de preuves essentielles au cours de leur enquête interne, qui a duré près d\u2019un an.Une copie censurée du rapport définitif de la commission d\u2019enquête fournie aux journalistes cette semaine confirme que les élèves-officiers Harrison Kelertas, Brett Cameron et Matthew Sullivan se sont suicidés lors d\u2019incidents distincts en 2016.Le rapport cinglant met également au jour de nombreuses lacunes et pratiques inquiétantes en matière de prévention du suicide dans cet établissement vieux de 142 ans à Kingston, en Ontario, où les futures générations d\u2019officiers militaires sont préparées.La Presse canadienne EN BREF JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Tenus dans l\u2019ignorance quant aux intentions de l\u2019administration de Valérie Plante au sujet de Pierrefonds-Ouest, les promoteurs de Cap Nature réclament une rencontre avec la mairesse.L\u2019incertitude plane sur le projet immobilier de plus de 5500 unités résidentielles depuis que Projet Montréal a promis de transformer le site en parc.La semaine dernière, quand la mai- resse Plante et le ministre responsable de la région de Montréal, Martin Coi- teux, ont annoncé que le boulevard urbain prévu dans l\u2019emprise de l\u2019autoroute 440 ne verrait jamais le jour, les promoteurs de Cap Nature ont reçu la nouvelle comme une gifle.Sans lien routier, la réalisation de leur projet immobilier devient difficile, compte tenu des enjeux déjà existants de congestion automobile dans l\u2019ouest de l\u2019île.C\u2019est une façon de tuer le projet, estiment-ils.« Ce ne serait pas impossible de faire du développement, mais ça met en péril le projet ou ça peut le changer », soutient Marie-Pierre Durand, présidente des Immeubles L\u2019Équerre, l\u2019un des quatre propriétaires des terrains de Pierre- fonds-Ouest.« On se demande comment la mairesse Plante, qui se dit transparente, a pu agir de cette façon- là, unilatéralement, sans consulter les élus de Pierrefonds-Roxboro et nous.» Elle s\u2019étonne aussi de l\u2019annonce faite par le ministre Coiteux puisqu\u2019en 2012, Pierre Moreau, alors ministre des Transports, avait signifié à l\u2019ex-maire Gérald Tremblay l\u2019importance d\u2019un lien routier dans cet axe.Le projet immobilier de Pierrefonds- Ouest a déjà fait couler beaucoup d\u2019encre.Adjacent au parc de l\u2019Anse-à- l\u2019Orme, il prévoit la construction de PIERREFONDS-OUEST Les promoteurs de Cap Nature s\u2019impatientent rivée par la mer, à Québec, d\u2019un personnage important, évêque ou capitaine.L\u2019événement exceptionnel force immanquablement la compétition entre les cloches religieuses qui sonnent et les canons royaux qui tonnent.«Il y avait une grande bataille du son en Nouvelle-France, résume M.Plante.Le pouvoir religieux est placé sous l\u2019autorité de l\u2019évêque.Le pouvoir monarchique se trouve représenté par le gouverneur et l\u2019intendant.On se battait par sources sonores interposées sur la rue, dans les maisons, autour des institutions.» La colonie s\u2019affirme d\u2019abord comme une utopie catholique marquée dès ses origines par le mysticisme du XVIIe siècle.Le paysage sonore religieux se construit avec les prières, les chants liturgiques, la célébration de la messe, mais aussi les processions et les cloches, omniprésentes.Le tinton, la volée, l\u2019angélus ou le glas rythment les heures et marquent les grands rites de passage.Le pouvoir temporel veut donc affirmer sa place légèrement supérieure au pouvoir spirituel.Depuis le concordat de Bologne (1516), le roi de France exerce un pouvoir de nomination à la tête des évêchés, archevêchés, abbayes ou prieurés du royaume.Le doctorat de M.Plante s\u2019intéresse à la criée des ordonnances, capitales comme moyen de communication dans une société fortement illettrée.L\u2019huissier peut annoncer un nouveau règlement de l\u2019autorité ou la recherche d\u2019un criminel par décret de prise de corps.Il se présente à l\u2019un des quatre ou cinq points prévus à Montréal et Québec, précédé d\u2019un appel de tambour.Le chercheur a décelé une soixantaine de criées à travers En haut, une vue sur le parc- nature de l'Anse- à-l'Orme.Ci- dessus, deux des promoteurs, Marie-Pierre Durand et Jean- Pierre Grilli.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR La Cour suprême confirme la protection des informateurs OTTAWA \u2014 La Cour suprême du Canada a statué que les anciens policiers accusés d\u2019avoir commis des crimes n\u2019ont pas le droit d\u2019utiliser des informations confidentielles obtenues auprès d\u2019informateurs dans le cadre de leurs fonctions pour bâtir leur défense.Dans une décision unanime rendue vendredi, la Cour suprême du Canada juge que les informations confidentielles fournies par des délateurs ne peuvent pas être rendues publiques simplement parce qu\u2019un accusé croit qu\u2019elles pourraient l\u2019aider dans sa défense.La seule exception valide est si l\u2019innocence d\u2019un accusé est manifestement en jeu, comme prévu par la Loi sur le privilège relatif aux indicateurs.Une démarche qui s\u2019appuie sur des critères particulièrement sévères.La Presse canadienne les procès-verbaux maintenant numérisés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec.« C\u2019est un rituel politique, un acte monarchique en Nouvelle-France, dit-il.Le tambour participe à une opération symbolique sonore.Il est la voix de l\u2019autorité.» Hi-fi ou lo-fi On peut rajouter à cette classification binaire les sons civils ou économiques pour former une sorte de tripartition sonnante.Le paysage sonore de la colonie se compose alors en combinant le martèlement des artisans, le sarclage des paysans, le rabotage et le clouage des charpentiers, mais aussi les palabres des rues en français, en patois, en langues amérindiennes, le vacarme des maisonnées au travail ou au repas, le tintamarre des lieux de divertissement comme les tavernes, le brouhaha des marchés, de simples déplacements en charrette ou à cheval sur les pavés, quand il s\u2019en trouve, sans oublier les cris des animaux domestiques, de l\u2019aboiement des chiens au meuglement des vaches.Shafer propose une autre distinction entre le paysage sonore hi-fi et le lo-fi (traduits respectivement par haute et basse fidélité).Dans le premier type, chaque son est clairement et distinctement perçu.Dans un paysage lo-fi, « les signaux acoustiques se perdent dans une surpopulation de sons qui suppriment la perspective ».La campagne est généralement plus hi-fi que la ville, et la nuit plus que le jour.« Nos paysages sonores d\u2019aujourd\u2019hui sont très lo-fi, dit le savant des sons.En Nouvelle-France, il n\u2019y avait pas de moteur, et la nuit était très hi-fi.Il y avait quelques cabarets à Québec et à Montréal.Les églises sonnaient l\u2019angélus à 6 h.Les procès-verbaux que j\u2019ai étudiés montrent que les gens étaient au boulot à 7 h.Ils vivaient avec la lumière du jour, et la vie plus bruyante reprenait donc avec la luminosité.» VILLE DE MONTRÉAL / CC Le paysage sonore religieux se construit avec les prières, les chants liturgiques, la célébration de la messe, mais aussi les processions et les cloches, omniprésentes A 6 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 E N B R E F Soccer: un joueur Croate passe chez les Français MARSEILLE \u2014 Le défenseur central Duje Caleta-Car, remplaçant avec la Croatie lors de la finale du Mondial 2018, s\u2019est engagé avec l\u2019Olympique de Marseille (OM), dont il devient la première recrue de l\u2019été, a annoncé vendredi le club français.Le joueur, âgé de 21 ans, évoluait depuis 2014 chez les Autrichiens du Red Bull Salz- bourg.L\u2019OM n\u2019a pas précisé le montant du transfert, mais la presse française évoquait ces derniers jours une somme de 20 millions d\u2019euros.Le natif de Sibenik débarque à Marseille avec une médaille d\u2019argent de Coupe du monde autour du cou.« Après une saison incroyable, avec les demi-finales de l\u2019Europa League et la finale de la Coupe du monde, j\u2019ai maintenant l\u2019occasion de joindre un top club européen.» Agence France-Presse Athlétisme: un record canadien sur 800 m MONACO \u2014 Brandon McBride a inscrit son nom dans le livre des records canadiens en athlétisme.L\u2019athlète âgé de 24 ans, originaire de Windsor en Ontario, a abaissé la marque canadienne, vieille de 10 ans, en route vers la conquête de l\u2019argent sur 800 m vendredi lors d\u2019une escale de la Ligue de diamant de l\u2019IAAF à Monaco.Le chrono de 1 min 43,20 s de McBride a fracassé la marque de 1 min 43,69 s appartenant à Garry Reed et réalisée sur la même piste en 2008.Nijel Amos, du Botswana, l\u2019a emporté en 1 min 42,14 s.L\u2019Espagnol Saul Ordonez a complété le podium en 1 min 43,65 s.McBride avait fini huitième sur 800 m aux Championnats du monde d\u2019athlétisme en 2017, et il avait pris le 14e rang aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.La Presse canadienne Mercedes prolonge le contrat de Bottas HOCKENHEIM \u2014 Mercedes a octroyé une prolongation de contrat d\u2019un an, assortie d\u2019une année d\u2019option supplémentaire, au pilote de Formule 1 Valt- teri Bottas.L\u2019équipe allemande a annoncé l\u2019entente par voie de communiqué vendredi, au lendemain de la prolongation de contrat de deux ans offerte au champion en titre Lewis Hamilton.Ces décisions viennent ainsi mettre un terme aux rumeurs qui ont circulé sur les deux pilotes.Bottas, âgé de 28 ans, dispute sa deuxième saison avec Mercedes.Il a signé trois victoires en 2017, mais le Finlandais n\u2019a toujours pas grimpé sur la plus haute marche du podium en dix courses cette saison.Il a terminé en deuxième place à quatre reprises, et il occupe le cinquième rang au classement cumulatif, à 59 points de Hamilton.The Associated Press Caleta-Car arbore son chandail de l\u2019OM.BORIS HORVAT AGENCE FRANCE-PRESSE LA PRESSE CANADIENNE À GSTAAD Eugenie Bouchard a reçu de bonnes nouvelles vendredi, quelques minutes après avoir accédé au carré d\u2019as de l\u2019Omnium de Suisse en pulvérisant la qualifiée russe Veronika Kudermetova 7-5, 6-0.Tennis Canada lui a en effet annoncé qu\u2019elle bénéficierait d\u2019un laissez-passer pour le tableau principal de la Cou - pe Rogers de Montréal, en août.Bouchard a décoché cinq as et brisé Kudermetova à six reprises, en route vers son premier match de demi-finales depuis janvier 2017.Elle avait alors atteint la finale d\u2019un tournoi à Sydney.« Je suis heureuse de pouvoir disputer un autre match, a commenté la joueuse âgée de 24 ans.Je ne me compare pas, ni ne songe à mes exploits passés, comme vous passez votre temps à le faire.J\u2019ai un match à disputer [samedi], et ce sera magnifique.» La joueuse originaire de Westmount a scellé l\u2019issue de la rencontre en s\u2019adjugeant les huit derniers jeux, et dix des onze derniers.Elle a commencé le deuxième set en remportant treize points consécutifs.« C\u2019était important pour moi de réaliser que même si elle réussissait de gros coups, je pouvais riposter, a-t-elle commenté.Je devais me contenter de contre-attaquer et d\u2019en profiter, ce que je suis parvenue à faire beaucoup mieux au deuxième set.» Bouchard affrontera en demi-finales la gagnante du match entre la favorite, Alizé Cornet, et l\u2019Australienne Samantha Stosur.Elle tentera de signer une deuxième victoire sur le circuit de la WTA.Sa première s\u2019était produite à Nuremberg, en Allemagne, en 2014.L\u2019invitation de Tennis Canada pour la Coupe Rogers de Montréal ne semblait pas acquise, il y a de ça quelques mois seulement.Bouchard est présentement 146e au monde, et 2e au Canada.« Eugenie démontre de belles choses présentement et nous espérons qu\u2019elle pourra poursuivre sur cette lancée à Montréal », a déclaré Eugène Lapierre, le directeur de la Coupe Rogers.Bouchard disputera son match de premier tour à la Coupe Rogers dans le cadre de la séance de jour du lundi 6 août, à moins qu\u2019elle ne doive affronter une joueuse qui dispute la finale du tournoi de San Jose ou de Washington, le 5 août.Elle connaîtra l\u2019identité de son adversaire au moment du tirage officiel, qui aura lieu le vendredi 3 août.Deux autres laissez-passer seront distribués à des Canadiennes avant le tournoi.T E N N I S Eugenie Bouchard accède au carré d\u2019as en Suisse Elle obtient un laissez- passez pour la Coupe Rogers qui se tiendra à Montréal en août ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE À MONTRÉAL L\u2019Impact a fait du stade Saputo sa forteresse depuis le début du mois de juin, mais c\u2019est à l\u2019étranger que la formation tentera de consolider sa position au classement en MLS et de se qualifier pour la finale du Championnat canadien.Le hasard fait parfois bien les choses, et voilà que l\u2019Impact (9-12-0) pourra passer quelques jours dans la région de Portland après avoir affronté les Timbers (8- 3-6), samedi.Il se rendra ensuite à Vancouver pour disputer le match retour de sa demi-finale du Championnat canadien contre les Whitecaps, mercredi.Puisque les équipes de la MLS disputent habituellement un seul match par semaine, il est très rare qu\u2019une formation prolonge son séjour à l\u2019étranger plutôt que de rentrer à la maison.Il était toutefois logique dans ce cas-ci que l\u2019Impact évite un aller-retour transcontinental, même si le long séjour amène aussi son lot de défis.« Nous essayons d\u2019être attentifs à tout : la nutrition, la diététique, la récupération.En France, nous appelons ça la préparation invisible, a souligné l\u2019en- traîneur-chef de l\u2019Impact, Rémi Garde.Ça inclut tout ce qui est fait en dehors du terrain.Plus vous avez de matchs rapprochés, plus l\u2019impact est important sur la santé et la condition physique des joueurs pendant les matchs.«En France, il y a deux coupes nationales, les coupes d\u2019Europe et le championnat.J\u2019ai déjà dirigé des saisons à plus de 55 ou 60 matchs.Nous avons une petite expérience dans ce que nous pouvons demander aux joueurs, sachant qu\u2019évidemment ici, il y a la longueur des voyages et le décalage horaire.Nous essayons de prendre tout ça en compte.Pendant notre séjour là-bas, les séances d\u2019entraînement seront moins importantes.» Si Garde craint les enjeux physiques du long voyage, l\u2019arrière latéral Daniel Lo- vitz a plutôt souligné les défis psychologiques.Alors qu\u2019une équipe dans une mauvaise séquence va souvent soutenir qu\u2019un voyage peut permettre aux joueurs de tisser des liens, Lovitz croit que l\u2019esprit d\u2019équipe pourrait être mis à l\u2019épreuve pendant cette semaine sur la côte ouest.«C\u2019est beaucoup plus facile quand vous gagnez et que vous avez du plaisir à jouer à domicile.Mais quand vous allez à l\u2019étranger, ça permet de voir véritablement dans quel état est l\u2019esprit d\u2019équipe.Les Timbers représenteront un défi majeur pour l\u2019Impact, qui présente un dossier de 2-9-0 sur les pelouses adverses.D\u2019abord, les Timbers sont toujours invaincus au Providence Park en MLS cette saison (5-0-2).De plus, la formation de l\u2019Oregon n\u2019a pas perdu à ses douze dernières sorties en championnat (8-0-4), la meilleure séquence active du genre à travers le circuit.L\u2019Impact a remporté six de ses huit derniers matchs en MLS (6-2-0).De plus, le Bleu-blanc-noir présente un dossier de 1- 0-1 en deux sorties à Portland en MLS.SOCCER La bonne étoile de l\u2019Impact suivra-t-elle?Le onze montréalais entreprend une séquence de matchs à l\u2019étranger plein d\u2019espoir JEAN MONTOIS AGENCE FRANCE-PRESSE À VALENCE À la sortie des Alpes, le Tour a renoué avec le calme, et Peter Sagan avec ses habitudes: le champion du monde a enlevé la 13eétape, vendredi à Valence.La tension, qui avait culminé la veille dans la montée de l\u2019Alpe d\u2019Huez, est redescendue; au soulagement général, même si l\u2019Italien Vincenzo Nibali, qui n\u2019a pas pu repartir (vertèbre fracturée) reste la victime des débordements et de l\u2019imprudence d\u2019un spectateur.«C\u2019est une extrême minorité, des gens qui viennent là pour se donner en spectacle et mettre une institution comme le Tour en danger», a enragé Romain Bardet.Privé de bon nombre d\u2019adversaires, le Slovaque a ajouté une troisième perle à sa collection 2018, après La Roche-sur-Yon (2e étape) et Sarzeau (4e étape).Son onzième succès d\u2019étape dans le Tour depuis ses débuts en 2012.« Sagan est au-dessus », a reconnu le Français Arnaud Démare, troisième derrière le champion du monde et le champion d\u2019Europe, le Norvégien Alexander Kristoff.Il est vrai que deux vainqueurs des sprints de la première semaine, le Colombien Fernando Gaviria et le Néerlandais Dylan Groenewegen, deux étapes pour chacun d\u2019eux, ont quitté la course dans les Alpes, ainsi que d\u2019autres spécialistes (Greipel, Kittel, Cavendish\u2026) dans une hécatombe rarement vue sur les Tours contemporains.Sagan, le plus costaud des sprinteurs quand la route s\u2019élève, a sans doute moins souffert que ses adversaires en montagne, selon les explications de Démare.D\u2019où une fraîcheur supplémentaire qui lui a permis de remonter le Français, le premier à lancer le sprint après une tentative du Belge Philippe Gilbert sous la flamme rouge, et Kristoff.Dans les 25 derniers mètres, Sagan a été chronométré à 69,9 km/h.Un peu plus vite que Kristoff (69,8 km/h) et Démare (68,4 km/h).« C\u2019était une étape en or », a con - venu le vainqueur du jour.Sagan n\u2019est pas apparu le moins du monde déstabilisé par sa séparation avec son épouse Kataryna, annoncée pendant le Tour.Sagan remporte la 13e étape du Tour de France Privé de plusieurs adversaires qui ont abandonné la course le champion du monde triomphe Peter Sagan a moins souffert en montagne que ses adversaires.JEFF PACHOUD AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019esprit d\u2019équipe pourrait être mis à rude épreuve pour l\u2019Impact, au cours des prochains jours.PETER MCCABE LA PRESSE CANADIENNE A 7 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Dans le but d\u2019enrichir leurs sélections respectives de contenus, l\u2019application de vidéos sur demande pour téléphone mobile Blackpills et Radio-Canada ont déjà amorcé des pourparlers, a confirmé le diffuseur public.En entrevue au Devoir plus tôt cette semaine, un des patrons de Blackpills, Patrick Holzman, avait affirmé que son entreprise avait «entamé des discussions avec des diffuseurs et des partenaires».Marc Pichette, premier directeur des relations publiques et de la promotion de Radio-Canada, a affirmé que les dirigeants de l\u2019application destinée aux 18-25 ans « nous ont proposé quelques contenus et ont montré de l\u2019intérêt pour certaines de nos webséries ».Toutefois, Radio-Canada n\u2019a « pas, pour le moment, fait l\u2019acquisition de certains de leurs contenus ».M.Pichette a par ailleurs estimé qu\u2019il « apparaît prématuré pour le moment » de discuter de l\u2019intégration de Blackpills au service de télé sur demande Tou.tv.Depuis le début du mois de mai, afin de peser ensemble plus lourd dans la bataille contre Netflix, Radio-Canada propose sur ICI Tou.tv Extra certaines des émissions produites par le Groupe V Média, Bell Média, TV5 Québec et l\u2019Office national du film du Canada.Blackpills a par ailleurs acquis les droits pour l\u2019Europe et l\u2019Amérique \u2014 sauf pour le Canada francophone \u2014 de la première saison de la série L\u2019âge adulte, de Guillaume Lambert (Pix- com), et de Polyvalente, réalisée par Sébastien Landry et Laurence Morais- Lagacé (La Guérilla), le duo qui a aussi créé Game of Death, déjà sur l\u2019application Blackpills.Radio-Canada en discussion avec Blackpills SYLVAIN CORMIER À SPA LE DEVOIR Dans quelques heures, on va savoir.Il y aura Francis Cabrel sur la grande scène Pierre-Rapsat, et l\u2019on pourra, pour la première fois, offrir un début de réponse à la grande question : les publics sont-ils solubles ?C\u2019est le pari de la nouvelle configuration du site des Francofolies de Spa, qui annexe la scène qui fut celle des grandes vedettes consacrées (d\u2019Adamo à Polnareff ) au grand Village francofou, lieu de ralliement des jeunes gens bondissants et de leurs idoles du moment.On ne pouvait juger de rien jeudi : le premier soir était consacré au hip-hop et à l\u2019électro, sur les scènes grandes et petites, à quelques exceptions près (la lumineuse Clara Luciani, notamment, qui a encore ravi tout le monde avec son Eddy et La grenade, merveilles de chanson pop) : la scène Pierre-Rapsat, de Roméo Elvis aux Lost Frequencies, ressemblait en plus gros à ce qui était auparavant la plus grosse scène du Village.Même surchauffe, même défoulement collectif.Et ce vendredi ?En fin d\u2019après-midi, devant la scène Pierre-Rapsat, une foule plutôt jeune danse sous la pluie, ondulant au rythme à la fois envoûtant et languissant des airs de Cats on Trees.Car il pleut.On n\u2019y croyait plus, hier encore, ça causait sécheresse saharienne dans les Ardennes.Les gens sont contents, l\u2019averse bienvenue rafraîchit un tantinet.S\u2019amuser tristement Drôle de tandem, Cats on Trees.Yohan Hennequin tape comme un forcené sur ses peaux, et Nina Goern se dandine nonchalamment.Non, pas nonchalamment.Tristement.C\u2019est peut-être le maquillage rouge sous les yeux qui confère l\u2019impression de mal- être, mais elle semble tout faire tristement.Même sourire.Même danser.Même s\u2019amuser.Ce concert présenté en exclusivité, seule date belge de l\u2019été pour le groupe français, propose majoritairement les chansons de l\u2019album Neon, et ce sont presque toutes des histoires tristes qui se dansent.C\u2019est sombre, et pourtant, on tape dans les mains.Et on bondit joyeusement.Dans le Village francofou, depuis toujours, ça bondit joyeusement.C\u2019est dire à quel point, grande scène ou pas, on est très loin de Cabrel.Il n\u2019y a rien qui s\u2019en rapproche dans la programmation du jour, pas même la chanteuse belge Charlotte, dont les chansons bien faites se ressemblent un peu toutes dans le moule électro du clavier dominant.Il y a bien le duo suisse Aliose, dont la chanson folk rock de très honnête cuvée a tout pour plaire au public de Cabrel.À cela près que c\u2019est à la même heure, très loin ailleurs sur le site.Un site qui, justement, se remplit, se remplit, se remplit, n\u2019en finit plus de se remplir\u2026 pour Cabrel.Tiens donc.Le test Cabrel a bel et bien lieu, mais il ne FESTIVAL Le test Cabrel La grande question : aux Francofolies de Spa, les publics sont-ils solubles ?Des milliers de spectateurs ont dû se contenter des deux écrans géants, sans même pouvoir apercevoir la scène Pierre-Rapsat, sur laquelle Francis Cabrel, tout sobre dans sa chemise du bleu le plus foncé, a aligné ses immortelles qu\u2019ont entonnées avec lui les gens.Et forcément, le fait de ne pas voir l\u2019artiste a fait des mécontents\u2026 H-P LESUISSE s\u2019agit pas du tout de savoir si la chanson de guitares a sa place dans le Village francofou des jeunes bondissants, mais bien d\u2019évaluer la contenance du lieu pour tous ceux qui aiment Cabrel.Est-ce assez grand ?L\u2019ingérable succès Réponse : non.Le caractère attractif d\u2019un spectacle de grande vedette de la chanson pour vraiment pas cher a eu pour effet d\u2019attirer les multitudes, bien au-delà des 8000, 9000 qu\u2019accueillait la place de l\u2019Hôtel-de-Ville.Une heure avant le spectacle, ça déborde : des milliers de spectateurs vont devoir se contenter des deux écrans géants, sans même pouvoir apercevoir la scène Pierre-Rapsat.Notre couverture du Festif ! de Baie-Saint-Paul, par notre journaliste Alexandre Shields, samedi et dimanche sur le site Web et l\u2019application mobile du Devoir.À LIRE ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR LIRE AUSSI LES COMPTES RENDUS DE SYLVAIN CORMIER, EN VADROUILLE SAMEDI ET DIMANCHE AUX FRANCOFOLIES DE SPA, SUR LE SITE WEB ET L\u2019APPLICATION MOBILE DU DEVOIR.L\u2019OSM en concert pour l\u2019« ouverture spirituelle » du Festival de Salzbourg Kent Nagano et l\u2019OSM ont présenté vendredi à Salzbourg la Passion selon saint Luc en « ouverture spirituelle » au Festival de Salz- bourg 2018, qui sera inauguré le 27 juillet à 11 h à la fameuse Fel- senreitschuhle par un discours du philosophe, historien et écrivain Philipp Blom, en présence du président de la République autrichienne.Le spectacle inaugural du festival sera la première de La flûte enchantée de Mozart diffusée en direct par l\u2019ORF, radio-télévi- sion autrichienne.L\u2019« ouverture spirituelle », tradition instillée il y a quelques années par Alexander Pereira et qui a été maintenue par son successeur, Markus Hinter- häuser, permet de programmer quelques concerts avant le lancement officiel du festival et donc d\u2019étendre, en amont, la manifestation.Sarah Wegener, Lucas Meachem, Matthew Rose et Sla- womir Holland (narrateur) étaient les solistes de la soirée, enregistrée par l\u2019étiquette BIS et donnée en présence du compositeur.Le Devoir EN BREF Ça fait des mécontents.« Si c\u2019est pour le regarder sur une grande télé, c\u2019est pas la peine », se lamente une dame.Ça fait aussi des résignés.« Au moins on l\u2019entend », lance une autre.Là-bas tout là-bas, Cabrel tout sobre dans sa chemise du bleu le plus foncé aligne ses immortelles qu\u2019entonnent avec lui les gens : Encore et encore, Des hommes pareils, L\u2019encre de tes yeux\u2026 Sur l\u2019écran géant, il n\u2019a pas beaucoup d\u2019expression, le Francis, comme s\u2019il était lui aussi un peu dépassé par la situation.On n\u2019est pas au Paléo de Nyon, constate-t-on, ni au Festival d\u2019été de Québec: impossible de donner à 20000, 25 000 personnes un bon point de vue, voire un point de vue tout court.Sur le chemin de la sortie du site, je m\u2019arrête pour deux chansons au spectacle d\u2019Aliose.Il y a de l\u2019espace pour les gens, et des arbres autour.C\u2019est agréable : le lieu, le duo, les chansons.Sur le chemin qui mène à l\u2019hôtel, je passe près de la haute clôture qui sépare la grande scène de la rue.C\u2019est bête à dire mais incontestable : c\u2019est l\u2019endroit idéal pour entendre Francis Cabrel.Et même le voir, un peu, sans écran géant.Drôle de résultat au test Cabrel : à moins d\u2019arriver très, très tôt, c\u2019est à l\u2019extérieur du site qu\u2019on est le mieux.Sylvain Cormier est invité par l\u2019organisme Wallonie-Bruxelles Musiques aux Francofolies de Spa.Le caractère attractif d\u2019un spectacle de grande vedette de la chanson pour vraiment pas cher a eu pour effet d\u2019attirer les multitudes, bien au-delà des 8000, 9000 qu\u2019accueillait la place de l\u2019Hôtel-de-Ville.Une heure avant le spectacle, ça déborde. ÉCONOMIE A 8 LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 L\u2019École nationale de cirque de Montréal, fondée en 1981, est une institution d\u2019enseignement supérieur en arts reconnue internationalement.Elle a pour mission la formation d\u2019artistes de cirque professionnels, de pédagogues et de créateurs.Elle est présentement à la recherche d\u2019un(e) candidat(e) pour combler le poste de : Le titulaire du poste supervise les activités de création des étudiants et assure la direction artistique des projets et programmes de création dirigée de l\u2019École.De plus, il assumera les responsabilités administratives et pédagogiques de ces activités et projets.En savoir plus sur le poste et les exigences professionnelles recherchées : http://ecolenationaledecirque.ca/fr/lecole/offres-demploi Si vous vous croyez apte à occuper ces fonctions, veuillez nous soumettre votre candidature au plus tard le 15 août à l\u2019adresse courriel suivante : rh-enc@enc.qc.ca.Directeur de la création E N B R E F Simons met la main sur l\u2019entreprise Rituels.ca La Maison Simons améliore son offre pour la clientèle masculine.Elle annonce l\u2019acquisition de l\u2019entreprise de Québec Rituels.ca.Cette entreprise fondée en 2011 est spécialisée dans la vente de produits et d\u2019accessoires de rasage et de soins personnels pour hommes.Elle a commencé comme boutique en ligne et possède maintenant un pied-à-terre dans le quartier Petit Champlain, à Québec.Pour la Maison Simons, il s\u2019agit de la première transaction du genre en 178 ans d\u2019existence.Dans un communiqué, Simons a souligné que Rituels avait le même souci du détail qu\u2019elle dans la sélection des produits offerts à ses clients.La Presse canadienne Contrat de travail ratifié pour 3000 cheminots au Canadien Pacifique Plus de 3000 cheminots du Canadien Pacifique (CP) représentés par les Teamsters ont voté vendredi à 64,7 % pour la ratification d\u2019une convention collective de quatre ans.Les négociations entre l\u2019employeur et les travailleurs avaient donné lieu à une courte grève au sein de la société ferroviaire en mai dernier.Selon les Teamsters, ce nouveau contrat de travail permettra aux cheminots de bénéficier mensuellement de trois périodes de repos de 48 heures, comparativement à deux auparavant.Il améliore également les dispositions sur le repos pour ceux qui travaillent aux gares de triage.Les hausses salariales sont estimées à 9 % pour la durée de l\u2019entente, en vigueur jusqu\u2019au 31 décembre 2021.La Presse canadienne Le Japon recommence à importer du blé canadien Le Japon avait interrompu ses importations après la découverte de blé génétiquement modifié, et non autorisé, dans le sud de l\u2019Alberta.Ottawa mentionne que cela met fin à toutes les sanctions commerciales internationales découlant de la découverte survenue le 14 juin.La Corée du Sud avait déjà recommencé à importer du blé à la fin du mois de juin.L\u2019utilisation commerciale de blé génétiquement modifié n\u2019est pas autorisée au Canada.Ottawa assure que le blé non autorisé ne s\u2019est pas infiltré dans l\u2019approvisionnement alimentaire ni dans la nourriture pour animaux.La Presse canadienne Des clients entrent dans une succursale du détaillant à Edmonton, en 2017.JASON FRANSON PC JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Exaspérés par la lenteur des négociations visant à renouveler leur contrat de travail, environ 120 travailleurs du fabricant de bains et de douches Maax ont déclenché vendredi une grève illimitée à l\u2019usine de l\u2019entreprise située dans l\u2019arrondissement montréalais de Lachine.Les pourparlers entre le syndicat des Teamsters, qui représente les employés touchés, qui avaient débuté en mars dernier, sont donc rompus.Selon la partie syndicale, les principaux points en litige sont les salaires, le respect de l\u2019ancienneté lors des vacances et la mise en place d\u2019un régime de retraite.Les syndiqués sont affectés à la fabrication et l\u2019assemblage.« On parle de gens qui gagnent 16 $ l\u2019heure et qui demandent 1 $ l\u2019heure de plus par année pour le contrat de travail », a expliqué le porte-parole du syndicat des Teamsters, Stéphane Lacroix, au cours d\u2019un entretien téléphonique.La convention des 120 employés en grève est échue depuis le 31 décembre dernier.Ceux-ci réclament aussi un régime de retraite jugé raisonnable.Si les pourparlers sont rompus, M.Lacroix a indiqué qu\u2019ils pourraient néanmoins reprendre si l\u2019employeur décide de mettre un peu d\u2019eau dans son vin.«Une grève générale illimitée, on sait quand cela commence, mais on ignore quand elle se termine, a-t-il dit.Si l\u2019employeur a des offres intéressantes, la grève pourrait prendre fin.» L\u2019employeur déçu De son côté, le directeur général de Maax, André Deland, a dit respecter le droit de grève des employés, et ce, même s\u2019il était déçu de voir le syndicat se tourner vers ce moyen de pression.Sans vouloir négocier sur la place publique, il a expliqué, au cours d\u2019un entretien téléphonique, que la porte « n\u2019était pas fermée » en ce qui a trait à une reprise des pourparlers.« Nous avons un plan de contingence en place pour assurer la satisfaction de nos clients, mais c\u2019est clair que l\u2019usine ne tourne pas à plein régime », a dit M.Deland.L\u2019an dernier, l\u2019entreprise qui avait vu le jour au Québec il y a un peu moins de 50 ans était passée dans le giron d\u2019American Bath Group (ABG).Cette société établie à Savannah, dans l\u2019État du Tennessee, avait acquis Maax auprès du fonds d\u2019investissement Brookfield Asset Management.Fondée dans les années 1960 par la famille Poulin à Sainte- Marie-de-Beauce, Maax dit compter, sur son site Web, plus de 1300 employés à travers huit usines réparties au Québec, au Canada ainsi qu\u2019aux États-Unis.Des employés de Maax déclenchent une grève illimitée La convention collective des 120 travailleurs en débrayage est échue depuis le 31 décembre Le président américain est monté à bord de Air Force One, vendredi, sur la base militaire Andrews dans le Mayland, aux États-Unis.NICHOLAS KAMM AGENCE FRANCE-PRESSE DELPHINE TOUITOU À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump s\u2019est lancé vendredi dans une nouvelle escalade sur le commerce en accusant la Chine et l\u2019Union européenne de manipuler leurs monnaies et en menaçant Pékin de taxer l\u2019ensemble de ses exportations vers les États-Unis.« La Chine, l\u2019Union européenne et les autres manipulent leurs monnaies en baissant leurs taux d\u2019intérêt, alors que les États-Unis augmentent leurs taux, avec un dollar devenant de plus en plus fort jour après jour, ce qui dégrade notre compétitivité », a dénoncé le président américain dans un tweet.« Comme d\u2019habitude, ce n\u2019est pas juste », a-t-il ajouté, alors que la monnaie chinoise est à son plus bas niveau depuis un an.Vendredi, le billet vert baissait face à la devise européenne, à 1,1717 dollar pour un euro, contre 1,1580 la veille.Depuis avril, le yuan a perdu près de 10 % de sa valeur par rapport au dollar, avantageant l\u2019exportation des marchandises chinoises sur le marché américain.Le président américain a aussi vertement critiqué la politique monétaire de la Banque centrale américaine.« Les États-Unis ne devraient pas être pénalisés parce qu\u2019ils vont très bien », a-t-il lancé.« Resserrer [la politique monétaire] fait du tort désormais à tout ce que nous avons fait », a-t-il écrit, en référence à une économie florissante dynamisée par la réforme fiscale qui a fortement diminué les impôts des ménages et des entreprises.La banque centrale américaine (Fed) a entamé une sortie de la politique monétaire à taux zéro depuis deux ans.Elle prévoit de relever graduellement son taux directeur encore deux fois cette année pour le situer à près de 2,50 %, au lieu de 2 % aujourd\u2019hui, afin de maîtriser l\u2019inflation et d\u2019éviter une surchauffe après le stimulus budgétaire massif qui favorise entre autres la hausse des prix.« Arnaque » Plus tôt, Donald Trump s\u2019en était pris à Pékin, affirmant qu\u2019il était prêt à imposer des taxes punitives sur la totalité des importations chinoises.« Je suis prêt à aller jusqu\u2019aux 500 », a-t-il dit sur la chaîne de télévision américaine CNBC, une allusion aux 505,5 milliards de dollars de marchandises chinoises importées par les États- Unis en 2017.« Je ne le fais pas à des fins politiciennes, je le fais pour faire ce qui est bon pour notre pays », a-t-il assuré, estimant, comme il l\u2019a maintes fois répété, que « cela faisait longtemps que la Chine [\u2026] arnaquait » les États-Unis.Jeudi, le président américain avait déjà dénoncé la montée du dollar.« Regardez l\u2019euro [\u2026], il tombe ! La Chine : leur monnaie est en chute libre.Cela nous met dans une position désavantageuse », avait-il déploré.M.Trump, qui accuse Pékin de pratiques « déloyales » et de « vol de propriété intellectuelle », entend réduire le colossal déficit commercial des États-Unis avec ses partenaires.Il exige du géant asiatique de réduire le déficit américain de 200 milliards de dollars.Mais après des semaines de négociations et une trêve avortée, la Maison- Blanche a mis en œuvre le 6 juillet des taxes douanières supplémentaires de 25 % sur 34 milliards de dollars d\u2019importations chinoises.En outre, 16 milliards de dollars d\u2019importations doivent être prochainement taxés.Les autorités chinoises, qui dénoncent des actes « irrationnels » du président américain, estiment que Washington a déclenché « la plus grande guerre commerciale de l\u2019histoire économique ».GUERRE COMMERCIALE Trump peste à nouveau contre l\u2019Europe et la Chine Le président est allé jusqu\u2019à menacer Pékin de taxer en bloc ses exportations vers les États-Unis On parle de gens qui gagnent 16 $ l\u2019heure et qui demandent 1 $ l\u2019heure de plus par année pour le contrat de travail STÉPHANE LACROIX » ÉCONOMIE A 9 LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 o y H s t rê P n o i t a r p r o C e c A s ire a c é h ot p hypothèque : ème et 2 ère 1 Prêt \u2013 achat (balance de vente) T (514) 731-8 Ace Mortgage Corp.: éléphone Aaron Bloom : Contact 585 epuis 1959 D errain \u2013 développement T Logement multifamilial Industriel Commercial Agent protégé Analyse et réponse rapide Prêt \u2013 $ 250,000.00 à $ 5,000,000.00 Participation au capital Participation \u2013 Immeuble à revenu Financement intérimaire (Bridge ?nancing) MIKE BLANCHFIELD À OTTAWA LA PRESSE CANADIENNE Malgré les rumeurs fraîches d\u2019un accord commercial bilatéral entre les États-Unis et le Mexique, le premier ministre Justin Trudeau est convaincu qu\u2019un accord de libre-échange nord- américain (ALENA) complet est préférable pour les trois pays.Selon M.Trudeau, l\u2019ALENA reste la meilleure option pour assurer la prospérité des travailleurs nord-américains.« C\u2019est pourquoi nous nous engageons à renégocier, à améliorer et à mettre à jour l\u2019ALENA », a indiqué vendredi M.Trudeau aux journalistes à Markham en Ontario.Cependant, le président américain, Donald Trump, et son secrétaire à l\u2019Agriculture, Sonny Purdue, ont tous deux affirmé, plus tôt cette semaine, qu\u2019une entente avec le Mexique pourrait être conclue en premier et exclure le Canada.Lors d\u2019un entretien à la radio, le secrétaire à l\u2019Économie du Mexique, Ildefonso Guajardo, a indiqué cette semaine qu\u2019il serait à Washington jeudi prochain pour reprendre les négociations de l\u2019ALENA avec des responsables.Sans donner de détails, M.Trudeau a déclaré vendredi: «Nous poursuivons les discussions avec les États-Unis et le Mexique.» La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, ne prévoit pas de se rendre à Washington la semaine prochaine pour des négociations sur l\u2019ALENA, ont indiqué des fonctionnaires sous couvert de l\u2019anonymat, en raison du caractère délicat de la situation.Le bureau de Mme Freeland affirme que la ministre et ses homologues aux Finances et au Commerce international, Bill Morneau et Jim Carr, visiteront Mexico mercredi pour rencontrer le président désigné Andrés Manuel López Obrador et son équipe.LIBRE-ÉCHANGE Trudeau toujours en faveur de l\u2019ALENA Chrystia Freeland rencontrera le nouveau président mexicain Le village du Club Med de Charlevoix devrait créer 300 emplois directs et 400 emplois indirects.CLUB MED ANDY BLATCHFORD À OTTAWA LA PRESSE CANADIENNE L\u2019économie canadienne a montré son endurance avec la publication, vendredi, de deux rapports qui ont témoigné d\u2019un bond dans les ventes printanières des détaillants et de l\u2019inflation la plus rapide en plus de six ans.L\u2019inflation annuelle a accéléré le mois dernier pour s\u2019établir à 2,5 %, en hausse par rapport à celle de 2,2% observée en mai, selon Statistique Canada.La croissance était particulièrement attribuable aux prix plus élevés de l\u2019essence.Dans une publication distincte, l\u2019agen - ce fédérale a signalé que les ven tes des détaillants avaient progressé de 2,0 % en mai, grâce à la performance des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, ainsi que celle des stations-service.La valeur des ventes au détail s\u2019était contractée de 0,9 % en avril.Des analystes ont estimé que ces chiffres résilients encourageraient probablement la Banque du Canada à pour - suivre le resserrement de sa politique monétaire \u2014 ce qui pourrait signifier qu\u2019une nouvelle haus se des taux d\u2019intérêt aura lieu plus rapidement que prévu.La banque centrale a augmenté son taux directeur à 1,5 % la semaine dernière.Il s\u2019agissait de sa quatrième hausse dans la dernière année.Cependant, certains experts s\u2019attendent toujours à ce que l\u2019incertitude croissante entourant les risques commerciaux \u2014 y compris l\u2019intensification d\u2019un conflit avec les États-Unis \u2014 force le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, à maintenir son appro - che prudente pour les prochaines haus - ses.« [La banque] se tourne vers ses prévisions et vers la confirmation que ses prévisions sont en train de se con - crétiser, ce qui sera certainement le cas à court terme », a avancé James Marple, économiste principal à la Banque TD, lors d\u2019un entretien.« [Cela] devrait leur donner un certain espoir de pouvoir continuer à augmenter lentement les taux.Alors je dirais que, oui, la probabilité de voir une nouvelle hausse des taux cette année a augmenté avec la récente vague de données.» Incertitude sur le commerce M.Marple a cependant ajouté que cha - que jour reste un «jeu d\u2019équilibre» pour ce qui est de l\u2019évolution de la politique commerciale.Pour cette raison, il indique qu\u2019il est aussi possible que M.Poloz marque une pause pour le reste de 2018.Royce Mendes et Katherine Judge, de la Banque CIBC, ont écrit dans une note de recherche que les chiffres de vendredi laissaient croire que la Ban - que du Canada modifiera son taux de nou veau cette année.« Mais les banquiers centraux auraient besoin de voir la croissance résister à un certain nombre de vents con traires pour appuyer sur la déten - te », ont-ils écrit.L\u2019économie est aux prises avec des inconnues considérables liées à la paralysie des négociations entourant l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et à l\u2019introduction récente, par le gouvernement Trump, de tarifs sur les importations d\u2019acier et d\u2019aluminium en provenance du Canada.Ottawa a riposté avec des droits sur les importations américaines de métaux ainsi que sur des douzaines de produits de consommation.Le président des États-Unis, Donald Trump, menace également d\u2019imposer des tarifs sur les véhicules et les pièces automobiles, ce qui, selon plusieurs experts, pourrait avoir un effet dévastateur sur les économies et les emplois des deux côtés de la frontière.Jeudi, le gouvernement canadien a promis de répliquer à d\u2019éventuels tarifs automobiles si la menace de M.Trump devait se concrétiser.INDICES L\u2019inflation à un sommet depuis six ans La Banque du Canada devrait continuer à augmenter les taux d\u2019intérêt FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Le Club Med qui ouvrira ses portes au pied du Massif de Charlevoix en décembre 2020 en vue d\u2019accueillir 50 000 clients par année servira notamment de vitrine pour montrer aux touristes américains le nouveau visage de l\u2019entreprise dans le créneau des vacances en montagne.De passage à Montréal vendredi pour dévoiler le nom du futur village de vacances, appelé «Club Med Québec Char - levoix », la direction du groupe a con - firmé le début de la construction du pro jet en insistant entre autres sur une clientèle de jeunes familles, qui représente une part considérable de son chif - fre d\u2019affaires.Puisque le Club Med a investi dans ses villages des Caraïbes, destination bien connue des Américains, il fallait maintenant faire le même type de repo- sitionnement « sur la montagne », a dit en entrevue le président du Club Med, Henri Giscard d\u2019Estaing.« Cette démonstration a été faite en Europe et en Asie.Il fallait la faire, par la preuve, en effet, sur le continent nord-américain, et c\u2019est ce qu\u2019on va faire au Massif.» Une première série de discussions a eu lieu il y a quelques années, mais Club Med, qui appartient au groupe chinois Fosun, a annoncé en décembre 2015 qu\u2019el - le renonçait au projet.Sans pour autant tirer un trait sur le Québec, elle disait avoir d\u2019autres initiatives.Les pour - parlers ont recommencé en 2016, et l\u2019annonce officielle du projet a finalement été faite en novembre 2017.«Nous voulions être sûrs que l\u2019ensemble des partenaires concernés, publics et privés, soient motivés, décidés et con - vaincus de la validité de ce projet com me TOURISME Haut les mains dans Charlevoix ! Après y avoir renoncé une première fois, le Club Med inaugurera finalement son premier village québécois en 2020 2,5 % C\u2019est la hausse annualisée de l\u2019inflation en juin, comparativement à 2,2 % en mai.nous-mêmes », a dit M.Giscard d\u2019Es- taing.«Il y a toujours eu une volonté de tout le monde de le faire.Simplement, je dirais : nous avons des projets dans le monde entier, c\u2019est normal pour une compagnie privée com me nous le sommes de privilégier les projets les plus faciles, les plus accessibles, là où les partenaires sont les plus rapidement engagés.À l\u2019époque, nous avions des projets importants dans les Alpes, et c\u2019est là- dessus qu\u2019on avait mis l\u2019accent.» « Tout le monde s\u2019est remis autour de la table, a travaillé ensemble et a essayé de faire déboucher ce projet », a dit le président de l\u2019entreprise.S\u2019il est prévu que la construction de l\u2019hôtel entraînera la création d\u2019environ 700 emplois, l\u2019exploitation du village devrait créer plus de 300 emplois directs et 400 emplois indirects, a déjà estimé le Groupe Le Massif, fondé par l\u2019homme d\u2019affaires Daniel Gauthier.Sur un financement global de 120 millions, une proportion de 70 % vient du privé (Club Med, Daniel Gauthier, Guy Laliberté, Groupe Germain, etc.) et 30% de prêts gouvernementaux de la part de Québec et d\u2019Ottawa.Le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale font aussi partie des partenaires.La société Club Med, qui bénéficie d\u2019une entente de 15 ans avec le Massif, n\u2019a pas précisé la somme qu\u2019elle compte y investir.Lors de l\u2019annonce, en novembre 2017, les promoteurs du projet avaient affirmé que l\u2019afflux de vacanciers, que l\u2019on tentera d\u2019attirer toutes saisons con - fondues, entraînerait une hausse de 6 % de l\u2019achalandage à l\u2019Aéroport de Québec.Le taux d\u2019occupation de l\u2019hôtel de 300 chambres prévu atteindrait 70 % pendant l\u2019été et 85 % l\u2019hiver.M.Giscard d\u2019Estaing a également affirmé que l\u2019entreprise espère attirer une clientèle sud-américaine.« Il y a 15 000 Brésiliens qui viennent dans nos villages des Alpes», a-t-il dit.Quant aux Européens, on s\u2019attend à ce qu\u2019ils soient plus présents en été, car la destination est « très complémentaire » à cel le des Alpes.Invité à dire si Club Med envisage déjà un deuxième village au Canada, le président a dit : «Nous regardons attentivement l\u2019ensemble des destinations nord- américaines, au Canada et aux États- Unis.» Cependant, a-t-il ajouté, «c\u2019est vrai que l\u2019Ouest canadien a des caractéristiques très intéressantes, en particulier en matière de qualité de neige, et c\u2019est une destination plus proche de l\u2019Asie». lanant des conseils sur les réseaux sociaux, auprès de leurs amis ou dans un cours, les Québécois sont désormais nombreux à préparer leur kombucha dans le confort de leur cuisine.Une façon d\u2019économiser en s\u2019amusant à manipuler des bactéries.Un détail qui n\u2019a pas échappé aux organisateurs du premier festival de kombucha, le Boochfest.Si une vingtaine de grandes marques seront présentes pour faire découvrir leurs produits dimanche, un espace sera aussi accordé aux amateurs.Une compétition de kombucha maison est en effet prévue et compte déjà cinquante participants.« Ça montre l\u2019engouement pour la boisson et la possibilité d\u2019en faire chez soi sans trop de difficulté », explique l\u2019une des organisatrices, Sa- mira Drapeau.Il faut dire qu\u2019il suffit de peu: du thé, du sucre, de l\u2019eau, une culture de levure et de bactéries (une «mère kombucha») et une dizaine de jours de fermentation.« Ce n\u2019est pas compliqué, mais au début, tu peux facilement rater en le laissant trop longtemps fermenter ou en n\u2019utilisant pas assez de sucre.Soit ça va goûter le vinaigre, soit il va y avoir de la moisissure.Alors, tu recommences et tu deviens meilleur », témoigne Marc- Antoine Baril, qui s\u2019est lancé il y a près d\u2019un an.C\u2019est son goût et le côté artisanal de la chose qui ont poussé le jeune homme à se procurer sa première « mère kom- bucha ».« J\u2019étais curieux d\u2019apprendre, ça semblait plus simple que faire sa propre bière et le fun de pouvoir créer différentes saveurs », explique-t-il.Au fil des semaines, il a aussi constaté les économies qu\u2019il réalisait.Une petite bouteille coûte environ 5 $ en magasin ; il lui suffit de 2 $ pour préparer huit litres de kombucha maison.Commercialisation coûteuse Un détail qui n\u2019a pas non plus échappé à Benoît Daoust, qui fait son kombucha avec sa conjointe depuis six ans.C\u2019est lorsqu\u2019ils ont voulu créer leur entreprise il y a trois semaines qu\u2019ils ont réalisé les coûts associés à la commercialisation du produit.«Ce n\u2019est pas le liquide qui coûte cher, c\u2019est le reste: l\u2019impression des étiquettes et publicités, les bouteilles et leur transport, le permis de vente\u2026» Même son de cloche du côté de Rise, leader canadien dans la vente de kombucha.« Les gens ne réalisent pas combien de ressources on met dans la production.Le verre coûte cher, nos ingrédients sont de qualité et bio.Nos marges de profit ne sont pas plus élevées qu\u2019un autre jus », explique le président et cofondateur de l\u2019entreprise, Julian Giacomelli.LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Décrit comme une boisson énergisante, détoxifiante, aidant à la digestion et à éloigner maladies et allergies, le kombu- cha fait de plus en plus d\u2019adeptes soucieux d\u2019être en bonne santé.Des vertus thérapeutiques qui sont toutefois à prendre à la légère, puisqu\u2019aucune étude ne vient les appuyer.« C\u2019est vrai qu\u2019il contient de bonnes bactéries et levures qui contribuent à avoir un microbiote en santé et donc à mieux digérer.Mais on ne peut extrapoler et dire que le kombucha est favorable à la santé pour mille raisons », prévient Stéphanie Côté, nutritionniste chez Extenso, le centre de référence en nutrition de l\u2019Université de Montréal.Rappelant que peu de travaux scientifiques se sont penchés sur la question, elle estime qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019un coup de marketing.Pour attirer de nouveaux clients, les fabricants jouent la carte « santé », très à la mode ces dernières années auprès des Québécois qui se soucient davantage du contenu de leur assiette.Des preuves Mais l\u2019expérience des consommateurs est suffisante pour prouver les effets bénéfiques de la boisson, aux yeux de Julian Giacomelli, président et cofon- dateur de Rise, un leader canadien dans la vente de kombucha.« Je suis convaincu que les bienfaits sont là, les gens qui en boivent quotidiennement le voient, même si d\u2019un point de vue scientifique c\u2019est difficile à prouver.» Stéphanie Côté reste catégorique : il ne faut pas voir le kombucha comme un élixir guérisseur, mais comme une solution intéressante aux boissons gazeuses, énergisantes et à la bière.« C\u2019est deux à quatre fois moins sucré que les boissons gazeuses, explique-t- elle.Mais ça demeure une boisson sucrée quand même.» Une boisson bonne pour la santé ?L\u2019engouement pour le produit ne signifie pas qu\u2019il est réellement bénéfique pour le corps S\u2019il est assez simple (et économique !) de faire soi-même son kombucha à la maison, il est facile de rater sa culture en la laissant trop longtemps fermenter ou en n\u2019utilisant pas assez de sucre PHOTOS GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Séduits par le goût pétillant et légèrement amer du kombucha, de plus en plus de Québécois se lancent dans la préparation maison de cette boisson à base de thé fermenté.Ils pourront même faire évaluer leur produit par des experts en la matière lors du premier festival de kombucha qui se déroulera dimanche à Ottawa.ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Les Québécois gagas de kombucha Les principales inquiétudes soulevées sur le kombucha concernent la quantité d\u2019alcool qu\u2019il contient.Puisqu\u2019elle est fermentée, la boisson possède une petite dose d\u2019alcool, allant jusqu\u2019à 0,5 % dans les produits du commerce.Mais à la maison, le pourcentage peut vite grimper chez les débutants qui ne suivent pas les règles à la lettre.« C\u2019est jamais assez pour virer une brosse, mais pour un enfant plus sensible, ça reste délicat de lui en donner, par exemple.» La boisson est également déconseillée aux femmes enceintes.Des risques ?Par ailleurs, devant le nombre croissant de producteurs de kombucha à travers le pays, l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) a décidé de lancer une étude sur cette boisson, en avril dernier.Pendant un an, soixante échantillons de kombucha prélevés dans différents commerces du détail seront analysés pour surveiller la présence éventuelle de micro-organismes à risque \u2014 tels que E.Coli ou la Salmonelle, pour ne citer que les plus connus.« On n\u2019a jamais eu de plaintes, mais vu sa popularité on voulait le surveiller, en prévention », précise Karelle Beaudoin, porte-parole de l\u2019ACIA.Jusqu\u2019à présent, les échantillons analysés n\u2019ont rien révélé d\u2019alarmant.Le taux d\u2019alcool sera aussi scruté à la loupe durant l\u2019étude.Lorsque la boisson est mal réfrigérée ou qu\u2019elle reste trop longtemps sur les rayons, son pourcentage d\u2019alcool peut grimper.« À partir de 1,1 % d\u2019alcool, les producteurs sont obligés de l\u2019indiquer sur les étiquettes », indique également la porte-parole.Encore des mystères Actuellement, aucune réglementation ne définit ce qu\u2019est le kombucha et sa production n\u2019est soumise à aucune norme particulière, d\u2019après l\u2019ACIA.Le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec (MAPAQ) fait le même constat.Lorsqu\u2019un producteur veut se lancer sur le marché, il doit obligatoirement passer une formation en hygiène et salubrité alimentaires.Une règle qui en fait sourciller certains, surpris de devoir se conformer aux mêmes normes qu\u2019une personne qui souhaiterait ouvrir une boucherie ou une poissonnerie.« Le gouvernement ne semble vraiment pas comprendre comment on fait du kombucha », confie Benoît Daoust, qui a dû suivre la formation pour lancer son entreprise.Il trouve curieux d\u2019apprendre comment réchauffer des plats de viande de façon sécuritaire, alors qu\u2019il manipulera essentiellement des produits secs comme le thé.« On se fait expliquer que les bactéries, c\u2019est mauvais, mais nous, on travaille justement avec des bactéries, c\u2019est quand même drôle », poursuit-il d\u2019un ton mêlant l\u2019étonnement et l\u2019exaspération.Une culture de levure et de bactéries \u2014 aussi appellée «mère- kombucha» \u2014 vue de près.G Les fabricants jouent la carte « santé », très à la mode ces dernières années auprès des Québécois "]
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