Le devoir, 22 août 2018, Cahier A
[" VOL.CIX NO 189 / LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Ouvrir les yeux sur les bienfaits de l\u2019hypnose PAULINE GRAVEL LE DEVOIR L \u2019hypnose est largement employée en Europe par les anesthésistes, les urgentologues, les chirurgiens, psychiatres et autres médecins.Au Québec, son utilisation est encore très marginale.Les rares dentistes, pédiatres et médecins en soins palliatifs qui y ont recours dans leur pratique et qui vantent ses effets spectaculaires pour apaiser la douleur et l\u2019anxiété dénoncent une méconnaissance de cette technique, dont les neuroscientifiques ont pourtant démontré les effets concrets sur le cerveau.Ces professionnels espèrent que le 21e congrès mondial d\u2019hypnose médicale et clinique, qui réunit cette semaine à Montréal des experts de diverses universités du monde (Stanford et Harvard aux États-Unis, de Liège en Belgique, de Montréal, McGill et Concordia) contribuera à démolir les mythes entourant l\u2019hypnose et à sensibiliser, voire convaincre le monde médical québécois de ses avantages.« La plupart des mythes et des fausses conceptions concernant l\u2019hypnose sont en grande partie alimentés par l\u2019hypnose de spectacle, dans laquelle l\u2019hypnotiseur prétend posséder un pouvoir INDEX Avis légaux.A4 Carrières.B3 Culture.B7 Décès.B2 Économie.B1 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde .B4 Mots croisés.B6 Petites annonces .B2 Sports.B6 Sudoku .B6 ACTUALITÉS La Nouvelle- Orléans, la ville des confluents A 8 ÉCONOMIE Air Canada prend Aéroplan sous son aile B 1 MONDE Trump essuie un double coup dur judiciaire avec les aveux de Michael Cohen et la condamnation de Paul Manafort B 5 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR ÉLECTIONS 2018 L\u2019année des « slogans-clics » Trois des quatre partis ont opté pour des formules à un mot LISA-MARIE GERVAIS LE DEVOIR Le ministère de l\u2019Éducation a fait fi de la suggestion de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui demandait le report d\u2019un examen ministériel entrant en concurrence avec une fête liée au ramadan.Qu\u2019à cela ne tienne, la CSDM lui a indiqué qu\u2019elle reporterait au 7 juin 2019 l\u2019épreuve de français au primaire prévue le 5 juin, jugeant que trop d\u2019enfants seraient absents en cette journée de la rupture du jeûne.« On le sait, le taux d\u2019absentéisme est quand même assez important dans nos écoles lors [de cette journée] », a fait remarquer Alain Perron, porte-parole de la CSDM, la plus grosse commission scolaire du Québec, qui compte un nombre important de musulmans.Marquant la fin du mois du ramadan, l\u2019Aïd-el-Fitr est en effet une fête importante inscrite au calendrier de l\u2019islam.La Commission scolaire, qui a communiqué sa décision vendredi dernier au ministère et à ses écoles, a assuré que reporter une épreuve de production écrite en français pour les élèves du primaire ne pose pas problème.« En français écriture, ce sont des textes que les jeunes doivent écrire eux- mêmes.Alors, il n\u2019y a pas de danger de passation de questions ou de textes », a ajouté M.Perron, laissant entendre que les risques de plagiat sont nuls.Contrairement à la planification des examens du secondaire, corrigés au ministère et sanctionnés par un diplôme, les commissions scolaires du Québec ont d\u2019ailleurs toujours une certaine flexibilité pour déterminer la date des épreuves de français au primaire.Et ce ne serait pas la première fois que le calendrier serait ajusté.En juin dernier, des écoles de la région de La Malbaie avaient dû reporter les examens ministériels prévus le 7 juin en raison de la tenue du sommet du G7.« Pas une bonne idée » En février dernier, le ministère avait tâté le pouls des commissions scolaires du Québec pour la tenue des épreuves du primaire les 4, 5 et 6 juin 2019.La CSDM avait alors signifié que le 5 juin ne serait « pas une bonne idée », étant donné le risque d\u2019absentéisme dans ses écoles fréquentées par un bon nombre de musulmans.« On a levé le drapeau rouge et on a dit qu\u2019il fallait faire attention au 5 juin », explique M.Perron.Or, le 19 juin dernier, la Commission scolaire a été d\u2019autant plus surprise de constater que le ministère ne l\u2019avait pas écoutée et n\u2019avait pas modifié les dates des examens.Le fait de consentir un accommodement lui a-t-il fait peur ?ÉDUCATION La CSDM à rebours de Québec Les dirigeants scolaires refusent de tenir une épreuve ministérielle de français au primaire le jour d\u2019une importante fête musulmane VOIR PAGE A 3 : ÉLECTIONS VOIR PAGE A 5 : ÉDUCATION À Haguenau, dans l\u2019est de la France, un pompier hypnotise une « victime » d\u2019accident de la route dans le cadre d\u2019un exercice de désincarcération.FREDERICK FLORIN AGENCE FRANCE-PRESSE IDÉES Nancy Huston : ce n\u2019est pas un sacre, c\u2019est un massacre A 7 La commission scolaire avait déjà avisé le ministère en février dernier que la tenue d\u2019un examen le jour de l\u2019Aïd-el-Fitr serait une mauvaise idée, mais Québec a maintenu sa décision de mesurer les apprentissages des enfants du primaire le 5 juin, date de la fête musulmane.Des experts se prononcent sur la valeur des slogans choisis par les partis Les slogans électoraux de la campagne 2018 ont le verbe court : trois des quatre principaux partis politiques ont opté cette année pour des formules à un seul mot, censées à la fois résumer une approche et susciter l\u2019engouement.Bilan des experts ?Les résultats sont\u2026 variables.Ce sera donc l\u2019année des formules brèves \u2014 comme un écho aux mots-clics qui permettent de véhiculer les messages sur les réseaux sociaux.La Coalition avenir Québec (CAQ) a opté pour «Maintenant»; le Parti québécois (PQ), pour « Sérieusement » ; alors que Québec solidaire a choisi «Populaires» pour thème de campagne.Cela laisse seuls les libéraux avec une formule plus classique : « Pour faciliter la vie des Québécois », diront les affiches et autres déclinaisons publicitaires de la formation de Philippe Couillard.On note la différence en regardant ce qui s\u2019était fait il y a quatre ans.Les partis avaient alors tous créé des slogans VOIR PAGE A 5 : HYPNOSE ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 À LA UNE CN Jean-François Lisée Chef Parti Québécois 17 SEPT.Manon Massé Porte-parole Québec solidaire 19 SEPT.Philippe Couillard Premier ministre du Québec Parti libéral du Québec 18 SEPT.François Legault Chef Coalition Avenir Québec 28 SEPT.Élections provinciales 2018 Assistez aux quatre tribunes électorales de la Chambre avec les chefs des principaux partis en vue du vote du 1er octobre.En collaboration avec : RÉSERVEZ VOTRE PLACE > ccmm.ca/elections2018 AMÉLIE DAOUST-BOISVERT LE DEVOIR Un coroner recommande à Québec de mieux sensibiliser le public aux dangers découlant du mélange de l\u2019alcool et des médicaments.La mort d\u2019un homme de 30 ans, pour qui une consommation simultanée de boissons alcoolisées sucrées à forte teneur en alcool, de caféine et de médicaments en vente libre a été fatale, a mené le coroner Yvon Garneau à conclure que les effets néfastes combinés de ces substances sont méconnus du public.Pierre Parent, âgé de 30ans, est décédé le 26 décembre dernier après avoir consommé quatre canettes de boisson Four Loko d\u2019une teneur en alcool de 11,9%, une bière et des médicaments en vente libre contre le rhume contenant du chlorphéniramine.L\u2019autopsie a aussi détecté la présence de caféine dans son sang.Selon l\u2019analyse toxicologique, la combinaison d\u2019alcool, de caféine et de médicament a pu provoquer l\u2019arythmie cardiaque qui a mené à la mort.Ses proches «lui connaissaient une dépendance aux boissons sucrées alcoolisées», mentionne le coroner dans son rapport.Sa consommation régulière s\u2019élevait à deux canettes par jour.Son foie présentait une atteinte caractéristique de l\u2019alcoolisme, ce qui a pu contribuer à la vulnérabilité de l\u2019homme aux différentes substances ingérées, selon le rapport.Cet hiver, la mort d\u2019une adolescente de Laval ayant consommé la boisson fortement alcoolisée FCKD UP a mené à une offensive publique contre ces produits.Plus en vente au Québec Le Four Loko et les autres boissons sucrées à forte teneur en alcool ne sont plus vendus au Québec.Les fabricants les ont retirés des tablettes avant même le 12 juin, alors qu\u2019était sanctionnée la loi qui prohibe la vente des mélanges à bière titrant à plus de 7 % d\u2019alcool dans les épiceries et les dépanneurs.La Société des alcools du Québec (SAQ) n\u2019a pas non plus l\u2019intention de les commercialiser, ni à «court terme» ni à « long terme », a indiqué la responsable des communications Linda Bouchard mardi.«On suit les besoins exprimés par les consommateurs, et on ne sent pas de besoin» pour ces produits, a-t-elle ajouté.S\u2019il a légiféré sur les points de vente, Québec n\u2019a toutefois pas suivi la recommandation de l\u2019Institut de santé publique du Québec (INSPQ) qui, en mars, recommandait d\u2019apposer un prix plancher à ce type de boissons.En juillet, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a publié son plan d\u2019action interministériel en dépendance 2018-2028.La sensibilisation aux risques des boissons à forte teneur en sucre et en alcool fait partie des dizaines d\u2019actions prévues dans les prochaines années.Tué par un mélange de Four Loko, de caféine et de médicaments MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR Un imbroglio administratif ne mènera finalement pas des milliers de tonnes de matières recyclables de l\u2019île de Montréal vers des sites d\u2019enfouissement.Au terme d\u2019une séance du conseil municipal qui s\u2019est étirée sur deux jours, les élus montréalais ont finalement octroyé, mardi soir, le contrat pour la gestion des résidus de construction et les objets encombrants, de même que pour les produits reçus dans les écocentres, à Koncas Recyclage.L\u2019opposition a accepté de se rallier à la proposition de l\u2019administration de Valérie Plante, même si les documents relatifs au contrat de 18,5 millions sur trois ans n\u2019ont pas été soumis à temps.Ce n\u2019est que lundi matin que le parti d\u2019opposition Ensemble Montréal a pu consulter le dossier.Un seul soumissionnaire a été jugé conforme.Sa soumission se situait toutefois 20 % au- dessus de l\u2019estimation établie par les fonctionnaires, a rappelé le chef de l\u2019opposition, Lionel Perez.« On n\u2019a pas pu analyser ce dossier selon les règles », s\u2019est-il indigné.« Si on choisit des règles, c\u2019est pour leur donner de l\u2019importance et de la pertinence », a- t-il rappelé.En plus d\u2019être bien au-delà de l\u2019estimation, le contrat ne comprend aucune garantie d\u2019exécution, a noté M.Perez.« Si la compagnie fait faux bond, on va être pris dans une crise, a-t-il raillé.On n\u2019a pas de roue de secours, c\u2019est préoccupant pour un contrat de trois ans.» Il a toutefois dit comprendre que l\u2019industrie du recyclage vit des changements importants.« On le constate, on le reconnaît », a-t-il mentionné.Le maire de l\u2019arrondissement de Verdun, Jean-François Parenteau, a insisté sur le caractère urgent de la situation.« On devait passer ce contrat », a-t-il déclaré aux élus montréalais.Sinon, au mois de septembre, environ 16 000 tonnes d\u2019objets encombrants se seraient retrouvées dans des sites d\u2019enfouissement, a-t-il lancé.« Je remercie l\u2019ouverture de l\u2019opposition.C\u2019est un imbroglio administratif qui s\u2019est produit, pas une erreur de mauvaise foi », a-t-il précisé.Interrogé par Le Devoir tout juste avant que le conseil municipal lui accorde le contrat, Martin Leclerc, directeur au développement des affaires chez Koncas Recyclage, a toutefois tenu un discours moins alarmiste.Le contrat de Koncas Recyclage se terminait en juin, a-t-il rappelé.« J\u2019ai accepté de le prolonger jusqu\u2019au mois d\u2019août au même taux à la demande de la Ville », rapporte-t-il, ajoutant qu\u2019il aurait accepté une autre prolongation de contrat.« Je ne les aurais pas laissés tomber.» Montréal octroie finalement son contrat de recyclage Construit en 1973, le réacteur nucléaire Gentilly-1 à Bécancour se trouve en bordure du fleuve Saint-Laurent.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE MYLÈNE CRÊTE À OTTAWA LA PRESSE CANADIENNE Des groupes de citoyens et des chefs autochtones craignent que l\u2019absence d\u2019une véritable politique en matière de gestion des déchets nucléaires nuise au démantèlement du réacteur Gentilly-1 à Bécancour.« On ne veut pas que le Canada se retrouve parsemé de petits dépotoirs nucléaires à chaque endroit où il va y avoir eu un réacteur nucléaire au cours des années », a expliqué le porte-parole du Ralliement contre la pollution radioactive, Gilles Provost, en conférence de presse mardi.Il était accompagné de représentants de la Canadian Law Environmental Association, d\u2019un groupe de citoyens du comté de Renfrew en Ontario et du Regroupement pour la surveillance nucléaire.« La politique-cadre du gouvernement canadien pour le nucléaire est pathétique, s\u2019est exclamé le président du Regroupement pour la surveillance nucléaire, le Dr Gordon Edwards.Elle compte 273 mots et une liste qui équivaut à quatre gazouillis sur Twitter.» Ces groupes prévoient de manifester à Ottawa mercredi alors que la Commission de sûreté nucléaire entendra la mise à jour des Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), un consortium d\u2019entreprises mandatées par le gouvernement fédéral pour se débarrasser de quatre réacteurs nucléaires qui ne sont plus en fonction.L\u2019un de ces réacteurs est le Whites- hell-1 situé près de la rivière Winnipeg au Manitoba.Les LNC proposent maintenant de couler du béton autour du réacteur et de l\u2019enfouir au lieu de procéder au démantèlement et à la démolition comme il était initialement prévu.Cette méthode ne permet pas de contenir les déchets radioactifs de façon sécuritaire à très long terme, selon le Ralliement contre la pollution radioactive.« Il faut des solutions durables, des solutions sécuritaires qui vont l\u2019être pas juste pour nous, mais pour les générations futures, a plaidé M.Provost.Ce ne sont pas des choses qui vont disparaître dans 100 ans, dans 200 ans ou dans 300 ans.» Ces citoyens craignent que ce projet, s\u2019il est approuvé, crée un précédent et soit également envisagé pour le déclassement du réacteur nucléaire Gentilly- 1 à Bécancour, qui se trouve en bordure du fleuve Saint-Laurent.Ils s\u2019opposent à l\u2019aménagement de sites de déchets nucléaires près de cours d\u2019eau et accusent les LNC de promouvoir la solution la moins coûteuse.Ils citent en exemple le projet de dépotoir nucléaire de Chalk River en Ontario qui pourrait être aménagé près de la rivière des Outaouais.Ils demandent donc au gouvernement fédéral d\u2019élaborer une politique «contraignante» en matière de gestion des déchets nucléaires en consultation avec la population et les peuples autochtones.Entre-temps, ils estiment que le Canada devrait tout simplement cesser la production de ces déchets nucléaires.Ces citoyens demandent également au vérificateur général, dans une lettre, d\u2019effectuer une évaluation de la gestion des déchets nucléaires au pays et des fonds publics qui y sont consacrés.ENVIRONNEMENT Le démantèlement de Gentilly-1 crée des craintes La politique- cadre du gouvernement canadien pour le nucléaire est pathétique.Elle compte 273 mots et une liste qui équivaut à quatre gazouillis sur Twitter.GILLES PROVOST » plus étoffés : « Ensemble, on s\u2019occupe des vraies affaires » (PLQ), « Je vote avec ma tête » (QS), « On se donne Le- gault » (CAQ).Le PQ avait pour sa part une formule brève pour l\u2019autobus de Pauline Marois (« Déterminée »), mais son slogan officiel avait huit mots.« Ce n\u2019est pas nouveau d\u2019avoir des slogans d\u2019un mot \u2014 QS avait choisi « Debout » en 2012, rappelle Thierry Giasson, chercheur principal au Groupe de recherche en communication politique.Ça peut donner un avantage pour les réseaux sociaux, c\u2019est vrai, mais ça permet surtout de décliner le slogan dans des sous-cam- pagnes : c\u2019est facile d\u2019associer ces mots à d\u2019autres concepts, et ça évoque comme un cri de ralliement.» « On est vraiment dans une ère d\u2019hy- per-simplification des messages et des logos, dit pour sa part Hugues Chan- donnet, consultant en stratégie et création chez Déraison.C\u2019est dans l\u2019ère du temps d\u2019utiliser des formules simples pour attirer l\u2019attention, donner une impulsion\u2026 Est-ce que c\u2019est plus efficace ?Le débat est ouvert.» Stratège en communication chez Tesla RP (et anciennement au Bloc québécois), Louis Aucoin estime quant à lui qu\u2019il « y a une limite à la synthèse et que les partis l\u2019ont traversée.À force de trop synthétiser, on ne fait plus de propositions ».« Un slogan ne fonctionne jamais seul, dit-il.L\u2019électeur contribue à lui donner un sens [en l\u2019interprétant].Mais là, je trouve qu\u2019on en demande beaucoup à l\u2019électeur.C\u2019est comme si les partis avaient eu peur de s\u2019engager auprès des électeurs.Ce n\u2019est pas une grande cuvée.» Maintenant Thierry Giasson et Hugues Chandonnet estiment que la CAQ a frappé dans le mille avec « Maintenant ».« Je trouve ça engageant et plutôt habile, dit Thierry Gias- son.Ça vient établir un lien de confiance, rassurer les électeurs en disant \u201cc\u2019est le bon moment de voter CAQ\u201d.À mon sens, le parti a mis le doigt sur quelque chose qui aura de la résonance.» Pour Hugues Chandonnet, c\u2019est l\u2019équivalent du «Nous sommes prêts» adopté par Jean Charest en 2003.«C\u2019est un slogan habile qui dénote une certaine confiance et qui place la CAQ au cœur du débat: l\u2019enjeu de cette élection, c\u2019est de savoir si on doit donner une chance au parti, si c\u2019est le bon moment.En disant \u201cMaintenant\u201d, on vient mobiliser la base \u2014 \u201cContinuez, on est près du but\u201d \u2014 tout en parlant aux électeurs plus mous ou indécis en leur disant : \u201cLe changement dont vous rêvez commence maintenant avec la CAQ.\u201d» Louis Aucoin relève que, pour la CAQ comme pour QS, le slogan est « autoré- férentiel » : moins évident pour qui ne connaît pas l\u2019histoire de ces partis, leur progression et leur position dans les sondages.Sérieusement M.Aucoin se questionne aussi sur le choix du PQ.« On comprend qu\u2019ils ont commencé avec une campagne humoristique et qu\u2019ils viennent dire qu\u2019on passe maintenant aux choses sérieuses de la campagne.Le problème, c\u2019est que ça ne correspond à rien dans l\u2019imaginaire public.Personne n\u2019a dit des libéraux qu\u2019ils n\u2019étaient pas sérieux, ou qu\u2019ils étaient loufoques.Donc, le PQ dit \u201csérieusement\u201d par rapport à quoi ou à qui ?» Thierry Giasson « ne trouve pas ça génial » non plus.« C\u2019est même plutôt étrange, à mon sens.En anglais, \u201cseriously\u201d est employé quand tu doutes de ce que quelqu\u2019un te dit.Il y a la même connotation en français : je regarde le slogan du parti et je me dis qu\u2019en ajoutant un point d\u2019interrogation, on soulève pas mal plus de doutes qu\u2019on veut en calmer.» Tout étant question de perspective, Hugues Chandonnet trouve « vraiment audacieuse » la proposition du PQ.« Je leur lève mon chapeau, dit-il.C\u2019est moderne, ça exploite et désamorce le sentiment ambiant envers le parti et envers la politique.Le PQ est un vieux parti qui doit se renouveler.Il a débuté avec une campagne humoristique et vient maintenant ancrer la conversation autour d\u2019en- ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 E N B R E F Un autobus haut en couleur QUÉBEC \u2014 Le Parti québécois a dévoilé mardi son autobus de campagne, qui est recouvert d\u2019une fresque multicolore réalisée par l\u2019artiste drummond- Où seront les chefs ?C\u2019est en Mauricie que le premier ministre Philippe Couillard a choisi de lancer la campagne électorale du Parti libéral du Québec (PLQ) jeudi, selon ce qu\u2019a appris La Presse canadienne.La région de la Mauricie, actuellement totalement acquise aux libéraux, fait partie des coins du Québec âprement convoités par la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault.Meneur dans les sondages, François Legault prévoit de faire une conférence de presse en après-midi à Québec pour lancer sa campagne.Sa caravane passera l\u2019après-midi dans la grande région de Québec, où il compte se rendre à la rencontre des électeurs en prenant un ou des bains de foule, selon le temps disponible.La caravane caquiste prendra ensuite la route, en direction de Montréal, pour la nuit.Le chef péquiste Jean-François Lisée sera dans la grande région de Montréal en ce premier jour de campagne électorale.Il fera une conférence de presse, en après-midi, quelque part dans le « 450 », où le PQ souhaite maintenir ses acquis.En soirée, un rassemblement péquiste est à l\u2019horaire, dans un lieu non dévoilé, toujours en banlieue de Montréal.La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, passera elle aussi la journée du 23 août à Montréal.Elle devrait faire une déclaration publique vers 14 h, suivie d\u2019une conférence de presse.La Presse canadienne Le Parti québécois joue d\u2019audace avec un autobus aux couleurs psychédéliques.PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DU PQ AMÉLI PINEDA LE DEVOIR L\u2019ancien porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Ian Lafrenière, qui a confirmé mardi son saut en politique avec la Coalition avenir Québec (CAQ), s\u2019est exprimé pour la première fois sur la question des signes religieux.Le nouveau politicien est pour une « neutralité totale » des corps de police.«Les gens ont le droit d\u2019avoir leurs croyances.Mais comme policier, on se doit d\u2019avoir une neutralité totale», a souligné M.Lafrenière, qui brigue la circonscription de Vachon, en Montérégie.Celui qui a été le visage de la police de Montréal pendant plus de 20 ans s\u2019est dit à l\u2019aise avec la position de la CAQ voulant qu\u2019une policière du SPVM ne puisse porter le voile au travail.«[Le voile], on essaie de dire que c\u2019est juste une pièce de vêtement, que c\u2019est une décoration, mais c\u2019est un vêtement qui envoie un message fort», a-t-il fait valoir.« Imaginez, par exemple, une jeune fille qui appelle la police parce que son père l\u2019a forcée à porter un niqab ou une burqa et que la policière ou le policier qui arrive sur place a un signe religieux.Pensez-vous que ça dégage une image neutre ?» a-t-il dit.L\u2019ancien inspecteur a fait un parallèle avec la neutralité exigée des policiers dans tous les autres domaines.« Lorsqu\u2019on arrivait en séries finales au hockey, j\u2019interdisais à mes policiers de porter l\u2019emblème d\u2019une équipe.Pourquoi ?Parce qu\u2019il y a la neutralité, mais il y a aussi l\u2019image et le sentiment de neutralité.Imaginez s\u2019il y a une bagarre entre deux groupes [d\u2019amateurs] d\u2019équipes opposées \u2014 le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston, pour ne pas les nommer \u2014 et que les policiers débarquent avec leurs épinglettes du Canadien, croyez-vous vraiment que les partisans de Boston vont penser qu\u2019ils ont un traitement équitable ?» a-t-il fait remarquer.M.Lafrenière estime toutefois que les décisions sur la neutralité des corps de police doivent être prises par les politiciens.En avril dernier, le débat à propos de l\u2019autorisation des signes religieux, comme le hidjab et le turban, au sein des corps de police a été relancé par un élu municipal montréalais.Quelques jours plus tard, Le Journal de Montréal rapportait l\u2019inscription d\u2019une première étudiante voilée en techniques policières.« Il y a de cela quelques heures, j\u2019étais encore au service de police.[\u2026] Je crois que malheureusement on a \u201cpoussé la chaleur\u201d vers eux.On a demandé à des gens de prendre position sur une déci- Les nouveaux habits de Ian Lafrenière Désormais candidat de la CAQ , il s\u2019oppose au port de signes religieux par des policiers QS avait déjà employé un slogan à un mot en 2012 ÉLECTIONS SUITE DE LA PAGE A 1 sion qui, à mon sens à moi, est politique », a-t-il déclaré en marge de son lancement de campagne.Un peu plus tôt, M.Lafrenière a confié que c\u2019est son «déplacement» des communications du SPVM par l\u2019ex-chef Philippe Pichet qui l\u2019a amené à envisager une carrière politique, en 2016.«Je ne serai pas menteur.Je ne vous dirai pas que mon départ des communications n\u2019a pas amené en moi la volonté de faire d\u2019autres choses», a-t-il souligné.Après 24 ans au sein du SPVM, M.La- frenière a quitté ses fonctions en juillet dernier.Lundi, l\u2019ancien haut gradé a remis son arme de service.Véritable château fort péquiste, la circonscription de Vachon est représentée depuis 2010 par Martine Ouellet, devenue depuis indépendante afin de diriger le Bloc québécois.Celle-ci a depuis démissionné de la chefferie du Bloc et a confirmé qu\u2019elle ne se représente pas aux élections provinciales.ÉLECTIONS 2018 L\u2019autre membre du duo de justiciers de la CAQ, Sonia Lebel, a assisté à l\u2019annonce officielle de la candidature de Ian Lafrenière.L\u2019ancien policier tentera de se faire élire dans la circonscription de Vachon.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ni signes religieux ni emblèmes de clubs sportifs quand on est policier, dit Ian Lafrenière jeux plus sérieux, plus profonds.» Populaires Il y a chez les trois experts une unanimité : le slogan de Québec solidaire ne casse rien.« Je pense comprendre l\u2019idée », dit M.Chandonnet.Mais j\u2019aurais continué à réfléchir\u2026 » « On comprend la référence à la notion de peuple, au fait d\u2019être proches des gens de la classe populaire, ajoute Thierry Giasson.On comprend aussi le message de dire que c\u2019est un parti qui génère des appuis.Ça évoque aussi presque le communautarisme \u2014 c\u2019est quelque chose que Manon Massé [la chef désignée] incarne.Mais si je vois que ça peut bien fonctionner dans Hochelaga, j\u2019imagine aussi que ceux qui trouvent que QS est un parti de populistes de gauche \u2014 on entend ça à Québec \u2014 vont en profiter.» Hugues Chandonnet pense que QS n\u2019arrivera qu\u2019à « prêcher aux convertis » avec ce slogan.Louis Aucoin cherche lui aussi « où est l\u2019étincelle qu\u2019un slogan est censé créer pour générer une émotion ».Pour faciliter la vie des Québécois Et les libéraux ?« C\u2019est un slogan inscrit dans une lecture traditionnelle, relève M.Giasson.Je vois bien le verbe \u201cfaciliter\u201d être employé dans différents contextes permettant de parler de leur bilan », dit-il.Selon Louis Aucoin, « c\u2019est au moins un slogan qui donne une orientation, qui peut se décliner facilement et permettre de défendre un bilan : on associe la finalité des actions à un objectif plus large.Ils mettent la balle en jeu, ce que les autres ne font pas.» Hugue Chandonnet parle pour sa part d\u2019un slogan « défensif » et « moins publicitaire », mais néanmoins efficace dans le contexte.C\u2019est dans l\u2019ère du temps d\u2019utiliser des formules simples pour attirer l\u2019attention, donner une impulsion\u2026 Est-ce que c\u2019est plus efficace ?Le débat est ouvert.HUGUES CHANDONNET » villois Jean-René Douville Tessier.Dans un cours d\u2019eau, près d\u2019une main tenant une guitare, se trouve un saumon « qui remonte la pente\u2026 comme nous », a lancé le chef Jean-François Lisée.Entourée des candidats péquistes dans les régions de la Capitale- Nationale et de Chaudière-Appa- laches, où les sondages prédisent des raz-de-marée caquistes, la vice-chef Véronique Hivon a fait peu de cas des prédictions électorales.« On va être très présents ici », a-t-elle assuré.Le Devoir LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.LA SUITE DES AVIS SE TROUVE EN PAGE B4 Prenez AVIS.J'avise le publique de qui je suis et de qui je ne suis pas.Que moi Dominique, l'humaine, (L'administrative de la sur- eté).Et que je ne suis pas la personne légale, et ou l'entité, et ou la personnalité juridique.Nommé OUIMET DOMINIQUE du certificat de naissance ayant le numéro d'inscription : 1195704193162.Je ne suis pas la partie qui détienne la sureté pour cette personne légale mais que j'ai le droit d'utiliser: Dominique (L'humaine), (administrativement).Crée par le Directeur de l'État civil du Québec.Mais que j'ai droit à la sureté de cette personne.Crée, par le Directeur de l'État civil du Québec.Ceci est une fonction passive.Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS \u2013 ACTIFS IMMOBILIERS Construction d\u2019un chalet de parc et aménagement du nouveau parc Le Triangle Soumission CDN-NDG-18-AOP-DAI-031 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le 18 septembre 2018, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.Renseignements : Amar Bensaci, Gestionnaire immobilier Téléphone : (514) 872-9783 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 août 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette ?n dans une enveloppe cachetée, clairement identi?ée, et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 22 août 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-17090 Descriptif : Fourniture et installation de compteurs cyclistes et d\u2019afficheurs dynamiques Date d\u2019ouverture : Le jeudi 13 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-5253 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17214 Descriptif : A87 \u2013 Services de direction technique pour les évènements culturels et spéciaux Date d\u2019ouverture : Le mardi 25 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Francesca Raby, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-4907 Visite obligatoire : Non Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-17149 Descriptif : Services professionnels d\u2019arpentage Date d\u2019ouverture : Le mardi 11 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17162 Descriptif : Services professionnels pour la Aérotriangulation des photographies aériennes d\u2019avril 2018 de l\u2019agglomération de Montréal Date d\u2019ouverture : Le mardi 4 septembre 2018 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Elisa Rodriguez, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5506 Visite obligatoire : Non Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 août 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 22 août 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres CANDIDATS AUX ÉLECTIONS DE L\u2019ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA SDC VIEUX-MONTRÉAL 2018 La présidente du Comité des élections, Me Maryse Lapointe, a le plaisir de vous dévoiler les six candidats retenus en vue de l\u2019obtention d\u2019un des trois postes d\u2019administrateur à combler au CA de la SDC Vieux-Montréal*.*Les candidats sont présentés par ordre alphabétique.Les élections auront lieu lors de l\u2019Assemblée générale annuelle du 13 septembre 2018 à l\u2019Espace 360 de la Maison des Marins au 165 Place d\u2019Youville, à partir de 9h00.Me Robert Astell Astell Lachance Du Sablon De Sua, avocats Raymond Desfossés Bijouterie L.Poirier Valérie Champagne La Grosse Business Christian Faure Maison Christian Faure Anne De Shalla Diffusion Griff Thomas Vernis Tommy Café Avis public DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE LOT 6 190 513 DU CADASTRE DU QUÉBEC (INTERSECTION DES RUES SAINTE-MADELEINE, CÔTÉ NORD ET LE BER, CÔTÉ EST) PRENEZ AVIS que, lors de la séance régulière du conseil d\u2019arrondissement qui se tiendra le 10 septembre 2018 à 19 h à la salle du conseil (2e étage) de la mairie d\u2019arrondissement située au 815, rue Bel-Air, le conseil statuera sur une demande de dérogation mineure relative au lotissement du lot 6 190 513 du cadastre du Québec sis à l\u2019intersection des rues Sainte- Madeleine, côté nord, et Le Ber, côté est.La demande a pour objet de déroger de 3,75 m à la dimension minimale du lot de 22 m prescrite par l\u2019article 16 du Règlement de lotissement de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (RCA14 22014).Toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil d\u2019arrondissement relativement à cette demande.Montréal, le 22 août 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement Caroline Thibault, avocate Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-16876 Service professionnels pour la fourniture, l\u2019installation et la mise en service de l\u2019éclairage architectural de la Gare Viger et de son système de contrôle intelligent-12 mois L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 11 septembre 2018 est reportée au 13 septembre 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 22 août 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Avis de Liquidation de 9143-5537 Québec Inc.Le 27 juin 2018, la Chambre commerciale de la Cour supérieure du Québec a rendu un jugement (le « Jugement ») : (a) ordonnant la liquidation de 9143-5537 Québec Inc.(la « Société »), conformément aux termes du Jugement et des dispositions pertinentes de la , Québec; et (b) nommant Richter Groupe Conseil Inc.(le « Liquidateur »), en tant que liquidateur de la Société.Une copie du Jugement est disponible sur le site web du Liquidateur à : www.richter.ca/fr-CA/0-9/9143-5537-Quebec-Inc Par le présent avis, toute personne : (a) endettée envers la Société, est tenue de rendre des comptes et de payer au Liquidateur tout montant dû à la Société au plus tard le dixième jour suivant la publication du présent avis (la « Date limite ») selon les coordonnées du Liquidateur indiquées ci-dessous, par chèque certifié ou virement bancaire à l\u2019ordre de « Richter Groupe Conseil Inc., en fiducie » ; (b) qui possède des biens de la Société, est tenue de remettre ces biens au Liquidateur au plus tard à la Date limite aux bureaux du Liquidateur, situés à l\u2019adresse indiquée ci-dessous ou à tout autre endroit déterminé par le Liquidateur; et (c) ayant une réclamation contre la Société, qu\u2019elle soit liquidée, non liquidée, future ou éventuelle, est tenue d\u2019en transmettre les détails par écrit au Liquidateur au plus tard 2 mois après la première publication du présent avis.Daté à Montréal, en la province de Québec, le 8 août 2018.Richter Groupe Conseil Inc.En sa qualité de liquidateur de 9143-5537 Québec Inc.Richter Groupe Conseil Inca/s de Shawn Travitsky 1981 McGill College, 11e étage Montréal (Québec) H3A 0G6 T.514.934.3400 / 1.888.805.1793 Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la plani?cation immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5966 Descriptif : Mise aux normes du système de captation des gaz et divers travaux de rénovation à la caserne 67 Date d\u2019ouverture : 13 septembre 2018 à 13h30 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 août 2018 sur le SÉAO.Visite obligatoire : N/A ou Oui Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 28 août 2018 à 13h30, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca.Les visites auront lieu du 27 au 29 août 2018 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9h30, 10h30, 11h30, 13h30, 14h30 et 15h30.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 22 août 2018 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres PROMULGATION RÈGLEMENTS RCA18 17301 ET RCA18 17302 AVIS est par les présentes donné que les règlements ci-après décrits ont été adoptés par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Nei- ges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 13 août 2018 et entrent en vigueur conformément à la loi.RÈGLEMENT RCA18 17301 Règlement modi?ant le Règlement établissant une rémunération additionnelle pour le maire d\u2019arrondissement (RCA07 17132), a?n de sous traire de la rémunération globale prévue à cette ?n, la rémunération additionnelle qui a été adoptée par le conseil d\u2019arrondissement.RÈGLEMENT RCA18 17302 Règlement modi?ant le Règlement sur le traitement de membres du conseil d\u2019arrondissement occupant certaines fonctions (RCA17 17283) Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de- chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 22 août 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Appel d\u2019offres INVITATION SÉANCE DU CONSEIL Les membres de votre conseil d\u2019arrondissement, Mme Sue Montgomery, mairesse d\u2019ar ron dissement, Mme Magda Popeanu, conseillère du district de Côte-des-Neiges, M.Peter McQueen, conseiller du district de Notre-Dame-de-Grâce, M.Christian Arseneault, conseiller du district de Loyola, M.Marvin Rotrand, conseiller du district de Snowdon, et M.Lionel Perez, conseiller du district de Dar- lington vous invitent à participer à la prochaine séance du conseil d\u2019arrondissement de Côte- des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, Le mardi 4 septembre 2018 à 19 heures au Centre culturel de Notre-Dame-de-Grâce 6400, avenue de Monkland Au cours de cette assemblée, une période de 90 minutes sera consacrée aux questions et aux demandes des citoyens sur tous les sujets concernant l\u2019arrondissement ou l\u2019administration municipale.À cet égard, il y aura une période d\u2019inscription de 18 h 15 à 18 h 45.L\u2019ordre du jour ainsi que les dossiers décisionnels sont généralement disponibles dans la section Mairie d\u2019arrondissement du site Internet de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce (ville.montreal.qc.ca/ cdn-ndg) ainsi qu\u2019au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (311 - arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce) au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, le jeudi précédant la séance du conseil d\u2019arrondissement, en après-midi.La séance du conseil est diffusée en direct sur le site Internet de l\u2019arrondissement.N.B.L\u2019ordre du jour FINAL est celui adopté par les conseillers municipaux au début de chaque séance.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17188 Fourniture du sel de déglaçage des chaussées pour la saison 2018-2019 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mardi 21 août 2018 est reportée au mardi 28 Août 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 22 août 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Fourniture de personnel pour les relevés, enquêtes et autres services connexes Numéro : 1001784 Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège de exo, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26e étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 12 SEPTEMBRE 2018 à 10h30, heure légale.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Erin Geldard Directrice exécutive \u2013 Approvisionnement et Gestion immobilière AVIS PUBLIC RÈGLEMENT D\u2019EMPRUNT À sa séance du 12 juin 2018, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le Règlement CA-24-284 intitulé Règlement autorisant un emprunt de 6 901 000 $ pour la réalisation du programme de réfection routière.Ce règlement a ensuite été soumis au ministère des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire qui l\u2019a approuvé le 13 août 2018 : il entre en vigueur à la date du présent.Ce règlement (dossier 1187128002) peut être consulté aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de- chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 22 août 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIVISION AMÉNAGEMENT DES PARCS \u2013 ACTIFS IMMOBILIERS Réaménagement et agrandissement du chalet et aménagement d\u2019un jardin communautaire au parc de la Savane Soumission CDN-NDG-18-AOP-DAI-053 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le 18 septembre 2018, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.Renseignements : Amar Bensaci, Gestionnaire immobilier Téléphone : (514) 872-9783 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 août 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette ?n dans une enveloppe cachetée, clairement identi?ée, et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 22 août 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate Appel d\u2019offres REPORT DE LA DATE D\u2019OUVERTURE DES SOUMISSIONS Appel d\u2019offres : RP-PARC18-10 Descriptif : Parcs Saint-Marcel et Polyvalente Pointe-aux-Trembles \u2013 Réaménagement des terrains de soccer - revêtements DATE D\u2019OUVERTURE DES SOUMISSIONS L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 22 août, est reportée au mardi, 28 août à 11 h, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre- Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.Montréal, le 22 août 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut Julie Boisvert Appel d\u2019offres REPORT DE LA DATE D\u2019OUVERTURE DES SOUMISSIONS Appel d\u2019offres : RP-PARC18-09 Descriptif : Parcs Saint-Marcel et Polyvalente Pointe-aux-Trembles \u2013 Réaménagement des terrains de soccer - infrastructures DATE D\u2019OUVERTURE DES SOUMISSIONS L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 22 août, est reportée au mardi, 28 août à 11 h, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.Montréal, le 22 août 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut Julie Boisvert Avis de Liquidation de 92906 Canada Inc.Le 27 juin 2018, la Chambre commerciale de la Cour supérieure du Québec a rendu un jugement (le « Jugement ») : (a) ordonnant la liquidation de 92906 Canada Inc.(la « Société »), conformément aux dispositions du Jugement et des dispositions pertinentes de la ; et (b) nommant Richter Groupe Conseil Inc.(le « Liquidateur »), en tant que liquidateur de la Société.Une copie du Jugement est disponible sur le site web de Richter à : www.richter.ca/fr-CA/0-9/92906-Canada-Inc Par le présent avis, toute personne : \u2022 endettée envers la Société, est tenue de rendre des comptes et de payer au Liquidateur tout montant dû à la Société au plus tard le dixième jour suivant la publication du présent avis (la « Date limite ») selon les coordonnées du Liquidateur indiquées ci-dessous, par chèque certifié ou virement bancaire à l\u2019ordre de « Richter Groupe Conseil Inc., en fiducie » ; \u2022 qui possède des biens de la Société, est tenue de remettre ces biens au Liquidateur au plus tard à la Date limite, aux bureaux du Liquidateur, situés à l\u2019adresse indiquée ci-dessous ou à tout autre endroit déterminé par le Liquidateur; et \u2022 qui a une réclamation contre la Société, qu\u2019elle soit liquidée, non liquidée, future ou éventuelle, est tenue d\u2019en transmettre les détails par écrit au Liquidateur au plus tard 2 mois après la première publication du présent avis.Daté à Montréal, en la province de Québec, le 8 août 2018.Richter Groupe Conseil Inc.En sa qualité de Liquidateur de 92906 Canada Inc.Richter Groupe Conseil Inca/s de Shawn Travitsky 1981 McGill College, 11e étage Montréal (Québec) H3A 0G6 T.514.934.3400 / 1.888.805.1793 lui permettant de faire faire n\u2019importe quoi au participant », explique Michel Landry, ancien président de la Société québécoise d\u2019hypnose et président du congrès.« Ces mythes laissent entendre qu\u2019il y a une prise de contrôle de la conscience et de la volonté du libre arbitre des participants.La réalité est tout autre.Les gens peuvent refuser d\u2019être hypnotisés et il faut même leur collaboration pour les hypnotiser.De plus, si [l\u2019hypnotiseur] suggère au participant de faire quelque chose qui irait à l\u2019encontre de ses convictions, il refusera de le faire », ajoute le neuroscien- tifique Pierre Rainville de l\u2019Université de Montréal.« Tous les gens qui viennent me consulter entrent en hypnose parce qu\u2019ils sont motivés.Leur souffrance persistante est souvent le facteur de motivation.Le lien de confiance que le sujet entretient avec le professionnel de la santé est le deuxième facteur de réussite », souligne M.Landry, qui aide des personnes à utiliser l\u2019hypnose pour mieux gérer les douleurs de l\u2019accouchement, pour les préparer à recevoir des traitements de chimiothérapie ou pour contrôler leur anxiété.Douce amnésie Le Dr Paul Landry, dentiste à Magog, utilise l\u2019hypnose tous les jours, pas pour supprimer la douleur, car il administre toujours une anesthésie chimique, mais pour induire « un état de bien-être et de relaxation ».« Je l\u2019utilise pour induire un état de conscience modifié qui détend les patients et les rend très réceptifs à nos suggestions.Ceux-ci arrêtent de saliver ou de saigner quand je leur demande.De plus, les patients sous hypnose bougent très peu, ce qui facilite les interventions.Un autre avantage de l\u2019hypnose est qu\u2019elle provoque une petite amnésie et que le patient ne se rend pas compte de la durée de l\u2019intervention qui a pu prendre plus d\u2019une heure.Et tous les patients qui vivent une séance d\u2019hypnose sortent avec le sourire », précise le Dr Landry, qui encourage les gynécologues à y avoir recours.La Dre Sylvie Lafrenaye, pédiatre-in- tensiviste au CHU de Sherbrooke, affirme que l\u2019hypnose fonctionne très bien chez ses jeunes patients en raison de leur puissant pouvoir d\u2019imagination.Selon la Dre Marjorie Tremblay qui œuvre en soins palliatifs à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et à la Maison des soins palliatifs de Laval, l\u2019hypnose est un traitement adjuvant qui accroît l\u2019efficacité des médicaments destinés à réduire la douleur et l\u2019anxiété.Depuis qu\u2019elle a suivi une formation il y a un an, l\u2019hypnose est devenue « une nouvelle corde à [son] arc pour aider les patients en fin de vie aux prises avec une souffrance existentielle».«Je les guide pour qu\u2019ils entrent par le biais de l\u2019imagination dans un lieu de bien-être.Mon but est qu\u2019ils puissent ensuite accéder à ce lieu par eux-mêmes », dit-elle.Moins de séquelles L\u2019anesthésiste Marie Élisabeth Fay- monville du CHU de Liège, en Belgique, a écarté l\u2019anesthésie générale au profit de l\u2019hypnose pour des milliers de patients, car, fait-elle valoir, l\u2019anesthésie hypnotique laisse moins de séquelles et comporte moins d\u2019effets secondaires.Sur 5000 cas, elle a dû avoir recours à l\u2019anesthésie générale pour une vingtaine de patients seulement.Mais les données les plus susceptibles de convaincre les plus réfractaires proviennent de la recherche fondamentale.Le neuroscientifique Pierre Rainville a observé que lorsqu\u2019il adressait des paroles suggérant une analgésie à un individu sous hypnose, l\u2019activité des zones cérébrales impliquées dans la douleur diminuait, et cette diminution corroborait ce que la personne rapportait au sujet de l\u2019intensité de sa douleur.Qui plus est, en réponse à une douleur aiguë, le rythme cardiaque et la sudation des mains augmentaient moins lorsque la personne était sous hypnose.De plus, le réflexe de retrait de la jambe à la suite d\u2019une stimulation électrique douloureuse de la cheville était visiblement atténué.« Ces études témoignent d\u2019une activation d\u2019un processus actif d\u2019inhibition de la douleur », souligne le chercheur, qui croit qu\u2019il « faudrait mieux faire reconnaître la crédibilité de l\u2019hypnose dans le milieu médical québécois » compte tenu de tous les bienfaits qu\u2019elle peut apporter.LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 5 La douleur est un puissant motivateur HYPNOSE SUITE DE LA PAGE A 1 « Je ne sais pas si on a présenté ça comme un accommodement nommément, c\u2019est un grand mot qui peut faire peur, mais pour nous, il fallait tenir compte de cette réalité-là.Il y a toujours un fort taux d\u2019absentéisme cette journée-là [de l\u2019Aïd-el-Fitr], alors on ne va pas mettre un examen là », poursuit- il.Il y a cinq ans, l\u2019école Évangéline, dans le nord de la métropole, avait fait déplacer une journée pédagogique en raison de l\u2019Aïd el-Kebir (ou Aïd al- Adha), une importante fête musulmane qui est d\u2019ailleurs célébrée ces jours-ci.« On avait envoyé une note pour changer la [journée] pédagogique.C\u2019était la chose à faire.En toute logique, il y avait la moitié de l\u2019école qui n\u2019allait pas être là.L\u2019école aurait été désorganisée.On ne va pas faire exprès, surtout si ça ne dérange pas de mettre [la journée pédagogique] à une date X ou Y », a dit M.Perron.Le Devoir a posé la question à quatre autres commissions scolaires de la grande région de Montréal, mais il n\u2019a pas été possible de confirmer si elles allaient emboîter le pas à la CSDM.À l\u2019Alliance des professeurs de Montréal, le syndicat des enseignants de la CSDM, quiconque a une certaine population musulmane dans ses écoles devrait être concerné par la chose.« C\u2019est sûr que ça concerne moins les écoles de certaines régions, mais je ne vois pas le préjudice de [changer la date] pour tout le monde », a dit Yves Parenteau, porte-parole de l\u2019Alliance.« Ça ne changerait rien pour les commissions scolaires qui ne sont pas concernées mais, pour celles qui ont une forte représentation d\u2019élèves musulmans comme à Montréal, ça changerait quelque chose.» Des épreuves à la carte Le ministère de l\u2019Éducation n\u2019a pas répondu à la totalité des questions du Devoir et a semblé donner des versions contradictoires.En tout début de journée, elle indiquait ne pas avoir « reçu de demande de la CSDM afin de déroger à l\u2019horaire officiel ».En milieu d\u2019après-midi, le porte-parole du ministère a indiqué qu\u2019il « n\u2019y avait pas de problème avec la demande de la CSDM ».« Elle n\u2019a pas été refusée, elle est en analyse.Il y a des négociations », a dit Bryan St-Louis.Il a ajouté que, pour les épreuves au primaire, les commissions scolaires ont une certaine flexibilité, pour peu qu\u2019elles se tiennent dans la même semaine.Selon le ministère, si l\u2019horaire de la session d\u2019examens et de la reprise d\u2019épreuves 2018-2019 en formation générale des jeunes a été diffusé au réseau scolaire, il n\u2019a pas été «officiellement» rendu public.Voyant la rentrée approcher à grands pas, la CSDM a pris l\u2019initiative d\u2019informer toutes ses écoles que la journée pédagogique prévue le 7 juin pour la plupart d\u2019entre elles pourrait bien être mutée en journée d\u2019examen si le ministère ne consent aucun changement d\u2019ici là.«En clair, on se prépare au scénario final du ministère et on laisse notre 7 juin ouvert», a dit M.Perron.Le ministère a semblé donner des versions contradioires ÉDUCATION SUITE DE LA PAGE A 1 C\u2019est sûr que ça concerne moins les écoles de certaines régions, mais je ne vois pas le préjudice de [changer la date] pour tout le monde YVES PARENTEAU » ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR À deux jours du déclenchement des élections, le gouvernement Couillard a annoncé mardi une «contribution financière» de 248 millions de dollars dans les projets de la minière Métaux BlackRock, une entreprise contrôlée par une société de portefeuille basée au Luxembourg et dont le deuxième actionnaire est une pétrolière détenue par le gouvernement d\u2019Oman.La minière est toujours en attente des autorisations environnementales pour les deux volets de son projet de 1,3 milliard de dollars.Le soutien de l\u2019État québécois, confirmé dans un communiqué commun de quatre ministres du gouvernement Couillard, prévoit un montant de 185 millions pour la construction d\u2019une mine à ciel ouvert de fer, de vanadium et de titane près de Chibougamau, mais aussi l\u2019implantation d\u2019une usine de transformation à Saguenay.Ce financement gouvernemental comprend une prise de participation, par l\u2019entremise du fonds Capital Mines Hydrocarbures, de 85 millions dans le capital-actions de l\u2019entreprise Métaux BlackRock, un prêt de 50 millions attribué par Investissement Québec, agissant à titre de mandataire du gouvernement, ainsi qu\u2019un prêt de 50 millions accordé par Ressources Québec.Par ailleurs, le gouvernement accorde des « aides financières » totalisant 63 millions de dollars à une filiale de l\u2019Administration portuaire de Sa- guenay, « afin d\u2019assurer la mise en place des infrastructures énergétiques nécessaires à l\u2019implantation de Métaux BlackRock ».Celles-ci pourraient permettre d\u2019attirer de « nouvelles entreprises » dans le secteur, selon Québec.« Notre gouvernement est fier de favoriser la réussite de ce grand projet d\u2019investissement de Métaux Black- Rock, qui mettra en valeur le potentiel minier du Nord-du-Québec et renforcera l\u2019expertise québécoise dans la deuxième transformation du minerai dans la région du Saguenay-Lac-Saint- Jean », a fait valoir mardi la vice-pre- mière ministre Dominique Anglade, présente à l\u2019annonce.Fondée en 2008, Métaux BlackRock est présentée comme « une entreprise minière canadienne dont le siège social est situé à Montréal et qui possède un bureau régional à Chibougamau ».Selon les informations inscrites au Registre des entreprises du Québec, son premier actionnaire, « majoritaire », est toutefois la société de portefeuille Winner World Holdings Limited, basée au Luxembourg.Le second actionnaire est la pétrolière Oman Oil Company, une entreprise détenue par le gouvernement du sultanat d\u2019Oman, un régime monarchique du Moyen-Orient.Le troisième actionnaire, Ressources Québec, détient 3,3 % de Métaux BlackRock, selon le plus récent rapport annuel d\u2019Investissement Québec.Qui plus est, la société d\u2019État a injecté 5 millions de dollars dans le projet de la minière en 2013, en plus des fonds annoncés mardi.Le projet de la minière nécessite des investissements de 1,3 milliard.Il doit, à terme, créer 200 emplois pour l\u2019exploitation de la mine et 300 emplois pour l\u2019usine de transformation.Examens environnementaux Le soutien indéfectible offert par le gouvernement Couillard est donné alors que les promoteurs sont toujours en attente des autorisations environnementales pour la mine et pour l\u2019usine de transformation.Dans le cas de la mine, une première autorisation avait été accordée en 2013, après un examen du Comité d\u2019examen des répercussions sur l\u2019environnement et le milieu social (COMEX).Mais puisque le projet a depuis été revu, une demande de «modification» du certificat d\u2019autorisation a été déposée en décembre 2017.Selon ce qu\u2019a précisé mardi la présidente du COMEX, Suzann Méthot, les modifications proposées sont suffisamment importantes pour justifier le dépôt d\u2019une nouvelle étude d\u2019impact et la tenue de consultations publiques lorsque le COMEX jugera qu\u2019il a toutes les informations nécessaires pour se prononcer sur le projet.L\u2019organisme, qui relève du ministère de l\u2019Environnement du Québec, est en attente de réponses aux questions soumises à Métaux BlackRock.Pour ce qui est de l\u2019usine de transformation à construire à Saguenay, un projet de 655 millions, le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) mène présentement un examen du projet.Son rapport doit être remis au gouvernement d\u2019ici le 17 octobre.Il n\u2019a pas été possible mardi de discuter avec un porte-parole de Métaux Black- Rock.Une conseillère en communication a simplement répondu aux questions soumises par courriel.Elle a indiqué que «l\u2019entreprise fait confiance au processus environnemental», mais elle a dirigé Le Devoir vers Québec pour les questions liées au soutien financier.Québec injecte 248 millions dans les projets de la minière Métaux BlackRock Le soutien gouvernemental a été accordé même si l\u2019entreprise n\u2019a pas encore obtenu les autorisations environnementales nécessaires.OSISKO LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin e 20 septembre 2015, la petite Vanessa Biron était défigurée par un pitbull dans un parc de Brossard.L\u2019année suivante, Mme Christiane Vadnais mourait dévorée par le pitbull d\u2019un voisin.Le 20 avril dernier, Gadeline Kanta était attaquée dans son jardin par un pitbull venu de la rue.Son maître s\u2019est enfui avec son chien sans lui venir en aide.Le 22 juin dernier, à Aylmer, un autre pitbull a sauté au visage d\u2019un enfant de deux ans dans sa poussette, sous les yeux horrifiés de sa mère.Le 4 août, une fillette de neuf ans d\u2019Ed- mundston a subi d\u2019importantes lacérations qui l\u2019ont laissée partiellement paralysée.Le 9 août, à Trois-Rivières, une autre fillette, de 11 ans cette fois, a été sauvagement attaquée par un pitbull sans antécédents connus.Dimanche dernier, un enfant de quatre ans a été transporté aux urgences.Quelques heures plus tard, le même chien arrachait le bras de son frère de sept ans.Au moment où ces lignes étaient écrites, le conseil municipal de Montréal, contrôlé par Projet Montréal, remplaçait un règlement adopté par Denis Coderre jugé difficile d\u2019application et discriminatoire à l\u2019égard des pitbulls.Alors que l\u2019ancien règlement interdisait l\u2019adoption de pitbulls et obligeait les propriétaires actuels à faire porter une muselière à leur bête, celui de la mai- resse Valérie Plante n\u2019interdit à personne de posséder un chien de combat aussi longtemps que l\u2019animal n\u2019aura pas été jugé dangereux (morsures) ou potentiellement dangereux (manifestations d\u2019agressivité) par les autorités.Même dans le cas d\u2019un criminel, il sera toujours possible de se promener escorté d\u2019un pit- bull si le chien n\u2019a jamais été rapporté pour avoir mordu quelqu\u2019un.À Montréal, les pitbulls ne représentent que 3 % des chiens inscrits, mais sont responsables de 37 % des morsures.Malgré l\u2019évidence, le problème n\u2019est pas le chien, disent la mairesse et le lobby des pitbulls, mais le maître.En conséquence, il faut sensibiliser celui-ci.Le même argument que celui qu\u2019utilisent les défenseurs des armes à feu.Et si l\u2019animal blesse ou tue avant qu\u2019il ait été jugé « potentiellement dangereux » ?Il restera toujours à la mairesse le loisir de répéter qu\u2019elle est « émue » et « triste », comme dimanche dernier.Aucune « race » de chiens n\u2019existe dans la nature.Le pitbull et ses variantes sont entièrement le résultat du travail des hommes pour créer un chien de combat, instinctivement agressif.Sa morphologie tout entière est le résultat d\u2019une sélection opérée par l\u2019homme.Ses défenseurs ont tort de parler de « discrimination raciale » comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019humains.L\u2019existence même des différentes races de chiens est artificielle.En conséquence, c\u2019est aux humains que revient la responsabilité de modifier au besoin l\u2019une de ces races, et entre-temps d\u2019en contrôler le comportement pour qu\u2019elle ne soit plus une menace.Ce qui étonne dans la position de la mairesse Plante, c\u2019est son entêtement à nier l\u2019existence d\u2019un problème de sécurité grave.L\u2019obsession est idéologique, comme celle qui pousse la SPCA à refuser systématiquement de qualifier de pitbull un chien qui lui est confié après une agression.Un manque de jugement flagrant, inquiétant.Dans le cas du ministre de la Sécurité publique, M.Martin Coiteux, c\u2019est plutôt le manque de courage qui l\u2019a amené à reculer lors de l\u2019adoption du projet de loi 128.À cause de cette lâcheté devant le lobby pro-pitbull (qui inclut l\u2019Ordre des vétérinaires), plusieurs municipalités ont modifié leur règlement au mépris de la sécurité publique.Le nouveau règlement montréalais n\u2019oblige plus les propriétaires à faire porter une muselière jugée inconfortable à leur p\u2019tite bête.Qu\u2019arrivera-t-il si le chien se libère de sa laisse ?La même chose qu\u2019à cet enfant de deux ans attaqué dans sa poussette.Il n\u2019y a que les assureurs qui ont compris le danger et refusent d\u2019assurer les propriétaires d\u2019un chien de combat.L\u2019effet pervers de cette décision logique, c\u2019est qu\u2019il ne sera jamais possible aux victimes d\u2019être dédommagées par un propriétaire peu fortuné.En plus de démontrer l\u2019irresponsabilité des individus qui choisissent cette race de chien, le fait qu\u2019ils ont pris cette décision en sachant qu\u2019ils ne seraient pas assurés ajoute à l\u2019absurdité du drame.Cela aussi aurait dû faire partie de la réflexion chez nos élus.Reste donc une seule protection pour le public : la dénonciation devant toute manifestation d\u2019agressivité.Dans un parc, dans la rue ou dans la cour du voisin.Les élus montréalais veulent miser sur la prévention ?Aidons-les en composant le 311.Sans hésiter et aussi souvent que nécessaire.Claude Gélinas Juge administratif à la retraite, Shawinigan, Coalition contre le bruit Le 25 novembre 2015, à la suite d\u2019une demande faite par le MSSS, l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiait un Avis étayé par une recension de la documentation et appuyé par de nombreux scientifiques faisant la promotion des environnements sonores sains par l\u2019adoption d\u2019une Politique québécoise de lutte contre le bruit environnemental.Bien que longtemps considéré comme une simple nuisance, le bruit environnemental, la seconde source de pollution après la pollution atmosphérique, est maintenant considéré par l\u2019Organisation mondiale de la santé comme un risque à la santé qui peut avoir de multiples conséquences, tant physiques que pyschosociales.Au Québec, selon une évaluation modérée, les coûts sociétaux des effets du bruit environnemental s\u2019élèveraient en 2014 à près de 680 millions de dollars par année.Pour la première fois, l\u2019analyse de différentes données permet d\u2019estimer qu\u2019en 2014 au moins 640 000 personnes de 15 ans et plus auraient été exposées à des niveaux de bruit environnemental nuisibles, susceptibles d\u2019entraîner un fort dérangement causé par l\u2019une ou l\u2019autre des sources de bruit environnemental extérieur.Le bruit environnemental, comme le rapporte l\u2019Avis de l\u2019INSPQ, peut être source de troubles du sommeil, de problèmes d\u2019apprentissage en milieu scolaire, de maladies cardio- vasculaires, de nuisance (gêne, dérangement), de perte auditive et d\u2019acouphènes, sans oublier la perte de jouissance paisible de la propriété et la diminution significative de la qualité de vie.Ne rien faire Devant cet enjeu de santé publique, le gouvernement ne peut plus plaider l\u2019ignorance.Pourtant, depuis le dépôt de l\u2019Avis et sans égard au principe de précaution, le gouvernement a décidé de ne rien faire.En outre, fait étonnant : à ce jour, aucun des partis politiques n\u2019a jugé approprié d\u2019inscrire à son programme électoral l\u2019engagement d\u2019adopter une Loi favorisant des environnements sonores sains.Le bruit environnemental est de plus en plus source de plaintes et de poursuites, révélant des problèmes d\u2019acceptation sociale.Ces réactions citoyennes témoignent des divergences au sein de la société, notamment dans la vision et le modèle de développement du territoire, et les besoins de quiétude.Pour atténuer le problème, plusieurs municipalités ont adopté une réglementation en matière de nuisances sonores, réglementation comportant des exigences et des sanctions variables qui rendent l\u2019application difficile.Difficile en raison du fait que rares sont les municipalités qui ont fait l\u2019acquisition de sonomètres pour mesurer le niveau de bruit et qui ont à leur service des techniciens compétents pour les utiliser, Prioriser l\u2019environnement Quand je vois la majorité des partis politiques prioriser l\u2019économie, la santé et l\u2019éducation, ça me met en rogne.En effet, comment ne pas accorder une priorité absolue à l\u2019environnement alors qu\u2019on commence à apercevoir ce qui nous menace ?Prioriser l\u2019économie avant l\u2019environnement, c\u2019est supposer que l\u2019argent passe avant la sauvegarde de ce que le pape François appelle notre maison commune.Si nous détruisons notre environnement, nous aurons beau avoir plein d\u2019argent, ce ne sera pas utile.On peut dire sans se tromper qu\u2019un environnement sain n\u2019a pas de prix.Prioriser la santé avant l\u2019environnement, c\u2019est supposer que nous pouvons ne pas être malades dans un environnement détérioré.Les dernières vagues de chaleur nous démontrent, avec leurs nombreux décès prématurés, comme notre santé est fragile devant un environnement qui devient plus austère.Prioriser l\u2019éducation avant l\u2019environnement, c\u2019est supposer que des enfants scolarisés réussiront à mieux s\u2019en tirer dans un milieu de vie chaotique.Or le chaos sera là pour tout le monde et l\u2019éducation n\u2019y changera pas grand-chose.Pour un gouvernement, priori- ser l\u2019environnement veut dire faire la promotion d\u2019une vie simple et frugale à l\u2019encontre d\u2019une publicité faisant l\u2019apologie du luxe et de la surabondance.C\u2019est, pour un ministère de la Famille, inciter les boomers, dont les enfants ont quitté le nid familial, à déménager dans des logements plus conformes à leurs besoins et à laisser leurs maisons à de nouvelles familles.C\u2019est, pour un ministère des Transports, inciter les gens à vivre sans auto ou avec une voiture correspondant à leurs besoins, à l\u2019opposé de ce que nous connaissons actuellement avec la prolifération des camions et des véhicules utilitaires sport.C\u2019est, pour un ministère du Tourisme, faire la promotion des vacances locales pour contrer efficacement la publicité des voyages internationaux actuellement en pleine explosion.Finalement, prioriser l\u2019environnement, pour un gouvernement, c\u2019est faire la promotion d\u2019un régime moins carné pour des raisons de bien-être animal, de santé et d\u2019économie.Actuellement, nous sommes dans un état de surabondance et il est relativement facile, pour plusieurs, de couper dans le gras.Les récentes vagues de chaleur, les inondations, les sécheresses et les feux de forêt sont tous des signes que les effets des changements climatiques sont à nos portes.Si on ne veut pas vivre dans un monde chaotique à court terme, il faut accorder une priorité absolue à l\u2019environnement.Quand aurons-nous un gouvernement qui aura ce courage ?Pascal Grenier Québec, le 20 août 2018 La pollution sonore, un problème de santé publique LIBRE OPINION LETTRES PITBULLS La mairesse sera tenue pour responsable L ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu JEAN-ROBERT SANSFAÇON techniciens qui pourraient être témoins experts lors de l\u2019audition des plaintes à la Cour municipale.Quant aux poursuites civiles, généralement dans le cadre d\u2019actions collectives qui se rendent souvent jusqu\u2019en Cour suprême, elles durent de nombreuses années : 15 ans dans le dossier Ciments St-Laurent dans la Ville de Beauport et 12 ans dans l\u2019affaire du Parc linéaire du Petit train du Nord.La bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019au- jourd\u2019hui les environnementalistes et les personnes incommodées par le bruit peuvent s\u2019appuyer sur la jurisprudence de la Cour suprême dans l\u2019affaire Ciments St-Laurent, qui a accordé un dédommagement de 15 millions à un groupe de 2000 résidents.En gros, le jugement soutient que, même sans avoir commis de faute, une entreprise qui cause des inconvénients anormaux en est responsable.Une décision qui devrait transformer les relations de voisinage entre entreprises et citoyens.La seconde information encourageante au regard des nuisances sonores repose sur le fait que des mesures efficaces et prometteuses de prévention ont été recensées dans l\u2019Avis de l\u2019INSPQ.Ce qui permettrait d\u2019agir en amont du problème, alors qu\u2019au moins dix ministères et onze organisations se partagent des responsabilités en cette matière, d\u2019où la nécessité de coordonner les interventions impliquant tous les secteurs et paliers décisionnels.Devenir un modèle En s\u2019inspirant à la fois des 14 recommandations contenues dans l\u2019Avis de l\u2019INSPQ et du modèle français d\u2019Observatoire du bruit, le Québec pourrait devenir un modèle en matière de promotion des environnements sonores sains.Mais pour atteindre cet objectif de santé publique deux composantes demeurent indispensables : volonté politique et détermination des décideurs publics, une combinaison qui fait actuellement cruellement défaut.De la pure démagogie Il faut être profondément démagogue pour tenter de faire croire au public, comme l\u2019a fait récemment Justin Trudeau, que la question posée par une électrice lors d\u2019une assemblée publique contenait un quelconque « message raciste ».J\u2019ai écouté de nombreuses fois l\u2019extrait vidéo où une dame demande à Trudeau « quand le gouvernement fédéral va rembourser au gouvernement du Québec les 146 millions que celui-ci a payés pour l\u2019accueil d\u2019immigrants au Québec ».J\u2019ai beau tourner sa question dans tous les sens, je ne peux pas voir ce qu\u2019il y a de « raciste » à poser une pareille question : le gouvernement du Québec a effectivement déboursé cette somme pour accueillir des immigrants.Dans la logique de Trudeau, il peut bien inviter le monde entier s\u2019il le désire, pourvu que ce soit les autres qui acquittent la facture\u2026 Prendre ses responsabilités ne semble pas une nécessité pour lui, et se le faire rappeler comme ici l\u2019invite manifestement à toutes les outrances verbales ! Claude Martin, ingénieur retraité Lévis, le 21 août 2018 A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.Sur le multiculturalisme Monsieur Trudeau, êtes-vous tolérant, vous, envers les Québécois de souche ?! » Après Maxime Bernier, c\u2019était au tour d\u2019une certaine Diane Blain, lors d\u2019un rassemblement en Montérégie, d\u2019accuser le chef libéral de « multiculturalisme extrême », c\u2019est-à-dire d\u2019ouvrir les bras aux « immigrants illégaux » bien avant les Québécois eux-mêmes.Bien que la querelle opposant le provincial au fédéral sur cette question date d\u2019un demi-siècle, elle est particulièrement emportée par les temps qui courent.L\u2019apparition de groupes identitaires, dont Mme Blain serait sympathisante, ou d\u2019électrons libres comme M.Bernier, n\u2019est pas la seule raison de cette véhémence.Le multiculturalisme est une réalité aujourd\u2019hui alors qu\u2019il était tout juste une stratégie politique lorsque Trudeau père introduisit, en 1971, la notion d\u2019un pays « sans culture dominante ».À l\u2019époque, le multiculturalisme est essentiellement symbolique, une façon de mieux faire passer le bilinguisme comme politique officielle (et, bien sûr, de contrer les ardeurs indépendantistes) en reconnaissant la « contribution de divers groupes ethniques ».Mais peu de Canadiens s\u2019y reconnaissent.On mettra plusieurs décennies avant d\u2019y voir un véritable miroir de la réalité canadienne ou, encore, un objet de fierté.Aujourd\u2019hui, le multiculturalisme est devenu l\u2019identité canadienne par excellence, et tout le monde, à commencer par Trudeau fils, le défend avec une énergie toujours renouvelée.« Il n\u2019y a pas de place au Canada pour l\u2019intolérance ! », martela le premier ministre jeudi dernier.Un discours qui lui vaut les applaudissements non seulement de ses partisans, mais aussi de la communauté internationale en général.Il faut admettre que l\u2019expérience canadienne a bien marché.Le Canada est constamment parmi les pays qui réussissent le mieux l\u2019intégration des nouveaux arrivants, en plus d\u2019être celui qui reçoit le plus d\u2019immigrants au monde.Cela dit, le nouveau visage du Canada, tel qu\u2019il est incarné par Justin Trudeau, n\u2019est pas sans faille.Si sa compassion envers les réfugiés et les immigrants est tout à son honneur \u2014 il suffit d\u2019entendre les adeptes de l\u2019exclusion cracher leur amertume pour s\u2019en convaincre \u2014, il y a un prix à payer à ne pas avoir « d\u2019identité fixe » ou de « courant dominant », pour reprendre les termes utilisés par Trudeau lui-même.À tant vouloir défendre les droits de tout un chacun, il y a une vue d\u2019ensemble, un souci de la collectivité, qui finit par se perdre.Un exemple ?Le déboulonnage de la statue de John A.Macdonald à Victoria, récemment, sans qu\u2019aucun politicien, encore moins le gouvernement fédéral, en dise un traître mot.Macdonald est un homme bourré de défauts, certes, et, oui, un des instigateurs des pensionnats autochtones.Père de la Confédération, il rêvait de relier nos vastes arpents de neige par chemin de fer afin de faciliter la colonisation de l\u2019Ouest.Sa décision de vider le territoire d\u2019Autochtones afin de mieux réaliser sa mission est odieuse, bien sûr, bien que cela ait été une idée répandue à l\u2019époque.On peut très bien comprendre que les communautés autochtones voient le patriarche du pays comme un bourreau, mais il s\u2019avère qu\u2019il demeure aussi un héros.Comme dit le Globe and Mail, « même si nous éliminions toutes les effigies de [Macdonald], si nous effacions son nom de toutes les écoles et de toutes les autoroutes, le Canada serait toujours là comme un monument à lui ».Bref, le problème du multiculturalisme aujourd\u2019hui ne consiste pas tant en sa supposée trahison du Québec qu\u2019en son incapacité de défendre le Canada lui-même.De la même façon que le souci québécois de préserver la langue et la culture françaises, qui sont des droits majoritaires, nous rend parfois insensibles aux droits individuels, la préoccupation de plus en plus tatillonne du gouvernement fédéral pour les droits minoritaires le rend parfois insensible à la majorité.À chacun ses ornières, si l\u2019on veut.D\u2019un côté, la peur de « disparaître » qui, trop souvent, ouvre la voie à l\u2019exclusion.De l\u2019autre, la rectitude politique, qui laisse libre cours au révisionnisme et à la négation de l\u2019histoire.Après la « tyrannie de la majorité » que redoutait tant Alexis de Tocqueville, voici donc celle de la minorité.Si la première est effectivement beaucoup plus inquiétante, la réalité ne se trouve pas moins tronquée dans un cas comme dans l\u2019autre.Au Québec comme au Canada, il nous faudrait tous, en fait, avoir un peu moins peur.Moins peur de l\u2019Autre, au Québec, et moins peur de Soi, d\u2019une identité qui lui soit propre, au Canada.C\u2019était une aberration en 1971 de prétendre que ce pays était « sans culture dominante » et ce l\u2019est tout autant aujourd\u2019hui.fpelletier@ledevoir.com Sur Twitter : @fpelletier1 FRANCINE PELLETIER Nancy Huston Écrivaine Texte adressé au pape François.Cher François, Ces jours-ci, le monde tangue sous le choc d\u2019un nouveau scandale de pédophilie qui, en Pennsylvanie cette fois, vient « éclabousser » l\u2019Église catholique : sur une période de 70 ans, 1000 enfants abusés ou violés par des prêtres, et, compte tenu de la célérité des intéressés à escamoter les preuves et de la honte des victimes à témoigner, l\u2019on peut être certain que ce chiffre est encore inférieur à la vérité.Certain aussi que, pour nombreux qu\u2019ils soient, les cas connus ne forment que la pointe de l\u2019iceberg.Comme moi, comme d\u2019autres, vous avez dû être frappé par la ressemblance entre cette salve de révélations « scandaleuses » et une autre, qui défraie l\u2019actualité depuis bientôt un an : celle des témoignages #MeToo sur le harcèlement sexuel.Ici et là, même propension des hommes à profiter de leur pouvoir pour satisfaire leurs besoins sexuels.Si l\u2019on mettait à la disposition des enfants du monde entier un site Internet où ils pourraient déposer leur plainte en toute sécurité, ce « balancetonpretre » provoquerait un tsunami mondial qui, par sa violence et son volume, dépasserait à coup sûr celui de « balancetonporc ».Seraient encore reléguées au silence, il est vrai, les nombreuses victimes qui, en raison de leur jeune âge (18 mois, exemple entendu ce matin) ou de leur misère (enfants du Tiers-Monde, illettrés et/ou non connectés), n\u2019auraient pas accès au site.Ce nouveau scandale vous a poussé à publier une longue « lettre au peuple de Dieu ».Mais, François, jamais la honte, la prière, le jeûne et la repentance ne mettront fin à ce fléau.À moins de changer les données qui engendrent ces gestes intempestifs, ils continueront à se produire.Pour les harceleurs de tout poil, il serait de la toute première importance de chercher les causes de leur acting-out machiste.Pour les prêtres catholiques, en revanche, point n\u2019est besoin de chercher.La raison est là, évidente, flagrante comme le nez au milieu du visage.Ils ont peur Pourquoi s\u2019en prennent-ils de façon si prépondérante aux enfants et aux adolescents ?Non parce qu\u2019ils sont pédophiles \u2014 la proportion de vrais pédophiles parmi les prêtres est sûrement aussi minuscule que dans la population générale \u2014 mais parce qu\u2019ils ont peur, et que les plus jeunes sont les plus faibles, les plus vulnérables, les plus faciles à intimider, les moins aptes donc à les dénoncer.S\u2019ils abordaient avec leur sexe tumescent \u2014 ce pauvre sexe nié, perpétuellement réprimé \u2014 des adultes de leur paroisse, ou s\u2019ils allaient rendre visite aux travailleur(euse)s du sexe, ils seraient « pris » tout de suite.Avec les jeunes, ça peut durer des années\u2026 des décennies.On prend les nouveaux enfants de chœur\u2026 les fillettes qui viennent de faire leur première communion\u2026 cette toute jeune femme, dans le secret du confessionnal\u2026 ce tout jeune homme, pendant les vacances en colonie\u2026 On a sur elle, sur lui, sur eux, une ascendance, un pouvoir plus qu\u2019humain, quasi divin\u2026 Et l\u2019année d\u2019après on recommence, avec les mêmes ou d\u2019autres\u2026 François, ce n\u2019est pas un sacre, c\u2019est un massacre.À moins de se dire que seuls les pédophiles et les pervers sont intéressés par le sacerdoce chrétien, le problème n\u2019est ni la pédophilie ni la perversion.Il faut abandonner ces clichés une fois pour toutes.Le problème, c\u2019est que l\u2019on demande à des individus normaux une chose anormale.C\u2019est l\u2019Église qui est «perverse» dans son refus de reconnaître l\u2019importance de la sexualité et les conséquences désastreuses de son refoulement.Ces dernières décennies, nous autres, pays chrétiens \u2014 ou États laïques issus du christianisme \u2014, avons pris l\u2019habitude de dénoncer les coutumes d\u2019autres cultures que nous considérons comme barbares ou injustes : je pense notamment à l\u2019excision ou au port de la burqa.À ceux qui les pratiquent, nous aimons à faire remarquer que nulle part dans le Coran (par exemple) il n\u2019est stipulé que l\u2019on doive couper leur clitoris aux petites filles ou couvrir le visage des femmes, que ces pratiques ont commencé pour des raisons précises, à un moment précis de l\u2019Histoire, afin d\u2019aider les sociétés à mieux organiser les mariages et gérer la distribution des richesses.Les jugeant foncièrement incompatibles avec les valeurs universelles (liberté, égalité, fraternité) et les droits de l\u2019individu \u2014 notamment le droit à l\u2019intégrité corporelle \u2014, nous nous estimons en droit de les interdire sous nos latitudes.Or ceux qui les pratiquent les considèrent comme irréfragables, constitutives de leur identité\u2026 de la même manière exactement que l\u2019Église considère le dogme du célibat des prêtres ! N\u2019entrons pas, ici, dans le débat byzantin des raisons plus ou moins avouables pour lesquelles, après la scission des deux Églises, orientale et latine, celle- ci a tenu à se distinguer de celle-là en rendant obligatoire le célibat de ses officiants.Il est bien connu que Jésus n\u2019a rien dit à ce sujet.Si lui-même n\u2019a pas pris femme, il y avait parmi ses apôtres des hommes mariés, et, à d\u2019autres époques et sous d\u2019autres formes, le christianisme a autorisé et autorise encore ses prêtres à se marier.Le dogme catholique du célibat ne remonte qu\u2019au Moyen Âge, un grand millier d\u2019années après la mort du Christ.Les dégâts d\u2019un dogme Ce qu\u2019il s\u2019agit de souligner, c\u2019est que ce dogme, qui fait largement autant de dégâts que l\u2019excision ou que la burqa, est lui aussi le résultat d\u2019une certaine évolution historique.Cela veut dire qu\u2019elle peut être annulée par une autre décision historique, décision que vous seul, cher François, êtes en mesure de prendre.Oui, vous seul avez la possibilité de lever l\u2019injonction au célibat sous toutes les latitudes, protégeant ainsi d\u2019innombrables enfants, adolescents, hommes et femmes à travers le monde.La preuve a été refaite et refaite.Le célibat obligatoire des prêtres ne marche pas.La plupart des prêtres ne sont pas chastes.Ils n\u2019arrivent pas à l\u2019être.Il faut en prendre acte et enterrer une fois pour toutes ce dogme inique.Il est criminel de tergiverser alors que, partout où il sévit, le massacre continue.Vous le savez, François ; nous le savons tous.Le rôle de l\u2019Église est de protéger non les forts mais les faibles, non les coupables, mais les innocents.« Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (Matthieu 19 : 14).Depuis mille ans, combien de millions d\u2019enfants ont été détournés de l\u2019Église, dégoûtés de l\u2019Église, empêchés de venir à Jésus, en raison de ce traumatisme ?Alors, dites STOP, François.En tant qu\u2019autorité suprême de l\u2019Église catholique, ce serait de loin l\u2019acte le plus important, le plus courageux et le plus chrétien de tout votre mandat.Vous ne le feriez pas pour votre gloire personnelle\u2026 et pourtant, cela ne fait pas de doute, cette décision vous apporterait une gloire immense.Pendant des siècles, les prêtres et leurs ouailles vous remercieraient de votre prescience, de votre humanité, de votre sagesse.Ayez ce courage, je vous en conjure.Le moment est venu.L\u2019Église doit cesser de cautionner (et donc de perpétuer, c\u2019est-à-dire de perpétrer) des crimes qui, à travers le monde et les âges, ont bousillé des vies sans nombre.Dites BASTA, François.Et si vous ne le faites pas, de grâce\u2026 expliquez-nous au moins pour quelles raisons vous ne voulez pas le faire.Ce n\u2019est pas un sacre, c\u2019est un massacre ILLUSTRATION TIFFET « À moins de se dire que seuls les pédophiles et les pervers sont intéressés par le sacerdoce chrétien, le problème n\u2019est ni la pédophilie ni la perversion.Il faut abandonner ces clichés une fois pour toutes.Le problème, c\u2019est que l\u2019on demande à des individus normaux une chose anormale. LEDEVOIR // LE MERCREDI 22 AOÛT 2018 ACTUALITÉS A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com E N B R E F Ottawa veut resserrer les mesures pour contrer l\u2019ingérence étrangère NANAIMO \u2014 La ministre fédérale des Institutions démocratiques, Karina Gould, a affirmé mardi que le gouvernement Trudeau tentait de trouver des moyens pour resserrer les mesures visant à protéger les élections canadiennes de l\u2019ingérence étrangère.Plus précisément, le gouvernement veut s\u2019assurer que des fonds étrangers n\u2019influencent pas le vote des Canadiens, a-t-elle expliqué.Les propositions visant à renforcer le projet de loi feront l\u2019objet de discussions lors d\u2019une retraite de deux jours du cabinet Trudeau, à compter de mercredi, en Co- lombie-Britannique.Des ministres entendront un certain nombre d\u2019experts sur les cybermenaces qui planeraient sur les élections.La Presse canadienne Montréal adopte son règlement sur les chiens dangereux Quelques jours après qu\u2019un chien eut mordu deux enfants dans l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, le conseil municipal de la Ville de Montréal a officiellement adopté, mardi, le nouveau règlement sur l\u2019encadrement des animaux domestiques.Les chiens de type pitbull ne sont plus directement visés ou même interdits.Le règlement parle plutôt de «chiens potentiellement dangereux».L\u2019administration Plante promet de les garder à l\u2019œil, notamment en obligeant leurs propriétaires à poser une affiche sur leur domicile avisant qu\u2019un chien dangereux réside à cette adresse.Toutes les morsures devront être rapportées aux autorités.Les chiens fautifs seront ensuite évalués et possiblement euthanasiés.Le Devoir Épuisement dans le réseau de la santé Un sondage confirme l\u2019état d\u2019épuisement de nombreux travailleurs du réseau de la santé.La CSN a sondé plus de 12000 de ses membres dans le secteur de la santé et arrive à la conclusion que près de 54% d\u2019entre eux présentent une détresse psychologique élevée.Pour 88% de ces personnes, le travail est «totalement» ou «partiellement» lié à cet état.La majorité des travailleurs jugent que le réseau souffre de la surcharge de travail, du manque de personnel et du manque de reconnaissance.Le tiers des répondants affirment également être incapables de réaliser toutes les tâches demandées lors d\u2019un quart de travail.«Les indicateurs sont au rouge», s\u2019alarme le syndicat, qui fait un lien entre les réformes des dernières années, les compressions budgétaires et la détresse du personnel.Le Devoir La ministre Karina Gould SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE « Les gens de ma génération qui habitent à La Nouvelle-Orléans ne parlent plus le français.Pourtant, leurs parents et leurs grands-parents ont tout fait pour qu\u2019il ne se perde pas.C\u2019est comme ça, on n\u2019y peut pas grand-chose ! » Dans le petit café de la rue Mande- ville du faubourg Marigny, Hali Dardar n\u2019est guère optimiste sur l\u2019avenir du français à La Nouvelle-Orléans.Une ville qui, au milieu du XIXe siècle, a pourtant compté plus de francophones que Montréal ou Québec.Elle-même ne le parle pas, même si elle a grandi à Lafayette et que la famille de sa mère est issue de la seconde vague de migration acadienne en Louisiane.Quant à son père, il est membre des Houmas, une nation encore présente à l\u2019ouest du Mississippi où l\u2019on parle encore un peu le français.Pour que cet héritage ne se perde pas tout à fait, Hali Dardar a d\u2019ailleurs fondé un site Internet où elle recueille précieusement les mots des Houmas.On y trouve aussi des enregistrements de cette langue mâtinée de français parlée par ces Amérindiens qui avaient adopté l\u2019idiome de leurs anciens alliés.On peut y entendre une version à peine reconnaissable de la berceuse Fais dodo.Car les Houmas faisaient partie de ces « petites nations » qui, comme les Bi- loxis, les Bayagoulas, les Mobiles et les Chitimachas, permirent aux colons français de cartographier la région et de s\u2019y installer.Une géopolitique amérindienne Dans toute l\u2019Amérique, le mode opératoire des Français fut sensiblement le même, explique l\u2019historien Arnaud Balvay, auteur de La révolte des Natchez (Le Félin).« Les Français n\u2019ont pas le choix de s\u2019appuyer sur les Indiens, même si leur arrivée provoque de terribles épidémies.Ils ont un centre et des satellites souvent très éloignés les uns des autres.Partout, ils construisent des forts près des tribus avec lesquelles ils combattent et font du commerce.Dans les moments difficiles, si un bateau manque par exemple, on envoie les soldats chez les Indiens.Ce sont eux qui assurent leur survie.» C\u2019est ce qu\u2019Arnaud Balvay appelle la « société des forts ».Se crée alors une « société mixte », dit-il, les soldats vivant souvent avec des Indiennes et le curé n\u2019étant pas très présent.Les Français amènent la poudre et les fusils.Les Indiens font la chasse.« Un métissage se crée, dit-il.On trouve des poteries amérindiennes dans toutes les maisons de soldats.» Ce mode de développement, qui donnera au Manitoba une nation métisse, était radicalement différent de celui des colons anglais.Ceux des Carolines, par exemple, sont plus nombreux et s\u2019installent sur un territoire qu\u2019ils cultivent et à partir duquel ils avancent progressivement en repoussant les Amérindiens.« Les Français ont la réputation, évidemment en partie fausse, de ne pas convoiter le territoire, dit M.Balvay.Ils se présentent en protecteurs, avec la figure du père, qui est le roi ou le gouverneur.» Pour Cécile Vidal, de l\u2019École des hautes études en sciences sociales de Paris, « la France s\u2019insère alors dans une géopolitique amérindienne qu\u2019elle va évidemment modifier ».Les Français arrivent dans la région à l\u2019époque où, en Nouvelle-France, on célèbre pendant plusieurs jours la Grande Paix de Montréal (1701) qui rassemble les représentants de 39 tribus.Partout, le fondateur de La Nouvelle- Orléans, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, participera au même genre de cérémonies.Les récits de l\u2019époque racontent qu\u2019il ne manquait jamais une occasion de participer à ces «tabagies».Les historiens américains ne s\u2019y trompent pas en désignant les affrontements de cette époque comme la French and Indian War.Habitué de ces populations qu\u2019il fréquente depuis son enfance, Bienville est même tatoué à l\u2019image des guerriers amérindiens.Les grands perdants « Le tatouage se compare au baptême, dit Balvay.Il fait entrer dans le monde des Indiens.Il représente une forme d\u2019adoption.Bienville est donc le chef idéal.Il parlait le mobile et envoyait de jeunes Français ou Canadiens vivre chez les Autochtones.On raconte qu\u2019il combattait à l\u2019indienne en se mettant à moitié nu.» Ce n\u2019est pas un hasard si on le rappelle en 1932 après la révolte des Natchez.Cet épisode noir des relations avec les Autochtones se terminera par l\u2019extermination de la tribu et la dispersion des survivants.Les rapports avec les Amérindiens ne sont donc pas pour autant idylliques.On sait depuis l\u2019historien québécois Marcel Trudel (Deux siècles d\u2019esclavage au Québec, HMH) que les Français de cette époque pratiquaient l\u2019esclavage.Tout le long du Mississippi, les colons avaient des esclaves amérindiens issus des tribus ennemies qui leur avaient été le plus souvent donnés par leurs alliés, dit Balvay.Dans les archives de la bibliothèque de Chicago, Joseph Gagné, de l\u2019Université Laval, a découvert l\u2019acte de vente d\u2019un esclave Patoka (du Dakota).Le texte stipulait que, si jamais on découvrait que l\u2019esclave était d\u2019une tribu amie, il devait être aussitôt libéré.Cela n\u2019empêche pas Bienville d\u2019écrire en 1708 que «les sauvages aiment naturellement les Français et ne s\u2019attachent aux Anglais que par nécessité et intérêt ».On n\u2019aura jamais la version des Amérindiens de cette époque, déplore Balvay.Il n\u2019en considère pas moins que les Indiens furent les grands gagnants durant cette période où Anglais, Espagnols et Français rivalisaient entre eux.«En jouant les uns contre les autres, ils pouvaient tirer parti du plus offrant.Ils seront donc les grands perdants après la défaite des Français et le traité de Paris.Ils n\u2019auront plus alors qu\u2019à s\u2019effacer.» Le dernier affrontement de la guerre de Sept Ans sera d\u2019ailleurs la révolte du chef Odawa Pontiac dans la région des Grands Lacs.Une ville qui reste française Avec le traité de Paris (1763), La Nou- velle-Orléans deviendra espagnole, avant d\u2019être rendue à la France en 1800 pour être aussitôt vendue aux Américains par Napoléon.Mais durant toute cette période, la ville demeure française, explique Howard Margot, conservateur à la Historic New Orleans Collection.« Les Espagnols vont maintenir en place toutes les grandes familles françaises qui dirigent la ville, dit-il.Seule l\u2019administration sera espagnole.Les administrateurs épousaient des Françaises, et la plupart des actes officiels continueront à être rédigés en français.» Une fois les Amérindiens renvoyés à leurs bayous, La Nouvelle-Orléans continuera à connaître une forte immigration francophone.Celle-ci avait déjà commencé par l\u2019arrivée de 6000 Acadiens déportés.C\u2019est sous le régime espagnol que se crée le premier journal de la ville, Le Moniteur, qui est rédigé en français.Dans les grandes salles de la ville, on joue des opéras français.Cette vie française est alimentée par l\u2019arrivée en 1812 de plus de 10 000 francophones fuyant la nouvelle République haïtienne.Parmi eux, on trouve de nombreux esclaves ainsi que des Noirs libres.Cette croissance va se poursuivre alors que de très nombreux Français viennent profiter de l\u2019explosion de la vallée du Mississippi due au bateau à vapeur.« C\u2019est à partir de la guerre de Sécession que les Américains du Nord vont commencer à s\u2019installer à La Nou- velle-Orléans », dit Howard Margot.Pendant tout le XIXe siècle, la ville restera en bonne partie française.En 1872, le peintre Degas vient passer quelques années dans la branche maternelle de sa famille installée à La Nouvelle-Or- léans.« Ma grand-mère née en 1900 a parlé français toute sa vie, dit M.Mar- got.Mais aujourd\u2019hui, les seuls qui le parlent encore un peu ont plus de 60 ans.» Et la plupart sont loin de La Nouvelle-Orléans, au fond des bayous.Même si le chanteur Zachary Richard a l\u2019habitude de dire que, chaque fois qu\u2019on annonce la mort du français en Louisiane, « son cadavre se lève et redemande une bière », Hali Dardar est moins optimiste.« Les gens de ma génération qui arrivent à La Nouvelle-Orléans ne parlent plus le français.On a tellement critiqué nos parents de mal parler anglais.Et les rares de ma génération qui ont étudié un peu le français parlent un français que leurs parents ne comprennent pas.Je voudrais au moins qu\u2019on garde la trace de la langue que mes parents ont parlée.Mais je sais bien que ce ne sera qu\u2019une trace.» Il y a 300 ans, le Montréalais Jean-Baptiste de Bienville fondait La Nouvelle-Orléans.La mémoire de cette grande ville française, qui deviendra tour à tour un important lieu d\u2019esclavage, le refuge des Acadiens et le lieu d\u2019une florissante vie culturelle française et antillaise, est toujours vivante.Deuxième d\u2019une série de trois textes.CHRISTIAN RIOUX À LA NOUVELLE-ORLÉANS LE DEVOIR La Nouvelle-Orléans a donné naissance à une culture fortement métissée.Des membres du Creol Wild West Mardi Gras Indians ont donné une prestation au festival Jazz & Heritage de La Nouvelle-Orléans en 2008.SEAN GARDNER GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE TRICENTENAIRE DE LA NOUVELLE-ORLÉANS La ville des confluents Les gens de ma génération qui arrivent à La Nouvelle- Orléans ne parlent plus le français.On a tellement critiqué nos parents de mal parler anglais.Et les rares de ma génération qui ont étudié un peu le français parlent un français que leurs parents ne comprennent pas.HALI DARDAR » "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.