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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-08-01, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 171 / LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM La police se prépare à gérer la drogue au volant De plus en plus d\u2019agents sont formés pour détecter les conducteurs aux facultés affaiblies MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR L a légalisation du cannabis augmentera le nombre de cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue, il n\u2019y a pas de doute, tranche le milieu policier.Et pour s\u2019y préparer, l\u2019École nationale de police du Québec a accepté de bonifier ses formations afin de spécialiser davantage d\u2019agents qui sauront dépister ces conducteurs drogués.L\u2019an dernier, l\u2019école de police a ainsi formé quatre fois plus d\u2019agents évaluateurs \u2014 ces policiers qui font passer divers tests aux conducteurs appréhendés pour facultés affaiblies par la drogue afin de confirmer leur état altéré.Plutôt que les douze agents formés habituellement chaque année, l\u2019École nationale de police du Québec en a formé 44 cette année.Le Québec compte désormais 108 de ces agents spécialisés.La demande des corps policiers a augmenté depuis INDEX Avis légaux.A4 Éditorial.A6 Idées.A7 Culture.B2 Grille TV.B2 Monde .B4 Petites annonces .B4 Décès .B4 Sports.B6 Météo .B6 Mots croisés.B6 Sudoku .B6 Économie .B7 CULTURE Nicolas Cage est plongé en plein cauchemar halluciné dans Mandy, de Panos Cosmatos B 1 ACTUALITÉS Les microbrasseries de la Mauricie font un pied de nez au brasseur Molson Coors A 2 ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR La limite de vitesse imposée cette année aux navires dans le golfe du Saint- Laurent pour protéger les baleines noires a des impacts bien réels pour l\u2019industrie des croisières.Déjà près d\u2019une vingtaine d\u2019escales ont été annulées dans l\u2019est du Québec, ce qui représente une perte de plus de 16 000 croi- siéristes.Un coup dur pour des régions qui misent sur cette manne touristique pour diversifier leur économie.Selon les données transmises au Devoir par l\u2019association Croisières du Saint-Laurent, plusieurs escales de croisières internationales qui étaient au programme pour cette année ont été annulées depuis la mise en place d\u2019une limite de vitesse de 10 nœuds (18 km/h) aux navires de plus de 10 mètres dans une vaste portion du golfe, à la fin du mois d\u2019avril.La ville de Sept-Îles a été proportionnellement la plus touchée dans l\u2019est de la province, puisque sept des onze escales prévues en 2018 ont été annulées.À Gaspé, une destination qui est au cœur de la zone de limitation de vitesse, un total de neuf escales ont été rayées de la liste, ce qui représente plus de 10 000 croisiéristes en moins.Quant à Baie-Comeau, seules deux escales ont été annulées, sur un total de vingt-trois prévues.Au total, pour ces trois seules villes, ce sont donc dix-huit escales qui n\u2019auront pas lieu, pour un total de 24 348 visiteurs en moins, si on prend en compte les TOURISME Les croisières changent de cap face aux baleines Déjà neuf bateaux de croisière ont renoncé à faire escale à Gaspé, ce qui prive la région d\u2019un afflux de 10 000 touristes.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR En vertu d\u2019une convention internatio - nale, l\u2019ONU et ses agences jouissent d\u2019une immunité judiciaire KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR DROIT D\u2019AUTEUR Une artiste empêchée de poursuivre l\u2019UNICEF La Québécoise Claude Bouchard se dit victime de plagiat par l\u2019organisation et IKEA L\u2019artiste québécoise Claude Bouchard, qui accusait IKEA et l\u2019UNICEF d\u2019avoir plagié son concept de peluches conçues à partir de dessins d\u2019enfants, vient de subir un revers inusité en Cour supérieure.Sa réclamation de quelque 20 millions de dollars contre l\u2019agence de l\u2019Organisation des Nations unies (ONU) a été rejetée parce que cette dernière bénéficie d\u2019une immunité judiciaire.Mme Bouchard s\u2019est lancée dans une bataille juridique contre les deux géants en août 2017 lorsqu\u2019elle a déposé une poursuite reprochant à IKEA et à l\u2019UNICEF d\u2019avoir violé ses droits d\u2019auteure en commercialisant des jouets ayant les mêmes caractéristiques que ceux qu\u2019elle a commencé à fabriquer en 1970.L\u2019artiste réclamait notamment 20,9 millions à l\u2019UNICEF, soit l\u2019ensemble de ce que l\u2019organisation aurait reçu entre 2003 et 2016 grâce à la vente des peluches dans les magasins IKEA.Elle ne recevra cependant pas un sou de la part de l\u2019agence de l\u2019ONU, parce que celle-ci bénéficie d\u2019une « immunité absolue » contre toute poursuite, a conclu le juge Denis Jacques dans une décision rendue le 13 juin dernier.« Il est manifeste que la défenderesse UNICEF bénéficie d\u2019une immunité empêchant tout recours à son égard, immunité à laquelle elle n\u2019a pas ici renoncé », peut-on lire dans le jugement consulté par Le Devoir.« Nous avons été plutôt surpris, autant du résultat que du raisonnement du juge », affirme en entrevue l\u2019avocat de Claude Bouchard, Me Jean Robert.VOIR PAGE A 4 : UNICEF VOIR PAGE A 2 : POLICE Les services policiers du Québec se préparent en prévision de la légalisation du cannabis.GETTY IMAGES VOIR PAGE A 2 : CROISIÈRES Même atténuées, les mesures de protection de la baleine noire ont des conséquences sur l\u2019industrie touristique de l\u2019est du Québec ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 MARIE-MICHÈLE SIOUI LE DEVOIR Des microbrasseries de la Mauricie ont riposté au Trou du diable \u2014 mais surtout à son propriétaire, Molson Coors \u2014 en l\u2019excluant d\u2019un nouveau projet touristique de route brassicole.Au total, douze microbrasseries de Trois-Rivières, Yamachiche et La Tuque figurent sur la Route des brasseurs du Regroupement des micro- brasseries de la Mauricie (RMM), lancé mercredi dernier.Mais pas Le Trou du diable de Shawinigan, pourtant un pionnier parmi les brasseurs artisanaux.« J\u2019imagine que c\u2019est le fait que nous soyons affiliés avec un grand brasseur», a convenu mardi l\u2019un des fondateurs du Trou du diable, Isaac Tremblay.Le passage de la microbrasserie dans le giron de Molson Coors, en novembre 2017, ne s\u2019est pas fait en douceur.À l\u2019épicerie Veux-tu une bière comme aux Délires du terroir, à Montréal, la transaction a sonné la fin des commandes.« Je ne donnerai pas d\u2019argent à Molson », a résumé mardi le propriétaire du second établissement, Nicolas Beaudin.À L\u2019Axe du Malt de Québec, Rémy Du Berger a pris une posture résignée.« Si notre clientèle en veut, nous répondons aux demandes.Nous encourageons fortement les brasseries artisanales INDÉPENDANTES », a-t-il écrit au Devoir, en ajoutant les majuscules.Le plus récent geste d\u2019opposition à la transaction de 2017 est venu du RMM.Son président a pris la plume mardi pour justifier l\u2019exclusion du Trou du diable et répondre aux critiques, dont certaines ont été formulées il y a quelques jours par le maire de Shawinigan, Michel Angers.« Molson Coors exclut en permanence nos microbrasseries dans plusieurs restos-bars, chez des détaillants, dans les salles de spectacle, les complexes sportifs et les événements et festivals de la région en faisant signer aux promoteurs et clients des \u201cententes d\u2019exclusivité\u201d et usant d\u2019autres stratégies concurrentielles déloyales », a écrit Alex Dorval dans une lettre partagée sur Facebook.Dans un entretien avec Le Devoir, il a assuré avoir cherché « une façon de s\u2019entendre avec Molson », afin que Le Trou du diable fasse partie du parcours brassicole.« On a fait cinq mois de négociations, où toutes nos conditions d\u2019inclusion ont été refusées en bloc.Par la suite, on a même invité Molson Coors à s\u2019asseoir directement avec nos brasseries pour discuter, et ils ont refusé l\u2019invitation », a-t-il déclaré.Parmi ces conditions, celle d\u2019inscrire Bataille de la bière en Mauricie Propriété de Molson Coors, Le Trou du diable est exclu de la Route des brasseurs Des pertes évaluées à 3 millions à Gaspé CROISIÈRES SUITE DE LA PAGE A 1 croisiéristes ne visiteront pas ces régions.« Ça fait mal », résume le directeur général de l\u2019association Croisières du Saint-Laurent, René Trépanier.« Et il est possible qu\u2019il y ait d\u2019autres annulations », ajoute-t-il.« Quand, dans une région comme Sept-Îles, on prévoit une saison d\u2019escales et qu\u2019on en perd sept sur onze, c\u2019est difficile.On parle aussi de pertes de revenus importantes pour les petites entreprises qui gèrent l\u2019accueil des croisières.Donc financièrement, c\u2019est encore un coup dur.» « À Gaspé, ça commence aussi à peser lourd.L\u2019an dernier, il y avait déjà eu plusieurs annulations.Cette année, on ajoute au moins neuf annulations, donc ça les frappe directement », insiste M.Trépanier.Le maire de Gaspé, Daniel Côté, souligne lui aussi que les pertes sont considérables pour sa municipalité, mais aussi pour la région.Selon lui, les pertes directes pour 2017 et 2018 devraient dépasser les trois millions de dollars.« Les croisières génèrent des retombées très importantes, d\u2019abord en matière d\u2019impacts directs.Mais il ne faut pas oublier qu\u2019un croi- siériste qui vient une première fois à Un nouvel outil POLICE SUITE DE LA PAGE A 1 quelque temps, si bien que l\u2019ENPQ prévoit d\u2019entraîner encore 36 agents évalua- teurs par année au cours des prochaines années.La direction de l\u2019école de police ne cache pas que l\u2019exemple américain mène à penser que la conduite avec facultés affaiblies par le cannabis augmentera aussi au Canada à la suite de la légalisation du cannabis récréatif.« C\u2019est sûr que, si on forme plus d\u2019agents évaluateurs, c\u2019est parce que les corps de police s\u2019attendent, de par leur expérience, à voir une augmentation des causes en matière de capacités affaiblies par la drogue », admet au Devoir Maxime Laroche, expert-conseil juridique de l\u2019ENPQ.« Est-ce qu\u2019il y aura une augmentation?C\u2019est sûr et certain.Ce qui est plus difficile, j\u2019imagine, au niveau des corps policiers et même des tribunaux, c\u2019est de déterminer quelle sera l\u2019ampleur de cette augmentation.» La Sûreté du Québec n\u2019a pas voulu présumer des conséquences de la légalisation du cannabis sur les routes à compter de la mi-octobre.« Pour l\u2019instant, on n\u2019a pas d\u2019indication sur la question de savoir s\u2019il va y avoir augmentation ou pas », s\u2019est contenté de répondre le lieutenant Hugo Fournier.Le SPVM s\u2019est fait tout aussi circonspect.« Ce qui est difficile à prévoir, c\u2019est la réaction du public, comment les consommateurs vont réagir.On parle beaucoup d\u2019hypothèses », a commenté le responsable des communications Ian Lafrenière.Or, en prévision de la légalisation du cannabis, le SPVM a triplé son nombre d\u2019agents évaluateurs cette année \u2014 pour en avoir 12 plutôt que 4.Idem à la SQ, qui compte sur l\u2019ENPQ pour pouvoir passer de 48 à une centaine d\u2019agents évalua- teurs dans les prochains mois et ainsi en compter un par poste de police.Le lieutenant Fournier a toutefois refusé de dire qu\u2019il en fallait davantage parce qu\u2019il en manque au Québec.«Depuis 2009, on est en mesure d\u2019intervenir pour l\u2019alcool au volant ou la drogue au volant.On le fait chaque année.Ce n\u2019est pas un sujet nouveau.» 90 % des patrouilleurs outillés Les corps policiers martèlent que la grande majorité de leurs patrouilleurs peuvent mener les épreuves de coordination de mouvements en bord de route \u2014 le fameux exercice invitant un conducteur à toucher son nez les yeux fermés ou à marcher sur la ligne blanche le long de la route.« Tous les patrouilleurs québécois, à 90 %, sont en mesure d\u2019intercepter des individus et donc de protéger la sécurité publique des Québécois, en retirant les individus qui pourraient être sous l\u2019effet de l\u2019alcool ou des drogues », fait valoir le directeur des communications de l\u2019ENPQ, Pierre Saint-Antoine.Depuis 2012, toutes les nouvelles recrues policières apprennent à mener ces évaluations dans le cadre de leur formation de base.Lorsqu\u2019un conducteur est soupçonné d\u2019être au volant avec les facultés affaiblies, un patrouilleur peut lui faire passer un premier test de coordination.Suivent ensuite un éthylotest dans les cas d\u2019alcool au volant ou les contrôles d\u2019un agent évaluateur spécialisé lorsqu\u2019il s\u2019agit de facultés affaiblies par les drogues (vérification des pupilles, du pouls, etc.) qui permettent de confirmer les motifs raisonnables de croire qu\u2019il y a infraction criminelle.Après quoi, un échantillon de sang ou d\u2019urine est prélevé pour prouver l\u2019infraction.Une nouvelle étape sera bientôt disponible pour les forces policières : le gouvernement fédéral a justement prévenu qu\u2019il pourrait approuver l\u2019utilisation d\u2019un premier appareil salivaire, le Dräger DrugTest 5000 de la compagnie allemande du même nom, qui leur permettra de confirmer la présence de cocaïne et de THC chez les conducteurs.Les corps policiers n\u2019ont pas encore formé leurs troupes à utiliser ces dispositifs en bord de route.Mais ils ne s\u2019en inquiètent pas, car il s\u2019agira, le moment venu, d\u2019un outil supplémentaire, mais pas essentiel à leur travail.« Comme pour l\u2019alcool, c\u2019est un outil de plus pour nos policiers.Mais ce n\u2019est pas obligatoire.La preuve est qu\u2019on a mené des causes dans le passé sans l\u2019avoir », explique Ian Lafrenière.« Est-ce que ça complique la vie ?Oui.Le test salivaire nous facilite la détection.» Le test sanguin ou d\u2019urine demeurera nécessaire pour mesurer le taux d\u2019intoxication.Le milieu de la microbrasserie avait été secoué quand Le Trou du diable avait annoncé qu\u2019il entrait dans la famille Molson Coors.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Gaspé, on veut qu\u2019il parle de la région, ou encore qu\u2019il revienne par la suite par d\u2019autres moyens.Ce sont donc des pertes potentielles encore plus importantes, mais qui sont difficiles à chiffrer.» Qui plus est, la majorité des escales ont lieu en septembre et en octobre, au moment où la saison touristique estivale est terminée.« C\u2019est grâce à l\u2019industrie des croisières qu\u2019on parvient à prolonger la saison touristique des restaurateurs, des entreprises d\u2019autobus ou encore des guides.Tout le monde y trouve son compte », explique M.Côté.M.Trépanier déplore d\u2019autant plus les nombreuses annulations de cette année que les règles mises en place pour 2018 prévoient des corridors où les navires peuvent circuler à leur vitesse normale, à moins que la présence de baleines noires soit confirmée.« Nous ne sommes pas surpris qu\u2019il y ait certains impacts, mais nous pensions qu\u2019avec les nouvelles mesures les compagnies choisiraient de ne pas annuler.Sincèrement, nous sommes déçus.» Compensations Daniel Côté estime par ailleurs que « le développement est fragilisé, parce que certains circuits se sont mis à bouder le Saint-Laurent, ou encore certaines escales».Il évoque même ouvertement le besoin de compenser les pertes subies.«Je m\u2019attends à ce que le gouvernement fédéral délie les cordons de la bourse pour aider les communautés », laisse-t- il tomber.René Trépanier estime pour sa part que les municipalités touchées auront besoin « d\u2019une écoute et d\u2019un soutien de l\u2019État ».Et pour rassurer l\u2019industrie et minimiser les impacts sur la navigation dans le futur, tous deux soulignent le besoin de mieux comprendre les déplacements des baleines noires dans le golfe du Saint-Laurent.Même son de cloche du côté des Armateurs du Saint-Laurent.Le directeur général, Martin Fournier, salue certes des mesures « beaucoup plus flexibles et adaptées au transport maritime » cette année, par rapport à 2017.Mais il faudrait selon lui tendre vers des limites de vitesse qui s\u2019adapteront, « en temps réel », à la présence ou non des baleines noires.Ce type de mesure est déjà en vigueur au large de Boston, sur la côte est américaine.Respect des règles Pour le moment, Transports Canada constate toutefois que les navires respectent la limite de vitesse de 10 nœuds.Selon les données officielles, 186 bateaux ont dépassé cette limite depuis la fin du mois d\u2019avril, sur un total de 2084 navires.Seuls trois ont reçu une amende, dont un bateau de croisière.Quant aux baleines noires, elles sont bien présentes dans le golfe du Saint- Laurent.Pêches et Océans en a déjà détecté 146 depuis le début de la saison estivale.Mais aucune n\u2019a été retrouvée morte.Nous pensions qu\u2019avec les nouvelles mesures les compagnies choisiraient de ne pas annuler.Sincèrement, nous sommes déçus.RENÉ TRÉPANIER » « clairement que la marque Trou du diable est une marque déposée de la filière Molson Coors », ou encore celle exigeant que la bière continue d\u2019être produite à Shawinigan, « à moyen long terme », a-t-il énuméré.« On a essayé de s\u2019entendre », a confirmé Isaac Tremblay, qui qualifie désormais l\u2019entreprise qu\u2019il a cofondée de « microbrasserie affiliée ».« On a fait des avancées et, à un moment donné, on est arrivés dans une impasse », a-t-il ajouté.Aux reproches d\u2019« intransigeance » formulés par Alex Duval, il a répliqué en assurant avoir proposé de recourir à un médiateur.« Rendu là, ce sont des idéologies qui se confrontent », a-t-il laissé tomber.À la Ville de Shawinigan, la mairesse suppléante Nancy Déziel s\u2019est dite déçue de voir Le Trou du diable \u2014 et la brasserie shawiniganaise Broadway, qui s\u2019est exclue de la Route des brasseurs par solidarité \u2014 disparaître du projet du RMM.« Est-ce qu\u2019on veut attirer des touristes ou contenter des puristes ?» a-t-elle demandé.« On fait une route des bières qui est mauricienne.Mais finalement, on a Trois-Rivières et ensuite, un gros trou, on s\u2019en va vers La Tuque », a-t-elle déploré.À son avis, la formule serait « plus gagnante » si elle proposait « une carte complète ».On fait une route des bières qui est mauri- cienne.Mais finalement, on a Trois- Rivières et ensuite, un gros trou, on s\u2019en va vers La Tuque.NANCY DÉZIEL » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 THOMAS URBAIN LÉO MOUREN À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE La justice américaine a temporairement suspendu mardi la mise en ligne de plans numériques permettant de fabriquer des armes à l\u2019aide d\u2019une imprimante 3D, une perspective qui avait ému une partie de la classe politique américaine.Saisi lundi en urgence, un tribunal fédéral de Seattle a fait droit à la demande des procureurs de huit États américains et de la capitale fédérale Washington, qui voulaient empêcher l\u2019accès à ces plans.Le magistrat Robert Lasnik a indiqué qu\u2019il examinerait le dossier sur le fond lors d\u2019une nouvelle audience le 10 août.Le groupe visé par les procureurs, Defense Distributed, semble toutefois avoir pris tout le monde de court : son fondateur a, en effet, déclaré qu\u2019il avait déjà publié les plans sur Internet.Fin juin, après une longue bataille judiciaire, le gouvernement fédéral avait autorisé Defense Distributed à mettre en ligne des schémas numériques permettant de fabriquer depuis chez soi une arme à partir d\u2019une imprimante 3DL\u2019objet est en plastique, mais fonctionne comme une arme bien réelle.Il est potentiellement intraçable et indé- tectable par les détecteurs de métaux.«L\u2019âge des armes téléchargeables commence réellement », promet le site du groupe, fondé par Cody Wilson, un li- bertarien âgé de 30 ans.Réaction de Trump Officiellement, la mise en ligne des programmes d\u2019instruction devait intervenir le 1er août.Mais M.Wilson a indiqué mardi au magazine Wired qu\u2019il avait déjà publié les schémas le 27 juillet.Et, selon la revue, ils ont déjà été « téléchargés des milliers de fois ».« Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétec- tables rien qu\u2019en appuyant sur un bouton », s\u2019est insurgée Barbara Underwood, procureure de l\u2019État de New York, qui s\u2019est jointe à la procédure devant la justice.Une vingtaine de procureurs d\u2019État ont également écrit au gouvernement Trump pour dénoncer l\u2019accord passé avec Defense Distributed, qu\u2019ils considèrent comme « profondément dangereux» et de nature à «avoir un impact sans précédent sur la sécurité publique».Plus surprenant, Donald Trump lui- même a semblé s\u2019opposer à ce nouveau moyen de s\u2019armer.« Je me penche sur cette affaire d\u2019armes en plastique en 3D vendues au grand public.J\u2019ai déjà parlé à la NRA, cela ne semble pas faire grand sens », a-t-il indiqué mardi sur Twitter.La NRA, le principal lobby des armes à feu, ne s\u2019est pas encore exprimée sur le sujet, mais ne devrait pas voir d\u2019un bon œil l\u2019arrivée de cette concurrence.La justice américaine bloque l\u2019autorisation d\u2019imprimer des armes Opposés à la permission accordée à l\u2019entreprise Defense Distributed de mettre en ligne les codes pour l\u2019impression d\u2019armes en plastique, les sénateurs démocrates Edward Markey et Richard Blumenthal ont présenté une photo d\u2019une telle arme mardi au Capitole à Washington.MATTHEW DALY ASSOCIATED PRESS HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Alors que les États-Unis débattent de la pertinence de rendre accessibles aux particuliers les codes permettant d\u2019imprimer des armes à feu en trois dimensions, le Canada rappelle qu\u2019il est interdit ici de se fabriquer des pistolets ou des mitraillettes maison.Il est en effet illégal de fabriquer une arme à feu au Canada, par quelque méthode que ce soit, sans détenir le permis d\u2019entreprise prévu à la Loi sur les armes à feu.Toute personne qui s\u2019adonne à cette activité, « même sans contrepartie », est passible d\u2019une peine d\u2019emprisonnement maximale de 10 ans, la peine minimale étant de trois ans, cinq ans en cas de récidive.Et que fait le gouvernement pour prévenir cette activité?« Les responsables gouvernementaux surveillent étroitement les développements en ce qui concerne l\u2019impression 3D d\u2019armes à feu », indique Scott Bards- ley, porte-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale.Peut-on penser que les autorités surveillent ceux qui téléchargent les devis d\u2019impression de ces armes ?« On ne discute pas des opérations de collecte d\u2019information », se borne à répondre M.Bardsley, qui précise néanmoins que rien dans le Code criminel «n\u2019interdit le téléchargement ou la possession de plans pour l\u2019impression 3D d\u2019armes à feu ».Songe-t-on à l\u2019interdire à l\u2019avenir ?« Bien que le gouvernement n\u2019ait pas pour l\u2019instant proposé de changement à cet égard, nous écoutons attentivement les conseils des experts à propos des menaces émergentes et des façons d\u2019y répondre.» « Intraçables et indétectables » Aux États-Unis, la bataille à propos des armes à feu imprimées fait rage depuis 2013.À cette époque, l\u2019entreprise Defense Distributed met en ligne les codes pour imprimer en 3D le pistolet Liberator.Les autorités le lui interdisent au nom des règles sur le commerce international des armes (voir texte ci-contre).Le fondateur du groupe, Cody Wilson, réplique en 2015 par une poursuite judiciaire et, en juin dernier, le gouvernement américain capitule en signant une entente à l\u2019amiable lui accordant le droit de diffuser des devis et lui remboursant même une partie de ses frais de justice.Les procureurs généraux de neuf États tentent maintenant de bloquer cette entente au motif qu\u2019elle fournira aux « criminels et aux terroristes » des armes « intraçables et indétectables ».Les armes à feu imprimées sont-elles à ce point fiables que le milieu interlope s\u2019en saisira ?« Oui et non », répond Francis Langlois, spécialiste des armes à feu et professeur au Cégep de Trois-Rivières rattaché à la Chaire Raoul-Dandurand.« Oui, ça fonctionne.On peut tirer un projectile avec ça.Le Liberator peut tirer jusqu\u2019à quatre cartouches de suite.Si on l\u2019imprime avec du bon plastique.» Tout le défi est là.Mettre la main sur le devis d\u2019impression ne garantit pas un résultat sans faille.Il y a différentes qualités d\u2019imprimante et de plastique.L\u2019impression en soi requiert du savoir- Dispendieuses et peu fiables L\u2019impression d\u2019armes en 3D ne séduira pas les criminels et les terroristes, croit Ottawa faire.L\u2019utilisateur doit bien assembler les pièces.« L\u2019arme risque d\u2019exploser au visage de l\u2019utilisateur si le plastique n\u2019est pas bon ou si c\u2019est mal fait », rappelle M.Langlois.Peu fiable.pour l\u2019instant Le gouvernement canadien semble s\u2019accrocher à cet espoir pour l\u2019instant.Le porte-parole du ministre Goodale souligne que les armes à feu imprimées « coûtent extrêmement cher à produire et ont tendance à défaillir à cause de leur porosité ».Les terroristes et criminels veulent de la fiabilité et s\u2019en remettront à leur réseau habituel pour obtenir leurs armes.Francis Langlois est d\u2019accord avec lui\u2026 pour l\u2019instant.Surtout qu\u2019il minimise « l\u2019indétectabilité » de ces armes en plastique : les munitions, elles, demeureront en métal.Pour ces raisons, il prédit que ce sont surtout des particuliers qui poseront problème dans un premier temps.Des hommes à qui on a refusé une arme pour cause de violence conjugale contourneront ainsi l\u2019interdit.Des enfants mettront par inadvertance la main sur l\u2019arme en plastique, qui ressemble à un jouet\u2026 Mais d\u2019ici quelques années, avance-t- il, les prix de la technologie d\u2019impression 3D vont chuter et la qualité augmentera.« La prochaine étape, c\u2019est l\u2019imprimante à métal.» Au Service de police de la Ville de Montréal, on indique que les armes imprimées en trois dimensions ne sont pas sur leur écran radar.« Ce n\u2019est pas une problématique avec laquelle on vit, indique le porte-parole Ian Lafrenière.Cela ne nous a pas été rapporté.» ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Craignant de voir le coût de ses chantiers exploser de 20 %, la Ville de Québec a reporté 133 des 850 projets de réfection routière qu\u2019elle avait planifiés au printemps.Une situation surveillée de près par l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), qui a été contactée par d\u2019autres villes à cet égard.Histoire de dissiper les inquiétudes, la capitale a souligné mercredi qu\u2019aucun des chantiers reportés n\u2019était «critique».On parle de travaux d\u2019asphaltage et de réhabilitation des chaussées et non pas de grands chantiers, assure-t-on.N\u2019eût été ce report, la Ville s\u2019exposait à une hausse de 20 % de ses dépenses.En procédant de la sorte, elle limite la hausse à 6,2 %.Comment en est-on arrivé là ?La Ville montre du doigt la hausse des prix du bitume et des subventions « moins importantes que prévu » du ministère des Affaires municipales.Si, pour l\u2019heure, elle est la seule municipalité à avoir prévu un ajustement aussi radical, elle n\u2019est pas la seule à être aux prises avec une hausse imprévue des coûts, selon l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), qui dit « surveiller la situation de près ».« On a eu certains échos de municipalités qui font face aux mêmes enjeux », signale son porte-parole, Patrick Lemieux.« On n\u2019a pas eu d\u2019autres reports, mais certains directeurs généraux et élus regardent si certains projets pourraient être priorisés plutôt que d\u2019autres.» Interrogée sur la part de responsabilité exacte des subventions, du prix du bitume, voire des fonctionnaires dans leur planification, la Ville a préféré ne pas fournir trop de détails.« On ne veut pas contaminer le processus d\u2019appel d\u2019offres qui sera repris l\u2019an prochain », a expliqué le porte-parole David O\u2019Brien.Chose certaine, le prix du bitume a explosé depuis l\u2019an dernier, avec une augmentation de 40 %.La hausse du prix du bitume force la Ville de Québec à reporter des chantiers « Beaucoup de villes m\u2019appellent.Les gens hésitent à reporter les travaux », mentionne Florian Lafage, directeur de l\u2019association qui représente les fournisseurs de bitume au Québec (Bitume Québec).Selon lui, ce ne serait pas nécessairement une bonne idée puisqu\u2019il est possible que la situation soit « pire » l\u2019an prochain.Par contre, cela n\u2019a rien à voir avec le prix du pétrole, note-t-il.L\u2019Amérique du Nord fait plutôt face à une pénurie de bitume sans précédent.«Plusieurs raffineries connaissent des difficultés d\u2019exploitation.Il y en a même une qui a explosé au Wisconsin, poursuit-il.Dès lors, on commande du bitume par bateau en provenance d\u2019Europe pour palier le manque.» L\u2019explosion au Wisconsin est survenue en avril à la raffinerie Husky, propriété du groupe du même nom basé à Calgary.La raffinerie produisait du bitume à partir notamment des sables bitumineux de l\u2019Alberta.La catastrophe, dont la cause demeure inconnue, avait fait au moins 11 blessés et forcé l\u2019évacuation des 27 000 personnes vivant dans les environs.La Ville de Québec n\u2019est pas la seule à être aux prises avec une hausse imprévue des coûts, selon l\u2019Union des municipalités du Québec Oui, ça fonctionne.On peut tirer un projectile avec ça.Le Liberator peut tirer jusqu\u2019à quatre cartouches de suite.Si on l\u2019imprime avec du bon plastique.FRANCIS LANGLOIS » Dans sa décision, le juge Jacques a tenu compte de l\u2019intervention du gouvernement du Canada, qui a fait valoir l\u2019immunité judiciaire de l\u2019UNICEF à la demande de l\u2019organisation.Ottawa est ainsi intervenu pour faire respecter une convention adoptée par l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU en 1946, qui prévoit que « l\u2019ONU, ses biens et ses avoirs, quels que soient leur siège et leur détenteur, jouissent de l\u2019immunité de juridiction, sauf dans la mesure où l\u2019Organisation y a expressément renoncé ».En d\u2019autres mots, l\u2019article de cette convention internationale prévoit que l\u2019ONU et ses agences (comme l\u2019UNICEF) ne peuvent pas être poursuivies, sauf s\u2019ils renoncent à leur immunité, ce qui n\u2019a pas été le cas dans la cause impliquant Claude Bouchard.« Cette situation où on n\u2019a à répondre à personne de ses gestes pourrait logiquement ouvrir la porte à des abus », déplore l\u2019avocat de l\u2019artiste québécoise.Me Robert fait valoir que la Cour de cassation?\u2014 le plus haut tribunal français \u2014 a déjà permis à une poursuite civile contre l\u2019ONU d\u2019aller de l\u2019avant en arguant que l\u2019organisation internationale n\u2019avait pas d\u2019instance permettant de juger un tel cas.Un argument que le juge Jacques n\u2019a pas retenu dans sa décision.« J\u2019aurais souhaité que la Cour supérieure du Québec suive le raisonnement des tribunaux français », affirme l\u2019avocat.IKEA toujours poursuivi Par la bouche de Me Robert, Claude Bouchard a indiqué mardi qu\u2019elle n\u2019a pas l\u2019intention de porter en appel la décision rendue en juin concernant l\u2019immunité de l\u2019UNICEF.Ce jugement ne met cependant pas fin aux procédures judiciaires, puisque l\u2019artiste compte toujours aller de l\u2019avant avec ses réclamations contre IKEA Canada et le Groupe IKEA.En plus des quelque 20 millions de dollars réclamés à l\u2019UNICEF, la poursuite déposée il y a un an demandait également 865 000 $ à la société mère et à sa filiale canadienne, et 200 000 $ supplémentaires aux trois parties impliquées pour «préjudice psychologique».Les montants réclamés à la multinationale pourraient être modifiés à la suite des interrogatoires qui devraient avoir lieu au cours des prochaines semaines, précise Me Robert.LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé- dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.Invitation SÉANCE DU CONSEIL Les membres de votre conseil d\u2019arrondissement, Mme Sue Montgomery, mairesse d\u2019arrondissement, Mme Magda Popeanu, conseillère du district de Côte-des-Neiges, M.Peter McQueen, conseiller du district de Notre-Dame-de-Grâce, M.Christian Arseneault, conseiller du district de Loyola, M.Marvin Rotrand, conseiller du district de Snowdon, et M.Lionel Perez, conseiller du district de Darlington vous invitent à participer à la prochaine séance du conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, Le lundi 13 août 2018 à 19 heures au 6767, chemin de la Côte-des-Neiges Au cours de cette assemblée, une période de 90 minutes sera consacrée aux questions et aux demandes des citoyens sur tous les sujets concernant l\u2019arrondissement ou l\u2019administration municipale.À cet égard, il y aura une période d\u2019inscription de 18 h 15 à 18 h 45.L\u2019ordre du jour ainsi que les dossiers décisionnels sont généralement disponibles dans la section Mairie d\u2019arrondissement du site Internet de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce (ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg) ainsi qu\u2019au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce (311 - arrondissement de Côte-des- Neiges \u2014Notre-Dame-de-Grâce) au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, le jeudi précédant la séance du conseil d\u2019arrondissement, en après-midi.La séance du conseil est diffusée en direct sur le site Internet de l\u2019arrondissement.N.B.L\u2019ordre du jour FINAL est celui adopté par les conseillers municipaux au début de chaque séance.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public rtl-longueuil.qc.ca APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Projet : FOURNITURE DE DIVERSES COMPOSANTES ÉLECTRIQUES Dossier : P18-024 Ouverture : 21 AOÛT 2018 à 11h00 Documents disponibles exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) www.seao.ca ou au 1-866-669-7326 à partir du mercredi 01 août 2018.Un cautionnement de soumission de montant fixe minimum de DIX MILLE DOLLARS (10 000,00$) est requis pour soumissionner.Dépôt des soumissions : RTL, Service des achats, 1150, boul.Marie-Victorin, Longueuil, J4G 2M4.Information : 450-442-8600, poste 8603.Le RTL ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions.Donné à Longueuil, ce 01 août 2018.Me Carole Cousineau Secrétaire corporative Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 18 juin 2018, a adopté les règlements suivants : 17-050-1 Règlement modi?ant le Règlement autorisant un emprunt de 6 400 000 $ pour le ?nancement de travaux de réfection et d\u2019amélioration des équipements sportifs relevant de la compétence du conseil de la Ville de Montréal (17-050) a?n d\u2019augmenter le montant de l\u2019emprunt à 7 950 000 $ 18-027 Règlement autorisant un emprunt de 1 850 000 $ pour ?nancer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la mise aux normes d\u2019équipements sportifs supra locaux 18-028 Règlement autorisant un emprunt de 53 509 000 $ a?n de ?nancer les travaux de protection et de développement durable dans les immeubles municipaux 18-029 Règlement autorisant un emprunt de 1 531 000 $ a?n de ?nancer le remplacement du système automatisé de carburant 18-030 Règlement autorisant un emprunt de 1 100 000 $ a?n de ?nancer le remplacement d\u2019équipements mécaniques et spécialisés 18-031 Règlement autorisant un emprunt de 1 100 000 $ a?n de ?nancer le programme d\u2019intégration de véhicules et d\u2019équipements écoresponsable 18-035 Règlement autorisant un emprunt de 725 000 $ pour le ?nancement des travaux prévus au programme de protection des équipements sportifs corporatifs Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 26 juillet 2018.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre- Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 1er août 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 21 juin 2018, a adopté les règlements suivants : RCG 18-019 Règlement autorisant un emprunt de 1 254 000 $ a?n de ?nancer le remplacement du système automatisé de carburant RCG 18-020 Règlement autorisant un emprunt de 900 000 $ a?n de ?nancer le remplacement d\u2019équipements mécaniques et spécialisés RCG 18-021 Règlement autorisant un emprunt de 900 000 $ a?n de ?nancer le programme d\u2019intégration de véhicules et d\u2019équipements écoresponsable RCG 18-022 Règlement autorisant un emprunt de 21 300 000 $ a?n de ?nancer l\u2019achat de véhicules et de leurs équipements Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 26 juillet 2018.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre- Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 1er août 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat ADOPTION ET ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Mi- chel\u2013Parc-Extension a adopté, lors de sa séance ordinaire tenue le 3 juillet 2018, les règlements suivants : RCA18-14001 : Règlement relatif aux usages conditionnels de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension 01-283-103 : Règlement modi?ant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283) a?n d\u2019abroger le chapitre VII du Titre III ainsi que tous les articles des dispositions particulières en lien avec les autorisations par usage conditionnel.En date du 27 juillet 2018, un certi?cat de conformité au plan d\u2019urbanisme a été délivré relativement à ces règlements.Toute personne intéressée peut consulter ces règlements au Bureau Accès Montréal situé au 405, avenue Ogilvy, du lundi au vendredi, aux heures habituelles de bureau.Les règlements peuvent également être consultés sur le site internet de la Ville à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.PRENEZ EN OUTRE AVIS que ces règlements entrent en vigueur le 27 juillet 2018.Fait à Montréal, le 1er août 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-17145 Descriptif : Fourniture et livraison de sable de ?ltration pour les usines Charles-J.-Desbaillets Atwater, Pointe-Claire et Lachine Date d\u2019ouverture : Le mardi 21 août 2018 Dépôt de garantie : 2 % (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Myriem Laklalech, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-1998 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17218 Descriptif : A88 \u2013 Gestion du port de plaisance de Lachine Date d\u2019ouverture : Le mardi 4 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Alexandre Muniz, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-1028 Visite obligatoire : Oui Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 1er août 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat AVIS DE RADIATION TEMPORAIRE Dossier no 02-17-00039 AVIS est par les présentes donné que Gilles Hamel (membre n°3991) ayant exercé la profession d\u2019agronome à Trois-Rivières, a été reconnu coupable le 26 avril 2018, par le conseil de discipline de l\u2019Ordre des agronomes du Québec des infractions suivantes : Chef no 57 modifié À Trois-Rivières, entre le ou vers le 6 mai 2008 et le ou vers le 7 août 2013, dans le cadre d\u2019une demande d\u2019aide financière pour l\u2019obtention de services-conseils pour deux clients, a signé des factures et contrats de service dans lesquels la production couverte inscrite était de la pomme de terre, alors qu\u2019il savait ou devait savoir que ces clients ne produisaient plus de pommes de terre à ce moment et a transmis lesdits documents au réseau Agriconseils, contrevenant ainsi à l\u2019article 59.2 du Code des professions, RLRQ, c.A-26; Le conseil de discipline a imposé à M.Gilles Hamel une radiation temporaire du tableau de l\u2019Ordre pour une période de deux semaines pour le chef 57 de la plainte modifiée.Le 29 mai 2018, M.Gilles Hamel en appelait de la décision.Le 26 juillet 2018, il se désistait de son appel.En conséquence, ce dernier est radié temporairement du tableau de l\u2019Ordre des agronomes du Québec du 30 juillet au 12 août 2018 inclusivement.Le présent avis est donné en vertu de l\u2019article 180 du Code des professions.Fait à Montréal, le 30 juillet 2018 Louise Richard, avocate Secrétaire du conseil de discipline rtl-longueuil.qc.ca APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Projet : Cueillette et disposition des rebuts Dossier : P18-023 Ouverture : 22 AOÛT 2018 à 11h00 Documents disponibles exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) www.seao.ca ou au 1-866-669-7326 à partir du mercredi 01 août 2018.Un cautionnement de soumission de DIX POURCENT (10%) du montant total de la soumission avant taxe(s) est requis pour soumissionner.Dépôt des soumissions : RTL, Service des achats, 1150, boul.Marie-Victorin, Longueuil, J4G 2M4.Information : 450-442-8600, poste 8603.Le RTL ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions.Donné à Longueuil, ce 01 août 2018.Me Carole Cousineau Secrétaire corporative AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de AUVENTS ET REMBOURRAGE ST-DENIS INC.Avis est par les présentes donné que la faillite de Auvents et Rembourrage St- Denis inc., personne morale dûment constituée et ayant son siège social au 1205, rue Principale, Saint- Donat, Québec J0T 2C0 est survenue le 26 juillet 2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14 août 2018, à 11h, au 4159, rue Bélanger, Montréal, dans la province de Québec.Fait à Montréal, le 1er août 2018.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal, Québec H1T 1A2 Tél : 514-721-3744 www.LibereTesDettes.ca Avis public MODIFICATION DE LA DATE DES ASSEMBLÉES PUBLIQUES DE CONSULTATION POUR LES RÈGLEMENTS CA29 0040-34 ET CA29 0040-36 ET LE PP-2018-002 AVIS PUBLIC est donné par la présente que les assemblées de consultation pour les règlements CA29 0040-34 et CA29 0040-36 et le PP-2018-002 se tiendront le lundi 10 septembre 2018 à 18 h au lieu du 6 août 2018 à 18 h.\u2022 Règlement CA29 0040-34 : règlement modi?ant le règlement de zonage CA29 0040 de l\u2019arrondissement de Pierrefonds-Roxboro aux ?ns de : modi?er la dé?nition de « Résidences de tourisme » et d\u2019abroger la dé?nition de « Gîte touristique » à l\u2019article 25 du chapitre 3 « Terminologie », d\u2019abroger le paragraphe 2 de l\u2019article 71 et l\u2019article 78 du chapitre 6 « Dispositions relatives aux usages additionnels et aux usages dépendants » et de modi?er la grille des spéci?cations de la zone H1-2-103-1 a?n de permettre l\u2019usage « Résidences de tourisme ».\u2022 Règlement CA29 0040-36 : règlement modi?ant le règlement de zonage CA29 0040 de l\u2019arrondissement de Pierrefonds-Roxboro a?n d\u2019encadrer l\u2019implantation et l\u2019aménagement d\u2019unités de classes modulaires.\u2022 PP-2018-002 : résolution autorisant la rénovation d\u2019un duplex jumelé situé au 10342-10342A, boulevard Gouin Ouest ainsi que les normes qui s\u2019y rattachent, soit : d\u2019autoriser l\u2019usage H2 (habitation bifamiliale et trifamiliale) sur le lot 1 388 126, d\u2019établir les marges minimales à 6 mètres en marge avant, à 0 et 3 mètres pour les marges latérales et à 7,6 mètres pour la marge arrière, d\u2019établir la hauteur maximale du bâtiment à deux étages, d\u2019établir le coef?cient d\u2019occupation au sol (C.O.S.) à un minimum de 0,2 et un maximum de 0,5, d\u2019établir le coef?cient d\u2019empreinte au sol (C.E.S.) à un maximum de 0,5.FAIT À MONTRÉAL, ARRONDISSEMENT DE PIERREFONDS-ROXBORO ce premier jour du mois d\u2019août de l\u2019an 2018.Le secrétaire d\u2019arrondissement Suzanne Corbeil, avocate AVIS PUBLIC DE N O T I F I C AT I O N (135, 136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'IIUISSIER: Avis est donné GUILLAUME BOUTIN ET MIGUEL CARVALHO que la partie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTREAL une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l'avis d\u2019assi gna - tion ont été laissés à I'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTREAL, situé au I RUE NOTRE-DAME EST A MONTREAL dans le dossier 500- 22-246854-189.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, unjuge- ment par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 30 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE N O T I F I C AT I O N (135, 136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER: Avis est donné 9690549 CANADA INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTREAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I'avis d'assignation ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTREAL, situé au 1 RUE NOTREDAME EST A MONTREAL dans le dossier 500- 17-103882-182.I1 est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 30 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE N O T I F I C A T I O N (135, 136 et l37 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'HUISSIER : Avis est donné 9235- 5940 QUEBEC INC.que la partie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTREAL une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de I'avis d'assignation ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTREAL, situé au I RUE NOTREDAME EST A MONTREAL dans le dossier 500- 22-247919-189.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le déla i , un jugement par défaut pourrait être rendu çontre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 30 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE N O T I F I C AT I O N (135, 136 et 137 C.P.C.) PAR ORDRE DE L'HUISSIBR : Avis est donné SERVICES DE TRADUCTION E2F CANADA INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTREAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse , au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTREAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST A MONTREAL dans le dossier 500- 22-248529-185.Il est ordonné à la Partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, unjuge- ment par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I'expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 30 juillet 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Numéro de dossier Baligh Bedewi, 297 Baf?n, Dollard-des-Ormeaux (Québec) H9A 3G1 Julian Andres Lavoie Gomez, 5270 Queen Mary #12, Montréal (Québec) H3V 1A5 Eco Global Corporation, 300-417 Saint-Nicolas, Montréal (Québec) H2Y 2P4 Jacques Rose, 81 du Sentier, Saint-Constant (Québec) J5A 2P9 Nathalie Primeau, 51 May, Salaberry-de-Valley?eld (Québec) J6S 2X6 760-32-700730-189 760-32-700689-187 760-32-700571-187 760-32-700755-186 760-32-700728-183 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Beauharnois situé au 74 Académie, Salaberry-de-Valley?eld (Québec) J6T 0B8 dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 30 juillet 2018 par le gref?er spécial dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Salaberry-de-Valley?eld, le 30 juillet 2018 Marie-Claude Ménard, Gref?ère-adjonte de la Cour du Québec L\u2019artiste ne perd pas espoir UNICEF SUITE DE LA PAGE A 1 IKEA a demandé au juge Denis Jacques de déclarer irrecevable la poursuite de Mme Bouchard en prétendant qu\u2019elle est sans fondement en droit et qu\u2019elle n\u2019a aucune chance de succès, mais le magistrat a rejeté les arguments de l\u2019entreprise.La société mère d\u2019IKEA n\u2019a pas réagi mardi au jugement rendu en juin et aux procédures judiciaires à venir, tandis qu\u2019une porte-parole d\u2019IKEA Canada s\u2019est montrée prudente.« Étant donné que cette affaire est toujours devant les tribunaux, nous sommes dans l\u2019impossibilité d\u2019émettre des commentaires sur les aspects juridiques la concernant », a répondu par courriel Kristin Newbigging.De son côté, Claude Bouchard n\u2019a pas perdu espoir d\u2019obtenir gain de cause, malgré le rejet de sa demande contre l\u2019UNICEF, rapporte son avocat.« Elle est toujours convaincue que ce qu\u2019elle a fait a été copié et elle est toujours déterminée à continuer sa poursuite jusqu\u2019au bout.» Elle est toujours convaincue que ce qu\u2019elle a fait a été copié et elle est toujours déterminée à continuer sa poursuite jusqu\u2019au bout ME JEAN ROBERT » ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR La vidéo devenue virale d\u2019une jeune femme se faisant agresser à Paris a donné des armes à un projet de loi présenté par le gouvernement Macron pour pénaliser le harcèlement de rue.« L\u2019enjeu est grave : c\u2019est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l\u2019espace public », a commenté la secrétaire d\u2019État à l\u2019Égalité entre les femmes et les hommes, Mar- lène Schiappa, en entrevue avec le quotidien Le Parisien dimanche.La politicienne défend depuis février un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui vise notamment à punir le harcèlement de rue, qui sera passible d\u2019une amende d\u2019au minimum 90 euros (140 $).La semaine dernière, une Française de 22 ans, Marie Laguerre, a publié la LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 5 E N B R E F Une ancienne candidate péquiste se présente pour la CAQ dans Marie-Victorin LONGUEUIL \u2014 Une ancienne candidate péquiste en 2007 et 2008, Martyne Prévost, tentera de se faire élire sous la bannière caquiste dans la circonscription de Marie-Victorin.Mme Pré- vost est une femme d\u2019affaires de la Rive-Sud.Elle a longtemps œuvré dans le secteur culturel, mais elle assume maintenant les fonctions de directrice générale du collège La Cabriole, un cégep privé spécialisé en équitation situé à Saint-Jean-sur-Ri- chelieu.Mme Prévost n\u2019habite pas la circonscription qu\u2019elle souhaite représenter, mais elle a été élevée à Longueuil et elle y a fait ses études.Elle se mesurera à la députée péquiste Catherine Fournier, qui avait remporté son siège avec plus de 52 % des voix à l\u2019élection partielle de 2016.La Presse canadienne Le DGEQ enquête sur un faux parti politique à caractère érotique Une chaîne de boutiques érotiques qui a lancé un faux parti politique, allant même jusqu\u2019à réserver un nom officiel (Parti rose Éros) à un mois du déclenchement de la campagne électorale provinciale, fait l\u2019objet d\u2019une enquête par le Directeur général des élections du Québec.Celle qui est présentée comme la «chef» de ce faux parti, Anne-Marie Ruel, est directrice des présentations à domicile de la chaîne de boutiques Éros et compagnie.En entrevue, elle reconnaît que la démarche n\u2019a rien à voir avec la politique et qu\u2019il n\u2019a jamais été question de créer une véritable formation.«Ce qu\u2019on fait, c\u2019est vraiment une campagne marketing pour promouvoir la santé sexuelle des hommes et des femmes à travers les présentations à domicile partout au Québec», dit-elle.La Presse canadienne La situation des anciens combattants s\u2019améliore, selon l\u2019ombudsman OTTAWA \u2014 Les anciens combattants ont du mal à obtenir certains avantages et services auxquels ils ont droit depuis longtemps, même si le gouvernement fédéral a mis en œuvre un certain nombre des recommandations de l\u2019ombudsman des vétérans au fil des ans.Guy Parent a publié mardi son bulletin annuel sur la réponse du gouvernement quant aux recommandations formulées par son bureau au cours des 10 dernières années.L\u2019ombudsman conclut que des progrès ont été réalisés depuis son bulletin de l\u2019année dernière et note que le gouvernement a répondu depuis 10 ans à 72 % de ses recommandations, soit 46 sur 64.« Ce résultat démontre que c\u2019est constant : ça ne va pas vite, mais ça avance », a déclaré en entrevue M.Parent.La Presse canadienne COLIN PERKEL LA PRESSE CANADIENNE PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Situés dans la région du Québec la plus à risque pour contracter la maladie de Lyme en raison de l\u2019accroissement de la population de tiques infectées, les camps de vacances de la Montérégie sont sur leurs gardes et appliquent les mesures de prévention recommandées par les autorités de santé publique.Toutes ces précautions ne permettent toutefois pas d\u2019éviter complètement les infections.À la Colonie Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, à Contrecœur, une monitrice a malheureusement été piquée par une tique durant la première quinzaine de juillet et a contracté la maladie de Lyme qui a été diagnostiquée vers le 20 juillet.« Nous sommes une colonie de vacances, nous sommes donc dehors et dans la forêt les trois quarts de la journée.Nous savons que la forêt est fréquentée par des chevreuils, nous sommes donc conscients du risque.Nous appliquons des mesures de prévention particulières depuis presque trois ans.On peut difficilement faire plus que ce qui est recommandé par les organismes de santé publique.Nous faisons le maximum et demeurons très vigilants », affirme Linda Voukirakis, directrice générale de la colonie.Les marches en forêt se font donc en pantalon en remontant les chaussettes par-dessus le bas du pantalon, en appliquant du chasse-moustiques et en évitant de gambader dans les herbes hautes, a ajouté Mme Voukirakis.« On conscientise les enfants en leur expliquant pourquoi ils doivent porter un pantalon et non un short même s\u2019il fait chaud.Et quand les campeuses reviennent au camp après une journée en forêt et qu\u2019elles vont à la piscine, on en profite pour procéder à une inspection.Les plus vieilles font une auto-inspec- tion et ce sont les monitrices qui effec tuent une inspection des plus jeunes en prenant soin de ne pas les alarmer », explique-t-elle.Pièges à détection Toujours à Contrecœur, les campeurs et l\u2019équipe de moniteurs de la Colonie des grèves ont quant à eux été épargnés jusqu\u2019à maintenant.Une équipe de l\u2019Université de Montréal a installé des pièges de détection de tiques dans la colonie et le parc régional des grèves qui en fait partie dans le cadre d\u2019un programme de surveillance active.« L\u2019ensemble des moniteurs a reçu une formation sur la détection des Ras le bol du harcèlement La riposte d\u2019une Parisienne à des commentaires désobligeants devient un phénomène viral vidéo de son agression dans une rue de Paris sur Facebook.On y voit un homme lancer un cendrier dans sa direction, puis la frapper au visage.Dans sa publication, la jeune femme raconte avoir « lâché un \u201cta gueule\u201d » à l\u2019inconnu qui venait de lui adresser des « bruits/commentaires/sifflements/co ups de langue sales, de manière humiliante et provocante », alors qu\u2019elle marchait simplement dans une rue de la capitale, en pleine journée.« Je ne tolère pas ce genre de comportement.Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire, écrit-elle sur Facebook.En espérant que ça fasse bouger les choses pour toutes les femmes qui subissent du harcèlement et des violences sexistes au quotidien.» Sa vidéo a été partagée près de 8000 fois en moins d\u2019une semaine et fait beaucoup parler d\u2019elle, même de ce côté-ci de l\u2019océan.Moins important tiques et sur les consignes à donner aux enfants, comme de rester dans les sentiers pour réduire les risques.On a aussi transmis aux animateurs la fiche de Santé Canada expliquant comment retirer les tiques de la peau et quelles mesures adopter en cas de piqûres », précise la directrice de la colonie, Nancy Annie Léveillée.«Sans devenir hystérique et susciter la panique, les moniteurs procèdent à une mini-inspection visuelle au sortir de la forêt.Ils font une petite danse de se- couage qui donne l\u2019impression de faire un jeu afin de ne pas accroître l\u2019anxiété de certains enfants et moniteurs.« Il ne faut pas en faire tout un plat, mais il faut tout de même être vigilant.Chaque soir, les moniteurs procèdent à une inspection visuelle en règle de la trentaine d\u2019enfants qui dorment au camp afin de détecter toute tique qui serait attachée au corps de l\u2019enfant, et on avise les parents qui campent avec leurs enfants d\u2019en faire autant, car on a vu des tiques l\u2019an dernier.« Si les moniteurs ont des doutes, on les invite à passer au bureau », sou- ligne-t-elle, avant d\u2019ajouter que les cas de piqûres d\u2019abeille, de guêpe, de taon et de moustique sont beaucoup plus fréquents ! 3 cas en 32 ans d\u2019existence Le camp Anglofun au ranch Massa- wippi n\u2019a connu que trois cas de piqûre de tique en 32 ans d\u2019existence.« On recommande aux enfants de porter un pantalon et une chemise à manches longues lorsqu\u2019ils doivent aller en forêt, de rester sur les sentiers et de vérifier tous les jours qu\u2019ils ne trouvent pas de tiques sur leur corps, car on ne sent pas leurs piqûres.On invite aussi les parents à bien expliquer ces mesures aux enfants », indique Sandra Legault, directrice du camp.Au camp de vacances Faunik du parc du Mont-Orford, on s\u2019en tient aux normes de la SEPAQ : « On reste toujours dans les sentiers, sur la plage, les roches ou la pelouse, on ne va jamais dans les herbes hautes.On demande aux enfants de passer la main sur leurs jambes et, s\u2019ils sentent un insecte qui y est attaché, on leur dit de ne pas gratter, ni d\u2019essayer de l\u2019enlever, mais de venir voir le moniteur.« Si jamais un cas se présentait, nous amènerions tout de suite l\u2019enfant à l\u2019hôpital », affirme Anne-Marie, coordonnatrice administrative du camp qui, au cours de ses quatre années d\u2019existence, n\u2019a connu aucun cas de piqûre ou d\u2019infection.Au Centre de plein air L\u2019estacade, à Saint-Paul-de-l\u2019Île-aux-Noix, tout comme à la Base de plein air Jean- Jeunes à Longueuil, on demande aux enfants de ne circuler que sur les sentiers balisés et les animateurs ont reçu une formation sur les mesures de prévention à prendre.au Québec qu\u2019en France, le harcèlement de rue y est tout de même bien présent.« J\u2019ai hésité à regarder la vidéo parce que c\u2019est une scène de violence.Mais en même temps, c\u2019est une scène de résistance », souligne Sandrine Ricci, chargée de cours en sociologie à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Elle trouve qu\u2019il est rare de voir, en France ou au Québec, une femme répondre à son agresseur et « ne pas accepter la violence comme une fatalité ».De son côté, la directrice de l\u2019Institut de recherches et d\u2019études féministes de l\u2019UQAM, Rachel Chagnon, fait remarquer que « se faire apostropher de la sorte dans la rue quand on est une femme» n\u2019est considéré comme un problème que depuis peu.« Avant, c\u2019était banalisé comme geste, c\u2019était ordinaire Pantalons et chasse-moustique La maladie de Lyme en Montérégie force les camps de vacances à rester sur leurs gardes Les marches en forêt doivent se faire en pantalon en remontant les chaussettes par-dessus le bas du pantalon, en appliquant du chasse- moustiques et en évitant de gambader dans les herbes hautes.ISTOCK et on vivait avec, dit-elle.Les plus jeunes femmes sont élevées dans cette croyance que les femmes et les hommes sont égaux, ou du moins qu\u2019ils vont l\u2019être un jour, alors elles sont beaucoup moins tolérantes à l\u2019égard de ce type de comportements.» Mme Chagnon doute toutefois qu\u2019une approche essentiellement punitive, comme celle proposée par le projet de loi en France, soit véritablement efficace.« Qu\u2019on fasse des campagnes de sensibilisation pour conscientiser les hommes sur la façon dont ils se comportent avec les femmes, je suis à 150 % pour ça.Mais seulement les punir, ça me préoccupe », confie-t- elle, assurant que beaucoup d\u2019hommes ne comprennent même pas pourquoi leurs paroles ou leurs gestes peuvent être considérés comme déplacés.La vidéo a été partagée près de 8000 fois en moins d\u2019une semaine et fait beaucoup parler d\u2019elle, même de ce côté-ci de l\u2019océan LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin lasse politique et communauté internationale se sont réjouies que le Mali ait réussi à tenir dimanche le premier tour de sa présidentielle sans violences ni empêchement majeur.On peut difficilement leur reprocher d\u2019avoir poussé un soupir de soulagement, vu le pouvoir de nuisance dont disposent toujours les groupes djihadistes dans le centre et le nord du pays.Pour autant, ce processus électoral (le deuxième tour aura lieu le 12 août, si nécessaire) fera malheureusement assez peu sur le fond pour stabiliser le pays, asseoir la transition démocratique fondée sur l\u2019accord de paix de 2015 entre le camp gouvernemental et l\u2019ex- rébellion sécessionniste des Touaregs et, par extension, pour calmer le jeu à l\u2019échelle de la grande région sahélienne.Dans l\u2019immédiat, le premier tour accomplit objectivement peu dans la mesure où le scrutin a été le plus perturbé dans la région de Mopti, au centre, là où les tensions intercommunautaires et la violence terroriste sont les plus grandes (près de 300 civils tués depuis le début de l\u2019année).Dimanche, le vote n\u2019a pu se tenir dans plus de 700 bureaux, situés essentiellement aux alentours de Mopti, pour cause « d\u2019attaques à main armée et autres violences ».Or, l\u2019État malien et la classe politique tapie à Bamako ne peuvent prétendre ni à des élections vraiment inclusives ni à un pays apaisé tant que les conflits qui troublent cette région et débordent sur les pays voisins n\u2019auront pas été durablement désamorcés.La communauté internationale attendait beaucoup de l\u2019élection à l\u2019été 2013 du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK.La menace des groupes djihadistes reculait grâce à l\u2019intervention militaire française Serval \u2014 plus tard rebaptisée Barkhane \u2014, tandis qu\u2019un dialogue fécond se dessinait avec les rebelles touaregs.Cinq ans plus tard, le Mali n\u2019est guère plus près de la paix malgré le déploiement d\u2019une dizaine de milliers de Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le maintien de la présence française et la création, en 2016, de la force collective du G5 Sahel, réunissant les cinq pays les plus directement menacés par les groupes djihadistes (Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Mali et Tchad).La nébuleuse des radicaux islamistes, dont les dénominations varient au gré des mouvances et des alliances, s\u2019est reconstituée, prenant en partie le relais de la rébellion touareg.Il n\u2019est pas rassurant, dans ces conditions, que IBK, qui se représente à la présidence, n\u2019ait rien trouvé de mieux à faire ces dernières semaines que de réduire les causes de l\u2019insécurité à « des poches de violence, des résidus de terrorisme ».Son ratage \u2014 ou son inefficacité \u2014 est largement celui des grandes puissances installées au chevet du Mali.L\u2019empreinte militaire étrangère, surtout américaine et française, s\u2019est élargie en Afrique de l\u2019Ouest, et plus particulièrement au Sahel, présenté comme la nouvelle frontière du « djihad mondial ».Le Mali et le Niger sont devenus les épicentres de l\u2019approche sécuritaire des Occidentaux et leur présence militaire \u2014 faut-il s\u2019en étonner ?\u2014 rencontre de plus en plus d\u2019objections dans la population.Dans un contexte où le centre et le nord du Mali sont marginalisés à tous points de vue par le pouvoir central, la militarisation de ces régions ne fait que mettre en évidence de manière extrêmement choquante l\u2019absence de l\u2019état de droit \u2014 l\u2019absence de justice, d\u2019infrastructures et de services de base, de politiques d\u2019intégration et de lutte contre la pauvreté.Un terrain fertile pour les groupes armés de tous bords, s\u2019agissant d\u2019exploiter à leurs fins les dynamiques locales et les doléances à l\u2019égard de gouvernements sans grande légitimité.Avec le résultat que la « guerre au terrorisme » revient, sous le couvert de processus électoraux, à soutenir un peu trop souvent des régimes plutôt corrompus pour lesquels la pratique démocratique se résume au clientélisme.Après maintes tergiversations, Ottawa s\u2019est modestement joint à la dangereuse mission de paix onusienne au Mali.Qu\u2019il en aille de ses responsabilités auprès de l\u2019ONU, on le conçoit.Contre l\u2019engrenage de la militarisation, on voudrait cependant voir des pays comme le Canada s\u2019investir de façon autrement plus dynamique dans des efforts de prévention et de résolution des conflits, comme il est plus facile de prendre les armes que de s\u2019attaquer sur le long terme aux enjeux de développement.André Bouthillier Cofondateur de la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l\u2019eau \u2013 Eau Secours ! Dans les pages du Devoir du 26 juillet dernier, le professeur à la retraite Marcel Boyer relançait, avec « Partager l\u2019eau, pour l\u2019éthique et le commerce », un débat que je croyais clos depuis les années 1990.Reve- nons-y.Il y a tellement d\u2019eau en notre pays.Pouvons-nous la partager, devenir de richissimes « princes de l\u2019eau » comme on dit « princes du pétrole», et appliquer des règles de précaution environnementale pour assurer notre survie ?L\u2019ONU nous apprend qu\u2019une tren - taine de pays manquent d\u2019eau dans le monde.Ce sont des pays où l\u2019eau est exploitée à plus de 50 % de ses réserves.Parmi ceux- ci, les onze suivants utilisent leurs réserves presque à 100 % : Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Gaza, Israël, Jordanie, Koweït, Libye, Malte et Qatar.Aucun de ces pays ne demande au Canada de lui vendre ou donner son eau.Bien sûr, les États-Unis d\u2019Amérique, eux, en demandent.Devrions-nous ouvrir les vannes de la compassion et permettre que l\u2019eau exportée arrose des terrains de golf surgis du désert entourant Las Vegas, ou qu\u2019elle soutienne l\u2019expansion de la ville de Phoenix, construite en plein désert et qui consomme des quantités phénoménales d\u2019eau, ou encourager les industriels de l\u2019agroalimentaire installés dans les déserts de l\u2019Arizona qui s\u2019affairent à vider leur plus grande nappe phréatique, l\u2019Ogallala, par de la culture intensive ?Et tout cela en sachant que les États-Unis font partie, avec le Brésil, la Colombie, l\u2019ex-Zaïre, l\u2019Inde, etc., des neuf pays les mieux nantis quant à l\u2019eau sur leur territoire\u2026 La trentaine de pays manque d\u2019eau à cause de précipitations peu abondantes et de pratiques hygiéniques déficitaires qui engendrent la pollution et réduisent la disponibilité de l\u2019eau de qualité.Souvent, ce n\u2019est pas le manque d\u2019eau, mais la façon de l\u2019utiliser et l\u2019insuffisance d\u2019équipements collectifs pour la distribuer qui posent problème.De plus, devrions-nous partager avec des pays qui laissent les industries multinationales drainer impunément les nappes phréatiques ou qui refusent de taxer leurs riches afin de doter leur pays des infrastructures nécessaires au partage de l\u2019eau avec l\u2019ensemble de leur population ?Au Canada, toutes les possibilités commerciales ont été étudiées.Mahmoudd Abou-Zeïd, ministre égyptien de l\u2019époque, en réponse à l\u2019offre de promoteurs canadiens, soulignait que les coûts de transport de l\u2019eau par bateau seraient prohibitifs en comparaison des coûts de désalinisation de l\u2019eau de mer, soit deux à trois fois plus cher.Notre ministère de l\u2019Industrie et du Commerce croit que le seul avantage pour le Québec résiderait en des retombées économiques associées à la construction ou à la réfection de bateaux.Même aux États-Unis, où l\u2019on retrouve environ la moitié des 11 000 usines de désalinisation du monde, la solution du transport de l\u2019eau en vrac est de moins en moins concurrentielle.Notre enrichissement passerait- il par l\u2019exportation de l\u2019eau embouteillée ?Tiens ! Il faudrait le demander à Naya, entreprise québécoise, mise en faillite technique entre autres par les pratiques commerciales états-uniennes de Coca- Cola.Plusieurs multinationales développent maintenant le marché de l\u2019eau d\u2019aqueduc mise en bouteille et enrichie de minéraux, ce qui évite l\u2019importation de l\u2019eau du Canada, économisant ainsi des coûts de transport énormes.Nous pourrions tenter de percer le marché de l\u2019eau embouteillée dite « haut de gamme ».[\u2026] Au mieux pourrait-on accueillir et subventionner des multinationales étrangères qui créeraient ici quelques emplois, comme on l\u2019a fait pour la compagnie Parmalat, installée à Saint-Mathieu-d\u2019Harri- cana en Abitibi et qui a changé souvent de propriétaire, et qui, avec ses compétiteurs, a payé à peine 150 000 $ de redevances annuelles au Québec, ce qui ne couvre même pas le coût de la facturation.Il s\u2019agit ici d\u2019une presque gratuité pour extraire de l\u2019eau de notre territoire.Avant de nous enrichir, voyons à ne pas nous appauvrir.Pour ce faire, évitons la prise de contrôle de l\u2019eau québécoise par des sociétés étrangères.À première vue, il semble que seule l\u2019exportation de l\u2019eau par canalisation à partir des Grands Lacs vers les États-Unis jouisse d\u2019un seuil de rentabilité potentiel.Il y aurait certainement création d\u2019em - plois temporaires en Ontario et au Michigan pour la construction des canalisations.Cependant, la demande états-unienne dépasse annuellement le débit du fleuve Saint-Laurent ; pouvons-nous nous priver de cette masse d\u2019eau ?Non, explique la Commission mixte internationale (Canada\u2013États-Unis), c\u2019est trop dangereux, car il n\u2019y a jamais de « surplus » d\u2019eau dans le réseau des Grands Lacs.Avec les changements climatiques en cours, le niveau des eaux baisse, et cela doit nous inciter à faire preuve de prudence dans la gestion de l\u2019eau, afin de préserver cette ressource pour les générations futures.Exporter de l\u2019eau et mettre en péril la santé écosystémique de nos bassins hydrologiques, pour encourager ceux qui défient systématiquement les lois du développement durable ?Je réponds non.Honte à MM.Couillard et Barrette ! On apprenait, dans les dernières semaines, qu\u2019une poursuite collective a été déposée contre la maltraitance des aînés dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).J\u2019applaudis à cette démarche.Mais je trouve désolant qu\u2019on se soit rendu jusque-là pour dénoncer l\u2019inaction du gouvernement dans ce dossier.Les mauvais services aux résidents des CHSLD ne sont pas récents.Ça fait longtemps qu\u2019on le sait.Dans les médias, on a entendu de nombreuses histoires d\u2019horreur dans les CHSLD, que ce soit les patates en poudre, n\u2019offrir qu\u2019un bain par semaine, etc.De plus, on apprenait dernièrement que des résidents du CHSLD de Cowansville ont été privés de bain durant deux semaines lors de la canicule au début du mois de juillet.Les aînés ont travaillé toute leur vie à la sueur de leur front et c\u2019est comme ça que le gouvernement les remercie ?En leur donnant un bain par semaine ?En laissant des résidents trop longtemps dans leur couche souillée ?En refusant de traiter leurs caries dentaires ?C\u2019est scandaleux ! On entend souvent parler de mourir dans la dignité, mais vivre dans la dignité est tout aussi essentiel.Mais Philippe Couil- lard paie grassement les médecins spécialistes en leur donnant une augmentation de salaire de 11,2 % jusqu\u2019en 2023.Comme si ce n\u2019était pas assez, ils reçoivent plusieurs primes, comme la prime d\u2019assiduité versée aux chirurgiens qui arrivent avant 8 h au bloc opératoire et qui est passée de 105 $ à 110,85 $.Ils ont également une prime de 211 $ l\u2019heure pour simplement assister aux réunions.C\u2019est aberrant ! Un chum c\u2019t\u2019un chum ! Le Parti libéral du Québec aurait pu réinvestir tout cet argent dans l\u2019embauche de personnel dans les CHSLD ou pour les familles naturelles qui ont des enfants handicapés par exemple.M.Couillard manque cruellement d\u2019humanité ! Les Québécois méritent mieux que ce gouvernement.Assez, c\u2019est assez ! Libérez-nous des libéraux ! Jean-Christophe Matte Le 27 juillet 2018 Non à l\u2019exportation de l\u2019eau du Québec LIBRE OPINION LETTRES MALI L\u2019impasse de la militarisation C ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu GUY TAILLEFER Éloge de la différence et de la liberté d\u2019expression Comme l\u2019a bien exprimé Yves Jacques au sujet du retrait des pièces SL?V et Kanata, des Noirs et des Autochtones ont tiré sur leur messager, car en empêchant directement ou indirectement un grand artiste comme Lepage de défendre leur cause par le théâtre sur le plan international, ils se tirent dans le pied en favorisant un repli sur soi, une ghettoïsation de leur culture, une expression racisée de leur histoire et de leur culture, à une époque et dans une société, comme celle du Québec, qui vivent à l\u2019heure des métissages culturels et de l\u2019inter- culturalisme.C\u2019est un dangereux repli sur soi dont les seuls gagnants logent dans le camp du racisme.Ces Noirs, Autochtones et autres qui se sentent opprimés et exclus font bien de revendiquer leurs droits et une place plus équitable dans la société québécoise par, entre autres, des actes de création artistique et de revendication sociale et non par la censure et par l\u2019interdiction à des non-Noirs ou non-Autoch- tones de traiter de leur histoire et de leur culture.Vive la différence et la liberté artistique ! Jean-Marie Fallu Gaspé, le 28 juillet 2018 A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.La nouvelle censure I l y a longtemps que nous n\u2019avons pas discuté de liberté artistique au Québec.Soixante-dix ans, en fait, au moment où Refus global (1948) mettait en charpie la notion d\u2019une province docile où rien, selon l\u2019expression consacrée, ne devait « changer ».En exigeant la fin « de l\u2019assassinat du présent et du futur », de l\u2019ignorance, du repli sur soi et de la « pudibonderie excessive », cet énorme pavé dans la mare a tracé les contours d\u2019une société nouvelle, le Québec de la Révolution tranquille et d\u2019après.La liberté que les 15 artistes regroupés autour de Pierre- Émile Borduas réclamaient pour eux-mêmes, c\u2019est tout le Québec qui en a bénéficié.C\u2019est peut-être pourquoi on s\u2019émeut encore trop peu, à mon avis, de l\u2019annulation coup sur coup de SL?V et Kanata de Robert Lepage et associés.La liberté artistique étant non seulement une des assises du Québec moderne, mais sa plus spectaculaire distinction, la tiendrions-nous, peut-être, un peu trop pour acquise ?Personne ne remet en question, encore une fois, la légitime colère des Noirs ou des Autochtones grossièrement sous-représentés, encore aujourd\u2019hui, sur scène ou ailleurs.Mais peut-on vraiment croire qu\u2019une erreur de jugement, reconnue par Lepage lui-même, méritait une telle sanction ?Deux spectacles de théâtre annulés du jour au lendemain ?Deux spectacles prometteurs, non seulement sur le plan artistique, mais par son contenu inusité ?Deux spectacles de Blancs voulant parler pour une fois des Autres ?Passez-moi l\u2019expression, mais ça s\u2019appelle de la pudibonderie excessive, version postmoderne.La responsabilité ultime d\u2019un tel gâchis ne repose pas tant chez les manifestants qui portent des griefs légitimes (bien que souvent mal articulés), mais plutôt chez leurs intermédiaires, les producteurs commerciaux qui n\u2019auraient jamais dû baisser pavillon.Si jadis, les forces de l\u2019ordre étaient par définition frileuses, aujourd\u2019hui, ce sont les gros investissements qui grelottent.La peur de perdre des ventes ou simplement leur réputation a fait fuir le Festival de jazz de Montréal (SL?V), puis le Park Avenue Armory à New York (Kanata).Il s\u2019agit pourtant de deux gigantesques boîtes culturelles où le « risque » fait partie de la marque de commerce, des entreprises qui ne donnent pas dans la guimauve ou le convenu.Curieusement, leur réputation de cascadeurs, loin de les enhardir quant à la controverse, les a fait fuir encore plus vite.Étant eux-mêmes des organisations vouées à présenter des voix dissidentes, peut-être se sont-ils montrés un peu trop sensibles à la cacophonie ambiante ?Car plutôt que de monter aux barricades pour défendre leur production, ce qui aurait été normal de leur part, ils ont choisi d\u2019endosser la contestation politique en larguant bêtement leur propre représentation artistique.C\u2019est dire combien les temps ont changé.Combien le pouvoir de la rue est maintenant chose bien établie.Le combat pour la liberté d\u2019expression est beaucoup plus compliqué au- jourd\u2019hui, parce qu\u2019il a très peu à voir avec un État répressif imposant ses règles à une population largement impuissante.Aujourd\u2019hui, c\u2019est la population qui, loin d\u2019être soumise et repliée sur elle-même, exige une autre façon de faire par rapport à l\u2019establishment culturel, politique ou autre.Les rôles ont été complètement renversés en d\u2019autres mots.Alors que l\u2019État veillait au grain jadis et que la police administrait les coups de pied au cul au besoin, aujourd\u2019hui, ce sont les militants qui veillent au grain et les gros producteurs qui jouent les gardiens de l\u2019ordre.Mais venons-en à l\u2019essentiel : ce n\u2019est pas « parce qu\u2019on est en 2018 », à un moment où la question des minorités et surtout celle des Autochtones est devenue incontournable qu\u2019il faudrait oublier le danger de laisser les revendications politiques dicter le comportement des artistes.Peu importe si les revendications idéologiques viennent aujourd\u2019hui d\u2019en bas, plutôt que d\u2019en haut, comme dans le temps de Duples- sis, le danger est, sinon toujours de la même envergure, toujours présent.Le danger est celui d\u2019avoir seules les idées qui ont été préalablement approuvées en circulation.Seul ce qui correspond à la ligne d\u2019action politique du jour sur la place publique.Dans le cas de SL?V et de Kanata, les objections politiques des uns, renforcées par la peur financière des autres, ont fait taire ce qui aurait dû être entendu.C\u2019est bel et bien des cas de censure d\u2019autant plus inadmissibles qu\u2019on est, justement, en 2018.Devant un tel dérapage, il faut se demander, à l\u2019instar du chef du PQ, Jean-François Lisée, si le gouvernement québécois n\u2019a pas effectivement la responsabilité de lever cette interdiction de parole.Comme disaient les signataires de Refus global : « Faites de nous ce qu\u2019il vous plaira, mais vous devez nous entendre.» fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 Ludovic Fouquet Metteur en scène et chargé de cours Les revendications de représentativité communautaire me semblent problématiques telles que posées dans les épisodes SL?V et Kanata.Pour faire un spectacle qui parle d\u2019une réalité autochtone ou de l\u2019esclavage, il faudrait forcément avoir une distribution autochtone ou noire ?Mais est-ce si évident ?Si je souscris entièrement à l\u2019autre point de discorde autour de SL?V, qui est celui de la sous-représentation des minorités, comme de la demande légitime que l\u2019histoire ne s\u2019écrive plus sans les gens concernés, je m\u2019inquiète de l\u2019évidence selon laquelle on voudrait maintenant faire fonctionner la création : le champ du réalisme \u2014 que l\u2019on a appelé le naturalisme au théâtre au XIXe siècle.La personne de couleur doit être incarnée par une personne de couleur.Si on pousse à l\u2019extrême cette logique, on renoue avec la tradition théâtrale des « emplois ».Au XVIIesiècle, et jusqu\u2019à tard dans le XXe, on avait ainsi des emplois au théâtre, et il était très difficile d\u2019y déroger : le jeune premier, l\u2019amoureuse, les parents nobles, la duègne, etc.Remarquons que ces critères étaient davantage basés sur le physique que sur les capacités interprétatives de la personne.À entendre les réactions hostiles au spectacle, la seule forme de théâtre possible serait donc un théâtre hyperréaliste ou du théâtre documentaire, dans lequel je peux jouer parce que je suis l\u2019expert de ma propre expérience ; tel le spectacle Hôtel-Dieu, dans lequel j\u2019intervenais en janvier en tant que personne ayant expérimenté un deuil.C\u2019est très bien, le théâtre documentaire, c\u2019est passionnant même, mais je ne vais pas jouer toujours mon propre rôle.Le théâtre ne se réduit pas à cela, mais également, je ne suis pas que cela: un Blanc, une personne ayant vécu un deuil, ayant été abusée, un catholique, un gai, un Français.Heureusement que je suis plus que ma blessure, mon appartenance ou mon identité nationale, sexuelle, religieuse, etc.Juste en tant qu\u2019acteur, je ne souhaiterais pas être cantonné à ne jouer que mes histoires et à endosser mon étiquette ! Cette logique tend à recréer des répertoires et des ghettos culturels, elle réduit considérablement le champ d\u2019investigation de l\u2019actrice ou de l\u2019acteur, et plus largement de l\u2019artiste.Je Le champ du réalisme et la peur du scandale Marc-André Bodet Professeur agrégé en science politique de l\u2019Université Laval Lorsque vient le temps de réfléchir aux améliorations pouvant être apportées aux institutions politiques québécoises, c\u2019est presque toujours les mêmes propositions qui occupent l\u2019espace public.On revient en effet immanquablement à la réforme du mode de scrutin, aux initiatives populaires et aux quotas de représentation.Bien que ces éléments méritent amplement qu\u2019on s\u2019y attarde, il se trouve que les démarches entreprises pour s\u2019y attaquer s\u2019avèrent infructueuses.Il faut peut-être réfléchir autrement pour espérer progresser.Contrairement au palier fédéral qui a aboli des pans entiers du financement public dirigé vers les partis politiques, le Québec a consolidé la place prépondérante de l\u2019État dans notre vie politique avec la réforme de 2013.Mais beaucoup reste à faire pour améliorer les choses et corriger des lacunes du régime actuel.Un premier bouquet de réformes consisterait à ajuster la Loi québécoise sur le financement politique pour y modifier certains paramètres et y ajouter des incitatifs.Il faudrait d\u2019abord hausser le plafond des contributions individuelles.On pourrait facilement doubler les montants permis pour faire passer à 200 $ en année ordinaire et 400 $ en année électorale les dons individuels.Ces montants seraient toujours suffisamment limités pour empêcher la création d\u2019inégalités entre les donateurs et les autres dans l\u2019élaboration des politiques publiques, mais cela redonnerait au financement populaire un élan nécessaire pour une vie démocratique saine.On pourrait en contrepartie diminuer quelque peu la très généreuse contribution publique aux partis représentés à l\u2019Assemblée nationale et ainsi créer un équilibre entre les deux sources de financement.D\u2019autres ajustements y seraient greffés.On devrait tripler plutôt que doubler ces montants pour les partis politiques sans représentation à l\u2019Assemblée nationale.Nous sommes actuellement dans une logique de partis de cartel qui bénéficie injustement aux quatre joueurs principaux au Québec, au détriment d\u2019autres partis sans représentation qui peinent à financer leurs activités.Ce n\u2019est effectivement pas à coups de 100 $ que l\u2019on construit une machine électorale capable d\u2019affronter les joueurs établis.Le financement populaire servirait ici de levier à ces nouveaux (ou plus petits) partis en attendant le financement public tiré d\u2019une représentation à l\u2019Assemblée.Registre des donateurs On devrait également éliminer le registre public des donateurs.L\u2019anonymisa- tion des dons (c\u2019était le cas avant pour les faibles montants) éliminerait un frein important pour certains électeurs craignant les conséquences sociales ou professionnelles de la publicisation de leurs dons partisans.Il est déjà difficile pour les partis de convaincre les citoyens d\u2019apporter leur contribution.Cessons d\u2019y mettre des barrières additionnelles, inutiles au demeurant.Cela n\u2019empêcherait évidemment pas Élections Québec de conserver une liste confidentielle des donateurs et de maintenir sa base de données à des fins de vérification.Le deuxième bouquet de réformes s\u2019attaquerait à la question de la parité dans la représentation.Le financement public des partis politiques devrait en effet être ajusté en fonction des objectifs de représentation.Des pénalités financières conséquentes seraient alors imposées aux partis qui n\u2019atteignent pas un seuil clairement établi (disons 40 % de femmes).Les pénalités iraient en augmentant à mesure que la composition du caucus dudit parti s\u2019éloignerait des proportions visées, jusqu\u2019à un plancher de financement.En liant le financement public des partis à la parité de représentation entre hommes et femmes, on créerait un incitatif puissant pour corriger les disparités actuelles, sans toutefois perdre les avantages de la décentralisation du processus de sélection des candidatures si chère à certains partis.Chacun pourrait imaginer ses propres mécanismes à l\u2019interne (quotas, investitures ciblées, etc.) pour augmenter la représentation des femmes au sein de son caucus.On ne jugerait les partis que sur le résultat concret de leurs efforts dans la représentation effective, et non pas dans la composition des listes des candidatures aux élections générales.Ces propositions nécessitent une simple modification à la législation québécoise.On réussirait ainsi à augmenter l\u2019offre électorale par l\u2019ajout de compétiteurs mieux financés, en plus de renforcer la participation citoyenne à notre vie démocratique et de s\u2019assurer d\u2019avoir une Assemblée nationale plus représentative de l\u2019électorat québécois.Cela n\u2019empêcherait pas les débats sur des réformes plus profondes de nos institutions, mais cela aurait l\u2019énorme avantage de corriger des problèmes réels rapidement.L\u2019argent, le nerf de la démocratie Quelques propositions pour améliorer le financement politique FRANCINE PELLETIER pense qu\u2019on se trompe un peu de combat ou que l\u2019on confond les sujets, car, dans ces histoires, on agit comme si tel spectacle était responsable de régler toute la charge mémorielle et les con - flits qu\u2019ont laissés des époques passées, souvent coloniales.Et enfin, je voudrais inviter les structures culturelles et le public de spectacle au Québec à ne pas céder à la peur du scandale ! Il va falloir apprendre à recevoir la controverse ! Le Festival de jazz a évoqué des questions de sécurité pour justifier l\u2019annulation des représentations.Une centaine de personnes un soir, quelques dizaines le lendemain, et tout le monde est en émoi ! Mais à Paris, c\u2019est une dizaine de cars de CRS qui interviennent devant le Théâtre de la ville ou le Théâtre du Rond-Point lors des manifestations contre les spectacles de Romeo Castel- lucci ou de Rodrigo Garcia, qui choquent les catholiques intégristes \u2014 précisons qu\u2019en tant que catholique pratiquant, je n\u2019ai eu aucun problème à voir \u2014 car je les ai vus \u2014 ces spectacles qui mettent en scène « ma » communauté ! Fouilles à l\u2019entrée, cordons de police, mais le spectacle est présenté, même s\u2019il est arrivé que certains tentent de dérouler des banderoles pendant les représentations.Ces personnes sont évacuées, et la représentation reprend.Il me paraît essentiel de pouvoir donner une chance à l\u2019œuvre, de lui permettre d\u2019exister, de la laisser accessible afin que le public puisse la rencontrer et se positionner.Ici, il n\u2019y a eu pour le moment que trois représentations pour SL?V, puis tout était plié ! Un spectacle peut nous mettre en colère, et nous pouvons en discuter ; or, il est de notre devoir de le laisser exister.Surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019œuvres qui prônent justement une démarche de rencontre et de mémoire.Le financement populaire servirait de levier à ces nouveaux (ou plus petits) partis en attendant le financement public tiré d\u2019une représentation à l\u2019Assemblée.JACQUES NADEAU LE DEVOIR En tant qu\u2019acteur, je ne souhaiterais pas être cantonné à ne jouer que mes histoires et à endosser mon étiquette ! Le danger est celui d\u2019avoir seules les idées qui ont été préalablement approuvées en circulation LEDEVOIR // LE MERCREDI 1E R AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com Dans le cadre de cette série estivale, Le Devoir présente les portraits de religieux et de religieuses atypiques, dont le parcours de vie est souvent étonnant.Deuxième texte.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR RELIGIEUX AUTREMENT Ainsi soit-elle Sœur Nicole Jetté, féministe tant qu\u2019il le faudra « Il y avait des jeunes en crise, qui déclenchaient des arrêts d\u2019agir ou des placements en famille d\u2019accueil.Pour moi, c\u2019étaient des étapes temporaires.L\u2019objectif, c\u2019était de trouver quel problème il y avait avec la famille, avant de placer l\u2019enfant.Je disais : donnons à la famille naturelle la moitié de l\u2019argent qu\u2019on donnerait à la famille d\u2019accueil.Est-ce que c\u2019est vraiment un problème de négligence ou un problème de ressources ?» Mais la religieuse a eu du mal à faire passer ses idées dans le système.Après un retour aux études, elle s\u2019est engagée auprès des personnes assistées sociales, de Granby, puis de Montréal.Elle y a fait de l\u2019éducation citoyenne, puis est devenue porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales du Québec.Là encore, elle a tenté par tous les moyens de faire avancer les choses.« Je ne suis pas certaine que je suis capable de faire de la politique partisane.Je crois que, s\u2019il y avait le vote proportionnel, ce serait préférable.Mais pour moi, tout est politique.Un jour, j\u2019étais dans une manifestation à Granby avec des personnes assistées sociales et une dame m\u2019a dit que mon organisme faisait trop de politique.Elle m\u2019a dit : \u201cC\u2019est pour cela que vous n\u2019avez pas de financement.\u201d Je lui ai dit : \u201cNous faisons moins de politique que toi.Si tu ne dis rien, si tu es d\u2019accord avec tout, tu fais de la politique 24 heures sur 24.Nous, on dit qu\u2019on veut discuter.On choisit les terrains sur lesquels on veut intervenir.» La fille du curé Aujourd\u2019hui, sœur Jetté est officiellement retraitée.Lorsqu\u2019elle retrace son long parcours, l\u2019indépendance d\u2019esprit semble toujours l\u2019animer.Au départ, c\u2019est un éclat de rire, entendu dans la communauté des Sœurs auxiliatrices du purgatoire, qui l\u2019a convaincue de se joindre à elles.« J\u2019aimais la franchise de ce rire », se souvient-elle.Elle précise aussi que sa mère s\u2019était fait refuser la communion et l\u2019absolution parce qu\u2019elle avait évité de tomber enceinte durant deux années consécutives.C\u2019est pour éviter de revivre cet opprobre que sa mère a donné naissance à la petite Nicole, 11 mois après celle de son frère.C\u2019est ce qui fait dire à sœur Jetté qu\u2019elle est « la fille du curé ».« J\u2019ai été la fille du curé à ma naissance et je ne vois pas pourquoi ma mort serait conditionnée par le curé, dit-elle aujourd\u2019hui.C\u2019est une situation qui est inacceptable, qu\u2019on [l\u2019institution de l\u2019Église] ait limité l\u2019eucharistie à une forme, que l\u2019eucharistie soit devenue la possession d\u2019une forme.[\u2026] Il semblerait que, dans les premiers temps de l\u2019Église, c\u2019était souvent les femmes qui faisaient les célébrations d\u2019eucharistie.À quel moment on a institutionnalisé cela en réservant le sacerdoce aux prêtres et en les empêchant de se marier ?» Pourtant, toute sa vie elle est demeurée, à travers sa communauté, dans l\u2019institution de l\u2019Église.« Comme à l\u2019intérieur de toute institution, il y a des groupes de résistants.Est-ce que c\u2019est de quitter l\u2019organisation ou de rester à l\u2019interne qui fait avancer les choses ?Pour moi, il n\u2019y a pas d\u2019idéal.» Sœur Nicole Jetté défend fièrement la cause féministe dans une Église contrôlée par des hommes.VALÉRIAN MAZATAUD LE LDEVOIR orsqu\u2019elle nous reçoit chez elle, sœur Nicole Jetté porte un macaron sur lequel est inscrit : « Féministe tant qu\u2019il le faudra ».Elle ne pourrait mieux dire.Cette religieuse de la Congrégation des auxiliaires des âmes du purgatoire a en effet demandé qu\u2019à sa mort, aucune célébration eucharistique ne soit donnée, à moins que celle-ci puisse être célébrée par une femme.Cela signifie que si, comme c\u2019est le cas actuellement, le partage de l\u2019eucharistie chrétienne reconnue par l\u2019Église ne peut se donner que par un prêtre ordonné, une telle célébration n\u2019aura pas lieu.C\u2019est sans doute sa façon à elle de militer pour une place plus équitable pour les femmes dans l\u2019Église.Il faut dire que sœur Jetté a l\u2019habitude de défendre les marginalisés, avec une approche qui lui est toute personnelle.Fondée en 1856 à Paris, la Congrégation des auxiliatrices des âmes du purgatoire s\u2019est donné pour mission de « prier, souffrir et travailler au nom des âmes du purgatoire par leurs services aux nécessiteux du monde ».Les religieuses \u2014 il en reste huit au Canada \u2014 trouvent chacune leur façon d\u2019y arriver.C\u2019est par le travail social que sœur Jetté a trouvé la sienne.Originaire de Dunham, la religieuse a d\u2019abord participé à la fondation d\u2019un centre de Drogues Secours dans la région de Granby.Les jeunes qui le fréquentaient, raconte-t-elle, ne répondaient pas aux exigences de performance du capitalisme.« C\u2019était l\u2019époque du \u201cPeace and Love\u201d », se souvient-elle.Pour elle, les jeunes qui prenaient de la drogue à l\u2019époque le faisaient pour donner un sens à leur vie.Une longue lutte Par la suite, la maison qu\u2019occupait sa communauté, à Granby, a accueilli des détenus qui amorçaient une réinsertion sociale.Le nom de l\u2019organisme, Joins-toi, a été trouvé par les détenus en question.Aussitôt, la communauté s\u2019est heurtée au syndrome du « Pas dans ma cour ».On ne voulait pas d\u2019une maison de transition à Granby.« Ça a été une lutte de sept ans que la communauté religieuse a menée pour la maison de transition.À Granby, nos voisins, et la majorité des conseillers, étaient contre le fait que des détenus viennent à Granby.On était dans un secteur résidentiel, près d\u2019une école.Et c\u2019était vraiment délicat.Ils refusaient de nous donner un permis.Mais comme on était une institution, on avait le droit d\u2019accueillir quatre personnes qui n\u2019étaient pas de la communauté sans permis spécial.On a accueilli quatre détenus, et la Ville nous a poursuivies.On a gagné et ils ont porté la cause en appel.Ça a duré sept ans.» Après cet épisode et une année de pause, sœur Jetté, qui a une formation en travail social, a choisi de s\u2019engager dans la protection de la jeunesse, principalement auprès des adolescentes souffrant de troubles de comportement.Son intime conviction est que ces jeunes sont des éléments sains dans les familles qui indiquent, par leur comportement, que quelque chose doit changer.L J\u2019ai été la fille du curé à ma naissance et je ne vois pas pourquoi ma mort serait conditionnée par le curé SŒUR NICOLE JETTÉ » Nicole Jetté est née 11 mois après son frère, sa mère ayant renoncé à espacer ses grossesses après avoir subi l\u2019opprobre du curé de la paroisse "]
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