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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2018-07-24, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 164 / LE MARDI 24 JUILLET 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Quand le reggae et le punk marchaient main dans la main Le vétéran DJ et cinéaste Don Letts croit au pouvoir rassembleur de la musique PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR « Ce dont on parle ici, c\u2019est de la musique comme outil de changement, man ! » Certes, le grand Don Letts, vétéran DJ et cinéaste prolifique, s\u2019emballe au fur et à mesure qu\u2019il raconte ses souvenirs de la scène musicale britannique de la fin des années 1970.Mais c\u2019est que l\u2019homme était alors en plein centre de l\u2019improbable et inspirante rencontre entre le punk et le reggae.DJ du célèbre club Roxy, proche ami du groupe The Clash, Letts, aujourd\u2019hui âgé de 62 ans, est né dans la capitale britannique de parents jamaï- cains.Dans le dernier droit des années 1970, il était acteur et archiviste du tourbillon musical et social qui frappait le pays, pendant l\u2019étonnante rencontre du punk de Brixton et du reggae de Kingston.En 2017, le vétéran a d\u2019ailleurs tiré de ses archives filmées en Super 8 un documentaire, Two Sevens Clash.Dread Meets Punk Rockers.Le film sera présenté en première canadienne au Ministère à INDEX Avis légaux.A4 Culture .B1 Décès .B6 Économie.B4 Éditorial.A6 Grille TV.B2 Idées.A7 Météo.B7 Monde .B7 Mots croisés .B7 Petites annonces .B6 Sports.B6 Sudoku .B7 CULTURE Un tableau d\u2019Alfred Pellan traduit en deux panneaux tactiles au Musée des beaux-arts de Montréal | B 1 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR La fusillade qui a fait trois morts, dont le tireur, dimanche soir à Toronto ravive le débat sur le contrôle des armes à feu.Au moment même où le maire John Tory déplore le laxisme face au problème, de nouvelles données de Statistique Canada révèlent que les crimes violents liés aux armes à feu augmentent, particulièrement sur le territoire torontois.« J\u2019ai déjà déclaré à de multiples reprises que Toronto a un problème d\u2019armes à feu.Il y a beaucoup trop de personnes qui portent une arme à feu et qui ne devraient pas y avoir accès », FUSILLADE Toronto devient plus violente Le maire de la Ville reine dénonce le manque de contrôle sur les armes à feu Une amie de Reese Fallon, Desirae Shapiro, et sa mère, Gina Shapiro, pleuraient à chaudes larmes la perte de leur amie, tuée dans la fusillade dimanche.MARK BLINCH LA PRESSE CANADIENNE a regretté le maire Tory lors d\u2019un discours devant le conseil municipal lundi.En fin de journée, les autorités ont dévoilé l\u2019identité de l\u2019homme considéré comme le responsable de l\u2019attaque, Faisal Hussain.Le Toron- tois de 29 ans souffrait, selon sa famille, de graves problèmes de santé mentale, y compris de psychose et de dépression.Dimanche soir, Faisal Hussain a ouvert le feu au hasard sur des passants qui se trouvaient sur l\u2019avenue Dan- forth, au cœur du quartier grec de Toronto, tuant Reese Fallon, une jeune femme de 18 ans, ainsi qu\u2019une fillette de 10 ans dont l\u2019identité n\u2019a pas encore été confirmée.Treize autres personnes, âgées de 10 à 59 ans, ont été blessées, ont confirmé les autorités.L\u2019assaillant a été retrouvé mort dans une ruelle à proximité quelques minutes plus tard après avoir échangé des coups de feu avec des policiers arrivés rapidement sur les lieux.Bien que les autorités aient refusé de s\u2019avancer lundi sur le motif de l\u2019attaque, le maire de Toronto a pointé du doigt la facilité à se procurer des armes à feu.« Pourquoi quelqu\u2019un dans cette ville a-t-il besoin d\u2019un pistolet ?» s\u2019est-il interrogé.« Je sais que répondre à des questions comme celle-ci n\u2019éliminera pas complètement ces tragédies, mais KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR Le gouvernement du Québec n\u2019a pas le droit d\u2019obliger les fournisseurs de services Internet à bloquer les sites de jeu en ligne qui font concurrence à celui de Loto-Québec, comme il a tenté de le faire, vient de trancher la Cour supérieure du Québec dans un jugement qui pourrait priver l\u2019État québécois d\u2019au moins 27 millions de dollars annuellement.Dans une décision rendue mercredi dernier \u2014 mais passée inaperçue \u2014, le juge Pierre Nollet a déclaré invalide constitutionnellement un article de la Loi sur la protection du consommateur modifié par la loi 74, laquelle a été adoptée par l\u2019Assemblée nationale en mai 2016.L\u2019article litigieux prévoit que les fournisseurs de services Internet \u2014 comme Bell, Vidéotron ou Cogeco \u2014 doivent bloquer l\u2019accès aux sites de jeu de hasard et d\u2019argent qui ne sont pas autorisés par Loto-Québec, sans quoi ils s\u2019exposent à des amendes salées pouvant varier entre 2000 $ et 100 000 $.Le gouvernement du Québec a justifié cette modification législative en soutenant qu\u2019il est nécessaire de bloquer les sites de jeu en ligne illégaux pour protéger les consommateurs vulnérables.Compétences fédérales Le juge Nollet a plutôt retenu les arguments mis en avant par l\u2019Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), le groupe représentant les fournisseurs de services Internet qui a entrepris la contestation judiciaire.LOTERIE Québec forcé de rebrasser ses cartes La province ne peut pas imposer le blocage de sites illégaux, tranche la Cour supérieure VOIR PAGE A 4 : LOTO-QUÉBEC VOIR PAGE A 2 : FUSILLADE ACTUALITÉS Au secours des monarques A 8 VOIR PAGE A 5 : PUNK Reese Fallon, une des deux personnes tuées par Faisal Hussain LA PRESSE CANADIENNE DJ du célèbre club Roxy, Don Letts a été notamment un ami proche du groupe The Clash.JULIA KEDZIERSKI ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR L\u2019homme considéré comme le responsable de la fusillade meurtrière de dimanche soir à Toronto a souffert toute sa vie de graves problèmes de santé mentale, soutient sa famille.Les proches de Faisal Hussain se sont dits dévastés par le drame perpétré par leur fils de 29 ans.Ils expliquent qu\u2019il a notamment souffert de psychose et de dépression.«Les mots nous manquent, mais nous devons parler pour exprimer nos plus sincères condoléances aux familles qui souffrent en ce moment à cause des actes horribles commis par notre fils », a écrit la famille Hussain, dans un communiqué publié lundi soir.La famille exprime ses plus sincères condoléances aux proches des personnes touchées par les « actions horribles » de Faisal Hussain.Elle se désole que les efforts des médecins pour aider leur fils aient échoué.« Alors que nous avons fait de notre mieux pour lui procurer de l\u2019aide tout au long de sa vie, jamais nous n\u2019aurions imaginé ce qu\u2019il a fait », écrit la famille.La fusillade a coûté la vie à une femme de 18 ans, Reese Fallon, et à une fillette de 10 ans dont l\u2019identité n\u2019est pas encore connue ; 13 autres personnes ont été blessées.La famille de Reese Fallon a précisé dans un communiqué « Jamais nous n\u2019aurions imaginé ce qu\u2019il a fait » L\u2019auteur de la fusillade souffrait de problèmes mentaux, selon sa famille FUSILLADE SUITE DE LA PAGE A 1 même si nous pouvons prévenir un seul de ces incidents, alors, à mon avis, c\u2019est une discussion qui vaut la peine d\u2019être tenue très bientôt », a-t-il poursuivi.Le drame survient alors que la métropole canadienne se remet encore de l\u2019attentat à la camionnette-bélier qui a fait 10 morts en avril dernier.Fusillades en hausse Au lendemain de la fusillade meurtrière, de nouvelles données de Statistique Canada montrent que l\u2019utilisation criminelle d\u2019armes à feu est en augmentation, notamment à Toronto.La semaine dernière, la police de Toronto avait d\u2019ailleurs annoncé un plan de réduction de la violence par armes à feu, avec un renfort de quelque 200 policiers supplémentaires destinés à être déployés la nuit dans les quartiers problématiques.Toronto a été ces derniers temps le théâtre d\u2019un accroissement de la violence par armes à feu, attribuable principalement aux gangs.Entre le début de l\u2019année 2018 et le 14 juillet, Toronto avait connu 220 fusillades, qui ont coûté la vie à 27 personnes, contre 196 échanges de coups de feu et 17 morts pour toute l\u2019année 2017, selon les statistiques officielles.Ces violences par balle ont augmenté de 10 % par rapport à la même période de l\u2019année dernière.Le desserrement du contrôle des armes à feu sous le gouvernement conservateur de l\u2019ancien premier ministre Stephen Harper y est pour quelque chose, selon Francis Lan- glois, membre de la Chaire Raoul- Dandurand.En 2012, l\u2019obligation pour les Canadiens d\u2019enregistrer leurs carabines et leurs fusils de chasse a été abolie.« Du moment où on desserre le contrôle, forcément il va y avoir plus d\u2019armes à feu qui vont se retrouver entre les mains de gens qui n\u2019ont pas toujours de bonnes intentions », souligne le professeur d\u2019histoire, qui s\u2019intéresse à la question des armes à feu aux États- Unis et au Canada.Le registre fédéral des données sur les armes à feu avait aussi été détruit sous le gouvernement Harper.Le Québec a remis en vigueur en début d\u2019année un registre obligeant tous les propriétaires d\u2019armes de la province à les enregistrer auprès du gouvernement.En mars dernier, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a quant à lui dévoilé son projet de loi relatif aux armes à feu, qui pourrait restaurer certaines mesures qu\u2019avaient abolies les conservateurs de Stephen Harper.Ottawa envisage même d\u2019interdire les publicités aux accents militaires et d\u2019instaurer la déclaration obligatoire de tout achat de masse.Résidents ébranlés Une bonne partie de la journée de lundi, plusieurs pâtés de maisons au cœur de Greektown étaient entourés de rubans jaunes de la police et presque tous les commerces locaux étaient fermés.Beaucoup de ceux qui ont été témoins de la fusillade ont relaté le chaos qui régnait pendant l\u2019attaque.Lenny Graf, qui avait mangé dimanche soir dans un restaurant du quartier, a raconté lundi qu\u2019il regardait son fils de neuf ans et un ami jouer autour d\u2019une fontaine à proximité lorsque les tirs ont commencé, vers 22 h.« Mon premier instinct a été d\u2019essayer de trouver Jason, et je l\u2019ai vu accroupi derrière la fontaine, et j\u2019ai remarqué que le tireur avait fini de tirer là et qu\u2019il s\u2019éloignait », a-t-il dit.« J\u2019ai attrapé Jason et je l\u2019ai emmené dans la ruelle, nous avons couru à l\u2019arrière du « C\u2019est comme un petit village, ici » FUSILLADE À TORONTO ILS ONT DIT Je souhaite prompt rétablissement aux personnes blessées.Les Torontois sont forts, résilients et courageux, et nous les appuierons en cette période difficile.JUSTIN TRUDEAU, PREMIER MINISTRE DU CANADA » [J\u2019ai parlé] au chef de police et au maire John Tory [\u2026] de la façon dont nous pouvons soutenir leurs efforts visant à mettre fin à la violence.Nous sommes unis dans notre détermination d\u2019assurer la sécurité de nos rues.BILL BLAIR, MINISTRE DE LA SÉCURITÉ FRONTALIÈRE ET DE LA RÉDUCTION DU CRIME ORGANISÉ » [Nous avons tenu] une réunion urgente pour discuter de la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour assurer la sécurité dans nos collectivités.Nous sommes tous solidaires avec les gens de Toronto pendant cette période difficile.DOUG FORD, PREMIER MINISTRE DE L\u2019ONTARIO » Il faudra résoudre le problème [des armes à feu] collectivement.Ça va prendre du temps, parce qu\u2019il n\u2019y a pas de solution magique, mais nos policiers vont tout faire pour rassurer les gens.TERRY BROWNE, SERGENT-DÉTECTIVE DE LA POLICE DE TORONTO » Je promets à tous les habitants de Toronto, et encore plus à ceux qui ont été touchés par cette tragédie, que nous ne ménagerons aucun effort pour fournir des réponses à cette attaque insensée JOHN TORY, MAIRE DE TORONTO » qu\u2019elle était dévastée et demandait que l\u2019on respecte sa vie privée.Selon des publications sur les médias sociaux, Reese Fallon avait obtenu en juin son diplôme d\u2019une école secondaire du quartier.Une photo publiée sur ce qui semble être la page Facebook de son père indique que l\u2019adolescente devait amorcer en septembre des études en sciences infirmières à l\u2019Université McMaster de Hamilton.« L\u2019école secondaire : réglé\u2026 Prochain arrêt : les soins infirmiers à McMas- ter », a écrit Doug Fallon sur une photo de sa fille, tout sourire.« Félicitations Reese\u2026 Tellement fier ! » Avec La Presse canadienne Ce que l\u2019on sait Deux enquêtes ont été ouvertes à la suite de la fusillade meurtrière.La police de Toronto est responsable de faire la lumière sur les circonstances de l\u2019attaque.L\u2019Unité des enquêtes spéciales, l\u2019équivalent du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) au Québec, se penchera sur le décès du tireur.Celui-ci est mort à la suite d\u2019un échange de coups de feu avec les policiers.On ignore pour le moment s\u2019il est décédé après avoir été atteint par un policier ou s\u2019il a retourné son arme contre lui.Parmi les blessés, on dénombre six femmes et sept hommes.Cinq des blessés ont reçu leur congé de l\u2019hôpital.Des messages personnels ont été écrits en hommage aux victimes sur un immeuble en rénovation.MARK BLINCH LA PRESSE CANADIENNE restaurant pour constater que l\u2019ami de Jason était là en sécurité, tout comme ma femme.» Valia Dsaliou, qui travaille dans une station de radio de langue grecque du quartier, a soutenu que la communauté, très soudée, était ébranlée par la tragédie.« C\u2019est comme un petit village pour nous, ici », a-t-elle dit.« C\u2019est quelque chose que nous ne pouvions même pas imaginer, mais c\u2019est arrivé.Mais on ne sait pas pourquoi c\u2019est arrivé, ou ce que tout cela est censé signifier pour nous.» Des témoins ont publié de nombreuses photos et vidéos en ligne, y compris une vidéo qui semble montrer un homme, vêtu de noir et portant une sacoche, faisant quelques pas avant de lever les bras devant lui alors que des coups de feu retentissent.La police de Toronto a par ailleurs fait appel au public en demandant aux témoins ayant des images de l\u2019attaque de les leur faire parvenir.Avec La Presse canadienne et l\u2019Agence France-Presse Des amies d\u2019une des victimes, Reese Fallon, ont tenté lundi d\u2019entrer dans le périmètre de sécurité pour pouvoir déposer des fleurs à l\u2019endroit où leur amie a été tuée.AGENCE FRANCE-PRESSE Doug Ford NICK KOZAK LA PRESSE CANADIENNE L\u2019école secondaire : réglé\u2026 Prochain arrêt : les soins infirmiers à McMaster.DOUG FALLON » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Les chefs de quelque 600 nations autochtones se choisiront un chef national cette semaine, lors de l\u2019assemblée générale de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN).Leur choix tentera de trancher cette sempiternelle question : à quel point l\u2019organisation de représentation des communautés autochtones doit-elle collaborer avec Ottawa pour défendre leurs droits ?Les chefs des Premières Nations du Canada se réuniront à Vancouver à compter de mardi.Alors que ces rencontres annuelles servent en général à débattre des dossiers politiques de l\u2019heure \u2014 éducation, légalisation du cannabis, protection de l\u2019environnement et des territoires ancestraux \u2014, l\u2019assemblée générale de cet été portera surtout sur l\u2019élection d\u2019un prochain chef national représentant les 635 Premières Nations auprès du gouvernement fédéral.Le chef national sortant, Perry Bel- legarde, du Manitoba, brigue sa propre succession.Mais quatre autres candidats lui font la course : Sheila North, du Manitoba, Miles Richardson, de Colombie-Britannique, Russ Diabo, de la communauté mohawk de Kahnawake, et Katherine Whitecloud, elle aussi du Manitoba.Proximité avec Ottawa Tous les quatre reprochent à Perry Bel- legarde d\u2019être trop proche du gouvernement fédéral de Justin Trudeau.Mais le chef national, qui a été élu en décembre 2014, rejette ces accusations.« Chaque chef national est accusé d\u2019être trop proche du premier ministre, du gouvernement.Nous avons une relation avec les décideurs politiques et législatifs », plaidait-il à La Presse canadienne récemment.Le rappel historique de M.Bellegarde n\u2019est pas erroné.Il a lui-même été élu à la suite de la démission de son prédécesseur, Shawn Atleo, qui avait quitté la direction de l\u2019APN en pleine tourmente.Ses collègues avaient contesté son leadership, en l\u2019accusant de ne pas tenir tête au gouvernement de Stephen Harper lors des manifestations du mouvement Idle No More et d\u2019avoir trop collaboré avec lui lors de la rédaction d\u2019un projet de loi en matière d\u2019éducation dans les communautés autochtones.Nonobstant, Perry Bellegarde fait au- jourd\u2019hui l\u2019objet des mêmes critiques.Ses rivaux l\u2019accusent à son tour de ne pas défendre suffisamment les intérêts des communautés dans ses négociations avec Ottawa, en ce qui a trait cette fois-ci au projet de loi qu\u2019ont promis de déposer les libéraux pour enchâsser les droits ancestraux autochtones dans la loi fédérale.Le candidat Russ Diabo, de Kahna- wake, estime que l\u2019APN a « perdu le contrôle de notre agenda sur la défense de nos droits.Le processus est mené par le gouvernement fédéral », a-t-il dénoncé au réseau CBC.Sheila North, grande chef du Manitoba, accuse quant à elle l\u2019APN de se comporter comme un gouvernement et de ne pas défendre les préoccupations des communautés sur le terrain.« Le chef actuel de l\u2019APN fait campagne et célèbre les réalisations du gouvernement fédéral », a-t-elle déploré à La Presse canadienne.« Il n\u2019est pas question des choses qui doivent changer pour nos peuples et nos communautés.On dirait qu\u2019il est satisfait de l\u2019état de nos vies en ce moment et je trouve qu\u2019il ne devrait pas l\u2019être.» Seul Miles Richardson, ancien président du conseil de la nation haïda, croit que les Premières Nations doivent profiter de l\u2019occasion que leur offre Ottawa en souhaitant bâtir une relation de nation à nation.« Mais nous devons mener le processus », soutient-il néanmoins lui aussi.Sheila North est très connue comme fervente militante des droits autochtones.Elle avait notamment réclamé la démission de la commissaire en chef de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et as- L\u2019Assemblée des Premières Nations doit élire son nouveau chef national sassinées, Marion Buller, lors de l\u2019assemblée générale de l\u2019APN l\u2019an dernier.Si elle est élue, elle serait la première femme à occuper le poste de chef national.Cependant, Miles Richardson est de la côte ouest, où se trouve une bonne part des nations autochtones dont les représentants auront plus facilement pu se déplacer à l\u2019assemblée générale puisqu\u2019elle se tient cette année à Vancouver.Le prochain chef national devra récolter 60 % des votes des chefs qui seront réunis mercredi.Chaque chef de communauté aura droit à un vote pour élire leur représentant des trois prochaines années.Les candidats participeront d\u2019abord à un débat, mardi.L\u2019APN ne représente pas les communautés inuit ou métisse, qui ont leurs propres organisations.50% La proportion des infractions relatives aux drogues déclarées encore liées au cannabis 24 672 Le nombre d'agressions sexuelles déclarées à la police en 2017 20 524 Le nombre d'agressions sexuelles déclarées à la police en 2016 L\u2019actuel chef national de l\u2019APN, Perry Bellegarde (sur la photo), tentera de se faire élire à nouveau.Il est en compétition contre quatre autres candidats : Sheila North, Miles Richardson, Russ Diabo et Katherine Whitecloud.JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Le chef actuel de l\u2019APN fait campagne et célèbre les réalisations du gouvernement fédéral SHEILA NORTH » FLORENCE SARA G.FERRARIS LE DEVOIR Le nombre d\u2019agressions sexuelles rapportées à la police en 2017 au Canada a augmenté de 13 % par rapport à 2016, un écart « significatif » qui n\u2019est pas étranger au mouvement #MeToo (#MoiAussi, en français) qui a secoué le monde entier à l\u2019automne dernier.C\u2019est ce que révèle le plus récent rapport de Statistique Canada sur les crimes déclarés par la police.Ainsi, selon les données collectées par l\u2019agence fédérale auprès des corps policiers de partout au pays, le nombre d\u2019agressions sexuelles de niveau 1 \u2014 c\u2019est-à-dire qui, en vertu du Code criminel, ne cause pas, ou presque, de blessures corporelles à la victime \u2014 dénoncées à la police serait passé de 21 000 à plus de 24 000 en une année.Cette hausse a été relevée dans neuf provinces et territoires, dont le Québec où une augmentation de 20 % des dénonciations a été observée.« Ce n\u2019est pas vraiment surprenant, souligne Pierre Landreville, professeur émérite de criminologie à l\u2019Université de Montréal.Il faut se rappeler du contexte de l\u2019automne dernier, avec la vague de dénonciations en CRIMINALITÉ Hausse des agressions sexuelles rapportées à la police en 2017 Statistique Canada dévoile son rapport sur les crimes au pays lien avec le mouvement #MeToo.Il y a quand même beaucoup de sensibilisation qui a été faite, on a incité les femmes à rapporter ces crimes.Ces statistiques résultent de cela.» Selon le rapport annuel, cette augmentation serait également due à l\u2019engagement de «la police [\u2026] à revoir la façon dont elle traite les agressions sexuelles qui ont été signalées, notamment à examiner à nouveau les dossiers d\u2019affaires auparavant classées comme non fondées», à savoir «celles pour lesquelles la police avait déterminé qu\u2019aucune affaire criminelle ne s\u2019était produite».Données partielles Ces données, rappelle toutefois Pierre Landreville, ne sont pas représentatives de la réalité, puisqu\u2019elles sont directement dépendantes de l\u2019initiative des victimes.«Il est impossible de savoir, sans aucun doute, le nombre d\u2019agressions sexuelles qui surviennent annuellement au pays.» Surtout que, comme le souligne l\u2019analyste de Statistique Canada Warren Silver, « l\u2019agression sexuelle constitue l\u2019un des crimes les moins susceptibles d\u2019être signalés à la police».Rien dans ces statistiques n\u2019indique que ces agressions déclarées ont mené à une déclaration de culpabilité ou une inculpation des agresseurs présumés.Cannabis en baisse À l\u2019inverse, les infractions liées au cannabis sont en baisse au Canada depuis 2011 et l\u2019année qui vient de s\u2019écouler ne fait pas exception à la règle.Ainsi, en 2017, près de 48 000 infractions liées à la possession, au trafic, à l\u2019importation, à l\u2019exportation et à la production de cannabis ont été déclarées par la police.Il s\u2019agit de 8000 infractions de moins qu\u2019en 2016.Cette diminution s\u2019explique en grande partie, selon Pierre Landreville, par l\u2019intention du gouvernement Trudeau de légaliser la marijuana.«Le contexte actuel fait en sorte que les policiers n\u2019ont pas intérêt à déployer des efforts dans ces dossiers.» Rappelons que le projet de loi C-45, qui vise à légaliser le cannabis au Canada, a été déposé officiellement à la Chambre des communes en avril 2017.Après avoir suscité de houleux débats, il a finalement été adopté en juin 2018 et entrera en vigueur en octobre prochain.Taux de criminalité stable Chose certaine, ces transformations ont une incidence sur le taux de criminalité de manière générale, de même que sur l\u2019Indice de gravité de la criminalité (ICG).De fait, ces derniers, bien que relativement stables depuis dix ans, ont tous deux légèrement augmenté en 2017 par rapport à l\u2019année précédente.Ainsi, le taux de criminalité national a augmenté de 1 %, tandis que l\u2019ICG déclarée par la police s\u2019est accrue de 2 %.Ces augmentations s\u2019expliquent, notamment, par une hausse des cas de possession de biens volés (+15 %), de vol de véhicules à moteur (+6 %) et d\u2019homicide (+7 %).Ces statistiques n\u2019offrent toutefois qu\u2019un mince portrait de la situation au pays, précise Pierre Landreville.« Pour avoir une vraie idée de la criminalité au Canada, il faut regarder les données des dix, voire vingt dernières années, souligne le professeur.On remarque alors que, depuis près de trente ans, les crimes sont en forte baisse », d\u2019un océan à l\u2019autre.« Somme toute, nous vivons dans une société assez paisible.» Rien dans ces statistiques n\u2019indique que ces agressions déclarées ont mené à une déclaration de culpabilité LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 4 POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102 (4) No Cour : 505-11-015333-185 No Ottawa : 41-2399057 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 9192-5693 QUÉBEC INC.Personne morale constituée ayant son siège social au 73 boul des Hauts-Bois apt 314, St-Julie (Québec) J3Z 3J5 AVIS est, par les présentes donné que la faillite de 9192-5693 Québec Inc.est survenue le 12 juillet 2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 1er jour d\u2019août 2018 à 11 h 30, au bureau du syndic BDO Canada Limitée 1000 de la Gauchetière ouest, bureau 200, dans la ville de Montréal, dans la province de Québec.Fait à Montréal, ce 16e jour de juillet 2018.BDO Canada Limitée Ronald P.Gagnon, LL.B.CIRP, SAI 1000, de la Gauchetière ouest, bureau 200 Montréal (Québec) H3B 4W5 Tél.: 514-934-7810 Avis public DEMANDE DE DÉMOLITION AVIS est, par les présentes, donné que le comité de démolition de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension statuera sur une demande de permis de démolition pour le bâtiment portant le numéro civique : - 7418, rue Saint-Gérard et ce, le 13 août 2018, à 18 h, au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal.Toute personne désirant s\u2019opposer à la délivrance de ces permis de démolition, doit faire connaître son opposition motivée à la secrétaire d\u2019arrondissement.Ces commen - taires doivent être transmis au bureau d\u2019ar - ron dissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, H3N 1M3 et ce, confor - mément au Règlement régissant la démolition d\u2019immeubles de l\u2019arrondissement (RCA04- 14007), au plus tard le 6 août 2018, à 16 h 30.Fait à Montréal le 24 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public DEMANDE DE DÉMOLITION D\u2019IMMEUBLE AVIS est par les présentes donné par le soussigné, secrétaire de l\u2019arrondissement de Rose- mont?La Petite-Patrie, que le comité consultatif d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement tiendra une séance publique le 8 août 2018, à 19 h, à la salle du conseil située au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, a?n de statuer sur la demande d\u2019autorisation de démolir le bâtiment situé à l\u2019adresse suivante : 6315, rue Chabot Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1) et au Règlement régissant la démolition d\u2019immeubles (RCA-6), toute personne qui veut s\u2019opposer à la démolition doit, dans les 10 jours de la publication de l\u2019avis public ou, à défaut, dans les 10 jours qui suivent l\u2019af?chage de l\u2019avis sur l\u2019immeuble concerné, faire connaître par écrit son opposition motivée au secrétaire d\u2019arrondissement, à l\u2019adresse suivante : Secrétaire d\u2019arrondissement Arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage Montréal (Québec) H2G 2B3 Fait à Montréal, ce 24 juillet 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement Arnaud Saint-Laurent Avis public PROMULGATION \u2013 RÈGLEMENT 01-279-53 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite- Patrie a adopté, lors de la séance ordinaire tenue le 4 juin 2018, le règlement suivant : 01-279-53 Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) afin de créer une nouvelle zone de parc constituée du lot 1 586 301 du cadastre du Québec Ce règlement n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide de participation à un référendum, a reçu l\u2019approbation de la directrice de l\u2019urbanisme du Service de la mise en valeur du territoire, et est conforme au Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal, le tout tel qu\u2019il appert du certificat de conformité délivré le 22 juin 2018 par le greffier de la Ville de Montréal.Ce règlement est entré en vigueur le 22 juin 2018 et peut être consulté au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 24 juillet 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement Arnaud Saint-Laurent Avis public PROMULGATION \u2013 RÉSOLUTION CA18 26 0181 AVIS est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie a adopté, lors de la séance ordinaire tenue le 4 juin 2018, la résolution suivante : RÉSOLUTION CA18 26 0181 autorisant la démolition d\u2019un lieu de culte vacant et la construction d\u2019un bâtiment résidentiel ayant un maximum de 20 logements, sur le site du 6724, rue Fabre, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA-8).Cette résolution n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune demande de participation à un référendum, elle est réputée conforme aux objectifs du schéma d\u2019aménagement et de développement et aux dispositions du document complémentaire de l\u2019agglomération de Montréal, et elle est entrée en vigueur le 28 juin 2018 conformément à la loi.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 24 juillet 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement Arnaud Saint-Laurent Avis public DEMANDE DE DÉMOLITION AVIS est, par les présentes, donné que le comité de démolition de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension statuera sur une demande de permis de démolition pour les bâtiments portant le numéro civique : 7465, rue D\u2019Iberville, et ce, lundi 13 août 2018, à 18 h, au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal.Toute personne désirant s\u2019opposer à la délivrance de ce permis de démolition, doit faire connaître son opposition motivée à la secrétaire d\u2019arrondissement.Ces commentaires doivent être transmis au bureau d\u2019arrondissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, H3N 1M3 et ce, conformément au Règlement régissant la démolition d\u2019immeubles de l\u2019arrondissement (RCA04-14007), au plus tard le 6 août 2018, à 16 h 30.Fait à Montréal le 24 juillet 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Prevaly Frantz Michel ; 760 4e Rang, St-Ambroise-de-Killdare, QC, J0K 1C0 Fréderic Turgeon ; 40 Belle?eur, La Prairie, Qc, J5R 5S2 Giovanni Maluorni ; 135 Quintal, Laval, QC, H7N 4V9 Emilie Renaud ; 4870 St-Dona, Montréal, QC, H1K 3N8 JDM Rive Sud Inc.; 4435 Ave Thibeault, Longueuil, QC, J3Y 7N1 9293-4579 Québec Inc.f.a.s.n.d Option Évasion; 805 Boul.Taschereau, Longueuil, QC, J4K 2X1 9304-4253 Québec Inc.; 9805 Boul.Henri Bourassa Est, Montréal, QC, H1C 1G5 Galel Sean Ricardo ; 6053 rue Mazarin, Montréal, QC, H4E 2X1 Seacret SPA ; 584 rue Beaulac, Montréal, QC, H4R 1W8 Hachey Sammy Lee ; 307-6290 Chevrier, Brossard, QC, J4Z 0M4 9287-4734 Québec Inc.f.a.s.n.d.Déménagement Eco ; 2707 Paulus, Montréal, QC, H4S 1E9 Daniel Petit ; 261 Ste-Angelique Nord, Joliette, QC, J6E 5R5 Fiona Fisher ; B-225-1795 Berri, Montréal, QC, H2L 0B1 Maxime Brunet ; 114 A) Lafrance Ouest, Saint-Basil-le-Grand, QC, J3N 1C4 Yvon Lavigne ; 5855 Boul.Taschereau, Brossard, QC, J4Z 1A5 Décontamination ETG et Rénovation DVR ; 535 du Quai, Saint-Anne-de- Sorel, QC, J3P 2Z6 Habitations SB Inc.; 300 Boul.St-Luc, Saint-Jean-Sur-Richelieu, QC, J2W 1A0 Logistique Wael Inc.; 5-160 Saint-Jude Sud, Granby, QC, J2J 0H1 William Valderrama ; ; 5-160 Saint-Jude Sud, Granby, QC, J2J 0H1 MJP Estetik Inc.; 1071 St-Bruno, Saint-Bruno, QC, J3V 6P4 505-32-036413-160 505-32-036749-175 505-32-036822-170 505-32-036822-170 505-32-036951-185 505-32-701019-177 505-32-701106-172 505-32-701532-187 505-32-701635-188 505-32-701667-181 505-32-701703-184 505-32-701751-183 505-32-701755-184 505-32-701794-183 505-32-701885-189 505-32-701925-183 505-32-701924-186 505-32-701931-181 505-32-701931-181 505-32-701943-186 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Longueuil situé au 1111 boulevard Jacques-Cartier Est, Longueuil, Qc, J4M 2J6 dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 23 juillet 2018 par le gref?er dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Longueuil, le 23 juillet 2018.Michèle Belle?eur, Gref?ère-adjointe de la Cour du Québec AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que MCS GLOB INC., société légalement constituée ayant son siège social au 57-1825, rue Dunant à Saint-Bruno-de- Montarville, Québec, a fait cession de ses biens le 20 juillet 2018 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 9 août 2018 à 11h00, au 96, rue Turgeon, Sainte-Thé- rèse, Québec.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 20 juillet 2018.Eric Bisson, CPA, CA, SAI Responsable de l'actif AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que GREEN INTERNATIONAL INC., société légalement constituée ayant son siège social au 521-15, rue de Castelnau Ouest à Montréal, Québec, a fait cession de ses biens le 20 juillet 2018 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 9 août 2018 à 11h30, au 96, rue Turgeon, Sainte-Thé- rèse, Québec.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 20 juillet 2018.Eric Bisson, CPA, CA, SAI Responsable de l'actif AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que LIM INC., société légalement constituée ayant son siège social au 521-15, rue de Castelnau Ouest à Montréal, Québec, a fait cession de ses biens le 20 juillet 2018 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la première assemblée des créanciers se tiendra le 9 août 2018 à 10h30, au 96, rue Turgeon, Sainte-Thé- rèse, Québec.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 20 juillet 2018.Eric Bisson, CPA, CA, SAI Responsable de l'actif AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Raymond MIRON, en son vivant domicilié au 12 470, 57 ième Avenue, Montréal, Québec, H1E 3V6, survenu le 18 décembre 2017, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Suzanne HOTTE, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Fait ce 18 juillet 2018, par Me Suzanne HOTTE, notaire.Prenez avis que le 14 juillet 2018, Dr Pierre St-Germain a confié la garde des dossiers des patients l\u2019ayant consulté au 484, boulevard Laure, Sept-Îles (Québec) G4R 1X5, (418) 968-2261, suite à la cessation définitive de sa pratique dentaire, au Dr Jonathan Drolet exerçant à cette même adresse.Les patients ont cinq (5) ans pour accepter la cession de leur dossier au Dr Jonathan Drolet, reprendre leur dossier ou en demander le transfert à un autre dentiste.Pour plus d\u2019informations, vous pouvez communiquer avec le Dr Jonathan Drolet ou Christiane Lapierre, durant les heures d\u2019ouverture suivantes de la clinique : Centre de soins dentaires des Sept-Îles 484, boulevard Laure, Sept-Îles (Québec) G4R 1X5 Lundi : 8h00 à 17h30 Mardi : 8h00 à 17h30 Mercredi : 8h00 à 17h30 Jeudi : 8h00 à 17h30 Vendredi : 8h00 à 16h30 Téléphone : (418) 968-2261 Télécopieur : (418) 968- 9682 Le jeu en ligne au Québec : des revenus estimés à 250 millions LOTO-QUÉBEC SUITE DE LA PAGE A 1 Il souligne dans sa décision que la modification législative adoptée par le gouvernement du Québec « intervient directement dans deux champs de compétence fédérale exclusive, soit les télécommunications et le droit criminel ».Le « caractère véritable » de l\u2019article de loi obligeant le blocage des sites de jeu en ligne illégaux « est d\u2019empêcher les jeux de hasard et d\u2019argent en ligne non mis sur pied et exploités par la province de pouvoir être \u201ccommuniqués\u201d par les fournisseurs de services Internet et non pas la protection des consommateurs ou de leur santé », écrit-il.L\u2019article invalidé par la décision de mercredi dernier n\u2019était pas encore entré en vigueur en raison de la contestation judiciaire.Reste maintenant à voir si le gouvernement du Québec portera la cause en appel pour aller de l\u2019avant avec le blocage des sites de jeu en ligne illégaux.Réactions prudentes Le ministre des Finances, Carlos Lei- tão \u2014 qui est responsable du dossier \u2014 , n\u2019a pas dévoilé ses intentions lundi.« Nous prenons acte du jugement et nous devons maintenant prendre le temps de l\u2019analyser avant de le commenter », a répondu son attachée de presse, Audrey Cloutier.Loto-Québec a été tout aussi prudente.Elle n\u2019a pas souhaité commenter la décision, faisant valoir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un « dossier judiciarisé ».De son côté, l\u2019ACTS s\u2019est réjouie de voir le juge Nollet lui donner raison.« Nous sommes satisfaits de la décision de la Cour supérieure du Québec, a affirmé lundi un porte-parole de l\u2019association, Tiéoulé Traoré.Nous avons toujours soutenu que les Canadiens sont mieux servis par un cadre réglementaire fédéral uniforme, cohérent et prévisible, plutôt que par une mosaïque de règlements provinciaux.» « Cette décision est importante, car elle envoie un signal fort favorable à la stabilité de notre cadre réglementaire, ce qui, nous le pensons, augmentera les incitatifs d\u2019investissements tant au Canada qu\u2019au Québec de la part des fournisseurs de services dotés d\u2019installations », a-t-il ajouté.La portée du jugement de mercredi dernier ne se limite pas à des questions de compétences fédérales ou provinciales.Loto-Québec comptait sur les changements apportés grâce à la loi 74 pour bloquer quelque 2200 sites de jeu en ligne et ainsi augmenter ses profits.Dans son budget 2015-2016, le gouvernement du Québec prévoyait que le blocage des sites illégaux lui permettrait de recevoir annuellement 27 millions de dollars de plus en dividendes de la part de la société d\u2019État.Il faut dire qu\u2019en vertu du Code criminel canadien, seules les provinces peuvent offrir des jeux de hasard et d\u2019argent, qu\u2019on les trouve dans des emplacements physiques, comme des casinos, ou en ligne.Dans le cas du Québec, cela signifie que tous les sites de jeu en ligne sont illégaux, à l\u2019exception de ceux de Loto-Québec.En vertu du Code criminel canadien, seules les provinces peuvent offrir des jeux de hasard et d\u2019argent, qu\u2019on les trouve dans des emplacements physiques, comme des casinos, ou en ligne.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Une étude d\u2019Ipsos indiquait, en 2012, que le marché québécois du jeu en ligne représentait des revenus totaux de près de 250 millions de dollars.Loto-Qué- bec n\u2019a pas d\u2019estimation plus précise en main actuellement, mais elle présume que ce chiffre a augmenté, tout comme ses recettes tirées de ce secteur en forte croissance.Ses revenus tirés du jeu en ligne se sont multipliés par six en l\u2019espace de seulement quelques années, passant de 19,4 millions en 2011-2012 à 118 millions en 2017-2018.Blocage interdit Cette cause impliquant le Québec et les fournisseurs d\u2019accès Internet a également été suivie de près par certains groupes qui craignaient qu\u2019un jugement favorable au gouvernement québécois ouvre la porte à la censure gouvernementale d\u2019Internet.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s\u2019était pour sa part prononcé dans un avis publié en septembre 2016.« Le Conseil est d\u2019avis que la Loi sur les télécommunications interdit le blocage de certains sites Web par les entreprises canadiennes, avait écrit l\u2019organisme.Le respect d\u2019autres obligations juridiques, qu\u2019elles soient municipales, provinciales ou étrangères, ne justifie pas en soi le blocage de sites Web par les entreprises canadiennes, en l\u2019absence d\u2019approbation du CRTC conformément à la loi fédérale.» LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 5 MARIE-MICHÈLE SIOUI À QUÉBEC LE DEVOIR Une campagne de publicité qui devait attaquer le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec prend finalement des airs de bras de fer entre la Ville de Québec et une coalition de syndicats.Cette dernière a envoyé lundi une mise en demeure à la ville dirigée par Régis Labeaume, à qui elle reproche de prendre des positions constituant « une atteinte grave à la liberté d\u2019expression garantie par les chartes ».La coalition de syndicats a installé le 19 juillet des affiches appelant à boycotter les candidats libéraux et ca- quistes dans quatre circonscriptions du Québec.Parmi celles-ci, il y a la circonscription de Taschereau, située au centre-ville de la capitale nationale.La Ville a répliqué en demandant aux syndicats de «retirer le plus rapidement possible les pancartes installées en contravention de la réglementation », sous peine d\u2019amende.Elle avance que son règlement d\u2019urbanisme interdit « l\u2019affichage de nature politique ou partisane hors période électorale ».Liberté d\u2019expression La coalition syndicale à l\u2019origine de l\u2019installation des affiches fait une lecture différente du règlement sur l\u2019affichage, qui stipule qu\u2019il ne s\u2019applique pas aux enseignes électorales.« De toute évidence, les affiches en cause sont des enseignes électorales, comme l\u2019a d\u2019ailleurs reconnu le Directeur général des élections », avance- t-elle au sujet de ses pancartes, qui portent la mention « Libécaquiste, Caquilibéral ».« Les positions que vous avez prises dans cette affaire constituent une atteinte grave à la liberté d\u2019expression garantie par les chartes.Cette atteinte est d\u2019autant plus grave qu\u2019il s\u2019agit ici de la liberté d\u2019expression politique, une liberté fondamentale jouissant du plus haut degré de protection », écrit la coalition dans sa mise en demeure.« La Ville de Québec, comme toute autorité politique, se doit non seulement de respecter les droits fondamentaux garantis par nos chartes, mais également d\u2019en assurer la promotion.Or, de toute évidence, vos récentes démarches sont en violation flagrante de cette règle de droit », poursuit-elle.Plus d\u2019un millier d\u2019affiches ont été installées la semaine dernière dans les circonscriptions de Taschereau (Québec), Pointe-aux-Trembles (Montréal), Roberval (Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean) et Saint-Jérôme (Laurentides).Seules les villes de Saint-Jérome et de Québec ont sommé les syndicats de retirer leurs pancartes.La Ville de Saint-Jé- rôme a confirmé avoir envoyé lundi des avis sommant les syndicats de retirer leurs affiches.«Ils auront 48heures pour s\u2019y conformer, à compter de la réception des avis», a déclaré Michel Therrien, du Service des communications.Une campagne politique vire au bras de fer légal Une coalition de syndicats met en demeure la Ville de Québec pour avoir demandé de retirer des affiches Les pancartes ont également été installées à Montréal, dans la circonscription de Laurier-Dorion, lundi soir.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR E N B R E F Incident au couteau déjoué devant le Parlement OTTAWA \u2014 Un homme de 24 ans a été arrêté à la suite d\u2019un incident lors de la cérémonie de la relève de la garde, sur la colline parlementaire lundi.L\u2019homme aurait proféré des menaces et été intercepté par le service de sécurité parlementaire, selon le Globe and Mail.Jesse Mooney a par la suite été arrêté, et un petit couteau de poche a été trouvé en sa proximité.Il a été accusé d\u2019agression et de manquement aux conditions de l\u2019ordonnance de probation, a confirmé la police d\u2019Ottawa, en parlant d\u2019un «incident isolé».«Grâce à la réaction rapide de nos soldats, de la GRC et du Service de protection parlementaire, la menace potentielle a été repérée et neutralisée.Personne n\u2019a été blessé», a indiqué la Défense nationale.Ni la police ni la Défense n\u2019ont été en mesure de préciser les motifs de son geste.Le Devoir Encore du temps chaud Environnement Canada a publié lundi des avertissements de chaleur dans la région montréalaise.Le mercure a atteint 29°C lundi, avec un humidex de 38.Le temps chaud, même s\u2019il est moins intense qu\u2019au début du mois, devrait perdurer jusqu\u2019à jeudi, a affirmé le météorologue Steve Boily, d\u2019Environnement Canada.Les averses, qui toucheront la région montréalaise mardi soir et mercredi, se déplaceront vers l\u2019est du Québec mercredi soir et jeudi.Le soleil devrait être de retour à partir de jeudi et vendredi.Le Centre-du-Québec, le Sa- guenay\u2013Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint- Laurent devraient connaître mercredi la journée la plus chaude de la semaine.Le Québec connaît jusqu\u2019à maintenant un mois de juillet au-dessus des normales en matière de températures, mais sous les normales quant aux précipitations, a indiqué M.Boily.Le Devoir Don Letts, ou le besoin vital du punk-rock PUNK SUITE DE LA PAGE A 1 Montréal, ce jeudi, dans le cadre de Fantasia.Letts sera aussi en DJ set au Belmont ce mercredi, en plus de présenter son film Punk.Attitude vendredi pendant le festival punk \u201977 Montréal.« La collision de la culture africaine et caribéenne avec la culture blanche, c\u2019était Mars et Vénus, au fond, raconte- t-il au Devoir au téléphone, installé dans son jardin du nord-ouest de Londres.C\u2019étaient deux différentes tribus, venant de deux planètes complètement différentes, et qui ont trouvé un endroit où ils pouvaient coexister.» La musique des Clash porte beaucoup de traces ces rencontres musicales.Letts cite aussi le groupe The Fits, et plus tard, la musique de John Lydon, ex-Sex Pistol, avec Public Image Ltd.« Je crois que ça en disait long sur la puissance de la culture pour unir les gens.Je sais que ça sonne qué- taine (corny), mais c\u2019était exactement l\u2019effet que ç\u2019a eu.» Dans l\u2019Angleterre de l\u2019époque, rappelle Don Letts à coups de sympathiques « listen » et « man ! », les tensions raciales étaient fortes et le pays voyait monter le Front national britannique, un mouvement de droite.« Alors, les vieux avaient peur de ces nouvelles cultures venues d\u2019ailleurs, qui arrivaient dans leurs belles plate- bandes vertes, ironise-t-il.Mais ce qui est intéressant, c\u2019est que les jeunes étaient vraiment emballés par la musique, le style et la culture.C\u2019est ça qui a vraiment aidé les Blancs et les Noirs à se rapprocher dans ce pays.Ce n\u2019est pas le gouvernement qui a fait ça, ce n\u2019est pas la religion ou l\u2019Église, c\u2019est la musique qui l\u2019a fait.» Dans les archives La naissance de son documentaire Two Sevens Clash.Dread Meets Punk Rockers s\u2019est faite en 2016, lors des célébrations entourant le 40e anniversaire du punk, souvent établi en 1976.Letts a plongé dans ses archives filmées aux premières loges de ce qu\u2019on appelait les « punky reggae partys ».« J\u2019ai réalisé qu\u2019accidentellement, j\u2019avais l\u2019histoire de ce moment phénoménal.Dans toute cette folie, il y avait une place où on se rencontrait.On était des rebelles dans l\u2019âme, pour tout dire.» Visionner les bobines d\u2019époque a été une « expérience un peu cathartique », dit Letts, qui était aussi du groupe Big Audio Dynamite.Il a aussi fallu démêler le matériel un peu pêle-mêle de ses voûtes, pour créer une ligne du temps qui se tient.Vive la jeunesse, pas l\u2019époque Si les faits d\u2019armes de Don Letts se sont déroulés il y a quelques décennies, celui qui a entre autres réalisé des clips pour Bob Marley, The Clash et The Pretenders a un regard partagé sur l\u2019époque actuelle.Il a foi en la jeunesse, mais se désole du même souffle de ce qu\u2019il voit autour de lui.« Aujourd\u2019hui, beaucoup de musique ne sert qu\u2019à vendre des choses, ça devient une trame sonore pour du consumérisme passif, déplore-t-il.Pour tout dire, je ne suis pas heureux du XXIesiè- cle, man.Non ! Où est le nouveau Johnny Rotten ?Où est le nouveau Joe Strummer ?Où sont ces gens ?Je ne sais pas.Childish Gambino [qui a livré cette année le clip-choc This Is America] prend un peu ce rôle, mais il manque de personnes qui veulent du changement social.Et ne vous méprenez pas, je sais qu\u2019il y a des gens qui croient encore au pouvoir de la musique pour changer les choses, mais ils ne semblent pas être ceux qui sont célébrés de nos jours.En fait, c\u2019est l\u2019opposé, tout le monde nous dit de nous taire et d\u2019être tranquilles, parce que ça gâche le party.» Notre ère est dure pour les jeunes, trouve Don Letts, et c\u2019est la raison pour laquelle il trouve que ces dernières années ont cruellement besoin de davantage de punk-rock.Pas tant de plus de pièces ou de disques du genre musical, plutôt de son « attitude et de son état d\u2019esprit », qui guideraient notre monde.« On a besoin de docteurs en punk-rock et de professeurs en punk- rock, de politiciens punk-rock ! » Alors, on s\u2019attend à voir Don Letts devenir député ?« Non, mon ami ! » sif- fle-t-il doucement en français.« Je veux que ce soit les jeunes qui s\u2019impliquent, qui se bottent le cul et arrêtent de regarder des écrans.Pendant ce temps-là, ils n\u2019ont pas les yeux sur la balle et ne voient pas ce qui se passe vraiment.» Rectificatif Dans l\u2019article de Lisa-Marie Gervais publié le lundi 23 juillet sur la pasteure Rosa Elena Donoso, il doit être précisé que Mme Donoso est pasteure de la paroisse Camino de Emaus, qui partage le même bâtiment que l\u2019église unie Saint-Jean, sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, et non pasteure de l\u2019église unie Saint-Jean en soi.La relève de la garde a lieu tous les matins de l\u2019été, sur la colline du Parlement.JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Don Letts a fait la couverture du «fanzine» Sniffin\u2019 Glue, publication éphémère et pionnière de la culture punk, en 1977.FACEBOOK OFFICIEL DON LETTS On a besoin de docteurs en punk-rock et de professeurs en punk-rock, de politiciens punk-rock ! DON LETTS » Seules les villes de Saint- Jérome et de Québec ont sommé les syndicats de retirer leurs pancartes La détention des immigrants est notée sévèrement OTTAWA \u2014 Une vérification fédérale sur la façon dont l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) traite les détenus de l\u2019immigration, pendant que leur dossier est examiné, tire des constats extrêmement critiques et alimente les appels en faveur d\u2019une réforme fondamentale du système.La vérification a révélé notamment que des fonctionnaires de l\u2019ASFC avaient fait des déclarations inexactes, que des juges de l\u2019immigration avaient décidé du sort de demandeurs en se basant sur de fausses informations, et que certains détenus n\u2019étaient pas représentés lors des audiences de la CISR.La Presse canadienne LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin e sort en est jeté.Aucune entreprise privée ne veut du pipeline Trans Mountain, de la firme texane Kinder Morgan.Ottawa doit maintenant s\u2019en porter acquéreur.Son offre, annoncée à la fin mai, sera soumise sous peu aux actionnaires et approuvée d\u2019ici la fin septembre.Après cette date, les Canadiens assumeront seuls les risques de ce coup de dés fédéral.Kinder Morgan avait jusqu\u2019à dimanche pour trouver un acheteur privé.Pour les inciter à se manifester, le gouvernement Trudeau avait promis de les indemniser contre toute incertitude juridique qui pèse sur le projet.Rien n\u2019y fit.Il en aurait été sûrement autrement si le projet était rentable.Le fédéral, lui, veut que ce projet se réalise pour des raisons avant tout politiques.Il veut affirmer son pouvoir quant aux provinces en matière de pipelines et préserver l\u2019adhésion de l\u2019Alberta au plan canadien de lutte contre les changements climatiques.Les 4,5 milliards offerts à Kinder Morgan pour les infrastructures existantes et le projet d\u2019expansion ne couvrent pas les coûts de construction ni ne mettent fin à l\u2019incertitude qui a eu raison de la volonté de Kinder Morgan.Les manifestations se poursuivent, comme les actions devant les tribunaux, dont celui de la province de Colombie-Britannique, qui maintient avoir le droit, pour des raisons environnementales, de contrôler la quantité de bitume qui transitera dans le pipeline.Ottawa maintient le contraire, et l\u2019affaire est devant la plus haute cour de la province.L\u2019opposition ne se limite pas à la côte ouest.Des militants de Greenpeace ont accroché une bannière à la tour du Stade olympique cette semaine pour enjoindre à Ottawa de reculer.Plus de la moitié des membres du Conseil jeunesse du premier ministre ont écrit à ce dernier pour lui exprimer leur « profonde déception », eux qui croyaient qu\u2019il voulait d\u2019abord investir dans les énergies propres.En plus, avec Trans Mountain, il rendra encore plus improbable le respect des cibles canadiennes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Ottawa pourrait partager les risques avec l\u2019Alberta et des communautés autochtones pour le projet, mais il a aussi sondé l\u2019Office d\u2019investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC).En entrevue à Reuters en juin, son président, Mark Machin, a dit : « Si c\u2019est une occasion qui offre un retour décent, nous allons l\u2019examiner.» L\u2019Office doit, au contraire, se tenir loin de ce projet de pipeline et se mettre au diapason des tendances à long terme afin de protéger le bas de laine des travailleurs canadiens, qui, pour la plupart, n\u2019ont pas d\u2019autres fonds de pension.Fort heureusement, les Québécois sont un peu plus à l\u2019abri, puisque leurs pensions sont gérées par la Caisse de dépôt et placement du Québec.Elle, contrairement à l\u2019Office, s\u2019est dotée d\u2019une stratégie climatique, dont l\u2019objectif est de réduire l\u2019empreinte carbone de ses investissements.L\u2019OIRPC et le gouvernement fédéral devraient suivre son exemple.Nombre d\u2019analyses ont démontré que, si la planète veut limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés Celsius, une large partie des réserves d\u2019hydrocarbures devrait rester enfouie.Le virage vers une économie faible en carbone, que tous les signataires de l\u2019Accord de Paris disent vouloir prendre, exige un tel changement.Celui-ci se traduirait par contre par une dévalorisation de ces actifs inexploités du secteur pétrolier.Le gouvernement Trudeau ne peut pas promettre un pipeline rentable et affirmer en même temps combattre efficacement le dérèglement du climat.La réussite de l\u2019un contribuera à l\u2019échec de l\u2019autre.S\u2019il est persuadé du contraire, qu\u2019il en fasse la preuve et laisse l\u2019Office en dehors de cette affaire fumeuse.mcornellier@ledevoir.com Véronique De Sève Vice-présidente de la CSN Stupéfaction et colère, voilà ce qu\u2019inspire d\u2019emblée la nouvelle directive du ministère de la Famille, qui interdit désormais aux enfants des demandeurs d\u2019asile de fréquenter un service de garde subventionné du Québec.Comment peut-on moralement justifier cette seule exclusion, alors qu\u2019absolument toute autre personne résidente du Québec est admissible à ces places à contribution réduite, quelle qu\u2019elle soit : citoyenne, résidente permanente, titulaire d\u2019un permis de travail ou d\u2019un visa d\u2019étudiant étranger, lauréate d\u2019une bourse d\u2019études du gouvernement du Québec, reconnue en tant que réfugiée, titulaire d\u2019un certificat de sélection délivré en vertu de la Loi sur l\u2019immigration au Québec, titulaire d\u2019un permis de séjour temporaire en vue de l\u2019octroi éventuel de la résidence permanente, etc.Le ministre de la Famille justifie sa décision par une question de rôle à jouer entre les gouvernements fédéral et provincial.Pendant ce temps, ce sont des familles, principalement des femmes et des enfants, parmi les plus vulnérables de la société, qui sont exclues, laissées à elles- mêmes.Comment justifier cette exclusion des demandeurs d\u2019asile, alors que les délais pour obtenir une réponse concernant leur statut s\u2019échelonnent trop souvent sur plusieurs années ?Le gouvernement provincial a le devoir d\u2019agir et de rétablir la situation.Il lui appartiendra ensuite de s\u2019assurer que le fédéral assume ses responsabilités.Par ailleurs, comment expliquer la confusion qui règne en ce qui concerne le droit à l\u2019éducation de ces enfants, alors que leurs parents ont le droit de travailler et donc l\u2019obligation de payer des impôts ?Pourquoi ont-ils le droit de fréquenter l\u2019école, du primaire jusqu\u2019au collégial, mais n\u2019ont-ils pas le droit aux services éducatifs à la petite enfance comme tous les autres enfants du Québec ?Ces enfants ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits que tous les autres en vertu des nombreuses conventions internationales dont nous sommes signataires ?Comment votre gouvernement peut-il justifier telle aberration, alors qu\u2019il affirme que : les services de garde éducatifs jouent un rôle crucial dans la réussite éducative ; les services de garde sont essentiels à la conciliation familiale et à l\u2019égalité des sexes ; la participation des femmes au marché du travail est un facteur clé du développement ; les employeurs québécois ont besoin de main-d\u2019œuvre étrangère pour fonctionner ; l\u2019insertion en emploi est le principal moyen d\u2019intégration des personnes immigrantes ; la francisation est cruciale pour assurer l\u2019employabilité des personnes immigrantes ; le Québec est le « paradis des familles »\u2026 Ce n\u2019est certainement pas faute de moyens qu\u2019on peut justifier cette exclusion insensée: les surplus réalisés depuis trois ans totalisent plus de 11 milliards de dollars, en y incluant la part consacrée au Fonds des générations.Le gouvernement doit revenir sur sa décision.Il en va de l\u2019avenir de plusieurs familles qui bâtiront le Québec de demain.Israël : nouvelle loi condamnable Monsieur Trudeau, Madame Free- land, vous avez condamné la Russie, qui a envahi la Crimée en mars 2014.Vous condamnez régulièrement les crimes commis par certains pays.Qu\u2019attendez-vous pour condamner la dernière loi votée par le gouvernement d\u2019Israël, loi qui fait du pays un État-nation juif, proclame Jérusalem complète et unifiée comme capitale, et encourage la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés ?Une loi qui foule aux pieds le droit international, consacre la discrimination raciale, éloigne les perspectives de paix, encourage l\u2019extrémisme et la violence du Ha- mas et autres individus, et s\u2019oppose finalement globalement au processus de paix et à la recherche de la solution à deux États.Seule consolation : la loi a été votée par seulement sept voix de majorité.Raison de plus pour la condamner, et encourager ainsi les Juifs d\u2019Israël à s\u2019opposer à l\u2019actuel gouvernement ainsi qu\u2019aux Juifs du monde entier à dénoncer cette loi et à exprimer leur désaccord avec le gouvernement qui la soutient.Guy Durand Montréal, le 22 juillet 2018 Une décision injustifiable pour les demandeurs d\u2019asile LIBRE OPINION LETTRES PIPELINE TRANS MOUNTAIN Le baron du pétrole CONSTRUCTION Grutiers à surveiller L e récent débrayage illégal des grutiers a une grande valeur pédagogique.L\u2019industrie de la construction doit demeurer sous une surveillance constante pour éviter qu\u2019elle soit prise en otage par une poignée de matamores en mal d\u2019influence.L\u2019Union des opérateurs grutiers (section locale 791G de la FTQ-Construction) a paralysé les chantiers pendant une dizaine de jours, à la veille du congé de la fête nationale.Le ton a rapidement monté.Les travailleurs qui ont osé défier le mot d\u2019ordre syndical en se présentant au travail ont subi des menaces et de l\u2019intimidation, dans l\u2019indifférence des leaders syndicaux des grutiers.« Les grutiers se croient au-dessus des lois », a déploré la p.-d.g.de la Commission de la construction du Québec (CCQ ), Diane Lemieux.Il fut un temps où les politiciens montaient au front pour condamner les tactiques d\u2019intimidation et le chantage des fiers-à- bras syndicaux.À l\u2019approche des élections, la ministre du Travail, Dominique Vien, s\u2019est faite discrète.Diane Lemieux devait se sentir bien seule dans sa dénonciation des nuisances\u2026 L\u2019absence de leadership à la FTQ-Construction fut un sujet récurrent dans les dix dernières années, mais quelque chose a changé depuis les travaux de la commission Charbonneau.La FTQ-Construction a déploré la grève illégale des grutiers, et elle leur a demandé de respecter la loi.À l\u2019époque, la centrale aurait évoqué le prétexte fallacieux de l\u2019autonomie de ses syndicats affiliés pour fermer les yeux sur le chantage et l\u2019intimidation.Il s\u2019agit d\u2019une nette amélioration.Les matamores qui usurpent l\u2019étoffe du syndicalisme ne peuvent plus faire la pluie et le beau temps aussi facilement sur les chantiers, d\u2019autant plus que les nouvelles générations de travailleurs ne veulent plus jouer dans ce vieux film usé.La grève illégale n\u2019a guère duré plus d\u2019une dizaine de jours.À la suite d\u2019une rencontre avec le président de la FTQ, Daniel Boyer, la ministre Vien a par ailleurs annoncé la semaine dernière la création d\u2019un comité indépendant pour se pencher sur le nouveau règlement sur la formation professionnelle, qui est à la source du conflit.Aucun compromis ne devrait être fait sur la sécurité des grutiers.Ceux-ci ne peuvent cependant pas instrumentaliser les enjeux de sécurité pour maintenir un monopole factice sur les chantiers.L ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu MANON CORNELLIER BRIAN MYLES SL?V et l\u2019esclavage J\u2019ai suivi avec intérêt les communications des médias concernant la production SL?V de Robert Lepage.Je voudrais d\u2019emblée recadrer le débat dans un contexte historique.Essentiellement, l\u2019esclavage a reposé sur les besoins criants de main-d\u2019œuvre, à la suite des pandémies de peste qui ont décuplé la population mondiale.Entre les années 1500 et 1850, nous avons arraché des millions d\u2019Africains de leur terre natale pour reconstruire l\u2019économie mondiale.Nous leur avons retiré leur identité, leur famille, leur fierté, leur histoire et nous avons fait du capital avec leur force physique.Bien qu\u2019officiellement proscrit, l\u2019esclavage s\u2019est exprimé de différentes façons depuis.Il existe toujours.À ma connaissance, l\u2019abus des différentes sociétés envers cette communauté n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune forme d\u2019excuses, le prix à payer serait, sans aucun doute, trop élevé.La dette n\u2019a jamais été réglée.Dans le cas qui nous intéresse, l\u2019art et la liberté d\u2019expression se veulent non discutables.Laquelle?La nôtre, la leur ou les deux?La libre expression ne vient pas seule quand elle prend l\u2019envergure des débats actuels.Il y a un chiffre d\u2019affaires qui y est attaché.Selon ma compréhension, les Africains ne demandent pas le veto sur leur histoire, qui, avouons-le, est une honte pour l\u2019humanité; ils veulent un droit d\u2019auteur sur leur histoire et celle de leurs ancêtres.Ils veulent enfin faire partie de l\u2019équation dans la répartition du chiffre d\u2019affaires et dans l\u2019exécution des projets.Ils veulent s\u2019intégrer à leur société qui est la nôtre aussi.Je n\u2019ai pas de leçon à donner à personne.Cependant, j\u2019invite les lecteurs, les chefs d\u2019entreprise et les chefs d\u2019État à collaborer avec les communautés issues d\u2019Afrique pour les inclure dans l\u2019équation des revenus, de la visibilité, des charges et faire en sorte de rendre justice à leur contribution et à celle de leurs ancêtres à la richesse de notre société.J\u2019invite également les lecteurs à lire Congo.Une histoire, écrit par David Van Rey- brouck, 2012, Prix Médicis.Céline Laferrière, M.D., microbiolo- giste-infectiologue, collaboratrice humanitaire au Congo Le 20 juillet 2018 A 7 LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 IDÉES Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Marilou Bourdages Coordonnatrice au Réseau de milieux naturels protégés Alors que l\u2019intention du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs de concentrer les nouvelles aires protégées dans le nord du Québec est dénoncée, à juste titre, par la Société pour la nature et les parcs (SNAP), le Réseau de milieux naturels protégés (RMN) tient à rappeler au gouvernement qu\u2019il est essentiel d\u2019investir en conservation volontaire.En effet, les terres privées sont nombreuses et coûteuses dans le sud du Québec, ce qui complique la création d\u2019aires protégées.Cependant, la conservation volontaire offre des mécanismes adaptés au contexte de cette région, et les organismes de conservation de la province ont développé l\u2019expertise nécessaire pour y arriver.Le sud du Québec, où se concentre la majeure partie de la population, regorge de milieux naturels exceptionnels, qui abritent 66 % des espèces menacées ou vulnérables de la province.Cette diversité offre des services éco- systémiques essentiels à la vie, tels que la régulation du climat, la purification de l\u2019eau et de l\u2019air, l\u2019approvisionnement en ressources et nourriture, l\u2019atténuation des impacts des changements climatiques et la diminution du risque d\u2019inondation.La protection des milieux naturels dans les régions densé- ment peuplées permet de maintenir ces services en plus de soutenir le développement économique des régions, d\u2019offrir des lieux de proximité pour l\u2019épanouissement des individus et d\u2019assurer la connectivité entre les milieux naturels à travers la province et au-delà des frontières.En faire davantage Pour conserver les milieux naturels de la province efficacement, des actions doivent être menées tant en terres publiques qu\u2019en terres privées, là où les pouvoirs de l\u2019État sont plus restreints et où les enjeux d\u2019occupation du territoire ne cessent de s\u2019accentuer.La conservation volontaire est un outil incontournable pour y arriver.Les organismes de conservation ont développé, grâce aux années passées sur le terrain, des approches innovantes en collaboration avec des acteurs diversifiés.Ils sont donc des alliés naturels et essentiels des instances gouvernementales.C\u2019est pourquoi les 15 millions de dollars récemment octroyés à Conservation de la nature Canada par le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour soutenir des projets d\u2019acquisition sont un pas dans la bonne direction.Rappelons que le Canada et le Québec ont pris des engagements internationaux de protection de 17 % des milieux terrestres et de 10 % des zones maritimes et qu\u2019ils sont encore loin d\u2019avoir atteint leurs objectifs d\u2019ici 2020.Il est maintenant temps de mettre en place un programme de soutien qui tient compte de la diversité des acteurs de la conservation volontaire et de la complexité des enjeux d\u2019aménagement du territoire.Outre le financement direct des projets d\u2019acquisition, les groupes de conservation ont un urgent besoin de soutien financier afin d\u2019assurer l\u2019intendance de ces aires protégées et de payer les taxes municipales et scolaires de leurs propriétés protégées.Qui plus est, il serait souhaitable qu\u2019un nouveau programme gouvernemental comprenne des fonds pour soutenir la coordination provinciale des groupes de conservation, comme le fait le RMN depuis 25 ans.Ce soutien permettra la mise en place de bonnes pratiques qui sont essentielles pour l\u2019atteinte des objectifs de conservation à long terme.Aujourd\u2019hui, 226 organismes de conservation, individus et municipalités protègent et gèrent plus de 55 000 hectares de milieux naturels situés en terres privées.Les organismes de conservation du Québec sont prêts à travailler en partenariat avec le gouvernement pour établir les assises d\u2019un mode de financement souple et fonctionnel qui s\u2019adressera à tout le mouvement de la conservation en terres privées afin d\u2019en assurer la pérennité et l\u2019efficacité.Nous souhaitons que ce programme puisse représenter l\u2019hétérogénéité des groupes de conservation du Québec, qui cheminent tous vers un objectif commun de protection du territoire pour les générations futures.ENVIRONNEMENT N\u2019oublions pas le sud du Québec La conservation des milieux naturels ne doit pas être limitée aux territoires du nord André-Louis Paré Directeur général et rédacteur en chef de la revue Espace art actuel Si tout se met en place comme prévu, l\u2019artiste et géographe Trevor Paglen devrait procéder, cet été, en collaboration avec le Nevada Museum of Art, au lancement, dans l\u2019espace extra-atmo- sphérique, d\u2019une sculpture réfléchissante appelée Orbital Reflector.Produite avec un matériau léger, semblable au Mylar, cette œuvre sera fixée à un petit satellite placé à bord de la fusée Falcon 9, propriété de SpaceX.Lorsque la fusée sera à plus de 575 km de la Terre, le satellite se détachera, et l\u2019œuvre gonflable se déploiera afin d\u2019y demeurer quelques semaines.Visible à l\u2019œil nu à la nuit tombée, Orbital Reflector est une œuvre « non fonctionnelle » dont le seul intérêt est d\u2019offrir aux observateurs terriens un point lumineux qui se déplace dans l\u2019espace.Contrairement aux milliers de satellites scientifiques, militaires ou commerciaux qui, depuis la fin des années 1950, circulent au-dessus de nos têtes sans trop se faire remarquer, Orbital Reflector de Paglen souhaite, au contraire, être visible afin de donner à réfléchir à notre place dans le monde.Il souhaite que cette œuvre puisse réactiver notre émerveillement devant l\u2019Univers.Mais pourquoi ne permettrait-elle pas aussi d\u2019examiner, dans une nouvelle perspective, la question posée en 1963 à la philosophe Hannah Arendt concernant l\u2019avenir de l\u2019humanité à l\u2019ère de la « conquête de l\u2019espace » ?Il y a un peu plus de 400 ans, considérée comme stable au centre du monde, la Terre a subi un « déclassement cosmique ».Reconnue depuis comme un « astre errant », elle est une planète parmi d\u2019autres.Mais bien avant la possibilité de nous projeter en dehors de notre « maison », de nous placer en situation d\u2019extraterrestre devant l\u2019image de la planète bleue, l\u2019idée d\u2019envoyer un objet ou un être humain dans l\u2019espace a été imaginée par des auteurs de romans ou de films de science-fiction.Très tôt, au XXe siècle, ce désir d\u2019explorer de nouveaux espaces s\u2019est aussi retrouvé du côté des arts visuels.Ainsi, bien avant le projet de Paglen, de nombreux artistes ont conçu sur papier ou construit des prototypes de satellites artistiques.Hormis quelques essais plus ou moins fructueux, Orbital Reflector de Paglen risque d\u2019être le plus spectaculaire.Évalué à 1,3 million de dollars, ce projet soulève toutefois d\u2019énormes paradoxes.Souhaitant proposer aux spectateurs un nouvel horizon susceptible de faire rêver à un monde sans frontières, la mise en orbite de ce satellite artificiel nécessite une infrastructure qui est loin d\u2019être empreinte de poésie.Avant d\u2019être une œuvre d\u2019art, un satellite nécessite d\u2019énormes contraintes d\u2019ordre technique, scientifique et économique.Pour ce qui est d\u2019Orbital Reflector, trois entreprises de l\u2019aérospatiale (Global Western, Spaceflight Industries et SpaceX) y participent.Aussi, l\u2019espace extra-atmosphérique devient un « territoire » de plus en plus sollicité.Par conséquent, il est à se demander si cette « sculpture publique » ne soulève pas plutôt des interrogations sur notre rapport à l\u2019espace, dès lors que l\u2019humanité n\u2019est plus rivée à la Terre.Le milieu du XXe siècle a vu l\u2019exploration spatiale débuter sur fond de « guerre froide » et de menace nucléaire.Elle s\u2019est poursuivie avec le lancement de milliers de satellites aux intérêts multiples, sans en oublier plusieurs qualifiés d\u2019espions, et l\u2019accumulation de nombreux débris spatiaux venus alimenter le dépotoir spatial.Bref, depuis des décennies, l\u2019exploration de l\u2019espace tourne surtout autour de notre planète, mais cela n\u2019a pas empêché de viser plus haut en se rendant à quelques reprises sur notre satellite naturel et, grâce à certaines missions robotisées, sur la planète voisine, Mars.Or, à en croire le président américain Donald Trump, les États-Unis Mise en orbite d\u2019un satellite artistique devraient retourner bientôt sur la Lune, et sans doute aussi sur Mars.Cette nouvelle phase devrait se faire en partenariat avec le monde des affaires.Déjà, en février dernier, Elon Musk, le président de Tesla et fondateur de SpaceX, se félicitait d\u2019avoir propulsé une voiture cabriolet rouge dans l\u2019espace avec, pour hypothétique objectif, la planète Mars.Outre ce spectaculaire envol commercial, Musk voit encore plus grand avec la colonisation de la planète rouge dans les décennies à venir, telle que présentée dans la docufiction Mars (National Geographic Channel, 2016).Étant désormais « habitant de l\u2019Univers », ce choix de poursuivre notre destinée en dehors de la Terre ne cache-t-il pas, comme le pense Arendt, l\u2019envie d\u2019échapper à la condition humaine ?En septembre 2012, grâce au satellite de communication EchoStar XVI et en collaboration avec Creative Time (New York), Trevor Paglen a propulsé sur une orbite géostationnaire une œu- vre intitulée The Last Pictures.Il s\u2019agit d\u2019un disque de silicium sur lequel se trouve gravée une collection de 100 photos représentant diverses facettes de notre vie sur Terre.Prévue pour subsister pendant des millénaires, The Last Pictures n\u2019en dit-elle pas plus long sur l\u2019avenir que nous souhaitons à notre planète ?Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.Des Idées en revues Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons un texte paru dans la revue Espace art actuel, prin- temps-été 2018, no 119.Orbital Reflector est une œuvre « non fonctionnelle » dont le seul intérêt est d\u2019offrir aux terriens un point lumineux qui se déplace dans l\u2019espace Outre le financement direct des projets d\u2019acquisition, les groupes de conservation ont un urgent besoin de soutien financier afin d\u2019assurer l\u2019intendance des aires protégées.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR 66% Proportion des espèces menacées ou vulnérables habitant le sud du Québec ême si les papillons monarques ont été moins nombreux à se rassembler dans leurs lieux d\u2019hivernage cette année au Mexique, certaines observations laissent croire que leurs descendants, qui ont migré vers le nord, sont tout de même abondants au Québec cet été.C\u2019est ce que constate Maxim Larrivée, chef de la section Collections entomologiques et recherche à l\u2019Insectarium de Montréal.« Ce qu\u2019on remarque, c\u2019est qu\u2019il y a beaucoup de monarques et beaucoup de chenilles, davantage que ce à quoi on s\u2019attendait.La migration printanière s\u2019est bien déroulée », ex- plique-t-il.« La dernière fois où il y en a eu autant, c\u2019est en 2012.Mais ça n\u2019avait pas porté fruit parce qu\u2019il y avait eu une sécheresse énorme à la fin de l\u2019été et durant la migration automnale.» Les dangers qui menacent le monarque sont nombreux.La population de ce papillon emblématique, autrefois abondant en Amérique du Nord, s\u2019est effondrée de 90 % au cours des 20 dernières années.Ce déclin est notamment attribuable à l\u2019éradication en Amérique du Nord des asclépiades, la seule plante dont se nourrissent les chenilles de monarques.En mars dernier, le Fonds mondial pour la nature (WWF, en anglais) et la Commission nationale mexicaine des aires protégées ont évalué que les sites d\u2019hivernage au Mexique avaient reçu 16 millions papillons de moins que l\u2019année précédente.Augmenter les chances Dans le but de mieux connaître les habitats de reproduction de ce papillon et ainsi favoriser sa protection, l\u2019Insectarium invite encore cette année les Canadiens à participer à « Mission monarque», un projet de recherche lancé en 2016.Les citoyens désireux de mettre la main à la pâte n\u2019ont qu\u2019à recenser le nombre d\u2019œufs et de chenilles de monarques sur les plants d\u2019asclépiades qui poussent près de leur domicile.Un «blitz» est prévu du samedi 28 juillet au dimanche 5 août à l\u2019échelle de l\u2019Amérique du Nord.«L\u2019an dernier, 250 des 1000 missions réalisées pendant l\u2019été avaient été faites pendant le blitz.Cette année, notre objectif est de doubler la participation des citoyens, tant aux États-Unis qu\u2019au Canada», a indiqué Maxim Larrivée.Les papillons occupaient l\u2019hiver dernier environ 2,5 hectares de forêt au Mexique, mais l\u2019objectif pour 2020-2021 est que cette superficie augmente à 6 hectares, soit entre 180 et 200 millions d\u2019individus.«Le monarque vient au Canada pour se reproduire.Il faut faire en sorte que les conditions de reproduction soient idéales afin que la quantité d\u2019individus retournant vers le Mexique soit la plus grande possible et la plus résiliente possible», fait valoir M.Larrivée.L\u2019asclépiade dans les golfs Afin de favoriser la reproduction du monarque, les citoyens sont également invités à planter des asclépiades dans leur jardin.Roger Giraldeau, lui, ne s\u2019est pas contenté d\u2019en planter dans sa cour.Ce résident de Boucherville a aussi entrepris d\u2019inciter des clubs de golf à contribuer à la bonne cause.Enthousiasmé par ce projet \u2014 même s\u2019il admet ne pas avoir le pouce vert \u2014, M.Giraldeau a fait des semis d\u2019asclépiades, escomptant pouvoir disposer d\u2019une centaine de plants à distribuer.Pour mener à bien son projet, il a même installé une serre dans sa cour.Ce sont finalement 960 plants qui ont émergé de terre, dont 800 ont été remis à des clubs de golf ayant accepté de participer à son projet.Huit clubs de golf ont planté des asclépiades sur leurs terrains, dont ceux de La Vallée du Richelieu et de Beaconsfield, ainsi que le Royal Montreal et Le Mirage.«Il n\u2019y a qu\u2019une Nature.La perte d\u2019un habitant est une perte pour tout le monde.Le papillon monarque est un symbole.Il faut le sauver.C\u2019est aussi un pollinisateur.La journée où on n\u2019en a plus, on est faits», résume M.Giraldeau.Mais les alliés ne sont pas toujours là où on les attend.Une société minière, la Corporation aurifère Monarques, possède 300 kilomètres carrés de terrains en Abitibi.En décembre dernier, l\u2019entreprise a signifié à Mission monarque sa volonté de contribuer financièrement au projet en faveur des monarques et d\u2019aménager une dizaine de jardins d\u2019asclépiades sur ses propriétés.Le nom de l\u2019entreprise ne vient pas du papillon, mais est issu d\u2019une combinaison des noms de deux anciennes propriétés que possédait la société, tient à préciser son p.-d.g., Jean-Marc Lacoste.D\u2019autres minières pourraient emboîter le pas.«On est en pourparlers avec deux autres minières.[\u2026] L\u2019asclépiade est non seulement une plante robuste, mais elle pourrait être utilisée pour la revégétation de sites miniers, ce qui aiderait du même coup le monarque», suggère M.Lacoste.Des villes amies Le mouvement en faveur des monarques prend aussi de l\u2019ampleur dans les villes.Montréal est devenue l\u2019an dernier la première au Québec à obtenir le titre de «ville amie des monarques».En Amérique du Nord, plus de 400 villes se sont engagées à poser des gestes pour favoriser la survie du monarque, comme créer des jardins d\u2019asclépiades ou sensibiliser les employés du service d\u2019horticulture afin de limiter la coupe d\u2019asclépiades.« Ça s\u2019est emballé cette année.On espérait que 4 ou 5 villes québécoises allaient signer une entente.Mais finalement, on en a eu beaucoup plus », signale Julie Roy, spécialiste en engagement du public à la Fondation David-Su- zuki, qui pilote la campagne de sensibilisation baptisée «L\u2019effet papillon».À l\u2019heure actuelle, 11 villes québécoises ont été déclarées « ville amie des monarques » \u2014 parmi lesquelles la Ville de Québec, Saint-Constant et Saint-Lambert \u2014, alors que 14 autres attendent leur certification.« Concrètement, sur le terrain, ç\u2019a un impact, croit Julie Roy.Il y a tellement de villes qui ont signé [un engagement] qu\u2019une sorte de compétition amicale s\u2019est installée.C\u2019est à celle qui en fera le plus pour les monarques.» LEDEVOIR // LE MARDI 24 JUILLET 2018 ACTUALITÉS A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et 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l\u2019implication de la sphère politique dans une demande d\u2019accès à l\u2019information.Dans un rapport daté du 5 juillet, la commissaire Ariane Mignolet écrit qu\u2019elle ne peut « en venir à la conclusion» que le ministre Barrette «a volontairement retardé» un projet de services de pédiatrie spécialisés sur la Rive-Sud, dans la région de Montréal, parce que celui-ci devait se concrétiser dans la circonscription de Taillon, représentée par la péquiste Diane Lamarre.La commissaire remet ainsi en doute les informations rapportées le 1er mars 2018 dans l\u2019émission Enquête, de Radio-Canada.Sur la base de deux témoignages confidentiels, le reportage avançait que le ministre avait mis un projet de regroupement de services de pédiatrie sur la glace, préférant le voir se concrétiser « après les élections » pour ne pas favoriser un hôpital situé dans une circonscription péquiste.Me Mignolet a rencontré un témoin ayant formulé ces mêmes allégations.Mais « je ne peux, sur la base d\u2019un seul témoignage contraire à tous les autres recueillis, qui n\u2019a pu de surcroît être corroboré d\u2019aucune façon, en venir à la conclusion que le ministre était au courant du dossier et qu\u2019il l\u2019a volontairement retardé», conclut-elle notamment.Communications avec le ministre La commissaire lève en revanche le voile sur les communications entre le ministre et les responsables de l\u2019accès à l\u2019infor- ÉTHIQUE Barrette blanchi de soupçons de blocage partisan La commissaire dévoile toutefois un cas d\u2019implication du politique dans une demande d\u2019accès à l\u2019information mation de son ministère \u2014 un processus dont Québec s\u2019évertue pourtant à défendre l\u2019étanchéité depuis des mois.Le 30 novembre 2017, trois jours après une demande d\u2019accès formulée par une journaliste de Radio-Canada, et un mois avant que celle-ci ne reçoive une réponse, «le sous-ministre associé transmet au ministre ainsi qu\u2019au sous-minis- tre plusieurs documents en lien avec le dossier concerné par la demande d\u2019accès à l\u2019information de la journaliste », note la commissaire à l\u2019éthique.Le 28 décembre, la journaliste reçoit une réponse à sa demande d\u2019accès à l\u2019information.Une lettre concernant le projet de regroupement de services de pédiatrie sur lequel elle enquête ne fait pas partie du lot de documents, pour une raison que ni la commissaire ni le ministère ne parviennent à expliquer, sinon par un «oubli» sur le bureau du sous-ministre associé.«Jamais on n\u2019est intervenus sur les documents à produire », a affirmé lundi la directrice de cabinet du ministre Barrette, Julie White.Le 15 janvier, le ministre Barrette remet cette lettre à la journaliste.Cette dernière « fait à nouveau une demande d\u2019accès à l\u2019information auprès du ministère, demandant pourquoi cette correspondance ne lui avait pas été transmise lors de l\u2019envoi du 28 décembre 2017 », note la commissaire Mignolet.Elle cite des échanges subséquents de courriels entre les services de l\u2019accès à l\u2019information et de la propriété intellectuelle du ministère.« Le cabinet du ministre a pris en charge ce dossier », peut-on y lire.La journaliste n\u2019a jamais reçu de réponse à sa seconde demande d\u2019accès à l\u2019information, souligne la commissaire.Julie White a expliqué cette situation par le fait que le cabinet a décidé de s\u2019adresser directement à la journaliste.«On ne se mêle pas des demandes d\u2019accès à l\u2019information», a-t-elle néanmoins assuré.«On respecte toutes les règles.» Jamais on n\u2019est intervenus sur les documents à produire JULIE WHITE » M Afin de favoriser la reproduction du monarque, les citoyens sont invités à planter des asclépiades dans leur jardin "]
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