Le devoir, 11 août 2018, Cahier A
[" VOL.CVIII NO 180 / LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Amours d\u2019anoures C\u2019est par leur chant nuptial que les grenouilles manifestent leur présence Le Devoir poursuit une série estivale proposant un portrait sonore du Québec.Aujourd\u2019hui : le chant des grenouilles\u2026 qui peut faire perdre la tête.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR INDEX Avis légaux.B6 Carrières.A7 Décès .A6 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Météo.A6 Mots croisés.LeD54 Petites annonces.A6 Sports.A8 Sudoku .LeD54 LE DTOUR ÉLECTORAL Le mal du transport à LaFontaine | B 4 SOCIÉTÉ textes appels sur une ou plusieurs lignes B10 LIRE Femmes (beatniks) d\u2019aujourd\u2019hui LED 24 CULTURE Chanter pour effacer les frontières LED 6 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques, consultez nos plateformes numériques.ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Connu pour son appui sans failles à tous les projets autoroutiers à Québec, dont le « troisième lien », le député ca- quiste Éric Caire a récemment pris position contre le prolongement d\u2019une autoroute dans sa propre circonscription.Récemment, le député de La Peltrie a acheté une publicité dans le journal local de L\u2019Ancienne-Lorette.« Prolongement de l\u2019autoroute Félix-Leclerc vers l\u2019ouest : irréaliste », titrait l\u2019annonce, assortie d\u2019un court texte.Éric Caire à contresens de son parti Le député de la CAQ juge « irréaliste » le prolongement de la A40 dans sa circonscription MARCO FORTIER LE DEVOIR La mort par balles de deux policiers et deux civils a semé l\u2019émoi dans la paisible ville de Fredericton, au Nouveau- Brunswick, et relancé le débat sur l\u2019arsenal des forces de l\u2019ordre face à des tireurs toujours plus lourdement armés.Cette éruption soudaine de violence a provoqué une onde de choc dans la capitale de cette province de l\u2019Atlantique, vendredi.La voix nouée par l\u2019émotion, des témoins ont raconté avoir vu en matinée des coups de feu émaner de la fenêtre d\u2019un appartement, puis avoir découvert trois corps inanimés \u2014 dont ceux de deux policiers \u2014 dans un stationnement voisin.Une résidente traumatisée a affirmé à Radio-Canada que des balles ont fait éclater la fenêtre de son salon et ont abouti près du lit de son fils.« C\u2019est le pire moment pour un chef de police d\u2019avoir à annoncer une telle nouvelle », a laissé tomber Leanne Fitch, chef de la police municipale de Fredericton, lors d\u2019un point de presse en fin d\u2019après-midi.Les policiers Lawrence Robert Costello, un père de quatre enfants âgé de 45 ans, et Sara May Burns, 43 ans et mère de trois enfants, ont perdu la vie.Deux citoyens, un homme et NOUVEAU-BRUNSWICK Quatre morts dans une fusillade à Fredericton La mort de deux policiers relance le débat sur les armes de service LE QUÉBEC EN SONS VOIR PAGE A 4 : SONS C hez les Égyptiens, la grenouille était un symbole de procréation et de fécondité.Il faut dire que ces batraciens ne sont pas discrets lors de leurs rites amoureux.Le chant des grenouilles, qui est essentiellement un chant nuptial, a de quoi faire perdre la tête.Et les grenouilles l\u2019entament souvent en chœur.C\u2019est le cas de la rainette crucifère, une petite grenouille de moins de deux centimètres, dont la chorale lancinante, au printemps, peut faire vibrer le tympan humain.C\u2019est dès le mois de mars que le chant des batraciens commence à se faire entendre autour des étangs à peine dégelés du Québec.Parmi les plus précoces, dans la saison des amours, on retrouve la rainette versicolore, la rainette cruci- fère et la rainette faux-grillon boréale.Toute petite soit-elle, la rainette crucifère, qu\u2019on reconnaît aussi par la croix qu\u2019elle porte sur le dos, peut faire entendre son chant sur un kilomètre, explique David Rodrigue, coauteur avec Jean- François Desroches du Guide des amphibiens et reptiles du Québec et des Maritimes, qui vient d\u2019être réédité aux Éditions Michel Quintin.Le sac vocal, qui représente 15 % de la masse musculaire du mâle, produit alors, en se gonflant, 65 décibels.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR VOIR PAGE A 4 : CAIRE « Il s\u2019agit d\u2019un projet irréaliste qui ne réglera en rien les problèmes de congestion routière », avançait le député.L\u2019organisme environnemental Vivre en ville, qui est d\u2019ordinaire en désaccord avec M.Caire dans ce genre de dossier, s\u2019étonnait cette semaine d\u2019être dans le même camp que lui.« On pourrait au premier abord trouver ça surprenant, parce qu\u2019Éric Caire, dans la région, a pas mal toujours été le grand défenseur des prolongements et élargissements routiers », observait son directeur, Christian Savard.VOIR PAGE A 2 : FUSILLADE Le projet consiste à relier les autoroutes de la Capitale et Félix- Leclerc ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 PROFITEZ DE PRIX PARTICULIÈREMENT SÉDUISANTS SUR UNE SÉLECTION DE MODÈLES D\u2019EXPOSITION BROSSARD LAVAL MONTREAL TORONTO Reconnu coupable dans le procès Roundup, Monsanto conteste SAN FRANCISCO \u2014 Le jury d\u2019un tribunal de San Francisco a condamné vendredi le géant de l\u2019agrochimie américain Monsanto, qui a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision, à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup, à l\u2019origine du cancer d\u2019un jardinier américain.Les jurés ont déterminé que Monsanto avait agi avec «malveillance» et que son herbicide Roundup ainsi que sa version professionnelle RangerPro avaient «considérablement» contribué à la maladie du plaignant, Dewayne Johnson.Ce dernier réclamait plus de 400 millions de dollars, estimant que ces produits avaient entraîné son cancer et que Monsanto avait sciemment caché leur dangerosité.Le géant américain a été condamné à 250 millions de dollars de dommages punitifs, assortis de 39,2 millions de dollars d\u2019intérêts compensatoires.Agence France-Presse EN BREF Le plaignant, Dewayne Johnson ASSOCIATED PRESS Des armes plus lourdes pour les policiers ?FUSILLADE SUITE DE LA PAGE A 1 trois enfants, ont perdu la vie.Deux citoyens, un homme et une femme dont l\u2019identité n\u2019a pas été révélée, ont aussi été tués.D\u2019autres résidents auraient été blessés, selon des témoignages de médias locaux non confirmés par les autorités.Le tireur, un homme de 48 ans, a été gravement blessé lorsque des policiers sont entrés dans l\u2019appartement où il se terrait.Il se trouve à l\u2019hôpital de Fredericton.Au moment où ces lignes étaient écrites, les circonstances de la tuerie restaient nébuleuses.L\u2019enquête a été confiée à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Des armes plus lourdes Cette tuerie, perpétrée quatre ans après la mort par balles de trois agents de la GRC à Moncton, relance la question de la sécurité des policiers.La GRC a amélioré la formation de ses policiers et les a équipés d\u2019armes plus lourdes dans la foulée de la fusillade de Moncton.Des corps policiers du Québec, dont ceux de Laval, Longueuil et Château- guay, ont commencé à s\u2019équiper d\u2019armes longues et de fusils d\u2019assaut.La Sûreté du Québec a acquis des carabines des Forces armées canadiennes.Le but : permettre aux policiers de riposter à des tireurs équipés d\u2019armes de plus en plus lourdes, comme l\u2019ont démontré les attentats de Paris et des fusillades aux États-Unis.L\u2019École nationale de police a mis sur pied de nouvelles formations pour préparer les policiers au maniement d\u2019armes dites « de support ».Des cours de maniement d\u2019armes de calibre .223 (5,56 x 45 mm) et .12 sont offerts à la demande des corps policiers.Un comité du ministère de la Sécurité publique formé des principaux corps de police, de l\u2019École nationale de police et d\u2019autres organismes et experts a tranché en 2016 en faveur de l\u2019utilisation volontaire des armes longues.« Muni d\u2019une arme de support, le policier patrouilleur premier intervenant peut plus efficacement contenir ou neutraliser une menace lors d\u2019une intervention spontanée à risque », indique Pierre St-Antoine, directeur des affaires institutionnelles et des communications à l\u2019École de police du Québec.« L\u2019intervention est par le fait même plus sécuritaire pour le policier, mais aussi pour les citoyens qui peuvent y être exposés.[\u2026] C\u2019est à chaque corps de police du Québec de prendre la décision du déploiement de l\u2019arme longue auprès des patrouilleurs.» Une efficacité à démontrer Jean Sauvageau, professeur de criminologie à l\u2019Université Saint-Thomas de Fredericton, estime que l\u2019efficacité des armes d\u2019assaut pour les policiers n\u2019a pas été démontrée scientifiquement.« Ce n\u2019est pas facile à évaluer.La communauté scientifique a besoin d\u2019en savoir plus », dit-il.Il estime que la plus grande prudence devrait guider les corps policiers et les élus.Mais la police a tendance à agir en catimini, et les élus semblent approuver les demandes de la police sans poser de questions, déplore-t-il.Par exemple, la Ville de Fredericton a donné le feu vert à deux projets controversés de sa police municipale sans réel débat, selon le professeur Sauvageau : les policiers ont désormais à leur disposition six caméras qu\u2019ils peuvent porter lors d\u2019opérations.Et la Ville a acheté un véhicule blindé de 350 000 $ à l\u2019efficacité contestée.« Malgré ça, on a aujourd\u2019hui deux citoyens et deux policiers qui sont décédés.Quel est le rôle joué par vos caméras et votre véhicule blindé?» demande Jean Sauvageau.Autres décisions prises sans réelle transparence, selon lui, les gardiens des palais de justice et les patrouilleurs d\u2019autoroute sont désormais armés au Nou- veau-Brunswick.«J\u2019ai eu accès aux rapports d\u2019évaluation et je cherche encore les justifications [pour ces armes] », dit le professeur de criminologie.« Le ministre a été pris complètement par surprise.Cette façon de faire n\u2019est pas démocratique.Il est possible que ces gens-là aient besoin d\u2019être armés, mais ils s\u2019y sont pris de la mauvaise façon.» Avec La Presse canadienne Un militaire de Fredericton et ses deux enfants ont allumé des lampions à l\u2019église évangéliste de Fredericton en hommage aux victimes de la fusillade perpétrée vendredi.ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 MARIE-MICHÈLE SIOUI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Québec renonce une fois de plus à se porter à la défense de sa loi sur la neutralité religieuse, dont l\u2019article charnière sur la prestation de services « à visage découvert » a été suspendu un mois et demi après son entrée en vigueur.Le cabinet de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a confirmé vendredi qu\u2019il n\u2019interjettera pas appel d\u2019une décision de la Cour supérieure qui invalide l\u2019article 10 de la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État, qui prévoit que les services gouvernementaux soient livrés et reçus « à visage découvert ».Ce jugement, rendu le 28 juin, fait état d\u2019un « préjudice irréparable » qui serait « causé aux femmes musulmanes », et ce, en dépit des « lignes directrices » pour le traitement des demandes d\u2019accommodement pour un motif religieux publiées en mai par la ministre Vallée.La décision de la Cour supérieure était la deuxième à différer l\u2019application de l\u2019article 10, d\u2019ici à ce que la constitutionnalité de celui-ci soit étudiée sur le fond.Adoptée, suspendue La Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État a été sanctionnée le 18 octobre 2017.Son article portant sur les services « à visage découvert » a été suspendu le 1er décembre suivant, et le maintien de cette suspension a été confirmé dans un jugement rendu en juin.Québec n\u2019a contesté ni le jugement de décembre ni celui de juin.« Le gouvernement se concentre sur le cas qui sera entendu sur le fond », a affirmé l\u2019attachée de presse de Stéphanie Vallée, Isabelle Marier St-Onge.« Aucun autre commentaire ne sera fait sur ce dossier.» À moins de deux mois des élections, rien ne garantit que le gouvernement ira au front pour défendre son projet de loi.Une défaite libérale à l\u2019élection d\u2019octobre marquerait vraisemblablement la fin de la loi sur la neutralité religieuse, puisque l\u2019ensemble des partis d\u2019opposition de l\u2019Assemblée nationale s\u2019est opposé à son adoption.Si l\u2019affaire va néanmoins de l\u2019avant, un procès pourrait s\u2019ouvrir au printemps prochain, a avancé Olga Redko.Avec sa collègue Catherine McKenzie, cette avocate a été mandatée par le Conseil national des musulmans, l\u2019Association canadienne des libertés civiles et la citoyenne Marie-Michelle Lacoste (Warda Naili) afin de suspendre l\u2019application de l\u2019article controversé de la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État.Vendredi, elle s\u2019est dite «très contente» d\u2019apprendre que Québec ne fera pas appel du jugement qui suspend temporairement l\u2019article le plus controversé de sa loi.« On considère que le jugement de première instance était très bien raisonné », a-t-elle commenté.Me Redko n\u2019a pas voulu présumer des intentions de Québec dans le dossier.« Il y a toujours plusieurs raisons pour lesquelles une partie décide de ne pas faire appel », a-t-elle déclaré.Une « zone de droit délicate » À la fin du mois de juin, le premier ministre Philippe Couillard avait déclaré qu\u2019il attendrait «l\u2019analyse juridique» avant de décider de porter le jugement de la Cour supérieure en appel ou non.«Ce que cela montre, c\u2019est qu\u2019on est dans une zone de droit très délicate», avait-il affirmé.Dans un premier jugement suspendant l\u2019application de l\u2019article 10, la Cour supérieure du Québec a remis en question l\u2019empressement de son gouvernement à appliquer la loi sur la neutralité religieuse, puisque celle-ci est entrée en vigueur avant que la ministre Vallée envoie des lignes directrices devant guider sa mise en œuvre.Dans un second jugement, en Cour supérieure, le juge Marc-André Blanchard a écrit que l\u2019article 10 de la loi sur la neutralité religieuse de l\u2019État « apparaît, à première vue, violer » la liberté de conscience et la liberté de religion, qui sont garanties à la fois par la Charte canadienne des droits et libertés et par la Charte des droits et libertés de la personne.NEUTRALITÉ RELIGIEUSE Québec renonce encore à défendre sa loi Marie-Michelle Lacoste, qui se fait désormais appeler Warda Naili, a contesté devant les tribunaux la loi québécoise sur la neutralité religieuse moins de trois semaines après sa sanction officielle.RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR Le projet-pilote dévoilé vendredi, qui permettra à une navette autonome de circuler sur la voie publique de Can- diac à partir de la fin du mois d\u2019août, n\u2019est pas seulement le premier du genre au Canada.Il s\u2019agit aussi d\u2019un exemple type de projet qui pourrait permettre au Québec de se distinguer du reste de l\u2019Amérique du Nord dans les prochaines années.Le ministre des Transports, André Fortin, a annoncé vendredi que la ville de Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal, sera la première municipalité canadienne à voir circuler une navette autonome et électrique dans ses rues, plutôt qu\u2019en circuit fermé.La navette de la compagnie française NAVYA, qui sera exploitée par Keolis Canada, sera en service à partir de la semaine du 27 août, pour un an.Les citoyens ne pourront cependant pas l\u2019utiliser entre le début du mois de décembre et la fin du mois de mars, une période au cours de laquelle Keolis testera la navette en conditions hivernales.« À long terme, l\u2019arrivée des véhicules autonomes constitue une façon d\u2019améliorer la sécurité sur nos routes en utilisant les meilleures technologies possibles », a déclaré le ministre Fortin, soulignant que le projet-pilote permettra d\u2019évaluer la cohabitation du véhicule autonome avec les autres usagers de la route et d\u2019adapter la réglementation en conséquence.Projets 100 % québécois ?Le projet-pilote de Candiac sera le premier à être mis en branle depuis que le gouvernement du Québec a ouvert la porte aux véhicules autonomes en modifiant le Code de la sécurité routière, en avril dernier.VÉHICULES AUTONOMES Un projet-pilote qui devrait en inspirer d\u2019autres Candiac devient la première ville canadienne à accueillir une navette sans conducteur pulsion Québec, la grappe québécoise des transports électriques et intelligents, Sarah Houde, le projet de Can- diac et ceux qui suivront pourraient permettre au Québec de se distinguer des autres provinces ou États nord- américains en misant sur des navettes plutôt que des voitures autonomes.« On a des joueurs qui se lancent dans le développement de navettes québécoises [\u2026] on a des capteurs, on a du Lidar, on a de la caméra, on a de l\u2019intelligence artificielle pour ce qui est des logiciels et on a le savoir pour les infrastructures intelligentes, souligne-t- elle.On peut donc attacher tout ça et pousser le développement industriel.C\u2019est ça, la vision.» Selon le ministre Fortin, il ne faut pas redouter le fait qu\u2019un véhicule autonome se mêlera bientôt aux autres usagers de la route.« La technologie est rendue là, dit-il.Si on le fait avec des paramètres bien établis, avec des routes D\u2019autres projets-pilotes dans « différents créneaux » seront déployés dans la province au cours des prochaines années, mais le ministre Fortin n\u2019a pas voulu en préciser le nombre ou l\u2019emplacement.Selon la directrice générale de Pro- Le modèle de la navette autonome, de la compagnie française NAVYA, sera exploité par Keolis Canada.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le projet-pilote de Candiac en bref Navette autonome et électrique de 15 places Vitesse maximale de 25km/h Accès gratuit Trajet de 2km entre le stationnement incitatif Montcalm-Candiac et l\u2019intersection des boulevards Marie- Victorin et Montcalm Nord Durée de 12 mois Aide financière de 350 000$ du gouvernement du Québec habituelles, nous sommes convaincus que ce sera un environnement sécuritaire pour tous.» En cas d\u2019accident, tout dépendra des circonstances, affirme M.Fortin.«Keolis aura un système indépendant du no fault [le régime public d\u2019assurance automobile du Québec qui couvre tous les Québécois en cas de blessures ou de décès] où ils pourront rembourser en matière d\u2019accident si c\u2019est la faute de la navette.Si c\u2019est un accident causé par tout autre véhicule, un cycliste ou un piéton, le no faultva s\u2019appliquer comme à l\u2019habitude.» Chez Keolis, on indique que quinze navettes semblables à celle qui circulera à Candiac ont déjà été déployées dans sept pays et qu\u2019aucun accident n\u2019a été provoqué par les véhicules autonomes.Les quelques « incidents mineurs » ont été causés par des erreurs humaines, note-t-on.Autres projets Le projet de Candiac est le premier à déployer des navettes autonomes sur la voie publique au Canada, mais il n\u2019est pas le premier à impliquer des véhicules autonomes.L\u2019Ontario permet les tests depuis le 1er janvier 2016 et analyse actuellement la possibilité de permettre aux véhicules autonomes de circuler sans conducteur à bord.À Montréal, un projet-pilote impliquant une navette autonome a été lancé l\u2019an dernier au Parc olympique, sur circuit fermé, pour quatre jours.Deux navettes de Transdev seront de nouveau en circulation à partir de la semaine du 27 août, du lundi au vendredi, pendant deux mois.La navette empruntera un parcours de 800 mètres qui reliera l\u2019entrée du Stade olympique à la station de métro Viau, en passant notamment par l\u2019entrée des nouveaux bureaux de Desjardins et le Planétarium.Une défaite libérale à l\u2019élection d\u2019octobre marquerait vraisemblablement la fin de la loi sur la neutralité religieuse, puisque l\u2019ensemble des partis d\u2019opposition de l\u2019Assemblée nationale s\u2019est opposé à son adoption À long terme, l\u2019arrivée des véhicules autonomes constitue une façon d\u2019améliorer la sécurité sur nos routes ANDRÉ FORTIN » LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 4 MONTRÉAL 514-231-8677 BEACONSFIELD 514-697-9484 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 REPENTIGNY 514-755-8677 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 WEST PALM BEACH 954-573-4004 FORT LAUDERDALE 954-955-8677 Certifié 5 Étoiles® www.universal-blinds.com STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec OPAQUES MOTORISATION DISPONIBLE TRANSLUCIDES SOLAIRES Claude Bouchard MEILLEURS PRIX GARANTIS ESTIMATION GRATUITE UNIVERS DU STORE.ca 50% DE RABAIS OU INSTALLATION GRATUITE UNIVERSAL BLINDS 1 855 770-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BEACONSFIELD \u2022 BOISBRIAND \u2022 FORT LAUDERDALE \u2022 WEST PALM BEACH ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR La règle du plus bas soumissionnaire, qui pourrait être appliquée par Québec dans l\u2019octroi de contrats immobiliers et routiers, inquiète des architectes et ingénieurs, qui estiment que le gouvernement n\u2019a rien retenu de la commission Charbonneau.« La commission a été claire : il faut s\u2019éloigner des formes de sélection basée uniquement sur le prix.On n\u2019apprend rien du passé, on ne tire aucune leçon », déplore André Rainville, président-directeur général de l\u2019Association des firmes de génie-conseil du Québec (AFG).Le 27 juin, le gouvernement Couil- lard a proposé un projet de réglementation qui modifierait la Loi sur les contrats des organismes publics.Répondant à une recommandation de la commission Charbonneau, il veut diversifier les moyens de sélection des firmes d\u2019architecture et d\u2019ingénieurs, actuellement choisies selon leurs compétences.Québec permettrait ainsi à son ministère des Transports et à la Société des infrastructures du Québec de recourir à la règle du plus bas soumissionnaire.Les professionnels concernés avaient jusqu\u2019à samedi pour faire leurs commentaires.Le nouveau règlement devra être adopté lors d\u2019une séance du Conseil des ministres.Mais l\u2019AFG, l\u2019Association des architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ) et d\u2019autres acteurs du milieu estiment que confier la conception de projets aux entreprises les moins chères pourrait compromettre la qualité des infrastructures et la sécurité des citoyens, tout en ouvrant la porte à la collusion.Si le gouvernement pense faire des économies en prenant un professionnel moins cher, il prend le risque de laisser les générations futures en payer le prix, croit la directrice générale de l\u2019AAPPQ, Lyne Parent.« L\u2019étape de conception est déterminante pour la durabilité et la qualité du projet.Si c\u2019est mal pensé, il va falloir plus d\u2019entretien, et ça coûte cher, dit- elle.On ne veut pas juste faire du beau, on veut que ça soit fonctionnel, durable et que ça s\u2019adapte aux changements climatiques ».Mais des moyens financiers et du temps sont nécessaires pour innover.Le ministre responsable du dossier, Robert Poëti, juge les inquiétudes du milieu « non fondées » et assure que la sélection sur la base du plus bas soumissionnaire ne sera pas appliquée de façon systématique, mais plutôt « dans des cas d\u2019exception ».Collusion « Pourquoi prendre cette méthode dénoncée durant la commission Char- bonneau ?C\u2019est un non-sens », s\u2019offusque la présidente de l\u2019Ordre des architectes du Québec, Nathalie Dion.La commission d\u2019enquête a démontré que certaines entreprises les plus malintentionnées dans le milieu de la construction \u2014 où la règle du plus bas soumissionnaire est appliquée \u2014 n\u2019hésitent pas à jouer avec les processus d\u2019appel d\u2019offres pour « se mettre de l\u2019argent dans les poches ».« La vraie question, c\u2019est pourquoi donner l\u2019option du plus bas soumissionnaire à ces deux organismes qui ont l\u2019expertise et le personnel nécessaires pour évaluer les dossiers des entreprises », estime le directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance, Michel Nadeau, pour qui le gouvernement envoie un message confus en laissant la porte entrouverte à la collusion.Pour le président de Transparency International Canada, Paul Lalonde, aussi membre du Comité public de suivi des recommandations de la commission Charbonneau, il n\u2019y a « rien d\u2019anormal » à ce que le prix soit un critère prioritaire pour les projets standards ne nécessitant aucune technique poussée ou innovante.« Je ne crois pas que le remplacement d\u2019un système de lumière sur une autoroute ou la réparation des nids de poule nécessitent qu\u2019on choisisse la firme la plus expérimentée », dit-il, soulignant que l\u2019entreprise qui offre le plus bas prix n\u2019est pas pour autant « incompétente ».INFRASTRUCTURES « On n\u2019apprend rien du passé » La règle du plus bas soumissionnaire inquiète les architectes et ingénieurs Seules les grenouilles mâles peuvent chanter SONS SUITE DE LA PAGE A 1 « Son chant est un pii-ip court, aigu et perçant, répété plusieurs fois, à raison d\u2019un sifflement par seconde.Lorsque les rainettes sont nombreuses et forment un chœur, leur chant semble continu.Ce son strident peut devenir assourdissant pour l\u2019auditeur situé tout près », écrivent David Rodrigue et Jean-François Desroches, dans leur guide.La trouble-fête La rainette faux-grillon a un chant moins harmonieux que la rainette crucifère.Elle a comme particularité de se reproduire dans des étangs temporaires, qui disparaissent à mesure que le printemps avance.Tout récemment, cette rainette a gagné sa cause, en quelque sorte, contre un développeur de La Prairie.Des charges criminelles ont en effet été déposées contre lui, en Cour fédérale, pour avoir procédé notamment à des assèchements illégaux d\u2019habitats de cette rainette.Or, depuis 2008, la rainette faux-grillon boréale est considérée comme une espèce menacée : 80 % de ses populations, principalement regroupées dans le Grand Montréal au Québec, auraient déjà disparu.Son chant est « un criiii-ii-ii- ii-iicc sec et ascendant qui dure une seconde et se répète à intervalles réguliers.Ce chant, qui rappelle celui d\u2019un insecte, est souvent comparé au bruit d\u2019un ongle passant sur les dents d\u2019un peigne, des plus grosses aux plus petites », lit- on dans le guide.Le chant des grenouilles est si distinct que c\u2019est par lui que les chercheurs font leurs inventaires des populations.Son intensité, autour d\u2019un étang par exemple, détermine la quantité de mâles reproducteurs.Explosifs David Rodrigue est aussi directeur du zoo écomuséum de Sainte-Anne-de-Bellevue, un organisme qui s\u2019intéresse exclusivement aux espèces indigènes et dont 95 % des activités de recherche et de conservation concernent les amphibiens et les reptiles.En matière de reproduction, dit-il, les grenouilles et les crapauds, qui font partie de l\u2019ordre des anoures, se divisent en deux groupes.Il y a les « explosifs », qui se reproduisent les uns et les autres durant une très courte période, et les « longues durées », dont la période d\u2019accouplement se poursuit durant plusieurs mois, nous agrémentant du même souffle de leurs chants.Fait à signaler, dans toutes les espèces de grenouilles, il n\u2019y a que les mâles qui chantent.La femelle ne fait quant à elle qu\u2019un petit cri, pour signaler à un mâle qu\u2019elle n\u2019est pas disponible.« C\u2019est le cri qui signifie quelque chose comme \u201cj\u2019ai mal à la tête\u201d », explique David Rodrigue en riant.Lorsque les «explosifs» amorcent leur saison des amours, les mâles se mettent à chanter pour inviter les femelles, qui s\u2019approchent en grand nombre.Dans le cas de ces espèces, notamment celle de la rainette faux-grillon boréale et de la grenouille du Nord, la période de reproduction ne dure que deux semaines.On comprendra, dans le cas de la rainette faux-grillon boréale, que le temps presse avant que l\u2019étang ne s\u2019assèche pour l\u2019été.Durant cette période, les mâles chantent souvent jour et nuit, sauf lorsque, au milieu de la nuit, la température tombe.L\u2019autre groupe se reproduit pour sa part durant l\u2019été.On peut entendre les mâles chanter en juin, juillet et août.La femelle prend alors le temps de choisir le mâle.Et c\u2019est par son chant qu\u2019elle le sélectionne, explique David Rodrigue.Les études démontrent même que les rainettes crucifères femelles préfèrent les chanteurs ténors, même si ça n\u2019est pas une garantie de leur vigueur sexuelle et physique.Certains mâles, moins en voix, vont jusqu\u2019à se tenir près des meilleurs chanteurs pour tenter de profiter de leurs conquêtes femelles.Au moment de la reproduction, le mâle émet trois types de sons différents : celui de l\u2019appel, un autre qui s\u2019adresse à un individu femelle en particulier, et un chant d\u2019agression destiné aux autres mâles trop envahissants.Faites pour l\u2019hiver Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas que par leur chant que les rainettes québécoises se distinguent.Nos trois rainettes, la faux-grillon boréale, la versicolore et la crucifère, sont les seules grenouilles au monde à survivre à l\u2019hiver grâce à la cryopréservation.Leurs corps gèlent alors complètement, au point que leur cœur arrête de battre.La grenouille ne respire plus que par la peau.Et ce n\u2019est qu\u2019au printemps, lorsque le corps dégèle, que le cœur se remet à battre.Malgré ce mode de vie pour le moins particulier, la rainette versicolore peut vivre jusqu\u2019à dix ans.Le crapaud se terre quant à lui sous la ligne de gel, dans la terre, pour passer l\u2019hiver, tandis que d\u2019autres espèces vont descendre sous l\u2019eau, où elles demeurent légèrement au-dessus du point de congélation, pour hiberner.Aussi petites soient-elles, les grenouilles partagent avec les reptiles une certaine aura négative pour les humains.« Les premiers pères de l\u2019Église mettent l\u2019accent sur la boue dans laquelle vit la grenouille et sur ses coassements intempestifs, et ils y voient un symbole du Diable ou des penseurs hérétiques », lit-on dans l\u2019Encyclopédie des symboles.Les humains, plus prosaïquement, n\u2019apprécient pas toujours la peau visqueuse de certaines espèces ou les verrues du crapaud.Celles-ci sont en fait des glandes, qui, dans le cas du crapaud, contiennent un venin.Ce dernier est d\u2019ailleurs parfois utilisé comme drogue hallucinogène.« Si le projet était bon, je l\u2019appuierais » CAIRE SUITE DE LA PAGE A 1 « Ça nous a surpris.» Principal défenseur du troisième lien pour la CAQ , M.Caire a aussi fait beaucoup de pressions ces dernières années pour que le gouvernement élargisse les autoroutes Henri IV et Laurentienne.Se présentant comme un défenseur des automobilistes, il a aussi milité contre plusieurs projets de voies réservées sur les autoroutes entre les banlieues et le centre-ville.Or le prolongement de Félix-Le- clerc déroge à la règle.L\u2019autoroute qui traverse la ville dans l\u2019axe est-ouest s\u2019arrête actuellement à la hauteur de l\u2019autoroute Henri-IV qui mène aux ponts.Le projet consisterait à prolonger Félix-Leclerc sur 12 kilomètres vers l\u2019ouest via L\u2019Ancienne-Lorette et l\u2019aéroport pour rejoindre la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures.Opposition généralisée En juillet, le gouvernement libéral a lancé un appel d\u2019offres pour financer une étude.Il pense que le prolongement pourrait désengorger le cœur du réseau, notamment l\u2019autoroute 40.On fait valoir de surcroît que le ministère des Transports est déjà propriétaire des terrains où passerait l\u2019autoroute.Or l\u2019autoroute traverserait le territoire de la ville défusionnée de L\u2019An- cienne-Lorette, qui ne veut rien entendre de ce projet.Son maire, Émile Lo- ranger, a déjà déclaré que cela viendrait « massacrer » sa ville.Dans la municipalité, l\u2019opposition au projet semble généralisée.« On ne veut rien savoir », résumait une dame croisée lundi à une activité de pétanque locale.Le député Caire aurait-il cédé aux pressions de son électorat ?En entrevue, il s\u2019en défend avec fermeté.« Si le projet était bon, je l\u2019appuierais.[\u2026] Je pense que je suis assez solide dans le comté pour être capable de dire à mes concitoyens que c\u2019est un bon projet si c\u2019est un beau projet.Si j\u2019avais l\u2019infime conviction qu\u2019on avait la possibilité de faire quelque chose de bien, [je le ferais].» Aux dernières élections, en 2014, M.Caire a été élu avec plus de 50 % des voix.Il représente la circonscription depuis 11 ans.Pour justifier sa position, le député s\u2019appuie notamment sur une étude commandée par le gouvernement en 2003, laquelle avait rejeté l\u2019idée.« Si on se fie à l\u2019étude de 2003, le prolongement n\u2019aura pas d\u2019impact sur la diminution de la circulation.» Quand on lui fait remarquer que cette étude date, il souligne que « ça n\u2019a pas changé énormément », que la population de Saint- Augustin, à l\u2019ouest, n\u2019a pas augmenté de façon « significative » et que d\u2019autres aspects de l\u2019étude ont été retenus récemment, comme l\u2019élargissement de l\u2019autoroute Henri-IV.À ses yeux, il s\u2019agit d\u2019un « leurre politique » fomenté par les libéraux à l\u2019approche de la campagne.« Pendant qu\u2019on parle de ça, on oublie que le projet à la tête des ponts n\u2019a jamais été livré et que, sur Henri-IV, on en est encore à l\u2019étape des annonces\u2026 » De plus, ajoute M.Caire, la région a déjà plusieurs projets de transports dans ses cartons avec le troisième lien, la tête des ponts, l\u2019élargissement d\u2019Henri-IV, de la Laurentienne, etc.« Comment on va justifier d\u2019investir encore 300, 400 millions alors qu\u2019on a déjà une liste de projets bien garnie qui vont nécessiter des investissements majeurs et qui, eux, vont aller dans le sens d\u2019améliorer la circulation ?» Terrains vendus Or le projet du troisième lien ne l\u2019est-il pas bien davantage, coûteux ?À cet égard, M.Caire fait remarquer que les études sur un troisième lien [NDLR : 1969, 1979, 1999-2001], elles, ne rejetaient pas le projet d\u2019emblée.Il ajoute que le ministère des Transports a vendu certains de ses terrains à L\u2019Ancienne-Lorette, le long du tracé de la future autoroute.« Faire passer une autoroute là, c\u2019est à peu près impossible.Puisqu\u2019on a vendu tous les terrains pour les approches d\u2019autoroute, ça signifierait des expropriations, ou alors on fait un boulevard urbain.» Or, dans ce cas, cela ne contribuerait pas à réduire la congestion à Saint-Augustin, plaide-t-il.À Saint-Augustin, toutefois, on voit les choses autrement.Le maire Sylvain Juneau est un fervent partisan du projet.Il a même déjà déclaré que le prolongement de Félix-Leclerc pourrait rendre moins pertinent un troisième lien en raison de l\u2019impact sur l\u2019autoroute Henri-IV qui mène aux ponts.Prolongement projeté Source : ministère des Transports du Québec Infographie Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR ÉCONOMIE A 5 LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 DEMANDE DE CONSTITUTION D\u2019UNE SOCIÉTÉ D\u2019ASSURANCES Avis est par la présente donné, conformément au paragraphe 25(2) de la Loi sur les sociétés d\u2019assurances (Canada), que Air Canada entend présenter une demande au ministre des Finances pour la délivrance de lettres patentes a?n de constituer une société d\u2019assurance-vie.La société d\u2019assurance-vie proposée fera affaire au Canada sous le nom AC compagnie d\u2019assurance-vie / AC Life Insurance Company et son siège social sera situé à Montréal, au Québec.La société d\u2019assurance-vie proposée a l\u2019intention de procéder à la réassurance des risques reliés aux régimes de retraite d\u2019Air Canada, et autres activités connexes.Toute personne qui s\u2019oppose à la délivrance de ces lettres patentes peut noti?er son opposition par écrit au Surintendant des institutions ?nancières, 255, rue Albert, Ottawa (Ontario) K1A 0H2, au plus tard le 1er octobre 2018.Nota : La publication du présent avis ne doit pas être interprétée comme une preuve que les lettres patentes seront délivrées pour constituer la société d\u2019assurance-vie.L\u2019octroi des lettres patentes dépendra du processus normal d\u2019examen de la demande en vertu de la Loi sur les sociétés d\u2019assurances (Canada) et du pouvoir discrétionnaire du ministre des Finances.Le 11 août 2018 LE DEVOIR La création d\u2019emplois à temps partiel a pallié la perte de ceux à temps plein le mois dernier, permettant au marché du travail canadien d\u2019afficher un gain net de 54 100 postes et ramenant le taux de chômage à son plus bas niveau en quatre décennies.L\u2019image québécoise est inversée.La plus récente enquête sur la population active de Statistique Canada indique que le taux de chômage s\u2019est établi à 5,8% en juillet, contre 6% le mois précédent.Le rapport précise que le marché de l\u2019emploi a gagné 82 000 postes à temps partiel, mais en a perdu 28 000 à temps plein.Un examen plus approfondi des statistiques révèle que le secteur public a apporté la plus grande contribution, avec 49 600 nouveaux emplois, tandis que le secteur privé a ajouté 5200 postes.Le rapport indique également que la croissance du salaire horaire moyen, étroitement surveillée par la Banque du Canada, a continué de ralentir pour s\u2019établir à 3,2 % en juillet, après une hausse de 3,6 % en juin et de 3,9 % en mai.Le nombre total d\u2019heures travaillées en juillet a progressé de 1,3 %, soit à un rythme légèrement inférieur à celui de juin (1,4 %).L\u2019économiste en chef de la CIBC, Avery Shenfeld, souligne que, même si les chiffres du mois de juillet donneront lieu à «quelques gros titres», le diable est dans les détails.Il y a «beaucoup de raisons de se demander à quel point ces données sont vraiment bonnes», fait-il valoir, ajoutant que l\u2019incertitude plane toujours sur le moment auquel la Banque du Canada annoncera la prochaine hausse de son taux directeur.L\u2019économiste Matthieu Arseneau, de la Banque Nationale, abonde dans son sens.«Les détails du rapport sont loin d\u2019être impressionnants.L\u2019emploi à temps plein a fortement baissé et celui dans le secteur privé ne représentait qu\u2019une faible proportion des gains mensuels totaux.» L\u2019analyste retient que, depuis le début de l\u2019année, l\u2019emploi dans le secteur privé reste en baisse de 43 000, son pire résultat sur les sept premiers mois de l\u2019année depuis 2009.En ce qui concerne les salaires, ils ont reculé de 0,3 % de juin à juillet une fois les données corrigées des effets saisonniers, sa plus forte baisse depuis 2016.Dans l\u2019ensemble, le rapport «confirme notre opinion selon laquelle la Banque du Canada voudra attendre CANADA Le chômage au plus bas niveau depuis 40 ans Le portrait est inversé au Québec, où l\u2019emploi a fléchi en juillet au moins jusqu\u2019au mois d\u2019octobre pour relever de nouveau les taux d\u2019intérêt afin d\u2019avoir plus de visibilité sur la mise à jour du budget du Canada et les incertitudes liées aux tensions commerciales».Au Québec L\u2019image était contraire au Québec.L\u2019emploi a fléchi au Québec en juillet, reculant de 0,2% par rapport à juin.Le taux de chômage s\u2019est accru de 0,2 point à 5,6%, écrit l\u2019Institut de la statistique du Québec.L\u2019emploi à temps plein a augmenté de 14 700, alors que celui à temps partiel a diminué de 23 100.L\u2019emploi est en hausse de 4100 dans le secteur privé.À titre de comparaison, l\u2019Ontario a connu une forte création d\u2019emplois en juillet.Le gain de 60600 postes (+ 0,8%) s\u2019avère le plus important parmi les provinces canadiennes, notent les analystes du Mouvement Desjardins.Il s\u2019agit de la sixième augmentation mensuelle d\u2019affilée.Le taux de chômage ontarien a fléchi de 5,9% en juin à 5,4% en juillet, soit le plus bas niveau depuis juillet 2000.Au cours des sept premiers mois de 2018, comparativement à la même période de l\u2019année précédente, l\u2019emploi au Québec a progressé de 58 600 (+ 1,4%).Au cours de cette période, l\u2019emploi à temps plein a augmenté de 91 900, alors que celui à temps partiel s\u2019est replié de 33 300.À l\u2019échelle canadienne, l\u2019emploi a progressé de 246 000 (+1,3 %) au cours de cette période de 12 mois ayant pris fin en juillet.Cette hausse est attribuable en grande partie à la croissance du travail à temps plein (+211 000 ou +1,4 %).Avec La Presse canadienne Le nombre total d\u2019heures travaillées en juillet a progressé de 1,3 %, soit à un rythme légèrement inférieur à celui de juin (1,4 %).RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE 5,8 % Le taux de chômage en juillet, selon Statistique Canada PATRICE BERGERON À LÉVIS LA PRESSE CANADIENNE Bouée de sauvetage pour le Chantier Davie à Lévis : Ottawa a annoncé vendredi un contrat de 610 millions pour l\u2019acquisition de trois brise-glaces destinés à la Garde côtière et la réfection de l\u2019un d\u2019entre eux par Davie, qui recevra environ 250 millions de cette somme.C\u2019est moins que ce que l\u2019entreprise espérait pour sauver des emplois.Davie devra tout de même mettre à pied 200 des 400 employés actuels restants, puisque ce contrat ne permet même pas de garantir tous les emplois.Pas moins de 800 travailleurs ont déjà été mis à pied depuis la livraison du ravitailleur Astérixà la marine canadienne en décembre, dans un chantier qui a déjà employé à son sommet 1500 personnes.La direction réclamait quatre navires et en a donc obtenu un de moins, mais Davie fonde de l\u2019espoir sur la refonte cet automne de la Stratégie nationale de construction navale, dont elle avait été exclue en 2011 au profit de ses rivales en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse, qui ont obtenu des milliards de dollars en contrats.En conférence de presse vendredi midi, le patron de Davie, Spencer Fraser, est resté vague quant à la portion du contrat de 610 millions qui ira à son entreprise.Toutefois, dans un communiqué diffusé vendredi, la société Viking Supply Ships (VSS), qui a vendu les bâtiments, indiquait que le prix était de 278 millions $US, soit environ 360 millions $CAN, ce qui laisse 250 millions pour les travaux de Davie.Le ministre fédéral responsable de la région, Jean-Yves Duclos, n\u2019a pas voulu indiquer clairement s\u2019il appuyait l\u2019admissibilité de Davie à la Stratégie nationale \u2014 qui permettrait donc à Davie d\u2019obtenir sa part des contrats de cette stratégie \u2014 mais il a laissé entendre qu\u2019il y aura d\u2019autres occasions pour l\u2019entreprise au cours des prochains mois.Entre autres, il y aura la réfection des deux autres bâtiments acquis à VSS.La Garde côtière devra remplacer une quinzaine de ses navires dans les 12 prochaines années, a évoqué M.Fraser.«Malgré le nombre moins élevé d\u2019emplois liés à ce contrat, il est rassurant de savoir que les travailleurs spécialisés, avec leur expertise particulière et, pour plusieurs, leurs nombreuses années d\u2019expérience sur des projets maritimes, pourront poursuivre leur carrière ici», a commenté Stéphane Forget, p.-d.g.de la Fédération des chambres de commerce du Québec.« Cela étant dit, le Québec doit obtenir sa juste part de contrats maritimes de la Stratégie nationale de construction navale pour faire cesser l\u2019incertitude qui plane régulièrement sur cette industrie.» Pour sa part, le Conseil du patronat du Québec se dit soulagé de voir les discussions entre le Chantier Davie et le gouvernement fédéral progresser dans une bonne direction, mais il regrette que le carnet de commandes sur la table n\u2019ait pas l\u2019ambition initiale.Avec Le Devoir CHANTIER NAVAL Ottawa annonce un contrat pour Davie LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 A 6 ÉCONOMIE OUTREMONT - À VENDRE OU À LOUER.Métro Outre- mont, loft béton, garage, ascenseur.2 CAC, terrasse, balcon, A/C.LIBRE.PD Courtier 514-974-3319 VENTE DE SUCCESSION Perpignant, Fr.Belle grande maison, 5 chambres.175 000 EUROS.(514) 651-9321 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en lo-cation (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convict ions pol i t iques, la langue, l'origine ethni-que ou nationale, la condit ion sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handi-cap.À PARIS Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, ensoleillé, ascenseur.514-489-5955 appartement- montmartre.com CONDOS PARIS CENTRE Près métro et services.WIFI.Sem./mois À partir de 790 $.Location : 514-999-0546 paris.condo@sympatico.ca 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE 125 HORS FRONTIÈRES 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution 100$ ou 4 samedis consécutifs 100$ Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com PETITES ANNONCES L \u2019investisseur boursier a de quoi jongler, ces jours-ci.Déjà fin avril, lorsque le taux des bons du Trésor américain à échéance de dix ans frappait à la porte symbolique des 3 %, on sentait qu\u2019un changement d\u2019ambiance s\u2019installait.L\u2019arbitrage actions-obligations devenait plus palpable.Bank of America Merrill Lynch avait mesuré cette hésitation des investisseurs en indiquant que les flux de capitaux sur les fonds d\u2019investissement étaient de même ampleur sur les fonds d\u2019action et obligataires, certains fonds d\u2019action accusant des sorties nettes pour la première fois depuis le début de l\u2019année.Obligations spéculatives et gouvernementales attirent davantage et les arbitrages indiquent un degré d\u2019aversion au risque accru, précisait alors l\u2019institution.Protectionnisme et guerre commerciale se bousculaient avec le réveil de l\u2019inflation et son impact sur la remontée des taux d\u2019intérêt dans la liste des peurs des boursicoteurs.Depuis, les tensions commerciales ont monté de quelques crans, les pressions inflationnistes se sont également VOS FINANCES Recalibrage boursier AGENCE FRANCE-PRESSE À NEW YORK Crocs, la marque de célèbres sabots en plastique, va fermer ses deux derniers sites de production, au Mexique et en Italie, dans le but d\u2019améliorer sa rentabilité et de se concentrer sur son développement en ligne.«Dans le cadre des efforts en cours pour simplifier l\u2019activité et améliorer la rentabilité, l\u2019entreprise a fermé, durant le deuxième trimestre, son site de production au Mexique et a décidé de fermer sa dernière unité de production, qui est située en Italie», écrit Crocs dans un communiqué diffusé cette semaine à l\u2019occasion de la publication de ses résultats trimestriels.Crocs a toutefois tenu à rassurer les fans, dont Michelle Obama, inquiets sur son avenir : « FAUSSE ALARME ! Nous ne disparaissons pas », écrit le groupe sur son compte Twitter.La société, dont le siège est basé à Niwot, Colorado, va sous- traiter sa production et se concentrer sur le développement de son activité en ligne.Elle vient d\u2019embaucher comme directrice financière Anne Mehlman, une ancienne dirigeante du site de chaussures en ligne Zappos.com, propriété d\u2019Amazon.Mme Mehlman prendra ses fonctions le 24 août prochain.Le groupe a fermé quelque 158 magasins, dont 28 magasins lors du deuxième trimestre, et n\u2019exploite plus que 400 magasins à travers le monde, ce qui correspond à une stratégie énoncée en début d\u2019année visant à fermer plus d\u2019une centaine de points de vente.Ces mesures ont fait perdre 22 millions de dollars de revenus au groupe au deuxième trimestre.Crocs n\u2019a pas donné de détails sur l\u2019avenir des employés affectés par sa restructuration et se contente de dire qu\u2019elle a déjà inscrit des charges dans les comptes du deuxième trimestre et va encore le faire dans les prochains mois.Dans l\u2019ensemble, le groupe se porte bien : il a dégagé un bénéfice net de 30,4 millions, soit près du double gagné au deuxième trimestre 2017 (18,1 millions).Le chiffre d\u2019affaires a augmenté de 4,7 % sur un an à 328 millions.Créée en 2002, la marque a écoulé 200 millions de paires de chaussures dans 90 pays en 12 ans.Depuis la crise en 2007, et sa remise à flot, l\u2019entreprise américaine a connu de nombreuses difficultés, la contraignant à se diversifier.En 2013, le fonds Blackstone a investi 200 millions de dollars afin de soutenir l\u2019activité.Comme le rappelait Le Figaro à cette époque, Crocs doit notamment faire face à la concurrence des contrefaçons.Avec ces nouvelles mesures, Crocs veut avant tout continuer à alléger ses coûts et plaire aux investisseurs.Elle souhaite ainsi réduire ses frais généraux et administratifs entre 75 et 85 millions de dollars d\u2019ici à 2019.Et la fermeture des points de vente devrait permettre les trois quarts de cet allégement.Elle veut aussi faire en sorte que ses ventes en ligne pèsent plus lourd à l\u2019avenir.Elles ont progressé de plus de 27 % au deuxième trimestre, peut-on lire dans Les Échos.Avec Le Devoir Crocs ferme ses derniers sites de production L\u2019entreprise n\u2019exploite plus que 400 magasins à travers le monde E N B R E F Cuba : le tourisme résiste malgré les États-Unis LA HAVANE \u2014 Le nombre de touristes qui visitent Cuba est en hausse, malgré les «campagnes» des États-Unis pour freiner la première activité économique de l\u2019île, ont annoncé vendredi les autorités.Entre le 1er janvier et le 9 août, trois millions de touristes avaient visité ce pays et les prévisions pour la fin de 2018 étaient de cinq millions de visiteurs, contre 4,5 millions en 2017.Ce résultat «s\u2019obtient malgré des campagnes organisées et dirigées par le gouvernement des États-Unis pour réduire le flux de visiteurs américains vers notre pays», a commenté le ministère du Tourisme.Depuis fin septembre, sa réputation est mise à mal par les États-Unis, qui appellent leurs ressortissants à éviter de se rendre à Cuba.Les destructions causées par l\u2019ouragan Irma ont aussi affecté les installations hôtelières.Agence France-Presse Uni-Sélect a été freinée par ses activités canadiennes BOUCHERVILLE \u2014 La croissance des activités américaines et britanniques d\u2019Uni-Sélect lui a permis d\u2019afficher vendredi un profit net en hausse de 30,1% et un chiffre d\u2019affaires en progression de 35,6% pour son deuxième trimestre, des gains qui ont été amoindris par la faiblesse du marché canadien.Le fabricant de pièces d\u2019automobiles de Boucherville a réalisé un bénéfice net de 17,9 millions $US, soit 42¢US par action, pour le trimestre clos le 30 juin.En comparaison, il avait engrangé un profit net de 13,7 millions, ou 32¢US par action, pour la même période un an plus tôt.Les revenus ont bondi à 461,6 millions, comparativement à 340,3 millions.Pas moins de 95% de cette augmentation était attribuable aux récentes acquisitions d\u2019Uni- Sélect, notamment au Royaume-Uni.La Presse canadienne L\u2019actif sous gestion de Fiera : 139,4 milliards Corporation Fiera Capital a publié ses résultats du deuxième trimestre.Au 30 juin, l\u2019actif sous gestion de la firme indépendante s\u2019est établi à 139,4 milliards, propulsé notamment par l\u2019acquisition de l\u2019ontarienne CGOV Asset Management.Ce résultat constitue une hausse de 13,7 milliards, ou de 11%, comparativement à 125,7 milliards de dollars au 30 juin 2017 et une hausse de 8 milliards, ou 6%, par rapport au 31 mars 2018.«La hausse séquentielle de 8 milliards s\u2019explique principalement par l\u2019acquisition de CGOV se chiffrant à 5 milliards.Au cours du deuxième trimestre, la société a également obtenu 1,8 milliard de dollars de nouveaux mandats, notamment dans les secteurs des marchés institutionnels et de la gestion privée, ce qui a été neutralisé par des mandats perdus de 1,3 milliard de dollars.Le Devoir YAMIL LAGE AGENCE FRANCE-PRESSE Créée en 2002, la marque a écoulé 200 millions de paires de chaussures dans 90 pays en 12 ans.DAMIAN DOVARGANES ASSOCIATED PRESS GÉRARD BÉRUBÉ accentuées aux États-Unis et les risques d\u2019un ralentissement économique mondial se sont exacerbés.En fait, en Bourse, il n\u2019y a que New York qui performe cette année, mais les ajustements de portefeuille associés aux élections de mi-mandat du 6 novembre pourraient redistribuer les cartes.À ce jour, le Nasdaq s\u2019inscrit en hausse de 13 % depuis le début de l\u2019année.Le S & P 500 suit avec une progression de près de 6 % et le Dow Jones, de 2 %.Ailleurs, c\u2019est la disette.En Chine, le recul moyen est de 15 %, comme celui de l\u2019indice des pays émergents.Il est de 4 % en Allemagne, de 0,3 % à Londres.La hausse depuis le début de l\u2019année est inférieure à 1 % à Toronto, à 2 % en France.Les fameux « fondamentaux » tiennent le coup à Wall Street.Robert Kavcic, économiste senior chez BMO Marchés des capitaux, rappelait vendredi qu\u2019environ 90 % des entreprises composant l\u2019indice S & P 500 ont publié leurs résultats financiers du deuxième trimestre.Il en ressort que 84 % avaient atteint les cibles de profits attendues par les analystes et 71 % avaient touché la cible en matière de revenus, une performance surpassant de loin les normes historiques.Ainsi, la croissance annuelle moyenne des bénéfices des entreprises du S & P 500 anticipée en début d\u2019année, soit 25 %, est dans la mire.Et ce n\u2019est pas que l\u2019affaire de l\u2019important stimulant fiscal retenu par Washington.Robert Kavcic précise que la progression des revenus touche les 10 % sur une base annuelle.« Ce n\u2019est donc pas qu\u2019une histoire de baisse d\u2019impôts et de réduction des coûts.» Mais selon l\u2019ampleur du mouvement haussier du loyer de l\u2019argent, à partir d\u2019un taux sur les bons du Trésor américain à 10 ans de 3 ou 3,25 %, « il sera difficile de soutenir la hausse des cours, même avec des résultats d\u2019entreprises favorables », reconnaît Wall Street.Ce taux est présentement de 2,87 %.Sans compter l\u2019impact haussier sur le billet vert, plutôt défavorable aux multinationales américaines.Aussi, les gestionnaires de portefeuille ne sont pas sans se préparer aux élections américaines de mi-man- dat.Cette semaine, l\u2019agence Reuters soulignait que la possibilité de voir le Parti démocrate remporter au moins une des deux chambres du Congrès américain aux élections en novembre amène des gestionnaires à se prémunir en renforçant la part des liquidités dans leur portefeuille et en se détournant de certains secteurs à la Bourse comme les financières ou les hautes technologies, dont la réglementation pourrait être durcie.La Bourse américaine pourrait perdre au moins 10 % entre la fin août et septembre dans la perspective d\u2019un succès démocrate le 6 novembre, ajoute-t-on.La Financière Sun Life disait jeudi que ses clients investisseurs étaient devenus « prudents » et qu\u2019ils s\u2019éloignaient du risque\u2026 À ce jour, le Nasdaq s\u2019inscrit en hausse de 13 % depuis le début de l\u2019année.Le S & P 500 suit avec une progression de près de 6 % et le Dow Jones, de 2 %.Ailleurs, c\u2019est la disette. LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 A 7 ÉCONOMIE UNE AUTRE FAÇON DE SE DÉPASSER.L'Université du Québec à Rimouski (UQAR), qui accueille plus de 7 000 étudiantes et étudiants répartis principalement dans ses campus de Rimouski et de Lévis, désire pourvoir au CAMPUS DE RIMOUSKI les postes de professeure ou professeur dans les domaines suivants : Marketing Unité départementale des sciences de la gestion Production Unité départementale des sciences de la gestion Informatique Département de mathématiques, d'informatique et de génie Kinésiologie Département des sciences infirmières www.uqar.ca/emploi Clôture du concours : 20 août 2018 à 16 h 30 Entrée en fonction : 1er décembre 2018 S\u2019inscrivant dans l\u2019action du Canada en matière d\u2019affaires étrangères et de développement, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) investit dans le savoir, l\u2019innovation et les solutions a?n d\u2019améliorer les conditions de vie et les moyens de subsistance dans les pays en développement.En réunissant les bons partenaires autour de solutions prometteuses, le CRDI aide à forger les chefs de ?le d\u2019aujourd\u2019hui et de demain et à susciter des changements pour ceux qui en ont le plus besoin.Vice-président, Direction générale des programmes et partenariats Ottawa La Direction générale des programmes et des partenariats du CRDI aide à donner vie aux idées.Ses programmes de développement appuient des solutions novatrices qui améliorent l\u2019accès à la nourriture, à l\u2019emploi, à la santé et aux technologies au service de la croissance, partout dans le monde.Au CRDI, nous avons appris que pour tirer le maximum de nos investissements, ceux-ci doivent avoir un impact à grande échelle.plus vulnérables de la planète de l\u2019espoir et des perspectives d\u2019avenir.Nos programmes ont trois objectifs ! C\u2019est dans ce contexte que le CRDI est actuellement à la recherche d\u2019une personne expérimentée qui pourrait être le prochain vice-président, direction générale des programmes et partenariats.En tant que candidat idéal, vous détenez un doctorat dans un domaine lié aux domaines de programme du CRDI.Diplomate, vous êtes un communicateur bien articulé et persuasif, et possédez une connaissance approfondie de la traduction de recherches en politiques et en pratiques pour des programmes et des institutions de recherche.De plus, votre style créatif et innovateur de gestion et de leadership sera essentiel pour diriger une équipe pluridisciplinaire dans des contextes culturels variés.Votre capacité de communiquer en anglais et en français vous aidera à interagir dans les tribunes internationales où le CRDI mène ses activités.Pour en savoir plus sur cette occasion d\u2019emploi unique, veuillez communiquer avec Rich Rankin ou Eric Lathrop, de la société Boyden, à l\u2019adresse suivante : rrankin@boyden.com Date butoir : le 16 septembre 2018 à 23h59 HNE.Nous accordons une grande importance à la diversité de notre effectif et nous souscrivons pleinement au principe d\u2019équité en matière d\u2019emploi.Nous encourageons tout particulièrement les Autochtones, les membres d\u2019une minorité visible, les personnes handicapées ou les femmes à présenter leur candidature.CARRIÈRES & PROFESSIONS GOKAN GUNES À ISTANBUL AGENCE FRANCE-PRESSE La livre turque a connu vendredi une chute brutale alimentée par l\u2019intensification de la crise entre Ankara et Washington, mais le président Recep Tayyip Er- dogan a affirmé qu\u2019il sortira vainqueur de cette «guerre économique».La devise turque, qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au billet vert depuis le début de l\u2019année, s\u2019échangeait à 6,4 pour un dollar, enregistrant une baisse vertigineuse de 16,4% sur la journée.Devant cette déroute, M.Erdogan, qui fait face à l\u2019un de ses plus difficiles défis économiques depuis son arrivée au pouvoir en 2003, a appelé ses concitoyens à la «lutte nationale» en échangeant leurs devises étrangères pour soutenir leur monnaie.Cet effondrement, qui pousse la Turquie vers une crise monétaire, survient sur fond de fortes tensions diplomatiques entre Ankara et Washington et de défiance croissante des marchés envers l\u2019équipe économique de M.Erdo- gan.L\u2019agonie de la livre turque a atteint son paroxysme vendredi, lorsque le président américain Donald Trump a annoncé qu\u2019il autorisait la hausse des taxes à l\u2019importation sur l\u2019acier et l\u2019aluminium turcs (désormais de respectivement 50 % et 20 %).La crise turque a envoyé une onde de choc planétaire, faisant baisser les actions de plusieurs banques européennes tandis que Wall Street ouvrait en baisse, ce qui illustre la crainte d\u2019une contagion à l\u2019économie mondiale.Les Bourses européennes et les marchés des changes ont été secoués, suscitant les craintes d\u2019une contagion sur d\u2019autres économies émergentes.La chute de la livre vendredi « montre que les investisseurs sont de plus en plus inquiets de l\u2019imminence d\u2019une crise monétaire totale », souligne dans une note David Chee- tham, analyste chez XTB.La devise turque connaît une érosion inexorable depuis plusieurs années, mais l\u2019hémorragie s\u2019est aggravée ces derniers jours en raison de la grave crise diplomatique avec les États-Unis liée à la détention en Turquie d\u2019un pasteur américain.Ces deux alliés au sein de l\u2019OTAN ont imposé des sanctions réciproques à des responsables gouvernementaux.Si ces mesures sont avant tout symboliques, elles ont inquiété les investisseurs étrangers desquels l\u2019économie turque est dépendante.Comme un symbole, la présidence turque a annoncé peu après ce tweetque M.Erdogan avait eu un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, ajoutant que les deux dirigeants avaient notamment parlé de la Syrie et d\u2019échanges commerciaux.Faute d\u2019avoir annoncé des mesures fortes, le gouvernement turc n\u2019a pu enrayer la chute de la livre tout au long de la journée.« Si vous avez des dollars, des euros ou de l\u2019or sous votre oreiller, allez dans les banques pour les échanger contre des livres turques.C\u2019est une lutte nationale», a exhorté M.Erdogan dans un discours à Bayburt.« Nous ne perdrons pas cette guerre économique », avait auparavant lancé le président turc, qui a pointé un doigt accusateur en direction d\u2019un mystérieux «lobby des taux d\u2019intérêt».Les marchés s\u2019inquiètent des orientations de la politique économique de M.Erdogan, la banque centrale turque rechignant à relever ses taux pour soutenir la livre et réguler une inflation qui a pourtant atteint près de 16 % en juillet en rythme annuel.Nombre d\u2019économistes estiment qu\u2019une hausse massive des taux est incontournable, mais M.Erdogan, qui a un jour qualifié les taux d\u2019intérêt de « père et mère de tous les maux », y est fortement hostile.La livre turque agonise Le président Erdogan dénonce une « guerre économique » AGENCE FRANCE-PRESSE À PARIS Les inquiétudes sur l\u2019offre pétrolière mondiale pourraient revenir prochainement avec les sanctions américaines contre l\u2019Iran, a mis en garde l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie (AIE) vendredi.Dans son rapport mensuel sur le pétrole, l\u2019agence observe un « retour au calme du marché » mais estime qu\u2019il « pourrait ne pas durer ».« Quand les sanctions pétrolières contre l\u2019Iran prendront effet, peut-être conjointement avec des problèmes de production ailleurs, le maintien de l\u2019offre mondiale pourrait s\u2019avérer très difficile », avertit-elle.Les perspectives pour le marché pourraient s\u2019avérer alors « beaucoup moins calmes » qu\u2019elles ne le sont aujourd\u2019hui, estime l\u2019agence basée à Paris.Les États-Unis ont demandé à tous les pays de cesser complètement leurs importations de pétrole iranien d\u2019ici le 4 novembre s\u2019ils veulent éviter des sanctions.Le dernier train de sanctions s\u2019était traduit par une chute des exportations de brut de 1,2 million de barils par jour (mbj), mais « cette fois- ci l\u2019impact pourrait être encore plus sévère », selon le rapport.L\u2019AIE note toutefois que, pour l\u2019instant, les inquiétudes sur l\u2019offre se sont calmées, même si elle fait état d\u2019un dé- SANCTIONS Les inquiétudes sur le pétrole pourraient revenir Le maintien de l\u2019offre mondiale pourrait s\u2019avérer très difficile, a averti l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie.ATTA KENARE AGENCE FRANCE-PRESSE La devise turque, qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au billet vert depuis le début de l\u2019année, s\u2019échangeait à 6,4 pour un dollar : une baisse vertigineuse de 16,4 % sur la journée.MUCAHID YAPICI ASSOCIATED PRESS clin-surprise de la production saoudienne en juillet: elle a en effet baissé de 110 000 barils par jour (b/j) à 10,35 mbj, avec un déclin des exportations.Le royaume s\u2019était pourtant récemment engagé à accroître ses extractions pour limiter la hausse des cours.Cette baisse a cependant été compensée par une production plus importante des Émirats arabes unis, du Koweït et du Nigeria.Côté demande, l\u2019AIE a légèrement revu à la hausse (+110 000 b/j) ses prévisions de croissance pour l\u2019année prochaine, mais elle a prévenu que d\u2019importantes incertitudes pesaient sur cette prévision.Les guerres commerciales pourraient en particulier s\u2019aggraver et se traduire par un ralentissement économique et une demande pétrolière plus faible.Les États-Unis ont demandé à tous les pays de cesser complètement leurs importations de pétrole iranien d\u2019ici le 4 novembre s\u2019ils veulent éviter des sanctions A 8 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 Achetons tableaux de qualité canadiens et européens.Grande valeur offerte \u201cLa Vieille Forge\u201d, v.1945, aquarelle, 22\u201d x 28\u201d Marc-Aurèle Fortin Borduas Ferron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle depuis 1975 ?514.842.1270 www.lafitte.com Évaluation verbale gratuite à domicile pour les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité RENDEZ-VOUS CONFIDENTIEL Suzor-Coté et autres\u2026 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette Natation : Kylie Masse décroche une deuxième médaille d\u2019or aux Championnats pan-pacifiques TOKYO \u2014 Kylie Masse a procuré au Canada une deuxième médaille d\u2019or en autant de jours, s\u2019imposant au 100 mètres dos aux Championnats pan-pacifiques de natation.La nageuse ontarienne de 22 ans a remporté la course en 58,61 secondes.Masse avait déjà réussi le chrono le plus rapide en matinée, abaissant le record des championnats à 58,29 secondes.Deuxième au virage derrière la vedette australienne Emily See- bohm (58,79), elle a réussi à passer devant après le virage et à tenir tête à l\u2019Américaine Kathleen Baker (58,83).« C\u2019est toujours mon objectif, j\u2019aime être capable d\u2019accélérer à la fin et de toucher le mur avec un rythme de tractions élevé », a confié Masse, qui détient maintenant les records des « pan-pacs », des Commonwealth et des Championnats du monde.Taylor Ruck a pour sa part remporté une troisième médaille, confirmant sa performance du 200 mètres libre en obtenant le bronze au 100 mètres.La Presse canadienne Un ancien champion du Tour de France est arrêté en Allemagne BERLIN \u2014 L\u2019ancien champion du Tour de France Jan Ullrich a été arrêté et placé en garde à vue à la suite de l\u2019agression prétendue d\u2019une escorte dans un hôtel de Francfort.La porte-parole de la police, Carina Lerch, a déclaré que le cycliste allemand à la retraite a été arrêté à l\u2019hôtel à la suite d\u2019un appel fait à la police.Elle a précisé qu\u2019Ull- rich était sous l\u2019influence de la drogue et de l\u2019alcool et pourrait être accusé de «voies de fait ou de tentative de meurtre».«Il semble que M.Ullrich et une escorte aient eu une dispute et qu\u2019il l\u2019a agressée, a déclaré Lerch.Elle a alerté le personnel de l\u2019hôtel et ils ont appelé la police.M.Ullrich est toujours en détention.» Un communiqué de la police a révélé que la femme a dû recevoir des soins médicaux.Lerch a déclaré qu\u2019aucun autre détail ne pouvait être fourni sur son état compte tenu de l\u2019enquête policière.Associated Press EN BREF Jan Ullrich KEYSTONE / ASSOCIATED PRESS LA PRESSE CANADIENNE Dans un match qui s\u2019est disputé en deux temps, la Roumaine Simona Halep a remporté sa place en demi-finale du tournoi de tennis de la Coupe Rogers grâce à une victoire de 7-5, 6-1 contre la Française Caroline Garcia vendredi soir sur le court central du stade IGA.Dans une reprise du duel de quarts de finale qu\u2019elles avaient disputé il y a un an à Toronto, que la Roumaine avait gagné 6-4, 6-2, Halep et Garcia ont joué une première manche de haut niveau, marquée par de nombreux échanges de qualité et des coups désespérés d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Halep a amorcé l\u2019affrontement avec aplomb en se donnant deux balles de bris dès le premier jeu et en exploitant la première avec succès.Qu\u2019à cela ne tienne, Garcia lui a joué le même tour aussitôt, après que la numéro un mondiale eut commis une double faute à la deuxième chance de bris.Garcia s\u2019est sortie d\u2019embarras au troisième jeu en sauvant quatre balles de bris, et les deux joueuses ont réussi à protéger leur service jusqu\u2019au 11e jeu.Face à un déficit de 0-40, Garcia a réussi une belle demi- volée pour effacer la première balle de bris, mais un coup droit trop long à la suivante a redonné l\u2019avantage à Halep, 6-5.Dès ce moment, Halep est devenue irrésistible.Elle a d\u2019abord bouclé la première manche, longue de 57 minutes, et n\u2019a concédé que 19 points au deuxième set, qui n\u2019a duré que 37 minutes.En demi-finale samedi après-midi, Halep, gagnante à Montréal en 2016, affrontera l\u2019Australienne Ashleigh Barty, 15e tête de série.L\u2019Ukrainienne Elina Svitolina, cinquième tête de série, croise le fer avec la Belge Elise Mertens, classée 14e, lors du dernier match de quarts de finale.La gagnante affrontera Sloane Stephens samedi soir.En double, la Montréalaise Eugenie Bouchard et l\u2019Américaine Sloane Stephens ont vu leur parcours prendre fin en quarts de finale du double féminin lorsque Latisha Chan et Ekate- rina Makarova les ont vaincues en deux manches de 6-4, 6-2, toujours vendredi soir.Bouchard et Stephens ont livré une bonne bataille au premier set contre les deuxièmes têtes de série du tournoi.Chan, de Taïwan, et Makarova, de la Russie, n\u2019ont eu besoin que d\u2019un bris, au troisième jeu au service de Bouchard, pour remporter la première manche.TENNIS Halep bat Garcia et accède aux demi-finales de la Coupe Rogers Simona Halep a salué la foule après sa victoire contre la Française Caroline Garcia, vendredi soir au stade IGA.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE Avec l\u2019incertitude du mercato derrière eux, les joueurs de l\u2019Impact connaissent maintenant leur position dans l\u2019échiquier au début de la dernière étape de la saison en MLS.La formation montréalaise a encore 10 matchs à jouer cette saison et demeure tout juste au-dessus de la ligne rouge au classement de l\u2019Association Est, à égalité avec le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et deux points devant l\u2019Union de Philadelphie.L\u2019Impact (9-13-2) tentera de consolider sa position samedi, quand il rendra visite au Real Salt Lake (10-9-4).« Chaque match compte, a rappelé l\u2019arrière latéral de l\u2019Impact Jukka Rai- tala plus tôt cette semaine.Ce mois-ci est mieux puisque nous jouons seulement une fois par semaine \u2014 même si le mois de juillet n\u2019a pas été si mauvais.Nous devons continuer à gagner pour atteindre notre objectif, qui est de participer aux éliminatoires.» « Nous devons y aller un match à la fois.Ce sera différent à Salt Lake, mais nous sommes confiants.Ç\u2019a moins bien été la semaine dernière, mais nous sommes positifs et continuons à travailler fort.» Malgré les meilleures intentions, le défi sera important pour l\u2019Impact dans l\u2019Utah.La troupe de Rémi Garde présente une fiche à l\u2019étranger de 2-9-1 cette saison, et seulement quatre for- SOCCER L\u2019Impact a les yeux sur Salt Lake 10 Le nombre de matchs qu\u2019il reste à jouer cette saison pour l\u2019Impact Chez les hommes À Toronto, du côté des messieurs, le champion de la Coupe Rogers s\u2019est incliné devant un fulgurant nouveau venu.Stefanos Tsitsipas, un Grec de 19 ans, a éliminé Alexander Zverez, un jour après avoir joué le même tour à Novak Djokovic.Tsitsipas a atteint les demi-finales en gagnant 3-6, 7-6 (11) et 6-4.Il a sauvé deux balles de match contre Zverev, qui a remporté le tournoi à Montréal en 2017, battant Roger Federer dans le match ultime.mations de la MLS ont amassé moins de points sur les pelouses adverses que le Bleu-blanc-noir.À l\u2019autre bout du spectre, le Real Salt Lake affiche un dossier à domicile de 9-1-2 et sa seule défaite a été encaissée lors de son ouverture locale, le 10 mars dernier.L\u2019Impact a indiqué plus tôt cette semaine que l\u2019attaquant Quincy Ama- rikwa et le milieu de terrain Micheal Azira, acquis mercredi avant la fermeture de la période estivale de transferts, seront à Salt Lake City et pourraient être disponibles.De son côté, l\u2019arrière latéral Bacary Sagna, également embauché mercredi, rencontrera ses coéquipiers pour une première fois dimanche, lors du retour de l\u2019équipe à Montréal. A 9 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 DIALOGUE JEUNESSE DES CHEFS ÉLECTIONS 2018 RT A P f d e h C SÉ I L A E J C E B É U DU Q L A R É B I I L RT A P u f d e h C D R A L L I OU C PPE I L I PH R I EN V A T I L A O C u p f d e h C A G E L N A R F S I O C É B É U I Q u E S OI Ç N A R -F N E IR A ID L O S C E B É QU i t r a u p f d e h C SÉ S A M N O N A M C E ÉB U Q ON I i t r a LT U IS O Ç s p n o i t s e u x q u a n U .le a ion t a n e h e c r t ua s q e l u N t d u t i t s n \u2019I L s d e n u e s j e r d a s p ée s o n r u o t on c n i s u o v z- e nd e r é t n e s é r p e s r i t r a s p e s d f t M) e N I e ( d n o u M a e v u o e 17 août 2018 L .s n 5 a 8 à 3 e 1 t on r ond ép r s l i ù o le b a ée l b m e s s A \u2019 s à l t n o r v e c e r r i o v De Le , E YL M N A RI B t ec Animé par le dir al é ontr M ul.de M , bo 5 5 4 1 ersit v ni \u2019U de l orium des diplôm udit A de 19 S oir v De eur du 110) st (He Oue v sonneu ai villon Ha dia (pa cor on é C és h 1 h à 2 ll) è e d t n e n v E t d û Co e d t i e s r l u t s n a n e t n i a s m e c a l s p e l 5 $ ( t : 2 e l l i u b a c .c q .m n i M N \u2019I e l ) s ée t i m i t l n o s s JÉRÔME DELGADO LE DEVOIR Plus ça change, plus c\u2019est pareil.Trois semaines après le remaniement ministériel du gouvernement de Justin Trudeau, celui qui a remplacé Mélanie Joly à Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, tient le même discours.« Netflix n\u2019a pas eu de passe-droit.Il n\u2019y a pas eu d\u2019entente Netflix.Netflix investit 500 millions de dollars chez nous, mais il n\u2019y a eu aucune concession », affirme le nouveau ministre du Patrimoine canadien.De passage à Montréal vendredi pour sa première tournée québécoise depuis son entrée au cabinet, le député de la circonscription d\u2019Honoré-Mer- cier a réitéré la position du gouvernement.Il n\u2019y aura pas de taxe Netflix, mais ce n\u2019est pas par souhait d\u2019épargner l\u2019entreprise vouée à la diffusion en continu.« Le débat est beaucoup plus large, soutient-il.Les lois avec lesquelles on travaille [précèdent l\u2019arrivée] d\u2019Internet.On a commandé une étude, un travail sérieux à un comité, qui se penche sur la radiodiffusion et les télécommunications.On veut, à terme, que tous ceux qui bénéficient du système [y] contribuent.Netflix, comme n\u2019importe quelle compagnie qui est dans le système, va faire partie de cette étude globale.» Créé alors que Mélanie Joly était encore ministre du Patrimoine canadien, le comité doit déposer son rapport en janvier 2020.Incitatif au mécénat Pablo Rodriguez s\u2019est arrêté à l\u2019Édifice Wilder \u2013 Espace danse, au centre-ville de Montréal, pour annoncer la répartition de 5 millions de dollars à 24 organismes culturels québécois.Cette somme est distribuée selon les règlements du Fonds du Canada pour l\u2019investissement en culture (FCIC) et en particulier de son volet « Incitatifs aux fonds de dotation ».Ces subventions, dites « de contrepartie », sont attribuées à chaque organisme selon l\u2019argent que chacun d\u2019eux recueille en dons privés.Pour l\u2019année 2017-2018, le gouvernement canadien a ainsi imité à hauteur de 66 % les contributions du secteur privé, bien que l\u2019objectif soit de les égaler.« Le gouvernement offre des fonds de contrepartie, à concurrence d\u2019un dollar pour chaque dollar amassé auprès de donateurs privés », lit-on dans la description du programme.Les montants varient d\u2019un organisme à l\u2019autre.Cinq joueurs ont obtenu d\u2019Ottawa au-delà du demi-million : l\u2019Orchestre Métropolitain, 517 000 $, le Centre Segal des arts pour la scène, l\u2019OSM et les Grands Ballets canadiens, près de 700 000 $ chacun, et le Domaine Forget, au-delà du million (1 144 248 $, pour être exact).Le plus petit montant a été accordé à l\u2019orchestre de chambre I Musici (660 $).Quatre organismes ont été subventionnés pour la première fois, dont l\u2019Association de Repentigny pour l\u2019avancement de la musique, dont la Netflix n\u2019a pas eu de passe-droit, répète le ministre Rodriguez subvention n\u2019a cependant pas été dévoilée.Avec 21 entités, le secteur musical est le mieux représenté dans la liste divulguée.Pour le ministre Rodriguez, le volet incitatif du FCIC est une « formule gagnante pour tous ».« Le FCIC aide les organismes à devenir plus autosuffi- sants sur le plan financier.Il est particulièrement efficace pour stimuler les dons du secteur privé », affirme le détenteur du portefeuille culturel.Selon lui, Patrimoine canadien a distribué 250 millions de dollars en subventions de contrepartie depuis 2001, pendant que le secteur privé y contribuait à hauteur de 327 millions.À noter qu\u2019un organisme est tenu de placer la somme des deux sources dans un fonds de dotation et ne peut se servir que des revenus, ou intérêts.Pour Ginette Gauthier, directrice générale du Domaine Forget, cette mesure est capitale pour assurer la pérennité d\u2019un organisme.L\u2019établissement de Charlevoix, qui est à la fois une école et un diffuseur, s\u2019en servira pour augmenter les bourses pour étudiants et pour développer la programmation artistique.Actuellement en campagne de financement, le Domaine Forget faisait appel au FCIC pour la troisième fois.Le Centre Segal des arts de la scène, autrefois centre Saidye-Bronfman, dépend en bonne partie de ses placements dans le fonds de dotation de la Fondation communautaire juive de Montréal.Pour l\u2019année 2016-2017, c\u2019est un cinquième de ses rentrées d\u2019argent qui provient de cette source.« Avec ce qu\u2019on obtient en vente de billets [25 % des revenus] et en financement public [3,3 %], nous dépendons fortement de la collecte de fonds et de nos revenus de dotation.Nous devons en grande partie notre succès au programme Incitatifs aux fonds de dotation de Patrimoine canadien.C\u2019est un important facteur pour atteindre la stabilité financière », commente Mélanie Thompson, responsable des communications au Segal.Le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, était à Montréal afin de faire une annonce de financement pour le secteur des arts, de la culture et du patrimoine.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Après avoir lutté longtemps contre l\u2019anorexie, l\u2019écrivaine Fanie Demeule a trouvé un exutoire dans l\u2019écriture, et dans la rédaction de son premier roman, Déterrer les os, paru dans la collection « Hamac » chez Septentrion.Lynda Dion, quant à elle, a fait de sa relation à son image et à la nourriture le thème central de son livre Grosse, dans la même collection.Épicurienne et gastronome assumée, l\u2019écrivaine Chrystine Brouillet codiri- geait récemment le recueil de nouvelles Treize à table, sur le thème de la nourriture.Et Kim Thúy, qui signait récemment Le secret des Vietnamiennes sur la cuisine, a été restauratrice avant d\u2019être écrivaine.Ces quatre auteures seront réunies samedi à 16 h aux Correspondances d\u2019Eastman pour parler des cuisines de la littérature.Cette table ronde sera animée par Vanessa Courville.Pour Fanie Demeule, l\u2019obsession de l\u2019image se conjugue avec l\u2019obsession de la nourriture.Enfant, la narratrice de Déterrer les os adore manger.Elle peut aisément avaler sept pamplemousses d\u2019affilée ! « Il y a une jouissance à manger excessivement dans la jeunesse.La narratrice a une faim, et elle veut prendre le contrôle sur cette faim », dit-elle.Peu à peu, la nourriture devient cependant l\u2019ennemi de l\u2019anorexique, qui s\u2019accorde une rare clémentine selon les calories brûlées dans la journée.« C\u2019était pour montrer les deux faces d\u2019une même médaille, l\u2019excès de nourriture et le jeûne extrême.» Il n\u2019est pas rare que Fanie Demeule et Lynda Dion, toutes deux éditées dans la collection « Hamac » du Septentrion, se retrouvent assises autour des mêmes tables rondes.« On a eu le même mal- être qui s\u2019est manifesté de deux manières différentes », dit Fanie Demeule.« [\u2026] cette année-là de mes 26 ans après avoir suivi une dizaine de régimes j\u2019ai pris la première décision importante de ma vie l\u2019ère des privations était terminée maigrir était la meilleure façon d\u2019engraisser à perpétuité je venais de comprendre l\u2019essentiel et je refusais cette condamnation », écrit pour sa part Lynda Dion dans Grosse.Dans le miroir de la littérature, les écrivains se voient maigres ou énormes, et la nourriture devient symbole de jouissance ou de privation.Dans le recueil Treize à table, paru aux Éditions Druide, Patrice Godin évoque la faim sans appétit du coureur de fond, qui hypnotise le corps épuisé jusqu\u2019à l\u2019hallucination.Au fil des nouvelles, la nourriture devient lien, cadeau ou prétexte.Michel- Marc Bouchard tient une conversation à sens unique avec Pina Bausch sur le thème des confitures.Dans son livre Le secret des Vietnamiennes, paru aux Éditions du Trécarré, Kim Thúy présente la cuisine de son pays natal comme le vecteur des échanges affectifs entre femmes.« Comme mes parents et ma grande famille vietnamienne, je m\u2019appuie donc sur la nourriture pour leur exprimer du mieux que je peux l\u2019inconditionnel de mes sentiments.La seconde raison : j\u2019estime que rendre une personne heureuse ou savoir lui faire plaisir est un privilège précieux.La cuisine me permet d\u2019utiliser ce privilège presque tous les jours, et ainsi de ressentir la félicité au quotidien grâce à ce rituel », écrit-elle.Quatre écrivaines causent cuisine à Eastman LEDEVOIR // LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com ÉPISODE 2 Des révélations compromettantes près avoir retrouvé des documents majeurs sur l\u2019histoire du cofondateur de Montréal, Léo Leymarie vise de nouveaux succès en traquant des documents obscurs et oubliés dans les archives françaises.En 1921, il fait voler en éclats la légende dorée des premiers temps de la ville qui met en scène des catholiques mystiques animés d\u2019une grande pureté.Léo Leymarie postule carrément une liaison illicite entre Marguerite Bour- geoys et Paul de Chomedey, qui se seraient connus bien avant le Canada, dans leur région d\u2019origine.L\u2019érudit parisien pense avoir trouvé des pièces qui remettent en cause leur chasteté, en évoquant même une procédure judiciaire contre ceux-ci.Les documents en question sont imprécis et très difficiles à déchiffrer.Malgré cela, Léo Leymarie écrit une lettre à son correspondant archiviste québécois Édouard-Zotique Massicotte pour lui révéler cette piste délicate.Enjeu de canonisation Dans un contexte ethnolinguistique tendu, la révélation potentielle est très mal accueillie par la Société historique de Montréal (SHM), dont Édouard-Zo- tique Massicotte est un membre éminent.L\u2019archiviste québécois ne tarde pas à répliquer à la fin de l\u2019année 1921.«Que M.de Maisonneuve ait eu une jeunesse dissipée, on l\u2019admettra à la rigueur, mais que la fondatrice de la plus grande communauté canadienne d\u2019enseignement soit soupçonnée de quelque vétille, cela met certains patriotes au désespoir», témoigne Édouard-Zotique Massicotte.La SHM est sonnée par la déflagration, car elle pense que les héros vénérés par les Canadiens français catholiques ne doivent pas prêter le flanc aux critiques acerbes des anglo-protestants.La révélation potentielle tombe d\u2019autant plus mal qu\u2019une procédure pour que Marguerite Bourgeoys accède à la sainteté a été enclenchée à Rome.En 1921, le procès en béatification est en cours d\u2019instruction par le Vatican, qui exige de tout révéler sur le passé des candidats.Un ecclésiastique, nommé pour l\u2019occasion « avocat du diable », doit recevoir les documents compromettants.Alors, si Léo Leymarie dit vrai, le dossier Marguerite Bourgeoys a peu de chance d\u2019aboutir.La Société historique de Montréal se saisit de l\u2019enjeu.Édouard-Zotique Massicotte mobilise son vice-président, Ægidius Fauteux, bibliothécaire d\u2019un ordre religieux très puissant dans la ville (les Sulpiciens).En septembre 1921, ce dernier s\u2019émeut des conséquences potentielles : « Nous ne pouvons pas accepter sans contrôle les assertions qui sont faites et qui risquent de renverser tout ce que nous étions accoutumés à penser de deux de nos plus belles gloires religieuses et civiques.» Il propose d\u2019agir sans détour en envoyant des émissaires rencontrer Léo Leymarie, mais « sans éveiller ses soupçons » pour ne pas qu\u2019il se précipite et révèle tout au grand public.Rétractation De fait, dans les boîtes d\u2019archives de Léo Leymarie, on peut retrouver quelques traces documentaires qui témoignent de ces rencontres.Des petits mots que le journaliste a conservés évoquent des heures et des lieux de rendez-vous à Paris avec des correspondants montréalais.De retour au pays, l\u2019inquiétude retombe progressivement, car Léo Leymarie a commencé à se rétracter devant la faiblesse des preuves.Ægidius Fauteux envoie une nouvelle missive à ses correspondants pour les rassurer : « M.Leymarie retire simplement aujourd\u2019hui ce qu\u2019il avait imprudemment avancé il y a quelques mois.» Et il se justifie : « Ainsi que je l\u2019avais pensé, nous n\u2019avons pas affaire à un homme sérieux, mais il faudra quand même le surveiller.» Dans une tentative de rachat, le journaliste parisien écrit : « Je vous répète que je ne laisserai rien à la supposition et que mon souci de l\u2019histoire sera aussi grand que l\u2019admiration que j\u2019ai pour ceux et celles qui ont fait de Ville- Marie la métropole du Canada.» Quelques coupures de presse viennent confirmer cette démarche, loin des polémiques.D\u2019ailleurs, aucun historien crédible n\u2019a poursuivi la piste de l\u2019idylle Chomedey-Bourgeoys qui paraît au- jourd\u2019hui improbable.Le journaliste parisien se joint à la rédaction d\u2019une revue spécialisée dans la Nouvelle-France : la prestigieuse Nova Francia.Dès 1925, cette publication va être la référence en matière de recherches historiques sur l\u2019Amérique française.On retrouve aussi Léo Leymarie à l\u2019origine d\u2019une collecte de fonds pour reconstruire l\u2019église en ruine du village natif de Paul de Chomedey de Maisonneuve en France.La Presse de Montréal relaie l\u2019initiative qui permet la réfection du bâtiment à Neuville-sur-Vannes, en Champagne, en 1928.Un an plus tard, il sera responsable d\u2019une exposition rétrospective sur les colonies françaises d\u2019Amérique du Nord à Paris.La biographie de Maisonneuve reste en revanche dans les cartons du chercheur français.C\u2019est une rencontre avec un prêtre montréalais venu étudier à Paris qui va relancer Léo Leymarie dans l\u2019aventure Maisonneuve.Wilfrid Morin se lie d\u2019amitié avec le journaliste, qui l\u2019introduit dans les cercles intellectuels parisiens.Le prêtre, qui doit retourner enseigner à Montréal en 1939, a besoin d\u2019écrire un livre pour marquer les esprits et obtenir une chaire d\u2019histoire à l\u2019université.La collection de documents et d\u2019informations inédites recueillie par Léo Leymarie sur Chomedey de Maisonneuve représente une occasion unique.Le prêtre projette de finir le travail et de publier: Paul de Chomedey, fondateur de Montréal.Sa vie, son œuvre.En 1939, Léo Leymarie, qui a 63 ans, s\u2019en remet à l\u2019ambition de cet homme pour enfin publier un ouvrage.Les deux compères signent devant notaire la vente des archives complètes de Léo Leymarie.Faute de place, Wilfrid Morin ne peut embarquer sur le bateau que quelques caisses de documents pour commencer à travailler dès son retour à Montréal.Léo Leymarie conserve une partie des pièces cruciales.Cette fois, Léo Leymarie est tout près de marquer l\u2019histoire montréalaise de son sceau.Mais le projet va prendre tragiquement fin dans un fracas de tôles.Wilfrid Morin meurt le 30 mai 1941 dans un accident d\u2019automobile à Montréal.Les documents et le projet de livre sont oubliés.Une autre ombre plane sur l\u2019œuvre de Léo Leymarie : c\u2019est la menace d\u2019Ægidius Fauteux, qui n\u2019a pas hésité à écrire en 1921 : « À cause de cela, la Société historique ne veut rien négliger pour venger, si c\u2019est possible, les deux mémoires vénérables dont on peut dire à bon droit qu\u2019elle en a été constituée le gardien.» À suivre\u2026 Dans le premier épisode, on a fait connaissance avec Léo Leymarie, journaliste français qui, au début du XXe siècle, se passionne pour Maisonneuve, le fondateur de Montréal.Il découvre son acte de baptême, dresse son arbre généalogique et soulève des doutes sur son passé militaire.À Montréal, on se méfie de ce chercheur qui, dans cet épisode, fait scandale.Voici la deuxième partie d\u2019une série de quatre qui retrace la vie mouvementée du journaliste.SYLVAIN LUMBROSO COLLABORATEUR LE DEVOIR TIFFET LE CAS LÉO LEYMARIE A Le journaliste parisien se joint à la rédaction d\u2019une revue spécialisée dans la Nouvelle-France : la prestigieuse Nova Francia.Dès 1925, cette publication va être la référence en matière de recherches historiques sur l\u2019Amérique française.Cartes postales de Wilfrid Morin de Neuville-sur-Vannes, ville d\u2019origine de Maisonneuve.Le prêtre a promis à Léo Leymarie d\u2019écrire une biographie, mais ce projet n\u2019aboutira jamais.BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA "]
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